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Titre :
Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec
Éditeur :
  • Montréal :Société des professeurs d'histoire du Québec,1988-
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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    Prédécesseur :
  • Bulletin de liaison
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Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 2012-03, Collections de BAnQ.

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Rei Urey i oid ÿ ww] 7 / à mem Bg Sei fh ng tee li fil 5 my ui ny ny Te hi Sey Le qu UN ee SAREE TRACES e nom de la revue Traces fait premièrement référence aux fondements de l'Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé.Il rejoint, en second lieu, l'empreinte spécifique laissée par l'enseignement de l'Histoire sur l'individu qui le reçoit Il évoque, finalement, l'action et l'influence passées et présentes de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ) depuis 1962 dans le domaine de l'Histoire et de son enseignement au Québec.La revue Tiuces vise à assurer l'information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l'enseignement de l'histoire au Québec, un outil de perfectionnement pour tous ceux que l'enseignement de l'histoire intéresse, et le promoteur de l'enseignement des sciences humaines au primaire et de l'histoire au secondaire.Abonnements et distribution: Louise Hallé : halle2(@videotron.ca Dépôt légal : B.N.C.- B.NQ.Envoi de publication Date de parution : avril 2012 Numéro de la convention : 40044834, port de retour garanti Parutions : 4 numéros par année Tarifs : membres de la SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion Abonnement annuel : Individu : 65 $ - Institution : 75 $ Retraité : 35 $ - Étudiant : 35 $ Une adhésion à la SPHQ, quelle que soit sa date, donne le droit de recevoir la revue Traces au cours de l\u2019année qui suit 7ruces appartient aux membres de la SPHQ.Les articles peuvent être reproduits avec mention de la source, à moins d'avis contraire, et leur contenu n'engage que leurs auteurs.Pour proposer un article, contacter la direction de la revue.Un exemplaire est envoyé à chacun des auteurs.Les illustrations sont de la rédaction.Adresse postale de la SPHQ : 1319, Chemin de Chambly, bureau 202 Longueuil, Québec, J4J 3X1,(514) 242-1645 raymondbedard(àvideotron.ca Comité de rédaction : Laurent Lamontagne (directeur), Raymond Bédard, Félix Bouvier, Marc-André Ethier, Claude Gravel llamontagne(àeslaval.ge.ca (450) 628-6007 Correction des épreuves : Suzanne Richard Impression : Imprimerie des Éditions Vaudreuil, 289 1, rue du Meunier, Vaudreuil-Dorion, Québec Publicité ou pour commander d\u2019anciens numéros : Laurent Lamontagne : llamontagne(@cslaval.qc.ca Site Web de la SPHQ : Le site Web de la SPHQ est hébergé par le RÉCIT.Vous y trouverez 263 articles numérisés de Tiuces (1986 à 2010).Visitez-le : http://sphq.recitus.qc.ca/ PRINTEMPS 2012 evæœ de la SPHO.Traces est indexée dans REPÈRE depuis 1989.bedyca- 5 sa.wordpress.com http://www.bbg- media.com/ Clio.muse de >< > , é u l'histoire et de *) ER Le poésic > 2 Un pag.forumchti.com Volume 50, n°2 Sommaire GRAFFITI + PRINTEMPS ÉTUDIANT, par Madeleine Vallières, ca.de la SPHQ LA SPHQ LA PRÉSIDENCE e D\u2019UN PRINTEMPS À L'AUTRE, par Raymond Bédard, président de la SPHQ TEMPS FORTS + LE 50° CONGRÈS DE LA SPHQ DE 2012, par Sandra Chiasson- Desjardins, ca.de la SPHQ e APPEL D'ARTICLES AUX ENSEIGNANTES ET ENSEL- GNANTS POUR LE NUMÉRO SPÉCIAL DE L'ÉTÉ 2012 DE 7RACES, par Laurent Lamontagne, rédacteur de Traces OÙ SONT PASSÉS LES CONSEILLERS PÉDAGOGIQUES?Par Raymond Bédard et Félix Bouvier, président et vice-président de la SPHQ L'ENSEIGNEMENT ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE ® ENQUÊTE AU SECONDAIRE DE LA COALITION POUR L'HISTOIRE : LES RÉSULTATS, par Laurent La- montagne, rédacteur de Traces RESSOURCES ÉDUCATIVES ® L\u2019IDÉAL DÉMOCRATIQUE DES PATRIOTES DE 1837- 1838 : UN CONCOURS POUR LES ÉLÈVES DU SECONDAIRE, par Luc Guay, professeur retraité de l\u2019Université de Sherbrooke + LE FILM ET L\u2019ENSEIGNEMENT DE L\u2019HISTOIRE : EN FAIT-ON TOUJOURS UN BON USAGE?Par Fariza Yes- sad, étudiante au baccalauréat en enseignement secondaire, Université de Montréal + LIRE ENTRE LES IMAGES, par Roxane Genty, étudiante au baccalauréat en ensei t secondaire, Université de Mon- = gnemen DIDACTIQUE/ PÉDAGOGIE e COMMENT AIDER LES ÉLÈVES AYANT UN TROUBLE D'APPRENTISSAGE QUI SUIVENT LES COURS D'HISTOIRE DU CHEMINEMENT RÉGULIER?Par Jessie Leblanc, étudiante au baccalauréat en enseignement secondaire, Université de Montréal ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ e L'ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ : CE QUE LA RECHERCHE DIT ET CE QUE LES ENSEIGNANTS FONT.par Karen Cloutier, étudiante au baccalauréat en enseignement secondaire, Université de Montréal L'HISTOIRE HISTOIRE DE L\u2019ÉDUCATION e LES CLERCS DE SAINT-VIATEUR AU COLLEGE DE JOLIETTE : PAS SEULEMENT DES PEDAGOGUES DES ARTS MAIS AUSSI DES SCIENCES, par Christian Moris- sonneau Université du Québec à Trois-Rivières CLIOET LES JEUNES e CLIO EN RENFORT! Par Jean-Claude Richard, consultant en didactique de l'histoire ÉPHÉMÉRIDES ® 1962-2012 : 50 ans! Par Laurent Lamontagne.président de la SPHQde 2004 42011 DIVERS ® MACÉDOINE.par le webmestre de la SPHQ Photo de la couverture silhouettes de deux ormes d'Amérique dans leur habitat.MRC des Moulins.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 1 na La La Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ) a été fondée à | ! Québec le 20 octobre 1962, à l\u2019initiative du professeur Pierre Savard (1936-1998), secrétaire de l\u2019Institut d\u2019histoire de l\u2019Université Laval, avec la complicité du professeur Marcel Trudel (1917-2011), de la même insti- R tution, et de l\u2019abbé Georges-Etienne Proulx (1921-1998).P | | .1319, Chemin de Chambly, bureau 202 b 2.eed ; Mine Longueuil, QC, J4) 3X1, (514) 242-1645 DOCUMENT A PHOTOCOPIER ET A COMPLETER POUR ADHERER A LA SPHQ Li ET POUR RECEVOIR Traces (document également disponible sur le site Web, dans la rubrique Traces) Ir m0 IDENTIFICATION (en lettres moulées, s.v.p.) dis NL à SE PRÉNOM © ooo ou Ae Nom de l'organisme : To Meerrreresere ere rerererars ever erererne censé cena nee see cere rene eee cnrs enr ae see ee ee eene ces een enea rene ne nette nene nee cee cena eee eee nantes en ena stone ner Li ADRESSE mé Ta NO Lee caca aereese ere senc serres FU L.cnvccecrerencrerrreneerer meer nenenaree enr a ere entamer ice n canne rare een enr a rentes cancer rare ec ES Der VIII ! LL.nnuscceea ces ces en ecerce sera ree san erreraceses nsc seras» Province : ere Code postal : es , h$ TÉLÉPHONE : (résidence) \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026nrnenennnmnmnmnnmnnn (BUF@AU) Toor il TÉLÉCOPIE : \u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.cucccrrreereenenrerrrsrveece be Sta COURRIEL : \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026rrrrrecccreserrrrerecresrer res sera re rna res carensse ns Mi | br FONCTION ORDRE D'ENSEIGNEMENT ie U4 Professeur 4d Primaire ox O Étudiant O Secondaire 1°0 2°O03°0 4°0 5°0 i\u201d 4d Directeur OQ Collégial Pi U Conseiller pédagogique Od Universitaire ti O Autre (précisez) : \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026rerernenennsnnnns en S'il s'agit d\u2019un organisme OU Commission scolaire & O École primaire DO École secondaire D Cégep D Autre (précisez) : rennes I i: REGION ADMINISTRATIVE a O 01 Bas-St-Laurent-Gaspésie D 07 Outaouais O 13 Laval lip 0 02 Saguenay-Lac-Saint-Jean D 08 Abitibi-Témiscamingue O 14 Lanaudière Fg OQ 03 Québec D 09 Côte-Nord O 15 Laurentides di O 04 Mauricie O 10 Nord du Québec O 16 Montérégie Ma O 05 Estrie O 11 Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine O 17 Centre du Québec ks] U 06 Montréal O 12 Chaudière-Appalaches OU 18 Hors Québec ; Ig COTISATION ANNUELLE ne 35 $ Étudiant (e) 35 $ Retraité (e) 65 $ Enseignant (e) 75 $ Organisme ou institution o I RESERVE A LA SPHQ li Date © coins ; Code de la fonction : es tu Montant ! Looe D Chèque OU Mandat O Comptant hg Expédition : carte : .O Reçu pour fin d'impôts Kg Retournez avec votre cotisation à la SPHQ (adresse indiquée plus haut) M 2 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 PE IE ARE OR RY GRAFFITI PRINTEMPS ÉTUDIANT MADELEINE VALLIERES, C.A.DE LA SPHQ es articles de ce deuxième numéro du volume 50 sauront assurément vous plaire.En ce printemps 2012, les étudiants universitaires revendiquent haut et fort l\u2019accès à l\u2019éducation.Quatre d\u2019entre eux nous apportent par leur plume un vent de fraîcheur.Nous les remercions de leur collaboration.Nos remerciements s'adressent aussi à leur professeur, Marc- André Ethier, de l\u2019Université de Montréal et membre du comité de rédaction de 7races.La SPHQ Les préparatifs du 50°congrès de l\u2019automne vont bon train.Sandra Chiasson- Desjardins, membre du cade la SPHQ, nous donne un avant-goût de ce grand rendez-vous de novembre, à Shawinigan.Puis, le c.a.se questionne sur le rôle des conseillers pédagogiques qui brillent par leur absence depuis quelques années aux congrès de la SPHQ.Raymond Bédard et Félix Bouvier nous livrent leurs observations sur des liens possibles entre PAQEUS, le MELS et les conseillers pédagogiques.L'enseignement L'enseignement de l\u2019histoire continue de susciter l\u2019intérêt dans l\u2019espace public québécois.Laurent La- montagne a été impliqué de très près dans ce débat.Il rend compte des résultats d\u2019une autre enquête effectuée par la coalition pour l\u2019histoire, rendus publics le 1\u201dmars Luc Guay est professeur retraité de l\u2019Université de Sherbrooke.Fort de ses 24 années passées sur le terrain, M.Guay souhaite encourager les élèves à s\u2019engager dans leur apprentissage et offre aux enseignants du secondaire un concours portant sur l\u2019Idéal démocratique des patriotes de 1837- 1838 qu\u2019il a mis en place avec la collaboration du comité estrien de la Journée nationale des Patriotes.Quatre étudiantes au baccalauréat en enseignement secondaire nous ont concocté chacune un article à saveur didactique.Dans un premier temps, Fariza Yes- sad s\u2019intéresse à l\u2019usage du cinéma en salle de classe, outil pédagogique maintes fois utilisé.En a-t-on toujours fait bon usage\u201d Puis Roxane Genty s\u2019interroge sur les avantages et les inconvénients dune dé marche d\u2019enseignement utilisant le média cinématographique en salle de classe.Pour sa part, Jessie Leblanc s\u2019intéresse à une réalité que les enseignants connaissent: l\u2019aide aux élèves ayant un trouble d'apprentissage et intégrés dans les classes ordinaires.Comme les difficultés en lecture semblent être le lot de plusieurs, elle nous propose des stratégies TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, d'apprentissage et des méthodes d\u2019enseignement touchant aux stratégies de lecture.Finalement, Karen Cloutier s\u2019intéresse à la troisième compétence de nos programmes d\u2019études.Recourant à une étude de Sabrina Moisan, elle compare des pratiques pédagogiques utilisées en classe et des pédagogies proposées par la recherche.Elle discute ensuite du débat comme outil pédagogique pour aider à développer la conscience citoyenne des élèves.L\u2019histoire Christian Morissonneau, de NUMÉRO SPÉCIAL 50° ANNIVERSAIRE DE LA SPHQ La date de tombée du numéro spécial soulignant le 50° anniversaire de la SPHQ est le 15 mai.Vous êtes enseignante ou enseignant?Ecrivez-nous.Voir l\u2019Appel d\u2019articles à la page 6.Envoyez vos propos à la rédaction en indiquant vos coordonnées complètes.llamontagne(@eslaval.ge.ca PUQTR, nous parle de la EE EE, l\u2019influence des Clercs de Saint-Viateur et du Collège de Joliette dans le développement de la culture et des sciences dans la région de Lanaudière et au Québec.Pour terminer, Jean-Claude Richard explique comment la collaboration de la Société Historique Rivière-des- Prairies au projet MICRO, du Carrefour Jeunesse-emploi de Rivière-des-Prairies, soutient de jeunes adultes dans leur démarche de vers l\u2019em- ployabilité.Bonne lecture! Photo de la couverture Silhouettes de deux onnes d\u2019Amérique dans leur habitat.MRC des Moulins, La Plaine, rang La Plaine Nord.Photo de Denis Chabot, 2002.CCDMD.L'Orme d'Amérique pousse notamment dans la vallée du Mississippi, en Nouvelle-Angleterre et dars l'est du Canada, jusqu'au 48° parallèle environ.C'est l'un des symboles de [ État du Massachu- setis aux États-Unis d'Amérique.Gravement menacé par la maladie hollandaise de lorme (un myco-parasite originaire dEu- rope), les biologistes s'attendent à la disparition totale prochaine de l'espèce dans son habitat (Wikipédia) N° 2, PRINTEMPS 2012 3 i NS EE TS SA ne en Ne En SNS tire er ses REE HR ANG aap aR LA PRESIDENCE D'UN PRINTEMPS À L'AUTRE LÉ RAYMOND BÉDARD, PRÉSIDENT DE LA SPHQ ci \u2018an dernier le monde retenait son souffle face à la révolte des peuples arabes contre liberté et de démocratie.les dictatures.Aujourd'hui, après quelques embellies notamment en Tunisie eten Voila un terrain où l'ensei- N Égypte, la répression fait toujours des victimes en Syrie.L'an demier, lors du scrutin fédé- gnant d'histoire à un rôle I ral, l'électorat québécois en surprenait plus d'un avec une vague orange portée par Jack important a jouer auprès des qu Layton le chef charismatique du NPD.Cette année ce parti est en quête d'un nouveau élèves par la mise en con- née chef pour remplacer celui qui a été emporté par la maladie.Ce printemps qui débute avec texte de l'évolution de ces Qui des rumeurs d'élections provinciales au Québec et la grogne des étudiants des universités concepts au Québec.fais au sujet de l'augmentation des frais de scolarité s'annonce pour le moins chaud.Congrès 2012 hin Si l'année 2012 marque le en Hommage conteur et de la rigueur de 50° anniversaire de la fonda- \u2014 Le samedi 25 février der- son travail dhistorien.Ce tion de la SPHQ, c'est aussi Leg nier, lors d'une soirée hom- prix bien mérité sajoute aux jj y a 50 ans que le premier éle mage qui avait lieu à l'Insti- nombreuses autres distinc- ministre du Québec Jean ven tut de tourisme et d'hôtelle- tions que M.Lacoursière a Lesage et son ministre des di rie du Québec a Montréal, reçuaucoursdesacarrière.ressources naturelles René (sk le Mouvement national des Colloque CSQ Lévesque procédaient à la eu Québécoises et Québécois Quelle éducation voulons- nationalisation de l'électricité Me décernait la médaille René- nous pour le Québec?C'est au Québec.Jean Lesage Tis Chaloult à M.Jacques La- sous se thème que s'est dé- convoquait ses ministres les dr coursière.Anciennement roulé, les 21 et 22 février 4et5 août 1962, au camp de hé désignée comme «Médaille demier à Laval, le colloque pêche du lac à l\u2019Épaule, th dargent», cette médaille a de la Centrale des syndicats dans la vallée de la rivière cond été créée en 1973 à locca- du Québec.La SPHQ était Jacques-Cartier, près de ri sion du 25\u201d anniversaire de invitée au colloque annuel Québec - là même où Chur- ds fondation du Mouvement pour une deuxième année chill et Roosevelt avaient dis- big national des Québécoises et consécutive.L\u2019an dernier, il cuté stratégie pendant la Deu- ti Québécois.avait eu lieu à l\u2019Université xième Guerre mondiale.A Mar | Cette distinction se veut un LavaletlaSPHQ yétait J'ai compter du 19 septembre, na Raymond Bédard témoignage de reconnais- eu le plaisir d'assister à une les libéraux faisaient cam- Ii; sance envers le travail et conférence fort intéressante pagne avec le célèbre slo- bi l'œuvre dune personnalité de l\u2019ancienne présidente de gan Maintenant ou jamais ! Ny québécoise qui a atteint un la CEQ de 1988 a 1999, MAITRES CHEZ NOUS.fh haut niveau d'excellence Mme Lorraine Pagé et Ca- Le choix du site du congres di dans son domaine et qui mil Bouchard, psychologue, (la Shawinigan Water and dy s'est distinguée par une con- professeur à l'UQAM et an- Power) sera l'occasion de x tribution exceptionnelle au cien député à l'Assemblée souligner cet événement hy développement du Québec.nationale du Québec, sur le marquant de notre histoire.L Quelques personnalités du phénoméne du consumé- C'est donc un rendez-vous à } monde de l'histoire (Éric risme en éducation et sur la inscrire dans votre agenda 5 Bédard et Denis Vaugeois) capacité de notre système les 2 et 3 novembre pro- et une amie de M.Lacour- d'éducation à transmettre chain.W sière (Chloé Sainte-Marie), aux jeunes les valeurs fon- Je vous souhaite une bonne i sont venus tour à tour té- damentales dégalité, de so- lecture de ce nouveau nu- bs moigner de son talent de lidarité, de justice sociale, de méro de Traces.By 4 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 TEMPS FORTS LE 50 CONGRES DE LA SPHQ DE 2012 SANDRA CHIASSON-DESJARDINS, C.A.DE LA SPHQ hawinigan est située dans la région de la Mauricie qui s\u2019étend vers le nord de la province a partir du fleuve Saint-Laurent, en remontant la rivière Saint-Maurice, jusqu\u2019aux limites de l\u2019Abitibi et du Saguenay-Lac-Saint-Jean' .La ville est dominée par la rivière St-Maurice et elle est l\u2019un des précurseurs du développement hydroélectrique du Québec du 19*siècle.Les activités forestières et touristiques constituent les premiers éléments de l\u2019économie et du développement de la région la fin du 18* siècle.Ce n\u2019est qu\u2019à la fin du 19° siècle que Shawinigan prend son essor, alors que les chutes de créent un nouvel attrait pour la région.Le gouvemement libéral de l\u2019époque cherche alors une nouvelle façon de produire de l\u2019électricité et voit dans les chutes de Shawinigan un potentiel hydroélectrique significatif.Elles sont mises en vente aux enchères et le prix de base est fixé à 50 000 $.Le 9 septembre 1898, la vente est conclue et John Joyce, propriétaire d\u2019une distillerie dans la région de Boston, devient propriétaire des chutes de la rivière St Mauricie et il s\u2019engage à investir « un minimum de 100 000 $ aux travaux préliminaires d\u2019un aménagement hydroélectrique et exécuter pour 2 millions de dollars de travaux en cours des trente mois suivants.»\u201d La Shawinigan Water and Power est ainsi créée.La présence d'une grande source de potentiel énergétique, mais aussi la proximité de grandes villes comme Trois-Rivières, Montréal et Québec, attirent rapidement des usines comme la Pittsburgh Reduction Co.J ET EE rt = = Ee - et la Northern Alumirm, ainsi qu\u2019une usine de pâtes et papiers, la Belgo- Canadian Pulp and Paper.Parallèlement à son essor économique, l\u2019accroissement de Shawinigan favorise le développement domiciliaire et la mise en place de services (banque, école, hôtel, service téléphonique, église) Les usines ont besoin de travailleurs, à proximité de leur lieu de travail.Bien que le développement de la ville ne se fasse pas sans difficulté (épidémies, pollution atmosphérique, fluctuations des prix des loyers, etc.) et qu\u2019il soit fortement dépendant de la conjoncture économique, la ville fête ses cinquante années d\u2019existence en 1950 et compte 28 000 habitants\u2019.Le 22 juin 1960, le Parti libéral de Jean Lesage remporte les élections.Un mois plus tard, Lesage annonce la création de la Commission hydroélectrique du Québec, qui organise la nationalisation de onze compagnies d\u2019électricité, dont la Shawinigan Water and Power.À l'été 1962, se sentant menacée, elle avec l\u2019ouverture en 1997 de la Cité de l\u2019Energie, le Défi Vélo Mag et le Centre Bio- nest.La ville sera l\u2019hôte de la Coupe Memorial Master- Card 2012, en mai, et de la 47° finale des Jeux du Québec, concrétisant ainsi sa réputation de ville référence pour l'organisation d'événe- ments sportifs d'envergure\u201d.Soyez des nôtres! francise son nom pour la Compagnie délecrricité Sha- ™ winigan.Cela ne change } rien et le gouvernement libéral offre, le 28 décembre 1962, 604 000 $ pour acheter les onze compagnies privées.A partir de 1962 toutefois, Shawinigan connait des difficultés de plus en plus grandes, la population décline, tout comme ses grandes industries.Les menaces de fermeture d\u2019usines planent, dont certaines se concrétisent*.Quen est-il du présent et de l\u2019avenir de Shawinigan?L\u2019époque des grandes industries de transformation de la matière première semble désormais révolue, particulièrement depuis que Shawinigan a vu sa dernière grande usine de l\u2019époque, La Belgo, fermer en 2008, mettant au chômage plus de 500 travailleurs.Elle se toume de plus en plus vers le tourisme, Sandra Chiasson-Desjardins Notes ! Société des professeurs d\u2019histoire du Québec, « 50° Congrès de la SPHQ », http//sphq.recitus.qc.ca/ spip.php?rubriquel 09 ?Lacoursiére, J, (2001).Shawinigan : cent ans d'histoire.Québec : Les Editions des Glanures, p.26, tiré de Québec, un siècle d'électricité.3 Lacoursiére, Ibid, p.39.* Lacoursière, Ibid, p.239.> Ville de Shawinigan, « Promotion et développement économique », http// www.shawinigan.ca/ TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 5 rr A ET ES PR A ES IEEE A tA TEMPS FORTS APPEL D'ARTICLES AUX ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS POUR LE NUMÉRO SPÉCIAL DE L\u2019ÉTÉ 2012 DE TRACES LAURENT LAMONTAGNE, RÉDACTEUR DE TRACES a Société des professeurs d\u2019histoire du Québec a cinquante ans.Elle a été fondée à Québec le 20 octobre 1962, à l\u2019initiative du professeur Pierre Savard, secrétaire de l\u2019Institut d\u2019histoire de l\u2019Université Laval, avec la complicité du professeur Marcel Trudel, de la même institution, et de l\u2019abbé Georges-Etienne Proulx.Une quarantaine de participantes et de participants pour la plupart diplômés de l\u2019Institut d\u2019histoire, constituent alors une société ayant pour buts de tenir les membres au fait du mouvement de la science historique et d\u2019aider à l\u2019amélioration des techniques de l\u2019enseignement.Jean-Vianney Simard, président de la SPHQ de 1992 à 1996, était présent et gère aujourd\u2019hui les archives de notre Société.Le comité de rédaction de fut votre expérience à la Paul, à Châteauguay, Luigi Traces prépare un numéro SPHQ ; Trifiro, de la polyvalente Le spécial, celui de l\u2019été, afin de \u2014 faire ressortir ce que futla Toumesol, à Windsor, Mo- souligner les 50 ans de la SPHQ au cours de ce de- nique Constant et Louis- SPHQ.Plusieurs didacticiens mi-siècle ou au cours Édouard Augé, du comité de et historiens ont confirmé d'une partie de celui-ci; rédaction; Micheline Dumont, qu\u2019ils y écriraient.\u2014 comment la vie de la de l\u2019Université de Sherbrooke; Nous avons entendu parler SPHQ peut continuer à Jean-Claude Richard, ense de vous ce printemps dans contribuer à l'épanouisse- gnant à la CECM, Gilles Bu- les médias, enseignantes et ment de lenseignement- reau, professeur au Petit Sé- enseignants, avec la publica- apprentissage de l'histoire minaire de Québec; Christian tion des résultats de la re- par la promotion de la Laville, de l\u2019Université Laval cherche menée par Josiane didactique et de Thistoire © Jean-Paul Bemard, de Laurent Lavallée pour la Coalition elle-même: l\u2019Université du Québec à Lamontagne pour l\u2019histoire.Quelques _ votre perception de la re- Montréal.Ces articles ont pages du numéro spécial de cherche à propos de ce depuis été numérisés.Vous été de Traces vous sont ré- qu\u2019est l\u2019enseignement de pouvez les consulter sur le servées.Vous êtes donc invi- histoire aujourd'huioula St Web, dans la rubrique tés à nous faire parvenir un façon dont elle a évolué Traces.article d\u2019environ 1500 mots depuis 25 ou 50 ans, ou J\u2019espère que votre emploi du (3 pages de revue) afin de encore ce à quoi elle de- temps vous permettra de livrer aux lecteurs vos im- vrait s\u2019intéresser.nous faire parvenir votre ar- pressions, vos souvenirs ou Il a vingt-cinq ans, en oc- ticle à l\u2019adresse qui suit, ac- vos réflexions quant à l\u2019en- y q am, .compagné d\u2019une photo, .J tobre 1987, un numéro spé- .seignement de l\u2019histoire.cial du Bulletin de liaison de art le 15 mai 2012.Je vous Ainsi, votre article pourrait /3 SPHO avait été publié, le \"©Mercie pour votre contribu- s'inspirer des balises su- volume 25, numéro 5.Les DO vantes : principaux auteurs avaient llamontagne(@cslaval.qc.ca > tracer un bilan de ce que été Lise Hébert, de l\u2019école St- (450) 628-6007 6 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 LE Ram PRES TEMPS FORTS iT] OÙ SONT PASSÉS El LES CONSEILLERS PÉDAGOGIQUES?RAYMOND BEDARD ET FELIX BOUVIER PRESIDENT ET VICE-PRESIDENT DE LA SPHQ \u2018est lors de l'assemblée générale annuelle du 48° congrès annuel de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ) de 2010, à Lachine, que l'un d'entre nous (Félix Bouvier) a eu l'idée de demander aux personnes alors présentes combien étaient conseiller pédagogique.Il y en avait une seule.Après la dite assemblée, le vice-président de la SPHQ s'est entretenu avec elle de fagon informelle.Elle lui a alors mentionné qu'a sa connaissance, aucun autre conseiller pédagogique n'était venu au congrès, par ailleurs fort intéressant.Seul le responsable des programmes en sciences humaines au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) avait remarqué sa présence, en lui faisant une remarque ironique à ce sujet.Au 49° congrès de 2011, tenu à Laval-des-Rapides, un seul conseiller pédagogique s'était déplacé, li | encore une fois.Pourtant le congrès proposait, comme toujours, des activités forts pertinentes et ele | très enrichissante.Cette absence des conseillers pédagogiques avait d'ailleurs déjà été soulevée | par M.Laurent Lamontagne, président de la SPHQ de 2004 à 2011, dans une lettre du 8 avril ow 2009 au président du Groupe des responsables en univers social (GRUS), M.Yvan Emond.ib Alors, où sont passés les conseillers pédagogiques?, Curieusement, le GRUS tient quelles le GRUS agitcomme gnants d'histoire du Québec i\" sa rencontre annuelle la veille agent multiplicateur.Toute- de 3et 4°secondaire, et ce de de et dans les mêmes lieux où se fois, le problème semble être façon régulière et récurrente \" tient le congrès de l'Associa- plus large.D'une part, cer- depuis 2006 quant aux pro- gr tion québécoise pour l'ensei- tains conseillers pédago- grammes d'histoire et éduca- 4 gnement en univers social giques n'ont peut-être pas tion à la citoyenneté, l\u2019ab- (AQEUS), l'autre association d'enseignants en univers social créée en 2007 dans la foulée du renouveau pédagogique.Cela dure depuis plusieurs années.Il faudrait être apprécié les résultats du vote de la fusion de 2006' où la SPHQ, fondée en 1962, avait évité le démantèlement au profit du projet de création dune nouvelle association sence de déroulement chronologique de [histoire du Québec-Canada sur deux ans étant un des imtants majeurs.D'ailleurs, on peut se demander si le MELS, TAQEUS et bien candide pour voir là un idéologiquement alignée sur le GRUS sont conscients que simple hasard.Alors, pour- la pensée du MELS.Et les programmes ministériels ie quoi en est-il ainsi?Tentons d'autre part, on semble repro- sont à cet égard appliqués de d'y voir clair.cher à la SPHQ d'avoir été façon très aléatoire dans bien 1F Contrairement à la SPHQ, parfois critique face au des classes d'histoire de 3° et F dès le début de la mise en MELS depuis la mise en 4 secondaire au Québec.application des nouveaux programmes, on remarque au sein de l'AQEUS le peu de sens critique envers les lignes directrices provenant du MELS.au profit des- kd di mr.MEST.ce place des nouveaux programmes.On oublie cependant que la SPHQ n\u2019étatt, à bien des égards, que le porte- parole de la grogne multifac- torielle parvenant des ensei- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 7 Fru dus Rr ie Savent-ils que le lien de confiance entre enseignants et conseillers pédagogiques semble s'être fragilisé au point ou la loi du silence prévaut? BG hi EH et TEMPS FORTS [RSMO Ou sont passés les conseillers pédagogiques?Quoiqu'il en soit, il nous semble que le rôle des con- sellers pédagogiques ne devrait pas en être un politique (porte-parole à sens unique des objectifs du MELS), mais bien de se centrer davantage sur l'accompagnement pédagogique des enseignants par la formation, la recherche et la diffusion de matériels pertinents, disponibles sous toutes les formes, manuels, site web, revues, livres, vidéos, etc, amsi que par l'organisation de forum d'échanges entre collègues.En somme, être un peu plus à écoute des besoins des enseignants.Année après année, et ce depuis 50 ans, la SPHQ offre de la formation de grande valeur aux enseignants d'histoire et de géographie, même si l'histoire reste prioritaire pour notre association.Mais les conseillers pédagogiques boudent notre congrès.Au surplus, l'information relative aux activités de la SPHQ, en particulier de son congès annuel, ne semble pas trouver écho auprès des conseillers pédagogiques qui tardent souvent à en informer les enseignants.Nous espérons qu'ils fassent en sorte que les enseignants soient dégagés autant pour le congrès de la SPHQ que pour celui de I AQEUS.Au moment ou un courant politique semble menacer la survie méme des commissions scolaires, les conseillers pédagogiques auraient avantage à mieux veiller à ce que la diversité des points de vue quant à l'enseignement de l'histoire soit mieux relayée aux enseignants de sciences humaines.Ils pourraient de cette façon prendre exemple sur les didacticiens qui sont annuellement plusieurs à venir offrir aux congressistes de la SPHQ de la formation quant aux recherches qu'ils mènent, ce qu'ils font aussi à l'AQEUS, en toute équité.A la demière réunion du GRUS tenue le 13 janvier dernier, la SPHQ a formellement invité le GRUS à tenir sa réunion annuelle dans le cadre du congrès où sera souligné le 50*anniversaire de la SPHQ, les 2 et 3 novembre 2012, à Shawinigan.L'invitation tient aussi pour 2013.Nous, le président et le vice- président de la SPHQ, trouvons malheureux l'attitude des conseillers pédagogiques qui semblent se concerter pour éviter de travailler en collaboration avec la SPHQ lors des congres.Cette concertation, sans être explicite, semble être à peu près unanimement comprise par l'ensemble des conseillers pédagogiques en sciences humaines selon ce que nous a candidement avoué l'un d'entre eux récemment.Il y a lieu de mettre fin à cette situation qui ne sert ni les intérêts des enseignants, ni celui des élèves et certainement pas 8 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 celui de l'enseignement de l'histoire.De plus, les conseillers pédagogiques sont rétribués avec l'argent des contribuables et ils ont donc le devoir d'offrir une saine diversité de points de vue et à approfondir tous les aspects liés à l'enseignement-apprentissage de l'histoire.Ce faisant, le GRUS et la SPHQ pourraient travailler dans un esprit de concertation et de collaboration, afin de mettre en évidence les très nombreuses activités positives quant à l'enseignement de l'histoire au Québec.C'est ce que suggérait avec sagesse Micheline Dumont en 2009 quant \u201cau devoir de commu- nicatiom»*des intervenants de l\u2019enseignement de l\u2019histoire, dont la SPHQ, mais aussi, à l\u2019évidence, des conseillers pédagogiques sur les choses qui se font dans les classes.En conclusion, travaillons de concert, soyons positifs et l'enseignement de l'histoire sen portera mieux au Québec.C'est ce que nous sou- hartons sincèrement.Notes \u2018 Au congrès de 2006, deux propositions ont été présentées à l\u2019assemblée générale : une fusion-absorption et une entente de services (congrès, site Internet, revue).Ni l\u2019une ni l\u2019autre n\u2019a obtenu la majorité (\u2026).La fusion-absorption a obtenu 22 votes pour, 22 contre et 5 abstentions.L\u2019en- TEMPS FORTS Où sont passés les conseillers pédagogiques?Le tente de services a obtenu 21 tique de l'histoire au Québec, ei | votes pour, 21 contre et 5 considérations impression tr | abstentions.Voir a ce sujet nistes et politiques», dans A iid « Quelques réflexions et com- Marc-André Ethier, David y Le ed mentaires à rebours à deux Lefrangois et Jean-Francois fd amis didacticiens », Laurent Cardin (dir), 2011), Ensei- 7\u20ac: 3 m | Lamontagne, Traces, volume gner et apprendre [histoire ous déménagez?Préve- Gi | 45, novembre-décembre 2007.manuels, enseignants et Nous dem au plus tôt de | \u201cMicheline Dumont (201 D), élèves, Presses de l'Université votre changement d\u2019adresse! .«Aux origines de la didac- Laval, Quebec, p.33.LHalle2@videotron.ca y | th | Bibliographie sommaire de l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale au Québec (2012) om Paul Aubin, chercheur associé au Centre interuniversitaire d\u2019études québécoises | i Université Laval : | ette bibliographie sélective, disponible dans la rubrique Mission du site web de la SPHQ, M offre un premier bilan des études sur la méthodologie de l\u2019enseignement de cette disci- x pline au Québec, les auteurs étant soit des pédagogues, des didacticiens ou des adminis- sv trateurs dont les textes traitent spécifiquement de cette pratique au Québec.Ont été ajoutées des références à l\u2019enseignement des sciences humaines, car ces études abordent ni presque toujours, ne serait-ce qu\u2019en partie, l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Si la majorité des études st portent sur l'enseignement de l\u2019histoire nationale, on y retrouvera aussi des études sur l\u2019enseigne- i ment de l\u2019histoire d\u2019ailleurs pratiqué au Québec.On y retrouvera également des références à des a études sur l\u2019un ou l\u2019autre aspect de l'idéologie en matière d\u2019enseignement de l\u2019histoire car cette ps i approche déteint inévitablement sur le texte des manuels et le discours des professeurs.ns De plus, on y a incorporé les études thématiques sur le manuel scolaire, principal outil du profes- ss seur, tout en omettant les monographies consacrées à tel manuel et que l\u2019on peut retracer dans le & site Manscol au nom de l\u2019auteur concemé de même que celles centrées sur l\u2019aspect éditorial.à La majeure partie des textes recensés aborde des problèmes d'actualité au moment de leur publi- Wn cation mais on retrouvera un certain nombre d\u2019études traitant de l\u2019histoire de la didactique de 0 l\u2019histoire au Québec.oF Les références ont été regroupées par date de publication, en commençant par les plus récentes qui sont habituellement celles que les professeurs en exercice, désireux de connaître des points de vue différents de même que de nouvelles approches, auront tendance à consulter en premier in lieu.11 est facile de comprendre que plus on z a Soran dom aoc s\u2019éloigne dans le temps, plus les études intéresse- ; QUÉBÉCOIS wmwan ront ceux qui réfléchissent sur l\u2019histoire de la di- x y us Pau A me dactique de l\u2019histoire.i a Le X= Paul Aubin a aussi mis sur pied le site web Les i .a eS a ee Manuels scolaires québécois et a dingé la rédac- ; ee A tion du manuel 300 ans de marneels scolaires au Québec, Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec ; Québec, Presses de l'Université Laval, 2006, 180 p.S 300.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 9 ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE ENQUETE AU SECONDAIRE DE LA COALITION POUR L'HISTOIRE : LES RESULTATS i LAURENT LAMONTAGNE, REDACTEUR DE TRACES Te 7 a Coalition pour l\u2019histoire a procédé à une enquête par sondage à laquelle 215 Le enseignants d'histoire du secondaire ont répondu, ce qui équivaut à environ 20 % 98 des enseignants d\u2019histoire provenant de toutes les régions du Québec.Les résul- par tats ont été rendus publics le 1\u201d mars dernier et les réponses reçues démontrent l\u2019insatis- de faction des enseignants.Ils dénoncent les programmes d\u2019histoire, notamment en ce qui a tie trait à l\u2019introduction de l\u2019éducation à la citoyenneté dans les cours d\u2019histoire, a la quasi- fn absence de l\u2019histoire de la nation québécoise et de la dimension politique de l\u2019histoire et à is la structure du programme en 3°et 4° secondaire où l\u2019on enseigne deux ans la même his- p toire, en plus de l\u2019absence d\u2019un cours obligatoire en histoire du XX°siècle.Traces publie Œ ici le résumé de l\u2019étude et les réponses aux dix questions du questionnaire n mon Résumé de l\u2019étude et un désintérét marqué des cours, couvrir les événements \" Dans une large mesure, les élèves qui ontune impression historiques qui ont marqué vi enseignants d'histoire, qui de déjà vu.l\u2019histoire du XX\" siècle, 0 ont répondu à notre enquête Par ailleurs, les enseignants Comme les deux GUEITES ni sondage, nous ont clairement d\u2019histoire aimeraient que la mondiales, la Guerre froide TE affimmé souhaiter que des question nationale et la di- et la chute du communisme.va modifications majeures soient mension politique soient plus En conséquence, plusieurs he apportées aux contenus des présentes dans le contenu du d\u2019enfre eux désireraient que TE programmes d'histoire au programme d'histoire de 3° le cours sur l\u2019histoire du XX\" A javeiisse secondaire intitulés Histoire et 4° secondaire, afin que siècle, actuellement facultatif, ê et éducation à la citoyermeté.leurs élèves puissent acquérir devienne obligatoire, tout en fi IIs veulent, notamment, que de meilleures connaissances Maintenant le cours Monde ie les contenus historiques ne de l\u2019histoire de la nation qué- Contemporain dans la grille i soient plus subordonnés au bécoise.lls demandent égale- matières du secondaire.A présent et à l\u2019éducation à la ment que la référence Qué- Au chapitre de la formation iN citoyenneté, comme c\u2019est le bec-Canada se retrouve dans des maîtres, les enseignants n cas actuellement avec les le titre du programme, préci- qui ont suivi, à l\u2019université, le i compétences 1 et 3 des pro- sant de quelle histoire on programme de baccalauréat 0 grammes d\u2019histoire de la 1** parle.bidisciplinaire en enseigne- 4 la 4°secondaire.De plus, ils Pour ce qui est du cows de 5° ment au secondaire (histoire ; sont tout à fait mécontents de secondaire, Monde contem- \u20act géographie) reconnaissent, .la structure du programme de porain, les enseignants qui le sincèrement, que leur forma- i 3° et 4° secondaire qui les dispensent sont tout à fait tion en histoire fut insuffi- \\ oblige à enseigner l\u2019histoire conscients qu\u2019il ne s\u2019agit pas Sante.Par conséquent, pour fs du Québec et du Canada d\u2019un cours d'histoire, mais parfaire leurs connaissances .avec lapproche chronolo- davantage d\u2019un cours multi- historiques, ils auraient appré- | gique en 3° secondaire et disciplinaire axé sur la géo- Clé avoir la possibilité de My l\u2019approche thématique en 4e politique et l\u2019actualité mon- suivre davantage de cours u secondaire, ce qui occasionne diale.Ils admettent qu\u2019ils ne d'histoire.Bref, plus de 60 % i des répétitions de la matière peuvent, à l\u2019intérieur de ce des enseignants d\u2019histoire, : 10 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE Enquéte au secondaire.i | cycle, en ce qui a trait au dental et non occidental cède à des modifications afin nombre d\u2019heures consacrées Nous croyons, à la Coalition que le contenu du pro- Te à leur programme.Ainsi, pour l\u2019histoire, que les jeunes gramme soit scindé en deux, a pour être en mesure de le Québécois le méritentample- C'est-à-dire de la préhistoire ok couvrir convenablement, ils ment amérindienne à 1840 en 3° ims souhaitent pouvoir compter Les réponses aux dix secondaire et de 1840 à nos ik sur 200 heures d\u2019enseigne- questions du questionnaire joursen 4° secondaire?ae ment au total au lieu des 150 1.Le nombre d\u2019heures con- Oui (176) Non (23) N/A us heures prévues présentement sacrées à l\u2019histoire, qui de- (16)=215 © au régime pedagogique.vrait être respectivement de 5, Actuellement, le pro- Ww Devant ces constats très clairs 75 heures en 1™secondaire gramme Histoire et éduca- il de la part des enseignants et en 2°secondaire, et de 100 tion la citoyenneté margina- a d'histoire, nous recomman- heures en 3\u2018et 4°secondaire, lise la question nationale au pit dons a la ministre de l'Édu- estil respecté dans votre profit d\u2019une approche sociale ok cation de revoir les contenus école?de l\u2019histoire et traite comme des programmes d'histoire Qui (163) Non (45) N/A (7) secondaires des événements go au secondaire, fout en aug- =215 majeurs de l\u2019histoire politique a mentant à S00 heures le 7.Seriez-vous en accord et nationale québécoise.Se- ck nombre d'heures consacrées pour qu\u2019il y ait 100 heures lon vous, devrait-on réviser le pd à l'histoire, qui est mainte- obligatoires de cours d\u2019his- contenu du programme afin UE nant de 350 heures, Sans OÙ toire à chaque année du se- que la question nationale et la oF blier la formation des maîtres condaire, comme le stipulait dimension politique devien- gl à l\u2019université.En conclusion x Rapport Lacoursière en nent plus présentes?= pd PE IE 1996?Oui (135) Non (54) N/A ÿ commandons dix mesures à Ou (169) Non (39) N'A (7) (26)=215 \" effectuer le plus rapidement =215 6.Souhaitez-vous que la w possible pour remédier à la 3.Souhaiteriez-vous que le référence Québec-Canada se ; situation déplorable des pro- Programme Histoire et édu- retrouve dans le titre du pro- orammes d'histoire ausecon- Cation à la citoyenneté (de la gramme d'histoire de 3\" et 4 ; daire.Nous croyons que ces là la 4\u2019secondaire) soit secondaire, afin de circons- ; mesures aideront.sans con- EVisé afin que le contenu rire de quelle histoire on TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 11 qui ont répondu à notre enquête sondage, croient qu\u2019un minimum de 20 cours d\u2019histoire de niveau universitaire est essentiel et indispensable pour pouvoir enseigner à une classe d\u2019histoire au secondaire.Finalement, les enseignants d\u2019histoire du 1\u201d cycle du secondaire réclament la panté avec leurs collègues du 2° tredit, les enseignants d\u2019histoire à retrouver le goût d\u2019enseigner leur matière de prédilection.Sans professeurs formés et passionnés pour l\u2019histoire, nous ne pensons pas qu\u2019il soit possible de transmettre aux jeunes générations de Québécois une bonne connaissance de l\u2019histoire du Québec et du Canada, ainsi que du monde occi- historique ne soit plus subordonné au présent et à l\u2019éducation a la citoyenreté, comme c\u2019est le cas présentement avec la compétence 3 du programme?Oui (147) Non (52) N/A (16)=215 4.Concemant le programme de 3° et 4°secondaire, croyez- vous qu\u2019il est urgent que la ministre de l\u2019Education pro- Co A no ON ole a vases aN LE Nore co ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE ENQUÊTE AU SECONDAIRE.parle\u201d Oui (167) Non (25) N/A (23) =215 7.Concemant la 5° secondaire, le contenu du nouveau programme Monde contemporain vous permet-il de couvrir l\u2019histoire du XX*siècle avec vos élèves?Oui (24) Non (81) N/A (110) =215 8.Seriez-vous en accord pour que le programme sur l\u2019histoire du XX° siècle, actuellement facultauf, devienne un programme obligatoire et que Monde contemporain devienne un programme facultatif ?Oui (105) Non (68) N/A (42) =215 9.Au cours de votre formation universitaire dans le baccalauréat bi-disciplinaire de quatre ans, auriez-vous apprécié avoir la possibilité de suivre davantage de cours en histoire pour approfondir vos connaissances?Oui (79) Non (36) N/A (100) =215 10.Selon vous, serait-il sou- hartable que le programme de formation des maîtres pour les futurs enseignants d'histoire comporte davantage de cours en histoire?Oui (157) Non (22) N/A (36) =215 Si ou, combien de cours croyez-vous que le programme de formation des maîtres devrait offrir : 15 cours : 37 répondants 20 cours : 53 répondants 25 cours : 42 répondants N/A : 25 répondants Total : 157 répondants.Notes de la rédaction 1.Cette enquête est disponible sur le site de la Coalition pour l\u2019histoire: www.coalitionhistoire.org 2.Créée au printemps 2009, la Coalition pour l\u2019histoire a pour mandat de faire la promotion de l\u2019enseignement de l\u2019histoire à tous les ordres d\u2019enseignement pour permettre aux jeunes québécois de toutes origines d\u2019acquérir une meilleure connaissance de l\u2019histoire du Québec, du Canada et du monde occidental et non occidental.Flle a des objectifs et des moyens d\u2019action à court et à moyen terme visant non seulement à faire pression sur le gouvernement et à sensibiliser la population, mais aussi à produire des études sur l\u2019état des lieux et des outils pédagogiques pour les enseignants.Attendu la mission de la SPHQ, qui est de promouvoir l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec sous tous ses aspects, de mener des campagnes d\u2019information ou d\u2019éducation, de faire des représentations et des recherches concemant l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec et de développer des alliances avec d\u2019autres orga- 12 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 nismes ; attendu sa résolution unanime ratifiée au 46\u2018congrès de 2008, mandatant le CA pour rencontrer d\u2019autres organismes en faveur de la promotion de l\u2019histoire ; attendu sa résolution unanime ratifiée au 45° congrès de 2007, demandant que la question nationale soit rendue beaucoup plus visible dans le programme d\u2019histoire et éducation à la citoyenneté du 2°cycle du secondaire, la SPHQ est partie prenante de cette deuxième coalition pour l\u2019enseignement de l\u2019histoire, qui reprend notamment des éléments exprimés par les enseignantes et enseignants dans leurs lettres envoyées au printemps 2009 à madame la ministre de l\u2019Education, du Loisir et du Sport, notamment que le programme d\u2019histoire et éducation à la citoyenneté du 2*cycle du secondaire puisse être enseigné sur deux ans.kkk ERRATA ans le numéro de l\u2019hiver (volume 50, numéro 1), dans l\u2019article de Jean-Nicolas de Surmont, il manque en p.35 à la 2° colonne les patronymes Edouard et Achille, et en p.36 à la 3° colonne, il fallait lire \"qui, affirme le biographe.\" Toutes nos excuses à l\u2019auteur. RESSOURCES ÉDUCATIVES L'IDÉAL DÉMOCRATIQUE DES PATRIOTES DE 1837-1838 : UN CONCOURS POUR LES ÉLÈVES lim f +] DU SECONDAIRE as | th LUC GUAY, PROFESSEUR RETRAITÉ DE L'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE | LUC.GUAY@USHERBROOKE.CA AIR 5 6 as facile d\u2019apprendre l\u2019histoire à l\u2019école : plusieurs études montrent que les élèves éprouvent eh beaucoup de difficultés à s'approprier les concepts historiques à l\u2019étude.Comme les con- LR cepts sont, par leur nature, abstraits, nous devons déployer beaucoup d\u2019imagination pour rendre he concrets les savoirs à apprendre.Je me suis penché sur cette question tant en classe durant ces ie quelques 24 ans où jai œuvré au secondaire, qu\u2019à l\u2019université dans mes cours de didactique de it l\u2019histoire où jinvitais mes étudiants et mes étudiantes à mettre en place des situations d\u2019appren- ri tissage susceptibles d\u2019intéresser les élèves.Durant ces 15 ans j\u2019ai proposé une foule de projets vb réalistes et réalisables en classe.Maintenant à la retraite, je m\u2019intéresse toujours aux façons d'intervenir en classe, et mon intérêt est double, soit de participer à motiver les élèves à s\u2019engager pu ét t participe on.dans leurs apprentissages de l\u2019histoire, et à soutenir, à la hauteur de mes moyens, les profs qui 1 ds souhaitent peaufiner leurs interventions en classe d\u2019histoire.C\u2019est dans cet esprit que j\u2019ai parrainé a ce concours se rapportant à l\u2019Idéal démocratique des Patriotes de 1837-1838.Jus .CL sa Les rébellions des Patriots Des la première année du 2.d\u2019une histoire romancée wl de 1837-1838 et leurs consé- concours, en 2010, environ intégrant cette réalité sociale À quences sur l'avancement de 125 éléves de 3°et 4°secon- etcomptant de 8 à 10 pages; a notre vie démocratique sont daire y avaient participé, etils 3.d\u2019une affiche cartonnée i.enseignées et apprises dans étaient plusde 700en 2011! illustrant un moment de cette i nos écoles.Pour motiver da- L'originalité de ce concours réalité sociale (minimum 16 à vantage les élèves à ap- portant sur l\u2019Idéal démocra- par 20 pouces), ot prendre cette réalité sociale, tique des Patriotes de 1837- 4.d\u2019un enregistrement audio Jar mis en place un concours 1838, c\u2019est qu\u2019il permet aux (chanson, discours, narration) portant sur l\u2019Idéal démocra- élèves de 3°, 4\u2019ou 5° secor- dont la durée varie de 3 à 5 tique des Patriotes de 1837- daire de faire valoir leurs ta- minutes: 1838 avec la collaboration du lents en concevant et réalisant 5.d\u2019une production multimé- Luc Guay Comité estrien de la Joumée une production dans l\u2019un OÙ dia (d'une enve égale Nationale des Patriotes.Nous l\u2019autre des cinq volets qui aux productions ci-haut iden- ts 15 prix qui (alien leur sont proposés.Ainsi, ils tifiées) nt I soit trois prix peuvent se lancer dans la | : oil chacune des cing catégories conception : Rappelons que depuis 2002 > ç\u2018 : tx : 3 ., le gouvernement quélxcois, pis suivantes : texte romance, | d'une bande dessinée PR ; affiche cartonnée.bd : : : sous l\u2019égide alors du Premier 2 ce carioriee, QUE (BD) comptant de 4 à 8 Ministre Bemard Landry, a r catures, sequence audio, sé- o Co ent ; NA x Co pages ou une dizaine de carl- institué la Joumée Nationale ltimédia.élé pô quence mu catures traitant d'éléments des Patriotes.en en faisant un Jig > 1\u201d prix : 100$; différents portant sur Idéal sour doe Ma ; QE \u2019 | Pa jour férié.Mais pour bon w = 2 prix : 75%: démocratique des Patriotes ombre de Québécois, les La > 3'prix : 50$.de 1837-1838 : référents qu'ils retiennent TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 13 RESSOURCES ÉDUCATIVES sont souvent liés aux conflits armés qui opposèrent Britanniques et Canadiens.On oublie trop souvent les nombreux débats qui permirent aux députés Patriotes du Bas Canada et ceux du Haut Canada qui partageaient le même point de vue sur le type de gouvemance que devaient avoir les deux Cana- das de l\u2019époque, de faire avancer cet idéal démocratique qui consistait à obtenir la responsabilité ministérielle réclamée par les députés élus par la population.Ces débats « constitutionnels » durèrent près de 50 ans, on l\u2019oublie, soit depuis l\u2019adoption de l\u2019Acte Constitutionnel de 1791 jusqu\u2019à 1848 où fut accordée cette responsabilité ministérielle.Il n\u2019y a pas eu que des débats d\u2019idées, mais aussi la prise dames de part et d\u2019autre, il y a eu aussi amnistie générale.Bref, que d\u2019événements qui permettent non seulement de réaliser combien les Patriotes ont su garder le cap sur leurs idéaux, mais aussi, en les actualisant, permettent aux citoyens québécois d\u2019aujourd\u2019hui, de croire en l\u2019importance des valeurs démocratiques et d\u2019une participation citoyenne à l\u2019amélioration de la gouvernance du pays.Aussi, quand nous invitons les élèves à rédiger un texte, une bd ou une caricature, à concevoir une affiche, une L'Idéal démocratique des Patriotes\u2026 séquence audio ou multimédia, ils aiment incamer tel ou tel personnage de cette réalité sociale : ils traquent les informations les plus pertinentes en interrogeant les documents divergents, ils les traitent en faisant des recoupements, des rapprochements, et ils communiquent leurs connaissances nouvellement construites en concevant et réalisant des productions remarquables.Je vous invite à visualiser certaines de ces productions sur le site web suivant : http///pages.usherbrooke.ca/ lguay/luc/concours/ concours Patriotes.html Vous y verrez des productions fort intéressantes et des photos de quelques récipiendaires recevant leurs prix des mains de l\u2019ex Premier Ministre, monsieur Bernard Landry.L'engagement des enseignants et des enseignantes Un tel projet ne saurait résister à l\u2019usure du temps si des dizaines voire des centaines d\u2019enseignants et d\u2019enseignantes ne mettaient pas la main à la pâte! En concordance avec les objectifs des programmes d'histoire, il s\u2019agit d\u2019inviter, d\u2019inciter les élèves à participer et à se mettre en valeur grâce aux productions qu\u2019ils concevront et réaliseront, seuls ou en équipes.Ainsi, vous pouvez faire participer toute une 14 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 classe, toutes vos classes, et ce, selon les champs d\u2019intérêts des élèves.Vous pouvez également inviter les élèves à participer sur une base personnelle.Vous pourriez aussi, si vous le désirez, évaluer les projets pour qu\u2019ils fassent partie de la note d\u2019une étape.L\u2019important, c\u2019est que vous ne vous sentiez pas surcharger par rapport à votre tâche d\u2019enseignement : les élèves concevant et réalisant leurs productions à partir des dossiers préparés se trouvant sur mon site web, et vous, comme enseignants et enseignantes, évaluant les productions selon les critères que je vous propose.Les dossiers comportent des sites web, des articles préparés par des profs, des musées et des étudiants universitaires et ont pour objectifs de soutenir les élèves à traquer des informations et à retenir celles qu\u2019ils jugent pertinentes, a exercer leur esprit critique et à communiquer de façon appropriée selon les visées des programmes d\u2019histoire.Ainsi, vos élèves pourraient entreprendre la conception et la réalisation de leurs projets à la maison sachant qu\u2019ils pourraient obtenir de votre part les mots d\u2019encouragement nécessaires à la bonne poursuite de leurs « œuvres ».Ainsi motivés à plonger dans of += TT = sd (ng hg bis 2 Er I VOS purs eh I gl i ne i: he pie a 0 ein qi le 19siècle, ils seront mieux placés pour comprendre les difficultés vécues par les personnages qu\u2019ils décideront d\u2019incarner, ils seront aussi en mesure d\u2019actualiser leurs savoirs en interrogeant le présent : quelles incidences ont eu ces événements sur la gouvemance d\u2019aujour- d\u2019hui?Y a-til encore des progrès à réaliser?Critères d\u2019évaluation et modalités d\u2019appréciation Je vous propose ces quelques critères d\u2019évaluation et le mode d\u2019appréciation suivants pour vous aider a évaluer les projets qui vous seront soumis : = le respect de la thématique (l\u2019Idéal démocratique des Patriotes de 1837-1838) comptant pou 10% de l\u2019ensemble de la notation; > la qualité des informations présentées, comptant pour 50%; > la qualité de la production, comptant pour 30%; > la qualité de la langue, comptant pour 10%.Vous pourriez utiliser l\u2019échelle d\u2019appréciation proposée par le MELS : > compétence marquée : qui dépasse les ex+- gences du concours (ou du programme d\u2019études); \u2014 compétence assurée : RESSOURCES ÉDUCATIVES L'Idéal démocratique des Patriotes\u2026 qui satisfait clairement aux exigences; => compétence acceptable : qui satisfait mini- malement aux exigences; > compétence peu développée : qui est en-deçà des exigences; = compétence non développée : qui est nettement en-deçà des exigences.Bien entendu, ces critères et cette échelle d\u2019appréciation ne vous sont présentés qu\u2019à titre indicatif : vous pourriez, pour les besoms de votre propre évaluation, procéder différemment.Les productions que vous me ferez parvenir seront quant à elles, évaluer selon ces critères, et le seront par un jury composé d\u2019enseignants à la retraite et de membres du Comité es- rien de la Joumée Nationale des Patriotes.Echéancier La date limite pour la réception des productions est fixée au 16 avril 2012, et les noms des gagnants seront divulgués lors du dé- Jeuner-causerie qui se tiendra a Sherbrooke le dimanche 20 mai 2012 : nous communiquerons les noms des gagnants et des gagnantes aux enseignants de ces élèves, durant la semaine précédant le déjeu- ner-causerie.C\u2019est à ce moment que nous remet trons les chèques aux élèves gagnants.Vos envois devront être effectués à l\u2019adresse suivante : Luc Guay 1110, avenue Du Parc Sherbrooke, Qc, JIN 3P2 Chaque production devra Être accompagnée du formulaire d\u2019inscnption se trouvant sur mon site web ainsi que la signature des parents autorisant les responsables du concours à publier les productions gagnantes sur le site du concours.En terminant, je tiens à vous transmettre toute ma reconnaissance pour votre engagement dans cette tâche qui vous incombe, soit d\u2019aider les adolescents à se développer harmonieusement, et soyez assurés de mon soutien indéfectible! Le site du concours (détails du concours, inscription, ressources didactiques, résultats du concours de 2011, affiche du concours) : http// pages.usherbrooke.ca/ lguay/luc/concours/ concours Patriotes.html L\u2019affiche du concours 1l- lustrant les moyens que peuvent prendre les ci toyens pour faire avancer l\u2019Idéal démocratique promu par les Patriotes de 1837-1838.Bibliographie Downey, Matthew T.et Linda S.Levstik « Teaching and Leaming History ».Dans James P.Shaver, Handbook of Research on Social Sfu- dies.Teaching and Learning.New York, Macmillan, 1991, p.400-410.Guay, Luc.Conception et mise à l'épreuve d'un manuel électronique d'histoire générale visant le développement de la pensée historique à l'aide d'une démarche constructiviste.Thèse de doctorat, Université Laval, Québec, 2002.Guay, Luc.Site web du concours portant sur / Idéal démocratique des Patriotes de 1837-1838.http// pages.usherbrooke.ca/ lguay/luc/concours/ concours_Patriotes.html Martineau, Robert.L'échec de l'apprentissage de la pensée historique à l\u2019école secondaire.Contribution à l'élaboration de fondements didactiques pour enseigner l'histoire.Thèse de doctorat, Université Laval, 1997, 348 p.kkk TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 15 Me Pt recent es TH oeebE RESSOURCES ÉDUCATIVES LE FILM ET L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE : EN FAIT-ON TOUJOURS UN BON USAGE?FARIZA YESSAD ÉTUDIANTE AU BACCALAURÉAT EN ENSEIGNEMENT SECONDAIRE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL et article traite d\u2019une recherche sur les fondements théoriques des situations d\u2019apprentissage et d\u2019évaluation.En effet, il s\u2019intéresse à l\u2019usage du cinéma en classe d\u2019histoire.D'ailleurs, plusieurs enseignants soucieux de l\u2019efficacité de leur enseignement et de la pertinence de leurs outils didactiques et pédagogiques ont recours un jour ou l\u2019autre au film en tant que support de leur enseignement.Les avantages pédagogiques de l\u2019usage de ce médium aux multiples fonctions peuvent paraitre évidents, mais la question que je me pose ici est la suivante : en fait-on toujours un bon usage ?C\u2019est à cette question que j\u2019essayerai de répondre à partir de différentes lectures que jai effectuées lors de mes recherches, en me centrant sur le film de fiction historique.Dans la première partie dece quels en sont les obstacles ?en scène toute l\u2019Histoire en texte, j\u2019aborderai les relations Enfin, je terminerai en abor- reconstituant des événements entre cinéma et Histoire.dant la manière de faire tra- historiques majeurs ou repré- Comment se sont-elles tis- vailler l\u2019élève avec le film sentant des personnages réels sées à travers l\u2019évolution du pour en faire un bon usage.qui ont marqué l\u2019histoire.Tart ?Ensuite, avec un peu Histoire et cinéma Selon Antoine de Baecque, plus de détails, je traiterai des Le XX°siècle a vu la mais \u201c l\u2019histoire a toujours fasciné rapports entre cinéma et en- le cinéma, comme en témoi- seignement de l\u2019histoire.: os ei nent dès les origines d\u2019un Comment l\u2019enseignant peut- nn Pa a ie art, les reconstitutions histo- il utiliser un film en classe se succèdent, selon Laurent riques : la Passion du Christ, d'histoire ?Quelle est l\u2019utilité Gervereau, l\u2019êre de la projec- l\u2019assassinat du Duc de Guise, sance et l\u2019essor du septième \u201cÿ pédagogique et didactique du, \u201d ny .la Révolution française, la Fariza Yessad film en classe ?Pourquoi a Tere Oe on de Rome antique dans les pé- l\u2019enseignant doit-il aborder le plums italiens, l\u2019aventure du me pre 1 ne sons Far Vds pois quelle autre source histo pe e dont les codes wransfor- yess amencans., (0x TIQUE : i ; meront l\u2019image fixe dans le Wl WS, P.) 1, Dans cette partie du dévelop- surgissement de la culture de 5° © hi par don pement, Jj'aborderai égale- masse» (Briand,2008,p.16) 090 POTIAUEE PASOI ment les pres et les du Dès sa naissance, le cinéma a toire ou selon les em es fim en cl P Pescayerai \u201cté perçu comme étant doté d\u2019Antoine de Baecque en « d po dre à di oo ones, d'une grande capacité à enre- la faisant revivre.» (De © ICPONCIT à CIVETSCS QUES sistrer, en mouvement et 2 \u2018 tions portant sur l\u2019usage de JE à Baecque, 2008, p.3) en per: edi lasse.Les en- LUE grande fidélité à la mettant de reconstituer des Ce media en class ; réalité, le spectacle de la vie.événements et des seignants en font-ils toujours En effet, dès ses débuts, le EE Cu un bon usage ?Quels sont les cinéma a entrepris de metre nages es époques.C facteurs d\u2019un bon usage et ainsi que l\u2019histoire a été po- 16 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 RESSOURCES ÉDUCATIVES Le film et l\u2019enseignement de l'histoire.certaine perception de l\u2019his- partir d\u2019un support didactisé nomène ou un événement.toire en présentant les Indiens qui n\u2019a pas été conçucomme Ainsi, pour beaucoup d\u2019en- comme des barbares et les tel : le film.Le cinéaste ne fait seignants, le film est devenu Blancs comme porteurs de pas son film en pensant aux un document comme tous les civilisation.Ce que reconnaît enseignants qui pourraient autres, un moyen pour ensei- le réalisateur américain Mi- l\u2019utiliser.» (Briand, 2010, gner l\u2019histoire autrement et chael Cimino dans ces pro- p.10) un outil pédagogique incon- ou pos « Notre perception de [es enseignants d\u2019histoire toumable.es l\u2019Ouest a été façonnée plus ont longtemps ignoré, par L\u2019utilité pédagogique des gp par les films que par la Ver méfiance, ce nouveau média films en classe d\u2019histoire mb table histoire de l'Ouest \u2014ennele considérant pasassez Nous vivons aujourd\u2019hui on Même les gens dont NOUS ou pas du tout dans leuren- plus que jamais dans un D estimons qu ils sont cultivés seignement comme l\u2019a bien monde d\u2019images, la culture i ont le sentiment que I Ouest mentionné Briand : « long- des jeunes d\u2019aujourd\u2019hui est 0 a quelque chose à voir avec temps le film resta un axée énormément sur aspect i ce que le cinéma nous ena «document indésirable» aux visuel comme ordinateur, 0 montre.» (Delage, 2007,p.8) yeux de la communauté his- les jeux vidéo et les films.vi Plus tard, le cinéma est deve- torienne qui a pris conscience Pour cela, tous les documents nu agent de l\u2019histoire et t&- tardivement de la valeur de que j\u2019ai consultés pour prépa- À moin du fait et de son Imter- cs traces du passé ».(Briand, rer ce travail, reconnaissent prétation telles les imagesde 2010, p.117).Ce n\u2019est que l'utilité de l\u2019usage pédago- } l'enregistrement du jugement tout récemment, c\u2019est-à-dire gique du film en classe ou = des dirigeants du Troisième il y a trois à quatre décennies, plus encore la nécessité de cet pe Reich pour CcrAmes contre que les enseignants d'histoire usage pour ses avantages = l\u2019humanité lors du procès de ont découvert tout l\u2019avantage pédagogiques et didactiques : Nuremberg en 1945.De nos a utiliser le cinéma dans leur en enseignement de Phis- \u2018 jours, l\u2019histoire est filmée en enseignement.Ainsi, dans toire.Alors, il importe d\u2019utili- or direct comme fut cet événe- une perspective d\u2019innovation ser un tel média qui est relié à js ment fatidique du 11 sep- et de réflexion pédagogique, l\u2019univers dans lequel évolue m tembre 2001.Ainsi, le film l'usage didactique des images l'élève afin qu'il réalise des a est temoin, produit et agent tant fixes qu\u2019animées est de- apprentissages d\u2019une façon » de l'Histoire.venu un élément essentiel en intéressante et efficace.Ainsi, ; Cinéma et enseignement enseignement.En effet l\u2019uti- le film constitue un potentiel = de PHistoire lisation de l\u2019image surtout fort intéressant et un outil à Longtemps après son appari- Aimee (film et vidéos)estde didactique très pertinent pour 1 tion et son utilisation mas- Plus en plus fréquente comme réaliser des apprentissages TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 17 pularisée au point que certaines perceptions ou images de l\u2019histoire ont été construites davantage par les films que par la véritable histoire.C\u2019est le cas du film Western qui a joué un rôle important dans la construction d\u2019une sive, le cinéma a-t-il trouvé la place qui lui convient dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire ?En réponse à cette question, Dominique Briand reconnaît sa complexité, « car elle renvoie à l\u2019analyse des savoirs capables d\u2019être mobilisés à source documentaire ou support en appui d\u2019un cours.De nos jours, les enseignants utilisent les films et vidéos soit pour commencer un cours et sensibiliser les élèves à une question en particulier soit pour présenter un phé- RESSOURCES ÉDUCATIVES liés à l\u2019aspect visuel.Par conséquent, l\u2019enseignant est sollicité à exploiter les films en classe parce que nous vivons dans un monde ou la culture cinématographique est en plem essor et atteint les jeunes au quotidien.Ainsi, dans un esprit de renouveau des méthodes et de variation des supports pédagogiques, les enseignants ont été amenés à recourir plus souvent aux films jusqu\u2019à en faire parfois un mauvais usage.Chaque année, l\u2019industrie du cinéma présente des œuvres qui évoquent le passé et les enseignants d'histoire sont fréquemment sollicités afin de les utiliser en classe.Cette perspective a été encouragée par plusieurs travaux universitaires dont ceux de Marc Ferro, Christian Delage, Antone de Baecque et Dominique Briand.Il est évident que le film est un produit artistique et commercial qui a pour objectif premier le divertissement et le pur plaisir.On constate chez l\u2019élève que le sentiment de plaisir envers le cinéma existe et qu\u2019il importe de l\u2019associer à la matière enseignée.Ainsi, l\u2019élève aura du plaisir en écoutant le film tout en apprenant de nouvelles connaissances ou en en con- fimmant d\u2019autres, autrement dit « un plaisir capable de procurer le plaisir de la connaissance du passé.Le film et l'enseignement de l\u2019histoire\u2026 » (Briand, 2010, p.14) Cependant, il faut éviter d\u2019exploiter ce plaisir afin de transformer le cours en une séance récréative et un long moment de divertissement pour l\u2019élève qui se comporte comme un spectateur passif et ne manifeste aucun intérêt au contenu historique du film.Le film, une source de l\u2019Histoire Le film foumit, comme n\u2019importe quel autre document, des informations, véhicule des messages politiques et des opinions.Certes, le film est un document au même titre qu\u2019un texte ou une image, il importe donc de l\u2019utiliser comme support de savoirs et de le soumettre à la même analyse historique que les autres documents.Quand c\u2019est possible, enseigner l\u2019histoire avec des films réalisés à l\u2019époque étudiée invite les élèves à se poser la question sur la véracité des faits rapportés par le cinéma.En effet, la question est très pertinente et trouver la réponse exige d\u2019interroger et d\u2019interpréter ces sources historiques.Il importe, dans cet usage du film comme document historique, de prendre en considération les intentions de l\u2019auteur, le temps représenté et le temps du contexte de production.En effet, Giovanni de Luna considère que « quand le ci 18 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 néaste réalise un film sur le passé, il a d\u2019abord en tête le présent dans lequel il vit.c\u2019est d\u2019abord le temps dans lequel le film a été réalisé qui passe dans la pellicule.» (De Luna, 2007, p.92).En effet, le film nous éclaire aussi sur la période de sa réalisation, en prenant par exemple, « Le royaume des cieux » de Ri- dley Scott réalisé en 2005 sur les Croisades.En utilisant la méthode historique, l\u2019enseignant peut aborder les rapports entre politique et religion et peut aussi renvoyer à l\u2019actualité des rapports entre Orient et Occident et à l\u2019implication des Etats-Unis au Moyen-Orient.Ainsi selon Dominique Briand, un film sur le passé peut aussi nous éclairer sur le présent «faire apprendre le passé éclaire des problématiques du présent installées par les productions culturelles des sociétés.» (Briand, 2010, p.83) Bref, dans son éditonal, Le cartable de Clio affirme « qu\u2019un film en dit plus sur l\u2019époque dans laquelle il a été produit que sur celle dont il est question dans le scénario.» (Le Cartable de Clio, 2007, p.8).Ainsi, il est évident qu\u2019il peut servir comme document historique afin d'apporter un éclairage sur son époque.Le film de fiction Le film de fiction est une reconstruction avec un aspect nid us dun np ho en I wi Jeu len RME dag ir We ly CO Ya Si I oF 51 pi got artificiel, il véhicule le discours et la prise de position d\u2019un cinéaste sur le thème abordé dans le film.Ce dernier peut aborder une période historique particulière et reconstituer ses événements, mais aussi il peut mettre en évidence la vie de personnages célèbres.Certes, le film de fiction est marqué par les anachronismes.Selon Remy Pithon, « ces anachronismes doivent être relevés et analysés.Non pour les dénoncer naivement, comme cela semble se faire encore fréquemment dans quelques- unes de nos institutions d\u2019enseignement, mais pour les interpréter.» (Pithon, 2007, p.34).Ainsi, les anachronismes peuvent servir à favoriser l\u2019émergence d\u2019un questionnement critique chez les élèves.Le film historique Selon Haver, « le film historique est celui qui se réfère à un sujet ou à une époque non contemporains du toumage, y compris lorsqu\u2019il met en scène des personnages de fiction dans une époque va guement historique.» (Haver, 2007, p.23).Dans ce genre de film basé sur la fiction, le cinéaste a souvent recours aux experts de l\u2019histoire afin de recueillr davantage d'informations sur les coutumes et les valeurs de l'époque filmée.Ainsi, le film historique propose une RESSOURCES EDUCATIVES Le film et I'enseignement de l'histoire.histoire selon le goût du public qui apprécie le spectaculaire, alors, « le cinéma propose une vision de l\u2019histoire, une certaine représentation qui lui est propre» (Haver, 2007, p.25) Le documentaire historique Nous pouvons classer dans cette catégorie de film la grande série documentaire sur la Seconde guerre mondiale Apocalypse, la 2\" Guerre mondiale.Ce documentaire a été construit dans sa totalité avec des images d\u2019archives, il raconte la Seconde Guere mondiale à travers le regard de certains de ceux qui l\u2019ont vécue : soldats, civils et grands chefs pour que les nouvelles générations se souviennent.La série est très intéressante, car les concepteurs ont fait des choix pour imposer leur vision du passé qui est bâtie à partir d\u2019images réelles.Elle peut donc constituer une véritable source secondaire que l\u2019élève peut exploiter de manière efficace.J\u2019aurais aimé trouver une analyse de professionnels sur la série et les résultats de sa projection en classe d\u2019histoire afin de l\u2019exploiter dans ce travail, mais il n\u2019en est rien.Enseigner l'Histoire avec le cinéma Enseigner l\u2019histoire par ou avec le cinéma est très pos- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 19 sible parce que l\u2019histoire et le cinéma créent des liens très étroits qu\u2019il est possible d\u2019exploiter en classe à condition d\u2019habituer les élèves à les interpréter et à les décoder.Tout comme nous enseignons à nos élèves l\u2019analyse documentaire et le récit historique, nous pouvons également les inviter à travailler avec les images filmiques.Le film permet de les aider à comprendre l\u2019histoire comme une interprétation du passé et non comme ure vérité indiscutable.Par exemple, visionner un film comme Gladiateur permet de présenter l\u2019époque romaine et ses personnages de manière plus concrète à l\u2019aide des décors et des acteurs.Ainsi, les élèves pourront saisir les particularités de cette période historique et développeront de l\u2019empathie historique pour certains personnages.D'ailleurs, par le biais du film, l\u2019enseignant peut les amener à développer leur pensée critique, puisque le film est une interprétation du passé, ils auront donc à se questionner sur le sujet et les événements et ainsi relativiser leur jugement.Quels sont les avantages?L'usage du film comme outil didactique en classe d\u2019histoire comprend de nombreux avantages.En plus d\u2019être un outil qui capte l\u2019attention des élèves et permet, grâce aux sensations qu\u2019il suscite, de Se A DR RESSOURCES EDUCATIVES faire passer des messages et des idées, il s\u2019avère être un outil de persuasion particulièrement performant.Il permet aussi de motiver des élèves visuels ou non à développer un style d\u2019apprentissage par un média qui offre une autre manière de présenter l\u2019information.Il est également un support didactique qui peut compléter et approfondir le contenu d\u2019un cours et rendre le cours d\u2019histoire plus concret, plus attractif et ainsi améliorer la compréhension, la mémorisation et l\u2019apprentissage.Bref, le film permet de transmettre les informations autrement.D'ailleurs, « la puissance des images marque les élèves.Un extrait de film sera toujours plus évocateur que la parole du meilleur professeur et ce en un temps réduit.Le vertige de l\u2019Empire State Building ne peut pas être mieux compris que dans King Kong! » (Lacour, 2007, p.48) Quels sont les inconvénients?L\u2019usage du film pour enseigner l\u2019histoire pose des problèmes, d\u2019une part la nature du film qui est produit pour être vu par un large public dans toute son intégralité, d\u2019autre part, le choix du film par l\u2019enseignant et son installation dans le temps d\u2019enseignement.Ainsi, voir un film avec son enseignant pour apprendre l\u2019histoire n\u2019est pas Le film et l'enseignement de |'histoire.toujours évident.Comme la plupart des films durent plus de deux heures, la question de la durée du visionnement du film se pose dans certains cas.Doit-on présenter le film dans sa totalité ou utiliser seulement des extraits ?Pour répondre à cette question, Jean-Claude Richard recommande, dans un article traitant de l\u2019usage du film, l\u2019utilisation des extraits en classe (Richard, 1997), En optant pour les extraits, l\u2019enseignant est libre de choisir ceux qui répondent le mieux à ses besoins et à ceux de ses élèves et les coupures permettent de varier la dynamique du cours, et ainsi de maintenir l\u2019attention des apprenants.Il est à noter aussi la difficulté qu\u2019ont les élèves à prendre une distance critique vis-à-vis du récit proposé par le film, c\u2019est-à-dire que certains films sont tellement convaincants que les élèves croient qu\u2019ils sont porteurs d\u2019une vérité historique incontestable, ce qui nuit à l\u2019émergence de l'interrogation.Alors, comment s'assurer qu\u2019un réel apprentissage a été réalisé avec la présentation du film ?Dans un article publié dans Traces, Duquette cite les résultats d\u2019une enquête menée par Seixas en 1994 auprès des élèves du secondaire à Vancouver suite au visionnement de deux films interprétant les mêmes événements 20 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 historiques, mais réalisés à deux époques différentes, // danse avec les loups (1990) et The Searchers (1956) (Duquette, 2008).Dans le premier film, les Amérindiens sont perçus comme des victimes de l\u2019expansion européenne alors que, dans le second, 1ls sont des barbares et les Furopéens sont porteurs de civilisation.L\u2019objectif de cet exercice était de faire travailler la pensée critique des élèves.Selon les résultats obtenus, les élèves étaient bien moins critiques face au premier film qui est plus récent et donc plus proche de leur propre univers mental et de leurs valeurs.Cette comparaison peut s\u2019avérer très pertinente en faisant ressortir l\u2019importance du présent sur notre interprétation ou vision du passé.Ainsi, selon les résultats de l\u2019étude de Seixas, plus un film est récent, moins l\u2019élève sera capable de prendre du recul face à ce qu\u2019il visionne.Il oublie ainsi que le film n\u2019est qu\u2019une interprétation du passé et non une vérité.Fait-on toujours un bon usage du film en classe d\u2019histoire?Afin de diversifier ses approches pédagogiques, l\u2019enseignant a recours à l\u2019usage du film en classe pour ses avantages pédagogiques et didactiques.La question qui reste posée est la suivante : en fi Mas, son (ho ed pen sah thee ple ks d I du fin, di RESSOURCES ÉDUCATIVES Le film et l'enseignement de l'histoire.Si fait-il toujours un bon usage?images qui leur montrent ce sur l\u2019usage du film, Duquette ki | Mais, que veut dire l\u2019expres- qui été déjà construitdansle affirme que le film permet à 9 sion «bon usage»?cours.Dans ses études qui l\u2019élève la construction des 1999 Un bon usage du film néces- Ont pour objectif de repenser trois compétences discipli- Is k site d\u2019en éviter exploitation l\u2019enseignement de histoire naires du programme d\u2019his- us purement illustrative en pen- avec le cinéma, Dominique toire si nous en faisons un ks sant bien a son utilisation en Briand identifie deux obs- bon usage.Ce média semble, en classe, en exploitant son riche tacles qui limitent les usages en effet, rendre le travail des sk potentiel et en déterminant possibles du film pour faie compétences beaucoup plus tas les objectifs visés par cet apprendre l\u2019histoire.(Briand, concret (Duquette, 2008).gs usage.L'enseignant qui se 2010, p.66) Ainsi, pour assurer un bon hp: contente de faire passer un a) L\u2019instumentalisation du SUCCES À l'usage du film en i film pour faire plaisir aux film dans le cours afin d\u2019im- classe, il importe d\u2019en utiliser eo élèves, qui deviennent des poser une vision de histoire, « Un extrait bien choisi, étayé ks spectateurs passifs et dont le Ainsi, l\u2019élève n\u2019aura pas à par une analyse formelle et es cours se transforme ainsi en travailler la méthode histo- Une mise en perspective con- gs période de détente, ne fait rique ni à développersa pen- textuelle de sa production, Ji certes pas un bon usage du sée critique.gagnait en efficacité et en ds film.En effet, au terme dub) L'\u2019illustration simple du temps» (Lacour, 2007, p.40), If visionnement, les élèves au- cours avec le film afin de Afin de mieux utiliser le film es ronteu probablement duplai- confinneroudecompléterce en classe, il importe de pal sir à regarder des images ac- que l\u2019enseignant présente rompre avec les pratiques > 41 crochantes, mais nauront fait lors du cours magistral.d\u2019un usage «pauvre» du film i aucune activité intellectuelle Bref le film est un moyen présenté en classe dans des mw leur permettant la construc- pour enseigner autrement et moments spécifiques tels la 4 i tion de leurs savoirs.C\u2019est devient un outil didactique fin d\u2019un chapitre ou d\u2019un mo- i 8 pourquoi l'usage du film en pertinent lorsque l\u2019élève réa- dule, à la veille des vacances É = classe d'histoire suppose une lise un apprentissage signifi- OU lors d\u2019une suppléance.Il È se méthode de travail particu- catifà partir d'un questionne- importe, pour l\u2019enseignant Ee 0 lière afin d\u2019éviter la passivité ment précis, en rapport avec d'histoire, avant de trans- i I chez les élèves.le programme et la réalité Mettre les connaissances, de 5 in Les obstacles à sociale à l'étude.détecter ce qui peut faire obs- Ê i un bon usage Les facteurs tacle à la connaissance histo- # Faute d\u2019un bon choix d\u2019ex- d\u2019un bon usage rae \u20act nuire aux apprents- i I traits ou d\u2019une bonne prépa- Le film constitue une res- Sages.es ee ne pouvons A ?ration, l'usage du film en source offi - l\u2019ensei- ISNOr\u20acT Til CS CONNAISSANCES n ; cihicace pour Lensel- historiques véhiculées et sou- ks classe peut devenir «pauvre», gnement de l\u2019histoire.Il per- ; né i ire inefficace.En effet, le me .vent malmences par le ciné- È ÿ voue ne \u20ac met d\u2019enrichir le panel docu- 3 ; S | F ma.» (Briand, 2010, p.61) 3 a film comme support d\u2019ensei-_ mentaire qui peut être exploi- Co 3 d tissase os ° Ainsi et afin de ne pas mal- hi Ms gnement et d'apprentissage té dans une séquence didac- mener l\u2019histoire.Il im N i ; : , importe de 5 peut devenir un moment peu tique, soit comme élément fie isonné d | réfléchi et structuré du- gil \u2018 UN Sage raisonne es 4 peu = déclencheur soit comme ob- films dans | histo y rant lequel les élèves se con- jet d'analyse.Dans son article fms Se ob d hry TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 21 SE PARE APRESS I OT RES RESSOURCES ÉDUCATIVES mique le plus pertinent, en faisant travailler les compétences disciplinaires du programme afin de favoriser l\u2019esprit critique de l\u2019élève et produire de l\u2019empathie historique en lui.Le didacticien américam Paxton souligna, dans un exposé en 2010, le rôle puissant du film dans le développement de l\u2019empathie pour les groupes ou les personnes qui ont été marginalisés historiquement.En effet, des élèves ont visionné Gran Torino de Clint Eastwood en 2008, un film qui aborde le choc culturel entre un vétéran de la guerre de Corée à la retraite et ses voisins Hmong\u2019.En plus du film, les élèves ont fait une recherche approfondie sur la culture Hmong, la guerre du Vietnam et au Laos de manière à décons- truire le film et à enrichir leurs idées.En conséquence, ils ont construit de nouveaux points de vue avec beaucoup d\u2019empathie historique pour le peuple Hmong.Ainsi, les élèves ont été amenés à humaniser un peuple souvent marginalisé et incompris en utilisant leur esprit critique.En effet, «d\u2019intérêt de l\u2019usage des images animées est alors recentré sur ce que doit être la finalité de tout enseignement de l\u2019Histoire : la formation de esprit critique des jeunes citoyens de la répu blique» (Rabu, 2007, p.26).Le film et l'enseignement de l\u2019histoire\u2026 Pour un usage efficace du film en classe, l\u2019enseignant ne doit pas utiliser le film comme seul support d\u2019enseignement, ceci ne peut faire apprendre l\u2019histoire.Alors, la nécessaire confrontation avec d\u2019autres types de documents textuels ou iconographiques de l\u2019époque étudiée s\u2019impose.Faire travailler les élèves avec le film L\u2019enseignant peut utiliser le film afin de développer les compétences disciplinaires du programme d\u2019histoire en invitant ses élèves à interroger les réalités sociales dans une perspective historique et à les interpréter à l\u2019aide de la méthode historique.En considérant le film comme objet d\u2019analyse ou de réflexion, il importe qu\u2019il soit questionné de façon pertinente à travers une problématique adaptée au niveau des élèves ou émanant d\u2019eux-mêmes.En effet, avec le film, l\u2019élève est amené à entrer dans un état de conflit cognitif.Ainsi, après le visionnement, les élèves répondront au questionnement basé sur les souvenirs de ce qu\u2019ils ont vu et entendu en les confrontant avec analyse de documents de l\u2019époque à l\u2019étude.Pour que le film contribue efficacement à l\u2019apprentissage de l\u2019élève, il importe de faire un retour par la suite sur la projection.Sinon à quoi aurait 22 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 servi ce visionnement?Dans tout cela, « l\u2019enseignant devra jouer un rôle fondamental, celui, pourrait-on dire, d\u2019un spectateur «expert» capable de définir, en fonction du film abordé, «l\u2019angle d\u2019attaque» le plus pertinent, l\u2019approche susceptible d\u2019être la plus fructueuse et de déterminer ainsi les objectifs à assigner aux jeunes spectateurs et de leur indiquer les stratégies les plus adéquates pour y parvenir.» (Condé.M et al, 2006, p.8) Conclusion Il est évident que l\u2019usage du film en classe d\u2019histoire comme outil pédagogique et didactique est très pertinent à condition que l\u2019enseignant en fasse un bon usage.Certes, il est possible pour l\u2019enseignant d\u2019en faire un bon usage lorsque l\u2019élève réalise un apprentissage significatif à partir d\u2019une problématique en rapport avec le programme de formation et la réalité sociale à l\u2019étude.Néanmoins, cela nécessite beaucoup de préparation et il convient de programmer le film avec beaucoup d\u2019attention en choisissant les savoirs a enseigner et les savoir-faire à développer.En effet, l\u2019enseignant doit toujours se questionner sur la manière d\u2019utiliser le film.En quoi est-il pertinent à enseigner dans le cadre du programme ?D] est certain que le film est un RESSOURCES ÉDUCATIVES Le film et l\u2019enseignement de l'histoire\u2026 Das outil didactique approprné àla Normandie.124 pages.Faire une histoire du XX° en classe d'histoire lorsqu\u2019il Condé, M et al(2006), À siècle avec des films « de » er, contribue autrement à la l'école du cinéma : exploiter l\u2019époque.Le Cartable de in construction des connais- Je film de fiction dans l'ensei- Clio7), p 40-50 qi sances et au développement gnement secondaire.Action Pithon, R.(2007).Le cinéma i des compétences du pro- (Bruxelles, Belgique), De de fiction en son siècle : le Cr gramme de formation.Pour Boeck.219 pages.regard de l\u2019historien.Le Car- lp ce faire, l'enseignant est porté De Baecque, A(2008).His- table de Clio(7), p.33-39 el à utiliser les extraits en les foire et cinéma.Cahiers du Rabu, C.(2007).Enseigner a conffontant entre eux ouavec cinéma.SEREN-CNDP.95 [Histoire par le cinéma.LAS d\u2019autres documents textuels pages.Textes et documents pour la oe ou iconographiques afin de Delage, (2007).La came.classeno 932 SCEREN Ka présenter les différents ponts explore le temps.Texteset (services Culture editions 0 | de vue en Histoire.Ceci est, ~~ ts pour la classe.no Tessources pour \"Education il un excellent moyen pour 932 SCÉRÉN (services Cul- nationale).p24-26 monter plusieurs Versions ture éditions ressources pour Richard, J-C.(1997).Ensei- d\u2019une meme Histoire, CC QU l\u2019Éducation nationale).p.6 gner avec Cinéma et Société.xd permetra l'émergence d'une 13 Traces.vol.35.nol.Janvier- Se recul des élèves face aux dif- De Luna, G.(2007).« Les Rvrier.rd férents récits proposés et per- nouvelles frontières de l\u2019his- http//sphq.recitus.qc.ca/ ia \u2018fsctation À toire » Le cinéma comme IMG/ mettra la manifestation d\u2019un TE ; gi [ ; : document historique (extrait), pdf/3510 RICHARD pdf, wl travail de dCconsIction, ¢ cable de Clio(7), 92- s le 10 b wi | qui aboutira a la construction 93 P.consuls e 10 novembre hr des nouveaux savoirs.: C0008).Luli .Bref, visionner le fim Duquette, C- 2008) L'utili- Notes p?comme document en classe Sation des films pour ense Terme utilisé par Domi- 7 | peut nous renseigner sur le gner les competences © py nique Briand.ob temps représenté, le temps 47m mb 4 dé : bre > \u201cGroupe ethnique de l\u2019Asie i | représentant (le contexte de\" *\"NOVEMEN ENT, de Sud -Est vivant au sud de dg | production) et le temps du htpJisphqrecitusgeca/ la Chine et au nord du Viet- | visionnement et cela en fone- |MG/ pd/DUQUETTE pdf, nam et du Laos.wr tion des contenus d'appren- consulté le 28 septembre = tissage que l\u2019enseignant veut 2011.tk i proposer à ses élèves.Haver.G.(2007).Film histo- ut Bibliographie nque et stéréotypes.Le Cara Briand, D.(2010).Enseigner \u2018ablede Clio(7), p.23-32 i l'histoire avec le cinéma.Heimberg, C.(2002) = Ressources formations CRDP « Enseigner l\u2019histoire avec le D de Basse-Normandie.160 p.cinéma.Entretien avec Gian- i Briand.D, Pinson.G(2008), i Haver» Le Cartable de f Enseigner l'histoire avec des Clio(2), P.52-56 oo images.Ressources forma Lacour, L.(2007).Histoire et a tions.CRDP de Base- cinéma à l\u2019Institut Lumière : TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 23 SEE ti OREN SAR MCRPRRY nei mn RESSOURCES EDUCATIVES LIRE ENTRE LES IMAGES ROXANE GENTY, ETUDIANTE AU BACCALAUREAT EN ENSEIGNEMENT SECONDAIRE UNIVERSITE DE MONTREAL «Tout comme nous formons nos élèves à l'analyse documentaire et au récit historique, nous pouvons les inciter à travailler sur les images cinématographiques.L'âge des médias audiovisuels dans lequel nous vivons nous y invite de manière impérative, y renoncer serait faire de nos élèves des analphabètes du monde des images».(Rabu, 2007) ous vivons dans une ère technologique, où les outils de technologie de l\u2019information et de la communication prolifèrent.Luc Guay, professeur retraité de l\u2019Université de Sherbrooke s\u2019est même questionné sur la gestion en classe de cet élève qu\u2019il qualifie d\u2019homo numéricus (Guay & Guité, 2011, p.21).Cette grande propagation des TICs dans la vie courante se répand dans nos classes et notre enseignement doit s\u2019adapter à la réalité technologique du XXI siècle.L'utilisation grandissante du média cinématographique en classe amène alors un questionnement sur la qualité de cet outil (Marcus, 2007, p.5).Cet article a pour but de s\u2019interroger sur les bénéfices de l\u2019utilisation du média cinématographique dans le cadre de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au secondaire.On peut alors se demander quels sont les avantages et les inconvénients pédagogiques et didactiques d\u2019une telle démarche d\u2019enseignement.Il s\u2019agit de vérifier les fondements de cette pratique, par une revue de la littérature récente sur le sujet.Roxane Genty Comment choisit-on un film, un extrait parmi tout ce qui a été produit dans l\u2019industrie cinématographique?Comment déterminer quel sera le meilleur film pour appuyer notre enseignement?Sur quels critères dois-je me baser, quelles précautions dois- je prendre?Autant de questions que se posent, je l\u2019espère, tous les professeurs d\u2019histoire, dans le but d\u2019enseigner une séquence didactique de la plus grande qualité possible, d\u2019éveiller l\u2019intérêt des élèves et de susciter le goût de l\u2019apprentissage historique et de la réussite scolaire.1.Le cinéma en classe d\u2019histoire.Les différents genres cinématographiques.1.1 Le film de fiction Permettant de contourner le caractère scolaire, le film de fiction est régulièrement utilisé en classe d\u2019histoire, bien souvent parce que l\u2019enseignant est convaincu qu\u2019un film saura capter l\u2019attention de ses élèves et que cet intérêt leur permettra d\u2019apprendre de ces images.Pourtant, il faut nuancer cette croyance et faire attention au piège du film de fiction.Le piège du film de fiction est celui de croire que des élèves sont à même de constater le vrai du faux, l\u2019historique du narratif (Sealey, 2008, p.94).Rien n\u2019est moins vrai et une étude étasunienne est d\u2019ailleurs parvenue à la conclusion que les professeurs doivent préparer leurs élèves à ce type d\u2019activité, afin qu\u2019ils développent des outils de visionnement; autrement dit, leur esprit critique (Stoddard & Marcus, 24 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 2010, p.84).Cette même étude rapporte que 92% des enseignants suivis (au Connecticut et au Wisconsin) utilisent au moins une fois par semaine, si ce n\u2019est plus, le film de fiction (en partie ou de façon intégrale); et 82% pour le film documentaire (Stoddard & Marcus, 2010, p.84).Rien ne permet de croire que la situation soit très différente au Québec.Dans de telles proportions, un questionnement didactique est essentiel.Dans la mesure où une pratique pédagogique survient si fréquemment, il est juste de s\u2019interroger sur sa portée académique.Comme l\u2019écrivent Stoddard & Marcus, « if a teacher uses Pearl Harbor and Saving Private Ryan to show students what really happened in RESSOURCES EDUCATIVES | Lire entre les images nil Iie WW?2 as akin to the historical record and without critical analysis of what portrayed, then leaming from these films could be very problematic.Unfortunately, according to our survey and that of Hobbs (2006), this is exactly what is occurring in many high school classes.» (Stoddard & Marcus, 2010, p.85).Une meilleure façon de développer l\u2019esprit cntique des pédagogiques, car l\u2019intention n\u2019est pas d\u2019endoctriner nos élèves, mais bien de leur permettre de développer leur jugement critique et leur conscience citoyenne.Et pourtant, cette distance n\u2019est pas facile à établir et certains thèmes sont sujets à la polémique en classe, cela demande alors au professeur une double préparation.Par exemple, le sujet de Shoah doxalement encore plus aux apprentissages implicites de faits et détails historiques qu\u2019à la conscience citoyenne.Dans son mémoire présenté à l\u2019Académie de Montpellier, Guillaume Béal écrit qu\u2019il «pense que c\u2019est en fonctionnant dans l\u2019implicite que notre enseignement donne ses fruits les meilleurs parce que cela permet de réduire considérablement le caractère élèves et de les inciter à avoir \u20acst un épisode historique très scolaire de la transmission une écoute active et participa- sensible qui ne peut re abor- des savoirs qui constitue à tive serait d'utiliser ces deux dé partout de la même façon elle seule chez certains élèves films en classe comme étant (Manfra & Stoddard, 2010).un facteur très important de une source de comparaison des représentations des diffé- C\u2019est une occasion pour le professeur d\u2019enseigner à ses blocage, notamment des élèves chez lesquels le ème rents acteurs de la Deuxième élèves des principes de vie « sens » de l\u2019école n\u2019existe is Guerre mondiale et de ceux Citoyenne dont le respect, la plus et qui sont avides de jus- (or qui se servent du passé au- tolérance, la liberté d\u2019expres- tifications utilitaristes» (Béal, il jourd\u2019hui.Les éléves seraient sion, etc.2001, p.4).6 alors invités à critiquer les L'enseignant doit donc être Le premier avantage à utiliser os diverses sources, à s\u2019en pro- conscient des motivations qui le cinématographe en classe ol curer d\u2019autres afin de con- l'ont poussé a faire un choix est celui d\u2019«accrocher les fronter les représentations cinématographique et il doit élèves», mais, comme expli- ur cinématographiques, leurs être en mesure de les justifier qué précédemment, l\u2019inten- i fll représentations et celles de sur le plan pédagogique.Par tion pédagogique ne devrait ho leurs camarades de classe.Ce exemple, «un professeur uti- jamais se limiter à cette Es æ genre d\u2019activité ne présente lisant le modèle centre- vague garantie de calme dans E donc pas le film comme étant périphérie doit être conscient la classe, puisque le profes- iS une vérité, mais comme étant d\u2019utiliser un modèle mar- seur reçoit «même parfois les ge une vision d\u2019un évènement, xiste, de même qu\u2019un profes- remerciements d\u2019élèves qui il vision qui est critiquable, seur utilisant Spartacus doit ressentent cette projection \" contestable.être conscient des considéra- comme un cadeau.On risque = De plus, il est juste de serap- tions idéologiques qui ont alors de tomber dans la dé- i peler que dans tout choix aca- guide la réalisation du film.magogie.» (Béal, 2001, p.démique, l\u2019enseignant porteen C\u2019est une forme d\u2019honnêteté 5).\u2018 lui sa propre vision sur des intellectuelle vis-à-vis des Le deuxième avantage i évènements émotifs de l'his- élèves et de leur fa- quoffre le film de fiction, - toire.De la même façon que mille» (Béal, 2001, p.8).toujours selon Béal, est de we l'historien, le professeur d\u2019his- Malgré cela, l\u2019utilisation du dissimuler derrière un récit fr toire a un devoir de distance film de fiction en classe narratif captivant, une foule # émotive vis-a-vis ses choix d'histoire bénéficie para- d\u2019informations implicites qui TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 25 Re RESSOURCES ÉDUCATIVES Lire entre les images seront captées plus facilement par les élèves habituellement résistants à l\u2019enseignement magistral.Il revient alors à l\u2019enseignant de faire la part des choses des informations implicites fausses de celles qui sont démontrables historiquement.Le troisième avantage est celui de la mise en confiance que permet le média cinématographique.En effet, c\u2019est un outil technologique qu\u2019ils connaissent bien et qui peut s\u2019avérer être moins rebutant que la lecture d\u2019un long texte ou l\u2019écriture de notes de cours (Béal, 2001, p.5).Finalement, Béal mentionne que le film de fiction, puis- qu\u2019il travaille dans l\u2019implicite, suscite de la part des élèves un questionnement puisqu\u2019ils cherchent à mieux comprendre le cadre historique.Ainsi, le professeur est alors interrogé par le groupe et c\u2019est un moment privilégié pour expliquer certains éve- nements historiques, certains détails.C\u2019est aussi le moment de rétablir certaines distorsions et de susciter une réflexion (Béal, 2001, p.6).Le principal atout de l\u2019enseignement par le cinéma de fiction est d\u2019attemdre l\u2019élève par ses impressions, par un langage émotif.Avant de démarrer un film, l\u2019enseignant doit planifier et évaluer la validité historique dudit film, l\u2019activité prévue pour les élèves.Quelle place l\u2019enseignant souhaite-til fournir au cinéma de fiction dans sa classe\u201d D\u2019un point de vue didactique, c\u2019est un excellent moyen de déclencher chez l\u2019élève un conflit cognitif à partir de ce média très crédible puisque l\u2019image cinématographique entre généralement en conflit avec les connaissances antérieures et les perceptions acquises par les élèves, «Du point de vue didactique, le film de fiction est sans doute l\u2019instrument le plus efficace et le plus percutant, car c\u2019est un document très facilement mémorisable pour nos élèves puisqu\u2019il associe image et nama- tion» (Béal, 2001, p.13).Concernant le film de fiction, le plus grand questionnement réside dans la validité historique de cette démarche : en présentant un film de fiction à nos élèves, sommes-nous en train de faire de l\u2019histoire ou de l\u2019enseigner?Est-ce la même chose?Puisque nous n\u2019utilisons que rarement la méthode historique au moment du visionnement du film de fiction, comment justifier son utilisation en classe d\u2019histoire?Je pense que la réponse est dans la distinction entre le travail de l\u2019historien et celui du professeur; le professeur a une intention pédagogique qui justifie l\u2019utilisation d\u2019un média à priori dénué de méthode historique.Il n\u2019en reste pas moins que 26 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 l\u2019analyse d\u2019un film de fiction « est souvent plus riche que celle d\u2019un film documentaire » (Béal, 2001, p.22).Cette richesse relève de la qualité du film de fiction, de sa créativité qui touche une vérité intrinsèque.C\u2019est, encore une fois, cette impression implicite des tendances historiques, des évènements, des détails qui marque les élèves.Finalement, le film de fiction peut parfois remplacer le rôle des archives visuelles inexistantes : avant le XX° siècle, nous n\u2019avons aucune image cinématographique.La fiction se substitue alors aux archives (Rabu, 2007, p.25).1.2 Le film documentaire ou la fiction du réel : extrait ou intégralité, la question de la place du film dans la séquence d\u2019enseignement.Le film documentaire, aussi appelé le docu-fiction, est un genre cmématographique largement utilisé en histoire qui consiste, si on le définit grossièrement, à tirer un récit historique à partir d\u2019archives cinématographiques, de témoignages d\u2019acteurs de la période présentée et d\u2019historiens spécialisés dans cette période (Ferro & Planchais, 1996).« Il s\u2019avère cependant que le fim documentaire, comme tout film, est lui aussi une construction, et de ce fait une fiction » (Béal, 2001, p.22).À nouveau, il faut partir du __\u2014 sas ct ates RESSOURCES ÉDUCATIVES Lire entre les images in principe de précaution, C\u2019est- cours et interprétations développement de sa pensée bE a-dire que archive ou le 6 (Roskis, 2006).Pour ainsi critique (MELS, chapitre 7, et moignage n'est pas, contre dire, les archives «ne sontpas p.1).Ceci comespond au = toute vraisemblance, une des morceaux de réalité que quatrième niveau de la taxo- kh vérité en soi (Rabu, 2007, p.l\u2019on colle pour réaliser un nomie de Bloom, c\u2019est-a-dire nk 25).Cet aspect conceme le récit historique.Il faut partir celle de l\u2019analyse d\u2019un objet, qu développement de la pensée des questions que nous envi- où l\u2019élève est alors en mesure La critique chez l\u2019élève et sera sageons de leur poser et des de disséquer le sujet et d\u2019en ps abordé dans les pages sui- questions qu\u2019elles nous po- déterminer les tenants et as vantes, au point III.Il s\u2019agit sent en retour» (Niney, 2002, aboutissants.KI aussi et avant toute chose, p.256).Ce ne sont pas non Le film documentaire permet es d\u2019un travail à faire par l\u2019en- plus la traduction véritable de problématiser l\u2019histoire en me seignant; c\u2019est-à-dire de faire des souvenirs du récit d\u2019un confrfontant diverses opinions las l\u2019analyse critique inteme et témoignage, il faut être Pru- et en remettant en question ks exteme d\u2019une ressource ciné- dent quant à l\u2019exploitation les idées préconçues des Wy matographique, qu\u2019elle soit des sources documentaires.élèves.Si ce genre d\u2019activité Ne de fiction ou documentaire.La distinction de la réalité est permet de promouvoir un ge En sachant que de nom- d\u2019autant plus difficile à faire jugement raisonné, d\u2019une ds breuses images d\u2019archives dans le cas du docu-fiction, vue empirique de l\u2019humanité lp ont été filmées à une époque car le documentaire a des (Marcus & Stoddard, 2009, où l\u2019utilisation de cette tech- visées divertissantes et la fic- p.281), c\u2019est surtout à l\u2019esprit pie nologie était autrement plus tion se veut scientifique.On critique que l\u2019élève se réfère it coûteuse, force est de consta- peut alors se questionner sur pour se faire sa propre inter- dn ter que bon nombre d\u2019ar- la pertinence d\u2019utiliser le film prétation de l\u2019histoire.ib chives sont teintées beaucoup documentaire en classe.2.L'utilisation du cinéma al plus d'une vision politique L'enseignant doit alors dans le cadre d\u2019une SAE I.que d\u2019une vision jouralis- s\u2019interroger sur son intention 2.1 Quelle est la place du ça tique.Les enregistrements se pédagogique et émettre des film au sein de la SAE?ir devaient d'aller droit au but, critères de sélection pour le Sachant que la perception des eq pas de temps pour expéri- documentaire ou l'extrait élèves dépend de l\u2019utilisation y menter.Il ne faut pas non présenté.Dans des termes faite du film, de la façon dont ol plus perdre de vue le fait plus précis, il s\u2019agit d'être; est exploité en classe, il faut né quune quantité: nor- conscient à quel niveau de décider si c\u2019est le cadre tenn- P régligeable d'enregistrements pensée l\u2019on souhaite amener rel du cours qui va déter- | tournés sur le terrain entre les ses élèves.La taxonomie de Per l'utilisation du film, ou 0 années 1930 et 1950 «ontété Bloom est un schéma très si au contraire.le film va don- 2 bruitées et post-sonorisées en explicite de ces différents perle rythme de la séquence 5 studio, tout simplement parce niveaux (Bloom, 1975) qui didacti L'essentiel, pour | qu\u2019il n\u2019existait aucun moyen permet à l\u2019enseignant de vi- l'enseignant, est d\u2019être dons.2 portatif d'enregistrer le son sualiser le niveau comespo cient de son choix pédago- \u2019 | prono\u201d (Niney.2002, p.dn ses intentions pédago- gique, didactique et de ses i impacts.2 Les archives peuvent être En histoire, le but de 1'ensei- os \u2018ustifiera l\u2019utilisa- 0 interprétées de nombreuses gnant est de former son élève tion du fim en classe.L\u2019en- % façons, servir à divers dis- à l\u2019analyse historique et au TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 27 TIRE TEE RESSOURCES ÉDUCATIVES Lire entre les images seignant peut donc présenter un film dans son entièreté ou d\u2019en sélectionner un extrait, tant que cette séquence cinématographique soit en lien avec l\u2019intention pédagogique.Pourtant, il ne faut pas oublier que le film de fiction ou le documentaire (fiction du réel), « [est] un construit, un discours et il est à ce titre logiquement indispensable de le voir en entier.On ne peut pas parler d\u2019un livre dont on n\u2019aurait lu que le premier chapitre : il en est de même pour un film » (Béal, 2011, p.26).En fait, le risque principal de ne pas montrer le film dans son intégralité serait d\u2019aller à contresens de la vision de l\u2019auteur.L'enseignant doit donc s\u2019en assurer au moment de choisir un extrait.Ainsi, à chaque étape de la SAE, l\u2019utilisation du film doit s\u2019adapter au but de la séquence.En phase de préparation de la SAE, puisque la séquence est une amorce au reste de l\u2019activité, l\u2019extrait cinématographique doit contribuer au repêchage des connaissances antérieures, puis au choc cognitif.Une façon de préparer les élèves au visionnement d\u2019un film, est de leur fournir le cours d\u2019avant une grille de lecture qu\u2019ils pourront remplir pendant et à la fin du visionnement.Cette grille interrogera alors le récit, la narration, l\u2019intrigue, le déroulement et les personnages.C\u2019est aussi un très bon outil pour le retour en grand groupe, les élèves ont alors en leur possession une synthèse du document audiovisuel, celle-ci sera soumise à une correction collective.Une étude étasunienne a démontré que lors de la séquence de réalisation, l\u2019association de la lecture d\u2019un texte au visionnement d\u2019un fim du même sujet augmente de 50% l\u2019apprentissage de l\u2019information par rapport à la lecture seule (Butler et coll, p.1166).Dans notre pratique, c\u2019est une information importante à retenir, l\u2019appui d\u2019un média audiovisuel combiné à la lecture augmente les probabilités de rétention de l\u2019information de la part des élèves.Pour la phase d\u2019intégration, certains auteurs proposent un retour en grand groupe, sous forme de «séminaires socratiques», retour couplé d\u2019utilisation d\u2019autres sources historiques (livre, image, photographie) pour intégrer les apprentissages (Stoddard & Marcus, 2006, p.34).« L'enseignant introduit alors la question du choix et des points de vue en histoire et c\u2019est un excellent moyen de montrer qu\u2019une question historique est souvent l\u2019objet de débats, y compris au sein de la.communauté scientifique » (Rabu, 2007, p.26).28 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 IAAT NTT ee 2.2 Préparation de l\u2019élève avant le visionnement : apprentissage du lexique propre au média cinématographique.Le cinéma est un art qui se décrit par un vocabulaire propre et précis.C\u2019est cette spécificité qui rend l\u2019analyse cinématographique si particulière.Si l\u2019on souhaite présenter des extraits vidéos et surtout des films dans leur intégralité, il est essentiel pour l\u2019élève de maîtriser un certain lexique de base (Rabu, 2007, p.24).Cette éducation du regard cinématographique revient à l\u2019enseignant, ouvre la voie de l\u2019esprit critique et n\u2019est pas plus dur que d\u2019enseigner des techniques de commentaires de texte (Rabu, 2007, p.24).Il s\u2019agit de termes de base : « plan, cadrage, travelling, panoramique, zoom, échelle de plan, séquence, fondu, voix off, montage, flashback, etc.» (Rabu, 2007, p.24).Les différentes techniques cinématographiques ont une influence sur les perceptions; en Être conscient en tant qu\u2019enseignant, c\u2019est éviter de fausser les apprentissages de nos élèves (Ferro, 1977, p.51).Cette éducation cinématographique s\u2019inscrit dans la démarche historique qui compose essentiellement la compétence 1 du Programme de formation : Interroger les réalités sociales dans R° joe le ul I : f aft il ff une perspective historique, car une fois équipés de ce bagage d'interprétation cinématographique, les élèves seront à même d'utiliser le film comme tout autre document en histoire.Au même titre que d\u2019autres sources, le cinéma constitue un document qui mérite d\u2019être interrogé par l\u2019élève.Ce sont les modalités de cette interrogation qui se doivent d\u2019être encadrées par un lexique propre.Les élèves apprennent alors à s\u2019approprier non plus le contenant, mais aussi le contenu qu\u2019ils peuvent dès lors critiquer avec un langage spécifique, spécialisé.De plus, cet apprentissage particulier peut se planifier en interdisciplinarité de façon à ne pas segmenter l\u2019analyse cinématographique en l\u2019associant à la discipline historique, mais bien en favorisant son utilisation dans toute discipline au moment de l\u2019exercice de l\u2019esprit critique.Un partenariat avec l\u2019enseignant de français, surtout en littérature, peut s\u2019envisager dans la réalisation d\u2019une SAE sur une période historique et litté- raie partagée.« La volonté théorique d'une éducation critique du regard de nos élèves induit quasi obligatoirement une pratique pédagogique pluridisciplmaire.On peut considérer pour faire simple que le film de fiction RESSOURCES ÉDUCATIVES [par exemple] est à la fois une technique, une narration et un discours » (Béal, 2011, p.18).3.Le cinéma pour développer l\u2019esprit critique 3.1 Une bonne préparation sur les connaissances : utilisation d\u2019autres sources La certitude qu\u2019un document audiovisuel soit une source de vérité est le principal obstacle cognitif attendu chez les élèves.Pour déconstruire cette croyance, le professeur doit présenter le film comme n\u2019importe quelle autre source historique, c'est-à-dire un document qui doit être confronté à d\u2019autres et qui doit être soumis à la même méthode critique d\u2019analyse, étroitement liée au développement de la compétence 2; soit «interpréter les réalités sociales à l\u2019aide de la méthode historique».De cette façon l\u2019élève est à même de constater la variation des points de vue dans les diverses sources consultées et affine son œil à la détection des stéréotypes culturels.Nous l\u2019avons bien compris, utilisé seul et sans préparation, le cinéma en classe d'histoire se limite à un simple divertissement, et peut même développer une vision naïve de l\u2019histoire chez les élèves.Une fois impliqué dans son apprentissage, l\u2019élève a tendance à se faire plus critique, lorsqu\u2019il est actif dans TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 29 Lire entre les images la séquence pédagogique.Le professeur peut alors donner un rôle de critique aux élèves, tels qu\u2019historien, critique médiatique ou citoyen démocratique (Stoddard & Marcus, 2006, p.33).3.2 La critique interne/ externe d\u2019une source L\u2019élève, en tant qu\u2019artisan de la construction de ses savoirs, doit être outillé par l\u2019enseignant et l\u2019école afin d\u2019être en mesure d\u2019interroger les réalités sociales à l\u2019aide de la méthode historique, ce qui constitue la première compétence du programme de formation.Un de ces outils présentés par le renouveau pédagogique est celui de la grille des « 3QPOC ».En effet, les «3Q » représentent les trois questions suivantes : Quoi?Qui?et Quand?Le « P » est celui du Pourquoi?Le « O » celui du « Où » et le « C » celui du Comment?Que l\u2019on souhaite présenter un évènement, un personnage, un film, etc, la technique des 3QPOC « permet de dégager le chemin et de réunir une certaine quantité de données qui constitueront la base d\u2019une banque plus étoffée; [elle] indique aussi souvent la voie vers d\u2019autres pistes à explorer » (Richard, 2005, p.12).Ainsi, il est important de modéliser, dès la première secondaire (et pourquoi pas même au primaire, dans une \u2014æ ie eam sem MEE.DES.Hé = Lo AIP GET EME ie.adem oan UNS ERY ou ne PS ER A ES © OBE LA XN RRR SNS LL LL ANT Baie 3 as Hie RE M Ce eme de RESSOURCES ÉDUCATIVES Lire entre les images moindre mesure) la grille d\u2019analyse des 3QPOC.De cette façon, les élèves prennent l'habitude de se questionner sur leurs sources.Chaque source doit être soumise à deux analyses parallèles La première conceme le contenu (personnage, histoire, évè- nement, etc.), c\u2019est l\u2019analyse interne.La deuxième porte sur le contenant, le document en tant que tel.Quel est le type de document, qui en est l\u2019auteur, quand a-til été produit, pourquoi, etc?Bon nombre de questions qui mettent l\u2019élève en situation d\u2019analyse externe.Cette analyse foumira de nombreuses informations sur le contexte de la source et les familiarisera avec l\u2019idée de source primaire et de source secondaire (Rabu, 2007, p.24) et surtout avec les intentions de l\u2019auteur et le public visé (Condé et coll., 2006, p.93).De plus, pour l\u2019enseignant, c\u2019est souvent une porte ouverte pour discuter de propagande.Quand 1l est question d\u2019analyse cinématographique et d\u2019utilisation du média cinématographique en classe d\u2019histoire, c\u2019est inévitable.Bon nombre de réponses aux questions de l\u2019analyse exteme sont d\u2019ailleurs disponibles sur le site Web de la cinémathèque (www.bifi.fr).3.3 Problématique : histoire versus mémoire Nous l\u2019avons abordée dans les pages précédentes, la construction de la conscience citoyenne à l\u2019aide de l\u2019histoire pose une problématique concemant le lien affectif (De Baecque, 2008, p.19).C\u2019est l\u2019histoire qui s\u2019oppose à la mémoire.Plusieurs sujets du monde contemporain sont des points sensibles pour nos sociétés.Les guerres des XX° et XXIsiècles nous touchent encore de mémoire d\u2019homme.Les nationalismes sont au centre de ces tensions, couplé des considérations religieuses.Aborder un sujet historique du monde contemporain s\u2019avère une tâche ardue pour l\u2019enseignant qui doit lui-même prendre un recul émotionnel et imposer aux élèves une réflexion citoyenne, tout en leur laissant le droit de s\u2019exprimer selon leurs opinions.Il s\u2019agit donc de juger, selon le milieu socioécono- mique, selon l\u2019histoire des élèves, dans quelle mesure on peut leur présenter des images sans les blesser ou heurter leur humantté.3.4 Tension : développer Pesprit critique en incul quant des valeurs ci toyennes?L'utilisation de films en classe d\u2019historre révèle une tension philosophique dans notre programme de formation.En effet, en tant qu \u2018enseignants, une double mission nous incombe : développer chez nos élèves leur esprit critique et leur inculquer des valeurs citoyennes.Cette double mission se rapporte à la compétence 3; «Construire sa conscience citoyenne à l\u2019aide de l\u2019histoire».Pourtant, comme le soulève Stoddard, il y a une tension dans l\u2019intention pédagogique de plusieurs enseignants qui souhaitent engager leurs étudiants dans un débat d\u2019idées de libre-pensée, mais cherchent aussi à leur faire adopter une morale particulière et une visée politique spécifique (Stoddard, 2009, p.407).Teachers need to assume as a rule, however, that films are not objective or value «neutral» and will not serve as a comprehensive history for a deliberative activity.What they do provide is an engaging perspective that will raise important issues for later analysis and discussion in class and can lead to the development of historical skills that will benefit students long after having the classroom (Stoddard, 2009, p.429).Tous les enseignants ne seront pas nécessairement à l\u2019aise de se faire maîtres 30 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 de la moralité auprès de leurs élèves.Pourtant, c\u2019est un rôle avec lequel tout enseignant présentant des films et autres sources historiques se voit confronté.Conclusion En conclusion, les bénéfices de l\u2019utilisation du média cinématographique en classe d\u2019histoire sont réels, que ce soit pour les films documentaires ou les films de fiction.Cette recherche met de l\u2019avant la nécessité de préparation de ce type d\u2019activité, principalement pour que l\u2019esprit critique des élèves se développe adéquatement et que les notions apprises soient justes et véridiques.Le principal danger de l\u2019usage du film en classe est celui de l\u2019acquisition de mauvaises représentations mentales par les élèves.Ce type de piège survient généralement dans le cadre d\u2019une activité mal préparée ou même sans préparation.Présenter un film en classe est beaucoup plus ludique qu\u2019une présentation var tionnelle magistrale.conséquent, bon En d\u2019enseignants utilisent le film comme une récompense, pour colmater un vide de planification, pour gagner du temps de correction, etc, alors que c\u2019est exactement ce qu\u2019il ne faut pas faire si l\u2019on veut que les apprentissages de nos élèves soient justes et cohé- Sd Ua | ng ds I TE: rents.Toutefois, le manque de recherche sur le sujet (Marcus, 2007, p.6) (Marcus & Stoddard, 2009, p.280) est une problématique pour une utilisation adéquate du média cinématographique en classe.D'ailleurs, à l\u2019Université de Montréal, aucun cours de didactique de l\u2019histoire au curriculum, pas même en option, ne se penche sur la question de l\u2019utilisation en classe des films de fiction et documentaires.Pourtant, c\u2019est peut-être là, au niveau de la Formation des Maîtres, que commencerait l\u2019éducation cinématographique, afin que soient utilisés adéquatement les films documentaires et de fiction en histoire au secondaire.Bibliographie Béal, G.(2001).L utilisa- fion du film de fiction dans l'enseignement de l'his- foire en classe de 6.(Mémoire de maîtrise, Université de Montpellier) France.Repéré à http//Www.erdp- 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problème se pose particulièrement chez les enseignants d\u2019histoire qui ont souvent de la difficulté à marier l\u2019enseignement de leur programme avec des méthodes accessibles à tous les élèves.Cet article vise donc à répondre à la question suivante : comment aider les élèves ayant un trouble d\u2019apprentissage qui suivent les cours d histoire du cheminement régulier?Afin de répondre à cette question, je présenterai des stratégies de lecture qui s\u2019avèrent efficaces en classe d\u2019histoire pour les élèves ayant un trouble d\u2019apprentissage.Je présenterai aussi des stratégies et méthodes d\u2019approprnation du contenu propres à l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Vous pourrez constater que le but n\u2019est pas ici de faire l\u2019inventaire des stratégies qui pourraient pallier un trouble d\u2019apprentissage en particulier, mais de proposer des stratégies d\u2019apprentissage et des méthodes d\u2019enseignement qui peuvent aider l\u2019ensemble des élèves ayant un trouble d\u2019apprentissage.Ce choix a été fait pour des raisons d\u2019espace, mais aussi parce que ces élèves présentent plusieurs caractéristiques communes : ils éprouvent des difficultés en lecture qui les amènent à avoir de la difficulté à traiter certains types d\u2019informations, ils ont de la difficulté à organiser et à retenir les informations et ils ont de la difficulté à arrimer ces dernières aux connaissances antérieures (McFall & Fitzpatrick, 2010, p.263).1.Difficultés en lecture : des stratégies de lectures appli cables en sciences sociales Les difficultés et les troubles de lecture sont fréquemment le lot des élèves ayant des troubles d\u2019apprentissage.En histoire, cela pose des problèmes particuliers, car les textes sont nombreux à lire.De plus, les manuels sont généralement la source première d\u2019information.Or, ces manuels comportent souvent des lacunes dans leur structure, un vocabulaire inapproprié, beaucoup d\u2019informations et peu d\u2019explications (Armbruster & Anderson, cits dans Mastropieri, Scruggs & Graetz, 2003, p.103).Quant aux structures des textes scientifiques utilisés, elles sont souvent difficilement accessibles.Certaines stratégies de compréhension utilisées en littérature pour rendre les textes plus compréhensibles peuvent aussi être utilisées en histoire : donner une intention de lecture, moderniser les textes non seulement en les récrivant dans un langage contemporain, mais aussi en les liant à 32 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 © hn For BE DIDACTIQUE/PEDAGOGIE Comment aider les éleves.\\T \\T à mieux comprendre les sous-sujets et reformuler le tion de paragraphes ont aussi textes d'histoire.sujet principal.Enfin, pour obtenu de bons résultats et i 1.1 Une stratégie basée sur les textes ordonnés d\u2019une qu\u2019ils ont supplanté les élèves \" la structure du texte manière chronologique, les ayant utilisé la formule tradi- Bakken, Mastropieri et élèves devaient repérer et tionnelle (p.314-319).Cette = Scruges (1997) ont dévelop- surligner le sujet principal et constatation est très impor- : pé une méthode de lecture décrire les différences entre tante, car elle révèle que les © pour les élèves ayant des les différentes étapes méthodes les plus efficaces 0 troubles d\u2019apprentissage.(Bakken, Mastropieri & sont loin de l\u2019enseignement Cette méthode vise a leur Scruges, 1997, p.309).3 traditionnel, qui est encore | i permettre d\u2019avoir accès au Pour déterminer la validité et très présent dans nos écoles.E a contenu des textes qui pré- l\u2019efficacité de cette méthode, Par ailleurs, cette étude hi a sentent des structures particu- les auteurs l\u2019ont comparée à prouve que les élèves ayant ke y lières avec lesquelles les la stratégie de la reformula- des troubles d'apprentissage B ï élèves ne sont pas familiers.tion de paragraphes, quicon- sont capables d'apprendre Ë i La méthode consiste à entraî- Siste à reformuler chaque des stratégies de lecture com- \u2018A : ner les élèves à repérer trois Paragraphe, peu importe la plexes et d'en tirer profit et à wv types de structures de texte et structure du texte, et a la for- que la diminution des ext A ie à appliquer la stratégie qui lui mule traditionnelle, qui con- génces ou du curriculum E 9 correspond.Les auteurs ont Siste à répondre àunesériede n\u2019est pas la solution a leur , pu ciblé trois types de structures ; questions portant sur le con- inclusion dans les classes du È i idée principale (généralisation), tenu du texte (p.310-311).cheminement régulier.È iN liste (énumération) et ordre Les auteurs ont comparé le 1.2 Une stratégie basée sur È a (chronologie).Pour chacune nombre d\u2019idées principales et le repérage des liens de b P de ces structures, les ensei- secondaires que les élèves cause à effet R v gnants ont enseigné explicite- étaient en mesure de se rap- Les textes des manuels d\u2019his- r 7 ment la procédure à suivre.peler à court et moyen terme toire sont fréquemment cons- = ; Ils ont en effet présenté la et la capacité de transfert de fruits en fonction des liens de la réalité des élèves, utiliser des œuvres cinématographiques pour illustrer une réalité sociale, permettre aux élèves d\u2019émettre des hypothèses et construire des organisateurs graphiques (McFall & Fitzpatrick, 2010).11 existe cependant des stratégies qui ont été développées spécifiquement pour les textes historiques et scientifiques utilisés en histoire.Voyons donc un peu comment nous pouvons aider les élèves ayant des troubles d\u2019apprentissage méthode, modélisé un exemple, mis les élèves en pratique guidée, puis en pratique autonome.Pour les textes structurés en fonction des idées principales, les élèves devaient repérer et surligner l\u2019idée principale, trouver les arguments et les preuves et reformuler l\u2019idée et les preuves dans leurs propres mots.Pour les textes ayant la forme d\u2019une liste ou d\u2019une énumération, les élèves devaient repérer et surligner le sujet principal, relever les TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 33 ces stratégies dans un autre domaine.Il a été constaté que la méthode basée sur la structure du texte s\u2019est avérée plus efficace, sur tous les points, que les deux autres méthodes.En effet, les élèves ont été en mesure de se rappeler un plus grand nombre d\u2019idées principales et secondaires et ils ont plus facilement réutilisé la méthode apprise dans d\u2019autres contextes.Il faut cependant noter que les élèves qui ont utilisé la stratégie de la reformula- Ou.a QO 3 BOR les ni RL Bn Sa. RO are ec ve - _\u2014 Se DIDACTIQUE/PÉDAGOGIE Comment aider les élèves.cause à effet qui unissent les cause effet est l\u2019événement liens de cause à effet suivrait ad événements.Or, cette struc- principal\u2019 de cette relation ces tapes: iy ture est très difficile à com- (Ciardello, 2002, p.32-33).\u2014 montrer la différence st prendre pour les élèves, car La différence entre les types entre cause et effet; Gen elle requiert des habiletés de liens de cause à effet doit _, donner des exemples de fe intellectuelles très dévelop- aussi être expliquée.Les liens mots-clés qui permettent Ih pées comme les capacités peuvent ainsi avoir l\u2019aspect de les repérer: srk d\u2019inférence et de prédiction d\u2019une réaction en chaîne, le \u2019.14 ds oy LC > trouver le sujet et l\u2019idée (Williams & al, 2007, p.premier événement causant incipale du he ke 112).Il est cependant pos- le second, le second causant ph paragrapne, I sible d\u2019apprendre aux éléves le troisième et le troisième 7 TOUVer le pe de lien a à aborder ce genre de texte et causant l\u2019événement princi- « cause effet»; ÿ à en saisir les idées générales.pal, ou, encore, ils peuvent = S¢ poser des questions sur de En effet, il faut leur proposer avoir l\u2019aspect d\u2019une chaîne l\u2019ordre dans lequel sont i une marche à suivre qui les d\u2019événements indépendants arrivés les événements, i amene a se poser des ques- qui ont mené à l\u2019événement = construire un organisateur de tions, car « researchers main- principal.En fonction du graphique rendant compte o tain that questioning and self type de lien, l\u2019enseignant des liens unissant les évé- in questioning techniques can montre aux élèves à se poser nements.M help students in the middle deux types de questions : Ces étapes devraient per- : grades identify causal con- comment les événements mettre, en théorie, aux élèves f nections of ideas in a text précédents ont-ils mené à de mieux comprendre les = selection » (Ciardello, 2002, l\u2019événement principal?textes des manuels d\u2019histoire \" p.32).(réaction en chaîne) ou com- qui ont cette structure.A Des travaux des deux auteurs ment les événements ont-ils Comme cette méthode ré- mentionnés ci-dessus, nous contribué a 'événement prin- suite de la combinaison des \u2018 pouvons tirer une méthode cipal?(chaine d\u2019événements) éléments les plus pertinents = qui s\u2019enseigne en lisant des (Ciardello, 2002, p.33).Afin des travaux de Williams et al.L textes essentiels à la compré- de bien comprendre les liens (2007) et de Ciardello (2002), il ki hension du curriculum d\u2019his- de cause à effet qui unissent se peut qu\u2019elle comporte des ' toire.Ainsi, il faut montrer les différents événements, les lacunes, notamment quant à 0 aux élèves, de façon expli- élèves doivent apprendre à laclarté et à l\u2019ordre des étapes W cite, ce que sont les causes et les organiser dans un organi- à suivre.Quoi qu'il en soit il i les effets et leur donner des sateur graphique (Williams importe de garder en tête que » mots-clés qui leur permettent & al, 2007, p.114), Il s\u2019agit l\u2019important est surtout d\u2019en- | de les repérer dans les textes d\u2019une manière qui permet seigner explicitement cha- le (Williams & al, 2007, p.aux éléves d\u2019extraire les cune des étapes, car c\u2019est ain- \"0 114).L'enseignant doit aussi Causes et les effets du texte et si que les élèves peuvent dé- lt expliquer comment trouver de les organiser visuellement.velopper de nouvelles straté- a le sujet et l\u2019idée principale Cela aide plusieurs élèves à gies.Wi d\u2019un paragraphe.1 est pri- mieux comprendre les liens 2, Appropriation de Phis- ly mordial que l\u2019élève sache la qui unissent les différents toire par les élèves ayant un By différence entre les deux, car Événements.trouble d\u2019apprentissage Un l\u2019idée principale d\u2019un para- Si nous résumons, une straté- Comme l\u2019apprentissage de di graphe basé sur la structure ge de lecture basée sur les histoire peut étre ardu pour by 34 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 DIDACTIQUE/PÉDAGOGIE § Comment aider les eleves.ry les élèves ayant des troubles rhetorical purpose for which seignant montre aux élèves à d'apprentissage, il m\u2019appa- it was written » (Wineburg, comparer les détails de deux ne raissait pertinent de présenter 1991 cité dans De La Paz, sources avant de décider d\u2019en deux stratégies, ou méthodes Morales & Winston, 2007,p.accepter la véracité.Encore sb d\u2019enseignement, propres à 135).Les élèves apprennent une fois, l\u2019enseignant pro- ea l\u2019histoire qui ont été testées donc à se poser des questions pose aux élèves une série de sur le terrain et qui ont obtenu sur l\u2019auteur et sur les propos questions qui les aide à com- ld des résultats positifs auprès qu\u2019il tient : Qui est l\u2019auteur?parer les sources : y a-t-il des i de ce type d\u2019élève.Quel était son but?Estce points de vue différents?Un | .2.1 Stratégie d\u2019apprentis- que ses arguments et ses ex- des auteurs est-il incohérent?\u2018 sage pour maîtriser le rai- plications ont du sens?Est-ce Est-ce qu\u2019une personne est sonnement historique qu\u2019 il a des préjugés dansle décrite différemment?Est-ce Su Pour plusieurs élèves, etpar- texte?Ces questions permet qu\u2019un événement est décrit u ticulièrement pour les élèves tent aux élèves de mieux cer différemment?Que manque- 5 ayant un trouble d\u2019apprentis- ner le texte et de faire ressortir til dans l\u2019argumentation de car sage, l'apprentissage de l\u2019his- les éléments principaux.l'auteur?Que peux-tu dé- ne toire peut être ardu, car cela Cette étape inclut aussi une duire des sources en lisant oi demande des habiletés intel- discussion sur les préjugés.entre les lignes (p.136)?lectuelles qu\u2019ils ne possèdent Cette discussion se fait en Cette démarche de question- x pas encore, notamment la SUPE et est animée par l\u2019en- nement permet aux élèves de bis capacité d\u2019analyse et esprit Seignant.Le rôle de celui-ci réaliser qu\u2019il existe plusieurs ls critique.C'est pour cette rai- esttrès important, car comme points de vue sur un même ue son que De La Paz, Morales les élèves ont de la difficulté à sujet et que les auteurs peu- i et Winston (2007) ont créé relever les préjugés, l'ense- vent parfois rendre compte ; % une stratégie qui permet aux Sant doit faire cette dé- des faits de manière à ce L ds éléves d\u2019exercer le misonne- Marche avec eux et les ame- qu'ils corroborent leur point EL 95 ment historique facilement.er à comprendre ce qu'est de vue.i a Le but de cette stratégie est UN prjugé.Les auteurs ont La troisième étape consiste à k ji de leur apprendre à lire des CONstaté que la contextualisa- prendre des notes sur les élé- 23 hs sources et des textes histo- ton des préjugés serait ici ments vraisemblables de i 1 riques tout en analysant leur Pertinente, car ils seraient chaque source.Le but est ici E qu vraisemblance, à prendre des Inst liés au vécu des élèves.d\u2019amener les élèves à faire È ul notes et à réinvestir ces notes Cette discussion doit aussi ressortir les points qu\u2019ils trou- : 0 dans la rédaction d\u2019un texte, amener les élèves à prendre vent vraisemblables et à résu- E in Dans le cadre de ce travail, Conscience qu'ils ne peuvent mer leur analyse du sujet ou 3 fr nous nous concentrons sur la CTOIre tout ce qu ils lisent, car de l\u2019événement tout en consi- E 3 partie de la stratégie qui con- elle leur fait réaliser que le dérant toutes les sources (p.3 & siste à lire et interpréter les choix des mots peut indiquer 139).È a sources.la présence de préjugés et Tout au long du processus, * La première étape de la sta- VE CS derniers se trouvent les élèves ont une feuille sur N i tégie est de consulter les SOUVE dans des textes qui laquelle ils répondent aux E qu sources, « which mvolves comportent un seul point de questions et inscrivent leurs checking a docurment\u2019s source vue (p.13 D.notes.Cette feuille est stan- , (0 judge is integrity and the Lasecondeétapeestlacomo- dardisée, mais plus les élèves boration des sources.L\u2019en- utilisent la stratégie et plus ils TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 35 a DIDACTIQUE/PÉDAGOGIE Comment aider les élèves.développent leurs compétences, moins ils ont besoin de cette feuille.Is peuvent en effet prendre leurs notes de manière indépendante, car ils n\u2019ont plus besom du cadre fourni par la feuille standardisée.Le demier élément qui est inclus dans cette stratégie du raisonnement historique est l\u2019autorégulation, qui est très importante pour les élèves qui ont des troubles d\u2019apprentissage, car elle leur permet d\u2019aborder des tâches complexes plus facilement.Dans cette démarche, les auteurs ont donc appris aux élèves à se questionner sur leurs intentions et sur les étapes à suivre pendant qu\u2019ils exécutaient la tâche (p.139).L\u2019autorégulation permet ainsi aux élèves de se centrer sur la tâche et d\u2019évaluer leur progression.Il est aussi important de noter que chacune des étapes de la démarche a été enseignée selon la méthode de l\u2019enseignement explicite (modélisation, pratique guidée, pratique autonome).Cette méthode est fréquemment utilisée en adaptation scolaire, car elle permet aux élèves de prendre conscience de processus implicites qui leur sont difficilement accessibles autrement.Cette stratégie du raisonnement historique me semble particulièrement intéressante.En effet, non seulement a-t- elle prouvé que les élèves ayant des troubles d\u2019apprentissage peuvent obtenir de meilleurs résultats et faire appel à des faits historiques dans leurs arguments (p.139), mais elle offre aussi à l\u2019enseignant un cadre de raisonnement historique, avec des étapes bien définies, ce qui est plutôt rare.Par ailleurs, cette stratégie est juste assez complexe pour amener les élèves avec un trouble d\u2019apprentissage un peu plus loin, car eux aussi ont le droit d\u2019avoir accès à la démarche historique.2.2 L\u2019enseignement interactif Dans leur étude, Gersten, Baker, Smith-Johnson, Di- mino et Peterson (2006) ont montré que l\u2019interaction, qu\u2019elle soit entre les élèves ou entre les élèves et l\u2019enseignant, est essentielle à l\u2019apprentissage des élèves ayant des troubles d\u2019apprentissage parce qu\u2019elle leur permet de mieux comprendre le contenu et les stratégies utilisées.Ils ont donc développé une méthode d\u2019enseignement dont les caractéristiques principales sont la diversification du matériel pour rendre le contenu accessible, l\u2019alternance des modes d\u2019apprentissage (lecture, écoute, écriture, discussion) et la présence de l\u2019interaction dans chacune des activités proposées.Ces chercheurs ont donc dé- 36 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 veloppé une séquence d\u2019en- seignement-apprentissage dans laquelle les ressources sont variées.En effet, l\u2019enseignant présente la matière en altemant entre des extraits d\u2019un documentaire (ou tout autre film à caractère historique) et des textes extraits de manuels, de romans historiques et de sources premières (Gersten, Baker, Smith-Johnson, Dimino & Peterson, 2006, p.268-269).Lors du visionnement des extraits du documentaire, l\u2019enseignant fait des pauses fréquentes afin de donner des précisions sur le contenu notionnel abordé par l\u2019extrait.Cette démarche se fait par le biais de discussion avec le groupe.Après le visionnement, l\u2019enseignant fait un retour sur les notions importantes mentionnées dans le segment et il aborde le contexte sociopolitique (p.271).Le documentaire est donc l\u2019occasion d\u2019aborder d\u2019une manière différente le contenu notionnel.Il faut cependant mentionner que jamais les chercheurs ne proposent de projeter un film en entier.Ils préfèrent la sélection d\u2019extraits pertinents, ce qui me semble judicieux.Dans cette méthode, l\u2019enseignant propose aussi aux élèves de lire différents textes sur un même sujet ou événement et de les comparer.Le but est ici de faire interagir les M Ji IS 1s 116 fil wk ck Im om po 5h pr wt if in pi i i i i élèves avec les faits historiques, de relever des évé- nements clés et d\u2019établir une meilleure compréhension des liens entre les évé- nements et de créer des moments de discussion (p.269), D'ailleurs, pour réaliser ce dernier point, l\u2019enset- gnant fait travailler les élèves en dyades hétérogènes.Les membres de la dyade doivent lire chacun leur tour un paragraphe, s\u2019entraider lorsque des difficultés de lecture sont rencontrées et discuter des questions posées par l\u2019enseignant.Les réponses à ces questions sont par la suite partagées avec le groupe-classe (p.271-272).Cette étape permet aussi aux élèves de constater qu\u2019il peut exister plusieurs points de vue sur un même sujet.Enfin, l\u2019enseignant doit présenter les faits, les évé- nements et les personnages sous la forme d\u2019un récit narratif, car cette structure permet aux élèves de mieux comprendre l\u2019histoire.Ils sont ainsi en mesure d'anticiper les événe- ments, de voir les liens causals et d\u2019assimiler le contenu (p.269).L\u2019enchaine- ment des différentes activités doit donc présenter les événements de façon chronologique.Cette recherche prouve, DIDACTIQUE/PEDAGOGIE comme les quatre autres mentionnées précédemment, que les élèves qui ont un trouble d'apprentissage peuvent apprendre le contenu historique, qui est complexe, s\u2019ils sont actifs dans leur apprentissage, si le matériel est diversifié et adapté et si les stratégies sont enseignées explicitement et interactivement.Elle prouve aussi que les enseignants n\u2019ont pas à faire un choix entre les élèves ayant des troubles d\u2019apprentissage et les élèves sans troubles.En effet, cette méthode d\u2019enseignement est aussi efficace pour ces demiers et ils ne sont pas pénalisés quant à la quantité de notions abordées, car ils en voient autant qu\u2019avec l\u2019enseignement traditionnel (p.277).Tous les élèves tirent donc profit de cette méthode et l\u2019enseignant aussi, car il n\u2019a pas à élaguer son programme pour permettre la réussite de tous.Il faut cependant être conscient que l\u2019utilisation de cette méthode demande à l\u2019enseignant plusieurs heures de planification et de préparation, notamment parce que les extraits vidéo et les extraits de sources doivent tous être liés entre eux.Je crois qu\u2019il faut ici retenir l\u2019essentiel de cette étude : pour assurer la réussite des Comment aider les élèves.élèves qui ont des troubles d\u2019apprentissage, il faut que l\u2019enseignant diversifie les modes d\u2019apprentissage, enseigne explicitement les stratégies à utiliser et privilégie le travail en équipe.Conclusion Le but de cet article était de faire émerger des nombreux travaux de recherche que j'ai consultés quelques stratégies de lecture et méthodes d\u2019enseignement qui peuvent être utilisées dans les classes du XXI siècle, dans lesquelles nous retrouvons de plus en plus d\u2019élèves ayant des troubles d'apprentissage.Les quatre stratégies et méthodes ont été choisies parce qu\u2019elles ont été concrètement testées sur le terrain et qu\u2019elles ont obtenu des résultats positifs auprès des élèves ayant des troubles d\u2019apprentissage.Enfin, l\u2019élément le plus important à retenir est que les élèves qui ont des troubles d\u2019apprentissage peuvent acquérir des connaissances et développer des stratégies et des compétences complexes si nous leur en donnons les moyens.Nous pouvons d\u2019ailleurs constater que toutes les recherches mentionnées suggèrent aux enseignants de s\u2019éloigner des méthodes d\u2019enseignement et des stratégies traditionnelles, car elles ne conviennent pas aux besoins de ce type d\u2019élève.Elles suggèrent aussi toutes d\u2019enseigner les nouvelles stratégies selon la méthode de l\u2019enseignement explicite, car cela permet à ces élèves de mieux comprendre les étapes qu\u2019ils doivent suivre.Tous ces travaux de recherche ne s\u2019excluent donc pas mutuellement, mais présentent plutôt des éléments complémentaires qui peuvent être extraits et recombinés pour former de nouvelles méthodes d\u2019enseignement.C\u2019est maintenant à l\u2019ense- gnant de prendre les straté- gles avec lesquelles il est le plus à l\u2019aise et de les inclure dans sa pratique afin de permettre à tous ses élèves d\u2019apprendre l\u2019histoire.Bibliographie Articles de périodiques Bakken, JP, Mastropien, MA et Scruggs, TE.(1997).Reading Comprehension of Expository Science Material and Students With Learning Disabilities: a Comparison of Strategies.The Journal of Special Education, 31(3), p.300-324.Ciardiello, Vincent A (2002).Helping Adolescents Understand Cause/ Effect Text Structure in Social Studies.The Social Studies, 93(1), p.31-36.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 37 Ra: pul Re Re DIDACTIQUE/PEDAGOGIE Comment aider les éleves.De La Paz, S., Morales, P., Winston, P.M.(2007).Source Interpretation Teaching Students With and Without LD to Read and Write Historically.Jounal of Leaming Disabilities, 40(2), p.134-144.Gersten, R., Baker, SK, Smith-Johnson, J., Dimino, J.et Peterson, A.(2006).Eyes on the Prize : Teaching Complex Histo- vical Content to Middle School Students With Learning Disabilities.Exceptional Children, 72(3), p.264 280.CAMPUS CHEZ SOI Mastropieri, M.A, Scruggs, T.E.et Graetz, J.E.(2003).Reading Comprehension Instruction for Secondary Students : Challenges for Struggling Students and Teachers.Learning Disability Quaterly, 26(2), p.103-116.McFall, Lindsey et Michael Fizpatik (2010).Maistream Literature for Full, Inclusive Secondary Classrooms.Intervention in School end Clinic, 45(4), p.263-270.Williams, JP, Nubla- Kung, A.M, Pollini, S., Stafford, K.B., Garcia, A., Snyder, AE.(2007).Teaching Cause-Effect Ted structure Through Social Studies Content to At-Risk Second Graders.Journal of leaming disabilities, 40(2), p.111-120.Notes Parce que l\u2019espace est ici restreint, nous ne faisons pas de distinction entre les différents troubles d\u2019apprentissage qui existent.Par ailleurs, nous utilisons alternativement troubles et UISTRA BRANCHÉ CERTIFICAT EN SCIENCES DES RELIGIONS A DISTANCE | .a « Formation initiale ou compiementaire pour Cra he oi CES aux besoins personnels et pipfessionnels | * Ressource pour les enseignants d\u2019éthique et de culture religieuse ftsr.ulaval.ca Cr LE) \u201cpr Pr ET) CE LE) difficultés d\u2019apprentissage pour des raisons esthétiques, mais nous savons pertinemment qu\u2019il existe une différence entre les deux termes le premier est permanent alors que le second est temporaire.* Traduction libre des questions proposées par Ciar- dello (2002).* Traduction libre des questions proposées par De La Paz, Morales et Winston (2007).AAA UNIVERSITÉ LAVAL Faculté de théologie et de sciences religieuses 38 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 | RE (I KR \u2018 El UNI ki i em bi dy Ta 8 DIDACTIQUE/PEDAGOGIE L'ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ : CE QUE LA RECHERCHE DIT ET CE QUE LES ENSEI- ve * GNANTS FONT.\\ KAREN CLOUTIER 1 ÉTUDIANTE AU BACCALAURÉAT EN ENSEIGNEMENT SECONDAIRE $ UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL pi a réforme scolaire au Québec a intégré l\u2019éducation à la citoyenneté dans le cours d\u2019histoire.i Une compétence, la troisième, lui est même entièrement dédiée, C\u2019est dire que le ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a décidé de lui accorder davantage d\u2019importance is qu\u2019auparavant.J\u2019aborderai donc les pédagogies proposées par la recherche et les pédagogies la employées par les enseignants en classe pour éduquer à la citoyenneté.De plus, je discuterai de mn la formule pédagogique du débat qui peut, à mon avis, contribuer à développer la conscience citoyenne des élèves.Pédagogies proposées démocratiques et à s\u2019impli- relle que n\u2019importe quelle par la recherche quer politiquement et sociale- famille ou église.Puisque le Tout d\u2019abord, la recherche en éducation propose de développer l\u2019autonomie intellectuelle des élèves en classe d'histoire dans le but de les engager plus tard dans la vie citoyenne (Moisan, 2010, p.13-14).Pour certains, il faut que « l\u2019enseignement de l\u2019histoire insiste de manière générale sur le développement d\u2019un jugement raisonné, sur une vision globale de l\u2019humanité et sur une réflexion sur le bien commun » (Barton et Levstik, 2004 cités dans Moisan, 2010, p.59).L'enseignant d'histoire doit amener ses élèves à développer leurs ment après leurs études secondaires (Hess, 2004, p.258).De plus, Jutras (2010) soutient que « la classe d\u2019histoire constitue véritablement un lieu privilégié pour aborder des enjeux sociaux, les discuter et les critiquer » (Jutras, 2010, p.70).Ainsi, les enset- gnants d histoire ont tout intérêt à utiliser ce privilège pour former des citoyens critiques engagés dans les débats sociaux comme le prescrit le Programme de formation de l\u2019école québécoise.Les cours d'histoire donnent une culture aux élèves, ce qui leur permet de MELS désire que les élèves deviennent des citoyens ouverts à la pluralité, l\u2019enseignant d'histoire peut exploiter cet aspect pour susciter des discussions et une ouverture d\u2019esprit chez ses élèves.Par ailleurs, selon Éthier (2006, p.657), les manuels d\u2019histoire devraient permettre aux élèves de faire des recherches sur la démocratie, sur les luttes pour les libertés, sur l\u2019épopée syndicale, etc.Ceci peut aider les élèves à comprendre les rouages de la démocratie et donc, de s\u2019y impliquer davantage en tant que citoyens.De plus, la délibération dé- propres jugements et visions devenir des citoyens capables mocratique peut être une fa- à travers différentes discus- de critiquer la société dans gon de développer la citoyen- sions (Barton et Levstik, laquelle ils vivent.neté chez les élèves du se- 2004, p.39-40).En effet, ces discussions amènent les élèves à supporter les valeurs Hess (2004, p.257) affirme aussi que l'école contient plus de diversité ethnocultu- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 39 rn ra: SABRE 0 4 = ArT ze.emt ae condaire.Elle permet de faire un débat dans lequel les citoyens sont libres et égaux.Karen Cloutier RARE ARE DIDACTIQUE/PEDAGOGIE L'éducation a la citoyenneté.Elle amène les délibérants « a faire une distinction entre des discussions de premier ordre (questionner la vérité de leurs croyances personnelles) et de second ordre (questionner l\u2019acceptabilité des revendications associées à Ces croyances) » (Lefrançois et Ethier, 2008, p.456).Par ailleurs, Evans (2006) propose des « types de classe » qui sont encouragés par la recherche et qui contribuent au développement de l\u2019éducation à la citoyenneté : « case analysis, public issue research projects, model town councils, peacebuilding programs, community participation activities, public information exhibits, online international linkages, and youth forums » (Evans, 2006, p.416).Pédagogies employées en classe par les enseignants Tout d\u2019abord, avant de présenter ce qui se fait actuellement en classe pour éduquer à la citoyenneté, je trouve qu\u2019il est intéressant de s\u2019attarder au discours que les enseignants portent sur l\u2019éducation à la citoyenneté dans le cadre du cours d\u2019histoire.Moisan (2010) émet un résumé de ce discours : « La citoyenneté est un statut octroyant des droits et impliquant des devoirs et des valeurs sociales qui permettent un vivre- ensemble harmonieux et respectueux » (Moisan, 2010, p.128).Pour plusieurs enseignants, la citoyenneté consiste à apprendre à vivre avec les autres, c\u2019est-à-dire de partager des valeurs communes \u2014 humanistes \u2014 et de respecter autrui (Moisan, 2010, p.131).Selon Evans (2006), « teachers emphasized knowledge acquisition (e.g., and understanding of core concepts like rights and duties, civic involvement, and on being informed about issues related to civic life) as a central goal » (Evans, 2006, p.418).En ce qui conceme les pratiques que les enseignants mettent en place dans leur classe pour développer la citoyenneté de leurs élèves, Moisan (2010, p.159) rapporte qu\u2019on laisse peu les élèves discuter entre eux et que les enseignants ont plutôt tendance à créer de courts moments de réflexion de groupe sur l\u2019éducation civique.D'ailleurs, aux Etats- Unis, l\u2019éducation à la cr toyenneté que les élèves reçoivent ressemble beaucoup à l\u2019éducation civique donnée auparavant (Barton et Levs- tik, 2004, p.29).Certains enseignants souhaitent que leurs élèves « se questionnent sur les problèmes contemporains » (Cardin, Ethier et Meunier, 2010, p.21) et vont donc parler d\u2019actualité dans leurs classes.D\u2019autres vont partir des représentations 40 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 qu\u2019ont les élèves de la société actuelle pour introduire l\u2019éducation à la citoyenneté dans leurs cours (Cardin et al, 2010, p.296-297).Plusieurs enseignants vont prendre des articles de joumaux ou de magazines et des vidéos pour aborder les débats sociaux actuels avec leurs élèves et développer leur habileté à travailler avec des sources (Evans, 2006, p.420-421).Les enseignants transmettent des informations sur la citoyenneté à leurs élèves en soulignant des thèmes comme les droits et responsabilités, la démocratie, les formes de participation politique, les événements courants qui sont sujets à discussion en classe à travers différents médiums (Evans, 2006, p.421).L'actualité est donc souvent utilisée par les enseignants pour engager leurs élèves dans les débats sociaux, ou pour leur faire comprendre les concepts liés à la démocratie.Par ailleurs, Moisan (2010) explique que certains enseignants vont « incamer un modèle de bon citoyen en espérant que les élèves reproduiront ce modèle » (Moisan, 2010, p.161).Ils veulent transmettre leurs valeurs démocratiques et leurs attitudes portées sur l\u2019ouverture et la tolérance à leurs élèves.Une enseignante aux Etats-Unis, pour sa part, tente d\u2019inculquer Wy Ih des legons morales a ses élèves afin de construire la pensée de ses élèves (van Hover, 2007, p.678).Elle souhaite que ses élèves tirent des morales de l\u2019histoire et qu\u2019ils distinguent le bien du mal (van Hover, 2007, p.678).« In fact, she constantly described her vision of a better society and world, believing that her role was to tell students what should be learned from history and how they could apply those lessons as citizens » (van Hover, 2007, p.678).D\u2019autre part, Kennelly (2006, p.547) aborde le fait que les pratiques en classe continuent de supporter davantage une conception traditionnelle et élitiste de la citoyenneté.On parle surtout des groupes ma- Joritaires de la société et des revendications qu\u2019ils ont.À ce sujet, « à certains égards, le Québec a opté pour la neutralisation des contenus d\u2019enseignement » (LeVasseur, 2006, p.617) dans le but de ne pas discriminer les élèves issus de communautés culturelles minoritaires.D'un autre côté, certains enseignants essaient d'intégrer les élèves dans les processus de décisions des règles de classe, de laisser les élèves choisir leur sujet de recherche, d'encourager la discussion dans leur classe dans le but d\u2019éduquer à la citoyenneté (Evans, 2006, p.420).DIDACTIQUE/PÉDAGOGIE L'éducation à la citoyenneté\u2026 « Comments from Canadian respondents included using walls to display students\u2019 work, highlighting on bulletin boards current issues from magazines: and daily newspapers, and organizing desks in particular ways to facilitate discussion » (Evans, 2006, p.420).Aussi, les enseignants font de plus petites activités comme des questionnaires et des tableaux synthèses sur les concepts reliés à la démocratie (Evans, 2006, p.421).Evans (2006) rapporte qu\u2019ils vont aussi amener les élèves à discuter de dilemmes moraux, à faire des études de cas, à faire des discussions en cercle, à apprendre par coopération, etc.Les Canadiens mettent l\u2019accent sur la diversité culturelle (Evans, 2006, p.422-423), ce qui est un élément que le Programme de formation de l\u2019école québécoise prescrit.Finalement, certains ensel- gnants d histoire et éducation à la citoyenneté trouvent que l\u2019éducation à la citoyenneté alourdit leur tâche et donc négligent cette dimension du cours.Dans sa thèse de doctorat, Moisan (2010) rapporte les paroles d'une enseignante : « À un moment donné, tu sais, dans le concret il faut survivre à la réalité.Il faut passer sa matière.Il faut évaluer des choses.Ça fait que, à un moment donné, la citoyenneté, c\u2019est ça qui TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 41 prend le bord en premier.C\u2019est plate, mais j'ai l\u2019impression que c\u2019est ça pareil » (Ginette, séance 1) (Moisan, 2010, p.167).Les enseignants rapportent souvent manquer de temps en classe, ce qui expliquerait peut-être le fait qu\u2019ils mettent de côté l\u2019éducation à la citoyenneté.De plus, avec l\u2019arrivée des nouveaux bulletins, il n\u2019y a que la compétence 2 Interroger les réalités sociales à l\u2019aide de la méthode historique (MELS, 2004) qui compte vraiment.Les enseignants ne se cassent donc pas la tête à évaluer une compétence que même le MELS met de côté.Le débat pour éduquer à la citoyenneté Le débat permet de susciter la discussion chez les élèves et leur permet également de développer leur argumentation, ce qui en fait une formule pédagogique que j'apprécie grandement.Plusieurs débats ont lieu dans notre société et plusieurs ont eu lieu au cours de l\u2019histoire, ce qui en fait une pratique intéressante à exploiter en classe d'histoire.Si l\u2019on souhaite démontrer des divergences de points de vue sur un sujet donné, je crois que le débat peut être une bonne façon de procéder.De plus, le débat n'a pas une forme fixe, c\u2019est-à-dire que l\u2019enseignant peut l\u2019adapter à DIDACTIQUE/PEDAGOGIE L'education a la citoyennete.sa guise, selon ses intentions pédagogiques et didactiques.Par exemple, le débat peut se faire en grand groupe avec deux camps (pour et contre; oui et non); il peut se faire en petits groupes composés de quelques élèves qui représentent chacun un point de vue ou un groupe d\u2019acteurs con- cemés par le débat (en ce sens, il peut rejoindre le jeu de rôle), l\u2019enseignant peut imposer des points de vue aux élèves ou non; etc.Bref, le débat est une formule pédagogique très flexible et peut s\u2019utiliser dans plusieurs contextes.Aussi, « la discussion est une stratégie essentielle en classe d\u2019histoire, car elle permet [.] de poursuivre et d\u2019attemdre des visées pédagogiques supérieures au plan cognitif » (Martineau, 2010).J'ai expérimenté le débat à quelques reprises durant mes stages.J\u2019en ai fait deux avec deux groupes de première secondaire et ça a bien fonctionné à chaque fois.Des élèves qui ne parlaient pratiquement jamais se sont intéressés au débat et y ont grandement participé.J\u2019ai fait un autre débat avec quatre groupes de quatrième secondaire.Ça a bien fonctionné, mais ça a aussi plus bougé dans la classe.Le débat était beaucoup plus animé, car les élèves ont davantage de connaissances générales et sont déjà plus habitués de s\u2019exprimer.Dans tous les cas, les élèves semblent avoir apprécié le débat, car il leur donne la parole et il change la dynamique de la classe.Certains élèves m\u2019ont même demandé s\u2019il était possible d\u2019en faire un autre! Je crois que le débat peut aider les élèves à développer leur conscience citoyenne pour plusieurs raisons.Tout d\u2019abord, il leur permet de prendre la parole et il leur demande une grande dose de respect et de savoir-vivre.En effet, les élèves doivent apprendre à respecter les opinions des autres, à attendre leur tour de parole et à gérer leurs émotions.Aussi, le débat amène les élèves à réfléchir sur leus préjugés ou leurs opinions pré- construites.Certains vont même changer de camp en cours de route! Le débat suscite également la réflexion, car les élèves doivent réfléchir à leurs arguments et faire référence à des connaissances.[Is doivent par ailleurs développer leur capacité d\u2019écoute pour pouvoir répondre à l\u2019autre camp sans toujours répéter les mêmes arguments.Bref, selon moi, le débat est une excellente façon de susciter la discussion en classe, de développer certaines habiletés chez les élèves et d\u2019éduquer à la citoyenneté.: 42 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 Bibliographie Articles de périodiques Ethier, Marc-André.(2006).Analyse comparative des activités et contenus des ouvrages scolaires québécois d'histoire générale relatifs aux causes de l\u2019évolution démocratique.Revue canadienne de l'éducation 29,3, pp.650-683.Evans, Mark.(2006).Educating for citizenship: what teachers say and what teachers do.Revue canadienne de l'éducation 29,2, pp.410 435.Hess, Diana E.(2004).Controversies about Controversial Issues in Democratic Education.PS Online: University of Wisconsin, Madison, pp.257-261.Kennelly, Jacqueline.(2006).\u201cActing out\u201d in the public sphere: community theatre and citizenship education.Revue canadienne de l'éducation 29,2, pp.541-562.Lefrançois, David & Ethier, Marc-André.(2008).Education à la citoyenneté et démocratie délibérative en classe d\u2019histoire : dangers et précautions.Revue des sciences de l'éducation, vol.34 no.2, pp.443-464.LeVasseur, Louis.(2006).Éducation à la citoyenneté et missions d\u2019instruction et de socialisation de l\u2019école québécoise.Revue canadienne de l'éducation 29,3, pp.611- DIDACTIQUE/PEDAGOGIE ; L'éducation à la citoyenneté\u2026 634.gogiques.Sainte-Foy : daire (2004): 8 Van Hover, Stephanie.Presses de l\u2019Université du http/Wvww.mels.gouv.ge.ca/ fh (2007).\u201cI Want to use my Québec.DGFJ/dp/ &s subject matter to.\u2019 The Martineau, Robert.(2010), programme de formation/ 0 role of purpose in one US.Fondements et pratiques de secondaire/pdf/prform2004/ 1s secondary history teacher's l'enseignement de l'histoire à chapitre072v2.pdf bik instructional decision ma- \u2018école : Traité de didactique.Histoire et éducation à la ci- fon king.Revue canadienne de Québec : Presses de l\u2019Uni- toyenneté, 2° cycle du secon- a l'éducation 303, pp.670- versité du Québec.daire (2004) : 5, 690.Thèse http://Www.mels.gouv.qc.ca/ Monographies Moisan, Sabrina.(2010).sections/ bi Barton, Keith C.& Levstik, Fondements épistémolo- programmeformation/ i Linda S.(2004).Teaching giques et représentations secondarre2/medias/7b- tes history for the common good sociales d'enseignants d his- pfeq_histoire.pdf 0 Mahwah, N.J.Lawrence foire du secondaire à l'égard Domaine général de forma- {|} Erlbaum Associates.de | \u2018enseignement de l'his- tion « Vivre-ensemble et ci- Cardin, Jean-François & foire et de la formation ci- toyenneté » (2004): i Ethier, Marc-André & Meu- foyerne (Thèse de doctorat).http/Avww.mels.gouv.qc.ca/ Ww nier, Anik.(2010).Histoire, Université de Montréal, sections/ Tu musées et éducation à la ci Montréal.Accessible via programmeformation/ id ji toyenneté Québec : Éditions Papyrus.secondaire2/medias/2- E ot MuttiMondes.Programme de formation pfeq_chap2.pdf Bi Jutras, France.(2010).L édu- de l\u2019école québécoise: E.Ih cation à la citoyenneté : en- Histoire et éducation la ci- ssf sk E He jeux socioéducatifs et péda- toyenreté, 1\u201d cycle du secon- E Le Congrès des sciences humaines È i 26 mai au 2 juin 2012, Kitchener-Waterloo à L} Fédération canadienne des sciences humaines organise chaque année le Congrès des i sciences humaines, en partenariat avec une université-hôtesse différente à chaque année.Ce dernier rassemble chercheurs, responsables des politiques et praticiens qui viennent y présenter i kt des recherches, échanger des idées et développer des partenariats.Véritable « rencontre de ren- Ek i contres », le Congrès dure habituellement huit jours, reçoit 70 rencontres d'associations savantes i & etattire en moyenne 6 000 congressistes.= # www.fedcan.ca L 1 Société historique du Canada, réunion annuelle » 28au 30 mai2012, l'Université de Waterloo et à l'Université jh Wilfrid Laurier pd raie ondée en 1922 et entièrement bilingue, la Société historique i CHA wIgrg src du Canada est une organisation nationale qui a pour but d'en- J Société matorque ou consss courager la recherche dans tous les domaines de l'histoire; elle est 5 la plus importante organisation représentant les chercheurs en his- ik toire au Canada.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 43 RA Hal a APE fol EE ER nae AIRES RER DER RE NÉS TERRE \u2026 AVE.CHO WL eal en ES VE LL OS HISTOIRE DE L'ÉDUCATION LES CLERCS DE SAINT-VIATEUR AU COLLÈGE DE JOLIETTE : SCIENCES CHRISTIAN MORISSONNEAU UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES PAS SEULEMENT DES PÉDAGOGUES DES ARTS MAIS AUSSI DES ui, au Québec, ne connaît pas la réputation de Joliette, capitale régionale et diocèse, la ville musicale aussi bien dans le champ de la musique classique (Festival international de La- naudière) que dans celui du traditionnel (une pépinière de groupes, de La Bottine Souriante à la formation Le Vent du Nord et la Famille Cantin).La musique représentée par des personnes comme Angèle Dubeau ou des groupes, harmonies, chœurs et chorales, orchestre symphonique, a eu des animateurs et enseignants de qualité, tous des Clercs de Saint-Viateur, du père Roland Brunelle au pére Femand Lindsay.On pourrait élargir le domaine culturel aux arts visuels où là aussi les Clercs du collège ou du séminaire, parce que formant des prêtres et situé au diocèse, ont créé et entretenu une vie artistique qui dépassait de loin les limites de la ville avec des groupements d'artistes, des revues, un musée d\u2019art.Alors, oui à l\u2019importance des Clercs de Saint-Viateur et du collège (de) Joliette et à leur influence dans la culture la- naudoise et québécoise.Mais l\u2019enseignement scientifique a toujours et dès les débuts occupé une place que la culture n\u2019a pas éclipsée.Dès son ouverture en 1846, un collège innovateur Dès qu\u2019il fait construire un collège dans son village d\u2019Industrie, en 1846, l\u2019entre- preneur-fondateur Barthéle- my Joliette, avec l\u2019assistance du curé Antome Manseau, souhaite innover en éduca- ton.Il veut former un homme nouveau travers un programme d\u2019études de cinq ans autour des disciplines scientifiques et « indus trielles», les arts libéraux et les langues modemes, le Christian Morissonneau français et l\u2019anglais.Mgr Bourget, à la demande de Joliette, envoie les tout premiers Clercs de Saint- Viateur (CS.V.).C\u2019est le père Etienne Champagneur, arrivé de France en 1847, qui est choisi comme directeur du collège.En cette année où les C.S.V prennent en charge le nouvel établissement, qua- rante- cinq élèves sont déjà inscrits.Le programme des études s\u2019inspire de celui de Sainte-Anne-de-la Pocatière.Deux C.S.V qui amivent de cinq ans d\u2019enseignement aux Etats-Unis sont responsables des cours d\u2019anglais.Mais, en 1852, une crise se déclare parce que les C.S.V.nouveaux venus n\u2019ont pas fait d\u2019études classiques poussées.A l\u2019époque le village de L\u2019Industrie, ouvert par Jo- 44 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 liette, a environ 2000 habitants et une population majoritaire de prolétaires forestiers et employés des moulins à scie.L\u2019évêque de Montréal, Mgr Bourget, accueille bien le renfort des nouvelles communautés religieuses, alors que l\u2019archevêque de Québec, Mgr Signay, est davantage dans l\u2019expectative.Mgr Bourget prévient les C.S.V.de se «canadianisen» «Soyez gai et joyeux pour gagner l\u2019estime des Canadiens».Le supérieur Etienne Champagneur souhaite un collège classique mais pas routinier : un collège avec éducation religieuse et pratique.Il appuie donc Joliette.En 1849, Mgr Bourget a aussi confié aux C.S.V.le collège de Chambly et celui de Rigaud en 1850.Le pro- dit a js 5 ri i oi fis i i wr fi gramme modeme de Joliette sert de modèle à Rigaud, mais l\u2019enseignement du latin est offert à ceux qui le veulent.Barthélemy Joliette s\u2019était intéressé aux écoles élémentaires entre 1810 et 1822 lorsqu\u2019il exerçait le notariat à l\u2019Assomption.Son oncle Joseph-Edouard Faribault, notaire et homme d\u2019affaires, s\u2019est fait connaître entre autres pour son opposition à la fondation d\u2019un collège dans la même ville.Jean- Baptiste Meilleur, médecin de la ville, réussira avec deux autres à ouvrir un collège en 1832.Joliette veut que son collège soit différent des collèges classiques, il leur reproche l\u2019enseignement du latin et la mauvaise préparation aux emplois autres que les professions libérales encombrées.Il veut donc de l\u2019anglais et des mathématiques utiles pour la pratique commerciale ou industrielle.Dans une lettre du curé Manseau «.comme son but serait d\u2019établir une école mo- dele il désirerait qu'on y enseignât d\u2019abord la lecture, l\u2019écriture grammaticalement: l\u2019arithmétique; de plus il aimerait qu\u2019on y enseignât la géométrie, le dessin linéaire, l\u2019art de dresser des plans, de faire des devis de construction, quelques métiers».(Lettre à l\u2019abbé Querbes, fondateur des C.S.V., 1845).Les oO eevee oo A ede = HISTOIRE DE L'ÉDUCATION CSV adoptent cette orientation.En 1864, le père Cyrille Beaudry né au village voisin de Saint-Paul de Lavaltrie en 1835 devient directeur.On discute alors dans le diocèse de Montréal parmi les ecclésiastiques sur le trop grand nombre de collèges qui enseignent le latin.Au Synode de 1863, à l\u2019évêché de Montréal, on étudie diverses questions : encombrement des professions libérales, manque de professeurs, proportion trop grande de ceux qui choisissent le cours classique par rapport a la France.Des votes sont pris : diminution sera faite du nombre de collèges classiques où l\u2019on enseigne le latin.Lesquels?1) les demiers établis; 2) ceux qui ont détourné leur première mission : les cours commerciaux et 3) les collèges industriels.On ne gardera que les quatre collèges classiques, les collèges de Montréal, de Sainte- Marie, de Sainte-Thérèse et de l\u2019Assomption.On vote par 138 voix sur 142 l\u2019abolition du cours classique à Jo- liette.Mais en 1864, n\u2019est pas parvenue la signature de l\u2019évêque de Montréal.Le père Beaudry défend l\u2019idée du cours classique à Joliette où il avait lui-même décidé de devenir prêtre dans les années 1850 et où il sait que Les Clercs de St-Viateur.des jeunes rêvent de la prêtrise.En 1864, le second Synode s\u2019entend pour maintenir le fait qu\u2019il y a trop de grands collèges.Quant aux petits collèges par rapport aux grands, ils demeureront sous leur dépendance et on n\u2019y enseignera le latin que deux ou trois ans.Dans les faits, le collège Joliette ne s\u2019affiliera à aucun «grand collège» et le père Beaudry organisera les études classiques.Mgr Bour- get qui avait ouvert la plupart de ces petits collèges ne reculera pas devant les revendications des prêtres séculiers enseignants, comme à l\u2019Assomption.Le père Beaudry innove.Ainsi il fait construire une piscine et, en revenant d\u2019un voyage en Europe, il rapporte la méthode sténographique de Duployé, devenant ainsi le premier à l\u2019introduire en Amérique dans un cours commercial.Etles sciences?Commençons par 1848, l\u2019année où le frère Augustin Fayard, à peine arrivé de France, publie le Cours élémentaire de botanique et d'agriculture.Premier traité.Botanique, Berthier, Imprimeur de l\u2019Echo des Campagnes.Plus tard, le père Joseph Morin, professeur, devient le premier doyen à la faculté des Sciences de l\u2019université de Montréal; le père TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 45 BR few Boa = HISTOIRE DE L'ÉDUCATION Les Clercs de St-Viateur.Josaphat Asselm, professeur de chimie enseignait en même temps dans cette université et au séminaire.De nombreux étudiants ont reçu leur formation au camp des Jeunes Explorateurs fondé et dingé par le frère Léo Brassard dans les débuts des années 1950.Il a inspiré un grand nombre de Clubs des Jeunes naturalistes dans la région et ailleurs.Son école d\u2019été, avec des collaborateurs, a inspiré aussi des camps de sciences naturelles dans Charlevoix formant des générations de scientifiques.Parmi les collaborateurs, mentionnons les Ouellet et Robert dont les collections d\u2019insectes ont été léguées à l\u2019Université de Montréal.Ajoutons les Mongeau, Ge- nest, Larochelle.Ainsi le frère Jean-René Mongeau, biologiste a travaillé longtemps au ministère du Tourisme de la Chasse et de la Pêche.Il a beaucoup publié de même que le frère Adrien Robert.Léo Brassard a aussi écrit des manuels de sciences naturelles, illustrés par le père Maximilien Boucher, professeur de dessin et de peinture.Pajoute les Cahiers de Chimie de Réal Aubin.Dans la seconde moitié du XIX*siècle, le père Joseph Michaud ouvre un cabinet de physique, son premier laboratoire, et prépare les premières collections des musées du Collège.On sait que Michaud, formé chez les C.S.V, enseigne la physique, la chimie la géographie, l\u2019astronomie, l\u2019architecture et même l\u2019ébénistene.Il est l\u2019assistant de l\u2019architecte bien connu Victor Bourgeau, dans la construction de la cathédrale de Montréal (années 1875-1880), Il est lui-même l\u2019architecte de nombreuses églises dans le diocèse de Joliette et jusqu\u2019au Vermont (Burlington ).À partir de 1924, le musée comprend plus de 10 000 articles rien que dans les collections de zoologie, d\u2019omi- thologie et de minéralogie.Le juge Baby avait donné, au début du demier siècle sa collection de monnaies et de médailles, des objets ethnographiques et de l\u2019artisanat amérindiens.(L\u2019Estudiant, vol.3 (no 1) oct.1938, p.41) L\u2019organisation du musée revient au frère Rémi Coulombe.La partie sciences naturelles porte le nom de Foyer des Sciences naturelles, en 1956, sous la direction de Léo Brassard, dans une maison voisine du Séminaire (maison Farmer).Le club des Jeunes Explorateurs y établit ses quartiers.Le laboratoire de biologie recueille, en 1960, les îtems de sciences.En passant, je signale le cé- lebre manuel d\u2019histoire des pères Paul-Emile Farley et 46 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 Gustave Lamarche écrit pour le cours supérieur dont la première édition remonte à 1934; le livre a été repris, en 1968, par l\u2019équipe du Boréal Express.Histoire du Canada, Montréal, Librairie Saint- Viateur, 1934, 545 p., rééd.en 1935, 1937, 1945.Ajoutons les Camets viatoriens, revue trimestrielle d\u2019intérêt général fondée et dirigée par Gustave Lamarche de 1936 à 1955.Aussi, la non moins fameuse revue Le Jeune Naturaliste, fondée en 1950, par les C.S.V.dont Léo Brassard est l\u2019âme dirigeante; elle est devenue Le Jeune scientifique en 1962 que Brassard dirige jusqu\u2019en 1969.Elle se transforme ensuite en Québec On n\u2019oublie pas qu\u2019au début des années 1920, les frères Wilfrid Coderre et Joseph Piedalue travaillent à l\u2019ouverture des écoles secondaires et supérieures.Cette esquisse montre que le collège Joliette des Clercs de Saint-Viateur, à l\u2019origne au nom du fondateur de la ville, a été un foyer d\u2019étude et d\u2019ample diffusion des arts et des sciences.Voilà bien un exemple du rayonnement de l\u2019éducation des religieux réguliers et séculiers au Québec.En l\u2019occurrence, la ville de Joliette doit beaucoup à cette maison d\u2019enseignement, véritable foyer éducatif \u2014 = HISTOIRE DE L'EDUCATION E Les Clercs de St-Viateur.| Lu et culturel.Ce collège est cèse de Joliette, Joliette, se, du Canada, vol.XI, Québec, E fr exemplaire des réussites de p.51-64.Les Presses de l\u2019Université A À l\u2019éducation avant la Révolu- Farley, Paul-Maurice [sic] Laval p.190-191.à a tion tranquille des années (1951), Le Collège Joliette.Pageau, René (1987), Survol E tl 1960.Si tout n\u2019était pas dans Séminaire diocésain, dans des 140 ans d\u2019histoire des pi ih la perfection, du moins ses Valois, Robert, Notes d\u2019his- Clercs de Saint-Viateur au BL i années nous rappellent que le foire sur le diocèse de Jo- Canada et dans la région Jo- E al Québec n\u2019était pas unique- Jiette, Joliette, se, p.33-49.liette-De Lanaudière, dans i jit ment perdu dans «a grande apoye, Francois (1987), Culture et religion dans la a noirceur».Méme dans la joseph Michaud, c.sv.(1822 région de Lanaudière, Con- i pédagogie des sciences.Et je _1902), architecte, dans Cul- grès annuel de la Société 1d nai pas abordé ce qui parity of religion dans la région canadienne d'Histoire de Ka aller de soi : l\u2019enseignement de Lanaudière, Congrès an- l'Église catholique, Ottawa, et la promotion de la mu mel de la Société cana- Société canadienne d\u2019His- 1 sique et des arts.dienne d'Histoire de l\u2019Église toire de l\u2019Eglise catholique, ie Références catholique, Ottawa, Société p.l 1-38.{ De Grandpré, Marcel (1951), canadienne d\u2019Histoire de i Le Père Cyrille Beaudry, l\u2019Église catholique, p.11-38.estate E & Clerc de Saint-Viateur (1836 Lévesque, Benoit (1982), E.i -1904), dans Valois, Robert, Champagneur, Étienne, dans 4 18 Notes d'histoire sur le dio- Dictionnaire biographique I he Tournoi jeunes démocrates : 20° tournoi, 20 au 22 avril 2012 > P our son 20° anniversaire, le Toumoi jeunes dé- fu ot A mocrates innove: A ms ua - 1 liste de thèmes revue et améliorée; È qi IE - 6 questionnaires gratuits pour faciliter la prépara- EP i | tion des concurrents; 9 i - 1 questionnaire modèle avec la répartition des ca- be Lag tégories et du pointage; i à à - 1 nouvelle catégorie de question: des questions à E i relais; ; 7 a - Plus de matchs pour chaque équipe; , - Davantage de bourses.; Organisé par l'Assemblée nationale, le Toumoi jeunes démocrates est un jeu-questionnaire qui 0 invite les concurrents à mesurer leurs connaissances sur l'évolution de la démocratie, de la Grèce i antique à nos jours, tout comme sur l'histoire politique du Québec.i Des jeunes de 4°et 5° secondaire et du collégial participent chaque année à cette activité éduca- E ; tive qui s'inscrit dans le cadre du cours « Histoire et éducation à la citoyenneté » de 3°et 4\" secon- E Ik daire, du cours « Monde contemporain » de 5° secondaire et des cours dhistoire et de science É i} politique du collégial.L'activité se déroule au Collège François-de-Laval (anciennement le Petit A Séminaire de Québec) ainsi qu'à l'hôtel du Parlement.if TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 47 CLTO ET LES JEUNES Ta A HECTNE FR FHT SP IEE SC pA I TRIE Ee ee CLIO EN RENFORT! JEAN-CLAUDE RICHARD CONSULTANT EN DIDACTIQUE DE L'HISTOIRE < < Quand je suis arrivée dans l'équipe, je me cherchais; puis.» la jeune fille éclate en sanglots.L'animatrice la serre dans ses bras, les autres membres de l'équipe, troublés, l'applaudissent et lui font passer des papiers-mouchoirs.La plupart des spectateurs regroupés dans la petite salle du Carrefour Jeunesse-emploi de Rivière-des-Prairies ont des boules dans la gorge et des picotements dans les yeux; quelques-uns écrasent discrètement les larmes qui perlent au bord de leurs paupières.L'émotion est à couper au couteau.Pourtant, personne n'est triste, car les larmes que verse la jeune fille sont des larmes de bonheur elle et ses coéquipiers viennent de recevoir le certificat qui clôt leur dix-septième semaine de participation au projet M.L.C.R.O, « une opportunité d\u2019entraînement au travail dont l\u2019objectif principal est le développement de l\u2019employabilité des jeunes adultes du territoire de Rivière-des-Prairies et la préparation d\u2019une main-d\u2019œuvre ayant des competences de bases durables.»' Ft Clio, la muse de l'histoire, a prêté la main au projet.Des capsules à caractère historique Pendant toutes ces semaines, en effet, les huit membres de la troisième cohorte de jeunes adultes ont participé à des ateliers de préparation à l'emploi et ont réalisé des projets collectifs au cours desquels ils ont produit des « Vox Pop » et des capsules documentaires et historiques sur le tertoire de Riviére-des- Praines.Sollicitées par les responsables du Carrefour Jeunesse-emploi, la Corpora- ton de Développement Communautaire (CDC) et la Société Historique de RDP (SHRDP) ont apporté leur concours à la réalisation du projet et ont l'intention d'utiliser les vidéos produites afin « de faire la promotion de arrondissement RDP.» Trois vidéos historiques ont déjà été réalisées.Les deux premières vidéos, produites respectivement par la première et la deuxième cohorte et lancées en 2011, s'intitulent Rivière-des- Prairies : l'histoire de son village et Skawanoti, la rivière en arrière de l'île.Elles proposent, chacune à leur façon, un survol de l'histoire de l'une des premières paroisses instituées sur l'île, et complètent les huit premiers panneaux du parcours patrimonial installés par la SHRDP dans ce qui reste du village qui s'était développé autour de l'église Saint- Joseph.La troisième vidéo, lancée en février 2012, aborde l'histoire de la maison Bleau, un bâtiment érigé à l'extrémité est du boulevard Gouin vers 1855 et protégé depuis 2008 en vertu de la Loi sur les biens culturels.La quatrième cohorte est déjà à pied d'œuvre; la vidéo que ses membres réaliseront, et qui abordera un aspect patrimo- 48 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 nial qui n'a pas encore été arrêté, devrait paraître à l'automne de cette année.Une démarche historienne\u201d Pour réaliser les capsules historiques, les participants, encadrés par un intervenant qui les guide et supervise la production, prennent d'abord part à un atelier animé par un membre de la SHRDP qui les initie sommairement a la méthode de travail adoptée par un historien : observation, questionnement, recherche d'informations, collecte de données, traitement des données recueillies, production d'une conclusion et présentation du résultat de la recherche.Ils appliquent ensuite cette démarche « historienne » à la production d'une vidéo traitant d'un sujet choisi en collaboration avec la SHRDP.Au cours du processus, les participants appliquent cette démarche.Ils s'interrogent, ils aa sas i dressent un plan de recherche et de réalisation, ils consultent des sources écrites, ils ont recours aux archives locales et régionales, ils interviewent des experts ou des individus qui possèdent des informations utiles et qui leur donnent parfois accès à des documents personnels en lien avec les recherches entreprises, ils notent et trient les informations et réalisent leur vidéo.Ce qui n'est pas une mince tâche.Un projet coopératif Chaque membre de l'équipe a un rôle qu'il doit assumer afin que le projet soit mené à CLIO ET LES JEUNES bonne fin.Tous les membres de l'équipe doivent être solidaires.Et ils le sont.ou ils le deviennent.Et le produit de leurs efforts est de très bonne qualité et sera utile à la communauté.Quelques petites erreurs se glissent parfois, mais on a souvent découvert des erreurs plus graves dans du matériel produit par des professionnels de l'information.Alors.Ce qui compte le plus dans cette histoire c'est que ces jeunes réussissent à reprendre confiance en eux et dans leur avenir.Et ça marche : l'un est inscrit en pâtisserie, un autre Pochette de la vidéo de la 2° cohorte dans André Ségal, « Sujet historien et objet historique », Traces, 30-2 (mars-avril-mai 1992), pages 42 à 48 : « Je n'utilise l'adjectif \u2018\u2018historique\u201d\u2019 que pour désigner ce qui se rapporte au concept objectif Clio en renfort! est apprenti cuisinier, un troisième entreprend des études en techniques de loisirs, un quatrième s'engage sur la voie des soins aux animaux, certains ont déjà trouvé un emploi.et j'en oublie.Et Clio est partie prenante de ces succès.Eh oui! l'histoire, ça peut aussi permettre à des jeunes de se réaliser.\"Extrait dun document inédit intitulé « Sommaire du projet M.LC.RO.» remis aux responsables de la Société Historique Rivière-des- Prairies.\u201d J'utilise ici le vocabulaire proposé par André Ségal Présentation de la 2° vidéo à l'église St-Joseph de Rivière-des-Prairies et passif et j'utilise, en néologisme, l'adjectif \u201c\u2018historien\u201d pour désigner ce qui se rapporte au concept subjectif et actif.Ainsi on parlera d'appliquer la méthode historienne à une situation historique; on TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 49 dira document historien pour un travail d'histoire et document historique pour une trace du passé.» (p.46) kkk \" - Nr Le i Ci ago EPHEMERIDES 1962-2012 : 50 ans! LAURENT LAMONTAGNE, PRÉSIDENT DE LA SPHQ DE 2004 À 2011 pas 1 y a à ce jour 263 articles numérisés de Traces, de 1986 à 2010.Il y en a du numéro spécial | I du Bulletin de liaison de la SPHQ, volume 25, numéro 5, octobre 1987, soulignant le 25° an- a niversaire de la SPHQ.Les principaux auteurs avaient été Lise Hébert, de l\u2019école St-Paul, à Châ- | teauguay; Luigi Trifiro, de la polyvalente Le Toumesol, à Windsor; Louis-Édouard Augé et | 5 Monique Constant, du comité de rédaction; Micheline Dumont, de l\u2019Université de Sherbrooke; qe Jean-Claude Richard, enseignant à la CECM; Gilles Bureau, professeur au Petit Séminaire de 3 Québec; Christian Laville, de l\u2019Université Laval et Jean-Paul Bemard, de l\u2019Université du Qué- be bec a Montréal.Vous pouvez aller les consulter sur le site web de la SPHQ.| i Plusieurs de ces articles parlent de l\u2019histoire de la SPHQ, de son premier 25 ans d\u2019existence.Le deuxième se clôt cette année.La SPHQ toujours su résister aux vents et marées, parfois aux tsunamis, comme celui de 2006 que j'ai vu de près, croyez-moi, où de tristes sires, on les con- nait, ont tenté de la faire disparaître.Que dalle, peine perdue, niet! Ne leur en déplaise, on ne se débarrasse pas ainsi d\u2019une institution dans le domaine de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec.Alors, 1987 vous dit quoi?Voici quelques souvenirs, parmi d\u2019autres (Wikipédia): 1987 au Québec 20 janvier : Claude Béland devient président des Caisses Desjardins.Il est aujourd\u2019hui, parmi bien d\u2019autres fonctions, président du conseil d\u2019administration de la Fondation Lionel Groulx .13 février : les sœurs Lé- vesque, dont le procès à Rome vient de débuter, sont acquittées pour insuffisance de preuves.Les valises, vous vous souvenez?19 mars : annonce qu'une rencontre constitutionnelle qui aura lieu au lac Meech le 30 avril.Robert Bourassa veut y faire reconnaître ses cinq demandes dites mini males : la reconnaissance du Québec comme société distincte; l'obtention d'un droit de veto; le droit de regard sur la nomination des juges québécois à la Cour suprême; des pouvoirs accrus en matière d'immigration ; un encadrement du pouvoir de dépenser d'Ottawa en terntoire québécois.30 avril : les neuf provinces anglophones acceptent finalement les cinq conditions du Québec pour réintégrer la Constitution lors de la conférence du lac Meech.Cest l'Accord du lac Meech.Restez calme, fausse alarme\u2026 6 juillet : Madonna donne son premier spectacle au Forum de Montréal \u2026 et l\u2019été prochain, elle sera à Québec.14 juillet : la région de Montréal subit de violents orages qui occasionnent des inondations et des dégâts importants.Le tunnel Louis- 50 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 Hippolyte-Lafontaine, envahi par les eaux, est fermé temporairement et l'autoroute Décarie devient une rivière dans ce qui sera nommé le Déluge de Montréal.Oui celle-là, on s\u2019en souvient\u2026 etil y en a eu d\u2019autres.30 septembre : première du téléroman L'Héritage, écrit par Victor-Lévy Beaulieu, qui raconte l'histoire d'une famille de Trois-Pistoles perturbée par les abus d'autorité d'un père manipulateur.1% octobre : le salaire minimum passe a $4.55.Ouf! C\u2019est véritablement au dernier siècle et au dernier millénaire! 19 octobre : le krach boursier de Wall Street n'épargne pas la Bourse de Montréal dont la cote en bourse perd 168 points.21 octobre : première visite dElizabeth 11 a Québec depuis le Samedi de la matraque en 1964.Celle-là, je m\u2019en souviens! Pas de la matraque, mais du cortège royal alors en route vers l\u2019avion royal posé à l\u2019Ancienne- Lorette attendant son royal Ni me 3 ok du wi ll iy Mk personnage.1\u201c novembre : la mort de l'ancien premier ministre René Lévesque crée une tristesse profonde à travers le Québec.Le 3 novembre, plus de 30 000 personnes défilent devant son cercueil à Montréal.Ses funérailles ont lieu le 5 à la basilique de Québec.11 novembre : le noir Anthony Griffin est abattu par un policier à Montréal.Sa communauté qualifie ce geste de meurtre .11 novembre : les sœurs Lévesque publient le livre Les valises rouges racontant leurs mésaventures à Rome en 1986 ainsi que leurs versions des faits.Les ventes sont décevantes.Oui, les valises.16 novembre : le boulevard Dorchester 8 Montréal prend le nom de boulevard René Lévesque.18 novembre : Jacques Pari- zeau redevient membre du PQ et demande aux anciens militants de faire de même.Mécontent, le député pé- Eat id péter Las Ey DN ÉPHÉMÉRIDES quiste Jacques Rochefort, claque la porte du parti.20 novembre : Allan Gos- sett, le policier qui a abattu Anthony Griffin, est accusé d'homicide involontaire.13 décembre : Gérald Go- din rend public un rapport qui démontre que le fédéral a dépensé huit fois plus que ne le permettait la loi référendaire durant la campagne de 1980, soit $17.5 millions.15 décembre : le Harfang des neiges est désormais l'emblème aviaire du Québec.20 décembre : Jacques Pari- zeau annonce sa candidature à la chefferie du PQ.S'il en devient le chef, dit-il, le parti redeviendra souverainiste comme avant.1987 dans le monde 22 juillet : Mikhail Gorbat- chev accepte l'option double Zéro (zéro SS-20, zéro Pershing).19 octobre : krach d'octobre 1987 des marchés de taux d'intérêt et d'actions, dit parfois Lundi noir.Le Dow 1962-2012 : 50 ans! Jones, indice de la Bourse de New York, chute de 508 points, soit 22% en une journée.Ruée sur le dollar, panique des actionnaires.7-10 décembre : première visite aux États-Unis de Gor- batchev.8 décembre : Sommet de Washington.Accord entre Ronald Reagan et Mikhail Gorbatchev sur les Furomis- siles (le Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty).L\u2019URSS, qui dispose en Europe d\u2019un stock de missiles beaucoup plus important que l'OTAN, fait davantage de concessions (ne porte que sur 4% [autre source de 15 %] de l'armement nucléaire).8 décembre : la population de la Terre franchit le cap des cinq milliards.1812 et 1912 22 juin 1812 : Napoléon entreprend la Campagne de Russie.14 avril 1912 : catastrophe du Titanic.kk TOIRE OUTRE Couvertures des Bulletins de liaison de la SPHQ, volume 25, numéros 1, 2, 3, 4 et 5, 1987.Le numéro 5, le spécial 25° anniversaire, avait en couverture les lettres patentes de la SPHQ.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 51 ge Re gi A in A i po Re \u201cA 5 y » fl f DIVERS MACÉDOINE sphq epuis 50 ans, la SPHQ à pour mission de promouvoir l\u2019enseignement de l\u2019his- WEBMESTRE DE LA SPHQ toire au Québec, sous tous ses aspects, auprès de ses membres et de la population en général ivers faits, événements, congrès, colloques ou parutions sont ici et de contribuer à assurer l\u2019information et le soulignés.Faites-nous part de toute information que vous vou- développement professionnel de ses membres.driez y voir.Depuis février 2007, 265 000 intemautes ont visité notre La SPHQ ne bénéficie d\u2019aucune subvention.site Web.Et vous?Devenez membre.(514) 242-1645 65° Congrès de l\u2019Institut d\u2019histoire de P Amérique française, 18, 19 et 20 octobre 2012, Université de Sherbrooke L'individu face à l\u2019histoire : Hommes et Femmes de l\u2019Amérique française Corea dior ne.Pa rente ou quarante ans après le retour de l\u2019individu comme objet historique, il est I Bh temps de dresser un bilan et de se questionner sur la place de l\u2019acteur individuel - comme moteur de l\u2019histoire.Au gré des courants historiographiques, l\u2019individu a été vu comme objet passif ou, au contraire, comme agent de l\u2019histoire.Comment s\u2019ex- , prime, en différentes époques, la simngulanté des parcours individuels et comment orientent-ils les enjeux collectifs?Les femmes et les hommes qui ont façonné l\u2019his- 3.4 toire de l'Amérique française sont tantôt célèbres et tantôt méconnus.Entre la margi- ÿ nalité et la célébrité qui donnent souvent lieu a la création d\u2019archives, se déploie une \u20184 masse d\u2019inconnus et d\u2019oubliés de l\u2019histoire.Le thème de l\u2019individu face à l\u2019histoire appelle aussi à une réflexion sur les pratiques historiennes et les jeux d\u2019échelles, no- à tamment par les travaux de nature biographique et prosopographique.L\u2019individu est à la fois l\u2019acteur unique de la microhistoire et l\u2019objet anonyme des études quantitatives, 7 des analyses structurelles ou des perspectives de longue durée.À une période où l\u2019on se questionne sur l\u2019état de l\u2019histoire sociale et où l\u2019on voit, par ailleurs, croître l\u2019intérêt , Pour les phénomènes identitaires, ces réflexions pourront sans doute alimenter le dé- bat Robert Bourassa (2012), Georges-Hébert Germain Journée nationale des Patriotes, 21 mai 2012 Libre Expression Journée nationale 1: prochaine Joumée pr\u201d n a toujours dit que Robert Bouras- 2 Patriotes nationale des patriotes sank sa n\u2019a jamais voulu être autre chose ; se déroulera lundi 21 mai f == JE que premier ministre du Québec.Les études qu\u2019il a entreprises, ses loisirs et ses lectures, les contacts et les amitiés qu\u2019il a ] développés n\u2019avaient qu\u2019un but : former, armer le premier ministe qu\u2019il deviendrait.Robert Bourassa gagnait énormément à être connu.Tous ceux qui ont approché l\u2019enfant qu\u2019il fut ou le politicien prochain aux quatre coins 24e du Québec.Que vous ## comptiez organiser un événement, une conférence ou une fête, ou que vous ayez simplement eu vent d\u2019une activité pouvant se tenir dans votre région, tenez-nous au courant.Il | nous fera plaisir d\u2019en annoncer la tenue dans notre calendrier national et de voir comment nous pou- qu\u2019il devint le diront il avait beaucoup de vons vous soutenir pour que cette commémoration charme, pas un charme fou, mais plutôt soit couronnée de succès.cgi2.cvm.qe.ca un charme sage et apaisant, magnétique.(Libre Expression) Le cégep régional de Lanaudière honoré pour la qualité de son enseignement de l\u2019histoire du Québec a Coalition pour l\u2019histoire, qui se consacre à la promotion de l\u2019enseignement de l\u2019histoire, a rendu hommage le 5 mars dernier au cégep régional de Lanaudière pour la qualité de son offre de cours en histoire et a salué l\u2019initiative du cégep qui a considérablement augmenté et diversifié depuis un an son offre de cours en histoire du Québec.Voir le communiqué sur le site de la Coalition pour l\u2019histoire.www.coalitionhistoire.org 52 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 2, PRINTEMPS 2012 la ès te TS mn ; à il Un fl da A \" 0 Ÿ | {J [à a F .a i ) » = | ee Lee POSTES - PUBLICATIONS HA NUMERO DE CONVENTION : 40044834 1 egal Tilt Adresse de retour hin e Halt HOG 31 SPHQ, 1319-A, Chemin de Chambly LONGUEUIL, QC J4J 3X1 MUSIQUE ET HISTOIRE x FETE : Es PATRIOTES À L'ÉcoLE Mn.- La réaurré FORMER Riu YN, \u2018 am OU POUVOIR DES CITOYENS > T Ye ENGAGÉS œuéarc REMDEZ-VOUS À RIMOUSKI LA RENDEZ-VOUS WLC L'HISTOIRE 1 "]
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