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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-07-02, Collections de BAnQ.

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[" Crise financière en Grèce L\u2019Europe ne répond plus Pages B 1 et B 2 Duceppe met en garde les Québécois contre le « bloc canadien » Page a 3 ?WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C VI N° 1 4 5 LE DEVOIR, LE JEUDI 2 JUILLET 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Une avancée diplomatique historique Les États-Unis et Cuba vont rouvrir leur ambassade de Washington et La Havane JEAN-PIERRE LEGAULT Un pas de plus, important, a été franchi mercredi vers la normalisation complète des rapports entre Cuba et les Etats-Unis alors que les deux présidents, depuis leur capitale respective, ont annoncé le rétablissement des relations diplomatiques rompues il y a plus d\u2019un demi-siécle et la réouverture prochaine des ambassades à Washington et à La Havane.Amorcé depuis le début de l\u2019année, le rapprochement entre les ennemis de jadis progresse rapidement, mais d\u2019importantes questions restent à régler avant que les deux pays n\u2019entretiennent des rapports complets, dont celui de l\u2019embargo qui freine les milieux d\u2019affaires prêts à investir dans l\u2019île.Le président américain, Barack Obama, a donc annoncé mercredi le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba, saluant «un nouveau chapitre» dans les relations entre les deux pays.«Cela a pris du temps, mais l\u2019heure est venue», a lancé M.Obama dans les jardins de la Maison-Blanche, rappelant, pour mieux souligner qu\u2019il était temps de tourner la page, que les relations diplomatiques avaient été suspendues par Dwight Eisenhower en 1961, année de sa naissance.Pendant ce temps, de l\u2019autre côté du détroit de Eloride, son homologue cubain, Raùl Castro, confirmait, dans une lettre lue à la télévision nationale, la réouverture prochaine d\u2019ambassades à La Havane et à Washington, son gouvernement évoquant même une date : le 20 juillet.En annonçant cette étape historique, M.Obama consolide, à 18 mois de son départ de la Maison-Blanche, une des initiatives majeures de sa politique étrangère, qui vise à rétablir des liens négligés avec l\u2019ensemble de l\u2019Amérique latine et les Caraïbes, au premier chef avec Cub,a.M.Obama a annoncé que le secrétaire d\u2019Etat, John Kerry, se rendrait au cours de l\u2019été à La Havane pour «hisser fièrement le drapeau américain sur notre ambassade».Déjà, l\u2019exécutif américain a, à plusieurs reprises, évoqué la possibilité d\u2019une visite de Barack Obama à Cuba en 2016, mais aucune date n\u2019a été annoncée à ce stade.L\u2019embargo Promettant de rester vigilant et exigeant avec La Havane sur la question dçs droits de la personne, le 44® président des Etats-Unis a appelé à poursuivre la normalisation engagée, demandant au Congrès de lever l\u2019embargo, imposé à Cuba par John E Kennedy en 1962 et sévèrement renforcé par la loi Helms-Burton de 1996.Toujours en vigueur, cet embargo américain total sur les transactions économiques et financières avec Cuba est régulièrement dénoncé VOIR PAGE A 8 : AMBASSADES CAROLYN RASTER ASSOCIATED PRESS Le président Barack Obama œuvre à normaliser les relations diplomatiques avec Cuba.Montréal complètement cirque \\ MONTREAL COMPLETEMENT CIRQUE/MONTSE TORRES Les castellers de la Vila de Gràcia, que l\u2019on voit ici réalisant une tour humaine à Barcelone, sont en ville dans le cadre du festival Montréal complètement cirque.Voir le monde d\u2019en haut Les castellers de Catalogne s\u2019apprêtent à ériger une tour humaine de huit étages à Montréal CAROLINE MONTPETIT C% est une tradition issue de la nuit / des temps.Une allégorie de la cohésion sociale qui a survécu à Tère d\u2019Internet et de l\u2019individualisation tous azimuts.Dimanche prochain, 150 hommes, femmes et enfants venus de Catalogne dresseront une tour humaine de huit étages à côté de la TOHU, dans le nord de Montréal.C\u2019est l\u2019un des clous de la programmation extérieure gratuite du festival Montréal complètement cirque, qui débute aujourd\u2019hui, jeudi, et qui se poursuivra jusqu\u2019au 12 juillet.La tradition de la tour humaine est ancrée dans l\u2019histoire de la Catalogne depuis deux siècles, mais on ne retrouve pas encore avec précision VOIR PAGE A 8 : CASTELLERS Mine Arnaud SepLÎles laissée en plan par Québec ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement Couillard est prêt à injecter plus de 100 millions de dollars de fonds publics dans le projet Mine Arnaud dans le cadre de la relance de son Plan Nord.Mais selon ce qu\u2019a appris Le Devoir, Québec,refuse d\u2019aller rencontrer les citoyens de Sept-Iles pour leur expliquer en quoi la future mine à ciel ouvert, jugée inacceptable par le BAPE, est devenue un exemple de développement durable.Pendant ce temps, les travaux préliminaires ont déjà débuté sur le terrain.Le maire de la ville.Réjean Porlier, ne mâche pas ses mots lorsque vient le temps de décrire l\u2019attitude du gouvernement dans la gestion du dossier Mine Arnaud, qui divise la population.Il se sent carrément abandonné depuis l\u2019annonce du feu vert au controversé projet, en mars.«C\u2019est un dossier chaud chez nous, qui mérite qu\u2019on fasse preuve de transparence.Mais fai l\u2019impression qu\u2019on nous laisse à nous-mêmes, qu\u2019on nous dit \u201cdébrouillez-vous avec vos affaires \u201d», déplore-t-il en entrevue au Devoir.M.Porlier a pourtant tenté à plusieurs reprises d\u2019obtenir du ministère de l\u2019Environnement qu\u2019il tienne une «rencontre publique d\u2019information» à la suite de la délivrance du décret favorable au mégaprojet de mine à ciel ouvert.Sa demande est d\u2019ailleurs très claire : il souhaite que les experts du ministère qui ont analysé le dossier viennent répondre aux nombreuses questions que les Septiliens se posent au sujet de Mine Arnaud.VOIR PAGE A 8: PLAN CONTRACEPTIE d\u2019urgence Accès refusé pour cause de surpoids JESSICA NADEAU Des femmes se voient refuser l\u2019accès au contraceptif d\u2019urgence (la «pilule du lendemain ») par leur pharmacien en fonction de leur poids sur la base d\u2019une recommandation controversée de Santé Canada, une pratique dénoncée par l\u2019Institut de santé publique du Québec et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, qui a dû intervenir afin de corriger la situation.Lorsqu\u2019elle s\u2019est présentée au comptoir de la pharmacie du coin pour obtenir un contraceptif d\u2019urgence, Lauren Vogel s\u2019est heurté à un mur.«Je ne peux pas vous vendre ceci, m\u2019a répondu la pharmacienne.N\u2019avez-vous pas entendu qu\u2019il y avait une limite de poids ?Santé Canada dit que ça ne fonctionnera pas si vous pesez plus de 165 livres», écrit M™® Vogel, qui a choisi de raconter VOIR PAGE A 8 : CONTRACEPTION Aujourd\u2019hui Culture > Festival international de jazz de Montréal Il était trois fois Abdullah Ibrahim.Le pianiste sud-africain complète la série Invitation.Nina Simone, grandeur et misère.Un documentaire est consacré à la vie de Lartiste.Paul McCartney, version Pizzarelli.Page B 8 Actualités > La gauche toujours sans «ex».QS et le NPD réclament une voix à l\u2019émission d\u2019ICI RDI.Page A 3 Le Monde > Plus de 70 morts dans l\u2019assaut de djihadistes contre l\u2019armée égyptienne dans le Sinaï.Page A 5 Actualités > Allégation de vol à rétalage.Le CA du Barreau suspend la bâtonnière.Page A 2 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés.B4 B2 B6 B6 Petites annonces.B 2 Sudoku.B 5 77831303445527 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI JUILLET 2015 ACTUALITES VOL A L\u2019ETALAGE Le CA du Barreau suspend la bâtonnière STEPHANIE MARIN Le Conseil d\u2019administration du Barreau du Québec a demandé mercredi à la bâtonnière du Québec, Lu Chan Khuong, de démissionner et, devant son refus, l\u2019a suspendue.Le CA s\u2019est réuni en séance extraordinaire mercredi, après la révélation par le quotidien La Presse de l\u2019existence d\u2019un dossier de traitement non judiciaire d\u2019une infraction commise par la bâtonnière Khuong, soit un vol â l\u2019étalage concernant des jeans dans un magasin.En acceptant que son dossier soit déjudiciarisé, elle a évité des accusations criminelles ainsi que la tenue d\u2019un procès.« L\u2019incident chez Simons est le résultat d\u2019une distraction malheureuse qui n\u2019a mené à aucune accusation» Après avoir analysé les explications fournies par Khuong et l\u2019article de La Presse, le CA a fait savoir que «les faits et les commentaires liés à cette situation privée sont incompatibles avec la fonction de bâtonnière du Québec», est-il écrit dans un communiqué diffusé mercredi après-midi.Vu son refus de démissionner, le CA a décidé â l\u2019unanimité de suspendre immédiatement la bâtonnière de l\u2019exercice de ses fonctions, et ce, jusqu\u2019à nouvel ordre.Mercredi soir, Khuong a indiqué par communiqué avoir mandaté l\u2019avocat Jean-François Bertrand pour contester devant les tribunaux la résolution du Conseil d\u2019administration du Barreau du Québec qui, dit-elle, «prétend la suspendre».«Cette résolution est déraisonnable, sans compter que le conseil n\u2019a aucun pouvoir d\u2019agir.L\u2019incident chez Simons est le résultat d\u2019une distraction malheureuse qui n\u2019a mené à aucune accusation ni condamnation.J\u2019ai été élue lors d\u2019une élection à laquelle étaient conviés récemment les 25 500 avocates et avocats membres du Barreau.J\u2019ai obtenu 63% des votes [.], un appui historique, et je compte bien respecter ce résultat démocratique», a affirmé M® Khuong.Préserver la confiance Dans son communiqué, le CA indique que la bâtonnière Lu Chan Khuong a confirmé avoir fait l\u2019objet d\u2019une plainte pour vol â l\u2019étalage dans un magasin de Laval et que son dossier a été traité en vertu du Programme de traitement non judiciaire des infractions criminelles commises par des adultes en 2014.Le CA dit ne pas avoir eu le choix d\u2019agir pour préserver la confiance du public envers l\u2019institution qu\u2019est le Barreau.«Le Conseil d\u2019administration en est venu à cette difficile décision, alors que l\u2019entrée en poste de la bâtonnière avait été remarquée et appréciée par les membres du Conseil.Celle-ci avait réussi, rapidement, â créer un climat de collaboration au sein du Conseil d\u2019administration.Toutefois, après analyse de la situation, le Conseil d\u2019administration a unanimement résolu de demander la démission de la bâtonnière Khuong, demande qu\u2019elle a déclinée», explique dans le communiqué la directrice générale du Barreau du Québec, M® lise Tremblay, qui agit â titre de porte-parole du CA De plus, le Barreau indique que certaines citations attribuées â la bâtonnière Lu Chan Khuong dans l\u2019article de La Presse sur le fonctionnement du système de justice «sont préoccupantes», mais sans les préciser.La Presse canadienne RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Lu Chan Khuong a annoncé tard en soirée qu\u2019elle contesterait la décision du CA devant les trihunaux.Montréal recrute l\u2019ex-ambassadeur Normandin La Ville de Montréal a recruté le diplomate Henri-Paul Normandin pour occuper le poste de directeur du Bureau des relations internationales de la Ville de Montréal.Ancien ambassadeur du Canada en Haïti ainsi qu\u2019aux Nations unies, M.Normandin a travaillé en Asie, en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes au cours des trente dernières années.Henri-Paul Normandin entrera en poste le 8 septembre prochain.Il travaillera avec la commissaire aux affaires internationales de la Ville et ex-journaliste Dominique Poirier.Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 \\ PEDRO RUIZ LE DEVOIR Monir Hossein distribuait les hot-dogs hallal.Si ce Bengladais d\u2019origine était enthousiaste, certains ont confié leius déceptions.Fête du Canada Terre d\u2019accueil, de joies.et de déceptions Alors que les fêtes étaient annulées un peu partout, des irréductibles ont tenu le fort dans le quartier multiculturel de Parc-Extension, à Montréal SARAH R.CHAMPAGNE Pendant que les traditionnelles cornemuses soufflaient pour le défilé sur la rue Sainte-Catherine au centre-ville de Montréal, les fêtes de quartier étaient annulées une â une, les espoirs de voir la pluie cesser s\u2019amenuisant d\u2019heure en heure.Monir Hossein, lui, n\u2019a pas renoncé.Dans l\u2019un des quartiers les plus multiculturels du pays, Parc-Extension, il lui pressait de dire â ceux venus réclamer leur hot-dog ha-lal gratuit: «Ne vous sentez pas immigrants, considérez-vous comme des Canadiens.» Sur la place de la gare Jean-Talon, juste devant la station de métro Parc, son association s\u2019est dépêchée d\u2019allumer un barbecue aussitôt une éclaircie pressentie.M.Hossein est président du Conseil national des Bangladeshi-Canadiens, qui organise cette réunion du 1®\"'juillet depuis 12 ans.«Je ne voyais pas beaucoup de drapeaux canadiens dans le quartier, alors j\u2019ai pensé qu\u2019il fallait une célébration», relate-t-il.La file qui s\u2019est rapidement formée devant la tente aux odeurs de viande grillée n\u2019a pas l\u2019air aussi convaincue que ce Bangladais d\u2019origine.Un jeune homme plié sous son lourd sac â dos refuse le petit drapeau qu\u2019il lui tend.Le modèle réduit d\u2019unifolié ira finalement â cette dame en sari doré, les cheveux blancs impeccablement ramassés en chignon sur sa nuque.« J\u2019aime la qualité de vie ici, le respect, les services», détaille l\u2019organisateur.M.Hossein caresse d\u2019ailleurs le pro- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il fallait sortir imperméables et parapluies pour profiter du défilé du centre-ville en restant au sec.jet de construire un quartier â l\u2019image du Canada â Dacca, la capitale du Bangladesh qu\u2019il a quittée il y a 20 ans.La microville s\u2019appellera «Canadian Maple City», a-t-il déjà déterminé et pourra accueillir ses compatriotes retraités qui souhaitent écouler des jours tranquilles dans leur pays d\u2019origine.La représentante d\u2019une autre époque de grande immigration dans le quartier est aussi venue partager un sandwich.Mary Deros, conseillère du district de Parc-Extension, raconte son arrivée depuis la Grèce il y a 40 ans.«Je comprends les gens de ce quartier, je me souviens que les amis qui immigraient pouvaient rester chez nous durant trois ou quatre mois, le temps de trouver un logement et des meubles», se souvient-elle.M\u201c® Deros considère qu\u2019il y a plus de ressources et de programmes pour les nouveaux arrivants aujourd\u2019hui qu\u2019â l\u2019époque.Entre opportunité et renoncement A peu de mots près, un autre citoyen présent.Said Fa-waz, reprend le leitmotiv du premier ministre Stephen Harper, répété encore cette année lors des discours officiels â Ottawa: «Avec tout ce qui se passe dans le monde, ce pays est un rare endroit de stabilité», dit-il.Mais le pays réel ne lui semble pas toujours â la hauteur du pays rêvé.«Nous acceptons de travailler dans n\u2019importe quoi, soupire-t-il avant de se reprendre.L\u2019important, c\u2019est la prochaine génération.» Il est chauffeur de taxi et a bien du travail depuis que l\u2019averse a re-pris de plus belle, mais regrette tout de même le métier d\u2019ingénieur en communication qu\u2019il pratiquait au Liban.Un constat qui paraît une évidence pour Monir Hossein: «C\u2019est pour cette raison qu\u2019on vient, pour se sacrifier pour nos enfants, pour que leur confort soit garanti», insiste-t-il.Le Devoir Les politiciens sortent les discours électoraux Harper, Mulcair et Trudeau ont pris part aux célébrations en Ontario JENNIFER DITCHBURN à Ottawa Les politiciens canadiens ont participé aux célébrations de la fête du Canada et en ont profité, au passage, pour propager leurs idées respectives â quelques mois des prochaines élections fédérales.Le premier ministre Stephen Harper s\u2019est rendu mercredi au traditionnel rassemblement sur la colline du parlement, qui a attiré cette année des dizaines de milliers de personnes.M.Harper s\u2019est hissé sur la scène principale pour livrer ses souhaits tout en reprenant des éléments de son discours de 2011, une autre année électorale.Il a déclaré que le Canada était une «île de stabilité» dans un monde perturbé par les crises économiques et politiques.Environ 34 000 personnes ont bravé la pluie pour écouter le discours de M.Harper, selon les estimations de la police.M.Harper a aussi fait mention de l\u2019attaque survenue au parlement en octobre dernier, qui a fait un mort, le caporal Nathan Cirillo.Le premier ministre a affirmé que ce drame avait démontré que la «menace est partout».Le Canada réussira malgré tout â surmonter ces épreuves comme il l\u2019a toujours fait, a-t-il souligné, remerciant du coup les soldats des Forces armées canadiennes.Les effectifs et le périmètre de sécurité étaient beaucoup plus considérables que les années précédentes â Ottawa.Certains policiers déambulaient sur la colline avec leurs armes semi-automatiques et les visiteurs n\u2019ont pas pu s\u2019approcher lorsque M.Harper et le gouverneur général David Johnston étaient sur les lieux.Pour sa part, le chef néodémo- crate Thomas Mulcair participait â cinq événements différents en compagnie de ses candidats dans la région de Toronto.Dans un communiqué, M.Mulcair a dit qu\u2019il y avait plusieurs raisons d\u2019être fier de détenir la citoyenneté canadienne, bien qu\u2019il reste tant â accomplir, selon lui.«Le NPD a une vision claire pour bâtir un projet de société durable.Les Canadiens et Canadiennes peuvent faire confiance au NPD pour amener des propositions concrètes afin de rendre la vie plus abordable pour les familles et faire du Canada un pays plus équitable», a-t-il affirmé.Trudeau sur l\u2019identité Le chef libéral Justin Trudeau avait lui aussi cinq événements â son programme, dont deux â Mississauga, en Ontario.Il en a aussi profité pour livrer un message â forte saveur électorale.«Nous avons décidé que les identités peuvent s\u2019additionner plutôt que de se soustraire.Pour former un pays non pas en dépit de ces différences, mais â cause d\u2019elles.Il est important qu\u2019on se souvienne toujours de ces valeurs qui nous unissent depuis un siècle et demi», a-t-il affirmé dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux.Sur la colline du parlement, le spectacle qui se déroulait sur la scène installée devant la tour de la Paix mettait en vedette plusieurs artistes de tout le pays, dont les Québécois Marc Dupré et Karim Ouellet.Un hommage a également été rendu au tout premier chef du gouvernement canadien, John A.Macdonald.La Presse canadienne Lire aussi > Le député Bouierice a distribué du jus de pomme dans Rosemont.Page A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 2 JUILLET 2015 A 3 ACTUALITES La gauche J\t\u2022 sans « ex » QS et le NPD réclament une voix à l\u2019émission d\u2019ICI RDI PHILIPPE ORFALI La gaucLie québécoise se retrouve à nouveau écartée de Les ex, déplorent Québec solidaire et le NPD, qui cherchent depuis longtemps à obtenir une chaise à la table de l\u2019émission politique phare d\u2019ICI RDI.Québec solidaire a trois députés à l\u2019Assemblée nationale, a recueilli la faveur de 8% de l\u2019électorat aux dernières élections et en obtient aujourd\u2019hui près du double dans les sondages; le NPD forme quant à lui depuis 2011 l\u2019opposition officielle à Qttawa et occupe les trois quarts des sièges du Québec à la Chambre des communes.Qu\u2019importe, le diffuseur d\u2019Etat n\u2019a pas l\u2019intention de leur faire une place quotidiennement à la table du Club des ex, rebaptisé simplement Les ex dès la rentrée, dont l\u2019animation sera désormais assurée par Michel Viens.Aux yeux de QS, Radio-Canada manque à son devoir d\u2019équilibre en refusant d\u2019admettre un commentateur lié à la gauche aux côtés de la libérale Yolande James, du pé-quiste Rémy Trudel et d\u2019une nouvelle venue, la caquiste Hé-lène Da-Radio-Canada neault.Les ,\tNormes et répliqué que pratiques le concept jpurnalis-^\ttiques de la implique\tSRC pré- voient en «obligatoue- effet que, ,\tdans le cas d\u2019émissions d\u2019anciens élus auxquelles participent des commentateurs, «l\u2019équilibre est atteint, avec le temps, grâce à la présentation de perspectives et de points de vue multiples qui reflètent une diversité d\u2019opinions».«Plusieurs citoyens se demandent comment il se fait qu\u2019il y ait des gens près de tous les partis sauf de QS, explique Nicolas Lévesque, conseiller aux communications du parti.C\u2019est un déséquilibre présent depuis trop longtemps, qui pouvait peut-être s\u2019expliquer à une certaine époque, mais qui est aujourd\u2019hui absurde.» Député fédéral de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Bou-lerice exprime lui aussi son inquiétude face à l\u2019absence de voix progressistes à la table des Ex.«C\u2019est le rôle du télédiffuseur public de représenter l\u2019ensemble des points de vue, incluant celui des progressistes», affirme le député néodémocrate, dont le parti détient actuellement 54 des 75 sièges du Québec aux communes.Ex-élus L\u2019émission quotidienne est diffusée depuis 2007 sur les ondes du Réseau de l\u2019information de Radio-Canada.Le principe charge des «ex», soit d\u2019ex-députés, de commenter l\u2019actualité à travers la lentille de leur propre allégeance politique.Pendant huit ans, le groupe a été questionné par l\u2019animateur Simon Durivage, qui a pri^ sa retraite le 19 juin dernier.A la dernière saison, la table ronde réunissait le midi, du lundi au jeudi, Yolande James (PLQ), Rémy Trudel (PQ), et Marie Grégoire (ADQ).Radio-Canada réplique que le concept des Ex implique «obligatoirement» d\u2019anciens élus, députés ou ministres, ce qui limite le nombre de candidats potentiels et permanents.«Il n\u2019y en a évidemment aucun de Québec solidaire», a indiqué la porte-parole Marie Tétreault, par courriel.«Depuis le début de l\u2019émission en 2007, Les ex cèdent leur place au Match des élus le vendredi justement pour créer un meilleur équilibre entre les partis.» Cet automne, durant la campagne électorale fédérale, le vendredi fera place au match des candidats.Le Devoir Gare au mirage du « bloc canadien », dit Duceppe L\u2019ex-chef du Bloc est officiellement de retour après le vote unanime, à une exception près, des militants MARCO FORTIER à Nicolet Confirmé chef du Bloc québécois par les militants du parti, Gilles Duceppe met en garde les électeurs contre la tentation d\u2019élire un « Bloc canadien» qui négligerait les intérêts du Québec.M.Duceppe est officiellement redevenu chef du parti qu\u2019il avait dirigé durant 14 ans, mercredi, en succédant à Mario Beaulieu, en pleine fête du Canada.Près de 300 militants bloquistes \u2014 tous, sauf un qui a voté contre \u2014 ont donné le feu vert au retour de Gilles Duceppe à la tête de la formation souverainiste.Par ce geste d\u2019éclafi les militants du Bloc tentent d\u2019empêcher une reprise du scénario électoral de mai 2011 : la vague orange menée par Jack Layton avait déferlé sur le Québec, laissant à peine quatre élus bloquistes.Une défaite historique que Gilles Duceppe paraît déterminé à faire oublier, même s\u2019il se défend de chercher un «match revanche» contre le Nouveau Parti démocratique (NPD).Le discours de Gilles Duceppe devant ses militants, mercredi, a lancé de façon non officielle la campagne électorale du Bloc, à moins de quatre mois du scrutin fédéral fixé au 19 octobre prochain.Dans les couloirs du centre des congrès de Nicolet où les militants s\u2019étalent donné rendez-vous, la bête noire du Bloc s\u2019est clairement révélée : les bloquistes craignent que les Québécois appuient le NPD de Thomas Mulcair dans l\u2019espoir de défaire les conservateurs.Le parti de Stephen Harper paraît usé après neuf années au pouvoir.Et le Bloc craint d\u2019être jugé inapte à «tasser Harper ».«En 2011, le NPD disait aux Québécois que pour virer les conservateurs, il fallait voter orange.Les Québécois les ont crus, ils ont voté orange et Harper est devenu majoritaire!», a lancé Gilles Duceppe, chaleureusement applaudi par les militants.«Ensemble, les partis de Harper, de Trudeau et de Mulcair forment le Bloc canadien.Quant à nous, nous réunissons toutes celles et tous ceux pour qui c\u2019est le Québec d\u2019abord», a-t-il ajouté.«Je dis ceci aux Québécois: y Www.^
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