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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2015-06-16, Collections de BAnQ.

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[" Notre chroniqueur Michel David présente son bulletin des ministres Page a 3 ?WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C VI 1 3 3 LE DEVOIR, LE MARDI 16 JUIN 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ ¦y'-' ¦s i^'^' \u2019S AU \u2022 !4-.i -rA ^ îT ?# 4 -\u20ac f 'r I'. Fête nationale.Les organisateurs redoutent l\u2019effet des coupes sur les festivités de l\u2019an prochain.Pages A3 et A 6 Actualités > Rapport du v.g.de Montréal.Bergeron voit des lacunes dans le plan d\u2019urgence de la Ville en cas de sinistres.Page A 5 Économie > Bombardier.Un tout premier vol de démonstration public réussi pour le CS300 au salon du Bourget.Page B1 Le Monde > États-Unis.Jeb Bush se lance dans la course à la présidence.Page B 5 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés Petites annonces Sudoku B4 A4 B6 B6 A4 A5 77831303443125 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 16 JUIN 2015 ACTUALITES HAUSSE DU NOMBRE D\u2019IMMIGRANTS REÇUS Le français risque d\u2019en pâtir, craint le chef du PQ ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péla-deau, juge que la hausse des seuils d\u2019immigration que favorise le premier ministre Philippe Couillard risque de fragiliser le français au Québec.«A l\u2019époque de l\u2019austérité libérale dans laquelle nous a plongé [sic] le premier ministre Philippe Couillard, alors que nous savons dès aujourd\u2019hui que nos structures d\u2019accueil sont insuffisantes pour ceux et celles qui ont choisi de venir au Québec, un dialogue avec la société m\u2019appa-rait [sic] requis avant de prendre des décisions qui pourraient fragiliser encore davantage le français au Québec», a écrit lundi Pierre Karl Péladeau sur son compte Facebook.Selon le chef de l\u2019opposition officielle, il faudrait dépenser plus «pour que nous puissions être un pays accueillant et procurer l\u2019accompagnement nécessaire pour l\u2019apprentissage du français, la langue du Québec».Au cabinet de la ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, on indique que les consultations sur les nouveaux seuils d\u2019immigration pour la période 2016-2019 n\u2019auront sans doute pas lieu avant janvier.D\u2019ici là, la ministre a du pain sur la planche : elle présentera à l\u2019automne une nouvelle politique sur l\u2019immigration, assortie d\u2019un plan d\u2019action, qui feront l\u2019objet d\u2019une consulta- iiif, JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre de l\u2019Immigration déposera un projet de loi pour instaurer un système de déclaration d\u2019intérêt pour la sélection des immigrants, qui permettra de choisir rapidement les candidats en fonction des besoins en main-d\u2019œuvre.tion publique.De plus, elle déposera un projet de loi pour instaurer un système de déclaration d\u2019intérêt pour la sélection des immigrants, un système qui éliminera la liste d\u2019attente et permettra de choisir rapidement les candidats en fonction des besoins en main-d\u2019œuvre.Pour le porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière d\u2019immigration, Maka Kotto, l\u2019annonce de Philippe Couillard est «anticipée» et n\u2019est basée sur aucune donnée probante.On ne sait pas si on est en mesure, déjà, de bien accueillir les nouveaux arrivants; le chômage des immigrants récents est de 27% à Montréal, contre 14% à Toronto, et bon nombre d\u2019entre eux touchent de l\u2019aide sociale, a signalé le député de Bourget.Pour le porte-parole caquiste, Simon Jolin-Barrette, avant même de proposer une hausse des seuils, il faut s\u2019assurer de bien intégrer les immigrants et de bien les franciser.«L\u2019immigration, ce n\u2019est pas juste une question d\u2019employabilité», estime le député de Borduas.Pour le directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), Stephan Reichold, le gouvernement québécois a réduit ses budgets en immigration ces dernières années tandis que les transferts fédéraux ont augmenté substantiellement.Encore cette année, le budget du ministère a été amputé.Selon la compilation de la TCRI, ce budget est passé d\u2019un peu plus de 175 millions de dollars en 2010-2011 à un peu moins de 166 millions pour l\u2019année en cours.Or les transferts fédéraux destinés à l\u2019immigration se sont élevés à 258 millions de dollars en 2010-2011 pour s\u2019établir à un peu plus de 340 millions cette année, une hausse de 32%.La différence a servi à renflouer le fonds consolidé, croit Stephan Reichold.Le Devoir Lire aussi > imprudence dogmatique.L\u2019éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 6 DEBATS Justin Trudeau ira finalement àmMaclean^s Ottawa \u2014 Il y aura finalement une joute oratoire préélectorale en anglais entre Justin Trudeau et Stephen Harper.Le chef libéral a accepté de participer au débat du magazine Maclean\u2019s, qui se tiendra le 6 août, a confirmé la publication lundi.Le premier ministre Harper, le chef du NPD, Thomas Mulcair, et la chef des verts, Elizabeth May, avaient déjà indiqué qu\u2019ils seraient présents à ce débat anglophone.Les échanges seront diffusés sur Internet et à la télévision chez Omni, City et la chaîne parlementaire CPAC.M.Harper a boudé cette année les débats traditionnels organisés par le consortium des médias.Il a plutôt choisi cinq échanges \u2014 dont deux en français \u2014 auxquels il souhaite prendre part.Les trois chefs fédéraux ont en outre accepté de participer avec le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, aux Face-à-face du réseau TYA début octobre.Le Devoir ECOLE D'ETE L'ECOLE DE LA PARTICIPATION CITOYENNE KOLE.INM.OC.CA DU 12 AU 15 AOUT, VIVEZ L'EXPÉRIENCE DE L'ÉCOLE D'ÉTÉ DE L'INSTITUT DU NOUVEAU MONDE ! LAVAL 5© Conférences I Séminaires I Ateliers I Tables rondes Débats I Sessions par profil I Et plus encore ! L'École d'été 2015 est réalisée grâce à la participation financière du Forum jeunesse Laval et du Secrétariat à la jeunesse.Forum Jeunesse Québec ! COLLÈGE AAO^^'AAORENCY Université I de Montréal LE DEVOIR eSN Un événement organisé par l'Institut du Nouveau Monde @ cso Li NOUVEAUMOWe Le ministre Alexander vante les politiques d\u2019immigration révisées du Canada LIA LEVESQUE Le ministre fédéral de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration, Chris Alexander, a vanté les nouvelles politiques d\u2019immigration du Canada, plus axées sur les besoins économiques, mais aussi sur les motifs humanitaires, affirmant que nulle part au monde de telles politiques ne reçoivent autant d\u2019appui.Le ministre a pris la parole, lundi matin, devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal, et il a justement expliqué que les politiques d\u2019immigration du Canada avaient été révisées depuis une dizaine d\u2019années, notamment pour tenir davantage compte des besoins du marché du travail au Canada.«Il n\u2019y a pas un seul pays au monde qui a mis autant d\u2019énergie, autant de passion pour réformer ses programmes d\u2019immigration au courant de la dernière décennie.Il n\u2019y a pas un seul pays au monde, ni en Asie, ni en Europe, sûrement pas aux Amériques, où la confiance publique et l\u2019appui public pour l\u2019immigration \u2014 une immigration axée sur l\u2019économie, axée sur les besoins économiques de notre pays \u2014 mais généreux, encore, avec des filières humanitaires, des programmes humanitaires très, très importants, où cet appui public est aussi fort qu\u2019au Canada», a lancé le ministre.La catégorie des immigrants économiques représentera presque 65 % du total des admissions au Canada en 2015.Et le gouvernement fédéral a l\u2019intention de faire passer cette proportion à 70 % au cours des prochaines années, a précisé le ministre.«Notre priorité de transformer nos politiques et nos programmes [d\u2019immigration] afin qu\u2019ils répondent de manière optimale aux besoins économiques et sociaux actuels du Canada est liée, bien sûr, à toute la stratégie pour l\u2019économie canadienne», a-t-il justifié.En matière d\u2019accueil des réfugiés, le ministre Alexander a souligné les efforts déployés par le Canada auprès des Syriens et des Irakiens.«Il s\u2019agit de 40 000 Irakiens et Syriens qui vont être accueillis par le Canada sur plusieurs années.On a commencé ces programmes en 2009; on les a renforcés pour la Syrie aujourd\u2019hui», a-t-il noté.«Notre réforme a fait en sorte que le système se concentre maintenant sur les pays vraiment en crise, où la persécution est une réalité quotidienne.Le système reste encore très fort, plus vite que jamais, et ça nous permet de faire des engagements auprès des réfugiés qu\u2019on veut rétablir au Canada», a-t-il expliqué.Le ministre fédéral de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration s\u2019est par ailleurs réjoui de l\u2019annonce faite le week-end dernier par le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, voulant que la province accueille davantage d\u2019immigrants.La Presse canadienne Les DPJ inquiets de l\u2019impact des réductions de services dans les écoles et les garderies Signalements en hausse de 5 % et sévices physiques de plus en plus nombreux ISABELLE PARE Alors que les enfants signalés à la Direction de la protection de la jeunesse sont en hausse de près de 5% et les sévices physiques en croissance, les directeurs de la Protection de la Jeunesse (DPJ) se disent particulièrement inquiets des mesures de redressement budgétaires susceptibles de frapper les services aux enfants et aux adolescents.Dans leur bilan annuel dévoilé lundi, les DPJ de l\u2019ensemble de la province ont lancé un appel sans équivoque aux pouvoirs publics et à l\u2019ensemble de la société civile afin de protéger les «besoins fondamentaux des enfants» en cette période de rigueur budgétaire.Cet appel survient alors que les signalements d\u2019enfants en besoin de protection sont en hausse de 4,8%, avec quelque 86 861 signalements en 2014-2015, et que les cas de sévices physiques ou de risque de sévices physiques sont en croissance, comptant pour plus de 30% des signalements retenus.Dans ce contexte, il est urgent de resserrer la prévention pour éviter le glissement vers des situations de protection, disent-ils.«Nous sommes inquiets des coupures dans les services de garde et dans le réseau scolaire, car c\u2019est le filet de sécurité pour beaucoup d\u2019enfants.Même dans les écoles, les premiers services en tête de liste quand il y a de l\u2019argent à aller chercher, ce sont ceux des élèves en difficulté», s\u2019inquiète Maryse Davreux, directrice de la Protection de la jeunesse pour la Montérégie.«Quand les enfants n\u2019obtiennent pas de réponse à leurs besoins fondamentaux, ça amène des signalements.Et quand ça nous arrive, la situation s\u2019est vraiment détériorée», ajoute-t-elle.Plus de sévices physiques Les DPJ observent depuis quelques années une recrudescence des cas de sévices physiques, plus marquée dans les régions de Montréal et de Laval, qu\u2019on parvient mal à expliquer.Si la principale cause de signalement demeure la négligence, «il y a aussi de plus en plus de signalements pour des mauvais traitements psychologiques», note Maryse Davreux.«C\u2019est sûr que le contexte socio-économique influe sur l\u2019alcoolisme et la toxicomanie qui ont des impacts directs sur le traitement des enfants.Ça fait quelques années que les abus physiques sont en croissance, et nous collaborons avec les chercheurs pour mieux comprendre ce qui se passe», ajoute la porte-parole des directeurs de la Protection de la jeunesse.En 2014-2015, plus de 34 000 signalements ont été retenus dans l\u2019ensemble de la province, dont plus de 35% avaient trait à la négligence et 30% aux sévices physiques.Pas moins de 14,5% des enfants pris en charge l\u2019ont été pour des mauvais traitements psychologiques et 5,3% pour des sévices sexuels.L\u2019augmentation sensible des cas qui sont rapportés aux DPJ est attribuable en partie à la sensibilisation croissante du public à l\u2019égard des enfants maltraités, ajoute M\u201c® Davreux.Malgré la hausse des cas, cette dernière affirme que la réponse apportée aux enfants en situation de détresse est très rapide et que les listes d\u2019attente ont diminué, notamment en Montérégie où 98% des dossiers sont traités en 30 jours.Le Devoir Le NPD livre son premier discours du Trône en Alberta DEAN BENNETT à Edmonton Le discours du Trône du nouveau gouvernement néodémocrate albertain a annoncé lundi des projets de loi pour interdire les dons d\u2019entreprises et de syndicats aux partis politiques et pour augmenter les impôts des grandes entreprises et des contribuables les plus riches.Ces propositions respectent les promesses faites lors de la campagne électorale, le mois dernier, qui a vu le Nouveau Parti démocratique (NPD) et la chef Rachel Notley mettre fin à un règne de près de 44 ans des progressistes-conservateurs.Le discours, lu en Chambre par la nouvelle lieutenante-gouverneure Lois Mitchell, a détaillé les objectifs et les intentions du gouvernement pour une séance législative qui ne devrait durer que quelques semaines.Le projet de loi phare est intitulé « une loi pour renouveler la démocratie en Alberta», et propose d\u2019interdire les dons d\u2019entreprises et de syndicats aux partis politiques.Les dons d\u2019entreprises, y compris des chèques impor- tants en outre de sociétés pétrolières, ont constitué historiquement une portion substantielle du financement du Parti progressiste-conservateur.Les néodémocrates ont surtout compté sur les dons de syndicats pour remplir leurs coffres.Le chef intérimaire du Parti progressiste-conservateur.Rie Mciver, a fait valoir que la fin des dons des entreprises ferait basculer l\u2019équilibre politique du côté du NPD, tout en forçant les entreprises à trouver des manières moins transparentes de contribuer aux organisations politiques.«Si les entreprises veulent donner de l\u2019argent, elles auront à trouver une manière légale d\u2019encourager d\u2019autres personnes à le faire», a déclaré M.Mciver, l\u2019un des neuf conservateurs détenant un siège à l\u2019Assemblée législative.Un autre projet de loi propose une augmentation « modeste» de l\u2019impôt sur le revenu des entreprises, selon ce qu\u2019a précisé M\u201c® Notley.La chef néodémocrate avait promis précédemment d\u2019augmenter le taux d\u2019imposition de 10 à 12% pour les grandes entreprises.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 16 JUIN 2015 A 3 ACTUALITES Bulletin ministériel Michel David A algré l\u2019austérité, Hélène David a réussi à faire augmenter les crédits consacrés à la culture.Son plan d\u2019action pour le livre a fait l\u2019unanimité.Pour la première fois depuis l\u2019adoption de la Charte de la langue française, un gouvernement libéral s\u2019apprête à en resserrer l\u2019application pour imposer la présence du français dans les grandes chaînes commerciales.Il lui reste à trouver une nouvelle vocation à la bibliothèque Saint-Sulpice.A Les talents de communicateur de Gaétan Barrette sont inversement proportionnels à sa délicatesse.Il a habilement utilisé le projet de loi 20 comme bâton, mais on ne saura pas avant trois ans si l\u2019entente avec les omnipraticiens garantira réellement l\u2019accès à un médecin de famille.En revanche, le retour de la «prime Bolduc » sous une forme déguisée est une certitude.A-Martin Coiteux garde le cap sur le déficit zéro contre vents et marées, mais prétendre que les compressions budgétaires n\u2019influent pas sur les services offerts à la population, comme le président du Conseil du trésor le répète continuellement, est une véritable insulte à l\u2019intelligence.B Pierre Paradis préfère généralement rester dans l\u2019ombre, mais il a le don des initiatives qui lui donnent une bonne image.L\u2019automne dernier, il s\u2019en était pris aux épiciers qui trompent leur clientèle en réemballant des produits périmés.Cette fois-ci, son projet de loi sur la sécurité des animaux lui a valu un concert d\u2019éloges.B Pierre Moreau a perdu sa partie de bras de fer avec la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire.Il a eu le bon sens de ne pas céder le point de pourcentage de la TVQ que réclamaient les municipalités.Il a promis de leur donner de nouveaux moyens pour freiner l\u2019augmentation des dépenses de rémunération, mais la conclusion d\u2019un nouveau pacte fiscal s\u2019annonce ardue.B Les syndicats et le patronat ont salué à l\u2019unisson l\u2019annonce de la modernisation de la Loi sur les décrets, réclamée depuis des années, qui fixe les conditions de travail des travailleurs non syndiqués dans certains secteurs.Même accueil positif pour le projet de loi sur le financement des régimes de retraite à prestations déterminées présenté par Sam Hamad.B Le deuxième budget de Carlos Leitâo portait encore une fois la marque du président du Conseil du trésor, mais il a tout de même compris qu\u2019une coupure uniforme des crédits d\u2019impôt aux entreprises dans tous les secteurs était mal avisée.M.Leitâo devra cependant apprendre qu\u2019un ministre des Finances ne doit pas réfléchir à haute voix, par exemple à la possibilitç de privatiser des sociétés d\u2019Etat.B- Le plan de lutte contre la ra-dicabsation présentée par la ministre de la Sécurité publique.Lise Thériault, a été généralement bien accueilli.Après la spectaculaire évasion survenue à la prison d\u2019Orsainville l\u2019an dernier, l\u2019«erreur» qui a permis la sortie en douce de Bordeaux du fils de «Mom» Boucher était un peu gênante.B- Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, joue parfaitement son rôle de bad cop dans le dossier de PKP.Justifier son refus de réclamer l\u2019extension de la loi 101 aux entreprises qui relèvent de la compétence fédérale en évoquant de possibles représailles contre les francophones hors Québec était farfelu.C L\u2019été est à nos portes et on attend toujours le Plan pour la révision du modèle d\u2019affaires et de gouvernance du tourisme promis par Dominique Vien.D\u2019un ministre à l\u2019autre, la réflexion sur le toit du stade se poursuit sans qu\u2019une décision se profile encore à l\u2019horizon.Aux dernières nouvelles, on parlait d\u2019une sorte de matelas gonflable.C Même si le premier ministre lui a renouvelé publiquement sq confiance, le ministre de l\u2019Économie, Jacques Daoust, a de nombreux détracteurs.Il a dû s\u2019excuser de sa déclaration sur l\u2019ego des entrepreneurs des régions, qualifiés de «rois de village».Ses réflexions à voix haute sur l\u2019opportunité de privatiser les casinos pour financer les réserves autochtones étaient aussi maladroites.C- Après avoir déclaré qu\u2019elle accueillerait volontiers un intégriste dans son cabinet, la ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil a dû faire un virage à 180 degrés en quelques heures.Au départ, elle devait être la maîtresse d\u2019œuvre du plan d\u2019action pour lutter contre la radicalisation, mais elle s\u2019est fait damer le pion par sa collègue de la Sécurité pubbque.C- Françoi^ Blais a mal commencé à l\u2019Éducation en recommandant lui-même d\u2019expulser quelques étudiants de l\u2019ÛQAM pour faire exemple.Il est parfaitement légitime de vouloir réformer la gouvernance des commissions scolaires, mais le ministre n\u2019a pas besoin d\u2019être aussi condescendant.Rencontrer la présidente de la CSDM aurait été la moindre des choses.Son manque d\u2019empathie pour les élèves aux prises avec des difficultés d\u2019apprentissage est navrant.C-Mener une consultation sur l\u2019acceptabilité sociale à huis clos est une contradiction qui aurait dû sauter aux yeux de Pierre Arcand.Malgré les promesses de limiter les hausses de tarifs q l\u2019inflation, le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles a laissé Hydro-Québec plumer allègrement ses abonnés, tout en bradant l\u2019équipement de la centrale de Gentilly.C-Le projet de loi sur la neutralité religieuse présentée par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, était à l,a limite de l\u2019insignifiance.Également responsable de la condition féminine, M\u201c® Vallée a été incapable d\u2019expliquer de façon satisfaisante PQurquoi une employée de l\u2019État sera autorisée à porter le tchador, que M.Couillard avait lui-même présenté comme un symbole de l\u2019oppression de la femme.C-David Heur tel a raison de vouloir un BAPE sur le projet d\u2019expansion du port de Québec, tout comme il aurait raison d\u2019imposer la consigne des bouteilles de la SAQ.Un ministre de l\u2019Environnement ne peut cependant pas se permettre de s\u2019isoler des groupes environnementaux.C-Robert Poëti est un grand parleur, mais il a plus de mal à se brancher.En janvier dernier, il disait privilégier un train de surface pour prolonger la ligne bleue du métro.Au début de juin, il a fait volte-face et n\u2019en veut plus.Il attend maintenant le « dossier d\u2019opportunité» qui doit lui être remis.en décembre.C-Voir le premier ministre Couillard poireauter deux heures au soleil pour une rencontre de 45 secondes avec le pape en disait long sur Iq qualité de notre diplomatie.À titre de ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre est responsable de la délitescence de nos relations avec la France, illustrée par la fin de l\u2019entente de réciprocité sur les droits de scolarité et la baisse de 30% du budget de l\u2019Qffice franco-québécois pour la jeunesse.D La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a dû abandonner son projet de loi sur les places fantômes en garderie.La spéculation à grande échelle sur la revente des permis n\u2019a pas semblé la troubler le moindrement.Une candidate de choix à un éventuel remaniement.D mdavid@ledevoir.com La Fête nationale en péril Des coupes de 20 % infligées au budget d\u2019organisation des célébrations font craindre pour 2016 CAROLINE MONTPETIT La tenue de la Fête nationale telle qu\u2019on la connaît est compromise pour l\u2019an prochain.C\u2019est ce que laisse entendre, dans une lettre signée par 181 personnalités qui paraît dans Le Devoir de ce mardi, le Mouvement national des Québécois, qui organise les festivités à l\u2019échelle du Québec.Le Mouvement a subi cette année une réduction de 20% de son budget, qui est passé d\u2019une prévision de 4,4 millions à 3,6 millions de dollars.S\u2019il a su compenser une partie du manque à gagner avec ses réserves de quelque 300 000$, il pourrait ne plus y arriver l\u2019an prochain, a expliqué au Devoir le directeur général du MNQ, Gilles Grondin.Pour maintenir une fête nationale digne de ce nom, il faut qu\u2019il y ait «une envie collective de participer à quelque chose qui nous ressemble à la grandeur du Québec», dit-il.«Les noms qui sont derrière la signature montrent qu\u2019on ratisse large, qu\u2019on ratisse dans tous les milieux», ajoute M.Grondin.Les signatures regroupent en effet de nombreux maires, représentants des milieux des affaires, des milieux syndicaux et du monde artistique.Qn a récolté 181 noms donc, parce que c\u2019est le 181® anniversaire de la fête qui a vu le jour en 1834, dans la région de Montréal.Ce sont les proches des Patriotes, aux côtés des Ludger Duvernay et Louis-Joseph Papineau, qui ont ouvert le bal.Ils organisaient alors de grandes tablées fraternelles, auxquelles tous étaient conviés.«La Saint-Patrick date aussi à peu près de ces années où les gens se regroupaient par ethnies», ditM.Grondin.La Saint-Jean-Baptiste, devenue fête des Canadiens français, sous l\u2019impulsion du groupe «Aide-toi et le ciel t\u2019aidera», l\u2019ancêtre de l\u2019actuelle Société Saint-Jean Baptiste, est alors fêtée par les francophones jusqu\u2019en Nouvelle-Angleterrp.«Mais depuis le Moyen Age, on célèbre le solstice d\u2019été.Cela se célébrait en Nouvelle-France par les colons, avant 1834, avec des feux de joie», ajoute M.Grondin.Pas de nouveaux projets Le budget de 3,6 millions, dégagé par le gouvernement du Québec, dont le Mouvement national des Québécois a bénéficié cette année, est l\u2019équivalent du budget de 2006-2007.«Nous avions l\u2019idée de faire de nouveaux projets cette année, alors évidemment, ça ne s\u2019est pas fait», dit-il.À Montréal, c\u2019est le comité de la Fête nationale qui organise le traditionnel défilé et le spectacle, qui aura lieu cette année dans le Quartier des spectacles, précisément pour réduire les frais.Le comité a en effet dû composer avec des compressions de 100 000 $ dans la commandite de Loto-Québec, à laquelle s\u2019ajoutera une autre réduction de 100 000$ l\u2019an prochain.Et le Mouvement national des Québécois peine à rassembler des commanditaires dans le secteur des affaires du Québec.H a tenté d\u2019obtenir des commandites pour produire un cahier spécial, et a cherché le soutien du mouvement bancaire, du monde de l\u2019automobile, des grandes chaînes d\u2019épicerie.«Personne n\u2019a embarqué», ditM.Grondin.Au même moment, les coûts de production des spectacles, qui sont très majoritairement gratuits, augmentent.Et l\u2019organisation des fêtes doit faire concurrence à la panoplie de festivals qui déferle sur le Québec tout l\u2019été, avec force moyens et grosses pointures.En plus du spectacle organisé sur les plaines d\u2019Abra-ham à Québec, le Mouvement national des Québécois coordonne les activités de quelque 700 fêtes locales.Célébrée depuis plus de cent ans au Canada français, la Saint-Jean-Baptiste est devenue officiellement Fête nationale des Québécois en 1977, par un arrêté ministériel du gouvernement péquiste de René Lévesque.Elle vise désormais à réunir tous les Québécois.Le Devoir Lire aussi > La dernière grande Fête nationaie?La lettre du Mouvement national des Québécois signée par 181 personnalités.Page A 6 1RANC'U> GERALD HERBERT ASSOCIATED PRESS Offerts depuis 1983, les programmes d\u2019immersion, inspirés du modèle canadien, permettent aux élèves d\u2019apprendre non pas le français, mais bien «en» français, dans une proportion variant de 50 à 90% de leur formation.FRANCOPHONIE Le français cajun n\u2019est pas mort En Louisiane, l\u2019avenir passe par l\u2019immersion PHILIPPE OREALI à Ottawa Chaque fois qu\u2019on s\u2019apprête à fermer le cercueil du français cajun en Louisiane, le cadavre se lève et demande une bière», lance Zachary Richard aux gens qui lui demandent de brosser le portrait de sa communauté.Qr le cadavre semble avoir troqué le tabouret du bar pour le banc d\u2019école, une nouvelle génération de programmes d\u2019immersion française connaissant un succès sans précédent en Louisiane.Le français louisianais se ipeurt.L\u2019État du sud des États-Unis compterait quelque 160 000 francophones, surtout des personnes âgées, et le taux de transmission de la langue d\u2019une génération à l\u2019autre ne peut qu\u2019être qualifié que d\u2019anémique.Qstracisés toute leur jeunesse durant par leurs enseignants, car ils parlaient le français, de nombreux Cajuns ont fait, une fois adultes, une croix sur leur langue, associée pour toujours à ces sévices, expliquait lundi à Qttawa la professeure de l\u2019Université de Louisiane à Lafayette Laura Atran-Fresco.«Si on était pris à parler le français, on devait s\u2019agenouiller sur des grains de riz dur, ou en- core écrire des centaines de fois \u201cI will not speak French\u201d, relate-t-elle.Les enfants qui ne pouvaient demander les toilettes en anglais se souillaient.La plupart ont choisi de ne pas transférer la langue à leurs enfants pour leur éviter cette humiliation.» Mais voilà qu\u2019un ensemble de lois adoptées au cours des dernières années change peu à peu la donne, expbque cette Franco-Américaine, dont la thèse porte sur les revendications identitaires des Cadiens, descendants des Acadiens de la déportation.En 2010, le congrès de la Louisiane adoptait à l\u2019unanimité une loi chargeant le Conseil pour le développement du français en Louisiane, une agence publique, de «promouvoir, soutenir et renforcer les programmes et l\u2019instruction en immersion de langue française à tous les niveaux d\u2019enseignement primaire et secondaire de l\u2019Etat [.] et de développer un programme d\u2019immersion française qui puisse être utilisé par toute école désireuse d\u2019inclure dans son cursus un tel programme».Qfferts depuis 1983, les programmes d\u2019immersion, inspirés du modèle canadien, permettent aux élèves d\u2019apprendre non pas le français, mais bien «en» français, dans une proportion variant de 50 à 90% de leur formation.D\u2019autres lois ont depuis été adoptées pour faire du français ,une langue administrative de l\u2019État, ou encore pour permettre la signalisation bibngue.Époque charnière En 2013, la Louisiane allait encore plus loin en adoptant la loi 261 sur le choix de l\u2019école d\u2019immersion.Depuis septembre dernier, il suffit de 25 signatures de parents prêts à inscrire leurs enfants d\u2019âge préscolaire à un programme d\u2019immersion française pour que la commission scolaire locale soit forcée de le faire.Les dernières données disponibles, datant de l\u2019année précédente, montrent que plus de 4050 élèves suivent la majorité de leur formation en français.En dix ans, leur nombre a pratiquement doublé.Une conjoncture à laquelle s\u2019ajoute le fait que les premiers diplômés des programmes d\u2019immersion sont, à leurs tours, devenus parents.«On est vraiment à une époque charnière pour le français en Louisiane, parce qu\u2019on va voir si ces enfants de l\u2019immersion, si ces nouveaux jeunes francophones, cadiens, qui commencent eux-mêmes à avoir des enfants, vont pouvoir transmettre le flambeau.Déjà, on voit que certains enfants de l\u2019immersion deviennent à leurs tours professeurs.» Lucide, M\u201c® Atran-Fresco reconnaît qu\u2019il est tôt pour qualifier ces mesures de succès.Comme au Canada, de nombreux parents décident de retirer leurs enfants des classes d\u2019immersion en cours de parcours, par exemple en cas de problèmes au niveau des notes scolaires.Toutefois, longtemps associé à la misère crasse des bayous, le français est aujourd\u2019hui pour la Louisiane une langue de savoir et d\u2019ouverture, mais aussi un outil de développement économique.Ce qui, en soi, constitue une victoire pour les Cadiens.M\u201c® Atran-Fresco se trouvait lundi dans la capitale canadienne à l\u2019occasion de la 4® édition de l\u2019Université d\u2019été sur la francophonie des Amériques, dont l\u2019Université d\u2019Qttawa est l\u2019hôte jusqu\u2019à vendredi.Quarante universitaires et professionnels de 12 pays participent à ce sommet bisannuel, qui propose en 2015 de jeter un regard critique sur la nature des échanges caractérisant le développement de la francophonie des Amériques.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 16 JUIN 2015 ACTUALITES DESTRUCTION DU REGISTRE D\u2019ARMES A FEU Le gouvernement a fait pression sur la GRC MELANIE MARQUIS à Ottawa Le gouvernement exerçait d\u2019importantes pressions pour détruire précipitamment les données du registre des armes à feu en même temps qu\u2019il assurait à la commissaire à l\u2019information qu\u2019il les préserverait.C\u2019est ce qui ressort d\u2019une déclaration solennelle de plus de 20 pages faite par un enquêteur du Commissariat à l\u2019information du Canada dans le cadre d\u2019une demande de contrôle judiciaire en Cour fédérale.Ces allégations mettent la table en vue d\u2019une contestation de la constitutionnalité d\u2019une section du projet de loi omnibus sur le budget qui modifierait rétroactivement les lois sur l\u2019accès à l\u2019information et sur la protection des renseignements personnels.Elles impliquent notamment certains hauts gradés de la Gendarmerie royde du Canada (GRC) ainsi que le ministère de la Sécurité publique, parrain du projet de loi sur l\u2019abolition du registre des armes d\u2019épaule adopté en avril 2012.Selon la déclaration signée de l\u2019enquêteur Neil O\u2019Brien, des pressions ont été exercées en coulisses par ces divers acteurs, de diverses façons, pour s\u2019assurer de la destruction expéditive des données du registre.Officiellement, dans ses communications avec la commissaire à l\u2019information fédérale, Suzanne Legault, le ministre de la Sécurité publique de l\u2019époque.Vie Toews, tenait un autre discours.Ainsi, après que M™® Legault eut demandé au ministre, le 13 avril 2012, de lui assurer que les données liées à une demande d\u2019accès non résolue seraient préservées malgré l\u2019adoption du projet de loi, M.Toews lui a assuré, le 2 mai 2012, «que la GRC respectera le droit d\u2019accès décrit dans la section 4 de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information».Or, dès le lendemain, un responsable du Programme canadien des armes à feu, qui est chapeauté par la police fédérale, évoquait dans un échange de courriels avec un collègue «la pression des hauts gradés de la GRC pour devancer la date de la suppression».Le collègue en question lui répond entre autres : «Entre toi et moi, quelqu\u2019un au bureau du premier ministre va devoir nous payer bien des verres s\u2019ils veulent que cela se produise d\u2019ici la fin du mois d\u2019août [2012].» Barrage de questions Alors que le dossier cheminait dans les méandres des procédures d\u2019accès à l\u2019information, les pressions se faisaient de plus en plus importantes.«Juste en passant, le bureau du ministre [de la Sécurité publique] me met beaucoup de pression pour détruire les données plus rapidement», a ainsi écrit un adjoint du directeur général du Programme canadien des armes à feu à un collègue du programme le 29 mai 2012.Les données du registre ont finalement été abolies le 31 octobre 2012, à l\u2019exception de celles du Québec, qui demandait à les obtenir pour constituer un nouveau registre provincial.Le gouvernement québécois a finalement perdu ce combat en Cour suprême.Le gouvernement conservateur a fait face à un barrage de questions en Chambre en provenance des députés du Parti libéral du Canada, lundi, après que les documents eurent fait surface.«Les conservateurs admettront-ils qu\u2019ils ont bafoué la loi, qu\u2019ils cherchent maintenant à changer rétroactivement la loi pour couvrir leur manœuvre et que cette magouille qu\u2019ils ont cherché à cacher et que le ministre cherche encore à cacher est aussi constitutionnellement discutable que moralement indéfendable », a demandé le député Stéphane Dion.Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a balayé les critiques du revers de la main, parlant d\u2019un simple vide juridique («loophole») que le gouvernement tente de corriger dans son projet de loi C-59.La Presse canadienne Processus législatif ou vitrine électorale ?Les conservateurs multiplient les projets de loi voués à une mort certaine HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La Chambre des communes est en voie de devenir une vitrine électorale.Le gouvernement conservateur dépose une quantité de projets de loi qui \u2014 il le reconnaît lui-même \u2014 ne pourront pas être adoptés d\u2019ici la fin de session, mais lui permettent de mettre la table en vue de l\u2019élection.«Nous les avons déposés pour le bénéfice des Canadiens afin que, lorsqu\u2019ils choisiront quel parti ils veulent voir au gouvernement, [.] ils voient la série de projets de loi que nous avons déposés et qui représentent le cœur de ce qui sera notre programme législatif», a expliqué en point de presse le leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan.Depuis le début juin, neuf projets de loi ont été déposés.Un dixième est attendu cette semaine.Seul problème : il ne reste au mieux que six jours de travaux parlementaires d\u2019ici le congé estival, ce qui est bien insuffisant pour franchir toutes les étapes d\u2019approbation.La Chambre des communes ne reprendra pas du service avant le déclenchement électoral, qui doit avoir lieu au plus tard le 13 septembre.Ces dix projets de loi vont du FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Jason Kenney a dévoilé le C-71 lundi, en demandant l\u2019appui unanime des partis d\u2019opposition pour qu\u2019il soit adopté à toute vapeur d\u2019ici la fin de la session.plus anodin au plus complexe.Ici, Ottawa crée une aire marine de conservation dans le lac Supérieur, rétablit un moratoire sur l\u2019exploitation des hydrocarbures dans Iç banc de Georges en Nouvelle-Ecosse, facilite l\u2019accès aux documents protégés par le droit d\u2019auteur aux personnes ayant une déficience visuelle.Là, le gouvernement accorde au ministère des Transports l\u2019autorité d\u2019exiger d\u2019un constructeur automobile de corriger des problèmes de non-conformité à ses produits.Au chapitre des initiatives plus costaudes, on trouve le C-68 par lequel Ottawa modifie la Loi canadienne sur les droits de la personne pour préciser que la «déficience» comme facteur interdit de discrimination inclut la «prédisposition» à une déficience inférée à partir d\u2019un test génétique.Le C-70 confère quant à lui un pouvoir discrétionnaire à la ministre de la Santé afin qu\u2019elle puisse temporairement décréter illégale une nouvelle drogue de synthèse en attendant que le processus réglementaire suive son cours.Lundi, le ministre JENNIFER DITCHBURN à Ottawa es libertés que prenaient les ^ employés en remplissant les emandes de remboursement e voyage des sénateurs étaient un fait bien connu, a affirmé la conseillère aux affaires parlementaires du président du Sénat Léo Housakos, lundi.Loren Cicchini est la deuxième employée d\u2019expérience qui a raconté au procès du sénateur suspendu Mike Duffy que les membres de la Chambre haute signaient souvent à l\u2019avance des formulaires de remboursement vierges.Duffy a plaidé non coupable aux 31 accusations de fraude, de bris de confiance et de corruption portées contre lui.M™® Cicchini dit n\u2019avoir jamais remis de tels formulaires pour le compte du sénateur Housakos, mais a reconnu l\u2019avoir fait pour l\u2019ancienne sé-natrice conservatrice JoAnne Buth pendant une période de 12 mois, et pour le sénateur progressiste-conservateur à la retraite Michael Meighen pendant plus de 20 ans.Elle n\u2019en a jamais prévenu la Direction des finances du Sénat.La semaine dernière, une ancienne employée de Duffy, Diane Scharf, avait mentionné l\u2019existence de ces formulaires présignés, un procédé utilisé pour gagner du temps.M™® Cicchini a dit qu\u2019elle ne pouvait pas se souvenir du moment exact où elle a été mise au courant de cette procédure.Elle s\u2019est contentée de dire qu\u2019elle faisait l\u2019objet de conversations entre les employés.«C\u2019est comme une rumeur.On en entend parler.On ne sait pas d\u2019où cela vient, on ne peut se rappeler du moment exact où on en a entendu parler pour la de la Défense nationale, Jason Kenney, a dévoilé le C-71 qui élargit le droit des victimes devant faire face au système de justice militaire.M.Kenney a même demandé l\u2019appui unanime des partis d\u2019opposition pour qu\u2019il soit adopté à toute vapeur d\u2019ici la fin de la session.Le libéral Stéphane Dion n\u2019en revient pas.«Ce n\u2019est pas une façon de travailler entre collègues, dit-Ü.C\u2019est un manque de respect pour l\u2019institution parlementaire, mais quand ce gouvernement a-t-il déjà respecté l\u2019institution parlementaire ?S\u2019il y a des projets de loi si importants pour le pays, pourquoi ne les a-t-il pas déposés depuis longtemps pour qu\u2019on ait le temps d\u2019en discuter?Il le fait à la toute fin pour des raisons politiciennes, qui ne relèvent que du Parti conservateur et non pas de l\u2019intérêt public.» Au chapitre des initiatives législatives mort-nées, Ottawa devrait aussi déposer cette semaine son projet de loi interdisant le port du voile intégral pendant les cérémonies de citoyenneté.Seul élément qui risque d\u2019être adopté avant la fin des travaux malgré un dépôt tardif est le projet de loi C-63 qui entérine un accord d\u2019autodétermination avec les Dénés et Métis de Sahtu aux Ter-ritoires-du-Nord-Ouest.Le Devoir Une employée parle des formulaires vierges de remboursement au procès Duffy première fois», a-t-elle dit au cours du contre-interrogatoire.Par ailleurs, M™® Cicchini a contredit le témoignage d\u2019une autre ancienne employée de Duffy, Melanie Mercer.Celle-ci avait affirmé, la semaine dernière, que M™® Cicchini lui avait conseillé d\u2019utiliser des formulaires de remboursement présignés.La témoin a dit se souvenir d\u2019avoir répondu à de nombreuses questions de M™® Mercer, mais qu\u2019eUe ne se souvenait pas d\u2019avoir eu une conversation au sujet de cette pratique.La Presse canadienne Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonœs@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesan non ces @ ledevoi r.com Conditions de paiement : cartes de crédit 1^\t\t \t\t \t1 1\t APPARTEMENISET LOGEMENISÀLOUER\t\tAPPARTEMENISET LOGEMENISÀLOUER \t\t VILLE-MARIE Beau condo-loft 800 pi^ sur 2 étages (aire ouverte au 3® et chambre en mezz au 4®), 2 murs de fenêtres, orientation sud-ouest.Grand balcon et terrasse privée de 240 p.c.avec cabanon.Électros en inox haut de gamme (5), climatiseur, habillage de fenêtre et système d\u2019alarme.Stationnement.Près Hôpital Notre-Dame et parc La Fontaine.Bien desservi par transport en commun (autobus 24 et 45, métro Papineau).Libre.1 250$/MOIS.CLAIREETJEANMARC@GMAILCOM.AU BORD DE lEAU 1 MOIS GRATUIT Domaine Bellerive 1V2:715$|3V2: 820$ | 41/2: 995$ I 51/2:1295$ 1 Place de la Belle-Rive, LAVAL Plancher de bois, chauff., eau ch.inclus., piscine int.Stationnement disp, navette privée et commerces sur place 438-808-0181 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de ia personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.1 «N\t\u2022D «E REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES\t 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 «150 Achat-vente-échange 160 «199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 «299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES APPARTEMENISET LOGEMENISÀLOUER MEUBLES AHUNTIC-CARTIERVILLE 71/2, Ht duplex ensoleillé, pl.9'.Cachet.3 C.C., cuis, et s.de b.rénovées.Solarium.Non-fum.1330$.Rabais de 50% 1er 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un désir d\u2019approfondir et de comprendre avec rigueur ia réalité humaine, li nous laisse en héritage son amour de la vie, de la nature, des gens et sa grande générosité.Il laisse dans le deuil son épouse Pauline Bourdages, ses filles Sophie (Luc Legris, Nicolas et Guillaume) et Catherine (Stéphane Franche, Aïcha et Bérénice), ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, cousins et cousines, neveux et nièces ainsi que de nombreux collègues et amis.La famille vous accueillera au : Complexe Funéraire Mont-Royal 1297, Chemin de la Forêt N, Outremont, (Québec) H2V 2P9 514 279-6540 www.cimetieremontroyal.com le vendredi 19 juin 2015 entre 14h et 17h puis entre 19h et 21 h, ainsi que le samedi matin entre 9h et lOh.Une cérémonie hommage suivra, de lOh à 11h dans la chapelle du complexe.En sa mémoire, au lieu de fleurs, des dons à La Maison du père de Montréal seraient appréciés (www.maisondupere.org).QUAND LA TOXICO MANIE PREND faites les premiers pas - (514) 939-0202 www.portage.ca Pour vaincre ta toxicomanie LE DEVOIR, LE MARDI 16 JUIN 2015 A 5 ACTUALITES Le vérificateur général constate des lacunes dans le plan d\u2019urgence de la Ville de Montréal JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal a élaboré des mesures d\u2019urgence en cas de sinistre, mais elle ne dispose pas de plan adéquat si un événement majeur affectait ses propres opérations, a constaté le vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, dans son rapport annuel rendu public lundi.Déposé au conseil municipal lundi après-midi, le rapport du vérificateur général compte 605 pages.Jacques Bergeron s\u2019est notamment penché sur la gestion des ententes d\u2019achats, la collecte et le transport des matières recyclables par les cols bleus, le Technoparc Montréal et l\u2019entretien des bornes d\u2019incendie.Un des chapitres baptisé «Gestion de la continuité des affaires » s\u2019attarde aux mesures mises en place par la Ville en cas de sinistre dans plusieurs services, dont le Service de sécurité incendie (SIM), la Direction de l\u2019eau potable (DEP), le Service des technologies de l\u2019information (STI) et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).En cas d\u2019événement majeur, si des opérations critiques devaient été interrompues, les services de la Ville devraient être en mesure de reprendre leurs activités dans un autre lieu à l\u2019intérieur d\u2019un délai raisonnable.Pour cela, des procédures doivent être préétablies.Or, constate M.Bergeron, la Ville «ne dispose pas des mesures nécessaires lui permettant de faire face aux risques de sinistres affectant ses opérations, en particulier les activités essentielles».Les quatre services précédemment cités présentent des lacunes importantes.«Advenant un sinistre qui affecterait les opérations essentielles, il est sans équivoque que la Ville devrait recourir à dfis actions improvisées», écrit-il.A titre d\u2019exemple, le vérificateur général souligne que, pour se préparer à une possible pandémie du HlNl en 2009-2010, le SIM avait développé un plan pour assurer la continuité de ses opérations avec un personnel réduit, mais il n\u2019a pas été mis à jour par la suite.Il recommande donc à la direction générale de la Ville de remédier à la situation.Bornes d\u2019incendie Jacques Bergeron a aussi examiné la gestion de l\u2019entretien des bornes d\u2019incendie.Le territoire de l\u2019agglomération Montréal compte 31 000 bornes, dont une majorité se trouvent sur le domaine public.Le SIM sait où ses bornes sont situées, mais il ne dispose pas toujours d\u2019informations précises sur leur état réel et le débit d\u2019eau, qui doit être de ISOOlitres/minute pendant au moins 30 minutes.Le vérificateur général a noté des failles dans les communications entre le Service, les arrondissements et les villes liées.Jacques Bergeron observe d\u2019ailleurs des lacunes importantes dans Ville-Marie concernant le débit des bornes d\u2019incendie, une situation jugée préoccupante compte tenu du caractère névralgique de cet arrondissement.Technoparc Le rapport du vérificateur consacre aussi un chapitre à Technoparc Montréal, un organisme à but non lucratif ayant notamment pour mission d\u2019assurer le développement du parc industriel de Saint-Laurent.Entre 2013 et 2017, Montréal prévoit verser 13 millions à cet organisme.Dans son rapport, le vérificateur observe plusieurs accrocs aux règles d\u2019éthique au sein du conseil d\u2019administration et des failles importantes en matière de gouvernance, la Ville n\u2019ayant désigné aucun responsable pour effectuer le suivi de l\u2019utilisation des subventions.Le vérificateur a aussi épluché les dépenses du personnel, passé en revue le contrat de travail du p.-d.g.et examiné la vente de terrains effectuée par l\u2019organisme.Le rapport du vérificateur fera l\u2019objet d\u2019une plénière ce mardi au conseil municipal.En après-midi, Jacques Bergeron le présentera en conférence de presse.Le Devoir A*\u201d\"* JUDICIEUX / CC Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, il s\u2019agit d\u2019un véritable «tour de force».30 MILLIONS DE MOINS POUR LE CENTRE VIDÉOTRON Les raisons d\u2019un succès Non seulement la construction de l\u2019amphithéâtre n\u2019a pas donné lieu à des dépassements de coûts, mais elle aura finalement coûté moins cher, soit 370 millions au lieu des 400 millions de dollars budgétés.ISABELLE PORTER à Québec La Ville a réussi à construire son amphithéâtre à moindre coût notamment parce qu\u2019elle a gardé un contrôle très serré sur le chantier, selon des observateurs-clés du projet.«Il y a eu de très bons principes de gestion qui ont été appliqués ici», résumait lundi le président du comité directeur du projet, Jean-Guy René.Cet ingénieur de renom a entre autres travaillé à la Société d\u2019énergie de la Baie-James.Selon lui, le fait que la Ville ait été «vraiment présente» a «fait la différence» et le gestionnaire de construction \u2014 Pomerleau \u2014 a bien relayé ses préoccupations.Il croit en outre que la décision d\u2019avoir fractionné par lots (plus de 50) a aussi contribué à favoriser la concurrence et contenir les dépenses.L\u2019ancien p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec Richard Drouin qui a, lui aussi, conseillé la Ville dans ce dossier, estime qu\u2019elle a brillé par sa «rigueur» et a gagné à faire appel à un maximum d\u2019experts de l\u2019extérieur.Les deux hommes assistaient lundi à une conférence de presse de la Ville au cours de laquelle on annonçait que le projet avait coûté 370 millions de dollars au lieu des 400 prévus.Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, il s\u2019agit d\u2019un véritable «tour de force».Il a même lancé à la blague que la Ville s\u2019apprêtait à ouvrir son propre «bureau de projets» pour réaliser des projets d\u2019infrastructures ailleurs.Invité à expliquer comment il était parvenu à réaliser le projet à moindre coût, il a évoqué la sévérité de la Ville face aux demandes d\u2019extras.«On n\u2019a pas fléchi quant aux demandes du tant qu\u2019à y être», a-t-il dit.Réalignement réussi en 2012 M.Labeaume a aussi salué le bon travail du directeur de projet, Jean Rochette.Cet ingénieur de la Ville dirigeait le Service des approvisionnements avant d\u2019être nommé en 2012 à la suite du départ de l\u2019ancien capitaine Jacques A.Bédard.Après un an de travail, ce dernier avait démi,ssionné dans la controverse.A la suite des recommandations d\u2019infrastructure Québec notamment, plusieurs aspects du projet avait été revus dont le mode de gouvernance du projet et la décision de fonctionner par lots.C\u2019est à cette époque que M.René avait été nommé à la tête du comité directeur.Les 30 millions dégagés serviront en partie à bonifier le projet de place publique devant l\u2019aréna.On y trouvera un bassin d\u2019eau qui deviendra une grande patinoire publique l\u2019hiver.La Ville est prête à investir jusqu\u2019à 10 millions dans ce projet.Quant aux 20 millions de dollars restant, le maire a dit avoir des annonces à faire à ce propos.Il s\u2019est en outre défendu d\u2019avoir transféré des dépenses du projet de 400 millions dans l\u2019aménagement de ce qui se trouve autour.«Ne pensez surtout pas qu\u2019on a fait payer des choses à l\u2019extérieur de l\u2019amphithéâtre», a-t-il dit évoquant les «fables urbaines» colportées par ses détracteurs.Cette question doit d\u2019ailleurs faire l\u2019objet d\u2019une présentation devant les élus municipaux ce mardi.Le Devoir CAMPS D'ETE .\t^ V\t'\t«\u2022 DEJDüRARTlSWt ^C^IJWr-füNKY.HIPHOP.MOOERNE.LATlN.ETC.) ^ THEATRE COMEDIEMUStCALL ATELIERS IMAQUILLASE.COSTUMES, DECORS.ACCESSOIRES) SPECTACLE ^ RATUITilEVIANTPARENTS ET AMIS! \tJEUNES CHEFS | \t1 - CAMP D'ETE EN CUISINE - Quand je vais être grand, Je vais savoir cuisiner RÉSERVEZ MAINTENANT! academieculinaire.com | 514 393-8111 Pour annoncer, communiquez avec Evelyne DeVarennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Le CP s\u2019oppose en cour au règlement pour Lac-Mégantic Sherbrooke \u2014 La Cour supérieure a commencé lundi, au palais de justice de Sherbrooke, à examiner le fonds d\u2019indemnisation de 431,5 millions de dollars destiné aux victimes et créanciers de la tragédie de Lac-Mégantic, un règlement qui a reçu la semaine dernière l\u2019aval de tous les intervenants, sauf du Canadien Pacifique.Les avocats du CP plaident d\u2019abord que le dossier devrait être entendu par la Cour fédérale, puisque les chemins de fer sont de compétence fédérale.Ils soutiennent aussi que, si le tribunal approuve le fonds de règlement, les entreprises signataires ne pourraient plus être tenues responsables, et seraient donc à l\u2019abri d\u2019une contre-poursuite du CP si elles décidaient de récupérer chez le transporteur les sommes promises dans l\u2019entente.Le Canadien Pacifique avait transporté le pétrole jusqu\u2019à Montréal, mais au moment de la tragédie, qui avait fait 47 morts le 6 juillet 2013, les locomotives, les wagons et la cargaison impliqués n\u2019appartenaient pas au CP, le train n\u2019était pas conduit par des employés du CP, et il ne roulait pas non plus sur des voies du CP, plaide le transporteur.Près de 4000 personnes ont intenté une action collective contre 25 entreprises, dont la défunte Montreal Maine and Atlantic (MMA).Toutes ces entreprises \u2014 sauf le CP \u2014 ont accepté de verser une compensation aux victimes à la condition de ne jamais être poursuivies, au Canada ou aux Etats-Unis.Elles ne seront plus citées non plus dans l\u2019action collective.Le fonds de règlement de 431,5 millions de dollars a été accepté par tous les intervenants lundi dernier, après des mois de négociations ardues.Le juge Gaétan Dumas, de la Cour supérieure, doit maintenant l\u2019approuver, et entend cette semaine les plaidoiries du Canadien Pacifique, qui soutient n\u2019avoir rien à se reprocher dans le déraillement et l\u2019explosion du train.Le convoi de 72 wagons-citernes de la MMA, laissé sans surveillance pour la nuit à Nantes, avait dévalé une légère pente sur 13 km puis déraillé en plein centre-ville de Lac-Mégantic, avant d\u2019exploser et de prendre feu.Une partie du centre-ville a littéralement été rasée par l\u2019explosion et les flammes.Un avocat qui a amorcé l\u2019action collective a indiqué que si le CP s\u2019obstinait à ne pas faire partie du règlement, il serait visé par l\u2019action.La Presse canadienne MONTREAL Deux élus passent chez Coderre Deux conseillers d\u2019arrondissement, Miçhelle Zammit, d\u2019Mjou, et Eric Dugas, de L\u2019île-Bizard-Sainte-Gençviève, ont rejoint les rangs d\u2019Equipe Coderre lundi.Michelle Di Gçnova Zammit faisait partie d\u2019Equipe Anjou, dirigée par le maire défusionniste Luis Miranda.Elle soutient être en désaccord avec son ancien chef.Selon elle, les citoyens ne sont pas pour la défusion d\u2019Anjou.Eric Dugas, lui, s\u2019était fait élire en 2013 avec la formation de Richard Bélanger, çandidat défait à la mairie de L\u2019He-Bi-zard-Sainte-Geneviève.Auparavant, il avait siégé comme indépendant avant d\u2019être recruté par Union Montréal en 2012.Le Devoir Sudoku par Fabien Savary \t9\t\t5\t\t\t\t\t 3\t\t\t\t1\t\t\t6\t2 2\t\t\t\t\t\t\t5\t8 6\t4\t\t\t\t1\t\t\t \t\t1\t\t\t4\t3\t7\t \t\t\t2\t6\t\t\t1\t 7\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t8\t\t9\t\t\t\t \t6\t\t7\t\t2\t1\t\t5 Niveau de difficulté : DIFFICILE 3014 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 5\t7\t6\t2\t1\t3\t9\t8\t4 2\t4\t8\t5\t7\t9\t6\t3\t1 3\t9\t1\t6\t8\t4\t7\t5\t2 6\t5\t4\t3\t9\t1\t8\t2\t7 9\t3\t7\t8\t5\t2\t4\t1\t6 8\t1\t2\t4\t6\t7\t5\t9\t3 7\t2\t9\t1\t4\t5\t3\t6\t8 1\t6\t5\t7\t3\t8\t2\t4\t9 4\t8\t3\t9\t2\t6\t1\t7\t5 3013 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficuité par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com A 6 LE DEVOIR LE MARDI 16 JUIN 2015 EDITORIAL COUILLARD ET L\u2019IMMIGRATION Imprudence dogmatique n Antoine Robitaille La sortie de Philippe Couillard de dimanche sur la nécessité de hausser tout de suite les seuils d\u2019immigration était prématurée et dogmatique.Il devrait la corriger.ous n\u2019avons pas à faire le choix de l\u2019immigration.C\u2019est une évidence, une obligation», a martelé Philippe Couillard devant ses militants réunis en congrès, en fin de semaine.La formule a quelque chose de dogmatique, voire d\u2019antidémocratique.Espérons que les mots ont dépassé la pensée du premier ministre en ce début d\u2019été favorable à son gouvernement.Car une démocratie, selon la belle formule du philosophe français Cornélius Castoriadis, est une «société qui préserve et accueille l\u2019indétermination».Foin d\u2019évidence dans celle-ci.Tous les choix doivent pouvoir être mis et remis en question.Du reste, la formule du premier ministre n\u2019est sans doute pas innocente.«Un dialogue avec la société m\u2019apparaît requis avant de prendre des décisions qui pourraient fragiliser encore davantage le français au Québec», écrivait légitimement Pierre Karl Péladeau sur sa page Facebook, lundi.Or, sur la question de l\u2019immigration, M.Couillard nous fait comprendre qu\u2019il n\u2019y a pas de dialogue possible.Toutes les personnes qui oseront poser des questions, formuler des objections, proposer des choix autres que ses prétendues «évidences» seront dépeintes comme des êtres étroits d\u2019esprit, voire tentés par le racisme.Ruse rhétorique perverse doublée d\u2019un sentiment de supériorité («Je connais le monde moi.Monsieur, j\u2019ai travaillé à l\u2019étranger ! »).Il y a pourtant mille et une manières de «faire le choix de l\u2019immigration», au Québec: elles ont pour nom Jacques Couture, Gérald Godin, Monique Gagnon-Tremblay, etc.Or, M.Couillard a voulu nous faire comprendre dimanche qu\u2019il n\u2019y en a qu\u2019une et une seule : hausser les seuils, accueillir toujours plus de nouveaux arrivants, tout de suite.Avant même la publication d\u2019une nouvelle politique d\u2019immigration; avant même le plan d\u2019action promis par sa ministre; avant même la nouvelle loi sur l\u2019immigration; avant même la consultation annuelle sur les seuils d\u2019immigration.Or, déjà, le Québec, proportionnellement, accueille plus d\u2019immigrants que des pays comme les Etats-Unis et la France.Et dans cette situation ultra-exigeante et pour les immigrants et pour la société d\u2019accueil, quelle fut la manière du gouvernement Couillard dans les faits \u2014 non pas dans le discours?Des compressions! Beaucoup de compressions.Dans les ressources pour l\u2019accueil aux immigrants, dans les classes de francisation.Le budget du ministère a été réduit.Québec a reçu 340 568 000$ du fédéral pour l\u2019intégration des nouveaux arrivants.Qù sont-ils ?« Disparus dans le fonds consolidé », selon ce que déplore depuis des années Stephan Reichhold, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.«Dans ce contexte-là, c\u2019est effectivement un peu risqué d\u2019augmenter de beaucoup les niveaux d\u2019intégration», a-t-il confié en entrevue au Devoir lundi.C\u2019est sans compter, comme le notait la Coalition avenir Québec lundi, que le taux de chômage des nouveaux arrivants s\u2019établit à 17 % chez les immigrants arrivés dans les cinq dernières années.La conclusion de M.Couillard semble aussi découler d\u2019un simple préjugé économico-démographique.Des chercheurs, Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, ont, dans un livre étoffé.Le remède imaginaire (Boréal), critiqué la thèse selon laquelle le Québec, aux prises avec un vieillissement et une pémuie de main-d\u2019œuvre, n\u2019aurait «pas le choix» d\u2019augmenter les seuils d\u2019immigration.N\u2019y a-t-il pas là une raison de douter ou, au moins, de dialoguer?PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE Jeb au zoo Guy Taillefer e spectacle à n\u2019en plus finir de la comse présidentielle américaine qui aboutira en novembre 2016 a franchi une étape importante lundi avec l\u2019entrée en scène officielle de Jeb Bush, le fils de l\u2019un et le frère de l\u2019autre.Candidature républicaine parfaitement prévisible, du reste, que l\u2019ancien gouverneur de la Floride a retardée le plus longtemps possible pour pouvoir profiter au maximum d\u2019une décision controversée de la Cour suprême déplafonnant le financement des campagnes électorales.Avec le résultat qu\u2019il entre dans la course avec des fonds d\u2019une ampleur indécente de centaines de millions de dollars.Si M.Bush a d\u2019évidence du succès auprès des donateurs, son ascendant sur les militants est plus instable.Ce qui intrigue.Comme Hillary Clinton, qui a prononcé samedi à New York un grand discours plein de ferveur progressiste assumée, M.Bush est doté d\u2019un patronjune qui est un boulet en même temps qu\u2019il lui confère un certain poids de notoriété.Son problème principal est cependant ailleurs, s\u2019agissant de réunir autom de sa candidature un Parti républicain de plus en plus déconnecté idéologiquement de la société américaine.Jeb Bush a toujours campé bien à droite.Gouverneur de la Floride de 1999 à 2007, il a réduit les taxes et les impôts de 19 milliards, laminé la fonction publique de 11 %, rapetissé la portée des programmes antidiscriminatoires d\u2019action positive et le nombre de cliniques pratiquant l\u2019avortement, tout en votant une loi favorable au lobby des armes.Et son frère George est adulé par un grand nombre de militants évangélistes, frange très influente du parti, pour son conservatisme «born again».Ce n\u2019est apparemment pas suffisant.Pour autant, il éprouve aujourd\u2019hui du mal à convaincre les républicains les plus conservateurs qu\u2019il est l\u2019un des leurs \u2014 heurtant leurs obsessions anti-Washington sur deux fronts en particulier : d\u2019abord parce qu\u2019il est favorable à la régularisation du statut des immigrants illégaux (son épouse est mexicaine, d\u2019ailleurs, et il s\u2019est converti au catholicisme), ensuite parce qu\u2019il appuie l\u2019établissement de normes nationales d\u2019enseignement dans les écoles secondaires.Alors quoi ?La course à l\u2019investiture républicaine est un zoo de dix candidats tous plus à droite les uns que les autres.Possible que, pour rameuter les militants et arracher l\u2019investiture, Jeb Bush se sente finalement obligé de rivaliser d\u2019ultraconserva-tisme avec les Rand Paul et Marco Rubio.Auquel cas le Parti républicain continuera de se fanatiser.Le Tea Party est pourtant loin de représenter l\u2019avenir de la société américaine.C\u2019est aux démocrates que les vents politiques et sociaux sont favorables.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET jeaTvDoré; LETTRES Gilles Duceppe, le héros des conservateurs ! À quatre mois des élections fédérales, Gilles Duceppe tombe du ciel pour les conservateurs avec son retour à la tête du Bloc québécois : il aurait voulu empêcher ceux-ci de perdre le pouvoir qu\u2019il n\u2019aurait pas agi autrement! Ce n\u2019est pas un secret de Polichinelle qu\u2019il divisera le vote.Si le vote fédéral à l\u2019égard du Bloc québécois ne s\u2019avère pas significatif, on regrettera alors d\u2019avoir provoqué une situation non gagnante et mis du plomb dans l\u2019aile du Parti québécois.Dire que René Lévesque, appuyé par Claude Morin, avait en 1971, en réponse à une suggestion d\u2019un étudiant au cégep de Sainte-Foy, déclaré qu\u2019un parti politique souverainiste à Qt-tawa n\u2019avait pas de pertinence.Il avait donc raison, sauf selon les conservateurs ! André L La Ferriere Saint-Elzéar, le 13 juin 2015 Camouflet à l\u2019honneur Il aura fallu les funérailles de Jacques Parizeau pour que les autorités publiques réagissent à l\u2019affront à la dignité et au respect que les policiers imposent à la population par leur tenue débraillée.Et encore ! La réaction n\u2019est que verbale, les actes sont pour plus tard.Si les policiers manquent d\u2019honneur en ne revêtant pas leur uniforme, ceux qui font les règle- ments et les appliquent ont manqué à leur devoir en ne les sanctionnant pas.Cette perte du sens de l\u2019honneur chez les uns et du devoir chez les autres n\u2019est pas sans effet sur la population, qui apprend à mépriser à la fois les gardiens de l\u2019ordre et le L\u2019hOmORVmO ! gouvernement.Dangereux !\t^ Paul Dionne Pointe-Claire, le 13 juin 2015 plus grand besoin?L\u2019égalité des chances, vous connaissez.Monsieur Labeaume ?Geneviève Laplante Québec, le 14 juin 2015 Taper sur les faibles Qu\u2019il est facile de bouleverser le quartier le plus pauvre de Québec, sans tambour ni trompette, en ce début d\u2019été ! Les journalistes partis, les souris de l\u2019hôtel de ville peuvent danser pour fêter la démolition du Centre Durocher.Personne ou presque ne saura que le quartier Saint-Sauveur est en voie de perdre son seul lieu de rencontre, que dis-je, son seul lieu de quoi que ce soit.Je suis outrée, une fois de plus, par cet entêtement de nos édiles à taper sur le plus faible pour mieux se prosterner devant de grands noms, de «grosses pointures » comme ils disent.La protestation d\u2019Alain Beaulieu dans Le Devoir du 13 juin est le seul son de cloche entendu jusqu\u2019ici à ce sujet.Pourtant, les gens de la Vieille Capitale n\u2019ignorent rien des prouesses des sportifs en tout geme ou des bêtises proférées par nos lecteurs de nouvelles.[.] Ne peut-on, pour une fois, se pencher sur la basse-ville et lui faire cadeau d\u2019une Maison de la culture dont elle a le Dans son édition du jeudi 11 juin 2015, Le Devoir publiait une lettre signée Suzanne Jacob, déplorant la tenue vestimentaire des policiers de Montréal aux funérailles de Jacques Parizeau.J\u2019aimerais rassurer ici toutes les personnes qui ont cru que l\u2019écrivaine Suzanne Jacob était entrée définitivement dans la sénilité.Suzanne Jacob l\u2019écrivaine, chroniqueuse à Liberté, prix Atha-nase-David 2008, n\u2019est pas du tout l\u2019auteme de cette lettre, mais bien d\u2019une de ses ho-monjunes.Si l\u2019écrivaine a bel et bien assisté dans la rue aux funérailles de M.Parizeau et si elle amait bien des choses à en dire, ce n\u2019est pas les casquettes rouges des policiers de Montréal qui auront retenu son attention, mais bien la découverte que les hommes et les femmes politiques québécois sont en majorité des catholiques pratiquants, vu le temps qu\u2019a duré la communion, d\u2019une part, et vu le projet de loi sm la laïcité édentée présenté le lendemain à l\u2019Assemblée nationale d\u2019autre part.Merci à l\u2019ho-monjme de Suzanne Jacob de préciser son identité si elle désire à nouveau signer ses opinions dans les pages du Devoir.§nzanne Jacob Ecrivaine Le 13 juin 2015 LIBRE OPINION La dernière grande Fête nationale ?MOUVEMENT NATIONAL DES QUÉBÉCOIS Lettre signée par 181 personnalités Nous constatons que la Fête nationale du Québec telle que nous l\u2019avons connue est en péril: des coupes de 20% infligées au budget d\u2019organisation des célébrations par le gouvernement du Québec font craindre qu\u2019on assiste en 2015 à la toute dernière GRANDE Fête nationale digne de ce nom.Depuis 181 ans, la Fête nationale est une occasion unique de réunir les Québécois de toutes les régions autour d\u2019un sentiment d\u2019appartenance et de fierté légitimes, peu importe leurs allégeances politiques.Qccasion de magnifiques rendez-vous avec l\u2019histoire et la culture ou plus simplement de rencontrer ses voisins aux portes de l\u2019été, la Fête met en contact la population avec les créateurs de chez nous, tant aux événements de grande envergure qu\u2019aux fêtes de village.La Fête nationale du Québec est en somme l\u2019occasion de démontrer au monde l\u2019existence même du Québec et la diversité culturelle qui le caractérise.Affaiblir la Fête nationale diminue assurément notre sentiment d\u2019appartenance, notre solidarité citoyenne, notre confiance envers les institutions, notre fierté collective et, par conséquent, notre capacité à intégrer les nouveaux Québécois avec confiance et ouverture.Pour notre part, conjointement avec le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), nous avons la conviction que la Fête nationale du Québec mérite de recevoir une attention digne de ce nom et d\u2019être financée adéquatement à la hauteur de son importance.Investir dans notre Fête nationale contribue directement à notre cohésion sociale et culturelle, en plus de générer des retombées économiques essentielles pour des milliers d\u2019animateurs culturels et d\u2019artistes de la relève.La Fête donne ainsi accès aux Québécois à plus de 5000 activités sur 700 sites partout au Québec, et ce, soulignons-le, gratuitement.La population québécoise est attachée à sa Fête nationale et reconnaît son caractère rassem-bleur: 92% des Québécoîs consîdèrent qu\u2019elle est une réussite, et plus des trois quarts de la population la perçoivent comme une commémoration s\u2019adressant à toute la population, sans discernement partisan.En conséquence, les signataires de cette lettre demandent à ce que les Québécoises et les Québécois puissent célébrer dignement leur Fête nationale et déplorent que les substantielles coupes bud- gétaires subies en 2015 risquent de la reléguer au rang d\u2019événement de seconde Importance, égaré parmi d\u2019autres dans la saison des festivals.Ils Implorent également les acteurs de la soclçté civile et les dirigeants des sociétés d\u2019Etat et de l\u2019entreprise privée à s\u2019Investlr dans cette grande célébration.Nous convions aussi la population à réfléchir au rôle unificateur que doit jouer une fête nationale afin de nourrir ce sentiment de fierté et de solidarité qui nous permettent de nous ouvrir au monde et de garder fol en l\u2019avenir.Quant au gouvernement du Québec, à qui 11 Incombe d\u2019assurer la vitalité de notre communauté nationale et la confiance envers nos Institutions, nous le sommons de prendre acte de la déter-rplnatlon des soussignés à ce que notre Etat national s\u2019engage à préserver le caractère unique, civique et non mercantile de notre Fête nationale.Cinquante sous par année, par citoyen, ne nous paraît pas être une dépense extravagante afin de contribuer à la cohésion sociale et la fierté nationale d\u2019un peuple par une commémoration festive et Inclusive.La liste complète des signataires est affichée sur l\u2019application tablette et le site Internet du Devoir. LE DEVOIR LE MARDI 16 JUIN 2015 A 7 IDEES 800E ANNIVERSAIRE DE LA MAGNA CARTA Entre Angleterre française et France anglaise CHRISTIAN ALLEN DROUIN Dermatologue et chercheur en génétique des populations t si l\u2019on commençait l\u2019enseignement de l\u2019histoire canadienne en l\u2019an 1066 par la conquête de l\u2019Angleterre par les Normands et Bretons de Guillaume le Conquérant.Voici une petite suggestion qui fera peut-être plaisir à notre premier ministre Stephen Harper, d\u2019autant que le lundi 15 juin marquait le 800® anniversaire de la signature de la Magna Carta, la grande charte des droits et libertés, document juridique fondateur du droit anglais et de la Constitution américaine.On pourrait ainsi rappeler aux deux peuples fondateurs de notre pays les liens intimes que possédaient nos ancêtres réciproques au Moyen Age, période dont l\u2019histoire semble souvent mieux connue que l\u2019histoire canadienne.L\u2019an prochain, on rappellera les exploits et les échecs de Richard Cœur de Lion et de son frère Jean sans Terre, sans oublier les personnages fictifs du méchant Normand, le Shérif de Nottingham et le bon Saxon, Robin des bois.Une Angleterre française Parfois appelée le joug normand, cette période post-conquête va durer près de 300 ans et transformera à jamais la destinée de l\u2019Angleterre, qui deviendra intimement liée aux civilisations latines et françaises du continent.Le pays verra son économie stimulée, développant un commerce maritime qui s\u2019imposera ultérieurement sur l\u2019ensemble des océans.Sur une période de 200 ans, plus de 30 000 Franco-Normands vont quitter la France pour émigrer outre-Manche et devenir des Anglo-Normands.Cette émigration ne sera surpassée que par celle çles 50 000 huguenots fuyant la révocation de l\u2019Édit de Nantes en 1685.Cet apport franco-normand sera exceptionnel par la création de châteaux forts, de cathédrales, de monastères sans oublier la création de deux célèbres universités : Oxford et Cambridge.Dçux des plus illustres scientifiques du Moyen Age anglais seront des anglo-normands: Robert Grosseteste et Roger Bacon.Comme on peut le voir, les Anglais sont finalement un peu plus français qu\u2019ils ne le croient, tout comme d\u2019ailleurs la langue anglaise qui sera fortement influencée par le français des conquérants.Ce français, plus précisément un dialecte de langue d\u2019oïl, sera la langue de la noblesse pt de la bourgeoisie pendant près de 300 ans.Étrangement, les premières grandes œuvres littéraires du français au Moyen Age seront écrites en Angleterre.Sans oublier que deux des plus importants événements politiques du pays sont l\u2019établissement de la fameuse Magna Carta en 1215 et du Parlement anglais en 1258 par Simon de Montfort qui seront discutés en ce français dit insulaire aussi appelé l\u2019anglo-normand.Une France anglaise Au cours du XIL siècle, plus de la moitié du territoire français actuel est partie prenante de PATRICK DOYLE LA PRESSE CANADIENNE La conservatrice et la bibliothécaire de la cathédrale de Durham, Liz Branigan et Canon Rosalind Brown, contemplent la Magna Carta exposée au Musée canadien de l\u2019histoire, à Gatineau, dans le cadre de l\u2019exposition Magna Carta - Loi, liberté et héritage.l\u2019empire Plantagenêt de ces princes français, rois d\u2019Angleterre.Ce même territoire d\u2019où provient la majorité des ancêtres de la population cana-dienne-française actuelle.On oubbe souvent ou, plutôt, on ne sait pas que Bordeaux et une grande partie de l\u2019Aquitaine ont été anglais pendant 300 ans.D\u2019ailleurs, Bordeaux et Bristol, en Angleterre, seront les deux villes jumelles par excellence d\u2019une aUiance économique qui, grâce au vin, enrichira grandement leurs commerçants.Les Gascons, ancêtres de d\u2019Artagnan et des trois autres mousquetaires d\u2019Alexandre Dumas, ont été longtemps considérés au Moyen Age comme des soldats d\u2019ébte de l\u2019arméq anglaise.En 1297, à la bataille de Falkirk çn Écosse, ils sont les gardes du coiqts du roi Édouard U le protégeant du fameux WUbam Wallace.Ils combattront avec les Anglais contre les Français et leurs alliés écossais dans plusieurs batailles de la guerre de Cent Ans (1337-1453) et, paradoxe de l\u2019histoire, durant la guerre de Sept Ans (1754-1763), les Gascons des régiments de Guyenne et dp Béarn se retrouveront face aux Anglais et aux Écossais lors des batailles de Carillon, des plaines d\u2019Abra-ham et de Sainte-Foy.Avec la perte de ladite France anglaise, à la suite à la bataille de Castillon en 1453, plus de 2500 Bordelais et Gascons anglophiles, principalement des commerçants, des nobles et des militaires quitteront le continent pour Londres et Bristol.C\u2019est la guilde des marchands de Bristol qui enverront, en 1497, un italien du nom de Giovanni Cabote vers les terres inconnues de l\u2019ouest pour trouver de nouveaux marchés et remplacer, entre autres, la perte de leur Floride anglaise, la Gascogne.Un Canada anglo-normand Notre premier ministre canadien aurait sûrement fait l\u2019éloge de cette période anglo-normande s\u2019il avait su que les deux plus brillants généraux de la guerre de 1812, étaient les dignes descendants de cette Angleterre française avec Isaac Brook, originaire de file de Guernesey, et Salaberry, dont les ancêtres provenaient du sud de la Gascogne anglaise.De son côté, John Lamb ton, duc de Durham, avait probablement oublié que c\u2019étaient des Normands.Oui, peut-être des lointains ancêtres ou cousins de ces Canadiens français qu\u2019il traitait de race inférieure, qui avaient construit cette fameuse cathédrale de Durham sise dans son comté.Il avait également oublié que sa mère, une Villier, était d\u2019origine anglo-normande.Plusieurs de nos symboles canadiens représentent ce passé français de l\u2019Angleterre.Par exemple, les trois lions qui se retrouvent sur l\u2019écu des armoiries de notre pays représentent les deux lions de la Normandie et celui de l\u2019Aquitaine.L\u2019un des deux soutiens est le lion de l\u2019Angleterre, symbole par excellence de la bravoure anglaise ou plutôt angevine de Richard Cœur de Lion, roi d\u2019Angleterre, qui était avant tout un prince français et qui parlait très peu l\u2019anglais.Certains historiens anglais l\u2019ont d\u2019ailleurs affublé du nom de Richard «Gare de Lyon» pour sa préférence à séjourner dans ses possessions françaises ou au Proche-Orient.Un autre symbole canadien par excellence montre bien l\u2019importance du français dans l\u2019émergence de l\u2019anglais.Le mot beaver représente bien cette déformation orale et écrite du mot français « bièvre », qui signifie castor.Comme le disait Clemenceau et, avant lui, Alexandre Dumas, «l\u2019anglais est avant tout du français mal prononcé».Cette rencontre avec le français insulaire laissera des traces indélébiles surtout dans le vocabulaire et, d\u2019une façon moindre, dans la sjmtaxe anglaise.Plus de 40% des mots anglais proviennent du français ou du latin.L\u2019anglais deviendra la plus latine des langues germaniques.Ce retour dans le passé peut faire sourire, mais il permet de rappeler qu\u2019il y a eu, au Moyen Age, une Angleterre française et une France anglaise, et que les descendants des acteurs de cette période se sont retrouvés de nouveau quelques siècles plus tard en terre d\u2019Amérique, fondant un pays qui ferait bien l\u2019envie de leurs ancêtres communs.Ce bref rappel historique souvent méconnu, permettra à la population canadienne-française du Québec et des autres provinces du Canada de participer sans gêne, eux aussi, à cette commémoration de la Magna Carta.Les genres à l\u2019épreuve du sport Si le sexe est socialement construit sur un mode binaire M/F, la biologie, elle, se moque des catégories MAGALY PIROTTE Militante féministe et travailleuse communautaire ~\t\t «\tM\t âle » ou « femelle»?Une question en apparence banale, mais qui appelle une réponse infiniment complexe.Qu\u2019est-ce qui définit le sexe?Les chromosomes?Les hormones?L\u2019apparence des organes génitaux ?Que faire lorsque ceux-ci entrent en contradiction?Depuis le milieu du XX® siècle, les organisations sportives tentent de mettre en place des tests pour déterminer qui est apte à concourir dans la catégorie «femme».Avec des résultats peu concluants, voire désastreux pour les athlètes.Car si le sexe est socialement construit sur un mode binaire M/F, la biologie, elle, se moque des catégories.Un article publié en février 2015 dans la revue scientifique Nature a relancé le débat sur les questions liées au sexe et à l\u2019impossibilité de le définir en termes binaires.En fait, chez les biologistes, cette idée est loin d\u2019être neuve.Dès 1968, Keith L.Moore définissait dans le Journal of the American Medical Association neuf composantes de l\u2019identité sexuelle.En 1993, Ann Fausto Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, un extrait du numéro 60, été 2015, de la revue À bâbord (ababord.org).Sterling dans The Sciences suggérait l\u2019existence de cinq sexes.Étonnant, non?Pourtant, cette appréhension du sexe comme un spectre permet de tenir compte de la multitude de variations chromosomiques, hormonales ou autres existant chez l\u2019humain et qui font que certaines personnes naissent avec des organes génitaux dont l\u2019apparence ne correspond pas à une norme médicalement définie ou avec des combinaisons chromosomiques moins habituelles (XXY), ou une insensibilité à certaines hormones (une insensibilité aux hormones androgènes peut faire qu\u2019une personne avec des chromosomes XY possède des NOUVELLES VOIES D\u2019ÉMANCIPATION STATMIS KOUVELAKU testicules internes tout en ayant des organes génitaux externes et des caractéristiques physiologiques femelles).Ces formes d\u2019intersexuation ne posent pas, dans la majorité des cas, de problèmes d\u2019ordre médical.Pourtant, notre conception du sexe est tellement ancrée dans un système binaire que les personnes qui naissent intersexuées sont le plus souvent «assignées» à un sexe au moyen d\u2019une chirurgie des organes génitaux et/ou des prescriptions hormonales.Une mutilation souvent non consentie puisque réalisée en bas âge et dénoncée par les associations de défense des droits des personnes intersexuées.Ce combat commence d\u2019ailleurs à porter ses fruits: en 2015, Malte est devenu le premier pays à interdire les chirurgies non médicalement nécessaires sru les enfants intersexués.Tests de féminité dans les compétitions sportives Un espace où les variations et l\u2019ambiguïté ne sont pas tolérées est celui du sport de haut niveau.Afin de s\u2019assurer que chaque individu concourt dans la «bonne» catégorie, des tests de féminité ont été mis en place au XX® siècle.Il s\u2019agissait au départ d\u2019un contrôle gynécologique et morphologique du sexe apparent, de la force musculaire et de la capacité respiratoire; bref, des parades nues au cours desquelles les athlètes féminines étaient mesurées et examinées en détail.Jugé trop humiliant, ce contrôle a été remplacé en 1968 par le test du corpuscule de Barr qui permet de révéler la présence d\u2019un deuxième chromosome X.Peu fiable, il a ensuite été remplacé par le test PCR/SRY, qui cherche à établir la présence ou l\u2019absence d\u2019un chromosome Y.Dans une récente entrevue, Anaïs Bohuon, au-teure du livre Le test de féminité dans les compétitions sportives - Une histoire classée X?(éditions DCE, 2012), explique: «Ces changements dans les critères du test de féminité montrent les multiples dimensions du sexe biologique et la difficulté à déterminer le \u201cvrai\u201d sexe d\u2019une personne, dans un débat qui dépasse largement le monde du sport et interroge notre société tout entière.Cette difficulté se transforme en impossibilité lorsque les personnes se révèlent être \u201cintersexes\u201d et donc inclassables en tant que mâles ou femelles.Plus encore, nombre de recherches ont souligné l\u2019impossibilité de déterminer de façon certaine le sexe biologique de tous les individus, qu\u2019ils soient intersexes ou non.» Cette difficulté est illustrée par le cas, très médiatisé, de Caster Semenya, une athlète sud-africaine.A la suite d\u2019une performance remarquable au 800 m en 2009, sa « féminité » est remise en question et des tests lui sont imposés.Résultat: elle n\u2019est pas dopée, mais son corps produit plus d\u2019hormones androgènes que la majorité des femmes.Pour avoir le droit de concourir de nouveau dans la catégorie femme, elle doit maintenir son taux de testostérone en dessous d\u2019un certain seuil, arbitrairement fixé et qui constitue la nouvelle balise du sexe femelle.Ces seuils obligent actuellement certaines athlètes à réguler leur production hormonale à l\u2019aide de médication.D\u2019autres, nées avec des testicules internes, ont dû se les faire enlever au risque d\u2019être interdites de compétition.Pourtant, rien de tout cela n\u2019est médicalement nécessaire.De plus, le lien entre testostérone et performance sportive relève plus du construit social que d\u2019un lien de cause à effet indiscutable ; en effet, une étude réabsée sur des athlètes de haut niveau a montré que 16,5% des hommes possédaient un taux de testostérone inférieur à la moyenne masculine tandis que 14% des femmes possédaient un taux supérieur à la moyenne féminine.Et si tant est que la testostérone procure un avantage, n\u2019est-ce pas la caractéristique principale des athlètes que d\u2019avoir un corps hors norme capable de dépasser les limites ?Les pieds gigantesques du nageur Michael Phelps lui procurent certainement un avantage sur ses concurrents.Pourtant, nul ne suggère de le mutiler pour lui permettre de concourir dans sa catégorie ! Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com et à gtaillefer@ledevoir.com L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher-chistes photos) ¦, information générale : Isabelle Paré (chef de division), lisa-Marie Gervais (éducation),\tShields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion\tJessica Nadeau, Philippe OrfaU et Karl Rettino-ParazelU /reporters) ; information politique : Marco Fortier /chef de division), Michel David /chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), JuUe Carpentier (pupitre)-, information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane BaiUargeon (médias), François Lévesque et Caroline Is/iorvtpoXitéreporters), Benoît Munger et Philippe VapÀrv&axxépupitre)-, information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre)-, information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives!, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs)-, Loïc Hamon (cahiers spéciaux)-, équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle CaiUou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et CoraUe Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dovgd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOClTE Méüsande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel EUmam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel MatthevYS (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eiüon et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim). A 8 LE DEVOIR LE MARDI 16 JUIN 2015 ACTUALITES JEAN DORE 1944-2015 L\u2019homme qui a changé le visage de Montréal MARCO FORTIER KARL RETTINO-PARAZELLI Une semaine avant de mourir, Jean Doré a réalisé un vieux rêve : il est allé à la pêche en hydravion avec son ami Gilles Duceppe et sa fille Amélie à La Manouane, au nord de La Tuque.«C\u2019est un rêve qu\u2019il avait, il l\u2019a accompli», raconte le chef du Bloc québécois, la voix nouée par l\u2019émotion.Jean Doré et lui ont vécu une longue amitié de quatre décennies : Christiane, la femme de Jean Doré, est l\u2019ex-conjointe de Gilles Duceppe.Jean Doré est le beau-père d\u2019Amélie, la fille de Gilles Duceppe.Jean Doré était en relative forme lors du court voyage dans un camp de pêche.Il était heureux et serein, malgré le cancer en phase terminale qui le rongeait.Puis, l\u2019état de santé de l\u2019ancien maire de Montréal s\u2019est rapidement détérioré.Vendredi, il est entré à l\u2019urgence.Samedi, il a été hospitalisé dans une chambre individuelle.Il est mort lundi, entouré de ses proches, à l\u2019âge de 70 ans.Gilles Duceppe et d\u2019autres gens qui ont côtoyé Jean Doré ont salué lundi la mémoire d\u2019un homme qui a «changé le visage de Montréal» au cours de ses deux mandats comme maire, de 1986 à 1994.«Il a sauvé le mont Royal, d\u2019une certaine façon », dit le chef bloquiste.«C\u2019était un homme moderne, rigoureux, passionné et respectueux des autres», témoigne Gilles Duceppe.«Le Montréal d\u2019aujourd\u2019hui doit beaucoup à Jean Doré», renchérit André Lavallée, qui a été élu dans l\u2019équipe Doré en 1986.Ils ont produit ensemble le premier plan d\u2019urbanisme de la métropole.Par ses politiques, Jean Doré a aussi favorisé le retour vers le centre-ville.Montréal est une des rares villes nord-américaines dotées d\u2019un centre-ville habité, rappelle M.Lavallée, qui est aujourd\u2019hui sous-ministre associé à la Métropole.Donner la parole De l\u2019avis de plusieurs, Jean Doré a littéralement ouvert les portes de l\u2019Hôtel de Ville de Montréal: il a notamment instauré la période de questions lors des séances du conseil municipal et mis sur pied l\u2019ancêtre de ce qu\u2019on connaît aujourd\u2019hui sous le nom d\u2019Office de consultation publique de Montréal.«Ce qu\u2019il faut retenir, c\u2019est qu\u2019il a donné la parole aux Montréalais », souligne Robert Perreault, qui s\u2019est fait élire pour la première fois à titre de conseiller municipal sous la bannière du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) en 1982.L\u2019administration du maire Jean Drapeau prenait trop souvent des décisions «sur un coin de table, avec des portes closes», ajoute-t-il.Mais l\u2019arrivée en poste de M.Doré et de son équipe a changé la donne.«Il croyait en la démocratie, sans être populiste ou démagogue, insiste M.Perreault, désormais directeur général de la Maison du développement durable.C\u2019était un homme de conviction qui savait convaincre.» L\u2019ancien attaché de presse du maire Doré, Benoît Gignac, se rappelle cette soirée, au début des années 90, au cours de laquelle les cols bleus ont occupé l\u2019hôtel de ville pour exercer de la pression sur les élus.«Jean n\u2019acceptait pas qu\u2019on trafique la démocratie de cette façon et qu\u2019on empêche le conseil municipal de siéger, se souvient-il.Malgré les avis des gardiens de sécurité, nous sommes entrés dans la salle pour déclarer le conseil municipal ouvert.» Comme d\u2019autres, l\u2019ex-secrétaire général de la Ville de Montréal Pierre Le François retient l\u2019intégrité et l\u2019enthousiasme de Jean Doré, un politicien curieux qui maîtrisait très bien ses dossiers.«Il était respectueux de la fonction publique et a réussi à en tirer profit, affirme-t-il.Il voulait une ville efficace, moderne et belle.» Le Devoir DORE SUITE DE LA PAGE 1 tion de l\u2019ancien maire à la démocratie montréalaise ,et à la modernisation de l\u2019appareil municipal.Elu en 1982 avec le RCM, M.Rotrand avait démissionné en 1988 pour siéger comme indépendant.«J\u2019ai été très tough avec lui, mais il a toujours fait preuve d\u2019une grande civilité avec les élus de l\u2019autre côté de la salle et a toujours essayé de travailler avec eux», a-t-il relaté.De son côté, la chef du Vrai Changement pour Montréal, Lorraine Pagé, a rappelé que Jean Doré avait ouvert la porte du pouvoir aux femmes, parmi lesquelles Léa Cousineau et Thérèse Daviau : « Jean Doré a été un précurseur.Il était féministe.Il a contribué à transformer nos institutions municipales pour faire en sorte qu\u2019aujourd\u2019hui, les citoyens aient leur place à l\u2019hôtel de ville, que les minorités culturelles soient représentées et que les femmes soient là».Une révolution tranquille Né dans le quartier Centre-Sud de Montréal en 1944, Jean Doré avait fait des études en droit à l\u2019Université de Montréal.Après une brève incursion en journalisme en 1970, il devint l\u2019attaché de presse du chef du Parti québécois, René Lévesque, de 1970 à 1971.Jean Doré a fait son entrée à l\u2019hôtel de ville comme conseiller municipal en J984 à la faveur d\u2019une élection partielle.À la tête du RCM, il est élu maire de Montréal en 1986, mettant fin à un règne de 26 ans de pouvoir du Parti civique et de son chef, Jean Drapeau.Sa victoire contre Claude Dupras, du Parti civique, est sans équivoque, le nouveau maire ayant obtenu 70% des voix et réussi à faire élire 55 conseillers sur 58 sièges.L\u2019arrivée au pouvoir de Jean Doré et de ses troupes apporte un vent de changement à l\u2019hôtel de ville.Jean Doré dirigera Montréal pendant deux mandats avant d\u2019être battu par Pierre Bourque en 1994.Le 14 décembre dernier, d\u2019anciens sjunpathi-sants se sont réunis pour souligner la fondation, 40 ans auparavant, du RCM, et rendre hommage à Jean Doré qui fêtait alors son 70® anniversaire.Lors de ces retrouvailles, Léa Cousineau, première femme présidente du comité exécutif de la Ville, a qualifié de «véritable révolution tranquille» les deux mandats de Jean Doré et du RCM à l\u2019hôtel de ville.Le premier mandat de l\u2019administration Doré a été fertile en réformes administratives.La jeune équipe a dépoussiéré l\u2019appareil municipal, doté la Ville d\u2019un plan d\u2019urbanisme, décen- ROBERT SKINNER LE DEVOIR Jean Doré, en juillet 1994.Quelques mois plus tard, il était défait par Pierre Bourque.tralisé la démocratie en créant les arrondissements, les comités-conseils d\u2019arrondissement \u2014 sans pouvoirs décisionnels \u2014 et les bureaux Accès-Montréal, en plus de mettre en place l\u2019Office de consultation publique de Montréal et d\u2019ouvrir les portes de l\u2019hôtel de ville aux citoyens.C\u2019est sous le règne de Jean Doré que voient le jour le Biodôme de Montréal, le Jardin chinois, le Musée Pointe-à-Callière et la plage de l\u2019île Notre-Dame.Le maire Doré pilota aussi de grands projets urbains, comme la revitalisation du Vieux-Montréal et l\u2019adoption d\u2019un plan de mise en valeur du mont Royal.Jean Doré est réélu en 1990, mais son deuxième mandat, assombri par une crise économique qui frappe durement Montréal, voit s\u2019estomper la sympathie des Montréalais envers son administration.Avec la nouvelle décennie, l\u2019appareil municipal s\u2019encrasse dans une lourdeur bureaucratique, estiment plusieurs critiques.La récession frappe de plein fouet les Montréalais.Lors d\u2019une entrevue au Devoir en novembre dernier, l\u2019ancien maire avait admis que l\u2019imposition d\u2019une surtaxe sur les immeubles commerciaux lui avait coûté cher politiquement.Battu par Pierre Bourque en 1994, Jean Doré a tenté un retour en politique en 1998, mais sans succès.Il s\u2019est alors tourné vers le secteur privé, devenant directeur principal, développement des affaires, financement institutionnel et services bancaires, à la Caisse centrale Desjardins.Impliqué dans la communauté, il a aussi prqsidé la Fondation des Auberges du cœur.À l\u2019automne dernier, Denis Coderre avait officialisé la dénomination de la plage Jean-Doré de l\u2019île Notre-Dame en l\u2019honneur de l\u2019ex-maire.Le maire Coderre avait aussi évoqué l\u2019idée de nommer une rue ou un parc en l\u2019honneur de Jean Doré.Les policiers et l\u2019uniforme Lors des funérailles de Jacques Parizeau, la semaine dernière, Denis Coderre avait été choqué de voir les policiers porter des pantalons de camouflage.Lundi soir, le maire a lancé un message clair à la Fraternité des policiers en prévision des obsèques de Jean Doré: «J\u2019espère qu\u2019il y a des gens qui prennent des notes par rapport à des situations bien précises et que tout le monde, du côté des forces policières, aura l\u2019uniforme intégral.» Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Monique Beaudry, de clinique Bellevue CLINIQUES SUITE DE LA PAGE 1 cela aurait un effet catastrophique sur le réseau hospitalier qui déborde déjà pour plusieurs de ces services comme les côlonosco-pies ou les vasectomies.«C\u2019est toujours une question d\u2019accès.Les cliniques font 20 000 endoscopies par année, les hôpitaux ne sont pas capables de prendre en charge tous ces nouveaux cas », affirme M\u201c® Girard.À la clinique d\u2019ophtalmologie Bellevue, la directrice générale Monique Beaudry est également très inquiète.« C\u2019est très apeurant, avoue-t-elle en entrevue au Devoir.Il y a déjà des petites cliniques d\u2019ophtalmologie qui ont commencé à fermer leurs portes.» Elle-même n\u2019envisage pas de mettre la clé sous la porte de ses trois cliniques \u2014 les médecins refusent d\u2019abandonner leurs patients du jour au lendemain, plaide-t-elle \u2014, mais elle prévoit congédier du personnel et procéder à une réduction de services dans les prochaines semaines, n\u2019ayant plus les moyens de fonctionner à plein régime.«Mon personnel est très stressé avec ça», déplore-t-elle.Même son de cloche du côté de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), qui trépigne d\u2019impatience.«Le 7 juillet arrive à grands pas et les médecins ont des délais, ils commencent à donner des rendez-vous pour juillet, mais s\u2019ils arrêtent de donner des services en cabinet parce que ce n\u2019est plus rentable, ils vont envoyer les gens à l\u2019hôpital et alors bravo les délais!», s\u2019exclame Nicole Pelletier, porte-parole pour la FMSQ.Le problème, c\u2019est que, dans les cliniques spécialisées offrant des soins assurés, le gouvernement paye le salaire des médecins à travers la RAMQ, mais n\u2019offre pas de financement supplémentaire à la clinique pour lui permettre d\u2019assumer les frais liés à la location des locaux, l\u2019embauche de secrétaires et d\u2019infirmières, l\u2019équipement médical, l\u2019entretien, l\u2019administration, etc.Qr, la loi interdit aux cliniques de facturer aux patients autre chose que les coûts liés aux médicaments qui leur sont administrés lors du traitement.Pour assurer la rentabilité de leurs cliniques, plusieurs ont ainsi décidé de facturer au patient un montant plus élevé que le prix réel du médicament.C\u2019est ainsi que des patients se sont vu facturer, par exemple, plusieurs dizaines de dollars pour des gouttes ophtalmologiques qui ne coûtent qu\u2019une fraction de ce prix.Désassurance?En conférence de presse en avril dernier, le Collège des médecins reconnaissait que cette mesure mettait financièrement à risque les cliniques médicales.C\u2019est pourquoi il implorait le ministre de légiférer pour clarifier la situation : soit le ministre finance davantage les cliniques, soit il leur permet de facturer au patient les frais d\u2019exploitation, soit il désassure totalement le service, laissant ainsi les cliniques libres de facturer ce qu\u2019elles veulent.Dans la loi 28 sur le retour à l\u2019équilibre budgétaire, adopté sous bâillon l\u2019hiver dernier, l\u2019article 182 prévoit la mécanique financière entoruant la désassluance d\u2019un service, ce qui fait craindre à certains que Québec s\u2019engage dans cette option.Interrogé sur les frais accessoires en avril dernier, le ministre lui-même affirmait que la dés-assurance de certains services était une option envisagée.Questionnée de façon plus précise sur l\u2019article 182, son attachée de presse répond aujourd\u2019hui que cet article n\u2019a rien à voir avec les frais accessoires et qu\u2019aucune désassurance de service n\u2019est prévue pour l\u2019instant.Le Devoir PICARD SUITE DE LA PAGE 1 jours faite en anglais.La rocheuse pop a raconté au Devoir qu\u2019elle a pratiquement appris la langue en dévorant les pochettes des disques.«J\u2019ai jamais dit que [l\u2019écriture en français], ça ne m\u2019intéressait pas, c\u2019est juste que fêtais pas capable de le faire.Je m\u2019étais dit que je ne voulais pas le forcer.Pour moi ç\u2019aurait été anti-artistique de faire les choses parce que les gens voulaient ça.Et y avait un petit côté rebelle en moi qui disait non.C\u2019est un peu tata, mais si tu veux absolument que je fasse quelque chose, on dirait que ça m\u2019enlève le goût de le faire! Fallait que ça vienne de moi.Et là c\u2019est arrivé comme ça.» Comme ça, boum, quelque chose a débloqué chez Pascale Picard.Elle dit ne pas être dans une démarche planifiée vers le français, mais plutôt dans une année oû elle a décidé «de dire oui à tout ce qui arrivait».D\u2019oû la permission qu\u2019elle s\u2019est accordée d\u2019essayer d\u2019écrire dans sa langue maternelle, malgré «la peur de ne pas réussir».Pascale Picard confie que, depuis quelque temps, son plaisir d\u2019écrire (en anglais) s\u2019est élimé, à force de contraintes de tombées, de la pression qui entoure la parution d\u2019albums dans l\u2019industrie de la musique.«Créativement, je me mettais moi-même des barrières.Dès que je sentais que ce n\u2019était pas bon, je scrappais ça tout de suite.Et avec les ateliers de Ta-doussac, j\u2019ai repris le goût de jouer avec les mots.J\u2019ai fait une toune sur la musique d\u2019PJû My Loving des Beatles mais oû ça parle de gazoline et de foutre le feu à mon mari, juste avoir du fun ! J\u2019ai fait une chanson avec \u201cbuffet froid et salami hongrois\u201d, pour dédramatiser tout ça, et pour retrouver pourquoi j\u2019écris des tounes, le plaisir de jouer avec les mots.Et on a ri beaucoup, ç\u2019a été la clé.» Adapter ou traduire?Et puis parallèlement à ce déblocage créatif, il y a ce concert mardi soir aux FrancoFolies, oû Pascale Picard a accepté la proposition du vice-président à la programmation Laurent Saul-nier d\u2019interpréter ses chansons en français.Sa seule condition?Que son amie Gaële, auteure-composi-trice-interprète, accepte de sauter dans l\u2019aventure avec elle.« Tout de suite, elle a dit oui, dit Picard.Alors, j\u2019ai traduit mot à mot le propos de ce que je voulais dire dans chacune des chansons, et elle, elle a travaillé ça pour que ça sonne.C\u2019est vraiment un travail d\u2019équipe.» Une fois les chansons reçues, Pascale Picard n\u2019a eu qu\u2019à changer quelques tournures ici et là pour être bien à l\u2019aise avec le phrasé des nouvelles versions.«Veux, veux pas, Gaële est Québécoise d\u2019adoption depuis 15 ans, mais ça reste qu\u2019il y a des tournures françaises.Et comme f avais jamais chanté en français, je devais trouver c\u2019était quoi le style dans lequel j\u2019étais confortable.Il y a cinquante manières de faire.Moi, fai un petit côté \u201cquéb\u201d, il faut que j\u2019aie des \u201cpis là\u201d, et des \u201cfaque\u201d, des tournures dans lesquelles je sens que je suis moi.» Mais a-t-elle l\u2019impression d\u2019avoir un peu trahi ses chansons dans la traduction?«Je pense que le mot-clé, ce n\u2019est pas traduction, c\u2019est adaptation, pré-cise-t-elle.Il y a des trucs qui ont un peu changé de sens, mais, en gros, Gaële a gardé l\u2019essence de chacune des tounes.» Par exemple ?«Dans Runaway, je dis: \u2018Tm gonna hold on to you as long as I can\u201d.Ça devient: \u201cje ne briserai pas sous le poids, fai plus de force en moi que tu crois\u201d.Ça change un peu, mais j\u2019aurais pas dit \u201cje m\u2019accrocherai à toi aussi longtemps que je pourrai\u201d, ç\u2019aurait pas été beau.» Et maintenant que la glace est brisée, que la peur se dissipe un peu, est-ce que la suite des choses pourrait se dérouler en français pour la chanteuse?«C\u2019est sûr que ça me tente.Si je peux ramener la discipline [d\u2019écriture] à la maison et rester imprégnée de ça, fai l\u2019impression que ça va donner quelque chose.Mais, tu vois, mon dernier album sort en France dans quelques semaines, alors fai pas d\u2019échéancier, fai pas besoin de travailler sur un album là.En attendant, je peux faire ce que je veux, et on va voir oû ça va me mener.» Le Devoir En concert extérieur gratuit à l\u2019angle des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, 20 h LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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