Le Quartier latin, 25 octobre 1928, jeudi 25 octobre 1928
[" PRIX : 10 SOUS ound \u2014\u2014 \u2014 Ne 2e © oy d o 4 x ci 1 LU, 115 \\ XY | CES 2 A! | duirnts N\\A hl; mt Directeur: JOSEPH MILLET.Administrateur: WILBROD BONIN.Rédacteur en chef: GEORGES LANGLOIS.NUTT ET UT A il ABONNEMENT, $2.00 te 6\u201c BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\u201d Les one aul sont publiés dans ve journal sont enregistrés conformément à In loi den droits d'auteur.RGANE DE L'ASSOCIATION GENERALE DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Direction, Rédaction et Administration: 539, rue DeMontigny ent.Paraît le jeudi de chaque semaine.Montréal, jeudi, 25 octobre 1928 Vol.XI \u2014 No 4 Polytechnique gagne la coupe Maurault L'Enterrement du Béret Le Roi Bérêt VII est mort! Vive le Roi Bérêt VII! O Déesse de la Mort, ton glaive cruel a frappé le plus jeune et le plus noble des monarques et a plongé le royaume des étudiants dans le deuil.Que dis-je, tu as plongé l\u2019univers entier dans un deuil désespéré.Hélas, le Roi Bérêt VII, scion de l\u2019illustre et féconde dynastie des Bérêts de Montroyal menait une vie paisible lorsqu\u2019on s\u2019avisa de perfectionner son éducation à l\u2019université de Montréal.Le jeune Roi, désobéissant aux sages conseils de ses professeurs, et entraîné par le mauvais exemple de ses confrères, se livra à des excès d\u2019étude.Il paya cher son imprudence, car il fut tôt saisi d\u2019une encéphalite aiguë.Craignant pour le Roi, que sa condition ne fut pas grave, on le transporta au palais royal, la Maison des Etudiants, où on le mit sous les soins des internes de Méd.28 et 29.Ce geste fut un succès et le Roi Bérêt VII rendit le reste de son haleine le 13 octobre.A l\u2019insu de la censure, les reporters du \u2018\u2018Quartier Latin\u2019, s\u2019emparèrent de la triste nouveelle et la lancèrent aux quatre vents.Le premier ministre, R.Larichellière, et le secrétaire d\u2019Etat, L.Lalande, convoquèrent tous les membres de l\u2019A.G.E.U.M.en assemblée au Palais royal.Ces gros bonnets, après examen du Roi, décidèrent d\u2019inhumer ses restes alors qu\u2019ils étaient encore en bonne odeur de sainteté, et samedi, le 20 octobre 1928, fut choisi comme date de l\u2019Enterrement du Bérét.Par décret public, on ordonna à Son Honneur le Maire Houde de Montréal, et à tous les citoyens de ladite cité de venir témoigner leur respect aux dépouilles du Roi Bérêt VII; on ordonna au Chef Langevin d'envoyer l\u2019élite de ses officiers, en guise de garde d\u2019honneur, revêtus de leurs uniformes bleu et or; on défendit au Chef Gauthier tout incendie; on interdit aux tramways de circuler sur le parcours de Ja procession.Pour veiller au défilé du cortège et à l\u2019exécution de ce décret, on choisit le général O.Manseau S.O.S., le général L.-P.Mousseau, et l'amiral G.Daigneau de la flottile des gondoles du Parc Lafontaine.Les reporters Langlois et Pepin appelèrent la population à venir s\u2019agenouiller au passage du cercueil.Ce fut un jour triste.La Nature revêtit le deuil pour l\u2019occasion, se mettant ainsi en harmonie avec l'esprit des Etu- diants.Le ciel était chargé de lourds nuages sombres, le vent sifflait plaintivement et le chêne, l'érable et le roseau balançaient leurs têtes endolories.Précédée, flanquée et suivie de magnifiques agents de la paix, la procession se mit en branle à 8.00 p.m., mais les chevaux, sans doute affaiblis par la peine, faillirent ne pas pouvoir accomplir leur devoir : quelques-uns s\u2019assirent dans les côtes qui descendent à l'avenue Viger, d\u2019autres se prosternèrent totalement, au point que l\u2019ordre ne fut rétablie qu\u2019à 9.00 p.m.La vue des majestueux chars allégoriques des différentes écoles dépeignait si fidèlement les douleurs des Etudiants que la foule fut saisie d\u2019attendrissement et lorsque la fanfare (et peut-être que l\u2019aspect lugubre du gros fanfaron Geo.Manseau, y fut pour quelque chose) fit entendre sa musique plaintive, cette foule fondit en larmes qui s'écoulèrent en torrent dans les rues St-Denis et St-Hubert.On rapporte que le fleuve St-Laurent se gonfla de ces larmes au point de menacer la rive sud d\u2019inondation.(Suite à la page deux) BILLET DU JOUR.AMOUR PATIENT Songez, ma chère, que depuis bientôt quinze ans je joue auprès de vous le rôle d\u2019ami fidèle et protecteur.Depuis votre vous le don compagnon à qui l\u2019on dit tout, à qui l\u2019on confie plus tendre enfance je suis pour ses joies et ses craintes, celui avec lequel on a joué toute jez- ne, celui qui tirait les nattes brunes et blondes et qui se moquait des nez retroussés, celui qui venait en aide aux passages pénibles des thèmes et des versions, celui enfin que l\u2019on aime et que l\u2019on gronde encore comme un frère.Pour vous je ne puis pas être autre chose que cela; vos dix- huit ans ne peuvent deviner que mon coeur lentement a évoluée, que dans l'amitié l'amour a germé.A cet aveu étonnant, je vois déjà le rire danser su: vos lèvres gamines et au fond de vos yeux lumineux, et je sais trop Lien que si je m'\u2019oubliais à dire: \u201cJe vous aime\u201d, vous me répondriez: \u201cTu m' amuses\u201d.ok ok C\u2019est pourquoi je conserve ce sentiment absurde au plus profond de mon être et je demeure silencieux, maîtrisant mon espoir.Car, n'est-ce pas, Jj'espère qu\u2019un jour vos yeux s'ouvriront enfin et que vous comprendrez pourquoi, lorsque vous réparez devant une glace le désordre de votre chevelure, je vous regarde de façon si étrange.Alors même que vous étiez nattées, mèches soyeuses et lustrées, comment ai-je jamais pu vous martyriser, tandis qu\u2019aujourd'hui, j'oserais à peine vous effleurer.Du petit bout du petit ongle rose, Du petit doigt de ma petite main ! (Botrel) Petite amie, je ne me lance plus à votre poursuite comme aux jours d'autrefois; oublié maintenant dans l'ombre, je vous regarde passer, vision de jeunesse et clarté, en songeant que les nez retroussés sont les plus jolis au monde.J'oublie aussi que je vous traitai de sotte parce que vous Le Rapport du Jury Les administrateurs et professeurs suivants de l\u2019université composèrent le jury de la coupe Maurault, sous la présidence de Mgr le Recteur, et eurent l'honneur d\u2019être accompagnés de Mgr J.-A.Prudhomme, évéque de Prince Albert: Abbé O.Maurault, curé de Notre-Dame, donateur de la coupe; Abbé L.Pineault, aumônier général des étudiants; J.-O.Archambault, trésorier général de l\u2019université; G.Beaudoin, droit; G.Baril, sciences; J.Nolin, dentaire; G.Vanier, sciences sociales; D.Lecointe, polytechnique, P.-S.Marie, Hautes Etudes.Le jury, réuni au bureau de Mgr le Recteur, a délibéré au delà d\u2019une heure, c\u2019est dire comme la tâche d\u2019apprécier les mérites de chaque faculté était ardue et comme le jury s\u2019est appliqué à l\u2019accomplir avec conscience.Il a accordé la coupe Maurault à l\u2019Ecole polytechnique qui a conservé 90 des 100 points alloués : Idée générale.Symbolisme.Tenue artistique.Nombre d\u2019étudiants.Tenue de ces étudiants.cere eee een ue 10 10 eee een oe.30 25 Le vous voue ee 00 30 25 eet eee veus ees 20 20 Le vous van eee vue 10 10 100 90 pour avoir organisé une démonstration remarquable par la clarté du symbolisme, la beauté artistique et pour un déploiement qui plus que tout autre, a contribué à l\u2019éclat de la parade.Mais le jury tient à noter que l\u2019école des Hautes Etudes a conservé 80 sur 100 comme suit: Idée générale.Symbolisme.Tenue artistique.Nombre des étudiants.Tenue de ces étudiants.eee ee 00 10 10 » aus s0us va00 0000 30 20 eres ren 0000 30 20 «anse ee sacs 0000 20 20 veer aus seer eens 10 10 en raison de la réalisation logique et claire de l\u2019idée générale.Le jury offre des félicitations particulières à la faculté de droit pour le symbolisme et la tenue artistique de ses chars surtout \u2018\u2018Le triomphe du pardon et de la justice\u201d.Le jury accorde une mention spéciale au char de l\u2019Hygiène appliquée pour son très remarquable symbolisme et l\u2019Eco- le des Beaux-Arts pour l\u2019originalité et la facture de ses chars.Le président, Mgr J.-A.PIETTE.Le secrétaire, Abbé L.PINEAULT.ne compreniez pas un vers de l\u2019Eneïde, et je songe que je ferais volontiers une flambée de tous mes classiques si cela devait réchauffer vos petites mains.° * * Vous souvient-il d\u2019un soir d'été où nous nous étions attardés au bord de l'étang sur lequel tremblait le clair de lune?Dites-moi si, pénétrée par la tiède ivresse de cette heure subtile, vous n'avez pas, malgré votre candeur d'enfant, ressenti vous aussi le trouble qui s\u2019empara de moi ?Rien ne parut cependant: j'étais l\u2019ami d'enfance et vous, jolie plus quon ne le pourrait dire, vou: étiez la compagne affectueuse aux cêtés de laquelle mon ardeur s\u2019exaltait sans réponse.Mais il ne se peut pas que vous ne deviniez un jour cette tendresse qui vous entoure avec un soin jaloux; il faudra bien que l\u2019amour finisse par parler en vous aussi.© x x \u2026Quand je verrai vos yeux se poser sur moi avec une douceur nouvelle, j'oserai vous avouer ma longue attente.Peut - être alors laisserez-vous tom- Lber pour récompenser ma patience, ce mot éternel; \u201cJe t\u2019aime I\u201d AUGUSTIN. Page Deux Le Quartier Latin, Montréal, 25 octobre 1928 raison funèbre du béret prononcée par le président de l'Association générale Messieurs les délégués des universités-soeurs, Mesdames, messieurs, Messieurs les étudiants, Est-il besoin de vous rappeler la parole du grand homme: \u201cQuand on est mort, c\u2019est pour longtemps\u2019 pour, aussitôt vous dire que celui qui est l\u2019objet de nos larmes ce soir n\u2019est soumis ni à l\u2019une ni à l\u2019autre de ces lois.Le Bérêt n\u2019est pas mort et sa disparition ne reste que transitoire.Le bérêt n\u2019est pas mort! ce ; cortège funèbre qui l\u2019a conduit en tombe n\u2019avait qu\u2019un souci: celui de prouver sa vie.Tel, messieurs, le souci que vous avez tous d\u2019affirmer qu\u2019à l\u2019université de Montréal, il est une jeunesse canadienne-fran- çaise toute remplie d\u2019énergie et de force; et c\u2019est elle qui offre à la population de Montréal les rires et les amours que lui dicte son coeur.Le bérêt n\u2019est pas mort el et sa vie reste toujours si appréciée de nous que nous désirons, pour lui, les tendresses et le respect dus à sa dignité.Notre amour pour toi va si loin, mon vieux bérêt, qu\u2019il se préoccupe de lutter contre les bises acerbes de l\u2019hiver, en te trouvant un foyer plein de confort et de chaleur.Le -bérêt n\u2019est pas mortl.Mais sa santé est si débile, et si délicate que nous voulons avoir pour lui toutes les tendresses d\u2019une mère.Cette pensée, messieurs les étudiants de l\u2019U.de M.reste bien digne de votre souvenir des bonnes choses de chez nous.Le bérêt n\u2019est pas mort! malgré la mine macabre de ces cagoules et voilà que je te dis, toi, Alphonse Sarrazin!!! toi qui dois officier à cette lugubre cérémonie, toi, qui dois exprimer à l\u2019objet de nos tendresses nos pieux sentiments, sois bon et | com patissant ; aie donc pour lui un amour de mère! Le bérêt n\u2019est pas mort mais sa disparition ne reste que transitoire; car si tôt l'hiver évanoui, plein de joies nous te reviendrons mon vieux bérêt, pour dire encore une fois au monde que seule notre sollicitude nous a conduits à ces tristes apparats.Mais cependant ce décor automnal qui nous entoure nous invite ce soir, messieurs, à verser quelques pleurs sur sa dépouille mortelle.Les couleurs changeantes des feuilles qui laissent comme autant de soupirs, les arbres squelettiques, donnent à cette cérémonie un cachet lugubre qui fait fuir les oiseaux de ces lieux.Les saules laisseront tomber une à une leurs feuilles pour couvrir ta tombe, cher bérêt, el la garder.Bonsoir mon vieux bérêt, ne meurs pas, mais dors.Au revoir, à demain! Et cependant une grande leçon se dégage de toutes ces choses ; c\u2019est un exemple de solidarité que nous voulons porter haut dans nos moeurs : Exemple que nous estimons être favorable aussi à la population canadienne-française de Montréal qui est venu en ci grand nombre nous acclamer et que nous voulons assurer de nos plus sincères remerciements.Nos chères petites amies, à vous notre meilleur souvenir.Messieurs les délégués des universités-soeurs, votre présence ici ce soir est le plus grand témoignage que vous voulez conserver le bon esprit de solidarité et de franche camaraderie qui doivent caractériser nos relations inter-univer- sitaires.A tous nos bienfaiteurs, à tous, merci !! \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 (Suite de la premiére page) Mais le comble fut atteint au passage des restes du Roi Bérét VII.La foule éclata en sanglots et en gémissements, et les gardes eurent peine à retenir les citoyens qui voulurent approcher et embrasser respectueusement leur monarque dé- funtisé.Hélas, le Roi Bérét VII repose paisiblement au Pare Lafontaine et sur sa tombe veille un Porc Frais de 30,000 livres, monument érigé par la Société Royale des Beaux-Arts.A tout malheur il y a compensation, et ce fut émouvant et délicieux de voir les demoiselles en larmes car il n\u2019y a sur cette terre de bijou aussi éclatant que des beaux yeux qui brillent à travers des larmes.Mais trève à ces badinages.Qu\u2019fl soit permis au com- missaire-ordonnateur de remercier d\u2019une façon particulière ses trois compagnons, L.-P.Mousseau, Omer Manseau et Gérard Daigneault, et tous ceux qui ont bien voulu se soumettre à leurs directives aussi sensées que polies.Je ne me pardonnerais pas de ne pas remercier nos vaillants officiers de la police de la ville de Montréal, le chef Langevin, le capitaine Gauvin, les inspecteurs Maranda et Morin, et tous les policiers et détectives, hommes intelligents et patients, qui se sont montrés si affables à nos demandes.Qu'ils sachent que nous leur sommes reconnaissants du travail qu\u2019ils ont fait pour nous et s\u2019il était arrivé que quelqu\u2019étudiant eût manqué d\u2019un peu de tact envers l\u2019attribuer à cier peut toujours désarmer.SR la légèreté d\u2019une jeunesse eux, qu\u2019ils veuillent bien qu\u2019un sourire de poli- Pierre-A.BOUCHER.M.l'abbé OLIVIER MAURAULT, P.S.8S, curé de Notre-Dame, ancien aumônier de l\u2019école polytechnique et ancien censeur du \u201cQuartier Latin\u201d, généreux donateur de la coupe gagnée par le Polytechnique.Lettre à une Poitrinaire Déjà dix jours que tu est repartie! Dix longs jours déjà, que tu t'en est allée finir sur les boulevards, le languissant été que tu viens de passer narmi nous.Puisque je suis homme, si vite! \u2014 il ne faut pas te dire, n'est-ce pas, que mes Yeux étaient mouillés, quand le 5 h.35 qui t\u2019avait prise avez ton charme et ton sourire de rnala- de, disparut au tournant.Ces aveux, tu le sais, ne se font que d\u2019amoureux a amoureuse (vice-versa, parfois) \u2014et nous avons été, NOUS de si bons amis! Quand tu fus partie, cependant, j'ai crû que la terre allait trembler, et que les grands arbres de mon viliage (tu sais, le vieux village, en-bas, où nous marchions, au couchant, le long des maisons ou- vriéres?.) allaient s'étonner de ne plus te voir les frôler, longue, chétive et pourtant belle, dans ta toilette blanche.Rien de celà n\u2019est arrivé: la terre n\u2019a pas tremblée, et les arbres sont les mêmes, si ce n\u2019est qu\u2019ils ont déjà laissé tomber quelques feuilies.x x % Quand je t'ai connue, c\u2019était soir de tournoi: le \u201ccourt\u201d t\u2019avait attirée \u2014 oh! le \u201ccourt\u201d seul! \u2014 où nous étions à jouer comme des diables.Ce silence et ces yeux qui te distinguaient de tes compagnes! Et puis, quand j'allai te reconduire, cette sollicitude naive \u2014 qui me fit te répondre si doucement \u2014 à propos de ma chemise-sport sous laquelle tu t\u2019étonnais que je n\u2019eus pas froid! Je n\u2019ai pas pris froid, ce soir- là, et ma raquette, depuis, est pourtant restée inactive.C\u2019est que quand je t'avais offert mon bras, tu m'avais dit: \u201cVOUS !\u201d avec tant de reconnaissance, que j'avais trouvé dans ta voix le charme qui m\u2019a captivé tous les jours depuis, le charme de cette pauvre anémiée que tu étais déjà.Je me suis dès lors efforcé d\u2019étre \u201cton\u201d ami et de t\u2019être agréable, même quand je te disais \u201cvous\u201d et qu\u2019il fal- M.RENE L\u2019HEUREUX, président de l'Association des étudiants de l'école pulytechnique, qui a gagné la coupe Maurault, décernée à la faculté qui a les plus beaux chars allégoriques à la parade de l\u2019enterrement du béret.(Cliché Albert Dumas).\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 lait que je dise \u201cTU\u201d comme tu me l\u2019avais ordonné.En disant \u201ctu\u201d j'avais \u201cvotre\u201d amour; en disant : \u201cvous\u201d, j'avais \u201cton\u201d amitié.et c\u2019était préférable.* * * Toi qui étais malade, tu ne pouvais pas jouer.Je te remercie de m'avoir si souvent signifié ma liberté complète.J& n\u2019en ai qffue joui davantage de ta compagnie.Quand je t\u2019offrais un tour d'automobile, tu hésitais, souriante, à \u201cprendre de mon temps\u201d «disais-tu.Mais je t\u2019entraînais en badinant, et la six-chevaux nous emportait enfin, au grand soleil du midi, vers la capitale, le long de la rivière.Tu aimais beaucoup la rivière, et, quand il faisait beau, les raguettes éblouissantes qu\u2019elle poussait humblement sur les sables de son bord.Mais le vent du large te faisait tousser; et je m\u2019efforcais, en changeant de direction les pare-brise, a calmer la quinte qui te secouait horriblement.Toi, toujours si bonne, tu riais, et tu montrais de ton doigt ganté \u2014 si chétif! \u2014 les cheminées lointaines des usines, debout dans la verdure, grosses comme des allumettes.* * * M'ais voici t'en aller, toi l\u2019été s\u2019en allait.Pauvre malade.Qu\u2019importe! Tu fus pour moi, malgré ta complexion de mourante et ta solitude, la plus admirable des compagnes.Ma fin d\u2019été fut vraiment silencieuse et belle; et j'ai malgré tout, plus de joie au coeur, qu\u2019avec le chahut routinier des conventions mondaines.\u2026Tu te souviens, des sommets tortueux que la six-che- vaux prenait parfois d\u2019assaut?d\u2019où elle redescendait, victorieuse et sans efforts?Dans la dure et courte carrière qui t'est faite, j'ai posé avec toi un jalon.Nous avons gravi ensemble une montée.J'ai essayé de te conduire en haut sans fatigues et sans heurts.Je suis content.Louis-Philippe BELISLE, e.e.m.que au devais aussi, puisque conPAGHE pgaymancs La Sanuegarde MONTREAL Remise spéciaie aux Etudiants D.A GAGNON Merceries, Chapeaux et Habits sur mesure 1478, RUE SAINT-DENIS 5802, BLVD ST-LAURENT Repas régulier et à la carte TABLE D'HOTE chez KERHULU & ODIAU 1284, ST-DENIS HArbour 7104* Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin chez DEOM 12347, St-Denis - Montréal Tél: HArbour 1878 ED.GERNAEY \u2014 Votre Fleuriste \u2014 Fleurs pour toutes occasions :: téiégraphiées partout :: 1005, ST-DENES - MONTREAL DEMANDEZ LA MARQUE \u201cALLIGATOR\u201d Sur malles, sacs et autres articles de voyages LAMONTAGNE, Limitée 338, RUE NOTRE-DAME OUEST MONTREAL PROF RENE SAVOI (ARAN Xn! a wi - æ BREVETS : ! 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Université de Montréal Conservatoire National de Musique | | i | Enseignement théorique et pratique : | COURS COLLECTIFS Prix de faveur pour MM.| les Etudiants | $4.00 PAR MOIS Solfège gratuit Cours du soir Le secrétaire envoie tous renseignements sur demande.On s< renseigne aussi par té- léphr->.Harbour 2630, de 12.- 30 à 1.30 et de 7 à 8 p.m.Adresser: Conservatoire National de Musique Université de Montréal Le Quartier Latin, Montréal, 25 octobre 1928 Page Trois PAG NOTES SPORTIVES Nous rencontrerons le M.A.A.A., lundi, le 19 novembre au Forum.Ce sera l'ouverture de la saison de la ligue Senior.Vous avez l\u2019an dernier suivi avec enthousiasme les victoires de notre club.Chaque lundi soir nous réunissait en grand nombre, malgré toutes les autres attractions, si bien, n\u2019est-ce pas, que Larichelière pouvait dire, mi-sérieux : \u201cQue ferons-nous maintenant le lundi soir ?\u201d\u201d Comme s\u2019il brisait une habitude vieille de dix ans.DEUX NOUVEAUX CLUBS Vous reverrez cet hiver des vieille sconnaissances de l\u2019an dernier avec le M.A.A.A., des vieux rivaux avec McGill, des champions avec Victoria.Mais aussi vous rencontrerez des nouveaux dans le National et le Columbus \u2014 Ces nouveaux venus ont besoin de joueurs.et c\u2019est la chasse.La ligue Senior entend bien demeurer le groupe le plus fort et veut choisir les meilleurs joueurs là où elle les trouve.Mais les Ligues commerciales veillent, et tandis que les arrangements faits à la formation de la ligue Senior donnaient la permission d\u2019engager deux joueurs dans tout club, on veut réduire à un seul joueur par ligue.Ces prétentions sont manifestement exagérées et on entrevoit des arrangements sur la base de concessions réciproques.ARCHAMBAULT DANS LES BUTS Au milieu de la dernière saison, tandis que le club allait pour le mieux, nous avons reçu un fameux coup.Beaudry nous quitta pour Philadelphie.pas d'autre gardien de buts sous la main.Ainsi furent gâchés nos espoirs sur le championnat.Cette année l\u2019Association Athlétique a réussi à obtenir les services d\u2019Archambault, le fameux gardien de buts de la ligue des Banques.Son nom est fait.Je ne voudrais pas ajouter un mot sur ses mérites.Nous n'avions LA LIGUE INTERCOLLEGIALE C\u2019en est fait, nous nous retirons temporairement du moins, de la ligue Intercollégiale.Cependant les arrangements ont été faits pour que nous puissions y reprendre notre place quand nous le voudrons.Cette ligue sera remplacée, chez nous, par la ligue Inter- facultée.On compte que ce changement servira à préparer des joueurs pour les clubs portant les couleurs de l\u2019université.TENNIS INTERUNIVERSITAIRE Vous constaterez dans le compte rendu, au tournoi de Kingston, que nous n\u2019avons pas fait mauvaise figure.Exactement le même classement que l\u2019an dernier.Varsity premier, McGill second, et nous troisième.Certes Varsity avait une équipe formidable et sa victoire ne laissait aucun doute.Pour McGill, Leslie fit sa bonne part.Nos représentants y mirent chacun du sien et Brunet, Valois et Lalonde comptèrent.LE TOURNOI ATHLETIQUE C\u2019était la coutume de tenir à l\u2019automne, un tournoi athlétique, où les facultés rivalisaient dans les courses, les sauts et autres sports semblables.Malheureusement nous n\u2019avons plus de pièce de résistance à offrir.L'université avait, quand j'étais au collège, un bon club de crosse.Il n\u2019est plus.Le rugby n\u2019est pas entré dans les moeurs de nos compatriotes, et notre club ne réussit pas à intéresser notre public.Devant les difficultés naissant à propos du terrain à trouver, il n\u2019y aura pas de tournoi athlétique.On a pensé à tenir ce tournoi cet hiver, alors que notre équipe de hockey assurerait un succès et le bon renom de l\u2019université y gagnerait.L\u2019EQUIPE DE RUGBY La saison de rugby vient de finir.Je ne vous apprendrai rien en vous disant que notre club n\u2019a pas remporté une seule - victoire.Pourtant ils I'auraient bien mérité par leur tenue t leur esprit sportif.el eur esp P Maurice FERRON.pr E SPORTIVE Nos représentants font belle figure à Kingston Jeudi dernier avait lieu à Kingston l'ouverture officielle | du tournoi de tennis inter-col- légial de 1928.Malheureusement la température fut loin d\u2019être clémente et il nous fallut jouer nos premières rencontres à la pluie.L\u2019honneur de remporter les deux premières victoires du tournoi revint à l\u2019université de Montréal lorsque L.Lalonde triompha facilement de Mitchell du R.M.C.(61, 6-0), et que M.Brunet POPP > > \u201c1 \u201c2 Téléphone: HARBOUR 3088 THE NEW SYSTEM CLEANING SERVICE REG'D.TEINTURIER et NETTOYEUR J.H.BRETON, Prop.à BUREAU : 823 est Dorchester ATELIER 1156 St-Christophe ; OOO se.2 hr | ESCOMPTE DE 10 POUR ad & CENT AUX ÉTUDIANTS H.TURCOTTE Sn PUT % L\u2019unique magasin de ater chaussures pour les Shoe hommes, dans l\u2019Est ; fe EXIGEZ L'ARDOISE 4 241 EST, RUE SAINTE-CATHERINE - MONTREAL POP PPP PPP PPP PP oO OOO) es TELEPHONE: MAIN 4650 FONDEE EN 1839 HUDON \u2014 HEBERT\u2014 CHAPUT LIMITEE ala Distributeurs des fameux Thés et Cafés \u201cPRIMUS\u201d PR 18, RUE DE BRESOLES MONTREAL TRAVAIL, ECONOMIE, SUCCES Pour réussir en affaires, il n\u2019y a pas de meilleur chemin que le vieux sentier bien connu de l\u2019épargne.La Banque de Montréal est prête à vous aider.Ellle vous procure un endroit sûr pour vos épargnes et elle les fait fructifier à intérêt composé.BANQUE DE MONTREAL FONDEE EN 1817 L'ACTIF DEPASSE $860,000,000.Elle compte 54 suceursales dans Montréal et la région environnante Page Six Le Quartier Latin, Montréal, 25 octobre 1928 n\u2014\u2014x\u2014\u2014\u201d\u2014 Les vieux refrains de l'amour Je suis l'âme de la jeunesse Qui se livre à moi sans égard: Mon nom remplit les coeurs d'ivresse, Sur moi l'on porte un doux regard.J'accomplis de très belles choses Quand on sait bien m'utiliser: J'ai toute la fraîcheur des roses Et j'ai le charme du baiser.Où j'entre, le bonheur rayonne.Je répands partout la gaieté; Plus de chant triste et monotone, Mais la paix, la tranquillité ! Je peuple, aux soirs d'été, la grève: J'entretiens la fraternité: J'accompagne le plus beau rêve Que je change en réalité.Quand l'âme a perdu l'espérance Pour s'être brouillé un moment, Pour guérir l'amère souffrance Je me fais encor plus charmant.Je fais de la femme une amie, De l'homme un fidèle soutien, Et j'unis pour toute la vie, Deux coeurs amis, d'impuissant lien.J'ai des sujets dans chaque empire Et j'ai la puissance des rois, Tous les coeurs nobles que j'inspire Savent obéir à ma voix.Marchant sans cesse à la conquête Je m'établis au fond du coeur: J'y fais mon unique retraite, J'en suis le maître et le vainqueur.Je le guéris.je le Je m'y fais sentir console.chaque jour: Et si quelquefois il s'isole, Le coeur par moi, songe au retour.Mon accent du cocur monte aux lèvres Et se traduit par un baiser Rempli d'une si douce fièvre Qu'aucun ne le peut refuser.Mon nom rend l'âme confiante, Retient le coeur à son devoir.Fait la jeunesse souriante En lui conservant son espoir.À mon devoir, toujours fidèle, Réchauffant le coeur nuit et jour, Je veux, en déployant mon aile, Vous dire que je suis l'amour.ce Les étudiants et les études Les étudiants et les études La première séance du cercle Colin à réuni une quinzaine d\u2019étudiants bien zélés, sans doute, mais trop peu nombreux pour indiquer chez la gent universitaire un véritable désir de s\u2019instruire et de se grouper pour lutter, pour ne pas oublier qu\u2019en dehors du cadre des études spéciales, il est des questions qui méritent l\u2019attention de tous, me- _ decins comme avocats, industriels ou ingénieurs comme dentistes.Le cercle Colin et la Société des Débats sont les seules réunions dont le but est de | s\u2019occuper des questions nationales et religieuses, et il est regrettable de constater peu s\u2019y intéressent.que si Qu'on nous accuse d\u2019inertie, de paresse, de négligence, nous, Canadiens, et nous serons bien obligés de subir la gaffe et de courber la tête, tant que nous négligerons de telles occasions \u20ac Antoine-W.BEDARD.EE | de nous aguerrir, de nous entraîner aux luttes inévitables de la vie.Une heure par quinze jours est un sacrifice (!) bien minime, et pourtant nous voyons que la plus grande partie des étudiants se sent incapable de le faire.A quoi peut donc servir cette liberté de tous les soirs?Si tous sont libres de s'amuser, même honnêtement, tous ne le sont-ils pas de travailler, de s\u2019occuper des questions que pas un citoyen, à plus | forte raison le citoyen instruit, n\u2019a le droit de méconnaître?Voici ce que disait le prés:- dent Richmond, à l'ouverture de l\u2019Union College de Schenecta- | dy: \u201cJe vous le demande, étudiants, avec vos études que bon nombre d\u2019entre vous traitent à la légère et vos prétendues activités que la plupart d'entre vous traitent sérieusement, combien de temps vous reste- t-il pour penser, même si, par une transformation miraculeuse, vous étiez disposés à penser?Sachez bien qu\u2019à moins que vous (Suite à la page huit) Hautes études commerciales (Suite de la page cinq) leurs flancs, et peuvent se retirer sans les incommoder dès qu\u2019ils sont chargés ou déchargés; d'un autre côté une voie ferrée dessert chacune de ces dents, et le trafic se fait sur les quais sans encombrement.Et nous voici au pays de la Vickers.Ceux que les chantiers maritimes intéressent pourront y revenir; de nos jours, c\u2019est mirons au passage l'immense entrepôt frigorifique, qui peut garder quatre miilions de pieds cubes de produits alimentaires pour les époques improductives de l\u2019année; nous saluons avec un brin d\u2019effroi le pont de Longueuil, qui tend au-dessus de nos tétes, son ossature de mastodonte.Et, brûlant les étapes, nous tombons au royaume de l\u2019industrie.Là encore la sagacité des ad- l\u2019ouvrier intelligent et actif qui 2 dépensé trente ans de sa vie surtout l\u2019aéroplane qui est en vogue.Tout à côté des usines d\u2019hydravions, on construira sous peu un aéroport de 3-4 de mille de long par 1000 pieds de large.Aux amateurs de grand air d\u2019en prendre note.L\u2019heure avance.et nous aussi.Mais qu\u2019est celà?un chantier de construction?Assurément, pour répondre aux recommandations du bureau d\u2019hygiène et aux désirs des autorités municipales, que la poussière de charbon offusque au centre de la ville, on est à construire 1000 pieds de qua! en bé- ton armé, pour recevoir les charbons d\u2019écosse etdu pays de Galles.Mais il paraît qu\u2019un excel- ient bol de café nous attend en bas.Un dernier coup d\u2019oeil sur l'Iimn:ense cale sèchz flottante, dont la randonnée féérique à travers l\u2019Atlantique au jour de sa niuSsance en a fait un objet ue curiosité autant que de première utilité.Et maintenant suivons notre hôte si intéressant à la salle à manger: il fait bon y déguster un gâteau et s\u2019abreuver d\u2019un délicieux café à la crême.Il n\u2019y a pas de sièges pour tout le monde?tant mieux; nous mangerons debout: ce sera meilleur, et nous nous y attarderons moins longtemps.Décidément on s\u2019est joué de notre tête.Il n\u2019y a pas cinq minutes, nous descendions, et voilà que nous remontons.Ventre affamé n\u2019a pas d\u2019\u2026.yeux, dirait l\u2019autre.Mais on dirait que le ciel va se fâcher.Nous avous doublé de vitesse, le vent nous cingle le visage, les vagues se font plus résistantes et menacent même de venir nous rejoindre.Et pendant que nous revenons à fond de train vers notre point de départ, ceux des nôtres qui ont vu les tempêtes en pleine mer rappellent à qui mieux mieux, leurs souvenirs de traversée.Et c\u2019est à qui aurait le mieux triomphé du mal de mer.A beau mentir qui vient de loin!.Mais non, amis, vous ne vous vanbez pas, je vous crois sur parole.Dignes rejetons des vieux marins bre- CASIMIR.Téléphone: PLATEAU 0947 SALON DE TOILETTE ST-DENIS BARRY et BILODEAU, Propriétaires 4, RUE STE-CATHERINE EST.\u2014 Sous-sol de la banque Royale atu FORTERESSE DE SOLIDITE ACTIF \u2014 $10,000,000 Aura Vie on cours: Les dividendes des assurés sont augmentés pour la huitième + année successive.=: SUN LIFE ASSURANCE CO.OF CANADA Siège Social: Montréal += pe _ | | | ' ROBERTSON & JANIN LIMITEE ENTREPRENEURS GENERAUX CHF D | 702, RUE SHERBROOKE OUEST \u2014 (Coin MACKAY) : \u2014 \u201cMANUCURE | Achetez vos médicaments, produits chimiques, Instruments de chirurgie, Accessoires pour hôpitaux, au LABORATOIRE NADEAU, LIMITÉE vous serez satisfaits et vous aurez patronisé une industrie canadienne-française.LABORATOIRE NADEAU, Limitée MONTREAL 100, RUE ST-PAUL OUEST - - - ETUDIANTS DEMANDES Nous offrons aux Etudiants la chance de se créer un revenu supplémentaire par un travail facile et plaisant.Il s\u2019agit de prendre des commandes pour des cartes de Noël et du Jour de l'An.Rémunéra- _\u201cion intéressante.S'adresser_au_Surintendant, ROUGIER FRERES Produits Pharmaceutiques Français Sac ons Siège Social: 210, RUE LEMOINE MONTREAL - Gin Canadien Melchers Croix dor La Boisson la plus saine Fabriqué a Berthierville, Qué., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS : fe i ANY Gros : 40 onces $3.65 Moyens : 26 onces 2.55 Petits: 10 onces 1.10 The Melchers Gin & Spirits Distillery Co, Ltd.Montreal | | 9 * Gounod.Le Quartier Latin, Montréal, 25 octobre 1928 e Page Sept ADAM SA AD à à pére AA 0 A a A 0 ddd Poh A Porte.Pet, vu Prod AAA AA A wv 5 Ladte ll LEE TS PP Pop, pHcAhA4HH6HAHH4HH0060HHétHH0H0H006006H0HHHH00C0000 1 MAO AAA A AA AAA AAA A AS PAGE ARTISTIQUE $ CHONIQUE MUSICALE i COOL AELA ON LNNOLOOOLEAOCNE L'opéra français de Montréal est toujours apprécié TREE \"FAUST\" Pour une fois, la réputation d'un opéra, quelque célèbre et étendue qu'elle puisse être, ne saura mérité tous les éloges qu'on en pourrait écrire: \u2018\u2019Faust\u2019\u2019 reste réellement digne de sa formidable réputation.Nous y saisissons Gounod et sa manière, Gounod dans toutes ses caractéristiques.dans sa variété et son style merveilleux, \u2014 et ce n'est pas peu dire! Selon la forte expression de Bellaigue, nous trouvons en \u2018Faust\u2019 \u2018le licu géométrique du génie de Gounod\".Qui ne connait Gounod ?Qui ne se rappelle le nom du plus aimé des musiciens, de cet artiste que l'histoire appelle le \u2018tendre génie\u201d, caractérisant par là l'originalité de sa musique ?Ce disciple de Bach, de Mozart, de Beethoven et même de Mendelssohn, mais surtout de Mozart, a su, semble-t-il, avec plus de bonheur .qu'eux, créer cette musique qui fond le coeur, le berce doucement, presque voluptucusement, une symphonie peut-être pas très étendue mais combien profonde! Saint-Saéns et Massenet nous ont bien montré par la suite la fécondité de cette musique à la fois passionnée ¢t contemplative.Ces quelques mots sur Gounod expliquent presque tout le\u2019 succès de \u201cFaust\u201d.Qui ne connait \u201cFaust\u201d ?Qui ne peut fredonner cette mélodie immortelle: \u2018\u2019Laisse-moi contempler ton visage; ou encore cette phrase si pleine d'une passion contenue: \u201cO nuit d'amour, ciel radieux!'\"; ou enfin cette symphonie ardente et incomparable: \u201cToutes les voix de la nature me répetent en choeur: \u201cil t'aime!\u201d Et que dire du choeur des soldats et de la valse de la - kermesse ?.Il faut savoir gré à l'Opéra français de Montréal de nous avoir servi avec beaucoup de sens artistique ce chef d'oeuvre de On a pu réentendre sans irritation et comparer sans regret, on a même pu saluer avec plaisir, les deux scènes oubliées presque toujours ailleurs: la Nuit de Walpurgis et l'apothéose finale.On cût à regret, malgré l'heure avancée, manqué ces scènes ct discontinué d'entendre ces voix intéressantes.M.Paul Payan, que son rôle secondaire de la semaine dernit- 1e empéchait de se faire valoir.conquiert avec son interprétation, magnifique du formidable Méphisto une célébrité incontestée dans cette troupe: cette basse puissante joint à un remarquable sens musical un non moins intéressant maintien et une diction très nette: il remplit toute la scène, et avec bonheur, il fait le succès de \u2018Faust\u2019.De leur côté, Mlle Maryse Dietz, dans Marguerite, et M.Jean Nicolesco.dans Faust, ont su maintenir dans une partition chargée la splendide réputation qu\u2019ils se sont taillée dans \u2018\u2018Manon\u2019\u2019: bien en voix, surtout Marguerite, ils ont su donner une chaleur et une sonorité très dans le ton.Il faut encore noter cet intéressant Valentin, au timbre riche et à la diction impeccable, M.Robert Guencau.Saluons enfin le début de Mlle Brosso, qui a rendu avec une sympathique fraîcheur le si connu: \u2018\u2019Faites-lui mes adieux\u2019.Les choeurs.eux, paraissent moins solides que lors de la première semaine, dans \u2018Manon\u2019; c'était probablement l'effet d'une première audition que ces hésitations.ces manquements, ces insuf- ! fisances parfois: le succès de \u2018\u2018Manon\u2019\u2019 nous donnait le droit d'être très exigeants.Enfin, l'orchestre demeure insuffisant et, comme la semaine dernière a nui à une audition très intéressante par ailleurs.Mais que ces désavantages, quelque importants qu'ils soient, ne nous portent pas à manquer \u2018\u2018Faust\u2019\u2019, dans une audition donnée par une troupe qui nous rappelle certaine troupe étrangère d'il y a quelques années.: Claude FRESNIERE.S.-VINCENT DE PAUL Le président de la conférence Bourget de la Saint-Vin- cent de Paul annonce à tous les membres de la conférence universitaire que les réunions régulières recommenceront mercredi prochain, à la maison des étudiants, et se continueront ensuite, comme par le passé, le mercredi de chaque semaine, à sept heures précises.Il invite cordialement tous les étudiants, tant anciens que nouveaux, à se joindre à la conférence, afin le participer au bien qu\u2019elle fait.La vie intellectuelle à l'ACIC.En juin prochain, l\u2019A.C.J.C.fêtera le 25e anniversaire de Sa naissance.C\u2019est remarquable dans un pays où les organi- sations ont l\u2019habitude de mou- | rir en bas âge et de suppléer à la durée par le nombre.La vitalité de l\u2019oeuvre devrait lui attirer sinon l\u2019admiration qu\u2019elle mérite, du moins, l\u2019attention des groupes sociaux dont elle veut, de toutes ses forces, être le centre actif.L'idéal de foi, de vérité, de charité opérante qu\u2019elle poursuit, lui amènera- t-il enfin les bonnes volontés, dont elle a besoin pour s\u2019affirmer davantage?Il faut admettre que l\u2019oeuvre en est digne en tous points, et spécialement au stricte point de vue intei- lectuel.Dans le premier numéro de notre \u201cQuartier Latin\u201d (1928) quelqu\u2019un relevait une insulte collective lancée à votre adresse.En les traitant de \u2018\u201cpotaches\u201d, un monsieur aboudait découvrait aux étudiants \u201cdes cervelles de moineauux\u201d! Nous sommes-nous donc manifesté sous un faux jour, ou trop abstenus de faire oeuvre raisonnable?Peut-être y a-t-il bien des deux.Et il serait tout naturel qu\u2019on pût corriger l\u2019un par l\u2019autre: nous présenter tals que nous sommes en nous montrant sérieux.Puisque c\u2019est affaire de formation personnelle et que le meilleur moyen d\u2019y parvenir est de faire oeuvre intellectue!- le, il est un foyer d\u2019action qui nous ouvre ses portes: c\u2019est le cercle Colin de l\u2019A.C.J.C., le nôtre, messieurs les étudiants.Le cercle Colin veut pour lui l\u2019âme d\u2019une jeunesse qu\u2019il sait fière et ardente.Son but est d'en faire une jeunesse compétente.On reproche si amèrement aux étudiants leur manque de culture générale que parce qu\u2019on les sait capables de mieux.Ce sentiment de ceux qui nous jugent, contient moins de fiel que de tristesse.Et si l\u2019on vous fouette, messieurs, c\u2019est qu\u2019on vous sait capables de regimber.Notre journal a-t-il le premier, senti l\u2019aigui!- lon?La page littéraire nouvellement fondée, ajoute beaucoup au fond et à la forme de nos huit pages de publication.Mais reste à trouver des plumes qui assurent à cette création sa nourriture hebdomadaire.Et dévouement social qu\u2019il inspire c\u2019est en quoi, par le souffle de 2] uslq 1s quiedap Inb \u201coxua3 à ses membres et l\u2019atmosphère intellectuelle dont il les favorise, le cercle Colin vient en aide au \u201cQuartier Latin\u201d.A chaque séance du cercle, des travaux sur tous les sujets e va\" CHRONIQUE THEATRALE E0000 0000000000000 e 9 » = La saison d opérette 2 | au théâtre E St.-Denis ë \u2018 \u201cLE JOUR ET LA NUIT\" Le titre de l'opérette de Charles Lecocq est suffisant pour juger de la finesse et de la spiritualité du \u2018Jour et la Nuit\u2019.C'est une oeuvre toujours jeune, qui ne peut pas vieillir parce que la musique de Charles Lecocq garde toujours une teinte de souplesse et de gaieté.L'intrigue, simple dans l'ensemble et compliquée dans le détail, nous laisse entrevoir les différentes situations dans lesquelles se trouvent un baron veuf et un ministre amoureux.C'est un éclat de rire du commencement à la fin, entrecoupé ça et là d\u2019une fine tendresse inquiétante et d\u2019un amour inquiétant.Tout s'arrange pour le mieux et tout le monde est content.La musique est gaie.alerte et pimpante.On sent de la vie et de la délicatesse dans tout l'oeuvre musical; les violons se réjouissent mais plutôt par sympathie car le terme joyeux lui-même, est confié aux cuivres et aux instruments bruyants.C'est une musique tout à la fois reposante et amusante.Les choeurs savent assez bien leurs partitions et continuent d'améliorer leur jeu scénique et le souplesse de leur évolution: si | l'on veut passer sous silence le petit \u2018\u2019accroc\u2019\u2019, du choeur final du deuxième acte, nous pouvons diré que les choristes font un beau travail et méritent d'être encouragés, car ce sont des nôtres bien que les artistes étrangers nous sont presque parents.L'orchestre semblait moins bien disposée qu'à l'ordinaire.ll faut considérer le travail ardu qu'elle a donné dans \u2018\u2019Faust\u2019\u2019, et c\u2019est probablement pour celà qu'elle fut moins bien ce qui ne veut pas cire qu'elle ne fut pour rien dans le succès général.au contraire.M.Léon Marcel nous à campé un Miguel de tout premier ordre l.a voix plaît de plus en plus à l'auditoire et le débit si gracieux de cet artiste lui vaut une renommée peu ordinaire parmi les Montréalais.M.Delaunay est toujours très amusant, parfois gaulois mais Jamais vulgaire; aussi il a fait un ministre amoureux bien dans la note.Son jeu personnel et pesé, semble adoucir les exagérations désagréables que l'on voit trop souvent chez des premiers comiques.I] avait pour lui faire replique, trois comiques de genre qui ne peu- vent-être oubliés, j'ai nommé: Dauriac, Cercy et Lemoyne, ce dernier serait plus apprécié, s'il surveillait de plus près sa diction et essayait de se débarasser de ce défaut de langue.Du côté féminin nous saluons Mme Maud Lambert qui, selon une expression d'un de mes confrères \u2018\u2019sait être femme jusqu'au bout de son éventail\u201d.Je trouve plutôt qu'elle sait être artiste même dans les compositions les plus difficiles.Elle a joué Manola avec tout son coeur ct toute sa science artistique.Elle est souple et versatile, elle peut incarner une princesse ou une baronne avec autant de facilité qu'elle peut jouer la petite bourgeoise innocente.\u2014 C'est une bonne note à son crédit.Une figure canadienne qui n'a pas assombrit l'étoile de Mme Lambert fut Mme Elisa Gareau, dans le rôle de la baronne.Elle fut saluée par des applaudissements frénétiques qui lui témoignent la sympathie du public.Son début est très consolant et nous espérons la revoir en vedette durant la présente saison.Les mises en scène sont de plus en plus soignés: les décors sont nouveaux à chaque pièce et les même costumes n'apparaissent jamais unc seconde fois.M.V.Du Pond, bien que caché derrière les toiles mérite beaucoup de sympathie parce que son travail est des plus énormes.Gaétan KIRKLAND.EE ES sont lus en public, et discutés avec chaleur.Le conférencier qui s\u2019est fait écrivain dans la préparation de son étude, se fait orateur lorsqu\u2019il la donne) Et ce double rôle, allant de pair avec la liberté de choix des sujets et le souci de l\u2019exacte vérité, devient un gage de forms- tion littéraire fort appréciable.De là, lancées dans le mouvement, les activités s\u2019exerceront a renouveler notre journal, lequel, quoiqu\u2019on en pense, a le sang trop riche pour vivre impunément d\u2019interminables bali- vernes.Si quelque préjugé vous porte à trouver ces: deux institutions trop indignes de vos nobles sueurs, trop inférieures à vos superbes talents intellec tuels ou trop au-dessous de ce que vous pouvez attendre, n\u2019ouù- bliez pas, messieurs, qu\u2019il en sera de l\u2019une comme de l\u2019autre et c\u2019est à vous, qu\u2019il appartient d\u2019en faire tout ce qu\u2019elles doivent être, \u2018tout ce qu\u2019elles veulent être, et en somme, tout ce que vous, voulez qu\u2019elles soient.MONTREGIEN. Page Huit EN VAGABONDANT Histoire du XXe sciècle * Il est rare qu\u2019un jour de congé coincide avec un jour de so- leil.Cette veine m\u2019arriva pourtant.J\u2019en profitai pour me laisser cuire paresseusement au soleil de juin en lisottant un brin.Pas très loin de chez nous, de | braves journaliers \u2014 ils n\u2019avaient pas congé, eux \u2014 creusaient courageusement le terrain où s\u2019élève aujourd\u2019hui une construction d\u2019un goût douteux.Un autre jour ce spectacle m'aurait porté à m\u2019apitoyer sur le sort des ouvriers, à discuter sur la division du travail, à philosopher sur le machinisme, à méditer sur la sottise des badauds et leur curiosité qui s\u2019attardent à regarder, à chercher de l\u2019emploi aux sans-travail, à me demander pourquoi les enfants qui impatientent les terrassiers ne vont pas à l\u2019école, a m\u2019élever contre les parents qui négligent à ce point l\u2019éducation, etc, etc.Mais ce jour-là, j'avais à la main un livre d\u2019histoire, et la vue de ces travaux d'excavation par la plus naturelle des associations d\u2019images, porta ma réflexion sur les fouilles pénibles qui ont permis la restauration \u201c de Pompéi, Kartoum, Louksor et Toutenk Amen, fouilles qui ont mis à jour des documents historiques d\u2019autant plus précieux qu\u2019ils sont irréfutables ct irrécusables.Documents qui ont fait revivre sous nos yeux des milliers de générations d\u2019humains, qui nous ont révéié leurs fantes et leurs qualités, leur faiblesse et leur force, documents qui ont exprimé du passé comme d\u2019un fruit mûr le jus fortifiant des leçons salutaires, susceptibles de nous inspirer des législations parfaites, des leçons dont nous pourrions tirer la perfection si nous n\u2019étions aveuglés par l\u2019esprit de partisannerie, par l\u2019égoïsme ct par l\u2019intérêt trop immédiat.Mais ces fouilles précieuses et instructives qui nous permettent de refaire sans interruy- tion la chaîne de l\u2019histoire, elles sont possibles parce que le monde moderne s\u2019est construit littéralement par dessus le monde ancien.Avant l\u2019invention de nos machines modernes, pelles mécaniques, vérim, perforatrices, avant la découverte de la dynamite qui soulève les montagnes, on ne pouvait creuser ces fosses immenses où s'enfouissent nos fondations de bé- ton.Quand les anciens voulaient STATIONS DIAMOND TAXIS DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE TEL.PLATEAU 3221 DIAMOND TAXICAB ASSOCIATION LIMITED Po niveler, au lieu d\u2019abattre les col- : LES ETUDIANTS ET lines, ils comblaient les vallées, les éruptions volcaniques aidant, il arriva que des villes entières disparurent ensevelies, el restèrent presqu\u2019intactes sous les pieds des générations su:- cessives qui foulaient sans le savoir le patrimoine de leurs ancêtres.Aujourd\u2019hui, tout est changé.Au lieu de combler on creuse.Dès qu\u2019on décide d\u2019élever un gratte-ciel, on commence par ouvrir un abime.Dans leur crainte de mourir, les humains descendent vivants dans la fosse.Le niveau des grandes villes baisse constamment au point que certaines métropoles autrefois élevées seront bientot, disent les experts, au-dessous du niveau de la mer.Si les choses continuent a se passer ainsi, on peut se demander comment on fera en l\u2019an 3000 pour écrire l\u2019histoire du XXe siècle.Lorsque nos murs de stuc, de pierre artificielle et de ciment se seront effrités ; lorsque la rouille aura rongé nos corniches de tôle et nos escaliers de fer ; lorsque le vent des siècles aura démoli notre architecture de châteaux de cartes et que plusieurs générations auront creusé de plus en plus et abaissé davantage le niveau des villes, quel monument restera pour servir l\u2019historien du XXe siècle?Aucune fouille ne pourra révéler aux hommes surpris les habitudes et les moeurs de notre temps.Mais, dira-t-on, que faites- vous de nos archives organisées scientifiquement, de nos savantes compilations?\u2014 Nos archives! A peine organisées, elles débordent déjà de pièces officielles et de documents authentiques ; avant deux siècles, elles seront tellement encombrées qu\u2019on y sera submergé et qu\u2019il ne restera qu\u2019une chose à faire: les brûler.A supposer qu\u2019elles subsistent, on n\u2019ignore pas l\u2019inutilité des officielles toujours tendancieuses et toujours à la louange du parti régnant; et si elles sont bien classées, la contradiction flagrante des documents authentiques relatifs à deux administrations successives rendront les historiens si perplexes qu\u2019ils en deviendront tous fous.Alors devant l\u2019impossibilité de faire notre histoire, les hommes du trente et unième siècle conclueront, fort logiquement du reste, que nous n\u2019avons pas existé, qu\u2019un immense hiatus s'étend entre leur époque et 'histoire romaine.a moins qu\u2019il ne supposent, avec assez de vraisemblance qu\u2019il y a eu erreur dans la confection du calendrier et que ce sont eux qui vivent au XXe siècle.CANADIEN ERRANT LES ETUDES (Suite de la page six) n\u2019appreniez à penser, vous n\u2019ai- teindrez jamais la fin qui vous a conduits au collège.\u201d Evidem- ment, le cercle n\u2019a pas la prétention d\u2019apprendre à penser.Mais il veut promettre à ceux qui ont reçu une instruction de n\u2019en pas négliger les aspects qui n\u2019entrent pas dans le cadre des études propres à la profession de chacun.Le médecin ne remplira pas tout son devoir s\u2019il ne relève parfois son front penché sur les malades, pour jeter un coup d'oeil sur la société et opiner sur les questions que ses études lui ont permis de connaître et même d'approfondir.Il en est de même pour les autres professions.Tout citoyen a le devoir, quand le temps est venu, de donner le coup d\u2019épaule nécessaire pour détrôner les hommes vils qui se glissent parfois au pouvoir comme dans un lit chaud pour y dormir, et de bousculer les obstacles qui s\u2019opposent à notre progrès.Il est nécessaire d\u2019apprendre des métiers, des arts et des sciences; car chacun doit vivre de son propre travail.Mais au- dessus de cela, il ne faut pas oublier que nous sommes apôtres et qu\u2019il faut connaître et nous enquérir des choses plus élevées que ces métiers, ces arts et ces sciences.C'est en ces hommes qui, à côté de leur métier respectif, s\u2019occupent activement d\u2019elle, que la société met son espérance, et non point en ces hommes qui prétendent lui consacrer leur vie et ne font que l\u2019assurer à ses dépens.\u201cQue chacun donne son talent à la Patrie, comme l\u2019aumône dans le tronc, en secret, et sans e .bonifie e n / vieillissant | ( Le Quartier Latin, Montréal, 25 octobre 1928 &F CIGARETTES DOUCES, DE VIRGINIE TURRET Collectionnez les \u201cMains de Poker\u201d dire combien.II viendra un temps où le tronc sera rempli et Dieu inscrit ce que chacun a déposé.\u201d Deux heures par mois pour arrêter ses regards sur les questions fondamentales de notre vie et de notre progrès, pour retremper ses forces morales dans une atmosphère religieuse et nationale, lequel d\u2019entre nous est incapable de cela?Raymond DOUVILLE : AUMONERIE GENERALE M.le chanoine Chartier, Au confessionnal: a) dans la chapelle de Lourdes, le samedi, de 4 h.à 5 h.b) à son bureau en tout temps.M.Lucien Pineault, Au confessionnal: a) dans la chapelle de Lourdes, le dimanche, à 8 heures avant la messe des étudiants; b) le reste du temps à sa chambre, à la Maison des Etudiants, 539, est, rue De Montigny.AUX E.E.L.Voulez-vous, étudiants en notariat, acquérir le sens légal, le sens pratique des affaires?La cléricature est maintenant en dehors des moeurs universitaires; voulez-vous cette année refaire votre travail négligé du bureau ?Voulez-vous.fumer en paix en bonne compagnie tout en suivant votre code ?Voulez-vous refaire votre procédure notariale?Voulez-vous.?Alors à 7 h.30 tous les lundis soirs, au grand salon, maison des étudiants \u2014 En nombre ! Bienvenue à tous les E.E.L.! Gérald ROBERT.REMERCIEMENTS Je désire remercier tous les amis, particulièrement mes confrères de deuxième année de médecine, pour leurs tributs floraux et leurs témoignages de sympathie à l'occasion de la mort de ma soeur.Jean Lucien LEBLANC."]
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