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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Références

Laval médical, 1936-03, Collections de BAnQ.

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[" 51274 LAVAL MÉDICAL VOL.1 N°1 MARS 1936 INTRODUCTION La Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec fut fondée il y a quatre ans pour organiser à la Faculté de Médecine \u2014 en dehors des programmes officiels \u2014 un entraînement clinique supérieur, et pour accélérer, par une collaboration mieux comprise, les travaux de pathologie expérimentale.Sous l'impulsion première de son créateur Le professeur Arthur Rousseau, cet organisme a grandi rapidement.Très jeune encore, il manifeste une belle vitalité qui légitime l'espoir prochain d'une maturité précoce.En face de nécessités de plus en plus précises et urgentes, pour répondre surtout au vœu unanime des membres de la Société Médicale .oo.SSS KA .des Hôpitaux Universitaires et les mieux seconder dans leur travail, Lavar MépicaL paraît aujourd'hui grâce à la généreuse callabo- ration des Autorités supérieures de l'Université Laval.La 3 Loy v ; Nous les prions d'agréer l'hommage de notre parfaitè gratitadé .a oo y / ' ut\" \u2018 Q by ( ly WA \u2018 ss ~~, Co «7; RENTE IS Gr ye ee SE SRS as TE Epes ee pe 4 LAVAL MEDICAL LavAL MépicAL n\u2019est pas une revue nouvelle au sens strict du mot.Il est la continuation du Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec, qui a cessé de paraître avec lè numéro de février dernier, dont il constituera la deuxième série.Tout en lui conservant son caractère fondamental d'organe officiel de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires, les Directeurs de LAvAL MEDICAL veulent faire de leur revue une publication d'intérêt général, plus variée et plus pratique.Que Lavar Mépicar soit à la fois le baromètre de la vie médicale à Québec, l'écho des progrès scientifiques réalisés à l'étranger er l'agent de liaison efficace entre le spécialiste et le praticien général, voilà l'ambition de ses fondateurs.Cette tendance qui s'inspire d'un esprit nouveau tra s'accentuant.Elle apparaît dès à présent par la publication de notes thérapeutiques, de revues générales et d'analyses bibliographiques.La Direction exprime l'espoir que le public médical lui saura bon gré de cette attention, et qu'il lui donnera sa réconfortante collaboration, en réservant 4 LAvAL Mépicar [accueil le plus favorable.LA DIRECTION. 1) À ra J 1) A i + 7 pr | A 2 UE i : M.LE PROFESSEUR J.GUERARD 1865 \u2014 1936 .Professeur de Clinique Médicale à l\u2019Hôtel-Dieu > Membre du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada ; Ancien président de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec.PRES NTR in Da the Da Lo MERE Sh ae = = eme i eel i ine, - De es pron.oy vie AT in J; iin = et Se Le er 2 = Gi = a = = a Haale = ae = SEY Ir xd SE ny eS A a ce SLs or 2) se = es ee £525 ss = rad ia x = 2 a a = = = = DST, 2 ocak % to 3 TR ps RY = BE X x vy = a \" - # 3 re. IN MEMORIAM Le 10 mars, après une brève maladie dont il avait dès le début confié le pronostic fatal à un de ses intimes, le docteur Joseph Guérard mourait dans sa 7lième année, la 46ième de sa profession médicale.Ceux de ses confrères qui ont été témoins de sa mort savent qu'elle a été comme sa vie, un exemple ; jusqu'à l'ultime moment ne se sont démentis ni l\u2019aménité et la noblesse de son caractère, ni son stoïcisme, souriant parce que chrétien, en face de l\u2019inévitable et de l\u2019attendu.Né à Saint-Laurent, Ile d'Orléans, le 26 décembre 1865, Joseph Guérard fut élevé dans une région et dans une famille où se développèrent tout naturellement, dans une ambiance patriarchale, ses qualités natives de droiture, d'affabilité et d'intransigeante honnêteté.Selon le mot de Mgr le Recteur, la vie du docteur Guérard, sa carrière médicale et universitaire, sont un hommage à la classe rurale, saine mère de notre race ; les plus évolués y tiennent encore, à leur insu, par les racines d'une profonde hérédité.Élève au Séminaire de Québec, de 1879 à 1886, il y fut, à sa manière si personnelle, modestement et constamment, un « premier », un travailleur aussi soucieux de cacher ses succès que de les obtenir.Il n\u2019a jamais mentionné, et la plupart l'ont ignoré, qu'en 1886, il terminait brillamment ses études classiques par l'obtention du prix du Prince de Galles, en Physique.Étudiant en Médecine à l\u2019Université Laval, « premier » encore sans faire de bruit ni de jaloux, il regut en 1890, son diplôme de Docteur en Médecine Summa cum laude.Puis commence pour le jeune médecin, le demi-siècle de pratique médicale dans le quartier Saint-Roch qu\u2019il n\u2019a jamais quitté.Seuls ceux de son temps connaissent les conditions d'alors ; le tramway, l'auto, le téléphone en ont dépuis atténué les difficultés et le mérite.Pendant que d\u2019autres de sa génération, de sa promotion, devenaient les vedettes du jour, Guérard, sans réclame même légitime, sans éclat extérieur, sans heurts déontologiques, se faisait le praticien aussi érudit que dévoué, le consultant recherché de ses confrères, pour son expérience sans cesse affinée par de continuelles études.Sans y prétendre il construisait ainsi, pierre à pierre, sa SARANI ts LAN ee LAVAL MÉDICAL réputation de savant modeste et mal connu, laquelle va bientôt s'imposer à l'attention, durer et lui survivre.Collaborateur dévoué de la première heure à la belle œuvre de la Goutte de lait, médecin du Dispensaire Anti-Tuberculeux, médecin des Dispensaires de l\u2019Hôtel-Dieu pendant plus de 20 ans, il se vit nommer par l'Université, en 1911, Professeur Honoris Causa,\u2014 pour l'honneur des Dispensaires, disait-il avec finesse.Mais dès ce moment, la carrière universitaire s\u2019ouvre largement devant lui et va le conduire aux charges les plus importantes ; il est juste de dire que son extrême modestie et sa grande timidité, bien plus qu'un ostracisme voulu, l'en avaient jusque-là tenu éloigné.Assistant du docteur Edwin Turcot, à l\u2019Hôtel-Dieu, nommé Professeur de Thérapeutique en 1914, il succédait au docteur Brochu en 1918, à la Chaire de Pathologie Interne.A la mort du docteur Odilon Leclerc, il devenait directeur médical de l'Hôpital Laval, de 1923 à 1928.Le docteur Art.Rousseau étant passé à l'Hôpital du Saint-Sacrement, le docteur Guérard était tout désigné pour prendre la direction du Service Médical de l'Hôtel- Dieu et la chaire de Clinique Médicale.C\u2019est dans cette charge importante, à laquelle toute sa vie l'avait préparé, qu\u2019il extériorisa pleinement ses fines qualités d'esprit et de cœur, sa haute culture médicale et scientifique faite de traditions médicales éprouvées, de riche expérience personnelle et vivifiée par l'adaptation aux progrès incessants des méthodes cliniques.Ses élèves et les nombreux médecins qu'il a formés connaissent l\u2019érudition toute simple de ses leçons, la justesse de son flair clinique et l\u2019honnêteté de son esprit préférant le doute à la gloriole facile d\u2019un diagnostic pour la galerie.Ancien Président de la Société Médicale de Québec, il venait d'être, pendant deux ans, Président de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires, où sa régularité exemplaire et l\u2019encouragement prodigué aux jeunes ont maintenu l'impulsion donnée par son fondateur, le docteur Arthur Rousseau.L'Université l'avait appelé, depuis quelques années, à faire partie du Conseil Universitaire.Dans une fête restée mémorable, que ses confrères lui faisaient en décembre dernier à l\u2019occasion de ses 70 ans, il résumait avec une pointe de malice volontairement émoussée, la grande leçon de sa vie.« Savoir attendre », disait-il aux jeunes anxieux de succès rapides, et il ajoutait : « être préparé qu ge EE - cv It 3 8 er.\u201cuv cu \u201cfo LAVAL MEDICAL 9 quand votre tour viendra ».Volontiers eut-il fait sienne la devise de Mon- talembert : « Plus d\u2019honneur que d\u2019honneurs ».Avec Guérard disparait une figure attachante, un des derniers représentants d'une génération médicale boudée par quelques arrivistes modernes, incapables de saisir la beauté de certains anachronismes.Il était un type de médecin, de professeur, de confrère, de gentilhomme intégral dout la redingote traduit la correction intérieure.« C\u2019est moralement, moi, que j'ai mes élégances » (RosTaND).L'influence de pareils hommes ne s\u2019arrête pas avec leur vie ; dans l'âme de leurs élèves, de leurs assistants, de leurs confrères, leur exemple a laissé des reflets et des empreintes d\u2019idéal professionnel, d\u2019altruisme universitaire, de délicatesse déontologique qui prolongent chez les générations montantes, l\u2019enseignement des grands disparus.A.-R.PoTtvin. SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC 1936 COMPOSITION DU BUREAU Président - M.P.-C.DacnEau, Doyen de la Faculté de Médecine, Vice-Président : M.S.Roy.Secrétaire général : M.R.DESMEULES.Trésorier : M.G.DESROCHERS.) MM.A.VarrÉe, A.-R.Porvin et Chs VÉZINA.LISTE DES MEMBRES MM.BERGER, Louis, à la Faculté de Médecine.BLancHET, Roméo, à la Faculté de Médecine.BoucxarD, Jean, à l\u2019Hôtel-Dieu.l\u2019Hôtel-Dieu.la Clinique Roy-Rousseau.»- CAOUETTE, J., »- CARON, S., la Faculté de Médecine.»- CouirLarD, Ed, Dacneau, P.-C.à l'Hôpital du St-Sacrement.Demers, F.-X., à l'Hôpital de la Maternité.DesMEuLEs, R., à l\u2019Hôpital Laval.DesrocHErs, G., à la Clinique Roy-Rousseau.l\u2019Hôtel-Dieu.en disponibilité.sp Dussaurt, N.-A., Ducaz, J.-P., Fortier, Emile, à la Faculté de Médecine.Fortier, De la Broq.à l\u2019Hôtel-Dieu.FrenerTE, Olivier, à l'Hôpital du St-Sacrement.GaAGNoN, Fabien, à l'Hôpital de la Maternité.GArNEaAU, Paul, à l\u2019'Hôtel-Dieu. LAVAL MÉDICAL GauMonD, E., GiNGRas, R., Giroux, M., GrouÈrE, Alp., Garant, O., GosseLIN, Jules, Hvarp, J.-A., Hupon, Fernando, Jos1N, Albert, JosiN, J.-B., JoBin, Joachim, LACERTE, J., LANGLOIs, M., LarornTE, D., LaRue, Lucien, LaRue, G.-H., LAVERGNE, N., Lecrerc, L.-P., LeBLoND, S., Lemieux, Renaud, Lessarm, Richard, Marcoux, Henri, MayrAND, Robert, MILLER, J.-C., Morin, J.-Édouard, Napeau, H.Parncuaup, Paul, PArncHauD, C.-A., PaqueT, Achille, Paquet, Albert, Paquet, Berchmans, à l\u2019Hôtel-Dieu.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital de la Maternité.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital de la Maternité.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital Laval.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à la Faculté de Médecine.à la Faculté de Médecine.à l'Hôtel-Dieu. LAVAL MÉDICAL Payrur, Léo, PerreTiER, Alphonse, PERRON, Edmour, PerrTeLERrç, J.-L, l\u2019Hôtel-Dieu.l'Hôpital St-Michel-Archange.l'Hôpital du St-Sacrement.l'Hôtel-Dieu.i PicuerTE, Henri, l'Hôpital du St-Sacrement.Potvin, A.-R,, l'Hôtel-Dieu.Parry, Laurent, à l'Hôpital St-Michel-Archange.Racing, Georges, l\u2019Hôtel-Dieu.Rocer, J.-Paul, l'Hôpital du St-Sacrement.Rousseau, Louis, l'Hôpital Laval.Roy, F.-J., l\u2019Hôtel-Dieu.Roy, Saluste, l\u2019Hôpital St-Miche! Archange.Roy, L.-P., à l'Hôtel-Dieu.Samson, Mathieu, à l\u2019Hôpital St-Michel-Archange.« SimArD, André, à l\u2019Hôtel-Dieu.TREMPE, Florian, à l'Hôpital du St-Sacrement.i V AILLANCOURT, J., à la Faculté de Médecine.p VALLÉE, Arthur, à l\u2019Hôtel-Dieu.VERRAULT, J.-E., à la Faculté de Médecine.0 VÉzINA, Charles, à l\u2019Hôtel-Dieu.qu co de i k & MÉMOIRES ORIGINAUX ÉTUDE COMPARÉE DES COURBES DE LA SÉDIMENTATION GLOBULAIRE ET DU POIDS DANS LA TUBERCULOSE PULMONAIRE par Henri MARCOUX La séparation des hématies et des leucocytes du plasma sanguin ou sédimentation globulaire est un phénomène physiologique qui se produit à la stricte condition qu\u2019on ajoute au sang un anticoagulant.Normalement, chez l\u2019homme, la vitesse de sédimentation est, au bout d\u2019une heure, de six à huit millimètres.Elle est de huit à dix millimètres pour la femme et de deux à trois millimètres chez l'enfant.En clinique, les variations pathologiques de cette réaction sanguine sont surtout intéressantes dans les infections microbiennes aiguës ou chroni- ques, dans les maladies du sang et dans certains états neurologiques.Au cours de la tuberculose, la sédimentation globulaire devient, dans beaucoup x de cas, un véritable élément de pronostic, à condition qu\u2019on l'associe aux signes stéthacoustiques et radiographiques.Une des conclusions d'un travail fait récemment à ce sujet par Louis Béthoux et Roger Gémier, a particulièrement attiré mon attention.« II est presque de règle », écrivaient-ils, « d'observer une concordance entre l'abaissement vers la normale de l'index de sédimentation et l'augmentation de poids du sujet.Cette concordance traduit une réaction favorable de l'organisme vis-à-vis l'infection bacillaire.Assez souvent, cependant, il y a discordance.» Rappelons aussi que le fléchissement de l\u2019organisme au cours de la tuber- culose pulmonaire évolutive est généralement marqué par une augmentation de la vitesse de sédimentation.RC PE (IY TERETE ET TE CY TE ty 1S CP PERUSE Sy MRE RT HH ITT FETE) MAT NO FI SE ER SEIT EEE IRR HRI IRA HR REE {1 at RER HR HEH RH LAR HR HR RE RH Ee ST ERIE Se ie EE rr es ET Agr aay in CEE PT Ree cs 14 LAVAL MÉDICAL Ce n\u2019est pas mon habitude d'opposer aux signes cliniques une réaction humorale, car je suis convaincu que les réactions humorales, même les meilleures, sont des symptômes inférieurs à ceux que fournissent la percussion, l\u2019auscultation et la radiographie.J'ai l'intention de vous donner les résultats que nous avons obtenus, à l'Hôpital Laval, en utilisant la sédimentation globulaire comme une aide précieuse dans l'établissement du pronostic.Je ne pouvais mettre en graphique tous les éléments du diagnostic de la tuberculose pulmonaire évolutive ou active.Les signes généraux et fonctionnels sont nombreux ; et il est, en outre, difficile de bien dissocier toujours l\u2019évolution et l\u2019activité d\u2019une lésion tuberculeuse.Pour simplifier ma tâche, j'ai établi, pour les comparer aux signes cliniques, les courbes de sédimentation et de poids de 54 de nos malades.(306 sédimentations).La technique que j'ai suivie pour la sédimentation est très simple : prise de sang par ponction veineuse en mettant dans la seringue d'abord 0.c.c.4 de citrate de soude puis 1.c.c.6 de sang.La lecture du résultat a été faite après une heure.Les malades que je veux vous présenter étaient atteints de différentes affections tuberculeuses du poumon.1.\u2014 Emphysème tuberculeux: un cas.2\u2014 Tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse extensive : 36 cas.3\u2014 Pleurésie tuberculeuse avec tuberculose rénale et épididymaire : un cas.4.\u2014 Tuberculose pulmonaire ulcéro-fibreuse : 10 cas.5.\u2014 Tuberculose pulmonaire fibreuse : 1 cas.6.\u2014 Tuberculose ganglio-pulmonaire : 2 cas.7.\u2014 Tuberculose pulmonaire ulcéro-caséo-fibreuse : 3 cas.Les conclusions que m'a suggérées cette étude me font croire qu'une seule sédimentation globulaire ne peut servir d'appoint ni au diagnostic ni au pronostic de la tuberculose.Il est nécessaire, pour avoir une idée convenable du pronostic, de faire la sédimentation au moins tous les deux ou trois mois, et, surtout, toutes les fois qu\u2019il y a dans l\u2019état du malade un changement important.En adoptant cette manière de faire aussi fidèlement que possible, j'ai constaté : I.\u2014 Que l'on peut trouver une concordance parfaite ou presque entre le poids et le chiffre de la sédimentation et les signes cliniques quand le poids LAVAL MÉDICAL 15 diminue en même temps que s'accélère la vitesse de sédimentation au cours des poussées tuberculeuses évolutives ou actives.Il y a concordance aussi lorsque le poids augmente et que la sédimentation s\u2019abaisse.La concordance a été retrouvée chez 57.4% des malades que j'ai observés.An 140 130 0 \u2014 \\ ; or 4 L 8 10 YA 14 (6 IF KO RR 44 26 19 30:34 Mois 100 140 (30 (30 (401506 160170 TUBERCULOSE ULCERO-CASEEUSE EXTENSIVE f signes cliniques Concordance des sédimentation 1 poids du malade.II.\u2014 Chez d'autres, il y a discordance nette entre les deux courbes.La sédimentation, par exemple, peut s\u2019élever en même temps que le poids.Je m\u2019empresse d'ajouter que, dans ce cas, les signes cliniques sont beaucoup plus instructifs que la réaction humorale.J'ai vu cette discordance chez 35.2% des malades.III.\u2014 Enfin, 1l est parfois impossible de dire s\u2019il y a discordance ou concordance : 7.4.% .ee TT betel tate yt hidacaacats av 4 40 136 ++ 1 {xo 116 + of 100 | = 90 fo 70 cu (o bo .50 Yo 30 @ Ao 100 1X0 130 180 150 1LO ($o 1F0 {0 ti 100 fè 2 4 $ 10 1% 14 qu qf 20 22 44 AC 22 30 52 34 BL 3y #0 Mois TUBERCULOSE ULCÉRO-CASÉEUSE EXTENSIVE l signes cliniques Discordance entre [ sédimentation poids du malade.> > I A; wv 140 le 130 i.bi tao (0 od >» 146 ily 160 qu 0 fo PNO Im ou 70 Lo KX! { se 1 madtivète Le do d de: Ad 10 100 (16 120 150 140 150 1L8 170 1 FO du ad # 6 3 io (2 1% 16 18 A0 AA 44 AC 23 30 32 33 3¢ 3% 40 te Mois TUBERCULOSE ULCÉRO-CASÉEUSE EXTENSIVE k [ signes cliniques Discordance apparente entre sédimentation poids du malade.130 CA LAVAL MÉDICAL 17 Explication du troisième diagramme : Après le pheumothorax spontané, pleurésie séro-fibrineuse qui a comprimé le poumon droit et empêché l\u2019évolution.Essaimage dans l'autre poumon.Le liquide pleural, à droite, est une véritable culture de bacilles de Koch ; mais l'organisme, cliniquement, résiste très bien à l'intoxication tuberculeuse.CONCLUSIONS 1.\u2014 Quand la courbe de sédimentation est en concordance avec la courbe du poids, c\u2019est que le poids suit les progrès ou les régressions des lésions tuberculeuses.2.\u2014 Lorsqu'il y a discordance entre le poids et la sédimentation, plusieurs causes peuvent être invoquées, d'après mes observations.A.\u2014 Les troubles digestifs ou intestinaux, à cause du régime nécessaire et des restrictions alimentaires que les malades s'imposent d'eux-mêmes, ont tendance à diminuer le poids.B.\u2014 Dans la tuberculose floride, le poids du malade se maintient à une moyenne normale ou augmente, bien que les signes cliniques indiquent une évolution tuberculeuse.Le poids reste haut, la sédimentation s\u2019accé- lere : il y a discordance.C\u2019est peut-être une preuve que le mécanisme de la sédimentation tient à la résistance ou à la non-résistance de l'organisme à l\u2019infection bacillaire.C\u2014 Certains malades très amaigris et plus ou moins miséreux ne laissent leur travail qu\u2019à leur entrée à l'Hôpital où ils sont mis au repos absolu et bien nourris.En conséquence, leur poids augmente malgré les progrès de leurs lésions pulmonaires.La vitesse de sédimentation, haute pendant au moins un certain temps, produit une discordance des deux courbes, discordance qui finit souvent par disparaître.D.\u2014 L'apparition, au cours d'une tuberculose pulmonaire peu évolutive ou d\u2019une pleurésie, d\u2019un pyopneumothorax ou d\u2019une infection intercurrente peut diminuer le poids et élever la sédimentation qui fait une courbe ascendante en cloche.Trés vite la sédimentation revient à son chiffre antérieur ; mais le poids reste stationnaire et, assez souvent, s'abaisse.Il semblerait que la maladie nouvelle, quelque brève qu'elle ait été, a accentué le fléchissement de l'organisme qui, dès lors, résiste plus mal à la toxi-infection tuberculeuse.E.\u2014 Enfin, dans certains cas, je n'ai trouvé aucune explication clinique à la discordance.Dans la majorité des cas, la sédimentation trop rapide ou trop lente ne suit franchement ni l\u2019extension ni la régression des lésions tuberculeuses tandis que le poids paraît réfléter l\u2019activité toxique du bacille de Koch.ATEN RE ER PRE MER EEE RTE REL ORNE LI LERMAN HB aH RE LE AAS SL 18 LAVAL MÉDICAL | 3\u2014 J'ai, en dernier lieu, vu des malades chez lesquels le poids ou la sédimentation suivent une courbe fantaisiste, tout à fait indépendante de la maladie tuberculeuse.Comme mot de la fin, .permettez-moi d'ajouter que ces quelques faits me convainquent de plus en plus qu\u2019une réaction humorale n\u2019a pas de signification propre et qu'elle s'explique par les signes cliniques qui l'accompagnent.Ce travail n\u2019est que l\u2019amorce d\u2019une étude plus approfondie de la sédimentation globulaire et les réflexions qu\u2019il comporte sont sujettes à discussion et à révision.BIBLIOGRAPHIE Léon BERNARD.\u2014 Activité et évolution de la tuberculose pulmonaire.Annales de médecine 1931, XXIX, No 4, 345-360.Louis BérHoux et Roger Gémrer.\u2014 La sédimentation globulaire au cours de la tuberculose pulmonaire chronique dans la pratique sanatoriale et préventoriale.Revue de la Tuberculose, 1935, 1, No 2.(Travail du Laboratoire de l\u2019Hépital Laval.) e: is qu LE TRAITEMENT DES ENTORSES PAR LA NOVOCAINE par Charles VÉZINA et Ls-Ph.ROY Nous laissons délibérément de côté les traumatismes articulaires accompagnés de fractures ou de déchirures ligamentaires importantes et nous réservons l'injection de novocaïne aux entorses récentes ou éloignées ord:- naires.C\u2019est en 1930 que Leriche a montré que l'anesthésie des ligaments articulaires à la novocaïne supprime d'habitude la douleur de l\u2019entorse, et enlève très vite la gêne fonctionnelle de nombreux traumatismes articulaires sans fracture, que l\u2019effet thérapeutique obtenu dure beaucoup plus qu\u2019une simple anesthésie locale.Depuis six ans, nombreux sont ceux qui ont utilisé ce mode de traitement et qui en ont confirmé l'excellence.Cependant 1l n'est pas encore très répandu et C'est pourquoi nous avons voulu attirer l'attention sur ce mode de traitement de l\u2019entorse.Définir l\u2019entorse n\u2019est pas facile.« Tout le monde, dit Leriche, sait de quoi il s\u2019agit quand on prononce ce mot.Il semble que cela suffise.» Dans tous les livres, on ne trouve aucune précision.Tixier définit l\u2019entorse « l\u2019ensemble des lésions que détermine dans une articulation l\u2019exécution brusque et brutale de mouvements portés au-delà de leur limite physiologique ».Selon LericHE l\u2019entorse est la conséquence réflexe d\u2019un traumatisme par distorsion de l'appareil nerveux ligamentaire d\u2019une articulation.En effet, le rôle joué par l'appareil nerveux sensitif articulaire est considérable dans la physiologie pathologique articulaire.Les anatomistes et les histologistes nous ont appris le développement important des terminaisons nerveuses sensitives au niveau des articulations.En 1866, SArrey écrivait : @les ligaments articulaires sont aussi abondamment pourvus de nerfs que la peau.Quelques-uns sont même plus richement dotés que la peau du tronc et des membres ».RAUBER a compté quinze corpuscules de Ruffini autour de l'articulation interphalangienne du pouce, quatre-vingt- SR ATT TRE RR ie ey IRIE Ce rs 20 LAVAL MÉDICAL seize au coude.Leriche considère les ligaments autant comme des porte- nerfs que comme des moyens d'attache.Les troubles vaso-moteurs : hyperthermie locale, œdème, les troubles musculaires et douloureux qui caractérisent l'entorse ne seraient que la traduction d\u2019un traumatisme du système nerveux interligamentaire.Ce n\u2019est pas l\u2019état de l'os qui déclanche ce qui aboutit au tableau clinique de I'entorse.Ce n\u2019est pas la synoviale non plus car elle réagit en produisant de l\u2019hydarthrose et l\u2019entorse évolue très souvent sans en produire.Il reste les ligaments.LErICHE enseigne que l'entorse est un traumatisme ligamentaire sans rupture ; il a pu vérifier à l'opération l'intégrité des ligaments par deux fois.SÉNÈQUE de son côté, sur la table opératoire, a cependant constaté une déchirure ligamentaire dans une entorse du cou-de-pied.Un examen clinique attentif, aidé d\u2019une radiographie s'il y a doute, est indispensable.L'infiltration anesthésique de l'appareil ligamentaire d\u2019une articulation traumatisée en bloquant les terminaisons centripètes, arrête les excitations anormales, empêche le réflexe de s'établir.La technique consiste à injecter dans la région périarticulaire, de préférence sur le trajet des ligaments ou à leur insertion au contact de l'os, quelques centimètres cubes de novocaïne.La mobilisation nous indique de suite si l'injection est suffisante.Si la gêne persiste, nous ajoutons encore quelques centimètres cubes dans la région douloureuse.Nous n'avons pas encore dépassé 20 c.c.Au bout de quelques instants, le malade fait mouvoir son articulation.Il est même généralement étonné de voir son articulation lui permettre des mouvements presque normaux.Si l\u2019infiltration de novocaïne est faite dans les premières heures après l'accident, une ou deux injections suffisent à faire disparaître les douleurs et l\u2019impotence fonctionnelle.Si l\u2019entorse date de quelques semaines et qu'il y a épanchement, il y a encore grande amélioration mais l\u2019épanchement ne disparaît pas.Voici, brièvement résumées, quelques observations d\u2019entorses vues aussitôt après 'accident ou dans les semaines suivantes seulement.PREMIERE OBSERVATION.Monsieur L., 57 ans, ouvrier, en se retour- nant un peu brusquement durant son travail perçoit une douleur assez forte PPS Es dd ile RR TT As lh te 3
de

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