Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, 15 décembre 1979, Cahier 6
[" cahier Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 * F-2 \u2014 Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 Guy Barbeau raconte l'épopée des Seers, Bouchard, Séguin, etc.f Ce n'est pas de la petite histoire, dont j'ai souvenance, mais d'une véritable épopée, dont les héros souvent anonymes ont pour nom: Bernier, Seers, Leclerc, Séguin, Tremblay, Lapointe, Bouchard, etc.Au milieu des années cinquante, j'entrais au service de la publicité du Progrès du Saguenay.À l'euphorie d'un nouveau quotidien avait succédé un certain réalisme.Les structures très lourdes risquaient de s'effondrer à la moindre secousse, les chambranles étant devenues trop fragiles.Idéalistes sans doute, les promoteurs avaient a l'esprit une sorte de \u201cNew-York-Time''.Mauvais calculs! On aurait trop misé sur le dynamisme des gens de chez nous, sur leur ouverture d'esprit a tout ce qui est nouveau, on aurait sous-estimé l'importance du Soleil au Saguenay, du Lingot (prestige de l'Alcan), du Régionai et des nombreux autres hebdomadaires de la région y inclus le Bohème édité par Jean Gagnon.Il va sans dire que tous ces médium et les stations de radio devaient se partager à force de convictions les budgets de publicité des commerçants locaux.Pour nous du Progrès du Saguenay, la tâche n'était pas facile, mais nous parvenions quand même à soutirer notre part.S'il m'était possible de remettre un \u2018\u2019Oscar\u2019' ou une première étoile à un client que\u2019 j'avais à affronter à l'époque, je n'hésiterais pas à la décerner à monsieur Justin Maltais de la Pharmacie Chicoutimi qui a toujours accueilli notre sollicitation avec beaucoup de sympathie et de distinction.Sept belles années Sept années passées dans un quotidien chancelant, aux méthodes archaïques, sept années remplies d'espoir, d'imprévus et de déceptions, mais aussi sept années d'enthousiasme, d'expériences enrichissantes, - mais avant tout, sept années de souvenirs inoubliables.Comment ignorer Marcel quins dès dix heures du matin au grand désespoir du \u2018Boss\u2019\u2019, mais qu'on devait par la suite remplacer par trois ou quatre personnes le temps de ses vacances venu.Comment oublier le grand Lucien Gaudreault, Raymond Robert, ce flegmatique à l'humour incisif, le volubile et débordant Ludger Houle et l'in- saissisable Roger Asselin, toujours nerveux, toujours inquiet, sauf lorsqu'il causait de sport, ainsi que tous les autres qui ont suivi le même sillage?Les anecdotes Des anecdotes, il faudrait Jean-Guy Barbeau a travaillé plusieurs années au Progrès, à titre de conselller publicitaire.Aujourd'hui, I! oeuvre surtout dans l\u2019ensel- gnement.Séguin, nouvellement arrivé de La Presse avec près de vingt-cinq années d'expérience du métier et qui fut mon patron immédiat, homme de haute compétence ayant le souci du travail bien fait, lui qui n'a jamais cessé de faire part de son savoir à tout le personnel de la boîte.On l'aura cru un peu dilettante parce qu'à certains moments son érudition sur Napoléon l\u2019entraînait et avait de quoi à faire rougir un Guille- min.Comment ne pas se souvenir de Berthe Pedneault, une employée effacée, mais efficace qui pouvait se permettre de lire ses bou- plus d'une édition du Quotidien et de Progrès- Dimanche réunis pour les résumer.Parmi les plus fascinantes, je me souviens de celle où notre gérant général fut pris d'un malaise soudain à la suite d'un repas que lui avait affectueusement préparé son épouse en s'inspirant d\u2019une recette parue la veille dans le Progrès.Hélas, on avait inversé par erreur ou à dessein certains ingrédients; on imagine facilement la suite.J'ajouterais bien les aventures de Ti-cul, mais, un autre collaborateur à ce cahier spécial élabore sur le sujet.« LE PERSONNEL des ateliers du Progrès du Saguenay Ltée, au début de 1970.RES .Te Hommages au Progres du Saguenay Ltée pour son 90ème ANNIVERSAIRE NOUVEAU SERVICE il arrive parfois qu'on est la propre victime de l'humour que l'on veut avoir.Etant de nature enclin à trafiquer les mots, j'annonce à mon patron que j'avais réussi un exploit inédit, celui de vendre une annonce à M & M \u2018Profane Gaz\u201d pour l'édition consacrée à l'ouverture officielle du Grand Séminaire de Chi- coutimi.Mais qu'elle ne fut pas ma stupeur le lendemain de voir en toutes lettres \"PROFANE GAZ\".bien figuré au journal.encore une fois Ti-cul s'était payé notre téte.Il y eut quand méme des événements plus marquants durant cette période.C'est à ce moment que le peintre-barbier Arthur Villeneuve commence a ébranler les assises de l'Art au grand désarroi des puristes et des incrédules, qu'une exposition de Jean-Paul Lemieux se termine par la vente d'un seul tableau pour cinquante dollars, qu'une vive discussion défraye la chronique artistique connue sous l'appelation: lacurto et YA.Barbeau; que Le Progrès du Saguenay compte parmi Son personnel le petit-fils du célèbre peintre Henri Matisse.I! y eut aussi le rapport Posner, la municipalisation de l'électricité avec son promoteur le dynamique et très coloré Rosaire Gauthier, maire de Chicoutimi, puis Jean Lesage au pouvoir.\u201cCharley\u201d Mais de toute cette aventure, une image me revient toujours à l'esprit chaque fois que l'on parle de journal ou de presse, c'est celle de \u2018Charley\u2019.Arborant une chevelure qu'on aurait dit taillée à la scie mécanique, - cet homme costaud aux gestes nerveux, toujours à la course ne cessant d'engueuler sa machine infernale pour la contenir quand elle menaçait de sauter ou de stopper entraînant ainsi la catastrophe, impatient et jurant à l\u2019occasion devant son poney rébarbatif, Charley savait tout remettre en place avec un bout de corde ou de broche trouvé au hasard.Il faut que le journal sorte, les camelots attendent, les clients attendent, tout le monde attend son journal.Bien ou mal, vrai ou faux, intéressant ou pas, cela n'a pas d'importance, pourvu que l'on ait sa gazette, le contenu: Boff.mais sa gazette, c'est l'essentiel! Charley, ce capitaine qui pétait le feu devant une correction de derniére minute, savait quand méme sourire angéliquement à sa ma- So Sy + chine si elle ronronnait à la façon d'un menuet de Mozart.Charley l'homme des grandes tensions comme des grands soulagements, c'était le baromètre de toute la boîte au temps des années sombres.Maintenant qu\u2019il a atteint la noblesse de la retraite, il nous permettra de lul rappeler que le Progrès tout comme Le Quotidien, c'est un peu sa faute.Chapeau bas devant monsieur Charley Bouchard, homme de presse, technicien, ingénieur, un général de la dernière chance parmi les pionniers d'une folle aventure.Une école Le Progrès du Saguenay peut revendiquer avec fierté d\u2019avoir été l'école qui a formé le plus de compétences dans tous les secteurs de la presse écrite au Québec.Improvisation, liberté d'action-maladresse, réussite, déception, enthousiasme, ce que l'on pourrait qualifier d'Université du Bon Sens.Ne serait-ce pas là le rôle majeur de cette entreprise de chez nous?JEUNE COMMERCE \u2014 Guy Barbeau, l\u2019auteur de ce témoignage oeuvrait très activement dans le Jeune Commerce et on le voit ici, au centre, alors qu\u2019il présidait vers la fin des années 1950, une réunion de l'organisme.A sa gauche, M.Bandout, celui qui a réussi à traverser l'Atlantique à bord du Légaré Il et à droite, le président du Jeune Commerce du temps, Jean Laflamme.LA FABRICATION D\u2019AMEUBLEMENT i SPECIAL 84> ESTUNE A-NREALISATION DE VILLENEUVE & FRERES MEUBLES ENR.FABRICANTS D'\u2019AMEUBLEMENT DE RESIDENCES, BUREAUX ET COMMERCES Qu hal = oy Salut à Philippe, à Mathilde aussi, à Ti-Fril, à Vic- Pose SN tor, à Bernier, à Sears le 4 À ANS bougonneux, à Jean-Marc, à \u2019 RN a Coyette, a Paradis et Mas- } sicotte, salut à Raymonde, à Gemma, à Suzanne, salut à Léopold, à Pierrot, à Charles, salut Bébert, salut Gigi, salut Martel, Rémi, Dominique.Salut Gaston le typo.Salut à monsieur Gaston Vachon, combattant des premières heures, maintenant commandant de toute une équipe bien armée, bien équipée, bien modernisée, bien informatisée.Me serait-il permis de souligner à monsieur le Commandant que c'est par l'effort QUOTIDIEN\" qu\u2019il parviendra au PROGRES, même le DIMANCHE s'il le faut.+ J.-Guy Barbeau Denis Villeneuve, prop.Villeneuve & Frères Enr.1860, boul.Auger, sud Alma Téls rés.: 662-3347 bur.: 662-6992 Le groupe Expéditex collabore à l\u2019essor économique de notre région, de notre province, de notre pays.Tr Fon Schellerviie Georges q LG-2 Churenu Falls Ooinaca Easimain Le Progrès du Saguenay par la communication demeure le véhicule par excellence dans notre région pour permettre à Latrador City Wahush 31.Fermont Havre St Pere SJ bie Lake Gagnon Lac Mistassim p Lac Albane: Manco agan Sept-lles Port-Cartiet Matagam Chapars Labrevilie Chutes Chibougamau Dotbeau Bae-Comeau/Hauterive Forestville Samt-Felcien \u2014\u2014\u2014 Pour nos anclens et nou- { veaux clients, avons une HN' équipe pour la réparation de > vos remises ou Clôtures.È notre groupe cet essor.Jonquiere Bagotville Rouyn/ Noranda Cadillac Malartic + Service de maintenance: 549-6385.Livraison partout au Saguenay-Lac-St-Jean Service de montage ' sur place AMEUBLEMENT DE PARTERRE ENR.Boul.St-Jean-Baptiste \u2014 Chicoutimi TRANSPORT HAMEL INC.TRANSPORT CARTIER INC.TRANSPORT MAGNY INC.TRANSPORT GENESSE INC.TRANSPORT MURRAY BAY INC.LABRADOR EXPRESS LTD.CHIBOUGAMAU EXPRESS LTEE.NORTHERN EXPRESS LTD.DEMENAGEMENT CARTIER INC.LES DEMENAGEMENTS COTE (1977) LTEE.EE NN RRR RR NN RN NNN N ANNU GEORGES-H.BELLEY, PROP.Chicoutimi, EE EN NE ERRNO EEN ENR N e - v mes L'histoire du Progrès du\u2019 Saguenay, journal qui avait toujours été considéré comme l'organe officiel de- la région, est une succession de succès et d'insuccès, de tentatives fructueuses et infructueuses, de luttes acharnées, de victoires et de défaites.Plus d'un journaliste célèbre y aura épuisé tous ses talents et toutes ses ressources.Plus d'un administrateur y aura également échoué.Mais tous s'y sont vaillamment battus et en sont sortis grandis.De tribulations en tribulations, l'entreprise régionale n\u2019était pas loin de l'agonie en 1964.Il y eut donc un recommencement.Ce fut le dimanche 11 octobre 1964, sous la forme tabloïd, comptant 32 pages, imprimées en deux couleurs et un nouvel hebdomadaire, sous le nom de \u2018\u2018Progrès- Dimanche\".Cette nouvelle feuille régionale, à l'allure plus populaire, la deuxième publication dominicale du Québec, devait constituer une reprise spectaculaire de la plus ancienne entreprise de presse et d'imprimerie de la région.\u2018 sa tâche de Vachon, à ce moment, gérant des imprimeries \u2018\u2018Le Progrès du Saguenay Ltée\u2019.Je fus alors engagé pour prendre la direction de la rédaction du nouveau journal a lancer.Un mois à peine suffit pour tout mettre en place avant de publier le premier numéro de \u2018Progrès - Dimanche\u201d.Les hommes d'affaires qui avaient participé au re- financement étaient, outre le président, M.Pierre-E.Laberge, MM.Charles Jal- bert, J.-B.-A.Gagnon, Jean-Paul Tremblay, et Jean-Paul Mercier.M.Paul Murdock devait se joindre au groupe plus tard.Si on se reporte a cette époque, alors que la révolution tranquille amorcée quelques années plus tôt battait encore son plein, on peut imaginer toutes les hésitations des membres du conseil d'administration de lancer un journal le dimanche.Comment serait acceptée cette aventure par le clergé, fondateur et ancien propriétaire en grande partie de l'\u2019entreprise, dont la plupart des actions avaient été laborieusement rachetées.Personne en l'Eglise Charles-Julien Gauvin est aujourd\u2019hui chef de pupitre du Quotidien.Il à assisté aux premières heures de Progrès-Dimanche et travaille dans l\u2019entreprise depuis 1964.En moins d'un an, une poussée vertigineuse devait porter à près de 20,000 copies le tirage de ce journal du dimanche.\u2018Le Progrès du Saguenay\u201d, hebdomadaire du mercredi, de grand format, à qui il succédait n'avait alors que 800 abonnés.Travail d\u2019équipe Le renflouement de l\u2019entreprise s'est effectué grâce à la mise en commun des ressources financières de cing ou six hommes d'affaires, parmi les plus hauts cotés de Chicoutimi, et grace aux efforts conjugués et à l\u2019expérience accumulée de deux experts techniciens dans l'imprimerie, MM.Aimé Lorion, propriétaire de \u2018La Voix de l'Est\u201d de Granby, et Gaston n'avait vraiment défendu la lecture le dimanche.Mais plusieurs curés tonnèrent du haut de leur chaire et défendirent aux camelots de \u2018\u201cProgrès-Dimanche'\" de vendre cette \u2018\u2018feuille de choux\u2019 sur le perron de.leur église.Mais comme les fidèles du diocèse ont toujours bien observé le repos dominical ils furent trop heureux de s'abandonner à la lecture du nouveau journal.$0.10 I'exemplaire Cela ne fut pas cependant si facile.Au début, le journal était vendu a dix sous dans les dépôts, mais la distribution gratuite n'était pas toujours effectuée de façon impeccable.Des distributeurs peu scrupuleux, ou des camelots UN GRAND JOUR \u2014 Chacun scrute avec attention, au sortir de la presse, ce journal qui est toujours considéré comme un phénomène de réussite dans la presse hebdomadaire.Sur la photo, prise le 11 octobre 1964, MM.Gaston Va- pressés de retourner à leurs jeux, abandonnaient souvent des piles complètes dans les ravins et sur les terrains vagues lorsque ce n'était pas dans les poubelles.M.Ludger Houle, directeur de la publicité avait alors à s'expliquer avec les annonceurs, alors que le directeur de la circulation, M.Fernand Béland, devait tout recommencer à zéro.C'est lui qui avait montré à \u201cLa Presse\u2019 & vendre à domicile et c'est lui qui, patiemment, organisa cette structure compliquée de distributeurs et de camelots qui apportent au foyer méme des abonnés, leur journal, tét le dimanche matin.Le véritable succès du journal aura été, en fait, le fruit d\u2019une étroite collaboration entre l'imprimerie, la distribution, la publicité et la rédaction du journal.Le produit devait être attrayant et plaire à la clientèle.Le soin apporté à la lithographie comptait autant auprès des annonceurs qu\u2019auprès des lecteurs.Le journal devait être livré proprement et à l'heure, simultanément presque \u201cCHIBOUGAMAU KID\u201d \u2014 Charles-Jullen Gauvin est un des journalistes les plus chevronnés de la région, encore \u2018\u2019dans le métier\u201d.Il a commencé sa carrière en 1945 à l'Evénement-Journal, à Québec et en 1953, Il était le premier reporter à réaliser une série d'articles sur Chibougamau.À l'extrême droite sur la photo, le reporter Gauvin Interview Armand Beaudoin, celui qu\u2019on a surnommé \u2018\u2018Chibougamau Kid\u201d, en présence de MM.Brown et McQuade, les propriétaires des hôtels Wacanichi et Rainbow Lodge.dans tous les foyers.Maisla rédaction devait offrir à sa clientèle quelque chose d'inédit.Souvent, ce sont les distributeurs, les publicitaires, lorsque ce n'était pas les camelots eux- mêmes ou les annonceurs, qui suggéraient les nouvelles de dernière heure ou les sujets de reportage à la rédaction.Si fe Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 \u2014 F-3 Progrès-Dimanche n'a pas failli à chon, alors directeur et gérant général, Jean-Paul Tremblay, J.-B.-A.Gagnon, J.-P.Mercier, le président Plerre-E.Laberge et M.Charles Jalbert.En fond de scéne, le pressier Elie-Marie Bédard.Combler le vide \u201cLe Progrès-Dimanche\u201d devait combler le vide d'information entre le vendredi et le samedi soir en apportant les derniers développements sur la scène régionale, provinciale, nationale et internationale.Ce fut la clef du succès contre les autres media d'information de la presse écrite et électronique de la région qui disputait âprement la clientele à \u2018'Progrès- Dimanche\u201d.Cette lutte de tous les instants, était stimulante pour la nombreuse équipe de près de deux cents personnes qu'il avait fallu mettre sur pied pour implanter solidement le nouveau journal.Grâce à de nombreux reportages, le journal a tenté d'être le miroir véritable de la région, dans lequel la population pouvait se reconnaître, se retrouver telle qu'elle était, avec ses qualités et ses travers.Tantôt, il défendait les petits salariés contre les profiteurs et les usuriers, donnant ainsi une plus grande portée à une campagne de la CSN réclamant une réforme, la protection des consommateurs.De nombreux professionnels durent faire un examen de conscience et s'amender, surtout après que la CSN et le journal eurent provoqué une enquête discrète mais efficace sur les abus dénoncés, au ministère provincial de la Justice.\u201cProgrès - Dimanche\u2019 s'acharnait aux tâches difficiles épousant les causes désespérées et se lançant lorsque nécessaire, à l'assaut des gouvernements.Comme exemple, qu'il suffise d'énumérer trois opérations d'envergure lancées et soutenues avec vigueur par le journal: I'opération parapluie pour faire cesser l'ensemencement des nuages à l'iodure d\u2019argent, l'opération Tadous- sac pour faire débloquer et terminer la construction de la route Ste-Anne- Tadoussac, et aussi l\u2019opération tracteur pour que les cultivateurs de la région soient remboursés en partie des pertes que l'ense- e 11 octobre 1964 mencement des nuages et les saisons pluvieuses leur avaient fait subir.Les femmes d'Alma tenaient dans cette opération-parapluie un rôle déterminant pour forcer la main du gouvernement et René Lévesque passa plus d'un mauvais quart-d\u2019heure en Chambre.La méme année, le journal chassaitde la région les fumistes qui venaient vendre leurs \u2018\u2018croltes\u2019 en les démasquant au grand plaisir des peintres-artistes de la région.Une autre occasion permettait au journal de chasser également les zélateurs du Réarmement moral venu troubler les âmes tranquilles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Bref, la vie artistique, mondaine, culturelle fut stimulée, l\u2019histoire régionale fut contée, le Carnaval-Souvenir de Chi- coutimi n'avait jamais bénéficié d'aussi fidèles chroniqueurs.Cet hiver-là, les lecteurs de Progrès- Dimanche, après avoir vu à la télévision les exploits -sportifs de nos Canadiens, triomphèrent avec eux lors de la conquête d'une nouvelle coupe Stanley.Le recommencement avait été réussi.Le journal n'avait plus qu'à progresser et à préparer la voie à un véritable quotidien régional comme la population le souhaitait alors ardemment.Charles-Julien GAUVIN HEBDO DE LA RIVE-SUD, 11, avenue Bégin, C.P.1216, Lévis, Qué.G6V 6R8, 833-1225 LE PEUPLE-HEBDO DE LOTBINIERE LE PEUPLE-COURRIER DE MONTMAGNY LE PEUPLE-TRIBUNE DE LEVIS La population que nous desservons et notre personnel se joignent à nous pour rendre hommages à la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean et à la compagnie éditrice du Progrès-Dimanche et Le Quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, à l\u2019occasion de son 92e anniversaire.Cette maison d\u2019édition a contribué au développement économique, social et culturel d\u2019une des plus progressives régions du Québec.Les artisans de cette réussite en sont le personnel et les propriétaires ainsi que la population qui a fait preuve d\u2019une grande fidélité à son égard.Tous se partagent le mérite de ce succès et nous sommes fiers d\u2019en être les témoins.Les Publications Le Peuple Enr.Jean-Paul Cloutier, éditeur.DE LA REGION?CONNAISSEZ-VOUS LES MEILLEURS REPRESENTANTS ALMA Tournez la page?CHICOUTIMI LA BAIE 549-9775 544-1234 662-6685 F-4 \u2014 Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 TRES TOT LA VEILLE on était au travail.Il fällait présenter un journal digne d'une région dynamique et qui fasse taire tous ses dénigreurs.Le Quotidien pouvait déjà compter sur une équipe de journalistes expéri- Le 1er octobre 1973 Les premiers pas du journal \u201cLe Quotidien\u201d Chicoutimi \u2014 Le 4 juillet 1973.Une nouvelle vient d'ébranler le monde de l'information au Saguenay- Lac-Saint-Jean.La direction du Soleil de Québec annonçait, après quelques jours de rumeurs, qu'elle mettrait fin, le 29 septembre de la même année, son association, qui durait depuis plus de 25 ans, avec la région, La salle de rédaction, si pour contrecarrer à la décision patronale, qui, chiffres à l'appui, démontra de façon sans équivoque la non-rentabilité de sa section régionale.Pendant ce temps, à quelques pas de là, plus précisément sur l'avenue Labrecque, à Chicoutimi, la direction du Progrès du Saguenay Ltée se préparait à prendre la relève.Après des études du Bertrand Genest est aujourd\u2019hui directeur de l'information des publications du Progrès du Saguenay Ltée, Le Quotidien et Progrès- Dimanche.En octobre 1973, il était chef des nouvelles au Quotidien.mouvementée en temps normal, devenait en l'espace de quelques secondes, un véritable salon funéraire.Personne n'osait croire qu'une telle situation pouvait un jour se produire.La consternation se lisait également sur les visages des autres employés de la succursale régionale du Soleil.Il a fallu attendre plusieurs jours, voire quelques semaines, avant que les employés, touchés par cette fermeture inattendue, acceptent l'évidence.Il n'y a pas grands arguments marché et avec l'acquisition récente d'un nouvel équipement technique, les dirigeants du Progrès du Saguenay, fiers du succès obtenu avec leur hebdomadaire Progrès-Dimache, annonçaient officiellement la création du \u2018\u2019Quotidien du Saguenay-Lac-Saint- Jean\u201d.Ils confiaient la direction de la rédaction à M.Denis Tremblay qui, après une carrière de plusieurs années comme journaliste et directeur de l'information au Soleil, tant dans fa région qu\u2019à Québec, venait, quelques mois auparavant, mentés.Dans l\u2019ordre, quelques membres de cette équipe, Charles-Julien Gauvin, Bertrand Genest, Guy Bergeron et Gilles Paradis.de s'associer avec cette entreprise.La nomination de Bertrand Tremblay, alors directeur de l'information au Soleil du Saguenay-Lac- Saint-Jean, comme rédacteur en chef et éditorialiste du nouveau quotidien,fut également un élément important qui incita la grande majorité des journalistes du Soleil, et cela malgré la levée du bouclier par certains organismes, toujours les mêmes, face au QUOTIDIEN, à tenter la grande aventure avec la nouvelle publication.Une salle de rédaction qui était complétée par des journalistes recrutés au Progrès-Dimanche et dans d'autres organes d'information de la région.Tout ce beau monde, bien sûr appuyé par les autres services du Progrès du Saguenay, s\u2019est donné un leitmotiv qui peut ainsi se résumer: \u2018Nous avons un défi à relever, celui de donner au Saguenay-Lac- Saint-Jean un véritable quotidien régional, et, nous allons réussir\".Et la grande aventure commença! La première édition Il y a eu, bien sûr, plu- ONS'ARRACHAIT les premières copies à la sortie des presses, du président du journal jusqu'au plus humble employé.Dans l'ordre, Pierre Boulay et Charles Robertson, préposés à la presse, Yvon Rhains, conseiller publicitaire, Gaston Vachon, alors directeur-général et Jean-Paul Tremblay, président de l'entreprise.LI CHICOUTIMI 549-9775 : LA BAIE 544-1234 Iu ath PAC ALMA 662-6685 Jean Gagnon Directeur général FINIS POUR CARROSSERIES - sieurs réunions des cadres de la rédaction, des caucus de l'administration et des assemblées de consuita- tion avec les journalistes.Pour cette grande première, personne ne voulait manquer le bateau.Un plan de travail bien défini a été bâti où chacun des employés avait un rôle à rem- ptir.Mais encore une fois, peut être un peu plus sentie cette fois-ci, les travailleurs de la premiere heure du QUOTIDIEN ont constaté qu'il y a toute une différence entre la théorie et la pratique.a+ [3 CE FUT TOUTE une jounée.et il y avait de la nervosité dans l\u2019air.L\u2019équipe avait travaillé près de 24 heures pour sortir cette première édition.On reconnaît dans l\u2019ordre quelques artisans de la première heure, André La première journée de travail de la grande majorité d'entre eux a commencé à 8h00 le matin du 30 septembre pour ne se terminer que 24 heures plus tard alors que les premières copies de la première édition du QUOTIDIEN sortaient des presses du Progrès du Saguenay.Une longue journée de travail perturbée par plusieurs petits incidents, particulièrement au niveau technique, qui ont fait blanchir les rares cheveux noirs de notre chef de pupitre Charles-Julien Gauvin (sa chevelure était déjà pas TRANSPORT sanitaire FM CHICOUTIMI Hommage aux Progrès du Saguenay pour son 543-0588 anniversaire.mal grisonnante); notre chef de la section sportive André Lestourneau qui a peut-être connu, cette nuit-là, les seuls moments de panique dans sa vie et ses confrères de travail s\u2019en souviendront longtemps; le directeur de l'information d'alors Lucien Edmond ne cessait d'encourager les \u2018p'tits gars\u201d (ses adjoints et les journalistes); le directeur de la rédaction Denis Tremblay et le rédacteur en chef Bertrand Tremblay gardaient tous deux un calme désarmant et même décourageant pour certains.Lestourneau, Vincent Brassard (décédé quelques mois plus tard), Julien Gagnon, toujours au poste, Pierre Raymond, (décédé l\u2019an dernier) et Jocelyn La- berge, aujourd'hui à La Presse, de Montréal.La première édition était sortie des presses au grand soulagement de tous les artisans qui, momentanément, oublièrent qu'il y en avait un autre à préparer le jour-méme et les jours suivants.Aujourd'hui, ce retour en arrière nous fait apprécier encore davantage toute l'évolution qu'a connue le QUOTIDIEN du Saguenay- Lac-Saint-Jean depuis le 1er octobre 1973, tant sur le plan technique que sur son contenu rédactionnel.Le défi a été relevé, mais l'aventure continue et osons-nous l\u2019espérer pour plusieurs années encore.L'emménagement dans un nouvel édifice ultra-mo- derne et fonctionnel ouvre de nouveaux horizons que personne ne veut rater, particulièrement les employés de la première heure du QUOTIDIEN.Bertrand Genest Protégeons notre environnement, Enfin un contenant sanitaire s\u2019adaptant à vos besoins.Contrac- teur, manufacturier, commerçant et entrepreneur.Faite appel à nos services, nous pouvons louer un contenant tel que vous le désirez\u2026 198, GIFFARD.CHICOUTIMI-NORD.543-0588 TRANSPORT SANITAIRE FI LES VOICI! RTE rates] ATELIER MECANIQUE Motorcraft Directeur Succ.La Baie Eric Tremblay 2 + ef.| A 2 JA M s 8+) * , Michel Côté Guy Sergerie Robert Hovington Réal Tremblay Grégoire Bouchard Directeur Spécialiste Représentant Représentant Représentant Succ.Alma en carrosserie Chic.et sec.Bas-Saguenay Chicoutimi Aima Raoul Larouche Représentant Haut du Lac- St-Jean PPS DPT ren Sg -\u2014\\y « SY DEUX PIONNIERS du monde de la presse, Gaby Tremblay et Lucien Emond se souviennent des belles heures de cet hebdomadaire régional qu'était le Progrès- Régional.Le mot de Jean Régis, Si Le Régional était encore de ce monde, il célébrerait prochainement son 50e anniversaire.Ce ne serait pas aussi impressionnant qu'un 90e, mais ça vaudrait la peine de le souligner à cause des remous qu'il a provoqués durant son existence, surtout sur la scène municipale de Chicoutimi.Fondé dans les années 30 par M.Ernest Coudé, propriétaire de l'imprimerie Coudé & Frères située à l'angle des rues Price et Morin.1! portait originellement le nom de \u2018L'Annonceur\u201d qui a compté durant quelque temps sur la collaboration comme journaliste à la pige, un nom presque célèbre aujourd'hui, celui de M.Arthur Tremblay qui vient d'être nommé sénateur.Confrère de classe de M.Tremblay au Séminaire, M.André Lemieux fit également valoir ses talents durant la mème période.Nous retrouvons ensuite \u2018\u2018L\u2019Annonceur\u2019\u2019 devenu \u2018Le Régional\u2019 plusieurs années plus tard avec M.Henri Tremblay comme propriétaire du journal et de l'Imprimerie Chicoutimi où se composait et s'imprimait Le Régional.L'hebdomadaire se distinguait dans ce temps-là par sa section sportive imprimée sur papier jaune, sous la direction de Robert Quenneville qui en fit le journal le plus populaire dans le domaine des sports durant les années glorieuses des Saguenéens de la Ligue du Québec.Après sept années de journalisme au Progrès du Saguenay comme secrétaire de la rédaction, M.Gaby Tremblay en fit l'acquisition en 1951, avec Bertrand Tremblay, au- jourd'hui éditorialiste au Quotidien, comme principal collaborateur.Qui ne se souvient des -luttes farouches et acharnées de Jean Régis sur le plan municipal avec le maire Rosaire Gauthier comme point de mire! On nous demande encore qui était ce Jean Régis.Le secret fut bien gardé car personne, excepté l'auteur de ces lignes, ne connaît encore son identité.\u2014 .Vous voulez savoir?Très bien! Jean Régis groupait plusieurs personnes qui écrivaient, selon leurs connaissances, sous ce pseudonyme.Deux sont disparus depuis, mais il en reste encore quatre qui pourraient confirmer le fait.En savez-vous plus qu\u2019avant?Non?C'est ce que nous voulions: garder le secret! La plus grosse primeur que Le Régional n'ait jamais publiée fut la nomination, six mois à l'avance, d\u2019un Canadien français, M.Gaston Dufour, comme directeur général de la compagnie Aluminium à Arvida.Un cadre de l\u2019entreprise, ayant eu vent de l'affaire, offrit même d'acheter toutes les copies du journal avant impression pour que la nouvelle ne sorte pas dans le grand public.Il essuya un refus et la nouvelle fut publiée comme prévu.Elle fut niée au moment de la publication, mais confirmée officiellement quelques mois plus tard.Soulignons également que Le Régional fut le premier hebdomadaire dans la région à être distribué gratuitement dans tous les foyers de Chicoutimi, formule qui fut imitée par bien des journaux depuis.Après être devenu la propriété d'une compagnie limitée groupant plusieurs hommes d'affaires en 1967, il fut acquis 2 ans plus tard par Le Progrès du Sague- nay Ltée qui en fit le Progrès-Régional dont l'existence fut compromise par la trop forte concurrence.Le Régional n'est plus qu'un souvenir, mais un beau souvenir pour l'auteur de ces lignes qui revit des événements qui ont marqué 20 ans de son existence.Jean Régis Bon succès au Progrès du Saguenay Ltée! Le Royaume du SILENCIEUX voitures américaines, ROSAIRE TREMBLAY, propriétaire 1016, boul.Talbot CHICOUTIMI Garantie à vie et installation gratuite sur silencieux de système d'échappement et amortisseurs \u2018de chocs.\u201cCa va pas dans le trai- neau\u201d.Certes, la remarque est caricaturale, un peu grossière sur les bords, mais que de fois l'ai-je entendu au printemps de 67 alors que je joignais l'équipe de l'hebdomadaire \u2018Le Régional\u2019.Toute une équipe: six administrateurs regroupés dans une petite compagnie, Gabriel Tremblay pour veiller sur la réclame publicitaire et l'auteur de Ces lignes pour assurer le contenu rédactionnel.Ce qu'on a pu en arracher à certains moments.Que de contorsions pour résister à la compétition, que d'efforts pour sauvegarder une crédibilité.\u201cIl me faut un papier sur ton séjour au Régional\u201d, m'a lancé d'une voix autoritaire Denis Tremblay, le directeur de la rédaction au Progrès du Saguenay.Comme canevas de travail, on a déjà vu mieux! Réflexion faite, la copie à offrir ne sera pas du gâteau.Car se pose la difficulté d'avoir vu et vécu le journal atravers des époques, dans la peau de différents personnages.Ca vous fait prendre un \u2018coup de vieux\u201d.Comme lecteur d'abord alors que Le Régional propriété d'une seule personne, nous était toujours apparu comme publication pamphlétaire, à couteau tiré avec un peu tout le monde.Qui ne se souvient de ces querelles interminables avec l'ancien maire Rosaire Gauthier, avec le commerçant Alfred Tremblay, avec la question de la municipalisation de I'élec- Si le Progrés m'était conté.Le Quotidien, décembre 1978 \u2014 F-5 Du \u201c\u201cRégional\u2019\u2019 a Progrès-Régional bandes du Régional.Rien de moins que directeur du journal.Ce devaitétre notre pain quotidien pendant deux ans.Les soirées de début de semaine étaient longues, les salles de rédaction étaient en guerre à ce moment-là et pour trouver quelque chose de neuf à offrir au lecteur, il fallait se lever de bonne heure et \u2014 Lucien Edmond est aujourd'hui directeur régional des relations publiques de la compagnie Price Ltée.Il a passé quelques années de sa carrière à la direction du \u2018\u2018Regional\u201d.Il a également travaillé au Quotidien et au Progrès-Dimanche.tricité comme trame de discussions ad vitan aeter- nam.Puis, à titre de journaliste (j'étais au chaud au Soleil à ce moment-là) qui se défendait bien de lire un canard semblable mais qui ne détestait pas y jeter un coup d'oeil pour relever une primeuroyencore vérifier le charriage littéraire sortant de la maison d'édition Le Progrès du Sague- nay.Au printemps 67, fatigué d'être bien au chaud, me voila dans les plates- surveiller sa copie car l'indiscrétion était facile.Les souvenirs sont bons, positifs, si l'on veut un jugement global.Une situation difficile?L'histoire du lacChares qui a finalement trouvé refuge dans la mer judiciaire au lendemain d'une action en diffamation.La seule dans une carrière de 24 ans de journalisme: c\u2019est plutôt maigre comme récolte.Progrès-Régional En 1969, le vent a tourné.Le Régional a été vendu à d'autres intérêts.II est devenu le Progrés-Régional toujours édité par Le Progrès du Saguenay mais il ne fallait pas être trop malin pour comprendre que les deux finiraient un jour par coucher dans le même lit.Comme le concubinage n'a jamais été mon rayon, je décidai de retourner au chaud, au \u2018'Soleil\u2019\u2019.à l'échelle régionale et provinciale.L'hebdomadaire de Chicoutimi était rayé à jamais de mes préoccupations.Mais l'histoire a voulu qu'on se retrouve quelques années plus tard.Les hommes passent, les situations changent.Qui aurait pu soutenirau début des années 70 que le quotidien québécois Le Soleil sortirait du giron régional.Que ce méme \"Soleil\" se porterait acquéreur du Progrès du Saguenay et de ses créatures et que finalement, en 1973 tout ce beau monde se retrouverait dans le groupe UniMédia.Cette même année, Le Progrès du Saguenay accouchait d'un troisième rejeton (Le Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean) et nous étions du nombre à veiller sur le nouveau-né.Tout au plus un an plus tard, la voix de Denis Tremblay (encore luil): \u2018Le nouveau-né va bien, vas donc t'occuper des deux plus vieux de la famille\u201d, le Progrès-Dimanche et le Progrés-Régional\u201d.Etc'est ainsi que je retrouvai mes amours d'antan.Mais aussi bien confesser que le Progrés-Ré- gional n'avait plus \u2018cette soif de vivre\u2019.À l'intérieur même des murs de la rédaction, trop de gens le cataloguaient déja dans les recueils publicitaires du mercredi.On réalisa rapidement qu'un sacrifice s'itnposait pour le mieux- être de tout le clan et le Progrès-Régional s'éteignit en douceur.Il n'a même pas eu droit à une bière, pardon un cercueil.Peu importe l'identification, bien des souvenirs surgissent à la simple évocation des mots Regional, Progres-Régional, Soleil, Quotidien, Progrès-Di- manche.Aussi difficile à oublier qu'un quart de siècle d'existence.Lucien Emond 60 and ominion 1919 ; 1979 Cette année c'est \u201cDOUBLE FETE\u201d C'est avec joie que les S'Upermarchés, Dominion Ltée, se joignent à la direction et au personnel du Progrès du Saguenay Ltée, pour célébrer ce grand événement.BON SUCCES! ET HEUREUX ANNIVERSAIRE! Progres du Saguenay Ltée GOans\u2026 yominion Ça se fête! 92 \\\\ ans | Progrès du Saguenay AH F-6 \u2014 Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 La région aura eu son \u2018lournal des vedettes\u2019 & \u2018Minute.de tenir compte de morale quand on fait dans le sein.Bof.En 1975-76, le Mouvement de libération de la gretté sa disparition, vous nous comprenez.Si, par contre, vous étes de ceux un peu beaucoup le cas présentement, n'en de- Rappelez-vous, allons.meure pas moins qu'il exis- un petit effort.C'est pourtant pas si difficile.Cela se passait en 1975-76.Voilà.Ca vient, c'est quand même pas si mal après tout! Vous voyez ce qu'un peu de réflexion amène.Souvenirs, souvenirs.Or donc, vous vous souvenez de \u2018Minute\u2019, une expérience journalistique qui a duré ce que dure les roses, une aventure passionnante qui, malheureuse- tait un \u2018créneau\u2019 intéres- Caro! Néron, aujourd\u2019hui chef de pupitre à Progrès-Dimanche a dirigé \u201cMinute\u201d durant toute la période où il a été publié.femme balbutiait; il n'était pas question de sexisme.encore moins de boycottage à l'endroit des publications, hum.disons libertines.A tout évêne- ANDRE ROBERT qui anime une émission sur le va-et- vient des artistes, à Télé-Métropole s'était déplacé de Montréal pour la circonstance.On le voit ici avec M.et sant, susceptible d'intéresser une certaine Catégorie de lecteurs.\u2018Minute\u2019, dans une certaine mesure, a voulu prendre la relève du Progrès- Régional, un hebdo fondé par Gaby Tremblay et dirigé pendant un certain temps par Lucien Emond, un ex du Soleil, de Progrès- Dimanche et maintenant directeur des relations publiques pour Price au Saguenay-Lac-Sait-Jean.Sans doute, les gens ont-ils trouvé le changement trop radical, l'information trop spécialisée\u201d à leur goût.Toujours est-il que la réponse du public fut négative.Là, c'était vraiment le temps de le dire: \u2018Allez, la messe est dite.\u201d Il est vrai qu'entre le compte rendu d'une séance du conseil municipal de Chicoutimi, tel que publié dans le Progres- Régional.et les états d'âme de Miss Saguenay ! :c- S\u2018ini-sar , notographiée : pro pe dans une tenue un peu leste, il y avait toute une marge.Si, au- jourd'hui, on peut se permettre certaines libertés, il n'en était pas de même ily a 4-5 ans.Vous nous direz que les choses ont sacrément changé.Ce à quoi, on vous répondra que vous avez sacrément raison.En fait, le problème de 'Minute\u2019.c'est d'être né un qui avez applaudi à la disparition de \u2018\u2018Minute\u2019, eh bien! ditez-vous qu'après tout, c'est la vie et que nul n'est prophète en son pays! Bon, voila On m'a demandé de vous parler de \u201cMinute\u201d.C'est fait, cela ressemble à une oraison funèbre un tant soit peu tardive.Mais que voulez- vous, il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire.Et si jamais, vous passez devant notre vieil édifice, sur la rue Labrecque, une bâtisse qui a connu les plus belles heures de la grande aventure du journalisme régional, n'oubliez pas d'avoir une bonne pensée pour \u2018'Minute\u2019; et, si le coeur vous en dit, déposez donc un pissenlit sur le perron.Histoire de rendre hommage a une publication morte avant d'avoir pleinement vécu.R.|.P.(non pas \u2018résolument indispensable au public\u201d mais Requiem in Pace).Carol Néron.ll m'arrive, en toute humilité bien sûr, de prononcer des conférences ou de donner des cours de journalisme à l'Université de Montréal.Et à peu près à toutes les sessions, il y a quelqu'un qui me demande comment je m'y suis pris, _ LE LANCEMENT de \u201cMinute\u201d avait attiré une foule de personnes à la chic discothèque \u201cLa pomme d'Adam\u201d.Même le député de Chicoutimi, Me Marc-André Bédard, aujourd\u2019hui ministre avait assisté au lancement.On le Comment on devient reporter pour $5 de plus par semaine mai, allant chercher livraison du deuxiéme numéro du Reflet, le grand boss du Progrès.Gaston Vachon m'a demandé de le rencontrer: Jacques Cayer, I'ancien directeur du Régional, avait penché du côté du PQ, le 29 avril précédent et visite à Jean Laflamme le vendredi soir et dîner au Barillet chez Paul Tremblay à Jonquière, le samedi midi.ga m'a pris trois ans à connaître à peu près tout le monde du Saguenay- Lac-Saint-Jean et encore plus important, ceux qui retrouve ici avec Emile Corneau alors que ce dernier siégeait au conseil municipal de Chicoutimi et Martin Tremblay un collaborateur à ce journal des vedettes.septembre 1973, Denis Tremblay, qui à l'époque était encore le \u2018grand\u2019 Denis, m'a fait l'offre qui allait changer le cours de ma vie: \u201cTu te fais combien dans l\u2019enseignement?$180 par semaine.viens-t-en au Quotidien, je t'offre $185.\" politiquaillerie, bref, ben du plaisir.Puis, pendant la campagne électorale de juillet 1974, j'ai écrit une bonne histoire sur Pierre Trudeau, dans le temps que c'était mignon et gentil de parler de Margaret et de Justin.Mme Arthur Villeneuve.peu trop tot, comme c'est le Quel chemin j'ai choisi, Comme le PQ s'était faitla- s'haïssent; ce n'est pas de Toute une affaire: je ga- C'était tellement cute que .[\u2018 A ol g roblème du Parti Québé- pour me rendre à l'éditorial ; : : _ Paul Longpré de LA ment, s'est soldée par un ment, \"Minute aete publie probleme > de LA PRESSE.gnais $180 à Charles PRESSE avait ramené une échec.pendant neuf mois environ, COis d'avoiraccédé au pou \u201cMinute, c'était un journal sans prétention dont le but n'était pas tant d'informer comme de tracer une image \u2014 bien spe- ciale \u2014 du monde local des arts et, surtout, du specta- cie.Les bons lecteurs qui on: fait leurs Humanités.et les moins bons qui y perdent leur latin.comprendront aveccertainementun peu de commisération que certaines gens nous aient dit \u2018\u2019vade retro satanas\u2019\u2019, non pas \u2018allez la messe est dite\u2019 mais plutôt \u2018arrière Satan.Car \"Minute\" se spécialisait dans le sein \u2014 en respectant bien sar la morale \u2014 et dans les histoires olé olé.Bien sûr.vous nous direz qu'il est difficile Bien sûr.une gestation difficile qui s'est terminée par une fausse couche, à la grande joie de plusieurs, à la grande tristesse de certains.Mais soyons serieux, pour une fois.\"Minute\" n'était pas un journal libertin.quoique certains aient affirmele contraire.Non, ce journal se voulait avanttout le porte-parole d'une certaine catégorie d'artistes.de gens évoluant dans le milieu local du show-bizz.Chicoutimi.le Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce n'est pas Montréal.Si la vie nocturne, à cette époque, ne resplendissait pas de mille feux, comme c'est voir un peu trop vite.Mais ne melons pas les affaires olé olé avec la politique.même si, sous Certains rapports, elles possèdent des traits de caractère communs.Le décompte \u2018Minute\u2019?Un nom qui portait en lui-même sa fin.Le journal n'a duré qu'une minute, si l'on se base sur les critères normaux de viabilité d'une publication.Qu'ajouter de plus?Que nous avons été de grands incompris?Que nous n'avons pas su répondre aux besoins de nos lecteurs ?Ou encore que nous avons manqué carrément le bateau?Si vous avez lu \u2018Minute\u2019, si vous l'avez apprécié, si vous avez re- oo ÿ C'est tellement fou, tellement compliqué, que je refuse toujours de répondre à la question.premièrement parce que La Presse, comme le reste, n'a jamais été un but mais un moyen comme un autre de faire ce que j'aimais et d'être payé pour le faire.me fourrer le nez dans les affaires des autres! Première expérience Et comment expliquer à des montréalais que j'ai débuté au Reflet Falar- dien?Whatthef.isthe Reflet?C'était en 1970 et la Jeune Chambre de Saint- David de Falardeau (le Saint-Tropez du Sa- guenay-Lac-Saint-Jean) m'avait demandé de m'occuper du journal de la Jeune Chambre; il s'agissait d'une série de feuilles stencillées brochées et parfois écrites à la main.Comme mon père était président de la Commission scolaire et mon chum maire de la municipalité, on a vite trouvé de bons \u2018\u201ccommanditaires\u201d pour lancer un j'ai commencé à fouiner 3 p = vrai journal, tabloid de huit partout, dans tous les do- jour apres jour, pages.avec de vraies man- maines, sept jours sur sept.chettes, des photos pas pi- Et quand j'avais nen de elle restera res, a oo avance: ça bon, Js faisais la tournée.coûtait pour faire im- alèche le midi, Geor- Pa P- primer 350 copies et on le ges Steak House, à 1h00, fidelement donnaitachaquefamillede mes cours à Charles-Gravel A Falardeau (le Plattsburgh l'après-midi, visite à Léo vôtre \"es du Saguenay).Ca avait de la gueule, tellement qu'un bon jour de Réjean Tremblay est aujourd\u2019hui éditorialiste sportif à La Presse, de Montréal.Il a commencé sa carrière au Progrès-Régional avant de passer au Progrès-Dimanche et au Quotidien.ver aux élections, bien, comme qui dirait, le poste de directeur du Régional était disponible.D'abord à temps partiel J'ai accepté, à temps partiel, de faire du journalisme; me suis acheté une méthode Lasalle et une machine à écrire Olympia pour m'exercer et le lundi soir, me suis retrouvé au conseil de ville de Chicou- timi.Quel début, ce soir-là, Jules Larouche avait planté - le directeur des loisirs Robert Bouchard, l'avait écrasé une fois assommé et s'était même essuyé les pieds sur ce qui lui restait de carcasse pour montrer son mécontentement.Que c'était beau.Après, avec la belle inconscience du néophyte Favre à quatre heures, tournée à l'Hôtel! Chicou- timi sur l'heure du souper, connaître un homme public qui est important, c'est de trouver ceux qui le haïssent assez pour le démolir.C'est triste, c'est bas, mais c'est comme ça que ça se passe.Et lentement, il a fallu aussi apprendre à réfléchir, à voir clair dans les demi-vérités et dans les mensonges, dans ies flatteries, se bâtir une Carapace, à renifler les intérêts cachés.aucune école de journalisme au monde ne peut donner ce que j'ai reçu au Progrès-Dimanche.Impossible.Pour $5 de plus Et dans la semaine du 25 Gravel, plus une centaine de dollars à Progrès- Dimanche, j'avais trois mois de vacances à Noël, à Pâques et pendant l'été, un fondsde pension accumulé et il me demandait de là- cher tout ça pour une augmentation de $5?Fallait être dingue! J'ai donc iaché l'enseignement au grand ahurissement de mon père pour aller fonder Le Quotidien avec d'autres enragés du journalisme.Ca aussi c'était complètement fou; on travaillait comme des esclaves et on attendait jusqu'à cing ou six heures du matin pour voir les premières copies du journal.Huit mois au Quotidien à brasser de la.a brasser, enfin a couvrir Jonquiére- Kénogami-Arvida; des salles de conseil pleines a craquer, des bétises, de la copie du Quotidien à Montréal.Comme je m'étais justement chicané encore une fois avec Denis, le patron méchantettortionnaire, j'ai juste dit que je m'en allais.Je trouvais ça partait, c'étaitle meilleur moyen de garder un ami! Et d'avoir toute l'Amérique pour me trouver de nouveaux ennemis.Réjean Tremblay.La SE 1000 CD Une réputation mondiale.Hommage au Progrès du Saguenay à l\u2019occasion de cet anniversaire Unique en son genre une balance electronique Une balance digitale calculatrice de prix avec une mémoire électronique pour la précision, la rapidité et surtout l'efficacité.PLOMBERIE CHAUFFAGE GICLEURS AUTOMATIQUES ATELIER DE SOUDURE ET DE METAL EN FEUILLE COUVERTURE Hommages au Progrès à l\u2019occasion du 90e 5 | LUDGER pd HARVEY A PiLS LIMITES anniversaire Re to db LA PRESSE vient de décoler, une dernière vérification de ce nouveau \u2018bébé\u2019 qu'est l'hebdomadaire \u2018Minute\u2019, avant de le lancer sur le marché.Le journal subit la première critique de Paul Bergeron, directeur des ventes et Denis Tremblay, directeur de la rédaction.Au centre, un peu nerveux, Carol Néron, le directeur de l'information du nouveau journal.977, BOUL.ST-FRANCOIS ROUTE 170 JONQUIERE TEL.: 548-7147 \u2018 VENTE - LOCATION - REPARATION Chicoutimi 1 » 9 Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 \u2014- F-7 fabrique de MACHINERIE GÉNÉRALE ltée Depuis plus de 90 ans, Le Progrès du Saguenay Ltée, contribue à l\u2019essor économique et culturel du Saguenay Lac-St- Jean, cela mérite d\u2019être souligné.En tant que maître d\u2019oeuvres à l\u2019ingénierie et à l\u2019exécution des travaux visant à augmenter la capacité de production de vos presses ainsi qu\u2019à l\u2019installation de celles-ci dans vos nouveaux locaux, nous nous réjouissons de votre SUCCÈS.FELICITATIONS 9050, rue Edison, Ville d\u2019Anjou, P.Q.(514) 354-8210 Pr F-8 \u2014 Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 Progre il y a 15 ans maintenant, un événement très significatif se produisait dans le domaine de la presse hebdomadaire au Saguenay- Lac-Saint-Jean, phénomène qui allait très vite avoir des retombées sur tous les plans de l'information et de l'édition à travers la province de Québec et même à l'extérieur.L'arrivée de Progrés- Dimanche dans le décor de la paisible presse hebdomadaire régionale comme dans celui de la publicité provoqua un grand remous dans tous les secteurs de la presse hebdomadaire, dérangeant la quiétude et la tranquille-possession-de-.la vérité des petits bourgeois de l'information régionale du temps.L'innovation: un journal authentiquement local, en circulation abondante dès les premières heures du dimanche, allait avoir très rapidement aussi une incidence sociale profonde sur la vie et l'activité de la communauté régionale.Il y avait bien une publication dominicale importée de Montréal, Dimanche- Matin, mais ce journal ne fut jamais \u2014 et Ce n\u2019était pas son objectif \u2014 un rival sérieux pour Progrès- Dimanche.ques années, ces deux publications font d'ailleurs partie de la même famille, Unimédia.La réponse de la popule- tion ne se fit pas attendre, toutes les classes de la société manifestant un vif intérêt, de l'engouement même pour ce journal dont la popularité grandissait d'une édition à l'autre.Dès le départ, la formule de Progrés-Dimanche accrocha énormément.Le journal était très près de son public ce qui se traduisit par une montée phénoménale.De semaine en semaine, les efforts des artisans de Cette réalisation se transformaient en centaines et en milliers de copies de plus, dans les foyers, les stands à journaux, sur les coins de rues, aux portes des églises, sur les terrains de camping, partout où Progrès-Dimanche pouvait poursuivre une clientèle avide de lecture.L'hebdomadaire publiait de la vraie information, de l'actualité, des primeurs Depuis quelque l'on ne retrouvait à peu près jamais dans la traditionnelle presse régionale, à ses débuts, par les campagnes populaires et les campagnes épiques qu'il multipliait.Le monde lisait.Tout le monde lisait son journal du dimanche, et tout le mondes'y identifiait.L'équipe plutôt réduite des s-Dimanche, une fo maniaques de la publicité gratuite, enfin tous ces genres de personnages et de groupements qui courtisent les journaux pour la glorioie ou la renommée ou par intérêt personnel.Cela faisait partie des moeurs épistolaires.et l'on constate parfois que rien n'est bien changé sur ce plan.il reste que Progrès- EE \u2014 Roch Desgagné est aujourd\u2019hui journaliste au Soleil, à Québec.Il a été directeur de l\u2019information du Progrès-Dimanche durant plusieurs années.premières années était sollicitée de partout à la fois.Tout le monde, individus, groupes sociaux, corps publics, se cherchait une petite place au soleil (!) dans Progrès-Dimanche.Entre autres phénomènes à l'époque, l\u2019abondant courrier qui submergeait la rédaction du journal a longtemps illustré la popularité du journal.y avait aussi, évidemment, les politiciens et poli- ticailleux de tout acabit, les inventeurs, les artistes, les 1967, Progrès-Dimanche, décrochait tous les honneurs.Le président Gaston Vachon recevait des mains de M.Jacques Trépanier, des pâtes et papier, le trophée \u201cLouis-Francoeur\u201d.L'AVANT-POSTE, Amqu Félicitations au Progrès du Saguenay Ltée éditeur de représentant du Conseil des producteurs de la part de tous les HEBDOS i \u2014 LE CITOYEN, Asbestos \u2014 LA PAROLE, Drummond- vile \u2014 LE JOLIETTE-JOURNAL, Joliette \u2014 L'ARGENTEUIL, Lachute \u2014 LE PEUPLE-TRIBUNE, Lévis \u2014 L'ECHO DE LOUIS LA VOIX GASPESIENNE, Matane \u2014 LE PEUPLE- PROGRES-ECHO, Rimouski \u2014 LE SAINT-LAURENT, Rivière-du-Loup \u2014 LA FRONTIERE, Rouyn-Noranda \u2014 L'ECLAIREUR-PROGRES, St-Georges-de- Beauce \u2014 LE COURRIER, St-Hyacinthe \u2014 LE CANADA-FRANCAIS, St-Jean \u2014 L'ECHO DU NORD, St-Jérôme/Laurentides \u2014 LA VOIX DES MILLE-ILES, Ste- Thérèse \u2014 LA VOIX METROPOLITAINE, Sorel \u2014 LE PROGRES, Thetford Mines \u2014 LES ECHOS ABITIBIENS, Val-d'Or \u2014 LE PROGRES, Valleyfield \u2014 L'UNION, Victoriaville \u2014 LE MADAWASKA, Edmundston.N.-B.EVILLE, Louiseville/Berthier \u2014 COURRIER, Montmagny \u2014 LE Dimanche s'est immédiatement affirmé comme un élément indispensable dans toutes les sphères de promotion de l\u2019activité sociale, économique, culturelle, sportive du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et qu'il l'est demeuré.\"Le journal s'est acquis la confiance du public et des annonceurs qu'il dessert, en devenant un véhicule d'idées dont on parlait et que l'on consultait d'une édition à l\u2019autre.Son tirage et son volume ont grimpé de façon spectaculaire dès ses premiers mois d'existence.La survie Progrès-Dimanche a également assuré la survie d'une institution régionale le Progrès du Saguenay, entreprise qui a généré une activitééconomique importante dans toute la région, et quiaété le gagne-pain de centaines de travailleurs et de citoyens.Des spécialistes de tous les domaines de l'édition, de la promotion, et du journalisme y trouvent encore leur épanouissement et leur centre d'activité et d'intérêt.Les premières années de Progrès-Dimanche ont vu défiler plusieurs journalistes et Collaborateurs .À l\u2019époque héroïque du journal, nombreux sont les journalistes qui y ont fait l\u2019apprentissage du métier, et qui y ont trouvé un tremplin vers une carrière intéressante.Depuis des années, on retrouve un peu partout dans le monde de l'information des journalistes qui ont fait leurs premières expériences à Progrés-Dimanche.Cela s'est produit particulièrement dans les sphères de l'information sportive.Aujourd'hui, ce journal abrite une imposante chapelle de bonzes de la presse saguenéenne, qui font la pluié et beau temps dans l'information régio- -nale.Personnellement, j'y ai connu six années passionnantes de mæavie \u2014 de 1967 à 1971 \u2014 à la période sans doute la plus stimulante de l\u2019histoire encore jeune de Progrès-Dimanche, et je conserve Un souvenir toujours agréable de l'activité journalistique que j'y ai pratiquée.Les grands honneurs Après une année d'existence.Progrés-Dimanche se signalait déja sur le plan provincial et national, en décrochant a peu pres tout ce qu'il y avait de prestigieux aux concours annuels des Hebdos du Canada.Dès les premières années de participation, en 1966 et 1967, Progrès-Dimanchese voyait décemer les plus grands honneurs attachés à cette compétition.En 1967, la jeune publication était consacrée le meilleur journal de l'année chez les hebdos de 5,000 et plus de tirage.Déjà à ce moment.Progrès-Dimanche avait largement franchi ce cap de 5,000 copies dans sa diffusion.Le trophée \u2018\u2019Louis- Francoeur\u201d lui fut alors accordé.Tant par son style et sa facture que par la qualité du produit dans son ensemble, Progrès-Dimanche se signalait alors à l'attention des observateurs avertis.Ce journal révolutionnait le monde de la presse hebdomadaire qu'il domi- Ba LE QUOTIDIEN a également fait sa marq en 1975, Gabriel Berberi décrochait un prix national dan sur la finance et les affaires.Il est entourré ici de MM.B.Press Club et M.Morisson, vice-président de la Banque Royale du Canada, donnateur du prix.nait.Le phénomène bouleversa le sacro-saint milieu des Hebdos hanté par un cercle sélect d'éditeurs, d'amis et donateurs, d'or- \u2018ganisateurs et de juges des concours, dont l\u2019objectivité ne fut pas toujours des plus édifiantes.1968 En 1968, Progres- Dimanche était pour ainsi dire \u2018\u2018disqualifié\u201d et mis hors concours.On ne trouvait pas de journal à lui opposer, répondirent les responsables du concours, dans l\u2019espoir de soulagerla déception des délégués de Progrés-Dimanche au congrés annuel des Heb- dos du Canada.Par la suite, le journal obtint quelques prix et beaucoup de mentions.En 1972: cing mentions et un prix eten 1973, trois prix et une mention.Pendant toutes ces années, les normes des concours changeaient, sans trop évoluer, au gré des dirigeants.L'idée d'un prix de journalisme de la presse hebdomadaire fut lancée au dernier congrès des Hebdos régionaux en 1979.Depuis des années, on avait formulé et reformulé le désir de récompenser les vrais artisans des journaux.En 1967, l'association octroyait cing prix a des journalistes et onze aux journaux Pendant tout ce temps, Progrés-Dimanche continuait de s'affirmer concrètement, en perfectionnant toujours plus sa formule et son envergure prestigieuses.|| y a une douzaine d'années, ce journal s'avéra une des pierres angulaires des Hebdos A-I, uneassociation formée des meilleurs hebdomadaires sur le plande ladiffusion de la publicité.Témoignage En terminant, voici un éloquent témoignage exprimé à l'endroit du journal Progrès-DBimanche et de ses réalisateurs, par M.Jean Longval, directeur général des Hebdos régionaux, au nom de tous les confrères-éditeurs de Progrès-Dimanche: ue dans le domaine des prix nationaux.Ainsi, s le domaine de l'information Purcell, président du Toronto \u201cInutile de vous dire que nous sommes trés heureux de vos succes et nous formulons des voeux pour que votre action continue de s'exercer très longtemps encore dans la belle région du Saguenay-Lac-Saint- Jean que vous desservez d\u2019une manière admirable\u2026.\u201d, dit M.Longval dans un message à l'occasion du 90e anniversaire de fondation de l'entreprise Le Progrès du Saguenay Limitée.\u201cVotre entreprise, unique en son genre, est un exemple de solidarité, d'esprit d'équipe et de persévérance, ou les efforts n'ont pas été comptés.Vous en récoltez au- jourd'hui les fruits et nous nedoutons pas que l'avenir vous réserve encore de grandes satisfactions \"\u2019, souhaite le directeur des Hebdos régionaux.C'est un voeu que tous ceux qui connaissent et apprécient Progrés-Di- manche, qui y ont oeuvré ou qui y sont directement impliqués partagent, en cette occasion historique.Roch Desgagné Un journal, c'est un peu comme la télévision.Les gens ne constatent que les résultats.Si les informations présentées sont bien réparties, si le lecteur a l'impression de se retrouver dans son journal ce n'est pas seulement dû au style du journaliste qui a écrit la nouvelle.Car il y a d'autres travailleurs, la plupart du temps des spécialistes dans leur domaine, qui mettent la main à la pâte et qui, en fin de compte, ne paraissent dans aucun générique.Ces travailleurs, ce sont les metteurs en page, les maquettistes, les préposés a la caméra, aux presses.\u201cLe Progrès du Saguenay\", depuis90ans,enavu défi: ler de ces travailleurs de l'ombre.Faisantleur boulot.consciencieusement, ces artisans sont pratiquement méconnus du public.Et si on vous en nommait quelques-uns?Près de trois siécles.Bien sûr, nous aurions aimé tous vous les présenter car tous sont pratiquement indispensables.Mais comme leur nombre est passablement important, le temps et l'espace viendraient vite à faire défaut.Parlons cependant de Raymond Martel, qui est entré au \u2018Progrès du Sa- CES EMPLOYES totalisent 250 ans de service pour le Progrès du Saguenay Ltée.Dans l\u2019ordre, Laurier Tremblay, Raymond Larouche, Elie-Marie Bédard, Gaston Vachon, Rémi Ouellet, Raymond Martel, Claude Trem- guenay' en 1946 et qui compte 33 années de service; de Claude Tremblay, 27 ans de service, de Stolin Tremblay, 23 ans; le Laurier Tremblay, 26 ans; de Raymond Larouche, 28 ans; de Gaston Vachon, 31 ans; de Elie-Marie Bédard, 27 ans; de Rémi Ouellet, 28 ans; de Jacques Larouche, 27 ans.Tout ce beau monde totalise 250 ans d'expérience.Ca ne les rajeunit pas mais au moins ça vous donne confiance.Tous ont commencé au pied de l'échelle, tous ont appris leur métier sur place, ou presque.Certains, comme Gaston Va- chon, ontaccédé à des postes très importants.Ce der- nierest ni plus ni moins que le président et le directeur général de l'entreprise: la plupart de ceux que nous venons de nom- mersont, ou contremaitres, ou responsables de département, que ce soit à l'imprimerie commerciale, comme Claude Tremblay ou à la composition des textes, comme Raymond Larouche.Elie-Marie Bé- dard, le chef-pressier, est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de presse Offset au Québec.Jacques Larouche est contrôleur; Laurier Tremblay a mis sa vaste expérience de l'imprimerie et ses talents de maquettiste au profit de l'entreprise.HH y a aussi les Raymond Mar- blay, Stolin Tremblay et Jacques Larouche.lis se rencontraient récemment pour se remémorer les années 1950.Ils en avaient long à raconter.UN 60e ANNIVERSAIRE CHICOUTIMI atl RUE RACINE (DANS LA COTE) PLACE DU SAGUENAY CA SE FETE CHEZ amme maitres tailleurs Hommage au Progres du Saguenay pour son anniversaire Raymond Martel a la belle épogque de la jno.ll est entré au Progrés en 1946, tel, les Rémi Ouellet; le premier, un typographe extraordinaire, le second un metteur en page hors-pair.\u2026et des anecdotes Raymond Martel, qui a commencé chez nous comme typo et qui, apres avoir passé par à peu près par tous les départements, a gravi un à un les échelons de la réussite, nous parle des années cinquante au Progrès du Saguenay comme une époque à la fois exaltante et combien riche en émotions detoutes sortes.Ancien président de syndicat, il relate avec humour certaines séances de négociation; il montre fièrement un brouillon de convention collective, dont on devait signer la version définitive en juin 1958.Les temps ont bien changé, dira-t-il.et aussi les salaires et la façon de négocier! Tous ont des anecdotes à raconter, tous parlent avec émotion du jour où il a faHlu imprimer la dernière édition du quotidien \u201cLe Progrès du Saguenay\".C'était en 1962.Mais on ne se rappelle pas seulement que des mauvaises heures.On se souvient aussi de cette période excitante, en 1964, Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 \u2014 F-9 qui a vu la naissance de Progrès-Dimanche.L'édifice du Progrès du Saguenay, sur la rue La- brecque, pourraiten raconter des choses si ses murs pouvaient parler.Les travailleurs de la première heure, ceux qui ont fait du Progrès-Dimanche ce qu'il est aujourd'hui, qui ont été les premiers à voir sortir des presses Ce journal qui est le vôtre, ce \u2018Quotidien\u2019 dont on dit qu\u2019il reflète si bien l'esprit régional, savent qu'ils oeuvrent pour ia bonne cause.Ce sont des anonymes, ce sont des artisans de l'ombre qui ne reçoivent que très rarement des mercis.Eh bien, au- jourd'hui, histoire de faire changement, nous leur disons, en votre nom \u201cmerci\u2019\u2019, comme cela, tout simplement.Car sans eux, Les doyens \u2026 250 années d'expérience dites-vous bien que vous ne pourriez même pas prendre connaissance de ce texte.C'est quand même quelque chose, non.Carol Néron / apers CHWAN- TABILO: pen , pencil rti marke HEINZ JORDAN & COMPANY LIMITED HEINZ JORDAN & Co.Ltd.DISTRIBUTORS OF ART AND DRAFTING SUPPLIES 900 MAGNETIC DR.DOWNSVIEW ONT.M3J 2C4 \\ LPTU O 2 CO AND: hisels and tool Avec Harvey Transport, nous avons vu un soleil nouveau dans le domaine du transport, avec Progrès du Saguenay, a qui nous rendons hommage un soleil nouveau se lève également mais dans le domaine de la presse écrite.Harvey Transport.le service d'abord ALMA - 662-6561 \u2014 CHICOUTIMI - 549-4040 - DOLBEAU 679-0303 MONTREAL - 354-9110 \u2014 QUEBEC - 683-2194 HARUEY TRANSPORT 2900 av.du Pont sud LYEE Alma PQ. } PREMIER BUT \u2014 Le 30 septembre 1973, Marc Desfor- ges comptait le premier but de l\u2019histoire des Sague- néens juniors majeurs de Chicoutimi.Cette photo mé- Blake 0, Bégin 1 Même s'il est beaucoup moins photographe au- jourd'hui et de plus en plus homme d'affaires, Rodrigue Bégin a toujours pl- gnon sur rue en plein centre-ville de Chicoutimi.La Racine, pour Rodrigue Bégin, c'est presque aussi important que ses premiers pas dans le monde de la presse régionale.De la a dire que Rodrigue Begin, M.Mont- Valin comme certains l'ap- très bien que cela lui coûterait dans les $100 d'amende, toute une somme pour l'époque.\u201cToe Blake n'aeu qu'une seule réaction, la bonne, de dire en riant Rodrigue Bé- gin.ll s'est mis à courir après moi.Comme je ne tenais pas à rater le scoop, je me suis mis aussi à courir pour protéger mon film.Je savais très bien ce qui arriverait à ma caméra si Toe Blake me rattrapait.\u201d Sages F-10 \u2014 Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 ritait la \u2018\u2018Une\u2019\u2019 de la première édition du Quotidien, le lendemain.qué.Il en est ainsi de Mmes Rosaire Gauthier, Antonio Talbot et Vincent Brassard.Ces femmes de politiciens, avoue Rodrigue Bégin, ont toujours su rester grandes dans la défaite ou la victoire.Chez-elle, pas de faux-fuyants, pas de snobisme.Quand leurs maris connaissaient une dure défaite, elles recevaient toujours les gens de la presse avec entrain et bonne humeur.Parfois, ce devait L'EQUIPE À BATTRE \u2014 ll semble, selon certaines personnes sur cette photo (malheureusement, nous n'avons pu vérifier), que cette équipe n\u2019a jamais connu la défaite.Elle représentait bien sûr Le Progrès du Saguenay et était formée, dans l'ordre sur la première rangée: Jacques Larouche, Alphonse Beaulieu, Elie-Marie Bédard, et Raymond Fortin, sur la deuxième rangée: M.Cloutier qui agissait comme arbitre, Léon Bélanger, Yvon Tardif, Louis-Marie Tremblay, Antoine Gauthier et Rémi Ouellet.pellent, fait partie de la petite histoire régionale, il n'y a qu'un pas que nous nous empressons de franchir.Or donc, Rodrigue Bégin opère toujours son studio de photographe à Chicou- timi.Et des souvenirs, il en a.Car l'ami Bégin fut le premier photographe de presse du Saguenay.|| a commencé en 1947, à la pige, pour le journal de l'époque (vous l'aurez deviné) \u2018Le Progrès du Sa- guenay\u201d.Sprint avec Toe Blake Rodrigue Bégin a la parole \u2018facile; il ne manque pas de bagout.Particulièrement quand il est question de rappeler certaines anecdotes savoureuses qui ont marqué sa carrière de photographe à la pige pour \u2018Le Progrès du Saguenay\".Ecoutons-le.\u2018\u2019Je me souviens, dit-il, quelques années après mon entrée à fonction au journal, d'un certain soir où j'ai dû prendre quelques clichés au Colisée de Chi- coutimi, dans le cadre d'une joute de hockey opposant notre équipe d'alors, les Saguenéens seniors, aux hommes de Toe Blake.qui évoluaient pour Valtleyfield.L'instructeur des gars de Valleyfield, Toe Blake, avait été suspendu pour une partie à cause de son caractère un peu trop bouillant.Or, celui qui devait par la suite devenir l'inspiration du Canadien avait décidé d'assister quand même à la joute, dans les estrades du Coli- sée.Ce qui lui était défendu.L'apercevant, je n'ai d'autre réaction que de le photographier.\u201d C'est là où les choses se sont compliquées.Car Rodrigue Bégin n'avait prévu la réaction du sieur Toe Blake, celui-ci ne voulant pas voir paraître sa binette dans le journal, sachant Heureusement pour notre photographe, ses jambes étaient plus rapides que celles du bouillant entraîneur.Mais le spectacle de Toe Blake aux trousses de Bégin a eu comme résultat que les spectateurs se sont désintéressés de la partie en cours pour encourager le coureur de leur choix.C'est donc aux cris de \u2018\u2019Vas-y Rodrigue\" et de \u2018Rattrape-le Toe que le photographe entreprenant qu'était Rodrigue Bégin a pu quitter l'enceinte du Co- lisée.Résultat: la photo paraissait le lendemain dans ñ IL NE MANQUAIT pas de style, ce photographe de presse! Il ne lui manquait que le mot \"PRESSE\" attaché à son chapeu.Rodri- que Bégin a commencé à toucher la photo de presse, en 1947, comme photographe-pigiste au Progrès.l'édition régulière du Progrès du Saguenay! Des épouses recevantes Maisil n'y avait pas que le sport.Rodrigue Bégin parle abondamment de certaines femmés de l'époque, d'épouses, qui l'ont mar- être très difficile pour elles.Les Miss Les années cinquante, c'est la fureur à Hollywood.Marylin Monroe est sur tous les écrans et toutes les filles veulent lui ressembler.Rodrigue Bégin se souvient de cette épogue où de nombreux concours étaient organisés pour dénicher des Miss.\u2018Je me rappelle de concours où on élisait certaines demoisel- tes.On les affublait de noms comme \u2018Miss Côte- Réserve, Miss Saguenay Inn.et même Miss Sacré- Coeur''; de quoi faire rougir n'importe lequel catholique pratiquant de l'époque!\u201d Mais Rodrigue Bégin n'a pas gardé que des anecdotes de son expérience de photographe de presse.Il conserve chez lui plus de 500,000 négatifs datant de ces débuts dans le monde de la presse jusqu'à au- jourd\u2019hui.Il s\u2019agit là d'une collection inestimable pour l'histoire du Saguenay- Lac-Saint-Jean.Rodrigue Bégin a l'intention de faire don, un de ces jours, de cette collection à la Société historique du Saguenay.Est-ce que Rodrigue Bé- gin regrette cette époque?Non, dira-t-il, car au- jourd'hui il est plus facile de pratiquer le métier de photographe de presse.La technique est plus développée, les images et les textes sont retransmis trés rapidement.Bien sur, les temps ont changé mais les gens, fondamentalement, sont restés les mémes.\u2018\u2018Ainsi, de conclure Rodrigue Bégin, en 1954, on se déplaçait pour photographier les gagnants d'une somme de quinze dollars.Aujourd'hui, on photographie les gagnants de $100,000 et même $1,000,000 de Loto- Québec.Ca prouve que rien n'a change.sauf que l'inflation fait des siennes!\u201d Carol Néron.Les Sags et Le Quotidien ont une date en commun Le hasard fait quelquefois bien les choses! En me remémorant les premières heures du journal Le Quotidien, période qui, disons-le en passant, reste gravée dans la mémoire de ceux qui étaient plongés \u201cdans le bain\u201d, je me souviendrai des deux grands événements qui ont.fait l'objet de la \u2018\u2018une\u2019\u2019, de la première édition.D'abord, ie lancement de la campagne électorale provinciale, où le premier ministre Lévesque, candidat de son parti, effectuait sa première Visite dans la région.Je ne vous parlerai pas de cette visite, ayant été toujours mêlé au domaine sportif, je demeure loin des préoccupations politiques.Mais l'autre événement, c'est la première rencontre que disputaient dans leur histoire, les Saguenéens de la Ligue junior majeure du Québec.Les amateurs de sport de la région se souviendront certainement de cette première partie mémorable ou Marc Desfor- ges enregistrait le premier but de l'équipe devant une foule qui voyait enfin revivre après plusieurs années d'attente une équipe d'un calibre majeur à Chicou- timi.Assis a mon pupitre au Quotidien, je rageais intérieurement de ne pouvoir assister au complet a cette partie historique, laissant ie soin au \u2018\u2018p\u2019tit nouveau\u201d, RR BAR Pierre Raymond, de préparer pour cette premiere édition du journal, le compte rendu de la partie.Quelle lourde tâche je lui avais confié.Un premier texte dans sa carrière, dans un premier journal quotidien; le premier but d'une équipe qui en était à ses tout débuts.La soirée fut pénible, j'éviterai de tout raconter.mais de peine et de misère, nous avons réussis.Je me rappelle aussi tout le calme que dé- comme directeur général de la Traversée internationale du lac Saint-Jean et on: m'avais bien vendu \u2018le nouveau défi'' à relever.J'étais en plein dans la sauce.Mais cette première partie des Saguenéens, je rappellerai aux amateurs, quelques faits saillants.D'abord, nous avions consacré la première page des sports à cette partie.Deux textes: le résultat, 7 à 2 contre le Junior de Mont- André Lestourneau est aujourd'hui relation- niste des Saguenéens de Chicoutimi.Ii a passé la majeure partie de sa carrière, journalistique, d\u2019abord au Progrès-Dimanche et, ensuite, au Quotidien.gageait le troisième membre de cette équipe très réduite, celui qu'on se plaît toujours à surnommer le patriarche, Julien Gagnon.Ses premiers textes nous parlaient de courses, de curling et de golf.Pour Julien, c'était presque une journée comme les autres.Il était au Soleil, le vendredi, et au Quotidien, le dimanche.Je ne sais ce qu\u2019il ressentait intérieurement, mais ses propos respiraient la sagesse, le calme et la sérénité.Pour moi et pour plusieurs autres, artisans de la première heure, c'était beaucoup plus une nouvelle adaptation.Je revenais au \u2018métier\u2019 après quelques années UN SOUVENIR \u2014 En fouillant dans ses souvenirs, Rodrigue Bégin nous a sorti cette photo prise lors d'une réception que la direction des Saguenéens, de la Ligue senior du Québec offrait aux journalistes sportifs, il y a de ça, quelques années.n\u2019est-ce pas! Dans l\u2019ordre, Me Lucien Tremblay, aujourd'hui juge, un des diri- A aussi au 3470 est, boul.st-joseph, montréal H1X 1W6 acme litho inc.850, st-vallier est, quebec, ou la séparation de couleur est a son michel valliéres 1-418-692-1846 a quebec qué.meilleur réal ou évoluait dans le temps le \u2018\u2018Bleuet bionique\u2019, Mario Tremblay.H avait fait sa marque ce soir- la: deux buts et une mention.Bien sûr, la grande photo était là, pour appuyer cet exploit.Un autre texte parlait d'un autre Tremblay, un espoir pour l'équipe de Chicoutimi dirigée par Germain Munger et dont la gérance avait été confiée à Roger Roy, Michel Tremblay, le frère de l'autre.On se l'arrachait\u2026 Aprés 7 ans.Est-il besoin de souligner que, autant pour les Sags que pour Le Quotidien, les débuts furent difficiles, voire même pénibles en certaines occasions.Même que plusieurs demeuraient sceptiques quant aux chances de réussite.Dans les deux clans, le personnel manquait d'expérience mais compensait par son ardeur au travail et son désir de réussir.On connaît aujourd'hui les résultats! L'équipe des Saguenéens, tout comme celle du Quotidien, a pris de la maturité et représente désormais un élément de fierté pour la dynamique population du Saguenay- Lac-Saint-Jean.Les deux Organisations, bien que oeuvrant dans un champ d'action différent, exercent un rôle de tout premier plan au niveau régional, au domaine du sport et de l'information.Pour avoir déjà eu l'opportunité de faire partie de l'équipe du Quotidien, avant de me joindre à celle des Saguenéens, je voudrais donner tout le crédit qui revient aux dirigeants de ces entreprises et qui ont eu foi en la région et en l\u2019avenir.Moins de sept ans après avoir vu le jour, les Sague- néens de Chicoutimi, tout comme Le Quotidien, font partie de notre vie de tous les jours et battent au même rythme.André Lestourneau.geants de l'équipe, Raymond Dufour, Robert Quenne- ville, Gilles Paradis, Jean Martin, Jacques Bordeleau, Guy Lavigne, Roland Hébert, alors instructeur des Sags, Gérard Duval, Bertrand Tremblay, Omer Bernier, Jean-Marie Tremblay, Gaby Tremblay et Laurent Tremblay.nous y sommes! L'UNION TYPOGRAPHIQUE DE QUEBEC LOCAL 302 représentant les employés syndiqués de la production du Progrès du Saguenay a DER sa sn LS I FAY NEN EW os i a oa dir \"ea à wa Ee as M + ion oo 3 + Fe FE = JP, or diet cS Sl Crest J'aitoujours pensé que la meilleure formation qu'on puisse offrir à un journaliste en herbe est de lui donner l'opportunité de mettre la main à la pâte däns un journal à caractère régional, qu'il soit quotidien ou hebdomadaire.Dans la région montréa- laise, on s'étonne continuellement du fait que quelques-uns des meilleurs éléments du monde journalistique, surtout sur le plan sportif, proviennent du Saguenay-Lac-St-Jean.Chaque fois qu'on me souligne ce fait pour le moins étonnant, je m'empresse de faire allusion au Progrès du Saguenay, cette poule couveuse du métier qui a pondu des scribes de qualité, pas nécessairement des candidats aux plus grands prix de journalisme, mais des professionnels de l'information qui fouillent l'actualité et qui la commentent avec honnêteté, au meilleur de leurs connaissances.ll y a trois ans, Yvon Ped- neault, Réjean Tremblay et l'auteur de ces lignes étaient les invités du Club des journalistes du Sague- nay à son déjeuner hebdomadaire.À l'époque, nous avions ceci de particulier que nous étions les trois seuls journalistes francophones à suivre les activités d'une équipe de la ligue Nationale de hockey.Les trois \u2018Bleuets\u2019, comme on blay, je me dis que nous avons tous été privilégiés d'oeuvrer au Saguenay alors que la scène sportive était grouillante d'activités.lly avait ia ligue Senior de baseball, les ligues Junior Bertrand Raymond est aujourd'hui directeur de la section sportive au Journal de Montréal.Il a travaillé au Progrès-Dimanche, de 1967 à 1969.se plaisait à nous surnommer.Trois Chicoutimiens dans un circuit professionnel comptant alors 18 équipes, dont 17 anglophones.Trois \u201cFrogs\u201d ayant trime dur pour faire leur chemin dans une langue qui n'était pas la leur et dans des villes étrangères où on ne retrouvait rien de commun avec les pentes abruptes comme celle de la rue Labrecque que nous avons gravie si souvent en route vers l'excellente école de journalisme que représente Le Progrès du Saguenay.Il y avait de l\u2019action C'était la belle époque.Quand j'en discute avec les Turbide, les Quenneville, les Trem- les Pedneault, et Senior de hockey et un peu plus tard, l\u2019équipe de Phil Watson, dans la ligue Senior provinciale.Tout ça pour dire que le Progrès fut une bonne école, mais que la manne quotidienne que nous offrait le milieu sportif nous a tous servis.nous a forcés à donner le meilleur de nous-mêmes afin de faire face à la compétition.A l'époque de Turbide, Pedneauit et moi-même à Progrés-Dimanche, nous retirions une satisfaction évidente a voler une primeur à notre concurrent, le quotidien Le Soleil.Publier une fois la semaine et \u201cscooper\u2019 un rival qui s'offrait six publications par semaine, c'était quelque chose.En toute modestie, nous avons arraché notre partde LE PROGRES a toujours eu ses équipes de hockey et même si on jouait plus souvent avec sept joueurs y compris le gardien de but, on livrait de dures luttes aux adversaires en plein air naturellement.On reconnaît quelques \u2018vedettes\u2019 du temps, sur la rangée avant: Raymond Martel, Claude Tremblay, Gaston Vachon, Philippe Dufresne, (2e rangée), M.Cloutier, Jean-Baptiste Bouchard, Réjean Morneau, Lucien Desgagné.Nous profitons de l\u2019occasion pour offrir nos meilleurs voeux à la direction et au personnel du Progrès du Saguenay Ltée Martel & Maltais PHARMACIENS 447 est, Racine Chicoutimi \u2014 549-1410 TEXACO Qu DETAILLANT MULTI-AC INC.Félicitations et bon succès AU PROGRES DU SAGUENAY Jos Poitras Texaco Service FACE AU PROGRES (Voisin du Montagnais) 1050, boul.Talbot, Chicoutimi, Québec Tél.: 549-0101.Spécialité: Mise au point et remorquage.LTEE LIT SEAT) TÉL.384-4500 dents du travail.DEMANDEZ A PROPOS DE PANSEMENTS POUR BOUT DE DOIGTS SURGIFIX CREMES 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partisans des Saguenéens juniors au cours de la période des Fêtes de 1966.Nous avions découvert que les dirigeants de l\u2019équipe, qui faisaient des affaires d'or dans un Colisée toujours rempli à pleine capacité, avaient refusé à leurs joueurs le traditionnel cadeau du temps des Fêtes.Les amateurs s'étaient rangés de tout coeur derrière les joueurs.Par un beau dimanche après-midi, quelques heures après la parution de l'article, la foule était tombée à bras raccourcis sur le président de l'équipe, le notaire Marcel Claveau, qui, de son siège du Colisée, avait essuyé les injures à la façon d'un Clarence Campbell le soir de la fameuse émeute du Forum.La haute direction de l'équipe nous avait réservé un traitement glacial durant un certain temps, mais l'information que nous avions fournie à nos lecteurs et la réponse que nous avions obtenue sont des éléments importants qui sont venus s'ajouter à notre formation journalistique.Je pense que c'est à ce moment que des jeunes journalistes comme Ped- neault et moi avons commencé à réaliser le pouvoir de l'outil que nous avions en main, le médium d'information.On touche à tout Les \u2018\u201cBleuets\u2019, membres Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 \u2014 F-11 ÿ Le Blueberry Power\" a commencé au \u2018Progrès\u2019 TROIS ANCIENS du Progrès-Dimanche, à la même table.Il y à quelques années, Ils étaient attachés tous trois à la couverture des Canadiens de Montréal; Yvon Pedneault, Montréal-Matin, Réjean Tremblay, La Presse et Bertrand Raymond, le Journal de Montréal.Le \u2018Blueberry Power\u201d du sport, quoi! du \u2018\u2018Blueberry Power\u201d, connaissent un certain succes en province parce qu'ils ont eu l'opportunité de'\u2018paper\u201d toutes les facettes du métier au Progrès du Saguenay et à son bébé rapidement devenu adulte, le Progrès-Dimanche.A Progrès-Dimanche, le directeur des sports (et unique journaliste à temps plein de sa section) voyait à la rédaction et à la correction des textes de même qu'à la fabrication des titres etdela maquette de plus de 20 pages.André Turbide, maintenant chef de pupitre au Journal de Montréal, fut le premier directeur des sports à Progrès- Dimanche.Pendant ce temps, son adjoint à temps partiel était Yvon Ped- neault, commis-comptable aux Liqueurs Saguenay.Confiez votre déménagement à northAmerican Quand Turbide s'est joint à l'équipe du Soleil, à Québec, Pedneault a quitté son employeur pour assurer la relève.Je me suis joint à mon tour à l'équipe de Progrès-Dimanche tout en cumulant des fonctions de vendeur à la Northern Electric.Quand Pedneault est passé au défunt Mont- réal-Matin, j'ai assumé la direction de la section.Deux ans plus tard, je me suis joint au Journal de Montréal en compagnie de Jacques Beauchamp qui, du même coup, mettait fin à une association de 25 ans avec le Montréal-Matin.J'en suis aujourd'hui le directeur de la section sportive, l'une des plus importantes au Canada avec ses 28 journalistes.\u2018Nous avons débouché quelque part mais nous avons trimé dur\u2019, me disait VAN LINES récemment André Turbide.Il avait un peu raison.Je me souviens qu'à mon arrivée au Journal de Montréal, j'avais la réputation d'être le bourreau de travail de la boîte.Des confrères me recommandaient parfois de mettre la pédale douce.Pourtant, j'avais l'impression de \u2018fonctionner\u2019 au ralenti en comparaison des heures de travail que j'avais \u2018données au Progrès- \u2018Dimanche au cours des deux années précédentes.La marche à suivre Il ne se passe pas une semaine sans que des jeunes désireux de faire carrière dans le journalisme s'informent de la meilleure marche à suivre pour y arriver.Généralement, on leur recommande de s'inscrire à une université qui dis- vous pouvez compter sur nous! Les DEMENAGEMENTS _ de CHICOUTIMI LTEE 049-2586 od \" VAN LINES DEMENAGEMENT LOCAL & LONGUE DISTANCE SERVICE OUTRE-MER ENTREPOSAGE e EMBALLAGE DEBALLAGE ASSURANCE ESTIMES GRATUITS DEMENAGEMENT D\u2019EDIFICES A BUREAUX | northAmerican | pense des cours à cette fin.Moi, je leur répète que la meilleure école, c'est encore l'hebdomadaire régional, là où on peut vrai- menttout apprendre quand on a la vocation.À l'université, on n'apprend pas aux intéressés à se défendre sous la tension accablante provoquée par l'heure de tombée.On ne leur enseigne pas comment se battre pour obtenir l'exclusivité d'une nouvelle.Toutes ces situations, nous, les importés du Sa- guenay, les avons vécues au Progrès.À Montréal, de plus en plus de sceptiques savent que la meilleure école provinciale, c'est encore l'entreprise du Progrès du Saguenay.Et nous, les \u2018\u2018Bleuets\u2019\u2019, en sommes fiers.Bertrand Raymond.Ghislain Brisson directeur 3120 BOUL.TALBOT Le déménagement de Progres du Saguenay a été exécuté par Déménagement Chicoutimi Ltée.Félicitations à toute l\u2019équipe de Progrès du Saguenay Nas 9 BOT nus REE xs rt F-12 \u2014 Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1 Alfred Paradis Gilles Paradis 979 Trois générations de Paradis Tantde gens ont travaillé au Progrès du Saguenay, depuis 90 ans, qu'il est impossible d'accrocher un chiffre au bout.Des milliers et des milliers de personnes, peut-on dire seulement.Il y eut des gens de tout acabit Des journalistes qui ont atteint la renommée, des linotypistes, des graveurs, des administrateurs, des livreurs, des secrétaires, et je passe toute une brochette d'autres métiers que l'on retrouve dans une entreprise de presse.Des volumes: ne suffiraient pas à écrire cette histoire, où tant de gens peuvent dire, \u2018\u2018moi, j'ai travaillé au Progrès, quelques mois, quelques années, à telle ou telle période\u2019.En fouillant un peu, ma curiosité m'a incité à de- \\mander si parmi ces gens- la, on pouvait retracer des lignées d'une même famille.Trois générations, par exemple.Je n'ai rien trouvé de cela.et à ma grande surprise, c'est dans ma famille que j'ai retracé ce phénomène.Pierre-Paul Paradis Mon grand-père, Peirre- Paul Paradis, vers les années 1889, en tant que pigiste de la rédaction; mon père, Alfred Paradis, entant que linotypiste, a appris son métier au Progrès tandis que moi, je ne suis pas en reste Car j'en suis à mon troisième séjour dans l\u2019entreprise.Je savais depuis 1958 que mon grand-père avait participé d'une façon quelconque à des travaux de journaliste au Progrès.Je savais notamment qu'il écrivait des lettres ouvertes, en vers, pour dénoncer des organismes comme la Société d'agriculture, pour s'en prendre aux industries qui crachaient la pollution.Qu'il suffise de prendre connaissance de ces vers, où il pestait contre l'industrie pour comprendre qu'il fut peut-être le premier à dénoncer la pollution: \u2018Pleure, ô Chicoutimi, l\u2019industrie enflammée, Dans tes murs; ses fourneaux vomissent la fumée, Salissant terre et ciel; ton grand voyer Dufour S'y souille comme un chat qui gratte dans un four.L'industrie est un bien, disent nos petits maîtres; Eh bien, moi, je vous dis que ce sont tous des trai- tres! Ces bourreaux du rêveur, il faut les avertir Que trop d'or en ces lieux pourrait nous pervertir.\u201d Un jour de décembre 1958, Mgr Victor Tremblay, qui fut jadis mon professeur d'histoire, au Séminaire de Chicoutimi, se présenteà la salle de rédaction.C'est là qu\u2019il m'apprit que mon grand-père, dans les années 1889, avait participé comme pigiste à la salle de rédaction.$0.50 le texte Un an plus tard, il revint et me confia qu'il avait fait des recherches et qu'il avait pu en venir à la conclusion que Pierre-Paul Paradis, dit \u2018le poète illé- tré\u201d, avait été plus qu'un simple pigiste, car il avait vendu durant plusieurs mois, des textes, à $0.50 l'unité, afin de lui permettre de défrayer le travail a crédit d'impression de trois de ses oeuvres qui avaient été publiées en plaquettes.Un an plus tard, Mgr Victor me fait parvenir une COpie du Saguenayensia, juillet-août 1960, où un article de trois pages de Raymond Desgagné, prêtre, est consacré a \u2018\u201cPierre-Paul Paradis 1841-1912\".L'abbé Desgagné cite, notamment, un extrait d'une oeuvre du grand- père, \u2018Les funérailles de l'amour\u2019.où il s'élève contre l'amour de l'argent: \u2018Je fais faire à crédit le travail de la presse; Qui donc paiera les frais?Mais vous dites enfin; Dans ce siècle d'argent.tout ça ne vaut rien.\u201d Ceci confirme les dires de Mgr Victor Tremblay un an auparavant, où if indiquait que pour payer ses s'associe à la population du Saguenay-Lac-St-Jean pour rendre hommage au Progrès du Sague EDITEUR DES JOURNAUX Le QUÉTIDIEN DU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN et ALLWORTH LIMITÉE FOURNISSEURS ET CONSEILLERS EN ARTS GRAPHIQUES 10767 AVENUE ALFRED, MONTRÉAL-NORD H1G 5B2 (514) 322-0261 ALLWO RTH LIMITEE nay Ltée MICHEL COLLETTE/VENTES TECHNIQUES dettes envers Le Progrès du Saguenay, il vendait ses textes.Pierre-Paul Paradis, c'était un original, un poète qui vendait le produit de ses récoltes par les maisons.Les gens le connaissaient bien, car tel un bon viveur, il racontait ou chantait, en vers, en nommant la personne a qui il s\u2019adressait, ce qu'il avait a leur dire.Ma mère racontait que les gens le sachant artiste sur les bords, lui glissaient un bout de papier et un crayon.Durant qu'il parlait, il écrivait des vers, et sou- ventes fois, après avoir écrit des vers à son goût, il en était si fies qu\u2019il partait, oubliant de se faire payer.Et quand on dit de son petit-fils qu'il est distrait, qu'il ne voit rien quand il circule sur la rue, il n'y a plus lieu de se poser de questions.Alfred Paradis Mon père, Alfred Paradis, était bien connu par la vieille génération d'au- jourd'hui.C'était Un bâtisseur qui a été un pilier dans le développement du bas de la côte, à Chicoutimi.Une rue, toute petite, a été baptisée en son nom.Il était forgeron de métier mais au début du siècle, il a appris son métier de linotypiste au Progrès du Saguenay.Ma mère a souvent dit qu\u2019il avait travaillé à cet endroit, environ trois ans.À l\u2019époque elle n'était pas mariée avec lui, car mon père fut son deuxième mari.Elle est devenue veuve alors qu'elle n'avait que 15 ans et demie et ce n'est qu'à l'âge de 20 ans qu'elle I'épousa.Il a opté de vivre du métier de forgeron.car il n'aimait pas travailler assis, ce qu'un linotypiste devait faire.1958 Quant à moi, eh bien, j'ai débuté au Progrès du Sa- guenay, endécembre 1958.J'y ai demeuré 11 mois pour passer ensuite à La Presse.En 1961, le 5 septembre, je reviens au Progrès.Le quo- EH NNN RN NNR NOUS LOUONS PRESQUE TOUT! JFL \\LOCATION D'EQUIPEMERT ; RAPIDE.: ERVICE D Rémi Gauthier Président Pierre-Paul Côté Commis RE RRR RRR RRR RRR PN tidien avait rendu l'âme et Dominique Lapointe, alors rédacteur en chef voulait repartir l'hebdo du jeudi \u2018Le Progrès du Saguenay\".Ce deuxième séjour dura encore un an.Ma femme, Ruth Paradis.y travailla également, à la section des annonces classées.Troisième séjour, du 30 septembre 1973 jusqu'à nos jours.Le Soleil du Saguenay-Lac-Saint-Jean avait fermé ses portes pour faire place au Quotidien.J'avais le choix entre passer au Soleil, à Québec, ou faire partie de l'équipe du Quotidien.J'ai opté pour le dernier, et c'est à l'édition que j'ai échoué.Pour un an et demie.Je reviens à la production du Quotidien et le 4 janvier 1978, je transférais à Progrès-Dimanche.Trois générations de la famille Paradis au Progrès du Saguenay, c'est beaucoup.Peut-être une gqua- trième génération suivra, car mon fils Claude est mordu du journalisme.Mais au fait, Claude a participé tout l'été, à la rédaction du Quotidien, faisant bénévolement, à la demande de Paul-Armand Girard, les statistiques des Expos, publiées tous les vendredis dans Le Quotidien.Je puis espérer, et je ne I'arréterais pas car travailler dans une entreprise de presse, c'est \u201ctrippant\u2019.Gilles Paradis Le photographe des grandes occasions.Mariés de 80, réservez maintenant pour votre mariage.e Photos individuelles e Commerciales e Industrielles e Artistiques e Portraits e Passeports e Encadrements Jean-Marie Gagnon, maître photographe, propriétaire 2% Félicitations à toute l\u2019équipe de Progrès du Saguenay pour son magnifique travail Jean le Photographe Enr.J.M.Gagnon 535 OUEST,COLLARD, ALMA, QUE, 662-2797 MAINTENANT DISPONIBLE Ly AE Q ESA N POUR VOTRE PROCHAINE MANIFESTATION di Pierre Gauthier ~ Vice-président 2 \u201cNE CHERCHEZ PLUS APPELEZ\u201d NNN NNR Luc Potvin NOUS LOUONS CHAISES TABLES CAFETIERES SUPPORTS A MANTEAUX tan Dallaire Jean-Maurice Vachon Gaétan : on chef Mécanicien Préposé au service Préposé à la livraison 549-4764 DISPENSEURS A BOISSON ROUES DE FORTUNE TABLES DE BLACK JACK ROULETTES.ETC.EE rrr EERE SSS SES FN Clément Girard Ear) A + A ae Ki ERS] SE ST 0 OS CTE: EAN TPE 423.* ci ER EE EH EE RNIN.» 1/7 ME hl BEY ER GS, 45 So 0 te Le Eo.am Le jee = CESR SSP : A ARS RI RT VAC LTE LS LE 2 qu A Me 125 = ae 22 20008 Np - pi Ge ASE ~ ye i as we AA 7 5, y Bi 280 A Bo ub Fi 2 spé dr, mE rR > CR 3 +f 3 £ in # RE ERS A A l\u2019équipe du n - Progres du Saguenay Ltée 82 38 5 2 [5 pAE5G6 ES: LIVUTÉE - Ce rouleau de papier, du Offset 30 Ib, a été fabriqué à la Papeterie Alma, de La Compagnie Price Limitée.Soixante-douze rouleaux comme celui-ci ont été nécessaires pour imprimer le Supplément que vous lisez présentement.De la récolte de l\u2019arbre en forêt jusqu\u2019au journal livré chez vous, en passant par l\u2019usine de fabrication et l\u2019atelier d\u2019impression, des centaines d\u2019hommes et de femmes ont mis en commun leurs talents et leurs efforts pour vous livrer un produit de première qualité.Du beau travail d\u2019équipe! La Compagnie Price Limitée EN ca fs id py 23 EA Si le Progrès m'était conté\u2026 Le Quotidien, décembre 1979 \u2014 F-13 v = & A ETES ESPION TE Les CRT a Ge Le FR = Membre du groupe Abitibi-Price 1 FEE PA SE oi fa 5 ur Vous DS TOUR Fa NEE a ER HEE ES Rl a FE 2 EEE i ETE TeX REE hy J] F-14 \u2014 Si le Progrds m'était conté.Le Quotidien, décembre 1879 Le Progres du Saguenay Ltée \u2019Entraide Economique du Québec (Siege social: Alma, Québec) Dee "]
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