Le Quartier latin, 9 avril 1963, mardi 9 avril 1963
[" PLAN D'ASSURANCE- VIE EN MARCHE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PORT PAYE A MONTREAL tr Journal bi-hebdomadaire de l'Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE REMPLIR SA FORMULE AU PLUS TOT Nous MONTREAL, 9 AVRIL 1963 avons VOLUME XLV \u2014 NUMERO 50 LES MACHINES DISTRIBUTRICES Qui d\u2019entre nous ne s\u2019est jamais servi des machines distributrices ?À chaque jour un étudiant s\u2019en sert.Dans le bâtiment central, aucun café, aucun chocolat chaud, aucun paquet de cigarettes ne peuvent être obtenus sans passer par les machines distributrices.De même au Centre Social, pour ce qui est des cigarettes et des tablettes de chocolat.Les machines appartiennent à un particulier qui loue des locaux à l\u2019Université.Un contrat est passé entre les deux parties, et comme il se doit, chacun a droit a sa part de profit.Un problème à résoudre Un problème se posait depuis longtemps à l\u2019A.G.E.U.M.: comment trouver des fonds pour venir en aide à cerlains étudiants.Autrement dit, comment grossirions-nous notre propre fonds de dépannage.Certaines questions de logique res- être la plus approfondie possible et scrait le point de départ de négociations avec l\u2019exécutif de l\u2019Université.à l\u2019Université les mêmes redevances que ce dernier.Les argents ainsi récupérés n\u2019iront taient à résoudre.Par exemple : pourquoi les étudiants eux-mêmes ne seraient-ils pas les régents des profits opérés par l\u2019Université ?Les profits des machines distributrices ne devraient-ils pas revenir aux étudiants puisqu'ils servaient eux-mêmes à l\u2019alimentation de ces revenus ?En face de cette donnée, l\u2019exécutif de l\u2019A.G.E.U.M.a lancé l\u2019idée et les comités de régie ont étudié, sans avoir de chiffres, les aspects du problème.Puis ils ont présenté une résolution à l\u2019A.G.- E.U.M.afin que l\u2019association prenne possession des machines distributrices.Une commission d\u2019étude a été formée avec l\u2019obligation de faire une enquête sur le problème.Cette enquête devait Les négociations eurent lieu, puis, finalement, l\u2019exécutif de l\u2019Université a donné la permission à l\u2019A.G.E.U.M.-de se porter acquéreur des machines distributrices à condition que les transactions soient faites « selon les normes de la justice et de Déquité ».+ Pour bientôt ?Les services administratifs de l\u2019A.G.- E.U.M.procèdent actuellement à un inventaire et s'apprêtent à fixer leur prix ainsi que les bases des négociations avec le vendeur qui est de plus l\u2019actuel concessionnaire.L\u2019A.G.E.U.M.est décidée à acheter les machines distributrices et à payer pas aux fonds consolidés de l\u2019association, mais serviront à instaurer un fonds spécial en éducation en vue 1) d\u2019accorder des Bourses et des prêts aux étudiants; 2) de promouvoir des recherches en éducation; 3) d\u2019aider le Comité d'Education à poursuivre ses activités.Tous ces argents seront affectés aux étudiants sclon leur budget et leur condition de vie tels que décrits dans le mémoire de l\u2019A.G.E.U.M.à la Commission Parent.Nous pouvons dire qu\u2019en septembre les machines dietributrices appartiendront a I\u2019A.G.E.U.M.- Michel BEAULIEU 1963-1964 a 7.15 hres p.m.LA PREMIERE REUNION du conseil de l'A.G.E.U.M.se tiendra le mardi, 9 avril à la caféteria du 5ième étage Au cours du mois de mars, l\u2019équipe du journal « Le Classique » du collège de Rouyn publiait la prise de position suivante : « A Papproche de Pl\u2019élection fédérale, considérant qu\u2019un étudiant a le droit et le devoir strict de protéger l\u2019avenir dans lequel il aura à exercer sa profession, l\u2019équipe du journal Social, et plus particulièrement les idées économiques qu\u2019elle contient est fausse et, partant, dangereuse pour la société; Le Classique souhaite que la Presse Etudiante Nationale, tous les journaux étudiants ainsi que toutes les Associations Générales d\u2019Etudiants prennent position sur ce problème.» L\u2019Equipe du Classique eS a eR Tee - æ.Pa (voir l\u2019« Ordre du jour » à la page 3) ,u = presse créditiste de cet endroit fut particulière- injures.- Le Classique se déclare contre le Crédit Social.Le Classique estime que la doctrine du Crédit.\u2018entière.solidarité à Au cours des jours suivants, la réaction de la ment _yiolente,.Les .injures suceédireint \u201caux UN GESTE DE SOLIDARITE Nous n\u2019avons pas à traiter des doctrines énoncées par le Crédit Social.Mais au non de la liberté de presse nous nous élevons fortement contre les détracteurs du journal « Le Classique ».1°) parce que la liberté de presse est l\u2019un des principes fondamentaux de la démocratie 2°) parce que les méthodes du Crédit Social: tendent au ridicule plutôt qu\u2019au dialogue 3°) parce que l\u2019étudiant fait partie intégrante de \u201ca société et qu\u2019à ce titre il a droit de prendre position sur les problèmes qui intéressent soit son état actuel soit son avenir - Pour ces raisons nous affirmons notre plus à l\u2019endroit du journal\u201d «Le Classique » pour le courage qu\u2019il a démontré en protégeant les principes les plus sacrés du Journa- ligme qu\u2019il soit étüdiant ou pas.LA DIRECTION A PAGE DEUX ÉDITORIAL LE QUARTIER LATIN 00 9 AVRIL 1943 2 UNE ANNÉE CL} x L\u2019A.G.E.U.M.a connu cette année une de ses années les plus fructueuses.Chapeau bas devant l\u2019administration Landry.Mais au- delà de cette réussite tentons de découvrir ce qui l\u2019a rendue possible.Le président Landry a compris que l\u2019exécutif seul pouvait tout mais qu\u2019au fond il ne pouvait rien.Il a compris qu\u2019il fallait associer à l\u2019exécutif les directeurs de comités pour en faire un exécutif au sens large.Dès le début il a exigé de tous les directeurs de comités une participation très active, il les a associés intimement à son action afin que tous se sentent dans le coup et que tous participent autant que lui à ce désir de faire de l\u2019A.G.E.U.M.un groupe de pression qui s\u2019impose à la nation, un syndicat qui multiplie et diversifie les services offerts à ses membres, un syndicat qui amorce cette participation à la vie de l\u2019Université et pose les premiers jalons de la cogestion.Si le président Landry a compris cette nécessité, il avait aussi compris que pour intéresser les directeurs de comités il fallait leur présenter un programme sérieux.Îl savait très bien que l\u2019A.G.E.U.M.ne pouvait pas se permettre de fonctionner à l\u2019aveuglette et de pratiquer la politique des cataplasmes.Nous avons donc systématisé tous ensemble ce qui n\u2019était jusque-là qu\u2019éléments épars.Nous avons planifié.Nous avons voulu prouver qu\u2019il était possible de mettre sur papier une politique de l\u2019action étudiante et de définir les idées maîtresses qui allaient présider à l\u2019élaboration d\u2019une philosophie de l\u2019action étudiante.Ce travail a été fait au cours de l\u2019été.Le président n\u2019a pas hésité à multiplier les réunions afin que tous nous ayons les idées bien claires et que tous nous soyons prêts à entreprendre l\u2019année.Et c\u2019est ainsi qu\u2019en septembre tout le travail de pensée, de planification, de mûrissement avait été fait.Il ne nous restait plus qu\u2019à nous lancer dans l\u2019action.Si nous n\u2019avons pas été dépassés par les événements, si nous avons pu nous adapter facilement aux situations c\u2019est précisément parce que nous avions désormais une philosophie de l\u2019action étudiante, précisément parce que nous avions décidé qu\u2019après avoir parlé du syndicalisme étudiant, qu\u2019après avoir palabré sur ses implications et ses fondements, il était temps que nous en faisions.L\u2019A.G.E.U.M.allait devenir un syndicat.Dès septembre le président Landry avait décidé de multiplier les services aux membres.Je me souviens d\u2019une réunion où nous avions décidé qu\u2019avant la fin de l\u2019année et qu\u2019envers et contre tous nous aurions les distributeurs automatiques, que nous mettrions sur pied un plan d\u2019assurance-vie, que la caisse populaire, projet depuis longtemps chéri, deviendrait une réalité.C\u2019est alors que s\u2019est scellée cette alliance entre « le Quartier Latin » et l\u2019exécutif.Le directeur du « Quartier Latin » face à un président de l\u2019A.G.E.U.M.qui a compris ce que c\u2019était que l\u2019action étudiante, qui veut se dévouer sans compter pour améliorer le sort des étudiants et faire rayonner leur association ne peut qu\u2019offrir de mettre le journal au service de cette idéologie.C\u2019est ce qui a été fait et c\u2019est ce qui devra désormais se faire.À moins, qu\u2019osent se présenter à la tête de l\u2019A.G.E.U.M.des farceurs et des imposteurs.Le « Quartier Latin» devrait alors à nouveau jouer le rôle qu\u2019il a joué dans le passé et vilipender sans merci un exécutif incompétent comme nous l\u2019avons fait l\u2019an dernier pour le président Grimard.Dès septembre nous avions décidé que la cogestion serait acceptée par les autorités universitaires.Le service de santé est une manifestation concrète de cette volonté.Nous pouvons aussi ajouter que malgré de petite anicroches le Comité conjoint a bien fonctionné et donné de bons résultats.Le chemin est ouvert, il s\u2019agit désormais de continuer dans cette voie.La victoire n\u2019est peut-être pas pour demain, mais les progrès accomplis cette année nous rapprochent du jour où enfin l\u2019Université sera redevenue cette communauté de professeurs et d\u2019étudiants.Enfin dès septembre le président Landry savait que l\u2019A.G.E.U.M.serait « au service de la nation ».Cette nouvelle dimension qu\u2019il donnait à l\u2019association allait nous faire passer définitivement de l\u2019ère du corporatisme à celle du syndicalisme.La plus grande louange qu\u2019on puisse faire à un président est de lui dire qu\u2019après un an de travail acharné, il a plus que réalisé ce qu\u2019il s\u2019était promis de faire et qu\u2019en consé quence l\u2019Association qu\u2019il dirigeait a franchi des étapes qui la marqueront pour plusieurs années à venir.Nous félicitons le président Landry et nous sommes extrêmement fiers d\u2019avoir pu avec lui faire de l\u2019A.G.E.U.M.ce syndicat dont nul ne songe plus à contester la place vitale au sein des forces jeunes et dynamiques de la nation.Jacques GIRARD - nN Il est certains faits qui, dans le cours de l'évolution historique du Québec et des Canadiens français, tendent à saboter tout le sens de nos nouvelles visées, Ainsi il importe que nos hommes politiques soient nourris § sain nationalisme.imez-vous Brahms.\u201d (titre connu) Dans le cours actuel des choses, nous ne pouvons nous per- méttre de rebrousser chemin.Nous ne pouvons nous permettre de reculer ne fut-ce que d\u2019un pas.Céder encore du terrain.équivaut à un Véritable suicidé collectif.Les historiens prédisent que d'ici l'an 2000, nous serons irrémédiablement assimilés.La langue française ne sera plus qu\u2019un vague souvenir.Mais.Mais il est encore temps de réagir, car nous réagissons malgré tout trop lentement, contre cet envahissement par en-des- sous qui tend à nous faire perdre toute notion des réalités fondamentales inhérentes au peuple canadien - français.Le meilleur moyen de gagner cette guerre sans merci, c\u2019est l'abé- tissement moral, et « ils » savent s\u2019en servir.Par exemple, qu\u2019un fonctionnaire dise qu'aucun Canadien français n\u2019est capable d'occuper le poste de vice-président de la «C.N.R.», cela fait partie du jeu.Aussitôt, une kyrielle de Canadiens français se laisseront tranquillement assimiler, uniquement pour obtenir une position qu\u2019ils ne sauraient obtenir sans .parler anglais.Mais dans le fond, l\u2019obtien- dront-ils jarhais, certë& mieilléûre position ?Le Canada français se trouve à la merci des « Canadians », et ceux-ci se trouvent à la merci des Etats-Unis (States).L'on se mange ainsi à la chaîne.Et comme nous sommes le dernier maillon, nous devons nous défendre de part et d\u2019autre.Contre les assimilateurs, et contre ceux qui nous préchent la prudence.Nous recevons insulte pardessus insulte sans trop réagir, habitués que nous sommes à être engourdis, à nous contenter d'un sommeil par trop fallacieux.Ainsi de la Place des Arts.N'y avait-il véritablement pas un seul Canadien français capable de prendre son administration en mains ?Pas une seule oeuvre canadienne-française valable, pouvant avantageusement faire bonne figure à l'ouverture de la salle de concert ?N'était- il vraiment pas possible de créer une échelle de prix raisonnable ?Nous\u2019 n\u2019en voulons pas à -Me \u201c Louis-A.Lapointe, Peut-être a- t-il agi avec la meilleure intention du monde.Peut-être aussi ne faisait-il que suivre les consignes de « plus haut ».Mais ceux qui ont en dernier ressort eu le pouvoir de gifler la nation canadienne-Lrançaise devraient avoir le courage de révéler leurs véritables motifs et ne pas se cacher derrière des motifs de troisième ordre.Est-ce 1A une autre de leur manoeuvre pour nous abétir moralement ?Ou est-ce en somme le fruit de la plus grande inconséquence - ,Ç Toutes des questions qu'il faut nous poser.Nous avons été fiers, sans raison, que Montréal soit enfin dotée d'une Place des Arts, après en avoir attendu et espéré la réalisation durant des décades.Mais si c'est pour re cevoir gifle sur gifle, la chose en devient presque inutile.Une fois de plus prêter le flanc re vient à une acceptation passive de la défaite.Est-ce vraiment ce que nous voulons?- Lo 96,5 Michel BEAULIEU | 1S SE rr 9 AVRIL 1963 \u2014 \u201c M.Lortie connaît mal la pensée étudiante et lorsqu'il en discute, il critique l'image qu\u2019il s'en fait.Si ces critiques portent faux, clles n\u2019en donnent pas moins une très mauvaise idée de ce que sont nos objectifs.Cela nous oblige à relever ses paroles afin d\u2019en montrer I'inexactitude et la iutilité.Le 11 mars, M.Lortie, secré- wire-genéral de l'Université, déclarait devant un auditoire bilingue : «L'université serait-elle mieux administrée si les étudiants avaient une voix dans ses conseils ?Les résultats plus ou moins heureux de certaines de leurs entreprises ne nous permettent pas de douter de l'incompétence de plusieurs d'entre eux qui sont les plus entreprenants .Quelle entreprise, qui odmettrait le principe de la co-gestion, oserait confier un rôle quelconque dans sa direction à des apprentis dont la présence chez elle n'est que transitoire ?» si M.Lortie critique là des opinions qui sont effectivement celles des dirigeants de l\u2019A.G.E- U.M., les phrases qui suivent à MONSIEUR LEON LORTIE LE QUARTIER LATIN Apprentis \u2014 Professionnels Apprentis \u2014 Citoyens visent un mal qui est simplement la création de son imagination : «La situation serait davantage impossible sur le plan des études.On est mal vu de nos jours si l'on évoque le principe d'autorité mais, qu'on le veuille ou non, il faut admettre que.dans l'ordre du savoir, il existe une subordination naturelle et essentielle de celui qui est enseigné par rapport à celui qui enseigne.L'autorité dans ce cas découle naturellement et uniquement de la science du maître et de la compétence qu'il possède pour la transmettre.Elle ne saurait se partager.>» M.Lortie parle comme si l'A.G.E.U.M.avait réclamé la co-gestion au niveau de l'enseignement.Pour reprendre les mots de Bernard Landry : « Cela n\u2019est pas de la co-gestion mais de l\u2019aliénation mentale.» I! n\u2019a jamais été question de partager l'e autorité du maitre » avec qui que ce soit.Cela est une pure construction de l'esprit de M.Lortie.Mais ce qui est plus étonnant encore, c'es.que M.Lortie reconnaissait lui-même plus haut dans son texte qu\u2019 « aucune des initiatives actuellement mises en oeuvre ou que l\u2019on propose d\u2019instituer ne touche à ce qui est proprement universitaire, c\u2019est- a-dive l\u2019enseignement et la recherche ».On ne peut exprimer plus clairement que les demandes de l'A.G.E.U.M.qui ont trait à la co-gestion ne portent que sur le domaine administratif.Alors pourquoi M.Lortie vient-il nous rappeler que l'autorité du maître ne saurait se partager el surtout pourquoi en tire-t-il argument contre le principe de la co-gestion ?C\u2019est de l\u2019ordre de la fantaisie.M.Lortie dit aussi que nous sommes des apprentis et qu\u2019en conséquence, l'on ne saurait nous confier un rôle quelconque dans l'administration de l\u2019université.Mais enfin, nous sommes des apprentis en quoi ?Et comment un diplôme en droit, en médecine, en génie ou en diététique nous rendra-t-il plus compétent pour fixer les objectils d'une administration ?Les étudiants réagissent de nouveau : La Caisse Populaire de l'A.G.EUM.Cr BERNARD LANDRY a la caisse.re CAISSE POPULAIRE Heures d'été LUNDI : 1 à 24 JEUDI : 1 à 244 du 27 mai au 5 septembre 1963 CHRISTIAN PILOTE, président Caisse Populaire __ un succes De par les avantages nombreux qu\u2019elle a su offrir aux étudiants.la Caisse Populaire de l\u2019A.G.E.U.M.détient présentement dans ses coffres la somme inespérée de $20,000.00 Son local, situé a la chambre 305 du Centre Social, a vu déferler cette vague qui a produit en moins de trois semaines plus de 120 sociétaires.\u2014 Sachant en effet se mettre au service de ceux qui l\u2019ont engendrée la Caisse est ouverte du lundi au vendredi inclusivement de 12 h.30 à 1 h.30.Elle permet aux étudiants d'effectuer en un minimum de temps toutes leurs opérations bancaires et cela, avec un maximum de commodités.De plus, lors de la reprise des cours de la session d\u2019automne, les étudiants pourront faire transférer leur argent d\u2019une autre Caisse eans aucune perte d'intérêt.Etudiants, professeurs, employés, devenez membre de la Caisse.Populaire de l\u2019A.G.E.U- My-voire«Caisse Populaire=-Un_ - qu\u2019ils continuent, par, leurs dé-rait -certainement-pas-existé-.À pots, a faire fructifier cette appel spécial est lancé \u2018aux Con- Nous sommes des apprentis- avocats, des apprentis-médecins, des apprentis-ingénieurs, mais pas des apprentis-citoyens.Si nous demandons la co-gestion, c'est parce que nous sommes convaincus qu\u2019une administration qui cherche le plus grand bien-être de ses membres sera d'autant plus efficace dans la poursuite de ce but, qu'elle sera dirigée par les représentants de ses membres.Confondre notre apprentissage d\u2019une profession ou d'uné science avec notre incompétence à jouer un rôle efficace dans une co-gestion est une erreur regrettable qui semble provenir du fait que M.Lortie connaît très mal nos demandes.Pour ce qui est du chapitre de la compétence, il faudrait d\u2019abord savoir de quoi M.Lor- tie veut parler.Quelles sont ces entreprises dont les résultats ont été plus ou moins heureux ?Il est inévitable qu\u2019il se soit produit dans le passé des erreurs plus ou moins retentissantes mais il reste que l'A.G.E.U.M.est une entreprise fort bien ad- oul NON ministrée, que les réalisations de cette année montrent le dynamisme et la compétence administrative de représentations étudiants.Quant présence à ce qui est de notre transitoire dans les murs de l\u2019université, ce problème peut être facilement résolu et a été effectivement résolu par les employés permanents de l'association.Les étudiants demeurent le groupe le plus important de l\u2019université.lls en sont la raison d'être.lls sont tous assez intelligents pour savoir qu\u2019ils ne peuvent encore partager l'auto rité du maître.Mais ils croient que les problèmes que l'on veut solutionner à leur avantage le seraient mieux et plus rapidement si leurs représentants avaient un mot à dire dans l'administration.Ils croient aussi que leur intransigeance et leur désintéressement naturels seraient un apport sérieux pour mettre encore plus qu\u2019elle ne l'est l'université au service de la nation.Serge MENARD ORDRE DU JOUR de la première réunion du conseil de PA.G.E.U.M.1963-64 1\u2014Mot de bienvenu du Président.2\u2014Période de questions.3\u2014Budget d\u2019été.4\u2014Proposition de l\u2019exécutif concernant les allocations des officiers généraux de l\u2019A.G.E.U.M.5\u2014Proposition de l\u2019exécutif concernant les réformes administratives.6\u2014Communication du président concernant la participation des présidents des comités de régie au congrès de l\u2019A.G.E.U.M.7\u2014Proposition de l\u2019exécutif concernant les postes vacants dans les divers comités.8\u2014Date du congrès.9\u2014Propositions de l\u2019exécutif concernant les cours d\u2019été sur l\u2019organisation syndicale du Congrès du Travail du Canada.10\u2014La Place des Arte.11\u2014Proposition de l\u2019exécutif concernant la réduction des tarifs d'autobus.12-\u2014Communication du vice-président intérieur concer- I\u2019A.G.E.U.M.coopérative et les divers services de 13\u2014Ratification de la nomination du directeur de la Commission juridique.14\u2014Divers.N.B.Tous les délégués déja élus sont priés d\u2019assister a la réunion de façon à assurer le quorum.seils de régie de Faculté afin Caisse qui, sans leur appui, n\u2019au- Germain\u2019 CHARBONNEAU > Haba lee | i à PAGE QUATRE RN) il JOIE NAVI USLLUVNO 2 aed a uelles idées veut-on nous passer \u201d Montréal, le 28 mars 1963 « QUELLES 1DEES VEUT-ON NOUS PASSER » Rédacteur en Chef, Quartier Latin.Cher Rédacteur, J'ai pris connaissance de l'article de Socrate paru dans le « Quartier Latin» du 5 mars sur le compte de Me Philippe Ferland et de M.Victor Barbeau ainsi que de l'attribution des mérites pour l\u2019année 1962-1963 dans celui du 14 mars.On y dénote une attitude d'esprit qui consiste à déprécier systématiquement tous ceux qui ne pensent pas comme soi.C'est une méthode qui en dit long sur la maturité intellectuelle de certains de nos « agéumistes » et qui est loin d'apporter une contribution positive «au service de la nation ».Mais au fait, que reproche- t-on ex:ctement à ces deux hommes?Leur incompétence ou leur absentéisme au plan national?Pourtant, on n'a qu'à consulter leur vie pour constater comme leur apport à la cause canadienne-française est indiscutable.En effet, M.Barbeau a été écrivain, professeur, journaliste \u20act économiste, et dans chacun de ces domaines, il a laissé sa marque.Par exemple, il a fondé l'Association des Auteurs Canadiens, l\u2019Académie Canadien- ne-française, la Société des Ecri- vains, La Familiale (première coopérative de consommation canadienne-[rançaise), Le Coopérateur, la revue d\u2019Art Liaison et le journal des étudiants de l'Université, devenu.le « Quartier Latin>!1! Il a de plus participé à la fondation de l'Alliance des Coopératives et donné au delà de 140 conférences.Sa contribution à notre vie nationale a fait prendre conscience aux Canadiens - Français de leurs responsabilités et Jean Bruchési écrivait à ce sujet: «Je lui suis reconnaissant d'avoir démontré avec force que nous ne sommes pas ausi pauvres, aussi désunis que l\u2019affirment les Eliacins des temps nouveaux.» Quant à Me Ferland, il est un de nos juristes canadiens- français dont la compétence est reconnue même de ses adversaires.11 a été délégué au congrès international de Hambourg (fait que « Thémis> a ignoré).Il fut le premier cana- dien-Français à présenter un rapport général à ce congrès.Ce rapport a consisté à résumer la législation d'une cinquantaine de pays sur le rôle du juge dans les procès civils.Et cela, en plus de présenter un travail particulier sur le rôle du juge dans le procès civil de la Province de Québec.Me Ferland a de plus considérablement contribué à enrichir notre science juridique en composant plusieurs ouvrages de doctrines.Pour n\u2019en retenir que quelques-uns, signalons un code annoté de Procédure Civile, un Traité-Formulaire de procédure civile, et bien qu'il soit surtout spécialisé en procédure, il vient de terminer la rédaction d\u2019un cours de droit civil.11 fut le principal auteur de la réforme de la loi Lacombe, connue aussi sous le nom de loi des clépôts volontaires ; il occupe aussi le poste de président du comité de législation du Barreau ! Que peut-on exiger de plus ?Même s\u2019il ne fallait envisager que ces faits, ceux-ci nous obligeraient à respecter leurs auteurs et à nous réjouir de les voir mettre leurs talents au service de la nation.Mais voilà ! Ils ont « L\u2019outrecuidance » de ne pas admettre que tout progrès amène nécessairement la neutralité religieuse et la laïcisation des institutions publiques de la Province, et ils se refusent à croire que ce sont les évêques du D.I.P.qui sont la cause première des déficiences de notre système d\u2019éducation ; ils osent affirmer que l'ordre social doit encore être fondé sur Dieu et qu'un catholique a le devoir dans une société catholique à 87% de mettre en pratique la doctrine sociale de l'Eglise, comme n\u2019ont cessé de le demander Pie XI, Pie XII et Jean XXIII.Et croire à cela, dans une université catholique, pour certains de vos rédacteurs, est considéré comme le comble du crétinisme.Qu'on laisse l\u2019athéisme s'exprimer librement, occuper des postes de commande, travailler à neutraliser et déchristianiser le milieu québécois, ridiculiser le Canada-français parce qu'il croit encore en Dicu et fait confiance à l'Eglise, tout cela se comprend et est admis au nom de « ouverture d\u2019esprit ».Mais qu'un homme tente de vivre intégralement sa foi et d\u2019'en assumer les conséquences au plan social, alors plus de dialogue, plus de recherche objective, plus de considération pour la compétence et la valeur: il faut détruire ce galeux, ce réactionnaire, ce droitiste, ce dangereux fasciste d'où vient tout le mal ! Et pour en arriver à cette fin, tous les: moyens sont bons, même la malhonnêteté la plus grossière et la plus abjecte.Si au moins cela se passait en Pologne, en Chine ou en Gaule du Ve siècle! Mais ces faits se déroulent sous nos yeux, dans une université catholique, en plein XXe siècle.C\u2019est à n\u2019y rien comprendre ! Ou plutôt, c\u2019est à comprendre pourquoi la Gendarmerie Royale s'inquiète des idées qui se dégagent de certaines universités canadiennes.MAISONNEUVE ; À MOITIÉ PRIX Pour les-étudiants de l\u2019Université : Machines à écrire, à additionner, à calculer, neuves ou usagées \u2014 nous donnons une garantie d'un an sur toutes les machines \u2014 nous faisons aussi la réparation de vos machines à - des \u2018prix raisonnables.== Service prompt et courtois.Efficiency Office Machines Co., 21 est Craig, Montréal ce Tél.: 868-1171 mr A VOTRE SERVICE EP 0 CANADIENNE \u201cDroit de cité\u201d \u2018et l'orientation Montréal, le 12 mars 1963.M.le rédacteur en chef, Nous venons protester contre l'émission Droit de Cité parue le 6 mars 1963 à 9.30 h.au réseau d\u2019Etat.On tenta de discuter un problème vaste et complexe et à la mode : \u2018l'orientation.Le but de cette émission était d'éclairer la population sur ce sujet.But très louable dailleurs mais qui, à notre avis, manqua d'organisation et par là faussa l'opinion publique déjà mal renseignée.On aborda la discussion en citant un article paru dans le Photo Journal : « À la C.E.C.Mon classe les enfants comme des oeufs ».Et même si c'était ainsi les enfants en seraient fort heureux et fort bien sachant le soin que l'on apporte à la classification des oeufs.Comment voulez-vous orienter quelques milliers d'élèves avec une poignée de conseillers d'orientation ?Est-ce suffisant 11 conseillers d'orientation pour 33 écoles secondaires ?Un cas particulier : un conseiller doit s\u2019occuper de 192 classes à la CE.C.M.?Evidemment non.En examinent ce problème l\u2019on constate que : 1\u2014I1 n\u2019y a pas suffisamment de conseillers d'orientation et personne ne peut le nier.Il y en a encore qui croit que l'orientation, c'est du charlatanisme.2\u2014On manque de temps pour s'occuper des cas particuliers.On n\u2019a même pas assez de 9 AVRIL 193 2 conseillers pour s'occu per des étudiants des cours terminaux.Il faudrait corn.mencer l'orientation Vers la Gème année du cours, Que fait-on ?On adminis tre des tests et l'on donne les résultats.Pour beau coup l'orientation commence et se termine là, S.chant que le pivot de l'y rientation est l\u2019entrevue, y a-til réellement possihi.lité pour les conscillers ge rencontrer les éléves ine ressés ?Non.servée.L'entrevue est ré 3\u2014L'on est obligé d'accorder des entrevues aux cas urgents tels que les enfants cara riels ou souffrant de trou bles psychologiques.De là on refère ces cas à des spécialis tes et si on y parvient, le diy gnostic demeure souvent in- accepté par certaines auto rités.Donc manque de collaboration entre les différent spécialistes.Voilà beau d coup d'entraide et de com- à préhension.\u2018 Revenons à l'émission et com: mentons les interviews plutôt cocasses qu\u2019on nous y a présentés : 1\u2014Un jeune chômeur se plaint de n\u2019avoir pas été orienté tout en admettant avoir quit té les études à l'âge de !! ans\u2026 sans commientaires\u2026 Une jeune secrétaire es sans emploi lorsque l'on sai: (Suite à la page 18) LE QUARTIER LATIN\u2014\u2014 journal bi-hebdomadaire de ; l\u2019Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Membre de lo Presse Etudiante Nationale Directeur : Jacques Girard Rédacteur en chef: Michele Rivet Secrétaire à la Rédaction : Comité éditorial: Guy Bertrand, André Dubdis, Luc Martin, Michel Vennat, Stéphane Venne, i Section artistique : André Brochu, Jacques Tardif, Marc Lnurendeau, Michel Dansereau.Lapierre, Michel Paquin, Georges Dahmen.Section de l'Education : Reid, Réginald Boucher, Jacques D.Girard, Marthe Lépine, Ghislain Clermont.Renée Lescop, Claude Roy, André Smith, Amyot, Danielle Sauvage, Mireille Section Internationale : Nationale : Suzanne Thomas, André Imprimé par : I Pierre Hogue, Carrier, | Mackay, Suzanne Thomas, Francine Tougas.Section Politique : Jacques Poul = Pierre Hogue, Renée Lescop, Robert COté.Section Scientifique : Lorne Bouchart, Raymond Lafontaine, Pierre Rivest, Lionel Hervieux, Robert Ducharme, Ciaude Marullo, Yvon Séguin, Luc Desnoyers, Bernard Philogéne, Section sportive : Claude Chapleau.Caricaturistes : Cler, Stobin, André Lemieux.Photographes : Danièle Sauvage, Pierre Savard, André Bohémier, Benoit Bergeron.Publicité : Georges.Lefebvre \u2014 RE.7-6561 Abonnement pour l'année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave Maplewood, Montréal 26 Jacques de Lamirande Enrg.978, rue de Bullion, Montréal 18.Le Ministère des Postes à Ottawa, \u2026 _a.autorisé laffranchissement en numéraire et l envor.n comme objet de déuxième classé de la présente publication.Michel Beaulleu André Poirier, Serge Ménard.Hubert Section économique : Philippe ~~ .Pierre Blache.Section Section des Nouvelles : Robert Pierre Desjardins.\u2014r Lu pm Gh mt ew pet Lt rw Cn em ns St put EE 9 AVRIL 1963 Pre pANS LES FACULTÉS : a PAGE CINQ Cae, \u2018 4 1e DES NOUVEAUX PRÉSIDENTS e Pierre Girard: Faculté des Sciences Sociales Faculté de Droit Jacques-D, Girard: Faculté des Lettres L'Association des Etudiants de la Faculté des Lettres de l'Université de Montréal renaît grâce au travail d'une vingtaine de représentants de classes et de départements qui ont élu par acclamation Jacques-D.Girard, président de leur association pour le terme 1963-64.Il fut un temps où l\u2019A.E.F.- LUM.était l\u2019association des étudiants de Faculté la mieux organisée du campus.Avant la récente incorporation de l'Association des Etudiants de Polytechnique, elle était la seule à être incorporée civilemnet, en vertu de la 3e partie de la Loi des Compagnies du Québec.Le Conseil de Direction de l'AE.F.L'U.M.61-62 n'ayant pas assuré [a relève, l\u2019association fut considérée comme « morte » durant lu présente année académique.Récemment des visiteurs venus de l'extérieur pour rencontrer les directeurs, professeurs et étudiants de la Faculté des Lettres apprirent au bureau d\u2019information de l'Université que cette Faculté n\u2019existait plus, qu'elle avait été « fondue avec l'Ecole Normale Supérieure » ! Nous profitons de l\u2019occasion pour annoncer officiellement que la Faculté des Lettres n\u2019est NI MORTE NI FONDUE, et que les 885 étudiants qui y sont actuellement inscrits ont des porte-paroles chargés de défendre et de promouvoir leurs intérêts.Nous voulons également Signaler le sérieux travail de déblocage entrepris par les mem- \u2018bres du nouveau Comité de Régie de I'A.E.F.L.U.M.En moins de deux\u2019 semaines, une nouvelle constitution a été rédigée afin de redéfinir les ob- Jectifs de l'association ainsi que les cadres et structures du con- sil de direction.= = Dc nombreux projéts-de\" comités ont été élaborés : nly 1) Comité des publications \u2014Boitin: digne du « Droit Devant » de l'A.E.F.L.U.M.; \u2014Journal: bulletin de nouvelles et de liaison qui s\u2019efforcera de résoudre les difficiles mais non insolubles problèmes de communication entre les étudiants des 7 départements et des 2 sections de la Faculté; \u2014Revue : projet à long terme auquel des étudiants ont accepté de consacrer une partie de leurs vacances d'été.2) Comité du service du livre : \u2014achat en gros et vente à prix populaire des nombreux volumes dont les étudiants de la Faculté ont besoin dans la poursuite de leurs études ; \u2014mise sur pied d\u2019une coopérative disposée à favoriser celle que projette l'A.G.E.U.M.8) Comité de la semaine des Lettres : \u2014projet ambitionnant la réus\u2026\u2026 +.+\" = >y site de la semaine de philosophie de cette année.\u2019 Au lieu d\u2019allonger la liste des différents comités que le conseil de direction juge nécessaire de mettre sur pied pour assurer les meilleurs services possibles aux membres de I'A.E.F.L.U.M., nous croyons opportun d\u2019attirer I'attention sur un premier projet important, en bonne voie de réalisation.Dès la formation du nouveau comité de régie, fin-mars, une commission d'étude était formée en vue de la création d'un comité conjoint professeurs-étu- diants.Une vaste enquête fut immédiatement entreprise auprès des étudiants de la Faculté afin qu'ils expriment leur pensée sur différentes questions d'ordre académique.Les questionnaires distribués exigeraient des réponses qui ne pouvaient être formulées honnêtement sans un travail minimum d\u2019une heure, de la part de chacun des étudiants intéressés.La participation consciencieuse et nombreuse des étudiants est notre meilleure preuve de confiance, notre plus sûr gage d'espoir en l'avenir de I'A.E.F.L.UM.M.P.Dagenais, doyen de la Faculté, s'est empressé de nous manifester son désir personnel de collaboration et celui des professeurs dont il a la charge.Une première rencontre officielle entre les autorités de la Faculté et les représentants des étudiants doit avoir lieu dès demain.La résurrection de l'A.E.F- L.U.M.n\u2019est pas imputable à un miracle, mais à la bonne volonté des nombreux étudiants de la Faculté des Lettres qui veulent servir à part entière.\u201c77 \u201cJeanine MORAZAIN Secrétaire de l'A.E.F.LU.M.ré ie uw e Pierre Meunier: Victor Bardagi * Faculté de Médecine La semaine dernière, les étudiants en médecine de l'Université de Montréal ont élu un nouveau président au comité de régie dans la personne de monsieur Victor Bardagi, succédant à monsieur Arthur Amyot.Encore élève au collège de St-Lau- rent, on reconnaissait à M.Bar- dagi des talents oratoires, voire même des tendances politiques.En première année de médecine, il fut élu conseiller de sa classe.Son efficacité, son enthousiasme et sa diplomatie lui méritèrent le même titre en deuxième et troisième année.Par cette participation active depuis trois ans au comité de régie de la faculté, il a acquis une expérience précieuse qui l\u2019aidera certes à mener à bien sa nouvelle fonction de président.Il fut toujours d\u2019une ténacité et d'un dévouement à toute épreuve pour la cause des étudiants.Sa participation assidue aux activités tant sociales qu'\u2019artistiques et culturelles est une marque non équivoque de son intérêt pour les organisations étudiantes au sein de la faculté.dence, le comité de régie des étu-, diants en médecine, aura, un; exécutif dynamique et \u2018qu\u2019avec.la formation du comité conjoint, on assistera à un renouveau intéressant ainsi qu\u2019à une étroite, collaboration entré, les autorités et les étüdiants.Il ne nous reste plus qu\u2019à: souhaiter à Victor bon-:succès, ét bonne charice.; i.Nul doute que sous sa prési- : Marc\u2018 HETU: L'AEFA saffilir-telle un jour à AGEUM?.i J'irai cracher sur vos tombes, dit:en substance M.Jaries Kevih' Godin, président de A.EF.A.' .CL i (extrait du rapport du Président) ; \u20ac.Ceux pronant l\u2019affiliation.immédihte à IA.G:E.UM., c\u2019est-à-dire l\u2019asservissément bête et dispendieux à une.centrale: extérieure ne peuvent justifier leur position que par un absurde! rapiéçage de petits morceaux d\u2019idées empruntés entrent \u2018'daxs; cette catégorie.Ils nourrissent des délires plutôt que des pensées.; Leur sentimentalisme dissolvant répond à des intérêts particuliers, limités, immédiats.LA FACULTE DES ARTS D'ABORD, L\u2019A.! E.G.U.M.APRES, S'IL Y A.LIEU.Pour collaborer il n\u2019y a-aucune: nécessité d\u2019être dominé, surtout quand on peut, tout s'offrir pers) sonnellement.Il faut par contre pour atteindre une pleine col laboration un respect mutuel et une volonté sincère\u2019 de part\u2019 et: d\u2019autre.Ce dont PA.G.E.UM.a nettement refusé durant les deux: [3 , > s : * » \u2018.derniéres annees Lu Hous nous sommes organises, vo am am ESN Pd C2 © swe Ç hs Le - ce James Kevin GODIN N.D.LR.: Les fautes sont de auteur.si #0 + p\u2014 PAGE SIX LETTRE OUVERTE LE QUARTIER.LATIN CANADA PARFAIT SATELLITE Monsieur le Directeur, lee Quartier Latin, Université de Montréal, 2900 Blvd Mont-Royal, Montréal.Monsieur le Directeur : Ce pays bebête n\u2019aura-t-il donc jamais de politique internationale qui lui soit propre et les fauteurs de guerre de l'étranger pourront-ils donc toujours profiter de notre existence nationale pour nous tourner à leur gré en adjuvants plus ou moins complaisants de leurs états-majors ?Nous sommes le pays le plus neutre du monde, en ce sens que nous sommes prêts à nous laisser utiliser.Grande Guerre 1, Grande Guerre Il, guerre de Corée, trois guerres dans lesquelles nous avons marché sur simple invitation, et le plus souvent, en dépit de la résistance du Québec, et sans parler des milliards donnés EMPLOIS D'ÉTÉ EN HOLLANDE Centre Social Salon des Messieurs Chambres 310-360 Mardi midi 9 avril de 12.00 à 1.30 La Fédération Nationale des étudiants des Universités Canadiennes (F.N.E.U.C.) vous invite à rencontrer un envoyé spécial venu de Hollande pour répondre à vos questions concernant les conditions de travail, de logement -etc.oo \u2014 ea 4 a I'Angleterre.L'électorat anglo-saxon, souvent gonflé, naïf, subalterne et docile, et, contrairement à nous, sans identité nationale, immanquablement d'accord pour marcher au pas des militaristes, est malléable et plastique parce qu\u2019il manque de buts.Sa culture politique populaire, affectée du complexe de supériorité des coloniaux britanniques, lui procure l'illusion de dominer quand il est dominé, en sorte qu\u2019il fait confiance à ceux qui l'exploitent, pense gouverner quand il exécute, el se gargarise d'honneur militaire.Ajoutez à cela une dose de con- formismne yankee, facteur de crédulité, et vous aurez ce qu'il faut pour faire du Canada un parfait satellite.Satellite, nous le sommes dail- leurs depuis la Confédération, ce qui fait que notre politique est une farce, chose que les Ca- nadiens-Français, qui ont une rate pour s\u2019en servir, vérifient chaque jour, mais cc que les journalistes respectables ne disent pas.Les farceurs font d'invraisemblables piroucttes, mais les commentateurs continuent d'analyser gravement leurs « positions », véritable tour de force quand ça bouge à ce point.Du cinéma accéléré : Pearson, en novembre, se prononce contre les armes nucléaires : il proclame en janvier qu'il faut les ac cepter ; il dit en février qu\u2019il faut les accepter afin de respecter nos engagements ; il reconnaît en mars que nous n'avons jamais pris d'engagement.Diefenbaker, en janvier ou février, affiche une attitude anti-nclé- aire ; il souffre même, pour la cause, que des ministres démissionnent ; il affirme que nous n'avons pas d'engagement ; en mars, il se prononce pour les armes nucléaires, sous condition d'autonomie.Sévigny démissionne du Cabinet conservateur parce que «sa» conception de On \u201cgèle\u201d maintenant les ulcères On pourrait bientôt, en une petite visite d\u2019une heure à peine chez le médecin, être guéri d\u2019un ulcère de l'estomac.Lisez dans SÉLECTION du Reader\u2019s Digest d\u2019avril comment un pro- é révolutionnaire de congélation de l\u2019estomac a donné des résultats spectaculaires pour soulager les victimes d\u2019ulcères\u2026 sans intervention.chirurgicalo, Achetez Sélection aujourd\u2019hui ! o - la défense inclut les armes nucléaires ; un mois après, il décide de se présenter comme candidat du parti conservateur, qui jusqu'alors les rejette.Thompson dit à Montréal qu'il fera tout en son pouvoir pour que nous n'acceptions pas d'armes nucléaires et, quelques jours après, dans l'Ouest, il déclare qu\u2019il les favorise et même que Caouette finira peut-être par les admettre, ce que ce dernier continue de nier avec feu.Pendant ce temps, l'opinion des jeunes libéraux, qui était divisée sur cette question, devient unanime subito presto.Que pensent quelques étoiles de ces métamorphoses, au moins de celles de leur parti ?Le gros Maurice Sauvé, rénovateur professionnel de partis, ne parait pas en plus mal digérer ; au contraire, il se présente.Maurice Lamontagne, toujours très intéressé par l'économie mais, sem- ble-t-il, fort peu par l'atome, politicaille à Outremont ; René Tremblay, un autre idéaliste du Père Lévesque, peu embarrassé des ogives, passe de la dé-satelli- sation du Québec à la satellisation du Canada, selon la logique de plusieurs des mordus de la Confédération.Un tel chassé-croisé serait invraisemblable dans la dernière des républiques ayant accédé comme nous à l'indépendance.Il souligne indubitablement le caractère d'un pays hautement satellisé, incapable de s\u2019échapper de l'astre qui I'attire, et qui est voué à se fondre d'une manière ou d\u2019une autre dans le grand tout américain, quoiqu\u2019on en pense chez les nationalistes tranquilles et en contradiction avec eux-mêmes.Compliquez la situation par la coexistence de deux races qui se neutralisent réciproquement ainsi que par une économie largement dirigée d\u2019outre-frontière, et vous avez un pays absolument incapable de sursaut, mare aux grenouilles idéale pour les rois- soliveaux.D'où le règne des farceurs, grandement facilité d\u2019ailleurs par la crème des ennuyeux, les critiques de l'actualité politique dans ce pays à demi tombé.Les hommes du N.P.D.ont une allure de princes à côté de tous ces pseudo-bagarreurs de foire électorale.La politique u souvent été fort comique, dans notre pays, mais rarement fut- elle plus grotesque et vide d\u2019honneur et de pensée.Rarement, par.conséquent, y Jrt-on: aussi - peu représenté le peuple.Pierre VADEBONCOEUR «Vocation chrétienne de l\u2019homme moderne », tel fut le thème de la retraite pascale universitaire préchée par le R.P.André Liégé, dominicain, et dont nous vous donnons ici un résumé.Professeur à l\u2019Institut Catholique de Paris et au Saul- choir, «t théologien expert auprès du Concile, le Père Liégé est l\u2019un des grands penseurs de l'Eglise de Vatican IL.Prêchant le retour à un évangélisme authentique, les uccents prophétiques du Père Liégé, et la con- temporanéité de son message, constituent une semence qui pénètre jusqu'au plus profond de l\u2019âme «t germe sous la forme d\u2019un engagement chrétien où la « vérité dynamique de l\u2019homme rencontre la vérité dynamique de Dieu».Malheureusement, les propos percutants du Père Liégé engendrent parfois autour de lui un cercle d\u2019incompréhension, voire même d'hostilité : ne vient-il pas bousculer les conformismes, les étroitesses, les rigorismes de certains chrétiens « bien installés» et plus soucieux de dominer le « monde » par la force et la puissance que de le conquérir par l\u2019Amour.9 AVRIL 1963 \u2014 deux mille ans de christian; me ?Le christianisme n\u2019a-t-i] pas perdu une partie de sa faculté d\u2019étonnement ?Nous de vons aller à la rencontre de ce qui est le coeur du christianig me : l'EVANGILE, nous confronter avec Jésus-Christ, nous demander si le Christ est oui ou non l\u2019absolu des intentions de Dicu sur le monde, la venue une fois pour toutes de Diey dans l\u2019histoire humaine.L'Evan.gile réinterprète tout : nous devons prendre clairement position.L'acte de foi se situe ay point où la vérité dynamique de l\u2019homme rencontre la Vérité dynamique de Jésus-Christ, Le message de l\u2019athéïsme contemporain Comment pourrions-nous rendre au christianisme sa faculté d\u2019étonnement, et par où commencer ?En découvram à nouveau le vrai visage de Dieu.| Nos élites ont oublié la vérité de Dicu, tout en découvrant la vérité de l\u2019homme.Ecoutons l\u2019agnostique, l\u2019athée, qui les non par lâcheté ou parce que le milieu Pest, mais par con 9 AVRIL-1963- \u2014 me, qui L'ont fait patronner les guerres et le colonialisme, qui L\u2019ont lié aux sales causes de l\u2019Inquisition et du racisme, qui L'ont lié à des tabous, à des privilèges cléricaux ! Hélas, il y a encore de nos jours, dans le monde chrétien, des conditions qui continuent à faire mourir Dieu.[I importe donc de rendre Dieu vivant pour l\u2019homme, un Dieu qui nous libére de nos étroitesses et de nos idoles, un Dieu à la fois pauvre et fort de la toute puissance d\u2019amour, un Dieu qui s\u2019est inséré dans la création pour faire corps avec l'épanouissement de l\u2019homme, un Dieu qui redonne le monde à l\u2019homme et l\u2019homme à l\u2019homme comme une tache à accomplir tres sérieusement.Avons- nous donné ce témoignage au monde que lorsque Dieu est en contact avec l\u2019homme, l\u2019homme devient plus homme et plus libre que l\u2019athée le plus libre ! Rehydrater la morale chrétienne La situation de la moralité dans le monde est assez complexe.La plupart des morales VOCATION CHRÉENNE DE L'HOMME MODERNE Le christianisme a-t-il perdu sa faculté d\u2019étonnement ?Le fait d\u2019être jeunes et de vivre dans un monde en mutation profonde constitue pour nous une chance, mais présente du même coup des exigences nouvelles.Notre foi est chahutée, et notre existence chrétienne n\u2019est plus un simple héritage : désormais confrontée, elle se doit de devenir créatrice de nouvelles fidélités.Cet état de « crise > ne doit pas nous affoler : revenons plutôt aux vérités fondamentales, à ce qui est essentiel \u2018et solide.Tout d\u2019abord, un regard clair et profond sur nous-mêmes.ll nous est impossible de rencontrer Dieu et le Christ en profondeur si nous n\u2019avons pas commencé d\u2019exister, si nous n'avons pas touché «l\u2019os» de notre personnalité, réveillé cette part de nous-mêmes qui est l\u2019existence authentique, «t orienté notre vie dans une dynamique, une ligne de continuité.Avons-nous vraiment dépassé le stade de l\u2019enfantillage, du caprice, de l\u2019émotivité ?Avons-nous dépassé les conformismes, les emballements, le stade esthétique de la vie ?: Puis, un regard\u2019 claiFet profond sur le fait chrétien.Ne sommes-nous pas encombrés par science (et il existe réellement.quoiqu'en pensent les « bien pensants »).La vérité de l'homme lui apparaît incompatible avee la valeur attribuée à Dieu.qu\u2019il voit comme un concurrent de la vie humaine, un Dieu égoïste et soucieux du respect de ses lois, un Dieu justicier et source de la peur dans le monde.Autrefois, il faisait «chaud» du côté de Dieu et « froid » du côté de l\u2019homme ; aujourd'hui.c\u2019est le contraire.Aussi l'athée veut-il libérer l\u2019homme de cette fausse caution qu'est Dieu.Comment réagir devant un tel raisonnement ?Le réflexe træ& ditionnel serait le scandale et le recours aux slogans apologé tiques.La réaction peut être agressive : « Dieu va se venger.et Pathée va se casser la figure».Mais Dieu n\u2019est pas interven tionniste à ce point ! Mais op tons plutôt pour une saine réac tion d\u2019autocritique, et mettons nous à l'écoute du message de l\u2019athéïame contemporain.De mandous-nous si les athées, au lieu d'être ceux qui ont fai mourir Dieu, ne seraient p# ceux qui ont constaté le DECES DE DIEU.Les véritables av teurs de la mort de Dieu ne sont-ils pas ceux qui Lui on nlèvEtu \u2018Vraie valeur, qui [ont lié à des causes inhumaines ¢ contraires à la vérité de l'hon- badine plus aujourd\u2019hui.Prototype de la religion-évasion, qui dispense l\u2019homme d\u2019être un homme ! .D'autre part, on a vu apparaître, particulièrement au l9ème siècle, une sorte de «saint laïc gentilhomme », une espèce de saint sans religion et sans Dieu.Nous devons donc nous désolidariser radicalement de ces morales qui ne sont pas chrétiennes.Tout en nous souvenant que nous ne détenons pas le monopole de la vérité eur l\u2019homme, interrogeons-nous sur les nouvelles motivations qu\u2019apporte la morale chrétienne : ce que le christianisme ajoute à la morale, c\u2019est que tout se fait désormais à cause de Jésus- Christ.Or, regardons le Christ agir avec Marie-Madeleine, avec la Cananéenne, avec la femme adultère : la morale chrétienne n\u2019est pas faite pour humilier l\u2019autre mais pour s\u2019édifier soi- même.Acceptons enfin que, du monde non chrétien, viennent des provocations pour découvrir ou redécouvrir des réalités auxquelles le monde chrétien ne semble pas très attentif : la racisme, la guerre, la superposi- LE QUARTIER: LATIN vement était peut-être une aubaine pour Elle, l'occasion de Se désolidariser de certains oripeaux, de S\u2019appauvrir afin d\u2019exister comme un ferment qui inquiète plutôt que comme une présence qui s'impose et qui écrase, de défendre Sa mission plutôt que Sa puissance temporelle.La deuxième question posée à l'Eglise vient du mouvement tout à fait contemporain de DESOCCIDENT ALISATION.Le christianieme, qui prétend être la religion universelle (ne s\u2019est-il pas désolidarisé, dès les débuts, de l\u2019étroitesse nationaliste du judaïsme !), est dans la mentalité d\u2019une majorité de chrétiens la religion de l\u2019Occident.Au moment où les jeunes nations du Tiers-Monde se libèrent peu à peu à de l\u2019impérialisme culturel de l\u2019Occident, voici qu\u2019au Concile les évêques d'Afrique et d\u2019Orient contestent ce qu\u2019on pourrait appeler l\u2019impérialisme latin.Voici une autre aubaine pour l'Eglise, l\u2019occasion de Se désolidariser de toute civilisation particulière, de devenir vraiment CATHOLIQUE, de S\u2019acculturer et de coutumières sont remises cn question, au moment où le monde vit un temps de très haute moralité humaine (luttes contre le racisme et le paupérisme), tandis que la littérature contemporaine redécouvre le sérieux de la lutte pour l\u2019ohmme.Empreinte d\u2019un certain pharisaïsme et alourdie par le conformisme et le juridisme, la morale chrétienne n\u2019a plus très « bonne presse », et les chrétiens sont quelque peu désorientés par ce malentendu.Nous héritons en fait d\u2019un ménage plus ou moins réussi entre la morale et la religion.La religion a accepté d\u2019être la caution de la morale et de devenir une religion d'obligations.Après le recours aux ancêtres, on a mobilisé Dieu afin que la morale oblige : I] est devenu un Dieu législateur, justicier, gardien des lois et moteur auxiliaire de la sauvegarde des principes.La morale est ainsi devenue culpabilisante.Mariage plus OU moins réussi, car tantôt la religion a dissout la morale, tantôt la morale a dissout la religion.En effet, certaines per- tonnes sont tellement religieuses qu'elles sacrifient le respect des exigences de la justice humaine, et qu'elles soût7très peu scrupuleuses à l\u2019égard de réalités humaines avec lesquelles on ne tion géograpihque des pays chrétiens et des pays riches et développés.Soyons à l\u2019écoute de tous les prophètes de la moralité en expansion dans le monde.Le concile : vers un nouveau statut de coexistence de |\u2019E- glise avec le monde Un peu complices de la vieil- .lesse de l\u2019Eglise, ce « gros animal sociologique » comme disait Simone Weil, nous devons faire nôtres les efforts du Concile pour rendre à l'Eglise sa jeunesse, et répondre aux questions fondamentales que Lui pose le monde.La première question posée à l\u2019Eglise vient du courant moderne de LAICISATION.Depuis déjà presque quatre siècles, les courants du monde moderne contestent une certaine façon de vivre de l'Eglise : Sa puissance, Son impérialisme, Son cléricalisme, Son juridisme, Son triomphalisme » .L'Eglise avait, jusqu\u2019à maintenant, réagi devant ce courant en protégeant et en vengeant jalousement Ses droits, voire même en regardant avec une certaine nostalgie les « belles années » de l\u2019ère cons- tantinienne, où Elle s\u2019identifiait -avec une société chrétienne théo-\u2026 cratique.Mais voici qu\u2019au Concile l\u2019£glise a senti que ce mou\u201d tte.déployer Ses capacités d\u2019intégration universelle.La troisième question posée à l\u2019Eglise vient du mouvement de libération humaine.Le meilleur des énergies humaines est de plus en plus mobilisé dans la lutte contre le paupérisme, le racisme, l\u2019esclavage sous toutes ses formes.Or un trop grand nombre de chrétiens voient, dans ces grands combats de l\u2019homme, se dresser le spectre du communisme, ne se doutant pas que le plus grand péril est sans doute l\u2019anticommunisme militant, et le bellicisme ou l\u2019ab- sentéïsme qu\u2019il entraîne.L\u2019Eglise prétend être une Eglise de fraternité universelle : qu\u2019on fait les chrétiens dans la lutte contre le racisme ! L\u2019Egli- se prétend être l'Eglise des pauvres : qu\u2019ont fait les chrétiens dans la lutte contre le paupérisme et la faim dans le monde ?L'Eglise se réclame du Prince de la Paix : qu\u2019ont fait les chrétiens pour la paix, pour la recherche scientifique des causes de la guerre et des moyens de l\u2019éviter, dans la marche vers le désarmement universel ?Toutes ces questions du monde deviennent des questions d\u2019Eglise, auxquelles les chrétiens ue pourront désormais plus .s\u2019abstenir de répondre.Michel DORAY PAGE SEPT Nos représentants AU PAKISTAN Huguette Demers Michel Gouault Robert Panet-Raymond Michel Doray Chaque année des étudiants de l\u2019Université font un voyage d'étude dans un pays étranger.Après la Yougoslavie, Israël, la Suède et la Pologne, le pays choisi est le Pakistan.Au nombre de quatre, ces étudiants feront partie d'un groupe d'une quarantaine d'étudiants et de professeurs canadiens envoyés par le comité central de l\u2019E.U.M.du Canada en vue d'y étudier certains problèmes.Mlle Hu- guette Demers, MM.Robert Pa- net-Raymond, Michel Gouault et Michel Doray, choisis parmi ceux qui ont fait application, séjourneront environ deux mois au Pakistan afin de vérifier sur place les hypothèses qu\u2019un travail de recherche personnel leur aura fourni, sur un sujet de leur choix.Les frais de voyage seront défrayés, dans une mesure d'environ 50%, par le comité central canadien de I'E.U.- M., les crédits supplémentaires devront étre recueillis par les étudiants eux-mêmes.La principale activité de l'E.- U.M.a l\u2019Université a été, cette année encore, la « Corne aux Trésors » Cette vente d'oeuvres d'art et d'objets de fabrication artisanale venant de nombreux pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, a eu lieu en novembre dernier.Grâce à une grande coopération de la part des étudiants et à son organisateur Jacques Verdy, le chiffre des ventes a plus que doublé en regard de l'année précédente, passant de $2,000 à $5,000.La seconde initiative de J\u2019E.U.M., une vente de livres et de disques, s\u2019est avérée peu rentable, en partie à cause de nombreux « larcins » commis durant cette vente.La participation à un organisme comme l'\u2019E.U.M.s'avère essentielle pour 'A.G.E.U.M.si cette dernière veut déboucher sur le monde.On est actuellement à chercher des moyens pour intéresser plus directement les étudiants d\u2019ici aux problèmes étudiants internationaux.Espérons que des résultats se: ° ront bientôt obtenus dans ce sens que des activités comme les voyages d\u2019étude permettront une meilleure connaissance réciproque, prélude nécessaire à toute collaboration, valable. PAGE HUIT La revision \u20ac LE QUARTIER LATIN D'AVRIL 1967 u code civil et la laïcisation des actes de l'état civil et du mariage En 1955, la Législature de Québec autorisait le Gouvernement à confier à un juriste la revision du code civil de la province dc Québec.(1) Ce juriste devait préparer un projet de revision du code civil en observant, dit la loi « la méthode législative suivie dans la rédaction initiale, en lui conservant ses caractères distinctifs, en faisant les corrections de style et d\u2019agencement appropriées et en donnant son avis sur les modifications de substance qu'il pourrait être avantageux d'y apporter ».En 1960, soit 5 ans plus tard, la législature adoptait une autre loi (2) permettant de nommer quatre codificateurs pour étudier les rapports et recommandations de ce juriste et toutes autres suggestions afin de préparer un projet définitif du nouveau code civil.La loi spécifiuit que les codificateurs devaient faire diligence.Or, en 1963, soit 8 ans depuis l'adoption de la première loi, on i encore aucun rapport de cette revision du code civil.Quoiqu'il en soit, il y a certaines questions que les codificateurs devront se poser au moment de la revision du code civil.Ainsi, est-ce que l'on doit sécu- laviser les actes de l\u2019état civil ?est-ce que l'on doit séculariser le mariage?Mais avant de répondre a ces deux questions, il y a une question préliminaire que l'on doit se poser: est-ce que les codificateurs ont le droit de procéder à la \u2018sécularisation des actes de l'état civil et du mariage en vertu de leur mandat ?Dans la loi de 1955, le législateur dit que le juriste chargé.de la revision du code civil devra conserver au code des « caractères distinctifs» en faisant \"seulement les corrections de style et d\u2019agencement appropriées et en donnant son avis sur les modifications de substance qu'il pourrait être avantageux d\u2019y apporter.Malgré le caractère limitatif du mandat des codificateurs, ceux-ci pourrant certainement suggérer à la Législature la laïcisation de notre droit civil et ce, sans supprimer ses caractères distinctifs qui sont les suivants : droit unifié, droit écrit et codilié, droit de tradition ro- mano-latine-française, droit plus abstrait que le droit anglo- saxon, séparation du droit public et privé.Malgré la couleur conservatrice de la loi de 1955 (amélioration de la forme ; codifications des amendements, conservation des caractères distinctifs) on suppose facilement que les BUREAUX À LOUER 6953 St-Denis, coin Bélanger: 5 pièces chauffées \u2014 site idéal pour professionnels FE.4-9888 AUX FINISSANTS N'achetez pas vos meubles de bureau sans avoir visité n ATOMI K ' sans avoir connu les prix ! \" ATOM I K \"n vaste choix d'ameublement de bureau, bois ou métal.| | 261-EST, CRAIG -.- i 20e UN: 61047.codificateurs devront repenser certaines notions, car reviser signifie remettre en question, autrement on aurait parlé de refonte du code civil.Voyons maintenant en quoi consiste cette question de sécularisation.| \u2014 Doit-on séculariser les actes de l\u2019état civil ?Dans la province de Québec, c'est le clergé des différentes dénominations religieuses qui a l'habitude d'inscrire sur des registres spéciaux les faits intéressants l\u2019état des personnes comme la naissance, le mariage et la sépulture.En effet, l\u2019article 44 du code dit: «les registres sont tenus par les curés, vicaires, prêtes ou ministres desservant les églises, congrégations ou sociétés religieuses ou par tout autre fonctionnaire à ce autorisé.» D'autre part, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une personne qui n'appartient pas à une dénomination religieuse autorisée à tenir ces registres, les parents doivent, en vertu de l\u2019article 53a (amendement de 1875) faire enregistrer la naissance de leur enfant dans les quatre mois de cette naissance au bureau du secrétaire-trésorier de la municipalité ou du greffier de la ville.Cet umendement de 1875 est un premier involontaire probablement dans la voie de la sécularisation des actes de l'état civil imposé par certaines situations.Au moment de la présente revision, il est légitime de se demander si l\u2019on doit continuer dans cette voie et consacrer définitivement la sécularisation en ordonnant que la fonction de tenir les registres de l\u2019état civil appartiondra aux municipalités et en réglementant de façon plus précise la tenue, le dépôt des registres et la rédaction des actes.Certes, cela n\u2019empécherait pas le clergé des différentes églises de continuer à tenir des registres des baptêmes et des mariages mais ces registres n\u2019auraient force probante que devant l'autorité ecclésiastique.Voilà la première question sur laquelle les reviseurs auront à se prononcer.Il \u2014 Doit-on séculariser le mariage ?Doit-on séculariser le mariage i.e.le législateur doit-il considérer le mariage uniquement comme un contrat civil ?Actuellement, les pays.qui n\u2019accordent de valeur légale qu\u2019au mariage civil sont: la France, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Hongrie, la Chine et le Japon, l'U.R.S.S., la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Roumanie, la Turquie et la plupart des républiques de l\u2019Amérique du Sud.Dans certaines autres contrées (Italie, Espagne, Portugal, Angleterre, Royaumes scandinaves, Danemark, Etats-Unis, Colombie) le mariage civil existe mais parallèlement au mariage religieux, soit que les époux aient le choix entre l'une et l'autre forme, soit que la forme civile ne soit établie que pour les personnes n\u2019appartenant pas à une dénomitnation religieuse autorisée à célébrer le mariage.Enfin la Grèce, l'Autriche, les pays musulmans en général ne connaissent pas le mariage civil : l'union conjugale ne peut y être contractée que suivant les règles de la confession à laquelle se rattachent les parties contractantes.Dans l'Etat du Québec, c'est cette dernière situation qui existe: il n'y a pas de mariage civil.En cffet l\u2019article 129 dit: « sont compétents à célébrer les mariages, tous prêtres, curés, mi- \u2018nistres et autres fonctionnaires autorisés par la loi à tenir et à garder les registres de l\u2019état civil».Comme le dit Mignault : « il ne faut pas comprendre, cela est évident, parmi ces autres fonc- tionnaives, ceux qui tiennent un registre spécial, comme celui du secrétaire-trésorier d\u2019une municipalité pour l'enregistrement de la naissance des personnes non- baptisées ».(3) POUR : NOUS OFFRONS : Pour renseignements : \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EMPLOI DISPONIBLE Travailleur enthousioste Celui qui veut être son propre patron Carrière d'avenir Possibilité de revenus illimités Jean-Paul Collard, géront « La Laurentienne Cie d'Assurances » ~~ oe ooo 6333, boul.Décarie, Suite 34 _.oo Tél.735-258) ) \u2018 Ceci étant dit, on peut maintenant se demander si les revi.seurs ne devraient pas adopter la conception laïque du mariage?Et c'est ici que les codifi cateurs devront se prononcer.On doit cependant faire remarquer, que même si les cod.ficateurs adoptent le principe de la laïcité du mariage, cela ne donne pas au législateur le droit de s\u2019iminiscer dans la réglementation et l'administration religieuse du mariage.Le principe de la laïcité du mariage ne signifie pas que le mariage n\u2019est qu\u2019un contrat civil, mais seulement que la loi le considre exclusivement à ce point de vue, ce qui est tout différent.Les contractants restent cependant entièrement libres de donner en outre à leur mariage le caractère religieux et de l'entourer de formes culturelles.D'autre part, même si on adopte le principe de la laïcité du mariage, il est certain que la législation du mariage restera largement inspirée par les dispositions du Droit canonique et que, tout en s'\u2019affranchissant des directions des différentes dénominations religieuses ct spécialement de celles de l'Eglise catholique, on devra en rccueil- lir les réglementations.En définitive, on ne ferait que pro duire, séculariser et légèrement modifier les règles auxquelles est arrivé le Droit canonique.Voilà, esquissés brièvement, les problèmes auxquels doivent faire face les codificateurs et en dernier lieu la Législature qui doit approuver, modifier ou désapprouver l\u2019oeuvre des codificateurs.Il est à souhaiter cependant que les codificateurs procèdent avec « diligence » comme le suggère la loi de 1960.Le principe de la revision du code civil a été adopté en 1955, donc depuis huit années déjà, et le « juriste » ainsi que les « codificateurs» n'ont encore remis aucun rap- port-ou projet.1l est à espérer que cela viendra bientôt.- Raoul BARBE (1) 1955 S.Q.ch.47.(2) 1960 S.Q.ch.97.(3) Mignault, Droit Civil Canadien, T.I p.377.BUREAU A LOUER ; Bureau neuf 10°\u2019 x 16, chauffé, éclairé, toilette privé, salle d'attente meublée servant aussi à UN bureau de médecin, situé au centre de la cité de Ste-Thérèse.Tél.: TA 3-9382 - Dr.André_Limoges,.81 ouest, BDialnvilie.Ste-Thérèse-de-Blaiaville. 9 AVRIL 1963 \u2014 Réflexions « Sur et Autour > de la conférence donnée par M.J.M.Léger au congrès du C.R.l.et dont le sujet était : «Les conséquences du marché commun sur le développement économique et social de l\u2019Afrique ».Malheureusement à la suite de cette conférence le temps réservé au dialogue entre conférencier et auditeurs fut restreint.j'aurais aimé poser quelques questions du genre des suivantes : \u2014 Croyez-vous qu'il serait possible a un Etat africain faisant partie du Commonwealth d'accéder à la C.E.E.(communauté économique européenne i.e.marché commun) avant que l\u2019Angleterre n\u2019ait été acceptée elle-même au sein de la C.E.E.?\u2014 N'y a-t-il pas de différence entre les Etats de I'Entente (Dahomey, Niger, Côte d\u2019Ivoire, Haute-Volta) et les autres pays mentionnés en ce qui concerne les liens avec la C.E.E.ou la Métropole ?\u2014 Si on se place du point de vue africain, n'est-il pas plus urgent pour eux de penser à la fondation d\u2019un nouveau marché commun africain (qui n\u2019éliminerait pas les liaisons avec les métropoles au contraire) qui répondrait mieux à leurs besoins communs et respectifs plutôt que d\u2019adhérer simplement à une ancienne structure qui d\u2019ailleurs n\u2019a pas été conçue en fonction de LEURS besoins mais bien en fonction de ceux des métropoles et de I'unité européenne.le simple fait qu\u2019ils n\u2019aient pas eu voix a la C.E.E.avant 1960 et qu'ils n'aient encore qu\u2019un pouvoir consultatif ne le prouve-t-il pas assez et n\u2019est-ce pas là justement une honte pour la C.E.E.qui se pique de faire figure humanitaire au sein des nations en ce qui concerne l\u2019aide aux pays en voie de développement ?Voici maintenant quelques affirmations recueillies ici et là dans le journal « Afrique Nouvelle » (le plus grand hebdomadaire de langue française de l\u2019Ouest africain) qui illustrent le sens de mes interrogations et montrent qu\u2019elles ne sont pas pure imagination.\u2014 En septembre dernier à la Conférence du Commonwealth, après la Nigéria, le Tanganyka, le Kenya et l'Ouganda repoussent l\u2019as- Conférence sociation des « Six» et prennent une position hostile à l\u2019entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun.\u2014 A la méme époque en Guinée, le président Sékou Touré affirme : « Notre continent posséde des réserves considérables de matières premières et celles-ci, jointes à ses ressources en puissance, per- meltent de bien augurer de son industrialisation.C\u2019est pourquoi, s'il sera peu réaliste et peu rationnel de songer à associer les nations africaines au marché commun européen, ou à lout autre forme de monopole économique, il est à espérer qu\u2019un MARCHE COMMUN AFRICAIN Sera organisé et pourra en fin de compte COOPERER SUR UN PIED D\u2019EGALITE ET DE SOLIDARITE AVEC D\u2019AUTRES ZONES ECONOMIQUES.Les difficultés qui apparaissent dans le marché commun européen en ce qui concerne le renouvellement des accords d'association conclus par certaines nations africaines prouvent que ce n\u2019est pas LA FORME des relations économiques qu\u2019il faut modifier, mais LEUR NATURE MEME.» (je me permets de mettre en majuscule les mots qui me paraissent d\u2019une importance capitale.) \u2014 À la veille d\u2019un nouvel accord d\u2019association entre la C.E.E.et une quinzaine d\u2019Etats africains à Yaoundé en février dernier, M.René Desanti du Togo souligne en conclusion de ses analyses : « Une question se pose -\u2014 celle de savoir si l'association au Marché Commun est une solution souhaitable pour résoudre les PROBLEMES ECONOMIQUES ET SOCIAUX qu\u2019affrontent les pays africains.L\u2019on peut affirmer qu\u2019à la lumière des faits, L'EFFET QU\u2019ON ETAIT EN DROIT D'ATTENDRE A ETE TRES INSUFFISANT par son volume et surtout par la lenteur d'intervention de l\u2019action du Fonds de Développement.ct plus loin.LE PRINCIPAL DEFAUT DANS LA SITUATION ACTUELLE DEMEURE L\u2019ABSENCE DES REPRESENTANTS AFRICAINS AU SEIN DES ORGANES DE GESTION.Le renouvellement est le résultat d\u2019une entente librement conclue par les parties contractantes.Mais pour que cette association soit véritable EN FORME ET EN FOND, il conviendrait que la Communauté ouvre ses portes à une gestion commune des organes centraux.» \u2014 EN MARS \u201963 les pays africains réagissent a la prise de position hostile de l\u2019Italie et des Pays-Bas en ce qui concerne l\u2019aide aux pays en voie de développement.« En COTE D'IVOIRE et à MADAGASCAR, des prises de position officieuses le disent clairement.A DAKAR M.Soumah a souligné que cette attitude allait compromettre l'indépendance économique des pays africain.» \u2014 ~ \u201c\u2014 \"(Süñte ala page 16) LE QUARTIER LATIN PAGE NEUF ne grande artiste Mme Tamosaitis appartient à l\u2019école de la peinture lithuan- nienne qui s\u2019est développée dans l'après-guerre sous l'influence de l\u2019art contemporain Nord-Américain.Mais dans son cas il s'agit plutôt d\u2019une conversion assez inattendue.Reconnue depuis longue date comme expert dans l'art artisanal lithuanien, l'artiste a consacré de nombreux travaux à l\u2019étude ce ses éléments.Un séjour en Suède lui permit de dégager, par la voie du contraste, l'originalité et la stylisation voulue cles dessins géométriques caractéristiques à la production artisanale natale.Ses nombreux échantillons de costumes nationaux, ainsi que les tapisseries, exécutées suivant la tradition du peuple, lui va lurent de nombreuses médailles et prix aux expositions internationales (Paris 1957, Berlin 1958, New York 1939).A son arrivée au Canada en 1948, Mme Tamosaitis a ouvert un studio d'art folklorique à Montréal qui fut transféré ensuite à Kingston (Ont.).Pendant toute cette période, elle prit une part active dans la formation des jeunes pour qui l'étude de l'art populaire constitue une source d'inspiration.Elle donna des cours à l\u2019Institut Mc Donald, tout en participant à de nombreuses expositions can - diennes et américaines.Mais de plus en plus elle y expose, non seulement des tapisseries mais aussi ses gouaches et ses peintures.Si l'on pouvait distinguer au début dans ces dernières une certaine approche de décorateur, il est à constater que désormais l'artiste semble avoir découvert un style tout à fait personnel.Il se manifeste non seulement dans la gamme de couleurs, mais aussi dans le dramatisme inhérent de ses compositions.Le long apprentissage de la grammaire des couleurs, régissant l\u2019art populaire lithuanien aurait permis à découvrir à Mme Tamosaitis certains éléments fondamentaux et à arriver à des curieux rapprochements avec l\u2019art moderne.Ainsi l'absence du réalisme We ed gM ga, abe a 6 - vet le Symbolisine apparent; ten contrés dans la production artisanale, n\u2019était pas sans l\u2019encourager dans la voie de la spontanéité, qui constitue un des traits de la peinture abstraite.D'autre part il serait difficile de contester l\u2019emprise de la nature sur la personnalité de l'artiste.Rien qu\u2019à consulter le catalogue, on se rend compte jusqu'à quel point le monde visuel il se libère par un acte de création.Que les couleurs soient gaies ou d\u2019un chromatisme sombre, elles reflètent plus qu\u2019une volonté de « faire un tableau » ou l'expression d\u2019un état d'âme.On sent à travers ses peintures, cette procession cles saisons la présence d'un lieu mystérieux qui unit l\u2019artiste à la terre.inspire Mme Tamosaitis duns le choix de ses sujets.La Féerie des brumes matinales, l\u2019arabesques du givre sur les carreaux, tout l'or et le bronze de l'automne canadien, trouvent leur expression dans les visions poétiques de l'artiste.Quelquefois ce n\u2019est qu'un petit détail \u2014 les traces d'un rongeur dans la boue du sentier, les gouttes de la pluie sur les buissons, la marbrure des rochers.Mais toutes ses impressions fugitives travaillent sur son esprit jusqu\u2019au moment où Par la probité de l'exécution, le sens du rythme, et par cette dimension du lyrisme, Mme Ta- mosaitis arrive à créer un monde à elle qui sort des cadres d\u2019un intimisme douillet et sentimental.Reflet quelque peu mélancolique d'une solitude humaine, I'art de Mme Tamosaitis n\u2019aspire qu'à procurer au spectateur une satisfaction esthétique et à le faire avancer (qui sait) dans la connaissance de lui-même.Monika JONYNAS su + empereur.ét ire Ps Mme TAMOSAITIS exposera ses oeuvres au Centre Social à partir du 19 avril mots.Wome, wre ol.4 Pipe TL yey vr ov Jacques Girard répond au questionnaire \u201cMarcel Proust\u201d (Epreuve passée le 18 mars 1963) 1.Quel est pour vous le comble de la misère?La privation de la liberté.2.Où aimeriez-vous vivre ?C\u2019est toujours l\u2019ile Majorque qui a peuplé mes rêves.3.Votre idéal de bonheur terrestre ?4.5.6.7.8.9.10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.26.27.28.29.30.31.32.33.34.35.36.87.Vivre avec une femme qui me plairait.Ça veut dire amour, ca veut dire amitié, et ça veut surtout dire savoir vivre à deux.Mais amour ct amitié sont excessivement importants.Ce n\u2019est pas le pouvoir, contrairement à ce que certains peuvent penser.Ça pourrait être le pouvoir l\u2019occasion, mais sans compromission et pour une idéologie qui en vaudrait la peine.Pour quelles fautes avez-vous le plus d\u2019indulgence ?Celles qui ont été commises en toute honnêteté.Quels sont les héros de roman que vous préférez ?Kyo (La Condition Humaine de Malraux), Garine (Les Conquérants de Malraux), Nathanaël (Les Nourritures Terrcstres de Gide), le Dr Rieux (La Peste d\u2019Albert Camus), Traian Koruga (La 25e Heure de C.V.Gheorghiu).Quel est votre personnage historique favori ?Marc-Aurèle.Vos héroïnes favorites dans la vie réelle ?Celles qui luttent pour l\u2019amour.Vos héroïnes dans la fiction ?Antigone, Victoria (L\u2019Etat de Siège de Camus).Votre peintre favori?Le Gréco.Votre musicien favori ?Mozart.Votre qualité préférée chez l\u2019homme?La lucidité.Votre qualité préférée chez la femme?La féminité.Votre vertu préférée ?La capacité d'aimer.Votre occupation préférée ?La lecture.Qui auriez-vous aimé être?Phidias (Auteur des bas-reliefs du Parthénon).Le principal trait de votre caractère ?Le goût de « vivre », i.c.: sentir que je pense et que j'agis.Ce que vous appréciez le plus chez vos amis?La sincérité et l'authenticité.Votre principal défaut ?Le sentimentalisme.Votre réve de bonheur ?La pérennité.Quel serait votre plus grand malheur?Etre privé de ma liberté.Ce que vous voudriez être ?Ce'que j'essaie de devenir.La couleur que vous préférez?Le bleu.La fleur que vous aimez ?L\u2019Orchidée noire.L'oiseau que vous préférez ?L\u2019Hirondelle.Vos auteurs favoris en prose?Malraux, Valéry, Gide, Camus, Hemingway, Thériault.Vos poètes préférés?Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé, Anne Hébert, Verlaine.Vos héros dans la vie réelle?Ceux qui luttent pour l'égalité sociale.Vos héroïnes dans l\u2019histoire ?Maric-Antoinctte.Vos noms favoris?Robert, Boris, Tristan, Marie.Ce que vous détestez par-dessus tout ?La faine.Caractères historiques que vous détestez le plus?La cruauté.Le fait militaire que vous admirez le plus?Le raid de Dieppe.; La réforme que vous admirez le plus?La révolution française.Le don de la nature que vous voudriez avoir ?Le talent de pcindre.Comment aimeriez-vous mourir ?Tranquillement dans mon lit.Etat présent de votre esprit ?La fatigue.Votre devise?oa \u2014, _\u2014 Je fen ai pas.Ça me pue au nez, les devises, LE \u2018QUARTIER LATIN pe Un directeur unique Durant les deux années où jai travaillé avec Jacques Girargyly méme si je nai formée par la personnalité qu\u2019il a donnée au « Quartier Latin ».Le « Quartier Latin » n\u2019est pas un comité comme un autre, même si structurellement il en a l\u2019apparence.Parce qu\u2019il réclame, particulièrement de la part du directeur, une présence continuelle, un engagement de tous les jours \u2014 d\u2019une part, dans l\u2019élaboration de la politique propre du journal, travail à l\u2019A.G.E.U.M., d\u2019autre part, dans un côté technique, plus matériel aussi : lire les textes, se rendre aux mises en page, rencontrer une foule d\u2019individus \u2014 le « Quartier Latin» devient alors pour son directeur, le prolongement, l\u2019épanouissement optimum de son action dans le monde étudiant.Le « Quartier Latin » n\u2019est pas comme les autres comités que l\u2019on prend au hasard peut-être.Il est la « chance unique » de parachever une vie donnée pour la promotion de la classe étudiante.H faut que le directeur du « Quartier Latin» ait véeu intensément dans le monde étudiant, par le journal, depuis plusieurs années; qu\u2019il se soit, en quelque sorte, préparé à la tâche : Jacques Girard a été directeur du journal Ste-Marie, meilleur journal étudiant à cette époque.Il faut que le directeur du journal pense constamment au « Quartier Latin », aux problèmes étudiants; qu\u2019il y consacre tout son temps, qu\u2019il s\u2019y donne corps et âme : c\u2019est à cela que Jacques Girard s\u2019est employé depuis deux ans.On pourrait évidemment parler du directeur du « Quartier Latin » qui a donné plusieurs conférences sur le syndicalisme étudiant, sur Pour son ]()()*™e \u201cQUARTIER LATIN\u201d eee 1 20% Nos Homimages : ; > __ 9 AVRIL 1963 \u201ces AS ECPI pee a L\u2019ORATEUR À LA JOURNÉE SYNDICALE @ DU 8 MARS 3 à > pas endossé toutes ses idées, je puis dire que jai éte (Mars 1963) le journalisme étudiant, a divers organism et facultés, de celui qui s\u2019est fait entendre moul fois sur les ondes.Mais tous ces actes extérieur ne sont que le prolongement d\u2019une action plus personnelle, et trouvent trop leur récompense.en eux-mêmes pour véritablement valoir.La force de Jacques Girard s\u2019est manifestée; beaucoup plus par les chaudes soirées d\u2019été \u2014 et elles ont été si nombreuses \u2014 qu\u2019il a passées au « Quartier Latin », alors que personne, ou à peu près, ne le savait, par tous ces midis alge ces fins de semaine, où, durant toute l\u2019année, il a été au local pour discuter de la politique du journal, des articles à faire entrer, des mise en page moins bonnes qu\u2019on ne l\u2019avait espéré.Force qui n°\u2019est pas une abnégation de tous les instants, un devoir accompli en se sacrifiant, mais l\u2019expression d\u2019une vie orientée lucidement, sereinement, dans un sens donné, d\u2019une vie dominée par une intelligence volontaire.Force qui a permis à Jacques Girard d\u2019être beaucoup plus que « le-directeur-du-journal-qui-sort-deux- fois-par-semaine » pour devenir celui qui a travaillé à l\u2019élaboration d\u2019une véritable politique étudiante, celui qui a assumé complètement sa mission et qui ne s\u2019est pas arrêté à sa satisfac: tion personnelle.; À Je souhaite à Jacques Girard de toujours garder cette force, cette intransigeance qui en font sa valeur actuelle.Les renier au profit de compromis faciles serait détruire ce qui fit de lui un directeur unique.Ë i Michéle RIVET 9 AVRIL 1963 NI STEP SM en ets mm mn wa ape LE POLEMISTE AVEC JEAN-JACQUES BERTRAND Ce texte se veut un hommage a celui qui nous quitte aujourd\u2019hui aprés avoir mené les destinées du « Quartier Latin» durant les deux dernières années.J'ai collaboré au « Quartier Latin » depuis novembre 1961.D'abord comme chroniqueur artistique, puis en octobre dernier jusqu\u2019à maintenant comme secrétaire à la rédaction.Faisant partie à ce titre du triumvirat de la direction, je crois être spécialement en mesure de parler de lui.Malheureusement, je ne bénéficie pas des avantages que le recul confère, car nous n\u2019en sommes pas au bout de notre collaboration.Travailler avec Jacques Girard durant les deux années où il fut directeur du « Quartier Latin» ne pouvait se faire sans le risque d\u2019en être irrémédiablement marqué.Son énergie au travail, il la communiquait à tous ses proches collaborateurs.Mais il a su, plus que tout, nous communiquer ses enthousiasmes, ses convictions, ses déceptions.Et pour autodidactes ou non que nous ayons été, nous n\u2019avons pas pu échapper a son empreinte.L\u2019homme d\u2019action Multiples pourtant étaient ses acti vités en dehors du « Quartier Latin ».Pour n\u2019en citer que quelques-unes : il collaborait à la revue « Maintenant », il siégeait au Comité Conjoint au niveau central, il pronongait ici et la des conférences, faisait entendre la voix étudiante a la radio et a la télévision, etc.Il devait de plus poursuivre ses études en droit (Il se classait dans le groupe des 80%).Le TTT Fatigué par son travail, littéralement épuisé, je l\u2019ai vu souvent.Je l\u2019ai vu aussi dans ges rares moments d\u2019abandon où il voulait tout laisser tomber pour se reposer quelque peu.Peut-être au fond savait-il qu\u2019il ne laisserait jamais tomber.Mais le lendemain il revenait plus en forme que jamais pour poursuivre sa tâche écrasante.Il savait être présent dans tout ce qu\u2019il faisait.À tel point qu\u2019il peut sembler difficile aujourd\u2019hui de parler du « Quartier Latin» sans parler de Jacques Girard.Mais paradoxalement, nous pourrions parler de Jacques Girard sans parler du « Quartier Latin ».Car « Quartier Latin » ne restera pour lui qu\u2019une activité comme tant d\u2019autres accomplies ou sur le point de l\u2019être.Une activité où il s\u2019est donné de la façon la plus entière.Telles étaient en effet sa capacité de travail et sa qualité de représentation qu\u2019il restera pour nous de l\u2019équipe restante : Jacques Girard, point.Tout en nous rappelant qu\u2019il fut le directeur.Jacques Girard l\u2019insoumis, le polémiste, l\u2019incisif, le bourreau du travail, le penseur, l\u2019écrivain.Il fut (il l\u2019est encore !) tout cela, et quoi encore ?L\u2019amant des arts sans pour autant méconnaître la raison.Le logicien sans que l\u2019émotion en soit absente.Au conseil Il siégeait aussi au conseil de l\u2019A.- G.E.UM.Je n\u2019ai pas souvenance qu\u2019il ait manqué une réunion.Ses interventions étaient soigneusement écoutées.Il en faisait uniquement TEL QU\u2019EN LUI-MÊME .\u2026.Parler de lui .si cela Jui semblait nécessaire.Là encore, son ton était uni, mordant, incisif, et basé sur une logique à toute épreuve.Ce n\u2019est qu\u2019avec le recul que nous nous apercevons de cette logique, car il parlait sur des eujets fort disparates, mais qui à la fin faisaient partie d\u2019un tout.A la fin, le conseil se ralliait généralement à son point de vue, tant était grande sa force de persuasion.Cette année, le conseil semblait d\u2019accord en avance, mais l\u2019année dernière, ses vues n\u2019étaient pas celles de l\u2019exécutif, et il a aussi fait partie de l'exécutif fantôme.Du véritable exécutif, en somme, car c\u2019est cet exécutif qui menait.L\u2019ami Qu\u2019il ne m\u2019en veuille pas si j'ai vou- lu- parler de l\u2019ami.Car je crois que pour bien comprendre cette personnalité complexe il faut en parler.Pour lui, la loyauté comptait beaucoup.De part et d\u2019autre.Nous allions travailler à coeur ouvert.Et cela aussi réussissait.A ses collaborateurs qui étaient aussi ses amis, il pardonnait les fautes, mais pas les négligences.Il ne pardonnait surtout pas l\u2019absence.Lucide, il voulait que tous le soient.Travailleur, il voulait aussi que tous le soient.Il aimait la critique, qu\u2019elle soit positive ou non, mais pas l'indifférence.Il était toujours prêt à rendre service, mais il était très exigeant.Mais autant il était exigeant pour nous, et autant il l\u2019était pour lui-même, autant nous l\u2019étions pour lui.Et cette loyauté qu\u2019il exigeait de nous, nous Pexigions aussi de lui.GIRA Si nous voulions le rencontrer, il trouvait toujours du temps à nous accorder.Ce temps pour lui était sacré.Le polémiste et ses emportements Pour doux qu\u2019il fut dans ses contacts humains, il n\u2019en avait pas moins la main de fer dans le gant de velours.Il s\u2019emportait facilement malgré tout.Ses colères sont presque proverbiales, et ceux qui ont eu à subir ses foudres s\u2019en souviendront sans doute longtemps.Il écrivait comme il parle, surtout sur l'impulsion du moment, et ses textes ont pu sembler désagréables à certaines personnalités, dont messieurs Johnson et Gordon, je suis convaincu qu\u2019il l\u2019a fait en toute bonne foi, et qu\u2019il ne trahissait en somme que son art assez recherché de polémiste en risquant de s\u2019attaquer aux personnes mêmes de ses adversaires idéologiques.Pourtant, il savait respecter les idées, et il était le premier à vouloir entreprendre le dialogue, en autant que la chose lui semble possible.Conclusion Sensible aux éloges, il l\u2019est aussi.Mais je n\u2019ai jamais eu le don de faire l\u2019éloge verbal de ceux avec qui je collabore.Je préfère souvent me taire.Il me semble qu\u2019aujourd\u2019hui cela est impossible.Qu'il ne m\u2019en veuille pas, si j'ai attendu son dernier jour, mais qu\u2019il sache seulement que tout cela, je l\u2019ai pensé continuellement au cours de l\u2019année.Michel BEAULIEU PAGE DOUZE LE QUARTIER LATIN oy 9 AVRIL 1943 SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE L\u2019EUROPE EN AUTOMOBILE Vente et Location d'Automobile pour l'Europe permis international \u2014 Cartes des pays d'Europe.1176, rue Drummond, Montréal Ul.1-0200 \u2014 UN.1-3906 au Quebec a ses bons moments et les rend meilleurs! La pratique du Service Social a comme préoccupation fondamentale d\u2019atteindre 'individu, Cette préoccupation rejoint un concept philosophique à savoir l\u2019unicité de l'individu et un concept démocratique qui est la reconnaissance de besoins humains communs.Ces besoins humains ont leurs manifestations dans le fonctionnement social, lequel est la somme totale des activités d\u2019une personne en interaction avec d\u2019autres et avec les situations qu\u2019elle rencontre dans son milieu.C\u2019est cet ensemble d'interactions qui indique la capacité d\u2019adaptation de l\u2019individu.Le fonctionnement social peut donc être abordé concrètement par la façon dont l\u2019individu remplit les divers rôles qui sont exigés de lui et qui sont des complexes d\u2019attitudes el de valeurs.La cause d\u2019un mauvais fonctionnement peut résider soit chez l\u2019individu lui-même qui n\u2019a pas les capacités voulues pour remplir tel ou tel rôle ou qui les a à l\u2019état latent, soit dans son environnement qui ne répond pas à ses besoins, à ses attentes.L\u2019individu ct son milieu exigent pour fonctionner normalement qu'il y ait complémentarité et réciprocité de rôles.Cette atlente parlagée, sans laquelle il n\u2019y aurait pas de conflit, devient donc la source de problèmes.Il devient donc évident que la solution à ces problèmes personnels ou sociaux réside dans le rétablissement de l\u2019équilibre individu-société et socié- té-individu.C\u2019est à ce rétablissement de l\u2019é- (quilibre que la profession de Service Social vise en donnant aux travailleurs sociaux pratiquant dans chacune des cinq méthodes les moyens pour aider l'individu à mieux fonctionner dans son milieu et pour aider le milieu à mieux servir l'individu.Les méthodes Cette restauration.ce maintien ou cette amélioration du fonctionnement social envisagé par la profession de Service Social est atteinte par le Service Social personnel (casework).le Service Social de groupe (groupwork) et l\u2019organisation communautaire supportés par l\u2019administration et la recherche.Casework Le casewrrk est avant tout une méthode d'aide à l\u2019individu, c\u2019est- à-dire une méthode par laquelle on tâche d'apporter des services au client, qu\u2019il s\u2019agisse de services concrets ou de services intangibles.Il est nécessaire de distinguer ici entre méthode et service : différents services peuvent être rendus efficacement à différents individus par des pairs ou par des personnes autres que des travail- \u2014 LE SERVIC leurs sociaux.Ce qui spécifie l\u2019aide apportée par le travailleur social, c'est la façon dont il possède, c\u2019est-à-dire la méthode qu\u2019il emploie.S\u2019intéressant au bien-être et à l\u2019épanouissement de l\u2019individu, le casework a pour objectif de l\u2019aider à retrouver sa fonction antérieure ou s\u2019il y a possibilité de l\u2019aider à retrouver un fonctionnement meilleur qu\u2019auparavant.Pour atteindre soit la restauration du fonctionnement social, soit son maintien ou encore son amélioration, le travailleur social doit être intéressé à apporter au client la possiblité de mettre en jeu ses ressources personnelles et celles du milieu.Comment le travailleur social peut-il y arriver ?Par la relation.Qu'est-ce que c\u2019est que la relation de casework ?C\u2019est un climat, une ambiance dans laquelle se déroule tout le processus de résolution du problème.C\u2019est à travers cette relation qui s'établit entre le client et le travailleur social que ce dernier peut exercer sa fonction d'aide.En somme, cette aide apportée au client en état de besoin matériel ou psychique est le traitement.Dans le traitement de son client le travailleur social doit agir au niveau du conscienl on du pre- conscient en étant préoccupé de maintenir le client dans la réalité altuelle.Ce maintien ou ce rappel à la réalité peut se faire par un traitement de support qui a pour but d'améliorer le fonctionnement général sans ajouter sensiblement à la compréhension ou à la prise de conscience du moi à l\u2019égard des aspects inconscients de la personnalité : cette méthode de traitement est mise en application à l\u2019aide de différentes techniques qui permettent un meilleur fonctionnement social en favorisant la disparition des symptômes.Une deuxième méthode de traitement consiste à aider le client à modifier el à améliorer ses modes d'adaptation par une prise de conscience de son fonctionnement.Cette méthode a pour but principal d'améliorer le fonctionnement de l\u2019individu en cherchant à rendre plus efficace la direction ou l\u2019orientation que le moi donne au comportement en l\u2019aidant à acquérir une connaissance plus approfondie et plus adéquate des sentiments et des attitudes jusque- là demeurées inconscients.La technique employée est la clarification qui peut être utilisée avec les individus ayant un moi suffisamment intégré.En pratique, support et clarification sont souvent employés simultanément par le travailleur social.Groupwork .Le groupwork est une méthode de Service Social qui utilise la dynamique de groupe pour un meilleur fonctionnement socia! des participants.C\u2019est donc un processus d\u2019aide basé aussi sur la relation au niveau conscient et sur le plan de la réalité, visant à l\u2019amélioration des relations humaines, Si l\u2019individu parvient à établir au sein d\u2019une petit groupe des relations satisfaisantes qui le feront grandir et progresser du point de vue émotif et intellectuel, il sera plus apte à remplir ses fonctions sociales dans le milieu auquel | appartient.Cette méthode repose sur une série de concepts et sur la conviction (renforcée par maintes êtu- des sociologiques et Psychologiques) que tout petit groupe renferme un jeu de relations et de sentiments entre les membres, que l\u2019action collective est productive et efficace et qu\u2019il est possible et essentiel d\u2019utiliser la structure.le climat et l\u2019activité du groupe pour des fins éducatives et thérapeutiques.Les êtres humains ne peuvent être compris que mis en relation avec d\u2019autres humains.Ce qu'est un homme est reflété par le comportement des autres a son égard.Ce que pense un homme de lui- même est ce qu\u2019il perçoit des réactions des autres envers lui.Le patron de comportement de tout individu est un miroir de toute son expérience de vie dont la grande part se passe dans les groupes.En plus des \u2018techniques d obser vation et d\u2019interprétation, le group worker se familiarise avec les con cepls sociologiques d\u2019interaction, d'intégration, d\u2019adaptation, d\u2019acceptation, de statut et avec les théories et les techniques sociométriques nécessaires à la compréhension de la vie mouvante et complexe des groupes.C\u2019est ainsi qu\u2019il aide ses clients à surmonter leurs difficultés d'adaptation et à mieux fonctionner dans les autres groupes auxquels il appartient.Le groupwork est nécessaire pour promouvoir des relations sanctionnées par certains controles, pour enseigner la maîtrise de soi par une forme simple d\u2019expérience démocratique, pour développer des capacités de relations humaines.11 est aussi un moyen de socialisation parce qu\u2019il prépare à une participation active dans un contexte de vie sociale démocratique et cela par le développement el la poursuite de buts communs.par le contrôle social du groupe vers l\u2019accomplissement de ces buls, par la création et l\u2019acceptation de l'autorité, par l\u2019apprentissage du « leadership » et par la compre hension et l\u2019intérêt que peul apporter la vie du groupe.Le group: work est de plus un élément de solution pour les problèmes inter- raciaux et inter-ethniques.V\u2019expérience de groupe peut constituer une forme de thérapie.Prenons comme exemple la réha- pilitstion du délinquant : le be- coin qu'il a de s\u2019exprimer dans un groupe (le gang) peut très bien être utilisé dans le traitement.Enfin le groupwork a aussi sa place dans le traitement des mésadapta- tions intrapsychiques en autant que celles-ci sont causées par des facteurs sociaux de l\u2019environnement.En somme, par la méthode du groupivork en Service Social, nous tendons à aider le groupe à atteindre ses fins et chacun des participants à progresser, à se développer socialement compte tenu des hesoins individuels.\u201c| Organisation communautaire Alors que le casework ct le groupwork ont été analysés et identifiés depuis assez longtemps comme méthodes de Service Social.ce n\u2019est que récemment que l'organisation communautaire a pu bénéficier d\u2019une littérature professionnelle, décrivant ses techni- la formation du travailleur social.L'objectif de cette méthode est de réaliser l\u2019adaptation des ressources communautaires aux besoins.L'organisation communautaire inclut done l\u2019étude des faits et l\u2019action sociale.Il s\u2019agit de rendre les collectivités conscientes de leurs problèmes, de leur faire connaître les ressources dont elles disposent et de leur apprendre à | les utiliser de façon efficace pour la satisfaction de leurs besoins.On les amène ainsi communauté intégrée et apte à collaborer.Cette collaboration vi- x \u201cmo s¢ à permettre une meilleure adap- à tation des ressources aux besoins.\u2018 le principe fondamental est que les efforts déployés par les différents groupes de la collectivité pour réaliser un projet ont une ques ct justifiant sa place dans à former une- : SOCIAL hension des besoins sociaux, des ressources, des objectifs et services (éducation); 6) favoriser la participation aux activités publiques et privées du Service Social (support et participation).Le processus d\u2019organisation communautaire fonde son action sur l\u2019une ou l\u2019autre de ces fonctions.Une activité peut inclure plusieurs objectifs.Un survey par exemple dans une communauté a pour but premier de relever des faits, mais en outre, il peut viser à augmenter les standards de la pratique du Service Social, à augmenter la coordination entre les différentes agences, à éduquer le public.Les agences d'organisation communautaire groupent des représentants de tous les organismes sociaux, des communautés géographiques ou fonctionnelles.Au Canada, le conseil des oeuvres, le Red Feather sont des agences d\u2019organisation communautaire.La méthode fondamentale étant de réaliser l\u2019adaptation des ressources aux besoins, il est indispensable d'appliquer des connaissances théoriques à l\u2019étude des systèmes de valeurs de la structure des pouvoirs et des modes d\u2019existence propres au milieu culturel de la communauté ou du groupe en cause.Le travailleur social est un spécialiste en relations humaines et cela se fait sentir d\u2019autant plus en organisation communautaire où il opère toujours à l\u2019intérieur d\u2019un système complexe de relations.Le processus d\u2019organisation communautaire se déroule à l\u2019in- lérieur de ce réseau complexe d\u2019in- leractions des individus et des \u2018groupes avec leurs objectifs propres et leurs luttes d\u2019influence.Pour que le processus se déroule de façon satisfaisant, il est al 1 1 à % co .M valeur intrinsèque parce qu\u2019ils O'indispensable que le travailleur augmentent les connaissances, la) capacité.l'esprit de coopération e lc degré de cohésion de la communauté.Ces valeurs sont même plus importantes que le projet à réaliser en ce sens qu\u2019elles contribuent à fonder la communauté sur un ensemble de relations plu- tô{ que sur un cadre structurel.Les fonctions de l\u2019organisation communautaire peuvent se résu- Mer en six point : l)obtenir et analyser des faits qui doivent servir de base au planning (recher- chet: 2) développer, initier.modifier.mettre en application les Programmes d\u2019action; 3) établir, maintenir, améliorer les standards de bien-être et augmenter l\u2019effica- du *-rvice Social; 4) améliorer et feciliter les interactions, con- triburr à la coordination entre les organisations, les groupes engagés dans l'exAcution des programmes de bien-être (coordination); 5)} développer une meilleure compré- |§ ce et l\u2019économie des opérations, social s\u2019identifie à tous les groupes sans se laisser identifier à l\u2019un plutôt qu\u2019à un autre.I! doit créer des échanges de vues, être habile à atténuer les tensions, aider les groupes à mener à bicn un projet sans se disloquer en sous-groupes hostiles.Administration L'administration en Service Social a pour fonction de supporter et faciliter les activités des agences de casework, de groupwork et d'organisation communautaire.La pratique de l\u2019administration dans les agences se base sur les principes de l'administration publique, mais dirigés vers les buts spécifiques du Service Social.C\u2019est pourquoi un administrateur, malgré sa compétence, ne peut administrer une agence sociale à moins d\u2019être bien au fait des buts t de la\u2019 philosophie de la profession.LE QUARTIER LATIN Il lui faut avoir la compréhension des principes de relations entre les individus et les groupes, la compréhension du processus d\u2019administration et son application pour le client, la communauté, le personnel.Car l\u2019administration d\u2019une agence sociale ne peut se concevoir comme une structure hiérarchique rigide à l\u2019intérieur de laquelle les décisions sont prises et les ordres exécutés.La pratique administrative se fonde de plus en plus sur l\u2019application de principes scientifiques et l\u2019un des buts principaux est de permettre à tous les individus ayant des tâches différentes de travailler de concert et réaliser les objectifs de l\u2019agence.Actuellement, il est reconnu que comme les membres des autres professions les travailleurs sociaux ont besoin de formation en administration.La plupart des écoles de Service Social dispensent des cours en administration et encouragent les travailleurs sociaux à se familiariser avec les sciences administratives et même à s\u2019y spécialiser.Recherche Le rôle de la recherche en Service Social est assez semblable au rôle de la recherche dans l\u2019ensemble des disciplines qui forment les sciences humaines.Elle a pour but l\u2019amélioration des cadres théoriques en vue de rendre plus efficace l\u2019activité professionnelle des travailleurs sociaux.Ces derniers engagés dans le service auprès des individus, des groupes et des com- n unautés peuvent ainsi faire ap- per à la recherche pour appuyer sur des bases scientifiques leur compréhension de l\u2019homme et du milieu où il vit.La recherche peut se faire à différents niveaux selon !e point d\u2019où l\u2019on part et selon les objectifs à atteindre.On peut ainsi avoir une recherche exploratoire qui reste plutôt sur le plan concret, une recherche descriptive qui se situe au même niveau que la recherche exploratoire, mais dont les objectifs sont de présen- ler les caractéristiques d\u2019une situation ou d\u2019un phénomène plus que de développer des hypothèses.Toutefois, le chercheur doit dépasser les niveaux de recherche exploratoire et descriptive pour en arriver au niveau de la recherche expérimentale qui implique l\u2019étude systématique des relations humaines par des observations contrôlées.Le domaine de la recherche en Service Social est particulièrement vaste parce que la profession est très jeune et les sciences humaines relativement peu développées en comparaison des sciences exactes.~ - _\u2026 En collaboration, \u2018Service Social TI.PAGE TREIZE ~ Trois étudiants de l'Université de Montréal obtiennent des bourses Woodrow Wilson La Fondation Woodrow Wilson nous annonce le choix de Mlle Muriel GARON, MM.Rodrigue TREMBLAY et Salvador FAJARDO comme titulaires d\u2019une bourse W.W.pour la prochaine année académique.Inscrite en 4e année au département de sociologie, Mile Garon obtiendra le baccalauréat ès sciences (soc.) au mois de mai de cette année.En septembre prochain, elle ira à l\u2019Université Columbia où elle postulera la maî- .trise en sociologie et ensuite le doctorat.M.Tremblay prépare cette année le baccalauréat ès sciences (écon.) au département des sciences économiques.L\u2019an prochain, il doit se rendre à l\u2019Université Harvard pour entreprendre une scolarité de 3 ans, cn vue du doctorat.M.Fajardo a obtenu la maîtrise en anglais au mois d\u2019octobre dernier.I envisage, pour septembre, un séjour d\u2019études en littérature comparée à l\u2019Université Yale.Ces 3 étudiants songent à faire carrière dans l\u2019enseignement, comme d\u2019ailleurs la plupart des boursiers Woodrow Wilson.N.B.La bourse Woodrow Wilson est au montant de $1,500.ct comporte aussi le plein paiement des frais de scolarité.Y sont éligibles surtout les candidats qui cn sont à leur dernière année d\u2019études proprement universitaires et veulent entreprendre dans une autre institution, un scolarité de niveau supérieur.LA SOCIÉTÉ DES TABACS QUÉBEC INC.vous présente ESCA Fa ge) création canadienne-française Exigez-la .+ rte an cé PAGE QUATORZE ÉGO 'SUM* PAUPER 4 - - ew er em ease = dd Le DHA BU ®.SAM = w\u2014 LE QUARTIER LATIN ./ .L'enseignement secondaire avant 1840 L'effait des Canadiens Français ne se limita pas à l'organisation de l'enseignement primaire ; de 1803 à 1832, aux séminaires de Québec et de Mont réal, s'ajoutèrent sept collèges : ie Collège-séminaire de Ni- colet (1803) ; [Le Séminaire de Saint-Hya- cinthe (1811) : Exclusivité : 6956, Drolet Martegani ® Esperia ® Romantica Minerva ® Renata CESARE IMPORTING REG'D.Chaussures et sacs à mains de confection italienne Importation directe Tél.279-2790 Montréal, P.Q.à \"M =\" Sur présentation de cette annonce nous accorderons une remise de 10% \u201c BÂTISSEZ EN LAV ECONOMISEZ À LA PLUS DE 1,260 SUCCURSALES POUR VOUS SERVIR - MP-871F Le Collège de Saint-Roch de Québec (1818 ; ne dura que dix à douze ans) ; Le Collège de Chambly (1825); Le Séminatre de Sainte-1 hé- rèse (1825) ; Le Collège de Sainte-Anne de la Pocatière (1829) ; Le Collège de l'Aassomption (1832).Sans compter un grand nombre d'écoles latines, d'ébauches de collèges qui ne durèrent que quelques années sans se développer, une sorte de sélection vitale s\u2019¢tant faite qui ne laissa subsister que les plus vigoureux.Dévouement des curés L'histoire de chacun de ces collèges se ressemble, puisque, dans chaque cas, ou presque, un cur¢ soucieux d\u2019assurer a ses pa roissiens une instruction supérieure s\u2019est dévoué sans compter pour établir d\u2019abord une école latine, devenant collège ou petit séminaire à mesure que le nombre des élèves augmentait ct que les classes se multipliaient.À Suinte-Thérèse, par exemple, le curé, M.Ducharme, commence a cnseigner le latin, en février 1825, dans son presby- tèrz, à six enfants convoqués par lui à la sortie de l'Office du mercredi des Cendres.En septembre 1830, les cours se donnent dans le grenier du presbytère, et une vingtaine d'élèves y sont admis.Plus tard, il faudra utiliser unc maison de ferme, réparée et agrandie.Le curé se fait aider par ses élèves les plus avancés pour dispenser l\u2019enseignement ; il doit parfois y travailler jusqu\u2019à onze heures, le soir, après une dure journée de ministère.Pauvreté Presque tous ces fondateurs de collèges y consacreront d\u2019abord leurs biens personnels, s\u2019imposant des privations et se plongeant dans les dettes pour venir \u201cà bout des -dépenses de \u201ctoutes sortes.L\u2019'abbé Ducharme vi: plus pauvrement qu'un moine, dans son presbytère ; il écrit lui- même : « C\u2019est en me privant de toutes fantaisies et même en me privant de bien des choses nécessaires que j'acquitte mes dettes (l).» Il doit nourrir 50 pensionnaires, avec $4.50 par mois.Car la pension demandée aux parents est toujours minime; par exemple, à Saint-Hya- cinthe, en 1817, on demande $50.par année et 12 minots de blé pour la pension et l'instruction d'un élève.On ne rencontrait pas seulement des difficultés d\u2019ordre financier.Les anciennes lois françaises réglementaient très sévèrement l'acquisition de propriétés par des ecclésiastiques ; et les dirigeants anglais n\u2019hésitaient pas, chaque fois que leurs intérêts y trouvaient avantage, à invoquer ces lois considérées conmi- me démodées, peu pratiques.De là des entraves continuellement opposées à la constitution des collèges, à la transmission de biens au profit des institutions d'enseignement.C\u2019est ainsi qu\u2019il fallut onze ans de démarches ci d'ennuis pour autoriser le [on- dateur du séminaire de Saint- Hyacinthe « à se dépouiller de ses Liens en faveur d\u2019une oeuvre de bienfaisance publique et bour assurer à cette oeuvre le moyen de vivre » (2).Tant de dévouement ne fut pas déployé seulement pour la formation du clergé.Il est vrai que l'Eglise canadienne devait recruter sur place sa relève.Mais le but principal est tout simplement de dispenser un enseignement plus élevé pour compléter l'enseignement primaire, et combattre par ce moyen l'influence de l\u2019Institution Royale.L'abbé Ducharme n'avait pas pensé au début, à jeter les bases d'un college classique; « Créer de fortes écoles de campagne d'où sortiront des instituteurs de haute valeur, préparer de dons enfants pour les collèges déjà existants, arracher des écoles et académies de l'Etat les Canadiens Français» (3) résume l'idéal qu'il poursuivait.Pour lui, l\u2019ins- Littiteur modèle devait avoir étudié le latin, parce que la traduction de textes et l'étude d'auteurs anciens développent l\u2019intelligence et exercent le goût.Depuis l\u2019avènement de l\u2019Etat parlementaire, en 1791, il Je- vient très important d'assurer aux Canadiens Français une place dans les fonctions administratives, de démentir le prétexte d'ignorance, d'incompétence au maniement des institutions britanniques, par lequel on trouve moyen de les exclure des charges publiques.Il faut former des parlementaires capables d'assurer pleinement leurs responsabilités, sûrs de leurs droits.À ce but éminemment patriotique se joint l'intention d'assurer la relève du clergé et de conserver à l'Eglise catholique sa primauté en matière d'éducation.Quels furent les résultats de ce travail?En 4824, on déplo- 9 AVRIL 1943 \u2014 rait le nombre infime d'écoliers dans les institutions d'enseignement secondaire.\u2018En 1838, a,.thur Buller, chargé par Lord Durham d\u2019enquêter sur le système d'éducation du Bas-Cana.da, évaluait le nombre de ces élèves à 1,000 environ ; on constate, a cette époque, l'insuff;.sance des débouchés offerts aux jeunes gens instruits.« Tous les ans », peut-on lire, dans le Cg.nadien du 17 août 1838, « Nos nombreux collèges rendent à la société un bon nombre de jeunes gens, que des études brillantes et solides mettent en état de travailler à l\u2019'honneur, à la gloire et à l'avancement de leur pays.Mais malheureusement les plus belles carrières qui, dans les autres pays, s'ouvrent devant une jeunesse studicuse, pleine d\u2019Pner- gie et de capacité, se trouvent fermées à la jeunesse du Cara- da (4).».{] aurait fallu qu'un essor de l'autonomie coloniale correspondit au progrès de l'instruction ; le pays avait besoin d'être gouverné par lui-même, pour permettre à des énergies toutes frai- ches ce s'exercer pour le progrès Économique et social du pays.« Durham et Buller, qui ont des yeux pour voir, nous montrent les villages dw Bas-Canada remplis de notaires et de médecins plus ou moins oisifs, remplis aussi de jeunes hommes suns profession et sans emploi, aigris comme tous les déclassés, bouillon démagogique d\u2019où a surgi l'insurrection (5) » En toute justice, on ne peut imputer cette mauvaise orientation, ce gaspillage d'énergies, aux fondateurs de collèges ; ils n'avaient pas à faire lc travail des gouvernants et des politiques.Leur immense dévouement a au moins contribué à assurer la relève des éducateurs et du clergé, à empêcher les ennemis de la race canadienne-française de la taxer d\u2019ignorance universelle.Lord Durham lui-même devait constater l'impuissance des Britanniques à se donner de semblables moyens d'instruction.Aucun enseignement de ce type n'existe pour les protestants, excepté au collège McGill, fréquenté, en 1845, par dix élèves à peine, leur nombre n'ayant ja- Mais dépassé vingt-et-un, alors que « les conditions de l'imme- triculation avaient été abaissées à un tel niveau que McGill était devenu une petite école et même quelque chose d'un peu mors qu\u2019une école de grammaire de troisième ordre (6).» (1) DUBOIS, Abbé Emile, Le Petit- séminaire de Sainte-Thérèse, Montréal, les Editions du « Devoir », 1925, p.70.(2) GROULX, Abbé Lionel, L\u2019enseignement français au Canada, Tome I, Librairie-d'Action cana- dienne-française limitée, Montréal, 1931, p.192.| (3) DUBOIS, Abbé Emile, op.cit p.34.; (4) Cité par l\u2019abbé Lionel GROULX, op.cit, p.210.(5) GROULX, Abbé Lionel, Idem, .211, (6) ÉROULX, Abbé Lionel, Idem, .212.> .P So Marthe LEPINE \\ } _\u2014 9 AVRIL 1963 DU CENTRE SOCIAL LE QUARTIER LATIN PAGE QUINZE M.1.C.DOUGLASS S'ADRESSE AU CANADA FRANÇAIS Sur invitation de la section universitaire du Nouveau Parti -Dé- mocratique, M.T.-C.Douglas est venu donner, lundi le premier avril.une conférence de presse au Centre Social.Malgré l\u2019absence de publicité officielle, plus d'une centaine d'étudiants se sont joints aux journalistes de la presse et de la télévision pour entendre le chef du N.P.D.répondre aux questions de l\u2019assistance.Quatre candidats néo-démocrates du Québec dont M.Gérard Picard, leader provincial, ainsi que deux membres du comité central du parti, accompagnaient\u2019 leur chef.[e principal sujet touché, tant à cause du communiqué de presse distribué aux journalistes que des questions de l\u2019auditoire fut celui des problèmes constitutionnels.Le chef du N.P.D.a proposé sa formule de « fédéralisme coopératif ».les principales mesures préconisées dans ce sens sont : \u2014-statut égal des deux nations, \u2014 fonctionnarisme bilingue, \u2014 bilinguisme au sein des régies publiques.\u2014- déclaration des droits de l'homme intégrée à la constitution, \u2014 conseil de lo confédération à 50% canadien-français chargé de surveiller les droits et de solutionner les différents, \u2014 dégrévements d'impôt fédéral pour ceux qui ne participent pas aux plans conjoints, ~~ commission fédérale - provinciale d'enquête sur le fédéralisme, \u2014 40% des impôts alloués aux provinces, en dix ans, on se rend à 50%.Il faut souligner tout d\u2019abord que le N.P.D.est le premier parti fédéral a s'aventurer si loin sur le terrain brûlant des questions constitutionnelles ou confédérati- ves.Bien qu\u2019il soit toujours délicat de mettre en doute la sincérité des chefs de partis, il faut convenir que s\u2019il est an chef politique au pays qui nous donne, en ce domaine, des preuves de sincérité.c\u2019est M.Douglas.En effet, le Nouveau Parti ayant été le premier a parler officiellement de bi-nationalisme et de bi- eulturalisme au Canada (cf pro- - gramme du congrés d\u2019aoit 61), aurait pu se retrancher derrière cette position et, alors que tous en parlent plus ou moins favorablement, se contenter de nous jeter des mots a la face.Au contraire il préconise, et c'est déjà une preuve de sincérité, des mesures précises visant à ressusciter une confédération viable.Quant au fonctionnarisme fédéral six mesures précises tendent à imposer le bilinguisme aux échelons supérieurs.Quant à la nouvelle répartition de la fisc: - té, qui est devenu le point crucial, M.Douglas propose une division égale entre les provinces et le fédéral des impôts sur le revenu des individus et des corporations.Cependant.avant de trop applaudir à ces mesures, il faudrait pouvoir répondre à deux importantes questions.La collectivité anglo-saxonne acceptera-t-elle de se voir dépouiller ainsi de préro- galives qu\u2019elle exerçait depuis des décennies ?Le N.P.D.ne devra-t- il pas modifier son programme afin de plaire à l\u2019électorat anglo- canadien ?D'autre part, la nation cana- dienne-française jugera-t-elle que ces mesures sont suffisantes pour assurer son plein épanouissement?Quand un sous-alimenté se rend comple de sa faim et commence a manger.qui peut prédire le moment où il se jugera rassasié ?Enfin M.Douglas a parlé des principes qui animeront le programme de planification de son parti.En premier lieu la « participation de tous les intéressés a Pélaboration du plan et l\u2019acceptation démocratique ».Le fédéralisme de dire M.Douglas, bien qu'il puisse à brève échéance retarder le processus de planification, s\u2019avérera salutaire sur une longue période en permettant un meilleur développement de chacune des régions économiques.Robert MACKAY CIGARETTES BOUT UNI ou FILTR EXPOR y poche \u201cLa Librairie qui va dans le temps\u201d Comme individu, vous pouvez peut-être ignorer cette annonce Comme universitaire, vous ne pouvez le faire 1 Nous signalons l\u2019arrivée de 20,000 livres de Dans nos tablettes, vous trouverez tous les titres que vous 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revue du même genre, c\u2019est-à-dire libre d\u2019opinions.Il s\u2019agit de la revue « Jeune Québec ».Son lancement a lieu cette semaine.Nous ne pouvons qu\u2019encourager une telle initiative.L\u2019ère du folklore est révolue.Dieu sait sil est temps que les étudiants se manifestent autrement, La revue est avant tout étudiante.On y traite donc des problèmes étudiants.En commençant par un éditorial sur le syndicalisme étudiant signé Louis-Philippe Aubert, le directeur.On peut y lire aussi un « Requiem pour un cours classique » et des « Réflexions sur un parlement-école ».Une large part est faite à la politique.L'opinion est partagée sur l\u2019indépendance du Québec, mais on est carrément en faveur du N.P.D.Du côté artistique, Jacques Godbout et Claude Jutras portent un « Jugement sur le cinéma amateur ».On discute aussi de peinture ct de littérature.En d\u2019autres termes, une revue qui parlent des sujets qui Elle sera bientôt en vente dans nos kiosques.intéressent les étudiants.H ne me reste plus qu\u2019à souhaiter une longue vie à « Jeune Québec ».Et bonne chance ! Roger SOUBLIERE LE PLUS APTE AU SUCCÈS L'étudiant qui met en œuvre les services de la B de M s'engage sur la voie d\u2019un succès éventuel.Vos dépôts réguliers dans un compte d'épargne de la B de M accumuleront un fonds de réserve pour des occasions futures, tandis qu'un compte de chèques H BANQUE gardera vos affaires POUR 3 4117008 Dé (AULNIES en ordre.Passez à la «M B de M de votre voisinage bientôt.BANQUE DE MONTREAL La Première Baugue au Canada AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 UsF-62 LE QUARTIER LATIN Prix Camille Roy attribution 1962 - 1963 Lors de la fermeture du Salon du Livre 1962, en date du 28 octobre dernier, nous avions causé quelque surprise dans le monde littéraire du Québec par notre décision de ne pas accorder notre prix 1962.Nous vous rappelons, cependant, qu\u2019il fût annoncé par la même occasion que le prix 1962 resterait en concours jusqu'au Salon 1963, et qu\u2019en conséquence tout essai de littérature générale ou de morale, à l'usage du grand public, essai philosophique ou littéraire préparé en 1962 ou en 1963 peut être remis à l\u2019attention de notre jury, pourvu que la publication en ait été faite en 1962 ou en soit assurée d'ici la fin de l'année 1963.D'autre part, désireux que nous sommes d'encourager tout particulièrement les jeunes, le prix 1963 est mis en concours pour toute première oeuvre d'un auteur, soit en poésie, théâtre ou roman.Un auteur ne peut soumettre qu'un seul manuscrit et le ler août prochain est fixé comme date-limite de la rentrée des manuscrits., Toute correspondance doit être adressée à l'attention du secrétaire, case postale 1742, Québec 2, P.Q.Permettez-nous de vous rappeler, pour terminer, les quelques conditions d'acceptation des ouvrages.Tout manuscrit doit être signé par un auteur canadien, écrit en langue française et mis à l'attention du secrétaire en trois (3) exemplaires, au plus tard le ler août 1963.Tout ouvrage doit être imprimé dans la Province de Québec.Prix Camille Roy 1963 Wilbrod BHERER, c.r.Président.Dactylographie, copie de thèse, cours, etc.331-4840 RECITAL « Claude Gauthier » de choix.récentes chansons.être faites a LA.4.1179.Mercredi le 10 avril prochain aura lieu un spectacle En effet, « L\u2019Expédition Alouette » présentera au Théâtre St-Stanislas, 1371 est av.Laurier, les chansonniers Claude Gauthier et Annick dans un récital de leurs plus L\u2019admission est de $1.00 et les réservations peuvent Le spectacle débutera à 8.30 hres p.m.précises.en dollars américains ! ! ! = 9 AVRIL 1963 ) \u2014\u2014 Conférence .(Suite de la page 9) Une note a été remise aux ministres des Affaires Etrangères à Bruxelles à cet effet, au nom des 18 pays concernés.\u2014 Le 10 mars dernier se tenait à Ouagadougou une Conférence de l\u2019U.A.M.(Union africaine et malgache) et le 2c dossier important présenté traité de l\u2019Association avec le Marché Commun européen, «Îl s\u2019agit.d\u2019un PROBLEME POLITIQUE FONDAMENTAL DE GRANDE IMPORTANCE et il n\u2019est pas impossible que la Conférence de Ouagadougou se pose la question de savoir S'IL, Y A LIEU DE MAINTENIR CETTE ASSOCIATION ET SOUS QUELLE FORME ».Ceci dit simplement pour étudier l\u2019envers de la médaille ct pour souligner que tout n\u2019est pas toujours aussi facile quand on sc donne la peine d\u2019écouter l\u2019autre.car combien ne devons-nous pas leur être odieux à la fin de ne penser à EUX qu\u2019en fonction de NOUS.d\u2019être toujours ceux qui organisent, qui ont des initiatives, qui donnent, et eux, ceux qui adhèrent, se conforment, REÇOIVENT ; parce qu\u2019enfin, c\u2019est bien agréable d\u2019avoir le beau rôle, de donner « beaucoup ct de haut » de sorte que ceux qui acceptent AIENT A LEVER LA TETE pour recevoir ; il ne s'agit plus de cela maintenant, c\u2019est une époque dépassée, le monde est avide d\u2019une communauté de frères ct tous abhorrent, dans quelques domaines que ce soit, le « paternalisme » : on en cut une image trop odicuse, tellement, qu\u2019on a peine à comprendre maintenant ce que cela pourrait bien être.la « paternité ».Il y eut aussi cette question : « Quelle est la situation du marxisme en Afrique ?», dont la réponse m\u2019a laissée insatisfaite pour ne pas dire perplexe ou irritée.M.Léger répondit, en résumé, qu\u2019à son point de vue, il n\u2019y avait pas à craindre l\u2019avènement du communisme en Afrique.et plus encore qu\u2019il semblait n\u2019y avoir plus actuellement « accroissement des relations avec le bloc de l\u2019Est », même de la part des Etats plus sympathisants v.g.ceux du Bloc de Casahlanca, mais plutôt un certain revirement ou retour vers les métropoles.Je ne veux pas discourir sur le sujct « communisation de l\u2019Afrique », personnellement d\u2019ailleurs je crois les Africains beaucoup plus intelligents et originaux que cela, et je les crois même capables de présenter bientôt au monde un socialisme profondément humain et en accord avec le spirituel, S'ILS NE SE LAISSENT PAS CORROMPRE ; inais je veux simplement souligner que le retour vers l\u2019Occident préconisé par M.Léger me paraît prématuré pour ne pas dire illusoire, et je me permet ici de citer un pays en exemple pour illustrer mon affirmation : v.g.le Mali, d\u2019une part, a accepté l\u2019aide soviétique pour la construction d\u2019un chemin de fer reliant Bamako-Conakry, or on sait que la Guinée est un pays éminemment sécessionnaire, elle fut seule à dire « VON » à la Communauté en 1958 ; par ailleurs, le Mali, depuis fin juin dernier, n\u2019a pas réussi apparemment (je serais heureuse de l\u2019apprendre) des négociations convenables avec la France en ce qui concerne les accords monétaires, on sait que le Mali vient de créer sa propre zone monétaire à l\u2019instar de la Guinée.J\u2019apporterais encore comme faits que le Mali a signé, en janvier, avec l\u2019U.R.S.S., un « accord d'assistance technique gratuite portant sur la création au Mali de trois écoles spécialisée\u2026 Primo, création d\u2019un centre de spécialistes de l\u2019agriculture.qui aura un contingent de 600 élèves.Secundo, d\u2019une école de santé pour 200 élèves en vue de former infirmières et sages-femmes ; Tertio, d\u2019une école supérieure d'administration pour 250 étudiants en vue de former les cadres supérieurs des services de l\u2019Etat.» \u2014 Or on sait que les deux premières mesures sont fort aptes à favoriser l'animation des masses ce pourquoi sans doute l\u2019U.R.S.S.ne les dédaigne pas, et la 3e apparaît bien en être, a moins qu\u2019on ne soit aveugle, le joli couronnement.Encore une fois, ici je ne discute pas de la « marxisation de l\u2019Afrique ou du Mali».je veux tout simplement qu\u2019on ne s\u2019illusionne pas sur les tendances préférentielles de certains pays africains vers un Bloc plutôt que autre.car enfin, sous prétexte de bonne volonté ou d\u2019optimisme, on ne va pas nier les faits, ou encore se rallier à I'innocente candeur des N.S.A.qui parfois étonne, comme l\u2019affirmait si éloquemment Monsieur le Recteur de deux Universités d\u2019Argentine à la conférence du vendredi soir, v.g.en acceptant dans ses universités des étudiants et professeurs fidélistes et plus encore, parfois en accordant des bourses à des étudiants qui en détiennent déjà de Fidel ! \u2026 L\u2019'U.R.S.S.m\u2019apparaît beaucoup plus habile pour ne pas dire rusée, v.g.quand elle n'accepte pas de se faire payer en francs guinéens (zone monétaire actuellement affranchie de tout autre) mais bien.- - \u201c+ \u201cMadeleine HUEF 9 AVRIL 1963 \u2014 LETTRE OUVERTE LE QUARTIER LATIN PAGE DIX-SEPT Les fabriquants d'épouvantails Lorsqu'une idée déplaît et qu\u2019on ne sait pas trop comment sy attaquer, il existe un vieux wuc qui consiste à la déformer pour en faire un épouvantail.C'est ce que les duplessistes ont fait avec « le gauchisme » et le notaire Poupart avec le mouvement laïque.Monsieur l'abbé Louis O'Neil vient de nous donner une autre illustration de cette technique dans son article intitulé « Que penser du séparatisme ?» dans la livraison du 26 mars du « Quartier Latin ».Ce qui ressort clairement et immédiatement de cet article, c\u2019est que son auteur ou bien a négligé de se renseigner sur « le séparatisme», ou bien a décidé de le méconnaître.Le résultat, c\u2019est que l\u2019article tient plus de la mythologie que de la sociologie.Ainsi, M.l'abbé O'Neil s\u2019inquiète de l'activité des « séparatistes » parce qu'il voit chez eux «une tendance spontanée vers lu droite et un sentiment démocratique pas trop vigoureux ».II faut dire que nous sommes habitués à ce langage.En même temps que les uns nous soupçonnent de racisme, voire de fascisme, les autres nous accusent de gauchisme, voire de castris- me.Ce qui prouve que ni les uns ni les autres ne se sont donné la peine de nous connaître avant de parler de nous.Ils pré- ferent ne pas nous écouter, ne pas nous lire.au cas, sans doute, où cela risquerait de les iroubler.Pourtant, la réalité C\u2019est qu\u2019il n'existe probablement à l'heure actuelle au Québec, aucun parti, aucun mouvement, aucun groupement dont l\u2019esprit et les structures soient aussi démocratiques qu\u2019au R.I.N.(A l\u2019intention de M, l'abbé O'Neil, rappelons que le R.I.N.est un parti « séparatiste ») Cela, d\u2019ailleurs, nous coûte assez cher.Plusieurs de nos membres nous ont quit- (és pour passer au P.R.Q.parce qu'ils trouvaient précisément UE notre sens démocratique ralentissait l\u2019action et entraînait trop de complications, alors qu\u2019il est tellement plus simple de sui- Vre «un cheuf ».Et si nous n\u2019avons guère d'argent, c\u2019est tout simplement parce que nous re- lusons de nous vendre, de nous louer ou même d'offrir des hypothèques.La démocratie, donc, Nous coûte cher, mais nous es- (Mons qu\u2019elle n\u2019a pas de prix.En cela, d'ailleurs, nous ne fai- \u201cons que suivre certains principes jadis exposés et âprement défendus par des gens tels que M.Gérard Pelletier, M.André Laurendeau, M.l'abbé O'Neil et quëlques aûütres.Cé qui-nous étonne et nous déçoit c'est que maintenant ces gens-là nous voient nous débattre pour réaliser ce qu\u2019ils ont si longtemps prêché et que leur apport se limite désormais à l'aumône occasionnelle d\u2019un éditorial.et encore | On se souviendra peut-être que durant les premiers mois du R.I.N., M.Gérard Pelletier, entre autres, nous reprochait avec insistance de ne pas avoir cle programme ct par conséquent de ne pas nous intéresser aux problèmes «réels» de la nation.M.Pelletier n'a pas dédaigné alors de prendre sa plume pour exposer son point de vue.Par la suite, cependant, lorsqu\u2019à son congrès d'octobre 1962 le R.I.N.a adopté un programme politique, économique, culturel et social en une cinquantaine d'articles M.Pelletier n'a pas jugé bon d\u2019y consacrer une ligne! On se serait pourtant attendu à ce qu\u2019il examine ce programme.ne fut- ce que pour le démolir ! On se souviendra aussi que M.Pelletier s\u2019est toujours présenté comme cléfenseur des droits civiques et notamment de la liberté de conscience et de pensée.Une occasion lui a été offerte récemment d\u2019intervenir en ce sens, lorsque le P.R.Q.a tenté d'exploiter contre le R.I.N.le vieux thème de l'agnosticisme, dans la plus pure tradition démagogique de chez nous.Mais cette Lois-là, M.Pelletier s\u2019est tu.De même, quand le R.I.N.est devenu parti politique, introduisant du fait un facteur nouveau dans la vie nationale, « La Presse» n\u2019a fait que mentionner discrètement la chose, par un article de bas de page dans son deuxième cahier.Il en avait été sensiblement de même, d\u2019ailleurs, pour la fondation du P.R.Q.Par contre, il a suffi que quelques cexaltés lancent sur des casernes des « coquetels Papi- meau» qui n\u2019ont guère fait de mal, pour que M.Pelletier nous gratifie d\u2019un grand.éditorial.C\u2019est à croire que pour faire penser certaines gens il faut absolument leur faire peur! Et voici maintenant qu\u2019à son tour M.l\u2019abbé O'Neil nous reproche de présenter l'indépendance comme «la solution à tous nos problèmes », alors que nous nous évertuons au contraire à répéter partout que l\u2019indépendance n'est pas une solution mais une condition, pas une fin mais un moyen, pas un aboutis- : sement mais -un départ,-Se-peut- + il qu'en deux ans M.l\u2019abbé O'Neil n'ait assisté à aucune de nos réunions ni lu aucun de nos écrits?Etrange façon de se documenter ! M.l'abbé O'Neil voit au Québec « des objectifs urgents » qu\u2019il nous reproche de négliger.Or la liste qu\u2019il en dresse ressemble singulièrement au programme du R.I.N.Qu'on en juge : «La libération économique par la planification (incluant, en certains cas, la nationalisation) », dit M.l\u2019abbé O'Neil.Le programme du R.LN.comprend précisément les résolutions suivantes : « Le gouvernement du Québec instituera un programme de planification économique fondé sur les in- téréts de tous les éléments de la population.Tous les groupes économiques seront consultés dans le processus de planification.Ils y participeront par l\u2019intermédiaire d\u2019un Conseil d'orientation économique comprenant des représentants de la classe agricole, du commerce, de l\u2019industrie, du travail et des consommateurs, sous l\u2019égide des techniciens du gouvernement.Les plans proposés par le Conseil d\u2019orientation économique et par les organismes de planification du gouvernement seront soumis à l\u2019Assemblée nationale pour discussion et approbation.Les services publics à caractère de monopoles deviendront, au fur et à mesure des possibilités, propriétés de l\u2019Etat et seront adminis- très par lui en fonction du bien commun ».M.labbé O'Neil parle aussi de la nécessité d'un « personnel compétent au sein de l\u2019administration provinciale ».Dès son congrès d\u2019octobre 1961, le R.LN.adoptait une résolution demandant «la fondation le plus tôt possible d\u2019une école où l\u2019enseignement serait gratuit et où se recruteraient à l\u2019avenir les hauts- fonctionnaires et les diplomates chargés de l\u2019administration et de la représentation de l\u2019Etat du Québec.» Par la suite, le RIN.a ajouté a son programme les articles suivants: «Les fonctionnaires devront être recrutés par voie de concours selon leur compétence; leur carrière devra être soustraite à l'influence des partis politiques.Afin de libérer les députés des servitudes administratives qui ne sont pas de leur ressort.l\u2019administration publique, dans chaque circonscription, relèvera d\u2019un admi- nistreteur désigné par l'Etat.Cette mesure aura pour effet de rapprocher l\u2019administration de la population et de la soustraire aux influences politiques.» Comme autre «objectif urgent » auquel il lui plairait de «voir les séparatistes réfléchir plus longuement », M.l\u2019abbé O'Neil signale «un systéme d\u2019éducation modernisé et rendu accessible d@ U'ensemb\u2019z de la population en vertu d\u2019une sélection s\u2019opérant non par l'argent mais selon les talents.» S'il avait lu le programme du REIN, M.l'abbé O'Neil y aurait trouvé ceci : «Au Québec libre, l'instruction sera gratuite à tous les niveaux.Le gouvernement du Québec doit favoriser par tous les moyens posri« bles l'accès \u2018du peuple à l\u2019instruction.HI doit donc prendre l'initiative de multiplier à travers tout le pays les écoles du soir, les instituts populaires et les conférences publiques, à titre gratuit.L'organisation et le fonctionnement de l\u2019instruction publique doivent relever d\u2019un ministère de l\u2019Education nationale ».En fait, si l\u2019on songe aux problèmes qui se posent actuellement à la société québécoise et aux mouvements qui leur cherchent des solutions, la simple probité intellectuelle prescrirait d'admettre que le programme du R.I.N., après seulement deux ans de travail, est probablement plus précis, plus complet et plus avancé que celui de tout autre parti politique.Etrange pays que le nôtre où, selon l'abbé O'Neil, la droite serait devenue le synonyme du dynamisme et la gauche l'incarnation du statu quo! Il y «à plus: quand on observe les réalisations importantes qui ont vu le jour au Québec depuis un an ou deux, ou qui se dessinent pour un avenir rapproché, de même que lorsqu'on écoute les promesses ou les projets de nos hommes politiques, on y retrouve nombre de propositions que le R.I.N.a émises dès ses débuts.En voici quelques exemples : \u2014 A son congrès d'octobre 1961, le R.LN.invitait le gouvernement du Québec « à émettre ses propres obligations d\u2019épargne et à les mettre en vente sur le marché québécois ».\u2014 À ce même congrès, le R.I.N.affirmait: le gouvernement du Québec devra favoriser la création de sociétés mixtes fondées sur la participation conjointe de l'Etat et de l\u2019entreprise privée.\u2014 A son congrès de juin 1962, le R.LN.réclamait la nationalisation de .électricité.\u2014 À son congrès de novembre 1962, le RIN.se pronongait pour «une loterie nationale dont les revenus serviront au financement de la sécurité sociale ».\u2014 À cette même occasion, le R.IN.demandait que «toute la législation relative aux questions ouvrières soit mise à jour et coordonnée dans un code du travail ».\u2014 Enfin, toujours en novembre 1962, le R.I.N.s'opposait formellement aux expériences nucléaires et à l\u2019entreposage de toutes armes nucléaires en territoire québécois.Que depuis d\u2019autres aient repris et propagé ces idées, cela, au R.I.N., nous laisse indifférents .ou pluiôt nous nous en réjouissons, car ce qui compte pour nous c'est que les choses se fassent et non pas nécessairement que ce soit nous qui les fassions.Mais nous ne comprenons pas et nous n\u2019admettons pas qu'on vienne maintenant nous dire, comme le fait M.l'abbé: O'Neil,\u2018que le danger du séparatisme «c\u2019est de fixer.l'attention sur un objectif idéalisé et qui éclipse lous les autres.» Et quand il ajoute : « Ce qui importe tout autant que la souveraincté, c\u2019est la capacité d\u2019en faire un usage avantageux.J'aimerais que \u2018les séparatistes manifestent clairement qu\u2019ils considèrent comme un seul objectif ces deux aspects de la question de souveraineté », qu\u2019il nous soit permis de lui faire observer que c'est exactement ce que nous disons depuis deux ans.En lisant M.Pelletier, M.l'abbé O'Neil et ceux qui les entourent, il nous vient souvent une question à l'esprit.Elle est peut-être méchante mais ils la rendent inévitable.A la suite des combats qu'ils ont menés (et pour lesquels nous leur sommes reconnaissants), n\u2019en seraient-ils pas venus peu à peu à considérer que le progres, les réformes, la démocratie, ce sont leurs petites choses à eux?Et voici que nous menaçons de les « nationaliser » ! Serait-ce cela qu'ils ne nous pardonnent pas ?André d\u2019ALLEMAGNE Hélène Gabor Studio de haute couture Spéclialité : toilette de mariage 4935, chemin Reine-Marie Tél.RE.9-3889 LOGEMENT A LOUER Sous-location du ler septembre 1963 au ler mai 1964 ; grand 344 pièces, idéal pour jeune couple.Tapis et tentures à vendre.Situé avenue Dupuis, près de Côte des Neiges.Tél.: RE.3-4263 Après leur triomphe à Québec, à Trois-Rivières et à Saint-Jean Bientôt à la Butte à Mathieu de Val David PAGE DIX-HUIT LETTRE OUVERTE + LE QUARTIER LATIN À certains éducateurs Depuis une dizaine d'années, particulièrement, on se passe certains élèves entre collèges, un peu comme des balles de tennis : je veux parler des rituelles exclusions d'élèves.La présence lettre ne veut dé- lendre en aucune façon ceux qui ont une conduite reprochable ou qui ont des notes tellement faibles que les collèges les trai- nent comme des mollusques.Je ne veux rappeler à votre attention que ces quelques filles et garçons qui ont commencé à bouger à l'intérieur de tant de murs paisibles.Vous, certains éducateurs, avez l\u2019habitude de chanter que vous aimez les étudiants qui ont une personnalité.Quand nous considérons certaines institutions où les présidents de classe, les directeurs de journaux, ou de mouvements, sont exclus quand ils desserrent les dents, nous sommes portés à croire que vous aimez la personnalité de ceux.qui la laissent à la porte du collège, en septembre.Nous sommes plusieurs à penser que vous avez eu avec nous et que vous avez souvent encore Un goût tragique de nous voir grandir fades ec vides, moulés par huit années de collège.Qu\u2019on ne retienne pour preuve que le fait que les milieux les plus progressifs de la hiérarchie commencent à parler d'un besoin de « dialogue ».C\u2019est parce qu'ils sentent bien que le dialogue vient à peine d'être découvert.Nos collèges ont été trop souvent des cinémas muets où l\u2019on stylisait des troupes de Chaplin de l'éducation.D'ailleurs, ça se retrouve jusque dans le vocabulaire, exemple, l'expression: « directeur de conscience ».H y a cing ans encore, pour un gars de collège, c'était très mal vu d'avoir un « Cité Libre », ou de citer « Trudeau »; Lévesque, c\u2019était la tête chauve de communiste.L'esprit de découverte, l'esprit de recherche : c'était faire des acrobaties pour enunailloter Saint Thomas dans un habit de ville.Les invertébrés de la pensée et de l'action, que l'on retrouve comme du chiendent dans nos collèges, vous les gardez comme des éponges dociles pour absorber tant de cours de chloroforme.Je pense particulièrement ici à un certain style de cours de philosophie et de religion, qui ne sont pas un dialogue, ni un exposé, mais une recette magique, sur laquelle on veut encore asseoir l'élite de notre société.Quand un gars bouge, vous avez maintenant pris l'habitude de demander s'il fait sa religion.Par exemple, vous avez des gars qui veulent réorganiser la politique sportive du collège et vous essayez alors de chercher la tsé- tsé mystérieuse qui a pu les piquer.Du côté de l\u2019orthodoxie, on s'était tellement habitué à la stabilité que le premier qui bouge, on le doute d'être la centième brebis (la perdue.) du troupeau.C'est ainsi que des élèves de vingt ans deviennent des petits singes de laboratoire dont les réflexes sont conditionnés par la gamme de principes-pastil- les.Vous nous prenez tous, petites filles et petits gars de douze ans, vous avez envie de faire quel- qu'un avec nous, et vous n'hésitez pas à flanquer en dehors de Vos murs, sans procès, celui qui pose des questions, celui que ne gonfle pas nécessairement de sa- tislaction .vos levains parfois fades.Ce qui nous révolte, c\u2019est quelques vies de filles ou de garçons de rhétorique ou de philosophie, qui sont coupées par le «toë-tais-toé», ou par les perspectives du trottoir.Vous avez pris l\u2019habitude de classer les élèves comme du blé, à grands coups de crible, à droite et à gauche.Vous avez voulu faire des petites maisons ler- mées, bien calfeutrées contre le monde, où les linissants qui vont dans le monde ne comptent pas beaucoup face aux 15 autres JEAN CHAREST, Prés.Société de Services Professionnels Inc.(Conseillers en programme de succession et assurence-vie) J.PAUL DESCHESNES, Sec.-trés.Associés Henri Laberge Poul Denis Pierre Benoit Laurent Mortineeuv Jacques Benoit J.Jacques Gauthier 2950, Masson, Suite 201 Montréal RA.9-2041 HUBERT POITRAS, Vice-prés.qui, eux, auraient une vocation.Vous avez pratiqué la théorie de l'éprouvette, pour faire de nous des petites patentes chimiques bien neutralisées.Devant cet état de choses, il y a celles et ceux qui vous encensent sans conviction, qui vous respectent en vous méprisant, et qui n\u2019ont même pas la franchise et l'amitié de vous dire ce qu'ils pensent.C\u2019est le groupe des prostituées de la pensée qui vous écrivent de belles pages de philosophie et de littérature, qui parlent de coiffure et de voiture-sport en récréation, el qui seront demain les sung-sue de notre société, (ceux dont M.Lapalme parlait récemment) les ingénieurs qui ne font pas des maisons pour les hommes, mais des maisons qui rapportent S10,000.de bénélice, les avocats qui ont faim de gonfler leurs poches, parce que votre morale en accent circonflexe leur « interdit les contrées de la pensée et de l'action.Vous êtes pris de pitié devant l'insignifiant qui braille à vos genoux pour [aire passer sa note de 559% à 609.Et vous êtes de marbre devant la fille ou le gars que vous lancez dans la rue, en plein après-midi, sans avertissement aux parents, parce qu'il a des idées, ou seulement des préoccupations qui troublent l'apathie du collège ou votre digestion d'éducateur satislait, A Bordeaux et à Saint-Vin- cent de Paul, on parle de réhabilitation, de liberté provisoire.Un élève de classique peut être exclus, lui, sans retour possible, sans discussion, sans procès où il puisse discuter en adulte, ses droits et ses torts, et recevoir les avis qui s'imposent et qui feraient de lui.une personne, non un polichinelle.Cette lettre ne s'adresse pas à tous les éducateurs, loin de là.Ceux qui prendront la peine de la lire, sont probablement les plus éveillés.Hs seront portés à croire que l\u2019on parle pour eux, nous le regrettons, et de grâce, c'est avec eux que nous voulons collaborer, que leur bonne volonté ne se sente pas blessée! Qu'ils aillent plutôt réveiller ceux qui dorment et à qui ce papier est particulièrement destiné.Bien simplement, Jean-Guy LAUZON Appartements (314 et 444) \u2014 Occupation ler mai \u2014 Edifice neuf et moderne \u2014 Face à l'U.de M.\u2014 Ascenseur \u2014 Toutes commodités et taxes payées.Tél.: 739-709 .que.Auparavant, un 9 AVRIL 194) \u2014_ LES CHANTIERS DE MONTRÉAL On a peu parlé des Chantiers de Montréal cette année, à l\u2019Université.Et pourtant, ce n\u2019est pas qu\u2019il ne s\u2019y effectue aucun travail, bien au contraire.On ne peut agir et parler aisément en même temps.Nous avons choisi l\u2019action.Aujourd'hui, nous venons faire appel à ceux qui se veulent « au service de la nation » pour un besoin bien spécifique.Parmi les services des Chantiers, il en est un que nous chérissons entre tous : les magasins.Et justement, ce service a grand besoin de collaboration actuellement.Les Chantiers possèdent deux magasins, l'un à Pointe St-Char- les, l\u2019autre à Ville Emard.Les magasins emploient quinze hommes à plein temps.Ces hommes sont des pères de familles, nombreuses pour la plupart; ils ne pouvaient trouver d\u2019emploi régulier ailleurs, soit à cause du manque d'instruction, soit à cause de leur condition physi- ils vivaient aux dépens de la société.Actuellement, ils gagnent leur su- laire, que nous allouons, non pas en fonction de la valeur personnelle de chacun, mais en fonction des besoins de sa famille.Ces hommes ne dé dent plus de la société, des magasins.Par ailleurs, les magasins offrent vêtements, meubles, vaisselle, jouets, etc, à des prix abordables, même pour les plus dépourvus.À ceux qui ne peuvent payer et qui présentent des besoins urgents, nous donnons.Les magasins traversent une phase difficile actuellement.Chaque fin\u2019 de semaine amène le même point d\u2019interrogatiun : réussira-t-on à payer les em- polyés ?Et il faut y parvenir, sans quoi plusieurs familles en souffriront.Pour ce faire, nous avons besoin de beaucoup de matériel.Les Chantiers sont nés à l'Université de Montréal.La contribution des étudiants au mouvement a toujours été pour le moins minime.Nous offrons l'occasion à chacun de faire sa petite part : parler de nos besoins autour de soi (meubles surtout, vêtements.), regarder chez soi et envoyer ce qui ne sert pas mais demeure utilisable.Nous irons chercher le tout.si vous nous appelez à 933-9779, pen- mais Serge MONGEAU \u201cDroit de cité\u201d et d'orientation (Suite de la page 4) Ja somme de places vacantes à cette occupation.De deux choses l'une : soit qu\u2019elle ne cherche pas un emploi, soit que personne ne désire ses services.Nous croyons que l'on faussa le problème en ne prenant pas un échantillon représentatif de la population.2\u2014Les personnalités interview- Ces lirent piètre figure en n\u2019abordant pas le vrai problème, sauf l'abbé Maranda de Québec.Une certaine demoiselle confond lamentablement orientation et sélection.Que diable allait-elle faire dans cette galère ?4\u2014L'émission nous laissa sous l'impresion qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une seule école d'orientation dans la province: celle de l'Université Laval.On semble ignorer (peut-être volontairement) qu\u2019à Montréal, l'Institut Pédagogique St- Georges offre également des cours réguliers de formation pour les conseillers d'orientation.4\u2014Pour ce qui est du domaine de l'orientation a Montréal on aurait pu interroger des personnes plus au fait des problèmes.Nous avons dans la me tropole des centres de tor- mation directement inières- sés à la formation des conseillers d'orientation.Conclusion Nous croyons fermement qu\u2019il y a eu lacune de la part des organisateurs de l'émission.Il est impossible de traiter un tel sujet dans une petite demi: heure.Si l\u2019on avait voulu être plus loyal, on aurait dû const crer une série d'émission comme on l\u2019a fait pour les commissions scolaires.On a voulu trop concentrer dans une seule émission.Le r* sultat (ut désastreux.ont signés : \u2018 Laurent GAUDET Georges ALLARD J.Claude LAVOIE J.C.RAYMOND F.Georges-Henri LE BEL étudiants en Péd.-Orientation à I'Inst.Pédagogique St-Georges. 9 AVRIL 1963 \u2014 LE QUARTIER LATIN = ages PAGE DIX:NEUF Lettre à un vieux chansonnier La chanson canadienne a ga- «né la première manche.Où que vous alliez dans la province, en Gaspésie, dans l\u2019Abitibi, au bord du Lac St-Jean ou de la rivière Sy-Maurice, vous trouvez à coup sûr une boîte où se sont produits la plupart des artistes de la chanson canadienne.En boîtes ' Et ces boites se portent assez bien, côté santé financière, si l'on considère qu\u2019elles survivent en dépit du fait qu\u2019elles soient presque toutes mal administrées, qu'on n'y vende pas d\u2019alcool (et les boissons alcooliques sont le nerf des cabarets), et que les chansonniers connus exigent des cachets qui se chiffrent par centaines de dollars (rarement en deca de $200 pour une fin de semaine).En disques Mais la deuxième manche est engagée : celle de la vente des disques.Au départ, la route était tracée, libre et belle.Les disques se vendaient bien partout où les chansonniers avaient été chantés auparavant ; je me souviens qu\u2019un magasin de disques à Rimouski gardait en stock plus de Léveillée, de Vi- gneault et de Ferland que de Bécaud, de Piaf et d\u2019Aznavour.11 semble bien qu\u2019il en soit ainsi partout en province.Mais la manche n\u2019est pas gagnée.Même s'il n\u2019y paraît pas, elle est mal engagée et le courant risque de se renverser si on n\u2019y prend pas garde.Car on ne semble pas vouloir mettre autant de soin dans l\u2019enregistrement des disques des chansonniers que dans celui des chansons destinées au « hit parade ».On peut voir là un paradoxe : les chansonniers, tout comme le public qui se déplace pour aller les entendre, sont très sévères quand il s'agit de juger les chansons mais très relâchés quand ils entrent dans le domaine du disque.A ce paradoxe s\u2019offre une apparence de justification : les disques du «hit parade », techniquement soignés pour la plupart mais destinés à la consommation que l\u2019on sait, sont entachés du terrible qualificatif «commerciaux»; or on ne veut pas, chez les chansonniers « faire commercial 3, donc on ne transforme presque pas, pour en faire un produit fini destiné au commerce, cette matière brute que sont les chansons.L'objectif est de conserver aux chansonniers leur authenticité, leur pureté, avec toujours en tête la crainte du «commercial», de la prostitution.Les disques jouent perdant Quels résultats cela donne-t- il?Le moindre disque de Michel Louvain s\u2019offre dans des conditions acoustiques grandement supérieures que le long- jeu de Léveillée ou de Vigneault et les orchestrations des seconds ne souffrent même pas la com- TRIBUNE Libre tt moi Je vous dis que.Nous en avons marre ! Oui, nous en avons marre, M.Venne, de tous ces articles incohérents et de toutes ces affirmations gratuites parus ces derniers temps dans le « Quartier Latin» au sujet de lu surpopulation et de l\u2019avortement.À quoi rime ce syllogisme que vous semblez trouver logique : il y a une surpopulation alarmante dans le monde, or les procédé: contraceptifs ne sont pas acceptés au Québee, ni par la religion catholique, ni par la mentalité populaire, dont il y a 15 étudiantes de l\u2019Université de Montréal qui se découvrent enceintes chaque année.Quel lien y a-t-il entre les trois problèmes posés : la surpopulation dans le monde, la forte natalité au Québec alors que le haut taux de natalité ne consti- We pas un probleme démographique dans notre province et le fait que quinze étudiantes soient enceintes ?Quel but visez-vous au juste ?Votre intention est-elle de nous apitoyer sur le sort de ces pauvres irresponsables;, ou bien de tenter de trouver une solution honnête au problème de la surpopulation ?J\u2019ai bien dit irresponsables, car je considère que quiconque est assez vieux pour faire des enfants, devrait l\u2019être assez pour savoir ce qu\u2019il fait et assumer les conséquences de ses acies.Quant au problème de la surpopulation, il existe à un stade aigu duns certaines parties du monde et doit préoceuper toute l\u2019humanité, j'en conviens, mais je ne crois pas que la naissance de ces quinze enfants puisse augmenter par acuité.C\u2019est un tout autre domaine et un tout autre problème que celui-là.Nous en avons marre d\u2019être mis dans un moule commun ! Avez-vous déjà songé que le « Quartier Latin» est distribué à un grand nombre de lecteurs et qu\u2019il est considéré comme représentant l'opinion générale des étudiants et reflétant l\u2019atmosphère qui règne dans le milieu universitaire ?Sachez, monsieur, qu\u2019il y a \u2018des centaines d\u2019étudiantes sur le campus qui ne sont pas en- \u2026 ceintes et ne, craignent pas de l\u2019être.Sachez aussi, que lorsqu'on se fait un point d\u2019honneur de ne pas juger les actes de nos confrères et consoeurs et de respecter leurs convictions personnelles, on tient à ce que les nôtres soient aussi respectées.Alors pourquoi cet acharnement à dépersonnaliser les étudiants et à en faire un seul gâteau, qui, soit dit en passant, ait un goût assez amer.Vous n\u2019avez rien compris ! Vous n'avez rien compris à la morale catholique.Vous dites avec plus ou moins de justesse : « Mais à partir du moment où nous choisissons de n\u2019avoir que des enfants voulus, qui naissent au moment opportun, à partir du moment où nous étendons le champ de notre liberté jusqu\u2019à la procréation, à partir du moment où nous voulons transformer un accident biologique en un acte de raison et d\u2019amour, nous devons prendre les moyens qui peuvent le plus efficacement mettre sous le contrôle de notre volonté libre, les puissances de Vas Cut as be \u2014ivp STEMS WP es Paul .fécondité.» = Lo paraison avec les arrangements musicaux dont le premier profite.De plus, les chansonniers enregistrent rarement des 45 tours, ce format étant le véhicule par excellence de la diffusion à grande échelle.Jai demandé un jour à M.John Williams, directeur de la compagnie Columbia -pour la province de Québec, s\u2019il n\u2019avait pas de remords d'avoir offert à Léveillée d'aussi maigres conditions d\u2019enregistrement avec d'aussi banals arrangements musicaux.Îl me répondit que le tout, avec les défauts et les qualités, formait le « son de Léveillé », qu\u2019il fallait laisser cela ainsi pour garantir au disque l\u2019authenticité qui euractérise l\u2019artiste lui-même.Voilà qui résume cette situation où les commanditaires sont les complices des artistes.Heureusement, elle change.Dès qu\u2019on veut traverser les frontières, on se rend compte de La morale catholique fait précisément appel à cette volonté libre et à cette raison de l\u2019être humain en lui recommandant la continence périodique qui conduit vraiment à une libération mutuelle des personnes ; parce qu\u2019au lieu de faire appel à des contraceptifs chimiques et mécaniques qui détruisent ct.mutilent les fonctions naturelles, et qui sent des apparcillages extérieurs à l\u2019être humain, la morale catholique, par cette méthode, fait appel à ce contrôle libre et volontaire de l\u2019homme qui conduit à l\u2019épanouissement de ses fonctions naturelles.Et ce n\u2019est pas comme vous le dites, un point de vue à court terme qui aurait comme conséquences logiques : « le déséquilibre des familles surchargées, l\u2019hystérie collective chez les peuples affamés et la psychose de guerre », catastrophes qui sont plutôt le fait d\u2019être humains non parvenus à ce stade adulte d\u2019utilisation de la volonté libre.Appliquées intégralement, vos idées ne laissent entre l\u2019homme et le cheval, cette seule distinction que le cheval sait encore assumer ses responsabilités alors l\u2019absurdité de ses scrupules.Et ce n\u2019est pas une coïncidence que Ferland soit le premier à pouvoir entrevoir un certain succès à Paris depuis Félix Leclerc.D'abord, il règle sa mise en scène avec grand soin.Et aussi, la compagnie de disques Sélect, qui produit ses disques, a déployé pour lui tout son savoir technique et confia la direction d\u2019orchestre à Paul de Margerie dont le grand talent fut ainsi mis en relief; Ferland n\u2019y perdit évidemment rien mais, au contraire, pouvait capter l\u2019attention subito.Le cas de Fer- land cst une leçon pour ses amis les autres chansonniers.Le nouveau disque de Jacques Blanchet, grâce surtout aux arrangements musicaux intéressants de François Cousineau, est d\u2019une audition fort plaisante.J\u2019attends avec impatience le moment où Léveillée, Vigneault, Gauthier et les autres emboîteront le pas sur cette route nouvelle du succès.Stéphane VENNE que l'homme ne fait preuve que d\u2019égoïsme et de lâcheté.Vous n'avez rien compris à l\u2019amour qui est cette « communion » entre un homme et une femme a tous les plans : intel- lectucl, psychologique et physique.Un « enfant de l'amour », comme vous dites, découle normalement de cette union complète et non pas d\u2019une union accomplie à un seul niveau, celui d'une aventure passagère qui n\u2019a pour but que de servir d\u2019exutoire à l\u2019égoïsme, négation de l\u2019amour.Pour la peine de mort ?Enfin, j'aimerais à mon tour poser une question un peu «abrupte » et tout à fait d\u2019actualité.Il faut être conséquent avec soi-même.Si nous nous élevons contre la peine capitale envers les criminels parce qu\u2019ils sont des êtres humains sur lesquels nous ne possédons pas le pouvoir de vie ou de mort, dé- créterons-nous la PEINE DE MORT à ces tout petits qui n\u2019ont pas demandé qu\u2019on leur donne la vie ?Michelle RODRIGUE SESSION LITURGIQUE DES JOURS SAINTS CHEZ LES DOMINICAINS du chemin de la Côte Sainte-Catherine La réflexion cette année porte sur l\u2019Actualité du mystère pascal.Ce thème se développera en trois temps: 1.La Pâque du Seigneur au centre de Phistoire; Z La célébration liturgique du mystère pascal; 3.Le style pascal de nos vies chrétiennes.hn abn ate aie Sa t ; JOT vot re ** PAGE VINOT LE QUARTIER LATIN FELICITATIONS et HOMMAGES On profite toujours de la fin de l\u2019année pour faire les mises au point qui s\u2019imposent, pour essayer de définir les points de départ pour l\u2019année suivante.Parce que cette année a été exceptionnelle, aux mises au point s\u2019ajoutent aussi des félicitations et des hommages.Je veux en cette dernière livraison dire combien j'ai aimé travailler avec les étudiants.Tout ce monde qui bouge, qui évolue, qui a, comme vous le dites si bien, DEPASSE L\u2019ÉRE DU FOLKLORE, m\u2019a impressionné favorablement.Par le « QUARTIER LATIN», auquel j\u2019ai consacré une grande partie de mon temps, j\u2019appris à connaître le milieu étudiant.Jacques Girard Le travail du directeur du « Quartier Latin» a été exceptionnel.En plus de tout ce qu\u2019il a fait pour l'A.G.E.U.M., Jacques Girard a été un véritable directeur de journal universitaire.J'ai surtout remarqué chez lui ces qualités essentielles à tout meneur d'hommes: sa chaleur humaine et sa franchise.Compréhensif, il a su rencontrer personnellement tous les individus qui désiraient le voir, se déplacer très souvent pour venir seul aux mises en page.Il a cherché continuellement à améliorer le « Quartier Latin», et dans sa présentation matérielle, et dans la qualité des textes présentés.Il a été l'instigateur des pressions faites pour que le prochain recteur de l'Université de Montréal soit un laïc ; quelques temps plus tard, le conseil de I'A.GEUM.devait ratifier cette requête.\u2014 En cela il a fait preuve de beaucoup de courage, et personne n\u2019a songé à le réfuter, ni dans la presse ni ailleurs.Il faut de plus souligner le travail de ses principaux acolytes : Michèle Rivet, rédacteur en chef, et Michel Beaulieu, secrétaire à la rédaction, qui se sont dépensés sans compter.Il faut de plus souligner le travail d'une autre personne dont le nom n'est pas apparu souvent dans le journal, mais qui a certainement dû participer à plus de la moitié des mises en page : Philippe Reid.Plusieurs autres aussi méritent d'être remerciés pour le travail technique qu'ils ont fait à l'occasion.Bernard LANDRY président de l\u2019A.G.E.U.M.Pierre MAROIS président de l\u2019A.G.E.U.M _ 1962-1963 - 4 Bernard Landry Bernard Landry a été un président exceptionnel, comme il y en a peu.Qu'on pense à toutes les réalisations qu'il a accomplies avec son équipe : fondation de la Caisse Populaire, rapatriement des machines distributrices, assurance-vie, escompte-étu- diant, démarches auprès du gouvernement, et l'on voit alors qu'ils ont constamment eu à coeur les intérêts des membres de l'association, intérêts matériels aussi bien qu'intellectuels et moraux.Ils ont aussi cherché à agir « au service de la nation » ; on se rappelle alors facilement la manifestation Gordon, le colloque sur l'économie, les nombreuses prises de position du conseil ; mais, pour être plus juste, il faudrait reparler du travail de toute l'année, et c'est ici impossible.Pierre Marois Pierre Marois, qui succède à Bernard Landr à la tête de l'A.G.E.U.M., aura une lourde tâche à accomplir.Dès cette année, il s'était affirmé, aux côtés de son prédécesseur et de Jacques Girard, comme l'un des tenants des théories de l'action syndicale étudiante.Je lui souhaite de connaître une année très fructueuse « au service des étudiants et de la nation ».Je pense par ailleurs que son travail de cette année au Comité d'Education l'a très bien préparé à ce poste.Guy Bertrand J'ai connu Guy Bertrand pour l'avoir rencontré quelques fois sur la fin de l'année.Inutile de dire Guy BERTRAND .direct d : .1963.1964- © = * recteur Quartier Latin » Jacques GIRARD directeur du « Quartier Latin » 1961-1962 \u2014 1962-1963 qu'il a & faire face à une lourde succession et à des responsabilités écrasantes.Je lui souhaite, ainsi qu'à son équipe, la meilleure chance du monde, et leur offre mon entière collaboration pour l'année qui vient.Georges Lefebvre J'ai vu qu'en M.Georges Lefebvre, administrateur de l'A.G.E.U.M., vous avez un homme qui prend à coeur les intérêts de la classe étudiante et qui est soucieux de la bonne marche administrative de vos affaires.Les autres Enfin, à tous ceux qui n'occuperont peut-être jamais plus de postes officiels, mais qui seront le sang de l'A.G.E.U.M.je souhaite bon succès.Jacques de LAMIRANDE imprimeur du « Quartier Latin » Georges LEFEBVRE administrateur de I\u2019A.G.E.U.M.Pace «ed nd "]
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