L'avenir, 10 janvier 1849, mercredi 10 janvier 1849
[" * _\u2014 Mercredi, 1O Janvier Eurcau.122', Rue St.Parl, a Mrntreal.\u2019 L\u2019AVENIR.Pareît tous les MERCREDIS et SamgpIs au matin.ABONNEMENT.Pour six mois, .eee as, Pour BN al sense ere ier einnnnnnn.1s.L\u2019abonnement est invariailement payable d\u2019avauce.JOURNAL PUBLIÉ DANS LES CNRS Deuxieme Annee, TTo.\u20186.ins im.051122 D 6 etatt-d sous.ler Lisert, 3 4 4 u du prix.ale fuite sur les annou- ñ Ong lems, INTÉRETS PE LA JEUNESSE ET DU COMMERCE.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ EN COMMANDITE DE PROPRIÉTAIRES.\u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT \u2019 RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS, Correspondance Canadienne du COURL ®R DES ETATS-UNIS > Quêbee, 7 décembre, 1818.Monsieur, 3 L\u2019mtérét que vous avez pris à nos affaires depuis que le Courrier des Etats-Unis, organe des populations franco-cméricaines, cst passé cn- tre vos mains, m\u2019a fait espérer que vous accueilleriez avec la même bienveillance que votre prédécesseur, M.Guillardet, quelques rares et rapides esquisses de la situation politique au Canada.Je n\u2019ignore pas que \u2018votre feuille, pleine du récit des évènemens qui bouleverseut à l\u2019henre présente le monde européen, ne peut aubandon- ner qu\u2019un très petit espace a nos démélés coloniaux, aussi ne serai-je pas moms sobre que par le passé de détails et de discussions.Vous avez appris a vos lectenrs et la chiite du ministère Daly-Sherwood, qui n\u2019était que la dixième ou onzième métamorphose du cabinet Viger-Draper, appelé pur Bir Charles Metcalfe (à, puis lord Metculfe) à remplacer le prerhier ministére Lafontaine-Baldwin lors de la retraite de ces derniers en 1843, et la formation d\u2019un \u2018second ministère Lafontaine-Baidwin, qui depuis huit mois déjà tient les rènes du pouvoir.Ce n\u2019est qu\u2019après une lutte opiniâtre de quatre années que le parti libéral s\u2019est emparé de nouveau de l\u2019administration de nos affaires; et pendant ce temps il a éprouvé bien des mécomptes, subi bien des injustices, souffert de bien des défections: il s\u2019est vu même quelque temps affaibli par l\u2019intrigue et la discorde à un point qui aurait pu être funeste, sans l\u2019énergie de quelques-uns de ses chels et sans les fuutes de ses adversaires.Lord Metculie, qui s'était quorellé avec les ministres libéraux au sujet de leurs attributions constitutionnelles, avait jeté dans la balance le poids de son influence personnelle et publi- gna comme représentant de PEanpire Britannique, poids d\u2019autant plus grand que dans le Haut-Canada surtout, les idées libérales comprimées par la suite des évènemens de 1837 et 1838 n\u2019avaient pas alors réussi conume elle- l\u2019ont fait depuis.Aux yeux de bien des tories de la vicille école, feu lord Meteulfe n été le dernier des gouverneurs anglais.Lord Elgin et ses succes- soeurs sous l'itetion des principes Au gouvernement responsable, De scraieut plus qu\u2019une manière de roitelets constitutionnels dépourvus du prestige et des magnificences qui, ailleurs, servent à désuiser Pinsignifiunce des rois, qui ré- gnent et me gouvernent pus, Il y à même, parmi ces honnêtes conservateurs, des gens qui commeucent à trouver senndale tout-a-fait imprévu de leur part) que £7,000 sterling, égules à 81.108 par année forment un saluire un peu exagéré pour un fonctionnaire qui, selon eux, n\u2019est plus qu\u2019un symbole constitutionnel.Ils trouvent que c\u2019est payer un peu chier un étre ubstrait, Quoiqu'il en soif, lord Elgin a compris son rôle mieux qu\u2019aneun de ses prédécesseurs, et il jouit d\u2019une popularité aussi honorable qu\u2019inoffensive.Sa neutralité a été pour beaucoup dans le succès du parti lidéral ; car jusqu\u2019à présent on avait eu dans le Haut-Canuda Phabi- tude de dire: « Give vs the Governor-Gone- ral, and we shall carry every thing.\u201d Don- nez-nous ie Gouvirneur-Général, ct nous emporterons tout le reste.Une série d'actes, tous plus répréhensibles les uns que les autres, avait amené les ez-mi- nèstres dernier degre de Pabiection politique.Les changemens continuels dats l\u2019aduninistrae tion, les vacances réitérées causées dans la représentation, les intrivues, les petits tripotages que nécessitait le désir de chacun des ministres de se caser a part lui, avant la chite da cabinet, avaient cuusé un dégoût immense, et même détaché des rangs de leur parti un grand nombre de conservateurs.Les fameuses négo- ciutions qu'une partic des ministres avait entamées avec les chefs de l'opposition dans le Bas- Canada, en jetaht de la confusion dans les élé- \u201cmens des partis politiques, avaient considérablement affubli le petit nombre des convictions honnêtes qui pouvaient rester attachées au ministère tory.Mais ce qui causait le plus d\u2019indignation, c\u2019était l'usage étrange que l\u2019on fesait des tribunaux, soit pour y assurer ute retraite aux ministres, soit pour en tirer des remplaçans difficiles à trouver ailleurs: on en vint à dire quie pour être juge, il Fillait avoir été ministre, et que pour être mivistre, il fallait avoir été juge.La faiblesse du cubinet à laquelle étaient dues en partie ces manœuvres, n\u2019en était devenue que plus évidente ct plus méprisable.La catustrophe paisible de sa châte aurait pu sap- peler comme la grande cutustrophe de février : la révolution du mépris.Une chose surtout avait frapné tous les hommes politiques et le petiple du Bas-Cunadu plus particalièrement.C'était le contraste de la rareté des quurtisins du ministère dans le pays, avee les voles de l\u2019ass-mbliée législative dans laquelle il comptait deux ou trois voix de ma- Jorité.Vous n\u2019ignorez pas que lors de la réunion des deux Canadis, on a donné à chacune des ci-devant provinces une représentation numériquement égale, mais proportionnellement in- Jnste.La population du Bus-Canuda dépassait alors de près d\u2019un tiers celle de l'antre province.Mais cette injustice est encore augmentée en ce que dans l\u2019une et l\u2019autre section de la province et principalement duns la Haut-Canada, un grand nombre de représentants sont élus par da petites villes ou des bourgs.Plusieurs orateurs, dns les débats qui eurent lieu dans la dernière session du prévédent parlement, signalèrent avec furce cette inéaalité et cette insuffisance de lu représentatici et déclarérent que D EE SE l\u2019on allait agiter dans tout le pays la réforme électoraie.Après la session, une association politique fut organisée sous le nom d\u2019Assoriation Constitutionnelle de la Réforme et du Progrès, et ses et- forts contribuèrent puissamment au résultat de Pélection générale, à la suite de laquelle les ministres actuels furent appelés au pouvoir.Le comité de cette association, établi à Québce, et dont M.Caron, l\u2019un des nouveaux ministres, était président, duns un manifeste adressé au peuple du Cunada, en date du 8 novembre 1847, s\u2019exprime comme suit au sujet de la réforme électorale : \u201c I} est aujourd\u2019hui constaté que si avec un gouverneur sincère et impartial, une stricte adhésion aux principes britanniques peut, en quelque sorte faire oublier le vice fondamental de notre constitution, il n\u2019en sera pas moins loisible, à tout gouverneur mal disposé, de se servir des éléments de corruption qu\u2019oflre la répartition électorale pour donncr lui-même la victoire à une partie contre le vœu de la masse de la popnlation.Un tel acte paraît tellement odieux qu\u2019on serait tenté d\u2019en croire la répétition impossible ; et malgré les efforts qu\u2019a faits l'administration actuclle pour se maintenir au pouvoir, malgré qu\u2019il lui ait été permis d\u2019ouvrir la troisième session du parlement avec une seule voix de majorité dans l\u2019assemblée, et la voix du président du conseil législatif, membre lui-même de cette administration, pour tout appui dans ce dernier corps ; nous ne nous attendons point cependant, lors d\u2019une prochaine élection générale, aux scènes de violence et d\u2019intimidation qui ont déshonoré le gouverne- [ment en 1841 et en 1844, ni à intervention directe ou indirecte du chef de l\u2019exécutif dans la lutte entre ses conseillers et l\u2019opinion publique.Mais les dangers immédiats ne sont pas les seuls auxquels on doive parer et il nous semble prudent, au contraire, de profiter de l'heureuse circonstance, qui éloigne toute apparence d\u2019une allusion offensante au représentant de Sa Majesté, pour demander une réforme, qui rendra impossibles à l\u2019avenir les abus que nous venons d'exposer.« L\u2019Angleterre elle-même a eu, comme nous, un gouvernement responsable en même temps qu\u2019une répartition électorale vicieuse.Ses hommes d\u2019Etat, ses véritables patriotes n\u2019ont jamais considéré sa constitution comme parful- tement développée tant qu\u2019elle n°a pus été assise sur la base solide de la réforme électorale.L\u2019ancienne constitution du Bas-Canada vicieuse a cause du manque de responsabilité de la part du pouvoir exécutif a dû succomber, et la nouvelle constitution, où ce vice se trouve remplacé par l\u2019inégalité ct l\u2019insuffisance de la représentation ne saurait être plus heureuse.L'histoire des trois sessions du parlement qui est fini, pendant lesquelles le petit nembre des représentants et le trafic honteux que l\u2019on a fait des petits colléges électoraux, qui, ici comme en Angleterre portent le nom de bourgs- pourris, ont fournis a une administration qui avait admis elle-même son impuissance et son impopularité, les moyens de prolonger son existence et de se renouveler dans presque tous ses départements, sans toutefois s\u2019améliorer dans aucun d\u2019eux : cette histoire présente malheureusement, au peuple de cette colonie, un spectacle trop déplorable pour qu\u2019il ne recherche point les causes d\u2019un tel désordre politique, et qu\u2019il ne demande pas à grands cris le seul remède cfficace.\u201d Plus loin, dans le même document, se trouve une analyse de la politique suivie par le parti libéral du Bas-Canuda depuis la réunion des provinces, et un programme des réformes les plus urgentes.\u201c Lorsque l\u2019Union, y est-il dit, fut imposée au Bas-Canada sans son consenteraent, la plus grande énergie fut déployée pur la population, pour résister à cette mesure dans les limites de l\u2019ordre et de la légalité.Le protêt solennel des représentants du Bas-Canada, qui avaient été élus librement, fût entré dars les registres de l\u2019assemblée législative, duns un amendement proposé à l\u2019adresse en réponse au discours du gouverneur-général.Le mot d\u2019ordre du parti libéral, dans le Bas-Canada, fut la modification des détails injustes de l\u2019acte d\u2019Union, sans quoi le rappel de cet acte devait être immédiatement agité.La reconnaissance subséquente par la mère-patrie, des principes\u2018du gouvernement constitutionnel dans toutes ses colonies du nord de l\u2019Amérique, et la mise en pratique de ces principes, sous le gouvernement de sir Charles Bagot, firent espérer qu\u2019on ne tarderait pas à obtenir des changements qui seuls pouvaient rendre supportable le régime de Pnuion, et épargner au pays, à peine remis d\u2019une violente secousse, une nouvelle agitation.Le mouvement rétrograde que lord Metcalfe voulut imprimer à l\u2019opinion publique, nécessita un mouvement contraire du parti libéral, et l\u2019élection générale de 1844 donna pour résultat mo- ra] (quoique le gouverneur cût obtenu une majorité de deux ou trois voix, et par conséquent, une approbation apparente de sa conduite) l\u2019affirmation la plus énergique des principes mis en question.\u201c Au nombre des modifications de l\u2019Acte d\u2019Union demandées dés l\u2019origine, se trouvait la réforme électorale, et nous croyons avoir démontré combien cette mesure est nécessaire au fonctionnement du gouvernement responsable.Déjà deux des vices radicaux de l\u2019acte constitutionnel, indiqués dans le ptogramme libéral de 1841, peuvent être considérés comme eflicés.L'acte de la législature provinciale qui pour: voit à une liste civile permanente, a reçu la sauction royale ; et en même temps que le pur- lement impérial mettra cette loi en opération, par le rappel des dispositions de l\u2019Acte d\u2019Union qui contiennent, sous ce rapport, une ustrpution des droits du peuple de cette colonie, nous avons l\u2019assurance que la clause, indigne de la civili- sution moderne, qui proscrit la langue française de la législation et des archives du parlement, sera aussi rappelée.Bien que, relativement à la promière'de ces mesures, il ste encorc à rcgr.tter profondément que l\u2019exécutif ne soit pus, conune il devrait Péire, dependant de subsides libreznent votés chaque aunée, la recon- Huissance du droit de la législature coloniale de voter ces subsides n\u2019en est pas imoius uu progrès imporiant.\u201c« Ce que la fermeté et la sagesse du parti libéral ont obtenu sous ces deux rapports.joint à la reconnaissance de la responsabilité des conseillers de l\u2019exécutif, doit être pour tous les libéraux un indice de ce qu\u2019ils pourrout obtenir par une organisation pis active, et par Une expression pius forte de l'opinion publique en faveur des réformes que réclame la condition présente de nos uffiires.« Ces mesures, selon nous, sont, dans l\u2019ordre politique et conslitiitionuel : \u201c1° La RÉFORME ÉLECTORALE, nécessaire a toute la province, la plus grande inégalité politique étant le résultat de Pinsuffisauce et de l'inégalité de la representation, ct de I'iufluen- ce indue accordée à de petiles localités su,cttes à la corruption et à intimidation ; \u201c2° La mise en pratique des principes constitutionnels reconnus par les résolutions de 1841.« Dans l\u2019ordre économique et matériel : \u201c 10.Le libre échange avec les puys étrangers et la libre nuvigution du Buiut-Laurent, qui ouvriront au wonde civilisé une contrée à peine connue des auires uations, et fucilitcront le développemeut de ses vastes ressources,\u2014 double liberté rendue nécessaire et strictement équitable, par les mesures financières adoptees par la Grande-Bretagne elle-même, et par le grand exemple qu\u2019cile doune au monde etitier ; #29 L\u2019amorlissement progressif de la dette publique, qui, coutruirement aux dispositions législatives et aux engagements pris dés le principe, va s'uugmentunt chaque année ; il de- vuit être, en outre, représenté au gouvernement impérial, que l\u2019ubandon du tout ou d'une partie de ses réclamations antérieures à l\u2019Union, ne serait qu\u2019un acte de justice : justice, d\u2019abord, pour toute la cologie, dont le commerce ne trouve plus sur les marchés de la Grande-Bre- tagne lu protection qui l\u2019avuit engugec à cutre- preudre et à continuer de giguntesque travaux publics; justice, surtout, pour les hubitants du Bas-Cauuda, qui out êté rendus soliduires de cette dette par le fait seul du parlement impérial, et suns une ombre de droit et d\u2019équité ; «3° La concessiou des terres publiques à des taux Moins élevés et à des conditions de paic- ment plus fuciles en petits lots, et directement aux colons qui devrout y établir ; .\u201c42 Laréforme postale.réfurme qui a été si heureuse en Angleturre, et dont le besoin se fait si vivement sentir dans ce puys, où des taux de poste exorbitants, surtout sur les jJouguux et les publicatioitis venant de l\u2019étranger, immposeut une taxe odieuse sur l\u2019intelligence, taxe qu\u2019une mauvaise administration du département des postes, sur lequel 3] n\u2019existe point de contrôle cficace, rend inftuctueuse peur le Trésor.\u201d Ce mauiteste a été considéré comme le programme de la dernière élection générale dans le Bas-Cunada.1) a été udepté par toute la presse libérale, suns qu\u2019une seule voix se soit alors élevée coutre un seul mot de son conter, et des assemblées publiques dans chaque paroisse des districts de Québee ct des Lrois-Ri- vières l\u2019ont solennellement approuvé et ratifié.Si j'insiste sur toutes ces circonstinces, ¢ cst uniquement pour vous mettre à même de juger des différends sérieux qui se sout élevés depuis, dans le parti libéral, et dont je vais maintenant vous exposer succinctemenut les diverses catisus.Il est rare qu\u2019un parti parvieune au pouvoir, sans qu\u2019une scission se manifeste dans ses rungs.C\u2019est une bien triste chose, muis il n\u2019est que trop vrai que les hommes qui s\u2019entendent voloi - tiers pour détruire ou renverser les obstacles, s\u2019eutendent plus dif\u2026ficilement pour pousser plus loin les suites de la victoire.La réforme élce- torule a été l\u2019uccasion d'une discussion tres- acerbe, pour ne rien dire de plus, discussion qui a ocenpé et divisé la presse libérale, en attendant qu\u2019elle agite l\u2019Assemblée lég'slative.Les uns veulent cette réforme basée sur la population, ce qui serait rendre au Bas-Canudu la position a laquelle il a droit.Les autres veulent se coutenter de doubler la représentation des grands colléges électoraux daus l\u2019une et l\u2019autre sections de la province, cn luissantaux petites villes leur franchise actuelle.Dans ce système, les deux sections de la province con- Scrveruent respeetivement un nombre égal de représentans.Le Canadien et l\u2019Avenir, daus le Bus-Canada, et PEzaminer dans le Haut-Ca- nada, sont les seuls journaux qui se soient prononcés en faveur du prentier projet ; et ils ont été chaudement combattus par tous les uutres journaux libéraux, au nombre desquels se trouvent la Minerve et le Pilot, pabliés a Montréal, et qui sont considérés conime les organes semi- officiels du ministère.Il est impossible de nicr un senl instant la justice de la demande d'iine répartition électorale busée sur la \u2018population.L\u2019expédience (capediency.mot angluis, ct chose parfaitement anglaise aussi) a été invoquée.Dans le Huut- Canada, les journaux ministériels ont dit:\u201c Vou- lez-vous livrer notre section du pays à la merci lu Bas-Canada?\u201d Dans le Bas-Cunada, on a eu recours à des suppositions, que l\u2019on a données pour des vérités mathématiques, parce qu\u2019ells étaient exprimées avec des chiffres, pour prouver que, dans très peu de temps, la population du Haut-Canada sera beaucoup plus considérable que la nôtre, et Pon adit: « Voulez-vous vous exposer à être bientôt à la merci du Haut- Canada 2\u201d Dans le Rus-Canuda.Ia réponse logique à cette question était: Le Flaut-Canudu, sil devient plus fort en population, saura bien prendre où se faire donner ce qui lui appartiendra ; et, si vous voulez lui refuser alurs tn chunge- ment juste en lui-même, et luk appliquer la peine du lulion, il est indispensable que vous voi.staticz dès à prés: nt sou refus.Ur, pour être refusé, il faut demander.Vous pouvez broder là-dessus toutes les théories que vous voudrez, ct vous aurez un image fidèle des discussions de la presse.Elles ne brillent pus, comme vous l'avez sans doute remarqué, par la coufiatuve que montrent les uns dans les autres les réforinistes des deux sections de la province, et, en chambre, il sera encore plus étrange de les euteudre se dire en face, les uns: Nous ne voulons pas de ce qui (st juste pour vous, nous en voudrons seulement lersque cette justice sera pour nous; et les autres: Nous ne voulons pas que vous soyez justes aujourd\u2019hui envers nous: nous avors trop peur d\u2019être obligés de vous le rendre pur la suite.La justice est plus simple que l'expedience.cle peut avoir des incunvénicus.muis si elle west pus tonjours commode, du moins elle n'est Jamais bizarre.M.Louis Joseph Papineau, qui est depuis deux aus de retour dans sa patrie, à pris une part trés-uctive à cette discussion, et dans la presse, où il a publié sous su signature plusieurs longues philipiques, et dans des assemblées po- pulnires, où sa présence avuit été requise.En nommant cet ancien tribun des libertés canadiennes, j'ai nommé, pour bien des hummes, ne veulent jamais dégager une question de principes de la question d'hommes ou de per- sonues, j'ai nommé la cause principale de toutes les difficultés.Pendaut lx première année qui a suivi son retour, M.Papineau est demeuré spect.teur de lu Intte qui se livrait entre le parti libéral et Padministration, dont son frère, M.Denis Beu- jamin Pæpineau, et son cousiu, M.Denis Benju- min Viger faisaient purtie.Lors de l\u2019élection generale, les électeurs de Huntingdon et de Saint-Maurice, deux des colléges électoraux les plus populeux du Bas-Canada, lui oHirirent spontanément leurs suffrages.Il leur répondii pat vie lettre publié dans les journaux, et par lagnuelle 1] leur déclarait qu\u2019il préférait, pour su prôire tranquillité, rester dans la vie privée, et (ue ce ne serait que sur une injonction réitérée de ses concitoyens qu\u2019il accepterait leur man- dut.I leur exposait ses vnes, ct les priait, s'ils ne les appronuvaient pas entièrement, de ne pus insister auprès de Ini.On insista.M.Papineau fit son choix en faveur du comté de Saint- Maurice, et fut élu à l\u2019unaniniité.Pans sa leitre, qu\u2019on a baptisée du nom de manifeste ainsi que celles qui l\u2019ont suivie, M.Pajiueau blamait (avec mesure, cependant), La politique de M.Lafontaine et du parti libéral depuis l\u2019Union, exprimait ses doutes, et plus même que des doutes, sur l\u2019efficucité du système appelé gouvernement respunsalle, et, rap- pelaut avec énergie et avec orgueil les luttes du passé, il s\u2019écrait en terminant: \u201c Toul ce que je demanduis en 1887, je le demande encore en 1847!\u201d Il faisait un éloge sans restriction du manifeste de Québce et parlait, en terme assez satisfaisans, des hommes qui allaient être appelés au pouvoir et de Pappui constitutionnel qu\u2019il faudrait leur donner.I! y avuit, cepen- dnt, cette différence entre le manifeste de Cuébeec et celui de M.Papineau; le premier, en inaugurant une politique plus active et plus progressive que celle des dernières années.faisait la part des circonstunees et cherchait à rattacher l'avenir au présent et le présent au passé.Le second faisait.au contraire, coutras- ter tout ce que le premier s\u2019était efforcé de faire harmoniser.Dans le dernier extrait, que vous avez lu plus haut, du manifeste de Québec, vous avec dû trouver le caractére que je viens d'indiquer.Le rappel de l\u2019Union y est truité comme une mesnre comminatoire, ou, pour employer une expression dont je me suis dela servi dans les colonnes de votre journal, le guns ego de notre politique.On y étumère avec complaisance les conquêtes qui ont été fuites sur le bill de lord Sydenham, conformément au programme de 1841, et elles sont données comine le présage d\u2019une conquête beaucoup plus importante, celle de la réforme électorule, qui devra usscoir le gouvernement cousiitutionuel sur des boss équitables et rendre tolérable le régime de PU- nion.M.Papineau, lui, paraissait confondre le système appelé gouvernement responsole, avee ce qui n\u2019en est, que l\u2019abus, et n'admettait guères d\u2019améliorati®i possible au régime de l\u2019Acte d\u2019Union.Le nouveau parlement s\u2019assembla.M.Pu- pinceau, avec tout le parti libéral, vota la déchéance du cabinet Daly-Sherwood, \"dent sei cousin et son frère avaient, depuis quelgue temps, cessé de faire partic.Le nouveau ministère fut formé.Les députés devenus ministres se trouvèrent par la loi obligés à une réélection, et lu besogne de la Chambre fut conduits, en leur nom, par quelque-nns de leurs amis.Après un mois employé a de petites affiires locales (parish business), on amionca.de la part des ministres, la discussion du budget, signe d\u2019une prorogation prochaine.Trois toprésentans, M3.Papineau, Boulton (de Norfolk), président de l\u2019Association de la réforme dans le Haut-Cu- nada, et M.Merritt (maintenant ministre) se récrièrent contre l\u2019inutilité de la session qu\u2019on terminait, selon eux, trop brusquement.M.Papinean répéta en Chambre, a cette occasion, tous les argumens que contenait sa lettre aux électeurs, contre l\u2019Union et contre le gouvernement responsable.Il protesta, de plus, contre la nomination d\u2019un des ministres, M.Louis- Michel Viger, un des membres de sa famille.M, Viger était président dela Banque du Pere Me, et on l\u2019avait appelé au poste financier de ,rcceveur-général bien qu\u2019en eût trouvé, sous \u2018le ministère précédent, une haute inconvenan- re à ce que le président d'une benque, M.Me- Gill, fit partie du cabinet.Le plus, ML Yager était tout fraîchement rejeté p.rlo conté de Loiuster malgré qu\u2019il y possédat de pnsssuns moy nsd'inflience.(fur pres ste ant sant le co nté de Terrebonne eu reusplacement de M.Lafontaiue qui, élu à dux pluces, a opté pour la cité de Montréal.) Les reumrques de M.Papineau snr la nomination de son parent étaient parfiitement correcies ; seulrmert on pourrait dire que, Hien qu\u2019un t.! sujet dût être disenté dans la presse, 1b elt oté wi ux dut- tendre la présence des ministres en Chambre pour Py traiter.Quant à ses remarques ci à eclles de MM.Boulton et Merrit eur Li proro- gution, elles étaient pou ruisoftiables.Fi ful- kut dourer aux ministres lg fo mys de se frire réélire, de préparer leurs ne sures, ef cela ne pouvait se faire du jour au lekdemnain.Peu de temps après la session.un des min'= tres, M.Ayiwin, représentant, de \u2018ruèb-e, ft nommé juge.M.Aylwin venut justement d\u2019être rééln ; sa nomination eulevrit au preti libéral et à Québec en particulier son prus éloquent déf nscur, elle dourait Heu à une trois:ème élection dans la même ville ea moins de qu tre mois.elle prêtait à reterquer contre le nouv: «u cabinet une partie de cu qui avait été dit dans 1 > précédent, de la noinination de .- gs politiques et des vacances trop fréquents dans le cabinet et dans la ebumbre ; enfi:, ele dom: ait beau jeu à ceux qui préterdent que le gouvernement responsable ne est jamais nie é- rieusement en pratique.Gu est en eflict fu ro s- ponsabilité des ministres.s'il leur cst permis de se nommer eux-mênics à des empluis juer- niuires et suns responsabilité politique ?Sur ces entrefaites nne grande assemblée populaire eut lieu à Québec.M.Papineau invité à s\u2019y reudre s\u2019y trunsporta.On y ado in tue série de résolutions confirmant le manileste de Québec, et demandant la rétonne électorale basée sur la population.De retour à Montréal, M.Papineau, exalté peut-être par l\u2019ovation p - pulaire qui venait de lui être faite, et irrité jro- bublement des injures que Ini adr ssaient quelques journaux, publia tune lettre duns laquelle 1! renduit compte de son entrevne avec ane dépr- tation d'Trkuidais, qui l\u2019huraient prié de prisi- der à un mecting-monstre cn faveur de PIrlaude.M.Papineau reuvoyait les députés à M.Hin.Ts et à M.Drummond, ci-devant à la tête de l:- git«tion Irlanduise à Montréal, et dej uis peu appelés l\u2019un et l\u2019autre au pouvoir.1 prena\u2019t occasion du refus de ces messieurs pour les dé- honcer immédiatement, eux et tous les ministres, comme traîtres à leur parti.ponr renet- veler ses attaques contre la politique de IY, Lafontaine, homme d'état, u-t-il dit, muet comme la tombe et profond comme l'alîme, «t pour réitérer plus fortement ses reproches nu sujet de la prorogation, sans onblier la nominua- tion de M.Aviwin.Cet écrit fut appelé Ze second mantfeste de M.Papineau.Le vent était décidément aux manifestes.M.Wolfrcd Nelson, chef des insurgés à l'affaire de St.-De- nis en 1837, exilé à la Bermude en 1838, ot représentant actuel du comté de Tichelieu, publia un curtre-manifeste.11 prenait chur.de- meut fa defense de M.Lafontaine et de sis collègues, ct dénonçait à son tour M.Payinezu couine un lâche qui s'était enfui à le veille du danger.Il y eut réplique de M.Parineav qui dit en parlant des ministres 1 © Av Lt Pe lection.j'avais confiance en eux, aujourdhui je n\u2019en ai plus ; alors je louuis des masques.au- jourd'hui je b'âme des visages\u201d et affirmait n'avoir pas fuit un pas à St-Denis, ni er avant ui ezz arrière, saus l\u2019ordre exprès de M.Nelson \u20ac lui- même.Cependant l'élection de Qufbce eut lien.Les deux candidats adhéraient l\u2019un et l'autre au miunifeste de Québce, ot protestaient de leur désir sincère de soutenir l\u2019administrat'on Hibé- tale.Mais Pun d\u2019eux était cousidèré cure ami de M.Lapineau, et l\u2019autre pussuit pour être tout-à-fait dévoué au cabinet.Ce dernier, M.Métliot, fut élu.Son adversaire, M.T.éguré, Ghtint lu magurité des voix libérales \u20act_ franco- canadiennes.On chanta triemphe de purt et d'autre, muis à tort, car d\u2019autres causrs avaient influé sur l'élection, et la-question de la rétor- me électorale n\u2019avait pas'encure été discutée comme elle lu été depuis.Cette question, et ce que l\u2019on pourrait appeler.le procès historique de l'insurrretion \u20ac 1857, ont depuis constamment occupé la press française du pays.M.Nelsou mit au jour cu.sur coup plusieurs autres manifestes uccom.gnés de certifieuts, de dépositions assermentés ete.M.Dessaules, neveu de M.Tapineau.\u20ac lui, se retira personnellement de la lutte, cn autunt de son côté.Il yrouva pur trois ou qu tre témoins sous serment que M.Nelson av: en leur présence contraint M.Papineau à s loigner.If prouva de plus par un grand ne bre de témoins qu\u2019en diverses occasions, t en publie qu\u2019en particulier, M.Nelson a complètement exonéré M.Papineau de u blame, et que dans vne usseniblée de refus canadiens aux Etats-Unis, il s'était écrié : « \u20ac lui qui affirme que M.Papineau s\u2019est sauve St-Denis est un être méprisabie.\u201d M.Nelx mit les aveux qu\u2019on lui imputait sur le com de sn générosité et de son patriotisme, muis 1 formellement et avee persistance avoir jam: ordonné ou même conseillé à M.Papineau « s'éloigner ; il produisit des témoins qui déclar rent que M, Papincau et lui n\u2019avcient pas | se rencontrer le jour de la bataille, et que la conversition rapportée pur M.Dessailss ne pouvait pas avcr eu lieu.{ Cette polémique regrettable dans l«quelle on exhumait pour les fléirir des (vêremens mal heureux, qui cependunt ne devaient pas étr\u20ac sans gloire dans l\u2019avenir, fut conduite dans 1 journaux avec un acharnement sans exem On représenta M.Popinesn comme le fauty d\u2019une nouvelle insurrection, on, lus imputa t .9 pp.te._ \" ,uants de chaniteiles, etc.\u2014 José aurait-il eu por de se mesureravec M.Bastiat sur cette ques- ton, si intéressante, si vitale, la balance de commerce t Les arguments de M.Bastiat sont puissants sur cette question, ses calculs et ses appréciations nous paraissent presque victorieux ; Nous ne sa- vous tros comment on peut y répondre.out en encourageant José à continuer son tra- vait sur un sujet, qui commence à intéresser grandement les lecteurs canadiens, nous lui conseille- \u2018ons de ne passer auvua chapitre de M, Bastiat, \u2026cement ncus Croirons qu\u2019il s\u2019avoue vaincu, au- tnoms sur les questions qu\u2019il n\u2019ase aborder ; nous ve = fort nises de savbir ce qu\u2019il aurait à dire en .wv de la balance de commerce.as suivrons jusqu\u2019an bout les écrits de José, nous proposant, après les avoir bien considérés, Aa donner notre opinion bien bumble sur le tout.Cing CONFRERES.L'AVENIR, Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d'eux.LA AA AE AE AE LE AOL MONTRÉAL, MERCREDI 10 JANVIER, 1849.E.n Referme Elcctorale.\u2014l\u2019E nion.T » saison répugne naturellement à l'Tromme ; mai l'estomac le plus débile s\u2019v habitne en le precout graduellement et à fubles dosses, Il cn absorbe lors d'énormes quantités ; ce germe de mort devic::t pour lui un principe apparent deux.Mais c'est nne vie fuctice, et quelque Four, à,.ès avoir prolongé par sa violence même TL vie du ralheureux.après avoir épuisé chez Tai tonte vitadté en la prodiguant, ruiué tous ses or aur le poison l'étend roide mort, comme crs é«iifices tout einbrâsés à l\u2019intérieur, dont \u2018incendie se trahit tout à coup pur la chute des ntre murs qui n'abriluient plus que des cen- es.Telle sera l\u2019Union pour les Canadiens-Fran- is, si nous continuous à rous traîner à la suite s dupes qu\u2019elle à futs, dans l'ornière qu\u2019elle us a creusée.+ ainsi bu le poison goutte à goutte.I\u2019AVENIR.\u201410 JANVIER, 1819.Les hommes qui ont accepté l\u2019Union ont L'habile charlatan qui leur offrait la liqueur empoisonnée, leur soufflkut à l\u2019oreille : ** buvez, buvez, vous y retrouverez la vie.\u201d Is l'ont cru ; ils ont d\u2019abord porté le vase à leurs lèvres d'une main tremblante ; puis cette main s'est rassu- rèe, et ils ont bu à longs traits et ils boivent encore.Comment done n\u2019ont-ils pas compris la sanglante ironie de Sydenham, qui, d\u2019une main, nous plongeait le poignard durs le cœur, et de l\u2019autre étanchait le sang et pansait la blessure ?Quand donc, n-t-on vu le meurtrier tuer d'une main sa victime, et de l'autre la gnérir?Ne devaient-ils pas plutôt croire qu\u2019au lieu d'un banme, il versuit le poison dans la blessure pour la rendre plus mortelle ?que s\u2019il foiguuit d\u2019arracher le poignard, c'était pour le tourner ct le retourner dans la plaie, pour la rendre plus profonde et plus cruelle ?Mais soit; c\u2019est une erreur: vous avez fait de votre assassin votre chirurgien ; mais qu\u2019avez-vous fait depuis pour réparer cette erreur mortelle, qu\u2019allez-vous encore fuire ?\u2014 Rien, rien.Vous vous êtes résignés, non pas de cette résignation colrageuse qui ne baisse la tête que sous la muin de Dieu, mais de cette résignation lâche, de cette prostration morale qui se replie sur elle-même pour s\u2019oublier.Vous vous êtes dit: erreur est irréparable ; nous ne pouvons plus revenir à la vie, tâchons seulement de la prolonger un peu tt de nous étourdir pour ne pas voir arriver l\u2019heure fatale où l\u2019Union étant accomplie, nous nous abîmerons dans le néant.Voila ce que vous vous êtes dit, ct le peuple, futigué de la tourmente, s\u2019est arrêté brusquement à mi-chemin, pour se reposer, sur la foi de vos promesses, comme l'iafortuné qui après s'être agité longtemps sous une avalanche, se laisse aller à cet engourdissement, à ce sommeil mortel, pour ne se révéiller que devant Dieu.Le peuple du pays ne se serait pent-être réveillé que devant la postérité, devant l\u2019histoire, si une voix amie qu\u2019il entendit si souvent autrefois dans la tempête, au milieu du danger, ne lui eût crié : marche, marche, ne t\u2019arrête pas au milieu de ta course, tu n\u2019es pss enccre sauvé.Génie bienfuisant de la patrie que Dien n\u2019envoie qu\u2019une fois aux peuples aveuglés pour les sauver.Comme \u2018autrefois les juifs, vous avez fait adorer aux canadiens le veau-d'or, vous leur avez fait croire que l\u2019or et les honneurs donnés à leurs chefs étaient tout ce qu\u2019ils pouvaient désirer, que la religion de la nationalité n\u2019était qu\u2019un rêve creux, et que tout votre avenir consistait dans votre douce ascension au pouvoir.Puisse l\u2019homme qui vous a démasqué, briser comme Moyse le veau-d\u2019or que vous avez adoré ; puisse sa Voix avoir assez d'écho, son bras assez de puissance pour pousser nos compatriotes à marcher vers la terre promise.Lorsque vous avez accepté l\u2019Tnion, peut- être n\u2019étiez-vous qu'aveugles, mais aujourd\u2019hui vous êtes coupables.Non seulement vous n\u2019avez pas travaillé contre l\u2019Union, mais vous avez travaillé pour l\u2019Union.Vous avez fait votre ouvrage sourdement ; vous avez framé duns l'ombre, et au- | jourd\u2019hui vous brisez le seerct, vous vous montrez en plein solcil, à la face du pays, ce que voi.êtes aujourd'hui, si vous ne Pavez pas tou urs été, de mauvais citoyens.Depuis l\u2019Union, le Bas-Canada n\u2019a cessé de protester à chaque élection contre l\u2019abaissement dans lequel on l\u2019avait violemment plongé.Toujours vous vous êtes fit l'écho des plaintes du peuple canadien, mais Fécho, et rien de plus ; la protestation sur les lèvres, l\u2019abattement dans le cœur, vous n\u2019avez rien fuit.Vous avez contracté avec les libéraux du Haut-Canada, unc communauté dont tous les profits sont pour vos esscciés ; Vous avez porté au pouvoir ce parti qui, sans vous, n\u2019y aurait jamais monté, qu\u2019avez-vous exigé en retour?quelle garantie vous a-t-il donnée que cette alliance vous serait profituble ?Aucune.- Cet allié auquel vous avez tout sacrifié, s\u2019est tourné contre vous chaque fois que l\u2019occasion s\u2019en est préseutée, et vous vous êtes servilement mis à la remorque de ce purti que vous pouviez à volonté faire rentrer dans le néant d\u2019où vous l\u2019avez tiré.Avez-vous oublié l\u2019affnire de l\u2019ad- ministratiop de la justice dans le IIL.-C., celle des biens des Jésuites qui ont soulevé chez vous à cette époyle, de si violentes colères ?Cetattachement scrvile à un parti qui ne vous donne rien est-il donc le plus puissant moyen de parer aux inconvénients de l\u2019Union ?Pour être logiques, avec la marche que vous aviez adoptée, vous deviez flotter d'une rive à l\u2019autre de l\u2019océan politique, vous vendre tour a tour ayx partis qui paieraient le plus cher votre appui.Votre devoir, tout d\u2019abord, était de combattre PUnion, de l\u2019arrêter à son début; vous le pouviez, l\u2019avez-vous fait \u2014Non.Si vous n\u2019entraviez pas la marche de l\u2019Union, vons deviez au moins protéger vos compatriotes contre les maux qui en découlent, l\u2019uvez-vous fait \u2014Non.Si vous ne protégiez pas vos compatriotes, contre les maux qui découlent peur eux de l\u2019Union que vous aviez acceptée, vous deviez au moins les respecter et les faire respecter, Pavez-vous fait 1\u2014Non.Vous n\u2019avez rien fuit de tout cela, et vons avez fuit le contraire.Vous avez accepté l\u2019Union, quand il vons suffisait de le vouloir, pour l\u2019arrêter à son début, la rendre impossible, et forcer l'Angleterre à la dissoudre, Vous avez fait la position de vos compatriotes plus mauvaise encore, en leur fesant croire que cette position était bonne, qu\u2019ils ne pouvaient espérer rien de mieux; que l\u2019Union était un fait accompli contre lequel 11 n\u2019y avait plus à revenir.Vous n\u2019avez pas respecté vos compatriotes et vous ne les avez pus fait respecter cn les fe- sant taire devaut Phimiliation qu\u2019on leur avait fuit subir, en leur faisant faire quene aux libé- rsux du Haut-Canada, en leur fesant dire à l\u2019oppresseur qui les a écrasés: rous êtes juste et fort.Vous allez perter le dernier coup a 'honneur national, vous allez mettre le sceau à notre hu- miliution, en uons fesaut descendre nous-mêmes, de plein gré, encore un degré de l'échelle politique.| Nous avons reproduit de la Airerre le proiet de réforme électorale de nos miv'stres, afin que personne ne pût douter de son authenticité mui- nistériclle.Nous n\u2019avons pas à rétracter une seule parule que nous ayons dite à propos de Ja rétorme électorule ; nous la voulons comme le puys la veut et l\u2019a demandée, comme le manifeste do lu réfuriie et du progrès, comme tous les naiuis- a \u2014\u2014 \u2014 pes inconvénients de l'Union ?| procédés que j'ai publiés, ils feraient aussi bien de tres canadiens du jour l'ont demandée, base | sur la population.Quand les hommes qui sont au pouvoir y sont montés, c\u2019étuit à cette condition.Ponsse- ront-ils la démoralisation jusqu\u2019au point de de- mauder tout le contiuire de ce qu'ils se sont engagés à demander ?Nous avons eu confiance dans l'administration avec tout le pays, quand elle s\u2019est présentée avec un programme large ct libéral ; quand elle a promis de faire tout en son peuvoir surtout pour donner aux Bas-Canadiens leur juste part de représentation ; avicurd'hui que l\u2019administration, loin de remplir ses promesses, foule aux pirus son mandat, se rit et, se joue de l\u2019opinion publique en trahissant l\u2019uttente fondée sur ses promesses, nous le disons franchement, une telle administration ne mérite plus la confiance, et nous sommes persundés, quoiqu\u2019en dise la Minerve, que bientôt le peuple qui a élevé ces hommes dans les régions du pouroir, retirera son bras et les luissera tomber.Au lien d\u2019une réforme électorale basée sur la population, réforme qui nous donnerait la représentation à laquelle nous avons droit en justice, les ministres vont diminuer le nombre des représentants Canadicns-Français.Nous en avons fait le calcul que tout le monde peut faire comme nous et que personne ne nicra.Nous l\u2019avons fait aussi favoralle que possible, en supposant que les comtés français n\u2019élisent Jamais que les membres de leur origine ; nous y référons nos lecteurs.Loin done de nous mettre davis une position plus favorable, le projet du ministére diminuerait récllement dans la lésislature notre nombre et notre importance, déjà tous deux si restreints.Est-ce là ce qu\u2019ils aypèlent parer aux Quelle fatalité pèse donc sur nous si, comme des enfans, les armes que nous avons e& mains ne peuvent servir qu\u2019à nous blesser et nun à nous défendre.La représentation canadienne va-t-elle sanctionner ce crime contre la foi publique ?Les représentans Canadiens se soumettrent-ils tous aveuglément aux volontés d\u2019hommes qui, sous le masque du libéralisme, dégradent notre nationalité.Que deviendrons-nous done, en qui reposer confiance si les hommes que le pays a chargé de veiller à ses intérêts, le trahissent tous à la fois?Non, nous ne pouvons nous arrêter à cette idée, nous ne creirons qne quand nous aurons vu, que la représentation canadienne consente ainsi à s\u2019avilir.Mais il devient du devoir et de l\u2019intérêt le plus pressant pour nous, de nous prononcer énergiquement contre ce projet ; il devient du devoir des comtés canadiens de faire entendre une protestation solennelle contre ce nouveau coup porté à notre nationalité par des enfans parrieides, et nous espérons trouver de l\u2019écho dans les cœurs qui ne'sont pas corrompus, dans ceux de la masse de nos compntriotes.Nous n\u2019avons rien à répondre à écrit de la Minerve de jeudi dernier ; ce n\u2019est qu\u2019une déclamation puérile, malséante en présence d\u2019une position aussi grave.Ridiculisez-nous, injuriez-nons, nous y consentons; nous avons prévu, en entamant la discussion\u2019, que quand nous souléverions les masques, ils nous \u2018eraient une affrense gramace.Nous répétans encore que nous sommes prêts à subir toutes les conséquences de la marche que nous avons acoptée.Si nous ne parvenons pas a vous arréter sur le bord de l\u2019abîme, nous vous suivrons comme un remord.C\u2019est en vain que vons feignez une assurance que vous avez sur les lèvres et que vous n\u2019avez pas dans le cœur ; c\u2019est en vain que vous affectez le mépris pour cacher la peur ; au moins des voix canadiennes protesteront-clles, si vous osez consommer votre iniquitg.Votre tactique, c\u2019est le secret, votre mot d'ordre, c\u2019est le taisez-vous.Eh bien, nous qui ne voulons pas faire partie de la gente vendue ou moutonnière qui s'attache à vos talons, nous exposerons vos bassesses au grand jour et nous ne nous tairons pas.Dans les différentes assemblées de comté, vous avez, à force d\u2019hypocrisie, provoqué des votes de con- flance que vous ne méritez pas; avez-vous réussi à faire prononcerun seul comté en faveur de la réforme bâtarde que vous allez proposer ?\u2014 Non ; vous attendez jusqu\u2019à la dernière heure pour surprendre le pays; vous l\u2019avez laissé dans l\u2019incertitude sur vos intentions, et, à la veille de la réunion des Chambres, vous faites publier votre projet que le pays anra à peine le temps de connaître.Est-ce là la conduite que doivent tenir des hommes qui prétendent s\u2019appuyer sur le peuple ?Ce projet du ministère nous a convaineu que non seulement il ne veut pas faire le bien, mais encore qu\u2019il veut faire le mal.Il est décidé à nous ahaisser encore, à nous sacrifier encore une fois aux libéraux anglais.Du courage à l\u2019œuvre d\u2019abaissement, et bientôt vous serez rendus si bas,si bas, que vous ne pourrez plus tomber.I nous reste encore un espoir, c\u2019est que le ministère ne pourra pas rénnir en faveur de sa mesure le nombre de membres nécessaire, les deux tiers.Mais, en attendant, il faut que des assemblées nombreuses se hâtent de condamner ce projet et de rappeler à l\u2019administration : grre rien d'injuste ne peut être utile dla cause des.nations.Une lettre de M.Féré suivie d\u2019une pratesta- tion sous forme de résolution d\u2019une assemblée de St.- Eustache, sont données comme des preuves de la fidélité du rapport de messieurs Fèré et Doibec et aussi pour contredire le mien.Si mes-ieurs Féré, Scott et autres n\u2019ont pas d\u2019autres moyens pour affaiblir l\u2019authenticité des les garder dans leur porte-feuille, car l\u2019on va voir comme ils sont insuffisants, \"M.Féré se contente d'allégner que je cherche à semer la division, et ne dit rien autre chose.Et avant d\u2019en venir à cette ronclusion, ne de- vait-il pas commencer par établir par des preuves irrécusables que les procédés tels que publiés dans mon rapport sont faux ; et s'il n\u2019ose pas le faire, si] laisse subsister mon rapport dans toute sa force, s\u2019il me laisse sur le champ de la vérité, comment peut-il me reprocher de chercher la division?n'est-ce pas In vérité au contraire qui réunit les hommes ?Comme en effet tous étaient bien d'accord sur ce point, pourquei tant selfurcer de donrer le rhanga aux événemens passés.Lon | nous appelle de tous côtés, l\u2019on appelle le comté de Terrebonne sans qu'il ait é'é consulté, et ce | t°est qu'anrès la convocation de l\u2019assemblée qu\u2019on lui donne cette nouvelle, et rendu 1a, il aurait fallu seulement approuver les vnes de M.Scott et lui rendre hommage, parce qu\u2019il est représentant du, = mangé aa ~ as rl lieu.Mais je me suis opposé à ces prétentions absurdes, en disant que nous avions la libené de penser et le droit d\u2019exprimer nos opinions.Est- ce là manquer à la vérité, est-ce manquer à la v é- rité aussi que de publier ces opinions?ni la lettre ni la résolution de l\u2019assemblée n\u2019entrent dans aucun détail.Comment M.Féié peut-il dire que je cherche à semer la division, lorsque non seulement la majorité mais la presque totalité de l\u2019assemblée partageait les vues exprimées dans mon rapport ; ce ne pouvait être MI.Féré à qui l\u2019on pourrait imputer ure pareille conduite, puisqu\u2019il a été obligé de se retirer après avoir essayé envain de lutter contre les vœux de la multitude.Quand à la résolution, elle renferme contradiction manifeste.On commence par chercher à faire croire que cette prétendue assemblée n\u2019a pas eu d\u2019existence, et l\u2019on finit par déclarer formellement qu\u2019elle a eu lieu, qui l\u2019a présidé, en prenant le soin même d\u2019ajouter que les procédés de cette assemblée publiés dans l\u2019Averër sont véritables.Puis-je avoir un meilleur certificat de leur authenticité.Cette résolution se borne à protester, C\u2019est très bien, la minorité a aussi la liberté de penser et d\u2019exprimer ses opinions, Cette résolution est bien loin de militer contre mon rapport, elle le confirme.C\u2019est pourtant l\u2019œuvre de mes adversaires rassemblés en petit nombre chez un ami pour ne pas rencontrer de contradiction, en ayant soin de porter une condamnation contre ma conduite @ns m'avoir averti, sans me donner occasion de me défendre.A.B.PAPINEAU.Province du Canada, | Après serment prêté District de Montréal.sur les Saints Evangiles, F.X.Monsion, Conseiller Municipal de la paroisse Saint-Martin, dépose et dit que le compte- rendn de l\u2019assemblée tenue à Saïnte-Scholastique, le 18 de décembre dernier, qu\u2019il a lu dans l\u2019Avenir sous la signature de A.B.Papineau, secrétaire, contient exactement la vérité.Le dit déposant dit de plus que E.Féré, écuier, fut démis par la voix publique et rewplacé par M.DeMon- tigny, parceque M.Féré s\u2019était opposé à diverses reprises à ce que M.Papineau exprimât ses opinions eur la tenure seigneuriale, sur une proposition de vote de confiance et sur la réforme électorale.En foi dequoi il a signé, lecture faite.F.X.Monsion.Assermenté par devant moi, a Sainte-Rose, ce 2 janvier 1849.Ave.LeMay, J.F.Province du Canada, Après serment prêté t District de Montréal.} sur les Saints Evangiles, Jean-Baptiste Legault, père, de la paroisse Sainte- Rose, dépose et dit que le rapport de l\u2019assemblée de Sainte-Scholastique publié dans I\u2019 Avenir, sous la s\u2018gnature d\u2019A.B.Papineau, écr., secrétaire, et dont il a eu lecture, contient la vérité ; le dit déposant dit de plus que M.Féré a été démis de la présidence pour avoir voulu empêcher M.Papineau d\u2019exprimer-ses opinions sur plusieurs mesures, spécialement au sujet d\u2019un vote de con- flance en faveur de l\u2019administration actuelle.En foi de quoi ne sachant signer, il a fait sa marque, lecture faite.JEAN-BAPTISTE x LEGAULT.Assermenté par devant moi, a Sainte-Rose, ce 2 janvier 1849, : Ave.Lemay, J.P.Province du Canada, Après serment prêté District de Montréal.3 sur tes Saints Evangiles, Elie Migneron, forgeron de la paroisse Saint-Mar- tin, déclare que le compte-rendu de I\u2019assemblée tenue à Sainte-Scholastique, tel que publié dans I\u2019 Avenir, sous la s'gnatare d\u2019A.B.Papineau, écr., contient la vérité.En outre le déposant dit que l\u2019assemblée n\u2019a pas changé de lieu et qu\u2019elle lui a paru aussi nombreuse sous la présidence de M.DeMontigny que sous celle de M.Féré, et que M.DeMontigny a été appelé à la présidence par des cris unanimes.En {ui de quoi j'ai signé, lecture faite.Ecie MiGNERON.Assermenté par devant moi, à Sainte-Rose, ce 2 janvier 184.9, | Ave.Lemay, J.P.Province du Canada, Aprés serment prété District de Montréal.sur les Saints Evangiles, Augustin Valiquette, cultivateur de Ja paroisse Saint-Martin, déclare que le rapport des procédés de l\u2019assemblée de Sainte-Scholastique, tel que publié dans P Avenir, dont il a eu lecture et communication et signé par A.B.Papineau, secrétaire, contient exactement la vérité ; le dit déposant dit de plus que M.Féré ayant voulu empécher M.Papineau aussi bien que M.Danis de parler au sujet d'un vote d\u2019approbacion de l\u2019administration autuelle, M.Papineau protesta contre ce déni de justice et \u2019assemblée démit M.Féré pour le remplacer par M.T.DeMontigny, que M.Féré avait déjà essayé d\u2019empêcher M.Papineau de présenter sa résolution sur la tenure seigneuriale que le public approuvait de préférence à celles de M.Fraser et de M.Latte.En foi de quoi ne sachant signer, il a fait sa marque, lecture faite.AUGUSTIN Xx VALIQUETTE.Assermenté par devant moi, à Sainte-Rose, ce 2 janvier 1849.{ Auc.Lemay, J.P.Nouvelles d\u2019Europe.France.Les chiffres que nous avons donnés duns notre dernière feuille, comme étant ceux des votants à l\u2019élection présidentielle de la République française, n\u2019étaient pas exacts.Nous avions été induits en erreur par une faute typographique qui se trouvait dans le journal où nous les avions puisés.Nous donnons plus bas le nombre des voix qui ont été données en faveur des divers candidats à la présidence et qui sont connues jusqu\u2019à présent.Quoiqu'il reste encore un très grand nombre de colléges électoraux dont on ue connaît point les votes, néanmoins il ne paraît exister aucun doute sur la victoire du citoyen Lonis-Napoléon qui réunira bien au-delà du nombre de voix nécessaires pour son élection.On pourra d\u2019ailleurs en juger par le tableau suivant: Lonis Napoléon 1,727.000 Le général Cavaignac 516.000 Ledru Rollin 70,539 Raspail 15.25: Lamartine .3.823 Les plus chauds partisans même de Lovis- Napoléon, paraissent étounésde immense suc- cés de leur candidat, et de l'enthousiasme avec lequel le peuple fronçais Pa choisi pourson pres mier président.Anx dernières nonvelles télé- grapliques reques à Liverpool! lors du départ du steamer, on cstimait le romHre des votes donnés en sa fiveur à au delà de quatre milliers L'Evènement dit qu'en autant qu\u2019il peut ju- ger, les voix ont été réparties dans la ypropor- tion suivante : Louis Napoléon 66 par cent.Cavaignac 21 « « Ledru-Rollin 6 « « Raspail que 6 Lamartine 3 « 6 On espérait que le dépouillement du scrutin serait terminé le lundi 18 décembre et que la proclamation du président, par l\u2019Assemblée Nationale, se ferait mercredi le 20.Un certain nombre de voix (114) ! ont été réparties sur les Candidats suivants, à Paris, Changarnier, Bugeutd, Joinville, Arago, La- roche-Jacquelin, Louis Blanc, Dupont de Eure, Proudhon, Considérant, De Montrol, Eugène Sue, Ilyde de Neuville, Jérome Bonaparte, Berryer, Soult, Béranger, Ald-cl-Kader et Vi- decg ! ! Nous emprnntons les détails qui suivent du Conrrier des Etats-Unis.- Les divers partis qui soutenaient la candidature de Louis Napoléon se sont recrutés au dernicr moment, d\u2019alliés sur lesquels ils ne comptaient guères.Voici ce qu\u2019on Lt dans le Siècle à ce sujet : \u201c À Paris, et dans plusieurs centres industriels, les démocrates-socialistes en masse, abandonnant tout-à-coup leur candidat, ont voté pour M.Louis Bonaparte.Quel a été leur calcul?A quelle passion, à quelle arrière-pensée ont-ils obéi?Il est difficile de le dire.Sni- vant les uns, c\u2019est le nom populaire de Napoléon qui les aurait attirés, les enlevant ainsi aux factions anarchistes; suivant les autres, ils se seraient ralliés au candidat qui avait le plus de chance d\u2019être élu, d\u2019abord pour se venger du général Cavaignac, qui leur a fait subir, au mors de juin, une terrible défaite ; ensuite; avec l\u2019espoir que l\u2019ordre social, sons un président suspect aux républicains modérés, c\u2019est-às dire à une partie de la classe moyenne, serait moins vigoureusement défendu.Nous livrons à l\u2019appréciation de ncs lecteurs ces deux cons jectures, sans adopter ni l\u2019une ni l\u2019autre, puiss qu\u2019elles sont également incertaincs; quant at fuit, il est positif, et il mérite d\u2019attirer au plus haut degré l\u2019attention, soit du pouvoir qui est annoncé, soit du pouvoir qui subsiste.\u201d La Démocratie pacifique, qui est bien placée pour savoir comment ont voté les démocrates socialistes, et les motifs qui ont déterminé leurs votes, s'exprime de la manière suivante : « L'élection du président s\u2019est faite à Paris sous l'empire d\u2019un sentiment irrésistible de réae- tion contre le général Cavaignac.L'opinion bien connue de l\u2019Assemblée Nationale rendant inévitable la nomination duo général Cavaignac, dans le cas où aucun des candidats n\u2019aurait réuni la majorité absolue, #mæ nombre considéra- die d\u2019électeurs qui auraient préféré Ledru-Rollin ou Raspail se sont rejetés sur Louis- Napoléon.\u201c Le mot d'ordre dans les groupes était : Tout plutôt que Caraignac.Le même sentiment aura beaucoup influencé les élections dans tous les grands centres de population.L'opinion socialiste aura donc le droit de revendiquer une grande partie des suffrages qui auront assuré la nomination du prince, et les partisans quand même de celui-ci feront bien de tenir compte de cette quantité de votes méga- Ufs auxquels ils devront le faux éclat de leur triomphe.\u201d IraLre.\u2014Le pape, pour lequel le palais du Quirinal était devenu une sorte de prison, depuis l\u2019assassinat du comte Rossi, s'est décidé à quitter Rome.Travesti en valet de pied, sous la livrée dn ministre bavarois, il est sorti de Rome le 24 novembre au soir.Le pontife, salué naguère d\u2019acclamations si enthousiustes, a quitté la capitale, assis à côté du cocher, sur le siêge de la voiture du comte Spaur.Telle cst, du moins, la version la plus accréditée.Une fois hors de la ville, le Saint-Père changea de déguisement, et prit le costume de chapelain ; c\u2019est ainsi qu\u2019il a pu arriver à Gaéte, ou il était encore aux dernières dates.Le 3 décembre, un des cardinaux restés à Rome a reçu du Saint-Père un rescrit par lequel Pie IX, 1° annule sans aucune exception tous les actes du gouvernement qui se sont produits avec le nouveau ministère ; 2° ordonne la dissolution des deux chambres; 3° confie momentanément les rênes du gouvernement à une commission de six membres, présidée par le prince Barberini.Au reçu de cette dépêche, le cardinal s\u2019est hâté d\u2019aller la communiquer an président de la chambre des députés, qui immédiatement a fait convoquer l\u2019assemblée pour une séance extraordinaire.Cette séance a commencé à minuit.Après une discussion qui s\u2019est prolongée jusqu'au matin, il a été décidé que le rescrit de S.S.serait tenu comme n'ayant aucune valeur.Les principaux motifs mis en avant sont que cette pièce n\u2019était pas contresignée par un ministre responsable, et que rien n\u2019indiquait que le Snint-Père fût libre de scs volontés sur la terre étrangère.L'assemblée a décidé, en outre, qu\u2019une députation compesée de membres des deux chambres serait envoyée à S.&.pour la prier de revenir a Lome, ou elle retrouverait le respect le plus profond.Prusse.\u2014 Aprés de vaines tentatives pour réorganiser l\u2019Assemblée nationale à Branden- bourg, le roi de Prusse s\u2019est décidé à prendre une double mesure, dont ou parlait déjà depuis quelque temps.Un décreten date du 5 décembre a prononcé la dissolution de l\u2019Assemblée Constituante \u201c attendu que les importants travaux pour lesquels elle avait été convoquée, ne pouvaient être prolongés, sans empiéter sur les droits de la conronne et sans porter atteinte au bien-être publie.\u201d En même temps, Frédéric Guillaume a promulgué une charte octroyée, pour tenir lieu de la constitution que l\u2019Assemblée devait élaborer.Voici les points essentiels de cette charte.« La liberté individuelle est garantie, en vertu de l'acte d\u2019Iabeas corpus du 24 septembre 1848.Le domicile est iuviolable ; la peine ce wort et la confiscation sont abolics.La liberté religicuse cst garantie, ainsi que le droit a l\u2019éducation.Tout prussien est libre d\u2019exprimer ses opinions; la liberté de la presse est accordée, sans aucune censure ni condition pécuniaire.Les réunions publiques sont complètement libres a l\u2019inérieur des édifices; celles cn plein air auront senles besoin de l\u2019autorisation de la police.Le secret des lettres est inviole + ble.Les ministres sont seuls resrorsables.La plnpart des privilèges féoduiux sont abolis.Cet acte, dort on ne sapraiit mécobnaître \u2018e caractère libéral, est compi:té par une ord ne \u2014 L'AVENIR.\u201410 JANVIER.1849.Rp AE nance électorale que public le Monitewr Pries- sien du 7 novembre.La représentution nationale se compose de deux chambres électives: l\u2019élection est a deux degrés- La 1re chambre se compose de 180 membres, Les districts électoraux seront établis d\u2019après le chiffre de la population.Ne peuvent être électeurs, ceux que des jurements ont privés de la Jouissance de leurs droits politiques.Sont électeurs primaires pour la 1re chambre les Prussiens âgés de 30 ans, payant 8 thalers au moins d\u2019impôt personnel ou possédant un immeuble de la valeur de 5,000 thalers ou un revenu annuel de 500 thalers.100 électeurs primaires nomment un élec- teur- Les électeurs sont choisis parmi les primaires de la commune.L'élection se fera à la majorité absolue des suffrages.Sont éligibles à la 1re chambre tons les Prussiens âgés de 40 ans, ct qui appartiennent à la Prusse depuis cinq ans.Suit une autre ordonnance concernant les électeurs pour la 2me chambre.Cette chambre se compte de 350 membres.Est électeur primaire tout Prussien indépendant daus la commune où il réside depuis six mois, ou bien où il a sa demeure.Ces électeurs sont choisis parmi les électeurs primaires de la commune, et les électeurs nomment les membres de la 2e \u2018chambre.Sont éligibles les Prussiens âgés de 30 ans, et appartenant à la Prusse depuis un an.AuTricHe.\u2014 Le 3 decembre, le prince Sch- \u2018wartzenberg est venu annoncer à la diète, ré- \u2018unie à Kremsier, que, la veille, duns la grande salle du palais épiscopal d\u2019Olmutz, Pempereur Ferdinand ler avait abdiqué solennellement la \u201ccouronne d\u2019Autriche en faveur de sou neveu, Tarchidue Francois Joseph.Voici en quels \u2018termes, après avoir fait allusion aux premières \u201cannées de son règue, Ferdinand proclame sa résolution: ._ \u201c La pression des événements, et le besoin \u201cimmédiat de larges réformes duns nos formes de gouvernement, besoin que nous nous sommes efforcés de satisfaire en murs dernier\u2014 notis ont convaineu de plus en plus, qu\u2019il faut une puissance plus jeune pour achever ce grand œuvre.\u201c Après mûre délibération, convaineu de l\u2019impérieuse nécessité de cette démarche, nous avons résolu solennellement d'abdiquer la couronne d'Autriche.« Notre frère et légitime successeur, l\u2019archiduc François Charles, qui en tout temps nous a fidèlement assisté, a déclaré et déclare par les présentes, que lui aussi renoncera a In couronne d\u2019Autriche, et cela en faveur de son fils et légitime successeur, l\u2019Archidue François Joseph.\u201c Ainsi done, relevant tous serviteurs de l\u2019état du serment de fidélité, nous réclamons leur obéissance et leur loyauté pour leur nouveau souverain.\u201d Cette proclamation est signée Ferdinand et François Charles ets contresignée Sclhiwurzen- berg.Le nouvel empereur reconnu aussitôt sons le nom de François Joseph ler, a publié à son tour nue proclamation qui semble promettre un règne libéral et éclairé.« Nous sommes convainen, dit-il, de la nécessité et de la valeur d'institutions libres, et nous entrons avec confiunce dans la voie d\u2019une réforme prospère de la monarchie.Jaloux de la gloire de la couronne, ajoute-t-il plus loin, et décidé à conserver la monarchie intacte, mais prêt à partager nos privilèges avec les représentants de la nation, nous espérons, avec l\u2019aide de Dieu et la coopération de notre penple, parvenir à unir toutes les contrées et tribus de la monarchie en un Etat cohérent.\u201d Tabicau comparatif du projet de Representation du Finistere.D\u2019Ongine myer os Comtés.canadienne Origine frangaise.sere.Gaspé et Bonaventure.2 Rimouski et Temiscouvata,.2 Kamouraska, l\u2019Islet et Betlechasse 2 membres chaque, .6 Dorchester, (2) Lotbiniére, (2) et Bauce, (1).0 20.000000 0e 5 Mégantie, 2020 s uses ce een 1 Nicolet.2000000000 2 Yamaska, Verchères, Drummond, 2 1 Sherbrooke, ooo, 2 Stanstead, Missisquoi et Shefford,.3 Richelieu (2), St.-Hyacinthe (2).Rouville (2) et Chanibly (2).8 Lapraitie (2), L\u2019Acadie (2),.4 Beauharnois (2), Huntingdon (1),.3 Vaudreuil (2), Ottawa (2).2 2 Lac des Deux-Montagnes (2), Ar genteuil (1),.\u2026.00000200004 2 1 Montréal (2), Terrebonne (2).4 Lachenaie (2), L\u2019Assomption (2).Berthier (2),.2200 0-0 6 Champlain (1), Québec (1), Mont- 4 morency (I),.ooo ou.3 St.-Maurice (2), Portneuf (2),.4 Saguenay (1), Montagnuis et Bu- ELLE 6 D PAR 2 Montréal (cité) 3, Québec (cité) 3 4 2 Sherbrooke (ville) et Tyois-Rivie res (ville).1 1 57 18 Haut-Canada,.\u2026.\u2026\u2026.75 Représentants d'Origine étrangère.93 6 fe françuise, 57 Majorité, .\u2026.\u2026.\u2026.0.0nnu0s 36 REPRÉSENTATION ACTUELLE Représentants d\u2019Origine étrangère) H.C.42 i\u201c cé (is I C.11 53 8 « française, .31 Majorité,.oo ae 22 Augmentation en faveur de POri- gine étrangére par le nouveau l'O ERA | 11 \u2014 On dit qu\u2019ane assemblée patlique dait se tenir prochaitement en vote Ville, afiir de demander à la législature l\u2019abolition de la peine de mort.Nous n\u2019en connaissons encore ni le licu ni la date.Nons ne pouvons qu\u2019applaudir avec tous les amis de Phumauité à cette démarche philanthropique et évlairée.Nous avons dejà expriné notr2 opraion Sar ¢2 sujet; nous croyons que lon ne peut se hater trop de faire rentrer pour toujours dans le néant un échafaud gt ne S\u2019est pas relevé depuis | noire insurrection.La iogislature, attentive enfin en.__\u2014 \u2014_ aux avis des grands jurés, qui devraient être des ordres, s\u2019occupera bientôt d'améliorer le régime de nos prisons, de manière à rendre tout à fait inutile l\u2019horrible châtiment de la mort.Nous espérons que, Yorsque l\u2019assemblée sera convoquée, tous les citayens s\u2019empresseront d'offrir leur concours à ceux qui ont conçu cetle généreuse idée.\u2014 L'assemblée du comté de Rouville que nous annonçions il y a quelques jours, a eu lieu hier, à St.-Athanase.Nous n\u2019avons pas encore regu le rapport officiel de l\u2019assemblée, mais une personne qui y a assisté nous a donné les quelques informations qui suivent.L'assemblée était très nombreuse.Des résolutions ont été adoptées sur la réforme et sur l\u2019abolition de la tenure seigneuriale, sur l\u2019abolition de la cour des commissaires, sur la navigation libre du St-Laurent, sur les dîmes auxquelles l\u2019on veut substituer un salaire fixe par voie de contribution.to Une résolution a été proposée demandant la réforme électorale basée sur la population.Sur cette proposition, le Dr.Davignon, représentant du comté, demanda à l\u2019assemblée de ne pas se prononcer pour le moment sur cette grave question ; que quand à lui, il ne pouvait s'engager à soutenir cette mesure, avant d\u2019avoir eu des rensei- gnemens officiels sur le chiffre de la population de chaque province, et sur la manière dont cette réforme pourrait s\u2019accomplir, et ainsi, il se verrait peut-être forcé à remettre son mandat, si le vote du comté lui imposait l\u2019obligation de soutenir une mesure qu\u2019il ne pouvait pas encore juger parfaitement.| Sur la demande de son représentant, l\u2019assemblée a consenti à ne pas se prononcer pour le moment sur cette importante question.\u2014 Nous prions nos abonnés de vouloir bien nous pardonner, s\u2019ils n\u2019ont pas reçus les deux derniers numéros du journal régulièrement.Le directeur-gérant ayant été subitement et gravement indisposé la semaine dernière, il lui a été impossible d\u2019en surveiller l\u2019envoi qui en a souffert des retards et des irrégularités.NAISSANCES.Encette ville, le 9 du courant, la dame de M.Cyprien Bertrand, {ypographe, ci-devant de Québec, a mis au monde un fils, A St.-Hyacinthe, le 15 ult., la dane de M.Wm.Honey, a mis au monde un fils.DECES.En cette ville, le 5 du courant, Charles Eugéne Amédée, enfant de Charles C.Spénard, écr., notaire.En cette ville, le 7 du courant, après une longue maladie, M.Ch.Adolphe Robert Lafontaine, huissier, âgé de 22 ans.En cette ville, le 6 du courant, Zina, fille aînée de Olivier Perrault, écr., âgée de 7 ans.Au Détroit dernièrement, Abner Bagg, natif dn Mas- sachussets, 4gé de 73 ans.A Chambly, le 3 du courant, Mary Eléonor, épouse de M.J.H.Durham, et fille de feu John Agnew du 71e régiment.À St.-Hyacinthe, le 2 du courant, Thomas, enfant de M.Wm.Honey, maître de poste, âgé de 19 jour.Societe Mercantile d\u2019Economie.AE est donné que les DIRECTEURS de cette institution s\u2019assemblent tous les LUNDIS à HUIT heures P.M.Bureau, rue St.-Paul, No.1221.CHS.BOURDON, Secr.10 janvier 1849.AVIS A.Josep Octave ALFRED Turgeon, Ecr., Maire du comté de Terrebonne, Monsieur, OUS les soussignés vous requérons respectueusement de vouloir bien convoquer une ASSEMBLEE des habitants du comté de Terrebonne, aux fins de prendre en considération les modifications qu\u2019il y aurait à faire aux BILLS de JUDICATURE, des MUNICIPALITES et autres affectant les intérêts du comté.Nous avons l\u2019honneur d\u2019être, Monsieur, Vos très humbles et obéissants serviteurs.Terrebonne 19 octobre 1848.J.B.Bourassa Ptre.Jn.Mc\u2019Kenzie J.P.Louis Bélanger Lieut.Col.John Fraser J.P.P.J.Filiatrault N.P.G.M.Prévost.Louis Lavoie.G.Raby.Charles Smallwood M.D.A.Mc Kenzie.James Park.A.Gigon.P.Crevier N.P.P.Filiatrault N.PA.B.Fapineau.S.A.Marier.Aug.Lemay J.P.Joseph Lachaine.Pierre Plessis Bélair.F.X.Dufault.T.L.Léonard N.P.Ls.Marteau.Francois Labelle Ls.Desjardins.Sévère Chartrand.Césaire Germain.Isaïe Gauthier.M.Prevost, J.Bte.Filiatreau.John W.Aussem.T.Desautel.Fréderick Boole.J.O.Turgeon.Louis Legault.En conformité la réquisition ci-dessus, je convoque une assemblée des habitans du comté de Terrebonne, qui devra avoir lieu à St.-Anne des Plaines, MARDI à MIDI, le seize de janvier prochain.J.0.ALFRED TURGEON.Terrebonne 22 Decembre 1848.AVis.AUX CAPITALISTES ET AUTRES DU CANADA ET DES ÉTATS-UNIS D\u2019AMÉRIQUE.LA Village d\u2019Industrie étant situé sur la Rivière de L\u2019Assemption, au centre d\u2019une grande population, dans le district de Montréal, et qu\u2019à onze milles du fleuve St.- Laurent, avec la perspective d'y communiquer l\u2019an prochain par un chemin de fer maintenant en construction, offre de grands avantages aux capitalistes et autres personnes entreprenantes, qui désireraient utiliser les nombreux pouvoirs d\u2019eau que la dite rivière renferme, particulièrement dans le voisinage du dit Village d\u2019Industrie, par la construction de diverses manufactures dont le Canada a un si grand besoin.Et les soussignés désirant encourager toute espèce de manufacture dans le dit Village d\u2019Industrie, font savoir au public en général, qu\u2019ils sont disposés de vendre ou louer à long-terme, (par titre incontestable et exempt de cens et rentes et de lods et ventes,) les dits pouvoirs d\u2019eau, avec les terrains nécessaifes aux dites manufactures ; le tout à des prix et conditions trés favorables aux acheteurs.B.JOLIETTE, P.C.LEODEL, G.De LANAUDIERE, A.T.VOYER.Village d\u2019Industrie, le 20 décembre 1848.SOCIETE D\u2019AGRICULTURE.Pour le Comté de Terrebonne.A\" est par le présent donné qu\u2019en vertu de l\u2019acte 8 Victoria chap.53, une ASSEMBLEE générale des habitans du dit comté, sera tenue à la maison de JAMES PARK, au village de ST.-MARTIN, dans le dit comté, JEUDI.le 15ème jour de février prochain à MIDI, aux fins de procéder à une élection des officiers de la dite Société pour les deux années qui suivront telle élection.(Signé) ALPHEUS KIMPTON, Président S.A.C.T.Ste.-Thérèse 9 dec, 1848.INSTITUTEUR DEMANDE.N demande un Irstituteur qualifié, pour tenir une école élémentaire en la paroisse de St.-Mémi.S\u2019adresser au soussigné, à St.-Rémi P.N.LEFEBVRE.Livres pour Etrenzes.ES Soussignés offrent maintenant en vente, à leur Librairie, Un assortiment très considérable de LIVRES PROPRES A ETRE DONNES PGUR ETRENNES, CES VOLUMES SONT ELEGAMMENT RELIES, OU AVEC DE MAGNIFIQUES CARTONNAGES ILLUSTRES, Prix : 6d.9d.Is 3d.2s.le volume et au-dessus, suivant le format et le genre de reliure.\u2014DE PLUS\u2014\u2014 Un choix très étendu de livres de prières, avec relieures riches et ordinaires, À PRIX REDUITS.\u2014\u2014AUSSE\u2014\u2014 CARTES DE VISITES.E.R.FABRE xt CIE.Rue St.-Vincent No.3; 30 déc.1848.; CHAMBRES DE DACUERREOTYPE.COIN DES RUES NOTRE-DAME ET ST.-VINCENT, AU-DESSUS DU MAGASIN DE L.P.BOIVIN.] BUXTON a l\u2019honneur d\u2019informer ses amis et le « public en général qu\u2019il vient d\u2019ouvrir des chambres, au lieu ci-dessus mentionné, où il se propose d'exercer Part de prendre des portraits à la Daguerréotype.Il garantira dans tous Ses portraits une ressemblance satisfaisante.Son établissement est ouvert à tous ceux qui dés\u2019reront le visiter et examiner ses échantillons.Ses prix sont très modérés.M.BuxToN enseigne cet art et fournit des appareils de Daguerréotype complets.6 décembre, 18-18.CHIMIE.NE SERIE de LEÇONS sur la CHIMIE sera professées pendant l'hiver, dans la langue française, à l\u2019école de MÉDECINE etde CHIRURGIE, rue St.-Urbain.Ce cour sera illustré d\u2019enpériences nombreuses :\u2014 puis les sujets collatéraux, l\u2019électricité, le galvanisme, la lumière, etc.ete., seront traités.Le discours d'introduction sera fait à DEUX heures P.m., le 8 du courant, et LUNDI prochain les leçons régulières commenceront à 7 heures du soir.S\u2019Adresser au Dr.Sutherland, petite rue St.-Jacques.8 novembre 1848.Caloriferes Smolinski.V] SMOLINSKI a l\u2019honneur d\u2019annoncer au public de AV].Montréal et des environs, qu\u2019il s\u2019y est établi d\u2019une manière permanante.Toutes les personnes désireuses de chaufer leurs maisons par sa méthode, sont invitées de s\u2019adresser à lui, (laissant leur lettre à la barrière Longue Pointe.ou à A.E.Dubois, écr., bureau de la Fabrique.) 30 déc.1848.AVIS.LA soussigné ayant terminé le PAPIER TERRIER de la SEIGNEURIE DEÉSSAULLES, reprend de nouveau la pratique du notariat à Montréal, en son étude No.164, rue Notre-Dame.P.LAMOTHE.Novembre, 1848, 3 Marche de l\u2019Enstitut-Camadien COMPOSÉE PAR F.X.BIENVENU.CC® morceau de musique qui a été composé spécialement pour le quatrième anniversaire de l\u2019Institut-Ca- nadien et qui a été si bien reçu du publie, est mainterant en vente au bureau de l\u2019Avenir et chez les principaux libraires de cette ville.\u2014Prix : 173.20 déc.1848.DAGLERREGTYPE, M.DESNOYERS a lhonneur d\u2019annoncer à ses « nombreux amis ei au public en général que, le grand encouragement qu\u2019il a reçu depuis qu\u2019il a réduit ses prix, l\u2019a engagé à continuer à prendre les portraits au DAGUERREOTYPE aux prix suivants: Grandeur ordinaire, de 776 à 107.Seconde grandeur.de 102 à 120.CEST BON MARCHE! Il espère, en continuant à ces prix modiques, pouvoir rencontrer l\u2019encouragement du public et engager ses compatriotes à se procurer leurs portraits.M.DESNOYERS enseigne l\u2019art dans toutes ses variétés et avec la plus grande perfection, d\u2019après un nouveau système d\u2019instruction sur l\u2019art du Daguerréotype et cela duns court espace de trois à quatre semaines.Le prix pour les legons est de £7 10 0 seulement.N.B.-M.D.a toujours en mains plusieurs appareils à vendre à très bas prix.16 décembre, 1848.F.X.LOISELLE, MARCHAND-TAILLEUR, 13D RUE NOTRE-DAME.3ÈME MAISON (EST) DE LA PLACE D\u2019ARMES.RUE NOTRE-DAME.FFRE ses plus sincéres remerciments a scs nombreuses pratiques et au publie pour l\u2019encouragement libéral qu\u2019il en a reçu, et profite de cette occasion pour solliciter de nouveau ce même patronage.I tient constamment un assortiment complet de Draps, Casimires, Patrons de Veste, etc, Chemises, Cravates, Cols, ete., qu\u2019il disposera à des prix très réduits.\u2014 AUSSI: \u2014 Toutes espèces de Hardes pour de jeunes personnes, faites à ordre dans le dernier goût.Les personnes qui fourniront leurs draps seront aussi bien servics que si elles le prenaient au magasin, Montréal, 18 Novembre 1848.: PENSION.N prendra trois pensionnaires dans une famille canadienne de cette ville.La maison est située dans une place centrale.S\u2019adresser à ce bureau.20 déc.1848, DEBENTURES!!! A MAISON PLAMONDON recevra toujours des dé- bentures, à aucun montant en paiement de ses merchandises, LOUIS PLAMONDON.22 novembre 1848.Musique ! Musique ! A.PEPIN, jeune musicien canadien, enseignera e à toucher le piano aux jeunes élèves qui désireraient apprendre à jouer de cet instrument.Les conditions d\u2019enseignement sont très libérales.S\u2019acresser à M.A.Roy, 71, rue St.-Paul.22 novembre 1848.Propricte de Valeur.LE soussigné désirant disposer de son terrain sitné en cette ville, sur la rue Partenais, l\u2019a divisé en 24 lots de différentes grandews, pour la commodité des acquéreurs et il offre de les concéder à des termcs très faciles.Ce terrain est situé dans un local très aéré et pittoresque, près la résidence de l\u2019honorable James Leslie.(\u201cest une occasion très favorable pour ceux qui désireraient se bâtir une chaumière ou cottage.Pour les plans et conditions, s\u2019adresser a J.H.Jobin et P.Mathieu, notaires, 7 rue Ste.-Thérèse, à Montréal.L.A.DEROME.28 octobre 1848.: E Dr PRRE.BEAUBIEN a l\u2019honneur d\u2019anuoncer que les occupations multipliées, qui l\u2019avaient empêché d\u2019exercer la profession, depuis plusieurs années, étant terminées, il ena repris l\u2019exercice, et que les heures de consultation, chez lui, seront: de 10 à 11 heures À.M., et de 13 à3 heures P.M.2 décerubre 1848, A ATE ATI PROGRES DES REFCRMES RADICALES! À LEXSILIGNE DU CASTOR.RUE ST.-PAUL 122, A MONTREAL a £ RUE ST.-PAUL 123, À MCNTREAL L\u2019Aéministration de la maison Plamonden au Peupie du Canada.CITOYENS! I ES monopoles par eau comme par terre disparaissent peu à peu.Les habitants de toutes les parties du pays peu vent maintenant se rendre facilement à la cayitale Four se procurer ce dont iis out besoin a meilleur maiché ct a de meilleures conditions que dans aucune asutre parties du Canada.Tout en vous remerciant sincèrement pour l\u2019encouragemzent libéral que vous avez accord passé nous vous inviions à continuer de nous honorer de vos pratiques.Four n.ériter dé à notre maison par le de neuveur cet encouiagement, vous l\u2019avouerez, rien n\u2019était plus propre à nous l\u2019acquérir, dans un tems comme ce:ui-ci, que d'oérer une REFORM E RADICALE dans les prix, la qualité et la quantité de nos effets.Les marchandises et hardes faites que cette maison vient de recevoir et qu\u2019elle reçoit actuellement par les arrivages d'automne sont de première qualité et en quantité suffisante ; our rencontrer toute demmmnide.; Qu'on se rappelle bien que l\u2019on peut acheter à QUINZE \"CUF.CENT MEILLEUR MARCHÉ QU\u2019AILLEURS.Des tailleurs sont toujours prêts à faire des hardes, suivant le goût des pratiques.HARDES FÂITZS À VENDRE, .s.dos.d.s.d.s.d.425 Surtouts Chesterfield de satinette gris 60 do do Paletotsdo do drab.85 0à42 6 et noir.18 9425 0 195 Gilets d\u2019étofte grise 8 9 10 6 130 Paletots satinette gris.20 0 26 3 340 Surtouts Chestrefeld tweed double 1640 Surtouts Chestrefield d\u2019étoffe grise foulé.17 6 23 9 anglaise, 10 O 13 9} 400 do do drap bleu et 569 do do drap pilote bleu noir.25 0 40 0 et noir.17 6 27 6| 140 do do d\u2019étoffe miili- 225 do do et paletots drap taire.14 0 26 0 castor brun.125 Capeaux d\u2019étoffe américaine et an- 320 Surtouts drap bleu.22 6 35 O| glaise.12 6 26 9 250 do do noir.20 0 32 6] 200 do do du pays.18 9 23 3 350 do Chestrefield drap castor (Gold 250 Habis de chasse cuséurire assortie.QU ¢ 27 9 mized.) 16 3 20 0 AINSI QU\u2019UN GRAND ASSORTIMENT DE CAPOTS DE COUVERTES ET DE (robes) PEAU DE BUFYLE.LE CAPOT DE COUVFERTE BLEU NOUVELLUMENT ARRIVÉs.d.s.d.s.d.s d.1250 Paires pantalons d\u2019étofe du pays et 200 Paives pantalons casémire uni (dou- anglaise \u201c5 Oà 8 9] Llefouié.) 13 9420 O 745 do do satinette.9 6 13 9 2500 Vestes d\u2019étoffe curcauté et autres.39 6 6 460 do do d\u2019étotie améri- 300 do do grise.63 80 caine.9 11 3j 750 do drap noir et bleu.5 0 6 1 800 do do casémire rayé et 290 do velour noir et careauté.1 3 17 6 carcauté.; 10 © 17 6 _ HARDES FAITES A DEDRE.s.d.s.d.ss ds d- Surtouts de drap de castor et de pilote noir do o rayé et careauté 2 6225 0 et brun 50 0à75 0 Vestes de velour noir et de couleurs 17 6 2 6 Habits de chasse d\u2019étoffe grise 33 0 45 6 do de caslinire carcauté 17 6 2 0 do do de casérnire 35 0 52 6 do de sole noir et carcauté 18 6 26 3 Pantalons de casémire noir et de couleurs 20 O 30 0 Surtouts de drap noir et bieu 17 6 5 0 do de drap de castor 35 0 490 0 do de Chesterfield, drap superfin 46 0 60 0 do de casémire noir 30 0 35 0 HARDES D'ENFANTS FAITES DES MEILLEURES ETOFFES ET À BAS PRIX.On invite le public et tous ceux qui ont besoin d\u2019effets et marchandises du ressort de cette branche de commerce qu\u2019exploite la maison Plamondon à venir visiter l\u2019étublissement.Les effets seront montrés à ceux qui désireront les voir, qu\u2019il veulent acheter ou non, achèteront quand ils auront vu.dans la persuadé qu\u2019ôn est qu'ils Les pratiques voudront bien se rappeler qu\u2019il n\u2019y a toujours qu\u2019un seul prix, aussi réduit que le public peut attendre CRISE COMMERCIALE ET MONETAIRE ACTUELLE.L.PLAMONDON.M.L.P.est prêt à prendre aucun contrat pour fourtitüres à l\u2019armée ou autres choses pour aucun établissement public.\u2014Montréal 20 sept.1848.CHAS.GAREATU, MARCHAND TAILLEUR, qd.RUE NOTRE-DAME 2 NFORME respectueusement ses pratiques et le public en général, qu\u2019il a actuellement en main un assortiment complet de : Draps supurfins, de pilote et de castor, Casimires français de premier goût, Etoff.s grises et autres couleurs, Patrons de vestes de velours et de satin français de différents genres.On trouvera aussi chez lui des.chemises faites DE TOILE, Dr corrow, DE FLANELLE.Caleçons, Cravattes, Collets, Bretelles, Attaches, Gants, etc.SES PRIX SONT DOUZE POUR CENT MEILLEUR MARCHE QU\u2019AILLEURS.Les personnes qui fourniront leur drap seront aussi bien servies que si elles le prenaient au magasin.31 octobre 1848.Restaurant de PPIndustrie.No.8, RUE ST.-LAMBERT, COTE ST.-LAURENT.PAR P.ADOLPHE MASSE.N trouvera toujours à ce restaurant toutes sortes de sirops pour la tempérance tel que: Sirop de Salsapareille, Sirop d'Orange, Sirop de Citron, Sirop d\u2019Annanas.Huitres fraiches de New-York et de Caraquette.Huitres ouvertes, cuites et crues en tous tems.Ainsi : que des rafraîchissements de toutes sortes à toutes heures et en tous tems.A MEILLEUR MARCHÉ QUE PARTOUT AILLEURS.11 octobre, 1848.Le Docteur BPavignon.REND la liberté d\u2019informor les citoyens de la ville de Montréal, qu\u2019il a fixé sa résidence dans la maison encoignure des rucs St.-Lambert et Glacis, Côte du faubourg St-Laurent et voisin d'André Ouimet, écr., où on pourra le consulter à toute heure.Ayant pratiqué depuis plusieurs années la médecine dans toutes ses branches dans la paroisse de Ste.-Marie, district de Montréal, il esrère que sa longue expérience lui méritera la confiance du public.nov.BIOGRAPHIE ; DES SAGAMOS ILLUSTRES _ DE L\u2019AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE.TRECEDEE d\u2019un index de Phistoire fabuleuse de ce _ continent, par: F.M.MAXIMILIEN BIBAUD, correspondant des instituts de Montréal ct de Québec.1 Volume grand in octavo 310 pages.Prix: 5s.Cet ouvrage est maintenant ofiert en vente à Montréal, chez tous les libraires.chez M.Bibaud Rue Craig et au bureau de l\u2019Avenir, 1223, Rue St.-Paul.EAUX MINÉRALES DE PLARTAGERNTT.SANS PAREILLES DANS LE PAYS.LA grande demande de ces EATTX dans la cité de Montréal, a encouragé le propriétaire à donner ordre aux Agens de réduire le prix, les nombreux certificats doni:és à Montréal ayant encouragé les personnes malades à acheter de ces Eaux.Agents à Montréal, DR.PICALLT.W.LYMAN, Rue St.-Paul.HOTEL QUEBEC.SAMUEL PRICE, marché Ste.-Anne.Il vient d\u2019arriver des Sources de Plantagenct une provision d\u2019eau fraiche, 30 déc.1818.NI APA.rn.Prt.rm em nin Gd Bin POELES! POELES!! POELES!! 4 = 5 = Q n tp 3 re q ts =] oe 5 = & 5 _ Q = oy nN 3 = 5 =z = = -\u2014 Le n To 3 tt -2 =i 73 on Q = A z E soussigné vient de recevoir un assortiment de poêles des plus complet, consistant principalement en poêses de cuisine, à Cylindre, Télégraphe, Frium, Eupire, et le poêle Premium Canadien.AUSSI : c Une grande variété de poêles de goût à Cake, à Charbon et à bois pour les parloirs et les salons, comprenant une collection des plus beaux patrons ef des plus helio formes que l\u2019on puisse désirer, en y joignant l\u2019économie cu bois.PARMI L SQUEL® ON TROUVERA.Poêle sourd double de Durham, do breveté à Coke et à Charbon de Stanley, do gothique pour parloir, do \u201clu Franklin, à boîte de goût, etc., etc.Qui seiont toujours vendus à bas prix.Ha toujours cu main des puêles simples et doubles et de toutes grandeurs, des Trois-Rivières, de Québec et de Dundee.JOSEPH N.HALL, 105, Rue St.-Paul, coin de la rue St.-Gabriel, ENSEIGNE DÙ POELE D'OR.31 oct.1348.AUX MARCHANES DE LA CAMPAGNE, Pelleteries' Pelleteries! ES soussignés désirent attirer l\u2019attention des marchands À et autres sur le grand assortiment de PELLETERIES qu'ils viennent de recevoir, consistant en : Casques de peau de (Feeble) do do do do (Neuter.) do do do do (Musk Rat.) Bons et Manchons de Vison, Casques gris et Bous pour dames, 204 paires de gants de pelleteries.200 douzaines de paires de r'ituines, 100 peches de toile du pays, 2000 auines do do do AUSSI ! Un grand assortiment de marchandises sèches et hardes faites tel que : Surtouts de drap de castor et de pote, capots d\u2019étette du pays, pantalons, vestes, gilets, etc, etc.On invite particuliércraent les marchands de la campagne, à visiter ces effets qui sont de jremière quailté et à des prix mociques, IICDON, LESIEUR er QUEVILLON.No.103, Rue St.-Paul.T.CADOTTE, MARCHAND de Cuir, Harnais.Bottes, J Souliers, etc, etc.etc, à l\u2019enseigas de la 27 sept.BOTTE F OU +F.PLACE JACQUES QUARTIER.I~ Bottes superfines faites d ordre.24 mai 1848. - quer de faire reconnaître amplement leur efficacité.Ce fait posé, il invite l\u2019attention des citoyens de Montréal, Er CERIS, LIQUEURS, PROVISIONS, ETC.L'AVENIR.\u201410 JANVIER, 1849.\u2014\u2014-_\u2014-\"\u2014\u2014-\u2014\"\u2014\u2014 -\u2014 \u2014 _\u2014\u2014- - al î à 3 Q : NOUV ABTISSEMEN Pharmacie du Dr.Picanlt| PILULES D\u2019HALGEY, CAL SEP ART AN Eaux Minerales NOUVEL ETABLISSEMENT.» ee.; | ~ a He $e > = 1 Fran \u2019 z : \u2014 * |DE PLANTAGENET.| .%% ts oD Calsey\u2019s P a B 5 7 4 + 5 _ Sugar coated SANS PAREILLES DANS LE PAYS.rls 25 \u2018 \u20ac $ life Pills.eZ .= 3 2 EX établissant des agences à Montréal, pour la vente (4 5 ; 5 = x £8 $ = N rT de ces eaux inappréciables, le propriétaire est con- oo a e & 3 < resserre ne vaineu que leurs vertus une fois connues ne pourront man- 2 < ts a E$ $ naesiif 3 2 p> CI-DEVANT DIL LA RUE ST-PAUL.\u2018FIN outre de
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