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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2018-10-13, Collections de BAnQ.

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[" U1 SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?zone  Montréal NOS DOSSIERS SUR LES APPLICATIONS ET SUR LE WEB 12 PAGES PHOTO HENRY MACDONALD (@NIGHT.SHOTZ) TOURISME MONTRÉAL REDÉCOUVRIR LA MÉTROPOLE En tout début d\u2019année, une campagne sous le titre «J\u2019ai changé» a attiré l\u2019attention sur Montréal.Un élan de séduction qui s\u2019est inscrit dans la foulée de l\u2019année faste du 375e anniversaire de la métropole et dans l\u2019intention de faire savoir à tout le Québec que Montréal change.C\u2019est dans cet état d\u2019esprit que le Groupe Capitales Médias est allé voir comment la métropole québécoise est devenue une ville plus intense, plus colorée et plus allumée que jamais.Allons à la redécouverte de Montréal.MONTRÉAL VILLE Calder Alexander Calder Un inventeur radical Grand bienfaiteur En collaboration avec À VOIR DÈS MAINTENANT ! Une exposition conçue, organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal en collaboration avec la Calder Foundation.L\u2019exposition a reçu l\u2019appui du ministère du Patrimoine canadien par le biais du Programme d\u2019indemnisation pour les expositions itinérantes au Canada.Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.| Alexander Calder, Trois disques, 1967 © 2018 Calder Foundation, New York / Artists Rights Society (ARS), New York / SOCAN, Montréal | Stade olympique deMontréal, 1976 © Roger Taillibert / SOCAN (2018) 5341160 U2 SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 | GROUPE CAPITALES MÉDIAS YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com Dans la fameuse publicité dans les médias du Québec en prélude à son 375e anniversaire, Montréal affirmait avoir changé.Pas seulement à cause des mises en chantiers et des transformations des rues et des édifices, mais aussi dans ses offres de services, ses activités culturelles et ses spectacles.L\u2019organisme Tourisme Montréal a mis en branle une approche pour que les Montréalais participent à l\u2019accueil des touristes pour que ces visiteurs fassent partie de la vie de la métropole.«La campagne \u201cJ\u2019ai changé\u201d, était un clin d\u2019œil, car l\u2019accueil des touristes va plus beaucoup plus loin que cela», affirme Yves Lalumière, président-directeur général de l\u2019organisation sans but lucratif presque centenaire.Démystifier Montréal?Non! Pour le patron de l\u2019organisation, il fallait un changement de paradigme dans toutes les interventions qui approchent les touristes de près ou de loin.Il lance alors un nouveau concept, celui du résident éphémère.Le touriste ne devient plus simplement une personne de passage pour un séjour plus ou moins long.Il devient Montréa- lais pour un temps.L\u2019idée derrière ce «résident éphémère» et temporaire, c\u2019est qu\u2019il fasse partie de la vie de la ville, qu\u2019il s\u2019y intègre comme tout autre citoyen.Il est appelé à «vivre Montréal», ajoute M.Lalumière, à la manière de ceux qui y habitent quotidiennement.NOUVELLE APPROCHE Tous les partenaires de Tourisme Montréal ont été invités à changer leur regard et leur approche.L\u2019accueil de ces résidents éphémères devait faire en sorte qu\u2019ils sentent faire partie de la trame humaine de la ville, qu\u2019ils soient bien accueillis comme s\u2019il faisait partie de la famille.Cette attitude à inculquer fait partie des orientations stratégiques de Tourisme Montréal, non seulement pour les organisations touristiques, culturelles ou le monde de la restauration, mais aussi pour le citoyen.«Lorsqu\u2019un Montréalais voit une personne qui cherche sur une carte, il faut qu\u2019il apporte son aide.C\u2019est cela le sens de l\u2019accueil à avoir» pour les résidents éphémères, ajoute Andrée- Anne Pelletier, responsable des relations publiques corporatives de l\u2019organisme.Alors le «Bonjour!» que l\u2019on voit sur les taxis, dans des édifices et des services, fait partie de la nouvelle manière de voir et d\u2019aborder les touristes.Les opérations charme touchent le tourisme international, mais aussi les voisins plus au sud.Par la voie des airs ou par les routes, «Montréal est à 120 minutes de bassin potentiel de 90 millions de Nord-Américains», souligne M. Lalumière, d\u2019où l\u2019importance des ententes avec les transporteurs aériens.Sans compter les Mexicains qui passent par-dessus les États-Unis pour atterrir à Montréal, une porte d\u2019entrée pour un séjour et des visites ailleurs au Québec et au Canada.Et il y a tout le tourisme européen plus enclin à passer par Montréal au lieu de Toronto.L\u2019IMPACT DE LA CHINE Mais, le plus grand changement des dernières années arrive de Chine.Les Chinois sont de plus en plus nombreux et les services touristiques doivent adapter leur approche d\u2019accueil.Pour accueillir ces nouveaux résidents éphémères, Montréal a vu sortir de terre 15 nouveaux établissements comme l\u2019hôtel Birks avec son côté luxueux, le tout nouveau Montville très versé dans les technologies pour toutes les bourses ou le AC Mar- riot avec son modernisme.Sans oublier le Reine Elizabeth de la chaine Fairmont, qui fermé pendant un an avant les grandes fêtes du 375e de Montréal dans un look plus moderne.Il y a les grandes chaînes internationales, mais aussi les petits hôtels privés qui poussent dans la même direction pour donner à Montréal un côté convivial et un nouveau mode de vie pour que le touriste «vienne vivre Montréal», conclut M.Lalumière.LE TOURISTE, CE RÉSIDENT ÉPHÉMÈRE Yves Lalumière, pdg de Tourisme Montréal \u2014 PHOTO FOURNIE PAR TOURISME MONTRÉAL La ville et le pont Jacques-Cartier sont parés de lumières pour la visite.\u2014 PHOTO EVA BLUE «Le touriste est un résident éphémère qui devient Montréalais pour un temps» \u2014 Yves Lalumière, pdg de Tourisme Montréal L\u2019organisme Tourisme Montréal a été fondé en 1919 par l\u2019Automobile Club of Canada pour faire la promotion de Montréal et de son réseau routier.Il portait le nom Tourist Bureau of Montreal.Il s\u2019agit d\u2019une organisation sans but lucratif avec un conseil d\u2019administration.Jusqu\u2019en 1986, le bureau touristique travaille de concert avec l\u2019Office municipal du tourisme de la ville.En 1989, l\u2019organisme devient Tourisme Montréal en intégrant les ressources de l\u2019ancien office municipal.Montréal créera la même année une organisation paramunicipale pour l\u2019accueil touristique : la Société d\u2019accueil et de renseignements touristiques de Montréal (SARTM).En 1992, la Ville confie à Tourisme Montréal les fonctions du SARTM.Contrairement à l\u2019Office du tourisme de Québec qui est un service de la Ville de Québec et une association touristique régionale, Tourisme Montréal n\u2019a pas de lien direct avec l\u2019administration municipale, mais Montréal est un partenaire important.Les revenus proviennent en partie de la taxe d\u2019hébergement et de différents partenariats.Quelque 85 personnes œuvrent au sein de l\u2019organisation.Site Web : www.mtl.org/fr YVES THERRIEN Le journaliste de Groupe Capitales Médias a été invité par Tourisme Montréal qui assumait une partie des frais du séjour.Petite histoire de Tourisme Montréal ZONE MONTRÉAL U3 GROUPE CAPITALES MÉDIAS | SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com Lorsqu\u2019une organisation comme Tourisme Montréal mise sur l\u2019innovation, elle et ses partenaires doivent pouvoir tabler sur de nouvelles idées et des améliorations inédites.En 2015, une délégation montréa- laise de gens de l\u2019enseignement et du tourisme s\u2019est déplacée à Paris pour rencontrer l\u2019équipe du Welcome City Lab, un programme d\u2019incubation de l\u2019innovation dans le tourisme.L\u2019idée a fait son chemin, car il fallait faire du neuf, relate Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal.C\u2019est ainsi qu\u2019est né le premier incubateur dédié au tourisme, à la culture et au divertissement en Amérique du Nord, le MT Lab.Créé par Tourisme Montréal, la Chaire de tourisme Transat de l\u2019ESG UQAM, l\u2019Université du Québec à Montréal, ainsi que par la Ville de Montréal, l\u2019incubateur à ouvert ses portes au milieu de 2017.Pierre Bellerose est président du conseil d\u2019administration et Martin Lessard est devenu de directeur général.«Lorsque nous effectuons un appel de projets auprès des jeunes pousses, nous avons déjà eu des discussions avec nos partenaires pour identifier les problèmes à résoudre et les champs d\u2019innovations prioritaires.Entre huit et neuf sujets prioritaires sont choisis pour composer les cohortes», explique M.Bellerose.Une première cohorte de huit entreprises a terminé le premier parcours alors que la seconde compte 12 jeunes pousses logées dans la Maison de l\u2019innovation dans le secteur du Quartier des spectacles.«L\u2019idée derrière tout cela, c\u2019est d\u2019investir dans des projets inno- vants capables de rendre Montréal plus compétitive dans l\u2019univers du tourisme, de la culture et des évé- nements.Il faut que ces nouveautés soient dans l\u2019ADN de ce qu\u2019est Montréal avec sa diversité linguistique et culturelle, ses produits uniques.C\u2019est l\u2019innovation qui permettra à Montréal de rayonner», poursuit M. Bellerose.BONIFIER L\u2019EXPÉRIENCE TOURISTIQUE En entrevue impromptue, le directeur général de l\u2019incubateur MT Lab, Martin Lessard ne tarit pas d\u2019éloges devant les jeunes pousses.L\u2019incubateur, pour lui, c\u2019est un grand carré de sable extérieur aux partenaires, mais où ils peuvent supporter les petites entreprises dans le développement de leurs idées, valider les projets et orienter vers une solution à valeur ajoutée dans l\u2019expérience culturelle ou touristique.«Pour avancer, les grandes entreprises ont des moyens, mais elles sont parfois trop collées sur le problème.Il faut parfois des idées qui sortent du champ gauche avec des équipes toutes petites et très agiles pour résoudre une problématique», expose-t-il.L\u2019une des idées d\u2019une équipe a été de mettre au point un système de rappel des employés par texto, que ce soit dans le monde de la restauration ou d\u2019autres activités, en tenant compte de la liste de rappel et des exigences syndicales.Ça fonctionne.Un autre groupe a trouvé une façon de travailler avec l\u2019application à tout faire des Chinois, WeChat, pour mieux les joindre et leur expliquer Montréal.Et l\u2019incubateur est un lieu de croissance à cause des échanges entre les équipes de la cohorte et le réseau- tage avec les partenaires majeurs.C\u2019est une porte ouverte vers du neuf dans une industrie où toutes les organisations touristiques de la planète veulent gagner des parts de marché.Un laboratoire d\u2019innovations Le trafic aérien international est en hausse à l\u2019aéroport Montréal-Trudeau.\u2014 PHOTO © AÉROPORT «L\u2019idée derrière tout cela, c\u2019est d\u2019investir dans des projets innovants capables de rendre Montréal plus compétitive dans l\u2019univers du tourisme, de la culture et des événements.[.] C\u2019est l\u2019innovation qui permettra à Montréal de rayonner» \u2014 Pierre Bellerose, président du C.A.de MT Lab PHOTO LE SOLEIL, YVES THERRIEN «Montréal enregistre une croissance de plus en plus importante des touristes en provenance des marchés émergents.Nous entendons accentuer les efforts vers ces nouveaux marchés en Asie, en plus de poursuivre nos offensives et d\u2019explorer d\u2019autres créneaux.L\u2019avenir est fort prometteur pour notre industrie qui profite à Montréal et aux régions du Québec.La croissance internationale est plus élevée que prévu», a déclaré Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal.TOURISME ÉTRANGER \u2022 11 millions de passagers de janvier à juin 2018, hausse de 6,9 % \u2022 Croissance de 8,8 % des passagers transfrontaliers (juin-juillet) \u2022 Hausse de 10,7 % des passagers internationaux (juin-juillet) \u2022 Augmentation de 7,2 % du tourisme international de janvier à juin \u2022 Hausse de 10,8 % en provenance de l\u2019Europe francophone (mai-juin) \u2022 Hausse de 17,4 % en provenance de l\u2019Allemagne.\u2022 Hausse de 20,8 % en provenance de Chine (mai-juin) \u2022 Hausse de 139,2 % en provenance du Japon (mai-juin) \u2022 Ensemble des touristes internationaux : 358?166 en juin, 1?294?601 de janvier à juin \u2022 Touristes des États-Unis : 226?757 en juin, 828?491 de janvier à juin Des chiffres qui en disent long.ZONE MONTRÉAL U4 SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?| ?GROUPE CAPITALES MÉDIAS La Basilique Notre-Dame de Montréal, près du Vieux-Port, s\u2019illumine et se remplit de musique cinq soirs par semaine.Une expérience à la fois étonnante et fascinante.Les portes s\u2019ouvrent assez à l\u2019avance pour que les spectateurs puissent déambuler dans les allées de côté et admirer plusieurs tableaux s\u2019animer dans l\u2019ombre de la nef.Même les confessionnaux s\u2019illuminent de l\u2019intérieur.Alors que toute l\u2019église est dans la pénombre, les statues du chœur sont illuminées comme une présence sacrée dans le lieu de culte.Vers 18h15, une voix appelle les gens à s\u2019asseoir dans les bancs.Le spectacle commence.De la musique et des jeux de lumière orchestrés par le studio de divertissement multimédia Moment Factory.Alors que la musique de départ, plutôt classique, a comme effet d\u2019élever l\u2019esprit et l\u2019âme dans une autre dimension, les arabesques de lumière éblouissent le chœur et les colonnes du temple.On y verra des feuilles d\u2019automne, des vagues, de l\u2019orage et des projections de lumière proche des feux d\u2019artifice au son d\u2019une musique enveloppante et plutôt techno.La musique fait vibrer les murs et les corps dans une expérience immersive  : musique envahissante, parfois même trop forte disaient toutefois des spectateurs au sortir de la représentation.Chose certaine, voir la basilique tout éclairée de jour et le spectacle en soirée, cela constitue deux expériences fort différentes.YVES THERRIEN Site Web : www.aurabasiliquemontreal.com L\u2019expérience immersive Aura PHOTOS LE SOLEIL, YVES THERRIEN \u203a Osheaga : hausse de 18 % des ventes de billets hors Québec \u203a Festival de Jazz : hausse de 12 % de touristes-excursionnistes \u203a Les Francos : hausse de 34 % de l\u2019achalandage \u203a Grand Prix de Formule Un : hausse de 19 % de la vente de ses billets Des spectacles toujours plus courus.PHOTO FR © EVA BLU PHOTO OSA ZONE MONTRÉAL U5 GROUPE CAPITALES MÉDIAS | SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?La Grande roue dans le Vieux-Port Voir Montréal en lumière du haut de l\u2019Observatoire de la Place Ville-Marie \u2014 PHOTOS EVA BLUE YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com Voir la ville de Montréal éclairée, le fleuve, le pont Jacques-Cartier et tous les édifices illuminés, ça vaut le coup d\u2019œil à partir de la Grande roue, au bassin Bonsecours du Vieux-Port.Pas de danger d\u2019avoir la nausée à moins d\u2019avoir le vertige à 60 mètres en haut de la course de la grande roue.Et encore.Ce ne sera pas la vitesse qui fera peur aux passagers de la cabine.Aucun danger.Mieux encore, les cabines sont climatisées l\u2019été et chauffées l\u2019hiver.Après avoir vu la ville du haut de l\u2019Observatoire de la Place Ville- Marie en début d\u2019après-midi, après le repas du midi au restaurant Les Enfants Terribles, il fallait voir les lumières, puisque l\u2019Observatoire ferme ses portes à 17h.Bien assis dans la cabine, le passager devra de se tourner pour regarder partout sur 360 degrés.Un petit détour qui vaut la peine.QUESTION DE PERSPECTIVE À l\u2019Observatoire, le regard sur la ville en plein jour permet de voir les quartiers, les ponts, dont le nouveau pont Champlain en construction, et le parc créé après la démolition de l\u2019autoroute Bonaventure.C\u2019est plus joli que des morceaux de béton.Si le restaurant offre une belle vue, quelques étages plus bas, faire le tour au point le plus élevé mérite le déplacement au moins une fois.C\u2019est une belle façon de découvrir la ville dans les hauteurs, loin des rues congestionnées, des feux de circulation et des panneaux cachant la machinerie des chantiers de construction.Sites Web pour les détails et les coûts \u2022 Grande roue : www.lagranderouedemontreal.com/fr \u2022 Observatoire : www.observatoire360.com/observatoire-360/ VOIR LA VILLE DE HAUT ZONE MONTRÉAL U6 SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?| ?GROUPE CAPITALES MÉDIAS Montréal s\u2019apprécie aussi pour la culture, la musique, les spectacles et même pour l\u2019art public avec les sculptures et les grandes murales.Voici la petite histoire de trois lieux à inclure dans le parcours d\u2019une visite de la métropole.YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Qui a inventé les mobiles?C\u2019est Alexandre Calder, souligne avec verve Anne Grâce co-commissaire de l\u2019exposition en cours au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) jusqu\u2019au 24 février.Rencontrée lors de l\u2019installation de l\u2019exposition, Mme Grâce raconte avec détails la carrière de l\u2019artiste sculpteur et ingénieur né aux États-Unis en 1898.Dès l\u2019enfance, il développe le goût de la sculpture par des œuvres créées à partir de fil de fer.Il avait 11 ans.«C\u2019est la première rétrospective de cet artiste au Canada», insiste celle qui a mis cinq à préparer l\u2019événement.«Calder nous amène à découvrir de nouvelles dimensions de l\u2019espace.Il a été inspiré par les théories d\u2019Albert Einstein et d\u2019autres scientifiques», illustre Mme Grâce pour décrire le génie de l\u2019artiste.Elle sera aussi co-commissaire de la même exposition à Melbourne en Australie.Une centaine d\u2019œuvres seront présentées au MBAM sous quatre grands thèmes.Calder a produit de nombreuses œuvres monumentales d\u2019art public.Il fut l\u2019un des premiers à créer des œuvres abstraites.Les Montréalais et les Québécois en connaissent une qu\u2019ils peuvent voir tous les jours depuis 1967, l\u2019année de l\u2019Expo.C\u2019est un stabile de 22 mètres qui se nomme Trois disques, mais que la population a rebaptisé L\u2019Homme.Site Web : www.mbam.qc.ca POINTE-À-CALLIÈRES Pour toute personne voulant connaître l\u2019histoire de Montréal, le passage naturel et obligatoire, c\u2019est le Musée Pointe-à-Callières.Ce site historique et archéologique incontournable fait état des débuts de la ville puisqu\u2019il est situé sur les premières fondations de l\u2019occupation par Paul Chomedey de Maison- neuve et de Jeanne Mance.La visite commence par un voyage dans le temps en sons et en images Signé Montréal.Ce sont 18 minutes d\u2019animation, une introduction orchestrée par Moment Factory.L\u2019édifice original était celui de la compagnie Royal Insurance à compte de 1850.Il est aussi connu pour avoir été la douane de Montréal entre 1871 et 1917.Le parcours se poursuit dans les lieux des fouilles mettant au jour le premier cimetière (datant de 1643), les piliers de la palissade et les fondations des premières habitations.Puis, un tour dans les égouts, une ancienne rivière devenue le premier égout collecteur en Amérique du Nord jusqu\u2019à voit là où il y avait un pont lorsque la rivière Saint-Pierre servait de déversoir pour les déchets.Le grand couloir souterrain mène au nouveau lieu d\u2019exposition, le Fort Ville-Marie, ouvert au public pour le 375e anniversaire de la ville après 15 ans de fouilles.On y évoque la première messe de la mission, celle-là même où des lucioles ont remplacé les cierges qui auraient dû être sur l\u2019autel comme le disent d\u2019anciens manuels d\u2019histoire.D\u2019ici le début de novembre, dans le pavillon voisin de l\u2019édifice principal, il y a une exposition temporaire étonnante sur les reines d\u2019Égypte.Un bond de 3500 ans dans l\u2019histoire avec les histoires de Néfertari, Néfertiti et Hatchepsout.Jusqu\u2019à maintenant, cette exposition fracasse des records avec 258 000 visiteurs.Fascinant! Site Web : pacmusee.qc.ca/fr/ CENTRE DES SCIENCES DE MONTRÉAL Au Centre des sciences de Montréal, on découvre la modernité dans les expositions permanentes sur l\u2019être humain, les défis créatifs de la zone Fabrik, les expériences scientifiques dans la zone science 26.Sans oublier la zone pour les petits curieux et les films du cinéma IMAX.Lors du passage du journaliste, l\u2019exposition DreamWorks animation était sur le point de prendre fin.C\u2019était un moment pour découvrir la magie dans les films Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda et Dragons.Autant les techniques d\u2019animation, les croquis que les 400 figurines avaient de quoi faire vibrer de plaisir devant tant d\u2019ingéniosité et d\u2019imagination pour donner vie à des centaines de personnages fictifs.Il fallait aussi entendre les créateurs parler de leur travail.Cette immersion dans le monde imaginaire valait le détour.Site Web : www.centredessciencesdemontreal.com La culture sous divers angles Cette œuvre d\u2019Alexander Calder se nomme Trois disques, mais les Montréalais l\u2019ont rebaptisé L\u2019Homme.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR TOURISME MONTRÉAL Les maquettes de DreamWorks \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YVES THERRIEN Le tunnel de Pointe-à-Callières \u2014 PHOTO EVA BLUE ZONE MONTRÉAL U7 GROUPE CAPITALES MÉDIAS | SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com On dit de Montréal qu\u2019elle est une ville aux 100 clochers.Un de ces clochers est particulièrement visité depuis 100 ans.Un incontournable bien en vue sur le mont Royal.Il est bien célèbre à cause de son fondateur aujourd\u2019hui parmi les saints de l\u2019Église catholique : saint frère André Bessette.L\u2019Oratoire Saint-Joseph accueille plus de 2 millions de visiteurs chaque année, excluant ceux et celles qui font des visites impromptues à la chapelle ou à la crypte.Ce lieu est fréquenté non seulement par les chrétiens, mais aussi par les croyants d\u2019autres dénominations religieuses, même par des touristes peu ou pas croyant, car ils sont sensibles à l\u2019expression de la spiritualité dans les pays qu\u2019ils visitent.D\u2019ailleurs, les Québécois, croyants ou non, n\u2019hésitent pas à jeter un œil dans les temples bouddhistes, hindous, dans les mosquées ou les synagogues ouvertes au grand public.Ces lieux de cultes comme l\u2019Oratoire sont une part importante de la culture des différentes civilisations.Recteur de l\u2019Oratoire depuis 13 ans, le père Claude Grou, de la Congrégation de Sainte-Croix, se promène tous les jours dans les différentes zones du complexe pour rencontrer et parler avec les gens.Il pourrait raconter pendant des heures des anecdotes et des situations étonnantes d\u2019éveil spirituel ou de prise de conscience de ces personnes de passage pour une simple visite, une célébration, un concert ou pour allumer un lampion dans la grande chapelle votive (lieu où l\u2019on effectue une prière, où l\u2019on fait une demande ou un vœu).«La spiritualité se vit à différents niveaux chez toutes les personnes», exprime le prêtre.«Nous voulons que ces lieux soient empreints d\u2019un climat de paix pour que les gens puissent s\u2019ouvrir à autre chose, que ce soit des émotions, un élan de spiritualité, ou l\u2019expression de leur foi.Quelque chose peut grandir dans leur vie à cause d\u2019une expérience ou simplement parce qu\u2019ils se sont sentis touchés par tout ce qui vibre dans ces lieux.» Lorsqu\u2019il rencontre un pèlerin ou un touriste, il marche avec la personne pour l\u2019écouter.«Il s\u2019agit, dit-il, de les accompagner sur leur chemin, là où ils sont rendus.» Il décrit une rencontre avec quelques imams pour parler de spiritualité dans un partage des expériences de chacun.Il les amène au tombeau du saint frère André, sachant que les musulmans ont un grand respect pour les saints, même ceux des autres religions.Il voit alors ces hommes démontrer un grand respect tout en exprimant leur piété.Ils savent pertinemment qu\u2019ils sont dans un lieu saint, un lieu de dévotion.TRAVAUX Les grands travaux de réaména- gements à venir demanderont des investissements d\u2019au moins 80 millions $.Ils sont toujours guidés par trois grandes orientations, trois axes essentiels : la nature, la culture et la spiritualité.Les nouveaux jardins, la coupole réaménagée pour donner une vue sur la ville, la modification de l\u2019emplacement des carillons et tous les concerts sont vus dans cette convergence.Pour le père Grou, ce sont des entrées, des chemins pour élever l\u2019âme, apaiser l\u2019esprit et éveiller quelque chose de neuf chez ceux et celles qui viennent à l\u2019Oratoire.Pas besoin de grands discours, de sermons ou de prosélytisme, les lieux parlent d\u2019eux-mêmes.«La vie est composée de multiples expériences heureuses ou douloureuses.Les gens ont besoin de repères, de se raccrocher à quelque chose, avance-t-il.L\u2019Oratoire fait partie de ces lieux dont la société a besoin pour que les personnes puissent prendre le temps se déposer et faire le point.» Pour connaître les grands projets d\u2019aménagement, pour en savoir plus les éléments à visiter, pour apprendre les grands moments de l\u2019histoire de l\u2019Oratoire et les étapes de la vie du frère André, passant de sa vie de portier jusqu\u2019à son engagement à créer un lieu dédié à la dévotion à saint Joseph jusqu\u2019à sa canonisation, visitez le site Web : www.saint-joseph.org/fr/.L\u2019ORATOIRE QUI NE VIEILLIT PAS La statue de saint Joseph, qui a accompagné le saint frère André, orne le bureau du père Claude Grou, recteur de l\u2019Oratoire.À l\u2019Oratoire Saint-Joseph, on se prépare aux grands réaménagements extérieurs et intérieurs.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YVES THERRIEN «Les gens ont besoin de repères, de se raccrocher à quelque chose.L\u2019Oratoire fait partie de ces lieux dont la société a besoin pour que les personnes puissent prendre le temps se déposer et faire le point» \u2014 Le père Claude Grou, recteur de l\u2019Oratoire Saint-Joseph ZONE MONTRÉAL U8 SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?| ?GROUPE CAPITALES MÉDIAS Les Dendrites, deux œuvres de Michel de Broin, marquent la fin de la visite.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YVES THERRIEN De nouveaux bâtiments de Griffintown YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com Visiter la ville de Montréal dans un autobus touristique, c\u2019est une option pour couvrir beaucoup de terrain.Marcher et traverser deux ou trois quartiers avec un guide qui raconte l\u2019histoire, qui ouvre les portes d\u2019un commerce, ou décrit le marché public, est une expérience intéressante.Voici le parcours dans les rues de Saint-Henri, Petite-Bourgogne et Griffintown avec Thom Seivewright.SAINT-HENRI Dès le départ du parcours, dans le parc Georges-Étienne Cartier en face de l\u2019église Saint-Zotique, Thomas Seivewright précise qu\u2019il est guide accrédité.Montréal et Québec sont les deux seules villes au Canada où les guides doivent suivre une formation collégiale pour obtenir leur permis de guide et devenir membre de l\u2019Association des guides professionnels.Et la marche d\u2019un peu plus de quatre kilomètres s\u2019amorce sur la rue Notre-Dame, rue qui relie les trois quartiers.Saint-Henri, un quartier populaire ouvrier où vivaient francophones et anglophones, les uns en bas de la côte, les autres dans le haut.Ce sont ces lieux que décrit Gabrielle Roy dans Bonheur d\u2019occasion.«On pourrait comparer Saint-Henri à ce qu\u2019était Saint-Roch et Limoilou à une certaine époque», lance Thom.«Maintenant, les gens qui veulent être cool déménagent ici!» La rue Notre-Dame a été refaite pour lui redonner l\u2019allure d\u2019une rue principale de village.C\u2019est de ce quartier qu\u2019ont émergé bien des torréfacteurs comme Café Saint- Henri pour proposer aux Montréa- lais des cafés différents de l\u2019offre traditionnelle.En arrivant devant le Green Spot, on reconnaît un restaurant typique que quartier.Le coin du village où les gens vont manger à la bonne franquette.Un peu plus loin, on arrive à l\u2019avenue Atwater, la frontière à traverser vers la Petite-Bourgogne.Atwater, c\u2019est aussi le grand marché, l\u2019un des quatre crée par le maire Cami- lien Houde en 1930 en pleine crise économique pour aider à nourrir la population, raconte Thom.Le maire lancera de nombreux chantiers, dont le Jardin botanique, le parc Lafontaine, les chalets du mont Royal.PETITE-BOURGOGNE «La Petite-Bourgogne, lance Thom, c\u2019est le quartier des restaurants et des usines transformées en logement.Mais c\u2019était aussi le premier quartier des Noirs provenant des États-Unis.Ils travaillaient pour les compagnies de chemin de fer, comme porteurs, avec la gare Bonaventure.» C\u2019est aussi le quartier où est né le jazz à Montréal avec deux musiciens célèbres : Oliver Jones et Oscar Peterson.C\u2019est l\u2019enfilade «des boutiques à la mode et des restaurants tendance.Les restaurateurs vont faire leurs emplettes au marché Atwater», continue Thom.On passe devant Vin et Papillon, le Liverpool House, puis le Joe Beef, tous dans la même famille.Il y a la légende du personnage Charles McKiernan dit Joe Beef, un Irlandais militaire, qui avait la réputation de donner à manger à ceux qui avaient faim et un gîte aux indigents.Le centre d\u2019histoire de Montréal raconte : «Joe Beef s\u2019attire encore plus la sympathie des gens lorsqu\u2019il aide, en 1877, les ouvriers du canal Lachine en grève.Il les soutient et leur fournit 3 000 pains et 500 gallons de soupe.Mais la générosité de Joe Beef attire des critiques.Car s\u2019il est si généreux, il est loin d\u2019être un homme pieux.Harcelé sa vie durant par la police, l\u2019évêque et les ligues anti-alcooliques, il aura, à sa mort en 1889, des funérailles publiques \u2014 commerces spontanément fermés.» C\u2019est hors de l\u2019ordinaire, lance Thom.Juste après, nous entrons au Barley, un restaurant qui ne sert que des céréales.Étonnant, coloré.Ça fait partie des couleurs du quartier.GRIFFINTOWN Traversant la rue Guy, voilà Grif- findtown.L\u2019architecture est complètement différente.Des édifices neufs ou un mélange d\u2019anciens bâtiments rénovés aux ajouts récents poussent un peu partout.Un quartier étrange, car il n\u2019y a aucun parc à l\u2019horizon.Pas d\u2019écoles non plus, ajoute notre guide.Ce n\u2019est pas l\u2019endroit pour élever une famille.Les services de proximité sont difficiles à dénicher.La ville tente de remédier à la situation, et elle a confié un mandat à une firme spécialisée pour évaluer comment revitaliser la vie de quartier.La population est composée de jeunes que l\u2019on pourrait qualifier de DINK (double incomes no kids, deux salaires sans enfants) ou des jeunes cadres ambitieux, eux aussi sans enfants Et Thom commence à raconter comment Mary Griffin à acquis les terres en 1804 et développe le secteur.Le propriétaire Thomas McCord revient d\u2019Irlande pour apprendre que son associé a vendu ses terres à cette dame.L\u2019imbroglio juridique qui s\u2019en est suivi dure dix ans.Thomas McCord reprend ses droits, efface le nom Griffin, mais au final la population a adopté Griffintown, relate la société d\u2019histoire de Point-Saint-Charles.La marche prend fin devant deux sculptures immenses, Les Dendrites, de part et d\u2019autre de la rue Notre-Dame, là où s\u2019élevaient les piliers de l\u2019autoroute Bonaventure.Ces sculptures sont l\u2019œuvre de Michel de Broin, des escaliers qui rappellent les troncs de très grands arbres.Une marche guidée dans les quartiers Le restaurant du «village» de Saint-Henri, le Green Spot Le guide Thom Seivewright ZONE MONTRÉAL U9 GROUPE CAPITALES MÉDIAS | SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?Ouvert le 15 avril 1958, alors le plus grand hôtel de Montréal, le Reine Elizabeth avait besoin d\u2019une cure de rajeunissement pour le rendre plus invitant, affirment les gens de la direction.À l\u2019époque du Beaver Club, l\u2019ambiance ressemblait à l\u2019univers de la série Downton Abbey.Depuis juillet, c\u2019est tout le contraire.Une porte s\u2019est ouverte sur le monde, sur une rue intérieure entre le 800 et le 900 René- Lévesque.On y fait place belle non seulement aux touristes, mais aussi aux Montréalais.Le bar Nacarat, le café Kréma, le restaurant Rosé- lys ont leur accès de la rue.Et un marché Artisans occupe quelque 8000 pieds carrés pour mettre en valeur les produits locaux.Tout cela forme une immense agora dans le grand hall de l\u2019hôtel.Il aura fallu fermer l\u2019établissement pendant un an, investir 148 millions $ pour transformer et donner une nouvelle vie au bâtiment.En visitant les lieux avec Maude Samson, de l\u2019équipe des relations publiques de l\u2019hôtel, elle explique le sens des escaliers en colimaçon.Ce sont des liens vers les espaces de réunions et vers la ville souterraine des environs de la Place Ville- Marie, mais plus encore des liens que l\u2019on veut de plus en plus tissés serrés avec les Montréalais.Au café Kréma, en plein jour, il n\u2019y a pas que les résidents de l\u2019hôtel, mais des travailleurs viennent siroter leur cappuccino ou le grand café au lait.Le soir, le bar Nacarat veut faire partie de la vie nocturne des Montréa- lais avec un mixologue dès plus modernes dans ses mélanges et avec son allure décontractée, cheveux longs et tatouages évidents.On est loin des serveurs en smoking, tiré à quatre épingles, d\u2019il y a 15 ans.Le personnel est jeune, multilingue.Les gens à la conciergerie sont attentionnés et s\u2019intéressent au client.Lorsque le journaliste a voulu connaître le meilleur chemin pour se rendre au restaurant LOV, la réaction de la jeune dame fut «c\u2019est un endroit charmant, cute, et on y mange très bien».La visite des chambres et des suites luxueuses impressionne avec ses noms des quartiers montréalais, sans oublier le lieu mythique du bed-in de John Lennon et Yoko Ono dans la suite 1742, en mai et juin 1969.On y trouve une terrasse, un espace collabo- ratif, et le campus d\u2019affaires CoLab3.Un espace exclusif au 21e étage pour le Faimont Or.Le marché Artisans, lui, veut s\u2019ouvrir aussi sur la population locale.On le décrit comme un marché épicurien avec des comptoirs de prêt-à-manger, un chocolatier, des produits d\u2019éleveurs québécois, la boucherie et la charcuterie, la rôtisserie, la pizzéria, la pâtisserie et la boulangerie, sans oublier les fromages et bien d\u2019autres douceurs composées de produits locaux et internationaux.L\u2019équipe de Fairmont, rappelle Maude Samson, «veut que les gens des alentours fassent partie de la vie de l\u2019hôtel».Comme l\u2019établissement fait aussi partie de la vie de Montréal.YVES THERRIEN FAIRMONT LE REINE ELIZABETH La grande rénovation Situé dans le quartier des affaires, rue Bleury, le Montville est ouvert depuis six mois.À l\u2019entrée, ce sont de grands espaces lumineux.L\u2019espace de repos, le bar, le restaurant et le comptoir pour les lunchs se suivent à la queue leu leu.Mais le plus impressionnant est à la gauche en entrant.Bien sûr, il y a des employés pour l\u2019enregistrement, pour ceux qui se demandent quoi faire, mais le client peut s\u2019enregistrer, payer et recevoir sa carte d\u2019accès ou préparer sa facture sur les ordinateurs.C\u2019est le début des changements technologiques pour la clientèle qui fait partie de la vision de modernisme des propriétaires.«Pour tout l\u2019aménagement, ce sont des matériaux locaux», indique Jean-Cedric Callies, directeur du marketing de l\u2019hôtel, en montrant l\u2019utilisation du bois, les œuvres d\u2019art et le mobilier.Le bar mise aussi sur les alcools locaux.Le restaurant aussi.Ce lieu tout-en-un, moderne et très éclairé donne sur la rue Bleury pour inviter les Mont- réalais à y venir pour les 5 à 7, ou les soirées.«Nous voulons que ce soit un lieu de vie qui représente le Montréal multiculturel», précise-t-il.Mais dans le hall, une petite chose intrigue.«C\u2019est notre robot livreur.C\u2019est lui qui fait le service aux chambres.Il suffit de commander et dans 5 à 7 minutes ce sera livré à la chambre.Il fonctionne grâce au réseau Wi- Fi présent partout dans l\u2019hôtel», poursuit M. Callies.La commande peut se faire par téléphone, mais aussi directement sur le téléviseur dans la chambre.L\u2019hôtel de 269 chambres n\u2019a que de très grands lits (king).Mais pour une famille, il y a trente paires de chambres au bout des allées de l\u2019étage avec une porte coulissante dans le corridor pour créer le nouvel espace.On compte aussi 54 suites.Dans tous les corridors, la lumière est tamisée.Dans cet espace feutré, les gens parlent moins fort, raconte M.Callies.Dans les chambres, le moindre centimètre carré a été analysé pour l\u2019utilisation la plus judicieuse de l\u2019espace.La pièce est petite, mais très fonctionnelle.«Notre objectif, affirme M.Callies, c\u2019est d\u2019offrir le confort quatre étoiles au meilleur prix en nous ajustant à la demande.En basse saison, les prix sont autour de 185 $ à 225 $.» En haute saison, après vérification, le prix approche ou dépasse les 300 $ par nuit.YVES THERRIEN LE MONTVILLE Le côté techno Maude Samson explique le concept du marché Artisans.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YVES THERRIEN Le hall du Reine Elizabeth a été complètement repensé.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR FAIRMONT Chaque centimètre des chambres a été analysé pour une utilisation optimale de l\u2019espace.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LE MONTVILLE Le robot livreur du Montville \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YVES THERRIEN L\u2019offre d\u2019hébergement à Montréal ne diminue pas.Au contraire, dans les dernières années une quinzaine d\u2019hôtels ont levé de terre alors que d\u2019autres se sont refait une beauté.Voici deux exemples que le journaliste du Groupe Capitales Médias a visités pour cette série.VENT NOUVEAU POUR LES HÔTELS ZONE MONTRÉAL U10 SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?| ?GROUPE CAPITALES MÉDIAS YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com Vous planifiez une fin de semaine ou un prochain congrès à Montréal?Pourquoi ne pas jumeler travail et plaisir en terminant la journée à l\u2019une ou l\u2019autre des centaines de tables disponibles, aux menus variés et aux saveurs de tous les pays.À l\u2019occasion de la visite du journaliste du Groupe Capitales Médias pour ce cahier, la responsable des relations publiques corporatives de Tourisme Montréal, Andrée-Anne Pelletier, a suggéré des restaurants hors des sentiers battus.Récit et atmosphère sur ces quelques découvertes à partager.LOV, RUE MCGILL La première découverte, le premier soir, s\u2019est déroulée dans le restaurant LOV, rue McGill.Un carnivore dans un restaurant végétalien, disons que ça lui permet de goûter quelque chose de moins connu, de moins traditionnel.Décor simple, chaleureux.Peu de places libres un lundi, vers 19h30.La jeune serveuse demande si j\u2019ai besoin d\u2019aide au sujet des plats.Oh que oui! Le menu est varié.Elle m\u2019explique les choix, et je l\u2019invite à me faire des suggestions que je respecte à la lettre.Voyant que je suis un touriste, elle prend le temps de jaser même si presque toutes les places sont occupées.Croquettes de quinoa en entrée.Puis, la lasagne de légumes, mais je prendrai le fromage bio, avec salade césar en accompagnement.Tout est étonnamment bon, goûteux.De quoi rendre jalouses bien des chaînes où plusieurs plats ont le même goût «industriel» de décongelé.La présentation est intéressante, l\u2019ambiance agréable.Après le repas, aucune lourdeur, l\u2019estomac ne risque pas de me faire faire de cauchemars causés par des gras trans.Site Web : www.lov.com MAGGIE OAKES Le lendemain, au Maggie Oakes, Place Jacques-Cartier, autre découverte dans une nouvelle gamme culinaire.Spécialités maison : charcuteries maison et steaks vieillis à sec.Comme je ne connais pas le restaurant, le serveur m\u2019explique la carte.Je choisis les charcuteries et un vin.Je verrai après pour le repas principal.Apparaît alors Adrien, le maître d\u2019hôtel et sommelier.Le vin choisi ferait l\u2019affaire, mais il me propose un autre choix hors de la carte : un vin bio, le Cigalus rouge de la maison Gérard Bertrand.Ça valait la peine! Si j\u2019ai trouvé le producteur dans le Web de la SAQ, je n\u2019y ai pas vu le Cigalus.Prosciutto, soppressata, coppa et terrine maison, tout est super avec le vin, la moutarde et la confiture de figue.Ouf ! Reste le plat principal.Après cette entrée, les pièces de viande de 12, 16 et 18 onces me paraissent énormes.J\u2019ai des doutes.Avoir les yeux plus grands que la panse, c\u2019est risqué d\u2019autant plus que je déteste le gaspillage de nourriture.Par crainte de laisser la moitié du repas dans l\u2019assiette, je reviendrai un jour pour le steak.À l\u2019œil, ça vaudrait le détour.UNE VIRÉE GOURMANDE Le consommé de canard vaut le déplacement.Au restaurant Nom Nom Cantine, la cuisine asiatique est traitée avec l\u2019accent français.\u2014 PHOTOS FOURNIES PAR NOM NOM CANTINE ZONE MONTRÉAL U11 GROUPE CAPITALES MÉDIAS | SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 ?Les croquettes de quinoa du LOV \u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YVES THERRIEN Toute une assiette de charcuterie comme entrée au Maggie Oakes La pieuvre grillée du Blumenthal était parfaite.J\u2019opte pour le burger maison.Adrien m\u2019explique que le chef prépare le steak haché juste à temps pour les repas.Simple, mais délicieux.Repu, plein d\u2019énergie, je suis sorti de table pour quelques tours dans la Grande Roue à 10 minutes de marche.Site Web : maggieoakes.com/fr NOM NOM CANTINE Pourquoi un tel nom?Il faut prononcer «nomme nomme».C\u2019est un dérivé du slang anglais «Miam! Miam!» que font les enfants lorsqu\u2019ils aiment le repas, m\u2019explique Jean- Sébastien Labelle, responsable du marketing de l\u2019hôtel W Montréal, sur McGill, où loge le restaurant.J\u2019oserai dire encore que c\u2019est très proche du «Menoum! Menoum!» Les découvertes culinaires viendront ce midi-là d\u2019autres continents, avec un chef français qui traite des plats asiatiques avec une vision contemporaine.Une fois encore, le serveur devra expliquer la carte, les parfums et les saveurs, car c\u2019est un peu ça le fondement des plats venus d\u2019Asie.Habitué des lieux, M.Labelle fera des suggestions qui auront des effets immédiats sur les papilles, l\u2019odorat et le cerveau.Des saveurs d\u2019Orient viennent titiller le Nouveau Monde! Consommé de canard, dumplings de soupe à l\u2019oignon, dumpling de crevettes, le thon mi-cuit et poulet frit taïwanais à partager avec Andrée-Anne Pellelier qui tenait à ce que je découvre ce lieu.Nom de nom! Ce sont des surprises agréables à tous points de vue.Site Web : nomnommtl.com LE BLUMENTHAL Cette brasserie montréalaise loge sur Sainte-Catherine, dans le Quartier des spectacles.Un lieu décontracté, mais bruyant ce soir-là avec plusieurs groupes de jaseurs réunis après une journée de travail.«Notre carte n\u2019est pas très longue, mais nous maîtrisons bien tous nos plats», me lance Clémentine la coordonnatrice des lieux.J\u2019ose la pieuvre grillée avec yogourt au cari.La pieuvre, mal traitée, c\u2019est comme mordre dans un bout de pneu.Celle-là, elle était parfaite.Puis, le thon grillé façon niçoise.Clémentine avait raison, les cuisiniers maîtrisent bien leur art et leurs plats ! Ça valait le détour ! Site Web : www.leblumenthal.ca ZONE MONTRÉAL SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 leSoleil U12 Jusqu\u2019au 4 novembre 2018 Réalisée par Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, en collaboration avec le Museo Egizio de Turin (Italie).Statue de la déesse Mout © Museo Egizio, Turin PLUS DE 300 000 VISITEURS DEPUIS L\u2019OUVERTURE DE L\u2019EXPOSITION ! DERNIÈRE CHANCE ! 5336929 "]
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