Le quotidien, 31 décembre 1999, Cahier 2
[" v A 140 UN 17, \u2014_\u2014\u2014 / Fi 7 C 7/7, 7 1 4 me = M % fé Le - 3% 2 res 7 Lo > iQ Ui LS 8% ip > Le El A 2 EY Us sent.174 Ga & £ ze -™ al 3 '» ¢ 7 ND, aff, fur ÉDITION SPÉCIALE er & > hg Sf WL nr 85 \u201c5 Fo \u2014 4 \"2 .Nous recoltons la matière première.COOPÉRAT LATERR: eauxsonttellementhautesque toutelarue du bas du village est inondée.» «A Petit-Saguenay, les deux grands ponts ont été emportés par les eaux.La municipalité est isolée.Plus de voie de terre ni télégraphe ni téléphone.La rivière est montée de 30 pieds, elle a emporté 20 ponts.Des éboulis se sont produits et on peut voir deux ou trois maisons suspendues.» \u2019 Kénogami 1923 En décembre 1923, quatre hommes ont perdu la vie, sur la ferme Lévesque dans le secteur Kénogami.Les victimes travaillaient sur cette terre dont on extrayait du sable et du gravier destinés à la construction des agramlissements de l'usine Price à Kénogami.Une cinquantai- ned\u2019 hommesonttravaillé pendantsept ou huit heures pour retrouver les quatre cadavres.A Desbiens Dansunarticle du 29 mai 1947 du Progrès du Saguenay, on fait état d\u2019un «formidable éboulement jeudi soir à Desbiens.Environ dix millions de pieds cubes de terre emportée par les eaux du lac aux Canards.Lit de 75 pieds de hauteur par 125 pieds de largeur creusé dans la montagne.Le village est privé d\u2019eau [pendant deux jours] etle moulin doit cesser ses opérations.Le plus gros éboulis qui se soit jamais produit.» On mentionne qu\u2019un éboulis s'était produit l'automne précédant à l'extrémité de Desbiens.La tragédie de Saint-Jean-Vianney La tragédie de Saint-Jean-Viannev, survenue le 4 mai 1971, figure parmi les événements les plus tragiques du siècle, Durant cette nuit cauchemardesque, 31 personnes, dont quatre Jonquiérois voyageant à bord de deux voitures, ont perdu la vie, tandis que 37 maisons ont été englouties dans un gouffre d\u2019une superficie de 100 mètres de largeur par 800 mètres de longueur et d'une profondeur de 30 mètres, résultat d\u2019un glissement de terrain.Malgré l'heure tardive (peu avant 23 h), plusieurs personnes du quartier résidentiel touché par l'effondrement ont eu la vie sauve parce qu'ils regardaient la télédiffusion du Quarante ans d'histoire et le millénaire'devant nous* a Coopérative Laterrière fête son quarantième anniversaire de fondation en l'an 2000.Fondée par des travailleurs qui partageaient une vision enthousiaste du futur.elle est aujourd'hui le gagne-pain de quelque 800 personnes et une source importante de retombées économiques pour toute la région.À l'aube du troisième millénaire.la flamme brille toujours et c'est avec optimisme que nous envisageons l'avenir.yy .& pour la forêt et les gens d'ici.Nous semons la forêt d'ici.VE Nous en tirons des produits de premiére qualite.ERE Nous en planifions la croissance.Un avantage pour la forêt et les gens d'ici 4910.boulevard Talbot Laterrière (Québec) G7N {A3 Téléphone : (418) 678-2222 / Télecopieur : (418) 678-9786 match de hockey Montréal-Chicago.«Mais, le plus grand nombre de gens doit la vie à un groupe d'hommes qui se rendaient en autobus à leur travail, aux usines Alcan d'Arvida.Ayant échappé de justesse à la mort en fuyant par la porte de secours du véhicule en train de s\u2019engouffrer, ces travailleurs avaient alerté les résidents les plus menacés en criant, en frappant aux portes, en lançant des pierres et en fracassant mème des carreaux.«La panique était indescriptible! L'absence d'électricité handicapait les gens qui, incapables de saisir ce qui arrivait, fuyaient dans tous les sens, croyant la fin du monde venue.Et, le danger d'être englouti empéchait les rescapés de porter secours aux victimes dont les cris de détresse s'élevaient de la fosse, Comme l'affirment les survivants, ce genre d'événement ne peut s'oublier», relate le journaliste Claude Côté dans un article du Quotidien commémorant le 25e anniversaire de la tragédie.Sources: Saguenayensia, Volume 38, Juillet-décembre 1997 Archives Le Quotidien J > pre 2 2e Nous la cultivons en privilégiant les tiges d'avenir.Nous leur donnons une valeur accrue.438529 L-& - 0002 JorAUEf Ja] Ipaures a] \u2018HUIVNATIIK AG UAIHVO a CRS AE RE IAE BR B-8 - CAHIER » U MILLENAIRE.le Samedi ler janvier 2000 Parmi les éléments qui ont causé des ravages au cours du dernier siécle, le feu occupe une bonne place au palmares, notamment parce que les moyens pour le combattre étaient rudimentaires et dans bien des cas, les coeurs des villes ont été presque compiè- tement détruits.Mais le plus surprenant, c\u2019est le peu de pertes de vie à déplorer lors de ces catastrophes.par Johanne St-Pierre Le premier incendie ravageur à déplorer se produit le 5 juin 1900.a L\u2019Anse-Saint-Etienne.Ce jour-là, un fort vent du nord-est alimente avec force un feu d\u2019abattis qui a débuté sur la terre en friche d\u2019un colon.Les flammes se propagent rapidement à la forêt et détruisent tout sur leur passage, même le moulin à vapeur, unique pourvoyeur d'emplois de l\u2019endroit.Il ne reste rien du village, exception faite du quartier de l\u2019église.Les pertes sont évaluées à 300 000 (!) Le village ne sera jamais reconstruit.A Chicoutimi La capitale régionale n\u2019a pas été épargnée par les incendies et parmi les faits des 100 dernières années, on signale un feu qui aurait éclaté, vers 13 h,le 11 octobre 1905 dans une résidence de Rivière-du-Moulin, non loin du couvent des soeurs du Bon-Conseil.Un fort vent du nord-est, qui soufflait ce jour-là, a fait en sorte que les flammes se sont propagées rapidement aux habi- tationsenvironnanteset sont devenues incontrôlables.Il faudra une demi- heure avant que les pompiers ne soient informés de l'incendie qui fait rage et se dirigent à Rivière-du-Moulin.Comble de malchance, l\u2019attelage qui doit amener les sapeurs sur les lieux entre en collision avec la voiture d'un cultivateur et sa remise sur roues entraine du retard.On dit que n\u2019eut été du solide coup de main donné par le service de la Compagnie de pulpe de Chi- coutimi, l'incendie aurait fait plus de ravages.J.-E.-A.Dubuc se serait amené sur les lieux avec une centaine d\u2019hommes et ses équipements et 1l aurait même guidé ses gens sur les lieux.Trois heures plus tard, l'incendie est sous contrôle.Si personne n\u2019a perdu la vie, les dégâts sont importants: 20 familles jetées à la rue et des pertes de 50 000 8.Le feu a détruit p ) us d LE in évacués ni oe 58 AE un »% por) DE VPROGUES centre-vi RASEE- Voila la triste scène qui s'offrait aux Chicoutimiens lors 1999) Saint-Jean de 1912 Cet événement fut toutefois de moindre ampleur comparé à la tragédie du feu du lundi 24 juin 1912 (considéré par plusieurs comme la pire catastrophe par le feu depuis la fondation de Chicoutimi puisque la partie commerciale et le coeur de la ville ont été détruits.Rien ne laissait présager un tel désastre).Il était environ 9 h du matin lorsque l\u2019élément destructeur se déclara au sous-sol du Château Saguenay, un édifice commercial sis à proximité de la cathédrale et du séminaire, Les pompiers de Chicoutimi arrivent dans les minutes suivant l\u2019alarme mais sont incapables de le maîtriser.Les sapeurs branchent trop de boyaux sur la même borne et la pression est trop faible, relate l\u2019historien Russel Bouchard dans son article consacré aux grands feux de Chi- coutimi publié dans Saguenayensia de juillet-septembre 1999.Les flammes dévasteront tous les bâtiments des rues Bégin, Parent.Sydenham et Racine.Le quadrilatère des rues Bégin, Labrecque, Cartier et Racine est quasi détruit.Les rares bâtisses épargnées le sont parce que les gens ont recours à la dynamite.Vers 19 h, un triste spectacle s'offre à la vue des Chi- coutimiens.Il ne reste que des ruines du haut de la ville.Une centaine de maisons ont été rasées.De plus.vers les 23 h.le lendemain soir.une violente tempête du nord ravive les tisons dans les ruines des autres édifices, l'évéché et l'Hôtel-Dieu ainsi que dans les boises environnants.Le désastre forca la ville à réaliserun nouveau plan d'urbanisme.Janvier 1919 La nouvelle cathédrale dessinée par l'architecte R.-P.Lemay a été inaugurée le 25 décembre 1915 et bénité le 25 mai 1916.Ayant tiré leçon du premier feu.l\u2019Evêché et la ville avait recommandé l'utilisation de matériaux ignifuges pour limiter les dégâts en cas d\u2019incendie.Malheureusement, l\u2019avenir allait donner raison à leur appréhension puisqu'en janvier 1919, un violent incendie détruit la cathédrale.À l\u2019arrivée des sapeurs, les flammes avaient déjà pris trop d\u2019ampleur et l\u2019élément destructeur fait rage jusqu'aux petites heures du matin.Mars 1944 Le 16 mars 1944, le feu s'attaque cette fois au centre commercial de la côte Bossé et c\u2019est tout un quartier qui est détruit par les flammes.Les dommages sont évalués à 300 000 $.Selon un article du Progres du Saguenay, le feu s\u2019est déclaré dans l'une des parties les plus vulnérables de la ville, soit sur la côte Bossé.Le feu a été découvert vers 15 h 30 et ce n\u2019est que vers 22 h qu\u2019il a été considéré comme maîtrisé.À certains moments, on a craint pour d\u2019autres quartiers de la ville.Les pompiers de Chicoutimi et d\u2019Arvida ont combattu les flammes.Le bilan des pertes se lit comme suit: la Banque provinciale du Canada.la Caisse populaire Saint-François-Xavier, la «Police des liqueurs».les bureaux du Dr William Tremblay.un laboratoire pour produits de beauté, un salon de coiffure et deux salons de barbiers.Mai 1946 Le 24 mai 1946, un violent incendie détruit une partie du quartier de Riviè- re-du-Moulin.Le garage de la Voirie provinciale, la boulangerie de Derville Lapointe et 13 maisons seront complètement détruits.Trente-deux familles {160 personnes) se retrouvent sans abri.Les dommages sont estimés à 550 000 $.Port-Alfred Le 29 avril 1932, un feu prend naissance dans l'immense amas de 250 600 cordes de bois des moulins de la Canada Power qui viennent à peine de rouvrir à Port-Alfred.La montagne de bois es que le feu de 1912 a complètement détruit le coeur de leur ville.(Photo Saguenayensia juillet-septembre mesure 125 pieds de haut et occupe une superficie de 1000 pieds de longueur par 400 pieds de largeur.Plusieurs équipes de 200 à 300 hommes (des sapeurs du Saguenay et même de Québec) tenteront de circonscrire l\u2019incendie qui fera rage pendant 12 jours.Le 10 mai 1932, la population de Port-Alfred commence à mieux respirer.Aucune perte de vie à déplorer.Pas du cinéma à Alma La Cité de l'hospitalité a été touchée à deux reprises par des incendies dévastateurs.Le premier s\u2019est déclaré le jeudi 7 mai 1925 dans le cinéma Victoria, pendant que l'opérateur préparait la machine à projection pour une séance.En l\u2019espace de trois heures, 28 maisons ont été rasées par les flammes.Selon ce qui est rapporté dans l'Almanach du Saguenay-Lac-Saint-Jean de 1967, on fit sauter trois ou quatre maisons à la dynamite pour arrêter la progression du feu.De fait, le feu a cessé sa progression dans le secteur des rues Saint- Joseph et Sacré-Coeur en face de l\u2019église.Une personne a perdu la vie, tuée par un panneau d\u2019une maison qu\u2019on avait fait exploser à environ 400 pieds de là.Parmi les commerces détruits, on cite les magasins de Médéric et Trefflé Harvey, d'Elzéar Harvey et cie, de Gagnon & Frères, du Théâtre Victoria, du Café Rex, de l'hôtel Desbiens, de la Banque Canadienne Nationale, des magasins Capolovitch, Sam Postman, Alma Hardware, Grand-Nord et J.-E.Godin (bijoutier), Café Paris, restaurant W.Lemay, et plusieurs résidences.Le deuxième incendie marquant de l\u2019histoire d\u2019Alma s\u2019est produit vers les 10hdu matinle 14 novembre 1941.Ironiquement, c'est le même secteur commercial qu\u2019en 1925 quiaété touché.Les flammes auraient pris naissance dans un hangar de Trefflé Harvey, soit presque au même endroit que celui de 1925, pour se propager rapidement aux magasins et aux bâtisses avoisinantes.Cette fois, le feu a détruit sept magasins et 13 Ld logements en plus d\u2019endommager.par la fumée et l'eau, deux magasins, un hôtel et 14 logements ou bureaux.Le quartier était à refaire de nouveau.Hébertville-Station Dans les années 1920.la municipalité d\u2019Hébertville-Station connaît un essor prodigieux en raison de la construction des barrages, de la centrale d\u2019Isle-Maligne et de la construction du nouveau moulin Price à Riverbend.Toutes les machines transitent par Hébertville-Station, rapporte-t-on dans le Cahier historique du journal le Lac-Saint-Jean et de la Société d\u2019histoire du Lac-Saint-Jean, de novembre 1996.«L'élan se brise avec le terrible incendie de 1930.C\u2019est un feu d'herbe qui a tout déclenché.L'église, la gare et la plupart des constructions ont été détruites, ce qui a entrainé le déplace- mentde plusieursactivitésimportantes ailleurs dans la région.Du coup, la communauté rurale a perdu son «rond de course», ses commerces, sa centrale téléphonique et le bureau régional de la compagnie où se faisait l'embauche des travailleurs.Un choc dont elle ne s'est jamais remise.» Mai 1943 L'élément destructeur a frappé de nouveau le 8 mai 1943.«Dans deux quartiers de cette municipalité, il ne reste plus que des ruines fumantes.Le village offre l\u2019aspect le plus sinistre» L'incendie a débuté vers 16 h et s\u2019est propagé rapidement grâce àun fort vent du nord-ouest.«Seules la voûte etla cheminée de la Banque Canadienne Nationale et une couple de murs aux trois- quarts écroulés émergent dans le champ de ruines.Bilan: une cinquantaine de bâtisses dont 26 maisons.Dommage: 250 000 $ (42 familles sans abri [270 personnes|).Sources: Société historique du Saguenay Revues Saguenayensia Société d\u2019histoire du Lac-Saint-Jean par ee ere danse ess tr we, Des séismes ey a quiétude résiona Bien que le Saguenay-Lac-Saint-Jean fasse partie du bouclier canadien, donc peu sujet, en principe, aux tremblements de terre, il subira des secousses sismiques à quelques reprises au cours du dernier siècle .par Johanne St-Pierre Le premier séisme s\u2019est produit le ler mars 1925.La terre tremble pendant 25 secondes.Le choc parti du Saguenay s'est fait sentir de l'Atlantique au lac Ontario, titrait à la une le Soleil du lundi 2 mars 1925.On dit que le séisme a atteint une magnitude de 7 degrés à l'échelle Richter.Sainte-Catherine 1988 Une partie de la population régionale sera surprise par une petite secousse d\u2019une magnitude de 4,5 à l'échelle Richter le 22 novembre 1988, tôt le matin.Plusieurs dorment encore.donc l\u2019événement ne suscite pas vraiment de craintes.Toutefois, la population allait être en état de choc trois jours plus tard.A 18h46, le vendredi 25 novembre 1988.la terre tremble au Saguenay et atteint une magnitude de 6.0 sur l\u2019échelle Richter d\u2019après les appareils du Centre de surveillance géologique du Canada.Sonépicentreétaitsitué à 35 kilomètres au sud de Chicoutimi.Il a été ressenti de la région de Sept-Iles, jusqu\u2019à Toronto et New York.De petites répliques suivront.À Chicoutimi.plus de 1100 édifices et habitations ont été endommagés et quelque 650 à La Baie.Les dommages pour la région sont évalués à 10 millions $.Malheureusement.le programme d'aide gouvernementale n'est pas très bien accueilli, les franchises imposées étant trop élevées.Lefaitqu'une panne d'électricitéaitplongé la population dans le noir durant les secousses aura traumatisé plus d\u2019une personne.Les leçons tirées de cette première catastrophe seront toutefois bénéfiques pour l'avenir.Enfin, une petite secousses de 4,4 sur l'échelle Richter s'est produite autour de 21 h le 24 septembre 1994.L'épicentre était situé au nord-est de la Malbaie.Une autre secousse d'une magnitude de 4.7 s\u2019est produite vers 6h44 le 28 octobre 1997 (épicentre dans la vallée du Saint-Laurent, à la hauteur de Saint-Fidèle).Quant au plus récent séisme d'importance en lice, il s\u2019est produit le 6 novembre 1997.vers 21 h 35.Cette fois-ci.il s'agit d\u2019un séisme d\u2019une magnitude de 5,2 à l'échelle Richter dont l\u2019épicentre était situé dansla région de Québec.Encore là, la faiblesse de la secousse n\u2019a causé aucun dommage.EVE PROGU ; \u2014 La pes = LI x ee ONDES - Le tremblement de terre de 1988 a endommagé plusieurs immeubles et résidences.Ci-haut, Denis Laberge montre les dégâts causés par l'onde de choc au plancher du sous-sol d\u2019un édifice à logements de l'Office municipal d'habitation de La Baie.(Photothèque Le Quotidien) Tornade à Saint-Thomas-Didyme par Johanne St-Pierre Les coups de vents ont ponctuellement touché différents secteurs de la région, mais c'est à Saint-Thomas-Didyme que revient la palme de la tornade du siècle.comme le rapporte l'Almanach du Saguenay-Lac-Saint- Jean de JCL.édition 1991-92.«Le 20 juillet 1955.à Saint-Thomas- Didyme.au nord-ouest du Lac-Saint-Jean.en soirée.frappait l'ouragan le plus dévastateur qu'on ait connu dans la région, du moins.de mémoire d'homme.» La tornade a frappé vers 20 hle soir dans le Rang 3 de Saint-Thomas-Didyme.communément appelé Rang de l\u2019église.L'ouragan.qui a rasé une cinquantaine de maisonset bâtiments, a jeté 20 familles sur le pavé mais n\u2019a heureusement fait aucune victime.Dans certains cas, la force du vent a transporté des bâtisses sur plus de 300 pieds.Les dommages ont été évalués à 50 000 $.63 ans et pas une ride Plein de fraîcheur et d\u2019espoir Il remplit toutes ses promesses.Le plus fecessiblé et le plus lu, le plus fidèle et le plus suivi des périodiques.Son gros caractère impressionne et son format demeure discret.D\u2019un siècle à l\u2019autre, il fait le tour du monde et nous parle d\u2019étoggité, Il est le plus spirituel des périodiques.Il est né ici, il a grandi sur einq continentg parle plusieurs langues et traduit nos aspirations sur es Ekcents de vézitil Depuis un an, on le sort de l\u2019église et il nous suit fartouk 438590 6-4 - 0602 Jorauef Jo] Ipaures a] \u201cHAIVNATIEN NGC YFIHVI B-10 - CAHIER DU MILLENAIRE.le Samedi ler janvier 2000 Initiatives audacieuses Education: un lon Sans doute parce que la route du parc des Lauren- tides représente une véritable expédition et une barriere géographique quasi infrarchissable, pas étonnant que les gens du Saguenay-Lac-Saint- Jean font preuve d\u2019audace en fondant l\u2019école de génie de Chicoutimi, en 1948, etl'école de commerce, en 1950.Par cette initiative qui défie les normes officielles, les Saguenéens et les Jeannois viennent de marquer le début de l\u2019enseignement universitaire.Mais notre université, comme on la connaît aujourd'hui, naît officiellement en 1969.C'est au cours du siècle qui vient de se terminer que le Saguenay-Lac-Saint- Jean s'enrichit d\u2019un vrai réseau d\u2019enseignement.Il en a fallu du temps pour le construire: 125 ans.Les lents progres s'expliquent par l'absence d\u2019intérêt de la population.Les travaux agricoles passent avant l'instruction.Même que le père amène souvent toute sa famille dans les chantiers.Pendant des mois, les enfants sont donc privés d'école.À tel point que le département d\u2019Instruction publique décide d'accorder une subvention pour le financement d'une classe dansunchan- tier.Il n\u2019y a pas que le travail qui empé- cheles jeunes d\u2019aller à l'école.Il y a aussi le climat.L'hiver.les mères retiennent les petits à la maison, car il n\u2019y a pas de transport, l\u2019école est trop loin et il fait excessivement froid.Malgré tout, on 4 DEL cdelisle@lequotidien.com Chicanes Les rivalités entre Jonquière et Chicou- timi ne datent pas d\u2019hier.Déjà, en 1956, les deux municipalités se chicanaient pour obtenir l'école normale pour garçons.En raison de ce différend, l'école normale Car- dinal-Bégin ne réussit à s'établir que cing ans plus tard.et a Arvida.à l'école secondaire Guillaume-Tremblay.Mais, en 1965, regroupement oblige, l\u2019école déménage dans les locaux du Séminaire de Chicouti- mi.Ecoles anglaises Eh oui! On trouvait des écoles anglaises sur le territoire du Saguenay- Lac-Saint-Jean au tout début du siècle.L'enseignement anglais et protestant a mème pris de l\u2019expansion après 1910.C\u2019est que la vigueur des institutions anglo-protestantes est liée au développement de la grande industrie régionale.Et comme ses administrateurs sont anglophones ainsi que ses capitaux, il faut des écoles pour leurs enfants.On en trouve donc dans tous les centres industriels régionaux à commencer par Kénogami, Arvida, Reverbend, Dol- beau.Les anglo-protestants ont même organisé des municipalités scolaires protestantes et dissidentes.LL [ ei CATHERINE constate des succès au Séminaire de Chicoutimi et à l\u2019école ménagère de Roberval.Jusqu\u2019aux années 30, le modele d\u2019enseignement dispensé dans la région ressemble à ce qui est en vigueur ailleurs au Québec: le primaire sous la responsabilité d\u2019une commission scolaire, quelqueséco- les techniques, l\u2019enseignement ménager, la formation classique offerte par un collège ou un séminaire.Quant aux programmes d'études, ils sont sensiblement les mêmes jusqu'aux années 60.Les cycles scolaires comprennent l\u2019année facultative de la maternelle, les septannées du primaire, les deux ans du courscomplémentaireetles trois ans du cours supérieur.L'union des cours complémentaire et supérieur formera, en 1956, le cours secondaire auquel seront I'S LE EN BREF Personnel enseignant Les hommes laics se font rares dans les petites écoles primaires.Depuis le début du XXe siecle, ce sont les religieux et les religieuses qui s\u2019occupent principalement d'enseigner aux enfants.Au Séminaire de Chicoutimi, en 1900, on ne trouvait qu\u2019un instituteur laïc.Tous les autres enseignants étaient des ecclésiastiques.Grand revirement! Avantmèmelafin decesiècle, les religieux auront disparus des écoles.Syndicalisation Notre réputation de syndicaliste remonte à très loin.Déjà, en 1939, la municipalité scolaire de Jonquière reconnait l\u2019Association catholique des institutrices de Chicoutimi, district numéro 22, formée en vertu de la loi des syndicats professionnels.L\u2019année suivante, cette municipalité scolaire et celle de Port-Alfred sont les deux premières de la province à signer une convention collective avec leurs institutrices par l\u2019entremise de l\u2019Association professionnelle.Cette convention est une première québécoise.Les grèves des enseignants ne feront leur apparition que dans les années 60.SIEGE $ parcours semé Æ meet + YU AA TS _ DE PROGRE: ins æ Hb es 52) 2 d'elles wt Wom « Sos pr DIPLÔMES - Voici le groupe des diplômés de l\u2019école de commerce Clément de Chicoutimi, cohorte de 1955-56.Ils posent ici en séance solennelle dans la salle paroissiale Saint-Joachim.intégrés, en 1964, les cours de métiers.Pour mettre fin à l'engagement d'institutrices non diplômées et pour remplacer celles qui quittent pour se marier, la région voit donc apparaître plusieursécoles normales.Ce programme disparaît en 1969 pour faire place au département des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université du Québec à Chi- coutimi.Innovations régionales Le système d'éducation produit aussi d\u2019autres compétences.L'innovation régionale la plus originale demeu- Salaires De toute évidence, ce n\u2019est pas pour l\u2019argent qu\u2019on devenait institutrice! Songez qu'en 1900, une institutrice gagnait 100$ par année.En 1920, le salaire passe à plus de 300$.mais il est grugé par l'inflation.Inutile de dire que l\u2019équité salariale n\u2019existait pas.Pour les hommes, le salaire est au moins le double.La raison qu\u2019on donne, c\u2019est qu\u2019il faut bien qu\u2019il fasse vivre leur famille.Cependant, les instituteurs laïcs se font très rares.Ou bien les hommes fuient la carrière d'enseignant ou bien le salaire plus élevé les défavorise.Au début du siècle, les religieux sont payés plus cher (150 $), mais vers 1920, la différence tend à disparaître.Nombre d'élèves Entre 1900 et 1930, le nombre d\u2019élèves âgés de 5 à 18 ans passe de 6900 à 24 974 dans la région du Saguenay-Lac- Saint-Jean.C\u2019est au Lac-Saint-Jean où l\u2019on compte le plus grand nombre d\u2019élèves.En 1930, on observe la situation inverse.Effectivement, la population de Chicoutimi est en pleine croissance et l\u2019organisation scolaire est alors mieux structurée dans le Haut-Sague- nay.re le programme d'enseignement ménager chez les Ursulines de Roberval.Ce programme répond aux valeurs de la société rurale de l\u2019époque.L'autre grande nouveauté est l'implantation du cours classique, pour les filles, chez les Soeurs du Bon-Pasteur, en 1943.Toutefois, pendant un bon moment, nos maisons d'enseignement se limitent au programme du cours primaire, aux deux premières écoles normales de filles: le Bon-Pasteur à Chicoutimi (1909) et les Ursulines à Roberval (1925), le Juvénat de La Trappe de Mistassini et quelques écoles d\u2019artset de métiers.Le Saguenay- Lac-Saint-Jean n\u2019est donc pas organisé pour répondre aux besoins que commandent maintenant l'industrialisation et l\u2019urbanisation.Ecoles spécialisées C\u2019est donc dans les années 30 que commencent à apparaître les écoles spécialisées.On note celle des arts et métiers de Chicoutimi (d\u2019autres s\u2019ajoutent dans différentes localités), l\u2019école des infirmières qui appartient à l\u2019Hôtel- Dieu St-Vallier et qui est affiliée à l\u2019Université Laval, une école moyenne d\u2019agriculture, un cours d'enseignement ménager agricole pour jeunes filles.Fait à noter, les écoles spécialisées ne naissent pas toujours selon les normes dutemps.C\u2019est le cas de l\u2019école de génie, en 1948, issue de la concertation de la Commission scolaire de Chicoutimi et des Frères Maristes.L'école reçoit l\u2019assentiment de l'évêque du diocèse, Mgr Melançon, qui avait encouragé l\u2019enseignement classique à la Commission scolaire d\u2019Arvida, en 1944: L'école polytechnique de Montréal reconnaît même une année de génie qui sera dispensée à l'Académie commerciale de Chicoutimi.Ensuite, elle en reconnai- tra trois.Comme l\u2019école de génie embarrasse tout le monde, on la fusionne, en 1967, avec l\u2019école de commerce (née en 1950) parce que cette dernière détient une charte et peut être subventionnée statutairement.Deux ans plus tard, elle (Photo: SHS-P.94-1187) constitue la base d'un département à l\u2019UQAC.Mentionnons que l'école de commerce a même été affiliée à l\u2019Université Laval, dès 1957.Elle poursuit ses activités jusqu\u2019à l\u2019ouverture du département des sciences administratives de l'UQAC.L'école de génie permet à bien des étudiants de s'instruire dans les années 50.Il faut dire, qu'à l\u2019époque, la barrie- re géographique est quasi insurmontable.Se rendre à Québec représente une expédition périlleuse.Le chemin de fer est le seul moyen de communication.Pour finir, l\u2019argent représente un autre problème crucial.Les Canadiens-Fran- çais ont les maisons remplies d'enfants.mais pas d'argent.Les débuts de l\u2019université marquent aussi la fermeture d'autres écoles spécialisées comme le centre de formation des maîtres et les cours de théologie.Toutefois, la tentative de créer une faculté de médecine à partir de l\u2019enseignement universitaire dispensé à l'Hôpital de Chicoutimi échoue.Ainsi donc, en marge du système officiel, on retrouve plein d\u2019écoles spécialisées.Certains auteurs n'hésitent pas à dire que ce réseau parallèle avait un caractère élitiste en raison des frais de scolarité et de la capacité d'accueil limitée.Quoi qu\u2019il en soit, le développement des polyvalentes met un terme aux petites écoles secondaires et plusieurs écoles spécialisées font les frais de la réforme lorsqu\u2019apparaissent les cégeps.Jon- quière et Chicoutimi reçoivent deux des 12 premiers cégeps créés en 1967 au Québec.Les instituts de technologie, le collège des Oblats de Marie-Immaculée à Jonquière, le Petit Séminaire de Chi- coutimiet d\u2019autres écoles constituent la base de ces deux cégeps.Il faut attendre jusqu\u2019en 1970 et 1971 pour que les cégeps d\u2019Alma et de Saint-Félicien soient créés.Source: «Histoire du Saguenay-Lac- Saint-Jean» de Camil Girard et Normand Perron Revues Saguenayensia Cafe © Orr ~~ Pm PN ny Tay i laM ont | rése: régi Qué une cou gieu l\u2019Hé ava gou mar mer régi l\u2019ét: su I nt a ede Uni- [suit b du rati- des nées rriè- nta- une fer on.itre -an- nts.ent pé- lon sie, ne é à me DÉ- nt ait ais eil + Soins de santé et éducation Les religieuses ont contribué à l'avancement de la région Le travail des religieuses au cours des cent dernières années a sûrement contribué à l\u2019évolution de la région du Saguenay-lac-Saint-Jean.Ce sont elles, en effet, qui ont porté presque à bout de bras les soins aux malades, l'éducation des jeunes et qui ont élevé les orphelins, années.Prenons l\u2019exemple des Augustines de la Miséricorde de Jésus, qui ont littéralement établi le réseau des hôpitaux de la région.Dès leur départ de Québec pour venir fonder une nouvelle maison à Chi- coutimi, en 1884, les religieuses sont chargées de l'Hôpital de la Marine, qui avait été construit par le gouvernement fédéral pour soigner les marins malades et qui desservait également à l\u2019époque les 27 000 habitants de la région.Le premier malade se présentera à l'établissement le 28 mai 1884.Quelque 10 ans plus tard, elles mettent sur pied un orphelinat qu\u2019on aménage d\u2019abord dans les mansardes de l\u2019aile Saint- Joseph.En 1902, on agrandit en priant saint Antoine de trouver les fonds nécessaires car, c\u2019est sans ressources qu\u2019on jette les fondations.Après avoir accueilli 1328 enfants, il fermesesportesàregreten 1926 afin d'augmenter le nombre de lits pour les malades à l'hôpital.Fondations Tout au long du siècle, les religieuses ont fondé des hôpitaux dans la région, au fur et à mesure de l'installation des citoyens.C\u2019est ainsi qu\u2019ont vu le jour les hôpitaux de Roberval (1918), Alma (1950), de Jonquière et de Dolbeau en 1955.Elles sont également les maîtres d'oeuvre de la mise sur pied des foyers l\u2019Oasis de Mistassini en 1968, et des Années d\u2019or de Kénogami en 1970.Et leurs actions ne s'arrêtent pas là.Pour s'assurer que les patients reçoivent des soins appropriés, elles ont formé elles- mêmes le personnel concerné.Elles ont fondé l\u2019École des infirmières en 1938, l'Ecole de technologie médicale en 1950.eten 1964, celle des infirmiers et infirmières auxiliaires.«Notre héritage charismatique est de manifester la miséricorde de Jésus en prodiguant des soins aux malades.Nous avons toujours essayé d'être près de la populationetc\u2019estencore notre idéologie», explique Soeur Simone Tremblay, qui est incidemment la premiere femme pharmacienne de la région.C\u2019est pourquoi, lorsque les hôpitaux de la région ont intégré le système de services de santé et de services sociaux (notons en particulier la vente de l'hôpital maritime de Chicoutimien 1970), les religieuses ont continué à oeuvrer auprès des patients jusqu\u2019àleur retraite.Puisellessesont tournées vers d'autres causes, toujours dans le but de venir en aide à ceux qui en ont besoin.L 'ABRIE ilabrie@lequotidien.com durant de nombreuses Encore aujourd'hui, elles sont présentes dans la communauté, avec des maisons à Chi- coutimi, Robervalet Dol- beau.Elles mettent leur expérience au service des regroupements de bénévoles, dans la pasto- raleauprès des mourants ou l\u2019accueil au monastère.D\u2019autres se consacrent à la distribution de la parole de Dieu ou à des missions en Haïti et en Républi- que-Dominicaine, où elles continuent leurs oeuvres auprès des personnes malades.Qui plus est, les Augustines de la Miséricorde de Jésus ont contribué financièrement à la mise en place des maisons le MIENS et Notre-Dame.Dans ce dernier endroit, consacré aux malades atteints d'un cancer en phase terminale, une religieuse coordonne les activités à raison de quatre jours par semaine.Exemple Ceci est un exemple du travail effectué par les religieuses au Saguenay-Lac-Saint- Jean.De nombreuses autres communautés ont également laissé leurs marques dans d\u2019autres domaines.Tel est le cas, dans l\u2019enseignement, des Soeurs du Bon-Pas- teur, du Bon-Conseil, des Ursulines et des Antoniennes de Marie.Pour leur part, les Quelques hécatombes par Johanne St-Pierre Outre Saint-Jean-Vianney en 1971, la municipalité de Shipshaw a subi sa part de désastre, comme le rapporte le Quotidien du 18 novembre 1978.«La plus effroyable hécatombe de l\u2019histoire du Saguenay (avant Saint-Jean-Vian- ney quiafait31 mortsen 1971) s\u2019est produite dans la nuit de samedi à dimanche (le 11 janvier 1944) à Shipshaw où la Fondation Company remplit le gigantesque contrat de construction (d\u2019un barrage) pour Aluminium Company of Canada.À la suite d\u2019un incendie allumé vraisemblablement par la cigarette d'un fumeur.15 hommes ont été brûlés à mort, 13 ont été hospitalisés à cause de brûlures graves et une dizaine d'autres ontété légèrement blessés.Voilà le bilan d'unincendie qui jeté la consternation non seulement au Saguenay mais dans toute la province.» Deux des victimes provenaient de la région.L'incendie s\u2019est déclaré vers minuit et demi dans le camp numéro 9 du bâtiment qui abritait également les camps 7 et 8.En tout, 92 travailleurs dormaient à cet endroit.En cinq minutes, toute la bâtisse a été transformée en brasier et le feu n\u2019a pu être résorbé malgré les efforts des pompiers de Shipshaw et Kénogami qui travaillaient par moins 30 degrés.L'incendie de Chapais Le ler janvier 1980, 44 personnes périssent en moins de 30 minutes dans l'incendie de la salle du club Opémiska, à Chapais, une petite municipalité de moins de 3500 âmes.Quelque 350 personnes étaient réunies pour célébrer le Nouvel An.Vers 1 h du matin, Florent Cantin, un jeune chômeur de 21 ans, met accidentellement le feu aux décorations de Noëlen jouant avec son briquet.«C\u2019était 'enfer noir.», dira Myrta Martel, infirmiere au CLSC de !\u2019endroit cette nuit-là.Plus d\u2019une cinquantaine de personnes qui se trouvaient sur place ont subi des brûlures et des blessures multiples.Quatre d'entre elles ont succombé à leurs blessures portant le bilan à 48 morts.Cantin sera trouvé coupable d\u2019homicide involontaire et condamné à 8 ans de prison.Tragédie de Lac-Bouchette Le 16 juillet 1993 restera longtemps gravé dans la mémoire des résidants de Lac-Bouchette.Ce jour-là, 19 personnes sont mortes calcinées lors d\u2019une collision frontale impliquant une camionnette et un minibus bondé de pèlerins qui revenaient de l\u2019Ermitage.Une vingtième victime a succombé à ses blessures et un seul passager aura échappé à la mort grâce à l'intervention d\u2019une résidant de Lac-Bouchette, Richard Tremblay «à Patricien».L'accident est survenu vers midi trente, à une quinzaine de kilomètres au sud de Lac-Bouchette, sur la 155 qui mène à La Tuque.La fatigue serait à l\u2019origine de cette collision.Outre les 17 passagers de Verchères et le conducteur de la minibus, les deux autres victimes de cette tragédie sont Richard Tremblay «à Numar, 49 ans, et son neveu Frédéric Tremblay, 20 ans, tous deux travailleurs forestiers de Lac-Bouchette.Petites franciscaines de Marie ont oeuvré dans les orphelinats, alors que les Soeurs de l'Immaculée-Conception ont choisi les missions.Les religieuses de Sainte-Marie \u2018rrr Nes sity.Cs xxx Yi i ee FONDATION - Les Augustines de la Miséricorde de Jésus sont à l\u2019origine de la fondation de plusieurs hôpitaux de la région.(Photo gracieuseté les Augustines) de la présentation offrent leur aide aux personnes âgées, alors que les Servantes du Très Saint-Sacrement offrent leurs prières.En cette période des Fêtes, toute l'équipe de Bois Franc.du Lac tient à vous souhaiter une Un plancher qui est \u20185 À 10 FOIS plus résistant à l\u2019usure avec une GARANTIE DE 25 ANS Développé j par ar MIRAGE pour une performance supérieure, ALUMIX est un système de finition avancé au polyuréthane qui utilise un composé d'oxyde d'aluminium en suspension dans le polyuréthane séché à l'ultraviolet.ALUMIX *, un autre avanage MIRAGE.ge mn i v3 impose la norme Bois Franc du 2 SAGUENAY \u2014 LAC-SAINT-JEAN 1915, boul.Talbot 945, du Pont Nord Al Carrefour Chicoutimi ma 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ont graduellement.a partir de 1900, fait de la coupe de bois leur principal métier.Pendantunebonne cinquantaine d'années, le travail forestier a conservé sa forme originale, c'est- à-dire le départ d'un groupe d'hommes en pleine forêt pour tout un hiver avec un contrat en main pour couper à blanc entre 3000 et 4000 cordes de bois, selon l'expérience et la fiabilité du contracteur (jobber).Des hommes et des chevaux ont suffi pendant toutes ces années à sortir le bois des forêts, sans dommages majeurs à l'environnement puisque tout le couvert de regéné- ration naturelle demeurait intact au passage des traineaux.Des populations peu instruites.dispersées dans des villages où la production agricole offrait à peine de quoi survivre, étaient des cibles toutes choisies pour une certaine forme d'exploitation.«Depuis le début du siècle, on vivait crise sur crise.Les deux guerres mondiales et le krash de 1929 ont affamé les gens et les familles étaient prêtes à tout pour gagner leur croûte.On ne demandait même pas des salaires, les compagnies considéraient que le seul fait d'être logés et nourris pendant tout un hiver était suffisant pour nous.Tout le monde cherchait du travail Lia ada aadt (TD CLE DE PLOGL pe EY CAMP- Cette photo, prise vers 1940, nous montre un camp forestier en bois rond et une remise, à la rivière Brûlée.et il n'était pas question de faire la fine bouche», se souvient Victorin Tremblay, qui a travaillé à partir de ses 14 anser compagnie de ses quatre frères et de nombreux oncles et cousins sous la direction de son père Pitre Tremblay, contracteur.Un chantier forestier se divisait en trois périodes.En septembre, c'était la construction des bâti- La nourriture réconfortait les hommes par Christine Tremblay I] n'est pas exagéré de dire que le cuisinier était, avec le «jobber» (contracteur), le personnage central de la vie de chantier.Un bon cuisinier pouvait amener les hommes à donner le meilleur d'eux-mêmes alors qu'une mauvaise nourriture pouvait mettre en déroute tout un chantier jusqu'à valoir au jobber une saison fort peu fructueuse.Si le travail forestier était suffisamment exigeant pour vider les hommes de toutes leurs énergies, les conditions de vie sur un chantier offraient elle-mêmes un confort si minimal que seule une bonne nourriture pouvait apporter un quelcon- queréconfortadeshommeséloignés de leur famille pendant les longs mois d'hiver.Les travailleurs forestiers devaient à l'époque combattre le froid avec de maigres moyens, les culottes d'étoffe et les pichous de cuir n'offrant qu'une protection limitée.«Mais on travaillait telle- mentfortqu'on arrivait à se réchauffer.Une des choses que j'ai trouvées les plus difficiles a été de geler des pieds, j'ai donc souffert de ça», raconte Victorin Tremblay.Par ailleurs, les journées de travail s'étalaient la plupart du temps sur une bonne quinzaine d'heures si l'on calculait le temps consacré à la préparation des chevaux au petit NOURRITURE - Un bon cuisinier pouvait amener les hommes à donner le meilleur d'eux-mêmes alors qu'une mauvaise nourriture pouvait mettre en déroute tout un chantier jusqu'à valoir au jobber une saison fort peu fructueuse.matin (vers 5 h 30) et le soir, une fois la journée terminée, vers 18 h 30.Souvent, l'équipement, (sciotte, traineau à deux lames appelé «tim» pour «twin», harnais, etc.) exigeait lui aussi un entretien quasi quotidien si bien qu'une fois toutes les tâches accomplies, les travailleurs avaient peu d'énergie pour la jasette et la majorité tombaient d'un sommeil de plomb dès qu'ils se retrouvaient sur leur lit.Parlant de lit, il s'agit d'un terme bien pompeux pour ce qui équivalait tout au plus à un grabat de fortune, composé d'une structure de petits billots recouverte de branches de sapin en guise de matelas.Une couverture de laine complétait le tout.«On serait tenté de croire qu'il se créait une complicité entre les hommes et que ça jouait des tours mais, au contraire, les gars travaillaient trop fort pour avoir envie d'autre chose que du repos.On travaillait six jours par semaine, dehors au froid, = etledimanche, il fallait faire le ména- gedel'écurie, s'occuper deschevaux, transporter de l'eau potable au camp.À la fin du dimanche, on jouait un peu aux carteset, quelques fois, un gars sortait son accordéon pour nous changer les idées.» L'absence totale d'intimité, des conditions d'hygiène presque nulles faisaient également partie dela réalité quotidienne des camps de bûche- rons.Au-delà de l'aspect folklorique delachose, lesgensquiontvécucette réalité jour apres jour n'enretiraient aucun plaisir bien qu'ils trouvent le moyen d'en rire aujourd'hui.«Çame gêne un peu de le dire mais il n'y avait pas tellement de propreté dans les camps.Les toilettes se limitaient à une cabane à l'extérieur du camp principal, il n'y avait pas d'eau courante pour se laver et, inévitablement, les poux envahissaient la place assez tôt dans l'année.Mais c'était des petites bibittes à côté des rats et des belettes qui étaient toujours attirées par la chaleur et la nourriture», explique celui qui est monté au camp pour la première à 14 ans.Ces conditions de vie sur les chantiers ont prévalu dès les premiers contrats accordés par la compagnie Price jusqu'à la construction des premiers camps en planches dans les années 50, au moment de l'exploitation des forêts autour de la rivière Blanche.ments (camp des hommes, remise à foin, écurie des chevaux, cuisine.«office» ou bureau du jobber et forge).En principe, seulement trois bâtiments accueillaient l'ensemble des activités du camp.Jusqu'en novembre, le jobber embauchait des bûcherons (une cinquantaine d'hommes) payés à la «job» pour couper les quelques milliers de cordes de bois qu'il avait à son contrat.Une fois le sol bien gelé, une partie des hommes repar- talent vers le village alors que les autres (environ la moitié) entreprenaient le transport du bois avec les chevaux à partir des chemins forestiers jusqu'aux abords d'un lac.C'était là un travail pénible parce qu'il se faisait dans les plus gros froids de l'hiver et qu'il fallait bien connaître les chevaux pour les forcer à sortir des charges d'environ quatre tonnes.À la fin de février, mi-mars le bois était empilé sur un lac éclusé et le dravage commençait pour pousser le bois sur les ruisseaux qui se rendaient à la rivière la plus proche.«Le travail était si rare que les «jobbers» engagaient prioritairement les membres de leur famille, si bien qu'on finissait parfois par se retrouver avec femmes et enfants au camp.Une fois marié, j'ai été cuisinier au camp avec ma femme Jacqueline et nous avions deux enfants au berceau.C'était tout un travail de nourrir une soixantaine d'hommes avec des tartes, de la soupe, des fèves au lard, des galettes, des rôtis, du ragoût.Il fallait faire le pain nous-mêmes.Le menu était assez routinier mais en autant que c'était bon, les gars étaient de bonne humeur.Quant aux enfants, il avait fallu trouver une façon d'accrocher leurs berceaux au plafond pour ne pas que les rats puissent les atteindre pendant leur sommeil», rappelle Victorin Tremblay.- \u2014\u2014\u2014\u2014 ' Î lise a sine, eT et trois mble bber (une és à la ques avait | bien \u2018epar- ue les ntre- s avec mins d'un nible s plus fallait ur les \u2018envi- in de empi- avage e bois ient à ue les taire- mille, par se nfants ai été emme deux ut un ntaine de la galet- fallait menu autant ent de fants, facon wu pla- s puis- t leur Trem- ».Chantiers forestiers Les syndicats ont mené des batailles épiques «Le surplus de travail abrutit l'homme en lui enle- want toute énergie pour réfléchir à sa situation et magir.C\u2019est sur ce principe que se sont appuyées les compagnies de pulpe à l\u2019époque pour exploiter les travailleurs forestiers.» par Christine Tremblay Longtemps président de la Fédération des producteurs de bois, Antonio Dallai- re n\u2019avait qu\u2019une 7e année de scolarité et 14 ans lorsqu\u2019il a commencé à travailler dansles chantiers forestiersen 1942.I! ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour se rebeller contre de telles conditions de travail et tenter de changer les choses.«Je n'avais pas beaucoup d'instruction mais j'aimaislireetj\u2019aiappris de cette façon.Mon implication au sein de l\u2019Union catholique des cultivateurs (UCC) a commencé au début de 1950, à l\u2019époque où les premiers efforts de syndicalisation des travailleurs forestiers ont été initiés», rappelle Antonio Dallaire.Des batailles épiques, M.Dallaire en a menées plusieurs.Les premiers temps de son engagement syndical, alors qu\u2019il montait dans les chantiers pour rencon- et même aux contracteurs.Certains contracteurs finissaient l\u2019hiver sans méme avoir fait une cenne, tellement les compagnies leur imposaient des frais far- feluspourdesdenréesqu'ilsn\u2019avaientpas achetées.Si un gars ne voulait pas acheter les mitaines offertes par la «van» de la compagnie, on les lui faisait payer quand mêmeendisantqu\u2019iln\u2019avait qu\u2019àlespren- dre», raconte M.Dallajre en affirmant qu\u2019aucune anecdote concernant l\u2019avarice des compagnies forestières n'est exagérée.Parmi les gains obtenusavec cette première convention collective vers 1960, le syndicaliste mentionne: un sciotte payé par mois, une ou deux limes gratuite, une baisse des prix des instruments de sécurité,uneaugmentation du prix de lacorde de bois ou du taux horaire (selon le cas) et 2 pour cent de vacances payées.«Nous sommes passés à deux heures LE DE PROG pes LI trer les hommes et les convaincre qu\u2019en d\u2019une grève; les gars étaient prêts à vider la coupure entre le traitement offert aux se serrant les coudes ils pouvaient faire les chantiers sur un mot de notre part.travailleursforestiersetaceuxdesusines, respecter leurs droits, ce genre de démar- Déja, a cette époque, on voyaitsedessiner pour qui tout était plus facile.Je crois que che n\u2019était pas bienvenue tant de la part ., .des grosses entreprises que des «jobbers EN raison de la mécanisation qui craignaient les représailles.«Dansce temps-là, les gouvernements MENTALITÉ - Selon Antonio Dallaire, qui à été longtemps président dela Fédération des producteurs de bois, les travailleurs forestiers étaient, et sont toujours, foncièrement fiers et individualistes.Les compagnies forestières ont toujours su exploiter cette mentalité particulière.ça tient au fait que les travailleurs fores- gnies forestières ont toujourssu exploiter tiers étaient, et sont toujours, foncièrement fiers et individualistes.Les compa- cette mentalité particulière», indique Antonio Dallaire.0 0 9 /10 avaient accordé aux compagnies des concessions forestieres et tout le monde croyait que la forét public leur appartenait.Mais nous avions pris nos renseignements auprès d'avocats et nous savions quelescompagniesétaientbeletbien propriétaires de la ressource bois mais pas du l\u2019étaient en 1960.fond de terrain.Nousavionsdoncledroit Apres 40 ans de luttes syndicales, C\u2019est le triste constat que se doit de de passer aux barrièresdesconcessionset ]es conditions de travail des tra- faire Antonio Dallaire, syndicaliste de nous rendre jusque dans leschantiers ailleurs forestiers s'annoncent plus bien connu, et qu'il attribue principa- par Christine Tremblay désastreuses en l\u2019an 2000 qu\u2019elles ne à notre guise.» Antonio Dallaire ne cache pas qu'il a eu la frousse à quelques reprises car il est toujours impressionnant de voir arriver les gros bras de la police provinciale pour se faire sortir d\u2019un chantier.Il n'avait tou- tefoisaucunecrainte deseconfronteraux travailleurs forestiers une fois rendu dans le campement.«Leur métier, je le connaissais puisque je l\u2019avais exercé plusieurs années.Je J savais de quoi je parlaiset j\u2019avais de la facilité à me faire respecter des hommes.La première convention collective de travailleurs forestiers a été signée avec Price en 1955 par le Syndicat des travailleurs forestiers affilié à l'UCC qui regroupait des milliers de travailleurs.Soixante-sept pour cent des travailleurs rejoints avaient alorspayéleurcotisationde2$, la plupart du temps en tabac parce que peu d\u2019entre eux disposaient d'argent comptant.«À ce moment-là, nous n'avions fait qu\u2019une seule promesse aux hommes.C'est que le droit de passage d'un dollar qu\u2019ils devaient payer s\u2019ils prenaient l\u2019autobus de la compagnie pour monter au chantier ne leur serait pas exigé s'ils utilisaient leur propre véhicule.Les compagnies utilisaient toutes sortes de trucs pour soutirer de l\u2019argent aux travailleurs 2 ) Tay A EC a ae Se Yara MÉCANISATION - Pour Antonio Dallaire, on en revient à l\u2019abrutissement des années 1950 non pas dû à la fatigue mais en raison de la mécanisation.lement à l\u2019arrivée de la mécanisation en forêt.Iladmet que les premières machine- riesquisontentréesen forétontappor- té certaines améliorations en facilitant le travail des hommes.Mais du même coup, la moitié des hommes dont les opérations ont été mécanisées ont perdu leur emploi.«Encore là, lorsqu\u2019il s'agissait de petites machineries comme des tracteurs à chenilles, les scies mécaniques, les débusqueuses (TimberJack), la forêt n\u2019était pas trop endommagée et on pouvait voir des avantages pour les travailleurs quandils n\u2019étaient pas propriétaires de la machinerie.» «Les travailleurs sont revenus au pointde départ lorsque les compagnies les ont incités a devenir propriétaires de la machinerie, sous prétexte d\u2019acquérir de I'indépendance et de faire plus d'argent.Ils se sont pris le pied dans un engrenage sans fin qui se poursuit aujourd\u2019hui», indique Antonio Dallaire.Ce dernier a longtemps tenté de dissuader les travailleurs forestiers d\u2019embarquer dans ces offres des compagnies.«Je n'avais qu\u2019un seul argument mais solide: s\u2019il y avait de l\u2019argent à faire avec la machinerie, les compagnies conserveraient leur mainmise dessus; en voulant donner le dossier aux travailleurs, les compagnies ont souhaité se débarrasser d\u2019une dépense aux dépens de leurs employés.Devenus travailleurs autonomes, ces derniers dér°\"*\"nt toutefois des compagnies pour «.-enir du travail et celles- ciimposent des conditions qui permettent à peine aux gars de survivre.» Pour Antonio Dallaire, on en revient à l\u2019abrutissement des années 1950 non pas dû à la fatigue mais bien à l\u2019étouffement des hommes croulant sous les dettes de machineries dépassant le demi-million $ sans aucune garantie de travail en retour.«Les compagnies forestières sont plus subtiles aujourd\u2019hui dans leur manière d'exploiter leurs travailleurs mais, chose certaine, elles entretiennent un climat de concurrence qui empêche l\u2019émergence d\u2019un sentiment de solidarité entre travailleurs forestiers.» Autre effet négatif de la mécanisation des opérations forestières, la surexploitation des forêts.«Il a fallu plusieurs années avant qu\u2019on tente de limiter les dommages que la machinerie causait à la forêt et les mesures prises depuis lors restent timides et me laissent avec un certain pessimisme», conclut M.Dallaire.£I-A - 0002 Jerauef Jay Ipaues 31 \u2018JUIVNATTEN NC HAIHVD B-14 - CAHIER DU MILLENAIRE, le Samedi 1er janvier 2000 Mouvement coopératif La création de 'UCC marque ag Ce qui a marqué le plus l'évolution de l'agriculture au cours du siècle qui se termine, c'est sans aucun doute la fondation, en 1924, de l\u2019Union catholique des cultivateurs (UCC) devenue, en 1972, l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).C'est ce qu affirme I'\u2019Almatois Xavier Fortin qui, agriculteur a la retraite depuis bientôt 15 ans, a oeuvré dans le mouvement coopératif durant 25 ans, à partir de 1953.Reconnu comme un homme à la verve facile et toujours aussi lucide dans ses propos, Xavier Fortin, qui occupe toujours avec sa femme sa maison érigée (sur la route du Lac) sur une parcelle de terrain de ce qui a été la ferme familiale durant quelques générations, a occupé la fonction de président régional de l'UCC-UPA durant 10 ans à compter de 1964, Puis, de 1974 à 1978, il a été vice-président provincial de 'UPA.Selon Fortin qui aura 80 ans dans moins de deux mois, cette union coopérative a effectivement joué un rôle primordial dans le développement du monde agricole.«Evidemment, admet- il, si les cultivateurs du Québec se sont regroupés en créant cette union, c\u2019est parce qu\u2019ils avaient des problèmeset que cette formule était pour eux la seule voie pour s\u2019en sortir et surtout pour faire évo- luerleurs deux professions, dont celle de bücheron qui leur assurait un revenu d'appoint important en saison hivernale» Avant que l'UCC n\u2019entre dans le décor à la demande des évêques du Québec, les büûcherons, dont 80 pour cent étaient cultivateurs ou fils de cultivateurs, constituaientun ,.a-d\u2019oeuvre temporaire non organisee, dont l'abondance et la mobilité profitaient aux compagnies forestières et aux intermédiaires.Comme on le mentionne dans le récent numéro spécial de la «Terre de chez nous» sur les 75 ans de l'UCC-UPA et du syndicalisme agricole au Québec, les conditions de travail et de vie des bücherons étaient pitoyables, tout comme leurs salaires d'ailleurs (environ un dollar ou moins par jour).«Dans nos chantiers, de véritables forçats travaillent jusqu\u2019à 16 heures par jour pour gagneräpeine leur nourriturcet.parfois Cc ©O même, ils restent en dette envers la tom- pagnie pour laquelle ils se sont morfondus durant des mois», affirmait en 1934 Albert Rioux, alors président de l'UCC.Xavier Fortin a connu en partie cette période difficile alors que, en 1940.il buchait au petit sciotte et a la hache.«Nous n'étions payés que 1,60 $ pour une grosse corde de pitounes», se sou- vient-il.Il se rappelle également qu\u2019une première convention collective en forêt a été signée au Saguenav-Lac-Saint- Jean, en 1952, par les travailleurs forestiers de la rivière Shipshaw.«L'entente comportait 13 clauses et le salaire était fixé à 8 $ par jour», dit-il, en ajoutant que la première grève régionale en forêt aeulieuen 1965.Pas payant Comme le métier de büûcheron, la profession d\u2019agriculteur de la première moitié du 20esiècle n\u2019était pasorganisée et surtout pas très payante.En fait, c'était encore une agriculture de substance, à vocations multiples.Et, comme l'avaient remarqué les évêques de l\u2019époque, les cultivateurs et les bûcherons manquaient passablement d'instruction et de formation.L¢ Clest pourquoi, intéressée a voir ces deux professions évoluer, l\u2019UCC a organisé des cours sur le syndicalisme et le développement de la coopération.Et, au cours des années 1935-40, on a procédé à la création de cercles agricoles dans toutes les paroisses de la province, y compris dans celles de la région.Dansladernièremoitiédesannée40, les tracteurs ont commencé leur entrée dans la région.Mais, non drainées adéquatement, les terres n\u2019étaient pas prêtes à la mécanisation.L'UCC a donc mis sur pied le plan vert, réclamant dès lors au gouvernement du Québec un programme visant à aider les agriculteurs à égoutter leurs terres.Ainsi, cette étape de 1950 à 1960 a été extrêmement importante au Saguenay-Lac-Saint-Jean puisque, selon Xavier Fortin, elle est à l\u2019origine de l\u2019évolution de l'agriculture moderne.C\u2019est aussi à cette même époque que l'élevage des bovins laitiers de race a commencé dans la région, avec l\u2019insémination artificielle.Pendant ce temps, PUCCs attaquaitalamise en marché des produits agricoles, obtenant en 1956 époque de la c des chevaux fait Par Claude Côté Si tout s\u2019est développé à un rythme effarant dans le monde des communications et sur le plan économique au cours des 50 dernières années, l\u2019agriculture n\u2019y a pas échappé.de sorte qu\u2019on est bien loin, aujourd'hui, de l'époque où l\u2019agriculteur devait marcher derrière sa charrue qui, tirée par deux chevaux.ne labourait tout un champ qu\u2019à raison d\u2019une seule raie à la fois.«Nous nous installions aux guidons de la charrue au lever du jour pour ne les lâcher qu'à la brunante et, à ce rythme, il nous fallait environ un mois et demi pour compléter nos labours», se souvient Navier Fortin, un retraité de 79 ans qui a vécu de tres pres, sur sa ferme de la route du Lac (anciennement le rang Sept Ouest) d\u2019Alma, toute cette révolution des dernières décennies en agriculture.Avant l\u2019arrivée du tracteur dans la région à la fin des années 40, la préparation des sois pour les semences (le hersage comme le labour).se faisait à pied.L'homme était aux commandes de ses chevaux et, plus souvent qu\u2019autrement.il devait effectivement marcher derrière l\u2019instrument aratoire qui n\u2019en couvrait pas très grand à la fois, du moins beaucoup moins que les équipements modernes tirés par de puissants tracteurs commandés aux quatre roues.«ll en fallait des pas pour labourer, herser et semer un champ de 30 a 50 acres, une superficie minimum pour nourrir 25 vaches».affirme Fortin.Il constate d'ailleurs quece quise faisait anciennement en 15 jours ou trois semaines dans les champs demande maintenant moins d\u2019une journée de travail.Non seulement tout a changé, mais tout s\u2019est amélioré au cours de deuxième partie du siècle qui se termine.Il suffit de regarder le rendement d\u2019une vache.À ce propos, Xavier Fortin se souvient qu\u2019à l\u2019époque une vache pouvait donner 5000 livres de lait par année, alors qu'aujourd'hui, avec l'amélioration de la génétique et de l\u2019alimentation animale, la production de laitd'une vache peut varierentre 15000 et 20 000 livres.Quant à la production de la terre, elle a doublé au moins elle aussi.Et, avec l'organisation des marchés, les prix qu'on obtient à la vente des produits de la terre ont pour leur part qua- pr.e RÔLE - Selon l\u2019Almatois Xavier Fortin, la fondation, en 1924, de l'Union catholique des cultivateurs (UCC), a effectivement joué un rôle primordial dans le développement du monde agricole.l'adoption par Québec de la loi des marchés agricoles qui, sans enveloppe budgétaire, n\u2019a toutefois été mise en application qu\u2019au début des années 70, sous le ministre Normand Toupin.Dès lors, les agriculteurs purent négocier le prix de leurs produits.arrue tl artie d druplé au cours des dernieres décennies.Par exemple, en 1959, le producteur agricole obtenait 3,45 $ du 100 livres (40 pintes) a la vente de son lait industriel, destiné a la consommation humaine.«Au congrès provincial de l\u2019Union catholique des cultivateurs (UCC) en 1959, lorsqu'il fut question de demander 5$ du 100 livres pour le laitindustriel, tout le monde a ri, même les producteurs, de sorte qu'il nous a fallu gueuler passablement pourarriver à obtenir l\u2019assentiment de nos membres», se rappelle encore Xavier Fortin.En 1977, le lait industriel était rendu à 9,39$le 100 livres, alors qu'aujourd'hui il se vend autour de 26 $ du 100 livres et le producteur de lait touche environ 50 pour cent brut du prix du lait au consommateur.Ilest donc certain, selon Xavier Fortin qu\u2019à la fin de ce millénaire les agriculteurs vivent beaucoup mieux, «car, dit-il, nous leur avons laissé des outils qui leur permettent de se défendre».Mais, cet ancien producteur agricole et coopérant perçoit à l'horizon certains dangers pouvant, à cause de toutes ces transformations, conduire au prolétariat agricole.Il ya de moins en moins de fermes familiales, ce qui.selon lui, va (Photo Steeve Tremblay) Apres la mise en place de tous ces outils de base, l\u2019évolution de l\u2019agriculture a été très rapide.On pourrait même dire, selon Xavier Fortin, qu'aujourd'hui cette industrie est tout à fait méconnaissable par rapport à la réalité des année 40 et 50.ce par passé amener des problèmes comme la syndicalisation des travailleurs desquels on exige une meilleure formation et de plus en plus de connaissances.«En fait.dit-il, c'en est rendu que tout fonctionne comme dans une entreprise.» Néanmoins, Xavier Fortin est convaincu que le monde agricole a la capacité de faire face à ces problèmes.Cependant, les agriculteurs devront.selon lui, se ressaisir et encourager leur organisation (l\u2019Union des producteurs agricoles) dans leurs achats de produits et leurs ventes.«Ils doivent toujours avoir à l\u2019esprit l\u2019organisation qui peut les protéger et qu'il a par conséquent intérêt à soutenir.L'action syndicale et organisationnelle est encore aussi importante pour les agriculteurs qui, il faut bien l\u2019admettre, sont sollicités de toute part», soutient Fortin.Ce dernier tient enfin a rendre hommage à l\u2019UCC-UPA qui, en 75 ans d'existence et de travail sur le terrain, a formé des hommes de qualité qui ne se contentaient pas de revendiquer, il cherchaient des solutions permanentes aux problèmes de ceux qu\u2019ils représentaient et défendaient, les producteurs agricoles.| - syndi- els on et de n fait.ction- n est e a la èmes.ront.rleur teurs duits jours peut juent tion- pour Imet- sou- hom- ans ain, à ne se er, il ntes sen- leurs | { Cee a ll eg = ne one > LEGENDE L'ombre d\u2019un curé débauché C\u2019est la pure vérité, c\u2019est véridique.C\u2019est vrai conté de la bouche d\u2019un prêtre, M.le curé Boily, devantle vicaire Renaud, devant M.Martin, sa femme et moi! Puis ensuite, il (le curé Boily) avait été envoyé par Monseigneur à la Petite-Rivière-Saint-François, dans un presbytère hanté.Pas un autre prêtre voulait y aller; ils résistaient pas! C\u2019étaiten 1912.Puisensuite, M.le Curé dit: il (le prêtre dévoyé) a couché avec des filles puis des femmes; ila couché avec tout ce qui venait au presbytère, dans le même lit: pas une ne résistait, dans une chambre voisine (de celle occupée par le curé Boily par après).Les cloches sonnaient en pleine nuit.létaitobligé deselever; danscetemps- là, les cloches, c'était avec une corde.T'as pas vuca, toi! On l'avait icitte, dans la vieille église, avec une corde, Puis ensuite, il était obligé de se lever pour attacher la cloche.Ensuite de ça, les chaises se renversaient, les meubles se renversaient tous, puis ensuite un bruit de vaisselle, ça se lamentait! D se levait puis il voyait descendre dans l'escalier d\u2019en haut, l\u2019ombre d\u2019une soutane, aprés le mur, l'ombre d\u2019une soutane! Ça paraissait bien que c\u2019était un prétre, hein! [laprié, il afaitprierla paroisse.Ç'a pas cessé! Toujours, il a parti puis ç'a brûlé quelque temps après qu\u2019il a été parti.Le presbytère a brûlé, l\u2019église a brûlé.Puis c\u2019est conté par un prêtre! Vous savez qu\u2019à 18ans, jecomprenais puis j'avais peur de ça.Puis c\u2019est trop vrai! C\u2019est véridique! M.le curé Boily contait ça à tout le monde.C\u2019estune vérité que je vous conte: rien que lui qui a pu résister.C'était un prêtre de six pieds de grandeur, puis il avait les épaules larges de même.Puis il était pas achalé, M.le curé Boily, pas achalé! Collection du texte: Martin Bergeron.Informatrice: Julianne Langevin, Métabetchouan.B:8% d'intérêt PATHFINDER XE + Équipement complet, ensemble électrique, air climatisé, lecteur CD, système antivol et beaucoup plus encore.s .Votre\u201c$ympathique concessionnaire Toute l'équipe de Saint-Félicien Nissan, vous remercie pour l'encouragement apporté en 1999 et vous souhaite une année prospère pour l'an 2000 ST-FELICIEN iy 679-3770 791, Sacré-Cœur, Saint-Félicien 1-800-265-8770 www.destination.ca/nissan/index.html + 438110 ; i NES ES VILLE DE LA BAIE: la ville de l'an 2000! Avec la construction du monument du millénaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean «le monument-art de l'an 2000», la Corporation de la Restauration des Ha! Ha! a donné à la région un puissant symbole d'avenir.i À titre de berceau historique de la région, Ville de La Baie félicite tous les artisans, ouvriers et bénévoles qui ont contribué à sa mise en place.\u2018Ç | 4 juin 2000 SI-8 - 0002 Jalaue( 197 1paurEs 3} HUTVNATTIK NA UAIHVO B-16 - CAHIER DU MILLÉNAIRE.le Samedi 1er janvier 2006 pM Le} \u2014 de.EPROGY vy ph et BU 452 L\u2019Homme réalise le vieux rêve d\u2019Icare Le XXe siècle aura été celui où l'Homme a finalement pu réaliser le vieux rêve d'Icare, celui de s\u2019élever au dessus de la Terre.Pas seulement comme l'avaient fait les frères Montgolfier deux siècles plus tôt, à bord d'un ballon à air chaud, mais avec du plus lourd que l'air.Il est devenu réalité lorsque le «Flyer», un aérodyne propulsé mécaniquement fabriqué par les frères Wright, s'est envolé de la plage de Kitty Hawk, en Caroline du Nord, le 17 décembre 1903.Cet exploit déclencha une course à l'altitude, à la distance et à la vitesse qui dura 40 ans, jusqu\u2019à ce qu'on se bute a un mur.Un mur qu'il a fallu briser et c'est pourquoi l\u2019exploit le plus remarquable, le fait marquant du siècle dans le monde de l'aviation fut.à n\u2019en pas douter, le franchissement du mur du son.Car si on à pu passer des frères Wright à Julie Payette, c\u2019est que le 14 octobre 1947, un certain Charles «Chuck» Yeager a poussé son Bell X-1 à Mach 1,07 (700 mph) au dessus du désert de Mohave, au centre d\u2019essais de la future base Edwards.Sans cet exploit, la technologie aurait continué de se briser sur un mur.Car méme si on avait la turbine a gaz (I'idée de I'employer pour propulser un avion par réaction datait de 1928, maisil fallut plus de 10 ans avant de développer le premier turboréacteur) et le moteur-fusée, les avions ne pouvaient franchir l'obstacle.Aux abords de Mach 1, ils se désintégraient ou leur pilote en perdait le contrôle.Sans cet exploit réalisé par des équipes de chercheurs et des pilotes n'ayant pas froid aux veux.l'Homme ne serait jamais allé dans l'espace et on peut parier que les progrès technologiques qui permettent aujourd\u2019hui de voyager facilement autour de la planète ne serait pas survenus, puisque les limites imposées par la vites- ÿ se auraient empêché les ingénieurs de concevoir des moteurs de plus en RÉUNIE plus puissants.BOIVIN nboivin@lequotidien.com Onde de choc Mais quel est-il donc ce fameux mur du son qu'il a fallu briser une premiere fois?Lorsqu'un avion vole, il produit une onde de choc dans l\u2019air devant lui.Celle- ci se déplace vers l\u2019avant à la vitesse du son, en ouvrant l'air pour lui laisser le passage.Lorsque les avions volaient à faible vitesse, cesondes se déplaçant à la vitesse du son allaient toujours en s\u2019éloignant de l'avion, ce qui ne causait pas FLYER - La course à la vitesse a véritablement commencé avec le e premier vol du Flyer, le 17 décembre 1903, piloté par Orville Wright, sous la surveillance de son frère Wilbur.de problème.Mais à mesure que les percées technologiques ont permis de produire des appareils plus rapides.onaété confronté a un nouveau phénomène.Car à mesure que l\u2019avion se rapproche de la vitesse du son, il rattrape ces ondes de choc, lesquelles s'accumulent en avant de lui pour former un mur.L'air s'écoule mal sur les ailes, causant d\u2019énormes vibrations susceptibles de briser l'avion ou de faire perdre le contrôle à son pilote.En allant plus vite que le son, le problème disparait car l'avion laisse ces ondes derrière lui et ce sont elles qui provoquent le «Bang» supersonique.Mais encore faut-il que l\u2019avion puisse traverser cette barrière.Yeager fut le premier à prouver que cela pouvait se faire.Avant lui, de malheureux pilotes avaient perdu la vie enexpérimentant les phénomènes de l'approche du mur du son pendant la seconde guerre mondiale.Lors des combats aériens, il arrivait qu'un pilote amorce une descente en piqué pour échapper à l'ennemi.Ce faisant, il pouvait atteindre des vitesses que la puissance de son moteur à hélice ne lui aurait pas permis autrement et les phénomènes associés au mur du son apparaissaient dès qu'il dépassait les 500 milles à l'heure.Certains de ces pilotes finissaient par s\u2019écraser au sol car ils devenaient incapables de redresser leur avion devenu incontrôlable.Les gouvernes ne répondaient plus.Yeager lui-même, un as de la deuxième guerre mondiale, avait vécu un tel phénomène et était passé près d'y laisser sa peau.Le monstre nommé Mach 1 venait de voir le jour.On parlait du mur de la vitesse et même après la guerre, plu- TRAVERSÉE - À l'instar de Blériot, qui traversa la Manche en 1909 et de Rolland Garros, qui fit de même avec la Méditerranée en 1913, Charles Lindbergh a inscrit son nom dans l'histoire en atterrissant au Bourget à Paris, le 21 mai 1927, après avoir mis 33 heures et 30 minutes pour survoler les 3610 milles d'océan Atlantique.Il avait décollé, le 20 ma: à 7 heures par un matin brumeux, de l'aérodrome Roosevelt, sur Long Island.(Photo AP) (Photo AP) sieurs pilotes d'essais étaient morts aux commandes d'avions propulsés par des moteurs-fusées qui se sont désintégrés en vol parce qu'ils n'avaient pas l\u2019aéro- dynamisme nécessaire pour franchir le mur.L'avion de Yeager.le Bell X-1, avait commeparticularitéd\u2019épouserle même dessin qu\u2019une balle de mitrailleuse.le seul objet fabriqué par l'Homme qui, à ce moment, était capable d'aller plus vite que le son.LIGENDE Les Fortin «broc» Il paraît qu\u2019un certain monsieur Fortin, du rang Belle- Rivière de Saint-Gédéon, allait se battre a l\u2019aide d\u2019un broque à fumier avec le diable.I rencontrait celui-ci à l\u2019ancien pouvoir du rang Belle-Rivière.Mon- | sieur Fortin allait se battre avec le diable en moyenne une fois par trois mois.La famille de monsieur Fortin avait beaucoup de chicanes et celui-ci allait se battre avec le diable pour se libérer des tensions créées par les querelles familiales.Depuis, le nom de Fortin «Broc» demeure encore, tout au moins chez les vieux.Collection du texte: Sonya Tanguay Informateur: Horace Côté de Saint-Gédéon. P) [tsaux har des itégrés l\u2019aéro- chir le ., avait \u2018meme use.le > qui, à er plus (» 101- Île- lait ue a :on- voir avec fois e de > au- U-CI able ons ilia- rtin tau Aviation La vitesse du son varie selon la température.Pour la trouver, il faut extraire la racine carrée de la température de l'air ambiant exprimée en degrés Kelvin (on l\u2019obtient en additionnant 273 à la température en degré Celsius), puis la multiplier par 39.par Normand Boivin tiplie par 1.15 ou encore 1,85 pour l\u2019avoir en kilomètres/heure.Si la température est de 15 Celsius, on doit donc multiplier 39 par la racine carrée de (15 + 273), soit 662 noeudsou encore 1224 kilomètres à l\u2019heure.À une température de moins 55 son exprimée en noeuds si on veut la degrés Celsius, qui est celle de la stra- Le résultat nous donne la vitesse du convertir en mille à l'heure, on la mul- tosphère où volent les avions superso- ve Foe] ; a &® 3 Fl Le ue, > 50 ANS - Le 14 octobre 1997, le général à la retraite Chuck Yeager avait pris les commandes d'un F-15D de l'armée américaine pour rééditer, 50 ans plus tard, l'exploit qui l'avait rendu célèbre, en effectuant un vol supersonique.On le voit, pendant la conférence de presse qui a suivi, devant une réplique du Bell X-1 avec lequel il avait réussi le premier vol à Mach 1,07.(Photo AP) Début du siècie Des manufactures de cigares à Chicoutimi! par Johanne St-Pierre Parmi les produits plutôt surprenants qui ont été fabriqués au Sague- nay au début du siècle, on retrouvait une variété de cigares fort prisés.De fait.saviez-vous que deux manufactures de cigares avaient existé à Chicoutimi vers les années 1894 et le début du XXe siècle?La revue Sague- navensia en fait état.sous la plume du pseudonyme «Le Chercheur» qui s'est basé sur des articles écrits dans divers Journaux de l'époque, doit -Le Protecteur du Saguenay», édition du 28 mai 1898.La bâtisse de deux étages lambrissée en briques avec soubassement en pierre a été construite par Louis Mar- tinaidé de son père Madoc Martin, tandis qu\u2019un dénommé L.-H.Barras assumait le rôle de surintendant de l'établissement.Cette première manufacture de cigares aurait fonctionné pendant une dizaine d'années, soit jusqu\u2019en 1903-04.Selon le «Protecteur du Saguenay.à l\u2019époque.l'entreprise employait une trentaine de personnes et on produi- saitentre2000et2500cigaresparjour! Lesemployésavaient été choisisaQue- beceta Montréal par le gérant, M.Barras.On cite entre autres les noms de AlfredCouture.F.Octeau, Adj.Moreau et Jos.Larose.Dans l'article.on dit que les lieux étaient très silencieux malgré l'activité qui v régnait.À l'intérieur.on retrouvait des écotonneuses pour nettover les feuilles de tabac.Les feuilles devaient être trempées dans l'eau puis séchées dans une chambre spéciale avant d'être apportées a des cigariers qui confectionnaient plusieurs varic- tés de cigares.«Les tabacs dont on se sert pour les cigares à la manufacture Martin sont le «Pennsylvania.le «California».le «Zimmer Spanish».le «Wisconsin».le «Sumatra».le «Havane- et le «Little Dutch».Les noms des cigares produits au Saguenay sont tantôt exotiques tantôt terre à terre.Le plus dispendieux, le «Zuella» se vendait 10 cents.tandis que pour 5 cents, les gens pouvaient se pro- curerun «Dandy Shape-.un «Sonada-.un «Ramona-.un «Kénogami- ou encore un «S.N.P.» (S.-N.Parent).Dans un article du «Progrès du Sague- nay» du 28 aout 1898, on faisait l\u2019éloge des «cigares Martin qui, outre leur couleur locale.ont l'avantage de l'emporter sur tous les autres sous le rapport de la qualité et des prix.Le «Zuella».le «Dandy Shape», le «Chateau Sague- nay», le «Kénogami» font fureur.Un nouveau cigare, le «Tarara» est aussi destiné à faire promptement sa marque.Il vient d'être mis en marché par les messieurs Martin», rapporte-t-on.Peu après la fermeture de I'entreprise des Martin.une autre manufacture de cigares voit le jour par l\u2019entremise de Edmond Saint-Hilaire et ses frères.mentionne-t-on.Le bâtiment a éte construit par Napoléon Warren, frere du dentiste.sur la rue Jacques- Cartier.voisin de l\u2019ancien bureau de la compagnie Price, aujourd'hui.Ruel- land & Simard.La manufacture aurait fonctionné pendant environ cing ans.«Par besoin d'économie, on crut bon de remplacer les employés masculins par des filles, à salaire moindre; le défaut d\u2019expérience de celles-ci compromit la qualité du produit.ce qui amena la fin», peut-on lire dans l'article du Saguenayensia, volume 19, numéro 1.del'année 1977.Prob niques, la vitesse du son est 39 multiplié par la racine carrée de 273 + (-55), soit576 noeuds ou encore 1065 kilometres à l'heure.On exprime la vitesse du son en Mach en souvenir d'Ernst Mach.un physicien Autrichien qui, en 1870.avant même l'invention de l'avion.commença des études sur la relations entre les gaz, l'air et la vitesse du son.En photographiant des obus dans leur course, il apprit que ceux-ci créaient une accumulation d'ondes devant eux.Mach 1 veut dire une fois la vitesse du son, Mach 2 deux fois la vitesse du son et Mach 0.8, 80 pour cent de la vitesse du son.roe) Dr VUOGUES Après le vol de Yeager, on découvrit que la meilleure configuration pour traverser le mur du son était d'avoir les ailes en flèche (vers l'arrière}, d\u2019où l'allure qu'ont les avions de chasse aujourd'hui.En octobre 1997, 50 ans après l'exploit de Yeager.l'auteur de ceslignes a eu la chance de faire un vol supersonique comme passager d'un CF-18 de Bagotville et il peut vous certifier qu'aujourd'hui, franchir le mur est aussi facile que rouler à 50 kilomètres à l'heure en voiture, parce que les avions d'aujourd'hui ont une forme aérodynamique qui permet d\u2019atténuer l'onde de choc.Commission scolaire des Rives-du-Saguenay La formation professionnelle et la formation générale adulte, à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, prennent le virage de l'An 2000.+ Profitez des avantages * D'un personel qualifié e D'ateliers ultra-modernes e D'un service de prêt-bourses e D'un taux de placement élevé.+ Soyez prêts pour les années 2000 On vous attend + 438509 L1-9 - 0002 131auel LOT IDIWUES d1 \u2018AWTVNTTTTU ACHAT D .La vitesse du son baptisée en l'honneur d\u2019Ernst Mach B-18 - CAHIER DU MILLÉNAIRE, le Samedi ler janvier 2000 Une nouvelle philosophie anime les Forces armées La menace nucléaire p avait sur la région «Les 50 militaires américains qui avaient le doigt surla gâchette nucléaire canadienne ont quitté vendredi dernier la base de Bagotville».J'écrivais ces lignes dans l\u2019édition du Quotidien du 16 avril 1984, sous le titre: «Les forces américaines emportent leurs ogives».On faisait alors référence au fait que l'arrivée des CF-18 prévue pour décembre marquait la fin de l'ère nucléaire à Bagotville.Même si on avait en mains tous les détails pertinents, lecommandantdel\u2019époque, le colonel Carl Bertrand, continuait de se retrancher derrière le «pas de commentaire».Il disait que l'opération en cours menée par les Américains, était «classifiée».Les chasseurs bombardiers Voodoo étaient des intercepteurs capables de transporter des missiles nucléaires Genie et il était clair que la mise en service des tout nouveaux CF- 18, en janvier 1985, marquait la fin de l\u2019ère nucléaire canadienne car ces missiles, qui étaient sous le contrôle des Américains, ne pouvaient être adaptés aux nouveaux appareils.La«déclassification» de certaines informations fait qu\u2019on le sait aujourd\u2019hui: dans les années 60, 70 et au début des années 80 le Canada permettait sur son territoire ou dans sonespace aérien la présence d'ogives nucléaires en vertu de ses engagements avec le NORAD sur la défense du territoire nord-américain et l'OTAN (Organisation du Traité de Atlantique Nord).Les ogives, bien qu\u2019entreposées et gardées sur le territoire canadien, restaient sous le contrôle et la protection des autorités américaines.Ainsi, de décembre 1963 à juin 1984, les ogives sur le territoire canadien se trouvaient à Bagotville (de mai 1965 à avril 1984); à Comox en Colombie-Britannique (de mai 1965 à juin 1984); à Chatham au Nouveau-Brunswick ( de mai 1965 a avril 1975); à La Macaza au Québec ( de décembre 1963 à septembre 1972); à North Bay enOntario (de décembre 1963 aseptembre 1972) et à Val D\u2019Or au Québec (d'octobre 1966 à avril 1975).Cette affaire des ogives nucléaires sur le territoire baieriverain fait couler beaucoup d\u2019encre, À cette époque, les autorités de l\u2019armée canadienne refusaient de com- LALANCETTE glalancette@lequotidien.com menter toutes les informations qui cireu- laient à ce sujet.C'était la période de la «grande noirceur».Aujourd\u2019hui, le travail des Forcesarméesest mieux connuetl'opération «Déluge 96» a eu son impact.Un peu d'histoire La station de Bagotville fut construite en juillet 1942 et avait pour mission l\u2019entrainement des pilotes et la protection des installations d\u2019Alcan et des centra- leshydroélectriques, d\u2019où sa devise: «Défendez le Sague- nay.Fermée à la fin de la guerre, elle fut rouverte en 1951 mais cette fois titre de base d'entrainement pour les escadrons canadiens et européens Audébut de 1990, l'État-major des Forces canadiennes étudie le concept d\u2019escadre.Il sera mis en application le ler avril 1993 Aujourd'hui, la 3e Escadre de Bagot- ville emploie 1350 militaires et civils sur le territoire de Ville de La Baie et compte sur des ressources importantes: les 425e et 433e escadrons tactiques disposent de 30 avions de chasse CF-18: le 439e escadron desoutienau combatcompte quatreavions T-33 et trois hélicoptères CH-146 Griffon; le 2e escadron de radar, une unité mobile de contrôle radar de détection et d\u2019interception; le 3e escadre d\u2019entretien des aéronefs.Vers l'An 2000 En cette fin de siècle marqué par deux guerres mondiales et des conflits régio- natix, nos parentsetgrands-parentsquiont vu périr bon nombre d\u2019enfants et d\u2019amis, combattants de la paix, se souviennent.Ces expériences ont changé la face des Forces armées canadiennes.Une volonté nouvelle anime les troupes qui travaillent partout sur la planète à assurer le maintien de la paix.Le 425e escadron tactique de chasse s'est illustré à Aviano en Italie lors du HURRICANE - En 1942, la Base de Bagotville servait de site d\u2019 entrainement pour fes pilotes sur des avions de type Hurricane.FT 2 PR00] Po LI ARMEMENT - Cette photographie prise en 1980 montre des techniciens de la Base militaire de Bagotville qui installent une fusée air-air «Genie» sur un chasseur bombardier CF-101 Voodoo.conflit dans les Balkans.Trois cents militaires canadiens étaient sur place dont une quarantaine de pilotes provenant des escadrilles 425 et 433 de Bagotville.D\u2019autres militaires, dont plusieurssont originaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.défendent les droits humains au Timor oriental et en Bosnie-Herzégovine.Dans le cadre de l\u2019Opération Abacus, plus de 400 militaires de Bagotville (ils seront 14 000 au Canada) seront au boulot, prêts à faire face à tout imprévu, pour assurer un passage en douceur vers l'An 2000.Que le prochain siècle en soit un de paix! Des dates importantes à retenir 17 juillet 1942 - Ouverture officielle de la Station Bagotville.Novembre 1944 - On annonce la fermeture de la Station Bagotville de même que des installations secondaires de Saint-Honoré.ler juillet 1951 - La Station Bagotville rouvre ses portes afin d'entraîner des escadrons qui se rendent en Europe.1956 - Premier spectacle aérien à Bagotville Eté 1962 - Arrivée de l\u2019escadron 425 Alouette (premier escadron canadien- français).1969 - Unification des Forces armées canadiennes: l'Aviation Royale du Canada, l\u2019armée et la marine cessent d'exister pour former les Forces armées canadiennes et porter le même uniforme vert.Eté 1969 - Premier camp des cadets de l\u2019aviation à Bagotville.ler juillet 1984 - L'escadron 425 remplace ses intercepteurs Voodoo par des CF-18 Hornet.Lamêmeannée,leperson- Un Musée dédié à \u2018histoire militaire Situé près de l'entrée principale de la Base de Bagotville, le Musée de la Défense aérienne de Bagotville constitue une importante activité touristique au Saguenay-Lac-Saint- Jean.Seul musée au Québec dédié à l\u2019histoire de l'aviation militaire, il montre différentes expositions sur la défense aérienne, l\u2019histoire de la Base et celle de la présence de l'aviation au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le parc commémoratif du Musée a» permet aux visiteurs de voir divers types d'appareils entre autres un hélicoptère H-21 ayant servi lors de la catastrophe de Saint-Jean Vianney et une pièce unique au Canada, un Mig 23 acquis de la République tchèque.À l\u2019été 1999, environ 10 500 personnes ont visité le Musée de la Défense aérienne dont 90 pour cent provenaient de l'extérieur de la région.On y présentait une exposition soulignant le 75e anniversaire de l'Aviation royale du Canada.nel de l'aviation revient à son uniforme bleu traditionnel.Début 1991 - Du personnel de Bagot- ville sertau Moyen-Orient à l\u2019occasion de la Guerre du Golfe.ler avril 1993 - La Base de Bagotville prend le nom de 3e Escadre Bagotville.1996 - Par suite du déluge de 1996 la 3e Escadre Bagotville reçoit la Mention élogieuse du Chef d'Etat-major de la Défense nationale pour son implication et son efficacité lors des inondations du Saguenay.À noter qu'il s\u2019agit de la seule base canadienne à recevoir un tel honneur.PREMIER COMMANDANT - Le Group Captain V.S.Parker de la Royal Air Force est le premier commandant opérationnel de la Station Bagotville.wr SA + pour l\u2019An n de ap- tle > la Triangle des Bermudes Disparition de 30 jeunes Parmi les faits divers inusités qui ont marqué le dernier siècle, soulignons la disparition inexpliquée d'une trentaine de jeunes de la région qui s étaient embarqué à bord du «Proteus» et du «Nereus» en 1941.par Johanne St-Pierre Le journaliste Gilles Paradis rappelle ce triste événement dans deux articles publiés dans le Progrès- Dimanche du 29 novembre et du 6 décembre 1981.Les deux navires, qui appartenaient à la compagnie Sague- nay Terminals LTD, une filiale d\u2019Alcan, transportaient de la bauxite à Norfolk.L'équipage était composé de jeunes âgés entre 17 et 30 ans provenant des quatre coins du Québec.Comme LÉGENDE La transmission d\u2019un don J'avais une petite soeur âgée de deux ans, puis elle s'est brûlée dans le fourneau du poêle, un poéle a bois, au troisième degré.Il s\u2019est adonné à passer un quêteux sur le fait.Il dit: «Madame, je vais vous donner un don pour faire passer le feu!» I] avait fait passer le feu à ma petite soeur et il dit à ma mère: «Je vais vous donner mon don puis vous vous en plats nF.+ servirez pour vos enfants plus tard.» Ca fait que croyez-moi, croyez-moi pas, ma petite soeur, elle a pas versé une larme puis elle était brûlée au troisième degré.Puis son bras est à prouver, il est à voir.Si vous voulez le voir, on peut la faire venir pour vous le montrer.Collection du texte: Lisa Bergeron Informatrice: Mme Jacques A.Ber- gerond\u2019Alma.c\u2019était l\u2019époque de la guerre, plusieurs hypothèses ont circulé, dont celles que les minéraliers aient été coulés par des navires allemands ou japonais, ou encore que les équipages aient été faits prisonniers par les camps ennemis.Surtout dans le cas du «Nereus» parce que sa disparition a coïncidé avec la déclaration de la guerre entre les Etats-Unis et le Japon.Le «Proteus» aurait disparu dans le Triangle des Bermudes le 23 novembre 1941 alors que le «Nereus» subissait le même sort quelques jours plus tard, soit vers le 10 décembre.Comme le gouvernement canadien considérait que les marins sont morts en service, les familles de chaque disparu ont reçu la «croix de guerre».Elles ont également reçu des messages de sympathies des autorités de l'époque dont le premier ministre Makenzie King et le Roi Georges VI.Par contre, elles n'ont jamais pu toucher un sou des assurances de leurs enfants disparus (parfois plus d'un), les compagnies prétextant que les jeunes gens étaient considérés vivants tant que leur corps n\u2019était pas retro-\u201d uvé.Malgré les recherches entreprises par certaines familles, les marins des deux navires n\u2019ont jamais été retrouvés.PLACE DU SAGUENAY - Le 1er juillet 1980, un terrible incendie détruit presque complètement Place du Saguenay, le premier centre commercial à avoir vu le jour dans la région en 1968.Seul le magasin Sears avait été épargné.Le feu aurait été causé par un défectuosité électrique et les pertes sont évalués à 45 millions $.Si de nombreux commerçants sont dépités, le propriétaire de l'époque, Henry Segall, un riche promoteur immobilier d'origine roumaine, ne se laisse pas abattre.I! promet de reconstruire d'ici un an, un engagement qu'il respectera.Le nouveau Place du Saguenay à rouvert ses portes le 28 octobre 1981.\u2014 in aN, x [A wy NE at Lr Pour quitter discretement le clan des hommes chauves.en 2000 OFFREZ-VOUS POUR CADEAU A NOEL: | LES CHEVEUX Nec FINANCEMENT DISPONIBLE et MERCI à tous nos clients et amis Patricia Ouellet étaire Clinique capillaire Saguenay | Centre NORGI | 874, boul.de l'Université Est, #101, Chicoutimi Se a 33-1 21 \"FF CATACLYSME - Le glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney fait partie des pires catastrophes qui ont frappé la région au cours du derniersiècle.Cette photo montre l'impressionnant gouffre d'une superficie de 100 mètres de largeur par 800 mètres de longueur et d'une profondeur de 30 mètres ainsi que quelques résidences emportées (entourées).Durant la nuit cauchemardesque du 4 mai 1971, 37 maisons ont été englouties et 31 personnes ont péri.(Photo tirée du volume «Villages fantômes, localités disparues ou méconnues du : LT Haüt-Saguenay»/Société historique du Saguenay) Succursales: Saint-Félicien Saint-Prime Chibougamau Dolbeau Sacré-Cœur 679-3742 251-3161 748-2422 276-7906 236-9246 FF RPI ENaC I yy 61-9 - 0002 Ja1auef Jo] Ipaures 3 \u2018FHIVNATIIN Nd HAIHV)D 1, 2, 3, 4 JANVIER 2000 B-20 - CAHIER DU MILLÉNAIRE,.le Samedi ler janvier 2000 Train, hôtel, plein air La vision du tourisme, selon Beemer Du secteur touristique qui a connu un tel développement depuis ces dernières années qu'on lui accole maintenant le vocable d'industrie, le début du siècle n\u2019en avait à toute fin pratique vu que le volet nature, chasse et pêche que les moyens de transport de l\u2019époque permettaient.Ces moyens de transport, bateaux croisièreset trains, étant en effet les seuls véhicules que pouvaient utiliser les touristes, ces personnes voyageant pour le plaisir, le tourisme régionaladoncconnu desdébutstimidesqu\u2019ila nécessairement fallu assortir d'infrastructures d\u2019hébergement hotelier, propres a loger et proposer a la clientèle des activités susceptibles d\u2019intéresseretd\u2019occuper.Ence début de siècle, dans une région giboyeuse maisne R AIN VILLE arainville@lequotidien.com comptant que quelques décennies d'âge, les mots tourisme et chasse et pêche ont été indissociables, l\u2019environnement offrant le meilleur de sa richesse aux visiteurs, soit sa nature, son plein air.La clientèle touristique ne pouvant cependant continuellement dormir à la belle étoile! les promoteurs ont, dès le début du siècle, en cette aube de l\u2019industrialisation qui attirait chez nous politiciens, gens d'affaires et ingénieurs spécialisés, visé le secteur de l\u2019hébergement et de l'organisation de forfaits de chasse et pêche pour y investir leurs énergies.Le premier de ces entrepreneurs, véritable précurseur du tourisme, est un Américain, Horace Jansen Beemer, constructeur de train, moyen de transport révolutionnaire qui entre à Roberval.C\u2019est ce mème Beemer qui, voyant bien qu\u2019il y avait là d\u2019autres domaines qui ne demandaient qu\u2019à être développés, construisit l\u2019Hôtel Roberval, et se fit concéder des droits de pêche en plu- sieursendroitsdulacSt-Jean et des rivières affluentes.On esten 1888 et la région a 50 ans.Beemer possédait du génie pour le tourisme.Lui-même voyageur, il sait ce que les visiteurs cherchent, et le leur offre: il y a évidemment l\u2019hôtel avec cuisine raffinée et installations sanitaires, il y a bien sûr les forfaits sportifs de chasse et pêche, et il y adjoint également des excursions pouvant mener jusqu\u2019à Chi- coutimi, par eau et par terre, pour reve- nirensuite par train.Beemer avait méme le talent de la promotion! Par les agences LEGENDE C\u2019était dans notre rang, ça, danslerangoùon restait.Il y avait un vieux et une vieille qui restaient avec leur garçon.Le garçon est venu à se marier.Après qu\u2019il a été marié, sa femme ne voulait pas garder les vieux.Le garçon a donc été obligé d\u2019envoyer les vieux - ils avaient plus de quatre- vingts ans - dehors.La bonne femme, quand elle est partie, la dernière parole qu\u2019elle a dite à son garçon, c\u2019est: «Mé que je mourrai, t\u2019auras connaissance de moi».Là, ils sont partis.Après qu\u2019ils soient morts, ça l\u2019a commencé, la maison hantée! Ils entendaient des chaînes dans le grenier, et ils Une maison hantée voyaient des fantômes qui se promenaient toute la nuit dans la maison.Une nuit surtout, il y a euunoiseau qui se promenait.Ça l\u2019a l\u2019air que c\u2019était épouvantable! Ils ne dormaient pas de la nuit.Ils ont été obligés de laisser la maison.Ilsont déménagé auvilla- ge.Ils ont descendu une armoire que le bonhomme avait faite.Ils l\u2019ontdescendue dansleur maison, et ça faisait assez de vacarme dans leur maison, qu\u2019ils ont été obligés de la sortir et de la brûler, de la débatir.Collection du texte: Sylvain Boulianne Informateur: Adjutor Boulian- ne de Mistassini.cat of \u201c2 de la compagnie de chemin de fer, réseau par lequel il distribue des brochures vantant les mérites du Lac-St-Jean, il réussit à attirer une riche clientèle américaine.La fin des activités de l'Hôtel Roberval, que plusieurs identifient comme l\u2019Hôtel Beemer, fut brutale: le feu a rasé l'infrastructure touristique en 1908.Ce fut un coup définitif porté aux initiatives touristiques de H.J.Beemer.Château Saguenay Du côté de Chicoutimi, les touristes sont d\u2019abord arrivés par la voie navigable À, ons Sd ER à ue te gi ol neh cord Ca A = PER 2 a VÉRITABLE JOYAU, l'Hôtel Roberval était une réalisation de I'entrepreneur américain, Horace Jansen Beemer.et ses bateaux croisières, surtout à partir de 1856 avec la Compagnie de navigation du Richelieu, devenue, avec sa fusion en 1875 avec une entreprise ontarienne, la Richelieu and Ontario Steamship Lines.Ce fut cependant l'installation du chemin de fer, avec ses plus grandes possibilités de pénétration du terrain, qui inci- tat les entrepreneurs à privilégier le volet hébergement, affluence de visiteurs oblige! Avec moins d\u2019ampleur cependant que l'Hôtel Roberval, on retrouve à une Expansion par les ATR par Andrée Rainville Le véritable essor du tourisme est marqué du sceau de la fin de la décennie 1970, moment où l\u2019Association touristique régionale, présidée de 1978 à 1983 par Victorien Gagnon, implante son infrastructure d\u2019organisation, d\u2019orientation et de développement.Cette initiative découle d\u2019une volonté conjointe, et du milieu et du gouvernement du Québec, désireux de doter la province et ses régions d\u2019une véritable industrie touristique.L\u2019énoncé de 1979 «Bâtir le Québec» du gouvernement sert d\u2019amorce à un échange étoffé entre le Saguenay-Lac-St-Jean et Québec, dans la reconnaissance du poten- tielrégionalenmatièrede tourisme.D\u2019autres documents de visées politiques, notamment les plans de développement touristique de 1986 et 1994, concourent à imprimer une grande force d\u2019action aux intervenants régionaux en matière de tourisme.Depuis 1985, l\u2019Association touristique du Saguenay-Lac-St- [ Jean profite d\u2019une tribune prestigieuse dans la reconnaissance de la qualité de ses produits, avec ses Grands prix du tourisme, dont les *A lauréats peuvent bénéficier d\u2019une 4 4 vitrine nationale.La formule Victorien Gagnon instaurée par le gouvernement provincial, en collaboration avec les différentes ATR régionales, est devenue depuis une référence pour les touristes.(Photo Saguenayensia) autre extrémité des rails, au terminus de Chicoutimi accessible cing ans plus tard que Roberval, en 1893, une autre infrastructure hôtelière d\u2019envergure, le Château Saguenay, un projet où les noms de Guay et Dubuc s\u2019accordent a plusieurs étapes de réalisation, de transaction.La encore, c\u2019estlachasseet pêche qu\u2019onoffre comme activité majeure aux visiteurs, la Compagnie du Château Saguenay ayant acheté des droits sur le lac Kénogarni et surunautre territoire à proximité de Chi- coutimi.Comme pour l\u2019Hôtel Roberval, le Château Saguenay, inauguré en 1898, vécut de belles années.Et comme pour l\u2019Hôtel Roberval, la fin fut brutale: le feu anéantiteneffetle Château Saguenay, en 1912.Avec la disparition de ces deux grandes infrastructures touristiques hôtelières, l\u2019effort touristique n\u2019est cependant pas disparu pour autant.Les moyens de transport étaient toujours là.Et toujours aussi restait la nature.Alors, vaille que vaille, d\u2019autres constructions, d\u2019autres activités ont émergé, dans la région s\u2019industrialisant où s'installait une population grandissante, région que ne demandaient qu\u2019à explorer les visiteurs.HISTOIRE, NATURE, PATRIMOINE: le village fantôme de Val-Jalbert, ainsi que ses chutes, constituent une attraction qui nes: dément pas.| \\ \u2014\u2014 2 LV = anti SRNR.| Tourisme Ze) 1 «eH spl TN SISChE 2 Des produits Pann qui s'imposent au fil des ans Les attraits touristiques du Saguenay-Lac-St-Jean se sont implantés et imposés au cours des années, surgissant parfois de la seule volonté de visionnaires.Considéré comme un produit d'appel de grande importance pour le Saguenay-Lac-St-Jean, le Zoo de St-Félicien s'inscrit dans cette foulée.Car, c\u2019est bien d\u2019une véritable vision dont a été saisi Ghislain Gagnon qui, en 1960, et avec l\u2019aide d\u2019un petit groupe de gens qui croyaient en lui, s'est mis à la tâche de transformer en jardin zoologique.un ancien parc à renards désaffecté! L'aventure devenue phénoménale réalité R A IN VILLE arainville@lequotidien.com dure depuis bientôt 40 ans, constituant la locomotive du peloton de tête des produits touristiques d'appel de la région, attirant par centaines de milliers les visiteurs jamais lassés de la formule originale qui y est privilégiée: sentiers de la nature, orientation nordique, préoccupations environnementales et pédagogiques.Vestiges industriels Aux deux pôles de la région, le tourisme se penche sur le volet industriel passé, avec, à Val-Jalbert, le Village fantôme, et, LÉGENDE Minotaure jeannois C'était le frère et la soeur.Puis leurs parents leur avaient défendu d\u2019aller aux bleuets pour la raison qu\u2019il était pour tomber un orage.Ça fait, malgré la défense de leurs parents de partir, ils ont été aux bleuets.Puis là, il s\u2019est mis à pleuvoir, puis ils se sont cachés tous les deux sous une grande feuille de plantain.Puis là, ils attendent que l\u2019orage soit fini.Puis il arrive un gros boeuf noir, puis il mange la feuille de plantain puis les deux enfants.Puis là, leurs parents les cherchaient, mais ils les ont jamais retrouvés.Collection du texte: Suzanne Gilbert.Informateur: Georges-Henri Néron, Notre-Dame-de-la-Doré.à Chicoutimi, la Pulperie, vestiges oui, et aussi témoins vivaces d\u2019un passé marqué d'échecs dans le monde des pâtes et papiers.Réaménagés en infrastructures touristiques où se mélangent l\u2019histoire, l'architecture, le patrimoine, la culture, ces lieux s\u2019assortissent de dates significatives.Val-Jalbert -août 1927: l'usine de Val-Jalbert ferme ses portes; -1942: acquisition par le gouvernement du Québec; -années 70: intensification des travaux de rénovation, et renforcissement d\u2019une vocation touristique déjà amorcée dans les années 60.Pulperie -1897: incorporation de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi; -1924 et 1930: liquidation de la Compagnie et fermeture; -1979: début des travaux de mise en valeur; -1994: déménagement de la Maison musée Arthur-Villeneuve dans I'Edifice 1921.Nature et festivals Fidèle aux atouts que lui procure sa nature, le Saguenay-Lac-St-Jean a mis en place un dynamique réseau de parcs \u2014 monts Valin, Parcs terrestre et marin du Saguenay, Pointe-Taillon\u2014, où se pratiquent de nombreuses activités d'interprétation et de plein air.comme la motoneige, le comping, ou encore le vélo, coqueluche du tourisme individuel et familial pour lequel les adeptes exigent des infrastructures de grande qualité, telle notamment la nouvelle Véloroute des Bleuets.Du côté des festivals d'été et d'hiver, plusieurs manifestations populaires se sont greffées au fil des années aux organisations pionnières du Festival du bleuet de Mistassini et du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi.À l'analyse, il ressort qu\u2019il n\u2019aura fallu que quelques décennies au Saguenay-Lac- St-Jean pour qu'il structure son industrie touristique, où se sont positionnées, ici et hors de ses frontières, des pièces maîtresses.Nous en avons ciblé quelques-unes dans ces textes.[I y ena d'autres, des sites, des parcs, des réseaux de patrimoine et de plein air, et également des lieux de gastronomie, des spectacles.De ce dernier volet, comment ne pas mentionner la production de «La Fabuleuse histoire d\u2019un Royaume», qui, depuis les Fêtes du 150e de la région en 1988, continue de drainer une large clientèle, à La Baie, son berceau créateur.C\u2019est qu\u2019en si peu de mots, par un seul titre, c\u2019est tout un peuple et son histoire qui y sont résumés, car, fabuleuse en effet, est l\u2019histoire d\u2019une région aussi jeune qui sait tirer si grand parti de son potentiel naturel et touristique.FABULEUSE HISTOIRE- Le spectacle de la Fabuleuse histoire d'un Royaume, créé en 1988 par Ghislain Bouchard, (à droite) ici accompagné du comédien Germain Houde, a remporté bien des honneurs.Tu EUR 540.PROGRES + Grigg yy GAGNON ZOO SAUVAGE- Ghislain Gagnon a réussi à faire de son rêve une réalité, le Zoo sauvage de Saint-Félicien étant devenu depuis ses débuts en 1960 un produit d'appel touristique de grande importance.Le nouveau millénaire vous en mettra plein la vue avec ED HYUNDAI RE NOUVELLE LA TIBURON 2000 ACHAT 36 MOIS Ofprener \u2014\u2014 LOCATION : MOIS 270).1000 $ comptant Transport et préparation inclus, dépôt de 8% | sécurité en sus.ACHAT 60 MOI 4 Programme de location de «Les Services financiers Hyundai», offre d'une durée limitée.* Location 48 mois - comptant 1000 $, 20 000 km par année, 0,10 \u20ac du km excédentaire PDSF à partir de 18,995 $ taux annuel d'intérêt de 7,67 % - mensualités de 270 $ par mois pour 48 mois sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location 12,432 $ sur approbation de crédit.Voir le concessionnaire pour les détails.ED HYUNDAI ER NOUVELLE 8% _ ACHAT 48 -MOIS ; 437972 D 670-47754 12-4 0002 491 uel 131 1poures I] \u2018AHIVNIATTIN NA YATHVD B-22 - CAHIER DU MILLÉNAIRE.le Samedi ler janvier 2000 2757 068 VIOLE DEP «Dire qu\u2019on pensait qu\u2019on ne se battrait pas» «On était contents quand notre bateau est arrivé à Hong Kong.On se disait qu'il n\u2019y avait pas de guerre là, qu'on ne se battrait pas», avait confié Alex Archibald à Progrès-Dimanche, lors d\u2019une entrevue réalisée en 1995.Lui et ses collègues du Royal Rifles de Québec étaient soulagés, en ce jour du 20 novembre 1941.Ils ne se doutaient pas que le 7 décembre de la même année, l'attaque de Pearl Harbour les ferait basculer en enfer.Pendant que les pilotes japonais fondaient sur les fleurons de la flotte américaine, 60 000 de leurs compagnons donnaient l\u2019assaut sur l\u2019enclave britannique, sur terre comme dans les airs.Devant eux, 1l n\u2019y avait que 10 000 soldats, au total, dont 2000 Canadiens.La lutteétaitsansespoir.«Toutdesuite,onasu qu\u2019on était dans le trouble.On s\u2019est battus sur le continent, puis, peuäpeu,ons'estrepliés», avait raconté le Jonquiérois.Le 19 décembre, les envahisseurs mettaient le pied sur l\u2019île de Hong Kongetle 23, ils prenaient le contrôle du réservoir d\u2019eau.Deux joursplus tard, l\u2019assaut final était donné sur les forces alliées, parmi lesquelles se trouvaient 26 volontaires de Kéno- gami, dont la plupart étaient des travailleurs de l\u2019usine Price.Adossés à la mer, ils ont opposé une résistance héroïque, mais les 1500 survivants n\u2019ont eu d\u2019autre choix que de rendre OTÉ dcote@lequotidien.com les armes.Prisonniers pendant quatre ans, dans des camps dépourvus d'installations sanitaires dignes de ce nom, ilsontsubi un cortège de maladies comme le béribéri, ladiphtérie, ladysen- terie et la malaria, en plus d\u2019être soumis aux caprices des gardiens, dont un, particulière- mentagressifal\u2019endroit des Canadiens, a été pendu par les prisonniers a la fin de la guerre.«[lmourait deux ou trois hommes par jour et à un moment donné, on a arrêté de jouer «Taps».C'était trop démoralisant», avait souligné Alex Archibald.Ila vu plusieurs collegues mourir sous ses yeux, souvent après des souffrances atroces, et lui si grand et si costaud à son départ de Kénogami ne pesait plus que 75 livres quand la Croix Rouge l\u2019a pris en charge, le 20 septembre 1945.«Nous avons d\u2019abord vu cinq avions nous envoyer de la nourriture, des pamphlets et des cigarettes A Tre a 70 veut - EA BN EE nN 5 es J -Alex Archibald NDER- Dans cette page et les suivantes, le journaliste Daniel Côté relate différents événements qui ont marqué l\u2019histoire, à travers des entrevues qui ont été réalisées avec des personnages concernés, des parents, des témoins.SOUVENIRS- Alex Archibald a vécu I'horreur engendrée par l'attaque de Pearl Harbour, dont nous voyons ci-bas une scène, une photo de 1941.du haut des airs.On nous disait de ne pas bouger et une semaine plus tard, j'embarquais sur l\u2019Empress of Australia, en direction de San Francisco», avait précisé le Jonquiérois, qui aeubesoindecinqousixans-etdeux opérations - pour recouvrer la santé, une fois revenu à la maison.par Daniel Côté Camil Castonguay a connu Arvida à l'époque où ce nom n'existait pas.Vivant alors à Kénogami, ou il était arrivé à l\u2019âge de trois ans, en 1918, ce futur employé d'Alcan fréquentait les terres voisines du ruisseau Deschènes, à l'occasion de parties de chasse organisées par son père Charles.Le coin était bon pour la perdrix, puisqu'ils en ramenaient une douzaine à chacune de leurs sorties.«C'était un champ, avait-il raconté à Progrès-Dimanche, au fil d'une entrevue réalisée en 1996.Pour se rendre là-bas, on passait par des chemins de ferme pour aller de Sainte-Famille jusqu'à la rue Radin, puis on aboutissait dans le quartier Sainte-Thérèse, sur les terres des familles Berge- ron, Pedneault et Dallaire.» Témoin de la construction d\u2019Arvi- da par l'industriel Arthur Vining Davis, en 1926, il a fait son entrée à l\u2019usine Alcan 11 ans plus tard, à titre de machiniste.Son salaire s'«élevait» à 45 cents l'heure, dix de plus qu\u2019à l'usine Price de Kénoga- mi, son premier employeur.La semaine de travail s'étirait sur 48 heures.«Tout se passait en anglais, parce que les patrons ne voulaient pas parler français.Par contre, je me sentais mieux que chez Price, où tout marchait sur la séniorités, soulignait Camil Castonguay, dont l\u2019arrivée chez Alcan avait coïncidé avec la mise en service de la salle de cuve numéro 24.La Deuxième Guerre mondiale a provoqué une expansion spectaculaire, alors qu\u2019une deuxième aluminerie a été construite en l\u2019espace de 18 mois.Tout ne baignait pas dans l'huile, cependant, comme l\u2019a illustré le conflit de travail qui a éclaté spontanément, à l\u2019été 1941.«Il faisait chaud, la chicane a prisetles gars sont sortis d\u2019un coup sec», avait décrit Camil Caston- guay, qui a ensuite vu des tanks de l\u2019armée se positionner à la barrière, signe de la gravité de la crise, eu égard à l\u2019effort de guerre.Alors que ses camarades occupaient l\u2019usine, son rôle à lui consistait à les ravitailler.«À tous les jours, je faisais des sandwiches que je lançais au-dessus de la barrière.Je n'ai jamais vraiment su comment ça s\u2019était réglé, mais je sais qu'après le conflit, je suis resté 40 ans sans manger de sandwiches au jambon», avait mentionné l\u2019ancien ouvrier, qui est demeuré au service d\u2019Alcan jusqu\u2019en 1983.Avant que le nom Arvida n\u2019existe CAMIL CASTONGUAY se souvient du temps où Arvida n'existait pas encore. \"Rein.Jinn nl du Témoin privilégié de la naissance de Kénogami, où sa famille s'est établie dès 1912, Louis-Henri Bou- chard a vu cette communauté connaître un développement spectaculaire sous l'impulsion de William Price Ill, un homme qu'il a eu le temps de côtoyer avant son décès en 1924, résultat d'un éboulis survenu derrière son usine de pâtes et papier.par Daniel Côté l\u2019une des maisons de Price, une résidence située sur la rue Lapointe.Elle Sa famille a été la première à louer a également fourni plusieurs bras à Une simple chapelle devient un ermitage par Daniel Côté Thomas-Louis Simard était âgé de 12 ans lorsqu'il a rencontré pour la première fois l'abbé Elzéar Dela- marre, le fondateur de l\u2019Ermitage Saint-Antoine-de-Padoue de Lac- Bouchette.C'était au début du siècle, à une époque où le site ne comprenait qu\u2019une chapelle.«L'abbé était petitet plutôt gros.Sa voix n\u2019était pas celle d\u2019un orateur, mais il parlait bien, avait mentionné leChicoutimienaProgres-Dimanche.aufild'uneentrevue réaliséeen 1995.À le voir.toujours très digne, l\u2019air mortifié, on réalisait tout de suite qu\u2019il s'agissait d\u2019un être supérieur.» La mère de l'adolescent, Claire Duchesne, s\u2019occupait de l'entretien ménager du presbytère, ce qui avait amené son fils à développer des liens étroits avec l\u2019homme d'Eglise.Il l\u2019admirait pour sa rigueur.en même temps que pour sa dévotion à Saint- Antoine.«1 était si pieux qu'après la messe, il restait à genoux au pied de l\u2019autel et disait des «Notre Père», des «Je vous salue Marie» et des «Gloire au Père», en prenant bien son temps.Il faisait oc.ça une douzaine de fois, puis se rendait à la chapelle pour effectuer d\u2019autres prières», racontait Thomas- Louis Simard.À l'origine, la chapelle mariale ne constituait pas un lieu de pèlerinage.C\u2019estun créneau qui ne s\u2019est développé qu'au cours de la Première Guerre mondiale, grâce au bulletin de l'abbé Delamarre, «Le messager de Saint- Antoine».I recevaitles visiteurs pendant l'été et passait le reste de l'année à l\u2019hôpital de Chicoutimi.«Il m'arrivait de servir la messe neuf fois par jour, parfois à deux endroits en même temps, tellement il v avait du monde.L'abbé avait ses exigeances.Il voulait comprendre chaque mot que je prononçais, ce qui m'obligeait parfois à crier pour couvrir le chant des pèlerins», avait rapporté Thomas-Louis Simard.Inscrit au Séminaire en 1924, il étaitau chevet deson mentoren février de l'année suivante, lorsque celui- ci a rendu l'âme, «Après avoir dit des «Je vous salue Marie» tout bas, il a ouvert les yeux grands et fixé les gens un à un, comme pour prendre une photo.Puis ilest mort», avait confié le Chicoutimien d'adoption.\\ - CY THOMAS-LOUIS SIMARD admirait la grande piété de l'abbé Elzéar Delamarre, fondateur de I'Ermitage St-Antoine de Lac-Bouchette.- l\u2019a perdu de vue», avait décrit le Jon- qu\u2019on avait perdu quelqu'un wr AOS FeAs 29088988.Tessar > DE VROCRÈS EE SIBCE travailler dès l\u2019âge de 13 ans, en 1918.«On m\u2019aaffecté à la «wood room»et j'ai voulu partir quand on m'a dit que je remplaçais un gars qui s'était fait arracher la tête», avait-il relaté à Progrès- Dimanche en 1994.Même son père était inquiet, se demandant si le salaire de 20 cents l'heureen valait la chandelle.L'adolescent a toutefois persisté, ne quittant l\u2019usine que pendant un an, aux alentours de 1917, afin d'apprendre la langue de ses patrons à l\u2019école anglaise.Il pris sa retraite en 1970, au terme d\u2019une carrière exemplaire, pour ensuite s\u2019adonner à la menuiserie et au bridge.plus tard, alors qu'on venait de récu- Revenant aux origines de Kénoga- pérer le corps de son patron à la hau- mi, Louis-Henri Bouchard futl'undes teur de Sainte-Rose-du-Nord.«C'était témoins du décès de Sir William Price bien lui.J'ai vu l\u2019embaumeur lui enle- III, quelques heures après un premier ver sa bague de franc-maçon», avait-il glissement de terrain qui avait failli indiqué.emporter quelques ouvriers affectés Son souvenir de Sir William Price au quart de nuit.I] a vu le fondateur [1] était celui d\u2019un homme bon, qui delaville inspecterleslieux vers9hdu s'exprimait bien en français et parlait matin, puis disparaître soudaine- volontiers à ses employés, peu impor- ment, les deux bras dans les airs.te leur rang.«Quand il est mort, tout le «I était parti chercher un Kodak.1 monde pleurait à Kénogami.On s'est a fait 15 pieds au bord dutrou, puison dit qu\u2019ils fermeraient le moulin et quiérois, que le hasard a aussi amené d\u2019extraordinaire», avait résumé Louis- LOUIS HENRI oo CH ARD 2 êté témoin du à la maison funéraire Aubin, un mois Henri Bouchard.décès de William Price Ill.La nouvelle administration de Camionex 2000 est heureuse de souhaiter une Bonne Année à tous ses clients et amis! fe fem CAMIONEX&5 s&r.6438 wv HUBDRAGENE Serge, Frédéric, Nicol, Éric, Monique vous remercient de votre encouragement en 1999 CAMIONEX x.1605 avenue du Pont Sud CP 95 Ama (Québec) GBB 5VvB 48682-64336 Téécopeur 148) 882-6771 Sens fras: 1-800-883-8438 Pièces de camions et remorques * Équipement et matériel forestiers * Lubrifiants e Boyaux hydrauliques 438369 £2-\u20ac1 - MOOT 1AABRT IAT MMAITtPC AT \"IUTWAVT ITI WT UITw B-24 - CAHIER DU MILLÉNAIRE.le Samedi 1er janvier 2000 L'ancien forgeron Hudon a côtoyé Victor Delamarre et Alexis le Trotteur Pour le commun des mortels, Alexis le Trotteur et Victor Delamarre représentent des personnages de légende, mais pour l'ancien forgeron Jean-Baptiste Hudon, il s'agissait de vieilles connaissances, des proches de sa famille qu'il avait eu la chance de côtoyer au début du siècle, dans son patelin de Notre-Dame d\u2019Hebertville.Aucoursd'uneentrevue réalisée en 1997, alors qu\u2019il était entré dans sa 96e année, le Jean- nois avait rappelé une expérience vécue chezl\u2019undesesoncles, qui était établi sur les rives du lac Kénoga- mi.«En arrivant chez lui, j'ai vu Alexis cou- rirenzig-zagsurlelac, OTE se dcote@lequotidien.com fouet», avait mentionné Jean-Baptiste Hudon.Dans un contexte différent, il a été témoin de plusieurs visites du Centaure après la grande messe du dimanche.«Il attendait que les gens rassemblent devant l\u2019église, puis il à travers un pied de neige.Il avan- dansait ou faisait une petite course çait en se donnant des coups de avant de passer le chapeau», relatait le nonagénaire, qui se souvenait d\u2019Alexis comme d\u2019un petit homme à la poitrine imposante.Il connaissait encore mieux Victor Delamarre, le spécialiste des tours de force dont la réputation a dépassé les limites de la région.Celui-ci fréquentait la maison d\u2019Urbain Hudon, un proche du forgeron qui vivait près de larivière des Aulnaies, et 1l n\u2019était ni grand, ni gros, ce qui ne 'empéchait pas de plieruntrente sousavec deux doigts et de lever 300 livres avec un seul bras.«Je l\u2019ai vu accomplir ce genre d\u2019exploit à la salle communautaire d\u2019Hébertville.C\u2019est comme ça qu'il gagnait sa vie», avait décrit Jean- Baptiste Hudon, qui jugeait Dela- marre d\u2019un commerce agréable.Une adolescence à Val-Jalbert par Daniel Côté Il y a deux ans, Paul-Emile Martel a effectué un long retour en arrière à l'invitation de Progrès- Dimanche, le temps de raconter son adolescence à Val-Jalbert.Arrivé au village en 1922, à l\u2019âge de 11 ans, il avait profité de l\u2019entrevue pour relater les derniers épisodes de cette aventure industrielle amorcée en 1901, sous l'impulsion du Jean- nois Damase Jalbert.Son rêve avait mené à la construction d\u2019une usine de pulpe à laquelle s\u2019était greffée une communauté prospère, jouissant des mêmes services qu\u2019une grande ville.Les maisons étaient reliées au réseau électrique, les jeunes fréquentaient l\u2019école Saint-Georges et pour se divertir, la population disposait de terrains propices à la pratique du hockey et du baseball.«Mon père, Onésime Martel, avait quitté Montréal pour des rai- sonsdesanté.Comme il connaissait déjà la famille Jalbert, pour laquelle il avait équarri des pièces ayant servi à fabriquer les écluses de Val- Jalbert, nous nous sommes retrou- vésau village, où ilaexercéle métier de menuisier», avait mentionné Paul-Emile Martel.Après avoir fréquenté l\u2019école Saint-Georges jusqu\u2019à l\u2019âge de 15 ans, le jeune homme a travaillé à l\u2019usine de pulpe jusqu\u2019à sa fermeture, en 1927.Sa tâche consistait à couper la pulpe sur des rouleaux de métier, une opération dangereuse, qui nécessitait d'excellents réflexes.Il était en poste six jours par semaine, par tranches de huit heures, et fut témoin de plusieurs accidents.«Je me souviens d\u2019un type de 230 livres quiavaitétéécraséentre deux rouleaux et d\u2019un autre qui avait été déchiqueté, alors qu\u2019il graissait des machines», avait précisé Paul- Emile Martel au journal.Regroupés dans un syndicat, les ouvriers avaient déclenché la grève pour améliorer leur salaire, ainsi que les horaires, quand ils ont appris que l\u2019usine fermait définitivement ses portes.«Peu de temps après, les gens ont PAUL-ÉMILE MARTEL a vécu activement l'époque de Val-Jalbert.étéexpulsés de leurs maisonsetplu- sieurs, dansle groupe, onttentéleur chance a Isle-Maligne.Les rares qui sont restés étaient propriétaires de leur résidence, ce qui était le cas de mon père.Il a ouvert une boutique demenuiserieetacontinuéde vivre là-bas avec l\u2019un de mes frères», avait signalé l\u2019ancien ouvrier.De son côté, Paul-Emile Martel a travaillé en forêt dans le secteur de Parent, avant d\u2019entrer à l\u2019usine Price de Kénogami, au début des années 30.Il a ensuite obtenu un poste à l\u2019usine Alcan d\u2019Arvida, aux alentours de 1940, et y est demeuré jusqu\u2019à sa retraite, oeuvrant notamment dans les salles de cuves et sur les ponts roulants.) Trotteur.mais assez limité, au plan intellec- onl\u2019a déjà vuaccrocher une «sleigh» tuel.«Il disait toujours «Dieu est à un arbre», signalait ainsi le Jean- mon maître» et dans les chantiers, JEAN-BAPTISTE HUDON à connu les hommes forts Victor Delamarre et Alexis le nois.par Daniel Côté Comme le reste de la province, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a subi de plein fouet le krach de 1929.Les rangs des chômeurs se sont gonflés dramatiquement, si bien que le gouvernement fédéral a dil instituer un programme de secours direct, lequel favorisait l'embauche massive d\u2019ouvriers grâce à la mise en oeuvre de travaux d'infrastructures.A Chicoutimi, c'est ce qui a mené à la construction du pont Sainte-Anne, à la canalisation de la rivière aux Rats et à l\u2019érection de l\u2019hôtel de ville, entre autres, des projets auxquels avait été associé Alfred Lavoie, qui était alors ägéde 20 ans.Ilen avait touché mot à Progrès-Dimanche, au fil d\u2019une entrevue réalisée en 1995.S\u2019agissant du pont Sainte- Anne, l\u2019ancien ouvrier avait passé un été sur le chantier, au début des années 30.«Je charriais du concassé provenant d\u2019une carrière de la ville.Je le mettais sur des chalands où étaient installés les «mixers» à ciment qui servaient à fabriquer les piliers.Le mélange était coulé sous l\u2019eau, dans des cages de fer», avait-il raconté.Un autre chantier majeur fut celui de la rivière aux Rats, un Les effets positifs du krach de 1929 cours d'eau domestiqué a son embouchure au moyen d\u2019un égout collecteur.«On travaillait à marée basse et c\u2019est ce projet qui a donné naissance à la rue Hôtel- de-ville».rappelait le Chicout1- mien qui, avant d\u2019amorcer une longue carrière à la voirie municipale, avait également participé à l\u2019érection de l\u2019hôtel de ville.«J\u2019ai creusé les fondations, puis j'ai monté des briques, des pierres et du mortier en utilisant des «oiseaux».Je grimpais alors jusqu\u2019à 30 pieds dans les airs, mais je n\u2019étais pas peureux», avait mentionné Alfred Lavoie, dont un autre fait d\u2019armes, nullement relié au secours direct, tient au fait qu\u2019il a appliqué la première couche d\u2019asphalte à Chicouti- mi, à l\u2019âge de 17 ans.ALFRED LAVOIE à trava!llé sur le chantier du pont Ste-Anne, à Chicoutimi. igh gan- on un ita qui tel- 1ti- Ine mi- ipé ns, des ant ors irs, x», ole, ille- ent nie- uti- chan- 1.Boulevard Talbot Une route perpétue un nom Fin raconteur, Armand Demers décrit avec beaucoup de verve comment s'est tramée la réalisation du boulevard Talbot, un projet auquel il a été associé à compter de 1944, à titre de responsable du bureau de comté du ministre de la Voirie du Québec, Antonio Talbot.par Daniel Côté «C\u2019est à ses débuts comme avocat à Chicoutimi que monsieur Talbot avait été frappé par l'isolement de la région.On ne pouvait s\u2019y rendre qu'avec le train ou le bateau etil n\u2019en revenait pas.Il y avait un gros manque dans les communications», avait noté l\u2019ancien bras droit du ministre, au cours d'une entrevue réalisée en 1996.Le soir même de son élection au postedepremierministreduQuébec, Dolbeau en 1926 Maurice Duplessis avait téléphoné à son collègue du Saguenay pour lui annoncer sa nomination au min- Istère de la Voirie.L'échange fut bref, mais chargé de signification, tant pour le principal intéressé que pour l\u2019avenir de la région.«Antonio Talbot lui-même m'a dit comment les choses s'étaient déroulées.a mentionné Armand Demers.Il a reçu les félicitations de Duplessis, a profité de l\u2019occasion pour parler de son projet de route et s'est fait répondre du tac au tac: «Pourquoi tu penses que je t'ai nommé ministre?».À partir de là, c'était une affaire réglée.» Le projet s\u2019est concrétisé dès la fin des années 40, assurant ainsi la postérité du ministre unioniste, dont le nom est à jamais associé à la route du parc des Laurentides.Il constitue le joyau de sa carrière, l\u2019une des plus fructueuses à l'échelle du Saguenay- Lac-Saint-Jean.toutes allégeances confondues.«C'est drole à dire, mais Antonio Talbot était l'un de ceux qui faisaient le moins de politique.C'était un grand monsieur, un tvpe qui avait beaucoup d'esprit.en plus d\u2019être un érudit en littérature, Son seul objectif.c\u2019était de rendre à sa région d'adoption ce qu'elle lui avait donné», a résumé Armand Demers.Un pionnier raconte par Daniel Côté Lors de sa première visite danse secteur de Dolbeau, en 1926, Joseph-Albert Perron n\u2019a trouvé quedesarbresetdeux campsenbois rond.«Tout ce qu'il y avait dans le coin, c'était les fermes de Mistassini qui avaient été créées apres l\u2019arrivée des Trappistes», avait décrit ce pionnier à Progrès- Dimanche, au cours d\u2019une entrevue réalisée en 1993.Né à Saint-Félicien, où 1l faisait de la comptabilité et vendait de l'assurance pour joindre les deux bouts, c\u2019est à titre d\u2019ouvrier que le jeune homme a participé à la construction des premiers édifices de Dolbeau.Travaillant pour son père Victor, qui était entrepreneur en maçonnerie, il avait abouti au coeur d\u2019un immense chantier, centré autour de la papeterie d\u2019Emile Andrew Wallberg.Cet entrepreneur hors du commun était né aux Etats-Unis, d\u2019où il était parti pour exercer la profession d'ingénieur à Montréal.Apres la Première Guerre mondiale.plusieurs barrages avaient été érigés sous sa direction, en Ontario comme au Québec.Aussi, c'est avec oo a JOSEPH-ALBERT PERRON raconte gue c'est le gérant de la ville de l'époque, Jules- ae ; Armand Beauchemin, qui avait tracé le plan des rues de Dolbeau.l'idée de harnacher les rivières Mistassini et Mistassibi qu\u2019il s'était présenté dans le Haut-du-Lac.«Il avait une soixantaine d'années quand je l'ai connu.C'était un homme imposant, mais aussi très humain, qui s'intéressait au sort de ses employés.Après le travail de construction, par exemple, il réunissait ses ouvriers pour organiser des veillées.Il donnait également des cadeaux aux enfants, a la fète de Noël», avait mentionné Joseph-Albert Perron.À l'époque, il fallait travailler pour la compagnie pour avoir le droit d'acheter un terrain ou opérer un commerce.C\u2019est le gérant de la ville.Jules-Armand Beauchemin.qui avait tracé le plan des rues.«La basse ville était anglaise et comprenait une école.en plus d\u2019une église.Quant à la haute ville, elle com- mencait a la rue des Erables», avait indiqué le pionnier.D'abord freinées par la Crise de 1929.les ambitions de Wallberg n'ont pas survécu à son décès subit, au début des a\"\"ees 30.Les projets de barrages ont cté rangés dans les cartons, tandis que l'usine a subi le contrecoup des difficultés économiques qui ont marqué le reste de la décennie.puisa connu de longues années de prospérité qui se poursuivent.encore aujourd\u2019hui.br) Moe) LLY ARMAND DEMERS se souvient d\u2019Antonio Talbot comme d'un grand monsieur, doté de beaucoup d'esprit et d'une grande érudition.Normandie, 6 juin 1944 [mages saisissantes d\u2019un débarquement par Daniel Côté L'opération militaire la plus imposante du XXème siècle fut sans conteste le Débarquement de Normandie, un épisode décisif dela Deuxième Guerre mondiale, survenu le 6 juin 1944, Une véritable armada avait été formée pour la circonstance et parmi les témoins de cet affrontement entre les troupes alliées et les forces allemandes, on notait le Chicoutimien Jacques Mailly.Engagé volontaire a compter de 1941, apres des études en électricité a I'Ecole technique de Québec, il faisait partie des 225 hommes d'équipage du Res- aa «C'était froid et tempêteux.Nous noussommes dirigés vers la Manche et a 3h, nous étions prêts ttaquer, ce qui n\u2019était pas normal, avait décrit Jacques Mailly, qui a été encore plus étonné à la levée du jour.«C\u2019était plein de bateaux autour, des barges, des porte-avions, des croiseurs, des dragueurs de mines, des destroyers et des «battleships».Le ciel, lui, était rempli d\u2019avions.» La mission du Restigouche consistait à protéger les troupes contre les attaques des U-Boot.À bord, l'atmosphère était lourde.«On n\u2019était pas forts.On craignait beaucoup les sous-marins et tigouche, un destroyer qui avait OMS demandait sion en sortirait participé à la Bataille de l'Atlan- \\iYants», avait confié le tique pendant près de deux ans, Chicoutimien qui, en dépit de au moment où on l\u2019avait dirigé 44 vers le port anglais de Plymouth, à deux ou trois semaines de ce qu\u2019on appellerait ensuite le jour J.«Surle bateau, on ne se doutait de rien.On effectuait des sorties à l'entrée de la mer du Nord, un el peu de surveillance et c\u2019est tout», avait raconté l\u2019ancien militaire à Progres-Dimanche.au cours du d'une entrevue réalisée au printemps 1994.De fait.c'est seulement dans la nuit du 5 au 6 juin, un peu après minuit, qu'il a réalisé qu'il se tramait quelque chose d\u2019inhabituel.elques raids aériens, est revenu sain et sauf au Québec après avoir patrouillé un an dans la Manche.Du débarquement, 1l avait retenu des images saisissantes: les des hommes jaillissant des bateaux pour combattre sur la plage, des navires coulés autour sien et des corps portés par le courant.«On en avait vu pas mal et c'est pour ça j'ai été content d\u2019apprendre que les Allemands avaient capitulé, en 1945.J'avais hâte de retourner à la maison», avait souligné Jacques Mailly.$24 - 0002 +a1AUE( Jaf [potes 9[ 'JUIVNATIEN NC AJIHVD AHIER DU MILLENAIRE.le Samedi ler janvier 2000 > @ ® Saguenay-Lac-Saint-Jean Une terre tertile en talents culture La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, terreau fertile en talents culturels de toutes sortes, a fourni bon nombre de créateurs et créatrices qui se sont fait connaître hors de ses frontières.En ce début de l'an 2000, plusieurs d'entre eux sonttrès actifs dans le domaine des arts de la scène et de la télévision, que l'on pense seulement aux Louise Portal, Marie Tifo, Michel Dumont par exemple.Cependant, c\u2019est dans le domaine de la musique dite classique que les artistes d'ici ont franchi le plus de frontières.Nous voulons parler ici des compositeurs, car en ce qui concerne les interprètes, il serait impossible de répertorier tous les Saguenéens et Jean- nois qui font de belles carrières, qu\u2019il s\u2019agisse de solistes comme le baryton Jean-François Lapointe, la mezzo-soprano Renée Lapointe, les pianistes Sandra Mur- rayetClaire Ouellet, oude membres des orchestres les plus prestigieux en Allemagne (Eric Soucy), aux États-Unis (Michelle Gauthier), à Montréal (Jean Gaudreault et Marianne Dugal), sans parler de tous ceux qui ont travaillé et continuent de travailler ici même, afin de diffuser la meilleure musique qui soit.Le compositeur saguenéen le plus connu et le plus prolifique a sans nul doute été François-Joseph Brassard, qui a d\u2019ailleurs donné son nom à la salle de spectacle du Cégep de Jonquière.Son activité a été EA d i ; J SCENE - Marie Tifo est tres active dans le domaine des arts de la scene et de la télévision, tout comme de nombreux créateurs et créatrices qui se sont fait connaître hors des à frontières du Saguenay-Lac-Saint-Jean.PELLETIER prodigieuse, et cela autant en composition qu\u2019en recherche dans le domaine du folklore.Né à Métabetchouan (St-Jérôme à l\u2019époque) en 1908, il a fait ses études classiques au Petit séminaire de Chicoutimi, toutencommençant à étudier la musique.Après avoir perfectionné ses connaissances musicales à l\u2019Université Laval, puis à Paris et à Londres, il revient au Saguenay, se marie avec Anna-Marie Plourde, première bachelière en musique de la région, et s\u2019installe à Jonquière, où il occupera pendant 41 ans le poste d\u2019organiste de la paroisse St- Dominique, tout en enseignant la musique.Il s\u2019est intéressé à la chanson de tradition orale, notant avec soin les chansons entendues dans son entourage.[la recueilli près de 1200 pièces au Canada et aux Etats-Unis, il a harmonisé des chansons connues et écrit de la musique pour des poèmes et des textes.Par exemple, il a mis en musique deux hymnes à Notre-Dame du Saguenay et plusieurscantiquesen l'honneur de la bonne Sainte-Anne.Il a prononcé des conférences sur le folklore, écrit de nombreux articles et animé des émissions radiophoniques pour Radio-Canada.Il a même été critique musical au Progrès du Sague- nav.Considéré comme l\u2019un des «plus grands compositeurs canadiens français», il a signé d'innombrables oeuvres pour grand orchestre, orchestre de chambre, orgue, piano, voix, qui ont été jouées à travers le monde entier.François-Joseph Brassard est L décédé le 27 avril 1976.Le 10 novembre 1982, une cérémonie { etait tenue afin de donner officiellement son nom à la salle de concert du Collège de Jonquière (la plaque commémorative dévoilée à cette occasion est toujours accrochée dans le hall d\u2019entrée).Lors de cette soirée, l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac- Saint-Jean, dirigé par M.Jacques Clément (qui en est toujours le chef), et le Choeur du Saguenay.ainsi que Johanne Pothier, violoniste, Claire Ouellet et Carlos Féli- ciati, pianistes, et Claudine Côté, soprano, ont interprété des airs populaires et folkloriques harmonisés par François-Joseph Brassard et quelques-unes de ses compositions pour instruments, dont «Les Orléanaises» et «Suite villageoise».Deux autres compositeurs natifs de la région ont fait leur marque.D\u2019abord Micheline Coulombe-St- Marcoux, née à Notre-Dame de la Doré en 1938 et décédée en 1985, à l\u2019âge de 47 ans.Elle a d\u2019ailleurs étudié l\u2019harmonie et le piano à Jon- quière avec François-Joseph Brassard, puis, tout de suite intéressée par la composition, à Montréal avec Claude Champagne, Gilles Tremblay et Clermont Pépin.Ses oeuvres lui ont mérité de nombreux prix, dont un premier prix du Conserva- toirede Québecetun Prix D\u2019Europe.Elle a étudié en France, ou elle a fondé le groupe de Musique élec- troacoustique de Paris, avec lequel elle a effectué des tournées en Europe et ailleurs dans le monde.De retour au Québec en 1971, elle a enseigné au Conservatoire de Montréal, tout en demeurant en contact avec les créateurs européenseten composant de nombreuses oeuvres.Quant à Gilles Tremblay, ce musicien natif d\u2019Arvida, toujours actif sur la scène musicale québécoise, il est l\u2019un des compositeurs québécois les plus réputés.Il a étudié la composition avec Claude Champagne à Montréal, et l'analyse musicale avec Olivier Messiaen à Paris, et beaucoup travaillé en Europe.Il a réalisé la sonorisation du pavillon du Québec à Expo 67, écrit de la musique pour différents événements, et signé de très nombreuses compositions dans lesquelles 1l structure des laps de temps sur un mode indéfini, en utilisant des notions nouvelles telles que durée-souffle, durée-réso- nance, durée-arco.Il a enseigné à tous les jeunes compositeurs québé- cols qui commencent à percer aujourd'hui.Mentionnons aussi que deux N Z ap = musiciennes de la région ont fondé et dirigent toujours à Montréal des ensembles de musique contemporaine.Il s\u2019agit de Lorraine Vaillan- court, fondatrice et directrice du Nouvel ensemble moderne (son frère Jean Eudes et sa soeur Pauline sont également très actifs dans le domaine de la musique contempo- DE PROGRÈ remets rt ue PEN 4 raine, l'un comme pianiste, l\u2019autre comme chanteuse) et de Véronique Lacroix, fondatrice et directrice de l'Ensemble contemporain de Montréal.Sources: Revue Saguenayensia Centre de Musique Canadienne (Internet) 3 COMPOSITEUR - Le compositeur saguenéen le plus connu et le plus prolifique a sans nul doute été François-Joseph Brassard, qui à d'ailleurs donné son nom la salle de spectacle du Cégep de Jonquière.(Photo Centre de Musique Canadienne Internet) EP CARRIÈRE - Les pianistes Sandra Murray et Claire Ouellet font une belle carrière à l'extérieur de la région. jitre que E de on- 1513 nie Curling region a eu sa part de champions Saviez-vous que c\u2019est dans la ville de Québec qu\u2019est né le premier club de curling en Amérique du Nord.?Le Québec Curling Club, aujourd\u2019hui disparu, avait en effet vu le jour en 1821.Cent ans plus tard naissait le pre- pas joué à ce moment-là, sauf qu\u2019en mier club au Saguenay-Lac-Saint- surveillant ceux qui le pratiquaient, Jean, celui de Kénogami, qui\u2019 jemedemandaisbien qu'est-ce qu\u2019ils demeure encore aujourd\u2019hui l\u2019un pouvaient bien trouver d\u2019amusant des plus actifs de la région.Six ans plus tard (1928), c\u2019est le club Riverbend d\u2019Alma qui voyait le jour.Importé au Sague- F \u20ac L L pfellice@lequotidien.com nay-Lac-Saint-Jean par les Anglais, la plupart patrons et employés de la grande industrie, Price et Alcan en particulier, le curling constituait au début un véritable cercle fermé.Puis petit à petit, les Québécois l\u2019ont apprivoisé et aimé, au point qu\u2019actuellement, la région apparaît comme l\u2019une des mieux structurées au Québec au plan organisationnel.Aujourd\u2019hui, à l\u2019aube de l\u2019an 2000, sans nécessairement revoir en profondeur toute l\u2019histoire de cette discipline chez nous, nous voudrions à tout le moins, porter à votre souvenir quelques petites notes intéressantes.Ainsi, Roland Dubé, d\u2019Alma, qui demeure, à 75 ans (bientôt 76), encore très actif dans le milieu, se souvientde son premier contact avec lecurling.«C\u2019étaiten 1955.Je n'avais dans ce sport.Puis lorsque je me suis décidé à essayer, j'ai tout de suite eu la piqûre.Je me suis même rendu compte 1 C E que cette discipline contribuait à former le caractère», raconte en riant, Dubé.Puis graduellement, ce dernier s\u2019estimpliqué dans l\u2019organisation du club Riverbend pour finalement accéder à la présidence en 1967.C\u2019est à ce moment-là d\u2019ailleurs que le club almatois s\u2019est doté de quatre glaces.Dubéauraété neufanssurlesiège présidentiel.«Je me souviens d\u2019ailleurs qu\u2019au cours de mes cing premières années à la présidence, la plupart des réunions se déroulaient dans les deux langues.«Je me souviens également qu\u2019en l\u2019espace de trois ans, le nombre de membres est passé de 75 à 400, les francophones s\u2019intégrant toujours davantage».Autre petite note intéressante, toujours en ce qui a trait au club Riverbend: les femmes avaient un STEEVE GAGNON.aura pour sa part participé à trois chämpionnats canadiens dans trois divisions différentes: junior, masculin et mixte.(Photothèque Le Quotidien) accès plutôt limité dans ce monde du curling.En 1959-60 notamment, il leur en coûtait 7.50 $ pour devenir membre, sauf qu'elles ne pouvaient jouer qu\u2019en après-midi.Une fois/semaine toutefois, le mercredi, elles pouvaient participer à des rencontres mixtes.À cette occasion, à mesure que les membres se pointaient au club, on formait les équipes.Chaque participant/participante défrayait un gros 0.25 $.Plus , en ajoutant 0.10 $, on avait droit à un hot-dog et un coke.Pour ce qui est des hommes, la carte de membre était offerte à 22 $, sans restriction, il va sans dire.Heureusement, tout a changé au plan organisationnel au fil des ans.Plusieurs champions D'autre part, vous souvenez- vous que le Saguenay-Lac-Saint- Jean a eu sa large part de champions provinciaux au cours de ce 20e siècle, à tout le moins durant les cinquante dernières années.Bill Tracy (Arvida) vient définitivement en tête de liste avec quatre participations au championnat canadien masculin et un ou deux en mixte, dans les années 50-60.Steeve Gagnon (Kénogami), a pour sa part représenté la province dans les trois disciplines, au junior, au masculin et au mixte.André Desjardins (Kénogami), s\u2019est produit à trois reprises au championnat canadien mixte.Roger Boily (Roberval) et Guill Ouellet (Alma) ont également représenté leur province au niveau national mixte.Michèle Pagé (Chicoutimi) a fait les frais de la finale canadienne senior féminin, il y a à peine quelques années.Nicole Janelle (La Baie), a représenté le Québec à deux reprises au championnat canadien féminin.Solange Larouche (Dolbeau), Hélène Bussières (Chicoutimi) et Marie-Claude Carlos (Alma) ont aussi défendu les couleurs du Québec au national féminin.Enfin, au plan junior canadien, au nom de Steeve Gagnon, il faut ajouter ceux de Serge Côté (Alma), Yannick Gaudreault (Chicoutimi) et Mona Maziade (Chicoutimi).Reste maintenant à souhaiter que cette tradition de champions se poursuive avecl\u2019arrivée du nouveau millénaire.è vrOGRES CHANGEMENTS- De nombreux changements ont marqué la discipline du curling au fil des ans, notamment sur les appareils de brossage, comme nous le montre Roland Dubé.(Photo Steeve Tremblay) LES PIERRES.aussi ont bien changé, en pesanteur et en dimension.(Photo Steeve Tremblay) LZ-A - 0002 toraue( 10] Ipoures 31 \u2018FYIVNITIIN NG HITHV) B-28 - CAHIER DU MILLÉNAIRE, le Samedi 1er janvier 2000 Boxe La présence des Jonquiérois Pierre Bouchard, Christian Gagnon et Stéphane Ouellet au Championnat du monde de boxe junior, en 1989, a certes été le fait marquant de la boxe olympique du dernier siècle dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Au cours des 100 dernières années et plus particulièrement dans la deuxième moitié du dernier siècle, la boxe olympique, ou amateur comme disait à une certaine époque, a été fertile en émotions dans la région.Plusieurs athlètes, notamment de Chicouti- mi, La Baie et Jonquière, ont percé la scène québécoise.Quelques uns ont même laissé leur marque sur lascène nationale, alors que quatre d\u2019entre eux ont connu des moments de gloire en se rendant au Championnat du monde junior.En 1989et 1990, trois membres d'un petit club de boxe, situé à Jonquière, loin des grands centres, ont mérité leur place au sein de l\u2019équipe nationale junior.Bouchard, Gagnon et Ouellet, alors âgé de 16 et 17 ans, se sont envolés vers Puerto- Rico,en 1989, alorsque Gagnon et Bouchard se sont rendus au Pérou un an plus tard pour prendre part à ces importantes compétitions.Ouellet en est revenu en étant classé comme deuxième meilleur boxeur junior au monde.GS | N sbegin@lequotidien.com Bien avant Stéphane Ouellet Fillion a fait les délices des amateurs par Stéphane Bégin Si Stéphane Ouellet fait les délices des amateurs de boxe professionnelle depuis près d\u2019une dizaine d\u2019années, il ne fait que suivre les traces de ses prédécesseurs.Depuis 1991, la boxe professionnelle dans la région du Saguenay-Lac- Saint-Jean a surtout tourné autour du Jonquiérois Stéphane Ouellet.Il est celui qui a le plus attiré l\u2019attention.Mais dans le passé, d\u2019autres noms ont aussi retenu l'attention des amateurs du noble art dans la région.L'un des plus illustres desannées 70 aura été le Chicoutimien Jean-Yves Fil- lion.Il a été le meneur de la boxe professionnelle durant quelques années.Il a fait les délices des amateurs en se frottant notamment aux Gérald Bouchard et Donato Paduano.la tenu son bout face aux Archie Lee, Phil Thomas, Marshall Butler et Marc Ger- vais, qui était alors numéro un au pays.Durant huit années, le Chicoutimien Jean-Yves Fillion a affronté quelques uns des meilleurs boxeurs professionnels québécois et canadiens de la catégorie des 160 livres.«J\u2019ai affronté d'excellents boxeurs en Gérald Bouchard et Donato Padu- ano.Même si ces combats remontent à plus de 20 ans, nous avions droit à un excellent encadrement de la part de la Commission athlétique de Montréal COMBATS - Jean-Yves Fillion a faitles délices des amateurs en se frottant notam- Unautrejonquiérois, Jean-François Audet aaussi pris partau Championnat du monde en Turquie en 1994.Et qui d'autres Mais le monde de la boxe olympique a aussi été très grouillant depuis les 50 dernières années.En 1947, une dizaine de pugilistes s'entrainaientä Arvidaen même temps que des lutteurs olympiques.Ce sont les Kid Lamarche, Bobby Dufour, Rock Girard, Bob Renaud, Jackie Leclerc, Gilbert Gravel, Carol Laberge, Paul Labrie, Marc Boulay, Laval Gravel, Rock Chouinardet Albert Larouche qui ont été les précurseurs de la boxe olympique à la fin des années 40.Ils ont été suivis des Jean-Yves Fil- lion, Alfred Lagacé, Omer et Carl Morais, les fréres Germain et Yves Côté, Gérald Cormier.pa mentaux Gérald Bouchard et Donato Paduano.Il à tenu son bout face au Archie Lee, Phil Thomas, Marshall Butler et Marc Gervais, qui était alors numéro un au pays.(qui est devenue la Régie de la sécurité dans les sports).«La boxe d'aujourd'hui et de cette époque n\u2019a pas vraiment changé.La technique n\u2019a pas beaucoup changé.En plus, on faisait attention à la santé et la sécurité des boxeurs.Je passais moi-même trois examens généraux pour le cerveau et le coeur à chaque année.J'avais un excellent suivi de l\u2019Hôpital de Chicoutimi», raconte Jean- Yves Fillion.Quant à l\u2019argent qu\u2019il pouvait toucher à cette époque, le Chicoutimien, qui ne faisait que 5 (Photo: SHS-FPH-50.608) pieds et 6.5 pouces, il n\u2019a jamais rechigné sur les sommes offertes.Il savait très bien que le dollar canadien valait quelque chose à cette époque, que l\u2019argent valait plus qu\u2019aujourd\u2019hui.«J'ai touché 2000 $ pour faire face à Paduano.Ma plus grosse bourse a été de 3000 $ en 1979 au Festival western de Doibeau.C'était au moins l\u2019équivalent de 10 000 $ aujourd\u2019hui, «J'ai arrêté la boxe en 1980 après avoir été opéré.Je n'ai pas été en mesure de remettre les gants par la suite.Et la seule chose que je regrette, BOXE - La présence des Jonquiérois Stéphane Ouellet (photo), Pierre Bouchard et ROGUES Christian Gagnon au Championnat du monde de boxe junior, en 1989, a certes été le fait marquant de la boxe olympique du dernier siécle dans la région du Sague- nay-Lac-Saint-Jean.Un peu plus tard, Hervé Morissette et Daniel Simard ont connu de belles carrières amateurs.Morissette a été champion québécois durant cinq ans, c\u2019est que je n'ai pas pu affronter Fernand Marcotte junior.Tu ne peux pas t'imaginer comment j'aurais aimé y faire face», de dire Jean-Yves Fillion.Les gens de la région ont aussi pu voir à l\u2019oeuvre les Serge Tremblay, dit Manigouche, celui-là même qui a relancé la boxe dans la région.Les frères Germainet Yvon Côté, de même que Omer Morais ont aussi livré quelques rondes de boxe professionnelle.Danslesannéesunpeuplusrécente, le Chicoutimien Denis Brisson a connu quelques bons moments en disputant notamment la victoire aux frères Mathew et Dave Hilton.Il avait d\u2019ailleurs livré toute une bataille au jeune Dave Hilton durant quatre rondes, obligeant l\u2019ainé des Fighting Irish Hilton à donner le maximum pour l\u2019emporter.On raconte même que Brisson s\u2019est fait voler la victoire, car il menait aux points dans le combat.Denis Gauthier, Jean-Luc Morin, Emile Fortin et Christian Gagnon ont aussi touché à la boxe professionnelle.Quant à Stéphane Ouellet, il a été champion canadien des poids moyens (160 livres).Il a été aspirant numéro un de la World Boxing Council.En 29 combats professionnels, il a maintenu une fiche de 26 gains et 3 revers, dont deux ont été subis aux mains de Dave Hilton.alors que le technicien Simard a remporté 43 de ses 50 combats et s\u2019est payé le luxe de battre l\u2019excellent Mario Cus- son à deux reprises.Plus près de nous, quelques jeunes pugilistes de Chicoutimi et Jonquière ont marqué les 20 dernières années.Michel Waltzing, Carl Brassard et Daniel Tremblay ont fait honneur au club de Chicoutimi, alors que Jean-Luc Morin a fait de même à La Baie.Quant au club de Jonquière, il a connu une panoplie de champions canadiens avec un total de 35 au fil des années.Mis à part les Ouellet, Gagnon et Bouchard, il y a eu les trois frères Tremblay, Nicolas, Hugo et Justin, de même que les José Malaison et Clément Bolduc.Mais ce sont les Robert Gagnon, Dany Larouche et Emile Fortin qui ont vraiment commencer à percer la boxe olympique et à faire leur niche sur les équipes du Québec, ouvrant ainsi la porte aux autres pugilistes du club.En boxe féminine, Danielle Bouchard, de Jonquière, a été la première femme à vraiment livrer des combats de boxe et à connaître du succès sur la scène provinciale et canadienne, où elle est encore championne au pays.Du côté des entraîneurs régionaux, il faut penser a Lucien Brunelle quia été une plaque tournante du monde de la boxe, tant à Jonquière qu\u2019à Chicoutimi durant de nombreuses années.Serge Tremblay, Albert Gauthier, Jacques Bernier et Michel Desgagné, qui est toujours en poste, ont mené les destinées des boxeurs du club de Chicoutimi.A Jonquière, Pierre Michaudaétéun des premiers à donner des cours de boxe et il a été suivi des André Dufour, Jean- Marc Tremblay, Stéphane Larouche, maintenant à l\u2019emploi du groupe Inter- box à Montréal et Pierre Bouchard.ams cars br, \u201cCK \u201d rem- payé Cus- unes liere rd et Ir au -Luc ,il a ions 1 des énon rères n, de ment non, i ont boxe ir les 151 la ielle pre- com- S Sur e, où 1aux, aété de la itimi hier, gné, 1é les b de téun boxe Jean- iche, nter- Depuis 45 ans La Traversée: un fleuron pour la région S'il existe un événement à la fois sportif, touristique et culturel qui a grandement marqué l\u2019histoire de la région durant le 20e siècle, il s\u2019agit bien de la Traversée du lac Saint-Jean à la nage.En effet.grace a I'entétement, la ténacité, le dynamisme et le travail bénévole de centaines de Roberva- lois, la Traversée internationale du lac Saint- Jean à la nage a brillamment survécu, contre vents et marées.depuis 1955.Toutefois, cet événement sportif qui, au fil des ans, a aidé à faire connaître notre région dans les quatre coins du globe, n'aurait jamais pris naissance, n\u2019eut été le courage et la détermination d\u2019un Martin Bédard, surnommé le père de la Traversée.En effet, son rève fou de croire à la possibilité, pour un humain, de relier à la nage la distance séparant la pointe de Vauvert à la ville de Roberval (environ 26 kilomètres) s\u2019est concrétisé pour la première fois le 23 juillet 1955, grâce au nageur Jacques Amyot, de Québec, qui a réussi l'exploit en 11 heures 32 minutes 10 secondes.Depuis ce moment historique, pas moins de 45 Traversées consécutives se sont déroulées dans les eaux tumultueuses du Piékouagami, mettant en vedette des nageuses et des nageurs de tous les coins de l'univers.Au fil des ans, le Piékouagami a été vaincu à plus de 450 reprises et ce par des athlètes provenant d\u2019une trentaine de pays.URDON Oo pbourdon@lequotidien.com John Kinsella et Christine Cossette Parmi les exploits écrits en lettres d'or, dans le livre de records de la Traversée, on ne peut passer sous silence la performance de 7 heures 1 minute 15 secondes établie le 29 juillet 1979 par l\u2019athlète de Chicago John Kinsella surnommé la Torpille américaine.Plus de 20 ans plus tard, ce chrono de Kinsella, un médaillé olympique qui fut le premier humain à nager le mille métrique en deçà de 15 minutes, tient toujours et demeure imbattu.D'autre part, le 29 juillet 1984, la Chicoutimienne Christine Cossette a marqué l\u2019histoire de la Traversée du lac Saint-Jean en devenant le premier être humain à réussir un aller-retour en 18 heures 27 minutes 20 secondes, soit 9h28m11s (Roberval-Péribonka) et 8h59m09s (Péribonka-Roberval).Que dire, également, du Roberva- lois Rémi Meunier ayant réussi la traversée en solo, le 12 août 1978, en 13h53m55s, alors qu\u2019il n\u2019était âgé que de 15 ans 84 jours.Cet athlète qui a passé sa jeunesse sur le bord du lac Saint-Jean, demeure toujours le plus jeune athlète à avoir rallier la distance de 32 kilomètres séparant Péribonka de Roberval.Il serait évidemment trop long de LÉGENDE C'était une madame, puis on l\u2019appelait toujours Tantine.C\u2019était quasiment une sainte.Elle avait une belle maison; elle s'était fait faire un autel là, puis là, le prêtre allait dire la messe de temps en temps, le dimanche.Puis un dimanche après-midi, en allant dans sa laiterie chercher un carreau de lard salé, il arrive un petit cheval.Et puis là, il voulait rentrer dans la laiterie.Elle dit: «Ôte-toi de là!» Elle prend un couteau, elle luidonneun Délivrance du loup-garou coup sur le nez.Il se met à saigner du nez.Ça vire-ti pas en homme?Il a dit: «Enfin, tu m'as délivré! Je suis bien content.Je suis ton voisin!» L'histoire a fini là.Je sais pas, je l\u2019ai jamais su ce que c'était parce qu\u2019elle a pas dévoilé le nom (du voisin).Collection du texte: Robert Bouchard.Informatrice: Isabelle Bouchard de Saint-Nazaire.mentionner le nom de tous les athlètes régionaux ayant acquis des lettres de noblesseen vainquantle Piékouagami.mais nous nous en voudrions de ne pas souligner les performances de Robert Cossette (le père de Christine) qui.malgré son handicap (polio) a vaincu lelac Saint-Jean quatre reprises ensix tentatives.Que ce soit les exploits du Mon- tréalais Régent Lacoursière (14 fois parmi les trois premiers au fil d'arrivée): de l'Argentin Claudio Plitt (25 traversées); John Kinsella (six victoires d'affilée de 1974 à 1979), l\u2019histoire de la Traversée demeure fertile en émotions de toutes sortes.Face à tout un adversaire! À voir ces athlètes, minuscules dans cette mer intérieure que constitue le lac Saint-Jean, se battre brasse après brasse pour vaincre le Pié- kouagami, ne peut laisser personne indifférent.Pour ces nageuses et ces nageurs le rêve ultime consiste à vaincre cette nappe d'eau qui s\u2019avère, plus souvent qu'autrement, une adversaire maussade, capricieuse et rebelle.Vaincre les éléments de la nature, le froid, les vagues, le vent.Garder le moral durant des heures et des heures d'efforts surhumains.Si pour certains grands noms de la nage longue distance l\u2019objectif est d'abattre des records et de s'emparer des premières positions et des bourses alléchantes, il n\u2019en demeure pas mois que pour la majorité des athlètes qui affrontent le Piékouagami, le but ultime est de ne pas abandonner la lutte et tde toucher le quai de Roberval.\u201c FEET eEer EY 2 DZ PROGRES RY Ne) ALLER RETOUR - La Chicoutimienne Christine Cossette a son nom écrit en lettres d'or dans les livres de records de la traversée.Elle fut notamment la première à réussir l'aller-retour, en 18h 27m 20 s.en plus d'abattre de nombreux records lors de traversée «traditionnelles».Ayanteu la grande chance, le 3 août 1963, de devenir le premier journaliste à traverser le lac Saint-Jean à la nage (avec un humble chrono de 11h37m18s), je dois admettre que ce souvenir demeure toujours gravé dans ma mémoire.Même 37 ans plus tard j'enaiencore des frissons lorsque je me remémore ce merveilleux souvenir de jeunesse.L'avenir de la Traversée Au fil de ses 45 premières années d'histoire, la Traversée a pu survivre grâce à des femmes et des hommes qui ont suivi les traces du grand visionnaire Martin Bédard.L'histoire de la Traversée est parsemées de moments difficiles et de remises en question.On n\u2019a qu\u2019à penser à l\u2019aller-retour (de 1986 à 11989) (Photo Steeve Tremblay) qui a permis de faire face à des années difficiles où le nombre de nageurs était à son déclin.Pendant ces années, les dirigeants de la Traversée se sont assurés une relève forte en organisant des compétitions pour les athlètes amateurs sans oublier la Coupe du Monde en 1992 et les fameuses traversées à relais.La Traversée internationale du lac Saint-Jean à la nage représente certes l\u2019un des plusbeaux fleurons pour notre région.En cette fin du 20e siècle et en envisageant avec optimisme l\u2019arrivée du 21e siècle, les travailleuses et travailleurs bénévoles de la 46e Traversée sont déjà sur un pied d'alerte bien déterminés à faire un succès de la première traversée du 3e millénaire à la fin du mois de juillet prochain.RO I + x - n° pe ei AS » TE a 0 DEUX BÂTISSE URS - Martin Bédard @ gauche), le père de la Traversée, serre fièrement la main du regretté Laval Tremblay, de Molson, un ami de longue date de la traversée.Ce fut d'ailleurs Laval Tremblay qui fut à l'origine de la venue d'athètes américains de la trempe de Greta Anderson à la fin de années 50.62-@ - 0002 JarAuef Jaz [paures 3] 'AUIVNATIIN NA HAIHVI B-30 - CAHIER DU MILLÉNAIRE, le Samedi 1er janvier 2000 lié dans l\u2019édition d\u2019avril-juin 1981 de la revue Saguenayensia, Jean-Claude Larouche T R dresse un bref portrait de ceux qu\u2019il appelait alors «Les ses exploits, on finit toutefois par demi-dieux du Saguenay».Hommes forts usieurs exploits parsèment l'histoire Ricardo «l'homme mouche».Prudent Landry dit «Landry-la-machoire».Victor Delamarre.Alexis Lapointe «Le Trotteur».L'histoire du Saguenay- Lac-Saint-Jean est parsemée des exploits qui laissent encore songeurs aujourd'hui, dans un monde habitué de tout enregistrer, soupeser, comparer, analyser.Faut-il croire des histoires dont nous ne possédons maintenant que Dansunarticle pub- Le plus impressionnant, celui quicolle le plus à la définition qu\u2019on se fait de l\u2019homme fort, est sans contredit Victor Deilamarre.Né le 24 septembre 1888 à Hébertville, Vic- tor-Elzéar a tôt fait d\u2019impressionner la galerie.Dès l\u2019âge de quatorze ans, on dit de lui qu\u2019il avait déjà réalisé des exploits suscitant le respect de son entourage, notamment ceux d\u2019avoir soulevé un rail de 950 livres, d\u2019avoir tué un orignal d\u2019un coup de bâton ou encore d\u2019avoir sorti de l'eau une vache de 600 livres.L'année suivante, 1l parcourait quatre milles avec une charge de 450 livres sur le dos.EM Physiquement, Delamarre, qui est mort en 1955, n\u2019avait pourtant desrécitsbienimparfaitsausujetde rien du surhomme.À 5 pieds 8 «performances» physiques qu\u2019on pouces et 155 livres, l\u2019homme fort aurait peine à imaginer à l\u2019aube du second millénaire?hébertvillois aurait très bien pu se fondre dans une foule.Sa petite taille a d\u2019ailleurs embêté les recruteurs de la force constabulaire de la ville de Montréal.À entendant parler de BLAY rgtremblay@lequotidien.com l\u2019engager.Le 2 avril 1914, Delamarre réalise d\u2019un seul bras un «dévissé» avec une charge de 309,5 livres.L'événement a lieu au théâtre Arcade à Montréal, mais crée rapidement une polémique parmi les hommes forts du temps.On peut comprendre queles WilfridCabana, Hector Décarrie et Louis Cyr, qui jouissaient tous d\u2019une réputation enviable, aient craint de ne plus faire le poids devant ce nouveau- venu.L'exploit le plus spectaculaire réalisé par Delamarre, soit d\u2019avoir soutenu un genre de travée longue de trente pieds sur laquelle se trou- vaient une automobile et ses occupants, est aussi le plus difficile a croire.On dit que la travée pesait a elle seule 1200 livres.Quant a \"automobile, une limousine de marque McLaughlin, et ses passagers, on peut facilement parler de 4000 a 5000 livres.Comme un cheval Contemporain de Victor Dela- marre, Alexis Lapointe dit «Alexis le trotteur», n\u2019est pas né au Sague- nay-Lac-Saint-Jean.Petit-fils d\u2019Alexis Tremblay de la Compagnie des 21, Lapointe y passe toutefois une partie de sa vie comme il le fait d\u2019ailleurs dans toutes les régions de l\u2019est du Québec.En fait, c\u2019est à Clermont qu\u2019il voit le jour en 1860.Ses courses spectaculaires, tour à tour face à des chevaux, des bicy- # clettes, des automobiles; des trains et même des bateaux ont créé autour de lui une légende durable et surtout très sympathique.Un jour, devant le refus de son père de l\u2019amener avec lui en bateau à Chicoutimi, Alexis souhaite bon voyage au paterriel sur le quai de Pointe-au-Pic.Mais quelle ne fit paslasurprisede Francois Lapointe lorsqu'il vit Alexis, qui s\u2019était littéralement tapé une course de 90 milles à travers bois, s'emparer des amarres pour aider à l\u2019accostage du navire.On raconte aussi que Alexis Lapointe aurait égalé le record du monde de saut sans élan grâce à une % a DZ PROGR nes 5) ans, il fait de même avec un baril de 900 livres.Adulte, il se joint au cirque Barnum et Baily avant de ed s'associer à Buffalo Bill et Flossy La Blanche pour former le Landry Big Trio.Landry voyagera jusqu\u2019en a Europe.COURSES - Les courses spectaculaires d'Alexis Lapointe dit «Alexis le trotteur», tour à tour face à des chevaux, des bicyclettes, des automobiles, des trains et même des bateaux ont créé autour de lui une légende durable et surtout très sympathique.(Photo archives JCL) enjambée de.vingt-huit pieds.Du mordant Prudent Landry est du genre de ceux dont on pourra toujours dire qu\u2019ils avaient beaucoup de.mordant.Joseph-Prudent Landryestnéen 1887.À l\u2019âge de cinq ans, 1l s'amuse déjà à soulever des sacs de farine de cent livres avec sa mâchoire, et à 13 Outre ce plier des fers à cheval avec ses dents, Landry attire l\u2019attention en soulevant des charges considérables de la même façon.En 1906, on dit que Landry-la- mâchoire souvela une charge de B 4402 livres avec ses dents.C\u2019est seulement en 1930 qu\u2019on voit Landry à l\u2019oeuvre au Saguenay- Lac-Saint-Jean, mais ses exploits ne tardent pas à faire le tour de la région.L'homme mouche Alphonse Richard n\u2019a pas soulevé de poids, pas plus qu\u2019il n\u2019a rattrapé un cheval au galop, mais il n\u2019avait pas son pareil pour faire lever.des têtes.La force de «Ricardo l\u2019homme- mouche», originaire de Pont-Rouge, était de pouvoir s\u2019agripper aux briques des immeubles et de les escalader.Le tout sans filet ou autre équipement de sécurité, évidemment.Ricardoavingt-huitanslorsqu'il tenteson ultime ascension, celle des murs de l\u2019hôtel Chicoutimi.L'événement se tient en début d'après-midi, le 30 septembre 1936, et une foule d\u2019environ 2000 personnes assiste à sa chute.Hockey provincial par Serge Emond Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est apparu sur la scène du hockey provincial pour la première fois en 1921-22.Une équipe de Chicouti- mi a alors rejoint les rangs de la Ligue senior du Québec.À cette époque, l\u2019équipe pouvait comptersurdeshockeyeurscomme Léonard Gaudreault, Johnny Gagnonet Léo-C.Quenneville.Elle affrontait des formations de Québec, La Tuque et Grand-Mère.La présence chicoutimienne dans ce circuit a duré deux ans.Laville de Chicoutimiaaussiété représentée pendant un an, la sai- son 1931-32, dans la Ligue provinciale du Québec (Eastern Canada hockey league).La saison 1949-50 a marqué, pour plusieurs, le début des années d\u2019or du hockey dans la région.Les Saguenéens de Chicoutimi ont alors fait leur entrée au sein de la Ligue senior du Québec.Leur existence a pris fin avec la campagne 1958-59.En chemin, ils ont enlevé le championnat des saisons 1952- 53 (contre les As de Québec et Jean Béliveau) et 1953-54.«John Murdock, Odilon Crevi- er, Joe Desbiens, Léopold Lagacé et d\u2019autres hommes d\u2019affaires avaient fait l\u2019acquisition de l\u2019équipe, rappelle Robert Quenneville.Ils avaient retenu les services de Roland Hébert comme gérant du Colisée, entraineur et gérant général de l\u2019équipe.Le calibre était très fort.Les équipes de Boston et Chicago, de la Ligue nationale.venaient jouer des matches hors- concours à Chicoutimi et se faisaient battre.» Ces années ont permis aux amateurs de découvrir les Gerry Brassard, Guy Brassard, Denis Brodeur.Ralph Buchanan, Floyd Crawford, Jacques Gagnon, Gerry Glaude, Léo Gravel, Michel Harvey, Jacky Leclair, Jacques Locas, Stan Maxwell, Mauril Morissette, Bob Nevin, Marcel Paillé, Guy Rousseau, Georges Roy, Lou Smrke, Stan Smrke, Maurice Thif- fault et Howie Young.En 1953-54, les Marquis de Jon- quière ont été admis dans la Ligue junior À du Québec.«Nous étions dirigés par Sweede Paulsen durant la première saison, se souvient Rodrigue Pelchat.L'équipe est disparue pendant la saison 1954-55, L'entraîneur à notre deuxième saison était Gerry McNeil.» Chicoutimi a refait son apparition sur la scene provinciale senior La page d'histoire débute dans les années 20 pour une seule saison, en 1968-69.Phil Watson dirigeait alors des joueurs comme Mike Labadie, Phil Desgagné, Claude Cyr, Carol Tremblay, Germain Munger et Gordie Haworth.Les actuels Saguenéens de Chicoutimi ont été admis dans la Ligue junior majeur du Québec en 1973-74.Depuis ce temps, on a également vu naître les Inuk de l'UQAC, les Cascades midget AAA du Saguenay-Lac-Saint-Jean (maintenant les Elites), les Couguars du Cégep de Chicoutimi et les Gaillards du Cégep de Jon- quiere. foi de int au fant de pssy La dry Big squ\u2019en cheval l\u2019atten- es con- on.En Iry-la- irge de ) qu\u2019on fuenay- loits ne r de la \u2019a pas {u\u2019il n\u2019a mais il 1r faire 10mme- -Rouge, Jer aux t de les ou autre svidem- lorsqu'il celle des yutimi.1 début re 1936, )00 per- 68-69.rs des ie, Phil | Trem- Gordie ns de dans la ébec en s, on a nuk de t AAA t-Jean 5), les outimi de Jon- Cent ans de hockey professionnel De quoi former une équipe d'étoiles Sans inonder la scène du hockey professionnel au cours des 100 dernières années, le Saguenay-Lac- Saint-Jean a tout de même produit un bon lot de hockeyeurs.Les principaux lui permettraient de former une équipes d'étoiles plus que respectable pour cette période.Une chose est certaine, cette formation par excellence pourrait briller en défensive.Devant le gardien Georges Vézina se dresseraient les défenseurs Pierre Pilote et Jean-Claude | Tremblay.La production offensive serait confiée au centre Jean Ratelle, à l\u2019ailier gauche Michel Goulet et à l\u2019ailier droit Mario Tremblay.par Serge Emond Si un centre sportif de Chicouti- mi porte le nom de Johnny Gagnon, ce n\u2019est pas un hasard.Surnommé Le Chat Noir, Gagnon joue avec le Canadien en début des années \u201830, aux côtés de Howie Morenz et Aurèle Joliat.Né à Chicoutimi en 1905, 11 connaît ses meilleurs moments en 1936-37.Vingt buts et 16 passes lui donnent le premier rang des pointeurs du Canadien.Il évolue aussi pour les Bruins de Boston et les Americans de New York.Sa carrière professionnelle s'étend de 1930 à 1940 et lui permet de jouer 454 parties.Plusieurs autres hockeyeurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont goûté au hockey de la Ligue nationale pendant ces 100 ans.Voici, en quelques mots, un résumé de ces athlètes.Le Chicoutimien Léo-C.Quen- neville joue 25 parties avec les Rangers de New-York, en 1929-30.Avec les Rangers et le Canadien de Montréal, l\u2019Almatois Jean-Paul Lamirande dispute 49 rencontres entre 1946 et 1955.Le séjour de Jocelyn Hardy, né à Kénogami, dans la LNH se déroule avec les Seals à Oakland et de la Californie de 1909 à 1971.Soixante-trois parties lui permettent de récolter neuf buts .t 14 passes.Entre 1927 et 1933,.Léo Gaudreault porte les couleurs du Canadien dans 67 parties.Des saisons M_O ON semond@lequotidien.com Né le 21 janvier 1887 à Chicouti- mi, Georges Vézina brille dans l\u2019uniforme du Canadien de Montréal au début du siècle.Remarqué lors d\u2019une visite du Canadien à Chicoutimi pour un match hors-con- 2d cours, le 17 février p 1910, il entame sa carrière avec Montréal le 31 décembre de la même année.Îl dispute 15 saisons sans rater une seule partie.Il jovela dernière le 28 novem- avec les Rangers, le Canadien et les Red Wings de Détroit entre 1943 et 1949 assurent à René-Fernand Gauthier une bonne carrière.Né à Méta- betchouan en 1919, il joue 229 parties et récolte 96 points sous la grande tente.Avec les Islanders de New York, le Canadien, les Hawks de Chicago et les Scouts de Kansas City, le Chicoutimien Germain Gagnon dispute 259 parties dans la LNH entre 1971 et 1976.Le Jonquiérois Denis Dupéré porte les couleurs des Maple Leafs de Toronto, des Capitals de Washington, des Blues de Saint- Louis, de Kansas City et des Rockies du Colorado durant une carrière de huit saisons.De 1970 à 1978, il obtient 179 points en 421 matches.Le séjour du Chicoutimien Luc Dufour dans la LNH lui donne l\u2019occasion de jouer à Boston, Québec et Saint-Louis.Il quitte ce circuit en 1985 après une carrière de 167 parties.Né à Arvidaen 1931, Bill Dineen joue 323 matches dans la Ligue nationale de 1953 à 1958, avec Chicago et Détroit.Alain Caron porte les couleurs de la Californie et de Montréal, de 1967 à 1969, mais c\u2019est dans les rangs mineurs qu\u2019il gagne ses lettres de noblesse.Surnommé Boum-Bouus, « hockeyeur né à Dolbeau en 1938 marque 77 buts avec Saint-Louis, dans la Ligue internationale, un record pour le hockey professionnel bre 1925.Il s\u2019écroula pendant la rencontre et meurt quatre mois plus tard de la tuberculose à l\u2019âge 39 ans.En 15 ans, le gardien surnommé
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