The Quebec gazette = La gazette de Québec, 8 mars 1804, Cahier 1
[" i .QUEBEC be GAZETTE._-\u2014 Suite du Tableau de la Littérature Française, au Commencement du dix- Co - neuwvieme Siecle, par CLEMENT.LU , Pour pne nation raturellement imitatrice & frivole, là pire des éduca- -_ tions eft, fans contredit, celle du théâtre ; fur-tout quand cette éducation mimique ct répétée tous les jour, a toutes les clafles du peuple dans tous les quartiers d\u2019one ville ; & quand-elle ef tonfiée à toutes fortes d\u2019efprits, qui, pour la plupart, n'ont aucune inftruttion, aucun principe de \u2018morale, oi - de goût, mi de l\u2019art même dout iis font métier & marchaudide.Leur fey! talent eit de fl:trer la groile licence & les paffions feuluelles de l\u2019oitiveré \u2018abonnée pour'les faire vivre.Feuvent-ils duayer à leur parieris l\u2019elprit qu\u2019ils n\u2019ont pas.& le fentiment du bcau.qu\u2019i!s {uur incapabies d'avoir ?116 Unoireiffeoc l'imagination d\u2019intrigues Tvgubres.où ie bou-féns n\u2019eit pas | .moins facrifié que la vertu au\u201d crime: intehte & tiomphant ; ou bien ils - ; \u201cfont admirer l\u2019adrefle & la fubuilsté d\u2019un coquin à quulibers, Loujours très- ' © encourageait fevlement Jet bons auteurs, & n\u2019cffrait point on appât à l\u2019oi- applaudi, tandis que l\u2019honnère homme, chargé du rôle d\u2019ennuyeux, cft le -_ pleftron complaifant des altears & des lpetiaicurs.Qui peut dire combiun - \u201cCette habitude d\u2019indulgeñce, d\u2019admiration même, puiiée tcus les jours au \u2026 , théâtre, en faveur de méchaus audacieux ou adroits, à énervé l\u2019indigria- tion de'tout un peuple, quand des mécnaus & des tcélérais, 1:00 plus bètifs, mais réels, font venus jouer leurs farces fanguinaires, non plus fur des |- tréteaux, mais fur des échatauds?lis eft certain du moins que la plupart des principaux perlonnages de cet abominable drame, étaient des hiftrions, ~~ des baladins, des dramgpturges, des charlatans, des oiatenrs de buvettes, de ~~ caffées & de carrefours ; & que, parmi les plus hupés, il n\u2019y en avait peut.être pas un feul qui weit, à fa mailon de ville ou de campagne, vide falle de coméd:e, où il avai pris le masques la déclamatiou, & même le poie , Enard théâtral qu\u2019il apportait #.la place publique, ou à la tribune.: .Ce fut une grande méprife de Louis XIV, dans fes are mec pour :les beaux-arts, d'avoir accordé trop d'influence & d\u2018extenfon aux, jeux du théâtre : cependant il ne permit, fous fon 1e Qu 4 les de fpeétacle ; & nous, fi fupérieurs à Louis XIV, nous avons perfec- T-\" tionné fa faute en la décuplant.Mais l\u2019errcor capitale de ce monarque fut d\u2019avoir fooffert des repréfentations\u2019de-tous les jours, d\u2019avoir laiffé les co- \u2014 Médiens arbitres des pieces & des auteurs, & les auteurs eux-mêmes fe | _ jeter en foule & fans choix dans cette carrière.Si l\u2019on eût dit à ce grand - Roi, non :moins acceffible à la raifon qu\u2019à la g'oire, que la politique & le - goût des-anciens avaient été plus éclairés, en ne dorinant au peuple cés to fortes de {pe&acles, 0; | fur-tout en inftituant des-magiltrats, juges'des pieces dignes: d\u2019être repré- ; fentées, juges de la mufique, dis auteurs & des aGQeurs, & enfin \u2018chargés - \u2026 de toute: la magnificence de la tepréfentation, & des couronnes qu\u2019ils devaient décerner sox vainqueurs dramatiques ; fi l'on cût ajouté que cette \u2018 politique n\u2019était pas moins utile aux mœurs qu\u2019aux beaux arts, puifqu'elle fiveté des fpeGareurs ; qu\u2019elle ne leur faifait point un befoin d\u2019un pla\u2018fir, \u2018 ni, d\u2019une leçon de zo & de morale poéfique, le motif d\u2019une infatiab'e & dangereule curiofité podr toute efpece de repréferitations bonnes ou mzo- \u201cwaifes ; f enfin l\u2019on cût dit à Louis XIV : Voulez-vous faire du peuple \u201c Frauçais une nation de comédiens, en lui ouvrant une école publique & , - \u2018 journaliere de comédie; école attrayante pour les paffions & le défœuvre- ment, & qui fera bientôt abandonner toute infliu@lion \u2018grave & folide ?© Ce, peuple aura.l il toujours des Corneille, des Racine, & des Moliete, r élever fon âme, épurer fon goût, & corriger fes ridicules ?Ne voyez- ve de loin en loin, aux fêtes les plus folemnelles : | 1.des calamités fans nombre ne l'ont enfin que trop manifelté ! On à reconnu - \u2018 | - \u2014\u2014r i 1 \u20ac Luc _ ; Saut Lt .Ca .+ ; Lu # - BY Nous n\u2019aurions pas un\u2019 corps d'arti\u2018ahs dramaturges, apprentifs rappetas.Hi fcurs de pieces déguénillées, & cent fois relournérs, & cent fois revendues ~~ Bf 1 pour du neuf, par les fripiers de ces halled de fpefRacle; nous n\u2019aurions - Hh | pas ces importantes compagnies d\u2019artiftes hiftricns, mimes & pantom:mes, th | auxquelles rs avons vu s\u2019affocier, pour la perfcétioni \u2018de l\u2019art, lus petards * [dS | de Ruggiéri, & les rofcs de Franconi.Nous n'aurions paî, \u2018que fis je?va | , Tout ce que nous avons; mous ferions moius riches en paavreté:, & moins : È § : - dégoûtés de noc véritables richefles.Nous aurions que'ques atteurs qu'on |\" - 184 ; pourrait louer fans flagornerie, parce qu'ils h\u2019auvaient pas été fournis par .i | Ces entrepreneurs, ils feraient dignes de reprélenter Augutte, Polyeuéte, | d | Phedre, Athalie, & le Mi'antrope, qu\u2019on n\u2019aurait point cellé de mous = Bile faire défirer,-& \u2018qui, ne.paratffadt-q'u'à\" des époques-folemne!less nova\u2019 i : fembleraient toujours 'nouvesnx, & vôus rendraient plus difficiles pour towres les nouvautés.Nous awions peu de pcêtes dramatiques,\u2019 parce qu\u2019ils fentiraient la difficulté d\u2019atteïndre aux grands modeles, &.que la car.Jlere plus refferrée & plus épineufe laifférait moiné d\u2019efpacé à la médiocri- - té, à la cable, à la vanité & à l'intérêt.les autres genres de littérature feraient moins négligés; les écrivains apprendraient à écrire, quand îla n'auraient plus le outeux efpoir dg.s\u2019enrichir par des ra y udics, & d'être Applaudis pcur de mauvais vers \u2018foutenus .du joli gofier d\u2019une actrice, cu le l'emphefe d\u2019un bruyunt déclamateur.Enfin nous verrons un public moins dupe & plus fia connaifTeur, qui n'aurait pas feulement des yeux & des oreilles, qui, n'ayant pas befuin de prendre fe ton d\u2019un afteur, favrait - © lire auffi bien qu'écouter, & qui ne jouant -pas tous les jours le rôle oifif de | \u2014 Speltateur, aurait de loifir de s'inflrujre,.& d'être éclairé avagt que d'être Juge : Te 10° , Ces regrets & ces vœux font bien inutiles fans doute; mais ñ -fallait _Soontrer les principales caufes de la corruption du goût, & il nel as dou- \u201cYeux que la profpfion & la licence des théâves, n'en foient une des plus fortes, après celle de l\u2019impiété Voyez combien cette éducation fingerefle fecondc l'éducation phyfique, devenue prefg-e-généralo ; voyes l\u2019engoue- meat de ces jeunes automates, fortis des nouveaux attcliers de l'ignorance ; voyez leur fureur pour tons les jeox des baladins, des mimes &.des fi.timbanques ; voyez enfin toute cette génération fe perdre & s'engloatir\u201d- frivolité.\u2018 : i _ Et cependant l\u2019on parle de revenir aux priucipes inféparables de faine moraic & du bon guût ; on fent la dégradation où l\u2019èn e tombé, l\u2019on (e flaute de s'en relever.Ah! je fouhaite que la nature, quifhe rêtro- grade jamais, faflc pour.nous ce qu'elle n\u2019a fait encore paur aucun peuple - corrompu; qu\u2019elle nous retire de nos favantes ténebres pour nous rendre aux pures lumieres de bon-fens; qu\u2019elle pous redonne cette fimplicité de __ mœurs,.çet amour du vrai, Cette naïveté de (entimens,-cette élévation d'às me qii font les grands hommes en tout-genre, & qui leur forment des admirateurs.Je fouhaite, en un mot, que, d'un peuple vieilli-dans tous les vices, diffous dans la molleffe, endurci dans l\u2019impo ore & l\u2019épcifme, elle fafte de nous un peuple tout neuf, fort de vertus & de raifon, fenfible, franc & généreux.Mais quelles fpnt nos tentatives, & quels font vos ef- - forts pour parvenir à cette glorieufe réfurre@tion?= TU Depuis j , Depuis peu, je l\u2019avoue, on a fenti de quelle importance il était de rée proaver l\u2019efprit d\u2019impiété, qu\u2019accompagne toujours l\u2019cfprit de révolte contre les lois divines & humaines ; ce que la railon n'avait.pu perluader, _vo ; pas que:ces grands hommes auront peu de rivaux dignes d\u2019eux ; 6 | \u2014 qu\u2019ils ne pourront fuffire 3 des, repréfentations fi fréquentes ; que leurs chefs-d\u2019œ haque jour revus & répétés, perdront de leur atirait aux.y -B Kama \u2019 EE EU SO FETE peices, p re | Vrages impies & obfcenes defhonorent leurs auteors ; il n'eft plus de répu- ex d\u2019one multitude affamée de nouvezutés ; qu\u2019il faudra, pour fatisfaire ce bgloin habituel, admettre toute forte d'auteurs, toute forte de pieces ; »- que bientô: la féconde médiocrité va inonder le théâtre, cabaler \u2018contre le ; gébie,.l\u2019éloigner peut-être d\u2019une fecne avilic, étouffer dans les fpetlateurs le fcotimept du vrai & du beau, les déguûter enfin des bons modeles, pour les attirer aux déclamauons des Boyer, aux fadeurs des Campiftron, aux | ~~ farces groflicres des Mont-Fleury, & des Dancourt?Songez cnfin, grand Roi, que le theaue Français, qui sant contribué à-Ja=-gloirc des beaux- arts, cut en étie la honte, s'il devient une pépiniere de mauvais hiftrions & de manvais potes ; & qu\u2019il n\u2019y à pas de plus für moyen de replonger ce peuple dans l'ignorance & le mauvais goût doft.vous l'avez tiré, que \u2014 de l\u2019abandonner, fans regles & fans bornes, à ceute fureur du théâtre cd fa coricfité toujours irritée, & fouvent laffée fans être affouvié; \u2018ne po ~ plus \u2018à la fin être éveillée que par les imitations les plus bizarres & les plus folles où la fingerie humaine puille fe porter.0 Si l\u2019on eût fuggéré ces penfées Louis XIV, ; je ne doute \u2018point qu'il n\u2019eût donné une autre forme a 1\u2019établiflement des fpe£tacies, u'il ne les urra | , que l\u2019irréligion publiquement tolérée eft une déclaration de guerre À tout , V'état focial, & que l'abjuration d\u2019un Dieu eft une conjuration contre le genre humain.Le délire de l\u2019athéifme eft repouflé avec mépris; les ou- - tation à acquérir par une voie fi facile, fouillée de tapt de turpitudes & d\u2019horreurs.On eft dégolité d\u2019un genre d\u2019efprit qui s\u2019est trouvé à la hau- | teur des plus vils fcélérats.Ene et, l\u2019impiété vient de la bafleffe de l\u2019âme ; elle a befoin du vice pour fe foutenir ; il lui eft inpoble de s'élever à de grands fentimens, & de parler au cœur ; l\u2019infolente dérifion eft fon \u201c caraltére $ jamais un traitimpie ne fut.touchant ni fublime*.Enfin la religion eft redevenue un befoin, quand elle a ceffé d\u2019être une loi de l\u2019és tat ; & les livres chrétiens fc répandent avec plus de cours & de faveurs, .qu\u2019au tems méme od le chriftianifme était une poiflance.\u2018Je veux croiré\u2026 que lc reflentiment & l'efprit de cabale n\u2019entrent pour rien dans toutes - {es démonftrations d'un zéle fi relpeflable quand 31 eff fincère : je veux \"croire que l'intention n\u2019eft point selene on unc intrigue de philofophie par une intrigue de dévotion, laquelle ne ferait pas moins méprifable, avec une tache de plus, celle de l\u2019hypotrifie qui n\u2019ef qu\u2019un rafinement \u2018d\u2019impiété.Je veex le croire malgré le ton d\u2019aigreur & d\u2019emportement auquel on voit fe livrer quelquefois de nouveaux zélatcurs, qui n\u2019ont pas en- | orme à l\u2019établifleme \u2018 :ure allez dépouillé le vieil-homme de la philolophie, Co \u2018eût rendus beaucoup moins fréquens, plus impofans & plus utiles; qu'ats CONE BCE CEPOUTIE VIED, homme Pure, chars cc \u2014 7 tentif à n\u2019y appeler que les grands talèns, il n\u2019en n\u2019eût fait une véritable Il ett | certain que la religion, vraie, pure, charitable, avec cet amour qui M - .école de mœurs nationäles, de beaux fentimens, de bon goût & d\u2019urba- | \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 ts ces mité.Nous n'avrions pas, il ef vrai, trente ou quarante imille pieces de \u2018| + C'eN à Defprit d\u2019impiété fans doute qu'il faut attribuer, depuis cinquante ans, le peu d'é.*.\u2014 théâtre enterrées les unes fur les -avtres; nous n'agrions pas aojourd hui \u201c Vévation & de fenfibilite des écrivains les moins vulgaires.li pe taut paint douter de (pn _ \u2014 - vingt (ailes de comédie ouvertes tous les foirs aux défœuvrés de Paris ; | ame, pour_en mettre dans.fes ouviagess CL oo .1° Ly Tee i oo gE BE ny 2e Te - .- i Lo \u2014 TTT mg ee en - Las a ; \u2026 = a ces A - - - J .- \u2019 .\u2019 : Ce re & & A » ' La .2, A .\u201c uw + .- \u201c - - * : R : - - : \u201c ot 5 ve \"0 * 20° ; .3 A Seek = â 5 .° \u201d a _\u2014 Ca.3 Sama NT .Line 7 .i _ .* + 0e , - M N \u201c À «Cu se RY - .3 : _ : y .Ye 202 24e \u2018 8; A .Pp .To + ; 25 ; .4 ; 4 vo.: 4 : 3 JR ; \u2014\u2014\u2014 ; 4 © nm\" RE \u201c: - \u201c = e ; ais \u2019 \u201c cn To .- - hw, .a [RE + Re « ; + #8, « .ae .10° 7 \" - 4 7 - py > BY e Le \u2019.nue ° Tp .i ie =.Date oe 3 PE: a Je.dans ce triple govfre de matérialifme, \u2018d\u2019ignorance forcenée & de groffiers oo i .| ; .4 6 i F oli a Ca i Rae SE nee up aS LT AE a td I) _ I~ I 2 a > Pre Ts a RES SO AS Le chriftianifdhe he peut être, unt affaire de p rti ; la con en eft ime, cette modération qui fait fon carallére;& cette humble ¢'é< vation qui la diftingue, pourrait ieule opérer le miracle de notre- régéné- -une édutée\u201d\".i»! bé ee ; / .Ce 4 déhioa , C8 {FE Tource desis.ça lermnie un icétude de Pinve Clive, un beloin~de l\u2019infulte, RE ration ; elle feule nous rendrait des mœurs vraiment focialgé ; tion faine, ce goûte de lasvertu, eet-enthosfiafme des bongepe élan vers la fourceÆternelle& inépuifable de tout ce qu eft & vraimeñt grand\" Mais en ces\u2018mätieres, dit Müntzigne MieR Kiss fe \u2014\u2026 de décroire que de'croire une feconde fois.Quelques infrédutes ad ban fy | \u201cAiévitne.:?#5.Pi * an Fife Miele dm faux bel-elprit; none langue s'eit vue défigarée par toutes \u2014 ~ {e convertir;- pune nation qui a perdu\u2019 (a croyance n\u2019y reviegt fr cp ftiog.michE dé - l\u2019efprit ne fuffirait pas ; il faut y->éroire de cœur; & c\u2019elt ad eetur gue liapiété a fait fes bleffures ;' c\u2019ell le cœur qu\u2019elle a deiléché,-qu'ell endurci: &, qui ne fait qu\u2019au\u2019 moral, comme au pliyfiqued\u2019 les\u2019 paladie.\u2018coeur font mortelles?_ 1 LL - \u20ac Je ne m*étendrai-pofnt fuX da fajet fi délicat ; il ne m\u2019 fonder les cœurs ; -mais là charlatanisme.en tout genre \u20ac Timpott de car 4° 04 té qui puifle les rendre excufables a mes yeux*.Partout où j5 vois fe for- en leurs intérêts, fe béatifier, non dans la gloire éternelle, mais dans la glo- , mer on parti.de dévots, brülans de toutes fortes de pafons, ardens pour are &ft À oditufg; qu'il rreft aucun pretexte de politique & d'utili- \u201cau pe © - } = less af ie} fi A e, - (Tiole mondaine, je puis tonjgélurer, fans blcffer la charité, que ce n\u2019eft pas \u201cla foi, mais la-mauvaife foi qui des raffemble.Partout où je vois des menées, des intrigues, des tréteaux -élevés pour les nouveaux praphetes, & des niches pour les faints du jqur ; \u201cbruyante, avide de réputation, ) des prôneurs & des journaux, faifant de fa miffion un abonnement public, & de fon zèle une fpéculation marchande ; en un mot, partout où je vois nemie : de.cellé des aûtres, accaparant | 214 bo! rH Ge \u2018peg! Tig, > Ce a > LE fe, fur tout dns les tribunes, \u2018 ge & pédantesque à-la-fois, puérile & guindée, bas & empoulé, Gon \u201d & cifronté: .On s\u2019elt fait an art de la dérarfon, un jeu dc l\u2019impoflure, une « \u20ac ; FA 1 pe .- » - * \u2019 : La : 5 feble avoir reporté la nation toute enticre au 86 dés Rébus picards.1 ¢ » Ay rans.i ; ÿ Déjà corrompue pär le jargon des fophiftes &-par le las 2tpécerde: fn arzon\u2014popularre; partous les patois trañfportés toucà Sup | , .dbs.dry ~ ° - .winces dans la capitale.\u2018 Les \u2018locutions vicieu\u2018es de tous \u201cTes cons del Fr ; cent jourgaux.les -ant reçues de la premiere main, les ont fait circuler, _vingt-fix théâtres, dans toutes lesimprimeries, dans prefques tœus les \u201c\u2019vres ; de forte quo dix mille, vingt mille volumes peut-être, feroat par la fuite à l\u2019index de la librairie, Comme.production tarées, imprimées en Fiance à la fia du dix-huitieme : ric font point Françaifes.| une dévorion orgueilleufe, acariâtre & |.Voila une efquifle de notre-fruationlittéraire, & cette elquifle eft fort | -adoucie.C\u2019eft'de cet état d\u2019avilifement qu'on veut retirer la littératere 3 pour faire, Cciume On le dit, revivre le goût dans &.coimment-s\u2019y prend-on toute (@ purete ?- : s.Dee mélange, il s\u2019cit formé un ton fauva.F'Eédérale de n\u2019en oblegver-aicoue, un talcoc de l\u2019indécence, va barbarifine, & un goût favoit des mauvattes pointés.\u201cLe débor.\u2018 ealembourgs à tellémênt inondé Paris & les cent départemens, fizcle des Tarlupins s France fe fort fimultanément emparé des tribunes de Paris, du matin au foir, dans les lieux publics -&-dans-fes-coteries ; de là fur les mis - ten de la langue Frangaife devait fuivre & a foivi cele de \u2018 th fecle, écrites par des Français, &'qui ._ une cabale charchant à dominer, à s\u2019emparer de l\u2019opinion, je ne vois point\u201d l\u2019efprit de:la religion modefte, -paifible, fuyant l\u2019oftentation & les applau- diffemens d\u2019une mpltitude frivole.\u2018Si la plupart des nouveaux partifans penfer, ils verront bientôt qu'ils font mal dirigés, qu'on.les niene par des voies fulpefteés ; & que des intriguans de dévotion, loïn de faire naître unt race de vrais croyans, ne préparent qu\u2019un nouveäu triomphe à l\u2019infolente & rajlleafe philofophie.© =~ = 7 ; 10 Je n\u2019igüore point qu\u2019en parlant ainfi, j'irrite, en même tems, & les fo- _phiftes, & les dévots non moins irascibles, midis od fait que je.n'ai jamais \u201cflarté aucun parti; nulle efpecé de faélion ne\u2019m\u2019a Vu lous fes drapeaux ; mon\u2019 feul mérité fut l\u2019amour de la vérité, mon feut talent de la due; je n\u2019dï vécu que pour elle, & je mourrai (aus l\u2019avoir\u2018trahie.- Je ni\u2019expliqueräi avec la\u2019 même râtion dela littérature, & (ur l\u2019éficatité des moyens qu\u2019on applique ab grand.ceuvre de la renaiffance, du goût.Pour.les mieux apprécier; rap- \u201cpelons'ici quelques notions un peù \u2018trop oubliées.CLL yr 7 Le'goût ne paraît pas être, commé le génie, un.pur.don de la dature ou, fi elle né le donne, ellé parait éri être beaucoop plus ävare que de toute autre faculté intellectuelle, \u201c11 nett point de Qinat: i et peu de nations qui-ne- produifent des-Rommes doüés de quelque génie, même pour les beaux-arts; mais on connaît un grand nombre de peuples, en qui l\u2019ab- \u201c fcence du \u2018gait a laiflé le génie prefque brut; & les beaux-arts préfque fau- - Vaes.ut unc lege nation ; \u20ac Li dez que jé pârle des Grecs.Partout aîlléurs il à \u2018ête tranfplanté comme yne fleur exotique, & n\u2019a profpéré qu'à la faveur.d\u2019une longue &' pénible \u2018Cultdre.Il n°eflt arrivé à quete rfc@ion' chex'lés peûples \u2018 moderhes, \u2018\u2019qu\u2019autant qu\u2019ob a'fu le conciliér avec leur caraâttre, leur efpfit, & le génie de leur langue ; &.il eft refté \u2018plus \u2018ou méins inpatfdit; \u201cen raifôn de la ré- - Hiftance que chacune de ces cliofes, bu.toutes enferhible, lui ont oppolée.Après de longs efforts & d\u2019extrémes difficulies\u2019 pour; le natdralifer parmi nous, les grands hommes du fitlle' de Louis XI 'Yrouverent énfih- cét A pri Ap5 Te ES 7 = .PPR AE NE SSIES > ot REIN ER \" pr te et ee 3 4.> .M éJ » - \" - oo.un) = ; - > \u201c .- 3 A \u20ac : ; + ; \u2018 Ey .- - \u2019 ~ Wear\u20acpx accord entse le génie Français, & ce goût d\u2019adopi qui, fad erdre entierement ce qu'il avait d\u2019étranger, fe fa fi \u2018hewreufement ave es grâces Frangaifes & la tqurnoté dé Motre'efptit, qu\u2019il fembla nous être \u2018devenu naturel.Il ne le devint cependant qué pour une très petite patie de la na:ion, pour celle qui continuait de le cultiver avec foin.Tout le refte ne le connailTait que de nom, & n\u2019en avait qu\u2019une idée fuperficielle, _ Jufqu\u2019ici le goût n\u2019a été naturel qua wine fedle Hatioh § on voit as= | On peut même dire que le goût'général du peaple Frangais n'a jémais cfs sé d'être un peu barbare, & que cette barbarie à reparu avec d'autant plus - d'influence que Te petit nombre des gens de goût pérdäit de la-fienne.* \u2014 \u201cFaût qu\u2019une certaine claffe de là'fociété, en qui une \u2019éducation foignée é- à + : êste purait les fentimeus, & reétifiait l\u2019elprit, conferva fa tradition du bon gcût, littératore, comme fur les mœuùrs, les infovations \u2018du Faux 'bél-efprit furent fdyènt combattues avec avantage, \u2018&'la ralfon ne \u2018perdait jamais tous fes rit =\" Cette lutte dara long-tëms Tous Ie \u2018regne à es \u2018fophiltés qui.pour attirer dans leur parti cette chaff ilinguée qui fxait l\u2019o inipn, afféétaient de lduer le goût en Ye: dénaturant.Mais lotfque\u2018l'éforit dés gens du mdnde eat éte fi bien fophiltiqué, què Éetie a aucune autorité fureur jugcaierit, lé goût & Te bañ-féns ne parurent\u2019 à leurs yeux que des préjugés, comme la \u2018morale & da vertu, Ce: fat alors b donna fe\u2019 ton aux'connaiffeurs vulgaires, & forma l\u2019urinion\u2018 publique fur la dè Éetig anciéâne \u2018tradition neuf plus us - ~\u2014 Te fé des meilleurs efprits de là nation, indépendans de tout: afiociation académique, & qui perfe(tion \u201caient dans la fociété la mieux choifie, la cul- \u201c& cette belle fimplicité de ton & de langage, qui formaient à la-fois l\u2019homme décifions heureufes qui font une opinion publique, & qui entraînent à fa * fuite toutes lcs opinions vulgaires.Mais les élémens dont fe compofait \u201ctette apgrégation privilégiée, cetté bonne fociété, ont été boulverfés dans \u2018notre cahos révolutionnaire ; le limon groffier de l\u2019igaerance s\u2019eft élevé franchise: &\u2018plüs librement \u20ac ncore\u2019 Far.\u201cJ r par-deffus tour, & le feu de l\u2019intelligence, prefqu\u2019étouffé dans cette fub- CL (A : anc 1s\u20ac, piu 10 .i \u2019, à \u2018les flatteufes promefles qu'on veut bien nous faire d\u2019une prochaine régéné- \u201cmerfion, laiffe 3 peint fortir de la vafe quelque faible phofphorez- Pour \u2018la pärtie méme la plus eftimable de ce qui forme aujourd\u2019hui fa voix pu- ou régulateur de 1\u2019opinion gépéralc en matiere de gofit 5 la plipart de nos iménté d\u2019unc grande envie d\u2019avoir les belles manieres & de favoir quelque 4 chofé, mañs'ne comprenant rien aux'fciences qu\u2019on lui enfeigue, & ditn- prenne l'ortographe.CL \u201c Nos connailfeurs, comme M.Jourdain, s\u2019imagine & des profeflours, ou des charlatans, on acquiert du \u2018goût & de l\u2019inftruc- ton; je s\u2019abonnent.aux cours & aux lycées; ils ont des loges à tous les ; fpeétacles ;\u2019 les-livres qu\u2019ils achetent ne font qu\u2019en papier vélin & ornés de.gravures ; tout cela eft fort bon pour le commerce des profeffeurs & des libraires ; mais Ja littérature n\u2019y gagne rien.On leur dit qu\u2019ils encou- teèteurs :.Nous encourageons les beaux arts.- Mais ils n\u2019encouragent que à 1 : gd - .- ¥ : LL = 2 + les charlatans & les cabales.Co SR at d\u2019adoption\u2019 qui, fads _ \u2014Je-rénde_la-juftice-qui-eft'dûe à quelques hommes de mérite; qu\u2019on rencontre par hazard, dans .ces raffemblemens, ou -coteries d\u2019efprit, & qui probablement ne s\u2019y trouvent que malgré eux, & par néceflité ; mais cha- .cane de cea coteries n\u2019eft qu\u2019un foyer d\u2019intrigues pour les petits auteurs, .Ou des petits favans, quidresfent là un trétean à leur réputation & à leur fortune, .L'intérêt du bon goût n\u2019y eft pour rien; ce qui les inté- Mais de'ces divers jugemens exclufifs, que .réfulte-t-il 2.Qu de ces coteties de vérs, ou'de profe,-n\u2019a peut-être, ni en profe, ni en vers, Defprit qu\u2019il faut avoir.Or,-le bon-efprit qu\u2019ils n\u2019ont pas, le donneront- ils, je le repete, à leurs abonnés, ou à leurs auditeurs\u201d Auf ne cher- admirateurs, des partifans, & des chalands de lcor boutique d\u2019esprit.\u201cconduits : voir, fe faire voir, avoir des yeux & des oreilles, tout leur goût _{ fe réduit là.\u2018\u2019Accoutagiés à ne juger d\u2019un ouvrage au théâtre, que far le Avant tour, il faudrait Fire revivre cet ancien tribunal du goût, compo.ture &-les fruits d\u2019une excellente éduéation.ll faudrait.retrouver cette.\u201cmobleffe d\u2019Ame, cette délicatefle de fentimens, cette élégance de mœurs, | poli, l\u2019homme aimable & l\u2019homme de goût.- C\u2019eft d\u2019un fembla- | ble tribunal, de cetui-là (eal, que peuvent fortir ces jJugemens (rs, Ces.\u2018connaiffeurs aétuels reffémiblent un peu au Bourgeois gentilhomme, qui tour- fuant à prine les vers d'avec is ptofe, fiait par demander qu\u2019on lui ap- -qu\u2019avec de l\u2019argent rège les beaux arts ; & ils fe rengorgent ; & ils répetent, d\u2019un ton de pro- tet Et d\u2019ailleurs, qué vont chercher tous ces auditeurs muets & défœuvrés | | aux inftituts & aux lycées?- C\u2019eft toujours le goiit du.fpeftacle qui les y \u201c exprimer fans détour & fans figure toote netre penfée, il nous femble que © \u201cblique, ne montre pas affez de difpofitions-nécellaires \u2018 pour s\u2019établir juge \u2018 Trefle, c\u2019eÂt.qu\u2019on ait du goût pour leurs oavrages, & pour leurs feuls u- vrages.Tout ce qui ne fort pas: de leur fabrique elt maavailfe marchandie fg; c\u2019elt,toujours l\u2019ancienne .devife de Ja cabale = | « - 7 Naul n\u2019aora de l\u2019efprit.hors nons & nos amis.Qu\u2019aucone de .chent-ils'point à former de bons juges des produétions d\u2019efprit, mais des ve Ro .7 B,C à ay 2 ty \u2014 T4 .4 - - oe ing Ju l\u2019opinion du vulgaire éroufla éétle du public § ce fut Alors que: domi-\u2014| débit \u2018de l\u2019acteur ?' à sifler Corneille, s\u2019il eft mal joué; à bactré des mains fläcerent la noblé fimplicité qui eft le ¢ar&ere du\u2019 vrai beau.diilterie bourgeoife s\u2019empara de tous les genres d\u2019ouvrage, \u2018moral julqu'a la\u2019 wagédie.Nous en étfons là, quand l'hogrible.çrile du corps politique a fout confondu dans la même igdominie.La.plus cen.- cieufe ignorance a fait tridmpher le golit popu\u2019are, c\u2019eft-à.c ire le\u2018gout d, la bartarie.Préfque tout ce qui à paru, déguis dix ans, .&.dans les }ivres, & fur les théâtres, a été marquE'au coïn de cette \u20181 e tri groffiere qui eft le charme de la canâille.\u2018Ad\u2019 milieu de tout cela, on à Vd domiterl\u2019enflure de la déclamation \u2018bourgecile qui n\u2019a point lâché pri- le goût bourgeois, & qu\u2019une platte Enflure,, une niaiserie guindée ren \u2018ette .pé- + à 2 ad pe > T - Term pese Ee À À 4 > - © Sila religion (dit Sully) fouffre que le politique vienne à fon fecours, cela ne\u2019doit s\u2019én- ,.terdre que d\u2019une politique fimple, parade | mais clic ne la fem pas véritabiement, & St ou ford Ja détroit.| 4 .CT \u2014 > edged, CS = i .+ oo.i \u201cHour Arnaud, fi on le joue à leur gré, ils courent encore aux jeétures pu- depuis Je conte i ol & - Icénce _triviale = droite & purecomme elle.\u2018Toute autre paraît la ferbir; ste dliques ; \u2018nôn pour de bons ouvrages, mais pour de bons le@eurs; des fa- \u2018pe ferait applaodi, même en lifant Sdint-Ange.Et puilque nous parlons '| \u201cfans\u2019approtver nézhmoins tous les\u2019 facrificés'qu\u2019il a taies à Pempyrifme Zu \u201cbel efprit, croit-on que vet habile Yhétéut foit {uivi fi conftamment, depdis \"lts'siecles liéréraires - Noh, il faut l'avouer; .st'Laharpe n'eûe fait valdir Te $ingilier talent qt\u2019il a pour la déclaration, furtout:quand il rappelle 1e |.depüis long-tËms, qu\u2019une tite chaire de'profelFéer.\"1 a MAS lie 5 ge a 112» Cp Ce Ave eg A .at | nftitution\u2019s \u201ctres- moder 1s 1 \u2018#éhéverai de dire tout ce \u2018gbe je pe fe de ces i Ritu 6 suc D IE , - _ / .~ détrs ampotlées, ou des fadaifes à prétenfion, font_applaudies quand- elles \u2014 7 1 foht bien lues.Saint: Ange ferait titer, méme en lifant Racine; Lahar- * de Lahatpe, qu'il faut distinguer parmi tous ces beaux efprits empyriques,.| \u2018 véite\u2018années,\u2018 br ce cours perpêtuel d'analyses \u2018où il fait pafler en revue - PdEbir de>Cfairon & de Lekain, \u2018en jouant, au Iycée, .tes belles 1cenes de oo Volrdire; fôn \u2018cours, dont il 3 hit une fille \"de \u201cfpe&ati, ne\u2019 ferait plus.AS SE.Las, 2 Cpe - \u2014 mes*, que le charlatanisme à déécrées cC\u2019un rom Grec, pour les: rendre plus impolantes.On doit favc-r que le lycée\u2019 d'Athenes Ctait une prume- \u201c made ornée de purtiques, où fe raffemblaient quelques philotophes avec leurs amis, pour y converler fainilieremient far diliérents fujets de politique, de morale & de littérature.Là, aucun d\u2019eux ne s\u2019établiflait discuureur .per- \u2014-_ pésuel pour endottriner un auditoire; l\u2019initruétion etait récimiuque ; on pre- - \u201c mait, On rendait de bonne.grâce !a parole\u2019; on s\u2019interrogeait, Où.répondait, on discutait ; & de la douce chaleur d\u2019une contradi@ion amicale & poiie, fortaient des vérités lumineuses, & cette raison brillante d\u2019imägination qui \u201cinfpira les dialogues de Platon & de Xénophon.C'\u2019était-là vraiment la : bonne compagnie d\u2019Athenes; c\u2019était une école toujours ouverte de bon -.goût & de bonue pliilofophie.Tout changea de face quand les fophiftes y eurent établi leurs chaires à monologue, où leur captieule & vénale rhétorique, toujours prête à difcourir fur toute forte de qu.fliun, & à démontrer tout çe qu\u2019ils ignoraient, pourvu qu\u2019on les laifläe parler tous fculs,.cher.\u201cehaient, par un vain éclat de paroles, non à faire briller la vévité qui leur \u2014était-indifférente,-mais-à éblouir-leurs j 1 fioas, & cet amour des nouveautés qui eft la premicre & la plus lucrative de toutes les retlources pour les charlatans & les fophiftes.- Socrate feu] eut le courage de démasquer ces rhetears empyriques, & d\u2019attaquer, par I\u2019iro- _- nie, non feulement les errears de leur dottrine, mais le ridicule de leur ostentation doftorale & verbeufe, de leurs langues infatigables, de leur babil imperturbable & intaiiflable, qui, redoutant furtout la contradi@ion, ne fouffiait autour d'eux que des orcilles pour les écouter, & des mains pour les applzudir, & pour les payer.\u2018Quand Socrate, viétime de la double hy- rific des mauvais prêtres & des fophiftes, cut laillé à ceux-ci le champ bre pour l\u2019enfeignemenr.t, le lycée, déferté par les-vrais- philofophes, de- viut la carriere des intrigues, des cabales de ces crieurs publics, qui difpu- taient de poumons, d\u2019effrontéric & de Icquacité, pour attirer, chacun à foi, le plus grand nombre de difciples, envahir les applaudifiemens, & \u2018vendre _ \u2014Jeurs leçons-au- plus -haut enchéziffeur.\u2026 On ait comment x difcoureurs, trafiquant partout de i« parole & de l\u2019impotture, coururent jeunes-difciptes,-à-fatter-teurs pas- | \u2014\u2014 temp cs-nuées.de | = Te une forte de création, & combinés que par IPintelligence la plus profonde.Et d\u2019ailleurs quelle étrange manie nous porte à croire qu\u2019il y ait de meilleure méthode d'initruétion, que celle qu\u2019ont fuivie nos grands hommes en tout peore!® Mais ils ne craignaient point le travail, & nous le fuyons;; ils fuivaient une route longue & difficile, & ils arrivaient Nous, \u2018au gontrire, impatiens d\u2019abréger le chemin, nous courons à travers mille \u201c petits fentiers fans illue, & nous n\u2019arrivons fiufle part.Croyons-nous qu'avec nos abrégés ils euffent été plus grands?ou n\u2019elt-ce point qu\u2019en ; mucilant l'inftruÂlion, nous l\u2019avons proportionnée à notre impuiffance ?« Disons-le franchement : ce n\u2019elt point de: nous initruire que nous avons - envie, mais de paraître inftruits ; nous cherchons des accommodemens ae.vec noire parefle, pour la concilier avec notre fuffifance ; nous pe défirons point que ls {cience nous foit gloricu\u2019e, mais lucrative.La confidération qui mene a la fortune, voila quelle cit la gloire, objet de notre ambition : pour être réputés habiles, fans avoir la peine de le devenir, il fuffit de - \u201cces méthodes -artificielles & faperficielles, qui apprennent à te pañer d\u2019in(- trulion; & qui font briller \u2019ignorance fous I\u2019étoffe du charlatan.I! m\u2019elt donc impoffible de croire 3 la reftauration des lettres, tant qu\u2019- on s\u2019ubflinera ao régime deftru£eur qui a précipité leur décrépitude : peut- être même certe rélurreQion cft-elle trop miraculeufe pour l\u2019efpérer.Car enfin comment perfuader à-an peuple corrompu, d\u2019avoir des mœurs; Aun .peuple fans religion, d'être religieux ; à an peuple dévoué aux thärlatans _ \u2018 en tout genre, de rejeter toutes cés drogues de l\u2019impoilure qui\u2019 empoioa- nent fa raifon & fon jugement?Comment ramener les cfpriis d'une éducation oisive & matérielle, à une éducation morale & laborieuf: ?Qui - pourra faire entendre à une nation prefge toute comédichne, qu'elle doje fe guérir de la fureur du théâtre, réformer fes fpectacies, en \u2018diminuer le - nombre auffi ridicule que funefte.les fermer une partie de l\u2019année, & ne confacrer qu\u2019au bon goût un plaifir prodigué a la fottise & au délœuvre- ment?Qui nous arrachera à cette diffipation cffrénée qui dépenle la vie \u2018en groffieres frivalités, en bagatelles Rupides, ep orgies folles & brutalles, éco-ées du nom de fêtes, où l'on voit figurer le défefpoir de l'ennui, o6.- 7 07 toute la Grece, le répandirent dans l\u2019empire Romaïn, corrompirent le uple valnqueur, &.amencrent cette longue éclipfe de l\u2019éloquence : des beaux-arts & de la vraie philofophie.{ .~ Cette engeance de fophifles ef toujours & nar-tout la méme.Dès qu\u2019ils _ foni les doîteurs d\u2019une nation, le bon fens difparait devant leur doftride, la vérité s\u2019étein:, les mœurs se dépravent, les lettres humaines deviennent une école de mentonge & de barbarie.Nous avons vu ce qu\u2019ils ont\u2019 fait | parmi nous, .Les académies Jes ont élevés ; lesclubs les ont nourris; les _ établiffemens nationaux font leur domaine ; l\u2019inftruétion- publique eft leur - propriété ; les théâtres leurs c jaquêtes ; l\u2019athéisme eff leur emnire.* Ils peuplent les prytannées, les écoles, les inftituts, les bibliotheques, les fo.ciéiés raflemblées fous quelque domination que ce foit, les lycées, en un _ met, dont eux feufs furent les fondateurs; & voyez comme ils achevent ~ rapidement la ruine des mœurs & des lettres que vous parlez de reftaurer : .çar ce n\u2019eft plos un progrès lent, & comme infenfible, vers la décadence ; __\u201cc\u2019eft une cl.ûte prompte & leurde, que l'œil, pour ainfi dire.voit s\u2019accélérer .chaque jour, & qui touche au plus bas dégré de l'aviliffement des arts, & de 1\u2019epprobre de la littérature, | 1 : : SI Pure déclamation ! s\u2019écrieront, en se rengorgeant, les grands nains de \u201chos lycées; cris envieux de la critique, répétés depuis cinquante ans, & qui n\u2019emnéchent pas que les beaux-arts ne fe foutiennent ! Oui, leur dirait maicre Frangoist, ils fe foutiennent par le méme moyen que la corde fou- \u201ctient le Fenda, en.l\u2019étranglant.La comparzifon eft un peu triviale, mais | elle ct! juke.Les charlatans, les intrigans fophilles,- encouragés, prônés, iperdiés, priviiégiés, protégés de toute manicre, & protefleurs eux-mêmes \u201cde tout ce qu\u2019i' y a de plus vil dans la populace des écrivains, font la cor- \u201cde patibohaire qui foutient les arts aux yeux de la multitude, mais qui les .\u201cDepuis éinquante ane, dites-vous, on répete les mêmes clameurs?non \u201c-pas l«s mêmes affarémer.t; car on dilait: les-arts dépériffent, & il eft vrai \u201c qu\u2019its dépériffaient ; aujourd\u2019hui én gémit fur Jeur enticre décadence, & 31 faut bier: qu\u2019ils foient tenmbés, dès qu\u2019on parle de les relever.Et-eome -ment douterait-on' de lear chûte ?comment pourrait-on nier l\u2019ignorance \u2018 - prelque générale, lerfqu\u201di! n\u2019elt plus queffion que de remettre aux élémens \u2018des Iciences, des arts, & de la langue même, la grande nation à là\u2019 fin de ge grand siecle de philofoghie & de lumiere»?\u2018Parle-t-on d'autre chofe que de livres e'émentaires ?Les méthodes, les di@tionnaires, les grammai- \u201cTes, tous ces compilations abécédaires, quentaflent dans les boutiques les \u201c manufatturiers & les manœuvres de la Ebrairie: re font-ils pas aujourd'hui les feuls pivots de fon induftrie & de fon\u2019 commerce ?Preuve certaine, dira-t on, du défir général de s\u2019inftruire.Nouvelle preuve, répondrai-je, de l\u2019incurable ignorance où l'on eft réduit, puifqu\u2019on ne fait pas même.les vrais moÿens de s\u2019infiruire ; puifqdil eft certain que la méthode des dic- .tionnaires & dts compilations eft La plos commode & la plus facile pour ne jamais Ten, favoir\u2014de\u2014ce- qu\u2019on - doit-wpprendre ; puilqu\u2019il n\u2019eft pas moins céitzia que ces avortons élémentaires ne font que le produit de l\u2019i- | .@norasice de leürs mercenaires entrepreneurs, qui n\u2019ont pas même l\u2019art de - .Mmettic en œuvre la\u2018fcience d\u2019autroi ; puifqu\u2019enfin l\u2019on ignore qu\u2019on livre \u201c@lémicrtaire ct peut-être le plus difficile onvrage que l\u2019efprit d\u2019analyfe\u2014 puific exécurer : qu\u2019eft-ce en effet on livre élémentaire.?n\u2019elt ce pas lé Féfultat des opérations fecretes de la méditarion & du\u201dpénie, dans la de- \u2014_\u2014\u2014Couverte-des_-premiers-principes, ou-élémens qui-ont fervià lacompofition de l\u2019art, ou \u2018de la fcience ; élémens qui\u201d n\u2019ont pu être raffemblés que par A À.® Le fiecle dernier en avaît vu déjà quelques échatillons.Richesource avait établi un impêt fur l\u2019éluquence, dont il di@ribuait desdeçons, dans une maifon de la place Dauphine.Laserre, \u201c Orateur de même étoffe, eut un jour la curiofité d'aller l'entendre, Après que fon confrereeut | \" débité toute: fes extravagances, Laserre, en manteau lông et en rabat, fe leva de fa place, & \u2018aMant embratfer Richescurce ; \u201c\u201c Ah ! monsieur, lui dit-il: je vous avoue que, depuis.vingt © ans, j'ai bien débité du galimathias ; mais vous venez d'en dire plus en une heure, queje | (68 n\u2019en ai écrit en toute-ma vie.\u201d Voyes la différence des deux fiecles : dans celui-là, du galimathias de bonne foi; dans celui-ci, la mauvaife foi en gaiimathias | Témoin le lycée de Jurisprudence.; .Se Le | Préfervatif contre le fen.1.8 poudre, que le profeffeur Palmer de Bronf- cupé 3 remplir le vide d\u2019une vie importune & flérile, à effacer la trace de + _ cette infipide exillence qui n\u2019eft, à vrai dire, qu\u2019une anticipation du néant?© fr - Eitiil quelque mayen de réveiller nos âmes de cette léthargie du matériae\u201d ~ \u2014 | lisme qui, les enchaînant aux paflions fenfuelles, & à toutes les baffeflés \u2026 de I'intérél individuel, lcs rend mornes & glacées pour tout fentiment no- | ble & genéreux, pour toute penlée fublime, & pour cet amour de la gloire qu\u2019une main divine avait mis ea nous, comme le gage certain.d'une vie.immortelle ?Par quel prodige parvicndra-t on extirper du fond des ~ \u2018CŒœurs ce mépris de la vérité, de la fGmplicité, de-la frañchile, de la bonne foi, fars lefquelles le goût du bon & du beau n\u2019cft qu\u2019une chimere, & tous les arts de l\u2019efprit ne font que -dgs inflrumens de perverfité ?Lnfia - s\u2019il eft un demi-Dicu, un nouvel Orphée, capable d\u2019adoucir les tigres, de - M.\u2018\u2019donrier uneame aux chênes & aux rochers, qu'il vienne parmi nous, qu\u2019il - - À vienne rétablir des mœurs fociales & raifonnables ; qu\u2019il noûs rappele a la a nature, aux vertus publiques & privées, \u2018à l\u2019honneur, à l\u2019amour du vraj,au \u2018fentiment du beau, à la digaité de l\u2019homme, à l\u2019amabilité Françaife ; car c'eit de lui, c\u2019eft de lui fcdl qu\u2019on peut efpérer une nouvelle vie poor - les lettres humaines.et pour les beaux-arts.° So Co a.; [Er ont +, - > _ ® L'ancienne maniere d\u2019inftruire était d'autant me'llrure qu'elle fuffifait \u2018pour éveiller les vrais talens,-& pour \u2018rebuter de la connaiffance des l-ttres les cfprits volgaires: \u2018en procurant à - ceux-ci des méthodes plus faciles, on a fait pulluler l\u2019engeance des demi-savans & des domi- - connaiffeurs, plus funettes à la fcience & à la littérature que les ignorans eux-mêmes, qui du moins ont la bonne foi de s\u2019en rapperter aux gens infruite.1 æ .œ.: \"\u20ac pe 2eme _ mme sms \u2014 , ete on | Extraits des papiers de Londres du 13 Now.Apres le Lever, fa Majcfté cot un Confeil privé,\u2019 qui tint un tems con.fidérable.~~ - 3 1 oo ] 0 ea Sa Majelté donna une audience fe-rete su Lord Hawkefbary, ol fa Seigneurie délivra à fa majeité lcs fceaux du Duché de Lancatter, tenus par fon pere le_ Comte de Liverpool.+22 \\ == Après que fa Scigneurie eut lailfé fa Majelté, le Lord Pelham fut adinis à da préfence de fa ajelté, et les fceaux réfignés par le Comte de Liverpool furent donnés à (a Seigneurie par fa Majelté, et fa nomination à la Chancellerie du Duché de Lancaller fut confirmée par (a Majefté, On nous dit que fa Seigneurie tient cette charge pour la vie, Co Le Marquis de Stafford cut une audience privée avec fa Majellé, et délivra le raban bleo porté par feu lon pere.LL Je nombre total des troupes pafices en revue, la femaine dernicre, fui- vant le retour de la gazette, fe montoit à 27,077.En plufieurs inftances il y eut un auart de ce corps abfent par affaire ou autrement ; et.oa dit que \u2018les retours de.la force cfleétive des différents bataillons, faits il y a quelques \u201cSemaines, reprélentoient le nombre des volontaires dans la cité comme ex- ; cédant 35,000.Les corps dans les environs de la métropole, tels que ceux de Hackney, Pancras, Folham, Hampfltead, Iflington, Camberwell, Handf- \u2018worth, &c.excédoient 11,300, formant en tout une force de 46,000 hommes, reno .° , ( wick, a inventée pour éteindre le feu, cft compofée de parties égales.de |\u2014foufre-et d'ocre, mélées avec fix fois léur pélanteur\u2014de vitriole, On doit \u2014 \u2026 répandre la pnudre audeffus des partis en feu.Lorfqu'il n\u2019eft pas pofiible d\u2019approcher des flammes, on peut en faire des cartouches, et les tirer avec.\u201cnn arc {ur Je bâtiment en feu.On peut préferver.Je bois du feu en le frottant avec la colé forte ordinaire des-menuifiers, et parfemer la poudre , deffus ; réitérant l\u2019opération trois ou quatre fois, à mefure que chaque cou- - che feche.Le drap, le papier, les cordages, cables, &c.peuvent être pré- / fervés de la.même maniere.en fe lervant d'eau au lieu de cole forte.' Des lettres privées de France portent que dernicrement plusde 60 émigrés ont, eté envoyés au Temple, 120 condamnés ala deportation, et 142 Ordonnés de quitter Paris, et de ne pointréfider à 30 lieues en.deça.de cette : ville.Dans tous les départemens les mêmes melures de précaution et de févérité ont été priles tant contre les.émigrés rentrés cn France que contre.\u201c4 Rabelais.' ; A L Fo.A PE._ - { \u2018les paifibles choyans et royalifics, _ 8 wo Lt / reo j rahe Pres pe \u2014\u2014\u2014\u2014 ' From Lonnox Parens, to-Dec.3.CN A private letter \u2018from the Hague of the 19th of November -fays\u2014 | « Gen.Vi&or yefterday informed the Direétor, that within 24 hours, be | muft have 506,000 florins, on account of the pay due to the French tioops encamped \u201cbetween Utrecht and Amersfort, and in North Holland; ard that if the money was not paid before 11 o'clock this day, he would order - the troops to march to.Amfterdam, there to pay themielves in the bank.\u2014Couriers were immediately difpathed to Amiterdam and Rotterdam ; and feveral rich Jews, and other wealth, individuals were invited to wait upon | our Minifter of Finance, to confult about ¥aifiig the money.Much an- , xiety and doubt prevailed.At lengta at \u2018two o'clock this morning, | ~ 850,000 florins were procured, as report fays, at an intercft of nearly 25 ; per cent ; which, with the 150,000 florins in the national treafury, made up the fum demanded by Bonaparte\u2019s armed Proconful.Four waggons Joaded with this money, or, as fome think, with only a part of it, went\u2019 W hi ing at t cl under the efcort of a party of French | | » d\u2019une part : fomme, | | away this morning en 0 clock, Judy 1 Pe ae 1 chement de hôufards François.- [is ont pris la route d\u2019Utreclu.-I1 cf di huffars.They took the road for Utrecht.\u2018The pay of our own army is 4 three months in arrear.\u201d\u201d : Mr.Secretary York for leave to bring in a bill for continuing the fufpenfion of the Habeas Corpus a in Ireland, as for continuing the.bill for the foppreflion of rebellion in that part of the United Kingdom.oo J | Oa the 24th Nov.fays one of the London papers, the American Am.baffador was introduced to her Majelty in ber private apartment by her - Majefty®s vice chamberlain and conduted by Sir Stephen Cotterell as -malter of the ccremonies; when bis Excellency delivered his credentials, and was moft gracioufly received.\u2014 At the drawing room his Excellency\u2019s lady,- : Mrs.Munroe was introduced to her Majefty by lady Hawkefbury.In the Houfe of Commons, November 30, the Chancellor of the Exchequer obtained leave to bring in a Bill, reltraining the bank from ma- .king payments in fpecie.In-the debate on this motion, the fecreting of circulating fpecie was particularly mentioned ; as allo the want of confidence evinced by many perfons who were in the habit of hoarding all the current coin that fell in their hands.Mr.Jerye-obferved that, \u201c\u201c if thie private hoarding was.perfifted in, many perfons in the banking linc would | not be enabled to pay the fraétional parts of the draft- on them.\u201d\u2019 That \u201c7\u20ac the corduét of thefe hoarders was fhameful and defpicable, as itevinced a want of faith in the public fecurity, and was highly derogatory to the interelts of the country.\u201d | | The following fums were voted the fame day for the Navy fervice: = For 160,000 feamen for 13 lunar months = 2,504,000 For vi@ualling the fame.= «= 2,417,000 For wear and tear of fhips - .= 3,900,000 For ordinance of the feafervice - - - 325,000 Corn-Exchange\u2014T his Day.© | Fine flour, 48s, 52s.Wheut, 44s.to 60s.Barley, 215.to 26s.6d.Rye, 28s.32s.Oats, 20s.Malt, 52s.58s.An account of the extent, population, commerce and military the Auftrian Monarchy, lately puolifhed prefents the following refult.The furface of the fates of Auftrin is eftimated at 1200 geographical miles, there are 1200 cities, 2000 boroughs and more than 60,000 villages.\u201d The po- lation amounts to 25,800,000 inhabitants, .Of that number 6 millions ~ 360 thoufand are Garnians; 12 millions 300 thoufand belong to the Efcla.| von nations (inhabitants of Bohemia, Polarid, &c.) Hungary furnithes 3 millions 350 thoufand ; the others are Italians, Valagues, Croats, &c, The \u2018army on the peace ellablifhment is compefed of 300,000 men.All that conititutes the military f{tate, including women and children, is computed a Boo,oco -individuals, 250,050 marcs- of filver-are raifed annually from | Hungary ; from different previaces 60,000 quintals of copper ; from ldria, 5,000 quintals of quick filver.The value of metals and other unwrought minerals is forty-feven millions of florins, from which, however, mult be deduéted the expences attending thefe works, which does not amount to two thirds of that fum.The yearly exportation of merchandize is about | twenty one millions of florins, and the importation amounts to twenty two millions and a half, 14 thoufand veflels of all fizes eater the ports of the houfe of Auftria annually; 12co of them are national.The journal from .which we cxtra& thefe particulars adds, that the Auftrian Monarchy can boult of poff=ffing go0 authors, of whom 720 are Germans, ~~ Mr.Piet of Geneva, in his account of a late vifit of three months to Great Britain and Ireland, has aftonifhed the people of the Continent, with the following power of Englifh induftry :\u2014*¢ There is,\u201d\u2019 fays he \u2019a cale in | which a raw material, valoe one half-penny, is raifed by Manufalture 10 the worth of 35,000 guineas >*\u2019+=This takes place in the art of a watch .f{pring-maker.A pound of crude iron only cofts a half penny ; itis con.\"verted into feel, that flee] 1s-made into watch fpricgs'évery watch-fpring ~3s fold for hall a guinea, each weighs only one tenth of a gran.\u2018There are in a pound weight 7,000 grains; it therefore, affords fteel \u2018for 70,000 watch-fprings.\u2018The value of all thefc, at half a guinea each, is 35,000 .| guineas.Cm A fafhion has-to maintain 2gain{t her two greateil enemies, nature and cun- venience, has contrived an entire new *¢ Drefs for Ladies\u2019\u2019 which while it fatisfhies the minuteit in(pettion of à lover\u2019s eye with the fight of charms hi.thereo\u2019\u2019 invifible,\u2019\u201d or but *\u2019 dimly feen,\u201d\u2019 is calculated to prote& the tender - 7 ; : Lu.ty \u2014 ee female frame azainft the rudeft attacks of wind and weather it 1s made of compleat glafs, the advantages of which molt be many and obvioes.Ladies, by this means, will carry about with them at once, a mirror, and in = = =\u2014 |- à dix heures du matin quatre chariots charc*s-de cette fomme, give notice to the houfe of his intention to move force of | | artift who has long obferved the perpetual firuggle which female ; .- mr -\u2014 - me \u2014\u2014\u2014\u2014 Ce \u2018 pon TT aT Des PaP1irrs ne Lonpres, 20 z Déc, - de la Haye, qu'il faut lui compter fous 24 heurés 00,000 florins fur ce qui \u2018eft di aux troupes Françoiles qui font camgées entre Utrecht et Amerstin et dans la Hollände du Nord, et/que, fi.cette\u201dfomme n'étoit ont \u201c jour là à onze henres, il enverroit fes troupes fe payer elles-mêmes à _ banque d\u2019Amfterdam.Où fait partir far le champ des.couriers 2 Ja Amiterdam et Roterdam, et on a invité plulieugs juifs et autres, Par opulentes a aller délibèrer avec notre miniitre des finances: fur les mcyens de lever cette fomme.Lette réquifition = mis te trouble et l\u2019incertitu de dans les efprits.On dit-qué l\u2019un à enfin emprunté aojourd\u2019hui à 2 heures du matin 350,000 florins à près de 25 par cent d'inté:êt, et que cette fom, me à forme, avec les 150,000 florins qui font dans le.fisc national, celle qui elt exigée par le proconful armé de Bonaparte.Il eft parti aujouid\u2019hui Haro | [ ou comme plufieurs le penfent, d\u2019une partie de cette fomme, fous l\u2019efcoite d\u2019un déta.trois mois d\u2019arrérages à notre armée nationële.= Co _ Le Secrétaire York a fignifié à la chambre qu\u2019il avoit deffein de prop ; \u201c fer qu\u2019il loi füt permis de produire un bill pour continuer la fofpenfion de l\u2019Habeas Corpus en Irlande, auf bien'que pour continuer le biil teudant - à étouffer la révolte.\u2014 | Tet aa L\u2019ambafladeur américain, dit un papier.de Londres, fut introduit-Je », de Nevembre'dans la chambre de la Reine par fon vice-chamnbellan, : conduit par le Chevalier Stephen Cotterel, comme maître des cérémonies Son excellence y produifit fes lettres de créance, et on lui fit accueil Ie plus gracieux.Madame Monroe, époute de fon excellence, à été préica.tée à l\u2019affemblée de la Reine par Lady Hawkefbury, us \u201c Le chancellier de l\u2019échiqu:er obtint permillion le 30 de Novembre dans la chambre des communes de produire: un bil pour faipendre les débourfés motion, on a particulierement rapporté que l\u2019on cachoit les efpeces circu- Jantes, et on à parlé du défaut de confiance de certaines perfonnes habituées - à enfouir tout le numéraire qui leur tomboit entre les mains.Mr, Jerye auroit bien acs intéreflés à la banque qui ne pourroient pas payer ies fractions des lettres de change que l'on pourroit tirer, fur eux ; et que ces gens avides d\u2019amaffer, tenoient une conduite honteufe et méprifable, ence qu'ils caufoit par-là des torts confiderables aux intérêts du pays.~~.Voici les fommes que l\u2019on vota le même jour pour le fervice de la marine : | | : I.: Pour 100,000 mariniers pendant 13 mois lunaires, 2,504,000 Pour les avitailler, 1 = = = 317,000 Pour le raccommodage des voiles et des agrès, 3 900;000 Pour l\u2019artillerie du fervice de mer, -.\u2018325,000 \u201cPrix des grains anjourd'bui «Fine fleur, 48 à 52e.Bled, 44 à oc.Orge, 21 à 26c.6d.Scigle, 28 à 326.Avoine, Z0 à 22c.Dreche, 53 à | 58 _ Un détail de l\u2019étendue, de la population, du commerce et de Ja force militaire de la monarchie Autrichienne, dernierement publié, préfente Je ré- ultat fuivant.La furface des Etats d\u2019Aütriche ef eftimé à 1200 milles gcographiques ; il y a 1200 villes, z000 bourgs et'plus Go,oco villages., La population fe monte a 25,800,000 habitants.De ce nombre, 6 millions 360 mille font Allemands ; 12 millions 300 mille appartiennent à la nation Efclavonienne (habitants de la Pologne, de la Bohême, &c.) la Hongrie \u201c-&e, L'armée furl\u2019établiffement.de la pajx eft compofé de 300 coo hommes.Tout ce qui conftitue l\u2019état militaire, compris leg femmes et les en- annuellement de la Hongrie ; des différentes provinces 60,000 quintaux de taux et auties mineraux bruts eft de quarante fept millions de florins, d\u2019où - - cependant il faut déduire les dépentes réfultant de ces travaux, ce qui ne - fe monte pas à deux tiers dé cette fomme._L\u2019exportation agnuclie des mar- -chandifes eft d'environ vingt-un millions de flurins, et l'importation se monte à vingt deux millions et demi.14 mille vaiflcaux de toutes grandeurs entrent annuellement dans les ports de la maifon d\u2019Autriche ; dont 1200 appartiennent à la nation.Le journal d'où nous avons extrait ces particularités ajoute, que là monarchie Autrichienne peut te vanter de pof- féder go0 auteurs, dont 726 font Allemands.& - cena .\u2019 - ' ; oe CC ; Mr.Piétet de Geneve, dans fon détail d\u2019une vifite de trois mois qu\u2019il fit dernierement dans la Grande Bretagne & l\u2019Irlande, a étonné le peuple fuit: <* 11 y a,\u201d dit-il, © un cas où une matiere brute, de la valeur d\u2019un demi denier, eft conduite par la manufaQure à la valeur de 95,000 guie nées l'\u201d Ceci à lieu dans l\u2019art de ceux qui font les refforts de- montre.Une livre de fer brut coute feulement un demi denier ; elle elt convertie \u2019gräin.Il y a dans unc liere pefant 7,000 grains; elle fournit donc de la mode des femmes a eu à faire contre fes deux plus grands ennemis, a naturé et l'aifance, a-inventé un habillement de Dame abfolument nouveau Le Gen.Victor a notifié hier av directoire, dit une, lettre da 16 de Now = pas payée ce perfonnes \u2014pécuniaires de-la banque, .Dans les débats qui fe font élevés- fur cette -\u2014- à remarqué que, fi on continuoit ainfi à entaffer féparément los efpeces, ily failoient voir que la foi publique ne leur infpiroit pas de confance, et qu\u2019ils fans, eft eftimé à 800,000 individus.250,000 rharcs d\u2019argent font levés « de cuivre; de l\u2019Idrie, 5000 quintaux -de vif-argent.La valeur des mé | Un bon artifte qui depuis longtems a \u2018obfervé Jes efforts continuels que .- lequel, en fatisfaifant.infpe\u20action de l\u2019œil amoureux jufqu\u2019aux moindres | fournit trois millions 350 mille; les autres font Italiens, Valagues, Croats, _ \u2018du continent, par le pouvoir de I'induftrie angloife, qu\u2019il repréfente comme .en acier ; cet acier cft converti en reflorts de montre ; chaque reflort de oT -}- montre fe vend une demie:guinée, et pefe feulement la dixieme partie d\u2019un l\u2019acier puur 70,000 reflorts de montre.La valeur de tous ces refforts 3 \"| une demie guinée chaque, eft de 35,000 guinées.| (See the Supplement.) - , ( Foyez le Supplément.) y (PRINTED UY JOHN QFILSON, MOUNTAIN STREET, | \" CHEZ JOHN NEILSON RUB-LA NONTAGNB, \u2018ir = wel SEER 1 Foo dT a EERASEESS a Eh =x\" - - \u2018 .; .0 - a a a Le .- A LA movie à 3 = deo Ane : - ° : \\ \u201c.\u2018 .' ie Le > .| nL a \u2018 ; - _ 4 Het Pr "]
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