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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2017-11-04, Collections de BAnQ.

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[" laTribune samedi 4 novembre 2017 W1 magazine en cuisine manger avec philosophie W24 et W25 voyages copenhague, une ville qui rend heureux W27 \u2014 photo spectre média, Jessica garneau EntrE hiEr Et dEmain W4 et W5 Minuit samedi 4 novembre 2017 laTribune W2 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?FOLK\u2013ROCK\u2013INDIE Introduce Yerself Gord downie Arts & CrAfts Cassiopée, mara Tremblay La vie qu\u2019il nous reste, Marc Dupré Le silence des troupeaux, Philippe brach Andréanne A.Malette, andréanne a.malette Chroniques et fantaisies, Catherine ringer Les indispensables, alain morisod et sweet People Henri a 100 ans, artistes variés Addictions, amir Deluxe, La famille ouellette 5 minutes au paradis, bernard Lavilliers Géopoétique, mc solaar Pops, ours The Thrill of It All, sam smith My Love (microalbum), ria mae Ultimate, bryan adams Red Pill Blues, maroon 5 MTV Unplugged, shawn mendes Just the Beginning, Grace vanderwaal Heartbreak on a Full Moon, Chris brown MTV Unplugged \u2014 Summer Solstice, a-ha Sweet Southern Sugar, Kid rock A Love So Beautiful, roy orbison Texoma Shore, blake shelton Revival, Johnny reid Red Before Black, Cannibal Corpse Consolez-vous, de temps antan 25 ans de grande noirceur, Les charbonniers de l\u2019enfer Anthologie I et II (réédition), La bottine souriante Ubiquité, martin Lizotte DIsQUEs DE NOËL Noël ensemble, Les prêtres et artistes variés Coconut Christmas, The Lost Fingers Noël, alain morisod et sweet People Lumières d\u2019hiver, emilie-Claire barlow Noël avec Johnny Cash, Johnny Cash Vintage Christmas Trio, david ian Noël (édition de luxe), Josh Groban Finally, It\u2019s Christmas, Hanson Liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.Marc dupré \u2014 PHoTo arCHives La Presse, HUGo-sebasTien aUberT neUve mUsiqUe ?ALbum jEuNEssE Le citronnier iLia Castro / iLLustrations de Barroux D\u2019EUx 44 PAgEs VOIR LA LumIèRE Au bOut DE LA guERRE La petite Elle est née au temps de la guerre.Une guerre qui déchire, qui musèle, qui heurte, qui tue.Une guerre qui laisse des traces et des blessures dans le cœur de ceux qui ont vu et vécu l\u2019insensé des hostilités armées.Secouée par les grands vents du conflit qui dicte partout l\u2019absurdité et la violence de sa loi, Elle trouve refuge dans le grand citronnier.Ses branches sont des bras enveloppants.Sa cime haute est un repère où Elle est à l\u2019abri.Malgré les grands vents qui secouent son pays.Malgré le crachin qui grisaille son ciel, ce crachin qui finit par être tempête de sang et de larmes.L\u2019histoire racontée est dure, mais les mots qui la portent sont doux.Tendres comme une feuille de citronnier.Poétiques, aussi.Cette délicatesse dans l\u2019écriture est magnifiquement soutenue par les illustrations crayonnées de Barroux, qui mènent le récit plus loin.En n\u2019économisant pas les traits noirs, il campe une ambiance qu\u2019on sait lourde, mais où perce quand même la lumière.Celle du regard d\u2019une enfant qui ne comprend pas tout, mais qui saisit l\u2019essentiel.Une enfant qui pleure tout ce qui s\u2019est joué, tous ceux qu\u2019elle a perdus.Une enfant qui sait que sur une terre neuve peut refleurir un citronnier.Comme un abri, comme une promesse.Un très, très beau livre qui traite d\u2019un sujet grave, avec beaucoup de doigté et de sensibilité, sans assommer le lecteur, mais sans, non plus, le ménager.KArINE trEMBLAy Palmarès des ventes \u203a frANCOPhONE 1 Signé Plamondon, brigitte boisjoli 2 Le temps des seigneurs : 25 ans, 25 chansons, dan bigras 3 La science du coeur, Pierre Lapointe 4 Ludovick Bourgeois, Ludovick bourgeois 5 Un hymne à l\u2019amour, marie-Élaine Thibert 6 Portrait : Max Richter, angèle dubeau et La Pietà 7 Ad vitam aeternam pour toujours, souldia 8 Mon livre vert, Guylaine Tanguay 9 Désherbage, Tire le coyote 10 Tout court, simon Leblanc \u203a NON frANCOPhONE 1 Beautiful Trauma, P!nk 2 Flicker, Niall horan 3 C\u2019est si bon vol.2, artistes variés 4 French Touch, Carla bruni 5 Main Girl / Big Boy, Charlotte Cardin 6 Les inoubliables, artistes variés 7 Sin and the Sentence, Trivium 8 Sax dans la cité, richard beaudet 9 Divide, ed sheeran 10 Queens of the Breakers, The barr brothers niall Horan \u2014 PHoTo THe assoCiaTed Press LEttREs pOsthumEs Mo r t l e 1 7 o c t o b re à 53 ans, Gord Downie s\u2019est rendu jusqu\u2019au bout de sa vie d\u2019artiste, tant et aussi longtemps qu\u2019il a pu repousser ce funeste crabe logé dans son cerveau.Ces 23 chansons ont été enregistrées pendant deux cycles de quatre jours, en janvier 2016 et en février 2017; on peut d\u2019ailleurs observer des différences dans l\u2019exécution, attribuables à la progression de la maladie.Très inspiré au crépuscule de l\u2019existence, notre narrateur se dévoile à travers une collection pour le moins généreuse de chansons désormais posthumes.Chaque texte est une lettre poétique adressée à une personne de son parcours : progéniture, amoureuses, collègues, connaissances autochtones.L\u2019auteur en célèbre le lien, excluant tout pathos, toute allusion mortuaire.La réalisation de Kevin Drew (Broken Social Scene) se veut minimaliste.Qu\u2019elle soit folk, rock ou prog, avec de menus accents électroniques, cette économie de moyens s\u2019avère tout à fait conforme aux textes succincts et très touchants du parolier, certes l\u2019un des plus accomplis du Canada anglais, en plus d\u2019avoir été l\u2019un de ses plus grands chanteurs rock au sein du groupe The Tragically Hip.ALAIN BrUNEt, LA PrEssE laTribune samedi 4 novembre 2017 W3 musique Marie-Ève LaMbert La Voix de l\u2019Est granby \u2014 Il y a un peu de chacun de ses admirateurs sur le deuxième album d\u2019andréanne a.Malette.En début d\u2019année, l\u2019au- teure-compositrice-interprète proposait 20 nouvelles compositions lors de trois spectacles interactifs à Montréal, granby et Québec et demandait au public de voter pour ses chansons favorites.Les 12 plus populaires allaient se retrouver sur son nouvel album.Chose promise, chose due : un disque éponyme est sorti le 3 novembre.Pas de grand changement de ton dans la nouvelle proposition de celle qui a été révélée par Star Académie en 2012.À la différence que sa pop folk est cette fois agrémentée de cordes \u2014 « ce que je n\u2019avais pas pu faire sur mon premier album et cela m\u2019avait beaucoup déçue », dit-elle \u2014 et que ses textes se montrent plus mûrs, temps qui file oblige.Si Bohème, son premier album sorti en mars 2014, surfait largement sur le thème de l\u2019amour, il en est un peu moins question sur cette deuxième galette.« Il y a quand même des chansons d\u2019amour, mais moins.J\u2019avais aussi envie d\u2019aborder autre chose.Et puis le fait que cet album a été fait sur une période de deux ans plutôt que sept, comme le précédent, a aidé en ce sens; je n\u2019ai pas vécu autant d\u2019échecs amoureux épouvantables.Je suis en couple et ça va bien », fait savoir la jeune femme de 29 ans.On sait déjà qu\u2019il est question de l\u2019impuissance devant la maladie mentale d\u2019un proche sur son premier extrait, Fou.Un simple dévoilé en début d\u2019année et qui a connu un succès.fou! La chanson a notamment été au sommet du palmarès de l\u2019ADISQ pendant 16 semaines, numéro 1 du top 100 BDS pendant quatre semaines et s\u2019est retrouvée parmi les cinq premières positions du top 100 Correspondants durant neuf semaines, dont une au sommet.Avec Ici et ailleurs, le deuxième extrait qu\u2019elle a dévoilé pour la rentrée scolaire, elle parle de confiance en soi.De l\u2019importance d\u2019être soi-même et d\u2019oser prendre sa place.« C\u2019est un peu mon histoire, celle de la petite fille timide qui est devenue une femme d\u2019affaires un peu tête de cochon », dit celle qui a démarré sa propre boîte (Productions Nia) plus tôt cette année et qui gère désormais sa carrière de manière indépendante, produisant elle-même l\u2019ensemble de ses projets.ModÈLe féMinin recherché « J \u2019ai écrit Ici et ail leurs en pensant que, si j\u2019avais 13 ans aujourd\u2019hui, je ne sais pas trop qui j\u2019aurais comme modèle féminin, poursuit-elle.J\u2019ai l\u2019impression que je serais bombardée de photos Instagram de femmes qui manquent.de substance , disons ça comme ça.» D\u2019ailleurs, pour réaliser le clip de cette chanson, qui sera lancé dans environ une semaine, la Gran- byenne avait lancé un appel à tous sur les réseaux sociaux pour trouver des femmes inspirantes.« Des femmes déterminées, qui sortent des sentiers battus.J\u2019ai une pilote de brousse, une dame qui a perdu 150 livres, la maman d\u2019un garçon trisomique, une femme d\u2019affaires, une camionneuse et une boxeuse professionnelle », indique-t-elle.Sur Prendre le temps, c\u2019est de la nature dont il est question.De son importance dans la vie de l\u2019artiste, qui affirme que se retirer en forêt est « essentiel à [sa] survie », mais aussi de l\u2019intérêt qu\u2019on aurait tous à s\u2019en inspirer.« Après une tempête, la nature prend son temps pour renaître, se refaire.» Sur L\u2019ancien temps, Andréanne A.Malette demande à sa grand- mère de lui raconter son époque, parce qu\u2019elle ne se sent pas à l\u2019aise dans sa génération.Elle explique pourquoi dans une autre chanson, Seule.« Les amours sont éphémères et jetables.On préfère déshabiller nos corps plutôt que de s\u2019apprivoiser par l\u2019esprit.» Ces cinq titres sont les chansons préférées des quelque 300 personnes qui ont voté lors des spectacles interactifs.artiste engagée?Artiste engagée « psychologiquement parlant », Andréanne?Elle s\u2019esclaffe avant de répondre : « Tu m\u2019aurais demandé ça il y a quelques années et je t\u2019aurais dit un gros no way, pas question d\u2019aller là-dedans! Mais avec le premier album, je me suis rendu compte que mes chansons avaient un impact chez les gens.Qu\u2019elles leur parlaient parce qu\u2019ils pouvaient vivre les mêmes choses que moi.En leur demandant de choisir leurs préférées parmi mes compositions, je leur demandais un peu de choisir la trame sonore de leur vie.La création est ainsi devenue beaucoup moins égocentrique.C\u2019est comme si le public avait agi à titre de directeur artistique.» La réalisation, elle, s\u2019est faite en collaboration avec Luc Tellier.« Je ne le connaissais pas beaucoup, mais quand son nom m\u2019est venu en tête, mon instinct m\u2019a dit que ça pourrait fonctionner.On a testé notre chimie avec Fou, et ça a vraiment cliqué.» Et qu\u2019arrivera-t-il des huit autres chansons proposées lors des spectacles interactifs, celles qui n\u2019ont pas été retenues ?« Certaines que j\u2019aime beaucoup se retrouveront peut-être sur mon troisième disque, laisse entendre Andréanne A.Malette.D\u2019autres seront peut- être offertes à d\u2019autres chanteurs.D\u2019autres seront carrément jetées à la poubelle, même si c\u2019est triste.» AndréAnne A.mAlette Un deuxième disque plus mûr \u2014 photo fournie grAnby \u2014 bien que Fou ait connu un immense succès depuis sa sortie, elle ne figurait pas dans la catégorie Chanson de l\u2019année au Gala de l\u2019adisQ.une absence qui en a surpris plusieurs, à commencer par la principale intéressée.andréanne a.malette se dit néanmoins en paix avec la situation.«?Je ne peux pas en vouloir à l\u2019adisQ.C\u2019est un syndicat de producteurs de disques qui se font un party entre eux.Comme je suis indépendante, je ne fais pas vraiment partie de la famille.C\u2019est juste plate que ce soit perçu par le public comme Le gala de la musique québécoise?», affirme-t- elle.«?pour ma part, mon cadeau, je l\u2019ai eu quand ma composition a figuré au sommet pendant 16 semaines.encore aujourd\u2019hui, alors qu\u2019elle se trouve toujours dans le top 10 (ndLr : en 7e position) après 40 semaines?», prend-t-elle soin d\u2019ajouter.Ici et ailleurs est quant à elle en dixième place.MarIE-ÈvE LaMbErt, La voIx dE L\u2019Est Absence remarquée à l\u2019Adisq SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 laTribune W4 ARTS MAGAZINE SHERBROOKE \u2014 Marie-Hélène Larose-Truchon était dans le métro de Montréal.Un matin comme un autre, il y a un peu plus de cinq ans.Et puis elle a aperçu ce vieux monsieur à la démarche particulière, au langage coloré.Étincelle.« C\u2019est vraiment à ce moment-là que j\u2019ai commencé à penser au texte de Minuit.Je me disais que mes enfants, si j\u2019en avais un jour, ne rencontreraient pas d\u2019aînés comme lui, avec cette même gestuelle, ces mêmes expressions », dit celle qui a reçu une mention spéciale du jury du Prix Gratien-Géli- nas (en 2013) pour son originale pièce, la première qu\u2019elle a signée au terme de ses études en écriture dramaturgique à l\u2019École nationale de théâtre du Canada.Après avoir été lue devant public, sa création passe à l\u2019étape suivante.Pour une première fois, elle sera jouée sur scène dès mercredi dans une coproduction signée par le Petit Théâtre de Sherbrooke et le Théâtre du Double Signe.L\u2019idée initiale, née dans l\u2019effervescence des transports en commun, a fait du chemin.Beaucoup de chemin.La dramaturge a inventé une société post-apocalyptique où la transmission est frappée d\u2019interdit.Dans ce triste monde imaginaire, la mémoire des anciens est un terrain condamné où personne ne peut plus s\u2019aventurer.La vie de ceux qui nous ont précédés est gommée, la langue qu\u2019ils parlaient est cadenassée.Comme si ce qui existait avant était condamnable et condamné.Dans cette société aseptisée et ultra-encadrée par les Capo- reux, trois générations de femmes défient en secret l\u2019ordre établi.La Petite et Minuit, sa mère, cachent Grand-Maman dans la maison, contournant ainsi les lois nouvelles.Très attachée à sa grand-mère, la Petite apprend l\u2019ancienne langue auprès d\u2019elle.En cachette.Et en voulant la protéger de l\u2019Ange-che- valier, représentant du nouvel ordre.Minuit, elle, fait semblant d\u2019être du côté des Caporeux, en se vendant à eux pour éteindre tout soupçon.L\u2019électricien, figure paternelle élidée du portrait de famille il y a un temps, revient marcher dans le paysage, à l\u2019heure délicate où le régime en place prône la coupure avec la mémoire collective.GRAND-MÈRE A 98 ANS « Si on empêche un peuple de se raconter, si on le prive de ses racines et de son imaginaire, on tue son âme, en fait  », résume l\u2019auteure.Partout dans le monde, il existe des endroits où la parole est ainsi muselée.Même ici, sur notre territoire, le peuple autochtone a goûté au silence imposé.Marie-Hélène le sait, le dit.Mais elle précise aussi que le cœur de son histoire est ailleurs.Dans le précieux écrin de sa mémoire.Dans son vécu heureux auprès de sa grand-maman.« Pour qu\u2019un texte ait une portée, je crois qu\u2019il faut qu\u2019il soit branché à quelque chose d\u2019intime, de personnel.Cette histoire-là, à la base, c\u2019est celle d\u2019une petite-fille et de sa relation avec sa grand-mère.Parce que j\u2019ai un lien très fort avec la mienne, qui a 98 ans aujourd\u2019hui est qui a toujours été très présente dans ma vie.Dans le fond, cette pièce-là, c\u2019est un hommage à ma grand-mère.Dans les expressions que j\u2019emploie, il y a beaucoup de sa mythologie à elle. » Le legs le plus précieux qu\u2019elle a reçu de son aînée?«  L\u2019amour.Un regard comme celui que cette femme a posé sur moi, rempli de tendresse et de confiance, ça change tout.Ça m\u2019a donné de la force.Le temps passé avec elle m\u2019a aussi enseigné l\u2019émerveillement des petites choses.On est dans une société où on rêve de toujours plus.Plus d\u2019argent, plus d\u2019objets, plus de succès.Avec elle, je passe à un autre rythme, je reviens à l \u2019e ss e n t i e l .  » , explique celle qui a embrassé l\u2019écriture théâtrale après avoir étudié en littérature et avoir enseigné au secondaire.« J\u2019aime le théâtre parce que c\u2019est un art vivant.Écrire une parole, et la voir ensuite prendre forme sur scène, c\u2019est un peu de magie. » TOUCHANTE TRIADE Cette parole, la sienne, a trouvé un écho fort dans l\u2019imaginaire de la directrice générale du Double Signe, Lilie Bergeron, qui signe la mise en scène de la production théâtrale.«  C\u2019est Érika Tremblay-Roy [directrice du Petit Théâtre] qui a mis la main sur ce texte-là.Il était écrit pour un large public, elle a vu qu\u2019il avait le potentiel de rejoindre les adolescents, dans la lignée de Britannicus now, monté par le Double Signe en 2011.Il y a plusieurs strates dans la pièce de Marie-Hélène.C\u2019est une écriture très tendre et très riche tout à la fois.J\u2019ai été touchée par la beauté des mots, par cette nostalgie qui teinte les scènes.J\u2019ai choisi de travailler davantage la triade féminine, une triade touchante qui ne veut pas être changée par le monde, mais qui souhaite plutôt changer le monde.Entre elles trois existe un lien précieux.La structure de l\u2019histoire est là, dans ces relations familiales porteuses. » L\u2019univers dans lequel s\u2019ancre le récit en est un qu\u2019on ne reconnaît pas.Parce qu\u2019il s\u2019inscrit dans un régime inventé.« C\u2019est un monde post-apocalyp- tique, mais dans le fond, le post- apocalyptique est peut-être plus près de nous qu\u2019on le pense.À MINUIT UN NOEUD DANS LA LANGUE KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca L\u2019auteure Marie-Hélène Larose-Truchon \u2014 PHOTO FRANÇOIS TRUCHON « Si on empêche un peuple de se raconter, si on le prive de ses racines et de son imaginaire, on tue son âme, en fait. » \u2014 Marie-Hélène Larose-Truchon laTribune samedi 4 novembre 2017 Arts MAgAzine W5 La première fois qu\u2019elle a eu le texte théâtral en main, Aurélie a eu l\u2019impression de reconnaître un scénario universel en même temps qu\u2019une histoire très près d\u2019elle : «  Comme si tous les symboles résonnaient beaucoup en moi. » Sarianne a, elle, été happée par la poésie qui teintait toute l\u2019histoire et par les images très fortes qui s\u2019imbriquaient dans les répliques.«   O n a c e t t e impression que ça se passe dans une dictature du futur, mais ça peut aussi faire écho à des choses qui ont eu lieu dans le passé, qu\u2019on pense à l\u2019holocauste ou à l\u2019emprise qu\u2019ont certains régimes totalitaires dans différents coins du globe », notent les comédiennes, pour qui s\u2019approprier la langue tissée d\u2019expressions variées était un plaisir et un défi.« Parce qu\u2019il fallait laisser ce langage se déposer en soi et vraiment le faire sien pour qu\u2019il soit incarné. » Simon Beaulé-Bulman, Jasmine Dubé et Jean-Moïse Martin sont les trois autres comédiens qui portent l\u2019histoire et sa langue joliment tournée.« J\u2019espère que les gens vont sortir de la salle en ayant savouré l\u2019éclat de ces mots-là, résume Lilie Bergeron.Je pense que ce qui reste, ce qui s\u2019imprime dans le cœur, c\u2019est probablement la reconnaissance de l\u2019unicité de chacun, essentielle à préserver, importante à protéger.On a chacun sa voix, son univers émotif, sa façon de dire les choses. » La distribution de Minuit se compose de (devant) sarianne Cormier, Aurélie Brochu-Deschênes, Jasmine Dubé et (derrière) de simon Beaulé-Bulman et de Jean-Moïse Martin.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau Une CréAtion, DeUx CoMpAgnies sherBrooke \u2014 Le petit théâtre de sherbrooke et le double signe se voisinent quotidiennement dans l\u2019enceinte du centre des arts Jean-besré.mais c\u2019est la première fois que les deux compagnies théâtrales s\u2019allient pour créer une neuve production.L\u2019expérience est aussi belle que porteuse.« Ça nous permet de creuser davantage les échanges artistiques, d\u2019aller plus à fond dans tout ce qui nous définit.Ça témoigne aussi du dynamisme du milieu théâtral sherbrookois », souligne Lilie bergeron.karine tremblay De LA sCène à L\u2019iMpriMé sherBrooke \u2014 on pourra voir Minuit sur scène au cours des prochaines semaines au théâtre Léonard-st-Laurent de sherbrooke et, en février 2018, au théâtre denise-pelletier de montréal, mais on pourra aussi le lire bientôt puisque le texte sera publié chez Leméac.« Je crois que ce sont deux univers qui peuvent se répondre.ce qu\u2019on voit sur scène est le résultat d\u2019une vision, celle des concepteurs et de la metteuse en scène.Le texte imprimé, c\u2019est autre chose, ça transporte ailleurs, c\u2019est un voyage diffé- rent.et quand j\u2019écris, même dans la façon de tourner mes didascalies, je pense beaucoup aux lecteurs.peut-être parce que je lis moi-même beaucoup », exprime marie-hélène Larose-truchon, qui viendra quelquefois à sherbrooke rencontrer les groupes d\u2019élèves qui assisteront aux matinées scolaires à l\u2019agenda des prochaines semaines.« ces rencontres sont un réel bonheur.Les jeunes sont très vrais, honnêtes et sincères.avec eux, on a l\u2019heure juste et j\u2019aime ce contact, ce qu\u2019ils m\u2019apprennent », dit l\u2019auteure de 37 ans, qui lancera officiellement son bouquin le 16 novembre, à sherbrooke, après la représentation de 20 h.karine tremblay cause des décisions qu\u2019on prend, ou de ce qu\u2019on ne refuse pas », exprime la metteuse en scène, rencontrée tout juste avant un enchaînement.Le premier d\u2019une longue série d\u2019ici la première.Sur la scène, devant nous, le décor se met en place.Un monticule de plastique s\u2019étend côté jardin, côté cour.Le symbole est là.Puissant.«  Je suis renversée par toute cette substance plastique qu\u2019on produit en quantité et qui nous ensevelit peu à peu parce qu\u2019elle ne se désagrège pas.C\u2019est comme si on se faisait avaler par ce qu\u2019on génère, par une matière pauvre, au fond.On peut faire le parallèle avec le propos de la pièce, qui évoque l\u2019appauvrissement de la langue, de la culture, des rapports humains. » CÉLÉBRER LA POÉSIE ET L\u2019UNICITÉ Aurélie Brochu-Deschênes et Sarianne Cormier incarnent la Petite et Minuit.Une fille et sa mère.Deux personnages qui partagent le même sang, mais qui n\u2019appartiennent pas à la même génération.NOTRE vIdÉO disponibLe dans et sur latribune.ca Vous voulez y aller?Minuit Les 8 et 9 novembre du mardi au samedi, du 14 au 25 novembre théâtre Léonard- st-Laurent, 20 h entrée : 25 $ (prévente : 20 $; 30 ans et moins : 18 $; parent avec adolescent : 25 $) Lilie Bergeron s\u2019est chargée de la mise en scène de la pièce Minuit, coproduction du Double signe et du petit théâtre de sherbrooke.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau « Je pense que ce qui reste, ce qui s\u2019imprime dans le cœur, c\u2019est probablement la reconnaissance de l\u2019unicité de chacun, essentielle à préserver, importante à protéger.On a chacun sa voix, son univers émotif, sa façon de dire les choses. » \u2014 Lilie Bergeron samedi 4 novembre 2017 laTribune W6 musique Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 En l\u2019espace d\u2019un an, l\u2019Ensemble à vents de Sherbrooke a fait trois salles combles.D\u2019abord en décembre dernier, alors qu\u2019il a participé au Casse- Noisette préparé par les Ballets classiques de Richmond et le Cape Cod Dance Center de Bourne, au sud de Boston.Le spectacle a non seulement rempli deux fois le Théâtre Centennial, mais il vient de valoir à l\u2019EVS une nomination pour un des prix en arts et culture de l\u2019Estrie, dans la catégorie Développement culturel.Les sièges ont également tous trouvé preneurs en août dernier pour le concert Harry Potter à la Place Nikitotek.Nul besoin de préciser que le chef François Bernier, peu habitué à d\u2019aussi grosses assistances (l\u2019EVS réussit quand même à attirer régulièrement des auditoires de quelque 300 spectateurs), aimerait bien poursuivre sur cette lancée.Ce qui n\u2019est pas toujours facile lorsqu\u2019on joue un répertoire dont la plupart des compositeurs sont inconnus.« N\u2019empêche qu\u2019il y a plusieurs personnes qui, au cours de la dernière année, nous ont entendus pour la première fois.C\u2019est une belle occasion, pour nous, de mousser notre mission musicale, soit celle de faire connaître le répertoire d\u2019orchestres à vents », résume le maestro, qui dirige l\u2019EVS depuis maintenant 17 ans et qui a bricolé une saison 2017-2018 un peu à l\u2019image de la précédente : un mélange de concerts plus populaires et d\u2019autres qui, « même si les noms des compositeurs au programme ne sont pas ceux qui font le plus réagir », peuvent charmer le public sur plusieurs aspects.L e c h e f p r o m e t d \u2019a i l l e u r s quelques moments « assez prenants » pour le premier concert de la saison, comportant une musique imprégnée d\u2019Amérique latine, de ses couleurs, de ses danses, de ses sites, de ses rituels passés comme.les sacrifices humains.Les œuvres s\u2019intitulent Machu Picchu, Escenas de los Aztecas (Scènes aztèques), Amazonia, Lake of the Moon (inspirée du lac Texcoco au Mexique) et Mangulina (une danse populaire de République dominicaine).Sur les six compositeurs au programme, quatre se retrouvent pour la première fois sur le lutrin de François Bernier.« Je les ai découverts pendant l\u2019été, à peine quelques mois avant le public.Tous sont vivants, ce qui peut être très pratique : on peut leur envoyer un courriel lorsque, par exemple, on a besoin de clarifier un passage de la partition.Plusieurs sont très heureux d\u2019apprendre que leur œuvre sera à nouveau jouée et certains demandent s\u2019il est possible d\u2019entendre l\u2019enregistrement de la prestation.» PlanèteS tranScriteS À nouveau cette année, l\u2019EVS donnera un concert conjointement avec les jeunes de l\u2019Harmonie Montcalm, soit celui du 21 janvier.Pour François Bernier, cette association permet non seulement aux élèves de vivre une expérience différente, mais aussi de leur faire prendre conscience qu\u2019ils peuvent continuer de faire de la musique même s\u2019ils choisissent un tout autre domaine d\u2019études après le secondaire.« En ce moment, ce sont des dizaines de jeunes instrumentistes que nous perdons chaque fin d\u2019année.Ce n\u2019est pas comme en Europe, où tout le monde joue d\u2019un instrument, peu importe son métier.» La saison se terminera par une œuvre majeure du répertoire symphonique, Les planètes de Gustav Holst, le 18 mars.François Bernier a réussi à mettre la main sur une transcription par le Texan Merlin Patterson.Ce sera du sport pour ses quelque 55 musiciens, reconnaît-il.Parfois, le transcripteur oublie, en remplaçant les cordes par les vents, que flûtistes, hautboïstes, cornistes et compagnie doivent reprendre leur souffle.« Lors du concert Harry Potter, nos bois ont pitonné en maudit! Mais le répertoire de Holst (il jouait du trombone et de l\u2019euphonium) se marie très bien à l\u2019ensemble à vents.La transcription est parfois à notre avantage, parfois non, mais cela fait partie du jeu.Au début du XXe siècle, le rôle des orchestres à vents était d\u2019adapter le répertoire pour les gens qui n\u2019avaient pas les moyens d\u2019aller entendre les orchestres symphoniques », rappelle-t-il.Certains extraits du Casse-Noi- sette qu\u2019a joué l\u2019EVS en décembre 2016 étaient transcrits de longue date.Mais il restait environ 85 pour cent de la partition à faire, estime le chef d\u2019orchestre.« Le hasard a voulu que l\u2019Harmonie senior de Victoriaville, que je dirige aussi, ait déjà joué une transcription du ballet entier.J\u2019ai été capable de mettre la main dessus et de la compléter.» Casse-noisette sera donc repris et bonifié cette année, avec trois représentations qui seront données les 16 et 17 décembre au Théâtre Centennial, avec les deux mêmes compagnies de danse.Espère-t-on encore des guichets fermés?« Plus rien ne va m\u2019étonner! » répond François Bernier.L\u2019EVS sur une bonne lancée Le chef de l\u2019ensemble à vents de sherbrooke François Bernier.\u2014 photo spectre média, frédéric côté Vous voulez y aller?Les terres du Sud : entre légende et histoire Ensemble à vents de Sherbrooke samedi 11 novembre, 20 h théâtre centennial de l\u2019Université bishop\u2019s entrée : 22 $ (prévente : 17 $) 5198640 5220354 UN COUPLE DANS LA DÉMESURE MNBAQ.ORG 12 OCTOBRE 2017 \u2013 7 JANVIER 2018 Soutenue généreusement par Présentée par Avec la collaboration de Photo : Heidi Meister, photographe, Joan Mitchell et Jean-Paul Riopelle dans le séjour de l\u2019appartement de la rue Frémicourt, Paris, 1963.Archives Joan Mitchell Foundation.© Heidi Meister Œuvre représentée : Jean-Paul Riopelle, Pleine Saison, 1954, huile sur toile, 129 × 160 cm.Collection particulière © Succession Jean Paul Riopelle / SODRAC (2017) Partenaire des activités Organisée en partenariat avec 819 564-0666 restaurantdaleonardo.com Bien plus que des pâtes. laTribune samedi 4 novembre 2017 W7 télévision RichaRd TheRRien Le Soleil montréal \u2014 Certains la découvrent, d\u2019autres savent qu\u2019ils l\u2019ont vue quelque part, plusieurs la retrouvent avec plaisir.mais où était donc marie-Ève Beaulieu, si convaincante dans le rôle de l\u2019avocate folle dingue anne Dupuis dans Faits divers, l\u2019un des personnages les plus flamboyants de l\u2019automne télévisuel?Originaire de Cowansville dans les Cantons-de-l\u2019Est, la comédienne de 36 ans a tenu plusieurs rôles après sa sortie du Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal en 2004, à la télé dans Minuit, le soir, Les hauts et les bas de Sophie Paquin et Virginie, où elle a été durant deux saisons la sœur de la deuxième Virginie, Stella Charest, vivant avec une déficience intellectuelle.Puis, silence radio de cinq ans, une éternité dans la carrière précaire d\u2019une actrice.Ce rôle dans Faits divers, Marie- Ève Beaulieu l\u2019attendait donc depuis longtemps.Elle en était presque à se demander si le métier voulait encore d\u2019elle.« Je sentais quand même que ça pouvait changer, parce que je passais des auditions.Chaque fois, je sentais que ça passait proche.Je ne lâchais pas », dit-elle.Puisqu\u2019il fallait gagner sa vie, elle a tout essayé et tenté de travailler comme serveuse.« Même pour ça, on ne me prenait pas.Là où j\u2019allais, les gens me reconnaissaient, me disaient qu\u2019ils m\u2019aimaient, mais ne m\u2019engageaient pas.Je me disais : \"Coudonc, je suis vraiment mal barrée!\" Tu vois dans l\u2019œil de l\u2019autre qu\u2019il ne comprend pas pourquoi je ne travaille pas dans mon domaine.» Puis, elle a travaillé dans des garderies, enseigné le théâtre aux enfants et même eu un emploi de vendeuse dans une boutique de vêtements.Avant de décrocher enfin ce rôle en or.peTiTs pas pRessés Tout un numéro que cette Anne Dupuis, avocate véreuse et névrosée, doublée d\u2019une psychopathe improvisée, qui dissimule sa victime dans un congélateur.Un personnage très physique, toujours dans l\u2019action, qui court partout.Pensons seulement à cette scène où Anne Dupuis doit soulever le cadavre avec son tracteur.Ou cette autre où elle doit le déterrer pour en prélever un échantillon.« Je me sentais comme à Fort Boyard! C\u2019était plutôt amusant », confie la comédienne.U n r y t h m e e x i g e a n t m a i s stimulant pour l\u2019actrice, qui a dû tourner 75 scènes en à peine 15 jours.« J\u2019avais des journées énormes.Les choses déboulent, t\u2019es en mission et t\u2019as pas le temps de ressortir la tête entre chaque scène.Mais j\u2019ai fait ça avec une joie immense, en me disant que je ne savais pas combien de fois ça pouvait passer dans une vie, un rôle comme celui-là.» Au moment de passer l\u2019audition, Marie-Ève Beaulieu ne connaissait pas l\u2019histoire véritable de Claire Lortie, cette avocate accusée mais acquittée du meurtre de son ex- conjoint, dont le cadavre mutilé avait été retrouvé dans un congélateur enfoui sous terre, dans les années 1980.« Je suis consciente que ça reprend beaucoup les mêmes évé- nements.Je me suis informée sur le cas par curiosité, mais je ne me suis pas du tout basée là-dessus pour mon interprétation.J\u2019ai créé un personnage de toutes pièces, dans mon univers à moi.» L\u2019avocate de Faits divers « aux petits pas pressés » \u2014 c\u2019est dans la description de l\u2019auteure Joanne Arseneau \u2014 est le « premier rôle de madame » de Marie-Ève Beaulieu, qui jouait surtout « les petites filles douces ».Tout le look sculptural, « plus blanc que blanc », imaginé par Carmen Alie aux costumes, rend le personnage encore plus typé.« C\u2019était magique de jouer dans un univers aussi grotesque et humoristique, plein d\u2019ironie.J\u2019aimais déjà beaucoup le travail de Joanne Arseneau.» ToRdue anne Les acteurs, qui ne disposaient au départ que des textes des sept premiers épisodes, ignoraient quel virage prendrait leur personnage.« Quand on tournait, on ne se rendait pas vraiment compte que c\u2019était drôle.Nous, on jouait ça comme une tragédie.» Anne Dupuis est certainement le personnage le plus tordu de sa carrière, mais pas son premier hors normes, comme celui d\u2019Agnès, sa serveuse « avec un grain dans la tête » de Minuit, le soir.« Les gens me demandaient souvent si j\u2019avais peur d\u2019être cataloguée dans les rôles de folles.Moi, je n\u2019étais pas inquiète.Mais quand j\u2019ai constaté que j\u2019avais moins de rôles, je me suis demandé si ça n\u2019avait pas un lien.» Marie-Ève Beaulieu voit l\u2019avenir avec optimiste et adorerait rejouer la femme fatale, loin de la candeur des rôles qu\u2019on lui a beaucoup attribués.Elle sera sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde dans Les fourberies de Scapin en janvier et à la salle Maurice- O\u2019Bready en février.Elle a dans ses cartables des bribes d\u2019un spectacle de cabaret, qui lui permettrait de chanter et de danser, une autre de ses passions.Et toujours l\u2019envie de travailler avec son frère cinéaste, Justin Beaulieu, récompensé tout récemment à la Course des régions pancanadienne.« J\u2019ai tout un monde intérieur qui a besoin d\u2019exploser », dit-elle.Il ne reste que deux épisodes à Faits divers, que 703 000 fidèles savourent chaque lundi sur ICI Radio-Canada Télé.Anne Dupuis s\u2019en sortira-t-elle indemne?« Dans les derniers épisodes, on sent une espèce de filtre qui s\u2019installe dans son visage.Elle devient plus zombie, déconnectée, moins dans la maladresse.Elle y va sans émotions, sans pitié.» Marie-Ève Beaulieu l\u2019avocate au congélo Marie-Ève Beaulieu \u2014 PHoTo la Presse, alain roberGe 5236120 819 820-1000 16 NOVEMBRE CA CE SOIR! PETER MACLEOD 9 NOVEMBRE LAURENCE JALBERT PATRICE MICHAUD 10 NOVEMBRE MARTIN PERIZZOLO 15 NOVEMBRE ANGÈLE DUBEAU ET LA PIETÀ 17 NOVEMBRE ALEXANDRE BARRETTE 21 NOVEMBRE JESSE COOK samedi 4 novembre 2017 laTribune W8 arts visuels Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Rita Letendre a eu 89 ans mercredi dernier.La peintre originaire de Drummond- ville n\u2019a pas signé le Refus global comme la plupart de ses collègues automatistes dont elle s\u2019est largement inspirée.Elle a toutefois très vite égalé, voire surpassé ses pairs.Et elle est assurément une des artistes de cette époque qui ont le mieux réussi de leur vivant.Au début des années 1970, son conjoint Kosso Eloul et elle étaient certainement les plus en vue et les plus riches de la région torontoise.C\u2019est du moins ce que rapporte Ray Ellenwood, professeur émérite de l\u2019Université York de Toronto, qui connaît personnellement Rita Letendre et est probablement le plus grand spécialiste du mouvement automatiste montréalais du côté du Canada anglais.Non seulement a-t-il commis l\u2019essai Egregore : A History of the Montréal Automa- tist Movement en 1991 de même que plusieurs articles universitaires sur les signataires du Refus global, mais il a traduit le célèbre manifeste en anglais ainsi que la poésie de Claude Gauvreau et de Thérèse Renaud, entre autres.« J\u2019ai toujours été choqué de voir à quel point on ignorait, à Toronto, ce qui s\u2019est passé sur le plan artistique à Montréal durant cette période.Quelques-uns comme Borduas et Riopelle y ont percé, mais c\u2019est pas mal tout.Ce qui m\u2019a surtout intéressé du mouvement automatiste, c\u2019est qu\u2019il était interdisciplinaire.On pense toujours aux peintres en premier, mais il y avait aussi les écrivains comme Gauvreau, les danseuses et chorégraphes comme Françoise Sullivan et Jeanne Renaud, la comédienne Muriel Guilbault, le photographe Maurice Perron.» Ray Ellenwood était de passage à Sherbrooke cette semaine pour le vernissage de Formes, couleurs, énergies, consacrée à Rita Letendre.Installée à la Galerie d\u2019art du Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke, l\u2019exposition, qui comporte des œuvres allant de 1948 à 2011, n\u2019est pas une rétrospective, pré- cise-t-il.La plupart des tableaux sont des 20 dernières années.Certaines périodes sont manquantes, dont celle entre 1955 et 1960, au cours de laquelle Letendre a créé des œuvres dans le style plasticien que Ray Ellenwood aime beaucoup.mère aBénaquiSe Formes, couleurs, énergies donne toutefois une excellente idée du caractère de l\u2019artiste, née d\u2019un père québécois et d\u2019une mère abéna- quise.Aînée de plusieurs enfants, elle sera obligée de quitter l\u2019école lorsque sa famille déménagera à Montréal, quand elle avait 12 ans.Les railleries dont elle sera victime dans son jeune âge, à cause de ses origines autochtones, contribueront à forger sa personnalité et à développer sa débrouillardise.« Lorsqu\u2019elle vivait avec Kosso, Rita a toujours été la plus adroite du couple, celle qui était toujours prête à se servir de ses mains.C\u2019est elle qui avait réalisé la plupart des travaux dans leur maison.Elle pouvait faire n\u2019importe quoi », rapporte Ray Ellenwood.Rita Letendre a quand même fréquenté l\u2019École des beaux-arts à Montréal, le temps de faire ses classes (deux œuvres de cette époque, datées de 1948 et 1949, figurent dans l\u2019exposition), mais elle quitte l\u2019établissement dès 1950 pour se frotter au même art que ses nouveaux amis, soit la peinture abstraite.Elle partage la Formes, couleurs, énergies, de rita letendre Artiste de caractère rita letendre en 2014.\u2014 Photo misterlobat 5240731 5241852 Centre Julien-Ducharme Vendredi : 14 h à 20 h Samedi : 10 h à 17 h Dimanche : 10 h à 17 h Entrée 5 $ 1671, chemin Duplessis Sherbrooke (Fleurimont) 10 \u2022 11 \u2022 12 NOVEMBRE 15 Service Interac sur place Merci à nos partenaires Une activité de financement de AFEAS Estrie Venez rencontrer nos 78 artisans! Prix de présence! pavillondesarts.qc.ca 116, rueWellington, Coaticook 819 849-6371 billetterie@pavillondesarts.qc.ca Matt Holubowski Programmation 2017-2018 Matt Holubowski 21 octobre 20h (chanson) Dominic & Martin 4 novembre 20h (humour) Alexandre Désilets 10 novembre 20h (chanson) Guylaine Tanguay 17 novembre 20h (chanson country) Les Denis Drolet 20 janvier 20h (humour) Cindy Bédard 26 janvier 20h (chanson) Samuele 27 janvier 20h (chanson) Emie R Roussel 9 février 20h (musique) Jean-Claude Gélinas 23 février 20h (humour) Anne Hébert: une vie 25 février 11h 30 en poésie (café-concert) Marco Calliari 2 mars 20h (chanson) Rosheen 16 mars 20h (chanson) Calum Graham 18 mars 11h 30 (café-concert) Mike Goudreau and 24 mars 20h The Boppin\u2019 Blues Band (chanson) Sara Dufour 6 avril 20h (chanson) Nicolas Jobin 13 avril 20h (conférence musicale) Dominic & Martin Alexandre Désilets Samuele Cindy Bédard Complet Jean-Claude Gélinas laTribune samedi 4 novembre 2017 W9 arts visuels vie du sculpteur et peintre Ulysse Comtois pendant une quinzaine d\u2019années.« Rita apprenait vite.Le chemin que Fernand Leduc a réalisé en dix ans, Rita l\u2019a fait en deux ans.Elle a aussi joint l\u2019Association des artistes non figuratifs de Montréal », poursuit Ray Ellenwood à propos de celle qui est devenue une figure marquante de ce courant.Dès ses débuts, la peintre s\u2019est distinguée par sa force plastique puisée à même la couleur et la lumière.À sa première exposition, La matière chante (1954), elle reçoit l\u2019assentiment de ses pairs et de la critique.Autre moment important : l\u2019obtention d\u2019une bourse du Conseil des arts du Canada pour aller étudier en Europe en 1962.« Au même moment, elle participe à une exposition sur la peinture moderne canadienne à Spoleto, en Italie.Ses toiles étaient aux côtés de celles de Borduas et Riopelle.C\u2019est là que sa carrière a vraiment été lancée.et qu\u2019elle a rencontré Kosso Eloul.» oublier la pâte Amoureuse de l\u2019artiste israélien, dont elle partagera la vie jusqu\u2019au décès du sculpteur en 1995, Rita Letendre le suit en Californie où elle réalise, en 1965, une murale de 20 mètres carrés, Sunforce.C\u2019est la consécration.Les commandes affluent de partout.Le couple vivra un temps entre Los Angeles, New York et Toronto et choisira la dernière pour s\u2019établir en 1969.« Sunforce a changé beaucoup de choses pour Rita.Avant, elle utilisait surtout la pâte, ce qui est impossible sur un mur extérieur.C\u2019est là qu\u2019elle recourt au motif de la flèche, déjà dans son œuvre, en hard-edge acrylique, presque industriel.Pour les entreprises, c\u2019était parfait! C\u2019était net et ça avait de la force.Sa carrière a explosé.Quand je suis arrivé à Toronto en 1972, les créations de Rita étaient partout », rapporte le professeur originaire de l\u2019Alberta.Rita Letendre a essayé de revenir vivre au Québec en 2004.« Mais ça n\u2019a pas marché, j\u2019ignore pourquoi.Elle est donc retournée à Toronto.Elle ne peint plus, elle a des problèmes de mobilité, mais elle est encore toute là », dit le professeur en pointant sa tête.« Et je crois qu\u2019elle serait contente de cette exposition.» ray ellenwood, professeur émérite de l\u2019université York de toronto.\u2014 photo spectre média, jessica garneau l\u2019exposition Formes, couleurs, énergies consacrée à rita letendre sera à la Galerie d\u2019art du CCus jusqu\u2019au 17 décembre.\u2014 photo spectre média, jessica garneau Vous voulez y aller?Formes, couleurs, énergies Rita Letendre galerie d\u2019art du ccus jusqu\u2019au 17 décembre entrée gratuite 5241190 5245245 5 novembre DANIEL LANOIS 10 novembre ALEJANDRA RIBERA 23 novembre MARTIN LÉON 14 avril DANIEL BÉLANGER NOuvELLES MISES EN vENTE : 16 mars COCO MÉLIÈS 11 mai PHILIPPE BRACH 27 mai PINK MARTINI Billetterie : 819 565-5656 theatregranada.com O e u v r e : S t e v e n S p a z u k samedi 4 novembre 2017 laTribune W10 musique Julie lupien julie.lupien@latribune.qc.ca Windsor \u2014 Après avoir sillonné l\u2019Afrique et fait rêver les jeunes avec ses aventures au Costa rica, Arthur L\u2019aventurier revient au Canada à la découverte des montagnes rocheuses.En vente depuis peu, les nouvelles péripéties du voyageur préféré des enfants se trouvent sur dVd, Cd et en spectacle un peu partout au Québec.Accompagné de son ami d\u2019enfance Tom le cowboy, Arthur s\u2019initie, dans sa nouvelle aventure, à la vie sur un ranch au beau milieu de 300 chevaux, en plein cœur des montagnes Rocheuses.« Arthur veut devenir un cowboy et tout au long du film, il sera un élève docile.Mon but était de vulgariser un écosystème unique, par l\u2019entremise d\u2019une histoire fictive dans laquelle je joue au cowboy », précise François Tremblay, celui qui a créé ce personnage et l\u2019interprète depuis une vingtaine d\u2019années.Arthur expérimente également la randonnée à cheval dans les montagnes.« Je fais comme les premiers explorateurs qui ont découvert ce territoire.Encore aujourd\u2019hui, l\u2019activité prisée des touristes dans l\u2019Ouest canadien est le horseback riding, la découverte des Rocheuses à dos de cheval, comme les premiers aventuriers. » Ainsi, Arthur croise sur son chemin des mouflons, un grizzli et différents animaux vivant dans ce décor hostile qu\u2019offre la chaîne de montagnes canadiennes.« Boo est un grizzli apprivoisé qui demeure dans un grand enclos.Le grizzli est un animal féroce et je trouvais intéressant d\u2019aborder, dans une chanson, la notion que le grizzli n\u2019est pas qu\u2019un gros méchant et qu\u2019il a un rôle à jouer dans la nature », renchérit l\u2019auteur.chaque hiver Originaire de Windsor en Estrie, François Tremblay est attiré par les paysages de l\u2019Ouest canadien depuis de nombreuses années.Chaque hiver, il dévale les pentes de ski de cette immense chaîne de montagnes.« Pour moi, c\u2019est le plus beau territoire d\u2019aventure que j\u2019ai vu de ma vie.Si le paradis existe, il doit ressembler aux Rocheuses. » Arthur L\u2019aventurier à la découverte des Rocheuses résulte de l\u2019engouement engendré par le DVD D\u2019un océan à l\u2019autre, il y a dix ans.« Le concept était de traverser le Canada en train.Une chanson par province a été composée et ce sont celles sur les Rocheuses qui ont retenu l\u2019attention du public », mentionne François Tremblay.Le spectacle Arthur L\u2019aventurier à la découverte des Rocheuses est présenté partout au Québec jusqu\u2019en mars 2018.« C\u2019est une histoire parallèle à ce que les enfants ont vu sur le DVD où je désirais devenir cowboy.Tom, lui, veut apprendre à faire un spectacle et vient réaliser son rêve sur scène.Un numéro spécial avec les papas est aussi prévu, soit un duel de cowboys.Le père est souvent celui qui vient au spectacle à contrecœur.Je trouvais important de l\u2019inclure. » prix numix Pour bonifier leur exploration des aventures d\u2019Arthur, les familles pourront voir ou revoir la première saison de la série télévisuelle Les trésors d\u2019Arthur diffusée le dimanche matin à Radio-Cana- da.Une deuxième saison comportant 22 épisodes sera offerte au printemps prochain.Dix-huit épisodes ont été réalisés l\u2019été dernier partout dans les parcs nationaux du Québec.« C\u2019est beaucoup plus rythmé.Ce qui est intéressant, c\u2019est qu\u2019on utilise d\u2019anciennes chansons d\u2019Arthur quand cela s\u2019y prête.J\u2019ai quand même 140 chansons sur disques », précise l\u2019aventurier.L\u2019application numérique gratuite d\u2019Arthur est toujours en ligne ainsi que les 25 capsules radiophoniques sur l\u2019Afrique et le Costa Rica sur Première Plus dans la section jeunesse.« En mai dernier, avec l\u2019application gratuite, nous avons gagné le Prix Numix de la meilleure application francophone jeunesse au Canada.Nous en sommes très fiers », conclut François Tremblay.arthur l\u2019aventurier Jouer au cowboy dans les rocheuses arthur l\u2019aventurier, alias François tremblay, se lance dans de nouvelles aventures sur scène et sur DvD, cette fois dans les rocheuses canadiennes.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau Vous voulez y aller?Arthur L\u2019aventurier dimanche 4 février 2018, 14 h salle maurice-o\u2019bready entrée : 18 $ (moins de 14 ans : 12 $) 5240172 1309, Rue Grégoire, Sherbrooke, QC ( 8 19 ) 8 2 1.3 0 0 5 www.richardaudioprothesiste.ca APPELEZ-NOUS POUR VOTRE RENDEZ-VOUS 27-28 novembre 9h à 20h | 4-5 décembre 9h à 20h REDONNEZ-VOUS LE PLAISIR D\u2019ENTENDRE POUR VOS MOMENTS IMPORTANTS GRÂCE AUX TECHNOLOGIES MODERNES DES PROTHÈSES AUDITIVES DÉPISTAGE AUDITIF GRATUIT laTribune samedi 4 novembre 2017 W11 humour Tommy Brochu tommy.brochu@latribune.qc.ca CoatiCook \u2014 Dominic et Martin sont maintenant sur les planches depuis un quart de siècle.Les deux humoristes, qui collaborent depuis leurs belles années à l\u2019École nationale de l\u2019humour, fêtent leurs « noces d\u2019argent » avec leur nouveau spectacle : Juste Dominic et Martin.Un peu plus d\u2019un an s\u2019est écoulé entre la dernière représentation de leur précédent spectacle, Fou (en septembre 2016), et ce nouveau tour de scène.Selon Dominic Sillon, l\u2019idée d\u2019un spectacle de stand-up à 100 pour cent est arrivée durant leur précédente tournée.« Pendant le spectacle Fou, on disait beaucoup que ça nous tentait de faire un spectacle de stand-up pur.C\u2019est ce qu\u2019on faisait lorsqu\u2019on a commencé.On voulait réaliser le défi de faire une heure et demie sans descendre de la scène.Une fois que le dernier spectacle de Fou a été donné, on a tout de suite commencé à écrire », explique Dominic.Les amateurs d\u2019humour auront droit à un spectacle simple, d\u2019où le nom Juste Dominic et Martin.Les personnages et les mises en situation ne seront pas de la partie.« Tout ce qu\u2019il y a, c\u2019est de l\u2019éclairage.On a surtout travaillé à tout lier dans le contenu », indique Dominic.La prestation se déroulera sans entracte.Le duo comique abordera les sujets du quotidien.« On se prononce davantage sur les choses de la vie courante, explique Dominic.On parle de la société.On ose plus s\u2019affirmer sur certaines choses.On jase d\u2019enfants, de camping, de cuisine, etc. », résume-t-il.un quarT de siècle Depuis la fin de leurs études à l\u2019École nationale de l\u2019humour, les deux amis ne se sont jamais perdus de vue.Le secret d\u2019une chimie aussi forte?Le truc, selon Dominic Sillon, c\u2019est de s\u2019amuser.« On a toujours eu beaucoup de fun lorsqu\u2019on est sur une scène.Le plaisir est très important.Le jour où le fun ne sera plus là, on ne sera pas capables de faire durer le duo très longtemps », affirme-t-il.« On ne force pas les choses.C\u2019est naturel.Il y a 25 ans, on est devenus amis.On aimait le regard de l\u2019autre sur nos textes en solo.Ça a commencé par deux gars qui se tiennent ensemble.On s\u2019est associés par la suite », poursuit l\u2019humoriste.Les deux amis ont donc commencé par faire quelques prestations en duo.Ils se sont vite aperçus que l\u2019énergie n\u2019était pas la même lorsqu\u2019ils étaient ensemble sur les planches.Tranquillement, les parties solos du spectacle se sont tassées pour laisser place au tandem, de la première à la dernière minute.en rodage Depuis le mois d\u2019avril dernier, le spectacle du duo comique est en rodage dans différentes salles du Québec.Dominic Sillon est content de voir le public se déplacer, même s\u2019ils ont quitté la scène pendant huit mois seulement.« On est choyés de voir que les gens répondent, même quand c\u2019est du rodage.Comme on est à la fin du processus, on essaie encore une ou deux blagues par spectacle.On a besoin de la réaction du public pour savoir si la blague est bonne.On avertit les spectateurs au début des représentations », mentionne-t-il.La première officielle du spectacle, quant à elle, se fera le 6 novembre à la Salle Albert-Rous- seau de Québec.Dominic et martin 25 ans ensemble.et déjà de retour avec leur nouveau spectacle, Dominic Sillon et martin cloutier bouclent 25 ans de spectacles en tandem.Leur nouveau tour de scène, Juste Dominic et Martin, comportera 90 minutes de pur stand-up comic.\u2014 photo fournie Vous voulez y aller?Juste Dominic et Martin pavillon des arts de Coaticook samedi 4 novembre : complet vieux Clocher de magog vendredi 10 novembre, 20 h 30 entrée : 40 $ 5244331 5244876 C\u2019est avec un grand plaisir que nous vous présentons Dr Yves Rémillard, Chirurgien dentiste copropriétaire du Centre dentaire Gagné Rémillard.Pour prendre rendez-vous 819 348-0116 2475, rueKingOuest, Sherbrooke www.allezysouriez.com samedi 4 novembre 2017 laTribune W12 leSoleil SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 A11 RETROUVEZ TOUTES LES CRITIQUES DU CLUB DE LECTURE DANS LA SECTION ARTS À LESOLEIL.COM club de lecture Exceptionnel HHHHH Excellent HHHH Bon HHH Passable HH À éviterH ÉCRIVEZ-NOUS Le Club de lecture se veut un lieu d\u2019échange sur la littérature.Chaque semaine, deux journalistes du Groupe Capitales Médias partagent leur appréciation d\u2019un livre.Et nous voulons aussi votre avis! Vous avez lu le bouquin dont nous parlons et voulez donner vos commentaires?Envoyez-nous un texte d\u2019environ 80 mots (500 caractères) avec votre nom et votre lieu de résidence à clubdelecture@gcmedias.ca LE LIVRE DE LA SEMAINE SYLVIE SIMMONS I\u2019m Your Man \u2014 La vie de Leonard Cohen ÉDITO L\u2019histoire : Dans ce livre de près de 600 pages, la journaliste émérite dans le monde musical Sylvie Simmons explore toutes les facettes de la vie de Cohen.Elle a eu accès aux archives privées de l\u2019artiste et elle a réalisé des entrevues exclusives avec ses proches collaborateurs, amis, amoureuses et autres artistes qu\u2019il a côtoyés ou de qui il s\u2019est inspiré.L\u2019auteure : Née à Londres, Sylvie Simmons est d\u2019abord une admiratrice de Leonard Cohen, qu\u2019elle remercie d\u2019avoir «éclairé [sa] vie par [ses] musiques et [ses] paroles».Journaliste musicale et auteure, elle a publié des romans, des essais, également d\u2019autres biographies, dont celles de Serge Gainsbourg et Neil Young.Elle est la dernière à avoir fait une entrevue avec Johnny Cash avant sa mort.MYLÈNE MOISAN mmoisan@lesoleil.com J\u2019 avais un peu la trouille en ouvrant la biographie de Leonard Cohen, un des artistes pour qui j\u2019ai le plus d\u2019admiration, que j\u2019ai découvert comme bien des gens en 1988, j\u2019avais 14 ans, avec l\u2019album I\u2019m Your Man.J\u2019ai vu son dernier spectacle à Québec au Centre Vidéotron, on y était comme dans une chapelle.Alors me voici, fébrile, tenant entre mes mains cette brique de plus de 550 pages, «écrit petit».Sur la couverture, avec son look à la Dustin Hoffman, chemise noire, veston gris, une cigarette à la main.Dans un porte-cigarette.Je me suis plongée complètement dans la vie de Leonard Cohen, dans le Montréal qui l\u2019a vu grandir d\u2019abord, issu d\u2019une riche famille juive de Westmount, d\u2019un père tailleur et d\u2019une mère aimante.Un épicentre dont il s\u2019est éloigné 1000 fois pour toujours y revenir.Extrêmement fouillée et sobrement écrite, avec une juste dose de détails et d\u2019anecdotes, la biographie nous présente le chanteur dans tout ce qu\u2019il a d\u2019humain, hanté par le doute, mû par une soif de vivre.Cohen s\u2019est généreusement prêté à l\u2019exercice, comme ceux qui l\u2019ont côtoyé.On le découvre dans ces quelques amitiés qui ont duré toute sa vie, à travers ces femmes, ses muses, qui n\u2019ont fait que passer.On le suit en studio, on croise Bob Dylan, Andy Warhol, Janis Joplin, la génération beatnik dont il ne s\u2019est jamais réclamé.L\u2019homme a eu mille vies, je ne connaissais que le poète, le gentleman tiré à quatre épingles, avec son célèbre couvre-chef.Je ne savais pas tout ce qu\u2019il a fait pour fuir, d\u2019abord la grisaille de l\u2019hiver, l\u2019angoisse de créer, la dépression.Un premier enfant, un deuxième.La famille fut d\u2019abord pour lui une prison.Il fuyait au propre et au figuré, en se réfugiant tantôt en Grèce, tantôt dans un temple bouddhiste, chez des amis à Los Angeles ou dans un hôtel miteux de New York.Ça et puis les volutes d\u2019un joint de hasch, dans le délire d\u2019un trip d\u2019acide ou survolté par les amphètes.Et toujours, il écrivait.Comme si sa vie n\u2019avait pas tenu à un fil, mais à une plume.MA COTE HHHH L\u2019homme qui fuyait MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca L a vie de Léonard Cohen est un long poème.Et lire son parcours est aussi touchant que surprenant.Il écrit son tout premier texte à la mort de son père.Léonard a 9 ans quand il enfouit dans le jardin une note attachée au nœud papillon de son paternel.Il n\u2019a aucune idée des mots enterrés et tentera à plusieurs reprises de creuser pour les retrouver.«Je ne fais peut-être rien d\u2019autre que cela, dans le fond, rechercher cette note», dira-t-il à propos de ses écrits.La guitare, il l\u2019apprendra à 15 ans d\u2019un guitariste rencontré dans un parc et qui se suicida entre sa troisième et sa quatrième leçon.«Il m\u2019a appris les accords et ce jeu de guitare qui sont la base de toutes mes chansons», dira-t-il de sa musique.La biographie est remplie d\u2019anecdotes aussi belles que tristes.Au fil des pages, on croise les Bob Dylan, Joni Mitchell, Janis Joplin, Andy Warhol de ce monde.Sexe drogue et poésie.On le suit.De ses ancêtres juifs, bâtisseurs de synagogues, à sa dernière nuit, le 7 novembre dernier, alors qu\u2019il avait 82 ans.On suit le petit gars de Westmount qui préférait les hôtels miteux et les appartements exigus.Ce fils de tailleur qui a conservé son élégance même lorsqu\u2019il traînait avec les hippies et les beatniks.Sa façon de vivre d\u2019un pays à l\u2019autre.Gentleman à femmes, ami fidèle de certains hommes.On est content qu\u2019il vive vieux, même si lui-même n\u2019y croyait pas, pour qu\u2019il atteigne ses années de gratitude après tant d\u2019angoisses et de dépressions.Le livre est rempli de poésie, mais aussi d\u2019humour.Et de l\u2019humilité de cet artiste qui excellait dans l\u2019art de l\u2019autodéri- sion.Amour, sacré, mort, désespoir, sexe et lumière.Les religions s\u2019entremêlent dans une quête spirituelle sans fin.L\u2019authenticité est au cœur de son œuvre, sa vie.Cohen cherche la vérité.En lisant sa bio, à laquelle il a collaboré sans jamais demander à la lire, on a l\u2019impression de l\u2019accompagner, de loin.J\u2019avoue, j\u2019étais déjà fan.Lorsqu\u2019il m\u2019a quittée à la fin du livre, j\u2019ai versé une larme.MA COTE HHHH 1?2 Sexe, drogue et poésie À VENIR LA SEMAINE PROCHAINE BIZ La chaleur des mammifères LEMÉAC 18 NOVEMBRE MICHÈLE OUIMET L\u2019heure mauve BORÉAL 25 NOVEMBRE TOM HANKS Questions de caractère SEUIL EXTRAIT DU LIVRE « Le chauffeur quitta la route principale au niveau de la synagogue qui occupait quasiment toute une rue et, laissant derrière lui l\u2019église Saint- Matthias, il s\u2019engagea vers le haut de la colline.Sur la banquette arrière de la voiture, il y avait une femme de vingt- sept ans, séduisante, forte et élégante, avec son nouveau- né.Ils traversaient des rues coquettes, bien aménagées, avec juste ce qu\u2019il faut d\u2019arbres.Les grandes maisons de brique et de pierre, qu\u2019il aurait été facile d\u2019imaginer s\u2019effondrant sous le poids de l\u2019arrogance, donnaient l\u2019impression de flotter sans effort le long des pentes.À mi-hauteur, le chauffeur bifurqua sur une route latérale pour s\u2019arrêter devant le 599, avenue Belmont, où se trouvait une grande maison bourgeoise de style anglais dont la façade de briques sombres était adoucie par une véranda à ossature blanche.Derrière s\u2019étendait le parc de Murray Hill, avec ses cinq hectares de pelouses, d\u2019arbres, de parterres de fleurs, et une vue imprenable sur le Saint- Laurent d\u2019un côté et sur le centre-ville de Montréal de l\u2019autre.Le chauffeur sortit de la voiture et ouvrit la portière.On franchit le perron tout blanc, et Leonard fut introduit dans la résidence familiale.» laTribune samedi 4 novembre 2017 W13 5244073 Les feuilles tombent, la commission aussi! DuProprio.com | 1 866 387-7677 Avec DuProprio, vous avez toute la visibilité et tout l\u2019accompagnement pour réussir à vendre votre propriété sans avoir à payer une commission à un agent.Visitez notre site Web ou appelez-nous maintenant pour comprendre ce que nous avons à vous offrir! Choisir DuProprio, c\u2019est payant! samedi 4 novembre 2017 laTribune W14 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 De François en série (2006) à Plan B (2016), Jean- François Asselin a toujours proposé un univers qui contient des éléments fantastiques dans un contexte réaliste.Il en va de même avec Nous sommes les autres, «?fable contemporaine?» d\u2019un homme qui disparaît, ce «?qui en force deux autres à le remplacer?», au propre comme au figuré.q Pourquoi tant de temps avant de réaliser un premier long métrage?R Les autres (rires).Ça fait longtemps que je suis prêt.Avec Plan B, mes courts métrages, etc., j\u2019ai l\u2019impression que les gens ont commencé à comprendre que ça se pouvait.q Y a-t-il dans ce film quelque chose de La métamorphose de Kafka, en moins radical?R Tout à fait.En milieu de parcours, on a regardé Le locataire (1976) de Polanski, qui est un peu le même genre.Il y a quelque chose de Buñuel aussi dans le surréalisme.q est-ce que le titre fait référence au «?je est un autre?» de Rimbaud?R Non.En fait, ça vient d\u2019une citation d\u2019Henri Laborit qui dit en gros que, dans notre vie, nous ne sommes que l\u2019amalgame de toutes les influences et tous les comportements appris des autres et que, quand on meurt, nous sommes les autres.C\u2019est un peu perturbant.On s\u2019est demandé [avec son coscénariste Jacques Drolet] si, quand tu arrêtes de répondre aux besoins des gens autour de toi, tu continues à exister.Le film est exactement ce qu\u2019il raconte.Tout le monde a donné son opinion, on a voulu faire quelque chose pour plaire.On l\u2019a ramené pour faire une œuvre différente, difficile à mettre dans une catégorie, quitte à déplaire.Mais ceux qui vont l\u2019aimer vont l\u2019aimer pour les bonnes raisons.q Parlant de références, il y en a beaucoup aux arts dans le film.quel rôle jouent-ils?R Pour l\u2019idée d\u2019un personnage qui se transforme physiquement en un autre, on a rapidement pensé à l\u2019architecture, en raison du prestige social.On peut croire que le gars va aller loin pour obtenir un poste.L\u2019architecture est aussi une métaphore de ce qu\u2019on raconte : le personnage fait de l\u2019architecture minimaliste et il doit devenir quelqu\u2019un d\u2019autre en faisant quelque chose d\u2019extravagant.On avait aussi envie d\u2019un personnage qui répond à ce que les autres veulent qu\u2019il soit, mais qui revient v e r s s a v ra i e n a t u re.D\u2019où l\u2019idée de le mettre en contact avec l\u2019opéra.Avec cette découverte, il y a quelque chose qui se passe en lui.q ce personnage est interprété par Jean-Michel Anctil, un choix surprenant.Mais il livre la marchandise\u2026 R Oui.Je dirige beaucoup les comédiens.Mais je ne pouvais pas le diriger plus et le sauver au montage.Non, non, il était très solide.Il avait déjà joué au cinéma, mais pour avoir un aussi gros rôle et jouer des scènes avec Pascale [Bussières], Émile [Proulx- Cloutier] et Valérie Blais, faut que t\u2019arrives prêt.Il a travaillé fort.q est-ce que ce film va t\u2019ouvrir d\u2019autres portes en cinéma?R Je l\u2019espère.Ce que j\u2019ai envie de faire comme cinéma est moins conventionnel.Mais j\u2019ai un univers cohérent.J\u2019ai d\u2019autres films de prêts.Des fois, on attend tellement longtemps qu\u2019on en oublie l\u2019urgence.Ça, je trouve ça dur.Ce film a pris huit ans, mais il y a cinq ans, il aurait été pareil.J\u2019ai failli l\u2019abandonner, c\u2019était sa dernière chance.Et ça a marché.Je travaille sur la deuxième saison de Plan B, mais je veux retourner au cinéma plus tôt que tard.Jean-François asselin le film de la dernière chance le réalisateur Jean-François asselin pendant le tournage de Nous sommes les autres, en compagnie de Jean-michel anctil et de Pascale Bussières.\u2014 photo sébastien raymond on s\u2019est demandé si, quand tu arrêtes de répondre aux besoins des gens autour de toi, tu continues à exister.5241633 5244846 Le P\u2019tit Bonheur de Saint-Camille 162, rue Miquelon Saint-Camille à seulement 20 minutes du CHus RéseRvation en ligne ptitbonheur.org \u2022 819 340-1993 bistro-show à tous nos spectacles tHomas Hellman En spEctaclE, samEdi 11 novEmbrE, 20 h alain FRanÇois En spEctaclE, samEdi 25 novEmbrE, 20 h NOUS SOMMES LES AUTRES UN FILM DE JEAN-FRANÇOIS ASSELIN n o u s s o m m e s l e s a u t r e s - l e f i l m .c a AU CINÉMA DÈS LE 10 NOVEMBRE Le concours se termine le 5 novembre à 23h59.Les 25 gagnants recevront leur prix par la courriel.Valeur totale des prix : 500 $.Règlements du concours disponibles sur concoursLesFilmsChristal.com.VOUS OFFRENT LA CHANCE D\u2019ASSISTER À LA PREMIÈRE DU FILM PASCALE BUSSIÈRES ÉMILE PROULX-CLOUTIER JEAN-MICHEL ANCTIL LE JEUDI 9 NOVEMBRE À 19H À LA MAISON DU CINÉMA Pour par t i c iper, v is i tez concoursLesF i lmsChr is ta l .com Indice : Disparition UNE FILIALE DE ENTERTAINMENT ONE laTribune samedi 4 novembre 2017 W15 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 émile Proulx-cloutier a tellement de cordes à son arc qu\u2019il se demande parfois laquelle il doit tendre.Mais ça lui réussit plutôt bien.Le trentenaire joue plus que jamais, tant au petit qu\u2019au grand écran.et le personnage qu\u2019il interprète dans Nous sommes les autres devrait encore élargir la palette de rôles qu\u2019on lui offre.quand il n\u2019est pas sur scène pour pousser la chanson.De quoi lui donner un petit peu plus le vertige\u2026 Proulx-Cloutier l\u2019avoue volontiers : avec le jeu, la musique et les trois enfants, il a « réussi à trouver l\u2019équilibre ».« Je donne des coups.Mais il y en a parfois trop dans la cour\u2026 » N\u2019allez pas lui demander de choisir.« Il n\u2019y a rien de ce que je fais qui est strictement alimentaire, auquel je ne crois pas.» Surtout une occasion comme ce film de Jean-François Asselin, après deux collaborations avec lui, notamment pour Plan B (diffusé au printemps dernier à Séries+).« Émile arrive à l\u2019écran et on voit toute la fragilité d\u2019un gars avide de réussir en deux regards », explique le réalisateur à propos de celui qu\u2019il considère comme son alter ego.Ce rôle, Proulx-Cloutier y tenait : « J\u2019étais prêt à y plonger les yeux fermés.Parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une proposition de cinéma hyper franche et hyper assumée.[Jean-François] a une façon très habile de mettre de l\u2019étrangeté dans le réel au profit du sens (dans ce cas-ci, la transformation accélérée de mon personnage).[Malgré tout], il parle toujours de la condition humaine.Ce scénario traite de notre terrible besoin de plaire aux autres.Ça nous forge beaucoup plus qu\u2019on le pense.» Au-delà de cette confiance mutuelle, l\u2019acteur fait face à un défi presque olympique dans cette métamorphose d\u2019un être fragile en une vedette de l\u2019architecture au caractère trempé.« J\u2019ai pratiquement travaillé comme si c\u2019étaient trois, quatre personnages que je traversais », changeant progressivement la voix, la posture, l\u2019attitude\u2026 « Il me fallait puiser dans toutes mes ressources d\u2019acteur pour avoir plusieurs énergies différentes à l\u2019écran.» se noyer dans l\u2019absence de reflet Au départ, dit-il, son personnage incarne le récit d\u2019une noyade.Au contraire de Narcisse qui se noie dans son reflet, Frédéric Venne « se noie dans l\u2019absence de reflet, en train de chercher quelqu\u2019un et une reconnaissance ».Cette quête de validation, après une dépression, va l\u2019enfoncer de plus en plus profondément.« C\u2019est comme une éponge.Il veut tellement plaire aux autres qu\u2019il finit par se perdre, se noyer en lui-même.» « S i c h a q u e s p e c t a t e u r s e replonge dans sa vie après le film, il va se demander : \u201cQu\u2019est-ce que j\u2019ai fait dans ma vie pour plaire aux autres?Si je ne l\u2019avais pas fait, j\u2019aurais peut-être été quelqu\u2019un de radicalement différent.\u201d C\u2019est troublant.» Pour permettre à l\u2019acteur d\u2019incarner ce changement draconien, la production a tourné en ordre chronologique : « C\u2019est un immense luxe pour un acteur.Plus le look se transformait, plus on faisait apparaître de nouvelles facettes et on laissait tomber d\u2019autres aspects.Même sur le plateau, le regard et les attitudes de l\u2019équipe technique changeaient.J\u2019ai vécu toute une expérience.» Malgré l\u2019étrangeté apparente de la proposition, « il y a plein de situations dans lesquelles les gens peuvent se reconnaître ».Par exemple dans les confrontations entre son personnage et son paternel \u2014 joué par son père, Raymond Cloutier, avec qui il renoue dans la même dynamique que dans Le déserteur (2008) de Simon Lavoie.« C\u2019était un plaisir de le retrouver même si ce n\u2019est pas du tout le rapport qu\u2019on a dans la vie.» le changeMent Il n\u2019y a pas que le personnage d\u2019Émile Proulx-Cloutier dans Nous sommes les autres qui change.L\u2019acteur aussi, qui réussit de plus en plus à s\u2019imposer en audition.« On me dit  : \u201cCe n\u2019est pas toi qu\u2019on envisageait, ce n\u2019est pas ce qu\u2019on cherchait, mais l\u2019audition nous a convaincus.\u201d » Le comédien a l\u2019impression que son image de « p\u2019tit gars » se fissure.Résultat, on lui propose des rôles très diversifiés, constate-t-il avec satisfaction.Comme le mari de La Bolduc, « un homme bien de son temps ».Proulx-Cloutier vient tout juste de terminer le tournage de ce film biographique sur la célèbre Mary Travers (la sortie est prévue au printemps 2018).À la télé, on peut le voir dans Boomerang, une comédie, et dans Faits divers, un univers plus glauque.Cette « très belle période » dans la vie de l\u2019acteur a tout de même laissé un peu de place au chanteur.Le successeur d\u2019Aimer les monstres (2014) sort le 17 novembre.Émile Proulx-Cloutier prendra « un grand respire » avant d\u2019entreprendre son « marathon » de tournée après les Fêtes.Cette activité frénétique a toutefois fait une victime collatérale : le réalisateur en lui.Son dernier documentaire, Le plancher des vaches, tourné avec sa conjointe Anaïs Barbeau-Lavalette, remonte à 2015 et il n\u2019a rien d\u2019autre de prévu.Il attend une idée « radicale » de cinéma.« Ma rage de créer passe ailleurs ces temps-ci.Mais ça va revenir.» Nous sommes les autres prend l\u2019affiche le 10 novembre.émile Proulx-cloutier La métamorphose Dans Nous sommes les autres, émile Proulx-cloutier incarne Frédéric Venne, un homme prêt à tout pour combler son besoin de reconnaissance.\u2014 photo sébastien raymond 5245355 5245361 PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE «UNE DES COMÉDIES LES PLUS DRÔLES DES DERNIÈRES ANNÉES.» CONNER SCHWERDTFEGER, CINEMA BLEND «UN PLAISIR AMUSANT, COUPABLE, SIMPLEMENT DU BON TEMPS.» ALLISON HAZLETT-ROSE, FLICK DIRECT VERSION FRANÇAISE QUÉBÉCOISE DE A BAD MOMS CHRISTMAS MeresIndignes-LeFilm.com PRÉSENTEMENT AU CINÉMA ROY DUPUIS JULIEN LECLERC JUSTIN LEYROLLES-BOUCHARD D\u2019APRÈS LE ROMAN DE FÉLIX LECLERC UN FILM DE FRANCIS LECLERC SCÉNARISTES FRANCIS LECLERC FRED PELLERIN «LE PORTRAIT D\u2019UN FÉLIX LECLERC DANS LEQUEL ON PEUT VOIR LES TRACES DES ŒUVRES À VENIR.UN TRÈS BEAU FILM!» George Privet, ICI Radio-Canada Première «ROY DUPUIS CRÈVE L\u2019ÉCRAN.» Marc-André Lussier, La Presse «BEAU ET ÉMOUVANT.» Elizabeth Lepage-Boily, Cinoche PiedsNusDansLaube-LeFilm.ca samedi 4 novembre 2017 laTribune W16 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Sorti en été 2016, Mères indignes a manifestement touché un nerf hilarant chez sa clientèle féminine : la comédie outrancière a engrangé des recettes de plus de 100 M$ au canada et aux états-unis.une suite était dans l\u2019ordre des choses : Les mères indignes se tapent Noël (Bad Moms Christmas).Tout est dans le titre : c\u2019est la même recette que le premier, vulgaire, peu crédible et ça se passe dans le temps des Fêtes\u2026 et c\u2019est pas un cadeau.Jon Lucas et Scott Moore (Lendemain de veille, 2009) n\u2019ont pas cherché midi à 14 heures.Après le premier volet qui exploitait la pression subie par les mamans qui cherchent la perfection, en particulier en milieu scolaire, le deuxième creuse le sillon du temps des Fêtes parfait \u2014 la période de l\u2019année la plus stressante pour une femme, semble-t-il.Il faut cuisiner, décorer, magasiner, emballer, aller aux partys, sans jamais perdre le rythme ou la tête.Pour Amy (Mila Kunis), c\u2019est trop.Mais sa famille recomposée ne semble pas trop s\u2019en faire.Même chose pour Kiki (Kristen Bell), douce et introvertie femme d\u2019intérieur avec quatre enfants, et, dans une moindre mesure, pour Carla (Kathryn Hahn, excellente), mono- parentale toujours aussi rock\u2019n\u2019roll.Encore une fois, le trio décide de lâcher prise.Et de partir sur la brosse \u2014 au centre commercial, ce qui donne quelques scènes satiriques assez réussies, dont celle au ralenti sur du Mötley Crüe.Il y a aussi, plus tard, un combat de bal- lon-chasseur à la western spaghetti assez amusant.Ce désir de Noël relax, c\u2019est avant que débarquent leurs propres mères, incarnation des stéréotypes des classes sociales américaines : aisée, moyenne et ouvrière.La contrôlante mère d\u2019Amy (Christine Baranski) est une snob finie qui veut un Noël parfait, y compris une soirée mondaine avec Kenny G pour la musique d\u2019ambiance.La pathétique mère de Kiki (Cheryl Hines) veut une symbiose idyllique avec sa fille alors que celle de Carla (Susan Sarandon) s\u2019en fout complètement (le délurée veut siphonner de l\u2019argent à sa fille).gros canon Chaque personnage est, évidemment, caricatural à souhait.La subtilité n\u2019est pas le genre des réalisateurs.Le duo va même jusqu\u2019à pousser le bouchon de l\u2019objectification sexuelle à l\u2019envers.Carla tombe amoureuse d\u2019un danseur exotique (un ex-pompier!) dont la principale caractéristique est d\u2019avoir un gros canon\u2026 qu\u2019on voit en gros plan, évidemment.Bonjour les clichés.Là où ça se gâche vraiment, c\u2019est quand le film verse dans la psychologie à cinq sous (les filles passent leur temps à vouloir plaire à leur mère alors que celles-ci les discréditent sans cesse) et les bons sentiments.Film du temps des Fêtes oblige, on a droit à toute la panoplie de remords, d\u2019excuses larmoyantes et d\u2019embrassades\u2026 Habituellement, direz-vous, c\u2019est l\u2019inverse, mais les gars ont vraiment des rôles de figuration et pas beaucoup d\u2019intelligence\u2026 Ce deuxième chapitre des Mères indignes aurait été mieux réussi si la comédie de Lucas et Moore avait réellement embrassé son aspect subversif.Notamment en explorant le poids des traditions et leur signification réelle alors que le consumérisme a tout avalé.Mais, bon, il s\u2019agit d\u2019un divertissement parfois hilarant qui veut justement, les filles, vous faire dépenser votre argent au cinéma.Et si le film sort en ce moment, c\u2019est parce que les studios savent fort bien que leur public cible sera beaucoup trop occupé en décembre\u2026 Les mères indignes se tapent noëL Pas un cadeau mila Kunis, Kristen Bell et Kathryn Hahn incarnent trois femmes qui ne passeront pas un temps des Fêtes de tout repos dans Les mères indignes se tapent noël.\u2014 photo stX entertainment, hilary bronwyn Gayle Les Mères iNdigNes se tapeNt NoëL Comédie ?1/2 réalisé par Jon lucas et scott moore avec mila Kunis, Kristen bell et Kathryn hahn 5194056 Électro-5 est un distributeur québécois d\u2019ici depuis 1989 4135 boulevard Industriel, Sherbrooke 819 823-5355 info@electro5.com www.electro5.com Automatisation industrielle laTribune samedi 4 novembre 2017 W17 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 en 2001, on a remis à Agnès Varda un césar d\u2019honneur pour l\u2019ensemble de son œuvre cinématographique.en 2015, une Palme d\u2019or pour la même raison.Mais la réalisatrice a continué à tourner.Si bien qu\u2019en mai dernier, Visages villages s\u2019est retrouvé au Festival de cannes, hors compétition.ce film charmant et créatif est un pur régal, démontrant qu\u2019on peut faire du cinéma avec trois fois rien et beaucoup d\u2019imagination.Pour ce documentaire, Varda, aujourd\u2019hui âgée de 89 ans, s\u2019est associée à JR, 33 ans, un virtuose du collage format géant.Les deux artistes partageaient une admiration mutuelle avant ce projet commun.Ils en profitent d\u2019emblée pour mettre en scène, dans de courtes vignettes humoristiques, tous les endroits où ils ne se sont pas rencontrés (à l\u2019arrêt d\u2019autobus, sur une route, dans un café.).Malgré les fossés qui les séparent, ils se rejoignent dans un questionnement sur l\u2019image et la représentation.Ils décident, en allant de-ci, de-là, au gré de l\u2019inspiration, de sillonner les petites routes de France à bord du camion photomaton JR (à la manière de Raymond Depar- don dans Journal de France).« Le hasard a toujours été le meilleur de mes assistants », dira Varda.Le road-movie documente autant cette démarche que la production artistique qui en résulte, parfois en voix hors champ, parfois devant la caméra.Ils utiliseront ainsi la capacité de reproduction grand format du camion pour coller sur des murs les visages de gens qui les fascinent.D\u2019où le titre.Ce sera cette timide serveuse de café, gênée de voir sa photo devenir une attraction touristique.Ce fermier passionné par sa machinerie à la fine pointe de la technologie.Cette vieille dame, dernière résidente d\u2019une série de maisons en rangées ayant appartenu à des mineurs, de père en fils.C\u2019est absolument magnifique et lourd de sens.engageMent et rÉflexion Car derrière chacun des gestes artistiques, il y a un engagement, mais aussi une réflexion, notamment sur le regard qu\u2019on porte sur ce qui nous entoure et sur ce qu\u2019on peut y découvrir.Sans didactisme, dans une complicité grandissante et absolument charmante.Même si, parfois, il y a des passages obligés un peu trop mis en scène.Qui contrastent avec la spontanéité du reste, d\u2019ailleurs, et la fascination qu\u2019exerce Visages villages.JR, un peu cabotin, prend un plaisir évident à servir les idées de Varda \u2014 sans pour autant oublier les siennes.Cette déférence sincère prend racine, dira-t-il, dans le fait qu\u2019il a pris soin des vieux depuis sa jeunesse.Varda, elle, en profite pour utiliser son humour un peu absurde pour le taquiner.On ne peut d\u2019ailleurs s\u2019empêcher de penser que cette œuvre, qui s\u2019inscrit dans la lignée de ses longs métrages comme Les glaneurs et la glaneuse (2000) ou même Jane B.par Agnès V.(1998) dans sa recherche esthétique, pourrait bien être son testament artistique.Car la grande dame perd la vue (JR veut qu\u2019elle fasse le plein d\u2019images).On l\u2019oublie presque, mais Agnès Varda fut l\u2019une des rares réalisatrices de la Nouvelle Vague.À l\u2019époque, avec son regretté mari Jacques Demy (Les parapluies de Cherbourg), elle fréquente beaucoup Jean-Luc Godard.Le souvenir du génial réalisateur hante beaucoup le film \u2014 les deux artistes vont même jusqu\u2019à recréer la folle visite du Louvre en fauteuil roulant de Bande à part (1964).Ils vont d\u2019ailleurs, parallèlement au reste, se rendre jusqu\u2019aux portes de la nouvelle.demeure de Godard en Suisse.N\u2019en disons pas plus si ce n\u2019est que cette quête générera un superbe moment d\u2019émotion, dans un film qui n\u2019en manque pas, et de cinéma.Une finale magnifique, pleine d\u2019humanité, à l\u2019image de tout ce qui précède.Visages Villages Le pouvoir de l\u2019imaginaire L\u2019usine de sel d\u2019arkema n\u2019est qu\u2019une des nombreuses haltes du film routard Visages villages, coréalisé par agnès Varda, 89 ans, et par JR, de 56 ans son cadet.\u2014 Photo cine tamaris social animals Pendant leur périple, agnès Varda et JR utilisent la capacité de reproduction grand format de leur photomaton géant pour coller sur des murs les visages de gens qui les fascinent.\u2014 Photo cine tamaris social animals Visages Villages documentaire ?1/2 réalisé par agnès varda et Jr 5245644 5245372 «INTÉRESSANT, PERTINENT, DÉCHIRANT.» ANNIE DESCROCHERS, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE «BOULEVERSANT.» CHANTAL GUY, LA PRESSE «ÉMOUVANT.» MANON DUMAIS, LE DEVOIR PRODUITAVECLAPARTICIPATIONFINANCIÈREDE AVECLACOLLABORATIONDE un ?lm de LÉA POOL PRÉSENTEMENT AU C INÉMA PRODUIT PAR DENISE ROBERT ALFI SINNIGER CINÉMAGINAIRE ENCOPRODUCTIONAVECCATPICS ET ET DOUBLEPEINE-LEFILM.COM MAINTENANT À LA MAISON DU CINÉMA LE PREMIER FILM AU MONDE EN PEINTURE À L\u2019HUILE AVEC LA VOIX DE PIERRE NINEY « Relève de la magie » Radio-Canada « Absolument splendide » Le Soleil Séquences, Premières, Le Parisien 24H, Journal de Montréal samedi 4 novembre 2017 laTribune W18 PlacART retaille d\u2019entrevue chanson de circonstance Le 4 novembre Barbara Madame (1970) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOir?Le 4 novembre est une date rendue célèbre par l\u2019ancien premier ministre Jean Chrétien.Lors d\u2019un discours devant des militants, le politicien a vu sa langue fourcher et ses auditeurs ont entendu « squatre novembre au soir ».La bourde est par la suite passée en boucle dans l\u2019émission humoristique Cent limites des Bleu poudre.On peut encore facilement la retracer sur YouTube.Ironie du sort : c\u2019est un 4 novembre (1993) que Jean Chrétien a été assermenté comme chef de l\u2019État canadien, même si l\u2019incident était antérieur.Rassurez-vous : le lapsus n\u2019a pas été mis en musique, mais Barbara a aussi chanté le 4-11 dans une comédie musicale où elle jouait une femme aspirant devenir prostituée dans un pays d\u2019Afrique, mais qui doit abandonner son rêve parce qu\u2019elle débarque le jour où le bordel ferme : on proclame l\u2019indépendance.un 4 novembre.La pièce a fait un four et cette chanson, elle, est loin d\u2019avoir joué en boucle.Steve Bergeron SherBrooke \u2014 Quiconque a lu ses romans le sait : kim thuy sait faire apparaître parfums et saveurs au fil de ses chapitres.Un talent qu\u2019elle attribue, en partie, à ses années d\u2019exil.« Parce que ces années-là ont enrichi mon odorat.Le bateau, le camp de réfugiés, ça m\u2019a permis de vraiment découvrir mon nez.Tu sais que ton nez existe lorsque tu dors à côté du trou d\u2019excréments.Et c\u2019est fascinant le jour où tu t\u2019aperçois que ton nez ne sent plus pour que ton corps puisse vivre.C\u2019est fou ce que fait le cerveau humain et ce que peut l\u2019instinct de survie », explique l\u2019écrivaine, qui précise que son quotidien auprès de son garçon autiste l\u2019a aussi amenée à développer son côté sensoriel.« Mon fils est hyper sensible, tous ses sens sont exacerbés.Un peu comme on se met à la hauteur des enfants qui rampent pour voir ce qui entre dans leur champ de vision, j\u2019essaie de percevoir le monde comme mon garçon le fait.En ressentant tout », précise celle qui vient de lancer un premier livre de recettes (Le secret des Vietnamiennes) et qui travaille sur un prochain roman où l\u2019Asie aura encore place belle.karine tremBlay Coupée au montage de l\u2019entrevue du 21 octobre 2017.Kim thuy \u2014 photo archives la tribune, rené marquis elles ont participé aux auditions du parvis en mars dernier, et elles les ont gagnées.cette fois, elles reviennent comme têtes d\u2019affiche, avec une petite différence : elles ne s\u2019appellent plus trio clp mais plutôt éclipse.lorène charmetant, marie-philippe lemay et Jessica paradis convient donc le public à assister à leur premier spectacle et à venir vérifier, du même coup, pourquoi elles ont remporté les honneurs du concours.pour ce faire, elles apportent violoncelle, harpe celtique, guitare et, bien entendu, leurs cordes vocales pour interpréter leurs mélodies dénudées qui visitent tant le présent que le passé.leur prestation est prévue pour aujourd\u2019hui 4 novembre, à 20 h, au parvis.l\u2019entrée est de 10 $.Steve Bergeron Éclipse sous les projecteurs Éclipse \u2014 photo fournie il n\u2019est pas encore très connu ici, mais il gagne à l\u2019être.fils d\u2019immigrés algériens né à roubaix en france, hK (pour Kadour hadadi) distille des accents de musique du monde, de blues, de folk et de reggae, chante l\u2019humanité, l\u2019amour, la fraternité et la bienveillance.également écrivain, il vient de publier un troisième livre, Le cœur à l\u2019outrage, racontant une histoire d\u2019amour entre paris et tunis.après un premier passage au québec en 2012 au festival nuits d\u2019afrique de montréal et au festival de la chanson de Granby, l\u2019artiste engagé revient présenter, en formule réduite, son nouveau spectacle, HK et l\u2019Empire de papier.il y chante notamment Ce soir nous irons au bal, en l\u2019honneur des victimes des attentats du 13 novembre 2015 à paris.pour son passage à sherbrooke, le samedi 4 novembre à la petite boîte noire, hK s\u2019est associé avec l\u2019organisme sherbrookois aide (actions interculturelles de développement et d\u2019éducation) pour permettre à de jeunes slameurs sherbrookois d\u2019assurer sa première partie.entrée : 12 $.Steve Bergeron La HQ de HK HK \u2014 photo fournie EXPO Déjouer les sens : la fonderie d\u2019art actuel dans tous ses états cette exposition est l\u2019un des 200 projets retenus par le programme Nouveau chapitre du conseil des arts du canada et l\u2019un des rares à se dérouler hors des grands centres urbains.elle réunit une quinzaine de bronzes, soit dix nouvelles œuvres créées pour l\u2019occasion par autant artistes, ainsi que cinq pièces déjà existantes, dont une de Jordi bonet qui sera installée dans le hall du centre de diffusion.avec la thématique, la commissaire émilie Granjon souhaite faire découvrir comment la fonderie d\u2019art s\u2019est renouvelée au cours des dernières années.tant sur le plan technique que conceptuel, des artistes renouent avec la fonderie d\u2019art et la poussent au-delà des limites habituelles.l\u2019exposition met en lumière leurs recherches de pointe ainsi que l\u2019expertise évolutive des artisans de l\u2019atelier du bronze d\u2019inverness, qui concrétisent ces créations.on y découvre des œuvres conçues à l\u2019aide de l\u2019imprimante 3d, des cohabitations du métal avec des matériaux pauvres tels que le papier et le bois, et d\u2019autres œuvres qui défient les sens par l\u2019illusion.au centre d\u2019art Jacques-et-michel-auger du carré 150 de victoriaville, jusqu\u2019au 16 décembre.Le chant du Cygne et Parasitus de Pascale archambault.\u2014 photo fournie laTribune samedi 4 novembre 2017 W19 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Léa Pool revient sur grand écran quelques semaines après la sortie d\u2019Au pire, on se mariera avec un sujet tout aussi troublant, mais cette fois en documentaire.La réalisatrice québécoise s\u2019est penchée sur le sort des enfants privés de leur mère incarcérée.Double peine a un titre judicieux, qui exprime autant le triste sort des enfants et de la mère que le chagrin qui en découle.un film bouleversant, certes.Mais encore?Nul doute, le sujet est percutant : qu\u2019arrive-t-il à ces enfants laissés pour compte lorsque leur mère est emprisonnée (surtout si elle est monoparentale et que le père n\u2019est plus dans le décor)?Qu\u2019advient-il de leur éducation quand il ne reste personne pour les accueillir et les nourrir?Que ressentent-ils privés de l\u2019amour maternel?Du désarroi et de la tristesse, mais aussi de la colère, comme on peut le voir avec Karolyne-Joany (9 ans), qui demeure à temps plein avec son père pendant la sentence de sa mère.La réalisatrice a posé sa caméra dans quatre endroits \u2014 Népal, Bolivie, Québec et États-Unis \u2014 pour raconter en autant de chapitres l\u2019histoire de ces enfants souvent privés de leur enfance et de leurs droits les plus élémentaires.Certains doivent, en effet, suivre leur mère en prison et vivre derrière les barreaux sans que personne s\u2019en soucie.Par exemple au Népal et en Bolivie.Dans le premier cas, le documentaire trace le portrait d\u2019Indira Ranamagar, une mère courage qui a fondé des refuges pour accueillir les petites victimes.Dans celui de Sankhu, une soixantaine d\u2019enfants cohabitent sous sa seule supervision\u2026 Dans le deuxième, la plupart des enfants vivent avec leurs mères dans des villages clos dont ils ne sortent que pour prendre l\u2019autobus scolaire.Et revenir coucher derrière les barreaux.La situation est-elle mieux en Amérique du Nord?La question se pose.Le filet social est meilleur, mais les enfants ne voient que très rarement leur m è r e .C \u2019e s t encore plus flagrant aux États- Unis où la mère d\u2019Andrea, 15 ans, est incarcérée à 650 km de New York où vit la famille! Manque de souffle Il ne s\u2019agit pas d\u2019une première incursion pour Léa Pool dans le documentaire.Elle a notamment signé un portrait de Gabrielle Roy (1998) ainsi que L\u2019industrie du ruban rose (2011).On dirait, cette fois, qu\u2019elle n\u2019a pas le souffle et l\u2019originalité de ce dernier.Surtout en privilégiant la forme classique des témoignages à la caméra.On aurait aussi aimé que, dans les segments à l\u2019étranger, la cinéaste soit en mesure de donner un peu de perspective sur la présence de ces femmes en prison.Ça ne change strictement rien à l\u2019injustice pour les enfants, mais peut-être est-ce pire si les prisonnières sont incarcérées longuement pour un crime bénin.D\u2019autant que les exemples choisis ici et aux États-Unis ne sont pas très troublants : une fraude et une usurpation d\u2019identité.Notre indignation serait-elle aussi grande si les détenues avaient commis un meurtre ou une agression armée?Souvent filmé à hauteur d\u2019enfants, Double peine n\u2019est pas exempt de scènes déchirantes pour autant.Impossible de ne pas se sentir interpellé, mais ça manque de mordant.double peine ces enfants punis pour leur mère malgré un manque de mordant, double peine, documentaire de Léa Pool sur les enfants de mères incarcérées, n\u2019est pas exempt de scène déchirantes.\u2014 photo films séville Double peine documentaire ?réalisé par léa pool 5243218 5243407 Semaine nationale des proches aidants 2017 PARCE QUE LES PROCHES AIDANTS D\u2019AÎNÉS SONT TOUT AUTOUR DE NOUS.Visitez lappui.org et faites une différence 2287 King Ouest, Sherbrooke, 819 566-6040 (Promenades King) Aussi vêtements pour elle, Armor-Lux et Lutha et lui, chemises, pantalons, chandails, etc.Autres collections de chaussures disponibles Chaussures hommes- femmes voyez notre ColleCtion automne-hiver SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 laTribune W20 VINS M aintenant que la fête préférée des petits monstres est terminée, certains d\u2019entre vous se retrouvent avec une tonne de chocolat à portée de main.Bénédiction ou malédiction?Ça dépend du point de vue.Une certitude demeure toutefois : le chocolat et les desserts ont le don de soumettre leurs adeptes à une tentation irrésistible, quel que soit leur âge.La différence en vieillissant, c\u2019est qu\u2019on peut troquer le verre de lait pour le vin de dessert! On ne peut dire que les vins doux ont la cote par les temps qui courent.Pas étonnant à une époque où le sucre est fortement montré du doigt.Si rien n\u2019est plus louable que de ménager sa santé, est-ce nécessaire pour autant de bouder complètement son plaisir?Pourquoi ne pas tout simplement diminuer les portions et partager la bouteille avec plus de copains?Comme on dit, la modération a bien meilleur goût.Ce qui est chouette avec les vins doux, c\u2019est qu\u2019ils possèdent un rapport qualité-prix-plaisir imbattable.Quand on sait tout le travail qu\u2019ils demandent aux vignerons, c\u2019est carrément une aubaine dans de nombreux cas.Le dessert est en soi un plaisir divin (ou vilain, selon votre réponse à la question du premier paragraphe) qui, dans tous les cas, peut vous monter au paradis.Les plus hédonistes d\u2019entre nous succomberont à l\u2019envie de le marier avec un vin doux et d\u2019accéder ainsi au septième ciel.La recette d\u2019une ascension réussie réside dans la concordance des couleurs, des arômes, des textures et de l\u2019intensité.La particularité la plus importante de votre accord demeure toutefois l\u2019acidité.Un vin de dessert riche en sucre, mais dépourvu de fraîcheur, paraîtra déséquilibré et lourd, au même titre que votre accord.Alors, ce chocolat?Pour le chocolat noir, remettez-vous-en à un vin fortifié à base de grenache Bon en chocolat! MAURY VINTAGE 2013, MAS AMIEL (SAQ : 733 808 \u2014 21,05 $) Au domaine Mas Amiel, dans le Rous- sillon (sud de la France), on produit des vins doux naturels selon une technique particulière et ancestrale.Après la mutation, le vin est vieilli pendant un an dans des bonbonnes de verre exposées au soleil et aux chocs thermiques.Celui-ci, élaboré avec le grenache noir, est généreux et onctueux.Ses arômes de torréfaction, canneberges séchées et cacao feront la paire avec une charlotte aux fraises.DELLE VENEZIE 2016, PINOT NERO, SANTI NELLO, BOTTER (SAQ : 11 254 313 \u2014 10,50 $) Voilà un pinot noir à petit prix pas gênant du tout.Ne cherchez pas de point commun avec le pinot de la Bourgogne, il n\u2019y en a pas.Très aromatique, il sent bon la réglisse.Il est sec et mi- corsé, avec des tannins timides, mais bien là.Un vin pour étancher la soif à l\u2019apé- ro avec des charcuteries.VIN DE CONSTANCE 2012, KLEIN CONSTANTIA (SAQ : 10 999 655 \u2014 75,25 $) Un grand vin aimé des grands tels que Napoléon et Charles Baudelaire.Cette bouteille mythique d\u2019Afrique du Sud est élaborée avec des raisins passerillés sur pied.Il s\u2019agit donc d\u2019une vendange tardive et non de raisins botrytisés.C\u2019est d\u2019une complexité désarmante, intense, épicé et exotique.Un vin exceptionnel à ajouter sur votre « To do » de la vie.CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca Le chocolat et les desserts ont le don de soumettre leurs adeptes à une tentation irrésistible, quel que soit leur âge.La différence en vieillissant, c\u2019est qu\u2019on peut troquer le verre de lait pour le vin de dessert! noir.Les arômes de figues, tabac, épices douces et cacao des vins doux naturels (VDN) banyuls, maury et rivesaltes parfois tuilés, préférablement élevés en milieu oxydatif pendant 10 ou 15 ans, sont à l\u2019origine de nombreux mariages heureux et durables avec le chocolat.Bien sûr, un porto tawny reste une alliance aussi classique que sincère.Les desserts aux fruits rouges appellent quant à eux des vins rouges aux arômes de cerises, de mûres, de fraises ou de framboises.Au lieu des VDN proposés ci-dessus, on misera sur des banyuls et des maury millésimés, caractérisés par des notes de petits fruits rouges et noirs.Autrement, de belles affinités sont à prévoir avec un porto LBV ou un brachetto d\u2019acqui d\u2019Italie.Les desserts aux fruits blancs (abricot, poire, pomme, ananas et autres) et au caramel se lieront d\u2019amitié avec les blancs doux, tels que les coteaux du layon, sauternes, vin de constance et muscat de samos, pour ne nommer que ceux-là.Vous avez des questions ou des commentaires?Écrivez-moi à caroline.chagnon@gcmedias.ca.SUGGESTIONS DE LA SEMAINE 5188387 TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE laTribune SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 W21 BIÈRES F romage affiné le plus consommé au Québec, le cheddar se décline en de très nombreuses variétés.Vendu à différents âges, allant du frais au vieilli, il se transforme lentement, offrant des notes légèrement lactiques et beurrées aux saveurs plus prononcées de noisettes.Le cheddar fait partie de la famille des fromages à pâte ferme.Il est chauffé après que la pâte ait été pressée et égouttée.Il a un taux d\u2019humidité entre 30 et 45 %.Son affinage, optionnel, se fait dans la masse, c\u2019est-à-dire qu\u2019on mélange le penicillium dans la pâte et qu\u2019on laisse reposer le fromage pendant quelques mois à quelques années.COMMENT L\u2019APPRÉCIER?Le fromage cheddar s\u2019apprécie naturellement.Ses saveurs subtiles de noisettes, plus ou moins prononcées en fonction de son âge, ne méritent pas d\u2019être camouflées par une gelée de porto ou un confit d\u2019oignons, trop sucrés.Il n\u2019est pas nécessaire de le servir sur un pain, considérant qu\u2019il est ferme si vous le tenez dans la main.Bref, il se mange le plus naturellement possible.Idéalement, je vous invite à acheter différents millésimes de la même fromagerie pour bien voir le rôle de l\u2019affinage sur le goût.COMMENT LES MARIER?Le cheddar est le fromage le plus polyvalent à marier avec les bières.Dépendant du type de bières que vous choisirez, l\u2019expérience sera différente : parfois, c\u2019est sur le sucre du lait que l\u2019accord sera marquant, parfois sur la fraîcheur du fromage.Toutes les bières apportent un accord à découvrir.À des fins de simplification des accords bières et mets, j\u2019aimerais vous présenter un système de classement des bières qui est utilisé chez de très nombreux détaillants : les Capsules Sensations.Outil d\u2019aide à l\u2019achat, il classe les bières par couleur et par sensation.La couleur d\u2019une bière n\u2019étant pas gage de caractère, c\u2019est à la sensation qu\u2019on se réfère.Par contre, la couleur de la bière peut donner des indications très pertinentes du type de bière brassé.Par exemple, les bières blondes et blanches utilisent des céréales pâles, offrant peu d\u2019arômes de caramel ou de mélasse.Du côté des bières noires, c\u2019est la torréfaction de la céréale qui aura le dessus.Au milieu, on retrouve des bières ambrées, rousses et brunes, offrant chacune des notes de caramel et de sucre à différentes intensités.Du côté des bières fruitées, c\u2019est le fruit qui domine.Pour la sensation, la bière peut être douce, à faible amertume et acidité.Elle peut être amère ou très amère.On parlera alors de bière tranchante.Elle peut être acidulée ou très acide.On parlera de bière mordante.Elle peut également offrir une sensation sucrée (ronde) à très sucrée (liquoreuse).Le brasseur peut également y ajouter des épices à sensations piquantes, on parlera de bières épicées ou des céréales fumées, laissant place à une belle sensation fumée.Une fois le système compris, il est très facile de se référer aux différentes capsules graphiques qui rappellent la couleur, mais surtout la sensation de la bière.On ne parle pas de blonde, mais de blonde douce à blonde amère, en passant par blonde ronde par exemple.DES EXEMPLES FACILES ET GOURMANDS Pour l\u2019accord avec le cheddar, il est intéressant de sélectionner quelques accords différents.Imaginons que vous voulez goûter cinq bières différentes avec un fromage cheddar.Les accords en sont simplifiés : Blonde douce Une bière alliant la douceur de la céréale et la faible amertume.C\u2019est le cheddar qui dicte l\u2019accord en offrant une belle longueur sur la bière.Essayez de prendre une bouchée en premier.Arrosez la bouchée avec une gorgée de bière et laissez-vous surprendre par cet accord simple.Plus le fromage est vieux, plus celui-ci dicte l\u2019accord.Rousse douce Les notes caramélisées des céréales accompagnent très bien les saveurs de noisettes du cheddar.On y va de belles bouchées et de belles gorgées.Plus le fromage est vieux, plus la bière l\u2019accompagne pour offrir une finale longue et puissante.Blonde ronde La première gorgée donne le ton, on y découvre des notes suc ré es e t pa r f o i s le vuré e s.Contrairement à l\u2019accord avec la blonde douce, c\u2019est la bière qui dicte l\u2019accord et qui offre une belle rondeur pour accompagner le fromage à chaque gorgée.Les notes de noisettes s\u2019éclipsent légèrement, laissant place aux notes de beurre du fromage.Noire amère L\u2019amertume se démarque.C\u2019est le cas pour toutes les bières amères.Les céréales torréfiées offrent des notes de café ou de brûlé, plus ou moins prononcées selon la bière choisie.Le fromage regorge de douceur devant cette bière au caractère prononcé.On y redécouvre des notes lactiques cachées derrière l\u2019affinage du fromage.Un accord étonnant.Et si vous n\u2019aimez pas la bière noire, voilà un excellent prétexte pour se laisser tenter.Fruitée acidulée La catégorie de bières fruitées la plus en vogue actuellement.Elle allie la fraîcheur du fruit et l\u2019acidité rafraîchissante que l\u2019on retrouve dans certaines boissons anciennes ou produits lactés.Le fromage sursaute de bonheur à chaque gorgée.Le fruit s\u2019exprime bien, l\u2019acidité rend le tout très frais et l\u2019accord est exceptionnel.À essayer sans hésitation.ORGANISER L\u2019ACCORD Cinq bières de votre choix, trois fromages cheddar de millésimes différents, quelques convives sont d\u2019excellents prétextes pour passer une belle soirée.Je vous propose d\u2019organiser votre dégustation par fromage.On déguste le premier fromage avec les cinq bières, jusqu\u2019au dernier.Amusez-vous.Pour en savoir plus sur les Capsules Sensations: www.capsules-sensations.info Accorder bière et cheddar PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca Le cheddar est le fromage le plus polyvalent à marier avec les bières.Selon le type de bières que vous choisirez, l\u2019expérience sera différente: parfois, c\u2019est sur le sucre du lait que l\u2019accord sera marquant, parfois sur la fraîcheur du fromage.Toutes les bières apportent un accord à découvrir.\u2014 PHOTO 123RF 5237060 Perruque Médicale et Prothèse Mammaire ext.\u2022 Prothèse Capillaire sur mesure, perruque, chapeau, foulard \u2022 Prothèse Mammaire externe, soutien-gorge adapté,prothèse de baignade \u2022 Bonnets 28AA à 52 E-F-G-H S à 6 XL Soutien-gorge ajusté à votre taille (Sur rendez-vous) Service chaleureux et confidentiel B r i g i t t e g o s s e l i n 819 821-2450 1787, ch.Galvin, Sherbrooke www.bikinietdentelle.com ajustements-feminins.com Liquidation fin de saison! Venez en boutique découvrir les rabais sur nos maillots, robes-soleil et lingerie fine sélectionnée! Grand choix de turban, Chapeau et Bonnet samedi 4 novembre 2017 laTribune W22 Arts MAgAzine LES AFFAMÉS Suspense d\u2019horreur de Robin Aubert avec Marc-André Grondin, Monia Cho- kri, Charlotte St-Martin, Brigitte Poupart et Micheline Lanctôt.Dans un village, les choses ont changé.Certains habitants ne sont plus ce qu\u2019ils étaient.Ils se mettent à attaquer leur famille, leurs amis, leurs voisins.On les surnomme « Affamés ».Une poignée de survivants s\u2019enfoncent dans la forêt afin de leur échapper.(13 ans et plus) 103 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à mercredi 15 h 5, 19 h 35, 21 h 30, jeudi 15 h 5, 21 h 30 BIENVENUE À SUBURBICON Suburbicon Drame de George  Clooney avec Julianne Moore, Matt Damon, Megan Ferguson et Oscar Isaac.Dans une banlieue dorée des années 1950, une famille modèle se retrouve emportée dans une spirale incontrôlée faite de chantage, de trahisons et de représailles en tout genre après un cambriolage meurtrier.(13 ans et plus) 104 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi 15 h 5, 17 h 20, dimanche 17 h 20, lundi à jeudi 15 h 5; v.o.a.samedi à jeudi 21 h 40 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 19 h 15, 21 h 5, dimanche 19 h 35, 21 h 25, lundi, mardi et jeudi 19 h 55, 22 h 5, mercredi 19 h 55, 22 h BLADE RUNNER 2049 Blade Runner 2049 Science-fiction de Denis Villeneuve avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Robin Wright et Ana de Armas.Trente ans après les événements du premier film, un nouveau blade runner, l\u2019agent K du service de police de Los Angeles, perce un secret enfoui de longue date qui risque de plonger encore davantage dans la chaos une société en décrépitude.La découverte de K le pousse à traquer Rick Deckard, un ancien blade runner du LAPD disparu depuis 30 ans.(13 ans et plus) 163 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 40, 16 h, 19 h 25 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 15 h 5, dimanche 15 h 25, lundi à jeudi 16 h, EN 3D samedi 12 h 10, 18 h 20, 21 h 5, dimanche à jeudi 13 h 35, 19 h 45 BONNE FÊTE ENCORE Happy Death Day Suspense d\u2019horreur de Christopher Landon avec Jessica Rothe, Israel Broussard, Rachel Matthews et Ruby Modine.Une étudiante revit sans fin le jour de son propre meurtre avec tous ses détails jusqu\u2019à son effroyable fin et finit par découvrir l\u2019identité de son meurtrier.(13 ans et plus) 96 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 22 h Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 18 h 50, 21 h 45, dimanche à jeudi 19 h 40, 21 h 50 DÉCADENCE : L\u2019HÉRITAGE Jigsaw Suspense d\u2019horreur de Michael et Peter Spierig avec Matt Passmore, Tobin Bell, Callum Keith Rennie et Hannah Emily Anderson.Jigsaw est de retour, avec de nouvelles victimes entre les mains.(16 ans et plus) 91 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 55, 15 h, 19 h 40, 21 h 50; v.o.a.samedi à jeudi 22 h Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi 12 h 30, 14 h 40, 17 h 10, 19 h 10, 21 h 35, dimanche 12 h 50, 15 h, 17 h 30, 19 h 30, 21 h 55, lundi à jeudi 13 h 25, 15 h 35, 17 h 50, 20 h 5, 22 h 15 DOUBLE PEINE Documentaire de Léa Pool.Un portrait croisé, dans plusieurs pays, d\u2019enfants dont la mère ou les deux parents sont incarcérés et qui sont ainsi laissés pour compte.Quel est le sort réservé à ces enfants et quels sont leurs droits?Divers organismes viennent à leur aide et tentent de leur donner une vie plus convenable, de quoi se nourrir, s\u2019éduquer et de garder un contact sain avec leur mère.Est-ce suffisant?(Général) 94 min ?Maison du cinéma : v.o.multilingue avec s.-t.f.samedi à jeudi 12 h 40, 14 h 55, 17 h, 19 h 30, 21 h 50 L\u2019ÉTRANGER The Foreigner Supense de Martin Campbell avec Jackie Chan, Pierce Brosnan, Katie Leung et Charlie Murphy.À Londres, un modeste propriétaire de restaurant va tenter de retrouver les terroristes irlandais responsables de la mort de sa fille.(13 ans et plus) 114 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi et mardi 12 h 45, 19 h 35, dimanche 19 h 35, mercredi et jeudi 12 h 45 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi 16 h 5, 18 h 40, 21 h 15, dimanche 16 h 5, 18 h 40, 21 h 35, lundi à jeudi 13 h 45, 16 h 25, 19 h, 22 h 10 GÉOTEMPÊTE Geostorm Science-fiction de Dean Devlin avec Abbie Cornish, Andy Garcia, Ed Harris, Gerard Butler et Katheryn Winnick.Le jour où des satellites chargés de contrôler le climat se mettent à défaillir, un designer doit travailler main dans la main avec son frère pour sauver le monde d\u2019une terrible tempête.(Général) 109 min Maison du cinéma : v.f.samedi, dimanche, mardi et mercredi 19 h 30, 21 h 50, lundi 21 h 50 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi et dimanche 14 h 55, lundi à jeudi 16 h 35, EN 3D samedi et dimanche 12 h 30, 17 h 20, 19 h 40, 22 h, lundi à jeudi 14 h, 19 h 20, 21 h 55 LES GRANDS ESPRITS Land of Mine Comédie dramatique d\u2019Olivier Ayache- Vidal avec Abdoulaye Diallo et Denis Podalydès.François Foucault, la quarantaine, est professeur agrégé de lettres au lycée Henri IV, à Paris.Une suite d\u2019évènements le force à accepter une mutation d\u2019un an dans un collège de banlieue classé REP +.Il redoute le pire.À juste titre.(Général) 106 min Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 35, 14 h 50, 19 h 15 INSPIRE Breathe Drame biographique d\u2019Andy Serkis avec Andrew Garfield, Claire Foy, Ed Speleers et Tom Hollandeer.L\u2019histoire vraie de Robin, un homme brillant et aventureux, mais qui vois sa vie prendre une tournure tragique lorsqu\u2019il se retrouve paralysé par la polio.(Général) 117 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 5, 15 h 35, 18 h 55, 21 h 25 JAMAIS CONTENTE Comédie d\u2019Emilie Deleuze avec Léna Magnien, Patricia Mazuy, Philippe Duquesne et Catherine Hiegel.« Mon père est atroce, ma mère est atroce, mes sœurs aussi, et moi je suis la pire de tous.En plus, je m\u2019appelle Aurore.Les profs me haïssent, j\u2019avais une copine mais j\u2019en ai plus, et mes parents rêvent de m\u2019expédier en pension pour se débarrasser de moi.Je pourrais me réfugier dans mon groupe de rock, si seulement ils ne voulaient pas m\u2019obliger à chanter devant des gens.À ce point-là de détestation, on devrait me filer une médaille.Franchement, quelle fille de treize ans est aussi atrocement malheureuse que moi. » (Général) 90 min Maison du cinéma : v.o.f.dimanche 15 h 30, lundi 13 h, 19 h, mardi 19 h KINGSMAN : LE CERCLE D\u2019OR Kingsman : The Golden Circle Film d\u2019action réalisé par Matthew Vaughn avec Taron Egerton, Chan- ning Tatum, Julianne Moore et Halle Berry.La suite de Kingsman : Services secrets, dans laquelle Eggsy et Merlin rencontrent leurs homologues américains et affrontent une méchante dans son repaire appelé Poppyland.(13 ans et plus) 141 min Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 12 h 50, 18 h 5, 21 h 10, dimanche 13 h 10, 18 h 25, 21 h 10, lundi, mardi et jeudi 13 h 50, 16 h 35, 19 h 5, 21 h 30, mercredi 13 h 50, 16 h 35, 21 h 30 voilà! votre soirée de télévision \u2014 samedi sur nos écrans La Tribune vous présente les heures de projection des films fournies par les diffuseurs de la région sherbrookoise sous la description de chaque film.ce service est offert le samedi seulement.conservez cette page.Pour des détails additionnels ou l\u2019horaire quotidien, consultez les horaires publiés chaque jour dans nos versions numériques. laTribune samedi 4 novembre 2017 Arts MAgAzine W23 voilà! votre soirée de télévision \u2014 dimanche LEGO NINJAGO, LE FILM The Lego Ninjago Movie Film d\u2019animation de Charlie Bean, Paul Fisher et Bob Logan.Une guerre pour la ville de Ninjago appelle à l\u2019action le jeune maître constructeur Lloyd, alias le ninja vert, avec ses amis, qui sont tous des guerriers ninjas.Dirigés par Maître Wu, ils doivent vaincre le mauvais seigneur de guerre Garmadon, un homme méchant, qui est aussi le père de Lloyd.La confrontation mettra à l\u2019épreuve cette équipe féroce mais indisciplinée de ninjas modernes qui doivent apprendre à gérer leurs égos et travailler ensemble pour libérer le pouvoir intérieur de Spinjitzu.(Général) 101 min Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi 12 h, 15 h 45, 16 h 30, dimanche 12 h 40, 16 h 5, 17 h 20, lundi à jeudi 13 h 35, 16 h 45 LES MÈRES INDIGNES SE TAPENT NOËL A Bad Mom\u2019s Christmas Comédie de Scott Moore et Jon Lucas avec Kristen Bell, Mila Kunis, Susan Sarandon et Christine Baranski.Amy, Carla et Kiki ont du mal à gérer leurs mères respectives lorsqu\u2019elles viennent les visiter dans le temps des Fêtes.(13 ans et plus) 104 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 15, 15 h 45, 17 h 10, 19 h 15, 21 h 45; v.o.a samedi à jeudi 12 h 55, 19 h 5, 21 h 55 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi 13 h 30, 14 h 15, 17 h 10, 19 h 30, 21 h 45, dimanche 13 h 30, 15 h, 17 h 10, 19 h 30, 21 h 45, lundi et mardi 13 h 15, 15 h 30, 17 h 45, 20 h, 22 h 15, mercredi 13 h 45, 16 h 5, 19 h 30, 21 h 35, jeudi 13 h 15, 15 h 30, 17 h 45, 22 h 15; v.o.a.jeudi 20 h MON PETIT PONEY : LE FILM My Little Pony : The Movie Film d\u2019animation de Jayson Thiessen.Lorsque Ponyville est menacée par une force obscure, le groupe des Mane 6 s\u2019embarque dans un incroyable voyage.(Général) 99 min ?Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi 12 h 35, 14 h 55, 16 h 50, dimanche 12 h 55, 15 h 15, 17 h 10, lundi, mardi et jeudi 13 h 15, 15 h 35, 17 h 45, mercredi 13 h 15, 15 h 35, 17 h 45 LA PASSION VAN GOGH Loving Vincent Animation de Hugh Welchman et Dorota Kobiela.Paris, été 1891.Armand Roulin est chargé par son père, le facteur Joseph Roulin, de remettre en mains propres une lettre au frère de Vincent van Gogh, Theo.La nouvelle du suicide du peintre vient de tomber.Armand, peu enchanté par l\u2019amitié entre son père et l\u2019artiste, n\u2019est pas franchement ravi par sa mission.À Paris, le frère de Van Gogh est introuvable.Le jeune homme apprend alors par le père Tanguy, le marchand de couleurs du peintre, que Theo, visiblement anéanti par la disparition de son frère aîné, ne lui a survécu que quelques mois.Comprenant qu\u2019il a sans doute mal jugé Vincent, Armand se rend à Auvers-sur-Oise, où le peintre a passé ses derniers mois, pour essayer de comprendre son geste désespéré.(Général) 94 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 5, 15 h 10, 19 h 25; v.o.a.avec s.-t.f.17 h 15 PIEDS NUS DANS L\u2019AUBE Drame biographique de Francis Leclerc avec Justin Leyrolles-Bouchard, Roy Dupuis, Julien Leclerc et Claude Legault.En 1927, Félix Leclerc a 12 ans et fait la rencontre de Fidor, un garçon issu d\u2019un milieu défavorisé, bien différent des gens qu\u2019il a l\u2019habitude de fréquenter.Les deux enfants développent une belle amitié, mais devront se séparer, puisque Félix doit partir étudier à Ottawa.Bien que conscient de sa chance, Félix redoute le fait de quitter sa famille et toutes ces choses auxquelles il tient profondément.(Général) 118 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 50, 15 h 40, 17 h 5, 18 h 50, 21 h 25 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.o.f.samedi 12 h 30, 15 h 45, 18 h 25, 21 h, dimanche 12 h 50, 17 h, 18 h 45, 21 h 20, lundi, mardi et jeudi 13 h 25, 17 h, 19 h 20, 21 h 55, mercredi 13 h 25, 17 h, 19 h 20, 21 h 55 Cinéma Magog : v.o.f.samedi 13 h 20, 16 h 15, 19 h 15, 21 h 30, dimanche 13 h 20, 16 h 15, 19 h 15, lundi à mercredi 16 h 20, 19 h 15, jeudi 16 h 20, 19 h 5 LES ROIS MONGOLS Drame de Luc Picard avec Alexis Guay, Anthony Bouchard, Henri Picard, Julie Ménard, Maude Laurendeau et Milya Corbeil-Gauvreau.Pendant la crise d\u2019octobre 1970, Manon, son petit frère Mimi et leurs cousins, Denis et Martin, kidnappent une vieille femme et fuient la ville avec leur otage.Rien ne se passe comme prévu pour la bande.(Général) 101 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à mercredi 12 h 45, 15 h 35, 17 h 20, jeudi 12 h 45, 15 h 35 SEULS LES BRAVES Only the Brave Drame biographique de Joseph Kosin- ski avec Andie MacDowell, Jeff Bridges, Jennifer Connelly et Josh Brolin.Dans l\u2019Arizona, une équipe de pompiers est confrontée à un des plus grands feux de l\u2019histoire.(Général) 133 min ?Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h 10, 16  h  5, 19  h  5, 21  h  35, dimanche 13 h 10, 16 h 5, lundi et mardi 16 h 10, 19 h 5, mercredi et jeudi 16 h 10; v.o.a.dimanche et mercredi 19 h 5 THOR : RAGNAROK Thor : Ragnarok Film d\u2019action de Taika Waititi avec Benedict Cumberbatch, Cate Blan- chett, Chris Hemsworth et Idris Elba.Thor est emprisonné à l\u2019autre bout de l\u2019univers sans son puissant marteau et se retrouve dans une course contre la montre afin de retourner à Asgard avant que n\u2019ait lieu Ragnarok, la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne, provoquées par une nouvelle menace puissante, l\u2019impitoyable Hela.Mais avant tout, il devra survivre à un combat de gladiateurs mortel qui l\u2019oppose à un ancien allié et compagnon Avenger, l\u2019incroyable Hulk ! (Général) 130 min Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 45, 15 h 45, 17 h, 18 h 45, 20 h, 21 h 45; EN 3D samedi à jeudi 13 h 45; v.o.a.samedi à jeudi 13 h, 15 h 55, 17 h 5, 19 h, 20 h, 21 h 55 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 15 h 20, dimanche 15 h 30, lundi à jeudi 16 h, EN 3D samedi 12 h 30, 13 h 20, 16 h 20, 18 h 45, 19 h 15, 21 h 30, 22 h, dimanche 12 h 40, 13 h 45, 16 h 30, 18 h 45, 19 h 15, 21 h 30, 22 h, lundi à jeudi 13 h 15, 13 h 45, 16 h 30, 18 h 45, 19 h 15, 21 h 30, 22 h; v.o.a.samedi et dimanche 16 h, lundi à jeudi 16 h 15, EN 3D samedi 13 h, 19 h, 21 h 45, dimanche 13 h 5, 19 h, 21 h 45, lundi à jeudi 13 h 30, 19 h, 21 h 45 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h, 18 h 55, dimanche 15 h 55, lundi 18 h 55, mardi et mercredi 16 h, jeudi 19 h 15, EN 3D samedi 15 h 55, 21 h 25, dimanche 13 h, lundi 16 h, mardi 18 h 55, jeudi 15 h 45; v.o.a.dimanche 18 h 55, EN 3D mercredi 18 h 55 VICTORIA ET ABDUL Victoria and Abdul Drame biographique de Stephen Frears avec Judi Dench, Ali Fazal, Michael Gambon et Olivia Williams.Découvrez l\u2019histoire extraordinaire et véridique de l\u2019étonnante amitié tissée par la reine Victoria durant les dernières années de son règne.Lorsque Abdul Karim, alors jeune serviteur, fait le voyage depuis l\u2019Inde pour participer au jubilé d\u2019or de la reine, il est surpris par l\u2019intérêt que celle-ci lui accorde.Alors que la reine s\u2019interroge sur toutes les contraintes subies pendant ses longues années de règne, tous deux vont forger une alliance inattendue et une loyauté réciproque, que l\u2019entourage royal va tenter de briser.Tandis que leur amitié devient de plus en plus profonde, la reine découvre par les yeux d\u2019Abdul un monde qui change et y porte un regard nouveau, revendiquant joyeusement sa part d\u2019humanité.(Général) 112 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 40, 15 h VISAGES VILLAGES Documentaire d\u2019Agnès Varda et JR.Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer.Agnès a choisi le cinéma.JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air.Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR.Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés.Le film raconte aussi l\u2019histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.(Général) 89 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 55, 14 h 55, 17 h 25 Note : les horaires de cinéma sont sujets à changement. SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 laTribune W24 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHERBROOKE \u2014 Normand Bail- largeon le dit d\u2019entrée de jeu, dans la mise en bouche de son nouveau livre tout comme en entrevue : s\u2019il a mitonné le bel ouvrage À la table des philosophes, c\u2019est un peu beaucoup à cause de Ricardo.C\u2019est que Normand Baillar- geon ne cuisinait à peu près pas.Jusqu\u2019à ce qu\u2019il reçoive un abonnement au magazine Ricardo en cadeau.Les mets joliment imprimés sur papier glacé lui ont peu à peu donné envie d\u2019apprivoiser bols et casseroles.Le philosophe a commencé à concocter quelques plats.Il y a pris goût.Il a fait siennes les recettes du chef Larrivée.Lorsqu\u2019il a appris que le maître québécois du repas fait maison était invité au micro de l\u2019émission Dessine-moi un dimanche, à Radio- Canada, le réputé penseur s\u2019est demandé de quoi il pourrait bien parler dans sa chronique de philosophie cette semaine-là.Il a réfléchi, fouillé et trouvé.Ça allait de soi, ou presque : il causerait de nourriture, d\u2019alimentation, de cuisine.« J\u2019ai retracé un amusant passage d\u2019un ouvrage d\u2019Em- m a n u e l K a n t .C\u2019est un philosophe très austère et j\u2019ai pourtant trouvé dans l\u2019un de ses livres un chapitre où il évoquait l\u2019art de recevoir.C\u2019était complètement surréaliste, c\u2019était un peu comme si Guy Lafleur avait écrit un article sur la physique quantique. » Le philosophe a alors réalisé qu\u2019il y avait peut-être un filon à creuser.Et un livre à écrire.«  Ça semble peu courant de marier bouffe et philosophie, mais dans le monde philosophique anglo-saxon, la \u201cphilosophy of food\u201d est une discipline répandue, qui soulève toutes sortes d\u2019enjeux », exprime celui qui, en dix chapitres, aborde diverses t h é m a t i q u e s liées à l\u2019alimentation, sous l\u2019angle philosophique.La cuisine estelle un art comme les autres?Faut-il manger local?Doit- on adopter le végétarisme?De quoi sera faite l\u2019assiette du futur?Autant de quest i o n s , e t b i e n davantage encore, auxquelles le vulgarisateur d\u2019exception s\u2019intéresse dans l\u2019ouvrage superbement illustré d\u2019images et d\u2019œuvres diverses, puisées dans différentes époques.De page en page, il présente le point de vue de moult philosophes sur le geste quotidien, nécessaire et commun à tous, de manger.Kant, Platon, Singer, Rousseau, Locke, Descartes, Sartres et Thoreau sont quelques-uns des nombreux penseurs cités.On a l\u2019impression que nos questionnements contemporains sont très modernes.Mais plonger le nez dans ce qui animait les théoriciens d\u2019hier, c\u2019est réaliser que nos préoccupations d\u2019aujourd\u2019hui sont loin d\u2019être aussi neuves qu\u2019on le croit.« Il y a 2400 ans, les philosophes pythagoriciens, par exemple, étaient végétariens et ils avaient tout un argumentaire en faveur de l\u2019éviction de la viande animale.Jean-Jacques Rousseau, lui, pensait déjà à l\u2019alimentation locale versus l\u2019alimentation globale », souligne l\u2019ancien professeur de philosophie à l\u2019UQAM et auteur de nombreux livres et articles (dans le Voir et Le Devoir, notamment).Ce qui a changé, au fil du temps, c\u2019est peut-être le fait que l\u2019alimentation, au sens large, préoccupe les consommateurs à grande échelle.« On sent un certain sentiment d\u2019urgence.L\u2019omniprésence du sujet alimentaire est réelle, on n\u2019a qu\u2019à penser au nombre d\u2019émissions culinaires, de livres de cuisine, de magazines sur le sujet et de chefs cuisiniers superstars pour en prendre conscience.On est bombardé d\u2019infos sur la nourriture. » On ne sait parfois plus à quelle fourchette se vouer tant les questions alimentaires sont plurielles, parfois contradictoires, souvent un peu embêtantes.Parce qu\u2019on peut bien vouloir manger avec sa tête, de façon réfléchie, il reste que ce qu\u2019on met sur la table a aussi une dimension affective.Tel aliment nous rappelle la cuisine de grand- maman.Tel autre est associé à un tendre souvenir d\u2019enfance.L\u2019expérience gustative fait appel à tous nos sens et ce faisant, elle laisse son empreinte.« Manger, c\u2019est aussi s\u2019inscrire dans la culture », acquiesce Normand Baillargeon.Le rituel entourant le repas est précieux, vanté, recherché.« Prenons une famille nucléaire typique.Peut-être que la journée s\u2019est mal passée au travail pour l\u2019un des deux parents.Peut-être que l\u2019un des enfants a vécu des difficultés à l\u2019école.L\u2019heure du souper est une NOURRIR L A RÉ FLEXION Normand Baillargeon \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE \u2014 PHOTOS SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 W25 EN CUISINE bulle où tout le monde se retrouve ensemble, elle vient installer un nouveau tempo. » Reste que.Entre les vœux pieux et la réalité du 5 à 7 quotidien, il y a parfois une marge.« C\u2019est quand même paradoxal qu\u2019au moment où une telle place est accordée à l\u2019alimentation dans la sphère publique, plusieurs d\u2019entre nous ont à peine le temps de s\u2019asseoir pour manger. » On est souvent un peu à la course, à la table comme dans les autres sphères de notre vie.« Or, le repas est aussi une expérience sociale et collective.Un chapitre que j\u2019aime tout particulièrement, c\u2019est celui du bouddhisme zen.J\u2019y ai notamment fouillé le rituel du thé, que je ne connaissais pas tant que ça.J\u2019aime aussi cette vision de manger en pleine conscience, en savourant chaque bouchée, en profitant pleinement du moment. » ALIMENTER LA CONVERSATION La discussion, toujours intéressante, prend différents chemins.Tendances contemporaines et alimentation de demain s\u2019invitent dans la conversation, qui s\u2019ancre autant aux grandes idées philosophiques qu\u2019aux considérations pra- tico-pratiques de l\u2019art culinaire.Il n\u2019insiste pas sur le sujet, mais le philosophe est flexitarien et a banni la viande de son menu.« Je suis de plus en plus convaincu que c\u2019est une excellente idée de ne pas manger de viande », dit-il simplement, en précisant qu\u2019il n\u2019a pas voulu que ses propres points de vue teintent le propos du livre.« Je n\u2019ai surtout pas la prétention de dire aux gens comment il faut manger, je n\u2019ai pas voulu imposer mes propres positions.Ce que je souhaitais, surtout, c\u2019était nourrir la réflexion, sans dogmatisme, sans faire la morale.Pour que chacun se fasse sa propre idée.C\u2019est pour ça, entre autres, que j\u2019ai intégré une section à la fin de chaque chapitre où je suggère des lectures pour aller plus loin ainsi que des exercices à faire entre amis, autour de la table. » Sa réflexion à lui a bien sûr été alimentée par ses recherches et ses lectures.Par exemple, il ne fait plus le marché comme avant.« Je n\u2019avais jamais réfléchi au fait que les supermarchés sont des machines à nous faire consommer.Lorsqu\u2019on y entre, on avance dans une boîte qui nous incite à acheter.Dès le premier pas à l\u2019intérieur, on est assaillis par de bonnes odeurs.Ce n\u2019est pas pour rien que les comptoirs de prêt-à-manger sont à l\u2019entrée. » Les paniers format mammouth sont un autre élément-clé.«  Des études ont montré que plus les paniers sont gros, plus le consommateur a tendance à acheter.Comme ces énormes paniers sont plus difficiles à manipuler dans de petites rangées, plutôt que de faire demi-tour, on marchera l\u2019allée au complet, en augmentant ainsi les probabilités de glisser quelques articles de plus dans nos achats. » La façon dont les aliments sont disposés, à hauteur des yeux ou pas, la rotation des denrées sur les tablettes, l\u2019abondance des étals de fruits et légumes en début de parcours : tout est savamment pensé.Et orchestré.« Maintenant, chaque fois que je vais en épicerie, j\u2019y songe.Je suis plus critique qu\u2019avant par rapport à tout ça autant qu\u2019au jargon des fameuses étiquettes nutritionnelles. » À ce chapitre, on aurait peut-être tout intérêt à s\u2019inspirer de l\u2019Amérique latine.« Au Chili, de grosses mentions en noir apparaissent sur les produits qui sont riches en gras saturés, en sucre ou en sodium, par exemple.Ce qui fait que le consommateur sait qu\u2019il achète un produit qui n\u2019est pas nécessairement sain, en dépit de la pub pour ce même produit qui, peut-être, met en scène une svelte jeune fille. » Je s o u r i s à l \u2019é v o c a t i o n d e l\u2019anecdote.J\u2019ignore si on verra pareille initiative dans le paysage NORMAND BAILLARGEON À la table des philosophes Flammarion 208 pages agroalimentaire d\u2019ici.Mais je sais que le livre de Normand Baillar- geon traînera souvent, et beaucoup, dans le décor de ma cuisine.Et que je bouquinerai dans ses pages avec appétit.Parce que comme l\u2019écrivait Étienne de la Boétie : « J\u2019aime ce qui me nourrit, le boire, le manger, les livres. » 5239015 InscrIvez-vous sans tarder : www.sommetrepreneurIat.com SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 laTribune W26 ARTS MAGAZINE DENIS BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIALE Société de généalogie des Cantons-de-l\u2019Est visagesestriens@sgce.whc.ca VISAGES ESTRIENS FLEURIMONT Gérald La Salle G érald La Salle est né à Grand-Calumet, dans le comté de Pontiac, le 2 décembre 1915.Il était le fils de Mabel Ryan et de Pierre La Salle, qui s\u2019étaient épousés en l\u2019église de Sainte-Anne, à Grand-Calumet, le 22 juillet 1913.Il termina son cours classique à Montréal en 1935 et son doctorat en médecine à l\u2019Université Laval en 1940.Il épousa Jeanne Ménard en l\u2019église du Très-Saint-Sacrement, à Québec, le 4 octobre 1941.Le couple eut dix enfants : Daniel, Jean, Louise, Raymonde, Léo, Michel, Christiane, Marie-Andrée, Dominique, Véronique.Il commença à pratiquer la médecine à Iroquois Falls dans le nord de l\u2019Ontario, de 1941 à 1943.De 1944 à 1946, il fut membre du corps médical de l\u2019Armée canadienne.En 1946, il ouvrit un cabinet de médecine générale à Montréal puis devint directeur adjoint de l\u2019hôpital Royal Victoria, à Montréal, en 1951.La même année, il obtint une maîtrise en administration hospitalière de l\u2019Université de Toronto.En 1952, il devint directeur général de l\u2019hôpital universitaire de l\u2019Université de Montréal.Il le demeura jusqu\u2019en 1956 alors qu\u2019il fonda l\u2019Institut d\u2019administration hospitalière de l\u2019Université de Montréal, organisme qu\u2019il dirigea jusqu\u2019en 1962.En 1957, il fut le fondateur de l\u2019Association des hôpitaux du Québec qu\u2019il dirigea jusqu\u2019en 1960.En 1959, il fut membre de la Commission royale d\u2019enquête sur l\u2019assurance- hospitalisation du Québec.De 1961 à 1964, il fut registraire au Collège des médecins et chirurgiens du Québec.Comme il était un médecin influent aux idées avant-gardistes avec une grande expérience d\u2019administration hospitalière, il fut recruté par l\u2019Université de Sherbrooke pour monter son hôpital universitaire et sa faculté de médecine.De 1964 à 1968, il fut donc le directeur fondateur de la clinique de l\u2019Université de Sherbrooke qui devint le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke en 1974, à partir de l\u2019ancien hôpital psychiatrique Saint-Georges qu\u2019on avait commencé à construire en 1960 à Ascot-Nord, devenu Fleurimont en 1971.Il fut également le deuxième doyen de la Faculté de médecine pendant la même période.De 1964 à 1977, il fut professeur à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke.De 1968 à 1975, il fut vice-recteur aux disciplines de la santé à l\u2019Université de Sherbrooke.De 1968 à 1975, il fut membre des Amis de l\u2019Université de Sherbrooke qui devint la Fondation de l\u2019Université de Sherbrooke.Dans les années 1970, il fit partie du conseil d\u2019administration du Sherbrooke Hospital, de l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke et de l\u2019hôpital général Saint-Vincent-de-Paul.En 1977, il retourna en Ontario et s\u2019établit à Ottawa.De 1977 à sa retraite, en 1983, il fut membre de la Commission canadienne des pensions au ministère des Anciens Combattants du Canada.En 1994, il reçut le Prix des médecins de cœur et d\u2019action de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada et du Groupe L\u2019Actualité médicale.Gérald La Salle décéda à Ottawa, le 28 février 1999.Il fut inhumé au cimetière de Côte- des-Neiges, à Montréal.En 1993, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke donna le nom de Gérald-La Salle à un amphithéâtre qui deviendra par la suite l\u2019amphithéâtre Jean-De L.- Mignault.En revanche, en 2005, le conseil d\u2019administration de l\u2019Université de Sherbrooke attribua son nom à son pavillon de l\u2019enseignement.L\u2019édifice, qui abrite les Départements de médecine de famille, des sciences de la santé communautaire et d\u2019anesthésiologie ainsi que l\u2019École des sciences infirmières et diverses salles de cours et d\u2019examen, fut inauguré le 9 septembre 2005.Recherche : Jean-Marie Dubois, Université de Sherbrooke \u2014 PHOTO COLLECTION SECTEUR DES ARCHIVES, UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE SHERBROOKE \u2014 L\u2019École nationale de cirque a entrepris une tournée de présélection de jeunes talents de 9 à 17 ans dans treize villes canadiennes.L\u2019ENC sera notamment de passage à Disraeli le jeudi 9 novembre, de 16 h 30 à 19 h 30, à la Polyvalente Disraeli, et à Sherbrooke le samedi 11 novembre, de 14 h à 17 h, à l\u2019École de cirque de Sherbrooke.Dans cette tournée, des enseignants offriront des ateliers comprenant plusieurs exercices afin d\u2019évaluer les différentes qualités et le potentiel des jeunes à intégrer les programmes de l\u2019École .Les jeunes amateurs de cirque doivent s\u2019inscrire préalablement sur ecolenationaledecirque.ca.STEVE BERGERON Présélection de l\u2019École nationale de cirque 4135 blvd Industriel, Sherbrooke 819 823-5355 info@electro5.com lec o5.c Nous fournissons V Qualité V Service V Fiabilité V Professionnalisme V Productivité V Expertise V Sécurité V Conformité Électro-5 est une entreprise d\u2019ici, depuis 1989 laTribune SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 W27 COPENHAGUE \u2014 On ne m\u2019avait dit que du bien sur Copenhague.Et je n\u2019ai pas été déçue.Ici, nombreux sont les espaces qui respirent la beauté.Le moderne côtoie l\u2019ancien sans que le contraste soit choquant.C\u2019est comme si on avait un don certain pour amalgamer les deux.Un exemple?La bibliothèque royale qui a pu s\u2019agrandir avec le Black Diamond, un édifice entièrement moderne situé sur le bord de l\u2019eau.Coïncidence, au moment de mon séjour, l\u2019architecte Pierre Thibault venait de poser son regard sur la capitale danoise avec « l\u2019Atelier Pierre Thibault à Copenhague ».« L\u2019espace est dédié par la vie : pas une vie tristounette, une vie où le sourire surgit naturellement », a résumé ainsi le réputé architecte.J\u2019ai ainsi découvert, en regardant l\u2019un des épisodes diffusés sur la Fabrique culturelle, que le parc à deux pas de mon hôtel - Israels Plads - était en fait un stationnement (devenu sous-terrain) où on en a fait une place publique.En fin de journée, le soleil vient miroiter sur les bâtiments qui l\u2019entourent.Les Danois se retrouvent bien souvent en haut des classements qui tentent de chiffrer le bonheur sur une échelle, et j\u2019avoue que ça m\u2019a donné envie d\u2019en savoir plus sur ce pays.Si on veut absolument tomber dans les comparaisons, on pourrait dire que Copenhague rappelle un peu Amsterdam, une autre ville que j\u2019ai adorée : tous ces gens qui déambulent en vélo, les multiples canaux; l\u2019eau n\u2019est jamais bien loin.Et le calme.Car on a beau être dans une capitale de 1,9 million d\u2019habitants (incluant la périphérie selon le guide du Routard), Copenhague n\u2019a pas la même effervescence que d\u2019autres villes, comme Rome ou Londres.Ici, tôt en soirée, les rues commerçantes deviennent bien tranquilles.Est-ce lié au hygge, ce fameux art de vivre des Danois, qui aiment bien se retrouver chez eux à partager un bon repas à la maison ou une soirée?Peut-être.À l\u2019exception de quelques musées qui ouvrent leurs portes en soirée, bien des institutions ferment leurs portes à 17 h, haute saison ou pas.Même les rues touristiques deviennent un peu trop tranquilles en début de soirée.Ce bar à vin où j\u2019ai pris l\u2019apéro vers 16 h?Il était fermé en repassant vers 19 h.Si j\u2019avais un bémol à soulever, ce serait celui-là.Ça, et le coût de la vie! Le prix d\u2019un cappuccino tourne bien souvent autour de 8 $.À 5 $, c\u2019est une aubaine.Un repas qui nous coûterait 12 $ au Québec oscille facilement autour de 20 $ et plus dans la capitale danoise.Ceci dit, il est possible de bien manger sans se ruiner, mais pour cela, il faut être ouvert à pique- niquer dans les parcs ou engloutir un sandwich assis sur le banc d\u2019un marché public.Si ce scénario n\u2019est pas pour vous, prévoyez le budget en conséquence.Le Danemark était ma dixième destination en solo, et je m\u2019y suis toujours sentie en sécurité.Autre avantage : les Danois parlent très bien l\u2019anglais.DE NOMBREUX PARCS Copenhague regorge de plusieurs parcs urbains, des arrêts que je recherche dans chaque grande ville que je visite.Parce qu\u2019ils permettent de faire une pause, de prendre son temps\u2026 et parce qu\u2019au fil des destinations, plusieurs ont laissé de beaux souvenirs : le parc des Buttes-Chaumont à Paris, l\u2019incontournable Central Park à New York, Regent\u2019s Park à Londres\u2026 Je m\u2019étais presque convaincue de ne pas aller voir la petite sirène, emblème de la Ville et héroïne de Hans Christian Andersen, qui semble soulever beaucoup de déception chez les touristes.Mais.Tant qu\u2019à être là plusieurs jours.Tant qu\u2019à arpenter les quatre coins de la ville.La fameuse statue n\u2019a rien d\u2019extraordinaire en soi, elle est effectivement petite.Ce qui n\u2019empêche pas les touristes de se mettre les pieds dans l\u2019eau pour obtenir le meilleur égoportrait avec elle (soupir).À mon passage, deux enfants qui voulaient s\u2019en approcher sont tombés dans l\u2019eau à quelques minutes d\u2019intervalle.L\u2019arrêt aura été pour le moins\u2026 divertissant, à défaut d\u2019être inoubliable.Je n\u2019ai finalement pas regretté d\u2019avoir marché jusque-là.Le parc que l\u2019on traverse pour voir ce symbole emblématique vaut le coup d\u2019œil : le Kastellet est une ancienne citadelle en forme d\u2019étoile, où l\u2019on retrouve plusieurs canaux et la jolie église anglicane Saint-Alban.Autre bel arrêt : le jardin botanique, une oasis de verdure en plein centre-ville.Quand je m\u2019y suis arrêtée, un grand héron nous donnait presque l\u2019impression de se retrouver en pleine campagne.L\u2019endroit, qui abrite des milliers d\u2019espèces et que l\u2019on reconnaît par sa grande serre blanche, est parfait pour se poser quand on est fatigué d\u2019arpenter la capitale.Même si son image de carte postale est un peu entachée (!) par l\u2019afflux de touristes, Nyhavn, un ancien port commercial, est magnifique avec le soleil de fin de journée sur les maisons colorées, dont l\u2019une fut la maison de Hans Christian Andersen pendant plusieurs années.Une balade dans les canaux permet aussi de voir la ville autrement.MOMENTS DE BONHEUR À COPENHAGUE SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca Nyhavn est un ancien port commercial où l\u2019on retrouve aujourd\u2019hui plusieurs restaurants et boutiques.L\u2019auteur Hans Christian Andersen y a demeuré pendant une vingtaine d\u2019années.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION La petite sirène, figure emblématique de Copenhague.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION LIRE UN WEEK-END À HELSINGOR \u203a W28 samedi 4 novembre 2017 laTribune W28 Voyages Isabelle PIon isabelle.pion@latribune.qc.ca HELSINGOR \u2014 À environ une heure de train de Copenhague, Helsingor, petite ville charmante au bord de la mer, s\u2019est retrouvée sur ma route.Je voulais absolument voir sa carte maîtresse, le château de Kronborg, qui jouit de la notoriété acquise grâce à Shakespeare.Le dramaturge anglais a campé Hamlet dans ce château qui se retrouve au bord de la Baltique.Les visiteurs peuvent d\u2019ailleurs découvrir les personnages de la pièce en se promenant dans le château, et aussi assister à de courtes représentations.Le château inscrit au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, qui a servi à Frederik II et qui a été utilisé comme forteresse militaire, était la plupart du temps vide, apprend-on en faisant la visite.Contrairement à d\u2019autres châteaux comme celui de Frederisk- borg, Kronberg est particulièrement lumineux et semble moins austère que d\u2019autres résidences royales : les pièces présentées au public sont très sobres.Je suis restée à Helsingor un weekend, le temps de rayonner dans les environs.De là, je me suis aussi rendue à Hillerod, pour visiter le château de Frederiksborg, construit en 1560 et situé sur le bord d\u2019un lac.Il serait le plus grand château de Scandinavie.Si vous aviez à faire un choix de résidence royale pour une visite - ce ne sont pas les châteaux qui manquent en sol danois - je miserai sur celui-ci! Le guide du Routard, qui le qualifie de « mastodonte Renaissance », dit de lui qu\u2019il est aux Danois ce que Versailles est aux Français.Ses dédales de pièces et son immense jardin baroque m\u2019y ont fait passer quelques heures.La visite de la (clinquante) chapelle, datant de 1680, est particulièrement digne de mention, avec son orgue de 1610.Le château, siège du musée d\u2019histoire nationale, abrite des expositions de photos.Helsingor devait aussi me permettre de rayonner jusqu\u2019à Hum- lebaek, où se trouve le musée d\u2019art moderne de Louisiana, sans aucun doute le plus beau musée que j\u2019ai visité jusqu\u2019ici, après avoir foulé une quinzaine de pays.Vous n\u2019êtes pas amateur d\u2019art?Il se peut fort bien que vous y trouviez quand même votre compte.Dans cette institution, des galeries vitrées nous donnent un magnifique point de vue sur la mer.En déambulant à travers les différentes expositions, on peut sortir pour admirer les jardins de sculptures, où les œuvres d\u2019art contrastent avec la verdure.À mon passage, j\u2019ai entre autres pu admirer des sculptures d\u2019Alberto Giacometti (dont les œuvres seront bientôt de passage au Musée national des beaux-arts du Québec) et du peintre danois Asger Jorn, et être déroutée par l\u2019exposition de Marina Abramovic, une artiste mondialement réputée.Mon séjour en sol danois m\u2019aura aussi permis de traverser en Suède.Avec le pont entre les deux pays, on peut rejoindre Malmö en train en environ une demi- heure à partir de Copenhague, et Lund, petite ville étudiante sympathique, en 50 minutes environ.Un week-end à Helsingor À Hillerod, le château de Frederiksborg serait le plus grand de scandinavie.\u2014 PHoTo La TribUne, isabeLLe Pion Helsingor devait aussi me permettre de rayonner jusqu\u2019à Humlebaek, où se trouve le musée d\u2019art moderne de Louisiana, sans aucun doute le plus beau musée que j\u2019ai visité jusqu\u2019ici, après avoir foulé une quinzaine de pays.5224223 Inscription gratuite au www.traditours.com 1 888 907-7712 p e r m i s d u Q u é b e c laTribune samedi 4 novembre 2017 Voyages W29 Isabelle GonthIer La Presse Pour circuler en Ville et à la Plage hollywood trolley À Hollywood, oubliez les transports en commun conventionnels et essayez les trolleys.Un circuit relie le centre-ville à la plage en empruntant Hollywood Boulevard, et deux autres trajets longent le bord de l\u2019eau sur Ocean Drive.Les trois itinéraires se rejoignent à Johnson Street, à deux pas du complexe hôtelier Margaritaville.Les trolleys circulent tous les jours, du matin au soir, à intervalles variant entre 30 et 40 minutes.Prévoyez le coup! Chaque passage coûte 1 $, beaucoup moins cher qu\u2019une place dans un stationnement en bord de mer.floridashollywood.org/trolley.aspx Pour Pratiquer ses élans de golf aqua Golf drIvInG ranGe Si l\u2019envie de frapper des balles de golf se fait sentir, l\u2019Aqua Golf Driving Range vous permettra de pratiquer votre élan.Afin de faire vivre une expérience différente, les propriétaires ont installé des cibles au milieu d\u2019un lac.Il suffit de viser celle de son choix pour varier les angles et la distance de ses coups.L\u2019auvent qui recouvre une partie des tertres de départ permet même de s\u2019exercer sous la pluie.On apporte ses bâtons ou on en loue 3 $ chacun et on paie selon le nombre de balles utilisées 7 $, 8 $ ou 10 $.2250, South Park Road, Pembroke Park aquagolfrange.com Pour un souPer en Plein air arts Park Chaque lundi, de 17  h  30 à 21 h 30, l\u2019esplanade de l\u2019Arts Park accueille 25 camions de cuisine de rue.C\u2019est l\u2019occasion idéale de pique-niquer au cœur de la ville.Burgers, poulet jerk, sandwichs cubains ou tacos se dégustent sur les quelques tables installées pour la soirée.Mieux vaut arriver tôt pour obtenir l\u2019une d\u2019elles.La liste hebdomadaire des camions présents est publiée sur le web.Les activités du parc ne se limitent pas au lundi : des concerts, du cinéma en plein air et une aire de jeux pour les enfants en font un lieu de rencontre fort populaire.1, Young Circle, Hollywood burgerbeast.com/arts-park/ Pour assister à des courses de chiens MardI Gras CasIno Le Mardi Gras Casino possède une des pistes de course de chiens les plus populaires du sud de la Floride.De décembre à avril, les lévriers attirent les parieurs cinq soirs par semaine pour deux programmes de neuf courses.Après avoir misé quelques dollars, les spectateurs peuvent prendre place dans les estrades ou au salon, devant un téléviseur.Pour prolonger le plaisir, on peut tenter sa chance aux machines à sous ou à une table de poker.Le casino dispose de quatre restaurants pour satisfaire l\u2019appétit des joueurs.831, North Federal Highway, Hallandale mgfla.com/racing Pour goûter aux saVeurs de l\u2019euroPe de l\u2019est world Market & Cafe Les membres de la communauté est-européenne d\u2019Hollywood se rendent au World Market & Cafe pour acheter des produits qui leur sont familiers.Les tablettes et les réfrigérateurs sont remplis de bouteilles d\u2019alcool, de fromages, de légumes marinés, de poisson fumé.importés pour le plaisir de nos papilles.C\u2019est votre chance de découvrir la bière ukrainienne, le fromage géorgien ou les marinades moldaves.On peut y faire une épicerie complète puisqu\u2019on y trouve également des fruits et des légumes frais, de la viande et même un comptoir de mets préparés.1328, South Federal Highway, Hollywood Pour Voir MiaMi autreMent CroIsIère Situé à une quarantaine de minutes de voiture d\u2019Hollywood, Miami accueille souvent les vacanciers pour la journée.Une croisière au départ de Bayside Marketplace offre une perspective différente sur la métropole.Vous verrez également le port, Miami Beach et plusieurs villas de millionnaires.Island Queen Cruises, Miami Aqua Tours et Thriller Miami Speedboats présentent des excursions similaires d\u2019une durée de 45 à 90 minutes, toutes accompagnées d\u2019informations et d\u2019anecdotes livrées en anglais et en espagnol.Les prix varient entre 27 $ US et 38 $ US.Island Queen Cruises : www.islandqueencruises.com/ Miami Aqua Tours : miamiaquatours.com/en/order/do Thriller Miami Speedboats : www.thrillermiami.com hollywood, floride destination idéale aux allures de «?Petit québec?» \u2014 Photo la Presse, isabelle Gonthier des milliers de Canadiens se rendent chaque année en Floride pour échapper à l\u2019hiver.Pour bon nombre de francophones, hollywood s\u2019impose comme destination idéale avec ses allures de « Petit Québec ».en plus de sa magnifique plage et de sa populaire promenade, les snowbirds et les vacanciers s\u2019y retrouvent dans une atmosphère conviviale.5233015 FLORIDE SUR LA PLAGE À partir de 3 769$ 1er mars au 20 mars 2018 | 20 jours et 19 nuits | 35 places disponibles Inclus : transport en autocar VIP; guide-accompagnateur bilingue; pourboire au guide et au chauffeur; 19 nuits d\u2019hôtel dont 13 nuits au Hollywood Beach Resort (2,5*); 23 repas ; activités et visites au programme.CASINO TURNING STONE À partir de 407$ 20 au 22 novembre 2017 | 3 jours et 2 nuits | 25 places disponibles Inclus : transport en autocar de luxe; guide-accompagnateur bilingue 2 petits-déjeuners et 2 nuits au Turning Stone Resort, avec un casino à l\u2019intérieur; 15 $ en crédit-repas; 105 $ en crédit-jeu pour le casino ou 80 $ en crédit-jeu pour le bingo.L\u2019OUEST AMÉRICAIN À partir de 4 956$ 29 avril au 25 mai 2018 | 27 jours et 26 nuits | 23 places disponibles Inclus : transport en autocar VIP; 26 nuits d\u2019hôtel (3* à 4*) dont 4 nuits à Las Vegas; 36 repas; activités et visites au programme.Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 1er décembre 2017 ESCAPADES D\u2019UN JOUR Prix par personne, taxes et FICAV inclus.CROISIÈRES Prix par personne en occupation double, cabine intérieure, taxes et FICAV inclus.Incluant les services du guide-accompagnateur bilingue.PhiliPPe Tessier 819 868-1421 ou 1 800 667-1469 29, rue des Pins, Magog Les prix incluent les taxes et la contribution au FICAV de 1 $ par 1000 $.Certaines conditions s\u2019appliquent.www.expressionvoyages.com (titulaire d\u2019un permis du Québec) BAHAMAS À LA RELÂCHE SCOLAIRE À partir de 1 697$ Norwegian Breakaway 4 au 11 mars 2018 | 8 jours et 7 nuits | 25 places disponibles Inclus : forfait boisson illimitée et pourboire de l\u2019équipage inclus; transport en autocar de luxe; guide-accompagnateur bilingue; pourboire au chauffeur; croisière de 7 nuits.Escales : Port Canaveral (Floride), Great Stirrup Cay (Bahamas), Nassau (Bahamas).Prix valide jusqu\u2019au 4 décembre 2017 ÎLES TURQUOISES À partir de 1 737$ Carnival Pride 14 au 22 avril 2018 | 9 jours et 8 nuits | 30 places disponibles Inclus : transport en autocar de luxe; pourboire au chauffeur; 1 déjeuner et 1 nuit d\u2019hôtel (3*) en banlieue de Baltimore; tour guidé de Baltimore; croisière de 7 nuits.Escales : Grand Turk (Îles Turquoises), Princess Cays (Bahamas), Freeport (Bahamas).TRANSATLANTIQUE DE LONDRES À NEW YORK À partir de 3 397$ Norwegian Bliss 17 avril au 3 mai 2018 | 17 jours et 15 nuits | 30 places disponibles Inclus : forfait boisson illimitée et pourboire de l\u2019équipage inclus; vol direct Montréal-Londres (aller); transferts à destination; transport de New York (retour) en autocar de luxe; guide-accompagngateur bilingue, pourboire au chauffeur; 3 nuits d\u2019hôtel (3*) à Londres; tour guidé de Londres; croisière de 12 nuits.Escales : Azores (Portugal), Halifax (Canada).Réservez tôt : augmentation du prix le 21 novembre 2017 LA VOIX JUNIOR 130$ 16 décembre 2017 | 54 places disponibles Inclus : transport en autocar de luxe; accompagnateur; spectacle de La Voix Junior au Centre Bell; pourboire à l\u2019accompagnateur et au chauffeur.SPÉCIALISTE EN VOYAGES DE GROUPES ORGANISÉS Prix par personne en occ.double, taxes et FICAV inclus.ITALIE ET LA CÔTE AMALFITAINE À partir de 2 493$ 16 au 26 avril 2018 | 11 jours et 9 nuits | 22 places disponibles Autres dates disponibles et possibilité de prolonger votre séjour.Inclus : vol aller-retour Montréal-Rome avec Air Canada (ou équivalent); guide-accompagnateur; transferts à destination; 9 nuits d\u2019hôtel (4*), dont 7 nuits à Sorrente; 16 repas (9 petits- déjeuners, 1 dîner et 6 soupers); ¼ de litre d\u2019eau minérale et ¼ de litre de vin à chaque souper inclus; activités et visites au programme.LOUISIANE ET TEXAS À partir de 2 998$ 1er au 10 mai 2018 | 10 jours et 9 nuits | 30 places disponibles Inclus : vol aller-retour avec Air Canada; transport à destination; 9 nuits d\u2019hôtel (3* à 4,5*); 14 repas; activités et visites au programme.Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 28 février 2018 Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 1er décembre 2017 SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 laTribune W30 VOYAGES G rimper sur un volcan, marcher sur un glacier, parcourir des fjords et me tremper dans la culture maorie figuraient tous sur ma liste de choses à faire en Nouvelle-Zélande.Je me suis arrêté à Rotorua pour remplir le dernier objectif.En février, Rotorua, bien qu\u2019ensoleillée, était plutôt calme.À moins de vouloir dépenser des fortunes pour des activités un tantinet extrêmes, comme dévaler une colline dans une boule de plastique, on ne s\u2019attarde pas à Rotorua.Pour découvrir la culture maorie, on y propose deux ou trois théâtres où les performances formatées n\u2019ont rien de très emballant.Le programme consiste généralement en un repas et quelques danses traditionnelles.Majoritairement, ces restaurants-cabarets reçoivent des autobus remplis de touristes qui repartent à la fin de la soirée.Le restaurant s\u2019est rempli ce soir- là de touristes asiatiques.Ma voisine de table, une Japonaise ricaneuse, communiquait dans un anglais approximatif.Persévérante, elle n\u2019abandonnait pas au premier obstacle et s\u2019assurait d\u2019entretenir la conversation.Alors que la soirée s\u2019apprêtait à commencer, la maître de cérémonie m\u2019a déclaré grand chef de tribu.Je soupçonne que mes connaissances de l\u2019anglais y étaient pour quelque chose.Être grand chef implique de monter sur scène et de regarder un guerrier maori dans les yeux alors qu\u2019il réalise une danse de bienvenue.Une danse un brin menaçante, il faut l\u2019avouer, alors qu\u2019il dirige une lance vers l\u2019étranger, en l\u2019occurrence moi, en tirant la langue et en me fixant avec de grands yeux exorbités.Il me fallait ensuite m\u2019agenouiller pour ramasser une plume qu\u2019il avait posée sur le sol.Être le grand chef, c\u2019était aussi de se servir à manger en premier.Dans ce cas-là, on nous avait préparé des légumes et de la viande à la vapeur, manière maorie.Normalement, les fours maoris sont creusés dans le sol.Pour les besoins de la cause, il s\u2019agissait plutôt de grandes cuves de métal.Après plusieurs danses sans grand entrain, les artistes ont invité les spectateurs à se joindre à eux pour apprendre des mouvements typiques.Si les femmes ont appris à manier des espèces de pompons, les hommes ont dû se montrer énergiques et menaçants en tirant la langue sans retenue.Qui menait la charge pour diriger tous ces apprentis?Yours truly, bien sûr, en son état de grand chef temporaire.Ma nouvelle copine japonaise se bidonnait sur sa chaise.Pas besoin de mots anglais pour me transmettre ses impressions.Le ridicule la faisait réagir.Parce qu\u2019on avait bien rigolé, nous nous sommes entendus pour nous croiser, si le temps le permettait, lors d\u2019une escale que je prévoyais au Japon, quelques semaines plus tard.Elle en profiterait pour perfectionner son anglais, qu\u2019elle disait.Arrivé à Tokyo, j\u2019ai convenu d\u2019une journée pour découvrir la capitale japonaise en compagnie de ma nouvelle amie.Mal à l\u2019aise, du bout des lèvres, elle demande : « Aurais-tu deux jours?La liste de choses que je veux te montrer est trop longue. » Comment dire non?D\u2019autant qu\u2019elle se proposait de me montrer le mont Fuji, que j\u2019avais rayé de mes destinations parce qu\u2019il était difficile à atteindre en transport public.Elle m\u2019a guidé au marché de poissons de Tsukiji, insistant pour payer les sushis frais que nous goûterions pour le petit-déjeuner.Elle m\u2019a enseigné la prière dans les temples locaux, fait traverser l\u2019intersection la plus achalandée de Tokyo, fait visiter le red light et montré les meilleures vues sur la ville dans les gratte-ciels publics.En sa compagnie, j\u2019ai aussi mangé des okonomiyakis, ces espèces d\u2019omelettes japonaises cuites sur une plaque chauffante, et j\u2019ai expérimenté, non sans créer quelques malaises diplomatiques, les bains publics que fréquentent les To- kyoïtes.On les appelle « onsen ».Cette amie m\u2019a aussi guidé dans l\u2019achat de billets pour le tournoi des sumos, événement unique qui se tient environ deux fois par année.Et elle m\u2019a conduit autour du mont Fuji, à défaut de pouvoir y grimper, pour que je puisse observer la mythique montagne japonaise.Nous nous sommes même arrêtés dans un festival de cerisiers en fleurs où nous avons pu goûter la crème glacée faite à partir de ces fleurs colorées.Dans les quelques heures qu\u2019a duré le trajet, mon amie m\u2019a enseigné la prononciation exacte de quelques mots de base en japonais, comme « arigato », et a tenté de comprendre la différence entre les mots anglais « crowd », pour foule, et « cloud », pour nuage.C\u2019est qu\u2019en japonais, le r n\u2019existe pas réellement.Alors malgré ses efforts, la « foule » se transformait constamment en « nuage ».Nous avons rigolé.Encore.Comme quoi une conversation improvisée avec un vocabulaire restreint, en Nouvelle-Zélande, m\u2019a permis de voir le Japon à travers la loupe des Japonais.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com Les maoris et le Japon Au Japon, ma nouvelle amie m\u2019a permis de découvrir un des très beaux points de vue sur le mont Fuji.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU À Rotorua, en Nouvelle-Zélande, les spectacles maoris font courir les touristes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR 5245737 NOUVEAU : VOYAGES SPORTIFS Titulaire d\u2019un permis du Québec.Départs de Sherbrooke en autocar.Prix par personne en occ.quad (voyage de 2 jours et +) taxes incluses.Certaines conditions s\u2019appliquent.Prix incluant le 1 $/1000 $ représentant la contribution au fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages.ViVez la NlF à NewYork avec Laurent Duvernay-Tardif et ses Chiefs 2 et 3 décembre 2017 À partir de 329 $ ViVez la Classique hiVerNale aVeC Vos CaNadieNs à ottawa 16 et 17 décembre 2017 À partir de 339 $ suiVez les CaNadieNs à las Vegas 15 au 19 février 2018 À partir de 1 349 $ esCapade à NewYork 7 au 10 décembre 29 déc.au 1er janvier Départs 2018 à venir! À partir de 289 $ esCapade à BostoN 20 au 22 avril 19 au 21mai Autres départs 2018 à venir! À partir de 269 $ Comédie musiCale marY poppiNs Samedi 16 décembre 2017 169 $ CarNaVal de quéBeC et déFilé Vip Samedi 10 février 2018 129 $ speCtaCle saturdaY Night FeVer Samedi 31mars 2018 239 $ laTribune samedi 4 novembre 2017 W31 Isabelle PIon isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Grand bourlingueur, le Sherbrookois Yan- nick Daoudi a déjà foulé une cinquantaine de pays.« À travers mes expéditions, ça fait plus de 30 000 km à la force musculaire : en kayak, à vélo, à la marche, avec des animaux\u2026 » Sa dernière en lice : une expédition menée aux côtés de son ami Jean-Philippe Marcoux à suivre le tracé de près de 400 km de la Canol Heritage trail, entre le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest et qui traverse les montagnes Mackenzie.Les deux amis sont partis en septembre dernier.juste avant le mariage de Jean-Philippe, question de souligner de belle façon son enterrement de vie de garçon.L\u2019objectif était de parcourir la distance en autonomie complète, à vélo, à la marche et en raft.C\u2019est de cette aventure dont parleront Yannick Daoudi et Jean- Philippe Marcoux, ce mercredi 8 novembre, dans le cadre de l\u2019évé- nement-bénéfice Récits de montagne, qui se déroule au Théâtre Granada.« Je n\u2019étais jamais allé aussi loin au Nord », raconte l\u2019aventurier.La route construite pour le passage d\u2019un pipeline lors de la Seconde Guerre mondiale été complètement abandonnée.« Ça fait 75 ans que c\u2019est abandonné et la nature a repris ses droits.L\u2019expédition était de suivre tout le parcours de ce pipeline, de Whiterhorse à Norman Wells. » « La logistique était complètement folle : en trois semaines, on passait un seul village, après la première semaine (.) Pour moi, la logistique d\u2019une expédition, c\u2019est comme écrire un poème, c\u2019est quelque chose d\u2019artistique », dit-il en souriant.Les provisions de nourriture ont été calculées à la calorie près afin de tenir le coup.Le duo avait fait parvenir un paquet dans un village où il allait passer, avant de s\u2019enfoncer complètement en pleine nature sauvage.« C\u2019était 75 livres de nourriture qui devaient arriver là.On avait six repas par jour aux calories près\u2026 On est arrivé au village et le pire truc qui pouvait arriver est arrivé : il y avait la remorque (à vélo), mais pas la nourriture. » Avec l\u2019aide d\u2019un homme de là-bas, le duo a fait plusieurs heures de route pour refaire ses provisions\u2026 qui n\u2019étaient pas les mêmes qu\u2019initialement.« On avait les deux tiers des calories et c\u2019était beaucoup plus lourd! » Avec cet imprévu, les deux hommes ont entrepris leur traversée avec un peu de retard, qui les a souvent fait avancer de 12 à 14 heures par jour.« Je ne pense pas qu\u2019on ait posé le campement avant 22 heures le soir. » Exténuante, l\u2019expédition les a menés sur des territoires très peu explorés, dominés par des hordes de caribous, des traces d\u2019ours\u2026 et parsemés d\u2019aurores boréales.« Tout le monde nous disait qu\u2019on était fous de partir à cette période de l\u2019année. » Au fil du temps, Yan- nick Daoudi dit avoir appris à juger les conseils qu\u2019il prend et qu\u2019il laisse de côté.Les deux amis ont souvent perdu leur chemin, qu\u2019ils suivaient à l\u2019aide de cartes.Il estime qu\u2019ils ont parcouru environ 700 km.« Chaque seconde de cette expédition, j\u2019ai adoré.Ça faisait quelques années que je ne m\u2019étais pas défié à ce niveau! » Son comparse était loin d\u2019avoir le même nombre d\u2019aventures au compteur.« Pour lui, ça a été un défi géant.Arriver au soir, c\u2019était quelque chose. » Son compagnon avait toutefois une grande motivation à revenir au Québec, puisque son mariage avait lieu peu de temps après son retour.La logistique de cette expédition était particulière compte tenu des trois modes de transport utilisés, note Yannick Daoudi.« Je n\u2019avais jamais fait ça.J\u2019ai adoré ça. » Yannick Daoudi est consultant en développement international auprès de différentes organisations.Les voyages et l\u2019aide humanitaire occupent une grande place dans sa vie.Ses aventures, il les vit un peu partout sur la planète, de la Mongolie en passant par l\u2019Ouganda.« Ma vie est parsemée de ces expéditions, de deux à trois fois par année. » Il a fondé et préside la Fondation InspirAction, qui a notamment fondé une école en Haïti.Le Sherbrookois d\u2019origine marocaine est allé travailler dans la perle des Antilles.Récits de montagne permet d\u2019amasser des fonds pour la Fondation Santé globale.La Fondation Santé globale a pour mission d\u2019implanter le programme santé globale dans les écoles.Celui-ci est centré sur l\u2019activité physique (principalement le plein air) et le développement de saines habitudes de vie.Outre Yannick Daoudi et son ami Jean-Philippe Marcoux, les conférenciers invités sont Martin Lacroix, Maxime Messier et Xavier Bouchard.Pour plus d\u2019informations sur l\u2019achat des billets, on peut visiter le site https://recitsdemon- tagne.com/.À la découverte de la Canol Trail Yannick Daoudi est l\u2019un des conférenciers de Récits de montagne Yannick Daoudi est l\u2019un des conférenciers de la soirée-bénéfice Récits de montagne.\u2014 photo spectre média, jessica garneau Jean-Philippe Marcoux et Yannick Daoudi, que l\u2019on aperçoit sur leur raft, ont parcouru la Canol Heritage Trail en septembre dernier.\u2014photo fournie samedi 4 novembre 2017 laTribune W32 5244115 ParticiPez dans l\u2019une de nos 21 concessions Sherbrooke IMagog Igranby I St-hyacInthe I DruMMonDvIlle I vIctorIavIlle 25 ans I 25 PriX I 25000$ À GaGner en novem bre seule ment 25 PriX de 1000$ remis sous forme de ca rtes de créd it prépayée s et offerts parmi les ac heteurs d\u2019un véhicu le neuf ou d \u2019occasion d u Groupe b eaucage.25 la Grande du GrouP e beaucaG e ventee 25000$À GAGNeR ANNiveRs AiRe "]
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