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Titre :
Québec-presse
Éditeur :
  • Montréal :Association coopérative des publications populaires,1969-1974
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Québec-presse, 1972-06-18, Collections de BAnQ.

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[" } of AN \u201d».EN M 7 Côte-Nord TIRAGE' VENDREDI « S Spt minis le 16 juin 1972 = 4674 = 2,500 métallos font oe 21 gagnants de $5,000.C 4 \u20ac - ) iL RY 6745 108 gagnants de $500.SIE i) la grève contre l'isolement \u201d C - 74 1701 gagnants de $100.+, el AL er Le RX, LE) if.sn a Ta NAT 2 1% u a 3 a ÿ » j we ST 1, BL es : wa st.{2 hs = 2 4 Kips ps Rat Be S od i Sil 2 Re se i vs 2x Ca Bg 2k A Semaine du 18 au 24 juin Météo: Ensoleillé, 18 JUIN 1972 VOLUME 4 NG 25 LIVRE-A DOMICILE: 30¢ TOUT AU QUEBEC 25¢ CSN: un budget de guerre tery 4 ey a) pt) JF i: a ATS 7 12 & > Es La Eg H 8: 3 fe 2% hs a 2 x # Re 3 ir ki 7 i D At £ 2 + Ai ei 3) va Ce 5 @ (A) J 5 x i! Be i 3 cet 3 ty 85 a hi 15 hi Gi nly ai 4; uv a fu 5 i et RY i oe bi La ee M 4 EY PEt et pe & i = a, 23 & i SE Po au a ci Hz -page 3 ns To 7s, Gy, mw ¥ A té L A me BL kK 7 LE eRe ba er AR me i à = Ed ¢ & Ii Is +.[a + w 25 3 æ EN iL I + 3 se 4 ~~ y Ce oak \\ iN ES NE yg Ÿ eu »s % i Fo À \u20ac 5 Fe 3 mt $ % SH à CSN i 2a 2 os bow Fo a +4 hd Ss Lu Le # LS a =] | bed 2 - of s Le grand : 2 BY - 2 Re + = pa iy > A «a RE = FF eee Ed fourn nt es By PR 3 = bn + -page -pages 17 a 20 po Ne wv wr fa &_ Grève simultanée Hydro-Québec / Hydro-Ontario La moitié du Canada sera touchée par Jacques Keable 20,000 travailleurs de l\u2019électricité, de l\u2019Hydro-Québec (8,500) et de I'Hydro-Ontario (12,000) déclencheront vraisemblablement la gréve au cours des prochains jours.A huit heures d'avis, les employés de bureau (3,600), les hommes de métier (4,400) et les techniciens (500) de l\u2019Hydro-Québec peuvent désormais débrayer.Hs ont voté, à 81%, en faveur de la grève.Elle peut être déclenchée au moment jugé opportun par les dirigeants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).affilié a la FTQ.Ce qui rend la situation plus spectaculaire et ce qui, sans doute, renforcit considérablement la position syndicale, c'est que les 12.000 travailleurs de fet LA RONDE a recommencé à tourner hier.Les chevaux de bois, qui avaient été rangés pour l'hiver, ont repris leurs promenades pour la plus grande joie des enfants.Mais l\u2019affluence n\u2019était pas très grande\u2026 les Montréalais ne savent plus ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, avec les sautes d'humeur de leur maire.I'Hydro-Ontario, membres du même SCFP, ont eux aussi voté pour la grève, et elle sera vraisemblablement déclarée mercredi ou jeudi prochain.Les services essentiels à la population seront assurés par le syndicat.Ainsi, on dit que les hôpitaux, par exemple, ne subiront en aucune façon les effets de la grève et que si une panne devait affecter un hôpital, les grévistes prendraient toutes les mesures pour réparer les dégâts de façon au moins aussi rapide qu'en temps normal.Cette grève qui pourrait toucher ensemble le Québec et l'Ontario donne aux travailleurs une force trés grande: comme le Québec, par exemple, fournit de l'électricité à l'Ontario.et comme l'Ontario vend de l'électricité à certains Etats du nord des Etats-Unis, il est possible de croire que tout dérangement dans ces communications, dans la mesure où cela ne vise pas un service essentiel, ne serait pas corrigé.Les principaux points en litige, selon des sources syndicales, ont trait notamment, à l\u2019ancienneté: comment définir les exigences normales pour l'obtention de promotion; la reconnaissance syndicale: des travaux sont actuellement effectués par des non-syndicables, alors même que ces travaux sont, de fait, du ressort de syndiqués; la langue de travail: le syndicat veut obtenir que la langue de travail, à l'intérieur de l'Hydro, soit le français, ce qui, aussi invraisemblable que cela puisse é- tre, ne se produit pas dans toutes les régions du Québec actuellement; les horaires de travail: le syndicat refuse de donner à l'Hydro ie droit de chambarder à volonté les horaires de travail; les vacances: on réclame 5 semaines après 22 ans en 1972 et 4 semaines après 15 ans, en 1972 également.Quant aux salaires, les employés de bureau réclament une hausse de 26% en trois ans.Leur salaire moyen est actuellement de $130 par semaine, comparativement à $160 à [I'Hydro-Ontario.Les hommes de métier réclament une hausse de 24.5% en trois ans.Le salaire moyen est actuellement de $160 par semaine, comparativement a $194 à l'Hydro-Ontario.Quant aux techniciens, la hausse réclamée est de l'ordre de 25% sur trois ans.|ls gagnent $175 par semaine.par comparaison à $220 en Ontario.Le syndicat réclame, en fait, des augmentations plus fortes pour ceux qui gagnent moins, de façon à réduire les écarts entre les salaires actuellement payés.Écoeurés de leur isolement, 2,500 mineurs de l'Iron Ore lâchent la job par Jacques Keable Il y a maintenant 2,800 mineurs en gréve sur la Cote Nord.Aux 300 mineurs de Havre-Saint-Pier- re, employés de la Quebec iron and Titanium, filiale de la très puissante Ken- necott Copper des Etats- Unis, en grève depuis un mois maintenant, viennent de se joindre les 2,500 mineurs d'une autre et richissime corporation multinationale, l'Iron Ore Company.C'est ainsi que, depuis vendredi soir, les 900 mineurs de Schefferville, à 325 milles au nord de Sept- lles, et les 1,600 mineurs de Labrador City, à 150 milles au nord de Sept- Iles, sont en grève.lls réclament tout particulié- rement une prime d'isolement de $125 par mois.Supplément de la St-Jean A l\u2019occasion de la Saint-Jean-Baptiste, QUEBEC- PRESSE publie un supplément de 24 pages dans lequel des spécialistes des questions politiques, économiques, culturelles et sociales font un petit tour d'horizon du Québec actuel.Ce \u2018Spécial Saint-Jean\u2019 se distingue par son ton particulier, nos collaborateurs ayant mis l'accent sur le côté social plutôt que de traiter du nationalisme.Les événements qui ont secoué le Québec en mai ne sont sans doute pas étrangers à cette orientation.Ont collaboré à ce supplément, MM.Raymond Laliberté, Jacques Broué, Fernand Dumont, Pierre Va- deboncoeur, Pierre Maheu, Jean-Guy Frenette, Claude Morin, Madame Elizabeth Bellemare et le docteur Maurice Jobin.2 / QUEBEC-PRESSE 18 JUIN 1972 « La compagnie donne actuellement $40 par mois et offre $65 pour les mineurs mariés et $50 pour les célibataires.A Sept-lles, pendant ce temps, les 1,500 employés de l'Iron Ore et de son chemin de fer (Sept-lles- Schefferville) ont accepté les offres de la compagnie et le travail continue.Ce ne sont pas tant ies salaires offerts par {'lron Ore qui sont à l'origine du conflit: la compagnie offre un salaire de base de $4.18 et de $5.60 pour les hommes de métier Vivre à Schefferville ou à Labrador City, \u2018c'est pas un cadeau\"! Ces villes artificielles, perdues au bout de la carte géographique, sont à plusieurs égards carrément inhumaines.La compagnie qui en tire profit doit re- connaitre ce fait et compenser pour ces inconvénients majeurs.\u201cH va falloir que la compagnie pense à rendre la vie plus vivable, de dire Ciément Godbout, des Métallos (FTQ).Une étude scientifique effectuée il y a quelques années a démontré que la dépression nerveuse faisait des ravages epouvan- tables dans ces régions.Cette grève.qui affecte maintenant une large partie de la Côte, pourrait durer un certain temps.A Schefferville, les offres patronales ont été rejetées à 70%, alors que Labrador City les a rejetées à 90%.\u201cSidbec est mise en place\u201d page 5 e CSN: prochaine étape, l\u2019autogestion page 6 e Les débardeurs suspendus: \u201cOn a mauvaise réputation\u201d page 7 e Milton-Parc: guerre aux spéculateurs pages 8-9 e Enterrement de première classe pour Fernand Lefebvre page 10 e Denys Arcand libéré page 23 e Radio-Québec demande une trêve aux grévistes page 27 e Nos cyclistes apprennent durement leur métier en France page 36 Parizeau en liberté: \u201cJe dois plus à la CSN qu'elle ne me doit\u201d Raymond Parent \u201cJe n\u2019ai qu\u2019une volonté: rester au service de la CSN tant et aussi longtemps que la CSN me permettra de la servir.Je n\u2019ai pas l'intention de lâcher.Je dois plus à la CSN, qui m\u2019a bâti, qu\u2019elle ne m\u2019en doit.\u201d Raymond Parent, qui a perdu son poste de secrétaire général lors du congrès de la CSN, a été lon- quement applaudi par les délégués, hier soir, lorsqu'il s\u2019est adressé à eux, avec une grande émotion.Le président Marcel Pepin a annoncé tout de suite après que M.Parent venait de perdre sa mère, au début de la soirée.Les délégués ont alors observé une minute de silence très dramatique.Dans son bref discours, M.Parent, qui est agé de 43 ans, a rappelé qu\u2019il avait été élu il y a cing ans, au moment du départ de Robert Sauvé.\u2018J\u2019ai essayé de servir, a-t-il dit, avec mes simples moyens,_mes propres moyens, car je ne suis pas allé à l\u2019école longtemps.Je ne considère pas le résultat de l\u2019élection comme une défaite et la première personne que je veux assurer de ma collaboration est mon suc- vesseur Jean Thibault\u201d.M.Parent, faisant allusion au départ des 3 D, et à sa fidélité à la CSN, a dit ceci: \u201cJ'ai supporté un président qui peut, maintenant, se supporter tout seul\u201d.La Saint-Jean aura lieu Le Front commun pour la défense de la langue française (FCDLF) annonce qu'il organise une manifestation pacifique, pour le 24 juin, pour célèbrer la Fête nationale, pour le retrait du bill 63 et pour \u2018le frangais langue de travail\u201d.: La manifestation partira du parc Laurier à 17 heures, \u2018Malgré l'intimidation du maire Drapeau\".Le thème de la manifestation sera \u2018Québec français\u201d et tous les groupes intéressés à joindre le FCDLF \u201cpour sauver l'honneur des Québécois\u201d peuvent téléphoner a 861-3018.Aujourd\u2019hui a Cabano Le \u201ctrust du papier\u201d sera démasqué (par J.K.) \u2014 Le \u201ctrust du papier\u201d (les grandes compagnies papetières) a joué un rôle déterminant dans l\u2019attitude négative adoptée par le gouvernement fédéral, plus précisément par le ministère de Jean Marchand, dans l'affaire de la cartonnerie populaire de Cabano.Me Claude Jourdain, ancien président du CRD de est du Québec, rendra publiques, aujourd'hui, le 18 juin à deux heures, à Cabano, devant l\u2019assem- biée des souscripteurs, des preuves, des documents, établissant clairement comment Ottawa s\u2019est plié aux pressions occultes exercées par ies grandes compagnies de papier, contre le projet de Cabano.Des hommes seront nommés, des institutions identifiées, pour l\u2019édification de la population.On montrera, preuves à l\u2019appui, comment des analyses de rentabilité ont été tripotées, pour servir les fins des compagnies de papier, au détriment de Ca- bano.\u201cHs savent tout\u201d Chose inquiétante, qui sera traitée aussi cet après-midi: le trust du papier connaissait, avant tout le monde, ce qui se disait dans les rencontres, mé- me secrètes, des promoteurs du projet! Le trust était et est toujours \u201cbien renseigné\u201d.Il a des antennes qui en ont étonné plusieurs.L\u2019aprés-midi promet d\u2019'é- tre chaud, a Cabano.est publié par l'Association coopérative des publications populaires, 9670 Péloquin, Montréal 358.Directeur de {'information: Jacques Elliott.Comité de rédaction: Virginie Boulanger, Jacques Elliott, Michel Elliott, Louis Fournier, Gérald Godin, Jules LeBlanc, Robert Léves- que, Jean-Yves Saint-Pierre, Michel Servant, Michelle Si- mard.Rédaction: 381-8684.Sport: Pierre Terroux, directeur, Yvan Poupart.photographe.Publicité: Michel Servant.Gérald L'Italien, Paul de Grandmont, Michel Joubert, 381-1385.Distribution et abonnements: Jean-Yves Saint-Pierre, 381-9936.Administration: Rambo, 381-4775.Composé et imprimé par Journal Offset Inc.\u201d Montréal, 331-9721.Courrier de deuxième classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti à Montréal, 9670 Péloquin, Montréal 358.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec. Gilbert van PE aa i yj Lea $772,000 pour abattre le régime Ç S n par Louis Fournier QUEBEC \u2014 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) s\u2019est donné hier les moyens financiers d'engager vraiment la lutte sur le Deuxième Front en vue d'abattre \u201cle parti Libéral et tous ses semblables\u201d, comme le dit le rapport du président Marcel Pepin et de \u2018\u2018bâtir un pouvoir populaire\u201d au Québec.Les quelque 1,500 délégués réunis pour la dernière journée du 45e congrès biennal de la centrale, au Patro Roc-Amadour ont approuvé un budget qui accorde près de $200,000 de plus que prévu pour les deux prochaines années, aux trois services essentiels du Deuxième Front: l'action politique non partisane, l'éducation, la consommation et les coopératives.$772,000 Au total.la CSN consacrera donc plus de $772,000.aux trois services en question sur un budget global d'environ $8.1 millions à l'exclusion du fonds de défense professionnelle.L'action politique recevra la part du lion pour les 24 prochains mois, soit $330,100.($127,000 de plus que prévu): l'éducation obtient $220,300 (une augmentatiot de $13.100) et la consommation et les coopératives $204,800 ($50,400 de plus que prévu).Le budget amputé des \u201corganisations diverses\u201d demeure quand méme de $376,000 et le Parent est battu Le nouvel Marcel Pepin, 46 ans, réélu par une écrasante majorité au poste de président-géné- ral de la CSN.Il a obtenu 917 voix contre son seul adversaire, M.Henri Vachon.Jean Thibault, 31 ans, a créé une très forte surprise, en défaisant, au poste de se- crétaire-général, M.Raymond Parent.Ce dernier a obtenu 494 voix, alors que le nouveau secrétaire en obtenait 583.M.Thibault était jusque là adjoint au direc- teur-général des services de la centrale.Guy Thibaudeau, élu au poste de trésorier tout récemment en remplacement de Jacques Dion, a conservé son poste.Il a battu de justesse son adversaire M.Gilles Beaulieu, par 559 voix contre 521.M.Thibaudeau, 54 ans, était président du syndicat de la Gulf, a Shawinigan, et vice- président de la Fédération de la Métallurgie.exécutif Claude Girard, 31 ans, a été élu, au 4e tour de scrutin, au poste de vice-président.li a défait, alors, Gisèle Cartier, de Montréal.M.Girard était président du Conseil central du Saguenay.Norbert Rodrigue, 30 ans, a été élu au premier tour de scrutin au poste de vice-président.I était auparavant président de la Fédération services nationale des 1% ja Victor Dahl, 58 ans, a été élu au premier tour de scrutin, au poste de vice-président.De Port-Alfred, M.Dahl était président de la Fédération du papier et de la forêt.budget de l'\u201c\u2018organisation normale\u201d de $1.1 million.L\u2019amendement Chartrand La bataille là-dessus a été lancée au congrès par Michel Chartrand, président du Conseil central de Montréai, qui a présenté un amendement aux prévisions budgétaires soumises par l'exécutif: M.Chartrand soutient, qu'\u201cil est plus syndical et plus rentable de former de vrais militants que d'embaucher des vendeurs de cartes de nouveaux membres comme ceux qui sont partis avec leur boss\u201d, disait-il en faisant allusion aux dissidents de la CSN.L'adoption de la proposition Chartrand ne s'est toutefois pas faite sans douleur! Plusieurs présidents de fédérations pro- fessionnelies se sont opposés farouchement à l'accroissement du budget pour les trois services du Deu- sun budget de guerre xième Front.Le président de la Fédération des ingénieurs et cadres.Jean- Guy Rodrigue, a qualifié d'\u2018irréaliste\u2019 la proposition.À l'issu du débat.le président Pepin a déclaré simplement que c'était là \u201cle point essentiel, crucial, à faire décider par le présent congrès\u201d.Ottawa invite les salaisons à \u2018\u201c\u2018évaluer la situation\u201d Il y a trop d'additifs chimiques dans 198 \u201c\u2018viandes préparées\u2019\u2019 Attention! Quand vous mangez des viandes préparées (cured meats), vous ingurgitez probablement beaucoup plus de nitrite et de nitrate que le minimum prévu par le service de protection de la Santé du gouvernement fédéral.C'est ce que révèle une lettre confidentielle adressée par le ministère au gérant général du Conseil des salaisons du Canada {Meat Packers Council of Canada).Cette lettre ré- véle en effet qu'une enqué- te fédérale a trouve, dans 198 produits des salaisons canadiennes, des quantités excessives de nitrite et nitrate.La lettre affirme notamment: \u201cOn a relevé des produits ou il y avait plus de 1,000 parties par million de nitrite et de nitrate\u2019, alors que le maximum prévu par la loi est de 200 parties par million.Magasins Coop: Congrès La Fédération des magasins Coop tiendra son assemblée générale annuelle demain et mardi au château Frontenac, à Québec.Dans l\u2019après-midi, les délégués étudieront les pro- blièmes des consommateurs (bill 45), l'étiquetage, la publicité et l'information aux consommateurs.Cette lettre est dévoilée dans la Revue du consommateur qui vient de pa- raitre.Le pire de l'affaire.c'est qu'au lieu de forcer les entreprises à retirer du marché les produits qui peuvent être dangereux s'ils sont consommés en grande quantité, le ministère de la Santé convoque poliment le président du Conseil des salaisons, M.H.K.Leckie, à venir discuter de toute l'affaire à Ottawa.L'enquête du ministère cite en particulier les viandes en boîte et les \u201ccured primal cuts\u2019, comme contenant des quantités excessives de NaNo3 (nitrite-nitrate).On appelle \u2018viandes préparées les baloneys.pâtés de poulet.de veau pressé, etc.qui sont vendus en tranche dans les comptoirs de viandes froides, ainsi qu'en boîtes.comme Klik, Kam, etc.Demandez à votre bouche: ce qu'on entend généralement par \u2018cured primal cuts\u201d et mefiez-vous! Dans le style fédéral poli habituel quand il s'agit de réprimander l'entreprise privée, le ministère écrit: \u2018Nous ne pouvons comprendre pourquoi il y a tant de nitrite-nitrate dans les produits inspectés.\u201d Et le docteur S.W.Gunner.de la Section des additifs aux aliments.conclut en disant: \u201cNous vous expédions les résultats de nos enquêtes pour étude et commentaires de votre part, et nous vous attendons à Ottawa le plus tôt possible pour évaluer la situation.\u201d SIC! = L\u2019avance de $200,000 Les 3 \u2018D\u2019 courent toujours après par Jules LeBlanc La nouvelle centrale syndicale québécoise formée d\u2019ex-membres de la CSN n\u2019a pas encore obtenu le prêt de $200,000 dont elle a besoin pour éponger le déficit de $240,000 qui est prévu pour sa pre- miére année d\u2019existence.C'est ce qui se dégage d'entretiens que deux dirigeants de la nouvelle Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ont accordés hier à Québec- Presse.Tous deux se sont cependant montrés très optimistes, affirmant que la situation financière de la centrale ne causait aucun problème et ne les inquiétait en aucune façon.Jacques Dion et Yvon Valcin.respectivement trésorier et responsable de l'information à la CSD.ont confirmé que le prêt de $200,000 qui devrait étre avancé par la caisse populaire des syndicats nationaux de Québec (la caisse pop de la CSN a Québec) est maintenant hors de question, a la suite d'une intervention du président de la CSN, Marcel Pepin.Tous deux se disent confiants que d'autres caisses populaires, en particulier dans la région de Québec, avanceront à la nouvelle centrale le prét de $200,000 en question.Des crédits ouverts Yvon Valcin nous a déclaré que des crédits ont été ouverts à la CSD par deux institutions bancaires, dont la Banque provinciale du Canada où le mouvement Desjardins détient une part importante du capital-actions.Jacques Dion, de son côté, a déclaré qu'il y avait des crédits ouverts pour la nouvelle centrale dans beaucoup plus que deux endroits, mais H a refusé de préciser où, de même que les sommes en cause.S'agit-il de $500 ou de $5,000 ou de $50,000° L'ex-trésorier de la CSN a d'ailleurs refusé de parler avec précision de la situation financière de la CSD, si ce n'est pour dire que tout allait bien.Dans une allusion à notre édition de dimanche dernier, il a dit, sèchement: \u201cSurtout avec la publicité que vous nous avez donnée l\u2019autre jour, je n'ai aucune nouvelle à vous donner.\u201d Acculée au mur?Pour sa part, en dépit de l'optimisme qu'il affiche, Yvon Valcin insiste sur le caractère mesquin des démarches du président Pepin, de la CSN.\u201clls vont nous fermer les portes du mouvement coopératif et nous contraindre à traiter avec des institutions bancaires et des compagnies de finance; puis, ensuite, ils vont nous reprocher cela en poussant les hauts cris,\u201d ré- pète-t-il.\u2014 Mais, si vous n'avez aucune inquiétude, une telle possibilité n\u2019existe pas?C'est donc qu\u2019il y a un probléme.\u2014 Non, non, rétorque Yvon Valcin.Je ne fais qu'évoquer une hypothèse extrême, celle où on serait acculé au pied du mur.Sur le congrès de la CSN, Yvon Valcin déplore que le document \u201cNe comptons que sur nos propres moyens\u201d n'ait pas été étudié.|! se réjouit, par contre, du rapport du \u201ccomité des 12\u201d à ce sujet.rapport qui rejette le capitalisme et le marxisme et préconise un socialisme typiquement québé- vois.\u201cC'est toujours ce que j'ai défendu\u2019, com- mente-t-il.{ QUEBEC-PRESSE 18 JUIN 1972 / 3 Liisa ana aus à ot - a » + .- tt\u201c.Cot Tr Les chiens jappent Le coeur a la fete: interdit! L'art de ne rien voir 4 / QUEBEC-PRESSE 18 JUIN 1972 ald \u20ac Ainsi, la CSN a décidé de sortir pour de bon du cadre étroit de la négociation d\u2019une convention collective.Parce que, face aux mises à pied massives dans la pétrochimie, dans les pâtes et papiers, dans la métallurgie, etc.la convention collective est impuissante.Parce que, face à un gouvernement qui annule par des lois d\u2019exception, les droits des travailleurs à négocier leurs conditions de travail, la convention collective est impuissante.Parce que, dans un système économique et politique qui crée plus de chômeurs et d'assistés sociaux que d\u2019emplois nouveaux, la convention collective est impuissante.Un syndicalisme qui décide, aujourd\u2019hui, de tourner le dos à l\u2019action politique, editorial à une recherche raisonnée des causes de la crise actuelle et des solutions à cette crise, et à l\u2019application pratique des moyens de la résoudre, est un syn- dicatisme bête et aveugle.C\u2019est un syndicalisme qui négocie un / mois de vacances payées pour des futurs chômeurs.C\u2019est un syndicalisme qui arrache $4 de l'heure a des entreprises qui agonisent ou qui font leurs paquets pour s\u2019en aller ailleurs.C\u2019est un syndicalisme des victoires d\u2019une heure et des défaites permanentes.Ce n\u2019est pas le syndicalisme que les militants de la CSN veulent, désormais.lls ont décidé de se donner les outils concrets pour réaliser enfin les promesses contenues dans le Deuxième front.Ces outils, ce sont les comités d'action populaires qui vont travailler dans chaque comté du Québec à informer les travailleurs, à regrouper leurs alliés en cas de conflit et à lutter contre leurs ennemis naturels aussi souvent qu'ils le jugeront à propos.C\u2019est un syndicalisme qui va, tôt ou tard, faire basculer le régime actuel, le régime des \u2018peddiers\u201d du Québec au plus offrant, pour le remplacer par un régime où, enfin, le développement harmonieux du Québec sera possible.Et c'est bien pour ça que tout ce qui jappe, éructe et pond au service du système actuel, au Québec, est déchainé, ces jours-ci.Mais c\u2019est sans importance, car les chiens jappent et la caravane passe.Le Comité de rédaction point de vue Pour faire le point de notre vie théâtrale au 24 juin 1972, j'ai le sextant un peu croche: je suis blessé quand j'apprends que les Montréalais n'auront peut- être pas à leur disposition une des rares places publiques au Québec, la place Jac- ques-Cartier, pour danser, chanter, boire de la bière, se faire casser la gueule, bref, pour faire leur théâtre de la Saint- Jean.Quand on se trouve dans l'obligation de faire face à de telles interdictions, on a de moins en moins le coeur à la fête et, tant que nous ne ferons pas nos fêtes, nous ne ferons jamais notre théâtre.Il y a deux ans, les célébrations de la Saint-Jean marquaient le début d'un nouveau mouvement dans nos rues et permettaient à de nombreux poètes et musiciens d'élever la voix en plein air, au centre de milliers de personnes qui échangeaient le char allégorique de carton-pâte contre des chars vivant et vibrant d'un trop-plein de mots qui doivent être dits et de gestes qui doivent être faits si nous voulons au moins pouvoir respirer en paix.Sur ces chars ou ces tréteaux, il y avait de jeunes compagnies comme le Grand Cirque Ordinaire, les Enfants de Laliberté, peut-être l'Infonie, peut-être le Huitième Etage et d'autres.Ou sont passés ces nouveaux auteurs, interprètes, musiciens qui, il y a également deux ans, avec d'autres troupes plus âgées, avaient envahi les théâtres de l'Expo où on leur donnait les moyens d'offrir enfin à un nouveau public des représentations gratuites.Comme j'aurais Des fées étranges ont entouré le berceau du nouveau groupement syndical (CSD) après qu\u2019en eurent été écartées les sorcières, Tout le monde a pu voir ses marraines: clamantes, acclaman- tes et gesticulantes, ces imprudentes faisaient une compagnie bien curieuse autour du nouveau-né.Tout ce qu'il y a de sourdement ou de bruyamment hostie au syndicalisme s\u2019est montré en effet: les trois partis capitalistes, les éditorialistes de la presse capitaliste, le gros Yvon Dupuis, l'infecte feuille Défi, tous ont salué l'événement, qui fut fort annoncé, et salué les parents, qui furent beaucoup phofographiés.Des observateurs qui font profession de lucidité n\u2019ont pas vu ce spectacle ou n'en ont point été frappés.Les auteurs de l'affaire, d\u2019éminents syndicalistes il va sans dire, ont accouché dans des circonstances qui donnent en effet de grands espoirs syndicaux.Le régime avait mis les chefs du mou- aimé voir dans ces théâtres tous ceux qui boudent nos formes théâtrales, qui ne croient pas à la voix du poète, qui nous mettent de côté dans leurs planifications politiques! Au 24 juin 1972, nous avons la douleur de constater que ces gens, qui ferment les places publiques et qui sont tout à fait prêts à fermer les quelques scènes que nous avons, s'occupent de répression.Car c'est bien de répression qu'il s\u2019agit, j'en ai la conviction ferme.Depuis 12 ans, peu de jeunes compagnies ont vu le jour et aucune n'a atteint un niveau de production et de création d'où on aurait pu assurer une certaine continuité.Car qu'on le veuille ou non, l'art dramatique reste encore un des moyens les plus vrais et les plus souples mis à la disposition d'une jeune société qui se définit et se situe.Après deux ans de création intense, le Grand Cirque Ordinaire de Raymond Cloutier est démantelé et baillonné, I'In- fonie mourait il y a un an en même temps que la compagnie de Gilles Renaud, le Huitième Etage répète, travaille et ne peut pas se présenter à Montréal.Nous devons être drôlement riches et débordants de talent pour permettre un tel gaspillage.La Nouvelle Compagnie Théâtrale de Gilles Pelletier et Françoise Graton a fait la preuve depuis quelques années qu'un bon théâtre populaire pour la jeunesse est viable et nécessaire: on devrait s'empresser d'étendre ce mouvement à la grandeur du Québec.Le Théâtre du vement syndical tout entier en prison: les inventeurs de la CSD se sont aimablement moqués des prisonniers.Le régime venait de supprimer le droit de grève pour environ le tiers des syndiqués québécois et d\u2019adopter la loi an- tisyndicale la plus violente de l\u2019histoire du Québec, dans un effort pour briser le Front commun.Les syndicalistes du temps nouveau ont dénoncé le Front commun.Or, des observateurs qui font profession de tout juger dans la sérénité n\u2019ont, là encore, rien aperçu de troublant.Il y a des desseins que M.Ryan ne saurait voir.L'enfant, ayant à peine la tête sortie, ne vagissait pas: il vomissait.Ce fut d\u2019abord un torent de diffamation, une coulée d\u2019ordures: tout le monde a vu ça, sauf les observateurs impartiaux, M.Ryan notamment, que n'a pas particulièrement frappé non plus la démocratie qui marque avec un extraordi- Rideau-Vert et le Théâtre du Nouveau- Monde poursuivent leurs carrières pour des publics de plus en plus diversifiés et de plus en plus exigeants: on devrait leur donner les moyens et l'obligation de rayonner dans tous les grands centres du Québec; au lieu de ça, on assiste à des castrations terribles comme l'obscur interdit de présenter les Belles-Soeurs de Tremblay à Paris.Le Théâtre du Nouveau-Monde déménage à la Comédie-Canadienne; un tel mouvement ne peut pas plaire à tout le monde et, devant certaines critiques, le ministre des Affaires culturelles du Québec déclare que c'est une bonne occasion d'ouvrir le dossier du théâtre.Qui l'a fermé?et avant de le fermer qu'est-ce qu'on y a mis?Je souris quand je songe qu'à ce même ministére, le poste à la Direction du théâtre est sans titulaire depuis plus d'un an.Au moins, notre ministère aura facilité la création.dans la ville de Québec, du Théâtre du Trident.Issu du regroupement pour le théâtre.qui avait fait mal à tant de monde en étant dans l'obligation de détruire pour construire, le Trident offrait de belles promesses d'avenir.Le Trident de Paul Hébert et de Laurent La- pierre vit merveilleusement bien, mais déjà ceux qui se sont regroupés, il y a trois ans, sont prêts à le faire encore pour la création d'une deuxième scène.tant on aime le théâtre.Au carré d'Youville comme à la place Jacques-Cartier, la poésie pousse bien.Encore faut-il en protéger la semence.Albert Millaire naire éclat le congrès qui s'achève cette semaine à Québec.Les observateurs détachés et sereins n\u2019ont pas remarqué non plus que la CSD, qui se réclame de la base, s\u2019est formée précipitamment sans qu\u2019aucun syndicat ou presque en ait décidé en assemblée générale.Ils n\u2019ont pas daigné non plus se demander si cette scission, d\u2019ailleurs passablement ratée, n\u2019était pas l\u2019aboutissement, comme c'est le cas, de l'effort d'un certain groupe de dirigeants et de permanents, et donc essentiellement le résultat d\u2019un coalition de cadres.Puis- qu'il s'agit de cadres, cela correspond assez mal à l'image populiste et ultra- démocratique qu\u2019un Dalpé ou qu\u2019un Valcin cherchent à se donner.Mais les observateurs altiers ne s'aperçoivent pas non plus de cette contradiction-là.Les observateurs brevetés ont ceci de particulier qu'ils ne remarquent rien du tout.C\u2019est un très beau métier.Pierre Vadeboncoeur rate sr re Sete em mess 7 pes Sidbec est mise en place Parizeau en liberté Le jour de l'inauguration de l'usine de Sidbec, la plupart des gens présents saluaient une sorte de démarrage.Pour une douzaine de politiciens, de fonctionnaires et de techniciens qui se trouvaient \\à c'était, en fait, un dixième anniversaire.Le comité de sidérurgie du gouvernement de Québec a commencé ses travaux au début de 1962.Le cheminement a été long, marqué de détours, d'échecs, et de difficultés de toutes sortes.Il vient d'aboutir.C'est, dans l'histoire encore récente des interventions du gouvernement de Québec dans l'industrie, un cas d'un exceptionnel intérêt.Depuis la deuxième guerre mondiale, on avait souligné à plusieurs reprises, mais sans succès, les graves inconvénients économiques qu'il y avait pour le Québec à ne pas avoir une véritable industrie sidérurgique primaire et, en particulier, aucune installation pour la fabrication des produits plats (tôles) qui sont un des produits de base de plusieurs industries mécaniques (automobiles, appareils ménagers, meubles métalliques etc.).En fait, il n'y avait a ce moment que quatre grandes aciéries au Canada, une en Nouvelle-Ecosse et trois en Ontario.Seules celles de l'Ontario fabriquaient des produits plats.D'autre part, l'organisation des prix avait ceci de particulier que ceux de la tôle étaient les mêmes dans un triangle situé entre Sault-Sainte- Marie, Windsor et Oshawa.Le fret était compté aux clients situés hors du triangle.A Montréal, la tôle coûtait souvent 12 ou 15% plus cher que dans le triangle, sauf en période de dumping aigu de produits étrangers.Un deuxième régime de prix tendait à consolider la prédominance de l'Ontario.Tous les minerais de fer vendus dans l'est de l'Amérique du Nord étaient cotés comme s'ils avaient été livrés à la ville d'Ashtabula sur le lac Erié et, de là, le fret était charge au client.On arriverait ainsi au paradoxe que celui qui aurait acheté du minerai de fer a Schefferville l'aurait payé à ur des prix les plus élevés en Amérique du Nord.Au contraire, plus un client était rapproché du point de base, plus le prix était bas.Evidemment, un sidérurgiste pouvait toujours chercher à échapper a ce syste- me en possédant ses propres mines.Mais les gisements du Québec, les plus accessibles et les plus rentables, avaient été affermés à des intérêts américains et on- tariens.Dans ces conditions, on pouvait bien souhaiter tous les deux ans l'établissement d'une entreprise sidérurgique au Québec, il n'y avait aucune chance qu'il s'en établisse une spontanément, en vertu de ce que l'on appelle gentiment les \u2018\u2019forces\u201d du marché.Les grandes aciéries de l'Ontario et Dosco (de Sydney) maintenaient à Montréal des installations que le marché mé-: tropolitain rendait inévitables; c'était tout.Lorsque le gouvernement du Québec entre au dossier, les objectifs sont clairs.Il ne s'agit pas de traiter sur place du minerai catholique et canadien-français, selon l'imagerie nationaliste traditionnelle.li ne s'agit pas non plus de se doter à tout prix du symbole nécessaire de l'industrialisation.|! s'agit de casser un système qui, plus que tout autre facteur.a retardé le développement de l\u2019industrie mécanique.Négativement, les objectifs sont tout aussi clairs.Il n'est pas question d'établir une aciérie dirigée par des hommes d'affaires du modèle courant qui s'entendront pour adopter le système de prix canadien et vendront donc à Montréal au prix de Hamilton plus le fret, alors que le fret réel serait beaucoup plus faible.Les profits seraient alors élevés, les hommes d'affaires bien bons, et l'opération ratée dans ce sens que les prix dans la région de Montréal n'auraient pas baissé.Il fallait, en somme, essayer de fournir au Québec de la tôle au prix que l'Ontario la payait.Cela ne pouvait se faire que par le truchement d'un gouvernement qui, non seulement lancerait le projet.mais contrôlerait les rapports que la nouvelle société entretiendrait avec les concurrents.Il fallait donc une sidérurgie d'Etat, sans actionnaires minoritaires, au départ tout au moins.Et, en tous cas, pas de compagnies sidérurgiques ontariennes comme actionnaires minoritaires.|! fallait garder les mains libres.Cela a pris un certain temps avant que le problème apparaisse sous une forme aussi précise.Les tentations d'alliance étaient nombreuses, les vieux complexes d'infériorité jouaient à plein.Néanmoins, le projet avançait.En fait, une première tentative le fit beaucoup trop avancer.Un groupe partit pour la gloire et mit au point un projet gigantesque, superbe et inapplicable.1! fallut recommencer.Un coup de théâtre faillit tout remettre en question.Dosco, qui commèé on l'a dit n'avait jamais fabriqué de produits plats, décida, \u2014 puisqu'il semblait bien que de toutes façons on en ferait dans la région de Montréal, \u2014 de construire un laminoir à Contrecoeur qui serait alimenté par l'acier de Sydney.Or, en raison du marché encore assez faible au Québec, ce geste pouvait marquer la fin de Sidbec.|| n'y avait pas de place pour deux laminoirs rentables.Hl fallait donc acheter Dosco ou tout au moins ses installations au Quebec (on finit par en ajouter une d'Ontario).Ceia, dans les circonstances, aurait pu coûter cher.Mais Dosco arrivait au bout de son rouleau.Une mauvaise administration, certaines décisions catastrophiques, l'avaient plongée dans les déficits.Au mé- me moment, la Banque d'Angleterre faisait pression sur un certain nombre de sociétés britanniques pour qu'elles se débarrassent de filiales déficitaires à l'étranger.Hawker Siddeley.de Grande- Bretagne.qui contrélait Dosco, était mn pour vendre.L'usine de Sydney fut absorbée par le gouvernement de 'a Nouvelle-Ecosse et quatre usines furent achetées par Sidbec.Comme Dosco avait un réseau impor tant de distribution et d'utilisateurs à Montréal.on achetait donc un marché.des installations de fabrication secondaire et le fameux laminoir de Contrecoeur.Ce n'était évidemment pas encore une aciérie intégrée.Dans un premier temps, il fallait encore utiliser de l'acier de Sydney ce qui en raison de la distance était de toutes façons aberrant.On n'y pouvait rien.En fait, Sidbec devait perdre de l'argent tant qu'elle n'aurait pas sa propre aciérie primaire localisée à côté de ses laminoirs.Et c'est cette aciérie primaire qui a été inaugurée récemment.L'opération de mise en place est donc terminée.Et le prix du minerai de fer?Que deve- nait-il dans tout cela?La question fut réglée, il y a plusieurs années, par un ministre des Richesses naturelles particulièrement énergique.!| avait menacé de nationaliser les gisements nécessaires si le mode d'établissement des prix pour Sidbec n'était pas changé.li le fut.trés rapidement.de tels meetings.Le Queen's.7 Ba L'hôtel QUEEN°S Le propriétaire du Queen's, Urbain Boutin, met a la disposition des syndicats et groupes populaires, a des prix extremement bas, des salles de toutes dimensions pour la tenue de congrés, assemblées et réunions de tous genres.Ces salles sont spécialement équipées pour Le Queen's n'est pas l'hôtel le plus \u201cin\u201d et le plus luxueux en ville.Mais il convient parfaitement aux groupes qui n'ont ni le goût ni les moyens financiers de se payer les hôtels les plus dispendieux de la métropole et qui recherchent néanmoins un endroit agréable pour se réunir.Le Queen's est le seul hotel québécois du centre-ville.Il offre dix salles pouvant contenir de 25 à 400 personnes à compter de vingt dollars par salle.ll abrite trois bars, deux restaurants et 350 chambres.00, rue Peel, Montréal.(514) 866-2531.\u201cLe confort d\u2019un grand hotel à prix populaires\u201d QUEBEC-PRESSE 18 JUIN 1972 / 5 Au 45e congrès de la CSN Après l'action politique, l'autogestion par Louis Fournier QUEBEC \u2014 Le débat sur l'orientation de la CSN, bien amorcé lors de son 45e congrès marqué par une participation massive des délégués, est cependant loin d\u2019être terminé.La CSN a rejeté du même souffle ie capitalisme et le marxisme, mais les délégués n'ont pas eu à se prononcer, à ce congrès-ci, en faveur d\u2019un socialisme-démo- cratique typiquement québécois, dont le contenu et les étapes de réalisation seront définis progressivement par les travailleurs de maintenant.C'était là la recommandation majeure \u2018du comité des 12\u201d, chargé de synthétiser les réactions des syndicats à la CSN au manifeste \u2018Ne comptons que sur nos propres moyens\u201d.' Toutefois, une résolution glissée au moment des questions de privilège, vendredi, engage la CSN, pour la première fois, à lutter en faveur de l'autôgestion, une des bases du socialisme.Les délégués ont en effet décidé que \u2018\u2019le syndicalisme.de même que le mouvement coopératif, deviennent conjointement des écoles d'enseignement aux responsabilités administratives et initient progressivement les travailleurs à l'auto-gestion\u201d.Et ce, \u2018afin que les travailleurs parviennent à exercer démocratiquement la gérance des entreprises partout où ce sera possible\u201d.Cette résolution avait été présentée par le vice- président du conseil central de Québec, Léopold Beau- lieu, gérant de la Caisse d\u2019économie des travailleurs réunis du Québec, elle-même une expérience pilote d\u2019autogestion.Malgré tout, le débat idéologique n\u2019est qu\u2019amorcé à la CSN, ce qui a conduit mademoiselle Thérèse Montpas, président du conseil central de Québec, à réclamer la mise en place de mécanismes de consultation et de travail en vue d'un autre congrès d'orientation.Les Gars de Lapaime C\u2019est pas fini! QUEBEC \u2014 Frank Diterlizzi avait lancé: \u201cle thème du congrès de la CSN c'est \u201cIls vont nous respecter\u201d.Respectez-nous camarades!\" Or.les délégués au congrès ont décidé dans une bonne majorité de maintenir l'appui financier aux employés du transport postal de Montréal dans la lutte qu\u2019ils mènent depuis près de deux ans et demi contre Ottawa.Un comité de trois membres composé d'un représentant de l'exécutif de la CSN de la fédération des services publics et du syndicat des gars de Lapaime sera créé pour reclasser les syndiqués dans les endroits qui leur conviennent.Ce comité devra faire rapport au conseil confédéra! de la CSN.bé Un syndicaliste ne peut pas resterliberal\u201d\u201d QUEBEC \u2014 \u201cSi tu veux rester dans la CSN, que je me suis dit, tu peux plus être militant du parti Libéral\u201d.Guy Dufour, 43 ans, fait du syndicalisme depuis 1952.H est vice- président du Syndicat des pates et papiers de la Consolidated-Bathurst (Power Corporation) a Port-Alfred au Sague- nay.Il a décidé de démissionner comme trésorier et organisateur en chef de l'Association libérale du comté de Dubuc.: \u201cJe suis avant tout un militant syndical.Faut que je foute le camp de ce parti-là, c\u2019est plus ma place\u201d.Cela, Guy Dufour l\u2019a lancé sous les applau- dissemenis nourris des délégués au congrès de la CSN vendredi.\u201cJe suis devenu libéral dans le temps de la CTCC.Le syndicat nous disait alors qu\u2019il ne fallait pas faire de politique mais c'est la CTCC qui m'a embarqué avec les libéraux! J'ai voté contre le rapport de Marcel au congrès mais jai compris ensuite qu\u2019au fond, c\u2019est lui et les délégués qui avaient raison.\u201d MANIFESTATION LE 24 JUIN POUR UN QUÉBEC FRANÇAIS samedi le 24 juin à 17 hres départ parc Laurier (angle Christophe-Colomb) FRONT COMMUN POUR LA DÉFENSE DE LA LANGUE FRANÇAISE renseignements: 861-3018 SCRIBEC 45 est, Jarry 387-2486 Photocopie XEROX instantanee Chaque du meme copie original 8\u20ac 5010 copies 7\u201c lla 16 copies 6\u201c 17 a 30 copies 5\u20ac 31 à 40 copies 4\u20ac 41 à 80 copies 31/77* 81 à 199 copies 3¢ 200 et plus 8 » x 14 et couleur: 10% suppl.Dactylographie, polycopie, odressage, traduction, rédaction, secrétariat Jean-Louis HARGUINDEGUY, secrétaire du syndicat des fonctionnaires.|| est contre l\u2019action politique.coeur balance.Jean-Paul BREULEUX, président du syndicat des fonctionnaires.Entre les deux, son André RACICOT, dent du syndicat des fonctionnaires.Il est pour l\u2019action politique.Les fonctionnaires vont se brancher en septembre QUEBEC \u2014 Le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, tiendra un congrès d'orientation à l'automne.Ce congrès s'impose en raison des tendances qui se manifestent à l'intérieur du SFPQ au sujet de l'orientation de la CSN.Les divergences au sein du Syndicat se sont cristallisées au congrès dans les interventions du secrétaire Jean-Louis Harguin- deguy.et du vice-président André Racicot.Pour Jean-Louis Har- guindeguy.le rapport de Marcel Pepin va à l'encontre de la liberté d'opinion et d'expression des travailleurs.Pour André Racicot, on doit choisir une fois pour toutes entre le syndicalisme d'affaires et le syndicalisme de combat: \u201cIl faut choisir le combat, même politique, car c\u2019est la seule voie possible pour obtenir des gains au plan syndical.Enfin le président Jean-Paul Breuleux, interviewé par Le Travail, a déclaré: \u201cAvec l\u2019amendement accepté, le point principal du rapport du président, à savoir \u201cabattre le parti Libéral\u201d, a été supprimé pour une action plus large et moins directement partisane.(.) si nous sommes contre l'action politique partisane, nous avons toujours pratiqué l\u2019action politique non partisane.Contrairement à ce que disent les 3 \u2018\u2018D\u201d 85% des syndiqués de la métallurgie étaient représentés au congrès QUEBEC \u2014 85% des 32,000 membres de la fe- dération de la métallurgie, des mines et des produits chimiques étaient représentés par leurs délégués officiels au congrès de la CSN.Pour Maurice Boucher, le président de la fédération, c'est la meilleure preuve que les syndiqués de ce secteur sont encore loin de quitter les rangs de la centrale, comme l'ont prétendu les dissidents réfugiés à la CSD.notre libération collective.oui CC Faire parvenir a: En 18 mois, le Mouvement pour la défense des prisonniers politiques québécois a réussi à recueillir $50,000.Dans la méme période, tout ce montant a éte utilisé pour C'est pourquoi le MDPPQ lance une nouvelle campagne de $50,000.00: le travail qui reste est énorme, et nous comptons sur chaque vrai Québécois.Je désire recevoir le nouveau dépliant du MDPPQ.non C MDPPQ 3459, rue Saint-Hubert Montréal 6 / QUEBEC-PRESSE 18 JUIN 1972 \u201cIl y a des problèmes, c'est sûr, ajoute Boucher qui vient du chantier maritime de Lauzon, corroboré par son vice-président Jeannot Vandal de Sorel.L'orientation de la CSN en tracasse plusieurs.Mais ils sont venus au congrès, ils cherchent à savoir le fond de toute l'affaire et à comprendre l'évolution actuelle.lls feront rapport aux membres et ies membres décideront générale.en assemblée IMPRIMERIE MANSOUR INC.672-2990 ATELIER SYNDIQUE 4, rue Waterman edifice Waterman A, Soint-lambert vice-prési- par Jacques Keable \u201cLa réputation des débardeurs est déjà faite depuis bien longtemps.Elle est même proverbiale: \u201csacrer comme un débardeur\u201d ou \u201cavoir un langage de débardeur\u201d sont des expressions que tous connaissent et qui sont maintes fois employés.\u201d L'auteur de ces lignes s'appelle Yves Dufour, est débardeur et porte le numéro matricule 3623.Il est membre du comité de rédaction de \u201cNouvelles\u201d, le journal de l'Association internationale des débardeurs, section locale 375 (FTQ).ceux-là mêmes qui sont actuellement et officiellement sans emploi, ayant été \u2018suspendus\u2019 par leur patron, l'Association des employeurs maritimes (AEM).Après avoir débrayé une première fois, pendant une journée, le 9 mai, par solidarité avec les travailleurs du Front commun FTQ-CEQ-CSN, les plus de 3,000 débardeurs de Montréal, Québec et Trois- Rivières débrayaient a nouveau, seuls cette fois, le 16 du même mois.Refusant de se plier aux injonctions prises contre eux, les débardeurs furent \u201csuspendus\u201d le 28 mai suivant par les compagnies.Motif de cette grève des débardeurs, devenus maintenant des \u201csuspendus\u201d: les compagnies ont violé, disent-ils, la convention collective pourtant toute jeune encore, ayant été signée le 25 mars dernier.Les compagnies ont changé l'organisation des équipes, ce qu'elles n'avaient aucun droit de faire, soutient le syndicat.La \u201créputation\u201d Dans son texte sur la réputation des débardeurs, Yve Dufour, après avoir noté quelques préjugés courants, en plus de ceux portant sur le langage, écrit: \u201cLes compagnies entretiennent évidemment ces préjugés.C'est pourquoi on en voit quelquefois un ou deux aller a la télévision ou a la radio ou encore se servir des journaux pour dénoncer d'une fagon arbitraire les gens (les dé- bardeurs) qui les font vivre et trés grassement.\u201d La \u201chonte\u201d Au local du le débardeur qui m'\u2019indique ce texte avec insistance, enchaïne: \u201cQuand tu dis que t\u2019es débardeur, t'as l'impression que le monde te prend pour un tueur, un voleur, tout ça.Il y a même des gars qui ont honte de dire qu\u2019ils sont débardeurs.On a mauvaise réputation!.Quand j'étais jeune - ça fait 17 ans que je suis débardeur - il y a des filles qui voulaient pas que j'aille chez eux quand je leur disais que j'étais débardeur!.\u2026 \u201cPourtant, le vol dans le port, ça a toujours été organisé par les gros, mais c\u2019est les petits qui passent pour des voleurs.\u201d \u201cPense a ga, un peu: il y avait deux containers placés devant le poste de police du port.Deux containers! \u2026 [I ont été volés, devant le bureau de police.Tu mets pas ça dans tes poches, un container! C\u2019est un débardeur qui a fait c¢a?.A la barrière, les gars sont souvent fouillés.Il y a des millions qui sont volés chaque année.C'est le crime organisé, c\u2019est pas le débardeur qui fait ça!\u201d syndicat, L\u2019argent En fait, ce n'est pas tellement de salaire que les débardeurs parlent.Bien sûr, ils en \u2018parlent.Surtout en période de vache maigre, comme depuis la mi-mai.\u201cLa compagnie refuse même de nous payer nos vacances, à l'heure actuelle.\u201d, notent quelques-uns d'entre eux.Le salaire d'un débardeur est de $4.60 l'heure, pour un minimum de 40 heures assurées.pendant au moins 37 semaines par an, y compris les vacances.À cela s'ajoutent d'importants bénéfices marginaux.Au total, cela peut faire.à l'occasion d'une bonne année, un revenu confortable.Par contre, si les affaires sont tranquilles dans le port, le débardeur risque fort d'être limité à ses 37 semaines de 40 heures, avec des vacances forcées et non payées de 15 semaines, soit près de quatre mois! Les \u201csuspendus\u201d Les débardeurs n'ont pas de fonds de grève.Donc, ils ne touchent rien de leur syndicat jusqu'à maintennt, ce qui provoque la colère de quelques- uns d'entre eux, surtout de la part des responsables de families.\u201cIls laissent crever leur monde, c\u2019est des fumiers\u2019, dira l'un d'eux avec amertume, en parlant du syndicat.C'est ce manque tragique de fonds qui a amené le syndicat à entreprendre des démarches pour l\u2019obtention d'un emprunt de $2 millions, de façon à tenir le coup au cours des prochaines semaines, en facilitant la vie un peu dure qu'ont à supporter notamment les débardeurs chefs de famille.Chose à peu près certaine: il aura une proposition pour la création d'un fonds de grève, à la prochaine assemblée, une fois le conflit terminé.Les débardeurs ne voudront plus se faire prendre les poches vides! Ce qui simplifier ailleurs: n'est pas pour les choses par les débardeurs sont considérés comme grévistes.même s'ils sont.officiellement.des \u201csuspendus\u201d ou des loc- koutés.C'est ce qui a a- \u201cLe moral est bon, mais c'est les poches!.\u201d Au local du syndicat, l'atmosphère est assez joyeuse, même si le conflit dure maintenant depuis un mois.Pour aider à tenir le coup: les cartes! Et aussi un emprunt de $2 millions, pour aider les plus mal pris.mené des représentants du bien-être social à refuser de l'assistance à des familles de débardeurs, sous prétexte que ces derniers sont en grève et qu'on \u201cm'aide pas les grévistes\u201d.C'est ce qui pourrait s'appeler, en français ordinaire.du chantage! \u201cRefus de pouvoir\u201d \u201cLa seule solution qu\u2019on a, c\u2019est que la femme d\u2019un gars fasse arrêter son mari pour refus de pourvoir.A ce moment-là, la famille va avoir droit au bien- être social.C\u2019est la seule façon qui nous reste de nourrir nos enfants! Comme c\u2019est là, le gouvernement garde nos enfants en otage, pour qu\u2019on fasse les volontés des compagnies!.\u201d - Vous en avez, des enfants, vous?\u201cMoi, j'ai une fille de 36 ans.Puis si elle arrête de travailler, je la fais arrêter pour refus de pourvoir!.Jy dit le débardeur dans un éclat de rire général.Pas de fonds de grève.pas de bien-être social, pas d'assurance-chômage.que reste-t-il?\u201clI me reste Household Finance.Beneficial Finance puis.si t'en connais d'autres, nomme- moi-les, je vais y aller!\u201d (photo Québec-Presse: Michel Elliott) \u201cScabs\u201d et journalistes \u201cLe moral est bon, mais c\u2019est les poches!.Qu\u2019ils se décident pas à nous amener des scabs ici parce que ça va sauter.Je pense pas qu'ils le fassent.Ca se fait plus! Ce que je crains le plus, c\u2019est que le gouvernement mette tout le monde en tutelle\u201d.Les débardeurs ne sont pas tendres pour les journalistes et l'information.\u201clis écrivent n'importe quoi! Ils savent même pas ce qu\u2019ils écrivent.Tu pourras dire à Dupuis (Yvon) que si notre président refuse d'aller le rencontrer à son programme, c'est pas parce qu\u2019il a peur de lui, c'est parce que ça vaut pas la peine d\u2019y aller.Du- puis, qu'il commence donc par rembourser les pots- de-vin des libéraux!\u201d En quittant le local des débardeurs, l'un d'eux dit tout à coup: \u201cOn peut tenir malgré nos problèmes.Y'en a des pires que nous autres au Vietnam.On peut bien manger une claque de quelques mois.\u201d Ne restez pas dans vos vieux meubles, SORTEZ-EN ET DONNEZ-LES NOUS nousles cueillerons gratuitement, puis les réparerons et distribuerons en milieux défavorisés au prix coûtant, main-d'œuvre exclue, L'ATELIER POPULAIRE DU MEUBLE 2625 rue Albert, 3ième étage, Petite Bourgogne Téléphone 931-3874 d'u lundi aus jeudi de 8h 1 5h COPIBEC 843-4160 329 Carré Saint-Louis {pres Saint-Denis at Sherbrooke) photocopie XEROX copies du méme original: lab.12¢ 6al0.10¢ 11a 50.8¢ 50 et plus.bc Escompte sur quantites Escompte 20% aux etudiants Sherbrooke est | race Sont Lou LAVAL
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