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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1963-10, Collections de BAnQ.

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[" t 00) ee qr isn Volume 34 - numéro 8 - FACULTÉ DE MÉDECINE, QUÉBEC - octobre 1963 o0MMAi ÉDITORIAUX Jean-Marc LESSARD : POURQUOI UN CONGRES 2., .987 Claude CATELLIER : î LE CONCEPT DE PREDIABETE .11.989 COMMUNICATIONS F.TAYEAU : CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MÉDECINE : L\u2019EXPLORATION FONCTIONNELLE SURRÉNALE \u2014 APPLICATION À L'HYPER- CORTICISME .942 H.LESTRADET : _ .LF RACHITISME DE LA GLOMERULO-NEPHRITE CHRONIQUE .954 Maurice THIBAULT et Fernand LABRIE : RÉNOGRAMME À L'HIPPURAN .2.212221212111.960 Normand PLANTE : LE 6484 R.P., UN TRANQUILLISANT ANXIOLYTIQUE ET HYPNOTIQUE .969 Roland SCHERRER : .LA GROSSESSE MOLAIRE ET SON EVACUATION ., .974 NECROLOGIE J.-C.FAVREAU : LE DOCTEUR J.-ÉDOUARD SAMSON .917 PHYSIOLOGIE EXPERIMENTALE Pierre POTVIN : ÉTUDE DU MÉTABOLISME DE L' AMMONIAQUE ET DE LA CIRCULATION HEPA.TIQUE CHEZ LE CHIEN .980 J.-Y.McGRAW : STUDIES ON THE PATHOGENESIS OF EXPERIMENTAL ATHEROSCLEROSIS WITH PARTICULAR REFERENCE TO CONNECTIVE TISSUE AND CAPILLARY RESISTANCE .1001 FORMATION PROFESSIONNELLE Wilfrid-M.CARON : LA FORMATION DU CHIRURGIEN .+ + + .1032 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES René-G.LAVOIE : | de clinique et de biologie médicale L'ORTHOPTIQUE EN FONCTION DE L'HOPITAL .1038 © , Louis DIONNE : L\u2019HOPITAL SAINT-MARC ET LE CANCER DURECTUM .1043 | ANALYSES .M REVUE DES LIVRES LA LL LL LL LL LL LL 1 1 1 442222 - 1051 J NOUVELLES .1054 CONGRÈS.LL LL LL LL 21 1 1 2 2 2 2 - ., 1088 O NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .LL LL LL LL 1 2 114 22, ., 1062 ® tm\u2014 AVANTAGE R L'ANCINEUX pu DILATE LES CORONAIRES « CALME L'AN s RAJENTIT LE RYTHME 2 >A 7e, NT Se 2 24 Ye.vay .ALD LTV on a R°17-H-5 450 k\u20ac PEAS RP LAAN AT V a.47.VN.A ar?yu AL gy LA MS Ta Cr s A Fe ; = va rba TT NN crn 3d i + ; Lu à \u2018an?Von 2 V0 ; ; : LES x Ly : ÿ v ATV : 3 LAS AD CRAY > : ; NX oy < « ey : Ë wd \u2019 : 3 2S VEY & - M vw t Nw Lr : = : ; : : AL 3 4 POUR SOULAGER ë : ; 3 TL LE ; ; PRURIT QUELLE QU'EN SOIT LA CAUSE A A Ne a NN pr ES ZN QS 7 A SG NN NT = Sa So aA a NH COMPRIMES 22.5, 5, et 10 mg.; H LIQUIDE à 2.5 mg.par 5 ml.(c.à thé) H AMPOULES de 5 ml.et | Eo MW MULTIDOSES de 10 mg.à 5 mg.par ml.pour injection IM à.SAA OULENC LIMITEE li 8580 ESPLANADE, MONTRÉAL NO NSA NAS mN CSSS ESS Go SEP dain] PETER ti assuiiiribtish tii Lai Rédacteur en chef M.le professeur Roméo BLANCHET, Professeur de Physiologie.Rédacteur adjoint M.le professeur Geo.-Albert BERGERON, Secrétaire de la Faculté de médecine.Administrateur M.le professeur R.GINGRAS, Doyen de la Faculté de médecine.Secrétaires à la rédaction MM, les docteurs Guy LAMARCHE et Jean BEAUDOIN.CONDITIONS Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est DE l\u2019organe officiel de la Soctélé médicale des Hôpitaux universitaires de PUBLICATION Laval, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilère d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.(Tél.: 681-4631 - local 244) bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval (A) (= = = \u201ces a fe er Etes i JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MEDICALE Faculté de médecine UNIVERSITE LAVAL QUÉ BEC BUREAU DE DIRECTION M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; MM.les docteurs Roméo BLANCHET, Rosaire GINGRAS, Georges-A.BERGERON.COMITÉ SCIENTIFIQUE M.le docteur J.-B.JoBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; M.le docteur Rosaire GINGRAS, doyen de la Faculté de médecine ; M, le docteur Avila DENONCOURT, président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Pierre JOBIN, directeur du Département d'anatomie ; .le docteur Fernando HuDon, ; directeur du Département d\u2019anesthésiologie ; .le docteur Louis BERLINGUET, directeur du Département de biochimie ; .le docteur François Roy, directeur du Département de chirurgie ; .le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine ; .le docteur Léo GAUVREAU, directeur du Département de microbiologie ; .le docteur Lucien LARUE, directeur du Département de neuro-psychiatrie ; .le docteur René SIMARD, directeur du Département d'obstétrique et gynécologie ; .le docteur Paul PAINCHAUD, directeur du Département d'oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie ; .le docteur Carlton AUGER, directeur du Dépariement de pathologie ; .le docteur Donat L APOINTE, directeur du Département de pédiatrie ; .le docteur Roméo BLANCHET, directeur du Département de physiologie et de pharmacologie ; .le docteur Henri LAPOINTE, directeur du Département de radiologie, médecine physique et réadaptation ; M.le docteur Roland CAUCHON, vice-président de la Société médicale des Hôpiiaux universitaires de Laval ; M.le docteur Jacques BRUNET, ; secrélaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Georges-A.BERGERON, 2 8 BR EE 8 2 8 BE g 2 BE secrétaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Clément JEAN, trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval. aies cmt ee rtp i AGRE + iB me Rie he TE Laval Médical | Vol.34 \u2014 Oct.1963 renseignements et échantillons sur demande INDICATIONS AVANTAGES PRÉSENTATIONS UN ANTI-ÉMÉTIQUE ET NEUROSTATIQUE REMARQUABLE NE PROVOQUANT NI SOMNOLENCE, NI DÉPRESSION prochlorpérazine NAUSEES et VOMISSEMENTS de toute étiologie MIGRAINES, VERTIGES gamme étendue de TROUBLES ÉMOTIFS ET MENTAUX e agit à faible dose e exerce un léger effet stimulant e combat efficacement le \u201cstress émotif Des milliers de publications ont prouvé son efficacité dans l'ANXIÉTÉ et la TENSION chez les VIEILLARDS MALADES chez les CARDIAQUES COMPRIMÉS à 5, 10 et 25 mg.; LIQUIDE à 5 mg.par 5 ml.(c.à thé) pour USAGE GÉNÉRAL; LIQUIDE à 15 mg.par 5 ml.{c.à thé) pour USAGE PSYCHIATRIQUE; SUPPOSITOIRES à 5, 10 et 25 mg.; AMPOULES de 2 et de 5 ml, et MULTIDOSES de 10 ml, a 5 mg.par ml * Marque déposée ou Canada OULENC LIMITEE 8580 ESPLANADE, MONTREAL b Ri El Bt i ÿ f N Laval Médical Vol, 34 - Oct.1963 pour traiter les pathologies légères ou de gravité moyenne Cordex améliore Composition par comprimé: Medrol (méthylprednisoione) 0.5mg Acide acétylsalicylique ccs 300 mg Présenté en flacons de 100 et de 1000 comprimés pour traiter les pathologies moyennes ou graves Cordex Forte amélioré Composition par comprimé: Medrol (méthylprednisoione) \u2026\u2026\u2026\u2026 \u2026\u2026 1.5 mg Acide acétylsalicylique oor, 300 mg Présenté en flacons de 100 et de 500 comprimés soulage la douleur rapidement et contribue à rendre la mobilité avec un minimum de reactions secondaires pionniers dans le domaine de la recherche en corticoïdes THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/DON MILLS (TORONTO), ONTARIO rr MARQUES DÉFOSEES: 106 LEX, MEDROL CF 1183.3 pe - EW ER ER Er EW ME WN Wh ES A NE We ME EW EW EE EW EE EE EE we WW EW Es EE ew mE Ema Em EE WM ww = | | | | : À Laval Médical | Vol.34 - Oct.1963 Or ppt Uy | ny, % ÿ pt pe\u201d Pomme\" pu\" es Lott, \"My \u201clly, nh .re, anti?° e e e e e ° e e e e e e e e e e e e e e e e ° e e e e e e ® e e e e e e e ° e e .* e e e e e CALCIUM CORBIÈRE le seul CALCIUM INJECTABLE par voie I.M.ou I.V.ABSORPTION et SOLUBILITE INSURPASSEES PRESENTATION Injectable Buvable, Vitamines C.D.et PP.boîte de 12 ampoules 5cc.NORMAL, boîte de 8 et 24 ampoules 10cc.boîte de 12 ampoules 10cc.FORT, boîte de 16 ampoules 10cc.WELCKER INDICATIONS | SURMENAGE, CROISSANCE, RACHITISME, GROSSESSE.WELCKER & CIE LIMITÉE 1775, ÉDOUARD-LAURIN, MONTRÉAL 9 \u2014 CANADA GANFS31 L\u2019épreuve du temps Il y a 14 ans environ, alors que les antibiotiques étaient à leur apogée, un sulfamide d'action brève faisait ses débuts dans la thérapeutique et il était accepté presque aussitôt en urologie.Au cours des années qui suivirent son introduction, cette spécialité \u2014 le Gantrisin \u2014 est devenue pour ainsi dire le synonyme de sûreté et efficacité dans le traitement des infections génito-urinaires, qualités établies Hofimann-La Roche Limitée, Montréal.Laval Médical Vol, 34 - Oct.1963 dans des centaines de publications et par l'expérience de milliers de médecins.Cette longue expérience a valu au Gantrisin le titre de \u201cmédicament de choix\u201d dans le traitement des infections génito- urinaires.Gantrisin® 3.4-diméthyl-5-sulfanilamido- isoxazol ® Marque aéposée Documentation sur demande.Gantrisin Roche i Pa Ut sh dada ae rt tae de Laval Médical Vol.34 \u2014- Oct.1963 ® ORGANISATION DE VOYAGES INDIVIDUELS OU EN GROUPES ® ÉMISSION DE BILLETS ® ÉTABLISSEMENT GRATUIT D\u2019ITINÉRAIRES ® LOCATION D\u2019AUTOMOBILE ® RESERVATIONS D\u2019HOTELS ® ASSURANCES DE VOYAGES OU BAGAGES ® SERVICE DE GUIDES ET D'ACCUEIL DANS TOUTES LES VILLES DU MONDE ENTIER PAR NOS CORRESPONDANTS.VOYAGES CLAUDE MICHEL, INC.100, D'Youville, Québec - Téléphones: 525-4877 - 525-4878 Stationnement assuré en plein cœur de Québec Face au Palais-Moncalm Antihypertentif et dédatif d'action progreddive el doulenue.\u2026.calme el délend LEA LLY! RAUWOLFIA SERPENTINA avec ISONAL, RUTINE et ACIDE ASCORBIQUE (Vitamine C) ° Rausénal associe l\u2019action tranquillisante et hypotensive du Rauwolfia Serpentina à l\u2019effet sédatif de l\u2019Isonal.J.M.MARSAN & CIE LIMITÉE, 2795, chemin Bates, Montréal.(D) AUS Abita arb oo i 510 i , NOUVEAU A ® à erg VARIDASE une Streptokinase-Streptodornase Lederle ea | COMPRIMÉS LAWS hs i WY i Ta 7 pratique.efficace = i 4 3 CONTRÔLE L\u2019INFLAMMATION i A K DIMINUE L\u2019ENFLURE i SOULAGE LA DOULEUR ASSOCIEE ee = ACCÉLÈRE LA GUÉRISON i 1 comprimé quatre fois par jour (10,000 unités de streptokinase) dé @lMarque déposée = ; À Montreal CYANAMID OF CANADA LIMITED, 2 Z ne = ay wi $0 To ti, yy Ti 2 2 2 Gi ; i EE % 2, a et > 3 i I De État vr 3 IPT ERT BAPE RS ~R Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 SIMPLE soulage l'irritation locale XR e combat le réflexe de la toux facilite I'expectoration favorise le sommeil + ACTION DÉCONGESTIVE (Vaso-Constrictrice) ADULTES: 1 c.à thé toutes les 4 ou 6 heures ENFANTS: V2 c.a thé toutes les 4 ou 6 heures E) AVEC CODEINE® : oulenc LIMITÉE 8580 ESPLANADE, MONTRÉAL 11 10 sommaire suite Laval Médical Vol.34 - Oct.ANALYSES NEUROPATHIE DIABETIQUE ., .MECANISME DU POULS PARADOXAL DANS LA TAMPONADE CARDIAQUE AIGUE.Cee ee ee eee ee ee HYPERTHYROÏDIE ET PARALYSIE PERIODIQUE DIAGNOSTIC DE LA MALADIE DE WILSON CHEZ LES PATIENTS ASYMPTOMA- TIQUES TRAITEMENT INTERMITTENT DE LA TEIGNE DES CHEVEUX PAR LA GRISEO.FULVINE.«+ ov vv vv.SYNDROME DE GOODPASTURE.GLOMERULONEPHRITE AVEC HÉMORRAGIE PULMONAIRE.+ + + 4 0 + 0 6 8 8 0 4 0 0 + 4 6 00 1963 .1047 .1047 .1048 .1048 .1049 .1049 \"KONDREMUL\u201d © il pénètre les matières fécales et les amollit © il lubrifie pour un passage plus facile sans entraîner de suintement.Une émulsion d'huile minérale et de mousse d'Irlande, stable et remarquablement exquise.POSOLOGIE\u2014ADULTES\u2014Une cuillerée à soupe au coucher et au lever; à mesure que l'état s'améliore, diminuer à une cuillerée à soupe au coucher.ENFANTS \u2014 Une à deux cuillerées à thé au coucher suffisent habituellement.\u201cKONDREMUL\" \u201cKONDREMUL\" .\u201cKONDRÉMUL\"\u201d (étiquette bleue) à la au Cascara Phénolphtaléine (étiquette verte) (étiquette rouge) Flacons de 8 et de 16 onces liquides.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ A Chantes E.Fnosst & Co.* MONTREAL CANADA Maison entièrement canadienne - Fondée en 1899 Jared iH HI ii Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 11 ame a TEE WILD M11 et M20 Cet appareil de précision peut s\u2019adapter aux accessoires versatiles de Wild, ce qui en fait un microscope spécial utilisable à toutes fins.Une nouvelle boîte en métal protège le microscope et facilite son transport.Garantie entière d\u2019un service rapide et d\u2019une livraison efficace des accessoires et des pièces de rechange.Vous êtes cordialement invités à nous visiter au stand numéro 20 lors de l\u2019assemblée annuelle de l\u2019A.C.F.A.S., à l\u2019université Laval, les 1, 2 et 3 novembre.Pour information supplémentaire, veuillez écrire à : WILD OF CANADA LIMITED 881, Lady Ellen Place, Ottawa 3, Ontario.Agents par tout le Canada \u2014 Service complet et réparation à Ottawa, Edmonton et Toronto.) Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 LORSQUE LA DOULEUR ET SON APPRÉHENSION INTERVIENNENT DANS LE BIEN-ÊTRE DU MALADE Fiorinal-C interrompt le cycle douleur-crainte-tension du malade.L'action du sédatif qui le compose, le Sandoptal, est simultanée à celle des analgésiques; de même que cette action sédative diminue lorsque l'action analgésique diminue.Le résultat est une thérapeutique équilibrée contre la douteur, la crainte et la tension qui l'accompagnent, avec un risque minimum d'excès de sédation pouvant être dû à une accumulation au cours d'une administration prolongée.Composition: Chaque capsule contient \u2014 Sandopta! (allylisobutyl- malonylurée) 50 mg.; caféine 40 mg.; acide acétylsalicylique 200 mg.; phénacétine 130 mg.; phosphate de codéine 16 mg.(4 gr.) Posologie moyenne: 1 ou 2 capsules pour commencer, suivies d'une capsule toutes les 3 a 4 heures.Présentation: flacons de 100, 500 et 1000 capsules.FIORINAL-C (+ codéine) \u2014 pour tous états de douleur/crainte FIORINAL Comprimés (sans codéina)\u2014 pour les céphalées de tension NOUVEAU FIORINAL-C CAPSULES \u2014 CONTENANT DE LA CODÉINE ACTION RAPIDE ET SIMULTANEE ANALGESIQUE-SEDATIVE POUR LE SOULAGEMENT DE TOUT ETAT DE DOULEUR/APPREHENSION SANDOZ tel i Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 13 I \u2014 i ART GS, ; 24 (Gé) CE - Fa 7 MEDICATION HEPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURETIQUE a base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut © EXTREME DOUCEUR DE SON ACTION e PAS DE CONTRE -INDICATION ° 4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, LIMITÉE, 202, avenue Laurier est, Montréal 14.VI.9-7306 3 0 RRA 4 Laval Médical 1 Vol.34 - Oct.1963 ni tension, ni spasme, ni stase n'empéchent ce patient de faire ses tournées * surtout lorsque LES DOULEURS DE DE î N-BB L\u2019APPAREILDIGESTIF SUPERIEUR sont associées à des troubles biliaires Chaque comprimé contient: cre ET SE À À Noter: Peut engendrer l'accoutumance 15 mg (Va grain) rr THT OF DELLA 10 mg (4 grain) rE DETYOROGHOIIE 250 mg (3% grains) Dose moyenne pour adultes: 1 ou, s'il en est besoin, 2 comprimés trois fois par jour.Précautions: Examiner périodiquement le malade afin de dépister une augmentation de la pression intra-oculaire ainsi que \u201cAMES : À I'accoutumance ou l\u2019addiction aux barbiturates; prévenir les conducteurs de véhicules des possibilités de CANON LTD sh somnolence.Effets secondaires: l'acide déhydrocholique peut provoquer une diarrhée passagère; la eme Prier belladone peut causer des troubles visuels et la sécheresse de la bouche, Contre-indications: Occlusion | 4, des voies biliaires, hépatite aiguë, glaucome et hypertrophie prostatique.Présentation: DECHOLIN-BB,*# i EL flacon de 100 comprimés.Aussi: DECHoLIN= avec belladone (acide déhydrocholique, 250 mg.; extrait de i \u201ci belladone, 10 mg.) et DecHorIN* {acide déhydrocholique 250 mg.) en flacons de 100 et de 1,000 comprimés.i $ I \u201cMARQUE DEPOSEE CA34963FR | lai À lg BON MEILLEUR_LEMEILLEUR AUREOMYCIN®, Auréomycine Chlortétra- cycline, l\u2019antibiotique à large spectre tétracycli- nique original qui a ouvert un champ d'attaque entièrement nouveau contre l'infection.ACHROMYCIN® V, Achromycine V Tétracycline HCI, tamponnée a I'Acide Citrique, produit résultant de la poursuite des recherches en quête d'un produit amélioré, fournissant de meilleurs taux sériques aux mêmes doses.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montreal Ces antibiotiques Lederle sont les seules tétracyclines fabriquées entièrement au Canada.©Marque déposée DECLOMYCIN®, Déclomycine Déméthylchlortétracycline Lederle, réunissant les caractères désirables des tétracyclines plus anciennes et de nouveaux avantages uniques en leur genre.La Déclomycine donne des taux d\u2019activité antibactérienne élevés .à des doses plus faibles produisant moins de troubles digestifs .et maintient des taux élevés durant le traitement.Cette activité antibactérienne se prolonge pendant 24 à 48 heures après la dernière dose, fournissant une protection contre les rechutes.ENTIEREMENT CANADIENNE ECLOMYCIN Laval Médical 16 Vol.34 - Oct.1963 Nouvel antidiabétique oral (acétohexamide, Lilly) | dans le diabète stable de l\u2019adulte\u2026 s Haut degré d'efficacité e Administration commode: une seule prise quotidienne e Absence remarquable de toxicité dans les traitements prolongés Expérimentation clinique' - Résultats obtenus avec le Dimelor par rapport aux résultats obtenus antérieurement avec d\u2019autres antidiabétiques dans 1.140 cas 51,4% des cas ont été améliorés par le Dimelor [ \u2014_-_-\u2014\u2014\", i Amélioration\u2014586 malades Pas de changement\u2014433 malades Aggravation\u2014121 malades Amélioration obtenue avec le Dimelor dans 172 cas traités antérieurement par d'autres antidiabétiques oraux avec \u2018\u2018résultat médiocre\u201d Nombre de malades Amélioration obtenue % d'amé- traités avec le Dimelor Total lioration Excellente Bonne Assez bonne 172 19 47 39 105 62 Nota: 62% des malades traités antérieurement par d'autres antidiabétiques oraux avec \u2018résultat médiocre'' ont été améliorés par le Dimelor.1, Recueil d'observations cliniques publiées par 228 expérimentateurs, Laboratoires de Recherches Lilly.Eli Lilly and Company (Canada) Limited, Toronto, Ontario Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 17 la société médicale des hôpitaux universitaires de laval Secrétariat : Faculté de médecine, Université Laval, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur Raoul KOURILSKY, de Paris.M.le professeur Albert JENTZER, de Genève.M.le professeur Henry L.Bocxus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York, M.le professeur Charles H.BEST, de Toronto.M.le professeur Jean MARCHE, de Paris.BUREAU Président : M.le docteur J.-Avila DENONCOURT.Vice président : M.le professeur Roland CAUCHON, Secrétaire général : M.le docteur Jacques BRUNET.Secrétaire correspondant : M.le professeur Georges-A.BERGERON.Trésorier : M.le docteur Clément JEAN.Membres : MM.les professeurs Léo GAUVREAU et René SIMARD ; MM.les docteurs Louis-Philippe ALLEN, Jean BEAUDOIN, F.-X.BRISSON, Claude BROSSEAU, Georges NORMAND, Jean-Paul DECHENE, Jean-Marie LEMIEUX, Jean-Marie LOISELLE, Yves RouLEau et Jean ROUSSEAU.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.LAXATIF DOUX (sans accoutumance) comprimés par jour CORONET DRUG COMPANY 260 Est Rochel, Montréal - Agent Général (H) Laval Médical g 18 Vol, 34 - Oct.1963 lt IRINA FACTEURS DE LA VITAMINE /B\"/ AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES élixirs : BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE I BETAGÈNE ET B;- comprimés : BETAGÈNE ET FOIE BETAGÈNE FER ET FOIE BETAGÈNE SUPER injectables : BETAGENE (10 cc.) BETAGENE ET B;; (10 cc.) CANADA DRUG AiR ITNT MILLET ROUX \u20ac CIE.LTÉE CENTRE D\u2019ÉQUIPEMENT MEDICO-CHIRURGICAL - SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES - LAMPES ET LUMINAIRES i .INSTRUMENTS DE CHIRURGIE - INSTALLATION DE BUREAUX i - MOBILIER MÉDICAL ET CHIRURGICAL - APPAREILS À PRESSION - STÉRILISATEURS .DIATHERMIE ET ULTRASONS ! - ELECTRO.ET PHYSIOTHERAPIE - ULTRA-VIOLETS ET INFRA-ROUGES - ÉLECTROCARDIOGRAPHES - SERINGUES - AIGUILLES - THERMOMÈTRES | - OXYGÉNOTHÉRAPIE - PANSEMENTS bi - APPAREILS ET ACCESSOIRES D\u2019ANESTHESIE - SUTURES ET LIGATURES TL DÉPOSITAIRES ATTITRÉS DES PRODUITS SUIVANTS: Hf = - AMES - MERRELL : - BURROUGHS WELLCOME .SANDOZ fl - GEIGY - SCHERING - HŒCHST - SMITH, KLINE & FRENCH - MERCK, SHARP & DOHME - INST.MICROBIOLOGIE, U.DE M.BUREAU CHEF : 1215, rue ST-DENIS, MONTREAL 18.BUREAU A QUEBEC: M.LS JACQUES, gérant, 525, CORRIGAN, QUEBEC 10.TÉL.: 527-8006. Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 19 Lid \u2014 Li / z= POUR la pureté * A > la fraîcheur 7 +\u2014 .= | ALTE = la richesse LA = La = = LAIT 6) - = CREME (4 £7 7 %, Net \\ CREME GLACEE =i Set 875, 4° AVENUE, QUÉBEC 3.TÉLÉPHONE : 529-9021 Apprenez à connaître les avantages de l'épargne en ouvrant un compte a la BANQUE CANADIENNE NATIONALE 21 bureaux a Québec « Messieurs les médecins trouveront à nos établissements un assortiment très varié d\u2019arlticles pour la profession.» J.-E.LIVERNOIS, Limitée Téléphone : 522-5214 Rue SAINT-JEAN, QUÉBEC.SPÉCIALITÉ: CINÉ-PHOTOGRAPHIE Succursale : 19, rue Buade Laval Médical 20 Vol.34 \u2014 Oct.1963 Nous annoncons deux nouvelles formes posologiques Granules d'Erythrocine (pour suspension) La préparation selon les instructions fournit 60 ml de suspension aromatisée a la cerise renfermant une activité correspondant à 200 mg d\u2019érythromycine base par cuillerée à thé de 5 ml.pédiatriques d\u2019 Erythrocine\u2019 (Erythromycine, Abbott) Gouttes Orales d\u2019Erythrocine La préparation selon les instructions fournit 30 ml de suspension aromatisée à la cerise renfermant une activité correspondant à 200 mg d\u2019érythromycine base par cuillerée a thé de 5 ml.Il n\u2019y a aucun changement dans la formule de base de l\u2019Erythrocine\u2014seule la saveur est différente.L\u2019Erythrocine continue de maîtriser 8 sur 10 des infections courantes que vous traitez et possède à son actif la plus grande des sécurités en thérapie antibiotique.Il n\u2019y a pas d\u2019antibiotique plus sûr, plus efficace, que les Granules et les Gouttes Orales d\u2019Erythrocine, ni plus agréable pour vos jeunes malades.POSOLOGIE: La recommandation de base est de 30 mg/kg/ jour (14/mg/lb/jour) en doses fractionnées, avec un maximum de 50 mg/kg/jour(23 mg/lb/ jour).Les indications suivantes sont commodes pour les infections légères ou modérées: enfant de 25 Ib\u2014 une demi-cuillerée à thé (100 mg) quatre fois par jour.enfant de 50 Ib\u2014une cuillerée à thé (200 mg) quatre fois par jour.enfant de 75 |Ib\u2014la dose pour adultes d'une cuillerée à thé (200 mg) ou plus, cinq fois par jour PRÉCAUTIONS: Les effets secondaires sont rares.Toutefois, si un malade manifestait des signes de sensibilité allergique, les contre-mesures appropriées (e.g.épinéphrine, stéroïdes, antihistaminiques, etc.) devront être appliquées et la médication devra être discontinuée.Erythrocine\u2014éthyl succinate d'érythromycine, Abbott.*Nom déposé a0963F ( ABBOIT | LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE, MONTRÉAL - TORONTO - WINNIPEG - VANCOUVER 4} (1) stretch mei VOLUME 34 NUMERO 8 EDITORIAUX POURQUOI UN CONGRES?IEN souvent de nos jours, on se demande : Encore un Congrès ! Pourquoi D cette multiplicité de réunions médicales?Les praticiens généraux ont leur Congrès ! Toutes les spécialités ont aussi le leur.Et maintenant l\u2019Association des médecins de langue française ! C\u2019est vrai ! Mais avez-vous songé d\u2019abord que très peu de ces Associations tiennent leurs assises en français sur notre continent et même dans notre « Belle Province ».Nous avons la traduction simultanée, me direz-vous?C\u2019est quand même bien différent et souvent fort décevant.Car si on réussit à traduire les mots on ne rend pas toujours l\u2019idée.Et cette traduction est bien loin de la clarté de notre langue.Il y a plus! Davantage chaque année nous pouvons constater l\u2019affirmation du Canadien français dans le domaine de la médecine, et comment peut-il la réaliser plus pleinement que dans sa propre langue ! De plus en plus, le Congrès des médecins de langue française du Canada tente de grouper autour de lui les différentes spécialités et les mettre en contact plus direct avec la profession médicale de notre Province et du Canada.Existe-t-il un meilleur terrain de rencontre que celui de la science?Un meilleur médium de compréhension que celui que nous avons tous, c\u2019est-à-dire la pratique de la médecine ?Le Congrès des médecins de langue française du Canada ! On s\u2019en désintéresse, hélas ! trop souvent.On dit : Oh ! ça n\u2019est pas pour moi! Je n\u2019ai rien à apprendre là ! Bien au contraire, il y a beaucoup à apprendre ; il y a toujours quelque chose à apprendre.Vous ne pouvez pas pendant plusieurs jours, côtoyer des gens, écouter des médecins, quelle que soit leur spécialité, vous présenter le fruit de leur travail et de leur expérience, sans qu\u2019il ne vous en reste quelque chose.Comment pourrait-il en être autrement, quand les organisateurs, pendant des mois, ont groupé leurs efforts pour rendre profitable à chacun de nous ce XX XIIIe Congrès de 1963.Au fait, à qui s\u2019adresse-t-il ce XXXIIIe Congrès?S\u2019il fut un temps où c\u2019était le congrès du praticien, ses cinquante années d\u2019existence ont élargi ses horizons.Aujourd\u2019hui, il veut être le Congrès de tous les médecins.OCTOBRE 1963 3 938 Jean-Marc LESSARD Laval Medical Il s\u2019adresse à vous les praticiens.Il veut exposer devant vous et discuter avec vous, certains de vos problèmes de chaque jour ; problèmes dont la solution peut être obtenue par vous, si vous savez y voir clair ; problèmes dont vous devez d\u2019abord et avant tout reconnaître l\u2019existence et les moyens à votre disposition pour y rémédier.Il s\u2019adresse encore à vous, qui pratiquez la médecine, la chirurgie dans des centres plus populeux, mais qui n\u2019avez pas toujours des contacts journaliers et suivis avec d\u2019autres spécialistes.Il vous offre des cours où certains sujets d\u2019actualité sont étudiés plus à fond.À vous aussi les séances plénières permettront de revoir certains problèmes sous un aspect différent, mais toujours instructif.Il s\u2019adresse aussi à vous les spécialistes en discutant certains aspects de votre pratique.Il vous permet de vous renseigner sur les problèmes de la pratique générale.Il vous donne l\u2019occasion de comprendre ses difficultés et de l\u2019aider.Il comprendra mieux les vôtres.Et c\u2019est là un des buts de cette rencontre de tous les médecins pratiquant tous la médecine dans une même contrée, parlant le même langage, et ayant le même idéal : le soin des malades quelque différente que soit sa sphère d'action.Il s\u2019adresse à vous les étudiants en médecine, les résidents dans chacun de nos hôpitaux, ceux qui, demain, pratiqueront la médecine.Nous voulons vous associer à nous, à nos activités.Nous avons voulu discuter avec vous de vos problèmes qui sont aussi les nôtres.La pratique de la médecine devient de plus en plus complexe et elle doit vous trouver de plus en plus préparés.Elle doit nous unir davantage dans la pratique de notre art.Le XXX1I1e Congrès des médecins de langue française vous apportera quelque chose, nous en sommes convaincus ; il augmentera vos connaissances, nous l\u2019espérons ; c\u2019est là notre plus grand désir.Mais pour cela, vous devez y assister, vous devez y participer activement par votre présence et votre assiduité aux séances que nous avons organisées pour vous.Ce sera la meilleure récompense pour ceux qui ont organisé ce congrès, pour ceux qui y auront pris part en préparant et présentant des travaux et pour tous ceux qui auront participé à la réussite de ce XXXIIIe Congrès des médecins de Langue française du Canada.Jean-Marc LESSARD LE CONCEPT DE PRÉDIABÈTE « Before you are born you are prenalal, yet already in existence: before you are diabetic you are prediabetic a state which is not normality nor yet a disease, bul certainly there.» (JACKSON) À littérature médicale, particulièrement celle de l\u2019école française, nous fournit L une richesse d\u2019interprétations et de synonymes du terme prédiabète : diabète latent, potentiel, préclinique, paradiabète pour n\u2019en nommer que quelques- uns.Plus récemment, à la faveur des réunions médicales internationales, un certain rapprochement s\u2019est dessiné ; les diabétologistes cherchent un langage commun et l\u2019effort en ce sens est remarquable.Cette tendance est sans doute le fruit de l\u2019activité scientifique intense qui règne actuellement en diabétologie, activité grâce à laquelle l\u2019hérédité du diabète et l\u2019hétérogénéité du stade initial de la maladie ont pu retrouver des bases plus solides.De ces notions est apparue une conception à la fois nouvelle et dynamique du prédiabète.La transmission héréditaire du diabète sucré est aujourd\u2019hui universellement admise.On s'accorde cependant beaucoup moins sur les diverses modalités de cette transmission : pour les uns, l\u2019hyperglycémie est la première manifestation du gène ; pour d\u2019autres, l\u2019hypothèse de gènes multiples apparaît nécessaire pour expliquer l\u2019absence fréquente de relation étroite entre les variations de la glycémie et les complications vasculaires ; d\u2019autres, enfin, donnent encore leur faveur aux facteurs précipitants secondaires alimentaires, endocriniens ou autres, dans l\u2019étiologie de la maladie.La plupart des auteurs reconnaissent actuellement que la transmission du diabète se fait selon un mode récessif, avec pénétrance incomplète.Cette restriction a l\u2019heureux effet de satisfaire génécistes et diabétologistes et, surtout, reconnaît l\u2019existence de ces facteurs précipitants : obésité, grossesse, hyperthyroïdie, dont l'importance est indéniable.Clarke concluait récemment qu\u2019il n\u2019existe pas de test à l\u2019heure actuelle permettant pour un individu donné d\u2019apporter des informations précises sur ses prédispositions innées à devenir diabétique ; tout ce que nous pouvons affirmer, c\u2019est que le diabète se transmet d\u2019une famille à l\u2019autre et que, plus il y a de diabétiques dans la parenté d\u2019un individu, plus grandes sont ses chances de devenir diabétique un jour.Ainsi, ce qui est héréditaire, ce n\u2019est pas le diabète-maladie, mais bien une prédisposition au diabète, ou mieux, un déficit endocrinien pancréatique pouvant demeurer latent, pendant une période variable, mais également capable de s\u2019extérioriser de façon dramatique lorsque les demandes de l\u2019organisme dépassent les réserves.Il faut donc reconnaître dans la vie de tout diabétique une période de temps indéfinie, d\u2019une durée x, pouvant varier d\u2019une journée \u2014 le diabète a déjà été découvert au premier jour de la vie (White) \u2014 à plus de 80 ans, durant laquelle 940 Claude CATELLIER Voir 34 - Oct 1068 la fonction insulinique est normale et donne une réponse physiologique normale à toutes les épreuves de dépistage connues.Cette phase précède véritablement l\u2019apparition du diabète et, en toute logique, est seule justifiable du terme prédiabète.Au premier abord, une telle notion est dépourvue de tout intérêt parce qu\u2019elle ne fait état que d\u2019un aspect négatif de la question : le prédiabète c\u2019est l\u2019absence de diabète.Qui donc est prédiabétique\u201d Comment peut-on définir l\u2019absence d\u2019une maladie?Il faut admettre qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une conception assez rigoureuse du problème, mais à laquelle les lois de la génétique d\u2019une part et les recherches cliniques de la dernière décennie d\u2019autre part donnent son sens véritable.Suivant les lois mendéliennes, tout individu dont le père et la mère sont diabétiques est ou deviendra nécessairement diabétique s\u2019il vit assez longtemps.De même, si l\u2019un de deux jumeaux homozygotes est diabétique, l\u2019autre connaîtra le même sort à un certain moment de son existence.Ce qui caractérise ces deux groupes d'individus, c\u2019est que leur potentiel génétique diabétique est complet ; leurs chances de devenir diabétiques sont de 100 pour cent.En se basant sur le nombre et le degré de parenté des diabétiques dans la famille d\u2019un sujet donné, il est possible de formuler une expression mathématique à cette éventualité (tableau I).TABLEAU 1 Probabilité de devenir diabétique selon le nombre et le degré de parenté des diabétiques dans la famille PROBABILITÉ PARENT DIABÉTIQUE a) cousin-germain ; b) oncle ou tante ; ¢) un grand-parent ; d) deux grand-parents du même côté ou le père ou la mère.0 a 209, inclusivement .b) le père ou la mère et un cousin germain du côté non diabétique.a) le père ou la mère et un oncle ou une tante du côté non diabétique ; 509, a809,.; .7% 7 b) le père ou la mère et un grand parent du côté non diabétique.a) le père et la mère ; \\ 30% à 40%.{ a) un grand-parent de chaque côté ; { 1 b) un jumeau homozygote.A des degrés divers, tous ces individus sont des prédiabétiques, mais pour l\u2019instant le terme est réservé a ceux dont les deux parents sont diabétiques.L'expérience clinique acquise depuis 1921 a établi de façon précise les effets désastreux du diabète sur la grossesse, surtout durant le neuvième mois et la période précédant immédiatement l\u2019accouchement.Ces accidents fœtaux se rencontrent aussi bien dans le diabète confirmé, le diabète au début, que dans la phase antécédente à toute manifestation clinique.L\u2019un de ces accidents est devenu aujourd\u2019hui la signature d\u2019un diabète présent ou potentiel : la naissance d\u2019un bébé de 12 livres ou plus.Dix, vingt, même cinquante ans (Joslin) peuvent s\u2019écouler avant la confirmation du diabète clinique.Les mères de ces gros bébés sont donc maintenant considérés comme prédiabétiques au même titre que les enfants de parents diabétiques dont le potentiel génétique est maximum. Laval Médical LE CONCEPT DE PRÉDIABÈTE 941 Nous avons donc trois groupes-d\u2019individus : a) les enfants dont le père et la mère sont diabétiques ; b) le jumeau homozygote dont l\u2019autre membre est diabétique ; c) les mères ayant donné naissance à des enfants de 12 livres et plus, qui répondent à la définition donnée plus haut du prédiabète : ces sujets sont non diabétiques si toutes les épreuves du métabolisme des hydrates de carbone sont normales, mais potentiellement diabétiques parce que possédant un héritage génétique diabétique à 100 pour cent.Une telle conception comporte avec elle des possibilités thérapeutiques et prophylactiques particulièrement riches.On reconnaît de plus en plus que les symptômes classiques du diabète ne sont pas toujours les premières manifestations cliniques de la maladie.A peu près toutes les complications connues, rétinopathie, neuropathie, néphropathie ont été décrites comme symptôme annonciateur du diabète chez des individus jusque-là cliniquement indemnes.On se plait à répéter avec raison que pour un diabétique connu et traité, il y en a un autre inconnu qui se promène sur la rue.L'assurance que des individus donnés, à cause de leur hérédité, deviendront un jour diabétiques, permet de mettre sur pied un plan d\u2019observation et de recherches cliniques dont le résultat ne saurait être autre qu\u2019une meilleure connaissance de cette phase imprécise qui précède l\u2019hyperglycémie et la glycosurie du diabète sucré.Et si un jour, nous devons « prévenir le diabète », nous n\u2019y parviendrons qu\u2019à la lumière de ces changements biochimiques et cellulaires qui doivent être de loin antérieurs au diabète clinique.L\u2019étude d\u2019individus prédiabétiques nous offre une occasion unique de réaliser cette prophylaxie.Ces quelques considérations devraient également nous inciter à jeter l\u2019anathème sur la tendance trop répandue d\u2019ignorer, au point de vue thérapeutique, le diabète au début, « le petit diabète ».Une telle attitude ne tient pas compte qu\u2019en 1963 en Amérique du Nord, deux pour cent des individus sont diabétiques, que la survie moyenne des diabétiques est encore inférieure d\u2019au moins 10 à 15 ans à la survie normale, que le diabète est la deuxième cause de cécité et un facteur important de désordres familiaux, sociaux et économiques.Une médecine qui se dit universitaire et moderne n\u2019a pas le droit d'offrir aux diabétiques un traitement de l\u2019ère pré- insulinique.Claude CATELLIER, M.D.* BIBLIOGRAPHIE .CLARKE, C.A., The genetics of diabetes mellitus, Diabeies, 10 : 175-177, 1961.CoNN, J.W., The prediabetic state in man, Diabetes, 7 : 347-357, 1958.Davey, D.A, JOPLIN, G.F., et SANTANDER, R., Prediabetes in mothers of large infants, Lancet, 2 : 71-73, 1961.4.JACKSON, W.P.U,, Prediabetes : A survey, S.A.J.Lab.and Clin.Med., 6 : 127-157, 1960.5.JosLiN, E.P,, Root, H.F., WHITE, P., et MARBLE, A., The treatment of diabetes mellitus, 10° éd., Lea and Febiger, Philadelphie, 1959.6.Kriss, J.P., et FUTCHER, P.H., The relation between infant birthweight and subsequent development of maternal diabetes mellitus, J.Clin.Endo., 8 : 380-389, 1948.PIRART, J., Prédiabète et grossesse, Ann.Endocrin., 15 : 58, 1954.STEINBERG, A.G., The genetics of diabetes : À review, Ann.N.Y.Acad.Sci, 82 : 197-208, 1959.STEINBERG, A.G., Heredity in diabetes mellitus, Diabetes, 10 : 269-274, 1961.LN SON * Research Fellow à la Clinique Joslin, Boston, Massachusetts, U.S.À. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MÉDECINE : COMMUNICATIONS L'EXPLORATION FONCTIONNELLE SURRÉNALE \u2014 APPLICATION À L'HYPERCORTICISME * Je ne voudrais pas aborder cet exposé sans adresser mes reconnaissants remerciements au Comité directeur de l\u2019Association médicale de la province de Québec.C\u2019est, en effet, un insigne honneur pour moi de me voir confier la principale conférence de votre Congrès.Mais je dois vous avouer en toute franchise que cet honneur me donne plus de craintes qu\u2019il ne me flatte : la lecture de votre programme m\u2019a prouvé la haute qualité des spécialistes qui m\u2019entourent et qui, sans doute, eussent présenté plus de compétence que moi-même pour exposer le sujet que je dois vous traiter ; de plus, il faut vous confier que si je suis médecin, je ne suis pas clinicien ; je suis surtout un homme de laboratoire, davantage habitué à manier l\u2019instrument plutôt que le malade ; aussi, pour traiter avec intégrité le sujet qui me préoccupe, je devrai rester prudent et ne pas me laisser trop entraîner dans le domaine de ma spécialité, ce qui risquerait de donner à mon sujet une optique tendancieuse.1.TECHNOLOGIE ET MÉDECINE Le problème de la technologie en médecine, qui constitue le thème même de cette réunion, ne présente pas toujours le même aspect suivant les pays et, surtout, les écoles.En France, l\u2019unanimité est loin d\u2019être faite sur ce point et l\u2019on peut * Conférence d\u2019honneur présentée au Congrès de l\u2019Association médicale de la province de Québec, au Château Frontenac, Québec le 15 mai 1963.Professeur F.TAYEAU doyen de la Faculté de médecine el de pharmacie de Bordeaux (France) dire que deux tendances distinctes s\u2019affrontent régulièrement et depuis longtemps.La «vieille école » \u2014 comme on l\u2019a parfois désignée \u2014 qui, au début de ce siècle, a permisà mon pays d'acquérir un prestige considérable dans la médecine mondiale fondait son diagnostic presque exclusivement sur l\u2019examen clinique.Sans minimiser complètement le rôle des épreuves biologiques \u2014 à la vérité peu nombreuses à cette époque \u2014 elle ne voyait dans ces moyens d\u2019investigation que l\u2019éventuelle possibilité de confirmer un diagnostic préalablement établi.« Je regretterais le temps que vous passeriez à apprendre de la physique ou de la chimie .», écrivait Trousseau ! C'était l\u2019époque où « une cardiopathie ne pouvait être affirmée qu\u2019après une savante discussion sur les caractères auscultatoires d\u2019un souffle, celle où les diagnostics exacts n\u2019étaient portés qu\u2019après une longue méditation silencieuse du patron ou du médecin de famille bourru.Selon ces nostalgiques, en même temps que la clinique perdait sa place exclusive, la médecine cesserait d\u2019être « humaine » ou à la rigueur « humaniste » pour devenir matérialiste (Sournia) ».Certains ont même poussé le débat jusqu\u2019à estimer numériquement la part que devraient prendre les épreuves fonctionnelles physiques et biologiques dans l\u2019examen du malade.Selon le cardiologue White, cette part, électrocardiographie et examen radiologique compris, ne devrait pas dépasser 20 pour cent ! Laval Médical Vol, 34 \u2014 Oct.1963 Il persiste encore toute une catégorie de médecins imprégnés de ces notions et faisant à l\u2019exploration biologique un appel plutôt discret.Il existe une tendance opposée : celle qui consiste à fonder un diagnostic sur les seules épreuves physiques et biologiques.Cette tendance connaît un très grand développement dans certains pays, où fonctionnent des Centres de santé susceptibles d\u2019effectuer les examens les plus variés et où «le diagnostic est posé parfois sur fiches en dehors de la présence du malade » (Roch).«La clinique est renvoyée au musée et seul serait utile ce qui est dosable » (Sournia).Ce dernier auteur signale, à ce sujet, «l\u2019existence d\u2019hôpitaux où l\u2019on n\u2019ose penser à une appendicite aiguë, quelle que soit l'importance des douleurs et des vomissements, si l\u2019augmentation du nombre des globules blancs ne vient pas confirmer cette présomption ! » Ces deux tendances extrémistes me semblent condamnables l\u2019une comme l\u2019autre.On ne comprend pas, en effet, la première qui priverait le médecin des progrès réalisés par les autres sciences, dont la contribution est devenue désormais indispensable.Mais on ne comprendrait pas mieux la seconde, qui négligerait le malade et priverait le médecin du regroupement des données cliniques et biologiques.Car si la clinique doit constituer indéniablement le point de départ de l\u2019examen, elle doit marcher ensuite de pair avec le laboratoire, l\u2019une et l\u2019autre se complétant mutuellement, se vérifiant ou parfois se dissociant en ouvrant la voie à l'interprétation des symptômes, toujours variables d\u2019un individu à l\u2019autre, car n\u2019oublions jamais qu\u2019il n\u2019y a pas de maladies, mais qu'il y a des malades.Et cette notion, qui montre la nécessité permanente de faire une synthèse de données souvent très variées en matière de diagnostic, revalorise, si besoin en était, la position du médecin généraliste.dr ti CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MÉDECINE 943 Le sujet sur lequel portera cet exposé n\u2019a d\u2019autre but que de prouver le caractère indispensable de l\u2019étude clinique et de l\u2019examen biologique ; l\u2019un ou l\u2019autre, pris séparément, se révèle insuffisant ; seuls les deux, indissociables l\u2019un de l\u2019autre, peuvent ouvrir la voie au diagnostic et le vieil adage de Charles Richet «celui qui oppose la clinique et le laboratoire n\u2019a rien compris, ni à la clinique, ni au laboratoire », conserve plus que jamais sa signification.Les épreuves fonctionnelles en matière d\u2019affections surrénales ont connu un tel développement qu\u2019il n\u2019est plus possible désormais d\u2019envisager en un seul exposé le panorama général de la question.Pour cette raison, nous nous sommes limité à l\u2019hypercorticisme.II.LES HORMONES CORTICO-SURRENALES Une étude rationnelle des syndromes rattachés à l\u2019hypercorticisme ne saurait être envisagée sans une connaissance suffisante des principales hormones cortico-surrénales, de leurs propriétés et de leur métabolisme (anabolisme et catabolisme).De remarquables recherches, dans lesquelles prédominent les noms de Reichstein et Kendall, ont permis d\u2019isoler de la glande cortico-surrénale une trentaine d'hormones.Toutes ces hormones présentent une structure stérolique (figure 1), mais plusieurs, parmi elles, ne manifestent pas d'activité physiologique nette.Figure 1.\u2014 Noyau du prégnane auquel peuvent se rattacher les principales hormones cortico-surrénales. 944 Les hormones cortico-surrénales peuvent être classées, en fonction de leur action physiologique, en trois groupes : les gluco-corticoides, les miné- ralo-corticoïdes et les androgènes surrénaliens.a) Les gluco-corticoïdes.Les principaux gluco- corticoïdes sont le cortisol (ou hydro-cortisone), la cortisone et la corticostérone.Ces hormones exercent un rôle fort important sur le métabolisme glucidique en favorisant l\u2019absorption intestinale des oses et en intervenant dans la gluconéogenèse, par activation de la transformation hépatique des aminoacides gluco- formateurs en glycogène.Elles ralentissent en outre la consommation tissulaire des glucides et la conversion du glucose en glycogène.Elles présentent encore une action sur les métabolismes protidique (activation du catabolisme des protides) et lipidique (augmentation du taux des lipides de la circulation).Certains parmi les gluco-corticoïdes (cortisol et dérivés) manifestent une action anti-inflammatoire et amènent une diminution du taux des lymphocytes et des éosinophiles.Enfin, les gluco- corticoïdes s'opposent à la croissance du tissu conjonctif.Lorsque les gluco-corticoïdes se trouvent sécrétés en excès, ils peuvent conduire au syndrome métabolique de Cushing, dont nous étudierons plus loin les divers aspects.b) Les minéralo-corticoïdes.Les principaux mi- néralo-corticoïdes sont la désoxy-corticostérone (ou DOC) et surtout l\u2019aldostérone.Ces hormones exercent leur effet au niveau du tube rénal en augmentant le pouvoir de résorption du sodium et secondairement celui du chlore et de l\u2019eau et en favorisant la sortie du potassium cellulaire et secondairement celle des phosphates.En fin de compte, les minéralo-corticoïdes agissent sur la perméabilité cellulaire, qui régit l\u2019équilibre entre le potassium intracellulaire et le sodium extracellulaire.Les minéralo-corticoïdes, exception faite pour l\u2019aldostérone, exercent vis-à-vis du tissu conjonctif une action opposée à celle des gluco-corticoïdes en provoquant une turgescence fibrinoïde de ce tissu.F.TAYEAU Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 Lorsque les minéralo-corticoïdes se trouvent sécrétés en excès, ils conduisent à l\u2019hyperaldo- stéronisme ou syndrome minéralo-corticoïde.c) Les androgènes surrénaliens.Les quatre androgènes surrénaliens, déhydro-épi-androsté- rone, A4-androsténe-3,17-dione, A4-androsténe-11- B-hydroxy-3, 17-dione et adrénostérone, présentent une activité androgène relativement faible, mais néanmoins non négligeable.De plus, ils favorisent l\u2019anabolisme protidique.Lorsque les androgènes surrénaliens se trouvent en excès, ils conduisent au syndrome d\u2019Apert- Gallais ou hypercorticisme androgénique.I.MÉTABOLISME DES HORMONES CORTICO-SURRÉNALES Toutes les hormones cortico-surrénales ont pour origine le cholestérol ou son précurseur, l\u2019acétyl- coenzyme Al, La transformation du cholestérol en hormones cortico-surrénales comporte deux voies métaboliques différentes, l\u2019une qui conduit à la formation des hormones métaboliques, gluco-corticoïdes et minéralo-corticoides, dite voie a 21 carbones, l\u2019autre qui mêne aux androgènes surrénaliens ; c\u2019est la voie a 19 carbones.2 A.VOIE A 21 CARBONES.FORMATION ET CATABOLISME DES HORMONES MÉTABOLIQUES : 1.Anabolisme : Dans un premier temps, le cholestérol est transformé en progestérone ; cette transformation peut s\u2019effectuer aussi bien dans le corps jaune et le placenta que dans la cortico-surrénale et nécessite l\u2019intervention de la gonadotropine B.La chaîne latérale du cholestérol est amputée partiellement (rôle de la cholestérol-20-desmola- se), avec formation d\u2019acide isocaproïque, et le 1.L\u2019acétyl-coenzyme À ou acétate actif, renfermant, entre autres choses, de l\u2019acide pantothénique, prend naissance au cours du catabolisme des glucides, de celui des acides gras et de celui de quelques aminoacides.2.Au cours de ces diverses transformations, on voit intervenir un certain nombre de facteurs, parmi lesquels nous mentionnerons le diphospho-pyridine-nucléotide ou DPN, le triphospho-pyridine-nucléotide ou TPN, tous deux à base de vitamine PP, et l\u2019adénosine-tri-phosphate ou ATP (donneur d'énergie).us chols ol pl ale fonds ws] wd ip perné de la dés Jey Dan zone a l'nfle nro anv dear ii TNH devient Suse Compos entre Dans ne {rans 100% ig sus ln dn, La Togs Wit ge Mohit thy Sere le hom Que gp Tey Semble p ie al je joi 1 pl Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 cholestérol donne ainsi naissance a la prégnénolone (ou plus précisément à la A5-prégnène-3 8-ol-20- one).Cette transformation nécessite l\u2019intervention de TATP et du DPN.La AS-prégnénoclone, sous l\u2019influence de la 3 8-hydroxy-deshydrogénase est alors transformée en progestérone.À partir de ce stade, une bifurcation se produit permettant, d\u2019une part, la formation du cortisol et de la cortisone, d\u2019autre part la biogenése de la désoxycorticostérone, de la corticostérone et de l\u2019aldostérone.Dans la première voie, qui s'effectue dans la zone fasciculée de la glande, la progestérone subit l\u2019influence de la 17 a-hydroxylase et se trouve transformée en17 a-hydroxy-progestérone, qu\u2019une oxydation en 21 transforme en 17 a-hydroxy-11- désoxy-corticostérone ; cette dernière acquiert un hydroxyle en 11 (action de la 11 8-hydroxylase, du TPNH, de l\u2019ATP et des ions magnésium) et devient ainsi le cortisol (ou composé F de Kendall), susceptible d\u2019étre déshydrogéné en cortisone (ou composé E de Kendall).Il existe un équilibre entre ces deux composés.Dans la seconde voie, qui s\u2019effectue dans la zone glomérulée de la glande, une 21-hydroxylase transforme la progestérone en désoxy-corticosté- rone (ou DOC), hormone minéralo-corticoïde, et sous l\u2019influence d\u2019une 11 6-hydroxylase en cortico- stérone, hormone gluco-corticoïde.L\u2019aldostérone peut se former à partir, soit de la progestérone, soit de la désoxy-corticostérone, soit de la corticostérone, les intermédiaires probables étant constitués par la 18-hydroxy- désoxy-corticostérone, et la 18-oxo-désoxy-cortico- stérone.Il est intéressant de noter au sujet de cette hormone, le minéralo-corticoïde le plus actif que l\u2019on n\u2019ait jamais rencontré, que, contraire- rement aux autres hormones, sa biogenèse ne semble pas influencée par les hormones hypophysaires, mais simplement par le taux des électrolytes circulants.Signalons que certains ont postulé l\u2019existence d\u2019une hormone d'origine diencéphalique, qui réglerait la production de l\u2019aldostérone.La première partie du schéma résume l\u2019ensemble de ces réactions.2) CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MÉDECINE 945 2.Catabolisme : Si quelques hormones s\u2019éliminent telles quelles et généralement en faible quantité dans l\u2019urine, la majeure partie, transformée dans le foie, donne naissance à des métabolites urinaires variés.Le cortisol et la cortisone s\u2019éliminent en faible proportion dans l\u2019urine ; la plus grande partie cependant subit dans le foie des modifications qui consistent en des hydrogénations, faisant intervenir soit le TPNH, soit le DPNH ; c\u2019est ainsi que se forment successivement le dihydrocortisol et la dihydrocortisone, le tétrahydrocortisol (urocorti- sol) et la tétrahydrocortisone (urocortisone), l\u2019hexahydrocortisol (cortol) et l\u2019hexahydrocorti- sone (cortolone) ; enfin le cortisol et la cortisone peuvent donner naissance à la 11 8-hydroxy-étio- cholanolone et à la 11-céto-étiocholanolone.Tous ces dérivés se retrouvent dans l\u2019urine, les dérivés tétrahydrogénés en plus grande abondance, sous forme de conjugués glycuroniques principalement.Ces différentes substances appartiennent à la série 5-cis, mais l\u2019urine renferme également en très petite quantité les dérivés homologues de la série 5-trans.La corticostérone subit un métabolisme tout à fait comparable et se transforme finalement en divers dérivés parmi lesquels prédomine le pré- gnane-3 a, 11 8, 21-triol-20-one.Quant à l\u2019aldostérone, son catabolisme reste encore mal connu ; on trouve dans l\u2019urine de petites quantités de cette hormone accompagnée de 11-déhydrotétra- hydro-aldostérone.La figure 2 rend schématiquement compte de ces diverses réactions.B.VOIE A 19 CARBONES.FORMATION DES ANDROGENES SURRENALIENS : 1.Anabolisme : Une desmolase, activée par la corticotropine, oxyde la chaine latérale du cholestérol et conduit à la formation de la déhydro-épi-androstérone, qui, subissant une oxydation en 3 (action de la 3 B- hydroxy-déshydrogénase), se transforme en A*- androstène-3,17-dione.Ces deux réactions s\u2019effectuent dans la zone réticulée de la glande.Une oxydation complémentaire conduit à la Laval Médical | Wt 946 F.TAYEAU Vol.34- Oct.1963 | fil | M la (8 vo aoû CHOLESTEROL al | CH, | Ù H fan HO : PREGNENE- 3-0 L-20-0NE shen | ua & des! ème o- ds PROGESTERONE der \u2014 Téa 17 -HYDROXYF ROGESTERONZ ye [umn \u2014 CH, OH : o ¢ QH CH,OH De ico i dore ; ih , DESOXY- CORTICOSTERONE o Tee [One 17 x-HYDROXY-II-DESOXY-CORTICOSTERONE = | Hoch ; OH CH,OH CH, OH fi HO - Ce HO.co Slëror Lan \u2014 ', * = o Laver CORTISOL CONTISONE CORTICOSTERONE ; To | foe OH CH,OH HO to RF CHO | CH, OH | , v2 i \u2014 éo tdi \u2014 or o DISYUDROCORTISOL DIHYOKOCORTISONE oO l | IA-OXO-LLSOXY-CORTICOSTERONE OH cH, OH \u2014co | cHO CH, OH .HO to Din UROCORTISOL Ho OH CHOH QH CH, OH fs br CHOH i\u2014 Lion ALDOSTERONE ti H thy Ho\u201d ÿ 3 CORTOL CORTOLONE Téllay ont Ho 0 Of «0 Ho.ie or be fr img \u2014 H.HON) 5 HO ley 11 P-HybRoxx-ET1ICHO LANOLONS IL-CETO-ETIOCHO LANO LONE \\ PRECNANE-3a, II fl, 21-THIOL-20-0NE yy ., ., , .te Figure 2.\u2014 Transformation du cholestérol en hormones cortico-surrénales (hormones métaboliques) selon ' 1) la voie à 21 carbones.ty los Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 Ad-androsténe-3, 11, 17-trione (adrénostérone) et 4 la A4-androsténe-11 B-hydroxy-3, 17-dione.Ces quatre substances présentent des propriétés androgènes et constituent pour cette raison les androgènes surrénaliens.2.Catabolisme : Une partie de la déhydro-épi-androstérone, de l\u2019androstène-dione et de la 11 B-hydroxy-andro- stène-dione s\u2019élimine telle quelle dans l\u2019urine ; la majeure partie de ces hormones subit cependant des hydrogénations.C\u2019est ainsi que la A4-andro- stène-dione se transforme en androstérone (trans) et surtout en étiocholanolone (cis) ; ces deux derniers dérivés constituent également des métabolites de la testostérone et s\u2019éliminent dans l\u2019urine sous forme de conjugués glycuroniques.De la même façon, la 11 6-hydroxy-androstène- dione conduit à la 11 A-hydroxy-androstérone et à la 11 B-hydroxy-étiocholanolone ; l\u2019adrénosté- rone est réduite en 11-céto-androstérone et 11-céto- étiocholanolone.Quant à la déhydro-épi-andro- stérone, elle est partiellement métabolisée en A4-androstène-dione, qui se transforme, nous l\u2019avons vu, en androstérone et en étiocholanolone.Tous ces dérivés se trouvent dans l\u2019urine sous forme de conjugués.La figure 3 rend schématiquement compte de ces diverses réactions.IV.LE DOSAGE URINAIRE DES MÉTABOLITES HORMONAUX ET LES ÉPREUVES FONCTIONNELLES D\u2019immenses progrès ont été réalisés au cours des deux dernières décades concernant le dosage des hormones et de leurs métabolites dans les L\u2019un de ces progrès a surtout consisté à la mise au point d\u2019une technique élégante permettant d'hydrolyser les conjugués urinaires (point de départ du dosage) sans chauffage préalable et mettant en œuvre le suc d\u2019escargot, Helix pomatia (Henry).Le principe des dosages consiste généralement, l\u2019hydrolyse une fois effectuée, a extraire \u2019hormone et ses métabolites avec un solvant approprié, a effectuer des purifications, enfin à réaliser un dourines.CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MEDECINE 947 sage spectro-photométrique sur le résidu d\u2019évaporation du solvant.Malheureusement, les méthodes classiques ne permettent pas toujours de doser séparément chaque hormone.Les dosages portent généralement sur des groupes d\u2019hormones, porteurs de groupements communs auxquels correspondent des réactions colorées relativement spécifiques.Aussi l\u2019interprétation des résultats demande-t-elle une connaissance parfaite des produits dosés et de la valeur des méthodes employées.On peut, dans certains cas, explorer la fonction hormonale, en favorisant, à l\u2019aide de corticotro- pine (ACTH), ou en bloquant (cortisone) l\u2019activité surrénale.Les résultats obtenus par ces épreuves s\u2019avèrent extrêmement précieux.A.DOSAGE DES DIVERSES HORMONES ET DE LEURS MÉTABOLITES : Les dosages hormonaux intéressant l\u2019exploration de la surrénale sont les suivants : 17-hy- droxy-corticoïdes ; 17-céto-stéroïdes, avec éventuellement leur fractionnement ; prégnandiol et prégnane-triol ; aldostérone ; phénolstéroïdes.I] existe pour effectuer ces divers dosages un nombre considérable de techniques, certaines très précises.Nous n\u2019indiquerons dans cet article que quelques méthodes très classiques.1.Les 17-hydroxy-corticoides : Ces dérivés correspondent en réalité aux 17, 21- dihydroxy-20-cétostéroides et proviennent du cor- tisol.Ils constituent un bon test de l\u2019activité gluco-corticoïde.Le dosage met généralement en œuvre la réaction de Porter et Silber (coloration jaune citron après chauffage en présence d'acide sulfurique et de phényl-hydrazine ; maximum d\u2019absorption : 410 y).Des méthodes chromatographiques permettent de séparer les divers gluco-corticoïdes, par exemple ceux de la série du cortisol et ceux de la série de la cortisone.L\u2019élimination journalière est de deux à cinq mg chez la femme et de quatre à huit mg chez l\u2019homme. | Laval Médical 948 F.TAYEAU Vol.34 \u2014- Oct.1963 CHOLESTEROL TABLEAU 5 | DEHYDRO-EP I ~ANDROSTERONE | _Af-ANDROSTENE-3,17-DIONE a o oo oO ë - La o ANDBOSTENE.3, ZI 7 TRIONE AÉ-ANDROSTENE-IIP-IIYDROXY-3, 17-DIONE ELIMINES TELS QUELS HO ° H Ho\u201d H II-CETO -ANDROSTERONE + HO IIP-HYDROXY-ETIOCHOLANOLONE Oy 0 H H H HO\u201d HO ; Ho H H H II-CETO-ETIO CRD LANOLONE ANDROSTERONE ETIOCHO LANO LONE 11 f-HYDROXY~ANDROSTERONE Figure 3.\u2014 Transformation du cholestérol en hormones cortico-surrénales (androgénes) selon la voie à 19 carbones.2.Les 17-céto-stéroïdes : tent également une origine testiculaire et consti- Il s\u2019agit des 17-céto-stéroïdes neutres (l\u2019œstrone, tuent des métabolites de latestostérone.L\u2019hom- ou folliculine, est également un 17-céto-stéroide, me en élimine donc plus que la femme : 12 à mais à caractère acide ; elle est éliminée au cours 20 mg par jour pour le premier ; 6 à 10 mg pour de la technique de dosage).Ces composés (andro- la seconde.stérone, étiocholanolone et leurs dérivés) ont une Le dosage met en œuvre la réaction de Zimmer- origine surrénale et proviennent du catabolis- mann (coloration rose-violacée obtenue avec le me des androgènes surrénaliens, mais ils présen- méta-dinitro-benzéne en milieu alcalin ; maxi- Let Ya.Nou de air Apr let Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 mum d'absorption : 520 u).On peut encore utiliser la réaction de Pincus (chlorure d\u2019antimoine en milieu acétique).Il est possible de fractionner en trois groupes les 17-céto-stéroides grâce à la chromatographie sur papier (Drosdowsky, Jayle et Scholler ; Din- gemanse et Huis In\u2019 T Veld) ; on obtient ainsi un premier groupe (groupe A), d\u2019origine double, testiculaire et surrénale et renfermant l\u2019androstérone et l\u2019étiocholanolone ; un second groupe (groupe B) comprenant la déhydro-épi-androstéro- ne, exclusivement surrénale ; un troisième groupe (groupe C) représenté par les dérivés oxygénés en 11 et provenant de la 11 A-hydroxy-androstène- dione, donc d\u2019origine surrénale.3.Le prégnandiol et le prégnane-triol : Il existe plusieurs techniques pour ces dosages.Nous avons retenu celle de Henry et Thévenet : elle consiste, après hydrolyse, à effectuer une extraction au benzène ou au trichloréthylène.Après purification (lavages à la soude et à l\u2019eau), l\u2019extrait est repris avec du benzène et passé sur alumine.Il est ensuite élué avec du benzène contenant des quantités croissantes de méthanol.On obtient ainsi quatre fractions, dont l\u2019une contient le prégnandiol et une autre le prégnane-triol.On effectue sur les deux fractions un dosage colori- métrique à l\u2019aide d\u2019acide sulfurique concentré (réaction de Talbot).4.L\u2019aldostérone : La quantité journalière d\u2019aldostérone sécrétée par la glande est minime, environ 200 ug par jour.L\u2019excrétion urinaire normale correspond à environ 10 ug.Le dosage de l\u2019aldostérone, pour lequel un nombre considérable de techniques a été proposé, est fondé sur sa séparation chromatographique, assez délicate d\u2019ailleurs, et sur le dosage généralement effectué par colorimétrie.5.Les bhénolstéroïdes : Ces dérivés (œstrone, œstradiol, œstriol) se séparent facilement des autres stéroïdes en raison de leur caractère acide, dû à leur groupement CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MÉDECINE 949 phénolique.Ils se caractérisent, après hydrolyse, extraction et purification, par la réaction de Kober (chauffage avec un réactif phénolique en présence d\u2019acide sulfurique, il apparaît une coloration rose ; maximum d'absorption : 515 pu).L\u2019excrétion des phénolstéroides chez la femme varie suivant les périodes du cycle ovarien (de 10 ug a 70 ug) et surtout au cours de la grossesse (où des taux de 20000 ug sont couramment atteints) ; chez l\u2019homme, l\u2019excrétion journalière oscille entre 5 et 10 ug.B.ÉPREUVES FONCTIONNELLES DYNAMIQUES : Il est possible d\u2019explorer la glande surrénale en testant ses possibilités de réponse vis-à-vis de l\u2019'ACTH.Un certain nombre de précautions doivent être prises si l\u2019on veut pouvoir interpréter les résultats sans grands risques d'erreurs.L\u2019hormone hypophysaire devra être injectée par voie intraveineuse et la quantité administrée devra correspondre à la dose optimum permettant l\u2019obtention d\u2019une réponse maximum ; cette dose est de l\u2019ordre de un à deux mg par heure et la perfusion devra être étendue sur huit heures.On dose alors dans l\u2019urine les hormones et leurs métabolites éliminés dans ces conditions.En général, on obtient les valeurs d\u2019un ordre de grandeur double de celui d\u2019où on est parti.Seule, nous l\u2019avons signalé, l\u2019aldostérone reste sans réponse à la stimulation hypophysaire.On peut encore effectuer l\u2019épreuve inverse, c\u2019est-à-dire réaliser le blocage de la stéroïdogenèse.On y parvient par injections de cortisol ou de cortisone (de préférence sous forme de dérivés fluorés).Ces différentes épreuves (dosages hormonaux et épreuves dynamiques) ont permis dans bien des cas de trancher le débat.Dans les syndromes hypercorticoïdes, elles ont souvent permis de poser le diagnostic étiologique, sur lequel est presque toujours fondée la conduite thérapeutique.V.LES SYNDROMES D\u2019HYPERCORTICISME Les divers syndromes d\u2019hypercorticisme peuvent, du point de vue clinique, être divisés schéma- 950 tiquement en trois groupes qui, justement, se rattachent à la production excessive des trois types d\u2019hormones cortico-surrénales : les gluco- corticoïdes, les minéralo-corticoïdes et les androgènes surrénaliens.C\u2019est ainsi que l\u2019on peut considérer le syndrome métabolique, le syndrome minéralo-corticoïde et l\u2019hypercorticisme androgé- nique.A.LE SYNDROME METABOLIQUE : Ce syndrome métabolique, plus souvent désigné sous le nom de syndrome de Cushing, correspond à une symptomatologie assez bien déterminée.Le malade présente un aspect souvent typique avec son visage élargi, ses pommettes rouges, son système pileux particulièrement développé, sauf sur la tête, l\u2019ensemble donnant un aspect bestial.Les graisses souvent abondantes se trouvent localisées au cou, au dos et à l\u2019abdomen, jamais aux membres.On observe parfois des vergetures abdominales et l\u2019amyotrophie est constante.Il faut encore signaler la fréquence de l\u2019aménorrhée chez la femme et de l\u2019impuissance chez l\u2019homme.Ces malades sont presque toujours hypertensifs et évoluent parfois vers l\u2019insuffisance cardiaque.Souvent ils sont atteints d\u2019ostéoporose, siégeant particulièrement au crâne et au rachis, provoquant la cyphose et quelquefois des fractures vertébrales.Il existe de nombreuses variétés cliniques de l'affection, formes amaigrissantes, faisant mieux encore apparaître la répartition des graisses, formes avec œdèmes, formes avec hyperthyroïdie, formes avec diabète, etc.Le syndrome humoral laisse apparaître une augmentation des leucocytes portant particulièrement sur les polynucléaires ; les lipides sanguins sont nettement augmentés.Le traitement qu\u2019il conviendra d\u2019appliquer à ces malades nécessite la connaissance de l\u2019origine de l\u2019affection.Cette origine, peut, en effet, être variée : il peut s\u2019agir d\u2019une hyperplasie simple (cas de la maladie de Cushing) ou d\u2019un adénome ou enfin d\u2019une tumeur maligne.cher le débat ?Comment tran- F.TAYEAU Laval Médical Vol.34 \u2014- Oct.1963 La radiographie permet quelquefois de soupçonner l\u2019un ou l\u2019autre cas, mais l\u2019interprétation en est souvent délicate et même des tomographies, effectuées après pneumo-rétropéritoine, ne permettent pas toujours de résoudre le problème d\u2019une façon satisfaisante.Les épreuves fonctionnelles biologiques vont apporter une aide particulièrement précieuse, 1.Maladie de Cushing (hyperplasie surrénale) : Signalons tout de suite que, chez ces malades, le taux des FSH (follicle stimulating hormone) est généralement normal, ce qui jette un doute sur l\u2019origine hypophysaire de l\u2019affection dans tous les cas.Il existe cependant des cas de maladie de Cushing dus a des tumeurs hypophysaires anatomiquement contrôlées.Ceux-ci ne sont cependant pas très nombreux.On observe une diminution de la créatinine urinaire, ce qui signe un trouble du métabolisme azoté, qui semblerait devoir être rattaché à une sécrétion exagérée de déhydro-épi-androstérone.Mais les dosages des corticoïdes urinaires s\u2019avèrent particulièrement édifiants : le taux des 17- hydroxy-corticoïdes, reflet de la lésion biochimi- que, est considérablement élevé et atteint des chiffres trois à quatre fois supérieurs à la normale.Cette augmentation frappe surtout la série du cortisol et le rapport urinaire urocortisol /urocor- tisone se montre supérieur a la normale.L\u2019élévation des 17-céto-stéroides est relativement modérée et intéresse particuliérement la fraction C, si bien que le rapport 11-hydroxy-17 cétostéroïdes /désoxy-17-cétostéroïdes est également très supérieur à la valeur normale.Les autres hormones, œstrogènes, prégnandiol et prégnane-triol présentent des valeurs normales.L'épreuve dynamique à l\u2019ACTH renforce encore les observations précédentes : sous l'influence de la corticotropine, les 17-hydroxy-corticoïdes atteignent des taux quatre à cinq fois supérieurs à la normale ; les 17-céto-stéroïdes augmentent plus discrètement (l\u2019augmentation porte surtout sur la fraction C).L'épreuve de freination amène une diminution intéressant à la fois les 17-hydro- xycorticoides et les 17-céto-stéroides.ld hi Tig Ie I ile D, = + Laval Médical Vol, 34 \u2014 Oct.1963 2.Adénome surrénalien : Les malades atteints du syndrome de Cushing avec adénome surrénalien présentent eux aussi une notable augmentation des 17-hydroxy-corti- coïdes urinaires, plus nette encore au cours de l\u2019épreuve à l\u2019'ACTH, mais souvent bien moins importante que dans le cas précédent.Les 17-céto-stéroïdes sont ici généralement normaux ou même quelquefois abaissés, comme si l\u2019adénome ne produisait pas d\u2019androgènes et si l\u2019atrophie du tissu voisin entraînait la réduction du taux des 17-céto-stéroïdes (Baulieu).L'épreuve à l\u2019'ACTH influence d\u2019ailleurs fort peu le taux de ces derniers.3.Tumeur maligne : En cas de tumeur maligne, on note également une importante élimination des 17-hydroxy-corti- coides, mais, contrairement au cas précédent, l'élimination des 17-céto-stéroides connait une trés forte augmentation.Par ailleurs, on note un taux particulièrement élevé de la déhydro-épi- androstérone (fraction B des 17-céto-stéroides).Mais l\u2019épreuve à l\u2019ACTH reste la plus convaincante : la corticotropine en effet se montre absolument sans action sur les taux d\u2019excrétion des 17-hydroxy-corticoïdes et des 17-céto-stéroïdes.Même remarque concernant l\u2019épreuve de freina- tion ! Il semblerait donc que la tumeur présentât une autonomie totale vis-à-vis du complexe hypophysaire ! Ces trois types d\u2019observations qui ont un caractère fort schématique et qui ne sauraient suffire, certes, à fixer le diagnostic, montrent néanmoins l\u2019aide efficace que peuvent apporter les dosages hormonaux et les épreuves dynamiques dans la détermination de l\u2019étiologie, et, en conséquence, dans le traitement du syndrome de Cushing.B.LE SYNDROME MINÉRALO-CORTICOÏDE : Le syndrome minéralo-corticoïde, appelé encore hyperaldostéronisme peut revêtir des aspects très variés.La forme pure, ou syndrome de Conn, est relativement rare et se manifeste par des troubles musculaires pouvant évoluer vers des paralysies transitoires ; on observe aussi de la CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MÉDECINE 951 tétanie, de la polyurie avec nycturie et de la polydipsie.La tension artérielle est supérieure à la normale.A côté du syndrome de Conn, il existe des formes variées généralement associées à d\u2019autres affections hypercorticales ; il convient encore de mentionner le syndrome décrit par Mach, association œdème-hyperaldostéronurie.Le syndrome humoral de l\u2019hyperaldostéronisme est représenté surtout par une hypokaliémie très intense, tandis que le sodium est souvent au-dessus de la valeur normale.L'\u2019alcalose est de règle.On a signalé parfois une légère protéinurie.Au point de vue hormonal, il faut mentionner l\u2019hyperaldostéronurie, qui atteint des chiffres 20 à 30 fois supérieurs à la valeur habituelle.L\u2019épreuve dynamique a ACTH est normale vis-à- vis des 17-céto-stéroides et des 17-hydroxy- corticoïdes.Bien d\u2019autres épreuves peuvent encore être réalisées, surtout dans les formes associées, mais celles mentionnées ci-dessus signent aisément le caractère de l\u2019affection, difficile à déterminer cliniquement.C.L\u2019'HYPERCORTICISME ANDROGÉNIQUE : L\u2019hypercorticisme androgénique, désigné encore sous le nom de syndrome surréno-génital d\u2019Apert- Gallais, correspond à toute une série de maladies, dont la symptomatologie varie suivant les formes, le sexe et l\u2019âge du malade.La maladie peut être rattachée soit à l\u2019existence d\u2019une tumeur, soit encore à une hyperplasie virilisante congénitale (maladie de Wilkins) ou acquise.1.Tumeur surrénale virilisante : La tumeur peut être variée : cancer virilisant, adénome virilisant, tumeur féminisante.En cas de cancer virilisant, on a généralement affaire à une femme adulte, souvent aménorrhéi- que, se plaignant de bouffées de chaleur et frigide.Des poils atteignent le visage, le thorax, les seins, les membres inférieurs et supérieurs.Le visage est rouge, la musculature développée (bras, dos, jambes) ; la peau présente un aspect épais et gras ; on note encore la pomme d'Adam 952 F.TAYEAU saillante et la voix grave.Souvent le clitoris présente une taille supérieure à la normale.Le comportement ressemble à celui de l\u2019homme.On ne signale pas d\u2019hypertension.L\u2019affection atteint parfois la fillette de moins de 11 ans ; dans ce cas, la malade est atteinte de séborrhée grasse et d\u2019acné ; par ailleurs les poils pubiens et axillaires connaissent un développement anormal ; la musculature de même.On observe en outre le phénomène de la voix grave et une hypertrophie clitoridienne.L\u2019affection est très rare chez le garçon où elle se présente comme une puberté précoce., * , % *% Dans l\u2019adénome virilisant, relativement rare, on observe une symptomatologie voisine.+ * x Dans les tumeurs féminisantes, rares également et observées chez l\u2019homme, on note surtout le développement des seins avec galactorrhée et l\u2019atrophie des testicules et de la verge.2.Hyperblasie virilisante congénitale : Cette affection, connue encore sous le nom de maladie de Wilkins, peut frapper les filles et les garçons, mais est quand même plus fréquente chez les premières.Chez la fillette, on note tout de suite une taille anormalement élevée et un développement musculaire exagéré.On note encore l\u2019apparition de poils pubiens et axillaires, de la séborrhée avec acné et la voix grave.Un examen plus approfondi montre souvent la persistance du sinus urogénital, le clitoris développé et les grandes léves hypertrophiées.Habituellement, il n\u2019y a pas d\u2019hypertension.Chez le garçon, l\u2019affection se montre plus délicate à mettre en évidence.En général, Ja verge est développée, les testicules sont hypertrophiés et les poils apparaissent précocement.Comme chez les filles, on observe une hypertrophie musculaire.Cette maladie comprend de nombreuses formes, certaines avec des troubles hydro-électrolytiques Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 (syndrome de Debré-Febiger), d\u2019autres, rares, avec hypertension.3.Hyperplastes virilisantes acquises : La symptomatologie est identique à celle précédemment décrite.Seules les formations embryonnaires, intéressant en particulier le sinus urogénital, manquent.Comme on peut le constater, ces trois variétés de maladies reliées à l\u2019hypercorticisme andro- génique présentent des symptomatologies très voisines, souvent difficiles, sinon impossibles à différencier, surtout si l\u2019on tient compte de la relative rareté des formes pures.Pourtant le traitement s\u2019avère variable dans les divers cas.C\u2019est alors que l\u2019exploration fonctionnelle hormonale rendra les plus grands services.Il conviendra d\u2019effectuer dans ces cas des dosages de 17-céto-stéroides, avec leur fractionnement, des dosages de prégnane-triol et, aussi, des dosages d'hormones sexuelles.Dans les cas des tumeurs surrénales virilisantes d\u2019origine cancéreuse, on note une élévation considérable des 17-céto-stéroïdes pouvant atteindre le taux de un g par jour ! Si l\u2019on effectue leur fractionnement, on s\u2019aperçoit que la fraction B (déhydro-épi-androstérone) est la plus augmentée ; elle peut représenter à elle seule la moitié des 17-céto-stéroïdes.Il est utile de noter à ce sujet que cette fraction n\u2019exerce pas de rôle freinateur vis-à-vis de l\u2019hypophyse.L'épreuve à l'ACTH ne fournit pas de renseignement particulier, celle à la cortisone non plus.Dans l\u2019adénome, l\u2019élévation des 17-céto-stéroï- des est beaucoup plus discrète.Dans les tumeurs féminisantes, on notera généralement une augmentation des 17-céto-stéroides, qui s\u2019accompagnera d\u2019une élévation du taux des œstrogènes et du prégnandiol.Dans l\u2019hyperplasie virilisante congénitale, on retrouvera une nette augmentation des 17-céto- stéroïdes, mais celle-ci portera surtout sur la 1s! Wl hf on Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 fraction C (11-hydroxy-17-céto-stéroides), contrairement à ce que nous avons vu précédemment dans les tumeurs.La déhydro-épi-androstérone peut également être augmentée, mais elle n\u2019atteint jamais les taux observés dans les tumeurs.Les 17-hydroxy-corticoïdes sont normaux.Il convient encore de mentionner l\u2019hyperfolliculinurie et l\u2019augmentation très nette du prégnane-triol.L'épreuve dynamique à l\u2019ACTH renforce en tous points les résultats précédemment observés ; l\u2019épreuve à la cortisone amène une inhibition de l\u2019hyperfonctionnement surrénal.Il est très intéressant de noter, à propos de ces épreuves, que dans cette maladie, la biogenèse du cortisol se trouve ralentie principalement au niveau de l\u2019un de ses précurseurs, la 17 a-hydroxy- progestérone, qui s\u2019élimine dans l\u2019urine sous forme de prégnane-triol ; on comprend donc l'importance qu\u2019il convient d\u2019attacher à l\u2019augmentation urinaire de ce métabolite.Signalons encore que deux autres précurseurs, la progestérone et le 21-désoxy-cortisol, qui s\u2019éliminent le premier sous forme de prégnandiol, le second sous forme de 11 B-hydroxy et 11-céto-prégnagne-triol se trouvent augmentés ; ces divers métabolites peuvent être retrouvés dans les urines.On peut donc dire que l\u2019une des lésions biochimiques de l\u2019affection est liée à une insuffisance en 21-hydroxylase.Enfin, dans l\u2019hyperplasie virilisante acquise, on retrouve une augmentation un peu plus discrète CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA TECHNOLOGIE EN MÉDECINE 953 des 17-céto-stéroïdes portant là encore sur la fraction B et surtout la fraction C ; mais on n\u2019observe généralement pas, comme dans le cas précédent, d\u2019excrétion accrue de prégnandiol et de prégnane-triol.CONCLUSION Cette étude ne saurait, certes, avoir la prétention d'être complète ; elle est à la fois très fragmentaire et très schématique.x Elle ne saurait servir de base à un exposé sérieux sur le diagnostic des hypercorticismes.Ses prétentions sont plus modestes et n\u2019ont d\u2019autre but que de montrer, avec un exemple, le rôle absolument essentiel que joue la technologie dans la médecine moderne.BIBLIOGRAPHIE BauLiEU, E.E., Les hypercorticismes surrénaliens, Masson et Cie, Paris, 1958.DECOURT, J., et GILBERT-DREYFUS, Trente exposés sur des sujets actuels d\u2019endocrinologie, Masson et Cie, Paris, 1956.DECOURT, J., et GUILLEMIN, J., Glandes surrénales, Encyclopédie médico-chirurgicale, Paris, 1953-1954.DORFMAN, R.I, et UNGAR, F., Metabolism of steroid hormones, Burgess, 1954.JAYLE, M.F., Analyse des stéroïdes hormonaux, 2 vol, Masson et Cie, Paris, 1962.PoLonovski, M., Biochimie médicale, VI® édition par Bou- LANGER, P., POLONOVSKI, J., MANDEL, P., TAYEAU, F., et BISERTE, G., Masson et Cie, Paris, 1961.SOURNIA, J.C., Logique et morale du diagnostic, 1 vol.Gallimard, Paris, 1962.TAYEAU, F., et MARQUEVILLE, J., Le cholestérol, métabolisme et catabolisme.Journées de pharmacie latine, Marseille, 1960, Pharmacia Mediterranea, 3 : 7, 1960.3 RAM LE RACHITISME DE LA GLOMÉRULO-NÉPHRITE CHRONIQUE Les signes de rachitisme se traduisant cliniquement par des douleurs voire des déformations squelettiques, radiologiquement par des dystrophies épiphysaires et métaphysaires, des décalcifications diffuses et mêmes des fractures de type Looser-Milkman peuvent relever de causes variées.\u2014 Il peut s\u2019agir d\u2019un simple défaut d\u2019apport alimentaire de calcium, comme cela se voit dans les ostéopathies de carence ou comme en pédiatrie cela s\u2019observe chez le prématuré nourri exclusivement au lait de femme.\u2014 Il peut s'agir d\u2019une rétention intestinale de calcium par suite de l\u2019absorption de phytate apporté par une alimentation trop riche en céréales non blutées.\u2014 Ce peut être un défaut vitaminique D, comme dans le rachitisme commun où, malgré un apport alimentaire théoriquement suffisant, le calcium ne traverse pas facilement la membrane digestive et également le rachitisme vitamino- résistant puisque l\u2019on pense aujourd\u2019hui que le trouble essentiel est comparable à celui du rachitisme commun.Dans tous les cas, la correction sera obtenue par une administration continue suffisante de vitamine D.\u2014 Dans d\u2019autres circonstances, la cause en est une altération du métabolisme des ostéoblastes, une aphosphatasie qui trouble la synthèse osseuse.\u2014 Il peut s\u2019agir encore d\u2019une ostéodystrophie, liée à une néphropathie tubulaire liée soit à une * Hôpital des Enfants malades, 149 rue de Sèvres, Paris (XVe), H.LESTRADET* brofesseur agrégé à la Faculté de médecine médecin des Hôpitaux de Paris fuite calcique comme dans la maladie d\u2019Albright, soit à une fuite de phosphore comme on la rencontre dans le syndrome de Toni-Debré-Fanconi et dans le rachitisme hypophosphatémique avec gly- cinurie (Laberge).\u2014 Le rachitisme peut s\u2019observer enfin au cours des glomérulo-néphrites chroniques, réalisant ce que l\u2019on appelle le rachitisme rénal proprement dit, auquel nous consacrerons l\u2019essentiel de cet exposé.OSTÉODYSTROPHIE DE L'INSUFFISANCE GLOMÉRULAIRE CHRONIQUE Au cours des insuffisances rénales chroniques existe toujours un trouble important du métabolisme phosphocalcique.Les douleurs et les lésions osseuses d\u2019ostéodystrophies : rachitisme, ostéomalacie, décalcification géodique, représentent l\u2019expression clinique et radiologique les plus frappantes de cette perturbation.L\u2019hypocalcémie associée a une hyperphosphatasémie et en général a une hyperphosphorémie en constituent le stigmate humoral.Plus récemment, on a pu montrer par des études de bilans qu\u2019à l\u2019origine de ces troubles osseux, se trouvait un bilan calcique négatif, bilan calcique négatif dépendant exclusivement d\u2019une augmentation du calcium fécal puisque dans tous les cas la calciurie était très faible et le plus souvent presque nulle.Cette augmentation du calcium fécal que l\u2019on retrouve constamment a été mis par quelques auteurs sur le compte d\u2019une excrétion active du calcium par le tube digestif.dar iil Fa dr er mp Hl hi il | pili Hal ih.Ly a | my uly \u201cent à 1 df ig Teuf mp Aus lg b ah a RE in ris IES lie des Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 En réalité, s\u2019il existe bien chez tout sujet un passage intestinal de calcium concomitant aux sécrétions digestives, passage atteignant environ 500 mg par jour pour un adulte (chaque litre de sécrétion digestive contient en effet environ 50 mg de calcium, correspondant à la fraction ionisée du plasma), il s\u2019agit là d\u2019un processus passif et non d\u2019un phénomène de régulation.En fait, il apparaît aujourd\u2019hui démontré que l\u2019augmentation de calcium fécal des néphropathies chroniques est le fait d\u2019un défaut d'absorption (ou de réabsorption) du calcium alimentaire et du calcium sécrété.Les troubles osseux, l\u2019hypocalcémie, l\u2019hypocal- ciurie sont les témoins de cette insuffisance d\u2019apport calcique.Une réaction d\u2019hyperparathyroïdie compensatrice comme dans le rachitisme commun permet de garder le calcium sanguin à un niveau relativement élevé (quoique toujours un peu bas), tout en contribuant ici, par son action freinatrice sur la réabsorption tubulaire du phosphore, à maintenir ce dernier à ces chiffres sanguins assez peu augmentés en dépit de l\u2019importante réduction de la filtration glomérulaire.L\u2019utilisation de la vitamine D à des doses à vrai dire souvent considérables, permet d\u2019améliorer notablement la situation.Sous son influence, le bilan calcique négatif devient positif, le calcium fécal diminue, les lésions osseuses se réparent et avec elles les douleurs.Les phospha- tases alcalines reviennent progressivement à la normale.Le taux de phosphore subit en général une élévation initiale par freination de la para- thyroïde (mais dépend ultérieurement de nombreux facteurs contingents en particulier du rapport P/Ca dans l\u2019alimentation) : Ainsi, l\u2019ostéodystrophie rénale apparaît relever d\u2019une physiopathologie assez comparable à celle du rachitisme commun puisqu\u2019elle dépend d\u2019un défaut de transfert intestinal.Toutefois, la raison de cette diminution importante de l\u2019absorption intestinale demeure pour l\u2019instant mystérieuse.On a invoqué successivement les raisons suivantes : LE RACHITISME DE LA GLOMÉRULO-NÉPHRITE CHRONIQUE 955 1.L\u2019acidose : Certains auteurs (Liu et Chu) ont montré un certain effet du traitement alcalinisant et pour Albright l\u2019acidose métabolique serait la raison majeure des lésions osseuses.En fait, les résultats favorables de l\u2019alcalinisa- tion sur le bilan calcique demeurent très discutables.Stanbury n\u2019a pu retrouver ces faits et nos essais personnels en ce domaine se sont soldés par des échecs.2.L\u2019hyperparathyroïdie : L\u2019hyperparathyroidie a été évoquée mais Stan- bury vient de montrer que l\u2019ablation de la quasi- totalité des parathyroïdes (3,6 g) chez un sujet atteint d\u2019hyperparathyroïdisme rénal secondaire considérable entraînait bien une chute du calcium ainsi que du citrate sanguin comme chez un sujet normal, une diminution très notable de la vitesse de destruction osseuse, mais cette intervention n\u2019était suivie d\u2019aucune amélioration clinique et radiologique.Les bilans montrant un défaut d'absorption intestinal de calcium demeuraient identiques après comme avant l\u2019opération.Il fallut recourir à des doses de 6,25 mg par jour de calciférol pour obtenir une normalisation du calcium et du phosphore sanguin et un bilan calcique nettement positif.Stanbury conclut de ces faits que l\u2019hyperparathyroïdie est bien un phénomène secondaire et que l\u2019anomalie métabolique primitive, qui est corrigée avec de fortes doses de vitamine D, semble bien ne pas être influencée par l\u2019état de la fonction para- thyroïdienne.3.L\u2019inactivation de la vitamine D : Cette inactivation a été envisagée par Stanbury, inactivation dont des doses élevées peuvent toutefois venir à bout.La cause même de cette inactivation demeure inconnue.Stanbury pense qu\u2019il existe chez les urémiques quelque facteur susceptible de s\u2019opposer à l\u2019action de la vitamine D en un point quelconque de son action, mais jusqu\u2019ici il n\u2019a pas été possible d\u2019aller plus loin dans cette démonstration.EE TER 956 4.L\u2019hyperphosphatémie : Mitchell dès 1930 pense que l\u2019élévation du phosphore plasmatique secondaire à la réduction de la filtration glomérulaire conduit à une augmentation de l\u2019excrétion intestinale du phosphore manifestée par l\u2019augmentation du phosphore fécal et qui conduit à son tour à un blocage de calcium empêchant son absorption par l'intestin.Il se produirait un phénomène identique à celui que provoque l\u2019apport alimentaire de fortes doses de phosphates capables, on le sait, de réduire fortement et même d\u2019annuler le bilan calcique et susceptible de créer un rachitisme expérimental.Mais si l\u2019élévation du phosphore sérique est relativement élevée, 1l est de nombreuses observations de néphrites chroniques avec ostéodystrophie où le taux plasmatique est normal et où le bilan calcique demeure pourtant négatif.Ainsi, aucune explication fournie jusqu\u2019à présent ne semble satisfaire à la fois les faits et la logique.Or, au cours des études de bilans effectuées depuis trois ans dans des néphropathies, nous avons été de plus en plus poussé à faire jouer aux sulfates un rôle très important dans la constitution de ces ostéodystrophies et ceci pour les raisons suivantes : 1° L'élévation du sulfate est en fait constante au cours de l\u2019insuffisance glomérulaire aiguë ou chronique.L\u2019élévation de la sulfatémie (normalement située entre 0,5 et 1,0 mEq par litre) est parallèle à l\u2019élévation de l\u2019urée.Les sulfates en effet sont très peu réabsorbés par le tubule.Leur taux sanguin reflète donc de façon très précise l\u2019importance de la filtration glomérulaire chez un sujet.La réduction de la filtration s'accompagne d\u2019une élévation proportionnelle de la sulfatémie qui provoque une réduction des bicarbonates plasmatiques.Toute néphrite glomérulaire donne donc lieu à une acidose hypersulfatémique.Un apport important de protides qui augmente la quantité d\u2019acides aminés soufrés augmente du même coup la quantité de sulfates puisque ceux- H.LESTRADET Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 ci proviennent avant tout de l\u2019oxydation des acides aminés soufrés.Cette élévation de la sulfatémie est donc susceptible d\u2019atteindre des chiffres considérables.C\u2019est ainsi que dans l\u2019anurie, Hamburger constate que les ions SO4 s\u2019élèvent de 0,5 a 1,0 mEq, chiffre normal à une moyenne de 12,2 mEq par litre avec un maximum de 44 mEq par litre ; alors que dans le méme temps les phosphates ne passent que de 1,8 (chiffre normal) a 5,3 mEq par litre avec un maximum a 6,3.Les sulfates pour lesquels aucun mécanisme hormonal n\u2019intervient a l'inverse de ce qui se passe pour les phosphates voient donc leur taux augmenter toujours dans les néphropathies avec réduction de la filtration glomérulaire.2° Les ions sulfates, comme l\u2019ensemble des électrolytes du liquide extracellulaire passent certainement dans les liquides digestifs comme les autres ions plasmatiques, proportionnellement à leur concentration.A vrai dire si nous possédons de nombreux dosages concernant l\u2019ensemble des autres constituants électrolytiques plasmatiques (phosphore compris), nous en avons très peu concernant les sulfates.Toutefois, on connaît leur taux dans la bile ; celui-ci est identique à celui du plasma.Nous l'avons mesuré dans la salive et le liquide gastrique où l\u2019on observe des chiffres comparables mais un peu plus faibles que dans le plasma.D'autre part, le passage des sulfates dans les liquides intestinaux a été prouvé chez le rat par l\u2019administration de sulfate radioactif (Everett et Simmonds).Ainsi, si l\u2019on prend comme chiffre moyen de sulfatémie 0,6 mEq par litre et si le passage de sulfate dans les liquides intestinaux se fait a une concentration identique, il y a donc six mEq de sulfate de sécrété par jour chez l\u2019adulte dans les 10 litres de liquide digestif.3° Or, les sulfates sont très peu ou ne sont pas absorbés par la muqueuse intestinale, pas plus d\u2019ailleurs que par les tubules rénaux, C\u2019est la raison pour laquelle l\u2019administration de sulfate de sodium provoque une rétention aqueuse à l\u2019intérieur du tube digestif, suffisante pour maintenir tr lar i th h de je ait Laval Médical Vol, 34 \u2014 Oct.1963 une osmolarité de l\u2019ordre de 300 milliosmols par litre entraînant par conséquent une augmentation du volume des liquides intra-intestinaux et, de ce fait, une accélération du transit.C\u2019est ainsi que s\u2019explique l\u2019action purgative du sulfate de soude dont 15 g retiennent environ 500 g d\u2019eau.Nous pensons qu\u2019il faut voir là l\u2019explication de la diarrhée incoercible des anuriques qui ne cède qu'après la dépuration extrarénale.En effet, le taux très élevé de la sulfatémie donnant une sécrétion intestinale de sulfates au moins décuplée, amenant par conséquent autant de sulfates que les 15 g de la purge classique, permet de comprendre simplement ce phénomène et sa correction.4° Cette augmentation de la quantité des sulfates dans le tube digestif interfère fortement avec l\u2019absorption de calcium.Il y a en effet formation de sulfate de calcium qui a une très faible dissociation électrolytique et qui en milieu neutre et à plus forte raison alcalin empêche pratiquement toute absorption calcique.Cette action empêchante du sulfate a été mise à profit dans le traitement de l\u2019hypercalcémie idiopathique par Kowarski et par Coutel ainsi que dans l\u2019hypercalcémie provoquée par des doses excessives de vitamine D.Sous l\u2019influence d\u2019une dose de sulfate de soude calculée pour neutraliser le calcium de l\u2019alimentation (il faut 7,9 g de sulfate de soude pour un litre de lait), il est possible d\u2019améliorer très rapidement ces sujets laissés en alimentation normale.On obtient ainsi les mêmes résultats qu\u2019avec une alimentation dépourvue de calcium ou enrichie de phytate de sodium.Nous avons pu, à l\u2019occasion de deux bilans, constater la réduction notable de l\u2019absorption de calcium par l\u2019intestin lors de l\u2019administration de sulfate de soude.Dans une expérimentation chez le rat, Kowarski montre une réduction de 50 pour cent de l\u2019absorption calcique sous l'influence d\u2019une alimentation lactée contenant un pour cent de sulfate de soude.Ainsi la présence d\u2019une hypersulfatémie, provoquant une sécrétion accrue de sulfate dans le tube LE RACHITISME DE LA GLOMÉRULO-NÉPHRITE CHRONIQUE 957 digestif, empêche l'absorption de calcium.Une augmentation de cinq fois le taux sanguin de la sulfatémie (correspondant à une urée sanguine à 0,80 à 1,0 g par litre) est susceptible de retenir dans le tube digestif cinq fois plus de calcium que normalement.Si l\u2019on admet que dans ces conditions il passe 30 mEq de sulfate par jour chez l'adulte, il pourrait y avoir 30 mEq de calcium soit 600 mg de calcium retenu dans l'intestin, ce qui est plus que suffisant pour négativer entièrement le bilan calcique.11 s\u2019agit là bien entendu d\u2019un chiffre maximum.Il est certain que les modifications de l'acidité intestinale provoqueront des variations de l\u2019ionisation du sulfate de calcium qui n\u2019est jamais complète.Il est vraisemblable que la vitamine D qui améliore dans tous les cas l\u2019absorption digestive de calcium puisse agir en partie de cette façon.Il s\u2019agit somme toute d'une compétition entre deux tendances et l\u2019on conçoit que la résistance à la vitamine D opposée par la faible ionisation du sulfate de calcium ne puisse être vaincue que par des doses très importantes de vitamine D.Ces processus compétitifs entre le sulfate de calcium et la vitamine D se passent essentiellement dans l\u2019intestin grêle.Au niveau du côlon, le calcium n\u2019est plus absorbé.Par conséquent, même si les bactéries coliques utilisent en partie les sulfates (ce qui est probable, car si on retrouve bien la quantité de soufre, on ne retrouve dans les selles qu\u2019une faible partie du sulfate ingéré sous cette forme), le calcium non absorbé par l'intestin grêle apparaîtra intégralement dans les selles.Il est d\u2019ailleurs très vraisemblable que lorsque à l\u2019hypersulfatémie s\u2019ajoutera une hyperphosphaté- mie, \"augmentation des phosphates intestinaux viendra ajouter leur effet comme l'avait envisagé Mitchell.En conclusion, l\u2019hypersulfatémie constante dans les néphrites chroniques provoquant une augmentation proportionnelle de la charge sulfatée intestinale, entraîne la formation de sulfate de calcium faiblement ionisé et, de ce fait, peu absorbable par la muqueuse digestive. idée ae ES 958 Cette formation de sulfate de calcium semble pouvoir expliquer les bilans calciques négatifs constamment retrouvés au cours de toutes les réductions de la filtration glomérulaire.L\u2019hyper- phosphatémie, quand elle existe, peut, pour les mêmes raisons ajouter son action à celle des sulfates.Cet obstacle mis à l'absorption calcique peut être en partie levé par l\u2019action de la vitamine D, ou simplement par l\u2019administration buccale d\u2019un sel de calcium, mais nécessite l\u2019emploi de doses importantes.Inversement, tout facteur susceptible d\u2019entraîner une diminution de la sulfatémie, en particulier la diminution de l\u2019apport de protides alimentaires est susceptible de diminuer la résistance à l\u2019absorption et de faciliter la correction du trouble calcique.Ainsi, l\u2019hypersulfatémie constamment retrouvée au cours des néphropathies chroniques provoque une augmentation des sulfates intestinaux qui forment du sulfate de calcium faiblement ionisé et de ce fait peu absorbable.Il semble que l\u2019on puisse expliquer de cette façon les bilans calciques négatifs constamment retrouvés lors des réductions importantes de la filtration glomérulaire.Cette notion de l\u2019hypersulfatémie des néphropathies chroniques provoquant un défaut de réabsorption calcique par le tube digestif peut d\u2019ailleurs être étendue à des processus de plus courte durée, incapables de créer des lésions osseuses mais suffisants pour provoquer des troubles du métabolisme calcique du type tétanie.En effet, tout catabolisme protidique important : maladie infectieuse, coma diabétique, diarrhée infectieuse, stress opératoire, hypercorticisme médicamenteux accroît le chiffre de l\u2019urée (que l\u2019on dose) et du même coup celui des sulfates (que l\u2019on ne dose pas, mais qui augmentent proportionnellement).Il provoque une élimination accrue de calcium par le tube digestif et d\u2019ailleurs par les urines.Il en résulte un déficit calcique qui peut quelquefois se manifester au moment de la guérison par une hypocalcémie postacidosique, bien décrite par K.Dodds, si l\u2019on n\u2019a pas la précaution d\u2019ad- H.LESTRADET Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 ministrer systématiquement à ces sujets des doses importantes de calcium à titre préventif.RÉSUMÉ Le rachitisme relève toujours d\u2019un bilan calcique négatif.En cas de glomérulo-néphrite chronique, le bilan négatif est lié à un défaut d\u2019absorption du calcium par la muqueuse digestive.La cause la plus probable est la présence d\u2019une quantité importante de sulfate dans le tube digestif de ces sujets, sulfate provenant du liquide extra- cellulaire où il atteint des taux considérables du fait de la réduction de la filtration glomérulaire.Le sulfate formant avec le calcium un sel très faiblement ionisé et très mal absorbé par la muqueuse de l\u2019intestin grêle, il se produit une résistance permanente à l\u2019absorption calcique et une négati- vation du bilan.Le traitement réside dans la diminution des sulfates grâce à une alimentation pauvre en protéines, puisque les sulfates sont les produits d\u2019oxydation des acides aminés soufrés et, d\u2019autre part dans l\u2019administration de vitamine D et surtout de calcium à dose élevée.BIBLIOGRAPHIE 1.ALBRIGHT, F., et REIFENSTEIN, E.C., The parathyroid glands and metabolic bone disease, Williams and Wilkins Co., Baltimore, 1948.2.COUTEL, Y., JEZEQUEL, C., BOIXEL, J., et ST-NOURY, Trois cas d\u2019hypercalcémie du nourrisson traités par le sulfate de soude, Arch.frang.péd., 19 : 1033, 1762.3.EVERETT, N.B., et SIMMONDS, B.S., The distribution and excretion of S35 sodium sulfate in the albino rat, Arch.Bioch.Bioph., 35 : 152, 1952.4.HAMBURGER, J., et RICHET, G., Enseignements tirés de la pratique du rein artificiel pour l\u2019interprétation des désordres électrolytiques de l\u2019urémie aiguë, Rev.franç.Et.clin.biol., 1 : 35, 1956.5.KOWARSKI, A, Idiopathic hypercalcemia : treatment with sodium sulfate, Pædiatrics, 22 : 533, 1956.6.KOWARSKI, A, SHAPIRO, J.R., BIEZUNSKI, N., et Ko- WARSKI, C., Hypervitaminosis D.Effect of treatment with sodium sulfate, Pediatrics, 27 ; 1004, 1961.7.LABERGE, C., Rachitisme rénal réfractaire a la vitamine D de type hyperglycinurique, Laval méd., 34 : 230, 1963.8.LESTRADET, H., Les sulfates : leur place dans le métabolisme, Journées de pédiatrie, Hopital des enfants malades, Paris, 1962.9.LESTRADET, H., FREDERICH, A., et RODRIGUEZ-SORIANO, L'hypersulfatémie n\u2019est-elle pas la cause des ostéo- Jat 1. oil MH ir aps iN Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 dystrophies de l\u2019insuffisance rénale chronique ?, Presse méd., 70 : 211, 1962.10.LICHWITZ, A., SEze, A.de, PARLIER, R., Hioco, D., BORDIER, P., et STRAUSS, M., Physiopathologie des modifications phosphocalciques et des lésions osseuses dans les néphropathies glomérulaires, Sem.Hôp.Paris, 34 : 2061, 1958.11.Liu, J.H,, et CHu, H.I., Studies on calcium and phosphorus metabolism with special reference to patho- LE RACHITISME DE LA GLOMERULO-NEPHRITE CHRONIQUE 959 genesis and effects of dihydrotachysterol (AT 10) and iron, Medicine, 22 : 103, 1943.12.MITCHELL, A.G., Nephrosclerosis (chronic interstitial nephritis) in childhood, with special reference to renal ricketts, Am.J.Dis.Child, 40 : 101 et 345, 1930.13.STANBURY, S.W., Renal osteodystrophy.Recent advances in renal disease, Pitman med.Publishing, Londres, 1960.EF RE SEE PE TC IF RÉNOGRAMME A L'HIPPURAN [131 Expérience clinique INTRODUCTION Depuis ses premières applications cliniques par Chaplin et Winter, il y a huit ans, soit en 1955, le rénogramme isotopique connaît une amélioration progressive.Avec la substance radioactive, la technique et l\u2019instrumentation actuellement employées, la rénographie est un test sensible qui peut être employé avec confiance en clinique médicale.Par comptage externe, une information rapide peut être obtenue quant à la fonction comparée des deux reins et ceci sans inconvénient pour le patient et sans traumatisme (19).SUBSTANCE UTILISÉE L\u2019agent idéal doit être stable, résistant à la chaleur, de fabrication facile, peu coûteux, non toxique, éliminé rapidement du sang uniquement par les reins et lié à aucun organe ou autre substance (18).L\u2019élimination de cette substance doit être vraiment sélective et ne pas se faire par les voies biliaires (15).Nombre d\u2019agents ont successivement été utilisés en clinique pour évaluer la fonction rénale comparée.L'agent initial, l\u2019Urokon I131, bien qu'efficace chez l\u2019animal a été tôt abandonné chez l\u2019homme à cause de son élimination trop lente (30).Le Diodrast 1131 (lodopyracet) posait des difficultés d'interprétation des tracés, spécialement du rein droit à cause de son élimination hépatique (28).Le Miokon I131 (diprotrizoate de sodium) et la Rénographine 1131 n\u2019était pas captés de façon appréciable par le foie mais leur extraction san- Maurice THIBAULT et Fernand LABRIE guine était trop lente, ce qui rendait les pentes des tracés moins abruptes et moins facilement interprétables (19).Le DISA 1131 (2-6 diiodosu- fanilate 1131) et l\u2019Edta-CRS1 (complexe chelaté entre l\u2019acide et l\u2019éthylènediamine tétra-acétique et le chromeS!) étaient aussi excrétés trop lentement.L\u2019Edta-CRS1 était la première substance avec un isotope autre que l\u2019iode!31 à être utilisée pour le rénogramme.Sa demi-vie est de 28 jours et sa radiation est faite purement de rayons ».L\u2019Hypaque 1131 (diatrizoate de sodium) a aussi été utilisé temporairement (28).Cependant, l\u2019Hippuran, milieu de contraste autrefois utilisé et mis à l\u2019oubli a été remis à I\u2019honneur par Nordyke et Tubis en 1959.L\u2019acide iodohippurique 1131 (Hippuran 1131) remplit les principaux critères de l\u2019agent idéal (30).Il est rapidement extrait du sang et n\u2019est pratiquement pas capté par le foie.Moins de 0,2 pour cent de l\u2019isotope va dans la bile en 24 heures et plus de 98 pour cent se retrouve dans les urines, ce qui indique bien son excrétion totale par le rein (14).Son élimination et son excrétion rénales plus rapides s\u2019extériorisent au rénogramme par des pentes plus raides des segments tubulaire et d\u2019excrétion (9).L\u2019Hippuran permet d\u2019ailleurs une collimation simplifiée, une comparaison sensible de la fonction rénale et un temps d\u2019épreuve réduit (18).Sa demi-vie effective de 20 minutes élimine les dangers d'irradiation (30).Sa préparation est relativement facile car l\u2019atome d\u2019iode que contient l\u2019Hippuran peut être changé par un atome radioactif de l'iode (20).\u2014 Tem | ful.yi i ali Gd lope fu 15 l'E Jl: tobre pro E Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 L\u2019Hippuran étiqueté à l\u2019I131 est l\u2019agent le plus utilisé et il est disponible en solutions commerciales stériles.Les doses individuelles ont une activité de 0,1 à 0,3 mc par kg de poids corporel.Sa demi-vie est de huit jours.Un troisième isotope est l'iodel25 dont la demi-vie est de 60 jours et qui a été utilisé sous forme d'Hippuran [125 (28).L\u2019agent que nous employons est l\u2019Hippuran étiqueté à 1\u2019I131.MATÉRIEL TECHNIQUE ET ÉQUIPEMENT Les tracés présentés ont été choisis parmi les rénogrammes faits à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec d\u2019octobre 1962 à avril 1963.Les diagnostics ont été prouvés lors d\u2019urographie intraveineuse, de pyélo- graphie rétrograde, d\u2019aortographie, d'intervention chirurgicale ou d\u2019autopsie.La plupart des tracés présentent un aspect assez identique à celui déjà décrit par différents auteurs.Au début, le patient était placé en position assise mais ceci favorise un certain abaissement du rein, surtout à droite.En plaçant le patient en position couchée, les reins demeurent plus fixes ce qui diminue pour autant le facteur de variation géométrique (19).L\u2019équipement de base pour le rénogramme consiste en deux détecteurs à scintillations reliés par deux compteurs à des enregistreurs évoluant à la vitesse de un pouce par cing minutes.Le cristal à scintillations employé est de deux cm de diamètre.La dose traçante d\u2019Hippuran 1131 varie de 10 à 25 microcuries selon le poids du patient et elle donne suffisamment de comptes (7 à 9x10 cpm) pour permettre un enregistrement sensible avec la constante de une seconde.Grâce à une constante aussi brève, des changements rapides du taux de radioactivité sont enregistrés.Avec cette technique, les courbes des deux reins devraient être identiques si la fonction est semblable car les différences géométriques sont réduites au minimum par la position du patient et le système de collimation.(4) titi ste ce ae RÉNOGRAMME À L'HIPPURAN 961 PRINCIPE Lorsque de petites quantités d\u2019acide para- aminohippurique (PAH) ou d\u2019acide iodohippuri- que (Hippuran) circulent dans le rein, les cellules tubulaires ont la propriété d\u2019extraire tout le PAH ou l\u2019Hippuran du plasma et de l\u2019ajouter à la quantité déjà filtrée au glomérule.Ainsi, lorsqu\u2019un cathéter est placé dans la veine rénale et un autre dans l\u2019artère, il peut être démontré que 92 pour cent du PAH entrant au rein par l'artère rénale sera extrait lors du premier passage du sang à travers le parenchyme rénal.La différence, soit huit pour cent représente le sang qui n\u2019a pas passé par les néphrons mais qui baigne le bassinet et la capsule du rein (13).Ainsi, à de basses concentrations plasmatiques, (moins de 2,0 mg pour cent), comme lors du néphrogramme isotopique, le rythme de disparition de l\u2019Hippuran du sang est un index du flot sanguin rénal effectif.Ce rythme de disparition, ou clearance, relève donc de deux composantes soient la portion filtrée au glomérule et la portion sécrétée par les tubules : U hippV = F G.hipp+ T hipp.où T.hipp.représente la sécrétion tubulaire et F G.hipp.la filtration glomérulaire.Quoique le rein soit anatomiquement et physiologiquement formé d\u2019un système complexe de compartiments, soit surtout les espaces vasculaires et tubulaires, 11 n\u2019en demeure pas moins qu\u2019en face du rénogramme, il ne représente qu\u2019un seul compartiment (21).Toute radioactivité qui entre par les artères rénales passe à travers les glomérules, est sécrétée par les tubules, est drainée par le système collecteur et le bassinet et sera enregistrée uniquement selon son intensité, sans compte tenu de la structure rénale où elle se trouve située au moment de la détection (21).Dès l\u2019injection de l\u2019Hippuran 1131, cette solution se dilue dans seulement une fraction du volume sanguin total.Conséquemment, la solution radioisotopique va arriver au rein comme un bolus qui est constamment dilué par la circulation et 962 par l\u2019excrétion rénale du produit, ce qui, en fait, est reflété par le tracé (21).La sécrétion par le parenchyme rénal est en relation directe avec la capacité fonctionnelle de chaque rein (15).Le détecteur placé en regard de chaque rein enregistre la radioactivité sous forme d\u2019une courbe qui traduit successivement l\u2019arrivée, la concentration puis l\u2019élimination de la substance iodée.L'\u2019allure de la courbe dépend donc de la vascularisation, de la sécrétion et de l'évacuation de chaque rein.Pircher a obtenu 7% vitro une courbe identique à celle de l\u2019homme normal en employant un volume de dilution rénale de 62,5 cm3 (volume fonctionnel rénal) ce qui est à peu près identique au volume tubulaire normal de l\u2019homme qui est de 63 cms.Il a pu démontrer que l\u2019allure de la courbe dépend de trois facteurs : le volume sanguin, le volume fonctionnel du rein et le flot artériel rénal.Le facteur le plus influent semble être le flot sanguin rénal qui a un effet inversement proportionnel sur le temps d\u2019apparition de la radioactivité maximale alors que le volume fonctionnel du rein et le volume sanguin influencent le compte maximal mais non le temps de façon appréciable (21).DESCRIPTION DE LA COURBE NORMALE La courbe normale se divise en trois segments, ce qui facilite l\u2019interprétation clinique.Ces segments correspondent respectivement aux phases vasculaire, tubulaire et d\u2019excrétion (figure 1).Ce concept est utile à la compréhension de la physiologie rénale, mais il n\u2019a pas de valeur absolue dans l'interprétation des courbes du rénogramme (21).Le segment vasculaire monte de façon abrupte à son point maximum en 30 secondes ou moins après l'injection d\u2019Hippuran 1131.La hauteur du segment vasculaire dépend de l\u2019importance des lits vasculaires situés dans le champ des détecteurs et elle sert d\u2019indice de la capacité vasculaire rénale, ce qui équivaut normalement à la moitié du flot plasmatique rénal par minute, soit environ 300 cm3 (6).Expérimentalement, cette hauteur Maurice THIBAULT - Fernand LABRIE Laval Médical Vol, 34 - Oct.1963 ; RÉNOGRAMME NORMAL 20 30 min.Figure 1.du pic vasculaire diminue parallèlement au degré de ligature artérielle (14).Le second segment est formé par une pente ascendante qui est la résultante, d\u2019une part, entre le rythme d\u2019extraction de l\u2019Hippuran du sang avec son accumulation tubulaire et, d\u2019autre part, son élimination tubulaire et urinaire (6).La hauteur et la raideur de cette pente sont parallèles à la fonction rénale (14).Ainsi, un abaissement de cette pente peut signifier une diminution du flot sanguin rénal ou du rythme de sécrétion tubulaire ou les deux (6).Le sommet de la pente est normalement atteint en deux à quatre minutes après l'injection.La hauteur du pic dépend de la quantité de radioactivité injectée, du volume sanguin, de la distance, de la substance interposée entre le rein et le cristal et de la quantité de sang dans le rein et les tissus détectés par le cristal.Sa hauteur n\u2019a qu\u2019une importance relative.A mesure que ce segment tubulaire s\u2019élève chez le sujet normal, le pourcentage de la radioactivité due au compartiment vasculaire passe de 48 pour cent après 15 secondes pour descendre à environ six pour cent après deux à quatre minutes alors que, d\u2019un autre côté, la radioactivité due à la capacité d\u2019extraction tubulaire passe de 29 pour cent à 76 pour cent dans le même intervalle de temps (26).Dès que l\u2019excrétion devient supérieure à l\u2019accumulation, ceci étant dû à la disparition presque ite Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 totale de l\u2019Hippuran du sang circulant, il y a début de la pente descendante qui est témoin de la sortie rénale de la substance radioactive.C\u2019est au même moment qu\u2019un cystogramme montre une pente ascendante reflétant l\u2019arrivée de l\u2019Hip- puran 1131 dans la vessie (6).Cette courbe descendante continue exponentiellement pendant quatre à six minutes (14).Cette descente est parfois en échelle et reflète probablement des ondes péristaltiques de l\u2019uretère avec descente intermittente de l\u2019urine du bassinet vers la vessie.Elles surviennent aux 20 à 40 secondes et leur fréquence semble dépendante du flot urinaire.L\u2019interprétation du rénogramme est rendue difficile par plusieurs facteurs reliés a la situation profonde du rein et à son déplacement selon la position du sujet.Ces facteurs font en sorte que la hauteur absolue de la courbe ne peut être utilisée.Ce dernier facteur est éliminé presque complètement en plaçant le patient en décubitus ventral ou dorsal, ce qui élimine le facteur d\u2019erreur géométrique.Boyd a étudié le temps requis pour atteindre le sommet de la courbe, le rapport de la hauteur de la courbe à 20 minutes sur celle à cinq minutes et l\u2019excrétion urinaire après 90 minutes.Il a montré que le sommet doit normalement être atteint en cing minutes ou moins et que le rapport de la radioactivité après 20 minutes doit être inférieur à 40 pour cent du taux après cinq minutes (3).Ces données correspondent à ce que d\u2019autres auteurs rapportent et peuvent parfois être utiles à prendre une décision sur un cas limite.TRACÉS PATHOLOGIQUES 1.Hydronéphrose unilatérale ou bilatérale : Une rétention anormale de radioactivité dans la région rénale se manifeste au rénogramme par un segment tubulaire qui continue à monter au- delà du temps où l\u2019excrétion commence normalement, soit deux à quatre minutes après l\u2019injection ou encore par un segment excrétoire présentant une pente plus douce que le segment tubulaire correspondant (6).Cette obstruction du flot RÉNOGRAMME À L\u2019HIPPURAN 963 urinaire en haut de la vessie se traduit donc par une courbe ascendante, pratiquement une image en miroir de la disparition dans le sang (19) (figure 2).Cette rétention dans un ou les deux reins peut être intermittente et à ce moment, les segments excrétoires forment une série d\u2019accumulations alternant avec la libération de radioactivité.Ceci indique un spasme urétéral causant une rétention passagère de radioactivité dans la région rénale (6) (figure 3).Des changements spasmodiques dans le segment excrétoire peuvent aussi indiquer une obstruction partielle sur les voies excrétoires (19).Un segment excrétoire en plateau ou peu élevé peut indiquer une obstruction partielle (figure 3).Une obstruction prolongée ou une obstruction survenant sur un rein déjà atteint dans sa fonc- M-37 calcu! du bassinet droit 1 hydronephrose +pyelonephrite 192 G Ô 10 = 20 30 min.Figure 2.F-43 197 Hydronéphrose gauche, Pyélonéphrite, 0 \" 10 \" 20 30min.Figure 3. 964 Maurice THIBAULT - Fernand LABRIE tion produit aussi une courbe en plateau mais le segment tubulaire est alors plus bas.2.Absence d\u2019un rein : Lors de l\u2019absence d\u2019un rein, le segment vasculaire est diminué ce qui reflète une diminution de la vascularisation dans la région de ce rein (9).Avec le même degré de sensibilité, la hauteur des segments vasculaires montre alors une différence de hauteur de 50 pour cent par rapport au rein normal (6) (figure 4).Généralement, il y a descente immédiate qui indique l\u2019absence de fonction tubulaire et le tracé demeure horizontal (3).Toutefois, si le détecteur voit l\u2019aorte ou la veine cave inférieure, un pic va apparaître à l\u2019arrivée du bolus, ce qui FE-35 163 Absence de rein gauche.Calculose urinaire droite.{Pyélonéphrite | D G oO \u201dT 10 \"70 30 min.Figure 4.peut être confondu avec une phase tubulaire.Ce pic apparaît et disparaît cependant plus tôt (3).3.Rein afonctionnel : L\u2019image d\u2019un rein non fonctionnel est semblable à celle de l\u2019absence du rein sauf que le segment vasculaire est plus élevé (9) (figure 5).4.Pyélonéphrite chronique : Les procédés médicaux et radiologiques standards détectent rarement des troubles fonctionnels importants qui peuvent s\u2019associer 4 une infection de l\u2019arbre urinaire supérieur, soit le Laval Médical Vol, 34 - Oct.1963 E-58 184 Rein afonctionnel.G D oO ~~ 10 \" 20 30 min.Figure 5.spasme urétéral, l\u2019obstruction urinaire partielle et un défaut mineur de fonction tubulaire (6).Le rénogramme peut détecter directement ces anomalies de façon plus sûre du fait que lors de la pyélonéphrite chronique, les dommages tissulaires et la déficience fonctionnelle sont plus marqués d\u2019un côté que de l\u2019autre (6).Les figures 6 et 7 montrent les anomalies rencontrées à divers degrés dans la pyélonéphrite chronique : a) Les segments tubulaires sont aplatis avec diminution de la pente ; l\u2019inégalité des deux segments tubulaires est évidente et indique une différence de fonction tubulaire avec ou F-55 206 Pyélonéphrite ancienne droite.1 ) G 4 1 D oO = 10 = 20 30min, Figure 6.=n Na fi i Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 M-G1 179 Pyélonéphrite chronique terminale Hydronéphrose gauche.wap © J D oO \" 10 = 20 Figure 7.30 min sans différence de vascularisation entre les deux reins.b) Il y a rétention anormale de l\u2019Hippuran qui est cependant incomplète et inégale.Si le segment tubulaire monte continuellement, il s\u2019agit d\u2019un défaut d\u2019excrétion important alors que s\u2019il demeure en plateau le défaut par obstruction est moins important.Une pyélonéphrite chronique terminale montre des reins pratiquement non fonctionnels (figure 7).Des tests sériés peuvent démontrer la réversibilité parfois totale de ces perturbations (6).5.Glomérulonéphrite chronique : La courbe revét alors les mémes caractéres que ceux du rein non fonctionnel si les lésions sont assez évoluées (figure 8).M-71 178 Glomérulo-néphrite chronique terminale.0 10 20 30 min.Figure 8.RÉNOGRAMME À L\u2019HIPPURAN 965 6.Hypertension artérielle : Lors d\u2019hypertension artérielle modérément sévère, le deuxième segment est ralenti avec un rythme d\u2019excrétion proportionnellement ralenti comme dans la pyélonéphrite chronique.Les courbes sont plus lentes et le pic survient plus tardivement (9 et 18).Lors d\u2019hypertension artérielle sévère avec dysfonction rénale marquée, la phase tubulaire est pratiquement absente et la courbe ressemble à la courbe sanguine tout comme dans la néphrite.Les segments tubulaire et d\u2019excrétion sont très lents et le segment vasculaire est diminué (9 et 18).7.Sténose de l\u2019arière rénale : Le rénogramme est plus sensible que l\u2019urographie intraveineuse pour déceler une anomalie M-50 159 Sténose partielle de l'artere rénale dr.1H.T.A.1 G D 0 ~ 10 © 20 30 min Figure 9.vasculaire.Cependant, comme tous les indicateurs du flot sanguin rénal et de la fonction, le rénogramme ne peut distinguer entre une lésion susceptible d\u2019être corrigée chirurgicalement et des changements secondaires du lit artériolaire qui accompagnent toute hypertension.L\u2019artériographie rénale et la biopsie sont nécessaires pour répondre à cette question après avoir fait l\u2019urographie intraveineuse et le rénogramme.La courbe observée lors de sténose rénale comporte d\u2019abord une diminution du segment vasculaire avec ralentissement proportionnel des segments tubulaires et d\u2019excrétion et abaissement du point maximum (figure 9). 966 M-18 199 Glomerulo-néphrite sub-aigue.G D | oO 10 20 30 min.Figure 10.8.Glomérulonébhrite aiguë, nécrose tubulaire at- guë el réaction transfusionnelle : Dans ces cas, la courbe montre une phase vasculaire sensiblement normale avec concentration de la substance par les reins mais sans preuve d\u2019excrétion (2) et une courbe en plateau.9.Néphrite aiguë (syndrome de Goodpasture) : Le tracé est tout à fait superposable à celui d\u2019un rein non fonctionnel (figure 10).APPRÉCIATION DU TRAITEMENT Dore et Chaplin, à l\u2019aide du rénogramme (6), ont suivi l\u2019évolution d\u2019une pyélonéphrite chronique chez 24 patients après traitement médical.Chez 23 patients, ils ont trouvé une amélioration M-37 192 A 56 jrs apres ureterolithotomie 30 min.20 Figure 11.Maurice THIBAULT - Fernand LABRIE Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 partielle et même complète des anomalies observées sur le premier tracé.Les patients asymptomatiques ou même symptomatiques montrent une amélioration du tracé avec correction de l\u2019obstruction (figure 11) ou traitement médical antibactérien.Souvent, après cessation du traitement médical, le rénogramme montre un retour des anomalies précédemment notées.Cette récupération observée au réno- gramme peut éviter de faire une néphrectomie par ailleurs indiquée par les autres examens.Lors de correction chirurgicale de sténose de l\u2019artère rénale, le rénogramme, comme le montre les figures 9 et 12, peut indiquer une amélioration de la fonction rénale de façon facilement inter- M-50 159A 11jrs apres greffe aorto-renale droite oO 10 20 30 min.Figure 12.prétable.Dans ce cas-ci, le deuxiéme rénogram- me a été enregistré 11 jours après la greffe aorto- rénale.Johnson, à l\u2019aide du rénogramme, a montré l\u2019amélioration des lésions chez un patient avec néphrite aiguë de même que chez un patient avec pyélonéphrite aiguë (9).SENSIBILITÉ DU RÉNOGRAMME Le rénogramme est mieux approprié et plus sensible que l\u2019urographie intraveineuse pour détecter des anomalies fonctionnelles des reins.L\u2019urographie intraveineuse ne peut déceler de i À e Laval Médical Vol.34 \u2014- Oct.1963 légères différences de fonction entre les deux reins car la différence en radio-opacité est insuffisante.Le rénogramme peut d\u2019ailleurs discerner le rein qui a la moins bonne fonction, même s\u2019il y a obstruction, car ces anomalies se réflètent sur différents segments pouvant s\u2019analyser indépendamment.Toutefois, les défauts de structure rénale sont mieux identifiés par l\u2019urographie intraveineuse.Dans la pyélonéphrite chronique, le rénogramme peut aider à préciser un diagnostic non prouvé par les autres examens chez un patient asymptomatique.Chez les patients où le diagnostic est non équivoque par les données de laboratoire, le rénogramme indique invariablement des anomalies caractéristiques.FACTEURS SPÉCIAUX Des variations de l\u2019état d\u2019hydratation altèrent l\u2019aspect des segments tubulaire et excrétoire du rénogramme.Avec une restriction aqueuse, le maximum de radioactivité est atteint une minute et demie à deux minutes plus tard que dans les cas d\u2019hydratation.Les segments tubulaire et excrétoire ont une pente plus lente mais ces changements sont symétriques (6 et 20).Ces différences seraient dues à une diminution du volume urinaire et du flot sanguin rénal efficace.L\u2019élimination urinaire de l\u2019Hippuran 1131 est de 67 pour cent après 30 minutes lors d\u2019hydratation et de 57 pour cent lors de restriction aqueuse (14).Certaines anomalies légères demeurées cachées lors d\u2019hydratation se manifestent parfois lors de la restriction liquidienne, tout spécialement dans la pyéolonéphrite chronique (6).L'opinion des auteurs varie cependant quant à l'opportunité d'examiner les patients sous restriction aqueuse, si bien que Nordyke fait boire un litre d\u2019eau une heure avant l\u2019épreuve (19) et Meade donne 500 mil d\u2019eau avant le test, Nous ne prescrivons rien de strict de ce côté, car les variations légères du rénogramme selon le degré d\u2019hydratation sont toujours symétriques.En présence d\u2019œdème, une plus longue période est requise pour la clearance à cause de la diffusion dans un plus grand volume (3).RÉNOGRAMME À L\u2019HIPPURAN 967 La nervosité et l\u2019appréhension semblent pouvoir changer l\u2019aspect des tracés avec correction après sédation (14).Si le flot urinaire augmente, les pentes augmentent et le sommet de la radioactivité diminue.CONCLUSION Le rénogramme à l\u2019Hippuran étiqueté à l\u2019iode131 est une technique sûre, externe, non traumatique qui permet de démontrer les différences entre les deux reins quant au flot sanguin rénal, à la fonction tubulaire et à l\u2019interférence au flot urinaire.Cette information a une valeur clinique sûre même si elle ne fournit pas de données quantitatives sur le flot sanguin rénal, la capacité tubulaire maximale et le flot glomérulaire (6).La grande sensibilité du rénogramme pour déceler des anomalies rénales et de l\u2019arbre urinaire supérieur a été démontrée par des études comparatives avec d\u2019autres agents chez les mêmes patients grâce à des rénogrammes faits en série lors de maladie évolutive (9).Ce test donne une irradiation totale très faible car 50 microcuries donnent environ 0,02 rad.à la vessie et beaucoup moins à l\u2019organisme entier, Son élimination rapide du sang (65 à 85 pour cent sont normalement excrétés en 30 minutes) permet de l\u2019utiliser chez les femmes enceintes et les enfants de préférence aux autres techniques radiologiques (19).Même si cette épreuve ne peut donner des valeurs fonctionnelles quantitatives, elle est très utile en clinique et sa grande sensibilité lui permet d\u2019être surtout utile dans le dépistage d\u2019une maladie rénale unilatérale chez les hypertendus (19), dans la détermination rapide d\u2019un blocage des voies excrétrices surtout par calcul, dans le diagnostic différentiel de l\u2019anurie surtout après une intervention chirurgicale vasculaire (2), dans le diagnostic de la pyélonéphrite et dans l\u2019appréciation du traitement de toute atteinte de la fonction rénale.Même si l\u2019urographie et l\u2019urée sanguine sont dans les limites de la normalité, le rénogramme peut indiquer rapidement et de façon sûre une 968 Maurice THIBAULT - Fernand LABRIE dysfonction rénale, ce qui peut alors permettre un traitement immédiat plus efficace ou suggérer une investigation urologique plus poussée.Lo 10.11.12.13.14.BIBLIOGRAPHIE .ABT, A.F.,, et VALKUS, V.A,, The radiorenogram, with radiorenografin 1131, as a diagnostic aid in urologic problems, J.Urol, 85 : 95-102, (jan.) 1961.BEALL, A.C,, et JounsoN, P.C., Use of the radioisotope renogram in the differential diagnosis of renal insufficiency following vascular surgery, J.Nuclear Med., 4 : 106-116, (mars) 1963.Boyp, J.D., et MURDOCK, H.R., Jr, The radiorenogram as a measure of renal function, 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(Hippuran- 1131), J.Urol., 85 : 92-95, (jan.) 1961.aly ls Pa chlo M: ou ou LE 6484 R.P., UN TRANQUILLISANT ANXIOLYTIQUE Depuis plus d\u2019une décennie, la psychopharmacologie a offert à la thérapeutique psychiatrique plusieurs centaines de nouveaux produits efficaces.Parmi les amines dérivés de la phénothiazine, la chlorpromazine est maintenant la substance étalon à laquelle nous nous référons pour étudier un nouveau produit de cette catégorie ; mais le nouveau venu se doit, à valeurs égales, de montrer des qualités spécifiques qui justifieront son emploi clinique.Il deviendra un apport précieux dans l\u2019arsenal du thérapeute qui peut, dès lors, employer ses efforts à la resocialisation du malade mental.C\u2019est dans cette perspective que nous avons étudié le 6484 R.P.(Sergetyl 1), ou éthylisobu- trazine, une amine dérivée de la phénothiazine.ÉTUDE PHARMACODYNAMIQUE Le 6484 R.P.est un chlorhydrate d\u2019éthyl-3 (diméthylamine-3\u2019 méthyl-2\u2019 propyl)-10-phéno- thiazine (figure 1).L\u2019étude de sa toxicité aiguë chez la souris démontre qu\u2019elle est voisine de celle de la chlor- promazine.Le 6484 R.P.exerce une action sédative remarquable chez l\u2019animal ; c\u2019est pourquoi son emploi est largement répandu en médecine vétérinaire américaine pour tranquilliser le bétail lors de son transport et éviter des pertes de poids qui peuvent devenir importantes lors de longs trajets.* Reçu pour publication le 17 juin 1963.1.Le Sergetyl a été gracieusement mis à notre disposition par la compagnie Welcker.© ET HYPNOTIQUE * Normand PLANTE Hôpital Saint-Michel-Archange Cette action sédative globale de même que la diminution de la motilité spontanée ont été vérifiées chez la souris soumise au test de traction et au test de Winter-Flataker.Le 6484 R.P,, à une dose réduite de moitié, donne des résultats identiques à ceux de la chlorpromazine.Par son action sur le système neuro-végétatif, à la dose de un mg/kg il réduit de 66 pour cent l\u2019effet hypertenseur de l'injection intraveineuse préalable de 0,005 mg/kg d\u2019adrénaline.Alors que la chlorpromazine neutralise 10 doses mortelles d\u2019histamine, le 6484 R.P.en neutralise 900 ; celui-ci a de plus une activité antispasmodique de deux à trois fois plus marquée que celle de la chlorpromazine.Enfin, l\u2019activité cataleptogène apparaît chez le rat (DA 50) a partir de 25 mg/kg.S | / \\ \u2014C2H5 N \u2018 / \\ CHz-CH-CH2-(CHz)2;HCL CH Figure 1.\u2014 Formule développée du 6484 R.P.(Sergetyl) ou éthylisobutrazine. 970 ÉTUDE CLINIQUE En orientant cette étude clinique sur le 6484 R.P., nous avons voulu tenir compte des deux obstacles les plus évidents et susceptibles de fausser notre optique dans l\u2019appréciation de résultats thérapeutiques : l\u2019obstacle nosographique et l\u2019obstacle relationnel.MÉTHODE Les malades, dont il est fait mention, sont des patients en institution asilaire et dont l\u2019hospitalisation variait de deux mois à 10 ans ; le diagnostic psychiatrique s\u2019était précisé soit par l\u2019observation clinique prolongée, soit par des réactivations psychotiques, soit par la réponse à la médication psycholeptique ou par tous ces facteurs a la fois.Ces malades ont été choisis en raison des pauvres résultats cliniques avec la constellation des autres psycholeptiques ; ces malades étaient habitués de recevoir quantité de pilules aux couleurs et aux dimensions variées et ils ne s\u2019étonnaient plus des qualités artistiques que déployaient les diverses compagnies pharmaceutiques dans la présentation de leurs produits.Notre but était: a) d\u2019établir une posologie, b) d\u2019étudier les effets secondaires possibles, c) d'apprécier la réponse clinique du malade asilaire, et d) de mesurer l\u2019efficacité de cette nouvelle médication.Tous ces patients étaient sous la surveillance quotidienne d\u2019un personnel infirmier psychiatrique.L'expérience a été conduite chez 53 patients, tous des hommes ; cette sélection résulte du fait que l\u2019auteur avait charge d\u2019un Service d'hommes à l\u2019hôpital psychiatrique.RÉSULTATS A.CHEZ LES SCHIZOPHRENES : Les sujets, au nombre de 30, étaient âgés de 18 à 43 ans ; le pronostic quant à leur état clinique était réservé d\u2019autant plus que, souvent, ils recevaient à doses astronomiques de neuroleptiques tels que chlorpromazine, lévomépromazine, pro- Normand PLANTE Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 méthazine, thiopropérazine, trifluopérazine et autres.Ces patients étaient classés de la façon suivante : forme hébéphrénique (18 cas), forme hébéphréno-catatonique (cinq cas), forme paranoïde (quatre cas), forme aiguë (un cas), état paranoïaque et hypocondrie (un cas), et psychose schizo-affective (un cas).Les résultats furent appréciés de la façon suivante : Excellent : rémission complète des symptômes avec possibilité de retour à une vie sociale ; il est bien entendu que le patient n\u2019est pas considéré comme guéri totalement mais dans une phase de rémission ; Bon : On constate une amélioration des troubles de la pensée et de l\u2019affectivité ; une autocritique est présente ; Moyen : Il existe une réduction des symptômes primaires et secondaires de la schizophrénie ainsi qu\u2019une légère participation aux activités hospitalières.Selon ces normes, nous avons obtenu 12 résultats excellents, 10 bons, cing moyens et trois échecs (tableau TI).B.MALADES NON-SCHIZOPHRÈNES : Ces patients étaient au nombre de 23 et leur âge variait de 19 à 57 ans.La gravité de leurs symptômes était évidente par leur admission en milieu psychiatrique asilaire.Ils étaient classifiés selon les diagnostic suivants : psychose maniaco-dépression (10 cas), toxicomanie alcoolique où prédominaient les symptômes dépressifs, hypomaniaques et para- noides (quatre cas), personnalité pathologique (deux cas), psychonévrose forme mixte (un cas), épilepsie et troubles psychotiques (persécuté, agressif) (un cas), déficience mentale et épilepsie (un cas), et psychose avec déficience mentale (quatre cas).Les résultats obtenus sont présentés au tableau IT.| | For Fon Fer for Par Pact for for for To i Po Py : iy Die Pic Le Cale j Sr, jai Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 LE 6484 RP, UN TRANQUILLISANT ANXIOLYTIQUE ET HYPNOTIQUE 971 TABLEAU I Résultats obtenus chez 30 schizophrènes RÉSULTATS FORME DE LA NOMBRE DE SCHIZOPHRÉNIE PATIENTS Excellent Bon Moyen Échec Forme hébéphrénique.18 8 6 3 1 Forme hébéphréno-catatonique .5 1 - 2 Forme paranoide 4 1 3 - Forme aigué.1 - 1 \u2014 \u2014 Psychose schizo-affective 1 1 \u2014 \u2014 \u2014 État paranoïaque.1 - 1 - - TABLEAU II Résultats obtenus chez 23 patients non-schizophènes RÉSULTATS DIAGNOSTIC NOMBRE DE PATIENTS Excellent Bon Moyen Échec Psychose maniaco-dépressive : forme maniaque.3 2 - - 1 forme dépressive.5 2 2 - 1 forme mixte.2 1 1 - - Toxicomanie : alcool.4 1 3 - - Personnalité pathologique.2 = 1 \u2014 Psychonévrose, forme mixte.1 - 1 - \u2014 Épilepsie et troubles psychotiques .1 - 1 - \u2014 Déficience mentale et épilepsie.1 1 - - - Psychose avec déficience mentale.4 1 - 3 - Le tableau III indique la distribution de l\u2019âge TABLEAU IV des patients et le tableau IV la durée de leur ; .Durée du traitement au 6484 R.P.traitement.TABLEAU II! Durée en jours Nombre de patient, Age des patients traités au 6484 R.P.8à 30 jours 8 Age Nombre de patients 31 à 45 jours 10 _ 46 a 60 jours 11 61a 90 jours 18 18 à 20 ans 5 91 à 120 jours 6 21 à 30 ans 26 31 à 40 ans 10 41 a 50 ans 10 .24 ., 51 4 57 ans 9 Posologie.La médication fut administrée sous forme de comprimés de 6484 R.P.contenant 10 972 milligrammes chacun.La dose d\u2019attaque consistait en un comprimé aux repas et deux comprimés au coucher.La plus forte médication utilisée fut de 250 mg par jour comme médication d\u2019entretien, la posologie variait de 30 à 150 mg par jour, avec une dose maximale au coucher.Dans trois cas de schizophrénie de forme hébéphrénique, nous avons associé l\u2019électrochoc, la stélazine ou la Majeptil au 6484 R.P.Le Gardénal et le Dilantin furent continués avec le 6484 R.P.chez nos deux patients épileptiques.Tous les autres patients ne reçurent que le 6484 R.P.en cours de traitement afin de pouvoir apprécier son efficacité thérapeutique et la tolérance du malade à cette médication.Tolérance.Tous nos patients ont subi les examens biologiques habituels au début et à la fin de leur traitement : formule sanguine, azotémie, glycémie, sédimentation et épreuve au thymol.Nous n\u2019avons constaté aucun écart significatif de la normalité.Par ailleurs, l\u2019observation clinique ne révéla aucune modification particulière du système cardio-vasculaire.Quatre patients seulement ont présenté soit de l\u2019asthénie, soit de la somnolence diurne, soit une impatience motrice douteuse.Une réduction de la médication fit disparaître ces symptômes.On peut donc dire que la tolérance fut bonne chez quatre patients et excellente chez les 49 autres.Sur le plan neurologique, il est intéressant de constater une absence presque totale de phénomènes d\u2019allure extrapyramidale avec des doses atteignant jusqu\u2019à 250 mg par jour, ce qui, à notre avis, est une dose thérapeutique maximale.Actuellement, ce médicament est le seul dans la série des médicaments neuroleptiques actifs à ne pas présenter à doses maximales d\u2019effets secondaires qui en limiteraient l\u2019emploi aussi bien en milieu hospitalier qu\u2019à domicile.Il permet de ne prescrire qu\u2019un médicament sans avoir à y ajouter un antiparkinsonien.Nous n\u2019avons pas noté l\u2019hypercrinie sébacée caractéristique du parkinsonien ; les patients présentaient une légère vasodilatation périphérique Normand PLANTE Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 uniforme à la face.Nous avons noté chez nos patients un gain pondéral moyen de six livres.EFFETS THÉRAPEUTIQUES Si l\u2019on se réfère à la classification de Delay et Deniker, le 6484 R.P.se classe parmi les psycholeptiques.La neuropsychopharmacologie nous offre une variété de drogues ; les psycholeptiques, les psychoanaleptiques et les psychodysleptiques.Parmi les psycholeptiques, nous trouvons les hypnotiques qui diminuent la vigilance, les tranquillisants qui sont anxiolytiques et les neuroleptiques, le groupe le plus complexe à action sédative antiexcitatoire, antidélirante et anti- hallucinatoire.Chez le schizophrène, le 6484 R.P.a exercé une action uniforme et puissante comme tranquillisant anxiolytique et secondairement comme sédatif antiexcitatoire.Le patient perdait son agressivité, son impulsivité et son agitation ; il devenait accessible à une intervention psychothérapeutique.Très rapidement, les malaises physiques, les troubles du schéma corporel s\u2019estompaient.Le patient retrouvait le sommeil avec la médication, la posologie maximale étant d\u2019ailleurs vespérale.Comme les autres auteurs qui ont étudié le 6484 R.P., nous n'avons pas noté d\u2019action nettement antihallucinatoire et antidélirante quoiqu\u2019il y avait une prise de distance a l\u2019égard des thèmes délirants et une critique qui était satisfaisante.Malgré la persistance d\u2019hallucinations, le patient se montrait affectif, souriait à l\u2019entrevue et était attentif.Nous aurions désiré associer au 6484 R.P.un dérivé des butyrophénones, comme le Halopéridol, dont l\u2019activité est plus spécifiquement antihallucinatoire.Le 6484 R.P.s\u2019est montré particulièrement efficace contre l\u2019asthénie, symptôme si fréquent chez le schizophrène ; cette action permettait au malade de mieux participer à une psychothérapie de groupe.Chez le malade non schizophrénique, le 6484 R.P.a rapidement atténué ou fait disparaître les plaintes hypocondriaques.Il s\u2019est montré un hypnotique et un tranquillisant anxiolytique de ar si LE i Wm] i im ite 1 1p lsf ie Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 premier ordre.Chez un épileptique débile mental, nous avons constaté une diminution de I'anxiété et de l\u2019agitation stérile ainsi qu\u2019une diminution des accidents épileptiques malgré une augmentation électro-encéphalographique des secousses paroxystiques.Dans un exposé clinique intéressant, Ronde- pierre et ses collaborateurs ne lui trouvent pas d\u2019action antidépressive propre quoiqu\u2019ils s\u2019intéressent à son action synergétique avec l\u2019imipra- mine.Nous avons employé la médication dans un trop petit nombre de dépressions (cinq cas) pour en tirer des conclusions valables ; dans les deux résultats excellents obtenus, l\u2019anxiété était dominante, de plus, chez l\u2019un des deux patients, des symptômes cliniques d\u2019hyperthyroïdie ont rétrocédé sous l\u2019effet thérapeutique.Dans leur publication sur le 6484 R.P., Ravina et Targowla suggèrent pour les troubles névrotiques observés à l\u2019hôpital général ou en consultation privée, des doses aussi faibles que cinq à 30 mg par jour avec des résultats cliniques évidents comme antihistaminique, hypnotique, tranquillisant et antalgique ; ce médicament a une action très nette sur le mal des transports et sur la migraine.CONCLUSION Le 6484 R.P., ou éthylisobutrazine, s\u2019est révélé actif et de toute sécurité avec un minimum d\u2019effets LE 6484 R.P.,, UN TRANQUILLISANT ANXIOLYTIQUE ET HYPNOTIQUE 973 secondaires comme psycholeptique, son action prédominante serait hypnotique, tranquillisante anxiolytique et secondairement sédative anti- excitatoire.Comme les symptômes extrapyramidaux sont pratiquement inexistants, le 6484 R.P.se trouve à l\u2019extrême opposé de la thiopropérazine.Son action thérapeutique s\u2019inclut avantageusement dans une approche psychothérapeutique et re- socialisante aussi bien du schizophrène que du non-schizophrène.Son action pour combattre l\u2019asthénie est à retenir.Une étude plus prolongée du médicament soit seul, soit en association, précisera davantage ses indications, quoique sa valeur comparative avec ses prédécesseurs ne laisse pour nous aucun doute.BIBLIOGRAPHIE 1.BRISSET, C., et RicHARD, M.Chimiothérapie en psychiatrie, Encycl.méd.-chir., Psychiatrie, Art.37860 Al0, 2.PicHoT, P., Les médicaments modificateurs du comportement en pratique médicale, Presse méd., 71 : 811-814, 1963._ RAVINA, A., et TARGOWLA, R., Étude clinique d\u2019un nouveau dérivé de la phénothiazine, de 6484 R.P., Presse méd., 68 : 1119-1121, 1960.4.RONDEPIERRE, J.J.RoPERT, R., et AzourLay, J.Sur l\u2019utilisation clinique en neuro-psychiatrie du chlorhydrate d\u2019éthyl-3-(méthyl-2-diméthylamino-3-propyl)- 10-phénothiazine (6484 R.P.), nouveau neuroleptique phenothiazinique, Presse méd., 70 : 1342-1344, 1962.5.Symposium international sur le Halopéridol, Beerse, 5 sept.1959, in Acta med.Belgia, 60 : fasc.1, 1960.Co te LA GROSSESSE MOLAIRE ET SON ÉVACUATION * La môle hydatiforme a toujours causé au médecin de nombreux problèmes.Le seul que nous voudrions traiter dans ce travail est celui de son évacuation.Lorsque l\u2019accoucheur se trouve en présence d\u2019une grossesse molaire, il a le choix entre cinq lignes de conduite : 1° Attendre l\u2019expulsion spontanée de la môle et vérifier ensuite, soit par un curage digital ou un Céuretage, si l\u2019évacuation est bien complète ; 2° Après une dilatation progressive du col, soit par des tiges laminaires ou des bougies de Hégar, procéder à l\u2019évacuation de la cavité utérine par un curetage ; 3° Pratiquer une césarienne vaginale suivie d\u2019un curetage utérin ; 4° Évacuer la môle « à ciel ouvert » par une hystérotomie abdominale ; 5° Procéder à une hystérectomie totale d\u2019emblée.Au cours des deux dernières années, nous avons évacué deux grossesses molaires par hys- térotomie abdominale, dont nous rapportons les observations.Première observation : Une femme de 24 ans patiente du docteur A.-B.Marquis, est hospitalisée le 10 avril 1960, pour des pertes sanguines et des douleurs abdominales.Il n\u2019y a rien à signaler dans les antécédents héréditaires et personnels et la patiente n\u2019a pas d\u2019antécédents obstétricaux.La patiente a eu ses dernières menstruations le 10 janvier 1960.Le premier mois de la grossesse * Reçu pour publication le 28 décembre 1962.Roland SCHERRER Service de gynécologie et d'obstétrique de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant- Jésus évolua normalement.Au cours du deuxième mois apparurent des pertes sanguines assez fréquentes et accompagnées de douleurs abdominales.Il s\u2019ensuivit une détérioration de l\u2019état général : perte de l'appétit, nausées, vomissements et palpitations.Bien que la patiente fut passablement pâle, sa tension artérielle se maintenait à 150/90 mm de Hg.A l\u2019examen de l\u2019abdomen, on constate que le volume de l\u2019utérus correspondrait à une grossesse d\u2019au moins six mois.Le fond utérin est palpable à deux travers de doigt au-dessus de l\u2019ombilic.Dans cet utérus très ramolli on ne perçoit aucune partie fœtale ni aucun mouvement actif du fœtus.A l\u2019auscultation on n\u2019entend pas les bruits du cœur fœtal.Des radiographies simples antéro-postérieure et latérale de l\u2019abdomen montrent une opacité diffuse de l\u2019étage inférieur et moyen de l\u2019abdomen avec refoulement des gaz gastro-intestinaux aux hypochondres.Au sein de l\u2019opacité on ne peut distinguer aucun fœtus.Le col utérin est long et son orifice externe est fermé.La formule sanguine se lit comme suit : Globules rouges.2 110 000 Hémoglobine.6,25 g Valeur globulaire.0,95 Pour des raisons techniques, nous n\u2019avons malheureusement pu obtenir le dosage des gonadotrophines chorioniques.Après avoir amélioré la formule sanguine par des transfusions, le 14 avril 1960 nous avons pra- pars \u2018 Wl.fg ceité août ty fi an I Laval Médical Vol.34 \u2014- Oct.1963 tiqué une hystérotomie abdominale pour évacuer cette volumineuse môle.Les suites opératoires immédiates furent normales.Cependant, le 8 août de la même année, la patiente dut subir une hystérectomie totale parce que son myomètre était envahi à deux endroits par une môle dissé- quante.Depuis ce temps, la malade se porte bien.Deuxième observation : Une femme de 25 ans, patiente du docteur R.-M, Simard, est hospitalisée le 23 octobre 1962 pour des hémorragies vaginales.Il n\u2019y a rien à signaler dans ses antécédents héréditaires et personnels.Au point de vue obstétrical, elle eut deux grossesses normales.La patiente a eu ses dernières menstruations le 10 juillet 1962.Durant les derniers quinze jours elle a fait trois hémorragies vaginales.Devant l\u2019abondance de la dernière hémorragie on décida l\u2019hospitalisation.A l\u2019examen physique on est frappé par la pâleur de la malade.La tension artérielle est à 135/75 mm de Hg.L'examen de l\u2019abdomen nous fait palper un utérus très ramolli et dont le volume dépasse de beaucoup l\u2019âge de la grossesse.Le fond utérin remonte à quatre travers de doigt au dessus de l\u2019ombilic.On ne perçoit aucune partie fœtale, ni aucun mouvement du fœtus.À l\u2019auscultation, on n\u2019entend pas les bruits du cœur fœtal.Le col utérin est long, non effacé, et son orifice externe est fermé.L\u2019hématocrite est de 29,5 et l\u2019hémoglobine de 9,45 pour cent.Le volume sanguin, déterminé au chrome *! distribue ainsi : , se Volume totale .3 430 cm3 Volume des globules rouges .1000 cm3 Volume du plasma .= 2 430 cm3 Des radiographies antéro-postérieure et latérale de l\u2019abdomen montrent un utérus augmenté de volume et remontant jusqu\u2019à la hauteur de la première vertèbre lombaire.On n\u2019y retrouve aucune trace de squelette fœtal.Le dosage des prolans nous donne une réaction encore positive avec une dilution au cinquante millième.LA GROSSESSE MOLAIRE ET SON ÉVACUATION 975 Après avoir corrigé l'anémie par des transfusions sanguines, nous décidons d\u2019évacuer cette volumineuse môle par hystérotomie abdominale le 2 novembre 1962.Comme il se doit, les deux volumineux kystes ovariens lutéiniques furent laissés en place.Les suites opératoires furent normales de même Le volume des kystes ovariens diminue progressivement.Le dosage des prolans diminue rapidement.Toutefois 1l est encore trop tôt pour affirmer la guérison complète.que l\u2019involution utérine.DISCUSSION Nous avons opté pour l\u2019hystérotomie dans ces deux cas précis parce que nous étions convaincu que c\u2019était le traitement le moins dangereux et le plus efficace.En effet, même si l\u2019attente de l\u2019expulsion spontanée de la môle est une des lignes de conduite la plus fréquemment observée, elle n\u2019est pas toujours sans danger.Les pertes sanguines répétées durant cette période d\u2019attente peuvent conduire à une anémie grave.De plus, si l\u2019expulsion de la môle s'accompagne à son tour d\u2019hémorragies abondantes, elle peut provoquer des conséquences funestes chez une patiente déjà anémiée.D\u2019autres troubles importants peuvent apparaître, tels que les vomissements graves avec amal- grissement, l\u2019asthénie, la déshydratation et l\u2019acétonurie.Parfois l\u2019attente est compliquée par des troubles rénaux tels que l\u2019albuminurie, l\u2019hypertension et l\u2019œdème.Il n\u2019y a que dans la grossesse molaire que ces signes rénaux apparaissent durant les quatre premiers mois.Par conséquent, l\u2019insolite précocité des troubles rénaux doit nous mettre sur la piste d\u2019une môle en évolution.Finalement si l\u2019expulsion spontanée se fait trop attendre et que la môle continue de se développer rapidement, cette dernière peut atteindre des proportions alarmantes et, ce qui est plus grave, elle aura peut-être le temps de l\u2019infiltrer dans le myomètre.Par conséquent le médecin qui décide de rester dans l\u2019expectative dans un cas de grossesse molaire, 976 doit toujours avoir présentes à l\u2019esprit les complications qui peuvent survenir durant cette période.La deuxième alternative de l\u2019accoucheur en face d\u2019une grossesse molaire est la dilatation progressive du col et l\u2019évacuation par curage digital ou curetage utérin.Par cette méthode on évite toutes les complications qui peuvent survenir durant la période d\u2019attente.Cependant d\u2019autres dangers peuvent apparaître tels que la rupture du col au cours d\u2019une dilatation trop énergique, la perforation utérine car à ce moment l'utérus est très mou, très friable et très vasculaire, l\u2019hémorragie car l\u2019évacuation se fait lentement et pendant tout ce temps l'utérus peut saigner abondamment, la rétention, car certaines parties de la môle peuvent rester inaccessibles au doigt ou à la curette.Si le curage digital est moins traumatisant que le curetage instrumental il a aussi moins de chances d\u2019être complet.La césarienne vaginale préconisée par quelques auteurs ne semble pas très en vogue et c\u2019est assez facile à comprendre.En effet, par cette méthode on s\u2019expose aux mêmes dangers qu\u2019avec le curage ou le curetage et de plus on risque une hémorragie par la plaie opératoire au col.Dans cette technique la section du col n\u2019est que le temps préparatoire au curetage utérin.L\u2019évacuation de la môle «à ciel ouvert » par hystérotomie abdominale comporte comme dangers le risque opératoire habituel et la présence d\u2019une cicatrice chirurgicale sur l\u2019utérus pour les grossesses futures.Par ailleurs, l'évacuation de la mble se fait très rapidement quel qu\u2019en soit le volume.Donc le danger d\u2019hémorragie est moins grand.Le risque de perforation est inexistant.Etant donné que l\u2019évacuation se fait à ciel ouvert il est presque impossible qu\u2019elle soit incomplète.On écarte ainsi le risque d\u2019une rétention avec ses complications ; hémorragies, infection ou transformation maligne.De plus, si on a des signes évidents d\u2019une môle disséquante on peut faire l\u2019hystérectomie immédiate, malheureusement, cela n\u2019a pas été le cas de notre première patiente.Quant à l\u2019ablation en bloc de l\u2019utérus contenant une grossesse molaire, elle ne devrait être prati- Roland SCHERRER Laval Médical Vol, 34 - Oct.1963 quée que chez les femmes âgées de plus de 40 ans.Et ceci pour deux raisons.La première parce que le potentiel obstétrical de ces femmes est pratiquement nul et la deuxième parce que la plupart des auteurs admettent que la môle se transforme en chorio-épithéliome surtout chez les femmes âgées.On pourrait donc résumer ainsi la conduite à tenir : a) Lorsque la patiente a un bon état général et qu\u2019elle n\u2019est pas anémiée, lorsque la môle est plutôt petite ou évolue lentement ou encore lorsqu\u2019elle a complètement cessé de progresser, on peut attendre l\u2019expulsion spontanée et la faire suivre d\u2019une révision utérine ; b) Lorsque l\u2019état général de la patiente se détériore, lorsque la môle s'accompagne d\u2019hémorragies répétées, si la môle n\u2019est pas trop volumineuse et si le col est ramolli, la dilatation progressive du col suivie d\u2019un curetage prudent donnera de très bons résultats ; c) Lorsque nous sommes en présence d\u2019une môle très volumineuse avec un col complètement fermé et non effacé, nous croyons que l'évacuation par l\u2019hystérotomie abdominale est la méthode de choix ; d) Quant à l\u2019hystérectomie en bloc, elle ne devrait être réservée qu\u2019aux personnes âgées de plus de quarante ans.Il est bien évident que durant les suites de môle, quelle qu\u2019ait été la méthode d'évacuation, la surveillance clinique et biologique reste toujours de la plus haute importance.BIBLIOGRAPHIE 1.BARTHOLOMEW, R.A, COLVIN, E.D, GRIMES, W.H., et Fish, J.S., Incidence and effects of vascular disease in 1 000 consecutive pregnancies in private practice, Amer.J.Obstet.Gynac., 61 : 431, 1951, 2.BENDERS, S., Placental metastases in malignant disease complicated by pregnancy, Brit.Med.J., 1 : 890, 1950.3.CHESLEY, L.C., COSGROVE, S.A., et PREECE, J., Hydatidi- form mole, with special reference to recurrence and associated eclampsia, Amer.J.Obstet.Gynec., 52: 311, 1946.4.GREENHILL et DELEE, Principles and practice of obstetrics, 1951.5.HoLLAND, E., British obstetric and gynaecological practice, 1955.6.MERGER, R., LEVY, J., et MELCHIOR, J., Précis d\u2019obstétrique, 1957.yi ila qui de J.-EDOUARD SAMSON \u2014 1894-1963 Le docteur Edouard Samson est décédé le 20 mars 1963, à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, à l\u2019âge de soixante-neuf ans et quatre mois.Il a succombé à la terrible maladie qui le minait depuis plus de quinze ans.Il est mort dans ce lieu de paix, de tranquille sérénité et d'assurance morale que Le docteur Edouard Samson la plupart des grands hommes qui en ont le temps choisissent pour mourir, un lieu dont on prononce le nom avec dévotion et qui s'appelle le pays natal, le village natal, la terre natale.Édouard Samson a eu le temps de choisir et c\u2019est pourquoi il est mort à Lévis, sur la hauteur, en contemplant mélancoliquement une dernière fois cet extraordi- ©) NECROLOGIE naire panorama qui a inspiré son enfance et qui a certainement mis de la grandeur dans son destin.Si l\u2019on me demandait de partager les hommes célèbres en deux groupes, je proposerais la distinction suivante : ceux qui ont été marqués par le destin et ceux qui sont tout simplement devenus célèbres, c\u2019est-à-dire ceux qui sont devenus célèbres sans histoire.Dans quelle catégorie faut-il placer Edouard Samson?D\u2019emblée, je le place dans la première.Toute sa vie a été un phénomène marqué par un destin subtil.Pour bien comprendre et apprécier avec objectivité l\u2019extraordinaire succès de sa carrière, il faut croire au destin d\u2019abord ; mais il faut aussi bien connaître le milieu qui a favorisé l\u2019éclosion de sa renommée.Ainsi, celui qui ne connaît pas les particularités du milieu québécois d\u2019abord et du milieu canadien-français de la Province de Québec ensuite, ne comprendra à peu près rien à ce phénomène.Il faut, en plus, avoir une connaissance assez subtile de l\u2019histoire de la médecine cana- dienne-française pour expliquer les raisons de ses succès et comprendre le mysticisme qui a présidé à l\u2019évolution de sa renommée.En effet, Édouard Samson est entré dans la lutte pour la vie avec son tempérament de paysan québécois, c\u2019est-à-dire avec son goût pour le travail dur, son obstination normande, son raisonnement simple, une confiance inébranlable dans son destin et la foi du mystique.Mais tout cela n\u2019eut pas été suffisant s\u2019il n\u2019avait été servi par l\u2019histoire, c\u2019est-à-dire par le « bon moment ».Il serait arrivé vingt-cinq ans plus tôt ou vingt- cing ans plus tard, il n\u2019aurait pas réussi ce qu\u2019il a réussi parce qu\u2019il arrivait trop tôt ou trop tard pour faire œuvre de pionnier dans le domaine de la chirurgie orthopédique au Canada français.A L'histoire est donc venue à son aide et c\u2019est 978 pourquoi je dis qu\u2019il a été un homme célèbre marqué par le destin.Son grand mérite c\u2019est d\u2019avoir choisi le métier de chirurgien orthopédiste au bon moment et d\u2019avoir eu le talent d'imposer les ressources de son art et de sa science à l\u2019attention de toute une population.Mais là ne s\u2019arrête pas son mérite : il a eu le courage de faire les sacrifices nécessaires pour bien apprendre son métier et surtout pour acquérir les vastes connaissances scientifiques de son art.Pendant des années, il a partagé également son temps entre son métier de médecin praticien à Lauzon et ses devoirs d\u2019étudiant spécialiste à New-York où il était interne libre dans le Service de Hibbs au New-York Orthopædic Hospital.Lorsqu'il a jugé que son bagage scientifique était suffisant pour mettre la main à la pâte, il a présenté ses lettres de créance à la population de la ville de Québec qui lui a réservé un accueil enthousiaste.Les interventions chirurgicales qu\u2019il pratiquait et la qualité des résultats qu\u2019il obtenait ont d\u2019abord étonné et ensuite provoqué l'admiration de son entourage médical immédiat.Comme il fallait s\u2019y attendre, il y a eu du scepticisme et de la résistance de la part de ceux qui étaient dépassés par une chirurgie spécialisée et audacieuse pour l\u2019époque.Il était le premier Canadien français à mettre en pratique dans la province de Québec les principes et les techniques d\u2019une spécialité chirurgicale bien établie chez nos voisins, mais encore inconnue dans notre milieu provincial.On lui a fermé les portes des hôpitaux de Québec ; il a répondu en fondant l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Il a ensuite élargi son domaine en venant à Montréal où il a fait craquer l\u2019Hôpital de l\u2019Est pour installer à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur le plus grand Service d\u2019orthopédie du Canada et faire œuvre de maître après avoir fait œuvre de pionnier.En effet, il a exercé pendant près de trente ans le rôle de chef d\u2019une école qui a formé plus de quarante chirurgiens orthopédistes, dont un bon nombre sont devenus les hommes célèbres que l\u2019on connaît.Edouard Samson s\u2019est servi du milieu canadien- français pour poser les fondations de sa renommée ; mais celle-ci a vite débordé les cadres de ce J.-C.FAVREAU Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 milieu plutôt étroit et il n\u2019est pas exagéré de dire qu'il est devenu l\u2019une des trois ou quatre grandes personnalités nationales de la médecine canadienne.Les succès qu\u2019il a obtenus dans l\u2019arthro- plastie du genou en particulier et le beau film qu\u2019il a préparé pour illustrer sa technique et les résultats obtenus chez ses patients ont ouvert les yeux de ses collègues canadiens et étrangers.Ce fut la grand pièce à conviction qui a consacré sa renommée.Rappelons qu\u2019il a été le fondateur-initiateur de l\u2019Association canadienne d\u2019orthopédie ; qu\u2019il a été le deuxième président de cette Association et qu\u2019il a abondamment alimenté les programmes scientifiques des réunions nationales.Ajoutons enfin qu\u2019il a été le premier délégué canadien auprès de la Société internationale d'orthopédie et de traumatologie.On peut dire qu\u2019il a aimé son métier avec une sorte de passion rageuse et mystique ; qu\u2019il l\u2019a exercé avec une technique précise et des connaissances scientifiques solides, et constamment rajeunies par son goût pour l\u2019étude et la fréquentation régulière des grandes réunions scientifiques.Sa renommée, son talent d\u2019organisateur et son goût pour l\u2019enseignement l\u2019ont conduit à un doigt de la réalisation d\u2019un grand projet qui aurait été le couronnement bien mérité d\u2019une vie déjà pleine.Oui, c\u2019est dommage que le projet de l\u2019Institut d\u2019orthopédie de Montréal ait été abandonné à la dernière minute.Sa mémoire, il me semble, exige que ce projet soit repris par les plus dynamiques de ses élèves et conduit à bonne fin.J'ai eu l'honneur de connaître le docteur Édouard Samson dans une certaine intimité et je pourrais évoquer plusieurs autres traits marquants de sa personnalité ; mais il est préférable, je crois, de restreindre mon hommage au médecin d\u2019abord, au chirurgien orthopédiste ensuite.Il n\u2019était pas convenable de garder plus longtemps le silence auprès de la tombe d\u2019un homme qui a jeté un grand lustre sur la médecine canadienne- francaise.Les hommes de sa taille morale et scientifique sont relativement peu nombreux ; c\u2019est pourquoi il faut les proposer comme un exemple à suivre et honorer leur mémoire. À ite i cl I ul Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 Je prie Madame Samson, son épouse, les membres de sa famille naturelle, les membres de sa famille spirituelle, ceux qui ont été ses collaborateurs les plus rapprochés d\u2019accepter l'hommage respectueux et les sincères condoléances des nombreux chirurgiens orthopédistes qui ont été ses amis.Depuis que Dieu a repris son âme, son œuvre a repris une vitalité débordante pour la LE DOCTEUR J.-ÉDOUARD SAMSON 979 fondation et la mise en opération de la Section Edouard-Samson du cours post-universitaire de l\u2019université de Montréal à l\u2019intention des internes résidents en chirurgie orthopédique.J.-C.FAVREAU, M.D., brofesseur d\u2019orthopédie à l\u2019Université de Montréal. bdd tte dt pd tt te) PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE ÉTUDE DU MÉTABOLISME DE L'AMMONIAQUE ET DE LA CIRCULATION HÉPATIQUE CHEZ LE CHIEN Il.Rôle de la veine porte et de l'artère hépatique.sur le débit sanguin hépatique.INTRODUCTION Dans les cas graves de cirrhose, une grande partie du flot hépatique et surtout du flot portal chemine par les voies collatérales et les shunis intrahépatiques et ne vient plus en contact avec les cellules du parenchyme.C\u2019est pourquoi, dans la cirrhose, ou après une anastomose porto- cave, la nutrition du foie et ses fonctions métaboliques dépendent surtout, sinon exclusivement, de l\u2019apport de sang artériel par l\u2019artère hépatique.Si on prive le foie de cet apport artériel, on produira de l\u2019insuffisance hépatique et du coma (35).Pour cette raison, il est nécessaire de connaître l'importance relative de la veine porte et de l\u2019artère hépatique pour le métabolisme ammoniacal au foie.Nous verrons dans cet article les résultats d\u2019études portant sur l\u2019importance des différentes routes d\u2019administration des sels d\u2019ammonium.Les auteurs qui ont pratiqué des épreuves d'hyperammoniémie provoquée ont employé divers sels d\u2019ammonium : le chlorure (48 et 50), l\u2019acétate (38 et 45), le citrate (10, 11 et 24), le * D\u2019après une thèse soumise en 1962 à l\u2019École des gradués de l\u2019université de Toronto pour l\u2019obtention d\u2019un doctorat ès sciences (Ph.D.).Le travail expérimental a été fait sous la direction des professeurs A.M.Rappaport et C.H.Best, au Département de physiologie de l\u2019université de Toronto.T Cf Laval méd., 34 : 468, (avril) 1963.§ Fellow médical du Conseil national des recherches, Canada.Effets de l'autoperfusion du foie Effets des sels d'ammonium x ; Pierre POTVINS assislant au Département de physiologie de la Faculté de médecine de l\u2019universivé Laval lactate (43).Nous verrons quelques différences dans le métabolisme de certains sels d\u2019ammonium et les effets des sels d\u2019ammonium sur le flot sanguin hépatique.On a prétendu que chez l\u2019animal porteur d\u2019une fistule d\u2019Eck, tout comme dans les cas de cirrhose, la principale, sinon la seule cause du trouble du métabolisme de l\u2019ammoniaque était la dérivation dans la circulation générale de l\u2019ammoniaque d\u2019origine intestinale, sans que celle-ci passe par le foie (8, 24, 28 et 49).Nous avons étudié la capacité métabolique du foie de chiens avec circulation hépatique normale ou réduite.MÉTHODES Toutes les expériences ont été faites avec des chiens adultes, d\u2019un poids moyen de 12 kilogrammes.1.TECHNIQUES CHIRURGICALES : Les interventions chirurgicales majeures ont été faites aseptiquement sous anesthésie générale au pentobarbital sodique à la dose de 25 à 30 mg par kg.On se servait d\u2019éther pour les interventions majeures des animaux porteurs d\u2019une fistule d\u2019Eck.Les interventions chirurgicales pratiquées comprenaient : la canulation de la veine porte, la canulation de l\u2019artère hépatique, la fistule d\u2019Eck, la ligature de l\u2019artère hépatique et de ses branches.| \u201cour mr me: I wi he \u201clen TTR dg sai ae] Thé i I EN lg i Ge fy i Pi iy lel By Haig el I Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 La canulation de la veine porte s\u2019obtenait par l\u2019introduction d\u2019une canule de polyéthylène (PE 330, Clay-Adams) dans une des grosses veines du hile splénique.La canule était alors poussée jusqu\u2019à la veine porte.Par suite de la canulation et de la ligature d\u2019une des grosses veines de la rate, cet organe se dilatait et se gorgeait de sang.Toutefois, le lendemain, la rate avait un aspect normal.La canulation de l\u2019artère hépatique était pratiquée en introduisant une canule par voie rétrograde dans l\u2019artère gastroduodénale ou pancréatico- duodénale.La canule (PE 205) était alors poussée au-delà de l'artère gastrique droite.La fistule d\u2019Eck était réalisée par une anastomose porto-cave latéro-latérale avec ligature de la veine porte au hile hépatique (12).La ligature de l\u2019arière hépatique était complétée par une dissection soignée des branches de cette artère et leur ligature (35).On devait habituellement placer huit à dix ligatures sur ces Vaisseaux.Avant de refermer l\u2019abdomen, on arrosait la cavité péritonéale avec une solution aqueuse de pénicilline (300 000 unités).La paroi abdominale était refermée par plans avec du catgut et dela soie.Les animaux recevaient ensuite 300 000 unités de pénicilline par injection intramusculaire.Les chiens qui avaient subi une ligature de l\u2019artère hépatique recevaient de la pénicilline durant quatre jours après l'intervention (13).Chez quelques animaux, on complétait I'intervention en pratiquant une cystostomie avec mise en place d\u2019un drain (Pezzar ou Malecot), après fixation de la vessie à la paroi abdominale.Le lendemain de l\u2019intervention, les canulations des vaisseaux périphériques et les expériences étaient pratiquées de façon aseptique après séda- tion à la morphine (sulfate de morphine, deux mg par kg, par voie intraveineuse).Pour cathétériser les veines sushépatiques, on se servait d\u2019un guide flexible conçu par Rappa- port (34) et d\u2019un cathéter de Cournand n° 13, introduit par la veine fémorale.À la fin de l\u2019expérience on vérifiait la position du cathéter par fluoroscopie, ou à l\u2019autopsie.ÉTUDE DU MÉTABOLISME DE L\u2019AMMONIAQUE 981 Une fois les canulations terminées, on administrait à l\u2019animal de l\u2019héparine, à la dose de 100 unités (un mg) par kg.Dans certaines expériences, on a augmenté le flot sanguin hépatique en pompant dans la canule portale du sang retiré d\u2019une artère fémorale (36).Cette technique s\u2019appelle autoperfusion hépatique (A.P.).Au cours des expériences, on a employé des débits de perfusion de 100 à 330 cm* par minute.La figure 1 nous montre un animal préparé pour l\u2019autoperfusion du foie et l\u2019infusion d\u2019un sel v.juguloire v.brachiaie A fémorale v.fémorale Figure 1.\u2014 Animal préparé pour une infusion ammoniacale et pour l\u2019autoperfusion du foie (d\u2019après Clinical Sei., 21 : 59, 1961).d\u2019ammonium et de bromesulfaléine.Des échantillons de sang étaient prélevés d\u2019une veine sus- hépatique, d\u2019une jugulaire, d\u2019une veine humérale et de l\u2019artère fémorale.Chez les chiens porteurs d\u2019une fistule d\u2019Eck, l\u2019infusion portale se faisait dans le moignon de la veine porte.2.DOSAGE DE L'AMMONIAQUE : Deux méthodes ont été successivement employées pour doser l\u2019ammoniaque sanguine : une méthode par titrage (9) et une méthode par 982 Pierre POTVIN colorimétrie, après microdiffusion dans des cellules de Conway.Tous les résultats de dosage de l\u2019ammoniaque sont exprimés en microgrammes d\u2019azote ammoniacal par centimètre cube.a) Méthode par titrage : On préparait les cellules de Conway en plaçant 1,5 cm3 d'une solution d\u2019acide chlorhydrique N/4000 contenant le réactif indicateur de Tas- hiro (9) dans la chambre centrale et 1,0 cm* d\u2019une solution saturée de carbonate de potassium dans la chambre extérieure.Un cm* de l\u2019échantillon à analyser était placé dans la chambre extérieure.Le couvercle de la cellule étant fixé, on mélangeait le sang et le carbonate de potassium en inclinant la cellule à quelques reprises.Après une période de diffusion de 10 minutes, on ouvrait la cellule et on titrait le contenu de la chambre centrale avec de l\u2019hydroxyde de baryum N/3000.Le tableau I et la figure 2 donnent les valeurs obtenues à partir de solutions standards de sulfate d\u2019ammonium.Au-dessus de quatre microgram- mes d'azote ammoniacal, la proportion d\u2019ammoniaque récupérée dans la chambre centrale commence à diminuer.Au-delà de cette valeur, il faut augmenter la concentration des réactifs.Cet inconvénient limitait l\u2019emploi de la méthode à des expériences au cours desquelles on mesurait des concentrations assez stables d\u2019ammoniaque.TABLEAU 1 Titrage de solutions standards de sulfate d\u2019ammonium apres diffusion dans des cellules de Conway Nombre de Ammoniaque 3 Azote ammoniacal titré pg/cm déterminations m+%m | 1 14 0,99x0,176 2 ! 156 2,00+0,016 3 | 6 3,04+0,200 4 4 3,81 5 2 4,86 Nous avions parfois à mesurer des concentrations d\u2019ammoniaque très variables.Nous avons Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 titrés DH Ol T wg NHz-N/ml \u2014 - + À 1 1 | 2 3 4 5 #9 NH3 N/m! Figure 2.\u2014 Titrage de solutions standards de sulfate d\u2019ammonium après diffusion dans des cellules de Conway.alors adapté une réaction colorimétrique à la technique de microdiffusion de Conway.b) Méthode bar colorimétrie : Les cellules de Conway étaient préparées avec 1 cm3 de carbonate de potassium saturé dans la chambre extérieure et un cm\u201c de HCI 0,001N dans la chambre centrale.L\u2019échantillon était ajouté tel que décrit précédemment et la période de diffusion était de 10 minutes.On transférait alors 0,8 ml du contenu de la chambre centrale dans un tube pour colorimètre Klett-Sommerson.on ajoutait trois ml du réactif de Nessler dilué (41).Après cinq minutes, on lisait l\u2019intensité de la couleur à l\u2019aide d\u2019un filtre n° 42.Le tableau II et la figure 3 donnent les résultats obtenus avec des solutions standards de sulfate d\u2019ammonium.Nous avons évalué la fraction de l\u2019ammoniaque recueillie durant la microdiffusion.Après 10 minutes de diffusion on recueille environ 68 pour cent de l\u2019ammoniaque de l\u2019échantillon (tableau II).Si la concentration de l\u2019échantillon dépasse 10 ug d\u2019azote ammoniacal par cm3, la proportion baisse et il faut employer une solution acide plus concentrée dans la chambre centrale.Lot Ya unités Klett?Fi Une Teg Way Laval Médical Vol.34 \u2014- Oct.1963 ÉTUDE DU MÉTABOLISME DE L\u2019'AMMONIAQUE 983 TABLEAU II Proportion d\u2019ammoniaque recueillie après microdiffusion de solutions aqueuses de sulfate d\u2019ammonium UNITÉS COLORIMÉTRIQUES Nesslerisation | Microdiffusion | Ammoniaque Nombre de m+om | Nombre de mm | Pourcentage ug/cm3 déterminations { déterminations | \u2014 LL \u2014 | Le \u2014_\u2014 _ ss 2 | 21 | 38,85 +0,82 70 23,73+0,58 68,3 5 21 94,10+0,53 il 78 58,9 +0,83 68,4 10 19 188,94 +1.92 | 84 117.90 +1,38 66.6 15 | 2 276,00 2 153,00 55,4 20 4 391,00 25 4 429.00 2 247,00 52.4 Nous avons aussi étudié la diffusion de quantités Of : veineux connues de sulfate d\u2019ammonium ajoutées à du sang 180 |= .FR * mo} e standards veineux et artériel.0,2 cm3 de solutions conte- oo - nant deux, cing et 10 ug d\u2019azote ammoniacal wl était ajouté à du sang artériel ou veineux prélevé BOF chez un animal hépariné (tableau III, figure 3).nol 2 La proportion d\u2019ammoniaque recueillie est légère- sol ment inférieure à celle de solutions aqueuses ; 5 son la diffusion est peut-être un peu plus grande avec = 70} Lo., .Lol le sang artériel qu\u2019avec le sang veineux.= sof = 40 0 20 = Ok 2 3 16 70H N Hz- Na 9 / mi Figure 3.\u2014 Dosage colorimétrique de l\u2019ammoniaque.60 Ligne supérieure : nesslérisation directe de solutions © standards.= 50 | ._» © La figure 4 montre la proportion d\u2019'ammoniaque = 40}.y , ., , © recueillie lorsqu\u2019on fait varier la durée de la micro- ° diffusion d\u2019un échantillon contenant 10 micro- \" 301 grammes d\u2019azote ammoniacal par cm3.On voit = 20 qu\u2019avec la technique employée, l\u2019ammoniaque E .i IN 8 diffuse rapidement durant les dix premiéres mi- fol nutes.La proportion d\u2019ammoniaque recueillie est à peu près égale à celle obtenue par d\u2019autres = ! : ! ., 1 3 6 10 15 20 chercheurs (47).Il faudrait prolonger la période i de diffusion au-delà de 20 ou 30 minutes pour min._ Figure 4, \u2014 Ammoniaque recueillie avec différentes augmenter de façon importante cette proportion.périodes de diffusion. Pierre POTVIN Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 TABLEAU III Proportion d\u2019ammoniaque recueillie après microdiffusion de sang veineux et arlériel UNITÉS COLORIMÉTRIQUES Sang veineux Sang artériel Nombre de déterminations Ammoniaque m+m pg/cm3 Pourcentage* Nombre de , Te m+\"m déterminations Pourcentage* 2 6 5 14 10 9 23,66 +1,53 53,85 +1,73 104,30 +2,45 7 23,14 +0,67 6 55,70 +1,39 9 108,10+2,09 * Le pourcentage est exprimé en comparaison avec des solutions aqueuses.Les échantillons de sang étaient prélevés dans des seringues de deux cm* ; deux échantillons d\u2019un cmS étaient alors placés dans les cellules de Conway.Il s\u2019écoulait environ une quinzaine de secondes entre le prélèvement de sang et son transfert dans les cellules.Un tel délai ne permet pas la formation de quantités importantes d\u2019ammoniaque par désamination des composés aminés du sang (9).Les préparations commerciales d\u2019héparine contiennent parfois des quantités importantes d\u2019ammoniaque (7 et 49).L\u2019héparine que nous avons employée (Connaught Laboratory, Toronto) en contenait moins d'un microgramme par cm3.Il est évident qu\u2019avec la dose d\u2019anticoagulant employée, on ne pouvait pas modifier le taux d\u2019am- moniémie.Cependant, nous n\u2019avons jamais ajouté directement d\u2019'héparine à des échantillons de sang dans lesquels on devait doser l\u2019ammoniaque.Les solutions de bromesulfaléine employées ne contenaient pas d\u2019ammoniaque.L\u2019urée sanguine a été dosée par la méthode de Karr (23).Pour mesurer le débit sanguin hépatique, on a employé la méthode de Bradley qui est basée sur le principe de Fick, avec la bromesulfaléine (4).Les calculs étaient faits d\u2019après la formule de Bradley.On prenait comme valeur de volume sanguin 10 pour cent du poids de l\u2019animal (soit 100 cm3 de sang par kg) (40).RÉSULTATS 1.VALEURS NORMALES DE L\u2019AMMONIÉMIE : Les valeurs considérées normales sont celles qui ont été obtenues au début des expériences chez des animaux calmés à la morphine et qui venaient de subir des canulations de vaisseaux périphériques.De plus, plusieurs de ces animaux avaient subi, la veille, une intervention majeure.Les valeurs initiales moyennes diffèrent selon la technique employée (titrage ou colorimétrie).La valeur initiale moyenne obtenue avec la méthode colorimétrique n\u2019est que le tiers de celle obtenue avec l\u2019autre méthode.L\u2019échantillonnage, la préparation des plats de microdiffusion et la durée de diffusion avaient été les mêmes avec les deux méthodes.Le tableau IV donne la concentration moyenne d\u2019azote ammoniacal dans le sang artériel et sus- TABLEAU IV Ammoniémie normale chez le chien AMMONIAQUE, MICROGRAMMES PAR cm3 Sang sushépatique Nombre m+%m Nombre m+%m Sang artériel 0,53+0,06 0,15+0,04 Titrage 38 Colorimétrie 0,79+0,06 31 0,27+0,03 15 \\ Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 N hépatique de chiens à circulation hépatique normale.L'analyse statistique montre que les valeurs moyennes obtenues par les deux méthodes sont différentes (p {Ts qu Biticacité thérape x Fi) DSorptidÿ\"de gota pe par vo er ctale est d'ung byte du: 24e qU Ve B.M, Fn en SUPPOSITOIRES EEE SUR oI: rie ae tartrate C'ergotam st safe sine ARSEOLGEYET: ifo ut e (alcaloi ' évogyres de la beltadone 9} © ot mou rb, Len ELI HE = toig PIT Sig de nd A à une heure d er at re arf ME 12.Contre-indications : tro Hy PA Tiré.a ele avanc maladies artères coronaires, hypertension, Pr ance ay hique et rég =Molge: 2178 TE AT ¥ S ANDO Z PHARMACEUT | C ALS SANDOZ DORVAL John B.DYNES.Diabetic neuropathy.(Neuropathie diabétique.) Med.Clin.N.A., 47 : 473-480, (mars) 1963.Ce terme désigne ici les états neurologiques cliniques communément associées ou semblant liées au diabète : A.La neuropathie ou névrite sensorielle est la plus fréquente et la plus spécifique du diabète au point que sa présence en est un critère presque diagnostique.Cette névrite surtout localisée aux membres inférieurs s'accompagne d\u2019hypo- esthésie ou parfois d\u2019anesthésie distale, alors que les réflexes sont diminués ou absents.B.La neuropathie motrice atteint de préférence les membres inférieurs et ceci de façon asymétrique.En cours d\u2019évolution, il se développe une atrophie focale avec faiblesse et parfois fascicula- tions.Certaines altérations sensorielles et du tractus pyramidal peuvent aussi être associées, La protéinorachie peut être élevée.C.La neuropathie diabétique mixte, à la fois motrice et sensorielle, se rencontre surtout chez des patients souffrant de diabète plus ou moins bien contrôlé depuis plusieurs années.D.Les paralysies des nerfs crâniens ou périphériques se rencontrent isolées ou associées à d'autres neuropathies.La paralysie du sixième nerf crânien est la plus fréquente et régresse habituellement en quelques semaines.E.Les atteintes diabétiques du système nerveux autonome.Ces syndromes peuvent aussi être isolés ou accompagnés d\u2019autres neuropathies : diarrhée nocturne paroxystique, impotence, vessie neurogène, arthropathie de Charcot, mal perforant et callosités plantaires.Ces lésions semblent plutôt évoluer indépendamment du contrôle satisfaisant du diabète.Toutefois, l\u2019étiologie de ces neuropathies diabétiques est inconnue et la thérapeutique ne donne encore que peu de résultats.Plusieurs théories étiologiques ont été énoncées, notamment les changements dans les vaisseaux nourriciers des troncs nerveux et l\u2019angiopathie diabétique spécifique.La névrite diabétique ne diffère d\u2019ailleurs guère cliniquement de la névrite postinfectieuse et de la névrite par avitaminose, ce qui a fait (20) ANALYSES rechercher un facteur commun dont il reste encore à faire la preuve.Les mécanismes les plus vraisemblablement en cause dans la neuropathie diabétique sont liés aux systèmes enzymes-coen- zymes, à la synthèse protéique, à l\u2019inhibition de la synthèse d\u2019acétylcholine et encore à la théorie génétique.Fernand LABRIE A.J.GOLINKO, N.KAPLAN et A.M.RUDOLPH.The mechanism of pulsus para- doxus during acute cardiac tamponade.(Mécanisme du pouls paradoxal dans la tam- ponade cardiaque aigué.).J.Clin.Investigation, 42 : 249, (fév.) 1963.Les auteurs expliquent le phénomène du pouls paradoxal dans la tamponade cardiaque aiguë par un trouble du gradient entre la pression des artères pulmonaires et celle de l\u2019oreillette gauche lors de la respiration.Ceci n\u2019est d\u2019ailleurs qu\u2019une exagération de la baisse de la tension artérielle systémique qui se produit normalement lors de l\u2019inspiration.Ces conclusions ont pu être tirées après des mesures simultanées de la pression dans les veines pulmonaires, l\u2019oreillette gauche, le ventricule gauche, le péricarde et la cavité pleurale chez des chiens normaux et lors de tamponade cardiaque expérimentale.Des cinéangiogrammes ont servi à compléter cette étude par mesure du flot sanguin dans les veines pulmonaires et la veine cave inférieure.Les auteurs offrent ainsi la preuve que le mécanisme du pouls paradoxal réside en une altération de la relation entre les pressions dans les veines pulmonaires et dans l\u2019oreillette gauche, lors du cycle respiratoire.Même dans des conditions normales, les changements de la pression intra- thoracique ne se transmettent pas également à l\u2019oreillette gauche et aux veines pulmonaires, ce qui diminue le gradient de pression entre les veines pulmonaires et l\u2019oreillette gauche lors de l\u2019inspiration, et diminue donc le passage du sang vers l\u2019oreillette.Ainsi, lors de la tamponade, la pression intra- auriculaire suit plutôt la pression intrapéricardi- que, alors que la pression dans les veines pulmonai- 1048 res continue à diminuer lors de l'inspiration, ce qui résulte en une baisse ou même en un renversement du gradient normal servant au passage du sang vers l'oreillette gauche.Ceci interfère encore plus avec le remplissage du ventricule gauche lors de l\u2019inspiration, exagérant la diminution du débit ventriculaire gauche et, donc, la baisse dela tension artérielle systémique.Lorsque la tamponade cardiaque devient très marquée, il y a cependant disparition de ce pouls paradoxal.La cinéangiographie a aussi montré que le remplissage maximum de l'oreillette gauche se faisait durant l\u2019expiration, alors que celui de l\u2019oreillette droite se faisait durant l'inspiration, ce qui peut s\u2019expliquer par la position extrathoracique de la veine cave inférieure indépendante des variations de pression intrathoracique lors de la respiration.Les cinéangiogrammes ont démontré le renversement inspiratoire du flot sanguin dans les veines pulmonaires lors de tamponade cardiaque.Fernand LABRIE E.C.BARTELS et J.M.POUGET.Hyper- thyroidis and periodic paralysis.(Hyperthyroïdie et paralysie périodique.Med.Clin.N.A, 47 : 379, 1963.Ce syndrome consiste en des attaques périodique de faiblesse ou de paralysie flasque.Ce sont surtout les muscles des extrémités et du tronc qui sont atteints.La forme classique est familiale ou sporadique et s\u2019accompagne d\u2019hypokalié- mie lors des attaques.Le passage nocturne normal du potassium vers les muscles serait augmenté de cinq à dix fois lors de la paralysie périodique.La migraine, la myasthénie, l\u2019épilepsie, la dystrophie musculaire progressive ainsi que l\u2019hyperthyroïdie peuvent être associés à la paralysie périodique.Ainsi, lors d\u2019hyperthyroïdie, le retour à l\u2019euthyroïdisme produit une régression constante des attaques de paralysie périodique, ce qui suggère une relation assez étroite dont la nature n\u2019est pas encore élucidée.À la clinique Lahey, de 1941 à 1961, le diagnostic de paralysie périodique a été posé à sept reprises et comportait l\u2019association d\u2019hyperthy- roidie chez deux patients.L\u2019incidence dans le milieu est de un cas sur 2 000 cas d\u2019hyperthyroidie, ce qui est de beaucoup inférieur à l\u2019incidence rapportée au Japon.Deux cas sont décrits comme des exemples typiques de l'association de ces deux affections.ANALYSES Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 Dans chacun des cas, le début de la paralysie périodique et des symptémes d\u2019hyperthyroidie étaient simultanés.Chaque patient a été guéri de la paralysie périodique dés que I\u2019hyperthyroidie fut contrôlée, ce qui suggère que l\u2019hyperthyroidie était le principal facteur étiologique majeur de la paralysie périodique et qu\u2019elle peut alors jouer un rôle dans le métabolisme intracellulaire du potassium.Fernand LABRIE I.STERNLIEB et H.SCHEINBERG.The diagnosis of Wilson\u2019s disease in asymptomatic patients.(Diagnostic de la maladie de Wilson chez les patients asymptomatiques.) J.A.M.A., 183 : 747, (2 mars) 1963.La maladie de Wilson ou dégénérescence hépato- lenticulaire pourrait être prévenue à condition de pouvoir la diagnostiquer assez tôt chez des sujets encore asymptomatiques.Une condition est l\u2019absence virtuelle ou la déficience en cérulo- plasmine et une autre condition est une concentration élevée de cuivre dans le foie.Pour prouver la véracité de ces énoncés, les auteurs ont dosé le taux de céruloplasmine chez 111 patients atteints de maladie de Wilson et chez 75 porteurs hétérozygotes du gène de la maladie de Wilson.Chez huit patients avec une histoire familiale de maladie de Wilson et chez un patient sans cette diathèse, une biopsie hépatique a permis, de doser le cuivre hépatique et de même que la céruloplasmine.Les auteurs ont trouvé que 96,4 pour cent des patients atteints de maladie de Wilson avaient un taux de céruloplasmine inférieur à 20 mm pour cent.Les autres patients avaient cependant une atteinte hépatique évidente.Vingt pour cent des patients hétérozygotes avaient un taux de cérulo- plasmine abaissé, ce qui signifie que le seul dosage de la céruloplasmine n\u2019est pas suffisant pour prédire si un sujet va faire ou non une maladie de Wilson.Chez huit des neuf sujets du dernier groupe, la concentration du cuivre hépatique était de cing a 30 fois la concentration normale, ce qui est caractéristique de la maladie de Wilson.Le taux de céruloplasmine était inférieur à la normale chez les neuf patients.Le neuvième sujet avait une concentration du cuivre hépatique normale, ce qui en fait un porteur hétérozygote du gène de la maladie de Wilson, alors que les huit premiers sujets sont des patients asymptomatiques atteints de cette maladie.Ces conclusions ont été confir- Laval Médical 27 Vol.34 - Oct.1963 TR ENZY.: ENZYMES DIGESTIFS POLYVALENTS ii sale ler NOYAU Contenant les enzymes 4 d\u2019origine fongique (Lipase, N Guin Amylase, Protéase) Pepsine,enzyme d\u2019origine gastrique et adjonction de Cellulase.Action en milieu acide (pH 1,5 à 6,9) dans l\u2019estomac.Début de la protéolyse.Dyspepsies de fer- # mentation.A iin $ ve sn £ is 2e NOYAU Protégé lors du passage dans l\u2019estomac, contenant les enzymes d\u2019origine -pan-= créatique (Lipase, .Pro- téase, Trypsine):Action en ; \u2018milieu alcalin (pH 6,9 à 9,0) : ; dans l'intestin duodénum NE A © \u2018 et jéjunum.Dyspepsies'de pütréfaction.ASSURE UNE DIGESTION se Ta GASTRO - DUODENO - JEJUNALE PARFAITE Posologie: 1 à 2 dragées aux repas, we Présentation \u201cTlacons de 36, 100 et de 500 dragées.2 s go WN Herdt :Charton Inc.Montréal (21) Bi i i hh 8 BE ji Ri rt Laval Médical 28 Vol.34 \u2014 Oct.1963 Real HCI Lederle *Marque déposée concentrations thérapeutiques rapidement obtenues PAR VOIE INTRAMUSCULAIRE PAR VOIE INTRAVEINEUSE + une seule injection quotidienne de 250 mg « ponctions veineuses réduites au minimum ® facilité d'administration e compatible avec la plupart des * taux antibiotiques plus élevés, plus solutions 1.V.efficaces e diffusion instantanée e addition d\u2019une dose de 275 mg de o addition d'une dose de 1250 mg de vitamine Ct vitamine CT Le traitement à l'ACHROMYCINE parentérale permet de tirer pleinement parti de toute la dose administrée, même chez les malades dont \"absorption est déficiente, contribue à la cicatrisation des plaies grâce à la vitamine C et réalise des taux sanguins efficaces même chez des moribonds.+ Fiole de 250 mg, I.M. CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montreal 11 Fiole de 500 mg, 1.V. Laval Médical Vol, 34 - Oct.1963 mées par l\u2019étude microscopique de ces biopsies hépatiques.Ainsi, les patients avec une cirrhose juvénile idiopathique et les parents de patients atteints de la maladie de Wilson devraient subir un dosage de la céruloplasmine.Si une déficience est confirmée, une biopsie hépatique devrait être pratiquée pour doser le cuivre hépatique.Un taux de 50 à 100 y/g.de poids sec signifie que le patient est probablement hétérozygote pour la maladie de Wilson, alors qu\u2019un taux supérieur à 100 y/g.établit le diagnostic de maladie de Wilson.Dès que le diagnostic est fait, un régime destiné à diminuer l\u2019absorption du cuivre et à promouvoir l\u2019excrétion de ce métal déjà fixé dans les tissus est institué de façon définitive.Des biopsies hépatiques sériées chez deux patients traités pour maladie de Wilson ont montré une diminution progressive du taux de cuivre hépatique, sans évolution des altérations morphologiques, ce qui confirme [indication de ce traitement chez les patients symptomatiques ou non.Fernand LABRIE H.NEVES, A.CABRAL, F.NUNES et B.CALDEIRA.Intermittent treatment of Tinea capitis with Griseofulvin.(Traitement intermittent de la teigne des cheveux par la griséofulvine.) Brit.J.Dermat., 75 : 152- 155 (avril) 1963.Esteves et Neves ont traité cent neuf patients par la griséofulvine.L\u2019Age de ces patients variait de un an a treize ans.Chez tous ces patients, le diagnostic fut confirmé par l\u2019examen microscopique et la culture des cheveux infectés.Durant l\u2019épreuve thérapeutique, un examen microscopique fut fait chaque semaine.Le traitement local consistait : 1° à raser les cheveux très courts, chaque semaine ; 2° à appliquer, chaque soir, une pommade vaselinée contenant trois pour cent de soufre et d\u2019acide salicylique ; 3° a laver la téte chaque matin et a appliquer une solution iodée à un pour cent ; 4° à porter continuellement un bonnet pour éviter la réinfection.Par voie générale, on employa la griséofulvine sous deux formes, l\u2019une simple ou ordinaire, (22) ANALYSES 1049 l\u2019autre en fines particules, et on adopta deux méthodes de traitement, l\u2019une journalière, l\u2019autre hebdomadaire.La griséofulvine ordinaire fut administrée à la dose de 25 ou de 12,5 mg par kg par jour, ou de 50 et de 25 mg par kg par semaine, en une seule dose.Quant à la griséofulvine en fines particules sa posologie était de 12,5 ou de 6,5 mg par kg par jour, ou de 12,5 mg par kg par semaine, en une seule dose.Que l\u2019on traitât les patients par la griséofulvine ordinaire ou en fines particules et de façon journalière ou hebdomadaire, la guérison était obtenue, en général, en trois à dix semaines, avec une moyenne de six semaines.D\u2019après les statistiques rapportées par les auteurs, il nous semble cependant que les succès thérapeutiques les plus rapides furent obtenus, dans certains cas, avec la griséofulvine administrée hebdomadairement et en une seule dose, soit 50 mg par kg de griséofulvine ordinaire ou 12,5 mg par kg de griséofulvine en fines particules.Ce traitement est ainsi plus facile et moins coûteux.Enfin, nous nous permettons d'ajouter que le traitement local suggéré doit jouer un rôle important, en ce qui regarde la rapidité de la guérison.Marcellin LEMAIRE G.D.LUNDBERG.Goodpasture\u2019s syndrome.Glomerulonephritis with pulmonary hæmorrage.(Syndrome de Goodpasture.Glomérulonéphrite avec hémorragie pulmonaire.) J.A.M.A., 184 : 915-920, (22 juin) 1963.L\u2019auteur rapporte le trente-septième cas d\u2019un patient présentant une glomérulonéphrite avec hémorragie pulmonaire, le premier cas ayant été publié par Goodpasture en 1919.Il s\u2019agit d\u2019un patient âgé de 21 ans ayant d\u2019abord fait trois épisodes pulmonaires, avec une infiltration bilatérale décelée à la radiographie, qui l\u2019ont progressivement conduit à de l\u2019anurie six mois après le début des symptômes.Cette anurie avait été précédée d\u2019une protéinurie évoluant de 2,7 à 4,5 g pour mille.Un total de 189 dialyses péritonéales intermittentes ont été pratiquées pendant 94 jours grâce à trois cathéters utilisés successivement.À l\u2019autopsie, on notait un aspect de glomérulonéphrite proliférative chronique sévère alors que les poumons montraient des foyers d\u2019hémosidérose et plusieurs lésions nodulaires 1050 prolifératives alvéolaires et septales assez identiques aux lésions rénales.Commentaires : Le syndrome de Goodpasture se définit alors comme une maladie rapidement progressive, presque toujours fatale et se rencontrant surtout chez le jeune homme.Il se manifeste cliniquement par des hémoptysies, de l\u2019hypertension modérée, de l\u2019anémie, de l\u2019hématurie et de la protéinurie.Pathologiquement, il est formé d\u2019une glomérulo- néphrite proliférative sévère et d\u2019hémorragies pulmonaires intra-alvéolaires diffuses avec hémo- sidérose secondaire mais sans vasculite.Le syndrome de Goodpasture qui est plutôt une capillarite peut parfois être confondu avec la périartérite noueuse ou encore avec l\u2019hémosidérose pulmonaire idiopathique.Certains auteurs ont tenté de démontrer que ce syndrome peut être ANALYSES Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 simpiement une extension à l\u2019alvéole de la réaction d\u2019hypersensibilité siégeant au niveau du glomérule dans la glomérulonéphrite.L'auteur a d\u2019ailleurs utilisé ici des colorations spéciales qui montrent la similitude entre les lésions alvéolaires et gloméru- laires.Des réactions sérologiques faites dans ce cas-ci ont mis en évidence un anticorps contre l\u2019antigène cellulaire (protéine M) du streptoccoque de type 12, ce qui laisse supposer une infection streptococcique néphritogénique antérieure pouvant jouer un rôle pathogénique.Le traitement de ce syndrome est purement symptomatique car aucune thérapeutique n\u2019altère l\u2019évolution de la maladie primaire.Le décès est habituellement relié à une hémorragie pulmonaire ou à l\u2019urémie.Il est cependant probable que des formes bénignes de la maladie passent inaperçues.Fernand LABRIE EL wee «> fa} It in af ir is Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 29 La majorité des sujets souffrant de troubles émotifs accusent un mélange de symptômes\u2014 certains impliquant la dépression, d\u2019autres impliquant l\u2019anxiété Chez de tels malades, seule une médication qui maîtrise les deux éléments de l\u2019affection entraînera des résultats généralement supérieurs.PARSTELIN* PARSTELIN S-2* Comprimés contenant 10 mg de Parnate™ et Comprimés contenant 10 mg de \u2018Parnate\u2019 et mg de Stelazine* mg de \u2018Stelazine\u2019 Les renseignements complets concernant l'administration de \u2018Parstelin\u2019 et de \u2018Parstelin S-2' se trouvent sur les pochettes-échantillon et dans le Vademecum International.\u2018Parnate\u2019 et \u2018Stelazine\u2019 sont les marques de commerce pour la tranylcypromine et la trifluopérazine SK&F, respectivement.2k Smith Kline & French .Montréal 9 Marque déposée au Canada 391ZAF @3) 30 Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 pour une action hypnogène rapide et un sommeil profond durant toute la nuit \"TWIN-BARB\"\u201d MAINTENANT EN CAPSULES L'HYPNOTIQUE A DOUBLE ACTION Le \u201cTWIN-BARB\" agit doublement pour assurer un sommeil paisible.Deux ingrédients actifs sont associés pour amener une action rapide et un sommeil profond ininterrompu, qui dure environ huit heures.Le pentobarbital invite promptement au sommeil tandis que le butabarbital compléte cette action par son effet sédatif de durée et d'intensité moyennes.Ordinairement, l'élimination de ces barbituriques se produit en moins de 8 heures, suscitant rarement un cafard matinal.Posologie \u2014 Une capsule avant le coucher.Avertissement\u2014Peut engendrerl'accoutumance.Précautions\u2014 Les barbituriques doivent être prescrits avec prudence chez les patients atteints d'affections hépatiques ou rénales, modérées ou graves.Les réactions allergiques (e.g.éruptions cutanées) et les perturbations systémiques apparaissent rarement.Flacons de 100 capsules vertes marquées d'un P.Chaque capsule contient: PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Pentobarbital sodique 65 mg (1 gr) Ko Chants \u20ac From &.Co Buta barbital ee 50 mg ( 34 gr) Maison entièrement canadienne - Fondée en 1899 à be Me Introduction à la génétique humaine, par L.S.PENROSE.Traduit par J.FRÉZAL.Collection Armand Colin, section « Biologie », publiée sous la direction de Paul MONTEL.Un volume de 196 pages: 5 nf.70.Librairie Armand Colin, 103, boulevard Saint-Michel, Paris (VI®).Cet essai se propose d\u2019exposer les faits acquis en génétique humaine, de façon à les rendre accessibles à tout lecteur cultivé.Un bref historique rappelle les premières observations et l\u2019évolution des idées.À la théorie du mélange des sangs et au lamarckisme se substitue la notion d\u2019une hérédité particulière.Les caractères héréditaires sont déterminés par des particules séparées que l\u2019on appelle les gènes.L'effet primaire d\u2019un gène est hautement spécifique.La transmission des gènes est illustrée par l\u2019exemple des groupes sanguins.Les rapports respectifs entre les deux gènes homologues d\u2019une paire chromosomique sont variables, La fréquence des gènes est un concept dont l\u2019application aux problèmes du mode héréditaire a été très fructueuse.Des gènes apparaissent par mutation et sont exposés à la sélection naturelle.Entre les diverses combinaisons possibles s\u2019établissent des équilibres dont les modalités ont une importance particulière.Les gènes sont portés par les chromosomes.Leur manifestation n\u2019est pas seulement influencée par le milieu intérieur dans lequel ils se trouvent mais aussi par celui dans lequel les individus évoluent.L\u2019étude des jumeaux permet d'aborder ces problèmes qu\u2019illustre l\u2019exemple de certains caractères anthropologiques, malformations congénitales et maladies mentales.On a exprimé à ce sujet de grandes inquiétudes sur le destin de l\u2019espèce humaine, les progrès de la thérapeutique diminuant la sélection.À cette vision pessimiste, l\u2019auteur oppose une opinion plus sereine fondée à la fois sur l\u2019expérience et des données théoriques.Pour compléter ce panorama de la génétique humaine, qui accomplit de rapides progrès, le dernier chapitre du livre contient une mise à jour des connaissances acquises par l\u2019étude de l\u2019hérédité dans les malformations, et par celle de ses rapports avec le cancer.24) REVUE DES LIVRES L\u2019acidocétose diabétique, par Alain LARCAN et Paul VERT.Collection des Monographies médicales Flammarion.Un volume in-8°- raisin, de 284 pages avec 50 figures : 45 fr.Editions médicales Flammarion, 20, rue de Vaugirard, Paris (VIE).L\u2019acidocétose constituait la complication majeure du diabète sucré avant l\u2019insulinothérapie.Elle demeure encore, surtout si elle est méconnue ou compliquée, un facteur non négligeable de léthalité.Elle constitue un drame métabolique très complexe associant toutes les conséquences de l\u2019insu- lino-privation : perturbations hydrocarbonées, lipidiques, protidiques, hydro-électrolytiques, endocriniennes, etc.L\u2019étude, souvent négligée, de ces manifestations cliniques et des signes biologiques, parfois mal compris, méritait d\u2019être reprise pour une meilleure compréhension des faits.La thérapeutique doit s'inspirer exclusivement d\u2019impératifs physiopathologiques.L'ouvrage est étayé par une documentation personnelle importante et une bibliographie aussi complète que possible.Il doit intéresser non seulement les diabétologues, mais les réanimateurs et les internistes.Manuel de techniques bactériologiques, par R.BUTTIAUX, H.BEERENS et A.TAC- QUET, chefs de Service et de laboratoire à l\u2019Institut Pasteur de Lille.Direction scientifique : Professeurs Pasteur VALLERY-RADOT et Jean HAMBURGER.Un volume de 506 pages avec 83 figures, relié : 60 fr.Editions médicales Flammarion, 20, rue de Vaugirard, Paris (VIE).La majorité des laboratoires de microbiologie comptent, parmi leur personnel, des laborantins ou laborantines diplômés.Ces techniciens jouent un rôle de plus en plus important et interviennent efficacement dans les travaux de routine et même de recherche.Il a semblé nécessaire de mettre à leur disposition un manuel consacré aux techniques de leur Négligeant spécialité et c\u2019est le but de celui-ci. 1052 les développements d\u2019ordre scientifique, il leur indique comment on prépare le matériel nécessaire pour effectuer une analyse déterminée, la façon de l\u2019entreprendre et d\u2019en interpréter correctement les résultats.Il tient compte, à cet égard, des acquisitions les plus récentes de la microbiologie.Toutes les techniques utilisables ne sont pas décrites mais les auteurs ont retenu celles qui leur ont donné satisfaction au cours d\u2019essais prolongés.L\u2019ouvrage comprend trois parties : des notions générales sur la technique bactériologique, l\u2019examen des produits pathologiques, les principaux micro-organismes aérobies et anaérobies intervenant dans les infections humaines.Ce manuel essentiellement pratique pourra être consulté avec profit, également, par les chefs de laboratoire.Ils y trouveront de nombreux renseignements sur les formules des milieux de culture, les réactifs des tests récents d\u2019identification des bactéries et sur leur taxinomie.Il sera, pour eux, le complément des traités classiques d\u2019aspect plus scientifique.Conditionnement et névroses \u2014 Nouvelle méthode thérapeutique.Travaux réunis par H.J.EYSENCK, professeur de psychologie, université de Londres.Traduit par Maryse et Etienne CHOPPY.Un volume in-8° (16X25) de 428 pages, 1962.Cartonné : 50 fr.($10.50).Gauthier-Villars et Cie, éditeurs, 55, quai des Grands-Augustins, Paris (VIe).Les traitements des névroses sont inspirés par les conceptions psycho-pathologiques.Celles-ci sont issues des méthodes d\u2019observation qui concernent essentiellement l\u2019« introspection » et le « comportement » : deux sources de techniques opposées, du moins en principe.L\u2019«introspection » est la base de l\u2019exploration psychanalytique, tant dans la technique de Freud que dans celles d\u2019Adler et de Jung.L\u2019« observation du comportement » est a l'antipode de l\u2019introspection, celle-ci essentiellement psychologique, celle-là avant tout symptomatique.Les méthodes thérapeutiques behavioristes reposent sur l\u2019« apprentissage » et celui-ci est affaire de conditionnement.La pierre angulaire en est I\u2019expérience classique de Pavlov.Le souci de comparer les psychothérapies et les méthodes behavioristes et d\u2019évaluer leur efficacité réciproque est une des dominantes de l\u2019ouvrage du professeur Eysenck.REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 Il considère à juste titre impossible une évaluation quantitative des résultats par les statistiques, celles-ci ne s'adressant pas à des cas nécessairement identiques et ne comportant pas le témoin d'observations analogues non traitées.Il insiste davantage sur les bases des deux groupes de méthodes, les premières doctrinales, les secondes expérimentales.Il reconnaît que les techniques behavioristes ne sont pas encore à la hauteur de l\u2019expérimentation et fait confiance à leurs perfectionnements ultérieurs.Il insiste surtout sur ce fait que la guérison des troubles par le conditionnement n\u2019expose pas aux récidives et aux déplacements symptomatiques que dénoncent les psychanalystes lorsque la thérapeutique ne se préoccupe que des symptômes sans viser les instances affectives profondes.Un traitement qui repose sur l\u2019apprentissage suscite des indications autant préventives que curatives.La pédagogie, la prophylaxie de la délinquance, la rééducation des jeunes criminels en dépendent.Les 24 articles groupés dans l'ouvrage sont rédigés par les auteurs les plus éminents.Ils exposent, avec beaucoup de précision, les bases expérimentales et les conséquences cliniques de la thérapeutique des névroses par le conditionnement.TABLE DES MATIÈRES I.Bases théoriques et expérimentales classiques : Théorie de l\u2019apprentissage et Behaviour Therapy, H.J.EysEncK.\u2014 Réactions émotionnelles conditionnées, J.B.WATSON et R.RAYNER.\u2014 L\u2019élimination des terreurs enfantines, M.C.JonEs.\u2014 Étude expérimentale de la peur.Le cas de Peter, M.C.JONES.\u2014 Théorie moderne de l\u2019apprentissage, H.J.EYSENCK.II.Théorie de l\u2019inhibition réciproque : L\u2019inhibition réciproque, principale base des effets en psychothérapie, J.WOLPE.\u2014 L\u2019élimination des phobies des enfants par le déconditionnement, A.A.Lazarus.\u2014 L\u2019application de la théorie de l\u2019apprentissage au traitement du bégaiement, D.WALTON et D.À.BLACK.\u2014 Traitement de deux malades phobiques fondé sur les principes de l\u2019apprentissage, W.Meyer.\u2014 L'application de la théorie de l'apprentissage au traitement d\u2019un état de compulsion obsessionnelle, D.WALTON.\u2014 Application de la théorie de l\u2019apprentissage au traitement d\u2019un malade atteint de ruminations obsessionnelles, J.R.BEYAN.III.Thérapeutique par la pratique négative et l'inhibition conditionnée : La pratique négative en tant que technique de psychothérapie, G.F.J.LEHNER.\u2014 Méthode thérapeutique dans le bégaiement et le blocage du langage, H.W.Case.\u2014 La théorie de l\u2019inhibition conditionnée comme explication des effets de la pratique négative : analyse expérimentale, D.C.KENDRICK.\u2014 Application de la théorie de l\u2019apprentissage andéaril Geigy En chirurgie eten médecine nouvel agent anti- inflammatoire non-hormonal 1.Wilhelmi, G.: Arzneim.Forsch.10:129-133, février 1960.L-1518F Q5) En chirurgie Tandéaril modifie et diminue la douleur et l'enflure post-opératoire.Associé aux antibiotiques, et à un drainage si nécessaire, Tandéaril contrôle l'inflammation associée aux infections post-opératoires.En médecine Tandéaril est indiqué dans une variété d'affections aiguës et chroniques où le pro- cessusinflammatoire n\u2019est pas spécifique.Contrôle les symptômes d'arthrite d'inflammation péri-articulaire inflammation vasculaire Pharmacologie Chez l'animal, on a démontré que Tandéaril inhibe ou supprime les lésions inflammatoires expérimentalement provoquées! Au moyen du granulome expérimental durat, selon la technique de Selye, Tandéaril a une intense action anti-exsudative et empéche la formation du tissu de granulation inflammatoire.Chez l'homme, ces propriétés ont été illustrées dans un grand nombre d'indications où l'inflammation joue un rôle.Contrairement aux autres agents anti-inflammatoires, Tandéaril n'est ni un enzyme protéolytique ni un corticostéroïde et n'affecte pas l'axe hypophyse-cortico-surrénale.Pour de plus amples renseignements au sujet de la posologie, des effets secondaires et des contre-indications, voir la brochure de base ou consultez votre représentant Geigy.Disponibilité Tandéaril, monohydrate de la 1-phényl-2-(p- hydroxyphényl)-3,5-dioxo-4-n-butyl pyrazoli- dine, dragées (brunes) dosées à 100 mg.Flacons de 50 et 500.ein Produits Pharmaceutiques Geigy Division de Geigy (Canada) Limited 2626 Bates Road Montréal 26, Canada 32 Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 La suppression de la toux avec Cheracol a été un précepte medical pendant trois décennies.La raison?Parce que le Cheracol soulage la toux sans entrainer de réactions secondaires.Composition par once lic Phosphate de codéine 1 gr.Chloroforme .2 grs.Gaïacolsulfonate de potassium 8 grs.Zhlorure d'ammonium 8 grs.Tartrate d'antimoine et de potassium i.1/12 gr.Alcool 3% Aromatisé a l'écorce de pin blanc et ds merisier.Présentation: en flacons de 4, de 16, de 80 et de 160 onces liq.MARQUE ue DEPOSÉE: CHERACOL .23 .1 THE UPJOHN COMPANY N° CANADA \"CON MILLS (TORONTO).ONTARIO Chimistes \u2014 Fabricants \u2014 Manufacturiers Importateurs de produits pharmaceutiques, d'accessoires pour hôpitaux, laboratoires et bureaux de médecins.Agent des instruments de chirurgie de la maison JETTER SCHEERER CAMP CORSETS DE MATERNITÉ BANDES HERNIAIRES SUPPORTS SACRO-ILIAQUES SUPPORTS ABDOMINAUX STÉRILISATION par les stérilisateurs CASTLE W.BRUNET & CIE Limitée PHARMACIENS 605 est, rue SAINT-JOSEPH Téléphone: 529-5741 pal y # pul oo py ER y la pros piel REE Bile Ail Sears étude \u20ac abl me \u20ac chair | dln (CE Les + de i col Hl Tn Sr It loge.st te ons 3) Tit bit fo dy th Yen le lig they Tey tity Thy Ti {i ig; 1% Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 au traitement des tics, A.J.YATES.\u2014 Application de la théorie moderne de l\u2019apprentissage au traitement de l\u2019aphonie hystérique chronique, D.WALTON et D.À.BLACK.IV.Thérapeutique par l\u2019aversion : Un cas de fétichisme traité au moyen de la thérapeutique par l\u2019aversion, M.J.RAYMOND.\u2014 Quelques problèmes à propos du traitement de l'homosexualité, K.FREUND.\u2014 Traitement symptomatique de la crampe des écrivains, HR.BEECH.V.Thérapeutique par le conditionnement positif el contrôle : Behaviour Therapy et énurésie nocturne, H.G.JONES.\u2014 Anesthésie, analgésie et astéréognosie hystériques, R.R.SEars et L.H.COHEN.\u2014 Surdité hystérique complète : étude d\u2019un cas expérimental, R.B.Marmo, J.F.Davis et S.BAKZA.\u2014 Application des techniques du conditionnement et de l\u2019apprentissage au traitement d\u2019un malade psychiatrique, H.G.JONES.\u2014 Expériences et résultats cliniques de l\u2019inhibition complète du bégaiement par contrôle externe, C.CHERRY et B.SAYERS.Les consultations journalières en néphrologie, par M.DEROT, professeur à la Faculté de médecine de Paris, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu, et Ph.PRUNIER, ancien chef de clinique à la Faculté de médecine de Paris.Dans la collection Les Consullations journalières, publiée sous la direction de M.ALBEAUX-FERNET.Un volume de 152 pages, avec 34 figures, tableaux (17 x21,5).Cartonné : 22 nf.Masson el Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Ger- main, Paris (VIE).Dans l\u2019esprit éminemment pratique de la collection, ce petit ouvrage est consacré à la néphrologie.L\u2019avènement, à côté de la séméiologie classique, d\u2019une séméiologie biologique utilisant des techniques de plus en plus complexes, la découverte de thérapeutiques actives mais aux indications strictement définies et dont la méconnaissance risque d\u2019être dangereuse, sont les deux caractéristiques de l\u2019évolution médicale actuelle.Cette évolution est particulièrement sensible en néphrologie, discipline où se sont multipliées des épreuves fonctionnelles, explorant des zones de plus en plus délimitées du néphron, et où ont été essayées des thérapeutiques de plus en plus spécifiques, aussi bien d\u2019ordre chimique comme les antialdostérones ou les hypotenseurs nouveaux, que d\u2019ordre mécanique comme les reins artificiels.Il y a quelque trente ans, tout se bornait à rechercher les quatre grands syndromes ; actuellement, chacun d\u2019eux doit faire l\u2019objet d\u2019une analyse détaillée qui a pour but d\u2019en démêler le mécanisme physiopathologique et, partant, la thérapeutique rationnelle.(26) REVUE DES LIVRES 1053 Partant du symptôme qui détermine la consultation du malade, ce guide permettra au médecin praticien de franchir rapidement les étapes de ces enquêtes néphrologiques.Sont ainsi successivement envisagés les malades qui consultent pour une albuminurie, des œdèmes, une hyperazotémie, une modification de la couleur des urines, une infection urinaire, des douleurs lombaires, des troubles mictionnels.L\u2019attitude du médecin devant une hypertension est également envisagée, et quelques conseils sur la réanimation en clientèle et la lecture d\u2019une U.I.V.sont donnés.Extrêmement pratique, chacun de ces chapitres conduit le médecin pas à pas du symptôme au diagnostic et à la thérapeutique.Les consultations journalières en ophtalmologie, par P.DESVIGNES, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, ophtalmologiste de l\u2019Hôpital Tenon.Dans la collection Les Consultations journalières, publiée sous la direction de M.ALBEAUX-FERNET.Un volume de 158 pages, avec 3 figures (17x21,5).Cartonné : 22 nf.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VTC).Suivant le mode habituel de la collection des Consultations journaliéres, ce ne sont pas des «maladies » qui sont étudiées mais «des malades ».Ce petit ouvrage d'ophtalmologie a été conçu comme un guide pour l'étudiant, le médecin généraliste et le spécialiste clinicien au cours de ses consultations.Les têtes de chapitres correspondent aux différents troubles fonctionnels pour lesquels le malade vient le plus souvent consulter.Le lecteur assiste à l\u2019interrogatoire du malade, à la coordination des différents signes qui permettent d\u2019envisager le diagnostic clinique.Comme au cours d\u2019une consultation, il restera à demander les différents examens complémentaires qui fortifieront le diagnostic, ou l\u2019orienteront vers d\u2019autres possibilités, Mais d\u2019emblée, il faut faire un traitement et les indications thérapeutiques sont signalées pour chaque cas avec les différentes évolutions possibles.La présentation particuliére de ce volume et son esprit ne permettent pas d\u2019étudier complétement chaque maladie, mais c\u2019est en somme un guide clinique qui permet d\u2019orienter le diagnostic et, à ce titre, il ne fait pas double emploi avec les autres livres d\u2019ophtalmologie. LE DOCTEUR SYLVIO CARON NOMMÉ PROFESSEUR ÉMÉRITE Le docteur Sylvio Caron, ancien professeur titulaire de neurologie, surintendant médical de la Clinique Roy-Rousseau et neurologue consultant à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et à l\u2019Hôpital Sain- te-Foy a été nommé professeur émérite à la Faculté de médecine.LE DOCTEUR WILFRID CARON NOMMÉ DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE M® Louis-Albert Vachon, recteur de l\u2019Université Laval, a annoncé la nomination du docteur Wilfrid Caron, f.r.c.s.(c) professeur agrégé, au poste de directeur du département de chirurgie de la Faculté de médecine où il succède au professeur François Roy qui, pendant de nombreuses années, a rempli ces fonctions avec autant de compétence que de dévouement.Né à l\u2019Islet le 27 septembre 1912, fils du capitaine Amédée Caron, le docteur Wilfrid Caron a fait ses études classiques au collège de Lévis et sa médecine à Laval où il obtint son doctorat en médecine en 1939.Il a ensuite poursuivi des cours postdoctoraux à l'Hôpital Peter Bend Brigham, a Boston, à l\u2019Hôpital Saint- Louis, a Saint-Louis, Missouri, et perfectionné ses connaissances médicales et chirurgicales en Europe tour à tour à Paris, à Stockholm et à Londres.Membre du Collège royal de Londres et du Collège de chirurgie des États-Unis, le professeur Caron est assistant dans le Service de chirurgie à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, chef du Service de chirurgie à l'Hôpital Sainte-Foy et à l\u2019Hôpital Saint-Michel- Archange, assistant au département d\u2019anatomie et chargé d\u2019un cours de pathologie chirurgicale.LE DOCTEUR JACQUES À LONDRES Au cours de juin, le docteur André Jacques a prononcé une conférence devant les membres de la Société royale de médecine de Londres où il représentait la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Parmi les personnages présents, on remarquait Sir Robert MacIntosh et le professeur W.W.Mushin, doyen de la Faculté d\u2019anesthésie, du Collège royal des chirurgiens de Londres.NOUVELLES LE DOCTEUR RICHARD À PARIS Le docteur Maurice Richard, chef du Service de pédiatrie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, a passé les mois de juillet et d\u2019août à Paris où il a fait un stage d\u2019études à l\u2019École de puériculture de cette ville, s'intéressant particulièrement aux problèmes de la prématurité.NOUVFAUX MEMBRES DE L\u2019AMERICAN COLLEGE OF CHEST PHYSICIANS Lors du XXIX° Congrès annuel de l\u2019American College of Chest Physicians, tenu à Atlantic City du 13 au 17 juin 1963, 275 médecins furent reçus membres (fellow) de ce Collége.Parmi les nouveaux membres nous relevons les noms des docteurs Jacques Bernier, Jean-L.Borduas, Yves-H.Desrochers, David C.Fraser, Théodore-H.Kor- thals, Jean-Louis Lamy et Henry J.Scott, de Montréal ; du docteur Emilien Labelle, d\u2019Outre- mont ; du docteur André Tétu, de Roberval, et du docteur Jean de L.Mignault, de Ville d\u2019 Anjou.Ce Collège est une société internationale qui groupe près de 8,000 membres venant de 89 pays et territoires différents.M.Murray Kornfeld, de Chicago, en est le directeur exécutif.CENTRE D'ENSEIGNEMENT DE LA STATISTIQUE APPLIQUÉE À LA MÉDECINE ET À LA BIOLOGIE MÉDICALE Répondant à une nécessité profonde et à des demandes de plus en plus nombreuses, l\u2019Institut de statistique de l\u2019université de Paris organise chaque année, depuis 1954, une série de cours spécialement conçus pour des médecins, pharmaciens et biologistes.Cet enseignement, professé sous la direction de M.Daniel Schwartz, n\u2019a cessé, depuis sa création, de s\u2019enrichir, en même temps que s\u2019accroissait le nombre des élèves.Au cours de Méthodologie statistique initialement enseigné sont venus s\u2019ajouter d\u2019abord un cours d\u2019Application à la médecine, puis un cours d\u2019Application à la biologie médicale.Plus de 110 élèves se sont inscrits pour suivre l\u2019enseignement de l\u2019année scolaire 1962-1963 ; 53 d\u2019entre eux se sont également inscrits à l\u2019examen qui sanctionne les deux semestres d\u2019études.Is! | i sf fi | ba tif Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 Le Centre d\u2019enseignement de la statistique appliquée à la médecine et à la biologie médicale (C.E.S.À.M.), créé en décembre 1962 sur décision du Conseil d\u2019administration de l\u2019Institut de statistique de l\u2019université de Paris, a notamment pour tâche de coordonner les diverses activités, et de poursuivre les recherches en vue de développer les méthodes d\u2019Enseignement sous les formes les plus fructueuses.Administration : La direction générale du Centre est assurée par M.Daniel Schwartz, ancien élève de l\u2019École polytechnique, directeur de recherche à l\u2019Institut national d\u2019hygiéne.Le directeur est assisté d\u2019un secrétaire général, M.Philippe Lazar, ancien élève de l\u2019École polytechnique, chargé de recherche à l\u2019Institut national d'hygiène.Enseignement en vue du certificat de statistique : Deux options sont ouvertes aux élèves qui désirent passer un examen de fin d\u2019études : ils peuvent se présenter soit au cerlificat de statistique appliquée à la médecine de I Institut de statistique de l\u2019université de Paris, soit au certificat de statistique appliquée à la biologie médicale de I\u2019 Institut de statistique de I'université de Paris.Les élèves qui désirent passer l\u2019examen de fin d\u2019études doivent suivre l\u2019enseignement de mélhodo- logie du 1 semestre et l\u2019un des deux cours d\u2019application du 22 semestre.Il leur est recommandé d\u2019assister également aux séances de travaux pratiques et aux séances complémentaires (1 séance hebdomadaire, de la mi-novembre à fin mai, avec interruption pour les vacances de Noël et de Pâques).Le niveau minimum requis pour l\u2019inscription à l\u2019examen est celui d\u2019éléves en fin de propédeutique.L\u2019appréciation de ce niveau est laissée a la Direction de l\u2019Institut de statistique de l\u2019université de Paris.Enseignement libre : Cet enseignement est plus particulièrement réservé aux médecins qui, pour diverses raisons, ne pourraient pas suivre le cours de méthodologie du 1¢r semestre.Il comporte essentiellement le cours d\u2019Application à la médecine du 2° semestre (suivi en commun avec les élèves désireux de passer l\u2019examen « option médecine »), et quelques séances complémentaires de méthodologie élémentaire (au début du 22 semestre).NOUVELLES 1055 Les élèves : L'enseignement est ouvert à tous.Il est particulièrement adapté aux besoins des médecins, pharmaciens et biologistes s\u2019intéressant à la recherche, qu\u2019ils soient en cours d\u2019études ou qu\u2019ils les aient achevées.Les médecins, pharmaciens et biologistes étrangers qui désireraient le suivre peuvent demander une subvention d\u2019études à l\u2019Ambassade de France de leur pays.L'enseignement ayant lieu en fin d'après-midi ou le soir, ils peuvent, en même temps exercer une autre activité.Les stages : Des stages de perfectionnement, de plus ou moins longue durée, sont organisés en fonction des demandes des élèves.Secrétariat : Institut de statistique de l\u2019université de Paris, bâtiment C, 32 étage, 9, quai Saint-Bernard, Paris, (Ve).BOURSE PFIZER À DEUX GRADUÉS EN PHARMACIE DE L\u2019UNIVERSITÉ DE TORONTO Deux étudiants finissants de l\u2019université de Toronto, James Blanchard, 23 ans, et James A.Rogers, 23 ans, ont mérité conjointement la Bourse Pfizer 1963 pour études en pharmacie.Tous deux recevront leurs diplômes cet automne, Blanchard se spécialisant en pharmacie physique et en chimie pharmaceutique.La bourse consiste en un prix de $500 offert par La Compagnie Pfizer Ltée à un candidat se classant au moins dans la secondeliste en quatrième année, et désirant entreprendre des études avancées en pharmacie.PRIX DÉCERNÉS À 41 EXPOSANTS AU RECENT PHYSICIANS\u2019 ART SALON C\u2019est à la mezzanine des congrès à l\u2019Hôtel Royal York, de Toronto, qu\u2019a eu lieu le mois dernier une autre très intéressante exposition artistique, alors que 41 œuvres ont été choisies parmi quelque 675 soumises par des médecins et étudiants en médecine canadiens.Après plus de six heures de revue les juges ont fait une sélection parmi 190 tableaux, 60 photographies et quelque 425 diapositives.Des mentions populaires, déterminées par scrutin public pendant l\u2019exposition, ont été décernées au doc- 1056 teur G.B.Loguinoff, de Régina, pour sa peinture intitulée Birch in the Fall, et au docteur H.G.Metcalfe, d\u2019Ottawa, pour une photographie monochrome qu\u2019il a appelée Tranqu:litv.Depuis ses débuts en 1945, le Salon commandité par Frank W.Horner Limited, a toujours été un événement populaire lors du Congrès de l\u2019Association médicale canadienne, et cette année, comme par le passé, la haute qualité des œuvres exposées a soulevé de nombreux et favorables commentaires de la part des visiteurs aussi bien que des juges.Le jury se composait cette année de Kathleen Daly-Pepper, r.a.c., 0.s.a., George H.W.Lucas, m.a.,ph.d., et G.Harvey Agnew, m.d., ll.d.Calendrier 1964 : Toutes les œuvres primées ont été gardées par Frank W.Horner Limited et quand les auteurs auront donné leur permission un choix sera fait de celles qui devront paraître dans le calendrier du Physicians\u2019 Ari Salon.Ce populaire petit calendrier de pupitre préparé par Horner depuis 13 ans, de nouveau distribué a tous les médecins canadiens.ŒUVRES PRIMÉES Art traditionnel W.A.Galloway, m.d., Innisfail, Alb.W.M.Franks, m.d., 71 Crescent Road, Toronto, Ont.Mention honorable Jean Lapierre, Montréal, Qué.Eric MacBean, m.d., Pickering, Ont.Mary A.Murphy, m.d., Cloverdale, C.B.1\u20ac prix : 2e prix : Art moderne 1¢F prix : 2% prix : R.F.Hughes, m.d., Hamilton, Ont.Benoit Cloutier, m.d., Edmundston, N.B.Mention honorable L.E.Ranta, m.d., Vancouver, C.B.John C.Elias, m.d., Portage la Prairie, Man.Haakon Ragde, m.d., Montréal, Qué.Andrew I.Malcolm, m.d., Whitby, Ont.Portrait 1\u201c prix : S.H.Campbell, m.d., Windsor, Ont.2¢ prix : J.I.Leventhal, m.d., Weston, Ont.Mention honorable Paul Mari, m.d., Winnipeg, Man.E.V.Currie, m.d., Valois, Qué.W.J.Hart, m.d., East Kildonan, Man.Jack A.Mayer, m.d., Toronto, Ont.Monochromes 1 prix : Jean Lapierre, Montréal, Qué.2¢ prix : Douglas Leslie, m.d., Oakville, Ont.3® prix : J.D.Manes, m.d., Calgary, Alb.NOUVELLES Laval Médical Vol.34 \u2014- Oct.1963 Mention honorable E.F.Pinter, m.d., Montréal, Qué.J.E.Stapleton, m.d., Halifax, N.E.Fred Evis, m.d., Toronto, Ont.John C.Stutzman, m.d., St.Anthony, T.N.Harry S.Thomson, m.d., Calgary, Alb.Palette Club Mildred F.Newell, m.d., Edmonton, Alb.Philippe Matteau, m.d., Saint-Bruno, Qué.J.Godfrey Lister, m.d., Toronto, Ont.Diapositives el photos polychromes 1% prix : C.J.Unruh, m.d., Morden, Man.2° prix : J.S.Gardner, m.d., Calgary, Alb.3\u20ac prix : Bruce Charles, m.d., Toronto, Ont.Mention honorable R.F.Hughes, m.d., Hamilton, Ont.Blanche Burton, m.d., Toronto, Ont.Harry S.Thomson, m.d., Calgary, Alb.J.L.Anderson, m.d., Port Alberni, C.B.J.H.Baillie, m.d., Islington, Ont.R.E.Ives, m.d., Stayner, Ont.Mary A.Murphy, m.d., Cloverdale, C.B.G.D.Donaldson, m.d., Mahone Bay, N.E.L.R.Hirtle, m.d., Halifax, N.E.P.T.Abear, m.d., Gander, T.N.(Photo polychrome) J.B.MacInnes, m.d., Port Credit, Ont.(Photo polychrome) R.G.H.Hall, m.d., Calgary, Alb.Mention populaire Beaux-Arts : Monochrome : G.B.Loguinoff, m.d., Regina, Sask.H.G.Metcalfe, m.d., Ottawa, Ont.LES STAGES A L\u2019ETRANGER DES ETUDIANTS EN MEDECINE * On ignore généralement qu\u2019il existe aussi des stages à l\u2019étranger pour les étudiants en médecine.La section « médecine » de l'Association des Étudiants allemands a échangé en 1962 plus de 900 remplaçants ou assistants de médecins avec 24 pays européens et extra-européens.Une poignée d\u2019étudiants commença ces échanges de sa propre initiative en 1957.Les chiffres restèrent très bas par la force des choses, mais augmentèrent rapidement dès le début de la coopération avec le Service allemand d\u2019échanges universitaires en 1959.Dès 1960, plus de 850 étudiants furent échangés entre 21 pays européens et extra-euro- péens.Vingt et un pays européens, Israël, le Canada et les U.S.A.acceptèrent de procéder à des échanges l\u2019année dernière.Les échanges donnè- * Extrait du bulletin de l\u2019Office de presse et d\u2019information du Gouvernement fédéral, n° 22, p.175.sul Jo al I, hi Iie i dé ve wil Laval Médical Vol, 34 \u2014 Oct.1963 rent le résultat suivant : 937 séjours d\u2019un mois d\u2019un étudiant dans une clinique, dont 447 étudiants étrangers purent suivre des cours l\u2019année dernière dans les cliniques de 19 villes universitaires allemandes et 490 étudiants en médecine allemands qui avaient déjà fait leur P.C.B., une année de clinique et un remplacement de six semaines en Allemagne, eurent l\u2019occasion de s\u2019inforrrer de l\u2019état de la médecine à l\u2019étranger grâce à leur séjour en clinique.Ces séjours en clinique duraient de un mois jusqu\u2019à un trimestre.L'année dernière, la France était en tête des pays ayant accepté l\u2019échange avec 104 places de remplaçants pour les étudiants allemands.Dans le cadre du programme spécial de la conférence franco-allemande des recteurs, 30 jeunes étudiants allemands purent suivre des cours à l\u2019été 1962 pendant deux mois et demi à Marseille.Une invitation fut envoyée en retour à 60 jeunes Français ; ils seront divisés en deux groupes de 30 et auront des postes de remplaçants pendant trois mois cet été à Hambourg et à Munich.Le Canada venait après la France avec 66 postes de remplaçants.Le Canada appartient aux pays dont le système de formation est particulièrement intéressant pour les étudiants allemands.Les remplaçants allemands furent employés là-bas comme internes juniors et eurent ainsi beaucoup plus qu'ailleurs la possibilité de faire des expériences pratiques sous la direction constante d\u2019un jeune professeur assistant.Les étudiants allemands travaillèrent d\u2019août à octobre dans différents hôpitaux d'enseignement canadiens.Les étudiants allemands trouvèrent des conditions aussi favorables en Grande-Bretagne (48 postes de remplaçants).Ils trouvèrent ensuite 47 postes de remplaçants en Yougoslavie et 40 en Italie.En Allemagne, les associations des étudiants en médecine s\u2019efforcèrent, dans les différentes Facultés de médecine, d\u2019augmenter le nombre des postes de remplaçants.Les Italiens et les Yougoslaves occupèrent chacun 70 postes de remplaçants, les Espagnols 51, les Anglais 47, les Français et les Suisses chacun 34.En 1962, le NOUVELLES 1057 plus grand nombre des postes de remplaçants furent offerts à Berlin (119), Munich (110), Heidelberg (36) et Hambourg (34).ATTRIBUTION DE SUBVENTIONS DU GOUVERNEMENT POUR LA RECHERCHE AU SUJET DES ENFANTS INFIRMES Deux subventions fédérales s\u2019élevant à un total de $108 498 ont été attribuées à des unités de recherche établies à Montréal et à Toronto pour découvrir des moyens de réadapter les enfants et adultes infirmes.Les subventions sont administrées par le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Une subvention de $66 013 a été attribuée à l\u2019Unité de recherche et de rééducation du Centre des enfants infirmes de l\u2019Ontario, à Toronto.Cette unité étudiera les méthodes de réadaptation, en particulier l\u2019utilisation des appareils de prothèse.Ce programme sera assez large pour aider au besoin, des personnes, jeunes ou vieilles, atteintes de difformités.Cette unité a obtenu la collaboration du Sunnybrook Hospital, de Toronto.La seconde subvention de $42 485 a été attribuée à l\u2019Unité de recherche et de rééducation en prothèse et orthothique de l\u2019Institut de réhabilitation de Montréal.L'Institut est reconnu comme le pionnier en matière de réadaptation et jouera en rôle de premier plan dans l\u2019ensemble du programme destiné à remédier à l\u2019importante pénurie de prothésistes du Canada.L\u2019honorable Judy Lamarsh, ministre de la Santé nationale et du Bien-étre social, parlant des subventions, a dit : « Nous espérons qu\u2019une grande partie de la récente augmentation de $200 000 de la subvention à la réadaptation fonctionnelle et aux enfants infirmes sera utilisée précisément pour ce genre d\u2019unité.La recherche et la rééducation effectuées dans ces centres contribueront, nous l\u2019espérons, à faire de nos concitoyens infortunés des membres utiles de la société.Qn XXXIHIe CONGRÈS DES MÉDFCINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Québec, les 13, 14, 15 el 16 novembre 1963 A.LES COURS POSTGRADUÉS Depuis deux ans, le Congrès des médecins de langue française du Canada nous présente quelques modifications dans son programrre scientifique, par l'addition de cours postscolaires en médecine et en chirurgie.En effet, il y a deux ans, lors du congrès tenu à Québec, les cours postscolaires en médecine et en chirurgie étaient alors une innovation.Ces deux cours présentés ont été une réussite compléte qui s\u2019est affirmée davantage lors du récent congrès de Montréal.De plus, cette année, le Comité du XXXIII® Congrès a voulu apporter une collaboration particulière à cette partie du programme scientifique.Un troisième cours postgradué à assistance limitée, a été préparé afin de compléter certaines connaissances dans le domaine des sciences de base.Nous avons cru qu\u2019il était opportun que le médecin s\u2019intéresse davantage aux problèmes inhérents à l\u2019étude de ces sciences.Ce cours aura lieu le dernier jour du congrès soit le samedi, 16 novembre, sous la direction du docteur Guy Lamarche, du département de neuro-physiologie de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval.Le docteur Guy Lamarche et ses collaborateurs ont préparé un programme complet sur : La physiologie du sommeil.Le cours de médecine et de chirurgie auront lieu les 13, 14, 15 novembre, de 8 h.15 à 10 h.a.m.Comme par les années passées, les inscriptions sont limitées à cinquante auditeurs, de façon à permettre une participation plus intéressante.La direction du cours de médecine a été confiée au docteur Ÿves Morin qui s\u2019est entouré de collaborateurs compétents des divers hôpitaux de la province.Les sujets discutés seront : Les hémorragies méningées ; L'auscullation cardiaque ; Les nodules thyroidiens.La responsabilité du cours de chirurgie a été confiée au docteur Jean Couture et dans la préparation du programme, le docteur Couture et son CONGRÈS équipe ont voulu que les sujets choisis puissent intéresser tous les chirurgiens en général, qu\u2019ils soient attachés à un hôpital universitaire ou à un hôpital régional.Les sujets discutés seront : L hypertension portale ; Le choc en traumatologie : L\u2019obstruction intestinale.Dans un communiqué ultérieur nous vous donnerons un aperçu du programme complet, mais nous somres déjà assurés de la participation active de notre délégué français, le professeur Lucien Léger, ainsi que du professeur Fraser N.Gurd, professeur de chirurgie à l\u2019université McGill et chirurgien en chef de l\u2019Hôpital Général de Montréal.Tous reconnaissent bien la compétence de ces deux chirurgiens ; le premier, dans le domaine de l\u2019hypertension portale, et le second, par ses expériences sur le choc traumatique.Nous espérons que les cours postgradués, cette année, contribueront de façon appréciable à réaliser le thème principal du congrès : L\u2019Education médicale continue.B.LES SÉANCES PLÉNIÈRES Sommaire des sujets soumis à la discussion Cancer du col utérin, dépistage et diagnostic précoce : Si l\u2019on songe que 90 pour cent des cancers du col utérin peuvent être guéris définitivement par un traitement précoce, on comprend l\u2019importance de déceler, le plus tôt possible, ce mal terrible.Le cancer du col, avec celui du sein, est parmi les causes les plus fréquentes de mortalité chez la femme.L'un et l\u2019autre peuvent être découverts dans leurs premières phases par un examen méthodique et le dépistage systématique au moyen de la mammographie pour celui-ci et du frottis vaginal pour celui-là.Durant la séance plénière du mercredi 13 novembre, de 2 h.à 3 h.15 p.m,, le problème du dépistage du cancer cervical sera envisagé sous tous ses aspects.Les participants de cette séance discuteront de la symptomatologie du cancer du col et de la méthode à suivre pour faire un examen gynécologique satisfaisant. Laval Médical Vol.34 Oct.1963 33 Si US dun Ut gk i \\W = als eu en ud là on Ê CE ame & dE éd ii i NOSCALANDE cs il {8 Association de: mi NOSCAPINE 30 mg I (RECOMMANDE PAR L\u2019 OFFICE 2 MONDIAL DE LA SANTE) i 3 ho METHYLEPHEDRINE 5 mg 8 > GLYCÉRYL GAÏACOL 5mg an TOUX DE TOUTES ETIOLOGIES aff & WELCKER & CIE I 1775, EDOUARD-LAURIN, MONTREAL 9.{ (28) Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 apres l'occlusion provoquée d\u2019une artére coronaire principale Co porc non traité et TE a la suite principale.Comme il n'y a chez un porc normal pratiquement aucune communicati entre id beh Leva (ad eh ee Te eee ie circulation collatéralg | Survie [EHC Frat oots re on ans premiére preuve 7 5 PL ite dnc ir anatomique proof un médicament peut maintenant \u2018stimuler la circulation collatérale après l\u2019occlusion provog uée d'une artère coronaire principale rar re EN TT = Dans une étude récente non équivoque, le docteur George Lumb! provoqua, chez thérapie de base dans les maladies 60 porcs, Une occlusion générale de l'artère coronaire postérieure.* (1 utilisa des coronartennes\u2014avec ou sans angine appareils à constriction avec fermeture complète en moins de 48 heures.) 30 porcs 245 : e n ne reçurent aucune médication, Les 30 autres porcs reçurent, par voie buccale, des doses de Péritrate équivalentes à celles données aux humains.e rl ra e tétranitrate de pentaérythritol i i A : SL = e stimule la circulation collatérale e fournit Cinq semaines après avoir provoqué l\u2019occlusion plus de sang et d'oxygène au myocarde.y 3 .* d\u2019une artère coronaire principale, on constata les chez Cet animal la disposition des.artères .J.coronaires ressemble plus à celle de l'homme résultats étonnants obtenus avec le Péritrate: que chez le chien ou d'autres animaux d'ex- a Ç Bibli hie: 1.D'après Lumb, G.et Hardy, L.B.: Collateral Groupe de contrôle Groupe de 30 animaux circulation and survival rized to srsdualoctiuion arthe ight .pz te.oo th a réunion annu: 30 animaux non traités traités au Péritrate ee alain 3 Cleveland.1e 26 octobre i562 2.Blumgart, H.et al.: Circulation L- :10, 1950.3.Lumb, morts 83,3 p.100 36,7 p.100 Singletary, H.: Am, J.Path.41:65, 1962 survivants 16,7 p.100 63,3 p.100 Fone (lo) e Coly-Mycin Gelusil Proloïd délamine Tédral re i #- | [4 18 ; ail la Jaco | fy ifn { ef faut {To él wm | Mo Defa adn il | 0) Qe fis fist (la sen tin, lisa fir, ls rd Ame Hp 130 fl ol; i path be Ts i Hs lem dt i Fey fore Ig Tag Pay Son fing ig, iy pr ut ] hig f 9 ptet CE Et dE tar MAM be A RAO MA BACH OA bE be Lt Ribbed cid Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 La technique du prélévement cytologique sera expliquée de même que l\u2019interprétation des résultats.La conduite à tenir en face d\u2019un rapport cytologique positif sera envisagée ainsi que l\u2019application du traitement à suivre.Enfin le pronostic sera évalué.Une partie de la séance sera consacrée à répondre aux questions de l\u2019auditoire.Tous, praticiens généraux, chirurgiens comme gynécologues tireront profit de cette séance et sont invités à y assister.Adénopathies non tumorales : De façon simple et commode, on peut classifier les adénopathies en deux principaux groupes.Un premier groupe comprend les adénopathies de nature néoplasique ou tumorales.Le second groupe, que nous désignons sous le terme d\u2019adénopathies non tumorales, englobe toutes les autres affections des ganglions lymphatiques.Les adénopathies non tumorales sont, le plus souvent, d\u2019origine réactionnelle.Organes de filtration, les ganglions sont susceptibles de réagir à des agressions d\u2019ordre régional ou encore d\u2019ordre général.Plusieurs entités nosologiques se manifestent par des adénopathies régionales : les lymphadé- nites non spécifiques, très fréquentes, sont banales et de peu d'intérêt.Par contre, il faut souligner la BCGite, la réticulose bénigne d\u2019inoculation (maladie des griffures de chat), la tularémie et la réticulose lipo-mélanique : ce sont des lésions dont le diagnostic est aisé à condition d\u2019en connaître la pathologie et surtout d\u2019y songer.La tuberculose des ganglions lymphatiques est bien connue, mais il existe des adénopathies qui ont été confondues avec la tuberculose et dont on commence à se rendre compte de la fréquence : ce sont les adénites pseudo-tuberculeuses.Au médiastin, on a décrit récemment, sous le terme d\u2019hyperplasie pseudo-tumorale des ganglions médiastinaux, une lésion très particulière dont la nature n\u2019est pas encore précisée, et qui radiologiquement peut en imposer pour une tumeur maligne.L\u2019adénite mésentérique reste un problème controversé.Parmi les maladies systémiques qui peuvent s'accompagner d\u2019adénopathie, il importe de mentionner la brucellose et la toxoplasmose Dans ce cas, le diagnostic doit d\u2019abord s'appuyer sur la clinique et la microbiologie ; l\u2019image histologique est particulière mais variable et non spécifique et peut parfois en imposer pour une maladie de Hodgkin.La sarcoïdose pose des problèmes (29) CONGRÈS 1059 d\u2019étiologie et de diagnostic.La mononucléose infectieuse, l\u2019arthrite rhumatoide, le lupus érythémateux peuvent se manifester par des adénopathies.On a rapporté des cas d\u2019adénomégalie consécutive à l\u2019emploi de médication anticonvulsi- vante.En présence d\u2019une adénomégalie, le clinicien doit résister à l\u2019impulsion de pratiquer aussitôt une biopsie.Si le temps, pas si lointain, est révolu où il arrivait de pratiquer une biopsie ganglionnaire avant même de connaître la formule sanguine ; il arrive encore occasionnellement que les recherches n\u2019ont pas été suffisamment poussées.Cette façon de procéder, non seulement expose à des exérèses chirurgicales inutiles, mais peut compromettre le diagnostic histologique.En effet, comme pour bien d\u2019autres entités nosologi- ques, le diagnostic des lésions ganglionnaires non néoplasiques requiert une collaboration très étroite entre le clinicien et l\u2019anatomo-pathologiste.La ponction ganglionnaire, peu traumatisante, devrait à l\u2019occasion être tentée avant la biopsie.D\u2019autre part, la biopsie ganglionnaire exige certaines précautions techniques si l\u2019on veut qu\u2019elle fournisse tous les renseignements qu\u2019on peut en exiger.Un adénogramme et un examen micro- biologique devraient être faits avant la technique histologique.Les participants, à la discussion, présenteront successivement leur point de vue sur les aspects nouveaux ou d'intérêt pratique que soulève ce problème des adénopathies non néoplasiques.Tumeurs pigmentaires de la peau : Dans l\u2019esprit de ceux qui sont appelés à voir certaines tumeurs pigmentaires de la peau, il s\u2019établit immédiatement l\u2019idée de tumeurs malignes et pour quelques-unes de ces tumeurs d\u2019extrême malignité.Les participants ici, s\u2019attarderont à faire comprendre les critères qu\u2019il faut connaître pour déceler, si possible, le diagnostic exact, clinique et histo-pathologique, le pronostic éventuel et le traitement de guérison ou de répartition de ces tumeurs.Il sera question de mélanomes bien entendu mais l\u2019on verra, par la discussion, que ces mélanomes n\u2019ont pas tous la même valeur au point de vue pronostic.La discussion s\u2019engagera sûrement sur la modalité des traitements du mélanome lui-même, de ses adénopathies, de ses métastases, du mélanome malin chez l\u2019enfant et des mélanomes malins des muqueuses. 1060 On aura à parler de certaines tumeurs, les baso- cellulaires surtout, qui sont pigmentées secondairement.L\u2019histo-pathologiste situera dans leur contexte le mélanocyte, le mélanoblaste et le mélanophage.Il étudiera les diverses cellules observées dans ces tumeurs pigmentaires de la peau.Le tout sera accompagné de photographies en couleur, cliniques et histopathologiques qui seront des illustrations des idées émises.Virilisation et féminisation : Les problèmes d\u2019identification du sexe sont souvent troublants pour les parents, les médecins traitants et quelquefois même pour les patients eux-mêmes.La crainte d\u2019une erreur de la nature ou d\u2019un traumatisme psychologique devraient conduire à une consultation précoce.Les recherches récentes en embryologie et en génétique ont donné un cadre nouveau à la classification des anomalies de sexe ; de plus des épreuves et dosages permettent à l\u2019urologue et à l\u2019endocrinologue d\u2019envisager des décisions thérapeutiques rapides chez des patients atteints d\u2019anomalies du sinus uro-génital.Le pédiatre peut maintenant orienter un traitement plus tôt dans la vie de l\u2019enfant et éviter des délais dommageables à la réadaptation psychologique et sociale.Différents aspects des anomalies sexuelles seront présentés par les participants et quelques cas seront discutés pour illustrer l\u2019application pratique des connaissances nouvelles en ce domaine.* + # De plus, quatre autres séances plénières auront lieu : Dans une première, les problèmes engendrés par les retards de croissance seront portés à l\u2019attention des congressistes.Deux autres séances, qui auront lieu simultanément, traiteront de certaines acquisitions récentes en médecine et en chirurgie.Finalement, certains sujets d\u2019actualité concernant la médecine morale et l\u2019euthanasie seront discutés.Le Comité du XXXIITe Congrès vous invite donc à faire de cette réunion scientifique une véritable séance d\u2019Education médicale continue.CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DE L\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS L'American College of Surgeons célébrera son cinquantième anniversaire au cours de son Con- CONGRÈS Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 grès clinique annuel qui aura lieu à San Francisco, du 28 octobre au 187 novembre 1963.On estime que plus de 11 000 membres du Collège et invités de toutes les parties du monde participeront à cette importante réunion.Comme tous les ans ce congrès clinique discutera de tous les nouveaux aspects de la chirurgie au cours d\u2019un programme de cinq jours que comportera 258 rapports de travaux de recherches, dix cours postgradués, 42 groupes de discussion dans tous les domaines de la chirurgie générale et spécialisée, 21 cliniques cinématographiques, 57 films médicaux, 12 interventions chirurgicales télévisées et 329 exhibits.Le congrès sera présidé par le docteur Loyal Daris, de Chicago, président du Collège.C\u2019est au cours de cette réunion que 1 050 nouveaux membres seront reçus dans le Collège qui groupe déjà 25 500 membres de 79 pays.PROCHAIN CONGRÈS DE L\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS CONGRÈS CLINIQUES ANNUELS : 50e Congrès clinique, du 5 au 9 octobre 1964, à Chicago, à l\u2019hôtel Conrad Hilton ; 512 Congrès clinique, du 18 au 22 octobre 1965, à Atlantic City, à l\u2019hôtel Dennis ; 52e Congrès clinique, du 10 au 14 octobre 1966, à San Francisco, à l\u2019hôtel Fairmont.RÉUNIONS ANNUELLES DE QUATRE JOURS POUR LES CHIRURGIENS ET LES INFIRMIÈRES GRADUÉES : \u2014 à la Nouvelle-Orléans, du 16 au 19 mars 1964, aux hôtels Roosevelt et Jung et aux amphithéâtres du Charity Hospital, de l\u2019université de l\u2019État de la Louisiane et de l\u2019université Tulane ; \u2014 à Seattle, du 8 au 11 mars 1965, à l\u2019hôtel Olympic et à l\u2019auditorium du Centre civique ; \u2014 à Cleveland, du 14 au 17 mars 1966, aux hôtels Cleveland et Staller.RÉUNIONS RÉGIONALES : \u2014 à Baltimore, du 27 au 29 janvier 1964, à l\u2019hôtel Lord Baltimore ; \u2014 à Denver, du 17 au 19 février 1964, à l\u2019hôtel Denver Hilton ; \u2014 à Atlanta, du 25 au 27 janvier 1965, à l\u2019hôtel Atlanta Biltmore ; \u2014 à Philadelphie, du 15 au 17 février 1965, à l\u2019hôtel Bellevue-Stratford ; \u2014 à Bar Harbour, du 13 au 15 janvier 1966, à l\u2019hôtel Americana ; A ji A ! ; font ie Cw IE né 4, y hd pad ind [yt 3sgjdssd | Bey * eu #4 Cl \u201cioe; ul Ji, fal rg, hig i tr lp ley.thir iia} nly NT bee Is 57% if tl; Ck FEUX go: REN tore file tobrel JOURS FC GRATE TRA nit jrs i Te 5 4k ci | Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 \u2014 à Houston, du 31 janvier au 2 février 1966, à l\u2019hôtel Sheraton Lincoln.IIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE MÉDECINE CYBERNÉTIQUE Organisé par la Société internationale de médecine cybernétique aura lieu à Naples (Italie), sous la présidence du professeur Aldo Masturzo, du 21 au 24 mars 1964, le troisième Congrès international de médecine cybernétique.L\u2019activité scientifique du Congrès comprendra les sujets suivants : 1.Biocybernétique ; 2.Neurophysiologie ; 3.Calcul automatique appliqué à la recherche biologique ; CONGRÈS 1061 4.Cybernétigue des maladies rhumatismales et ostéo-articulaires ; 5.Cybernétique du cancer ; 6.Cybernétique de la médecine spatiale ; 7.Toute question se rapportant à la cybernétique appliquée à la médecine et à la biologie.Les langues officielles du Congrès sont le français, l\u2019italien, l\u2019anglais, l\u2019allemand et le russe.Frais d'inscription : 20 dollars pour les membres actifs, 12 dollars pour les membres associés.Les participants en règle avec la cotisation ont droit à toutes les manifestations indiquées dans le programme définitif.Pour toute information s'adresser au Secrétariat du Congrès : (S.I.M.C.) 348, via Roma, Naples, Italie. PFIZER CONTINUE D\u2019AJOUTER À LA PRODUCTION CANADIENNE AVEC LES SPÉCIALITÉS POUR BÉBÉS La Compagnie Pfizer Ltée annonce une nouvelle initiative comme suite à sa politique d\u2019expansion : il s\u2019agit de son entrée dans le marché de plus en plus important des produits pour bébés.Par suite de achat par Chas.Pfizer & Co., Inc.New-York, du stock invendu de Desitin Chemical Co., Inc., de Providence, R.1., la compagnie canadienne a fait l\u2019acquisition des droits de fabrication et de mise sur le marché de la série de produits Désitin pour bébés.Jusqu\u2019à présent, les produits Désitin étaient importés des Etats-Unis.Ils seront dorénavant fabriqués pour le marché canadien à l\u2019usine de Pfizer à Arnprior.Arthur W.Woodhouse, gérant général de la division de grande consommation, nous dit que le premier lot d'onguent Désitin produit au Canada sera prét le 15 juillet.Le NOUVELLES PHARMACEUTIQUES produit sera mis sur le marché en tubes de une, deux, et quatre onces, ainsi qu\u2019en bocaux d\u2019une livre.L\u2019onguent Désitin, qui est réputé pour son action contre les irritations fessières attribuables aux couches, est également utilisé pour les plaies et brûlures superficielles, de même que pour les irritations bénignes de la peau.La Compagnie Pfizer Ltée, fabricants de produits pharmaceutiques, chimiques et agricoles, s\u2019engagea l\u2019an dernier dans le domaine des produits de grande consommation avec l\u2019introduction de Limmits, le « biscuit-repas » pour régime alimentaire.Depuis lors, sa série de spécialités s\u2019est élargie au point de comprendre des articles pour la famille entière, dont les crèmes à mains de Pacquins, la lotion Silk\u2019n Satin, la crème anti- cuticules Mani-Magic, les crèmes à raser Barbasol, et les baumes analgésiques Ben-Gay.Tous sont maintenant fabriqués au Canada.PRE RO PCR EPP PIE ul # 440 \u2014 Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 35 a Lise NADOSPART Heron néer mn RARTEINÉ 150 mg/d apvragiadt ue wwe hee sou sine de sulfate Menge iMimpntnutaun, mutase 1 af \u201cTse \u201cis y 19m Ge : 3 ih Leas Satoh * Knibiont 150° ue \u201csee Présentation: multidose 10 mi et ampoule 1 ml MONTREAL LITTERATURE SUR DEMANDE nadospart to sme Provoque et stimule l'accouchement chez les parturientes à terme.LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE CANADA Conçu pour assurer un appoint vitaminique \u201cthérapeutique\u201d \"BEFORTE\" Marque DÉPOSÉT prévient et corrige les ca- VITAMINES B rences vitaminiques, spécialement chez l'adulte et le PLUS patient âgé C ET D ® quand la diète doit être réduite Chaque dragée contient: @ quand l'absorption est ina- Levure de bière déquate concentrée.75 mg @ quand des conditions de Vitamine B1.5 MG stress augmentent les be- .Riboflavine.3 mg soins alimentaires , , Niacinamide .12.5 my POSOLOGIE \u2014 A titre thérapeutique: une ou deux dra- Pyridoxine, HClde.1 mg gées, deux ou trois fois par Vitamine Big.1.5 meg jour.À titre prophylactique: L \u2018 une ou deux dragées parjour, Vitamine Ce.o.00 my Flacons de 30 et de 100 dragées.Vitamine D.500 unités int.PRODUITS PradMACLUTIQUES LE QUALITE «\u201d» , , Trou | Charles E.Frosst & Co.MONTREAL CANADA Maison entièrement canadienne - Fondée en 1899 (30) h ras ad Laval Médical Vol.34 Oct.1963 36 hi lig) im ; PR UE) i ug pan A eS N\\A NG À NOUVEAUTE! SOULAGEMENT RAPIDE EN E ).10 MINUTES.= rss et, fes À te Ta ne in app AEE Vs ir] ig parables nitro EG NATL WN =n a iy mastication OES A Ni les pA Biel fuel iat nt a Li à Lu a « - par Ail eu et accélère EN: DR AGÉES 3 IA BONNERORERANCE ss FHS, dat ant negli- re Ement nulléfFinodore : ERO] e Virtue SOULAGEMENT agde UE OL OT Dita \u201c3 il faut en 2 À 4 HEURES A [3 t avaler, tgpis ou q Le par jours Id] Je) dAl t aprè VBA IG closes Ca ts = are Ah Ac = nitrat sf [oY gH ESENTATION er gle Trg fréquencese sb Bl ravit $53: 4 GO aq Gide Ite Le] FE fs I qu af ia or ra [Oe 32) ie \"ARLINGTON- FUNK er Civ Bins quella wie Eafe ex d a an forpa Ltd red si sel Z Mogditez ve ete ayes pelycerir RSI diy J Sûreté et Sécurité éprouvées dan ans le traitement \u201c FP) J AK VJ = JX CY es M urinaire SE \\ \u2019 cystite et des autres Sie | Ui OSU fl; (0.5 G DE SULFAMETHIZOL 50 MG DE CHLORHYDRATE DE PHENYLAZO-DIAMINO-PYRIDINE) J Ill MC | 0.5 G DE SULFAMETHIZOL) i 2-2.) ai i \\ i PRÉDULS PHARMAÇEUTIQUES MIS AU POINT PAR LA RECHERCHE MEDICALE ae} en TR TERR ii Y DR + \u2018Le sort de la femme post- 1 ménopausée non-traitée.\u2019 \u2018Un plaidoyer en vue d\u2019assurer a la femme une sécrétion oœstrogéni- que suffisante de sa puberté à la fin de sa vie.ROBERT A.WILSON, M.D., et THELMA A.WILSON, R.N.: J.AM.GERIATRICS SOC.11:347 (AVRIL) 1963 I Lorsque l\u2019administration d\u2019œstrogènes a été poursuivie au delà des années de transition .\u2018\u201c\u2018on a observé moins de vaginites atrophiques, d\u2019ostéoporose, de dégénérescence vasculaire, une perte moindre de l\u2019élasticité des tissus et certaines autres modifications métaboliques.On avait noté que les maladies coronariennes étaient manifestement moins fréquentes chez la femme que chez l\u2019homme jusqu\u2019à l\u2019âge de 60 ans alors que ses sources extra-ovariennes d\u2019œstrogènes commencent à se tarir; à partir de ce moment, elle a les mêmes problèmes vasculaires que les hommes.\u201d Éditorial, West.J.Surg.Obst.& Gynec.Vol.71, no 3 (mai-juin) 1968.in wil SW Vous pouvez obtenir de votre représentant Ayerst ou des bureaux de la compagnie une traduction du | tiféos l'urine femmes posts de structure analogue ont été (4) ont rapporté Je découverte de 6 où 7 tiré a part: \u201cLe sort de la femme post-ménopausée non traitée\u201d de produ oo méme que de deux autres articles re de Wilson et collaborateurs traitant du même sujet, soit, l\u2019emploi d\u2019oestrogènes.rio ef wires coy certaioe quastivé dana la bile.Parce wénital drs taodibeations épithélinten Ro \u2019 \" Hin \\ A I PRODUITS LC H PHARMACEUTIQUES 8 J MIS AU POINT PAR LA hl .RECHERCHE MEDICALE 0, (SUBSTANCES ESTROGENIQUES CONJUGUEES) A SA AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITEE - C.P.6115, MONTRÉAL 4 i | ly iy i i Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 confusion éclaircie sans .tension rot agitation dépression e 10 perception paisée sans 2 ° soulagée ; sédation excessive 5 ; allegee sans cane Agee apathie appréhension stimulation dissipée sans effacée sans importune créer de nervosité retranchement de la réalité dans toutes les manifestations de l'anxiété ou de la tension: de la dépression ou de la léthargie jusqu'à l'agitation émotive.24 heures de sérénité émotive avec 1 mg une fois par jour.Efficacité clinique confirmée par de multiples expériences.L\u2019efficacité de MODITEN dans le traitement de l\u2019anxiété et de la tension a fait l\u2019objet de nombreuses études.La plupart des comptes rendus rapportent que MODITEN est un auxiliaire particulièrement efficace dans la lutte contre la tension et l\u2019anxiété.Bichlorhydrate de fluphénazine Squibb NUn siècle d'expérience inspire confiance \u2018 .Moditen\u2019 est une marque déposée Gn Laval Médical ih 40 Vol.34 - Oct.1963 3 x >= I l \u201ca I Pas À - ES 4 £4 re + {kd DA A J | = CE ' / pi [1 Al oma : La p= H | £0 ky ee, ra les n° - LA ie { fie po PU inistrer 2 i ol won peut Ia ie adaptable au p travel neuse ls ntramuseul re, par voie | h & Id hil a le p Mi Time ps gy \u201cue mass Hy tig den \u2018a; Ha tp hi 2 iy Hl Py tay I w dat fy ly J] Ry ne Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 41 lorsque la voie parentérale est indiquée une efficacité totale de portée étendue\"** | I Le succinate de CHLOROMYCETIN offre au clinicien une gamme étendue membre Important d'une famille distinguée d'efficacité antimicrobienne\u2026 atteint rapidement des niveaux efficaces dans le sang et le liquide 4 .» / , Te , céphalo-rachidien.Il a été utilisé avec succès x > .de .a l'occasion d'infections Gram-positives et Gram-négatives susceptibles à CHLOROMYCETIN \u2014 comme la méningite à H.influenzae, certaines septicémies, la fièvre thyphoïde et autres infections a Salmonella et les rickettsioses.!* succinate de CHLOROMYCETIN (succinaté sodique de chloramphénicol Parke-Davis) bien tolére par les tissus** Le succinate de CHLOROMYCETIN est extrêmement bien toléré; on n\u2019a observé que des réactions bénignes localisées à l'endroit de l'injection.On n\u2019a observé, même chez les nourrissons et les jeunes enfants, \u201caucune induration, ni douleur à .: \u201cge \u2019 .>> > .la pression, ni tissus nécrotiques\u2026\u201d même dans le cas d\u2019une administration intramusculaire intensive de 10 jours.! facilite de preparation Très soluble et facile à préparer en solution aqueuse, le succinate de CHLOROMYCETIN peut être administré seul ou en association avec des liquides aqueux pour administration parentérale.Il shydrolyse rapidement dans l'organisme pour acquérir la forme active du médicament et l\u2019on peut atteindre des niveaux de pointe dans le sang moins de deux heures après l'administration d'une seule dose intramusculaire.! Présentation: le succinate de CHLOROMYCETIN (succinate sodique de chio- ramphénicol Parke-Davis) est présenté en fiole Steri-Vial* contenant l'équivalent de 1 g de chloramphénicol; paquets de 1 et de 10, CHLOROMY- CETIN est aussi préparée en une variété de formes posologiques pour administration buccale et topique.Avertissement: Certaines dyscrasies sanguines, de nature grave et même mortelle (anémie aplastique, anémie hypoplastique, thrombocytopénie, granulocytopénie), ont été associées à l'administration du chloramphénicol.Ces dyscrasies ont été observées aussi bien après un court traitement qu'un traitement prolongé.Si l'on songe à la possibilité de teltes réactions, le chloramphénicol ne doit être utilisé que pour des infections Braves causées par des organismes sensibles à son activité antibactérienne.On doit donc éviter l'administration du chioramphénicol lorsque d'autres agents dont l\u2019activité est moins dangereuse peuvent être employés efficacement, ou encore dans le traitement d'infections bénignes, comme le rhume ou les infections virales de la gorge, ou comme agent prophylactique.Précautions: Il est essentiel de procéder à des examens hématologiques convenables durant le traitement.Même si les études hématologiques peuvent déceler assez tôt des modifications du sang périphérique comme la leucopénie ou la granulocytopénie, avant qu'il ne soit impossible de les combattre, ces études ne peuvent dépister l'altération de la moelle osseuse avant que ne se manifeste I'anémie aplastique.Le chioramphénicol est un puissant agent thérapeutique et, en raison de certaines dyscrasies sanguines qu'on aurait associées à son administration, il ne faut pas Pemployer sans discernement ou pour des infections bénignes.De plus, comme avec certains autres médicaments, il faut procéder à des examens appropiés du sang lorsque le malade exige une thérapeutique prolongée ou intermittente.Bibliographie: (1) Ross, S.; Puig, J.R., & Zaremba, E.A.: Antibiotics Annual 5:803, 1958.(2) McCrumb, E.R., Jr.; Snyder, M.J., & Hicken, W.J.: Ibid., p.837.(3) Payne, H.M., & Hackney, R.L., Jr.: ibid., p.821.PARKE-DAVIS PARKE.DAVIS & COMPANY, LTD., MONTREAL 9 Documentation médicale sur demande.\u201cMARQUE DÉPOSÉE CP.87561P Laval Médical §.Vol.34 - Oct.1963 i \\LDOMET Methyldopa à Lu comble une lacune\u2018 dans la thérapeutique hypotensive I ERT associe facilité d'emploi et M 3 4 + efficacité thérapeutique.: : traite l'hypertension artérielle permanente de façon très efficace.Documentation complète (indications, posologie, mode d'emploi, effets secondaires, avertissement) et bibliographie fournies sur demande.» % RE as fom MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 Quand le diagnostic est STAPHYLOCOQUE Photographie reproduite avec la permission de la malade, commencez par un traitement de PROSTAPHLINE Les traitements de PROSTAPHLINE vous assurent un contrôle positif et rapide dans une grande variété d'infections staphylococciques aiguës ou chroniques.La PROSTAPHLINE vous permet de réduire au minimum | les échecs thérapeutiques dûs à la présence de souches staphylococciques résistantes à la pénicilline et aux autres antibiotiques.La PROSTA- \\ PHLINE vous fournit le traitement spécifique grâce auquel vous éviterez au patient toute dépense inutile qui pourrait résulter d'essais infructueux.La PROSTAPHLINE possède l\u2019avantage unique de résister à la destruction par la pénicillinase (enzyme qui inactive les autres pénicillines) et i er de conserver son efficacité tout au long du traitement.11 n\u2019a été relevé Ë aucun phénomène de résistance de staphylocoques à la PROSTAPHLINE.EE RR Cn ra BEE 2 5 CS Une protection supplémentaire est assurée grâce à l\u2019action bactéricide de la PROSTAPHLINE sur les organismes Gram-positifs, tels que le streptocoque pyogène et le pneumocoque.4 Nouveau format: PROSTAPHLINE, Capsules de 500 mg., plus économique pour le malade et d\u2019un emploi commode (capsule unidose).Autres présentations: PROSTAPHLINE, Capsules de 250 mg.PROSTAPHLINE pour Injection, fioles de 250 mg.et 1.5 Gm.Un autre produit Bristol | {4 | *Marque déposée (OXACILLINE SODIQUE) ' 32) EL1 LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED + TORONTO, ONTARIO Laval Vol.34 \u2014 : Seti À - ae De tig} | Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 45 UL O-BAI TONIQU RESPIRATOIRE Gaïacol Acide phosphorique 7 Li Codéine Cenvalescences RHINA para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne \u2019 LONS | YA B-Spécialités A.BAILLY 4a 5 .19, RUE DU ROCHER - PARIS , es æ L cafe par So VINANT Ltée, 8355, Boul.St-Laurent, MONTREAL YAB- Spécialités A.BAILLY 19, RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada- VINANT Limitée, 8355, Boul.St-Laurent, MONTREAL 11, P.Q.patin (33) Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 Maintenant.partout au Canada sa valeur nutritive est pratiquement équiva F9IMILAC| Liquid -lente à celle d\u2019un lait maternel sain et riche Fabriqué et vendu au Canada par COW AND GATE (CANADA) LIMITED BROCKVILLE, ONT.pour Ross International, Columbus 16, Ohio if il pe pret Peu ed Mau TE peut-elle bénéficier de l\u2019action soutenue des Medro! Medules?i} ; + x Le Lu Pour l\u2019arthritique traitée par les Medules, forme de Medrol à libération progressive, l'ankylose et la \u2014| douleur matinale peuvent fort bien ne plus être qu\u2019un mauvais souvenir.Grâce à l\u2019action prolongée du médicament, les malades obtiennent un bienfaisant soulagement avec la posologie commode de deux doses par jour laquelle, chez certains, peut même être encore réduite, ce qui diminue d'autant les réactions secondaires.L\u2019enrobage spécial, sensible au pH, libère le corticoide dans 'intestin, le produit n\u2019entre donc pas en contact avec la muqueuse de l'estomac et, ipso facto, se trouve diminué le risque de malaises gastriques.À votre prochain malade justiciable de la cortico- thérapie par voie buccale, prescrivez les Medrol Medules et jugez par vous-même des avantages précieux de cette forme libération graduelle.Présentation: capsules à 2 et à 4 mg de méthylprednisolone, en flacons de 30 et de 100 comprimés.Autre forme, dont l'action est immédiate: les comprimés de Medrol.Présentation: comprimés à 2 et à 4 mg de méthylprednisolone, en flacons de 30 et de 100 comprimés.i i Upjohn THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / 865 YORK MILLS ROAD / DON MILLS (TORONTO), ONTARIO MARQUES DÉPOSÉES.MEDROL, MEDULES.CP 2797: Pau 16ème siècle, Ambroise Paré N parlait du traitement de la néphro- lithiase en ces termes brefs: \u2018\u2019Comme nous ne pouvons pas aider autrement les malades qui ont des calculs dans la vessie, force nous est d'aller tout de suite au traitement extrême, à savoir couper'\u2019.! Pour réaliser cet objec- } tif, Paré employait divers instru- Abt | ments conçus spécialement pour val { broyer et enlever les calculs par une petite incision.Certains cal- \u201cà cuis étant assez petits pour être | ly enlevés par voie transurétrale, on IT © créa l'appareil appelé lithotriptos- cope, qui permet de voir directement le calcul et de le broyer.Il en est souvent ainsi: un problème médical défini conduit à la découverte d'une solution adéquate tirée des ressources et des progrès de la technique moderne.1.Paré, Ambroise: \u2018Of Cutting for the Stone.\u201d The Apology and Treatise, Univ.of Chicago Press, 189-196, 1952.é conçue spécialement pour satisfaire un besoin spécifique AlbamycinT L\u2019association de tétracycline et de novobiocine est l\u2019antibiothérapie convenant spécialement au traitement courant et immédiat de l'infection, avant qu'on ne procède aux épreuves de sensibilité, Non seulement l\u2019Albamycin T combat efficacement une vaste gamme de bactéries, mais elle se révèle particulièrement active contre les staphylocoques rebelles.Présentation: Albamycin T en comprimés \u2014 flacons de 16 et de 100 comprimés.Composition par comprimé: Albamycin (sous forme de novobiocine calcique) 125 mg Chlorhydrate de tétracycline.Albamycin T en granulé aromatisé \u2014 en flacons de 40 et de 60 c.c.(après solubilisation).Une fois le granulé solubilisé dans la quantité voulue d\u2019eau, on obtient une suspension dont une dose de 5 c.c.(1 cuillerée à thé) renferme: Albamycin T (sous forme de novobiocine calcique).62.5mg Tétracycline (sous forme de chlorhydrate de tétracycline).62.5 mg , , MARQUE DEPOSEE: ALBAMYCIN CF 2299.1 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / DON MILLS (TORONTO), ONTARIO ! Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 49 OPOTHÉRAPIE ASSOCIÉE VITAMINÉE ampoules buvables CORTICO -SURRÉNALE SUBS' CÉRÉBRALE EXT\" ORCHITIQUE Vitamine © 1000 mg alhemer ° bayprotermon ° comvelerener une ampoule par jour ou tous les deux jours PSE y Je CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE Ltée MONTRÉAL NORMOGASTRYL sel imeril dims Les midicamett simples a permanents de £a Thérapeutique Médicale .(34) Laval Médical \\ Vol.34 - Oct.1963 À = SN \\ FE, | : dl\u201d ds 7 : SETI RAPIDITE, PRECISION, RINCAGE AUTOMATIQUE-C'EST LE NOUVEL HEMOPHOTOMETRE® \u201c\u2018FLO-THRU\u2019* DE FISHER \\ POUR DES DETERMINA TIONS EXACTES D'HÉMOGLOBINE On y VERS L'ECHANTILLON-0.02 ml de sang total dilué dans 5 mi de solution Drabkin \\ résulte en la formation de cyanmethemoglobine.La LECTURE DIRECTE sur une | échelle calibrée de 4 à 20 grammes % d'Hb avec une précision de lecture de + 0.1 | gramme %.Exactitude: \u2014 0.25 gramme % d'Hb.Le VIDANGE AUTOMATIQUE en 2 \\ secondes par un simple contact.La contamination due à l'échantillon précédent est \\ négligeable éliminant ainsi le rinçage.Grâce à l\u2019'Hémophotomètre \u201cFLO-THRU\u201d de | FISHER, on n\u2019a plus de cuvettes à assortir, aligner, laver ou manipuler; on n\u2019a plus | de tableau de calibration, ni de calculs; la pompe fournie peut avoir des applica- \\ tions variées.Pour plus d'informations, demandez le bulletin gratuit FS-248.Ecrivez \\ ou encore appelez Fisher Scientific Ltd., 8505, chemin Devonshire, Montréal 9, Que.i CX-355 BL FISHER SCIENTIFIC LTD.Canada\u2019s Largest Manufacturer-Distributor of Laboratory Appliances & Reagent Chemicals Edmonton, Alta.* Montreal, Que.» Ottawa, Ont.* Toronto, Ont, ii Es FRE Ta ç 524-245 et 524-2455 HON ES | aA, | oY) IMPRIMEURS fel ANGLE ST-ROCH et ST-VALLIER QUEBEC EMA / 2 D'IWAFRESSION TAOGRAFHIQUE / | en \\ LT DE LIMAOOHAFPHE, = S S HE 1 fn A aii pas La réussite de nos Trovoux flat VS \\ S 251 moîre meleure DUbNCITÉ J était mé _ CONSULTEZ NOS CLIENTS / AAA 0 // // A 7 RSR RESTE PRE rt RT THER CER NR 52 vioforme-hydrocortisone vioforme-hydrocortisone vioforme-hydrocortisone vioforme-hydrocortisone rocortisone hydrocortisone nydrocortisone 3118 ERE Hs RTE CE EU IE Cet Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 antibactérien antifongique antiprurigineux anti-inflammatoire résultats remarquables dans les affections cutanées En deux concentrations: Vioforme®-Hydrocortisone \u2014Onguent, crème, lotion (iodochlorhydroxyquin 3% - hydrocortisone 1%) Vioforme®-Hydrocortisone \u201cDoux\u201d-Onguent, crème (iodochlorhydroxyquin 3% -hydrocortisone 0.5%) C I B A DORVAL, QUEBEC nu ql 1 [ I S i ion eff] per, 205 get\u201d Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 53 Mieux vaut soigner sa santé que ses maladies Nos actes nous suivent, écrivait Paul Bourget ; cela est plus vrai encore quand il s\u2019agit de la santé.Ne faites jamais rien .__\u2026 Cy ., qui puisse nuire à votre organisme et soyez un adepte de l'examen médical périodique.Le lait et les légumes sont essentiels à l'alimentation : qu\u2019il y en ait toujours sur votre table, c'est un excellent moyen de rester bien portant.Respectez la santé de votre voisim.Si vous souffrez d'une maladie infectieuse, gardez-vous de contaminer ceux que vous fréquentez.Tout enfant a le droit d\u2019être protégé contre la diphtérie.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DU QUÉBEC Jacques GELINAS, m.p., sous-ministre.Honorable Alphonse COUTURIER, M.D., ministre.(35) 54 Laval Médical Vol.34 - Oct.1963 HYPOCARDINE a 2 = N = sen A) mama non CARDIQUE et de | HYPOTENSION! ÿ RS La véritable BÉQUILLE DU COEUR DÉFAILLANT Ÿ 4 \u2014\u2014\u2014\u2014 SNS te Ly [31 v2 \"VITAMINE \u201cK\u201d .\\d à d TRAITEMENT PREPARATOIRE À L'ACCOUCHEMENT ; I | BL \u20ac: k cn 4 i hy i à g : ; ; z : = iy 4) MEDICATION PRECOCE DES VARICES ET DES TROUBLES DU SYSTEME VASCULAIRE 4510, rue De LaROCHE, MONTREAL ERT Brûlure thermique du deuxième degré\u2014Ceci Aspect après débridement enzymatique \u2014La montre une aire brûlée, 14 jours après l'accident, croûte s\u2019est dissoute après 72 heures de traite- qui avait été traitée par la méthode ouverte.La ment par la VARIDASE, ne laissant que 2 ou 3 biopsie a indiqué que cette lésion était une croûte aires de brûlures profondes du deuxième degré recouvrant une profonde brûlure du deuxième non encore épithélialisées.degré.Tout comme dans ce cas de brûlure, la VARIDASE en traitement local aide à hâter la guérison dans les cas d\u2019ulcères variqueux, d\u2019ostéomyélite.d\u2019ulcères de décubitus, de gangrène diabétique, de kystes pilonidaux et autres troubles du même genre.Alors que la VARIDASE en traitement local aide à éliminer les tissus nécrotiques, elle n\u2019affecte pas les cellules vivantes saines.En application locale, les deux principes actifs de la VARIDASE agissent électivement pour accélérer les processus de guérison de l\u2019organisme.La Streptodornase dissout les exsudats purulents, favorise le drainage et le nettoyage.La Streptokinase active la dissolution de la fibrine pour aider à rétablir le fonctionnement des systèmes circulatoire et lymphatique dans le voisinage de la lésion.Lorsque des greffes cutanées sont indiquées, l\u2019application locale de VARIDASE permet de les pratiquer plus tôt et améliore grandement la prise de la greffe.*Marque Déposée VE CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal * ont fait la différence Streptokinase-Streptodornase Lederle Streptokinase-Streptodornase Lederle TOPIQUE a fait la différence La Streptodornase fluidifie les exsudats purulents, favorisant ainsi le drainage et le nettoyage des plaies.La Streptokinase active la dissolution de la fibrine et aide à rétablir le fonctionnement des systèmes circulatoire et lymphatique au siège de la plaie.Ainsi, ces deux enzymes, associés sous forme de VARIDASE topique, exercent une double action catalytique sur le processus de cicatrisation.Par une activité élective sur l\u2019écoulement purulent et sur le sang coagulé, la VARIDASE permet aux processus de la guérison naturelle de l\u2019organisme d\u2019entrer en jeu et d\u2019effectuer un rétablissement plus rapide, un retour plus rapide à la normale.Lorsqu'il y a infection, l\u2019emploi simultané d\u2019un antibiotique comme la DÉCLOMYCINE* Déméthylchlortétracycline Lederle est recommandable.La VARIDASE est entièrement compatible avec l\u2019antibioticothérapie.== = 4 ulcères de décubitusans du la région sacrée chronle-+ ment infectés cheur homme quadriplégiqu à: b traités par la VARISE:+ c contre-hachuré, dss application de solutio see renfermant pas d\u2019enz38$, \u2018: d contre-hachuré, lst: sec.1.Prétraitement.2.Après débridementé 1\u20ac canique d'épaisses esi: 9: dea etb, stade de dét Huse traitement à la VARIDÆ# 4 i 3.Stade avancé du délf ment à la VARIDASE.| À.Greffe subséquente jour après le débi traitement à la VARIDA *Marque Déposée Laval Médical Vol.34 Oct.1963 57 ! Entin D Lot Suppos JeJormules Bi: LY RI odio @ENFANI ia felis id wedi po bl a Hill fel 1 [id ll Tl LE SUPPOSITOIRE LE LUS ACTIF i pis DANS L 1 a jhwi DES VOIES RESPIRATOIRE $ rl) y gif Le wv wv isle fi Da LE LABORATOIRES D = eid) FL TREMBLAY, va (36) TE TETE TETE Laval Médical Wy 58 Vol.34 \u2014 Oct.1963 Des laboratoires du Normogasinel un nouveau produit ASADRINE le seul comprimé EFFERVESCENT d'acide acétylsalicylique (A.S.A.) avec 200 mg de vitamine C »» Te Pre \"nas Rr- nouveau, parce que: @ totalement soluble, tamponné, de pH 5,8 est bien toléré par la muqueuse gastrique, et donne une sa- licylémie plus rapide, plus élevée, plus prolongée ; @ les pyrexies, les infections, les antithermiques accroissent les besoins en acide ascorbique ; @ le seul ASA anti-infectieux (dose élevée de Vitamine C), et n\u2019irritant pas l\u2019estomac comme les formules ordinaires ; PROD © donnant une action plus complète dans les : Etats grippaux ou infectieux \u2014 Céphalées \u2014 Douleurs arti- | culaires et musculaires \u2014 Affections rhumatismales \u2014 Névralgies \u2014 Intolérances à l\u2019ASA.1 à 8 comprimés d'AS ADRINE par jour, dans 15 verre d\u2019eau, donnent une solution peu acide, gazeuse et agréable.Acide acétylsalicylique.330 mg lig Vitamine C.LL LL 200 mg dans un milieu tamponné.LABORATOIRE U.P.S.À.(NORMOGASTRYL), AGEN - FRANCE.CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LIMITEE, MONTREAL.|= Hiy Laval Médical Ll Vol, 34 \u2014 Oct.1963 59 ROGER DUCHARME., GERANT JULIEN DUMAIS, GERANT-ADJOINT PONT DE QUEBEC, INC.SERVICES PAYSAGISTES 3235, chemin Saint-Louis QUEBEC 10, tél.: 653-4783 dins jar .7 .jardins Pont de Québec, une organisation nouvelle et dynamique, dispense tous les services utiles à l\u2019embellissement de voire parterre.Une équipe hautement qualifiée concourt à la mise en valeur de voire propriété.Notre climat, s\u2019il renouvelle à chaque année le plaisir que chacun éprouve à redécouvrir sa propriété, nous oblige à constater que tel arbre a soufferl du verglas ; il faudra l\u2019émonder.Le gazon mal protégé est détérioré par le gel ; il faudra l\u2019ensemencer.La rocaille est à refaire, etc.Notre technicien vous donnera un estimé gratuit du travail à faire el il peut élaborer avec vous un programme à développer selon vos disponibilités.Par lui, vous pouvez profiter de nos services les plus complets : LES [ PRODUITS Au comptoir de vente du chemin Saint-Louis vous pouvez vous procurer tout ce qui a trait aux jardins et parterres ; de la pelle au tracteur maraîcher ; de l\u2019insecticide aux fertilisants, uniquement des produits de première qualité.Notre terrain bien aménagé vous donnera un avant-goût de ce qu\u2019il vous est possible de réaliser chez vous.L'endroit est central, le stationnement facile et vous serez toujours accueillis avec courtoisie.CONIFÈRES DOMESTIQUES ET IMPORTÉS ARBRES D'ORNEMENTS .ARBUSTES D'ORNEMENTS ARBUSTES POUR HAIE .PLANTES GRIMPANTES ET TAPISSANTES Garantie de remplacement pour toutes nos plantations A LES ; A SERVICES Estimé gratuit » Dessin d\u2019un plan d\u2019ensemble « Émondage » Diagnostic fe et traitement des maladies végétales « Immunisation des plants importés Plantation « Arrosage « Entretien des pelouses.SAINT-AUGUSTIN VALCARTIER i FERME DE 80 ARPENTS FERME DE 300 ARPENTS ; arbustes - gazon \u2014 rocaille conifères \u2014 feuillus \u2014 haie | Il terreau \u2014 terre à jardin 60 Laval Médical Vol.34 \u2014 Oct.1963 Chimistes \u2014 Fabricants \u2014 Manufacturiers \u2014 Importateurs de produits pharmaceutiques, d'accessoires pour hôpitaux, laboratoires et bureaux de médecins.Agent des instruments de chirurgie de la maison JETTER SCHEERER CAMP ® CORSETS DE MATERNITÉ © BANDES HERNIAIRES ® SUPPORTS SACRO-ILIAQUES ® SUPPORTS ABDOMINAUX STERILISATION par les stérilisateurs CASTLE W.BRUNET & CIE Ltée - PHARMACIENS - 605 est, rue SAINT-JOSEPH - Téléphone : 529-5741 Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J.-O.NADEAU & FILS, Inc.600, cote d\u2019Abraham, Québec.Téléphone : 522-6429 i ue Laval Médical 41 Vol.34 \u2014 Oct.1963 61 » .di NTI QT JITES Meubles anciens et authentiques du Canada français : / \\ Armoires en pin, table, chaises, banc, colonnes de lit, I, directement du collectionneur commodes, buffet.4 : TELEPHONE : 653-9488 \u2019 LA PHOTOGRAVURE \u2018ARTISTIQUE \u201d*, ES j 3 } a } | NC.] G RES ER LS ! 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