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Titre :
Québec-presse
Éditeur :
  • Montréal :Association coopérative des publications populaires,1969-1974
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Québec-presse, 1969-10-26, Collections de BAnQ.

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[" 204 si vendu séparémen TOUTE t a partir du lundi.DE L'UNION NATIONALE Jacques Keable a assisté à la conférence de presse extraordinaire de M.Jean-Jacques Bertrand jeudi dernier.Le parti des Dupiessis, Sauvé et Johnson est, selon lui, blessé à mort.\u2014 page 7 VOL.1 No 2 \u2014 26 OCTOBRE 1969 Photo Keystone La colère gronde chez les employés qui essaient depuis 16 mois de négocier \u2014 page 4 L'ancien leader du N.P.D.québécois dit ce qu\u2019il pense de Jean-Louis Gagnon et de la commission Band B \u2014 page 5 Dans une nouvelle chronique exclusive à Québec-Presse le célèbre commentateur de C.K.L.M.fait le point de la semaine \u2014 page 9 È A Montréal négocie mal.ik MM.Drapeau et Saulnier ont demandé aux maires du Québec, par télégramme, de leur envoyer des télégrammes d\u2019appui \u201d contre les Jeunes canadiens \u2014 page 11 val Ne vote pas qui veut Mais qui donc a le droit de vote lors des élections municipales du 2 novembre?La loi dit bien: toute personne de 21 ans et plus, propriétaire ou locataire.À Rouyn on a recensé les locataires.Mais pas à Malar- tic ni, apparemment, en certains autres endroits.La confusion est totale sur la question qui fera parler beaucoup cette semaine.Par ailleurs à l'émission de télévision, Le Bloc, temps payé et retenu par des syndicats ouvriers, agricoles et étudiants, on profitera de ces élections pour poser le problème du contrôle des villes par les mines et celut de leur avenir car.semble-t-il, ainsi vitla mine ainsi vit la ville.Les vertus du plan Le Nord-Ouest attend de la grande visite du 5 au 7 novembre.Une délégation officielle de fonctionnui- res de Québec.Ces messieurs rencontreront les responsables du CERNOQ, le Conseil économique régional du Nord-Ouest québécois.Le but: étudier l'arrivée, début janvier, d'une \"mission\" de I'Office du plan.C'est peut-être le début d\u2019une nouvelle ère.On com- mengçait à croire, ça se répétait, que le gouvernement québécois avait oublié l'existence de ce pays séparé par le rideau d'épinettes du Parc de La Vérendrye.JLL-GATINEALU: Des patients trop bien soignés La grève du zèle à l'hôpital du Sacré-Coeur de Hull le 22 octobre dernier a été accueillie avec beaucoup LE NORD-OUEST: de plaisir par les patients et leurs parents et amis.Durant 24 heures tous les employés, membres de la C.S.N., ont travaillé en mème temps.Jamais on ne s'est autant occupé des malades qui ont regretté le retour à la situation normale le lendemain.L'Université est à Ottawa L'université est à Ottawa.Ce n'est pas nouveau.Mais ce qu\u2019on se demande présentement, c'est si le Centre de formation des maîtres de Hull va ouvrir de nouveau ses portes l\u2019an prochain.L'Université d'Ottawa, officiellement bilingue, (c'est de plus en plus dans le vent), a maintenant une école normale française qui a absorbé un grand nombre de candidats qui, autrement, se seraient inscrits au Centre.Ceux qui, à Hull, sont opposés au projet du district de la capitale nationale et qui espéraient qu\u2019un noyau de l'Université du Québec aurait pu se constituer à partir du Centre de formation, ont l'impression que Québec a décidé d'abandonner Hull.SAGUENAY- LAG ST-JEAN: Un disciple de M.Saulnier À la suite des dénonciations de M.Saulnier le représentant des Artisans a démissionné du conseil d'administration de l'ACEF régional.L'ACEF, association coopérative d'économie familiale, dont personne ne nie les services qu'elle rend, ne pourrait fonctionner sans l\u2019aide que lui apportent à travers le Québec les volontaires de la Compagnie des Jeunes Canadiens.BAS ST-LAURENT: Industrialiser d\u2019abord On sait que les deux gouvernements, celui d'Ottawa et celui de Québec, vont consacrer quelque 258 millions de dollars pour réaliser l'exécution du plan d'aménagement du Bas-St-Laurent, de la Gaspésie et des lles de la Madeleine.Mais on déplore une lacune importante dans le plan: peu ou pas de solutions en ce qui concerne l'industrialisation.Le Conseil régional de développement, qui joue le rôle de chien de gardes des intérêts de la population, craint que la modernisation des usines existantes n'accentue l'exode des Gaspésiens si elle ne s'accompagne pas de création d'activités nouvelles.D'ici la fin décembre le C- R D veut constituer un dossier, trouver des solutions et alerter la population, afin d'obtenir des deux gouvernements qu'ils revisent leurs positions face à l'industrialisation lors de la revision de l'entente qui a débloqué les 258 millions.L'entente sera revisée en mars prochain.ESTRIE: Subversion L\u2019architecte-maire de Granby, ex-candidat prestigieux du parti conservateur, M.Paul-O.Trépanier avait accusé la semaine dernière les Jeunes canadiens de \u2018\"blackbouler\u201d\u2019 ses projets de rénovation et de faire de la subversion dans sa ville.Il y a quelques jours il a dénoncé, tout simplement, le conseil municipal qu'il a tenu responsable de tous les échecs ou retards dans ses projets.\"Je me suis buté à des hommes butés\u201d, a-t-il déclaré.AU CONGRES DE L\u2019UCC LA SITUATION EST DRAMATIQUE POUR LES GRICULTEURS QUEBÉCOI Par Michel Rioux de l'Est du BEAUPORT - C'est à un tour d'horizen dramatique de la situation de l'agriculture au Québec qu'il nous a été donné d'assister cette semaine, à l'occasion du 45e congrès annuel de l'Union catholique des cultivateurs (UCC).La plupart des problèmes qui se posent aux agriculteurs québécois ont été abordés; et, comme c'est le cas dans la majorité des situations, ce sont les gouvernements, provincial et fédéral, qui ont fait les frais de l'amertume de cette classe de travailleurs souvent négligée.La majorité des difficultés des agriculteurs se ramène à leur situation économique, de près ou de loin.Durant les trois jours du congrès, les quelque 350 délégués se sont penchés sur leurs problèmes, tentant, durant les travaux en atelier, de trouver des solutions adéquates en vue de remédier a la précarité de leur position.Voici les principaux problèmes étudiés et les solutions proposées par l'UCC.SYNDICALISME AGRICOLE \u201cC\u2019est une priorité pour l\u2019U- CC\u201d, a dit le président sortant Lionel Sorel.\u201cD\u2019une importañ- ce capitale\u2019.Ce qui a été accordé à bon droit à une foule d'autres corps professionnels ne peut pas ne pas l'être au monde agricole, soutiennent les dirigeants.On présente ce geste comme une mesure de \u201cJustice sociale\u201d.Pour que tous les agriculteurs qui bénéficient des services de l'UCC paient leur quote-part.A l'heure actuelle, plus de 85 pour cent des agriculteurs québécois participent volontairement à raison de 15 dollars par année, à l'UCC.Promesse électorale des deux partis en 1966, un projet de loi en ce sens sera présenté à l'Assemblée nationale en février prochain, prévoyant entre autres la cotisation syndicale à la source.SUBSIDES ET PRIX DE SOUTIEN Les revenus nets des agriculteurs québécois se situent a eriviron 160 millions de dollars.De ce montant, près de 60 millions proviennent directement de subsides versés par le gouvernement fédéral pour le lait industriel.On le voit facilement.ces subsides sont vitaux pour l'agriculteur.Cependant, une nouvelle pression s'exerce sur les cultivateurs depuis que la Commission de planification de l\u2019agriculture canadienne a déposé un rapport en mars dernier, rapport préconisant la disparition graduelle des subsides, sur une période de 6 à 7 ans.Quant au prix de soutien.on recommandait qu'ils demeure à l'état actuel pour les prochaines années.CUL-DE-SAC Les agriculteurs sont coincés: entre de grandes entreprises multinationales, qui se situent à l'amont et à l'aval du processus productif agricole.Alors que, d\u2019un côté, le cultivateur voit augmenter ses coûts de production, et de l'autre, les prix de vente de ses produits demeurer stationnaires.L'agriculteur doit acheter a gros prix la machinerie, les engrais.les grains de provende.etc, et lorsque vient le moment de mettre sur le marché ses produits, il doit se soumettre aux volontés des acheteurs.Il lui manque donc le \u201cbargaining power\".SURPLUS LAITIERS À ce chapitre, c\u2019est de \"l\u2019imagination\u201d que l'on demande au gouvernement fédéral.Au lieu de surveiller constamment le taux de production du lait Industriel, le gouvernement devrait plutôt tenter d'écouler les surplus laitiers dans des débouchés jusqu'ici inexploités.Entre autres, l'aide alimentaire qui pourrait être faite au pays en voie de dévelop- \u2018pement, et qui devrait faire place à l'utilisation des surplus laitiers.Aussi, la mise sur pied d\u2019un système d'aide alimentaire aux économiquement faibles, prévoyant, par exemple, la distribution de lait dans les écoles.BAEQ Doléances aussi à l'endroit d'Aménagement Québec et du ministère provincial de l'Agriculture.On leur reproche principalement de grossières erreurs de planification, en ce qui a trait surtout à la production laitière.On déplore de plus le manque de participation et de consultation qui existe dans I'application de ce projet-pilote dans le Bas St-Laurent.Les cultivateurs veulent être consultés lorsque se prennent des décisions qui les concernent au plus haut point.Ce qui ne se ferait pas.Il serait bon, enfin, de souligner la qualité des travaux en atelier et des dossiers soumis à l'étude des agriculteurs.\u2018Les mots planification indicative, orientation de l'agriculture, formation professionnelle, mise en marché et coût des approvisionnements deviennent des termes courants dans la bouche des agriculteurs du du Québec.; M.Albert Allain, qui représente la tendance \u2018\u2018réformiste\u201d a été élu à la présidence de l'UCC.PAGE 2 / QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 des planificateurs du Bureau 8 FEO ig SRR AT Ne Pap bene et ae A AMOS, DEPUIS TROIS MOIS: UNE COMPAGNIE TENTE MAIRE MAGNT Ga 5 LE sa CONSEILLER (Amos) Depuis le 28 juillet der- ner, 16 ouvriers font du piquetage devant les portes de l'Har- ricana Metal à Amos, une usine spécialisée dans la fabrication de grappins à billots.Harricana Metal, propriété de MM.Richard et Gaston Arcand, est silencieuse depuis cette date.Les ouvriers demandent 2 dollars l'heure: présentement ils gagnent 1 dollars 80 l'heure.lis légitiment leur demande en comparant leur salaire à celui des mineurs, qui n'est pas moins de trois dollars l'heure.Comme ouvriers spécialisés, ils affirment avoir droit à ce salaire.LES DATES IMPORTANTES * 28 avril: la compagnie fait des offres que les employés jugent acceptables: elle les retire aussitôt.* 5 juin: la compagnie fait des offres inférieures: elles sont refusées.* 23 juin: les offres de la compagnie sont diminuées encore une fois, mais, par contre, des augmentations sont offertes à certains employés pour, de toute évidence, briser l'unité de négociation.* 28 juillet: grève.* 28 août: la compagnie et les employés sont sur le point de si- ner une entente, mais la compagnie se retire brusquement, donnant comme raison qu'un de ses clients se serait fait molester par un gréviste sur la ligne de piquetage.Et depuis ce temps, que se passe-t-il à Amos, une ville comme les autres où 41% de la population vit avec un salaire de $2,- 000.00 et moins?Que se passe- t-il à Amos, si ce n'est deux manifestations sans résultats pour appuyer les travailleurs de l'Har- ricana Metal.Les gens parlent comme tout le monde du Vietnam, des cheveux longs, de Bertrand ou de Caouette \u2026.LES \"SCABS\u2018' A L'OEUVRE Harricana Metal est en grève! Pourtant l'usine fonctionne .Oui, l'usine fonctionne presque normalement, grâce à quelques surnuméraires (scabs) venus, nous dit-on, de l'Ontario.Seize ouvriers dans la vingtaine, décidés plus que jamais à ne pas \u2018lâcher\u2019, font la grève depuis le 28 juillet dernier.La compagnie, avec l'appui officiel de la bourgeoisie locale, essaie, par des moyens plus ou moins orthodoxes, de faire échec aux Métallos.Une grève comme beaucoup d'autres, qui nous rappelle étrangement les premiers pas du syndicalisme au Québec.A HULL, DEVANT L\u2019INACTION DU GOUVERNEMENT UN COMITÉ DE CITOYENS ME UE MÉD SUR PIED UNE CLINIQ Hull (DNC) - L'Assemblée générale de I'lle de Hull est passée à l'action.Un comité de citoyens dont les deux grandes prénccu- pations sont fe logement et la santé, à décidé de trouver une solution aux problèmes de santé dont souffre chroniquement la ville de Hull.\u201cNous sommes conscients d\u2019une situation que nous considérons comme déplorable, relativement aux honoraires exhorbitants des médecins et au coût inabordable des médicaments, dont les défavorisés sont les éternelles victimes.\u201d UN PEU D\u2019HISTOIRE Le ler avril 1969, Philippe Gagnon, journaliste au Droit, écrivait: \u201cLa situation hospitalière dans l'Outaouais ne s'améliore pas et la région demeure l\u2019une des plus défavorisées au Québec dans ce domaine.(Un hôpital de 350 lits pour un bassin de population de 100,000).Les causes: gel pour deux ans, par le gouvernement du Québec, des projets d'agrandissement de l'hôpital Sacré-Coeur: besoin de 125 lits de plus; une liste d'attente de 592 noms; ; les demandes budgétaires de l'institution réduites de près d'un demi-million de dollars par le ministére de la santé; accumulation des déficits.Rien n'a changé.Au contraire, la fermeture d'un étage, pour raison d'économie, a rendu la situation plus critique.Bien entendu il n'est pas question de clinique médicale externe et en plus beaucoup de gens se plaignent officiellement de la lenteur.du service d'urgence.Mais semble-t-il, personne n'y peut rien; autant le corps médical qui voit beaucoup de ses patients traverser la rivière vers les hôpitaux d'Ottawa que l'administration de l'hôpital qui ne cesse de crier à Québec, mais sans succès, que les autorités municipales qui croient, \u2018\u201cpériodiquement, que Québec les délaisse de \u2018façon préméditée\u201d pour mieux les envoyer dans la \u2018\u201cgueule'\u2019\u2019 d'Ottawa.ENCORE UN COMITE DE CITOYENS Quelqu'un a bougé.En février 1969, des citoyens de l'Ile de Hull, qui comprend la population la plus défavorisée de la ville (population 12,000) et qui réunit les problèmes traditionnels (assistés sociaux, chômage, etc.), décident d'améliorer eux-mêmes les services de santé.Un comité de la santé est formé et, avec des animateurs sociaux, dont de jeunes prêtres et religieux du diocèse de Hull, ont décidé de mettre sur pied une clinique médicale externe; services médicaux et remèdes gratuits pour les assistés sociaux et prix réduits pour les gens à faible revenu.C'est le Centre diocésain de la rue Caril- -lon qui leur a servi de lieu de rencontre hebdomadaire et c\u2019est également là que sera située la clinique.Déjà des médecins se sont montrés intéressés: trois, dit-on.On n'a pas encore réglé toutes les modalités du fonctionnement mais on s'attend à ce que la clinique reçoive ses premiers clients vers le mois de décembre.Les citoyens bougent.Des grandes centrales syndicales, comme le Congrès du travail du Canada, lancent des campagnes en faveur des centres communautaires de santé.On s'aperçoit que l'assurance-santé ne règle pas tout.Les autorités religieuses du diocèse de Hull appuient à fond de train des initiatives du genre.Le 29 septembre, lors d'une messe télédiffu- ICALE sée, l'évèque, Mgr Paul-Emile Charbonneau, s'adressait aux citoyens et parlait des \"nouveaux pouvoirs\": \u201cVous parlez de rénovation urbaine, d'expropriation, de relogement, de comité de santé.Vous parlez ensuite d\u2019enquétes-participation, d'unité pour agir, de prise de conscience de vos responsabilités, d'animation sociale, de comité de citoyens.Que veulent dire ces mots?lis me disent à moi, votre volonté très nette de prendre la parole pour dire vos insatisfactions, pour exprimer vos aspirations et pour dialoguer avec les détenteurs du pouvoir en place.\u201d Auraient-ils besoin d'animateurs?~~ NT ELLE REPRESENTE LA SEULE FORME DE BILINÇUISME QUE T'ACCEPTE ceo 16 MOIS DE NÉGOCIATIONS POUR EN ARRIVER À UNE GRÈVE LES EMPLOYÉS D'HÔPITAUX # 84.000 employés d'hôpitaux du Québec attendent, depuis 16 mois, de connaître leurs nouvelles conditions de travail et de salaire.65,000 d'entre eux, syndiqués, espèrent ia signature d'une nouvelle convention collective, rétroactive au ler juillet 1968.Une menace de grève \u2018\u2019générale et totale\u2019 plane, en rase- mottes maintenant, sur 125 hôpitaux dont les travailleurs sont défendus par la Fédération nationale des services (CSN).La FNS représente 42,000 employés, y compris près de 5,500 infirmières membres de l'Ailian- ce des infirmières (CSN), et des techniciens en laboratoire.Deux syndicats affiliés à la FTQ (le Syndicat canadien de la fonction publique et l'Union des employés de services) négocient au nom de 12,000 travailleurs de 25 hôpitaux.Ces derniers n'ont toutefois pas l'intention, pour l'instant.en cas d'échec des pourparlers, de recourir à la gréve générale.lls préfèrent une stratégie de harcèiement - grèves perlées.tournantes.LA POLITIQUE SALARIALE La principale pierre d'achoppement dans les pourparlers: les salaires, bier: sûr.Pour les travailleurs, \u2018la proposition patronale est une négation pure et simple des principes énoncés dans la politique salariale du gouvernement\u201d.Cette politique en cing (5) points prévoit: 1 - L'alignement des traitements du secteur public sur ceux que versent les employeurs du même genre, dans l'entreprise privée, pour des emplois analogues; 2 - À travail égal, salaire égal, que ce soit entre les divers employeurs du secteur public, ou entre les hommes et les femmes; 3 - L'établissement d'écarts importants de rémunération entre les emplois non spécialisés et spécialisés, pour maintenir l'incitation au perfectionnement; 4 - La disparition des écarts régionaux (égalisation des salaires a travers le Québec et primes d'éloignement au besoin); 5 - L'organisation de \u201clignes de carrières\u201d pour que les employés puissent progresser normalement.Or les syndiqués, d\u2019accord avec ces cing principes, soutiennent que le gouvernement ne veut pas les appliquer.lls ont voulu le démontrer dans ce volumineux dossier, fort technique, décortiqué lors de séances d'information à l'intention des journalistes, des éditorialistes et du public.D'autres questions demeurent en litige, notamment les classifications, les transferts, les promotions, les mises à pied, etc.Les deux derniers groupes sont les Infirmières unies de Montréal (IUM), soient 2,500 infirmières, en majorité des hôpitaux anglophones de la métropole, et le Syndicat professionnel des infirmiéres du Québec (SPIQ), qui compte 3.000 cotisantes, dans les régions de I'est du Québec surtout.LA CONCILIATION EMBOURBEE.Pour la CSN, la conciliation a pris fin le 12 octobre et depuis lors, aucune rencontre n'a eu lieu entre les parties.Pour la FTQ, cette conciliation, en présence du méme juge Jean-Charles Simard, doit se terminer dimanche le 25.Mercredi le 22 octobre, plusieurs milliers de salariés d'hôpitaux de cette centrale (région métropolitaine) se sont réunis en assemblée pour protester contre les offres patronales.Les infirmières de l'IUM ont rejeté elles aussi.la semaine dernière, les dernières offres salariales du gouvernement et elles sont prêtes à aller jusqu'à la conciliation.Quant au SPIO.ses dirigeantes ont déjà indiqué qu'elles accepteraient les salaires proposés, ce qui démontrerait leur \u201cmanque de combativité\u201d\u2019, selon les infirmières de l'Alliance (CSN).Les 42,000 syndiqués de la CSN ont le droit de débrayer depuis la mi-septembre.Ceux de la FTQ l\u2019acquerront à la fin du mois.LA CSN A LA POINTE DU COMBAT.La Fédération nationale des services (CSN), le groupe le plus imposant, donne le ton des pourparlers du côté syndical.Lors de son congrès spécial, les 13 et 14 octobre, la FNS a réclamé du gouvernement la mise en tutelle des hôpitaux et la nomination d'un médiateur extraordinaire, en lieu et place de l'Association des hôpitaux du Québec.Un tel médiateur, Me Yves Pratte - président d'Air Canada depuis - avait été nommé lors de la grève de 1966, à la satisfaction des syndiqués.LE 31 OCTOBRE, DATE FATIDIQUE La FNS a également décidé, lors de son congrès spécial, d'organiser des assemblées générales à travers le Québec, le 31 octobre, au cours desquelles ses membres seront appelés à tenir un vote de grève.La FNS a reçu, dans sa lutte, l'appui massif de la CSN, qui a promis d'organiser le 3 novembre, dans toutes les régions du Québec, des \u2018Etats généraux\u201d de la centrale, c'est-à-dire des assemblées de solidarité où l'on pourra même envisager des grèves de sympathie.A moins d'un changement radical de dernière heure, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher ce vaste mouvement de se mettre en branle.LA GREVE DE 1966 EN FOND DE DÉCOR.Le spectre d'une nouvelle grève, comme en 1966, et surtout la manière dont elle s'est dénouée, hante les négociateurs patronaux, bien qu'ils ne, veuillent pas l\u2019avouer.PAGE 4 / QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 La lenteur des négociations (16 mois) peut s'expliquer.chez les administrateurs d'hôpitaux, par leur désir de \u201crécupérer\u201d les droits que les syndicats considèrent acquis depuis la convention collective de 1966.Ce contrat de travail, c\u2019est le médiateur spécial du gouvernement, Me Yves Pratte, qui l'avait alors signé au nom des hôpitaux, privés de leur autonomie par cette intervention extraordinaire.Les directions ne semblent pas encore avoir \u2018\u2019digéré\u2019\u2019 cette médiation d'urgence.Le prési- INFIRMIÈRES MAL PAYÉES, LE RECRUTEMENT VA MAL Il existe une grave pénurie d'infirmières au Québec, qui va empirer si l'écart entre les salaires de base avec les autres provinces canadiennes n\u2019est pas corrigé.Un document de la CSN révèle que partout au Canada, sauf à Terre-Neuve, les infirmières reçoivent une rémunération plus élevée qu'au Québec, où les salaires s'échelonnent de $90 par semaine, pour le lère année, à $114, après 7 ans.En 1969, en Ontario, les salaires varient de $108 à $131; en Colombie-Britannique, de $117 a $146.Et des conventions collectives prévoient des hausses I'an prochain.Les infirmières québécoises membres de l'Alliance (CSN) réclament un traitement de base de $109.L\u2019 offre patronale est de $97.Elle est de $104 pour les cuisiniers et patissiers.Le document de la CSN souligne que les institutrices ayant la méme scolarité que les infirmières - soit 15 ans - gagnent $107 par semaine.Elles ne doivent travailler ni la nuit ni les fins de semaine, et jouissent d\u2019un mois de vacances supplémentaires (3% du salaire annuel).Le document explique en outre qu'il est urgent de revaloriser la profession pour assurer le recrutement.Malgré l'accroissement de la demande des soins médicaux et hospitaliers et les responsabilités accrues confiées aux infirmières, le nombre des admissions d'étudiants, dans les écoles de nursing a diminué de 2,512 (1962) à 2,388 (1966).dent de la FNS-CSN, M.Norbert Rodrigue, révélait en exclusivité à QUEBEC-PRESSE, la semaine dernière, qu\u2019il avait en mains un document irréfutable à ce sujet: un procès-verbal dans lequel on indique, en toutes lettres, que l'Association des hôpitaux tente de \u2018\u2018reprendre ce qui a été pendu en 1966\u201d.Pour les travailleurs, seute la nomination d'un médiateur spécial assurerait le déblocage de négociations terriblement enlisées.MANIFESTATION ET.NOUVELLE GREVE?Entre-temps la colére monte et explose par des manifestations spontanées chez les travailleurs.Ainsi on ne compte plus les séances d'étude, réunions improvt sées, voire même ''veillées de prières à la chapelle de l\u2019hôpital\u201d qui ont rassemblé les syridi- qués de la CSN depuis plus d\u2019un mois.Le geste le plus original.cependant, semble avoir été pose par plusieurs infirmières.qu! ont réalisé un admirable \u201cstriptease professionnel\u201d.Elles ont d'abord remplacé leurs tradi tionnels bas blancs par des bas de couleur foncée.Par la suite.par Louis FOURNIER elles enlevaient leur coiffe et enfin, elles sont venues travailler sans uniforme, \u201cen civil\".Ces manifestations de mécontentement devant des négociations menées à pas de tortue n'ont pas affecté, il faut le signaler, le fonctionnement des hôpitaux.Les services essentiels et les soins aux malades ont toujours été maintenus, selon les dirigeants syndicaux, même pendant les séances d'information.D'ailleurs si l'on a entendu des plaintes de la part des administrateurs, on n'en a guère entendues de la part des patients.L'Association des hôpitaux avait monopolisé les manchettes, au début du Mois, en mena- cant de prendre des \u201csanctions\u201d contre les manifestations d'impatience.Ces propos comminatoires n'ont pas intimidé les travailleurs, qui se disent prêts à \u2018aller jusqu\u2019au bout\u2019.LA CSN EN FAVEUR DE L'UNILINGUISME \u201cCEST UN PROBLÈME SYNDICAL\u201d\u201d microrcnartrans (L.F.) - Le Conseil confédéral de la CSN, réuni la semaine dernière à Montréal.a pris officiellement position en faveur de l'unilinguisme français \u2018à tous les niveaux\u201d.comme QUEBEC- PRESSE le prévoyait dans son édition de dimanche dernier.Par 91 voix contre 34, les délégués au Conseil ont donné une victoire spectaculaire au propo- seur de la résolution, M.Michel Chartrand, le président du Conseil central de Montréal, secondé par le président du Syndicat des fonctionnaires du Québec, M.Jean-Paul Breuleux.\"C'est un problème syndical\u201d, a expliqué Michel Chartrand.\u201cIl y en a qui chôment au Québec parce qu'ils ne sont pas bilingues.On demande même des balayeurs bilingues!\u201d, a-t-il ajouté, chaudement applaudi à chacune de ses interventions.\u201cJE SUIS UN SOCIALISTE\u201d.M.Chartrand devait continuer: \u201cDepuis 15 ans, je n'ai presque Jamais parlé de langue et de nationalisme.Il y avait assez de petits politiciens pour le faire.Moi, je suis socialiste.Mais On n\u2019a plus le temps de faire des farces.Dans 10 ans, la région de Montréal aura la moitié de la population du Québec .L'uni- linguisme, ça prendra 10 ans, 20 ans, mais on saura au moins que le Québec veut vivre en français en Amérique du nord\".Un autre délégué a renchéri: a langue française, ce n'est pas une affaire réservée aux intellectuels.Ca regarde d'abord la classe laborieuse, ceux qui \u201cL souffrent le plus du pseudo-bi- linguisme\u201d.La plupart des 41 syndicalistes qui sont intervenus, durant les quatre feures de débat (passionné, certes, mais très démocratique), se sont prononcés en faveur de l'unilinguisme, à l'exception, notamment, du président Marcel Pepin.Ce dernier s\u2019est incliné devant le \u2018verdict populaire\u2019, selon son expres sion.LES \"FOLIES\u201d A TRUDEAU.Sur cette lancée.les délégués au Conseil confédéral ont adopté d'emblée une autre motion.peu tendre à l'égard du premier ministre canadien.Cette motion indique: \u201cLa CSN réaffirme que le choix constitutionnel doit être fait par l\u2019ensemble de la population du Québec, librement, démocratiquement, sans menace et sans violence et insiste pour que M.Trudeau mette fin à ses folies, ainsi qu'il le recommande aux autres\u201d.LA LANGUE DE TRAVAIL EST \"DÉPLORABLE\u201d On dévoilé, au cours du Conseil confédéral, le contenu d'un document qui aura sans doute influencé la décision des délégués.|| s'agit des résultats d'un sondage sur la langue de travail mené auprès de 680 syndicats de la CSN.Ls document conclut que \u201cle développement industriel, dans son implantation et sa progression au Québec, menace notre culture linguistique plus que ne le fait toute autre chose\u201d. TR DU DUPLESSIS Te VAIS FERMER \"LE DEVoiR® MORT AUX GAUCHISSS soe, LE GOUVERNEMENT CEST MOE LES AUTRES C'EST DES COMMUNISSS eee Bien quot J DE LA CHAS : LA SAISON cesT sl î RAPS apparel RESEAU | FRANÇAIS.MORT AUX NTiSSS a ÉPENDANTISSSe A DÉMOCRATIE cesT MOA LES AUTRES C'EST DES CONSac» ME av TRUDEAUISME Pose as change oo.Blue cast pareil.Te VAIS CoNTRÔLER L'INFORMATION.JEAN-LOUIS GAGNON, LA TORTUE DE LA COMMISSION B.AND B.Je lisais ces derniers temps le rapport des Fêtes du troisième centenaire de Québec.À cette occasion, il y eut un grand banquet le 25 juillet 1908.Parmi tout le beau linge présent, on remarquait le Gouverneur Général du Canada, le Prince de Galles et Sir Lomer Gouin, alors premier ministre du Québec.Des représentants de toutes les colonies de l'Empire étaient également présents.|ls étaient venus de l'Australie, de l'Afrique du Sud, de ia Nouvelle-Zélande et de Terre-Neuve.Tous les discours alors prononcés le furent exclusivement en anglais.Pas un seul mot de français.Nous étions alors tellement satisfaits, que pas une seule voix ne s'éleva pour trouver incongru cet unilinguisme intolérable.Seul le Prince de Galles, le lendemain, au Petit Cap, chez les messieurs du séminaire, à l'occasion d'un lunch, sous les arbres et sans doute rendu guilleret par le bon vin qui y coula, dit quelques mots en français.Les temps ont changé et je me demande ce que seront les Fètes du quatrième centenaire.Y par- lera-t-on français, anglais ou joual?J'attends toujours des précisions à ce sujet de la Commission B.and B.dont le silence m'inquiète.Quand André Laurendeau disparut, on nomma pour le remplacer Jean-Louis Gagnon.Fort en gueule comme toujours, mais peu rapide dans les réalisations, surtout quand ça paie de ne pas être rapide, Jean-Louis Gagnon nous annonça qu'il ferait diligence, que les travaux ne trai- neraient pas et que bientôt, dans un an tout au plus, tout le travail serait bâclé et que la Commission aurait fait rapport.J'avais alors dit que les choses traineraient.Quand on est a gruger dans le fromage aux dépens du contribuable, pourquoi se presser?Gagnon qui n'a jamais frappé coup de toute sa vie, va prendre bien son temps.Il y a bien des raisons pour qu\u2019il agisse ainsi.D'abord, plus ça traîne et plus les émoluments attachés à cette charge seront élevés.En deuxième lieu, la publication d'un pareil rapport demande des efforts et des idées.On sait que Laurendeau en avait de bien personnelles.On n\u2019a jamais trop connu celles de Jean-Louis Gagnon.Elles sont allées de la gauche à la droite avec assez de facilité.suivant les modes du jour et le commanditaire.Je suis convaincu qu'à l'heure actuelle le président Gagnon attend pour savoir ce que le premier ministre Trudeau pense.On peut être sûr qu'il nous servira ce qui fera l'affaire du Gouvernement central.De ce temps-ci il semble que du côté d'Ottawa il y ait une recherche d'économie.Je veux bien que l'on coupe dans les dépenses, réduction d'armement, rapatriement de nos soldats, diminution d'employés civils.Tout cela me va très bien, mais on pourrait peut-être souhaiter que ces mesures d'austérité s'appliquent à la Commission B.and B.On pourrait peut-être pousser dans le dos de la Commission, iui demander de faire rapport, et l'on économiserait ainsi des millions, parce qu'il est de commune renommée que tout ce beau monde coûte bien cher.Il est vrai que le président Gagnon aura quelques années a sa disposition avant de recevoir sa pension de vieillesse, 5 ou 6 ans tout au plus, ce qui pourrait lui permettre de traduire les discours de Laurier, de Lo- mer Gouin, de Lord Grey, du futur Georges V, bref, de tous ces beaux esprits qui, en 1908, rendirent un hommage ému en anglais à notre survivance.ST-JOSEPH DE BEAUCE, 22 octobre 1969 par Robert Cliche J\u2019aime mieux la citrouille que iles chasseurs de sorcière Ce sera bientôt l\u2019Halloween, le temps des masques, des sorcières et des citrouilles.On jouera à se faire peur sans tromper personne.Et le lendemain ça sera fini les folies.Mais le temps de la chasse aux sorcières ne fera, hélas! que commencer.On continuera à faire peur en trompant beaucoup de monde.M.Saulnier n\u2019a pas voulu blâmer les policiers pour avoir posé un geste illégal.Une société qui admet le droit de grève dans les hôpitaux, a-t-il dit en substance, n'a pas le droit de jeter la première pierre à ceux qui \u201csont à l'avant-garde et sur la ligne de feu de toutes les manifestations\u201d (La Presse, le 24 octobre 1969).De même qu'en attaquant les Jeunes Canadiens il visait en fait les comités de citoyens et l'opposition à son régime, le président du comité exécutif de Montréal profite d\u2019une grève illégale pour s'en prendre à un groupe d'employés qui n'ont en aucune façon des conditions de travail et de salaire comparables, en \u201cparité absolue\u201d, à celles des policiers de Toronto.Ce n\u2019est plus seulement la guerre à une subversion mal définie, c'est une gifle à de malheureux exploités qui usent d'un droit démocratique.M.Saulnier, expédiant des télégrammes aux maires du Québec, orchestre la réaction aux Jeunes Canadiens.M.Trudeau veut mettre le Québec au pas et menace de fermer Radio-Ca- nada.La Comité Canada, voué à l'unité canadienne, fait une salade des insinuations et dénonciations de M.Saulnier et essaie, par l'intermédiaire d\u2019un membre influent du parti libéral du Canada (section Québec), de compromettre le Parti Québécois en parlant d'infiltration étrangère, venant de Cuba, d\u2019AI- gérie et autres pays de Terre des Hommes.Le climat ressemble beaucoup à celui des Etats-Unis à l\u2019époque où un certain McCarthy chassait les \u201ccommunistes\u201d.Il y a loin de Cité Libre à M.Trudeau et de M.Saulnier au Jean Drapeau candidat anti- conscriptionniste, agent de subversion surveillé par la R.C.M.Pen 1942.Plus loin que de la citrouille à la tarte.JACQUES GUAY QUÉBEC-PRESSE / 26 OCTOBRE 1969 / PAGE 5 pe I In RE Ra tee) M.GROS, DÉPUTÉ TAREZE.TORRIEVU.MOI}, CHU D\u2019ACCORD AVEC TRUDEAU | FAUT LES METTE LES CLEFS DANS LES SERRURES! CHU D'ACCORO AvEC SÔMIÉ! FAUT PAS QU\u2019YAYE DES JEUNES CANADIENS! CHU D'ACCORD AVEC RENE! FAUT PAS of \\o FERE PEUR = AU MONDE N 2 CHU D'ACCORD AVEC MON CHEUF!.S1.Y PEUT.S'DECIDER A D\\RE KEKCHOSE!/ PAGE 6 / QUEBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 CHRONIQUE EN FORME DE CONTE \u201cx [Se Ny LE BEAU AU BOIS DORMANT PAR PIERRE DE BELLEFEUILLE \u2019 Il est une fois un Beau au Bois Dormant qui attend la Princesse Charmante.Son sommeil impatient est agité de cauchemars.Sa cour, pourtant fidèle, l'a délaissé, et le voici qui erre en songe de par les rues.Des manants osent élever la voix en sa présence.Ses oreilles incrédules entendent des propos qui ne sont pas tirés du Grand Livre Blanc.Ou Rouge.Ses pas incertains le mènent à la grand'place où sont dressés de vastes tréteaux.D'ingénieux porte-voix et un jeu incroyable de glaces et d'écrans que seule la magie onirique peut concevoir permettent à une muititude innombrable de voir et d'entendre des crieurs publics qui scandent, à horreur, les mêmes propos séditieux.Parmi la multitude, certains ont osé s'élever au-dessus de la foule, et, usurpant les fonctions princières, ils s'efforcent, dans la confusion, de gouverner.Voici que s'avance, sur le char de la déesse, un émissaire étranger.Les usurpateurs se précipitent à ses devants, lui prodiguant mille courtoisies.Le Beau veut intervenir, il veut lancer ses hommes d'armes pour frayer un chemin a l'émissaire jusqu'au lointain Château où il le couvrira de lauriers.Hélas! dans l'horreur du rêve, les pieds du Beau sont de plomb.Il voudrait élever la voix, mais nul son ne s'échappe de sa gorge serrée.Aussitôt, son regard est attiré vers le côté ouest de la grand'place, où s'affairent normalement les boutiquiers.Parmi ceux-ci, qui ne daignent guère se mêler à la foule dont, du reste, ils ignorent la langue, le Beau compte beaucoup de loyaux serviteurs qui garnissent ses coffres secrets.La foule s'agite, et profitant d'un moment de studieuse distraction chez les gardiens de l'ordre public, elle s'avance, menagante, vers les boutiquiers pris de panique.Mais ceux-ci en sont quittes pour leur peur.lls pourront, le lendemain, dénombrer les étalages renversés et les radis volés.Finies les folies! Le cauchemar tourne au réve doré.Le Beau se retrouve enfin au milieu de sa cour.Pour célébrer son vingtième anniversaire, ses suivants ont recueilli vingt deniers de chaque convive.Trois mille militants d'élite le reçoivent en triomphe.Le Beau ne se tient plus de joie, loin des masses grouillantes, dans le sein généreux de sa cour.Il entreprend alors le récit de ses mésaventures.L'oeil illuminé, la voix haute, le verbe cassant, le geste fauchant, il dénonce les égarements sans nom qui ont offensé sa sagesse princière.Les crieurs séditieux au pilori! Les usurpateurs au serment du test! Et le gibet pour quiconque troublera les tranquilles possessions des boutiquiers! Les acclamations fusent de toutes parts.Le Beau, coryphée de la vérité, ne pouvait trouver plus éclatante confirmation que le chorus de sa cour fidèle.Les hommes d'armes auront vite fait de rétablir l'ordre.Ainsi s'achève le rêve du Beau au Bois Dormant.Voici venir la Princesse Charmante.Elle lui apporte le baiser magique et un vase chinois.Monsieur, J'ai lu avec le plus grand intérêt le premier numéro de Qué- bec-Presse.Le nouvel hebdo correspond à un besoin depuis longtemps ressenti au Québec: la nécessité d'un journal indépendant, libre, présentant la nouvelle de façon incisive et critique.J'ai beaucoup apprécié la section Toute la semaine.Les sujets étudiés étaient bien choisis et les dossiers (je pense, par exemple, à celui de Louis Fournier) permettaient de pousser plus loin l'analyse des évènements de la semaine.Evidemment, tout n'est pas parfait dans ce r-e- mier numéro mais la qualité de l'équipe que vous avez rassemblée à Québec-Presse laisse entrevoir d'énormes possibilités.Toutes mes félicitations et voeux de succès.Guy LORD, Professeur, Université de Montréai.Monsieur, Je termine la lecture du premier numéro de Québec-Presse et n'ai qu'un souhait à formuler: puisse votre journal continuer dans la même voie sans se laisser influencer par la haute finance ou par nos pontifes nationaux.Bien vôtre, Christian Chouinard 169 Ste-Thérèse Rimouski, Québec.© Monsieur, Après avoir fait quatre points de vente de NDG sans résultat et trois \u201cVariety shop\u201d de St- Henri, il m'a fallu me rendre à l'évidence, jusqu'à un kiosque du métro Atwater pour obtenir .un exemplaire de la première livraison de Québec-Presse.La vende:sse confiait alors à une collègue: \u2018On dirait que ce iour- nal-là va se vendre!\u201d Avec mes voeux de succès, recevez sous pli un chèque de douze dollars pour acquitter le coût d'un abonnement d'un an.Pierre Saucier, Montréal Monsieur, Vous dire comment je suis heureux de voir la naissance de votre journal n'est pas possi ble.ENFIN un journal où l'information ne sera pas dirigée.Le premier intérêt que j'ai eu c'est quand j'ai vu votre \u201cspot\u201d publicitaire à la télévision.C\u2019est excellent.Continuez à faire ce genre de publicité parce qu'à chaque fois ça touche une masse de gens.Vous parlez de tout ce qui m'intéresse, NOUVELLES QUE- BÉCOISES, problèmes québécois (Maclean), Co-op et coope- .ratives d\u2019alimentation.Edition du dimanche trés bien faite.Arts et cinéma d'ici, du Québec, avec des gens qui ont quelque chose à dire.Je prie que vous ne changiez pas; pour une raison ou une autre, soit pour avoir plus de commanditaires, ou que ce soit plus rentable.Tant et aussi longtemps que vous resterez libres et intéressants vous aurez Ma clientèle.Bravo! Jean-Guy Lalonde Montréal 3 PAR JACQUES KEABLE L\u2019HYPOCRISIE AU POUVOIR Le pouvoir, à Québec, est celui de la force, de l'hypocrisie, et de la police.Ainsi écrapouti sur ces trois piliers, ce pouvoir pourtant moribond a pu vendre - à qui et combien?- l'identité culturelle, l'âme du Québec de demain.Le faire-part pour cette catastrophe est ainsi menteu- sement et cyniquement libellé: \u201cLoi pour promouvoir l\u2019enseignement de la langue française au Québec\u201d.C'est le \u201cbill 63\".POUVOIR DE LA FORCE M.Jean-Guy Cardinal, ninis- tre de l'Éducation, ne voulait pas présenter lui-même le \u2018bill 63\" en Chambre.Il l'a dit à M.Bertrand qui l\u2019a sans doute \u2018\u2018oublié\u201d puisqu'il a annoncé aux journalistes que le parrain du projet de loi serait bel et bien M.Cardinal.Le choix de M.Cardinal était alors le suivant: ou bien démissionner en dénonçant son chef, ou bien prendre son humiliation à deux mains et présenter le projet à la Chambre, le défendre devant les caméras de la télévision et essayer, im- possiblement, dans sa conscience, de concilier le nouveau projet de loi, paraphé par lui, et le défunt bill 85, moins radical, dont il avait pourtant lui-même dirigé les funérailles comico- politiques, à Québec en l'absence de M.Bertrand, alors hospitalisé.POUVOIR DE LA POLICE En Chambre, au moment de la présentation du \u201cbill 63\", peu de spectateurs, malgré que plusieurs citoyens, en ce pays démocratique (!) aient demandé d\u2019y assister.Le chef du LIS, M.Raymond Lemieux et trois membres de son groupe, ainsi que plusieurs citoyens \u2018\u2018normaux\u201d, peu inquiétants, n\u2019ont pu obtenir le classique laissez- passer pour ce lieu démocratique par excellence, dans la tradition britannique: la Chambre.En outre, des barricades - inutiles - avaient été installées devant le Parlement.Des policiers, il en pleuvait partout, en uniforme eten civil! Aussi, le chantage: M.Lemieux était constamment entouré et suivi de policiers en civil qui ne le laissaient pas d'une semelle.ll a failu l'intervention d'un journaliste pour que quatre de ces policiers quittent la salle de presse, quand M.Lemieux y a pris la parole.La police est docile, elle est sortie, pour attendre patiemment son homme! POUVOIR DE L'HYPOCRISIE Pour noyer l'ignominie de ce projet de loi, il fallait pourtant plus que la force et la police.Il fallait la publicité, et pas n'importe laquelle.La plus tapageuse possible.Le \u2018show\u2019 s'est déroulé sur les tapis rouges et feutrés de feu le Conseil législatif, devant les caméras-couleurs de Ra- dio-Canada.(Que M.Trudeau s'en réjouisse.) La salle était gardée par la police et si des artistes de la télévision ont pu y pénétrer, les \u2018\u2019contestataires\u201d sont restés à la porte.Tous les éditorialistes de la presse parlée et écrite avaient été conviés à Québec, ce qui est un fait sans précédent.Le pouvoir espérait ainsi obtenir.en conviant solennellement les éditorialistes, l'appui de la presse.Sur l'estrade d'honneur, cinq ministres: MM.Bertrand, Cardinal.Tremblay, Masse et Beau- eu.L'an passé, au temps du \u201cbill\u201d 85, MM.Cardinal et Tremblay, pour le moins, étaient en désaccord avec ce projet.Ce jeudi 23 octobre, devant le Québec entier, ils ont pourtant défendu un projet de loi, le no 63, moins acceptable encore que le premier malgré que l\u2019unilinguisme mitigé de fait ait gagné de nou* velles lettres de noblesse, au cours des derniers mois.Comment alors expliquer une pareille attitude pour le moins paradoxale?UN PARTI EN LAMBEAUX Au milieu et à côté de ce fouillis, un parti blessé à mort: l'Union nationale se relèvera mal de ce coup de force.Des ministres ont accepté de s'humilier publiquement, des députés, quelques-uns, sont atteints jusqu'à l'âme.Le pouvoir, au Québec, parle anglais, ils le savent mieux que jamais.L'ANGLAIS A GOGO Que dit-il ce \u201cbill\u201d?a) les écoliers qui fréquenteront l'école anglaise devront pouvoir démontrer qu'ils ont une \u2018\u2018connaissance d'usage\u2019 de la langue française.Reste à savoir comment on s'y prendra! b) l'enseignement anglais sera fourni à tous ceux dont les parents en font la demande, qui soient-ils: anglophones, francophones, immigrants de toutes nationalités.Les immigrants, justement.on tentera de les intégrer au groupe francophone, en les séduisant par notre belle cuiture.Par exemple, a dit M.Mario Beaulieu, en organisant des tournées de \u2018troupes folkloriques\u2019 pour intéresser les immigrants à ce que nous sommes.C'estfin!.Etefficace.L'anglais sera ainsi, officiellement, légalement, servi à la demande.C'est l'anglais à gogo, au L'ancien, le No 85 Le comité linguistique composé de quinze membres, cinq anglophones et dix francophones, est chargé de faire des règlements suivant lesquels le ministre reconnaît comme étant de langue française ou de langue anglaise les institutions d'enseignement.LES DEUX BILLS Le libre choix des parents Le nouveau, le No 63 Les cours sont donnés en langue anglaise 3 chaque enfant dont les parents ou les personnes qui en tiennent lieu en font la demande lors de son Inscription.Les programmes d'études et les examens doivent assurer une connaissance d'usage de la langue francaise à ces enfants et le ministre doit prendre les mesures nécessaires 3 Cette fin.Remarques: ce n'est plus le comité linguistique qui est chargé de défini la langue de l'école.Ce sont les parents qui peuvent demander un enseu- gnement anglais à n'importe quelle commission scolaire.Cet article de la nouvelle loi rend officiellement bilingue tout l\u2019enseignement public au Québec.Le ministre de l'Education a aussi la responsabilité de prendre, de concert avec le ministre de l'Immigration, les dispositions nécessaires pour que les personnes qui s'établissent au Québec puissent acquérir dès leur arrivée, une connaissance d'usage de ic langue française et faire instruire leurs enfants dans les écoles reconnues par le ministre comme étant de langue française\u201d.Le comité linguistique est composé de quinze membres, dix.francophones et cing anglophones.Ce comité est chargé de faire des règlements régissant les programmes d'études et les exarnens pour tous ies enseignements, sauf ceux qui conduisent à un grade universitaire et les enseignements privés qui ne conduisent pas à un diplôme décerné sous l'autorité du ministre, de façon à assurer une connaissance d'usage de la langue française à toute personne qui fréquente une institution reconnue comme étant de langue anglaise.Le français \u2018\u2018primautaire\u201d\u2019 etles immigrants Remarque: pas de différence fonda mentale.Le français \u201cprimautaire\u201d\u2019 etles Anglais Remarques: pas de différence.Le ministre de l'Immigration a la responsabilité de prendre, de concert avec le ministre de l'Education, les dispositions nécessaires pour que les personnes qui s'établissent au Québec acquièrent dès leur arrivée la connaissance de la langue française.Le ministre doit prendre les dispositions nécessaires pour que les programmes d'études édictés ou approuvés pour ces institutions d'enseignement et les examens qui les sanctionnent, assurent une connaissance d'usage de la langue française aux enfants à qui l'enseignement est donné er langue anglaise.Québec, dont la métropole agonise pourtant d'année en année.Pour arriver à trahir ainsi le peuple.le gouvernement a eu recours à sa police, à l'hypocrisie et à la force.M.Bertrand est content, M.Lesage aussi, qui a approuvé le tout après s'être bien assuré que les parents francophones qui le désirent pourront envoyer leurs enfants à l'école anglaise.Finies les folies! The fun is over! Ou bien il va commencer.Avec la dernière des fureurs, démocratiques ou pas! .UN CONTESTATAIRE AU P.Q.\u201cJe me sens toujours contestataire, je me sens prêt à changer beaucoup de choses.C\u2019est ce qui m'intéresse, peu importe si je perds l'étiquette de contestataire en chemin.\u201d par Marthe Therrien Le congrès du Parti Québecois, qui s\u2019est déroulé en fin de semaine dernière, a connu quelques imprévus, dont l'élection de Claude Charron, ex-leader étudiant de 23 ans, à l\u2019un des pos- tes de conseiller.UN PARTI OUVERT AUX JEUNES Dans une entrevue exclusive à Québec-Presse, M.Charron a ajouté: \"Dans mon discours, j'ai demandé aux délégués de donner une preuve concrète que le parti était ouvert aux jeunes.On me l'a donnée.\u201d Mais il précise que ce n'est pas toute la jeunesse qui se définit par lui: \u201cJe ne représente pas l\u2019assemblée générale des jeunes\u201d.Le P.Q.est selon lui acceptable pour les jeunes, \u201cà cause de la solution qu'il propose, la création d\u2019un pays.\u201d ANTECEDENTS Inconnu des milieux politiques et de la population avant son élection, M.Charron s\u2019est fait connaître des étudiants par ses activités dans le syndicalisme étudiant.Diplômé en Sciences Politiques de l'Université de Montréal, il est devenu vice- président aux affaires internationales de l'Union Générale des Etudiants du Québec (UGEQ) en mars 1968, et à ce titre a représenté l'UGEQ à des conférences internationales étudiantes.À la suite de la démission du président de l'UGEQ, il a joué un rôle important d\u2019animateur dans la contestation.II cherchait à \u2018\u2019canaliser l'expression des voix discordantes venant de tous les coins de la province, à susciter, sans la diriger, la prise de conscience des étudiants.\u201d DE LA CONTESTATION A LA POLITIQUE ACTIVE On a dit de la contestation qu'elle était un refus global.Claude Charron proteste énergiquement et la définit comme \u201cle mouvement du oui global, de l'espoir.Les étudiants, expli- que-t-il, disaient non à un monde qui les écoeurait, mais surtout ils étaient prêts à agir dans le sens du changement.\u201d Son adhésion au P.Q., il la voit comme le prolongement de son désir de changement, puisque selon lui le changement passe par des réformes et que \u201cle début de tout, c\u2019est l'indépendance du Québec.\u201d L'EXECUTIF ET L'ASSEMBLEE C'est un secret de polichinelle qu'il a été élu contre la volonté de l'ancien exécutif, mais il ne s\u2019en alarme pas: il y voit une preuve nouvelle qu\u2019il y à possibilité de travailler dans le P.Q., que le parti est plus démocratique que les autres.Il se dit d\u2019accord avec les principes du parti, il respecte l'autorité du chef mais ne lui accorde pas de mandat en blanc.Il était par exemple favorable à l'abolition de la commission politique, \u2018parce que cette structure pouvait dans l\u2019avenir devenir embarrassante.\u201d LA VIOLENCE D'aucuns croient que I'élection de M.Charron est une caution contre la violence.I] répond: \u201cCe n\u2019est pas ça qui arrête un mouvement social\u2019\u2019.Est-il en faveur de la violence?\"Si c'était le cas, dit-il, j'en ferais.\u201d Il finit par dire qu'il a \u201cà peu près toujours approuvé les causes de violence\u2019\u2019, mais qu'il n\u2019a \u2018pas de position globale de fond sur cette question.Parfois, poursuit-il, un mémoire est inutile, parfois c'est la violence qui l\u2019est.\u201d QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 / PAGE 7 LA RESTRUCTURATION SCOLAIRE À MONTRÉAL () VERS UN GIGANTESQUE SAINT-LÉONARD AUX DIMENSIONS DE L'ILE DE MONTRÉAL Il y a quatre ans à peine, la réforme scolaire risquait de déboucher sur une espèce de \u201cguerre de religion\u2019: durant la campagne électorale de mai- juin 1966, la confessionnalité constituait un problème aigu et passionné.Aujourd'hui, c'est plutôt dans la voie d'une âpre lutte linguistique que le Québec est engagé.Les événements de Saint-Léo- nard, qui ne cessent de s'aggraver depuis 18 mois, sont au coeur même de la restructuration scolaire de l'île de Montréal.La possibilité d'éventuels recours à la violence est même loin d'être exclue, surtout depuis deux mois.Voici un an, on évoauait la création possible de 10, 20, 30 Saint-Léonard à travers le Québec.Maintenant, on voit plutôt poindre la perspective d'un gigantesque Saint-Léonard aux dimensions de toute l'île de Montréal.Plus de deux millions de personnes seraient ainsi touchées.UNE DOUBLE OBSESSION Etablir de nouvelles structures administratives pour l'enseignement public montréalais constitue une tâche très complexe en soi.Cela exige qu\u2019on réconcilie des orientations d'ordre idéologique différent, ainsi que des mentalités, des besoins et des intérêts fort variés.Loin de simplifier l'entreprise, la langue et la religion se présentent comme une double ob- \u2018session qui omnubile les esprits.Elles viennent mêler les cartes et, partant, risquent de fausser le débat en reléguant à l'arrière-plan des aspects très importants.Il semble assuré que Montréal sera doté d'une structure à trois paliers: 1) un comité scolaire dans chaque école publique (élémentaire et secondaire): b) des commissions scolaires au palier intermédiaire; c) un conseil scolaire pour toute l'île.TROIS GRANDES FORMULES La ditficulté réside au palier intermédiaire: sur quelle base va-t-on établir les commissions scolaires?__ Trois formules sont principalement mises de l'avant: a) une division selon la religion; b) une division selon la langue) c) une commission unifiée.Dans le premier cas, c\u2019est presque ie statu quo: on aurait des commissions scolaires catholiques, protestantes et neutres; chacune d'elles régirait les écoles françaises et anglaises de son territoire.Dans le deuxième cas, c'est la formule Pagé: on aurait des commissions scolaires françaises et anglaises; chacune d'elles aurait juridiction sur les écoles catholiques, protestantes et neutres de son territoire.Dans le troisième cas, c'est la formule du rapport Parent (et du ministre de l\u2019Education, M.Jean-Guy Cardinal): dans un territoire donné, une seule commission scolaire régirait toutes les écoles publiques, qu'elles soient anglaises ou françaises, qu\u2019elles soient catholiques, protestantes ou non confessionnelles MAINTIEN DU STATU QUO Les tenants d'une division selon la confessionnalité, soutiennent que l'existence de commissions scolaires confessionnelles est indispensable au maintien d\u2019écoles confessionnelles.Ses adversaires affirment qu'il n'en est rien et qu'une telle formule ne répond plus aux besoins de la population hétérogène de Montréal.Une telle formule, en outre, entrainerait l'ouverture d'un secteur non confessionnel.D'où le risque d'augmenter le nombre des commissions scolaires.D'où, surtout, le risque d'avoir.«un secteur neutre déficient: do- terait-on ce secteur d\u2019un statut particulier \u2014 dans le domaine du financement et de l'équipement scolaire, par exemple \u2014 pour tenir compte de sa nouveauté et lui permettre d'offrir un enseignement valable?L'Association des parents catholiques du Québec tient beaucoup à cette formule et elle peut compter sur des appuis importants au ministère de l\u2019Education, notamment de la part d'un sous-ministre adjoint, Mlle Thé- rése Baron.La Société Saint-Jean-Baptis- te de Montréal opte également pour la structure confessionnelle.CONSECRATION DE \u201cDROITS\u201d La division selon des lignes linguistiques souiève beaucoup de protestations, en particulier dans les milieux nationalistes.Cette tormule, soutient-on, consacre dans une législation les \u2018droits\u2019 scolaires de la minorité anglophone au Québec et constitue de ce fait un précédent très dangereux.La Ligue pour l'intégration scolaire, avec M.Raymond Le- mieux et la SSJB de Montréal, avec M.François-Albert Angers, sont les principaux porte-parole de cette tendance.À leurs yeux, cette formule incarne la perte définitive du Québec francophone.D'autres considèrent que la division linguistique constitue un net progrès sur la présente division confessionnelle et qu'elle marque une étape vers les com- .missions scolaires unifiées du rapport Parent.Cette formule leur paraît plus logique et plus conforme aux besoins actuels.Les tenants de cette formule prennent pour acquis que, de toutes façons, des écoles publiques de langue anglaise continueront d'exister à Montréal et d'être subventionnées.Cette formule, çependant, devra être complétée par des mesures visant a intégrer efficacement et rapidement les Néo-Québécois à la majorité française du Québec: plusieurs d'entre eux son- par JULES LeBLANC gent à des mesures coercitives pour les futurs Néo-Québécois UNE AUTORITE UNIQUE La commission scolaire unifiée, soulignent ses partisans, permet d'éviter les inconvénients que posent les deux autres formules: les écoles optent pour l'une des deux langues principales et adhèrent (ou pas) à une religion donnée, tandis que la commission scolaire, c'est-à-dire l'organisme administratif, lui, n'a ni langue ni religion.Ils invoquert en outre qu'elle est meilleure sur le strict plan administratif parce qu'elle recouvre seule un territoire donné: ainsi, la population d'un même territoire ne relève pas de deux ou trois organismes administratifs, comme dans les deux cas précédents, mais bien d'une seule autorité.Ses adversaires invoquent deux arguments principaux: ies tenants de la confessionnalité affirment qu\u2019elle entraîne la disparition des écoles confessionnelles tandis que ceux qui se préoccupent beaucoup de l'avenir du français au Québec mettent en relief que cette formule placerait une partie des francophones montréalais sous l'autorité de commissions scolaires à majorité anglophone; ce cas se produirait dans deux ou trois commissions scolaires de l\u2019ouest de l'île.(à suivre) QUESTION Monsieur, Vous avez demandé que les gens rapportent des expériences vécues dans votre Journal.Je ne sais pas si beaucoup ont répondu à votre appel, mais moi je vais le faire bien simplement.L'an passé, j'ai suivi des cours pour adultes au Centre Coopératif Sésame.Les cours sont organisés par le ministère de l'Education.Moi, j'étais payé par le Centre de la Main-d\u2019oeuvre, pour suivre ces cours et avoir le diplôme de 9e année.Au bout des 6 mois de cours, j'ai eu mon diplôme de 9e.C'était en avril dernier.Je pensais pouvoir continuer mes études pour le diplôme de 11e année, mais j'en ai discuté avec mes professeurs, et je me suis rendu compte que je n'avais pas les capacités pour aller plus loin dans mes études.PAR JEAN LABERGE Alors je suis vraiment désespéré, parce que, moi j'ai toujours voulu suivre un cours en mécanique, et pour s'inscrire dans une école technique, ça prend le diplôme de 11e année.Et dans les écoles privées comme \"Aviron\" par exemple, ¢a coûte trop cher .pour mes moyens en tout cas.J'ai 5 enfants et j'ai jamais eu de travail assez payant pour me ramasser de l'argent.Depuis que je suis tout jeune que je \u201c\u2018joue\u201d dans les moteurs de toutes sortes et que je réve de devenir mécanicien.Dans le temps j'ai pas eu la chance d'étudier.Je voudrais me reprendre maintenant.La plupart des termes techniques sont en anglais, et moi je parle autant l'anglais que le français.J'ai appris par moi-même.Bien sûr, j'ai pas les papiers des jeunes qui sortent de ces écoles, mais j'ai beaucoup d'expérience.Si je pouvais avoir un diplôme en mécanique, je PAGE 8 / QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 pourrais travaitler dans ce qui m'intéresse, et ça serait fini pour moi les petites \u201cjobs\u201d pas intéressantes et pas payantes.Je ne sais pas ce que ça va donner de dire mes difficultés, mais ça me décharge le coeur de vous les raconter, et peut-être d'apprendre que j'ai encore une chance de m'en sortir et d'avoir du travail dans ce qui m'intéresse.Merci d'avance, si vous mettez ma lettre dans votre journal.RÉPONSE Si vous vous souvenez, dans le courrier de la semaine dernière, nous posions un certain nombre de questions relativement à l'éducation des adultes.Entre autres questions, il y avait celle-ci: \u201cLes diplômes accordés répondent-ils aux be- soifis du marché du travail\u201d et on pourrait ajouter: après lecture de cette lettre \u2018à la situation et aux aspirations des gens\u201d.Nous sommes en présence d\u2019un cas dramatique qui se répète à des milliers d\u2019exemplaires.Si on reprend les éléments d'information renfermés dans la lettre, dans ce cas précis, il y a eu orientation de la part des professeurs quant aux possibilités de l'étudiant, qui laissé à lui- même aurait pu s'inscrire en 11e année et risquer d\u2019abandonner en cours de route ou d'essuyer un échec a la fin des cours.Or on sait que l\u2019enseignement dispensé au Centre Coopératif Sésame est très différent de celui donné dans d'autres centres.On utilise les méthodes d'animation à l'intérieur des cours et les activités permettent de suivre de plus près l'évolution de chacun des étudiants.Cette situation est assez privilégiée at difficilement applicable dans des centres où l'on retrouve l\u2019enseignement traditionnel et un programme académique très chargé.Ceci amène à dire que le passage du ler système au 2e doit être assez douloureux pour plusieurs, et qu\u2019un étudiant qui à réussi a Sésame n\u2019est pas nécessairement sûr de réussir dans un autre cadre d\u2019études.De toute façon, c'est un problème délicat que nous aurons le loisir d'analyser dans un autre courrier.Donc pour notre correspondant, c\u2019est la fin d'un rêve et le commencement d'un drame, puisqu'un étudiant aduite, père de famille doit posséder un papier de 11e année pour étudier \u2018apporter en mécanique alors qu'il est mécanicien depuis toujours a \"ti tre naturel\u201d sinon a \"titre officiel\u201d.C'était un Sésame qui ouvrait des portes a un avenir meilleur, et voilà que tout se referme dans l'ombre.Que faire, que diable!!! Devant autant d'espoirs déçus et de situations aussi intolérables que déprimantes, les questions abondent.Les Centres de main- d'oeuvre se préoccupent-ils d'ouvrir des classes pour les étudiants adultes plus aptes à l'apprentissage manuel qu'intellectuel?Si oui, est-ce qu'on prend les moyens nécessaires pour informer les gens intéressés?Ne serait-il pas possible d'accorder des bourses à des travailleurs (comme cela se fait pour les étudiants) qui pourraient s'inscrire à des écoles privées plus permissives a I'admission, mais trop coûteuses pour des gens à petits revenus?Pourquoi est-il plus facile d\u2019être admis dans le secteur privé que public, mais en payant le gros prix?Le débat est engagé.Que les responsables d'études ou d'emplois, que tous ceux qui peuvent un avenir meilieur communiquent avec nous.ena ÉCRIVEZ À PASCAU Tous les jours de semaine, à C.K.L.M., les auditeurs échangent avec moi des opinions sur l'actualité.Je me suis souvent dit que si nos dirigeants politiques écoutaient cette émission, ils changeraient souvent de façon de penser.Au siècle où nous vivons, la population éprouve un besoin de plus en plus urgent de participer à tout ce qui se passe autour d'elle, et tout individu, peu importe son niveau d'instruction ou sa culture académique, a quelque chose à dire.Son oy- nion compte et on doit la retenir.C'est afin de rendre cette participation encore plus efficace que j'ai accepté de faire chaque semaine, dans QUEBEC-PRES- SE, une synthèse de mes émis- \u2018sions quotidiennes à C.K.L.M.Je serais incapable de dire si les opinions exprimées dans cette chronique sont les miennes ou celles des auditeurs.Les idées se croisent dans un échange continuel, même si les points de vue sont souvent différents.Pour poursuivre, jusqu'à un certain point, l'esprit de mon émission, il serait souhaitable que les lecteurs m'écrivent pour me faire part de leurs opinions.Nous publierons ces lettres ici et j'y répondrai.Ainsi s'établira peut-être une nouvelle forme de participation très intéressante.Envoyez vos lettres à Pierre LA COLI DES FE.BRALISTES Pascau, C.K.LM., 1184 ouest.rue Ste-Catherine; MONTREAL._ | Les yeux exorbités du premier ministre du Canada, au di- ner-bénéfice des libéraux du Québec, ont fait beaucoup d'effet.Ses propos rageurs et la façon emportée dont il a dénoncé les \u201cséparatistes\u201d qui infiltrent des organismes fédéraux ont fait dire a bien des gens, dont René Lévesque, que le premier ministre \u2018avait perdu les pédales\u201d.Cependant, le premier moment de surprise passé, quelques-uns ont commencé à se poser des questions.M.Trudeau n'est pas homme à se laisser emporter de !a sorte, surtout le jour de son anniversaire et devant 3,000 personnes.Cette colère subite ne cadre pas avec le personnage.Mais à toute chose malheur est bon: le congrès du Parti Québécois, qui menagait de faire les manchettes des journaux le lundi matin, a été détrôné.Coïncidences ou manoeuvres?De peur qu'on ne nous accuse d'être de parti pris, nous admettrons quand même que tout cela n\u2019était nullement prémédité.Mais là ne s'arrêtent pas les coincidences.Il est curieux que M.Robert Bourassa ait choisi le jour ou s'ouvrait le congrès du Parti Québécois pour annoncer sa- candidature à la direction du Parti Libéral du Québec.Le lendemain, encore une fois, les journaux faisaient grand cas de M.Bourassa et certains reléguaient même le PQ aux pages intérieures.Peut-on persister, là encore, à ne voir que coincidences et effets du hasard?Je le veux bien, mais il existe des personnes plus malicieuses que moi.Des esprits probablement pervers et maladifs ont voulu voir entre tous ces événements des liens curieux.lls sont allés jusqu'à se demander si M.Bourassa et les libéraux fédéraux ne s'étaient pas entendus pour mettre les bâtons dans les roues de René Lévesque.Même La Presse est tombée dans le panneau, en annonçant que M.Bourassa était le candidat préféré du premier ministre LES HÔPITAUX Les hôpitaux Le public est en émoi à la pensée que les employés d'hôpitaux pourraient se mettre en grève.Chez certaines personnes, l'inquiétude prend même des accents de panique.Dans l'éventualité d'une grève on sait que les cas d'urgence seront admis dans les hôpitaux, mais cela ne règle pas tous les problèmes.Qu'est-ce qu'un cas d'urgence?Comment définit-on un cas d'urgence?Une victime d\u2019un accident de la route en est un, cela est clair, mais comment doit- on considérer une personne qui se plaint de douleurs à l'abdomen?Seul un examen sérieux pourra déterminer si elle souffre d'une indigestion, d'une crise d'appendicite ou d\u2019un cancer.Si on la met parmi les cas urgents tout va bien; mais si on juge qu'elle peut attendre pour se faire hospitaliser, on lui fait peut-être courir un gros risque.Et que dire des malades chroniques?Déjà certaines familles se plaignent que des hôpitaux leur ont téléphoné pour leur demander de verir reprendre un parent hospitalisé depuis plusieurs semaines, mais qui n\u2019est pas nécessairement guéri.Si ce malade a encore besoin de soins, il risque de ne pas les avoir à la maison, où chacun est occupé.La famille, surtout si ses revenus sont modestes, se trouve donc placée dans une position très précaire.On comprend bien que le vote de grève ne sera pas pris avant la fin du mois et qu'il y a de fortes chances que les syndiqués rejettent la grève.Mais cela n'élimine pas les fameux moyens de pression qui ont déjà commencé et qui, paraît-il, paraly- fédéral, ce que M.Trudeau s'est empressé de nier d\u2019ailleurs.Et si nous continuons à nous poser des questions, nous en arrivons au point de nous demander si les esprits pervers et maladifs dont nous parlions tout à l'heure ne pourraient pas, tout compte fait, avoir raison.Dans ce cas il faut s\u2019inquiéter.Le sens de ces manoeuvres Si les discours des libéraux d'Ottawa étaient prémédités, ils signifieraient que le Parti Québécois est beaucoup plus puissant qu'on ne nous le laisse croire.Dans ce cas, la réaction des ministres fédéraux paraît malhabile.Ce n'est pas avec des sorties de ce genre contre un parti politique, même souverainiste, qu'on convaincra les Québécois lucides que les libéraux sont capables d'assurer l'unité pacifique du Canada.Tous ceux qui aiment vraiment ce pays et qui ne veulent pas le voir s\u2019effriter sont inquiets.REsent les hopitaux du Québec dans une proportion de 30%.La encore on ne peut pas admettre tous les malades qui ont besoin de traitements et c'est la population qui paie les pots cassés.Blame du public sur le syndicat Le public comprend, en général, que les infirmières et le personnel hospitalier ne sont pas traités aux petits oignons dans le Québec.Mais il ne pourra sans doute jamais se résoudre à faire les frais des conflits sociaux dans les hôpitaux.Malheureusement, dans le cas présent, même si le gouvernement a tort de ne pas accorder aux employés les salaires et les conditions de travail qu'ils réclament, c'est sur le syndicat que retombe tout l'odieux de la situation, et les moyens de pression qu'il risque de devoir employer le rendront très impopulaire auprès du public.LA LANGUE ET LES ECOLES Je suis assez embarrassé pour parler de deux sujets qui ont fait l'objet de sérieuses discussions pendant la semaine: le lock-out à la Régionale de Chambly et la politique de la langue au Québec.Je suis embarrassé parce que ces deux sujets sont d'actualité brûlante et qu'au moment d'aller sous presse, on attend des développements qui pourraient changer complètement la situation.Voyons quand même les opinions exprimées avant que les écoles secondaires aient rouvert leurs portes sur la Rive Sud, et avant que le gouvernement ait présenté ses projets de loi sur la langue et sur la restructuration scolaire de l'île de Montréal.Le lock-out de Chambly Un étudiant de Polyvalente a qualifié \u2018\u2019d'écoeuranteries\u2019\u201d les événements qui se sont produits à la Régionale de Chambly depuis la rentrée de septembre.Si les parents ne sont pas aussi lapidaires dans leurs jugements, ils n'en manifestent pas moins un grand découragement.À force d'entendre la direction scolaire et les enseignants se renvoyer la balle, et les deux parties, en choeur, insinuer que c'est le gouvernement provincial qui est responsable de toute la confusion, ils se sentent complètement perdus.Beaucoup ont l'impression que la préoccupation majeure des enseignants et des directeurs d'écoles est loin d'être l'éducation des enfants.On dirait que les deux parties s'affrontent dans le cadre d'une opposition systématique.Certains vont même jusqu'à affirmer qu'on ne veut pas régler le conflit par la négociation.Une loi d'exception forçant le retour à l\u2019école pourrait bien arranger les opposants.Dans ce cas personne n'aurait cédé, Mais le problème ne sera pas réglé pour autant.Pour donner aux enfants l'instruction de qualité à laquelle ils ont droit et pour laquelle leurs parents paient des taxes élevées, il ne suffit pas d'ouvrir les écoles et d'obliger les enseignants à retourner au travail.Premièrement, le temps perdu depuis la rentrée sera difficilement rattrapé.Deuxièmement, les enseignants ne sont pas des machines et leur travail repose d'abord sur leur enthousiasme et leur état d'esprit.Il est douteux qu'une loi d'exception soit le meilleur moyen de créer l'atmosphère propice à l'étude.LA LANGUE On m'appelle souvent pour dénoncer la \u2018folie\u2019 de ceux qui réclament l\u2019unilinguisme au Québec.Comme preuve de la nécessité d'être bilingue, on me dit ceci: j'ai envoyé mes enfants à l'école en Ontario afin qu'ils apprennent l'anglais et c'est pourquoi ils peuvent maintenant gagner leur vie convenablement.C\u2019est justement le même argument qu'emploient leurs adversaires.Ils dénoncent l'injustice de la situation québécoise, où la majorité est obligée de parler la langue de la minorité pour pouvoir gagner sa vie.Entre ces deux extrêmes se situe le juste milieu, dirait M.de La Palice.C'est pourtant vrai.Les deux courants d'opinion étant très répandus au Québec, le gouvernement doit en tenir compte avant de se prononcer.Même ie cabinet de l'Union nationale serait divisé entre les deux extrêmes.Quel que soit ce fameux bill des langues, il est certain qu'il mécontentera bien des gens.C'est au premier ministre à choisir le groupe qu'il veut contenter.On pourrait presque parler de jugement de Salomon dans son cas.Hommes - Matins - Soirs DEBUTANTS FÉDÉRATION CANADIENNE KARATÉ Offre des Cours pour Dames - Enfants.INTERMEDIAIRES AVANCES Les cours sont donnés sous ta drrection de Monsieur ARY ANASTASIADIS POUR INFORMATION TELEPHONER 277-6532 7386 ST-HUBERT, MONTREAL BR es L\u2019ACNÉ, LA MALADIE DE PEAU LA PLUS RÉPANDUE L\u2019acné est-une maladie de la peau qui afflige surtout les adolescents.On estime a environ 90 p.100 la proportion de ceux qui en seraient atteints à ce moment de leur vie.L'acné débute vers la puberté, et se présente ensuite par crises pendant quelques années, pour s'arrêter généralement vers 25 ans.En elle-même, l'acné ne présente aucun danger pour la vie de l\u2019individu qui en est atteint: mais en plus des inconvénients esthétiques qu'elle offre pendant sa \u201cfloraison\u201d, on ne peut mésestimer les traces permanentes de son passage qui peuvent demeurer sur la peau, en particulier celle du visage.POURQUOI L\u2019ACNÉ?L\u2019acné n\u2019est pas une maladie récente.Pourtant, on n\u2019a pas encore réussi à connaître entièrement ses causes.Les recherches les plus récentes nous permettent cependant d\u2019en comprendre assez bien le mécanisme.La peau est constituée de trois couches superposées: l'épiderme (la plus extérieure), le derme et l\u2019hypoderme.Presque toutes les surfaces du corps sont recouvertes de poils plus ou moins développés.La racine de ces poils se trouve dans le derme, au fond d'un follicule (voir le schéma 1).La racine du poil contient une glande qu \u2019on nomme sébacée, et qui produit le sébum, une sorte d'huile qui en s \u2018écoulant sur la peau assure une certaine lubrification, ce qui empêche la trop grande sécheresse de la peau.Il arrive dans certains cas que des petits morceaux d\u2019épiderme ou de la saleté bloquent la sortie du follicule: ceci survient surtout dans les petits follicules, où les poils sont si minuscules qu'on les voit à peine: ce bouchon ou se méle le sébum s\u2019oxyde rapidement et noircit, ce qui forme de \u2018points noirs\u201d.La glande sébacée poursuivant sa production de sébum, celui-ci ne peut s\u2019écouler à l'extérieur et il s\u2019accumule, provoquant un gonflement du follicule et un léger soulèvement de la peau (voir le schéma 2).À un moment donné, le follicule est si gonflé qu'il éclate dans le derme.Le sébum contient des huiles irritantes pour les tissus, et il s'ensuit une petite réaction inflammatoire qui devient rapidement grave s\u2019il se trouve des bactéries dans la région, car certaines d'entre eiles transforment ces huiles en substances encore plus irritantes.H s'ensuit la formation d'un \u201cbouton\u201d qui peut évoluer vers la pustule, qui prend souvent des proportions considérables.LES HORMONES Une question vient immédiatement à l\u2019esprit: pourquoi l\u2019acné est-elle une maladie de l'adolescence?En fait, on a pu découvrir que la sécrétion des glandes sébacées était fortement influencée par les hormones de type an- drogénique, possédées en plus grande abondance par les hommes, mais également présentes chez les femmes.Au moment de la puberté, ces hormones sont produites en grande quantité par les testicules du garçon et les ovaires de la fille.Cette stimulation subite provoque l\u2019activité accrue des glandes sébacées, avec le résultat qu'on connaît.Il faudrait oublier ces idées tant répandues que l'acné est causée par un \u2018mauvais sang\u201d, par la masturbation ou toute autre raison du genre.C'est un phénomène normal, en ce sens qu\u2019il s'explique physiologiquement; ce qui signifie aucunement qu'on doive se contenter de regarder évoluer l'acné sans tenter de la combattre.Bien au contraire: en comprenant mieux ce qui se passe, on peut mieux s'opposer aux conséquences.pouvant en résulter.L\u2019ACNE,UNE MALADIE On a trop souvent tendance à catégoriser l\u2019acné parmi ces attributs de l'adolescence qui \u2018passeront avec le temps\u201d.Une enquête menée auprès de plusieurs dermatologistes, en 1967, a montré que seulement 7.3 p.100 de leurs consultations avaient été accordées pour des cas d\u2019acné.Pourtant, c'est sans contredit la maladie de peau la plus répandue.La médecine dispose aujour- d\u2019hui de certains moyens pour faire disparaître, du moins partiellement, les cicatrices d'acné: ainsi par la dermo-abrasion, ou l\u2019on sable littéralement la peau, on arrive à refaire une surface presque neuve.Mais on ne peut réussir à tout effacer, et une prévention adéquate eut été beaucoup moins onéreuse à tous points de vue.Il n\u2019existe point de traitement universel de l'acné.D'après la gravité du cas, d\u2019après le type de personne atteinte et même selon l'expérience du médecin, diverses procédures peuvent être employées.L'important demeure de poursuivre le traitement aussi longtemps que nécessaire, ce qui signifie la plupart du temps plusieurs années.Voici une liste de thérapies à la disposition des médecins: les produits chimiques: la plupart du temps, ces substances ont deux vertus: elles irritent l'épiderme, provoquant le détachement de ses cellules les plus superficielles et en mé- me temps le déblocage des PAGE 10 / QUEBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 AR Tm 7 A nn ne it 4 1 i i HR 4 i SCHEMA 1: LA PEA conduits folliculaires.De plus, elles servent de cosmétiques pour cacher les irrégularités dela peau.~ les manipulations locales: grace a des instruments stériles, (pour éviter les risques d'infection), le médecin peut extraire les comédons (points noirs), ou il peut inciser les pustules pour permettre que leur contenu s'échappe.Il s\u2019agit là de procédures qui ne devraient jamais se faire par au- to-manipulation.les antibiotiques: dans certains cas plus graves, où les bactéries de la peau sont trop abondantes, le médecin peut prescrire des antibiotiques par voie orale, ce qui empêche alors fes follicules crevés de s\u2019infecter.les hormones: pour contrecarrer l'influence des hormones androgéniques qui activent la production du sébum, quelques médecins emploient des hormones oestrogéniques {de type féminin).Il s\u2019agit là d'une thérapie délicate, en particulier quand elle s'emploie chez DRE CZ [ HypoDERME # ri fr Ù Foi ÉADERME PERME FOLLICULE RoE pu POIL wo is ; a 7 I?77 ih ia HE POINT NoiR (BOUCHON) POLLICULE DILATE ; SCHÉMAZ: LE FOLLICULE PILATÉ des hommes, mais dans des cas graves elle peut s'avérer nécessaire.les tranquillisants: le \u201cstress\u201d, cette façon de réagir aux situations stimulantes, amène une sécrétion augmentée des glandes surrénales qui produisent elles aussi des hormones an- drogéniques: certaines personnes étant constamment (ou presque) en état de stress, une médication tranquillisante peut parfois être indiquée.DES MESURES POUR TOUS Avant même de voir son médecin et pendant le traitement qu\u2019il peut entreprendre, il existe certaines recommandations sur lesquelles on ne saurait trop insister.En premier lieu, il faut éviter: de toucher à la peau des régions affectées, pour ne pas y provoquer d'infection; d'utiliser des cosmétiques pour les filles, et de l\u2019huile ou des crèmes pour les cheveux chez les garçons; de séjourner longtemps dans des lieux très humides (douches ou bains très chauds, etc.); de pratiquer des sports de compétition, car l\u2019énervement entraîne une augmentation de la production des glandes surrénales; d'adopter une diète sévère qui interdit presque toute nourriture.Il suffit d'éviter les substances stimulantes comme le café et le thé, le chocolat et les eaux gazeuses à base de cola.Quant aux mesures préventives, elles demeurent peu nombreuses: il est nécessaire de se laver les cheveux aux trois ou quatre jours, pour les tenir secs.De plus, quotidiennement il faut laver à l'aide d\u2019un savon antiseptique (Dial ou Phisohex) les parties atteintes, et cela à trois ou quatre reprises.Finalement, il ne faut pas se décourager: l\u2019acné ne se guérit pas, pendant sa période d'activité; elle se contrôle simplement, et peut être empêchée de marquer un visage pour la vie.POURQUOI J\u2019AI QUITTÉ LE PHOTO-JOURNAL Pendant presque cing ans, j'ai régulière- ment écrit dans le Photo Journal, y étant responsable tout ce temps de la chronique Médecine d'aujourd'hui; j'y ai aussi réalisé trois enquêtes par questionnaire auprès du public, ainsi que quatre-vingts articles sur la sexologie.Tous ces travaux ont peut-être fait qu'on m'identifie avec ce journal: pourtant, je n\u2019ai mis les pieds dans l\u2019édifice du journal que trois fois en cinq ans.I! faut mettre au crédit des nombreux directeurs qui se sont succédé à la tête du journal l'entière liberté d'action qu'ils m'ont laissée.Le Photo-Journal était un hebdomadaire populaire.Durant les premières années de ma collaboration, on s\u2019efforçait de distraire honnêtement les lecteurs, et assez souvent de les aider à mieux vivre, avec un souci constant de véhiculer une langue bien construite.ll y a quelques mois, le journal a été acquis au prix fort par le groupe Powers, qui contrôle déjà La Presse, La Patrie, Le Petit Journal, etc.Sans doute pour récupérer rapidement le capital investi, on a décidé de procéder à des économies en licenciant les journalistes un à un pour utiliser de plus en plus de traductions d'articles américains.Mais les gens ne sont pas fous, les ventes descendaient constamment.Voici quelques semaines, la direction a décidé de tout mettre en oeuvre pour hausser sa cote de popularité: on a procédé à des changements radicaux pour trouver une formule qui saurait flatter les goûts d\u2019un certain public, aussi bas que ces goûts se situent.J'ai décidé de partir.On m'a fort clairement fait sentir que je prenais une mauvaise décision, car où trouverais-je maintenant un endroit pour m'exprimer?Il n\u2019y a que deux propriétaires d\u2019 hebdomadaires: quittant le premier (Powers), j'aurais peu de chances auprès du second (Péladeau), puisqu \u2018on n'y cherche qu'à exploiter les gens qui y travaillent.On ignorait encore l'existence d'un nouveau journal, Québec-Presse, qui ne serait lié ni à un groupe ni à l'autre.Avec l'équipe de ce journal, je pourrai poursuivre honnêtement le travail entrepris ailleurs.Mais au lieu de trouver le résultat de mes efforts perdu dans une mer d' insignifiances et pratiquement hors texte, je saurai que je m'intègre dans une tentative réelle d'offrir un journal indépendant et digne. ON NE NÉGOCIE PAS AVEC MONTRÉAL Les policiers et pompiers de Montréal ont fait la grève.Montréal a connu l\u2019une des journées les plus mouvementées de son histoire.C\u2019était au départ un conflit syndical entre un employeur, la ville de Mentréal, et ses employés.C\u2019est devenu, à la suite des conférences de presse de MM.Saulnier et Drapeau, du roman d\u2019espionnage.La semaine dernière QUEBEC - PRESSE a voulu rouvrir un dossier hâtivement refermé sur des accusations de subversion et des demandes d\u2019enquête royale.QUEBEC-PRESSE a donc présenté quatre pages d\u2019information sur les comités de citoyens et les perquisitions qui les ont frappé.Cette semaine Maurice Roy retrace un tableau des négociations entre la ville et ses employés depuis l\u2019arrivée au pouvoir de M.Jean Drapeau.30 congédiements, en 1956: C'était la politique du \u2018crois ou meurs\u201d.Pierre Desmarais, le Lucien Saulnier du temps, congédiait 230 employés manuels permanents de la ville pour confier leurs travaux par voie de contrat à une entreprise privée.La mesure avait été prise unilatéralement par l'administration, sans qu'on tente même de reclasser ces travailleurs dans d'autres services.Les dirigeants syndicaux avaient vainement fait appel au maire Jean Drapeau: il fit la sourde oreille.\u201cDesma- rais était un véritable dictateur, affirme M.Roger Lampron, président du syndicat des manuels de la Ville de Montréal.Il n\u2019était pas possible de négocier avec lui.Il n\u2019avait aucune espèce de considération pour les travailleurs\u201d.Aujourd'hui, ça ne se fait plus, parce que la loi le défend.Mais l'esprit n'a pas changé.Manque de souplesse: - \u201cLa façon de négocier de monsieur Saulnier déclare M.Georges Dagenais du Syndicat des ingénieurs de la ville ne reflète pas beaucoup de souplesse.Elle consiste à offrir ce qu'il considère comme étant \u2018\u201c\u2018juste\u201d.Cette offre n'est pas négociable\u201d.Lors de la signature de la convention collective des ingénieurs en 1967, l'offre patronale n\u2019a pas varié quant au montant total des sommes impliquées.C'est dans le bureau de M.Saul- nier que les négociations se sont déroulées, à la fin.Le président du Comité exécutif refusait d'entendre les arguments de la partie syndicale en alléguant que la vil- ie n'avait pas d'argent.La grève des cols-blancs, en 1967: au cours de cette grève, M.Saulnier a envoyé une lettre personnelle à tous les grévistes les invitant à rentrer au travail im- médiatement et à négocier ensuite.C'est un truc classique du patronat réactionnaire pour saboter l'autorité des représentants élus des travailleurs.Dans le même temps, M.Saulnier laissait courir le bruit voulant que les fonctionnaires municipaux ne travaillaient pas suffisamment et que plusieurs d'entre eux étaient inutiles.On utilisait les témoignages du premier venu pour discréditer les fonctionnaires, ce qui était d'autant plus facile que le climat psychologique créé par l'Expo avait porté le prestige du maire et de son administration à son apogée.Maladministration: De leur côté, les fonctionnaires mettent sur le compte de la maladministration de la ville, ses problèmes financiers qu'elle invoque toujours quand elle négocie.\"Vingt-deux services à la Ville de Montréal, ça n'a aucun sens, dit M.Roger Lampron, du Syndicat des travailleurs manuels.Il y a trop de services qui se recoupent.La planification s'impose.Si tout était coûrdon- né, on pourrait employer 7,000 ou 8,000 permanents au lieu de 12,000 saisonniers.Un autre avantage, c\u2019est que les permanents passeraient dans d'autres services durant les périodes creuses dans un secteur donné.La cause du fouillis actuel, c\u2019est que chaque directeur de service est un petit monarque\u201d.À des fins politiques: \u201cL'administration Drapeau- Saulnier s'est aussi servie de nous à des fins politiques, déclare M.Roland Fournier, président du Syndicat des chauffeurs d\u2019autobus.En 1967, l\u2019administration nous a fait des offres carrément inacceptables, nous poussant ainsi à la grève.De cette manière, la ville voulait forcer les 19 municipalités de I'lle à contribuer au budget déficitaire de la Commission des Transports de Montréal.Le coup a été réussi, puisque par la suite, on a obtenu plus du double de la première offre\u201d.Le coup de la caisse de retraite: Le point sur lequel tous les syndiqués de la ville de Montréal sont d'accord, c'est l\u2019odieux de la loi votée par l'Assemblée nationale à la demande de l'administration Drapeau-Sauinier en vue de faire passer le fonds de retraite des employés municipaux sous le contrôle de la municipalité.Le déficit de l\u2019Expo: À la limite, les employés municipaux se demandent si l\u2019administration Drapeau-Saulnier ne finance pas ses projets de prestige sur leurs dos.Roger Lampron, du Syndicat des employés manuels prétend que le défict réel de Terre des Hommes ne serait pas de cing millions, mais bien de 12 millions de dollars et plus, si \"administration ne coupait pas d'autres services ou secteurs en souffrance depuis I'Expo.\"Pour garder les Pavillons de I'Expo ouverts, ce qui ne sera jamais rentables vu leur nombre et l'étendue du terrain, \"administration fait I'économie des gardiens de piscines publiques.C'est le citoyen défavorisé qui est le premier à en souffrir.Et bien sûr, il manque d'argent dans les coffres municipaux pour payer les employés.\u201d Policiers et pompiers: \u201c14 ans d\u2019'injustice\u201d, criaient les policiers réunis au Centre Paul-Sauvé.Les méthodes de l'administration Drapeau-Des- marais et ensuite Drapeau- Saulnier ont regu leur condamnation la plus éclatante ce jour- là du sept octobre, qui a fait au moins un mort, une demi-douzaine de blessés et près d'un million de dommages à la propriété.Le principal grief des Policiers qui sont privés du droit de grève et vont à chaque négociation jusqu'à l'arbitrage dont la décision est exécutoire, c\u2019est que l'arbitrage est un \u201cfix\u201d, comme ils disent.\u201cL'arbitrage nous a coûté $70,000 cette année et $40,000 en 1967.Or les décisions sont toujours à l'avan- rage de la ville\u201d.\u2018Ils prétendent même avoir la preuve que les deux arbitres, se sont consultés avant de rendre jugement, ce qui, selon eux, va à l'encontre de la loi et leur faisait dire: \u201cOn est victime d'une injustice, on a le droit d'enfreindre la loi nous aussi\u2019.Maurice L.Roy LA POLICE, M.SAULNIER ET LA SUBVERSION DRAPEAU ET SAULNIER ONT SOLLICITE L\u2019APPUI Par Michel Rioux NE TOUCHE PAS A TELE-4 QUI VEUT DES MAIRES DU QUEBEC (M.-L.R.) Au moins 15 maires de différentes municipalités du Québec ont fait parvenir des télégrammes d'appui à la demande du président du Comité exécutif de la ville de Montréal, M.Lucien Saulnier, réclamant la création d'une commission royale d'enquête sur les activités présumément subversives des volontaires de la Compagnie des jeunes Canadiens.Nous avons rejoint au téléphone 6 de ces maires: 5 d'entre eux admettent avoir envoyé leur message de protestation à la suite d'une sollicitation du maire de Montréal, M.Jean Drapeau.Deux d'entre eux ajoutent même que sans cette invitation du maire de la métropole, ils n'auraient pas envoyé de message d'appui.Le maire d'Amqui, M.G.E.Guérette, nie avoir été l\u2019objet de sollicitation, alors que les maires de Bonaventure, M.P.E.Arsenault, de La Tuque, M.Lucien Filion, de Rivière-du-Loup, M.Yves Godbout, de Val D'Or, M.J.-Wilfrid Morin, et de Matane, M.Roger Dion, ont admis avoir fait parvenir un télégramme de protestation au premier ministre Trudeau à la suite d\u2019une invitation du maire de Montréal.Ce dernier, qui avait demandé qu'on lui envoie une copie de ces télégrammes, a par la suite communiqué le contenu de ces messages à tous les journaux, postes de radio et de télévision du Québec via l'Agence Tel- bec.Il y a 1655 municipalités au Québec: nous ne savons pas à combien de maires l'hôtel de ville de Montréal a fait parvenir sa demande d'appui, mais à l'heure actuelle, environ 15 ont répondu à cette invitation.Les 6 maires que nous avons rejoints ont affirmé n'avoir eu aucune difficulté avec les volontaires de la CJC, puisqu'il n'y a pas de volontaires dans ces villes.M.R.QUÉBEC \u2014 \u2018Simple opération de routine\u201d, s'est contenté de répondre l'officier de la Sûreté du Québec qui avait dirigé la perquisition dans les locaux du M.S.P., (mouvement syndical politique) le 17 octobre, à Québec.On y a saisi des pamphlets et imprimés divers, en vue de monter une accusation possible de sédition contre les \"mouvements dits subversifs\u201d.La coincidence est grande, si on pense que le M.S.P.prépare pour le 31 octobre une manifestation baptisée \u2018Opération Té- lé-4\u201d, ayant pour but de protester contre cette station privée qui ne se gêne pas, selon plusieurs, pour prendre des positions souvent contraires aux intérêts québécois.Cependant, selon les informations recueillies, il ne semble pas que l'opération policière ait dissuadé les organisateurs de la manifestation de poursuivre activement leurs préparatifs.On signale d'autre part que des étudiants de quelques Cégep de la région qui distribuaient des tracts auraient été menacés de renvoi s'ils ne cessaient pas.De plus, plusieurs journaux étudiants de Québec ont décidé de faire un front commun dans l'Opération Télé- 4 et de préparer un journal consacré à cette question.Les villes de Québec et Sainte-Foy ne comptent pas un seul membre de la Compagnie des jeunes canadiens.Ce qui n'a pas empêché les autorités municipales de ces deux villes d\u2019expédier des télégrammes aux édiles montréalais, dans lesquels elles disent appuyer le président du Comité exécutif de Montréal, M.Saulnier, dans sa demande d'enquête sur les activités de la CJC.Nous avons demandé à l'échevin Georges Caror, de Sainte-Foy, indépendantiste reconnu et qui représente l\u2019opposition au conseil municipal, quelle avait été son attitude dans cette question.\u2018J'ai répondu que je n'avais pas d'objection à ce qu'une enquête soit faite, car je crois que la C.J.C.ne fait que son devoir et n'a rien à cacher.J'ai aussi ajouté que si une telle enquête avait lieu, J'étais sûr que M.Saulnier se casserait le nez\".QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 / PAGE 11 | = IL IS Un homme est mort, l'autre soir, d\u2019une \"balle tirée du toit du garage Murray Hill, pour reprendre les paroles du ministre de la Justice du Québec, Me Rémi Paul.C'était Un caporal de la Sûreté du Québec.Il a eu droit à des funérailles civiques.Quelques chauffeurs de taxi, plus chanceux, se promènent quand même aujourd\u2019hui avec quelques centaines de plombs dans le corps.Pour la première fois depuis plusieurs années, des coups de feu ont été tirés ou échangés, personne ne peut Tous ceux qui ont rencontré monsieur Charles Hershorn, de \"honorable Lionel Chevrier jusqu'au maire Jean Drapeau, en passant par l'honorable Léon Balcer et un certain nombre de journalistes.reconnaissaient à l'unanimité que c'est un homme absolument charmant et d'une hospitalité sans bornes.Ses employés n'en disent pas 7 autant, mais c'est une autre histoire.Certains attribuent à ce charme irrésistible ses excellentes relations avec le pouvoir, grâce auxquelles il a pu obtenir entre autres ce monopole du trans- port-voyageurs à l'aéroport de I'affirmer, au cours d'un conflit social dans le Québec.Ce degré franchi dans I'escalade de la violence force a s'interroger sur celle des deux parties en cause qui est, comme on dit, \"au pouvoir\u201d ou en tout cas, près du pouvoir.La Murray Hill Limousine Services Ltd a été fondée en 1908.Elle détient présentement et depuis environ 15 ans un monopole sur le transport-voyageurs de l'aéroport de Dorval en vertu d\u2019un contrat avec le ministère Dorval et surtout, le conserver contre vents et marées.D'autres.tel le député Frank Howard, NPD de Skeena, attribuent à un autre facteur le pri- vilège-dont jouit la Murray Hill à Dorval.Il a affirmé dans une conférence de presse récente que monsieur Charles Hershorn a versé au moins une contribution à la caisse électorale du parti libéral fédéral aux dernières *lections.|| réclame donc que l'enquête annoncée par le ministre fédéral des Transports, M.Donald Jamieson au sujet du contrat exclusif de la compagnie avec le ministère qu'il di- UNE ENQUÊTE DE GÉRALD GODIN fédéral des Transports.Ce monopole lui coûte $60,000 par année.Le contrat vient à échéance en 1972 et peut être reconduit presque automatiquement jusqu'en 1977.Ce monopole prive les chauffeurs de taxi de Montréal et alentours de revenus qu'ils chiffrent à plus d'un million de dollars.L histoire de ce monopole reste a écrire.Gérald Godin analyse cette semaine deux aspects de cette question complexe.Dans un premier article.il décrit comment ry te.rige porte aussi sur cet aspect de la question: les contributions de la Murray Hill au gouvernement et l'influence que de telles contributions ont pu avoir sur la lenteur du gouvernement à trouver une autre solution qu'un monopole, pour assurer le trans- port-voyageurs de Dorval a Montréal.M.Jamieson a répondu à M Howard dans une conférence de presse en ces termes: \"Je ne suis pas au courant si quiconque a donné quoi que ce soit à qui que ce soit dans le parti.Et même si tel était le cas, ça n'aurait aucune influence sur ma décision\u201d.Murray Hill \u201cgrouille et grenouille\" dans la jungle juridique et constitutionnelle qui est la caractéristique de ce pays.Dans un deuxième article, il parle des oubliés des récents événements: les employés de la Murray Hill Limousine Services, qui sont du dernier carré des ouvriers non syndiqués au Québec et dont les conditions de travail sont celles de l'ère pré-syndicale.Enfin, il donne quelques réponses et pose quelques questions au ministre fédéral des Transports, l'honorable Don Jamieson.LA JUNGLE CONSTITUTIONNELLE De toute manière, peu impar- tent les raisons des succès de M.Hershorn avec sa flotte d'autobus et de taxis, il reste que la Murray Hill est probablement l'entreprise canadienne qui a su le mieux utiliser à son profit la jungle juridique et constitutionnelle dans laquelle se débattent les simples citoyens et surtout, en l'occurence.les chauffeurs de taxi de Montréal ainsi que, Il y a quelques années, les employés de la Murray Hill Limousine Services.Cette jungle.la Murray Hill la connaît comme le Vietcong connaît le delta du Mékong et.sur ce terrain, il n'a pas encore connu la défaite.1.- Le premier exemple connu de cette connaissance du terrain constitutionnel date de 1961.Le 17 octobre 1961.les Teamsters demandait à l'honorable Léon Balcer si les employés de la Murray Hill relevaient de la Commission des Relations de travail du Québec, ou de son équivalente à Ottawa.Ils n'obtinrent pas de réponse.2.- Le 29 octobre de la même année, les épouses de quatre employés congédiés par M.Charles Hershorn se rendent à Ottawa pour attirer par du piquetage l'attention de l'honorable Léon Balcer sur le sort fait à leurs maris.Mais sans résultat.3.- Quelques jours plus tard, elles descendent à Québec demander au ministre du Travail de l'époque, l'honorable René Hamel, aujourd'hui juge de la Cour Supérieure, ce qu'il peut faire en cette matière.Le ministre fait dire par le secrétaire de l'honorable Jean Lesage que toute la question est du ressort du fédéral.4.- Enfin, Ottawa se décide et désigne un nommé Duquette pour servir de négociateur.Ua: le mème temps, M.Charles He- shorn prend une injonction « ©: tre les Teamsters, puis une -: tre contre le syndicat-bidon M.Elie Allard et tout est report à troisans.5.- C'est trois ans plus to\u2019 1 effet que le juge Allan Gold dar.un jugement dont il est quest: ailleurs dans cette page.niv Québec le droit de s'occuper \u2018es employés de la Murray Hill.6.- Le 28 juillet 1964, la vi de Montréal intente des proc dures contre Murray Hill dors les véhicules font du transport voyageurs a Montreal.sans i»: mis municipal.En 1965.la Mu ray Hill conteste un jugemer! de la Cour Supérieure qui dont raison à la ville d'exiger un pet mis d'autos de louage et la Co: d'Appel n\u2019a pas encore rendu si Jugement en cette matière.Lin: centaine de plaintes de la V1\" de Montréal contre Murruy th sont actuellement en suspens et suivant la décision de la Co © d'Appel, elles seront inscrites jetées aux oubliettes.7.- Vendredi, le 10 octult 1969, suite aux événements qu' l\u2019on sait, le ministre fédéral des Transports, M.Donald Jane: son, promet une enquête sur it monopole de Murray Hill.Puis une semaine plus tard, il s'en bourbe a son tour dans la jungle constitutionnelle et légale.\"On nous met tout sur le dos, dit! mais c\u2019est un problème qui doit se régler d\u2019abord au niveau municipal et ensuite au provincial\u201d.Or, au niveau municipal, c'est |s Cour d'Appel qui dans quelques mois va statuer.Cette cour de- tient donc entre ses mains les clés de la paix entre les chauf feurs de taxi de Montréal et là Murray Hill.Qui l'emportera?Les chauffeurs de taxi ont hâte de le savoir, de la hâte de ceux qui ont faim. Après dix-huit ans d\u2019efforts, M.Charles Hershorn, \u2018Charlie\u2019 pour les intimes et \u2018The King\u201d pour certains leaders syndicaux, à gagné.Dès qu\u2019ils entendent ou qu'ils voient le mot syndicat, ses 250 employés prennent leurs jambes à leur cou et retournent au volant de leurs autobus, taxis, limousines, etc.La derniére tentative de syndicalisation des employés de Murray Hill a été faite le printemps dernier.dans le silence et le secret le plus complet par l'Union internationaie des Camionneurs, aussi appelée \u2018Teamsters\u2019.M.Raymond Greene \u201cpresident of the joint councils\u2019 des Teamsters nous a dit: \"lls ont peur.Ils ne veulent pas entendre parler de syndicat\u2019.L'idée même d'un syndicat est donc morte, chez les employés de Murray Hill, dont les conditions de travail sont aujourd'hui inconnues.Tout ce qu'on en sait, c\u2019est qu'ils reçoivent le salaire minimum, soit $1.25 de l'heure, qu'il n'y a pas de limites d'heures de travail, qu'ils en sont, en un mot, au stade où en étaient les travailleurs du pays avant l'existence des syndicats.L'agonie du syndicalisme à Murray Hill a été longue.Ses derniers râlements datent de 1961.|! faut les rappeler pour voir comment s'est joué le drame.Le premier acte fut secret: les Teamsters obtiennent en octobre 1961 la signature de la majorité des 150 employés et une requête en accréditation attend devant la Commission des Relations ouvrières du Québec.Tout à coup, le 11 octobre 1961, c'est la grève.Les taxis de Montréal ont pour la premiere fois depuis longtemps et jamais plus depuis lors, accès à l'aéroport de Montréal.On notera que le service ne s'en porte pas plus mal.Pourquoi la grève, quelques jours avant la décision de la Commission des Relations du travail?Parce que la compagnie a congédié huit personnes, décapitant ainsi le syndicat et mettant en danger la faible majorité dont disposent les Teamsters pour fonder leur syndicat.Pour Charles Hershorn, les congédiements n\u2019ont rien à voir avec la syndicalisation.|| déclare aux journaux: \u201cLes personnes congédiées étaient de mauvais employés.Notre maison ne peut garder à son service des gens dont la tenue laisse à désirer ou encore qui passent leur temps libre à la taverne\u201d.À cette époque, les salaires sont de $55.38 pour 70 heures de travail.Les uniformes, à la charge des chauffeurs.L'écusson de la compagnie, obligatoire, coûte au chauffeur, l'équivalent de 5 heures de travail, soit $3.50.VIOLENCE Dans les jours qui suivent, une dizaine d'autobus et de taxis de la compagnie sont endommagés par les flammes ou à coup de bâtons de baseball.La rumeur circulait que c'était la compagnie elle-même qui avait détruit ses véhicules pour fonder la demande qu'elle fit et obtint le 18 octobre à la Cour Supérieure, d'interdire par voie d'injonction à n'importe quel représentant du syndicat des Teamsters de mettre le pied dans les environs du garage maintenant célèbre de la rue Barré ou même d'entrer en contact avec un ou des employés de la compagnie, pour éviter toute violence.Les organisateurs des Teamsters restèrent dorénavant chez eux.Les grévistes de Murray Hilt furent arrosés de rumeurs suivant lesquelles les Teamsters les avaient laissés tomber.Certains d'entre eux le crurent.Le vendredi 20 octobre, coup de théâtre! Un autre syndicat (?) fait son apparition dans le tahleau.Son organisateur est un certain Elie ATlard qui arrive sur la ligne de piquetage dans une Cadillac noire avec chauffeur et dont la réputation comme syndicaliste laisse à désirer.|| tient une conférence de presse au cours de laquelle il déclare entre autres: \u201cLe président de Murray Hill est venu lui-même me rencontrer sur la ligne de piquetage et m\u2019a dit qu'il préférait faire affaire avec moi plutôt qu\u2019avec un employé\u201d.Lundi le 23 octobre, le syndica- iste en Cadillac est victime d'une râclée que lui donnent trois individus.La confusion la plus grande règne parmi les employés.Une trentaine d'entre eux ont signé des cartes de M.Elie Allard, pour un syndicat dont peu de gens avaient entendu parler jusqu'alors.Mardi le 24, M.Charles Her- shorn obtient de la Cour Supérieure une autre injonction contre le syndicat de M.Allard et sa présence autour de son entreprise.Réponses et questions à M.Don Jamieson, ministre fédéral des Transports et à d'autres.\u201cOn nous met tout sur le Le 2 novembre, la Commission de Relations de travail du Québec n'a pas juridiction en cette affaire, puisque Murray Hill fonctionne en vertu d'un contrat du fédéral.De son côté, la Commission canadienne des Relations ouvrières n'a jamais été saisie de plainte en cette affaire.Fin d'octobre, la compagnie Murray Hill avait congédié tous ses employés qui s'étaient mis en grève, en leur remettant un \u2018\u2019cadeau-souvenir\u2019\u2019: 2 pour cent de leur salaire de l'année, soit en moyenne 25 dollars, un chèque couvrant deux semaines de saleur livret d'assurance- 4, laire.ports du Québec: \u2018Aussitôt que le Ministère des Transports mettra fin au monopole de Murray Hill, nous accorderons des permis de dos, déclarait M.Don Jamie- son, ministre fédéral des Transports, mais c\u2019est un conflit de juridiction entre la ville de Montréal et les municipalités avoisinantes\u201d.Réponse de la ville de Montréal: \"On exige de la Murray Hill un permis d\u2019autos de louage.La Cour Supérieure nous a donné rai- transport-voyageurs à n'importe quelle entreprise qui répondra aux exigences du ministère\u201d.QUESTIONS A M.DON JAMIESON, MINISTRE DES TRANSPORTS: Le Gouvernement du Ca- l'intention de nada a-t-il chômage.la remise du 35 dollars que chaque employé versait au moment de son engagement pour couvrir des accidents éventuels, ainsi qu'une note leur annonçant leur congédiement.Puis, ce fut le silence.Un an plus tard, le 4 octobre 1962.dans le bas d'une page iIntérieu- re, La Presse publiait une nouvelle intitulée: \u201cLes employés de Murray Hill désespèrent d'être syndiqués\u201d.|| s'agissait d'une entrevue avec un chauffeur.\u201cNous désespérons d\u2019être syndiqués un jour, disait-il.Mais nous prions le gouvernement de faire quelque chose\u201d.Son désespoir était fondé.Mais ses prières n'eurent aucune suite.AUCUNE! RECN PRE À moins qu'Ottawa ne tente de faire la preuve que \u2018la violence est vraiment inutile\u201d, puisque tout ce qu\u2019elle a donné jusqu'à maintenant, ce sont des promesses qui n'ont pas été tenues, ou le jeu de cache- cache d'un ministre fédéral derrière les fameux \"conflits de juridiction\u201d Une dernière question: le droit et la justice existent- ils en ce pays, ou la multiplicité des lois et des juridictions n\u2019équivaut-elle pas, son.La Murray Hill nous conteste en Cour d'Appel.actuellement cette Cour qui décidera pour C'est donc nous.\u201d \u201cMon ministere a aussi M.Don Jamieson.Réponse d'un porte-parole Trans- du ministère des les mains liées parce que Murray Hill est la seule compagnie à détenir un permis provincial de transport par autobus et limousine\u2019, dit maintenir le monopole de Murray Hill à Dorval?Cette question relève exclusivement du fédéral.\u201cNous étudions la question\u201d, répond- il.Or la question était à l'étude il y a un an, soit en décembre 1968.Faut-il croire que cette étude d'il y a un an, dont on promettait des nouvelles \u2018dans six mois\u201d, soit en juin 1969, n\u2019a jamais même été commencée?à toutes fins pratiques à une négation de la justice pour les citoyens, en l'occurrence: les chauffeurs de taxi de Montréal et des environs.QUESTION À LA COUR D'APPEL DU CANADA?Quand entendrez-vous la cause de Murray Hill contre la ville de Montréal? \u20ac Am AAA AS Ap Pour la première fois dans l\u2019histoire du Québec, c\u2019est au suffrage universel que les élections municipales auront lieu.Ca se passera dans une trentaine de municipalités où l\u2019on estime que le nombre d\u2019électeurs doublera et dans certains cas triplera, comparativement à ce qu\u2019il était lors des dernières élections.De plus, du côté des candidatures, ou de ce qu'on appelle techniquement \"le sens électoral\u201d, les exigences ont été extrêmement réduites.Surtout en rendant éligibles à des postes de maire ou d\u2019échevins, les locataires ou leur conjoint, alors qu'auparavant, seuls les propriétaires pouvaient briguer un poste.De plus, la fameuse Trois partis s'affrontent à Anjou, I'Equipe Ernest Crépeault, le Réveil d'Anjou, dirigé par Me Alain Brabant et la Survivance d'Anjou - Survival dirigée par M.Jean Corbeil.\"LA SURVIVANCE D'ANJOU-SURVIVAL\u201d La \u2018\u2019Survivance d'Anjou-Survi- val\u201d travaille sur deux plans.Primo: \u201cNotre équipe est composée d'intellectuels.Ce sont \u201cous des hommes d'affaires qui ont de l'expérience dans l\u2019administration\u201d.Secondo: Ernest Crépeault est un homme fini \u2018\u201cAvez-vous vu?Brabant vient de lui irtenter une poursuite de 15 millions.Son chien est mort à Crépeault\u2019.Font-ils campagne contre l'Equipe Ernest Cré- peaultt?\"Ce n\u2019est même pas la peine\u201d.Face au Réveil d'Anjou, la tactique est différente.\u201cIl y a des séparatistes là-dedans\u201d.- Croyez-vous que ça peut les aider?- Au contraire ça va leur nuire.Et il y aussi un nommé Char- trand, comment s\u2019appelle-t-il dé- ja, (une pause) Micnel?Oui, c\u2019est ça, Michel Chartrand fait campagne pour eux.Quant au programme proprement dit, il vise indirectement l\u2019administration Crépeault, puis- qu'on y retrouve partout les termes \u201cdésormais\u2019\u201d\u2019 et qu\u2019on y parle partout de \"nouveautés\u201d.Exemples: \u201cII faut tenir désormais les assemblées du conseil à un endroit et à des heures qui favoriseront la présence de la population\u201d.Ce qui est déjà fait, depuis la tutelle.\"II faut désormais examiner en public et en détail tout projet de changement de zonage\u201d, \u2018Permettre désormais à chaque conseiller d'exprimer librement son opinion personnelle au cours des séances du conseil\u201d.LE RÉVEIL D'ANJOU C'est !e parti qui fait la campagne la plus publique.Alors que la \u201cSurvivance d'Anjou Survival\u201d n'a émis à ce jour aucun communiqué, mais seulement un tract sur chaque candidat et un journal programme, le Réveil en est à son troisième journal et à d\u2019hypothéques\u2019 qui retenaient chez eux tant de citoyens soucieux de servir et réservaient aux riches les postes de maires ou échevins, est disparue des règlements.Avec le résultat qu\u2019on a assisté à une multiplication des partis et des candidats un peu partout.Par exemple, à l'Ile Jésus, il y à cette année trois partis dans l\u2019arène.Même chose à Ville \u2018\u201c\u2018valeur libre son douzième communiqué.|! a aussi distribué ce fameux bilan financier où les citoyens de Ville d'Anjou apprenaient avec stupeur que leur ville avait accumule cette année un déficit de plus d'un million et demi.La base de la campagne du Réveil, c'est l'attaque contre la \u201ccorruption\u201d et la promesse de tout faire \u2018à ciel ouvert\u201d.De plus, on insiste énormément sur la modernisation de l'administration municipale, sur l'application d'un plan d'urbanisme et la rénovation urbaine du vieil Anjou dont certaines maisons datent de plus de cent ans.Et ensuite, c'est la chaine des promesses: piscine fermée, bibliothèque, service des loisirs avec moniteurs, garderie municipale.service d\u2019infirmières visiteuses comme dans les autres villes de l'Ile de Montréal.L'ÉQUIPE ERNEST CRÉPEAULT Du côté de l'Équipe du maire, on part évidemment avec un handicap sérieux: l'enquête Surprenant, la mise en tutelle et le déficit de plus d'un million et demi.Mais on ne lâche pas! La campagne consiste surtout à faire des promesses.La plus spectaculaire fut celle d\u2019un investissement de 100 millions par la Shell du Canada.Or la Shell vient d'investir le même montant à Montréal-Est et il n\u2019est absolument pas dans ses projets immédiats d'en faire autant à Ville d'Anjou où elle détient un terrain de 50 acres.Les autres promesses recoupent celles du Réveil: gymnase, piscine, olympique (mieux que celle du Réveil), bibliothèque (la même chose que le Réveil): établissement de parcs et terrains de jeux adéquats dans tous les quartiers de la ville; extension du métro de Montréal (le Réveil aussi); mais, et là-dessus le Réveil est dépassé: un hôpital de 800 lits; des feux de circulation aux intersections; abolition de la taxe scolaire; construction du Bureau de Postes, déjà approuvé par le Ministère des Postes (sic); construction d\u2019édifices en hauteur et d'un hôtel international près des Galeries d'Anjou: d'Anjou, où partout, le conseil actuel avait été élu par acclamation aux dernières.Ce phénomène de nouvelles réalités électorales, de nouveaux hommes et de nouvelles idées dans la lutte électorale municipale, c\u2019est à Ville d'Anjou que nous sommes allés l\u2019observer.Gérald Godin établissement dans les Lauren- tides sur un terrain obtenu gratuitement du gouvernement provincial d\u2019un parc destiné à l\u2019usage exclusif des citoyens de Ville d'Anjou et enfin, reprise d'une promesse du Réveil: le service d'infirmières visiteuses.ACCORD DES TROIS PARTIS Les trois partis sont d'accord contre l'annexion, pour le maintien des taxes à leur niveau actuel et pour prendre le pouvoir.L'Equipe Ernest Crépeault, toutefois, n'utilise jamais le mot désormais.Parallèlement à tout cela, qui est officiel, la lutte est sournoise.Des ragots circulent, les rumeurs les plus fantaisistes ou les plus farfelues, contre lesquels aucune loi jamais ne pourra rien.Là-dessus, Me Brabant philosophe: \u2018Continuez vos commérages dit-il, la population apprend de plus en plus à vous juger comme des commères\u2019.Chez les deux autres partis, la Survivance et I'Equi- pe.on nous a affirmé n'être victime d'aucun ragot.G.G.Québec J.K.- Le ministre des Affaires Municipales, le Dr Robert Lussier, présentera au Parlement, en février ou mars prochain, son projet de loi modifiant certains aspects importants de la loi électorale des villes et municipalités.NOUVEAU PROJET Le nouveau projet du ministre Lussier complete le \u201cbill 285\".Son aspect le plus important et le plus spectaculaire vient du fait qu'il limitera les dépenses électorales des candidats dans une élection municipale.De plus, les dites dépenses seront remboursées dans une proportion de 50%, dans le cas de tous les candidats qui auront obtenu au moins 25% des votes.LIMITES DES DÉPENSES Pour être élu au poste de maire, les candidats ne pourront pas légalement dépenser plus de: 60 cents par électeur jusqu\u2019à concurrence de 10,000 électeurs, 50 cents par électeur de 10,- 000 à 20,600; 40 cents de 20,000 à 30,000; 10 cents de 30,000 à 100,000; 5 cents de 100,000 a 200,000; 1 cent par électeur au-delà de 200,000.Ainsi, dans une ville de 50,000 habitants, un candidat à la mat- PAGE 14 / QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 rie ne pourrait légalement dépenser plus de $17,000., remboursable à 50%, s\u2019il a 25% des votes.Pour un poste d'échevin, la loi est la suivante: 50 cents par électeur jusqu'à concurrence de 10,000 électeurs; 40 cents par électeur de 10,000 à 20,000; 30 cents, de 20,000 à 30,000, 5 cents par électeur au-delà de ce nombre.Les candidats qui dépenseraient plus que ce maximum permis par la loi sont passibles d\u2019une amende allant de $100 à $1,000.et d\u2019un emprisonnement ne dépassant pas 1 an.REMBOURSEMENT Après les élections, les candidats doivent fournir au directeur des élections les preuves des dépenses effectuées.Ils sont alors remboursés dans la proportion de 50%, s'ils ont obtenu au moins 25% des votes.Le projet de loi ne fait cependant aucune mention de la carte d'identité obligatoire, une mesure recommandée par l'Union des municipalités.Enfin la loi ne s'appliquera évidemment pas aux prochaines élections.Elle ne sera en vigueur qu'en 1970._ La nécessité de consulter les intéressés, a dit le ministre Lus- sier, a forcé la remise à 1970 l'adoption de cette loi.En outre, pour être applicable avec un miniraum d'efficacité, il eut fallu qu\u2019elle soit en vigueur dès juin dernier, de façon à permettre aux candidats et aux municipalités de se conformer à cette nouvelle façon de procéder, avant les élections de novembre prochain.Or, en juin, les consultations n'étaient pas terminées.L'Union des Municipalités, par ailleurs, confirme cette description que fait le ministre Lussier de cette question. KROUCHTCHEV: | IL REFUSA j à NUCLEAIRE : a\u201d _._ = AUX CHINOIS PAR PIERRE-JEAN MEHU Des négociations sino-soviéti- ques ouvertes lundi dernier a Pékin, on peut attendre tout au plus une vague déclaration de principe sur la nécessité pour les deux partenaires de régler pacifiquement leur différend.Sur le fond rien ne changera.Les positions se sont radicalisées à un point tel que toute concession de l'une des parties sera considérée par l\u2019autre comme un aveu de faiblesse; pis, comme la reconnaissance ou par Pékin ou par Moscou de la justesse et du bien- fondé de ses popres thèses.UNE APPRECIATION DIFFERENTE En douterait-on, qu'un article de Michel Souslov, le principal idéologue du Kremlin, publié dans la revue \u2018Komounist\u2019\u2019, le jour même du départ pour la Chine de la délégation soviétique, montre que \u2018par delà les questions de frontière, il s'agit en réalité d'une appréciation fondamentalement d'fférente des problèmes du monde d'au- jourd'hui et de l'avenir du mouvement ouvrier iniernational.RANCOEURS ET ARRIERE-PENSEES H est certes positif, que Chinois et Soviétiques, au lieu de continuer à s\u2019entretuer sur les bords du fleuve Amour, décident de se réunir autour d\u2019un tapis vert.Même si les sourires et les poignées de main ne font que dissimuler les rancoeurs et les arrière-pensées.Car, à tout prendre, l'exposé acide des griefs réciproques vaut encore mieux qu'une sanglante confrontation entre gardes-fron- tières du Sinkiang.Les clameurs patriotiques de la Place Rouge tout comme les slogans scandés sur la Place de la Paix Céleste ont un arrière-goût de nationalisme qu'on croyait être l'apanage des seuls régimes \u201cbourgeois\u201d.Le drame est que des considérations stratégiques et des préoccupations de grande puissance sous-tendent la querelle idéologique.UN DIRECTOIRE A DEUX Forte de 650 millions d'habitants, la Chine aurait peut-être consenti à exercer avec l'Union soviétique, un directoire à deux du mouvement communiste mondial mais jamais elle ne pouvait accepter le rôle d'un second, même brillant, auquel voulait le confiner l'URSS.Ses soupçons, en 1927, déjà éveillés à l'époque où Staline lui imposa l'accord tactique avec le Kuo Ming Tang de Tchang Kai-Chek, se trouvèrent confirmés en 1959 quan Krouchtchev dans son souci de conclure un accord durable avec l'Ouest, lui refusa l'arme nucléaire.UNE CONDITION ESSENTIELLE La possession des armes de , destruction massive est considérée par la Chine comme la condition essentielle d'une diplomatie indépendante.Y renoncer équivaudrait pour elle à laisser aux Soviétiques et aux Américains la direction des affaires du monde.Méme au plus fort de la révolution culturelle.les gardes rouges n'ont jamais osé s'attaquer aux savants et aux techniciens qui forgent dans les immensités du Lob Nov.l'instrument dont Pékin a besoin pour asseoir sa stratégie mondiale.Le conflit armé avec l'Inde tout comme l'opération montée contre le Tibet pour le ramener à une orthodoxie plus stricte, ne visaient qu'à démontrer que la Chine ne se sentait pas du tout concernée par un règlement entre grandes puissances et qui ne ferait que renforcer un statu quo auquel elle n'a jamais voulu se résoudre.Codifiée, la coexistence pacifique l'enserrerait dans un carcan auquel ni la géographie ni son histoire l'y ont habituée.UN FOND DE MEFIANCE Le rappel en 1960, des techniciens soviétiques qui travaillaient en Chine ainsi que la décision de Moscou d'obliger son allié à payer dorénavant \u2018cash\u2019 les outils et le matériel néces- soire à l'équipement de ses usines, renforça les Chinois dans leur conviction que Moscou leur tiendrait dorénavant la dragée haute et qu'il leur faudrait poursuivre leur industrialisation sans son aide.Sur ce fond de méfiance, il n\u2019est pas étonnant que le conflit frontalier ait rapidement pris ce tour dramatique.UN DOSSIER LOUKD Le dossier que débattent depuis lundi MM.Chia Kuan Hua et Kuznetzov est particulièrement lourd.La querelle ne s\u2019est pas circonscrite seulement aux deux grands du communisme mondial, à des degrés divers elle a touché plusieurs pays dont l'Albanie et la Corée du Nord qui s'étaient toujours situés dans la mouvance soviétique.Les partis communistes occidentaux, pour préserver ieur unité, ont dû se résoudre a voir apparai- tre sur leur gauche des groupements maoistes extrêmement dynamiques et qui leur disputent ouvertement leur rôle de direction du mouvement ouvrier.LE VIETNAM ET LA ROUMANIE La Roumanie dans sa nouvelle politique d'indépendanne nationale a déjà clairement laissé enlendre qu'elle refuserait de se laisser embrigader dans une croisade contre la Chine et le Vietnam en guerre a pu élucider le choix en faisant ressortir que les tâches pr&tiques de la défense de son territoire ne lui permettent pas de se prononcer dans ie conflit.Quoi qu'il en soit, et malgré le caractère irréductible des positions en présence, on imagine mal une guerre ouverte entre la Chine et I'Union Soviétique.Un conflit armé de ce type - les deux adversaires en sont conscients - prendrait vite des proportions planétaires et casserait définitivement le mouvement communiste mondial.Ni l'un ni l'autre y trouverait son intérêt.COMME ÉTUDIANTS, LES PETITS COMMERCANTS LES \u2014 ie ONE me fp JUN » J ke; el Woo Les artistes, les comédiens, les poètes-compositeurs, ne sont assurément pas cette année les \u2018\u201c\u2018edettes\u201d\u2019 de la rentrée parisiennes de l'automne.L'heure est à la dévaluation et à la politique d'austérité.Et les accrochages sérieux entre les organisations ouvrières, le mouvement des petits commerçants et artisans, et les étudiants, d'un côté et le gouvernement Cha- ban-Delmas de l'autre, emportent et de loin, la manchette des journaux.En fait, deux groupes sont présentement à la pointe de la contestation: les petits commerçants et les étudiants.Rassemblements massifs à Paris et en province, manifestations de rue, affrontements avec les policiers, les petits commer- cants ont dressé un cahier de revendications qui a trait au sort de plus en plus difficile qui leur est fait dans l'économie actuelle.Depuis leur refus du régime d'assurance maladie mis en vigueur en 1966, jusqu'à leur désarroi devant la majoration des loyers commerciaux et la multiplication des magasins de grande surface (super-mar- chés) ils sont las des promesses politiques et veulent obtenir satisfaction tout de suite à toutes leurs revendications.Or le gouvernement, sans s'effacer complètement devant la contestation, hésite.Entre l'application de sa politique d\u2019austérité et les revendications des groupes sociaux, la marge de manoeuvre est étroite.À qui donner d'abord satisfaction au moins partielle?la réponse tarde a venir et les petits commerçants commencent de leur côté à recourir à des moyens de pression avec lesquels ils étaient peu familiers jusqu'à maintenant.Les manifestations répétées bien sûr, mais aussi comme certains l'envisagent, la grève de l'impôt .peut-être.Du côté de l'Université, la situation n'est pas là non plus, de tout repos.Les étudiants devaient \u2018rentrer dans l\u2019ordre\u2019 cette année, c'est en tout cas ce qu'espéraient \u2018es autorités universitaires et le Gouvernement.Mais dans une proportion importante, ils ne sont pas rentrés du tout, du moins pas encore, et pour cause.Le Gouvernement a pris la décision de hausser d\u2019une dizaine de dollars les frais d'inscriptions dans toutes les facultés.La riposte étudiante était prévisible.Pendant que l'Union nationale des étudiants (U.N.EF.) affichait son intention de mobiliser les étudiants contre la hausse des frais, des piquets de gre- ve étaient dressés devant plusieurs centre universitaires de Paris.Au cours des derniers jours, de nombreux bureaux d'inscription ont été fermés et il n'est pas impossible que le mouvement de boycottage trouve sa dimension nationale dans un avenir rapproché.Y-a-t-il là encore, une solution possible?Les étudiants paraissent en bonne position surtout depuis que le Conseil de gestion de la Sorbonne a\u2019 exprimé son hostilité à la hausse des frais d'inscription, et invité les étudiants à venir s'inscrire sans payer! Le Gouvernement, pour sa part et la majorité des doyens de facultés entendent faire respecter la décision ministérielle, mais ils renoncent, pour l'instant du moins à utiliser la méthode forte pour chasser les contestataires de l'Université.Il en est un seul, jusqu\u2019à maintenant, qui ait eu le courage ou la témérité .de contester les étudiants sur leur propre terrain, c'est-à-dire, - sur les lignes de piquets, - un député gaulliste, M.Michel Boscher.L'expérience cependant ne lui a guère réussi.La voici, en deux mots: M.Boscher accompagnait sa fille la semaine dernière pour lui faciliter son inscription à la Faculté des Lettres de Paris.Arrivé sur les lieux, il fut pris à partie par une quarantaine de grévistes-étudiants qui lui bloquèrent le passage.Mais ne désespérant pas de convaincre les étudiants, et pour ajouter plus de poids à sa démarche, M.Boscher revêtit alors son écharpe de député.Qu'à cela ne tienne, la colère des grévistes grandissait et M.Boscher dut renoncer à l'inscription de sa fille.| devait accuser par la suite, le ministère de l'Education de \u201cjouer les Ponce Pilate\" et préconiser l'expulsion, \u2018au besoin par la force, des quelques forcenés qui bafouent l'autorité de l'Etat, qui cultivent l'anarchie et empêchent l'immense majorité des étudiants de poursuivre leurs études\u201d.Depuis lors les contestataires n'ont pas été expulsés, les policiers ne sont pas intervenus dans l'Université, et l\u2019'augmentation des frais d'inscription reste la principale cible du mouvement étudiant organisé, en France, cet automne.QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 / PAGE 15 fos L N YP EN O S RA 77, i GE ei 1 4 ti is IGRES < / GE FE 7 oR PN 27 1 = \u20ac se pme RR ll 0 ers = 2 y g / , i | )) A EE = ASR SSSR a PSS (AS 4 4 a J ¢ 4 7 4 6 = q mafia LE le FE NI V.| 7 À 7 7 Ë À A SZ 4) = 17 \u2018 77 | 0 // ©\u201c PE 4 ) j 7 (4 > I NY 2 eZ 7 i PER 2 2h (es GS Je LA < = Se ( == LEA 7 7 27 NS Nh Si > 20 ; i AD 5 Zz 2 [7 a 7 / Gi IN NN = NF NU ZZ > LA D) \u2014 A) 7 Z J 7 SEE 5 7 \u2018 er A ii A A 4 AS 7 4 en qu F3 A 7, 2 7 Es, 2 4 6 4 97, [75 RY Wary GÉ 5 y 77 AL Za 17 > Ad TG.À ) Y 7 f 7 W: A 77 7 0 # A 7 4 CC CZ 7 + 7/ i 0 ÿ / G AE J M J y ÿ) p = a ol J Zi EE Zs a] a 7 i A vad iv \\ ; 0 ! x) 7, J il } | 7A Z 2 ] LI 5 7 / à À % I | fa / Vd » 4e yo = 3 GE GE 7 \\ | = | 74 | 7; ÿ 0 / GE y \\ 2 6 4 i i i mm / 4 {7 A ÿ / 4 A 7s \u2014 i JË J : / / N OS x) Y $ Us G fi J # ÿ / / J ; | WN WN 7 7 (A gs WN A A ZA WY 1 XN | Z NJ W (| A Bert NOUS APP de LG 7 OÙ 3 \\/ : | A \\! dn A PAS ANS VES PROCHAINES 7 7 5, ji il Ji ON EST TROF NOMBEOUX i LE 2 ECTION WN ; i UA 9) Ÿ | IL FAUT SACRIFIER QUELQU'Y 7 17 .+) | \\ YJ ÿ IN Il TIRONS À LA ŒURTE ry 7 7 .\u201c 1 LA FE oP » 3 ] Ha UN PALS 7 Zh 1} || S FEUX \"GRÉGORE* mr iV wg | V7 4 7 Cop WY § A Û 9 À {1 DE MONSIE 7 OÙ 1 M ka tes (i 4 2 T AVANC £ \\ AN D, RO 7 1 £ th È IA À | | ; > CN ET 6 A JE PROPOS 4 Q Ga La SR \\U pa iA | Ç 9 AR PoureAy LT corse J@IE QUE VOYEZ-VOUS A 5 0) ¢ J ) Q | Se Ne VOLONTAIRE 5 7 5 La AZ xX CÙ VU / 424 2A % ZF A U ) Ÿ ON J ( Af A x g ® CEE 2 \u2014 y, ; \\ A (ZA OA NFS \\& y 0) PS £ 7 = A AR N \u201ca X 74 7 ji \\ eo A 00 7, pall KZ La 72 | TH = F I al 7 A AN \\ 4] A [4 = Si ht pA y (\u2014 > ih A V /] FE Zi A ) TA Ah VS y pes CA % Es GR Ÿ Ve 7 \u2014 7 F6 PA =z E Tes y dé Æ INE 9) oN \"ya 24 / = 75 A 4 = | ; J [lo = If VE AL S S 15) 277 PE CHINES SO NS ET Un OÙ PÉMOCRAT IE fau J =\" I fl ii f 7 Y= FURENT COMMIS EN TON NOW 45 NS 3 = wv A \u201c4 i Z 4 A CZ 17 ; ( % 7 7 7 ZF Z ; / gt A | > ÿ ENCORE D'AUTRES A QU! 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Breeze de Lever Brothers Ltée et Duz de Procter & Gamble sont les deux seules marques de détergent à offrir des primes à l'intérieur des boites.Or, selon une définition de Larousse, une prime c'est \u201cun objet que l\u2019on offre en cadeau à un client, pour l'engager à acheter\u201d.Vous êtes- vous déjà demandé à combien vous revenait ce cadeau?L'I.- IL FAUT P.1.C.a fait ce calcul pour vous et est arrivé à la conclusion suivante: un essuie-main ou un linge à vaisselle vous coûte en moyenne .328 dans la boîte de breeze et .369 dans la boîte de Duz, tandis qu'une serviette de bain vous revient en moyenne à .781 dans la boîte de Breeze ou de Duz.TOUJOURS MESURER LE DETERGENT Vous savez sans doute que la quantité de détergent à employer dans votre laveuse varie selon le type de machine que vous possédez.Règle généra!e, pour les machines qui se chargent par devant, on emploie une demi-tasse de détergent; pour les machines qui se chargent par le dessus, on utilise de trois-quarts à une tasse ou de une à une tasse et demie.La quantité de savon à employer dépend du degré de saleté des vêtements, de la douceur ou de la dureté de l'eau, et de la température de l'eau.(à l'exception de Arctic Power).Une quantité insuffisante de détergent ne nettoie pas les vé- tements à fond.Une quantité excessive les endommage.On doit donc commencer par employer la quantité minimum suggérée par le fabricant et augmenter graduellement jusqu'à ce qu'on soit satisfait des résultats.Pour obtenir un rendement maximum, IL FAUT TOUJOURS MESURER LE DÉTERGENT.L\u2019AGNEAU, UNE BONNE VIANDE, À PEU DE FRAIS les côtelettes dans l'épaule ne vous coûtent que $0.49 la livre.Si on considère qu'une livre donne trois bonnes portions, la recette suivante vous fournira un excellent repas à peu de frais.L'agneau est une viande saine et économique que malheureusement on a tendance a sous-estimer, peut-&tre parce qu'on ne sait pas l'apprêter.Congelé, on peut se le procurer durant toute l'année a un prix assez stable.Par exemple, CÔTELETTES D\u2019AGNEAU BRAISEES 1/2 tasse d'eau bouillante 6 côtelettes (tranches) d'agneau dans l'épaule (voir le comptoir de l'agneau congelé) dégelées 1/3 tasse de farine.1/4 c.à thé de sel 1/4 c.à thé de poivre 1/2 c.à thé de thym séché 3 c.à table de beurre ou de margarine Co-op 1 oignon moyen tranché mince 1 cube de bouillon de boeuf 1 boîte de 10 oz.de crème de champignons Co-op MELANGER la farine, le sel, le poivre et le thym.ENLEVER l'excès de gras des côtelettes et entailler tout autour de la côtelette pour l'empêcher de zondoler durant la cuisson.ENFARINER les côtelettes.FAIRE SAUTER dans le beurre fondu dans une poêle.METTRE les côtelettes sautées au fur et à mesure dans une marmite.FAIRE REVENIR les oignons dans le gras et les ajouter à la viande.DISSOUDRE le cube de bouillon dans l'eau bouillante.Verser sur la viande.AJOUTER la crème de champignons.Couvrir et mijoter jusqu'à ce que tendre.Environ 30 min.6 portions.VOTRE MENU DE LA SEMAINE Dimanche, le 26 Hors-d'oeuvre * Poule au riz Brocoli en sauce au fromage Salade: laitue, tomates, piment, radis et échalottes Gâteau des anges Salade de fruits frais Lundi, le 27 * Foie de porc braisé au jus de tomate Pommes de terre persillées Cubes de navet au beurre Bâtonnets de céleri Pouding aux pommes Mardi, le 28 * Pâté de boeuf et de légumes Salade: chou, piment, radis et oignon Carrés aux dattes \u201c Mercredi, le 29 Jeudi, le 30 Vendredi, le 31 (Halloween) Samedi, le ler novembre Macaroni au fromage Filets de poisson sautés à la poêle Beurre citron Pommes de terre en purée * Chou rouge mariné * Tarte à la citrouille à la mélasse * Côtelettes d'agneau braisées Pommes de terre en riz Carottes glacées Salade: épinards et bacon émietté Vinaigrette Sorbet à l'orange Jus de pomme glacé Rondelles de boeuf haché Sauce aux oignons Courge en purée Pommes de terre bouillies Crème au chocolat * Biscuits à face de citrouille Salade: chou, piment vert.radis et échalottes Vinaigrette française Pomme au four meringuée QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 26 OCTOBRE 1969 / PAGE 17 æ PAR GÉRARD ST-DENIS M.Paul-Emile Charron LA MUTUELLE DES SERVICES DE | SANTÉ DU QUÉBEC: 25 ANS D\u2019ACTIVITÉ La Mutuelle des Services de Santé du Québec, fondée il y a 25 ans sous la \u2018Loi des syndicats coopératifs de Québec\u2019, a inauguré un nouvel immeuble a Ste-Foy.L'Honorable Armand Maltais, Ministre des Institutions financières, des compagnies et coopératives, a déclaré dans son allocution de circonstance: \u201cJe souhaite vivement que cette admirable illustration du dynamisme de la formule de coopération, d\u2019entraide et de participation aura une valeur d'entraînement.\u201d I voit dans ce \u2018geste d'éclat\u2019, \u2018non seulement la possibilité mais aussi la volonté commune d\u2019une revalorisation collective dans les affaires de la nation\u201d, NZm
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