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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-12-28, Collections de BAnQ.

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[" n revient aux musulmans de «corriger l\u2019image de l\u2019islam» Page B 6 1 livres : la parole à des enfants aux soins palliatifs Page B 7 MONDE CAHIER B > LE DEVOIR, LE LUNDI 28 DECEMBRE 2015 Entre 2015 et 2016 François Brousseau Guerre sans fin en Syrie, tragédie des migrants en Europe, mais aussi en Asie, attaques terroristes sur au moins trois continents, montée en force des démagogues, crise grecque toujours latente, conflit ukrainien «gelé».Drames humanitaires et mauvaises nouvelles politiques n\u2019ont pas manqué dans le monde en 2015.De Marine Le Pen à Donald Trump, des côtes sud-européennes à l\u2019océan Indien, des sables du Mali au 11® arrondissement parisien, les motifs se multiplient pour qualifier Ôl'annus hor-ribilis les douze mois qui s\u2019achèvent.Un sentiment de fatalité et d\u2019impuissance s\u2019insinue, devant des djihadistes qui semblent se nourrir des coups qu\u2019on leur assène, une démocratie à laquelle on croit de moins en moins, une Europe qui perd chaque jour de sa cohésion et qui, devant des menaces réelles ou perçues, se barricade de manière dérisoire, tentée par des solutions qui n\u2019en sont pas.?Pourtant, l\u2019année 2015, où \u2014 si l\u2019on en croit les grands médias, eux-mêmes en perte de prestige \u2014 les mauvaises nouvelles l\u2019ont emporté de façon écrasante sur les bonnes, a quand même permis de voir quelques zones de lumière et d\u2019espoir.Outre l\u2019accord de Paris sur le climat, grand baume (symbolique, et plus que symbolique) sur cette fin d\u2019année, 2015 a vu des politiciens éclairés \u2014 l\u2019Américain John Kerry, l\u2019Iranien Hassan Rohani \u2014 parier sur l\u2019avenir et, au-delà de la stricte question de la prolifération nucléaire, sur une réinsertion progressive du grand peuple iranien dans le concert des nations.Certes, après cette signature du 14 juillet à Vienne, Américains et Iraniens ont officiellement insisté pour dire qu\u2019il ne s\u2019agissait « que » d\u2019un accord sur la question du nucléaire iranien.«Attention! Nous avons signé, mais nous ne sommes pas pour autant devenus des amis, encore moins des alliés!» Certes, les bénéfices géopolitiques de cette entente prendront du temps à se concrétiser.Il n\u2019empêche : on s\u2019est parlé, on se parle et on se parlera.2015 est également l\u2019année où, mettant fin à plus d\u2019un demi-siècle de crispation hostile, Cuba et les Etats-Unis ont officiellement renoué le dialogue.L\u2019ouverture d\u2019ambassades à La Havane et à Washington a marqué, cet été, un autre grand moment «porteur», d\u2019une envergure limitée dans l\u2019immédiat, mais potentiellement énorme à plus long terme.La promesse d\u2019investissements américains dans l\u2019île s\u2019avérera sans doute bien plus grosse de changements \u2014 politiques, économiques, sociaux \u2014 à La Havane que tous les embargos, insultes, menaces et lois restrictives du dernier demi-siècle.?L\u2019année 2016 verra-t-elle enfin le bout du tunnel en Syrie ?Les djihadistes continueront-ils de faire des métastases, de porter le feu en Europe, d\u2019envahir,de nouveaux territoires (en Libye, voire en Egypte ou au Yémen), de tenir tête dans leurs bastions de Mossoul et de Rakka?Arriveront-ils 4 inspirer assez de panique en Europe et aux Etats-Unis pour y faire reculer la démocratie et prospérer les démagogues?En tout cas, 2015 se termine sur un léger changement d\u2019atmosphère : on sent qu\u2019après des années d\u2019impasse et de blocage, les lignes ont commencé à bouger en Syrie.Les Russes sont massivement intervenus fin septembre avec leurs bombardiers, dans ce qui ressemblait initialement à une promenade et à un triomphe géopolitique.Mais aujourd\u2019hui.Poutine revient sur Terre et se voit, lui aussi, confi'onté à ce bourbier du Moyen-Orient que connaissent trop bien les Erançais, les Britanniques et les Américains.Ce qui induit une convergence inattendue entre lui et ses «ennemis» occidentaux.D\u2019où, sur ce front, un espoir mesuré en 2016.Sous l\u2019effet de la fatigue du libéralisme politique et des visions sublimes sur la «convergence des peuples» (le projet européen, aujourd\u2019hui en panne très grave), mais aussi de l\u2019offensive délibérée de ses ennemis (djihadistes et autres), l\u2019Occident doute de plus en plus de lui-même.Des démagogues \u2014 Le Pen en Prance, Trump aux Etats-Unis \u2014 surfent sur cette fatigue et sur ce doute.Gagneront-ils pour autant?Rien n\u2019est moins sûr.Soyons francs : tout concourt au pessimisme en cette fin d\u2019année 2015.Des oracles comme Jacques Attali voient à l\u2019horizon la défaite de la démocratie, une grave crise économique, et même la guerre.Parions pourtant dans l\u2019autre sens, et sur une année 2016 moins désespérante que ne le fut 2015.François Brousseau est chroniqueur d\u2019affaires internationales à ICI Radio-Canada.Cette chronique fera relâche la semaine prochaine (4 janvier).De retour le 11 janvier 2016.Importante victoire des forces irakiennes contre le groupe El à Ramadi SALAM FARAJ à Bagdad, Irak Les derniers combattants du groupe djiha-diste Etat islamique (El) ont quitté dimanche un complexe gouvernemental stratégique de Ramadi, laissant entrevoir une victoire importante aux forces irakiennes dans cette grande ville à l\u2019ouest de Bagdad.«Tous les combattants de Daech [acronyme arabe du groupe El] sont partis.Il n\u2019y a pas de résistance.Nos forces vont pénétrer dans le complexe dans les heures qui viennent», a déclaré à l\u2019APP un porte-parole des forces d\u2019élite antiterroristes, Sabah al-Numan.Même si les militaires devaient encore net- toyer la zone du complexe des mines et engins explosifs laissés par les combattants du groupe El, des responsables ont déjà félicité les forces irakiennes pour cette victoire arrachée après de violents combats.Le président du Parlement, Salim al-Joubouri, a salué «les héros des forces de sécurité pour cette victoire magnifique qui a libéré la ville de Ramadi du terrorisme».Ce succès «est le résultat de mois de dur travail de l\u2019armée irakienne, des services de lutte antiterroristes, des forces aériennes irakiennes, des polices locales et fédérales ainsi que des combattants des tribus, tous soutenus par les plus de 600 frappes aériennes de la coalition depuis juillet», a souligné le porte-parole de la coalition internationale contre le groupe El menée par les États-Unis, Steve Warren.Dans plusieurs villes du pays, des Irakiens ont également célébré cette victoire face au groupe El.Aidées par les raids aériçns de la coalition internationale menée par les États-Unis, les forces d\u2019élite antiterroristes et l\u2019armée irakiennes avaient pénétré mardi dans le centre de Ramadi en vue de reprendre cette ville tombée aux mains de l\u2019organisation El en mai.Mais leur avancée avait ensuite été ralentie par les engins explosifs, les snipers et les attaques suicides djihadistes.Ramadi, situé à 100 km à l\u2019ouest de Bagdad, est le chef-lieu de la province majoritairement sunnite d\u2019Al-Anbar, la plus grande d\u2019Irak et qui VOIR PAGE B 2 : IRAK -J AHMAD AL BASRA AGENCE FRANCE PRESSE La traversée des sentiers montagneux pour ramener les vivres s\u2019avère périlleuse pour les animaux et leurs maîtres.YÉMEN Traverser la montagne pour briser le siège de Taëz MOHAMMED SALLAM à Ta ëz Pour briser le siège que les rebelles chiites Houthis imposent depuis des mois à Taëz, des habitants de cette grande ville du sud-ouest du Yémen empruntent de dangereux sentiers de montagne pour faire entrer des vivres.Titubant sous le poids d\u2019une bonbonne de gaz ou d\u2019un gros sac en plastique chargé de produits de première nécessité, des hommes et des femmes, certains âgés, mais aussi des enfants, entament l\u2019ascension ardue de cette montagne aride.Les plus vulnérables chargent leurs produits à dos d\u2019âne ou de chameau.Mais la traversée se révèle aussi périlleuse pour ces quadrupèdes, qui trébuchent sur les blocs de pierre le long du sentier de terre.Un âne s\u2019effondre.La foule se précipite pour le remettre sur pied.Essoufflé, comme son maître, l\u2019ani- mal reprend courageusement la route pour enfin entamer la descente vers un quartier de Taëz, au pied de la montagne.Pris au piège d\u2019une guerre sans fin entre les forces loyales au président yéménite Mansour Abd Rabbo Mansour Hadi, qui défendent la ville, et les rebelles qui l\u2019encerclent, les quelque 600 000 habitants de Taëz manquent de tout.Laide humanitaire, dont l\u2019ONU a ordonné la distribution, ne leur est jamais parvenue.Alors certains gravissent la montagne pour aller chercher des vivres.«Nous essayons de livrer ces produits alimentaires à Taëz pour alléger les souffrances des habitants assiégés», explique Adel Al-Shabie, un habitant de la ville qui effectue ces allers-retours périlleux.Il en veut aux Houthis et à leurs alliés, les militaires restés fidèles à l\u2019ex-président Ali Abdallah Saleh, qui, selon lui, empêchent l\u2019entrée de l\u2019aide à Taëz, troisième ville du Yémen.«Les Houthis et les partisans de Saleh bloquent les routes.Ils ont entravé les routes pavées.Alors nous sommes forcés de passer à travers les montagnes pour atteindre» la ville, dit-il.La mission n\u2019est pas facile pour ces Yéménites, pourtant habitués au relief montagneux.Les étroits sentiers rocheux sont bordés de profonds ravins et tout faux pas peut être fatal.Haletant, Omar Hazaa, un autre habitant, résume la difficulté.«Il est difficile de respirer en empruntant ce chemin glissant de la montagne tout en étant chargés de produits.» «Comme vous voyez, la route est rocailleuse.Nous devons parcourir six kilomètres sous un soleil brûlant.Nous souffrons de faim et de soif» avant d\u2019arriver en ville, explique à l\u2019AEP Sultan Abdo, un autre résident qui affronte la montagne.VOIR PAGE B 2 : YÉMEN CORSE Nouvelles protestations dans nn climat de dérapages racistes Interdits de manifester dans la partie d\u2019Ajaccio où des dérapages racistes se sont produits en fin de semaine, plusieurs centaines de manifestants ont défilé dimanche dans d\u2019autres quartiers populaires de cette ville du sud de la Corse, île française de Méditerranée.Comme les jours précédents, les manifestants entendaient protester contre une embuscade survenue le soir de Noël dans un quartier populaire, les «Jardins de l\u2019Empereur», au cours de laquelle deux pompiers et un policier appelés pour un feu avaient été blessés.Les protestataires avaient été bloqués par la police à l\u2019entrée des Jardins de l\u2019Empereur, une résidence qui compte quelque 480 logements et 1700 habitants, dont la moitié d\u2019origine étrangère, et dans laquelle un arrêté préfectoral a interdit tout rassemblement.«On se bat contre la racaille, mais pas contre les Arabes!» ont scandé, au porte-vok, les meneurs, appelant la foule à rester pacifique.«On n\u2019est pas des casseurs», «on n\u2019est pas des racistes», a enchaîné le cortège qui s\u2019est rendu à la préfecture, puis dans des quartiers populaires, avant de revenir devant la cité des Jardins de l\u2019Empereur, où une petite cinquantaine d\u2019entre eux demeurait en fin d\u2019après-midi, a constaté un photographe de l\u2019AEP.Ils étaient empêchés d\u2019entrer dans cette résidence par un important dispositif de police.«L\u2019arrêté [lancé samedi soir] a été parfaitement respecté», a résumé le préfet de Corse Christophe Mirmand dimanche soir sur la chaîne de télévision BEMTV, relevant que les manifestants n\u2019avaient pas cherché à entrer dans le quartier visé par l\u2019interdiction.La veille, le préfet corse a lancé un arrêté qui interdit les manifestations jusqu\u2019au 4 janvier dans le quartier d\u2019Ajaccio où se sont récemment déroulés des incidents à teneur raciste.Vendredi et samedi, des centaines de manifestants avaient pénétré dans plusieurs quartiers populaires d\u2019Ajaccio, dont les Jardins de l\u2019Empereur, aux cris de «On est chez nous!», «Arabes dehors!».Ils y avaient en outre saccagé une salle de prière musulmane dans les Jardins de l\u2019Empereur.«Il faut que ces comportements cessent», a déclaré dimanche le préfet de Corse, dénonçant «des propos choquants et inacceptables».Larrêté en question concerne «toutes les manifestations et les rassemblements, et VOIR PAGE B 2 : CORSE B 2 LE DEVOIR LE LUNDI 28 DECEMBRE 2015 LE MONDE YANNICK GRAZIANI AGENCE ERANCE-PRESSE Des manifestants ont pris la rue dimanche à Ajaccio après l\u2019interdiction de manifester dans la partie de la ville où des dérapages racistes se sont produits en fin de semaine.CORSE SUITE DE LA PAGE B 1 les contrevenants sont passibles de sanctions pénales», a-t-il précisé à l\u2019AFR Un peu plus tôt dimanche, un jeune homme a été interpellé dans le cadre de l\u2019enquête sur les incidents survenus le 24 décembre en après-midi dans le quartier des Jardins de l\u2019Empereur.Un deuxième jeune homme a aussi été placé en garde à vue après s\u2019être présenté de lui-même aux policiers, a indiqué une source judiciaire.Mais, d\u2019après cette même source, aucun lien ne peut être établi pour le moment entre ces jeunes et l\u2019agression des pompiers et du policier le 24 décembre.Ce jour-là, avant le guet-apens tendu aux pompiers, les forces de l\u2019ordre et les services municipaux avaient procédé à l\u2019enlèvement préventif de 400 palettes de bois, d\u2019une tonne de pneumatiques et d\u2019un engin incendiaire.Des feux avaient été également allumés et une école du quartier avait fait l\u2019objet d\u2019actes de vandalisme, a précisé la même source judiciaire.Recrudescence Ces incidents surviennent dans un climat de tensions en France.Depuis l\u2019attaque de Charlie Hebdo jusqu\u2019aux attentats du 13 novembre dernier, les actes de violence à l\u2019égard des musulmans n\u2019ont fait que se multiplier.Ces événements tragiques ont semblé libérer la parole raciste, qui déferle sur les réseaux sociaux.Une «cyber-haine», regrette le CFCM qui «appelle les citoyens à ne pas faire l\u2019amalgame entre la grande majorité des musulmans français, qui vivent en paix, avec une infime minorité qui prône la violence et même la mort au nom de notre religion».Sur le terrain, le nombre des actes islamophobes a atteint «un sommet» en 2015, selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative des cinq à six millions de musulmans de France.Salles de prière vanda-lisées, tête de sanglier pendue aux portes de mosquées, voire jets de grenades, ce ne sont là que quelques exemples des gestes qui ont été perpétrés au courant des derniers mois.Dans les 12 jours qui ont suivi l\u2019attentat de janvier, 128 actes antimusulmans avaient été signalés aux autorités, un nombre quasi équivalent au total recensé pour l\u2019ensemble de l\u2019année 2014, a déploré l\u2019Observatoire contre l\u2019islamopho-bie du CFCM.Les élections régionales de la mi-décembre ont donné lieu à une poussée historique de l\u2019extrême droite.En Corse, les nationalistes l\u2019ont emporté, prenant pour la première fois la tête de l\u2019exécutif de cette île méditerranéenne rattachée à la France en 1768.Agence France-Presse YEMEN SUITE DE LA PAGE B 1 La région est le théâtre de combats et de bombardements quotidiens et les « snipers» constituent une autre menace pour les civils et les volontaires humanitaires.Le 17 décembre, l\u2019ONU avait annoncé un accord entre les parties en conflit au Yémen, censé permettre «la re- prise complète et immédiate de l\u2019assistance humanitaire à la ville de Taëz».Mais il n\u2019a pas été suivi d\u2019effet.Depuis le mois de mars et l\u2019entrée dans la guerre d\u2019une coalition arabe menée par l\u2019Arabie Saoudite aux côtés des forces loyalistes, le conflit au Yémen a coûté la vie à près de 6000 personnes et contraint 2,5 millions de personnes à quitter leur foyer.Agence France-Presse Sudoku par Fabien Savary \t\t2\t\t\t\t\t7\t 4\t6\t\t\t\t7\t\t3\t \t\t\t6\t\t9\t\t1\t \t3\t\t1\t\t2\t\t\t \t\t\t\t\t\t7\t\t \t2\t5\t8\t\t\t\t\t4 \t\t\t\t8\t\t1\t\t 6\t\t\t\t\t3\t2\t4\t 3\t\t\t\t\t1\t\t\t5 Niveau de difficulté : MOYEN 3175 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6\t4\t1\t7\t5\t2\t8\t9\t3 7\t2\t8\t3\t9\t1\t6\t4\t5 9\t5\t3\t4\t6\t8\t7\t2\t1 3\t6\t7\t2\t8\t4\t1\t5\t9 1\t9\t4\t6\t7\t5\t2\t3\t8 2\t8\t5\t1\t3\t9\t4\t6\t7 5\t7\t9\t8\t2\t6\t3\t1\t4 4\t3\t2\t5\t1\t7\t9\t8\t6 8\t1\t6\t9\t4\t3\t5\t7\t2 3174 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com ISRAEL Projet de durcissement de la loi sur les ONG financées par l\u2019étranger T érusalem \u2014 Un texte J controversé prévoyant de durcir la législation sur les ONG recevant des fonds de l\u2019étranger a été adopté dimanche en Israël en conseil des ministres, une initiative dénoncée par les organisations de gauche comme une chasse aux sorcières.Ce texte prévoit d\u2019obliger les ONG israéliennes recevant au moins 50% de leurs fonds de la part 6.\u2019«entités étatiques à l\u2019étranger » à mentionner l\u2019identité et l\u2019adresse de leurs donateurs dans leurs déclarations financières aux organismes publics israéliens.Il impose également aux membres de ces ONG de porter des badges spéciaux les identifiant lorsqu\u2019ils se présenteront devant des comités parlementaires, comme c\u2019est déjà le cas pour les membres de lobbys.« C\u2019est une avancée préoccupante dans les efforts de la droite pour délégitimer ces organisations et les réduire au silence», affirmait dans son édi- torial le quotidien Haaretz, proche du centre gauche.Le projet, porté par la ministre de la Justice Ayelet Shaked, étoile montante de la droite nationaliste religieuse, «porte un rude coup à la liberté d\u2019expression», estime le journal.Le projet de loi doit encore être soumis au Parlement en trois lectures avant d\u2019être définitivement adopté.«Interférences » Lors de la publication du texte, M™® Shaked l\u2019a justifié en affirmant que «les interférences flagrantes de gouvernements étrangers dans les affaires internes israéliennes sont nombreuses et sans précédent».Elle a notamment pris comme exemple une enquête de rONU sur la guerre de l\u2019été 2014 qui a conclu à de possibles crimes de guerre d\u2019Israël dans la bande de Gaza.Selon la ministre, les Nations unies se sont basées sur des preuves recueillies par B\u2019Tselem, Ada-lah et Breaking the Silence, des ONG israéliennes qui reçoivent des fonds étrangers.«Nous demandons aux Etats qui souhaitent intervenir dans les affaires internes d\u2019Israël de le faire publiquement par la voie diplomatique», a affirmé dimanche la ministre dans un communiqué.Le chef de son parti Foyer juif, le ministre de l\u2019Éducation Naftali Bennett, a interdit mi-décembre aux anciens soldats de Breaking the SÜence, une organisation pacifiste qui dénonce les exactions de l\u2019armée israélienne dans les Territoires palestiniens occupés, de témoigner dans les écoles au motif qu\u2019ils répandent des «mensonges».Cette ONG a été fondée par d\u2019anciens militaires qui témoignent d\u2019abus auxquels ils ont assisté ou pris part dans le cadre de leur service militaire dans les territoires palestiniens occupés.Nombre d\u2019ONG israéliennes de gauche reçoivent une part importante de leur financement de gouvernements occi- dentaux.Cinq d\u2019entre elles ont récemment déclaré à l\u2019AFP se sentir visées par l\u2019actuel gouvernement de droite en raison de leurs critiques envers la politique gouvernementale.Les ONG de droite, elles, préfèrent chercher leur financement auprès de particuliers, souvent à l\u2019extérieur d\u2019Israël aussi, mais ne sont donc pas concernées par les restrictions proposées.L\u2019ONG israélienne Peace Now a qualifié ce texte de «crime odieux contre la démocratie», soutenant qu\u2019il n\u2019avait «rien à voir avec la transparence et tout à avoir avec la délégitimation des organisations qui critiquent les politiques gouvernementales ».L\u2019ONG a également appelé la ministre Shaked à «promouvoir une législation qui oblige les ONG de droite à rendre publics les millions qu\u2019elles reçoivent de donateurs privés à l\u2019étranger et du budget de l\u2019Etat».Agence France-Presse ESPAGNE La gauche radicale de Catalogne reporte sa décision sur un gouvernement séparatiste Barcelone \u2014 Les militants de l\u2019extrême gauche indépendantiste de Catalogne ont repoussé à samedi 2 janvier leur décision sur la formation d\u2019un gouvernement séparatiste qui avance vers la sécession de cette riche région du nord-est de l\u2019Espagne.Après plusieurs tours de scrutin, l\u2019assemblée générale de la Candidature d\u2019unité populaire (CUP) s\u2019est terminée dans l\u2019impasse dimanche soir.La moitié des militants, avec 1515 voix, a voté pour laisser le président régional sortant, Artur Mas, un conservateur controversé, former le prochain gouvernement.L\u2019autre moitié a rejeté cette option par 1515 voix également.La décision finale devra être prise par le conseil politique de cette petite formation anticapitaliste, antieuropéenne et anti-OTAN.Le conseil est formé de 60 représentants des assemblées territoriales et des groupes politiques et syndicaux qui composent la CUP.Artur Mas a besoin d\u2019au moins deux des 10 députés de la CUP pour être investi par le Parlement et mettre en œuvre son programme de sécession.Si un gouvernement n\u2019est pas formé d\u2019ici le 9 janvier, de nouvelles élections régionales devront être convoquées, les quatrièmes depuis 2010.«Les chiffres sont diaboliques mais au-delà des chiffres, nous sommes face au défi de débattre et trouver des solutions à partir de ce résultat», a déclaré à la presse le chef du groupe parlementaire de la CUP, Antonio Banos.Les formations indépendantistes ont obtenu la majorité des sièges au Parlement régional le 27 septembre dernier.Leurs députés ont adopté une résolution proclamant le début d\u2019un processus de séparation de l\u2019Espagne en 18 mois et l\u2019insoumission de cette région de 7,5 millions d\u2019habitants à l\u2019État espagnol.Mais la coalition dirigée par Artur Mas, «Ensemble pour le oui», (62 députés), et la CUP ont été incapables de surmonter leurs différences idéologiques pour former un gouvernement.La gauche anticapitaliste a demandé en vain qu\u2019on lui présente un autre candidat pour diriger l\u2019exécutif.Elle reproche à Artur Mas sa politique d\u2019austérité et les scandales de corruption qui éclaboussent son parti CDC.Pour tenter d\u2019amadouer les anticapitalistes, la coalition avait proposé cette semaine un plan de 270 millions d\u2019euros de mesures sociales pour les enfants défavorisés, pour freiner les expulsions de propriétaires incapables de payer les traites de leur logement et bloquer des privatisations.Si le conseil politique de la CUP finit par accepter la candidature d\u2019Artur Mas, celui-ci pourrait être investi dans les premiers jours de janvier et reprendre sa lutte avec Madrid, où tous les partis sont opposés à la sécession de la Catalogne.Même Podemos, la gauche radicale de Pablo Iglesias, ne souhaite pas l\u2019indépendance.Mais c\u2019est le seul à avoir accepté que les Catalans se prononcent sur leur avenir par référendum, comme l\u2019ont fait les Québécois au Canada et les Écossais au Royaume-Uni.Dans les deux cas, ils ont rejeté la sécession.Agence France-Presse IRAK SUITE DE LA PAGE B 1 est frontalière de la Syrie, la Jordanie et l\u2019Arabie Saoudite.La ville s\u2019étend le long du fleuve Euphrate dans une vallée fertile.La reconquête de Ramadi redorerait le blason de l\u2019armée irakienne, fortement critiquée pour son humiliante déroute en juin 2014 face au groupe El, qui avait mis la main sur de vastes pans du territoire au terme d\u2019une offensive fulgurante.Une victoire pour les forces irakiennes « C\u2019est la première fois depuis l\u2019offensive de Daech que cette institution obtient une victoire sans le soutien des Forces popu- laires de mobilisation», des groupes paramilitaires chiites, a estimé l\u2019analyste politique Ih-san al-Shammari.Les derniers combats à Ramadi ont coûté la vie à au moins cinq membres des forces de sécurité depuis vendredi, selon des sources au sein des services de sécurité.Le gouvernement n\u2019a pas révélé le bilan total des victimes dans ses rangs depuis le début de l\u2019opération.Des sources médicales à Bagdad ont indiqué que 93 membres des forces irakiennes ont été blessés et hospitalisés sur la seule journée de dimanche.Plus de 50 djihadistes ont été tués durant les 48 dernières heures, selon des sources militaires.La coalition internationale menée par les États-Unis a indiqué avoir mené 31 frappes au cours de la semaine écoulée sur Ramadi.Des boucliers humains Les combattants djihadistes, qui se seraient retirés à l\u2019est de la ville, ont utilisé des civils présents dans les zones de combat comme boucliers humains, selon plusieurs témoignages.«Les combattants de Daech ont forcé toutes les familles habitant près du complexe à partir avec eux afin qu\u2019ils puissent fuir vers» la banlieue est de Ramadi, a affirmé un responsable du quartier Khaldiya, Ali Dawood.Un des civils qui avaient pu fuir les zones de combat a affirmé que lui et sa famille avaient été secourus après que des combattants du groupe FI se furent servis d\u2019eux comme bouclier humain pour fuir la ville.Les familles de Ramadi qui ont réussi à sortir de la ville ont pour certaines rejoint des camps de déplacés dans la province.D\u2019autres ont préféré rejoindre Bagdad ou la région autonome du Kurdistan.D\u2019après l\u2019Organisation internationale des migrations, les habitants de la province d\u2019Al-Anbar représentent un tiers des 3,2 millions d\u2019irakiens forcés de quitter leur foyer en raison des combats depuis 2014.L\u2019institut spécialisé IHS Jane\u2019s basé à Londres a estimé la semaine dernière que le groupe FI avait perdu cette année 14% de l\u2019ensemble des territoires conquis en 2014 en Syrie et en Irak.Agence France-Presse AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès Denis Langlois, en son vivant domicilié au 9 rue Ally, à Pierreville, province de Québec, JOG 1J0, survenu le 26 mai 2015, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, le 14 décembre 2015 devant Me Diane Beaudry, notaire, conformément à la Loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Diane Beaudry, notaire, sise au 1160 Boulevard Saint-Joseph Est, bureau 105, Montréal, province de Québec, H2J 1L4 Donné ce 14 décembre 2015, à Montréal par Me Diane Beaudry, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Rachel Desjardins, en son vivant domiciliée au 67, Hudson, Mont-Royal, province de Québec, H3R 1S7, survenu le 29 juin 2015, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral devant Me Denise Courtemanche, notaire, le 23 décembre 2015, conformément à la loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5064 avenue du Parc, Montréal, Québec, H2V 4G1 Donné ce 28 décembre 2015 Alice Desjardins, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jean-Baptiste BRAVETTI, en son vivant domicilié au 1870, boulevard Pie-IX, à Montréal, province de Québec, HIV 2C5, survenu le 5 janvier 2015, un inventaire des biens du défunt a été fait par Patrice BRAVETTI, liquideur successoral, le 16 décembre 2015 Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Ghislaine Théoret, notaire, sise au 3427, rue Saint-Hubert, Montréal, province de Québec, H2L 3Z8 AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Tombées - Période des Fêtes Pour la publication d'avis légaux et d'appels d'offres Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 2015 ainsi que les et 2 janvier 2016 RÉSERVATIONS ET MATÉRIELS Publications des jeudis 24 déc.et 31 déc.: les mardis précédents avant midi Publications des lundis 28 déc.et 4 janv.: les mardis précédents avant 16h00 Publications des mardis 29 déc.et 5 janv.: les mercredis précédents avant midi Publications des mercredi 30 déc.et 6 janv.: les mercredi précédents avant 16h00 avisdev@ledevoir.com TéL: 514-985-3344 Télec.: 514-985-3340 LE DEVOIR, LE LUNDI 28 DECEMBRE 2015 B 3 LE MONDE CRISE BURUNDAISE Gouvernement et opposition en Ouganda pour des pourparlers Kampala \u2014 Des représentants du gouvernement, de l\u2019opposition et de la société civile burundais se sont rendus dimanche en Ouganda où débutent lundi des pourparlers sur la crise, ont annoncé des diplomates.«Les pourparlers sur le Burundi vont s\u2019ouvrir à Entebbe», où se trouve le palais présidentiel, prés de la capitale Kampala, a déclaré à l\u2019AFP le ministre ougandais de la Défense, Crispus Eyonga.«Toutes les parties seront présentes, y compris le gouvernement» burundais, a indiqué le ministre, confirmant que les pourparlers se tiendront sous l\u2019égide du président ougandais Yoweri Museveni, rnédiateur désigné par les Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Est.Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril du président Pierre Nkurun-ziza \u2014 réélu en juillet \u2014 à un troisième mandat, que l\u2019opposition, la société civile et une partie de son camp jugent contraire à la Constitution et à l\u2019Accord d\u2019Arusha qui a mis fin à la guerre civile en 2006.Le CNARED, coalition de tous les groupes opposés au troisième mandat de Pierre Nku-runziza, a également été invité à participer aux négociations.Jusqu\u2019à présent, le gouvernement burundais avait refusé de participer à des négociations avec le CNARED, le qualifiant d\u2019«Drgo«fsofm« terroriste» et l\u2019accusant d\u2019être derrière un coup d\u2019Etat manqué en mai et les attaques en cours contre les forces de sécurité.En juillet, une précédente tentative de négociation entre le gouvernement et des représentants de l\u2019opposition avait échoué, la partie gouvernementale s\u2019étant retirée deux jours avant la présidentielle qui avait débouché sur la réélection de M.Nkurunziza.L\u2019Union africaine (UA) a annoncé il y a huit jours qu\u2019elle allait envoyer une mission de 5000 hommes au Burundi pour tenter de stopper les violences, menaçant Bujumbura de se déployer même sans son accord.La naissance officielle d\u2019une rébellion, appelée «Forces républicaines du Burundi» (Fo-rebu), a été proclamée cette semaine par un ancien officier de l\u2019armée burundaise, le lieutenant-colonel Edouard Nshi-mirimana.Elle se donne pour objectif de «chasser du pouvoir» le président Nkurunziza.Le présidente de la commission de l\u2019UA, Nkosazana Dla-mini-Zuma, a déclaré vendredi qu\u2019elle se félicitait de «la reprise du dialogue inter-burundais à Entebbe», ajoutant avoir adressé un message à M.Nkurunziza plaidant pour le déploiement de la force de l\u2019UA, afin «d\u2019obtenir le feu vert du gouvernement pour un déploiement rapide».Le gouvernement burundais a rejeté le principe de la mission de rUA et prévenu que si cette dernière devait mener à bien ce déploiement sans son aval, cette mission serait alors considérée comme une «force d\u2019invasion et d\u2019occupation ».Agence France-Presse CHICAGO Les proches de deux personnes tuées par la police veulent du changement Chicago \u2014 Les proches de deux personnes tuées par la police de Chicago sentent que les policiers ont abandonné leurs concitoyens, ont-ils déclaré dimanche en conférence de presse.Un policier de Chicago répondant à un appel d\u2019urgence au sujet d\u2019une querelle familiale a accidentellement abattu une femme de 55 ans, a reconnu le service de police de la ville.Les proches de Betty Jones ont raconté qu\u2019elle vivait dans l\u2019appartement en dessous de celui du père de Quintonio Le-Grier, un jeune homme de 19 ans dont le comportement violent est à l\u2019origine de l\u2019appel d\u2019urgence et qui a aussi été tué par balles vers 4h 25 samedi dans un quartier du West Side.Les agents qui se sont présentés sur les lieux ont été confrontés à un individu agressif, ce qui a poussé un policier à décharger son arme, a indiqué la police de Chicago dans un bref communiqué publié samedi soir.la femme de 55 ans a été accidentellement atteinte et tuée, selon le communiqué, qui se termine sur les condoléances offertes par le corps policier à la famille de Jones.Le père de Quintonio Le-Grier, Antonio, a rapporté avoir été réveillé vers 4 h 15 du matin, samedi, lorsque son fils frappait dans sa porte barrée pour la forcer à s\u2019ouvrir.Il a appelé la police, puis Mme Jones, sa voisine d\u2019en bas, pour l\u2019avertir de ne pas ouvrir sa porte tant que les policiers ne seraient pas arrivés.Elle lui a dit qu\u2019elle avait vu son fils à l\u2019extérieur avec un bâfon de baseball.A l\u2019arrivée des policiers.Antonio LeGrier a entendu Mme Jones crier «Wo! Wo! 'V fi NANCY STONE CHICAGO TRIBUNE VIA ASSOCIATED PRESS Janet Cooksey (au centre), la mère de Quintonio LeGrier, s\u2019est fait consoler par ses proches lors de la conférence de presse qui s\u2019est tenue dimanche.Wol».Il a entendu des coups de feu en descendant les escaliers et a vu son fils et sa voisine, étendus dans le hall.Une amie de Betty Jones, Jacqueline Walker, se demande pourquoi la police «tire d\u2019abord et pose des questions ensuite».La police devrait utiliser des pistolets à décharge électrique ou d\u2019autres méthodes non létales, a-t-elle affirmé en conférence de presse, à l\u2019extérieur de la résidence des victimes.Le bureau du médecin légiste du comté de Cook et les proches de la victime ont révélé que le décès de la quinquagénaire, qui était mère de cinq enfants et hébergeait des membres de sa famille à l\u2019occasion de Noël, et de Quintonio, un étudiant en génie électrique à l\u2019université Northern Illinois en visite chez son paternel pour le temps des Fêtes, avait été constaté à l\u2019hôpital.La mère de Quintonio Le-grier, Janet Cooksey, a déclaré que la police de Chicago l\u2019avait laissé tomber, elle et tant d\u2019autres.Elle a vu d\u2019autres familles perdre un membre sous les balles des policiers, et maintenant, c\u2019est son tour.D\u2019autres gens qui ont pris la parole ont interpellé le maire, Rahm Emanuel, afin qu\u2019il en fasse davantage pour améliorer la situation avec la police.D\u2019autres lui ont demandé de démissionner.Les deux victimes étaient afro-américaines.Or, cet incident survient alors que la mort de plusieurs noirs aux mains de policiers ont déjà mis de nombreux services de police américains sur la sellette et donné naissance au mouvement de protestation Black lives Matter.La police de Chicago fait l\u2019objet d\u2019une enquête fédérale en matière de droits civils après la diffusion d\u2019une vidéo montrant le policier Jason Van Dyke tirer à 16 reprises sur un suspect noir de 17 ans, Laquan McDonald, en 2014.L\u2019agent fait face à six accusations de meurtre prémédité et à une accusation d\u2019inconduite relativement à la mort du jeune homme.Il doit être formellement accusé mardi.La police n\u2019a pas voulu dévoiler la race du policier impliqué dans l\u2019affaire, se bornant à dire dans son communiqué que les agents concernés seraient assignés à des tâches administratives pendant 30 jours le temps que leur capacité à reprendre le travail sur le terrain soit évaluée.Le père de Quintinio LeGrier a confié au journal Sun-Times que son fils avait des problèmes émotionnels, après avoir passé son enfance dans des familles d\u2019accueil.La mère de la victime a aussi dit Chicago Tribune que son fils avait des problèmes de santé mentale, mais que la police n\u2019aurait pas dû réagir de cette façon.Associated Press SYRIE Zahran Alloush, le combattant islamiste que tous adoraient détester L\u2019élimination par une frappe russe du chef de « l\u2019Armée de l\u2019islam » risque de compromettre les pourparlers de l\u2019ONU HALA KODMANI \"VT on, je ne me réjouis pas que Zahran Al-^ 1 > loush ait été tué par les Russes, malgré l\u2019énorme différend personnel et public qui m\u2019oppose à lui.» C\u2019est un ennemi juré du chef de «l\u2019Armée de l\u2019Islam» (autre nom du groupe Jaich al-Islam) qui réagit ainsi vendredi à la confirmation de sa mort dans un raid aérien près de Damas.L\u2019écrivain syrien Yassin Haj Saleh, accuse Alloush de l\u2019enlèvement à Douma de sa propre femme disparue depuis fin 2013 au côté de l\u2019avocate des droits de l\u2019Homme Kazan Zaitouneh et de deux autres de leurs compagnons.La réaction de l\u2019intellectuel opposant démocrate aujourd\u2019hui exilé en Turquie illustre les sentiments ambivalents des nombreux et divers adversaires du chef de guerre salafiste que tout le monde adorait détester.Puissant chef et fondateur de la formation la plus importante de la rébellion syrienne dans la région de Damas, estimée à 45 000 hommes, Zahran Alloush, 44 ans, qui régnait en maître incontesté sur la Ghouta orientale, était un personnage hautement controversé.Libéré au début de l\u2019été 2011 du célèbre «pavillon islamiste » de la prison de Sednaya en même temps que des dizaines de salafistes et djihadistes, à la faveur d\u2019une amnistie de Bachar al-Assad, il annonce aussitôt vouloir renverser le régime par la force.Cela au grand dam des militants de la révolution encore pacifique qui le soupçonnent de complicité objective avec le régime.Il s\u2019installe dans sa ville natale de Douma, 100 000 habitants à 10 km au nord-est de la capitale où son père était déjà connu comme prédicateur salafiste proche de l\u2019Arabie Saoudite, devenue le principal soutien du fils Alloush.Après avoir participé à la «libération» de la région des forces du régime fin 2011, Zahran parvient à unifier les différents groupes d\u2019opposition armés rivaux sous la bannière de l\u2019Armée de l\u2019Islam, imposant un ordre loin du chaos des autres zones rebelles au nord de la Syrie.Une «Bande de Gaza géante» Assiégée, affamée et régulièrement bombardée par l\u2019armée de Bachar al-Assad, l\u2019enclave comparée par un chercheur américain à une «Bande de Gaza géante» survit miraculeusement «Du fait de la corruption et du ravitaillement par les tunnels contrôlés par le Seigneur de guerre», disent les détracteurs d\u2019Alloush.«Grâce à une gestion politique et militaire rigoureuse» considèrent au contraire ses partisans de Douma, banlieue sunnite longtemps marginalisée et farouchement opposée au régime.«Nous avons à Ghouta des ressources comme l\u2019eau et l\u2019agriculture, mais aussi de nombreux professionnels parmi les citoyens qui se sont montrés très créatijs pour assurer les besoins vitaux de la population», assurait Zahran Allouch.Dans une interview publiée le 15 décembre dernier sur le site The Daily Beast, du New York Times, au lendemain de la réunion à Riyad des différentes composantes politiques et militaires de l\u2019opposition syrienne, dont un représentant de l\u2019Armée de l\u2019Islam, Alloush se pose en maître du pragmatisme.«Nos priorités restent celles des débuts de la révolution syrienne: débarrasser notre pays de toute forme de dictature et de terrorisme.Comme toutes autres forces révolutionnaires nous combattons tant les forces d\u2019Assad que la mentalité takfiriste du groupe État islamique,» expliquait-il.Exemple de rébellion Fort de ses succès contre les forces de l\u2019organisation Etat islamique qu\u2019il a réussi à chasser de toutes les régions qu\u2019il contrôle près de Damas, le chef de l\u2019Armée de l\u2019Islam s\u2019est présenté comme un exemple pour une rébellion syrienne islamique mais non djihadiste.Le profil parfait aujourd\u2019hui pour les Saoudiens qui lui ont toujours apporté un soutien politique et financier solide et généreux.«L\u2019armée d\u2019Alloush est exclusivement composée de Syriens, sans combattants étrangers ou anciens djihadistes d\u2019Irak ou d\u2019Afghanistan,» souligne Hadeel Oueiss, la jeune journaliste syrienne chrétienne d\u2019Alep qui l\u2019a interviewé par téléphone pour le Daily Beast.«Installé à quelques kilomètres du Palais présidentiel de Damas, il est une cible de choix pour les frappes russes», écrivait la journaliste 10 jours avant l\u2019assassinat ciblé de Zahran Alloush.Logiquement, les médias du régime Assad ont célébré «la mort du grand terroriste des Saud», les hommes du Hezbollah ont distribué les pâtis- series dans la banlieue sud de Beyrouth tandis que l\u2019Iran se réjouissait de l\u2019élimination du «terroriste Wahhabite » et que la Russie rappelait les attaques de l\u2019Armée de l\u2019Islam contre les habitants de Damas.Les plus heureux de sa disparition étaient les hommes du groupe El qui ont salué «la fin d\u2019un traître à l\u2019Islam».En revanche, dans le camp des opposants syriens, l\u2019assassinat de Zahran Alloush est un coup dur.«Il aura des conséquences sur tout le processus politique et diplomatique entamé à Vienne et Genève, » affirme Riyad Hijab, l\u2019ancien premier ministre syrien, devenu coordinateur de la délégation des négociations avec les représentants du régime.«C\u2019est la perspective de la seule solution politique possible en Syrie que la Russie a tué aujourd\u2019hui, » selon la militante démocrate Nahed Badawyé.Un coup dur aux pourparlers onusiens?Pour les experts, la disparition d\u2019Allouche pourrait porter un coup dur aux pourparlers que l\u2019ONU souhaite organiser dès le 25 janvier pour tenter de mettre fin au conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 et qui a fait plus de 250000 morts.L\u2019Armée de l\u2019Islam était en effet l\u2019un des rares groupes islamistes avec Ahrar al-Cham, une autre puissante milice proche d\u2019al-Qaïda, à avoir assisté le 10 décembre à Ryad à une réunion des principaux mouvements de l\u2019opposition.Les participants à cette rencontre avaient annoncé leur accord pour des négociations, et devaient commencer à mettre sur pied une délégation les représentant.Dans un communiqué samedi, le médiateur de rONU Staffan de Mistura a dit espérer que «le spectre le plus large possible» de l\u2019opposition sera représenté durant ce processus, soulignant qu\u2019
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