Laval médical, 1 juin 1957, Juin
[" BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QU ÉBEC DIRECTION \u2014 FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.SOMMAIRE COMMUNICATIONS Robert LESSARD TUBERCULOSE ET VERTEBRA PLANA page 745 J.-L.BEAUDOIN, Ls COULON- VAL, J.-J.HOUDE et P.L'ES- _ PÉRANCE CONSIDÉRATIONS SUR LE REIN ARTIFICIEL.page 752 Paul AUGER et Camille GOSSE- VOLVULUS DU GRÊLE TERMINAL DÛ À UN GROS DIVERTICULE DE MECKEL page 762 UN CAS DE MYOTONIE ATROPHIQUE (MALADIE DE STEINERT).ares esse ee nec nc nc 0000020 bage 767 Georges FILTEAU EFFET DE L'INSULINE SUR LA PHOSPHATOSE.page 773 Paul-É.CÔTÉ CONSIDERATIONS SUR LES PNEUMONITES.page 779 BULLETIN MEDICAL DE FRANCE M.VERDUN, G.HEUYER, A.BROUSSEAU et J.de TAILLE ETUDE ANTHROPOLOGIQUE DE 33 CRIMINELS- DELINQUANTS ADULTES ET DE 41 JEUNES DELINQUANTS.teens page 791 REVUE CHIRURGICALE J.-Avila DENONCOURT LA LITHIASE BILIAIRE ET SON TRAITEMENT CHIRURGICAL dage 814 D\u2019une efficacité aussi étonnante que la simplicité de sa formule ! Sans anesthésique \u2014 Sans antibiotique PYGMAL (Pâte acide Astier - Tubes de 45 gr.) calme le prurit et amène la guérison rapide d\u2019un grand nombre d\u2019affections cutanées.@ Des études récentes ayant mis en valeur des moyens de contrôle conformes à une conception.idéale, ont démontré de façon évidente sa propriété hautement curative.@ Par l'association judicieuse et adéquate de médicaments incorporés à une base nouvelle et appropriée, Pygmal est le traitement par excellence des affections suivantes: Eczémas aigus et suintants \u2014 Eczémas de contact et professionnels \u2014 Prurits : anal et vulvaire \u2014 Lésions superficielles prurigineuses \u2014 Contrôle du psoriasis.Autres produits ASTIER : Colitique, Galliadine, Kola, Lyxanthine.ROUGIER INC., 2055, rue Favard, - MONTREAL 22. nous sommes heureux de vous présenter le.PROCLORPÉRAZINE (6140 R.P.) 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l'agent perçoit de celles-ci une commission sur ses propres ventes FT NE VOUS CHARGE PAS UN SOU.@ ORGANISATION DE VOYAGES INDIVIDUELS OU EN GROUPES @ EMISSION DE BILLETS @ ÉTABLISSEMENT GRATUIT D\u2019ITINERAIRES @ LOCATION D\u2019AUTOMOBILE @ RÉSERVATIONS D\u2019HOTELS @ ASSURANCES DE VOYAGES OU BAGAGES @ SERVICE DE GUIDES ET D ACCUEIL DANS TOUTES LES VILLES DU MONDE ENTIER PAR NOS CORRESPONDANTS.VOYAGES CLAUDE MICHEL, Inc.100, D\u2019YOUVILLE \u2014 QUEBEC \u2014 Téléphone: 5-4877 \u2014 5-4878 Stationnement assuré en plein cœur de Québec - Face au Palais-Montcalm QUESTIONNAIRE ® Ln me recommandant du «(LAVAL MEDICAL» Je suis intéressé à recevoir des informations en vue de faire un voyage : Aulo - Tourist - Eunome, Inc.vous offre le moyen le plus économique de voyager en EUROPE avec votre propre voiture SIMCA Pourquoi vous devez ACHETER une automobile ?.\u2014 Avec une automobile neuve, vous bénéficiez des avantages suivants : © Garantie d'usine couvrant tous ennuis mécaniques pendant tout le voyage.® Assurance tous risques, pour vous et pour autrui.® Aucune limitation de millage.@ Garantie de rachat en dollars.Plutôt que la LOUER ?\u2014 Une voiture louée s\u2019offre à vous ® Usagée, donc à la merci d\u2019ennuis mécaniques à vos frais.@ Assurance spéciale : Les 100 premiers dollars à votre charge.@ Avec un prix de revient augmentant avec le millage.Voici d\u2019ailleurs, résumé en un tableau, les frais comparés de trois moyens de voyager en Europe en automobile basés sur 3 mois et 6,000 milles.ACHAT LOCATION Avec votre voiture d\u2019une voiture neuve en Europe d\u2019une Simca « Aronde » transportée en Europe Simca « dronde », livrée à Pa- $1,450 Billet aller-retour, inclus as- ris.LL 222 0 ea ee nes ee « ; 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A titre d'adjuvant de la médication aux stéroïdes, l\u2019'AMPHOJEL exerce une action anti-acide locale, destinée à atténuer le malaise gastrique! qui résulte souvent de l'administration de ces composés.Grâce à son double gel, l'AMPHOJEL réduit la sécrétion d'acide chlorhydrique et de pepsine qui est provoquée par les stéroides* .L'AMPHOJEL constitue donc un moyen prometteur d'étendre la valeur de la médication aux stéroides.@ Combat l'hyperchlorhydrie @ Protège longtemps par action tampon rapide @ Soulage le malaise et la @ Aucune hyperchlorhydrie douleur causés par l'acide secondaire, ni alcalose Produit connexe: ALUDROX (hydrate d'alumine et hydrate de magnésium).1.Bollet, A.J., Black, R., et Bunim, J.J.: J.A.M.A.158:459 (11 juin 1955).2.Gray, S.J., et al.: Gastroenterology 25:156 (octobre 1953).SN 8 dF 8.NL ii | pour une \"= GEL À L'HYDRATE D\u2019ALUMINE | action double Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 -7 (2) SOMMAIRE (suite et fin) HISTOIRE.DE.LA MEDECINE Chs-Marie BOISSONNAULT : Propos sur la biologie médicale.LL LL 842 ANALYSES Le traitement de l\u2019intoxication barbiturique par la mégimide.865 Considérations sur 98 cas de mélanomes malins.866 Alcool POPPE 867 Electro-encéphalogrammes au cours de cycles d\u2019intoxication expérimentale par les barbituriques chez \u2019homme.867 Perturbations fonctionnelles du mécanisme de la déglutition haute.869 L'électrodiagnostic et la séméiologie du systéme nerveux .870 LIVRES RECUS.LA AA AA A RAA 871 REVUE DES LIVRES.Aa aan 872 CHRONIQUE, VARIETES ET NOUVELLES.877 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES.890 un sédatif alcalin À bien équilibré Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA renferment : phénobarbital de sodium.1/4 de gr.carbonate de calcium.10 gr.bicarbonate de sodium.5 gr.citrate de sodium et tartrate de sodium.q.s.(alcalis potentiels) PRESENTATION: flacons a capsule-mesure de 4 et 8 onces.\"'SEDALKA\" .efficace.agréable au goQt Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée associées au _ trop-manger et au trop-boire: comme supplément thérapeutique > dans les rhumes ordinaires et fa grippe.POSOLOGIE: une demi-capsule-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l'eau.Chartes &.Frosst & Co.MONTREAL CANADA or nr in inten Catron tints: 42 P orcad 2 raies { * pt » Pe \u201c , ve 1 RE \u201c2 amino Hine dr 331i ~ 5 un MAPS, + ib : & pa Ag = - ; | DIX ° fs vo SOLUBLE os \u201cSTABLE NEUTRE = Plus active que I\u2019Aminophylline.sans ses inconvénients.usd.NEUTRAPHYLLINE AU PHENOBARBITAL ROUGIER INCORPOREE MONTREAL Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014- Vol.22- No 6 \u20149 votre malade se souviendra à peine de ses troubles gastro-Intestinaux fonctionnels EEX IDECHOLIN contrôle et corrige mieux les nausées, les bouffissures, l\u2019éructation, la flatulence, l\u2019indigestion, la constipation.procure une spasmolyse assurée EN PLUS d\u2019une fonction hépatique meilleure ET d\u2019une action laxative naturelle sans purgation Comprimés de DECHOLIN avec Belladone, acide déshydrocholique, Ames, 0,25 gm.(3% gr.) et extrait de belladone 0,01 gm.(4 gr.).Flacons de 100 et 1000 comprimés.AM E S COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO (A) CAOBOS6F 10\u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22\u2014 No 6 Corticotrophine ACTH à action prolongée Il existe des différences bien établies dans les modes d\u2019action de l\u2019ACTH si on le compare à la cortisone et aux autres stéroïdes.EXTRAIT DE LA LITTÉRATURE: Dans une série expérimentale od \"ACTH fut comparé a la cortisone pour le traitement prolongé de l\u2019arthrite rhumatoïde, les meilleurs résultats furent obtenus chez les patients traités à l'ACTH.Alors que l\u2019érosion osseuse continuait chez 59% des patients traités à la cortisone, ce signe radiologique d\u2019évolution ne fut constaté que chez 18% des patients traités à l\u2019'ACTH.West, W.F., et NEwns, G.R., « Treatment of rheumatoid arthritis by prolonged stimulation of the adrenal cortex », Lancet, 268 : 578, 1955.Nordic Biochemicals 4324, boulevard Saint-Laurent, a se Montréal 18, P.Q.[aval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 11 Réactifs pour le Laboratoire de Clinique @ Colorants biologiques certifiés.@ Solutions de Colorants et Réactifs.@ Solutions volumétriques.© Produits chimiques purs pour diagnostic.© Réactifs et Solutions de clinique.@ Sulfate de cuivre standard pour déterminer @ Indicateurs.gr.sp.du sang et du plasma.260, Deuxième Avenue, Ville Saint-Pierre, - Montréal - 32, Canada.OVOQUINOL NADEAU Cône vaginal indiqué dans la leucorrhée et les vaginites R E C A L D O L (Sirop Calcium \u201c D\u201d) NOM DEPOSE é La VITAMINE D devient le complément naturel du GLUCONATE de CALCIUM en rendant ce dernier beaucoup plus assimilable et en é doublant sa valeur pour prévenir le rachitisme et assurer le développement normal de l\u2019ossature et de la dentition.Durant la grossesse et l\u2019allaitement la décalcification sera tenue en échec ou prévenue.CONTIENT PAR CC Vitamine D.35 U.I.mn Bu Calcium Gluconate.100 mgm - ONGUENT NASAL pour BEBES Laboratoires ENFANTS et ADULTES Traitement préventif et curatif M A RO I S L I M I T E E contre la grippe et le coryza Soulagement rapide et efficace SAINT-EUSTACHE 12\u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Rédacteur en chef M.le professeur Roméo BLANCHET, Professeur de Physiologie.Secrétaire de la rédaction M.le professeur Geo.-Albert BERGERON, Sous-secrétaire à la Faculté de médecine.Administrateur M.le professeur R.GINGRAs, Secrétaire de la Faculté de médecine.CONDITIONS DE PUBLICATION.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT.Le prix de l\u2019abonnement est de cinq dollars par année au Canada et de sept dollars cinquante sous à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC (Tél.: LA.2-6953) Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 13 2 sEC.CONTACT 4 stc.COMBINAISON \u201c8 SEC.DÉNATURATION | LA trichomoniase vaginale cède rapidement au liquide et à la gelée VAcIisec B.1-5 Ces tricho- monicides uniques font éclater les flagellés après 15 secondes de contact.Après une douche au V AGISEC, la gelée VASISEC maintient une efficacité trichomonicide durant une journée entière.Ce nouveau traitement donne un succes thérapeutique dans plus de 90 pour cent des cas.4 Des recherches en établissent l'efficacité \u2014 Dans des centaines d\u2019épreuves sur lamelles, on examina à l\u2019aide d\u2019un microscope à phases contrastées des mélanges de gelée V AGISEC et de cultures concentrées de Trichomonas Vaginalis.3-6 Les trichomonas éclatent et se dispersent en moins de 15 secondes de contact avec la gelée \u2014 tout comme avec la solution VAGISEC pour douche.3-6 Eclatement réussi \u2014 Le liquide et la gelée VAGISEC envahissent rapidement les trichomonas recouverts de mucus vaginal et de débris cellulaires et les font éclater, éliminant les récidives d\u2019après traitement.3-5 La thérapie au Vacisec débarrasse souvent des cas rebelles de « trich » même après échec avec d\u2019autres préparations.Cause de l'éclatement des parasites \u2014 Un agent de dispersion, un détergent et un agent imbibiteur parfaitement bien combinés dans le liquide et la gelée VAGISEC,S-5 affaiblissent la membrane cellu- [aire des parasites, éliminent les cires et les graisses et dénaturent la protéine.Alors les trichomonas s'imbibent d\u2019eau, se gonflent et éclatent en débris .tout se passe en moins de 15 secondes.La méthode Davist \u2014 Le docteur Carl Henry Davis, co-découvreur de VAGISEC, recommande à la fois les traitements au bureau avec le liquide VAGISEC et un traitement ininterrompu a la maison avec le liquide et la gelée Vacisec.3 Ce pro- 14 \u2014 15 sec.ECLATEMENT cédé arrête les infections de trichomoniase vaginale et permet un contrôle continu jusqu\u2019à disparition complète des trichomonas.Pour les quelques patientes qui présentent des infections de ganglions cervicaux, vestibulaires ou urétraux, d'autres genres de traitements sont requis,!-3-5 Les réinfestations peuvent et souvent proviennent du mari 2-5, 7,8 \u2014 Pour traiter avec succès la tricho- moniase vaginale, il est bon de se rappeler le rôle du mâle comme porteur de trichomonas et recommander une protection contre la réinfestation provenant du mari.5-5 La trichomoniase chez l\u2019homme est plus fréquente qu\u2019on se l'imagine,7 et «.est le principal facteur de la réinfestation de la femme ».8 Principaux ingrédients dans le liquide VAGISEC : polyoxyéthylene nonyle-phénol, tétra-acétate de sodium éthylène-diamine, sulfosuccinate de sodium dioctyle.La gelée VAGISEC renferme en plus de l\u2019acide borique et de l\u2019alcoo! 5% en poids Bibliographie : 1.DECKER, A., et DECKER, W.H.: Practical Office Gynecology, Philadelphia F.A.Davis Company, 1956.2.McGooGaN, .: J.Michigan M.Soc.55 : 682 (June) 1956.3.Davis, C.H.(Ed.) : Comeeologs and Obste- {rics (revision).Hagerstown, W.F.Prior, 1955, vol.3, chap.7, pp.23-33.4.Davis, C.H.: West.J.Surg.63: 53 (Feb.) 1955.5.Davis, C.H.: J.ÀA.Â#f.À.157 : 126 (Jan.8) 1955.6.MoLomuT, N., Port Washington, N.Y.: Personal communication (Jan.) 1957.7.Draper, J.W.: Internat.Rec.Med.168 : 563 (Sept.) 1955.8.Feo, L.G., et 1: J.Urol.75 : 711 (April) 1956.JULIUS SCHMID (Canada) Limited 32 Berdmonsey Road, Toronto 16, Canada.* Marque de fabrique t Brevet en instance Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol, 22- No 6 quand les dermatoses allergiques et inflammatoires exigent une médication puissante .pour application topique\u2014approximativement D PY e deux fois aussi PERL gal, e,9, @ CUO LE Tn et quand la prophylaxie ) e d'une infection secondaire nt hed devient nécessaire.pre AAA AA AAA .METI- DERM | ointment 0.5% with neomycin avec néomycine sent EN AR ae (2) >) : \\ CORPORATION LIMITED MONTREAL Meltra (Prednisone Merck) Aucune altération des concentrations de sodium et de potassium dans le Sang.Aucun effet notable sur la pression artérielle, Administration à faibles doses, DELTRA* est employé au Canada depuis plus d\u2019un an pour traiter l\u2019arthrite rhumatoïde, l\u2019asthme bronchique et les inflammations cutanées.Les médecins ont fait un accueil des plus favorables à cette préparation parce qu\u2019ils ont constaté son efficacité dans des cas rebelles à toute autre forme de traitement par les stéroïdes.DELTRA représente le traitement le plus efficace aux doses les plus faibles.Présentation: Comprimés à 2.5 mg.et à 5 mg.en bouteilles de 30, de 100 et de 500; comprimés à 1 mg.en bouteilles de 50 et de 100.hz STR D (755 LD da de.4 CRT + , ° LCR ERT (TL CY RT - LES - | *Marque déposée 16 \u2014 Laval Médical, Quêbec, juin 1957 \u2014 Vol.22\u2014 No 6 NN CL RO = \u201cNouv welle \u2014 | \\\\ forme thérapeutique BEL ADÉNAL un Spacetab |b./i.![d.(matin et soir) Suffit pour maintenir NUIT-ET-JOUR un niveau d'action constant.Indications:\u2014Tous les états vagotoniques et spasmodiques, surtout ceux d'origine psychogène accompagnés d'angoisse et d'excitation.A 4 \"heures Les comprimés BELLADENAL SPACETABS sont multicolores (verts, orangés, blancs) et se composent de trois fractions possédant chacune un temps de délitement particulier.Ainsi la désintégration progressive d'un seul comprimé SPACETAB assure un effet thérapeutique constant d'environ 10 heures.Echantillons et littérature sur demande SAN D O Z Division de Sandoz (Canada) Ltée.PHARMACEUTICALS 286 St Paul O, Montréal, P.Q.SANDOZ Laval Médicul, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 \u2014 17 AEROPLANT * Un pansement transparent, élastique, occlusif, stérile pour usage général en chirurgie.Aeroplast s\u2019applique par aerosol directement de son contenant.Aeroplast est inerte au point de vue biologique et chimique.Aeroplast remplace avec avantage les pansements de gaze conventionnels sur les plaies chirurgicales ou autres, brûlures, etc.Aeroplast est vendu dans son contenant « aerosol » de 6 oz.* DISTRIBUE PAR Fisher &° Burpe Québec, Ltée 312 EST, RUE SHERBROOKE MONTREAL, QUEBEC Autrefois: PIERRE MERCIER & CIE LTEE Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol, 22- No 6 gl Pog Png | QI ) | P= i RL Z (of Le) ACS Lt ei 1% dant IT REA AC) d Oux 4 un y y \u201c5 Lu U La NY dra rai CY Pye UIT TIP LL D4 LITT a Lady Lyumbag0.LOU) 5 Algie ¢ rhumd GripPp ef post.OPeratojre Lg wv CL OUDRE POUDRE FONGICIDE HIT): {I IZ [DIN FORMERLY, MEDIN \u2014 ANCIEN NOM: MEDIN J - EXTERNAL USE hd V SAGE EXTERNE \"CHEZ VOTRE PHARMACIEN WAX C NS IG TOILETTE DES MALADES A ; (V1 RVI YOD LAN LJ © @ LT ET DES BÉ BES [J LS 0 (2174 LL + pr J ) A CE a m PLAIES DE.LIT Hyamine 10 x LX YA e\u2026 K .2 + - PLAIES ATONES Ammonium quaternaire téarate de ERYTHEME i EN magnésium IN ad IRRITATION .DESO nthol LJ A ï red a TC RINES DORISANT SANS ODEUR.(701 /d MMONIACALES 3 oz LE LABORATOIRE NAVI \"414, RUE ST-JEAN QUEBEC, P.Q% IMPORTANT BLOCAGE ANTICHOLINERGIQUE Pro-Banthine\u201d soulage la douleur, accélère la guérison de l\u2019ulcère peptique g pepuq L\u2019efficacité de Pro-Banthine (marque de bromure de propanthéline) à inhiber les substances chimiques qui permettent l\u2019activité gastrique paradympathique explique les succès de cette substance dans le traitement de l\u2019uleère.Pro-Banthine bloque la libération de l\u2019acétylcholine tant au ganglion qu\u2019aux terminaisons périphériques du parasympathique.Cette double activité permel de contrôler les excès de la stimulation nerveuse tant de la sécrétion gastrique que de sa motilité.Les avantages thérapeutiques de ce blocage anticholinergique sont, comme plusieurs chercheurs cliniques l\u2019ont observé, le soulagement rapide de la douleur ulcéreuse et une accélération marquée de la guérison de l\u2019ulcère.La posologie initiale suggérée est de un comprimé de 15 mg aux repas et de deux comprimés au coucher.Dans les cas sévères, on peul prescrire deux comprimés, ou même plus, quatre fois par jour.G.D.Searle & Co.La Recherche au Service de la Médecine.G.D.SEARLE & CO.OF CANADA LTD., 247 QUEEN ST., E., BRAMPTON, ONT.20 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 La Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec Secrétariat : Clinique Roy-Rousseau, Mastaï, P.Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur René CRUCHET, de Bordeaux.M.le professeur Raoul Kourirsxy, de Paris.M.le professeur Albert JENTzER, de Genève.M.le professeur Henry L.Bocnus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRunscHw1G, de New-York.BUREAU Président : M.le professeur Maurice Giroux.Vice-président : M.le professeur Sylvio LEBLOND.Secrétaire général : M.le docteur Charles MARTIN.Trésorier : M.le docteur Grégoire SAINT-ARNAUD.Membres : MM.les professeurs René SIMArD et C.-A.GAUTHIER ; MM.les docteurs J.-M.LEMiEUx, Arthur BÉpARD et Alph.PELLETIER.COMITÉ DE LECTURE MM.Émile Gaumonp, Maurice Giroux, Henri Marcoux, Honoré NApE AU, François Roy et Mathieu SAMsON.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.LAXATIF DOUX (sans accoutumance) la 2 AT comprimés par jour CORONET DRUG COMPANY 260 Est Rachel, Montréal - Agent Général Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22 - No 6 \u2014 21 HYPOCARDINE pus Na], ( \\ à VX de L'INSUFFISANCE CARDIAQUE Or nigh et de N LJ L'HYPOTENSION ¢ te A Ha La véritable BEQUILLE DU COEUR DEFAILLANT \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 JEN AVEC 14 TAMINE Ô'K\u201d » TRAITEMENT PREPARATOIRE A L'ACCOUCHEMENT ÿ ÿ 5 ÿ SRI ry Ay A aa AA al a a ie i SE {cd VA) ) MÉDICATION PRÉCOCE DES VARICES Gis) ET DES TROUBLES DU SYSTEME VASCULAIRE JA fées 4510, rue De LaRoche, Montréal 22 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 Vol.22- No 6 La seule nourriture complète DILUTION NORMALE ALIMENTATION ORALE: 24 de tasse (100 gm.) pour 24 de tasse d'eau.ALIMENTATION PAR SONDE: 100 gm.de Sustagen pour 200 cc.pour alimentation orale ou par sonde Sustagen* ® APPORT NUTRITIF COMPLET \u2014 contient tous les aliments essentiels connus: protéines, lipides, hydrates de carbone, vitamines et minéraux.e COMMODE\u2014 peut être préparé en n'importe quelle concentration, pour alimentation orale ou par sonde.© FAIBLE TENEUR EN LIPIDES \u2014 ne retarde pas l'évacuation de l\u2019estomac; réduit l'incidence de la diarrhée dans l'alimentation par sonde.@ THÉRAPIE D'ENTRETIEN \u2014 les patients peuvent facilement continuer le Sustagen à la maison après leur sortie de l'hôpital.ALIMENTATION ORALE GOÛT AGRÉABLE DE SUSTAGEN Sustagen possède un goût agréable et doux.Pour varier, on peut y ajouter des essences comme la vanille, la noix de muscade, le café, le cacao et le chocolat amer.C'est aussi un breuvage excellent après l'école\u2014idéal pour les enfants.PRÉPARATION FACILE Se mélange aisément à l\u2019eau.ALIMENTATION PAR SONDE Des travaux cliniques avec le Sustagen révèlent une diminution de l'incidence de la diarrhée, des crampes et des nausées que l'alimentation par sonde cause très souvent.RECOMMANDATION Si le Sustagen constitue le seul aliment, on peut ajouter, à la dilution normale une quantité additionnelle d'eau pour répondre aux besoins de l'organisme.PRÉSENTATION Sous forme de poudre en boîtes de 1 Ib.et de 24, Ibs.MEAD JOHNSON d'eau.EMBLÈME DE SERVICE À LA PROFESSION MÉDICALE TORONTO * BELLEVILLE + MONTREAL Aliments ; Produits Pour ami Produits ni ; Pour Vitamines à Céréales Administration \u201cM.dép.Nourrissons Pharmaceutiques Parentérale Laval Medical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 23 tranquillisant d\u2019effet sûr et modéré ACALO (Phénaglycodot, Lilly) délivre de l\u2019anxiété anxiété rapidement calmée Le malade qui éprouve de vagues symptômes et se sent nerveux et accablé sous le poids de problèmes non résolus voit son anxiété s\u2019apaiser et retrouve son calme émotif.aucune diminution de l\u2019acuité mentale Des tests psychologiques exhaustifs ont prouvé que les doses recommandées n\u2019affectent pas les facultés intellectuelles ou motrices.« Acalo » est le premier médicament pour lequel ces conclusions ont été établies par des tests quantitatifs objectifs et standardisés.unique du point de vue chimique « Acalo » est un corps chimique nouveau faisant partie d'un groupe de butanediols synthétisés dans les Laboratoires de Recherches Lilly.Ce n\u2019est une modification d\u2019aucun autre agent thérapeutique.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED, ° TORONTO, ONTARIO.Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 Spectre d'activité antibactérienne locale plus étendu que tout autre agent individuel pour les infections bactériennes locales DERMATOLOGIQUES et OPHTALMIQUES \u2018NEOSPORINE'* SOLUTION OPHTALMIQUE ANTIBIOTIQUE Polymyxine B \u2014 Gramicidine \u2014 Néomycine Flacons de 10 cc.avec compte-gouttes stérile.fe N Hacatrecss Nek , irimrorte owe v mr \u201cNÉOSPORINE\"* \u201c2 ONGUENT fT.ANTIBIOTIQUE : re onl Polymyxine B \u2014 Bacitracine \u2014 + Neéomycine .Tubes de 1 once, ¥% once à avec embout applicateur, i et % d\u2019once avec embout ophtalmique.4 *Nom Dépose\u201d * *® BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD., Montreal Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014- Vol.22 - No 6 \u2014 25 (3) EMOTIVITE.INSOMNIE.SPASMES \u2026 /~ 0 Tao [oC PHOBIE.ANXIETE.~All \u201cmg hea dn NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE - @ COMPRIMÉS À 12 CENTI- GRAMMES \u2014 Butobarbital S / .0.06 gm.Phénobarbital 0.06 gm.OMEMNAL représente l\u2019effet rapide par comprimé.du butobarbital associé à l\u2019effet plus ® COMPRIMES A 15 MILLI- prolongé du phénobarbital.GRAMMES \u2014 Butobarbital 7% mg.Phénobarbital 74 mg.par comprimé.dattes Lu sos Area ET TAGE r \\ Em ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES = = .TONIQUE ET ALIMENT D\u2019ÉPARGNE Vitamine « B» Composée PERTES D'ENERGIE ET DAPPETIT Principaux composants : ANEMIE NEURASTHENIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIBRE NERVEUX pantothénique \u2014- Lécithine \u2014- Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : , Une cuillerée a dessert quatre fois par SAVEUR TOLERANCE jour avant les repas.AGREABLE PARFAITE GROSSESSE Comprimés cL A CT O- C L LACTATION enrobés A AVEC OU SANS FER \u20ac PYROSIS , NAUSEES CALCITHERAPIE SANS PHOSPHATE A BASE DE GLUCONATE ET LACTATE DE CALCIUM, VITAMINES C ET D, HYDROXYDE D\u2019ALUMINIUM, CASCARINE.DOSE : @ L'hydroxyde d\u2019aluminium, ajouté à la formule combat le Deux comprimés pyrosis et la cascarine en fait un comprimé légèrement trois fois par jour.laxatif.A TR HE Il, 7 ay amélioré ar sulfa- SU) CF AN VIETHAZINE] 55 % Yo midée permettant des dosages adéquats A sans danger de SULFADIAZINE 335% cristallurie COMPRIMÉS, ADULTES 0.50 SULEAMERAZINE 335% COMPRIMES, ENFANTS 0.30 gm.DOSE : SUSPENSION, 0.50 gm.par cuillerée à thé.Selon l\u2019avis du médecin.* Marque déposée.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL ge > fe se se ane unes se mamta -~ ve a ANNAN .Less DATES In SRN Savourez le délicieux yoghourt Laval, son arôme délicat plaît à tous, grands et petits.riche en calories très nutritif facilement assimilable LAITERIE 24 ENR.875, 4e Avenue, Québec.Téléphone : LA.4-3551 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22\u2014 No 6 (4) \u2014 27 ) an ser ND ATIGHOBYL ((D (6; ) ) LL iy om d pi 2 ser \\- OS pr MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE Mi Ke à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut bys e Nes EXTRÊME DOUCEUR DE SON ACTION © PAS DE CONTRE-INDICATION e 4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDE, LIMITEE, 1154 Beaver Hall Sq., MONTREAL.m\"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 28 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 DONNE DE L'ÉLAN t RANQUILLISE \"ÉLANTRAN MARQUE DÉPOSÉE CAPSULE NO 687 \"Eros amphétamine, sulfate de .\u2026.\u2026.\u2026.2.5 mg.serpine cristalline 1200000000.0.1 mg.NDICATIONS .Les états d\u2019anxiété et d\u2019autres troubles de psychonévrose en présence de fatigue et d\u2019anxiété.La névrodermite.L\u2018administration d'Élantran favorise idéalement le traitement topique.bmphétamine donne de I'élan et relève le moral; diminue la sensation de fatigue et améliore aptitude au travail et à la concentration.! Non pnotique et n\u2018entraînant pas l\u2018accoutumance, la serpine contrôle la tension nerveuse et l'anxi- Ee.23 DSE D'ATTAQUE.Une ou deux capsules trois fois r jour avant les repas durant sept jours.DOSE ENTRETIEN: une capsule trois fois par jour avant les pas.La thérapie discontinue est censée donner le hximum de résultats: un traitement de 20 à 30 jours ivi d\u2019un intervalle de 7 à 14 jours sans la drogue.VERTISSEMENT.Ne pas employer l'Élantran en pré- nce d'hypertension, de troubles cardio-vasculaires et hyperthyroidisme.Son emploi continu durant de lon- es périodes n'est pas recommandé.Flacons de 100 capsules Goodman, L.5., and Gilman, A.: \u2018The Pharmacological Basis Therapeutics\u2019, p.516, ed.2, 1955, The Macmillan Company, w York.Sarwer-Foner, G.J., and Ogle, W.: Canad.M.A.J.73: 187, 1: août 1955.Clough, P.W.: Article de tête, Ann.Int.Med.43:632, t.1955.Charles &.Frosst &Co.DS MONTREAL, CANADA GOUTTES efficacité accrue Les facteurs alimentaires accessoires s\u2019absorbent et s'utilisent plus efficace- VITAMINIQUES ~~ === économie insurpassable Le compte-gouttes de précision qui est facile à lire assure l\u2019administration d\u2019une dose exacte et évite la perte.3 y Dose pour dose, ces gouttes vitamini- À | EAU ques coûtent moins cher au patient.A saveur agréable Grâce à une composition tout à fait unique, ces préparations sont libres du goût relativement désagréable qui accompagne d'autres préparations administrées à la goutte.Qu'on les instille directement sur la langue ou qu'on les mélange à leurs boires, à des jus de fruit ou d\u2019autres liquides, les enfants de tout âge prennent avec plaisir ces gouttes agréablement aromatisées.stabilité inhérente L\u2019utilisation de mesures de contrôle exactes garantit leur force vitaminique en tout temps.Chartes &.Frosst & Co.MONTREAL CANADA Une formule pour satisfaire chaque goût et chaque besoin \u201cOSTOCO (GOUTTES) Chaque dose quotidienne de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: PRÉSENTATION 8 cc.(format de 32 jours) 15 cc.(format de 60 jours) 30 cc.(format de 120 jours) Compte-gouttes gradué vitamine D .1000 unités int.vitamine A (palmitate) .2000 unités int.vitamine C .30 mg.fourni.vitamine B, .Ce 1 mg.\u201c riboflavine \u2026 0.6 mg.COUT QUOTIDIEN niacinamide .LL 4 mg.17, À A1 : pyridoxine, CIH.de 0.05 mg.3% à 4h centins iodure de sodium .\u2026 .0.04 mg.On reconnaît qu'en général les enfants n'ont pas besoin de suppléments de vitamine B,,.Ceux dont la croissance et le développement sont plus lents que désiré peuvent, toutefois, bénéficier de la prise de quantités additionnelles de B,2.\\\\ I Chaque dose quotidienne Chaque dose quotidienne 0 S T0 de 10 gouttes (0.5 cc.) de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: renferme: vitamineD .1500 unités int.750 unités int.vitamine A (palmitate) .5000 unités int.2500 unités int.vitamine C .\u2026 50 mg.25 mg.vitamine B, .1 mg.0.5 mg.riboflavine 1 1.5 mg.0.75 mg.niacinamide .1 10 ma.5 mg.pyridoxine, ClH.de .\u2026 1 mg.0.5 mg.vitamine B,;.\u2026 2 mcgm.1 mcgm.iodure de sodium ._ 0.04 mg.0.02 mg.COÛT QUOTIDIEN COÛT QUOTIDIEN de 8 a 11 centins de 4 a 52 centins Flacons de 8, 15 et 30 cc., munis de compte-gouttes gradués.\"0STO A-D-C\u2019 ANTÉRIEUREMENT \u201cOSTOGEN-A C\u201cddilionné co Chaque dose quotidienne de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: vitamine D .1000 unités int.vitamine À (palmitate) \u2026.2000 unités int.vitamine C.\u2026.\u2026 \u2026 Le 30 mg.\"OSTOGEN-A\" Chaque dose quotidienne de 2 gouttes renferme: vitamine D .1000 unités int.vitamine À (palmitate) 2000 unités int.PRÉSENTATION 8 cc.(format de 32 jours) 15 cc.(format de 60 jours) 30 cc.(format de 120 jours) Compte-gouttes gradué fourni.COÛT QUOTIDIEN de 2 à 3 centins PRÉSENTATION 6 cc.(format de 75 jours) 15 cc.(format de 187 jours) Compte-gouttes de précision fourni.COÛT QUOTIDIEN de 12 à 1% centin SIROPS BECHIQUES Surs, Savoureux, qui SOULAGENT RAPIDEMENT sans causer de TROUBLES GASTRIQUES \"DULSANA\" COMPOSE Indiqué au début d\u2019une infection respiratoire aiguë Sirop N° 632 \u201cShosst\u2019 Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: maléate de carbinoxamine.2 mg.(1/30 gr.) chlorhydrate d'éphédrine.4 mg.(1/15 gr.) phosphate de codéine.10 mg.(1,6 gr.) chlorure d'ammonium.100 mg.(1% gr.) chloroforme.25 mg.(3/8 gr.) menthol.0.25 mg.(1,250 gr.) sirop aromatisé LL.ae a a eee q.s.Flacons de 3 onces liquides.Sirop N° 631 \"Srosat\u201d La formule de \u2018\u2018Dulsana\u2019\u2019 Composé SANS CODEINE \u2014 particulièrement utile durant la phase exsudative d'une infection respiratoire aiguë.Flacons de 4 et 8 onces liquides.Le Dulsana Composé dilate les bronch amortit le réflexe de la toux et atténue ténacité de la sécrétion bronchique, mesure qu\u2019elle se produit, sans causer nausée ou d\u2019irritation gastrique.À dos appropriées c\u2019est une médication si pour les patients de tout âge.Un nouvel antihistaminique efficace qui dilate les bronches et agit comme sédatif léger et anesthésique local.La somnolence est exceptionnelle.A la proportion utilisée il renforce l'action dilatatrice que l'antihistaminique exerce sur les bronches.L'antitussigène le plus efficace connu à jour.Un expectorant éprouvé.De légers analgésiques locaux, rafraichissants et calmants.POSOLOGIE ADULTES: une ou deux cuillerées à thé (5-10 cc.) trois ou quatre fois par jour, selon le besoin.ENFANTS: 6-12 ans, une demi à une cuillerée à thé (2.5-5 cc.) trois ou quatre fois par jour, selon le besoin; enfants plus jeunes, en raison de l\u2019âge.Chartes E.frosst &Co.MONTRÉAL CANADA DENABYL Le Dénabyl groupe, pour la première fois dans une même médication, des principes actifs s\u2019adressant au traitement des insuffisances fonctionnelles hépato-vésiculaires.SON ACTION EST TRIPLE : @ STIMULANTE de la BILIGÉNÈSE.par l\u2019acide déhydrocholique @® CALMANTE des SPASMES.par le méthylbromure d\u2019homatropine @ MOBILISATRICE des GRAISSES.par l'association potentialisée de deux facteurs lipotropes : dl-méthionine et bitartrate de choline.Posologie : Une ou deux dragées 2 ou 3 fois par jour après les repas.J.-M.MARSAN & CIE LIMITÉE - 3431, avenue Laval, MONTREAL.EE Traitement des Affections gastro-intestinales et de leurs conséquences LES PASTILLES COMPRIMEES GASTRALUMINE Corrigent l\u2019hyperacidité gastrique.Soulagent les spasmes pyloriques.| Utiles dans les affections gastriques et intestinales accompagnées d\u2019hypersécrétion.Préviennent les ULCERES peptiques et duodénaux.COMPOSITION : Aminoacétate d\u2019alumine.300 mgm.Trisilicate de magnésie.100 mgm.Carbonate de calcium.100 mgm.Homatropine methylbrom .LA mgm.Fabriqué par : LES LABORATOIRES DESAUTELS, Limitée Distributeurs exclusifs : MEDICOLAB, Inc, 200 ouest, rue Craig, MONTRÉAL.Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22 \u2014- No 6 \u2014 33 (5) RÉTABLIT LESTONUS, NERVIN MUSCULAIRE ET VASCULAIRE SYNERGIES DE 14 SEDATIFS ET STIMULANTS DEPRIMES.SURMENES_.ASTHENIQUES G.DRAGEES PAR JOUR Exisfe oussi en S/rop Laboraioires Jean OLIVE - 200,RUe Vallée MONTRÉAL -_ ee SUP EUDOL TRIPLE DOULEUR SUPPOSITOIRES D'EUDOL OXYCODEINONE 1/3gr (20mg) THENYLPYRAMINE SCOPOLAMINE CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE .MONTRÉAL 34 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 Une ère nouvelle four Les duatétigaes Le traitement par voie BUCCALE Agent hypoglycémique actif par voie buccale .Ramène la teneur du sucre dans le sang à un niveau normal.Pour la plupart des diabétiques \u2018de plus de 40 ans\u2019 .Administration facile\u2014 une fois par jour par voie buccale .Présentation ORINASE ORINASE est un arylsulfonylurée.11 différe chimiquement des sulfamides et ne posséde aucune activité antimicrobienne.Sa solubilité dans les urines acides élimine complétement toute possibilité de cristallisation.Une seule dose quotidienne suffit à maintenir le glucose du sang à un niveau normal.Une augmentation de cette dose ne continuera pas à abaisser la quantité de sucre contenue dans le sang.Toutefois, on doit éviter une trop forte dose qui pourrait prolonger l\u2019action hypoglycémique.ORINASE est efficace chez plus de 4 malades sur 5 parmi ceux de plus de 40 ans.Et comme ceux-ci représentent 80% des diabétiques, ORINASE est donc efficace dans la majorité des cas.Même chez ceux de moins de 40 ans, ORINASE est efficace dans un cas sur 3.Il n\u2019est cependant pas recommandé pour le traitement des jeunes diabétiques ou des complications du diabète.6 comprimés 4 comprimés premier jour deuxième jour troisième jour et par la suite une moyenne de 2 comprimés Pour les malades qui reçoivent de l\u2019insuline, lorsque la dose quotidienne est de: 20 unités ou moins Discontinuer l\u2019insuline.20-40 unités Réduire l\u2019insuline de 30 à 50% et continuer de la réduire graduellement chaque jour.Réduire l\u2019insuline de 20% chaque jour.Administrer ORINASE comme ci-dessus plus de 40 unités Flacons de 50 comprimés de 0.5 gramme *Marque de commerce Pour de plus amples renseignements au sujet d\u2019ORINASE, écrivez à: HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LTD.2435 LUCERNE ROAD, MONTREAL Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 (6) \u2014 35 Postencephalitic Idiopathic TAROT AR hee pT Arteriosclerotic PARKINSONISME | Chlorhydrate d\u2019 ARTANE TRIHEXYPHÉNIDYLE-HCI LEDERLE L\u2019ARTANE est efficace dans toutes les formes du parkinsonisme chez les jeunes et les vieux : e .ep = oqe ., cardiaque, hypertensif, idiopathique.Bien toléré, l'ARTANE maintient une forte action anti- premier spasmodique durant des périodes de traitement prolongées.L\u2019ARTANE est remarquablement dénué de propriétés toxiques, n\u2019a aucun effet on prop .q Lu sur nuisible sur la fonction hématopoïétique de la moelle osseuse.la Présentation : comprimés de 2 mg.et de 5 mg.Posologie : 1 mg.le premier jour, avec augmen- liste tation graduelle, selon la réponse, jusqu\u2019a 6 mg.a 10 mg.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED ys 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, * Marque déposée Montréal, Qué.36 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 - f 1 3 3 \u20ac 4 { 3 4 cvvsccatil Monsieur Nicotinot, le fumeur enragé De paire avec les changements apportés à ses habitudes d\u2019alimentation, vous pourriez faire figurer sur son menu les DAYALETS, la nouvelle multivitamine d\u2019Abbott n\u2019occasionnant pas d\u2019éructations.L'emploi de vitamine À synthétique supprime tout goût, arrière-goût ou odeur d\u2019huile de poisson, toute allergie due aux huiles de poissons.Agréable au malade et d\u2019une activité élevée.Chaque com- ( primé DAYALET représente 10,000 U.l.de vitamine À, 1000 U.I.(Cw de vitamine D, 5 mg.de Bi, 5 mg.de B:, 25 mg.de niacinamide, h .1.5 mg.de chlorhydrate de pyridoxine, 1 mcg.de B12, 5 mg.d\u2019acide *Nom Déposé BE\" pantothénique et 100 mg.de C.Et en plus, ils sont dragéifiés.1-97 LABORATOIRES ABBOTT LTÉE, MONTRÉAL 9, QUÉ. Arrêtez le saignement utérin fonctionnel avec cette nonvelle thérapeutique \u2014 orale Peu de rechutes Pas de saignement d\u2019abstinence VOTRE malade prend simplement deux comprimés de BLUTÈNE de 100 mg.par jour.I suffit souvent de cinq jours de traitement pour faire disparaître ses symptômes.Les rechutes sont relativement peu fréquentes.Il ne se produit pas de saignement de retrait; le BLUTÈNE n\u2019est pas hormonal.Le BLUTÈNE est une forme spécialement purifiée de bleu de toluidine O, sans rapport avec aucun des antiménorragiques plus anciens.Il est cliniquement eflicace et ordinairement bien toléré.!-2-3.4 Il a enrayé le saignement même dans des cas rebelles où le curetage, les hormones, l'extrait thyroïdiens, etc, avaient échoué.Se trouve maintenant dans toutes les pharmacie.LABORATOIRES ABBOTT LIMITED \u2014MONTREAL 9 Important: il faut toujours faire un bon examen gynécologique ovant d'instituer toute ménothérapie.De cette façon, si on découvre une cause organique ou saignement, on pourra promptement recourir à la chirurgie ou aux radiations.Chlorure d BLUTENE NOM DÉPOSÉ {CHLORURE DE TOLONIUM, ABBOTT) comprimés de 100 mg., flacons de 25 et de 100 1.Rumbolz, W.L., Moon, C.P., et Novelli, J.C.: L'Emploi du Sulfate de Protamine et du Bleu de Toluidine pour le Saignement Utérin Anormal, Amer.J.Obst.& Gynec., 63:1029, mai 1952.2.Priddle, H., Discussion de Rumbolz et coll., ibid., 63:1036, maj 1952.3.Lathrop, C.A., et Carlisle, W.T., Le Bleu de Toluidine par Voie Buccale dans le Traitement de I'Hyperménorréhe, ibid., 64:1376, décembre 1952.4.Bickers, % Le Bleu de Toluidine\u2014Une Evaluation dans le Traitement du Saignement Utérin, ibid, 66:1313, décembre 1953.LABORATOIRES ABBOTT LTÉE, MONTRÉAL 9, QUÉ. LAVAL MÉDICAL VOL.22 N° 6 JUIN 1957 COMMUNICATIONS TUBERCULOSE ET VERTEBRA PLANA * par Robert LESSARD chef du Service de radiologie de l\u2019Hêtel-Dieu de Québec Il nous a été récemment donné d\u2019observer, dans le Service de radio- logre de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, un petit malade du Service d\u2019orthopédie atteint d\u2019une tuberculose lombaire avec fistule inguinale gauche.Cependant, l\u2019aspect radiologique de cette lésion n\u2019était pas celui d\u2019un mal de Pott ordinaire mais ressemblait étrangement à l\u2019ostéochondrite vertébrale ou vertebra plana.Cette observation nous a semblé intéressante à un double point de vue.Il arrive fréquemment que l\u2019ostéochondrite vertébrale soit prise pour un mal de Pott et 1l n\u2019est pas impossible qu\u2019une tuberculose mitigée soit la cause d\u2019une ostéochondrite vertébrale.C\u2019est Jacques Calvé, de Berck, qui présenta, à Bologne, en septembre 1924, la première observation de vertebra plana.Quatre ans plus tard, il discutait de l\u2019étiologie de neuf cas qu\u2019il avait recueillis.Buckman, le premier aux États-Unis, en 1927, rapporte deux cas d\u2019ostéochondrite vertébrale et différencie cette ostéochondrite de celle qui survient chez les adolescents et que l\u2019on nomme la maladie de Scheuerman.Sundt, en * Travail présenté à ta Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 25 janvier 1957.(7) 746 Lava\u2026 MÉDpicaL Juin 1957 1935, fait la critique de 21 cas publiés dans la littérature et y ajoute deux observations personnelles.Mezzari, en 1938, rapporte 27 cas, mais 1l n\u2019y a que 17 de ces cas qui sont typiques de la maladie de Calvé.Kul- man, Mitchell et Massaro, aux États-Unis, de même que Passebois et Bétoulières, en France, ont aussi publié des observations de cette entité.Leeser, d\u2019Australie, en 1947, fait un rapprochement entre l\u2019ostéo- chondrite vertébrale et la tuberculose.Greenwood, en 1927, avait fait la relation entre la tuberculose et la scaphoïdite tarsienne de Kôhler, maladie également classifiée parmi les ostéochondrites.Marcel Galland et Houpis ont signalé, en 1955, la présence d\u2019une vertebra plana avec des signes de régénérescence au niveau de la vertèbre inférieure d\u2019un foyer pottique chez 26 sujets de moins de 12 ans.Ces auteurs expliquent la régénérescence par la présence d\u2019une ancienne exprotovertèbre intacte.Cette exprotovertèbre se charge de remplacer Ie corps vertébral détruit par tranches horizontales et toujours à la région inférieure des vertèbres attaquées par la tuberculose.L\u2019ostéochondrite vertébrale, ou maladie de Calvé, vertebra plana, ou vertebra plata, est une affection qui touche le noyau primitif d\u2019 ossification du corps vertébral contrairement à la cyphose juvénile ou maladie de Scheuerman qui s\u2019attaque aux noyaux épiphysaires secondaires des corps vertébraux.Cette affection atteint les enfants de 2 à 15 ans (la moyenne étant entre 5 et 10 ans).Cliniquement, l\u2019affection simule souvent la tuberculose : début insidieux, légère douleur, épisodes fébriles, rigidité vertébrale, spasme musculaire paravertébral, démarche raide et parfois gibbosité.Un traumatisme antérieur est dans l\u2019anamnèse de plusieurs observations.C\u2019est à la lecture des clichés radiographiques que l\u2019on porte le diagnostic.Ordinairement, il n\u2019y a qu\u2019une vertèbre d\u2019atteinte.Mitchel rapporte une observation où trois vertèbres furent touchées conséeuti- vement dans l\u2019espace d\u2019un an et demi ; 1l s\u2019agissait en l\u2019occurrence de D III, D VIII et D XII.La vertèbre impliquée s'écrase ; d\u2019abord en forme de coin, elle se réduit ensuite à une mince lamelle.Les disques intervertébraux sont toujours préservés et 1ls sont même plus larges que normalement ; ils demeurent intacts.Durant toute l\u2019évolution de la Juin 1957 Lavar MÉDicAL 747 maladie, la vertèbre écrasée montre une densité normale, le plus souvent accrue.Puis, la régénérescence se fait, parfois rapidement ; on rapporte une régénérescence survenue dans l\u2019espace d\u2019un an.Ordinairement, la vertèbre prend deux, trois et même plusieurs années à se régénérer.Le diagnostic différentiel est à faire dans bien des cas avec la tuberculose vertébrale.Habituellement, dans la tuberculose, deux ou plusieurs corps vertébraux sont atteints.Cependant, d\u2019après les statistiques de Rummel, publiées en 1930, 48 cas de spondylite tuberculeuse univer- tébrale ont été observés.Dans le mal de Pott, le collapsus vertébral est irrégulier et il y a toujours atteinte du disque intervertébral ; en plus, on note une décalcification de la vertèbre collabée et non l\u2019hyperdensité observée dans la vertebra plana.La régénérescence ne se voit presque jamais dans la tuberculose hormis la présence d\u2019une exprotovertèbre telle que constatée dans les observations de Marcel Galland et Houpis.Le test à la tuberculine est souvent positif dans la tuberculose, toujours négatif dans le syndrome de Calvé.Il y a lieu de distinguer l\u2019ostéochondrite vertébrale de la cyphose Juvénile des adolescents.Cette dernière condition survient aux environs de la puberté lorsque les épiphyses secondaires sont apparues.Plusieurs vertèbres sont prises ; la fragmentation des rebords supéro-antérieur et inféro-antérieur des vertèbres en font une continuité de vertèbres « en coin » produisant la cyphose importante que l\u2019on observe.Brailsford a décrit une ostéochondrite à forme ostéoporotique.Ces vertèbres ostéoporotiques et biconcaves sont faciles à différencier de la vertèbre aplatie de la maladie de Calvé.Les ostéochondrodystrophies peuvent parfois prêter à confusion avec la vertebra plana, mais 1l s\u2019agit d\u2019un syndrome osseux généralisé.Le collapsus vertébral dû à une tumeur maligne ou à une métastase est rare dans l\u2019enfance, 1l faut cependant y penser parfois.Le repos et l\u2019immobilisation plâtrée sont le traitement de choix qui hâte la guérison et procure une régénérescence osseuse plus rapide.\u2019étiologie de cette affection n\u2019est pas encore complètement élucidée.On relève, dans une observation de Mezzari, un examen anatomo-patho- logique ; 1! s\u2019agissait d\u2019une nécrose par occlusion vasculaire chez un hérédo-syphilitique.Chez certains patients, on a imputé le traumatisme 748 Lavar MÉpicaL Juin 1957 comme cause de l\u2019écrasement vertébral.Des épisodes infectieux ont souvent précédé l\u2019apparition des symptômes d\u2019où la théorie infectieuse.L'opinion la plus acceptée est celle de la nécrose aseptique.D\u2019après Calvé et Buckman, 1l y aurait disproportion entre la demande statique et la capacité statique de l\u2019os nouvellement formé.Leeser, d\u2019Australie, est d\u2019avis que l\u2019on ne peut ni exclure ni admettre une tuberculose mitigée comme cause de cette affection.Le cas qu\u2019il présente n\u2019a pu être attribué à la tuberculose ; mais une sédimentation élevée et une opacité fusiforme paravertébrale lui semblent sûrement significatifs d\u2019une étiologie infectieuse.D\u2019autres lésions d\u2019ostéochon- drite, telle la scaphoïdite tarssenne de Kähler ont révélé qu\u2019un bacille de Koch à virulence atténuée était la cause de l\u2019affection.Dale, rappelant une observation de scaphoïdite tarsienne avec abcès et fistule, émet Phypothèse qu\u2019une tuberculose mitigée puisse être à l\u2019origine d\u2019une ostéo- chondrite vertébrale.La régénérescence osseuse a été quelquefois observée aux os atteints par la tuberculose ; pourquoi ne se produirait- elle pas aux vertèbres ?Marcel Galland et Houpis nous l\u2019ont d\u2019ailleurs démontré.Ce sont ces considérations étiologiques et radiologiques de la vertebra plana qui nous ont porté à présenter l\u2019observation suivante : D.G., de sexe mâle, est né le 5 décembre 1952 à l\u2019Hôpital Saint- Georges de Beauce.Quatre jours plus tard, il fut vacciné par le B.C.G.Le 20 décembre, on lui ouvre un abcès sur la fesse gauche et, le 3 janvier, sur la fesse droite.A l\u2019âge de 1 mois et demi, 1l est opéré pour un abcès cervical droit et en même temps, on note une hypertrophie ganglionnaire cervicale gauche.A l\u2019âge de 9 mois, une adénite inguinale gauche est suivie de suppuration, on fait l\u2019ablation de l\u2019adénite fistulisée le 28 septembre 1953 ; l\u2019anatomo-pathologiste déclare qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un granulome à corps étranger, en l\u2019occurrence une parcelle calcifiée ayant l\u2019apparence d\u2019un fragment de travée osseuse nécrotique.À l\u2019âge de 2 ans et demi, le 29 septembre 1955, il est de nouveau opéré pour une fistule inguinale gauche.On fait l\u2019ablation d\u2019un ganglion in- Juin 1957 LLavaL MEDICAL 749 guinal gauche : l\u2019anatomo-pathologiste mentionne un granulome tuber- culoïde.Nous voyons ce patient pour la première fois à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec le 25 mai 1956.La radiographie de la région dorso-lombaire montre le corps vertébral de L II aplati et allongé, sensiblement de même densité que les autres vertèbres ; les espaces intervertébraux semblent conservés.Nous émettons l\u2019hypothèse d\u2019une ostéochondrite vertébrale.Le lende- demain, une injection de liptodol dans la fistule inguinale gauche nous fait reviser notre diagnostic.En effet, la substance opaque chemine de la région inguinale jusqu\u2019aux alentours de L II et de L III et nous avons l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit maintenant d\u2019une spondylite bacillaire n\u2019affectant qu\u2019un seul corps vertébral ; en plus, sur certain cliché, l\u2019espace vertébral semble pincé indiquant une atteinte discale.Nous avons vu cette semaine les films antérieurement pris à Saint-Georges de Beauce et sur une radiographie prise de face alors que le patient est hopitalisé pour une fistule inguinale gauche on croit observer au niveau de L II un tassement.Ce tassement observé alors que le patient n\u2019est âgé que de 11 mois n\u2019est pas en faveur d\u2019une ostéochondrite vertébrale mais bien d\u2019une spondylite bacillaire.Il est à noter que la vitesse de sédimentation constatée en mai 1956 est normale (6,25 mm) et que la réaction de Mantoux est négative.Le malade a été retourné chez lui avec un spica plâtré qu\u2019il a gardé trois mois.ll reçut de la streptomycine pendant six mois et on lui donne encore du Rimifon.La fistule inguinale est tarie depuis août, le patient se porte bien actuellement : 1l a quelque peu engraissé mais 1l reste pâle et agité.Des radiographies reprises à l\u2019hôpital de Saint-Georges en octobre et en décembre montrent une recalcification de la vertèbre aplatie.L\u2019avenir nous dira si la régénérescence sera complète.Par cette observation, nous avons voulu souligner la ressemblance radiologique entre l\u2019ostéochondrite de Calvé et la tuberculose d\u2019un seul corps vertébral.Vu la notion d\u2019une vaccination par le B.C.G., nous nous demandons si, parfois, les petits malades présentant une vertebra plana n\u2019ont pas été vaccinés par le B.C.G.?s\u2019ils n\u2019ont pas développé une tuberculose mitigée cause de leur collapsus vertébral? 750 Lava\u2026.MÉDICAL Juin 1957 RÉSUMÉ Nous avons comparé la tuberculose vertébrale et l\u2019ostéochondrite vertébrale.Les signes cliniques se ressemblent mais les signes radiologiques diffèrent sur plusieurs points.Une revue de la littérature concernant la vertebra plana indique que l\u2019étiologie reste encore discutable.Une tuberculose mitigée pourrait en être la cause.Le cas rapporté est celui d\u2019une spondylite bacillaire univertébrale avec fistule inguinale gauche, le patient ayant été vacciné par le B.C.G.quatre jours après sa naissance.L\u2019image radiologique présente des analogies avec l\u2019ostéochondrite vertébrale.L\u2019auteur se demande si une infection tuberculeuse mitigée telle que celle engendrée par le B.C.G.ne pourrait pas être la cause d\u2019une vertebra plana.BIBLIOGRAPHIE 1.BraiLsrorD, J.F., The radiology of bones and joints, 3\u20ac éd, J.& À.Churchill, Ltd., London, 1944.2.DALE, A., Osteochondritis of the vertebral body (Calvé\u2019s disease), Brit.J.Surg., 25 : 457-459, 1937.3.GaLLanD, M., et Houris, Vertebra plana et protovertébre dans le mal de Pott, Rev.chir.orthopédique, 41 : 225-233, (avril-juin) 1955.4.KunLman, F.Y., Vertebra plana (Calvé), Am.J.Reent., 46 : 203- 207, (août) 1941.5.LErser., F., The relationship between tuberculosis and osteochon- dritis vertebra (Calvé), Am.J.Rent., 57 : 744-749, (juin) 1947.6.Massaro, A.F., Vertebra plana (Calvé), Radiology, p.284-291, (sept.) 1945.7.MitcHEL, J.I., Vertebral osteochondritis, Arch.Surg., 25 : 544-549, 1932.8.PAassEBois, P., et BEToUuLIERES, P., Ostéochondrite vertébrale infantile, J.radiol.électrol.méd., 23 : 397-400, (sept.) 1939.9.Vokg, E.L., The rœntgen diagnosis of osteochondritis deformans vertebrae, Am.J.Reent., 36 : 768-774, 1936. Juin 1957 LavarL MÉpicAL 751 Drscussion Le docteur Berchmans Paquet demande si l\u2019on croit que le B.C.G.a été la cause de la maladie ou s\u2019il a empêché une tuberculose plus grave.Le docteur Lessard ne peut affirmer que le sujet n\u2019aurait pas fait de tuberculose vertébrale s\u2019il n\u2019avait pas été vacciné, ni qu\u2019il aurait fait une tuberculose plus grave sans cela.Le docteur Gaumond s\u2019informe du site de l\u2019injection.Le docteur Lessard précise que le vaccin a dû être injecté dans les fesses, vu que 20 jours après, un abcès se développait à cet endroit, accompagné d\u2019un granulome à la région inguinale.Il demande au docteur Desmeules si, d\u2019après son expérience, ces réactions sont fréquentes.Le docteur Desmeules répond que ces réactions inflammatoires à la vaccination sont assez bien caractérisées pour porter le nom de bécégite.Cette interessante observation mériterait d\u2019étre complétée par une enquête plus approfondie.Le site de l\u2019injection n\u2019est pas indifférent et devrait être précisé.Elle a pu être faite à la région lombaire.Il faudrait contrôler la possibilité d\u2019un contact tuberculeux bovin ou, surtout humain, après la vaccination.II est surprenant que la réaction de Man- toux ait été négative.Elle est habituellement positive après la vacei- nation, surtout en présence de bécégite, quand elle a été faite à dose assez concentrée.L'épreuve au B.C.G.est plus sensible que la réaction à la tuberculine.Ceci est une autre observation contre la vaccination systématique. CONSIDÉRATIONS SUR LE REIN ARTIFICIEL * par Jean-Louis BEAUDOIN, Louis COULONVAL, Jean-Jacques HOUDE et Paul L\u2019ESPERANCE de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec HISTORIQUE Depuis que l\u2019on sait que la mort par insuffisance rénale est causée par l\u2019accumulation dans l\u2019organisme de substances toxiques normalement excrétées par le glomérule, 1l est logique que l\u2019on pense à éliminer ces substances par la substitution au glomérule sclérose ou hyalinisé d\u2019une membrane artificielle semiperméable.Dès 1913, Abel décrit un premier rein artificiel, utilisant le collodion comme membrane semiperméable et l\u2019hirudin comme anticoagulant.Mais les pores de cette membrane, semblables aux glomérules, ne permettaient pas la filtration de certaines protéines à cause de leur haut poids moléculaire.C\u2019est seulement en 1943, que Kolff, avec le cellophane comme membrane dialysante et l\u2019héparine comme anticoagulant, réussit le premier rein artificiel pour usage clinique.Quelques années plus tard, Alwall, de la Suède, et Murray, du Canada, travaillant indépendamment, proposèrent un rein artificiel dont le sang passait dans des tubulures en cellophane, celles-ci baignant dans un bain fait d\u2019un liquide de lavage.* Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec le 25 tanvier 1957. Juin 1957 LavaL MEbpicaL 753 Enfin, en 1948, avec Skeggs-Leonards, le sang est dialysé sur des feuilles de cellophane comprimées sur lesquelles circule le liquide de lavage.Dans l\u2019appareil de Guarino que nous utilisons, le sang tombe en pluie sur des tubulures en cellophane dans lesquelles circule le liquide de lavage.La masse sanguine extracorporéale est réduite à un minimum de 50 cm3 ce qui différencie cet appareil des autres proposés antérieurement.DESCRIPTION Pour la mise en marche de l\u2019appareil de Guarino, 1l faut d\u2019abord un récipient ayant une capacité de 50 litres pour contenir le liquide de lavage se composant comme suit : TasLEau | GRAMMES/50 litres | CONCENTRATION /mEq.NAHCO3.112,5 Na.2,5 KCL.15,0 Koo 4,0 NACL.330,0 Na.113,8 MgCL2.5,0 Mg.2,1 Glucose.125,0 o.oo LL LL 7,7 Total Na.ALL LL La aa a aa 140,3 mEq/l.Total Cl.L LL La A a eee 119, mEq/L Le liquide de lavage est légérement hypertonique et son pH est d\u2019environ 8,5.Au moyen d\u2019un siphon, le liquide de lavage passe du récipient vers un thermos dans lequel il est réchauffée a 101°F.De là, 1l se dirige vers la pompe électrique qui, à son tour, le pousse vers le marqueur mobile (rotameter).Du marqueur mobile, part un tube qui pénètre dans la cham- \u201cbre de lavage proprement dite.La chambre de lavage se compose de deux serpentins en cellophane montés sur boudins et reposant sur une plaque de drainage ; c\u2019est le dialyseur.Le dialyseur est la seule partie qui nécessite une préparation et la stérilisation.Le liquide de lavage 754 Lavar MEpbicaL Juin 1957 circule à l\u2019intérieur des cellophanes et le sang coule à l\u2019extérieur : c\u2019est la partie essentielle de la dialyse.Sur l\u2019extrémité supérieure de la chambre, c\u2019est-à-dire le couvercle, on distingue quatre tubulures.La tubulure centrale sert à l\u2019entrée du sang artériel.Une seconde est reliée à une pompe que l\u2019on utilise pour faire varier les pressions dans la chambre de dialyse.Une troisième ouverture est rattachée à un manomètre sur lequel on peut lire la pression dans la chambre.La quatrième tubulure sert de soupape et peut être fermée ou ouverte suivant les besoins.A l\u2019extrémité inférieure, il y a une tubulure qui sert au retour veineux.Le dialyseur doit être imperméable à l\u2019air durant toute la durée de l\u2019opération.La quantité de sang requise dans la chambre est de 50 cm3, soit un niveau d\u2019un pouce dans le bocal.Pour que la circulation extracorporéale se fasse de façon satisfaisante, 1l faut que la coagulation sanguine soit maintenue à un niveau relativement bas.Tant chez le chien que chez l\u2019humain, nous avons employé l\u2019héparme par voie intraveineuse aux doses suivantes : 1° 1 à 1,5 mg par kilogramme de poids comme dose initiale, plus 25 ou 50 mg distribués dans le dialyseur et les tubulures ; 2° Des doses variant entre dix et 20 mg aux deux heures pour maintenir un temps de coagulation (Lee-White) entre 20 et 30 minutes.Dans les débuts, chez six chiens, nous avons eu certaines difficultés (suintement à la canule jugulaire et aux embouchures des tubulures, coagulation dans le dialyseur, surtout dans les petits orifices du filtre) mais, par la suite, 1l nous a paru assez facile d'ajuster les doses pour éviter ces incidents.Le retour à la normale du temps de coagulation est obtenu par des injections intraveineuses de sulfate de protamine à la dose de cinq à dix cm3 d\u2019une solution à dix pour cent.Cet antidote nous a paru efficace, le retour à la normale se faisant entre dix et vingt minutes.Nous nous proposons d\u2019essayer de développer l\u2019héparinisation régionale, telle que préconisée récemment.Le patient ayant été ainsi hépariné, on dissèque l\u2019artère radiale et une grosse veine du même bras et l\u2019on y introduit des cathêters en polyéthylène que l\u2019on relie aux tubulures particulières à chacun d\u2019eux sur la chambre de lavage.Si, durant l\u2019opération, le niveau de sang dans le Juin 1957 Lavar.MÉDICAL 755 dialyseur est supérieur à un pouce, 1l suffit de comprimer la poire légèrement pour augmenter la pression et diminuer le débit sanguin par le fait même.Dans le cas contraire, c\u2019est-à-dire lorsque le niveau du sang baisse trop, il suffit d\u2019ouvrir la soupape sur l\u2019extrémité supérieure du dia- Jyseur.La pression dans la chambre tombe et le débit sanguin s\u2019accélérera.Le sang doit circuler à une vitesse de 200 à 250 cm3 à la minute.La durée habituelle d\u2019une dialyse est de quatre à six heures.Avec l\u2019appareil de Guarino, la durée de la dialyse n\u2019offre aucun inconvénient et il n\u2019y a aucune contre-indication quant à sa fréquence.INDICATIONS \u2014 CONTRE-INDICATIONS La dialyse extracorporéale dans le traitement de l\u2019insuffrsance rénale aiguë doit être regardée comme un adjuvant et non comme une substitution à un traitement médical conservateur éclairé.A quel stade doit-on faire appel au rein artificiel?Deux écoles s\u2019opposent : La première, celle de Boston, avec Merrill, recommande la dialyse au début du syndrome urémique, car le traitement serait anodin, et l\u2019évolution de la maladie est beaucoup plus simple si l\u2019urémie est corrigée au début ; et cela est particulièrement important chez le vieillard, sujet aux complications pulmonaires ou autres, propres à l\u2019alitement prolongé.L\u2019autre école, diamétralement opposée, préconise l\u2019emploi du rein artificiel lorsque l\u2019azotémie est de 300 à 400 mg% 0, la kaliémie, supérieure à sept mEg et la réserve alcaline, inférieure à 12 mEq.Quant à nous, nous partageons l\u2019opinion de Kolff et Higgins, de Cleveland, qui se laissent guider par l\u2019état clinique du malade.On ne doit pas attendre que le malade soit complètement comateux : à ce moment, la bronchopneumonie est établie même s\u2019il n\u2019y a pas de toux et si les aspirations bronchiques ne retirent aucune sécrétion.D'ailleurs, Ia dialyse permet de fluidifier les sécrétions.L\u2019œædème pulmonaire et l\u2019insuffisance cardiaque bénéficient souvent de la dialyse, de même que la distension abdominale et les vomissements.Conséquemment, dans 756 Lavar.MÉDICAL Juin 1957 l\u2019intoxication au potassium, on a observé d'importants changements du tracé électrocardiographique.En plus de ces indications strictes, 1l reste certains états cliniques au cours desquels l\u2019emploi du rein artificiel peut être favorable : 1° Dans l\u2019urémie aiguë, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019anurie post-transfusionnelle, de crush syndrome, de brûlures, d\u2019interventions chirurgicales extensives ou d\u2019un syndrome hépato-rénal.Toutefois Merrill ne conseille pas la dialyse au début des glomérulonéphrites parce qu\u2019il aurait constaté des convulsions après la dialyse : elle serait plutôt conseillée au cours du dernier stade ; 2° Dans l\u2019urémie chronique.La dyalise au cours de certaines exacerbations de la néphrite chronique, peut, selon Alwall, de Suède, entrai- ner des rémissions de plusieurs mois ; 3° Dans certaines intoxications (bromures, salicylates) en l\u2019absence de lésions rénales organiques.Les barbituriques, les plus aptes à franchir la membrane dialysante sont, par ordre décroissant, le luminal, et le nembutal.Le seconal et l\u2019amytal ne sont pas dialysables a cause de leur fixation aux protéines du sang.4° Avant les interventions chirurgicales, l\u2019hémodialyse peut améliorer l\u2019état général de l\u2019urémique ; elle est spécialement indiquée si l\u2019opération vise à supprimer la cause du syndrome.5° Dans les œdèmes résistant à toute médication et compliqués d\u2019urémie.Les appareils de Skeggs-Leonards, de Heislers et de Alwall permettent une ultrafiltration de 1 000 à 1200 cm* par heure.L\u2019intervention est cependant beaucoup plus délicate ; on doit faire de nombreux hématocrites afin d\u2019éviter une déshydratation trop rapide.D\u2019autres appareils dialyseurs peuvent aussi ultrafiltrer moins efficacement en augmentant la tonicité du liquide de lavage, c\u2019est-à-dire en augmentant la teneur en glucose de 1,5 à 5 pour cent.Lewis a réussi une perte de poids de quatre kilogrammes en six heures de dialyse.Cependant Merrill croit que la haute teneur en glucose cause des vomissements et la confusion du patient.De plus, la glycémie peut s\u2019élever jusqu\u2019à 700 mg% nécessitant de dix à 40 unités d'insuline en injection intraveineuse par heure. Juin 1957 Lavar MÉpicaL 757 Quant aux contre-indications, les hémorragies du tube digestif sont des empêchements majeurs à cause de l\u2019héparine : non qu\u2019elle augmente le saignement, mais elle provoque un suintement qui persisterait même après la dialvse, une fois que le temps de coagulation est revenu à la : ro.: A J IL, = + : / normale ; cet inconvénient pourrait être évité par l\u2019héparinisation régionale.De plus, la dialyse doit être écartée dans le cas d\u2019un infarctus du myocarde ou du moins retardée jusqu\u2019à ce que le débit cardiaque soit augmenté, diminuant ainsi une plus grande ischémie myocardique.Enfin le saignement du système nerveux central doit aussi être considéré comme une contre-indication possible quoique Merrill n\u2019ait constaté d\u2019aggravation par l\u2019héparine qu\u2019une seule fois.ÉTUDE EXPÉRIMENTALE L'objectif de notre travail expérimental, portant sur six chiens, n\u2019était pas de prouver l\u2019efficacité de l\u2019appareil, mais de nous familiariser avec son fonctionnement, afin d\u2019éviter des incidents ou des accidents éventuels au cours de son utilisation en clinique.L\u2019efficacité de la dialyse a été prouvée par d\u2019autres chercheurs et en particulier par Guarino pour ce qui est de l\u2019appareil qui nous intéresse.Les chiens supportent mal une dialyse ; à ce sujet, Maher et ses associés, de la Clinique Mayo, expérimentant avec l\u2019appareil de Skeggs- Leonards, ont montré que la plupart des chiens ainsi traités ont une baisse initiale de leur tension artérielle, associée à une bradycardie et à une dépression respiratoire ; par la suite, la tension demeure irrégulière et instable.Les chiens peuvent récupérer de cet état de choc ou être trouvés morts dans les vingt-quatre heures qui suivent, sans signe nécro- tique important, sauf parfois une hémorragie subendocardique au ventricule gauche.Ces réactions apparemment n'arrivent pas avec une sévérité comparable chez l\u2019homme.Après avoir étudié diverses qualités de cellophane commercial, ces chercheurs en vinrent à la conclusion qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une réaction au cellophane, mais plutôt d\u2019une réaction transfusionnelle car, dans le rein artificiel de Skeggs-Leonards, il est 758 Lava\u2026 MÉDICAL Juin 1957 nécessaire d\u2019amorcer l\u2019appareil avec 500 cm3 de sang.Entre leurs mains, la norépinéphrine s\u2019est avérée efficace pour diminuer l\u2019incidence de ces accidents.vs DU PATIENT SOUP APE POIRE DE _\u2014 CAOUTCHOUC » MANOMETRE Pp RESERVOIR CHAMBRE DE LAVAGE (= 7 v SIPHON TOUR DU SANG MARQUEUR > MOBILE _~RETOUR DU LIQUIDE DE LAVAGE THERMOS Ÿ Fo | | t | | ) 1 i | ] POMPE DE CIRCULATION RESERVOIR DE RETOUR Figure 1.\u2014 Rein artificiel.\u2014 Schéma de l\u2019appareil de Guarino.Avec l\u2019appareil de Guarino, il n\u2019y a pas de transfusion à donner.Tout de même, nous avons observé une chute initiale de pression lors de la mise en marche de l\u2019appareil.D\u2019une façon générale, la pression se Juin 1957 Lavar MÉDicaL 759 rétablit assez bien et elle semble en relation directe avec la quantité de sang extériorisée.Chez l\u2019homme, dont le volume sanguin est plus 1m- portant, il y a tout lieu de croire que la chute de la tension artérielle sera moins marquée.Les animaux sont anesthésiés par vole intraveineuse avec du nembutal sodique.La veine jugulaire droite est cathétérisée pour faciliter les prises de sang pour les divers examens de laboratoire.L\u2019artèreet la veine fémorale gauches sont ensuite disséquées avec soin ; l\u2019hémostase doit être parfaite.Puis le chien est hépariné et les vaisseaux fémoraux cathétérisés.Pendant ce temps, l\u2019un de nous s\u2019occupe du liquide de lavage, au point de vue circulation et chaleur.Lorsque tout est prêt, les clamps sont levés et le sang est mis en circulation dans l\u2019appareil.Chez les deux derniers chiens, un manomètre à mercure fut Installé en relation directe avec l\u2019artère fémorale ; cette mesure s\u2019est avérée très utile.L'administration de l\u2019héparine et de la protamine, chez le chien, donne des réponses inattendues et les deux premiers animaux sont décédés pour ainsi dire de trouble de la coagulation.Des six chiens mis en expérience, trois sont décédés par suite d\u2019erreurs techniques (trouble de coagulation et défaut de connaissance de l\u2019appareil) et un autre 48 heures après la dialyse sans cause apparente.Les deux autres chiens sont vivants une semaine après la dialyse.Du point de vue de l\u2019équilibre électrolytique, 1l ne s\u2019est rien passé d\u2019anormal.Suivant une technique de Skeggs et de ses collaborateurs, deux chiens ont reçu du nitrate anhydre d\u2019uranium à la dose de cinq mg/kg par voie sous-cutanée.Un seul est devenu anurique.La dialyse a fait passer son azotémie de 2,60g%o à 0,45g%o.Après ce résultat, nous avons cru inopportun de provoquer une insuffrsance rénale.Le tableau suivant montre que chez tous les chiens dont les contrôles ont pu être faits, la natrémie et la kaliémie sont demeurées dans les limites de la normale.Par ailleurs, il n\u2019y a pas eu d\u2019hémolyse, sauf chez le premier chien où elle était légère.ÉTUDE CLINIQUE Une femme de 70 ans, alcoolique, indigente, se présente à l\u2019Hôtel- Dieu dans un état semi-comateux.Les explorations cliniques et radio- 760 LavaLr MÉDICAL Juin 1957 TapLEau 11 Taux des électrolytes avant et apres la dialyse (chiens non intoxiqués) AVANT APRES mEq/Iit.mEg/lit.( 138 132 Sodium.1 LL LL \u2018 143 151 | 149 148 3,4 2,25 Potassium.3 \u2019 5 3 3 logiques indiquent un syndrome infectieux sans température d'origine pulmonaire : une broncho-pneumonie qui est traitée aux antibiotiques de façon intensive.Durant les premières heures de son hospitalisation, on observe que la patiente est anurique.Au cours des 24 heures suivantes, l\u2019état de la patiente s'aggrave et l\u2019anurie persiste.Les épreuves de laboratoire révèlent une azotémie de 315 mg % 0, Une réserve alcalme de 14 mEq, une natrémie de 124 mEq, une kaliémie de 5,4 mEq, une tachycardie sinusale à l\u2019électrocardiogramme ; la pression artérielle est de 150/70.Après consultation, on estime que l\u2019emploi du rein artificiel est susceptible de lui rendre service : elle est dialysée durant quatre heures.Compte tenu de l\u2019état de la malade, l\u2019opération est considérée satisfa1- sante : en cours de traitement, l\u2019azotémie passe de 315 à 210 mg %o- Par moment, la malade redevient plus lucide : elle semble bien orientée dans le temps et le lieu.Malgré l\u2019activité du traitement, la malade décède huit heures plus tard.L\u2019autopsie permet d\u2019établir le diagnostic d\u2019alvéolite fibrino-purulente avec un petit épanchement pleural purulent à la base droite et une néphrite proliférative aiguë.CONCLUSION Ces dialyses expérimentales ont permis d\u2019étudier l\u2019appareil de Gua- rino, d\u2019établir une technique de mise en marche afin de coordonner nos Juin 1957 Lavar MÉDICAL 761 efforts dans l\u2019application clinique du rein artificiel.Après une dialyse humaine, nous pouvons dire qu\u2019il s\u2019agit de manœuvres relativement faciles et non dangereuses pourvu qu\u2019une attention constante soit portée au malade pendant toute la durée du traitement qui peut varier de quatre a six heures.De plus, c\u2019est un traitement qui doit se faire a la salle d\u2019opération, où tout le matériel de réanimation est rapidement disponible.BIBLIOGRAPHIE Proceed.Mayo Clinic : 31 : 12, (juin) 1956.Triangle, vol.1, 9, (sept.) 1954.J.of Urology, 72 : 6, pp.1082, (déc.) 1954.Proceed.sciences exp.biol.med., 72 : 539-543, 1949.Amer.J.of Physiol., 178-2, (août) 1954.Science, 115, 2985, pp.285-288, (mars) 1952.J.P.MERRILL, The treatment of renal failure.Discussion Le docteur Arthur Bédard est d\u2019avis que cette technique peut rendre de grands services en urologie, particulièrement dans les cas de résection prostatique endo-uréthrale qui entraînent des décès par hémolyse et lower nephron nepbrosis.Le docteur Richard Lessard ajoute que l\u2019organisation d\u2019un rein artificiel à l\u2019Hôtel-Dieu est une chose qui s\u2019imposait.Elle a été confiée à une équipe qui comprend un chirurgien, un urologue, un interniste et un anesthésiste.Jusqu\u2019a ce jour on ne l\u2019a utilisée que chez un malade où l\u2019on avait espéré une amélioration sans guérison possible.Le docteur Maurice Giroux demande si la pluie du sang sur le tube peut entraîner l\u2019hémolyse.Le docteur Coulonval répond que ceci peut arriver si l\u2019on n\u2019exerce pas une surveillance étroite.(8) VOLVULUS DU GRÊLE TERMINAL DU A UN GROS DIVERTICULE DE MECKEL * par Paul AUGER et Camille GOSSELIN du Service de chirurgie de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement On a beaucoup écrit sur les diverticules de Meckel et leurs complications, cependant le cas que nous désirons rapporter 1ci nous a semblé intéressant à cause de l\u2019âge du patient, de la durée de l\u2019histoire clinique et des constatations opératoires.Monsieur H.R., 52 ans, est hospitalisé d\u2019urgence à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement le 12 janvier 1957 pour un syndrome abdominal aigu.Le patient nous apprend qu\u2019il fait des crises de douleurs abdominales depuis près de 40 ans, mais que cette dernière crise dépasse les autres en durée et en intensité.Il nous raconte qu\u2019il sent venir ses crises: la veille 1l éprouve une pesanteur dans l\u2019abdomen et ne va pas à la selle.Ces crises surviennent une à deux fois par année sous forme de coliques ou de crampes abdominales très douloureuses qui durent de dix à 15 secondes et se répètent sans horaire fixe durant environ 24 heures.Au moment des crises il devient ballonné, les nausées sont fréquentes et les vomissements occasionnels.La crise complète dure rarement plus de 24 heures si le patient s\u2019alite dès le début mais se prolonge s\u2019il continue à travailler debout.* Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 15 février 1957. Juin 1957 LAvAL MÉDICAL 763 Comme antécédents, nous apprenons qu\u2019il a fait sa première crise vers l\u2019âge de 12 ans.A 15 ans, soit en 1919, il fut hospitalisé et opéré pour une « appendicite à froid».Cependant les mêmes troubles ont continué.À 27 ans, il fut hospitalisé pendant un mois pour une exploration de son tractus digestif ; on lui prescrit un régime strict mais ses crises continuent régulièrement.La présente crise débute le 10 janvier par une douleur aiguë à l\u2019abdomen sous forme de coliques ; ces coliques durent de 10 à 15 secondes, surviennent à intervalles irréguliers, avec nausées et vomissements.Le tout est calmé par une piqûre de son médecin.Le 11 janvier, il reste au lit et continue à présenter les mêmes symp- tomes.Le 12 janvier au soir, soit trois jours après le début de sa crise il est admis à l\u2019hôpital.I! accuse des douleurs intolérables mais intermittentes à l\u2019abdomen, il est constipé et n\u2019a pas mangé depuis quelques jours.Cependant son état général est assez bon et il répond très bien à nos questions.Au moment des douleurs, l\u2019abdomen est tendu mais 1l n\u2019y a pas de défense ni de contracture.Entre les douleurs (coliques), l\u2019abdomen est souple mais présente une sensibilité généralisée, sans localisation particulière et il n\u2019y a aucune masse palpable.Les anneaux herniaires sont vides.L\u2019examen rectal est négatif.La température buccale est de 98,3° et la température rectale de 100°.L\u2019examen des urines est sans particularité.La formule sanguine se lit comme suit : globules rouges : 5 450 000 ; globules blancs : 10 600 ; hémoglobine : 16 g., stabs 17,7 pour cent.Une radiographie simple de l\u2019abdomen prise en position debout révèle «une forte distension gazeuse et liquidienne de tout le petit intestin par obstruction au grêle terminal ».Avec ces informations, nous pensons alors à une obstruction mécanique probablement par bride postopératoire à l\u2019ancienne cicatrice d\u2019appendicectomie et nous décidons d\u2019intervenir.À l\u2019ouverture du péritoine nous constatons que le grêle est très dilaté mais qu\u2019il n\u2019existe aucune adhérence ou bride au niveau de l\u2019ancienne cicatrice.Après avoir extériorisé une bonne partie du grêle dilaté, nous apercevons une masse ronde, tendue, fluctuante, d\u2019environ 764 Lavar MÉDicaL Juin 1957 15 cm de diamètre logée dans le flanc gauche.Nous extériorisons cette masse, libre de toute adhérence, qui est en fait un immense diverticule de Meckel à pédicule court et tordu sur lui-même ; nous le détordons et une partie de son contenu passe dans l\u2019intestin ; nous nous empressons alors de mettre une ligature à sa base avant d\u2019en faire l\u2019ablation.Cependant nous constatons, en haut de l\u2019implantation du diverticule, que l\u2019intestin est encore dilaté et qu\u2019il existe un volvulus du grêle terminal.C\u2019est que le diverticule après avoir fait un tour sur lui-même, son pédicule étant très court, a entraîné dans un deuxième tour un volvulus du grêle.Après avoir détourné le volvulus, les gaz passent immédiatement jusqu\u2019au cæcum.Les suites opératoires furent normales et le patient quittait l\u2019hôpital au bout de dix jours.Nous l\u2019avons revu récemment et 1l se porte très bien.L'étude histo-pathologique a révélé un infarcissement hémorragique du diverticule.La muqueuse était de type intestinal.RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS Nous avons rapporté le cas d\u2019un patient de 52 ans, ayant présenté une histoire clinique de subocclusion intermittente pendant près de 40 ans.Il nous est arrivé en obstruction intestinale complète et, à l\u2019intervention, nous avons trouvé un très gros diverticule de Meckel tordu sur lui-même et ayant entraîné un volvulus du grêle terminal.Nous avons relevé la littérature des quelques dernières années, ainsi que quelques articles traitant des complications occasionnées par les diverticules de Meckel.Il faut noter que les volvulus sont assez rares : Gross, dans une série de 149 diverticules opérés, ne rapporte que quatre cas de volvulus.Cependant la plupart des cas de volvulus rapportés sont dus à un diverticule de Meckel encore relié à l\u2019ombilic par un vestige du canal omphalo- mésentérique ou encore par une adhérence du diverticule à l\u2019intestin ou au mésentère.C\u2019est autour du diverticule ainsi tixé que se font les volvulus.Nous n\u2019avons pas trouvé de cas similaire au nôtre, où un diverticule libre avait entraîné par sa seule grosseur, un volvulus intestinal. Juin 1957 Lavar.MEbpicaL 765 10.11.BIBLIOGRAPHIE Brookes, S., Meckel\u2019s diverticulum.A report of 43 cases, Brit.J.Surg., 42 : 57-68, 1954.GAGNON, G.et BEAUDRY, E., Les diverticulites de Meckel, Union méd.du Canada, 82 : 401-405, (avril) 1953.Gross, The surgery of infancy and childhood, W.B.Saunders, Philadelphie, 1953.GUILLEMINET, M., STAGNARA, P., et ScHNEPP, Occlusion intestinale par diverticule de Meckel, Lyon chir, 45 : 953-958, (nov.-déc.) 1950.HHASHEMIAN, H., et Murray, E.T., Complications of Meckel\u2019s diverticulum with an analysis of 18 cases, Brit.M.J., 1 : 556-558, (mars) 1954.Jay, G., et al., Meckel\u2019s diverticulum.A survey of one hundred and three cases, Arch.Surg., 61 : 158-169, (juil.) 1950.MARsHAK, R.H., et FriEDMAN, A.1., Meckel\u2019s diverticulum producing chronic obstruction, Gastro-enterology, 15 : 754-757, (aofit) 1950.Merritt, W.H., et RaBE, M.A., Mechel\u2019s diverticulum.Review of the literature and report of an unusual case, Arch.Surg., 61 : 1083-1085, (déc.) 1950.Morcock, C., et BENNETT, J., An unusual complication of a mecke- lian diverticulum, Ann.Surg., 128 : 153, 1948.SHACKELFORD, Surgery of the alimentary tract, W.B.Saunders, Philadelphie, 1955.WAGNER, F.B., et al, Surgical aspect of Meckel\u2019s diverticulum.Report of 64 operative and 11 autopsy cases, Gastro-enterology, 16: 539-551, (nov.) 1950.Discussion Le docteur Euchariste Samson demande si le malade a fait de la température et si la douleur avait une localisation précise lors des crises antérieures. 766 LavaL MEpicaL Juin 1957 Le docteur Paul Auger répond que le sujet n\u2019a consulté pour ses douleurs antérieures que lorsqu\u2019il fut opéré pour appendicectomie.Lors de l\u2019intervention pour volvulus la température était de 98°F.par voie buccale et de 100°F.par voie rectale.La paroi du diverticule était souple sans signe d\u2019inflammation.Il a dû se dilater lors de l\u2019occlusion.Le siège des douleurs antérieures était variable, autant à gauche qu\u2019à droite.Le diverticule mobile ne devait qu\u2019amorcer le volvulus.Le docteur Maucice Giroux fait remarquer que cette observation rappelle l\u2019existence du diverticule de Meckel qu\u2019on retrouve chez deux pour cent des individus.Sa première autopsie fut celle d\u2019un sujet mort de la rupture d\u2019un diverticule de Meckel et 1l en à retrouvé ensuite dans deux pour cent des autopsies. UN CAS DE MYOTONIE ATROPHIQUE (Maladie de Steinert) * par Jacques BERGERON et Roger-F.DUNNE du Service de médecine de l\u2019Hôpital Sainte-Foy Monsieur A.B.est âgé de 28 ans.Du côté maternel, on retrouve une histoire de cataracte chez sa grand\u2019mère et chez sa mère.Du côté paternel, on ne décèle aucune maladie intéressante.Une de ses sœurs est atteinte de la même maladie que la sienne.Notre patient ne peut retracer exactement le début de ses troubles mais il affrrme toutefois qu\u2019il était en parfaite santé à la naissance et lors des premières années de sa vie.Vers l\u2019âge de 12 ans, 1l a commencé à maigrir, mais 1l n\u2019éprouvait aucune faiblesse musculaire.Au cours des années subséquentes, certains de ses muscles ont perdu « force et corps », selon son expression savoureuse, surtout les sterno-cléido-mastoidiens, d\u2019où la difficulté à relever la tête dans la position horizontale.Il a noté aussi qu\u2019il pouvait fléchir facilement son pouce mais que la détente était très lente.Il en était de même pour ses muscles faciaux.Son bégaiement date des premiers temps de l\u2019école.Ses bras sont forts et n\u2019ont jamais faibli.La calvitie est apparue vers l\u2019âge de 20 ans.L'examen physique est des plus intéressants.De prime abord on note une calvitie frontale, une expression atone ou triste du visage, une * Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le ler mars 1957. 768 Lavar.MÉDiCAaI.Juin 1957 voix nasale sans intonation et une démarche boiteuse.Une atrophie importante des sterno-cléido-mastoidiens est évidente, ainsi qu\u2019une atrophie globale des muscles de l\u2019avant-bras et des jambes, une chute du pied droit et une faible dorsiflexion du pied gauche.La mvotonie est mise en évidence après une poignée de main ou après un sourire.Il n\u2019existe aucune lésion articulaire ni osseuse.L\u2019auscultation du cœur et des poumons ne révèle rien d\u2019anormal ; la pression artérielle est de 145/80.Il n\u2019existe aucune maladie digestive ni urinaire.La palpation des testicules révèle leur faible volume.Les réflexes tendineux sont difficiles à obtenir.L\u2019ophtalmologiste observe une légère ptose des paupières supérieures, ptose plus marquée à droite, et une divergence en excès à l\u2019œil gauche.Il n\u2019y a pas de diplopie.L\u2019acuité visuelle est normale.Un examen à l\u2019ophtalmoscope à fente décèle des opacités microscopiques le long des sutures du cristallin, un dépôt sous-capsulaire à l\u2019éguateur, une exagération du chagrin antérieur du cristallin.Les signes sont plus marqués à gauche ce qui paraît paradoxal à cause du fait que l\u2019acuité visuelle est meilleure de ce côté.A droite, il y a erreur de réfraction et opacité du vitré antérieur.On pose le diagnostic de cataracte endocrinienne.Il s\u2019agit, en résumé, d\u2019un patient qui, dès son jeune âge, a souffert d\u2019atrophie musculaire puis de myotonie et de calvitie.L'examen physique confirme ces faits et ajoute deux éléments importants : l\u2019atrophie testiculaire et les cataractes.Tous ces caractères ne se rencontrent que dans la myotonie atro- phique communément appelée maladie de Steinert.Les autres lésions dystrophiques apparaissent plus tôt et sont éliminées par la présence de la myotonie ; si la myotonie n\u2019est pas encore apparue, l\u2019atteinte des sterno-cléidomastoïdiens ou l\u2019apparition de la calvitie, de l\u2019atrophie testiculaire et des cataractes nous orientent vers la maladie de Steinert.La myotonie congénitale de Thomson se différencie facilement par son apparition précoce et l\u2019absence d\u2019atrophie musculaire.La paramyotonie congénitale est plus rare et la myotonie n\u2019apparaît qu\u2019après une exposition au froid.La myotonie atrophique a été décrite en premier par Déléage en 1899 et bien établie cliniguement par Butler et Gribb puis par Steinert Juin 1957 LavaL MEbpicaL 769 en 1909.Curschman, en 1912, adopta le terme de myotonie dystrophique comme étant mieux approprié et plus descriptif.C\u2019est une lésion héréditaire mendélienne dominante, caractérisée par la dystrophie musculaire, la myotonie, la cataracte, l\u2019atrophie testiculaire ou ovarienne, la calvitie et parfois la déficience des surrénales et de l\u2019hypophyse (Adie et Greensfteld).Au point de vue étiologique, l\u2019hypothèse d\u2019un trouble pluriglandu- laire a été émise mais l\u2019hormonothérapie n\u2019a donné que de pauvres résultats.D\u2019autres croient qu\u2019il s\u2019agit de la manifestation d\u2019un phénomène dégénératif lié génétiquement et évoluant dans les différents tissus provenant de l\u2019ectoderme et du mésoderme embryonnaire.Pour la myo- tonie, on croit que le trouble est à la jonction myoneurale ; cependant, Browen et Harvey, lors de leurs travaux sur la myotonie congénitale des chèvres, sont venus à la conclusion qu\u2019il s\u2019agirait, à l\u2019origine d\u2019un trouble musculaire.La transmission héréditaire est assez caractéristique.En général, la cataracte est la seule anomalie durant plusieurs générations jusqu\u2019à ce que le syndrome clinique se développe en entier dans une génération, les générations subséquentes n\u2019étant pas affectées par la maladie.Le phénomène d\u2019anticipation existe.Au début, la cataracte apparaît à l\u2019âge sénile mais à mesure que les générations se succèdent, la cataracte apparaît plus précocement, c\u2019est-à-dire à l\u2019âge présénile, à l\u2019âge adulte et à l\u2019âge de l\u2019adolescence.On peut retracer la maladie dans les générations antérieures par la cataracte, le célibat fréquent, les mariages sans enfant, la haute mortalité infantile, l\u2019épuisement de certaines branches de l\u2019arbre généalogique et le déclin du satut social de la famille au cours des générations.Les deux sexes sont affectés, bien que les hommes, souffrant plus de dystrophie musculaire, transmettent davantage la maladie que les femmes.L\u2019anatomie pathologique ne révèle aucune atteinte du système nerveux.Les muscles myotoniques sont normaux en général.Dans les muscles atrophiques, les fibres musculaires normales s\u2019entremêlent avec les fibres atteintes.Ces dernières sont très larges, avec des striations transverses très effacées et une prolifération des noyaux du sarcolemne. 770 Lava.MÉDicaL Juin 1957 Par la suite, ces fibres sont remplacées par de la graisse et du tissu conjonctif ; il existe de la sclérose des vaisseaux.La symptomatologie débute la plupart du temps entre 20 et 35 ans, mais parfois aussi précocement que 10 ans.Le début est graduel et \"évolution lente.La myotonie est souvent le premier symptôme.Elle résulte de décharges répétées de la plaque motrice et consiste en une inhabilité de détendre normalement les muscles après leur contraction.Elle se manifeste par le sourire qui persiste, par la difficulté à desserrer Ia poignée de main ou à déposer l\u2019outil que l\u2019on vient d\u2019utiliser.Si l\u2019atteinte est marquée, le patient peut tomber en marchant ou peut avoir de la diffreulté à manger.Chez le même patient, la myotonie peut être très évidente par moments ou absente en d\u2019autres temps.Elle atteint surtout les adducteurs du pouce et la myotonie par percussion peut exister avant la myotonie par contraction volontaire.Il n\u2019y a aucune relation entre la myotonie et l\u2019atrophie musculaire.La myotonie augmente par le froid, l\u2019Emotion, la fatigue, le chlorure de potassium, la prostigmine et l\u2019adrénaline ; elle diminue par la quinine, le chlorure de calcium, le sulfate de magnésie, l\u2019alcool éthylique, l\u2019insuline, l'ACTH, la cortisone et le Jeûne.La répétition des mouvements diminue, augmente ou n\u2019influence pas la myotonie.L\u2019atrophie musculaire atteint surtout les sterno-cléido-mastoïdiens rendant difficile l\u2019élévation de la tête en position horizontale, les muscles de la tête et du cou, expliquant le visage triste, la chute des paupières, le front lisse et la voix nasale, basse et sans intonation, les fléchisseurs dorsaux des pieds d\u2019où la chute du pied et les fléchisseurs de l\u2019avant-bras.Les muscles sont atteints dans cet ordre.Il n\u2019y a pas de fibrillation.La réponse musculaire aux courants galvanique et faradique est diminuée.Les réflexes périphériques sont diminués ou absents.Cette atteinte est généralement lente et symétrique mais parfois l\u2019évolution est rapide et le désordre peut être plus grand dans les muscles des membres que dans les muscles faciaux.La cataracte est fréquente et retracée dans plus de 50 pour cent des membres des générations antérieures.Souvent 1ls ne s\u2019en plaignent pas et les cataractes sont découvertes à l\u2019examen ophtalmoscopique. Juin 1957 LAvaL MÉDICAL 771 Ce sont des dépôts poussiéreux dans les lamelles corticales postérieures puis antérieures accompagnées parfois d\u2019opacités minuscules du cristallin.L\u2019atrophie testiculaire peut se manifester par l\u2019impotence, la perte du désir sexuel et la stérilité et se découvre à la palpation.Clarke, Shapiro et Munroe ont retrouvé l\u2019atrophie testiculaire chez leurs sept patients et chez 65 des 81 mâles souffrant de la maladie de Steinert lors d\u2019une compilation de la littérature rapportée en 1956.L\u2019atrophie ovarienne est légère ou suffrsamment marquée pour causer de l\u2019aménorrhée.Chez les deux sexes, la calvitie frontale est précoce.Enfin, l\u2019intelligence est souvent d\u2019un niveau inférieur avec coexistence possible de troubles mentaux.Le pronostic est réservé car aucun des myotoniques atrophiques n\u2019a dépassé 50 ans.Le traitement n\u2019est que symptomatique et n\u2019agit que pour soulager la myotonie.II consiste à donner de la quinine à raison de 0,30 à 0.60 g per os aux six heures.BIBLIOGRAPHIE I.Brain, W., Diseases of the nervous system.2.CLARKE, B.G., SHAPIRO, S., et MONROE, R.G., Myotonia atrophica with testicular atrophy : urinary excretion of interstitial cell, stimulating (luteinizing) hormone, androgens and 17-ketosteroids, J.Clin.Endocrinol, 16 : 1235-1244, (sept.) 1956.3.Harrison, Principles of internal medicine.4.MERTENSs, H.G., et GRUTTNER, R., Recherches sur la pathophysio- logie et la thérapeutique des myotonies en tenant particulièrement compte des échanges électrolytiques, Klin.Wochenschrift, 33 : 593, (juil.) 1955.5.Price, F.W., A textbook of medical practice.Discussion Le docteur René Simard ne voudrait pas qu\u2019on voit trop de relation entre la calvitie et l\u2019atrophie testiculaire observées dans cette maladie, parce que les chauves méritent en général leur réputation de couillards. 772 Lavar MéDicaL Juin 1957 Le docteur Gaumond fait remarquer que le patient actuel n\u2019est pas tellement chauve pour son âge.Il l\u2019était tout autant à l\u2019âge de 20 ans, dit le docteur Bergeron.Le docteur Gaumond ajoute qu\u2019il existe d\u2019autres affections cutanées, par exemple certains eczémas chroniques qui s\u2019accompagnent de cataracte, quasi juvénile.Il en a vu un cas chez un garçon de 19 ans dont le cataracte était plus évoluée que dans le cas présent.Le docteur Martin a traité le père de ce patient qui est mort de tumeur cérébrale à l\u2019Hôpital Samnte-Foy.C\u2019est alors qu\u2019à la demande de la famille, Il a pu examiner ce malade et sa sœur.Celle-ci venait d\u2019accoucher et présentait une myotonie atrophique peut-être plus évoluée que celle de son frère.Le docteur Garcin, à qui le cas a été rapporté, a souligné que la grossesse était exceptionnelle chez les femme atteintes de maladie de Steinert. EFFET DE L\u2019INSULINE SUR LA PHOSPHATASE * par Georges FILTEAU, M.Sc.laboratoire de biochimie, Hôpital Sainte-Foy L\u2019utilisation des sucres, d\u2019après les travaux de recherche récents, est fondée sur une série de réactions réversibles produisant un équilibre contrôlé par des enzymes.Tous les sucres absorbés sont transformés directement ou indirectement en glucose.Ce dernier, chez l\u2019individu normal est oxydé en CO?et H°O ou transformé en glycogène sous l\u2019influence de l\u2019insuline.Ces deux voies métaboliques comprennent des phosphorylations et, partant, sont sous la dépendance de la phosphorylase et de la phosphatase.On note, cependant, que la phosphorylase catalyse à la fois la phosphorylation et la déphosphorylation, tandis que la phosphatase, en pratique, ne catalyse que la déphosphorylation.Chez le diabétique, les deux débouchés du métabolisme glucidique sont bloqués malgré une surabondance de glucose dans le sang.L'administration de l\u2019insulme les rétablit.Il y a donc, dans l\u2019organisme normal, un équilibre entre le glycogène et le glucose qui assure une teneur constante de ce dernier dans le sang.Si celle-ci s\u2019abaisse une partie du glycogène est transformée en glucose et dans le cas contraire, l\u2019excès de glucose est converti en glycogène ou oxydé.C\u2019est l\u2019insuline qui contrôle ces deux mécanismes.Or l\u2019on constate que * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le ler mars 1957. 774 LAva\u2026 MÉDicAL Juin 1957 dans les deux cas la phosphatase joue un rôle prépondérant, car c\u2019est elle qui, en décomposant le glucose phosphate, l\u2019empêche d\u2019être utilisé, comme le démontre le tableau I, condensé d\u2019après Peters et Van SIyke (6).TaBLEAU | Schéma sommaire du métabolisme du glucose hexokinase phosphorylase Glucose glucose-phosphate r\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 glycogène phosphatase ! 9 ë > N g 9 | phosphatase eee trioses-phosphates \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014= dérivés oxydables Il est donc logique de supposer que l\u2019insuline, pour contrôler le métabolisme glucidique, doive agir sur la phosphatase.Si l\u2019insuline bloque la phosphatase, le glucose sera forcé de se transformer pour la plus grande partie en glycogène et très peu en dérivés oxydables, si ces derniers ne sont pas utilisés.La présente communication est un rapport préliminaire de quelques expériences faites en vue de déterminer l\u2019effet de l\u2019insu- Iine sur la phosphatase alcaline, in vitro.Nous avons étudié la phospha- tase alcaline plutôt que la phosphatase acide parce que les résultats qu\u2019elle donne sont plus élevés et ses variations sont plus faciles à déceler.ÉTUDE EXPÉRIMENTALE Au cours d\u2019une série de déterminations! de routine de phosphatases alcalines nous avons fait en méme temps une seconde détermination en ajoutant 1 mi d\u2019imsuline Toronto, à 40 unités par ml, sans changer le volume total des réactifs.La phosphatase fut (1 et 2) déterminée par la méthode de Bodansky.Le tableau II représente les résultats obtenus.La phosphatase alcaline normale par cette méthode est de 2 4 9 unites.1.Les déterminations de phosphatases ont été faites par Mile Marcelle Marcotte. Juin 1957 Lava\u2026 MÉDicaL 775 TasrLeau Il Effet de l\u2019insuline sur la phosphatase PHOSPHATASE PATIENTS De routine Avec insuline CM.LL 7,34 U.5,3 U.J L.111110 LL LL LL LL LL 2,50 U.1,9 U.Io 11111 LL 3,90 U.2,7 U.C.Qu LL 4,32 U.2,82 U.C.B.11111L LL LL LL LL 3,30 U.2,20 UH.PP.LL La La a a 7,58 U.4,18 U.EL.112 LL LL a a aa 16,52 U.12,44 U.Le nombre de cas n\u2019est pas très élevé, mais les résultats sont très significatifs.On constate une diminution de la phosphatase alcaline dans tous les cas, normaux ou anormaux.Comme l\u2019insuline Toronto utilisée contenait un peu de zinc, nous avons pensé que le zinc pouvait intervenir dans [inactivation de la phos- phatase.Roche, en utilisant des quantités minimales de zine (7) a trouvé une activation de la phosphatase normale, tandis que Fishman, Wayne et Homburger (3) ont trouvé une inactivation.Nous avons donc fait un contrôle dans les déterminations suivantes en utilisant une solution de sulphate de zinc 4 0,1 pour cent dans les mémes proportions que Pinsuline.Les résultats sont compilés dans le tableau III.TABLEAU ÎII Effet de l\u2019insuline et du zinc sur la phosphatase PHOSPHATASE PATIENTS De routine Avec insuline Avec zinc E.V.111111111 11 LE 5,16 U.3,54 U.1,52 U.J.Fo 3,54 U.2,70 U.1,70 U.JOS.LL.17,14 U.17,14 U.7,80 U.JS.Lo2.17,76 U.11,36 U.7,70 U.FE.Do.13,40 U.12,30 U.10,28 U. 776 Lava\u2026.MÉDicaL Juin 1957 Ce tableau démontre que le sulphate de zinc, à la concentration utilisée, est un inhibiteur puissant de la phosphatase.On remarque que la phosphatase de J.S.L.I n\u2019a pas subi de variation en présence d\u2019un ml d\u2019insuline.Nous l\u2019avons repétée en utilisant 2 ml d\u2019insuline la deuxième fois.Le résultat, représenté par J.S.L.2, indique alors une baisse marquée de l\u2019activité de la phosphatase.Le zinc conserve un effet inhibiteur constant dans toutes les déterminations.Discussion Les résultats obtenus démontrent une action inhibitrice marquée de l\u2019insuline Toronto sur la phosphatase.Cette action peut s\u2019effectuer par l\u2019intermédiaire du zinc et la teneur élevée en zinc du pancréas est peut- être significative, mais l\u2019évidence que nous en avons actuellement n\u2019est pas suffisante.Il faudra répêter nos expériences en utilisant une insuline exempte de zinc.Le rôle du zinc à l\u2019égard de la phosphatase paraît varier suivant sa concentration et d\u2019autres facteurs puisque les résultats obtenus par les chercheurs sont divergents.D\u2019autres expériences devront être faites dans le but de vérifier ce point.Plusieurs chercheurs (4, 5 et 8) ont réussi à provoquer un diabète expérimental en insolubilisant le zinc de l\u2019organisme animal par le dithizone.L\u2019effet de l\u2019insuline sur la phosphatase met en évidence le rôle du glucose-phosphate en tant que carrefour du métabolisme glucidique.Le glucose-phosphate peut être transformé en glycogène, en dérivés oxydables ou en glucose pur probablement non oxydable.La quantité de sécrétion insulinique semble être le facteur orientant ce système réversible.Si l\u2019insuline ne sert qu\u2019à sensibiliser la phosphatase à l\u2019égard du zinc, il resterait à démontrer que le glucose non-phosphorylé augmente dans le diabète.Cette hypothèse est plausible, car les phosphates sanguins du diabétique ne diminuent pas au cours de l\u2019absorption du glucose comme ils le font chez le normal.De plus, si notre hypothèse se vérifie, les expériences faites fournissent une méthode simple de mesurer le pouvoir hypoglycimiant des médicaments, la quantité d\u2019insuline efficace ou d\u2019évaluer la résistance à l'insuline.Le fait que certains patients ont une phosphatase résis- Juin 1957 Lavar.MÉDicar 777 tante à l\u2019insuline peut s'expliquer de deux façons : soit que la phosphatase soit différente de la normale, soit que le milieu sanguin ait été modifié au point de vue de son pH ou d\u2019autres facteurs.Voila d\u2019autres mailles de l\u2019hypothèse qu\u2019il faudra rattacher au postulat de départ.BIBLIOGRAPHIE 1.Bopansky, A., Phosphatase studies : [.\u2014 Determination of inorganic phosphate, Jour.Biol.Chem., 99 : 197, 1932.2.Bopansky, A., Phosphatase studies : II.\u2014 Determination of serum phosphatase, Factors influencing the accuracy of the determination, J.Biol.Chem., 101 : 93, 1933.3.Fisuman, W.H., Wayne, A., et HoMBURGER, J., The evaluation of diagnostic tests for cancer : II.\u2014 Inhibition of serum alkaline phosphatase by zinc ion, Cancer Res., 9 : 681, 1940.4.Gamsassi, A., Matarazzo, C., Maca, V., Gioraio, I., et CARNI- MEO, N., Biochemical and histological aspects of experimental diabetes caused by dithizone, Boll.Soc.ital.biol.sper., 28 : 149, 1952.5.GAMBASSI, A., MaTtarazzo, C., Maca, V., GrorGio, I, et Carni- MEO, N., Experimental diabetes due to dithizone : preliminary note on clinical aspects, Boll.doc.ital.biol.sper., 28 : 147, 1952.6.PETERS, J.P., et VAN SLykE, D.D., Quantitative clinical chemistry, vol.1, 2° éd., interpretations, p.119, Williams & Wilkins Co.Baltimore, 1946.7.RocHE, J., CornirL, L., DErvisseaux, G., BEAUpoiN, N., et LonG, S., Action de l\u2019ion zinc sur la phosphatase alcaline du sérum humain et cancers, Compt.rend.soc.biol., 141 : 1251, 1947.8.Wourr, H., Maske, H., STamerr, B., et BAUMGARTEN, F., Dithizone diabetes, Naunyn-Schmiedeberg\u2019s Arch.exptl.Pathol.u.Pharmakol, 216 : 440, 1952.Discussion Le docteur Guy Nadeau demande si l\u2019inhibition par les métaux lourds, comme le zinc, de l\u2019activité enzymatique in vitro n\u2019est pas un (9) 778 LavaL.MÉDicaL Juin 1957 phénomène général et s\u2019il n\u2019y aurait pas lieu d\u2019utiliser un agent de chela- tion pour éliminer du problème l\u2019action du zinc.M.Filteau répond que Roche a étudié ce problème.Il remarque qu\u2019il s\u2019est rendu compte que la concentration du zinc était ici trop forte et qu\u2019il vaudrait mieux contrôler ces résultats en utilisant de l\u2019insuline absolument exempte de zinc.Le docteur Nadeau ajoute qu\u2019on peut obtenir des Laboratoires Connaught de l\u2019insuline pure cristalisée, pour pareille recherche. CONSIDÉRATIONS SUR LES PNEUMONITES * par Paul-E.COTE chef du Service de radiologie à l\u2019Hôpital Sainte-Foy Parmi les affections pulmonaires courantes, il existe une entité qui, à cause de ses symptômes généralement bénins, passe inaperçue et ne fait parler d\u2019elle qu\u2019occasionnellement.Ce n\u2019est que depuis l\u2019avènement de la radiologie et plus particulièrement depuis l\u2019institution de la radiographie pulmonaire de routine qu\u2019on l\u2019a reconnue avec une fréquence remarquable.Il s\u2019agit de la pneumonte primitive atypique, également connue sous les noms de pneumonite, pneumonie à virus, bronchopneumonie essentielle, pneumonie abactérienne atypique aiguë, pneumonie grippale, pneumonite interstitielle.Si cette affection est à peu près sans importance dans nos milieux, elle revêt par contre un caractère plus sérieux dans les agglomérations, tels que les camps militaires et les usines où les ouvriers sont en grand nombre, car elle possède un caractère épidémique qui peut en faire un problème sérieux.Sous le nom générique de pneumonie à virus on groupe en général, les pneumonies a influenza de types À et B, les psittacoses, les ricketsies et la fièvre Q.* Reçu pour publication le 26 mars 1957. 780 Lavar MÉDicaL Juin 1957 Ce n\u2019est qu\u2019au cours des années récentes qu\u2019on a isolé de ce groupe une nouvelle entité sous le nom de pneumonie atypique caractérisée par son aspect épidémique et l\u2019insignifiance des signes cliniques si on les compare à l\u2019importance des signes radiologiques de consolidation et d\u2019atélec- tasie pulmonaire.S\u20191l ne faut pas qualifier de pneumonie à virus toute affection pulmonaire aiguë qui n\u2019est pas franchement une pneumonie ou une broncho- pneumonie, il y a cependant lieu de poser un diagnostic différentiel, qui sera fondé sur la clinique, le laboratoire, l\u2019anamnèse et particulièrement [a radiologie.Disons immédiatement que bien que, jusqu\u2019à ce jour, aucun virus n\u2019ait pu être isolé, on est quand même justifié de croire qu\u2019ils en sont les agents en se basant sur le caractère épidémique, la réaction des aggluti- nines à froid et une réponse élective à la thérapie par l\u2019auréomycine.On admet généralement que l\u2019infection incube pendant une période variant de deux à quatre semaines et se manifeste de façon sournoise et plutôt bâtarde sans grands symptômes.Le patient éprouve un état grippal plus ou moins caractérisé et présente une toux peu productive.Après quelques jours son état général demeure assez bon et 1l ne fait que peu ou pas de température ; parfois, on observe une perte de l\u2019appétit.L\u2019examen clinique en inspiration forcée permet d\u2019entendre quelques râles diffus dans certains cas, ou encore rien du tout.Le murmure vésiculaire peut paraître rude et parfois la percussion fait ressortir une zone de submatité ; en somme, rien de caractéristique.Les examens de laboratoire dont nous disposons sont la sédimentation qui est presque toujours élevée, c\u2019est-à-dire accélérée, et parfois la leucocytose qui est également élevée.Chez les malades que nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer, l\u2019accélération de la sédimentation fut assez constante.les examens des sécrétions ne permettent en général de mettre en évidence aucun agent pathologique et 1ls n\u2019ont pas été faits.[\u2019affection est peu inquiétante et les complications sont rares.St, chez l\u2019adulte, le diagnostic ne cause pas de problème tellement compliqué, 1l arrive cependant que chez l\u2019enfant 1l soit parfois nécessaire de poser un diagnostic différentiel, pour distinguer la pneumonie à virus Juin 1957 LavaL MEbpicatr 781 des affections déjà mentionnées comme la fièvre Q, l\u2019influenza de tvpe A et B et certaines complications pulmonaires de la coqueluche, de la rougeole, ou même d\u2019affections plus rares comme la coccidioidomicose et la toxoplasmose qui peuvent facilement donner le même aspect.On peut alors avoir recours à la recherche des agglutinines à froid et aussi à une agglutination par le streptocoque M.G.; aucune de ces réactions n\u2019est spécifique, et si l\u2019on répète l\u2019examen à chaque semaine et que le résultat demeure positif, il est permis de conclure en toute sécurité à une pneumonie à virus.Au point de vue histopathologique, les descriptions sont plutôt rares en raison même de la bénignité de l\u2019affection, et 1l n\u2019existe pas d\u2019uniformité dans les descriptions pour la même raison.On a cependant décrit des zones de consolidation, un épaississement des bronchioles qui sont remplies de mucus, de leucocytes, et de cellules épithéliales.L\u2019exsudat alvéolaire contient du liquide d\u2019cedéme avec des monocytes, des lympho- cvtes et des plasmocytes.Cet exsudat a une tendance marquée à l\u2019organisation ce qui entraîne une fibrose marquée du parenchyme et explique, au point de vue radiologique, les images latentes que l\u2019on peut observer pendant des mois à la suite d'infections qui avaient l\u2019air bénignes.Pour ce qui est du traitement, l\u2019usage de la streptomycine, des sulfa- midés et de la pénicilline n\u2019apporte aucun changement, mais par contre il existe une réponse nette et immédiate avec l\u2019emploi de l\u2019auréomycine et, plus récemment, de la choloromycétine aux doses habituelles.On peut prescrire de plus une médication symptomatique de repos, un régime et de la codéine contre la toux.Il est bon de signaler 1c1 qu\u2019il existe une forme d\u2019allergie aux sulfa- midés dont la manifestation pulmonaire imite l\u2019image radiologique de la pneumonie à virus.Il ne faudrait donc pas être surpris qu\u2019en présence d\u2019une thérapie aux sulfamidés on puisse voir s\u2019accentuer les signes radiologiques au lieu de les voir diminuer, si le patient est allergique.En général, les signes radiologiques de la pneumonite se manifestent à partir du troisième jour de la période d\u2019état pour atteindre leur maximum vers le sixième.Le territoire affecté est très variable en étendue et en situation. 782 Lavar MEpbicaL Juin 1957 Il s\u2019agit parfois d\u2019une localisation parahilaire mais plus généralement c\u2019est aux bases et aux angles du thorax qu\u2019on observe le site de l\u2019affection.Lorsque la maladie siège aux lobes supérieurs, elle présenterait un caractère de gravité plus accentuée.Dans l\u2019ensemble, les signes peuvent se décrire soit comme une simple surcharge des ombres hilaires avec de fortes striations du parenchyme, soit sous forme de bronchopneumonie à consolidation morcelée en multiples petits foyers dans une ou deux plages, généralement restreinte à un segment de lobe et sans tendance à confluer.On peut aussi voir une consolidation de tout un segment, une combinaison de bronchopneumonie dans un segment et d\u2019atélectasie dans un autre, on peut observer un voile homogène d\u2019un segment avec superposition de petits noyaux plus denses représentant aussi bien un aspect spéciâl qu\u2019une période de décours et, enfin, il est possible de voir une combinaison de tous ces aspects avec en plus une légère réaction pleurale.Ce qui est réellement intéressant c\u2019est de suivre l\u2019évolution de ces lésions aux aspects si variés dans leur résolution qui se fait rapidement entre dix et vingt jours.Notons cependant que certaines formes peuvent traîner radiographiquement jusqu\u2019à six mois, et c\u2019est alors qu\u2019il faut confirmer le diagnostic par un examen plus poussé afin de ne pas ignorer une affection plus grave comme une néoplasie.Nous avons eu au cours des mois de l\u2019automne 1951, l\u2019occasion d\u2019observer plusieurs patients du camp militaire de Valcartier qui ont présenté des états cliniques et des images radiologiques que nous avons classés sous le nom général de pneumonites.Disons d\u2019abord que tous ces patients venaient du même camp et qu\u2019ils ont été atteints dans une période de temps bien définie à l\u2019occasion des premiers froids.Le caractère épidémique fut assez net car nous eûmes d\u2019abord un patient puis quelques semaines plus tard tous les autres à intervalle de quelques jours.L'âge moyen était de 23 ans.Sur une vingtaine de cas seulement 13 furent hospitalisés et parmi ceux-ci, au delà de la moitié ne l\u2019aurait pas été s\u2019il s\u2019était agi de civils.L\u2019hospitalisation fut variable selon les cas, car des radiographies en série indiquèrent chez certains des signes de fibrose qui retardèrent leur Juin 1957 Lavar MÉDICAL 783 libération bien que leur état clinique fut entièrement normal.La plupart de ces patients se présentèrent avec une histoire à peu près identique ; un peu de toux, des douleurs dans le dos ou encore une grippe qui trainait depuis quelques jours.Les examens physiques ne donnèrent que très peu de signes ; plusieurs avaient une température légère lors de leur admission.On pratiqua systématiquement une leucocytose et un taux de sédimentation.Chez tous la sédimentation s\u2019avéra au-dessus de la normale.OBSERVATIONS 1.B.D., âgé de 25 ans se présente avec une toux sèche, un peu de douleurs dans le dos et dans I\u2019épaule gauche.L\u2019auscultation révèle quelques râles ronflant à la région moyenne de la plage gauche et à la base ; la température n\u2019atteint pas 99°, la leucocytose est de 8 100 et la sédimentation de 33 mm.Quelques Jours plus tard la sédimentation est redevenue à six puis à deux mm.Aucune médication n\u2019est administrée.Il faut noter que ce patient fut le premier de la série et que tous les autres se présentèrent dans les six ou sept semaines qui suivirent.La radiographie révèle une forte condensation à la base gauche (figure 1).2.P.E.se plaint à l\u2019arrivée d\u2019un état grippal, la radiographie révèle une infiltration des deux bases (figure 2).Le patient n\u2019est pas hospitalisé.Aucune médication n\u2019est donnée et six Jours plus tard les plages sont normales.3.H.Y.vient à l\u2019hôpital à l\u2019occasion d\u2019un rhume.La radiographie révèle une pneumonite au-dessus du sinus costo-diaphragmatique droit (figure 3) II retourne à son unité sans médication.4.T.S.est à l\u2019hôpital à l\u2019occasion d\u2019une grippe.La radiographie révèle une congestion diffuse de la base droite (figure 4).Le patient n\u2019est pas hospitalisé et ne reçoit aucune médication.Huit jours plus tard, la radiographie de contrôle est entièrement normale.5.B.N., à son arrivée, raconte qu\u2019il a un rhume depuis quelque temps ; Il se plaint de douleurs musculaires et de céphalée.La température est à 102°, la [eucocytose de 8 700 et la sédimentation de 23 mm.Malgré l\u2019administration de pénicilline la température se maintient pendant quatre jours.La radiographie montre une congestion de la base \u2014\u2014 ET QUE MRITA + sp LRU \u201cee A v 0 Figure 1 i % A ; i .IN 8 5 x A AN n AZ 3 4 7 Figure 2 Pei) 4 ~~.sf 7 2: at MIS Ys j LS61 UN TVOIG3]N TVAYT ¥8L Juin 1957 Lava\u2026 MÉDICAL 785 k {A JL Figure 4 Je w n \u2018 À fa M LN em Yeni | Lal can - a \\ oy» Figure 3 ç A 5 ts » f Ta » * mor de 786 Lavar MéDicarL Juin 1957 gauche.Dix jours plus tard l\u2019aspect est redevenu normal sans autre médication.6.K.Y.raconte à son arrivée avoir un rhume qui persiste depuis plusieurs jours et des frissons.On ne retrouve aucun signe à l\u2019examen clinique ; la sédimentation est de 42 mm et leucocytose, de 11 400.Cinq Jours plus tard, la sédimentation est redevenue à 14 mm sans aucune médication, la radiographie démontre la présence d\u2019une affection des deux bases.7.A.G., à son arrivée, éprouve de la lombalgie et de [a céphalée depuis 24 heures avec une légère température.Il n\u2019existe aucun signe à l\u2019auscultation et, trois jours plus tard, tout est rentré dans l\u2019ordre sans aucune médication.La radiographie démontre une pneumonite du lobe infë- rieur droit.8.C.N.raconte à son arrivée qu\u2019il fait une grippe depuis dix jours et qu\u2019il éprouve de la dorsalgie.Sa température est normale et on ne retrouve aucun signe physique à l\u2019examen.La leucocytose est de 6 100 et la sédimentation de 75 mm.Quelques jours plus tard la sédimentation est redevenue à 6 sans aucune médication.La radiographie démontre une forte infiltration au tiers moyen de la plage droite (figure 5).9.V.E.accuse à son admission une toux persistante et des douleurs à la base droite.Il n\u2019existe aucun signe physique à l\u2019examen sauf une température à 103°.La leucocytose est de 4 800 et la sédimentation de 34.Après deux jours, la sédimentation s\u2019élève à 70 mm et deux autres Jours plus tard s\u2019abaisse à 20.Aucune médication n\u2019est administrée.La radiographie démontre un foyer de congestion à la base droite et l\u2019on peut présumer que le foyer s\u2019est accentué au moment où la sédimentation s\u2019est élevée à son maximum.10.P.N.raconte à son admission qu\u2019il a mal à la gorge depuis trois jours.L'examen ne révèle aucun signe clinique sauf une température à 100,5° qui redevient à la normale après deux jours sans aucune médication.La sédimentation est de 15 mm et leucocytose de 7300.La radiographie démontre une pneumonite paracardiaque de la base droite.Six jours plus tard l\u2019aspect des plages pulmonaires est normal.11.W.R.vient à l\u2019hôpital pour une vague douleur lombaire depuis quelques heures.II n\u2019a pas de température et il n\u2019existe aucun signe Juin 1957 Lavar MÉDICAL 787 \u2014 Pr i fi ( emp ih LE ow on rn Figure 6.Lo EW % 4 Mb nr of is és ne À A ; - : : \u2014\u2014\u2014 re im te imate oo Li AN ad he CN Figure 5 y VV Yi AE + - pu es Le adit CRT ce PERE 2 CR SE A 788 Lavar MÉDicaL Juin 1957 physique.La leucocytose est de 9 400 et la sédimentation de 3 mm.Il est possible que le taux très bas de la sédimentation s\u2019explique par le fait que ce patient est déjà en période de régression.Aucune médication n\u2019est administrée.La radiographie révèle une congestion diffuse du lobe moyen droit (figure 6) et cinq jours plus tard l\u2019aspect est redevenu normal.12.G.W.vient à l\u2019hôpital parce qu\u2019il a des étourdissements et des nausées depuis trois jours ; la température est à 101°, la leucocytose de 5 200 et la sédimentation de 40 mm.Deux jours plus tard la température est à 103° et la sédimentation de 85 mm, cependant l\u2019examen clinique ne relève aucun signe stéthacoustique ; le quatrième jour la température redevient normale bien qu\u2019aucune médication n\u2019ait été administrée.La radiographie d\u2019entrée démontre une pneumonite du lobe inférieur droit et une autre radiographie prise après 48 heures démontre une accentuation de ce processus parallèlement à l\u2019élévation du taux de sédimentation.Enfin tous les signes disparaissent dix Jours plus tard.13.T.N.vient à l\u2019hôpital parce qu\u2019il a un mauvais rhume depuis trois Jours et qu\u2019il éprouve des frissons, des douleurs musculaires et de la toux.À l\u2019arrivée Il n\u2019a pas de température ; on lui donne 300 000 unités de pénicilline une seule fois.La leucocytose est de 9 300 et la sédimentation de 30 mm ; elle redevient normale cinq jours plus tard.La radiographie montre une congestion de la base gauche (figure 7).14.H.H.vient a l\u2019hôpital parce qu\u2019il traîne un rhume depuis deux semaines et qu\u2019il souffre de céphalée et de sueurs profuses.Il a reçu, sans effet, de la pénicilline avant son arrivée.L\u2019état général est bon ; il n\u2019y a aucun signe physique, et la température est normale.La leucocytose est de 15 200 et la sédimentation de 115 mm ; six jours plus tard la sédimentation est encore à 75 mm et six jours plus tard à 8 mm sans qu\u2019on ait administré aucune médication.La radiographie montre une congestion de la base droite.En quinze jours l\u2019aspect des plages est redevenu normal.15.M.E.vient à l\u2019hôpital parce qu\u2019il a un rhume, des céphalées et des frissons.A l\u2019arrivée il présente quelques râles diffus aux deux plages pulmonaires et 1l fait un peu de température.Il reçoit de la pénicilline pendant six jours, mais sans aucun effet.A ce moment on suspend la Juin 1957 Lavar\u2026 MÉDICAL 789 pe a > = #4 k w Figure 8 \u2018 f 2 J NE 1 > Aya Figure 7 * 0 (/ + HAD 3 RY M \" CA 3% CIEE ERY \u2014 em \u2014\u2014\u2014 790 Lavar.MÉDicaAL Juin 1957 pénicilline et 1l reçoit une seule dose de chloromycétine ; 24 heures plus tard, tous les signes sont disparus et la sédimentation est de 7 mm.La radiographie a démontré une infiltration parahilaire droite au lobe supérieur.16.T.S.est hospitalisé parce qu\u2019il fait de la température depuis 15 Jours avec des malaises et de la céphalée.A l\u2019admission la température est de 104°.Il reçoit 600 000 unités de pénicilline et 24 heures plus tard, la température est redevenue normale, mais à l\u2019arrivée la sédimentation n\u2019était que de 23 mm alors que la leucocytose était de 24 600.Si l\u2019on tient compte de la température, de la leucocytose, de la sédimentation et de la réaction à la pénicilline, nous croyons être justifié de considérer ce cas comme une congestion pulmonaire ordinaire plutôt que comme une pneumonite.C\u2019est pour cette raison que nous l\u2019avons ajouté à la suite des autres en guise de contraste.D'ailleurs, la radiographie montre une pneumonie de la base du lobe supérieur droit (figure 8). BULLETIN MÉDICAL DE FRANCE MÉMOIRE ORIGINAL L\u2019ANTHROPOMETRIE AU SERVICE DE LA CRIMINOLOGIE Etude anthropologique de 33 criminels-délinquants adultes et de 41 jeunes délinquants.Proportion élevée des altérations de la morphologie constitutionnelle par MM.M.VERDUN, G.HEUYER, A.BROUSSEAU (in memoriam) et J.de TAILLE de Paris Ayant déterminé sur près de 300 Jeunes hommes de 18 à 35 ans la moyenne arithmétique et l\u2019écart étalon des mesures linéaires et volumétriques de tous les segments organo-fonctionnels du corps humain vivant, ainsi que les rapports et indices dérivés, caractéristiques de la NOTE DE LA Répacrion.Ce Mémoire, présenté au 1IIe Congrès international de Criminologie (Londres 12-18 septembre 1955), est publié dans notre Revue avec l\u2019autorisation du Secrétaire scientifique du Congres, Mr.Hugh J.Klare, que nous sommes .heureux de remercier ici. 792 [avar.MÉDICAL Juin 1957 morphologie générale, sexuelle, raciale et constitutionnelle, | les auteurs ont pu disposer, pour la première fois sans doute, de moyennes de référence précises, qui leur ont permis de discerner et évaluer en toute objectivité les variations morphologiques individuelles caractéristiques des constitutions morpho-caractérologiques prédisposantes aux diverses formes cliniques de l\u2019activité criminelle-délinquante.La méthode d\u2019analyse anthropomeétrique et la technique de précision mises au point par l\u2019un d\u2019entre nous 2 pour I\u2019étude des constitutions aussi bien que pour celle des troubles de la croissance somatique et pubérale 3 et des syndromes endocrinopathiques, a été appliquée à l\u2019étude anthropologique de 33 criminels-délinquants adultes ayant bénéficié de l\u2019article 64 du Code pénal et traités dans le Service de sécurité Henry-Colin de l\u2019Hôpital psychiatrique de Villejuif, alors dirigé par le regretté docteur Albert Brousseau, et à celle de 41 jeunes délinquants soumis à une expertise judiciaire dans le Service de la clinique neuro- psychiatrique infantile du professeur G.Heuyer, aux Enfants-Malades, puis à la Salpétriére.Nous ne saurions donner ici, en dépit de l'intérêt d\u2019un tel exposé, l\u2019analyse détaillée, juridique, clinique, psychiatrique, sociale et anthropologique, que comportent nos 74 observations.Force nous est de présenter ici seulement les résultats de l\u2019expertise anthropologique, en les confrontant avec ceux de l\u2019expertise juridique, clinique, psychiatrique et sociale.Nous le ferons séparément pour les 33 criminels-délinquants adultes et pour les 41 jeunes délinquants Juridiques.1.M.VERDUN et J.de TAILLE, Le canon des proportions linéaires et volumétriques du Français moyen, d\u2019après l\u2019étude anthropométrique à l\u2019aide d\u2019une instrumentation nouvelle, de 282 sujets masculins d\u2019une moyenne d\u2019âge de 21 ans.Communication au VIe Congrès fédératif international d\u2019Anatomie, Paris, (juillet) 1955, à paraître dans La Presse médicale.2.M.VERDUN, « Une méthode nouvelle d\u2019évaluation clinico-anthropométrique des grands segments biotypologiques du corps humain », Bulletin Académie nationale de médecine, (8 février) 1944, t.128, pp.64-69.M.VErmpun, Méthodes et techniques anthropométriques ; in Traité de médecine biotypologique sous la direction du professeur N.Pende, Paris, Doin, 1955.IIe partie: Méthodologie, ch.Ier, pp.231-284.3.G.Hruver, M.VERrDUN et J.de TaiLcEe, « Contribution à l\u2019étude des déséquilibres de [a croissance physique et mentale y, IIIe Congrès d\u2019anthropologie différentielle (BIAD), Mayence (septembre) 1954, in Antbropologie différentielle et Science des types constitutionnels, vol.3, pp.166-181, Genève, Bureau International d\u2019anthropologie différentielle, 20, rue de PEcole-de-Médecine, Genéve (Suisse). Juin 1957 Lava\u2026 MÉDICAL 793 I.LES 33 CRIMINELS-DÉLINQUANTS ADULTES Pour nous comme pour Kretschmer, les sujets de constitution athléto-viscoïde sont des brutes sentimentales à l\u2019humeur impulsive et visqueuse, qui oscillent de la sentimentalité exigeante et jalouse à la haine furieuse et brutale.Leurs formes sont athlétiques : ossature et musculature puissantes, comme la carrure et les extrémités : mains, doigts, pieds et mâchoires.La chevelure drue empiète sur le front qui est bas, soulevé par de fortes arcades sourcilières * avec des sourcils broussailleux et souvent jointifs, la peau épaisse, volontiers acnéique, et la pilosité faciale et générale très développée.Mais nous ajoutons : les proportions volumétriques de la poitrine et des membres par rapport au volume somatique global, celles des deux segments de la face ainsi que l\u2019abaissement du rapport fronto-crânien et du rapport palmo-digital constituent pour nous un groupement d\u2019indices anthropométriques qui permet d\u2019appliquer au diagnostic morphoscopique le contrôle de la mesure.L\u2019expertise ainsi conduite nous a permis d\u2019identifier 9 sujets fortement athlétosomes sur 33.Cing fois il s\u2019agissait de crimes impulsifs et sauvages, quatre fois de voleurs multidélinquants, deux fois avec coups et blessures, deux fois avec effraction.On notait en outre chez l\u2019un d\u2019eux une tyrannie conjugale avec jalousie maladive.Deux fois cette morphologie athlétosome fut constatée à un moindre degré chez deux meurtriers, anciens légionnaires, dont l\u2019un de constitution athléto-pycnosome avait assassiné sa concubine et l\u2019autre de constitution athléto-leptosome avait assassiné sauvagement sa mère avec une hachette dans un accès de manie furieuse, l\u2019un et l\u2019autre, comme les précédents, sans préméditation, sous le coup d\u2019un raptus impulsif.Cing fois nous l\u2019avons décélée pareillement chez des multidélin- quants non meurtriers, de constitution mixte : voleurs impulsifs au caractère brutal, sauvage, indomptable, avec 2 fois recours à la force pour accomplir leur larcin.Chose digne de remarque, aucun des 4 délinquants sexuels ne présentait cette structure athlétosome mais deux de nos meurtriers forte- 4.Signalons ici que la radiographie du crâne nous a permis de constater chez l\u2019un de nos sujets athlétosomes un énorme développement des sinus frontaux, qui semblaient soulever le [lobe préfrontal.(10) 794 LavAaL MÉpicaL Juin 1957 ment athlétosomes avaient été conduits au meurtre par un mobile sexuel, l\u2019un par sadisme sur sa propre fille, qu\u2019il finit par étrangler pour étouffer ses cris, l\u2019autre à la suite du viol impulsif d\u2019une vieille femme renversée par son vélo dans un chemin creux à la tombée de la nuit et qu\u2019il avait ensuite noyée dans une mare pour s\u2019en débarrasser.Tous deux présen- talent une note pycnosome secondaire associée à leur structure athléto- some dominante.Un troisième, de constitution athléto-leptosome, avait commencé par un viol sa carrière de multidélinquant et finalement de criminel.Au total : 16 sujets athlétosomes à des degrés divers sur 33 criminels- délinquants, dont 7 meurtriers et 9 multidélinquants impulsifs et violents.Telle est la première constatation qui se dégage de leur expertise anthropologique, alors que dans un groupe homogène de 440 jeunes hommes, de 18 à 40 ans, étudiants pour la plupart ou adonnés à des carrières libérales, examinés par la même méthode, nous n\u2019avons trouvé que 4 sujets fortement athlétosomes, 23 qui ne l\u2019étaient que légèrement et 25 de constitution mixte : soit 21 athléto-pycnosomes et 4 athléto-leptosomes.Au total : 52 sur 440 sujets soit 12% contre 16 sur 33 soit 49% chez les criminels-délinguants.La morphologie pycnosome est pour nous, comme pour Kretschmer, caractérisée par l\u2019opulence et la rondeur des formes, 'abdomen volumineux et la poitrine courte et large avec des épaules en dôme, le front élevé, prématurément dégarni, les extrémités courtes et potelées.mais nous ajoutons : l\u2019abarssement du rapport scapulo-thoracique, l\u2019élévation du rapport fronto-crAnien, l\u2019abaïissement des indices morphologiques de la main et du pied, l\u2019élévation du rapport palmo-digital ainsr que celle du rapport volumétrique de l\u2019abdomen et du tronc par rapport au volume somatique global et l\u2019abaissement parallèle de celui des membres.Nous en savons la corrélation clinique habituelle avec l\u2019hyper- sociabilité de l\u2019humeur et ses oscillations du pôle, de l\u2019entrain joyeux à celui de la dépression mélancolique et ses affinités avec le diabète, les maladies du foie et le rhumatisme chronique déformant et douloureux. Juin 1957 LavarL MEbicaL 795 Ant A5 œp4 oh ad P4 -\u2014 Pa nb SNE pr - À 2 54 Al Figure 1.\u2014 Répartition anthropologique de 33 criminels-délinquants adultes NORM O|S 0e, ; 1 8k And A lk Pao LI] l/ 7, /, Ÿ // D ml) | 777, 7 UN 7 [7/775 (//)} [/ Jl CE ea SN Un 3 ANN EX) WN > L1 5 Figure 2.\u2014 Répartition anthropologique de 440 étudiants (groupe-témoin) 796 LavaL MEbicaL Juin 1957 Or, nous l\u2019avons trouvée de façon constante chez les 4 délinquants sexuels non meurtriers que nous avons examinés.Deux fois elle était très accentuée et deux fois moins accusée.Par contre, nous ne l\u2019avons identifiée qu\u2019une seule fois de façon très marquée et deux fois comme note associée chez nos 9 meurtriers.Une seule fois, pareillement à un degré marqué et sept fois comme note associée chez les 18 délinquants divers.Au total, nous l\u2019avons rencontrée quinze fois sur 33 criminels soit dans 45% des cas alors que nous ne l\u2019avons identifiée que 104 fois dont 20 à un degré marqué sur les 440 sujets de notre statistique précédente, soit dans la proportion de 23%.Quatre fois seulement sur 15 la morphologie pycnosome identifiée chez nos criminels-délinquants répondait dans la structure mentale à la souplesse d\u2019adaptation et à l\u2019aisance des relations sociales bien décrite par Krestchmer.Chaque fois qu\u2019elle était seulement associée à une structure athlétosome, celle-ci l\u2019emportait manifestement dans la structure mentale.Elle était constante chez les 4 sujets qui, dans leur carrière de criminels-délimquants, s\u2019étaient rendus coupables d\u2019attentats aux mœurs.Quant aux structures leptosome et dysplastique, à notre grand étonnement nous ne l\u2019avons identifiée qu\u2019une seule fois chacune à un degré marqué dans le groupe de nos 18 délinquants divers et comme note secondaire et atténuée chez deux de ces délinquants et chez trois meurtriers, jamais chez nos quatre délinquants sexuels.Nous ne ferons donc qu\u2019évoquer ici ces sujets aux formes anguleuses et sècles, à l\u2019humeur renfermée et raide, qui oscillent de Ia susceptibilité boudeuse à l\u2019indifférence dédaigneuse en ajoutant que les indices anthropométriques qui les caractérisent sont les mêmes que ceux des pycnosomes mais avec des valeurs inverses des leurs.Nous n\u2019avons constaté l\u2019évolution d\u2019un syndrome schizophrénique que chez un de nos meurtriers.Quatre fois sur les six autres cas la note athlétique impulsive et violente, ou la note paranoiaque auxquelles la constitution leptoschizothymique se trouvait associée dominaient le tableau clinique.Chose digne de remarque, la proportion des lepto- Juin 1957 Lavar MÉDicaL 797 somes et des dysplastiques constatée chez nos 33 criminels est sensiblement la même : 21% que chez les 440 étudiants de notre première enquête : 19,6%.Nous venons d\u2019évoquer la structure paranoïaque.Avec leur besoin maladif de considération, leur rage de traiter d\u2019égal à égal avec toute personne revêtue de quelque autorité, leur haine violente, instinctive, de toute supériorité, avec l\u2019invincible fausseté de leurs jugements intuitifs, qui explique leur infatuation naive ou prétentieuse, ou leur insatisfaction et leur défiance maladives, avec les complexes rationnels imperturbables par où ils justifient leurs convictions erronées et donc aussi leurs récidives indéfinies, les paranoïaques sont éminemment prédisposés à vivre au rebours de leurs semblables et en révolte contre l\u2019ordre social, en fonction même de l\u2019invincible fausseté de leurs perceptions inturtives.C\u2019est cette structure mentale paranoïaque que les psychiatres rencontrent fréquemment au cours de leurs expertises chez tant de criminels inconfusibles et sans repentance, d\u2019aimables escrocs, de récidivistes de la faillite plus ou moins frauduleuse, d\u2019exploiteurs de la crédulité publique ou privée, d\u2019illuminés fanatiques, assassins de grands personnages ou ordonnateurs de massacres ., tous également pleins d\u2019assurance et d\u2019une sincérité déconcertante.Mais l\u2019un d\u2019entre nous est le premier sans doute, à avoir signalé la concordance clinique fréquente des disproportions notables, en plus ou en moins, de la valeur volumétrique du crâne par rapport au volume somatique global avec les diverses formes cliniques, légères ou graves, de cette structure mentale.\u201d Or nos 33 expertises anthropométriques nous ont permis de reconnaître treize fois une exiguïté notable du volume crânien : trois fois à un degré très marqué chez trois de nos délinquants divers et à un moindre degré chez cinq de ces délinquants, deux de nos délinquants sexuels et deux de nos meurtriers.5.M.VERDUN, « Disproportion du volume crinien et altérations de la fonction critique de Pintelligence.Étude statistique de 440 sujets », Bull.Acad.nationale de médecine, (juin) 1951, t.135, pp.318-321. 798 Lavar MÉDICAL Juin 1957 Une mégalocräânie très accentuée fut constatée .- 1° Chez le meurtrier leptosome schizoparanoïaque signalé plus haut ; 2° Chez un clochard invétéré qui ne vivait que de rapines en marge de toute société ; 3° Chez un ouvrier agricole multidélinquant qui avait violé une vieille femme de 90 ans, après cinq condamnations, trois évasions et deux téntatives de suicide.On la constatait à un moindre degré chez deux autres multidélin- quants récidivistes et de constitution dysplastique et une fois chez un meurtrier normosome.Au total : dix-huit anisocrâniens, au crâne trop exigu (oligo- crâniens) ou trop volumineux (mégalo-crâäniens) dont six à un degré très accentués sur les trente-trois criminels-délinquants de notre enquête.Or, dans tous ces cas, l\u2019examen psychiatrique de l\u2019un ou l\u2019autre, sinon de tous les experts, avait relevé des traits psychologiques de la structure paranoïaque : \u2014 un puérilisme naif chez un jeune prostitué homosexuel ; ~\u2014 un contentement de soi invraisemblable chez un vieux pédéraste récidiviste, tartuffe gras aux propos patelins doublés d\u2019escroqueries ; \u2014 une débilité mentale et morale accentuée chez un jeune dysplasi- que coupable d\u2019un crime absurde et monstrueux, ayant assassiné, pour la voler sa bienfaitrice ; \u2014 une mégalomanie étrange chez un bourreau conjugal inculpé de coups et blessures et de vols avec effraction qui se prétendait éternel et capable de rendre la vue aux aveugles et qui, de sa prison, écrivit aux plus\u2018grands personnages de l\u2019Église et de l\u2019État ; \u2014 une mythomanie vaniteuse et fastueuse chez un engagé volontaire déserteur impulsif et voleur ; \u2014 une fabulation imperturbable avec chantage ou suicide chez un cambrioleur impulsif couvert de tatouages, insolent et hargneux ; \u2014 un délire de persécution chez un ancien boxeur au nez cassé, impulsif, violent et revendicateur, inculpé au cours de son service mili- Juin 1957 Lavar MÉDICAL 799 taire d\u2019abandon de poste, injures aux gradés, coups et blessures, vols de denrées et tentative de meurtre ; \u2014 un contentement de soi naïf chez un arriéré scolaire, coupable de vols multiples ; \u2014 une vanité outrecuidante et prétentieuse chez un ancien chasseur de suspects de la Libération, coupable de vols et de cambriolages, très fier d\u2019avoir fait lire aux experts un mémoire justificatif dont la dactylographie lui avait coûté très cher, après avoir vainement tenté de faire prendre au sérieux deux tentatives de suicide ; \u2014 un délire de revendication chez un paranoïaque exalté, qui se prétendait hypnotiseur, vaniteux, prolixe, ironique et menaçant, titulaire de cinq condamnations par les tribunaux d\u2019enfants et de huit par les tribunaux d\u2019adultes et interné pour cambriolage, coups et blessures et tentatives de meurtre ; \u2014 une vantardise éhontée chez un maître-chanteur insolent et cynique, maniéré, puéril, insistant pour faire examiner son coccyx, prétendu douloureux, titulaire de six condamnations pour vols et abus de confiance, sans profession ni domicile fixe ; \u2014 une correction affectée chez un clochard sordide, inaffectif, amoral, suggestible et cynique, plusieurs fois condamné pour vol, cambriolage et escroqueries, récidivant à chaque libération ; \u2014- une suffisance magnifique chez un jeune propre-à-rien aimable et souriant, fils de famille, intelligent et sans scrupule, interné cing fois de suite pour abus de confiance et escroquerie ; \u2014 une outrecuidance splendide chez un autre fils de bonne bourgeoisie, spécialiste de vols de voiture, qui pose au garçon très malin et d\u2019une correction affectée devant les médecins, qu\u2019il n\u2019a pu impressionner par deux tentatives de suicide par ouverture des veines du pli du coude, avec paralysie hystérique consécutive du bras ainsi lésé.Ces deux derniers particulièrement intéressants, en raison de la bonne éducation reçue, dans une famille saine, aisée et unie avec cinq sœurs pour l\u2019un, trois frères et deux sœurs pour l\u2019autre, tous parfaitement sains de corps et d\u2019esprit, de telle sorte que leur comportement antisocial ne saurait être attribué qu\u2019à leur constitution paranoïde-aniso-crânienne individuelle. 800 Lava\u2026.MEpicaL Juin 1957 Ce n\u2019est pas que ces notes caractérielles de la série paranoïaque ne se rencontrent jamais chez les normo-crâniens.Nous les avons expressément notées chez deux de nos délinquants divers normo-crâniens.Mais elles étaient constantes chez tous les oligo- et les mégalo-crâniens.Nous considérons donc que l\u2019aniso-crânie avec fausseté des jugements intuitifs d\u2019ordre moral plus encore que d\u2019ordre pratique, relevée dix-huit fois chez les trente-trois sujets de notre enquête, constitue, avec la constitution athléto-viscoïde, l\u2019un des facteurs psycho-biologique les plus Importants des activités criminelles-délinquantes.Ajoutons que nous l\u2019avons vu constamment associée à une seule exception près, à l\u2019une ou l\u2019autre des constitutions kretschmériennes dont elle nuance Ja symptomatologie propre.Que si, maintenant, nous comparons la répartition des aniso- crâniens parmi nos trente-trois criminels-délinquants avec celle que nous avions constatée dans le groupe témoin de nos 440 étudiants nous constatons qu\u2019elle en diffère très sensiblement, en ce sens que le nombre des oligo-crâniens y est beaucoup plus élevé que celui des mégalo-crâ- niens : douze contre six, alors que dans le groupe témoin elle avantage les sujets fortement mégalo-crâniens.En outre, son évolution isolée dans le groupe témoin est presque aussi fréquente que son association à l\u2019une ou l\u2019autre des constitutions kretschmériennes : cent trois fois contre cent dix-sept, alors qu\u2019elle est presque constante, à une exception près, un seul sujet.mégalo-crânien-normosome chez nos criminels- délinquants.Quant à l\u2019ensemble des constitutions kretschmériennes, elle affecte également une répartition fort différente d\u2019un groupe à l\u2019autre puisque nous ne trouvons que quatre sujets normosomes, exempts de toute altération kretschmérienne sur nos trente-trois criminels-délinquants, soit 12%, contre 199 sur 440, soit 45%, dans notre groupe témoin et que les athléto-pycnosomes y sont beaucoup plus nombreux : 21 sur 33, soit 63%, que les leptodysplastiques 8 sur 33, soit 24%, alors qu\u2019ils se répartissent à peu près également : 27 et 28% aux deux extrémités de la courbe de Gauss de notre groupe témoin.En outre les constitutions kretschmériennes fortement accentuées \u2014 13 athléto-pycnosomes et 3 leptodysplastiques sur 33 soit près de 50% \u2014 alors que sur 440 étudiants 5 Juin 1957 Lavar MÉDicaL 801 nous n\u2019avons trouvé que 24 athléto-pycnosomes et 19 leptodysplastiques fortement accentués, soit pour les deux groupes extrêmes 12% seulement.x * x Enfin, tandis que nous avons trouvé 199 sujets normosomes exempts de toute altération kretschmérienne, soit 45% dans notre groupe témoin, nous n\u2019en avons trouvé que 4, soit 12% parmi nos criminels-délinquants.Ces quatre cas particulièrement intéressants en matière d\u2019anthropologie criminelle, puisque ce sont précisément les quatre cas ou l\u2019expertise psychiatrique concluait soit à l\u2019origine purement sociogénétique du délit ou du crime soit à la simulation.Le premier concernait en effet un enfant naturel fort intelligent, élevé par une mère captatrice et jalouse aux tendances incestueuses, qui l\u2019avait obligé, jusqu\u2019à l\u2019âge de 17 ans, à partager son lit et qui, devenu par réaction homosexuel, finit par assommer avec un coupe-papier asséné sur la nuque, sa mère qui lui reprochait ses « relations anormales ».L\u2019absence de toute tare morphobiologique confirme ici l\u2019origine purement accidentelle et sociogénétique de la perversion sexuelle ainsi qu\u2019avait conclu le docteur Brousseau et de la réaction criminogéne qu\u2019elle lui inspira contre l\u2019auteur de ses jours .et de sa dépravation.Les trois autres cas se rapportent à trois délinquants dont l\u2019un était inculpé de fugues, vagabondage et cambriolage après désertion de l\u2019armée de l\u2019air où 1l s\u2019était engagé.Abandonné à l\u2019âge de 7 ans par un père d\u2019origine étrangère, confié à une mère remariée ; ayant grandi sans soin et sans affection, ce gaillard vigoureux, que certains experts estimaient pervers constitutionnel, n\u2019était au vrai, comme l\u2019affrrma le docteur Brousseau, qu\u2019un perverti, victime d\u2019un milieu déplorable.Là encore l\u2019absence de toute altération morpho-biologique nous en apportait la confirmation.Le second avait été arrêté pour un accident de voiture sur les grands boulevards.En état d\u2019ébriété, 1l avait tenté de fuir.Certains experts avaient parlé d\u2019un début de schizophrénie.Il ne s\u2019agissait pourtant là que d\u2019un alcoolique chronique qui simulait pour échapper aux conséquences de son imprudence, ainsi que le pensait le docteur Brousseau et que le démontrait sa formule morphobiologique parfaitement normale. 802 LavaL MEbicaL Juin 1957 Le troisième, enfin, était un bourreau familial qui avait fini par être arrêté par la police à son domicile pour sévices graves envers sa femme et ses enfants.Chargé d\u2019un lourd passé judiciaire avec cinq condamnations et 2 évasions, ce n\u2019était pourtant pas une brute sentimentale de structure athlétosome.Normosome-normo-crânien Il s\u2019était bien conduit jusqu\u2019à 17 ans où, entraîné par des camarades, il s\u2019était mis à boire.Son comportement antisocial et ses brutalités ne relevaient, ainsi que l\u2019affrr- mait le rapport du docteur Brousseau, d\u2019aucune façon d\u2019un facteur consti- tütionnel, mais exclusivement de son intempérance.Alcoolique chronique, emphysémateux, au foie volumineux, au teint subictérique, devenu dangereux pour son entourage et qu\u2019il fallait garder en milieu hospitalier.Ainsi l\u2019expertise anthropologique, telle que nous l\u2019avons conduite sur les 33 criminels-délinquants adultes qui ont fait l\u2019objet de notre enquête, peut lever en bien des cas les hésitations des experts, compléter utilement et préciser les conclusions de l\u2019expertise psychiatrique et éclairer leur interprétation.Dans la hiérarchie des causes qui interviennent dans le déterminisme des activités criminelles-délinquantes, elle permet de faire la part des prédispositions morphologiques constitutionnelles et acquises, qui ne développeront leurs effets qu\u2019à la faveur des causes adjuvantes d\u2019ordre éducatif et psychosocial, sur la sommation des circonstances occasionnelles et, finalement, en fonction de l\u2019ultime rupture d\u2019équilibre entre les forces crimino-résistantielles et les impulsions criminogènes.C\u2019est pourguoi nous pensons que l\u2019expertise anthropobiométrigue des prévenus et des détenus en instance de libération devrait toujours prendre place à côté de l\u2019expertise psychiatrique et psychotechnique et de l\u2019enquête sociale.* + II.Les 41 JEUNES DELINQUANTS Aprés avoir été employée sous la direction du regretté docteur Brousseau 4 l\u2019étude de criminels-délinquants adultes, cette même Juin 1957 Lavar MÉDicaL 803 méthode d\u2019expertise anthropologique fut appliquée dans le Service et sous la direction de M.le professeur H.Heuyer à celle de 41 jeunes délinquants juridiques.6 Voici les résultats que nous avons enregistrés : \u2014 Trois sujets de constitution athlétosome fortement accentuée, dont un normo-cranien, un oligo-cranien et un mégalo-cranien ; \u2014 Quatre sujets de constitution légèrement mais nettement athléto- some, tous normo-crâniens ; \u2014 Six sujets de morphologie mixte athléto-pyvenosome, dont trois normo- et trois oligo-crâniens ; \u2014 Sept sujets de constitution mixte athléto-leptosome, dont trois oligo-, un mégalo- et trois normo-crâniens ; \u2014 Un athléto-dysplasique normo-crânien ; \u2014 Un pycnosome pur, normo-crânien ; \u2014 Sept sujets fortement leptosomes, tous mégalo-cräniens, à l\u2019exception d\u2019un seul normo-crânien ; \u2014 Deux sujets fortement dysplastiques : un mégalo- et un normo- crânien ; \u2014 Deux sujets légèrement dvsplastiques : un oligo- et un mégalo- crânien ; \u2014 Un sujet dystrophique oligo-crânien ; \u2014 Sept sujets normosomes dont deux oligo-, cinq normo-crâniens.Au total : vingt et un athlétosomes purs ou associés à des degrés divers, soit 51% ; \u2014 Un seul pycnique pur, soit 2% ; \u2014 Sept leptosomes purs, quatre dysplastiques et un dystrophique, soit 29% ; \u2014 Sept normosomes, soit 17% ; 6.Voici le détail des âges : 11 ans, 2 sujets.12 ans, 3 sujets.13 ans, 5 sujets.14 ans, 5 sujets.15 ans, 5 sujets.16 ans, 3 sujets.17 ans, 9 sujets.18 ans, 5 sujets.19 ans, 4 sujets.Et celui des inculpations juridiques : Délits contre les mœurs: 5.Délits contre les biens: 20.D£lits contre les personnes : 5.Fugues et vagabondage : 9.Enfin, 2 corrections paternelles pour fainéantise.Ajoutons que dans les 41 cas examinés on pcuvait relever 31 cas d\u2019antécédents délictueux, juridiques ou non, et que, seuls, 10 sujets entraient dans la carrière délinquante avec l\u2019acte qui leur était reproché. 804 Lavar MÉDicaL Juin 1957 \u2014 Dix-neuf normo-crâniens, douze eligo-crâniens et dix mégalo- crâniens.Nous constatons ici, comme chez les adultes, Ia grande prédominance de la morphologie athlétosome, pure ou associée aux structures pycnosome, leptosome ou dysplastique.Par contre la morphologie leptosome-dysplastique y est nettement plus fréquente et l\u2019emporte de beaucoup chez les jeunes délinquants sur la morphologie pycnosome.La réduction du nombre des sujets normosomes pleinement exempts des altérations morpho-caractérologiques kretschmériennes est commune aux deux groupes.Par contre, si le pourcentage des normo-crâniens y est à peu près le même : 46% contre 45% chez les adultes, celui des mégalo-crâniens s\u2019élève à 24% contre 18% chez les adultes aux dépens des oligo-crâniens, qui ne sont plus que 29% contre 36% chez les adultes.Nous ne saurions exposer 1ci l\u2019analyse détaillée que nous avons faite de la structure corporelle et mentale de chacun de ces 41 mineurs délinquants, en comparant les résultats de notre expertise anthropologique avec l\u2019inculpation juridique dont ils avaient été l\u2019objet, les données de l\u2019enquête clinique et sociale et les conclusions de l\u2019expertise psychiatrique.Glanons du moins, dans les rapports des experts, les traits de caractère relevés chez les sujets de ces divers groupes anthropologiques : \u2014 Dans le groupe des vingt et un sujets de constitution athléto- some pure ou associée, une note d\u2019impulsivité et de violence presque constante : 1° dans le délit même qui avait fait l\u2019objet de l\u2019inculpation : \u2014 vols avec effraction, 1 fois ; \u2014 violence à l\u2019égard des victimes, 1 fois ; \u2014 cambriolage, 1 fois ; \u2014 brutalité contre les proches, 1 fois ; \u2014 menaces contre les proches, 1 fois ; \u2014 coups et blessures, 1 fois : Juin 1957 Lavar.MÉDricaL 805 \u2014 port d\u2019armes prohibées, 1 fois ; \u2014 menaces à main armée, 2 fois ; \u2014 blessure par imprudence, en Jouant avec une arme à feu : 2 fois, suivie dans l\u2019un des 2 cas de l\u2019assassinat sauvage d\u2019un jeune camarade ainsi blessé.2° dans les antécédents délictueux, juridiques et non juridiques, et dans le comportement général du sujet : \u2014 Impulsivité, 3 fois ; colères et violences, 6 fois ; brutalité, 4 fois ; attitude de bourreau domestique, 2 fois ; cruauté pour les animaux, 2 fois ; pyromanie, 2 fois ; caractère indomptable et inintimidable, 2 fois ; opposition irréductible, 1 fois ; opiniâtreté, 1 fois ; insolence, menaces et violence envers le personnel, 3 fois ; agressivité, 2 fois ; autorité sur les complices, 2 fois ; refus obstiné d\u2019avouer et de se repentir, 3 fois ; évasion et tentative d\u2019évasion isolée, 3 fois, ou même concertée avec bris de clôture, 2 fois ; goût des sports violents, 1 fois ; culture de la boxe, 1 fois.Nous avons, 1l est vrai, relevé quelques-uns de ces traits dans l\u2019observation de deux de nos sept sujets normosomes, mais ils manquaient chez les treize sujets pycnosomes, leptosomes ou dysplasiques alors qu\u2019ils n\u2019étaient absents que deux fois chez nos vingt et un athléto- somes.Le seul pycnosome pur que nous ayons identifié avait été arrêté pour vagabondage nocturne.A 18 ans, il en était à sa seconde fugue après une aventure sentimentale et une tentative vaine d\u2019engagement dans la coloniale, tout cela suivi d\u2019une crise dépressive avec 1dée de suicide.Il se mettait à la boisson.Tout cela bien conforme à la symptomatologie maniaco-dépressive à laquelle, toutefois, se mêlaient quelques traits de violence et d\u2019opposition que l\u2019on trouve plutôt chez les sujets athlétosomes.Par contre, dans les 6 cas où la morphologie pycnosome était associée à la morphologie athlétosome, les traits psychologiques qui lui sont propres : hypersociabilité avec entrain joyeux et nonchalance découragée, 806 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1957 étaient régulièrement dominés par l\u2019impulsivité, la violence, l\u2019opiniâtreté de l\u2019humeur qui relèvent du syndrome « athléto-viscoide ».+ * + Ë Pareillement, les traits psychologiques de la série endoschizo- thymique avec hyperesthésie ou indifférence maladive de l'humeur étaient au second plan ou même complètement absents six fois sur sept ; So EER dans le tableau clinique de nos athletosomes.Figure 3.-\u2014 Répartition anthropologique de 41 jeunes délinquants juridiques.Nous n\u2019avons vu la symptomatologie lepto-schizoïde dominer la symptomatologie athléto-dysplastique que deux fois : chez un athléto- leptosome et chez un athléto-dysplastique.Les cinq autres sujets dysplastiques ou dystrophiques que nous avons observés présentaient la même structure mentale que les leptosomes, avec leur humeur renfer- mêée, sérieuse, silencieuse et solitaire, leur susceptibilité ou leur indifférence morbide, l\u2019absurdité de leur conduite et leur inadaptation au réel qui, deux fois, firent penser à un début de schizophrénie. Juin 1957 LavAaL MÉDICAL 807 A ces tableaux cliniques dominés par les deux syndromes athléto- viscoide et lepto-schizoide viennent encore s\u2019associer chez les uns comme chez les autres divers traits de la série paranoide dont nous avons constaté la concordance fréquente avec les disporportions notables du volume crânien par rapport au volume somatique global : \u2014 défiance maladive avec délire de revendication et tentative de suicide spectaculaire chez un athlétosome fortement oligo-crânien de 17 ans arrêté pour attentat aux mœurs ; \u2014 suggestibilité et dissimulation chez un athlétosome oligo-cranien de 14 ans, voleur et cambrioleur, qui faisait l\u2019objet d\u2019une demande de correction paternelle ; \u2014 fabulation et mise en scène chez un autre athléto-leptosome f A ° A 7 mégalo-crânien de 18 ans arrêté pour outrages aux mœurs ; \u2014 escroquerie et abus de confiance chez un fils de famille de 19 ans: normosome et fortement oligo-crÂnien qui faisait l\u2019objet d\u2019une demande de correction paternelle ; \u2014 niaiserie vaniteuse et suggestibilité chez un autre oligo-crânien de 19 ans athléto-pycnosome qui volait et escroquait cyniquement les siens qui avaient fini par le déférer au juge des enfants ; \u2014 sottise et absurdité chez un jeune voleur de 17 ans, hypo- dystrophique et oligo-crânien, qui dépensait stupidement le fruit de ses rapines ; \u2014 rêves chimériques mégalomaniaques, narcissisme et délire à thème érotique chez un jeune fils de famille leptosome et fortement mégalo-crânien, distant, recherché, maniéré, avide de considération .et homosexuel ; \u2014 futilité, suggestibilité, absence certaine de discernement chez quatres jeunes éclopés du volume crânien, coupables de délits divers : vols, fugues, vagabondage ; \u2014 enfin quatorze sur vingt-deux aniso-crâniens présentaient non seulement de l\u2019arriération scolaire mais un degré plus ou moins accentué de débilité mentale, attesté par l\u2019expertise psychologique.Tandis que nous ne trouvions que six arriérés scolaires, dont deux débiles mentaux seulement, chez les dix-neuf normo-criniens. 808 Lavar MépicaL Juin 1957 Nous n\u2019avons trouvé, nous l\u2019avons dit, que sept sujets normosomes c\u2019est-à-dire exempts de toute altération kreschmérienne de la morpho- loge.Deux d\u2019entre eux : oligo-crâniens.Quatre seulement étaient tout ensemble normosomes et normo- crâniens.L\u2019un des deux normosomes-oligo-crâniens était ce jeune chevalier d\u2019industrie de 19 ans, que nous avons décrit plus haut.Le syndrome paranoïde s\u2019y développait pour ainsi dire à l\u2019état pur, avec ce mélange de rouerie et de bonne foi si déconcertante pour qui n\u2019a pas réalisé l\u2019invincible fausseté des jugements intuitifs qui le caractérise et servi en l\u2019occurrence par une intelligence verbale et pratique bien exercée au cours de sa formation secondaire avec des quotients intellectuels enviables de 135-109-126 au Weschler-Bellevue.Le second, au contraire, était un arriéré scolaire de 14 ans, débile mental et moteur, suggestible, qui volait dans les grands magasins avec un complice qui dirigeait le mouvement, incapable de contrôle et de discernement.Pas plus chez l\u2019un que chez l\u2019autre on ne relevait de traits psychologiques des trois syndromes kretschmériens.Tel est aussi le cas des quatre normosomes-normo-craniens dont le comportement délictueux apparait clairement comme dépendant exclusivement de facteurs socio-génétiques.Le premier, âgé de 13 ans, volait des vélos pour s\u2019évader d\u2019une ambiance familiale intolérable.Abandonné à 22 mois par une mère qui le laissait sans soins et repris à 5 ans par un père exigeant et tyrannique après 2 ans paisibles passés chez ses grands-parents.Élève intelligent et studieux, représenté par son père comme triste et renfermé, 1l se révélait, à l\u2019examen psychologique, affectueux.Son anxiété, ses tentatives d\u2019évasion et ses vols apparaissent donc comme une réaction que l\u2019on pourrait estimer légitime et non comme la manifestation d\u2019une structure maladive.Le second, âgé de 15 ans, inculpé de coups et blessures avec menaces à l\u2019égard d\u2019une voisine, présentait à la vérité quelques traits de violence et de Jalousie de la série athléto-viscoide.Son niveau scolaire et mental était à peine suffisant, mais lui aussi souffrait du milieu familial et Juin 1957 LavaL MEbpicaL 809 voulait à tout prix rejoindre son oncle horticulteur, à qui il avait été confié pendant la captivité de son père et dont il gardait le meilleur souvenir.La seule perspective de lui être confié par les experts, avait suffr à calmer complètement ses attitudes violentes.Les deux autres étaient des délinquants sexuels : l\u2019un d\u2019eux, âgé de 15 ans, arrêté pour exhibitionisme, sur la plainte d\u2019une voisine.Venu très Jeune d\u2019Italie avec ses parents, 1l avait à 10 ans perdu sa mère et en avait été très affecté ; à 12 ans il avait fait une primo-infection qui avait nécessité un séjour de plusieurs mois en sana et c\u2019est là qu\u2019il avait été perverti par des camarades.Son comportement antisocial ne procédait donc nullement d\u2019une constitution perverse mais d\u2019une perversion accidentelle d\u2019origine sociogénétique.Et c\u2019est aussi le cas du dernier de ces délinquants normosomes normo-crâniens, qui venait d\u2019être arrêté à 19 ans pour vagabondage spécial autour des vespasiennes, gaucher, porteur d\u2019une communication interventriculaire, d\u2019ailleurs bien tolérée, c\u2019était assurément un dysplas- tique, fils d\u2019un père âgé, éthylique et d\u2019une mère infirme.D\u2019une intelligence médiocre avec des quotients de 105-76-90 au Weschler-Bellevue, ce n\u2019était point toutefois un débile mental et le facteur déterminant, dans son cas, de son comportement homosexuel, où il trouvait tout ensemble satisfaction et ressources pécuniaires, était qu\u2019à l\u2019âge de 10 ans, 1l avait été perverti par un camarade de 16 ans.Devenu dangereux à son tour par son prosélytisme, ce normosome normo-crânien, dont la morphologie sexuelle est nettement masculine, est donc bien un perverti structuré, dangereux, mais ne saurait être pris pour un pervers constitutionnel.Ainsi, dans le groupe des mineurs délinquants comme dans celui des criminels-délinquants adultes, la constatation d\u2019une structure normo- some-normo-crânienne éclaire singulièrement l\u2019interprétation correcte de certaines activités criminelles délinquantes d\u2019origine purement sociale.Au terme de cette double étude, l\u2019expertise anthropologique nous apparaît donc comme un complément fort utile de l\u2019instruction judiciaire, (11) 810 Lavar.MÉDICAL Juin 1957 de l\u2019expertise psychiatrique et de l\u2019enquête sociale.Nous regrettons de n\u2019avoir pas eu le loisir de comparer ces résultats généraux aux résultats qu\u2019elle apporterait sur le groupe témoin des 34 enfants délinquants non juridiques que nous avons examinés par la même méthode et sur celui des 116 non délinquants de la clinique neuro-psychiatrique et de nos 278 consultants privés moralement sains de 10 à 19 ans.En attendant de pouvoir effectuer ces statistiques de référence, nous ne pouvons pas manquer d\u2019être frappés par : 1° le nombre vraiment élevé de sujets de structure athléto-viscoïde, pure ou associée et presque toujours dominante chez nos mineurs délinquants comme chez les criminels-délinquants adultes ; 2° la rareté de la structure psychocyclothymique et son effacement chaque fois qu\u2019elle se trouve associée à la structure athléto-viscoïde ou displastique ; 3° le nombre sensiblement plus élevé des sujets de structure lepto- dysplastique schizo-thymique chez les jeunes délinquants que chez les criminels-délinquants adultes ; 4° la fréquence également élevée dans les deux groupes des disproportions du volume crânien et des manifestations paranoïdes de la structure mentale qui leur est le plus souvent associée : 5° enfin, et surtout, de la concordance habituelle, sinon constante et exclusive, dans les deux groupes, entre la formule morphologique constitutionnelle individuelle et les tendances caractérielles qui, sans constituer aucunement la cause effective, prédéterminante et fatale, des activités criminelles-délinquantes ne fait qu\u2019y prédisposer et en déterminer la modalité, lorsque, comme nous l\u2019avons dit plus haut, le jeu combiné de toutes les autres causes adjuvantes et occasionnelles a entrainé la rupture d\u2019équilibre déterminante entre les impulsions crimi- nogènes et les forces crimino-résistantielles.Telles sont les conclusions d\u2019ordre pratique et d\u2019ordre général qui nous ont paru se dégager de cette première enquête qui n\u2019a porté sans doute que sur 74 sujets juridiquement inculpés mais dont les enseignements nous ont paru assez significatifs pour nous en faire souhaiter Tableau de répartition des types constitutionnels de Kretschmer ÉTUDIANTS o, ©, |(riminers -DéLINQUANTS o, |Jeunes Dévisquanrs 0, Statistique [ Croune- témoin.) ho /o fo ADULTES 33 /o Fuudiques 41 Je Shaft GLUECK A 7 15 9 7 x AD Rd TE 7}16|49 oats 64, P 20h 48 4 n au lb 0 L238 al 8|24 1) 2 L115) 36 1 A 72 | 87 170 20 2 5 7 A sl |?,| 12/30 D 1 D 1 N 197) 440 L| 72 1177 4401 [999 33] foo L1 {100 Figure 4.\u2014 Répartition des types anthropologiques constitutionnels de 33 criminels-délinquants adultes et de 41 jeunes délinquants, comparée a celle de la population moyenne.A = fortement athlétosome P = fortement pycnosome I, = fortement leptosome A = fortement dysplastique D = fortement dystrophique = normosome >» \"D A légérement athlétosome légèrement pycnosome légèrement leptosome légèrement dysplastique TVOIAGIA TVAYT [G6] un 118 812 Lavat MÉDICAL Juin 1957 l\u2019extension à un nombre de cas plus élevé, afin d\u2019en assurer définitivement la validité.Paris, 8 septembre 1955.RÉSUMÉ Grâce au matériel anthropométrique de précision du Professeur Verdun, les auteurs ont pu constater la fréquence de la constitution athlétique (mésomorphique) ainsi que celle des disproportions du volume crânien par rapport au volume somatique global dans les deux groupes de criminels et de délinquants qui ont fait l\u2019objet de leur étude.Des Indices anthropométriques précis permettent d\u2019en juger avec toute l\u2019objectivité et l\u2019exactitude désirables en fonction des courbes de référence qu\u2019ils ont établies pour chacun d\u2019eux.Ils ont également relevé de nombreuses anomalies de la morphologie sexuelle, du développement somato- psychique et de l\u2019équilibre neuro-végétatif.Le pourcentage des variations de la morphologie sexuelle et constitutionnelle des mineurs délinquants judiciaires est enfin comparée à celui des jeunes délinquants non Judiciaires et à celui des enfants non délinquants.La même comparaison est faite entre les criminels-délinquants adultes et les adultes normaux.Les premiers résultats montrent l\u2019intérêt de l\u2019expertise anthropométrique au cours des enquêtes et des recherches criminologiques, en vue de déterminer les causes du récidivisme.NOTES BIOGRAPHIQUES SUR LES AUTEURS DE CE MÉMOIRE BroussEAU, Albert (in memoriam), ancien professeur de Clinique neuro- psychiatrique à l\u2019université Laval de Québec ; médecin de l\u2019Hôpital psychiatrique de Villejuif (section spéciale Henri-Colin) ; médecin honoraire de l\u2019Infirmerie spéciale de la Préfecture de Police de la Seine ; expert auprès des tribunaux, décédé en 1955.HEuyEr, Georges, professeur de Clinique neuro-psychatrique de la Faculté de médecine de Paris ; médecin honoraire de l\u2019Infirmerie spéciale de la Préfecture de Police de la Seine ; expert auprès des Juin 1957 Lavar MÉDicaL 813 tribunaux ; membre de l\u2019Académie de médecine, 1, avenue Émile- Deschanels, Paris (VII©).de TAILLE, Jean, psychotechnicien, licencié en Philosophie, diplômé de l\u2019École des psychologues praticiens de Paris et du 1er Cours international de criminologie (Paris 1952), 6, rue Frédéric-Clavel, Suresne (Seine).VerpuN, Maurice, s.s., professeur d\u2019Anthropologie différentielle à l\u2019Institut catholique de Paris ; docteur en médecine ; ancien interne des Hôpitaux de Paris, 42, rue de Grenoble, Paris (VII). REVUE CHIRURGICALE LA LITHIASE BILIAIRE ET SON TRAITEMENT CHIRURGICAL * par Joseph-Avila DENONCOURT professeur agrégé, assistant dans le Service de chirurgie de lHôpital Saint-Joseph, Trois-Rivières I.INTRODUCTION La cholécystectomie, traitement de choix de la lithiase vésiculaire, est devenue, de nos jours, l\u2019opération abdominale la plus fréquente, après l\u2019appendicectomie.La préparation de l\u2019opéré, l\u2019anesthésie moderne, une technique opératoire soignée, des traitements postopératoires appropriés sont autant de facteurs qui contribuent à devancer une évolution grave de la lIrthiase biliaire et, par conséquent, favorisent grandement la diminution du taux de mortalité.Cependant, malgré sa fréquence et les conditions plus favorables à sa pratique, la chirurgie biliaire comporte encore plusieurs problèmes obscurs et, trop fréquemment encore, ses suites ne reflètent pas le succès escompté.En effet, le chirurgien qui examine attentivement ses résultats opératoires et l\u2019évolution de la convalescence, dans les jours ou les semaines qui suivent l\u2019opération et, même plus tard, après plusieurs * Travail reçu pour publication Ie 12 mars 1956. Juin 1957 Lavau MÉDicaL 815 mois, ne peut s\u2019empêcher d\u2019être parfois désagréablement étonné de constater la persistance des symptômes antérieurs à l\u2019intervention, ou l\u2019apparition d\u2019un syndrome nouveau, parfois plus grave que celui qui a motivé l\u2019acte chirurgical.Ces réflexions nous invitent à examiner rétrospectivement l\u2019exécution de notre travail, à compiler sélectivement nos résultats ; de plus, elles nous poussent à étudier les facteurs possiblement responsables des \\ échecs ou des complications, et à rechercher les moyens à prendre en vue de leur prévention.Ces facteurs découlent généralement des trois sources suivantes : 1° un diagnostic défectueux ; 2° une fausse indication de l\u2019acte chirurgical ; 3° une faute de technique opératoire.Les dossiers des 68 malades que mon assistant et moi-même avons opérés pour lithiase biliaire, au cours des années 1954 et 1955, font l\u2019objet de la présente étude.II.LA LITHIASE BILIAIRE ET SES MOYENS DE DIAGNOSTIC 1.Incidence : .Les malades de ce groupe, sauf trois, sont du sexe féminin.Comme on le voit par le tableau I, plus de la moitié de ces opérés ont de 40 à 60 ans.L'âge moyen est de 47 ans avec des extrêmes de 78 ans et de 20 ans.Tapreau | Distribution des 68 cas, selon l\u2019âge MALADES De 20 429 ans.LL LL LL LL LL 7 De 30 à 39 ans.11 LL LL LL LL LL LL LL LL 15 De 40 à 49 ans.1111 1110 LL LL LL LL LL LL 14 De 50 à 59 ans.111111 101 LL LL LL LL a LL 20 De 60 à 69 ans.11111 LL LL LL LL LL La 11 De70ansetplus.LA LL LL A ad Ra ae eee 1 TOTAL.A a a a a RL 68 816 LavaL MEpbicaL Juin 1957 2.Formes cliniques : En revisant les observations de nos malades, nous nous rendons facilement compte de la grande variété des aspects cliniques des affections lithiasiques des voies biliaires et de l\u2019impossibilité de superposer les types anatomiques aux formes cliniques.Toutefois, deux formes cliniques se distinguent facilement : les formes à évolution chronique et les formes aiguës (23).3.Les cholécystites chroniques et leurs aspects cliniques : Les formes à évolution chronique, presque toutes lithiasiques, ont aussi des manifestations multiples, variant de la banale flatulence au syndrome digestif insupportable.Il y a, en premier lieu, les formes frustes survenant particulièrement chez les femmes grasses de 30 à 50 ans, et se traduisant généralement par des signes de dyspepsie : flatulence, digestion lente, sensation de gonflement, troubles passagers apparaissant çà et là, surtout à la suite d\u2019un repas copieux ou d\u2019un surmenage.D\u2019autres fois, les symptômes digestifs sont plus sérieux ; viennent s\u2019ajouter les nausées, les vomissements et, presque toujours, la douleur.Cette douleur siège à l\u2019épigastre ou à l\u2019hypochondre droit, se propageant au dos et parfois aux épaules.Dans les formes plus accentuées, la douleur prend de l\u2019ampleur ; c\u2019est une véritable crise de douleurs en barre ou en ceinture, s\u2019irradiant le plus souvent aux régions dorsales ou scapulaires, rarement aux lombes ou à l\u2019abdomen.Un subictère apparaît parfois.Un endolorissement de la région vésiculaire persiste pendant quelque temps.Dans les cas bénins, la période de calme, proportionnée à l\u2019observance de la diète que le malade s\u2019impose, est souvent troublée par des ennuis de la digestion, comme les nausées, les embarras gastriques, l\u2019intolérance aux aliments gras, la diarrhée postprandiale.L\u2019examen de ces malades en période de crise révèle une certaine défense musculaire à l\u2019épigastre, ou une masse sous-hépatique plus ou moins volumineuse, dont la matité se continue avec celle du foie.Cette constatation traduit la réaction de la vésicule à la suite d\u2019un blocage u cystique. Juin 1957 Lava\u2026.MÉDicAL 817 TaprEau Il Incidence des principaux symptômes des formes chroniques (52 malades) Douleurs épigastriques ou sous-costales.49 Douleurs avec irradiation dorsale.aa 28 Douleurs avec irradiation rétrosternale.1 Sans douleurs.LL LA A LL LL ae 3 Nausées ou vomissements.22200 002 LL ALL A A Lan 27 Flatulence.LL LL LL AL Na 10 Intolérance aux aliments gras.9 ANOTEXIC.«ove eee LL LA LA a 7 Amalgrissement.LL La La aa ae 7 Diarrhée.1111110 LL LL LL A LA a aa 4 C5 A 3 De nos 68 opérés, 52 ont fait une forme chronique.L'histoire de leurs symptômes confirme la diversité des aspects cliniques, variant de la forme fruste à la forme intolérable de la lithiase avec ses crises subintrantes.Comme l\u2019indique le tableau II, le symptôme le plus fréquent est la douleur.Sauf chez trois malades hospitalisés plutôt pour des troubles digestifs, nous retrouvons les douleurs épigastriques ou sous- costales droites chez tous les autres.Dans plus de la moitié des cas, la douleur irradiait au dos.Un malade a décrit des douleurs semblables à celles de l\u2019angine de poitrine ; ce n\u2019est qu\u2019après des électro-cardio- grammes et une certaine médication cardiaque qu\u2019on a pu mettre en cause les effets d\u2019une cholécystite lithiasique.Le symptôme clinique qui vient en deuxième rang, par ordre de fréquence, est celui des troubles digestifs.La moitié des malades se sont plaints de nausées et de vomissements ; les autres ont présenté des troubles moins définis : flatulence, intolérance aux graisses, diminution de l\u2019appétit, amaigrissement, diarrhée.Des trois malades qui n\u2019ont pas mentionné la douleur dans leur histoire, une était venue consulter pour une diarrhée à répétition depuis un an, les deux autres, pour flatulence et intolérance aux aliments gras.Chez deux de ces malades, nous avons constaté une lithiase vésiculaire et, chez l\u2019autre, une cholécystite chronique. 818 LavaL MEgEbicaL Juin 1957 En l\u2019absence de lésion de la cellule hépatique, confirmée par les tests de laboratoire, l\u2019ictère est présumé être un signe d\u2019obstruction mécanique ou inflammatoire des voies biliaires.Trois de nos malades ont présenté un épisode de subictère.L\u2019opération nous a mis en présence d\u2019une vésicule entourée d\u2019adhérences et contenant des calculs minuscules chez deux d\u2019entre elles ; la troisième qui avait des selles décolorées, en plus de son ictère, était atteinte d\u2019une lithiase du cholédoque.Donc, dans les formes chroniques, si la jaunisse n\u2019est pas toujours un symptôme d\u2019obstruction, elle n\u2019est pas moins un signe d\u2019une complication éventuelle d\u2019une lithiase biliaire.Mais, d\u2019une façon courante, c\u2019est la radiographie qui est le facteur prédominant dans l\u2019établissement d\u2019un diagnostic de lithiase.TapLEAU III Diagnostics radiograpbiques (46 cas) MaLADES Lithiase vésiculaire.111111110110 LL LL ALL LL 35 Vésicules exclues.LL LL RL LL LL 7 Cholécystites chroniques.LL LL ALL LL 3 Long moignon du cystique.1111110 000010 LL LL LL 1 TOTAL.1100 1011 LA LL LL LR LA LL LR LL 46 x Ainsi, dans les formes à évolution chronique, la cholécystographie pratiquée chez 46 de nos 52 malades a indiqué la présence de concrétions dans 76 pour cent des cas et des vésicules exclues, dans 15 pour cent.En opérant les sept malades dont la vésicule était exclue, nous avons trouvé une lithiase chez six d\u2019entre elles, et chez l\u2019autre, des lésions de cholécystite chronique.Sauf dans un cas, la lithiase fut confirmée chaque fois que la radiographie l\u2019avait indiquée.La présence du moignon du cystique fut vérifiée à l\u2019opération, de même que deux des trois cas de cholécystite chronique ; chez la troisième malade, il s\u2019agissait d\u2019une adénite néoplasique. Juin 1957 Lava\u2026 MÉDicaL 819 Ces constatations opératoires mettent en évidence la valeur prépondérante de la radiographie dans le diagnostic des cholécystites chroniques.4.Les cholécystites aiguës et leurs aspects cliniques : Les formes aiguës se traduisent par des signes cliniques marqués : les douleurs sont vives, exagérées par la respiration, les mouvements et l'examen.Il y a des nausées, souvent des vomissements.On note une évolution rapide de l\u2019état général du sujet : facies souffrant, amaigrissement, fièvre du type bilioseptique.Le tableau d\u2019un empyème de la vésicule se complète par une contracture localisée à l\u2019hypocondre droit et un empâtement de la région sous-hépatique.L\u2019évolution de ces formes peut se faire, soit vers la résolution en quelques jours, soit vers la perforation en péritoimne libre ou localisé, soit vers un phlegmon périvésiculaire (23).Les cholécystites aiguës sont la plupart du temps des complications survenant au cours des formes chroniques, presque toujours en présence d\u2019une lithiase biliaire.De nos 68 malades, 16, soit 23 pour cent, ont fait des formes aiguës, soit à leur entrée à l\u2019hôpital, soit au cours des jours précédents.Dans ce nombre, nous comprenons tous les malades ayant présenté des symptômes de forme aiguë ou subaiguë, comme la fièvre, les nausées, les vomissements, les douleurs subjectives et objectives à l\u2019épigastre ou à l\u2019hypocondre droit, et dont le diagnostic fut confirmé au laboratoire par l\u2019examen des pièces anatomiques.L\u2019âge moyen des malades de ce groupe est de 53 ans.Dans l\u2019histoire de ces malades, nous retraçons un passé hépatique ou digestif, sous forme de crise de douleurs ou de troubles digestifs évoluant depuis un temps variant de quelques mois à des années.Presque tous ont déclaré avoir un régime alimentaire à suivre.Aucun des seize cas aigus n\u2019a fait un ictère franc ; mais chez sept d\u2019entre eux nous avons noté un subictère plus ou moins prononcé.Dans cette série de cholécystites aiguës, douze fois sur quatorze examens radiologiques, la vésicule était exclue. 820 LavaL MEbpicaL Juin 1957 Il est intéressant de mentionner qu\u2019à l\u2019exception d\u2019une malade qui n\u2019avait pas de calcul, mais une sténose oddienne, les quinze autres faisaient une lithiase de la vésicule, et trois d\u2019entre elles avaient en plus une lithiase du cholédoque.Cette constatation rejoint celle de Colcock et McManus, de Boston, (5) qui ont récemment rapporté la présence de lithiase chez 94 pour cent de leurs opérés pour cholécystites aiguës ou subaiguës.5.Constatations opératoires : TaBLEaU IV État de la vésicule à l\u2019intervention chirurgicale MALADES Lithiase vésiculaire.LL a aa a aa a 61 Cholécystite sans calcul.a ae a a ae 3 Vésicule sans lésions apparentes.022002 0011 aa aan ee 3 Long moignon du cystique.a Lana LL 1 TOTAL.«ee 68 Le contrôle de nos diagnostics repose sur la constatation opératoire de lithiase chez 61 des 68 opérés, soit 90 pour cent des cas (tableau IV).Des sept patients qui n\u2019avaient pas de calcul, une malade cholécystec- tomisée antérieurement avait un long moignon du cystique, trois autres avaient une vésicule sans concrétion, mais avec des parois épaissies, couvertes d\u2019adhérences, ce qui nous a fait croire à des lésions chroniques.Les rapports histopathologiques ont confirmé cette impression.Chez les trois dernières malades, la vésicule était normale, mais d\u2019autres particularités ont été observées.La première antérieurement mastectomisée pour un épithélioma, éprouvait des douleurs à l\u2019épigastre et avait, à la radiographie, une vésicule sous tension : nous avons cru à un syndrome de compression.L\u2019opération nous a fait constater une vésicule et un cholédoque d\u2019apparence normale, mais aussi la présence d\u2019un ganglion hypertrophié et Juin 1957 Lavar MÉDicAL 821 induré dans le ligament gastro-hépatique ; d\u2019après l\u2019anatomo-patho- logiste, 1l s'agissait d\u2019une métastase de la tumeur mammaire.La deuxième malade, âgée de 43 ans, souffrait depuis une quinzaine de jours de crises subintrantes avec fièvre, subictère et vomissements.À la radiographie, la vésicule était exclue.Comme les crises semblaient s\u2019intensifier, nous avons profité d\u2019une période d\u2019accalmie pour intervenir, avant que la situation ne devienne trop grave.Le cholécyste nous a paru normal, mais le cholédoque était fort dilaté.La cholé- dochotomie a donné issue à une bile noire ; aucune concrétion ne fut retracée.Seule, une sonde filiforme a pu s\u2019engager dans la papille.L'ouverture du duodénum nous montra le sphincter d\u2019Oddi serré sur la sonde.Une sphinctérotomie fut pratiquée, et un tube transpapillaire de Cattell mis en place.Après quelques jours de calme, apparurent graduellement de la fièvre, des vomissements, du ballonnement abdominal et, malgré un écoulement biliaire abondant par le drain cholédocien, le décès survint deux semaines après l\u2019opération.L\u2019autopsie permit d'attribuer la mort à une pancréatite hémorragique.Il y a tout lieu de croire que cette pancréatite était en évolution au moment de l'intervention, bien que l\u2019exploration que nous avions pratiquée ne nous en ait pas révélé la présence.La troisième malade était une Jeune femme de vingt ans, au quatrième mois d\u2019une grossesse.Sans doute influencés par un rapport radiographique mentionnant une lithiase vésiculaire, nous avons pensé que les crises de douleurs épigastriques qu\u2019elle manifestait depuis trois mois étalent dues à une cholécystite.L'opération nous a mis en présence d\u2019une vésicule normale, à l\u2019exception de quelques adhérences péritonéales.L\u2019exploration des autres organes abdominaux ne nous a révélé aucune autre anomalie, sauf l\u2019utérus gravide.Le laboratoire x nous a rapporté l\u2019absence de lésions pathologiques à cette vésicule.Dans cette série de trois vésicules normales chez des malades présentant un tableau clinique qui nous avait fait penser à une cholécystite, le fait d\u2019avoir trouvé, chez une, un ganglion néoplasique et, chez l\u2019autre, une sténose du sphincter d\u2019Oddi, a justifié, dans une bonne mesure, l\u2019acte opératoire.Chez la troisième, la raison de sa symptomatologie n\u2019a f rr * F pas encore été élucidée. 822 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1957 TaBLEAU V Canaux biliaires chez les 68 opérés Cholédoquesdilatés.LL LL LL A 22 Calculs du cholédoque.112 LL LL LL LL 8 Cholédocotomies.20201 00411 ALL LL A a LL A LL 17 Drainages du cholédoque.LL LL LL 17 Duodénotomies.AL a LL LA LL a LL 4 Sténose du sphincter I\u2019Oddi.LL LL La 1 Au cours de nos interventions, une attention particuliére fut portée à examen du cholédoque (tableau V).Une dilatation cholédocienne, de l\u2019ordre d\u2019un centimètre de diamètre et plus, fut rencontrée chez vingt- deux opérés, soit 33 fois sur cent.Dans ces cas, chaque fois que la palpation mettait en doute la présence d\u2019un calcul, ou que la vésicule contenait des fines concrétions, ou que le malade avait fait de l\u2019ictère, nous pratiquions une cholédocotomie.Des 17 cholédoques ouverts et explorés, neuf contenaient des concrétions réparties dans différents segments : une fois dans le canal hépatique et le cholédoque, trois fois dans l\u2019ampoule de Vater et cinq fois dans la voie principale.Dans les huit autres cholédoques explorés, l\u2019absence de calcul et le passage facile d\u2019une sonde dans l\u2019orifice inférieur nous a convaincu du libre écoulement biliaire dans le duodénum, sauf dans un cas où une sténose du sphincter d\u2019Oddi fut constatée.Chez certains opérés, lorsque l\u2019inspection et la palpation nous laissaient perplexes quant à l\u2019existence d\u2019un calcul cholédocien, nous avons pratiqué des examens radiographiques peropératoires.Une seule des quatre radiographies, ainsi prises, a révélé la présence d\u2019une lithrase ; les autres furent négatives.| Chaque fois que la sonde de calibre moyen (n° 14) rencontrait un obstacle ou une difficulté à sa pénétration dans l\u2019intestin, le duodénum était ouvert, et la papille biliaire explorée.Ainsi, les quatre duodéno- tomies que nous avons pratiquées nous ont confirmé la présence de trois lithiases de l\u2019ampoule de Vater et d\u2019une sténose oddienne.L\u2019exploration de ampoule de Vater était pratiquée par la section du sphincter d\u2019Oddr Juin 1957 LAavAL MÉDICAL 823 et suivie chaque fois d\u2019un drainage du cholédoque, au moyen d\u2019un tube de Cattell, dont la branche inférieure pénétrait dans le duodénum.En plus des lésions biliaires, notre attention fut attirée sur la présence encore assez fréquente de lèsions des organes avoisinants (tableau VI).TaBLEaU VI Affections des autres organes MALADES Pancréatites.LL LL LE 4 Bulbites.LE 2 Diverticulite du cdlon.3 Cancerdela vésicule.LL 1 Métastase du ligament gastro-hépatique.1 Fibromes utérins.LL LL LL 4 TOTAL.1.121111 1 LL LL LL LL AL LL LL LL AA AL 15 Ainsi, au cours de notre série opératoire, nous avons rencontré, à deux reprises, des lésions du pylore et du bulbe, quatre fois, des signes de pancréatites à divers stades, un carcinome de la vésicule, et quatre fois des frbromes utérins.Ces observations expliquent la possibilité de la persistance de troubles postopératoires, malgré une cure radicale des affections biliaires, si les lésions concomitantes ne sont pas traitées , spécialement.6.Diagnostic différentiel : L'étude que nous venons de faire des aspects cliniques et des constatations opératoires des angiocholécystites est d\u2019une utilité importante pour l\u2019établissement d\u2019un diagnostic différentiel.Ainsi, l\u2019histoire de la maladie qui évolue sous forme de crises douloureuses à l\u2019épigastre et la radiographie montrant une lithiase ou un défaut de remplissage constituent des témoignages précieux de la présence d\u2019une cholécystite.Malgré ces observations, le diagnostic différentiel reste toujours difficile avec les pancréatites qui présentent une symptomatologie analogue, ou qui sont une complication d\u2019une affection biliaire.Toutefois, 824 Lavar MÉDICAL Juin 1957 il existe des nuances symptomatologiques qui sont parfois d\u2019une grande utilité.Ainsi, il est à noter que les douleurs des pancréatites sont plutôt stables, siégeant toujours à la région sus-ombilicale, irradient au dos, rarement aux épaules.La douleur objective ne fait que peu souvent défaut ; cependant, dans la moitié des cas, la défense musculaire n\u2019existe pas, et le ventre de bois est plutôt rare.L\u2019élévation de l\u2019amylase sanguine est un symptôme assez constant dans les deux ou trois premiers jours.Après ce temps, elle peut tout aussi bien se rencontrer dans d\u2019autres affections aiguës de l\u2019abdomen, comme un ulcus perforé, une obstruction de l\u2019iléon, une péritonite aiguë, une insuffisance rénale.La stéatorrhée plaide toujours en faveur de la pancréatite.La radiographie n\u2019apporte que peu d\u2019information, sauf lorsqu\u2019elle montre un agrandissement du cadre duodénal, ce qui peut faire penser à une affection de la tête du pancréas.Pour illustrer la diffreulté de soutenir un diagnostic de pancréatite, Mouchet et Albahary déclarent : « Les arguments cliniques ne suffrsent pas au diagnostic et les confirmations biologiques ne peuvent être rapidement obtenues que rarement.En définitive, l\u2019intervention exploratrice est recommandable dans la mesure où elle apporte la première une certitude.On peut alors mettre en œuvre, immédiatement, le traitement médical.» (20) Certaines affections concernant le tube digestif peuvent souvent nous induire en erreur.Les plus fréquentes sont les ulcères de l\u2019estomac et du duodénum, et les diverticulites du côlon.Nous n\u2019avons pas observé de hernie du diaphragme, bien que plusieurs chirurgiens soutiennent que cette constatation n\u2019est pas rare.La reconnaissance de ces diverses affections est généralement assez facile au moyen d\u2019une étude plus soignée des symptômes et d\u2019un examen radiologique complet de la région suspectée.Certaines crises d\u2019appendicite aiguë avec défense musculaire et irradiation à la région sous-hépatique peuvent prêter à confusion.Mais l\u2019histoire d\u2019un passé hépatique avec ses manifestations aidera à éliminer la responsabilité appendiculaire.Les douleurs d\u2019angine engendrent parfois des situations perplexes, comme ce fut le cas chez un de nos malades.Le problème trouve ordi- Juin 1957 LavaL MEbicaL 825 nairement sa solution à la suite d\u2019électrocardiogrammes et de l\u2019application de la thérapeutique cardiaque.III.LES INDICATIONS OPÉRATOIRES Le diagnostic porté, le traitement est établi selon qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une cholécystite aiguë ou d\u2019une cholécystite chronique, lithiasique ou non.1.Les cholécystites aiguës : Sur la conduite à tenir en présence d\u2019une cholécystite aiguë, les opinions se partagent.Certains chirurgiens, craignant la haute mortalité des opérations en période aiguë, sont plutôt portés à recourir au traitement médical et à attendre la résolution des signes inflammatoires, avant d\u2019intervenir.Parmi ceux-ci, Meagher et Campbell (18), de Boston, écrivaient récemment : « Il n\u2019y a pas de doute que le malade est exposé a une mortalité accrue par une cholécystectomie d\u2019urgence.Pour son bien, il vaut mieux le soumettre à une préparation appropriée, même en présence de symptômes progressifs, et attendre que les signes cliniques soient stabilisés.Il n\u2019y a pas lieu, disent-ils, que le chirurgien s\u2019alarme, sans raison suffisante, en présence d\u2019une vésicule palpable ou perforée ; c\u2019est un fait bien connu que l\u2019épanchement, résultant d\u2019une perforation, est presque toujours cloisonné par les tissus de voisinage.D\u2019après notre expérience, nous croyons qu\u2019une vésicule palpable, douloureuse, tendue n\u2019est pas une indication d\u2019urgence.Mieux vaut mettre ces malades sous une thérapeutique appropriée, en vue d\u2019une opération, dans des conditions plus favorables.Une telle ligne de conduite contribuant à abaisser la morbidité et la mortalité postopératoires doit être celle du chirurgien.» (18) D\u2019autres auteurs ont une opinion différente et, dans le but de devancer les complications de la cholécystite aiguë, interviennent au tout début.Ainsi, Jean Patel et ses collaborateurs écrivaient dernièrement (21) : « Toutes les cholécystites aiguës à symptomatologie nette dorvent être opérées d\u2019urgence : c\u2019est la seule façon d\u2019éviter d\u2019opérer en pleine péritonite, ou à l\u2019apparition d\u2019une suppuration sous hépatique.Les lésions importantes de la paroi vésiculaire apparaissent précocement ; en particulier, les perforations se font dans les quatre premiers (12) 826 Lavar MÉpicaL Juin 1957 jours : c\u2019est ce risque de perforation avec péritonite diffuse ou suppuration sous-hépatique qui plaide en faveur d\u2019une intervention précoce immédiate.Donc, toute cholécystite aiguë, si l\u2019état du malade Ie permet, et quel que soit son Âge, doit être opérée dans les quarante-huit heures.On fait une radiographie peropératoire et, s\u2019il persiste un doute sur l\u2019état du cholédoque, mieux vaut une cholécystostomie ; sinon la cholécystectomie est en général facile.» Selon Bockus, les malades opérés dans les 48 heures du début de la crise ont la moyenne de mortalité la moins élevée (2,7%), et cette moyenne serait quadruplée, si l\u2019opération était pratiquée plus de 48 heures après le début de la crise.« Avant les 24 à 48 premières heures de la crise aiguë, affirment Bancroft et Wade, l\u2019ablation de la vésicule est facile, sans risque de répandre l\u2019infection, le contenu vésiculaire étant encore stérile, et les adhérences de peu d'importance » (1).Un troisième groupe est convaincu que chaque cas de cholécystite aiguë doit être jugé individuellement, et traité en conséquence.Comme la plupart des cholécystites évoluent vers l\u2019atténuation et même vers la guérison, sous la seule influence de la thérapeutique, du repos et de la diète, nous croyons qu\u2019il vaut mieux tenter, d\u2019une façon générale, le traitement médical.En effet, il faut penser que les malades ne sont que rarement hospitalisés au tout début de la crise.La plupart du temps, Ils ne sont pas référés au chirurgien avant le deuxième ou le troisième jour, et même, plus tard.À cela, il faut ajouter le temps nécessaire pour les examens cliniques et les épreuves de laboratoire, en vue d\u2019évaluer l\u2019état du malade et d\u2019éliminer les erreurs de diagnostic.En définitive, il est assez rare que nous soyons en présence d\u2019une cholécystite aiguë à son début, dans les 24 ou 48 premières heures, c\u2019est-à-dire dans le temps favorable à la pratique d\u2019une intervention précoce.Ainsi, au cours des deux dernières années, nous n\u2019avons rencontré aucune cholécystite aiguë dans ses 24 premières heures.Sur nos 16 cas aigus, il n\u2019y a que trois malades qui ont été opérés au cours de la deuxième Journée de leur crise, et ces malades étaient déjà connus comme des hépatiques lithiasiques ayant antérieurement présenté des épisodes aigus refroidis par un traitement approprié.Dans un cas, nous avons Juin 1957 Lavar MÉDicaL 827 trouvé un épithélioma d\u2019une vésicule lithiasique.Chez les deux autres, la vésicule œdématiée, gonflée sous tension contenait une bile franchement purulente et des calculs.Les suites opératoires ont évolué sans incident particulier.Les treize autres malades de cette série, reçus Ie deuxième jour ou plus tard, ont été traités en vue d\u2019obtenir un apaisement des manifestations infectieuses et préparés pour une intervention tardive.D\u2019une façon générale, voici la ligne de conduite que nous nous sommes tracés : dès son entrée, le malade subit un examen sommaire, et tous les moyens sont mis en œuvre pour corriger les déficiences.L'étude de l\u2019évolution de la crise révèle souvent de précieux renseignements.Les épreuves de laboratoire déterminent la leucocytose et l\u2019équilibre des électrolytes.Le démérol et l\u2019atropine soulagent les douleurs, les solutés vitaminés corrigent la déshydratation et la dénutrition, les antibiotiques luttent contre l\u2019infection et l\u2019aspiration gastrique prévient les gonflements et les vomissements.On établit une surveillance attentive de l\u2019évolution du malade : la température et le pouls sont relevés à toutes les deux heures, la leucocytose aux quatre heures ou six heures, le débit urinaire, la transpiration et toute altération de l\u2019état général sont notés.On constate alors que les cholécystites aiguës ou subaiguës se comportent de façon bien variable.Heureusement, le plus grand nombre évolue vers la guérison.Sous l\u2019influence du traitement, graduellement l\u2019acuité des symptômes s\u2019atténue, la leucocytose s\u2019abaisse, l\u2019état général s\u2019améliore, les douleurs disparaissent et le calme se rétablit.Quand les symptômes sont disparus, l\u2019intervention est conseillée.Parfois, la guérison semble si bien établie, que les malades sont portés à oublier la recommandation du chirurgien.Il est du devoir de ce dernier d\u2019aviser ces malades de l\u2019éventualité d\u2019une nouvelle crise, avec ses complications possibles, et des responsabilités qu\u2019ils encourent.La moitié de nos cholécystites aiguës ont répondu favorablement a ce mode d\u2019action, et la cholécystectomie fut pratiquée dans un temps variant selon le degré d\u2019acuité, du huitième au trentième jour après le début du traitement. 828 Lavar MEbicaL Juin 1957 Chez les huit opérés de cette catégorie, nous avons rencontré huit lrthiases vésiculaires, quatre fois des adhérences périvésicu- laires, et sept fois des cholécoques dilatés, dont trois contenaient des calculs.Un certain nombre de cholécystites aiguës, malgré l\u2019intensité des traitements, continuent à progresser ; la température monte, le pouls s\u2019accélère, les douleurs augmentent, les frissons se rapprochent, la leucocytose s\u2019élève à 20000 ou plus.Ce tableau est le prodrome d\u2019une complication biliaire grave, dangereuse pour la vie du malade.Une opération d\u2019urgence s\u2019impose, et cela avec le minimum de manœuvres opératoires : cholécystostomie avec évacuation des calculs, drainage d\u2019abcès sous-hépatiques.Toute tentative de pratiquer une opération radicale entraîne le risque d\u2019une mortalité élevée.Les cholécystites aiguës d\u2019un troisième groupe bien que touchées par le traitement persistent cependant sous des aspects plus ou moins mitigés : la fièvre et le pouls s\u2019amendent, sans toutefois revenir à la normale ; la leucocytose reste élevée ; l\u2019état général s\u2019améliore, mais demeure fluctuant ; la douleur se maintient et le plastron inflammatoire ne diminue pas vite ; et, de jour en jour, se succèdent des périodes d\u2019amélioration et d\u2019aggravation.Quand ces états persistent, sans atténuations importantes, pendant quatre, six ou même huit jours, le chirurgien devient perplexe, et avec raison.Nous avons été en présence d\u2019états semblables, à quatre reprises, au cours de 1954 et de 1955.Devant la persistance décourageante de ces états, nous avons pris la décision d\u2019intervenir, dès que l\u2019état général semblait le permettre.Trois fois, nous nous sommes trouvés en présence d\u2019une pancréatite aiguë, avec lithiase biliaire.Dans le quatrième cas, 1l s\u2019agissait de cette malade présentant une sténose du sphincter d\u2019Oddi et qui, malgré un dramage transpapillaire du cholédoque, décédait de pancréatite aiguë.À la lumière de ces observations, nous demeurons sous l\u2019impression que les cholécystites aiguës réfractaires aux traitements médicaux appropriés comportent un pronostic réservé, Indigquant une évolution vers une complication biliaire ou une maladie de voisinage, le plus souvent une pancréatite.Jur A el lo Juin 1957 LavaL MEbpicaL 829 En résumé, en présence d\u2019une cholécystite aiguë bien diagnostiquée, la ligue de conduite à tenir ralliant le plus grand nombre d\u2019opinions peut se résumer ainsi : 1° Intervenir au tout début, dans les 24 ou 48 premières heures de la crise, dans le but de devancer la virulence de l\u2019infection et les autres complications éventuelles.2° Instituer un traitement médical et une étroite surveillance de l\u2019évolution de la maladie chez ceux qui se présentent du troisième au dixième jour de leur crise.Ici, trois éventualités peuvent se produire : x a) L\u2019état du malade continue à s\u2019aggraver graduellement : en vue de prévenir le pire, 1l faut opérer, mais ne faire que le minimum, comme le drainage de la vésicule ou d\u2019un abcès ; b) Le syndrome demeure stable, sans rémission, ni aggravation importante : si cet état dure depuis huit jours ou plus, il est souvent la signification d\u2019une complication de voisinage ; 1l vaut mieux intervenir, et ne pratiquer une cholécystectomie que si les conditions le permettent ; c) La crise évolue vers la résolution, comme c\u2019est l\u2019éventualité la plus fréquente ; dans ce cas il ne faut pas se hâter, mais attendre le refroidissement complet de l\u2019infection et le rétablissement de l\u2019état général ou, encore mieux, plus tard, pratiquer une cholécystectomie.La cholécystectomie ne sera donc entreprise, en stade aigu, qu\u2019à trois conditions : premièrement, si le malade n\u2019est pas un débile, par son Âge ou son état pathologique ; deuxièmement, si les canaux biliaires et les vaisseaux peuvent être identifiés sans difficulté et, troisièmement, s\u2019il n\u2019y a pas de lésions de voisinage importantes, comme un abcès, une péritonite, une obstruction cholédocienne, une pancréatite, etc.2.Les cholécystites chroniques : La cholécystectomie est l\u2019opération indiquée des cholécystites chroniques, lithiasiques ou non.Ses indications sont la présence de calculs biliaires ou de lésions chroniques occasionnées par eux, le syndrome douloureux et digestif dont ils sont responsables, ainsi que les complications qu\u2019ils peuvent entraîner. 830 LavaL MEpicaL Juin 1957 La plupart des chirurgiens envisagent le problème, selon qu\u2019il s\u2019agit : premièrement, d\u2019une lithiase avec troubles digestifs et crises douloureuses ; deuxièmement, d\u2019une lithiase accompagnée de troubles nerveux ; troisièmement, d\u2019une lithiase asymptomatique.Lorsqu\u2019une lithiase biltarre se manifeste par des symptômes cliniques avec douleurs, qu\u2019une radiographie confirme le diagnostic et que le diagnostic différentiel élimine les affections des organes de voisinage, la cholécystectomie est indiquée, sans discussion.La guérison en résulte si l\u2019opération est complète et sans retard, c\u2019est-à-dire si tous les calculs sont enlevés, et cela, avant que ne se produisent des lésions secondaires.L'âge ou encore certaines maladies concomitantes peuvent influencer cette ligne de conduite, particulièrement en ce qui concerne l\u2019absolue nécessité ou le moment optimum de l\u2019intervention.Toutefois, la vésicule Iithiasique doit être enlevée chez les porteurs de germes typhiques et chez les diabétiques (26).De même, la cholé- cystectomie est conseillée dans les cas de coronarites où la lithiase biliaire semble avoir une certaine responsabilité dans les manifestations de cette affection cardiaque.Chez les nerveux, en particulier chez les hypocondriaques, une Iithiase biliaire sans troubles sérieux de la digestion, sans crises de douleurs importantes demande réflexion ; l\u2019opération ne doit être conseillée qu\u2019avec prudence, et jamais avant l\u2019essai d\u2019une diète et d\u2019un traitement médical approprié.Chez ces malades, plusieurs chirurgiens ont été déçus de constater la persistance du même syndrome épigastrique après l\u2019ablation d\u2019une vésicule lithiasique.Il importe donc de faire la part des choses, et avec le concours de consultants, de chercher de découvrir si les plaintes du malade dépendent de ses calculs ou de son état nerveux.Parfois, il s\u2019agit d\u2019une lithiase silencieuse, c\u2019est-à-dire de calculs découverts fortuitement au cours d\u2019une laparotomie, ou d\u2019une radiographie de l\u2019abdomen, ou encore, au moyen d\u2019une cholangiographie chez des sujets ne présentant aucun symptôme biliaire.Dans ce dernier cas, la Irthiase n\u2019est pas tout à fait silencieuse, car elle suppose une certaine plainte du malade qui a motivé un examen radiologique de la vésicule. Juin 1957 LavaL MÉDicaL 831 Le docteur Charles D.Branch, en 1953, publiait un travail dans leguel 1l soutenait que l\u2019opération est indiquée dès la découverte d\u2019une lithiase biliaire.Son opinion est basée sur le fait établi que tout changement organique qui provoque la formation d\u2019un calcul, entraine également une altération de la muqueuse vésiculaire susceptible de produire à son tour des troubles fonctionnels de la vésicule.De ce fait, au point de vue strictement technique, la découverte d\u2019une lithiase commande une cholécystectomie avant que les complications ne se produisent (2).Ainsi, dans les cholécystites aiguës où l\u2019œædème précoce, la virulence de l\u2019infection, la perforation ou la gangrène de la vésicule rendent particulièrement difficile l\u2019acte opératoire, l\u2019absence de calcul est très rare ; la lithtase cholédocienne est présente dans 20 pour cent des cholécystites chroniques et le cancer de la vésicule s\u2019accompagne presque toujours d\u2019une lithiase.À la lumière de ces observations, il faut admettre que les calculs biliaires constituent un facteur susceptible d\u2019être à l\u2019origine des cholécystites aiguës et de leurs complications, des lithiases cholédociennes et des affections du sphincter d\u2019Oddi, des pancréatites et des cancers de la vésicule.Il convient donc de conclure, comme le docteur Branch, qu\u2019il vaut mieux opérer les lithiases asymptomatiques dès leur découverte ou, du moins, avant la manifestation de leurs complications.Colcock et McManus (4) semblent du même avis quand ils s\u2019expriment ainsi: « Si, dans la plupart des cas, une cholécystectomie (avec cholédocotomie si nécessaire) avait été pratiquée chez les sujets atteints de calculs dès leur découverte, avant que ne se produisent des complications et que les malades n\u2019atteignent un Âge avancé, la morbidité et la mortalité de la lithiase biliaire seraient abaissées.» D\u2019autres chirurgiens pensent autrement : ainsi, Thorlakson (25) écrivait dernièrement : « Les complications biliaires sont impressionnantes et vraies, Jusqu\u2019à un certain point, mais ne justifient pas une cholécystectomie systématique dès la découverte de calculs.Il y a d\u2019autres aspects à ce problème clinique.Notre attitude au sujet d\u2019une telle intervention de routine est bien modérée par le fait qu\u2019un grand nombre de lithiases silencieuses ne donnent jamais de troubles.De 832 Lavar MÉDicaL Juin 1957 plus, ces malades ne sont pas toujours soulagés de leur dyspepsie et de leurs douleurs, à la suite d\u2019une cholécystectomie.» D\u2019après ces opinions, nous voyons que l\u2019indication opératoire est discutable dans les cas de cholélithiase asymptomatique.C\u2019est ce qui nous entraîne à penser qu\u2019il n\u2019existe pas de loi uniforme applicable à tous les cas ; mais que la ligne de conduite doit s\u2019adapter à chaque cas en particulier.Ainsi, 1l serait exagéré d\u2019opérer de routine toutes les cholélithiases vraiment silencieuses, sans douleurs, ni troubles digestifs ; mais Jl serait sage d\u2019aviser les malades et de les renseigner sur l\u2019évolution éventuelle de leur état.La prudence doit nous guider, et dès que la lIithiase rompt son silence, elle doit être opérée, sans retard, à moins que l\u2019état général ne le permette, que l\u2019âge ne soit trop avancé ou encore, qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019un sujet souffrant de psychonévrose.IV.LE TRAITEMENT CHIRURGICAL «La chirurgie biliaire est importante et difficile, » déclare Sir Ogilvy, de Londres (22).« Elle est importante : bien exécutée, elle est de nature à rétablir la santé, parfois compromise, depuis des années ; imparfaitement exécutée, elle peut engendrer une vie misérable et même une mort prématurée.Elle est difficile, à cause des nombreuses anomalies anatomiques du hile hépatique et des désastres pouvant résulter d\u2019une intervention hative et imprudente.» Les troubles découlant des erreurs opératoires sont généralement connus sous le nom de syndromes « postcholécystectomies ».D\u2019après l\u2019allemand Wegner, 20 pour cent des cholécystectomisés se plaindraient de troubles postopératoires (27).A.Les causes du svndrome postopératoire Ce syndrome résulte de causes diverses : 1° Les affections des organes de voisinage : Colcock et McManus, de Boston, d\u2019après un relevé de 1 350 opérations sur les voies biliaires, rapportent la présence d\u2019ulcères gastro-duodénaux dans 8 pour cent, Juin 1957 Lavar.MEbicaL 833 de diverculites du côlon dans 9 pour cent, de hernies diaphragmatiques dans 4,5 pour cent, et de lésions du pancréas dans 3,5 pour cent des cas (5).2° Calcul résiduel ou tout autre facteur d\u2019obstruction des voies biliaires passé inaperçu au cours de l\u2019opération : les mêmes chirurgiens de la Clinique Lahey ont repéré des calculs dans 36 pour cent des cholédoques explorés, et dans 23 cas chez 62 malades cholécystectomisés (13) ; Frank Glenn (9), de New-York, aurait fait les mêmes constatations dans 69 pour cent des explorations cholédociennes.Ces chiffres illustrent clairement l\u2019importance d\u2019une exploration complète des voies biliaires.3° Rétrécissements du cholédoque par cicatrices vicieuses, coudures ou brides résultant presque toujours d\u2019une blessure au cours de l\u2019intervention : Rodney Maingot (16) cite l\u2019étude de 130 malades décédés des suites d'intervention sur les voies biliaires chez six pour cent desquels l\u2019autopsie attribue la cause du décès aux conséquences du traumatisme chirurgical.De plus, il soutient que dans 80 pour cent des rétrécissements bénins des voies biliaires, ce sont les blessures opératoires qui sont en cause.Colcock confirme cette opinion, en disant que 85 pour cent des rétrécissements résultent des erreurs de technique chirurgicale (4).Ces déclarations commandent donc une rigoureuse prudence au cours de l'identification anatomique des organes du carrefour sous- hépatique.4° Restant de vésicule ou moignon trop long du cystique abritant une infection, un calcul ou un neurome en voie de développement : des chirurgiens publiaient récemment avoir fait cette constatation chez près de la moitié des cholécystectomisés atteints de troubles postopératoires.La malade que nous avons opérée pour un syndrome semblable se trouve bien depuis que son moignon du cystique a été enlevé.5° Ablation d\u2019une vésicule normale : même avec une symptomatologie d\u2019apparence biliaire, une vésicule sans calcul, à parois souples et minces, sans adhérences, avec un cystique perméable, doit être laissée en place.Sinon, son ablation court le risque d\u2019entrainer la persistance du syndrome postcholécystectomie, particulièrement chez les névropathes. 834 Lavar MÉDicaL Juin 1957 B.Détails opératoires de la cholécystectomie Le succès d\u2019une intervention sur les voies biliaires, selon l\u2019opinion de Lahey et de ses collaborateurs (13), dépend des conditions suivantes : 1° Une ouverture et un éclairage qui permettent une bonne exposition et une vision facile du champ opératoire ; 2° Une exploration soignée des organes : foie, pancréas, estomac, duodénum, intestins, rate, etc.; 3° Une dissection minutieuse permettant la reconnaissance de tous les éléments anatomiques avec leurs anomalies et leurs réactions lésionnelles ; tout doit être rigoureusement identifié avant d\u2019être coupé ou ligaturé (25) ; 4° Une hémostase parfaite pour éviter toute confusion dans l\u2019identification des rapports anatomiques ; 5° Une exploration complète des voies biliaires pour établir l\u2019absence de lithiase ou de toute autre cause de rétrécissement.Le plus grand danger de la chirurgie biliaire est la blessure des canaux biliaires.Les principaux facteurs de cet accident sont, premièrement, une faute d\u2019identification entraînant la ligature et la section de l\u2019hépatique ou du cholédoque à la place du cystique, deuxiémement, une hémorragie de l\u2019artère cystique : dans ce cas, dans une tentative d\u2019hémostase, le chirurgien est exposé à léser les canaux biliaires, en voulant saisir aveuglément l\u2019artère au moyen d\u2019une pince.Lahey, compilant les protocoles opératoires, affirme que la cause la plus fréquente de ces accidents opératoires est l\u2019aveuglement produit par l\u2019hémorragie de l\u2019artère cystique ou d\u2019une branche de l\u2019artère hépatique (13).1.Cholécystectomie : L\u2019abdomen étant convenablement ouvert, les organes sont méthodiquement explorés et leurs anomalies pathologiques ou autres sont notées.Le duodénum et les intestins rétractés, en bas et à gauche, mettent sous tension le ligament gastrohépatique et le cholédoque.Pour tendre le cystique, la vésicule est attirée en avant, au moyen d\u2019une pince appli- Juin 1957 LavaL MEbicaL 835 quée sur son col.Les adhérences éventuelles étant sectionnées, le péritoine est ouvert le long du bord inférieur du cystique et le long du bord libre du petit épiploon.Une dissection attentive des lambeaux péritonéaux permet le repérage du cholédoque, du cystique, le confluent de ces derniers, et assez aisément de l\u2019artère cystique.Celle-ci, identifiée, est ligaturée et sectionnée.Par cette technique, on obtient l\u2019avantage d\u2019une dissection sans saignement important, un déplissement plus facile du canal cystique et une sécurité contre la rupture de l\u2019artère.Si l\u2019identification du cholédoque n\u2019est pas évidente, une ponction, au moyen d\u2019une aiguille montée sur une seringue qui retire un liquide bilieux, lève les doutes (25).Si l\u2019artère cystique n\u2019est pas reconnaissable, la dissection de la vésicule de dehors en dedans, c\u2019est-à-dire du fond vers le col, facilite grandement l\u2019identification de ce vaisseau et du cystique, s\u2019il y a lieu.Au cours de ces derniers temps, on doit particulièrement éviter de rupturer l\u2019artère par une traction trop forte sur la vésicule.Après la section de l\u2019artère, une tension modérée sur le cystique rend visible son embranchement avec le cholédoque.Pour éviter un moignon trop long, il est alors facile de placer une ligature à l\u2019endroit désiré, soit à environ cinq mm du cholédoque.Au cours du dégagement de la vésicule, un lambeau péritonéal est conservé de chaque côté, pour permettre la péritonisation du lit vésiculaire, et les vaisseaux accessoires biliaires ou sanguins sont ligaturés au fur et à mesure de leur rencontre.Colcock prétend que plusieurs péritonites bilieuses sont dues à ces petits canaux biliaires accessoires du lit vésiculaire (4).La suture des feuillets séreux du ligament gastro-hépatique par dessus le moignon du cystique est de nature à prévenir les adhérences qui, plus tard, peuvent amener des déformations du bulbe duodénal.Pour parer à toute collection éventuelle de bile ou de sang, un drain- cigarette est placé dans l\u2019hiatus de Winslow, et un tube, dans la région sous-hépatique.La cholécystectomie, ainsi exécutée, constitue un traitement incomplet de la lithiase biliaire.Pour compléter cette cure, il faut pra- 836 LavAa\u2026 MÉpicaL Juin 1957 tiquer une exploration des canaux biliaires et enlever les calculs résiduels.Ce temps opératoire n\u2019est pas le moins important, puisque c\u2019est de lui que dépendra souvent tout le succès de l\u2019opération, ou le regret d\u2019une intervention incomplète.Étant donné la présence de calculs dans 30 pour cent des canaux biliaires explorés au cours des interventions, il n\u2019est plus permis maintenant de faire une cholécystectomie, sans pratiquer une exploration soignée des voies biliaires n1 d\u2019estimer l\u2019opération complète, sans être assuré de l\u2019absence de toute cause d\u2019obstruction de ces voies.L\u2019exploration des canaux biliaires commence par la découverte du cholédoque, du cystique et de l\u2019hépatique ; l\u2019inspection permet de juger de leur diamètre, au point de vue de la dilatation ou du rétrécissement et de découvrir les difformités causées soit par des concrétions à leur intérieur, soit par des compressions venant du voisinage, comme des tumeurs, des adénites, des brides cicatricielles ; la palpation entre l\u2019index et le pouce sert à apprécier le degré d\u2019induration des parois et, souvent, à constater la présence ou l\u2019absence de tout agent d\u2019obstruction.Au moyen de cette petite manœuvre pratiquée attentivement, Sir Ogilvie prétend que tout chirurigen expérimenté doit être capable de reconnaître avec confiance la présence ou l\u2019absence d\u2019un calcul du cholédoque (22).2.La cholédocotomie : Les indications de la cholédocotomie reposent sur les résultats de l\u2019exploration digitale du cholédoque, ou de la radiographie peropératoire.D\u2019après plusieurs observateurs, l\u2019ouverture du cholédoque doublerait la mortalité opératoire.Par contre, la plupart des chirurgiens la recommandent chaque fois que les raisons paraissent suffrsantes.Corff et ses collaborateurs, de Philadelphie, soutiennent qu\u2019avec les précautions actuelles de la chirurgie, le danger n\u2019est pas dans la cholédocotomie, mais bien dans l\u2019abstention de la pratiquer.« Si une de ces lithiases nous échappe, disent-ils, 11 peut s\u2019en suivre une série d\u2019événements qui ne prendront fin qu\u2019après une ou plusieurs opérations, avec les souffrances, les complications, et même la mortalité qu\u2019elles peuvent comporter.» Juin 1957 Lavar MÉDicaL 837 Les chirurgiens semblent d\u2019accord sur les indications premières de la cholédocotomie : 1° Un cholédoque dilaté ou présentant des parois indurées ; 2° Un calcul repéré ou suspecté à la palpation du canal ; 3° La présence de concrétions minuscules dans la vésicule ; 4° La présence ou l\u2019histoire d\u2019un ictére associé a la douleur.À ces indications premières, d\u2019autres chirurgiens, tels que Lahey, Glenn, Colcock ajoutent les suivantes : 1° la présence de sédiments dans la bile aspirée du cholédoque ; 2° des signes de pancréatite ; 3° des symptômes de coliques biliaires avec une vésicule sans lithiase chez les personnes âgées.Les raisons de la cholédocotomie étant jugées suffisantes, 1l est prudent d\u2019explorer d\u2019abord le cholédoque, avant d\u2019exécuter la cholé- cystectomie, car une vésicule fonctionnelle peut être d\u2019un grand secours pour remplacer éventuellement les fonctions du canal principal.Une incision longitudinale est pratiquée sur le bord antérieur du cholédoque.La nature de la bile est notée.Il faut se rappeler que ce canal est peut-être le plus sensible de tout l\u2019organisme, et qu\u2019il réagit au moindre agent thermique, chimique ou mécanique.Sir Ogilvie prétend qu\u2019il est rare de rencontrer une sténose sphinctérienne dans les cholédoques non explorés antécédemment.C\u2019est donc avec une grande douceur qu\u2019une sonde métallique est introduite à l\u2019intérieur à la recherche d\u2019un contact calcaire.Les calculs sont enlevés soigneusement, de manière à éviter les lésions traumatiques de la muqueuse.Le canal est ensuite irrigué dans ses divers segments au moyen d\u2019un cathéter et d\u2019un soluté salé.Cette irrigation ramène souvent de la boue biliaire ou des débris de calcul.Pour complêter l\u2019examen, on recherche la perméabilité de l\u2019extrémité distale, en introduisant une sonde de caoutchouc ou de soie gommée dans la direction du duodénum.Si elle bloque, on prend une autre sonde, de calibre assez réduit, pour franchir le sphincter.Encore ici, il faut user de beaucoup de délicatesse, afin d\u2019éviter les fausses routes.Dans le segment inférieur, l\u2019endroit le plus fréquent d\u2019une concrétion est l\u2019ampoule de Vater, et la sonde exploratrice peut facilement passer outre, malgré la présence d\u2019un calcul dans cette région.Nous 838 LavarL MÉDICAL Juin 1957 employons une sonde, de préférence, en soie gommée, la plus grosse possible qui puisse passer, sans effort, dans le duodénum.La palpation minutieuse des parois du cholédoque sur la sonde introduite jusque dans le duodénum est une manœuvre précieuse permettant, dans la plupart des cas, de localiser la présence d\u2019une lithiase.Sauf en présence d\u2019une pancréatite, si une induration, soupçonnée d\u2019être un calcul, est perçue, et que la manipulation digitale ne peut la séparer de la sonde, il y a tout lieu de conclure à une lithiase.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une adénite ou de noyaux indurés du pancréas, il existe généralement un sillon dépressible entre la sonde et l\u2019induration suspecte.Chaque fois que nous avons cru à la présence d\u2019un calcul, au moyen de cette manœuvre, l\u2019exploration de l\u2019ampoule de Vater, par voie transduodénale, nous a donné raison.Selon Ie conseil de Lahey, toutes les cholédocotomies ont été suivies d\u2019un drainage par un tube en T.La mise en place de ce drain cholé- docien demande certaines précautions.On doit éviter la compression de la muqueuse par l\u2019emploi d\u2019un tube trop gros, ou l\u2019obstruction de ce drain par le choix d\u2019un calibre trop réduit (15).II faut également se méfier d\u2019une coudure d\u2019une de ses branches, au cours de son introduction, ou d\u2019une fausse route entre les tuniques de la paroi et, enfin, s\u2019assurer que l\u2019ouverture cholédocienne soit rendue aussi étanche que possible, par la suture de ses bords autour du tube.3.La cholangiographie peropératoire : Lorsque le résultat de l\u2019exploration manuelle du cholédoque ne lève pas suffisamment les doutes, la cholangiographie peropératoire apporte des renseignements fort utiles.Exécutée par des mains expérimentées, elle fournit une image assez exacte de la lumière des canaux, de leurs difformités ou de leurs défauts de remplissage.Les partisans de la cholangiographie l\u2019utilisent couramment, avant de pratiquer une ouverture du cholédoque.Toutefois, son interprétation n\u2019est pas toujours exempte d'erreurs, en particulier, pour déceler une lithiase discrète, des caleuls enchâtonnès ou une sténose du sphincter d\u2019Oddi.De plus, on se rappellera que cette technique prolonge la durée opératoire, exige une instrumentation spéciale et requiert un personnel supplémentaire. Juin 1957 Lava\u2026.MéprcaL 839 Bien que la cholangiographie peropératoire ne soit pas un examen de routine, dans tous les cas de cholédoques suspects, le chirurgien qui demeure perplexe sur la nécessité d\u2019une cholédocotomie, ne doit pas hésiter à y recourir, s\u2019il en a la facilité.4.La duodénotomie : Si, par l\u2019ouverture cholédocienne, le chirurgien n\u2019est pas assuré de l\u2019absence de calculs dans l\u2019ampoule de Vater, ou si la sonde exploratrice ne franchit pas facilement l\u2019ouverture distale du canal, il ne doit pas hésiter à ouvrir le duodénum, pour explorer ce segment des canaux biliaires.La duodénotomie, exécutée selon les précautions habituelles de la chirurgie intestinale, ne comporte aucun danger particulier.Au contraire, par l\u2019omission de ce temps opératoire, le risque est plus grand de laisser en place une cause d\u2019obstruction du cholédoque avec toutes les séquelles désastreuses possibles.Le duodénum étant ouvert par une boutonnière longitudinale, la papille biliaire est repérée.Parfois, cette dernière se cache dans les replis de la muqueuse ; son identification se fait au moyen de l\u2019apparition d\u2019un écoulement biliaire, ou de la présence du bout de la sonde introduite par la cholédocotomie et tendant à pénétrer dans le duodénum.Si l\u2019on soupçonne un calcul dans l\u2019ampoule de Vater, ou dans son voisinage, on sectionne le sphincter d\u2019Oddi sur le bord opposé au pancréas, et on remonte l\u2019incision jusqu\u2019à l\u2019ampoule.Par ce moyen, les calculs sont dégagés de l\u2019ampoule et de la partie susjacente.Le passage de la sonde, sous le contrôle de la vue, et le lavage du canal confirment l\u2019absence de toute cause d\u2019obstruction.L'\u2019incision de la papille ne nécessite aucune réparation.Une telle exploration, selon l\u2019avis de Cattell (2), est suivie d\u2019un drainage du cholédoque, au moyen d\u2019un tube en T, dont la branche distale franchit la papille pour pénêtrer dans le duodénum.L'ouverture duodénale est soigneusement fermée en sens contraire de son incision et rendue étanche par deux ou trois plans de sutures recouvertes d\u2019un feuillet d\u2019épiploon.En plus d\u2019assurer l\u2019absence de lithiase dans le segment terminal du cholédoque, cette exploration transduodénale a l\u2019avantage de permettre 840 LavaL MEbpicaL Juin 1957 la découverte des autres lésions de la papille, comme les néoplasies, les sténoses du sphincter d\u2019Oddi ou les calculs des canaux pancréatiques.CONCLUSION La cure de la lithiase biliaire s\u2019obtient par le traitement chirurgical de la vésicule et des canaux biliaires exécuté conséquemment à un diagnostic précis.L\u2019histoire de la maladie et l\u2019observation soignée des aspects et des signes cliniques de la lithiase conduit à l\u2019établissement d\u2019un diagnostic différentiel ; les notions de la pathogénie déduites des constatations opératoires déterminent les indications de la chirurgie.En vue d\u2019éviter les fautes de technique, la description détaillée de certaines manœuvres opératoires met en relief l\u2019importance d\u2019une intervention complète et raisonnée qui exige du chirurgien la maîtrise de ses connaissances anatomiques et pathologiques, une grande dextérité dans la dissection des tissus et des organes, ainsi que toute la douceur de manipulation que requiert la fragilité de l\u2019arbre biliaire.BIBLIOGRAPHIE 1.BANCROFT, et WADE, Surgical treatment, 1950.2.Brancx, C.D., The silent gallstone, Surg., Gyn.¢» Obst., 97 : 246, 1953.3.CaTTELL, R.B., Surgical practice of the Lahey Chnic, p.475, 1952.4.Corcock, B.T., Operative procedure on gallbladder, Surgical Practice of the Lahey Chnaic, 1952.5.CoLcock, B.P., et McManus, J.E., Cholecystitis and cholelithiasis, Surg., Gyn.¢» Obst., 101 : 161, 1955.6.CoLg, W.H., Operative technic, 1949.7.DOUBILET, H., et MuLHoLLAND, J.H., The results of sphincterotomy In pancreatitis, J.Mt.Sinai Hosp., 17 : 458, 1951.8.GLENN, F., The importance in technic in cholecystectomy, Surg., Gyn.¢r Obst., 101 : 201, 1955.9.Gamsirt, E,.Diagnosis of chronic pancreatitis, Collect.Papers Mayo Chn., p.53, 1952. 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Juin 1957 Lavar\u2026 MÉDicAL 843 Avec Magendie, précurseur de Claude Bernard et de Pasteur, la médecine bénéficie des recherches d\u2019un savant qui a le respect absolu des faits parce « qu\u2019il n\u2019a dans l\u2019esprit aucune idée préconçue qui puisse le porter à désirer voir les choses d\u2019une façon plutôt que d\u2019une autre ».1 Cette conception de Ja recherche existait avant lui, mais à un moindre degré.Depuis que ce maître de la science médicale française a posé les règles de la méthode positive, les études médicales, surtout les études physiologiques, ont tellement progressé que les autres savants ont voulu s\u2019inspirer des conceptions de Magendie.Avant Magendie et Claude Bernard, dans la chimie comme dans toutes les autres sciences, que d\u2019imprécisions, d\u2019erreurs, d\u2019interprétations fausses : L\u2019atomisme, l\u2019unité de la matière, les grandes lois chimiques et les différentes théories sont comme des corps sans âmes.Chaque savant se fait des conceptions divergentes non seulement des théories, mais des principes, et même des faits.Il importait de mettre un peu d\u2019ordre dans se domaine.Si l\u2019on veut se rendre compte du désordre qui régnait dans les sciences au temps jadis, on n\u2019a qu\u2019à relire le tableau que nous fait de la chimie ancienne Marcellin Berthelot dans Les Origines de l\u2019alchimie ?.« La chimie, écrit-il, n\u2019est pas une science primitive, comme la géométrie ou l\u2019astronomie ; elle s\u2019est constituée sur les débris d\u2019une formation scientifique antérieure ; formation demi-chimérique et * at d A > r I demi-positive, fondée elle-méme sur le trésor lentement amassé des découvertes pratiques de la métallurgie, de la médecine, de l\u2019industrie et de l\u2019économie domestique.» 1.«Or Magendie gardait pour les faits un respect absolu parce qu\u2019il n\u2019avait dans l\u2019esprit aucune idée préconçue qui le portât à désirer voir les choses d\u2019une façon plutôt que d\u2019une autre ! » (Claude BERNARD, Rapport sur les progrès de la physiologie, p.156.) 2.« La chimie est née d\u2019hier ; il y a cent ans à peine qu\u2019elle a pris la forme d\u2019une science moderne.Cependant les progrès rapides qu\u2019elle a faits depuis ont concouru, plus peut-être que ceux d\u2019aucune autre science, à transformer l\u2019industrie et la civilisation matérielle, et à donner à la race humaine sa puissance chaque jour croissante sur la nature.C\u2019est assez dire quel intérêt présente l\u2019histoire des commencements de [a chimie.Or ceux-ci ont un caractère tout spécial : la chimie n\u2019est pas une science primitive, comme la géométrie ou l\u2019astronomie ; elle s\u2019est constituée sur les débris d\u2019une formation scientifique antérieure ; formation demi-chimérique et demi-positive, fondée elle-même sur le trésor lentement amassé des découvertes pratiques de la métallurgie, de la médecine, de l\u2019industrie et de l\u2019économie domestique.Il s\u2019agit de l\u2019alchimie, qui prétendait à la fois enrichir ses adeptes en leur apprenant à fabriquer l\u2019or et l\u2019argent, les mettre à l\u2019abri des maladies par la préparation de la panacée, enfin leur procurer le bonheur parfait en les identifiant avec l\u2019âme du monde et l\u2019esprit universel.» (BERTHELOT, Marcellin, Les Origines de l\u2019Alcbimie.) 844 LavaL MEpicaL Juin 1957 Que le mot chimie vienne de Chemi, ancien nom de l\u2019Égypte ou terre de Cham, ou de cheuô qui signifie fondre, 11 est évident que c\u2019est une science dont les origines remontent fort loin.La fabrication des métaux artificiels, des pierres précieuses imitées ou contrefaites, la teinture des étoffes, l\u2019art de purifier et de travailler les métaux relèvent de la chimie de même que la préparation des médicaments.On dit sur la foi de Pline que Caligula « fit calciner une quantité considérable d\u2019orpiment (sulfure d\u2019arsenic) pour en tirer de l\u2019or ; 1l réussit, mais le rendement fut si minime que la quantité d\u2019or obtenue ne pava pas les frais de l\u2019opération ».Quelles étaient les idées du x1x© siècle sur la constitution de la matière?L'une des explications les plus anciennes est celle de l\u2019eau, principe de toutes choses.Pour Thalès et les philosophes de l\u2019antiquité, « c\u2019est en se raréfiant ou en se condensant qu\u2019elle produit tous les corps.À son plus haut degré de dilatation, elle est le feu ; à son plus haut degré de condensation, la terre ; l\u2019air tient le milieu entre ces deux extrêmes »,3 D\u2019Empédocle que l\u2019on ne saurait trop admier 4 aux chercheurs de la fin du x vine siecle, le feu, l\u2019air, l\u2019eau et la terre sont les quatre éléments reconnus par presque tous les savants\u201d.II fallut attendre Lavoisier pour se faire une idée plus scientifique de la nature des éléments.Il en donna une définition qui vaut pour toutes les époques puisqu\u2019il regarde les corps simples comme les éléments primordiaux et qu\u2019il tient compte des analyses ultérieures qui permettront de dissocier ce que, à telle ou telle époque, on considère comme des unités.Voici d\u2019ailleurs comment il s\u2019exprime : « Si nous attachons au nom d\u2019éléments ou de principes des corps l\u2019idée du dernier terme auquel parvient l\u2019analyse, toutes les substan- 3.JAGNAUX, Raoul, Histoire de la Chimie, Paris, 1891, pp.23-24.Afin de commettre un nombre aussi restreint que possible d\u2019anachronismes, nous avons cru devoir suivre de préférence Janaux dans ce résumé de l\u2019évolution de la chimie.4.Voir les premiers chapitres de ces Propos.L\u2019œuvre d\u2019Empédocle y est longuement étudiée.5.«On donne en chimie le nom d\u2019éléments aux cors qui sont d\u2019une telle simplicité que tous les efforts de l\u2019art sont insuffisants pour les décomposer et même pour leur causer aucune espèce d\u2019altération, et qui, d\u2019autre-part, entrent comme principe ou parties constituantes dans la combinaison des autres corps, qu\u2019on nomme pour cette raison corps composés.» (M AcquERr, Dictionnaire de chimie, 1778.[2\u20ac édition].) Juin 1957 LLavaL MEpicaL 845 ces que nous n\u2019avons encore pu décomposer par aucun moyen, sont pour nous des éléments ; non pas que nous puissions assurer que ces corps que nous regardons comme simples, ne soient pas eux- mêmes composés de deux ou même d\u2019un plus grand nombre de principes, mais puisque ces principes ne se séparent jamais, ou plutôt puisque nous n\u2019avons aucun moyen de les séparer, ils agissent à notre égard à la manière des corps simples.et nous ne devons les supposer composés qu\u2019au moment où l\u2019expérience et l\u2019observation nous en auront fourni la preuve.» 6 Quoi qu\u2019il en soit, les expériences chimiques destinées à découvrir la nature de telle ou telle substance servirent à la médecine, peut-on affirmer.C\u2019est qu\u2019elles facilitaient la recherche des médicaments, élucidaient un nombre de plus en plus grand d\u2019énigmes tant chez les êtres inanimés que chez les êtres vivants, éclairant d\u2019un jour nouveau les notions les plus anciennes.Toutes ces investigations devaient conduire à la découverte de l\u2019activité chimique de la cellule et du double métabolisme énergétique et chimique, mais au temps de Lavoisier personne ne soupçonne ces phénomènes, même si Claude Bernard doit bientôt dissocier le protoplasme actif de ses inclusions non vivantes.Il y a quand même quelque chose d\u2019étonnant dans toutes les théories des prédécesseurs de Lavoisier.Le phlogiston, principe combustible de Stahl, comme la chimie pneumatique se retrouvent, en un certain sens, dans les plus récentes découvertes.Quand Jean Mayow renouvela les notions de son temps touchant la respiration des animaux, 1l se révéla pionnier de la chimie médicale.Le rôle de l\u2019air, son Influence sur le sang, sont des connaissances que ses prédécesseurs ne possédaient pas.Au xvir diècle, on croyait qu\u2019une chandelle allumée et recouverte d\u2019une cloche de verre cessait de brûler à cause de la suie qui se formait autour, cette suie, disait-on, finissant par éteindre la flamme.Mayow fit des expériences avec diverses cloches et conclut que ce n\u2019était pas 6.«.il ne faudrait pas tirer d\u2019une telle opposition entre les caractères physiques et mécaniques de nos corps simples et ceux de nos corps composés des conclusions exagérées.Si nos corps simples n\u2019ont pas été décomposés jusqu'ici et s\u2019ils ne paraissent as devoir l\u2019être par les forces qui sont aujourd\u2019hui à la disposition des chimistes et dont ils ont tant de fois épuisé l\u2019action sur les éléments actuels; pourtant rien n\u2019oblige à affirmer que ces mêmes corps simples soient indécomposables, suivant une autre manière que nos corps composés, par exemple, par les forces agissant dans les espaces célestes, comme le veut M.Lockyer.Rien n\u2019empêche non plus de supposer qu\u2019une découverte, semblable à celle du courant voltaïque, permette aux chimistes de l\u2019avenir de franchir les barrières qui les ont arretés.» (BERTHELOT, Marcellin, Essai de mécanique chimique.) 846 Lavar Méprcar Juin 1957 la suie qui éteignait la chandelle, mais la disparition d\u2019un certain aliment aérien.Au cours d\u2019une autre expérience, 1l avait constaté « qu\u2019un mélange de nitre et de soufre peut être très bien enflammé sous une cloche vide d\u2019aur », et il en avait conclu que l\u2019aliment aérien se composait de nitre.Les historiens de la chimie estiment que ce que Mayow avait pris pour du nitre ressemble fort à l\u2019oxygène dont Lavoisier fera la découverte cent ans plus tard.La présence de particules nitro-aériennes dans l\u2019air, Mayow la prouve par l\u2019expérience de la chandelle allumée dans un vase rempli d\u2019eau.« Placez une chandelle allumée dans un vase plein d\u2019eau, écrit-il, de manière que la mèche brûlante soit au-dessus de l\u2019eau d\u2019environ six travers de doigts ; mettez par dessus la chandelle une cucurbite de verre renversée qui plonge rapidement dans l\u2019eau environnant la chandelle.» L\u2019eau de la cucurbite doit être au niveau de celle du vase.\u201d A mesure que la chandelle brûle, l\u2019eau monte parce que l\u2019air diminue pendant cette combustion et, par conséquent, n\u2019offre plus de résistance à l\u2019eau.En d\u2019autres termes, la pression atmosphérique décroît, selon l\u2019expression même de Mayow.Cette explication, 1l la confirma par une autre expérience beaucoup plus longue à décrire parce que plus compliquée.Cette fois, il utilisait du soufre fondu et du camphre qu\u2019il déposait dans une cucurbite suspendue par un crochet et renversée sur l\u2019eauS : « Plongez l\u2019orifice de la cucurbite à dix doigts dans l\u2019eau du vase inférieur, et élevez cette eau intérieure à la même hauteur que l\u2019extérieure à l\u2019aide du siphon déjà décrit ; retirez ensuite 7.Mayow, Jean, Tractatus quinque medico-pbysici, quoram primus agit de sale nitro et spiritu nitro aero: secubdus de respiratione, Oxford, 1669.«.pour cela on met la branche d\u2019un siphon de verre recourbé dans la cucurbite avant que de la plonger dans l\u2019eau, l\u2019autre branche étant dehors ; l\u2019une et l\u2019autre de ces branches doivent être assez longues pour qu\u2019elles sortent au-dessus de l\u2019eau ; à l\u2019aide de ce siphon, l\u2019air de la curcurbite, comprimé par l\u2019eau dans laquelle on la plonge, sort par sa branche extérieure, en sorte que l\u2019eau intérieure n\u2019est pas abaissée au-dessous de l\u2019extérieur par le poids de cet air, comme cela aurait lieu sans cet instrument ; à l\u2019instant où l\u2019air cesse de sortir par la branche extérieure de ce siphon, on l\u2019enlève rapidement afin que l\u2019air extérieur ne rentre pas dans la cueurbite.» 8.« Suspendez, écrit-il, dans une grande cucurbite renversée sur l\u2019eau, comme dans l\u2019expérience précédente (son moyen de suspension consistait dans une platine accrochée par un crochet à un bâton traversant la partie large de la curcurbite) une matière combustible facile à enflammer.» Juin 1957 Lavar MÉpicaL 847 assez de l\u2019eau du dehors pour que celle du dedans un peu élevée fasse mieux voir l\u2019intérieur du récipient.» Ensuite, il faut laisser reposer le tout afin que l\u2019air dilaté par l\u2019action de Ja chaleur reprenne ses dimensions normales.L'opérateur doit indiquer par un signe quelconque le niveau atteint par l\u2019eau à l\u2019intérieur du récipient.Mayow entre dans tous les détails.C\u2019est ainsi qu\u2019il conseille d\u2019employer comme moyen d\u2019indication «un petit morceau de papier enduit de farine d\u2019orge cuite dans l\u2019eau » afin de pouvoir le coller.Quant au camphre placé dans la cucurbite, on l\u2019enflamme à l\u2019aide d\u2019une lentille.Ainsi, l\u2019air diminue d\u2019un trentième.La combustion une fois terminée, Mayow tenta de mettre le feu à un autre morceau de camphre, mais 1l ne put y parvenir, « indice assez manifeste, écrit-il, que cet air privé par la première combustion de ses particules igneo-aériennes était devenu incapable d\u2019entretenir la flamme ».9 Mayow fit des expériences analogues avec des animaux afin de découvrir les mystères de la respiration dont à son époque, on 1gnorait le fonctionnement.«On place, écrit-il, dans un verre renversé, un animal suspendu dans une prison ou un \u2018grillage convenable au haut d\u2019une cucurbite de verre.» Il procède de nouveau comme dans l\u2019expérience précédente : égalisation de l\u2019eau par siphon, marquage de la cucurbite avec un morceau de papier.« Cette eau, écrit-il, s\u2019élève bientôt dans la cucurbite, et continue par là peu à peu à monter quoique la chaleur produite par l\u2019animal, et les exhalaisons sorties de son corps semblassent devoir produire un effet contraire.» 9.«.et pour que l\u2019on ne pense pas que la non-inflammation de la matière combustible dépend cette seconde fois de ce que les parois de verre sont salies par la fumée, et incapables de transmettre les rayons lumineux, j'ai coutume d\u2019attacher à un des côtés intérieurs de la cucurbite un morceau de apler large d\u2019une palme dont les bords sont collés sur le verre, en sorte qu\u2019après la conde nsation de la fumée je puisse enlever ce papier à l\u2019aide d\u2019un fil qui le tient dans toute son étendue, et dont l\u2019extrémité s\u2019étend au dehors de la cucurbite.» (Jbid.) 848 Lavar MÉDicaL Juin 1957 Au xvie\u20ac siècle, on ne faisait pas un usage aussi fréquent des mesures que de nos jours, Mayow cependant faisait exception et il utilisait souvent les poids et mesures pour vérifier ses expériences.C\u2019est ainsi que durant l\u2019opération dont nous venons de parler :l mesurait la contraction de l\u2019air, voulant savoir exactement ce qui se passe avant qu\u2019un animal ne puisse plus respirer et vivre dans l\u2019atmosphère ainsi créé.« Qu\u2019on mesure l\u2019espace occupé par l\u2019air au moment où la souris y a été placée, et ensuite celui auquel :l est réduit après la suffocation de l\u2019animal et l\u2019ascension de l\u2019eau, ce qui se fait par le volume d\u2019eau versée pour remplir ces espaces, en laissant tout l\u2019appareil dans le même état.Qu\u2019on calcule ensuite de combien le premier espace l\u2019emporte sur le second, et la différence est la mesure du volume et de l\u2019élasticité diminuée par la respiration de l\u2019animal.» Dans ces cas, Mayow estime que l\u2019air perd environ un quatorzième de son volume par la respiration.De toutes ces expériences, Mayow conclut que I\u2019air s\u2019introduit dans le sang 10.Il ignore cependant de quelle façon.A son avis, la combustion et la respiration sont de même nature.Dans les deux cas, estime-t-il, l\u2019air perd ce qu\u2019il appelle ses particules nitro-aériennes.Moins de cinquante ans après la mort de Mayow, un physicien dont nous avons parlé dans un chapitre précédent, Moitrel d\u2019Élément, se mit à chercher Ile moyen de rendre l\u2019air visible et assez sensible pour le mesurer par pintes, mais, on le sait, ses théories le firent traiter de visionnaire par les savants de son temps.Pendant que Mayow travaillait à ses expériences, un de ses compatriotes, Boyle, arrivait par une autre voie à des conclusions analogues.A sa découverte, 11 donna le nom de substance vitale.C\u2019était déjà un grand pas de fait.On soupçonnait donc l\u2019existence de l\u2019oxygène.En 10.« 11 est donc bien évident que les animaux absorbent en respirant de certaines particules vitales et élastiques de l\u2019air ; il n\u2019est pas douteux qu\u2019il entre dans le sang des animaux par la respiration quelque chose d\u2019aérien nécessaire à la vie.Que ce soit des trachées capillaires, ou des extrémités des vaisseaux sanguins qui absorbent ce principe aérien, c\u2019est ce qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019assurer.Mais l\u2019air n\u2019en est pas moins privé de son élasticité par la respiration comme par la combustion, et il est à croire que les animaux enlèvent à l\u2019air des particules du même genre que celles que lui enlève le feu, comme le prouve l\u2019expérience .de l\u2019animal enfermé dans un vase de verre bermétique- ment fermé où brûle une lampe .La lumière s\u2019éteindra bientôt, et l\u2019animal ne résistera pas longtemps à cette torche cruelle.J\u2019ai reconnu par l\u2019observation qu\u2019un animal renfermé avec une lampe dans le même verre ne respire guère plus que la moitié du temps qu\u2019il l\u2019aurait fait seul.» (Mayow, ibid.) Juin 1957 LAavaL MEbpicaL 849 effet, pour tous les chercheurs du xvin® siécle, il devenait évident que, dans la composition de l\u2019air, entrait une substance apte à entretenir la respiration.Comment l\u2019isoler ?Priestley eut l\u2019idée d\u2019employer le mercure à cette fin : «Le 1°' août 1774, raconte-t-il, je tâchai de tirer de l\u2019air du mercure calciné « per se » (oxyde rouge de mercure), et Je trouva sur- le-champ que par le moyen de ma lentille jJ\u2019en chassais l\u2019air très promptement.Ayant ramassé de cet air environ trois ou quatre fois le volume de mes matériaux, J\u2019y admis de l\u2019eau, et je trouvai qu\u2019elle ne l\u2019absorbait point ; mais ce qui me surprit plus que je ne puis l\u2019exprimer, c\u2019est qu\u2019une chandelle brûla dans cet air avec une flamme d\u2019une vigueur remarquable.» 11 Ses expériences sur le mercure calciné et sur l\u2019air nitruex ou bioxyde d\u2019azote, Priestley les renouvela sur le minium qui jaunit sous l\u2019effet de la lentille : « Un tiers de l\u2019air fut promptement absorbé par l\u2019eau, écrit-il ; mais une chandelle brûla très fortement et avec pétillement dans le résidu.» Il avait consulté les principaux chimistes de son temps, en particulier Magellan, Lavoisier, Leroil2.Il ignorait que l\u2019air tiré du mercure calciné fut salubre et ce n\u2019est que le premier mars 1775 qu\u2019il eut l\u2019idée d\u2019y mêler du bioxyde d\u2019azote.Alors il constata non seulement une diminution du produit mais que « la rougeur du mélange était égale à celle d\u2019un semblable mélange d\u2019air nitreux et d\u2019air commun ».Toutefois, 1l ne se rendit point compte des différences de quantité et de couleur: diminution plus considérable, rougeur plus accentuée.II alla 11.« En même temps que je fis l\u2019expérience que je viens de rapporter, je tirai du précipité rouge ordinaire une quantité d\u2019air qui avait la même propriété ; et cette substance était produite par une dissolution de mercure dans l\u2019esprit de nitre, je conclus que cette propriété particulière dépendait de quelque chose qui lur était communiqué par l\u2019acide nitreux ; et puisqu\u2019on fait le mercure calciné, en exposant du mercure à un certain degré de chaleur, de manière que l\u2019air commun ait un libre accès autour de lui, je conclus pareillement que cette substance, à ce degré de chaleur, avait reçu quelque chose de niteux de l\u2019atmosphère.» (Cité dans JAcNAUX, Raoul, Histoire de la Chimie, t.I, p.397.) 12 Leroi s\u2019écrivait LeRoy.« A cette époque, Lavoisier avait établi les principales propriétés du nouveau gaz.Il avait remarqué avec beaucoup d\u2019étonnement, non pas u\u2019on obtient un gaz en chauffant de la chaux mercurielle, mais que ce gaz est différent de l\u2019air atmosphérique Et qu\u2019il existe dans l\u2019atmosphérique.Voilà ce que Priestley n\u2019a pas vu, même s\u2019il a eu le premier le mérite de chauffer de l\u2019oxyde de mercure et de recueillir le gaz qui s\u2019en dégage.» (JAGNAUX, ibid., p.408.) 850 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1957 jusqu\u2019à identifier le gaz provenant du mercure calciné avec l\u2019air atmosphérique.C\u2019est alors qu\u2019il fit une nouvelle expérience à l\u2019aide d\u2019une souris.Le petit animal fut déposé dans un vase contenant deux mesures de l\u2019air extrait du mercure calciné et la souris vécut une demi-heure dans ce nouvel atmosphère cependant que, placée dans les même conditions dans l\u2019air commun, elle n\u2019aurait vécu qu\u2019un quart d\u2019heure.Il en conclut que l\u2019air tiré du mercure calciné était au moins aussi bon que l\u2019air ordinaire.Finalement, 1l baptisa son nouveau gaz, l\u2019appela air déphlogistiqué et fit l\u2019analyse de ses propriétés.Il finit même par l\u2019essayer sur lui- même 13.Priestley était tellement content de sa découverte qu\u2019il se demandait si l\u2019air déphlogistiqué ne deviendrait pas un jour un objet de luxe fort recherché.Il n\u2019y a eu jusqu'ici que deux souris et moi qui ayons eu le privilège de le respirer, s\u2019exclama-t-il ! Environ ce temps, Schéele, par d\u2019autres expériences, arrivait à des conclusions analogues.1! se servit tour à tour de la poudre de manganèse et de l\u2019huile de vitriol concentré, de salpêtre et d\u2019argent, d\u2019alcali de tartre et de solution d\u2019or.Chaque fois 1l obtint ce qu\u2019il désignait sous le nom d\u2019air du feu.De son côté, Bayen constate que les métaux puisent dans l\u2019air le principe qui les calcine en les augmentant de poids.Toutes ces découvertes ouvraient de nouvelles perspectives à la science, mais elles n\u2019apportaient que des explications partielles.Depuis Aristote, on considérait l\u2019airr comme un élément.Il fallut attendre Lavoisier pour en connaître d\u2019une façon positive la composition.En 1772, alors que la guillotine le guettait déjà, 1l constata que l\u2019air se compose d\u2019oxygène et d\u2019azote.C\u2019est le mercure qui lui apporta \u2018a solution tant cherchée 14.13.« Mon lecteur ne sera pas étonné, dit-il, qu\u2019après avoir déterminé ia bonté supérieure de l\u2019air déphlogistiqué, par la vie des souris, et par les autres épreuves que j'ai rapportées.j\u2019ai eu la curiosité de le goûter moi-même.La sensation qu\u2019éprouvèrent mes poumons ne fût pas différente de celle que cause l\u2019air commun.Mais il me sembla ensuite que ma poitrine se trouvait singulièrement dégagée, et à l\u2019aise pendant quelque temps.Qui peut assurer que dans la suite cet air pur ne deviendra pas un objet de luxe très à la mode?» (JAGNAUX, ibid, p.399.) 14.« JD\u2019ai pris un matras À de 36 pouces cubiques environ de capacité dont le col BCDE était très long, et avait 6 à 7 lignes de grosseur intérieurement.Jel\u2019aicourbé.de manière qu\u2019il put être placé dans un fourneau MMNN, tandis que l\u2019extrémité E de son col irait s\u2019engager sous la cloche FG, placée dans un bain de mercure RRSS.J'ai introduit dans ce matras 4 onces de mercure très pur, puis, en suçant avec un siphon que j'ai introduit sous la cloche FG, j'ai élevé le mercure jusqu\u2019en I.L.; j\u2019ai marqué soigneu- Juin 1957 LavaL MEbpicaL 851 Quoiqu\u2019il en soit, l\u2019air qu\u2019il découvrit en faisant calciner du mercure Jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit réduit aux cinq sixièmes de son volume était devenu irrespirable.Ce gaz impropre à la combustion et à la respiration, il le laissa de côté et poursuivit ses expériences à l\u2019aide du précipité per se qu\u2019il chauffa de nouveau dans une cornue de verre munie d\u2019un récipient capable de recueillir les produits liquides et aériformes qui pourraient se séparer.C\u2019est cette expérience décisive qui allait le conduire à la découverte réelle de l\u2019oxygène.Voici comment 1l en raconte le dernier épisode : « Lorsque la cornue a approché de l\u2019incandescence, la matière rouge a commencé à perdre peu à peu de son volume, et, en quelques minutes, elle a entièrement disparu.En même temps, 1il s\u2019est condensé, dans le petit récipient, 41 grains et demi de mercure coulant, et il a passé sous la cloche 7 à 8 pouces cube d\u2019un fluide élastique, beaucoup plus propre que l\u2019air de l\u2019atmosphère à entretenir la combustion et la respiration.» Il vérifia sa découverte en faisant passer une portion de cet air dans un tube de verre d\u2019un pouce de diamètre dans lequel 1l plongea une bougie qui répandit aussitôt un éclat éblouissant !*.Ainsi, l\u2019air se trouva décomposé en oxygène et en azote.De plus, il devenait évident que la combinaison d\u2019un corps combustible avec l\u2019oxygène provoque immanquablement une combustion.Son expérience prouvait en même temps que la combinaison d\u2019un corps simple avec l\u2019oxygène produit un acide.Mais sa grande découverte, ce fut celle de la respiration assimilée à la combustion.Il établit que l\u2019hydrogène uni à l\u2019oxygène donne naissance aux substances organiques et les conséquences de toutes ces découvertes se font encore sentir en chimie industrielle comme en chimie biologique ou médicale.Comme on l\u2019a vu dans un chapitre précédent, on conteste à Lavoisier le mérite de sa découverte ou plutôt de ses découvertes tant 1l est vrai sement cette hauteur avec une bande de papier collé, et j'ai observé exactement le baromètre et le thermomètre.» Ce n\u2019est que le deuxième jour que Lavoisier commença « à voir nager sur la surface du mercure de petites parcelles reuges, qui, pendant quatre ou cing jours, ont augmenté en nombre et en volume, après quoi elles ont cessé de grossir et sont restées absolument dans le même état.Au bout de douze jours, voyant que la coloration du mercure ne faisait plus aucun progrès, j\u2019ai éteint le feu et j'ai laissé refroidir les vaisseaux ».(JAGNAUX, ibid., pp.551-552.) 15.« Ayant fait passer une portion de cet air dans un tube de verre d\u2019un pouce de diamètre, et y ayant plongé une bougie, elle y répandit un éclat éblouissant ; le charbon, au lieu de s\u2019y consumer paisiblement comme dans l\u2019air ordinaire, y brûlait avec une flamme et une sorte de décrépitation, à la manière du phosphore, et avec une vivacité de lumière que les yeux avaient peine à supporter.» (Cité par JAGNAUX, ibid., p.402.) 852 Lavar MÉpicar Juin 1957 que l\u2019être humain préfère toujours attribuer à un autre que celui qu\u2019on nomme les succès et les réusssites.Combustion, acidification, calcination et respiration, autant de découvertes expérimentales et scientifiques qui assurent l\u2019immortalité au grand savant guillottiné ! Non seulement, Lavoisier avait expliqué la composition de l\u2019air, mais quand, afin de démontrer la justesse de ses conclusions, il était parvenu à fabriquer de l\u2019air en combinant les deux gaz qu\u2019il avait d\u2019abord dissociés, 11 avait créé la méthode scientifique que recherchait depuis des siècles les chimistes, c\u2019est-à-dire l\u2019analyse et la synthèse chimiques 16.Lavoisier avait donné le coup de mort aux doctrines physiques des anciens.À compter de ce moment, la terre, l\u2019eau, l\u2019air et le feu cessent définitivement d\u2019être considérés comme constituant l\u2019univers.On conserve cependant le mot élément pour désigner les corps simples, les substances encore indécomposées et regardées provisoirement comme indécomposables.Disparus les principes terreux, aqueux, aérien, igné ! On ne reconnaît plus aux corps que des états : solide, liquide, gazeux, qui, tous, naissent de la chaleur et de la pression.Berthelot fondera la chimie physique sur des bases établies par Lavoisier.Mais la science, partie depuis des siècles à la recherche d\u2019une explication des mystères de l\u2019univers, ne s\u2019arrête jamais dans sa poursuite et chaque solution apporte avec elle une nouvelle série d\u2019énigmes qu\u2019elle entreprend aussitôt de résoudre.Le problèmes des affrnités chimiques a longtemps constitué l\u2019une de ces énigmes.Elle est aujourd\u2019hui résolue.Voici comment Guyton Morveau définissait \u2019affinité chimique : «On nomme ainsi en chimie la force avec laquelle des corps de natures différentes tendent à s\u2019unir.Ce terme qui, dans le sens propre et originel n\u2019indique qu\u2019une liaison voisine de [a parenté, qui, 16.Lavoisier, d\u2019ailleurs, proclame lui-même qu\u2019il avait découvert la composition de l\u2019air dès 1772 : « Cette théorie à laquelle j'ai donné de nombreux développements, en 1777, et que j'ai portée, presque dès cette époque, à l\u2019état où elle est aujourd\u2019hui, n\u2019a commencé à être enseignée par Fourcroy que dans l\u2019hiver de 1786 à 1787 ; elle n\u2019a été adoptée par Guyton-Morveau qu\u2019à une époque postérieure ; enfin, en 1786, Berthollet écrivait encore dans le système du phlogistique.Cette théorie n\u2019est donc pas, comme je l\u2019entends dire, la théorie des chimistes français : elle est la mienne, et c\u2019est une propriété que je réclame auprès de mes contemporains et de la postérité.D\u2019autres, sans doute, y ont ajouté de nouveaux degrés de perfection ; mais on ne pourra me contester, j'espère, toute la théorie de l\u2019oxydation et de la combustion.» (Lavoisier, Œuvres, 11.) Juin 1957 LavAL MÉDicaL 853 dans le sens figuré, ne s'applique guère qu\u2019à des rapports moraux ou métaphysiques, est aujourd\u2019hui l\u2019expression d\u2019une action purement physique.» Selon Dumas, on lui attribue un autre sens que celui du langage ordinaire.En chimie, il a un sens tout différent qui lui a été donné au douzième siècle par Albert le Grand.« Le soufre, écrit ce savant, noircit l\u2019argent et brûle en général les métaux, à cause de l\u2019affinité naturelle qu\u2019il a pour eux.» Bœrhaave emploie également ce terme dans le sens propre que lui ont donné les chimistes de notre temps.On a d\u2019abord cru que les combinaisons ne sauraient se faire entre des corps analogues, Cet qu\u2019il y avait un principe semblable caché dans toutes les substances susceptibles de se combiner entre elles ».Jean Joachim Becher, chimiste allemand, qui vécut de 1625 à 1682, avait une autre façon d\u2019exprimer les affinités chimiques.Il disait que les corps saisissent plus volontiers leurs semblables.D\u2019après Jagneaux 17 « il existait, selon certains chimistes, dans les dissolvants des pointes plus ou moins fines, plus ou moins raides, disposées ainsi mécaniquement à s\u2019engainer dans les pores de certains corps ».Les idées de Newton sur la gravitation universelle ont fortement influencé la théorie chimique des affrnités ; le célèbre astronome, qui avait longuement étudié la chimie, a consigné ses observations et ses vues touchant les phénomènes d\u2019attraction des corps dans différents mémoires, particulièrement dans ses études sur la décomposition de la lumière, le magnétisme et l\u2019électricité.« Les petites particules des corps n\u2019ont-elles pas certaines vertus, puissances ou forces, au moyen desquelles elles agissent à certaine distance, non seulement sur les rayons de la lumière, pour les réfléchir, les rompre, les infléchir, mais encore les unes sur les autres?C\u2019est 17.Ibid, p.301 «Ainsi Lémery explique l\u2019effervescence qui se produit lorsqu\u2019on verse un acide sur un alcali par la pénétration des pointes de l\u2019acide dans la substance de l\u2019alcali.Dans les symboles alchimiques un cercle dont la circonférence est hérissée de pointes servait à désigner le vinaigre ; c\u2019est là très certainement l\u2019origine de l\u2019explication métaphysique des combinaisons au moyen de pointes.» 854 Lava\u2026 MÉDICAL Juin 1957 une chose connue que les corps agissent les uns sur les autres par les attractions de la gravité, du magnétisme, de l\u2019électricité.» 18 Newton admettait ne pas connaître les causes de l\u2019attraction.Il n\u2019utilisait ce mot « que pour désigner en général une force quelconque par laquelle les corps tendent réciproquement les uns vers les autres, quelle qu\u2019en soit la cause ».Il est intéressant de noter que le grand naturaliste Buffon avait également observé les rapports qui existent entre l\u2019affrnité et la gravitation.Il l\u2019a dit en propres termes : « Les lois d\u2019affinité par lesquelles les parties constituantes de ces diverses substances (du règne minéral) se séparent des autres pour se réunir entre elles et former des matières homogènes, sont les mêmes que la loi générale par laquelle tous les corps célestes agissent les uns sur les autres.» I! comparait l\u2019attraction d\u2019un globule de métal ou de sable pour un autre a attraction de la lune pour la terre.Buffon tient également compte des jeux de la pesanteur dans ce phénomène.Il accorde une influence précise à la forme que peuvent revêtir les corps.Cette façon de voir l\u2019amène à se demander « quelle est la figure des parties constituantes des corps ».Véritable savant, Buffon devine déjà ce que l\u2019avenir réserve aux chercheurs dans ce domaine si peu exploré de la chimie de son temps.« L\u2019eau, l\u2019air, la terre, les métaux, toutes les matières homogènes sont certainement composées de parties élémentaires semblables entre elles, mais dont la forme est inconnue ; nos neveux, ajoute-t-il, pourront, à l\u2019aide du calcul, s\u2019ouvrir ce nouveau champ de connaissances, et savoir à peu près quelle figure sont les éléments des corps ; 1ls partiront du principe que nous venons d\u2019établir, 1ls le prendront pour base : toute matière s\u2019attire en raison inverse du carré de la distance, et cette loi générale ne paraît varier dans les attractions particulières que par l\u2019effet de la figure des parties constituantes de chaque substance : parce que chaque figure entre comme élément dans la distance.» 18.JAGNEAUX, ibid., pp.301-302. Juin 1957 LAvAL MÉDICAL 855 Le même auteur estime que l\u2019on pourra découvrir en faisant des expériences répétées les lois d\u2019attraction particulières à telle ou telle substance.Lavoisier se contenta d\u2019étudier les variations de poids, accordant surtout une importance presque prépondérante aux mesures calorimétriques.II assimilait la chaleur à un fluide et lui attribuait un rôle considérable en chimie.Il ne recherchait pas les causes de l\u2019affrnité, ni de sa nature.Cependant, cette nature et ces causes étaient connues bien avant Lavoisier puisque Geoffroy en avait dressé une table en 1718 19, Comme il arrive souvent aux expérimentateurs, Geoffroy avait tiré des conclusions générales quelques observations faites en des circonstances particulières où l\u2019action réciproque des corps s\u2019était manifestée d\u2019une certaine façon.Il arrive, on le sait, que les circonstances physiques d\u2019un phénomène sont infiniment variables et selon que le corps observé subi ou non l\u2019influence de l\u2019eau, les choses se passent différemment.« Supposons, par exemple, écrit Dumas, qu\u2019il ait admis sur la foi de sa table, que le carbonate d\u2019ammoniaque et le sulfate de chaux doivent se décomposer mutuellement.Cela est vrai, si l\u2019on prend les deux sels en dissolution pour les faire réagir l\u2019un sur l\u2019autre ; mais prenez-les à l\u2019état solide, mettez-les dans une cornue, et essayez si la chaleur déterminera entre eux une réaction.» 20 Dans ce cas là, « le carbonate d\u2019ammoniaque se volatisera, écrit Dumas, et le sulfate de chaux restera intact ».Dumas conclut donc, que la table d\u2019affinité de Geoffroy est erronée.1! fallut attendre Baumé pour découvrir que les rapports d\u2019affinité par voie humide se distinguent des rapports par voie sèche 2!.De son côté, Bergman fit faire un grand pas à la nouvelle théorie en renouvelant l\u2019application faite jusqu\u2019alors par les chimistes des idées de Newton, ayant lui-même étudié l\u2019astronomie.Comme il avait une fortune personnelle, 19.Voici le jugement porté par Dumas, en 1731, au lendemain de la mort de Geoffroy : « II donna, en 1718, un système singlier et une table d\u2019affinités chimiques.Ces affinités firent de la peine à quelques-uns qui craignirent que ce ne fusse des attractions déguisées, d\u2019autant plus dangereuses que d\u2019habiles gens ont déjà su leur donner des formes séduisantes.Des attractions déguisées ! C\u2019est là ce qui effraie les contemporains de Geoffroy à la lecture de son mémoire.» 20.JAGNEAUX, ibid, p.308.21.BAUMÉ, Traité de chimie expérimentale, 1773, I, p.22. 856 Lavar MÉDicaL Juin 1957 Il pouvait sans inquiétude du lendemenain se livrer aux recherches de laboratoire ; 1l y consacra sa vie, mais, [ui aussi, faute de certaines données expérimentales, 11 commit des erreurs.Quand Lavoisier, en 1782, soumit à l\u2019Académie des sciences une table spéciale des affrnités de l\u2019oxygène, il en expliqua l\u2019origine et déblaya le terrain.« Lorsque l\u2019on combine deux corps, écrit Lavoisier, l\u2019action qu\u2019ils exercent l\u2019un sur l\u2019autre est absolument différente suivant le degré de chaleur auquel se fait la combinaison.» Partant de ce principe, 1l fit la critique des tables d\u2019affrnités faites avant la sienne et alla jusqu\u2019à admettre que la sienne souffrait des mêmes imperfections.Voici comment Fourcroy classifie les affrnités : affinité d\u2019agrégation (cohésion) ; affrnité de composition (deux corps gardant leur identité propre) ; affinité disposée (union de deux corps dont l\u2019un a été préalablement décomposé ou surcomposé) ; affinité double (affinités par concours) ; affinité d\u2019excès (surcomposition de l\u2019une ou de l\u2019autre).Vers 1803, Berthollet 2?tenta, à l\u2019inverse de Bergman, de prouver que les affinités sont variables et relatives et non pas constantes : « Les puissances qui produisent les phénomènes chimiques, écrit-il, sont toutes dérivées de l\u2019attraction mutuelle des molécules des corps à laquelle on a donné le nom d\u2019affinité, pour la distinguer de l\u2019attraction astronomique.» 23 Il reconnaît, lui aussi, l\u2019existence de la cohésion et de l\u2019élasticité.Ses expériences portent sur l\u2019action réciproque des acides et des alcalis, sur l\u2019action d\u2019un acide sur un sel neutre, sur l\u2019action des sels sur les sels.Ce sont là autant de constatations qui, nous le verrons plus loin, permettront à d\u2019autres chercheurs d\u2019aller de l\u2019avant dans le domaine de l\u2019expérimentation et de l\u2019observation.C\u2019est ainsi que les découvertes des savants nous éloignent de plus en plus de ces époques lointaines ou un Guy de Chauliac voyait la cause déterminante de la peste dans la conjonction des trois planètes, Saturne, Mars et Jupiter 24.22.Essai de statique chimique.23.JAGNE AUX, ibid., p.326.24.« Conjonction qui avait eût lieu le 23 mars 1345 au quatorzième degré du verso.» Juin 1957 LAvAL MÉDICAL 857 Que d\u2019éclaircissements ces découvertes n\u2019apportent-elles pas aux investigations physiologiques et pathologiques ! C\u2019est Magendie qui le note : De telles études nous donnent « l\u2019espoir que nos recherches futures seront non moins fécondes et qu\u2019une nouvelle impulsion sera ainsi donnée aux études médicales ».25 Aussitôt que Berthollet eût fait connaître ses théories, Gay-Lussac en fit la contrepartie de même que Thénard.Le premier ayant fait une expérience avec du borax et de l\u2019acide sulfurique, prétendit que « la base devait se partager entre les deux acides proportionnellement au nombre de leurs atomes », le second conclut, au contraire, que la décomposition devait être totale à cause de la grande affinité de l\u2019acide sulfurique pour les bases et de la faible affinité de l\u2019acide borique pour elles.À la suite de ces expériences, on ajouta aux lois de Berthollet la proposition suivante : «Quand deux sels dissouts sont en présence et ne peuvent donner que des produits salubres, l\u2019acide le plus fort s\u2019empare de la base la plus forte et laisse la base faible à l\u2019acide faible.» 26 L\u2019électricité apporta des moyens nouveaux dans la dissociation de la matière.Nicholson et Carliste, Cruickshank, Henry, Berzélius et Hisin- ger s\u2019attaquèrent à la décomposition des solutions métalliques cependant que, dès 1807, Davy réussit, « à l\u2019aide d\u2019un puissant corps électrique à décomposer les alcalis ».Il en conclut « que les combinaisors et les décompositions chimiques résultent d\u2019attractions et de répulsions électriques ».Vint ensuite Jean-Jacques Ampère qui fit résider l\u2019affrnité dans ce que l\u2019on pourrait appeler l\u2019électricité intérieure des atomes.Berzélius trouva une autre explication : «Les atomes simples et composés, dit-il, sont électro- polaires ; dans la plupart d\u2019entre eux un des pôles est doué d\u2019une 25.MAGENDIE, Leçons sur le sang, in Phénomènes physiques de la vie, t.4, pp.1-2.26.JAGNEAUX, ibid, p.331.(14) 858 Lavar MÉDICAL Juin 1957 force prépondérante dont l\u2019intensité varie survant la nature des corps.» 27 Les différentes expériences conduites par Berzélius l\u2019on amené à conclure que « toute action chimique est, dans le principe, un phénomène électrique dépendant de la polarité électrique des atomes ».Néanmoins, les théories de ce savant se trouvèrent infirmées lorsque l\u2019on constata qu\u2019elles étaient napplicables dans l\u2019étude de la chimie organique.On s\u2019était rendu compte, d\u2019une façon positive, des relations étroites existant entre les contrastes chimiques et les contrastes électriques, c\u2019était là la seule acquisition scientifique de l\u2019affrnité telle que conçue par Berzélius.Toute cette aventure fit dire à Sainte-Claire Deville qu\u2019il ne convenait d\u2019admettre la notion d\u2019affrnité comme une seule propriété des corps « de se combiner ou de ne pas se combiner dans telle ou telle circonstance, comme les uns sont colorés et les autres ne le sont pas ».Berthelot reprit toutes les anciennes théories, fit de nouvelles expériences, et appliqua la fameuse méthode de Lavoisier et de Laplace voulant que «les variations de chaleur, soit réelles, soit apparentes, qu\u2019éprouve un système de corps en changeant d\u2019état se reproduisent en sens inverse lorsque le système repasse au premier état ».Il fallait là, comme dans toute étude de phénomènes chimiques, faire la double expérience de l\u2019analyse et de la synthèse.En d\u2019autres termes « l\u2019union des atomes une fois accomplie, 1l faudrait, pour en opérer la séparation, faire intervenir des forces moléculaires capables de les éloigner les uns des autres et de les porter a la limite ou \"attraction, devenant nulle ou méme négative cesserait d\u2019agir ou se changerait en répulsion ».28 27.Cité par JAGNEAUX, thid., p.335.« Ceux dans lesquels le pôle positif est prépondérant sont appelés Pôles électro-positifs ; ceux dans lesquels le pôle négatif, prédomine, Pôles électronégatifs.Les premiers se dirigent vers le courant électrique du côté positif au côté négatif, et les derniers du côté négatif au côté positif.» 28.JAGNE AUX, ibid., p.337.«On peut donc considérer la chaleur dégagée ou disparue lors des transformations chimiques, comme étant la mesure des travaux effectués par l\u2019affinité, ou de l\u2019énergie totale, perdue ou gagnée par tout système soumis à une action chimique.» Juin 1957 Lavar MÉDicaL 859 Toutes ces recherches aboutirent à une nouvelle théorie qui modifiait sensiblement les méthodes employées jusqu\u2019alors par les chimistes, méthode qui fit disparaître définitivement la fameuse notion de force vitale.Enfin, les chercheurs s\u2019étaient rendu compte de la possibilité de produire artificiellement les composés organiques naturels.C\u2019est l\u2019époque de la synthèse des corps gras, des découvertes de Dumas et de Pépigot touchant les carbures, les alcools et les éthers provenant des fruits, des acides 29.La thermo-chimie entrait en pleine activité et les recherches médicales allaient de plus en plus s\u2019inspirer de la nature chimique de l\u2019organisme.Chaleur, affrnité, cohésion, courant électrique, deviennent l\u2019objet des recherches de tous ceux qui veulent découvrir comment se déroulent les phénomènes qui surviennent dans l\u2019état des corps.Il y a un échange constant de matière et de force entre le monde extérieur et l\u2019être organisé.Le règne minéral fournit au règne végétal les substances organiques qui lui sont nécessaires et le soleil joue le rôle principal dans l\u2019élaboration et la transformation des matériaux ainsi obtenus.A l\u2019époque où nous sommes de l\u2019évolution de la chimie, on attribue à l\u2019affinité chimique les modifications que subissent de cette façon les plantes et les animaux, car ces derniers empruntent au végétal les aliments qu\u2019ils brûlent et ramènent ensuite à l\u2019état minéral.Pour Je savant du x1x\u201c siècle, «les réactions chimiques effectuées au moment où s'opère la combustion de ces principes alimentaires, de ces substances organiques, dans la trame des capillaires généraux, sont la véritable et unique source de toute la force dont l\u2019animal peut disposer »,30 La combustion, on le sait, joue un rôle prépondérant dans la plupart des phénomènes de la vie animale ou physique, et surtout dans la recherche chimique des différents composés.C\u2019est par ce moyen que Pierre- Joseph Macquer avait découvert que l\u2019hydrogène contient de l\u2019eau.Pendant des siècles, on s\u2019est demandé quelle était la composition de l\u2019eau pour conclure finalement que c\u2019était l\u2019un des quatre éléments 29.CoLson, Albert, Histoire de la chimie, in HAnorAUX, Gabriel, Histoire de la Nation française, tome x1v, p.500.On verra plus loin la querelle Berthelot-Pasteur, touchant la découverte des 1somères physiques.30.GAVARRET, J., Les Phénomènes physiques de la vie, M DCCC LXIX, p.329. 860 Lavau MÉDpicaL Juin 1957 dont chacune des autres substances étaient composées.On en fit même le principe de toute chose, parce que, selon Hipocrate, elle nourrit et entretient la vie des plantes et des animaux.Au xvn° siècle, Van Helmont « erut pouvoir conclure de ses expériences que l\u2019eau était susceptible de se convertir en toutes les substances que contiennent les végétaux ».II en donnait comme preuve qu\u2019il avait planté une tige de saule dans un vase d\u2019argile contenant deux cents livres de terre séchée au four : « au bout de cinq ans, écrit-il, le saule, ayant pris de l\u2019accroissement, pesait cent soixante -neuf livres et trois onces environ ».Van Helmont arrosa la plante avec de l\u2019eau de pluie ou de l\u2019eau distillée, chaque fois qu\u2019il le jugea à propos.Il l\u2019avait recouverte de lames de fer étamées trouées.Au bout de cing ans, il fit dessécher la terre et la pesa, constatant que son poids avait à peine diminué de deux onces.Il en conclut que l\u2019eau seule avait « suffi pour donner naissance à cent soixante-quatre livres de bois, d\u2019écorces et de racines ».D\u2019autres chercheurs, Borrichius, Boyle, Bœrhaave, Geoffroi, Mar- graff, conclurent à leur tour, que l\u2019eau distillée à plusieurs reprises produisait généralement quelque chose comme un sédiment terreux, mais 8 quelq Le Roy répliqua « que toute eau contient une quantité de terre assez considérable, que cette terre est unie si intimement à l\u2019eau, qu\u2019elle passe pres- qu\u2019entièrement pendant la distillation, mais qu\u2019il s\u2019en sépare cependant toujours une petite quantité à chaque opération ».31 Lavoisier tenta la même expérience avec un vase de verre, un pélican, et affirma que « l\u2019eau ne se change pas en terre, mais, par une ébullition prolongée, elle attaque le verre et en dissout une partie ».C\u2019est en pesant le pélican, avant et après l\u2019opération, qu\u2019il en vint à cette conclusion.Schéele, par une analyse du résidu terreux, arriva 31.JAGNE AUX, ibid, p.416. Juin 1957 Lavar MEbpicaL 861 à la même conclusion.C\u2019est ce dernier qui eut, le premier, l\u2019idée de rechercher les conséquences de la combustion de l\u2019hydrogène.Lavoisier et Bucquet, l\u2019année même de la publication au Traité de air et du feu (1777), poursuivirent des recherches dans le même sens, mais n\u2019obtinrent que des résultats négatifs.On continua de se perdre en conjonctures sur l\u2019humidité qui se produit lors de la combustion de l\u2019air inflammable.En 1781, Cavendish, à la suite de nombreuses expériences, prétendit « que l\u2019air vital (oxygène) était simplement de l\u2019eau privée de son phlogistique, et l\u2019air inflammable, du pur phlogistique ».32 Combinaison d\u2019oxygène et de phlogistique, telle était l\u2019eau, selon Watt 33.A la même époque (hiver de 1783 à 1784), Lavoisier et Meusnier firent de nombreuses expériences qui leur permirent de constater que l\u2019eau se compose de douze volumes d\u2019air vital et de 22,92 d\u2019air inflammable.Les expériences se continuèrent dans ce sens jusqu\u2019à la découverte définitive des composés de l\u2019eau, ce qui eut lieu quand Priestley et Cavendish eurent constaté que la combustion du gaz hydrogène produr- sait de l\u2019eau et que Lavoisier eût découvert que, par leur union, l\u2019oxygène et l\u2019hydrogène constituent de l\u2019eau.« II existe entre la part que chacun de ces physiciens a eue à cette découverte la même différence qu\u2019entre la découverte des circonstances dans lesquelles un corps prend naissance, et la dêter- mination de la composition chimique de ce corps.» 34 C\u2019est en novembre 1783 que Lavoisier communiqua à l'Académie des sciences de France la nouvelle de la découverte qu\u2019il venait de faire de la décomposition de l\u2019eau.Il fallut encore que des savants travaillassent pendant des années à cette question avant que les chimistes ne reconnaissent la découverte de Lavoisier.G.Pearson la confirma en décomposant l\u2019eau par le moyen de l\u2019électricité.Nicholson et Carlisle en 32.Ibid, p.421.« Les expériences de Cavendish ne furent communiquées à la Société royale de Londres que le quinze janvier 1784, c\u2019est-à-dire après la publication du mémoire de Lavoisier .» 33.Cf., Lettre adressée à De Luc, 26 novembre 1783, lue à la Société royale de Londres, 23 avril 1784.34.Berzélius, cité par Jagneaux, ibid, p.434.«On croyait qu\u2019il suffisait de traduire le langage de la théorie phlogistique en celui adapté par Lavoisier pour la théorie antiphlogistique, pour assurer à Cavendish tout l\u2019honneur de la découverte.C\u2019est ainsi que les choses nous apparaissent aujourd\u2019hui ; mais elles étaient tout autres à l\u2019époque où ces recherches furent entreprises. 862 Lavar MépricaL Juin 1957 firent autant en utilisant la pile de Volta.Cruiskhanks et Davy répétèrent, de différentes manières, les expériences précédentes.C\u2019est au cours de ces recherches que l\u2019on découvrit l\u2019acide électrique.Finalement, Davy résolut le problème et expligqua la naissance de l\u2019alcali qui résulte de la décomposition de l\u2019eau par l\u2019électricité.On poursuivit ensuite des recherches sur les eaux minérales et l\u2019on constata que les unes contenaient du fer ou du cuivre, les autres du sel commun, de la chaux, du soufre en dissolution, etc.Toutes ces recherches concernant les phénomènes chimiques éclairaient d\u2019un Jour nouveau la physiologie, car d\u2019autres savants appliquaient immédiatement aux êtres vivants les découvertes de Ia physique.La décomposition de l\u2019eau et de l\u2019air, la liquéfraction des gaz, l\u2019analyse des métaux alcalins et, par exemple, des composés du mercure : protoxyde, bioxyde, bichlorure, azotate et sulfate, ont rendu autant de service à la médecine que les chimistes Pelletier et Caventou découvrant la strychnine (1818) et la quinine (1820) ou Liebig isolant le chloral (1832) et Goddens l\u2019atropine (1803).La découverte de l\u2019oxygène, de l\u2019hydrogène, de l\u2019azote et du carbone, Influença directement, on le conçoit, les recherches qui se faisaient, environ 1780, en chimie organique.Quand on eût constaté que, malgré d\u2019innombrables métamorphoses, le poids de ces trois éléments demeurait toujours le même, il devint facile d\u2019établir que tous les êtres vivants, végétaux ou animaux, les contenaient.«La chimie organique, déclare l\u2019un des grands chimistes du xIxe siècle, a pour objet l\u2019étude chimique des matières contenues dans les êtres vivants », ce qui est indispensable à la médecine et en particulier à la physiologie.Les méthodes par le moyen desquelles on dissocie les différents éléments des corps comme celles qui permettent de les reconstituer fournissent à la chimie organique le pouvoir de reproduire les phénomènes physico-chimiques ainsi qu\u2019on le fait avec la matière inerte.C\u2019est dire que la théorie des éléments irréductibles s\u2019applique aussi bien dans le monde physique que dans le monde animal et végétal.Dans les deux domaines, on rencontre fort peu d\u2019éléments à l\u2019état pur.Des connaissances acquises à la suite des innombrables analyses conduites par les chimistes, la médecine Juin 1957 Lavar MÉDicAL 863 a tiré une foule d\u2019explications qu\u2019elle avait recherchées en vain au cours des âges qui ont précédé les merveilleux travaux de Marcellin Berthelot et de ses émules, travaux qui ont établi l\u2019identité des lois gouvernant la matière minérale et la matière organique.« En effet, nous pouvons aujourd\u2019hui produire, par des procédés comparables à ceux de la chimie minérale, des corps indentiques aux produits naturels qui se forment dans la vie des animaux et des végétaux.» 35 Evidemment, il s\u2019agit de la reconstitution des substances qui composent les divers organes des animaux et des végétaux, reconstitution indispensable à la médecine comme à la pharmacie.Les substances organiques se composent généralement de carbone, d\u2019oxygène et d\u2019hydrogène.On y trouve, en outre, de l\u2019iode, du fer, du soufre, du chlore, de l\u2019azote et du phosphore.On est encore à l\u2019époque de la saignée, des clystères, des purgations, des vésicatoires.Avec la chimie organique, des médicaments nouveaux, extraits des minéraux et des végétaux, font leur apparition.La morphine, la papavérine, la codéine sont tirées de l\u2019opium.La digitaline, l\u2019hyoscianine, la daturine, la vératrine, la caféine et la théobromine viennent bientôt s\u2019ajouter aux nouveaux moyens de la thérapeutique.Les arthrites chroniques, la scrofule et le goitre sont soulagés par certains dérivés du brome.Vers 1846, on emploie le brome de potassium contre la syphilis et quelques années plus tard, soit en 1850, « Hyette et Rames reconnaissent son action sédative sur les organes génitaux et le pharynx »,36 L\u2019iode et ses dérivés, le nitrite d\u2019amyle, l\u2019arsenic, l\u2019éther, le chloroforme, la pepsine, l\u2019émétique, l\u2019ergot de seigle, naissent à leur tour grace aux connaissances que la chimie organique apporte à la médecine et à la pharmacie.35.JAGNEAUX, ibid, tome 2, pp.450-451.« La chimie organique ne doit donc plus être considérée que comme une partie spéciale de la chimie générale.» 36.MEUNIER, ibid., p.499.« Ce qui caractérise cette période, c\u2019est la découverte et l\u2019introduction dans la \"thérapeutique de médicaments chimiques nouveaux tirés des végétaux et des minéraux.Le rêve des alchimistes du xvi\u20ac siècle va enfin se réaliser.Les progrès de la chimie vont permettre de retirer des minéraux des produits bien définis, des préparations facilement assimilables ; et des végétaux, des plantes, des alcaloides, des glycosides : la fameuse quintescence \u2018dont Paracelse nous avait donné la définition trois siècles auparavant.» (P.497.) 864 LavaL MEbpicaL Juin 1957 On avait longtemps mis en doute la possibilité de produire avec des corps inorganiques des substances d\u2019une composition analogue à celle des produits organiques.Berzélrus, lui-même, en doutait.I! fallut attendre Lavoisier et Berthelot, créateurs des méthodes générales de synthèses.Ce dernier, en démontrant l\u2019identité des lois qui régissent la formation des substances minérales et des substances organiques, apporta la solution aux différents problèmes que suscitait la synthèse en chimie organique.On put alors classifier les substances organiques : carbures d\u2019hydrogène, alcools, aldéhydes, acides, éthers, alcalis, amides, radicaux métalliques composés.Les alcaloïdes et les glucosides permirent, par exemple, de fabriquer des médicaments galéniques.Ensuite, la théorie atomique ouvrit de nouvelles perspectives et démontra qu\u2019il existe «entre la constitution chimique des corps et leurs propriétés phar- maco-dynamiques des groupements chimiques » utilisables en thérapeutique.L\u2019antipyrine, [\u2019aspirine, l\u2019acétanilide, l\u2019exalgine, l\u2019atoxyl et quelques autres médicaments sont nés de la découverte des molécules et des atomes, et des synthèses qu\u2019ils permettent.Créer des substances inconnues douées de propriétés thérapeutiques semblables à celles de substances naturelles analogues ou, mieux encore, absolument naturelles, voilà l\u2019objet de la synthèse en chimie médicale.Des modificateurs du système nerveux aux modificateurs chimiques de la nutrition, la chimiothérapie a procuré à l\u2019homme toute une série de médicaments qui vont bientôt se multiplier grâce aux nombreuses découvertes de Pasteur. # ad oar An bu FOIE, DYSPEPSIES, | J JG IEA Tu T= > ES TNL \u201cNY ~ / / \u2014- (ye Me Las SA SD 75) N Xe AN ONDE EN MT: $1 -.EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE VILHY CELEQTING AT Ere FRANCAIS sun PROPRIÉTÉ D LDN = # MEFIEZ- OUS DES IMITATIONS PRESCRIVEZ CELESTINS a _ \u20ac _ 5 R it NC.HE RD T om Ton, [) Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 \u2014 39 (15) à la maturité \u2026 étayez son état physiologique en vue d\u2019une vieillesse vigoureuse contribuez à maintenir la capacité nutritive et métabolique supplément minéralo-vitamino-hormonal + Vitamines et minéraux pour soutenir la fonction cellulaire « enzymes pour faciliter la digestion - acides aminés pour contribuer au maintien de l\u2019équilibre azoté - stéroïdes pour stimuler l\u2019anabolisme C Aa > e ME » S- Cv, n PARKE, DAVIS & CO., LTD.« TORONTO 14, ONTARIO 40 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 ANALYSES André PLICHET.Le traitement de l\u2019intoxication barbiturique parla mégimide.La Presse médicale, 65, n° 11, 6 (février) 1957, p.226.Devant l\u2019insuccès relatif du traitement classique de l\u2019intoxication barbiturique des médecins danois recherchent des médicaments capables de lutter efficacement et rapidement contre le coma, les troubles respiratoires, l\u2019hyperthermie, provoqués par la prise d\u2019une quantité trop importante de barbiturique.Les chercheurs mettent à l\u2019essai deux produits: la mégimide (BB-méthyl-éthyl-glutarimide) et l\u2019amiphénazole (2, 4-diamono-5- phénylthazole).La mégimide administrée par voie intraveineuse à la dose de 1 grm, associée à un tiers d\u2019amiphénazole, peut mettre rapidement hors de danger un sujet atteint de coma barbiturique.Rapidement le tonus musculaire, les réflexes pharyngés et laryngés réapparaissent, la pression artérielle se rétablit à la normale ; le danger de paralysie respiratoire est écarté.L\u2019amiphénazole employée seule donne des effets identiques, mais elle est moins active que la mégimide.La mégimide est administrée en perfusion intraveineuse à la dose de 500 mgms dans 100 c.c.de soluté physiologique, sans jamais dépasser 1 500 mgms à la fois.Les perfusions seront répétées dans la journée jusqu\u2019à ce que les réflexes réapparaissant.Le coma dure d\u2019autant moins que l\u2019acide barbiturique est plus rapidement éliminé du sang.Le réveil se fait lorsque le taux d\u2019acide barbiturique dans le sang est au-dessous de 100 mgms par litre.L\u2019action de la mégimide est tout à fait remarquable sur l\u2019insuffisance respiratoire ; la respiration spontanée réappara:t sans tarder, la cyanose s\u2019estompe rapidement.La mégimide peut provoquer des effets secondaires assez impressionnants : psychoses, convulsions.Les psychoses apparaissent dans les jours qui suivent la disparition du coma.Le malade peut présenter de la fabulation, de la désorientation, de l\u2019anxiété, parfois une amnésie assez marquée, puis surviennent des hallucinations visuelles de fumée, de feu de couleurs, des images fantastiques ; plus rarement 1l survient des hallucinations auditives.Ces psychoses disparaissant rapidement par le traitement a la chlorpromazine.(16) 866 LavarL MEbicaL Juin 1957 Les convulsions apparaissent parfois dés les premiers jours du traitement ; elles ne sont annoncées par aucun prodrome.Elles surviennent de préférence chez les malades qui prenaient auparavant de petites doses journalières de barbiturique.La mégimide exerce une action stimulante sur le système nerveux central se manifestant par une hyperactivité des réflexes, les modifications de [\u2019électro-encéphalogramme, les psychoses, les convulsions.Le traitement classique de \"intoxication barbiturique par la strychnine, l\u2019amphétamine et la picrotoxine, conserve encore toute son efficacité.La mégimide et l\u2019amphénazole peuvent cependant prendre place dans la thérapeutique des formes graves de cette intoxication.Honoré NADEAU J.S.DUERSBERG et J.LAVIGNE (Liège).Considérations sur 98 cas de mélanomes malins.Compte-rendu du IX° congrès de l\u2019Association des dermatologistes et syphiligraphes de langue française.Éditions Médecine et Hygiène, Genève, 1956, pp.131- 135.Au cours des vingt-cinq dernières années les cas de mélanomes malins au Centre anticancéreux de l\u2019université de Liège se sont élevés à 98 sur un total de 17 000 cancers, soit un peu plus de 0,5 pour cent.Parmi ces 98 observations figurent 43 hommes soit 43,8 pour cent et 55 femmes soit 56,2 pour cent.Dans le groupe des hommes le cas le plus jeune observé est un enfant de 11 ans et le plus âgé un vieillard de 92 ans.Dans le groupe des femmes, la plus Jeune a 27 ans, la plus âgée 84 ans.Au point de vue localisation : 82 cas cutanés, 7 cas au niveau des muqueuses et 9 cas oculaires.Fréquence particulière des localisations aux extrémités.Au point de vue étiologique, l\u2019existence d\u2019antécédents cancéreux directs est assez nette, et la fréquence de l\u2019ordre de 10 pour cent d\u2019un mélanome malin et d\u2019un autre cancer.La durée d\u2019évolution des cas étudiés : sur 98 cas 72 décès de six mois à cinq ans, 23 vivants, un disparu, et deux décédés d\u2019affection non cancéreuse.Des traitements variés ont été institués, traitements variant selon les 1dées en cours dans les 25 dernières années.Sur les 23 guérisons, 12 ont été obtenues par exérèse chirurgicale seule, les autres par électrocoagulation, reentgenthérapie ou radium.Le type idéal de traitement pour les auteurs serait une exérése chirurgicale large au bistouri électrique \u2014 celle-ci sera complétée par un évidement ganglionnaire préventif si possible, curatif lorsque la clinique ou l\u2019histologie montrent l\u2019envahissement ; la radiothérapie profonde ou l\u2019appareil moulé radifère complémentaire seront appliqués chaque fois que cela est possible. DISSOUT et RHUMATISME ELIMINE ) L\u2019ACIDE Ns \u201c Ps A ARTHRITE URIQUE Of = FORMULE : GOUTTE Hexamethylenetetramine La Ps GRAVELLE Benz.de lithine, Bic.Soude et: PIPÉRAZINE SOUFRE COLLOÏDAL dans toutes les affections des voies Urinaires.PRÉSENTATION : Flacons de 120 et 240 gr.POSOLOGIE : Une 3 deux cuillerées à thé dans un demi-verre d\u2019eau tiède, 2 à À fois par jour HERDT & CHARTON, INC., 2245, rue Viau, Montréal, P.Q.Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 41 an Soulagement reconnu des Nous des de la grossesse.BONADONINE\u201d Hydrochlorure de méclizine et hydrochlorure de pyridoxine Combinaison de Méclizine (action prolongée, sûre et efficace dans le traitement des nausées de la grossesse, mal des transports et mal des radiations), et de Pyridoxine (le produit simple le plus utilisé dans le traitement des nausées de la grossesse.) Présenté en comprimés bleus et roses, flacons de 25 et de 100.ET MAINTENANT yy V2 GOUTTES BONADOXINE* Une agréable préparation à saveur de lime qui contrôle la colique infantile en quelques heures.sans barbituriques .sans belladone Présenté en flacons compte-gouttes de plastique de 30 cc.Pfizer PFIZER CANADA Division de Pfizer Corp.5330 Ave.Royalmount, Montréal 9, Qué.Marque de fabrique de Chas.Pfizer & Co.Inc.42 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 Juin 1957 LLavaL MEbpicaL 867 « D\u2019autre part, ici comme ailleurs, les efforts ont avantage a étre unifiés.Le dermatologue et le cancérologue doivent marcher en plein accord et si l\u2019acte thérapeutique peut souvent être l\u2019apanage ou du chirurgien ou du radiothérapeute c\u2019est l\u2019avis du dermatologue étayé par les techniques de diagnostic qui doit être prépondérant surtout pour les cas limites ou douteux.» Les auteurs insistent en terminant sur le diagnostic précoce et sur les moyens actuels d\u2019y arriver.Emile GAUMOND Harold E.HIMWICH, M.p., Galesburg, Ill.Alcool.J.Am.Med.Ass, Vol.163, n° 7, p.545, (février) 1957.Le but de cet article est de démontrer que les gens boivent de l\u2019alcool surtout à cause de ses effets psychiques et cérébraux, bien qu\u2019il agisse sur tous les organes somatiques.L\u2019alcool est d\u2019abord un dépresseur du cerveau et paraît agir de haut en bas.Au début ce sont les fonctions corticales qui sont inhibées puis les médullaires par après.Donc les premiers troubles portent sur les facultés les plus complexes, comme le Jugement, la mémoire, l\u2019étude, l\u2019autocritique et les réactions au milieu ambiant.De la même façon, l\u2019influence du cortex sur les noyaux de la base est diminuée car 1l devient évident que la première phase d\u2019excitation alcoolique est due au relâchement du contrôle du cortex.Un léger degré de dépression corticale sert à relâcher la tension des problèmes du jour et produit une heureuse détente avant le diner.Au moment du coucher, un verre peut rompre un cercle vicieux et ainsi permettre de ne pas traîner ses troubles au lit.De plus, l\u2019alcoo! facilite les relations sociales et rend plusieurs petits services.D\u2019un autre côté, quand l\u2019alcool n\u2019est pas invoqué pour un simple soulagement temporaire mais qu\u2019il sert plutôt à résoudre les problèmes de l\u2019individu avec son milieu, que ce soit au travail ou à la maison, ou encore quand on boit à cause de conflits intérieurs, comme chez les schizophréniques, le buveur court alors au-devant des coups.II est sur la voie de l\u2019alcoolisme chronique et peut même finir dans la toxicomanie.Ce n\u2019est pas l\u2019alcool lui-même mais la manière de s\u2019en servir qui lur donne sa valeur.P.JoBIN A.WIKLER, H.F.FRASER, H.ISBELL et F.T.PESCOR.Électroencéphalogrammes au cours de cycles d\u2019intoxication expérimentale par les barbituriques chez l\u2019homme.Electroencephalography and Clinical Neuro-physiology, 7 : 1-13 (fév.) 1955.Trente-cinq sujets, tous dépourvus d\u2019antécédents psychiatriques ou comitiaux, anciens toxicomanes aux opiacés et aux barbituriques se sont (18) 868 Lavar MéÉpicaL Juin 1957 prêtés volontairement à une intoxication expérimentale chronique par le sécobarbital, puis furent soumis à un sevrage brutal et observés de deux à quatre semaines.Un premier groupe de 14 sujets a reçu de hautes doses fractionnées de 0,90 à 2,60 g par jour durant 19 à 44 jours.Durant la période d\u2019intoxication on a observé chez eux, à des degrés variables, de l\u2019ataxie avec dysarthrie, un ralentissement intellectuel avec labilité et incontinence émotionnelle, euphorie, agressivité, érotisme verbal.L'\u2019électro-encéphalo- gramme était parsemé d\u2019ondes lentes et rapides.Tous ces signes disparurent en quelques heures, lors de la suppression brusque du barbiturique, pour être remplacés dans les Jours suivants par le syndrome de sevrage barbiturique qui comporte les éléments suivants : a) Chez tous, de l\u2019insomnie, de l\u2019anorexie, de l\u2019anxiété et du tremblement durant la première journée ; b) Des crises comitiales généralisées le deuxième ou le troisième Jour dans 79 pour cent des cas dont plusieurs ont présenté des hallucinations visuelles entre les crises ; c) Des psychoses aiguës hallucinatoires avec agitation onirique importante chez 65 pour cent des sujets entre le quatrième et le septième jour ; d) Des perturbations électro-encéphalographiques importantes apparaissant deux à trois jours après le sevrage.L'activité rapide disparait.Des décharges paroxystiques diverses, souvent du type pointe-onde, apparaissent chez 37,5 pour cent des sujets.Tantôt l\u2019arrière-fond est normal, tantôt il est ralenti.De plus, 25,1 pour cent présentaient des ondes lentes diffuses, 21,5 pour cent une succession anarchique de pointes et de pointes- -ondes généralisées.Le tracé se normalise entre le quatrième et le neuvième jour.II est complètement stabilisé dans 65 pour cent des cas après la neuvième journée.Dans les autres cas, il ne reste que des anomalies minimes.Le deuxiéme groupe de 21 sujets a reçu des doses modérées de 0,60 à 0,80 g durant dix à quarante-quatre jours.Durant la période d\u2019intoxication on a observé un peu d\u2019ataxie et de dysarthrie dans 43 pour cent des cas.L\u2019électro-encéphalogramme a montré des ondes rapides aux régions frontales et pariétales.Le sevrage brusque a provoqué les mêmes phénomènes moins souvent et moins intensément : deux sujets ont fait des crises convulsives, deux ont présenté des manifestations confusionnelles transitoires ; aucun n\u2019a développé de psychose.À l\u2019électro-encéphalogramme 50 pour cent ont montré une surcharge d\u2019ondes lentes, 50 pour cent ont présenté deux ou trois jours après le sevrage, des décharges de pointes-ondes encore plus amples que chez les sujets du premier groupe.En huit jours tout était à peu près rentré dans l\u2019ordre.Chez les deux groupes, on n\u2019a pu cependant établir de corrélation nette entre les manifestations cliniques et le type d\u2019anomalies électro- encéphalographiques.Les pointes et les ondes lentes irrégulières sem- CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES TRAITEMENT D\u2019ENTRETIEN VARICES ¢ PHLEBITES - ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX - FRAGILITÉ CAPILLAIRE ENGELURES MARRO-DAUSSE «P» (solution d\u2019Intrait de Marron d\u2019Inde et de Vitamine P) La préparation la plus riche en vitamines \u2018'P\u201d\u2019 native Présentation : Solution : Flacons de 1 oz.et 4 oz.Suppositoires : Boîte de 10 suppositoires pour adultes.Boîtes de 100 et 500 suppositoires.Échantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France.Vitamine P Représentants exclusifs au Canada : 1141 Herdt :Charton Inc® 2245, RUE VIAU, MONTRÉAL.Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 43 (19) ne 4 formes dorénavant disponibles de > * MYCOSTATIN \\ 4 Nystatine Squibb 4 le premier antibiotique-antifongique sir MYCOSTATIN OVULES VAGINAUX hautement efficace contre la moniliase vaginale Chaque ovule renferme 100 000 unités de Mycostatin et 0.95 gramme de lactose.Boîtes de 15.MYCOSTATIN ONGUENT hautement efficace contre les moniliases cutanées Chaque gramme renferme 100 000 unités de Mycostatin.Tubes d\u2019une once et d\u2019une demi-once.MYCOSTATIN COMPRIMÉS hautement efficace contre la moniliase intestinale; et quelquefois efficace dans les cas de moniliase généralisée Chaque comprimé renferme 500 000 unités de Mycostatin.Flacons de 12 et 100.MYCOSTATIN POUR SUSPENSION hautement efficace contre le muguet et .très efficace contre la moniliase intestinale; quelquefois active contre la moniliase généralisée du nouveau-né et de l\u2019enfant Après reconstitution dans 22 cc d\u2019eau distillée, chaque cc renferme 100 000 unités de Mycostatin.Bouteilles de 24 doses avec compte-gouttes calibré d\u2019un cc.oN Ë f ÿ ES, J {i Qualité Squibb \u2014 le principe inestimable SQUIBB MYCOSTATIN MARQUE DE COMMERCE SQUEMS 44 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 Juin 1957 Lavar MEDICAL 869 blaient plus abondantes chez ceux qui ont fait des convulsions, tandis que chez ceux qui ont fait des psychoses on rencontrait plutét un rythme lent généralisé.Après avoir rappelé que les barbituriques dépriment le cortex, les relais thalamiques et d\u2019autres systèmes sous-corticaux, dont le système réticulaire, et qu\u2019ils excitent le système thalamique à projection diffuse, les auteurs proposent deux explications des phénomènes observés : \u2014 soit une hyperexcitabilité transitoire en retour, en réaction à la suppression de la dépression barbiturique ; \u2014 soit un décalage entre les temps de récupération fonctionnelle respectif des niveaux corticaux et diencéphaliques.C.-A.MARTIN J.R.LINDSAY.Functional disturbances of the upper swallowing mechanism.(Perturbations fonctionnelles du mécanisme de la déglutition haute.) Ann.Oto-Rhino-Laryng., 64 : p.766-777, (sept.) 1955.| | L\u2019auteur présente ce sujet, parce qu\u2019il constitue un problème des plus communs, rencontré en clientèle.La discussion de ces perturbations dans le mécanisme de la déglutition peut comprendre trois aspects : musculaire, nerveux et psychique.Des trois temps de la déglutition, c\u2019est le second, le pharyngé, qui est le plus compliqué.Dans le pharynx, [air et [a nourriture ont un passage commun d\u2019où la nécessité d\u2019un mécanisme sphinctérien qui protège les voies respiratoires de la pénétration des aliments tant dans le rhinopharynx que dans le larynx, et empêche la pénétration de l\u2019air pendant l\u2019effort respiratoire.Ce mécanisme peut être observé directement dans les parties accessibles à la vue : la langue, le palais et l\u2019isthme et aussi, radiologiquement, après absorption de bouillie barytée.Les troubles fonctionnels sont de trois ordres : musculaire, nerveux et psychique.1.Les troubles musculaires sont causés par la myasthénie grave, la sclérodermie diffuse généralisée, la dermatomyosite et les myasthénies associées à des maladies générales telles que la tuberculose, les thyro- toxicoses et, enfin, à la sénilité.2.Les troubles nerveux sont à la fois moteurs et sensitifs.C\u2019est le vague qui commande les constricteurs du pharynx et les muscles glottiques.Le voile est sous la dépendance du trijumeau tandis que la sensibilité de la région est du domaine du glosso-pharyngien et du pneumogastrique.Les troubles prennent généralement la forme de parésies mais parfois aussi de spasmes.Leurs causes les plus fréquentes sont la névrite périphérique (après la diphtérie ou autres infections aiguës) ; les syndromes du trou déchiré avec toutes ses combinaisons de paralysies du palais, du pharynx, du larynx, de la langue, du cou et de l\u2019épaule ; les lésions qui touchent les nerfs entre le bulbe et leur sortie de la boîte (20) 870 Lava\u2026 MÉDICAL Juin 1957 cranienne (méningo-encéphalite, tumeurs, fractures) ; et les affections intracraniennes (hémorragies, embolies du bulbe, tumeurs, tabès, poliomyélite, syringomyélie et sclérose latérale amyotrophique).3.Les troubles psychiques ont un caractère particulier.Ils se manifestent sous forme de douleurs, d\u2019irritation, de brûlures, de sécheresse, de sensation de boule dans la gorge.Certains de ces troubles sont psychosomatiques, puisqu\u2019on découvre que des altérations de l\u2019activité sécrétoire aussi bien que de l\u2019innervation entrent pour une part dans le processus des désordres sensitifs.On sait bien que parfois des troubles psychiques sont dus à une affection organique.Des états dépressifs ou anxieux sont souvent la première manifestation d\u2019un cancer au début.Quoi qu\u2019il en soit, les dysphagies psychogéniques sont plus ou moins accentuées.Dans les cas légers, la simple sensation de boule dans la gorge ne gêne pas le passage des aliments.C\u2019est la peur du cancer qui en est souvent la cause.L\u2019exploration radiographique ne montre rien d\u2019anormal, quoique les techniques actuelles ne puissent pas révéler le spasme ou la tonicité exagérée du sphincter cricopharyngien.Dans les cas graves, 1l y à arrêt absolu du bol alimentaire qui est rejeté.Mais alors on sait qu\u2019on est en présence d\u2019un mental à maladie psychique.Naturellement, seule la psychothérapie est indiquée.De beaux clichés illustrent cette intéressante et complète revue de la question.Louis ROYER P.MATHIEU.L\u2019électrodiagnostic et la séméiologie du système nerveux.FEncycl.méd.-chir., Neurologie, 1703 A\", A#%, A#, AT, A® (6-1956) 17 pages, 17 fig.L\u2019électrodiagnostic, qui comprend l\u2019ensemble des méthodes de diagnostic basées sur l\u2019emploi du courant électrique, apporte à la séméiologie du système nerveux une série d\u2019éléments souvent importants, parfois indispensables.Parmi les méthodes d\u2019électrodiagnostic, l\u2019électrocardiographie, l\u2019électro-encéphalographie et \u2014 depuis peu \u2014 l\u2019électro- myographie sont devenues des méthodes de diagnostic courantes, suscitant de multiples recherches dont P.Mathieu précise l\u2019état le plus récent.Au point de vue technique, les appareils actuels avec leurs aiguilles, leurs amplificateurs, leurs tubes cathodiques, ont bénéficié, au cours de ces dernières années, de progrès considérables, dont on trouvera dans ces fascicules une très complète mise au point.Les applications cliniques, largement étudiées, sont également présentées sous leur aspect le plus moderne. HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ D VOD ITS COMPOSITION Extraits totaux de sang : Extrait de foie de veau titré en vitamine Biz native : de taureau titrés en fer Extrait spécial de levure de bière ; de génisse h .+ oy ., de veau hémoglobinique : Extrait spécial de cuticules de céréales.VITAMINE B12%: FER HEMOGLOBINIQUE INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE : Sirop Ampoules buvables Adultes : 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Enfants : de 10 à 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert ; de 5 à 10 ans, 1 à 3 cuillerées à café ; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à café par jour.Adultes : 2 ampoules par jour.Enfants : l ampoule par jour.Sous l'une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit être pris un quart d'heure avant les repas apres dilution dans 14 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada : LPO ES 2245, RUE VIAU, MONTRÉAL Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 45 (21) parce que LAC K est emmagasiné dans les T , ., banques de l'organisme (chlorotrianiséne) 9 la ménopause est plus sereine dns SRE A *Essais faits pour The Wm.S.Merrell Company par un laboratoire de radiologie indépendant.L'iode radioactif a été fourni par les Services de la Commission de l'Energie Atomique d'Oak Ridge, Tenn.sori cie I.Greenblatt, R.B.et Brown, N.H.: Am.J.Obst.& Gynec.63:1361, 1952.2.Thompson, C.R.et Werner, H.W.: Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.77:494, 1951.3.Woodhull, R.B.: Obst.& Gynec.Surv, 3:201, 1953.4.Editorial: Le Traitement de la Ménopause, J.A.M.A.158:566, 1955.5.Edwards, B.E.: J.Indiana M.A.47:869, 1954.6.Gillam, J.S., Hunter, G.W.et Darne, C.B.: J.Clin.Endocrinol.14:272, 1954.7.Nulsen, R.O., Carmon, W.B.et Hendricks, H.O.: Am.J.Obst.& Gynec.65:1048, 1953.MARQUE DÉPOSÉE: TACE Une section de tissu adipeux omental contenant du TACE additionné de I131 (Illustration A) laisse des preuves radio-autographiques (Illustration B) de l\u2019emmagasinage de TACE dans les tissus adipeux de l\u2019organisme.Au cours d\u2019une étude de contrôle, I131 fut administré sans TACE.On ne trouva aucune trace d\u2019iode dans les tissus adipeux de l\u2019organisme.Les radio-autographies* prouvent que TACE possède la propriété unique d\u2019être emmagasiné dans les tissus adipeux ; cela confirme les résultats des expériences de Greenblatt! et Thompson?sur les tissus adipeux vivants.Seul TACE remplit les trois conditions nécessaires pour un traitement hormonal efficace durant la ménopause.* 1.Action durable \u2014 TACE est le seul oestrogène pour administration orale dont l\u2019action soit durable.2.Administration orale \u2014 TACE est administré seulement par voie buccale et est emmagasiné dans les tissus adipeux de l\u2019organisme.! 3.Inhibition de l\u2019activité de la glande pituitaire \u2014 des expériences faites sur des animaux de laboratoire ont prouvé que TACE a moins tendance à provoquer une hyperplasie pituitaire que d\u2019autres oestrogènes.S Absence notable d\u2019écoulement sanguin à la discontinuation et d\u2019autres effets secondaires Au cours de quatre séries d\u2019essais,3»5-7 faites sur un total de 257 patientes, il n\u2019y eut pas d'écoulement sanguin a la discontinuation dans 250 cas de traitement au TACE.les autres effets secondaires furent minimes et TACE fut bien toléré.Dose Moyenne de TACE: 2 capsules par jour pendant trente jours.Dans les cas graves, de courtes séries de traitements supplémentaires peuvent s\u2019avérer nécessaires.THE WM.S.MERRELL COMPANY » New York, N.Y.» ST.THOMAS, ONTARIO » Cincinnati.Ohio 46 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22- No 6 LIVRES Traitement d\u2019urgence des intoxications.René Fapre, René TRUHAUT et M.-T.Récnier.G.Doin er Cie, édit, Paris, 1957.Pratique anatomo-pathologique.II.Microscopie.J.DeLArug, P.Gau- THIER-VILLARS, F.Busser et Ch.Gouvcou.Masson er Cie, édit., Paris, 1957.La puberté.Guy LAROCHE.Masson és Cie, édit., Paris, 1957.Diététique du médecin praticien.J.Leperer.Masson & Cie, édit, Paris, 1957.La pratique des tests mentaux en psychiatrie infantile.Docteur L.Moor.Masson er Cie, édit, Paris, 1957.Précis d\u2019histologie.J.Verne.Masson er Cie, édit, Paris, 1957.La pratique des lentilles cornéennes.François de LespArn.Masson er Cie, édit, Paris, 1957.Surgery, Principles and Practice, J.G.ALLEN et J.E.RHoans, J.B.Lip- pincott Company, édit.Philadelphie et Montréal, 1957.(22) RECUS Actualités pharmacologiques.René Hazarp.Masson e Cie, édit., Paris, 1957.Hypothermie et chirurgie cardiaque.Y.Le CorrOLLER.Librairie Maloine, édit., Paris, 1957.Insuffisance cardiaque.J.Lo Jacomo.Librairie Maloine, édit., Paris, 1957.Les rhumatismes articulaires inflammatoires.S.de SEze et A.Rycke- WÆRT.J.-B.Baillière & Fils, édit, Paris, 1957.An Atlas of Diseases of the Eye.E.S.Perkins et Peter HANSELL, Brown er Company, édit., Boston, 1957.Paediatrics.D.Paterson et J.F.Mc- Creary, J.B.Lippincott Company, édit., Philadelphie et Montréal, 1956.Martius\u2019 Gynacological Operation, with Emphasis on Topographic Anatomy, M.L.McCarr et K.A.Bouren, Little Brown & Company, édit, Boston et Toronto, 1956.Colloque international sur la chlor- promazine et les médicaments neuroleptiques en thérapeutique psychiatrique, G.Doin ¢» Cie, Paris, 1956. REVUE DES LIVRES Le kyste hydatique des voies urinaires \u2014 Le kyste rénal (le signe de la coupe) \u2014Le kyste rétrovésical, par Luis À.SURRACO, professeur d\u2019urologie de Montevideo.Préface du professeur G.MARION.Un volume de 16 X 24 de 284 pages, avec 116 radios : 1600 fr.Librairie Maloine, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Mêde- cine, Paris (VI\u20ac).En France les kystes hydatiques des voies urinaires sont rares.Beaucoup d\u2019urologues de certaine expérience n\u2019en n\u2019ont jamais observé.En Amérique du sud le kyste hydatique est beaucoup plus fréquent que dans nos pays.En particulier, les kystes hydatiques de l\u2019appareil urinaire, sans être aussi fréquents que les maladies courantes de cet appareil, ne sont pas une rareté.Le professeur Surraco, de Montevideo, grand maître de l\u2019urologie en Uruguay et même on peut le dire en Amérique du sud, a observé un nombre considérable de ces kystes : cinquante- cinq cas de kystes hydatiques du rein et neuf cas de kystes rétrovésicaux.Son expérience est donc très grande en la matière et 1l l\u2019a exprimée dans ce livre sur les Kystes bydatiques des votes urinaires.Les urologues qui s\u2019intéressent à la question y trouveront l\u2019histoire la plus complète de l\u2019affection hydatique des voies urinaires qui ait été écrite jusqu\u2019ici.L\u2019étiologie, les rapports des kystes avec l\u2019organe dans lequel il se développe et avec les organes voisins sont longuement étudiés, de même que la symptomatologie, l\u2019évolution, les complications, le diagnostic, la thérapeutique, et tout cela avec un luxe d\u2019observations et de figures extrêmement intéressantes et démonstratives.Mais le professeur Surraco, et cela constitue la partie originale de son traité, a pu, grâce aux nombreux cas qu\u2019il a observés, mettre en lumière certains caractères pyélographiques particuliers des kystes du rein dont le diagnostic est parfois très difficile, caractères qui permettent à eux seuls d\u2019affrrmer la nature de la lésion dans bien des cas, de la soup- /ARLEM pe .e METHOXY-PHENYLPROPENE Cholérétique - Cholestérolytique \u201c Azoturique ABAISSE LE TAUX DU CHOLESTEROL SANGUIN DE 70 : 50°, 2 4 TOUTES LES HYPERCHOLESTEROLEMI Voie intramusculaire profonde, l ampoule tous les ?jours associée au traitement péroral de 1 à 2 granules avant chaque repas Dernière référenc e bibliographique ALGÉRIE-MÉDICAL No 2 - 1953, p.137, Tube de 40 granules Boîte de 6 ampoules 31, RUE DE LISBONNE LES EUTIQUE MODERNE - PARIS ge arton Inc ES 2245, RUE VIAU, MONTREAL. Nouveau! réponse moderne aux problèmes d\u2019alimentation infantile Lait en poudre modifié* dont l'action physiologique se rapproche le plus du lait maternel par donne au pédiatre et a a e à la mère un sentiment son excellente digestibilité de sécurité inconnu 9 ola régularité avec d\u2019autres formules remarquable de la A courbe du poids | d\u2019alimentation infantile.e son action prophylactique Documentation et échantillons à la disposition des membres de la profession médicale uniquement.\u2019 NESTLE au service de la pédiatrie depuis plus de 80 ans.DOCUMENTATION MEBICAY} 27 CARLTON ST., TORONT a Pelargon\u2014Lait en poudre entier modifié par l'ad- B jonction contrôlée de dextrine-maltose, sucrose, amidon précuit et acide lactique.48 \u2014 \u2018 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 Juin 1957 Lavar MÉDICAL 873 çonner dans d\u2019autres.Ces caractères indiqués déjà par Surraco dans différentes communications sont devenues aujourd\u2019hui absolument classiques.Ils sont au nombre de six : signe de la coupe, le plus caractéristique, signe du croissant de lune, signe de la grappe, signe de l\u2019épi, signe de la griffe, signe du niveau.Des radiographies et des schémas donnent une idée très exacte de ces modifications que le kyste hydatique du rein apporte à l\u2019aspect pyélo- graphique normal de l\u2019organe et aux aspects pyélographiques d\u2019autres affections.Tous ces signes mis en lumière par Surraco, attachent pour toujours son nom à l\u2019histoire des kystes hydatiques des voies urinaires.La tuberculose des bronches, par P.RENAULT et J.CHRÉTIEN.Travail du laboratoire d\u2019anatomie pathologique de la Clinique de la tuberculose.Préface du professeur Étienne BERNARD.Un volume de 19 X 28 contenant 83 illustrations et 27 tableaux : 3 200 fr.Librairie Maloine, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI®).Ouvrage d\u2019ensemble consacré à l\u2019étude anatomo-pathologique des lésions bronchiques dans la tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte, à l\u2019occasion d\u2019une enquête personnelle portant sur 180 pièces pulmonaires d\u2019exérèse chirurgicale.La tuberculose des bronches est reconnue actuellement comme si fréquente qu\u2019elle fait partie intégrante du cadre de la phtisie commune.Son incidence sur la pathologie pulmonaire tuberculeuse courante, sur les résultats des traitements est si grande que nul phtisiologue ne peut J\u2019ignorer.Pour la première fois en France en est présentée une étude complète, qui groupe les ulcérations et sténoses des gros troncs, les bronchites tuberculeuses diffuses, les pneumonectomies et la tuberculose obstructive des bronches distales dont la fréquence et l\u2019importance sont soulignées ; des documents sont apportés sur les conditions et les voies de l\u2019infection bronchique, sur les conséquences pulmonaires des désordres des canaux.L\u2019étude des rapports des altérations bronchiques avec les fistules postopératoires, celle des relations broncho-cavitaires seront lues avec intérêt par tous ceux que préoccupe la mise en œuvre des méthodes thérapeutiques actuelles.Une étude critique des moyens médicaux d\u2019appréciation des lésions bronchiques termine cet ouvrage qui représente non seulement la première mise au point complète parue en France sur ce sujet, mais surtout une synthèse originale sur la pathologie bronchique tuberculeuse à partir d\u2019un matériel considérable.On lira avec attention le livre de P.Renault et J.Chrétien : la précision de la hauteur du texte, la richesse de l\u2019iconographie et la qualité de la présentation en font un ouvrage de tout premier plan utile aussi bien aux cliniciens qu\u2019aux anatomo-pathologistes.24) 874 Lavar MÉDICAL Juin 1957 Pratique de l\u2019accouchement sans douleur, par docteur J.GAILLARD (Tarbes), chirurgien de l\u2019Hôpital psychiatrique de Lannezan.Un volume 16 X 24 de 64 pages, avec 15 figures : 320 fr.(port en sus : 30 fr.).Librairie Maloine, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI®).L\u2019accouchement sans douleur est maintenant, qu\u2019on le veuille ou non, parfaitement réalisable et couramment réalisé, sans anesthésie.La méthode psycho-prophylactique permet, à ceux qui ont la bonne volonté nécessaire, d\u2019excellents résultats.Cet ouvrage présente aux médecins, aux sages-femmes et aux futures mamans, l\u2019adaptation française de la méthode, que l\u2019auteur a appelé l\u2019accouchement dirigé indolore.Plus simple que la méthode psycho-prophylactique dont 1l dérive directement, l\u2019accouchement dirigé indolore est applicable partout et pour toutes, même en l\u2019absence d\u2019une équipe obstétricale.Ses résultats sont pratiquement constants, sur des femmes convenablement préparées.Le texte des causeries est présenté ici in extenso, la technique est précisée, dégagée de toutes considérations théoriques.Indépendant de toute directive politique, basé uniquement sur des données scientifiques, ce manuel reflète l\u2019expérience et l\u2019enthousiasme de son auteur, chirurgien et gynécologue dans une grande ville du Midi.Il doit contribuer largement à faire adopter surtout l\u2019accouchement sans douleur auquel toutes les femmes ont droit.La glande pinéale ou épiphyse.Anatomie \u2014 Histologie \u2014 Physiologie \u2014 Clinique, par Louis THIÉBLOT, professeur à l\u2019École de médecine de Clermont-Ferrand, et Henri LE BARS, chef des travaux à l\u2019Institut national agronomique.Un volume 16 X 24 de 206 pages, avec 26 figures : 1 500 fr.Librairie Maloine, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI®).Depuis plus de 15 ans, aucun ouvrage d\u2019ensemble sur la glande pinéale n\u2019était paru en France.Cette lacune vient d\u2019être comblée.Ce livre démontre la réalité de la fonction endocrinienne de l\u2019épy- physe ou glande pinéale à l\u2019aide d\u2019un grand nombre d\u2019arguments physiologiques, en rapport avec d\u2019importants travaux personnels réalisés dans le laboratoire du professeur Simonnet.L\u2019existence d\u2019une sécrétion interne est effective, puisque le déficit créé par l\u2019épiphysectomie peut être corrigé par les greffes et les extraits antigonadotropes.Des preuves expérimentales mettent en évidence l\u2019influence de la glande pinéale sur les gonades et l\u2019existence d\u2019un antagonisme épiphyso-hypophysaire.Dans le dernier chapitre, les notions cliniques et thérapeutiques sont envisagées. Pour traiter l\u2019obèse apathique et sans volonte .La \u2018Dexedrine\u2019 s'avère précieuse pour traiter les malades obèses, apathiques, sans volonté, chez lesquels l\u2019obésité est la conséquence d\u2019une réaction contre l\u2019ennui et l\u2019impuissance d\u2019agir.Ces malades tentent, inconsciemment, de suppléer à leur inactivité par les excès alimentaires.La \u2018Dexedrine\u2019 permet de traiter cet état de deux manières: 1.Elle dissipe la dépression et stimule le malade, lui rendant la joie de vivre et l'énergie.2.Elle inhibe l\u2019appétit et par là élimine la cause principale de l'obésité.DEXEDRINLEF* comprimés capsules Spansule* Chaque comprimé de \u2018Dexedrine\u2019 (sulfate d\u2019amphétamine dextrogyre, S.K.F.) est dosé à 5 mg.d\u2019élément actif.Capsules \u2018Dexedrine Spansule\u2019:Capsules dosées a 10 mg.et 4 15 mg.d\u2019élément actif.® Smith Kline & French - Montreal 9 722° * Marque déposée au Canada Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 49 (25) \u201cCATHOMYCIN\u201d est efficace dans le traitement des conditions suivantes dues au staphylocoque: cellulite, dermatoses pyogènes, septicémie, bactériémie, pneumonie, entérite.On en obtient souvent d\u2019heureux résultats dans les cas d\u2019infections causées par certaines souches du Proteus vulgaris qui se sont montrées résistantes à tous les autres antibiotiques.Administré par voie orale, \u2018CATHOMYCIN\u2019 produit une concentration sanguine élevée et prolongée.A concentration optimum, ce médicament exerce un effet bactéricide.In vitro, \u201cCATHOMYCIN\u201d est efficace contre la plupart des bactéries pathogènes gram-positives et contre certaines bactéries pathogènes gram- négatives.POSOLOGIE: Adultes, 500 mg.(2 capsules) deux fois par jour.Enfants, proportionnellement.Des doses plus élevées peuvent être nécessaires si la nature ou la gravité de la condition l\u2019exigent.PRÉSENTATION: Capsules de 250 mg.en bouteilles de 16 et de 100.*CATHOMYCIN\u2019 est une marque de commerce de Merck & Co.Limited efficace contre le staphylocoque.rebelle a tous les autres antibiotiques | CATHOMYCIN (Novobiocine Merck Cu Merck Sharp & Dohme ivigi Merck & LUE ER 50 \u2014 IR Laval Médical, Québec, juin 1957 «= Vol.22- No 6 Juin 1957 LAavAL MÉDICAL 875 Une revue générale et une bibliographie abondante permettent de se rendre compte de l\u2019importance des problèmes que pose la glande pinéale.Ce livre sera donc précieux aussi bien au biologiste qu\u2019au médecin.Les endocrinologistes trouveront, dans cet ouvrage, la clé de contradictions apparentes souvent évoquées au sujet du rôle physiologique de la glande pinéale.Les différents travaux concernant l\u2019extraction des principes actifs laissent espérer que la médication épiphysaire prendra place dans l\u2019arsenal thérapeutique de l\u2019hormonologiste.Acupuncture, par Henri GOUX.Collection Les Précis pratiques.Deux volumes de 15,5 X 22 et de 335 pages, avec 33 planches en 4 couleurs.Brochés : 2 000 fr.; cartonnés : 2 600 fr.(port en sus : 100 fr.).Librairie Maloine, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIS).L\u2019acupuncture commence à se frayer une place aux côtés des autres disciplines médicales.Cependant aucun enseignement officiel n\u2019en est encore donné.Elle reste donc assez mal connue des praticiens dans ses médications comme dans la réalisation de son application.Les médecins qui désirent en acquérir quelques notions n\u2019ont à leur disposition que des traités bien trop complexes pour qui est pris par les exigences de la clientèle et dispose de bien peu de temps au terme d\u2019une journée fatigante.Le but de cet ouvrage est de faire connaître les principes directeurs de cette technique, mais surtout d\u2019en dégager les éléments essentiellement pratiques.Ses indications principales : les déséquilibres vago-sympathiques ; \u2014 les troubles psychiques ; \u2014 les troubles fonctionnels ; \u2014 les affections douloureuses.Un lexique, où la classification est faite par régions topographiques et grandes fonctions organiques, donnera la liste des points à puncturer dans chaque cas.Les symptômes ont été très détaillés car la partie symptomatique du traitement est très importante.Mais deux grandes difficultés se trouvent supprimées : 1° par l\u2019exposé des différents temps d\u2019une séance de traitement ; 2° par la localisation des points devenue facile grâce à un atlas de conception nouvelle, donnant les coordonnées des points vis-à-vis du schéma correspondant.Sans doute l\u2019acupuncture est une spécialité mais, grâce à ce précis simple et clair, le praticien de médecine générale pourra essayer lui- même, avec toutes chances de succès, quelques traitements sur les nombreux cas de déséquilibre et de fonctionnels qui représentent une grande partie de sa clientèle.Il obtiendra des résultats étonnants et pourra (26) 876 Lavar MÉDicaL Juin 1957 soumettre au spécialiste, pour leur plus grand bien, quelques malades rebelles aux méthodes classiques.Ainsi, par sa conception extrêmement réaliste, le précis d\u2019acupuncture de M.Henri Goux permettra à tous les médecins de mieux connaître cette technique et d\u2019en apprécier par eux-mêmes les résultats.La prothèse podologique étudiée et l\u2019équilibre par la base, par A.BRÉGÉGÈRE, chevalier de la Santé publique, professeur de prothèse podologique, brèveté de l\u2019Enseignement technique.Un volume 15,5 X 22 de 112 pages, avec 74 figures : 800 fr.Librairie Maloine, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI®).Le premier livre paru en France traitant de la prothèse podologique et de l\u2019équilibre par la base.L\u2019auteur s\u2019appuyant sur 40 ans d\u2019expérience et de pratique a su mettre en valeur toutes les ressources que les lois de l\u2019équilibre mettent à notre disposition pour corriger les mauvaises statiques et les aplombs de la charpente osseuse en s\u2019attaquant aux asymétries des voûtes plantaires intimement liées au comportement de la colonne vertébrale.Tous ceux qui s\u2019intéressent à cette branche technique de la podologie trouveront dans cet ouvrage des conseils sur «ce qu\u2019il faut faire » et, surtout, sur « ce qu\u2019il ne faut pas faire ».Ayant payé lui-même la rançon de l\u2019expérimentation, il a pu en dégager les erreurs au profit d\u2019une technique nous rapprochant d\u2019un pied normalement constitué, rétablissant l\u2019équilibre de la charpente osseuse par la base en rectifiant les bascules du bassin, origine de certaines lombalgies rebelles et sciatiques décevantes.Etude des déformations des pieds, confection des semelles en liège, latex, matières plastique, postopératoires, scientifiques, leur adaptation, confection des moules en plâtre, étude des différents matériaux, les déformations classées par profession la chaussure, différents déroulements du pied pendant la marche, 70 dessins explicatifs.L\u2019auteur a voulu mettre à la disposition de l\u2019élève prothésiste un livre capable de le diriger dans sa profession, et un guide sérieux pour les anciens, tout en offrant des possibilités nouvelles aux masseurs kinésithérapeutes, et une documentation utile aux médecins qui s\u2019intéressent de plus en plus à la podologie. PORTRAIT DE L'ENFANT QUI SE REFUSE AÀ MANGER .Lorsque le tableau clinique comprend un enfant \u201cqui se refuse à manger\u201d et une mère qui s\u2019en fait un souci constant, prescrivez TROPHITE\u201d pour stimuler l\u2019appétit et favoriser la croissance Chaque dose (un comprimé ou une cuillerée à thé de 5 cc.) de \u2018Trophite\u2019 contient: Vitamine B,,, 25 mcg.; Vitamine B,, 10 mg.Marque déposée au Canada 731F Smith Kline & French e Montréal 9 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22\u2014 No 6 (27) \u2014 >! LES GOUTTES Fe Se en (0 x MISCIBLES À L'EAU TA b > À 3 _ va (, + >, ae Es J / NO \\ = \\ _// ) AA TA / / % Jr Sioco La façon la plus pratique, yr la plus acceptable et la plus économique d\u2019administrer \u201cune variété de vitamines aux bébés et aux enfants CHAQUE DOSE QUOTIDIENNE DE 5 GOUTTES (0.25 cc.) renferme: VITAMINE A, (palmitate) .2,000 unités int.VITAMINED.1,000 unités int.VITAMINEC.30 mg.VITAMINE By.aa 1 mg.RIBOFLAVINE.aa LL Le 0.6 mg.NIACINAMIDE.4 mg CIH.de PYRIDOXINE.0.05 mg.IODUREDE SODIUM.0.04 mg.PRESENTATION Ne coûte que de 3%2 à 4/2 cents par jour selon le format 8cc.format de 32 jours employé.15cc.format de 60 jours Dose pour dose, cette préparation vitaminique \u2018\u2018Frosst\u201d\u2019 30cc.format de 120 jours coûte moins cher au patient.MONTRÉAL CANADA Dites adieu à la tension.avec Pacatal (MARQUE DE MÉPAZINE) Le médecin connaît bien le malade tendu et anxieux.Pacatal peut soulager cette tension sans atteinte à l\u2019activité mentale.Dans la posologie habituelle de la pratique cou- rente, on rencontre peu ou pas d\u2019effets secondaires.Pacatal Soulage efficacement la tension de la ménopause et du cycle menstruel Dissipe la confusion mentale chez les vieillards Augmente |'effet des opiacés dans les cas de douleur opiniâtre Allège l\u2019état d\u2019esprit dépressif de nombreux cancéreux Administré la nuit précédente et le matin, Pacatal soulage la tension pré-opératoire dans les cas de petite chirurgie Pacatal se présente en comprimés de 25, 50 et 10 mg, et en ampoules de 2 cc (25 mg au cc) Vendu sur ordonnance seulement -\u2014 Prospectus sur demande WARNER-CHILCOTT Laboratories CO.LIMITED, TORONTO, CANADA 54 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES Comités de la Faculté Le Conseil de la Faculté de médecine, comme cela se fait périodiquement, entreprendra incessamment la revision de son programme d\u2019enseignement dans la perspective des facilités exceptionnelles qu\u2019offrira Ia nouvelle Faculté.A cet effet, on a constitué un comité des études précliniques composé des professeurs Roméo Blanchet, président, Pierre Jobin, Jean-Louis Bonenfant, Léo Gauvreau et Bernard Belleau.On y revisera le programme de chaque discipline en vue d\u2019une meilleure intégration des matières et d\u2019une plus grande homogénéité de l\u2019enseignement.Le Conseil a mis sur pied, en vue de l\u2019inauguration officielle du nouveau pavillon de la médecine, un comité spécial composé de MM.les professeurs Rosaire Gmngras, président, Paul-M.Gagnon, secrétaire, Robert Garneau, Raoul Roberge et Pierre Potvin.Ce Comité sera aidé par un publiciste, M.Charles-Marie Boissonnault, et un graphiste, M.Jean Arcand.Le programme proposé comporte le montage d\u2019une exposition rétrospective et perspective, non seulement des locaux et des moyens d\u2019enseignement mais aussi des méthodes pédagogiques et des recherches expérimentales.Les 21-22 et 23 septembre, 1l y aura bénédiction offrcielle de l\u2019édifice, visites du public en général, de la population écolière et de la profession médicale.Une séance académique conjointe marquera l\u2019ouverture de la Faculté de médecine et du 27° congrès de I\u2019 Association des médecins de langue francaise du Canada.Fondation d\u2019un département d\u2019anesthésiologie Le Conseil de la Faculté de médecine a fondé un département d\u2019anesthésiologie dans le but de donner à chaque étudiant une connaissance 28) 878 Lavar MÉDicaL Juin 1957 suffisante de l\u2019anesthésie.Tout médecin de clientèle générale doit savoir la conduite à tenir devant un malade inconscient, sans compter que l\u2019anesthésie locale, les transfusions sanguines et les classements par groupe sanguin feront aussi partie de l\u2019enseignement clinique dispensé dans ce cours.L\u2019enseignement de base doit se faire avec le goutte à goutte à l\u2019éther tout en appliquant les principes de physiologie, de pharmacodynamie et de réanimation.L\u2019interne junior fréquentera au moins un mois un service spécialisé.Il accompagnera l\u2019anesthésiste à la salle d\u2019opération, il donnera sous sa surveillance des anesthésies pour des interventions mineures et assistera à la réanimation dans la salle de réveil, aux transfusions, etc.; l\u2019oxygénothérapie et la respiratoire artificielle feront partie des connaissances usuelles que l\u2019élève peut acquérir soit à la salle d\u2019opération, soit à la salle de réveil ou pendant la visite des malades et à la salle d\u2019urgence.Il y a suffrsamment d\u2019hôpitaux universitaires à Laval pour permettre à tous les internes juniors de faire leur stage dans les Services d\u2019anesthésie à raison de 1 ou 2 élèves par Service à la fois.Faculté de médecine PRIX SPÉCIAUX (juin 1957) Médaille Fauteux Médaille d\u2019argent.M.le docteur Roméo LAFRANCE (5° année) Prix du gouvernement de la République française Médaille d\u2019argent.\u2026.M.le docteur Jean-Paul McKinnonN (5\u20ac année) Prix du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec Cinquième année ex æduo M.le docteur Laurent AusÉ (006% ÉQUOS- M.le docteur Jean-René CROTEAU Deuxième année.M.Harry GRANTHAM Prix Morrin prix.M.Jean LAPERRIERE 2¢ prix.M.Robert OUELLETTE ler * , Quatrième année.(0 ile cette thérapeutique tranquillisante rend désuètes Len) NOUS PRESENTONS LE.| a frilafon (perphénazine) Le tranquillisant EFFICACE POUR LA complète variété DES TROUBLES PSYCHIQUES.IL POSSÈDE UNE ACTIVITÉ SENSIBLEMENT PLUS ÉLEVÉE ; il est également utile à tous les degrés des cas où une thérapeutique tranquillisante est indiquée.\u2014PSYCHOSÉS HOSPITALISÉS AGITÉS \u2014PSYCHO-NÉVROSÉS AMBULANTS \u2014CAS DF BUREAU, HYPERANXIEUX ET SURTENDUS \u2014 (nsurpassé, aussi, en lant qu\u2019 antiémélique des plus puissants.\u2014 indice thérapeulique inégalé.\u2014 extréme rarelé de la jaunisse et de l\u2019altération de la fonction hépatique dans les études faites jusqu'à présent.\u2014 absence, en fait, d'hypotension significative.\u2014 aucun rapport d'agranulocytose.\u2014 pas de photosensitivité de la peau.\u2014 congestion nasale très rare.\u2014 activité 5 fois supérieure à celle des anciens agents dérivatifs de phénothiazine.Pour obtenir un effet tranquillisant, 4 mg.trois ou quatre fois par jour ou Posolugi moins.Certains cas de psychose peuvent exiger jusqu\u2019à 24 mg.par jour.Des doses encore plus fortes peuvent être temporairement nécessaires pour les cas hospitalisés de psychose sévère, surtout au début du traitement.4 mg.deux fois par jour suffisent généralement pour enrayer les nausées et les vomissements.Pr som Comprimés TRILAFON: 2, 4 et 8 mg., flacons de 50 et de 500.TOME Comprimés TRILAFON: 16 mg., flacons de 500.A \u2014 TRILAFON, marque de perphénazine.N ., CTDAeUng Xi (29) CORFUKAHON LIMITED MONTREAL Incubate ur Isolette pour bébés.Air-Shields (Canada) Ltd, Toronto Les bébés prématurés ont besoin d\u2019une alimentation riche en protéines et pauvre en matières grasses Après avoir étudié le cas de 122 bébés prématurés, dont chacun pesait de 1,000 à 2,000 grammes à la naissance, Gordon* déclare dans son rapport: \u2018\u2018Il est hors de doute que dans les conditions favorables régnant dans un hôpital administré de façon moderne (propreté, excellente réfrigération, surveillance minutieuse de l\u2019alimentation), l\u2019emploi d\u2019un mélange us BU steve ue SIT waist 1 roune OB 441 et DRYCO © wi ore inal wanes Tis ue ame ve soo! Le 56 \u2014 de lait de vache semi-écrémé permettra d\u2019obtenir des gains de poids plus satisfaisants (que le lait condensé ou le lait maternel).\u201d Prescrivez donc le DRYCO pour les bébés prématurés .et pour d\u2019autres régimes alimentaires.*Gordon, H.H.: Feeding of Premature Infants, Am.J.Dis.Child.Juin 1947.DRYCO Lait semi-écrémé renforcé de vitamines A et D.C\u2019est un aliment pour bébés employé avec succès depuis plus de 30 ans.Pour obtenir des renseignements additionnels, écrivez à: LA COMPAGNIE BORDEN, LTÉE Service des aliments pour régimes, 6290, rue Périneault, Montréal 9, Qué.Laval Médical, Québec, juin 1957 - Vol.22 - No 6 Juin 1957 Lavar.MÉDICAL 879 1\u20ac prix.M.Roch-André BoURQUE 2\u20ac prix.Mademoiselle Suzanne LAMBERT 1° prix.M.Luc DÉCHÈNE 2\u20ac prix.M.Laurier BOUTIN Troisième année.4 Première année.4 Prix Lemieux LL LL M.Gilles NoRMAND Première année Prix de l\u2019internat Quatriéme année.Mademoiselle Adrienne TREMBLAY Prix Pierre Jobin Premiére année.M.Francois JoBIN Prix Roland Desmeules Quatrième année.M.Marc CANTIN Prix Paul-A.Poliquin Cinquième année 1\u20ac prix.M.le docteur Jean-Paui McKinnon 4 \u201812\u20ac prix.M.le docteur Paul-Emile CORMIER Prix André Simard Premiére année.M.Laurier Boutin Prix de l\u2019Acfas Deuxiéme année .M.Harry GRANTHAM Prix René Fortier Cinquiéme année.M.le docteur Louis DioNNE Prix Edmour Perron Troisiéme année.Prix désigné par le sort parmi les candidats qui ont totalisé le maximum des points, et attribué à M.Richard DESCHAMPS.Prix des Services de santé du Québec Quatrième année.M.René RoBERT Prix Fondation Poulenc Ltée Cinquiéme année.M.le docteur Roméo LAFRANCE (30) 880 LAavAL MÉDICAL Juin 1957 27° Congrès de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada PROGRAMME SCIENTIFIQUE PROVISOIRE MARDI, 24 SEPTEMBRE Avant-midi \u2014 SÉANCE PLÉNIÈRE Docteur John BIEZUNER (Hamilton) : La toux: diagnostic différentiel et traitement ; Docteur Roland CAucHoN (Québec) : Où est la limite en chirurgie ?Docteur Laurent PorviN (Ottawa) : Le traitement médical de l\u2019ulcère gastrique ; Docteur Édouard BEaupry (Chicoutimi) : Le traitement chirurgical de l\u2019ulcère gastrique ; Docteur Roger DUFRESNE (Montréal) : Le traitement médical de l\u2019ulcère perforé.SYMPOSIUM SUR LES ANTIBIOTIQUES Sous la présidence du professeur Richard Lessarp, de Québec, avec le concours de MM.les docteurs : Gérard CASGRAIN, de Montréal, Donat LAPOINTE, Léo GAUVREAU et Hector BEAUDET, de Québec.Après-midi \u2014 SYMPOSIUM SUR LA PSYCHIATRIE Docteur Jean DEL ÂGE (Québec) : La psychiatrie infantile ; Docteur Honoré Na EAU (Québec) : La psychiatrie vue par un médecin ; Docteurs Charles-Auguste GAUTHIER et Maurice COULOMBE (Québec) : La psychiatrie dans l\u2019bôpital général ; Docteur Marcel BERTHIAUME (Montréal) : La psychiatrie dans l\u2019bôpital psychiatrique ; Docteur Léo-Paul FERRON (Montréal) : Pour de meilleures relations entre le praticien et le psvchiatre.Docteur Pierre DENIKER (Paris) : Problèmes de psychiatrie en France.MERCREDI, 25 SEPTEMBRE Avant-midi \u2014 SÉANCE PLÉNIÈRE Docteur Jean-Paul Fortier (Sherbrooke) : Le glaucome ; Docteur Rosaire St-PIERRE (Trois-Rivières) : Les anticoagulants dans la thrombose coronarienne ; Vive la P.G.A.Liquide.la nouvelle façon commode et agréable ! \u2014 une préparation soluble, orale de Pénicilline G dans un véhicule aqueux à la saveur de menthe.P.G.A.PÉDIATRIQUE LIQUIDE Chaque cuillerée à thé de 5 ml.renferme 222,125 u.i.de Pénicillne G Ammoniacale correspondant à 0.125 gramme de Pénicilline G libre.Flacons de 60 ml.seulement.BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 57 (31 58 \u2014 ACHROMYCINA TETRACYCLINE BUFFERED WITH PHOSPHATE LEDERLE : SYAUPES Une forme orale agissant plus rapidement Les jeunes adorent la véritable saveur d'orange du SIROP D'ACHROMYCINE V.Mais ce nouveau sirop fait plus que flatter le palais de vos jeunes patients.Il fournit les nouveaux bienfaits de l\u2019ACTION RAPIDE de l\u2019'ACHROMYCINE V tamponnée au phosphate \u2014 ® absorption accélérée dans le tube gastro-intestinal @ concentrations de pointe plus précoces et plus élevées dans les tissus et les humeurs @ enraiement plus rapide d\u2019une grande variété d'infections @ action insurpassée ayant un spectre vraiment étendu © minimum d'effets secondaires © bien toléré par les patients de tout Âge SIROP D\u2019ACHROMYCINE V : aqueux, tout prêt à servir, facilement miscible 125 mg.de tétracycline par cc.DOSE : 6-7 mg.par livre par jour.* Marque déposée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, Montréal, Qué.CAN ADR Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 Juin 1957 LavaL MEDpICAL 881 Docteur Pierre MorissET (Beauce) : Le pronostic de l\u2019infarctus du myocarde ; Docteur Jean-Paul Drouin (Ottawa) : La revascularisation du myocarde, SYMPOSIUM SUR LES RADIO-ISOTOPES Docteur Jean-Pierre BERNIER (Québec) : Généralités ; Docteur Jean BoucHARD (Montréal) : Les maladies systémiques ; Docteur Charles PLAMONDON (Québec) : L\u2019iode radioactif ; Docteur Jacques Turcor (Québec) : L\u2019irradiation intratissulaire ; Docteur Robett FeuirraurT (Québec) : La bombe atomique et la radioactivité ; Co LT Docteur GAUDART D\u2019ALLAINES (Paris) : Problèmes de chirurgie cardio-pulmonaire.Après-midi \u2014 FORUM SUR LA MÉDECINE EXPÉRIMENTALE A QUÉBEC Docteur Robert GARNEAU : Lipoïdose artérielle ; Docteur Fernand MARTEL : Acides aminés et cancer ; Docteur Paul FisET : Virus/fièvre Q ; Docteur Maurice BEAULIEU : Fermeture des bronches (avec film) ; Docteur Joffre-A.GRAVEL: Hypothermie et arrét cardiaque électif: étude expérimentale ; Docteur Paul L\u2019EsPÉRANCE : Le diamox dans les pancréatites ; Docteur Guy NapEau : Le métabolisme chez l\u2019alcoolique ; Docteur Marcel BiLopEau : Physiologie respiratoire et emphysème pulmonaire ; Ea Docteurs Jean-Paul DÉCHÈNE et Fernando Hupon : L\u2019anesthésie expérimentale ; Docteur André Jacques : Les ataraxiques ; Docteur Fernando Hupon : Le fluotan.JEUDI, 26 SEPTEMBRE: Avant-midi \u2014 SÉANCE PLÉNIÈRE Docteur François-Xavier DEMERS (Québec) : Utilisation des cestro- gènes en clientèle ; Docteur Joseph-P.Moreau (Edmonton) : Traitement des ruptures des extenseurs du doigt à son insertion ; _ Docteur Cajétan GAUTHIER (Montmagny) : La cholécysto-gastro- stomie dans les infections pancréatico-biliaires ; Docteur Guy FORTIER (Gaspé) : L\u2019obstruction intestinale - Docteur Sylvio LEBLOND (Chicoutimi) : Le traitement actuel de la maladie de Basedow.(32) 882 Lavar MéÉDpicaL Juin 1957 SYMPOSIUM SUR L\u2019HEMATOLOGIE Docteur Jean-Marie DELAGE (Québec) : Les aplasies médullaires totales ou partielles ; Docteur Jean-Louis BONENFANT (Québec) : Le syndrome bodgkinien: quelques corrélations anatomo-cliniques ; Docteur Léopold Lonc (Montréal) : Diagnostic et traitement des syndromes bémorragiques en clientèle ; Docteur Donat Cyr (Boston) : La transfusion sanguine : indications et abus ; Docteur Jean-Paul DÉCHÊNE (Québec) : La transfusion sanguine : incidents et accidents.Après-midi \u2014 SYMPOSIUM SUR L\u2019ALCOOLISME Docteur Adrien PLourrE (Montréal) : Aspect social ; Docteur Jean-Marie RoussEL (Montréal) : Aspect médico-légal ; Docteur C.-A.MARTIN (Québec) : Aspect psychologique ; Docteur Jean-Marc BorpeLEAU (Montréal) : Aspect médical ; Docteur Dominique BEDARD (Québec) : Traitement de l\u2019alcoolisme.PROGRAMME SOCIAL LUNDI, 23 SEPTEMBRE 8 h.30.\u2014 Séance solennelle d\u2019ouverture.9 h.30.\u2014 Réception du directeur général et du président.MARDI, 24 SEPTEMBRE 12 h.30.\u2014 Déjeuner-causerie au manoir Saint-Castin.M.Luc LACOURCIÈRE, titulaire de Folklore.9 h, 00.\u2014 Théâtre de Quat\u2019Sous : La tour Eiffel qui tue.MERCREDI, 25 SEPTEMBRE 4 h.30.\u2014 Thé au Château-Frontenac : collection de modes.JEUDI, 26 SEPTEMBRE 7h.3 Banquet \u2014 Bal, DE LA PREMIÈRE ENFANCE JUSQU'\u2019'A L\u2019'ADOLESCENCE SOULAGEMENT COMMOLE, SUR, EFFICACE DES Malaises des Inoculations, de la Dentition, des affections Allergiques et Miliaires, de la Courbature, des Douleurs et de la Fièvre Associées au Rhume de AVEC LES arvea GOUTTES CORICIDIN-PEDIATRIQUE (ANTI-ALLERGIQUES, ANTIPYRETIQUES, ANALGESIQUES) Une combinaison du plus sir et du plus actif des antihistaminiques avec des salicylates dont la valeur est bien établie, tamponnée par l\u2019acide aminoacétique.Composition: par cc.CHLOR-TRIPOLON SALICYLATE DE SODIUM ACIDE AMINOACÉTIQUE Dans un véhicule aqueux aromatisé à la framboise pour administration orale.En flacons de 15 cc.avec compte-gouttes calibré, en plastique.Dose: Lu à 1.5 ce.toutes les 4 heures selon les besoins.Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014- Vol.22- No 6 \u2014 59 (33) ve eS po =\u2014- le Fil 7% i pear F LE rer epee Mn, } D AAR = À Q filter £5 tipped Rp x ¥ Sa \u201c1 CRAVEN Vu VIRGINIA CIGARETTES L et De renomm ée mondiale x DEMANDEZ-LES À BOUT-FILTRE ee TITRE TIRE AE 60 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 Juin 1957 Lavar MépricaL 883 Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et les études postuniversitaires en France Le programme de la formation postuniversitaire des médecins canadiens en France, tel que proposé par les Facultés de médecine de Québec et de Montréal ainsi que par l\u2019Association des médecins de langue française du Canada vient de recevoir l\u2019approbation du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.Conformément aux exigences du Collège, « les candidats qui profiteront de ces stages en France et qui désireront recevoir un crédit pour cette formation devront être pourvus d\u2019un document attestant qu\u2019ils ont complété la période de formation d\u2019une façon satisfaisante.Des détails concernant la nature du stage de formation devront être fournis.» La Société de chirurgie de Québec La Société de chirurgie de Québec a tenu sa réunion annuelle le 11 mai dernier sous la présidence du professeur Florian Trempe.Le matin la séance clinique se passait à l\u2019Hôpital Jeffery Hale ; en voici le programme : 1.Urinary obstruction in children : Docteur Peter Kozax ; 2.Cancer du sigmoïde chez des jumeaux : Docteur Denis GENDRON ; 3.Hodgkin\u2019s disease : Docteur Mario GALEa ; 4.Intestinal obstruction in the newborn : Docteur J.HARDMAN.Dans l\u2019après-midi 1l y eut 4 la Faculté de médecine un forum sur les causes de la mortalité postopératoire sous la direction du docteur Roland Cauchon avec la participation de MM.les docteurs Fernando Hudon, Jean-Paul Dugal, Emile Simard, Hector Beaudet et Jean-Marc Lessard.C\u2019est le professeur Pierre Masson; de Montréal, qui a donné la Conférence Vézina sur les rhabdomyomes ; après quoi il reçut en séance solennelle un doctorat honorifique de l\u2019université Laval.La Journée s\u2019est terminée par un diner au Château-Frontenac.Les élections ont porté à la présidence Ie professeur François Roy.Congrès annuel du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada L'assemblée annuelle du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada aura lieu à l\u2019hôtel Sheraton-Mont-Royal, de Montréal, les vendredi et samedi, 18 et 19 octobre 1957.(34) 884 Lavar.MÉDicaL Juin 1957 XXXI® Congrès français de médecine de l\u2019Association des médecins de langue française tenu à Paris, du mercredi 16 au vendredi 18 octobre 1957 Président du Congrès : Professeur René MOREAU PROGRAMME PROGRAMME SCIENTIFIQUE Trois questions seront l\u2019objet des travaux du Congrès : 1° Les Collagénoses ; 2° Les Problèmes actuels posés par les endocardites malignes ; 3° La Thérapeutique des affections vasculaires cérébrales.MERCREDI, 16 octobre, à 9 h.30 : Séance solennelle d\u2019ouverture au grand amphithéâtre de la Faculté de médecine de Paris, 85, boulevard Saint-Germain, sous la présidence de M.le Président de la République et de M.le doyen de la Faculté de médecine.Les autres séances auront lieu les matins à 9 h.30, les après-midi à 15 heures à la Faculté.MERCREDI, 16 octobre, à 10 h.30 : Les Collagénoses Sous la direction du professeur J.DELARUE 1° J.DELarUE, J.Micnor et J.CivaTTE (Paris) : Le concept des maladies du collagène ; 2° A.DeLaunay (Paris) : Etude biologique et pathologique du collagène ; 3° Ad.DuPonT, Ch.Fi£vez et P.VAN CANEGHEM (Namur) : Les collagénoses en dermatologie \u2014 Etude clinique et bistologique ; 4° F.Rourer (Bâle) : Les collagénoses en rbumatbologie ; 5° J.TuriaF, P.MARLAND et L.MORE AU (Paris) : Les collagénoses viscérales ou supposées telles.MERCREDI, 16 octobre à 15 heures : Discussion des rapports et communications sur la première question. Juin 1957 LavaL\u2026 MÉDICAL 885 JEUDI 17 octobre, à 9 h.30 : Les problèmes actuels posés par les endocardites malignes Sous la direction du professeur M.MouquiIN 1° M.Mouquin, HarT et LECONTE DES FLoris (Paris) : Problèmes actuels posés par les endocardites subaiguës ; 2° R.LAPLANE et P.TOURNIER (Paris) : Les endocardites expérimentales ; 3° A.LAPORTE, C.MACREZ et F.CONTAMIN (Paris) : Les endocardites malignes primitives ; 4° G.C.Doguriorri (Turin) : Les formes de transition entre les endocardites malignes et les endocardites rbumatismales ; 5° R.Lessarp, G.SauLNIER et J.BEaupoin (Québec) : Le traitement des endocardites malignes ; 6° R.MARTIN et CHABBERT (Paris) : Intérêt et valeur du laboratoire clinique d\u2019antibiotbérapie dans les endocardites bactériennes ; 7° L.Trias pE BEs (Barcelone) : Le pronostic éloigné de l\u2019endocardite subaiguë.JEUDI, 17 octobre, à 15 heures : Discussion des rapports et communications sur la deuxième question.VENDREDI, 1# octobre, à 9 h.30 : La thérapeutique des affections vasculaires cérébrales Sous la direction du professeur Th.ALAJOUANINE 1° Th.ALAJOUANINE, P.CASTAIGNE et Fr.LHERMITTE (Paris) : Pathologie générale des accidents des affections vasculaires cérébrales et déductions thérapeutiques ; 2° M.Riser et J.GEraup (Toulouse) : Thérapeutique des bémorragies cérébrales et méningées ; 3° P.VAN GEHUCHTEN (Bruxelles-Louvain) : Thérapeutique générale des ictus vasculaires cérébraux ; 4° G.pE MORSIER et Tissot (Genève) : Thérapeutique des thromboses artérielles cérébrales ; 5° R.GaARCIN (Paris) : Thérapeutique des thromboses veineuses intracrdniennes ; 6° J.Le BEaAu, R.HouDaRrT et E.WOLINETZ (Paris) : Thérapeutique chirurgicale des affections vasculaires cérébrales.VENDREDI, 18 octobre, à 15 heures : Discussion des rapports et communications sur la troisième question.SAMEDI, 19 octobre, à 10 heures : Présentation de malades, films, pièces et documents dans un certain nombre de services hospitaliers, et dont le programme sera proposé aux congressistes. 886 LavarL MÉDicaL Juin 1957 PROGRAMME PROVISOIRE DES RÉCEPTIONS MERCREDI, 16 octobre : Soirée à l\u2019opéra : Séance de ballets.VENDREDI, 18 octobre : Banquet au restaurant des ambassadeurs, etc.COMITÉ DES DAMES Un Comité des dames s\u2019occupera des familles des congressistes et s\u2019efforcera de leur organiser un emploi du temps agréable, dont le programme sera ultérieurement publié.RENSEIGNEMENTS, VOYAGES, LOGEMENTS Un bureau de renseignements est dès maintenant organisé pour donner par correspondance toutes les indications utiles aux Congressistes régulièrement inscrits.Ce service a été confié aux Wagons-Lits Cook.Pendant la durée du congrès, le bureau de tourisme assurera : Pour les passeports un Service spécial de visas ; Le change de toutes les monnaies aux cours normaux.Les compagnies de Chemins de fer français accordent des conditions spéciales sur leurs réseaux aux congressistes.Le secrétariat du Congrès se tiendra à la Faculté de médecine, 12, rue de I\u2019Ecole-de-Médecine.RENSEIGNEMENTS Afin d\u2019assurer une discussion large et méthodique, discussion qui sera réglementée par les présidents de section, le comité d\u2019organisation a décidé de n\u2019accepter aucune communication qui ne concerne pas exclusivement les questions faisant l\u2019objet des rapports.Les demandes, pour prendre part à la discussion des rapports ou faire une communication à leur propos, doivent être adressées soit au Secrétaire général du Congrès, le professeur agrêgé BOUDIN, soit aux secrétaires-adjoints les professeurs agrégés BOUVIER et BRICAIRE.La durée de l\u2019exposé des Rapports ne devra pas dépasser vingt minutes.Celle des communications ou des observations présentées au cours des discussions sera Iimitée à dix minutes, et celle des discussions à 5 minutes.Un appareil de projection pour clichés et d\u2019épidiascopie pour planches et son opérateur peuvent être mis à la disposition des divers orateurs s\u2019ils veulent bien en faire la demande vingt-quatre heures à l\u2019avance au secrétaire général.Les membres du congrès ayant pris part à la discussion des Rapports, ou ayant fait des communications à leur sujet, auront à remettre au secrétariat général, au plus tard avant la fin du Congrès, le texte intégral Juin 1957 LavaL MEbicaL 887 et dactylographiée de leurs communications pour être inséré ultérieurement dans le volume annexe des Rapports.Un court résumé dactylographié des Discussions et Communications devra, en outre, le jour où celles- cr seront faites, être remis, en dix exemplaires, au secrétariat du congrès pour être communiqué par ses soins au bureau de la presse.Secrétariat.Le Secrétariat du congrès se tiendra à la Faculté de médecine, salle des Thèses n° 2, où les congressistes pourront retirer les enveloppes contenant les invitations et les documents divers ainsi que la correspondance les concernant.BUREAU DU CONGRÈS Comité de patronage : M.le doyen Léon Binet.\u2014 MM.les professeurs Georges GUILLAIN, Charles LAuBry, Maurice Lærer, Ed.BEn- HAMOU, PASTEUR- VALLERY-RADOT, M.RocxH, J.Rosxam et M.le docteur AUJALEU.Président : M.le professeur René Moreau, 99, rue de Courcelles, Paris (XVIT°).Présidents de section : MM.les professeurs M.Bari£Ty, L.DE GENNES, A.LEMAIRE, MM.les docteurs P.LÉCHELLE, Ét.Mav et J.REILLY.Secrétaire général : Professeur agrégé G.BoupiN, 8, rue du Pré-aux-Clercs, Paris (VII®).Secrétaires : Professeur agrégé J.-B.BouviEr, 85, rue Ranelagh, Paris (XVI¢) ; professeur agrégé H.BRICAIRE, 16, rue de l\u2019Assomption, Paris (XVI°).Trésoriers : Professeur agrégé P.CASTAIGNE, 17, rue Galilée, Paris (XVI®) ; M.Georges Masson, 120, boulevard Saint- Germain, Paris (VIe).Conférence internationale sur l\u2019utilisation des ultra-sons en médecine Cette conférence sera tenue sous les auspices de l\u2019American Institute of Ultrasonics in Medicine, à l\u2019hôtel Statler, à Los Angeles, les 6 et 7 septembre 1957. 888 Lavar MéÉpicaL Juin 1957 On y traitera de l\u2019action biologique et physiologique des ultra-sons ainsi que de leurs applications à la clinique médicale.Des délégués d\u2019Europe, de l\u2019Amérique du sud et du Japon participeront aussi à cette conférence.Secrétaire : John H.ALDEs, M.p., 4833 Fountain Avenue, Los Angeles 29, California.Société internationale d\u2019histoire de la médecine La Société internationale d\u2019histoire de la médecine a convoqué les membres de son Comité permanent pour tenir à Paris une réunion préliminaire au congrès.On y a présenté les rapports ordinaires des officiers pour l\u2019année en cours ; on y a fait l\u2019éloge du professeur Sigerist et on y a, en plus de présenter de nouveaux membres, travaillé à la mise au point du XV° congrès international qui aura lieu à Montpellier, sous la présidence du professeur Turchini.Comme à l\u2019habitude les membres ont fait une excursion dans la région de Chantilly, Ermenonville et Senlis (avec visite de l\u2019Apothicai- rerie).Au cours de cette réunion on visita également le musée de l\u2019Institut Pasteur.Dégrèvement d\u2019impôt sur le revenu Le 14 mars 1957, le ministère du revenu national d\u2019Ottawa a annoncé une modification à l\u2019impôt sur le revenu permettant une déduction des sommes versées par le contribuable travaillant à son compte en vue de se constituer fonds de pension.Ceci intéresse la plupart des médecins, à condition qu\u2019ils soient à leur compte.Cet amendement entre en vigueur dès 1957.Ralentissez et vous vivrez ! Dans un avertissement aux automobilistes canadiens, la Conférence canadienne de Sécurité routière rend la grande vitesse et la fatigue du conducteur responsables de la plupart des accidents de la route qui se produisent pendant la belle saison. Juin 1957 Lavar MEpicaL 889 Apprendre à ralentir et à se laisser vivre est le commencement de la sagesse au volant, proclame la Conférence qui propose le code suivant de sécurité routière : 1.Ralentissez dès que vous apercevez des enfants en train de jouer dans la rue ; 2.Ralentissez aux intersections, aux carrefours circulaires, aux traverses de chemins de fer et de troupeau ; 3.Ralentissez avant de pénétrer dans les limites des villes et villages, et de vous engager dans le gros de la circulation ; 4, Ralentissez et arrêtez prendre un café tous les 100 milles.5.Ralentissez dès la tombée du jour, lorsque la température est mauvaise et que l\u2019état de la route laisse à désirer ; 6.Ralentissez pour donner une chance à votre prochain, même s\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019un piéton ; 7.Ralentissez pour vous donner plus de confort et ménager vos nerfs.Votre voyage sera d\u2019autant plus agréable et vous en reviendrez sain et sauf ! NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Stémétil (6140 R.P.) Fabricant.Poulenc Limitée, Montréal.Description.Nouveau dérivé de la phénothiazine, répondant au nom générique de proclorpérazine.Action.Anti-émétique puissant et neurostatique doué d\u2019une action spécifique sur le système neuro-végétatil.Avantages.Le Stémétil est actif a faible dose et ne provoque ni somnolence, ni dépression.Il a été mis au point spécialement à l\u2019intention des omnipraticiens, pour deux indications qu\u2019ils rencontrent tous les jours en pratique générale : nausées et vomissements d\u2019étiologires diverses, névrose et troubles émotifs.Posologie.La posologie est simple : 5 mg.trois ou quatre fois par jour.Certains patients peuvent avoir besoin d\u2019une dose plus élevée, allant de 30 à 40 mg.par jour, en trois ou quatre prises de 10 mg.La dose quotidienne totale ne devra pas dépasser 40 mg.sauf dans de rares cas psychiatriques.Lorsque le médicament est administré à titre préventif, ou encore dans les cas bénins, une dose unique de 5 à 10 mg.est souvent suffrsante.Dans les cas de vomissements incoercibles ou chez des sujets incapables d\u2019absorber un comprimé, on recommande d\u2019administrer d\u2019abord 1 ou 2 suppositoires à 25 mg.au cours de la première journée pour passer ensuite au traitement buccal.On s\u2019abstiendra de recourir au Stémétil chez les enfants de moins de 2 ans.Passé cet âge, on suggère une posologie, par la voie buccale, de 1mg.par kg.de poids, répartie en plusieurs prises.Au delà de 12 ans, on utilisera la dose faible pour adultes.Indications.Des expériences cliniques très étendues ont prouvé que les nausées et vomissements sont rapidement jugulés par le Stémétil, quel que soit le facteur en cause : grossesse, affections gastro-intestinales, intolérance médicamenteuse, radiothérapie, gastro-entérite d\u2019origine infectieuse, troubles post-opératoires, cancer, urémie, facteurs psychogènes, etc.Les migraines, céphalées et vertiges (giratoires, ébrieux ou post- Juin 1957 Lavar.MÉpicaL 891 traumatiques) répondent également très bien au Stémétil.Dans le domaine des névroses et des troubles émotifs, le Stémétil trouve de multiples indications ou on lui a reconnu une grande effrkcacité : angoisse, appréhension, hyperémotivité, anxiété, tension, hystérie, psycho-névrose, soit seules, soit associées à d\u2019autres affections.Les recherches d\u2019ailleurs se poursuivent et on nous signale que le produit donne de très beaux résultats dans des cas mentaux ou psychiatriques plus graves, n\u2019ayant pas répondu à d\u2019autres médications.Précautions.Bien entendu, le Stémétil, comme tout nouveau médicament doit être administré avec discernement et les patients traités seront examinés régulièrement et avec soin.II importe également de préciser l\u2019étiologie des vomissements avant d\u2019y recourir, car sa puissante action antiémétique est susceptible de masquer les symptômes d\u2019autres affections, telles que l\u2019occlusion intestinale ou la tumeur du cerveau.Contre-indications.Le Stémétil est contre-indiqué dans les états comateux ou dans les cas de dépression marquée due à l\u2019administration de dépresseurs du système nerveux central.D'autre part, si des dépres- seurs sont employés conjointement avec le Stémétil, 1l faut en réduire la dose de moitié, à cause de l\u2019action potentialisatrice possible.Tolérance.Aux doses recommandées, le Stémétil est très bien toléré et les réactions secondairss, réduites à un minimum.Il est important de ne pas dépasser ces doses parce que, au fur et à mesure qu\u2019elles deviennent plus élevées, elles peuvent déclencher certains phénomènes extra- pyramidaux.Bien que ces incidents soient brefs, transitoires, et disparaissent avec l'interruption du traitement, on déconseille généralement l\u2019emploi de doses supérieures à 40 mg.par jour.Les cliniciens qui ont effectué des essais avec le Stémétil ont été particulièrement impressionnés par l\u2019absence presque totale de somnolence ou de dépression chez les su- Jets fraités.Chez les 20,000 patients étudiés tant en Europe qu\u2019en Amén- que *, on n\u2019a relevé aucun cas de jaunisse ou d\u2019'agranulocytose attribuable au produit, même au cours de traitements ayant duré plusieurs semaines ou plusieurs mois.Présentations.Comprimés à 5 et à 10 mg, flacons de 50, 500 et 1 000 ; suppositoires à 10 et à 25 mg., boîtes de 10 et de 100.Innovation pharmaceutique : Lotion Spectrocin Description.Lotion onctueuse et blanche renfermant 2,5 mg de néomycine-base sous forme de sulfate, et 0,25 mg de gramicidine dans une solution additionnée d\u2019agents de suspension, dispersion et de préservation appropriés.La lotion est formée d\u2019une base miscible à l\u2019eau.Elle ne souille ni n\u2019irrite et s\u2019applique aisément sur la peau.Son emploi * Aux États-Unis, Ie Stémétil est désigné sous le nom de Compazine et vendu par les Laboratoires Smith, Kline & French, sous licence Rhône-Poulenc.(35) 892 Lava\u2026 MéÉpicarL Juin 1957 est surtout avantageux pour les régions pileuses et dans les autres cas où l\u2019on préfère une lotion aqueuse à une pommade.Indications.Pour usage externe exclusivement, contre les infections bactériennes et peu étendues de la peau : impétigo, dermatite impéti- ginisée (eczémateuse, atopique, de contact, etc.), ecthyma, panaris aigu, sycose vulgaire, folliculite pustuleuse, ulcères cutanés (y compris les ulcères statiques et neurogènes), petites brûlures accompagnées d\u2019infection secondaire, excoriations neurotiques et pemphigus, perlèche à streptocoque, cryptite périnéale et dermatite herpétiforme.Prophylaxie anti-infectieuse après opérations de petite chirurgie, prophylaxie et traitement des égratignures infectées, plaies de lit, infections cutanées superficielles du diabétique et infections bactériennes superficielles de l\u2019oreille externe et du canal auriculaire (otite externe).Note : Ne convient pas au traitement des abcès profonds ou des lymphangites.Ces cas réclament l\u2019antibiothérapie parentérale., Administration.On applique la lotion Spectrocin plusieurs fois par jour en la faisant bien pénêtrer.Il est préférable, lorsqu\u2019il y a des croûtes, de les enlever avec des compresses humides ou de l\u2019eau savonneuse avant d\u2019étendre la lotion.Présentation.Bouteilles compressibles de 15 c.c.Stocks.Chez les fournisseurs habituels. .stabilité assurée dans le milieu acide de l'estomac ce .la grande proportion du médicament traverse l\u2019estomac sans être altéré .7\u2019! .absorption assurée \u201c .et atteint l\u2019intestin où l\u2019absorption a lieu facilement .\u2019! .efficacité assurée ee .en raison de sa résistance à l\u2019inactivation par les acides et grâce au fait que l\u2019absorption n\u2019est pas génée par.l\u2019alimentation, .- (elle) possède un (degré de) sécurité qui manquait jusqu\u2019 ici aux produits pénicilli- ques par 0s.\u201d\u2019! 1.Welch, H.: Antibiotic Med.2:11 (janv.1956) WALKERVILLE, ONTARIO Une pénicilline per os qui assure 0 ] des résultats rapides et sûrs I a MONTREAL « WINNIPEG » VANCOUVER P E N VEE E Spon PEN + VEE Oral désigne la pénicilline V cristallisée (phénoxyméthyl pénicilline), en comprimés Suspension PEN « VEE* est la pénicilline V benzathine en suspension per os 0 © i Marque déposce @ Ordonnance obligatoire *Marque déposée Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 61 Les UATRE UALITÉS du OMICIL OCHE 1.Une efficacité clinique comparable à celle des antibiotiques les plus puissants, dans la majorité des infections couramment ren- , contrées.2.Le respect de la flore intestinale normale, seule garantie contre les risques de la surinfection par bactéries ou levures et les troubles causés par avitaminose B.3.Une tolérance digestive parfaite et l'absence de tout effet pharmacologique ou toxique.4.Une activité thérapeutique pleinement conservée à l'égard des germes devenus résistants aux antibiotiques habituels.PRÉSENTATION Capsules à 100 mg.- flacons de 12 et 100 Capsules à 250 mg.- 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abouti à la découverte des antisérums, décrite dès 1928, l\u2019auteur étudie, dans le tome 11, le mode d\u2019action des antihémo- lysines.Ce mode d\u2019action, dégagé de l\u2019observation d\u2019un nombre de cas plus important, variable suivant la nature de la tumeur et son état évolatif, comprend, dans les cas débutants, des résorptions tumorales ; dans les cas plus avancés, des extériorisations ou des désinfiltrations tumorales; enfin, dans certains cas, des lyses tumorales.Les résultats thérapeutiques varient suivant l\u2019état d\u2019avancement évolutif ; pour en juger objectivement, l\u2019auteur rapporte l\u2019intégralité des cas traités jusqu\u2019en juillet 1955 \u2014 soit 101 cas en tout.Pour les juger, il importe de s\u2019entendre, d\u2019abord sur les conditions de vérification expérimentale préalable de l\u2019action médicamenteuse, qui ne peuvent s\u2019inclureen des règles rigides ; ensuite, sur les critères valables d\u2019une thérapeutique anticancéreuse.L'auteur analyse ces deux aspects du problème thérapeutique.Il étudie, de plus, les qualités de spécificité des antrhémolysines et leurs concomitants homéopathiques.Il conclut en posant les jalons de ses futures recherches : détecter la « tendance prolifératrice » précédant « l\u2019apparition cancéreuse » afin d'attaquer le mal à sa source.Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 \u2014 65 La firme GERALD PAQUETTE Limitée FABRICANT DE MOBILIER EN METAL POUR COLLEGES, HÔPITAUX ET LABORATOIRES Nos tables de laboratoires, de toutes dimensions et de tous les modèles, sont conçues pour rencontrer les besoins des professeurs de sciences.a Nos sorbonnes pour l'évacuation des gaz délétères, ainsi que nos armoires murales, sont de qualité supérieure.USINES ET BUREAUX : 6003, côte de Liesse, - Montréal 9, Canada.BERNARD GAGNER, B.A.Directeur technique des projets de laboratoire.66 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22- No 6 CENCO où la qualité est 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Québec.Laval Médical, Québec, juin 1957 \u2014 Vol.22\u2014- No 6 \u2014 77 L\u2019HYGIÈNE ET LA MÉDECINE PRÉVENTIVE DANS LE QUÉBEC La province de Québec met à la disposition de sa population des organismes de médecine préventive et l'hygiène publique des plus modernes ainsi qu\u2019un personnel de techniciens et d\u2019hygiénistes d\u2019une compétence reconnue.L'Unité sanitaire est un organisme d'hygiène complet destiné à servir un ou plusieurs comtés, selon l\u2019étendue de leur territoire et le chiffre de leur population.Il existe actuellement soixante-neuf Unités sanitaires desservant soixante-dix-huit comtés.Des municipalités comme Montréal, Québec, Verdun et Westmount ont leurs propres bureaux de santé.Ainsi toute la population de la province bénéficie des avantages que peut procurer un véritable Service d'hygiène et de 7 * 7 ° médecine préventive.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Honorable Dr J.-H.-A.PAQUETTE, M.p., Docteur Jean GREGOIRE, m.p., ministre.sous-ministre.78 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1957 - 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