L'avenir, 19 février 1848, samedi 19 février 1848
[" ww ee = Sa MS r= _fredonner et a sautiller: la tire était vaincue.\u201cmonde était transporté.=- : Vol.2.Montréal, Samedi 19 Fevrier, 1848.No.16.L\u2019AVENIR Paraft tous les.SamEnis dans après-midi.D © ANNONCES.ABONNEMENT.ON On reçoit les ANNONCES tous les jours de 8h.a.Pour six mois 5 À M.a 6h.P.M, Les prix des annonces, quoique les Poe 3.colonnes du journal soient plus larges que celles des Pourunan, .# .10s.autres journaux, sont les mêmes, et l\u2019on fait des L'abonnement est invariablement payable d\u2019a- P : remises considérables sur celles publiées à long vance.terme.\\ 2 Cr £ A JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS DE LA JEUN ESSE.ox Soni ran vn one] \u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT\u201d | comm in COMITE DE COLLABORATEURS.Litterature Canadienne.CONTE POPULAIRE.Paris ne s\u2019est pas fait en un jour, Terrebonne non plus.Or done, Terrebonne qui est aujourd\u2019hui un beau et grand village, étendu de tout son long sur la côte de la rivière Jésus, n\u2019était, au dernier siècle, qu\u2019un tout petit enfant qui s\u2019essayait en jouant à grimper sur la côte.Il y avait dans ce petit village une petite maison, dont l\u2019emplacement se trouve aujourd\u2019hui au pied de la côte, au beau milieu de Terrebonne.Cette maison se trouvait à la fourche de quatre chemins, circonstance importante quaud on sait que c\u2019est toujours là que se fait cet cffrayant contrat, la vente de la poule noire.Le ciel était beau mais la terre bien triste.L'automne l\u2019avait jonchée de feuilles mortes, ct les pluies l\u2019avaient recouverte d\u2019une hideuse couche de boue.Pourtant, il n\u2019y a pas de mauvais temps, quand il s\u2019agit de chômer une de ces fêtes canadiennes aussi vieilles que la première croix plantée sur notre sol.Or, c\u2019était la Ste-Catherine, ce jour de réjouissances nationales ; c\u2019était la fête de cette sainte dont le nom seul apporte le sourire sur les lèvres des Canadiens.Terrebonne était alors, comme il l\u2019est encore, essentiellement français, de sorte que tout ce qu\u2019il y avait de gai parmi les jeunes gens, tout ce qu\u2019il y avait de gentil parmi les jeunes filles, s\u2019était donne rendez-vous à la fourche des quatre chemins.La toilette était au grand complet: de beaux grands garçons à la tournure cavalière, et des jeunes filles charmantes, (comme il y en a encore à Terrebonne.) Quand tout ce jeune monde fat dispogé dans un local de vingt pieds carrés, c\u2019était charmant à vair- tantas pos ftom Pas de « tétés qui s\u2019agitaient, \u20aces pieds qui trépignaient, ces sourires, ces œillades, ces petits mots jetés négligemment dans l\u2019orcille d\u2019une voisine en passant, tout cela formait le plus joli coup-d\u2019æœil.; Après qu\u2019on se fût donné force poignées de main, et peut-être quelques baisers,.ce dont la chronique toujours discréte ne dit rien;.quand les jeunes filles eurent bien babillé, et se furent débarrassées de leurs manteaux, quelque chose frappa d\u2019abord tous les jeunes gens à leur en faire venir l\u2019eau à la bouche: une forte odeur de sucre était répandue dans la maison.Dans un coin, il y avait une cheminée que réchauffait un bon feu ; sur ce feu, étaient disposées méthodiquement deux grandes poëles à frire, qui contenaient, ce que tout le monde a deviné, de la mélasse; car que-faire à la Ste- Catherine, si l\u2019on ne fait pas de la tire?La liqueur s\u2019élevait en gros bouillons audessus des poëles, pour annoncer que tout serait bientôt prêt.Tous les yeux étincelèrent de joie.Après quelques minutes d\u2019attente; employées à se prémunir contre les dangers qu\u2019allait courir la toilette, le sucre fut apporté dans l\u2019appartement.I n\u2019y a pas besoin de dire que ce fut une fureur; tout le monde se jetait dessus, en arrachait.les morceaux des mains de ses voisins, avec des éclats de rire fous; tout l\u2019appartement fut métamorphosé cn une manufacture de tire.Il y en avait partout, au plancher d\u2019en haut comme à celui d\u2019en bas; l\u2019appartement en était saturé.Puis, Jes lignes se formèrent, on joua à la seine avec de longues cordes de tire qui pêchaient les gens par le visage, chacun se permettait de dorer la figure de son voisin ; tout le monde était sucré, barbouillé, tatoué, de la façon la plus pittoresque.C\u2019était un brouhaha dans la maison à ne s\u2019y plus entendre, un tintamare à devenir sourd.Une seule chose pouvait ralentir l\u2019entrain et, pour un instant du moins, donner un peu de répit, c\u2019était la musique, ce charme qui entraîne tous les êtres vivants, quelque grossiers que soient ses accords.Mais ici le roi des instruments venait de résonner.Un jeune blondin, à figure prétentieuse, assis dans un coin, promenait à tour de bras son archet sur son violon, en battant la mesure à grands coups de pied.Tout le monde se mit à Les soutiers volent d\u2019un bout à l\u2019autre de la chambre sans qu\u2019on les vit partir, les gilets en font autant: c\u2019était un enchantement, un sorf.Deux couples entrent en danse, et entament, une gigue furieuse, chacun !de leur côté.Les sauts, les gambades, les saluts, les denti-tours a droite et à gauche, c\u2019était un vrai tourbillon, c\u2019était comme la chanson: sens dessus dessous, sens devant derrière.A la gigue succédèrent la contredanse, la plongeuse, le triomphe, toutes danses animées, vives el gaies.Tout le Danseurs et danseuses, hors \u2019eux-mômes, sautaient, froffaiens, piétinaient à en per- \u201cdre la tête.= Au moment où la danse étaient le plus animée, on entend tout à coup frapper à la porte: ta, ta, ta.\u2014 Ouvrez, dit un des danseurs.Un monsieur, vêtu en noir des pieds jusqu\u2019à la tête, à la figure belle et intéressante, à la tournure distinguée, entre dans la maison.Chacun des assistans, avec cette politesse hospitalière, caractère national des canadiens, s\u2019empresse autour du nouveau vemt; mille politesses lui sont prodiguées, et on lui présente un siége qu\u2019il accepte.Les gens furent un peu surpris; mais la politesse, l\u2019hospitalité vraie et cordiale est si naturelle chez nos habi- tans, fait tellement partie de leurs mœurs, que l\u2019étonnement fut de courte durée.La danse recommença comme de plus belle.L\u2019étranger émerveillé regardait avec intérêt cette gaité si franche, si naive, si expansive.Après quelques minutes, le monsieur étranger fut poliment invité à danser ; il ne se le fit pas répéter ct accepta Pof- fre de la meilleure grâce du monde.Il choisit parmi les jeunes filles une des plus jolies, et la promena tambour battant dans tout l\u2019appartement.T'out le monde admirait les grâces et la bonhomie de l\u2019étranger, quand tout à coup la danseuse pousse un cri qui fait tressaillir tous les assistants et s\u2019évanouit.La mai a de son partner avait violemment pressé_la sienne.On'la transporte dans une chambre, où les soins lui sont prodigués.La danse fut interrompue, tous les assistans commencèrent à regarder le monsieur avec soupçon.Le plaisir avait fait place à l\u2019inquiétude.Un des jeunes gens s\u2019avance vers l\u2019étranger et lui demande son nom.Pas de réponse.Tout le monde se regarde avec étonnement: quel est cet homme singulier ?La demande réitérée ne reçoit pas plus de réponse, même mutisme.L\u2019étranger paraissait cloué à son siége, sans mouvement aucun ; seulement, ses yeux commençaient à devenir plus brillan:s.Les jeunes gens tinrent conseil, et on résolut de le faire sortir, L\u2019un deux lui dit tranquillement : monsieur, mez-vous, ou sor- - Bex June AffrprAne on mati rèrent dans un coin de l\u2019appartement, attendant avec anxiété le dénoûment de cette scène extraordinaire.Nom- mez-vous, ou sortez, répéta un des jeunes gens.\u2014Pas de réponse.Un silence morne régna pendant quelques secondes.Tous restaient indécis, presque terrifiés, en voyant cet homme impassible qui ne bougeait pas.Un des plus résolus dit aux autres: c\u2019est la dernière fois, il faut qu\u2019il sorte.Chacun hésite à s\u2019approcher le premier.L\u2019étranger ne bouge pas davantage ; seulement ses yeux deviennent de plus en plus brillants et lançent des éclairs ; tous les assistans en sont éblouis; personne ne peut soutenir son regard de feu.\u2014 Sortez, sortez.\u2014Pas de réponse.\u2014Eh bien ! il faut le sortir, dit l\u2019un d\u2019entr\u2019eux.Plusieurs s\u2019approchent de lui en même temps, et le sais- sissent, l\u2019un par les bras, l\u2019autre par les revers de son habit.Ils font un violent mais inutile effort ; il reste ferme et inébranlable sur sa chaise, comme une masse de plomb.Ses yeux deviennent plus ardents, toute sa figure s\u2019enflamme graduellement ; en même temps une violente commotion se fait sentir, la maison tremble.\u2014 C\u2019est le diable ! crie d\u2019une voix perçante le joueur de violon, qui lance son instrument sur le parquet.C\u2019est le diable ! c\u2019est le diable! répète tout le monde.Impossible de peindre la frayeur, le trouble, la confusion ; portes, ch assis, tout vole en éclats sous les coups des fuyards ; des cris déchirants se font entendre de tous côtés.Il n\u2019y a pas assez d\u2019ouvertures pour recevoir à là fois tout ce monde qui se heurte, se presse, s\u2019étouffe.Les lambeaux de gilets et de robes restent accrochés aux portes et aux châssis.Les blessures, les meurtrissures font pousser des gémissements.A droite, à gauche, les jeunes filles tombent évanouies.Les plus alertes fuient à toutes jambes, en criant partout : le diable ! le diable ! et réveillent tout le village avec ces lugubres mots.Tous les habitans se lèvent ; on sort, on s\u2019informe.Quand le fort de la terreur fut passé, que quelques-uns eurent recouvré leurs esprits, ils racontent ce qu\u2019ils ont vu.\u2014Allons trouver M.le curé, dit une voix ; \u2014allons le trouver, répétent les autres.Ils arrivent au presbytère, et trouvent le curé debout sur le seuil de sa porte, pâle, défait, ne sachant que penser.On lui raconte l\u2019effrayant évènement dans tous ses détails ; c\u2019est le diable, lui dit-on, c\u2019est le diable.Quand le curé eut bien pris ses informations: \u2014J\u2019y vais aller, dit-il, attendez-moi un instant.Le curé rentre dans son presbytère, se dirige vers sa bibliothèque, et y prend un petit livre à reliure rouge, le petit livre mystérieux, le Petié- Albert.Il revient après quelques minutes, et tous se dirigent vers la maison, non sans trembler.Lo Le curé s'arréte à quelques pas, et fait signe à ses gens de ne plus avancer, Une clarté éblouissante était répandue dans la maison, on eût diffque l'incendie y exer- gait ses ravages.Le curé re la maison, et [aperçoit un homme de fou asuie auz uné Chaise toujours » à la même place, immobile.Surmontant la frayeur qui le gagnait malgré lui, il ouvre le Petit-Albert et en lit à haute voix quelques passages\u2026 l\u2019homme de feu ne bouge pas.T1 recommence à lire, accompagnant sa lecture de signes mystérieux, l\u2019homme de feu s\u2019agite violemment sur son siége.Le curé lit encore quelques mots, puis il dit à haute et intelligible voix: Au nom du Christ sortez d\u2019ici ! Tout à coup la maison reçoit une violente secousse, le sol tremble sous leurs pas.Un tourbillon de feu passe à travers un pignon de la maison.Tous s\u2019enfuirent en poussant des cris effrayants.Le diable était parti, emportant avec lui un des pans de la maison, que l\u2019on n\u2019a jamais pu retrouver.Le curé s\u2019en retourna tranquillement à son presbytère, le Petit- Albert sous le bras.Cus.L.Montréal, février 1848, TA CORRESPONDANCES.Un rapprochement de faits.M.le Directeur, Il m'est souvenance qu\u2019en 1843 le comté de Nicolet eut'la mauvaise pensée d\u2019élire l\u2019hon.L.J.Papineau.Je me rappelle aussi que la Minerve du tems s\u2019y refusa en donnant pour raison qu\u2019il ne devait, qu\u2019il ne pouvait pas être élu sans avoir fait sa profession de foi.Mais le moyen de l\u2019adresser à la Minerve même par le télégraphe électrique ! Le comté de Nic\u2018 et dut done se rendre à la pred sur 10507 Galan R devs vel, Bante Shoda rita | le tems alors de lui demander sæ profession de foi.On n\u2019y songea plus.La patience est une si belle vertu, on attendit donc en patience.Pendant ce tems-là, on proclama, d\u2019autorité sans doute, que M.Papineau avait renoncé aux affaires, qu\u2019il n\u2019y songeait plus.D\u2019autres, encore mieux informés saus doute, mirent moins de ménagement, ctaflirmèrent diversement, les uns qu\u2019il était usé, qu\u2019il avait perdu toute énergie, qu\u2019il n\u2019osait pas même donner une opinion, ce qu\u2019on trouva le moyen d\u2019inter- prêter très judicieusement, en ajoutant que l\u2019intérêt de ses deux fils, de son père et de son cousin, alors revêtu de charges publiques, était une considération trop importante pour qu\u2019elle ne compromit pas son indépendance de caractère eu paralysant son action et en le frappant d\u2019un mutisme obligé.Ils s\u2019en trouvent bien qui croyaient pouvoir faire leur salut en doutant de tout ça! Mais le moyen d\u2019oser exprimer leur foi dans l\u2019intégrité de ce digne et remarquable citoyen, de cet incorruptible patriote canadien, en présence d\u2019interprétations si diverses et surtout si frappantes de vérité, de justice, de bonne foi, de gratitude et de patriotisme, entendez-vous ?Mais, hélas ! le moment vint où le mystère dut se révéler, mon homme parla, et ma foi, il parla si bien (mais, mon Dieu! je viens de in\u2019oublier !) et si fort, dites donc, que ces mêmes gens se récrièrent encore, et avec pas moins de raison, vous sentez bien! Et encore il parla, parcequ\u2019on ne put pas le bâillonner.L\u2019Avenir était 14! Mais aussi le malheureux, qu\u2019osait-il dire ?Oubliant, sans doute, qu\u2019il était de dogme qu\u2019il n\u2019y avait plus de parti canadien-français, \u201c que quand on avait le malheur d\u2019ap- ¢ partenir à la minorité il fallait se taire ou être bâillon- \u201c né.\u201d (Voyez, Rerue Canadienne, etc.) Il osa proclamer que l\u2019Union n\u2019était qu\u2019un acte de brigandage politique, faite pour anéantir le parti canadien-français, et qu\u2019il lui semblait qu\u2019en présence d\u2019un pareil outrage fait à la justice et à son pays, on avait usé d\u2019un peu trop de modérantisme, etc.ce qui le mettait en minorité, vous compreniez bien, puisque ce modérantisme est universellement approuvé, dit-on.Il devait donc se taire ou être bail.lonné, c\u2019était dans les principes dogmatiques du tems.Se taire, on fit des tentatives pleines de tact et de bien autre chose pour en arrriver là, mais impossible ! Le bâillonner, ma foi, on le voulut bien,\u2014mais, mon Dieu, la tentative pouvait devenir périlleuse ! On le laissa donc parler, et il fut si bien entendu et si bien compris des comtés de Huntingdon et de St.Maurice du moins, qu\u2019ils se disputèrent longtems l\u2019honneur et l\u2019avantage de lavoir pour réprésantant, et que même, l\u2019élection de St.Maurice faite, Huntingdon eut encore la mauvaise tête de vouloir persister à l\u2019élire, et qu\u2019il eut toutes les peines du monde de l\u2019en dissuader, comme je l\u2019ai appris dans les colonnes de l\u2019/venér, daums un éerit qui y à paru sous la siguature ausez obecure de L.J.Papineau, comportant ane \u2014 =; Ba.\u201c+00 L'AVENIR FEVRIER, 1848, 31 M = 2 «æspèce de remerciment au comté de St.Maurice, qui avait eu l\u2019indiscrétion de consacrer le sens et la lettre de son manifeste, par une élection unanime ! Abomination de Za désolation ! T1 y à plus, l\u2019Avenir (que de mystères sont remfermés dans ce nom-là !) l\u2019Avenir nous révéla encore ie scandale d\u2019un journal du Haut-Canada qui eut l\u2019imper- timence d\u2019ouvrir ses colonnes à une appréciation des plus favorables au manifeste-Papineau.Jamais je n\u2019aurais 1e courage appeller ce journal-là étetgnoir, il aime trop fa publicité pour cela, mais pourtant ce pauvre diable de Mirror doit se trouver en minorité dans le Haut-Canada avec des vues comme ça, d\u2019où j\u2019infère, moi qui ne vois \u2018pas loin, qu\u2019on aurait dû le bâillonner là haut, lui qui y fait entendre le chant du cygne sans craindre d\u2019éveiller Deztair hibou et certaine chouette sa voisine.Mais, al- ions donc, c\u2019est trop myte pour vous, ce jargon-là, je vois bien ça, y êtes-vous?Un bon jour, je me trouvais à un husting dans le re- ueillement d\u2019un homme qui n\u2019est pas encore fait aux eracles mais qui doit les accepter de partout où ils vien- ment.Un sage du tems, au nom du parti libéral, (en- tendez-bien, non pas du parti canadien-français, est-ce que ça existe, ça?) désavoue le Manifeste approuvé par les deux plus grands comtés du Bas-Canada et par un des journaux libéraux du Haut-Canada.Mais que je me dis, en éternuant sur les trois choses que je viens de sommer, où diable mon libéral a-t-il pris ça ?Notez bien qu\u2019alors je n\u2019avais pas prévu l\u2019admirable écrit dans lequel les Mélanges Religieux m'ont prouvé un peu plus tard, par une assertion, qu\u2019il en était ainsi.Sachant que d\u2019éditeur qui est très près de l\u2019église doit avoir sur moi Pavantage d\u2019une foi qui l\u2019éclaire sur tous les poiuts ct sa tous les faits, j'ai dû me rendre à In lumière qui l\u2019é- \u201claure et avec laquelle je ne saurais m\u2019égarer, témoin la fecturc de M.Parent sur le travail, à laquelle je n\u2019avais presque rien trouvé à redire avant que l\u2019éditeur des Melanges ne soit venu au sccours de mon pauvre juge- went ct no m\u2019en ait fait voir la véritable médi- rité.Si, si près de la source de toutes les grâces qui at fe mettre à l\u2019abri des vanités de ce monde et de tuutes fes tentations terrestres, il pouvait être accessible à la -zerruption, je conseillerais à M.Papineau de la tenter wik-à-vis de cette vieille expérience consommée dans la politique, car il lui cst important de s\u2019ucquérir une puissance comme celle-là, aussi incorruptible qu\u2019elle est infaillible.Vous autres, jeunes hommes de l\u2019Aven:r, dont le nom est un bonheur, ne résistez pas au courant qui vous cn- fraîne vers l\u2019ère démocratique où vos instincts vous rappellent.Vans êtes, en effet, les hommes de l\u2019avenir, Fale JAle 65 12 el van Aegina dev ana Re URARE woir courir ainsi dans la carrière, vous qui avez pris Tes devans et qui devez être aussi les éclaireurs de cette æaurse que nous fesons ensemble, c\u2019est à vous qu\u2019il appartient de toucher le but les premiers.Ne vous effrayez gas des cris de cette prétendue prudence hors d\u2019haleine «qui marche derrière vous en perdant le tems à regurder avec ceffroi les terribles diflicultés de l\u2019espace qu\u2019elle a \u2018tranchi à votre suite et à compter les traces sanglantes u\u2019elle a laissées sur le terrein! Vous êtes les hommes Pavenir et par conséquent des idées, marchez-y sans vous y arrêter.Ne craignez pas, les idées se feront passage, car les idées ne s\u2019assassinent pas comme les hommes.Laissez bruire contre vous ceux qui avant longtems seront jaloux des conquêtes qu\u201d vous aurez faites.Votre rôle est si noble et si entraînaut ;u\u2019il finira par séduire tous ceux pour qui pas d\u2019autre attrait n\u2019est comparable à l\u2019amour de la patrie.Papincan, quoiqu\u2019on en dise, vous a indiqué la route et vous a mis en main le flam- teau qui doit éclairer votre marche.Le programme quil a donné aux comtés de St-Maurice et de Hunting- don, et qui a été consacré par les deux, est l\u2019œuvre d\u2019une sntelligence et d\u2019un cœur passés au creuset de notre age démocratique.Comment ne pas sentir que la vérité est Tà, bien qu\u2019il y ait encore des hommes intéressés à s\u2019abuser, que de vicilles passions aveugles, que'des préjugés indignes empêchent encore de se rendre a la force de Pévidence.La vérité, messieurs de l\u2019Avenir, n\u2019ayez \u2018pas peur d\u2019elle, elle ne vous fera jamais de mal.Surtout préservez ce caractère d\u2019indépendance qui vous honore aux yeux mêmes de ceux qui n\u2019ont pas le même courage que vous, qui se sentent bien remuer le cœur pourtant, mais qui n\u2019ont pas la force de s\u2019affranchir, qui se déguisent tout ce qu\u2019a de hideux et d\u2019ignoble ce mesquin esprit de parti qui étouffa tout ce qui n\u2019est pas lui ; comme si le sort de la patrie ne devait pas résulter du concours de tous ses enfans,'mais n\u2019être que le lot des spéculateurs en politique.Pour un Canadien, dans le sens que je donne à ce nom, il ne doit pas y avoir d\u2019au- £re parti que celui que forme la masse entière de ses «ompatriotes.Est-ce qu\u2019en présence de cette masse que fe même sort attend, l\u2019homme de Parti ne sent pas ses entrailles se remuer ct son cœur se vider de tous les mesquins sentimens qui y prennent la place des plus nobles passions et des plus larges désirs ?L\u2019homme de parti ! somme si la famille canadienne devait fairo comme les Lêtes fauves de ses vastes forêts qui se retranchent ainsi =a bandes à part pour se protéger réciproquement et ne Mas s\u2019immoler les unes les autres, ou s\u2019entre-dévorer.i.Un PAPINEAUTISTE MALGRÉ LUI, 201 i EEE a = SKI ARE ai AD OM 5501 a BIE Al Be) SO.WL ol Au auf SUS SLT Bu vastes LL À nb st: Vaio sous stage sama Q 4 i.tors pendula publications Nous la livrons aujourd\u2019hui à caf.jpublicité, vi le rapport qu\u2019elle a avec la doctrine conte.L'AVENIR.Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.+ MONTRÉAL, SAMEDI 19 FEVRIER, 1848.Les dépeches dc Lord Grey.La presse commente depuis quelque tems deux dépêches de lord Grey, secrétaire des colonies au lieut.gon- verneur de la Nouvelle-Ecosse, en date de mars 1847.Ces dépêches sont des réponses à certaines questions de Pexécutif de la Nouvelle-licosse, faites dans une lettre en date du 30 janvier 1847.Il paraît que ces messieurs de l\u2019exécutif de notre voisine ne différent guères de leurs frères actuels des Ca- nadas.Les places, les émolumens leur tiennent bien plus à cœur que toute autre chose et, si l\u2019on en juge par la réponse du ministre des colonies, leur lettre ne traitait de rien que de l\u2019injustice de les priver de leurs fonctions.Prévoyant le changement qui devait arriver pour eux, il paraît qu\u2019ils écrivent à lord Grey, lui demandant quel'è conduite devait tenir le gouvernement dans l\u2019éventualité d\u2019un revirement de l\u2019opinion publique, qui, d\u2019après le gouvernement responsable tel qu\u2019établi dans la Nouvel- le-Ecosse aussi bien qu\u2019ici, devait les forcer d\u2019abandonner leurs siéges du conseil exécutif.Le secrétaire des-colonies leur répond d\u2019une manière assez évasive, tonjours dans de certaines hypothèses.Il commence par donner son opinion sur le nombre de places devant être regardées comme politiques, qu\u2019il limite à trois, dans le cas de la Nouvelle-Ecosse.Ces places doivent être dépendantes des votes de la majorité parlementaire.Mais les officiers occupant actuellement ces charges n\u2019en doivent être dépouillées qu\u2019en leur payant une pension, si, en acceptant ces fonctions, il comprenait occuper une place permanente ; comme on voit, cette distinction laisse un vaste champ aux subtilités et à la délicatesse de conscience de ces messieurs.Quant à tous les autres emplois, ils doivent-être permanens et les officiers qui les occupent n\u2019en doivent pas êtres dépouillés tant qu\u2019ils se conduisent bien, et qu\u2019ils sont capables de remplir lenrs fonctions.Lord Grey laisse à la prudence de Son Excellence le lientenant-rouver de s\u2019onnoser aux tentatives que pourrait faire un vainqueur pour s'emparer aes Hae ces lucratives, afin de les distribuer à ses créatures.Ces dépêches ne nous intéressent qu\u2019en un point, celui qui traite de l\u2019usage anglais de regarder comme permanentes les charges subalternes, celles dont les officiers ne sont pas obligés d\u2019avoir un siége dans l\u2019une ou l\u2019autre chambre.Suivant lord Grey, cet usage est invariablement suivi dans la mére-patric.Comme il pourrait cependant arriver que les circonstances du tems, et du lieu pourraient nécessiter une modification de ce principe, et exiger le sacrifice d\u2019officiers de bonne conduite et capables, le secrétaire pose en principe qu\u2019une telle destitution ne doit se faire qu\u2019en payant à celui qu\u2019on force de se retirer une pension pour l\u2019indemniser de la perte qu\u2019il pourrait faire.Quoique cette règle soit de nature à prolonger, peut- être à perpétuer de cruelles injustices faites- aux Canadiens dans la distribution des places, cependant nous n\u2019hésitons pas à lui donner notre assentiment plein et entier parcequ\u2019elle repose sur un principe juste.La proportion des employés duns les bureaux publics montre la plus honteuse partialité en faveur de nos co-sujets d\u2019origine britannique.Depuis longtems on entend porter des plaintes contre le fonctionnement des bureaux; nous ignorons jusqu\u2019à quel point elles sont appuyées sur Ja vérité ; si les griefs sont récls, si les plaintes sont fondées, alors on pourra mettre en pratique partie de la règle de lord Grey, la malversation et l\u2019incapacité devront disparaître du Service public, et l\u2019on sera tenu de rendre justice aux Canadiens, ce sera la plus belle occasion de le faire.Si les plaintes n\u2019ont pas de fondement, nous prévoyons bien que nos compatriotes devront attendre encore pour avoir leur part du patronage, car nous serions les derniers à demander que ie trésor public fût grevé de pensions pour faire place a nos amis.Nous sommes convaincus que nos compatriotes sauront encore faire ce sacrifice pour le bien général de la province.Nos lecteurs savent que le ministère futur éprouvera © \u2018à de grandes difficultés sous le rapport des finances Gi sont dans le plus mauvais état.Il devra donc user de la plus stricte économie pour être en état de faire le bien qu\u2019on en attend.D\u2019un autre côté, nous savons également que les ministres ne serout pas hommes à destituer sans sans.À propos de-cette doctrine nous publions dans ce numéro une correspondance signée LE.R, U, que nous avions depuis longtems entre lés mains; mais comme cette correspondance contenait des faits désavoués, depuis que nons l\u2019avions reçue, par l\u2019éditeur du Pilot contre qui elle était principalement dirigée, nous en avions sus- la ue dans motifs des fonctionnaires pour faire place à leurs parti- |.RY pas prononcé sur le sujet qui est traité dans la lettre, avouant toutefois qu\u2019on pouvait, de ses paroles, inférer ce qu\u2019a compris notre correspondant.La peinc de mort.La session de la cour criminelle vient de se terminer.La clôture de la session a été bien déplorable, et a laissé le public sous une pénible impression par la condamnation à mort de deux des aceusés.Carroll et Céré ont été condamnés à être pendus par le cou, Jusqu\u2019à ce que mort s\u2019ensuive.Ces paroles out en elles-mêmes quelque chose d\u2019affreux, de dégradant pour l\u2019humanité, et qui avilit l\u2019honime à ses propres yeux.Nous espérons, nous croyons que cette peine sera commuée par le gouverneur.- Il est vrai que les deux condamnés sont sous le poids d\u2019accusations terribles : Carroll a commis un double meurtre, et Céré s\u2019est rendu coupable d'un assaut brutal sur une petite fille de cinq ans.Mais il y a dix ans que nous n\u2019avons pas cu d\u2019exécutions, ct nous n\u2019en sommes pas plus mal; pourquoi, après dix ans de repos, relever l\u2019échafaud sanglant que la philantropie éclairée cherche aujourd\u2019hui à abattre partout ?Pourquoi donner encore à nos populations Je hideux spectacle de la potence, spec- \u2018tacle horrible ct démoralisateur où la foule, toujours avide d\u2019émotions, quelles qu\u2019elles soient, se porte avec une sorte de frénésie ?Si la grande question de l\u2019abolition de la peine de mort n\u2019est pas résolue complètement, du moins est-elle bien agitée ; elle touche presque à sa solution.Le droit de la société sur la vie de ses membres lui est nié par un grand nombre, et est au moins tiès problématique aux yeux de presque tous.Nous ne pouvons, dans un article de journal, exposer cette fonle d\u2019argumens sans réplique apportés en faveur de l\u2019abolition.- Nous avons sous les yeux un rapport fait, l\u2019année dei- nière, par un comité de l\u2019assembléé législative de l\u2019état de New-York, choisi pour examiner la question de l\u2019abolition de la peine de mort.Ce comité, après de grands travaux et de grandes recherches, a conclu à l\u2019abolition.Le comité fonde ses conclusions sur plusieurs arguments, qu\u2019il appuie par une foule de faits ct d\u2019exemples frappants.Après avoir examiné la question de droit en elle-même, après avoir nié à la sociète le droit d\u2019ôter la vie à ses membres, il demande sl la société est capable d\u2019exercer ce pouvoir sans craindre de tomber dans l\u2019erreur, si les tribunaux humains sont INTAHLIDIES, EL 11 répuud négativement.I rapporte, pour le prouver, plusieurs cas d\u2019exécutions, dont les victimes ont été reconnues innocentes quelques jours après l\u2019exécution.Combien de fois le vrai coupable n'est-i: pas venu, sous la foi du serment, charger un innocent de tout le poids de son crime ; et, bien plus, faire partie du Juré qui condamnait sa victime.Et puis, juges et témoins ne peuvent-ils pas se faire illusion?Les témoins les plus honnêtes ne peuvent-ils pas se tromper?Un crime atro- ee se commet : tout le monde en parle avec horreur.Le dom to appelé, oy entend l\u2019avocat de la couronne qui it pour faire ressortir ce qu\u2019il y a de hideux dans un pareil crime.Le est frappé ; cet homme, cet accusé, qu\u2019il ne connaît presque pas, lui inspire déjà l\u2019effroi.Cet homme, se dit-il remis au sein de la société, serait trop dangereux et puis il se vengerait de moi qui vais déposer contre lui.Les préjugés, la crainte, parlent plus haut que la raison ; Sin ipeiblement, malgré lui, avec toute l\u2019honnêteté pos- yl rend Un témoignage partial.Telle est Phistoire de bien des témoignages.Il est si facile de sc faire illu- os, nous sorumes SL faciles a tromper, surtout quand le pin est embarrassé par des questions insidieuses.Margaret Houghtaling, la dernière qui avait été lors du rapport, exécutée dans le comté de Columbia, était accusée du meurtre d\u2019un enfant.Les présomptions étaient si fortes que tout le monde la trouva évidemment coupable, et le bourreau en fit Justice.Quinze ans après, une vieille femme, se voyant près de mourir, déclare à sen confesseur qu\u2019elle est l\u2019auteur du meurtre, et de .\u2019 quels moyens elle s\u2019était servie pour tout rejeter sur Margaret Houghtaling.En mai 1834, Charles Boyington fut accusé du meurtre de Nathaniel Frost, dans la ville de Mobile.L'accusé était très pauvre, Frost avait de l\u2019argent.Ilsalle- rent un jour se promener ensemble après diner; Frost disparut, on retrouva son corps quelque temps après dans VN cimetière voisin de la ville.Il fut prouvé que, lors de eur promenade, ils étaient convenus d\u2019aller dans ce cimetière pour cueillir des fruits.Boyington s\u2019était sauvé depuis et avait été rejoint.On lui fit son procès il fut condamné et exécuté.Quelque tems après son .?Innocence fut wlairement prouvée._ : Smollett, dans son histoire d\u2019Angleterre, rapporte qu\u2019un homme fut mis à mort pour rapt et meurtre d\u2019une pauvre fenime, commis dans le voisinage de Londres.Les vrais coupables assistèrent à son exécution, l\u2019entendirent prendre le cicl à témoin de son innocence, et l\u2019embrassèrent avant de mourir.À Dublin, un chirurgien renommé fut un jour trouvé seul dans sa maison avec sa servante qui venait d\u2019être tuée, ses habits étaient tachés de sang.Les présomptions ne pouvaient être plus fortes, il fut con- témoin déjà prévenu Jes dépêches de lord Grey, en ria.nos Jeon damné ,etexécuté.Quelques années après, le véritable + Tteurs de se rappeler que M.HinèkS souflent Ye t'être a a.meurtrier déclara à son confesseur être entré da maison du docteur, pendant son absence, pour voler.È 4 rer .-\u2014\u2014\"s 2 _ 2 2 ER servante essaya de l\u2019arrêter, comme le docteur revenait, il la tua et s\u2019enfuit.Sir James McIntosh a prouvé, par des recherches soigneuses, qu\u2019en Angleterre, depuis un certain nombre d\u2019années, le terme moyen des innocens condamnés et exécutés aurait été de un par chaque trois anuéeæ Un comité, qui a depuis continué ces recherches, a trouvé jusqu\u2019à cent cinquante cas de personnes exécutées, dont Pinnocence a depuis été reconnue.Quel chiffre épouvantable, dans le pays qui, le premier, à joui de la précieuse institution du jury, où le peuple fournit, grâce à sa longue pratique, qui l\u2019a ineulquée dans ses mœurs, dos jurés très éclairés.Et combien de crimes dont les auteurs sont morts, emportant dans la tombe leur terrible secret et le déshonneur étornel de leur victime.Nous nous.bornons à ces quelques exemples qui, du reste, sont suffisants pour démontrer ce que nous devons déjà savoir, ce que notre nuture même et l\u2019expérience nous apprennent, que les tribunaux humains ne sont pas infaillibles.Alors, pourquoi donner à leurs jugemens une exécution irréparable, éternelle.Et si l\u2019innocence de votre victime est par la suite reconnue, que ferez- vous pour réparer une si fatale erreur?On dit que la peine de mort diminue le nombre des crimes, en insprrant une terreur salutaire.À cela, outre les statistiques qu\u2019il serait trop long de donner ici, nous vous répondrons que, quand les passions de l\u2019homme sont excitées au point de lui faire commettre des crimes qui doivent le conduire à l\u2019échafaud, la raison n\u2019est pas assez calme pour en envisager de sung-froid toutes les conséquences, La peine de mart n\u2019est pas nécessaire pour la protection de la société.aujourd\u2019hui que nous avons des asiles prêts à recevoir les condamnés; à séparer du reste de leurs semblables, pour toute leur vie, ceux qui ne veulent pas se soumettre à la loi commune.Enfermez-les dans.ces asiles destinés à celu ; qu\u2019un traitement doux, main, raisonné, soit appliqué à les moraliser, à les ra- ->ner à la conscience de leurs devoirs.De cette manière, vous aurez rempli votre but, de protéger la socié- \u20184; vous Paurez rempli d\u2019une manière plus humaine, \u20183 utile ct plus pratique.La société aura fait son de- se protéger et non se venger, corriger le coupabie, non le punir.Et si l\u2019innocence du condamné est re- ue, vous pouvez encore réparer le mal; vous pou- -ez arracher des prisons les malheureux que vous y au- -ez jetés.Nous reviendrons encore sur ce sujet.Qu\u2019il soit bien ris que nous n\u2019entendons pas blâmer les tribunaux ; is font leur devoir en se conformant à la loi telle qu\u2019elle \u201c-\"g voulons engager le public à demander la com- on de la peine au gouverneur, auquel est dévolu « droit d\u2019adoucir et de mitiger des lois quelque- , sévères.En attendant que la législation soit rée, il n\u2019y a que ce recours, et il faut en profiter.raut des requêtes à Son Excellence, auxquelles nous \u201crons qu\u2019elle acquiescera.: Cus.L.M.le Directeur, Permettez-moi de me servir d\u2019unedes colonnes de vo- timable journal pour communiquer à vos lecteurs Jaues remarques sur un sujet qu\u2019on à paru perdre de ie depuis quelques jours, mais sur lequel on reviendra -obablement bientôt, car je suppose que l\u2019éditeur du Pz- n\u2019est pas hommre à abandonner sitôt ses projets.Je : \u20181x parler de l\u2019affaire de M.Parent, qui est devenue, piace a l\u2019éditeur du Pilot, l\u2019affaire du public, et dont tout fe monde s\u2019entretient.Ce n\u2019est pas à M.Hincks à jurer à M.Parent une haine implacable et à lui déclarer une guerre à mort, et cela pour les raisons que tout le monde connaît maintenant.J'aime à croire que ce n\u2019est pas sans des données certaines que l\u2019éditeur du Pilot a pu en venir à cette extrémité, celle de vouer à l\u2019exécration d\u2019un parti un homme estimable par ses vertus sociales, et recommandable sous le rapport de la capacité et des talens.Jusqu\u2019au moment ou on nous aura démontré clairement que M.Parent est coupable comme on le prétend et que sa conduite a été odieuse au point de lui mériter la réprobation de son parti et l\u2019indignation de ses concitoyens, nous devons, sinon le défendre et justifier sa conduite, du moins protester contre le genre de châtiment qu\u2019on veut lui infliger en punition de son crime.Car M.Hincks ne prétend rien moins que de destituer M.Parent de la place qu'il occupe, et il a même déela- ré, nous dit-on, qu\u2019il ne ferait jamais partie d\u2019une administration qui conserverait M.Parent dans l\u2019emploi qu\u2019il ve at ., Eh bien! je dis que M.Parent ne doit pas être destitué de sa place, même s\u2019il était cols:ar* qu\u2019il a travaillé contre le parti libéral.Un homme estlibre dans ses opinions, et on ne doit pas le proscrire par ce qu\u2019il a eu d\u2019autres Opinions que les nôtres.Qu\u2019on prouve de la malversation de la part de M.Parent dans la charge qu\u2019il occupe, Jv on prouve qu\u2019il est incapaLls ou indigne de la remplir, \u201cet alors, alors seulement, on aura le droit de le proscrire 1t de le destituer; mais, st je suis bien informé, M.Pa-' tent a, jusqu\u2019à ce jour, rempli, à la satisfaction du public, le.levoirs qui lui étaient imposés.Quel est donc son en 31 c\u2019est d\u2019avoir, de concert avec quelques citoyens respectables de notre parti,travaillé à former, entre le parti tory alors au pouvoir et le parti canadien, une -Soatition basée sur le système des deux majorités, systè- |G L\u2019AVENIR.\u2014FEVRIER, 1848.me approuvé et préché dans le tems par nos chefs politiques.Si M.Parent eût réussi dans son projet, le parti libéral lui eût été reconnaissant ; mais ses efforts ont été vaincus, il a échoué, grâce à la difficulté des circonstances, et on l\u2019appelle lâche, traître à notre parti, on veut le proscrire.M.Parent est-il donc plus coupable que M.Caron?N\u2019ont-ils pas travaillé de concert, et dans le même but?d\u2019où vient alors que l\u2019un a retrouvé dans, l\u2019opinion de ses concitoyens la place d\u2019honneur qu\u2019il y avait toujours occupé ?d\u2019où vient que l\u2019autre y est tlétri ?c\u2019est sans doute parceque l\u2019un, grâce à l\u2019indépendance où le place sa fortune, a pu, au moyen d\u2019une confession sincère, se réhabiliter dans l\u2019esprit de son parti, tandis que l\u2019autre, forcé de se taire pour le moment, est jugé d\u2019après l\u2019interprétation fausse que ses ennemis ont bien voulu donner à sa conduite, et sans qu\u2019il ait eu occasion de se justifier ; est-il juste de condamier un homme sans l\u2019on- tendre ?On reproche encore à M.Parent d\u2019avoir donné la main aux dernières nominations, celle de M.Turcotte et des autres, on dit même qu\u2019il en est l\u2019auteur; et on ne manque pas de dire qu\u2019il n\u2019en a agi ainsi que dans la vue de perpétuer l\u2019existence du ministère actuel et de faire tort au parti libéral.Cette accusation ne me paraît pas plus fondée que la précédente, et je suis loin de supposer en tout cela, à M.Parent, des intentions aussi odieuses que celles qu\u2019on lui prête.J'aime à croire, M.le directeur, que le patriotisme seul a pu pousser M.Hincks à cette démarche ; qu\u2019il n\u2019en a agi ainsi que dans l\u2019intérêt de notre parti, ct que des considérations personnelles n\u2019y sont entrées pour rien; cependant il est à regretter que M.Hincks aille jusqu\u2019à reprocher à M.Parent certaines expressions patriotiques, comme celle de nationalité, ete, dont il a eu quelques fois occasion de se servir, en s\u2019adressant à la jeunesse de cette ville réunie pour l\u2019entendre, comme si tout bon canadien ne devait pas avoir à cœur la conservation de cette \u2018mtionalité que nous devons sauver à tout prix.Ces c\u2026, «essions, dans la bouche de M.Parent, peuvent paraître tant soit peu extraordinaires à M.Hincks qui sait si mal apprécier-cet homme ; mais pour nous qui connaissons M.Parent pour un véritable Canadien, un Canadien d\u2019âme et de cœur, elles ne nous paraissent que raisonnables et justes.En définitive, je pense que M.Hincks- a été un peu vite dans tout cela, et qu\u2019il aurait dû attendre que le parti libéral fût au pouvoir et décidât sur la conduite à adopter en cette circonstance.Je ne prétends pas nier à nos amis du Haut-Canada le droit de manifester et donner leur opinion sur les affaires qui regardent plus particulièrement le Bas-Canada; mais je dis qu\u2019il appartient plus spécialement aux chefs politiques du Bas- Canada de se prononcer d\u2019abord, et même de décider sur ces questions d\u2019intérêt local, puisqu\u2019ils sont dans une position à juger plus sainement des choses er plus à portée de connaître ce qu\u2019exigent et requièrent les intérêts de cette partie de la province.E.R.U.Les bals a la Campagne.M, te Directeur, Nous sommes maintenant, à ce qu\u2019il paraît, dans un tems de fêtes et des plus gaies ; on n\u2019entend de tous côtés que le son des instrumens invitant au délassement et au plaisir.Ce sont les bals des sociétés, les Odd-Fellows, le Mechanic\u2019s Institute, etc, etc.Nos campagnes font joyeux écho à la ville.Terrebon- ne, St.Eustache, Vaudreuil et Lachine ont donné leurs bals, charmantes réunions où se sont confondues nos au- mables compatriotes campugnardes et citadines.Ces fêtes, aux yeux des hommes de progrès, ont un grand avantage, celui d\u2019agrandir et d\u2019entretenir les relations dans la société ; d\u2019inspirer le goût pour l\u2019éducation physique beaucoup trop négligée jusqu\u2019ici parmi nous.Tout le monde est maintenant d\u2019accord pour encourager les bals publics, quelquefois instrumens d\u2019une ingénieuse charité.Je me trompe cependant, il est une exception dans la personne de M.le curé de Terrebonne qui, s\u2019il faut en juger par ses déclamations du haut de la chaire, se croit encore au bon vieux tems où le diable ne manquait jamais d'assister en personne à toute réunion dansante.Il est ficheux qu\u2019un homme de mérite, sous tous rapports, comme ce monsieur, ne sache pas distinguer entre une réunion.où lus convenances, la bonne édueca- tion sont la sauvegarde la plussûre des mœurs, et les bals où règnent la licence et le laisser-aller le moins gêné.De pareilles prédications peuvent avoir pour effet immédiat d\u2019empêcher quelques personnes d\u2019assister à ces réunions, mais un effet plus lent quoique-non moins sûr en découlera sans aucun doute, c\u2019est de mécontenter les gens qui se sentent révoltés qu\u2019on leur fasse un crime d\u2019un amusement parfaitement innocent en soi-même.Ceux même qui s\u2019abstiendront d\u2019y aller finiront par perdre toute confiance en celui qu\u2019ils regarderont comme un tyran des consciences, La manière de penser de M.le curé paraîtra d\u2019autant plus singulière à nos amis de Terrebonne quand ils sauront qu\u2019à Montréal, MM.les sulpiciens sont assez souvent à la tête de bazars qui se terminent ordinairement par un bal charment, contre lequel ces messieurs (qu\u2019on ne peut certainement taxer d\u2019indifférence) ne s\u2019élève jamais comme vient de le faire M.le curé contre celui de.Terre- nne.\u2019 Enfin pour faire voir le changement des idées sur une foule de points, je n\u2019ai qu\u2019à mentionner le bazar qui vient d\u2019avoir lieu à la Congrégation de Montréal.Qui eût parlé en 1820 par exemple, ou même plus récemment, d\u2019ouvrir le couvent de Montréal à tous les jeunes gens de la ville qui y seraient allés prendre des rafrai- chissemens, servis de la main même des jeunes personnes qu\u2019on y élève; qui auraient acheté des ouvrages travaillés par ces demoiselles, à des prix, je ne dirai pas fous, mais au moins érès galants, aurait certainement soulevé contre lui l\u2019ire de toutes les dévotes du tems et même d\u2019une grande partie du clergé ; on aurait crié au scandale, à la démoralisation.Mais \u201c tempora mutantur, etc.\u201d ct nous avons changé avec le tems.Ce qui eût été abomination, il y & 20 ans, n\u2019a pas soulevé-la moindre remarque aujourd\u2019hui.On a trouvé tout naturel que ces dames voulussent donner, à de jeunes personnes destinées au monde, toute la connaissance possible des usages de cette société dont elles doivent faire le charme par la suite.Enfin je terminerai par une citation qui ne peut venir plus à propos.C\u2019est un passage, sur la danse, extrait de la lecture lue devant l\u2019Institut-Canudien par l\u2019hon.C.MoNDELET, le 17 décembre 1847.\u201c Je n\u2019en finirais pas, mesdames ct messieurs, si j\u2019en- trepremais de signaler tous les talens que les femmes doivent cultiver: je vais en mentionner un autre, il importe d\u2019y apporter une grande attention, c\u2019est la danse\u2026\u2026.La santé le demande, la position des jeunes filles dans la société, leur propre intérêt, et, ajoutons-le, les convenances, ctc.Espérons,.que la raison et une religion éclairée feront taire des scrupules consciencieux sans doute, mais déplacés, qui retiennent les- autorités ecclésiastiques de permettre l\u2019enseignement de cet art\u2026.ete.Si les autorités ecclésiastiques continuaient de se refuser à une exigence aussi frappante, et persistaient à proscrire des couvens une chose qui s\u2019enseignera malgré elles, quelque part, et sera pratiquée partout, alors elles consultcraient peu l\u2019intérêt bien entendu des jeunes personnes.ct répondraient bien peu sans doute aux vœux des dames qui dirigent la jeunesse, et dont les vues éclaj- rées les mettent à l\u2019unisson des progrès du jour.\u201d Avec cet extrait qui en dit bien plus que ne le pourrait faire ma plume, je laisse à leurs méditations les amateurs de bals et M.le curé de Terrebonne qui, je l\u2019espère, ne criera pas contre celui qu\u2019on y prépare pour le 23 courant, auquel est spécialement invitée la jeunesse de Montréal pour rencontrer celle de Terrebonne.; L.Montréal, 16 février 1848.{Si notre correspondant eût pu lire le \u201c conte populaire\u201d que nous publions aujourd\u2019hui sur notre première feuille, sur un évènement arrivé à Terrebonne même, il n\u2019eût pas trouvé surprenant que le curé de ce village s\u2019opposât aux bals qu\u2019on y veut faire.De si épouvantables évè- nemens sont pourtant des leçons.Quand sera-t-on sagel.] Note Edit, NOUVELLES.Errancires.\u2014 Le bateau a vapeur\u201c Hibernia, parti de Liverpool le 30 janvier est arrivé à New-York mercredi soir à 84 heures, et a apporté les nouvelles suivantes qui ont été cemmuniquées à Montréal par le télégraphe.L\u2019état des affaires commerciales en Angleterre pæwait assez satisfaisant.Le marché monétaire s\u2019est amélioré considérablement depuis les dernières nouvelles, la baa- que d\u2019Angleterre ayant réduit le taux de l\u2019intérêt à 4 pour cent.En Irlande, ft ne paraît pas y avoir de mieux, la détresse est toujours à un point des plus alarmants.Un grand nombre de malheureux meurent de faim et de misères.Le roi des Français qui avait été assez indisposé était convalescent quoique non encore parfaitement rétabli.I} paraît qu\u2019A b-el-Kader a été enfermé par ordre du gouvernement français dans le château de Ville-Dieu, comme prisonnier.Le roi de Danemark est mort.Dans les états du Pape les affaires continuent à marcher vers le progrès.La Sicile, Sardaigne, Naples et le Piémont sont en insurrestion ouverte contre le gouvernement d\u2019Autriche.Le sang a déjà coulé à plusieurs endroits dans des rencontres avec les troupes autrichiennes.Nou regrettons d\u2019apprendre que la ligne des bateaux à vapeur français, établie entre le Havre et New-York, doit être discontinuée.La santé de la reine d\u2019Espagne s\u2019est considérablement améliorée et va de mieux en mieux.Locares.\u2014 La Gazette Officielle de samedi dernier contient la nomination de trois nouveaux conseils de la reine.John Duval, écr., de Québec et MM.Johnson et Rose, de Montréal, ces deux derniers, quoique possédant des talents plus qu\u2019ordinaires, sont de jeunes avocats qui ne comptent que quelques années de pratique et à qui on aurait été loin de s\u2019attendre que la robe de soie serait offerte, eussions-nous eu un autre ministère.Mais il ne faut pas trop s\u2019étonner de cette nomination.Le ministère actuel touche à sa dernière heure et quand on ar- (rer L rive à ce moment terrible, la tête peut quelquefois s\u2019éga- + + opp .L\u2019AVENIR.\u2014FEVRIER, 1848.~\u2014 L\u2019ouverture des chambres doit avoir lieu vendredi prochain, le 25 courant.Il parait maintenant certain que l\u2019hon.A.N.Morin sera élu orateur de la chambre basse, la Minerve de jeudi dernier, qui est sans doute bien informée, nous dit que cet honorable monsieur réunira la presque unanimité des suffrages de lachambre.C\u2019est là un choix auquel le pays entier applaudira.\u2014 Les élections municipales de cette ville auront lieu lundi le six mars prochain.Nous voyons que les électeurs du quartier St.Louis ont déjà fait choix d\u2019un homme pour les représenter dans le conseil de ville dans la personne de M.Joseph Grenier.Les électeurs des autres quartiers deyraient suivre cet exemple, c\u2019est le meilleur moyen d\u2019éviter des contestations qui sont toujours désagréables et quelquefois désastreuses.\u2014 On verra par nos colonnes d\u2019annonces, qu\u2019Etienne Parent, écuyer, doit faire ce soir dans les salles de l\u2019Institut Canadien, rue St-Gabriel; une lecture publique sur Péducation, etc.Le sujet que M.Parent a entrepris de traiter, ce soir est d\u2019une si haute importance pour les Canadiens, qu\u2019ils doivent se rendre en foule à l\u2019Institut pour l\u2019écouter.\u2014 Son Excellence le gouverneur-général et la comtesse Elgin ont envoyé des cartes d\u2019invitations, pour un grand bal, à Monkland, le 29 du courant.TuéaTRe.\u2014 Lundi dernier 14 du courant, les amateurs canadiens, assistés par l\u2019hon.Egerton, aide-de-camp du gouverneur, ont donné une nouvelle représentation.Le public s\u2019y était porté en foule.Son Excellence s\u2019y est rendue avec toute sd maison et a témoigné beaucoup de satisfaction.L\u2019hon.Egerton en est encore a ses coups d\u2019cssai; et les difficultés d\u2019une langue apprise, qui en- trainent toujours le défaut de mémoire, ont considérablement gêné son jeu.C\u2019était néanmoins chose nouvelle et agréable d\u2019entendre encore une fois la langue française dans la bouche des autorités militaires du pays.MM.Hervieux et Cherrier ont, comme à l\u2019ordinaire, admirablement bien rempli leurs rôles.\u2014 Nous attirons l\u2019attention de nos lecteurs sur le bazar qui doit avoir lieu mardi prochain, dans les grandes salles audessus du magasin de M.Boivin, rue Notre-Dame, en aide au St.Patrick\u2019s Orphan Asylum.La respectabilité des dames qui sont à la tête de cette entreprise, ainsi que la quantité des objets qu\u2019elles vont offrir au public, sont assez pour attirer la foule et leur assurer une recette abondante.\u2014 Nous avons toujours adressé notre journal au Canadien, il se plaint de ne pas l\u2019avoir reçu depuis trois mois.Nous ne savons pas si la faute est due à notre agent ou au bureau de poste.\u2014 La malle anglaise est arrivée à Québec hier, et est repartie a 7 3-4 heures, P.M.pour cet teville, de sorte qu\u2019on peut l\u2019attendre aujourd\u2019hui.\u2014 11 y a eu un fen hier soir dans le quartier Ste-Anne à 6 heures, mais qui n\u2019a eu aucun résultats désastreux.\u2014 La quantité de matière que nous avons publiée samedi dernier et nos occupations nombreuses nous ont empêché de pouvoir remédier aux erreurs qui se sont glissées dans notre dernière feuille.Nos lecteurs ont dû remarquer dans la correspondance de A.sur l\u2019emploi du plâtre, que c\u2019était 14 quart à 8s.plutôt que 4 quart à 8d.et que merveilleux a été mis au lieu de meilleurs.On devra lire: effet fut a peu prés nul au lien de seu! aussi bien qu\u2019un bon pacage au lieu de qu\u2019un pacage.Articles Remis.Organisation, réforme et progrès.Importations, et exportations.Education.Commerce.\u2014Magasin Modèle.Rèverie (poésie) Démocrate, (correspondance.) Lettres ReQues.\u2014J.L L, éer.Merci de vos bons souhaits.Deces.En cette ville, le 16 courant, à l\u2019âge de 12 ans, après une maladie de quelques jours, Jean-Baptiste Alphonse, enfant de Toussaint Laflamme, écuier.Ce jeune enfant doué des talents les plus remarquables faisait concevoir de grandes espérances à sa famille.Etudiant au séminaire de Montréal, il se distinguait dans ses classes et étonnait ses professeurs par sa facilité prodigieuse à tout apprendre.On peut concevoir la douleur d\u2019un père et d\u2019une mère de se voir enlever par la mort impitoyable cet enfant chéri, à qui la providence elle-même semblait promettre un brillant avenir et une existence utile et intéressante.Hélas! Dieu, dans ses décrets impénétrables, n\u2019a pas voulu que cette belle intelligence se développât plus longtemps sur la terre.Il l\u2019a rappelé à lui, Que son saint nom soit béni.INSTITUT CANADIEN.ETIENNE PARENT, Ecuirr, fera une Lecture dans les salles de l\u2019Institut Canadien, rue St-Gabriel, CE hom SOIR, à HUIT heures.Le sujet de cette Lecture sera, « Considérations sur notre système d'éducation re, sur l'éducation en général et les moyens législatifs dy pourvoir.\u2019 Des places seront War pour les dames.ordre, V.P.W.DORION, LE REPERTOIRE NATIONAL OU RECUEIL DE Litterature Canadienne.On peut s\u2019abonner à cette publication chez MM.Fabre et Cie, à In Chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec, ou en s\u2019adressant franc de port à MM.Lovell et Gibson.Montréal.\u201420 nov.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES.M.CoMmPAIN, qui a.été plusieurs années chef de la mess de deux brigades de carabiniers et du 77e régiment, ainsi que de plusieurs clubs, au nombre desquels était celui de la Réforme où se trouvaient les plus célèbres gourmets, vient d\u2019ouvrir un RESTAURANT au coin de la Place d\u2019Armes et de la Grande rue St-Jacques, vis-à-vis la nouvelle Banque de Montréal.On trouvera constamment à ce Restaurant une liste de mets qui égale celle de Paris et de New-York, sous le rapport de la variété et de la qualité.Son salon et ses autres appartements sont élégants et commodément meublés et n\u2019en cèdent en rien à aucun autre établissement en ce genre.Le propriétaire sollicite le patronage du public, persuadé qu\u2019il est qu\u2019un Restaurant, tenu sur un bon pied, peut être utile aux hommes d\u2019affaires ct autres qui se trouvent dans le besoin de prendre un repas lorsqu\u2019ils sont éloignés de chez eux.On trouvera à ce restaurant des mets de toutes cspèces, préparés à toute heure du jour.Ses vins et ses liqueurs seront toujours du premier choix.Il peut donner des dîners publics à vingt et soixante personnes.Les soupers pour un nombre plus ou moins grand de personnes seront aussi servis avec les mets les plus délicats qu\u2019offre la saison.Vraie soupe à la tortue en tout temps.4 déc.1847.: LE VERITABLE PORTRAIT »= S.S.PIEIX.PEINT D\u2019APRES NATURE, A ROME, EN 1847, ET GRAVE SUR GRAND PAPIER DE CHINE.28 pouces de haut sur 22 de large.CETTE MAGNIFIQUE GRAVURE, copie fidèle d\u2019un des plus beaux chefs-d\u2019œuvre de l\u2019école Italienne, sera bientôt mise en vente chez les soussignés.L'intérêt toujours croissant qui entoure aujourd\u2019hui LE GRAND APOTRE DE L\u2019EGLISE ET DE LA LIBERTE, S.SPIE IX, ne peut qu\u2019inspirer le plus vif désir de posséder le portrait D\u2019UN SI ILLUSTRE PONTIFE.Les grandes dimensions et le mérite artistique de cette gravure lui mériteront, sans doute, la première place dans les salons de nos concitoyens.CHAPELEAU Er LAMOTHE, Rue Notre-Dame, vis-à-vis le Séminaire.Montréal, 20 novembre 1847.Cours de Langue Francaise EN 60 LEÇONS.Le Soussigné a l\u2019honneur d\u2019informer les familles Canadiennes, les Dames et Messieurs de cette cité et des environs qu\u2019il commencera, DEMAIN, un cours suivi et raisonné sur l\u2019art difficile d\u2019écrire la langue française grammaticalement ; il se flatte de pouvoir donner ce nouveau mode d\u2019enseignement en SOIXANTE LECONS.Il ose compter beaucoup sur le patronage de tous les amis de l\u2019éducation.Des certificats et spécimens attestant en faveur des succès qu\u2019il a obtenus jusqu\u2019à ce jour seront produits à quiconque les désirera voir.Pour plus amples informations, s\u2019adresser au Soussigné, à l\u2019Hôtel de Québec, où il se trouvera chaque jour depuis 9 heures A.M.jusqu\u2019à 7 heures P.M.M.L.donnera son cours à domicile, aux dames et aux Demoiselles qui voudront bien l\u2019honorer de leur confiance; \u2018UNE HEURE de séance par jour.Quant aux Messieurs, ils suivront le Cours à HÔTEL DE QUEBEC.CHS.H.LASSISERAYE.Montréal, 30 nov.1447.A VENDRE À CE BUREAU, Quelques copies du premier volume de L\u2019AVENIR.Ce volume contient entre autres matières intéressantes : LECTURE DE E.PARENT, Ecr: Du travail chez homme.ESSAI LU A L\u2019'INSTITUT-CANADIEN, PAR J.H: Des besoins e£ de la position de la jeunesse canadienne- rangaise.DON CÉSAR DE BAZAN.Drame en cing actes mêlé de chant Plusieurs articles sur les associations etc, eto.reed ter P.GENDRON, IMPRIMEUR, No.24, Rue St-Vincent,\u2014Montreal.OFFRE ses plus sincères remerciments à ses amis et an public pour l\u2019encouragement qu\u2019il en a regu, depuis qu\u2019il a ouvert son ATELIER TYPOGRAPHIQUE, et prend la liberté de solliciter de nouveau leur patronage, qu\u2019il s\u2019efforcera de mériter par le soin qu\u2019il apportera à l\u2019exécution des ouvrages qui lui seront confiés, On exécute à cette adresse, toutes sortes d\u2019impressions telles que :\u2014 Livres, PAMPHLETS, CATALOGUES, BILLETS D\u2019ENTERREMENT, Cartes D\u2019ADRESSE, CIRCULAIRES, CHÈQUES, POLICES D\u2019ASSURANCE, TRAITES, CARTES DE VISITES, CONNAISSEMENTS, ANNONCES DE DrLIGENcCESs, PROGRAMMES DE SPECTACLE, Erc.Blancs de toutes espèces-pour MM.les Avocats, Notaires et Huissiers.Le tout avec goût et célérité.Tout le matériel de son établissement est NEUF, acheté depuis 5 ou 6 mois senlement.: : PRIX TRÈS RÉDUITS.LL\u2019 ORTENT, VOYAGE EN EGYPTE, EN ARABIE, EN TERRE-SAINTE, EN TURQUIE ET EN GRECE, PAR M.LÉON GINGRAS, Prêtre, Membre du Séminaire de Québec.CET ouvrage en deux volumes in-octavo, formant plus de 1000 pages, est maintenant prêt et sera livré immédiatement aux souscripteurs, à domicile.Ceux de la campagne sont priés de préparer le montant de leurs souscriptions ; l\u2019ouvrage leur sera transmis ou ils pourront se le procurer de suite en s\u2019adressant à M.G.N.GossELIN, agent pour Montréal, N° .96.rue St.Urbain, ou à l\u2019E- vêché.Les personnes qui n\u2019y ont pas souscrit pourront s\u2019en procurer en s\u2019adressant de suite à MM.Fanre et Cie, vu qu\u2019il n\u2019en n\u2019a été frappé, qu\u2019un très petit nombre d\u2019exemplaires, au-delà de ceux qui ont été retenus d\u2019avance Montréal, 9 Octobre, 1847.SALSEPAREILLE ! SALSEPAREILLE !! SALSEPAREILLE! 11 Chasse du système le mercure qui y est contenu et guérit radicalement les maladies pour lesquelles on l\u2019emploie généralement, = Pour plus dé 3 détails voir la M:-3 nerve, l\u2019Aurore, le Transcript,le Pilot, ete.ete, DE 2 agence centrale a la pharmacie du Dr.Picault, 69, rue St.aul.niti i {Z Consultations secrètes.CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019Avenir paraît tous les samedis dans l\u2019après-midi sous les auspices d\u2019une société en commandite de jeunes gens.Le prix d\u2019abonnement est de dix chelins par année, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pas pour moins de six mois.Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et recevra la journal gratis.Le journal est rédigé par un comité de collaborateurs.Les communications etc, doivent être adressées au directeur de la société, affranchies et munies d\u2019une signature responsable.On recevra les abonnements au bureau du journal, chez M.P.GENDRON, n0.24, rue St.Vincent ; à la cham- bre-de-nouvelles de l\u2019INsTrruT-CANADIEN, no.25, rue St.Gabriel; chez MM.E.R.Fasre, et Cie ; ainsi que chez les agents ci-dessous : AGENTS DE L\u2019AVENIR.19 février.Sec.Arch.1.C.PRIX: UN BCU.12 Février.Québec, .S.Drapeau.Trois-Rivières, .P.Nourte.\u201d Champlain, .A.J.MARTINEAU, Berthier, .PJ.Gurrté, Ste.Anne de la Pérade, .L.Bureau.Sorel, .+ + .J.B.LaMBRE.St.Ours, .Jos.GERMAIN.St.Jean Dorchester, .,J.MARCHRSSEAVLT.St.Hyacinthe, .J.C.Bacuamp.Imprimé les iétaires P.Geneon, imprimeur, Ne.+ ¥ Bee Vinoask, Dù l'on potrre sniper tows eodres, amma.coi."]
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