Le Quartier latin, 26 avril 1934, jeudi 26 avril 1934
[" a] ABONNEMENT, $2.00 par année 10e la copie.0 CENTER Directeur : MAURICE PAQUIN Rédacteur en chef : CLAUDE DEMERS Administrateur : PIERRE ASSELIN Il est temps de se quitter par MAURICE PAQUIN Directeur sortant de charge.\u201cDéjà !\u201d s\u2019écrierait Jean de l'Aude, s\u2019il lui appartenait d: faire ces adieux.Il indiquerait avec quelle intonation prononcer cet adverbe.pour lui faire exprimer le regret que nous éprouvons d\u2019être si tôt arrivés à la fin de notre terme.Comme on vieillit vite au Quartier Latin ! un an, et déjà il faut infuser du sang nouveau.Enfin ! malgré qu\u2019on regrette les bons moments de cette année au Quartier Latin, il faut partir.La seule possibilité de les revivre un peu consiste à les récapituler.On doit s\u2019escompter heureux, malgré la grisaille du temps, d\u2019avoir déjà vu le soleil.L\u2019année mauvaise ne nous a pas empêché de connaître de plus nombreux contrats d\u2019annonce et d\u2019augmenter d\u2019une centaine environ, le nombre de nos abonnés.Cette heureuse circonstance nous a permis, tout en demandant moins à l\u2019Association générale, d\u2019être un peu plus libéraux en ce qui concernait les dépenses d\u2019amélioration du journal.Ainsi, six numéros sur vingt-quatre furent des numéros spéciaux: pour le premier débat, édition de dix pages, en couleur; numéro en couleur à l\u2019occasion de la Revue Bleu et Or.À Noël, douze pages, en couleur, et vignette en première page; numéro en couleur pour le Gala sportif.A Pâques, seize pages, deux couleurs et vignette.Simplement à cause de l'abondance de matière, le Quartier Latin du 14 décembre était tiré à dix pages.Nos améliorations ?Renaissance de la page des facultés; nouvelles chroniques, comme \u2018Faire et Dire des Autres\u201d, les \u201cAgathonides\u201d, les \u201cNouvelles-Eclair\u201d, etc.Symétrie dans la mise en pages, dans le choix des caractères d\u2019impression, dans la composition des titres; variété dans la dénomination des pages, etc.Un journal sans illustration n\u2019est pas un journal complet.Les portraits et les caricatures n\u2019ont pas fait défaut, vous avez pu vous en rendre compte.Cependant, nous étions handicapés par le refus des grands journaux de nous prêter leurs vignettes, comme par les années passées.Nous avons réussi quand même à vaincre cette difficulté, pour maintenir l'intérêt de la famille des étudiants.2 » 0.P Et malgré ces numéros spéciaux plus nombreux, malgré ces dépenses inattendues de vignettes, le Quartier Latin boucle ses opérations avec un léger surplus.Voilà à grands traits le résumé de notre travail de l\u2019année.Evidemment ces succès, l'exécutif les doit à la collaboration entière et soutenue des rédacteurs et de tous les autres intéressés.Je tiens à remercier de tout coeur, au nom de tout le conseil, Mgr le Recteur et M.le chanoine Chartier, pour leur bienveillance à l\u2019égard de notre journal.Merci à M.l\u2019abbé Deniger, notre censeur, pour son inlassable dévouement.Merci aux membres de l\u2019exécutif, Claude Demers, Pierre Asselin, Louis Gagnon, Louis René Lagacé, et à tous les membres du conseil, pour leur enthousiasme et leur bonne volonté.Il ne faut pas oublier dans ces remerciements les autres personnes qui ont contribué au succès du Quartier Latin : M.Fortin, président de l\u2019Eclaireur, M.L\u2019Archevêque, gérant, Mlle Desforges, MM.Beaudin, Dagenais, et tous les typographes.Merci également à nos collaborateurs, nos annonceurs, nos lecteurs et lectrices pour leur encouragement.A ceux qui, dès la semaine prochaine, vont prendre nos places, nous souhaitons le plus grand des succès.\u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\u2019 Les articles publiés dans ce Journal sont enregistrés conformément à la lol des droite d'auteurs.Pillet de la semaine.BOLERO En tête à tête dans un coin sombre nous parlions, elle el moi, de ces choses qu\u2019on se dit pour dire quelque chose.Ses yeux très bleus révaient sous son grand chapeau.Ses lèvres roses s\u2019entr\u2019ouvraient quelquefois sur ses dents de perle: elle prononçait quelques mots qu'elle ne pensait pas \u2014 Sur les tables voisines des bouteilles dc champagne décoiffées repo- suient inertes et penchées, dans leurs seaux d'argent plaque.Des lumières clandestines diffusaient dans le petit restaurant Espanol des teintes d\u2019orange et d'or.Sur le parquet brillant se trainaient, au son d'un Tango, des fantômes amoureux.Un violoniste, l\u2019oeil caressant, la figure triste el basanée nous grisait de sa musique nostalgique.Il y avait dans l'air de grands nuages de fumée bleue qui semblaient déteindre sur nos pensées.Soudain les couples s'évanouissent \u2014 le violon tremble puis expire dans un frisson \u2014 des projecteurs inondent de rayons pourpres une ravissante \u201cbailerina\u2019 qui commence à danser avec son partenaire tandis que l'orchestre murmure les premières notes du merveilleux et fatigant \u201cBoléro\u201d de Ravel.\u2014 Quelle danse ! Quelle musique énervante et agréable à entendre ! Les danseurs glissent d\u2019abord tout doucement en des mouvements souples et indolents, puis petit à petit comme le ruisseau qui se gonfle, leurs pas deviennent plus rapides, le cercle dans lequel ils évoluent s\u2019élargit, la musique monotone et triste s\u2019amplifie, les cuivres résonnent, le tambour bat plus fort.Nos nerfs se crispent, l\u2019éternel thème, toujours le même, nous excède.Nous avons l'impression de souffrir en écoutant le \u201cBoléro\u201d et pourtant nous aimons cette souffrance, ce supplice nous enivre.Les danseurs suivent le rythme, gravissent le crescendo, tournent de plus en plus vite et terminent enfin dans une ronde étourdissante.Toute l'Espagne est dans cette danse! L'Espagne gaie et dolente, ensoleillée et sombre, toute en noir et en blanc.L'Espagne avec son ciel d'un bleu cru de lessive, avec ses maisons de chaux couvertes de tuiles rouges, ses places publiques près de l'Eglise où tous les (A suivre page 6) passe Parait le jeudi de chaque semarne Montréal, 26 avril 1934.Vol.XVI \u2014 No 24.Organe de l\u2019Associntion générale den étudiants de l'Université de Montréal.Direction, Réduction ot Administration : 589, rue de Montigny est.HA.0530 Conférence de M.Edouard Montpetit Mesdames, Messieurs, On me demande de prendre de nouveau la parole en faveur de la Fédération des Ocuvres de charité canadiennes-francaises.Je n'ai pas besoin de vous rappeler que la Fédération groupe vingt-quatre sociétés dont l\u2019action bienfaisante s\u2019étend à tous les domaines où sévit la misère multiforme.Il ne serait pas moins superflu de répéter que la Fédération est dirigée par un groupe d'hommes d\u2019une incontestable honorabilité et que la gestion en est assurée au moyen des méthodes administratives les plus rigoureuses, Il n\u2019est même pas nécessaire d\u2019insister davantage, je suppose, sur l'admirable dévouement des messieurs et dames qui, dans chacune des Oeuvres affiliées, consacrent au service du Pauvre leurs loisirs et leurs forces, au point de compromettre parfois leur santé.(Je pourrais citer des exemples.) Les journaux, l'affiche, la radio, le cinéma: tous les moyens dont dispose la propagande ont été mis en oeuvre dans l'intention de vous renseigner de la manière la plus com- pléte et la plus exacte possible sur l\u2019objet et la portée de la Fédération, sur le caractère de chacune des Oeuvres affiliées, sur la profondeur et l'étendue des misères à soulager.Du haut de la chaire, les curés des diverses paroisses de Montréal vous ont rappelé votre devoir de charité.Vous avez tous présent à la mémoire ce passage de l'Evangile où Jésus dit: \u201cVous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme et de tout votre esprit.C'est 1a le plus grand et le premier commandement; et voici le second, qui lui est semblable (qui lui est semblable!) Vous aimerez votre prochain comme vous-même\u201d.Copendant, Mesdames, Messieurs, une foule de nos compatriotes, Cana- diens-français et catholiques, n\u2019ont pas encore répondu à l'appel que leur adresse la Fédération en leur disant: Votre prochain compte sur vous.L\u2019affirmation que je fais ici, à mon grand regret, et dont tout le monde apprécie sans doute la gravité, ne m\u2019est pas inspirée, veuillez le croire, par une impression au par des racontars.Elle est fondée sur des chiffres que j'ai vus.La Fédération, qui travaille avec méthode, a divisé la ville, pour les fins de sa campagne, en douze arrondissements comprenant chacun un certain nombre de parvisses.Des calculs sérieux établissent qu\u2019elle est justifiable d\u2019escompter au bas mot, dans l\u2019ensemble des paroisses, 90,000 souscriptions.Or, d\u2019après les derniers rapports, le nombre des souscrip- tions n\u2019atteint encore que le dixième environ de ce qu\u2019elle peut raisonnablement attendre.À quoi faut-il attribuer cette abe- tention ?Il y a peut-être des gens qui estiment que secourir les pauvres, c\u2019est l'affaire des riches.Où dont ont-ils vu, ceux-là, que le devoir de charité comporte des exemptions, et qu\u2019un chrétien s\u2019en trouve dégagé dès que sa fortune, ses revenus ou son salaire ne dépassent pas un certain minimum?D'ailleurs les riches ou les prétendus riches ont, en général, souscrit avec libéralité.Les entreprises financières, industrielles et commerciales ont fait leur part, et les sociétés anglo-cana- diennes n\u2019ont pas été moins généreuses.Mais le petit nombre des riches serait impuissant à répondre à tous les besoins du moment.Pour fournir aux vingt-quatre Oeuvres affiliées les ressources qu\u2019elles réclament, le concours de tout le monde est indispensable.Je sais qu\u2019il n\u2019est à peu près personne qui n\u2019ait subi depuis trois ou quatre ans une plus ou moins grande contraction dans le rendement de son capital ou dans la rémunération de son travail.Je n'ignore pas non plus qu'un très grand nombre de familles aident déjà des parents ou des amis et que d\u2019autres, selon la belle vieille expression française, \u2018ont leurs pauvres\u201d.Mais la dureté des temps, loin de nous porter à restreindre l'exercice de la charité, ne davrait- elle pas au contraire nous incliner à la générosité?A de grands maux, un grand coeur ! Empressons-nous de rapporter que le spectacle de la misère et peut-être aussi le magnifique exemple que donnent les cing mille zélateurs de la Fédération, ont déjà suscité des gestes dont on peut dire sans exagérer qu\u2019ils font honneur à une nation.Je veux en citer quelques-uns pour votre édification.Un écolier envoie un dollar à la Fédération dans une lettre ainsi conçue: \u201cJe vous adresse mon humble souscription en regrettant beaucoup de ne pouvoir faire plus.\u201d Un cnlon du Nominingue écrit à la Fédération: \u201cJe vous envoie un dollar pour les Oeuvres de charité que j'ai lu sur les journaux de samedi; ce n\u2019est pas grand\u2019chose mais c\u2019est d\u2019un bon coeur et je vous souhaite tout le succès que vous désirez.\u201d J\u2019ai entre les mains une autre lettre qui se passe aussi de commentaires: \u201cJe répond à votre appel \u2014 dit ce correspondant \u2014 pour les 24 oeuvres que vous secourez.Comme je suis ouvrier et père de famille ayant à coeur loeuvre sociale je me suis (A suivræ page 6) +++.î Protégez vos yeux! Tél.: HA.0732 AL.BENOIT-BENOIT, Opticien-Optométriste Membre perpétuel de La Seciété Astronomique de France, Docteur en optique de Philadelphie.Dr P.Q.RAVARY, M.D.C.]M., Médecin-oculiste attaché au bureau.Carabins, bienvenue à nos émissions radiophoniques, irradiées directement de notre propre studio A.A.B.1617, rue St-Denis.Lun.\u2014 Mar.\u2014 Jeu.\u2014 Ven.6.15 p.m.(C.H.L.P.) +000.Sates Page deux GERARD DUCHARME SUGGESTIONS Le seul moyen d\u2019obtenir, pour I'U, de M., un succes sportif dont on parlera ailleurs qu\u2019à la Maison des Etudiants, est celui qu\u2019utilisent McGill, Toronto, Queen's, et même MeDonald College de Ste-Anne de Bellevue: un bureau athlétique dirigé par un homme averti qui consacre sa journée entière à préparer les succès sportifs de son Université.Ex Ce système qu'utilisent les universités-soeurs n\u2019est pas motivé par l\u2019intérêt qu\u2019on porte aux étudiants: mais on a compris qu\u2019une Université devient une entreprise commerciale quand il s\u2019agit de sa prospérité: il lui faut une publicité intense, tout comme tel produit qui doit subir une concurrence: et comme l'Université n\u2019annonce pas un produit qui lui rapportera de belles recettes, elle doit avoir recours à une publicité peu dis- p'endieuse : cette formule, on l\u2019a trouvée dans le sport.Et on s'en est si bien trouvé qu\u2019on n\u2019a jamais songé à abandonner le système, mais bien à le perfectionner seulement.ii n'y a pas à parler ici du degré de perfection obtenu: on n\u2019a qu\u2019à se rappeler les exploits de McGill, cet hiver, ceux de l\u2019Université Dalhousie et Mount-Allison, dans les provinces maritimes, ceux des fameux Varsity Grads, dont on parle encore: et cela, rien que dans un domaine, le hockey.Le systéme que nous opposons à celui de nos adversaires de l\u2019Intercollégiale est si défectueux qu\u2019il leur nuit, même à eux, dans le succès des rencontres interuniversitaires: et c\u2019est la raison de l'opposition constante que nous sert l\u2019U.de Toronto, par exemple.Iæ docteur Lanthier m'a déjà dit que toutes les autres universités veulent que nous adoptions leur système, et que dans ce but seul elles sont très sévères, à notre égard, dans l'application des règlements.Pouvons-nous les en blâmer ?Le Quartier Latin, Montréal, le 26 avril 1934.CS DIRECTEURS L'Association Athlétique s\u2019allie chaque année un ou plusieurs directeurs, tous très dévoués aux intérêts des étudiants, et très expérimentés en matière sportive.Il me fait plaisir de vous parler d\u2019eux, à la fin de cette saison, pour vous montrer le travail que s\u2019imposent quelques anciens dans l\u2019intérêt de l'U.de M.Il y a, tout d'abord, M.le docteur E.Dubeau, doyen de la Chirurgie Dentaire.M.le Dr Dubeau est l\u2019homme qui nous obtient un service de l\u2019hôtel de ville et règle nos malentendus avec les maisons d\u2019affaires: il est \u201cd\u2019affaires\u201d comme on dit vulgairement, et ne nous ménage pas ses services.C\u2019est donc un homme bien précieux pour l\u2019A.À.! Puis il y a M.À.Frigon qui nous a facilité la fondation d\u2019une ligue Interfaculté de bal- lon-au-panier, en mettant à notre usage, et ce gratuitement, le merveilleux gymnase de Polytechnique; je crois aussi être en mesure de prédire que d\u2019ici cinq ans, notre équipe de ballon-au-panier sera presque entièrement composée de futurs ingénieurs, ce qu\u2019on de- En somme, nous ne demandons pas l'impossible à l\u2019Uni- | versité: nous ne demandons pas des équipes de rubgy, etc, nous voulons la représenter dans le hockey, le tennis, le golf, le ski, la course, la crosse, la natation, tous sports sains qui ne sauraient nous enlever notre caractère français.En ce moment, nous ne pouvons pratiquer ces sports, avec l\u2019organisation ct les ressources dont nous disposons, et je suis sûr que I'A.G.E.U.M.ne pourra jamais supporter un tel fardeau.Il n'y a qu\u2019une solution: c\u2019est que l\u2019Université le supporte.Si elle veut se développer, aider ses anciens et les attirer à elle, qu\u2019elle se fasse connaître.Donnez-nous des équipes gagnantes dont tout le monde parlera, et vous verrez les anciens se vanter d\u2019être de l\u2019U.de M.Voilà les suggestions qui me semblent les plus pratiques pour la cause sportive, chez nous.On m'\u2019avait demandé de passer en revue les activités de l\u2019A.A.de 33-34, et de faire des suggestions susceptibles d'aider le nouveau conseil.Je me suis abstenu de la revue comme marque d'appréciation du travail des deux rédacteurs sportifs de cette année; quant au reste, je n'ai pas cru devoir recommander la fondation de bourses d\u2019études et d\u2019autres chimères qui seront une impossibilité à l\u2019Université, pour bien longtemps.Marcel PAPINEAU.P.S.\u2014A cette heure, le nouveau conseil a été élu: je suis heureux de féliciter le nouveau président, M.Jacques Demers, ainsi que tous les membres de son conseil.Je lui souhaite autant de coopération que j'en ai eue de la dernière Association, et je ne saurais trop lui recommander de prendre les avis de M.l\u2019abbé Deniger.Je profite de la même occasion pour remercier M, l\u2019abbé de son dévouement aux intérêts de l\u2019A.A., comme d\u2019ailleurs à toutes les associations d\u2019étudiants.Marcel PAPINEAU.3°9100000000000000000000040000000000400000400000000 $ Photographe attitré $ des étudiants.3 + ® ® e e S i 2 RUE STE-GAT è i $ L HERINE, (Près St-Denis).?Tél.LAncaster 5478 \u2014 Rés.Atlantic 3695 $ ++000 TVVVOCOoeo0eeeseee vra à M.Frigon.Autre homme précieux pour l\u2019A.À.Puis vient le docteur Lan- thier, qui nous représente aux assemblées des gouverneurs de la C.J.A.U., et reste le représentant de l'Université dans nos rapports avec l\u2019intérieur ; le Dr Lanthier est certainement un des plus utiles directeurs de l\u2019A.A.Il y a enfin un diplômé d'hier, M.L.-P.Roy, étudiant en Sciences Commerciales l\u2019an dernier, qui a assumé la direction du tennis à l\u2019A.A.Monsieur Roy prépare actuellement le tournoi intercollégial de tennis qui aura lieu en octobre prochain.Plusieurs d\u2019entre vous le connaissent et l\u2019appellent même Roy tout court (il y a si peu de temps qu\u2019il n\u2019étudie plus); je m\u2019abstiendrai donc de vous rappeler son esprit de travail, de persévérance ainsi que son bon esprit universitaire.Et voilà ! Vous connaissez, en bien petit, les directeurs de l\u2019A.A.Aussi me comprendrez- vous de leur témoigner beaucoup de reconnaissance et d\u2019admiration.Si nous avions une vingtaine d\u2019anciens d\u2019un pareil dévouement.Marcel PAPINEAU.C0000 00000000000000004000 Tél: LA.1771 929, rue Bloury C.LAMOND & FILS Manufacturiers en bljouteries Bagues, médailles, boutons émalllés, etc.20% d'escompte aux étudiants.+++.LE COIN DU SPORT GUSTAVE LACHANCE Hautes Etudes Le Musée commercial et industriel est une exposition per- cole des Hautes Etudes commerciales de Montréal, au numéro 540, rue Lagauchetière est, vient de recevoir une très intéressante collection technologique: la fabrication de la porcelaine industrielle.On peut y suivre les diverses phases de la fabrication de la porcelaine, depuis les matières premières, jusqu\u2019aux produits finis.Le schéma illustre clairement le broyage, la pulvérisation et la transformation des matières premières en pâte, dit+ barbotine, et de celle-ci, en faience et porcelaine.A côte des matières brutes figurent des échantillons des produits aux différentes phases de la fabrication: argiles réfractraires, sillimanite et du- mortiérite, barbotine, etc, et des échantillons de produits ouvrés ou semi-ouvrés: capsule moulée, capsule cuite en biscuit, capsule émaillée ; ainsi que des modèles d\u2019outillage : moules en plâtre, four Minton, four à tunnel, dont on peut étudier sur place la construction et le fonctionnement.Le schéma illustre également la fabrication d'une bougie d\u2019allumage.Des collections de porcelaine d\u2019art et de faïences, complètent l\u2019exposition.Le Musée commercial et industriel est une exposition permanente des produits les plus divers du monde entier.Il possède aujourd\u2019hui au-delà de 20,- 000 échantillons, de riches col- RE ES * Lara aC a a a 0a tar 0a date Serta iedy o* 0%\" Qodioioedonloelosleed door fradedsafoaloalonfosd een etes en ee .©, ° Poe\u2019 XX oo 2 \"ef 2, \"a ou, 2, ee À, * - oe oe ae\u2019 ee oo * ef Co) *% ° oo, CO eee, - 0 tee ete 0000000! % CE 0 00e, oo, oo! oe À » ° \"a\" 4%\u2019 < CIGARETTES Manufacturées par L.O.Grothé, Limitée, Fabricants des fameux cigares Peg Top et Webster otretee Zen 2er 2r Qt Gr Sre a tee ter a ee ten Soiree eee toire Ceux qui nous quittent Vendredi soir, le 27 avril, à 8 hres, l'A.A.offrira des souvenirs à ses athlètes, en présence des Drs Dubeau et Lan- thier, de M.l\u2019abbé Deniger, et des membres de l\u2019Association Générale.Il serait à souhaiter qu\u2019un bon nombre d\u2019étudiants viennent applaudir ceux d\u2019entre nous qui se sont tant dévoués au tennis, au hockey, etc, et surtout ceux qui doivent nous laisser en mai prochain, Messieurs Marier et Nadon du Droit, Lefebvre de Polytechnique, et Demontigny de Chirurgie Dentaire.En voilà qui ne vous ont pas ménagé leur temps pour faire briller vos couleurs ; venez donc leur rendre un peu de ce qu\u2019ils ont fait pour vous, en leur montrant votre appréciation de leur beau travail.Vous aurez en même temps l\u2019occasion d\u2019admirer le \u2018\u2018blazer\u201d officiel de l'U.de M., que Toronto Varsity a trouvé splendide, au dernier tournoi inter- collégial de tennis.Marcel PAPINEAU.lections technologiques et géographiques, ainsi que de nombreux modèles réduits d\u2019usines et de machines industrielles.I! est ouvert tous les jours de 9 h.à midi et de 2 h.à 5 h.; les dimanches et jours de fête, de 2 h.à 5 h.Entrée libre.Il y a là une source de documentation des plus précieuses pour les hommes d\u2019affaires qui peuvent s\u2019y intéresser tout en passant agréablement leur temps.200%06%00%¢% 0 0c 0s ee\u2019 Peeee\u20190e ee ss 0% 00 Peedseloe\u2019eebee® Coe®ecboete strats\u2019 salsefeoiselsoieeloolselerloeieeloeloosralraiooloeloelselneloelretreloednaloalnels eee ueloalselo foals rates ° ° eee o i Douce comme de | la soie ete 20700100 out.eee eee 0e 20e ve oe - *.Cu * tu * a.À.oe oo 0 0 *, ° * a\u2019 oe * .voles! * >.204° ae, oe) *, ., oe Co lo 2) * - ®e - *, Too 0°.- Ca Ce as Postes 20e toe\"00t00, À 0 ogee oo oe .oe, 0 0, ogee CONSERVEZ LES \"MAINS DE BRIDGE\u2019 RE J D octo ten tee, - °, .* - > * ey * - entrée tratostodttageetr tete Montréal, le 26 avril 1934.\u2014.LUCIEN TREMBLAY EQUA Page trois EE RTIER LATIN HENRI MASSON ++++4404040 400000000000 40H00000HH0000H000004006000000 +0 Faire et Dire des Autres Par RENE MENARD + + NANCY ETUDIANT (Nancy, France), mars.REFLEXION SUR UN COURS DE LA FACULTE DE DROIT Le professeur solennel dans sa toge à bande rouge et à pattes d\u2019hermine, est monté en chaire; le silence est fait dans l\u2019amphithéâtre, la cigarette que l\u2019on fumait avec délice a été jetée à terre et chacun se tient attentif, le stylo en main, prêt à noircir de notes son cahier ou ses feuilles de cours.Quel terrain d'observation que toutes ces têtes, que tous ces étudiants et étudiantes, réunis là dans un but commun.Il v a l\u2019étudiant attentif qui, sans trève, note l\u2019explication du professeur, qui ressemble à un journaliste à la Chambre des Députés.Il est là, face à la chaire, le corps tendu, l'oreille attentive, le bras infatigable.Il y a l\u2019étudiant blagueur.; dont l'esprit retors cherche à tourner les phrases dans tous les sens pour en sortir une astuce digne d\u2019être répétée à tous ses voisins.Mal en prendrait au professeur de faire un lapsus, car cet étudiant, attenti! à sa façon, aurait tôt fait de déclancher le chahut.Ses yeux tialins coulissent dans toutes les directions, à l\u2019affût de tout ce qui peut se produire et toul co qui peut mettre en action sa verve gauloise.Il y a aussi l\u2019étudiant rêveur qui, les yeux perdus dans le vague, semble toujours évoquer une vision sans doute très fugitive.Ses méditations sont parfois si profondes que la ré- alité disparaît pour lui et seule lit chute de son cahier à travers les gradins lui rappelle le lieu où il se trouve.Mais tous sont unis par une \u2018troite solidarité, qui se resserre chaque jour devant les \u2018ffieultés de l\u2019avenir incertain.Malgré leurs petits défauts, plus apparents que réels, ils ont conscience de leurs devoirs.C'est avec énergie que tous préparent leurs examents qui, demain leur ouvriront des lori- Zons nouveaux, car c\u2019est avec honneur et compétence qu\u2019ils veulent plus tard remplir leurs fonctions : Elite de la jeunesse française, ils veulent être l\u2019élite de ia \u2018ociété de demain.Paul CIATTE.CONFEDERATION NATIONALE DES ETUDIANTS, (Bruxelles, Belyique), Janvier et Février.INTER- REVUE DE LA PRESSE .UNIVERSITAIRE INTERNATIONALE Canada.THE GATEWAY, organe de l\u2019Union des Etudiants de l\u2019Université d\u2019Alberta: \u201cL\u2019Université moderne doit étre un centre de coopération internationale\u201d ; plusieurs articles consacrés à des débats par T.S.F.entre les différentes universités canadiennes.THE BRUNSWICKAN, organe des étudiants de l\u2019Université de New Brunswick (Fredericton) : réflexions sur la \u201cspécialisation\u201d, signe de no- +++ MA.0442 $10.06 +0+0000000040H0O $10.00 MM.les étudiants, déposez co coupon au salon de barbler de BARRY et BILODEAU et une prime de $10 sern tirée devant vous étudinnts, en mul prochain cress Adresae: .co0v00a00n 354 Est, Ste-Catherine ++.+++.+++ | i L'héritage le plus précieux que les Canadiens puissent laisser à leurs enfants est\u2026 LEUR ASSURANCE-VIE En 1871, lorsque la Sun Life vendit sa première police, l'assurance- vie était au Canada de $13 par tête.AUJOURD'HUI elle s'élève : $650 exception prés, le Canada est maintenant le pays du monde ou la moyenne d\u2019assurance-vie est la plus élevée.La Sun Life a joué dans ce domaine un rôle de premier plan : elle à contribué largement à protéger nos foyers et à développer chez les nôtres le goût de l'épargne.SUN LIFE ASSURANCE COMPANY OF CANADA Siège Social: Montréal par tête.À une +++.tre époque; organisation d\u2019échanges d\u2019étudiants.THE McMASTER MONTHLY, publié par \u201cThe Alma Mater Society\u201d (Kingston) : \u201cL'Université et I'Etat\u2019\u201d; \u201cJournalisme universitaire\u201d, article a adresse de la \u201cIntercollegiate Newspaper Association\u201d, ou l'auteur apprécie la valeur du journalisme universitaire dans tous les domaines.L'HEBDO-LAVAL, organe de l\u2019Association générale des Etudiants de l\u2019Université yle Laval (Québec).Anciennement \u201cLe Bérêt\u201d, ce journal, sous la devise \u201cRire, plaire, instruire\u201d, paraît toujours en français.ARGOSY WEEKLY, université de Mount Allison (Sackvil- le).THE SHEAF, publié par le \u201cStudents\u2019 representative Council\u201d de l\u2019Université de Saskatchewan ( Saskatoon ) : comptes rendus des débats et motion votée en faveur de I'\u201cinternationalisme\u201d.HE VARSITY, publié par le \u201cStudents Administrative Council\u201d de l\u2019Université de To- Council\u201d de l\u2019Université de Toronto: informations universitaires et chroniques sportives.THE UBYSSEY, publié par les étudiants de l\u2019Université de British Columbia (Vancouver): motion votée pour la réduction du nombre des clubs d'étudiants dans chaque ville universitaire.ACADIA ATHENAEUM, Acadia University (Wolfville): littérature, science, informations officielles, documents: les étudiants et l\u2019éducation en République Argentine.x * * INFORMATION UNIVERSITAIRE Canada.\u2014 Le premier débat interuniversitaire de l\u2019année à la radio a été engagé par les orateurs de l\u2019Université de Montréal contre ceux de Québec.MM.Bernard Hoguc et Albert Mayrand ont soutenu contre MM.Huges Lapointe et Roland Bailly la thèse si difficile de la vitalité de la Confédération.Tout le débat n\u2019a duré qu\u2019une demi-heure, chaque orateur parlant respectivement 7 minutes.Les juges du débat étaient trois auditeurs qui écoutaient de leurs salons les orateurs qui parlaient à une distance de quelques cent milles: à Montrel , le sénateur Rainville; à Ottawa.le juge Rinfret, et à Québec, M.Geof- frion, greffier de la cour.Ils ont rendu leur verdict en donnant la victoire aux orateurs de l'Université de Montréal.TRIBUNAL-ECOLE En foule, le mercredi, 2 mai, à la salle Saint-Sulpice, rue St- Denis, près Ontario.Débat final du Tribunal-Ecole de ja Faculté de Droit.Sujet vrü- iant d'actualité: \u201cEst-il opportun d'établir une banque centrale au Canada ?\u201d Orateurs choisis, à la suite d\u2019éliminations successives, parmi trente-deux concurrrents: Messieurs Philippe Ferland et Henri-Paul Lemay pour affirmative.MM.Raymond Eudes et Lucien 1remblay pour la négative.Le jury, composé de tous les professeurs de la Faculté de Droit, sera présidé par Monsieur le Juge Philippe Demers, doyen de la Faculté de Droit.N\u2019oubliez pas! Le mercie- 2 mai, a la salle Saint-Sul- - pice.Lai, LE DOCTEUR RIVET Nous apprenons la mort du Dr Alfred - Napoléon Divet, ancien professeur à l\u2019Université de Montréal, ancien méde- cin-major pendant la guerre et membre du Bureau des Examinateurs médicaux du Canada.Le docteur Rivet fut titulaire de la chaire de toxicologie à la Faculté de Médecine de notre Université jusqu\u2019en 1916.Le Quartier Latin offre ses sympathies à la famille éprouvée.\u2014 Monsieur le Chanoine Emile versité de Montréal et doyen ® 335 Est, rue Ste-Catherine 0000000000000 00 Chartier, vice-recteur de l\u2019Uni- de la Faculté des Lettres, don- | 0++++4404400000600000000000000000000000H 000000000000 UNE REDUCTION DE 10% EST AUTORISEE AUX ETUDIANTS : Emile Thisdale Vétements, Merceries et Chapeaux $ : i : $ ; $ : | : NOUVELLES-ECLAIR SPORTIF: Georges Foix est comme un vieux joueur de hockey; il joue ses dernières belles parties.*x kk BIBLE: Delage, de qui j'ai repris quelques feuilles: \u201cTu m'avais tout donné, tu m\u2019en ôtes la moitié; que ton nom soit béni.\u201d * k * AU COURS: devant le petit nombre d'élèves présents au cours, Mathieu suggère: \u201cOn sc croirait à l'opérette françai- 144 se\u201d.x * % SIX JOURS: Lepage lisait le \u201cQuartier Latin\u201d entre deux courses.Ça, c\u2019est un homme à la page.* kk ATTENTION : Letourneur (aux six jours) s\u2019est aperçu que les \u201ccanayens\u201d savaient la Marseillaise.I a di apprendre autre chose aussi.\u201c+ # ELECTIONS: c'est chez notre arrière-grand-père Molson que les étudiants sont allés promener leurs élections.Visites de familles, et grande famille aussi, ® Kk kK RADIO: on trouvera toujours un imbécile d'Orangiste assez bête pour nous prendre pour des poires.Il n\u2019en sera pas moins un orang-.iste.FLASH.Monseigneur le Vice-recteur nera, cette semaine, aux élèves du College Saint-Laurent, une causerie intitulée: \u201cAu pays d\u2019Homère\u201d.MONTREAL ze de comptes de dépôt dénotent la confiance.SERVICE DE BANQUE MODERNE ET EFFICIENT oo oo fruit de 116 années de Jructueuses opérations .Seige social: Mansrha} ~ PEA Page quatre FN © Le Quartier Latin, Montréal, le 26 avril 1934.EDOUARD BEIQUE LES LUMIERES DE LA VILLE LOUIS PELLAND NINO MARTINI Nino Martini a remporté un immense succès à son récital dimanche soir dernier.Une foule très nombreuse avait envahi le \u201cHis Majesty\u2019s\u201d pour venir entendre le jeune ténor.C'était son premier concert à Montréal.et si dès ce début il a gagné le suffrage de presque tous ceux qui étaient là, certains critiques reconnus ici comme fins connaisseurs lui ont bien fait voir qu\u2019ils lui feraient opposition.Notre public mont- réalais passe pour l\u2019un des plus difficiles à satisfaire, et les artistes qui l\u2019affrontent pour la première fois, ne le font qu\u2019avec une respectable dose de crainte.Voilà pour le publie.Mais la critique complique singulièrement la situation ; elle se croirait en effet déshonorée de sanctionner le jugement de la foule, de sorte qu\u2019un chanteur qui veut plaire aux critiques (des connaisseurs !) risque fort de laisser le gros public indifférent, tandis que s\u2019il cherche au contraire à satisfaire la foule, il est sûr d\u2019être écorché par la critique.Devant ce dilemne, Nino Martini s\u2019est décidé en faveur du public qui, après tout, paie son billet, et il a réussi parfaitement.Mais alors, par la voie des journaux, notre élite musicale lui a fait grief de tout, même de son physique.Au lieu de se réjouir de ce qu\u2019un extérieur agréable venait ajouter au charme d\u2019une belle voix, on à déclaré que çes avantages servaient à faire oublier les défauts dont son art était criblé.Sans doute, Nino Martini n\u2019a pas la voix des Caruso et des Gigli; il n\u2019est probablement pas chanteur aussi raffiné que les Schipa, les Crooks ou les Clément; il a, je le concède, commis quelques fautes de goût; son programme n\u2019était peut-être pas le mieux composé qu'on ait entendu; tout cela la critique l'a dit et redit.Mais ce qu\u2019on n\u2019a pas dil, c'est qu\u2019il a une voix riche, un timbre tres agréable, et qu\u2019il chante avec beaucoup de personnalité et d'expression, Que certainement depuis le tlernier concert de Gigli, c\u2019est ce que nous avons entendu de mieux comme ténor.Une voix extremement élevée, d'une souplesse stupéfiante, servie par un volume assez considérable, telles sont les principales qualités de Nino Martini.A deux ou trois reprises, il en à abusé en donnant des notes si hautes, ou en en tenant d'autres si longtemps, que l\u2019assistance s'énervait, dans la crainte de le voir craquer.On lui a reproché d\u2019avoir chanté \u201cLa Donna \u20ac mobile\u201d et \u201cO sole mio\u201d, mais on à omis de dire qu'il ne les a chantés qu'après que plusieurs enthousiastes les eussent réclamés avec acharnement.Ajoutons à cela les deux premières du groupe anglais, et le rappel anglais, franchement ennuyants, et nous avons la partie de son programme dont il aurait pu se dispenser.Le reste comprenait certaines pièces excellentes, comme \u201cO Paradiso\u201d et \u201cVainement ma bien-aimée\u201d auxquelles il a rendu pleine justice, et d\u2019autres des pièces italiennes ou espagnoles d\u2019une valeur peut-être contestable, dont il a fait de petites choses gacieuses ct légères, En plus de tout cela, Nino Martini a peut-être obtenu un succès de \u201cbeau garçon\u201d, et on comprend facilement qu\u2019un chanteur agréable à regarder plaise plus qu\u2019un lourdaud bâti en dépit du bon sens, mais je crois que loin de nuire à son chant ces avantages l\u2019ont servi; et je crois de toute façon qu\u2019on est mal venu de lui reprocher une chose dont il est après tout si peu responsable.L'impression générale est bonne, et s\u2019il y a des progrès à faire, je suis convaineu qu\u2019un travail assidu et intelligent y pourvoira; et en remerciant MM.Goulet et Pager de l\u2019agréable soirée, je les engage fortement à braver l\u2019opinion de nos fins connaisseurs, et à nous ramener Martini l\u2019an prochain.Edouard BEIQUE.Le Roi Vagabond Dans la semaine du trente avril, au théâtre His Majesty's, la Société Canadienne d\u2019Opérette présentera \u201cLe Roi Vagabond\u201d (The Vagabond King), avec Lionel Daunais et Caro Lamoureux comme vedettes.G00000000000000000000000000000000000000000000000000 CINEMA DE PARIS \u201cLES MISERABLES\u201d +++.Les étudiants profiteront des nêmes avantages que par le passé.\u201cLe Roi Vagabond\u201d est tiré d'une comédie musicale américaine et sera joué ici pour la premiére fois en francais.LES CLOCHES DE CORNEVILLE Le dernier spectacle de la semaine dernière avec la troupe Servatius a été du genre qu\u2019il nous est rarement donné de voir.La troupe semble reprendre son entrain à mesure qu\u2019elle se fait à notre climat.le baromètre est au beau temps et il semble que la qualité des spectacles n\u2019aura rien à souffrir au point de vue de l'interprétation, d\u2019ici à la fin de la saison.La suprématie de Nadia Dauty sur toute la troupe est évidente.Plus elle joue, plus elle est charnjante, plus ell2 chante et plus elle a le \u201cdiable au corps\u201d (au point qu\u2019elle charge son rôle un peu trop parfois).Sa voix claire, qu\u2019elle mène avec tant de facilité dans toutes les pièces qu\u2019elle exécute, est toujours nouvelle pour nous.La seconde place revient à Servatius.Dans le rôle difficile de Gaspard, il a fait preuve d'un naturel et d\u2019une maîtrise que nous n\u2019attendions pas de lui dans un personnage dra- nmatique.Il n\u2019a pas chargé son rôle et ce n\u2019est pas nous qui lui en ferions un reproche.Le marquis ne chantait pas mal et méme aurait été épatant, n\u2019eût été ce rhume de cerveau qui lui bloquait je ne sais quoi de si nécessaire pour chanter.Son jeu laisse à désirer.A côté de lui Georges Foix était dégagé et spirituel.Sans avoir une voix des plus belles, il chante avec une souplesse extrême les partitions si populaires de Grenicheux.La voix douce de Mme Va- von reste toujours inintelligible.Un peu plus dégagée qu'\u2019elle ne l\u2019était au début de la saison, elle devrait se débarrasser de tout le conventionnel qui glace son action.A M.Nurbel nous reprochons les couleurs ecxagérées de son grimage; mais nous aimons sa façon de jouer.L\u2019orchestre est sans reproche et nous devons féliciter M.Gazay, qui sait si bien diriger ses musiciens et en tirer si bon parti.DAC.LA FILLE DE MADAME ANGOT La troupe Servatius donnera au théâtre Impérial, l\u2019opérette \u201cLa fille de Madame Angot\u201d.Les représentations auront lieu les vendredi, samedi et dimanche soirs, avec matinée samedi après-midi.Les principaux rô- les seront tenus par Mlle Nadia Dauty, Sefvatius, Foix, Brouet, Nurbel et Mme André Vavon.Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin chez DÉO 1247, St-Denis \u2014 Montréal i La Périchole Pauvres Canadiens qe nous sommes; nous avons beau crier suv tous les toits que nous sommes français, nous ne le serons jamais au roint de vue \u201cgoût\u201d.On court au cinéma américain, au \u201cMusical comedy\u201d et même au \u201cNight Club\u201d; la petite foule qui se pressait à l\u2019opérette française est un autre démenti à notre francophilie.Et pourtant, l\u2019acteur français et l\u2019auteur français ne sont-ils pas cent fois plus artistes, cent fris plus spirituels et intelligents que n\u2019importe quel cinéaste yankee ?La Périchole était, sans contredit, la meilleure attraction de tous nos théâtres montréalais au début de la semaine.Interprétée avec la même vie et le même brio que de coutume, cette upérette sunpasse de beaucoup certaines pièces jouées avant : musique légère et gaie, comique.spirituel et réservé, mise en scène propre aux situations drôles.Tantôt c\u2019est la vie ou le sourire de Nadia Dauty, tantôl cast la mimique de Servatius.Georges Foix possède une voix dont il fait ce qu\u2019il veut; ce qui ne l\u2019empêche pas de se grouiller, tie courir, de sauter comme si rien n\u2019était.Si la troupe Servatius ne possède pas (excepté Mme Dauty, bien entendu) des voix très belles, elle a au moins la vie, l\u2019habitude de la scène et du public (qui manquent ordinairement a nos \u201cartistes\u2019).Il y a des différences que le public ne sait faire et qu\u2019il faut lui apprendre à discerner.Avant tout il faudrait lui inculquer cette idée gue le cinéma est chez nous à l\u2019année, tandis que l\u2019opérette ne fait que passer.DAC.CO0000000000000000000000000000000000000000000000000¢ $ Hautes L\u2019école des Hautes Etudes vient d\u2019avoir ses élections.Les candidats à la présidence ont été plutôt sages.A part quelques feuillets passés par les deux candidats, sur lesquels ils exposaient leur programme, rien de grave ne s\u2019est passé.Légaré a \u201cégaré\u201d Coulombe ct est notre nouveau Président.Mais la vice-présidence a été l\u2019objet de vraies élections.Touchette a \u201ctouché\u201d son monde.La cabale dans les préparatoires a \u2018\u201c\u2018choqué\u201d notre ami Cho- quette, car elle lui a été funeste.On a appris depuis que Touchette est supposé avoir une gentille soeur.C\u2019est une perle, paraît-il ?Peut-être Choquette trouvera à se consoler, n\u2019est-ce pas Henri ?Au secrétariat le \u201c\u2018court\u201d Lincourt à eu à vaincre \u201cGagnon\u201d.C\u2019était difficile, mais il a su en imposer et \u201cGagnon\u201d n\u2019a pas \u201cgagné\u201d.Comme trésorier,, nous les financiers, nous ne :pouvions avoir moins de trois candidats.Crevier, Proulx et Girard se sont fait la lutte.Pauvre Girard, les deux premiers avaient les doigts trop \u2018\u2018crochus\u201d pour lui, il en a même perdu son dé- pot.Crevier a remporté la palme, et Proulx en a été pour ses \u201cprouesses\u201d.\u201cGare a l'avenir\u201d.\u201cCHUM\u201d.Ci-git ma derniére chronique.Ces quelques lignes hebdomadaires n\u2019ont peut-être pas pa- paru aussi souvent que je l\u2019aurais désiré, mais encore assez pour embéter les élèves ainsi que moi-méme.En effet, les étudiants des H.E.C.sont si sages et si préoceupés de l\u2019étude de leurs nombreuses et différentes matières qu\u2019ils n\u2019of- Etudes frent pas de prise au chroniqueur.Ce dernier, chaque semaine, se sert d\u2019une loupe pour trouver quelque chose.Peut-être pourrais-je pour aujourd\u2019hui faire une revue de certains faits qui se sont passés dernièrement et dont je n\u2019ai pu parler ici.Je dois donner immédiatement le résultat des dernières élections: président : M.Légaré, vice-président: M.Touchette, secrétaire: M.Lin- court et trésorier: M.Crevier.Ces élections ont été peu mouvementées mais ont quand même donné lieu à certaines choses intéressantes.D'abord ce pauvre candidat qui, par inattention, posa sa candidature et déposa sa piastre.Puis, par inattention encore, il oublia sa campagne et le jour de l\u2019élection il s\u2019aperçut que les électeurs, par inattention toujours, avaient voté pour ses deux adversaires.Le bruit courut qu\u2019on l\u2019avait payé pour ainsi diviser les votes.\u201cPlût au ciel que ceci fût vrai\u201d répondit-il à l\u2019annonce de cette nouvelle.Au cours de l\u2019année un de nos amis s\u2019est rendu acquéreur d\u2019un \u201cbateau\u201d : les cylindres marchent en fonction inverse de la volonté du chauffeur et les roues suivent quelquefois.Le toit crevé laisse entrer la pluie ; les sièges sont gonflés au lieu des pneus.Naturellement la batterie repose.à terre.\u201cPourquoi I\u2019échanger, nous dit notre ami, la peinture est encore bonne\u201d ! ! ! Nous tenons à féliciter M.Eckman qui est parti de France pour venir étudier avec nous cette année.Nous espérons que de retour dans son pays, il n\u2019oubliera pas l\u2019U.de M.et ses amis canadiens.J.G.\u2019 3 | > à à à EE SUVULDDONNSOLUNNNUNOOONOU GEO DATE CNE DE CI.DE CA Francisation.La langue française étant, comme toutes les langues vivantes, soumise à une perpétuelle évolution, la francisation des mots empruntés aux langues étrangères doit intéresser tous ceux qui ont à coeur la pureté de la langue.On peut poser en règle générale qu\u2019il est bon de franciser non seulement la prononciation, mais aussi (je dirais même surtout) l\u2019orthographe des mots étrangers consacrés par l'usage chaque fois et le plus naturellement que cela est possible.Les pays les plus soucieux de la perfection de leur langue ont suivi cctte règle.Ainsi peut-on justifier la ghaphie interviou (qu'on voit parfois dans certains de nos journaux) pour interview.Mais j'hésiterais à adopter interviouver, tel que se prononce interviewer.et tel qu\u2019il faudrait l\u2019écrire, pour être logique.La répétition du V dans deux syllabes consécutives sonne mal à loreille et d'ailleurs la conjugaison d\u2019un tel verbe serait intolérable (j\u2019interviouve !).On pourrait donc suggérer interviouer, qui su prononce plus facilement et qui est aussi plus maniable (J'intervioue, j'interviouerai, intervioué).On me dira qu\u2019on peut toujours contourner la deuxième difficulté en n\u2019employant interviewer qu\u2019à l\u2019infinitif à la suite du verbe aller comme auxiliaire, (j'irai interviewer), mais il reste que la prononciation n\u2019est pas conforme à l\u2019orthographe et, en plus, qu\u2019elle est antiphonétique.Ces raisons justifieraient donc l'emploi d\u2019interviouer, qui ne présente, à mon sens, aucun in- cmvénient sérieux.A moins que, rejetant toute idée de néologisme, on ne s\u2019en tienne, pour le substantif, à entrevue, entretien et, pour le verbe, à tout équivalent acceptable, par exemple a interroger.Cela serait peut-étre a souhaiter.En ce cas, pourquoi ne pas toujours suivre cette rè- £le et conserver les mots français chaque fois qu\u2019il est possible de le faire ?x *.L'économie dirigée.On lit dans les journaux : \u201cEn l\u2019espace de quelques semaines toutes les provinces (du Canada) ont accepté l\u2019invita- fion fédérale à coopérer avec l'Office fédéral des débouchés commerciaux pour la vente de tous les produits naturels, sauf les produits miniers\u201d; et ceci : \u201cUn bill pour autoriser la nomination d\u2019un directeur du commerce et de l\u2019industrie chargé de maintenir de justes COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE La Sauvegarde MONTREAL Narcisse DUCHARME, Président Le Quartier Latin, Montréal, le 26 pe avril 1934, CONCLUSION A L'ENQUETE Rôle et influence sociale des étudiants \u2014 Catholiques et Français \u2014 Vie collective \u2014 \u201cDiscipline interne\u201d La fin de l\u2019année universitaire nous oblige de clore ici l'enquête que nous avons voulu mener sur l'esprit étudiant.Les réponses, il est vrai, n\u2019auront pas été très nombreuses; en revanche, elles nous auront valu de précieux enseignements.Plusieurs personnes que nous avons interrogées n\u2019ont pu, pour des raisons d\u2019ailleurs indiscutables, nous donner leur opinion ; d\u2019autres ne l\u2019ont pas voulu, alléguant qu\u2019elles n\u2019auraient pu le faire en connaissance de cause.C\u2019est ce qui nous a amené à tirer une première conclusion de nos démarches, à savoir que les étudiants n\u2019occupent pas, dans la vie sociale de notre peuple, la place qu\u2019ils devraient avoir; ils ne s'imposent pas à l'attention des gens.Nous ne parlons pas, bien entendu, des manifestations grossières où la fanfaron- nerie et les bas instinets ont plus de part que la franche gaieté et la dignité collective.De telles manifestations ont été unanimement condamnées et ce n\u2019est pas elles qui accroi- tront notre prestique et notre influence.Notre tort, c\u2019est de ne pas nous prendre au sérieux.Parfaitement.Qu'on se rende compte du rôle que joue, en Europe, la jeunesse étudiante de tous les pays.Aux Etats- Unis, on a encore trop le \u201cculte du muscle\u201d pour que le rayonnement des étudiants dépasse l'atmosphère du stade.Au Canada français, nous restons sous le couvert d\u2019un anonymat non seulement sans gloire, mais aussi sans mérite.Cela\u2019 vient de ce que nous n\u2019avons pas conscience de nos devoirs.On rous a montré clairement la coupable indifférence de rotre classe instruite et ses néfastes conséquences pur la vie de notre petit peuple.Aussi notre premier effort devrait-il tendre à mener une vie collective où s\u2019affirmerait notre caractère à la fois catholique et français.Pour cela, il faudrait que |nous ayons à la tête et au sein de nos diverses organisations des gens moins pressés de satisfaire leur vanité personnelle que de travailler au constant développement de nos activités.Celles-ci, appuyées à l\u2019occasion sur la coopération inter-uni- versitaire, devraient établir une répartition équitable entre les domaines constructif et récréatif.En effet, nous devons, | comme étudiants catholiques, \u2018non seulement suivre les 1dées fqui s\u2019agitent dans le monde, ; Mais aussi être les premiers à les défendre ou à les combattre; et, comme étudiants français, nous devons répandre autour de nous une atmosphère de franchise et de bonne humeur, exprimer la générosité de coeur et d\u2019esprit qui caractérise l'âme française.Faisons- nous une personnziité conforme à nos origines; nous pourrons alors l\u2019affirmer dans nos actes sans craindre de dépasser la mesure.Si nous comprenions davantage ce que nous sommes ou ce que nous devons être, nous n\u2019aurions pas besoin de \u201cgarde-fous disciplinaires\u201d notre \u201csens de la gentilhomme- rie, de la dignité, de la responsabilité morale\u201d les remplacerait efficacement.On s\u2019accorde cependant a constater chez les étudiants une évolution pour le mieux qui sc manifeste, par exemple, dans leurs journaux et qu\u2019on attribue à l'élévation du niveau général de notre classe instruite, à une \u201cambiance plus propice\u201d.Par conséquent, ne désespérons pas de l\u2019avenir; \u201ctout, dans notre vie, peut encore espérer le redressement, à condition pourtant que ceux qui ont qualité pour le faire, s\u2019en mêlent.\u201d Jean-Claude Martin.prix a été présenté à la Législature de l\u2019Alberta.La Saskatchewan a voté une loi de marchandisation\u201d, et ainsi de suite.On en vient donc peu à peu à l\u2019économie dirigée, c\u2019est-à- dire à l\u2019idée d\u2019ordre.Mais ne se trompe-t-on pas sur les moyens de l'obtenir ?M.Georges Duhamel écrit dans les \u201cScènes de la vie future\u201d : \"L\u2019Amérique me rend sensible la tendance des Etats à outrepasser leurs droits, c\u2019est-à- dire à soumettre aux entreprises des législateurs une série de questions que l\u2019homme dé- Lattait jusqu\u2019ici dans le secret de son âme, soit avec Dieu, soit avec soi-même\u201d\u201d.Et M.Lucien Romier écrit à son tour dans \u201cSi le capitalisme disparaissait\u201d : \u201cL\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui a une manie dangereuse.Il croit que le bien ou le mal est dans les choses, non dans ses actes.(.) Cette manie de substituer la vaine responsabilité des formules et des choses à la responsabilité personnelle ou sociale des hommes nous conduit au complet désordre.Car, sous prétexte de diriger les choses, on s\u2019abstient de diriger les hommes (.).La direction de l\u2019économie ap- \u2018paraît ainsi comme un système pour dispenser les coupables, non seulement d\u2019expier leurs fautes, mais méme d\u2019en avoir conscience\u201d.J.-C.M.~~ OPINIONS Le parlementarisme.\u201c.si nous devons être sauvés de la dictature, nous devons modifier notre système parlementaire pour l\u2019adapter eux besoins modernes.On ne peut attendre du Parlement, tel qu\u2019il est élu à l\u2019heure actuelle, qu\u2019il comprenne les grands problèmes économiques.Ce sont les derniéres choses que les électeurs s\u2019attendent à voir traiter aux élections.Il nous faut un corps nommé d\u2019une autre manière: représentant les grands groupes industriels, les organisations commerciales, les hautes sciences, les principales professions, capable de résoudre, en dehors des partis politiques, les problèmes de l'organisation nationale\u201d.Lord Melchett.\u20140\u2014 Guerre et sport.la guerre moderne qui jette d\u2019énormes masses démocratiques, menées à distance par des bureaux anonymes sous des flots de gaz et de bombes, bafoue et nie totalement tout l\u2019idéal de valeur individuelle, de digne sacrifice, de corps à corps chevaleresque que l\u2019homme évoquait autrefois par ce mot: la guerre.\u201cL\u2019instinct de la guerre ne peut donc que se fourvoyer dans la guerre moderne \u2014 od scientifique et industrielle, bureaucratique.Il doit, en conséquence, étre transposé dans un régistre nouveau, civilisé: le sport\u201d.Drien La Rochelle.\u20140\u2014 De la sincérité en littérature.\u201cChacun sa méthode.Il y a des écrivains qui vivent en vase clos, sous une cloche pneumatique, isolés du monde et des autres hommes, isolés d\u2019eux- mêmes.Rien de leur existence, ni de leur expérience, ne vient résonner dans leurs livres.Il se produit chez eux une sorte de dédoublement de la personnalité: l'homme d\u2019un côté, de l'autre l\u2019écrivain.Des imaginatifs, le plus souvent en désaccord avec leur réalité physique et morale ; car, chose amusante à constater, on les voit s\u2019efforçant d\u2019être dans leurs oeuvres ce qu\u2019ils voudraient être dans la vie et qu\u2019ils ne sont pas.L'art d\u2019écrire pour eux, c\u2019est de réparer à leur profit les erreurs de la nature.\u201cJe pense que tous ceux qui me connaissent me trouvent dans la vie tel que je me montre dans mes livres, tel que j'ai toujours été.(.) Oh ! bien entendu, il y a toujours un certain décalcage venu de l\u2019imagination, le jeu des combinaisons littéraires par le chemin desquelles la réalité en arrive à la fiction, mais, au fond, Page cinq > LES LETTRES Non, la littérature n\u2019est pas une création artificielle de l\u2019esprit.Dans une mesure, évidemment difficile à préciser, elle participe du temps, de l\u2019époque, du milieu, de l\u2019état économique, social, politique.Ouvrez un recueil de morceaux choisis (serait-ce là que s\u2019alimentent nos esthètes ?) et vous verrez combien ces influences agissent sur les idées et les formes qu\u2019elles revêtent.Sans qu\u2019il y ait lieu de solution de continuité entre elles, chaque période .présente un visage nouveau.C\u2019est son histoire qu'on lit dans ses traits, son idéal, ses souffrances, ses inquiétudes, physiques comme morales, sa manière de concevoir la vie, la beauté.Pourquoi les classiques au 17e siècle et les romantiques au 19e?Loin que ce soit un effet du hasard, c\u2019est la résultante d\u2019un concours de circonstances connues, le fruit d\u2019une évolution, spirituelle et matérielle, déterminée.D'où il découle que les écrivains ne font que traduire à travers leur tempérament l\u2019atmosphère dans laquelle ils baignent.À travers eux monte la voix de la terre.L'histoire de la littérature française et l\u2019histoire de l\u2019âme française, conditionnée par tous les facteurs qui pénètrent un peuple et le façonnent, ne sont qu\u2019une seule et même chose.Et ce seraient ces cris de révolte, ces chants de joie ou de souffrance, ces analyses, ces descriptions que l\u2019on voudrait avoir été inspirés par le vulgaire désir \u2018d\u2019égayer\u2019 quelques godelureaux ?Non, Dieu merci, la littérature n\u2019est pas un passe-temps, un hochet.Les mirlitons, les faiseurs peuvent se la représenter de la sorte, la ravaler à ce rôle dérisoire de jouet; non les véritables écrivains.Pours ces derniers elle prend la valeur d\u2019un témoignage d\u2019abord et la valeur d\u2019un instrument de culture ensuite.Selon ce qu\u2019on la juge, on la pratique: les grandes oeuvres d\u2019une part et la poussière des imprimés de l\u2019autre.TURC.presque tous mes livres auraient pu être écrits sur le mode personnel.(.) Car, pour un écrivain, son existence propre finit par se confondre à un tel point avec ce que crée son esprit qu\u2019il en devient la dupe\u201d.Francis Carco.HArbour 1878 ED.GERNAEY VOTRE FLEURISTE Fleurs pour toutes occasions :: télégraphiées partout Service-Qualité 1405 St-Denis Montréal | Page six \u2014 Le Quartier Latin, Montréal, le 26 avril 1934.Le Quartier Latin Devise : Bien faire et laisser braire Le \u201cQuartier Latin\u201d est le fruit de la collaboration bénévole de tous les étudiants, sous la direction du personnel suivant: DIRECTION Directeur ; MAURICE PAQUIN Censeurs : Chanoine Emile Chartier, Abbé Georges Deniger Louis-René Lagacé, : Louis Gagnon.Aviseur : Secrétaire REDACTION Rédacteur en chef : CLAUDE DEMERS Lucien Tremblay.Henri Masson.Sport : Gérard Ducharme.Gustave Lachance.Littérature : Jean-Claude Martin.Musique : Edouard Béique.Théâtre : Louis Pelland.Chroniques : René Ménard.Rédacteurs : Alban Flamand, Léonard Dubé, -Nantel David, Gérard Filion, Gérard Delage.Rodrigue Théoret, Léo Brossard.Nouvelles : ADMINISTRATION Administrateur: PIERRE ASSELIN Bec.de l'adm.: Adrien Descoteaux.BOLERO (Suite de la page 1) soirs dès l'âge de six ans les petits garçons et les petites filles vont danser le \u201cLandango\u201d en faisant crépiter leurs doigts en guise de castagneltes, ses rues mystérieuses et étroites qui serpentent entre les vieilles maisons muyenâgeuses et les restaurants costumés en bouges où l\u2019on mange pour quelques francs un énorme repas composé de dix mets différents, mais se ressemblant! tous en ce qu\u2019ils sont tous arrosés d'huile d'olive, de piment, d'ail, d\u2019oigons et de cornichons.Un petit coup de coude mé- chant vient me tirer de cette salade Espagnole.Les jolis yeux bleus sont fatigués de ré- ver.Nous quittons à regret notre coin tranquille tandis que le violoniste nostalgique attaque =\u201c Adios Muchacha \u201d (adieu jeune fille) doucement, tristement comme pour jeter dans \u201cSes\u201d mains blanches cette dernière fleur de musique exotique.RAC.Conférence de M.E.Montpetit (Suite de la page 1) toujours occupé de la charité.Je vous souscrit $6.00 que je paierez comme suit: $1.00 par semaine vous recevrez mon dollar par mandat de poste tant que le dit montant ne sera pas payé.\u201d Un auxiliaire m\u2019a cité, avec un enthousiasme qui semblait le dédommager de toute sa peine et redoubler son ardeur, le cas d'une femme de ménage de 68 ans, qui fait vivre ses deux soeurs, et qui u souscrit $3 par petits versements, Une dame qui recueille des souscriptions pour la Fédération me racontait, avec une émotion que partageront tous les gens qui ont du coeur, le menu fait suivant.Un petit garçon se présente chez elle et lui remet une boîte à cigarttes en ferblane remplie de sous: \u201cC\u2019est pour votre Fédération\u201d, lui dit-il, Après le départ du petit, la dame fait le compte: il y en a pour $5.86.Permiettez-moi de rapprocher de ce geste celui que fit jadis saint Vincent de Paul enfant, quand il était berger dans les Landes.\u201cL'\u2019innocent \u2014 raconte M.Henri Lavedan dans Monsieur Vincent, aumônier nier des galères \u2014 l\u2019innocent, à force de travail et d\u2019épargne, était parvenu, piècette à piècette, à amasser, pour soi, un trésor .qui aurait tenu sous le pied d\u2019un de ses moutons, mais qu\u2019il devait dans sa candeur, juger énorme .trente sous ! Trente sols qu'il portait toujours sur lui, qu\u2019il avait plaisir et orgueil, en vidant la bourse de toile, à compter de temps en temps, assis à terre et se demandant: Qu'en ferai-je ?.Eh bien, un pauvre, un pauvre de rien, quelconque, a le bon esprit de passer par là, Vincent le voit, s\u2019émeut .et il lui lâche son trésor, les trente sous, pas un de moins: \u201cPrends tout!\u201d Puis rappelant son chien qui grogne, il s'éloigne, pauvre à son tour et enrichi de son aumône.Trente sous ! Le chiffre des trente deniers ! Mais ceux-ci, deniers sacrés, qui vont produire au cours des âges le flot inépuisable de millions nécessaire à un peuple d\u2019enfants, de femmes, de vieillards de malades, de prisonniers, à toute une double humanité, celle de la misère et du secours.Les trente sols du bergeret, en voilà le départ, le -pre- mier fonds social, le premier versement.\u201d Une double humanité: celle de la misère et celle du secours ! N'est-ce pas ainsi que devrait se partager aujourd'hui la population canadien- ne-française et catholique de Montréal ?Il n\u2019y a pas de place, en ce moment, pour les neutres, pour les tièdes.On ne nous demande pas un aussi grand sacrifice que celui du colon qui se prive d\u2019un dollar dont il à sans doute besoin, que celui de Youvrier et de la femme de ménage, qui ont charge de famille, mais qui, pour aider plus pauvre qu\u2019eux, n\u2019hésitent pas à hypothéquer le salaire du travail de demain, que celui du potit garçon qui donne spontanément toutes ses économies, avec lesquelles il eût pu satisfaire tant de désirs.On demande seulement à chacun de ) BUVEZ LA BIERE OLD STOCK PRIME PAR LA FORCE EV PAR LA QUALITE nous de souscrire selon ses moyens et selon son coeur, afin d'alléger le malheur de nos semblables.Que ceux qui ont déjà donné veuillent bien se domander s\u2019ils ont vraiment fait \u201ctoute\u201d leur part.Il n\u2019est sans doute personne parmi nous qui, tel le mauvais riche de l\u2018Ecriture, refuserait d\u2019abandonner aux pauvres les miettes qui tombent le sa table.Mais, en période de grade misère, n\u2019importe-t-il pas de faire davantage et de partager son pain, avec ceux qpi n\u2019en ont pas?N'hésitez donc pas, vous qui avez déjà répondu à l'appel de la Fédération, d\u2019ajouter aujourd\u2019hui le plus possible à votre offrande, si vous êtes en mesure de le faire.Si vous n\u2019avez pas l'argent disponible, il vous est loisible de vous engager et de vous acquitter ensuite par versements, à votre convenance, Signi- fiez-en votre intention à quelque auxiliaire que vous connaissez, au président ou à la présidente de votre paroisse, ou bien encore directement à la Fédération, 4, rue Notre- Dame est (téléphone: Marquette 4181).Que ceux qui n\u2019ont pas encore donné s\u2019empressent de le faire.À l'impossible nu] n\u2019est tenu.Mais parmi ceux qui touchent un salaire, si modique qu\u2019il soit, combien y en a-t-il qui ne pourraient en distraire une petite fraction pour faire la part du pauvre.Si vous deviez pour cela vous imposer une réelle privation, vous n\u2019en auriez que plus de mérite, et vous en seriez récompensé au centuple par la conscience d\u2019avoir accompli de bon coeur votre devoir de charité.Les grosses souscriptions sont indispensables sans doute au succès de la campagne de la Fédération.Mais elles ne sauraient suffire.L\u2019objectif ne sera atteint que grâce à la multiplicité des moyennes et petites souscriptions.Que personne ne se dise: \u201cSi je donnais, ce serait si peu de chose que ¢a ne compterait pas dans les $349,000\".Si des milliers de personnes se font ce raisonnement et s\u2019abstiennent, chacune d'\u2019elles aura sa part de responsabilité dans l\u2019échec de la campagne.Mesdames, messieurs, aucun Ca- nadien-français digne de la race à laquelle il appartient ne voudra subir l\u2019humiliation d\u2019un échec.Notre honneur est en jeu.Il ne sera pas dit que, «lans les jours sombres que nous vivons, nous avons dégénéré de la vertu de nos ancêtres.Il ne sera pas dit que nous avons manqué à notre noble tradition de charité et de générosité au moment même où l\u2019exercice de la charité et la manifestation de la générosité sont plus nécessaires que jamais.Il ne sera pas dit que nous sommes moins soucieux du sort de nos pauvres que ne le sont nos compatriotes anglo-cana- diens.Il ne sera pas dit que, lorsqu\u2019il y a péril en la demeure, nous refusons de répondre à un suprême Appel que la raison aussi bien que le coeur justifie.Nous répondrons.Tout le monde répondra.Tout le long de notre glorieuse histoire, et dans tous les domaines, nous avons toujours eu, au moment nécessaire, le sursaut d\u2019é- nergic qui sauve les situations qui paraissent les plus compromises.Ce sursaut d\u2019énergie, il viendra, comme toujours, du peuple, du peuple groupé dans nos paroisses, et qui n'a jamais failli à son devoir.Et | lundi soir, quand on proclamera que la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises a atteint son objectif, il n\u2019y aura pas un seul Canadien-français qui ne sera plus fier de lui-même ct des siens, et qui n\u2019aura une plus grande confiance en soi et en ses compatriotes.Le premier objet de la campagne, c\u2019est évidemment de secourir les pauvres, Le succès aura toutefois une autre conséquence, conséquence secondaire, mais de la plus haute importance: il affirmera aux yeux de tous et à nos propres yeux que nous sommes une force, parce que nous avons de sens de la solidarité.ils fument plus Collectionnez les \u201cMains de Poker\u201d que n\u2019importe Les Canadiens apprécient assurés ment des cigarettes de choix.de Winchesters quelle autre cigarette de tabacs mélanges?CIGARETTES Winchester D\u2019un Mélange Parfait ! + Droits C\u2019est avec des cris originaux, cosmopolites et spontanés que tous nos confrères ont accueilli le résultat des élections.Parmi toutes ces clameurs, nous avons pu remarquer des \u201chourra\u201d ., des \u2018boum à la ka boum\u201d.des \u2018oxo\u201d des \u2018\u2018dewar\u201d .des \u2018kekris\u201d ., et des \u201cswing la bakaise dans le coin de la boîte à bois\u201d 11 pram oa namo fs wv * kk = Psychologiquement parlant, nous pouvons dire que les vainqueurs étaient manifestement plus satisfaits que les vaincus ! Comme le disait si bien Victor Hugo, \u2018tant pis pour les uns, tant mieux pour les autres\u201d ! \u201c * Xk Après notre visite annuelle, traditionnelle et post-électora- le sur la rue Craig, nous ne pouvons nous empêcher de répéter en choeur que nos arrières grands-péres ne buvaient pas de la méchante biére.* ok Xk Tout en ayant \u201cla chance\u201d contre lui, l\u2019ami Pelland s\u2019est fait élire rédacteur en chef au Quartier Latin.\u201cLe plus chanceux des deux n\u2019est pas celui qu\u2019on pense !\u201d \u201c * * A l\u2019élection des \u201cofficiers\u201d de notre journal, n\u2019ont le droit de vote que .ceux qui ne cessent pas d\u2019être étudiant ! ! ! Pour remédier à cette lacune, les futurs finissants de chaque faculté devront s\u2019inscrire dans \u201cl\u2019Amicale des Incessants\u201d ! Conclusion.Si cette semaine au théâtre Stella, on joue \u201cLes Bleus de l'Amour\u201d, nous pouvons dire qu\u2019ici, deuis deux semaines, on joue \u201cLes Bleus du Serutin\u201d ! G.L.J.M.D.Institution canadienne-française LABORATOIRE NADEAU LTEE PHARMACIE EN GROS Poly technique | dm ms em Sur l\u2019avis de ses médecins, M.Augustin Frigon a de nouveau pris le chemin de l\u2019hôpital.Espérons, cette fois, que notre directeur en sortira complètement rétabli.Le vent électoral a aussi soufflé dans nos parages.M.Louis Trudel a été élu, par acclamation, président des polytechniciens pour le prochain terme.M.Trudel s\u2019est acquis, parmi nous, une popularité bien méritée car il a déjà fait ses preuves dans maints de- maines.C\u2019est pourquoi il a droit à toutes nos félicitations.Jeudi dernier, le cercle d\u2019études \u201cLa Cinquante-neuvié- me\u201d tenait sa premiére réunion publique.A cette occasion, M.Frigon et plusieurs professeurs étaient présents.Ce geste de nos supérieurs fut une marque d\u2019appréciation et d'encouragement dont les initiateurs du cercle garderont un très vif souvenir.Les conférenciers, MM.René Robert et Gilbert Manseau, ont respectivement parlé de \u201cLa télévision\u201d et de \u201cLa petite industrie\u201d.La réputation de ces deux confrères étant déjà bien établie, inutile d\u2019insister sur le plaisir et l'intérêt qu\u2019ils n\u2019ont pas manqué de susciter dans l'auditoire.Le tournoi de quilles bat son plein.Notre président, M.YR.Tassé semble avoir des velléités de se rendre en finale.Il a prouvé qu\u2019il était un dangereux concurrent lorsqu\u2019il a vaincu l\u2019un des favoris pour remporter la palme, M.Raymond Archambault.Une maladie terrible, l'exa- minité, règne à l\u2019état épidémique de ce temps-ci à Polytechnique.Les plus gravement atteints sont les étudiants de troisième année avec trois examens à subir en trois jours consécutifs.Pourvu qu\u2019il n\u2019y ait pas trop de \u2018tempêtes sous\u2019 les crânes\u201d.M.B."]
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