Québec-presse, 6 octobre 1974, dimanche 6 octobre 1974
[" I am conan, in spn.St tree EPIRA RE SR AL po = ®@ : i J > # Ei XA a i io oe pu An ar rn 5 3 = - [EY = $ : EL i æ es D SE 2 > oe A li od.a Ra x2 of LL Se ac 2 2 % cz Re = V2, A A.= se A 25 1, hi Be i: ny \u20ac a ces A fi a A tai FE ae SE se ss, in 5 à 55 at} 5 HY a se oR, A pe 5 Le 7 A en Ds 7% Cri io pet se ss NE a + 5 he 5 4 5 2 en PE : 3 i 2 i a & #0 Ra 2, % & by qi 2 55 Ù EL ve BE; Ke Ae yA & J A pa 32 oh or ef #, = HE es 4 init ne i CE x i Si 4, æ KE ot 3 i ut 5, oi > , or 5% = pe 8 i A ; oy = iy = i.ee USE 25 \u2026 i se fe Je Fk em RN = = y A 5 hy i Ror, 312 us Ri SPAS 2 5 5% SL > 4 7 dx As 3 & = % 3 Ht + Fr tnt ik = io Lhe a nee aire E.FR Eh or Sy 2 ot oh ts i A de 3 pd a HR 3) = 2 B20 x = où ps aE RE io + 5 2 7 = Es ge Tar HE Had i: a 3% EE >, > a a: +) 3, BES.un 4 Een né = > Fahy % x 7 Lo ne i D; % 8 i, x SE 2 Es An > 4 où cu re 3r ee po # SESE = 4 EE ES, = se 3 RE ha Le =?ar = ae pe = 75 do 42 La 24 TH Te Pois 7 Xr iho \u20ac x .cas, x Se re 5 = ER y ad) \u201c 8 2% D + ji.à 2 Dd a?4 a es > oh te at SE bei = 2 ane = SX Fr Fan i be Gus Er Li 3g ze + of >, 55 Pa Rd: A 2 5 HE A 3 À wh ai A es dp 3.x AT: = a 2 a 7 a eo! ES AAR A xe.Hp 3 5 db EN Re of i = a 3 oe J Lk li = Ns De PA 99 WE LE ae 303 9 132 ÈS oh i 0 INT: su 53 CE a Se io Pois ge M ; sa 3 DEL iE hae 24 ri ce tu of, vio aK 4 3 Sa SE 25 au A AE Le Ès 3 SE 2 ie A Ss Fie = a 5, rack = 5 > i 5 ai RS À SPP 2 5 mid Ë he + if = pu A A = 22 BIEN E As + La 5 am \u201c4 fr Si 2 3 TTES AGRICOLES s Ir b S oO y: Ce fa, Les ed IX [Sh CPS 2 Dus U QUEBEC be x 3 3 Ri I re a te XF a = i oy + a Lon NS pe\u201d is photo Michel Giroux Sr 5e FH Fo 2 } fn Be + Le 19 octobre, QUEBEC-PRESSE aura 5 ans.Mais votre journal paraitra-t-il encore a ce mo- ment-là?Seul hebdomadaire de gauche au Québec, seul journal qui soit voué entièrement aux intérêts des travailleurs, QUEBEC-PRESSE joue, ces jours-ci, le tout pour le tout.Car il faut bien se le dire: la survie de QUE- BEC-PRESSE ne peut plus être tenue pour acquise; la faillite est possible à très courte échéance.Plan d\u2019urgence C\u2019est donc pour prendre des décisions cruciales que les quelque 2,000 sociétaires de l\u2019Association coopérative des publications populaires (ACPP) ont été convoqués à une assemblée générale extraordinaire lundi dernier, le 30 septembre.Les sociétaires de la coopérative - la seule de ce genre au Québec - ont alors accepté un plan d\u2019urgence qui peut assurer la relance de leur journal sur des bases financières solides.Ce plan d\u2019action que nous espérons bien réaliser (en tout cas, l\u2019opération est engagée) fait appel, d\u2019abord et avant tout, à la solidarité des trois grandes centrales syndicales, la FTQ, la CSN et © CEQ.Depuis octobre 1969, les centrales ont d\u2019ailleurs constitué les meilleurs appuis au journal.Le plan fait aussi appel à toutes les forces progressistes qui croient que QUEBEC-PRESSE est un instrument de lutte que nous pouvoiis, collectivement, nous payer, une presse libre dans la jungle des média capitalistes.$81,000 à trouver Le plan d\u2019urgence vise à recueillir la somme de $81,000 pour la période des six mois à venir, dont $25,000 immédiatement.Il englobe les éléments suivants: e Une \u2018\u2018opération de sauvetage\u2019\u2019 par une sollicitation immédiate au sein des trois grandes centrales syndicales; - e Une campagne de financement et de promotion auprès des syndicats, en priorité, par l\u2019engagement si possible d\u2019un publiciste; e Une campagne de souscription auprès des sociétaires, des lecteurs et amis de QUEBEC-PRES- SE, sous forme de parts sociales à la coop, de dons et même de prêts; e Une campagne massive d\u2019abonnement (les fétera-t-il ses 5 ans?abonnés peuvent désormais recevoir leur journal dès le vendredi, par la poste).A cela vont s\u2019ajouter des revenus de diverses sources comme le grand spectacle annuel qu\u2019est le \u2018\u2018Québec-Presse Chaud\u2019, présenté le samedi 5 octobre.Les centrales syndicales Une somme de $25,000 est nécessaire immédiatement pour donner, en quelque sorte, la respiration artificielle à QUEBEC-PRESSE.Déjà, la FT@Q - qui appuie le journal plus que jamais - a recueilli $8,000 au cours d\u2019une réunion de son conseil général, l\u2019instance suprême entre les congrès.Le secrétaire généra!, Fernand Daoust, qui a annoncé lui-même la nouvelle aux sociétaires, a dit que la FTQ \u2018\u2018ne peut pas se résigner à voir disparaître QUEBEC-PRESSE\u201d.Un autre montant a été rassemblé au cours d\u2019une réunion des dirigeants du Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ).A la suite de ce geste concret, la CSN et la CE@Q ont donné l\u2019assurance qu\u2019elles emboîteront le pas incessamment.Les sociétaires de la coo-, pérative ont d\u2019ailleurs lancé un SOS à la CEQ et à la CSN.De son côté, l\u2019association régionale de Mont- réal-centre du parti Québécois, qui groupe 17 comtés, a décidé au cours de son congrès de verser la somme de $500 à QUEBEC-PRESSE.Un plan de 6 mois L\u2019opération en cours est basée sur la présentation d\u2019un document du conseil d\u2019administration de l\u2019ACPP qui établit la rentabilité de QUEBEC- PRESSE sur la période des six mois à venir.Autrement dit, non seulement le journal pourra se maintenir, mais il pourra \u2018\u2018voler de ses propres ailes\u201d.Les besoins financiers à court et à moyen terme, évalués à $81,000, se répartissent ainsi: e $25,000 immédiatement pour éponger les dettes les plus urgentes; e $31,000 additionnels pour combler le manque à gagner entre les revenus et les dépenses prévus d\u2019ici six mois; e $25,000 pour investir dans la promotion du journal.Le plan prévoit que le tirage de QUEBEC- PRESSE augmentera d\u2019ici à six mois pour atteindre 23,380 copies vendues.dans les kiosques.À cela s\u2019ajouteront plus de 5,000 exemplaires livrés aux abonnés par la poste dès le vendredi, normalement.Sans avoir mené la moindre campagne, nous avons recueilli en 12 jours, depuis le lancement du \u2018\u2018nouveau\u2019\u2019 QUEBEC-PRESSE, plus de $2,300 en abonnements.La qualité de l\u2019information Si QUEBEC-PRESSE est appelé à vivre, il le devra à la persévérance de ses artisans et de tous ses amis dont plusieurs n\u2019ont pas iménagé leur aide depuis 5 ans.Il le devra aussi à la qualité de son information, dans laquelle nous avons beaucoup investi (en argent, en personnel et en efforts) depuis la rentrée de septembre.La réaction générale des sociétaires et des lecteurs - anciens et nouveaux - est excellente, bien qu\u2019un certain nombre d\u2019entre eux voudraient qu\u2019on donne davantage d\u2019information sur le mouvement ouvrier en général.Le comité de rédaction est largement ouvert à toutes les suggestions qu\u2019on lui adressera à ce sujet.Depuis bientôt 5 ans, QUEBEC-PRESSE a été un facteur important de l\u2019assainissement de l\u2019air dans le domaine de l\u2019information au Québec; il entend continuer à l\u2019être.Un défi à relever La relance de votre journal ne constitue pas un défi impossible à relever.Le défi de mettre QUEBEC-PRESSE au monde et de le maintenir jusqu\u2019à présent était autrement plus considérable; il a été relevé grâce à l\u2019effort collectif de plusieurs organisations et d\u2019un grand nombre de Québécois.Toute la question est de savoir si, collectivement, nous voulons que QUEBEC-PRESSE continue, si tant est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un outil auquel nous tenons et que nous sommes prêts à conserver.En y mettant le prix.La réponse vous appartient.L\u2019avenir de QUE- BEC-PRESSE est entre vos mains.Normand Caron, directeur général Louis Fournier, directeur de l\u2019information PRESSE ton affaire! 12 mois: $15 CAMPAGNE D'ABONNEMENT 24 mois: $30 CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION Part sociale de la coopérative: $25 Livraison © Montréal et banlieue: par courrier le vendredi e Extérieur: par courrier le samedi ou le lundi ® Québec: par camelot Les lecteurs fidéles s\u2019abonnent au seul hebdo politique du Québec ded.NOM .TEL: ADRESSE .LL LL LL LL LL LA 2 0 OCCUPATION .L LL LL 6 DATE Oui QUEBEC-PRESSE, 9670 PELOQUIN, MONTREAL 358, QUEBEC.TEL: 381-9936.\u2018 Les Québécois qui croient en la nécessité d\u2019un journal indépendant et qui appuie leurs luttes doivent faire leur part! La liberté de presse, ça vaut le prix! OBJECTIF: $20,000 J'accepte que mon nom soit publié dans le numéro spéciat* du 5ème anniversaire de QUEBEC-PRESSE Non 2 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 L'INTE Léa Cousineau Pourquoi il faut combattre Drapeau par Jacques Keable Léa Cousineau a 32 ans.Elle est présidente du Rassemblement des Citoyens de Montréal (RCM), fondé en mai dernier.Peu connue du public, Léa Cousineau n\u2019en est pas à ses premières armes dans l\u2019action.Quatre ans à l\u2019exécutif de l\u2019Alliance des professeurs de Montréal.Deux ans secrétaire générale de la JEC.Deux ans à la direction de l\u2019agence Tour- bec.7 enfants Issue d\u2019une famille d\u2019ouvrier spécialisé du quartier Villeray, à Montréal.Une famille de 7 enfants, politisée.Son père, fonctionnaire provincial, a participé au mouvement de syndicalisation de la fonction publique.Au moment du Front commun, les repas du dimanche midi, chez les Cousineau, regroupaient autour de la table M.Cousineau père, membre de la CSN, M.Cousineau frère, militant syndical à la FTQ, et Léa, membre de l\u2019exécutif d\u2019un syndicat CEQ! \u2018\u2018De joyeuses engueulades\u2019\u2019, rappelle-t-elle.\u2018\u2018Joyeuses\u2019\u2019, insiste-t-elle.Ill n\u2019est pas sans intérêt qu\u2019une femme soit la présidente du RCM: il y a quelques années, la chose aurait été a peu prés impensable.Dans le cas du RCM, \u201cca ne m\u2019est pas apparu comme un élément qui a joué\u201d\u2019, dit simplement Léa Cousineau.Une contestation Dans un peu plus d\u2019un mois, le 10 novembre, les élections auront lieu à Montréal.Et le \u2018\u2018roi élu\u2019\u2019 Drapeau fera face à une contestation.Certainement au niveau des conseillers.Et probablement au niveau de la mairie elle-même, si le candidat tant souhaité apparaît enfin.Ce que souhaite Léa Cousineau, entre autres, pour lui céder la place devant la presse! \u2026 Le programme du RCM a déjà été rendu public.Il est axé, on le sait, sur l\u2019idée de la prise en main de la ville par ses habitants.QUEBEC- PRESSE aura l\u2019occasion de revenir sur ce projet.Entre-temps, il nous a semblé opportun d\u2019aller rencontrer la présidente, question de faire le point, au tout début de cette campagne.Une campagne qui ne doit être qu\u2019un moment particulièrement mouvementé dans la vie du RCM: après les élections, le mouvement continuera.x - Pourquoi faut-il combattre Drapeau?\u2018\u2018Parce qu\u2019il est directement responsable du vide politique à Montréal.Responsable de la caricature politique qu\u2019est devenu le conseil de Ville.\u201cDe toute façon, je ne crois pas à l\u2019opposition\u201d, a dit à peu près textuellement Drapeau, après son élection, avec tous ses candidats, en 1970.Quatre autres années de pouvoir absolu, donc jusqu\u2019en 1978, ça veut dire quoi?\u201cOn assiste, à Montréal, à une démission à peu près totale de la fonction publique.On ne met pas à contribution les capacités des gens, C\u2019est au ralenti partout.Par exemple, Montréal s'est presque entièrement retiré de tout le secteur de la santé publique.\u201cLa participation, dont on a tant parlé, ça n\u2019existe pas.À Montréal, c\u2019est un abandon total de telles perspectives.Juste un exemple: quand on regarde la charte de Montréal, on s'aperçoit que Drapeau s\u2019est arrogé des droits qui n\u2019appartiennent pas au maire, mais bien au conseil et à l'exécutif.Juste ça - et nous proposons des changements plus en profondeur -, juste ça indique bien le degré de distorsion du régime par rapport au fonctionnement qui devrait être le sien, normalement.\u201cIl y a un retard incroyable par rapport aux réponses à apporter à des besoins fondamentaux.Le logement, par exemple.Il y a là un retard accumulé de cing ans.La situation sera plus inquiétante encore si nous ajoutons un autre quatre ans.: \u2018\u201c\u2018Pensons à l\u2019affaire des Jeux olympiques.Nous ne sommes pas contre les Jeux eux-mêmes, mais c\u2019est au détriment de tellement d\u2019autres choses qu\u2019on les organise, ces Jeux.Même si on suppose que les Jeux vont s\u2019autofinancer, ça ne règle pas pour autant la question de l\u2019engagement de Montréal vis-à- vis des installations qui auront été mises en place.Le stade olympique, le village olympique, des pyramides.tout ça, il va falloir, après les Jeux, que les Mont- réalais continuent à l\u2019amener.\u201cIl faut combattre Drapeau parce qu\u2019avec le style de développement qu\u2019on connaît actuellement, ori est en train de faire de Montréal un autre New-York.Une ville nord-américaine de plus en plus invivable.Nous, ce qu'on veut faire de Montréal, c\u2019est une grande ville assumable par les gens qui vivent dedans.\u201d \u201cLa presse a été complice de ce pouvoir-la.\u201d - Comment expliquez-vous la popularité au moins présumée de Jean Drapeau?\u201cIl a réussi pendant longtemps à empêcher l'information fondamentale de circuler.Et là je suis d\u2019accord avec ce _ qu\u2019a écrit Marcel Adam: jusqu\u2019en 1968, la presse a été complice de ce pouvoir- là.Avant 1968, ça dérangeait moins les journalistes de ne pas avoir d\u2019information sur ce qui se passait au nivau de la ville de Montréal.Et dans la mesure on est en train de faire de Montréal.même où les ges n\u2019avaient pas de véritable information, Drapeau alimentaït de façon permanente un mécanisme de compensation, pour écarter les citoyens des problèmes véritables qui se posaient\u2026 - Drapeau, d\u2019après vous, faisait-il cela consciemment ou non?\u201cA mon avis, de plus en plus consciemment.L\u2019attitude qu\u2019il avait, à son émission de télévision, par exemple.Il valorisait le \u201cGrand Montréal\u201d, la \u201cGrande Ville\u201d, et il passait ensuite au petit détail: tel lampadaire, au coin de telles rues, qui avait été ou serait changé! Entre les deux pôles, entre le \u201cGrand Montréal\u201d et le lampadaire de tel ou tel coin de rue, il n\u2019y avait rien.C\u2019est le vide.Il crée ainsi la fausse illusion que \u2018\u201c\u2018votre maire s\u2019occupe de vous autres\u201d! Dans le détail.Mais les vrais problèmes, pas question.Le logement, la spéculation, les loisirs, rien.\u2018Il y a autre chose aussi qui explique l'implantation de Drapeau.Jusqu\u2019en 1970, il ne faut pas l\u2019oublier, ce n\u2019était que les propriétaires qui avaient droit de vote.Pas les locataires.Pas les citoyens ordinaires.En 1970, c\u2019était la première fois.Il y a donc une pratique électorale qui n\u2019existe pas 4 Montréal.Il y a donc des réflexes nouveaux a situer.Depuis plusieurs années, les groupes d\u2019opposition ont développé d\u2019autres types d\u2019intervention que ceux d\u2019ordre politique.Les comités de citoyens, par exemple, qui se sont akés sur des luttes qui ne visent pas l\u2019action proprement politique.Ce qui fait que la réaction spontanée des gens, actuellement, c\u2019est de donner priorité à des types d\u2019intervention de type \u2018\u201c\u2018social\u201d, si on veut, plutôt que de type Parce qu\u2019avec le style de développement.qu\u2019on connait actuellement un autre New-York\u2019\u2019 Photos: Michel Elliott politique.On n\u2019est pas encôre habitués à la politique municipale.- Est-ce qu\u2019il n\u2019y a pas une distance, entre la population et les mouvements qui tentent de canaliser les revendications populaires?\u201cC\u2019est pour éviter ça que le RCM tente de s\u2019implanter au niveau des quartiers.On aurait pu identifier le RCM à une personnalité, à ce que j'appelle des nouveaux messies, des sauveurs.\u201cLe congrès de fondation a eu lieu en mai.On aurait pu l\u2019organiser en octo- QUEBEC PRESSE est publié par l'Association coopérative des publications populaires, 9670, rue Péloguin, Montréal 358, Québec.Directeur général: Normand Caron.Directeur de l'information: Louis Fournier.Chef de pupitre: Michel Hotte.Comité de rédaction: Normand Caron, Michel Elliott.Louis Fournier, Gérald Godin, Michel Hotte, Pierre Julien, Jacques Keable, Micheline Lachance.Christian Lambert, Robert Lévesque, Jean-Claude Pelletier, Paul Terrien, Yvon Tremblay.Rédaction: 381-8684.Bureau de Québec: (418) 643-1357.Sports: Pierre Terroux, directeur.Christian Lambert, adjoint.Publicité: Yvon Tremblay, 381-1385.Distribution et abonnements: Jean-Claude Pelletier.381-9936.Administration: Monique Vanden, 381-9936.Courrier de deuxième classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti à Montréal, 9670, rue Péloquin, Montréal 358, Québec, Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Maquette et lighographie par Journal Offset Inc., 254 boul.Benjamin-Hudon, Ville Saint-Laurent, Québec.Ti a m QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 3 \u2019 \u201coe \u2018 r-210- v 4 + bre.On a choisi de le faire en mai pour avoir le temps de travailler dans les divers quartiers.Cela correspond à notre volonté de ne pas mettre de distance entre le RCM et la population, dans les quartiers.\u201cOn aurait pu identifier le RCM a ce que j'appelle des nouveaux messies.\u201d \u201cSauf exception, la situation actuelle du militantisme, du membership dans les quartiers, est le reflet du travail fait avant même le congrès.Il y a, bien sûr, des exceptions, des quartiers.où la participation est plus difficile, et d\u2019autres, comme Maisonneuve par exemple, ou il existe déja une tradition.\u201d - Y aura-t-il un candidat à la mairie?\u201cLa décision définitive sera prise au plus tard le 15 octobre.Il y a des démarches en cours, pour décider cer- 4 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 tains candidats éventuels.On souhaite un candidat, mais de toute façon le RCM va faire campagne.- Y a-t-il des raisons sérieuses de penser qu\u2019il y aura bel et bien un candidat contre Drapeau?\u201cA ce niveau-là, vous savez, j'ai des réactions émotives.Je ne veux rien croire avant que ça soit officiel! Mais il y a des candidats très sérieux.- Comptez-vous faire élire des conseillers?\u201cOui.D\u2019une part, il y a des foyers d\u2019insatisfaction clairement identifiés.Un peu partout, des gens sont à même de subir quotidiennement l\u2019absence de politiques, l\u2019absence d\u2019interventions au niveau municipal.Le logement, dans le centre-ville, à Riviere-des-Prairies, par exemple.Les loisirs.D'autre part, dans les milieux anglais, on ressent que le contrôle antidémocratique de Drapeau a pris des proportions un peu inquiétantes pour les gens.Un sentiment de crainte: jusqu\u2019où ça va aller?.\u2026 Puis il y a le sentiment populaire qui dit: finalement, un peu d\u2019opposition, c\u2019est bon, c\u2019est important!\u2026 \u201cPuis il y a le programme du RCM, qui traduit des aspirations réelles des citoyens, du moins des travailleurs, des locataires.\u201d - Comment allez-vous le faire passer, ce programme?\u201cOn ne se fait pas d\u2019illusions: on a six semaines devant nous.Mais nous allons agir à deux niveaux.Dans les quartiers, nous allons travailler à créer la participation au vote.Pour provoquer le vote populaire.Pour ça, il y a des rencontres par petits groupes.La-des- sus, il faut bien dire que le parti Civique de Drapeau n\u2019a aucune avance sur nous.Ses candidats ne sont pas plus connus.\u201cPuis il y a le sentiment populaire qui dit: un peu d'opposition, c\u2019est bon.\u201d \u201cNous allons aussi insister sur les parties du programme qui affectent des problèmes locaux.Presque en termes d\u2019action, de façon à amorcer la création des conseils de quartier, qui font partie de notre programme.\u201cPour ce qui est du grand Montréal, nous allons utiliser systématiquement tous les moyens dont nous pourrons disposer.Par exemple, nous avons déjà quatre invitations à des \u2018\u2018débats-midi\u201d.Cela va nous permettre de tenter d\u2019articuler un débat politique sur les problèmes fondamentaux.\u201d \u201cAvec Drapeau, on peut s'attendre a tout.\u201d - Dans le passé, on a vu des événe- ments inquiétants se produire, a la veille des élections municipales.En 1970, Drapeau a, tout le moins, profité de la déclaration de Marchand, sur les supposés liens entre le FRAP et le FLQ.Vous attendez-vous a quelque entreprise du genre, cette année?\u201cQuand s\u2019est développé le conflit a la CTCUM, on a cru que Drapeau s\u2019en servirait contre nous, en développant de la bisbille, etc.On a devancé les coups.Ses tentatives ont raté.D\u2019ailleurs, les syndiqués sont aussi plus prudents, ils savent qu'avec Drapeau, on peut s\u2019attendre à tout.\u201cPour le moment, on ne voit pas a quoi il peut articuler un coup de force.D'ailleurs, il y a des limites à berner le monde.Nous, jusqu\u2019à maintenant, on a réussi, je crois, à ne pas faire peur au monde.On m\u2019a dit qu\u2019en ce qui me concerne, j'avais une image rassurante!\u2026 Je me suis faite a cette image.Mais avec Drapeau, il faut s\u2019attendre a tout.D\u2019ailleurs, on est bien décidé à ne pas 7, QUALIFICATIONS: service social.manie.FONCTIONS: ou de toxicomanie.familles.SALAIRE: QUALIFICATIONS: sociale.FONCTIONS: IDEM.SALAIRE: au: CENTRE D'ACCUEIL DOMREMY-MONTRÉAL Centre de réadaptation pour alcooliques et autres toxicomanes RECHERCHE 1) TRAVAILLEUR SOCIAL \u2014 Détenteur d\u2019un baccalauréat ou d'une maîtrise en \u2014 Intérêt et capacité d'intervention auprès des individus, des couples et des familles à l'intérieur de la problématique de l'alcoolisme et de la toxico- \u2014 Aptitudes à travailier en équipe.1- Évaluation et traitement: a) des individus aux prises avec le problème de I'alcoolisme ou des autres toxicomanies; - b) des familles où il y a des incidences alcooliques 2- Adaptation de techniques diverses à la réhabilitation des alcooliques, des toxicomanes et de ieurs Selon les normes du ministère des Affaires Sociales.2) CONSEILLER SOCIAL \u2014 Détenteur d'un diplôme de technicien en assistance \u2014 Les autres qualifications sont les mêmes que celles énumérées ci-haut pour le travailleur social.Selon les normes du ministère des Affaires Sociales.Veuillez envoyer le curriculum vitae avec la demande Contre d'Accueil Domrémy-Montréal, Direction Générale, 15693 ouest, Boul.Gouin, Ste-Geneviève, H9H 1C3, Qué.laisser passer grand-chose!\u201d PT SIL I LEE.SSAC QUOI DE NEUF rare Mois d\u2019octobre, mois de colère! Au moins deux grandes manifestations sont déjà annoncées, l\u2019une à Montréal, l\u2019autre à Québec.e LE SAMEDI 19 OCTOBRE, le Mouvement du Québec français organise une \u2018\u2018grande marche du Québec français\u2019 pour demander le retrait de la loi 22, Les manifestants, venus de toutes les\u2019 régions, convergeront sur l\u2019Assemblée nationale vers 16 heures 30.Un spectacle sera ensuite présenté au Grand Colisée de Québec.e LE MARDI 29 OCTOBRE, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) organise une manifestation massive, à Montréal, pour lutter en faveur de l\u2019indexation et contre la répression judiciaire qui frap- L\u2019Octobre de la colère! LA VIOLENCE OUVRIERE à la United Aircraft de Longueuil.Quand il ne reste plus d\u2019autres moyens.; (Photo: Claude Dubois) pe les travailleurs et leurs organisations.Le 29 octobre, c\u2019est la date d\u2019un double anniversaire: la manifestation contre La Presse en 1971 et l\u2019élection du gouvernement Bourassa en 1973.Tout indique que la FTQ-construction fournira le gros des troupes le 29 octobre, son dirigeant, André Desjardins, ayant annoncé que son groupe allait \u2018\u2018paässer à l'offensive contre la répression\u201d qui s\u2019abat particulièrement sur le Conseil des métiers et ses leaders.Ajoutez à tout cela la violence qui a éclaté dans le conflit qui pourrit, depuis janvier, à la United Aircraft de Longueuil et les nombreuses grèves en cours au Québec, vous avez une idée du climat! Un peu de chaleur pour l\u2019été des Indiens.Le club Art 2000: 200 membres Les quelque deux cents abonnés du club Art 2000 devront choisir cette saison entre une sérigraphie signée Guido Moli- nari, une autre de Giguère et une troisième de Gilles Boisvert.Il y a un an et demi, lors de la naissance de Art 2000, on a émis des doutes devant cette initiative qui ressemblait trop aux divers clubs de disques (Columbia, RCA Victor) dont la formule a souvent été dénoncée.Le principe paraissant bon: faire entrer des oeuvres originales dans les foyers par le biais d\u2019un club qui deux fois par année propose à ses membres l\u2019achat à prix raisonnables d\u2019oeuvres originales réalisées par des peintres et graveurs québécois.On reçoit à domicile les trois oeuvres et on en choisit une (ou bien on retourne les trois).Qu'est-ce qu\u2019on entend par prix raisonnables.Prenons le cas du Molinari que le club propose actuellement.Les $75 dollars qu\u2019on demande peuvent parai - tre exorbitants mais qu\u2019on songe qu\u2019en galerie on ne mettra jamais la main sur un Molinari à moins de $150.Et le club offre des sérigraphies aux prix de $25.Après un an et demi, nous disent les parents de \u2018\u2018Art 2000\u201d, le bilan est satisfaisant: 200 membres, et cela sans l\u2019aide de Conseil des Arts (on a demandé une subvention sans toutefois recevoir de réponse), qui n\u2019ignore pourtant pas que pour sortir des sérigraphies de qualité il faut des moyens.Remue-ménage à l\u2019exécutif du PQ Les dernières rumeurs au sujet des élections qui auront lieu à l\u2019exécutif du PQ, au cours du congrès de novembre\u201d Au poste- clef de vice-président du parti, René Lévesque souhaite que demeure le Dr Camille Laurin.Si ce dernier se retire, on songerait à Pierre Marois.Et si celui-ci n\u2019acquiesce pas, on craint une lutte entre Jean-Yvan Morin et Robert Burns.Le départ des deux femmes actuellement membres de l\u2019exécutif semble acquis (Isabelle Fecteau et Rose Gélinas).Parmi les nouveaux venus possibles: Alain Marcoux, du Bas du Fleuve et Jocelyne Ouel- lette, de l\u2019Outaouais.Un candidat \u201couvrier\u201d en vue: Gilles Gauthier, président l\u2019association du PQ de Maisonneuve et vice- président de la régionale Montréal-Centre.(photo Michel Elliott) PIERRE \u201cC\u2019est quoi une garderie ?\u201d Fel e t le titre d\u2019un excellent petit livre de 16 pages, avec photos-cou- leur, que vient de publier le Comité de liaison des garderies populaires.Ce livre, publié aux Editions L\u2019Etincelle, a été conçu par des parents et des moniteurs et raconte une journée dans la vie d\u2019une garderie populaire.C\u2019est ce que nous avons vu de meilleur sur le\u2019 sujet jusqu\u2019à présent.On peut se procurer cet ouvrage au prix de $1.75 dans toutes les bonnes librairies, tabagies et chaînes de magasin.Il est disponible aussi au Comité de liaison des garderies populaires, 184 est, boul.Saint-Jo- seph à Montréal.Téléphone: 845-1606.Vous contribuerez ainsi à soutenir les garderies populaires dans leur lutte.L\u2019automne au Québec.Quoi faire l\u2019automne au Québec?Le dimanche 6 octobre, grande course et clôture de la saison de ski sur sable à Tadous- sac.En plus de cette compétition originale, le seul trajet dans le beau comté de Charlevoix et la traversée du Saguenay à l\u2019automne valent le déplacement.Du 7 au 14 octobre, le festival d\u2019automne de Ri- mouski.Du 11 au 20 octobre, à Saint-Michel-des-Saints, le festival provincial de la chasse; un concours de panaches et de têtes d\u2019orignaux, un défilé, un concours de violoneux, un concours d\u2019appel à l\u2019orignal.Au moins trois façons de prolonger le trop court été.$50 du PQ à des grévistes Le parti Québécois de la région de Québec a décidé de souscrire une somme (symbolique) de $50 au fonds de grève des travailleurs de la compagnie Qué- bec-Téléphone, dont !ar- rét de travail dure depuis la mi-août.Le chèque a été expédié au quartier général du syndicat (FTQ) à Rimouski.Cherchez ailleurs.QUEBEC - A l\u2019intrépide fonctionnaire des Affaires sociales qui entreprendra un jour l\u2019étude du phénomène de la dénatalité québécoise, on peut tout de suite suggérer de ne pas chercher ses livres de références sous la* rubrique \u201c\u2018natalité\u201d à la bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale.Sous ce titre, il trouverait la fiche de trois savants ouvrages: \u201cRemplissez la terre et sou- mettez-la\u201d, par Paul- Emile Léger, publié par l\u2019archevêché de Montréal; la Semaine familiale, mettant à l\u2019honneur les familles nombreuses de la paroisse Notre-Dame-de-Grâ- ce de Hull, et une brochure du Conseil de la vie française en Amérique.INBLATION.« | { INFLATION, ., 1 INFLATION.| \\ NFLATION: { INFLA, « + TEN ERAT et a = em, «, LECTEURS Mme R.B., et la dureté de l\u2019Etat pour les assistés sociaux M.Claude Forget, Ministre des Affaires sociales, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le ministre, Nous vous envoyons la photocopie d\u2019un chèque à l\u2019intention de Mme R.B., une assisté sociale résidant à Montréal, dans le quartier municipal de Mercier.Mme R.B.a un enfant âgé de trois ans qui souffre d\u2019anémie au troisième degré, dont la condition requiert une diète spéciale et un traitement médical suivi.Or, elle ne peut les lui accorder avec le pauvre $158.00 par mois qu\u2019elle reçoit du Bien-être social, et une maigre pension alimentaire de $120.00 par mois.Elle- même souffre d\u2019une maladie qui nécessite le port de souliers orthopédiques, mais les agents de bien-être refusent de lui accorder les prestations nécessaires à cet achat.Elle doit nourrir trois jeunes enfants! Malgré des démarches répétées auprès des agents du Bien-être social de son quartier, elle se voit refuser des prestations supplémentaires pour son enfant et pour elle- même, parce que depuis la refonte de janvier 74, les règlements ne reconnaissent que trois maladies susceptibles de mériter une aide financière additionnelle: le diabète, la maternité (sic) et les maladies rénales en cas de dialyse.Comme si les assistés sociaux devaient choisir leur maladie.Mme R.B.n\u2019est qu\u2019un cas parmi tant d\u2019autres victimes d\u2019une loi étroite votée par votre gouvernement.Et voilà que cette année vous lui imposez le paiement de la taxe d\u2019eau municipale que votre ministère défrayait à sa place les années passées.Pour elle aussi, la hausse du coût de la vie est une réalité cruciale, et elle n\u2019a pas de syndicat pour exiger une demande d'indexation de ses prestations au coût de la vie! I! lui faudrait rogner à même ses prestations mensuelles pour économiser le montant de sa taxe d\u2019eau, ce qui équivaut à un mois de loyer additionnel.Cet argent, elle en a besoin pour \u2018\u201c\u2018survivre\u201d ainsi que ses enfants.Mme R.B.nous a juré que jamais elle ne la paierait, dus- siez-vous saisir jusqu\u2019au prélart de sa cuisine.Vous comprendrez aisément que nous approuvons sa décision.Par notre cotisation libre et volontaire, nous acceptons de nous substituer au Bien- être, mais c\u2019est en attendant d\u2019ériger une société pour nous et par nous, où la dignité humaine élémentaire ne sera plus bafouée par des technocrates abusant de leur pouvoir.Un groupe de travailleurs sociaux de Montréal.eo.J Voulez-vous retourner à la terre?Par l\u2019entremise de votre journal, j'aimerais entrer en contact avec des familles dé-_ favorisées ou des ouvriers à faible revenu qui voudraient améliorer leur sort.Il y a au Québec des milliers et des milliers de fermes abandonnées qui ne demandent qu\u2019à produire et à alimenter ceux qui voudraient y travailler.Bon nombre de ces fermes se prêteraient bien au jardinage ou à l\u2019élevage de petits animaux, et elles sont à prix abordables.C\u2019est peut-être trop cher pour une personne ou une famille, mais je crois qu\u2019en groupe plusieurs familles peuvent avoir leur propre petit jardin bien à elles ou encore faire l'élevage d\u2019une ou deux bêtes de somme.Ce sera un gros travail d\u2019équipe ou jeunes et vieux trouveront de quoi passer le temps tout er étant au grand air.Pour renseignements supplémentaires, écrire à: Roland Rivet, Saint-Joachim-de-Courval, Comté de Yamaska, Québec Le professeur Gazon, c\u2019en est trop.Est-ce que la Commission canadienne de la radio-télédif- fusion a pris connaissance du retour spontané d\u2019un des êtres les plus vicieux pour les ondes montréalaises en la personne du professeur \u2014 non qualifié \u2014 Henri Gazon?Comment se fait-il qu'après avoir été traîné devant les tribunaux pour exploitation de la faiblesse intellectuelle, le prof Gazon est revenu sur les ondes de CKVL?En effet, le prof Gazon recommence à propager ses sornettes tous les soirs sur les ondes de cette vulgaire station.Il occupe même le temps d\u2019antenne jadis réservé au journaliste André Gagnon.On aura préféré un charlatan plutôt qu\u2019un informateur de la trempe de M.Gagnon.Est-ce que la Commission est aussi au courant de l\u2019élimination de l'émission \u2018\u2018Micro libre\u201d qu\u2019animait avec brio Gilles Proulx?Est-ce que nous devons exiger de la qualité de la part de CBF seulement?Si c\u2019est non, pourquoi endurons- nous les Matti et Gazon?Une auditrice déçue de CKVL, Nicole Rozon, Laval.eo Sur la grève à la CTCUM Nous avons beaucoup apprécié l\u2019article sur la grève à la CTCUM publié dans la dernière édition de QUEBEC- PRESSE.C\u2019est le genre d\u2019article que notre journal devrait publier plus souvent.Nous voudrions simplement faire la remarque suivante: Il n\u2019y a aucun rapport entre le syndicat et son exécutif actuel \u2014 ou des membres de cet exécutif \u2014 et le journal L'Engrenage publié par un groupe de travailleurs de la CTCUM.Ce journal est entièrement indépendant du syndicat.Il a été créé par des militants de la base, en 1971, à cause du manque d\u2019information qui existait alors au 6 / QUEBEC-PRESSE.6 OCTOBRE 1974 sein du syndicat.Et il faut \u2018reconnaître que c\u2019est une initiative valable.Ceci étant dit, nous remercions QUEBEC-PRESSE pour : l\u2019appui qu\u2019il donne aux luttes ouvrières et nous vous disons bonne chance.Jacques Beaudoin, président du Syndicat du transport de Montréal (CSN), section garages et entretien eo.Un évêque non-muet Mgr Coderre a courageuse- problèmes ! humains dans votre excellent .ment parlé des dossier sur la United Aircraft.Je parie cinq dollars que vous ne parviendrez pas à faire di- \u2018 re un seul mot sur une question terrestre à un seul au- \u2018 tre évêque du Québec.Armand Croteau, Montréal eo Air-Canada et ses pilotes anglophones AIR CANADA Service des Relations Publiques Lors d\u2019un récent voyage (15 septembre 1974), de Rouyn- Noranda vers Montréal via Val-D\u2019Or, vol Air Canada, le pilote s\u2019est adressé aux passagers uniquement en anglais.Je me suis informé à une des \u2018 hôtesses pour savoir si par * hasard, le pilote était unilingue anglais.Cette hôtesse, ca- : nadienne-française, me dit de | façon arrogante qu\u2019il y avait | des Canadiens français qui ne parlaient pas anglais.Je lui ai dit, à ce moment, qu\u2019elle ne répondait pas à ma question; mais, une deuxième hôtesse, également ca- nadienne-française, qui était plus gentille et qui semblait, elle, être un peu plus fière de sa langue maternelle, m\u2019a dit qu'il était très difficile d\u2019engager des pilotes france- phones.Il est peut-être difficile d\u2019engager des pilotes parlant français; je ne sais pas.Il est peut-être possible, aussi, que vos politiques d'embauche rendent.difficile aux francophones l\u2019accès au poste de pilote, je n\u2019en sais rien.Peu importe, il est tout à fait INCONCEVABLE qu\u2019un pilote s'adresse aux passagers uniquement en anglais lors d\u2019un voyage à l\u2019intérieur mème du Québec où, il y a 80.7% de francophones, 13.1 d\u2019anglophones et 6.2 d\u2019usagers d\u2019autres langues (pourcentages fournis par \u201cCommunication Québec\u201d et tirés de l'\u201cAnnuaire du Québec\u201d 1973, publié par le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce).D'ailleurs, je n\u2019ai pas été le seul des passagers a m\u2019opposer à cette situation exaspérante qui, j'espère, sera évitée à l\u2019avenir.Denis Viens Lettre ouverte à Réal Caouette M.Caouette, je viens prendre la défense de M.Robert Lé- vesque, même si je ne le connais pas personnellement.Je no 558 par \u2018 LE TEMPS DE LA CHASSE lis ses articles dans Québec- Presse et ils ne sont pas plus communistes que vos discours en campagne électorale.À vous entendre parler à la radio et à la télévision, on dirait que vous voyez des communistes partout.Vous en trouvez même dans votre soupe.Vous êtes comme Maurice Duplessis.Je vois que vous êtes allé à la bonne école.Arthur Gareeu, Montreal.ose .Les sources de La Presse dans I\u2019affaire Paragon - Je tiens à apporter un complément à l\u2019article de Jacques Keable publié dans le Québec- Presse du 22 septembre 1974 et intitulé: Le scandale de Paragon-Bercier.Lors de quatre contacts téléphoniques, cet été comme cet automne, avec les journalistes de La Presse affectés au dossier des conflits d\u2019intérêts qui m\u2019appelaient pour que je collabore à leurs recherches, je me suis rendu compte avec un certain plaisir - que ces messieurs avaient De la clique des Si- mard à Paul Desrochers sur les genoux au moment où ils écrivaient leurs articles sur la famille Simard.Il m\u2019est alors apparu avec évidence que mon livre, au minimum, les a stimulés dans leurs recherches.Or, comme mon livre cite abondamment Québec-Presse, la thèse de Keable selon laquelle Québec-Presse a été une source pour La Presse s\u2019en trouve confirmée.cache ner D'autre part, j'ai eu la certitude que, pour les journalistes du quotidien de la rue St- Jacques, citer un péquiste engagé ou un journal comme Québec-Presse, pourrait nuire, toujours selon eux, à la crédibilité de leurs articles, à moins évidemment, hypothèse moins gentille, qu\u2019ils aient préféré (peut-être, qui sait?) s'attribuer, aux yeux de leurs lecteurs, tout le mérite de l'information.Personne ne nie que les journalistes de La Presse (trois journalistes à temps complet.) ont approfondi le dossier des conflits d'intérêt (expression plus faible que \u201c\u201cpatronage\u201d\u2019) où sont impliqués les membres de la famille Si- mard.Mais quand ils affirment, comme Rhéal Bercier l\u2019a fait dans une entrevue accordée au Soleil (7 septembre 1974), que les articles de Québec-Presse contenaient \u201cmoult erreurs\u201d, peut-être pourrait-on voir là un signe de mauvaise conscience.En effet, aucune des affir-, mations contenues dans Québec-Presse sous la plume de Keable et Godin et aucune des affirmations de De la clique des Simard.n'a été contredite par la série d\u2019articles que La Presse a publiés sur les relations entre l\u2019empire financier des Simard et le gouvernement Bourassa.Les journalistes de Québec-Presse, de toute évidence, ont fait de l\u2019excellent travail d\u2019information.Que tout le monde le reconnaisse tout simplement.cha erhctrier TE ET Tra Par ailleurs, ce n\u2019est pas moi qui vais me plaindre que de l'information contenue dans mon livre qui a déjà franchi le cap des trois mille exemplaires vendus, ait été diffusée à 200,000 exemplaires dans La Presse du samedi.Mais une question demeure: est-il vrai que de citer un indépendantiste engagé ou un journal de gauche comme Québec-Presse nuise à la crédibilité d\u2019un article de La Presse?Certains journalistes de La Presse (comme du Devoir et de Radio-Canada d\u2019ailleurs) entretiennent la méfiance du \u201cgrand public\u201d envers les gens \u201cengagés\u201d comme si l\u2019apparente neutralité (personne n\u2019est vraiment neutre) de certains était une garantie d'une information objective, comme si l'engagement des autres était une voie inévitable et nécessaire vers la partialité et la déformation des faits.Je trouve que cette méfiance légèrement méprisante est a mettre au compte d'une tres lourdaude hypocrisie bourgeoise sur laquelle s\u2019appuie le pouvoir et avec laquelle maints journalistes, fort estimables par ailleurs, sont complaisants par un mécanisme d\u2019auto-censure qui a inconsciemment intégré les \u2018\u2018valeurs\u201d de la classe dominante.Je n'irai pas plus loin dans la psychanalyse des journalistes québécois.Allons, messieurs, reconnaissez vos sources; votre crédibilité aura tout à y gagner.Tandis qu'actuellement.- Robert Barberis, Longueuil Michel Costom présente Jean Duceppe Denise Filiatrault dans un film de Richard Martin Yvon Dufour Luce Guilbeault Andrée Lachapelle Yves Létourneau Gérard Poirier Louise Portal Robert Maltais ~ t Catherine Bégin - musique de Claude Léveillée une production: Richard Hellman # La Commission des accidents du travail de Québec vient d'effectuer une réforme administrative dont l'objectif est de verser le premier paiement d'indemnisation a I'accidenté du travail cing jours ouvrables après réception de l'avis d'accident.| suffira de remplir la nouvelle formule d'avis d'accident immédiatement après tout accident de travail, quelle qu'en soit la gravité, et de la - faire parvenir sans délai à la Commission.La Commission a déjà distribué les nouvel les formules aux employeurs et aux médecins du Québec et demande à tous les travailleurs de toujours utiliser leur numéro d'assurance sociale afin d'accélérer leurs rapports avec la Commission.La CAT a son siège social à Québec et possède des bureaux à Montréal, Sept-Îles, Ri- mouski, Chicoutimi, Cap-de-la-Madeleine, Sherbrooke, Hull, Rouyn.CLT SR USL CINEMA T3 YY LE TNT RU YY RO TR UT IE IAE ES TTY PU Ty poo LRT Re LT LL) 2bs- 3303 LE : J anion rie ERY Jean Talon 7257000\" ||\" 489 5559 DES VENDREDI LE 11 OCT.CINEMA + La publicité est LUE STEAKS vr\" 3 - PRIX POP DU TRAVAIL Quebec-Presse COCKTAIL LOUNGE DU TRAVAIL 3 81 1 3 8 5 Nous accepions les principales cartes de credit = Ouvert 24 heures par jour 1446 rue Peel 849-114] DE QUÉBEC Laine Paul Grenier enrg.cours de tricot | 5600 Est, Boul.Henri-Bourassa 2301 Est, rue Fleury ee ES 213 Montréal H2B 1K8 i \"Tél: 388-9154 QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1874 / 7 LES REGIONS .; L'affaire Shawbridge-Prévost oldbloom fl i et ses amis anglais (photo Michel Elliott) par Pierre Julien Le ministre des Affaires municipales, Victor Gold- bloom, a la réputation d\u2019étre expéditif et efficace.Le 19 novembre 1973, le conseil municipal de Shaw- bridge, dans les Laurentides, ratifiait la décision des citoyens, prise par voie de référendum, en vue de changer le nom de cette ville en celui de Prévost.Il expédia aussitôt sa résolution à la Commission des Affaires municipales en lui recommandant de prendre position.Car d\u2019après la loi, la Commission peut refuser d'entériner une décision prise par une municipalité même si elle est appuyée par la majorité des citoyens, \u2018pour des raisons qu\u2019elle juge valables\u201d.Or, nous sommes en octobre 1974 et ni la Commission, ni le ministre n\u2019ont encore pris position.Pourquoi?\u201cParce que le ministre subit les pressions de la minorité anglophone, qui est en faveur du nom de Shawbridge\u201d, répond d\u2019emblée le \u201ccomité de toponymie de Prévost\u201d.Pas question S\u2019interdisant d\u2019utiliser le pouvoir arbitraire (que lui confère la loi) de refuser purement et simplement la \u2018décision des citoyens et du conseil, le ministre suggère d\u2019organiser un second référendum.Le conseil, qui a accepté à cinq contre deux le nom de Prévost, répond qu\u2019il n\u2019en est pas question.On note qu\u2019au Québec, les référendum attirent généralement moins de 30\u201c des contribuables.Dans le cas de Shawbridge-Prévost, 54\u2018: des citoyens se sont prévalus de leur droit de vote.On comprend donc la position ferme du conseil.Pressant le ministre de respecter la décision de son conseil, le maire de Shawbridge-Prévost, M.Roger Pagé, s\u2019est vu offrir une invitation à aller rencontrer M.Gold- bloom.Puis le ministre s\u2019est découvert des occupationtf plus urgentes et la rencontre n\u2019a jamais eu lieu.Le maire à renouvelé sa démarche dans le courant de l\u2019été, ave@ le même résultat.Faire mourir l'affaire 3 Si M.Goldbloom est inatteignable pour le maire, i l\u2019est encore moins pour les journalistes.Nous avon jours, avec le succes que l'on devine: Monsieur le mig} nistre est toujours pris sur une autre ligne mais il né manquera pas de vous rappeler.3 \u201cIl veut faire mourir l\u2019affaire\u201d, commente le secrétai i re trésorier de Shawbridge-Prévost, M.Charette.ÿ \u201cMais tot ou tard, il devra prendre position rétorquét Daniel Coulombe porte-parole du comité de toponymiel} Il ne peut pas ne pas donner suite, dans un sens ou dant un autre, à une décision prise par un conseil municipa En ce moment, il est coincé entre ses amis et compaë triotes anglophones et la majorité francophone qui s\u2019es prononcée.Et il ne peut faire \u2018\u2018paqueter\u201d un second.référendum à cause de la position claire de l\u2019hôtel d@f ville.\u201d On s\u2019étonne it Le comité de toponymie s\u201d\u2018étonne\u2019\u2019 de l'attitude de c@ ministre qui fait parti d\u2019un gouvernement qui veut frand ciser le Québec en passant une loi destinée, officielle ment du moins, à faire du français la langue officielle des Québécois.On aura compris que s\u201d\u201c\u2018étonner\u201d est un euphémisme.8 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 3 | 1 2.8 a \" = .\u20ac 3 Les grévistes de la United Aircraft de Longueuil, afin de pouvoir a 1 subvenir à leurs besoins élémentaires \u2014 offrent en retour d\u2019un p i don minimum de $3.00 \u201cLa croix de solidarité\u201d et \u201cLa fleur du jo 3 souvenir\u201d, fabriquées avec des clous de fer a cheval.i p a.\u20ac 1 \u20ac 3 1 2 ti = Benoit Kemp, o.d.Paul Unterberg 8' ÿ Optométriste Avocat d A e & 3 4980.boul.Henri-Bourassa, Est.1980, Sherbrooke, Ouest, Suite 700 J y .\u2019 .al._ q Montréal-Nord Tel .321.5682 Montréal H3H 1E8 Tél.: 934-0841 r d J ¢ à Décary, Jasmin, p 3 L.Ray Tétrault Rivest et Laurin n g Luthier avocats j i 1010, Céte du Beaver Hall | 5 Ventes et réparations d'instruments à cordes Suite 750 P 2 737, rue Louise (prés boul.Roland Therrien) Montréal H2Z 1R3 o À Longueuil.674-6375.866-7921 d $3.00 chacune 4 3 Ces oeuvres artisanales sont fabriquées individuellement par des 6 A Jean Dicaire Germain Canuel grévistes.Le profit réalisé est versé au fonds de dépannage de la Pharmacien Pierre Marois grève.On peut s'en procurer en 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H POLITIQUE A Un document du congrès de novembre | Les techniques de \u2018\u2019pénétration\u201d\u2019 du PQ par Louis Fournier En dehors des moments chauds que sont les campagnes électorales, que font les militants du parti Québécois?Quelle sorte d\u2019action politique mènent-ils, à la base, au- prés de la population?Dans quels milieux agissent-ils davantage?Comment cherchent-ils à implanter leur parti?On aura un début de réponse à toutes ces questions lors du 5e congrès national du PQ, à Québec, en novembre.Ce congrès sera en effet consacré, en partie, aux formes et aux méthodes d\u2019action politique des péquistes.La pénétration.D\u2019abord, les délégués discuteront, en ateliers, à partir d\u2019expériences \u2018\u201c\u2018vécues sur le terrain\u2019\u2019 par un certain nombre de militants du PQ.Ensuite, ils auront l\u2019occasion d\u2019échanger avec des invités (pas nécessairement péquistes) venant de divers milieux et qui leur diront ce qu\u2019ils attendent du parti Québécois.Bref, le PQ veut se mettre à l\u2019écoute de la population.L'objectif visé?\u2018Que les militants soient mieux renseignés et équipés pour mener, avec le maximum d\u2019efficacité, la pénétration du parti\u2019.Les échanges du congrés seront notés et publiés sous la forme d\u2019une brochure qui sera largement diffusée dans le parti.Reserrer les liens Dans un document préparé pour le congrès et dont QUEBEC-PRESSE a obtenu une copie, des militants péquistes décrivent une soixantaine d\u2019expériences d\u2019action politique menées dans leur milieu.Nous en résumons quelques-unes dans cette page et nous y reviendrons.En présentant ce recueil d\u2019expériences concrètes, le président du PQ, René Lévesque, juge \u2018\u2018prioritaire\u2019\u2019 l\u2019action politique que mènent les péquistes pour \u2018\u2018resserrer les liens avec les groupes de citoyens\u201d.Wa terloo: une greve qui rapporte Dans le comté de Shefford, les suffrages remportés par le PQ n\u2019ort monté que de 14 à 17\u2018- de 1970 à 1973.Dans la petite ville de Waterloo, en revanche, ils ont doublé.Selon un des militants du parti dans cette localité, M.Claude Fré- chette, ce résultat est attribuable à \u201cI'implication\u201d du PQ dans la gréve des champignons, a la Slack Brothers, dont les employés étaient auparavant \u201ccréditistes à 90°c\u201d, dit-il.La grève à la Slack, menée par la CSN, s\u2019est \u2018\u201cmiraculeusement\u2019\u2019 réglée après le déclenchement de la campagne électorale, en septembre 1973.Comment le PQ de Shefford est-il intervenu et pourquoi?M.Fréchette explique: \u201cLes employés de la Slack avaient raison a 300°.Il s'agissait d\u2019un cas d'exploitation évident.Une grève est un événement rare dans notre comté.Le parti a pris connaissance du conflit comme toute le monde, par les journaux, mais mon fils travaillait à la CSN et j'étais membre de l\u2019exécutif du PQ.Piquetage \u201cUn comité a été chargé de recueillir le maximum de données et de monter un dossier.Le syndicat, dont plusieurs membres avaient communiqué avec l\u2019exécutif, nous a aidés dans cette tâche.L\u2019exécutif a pris position publiquement pour les grévistes et a invité -les militants du parti à aller faire du piquetage.Nous avons contribué financièrement au fonds de grève.Le parti a organisé une : assemblée publique de solidarité avec la : participation de Robert Burns et, curieusement, les choses ont alors commencé à bouger.\u201cLe député créditiste fédéral, Gilbert Rondeau, et le candidat provincial ont bien tenté d\u2019intervenir, une fois les élec- a ¥ PE ma A tions déclenchées, mais les gars les ont poliment éconduits.Plusieurs anciens grévistes ont même participé activement à la campagne du PQ.\u201d Conclusion de M.Fréchette: \u2018\u2018Quand une grève nous apparaît valable, le parti ne doit pas craindre d\u2019intervenir.À Waterloo, ça a été bénéfique à la fois pour les grévistes et pour le PQ.\u201d Sherbrooke: l\u2019alliance avec les créditistes A Sherbrooke, le PQ a décidé de s\u2019impliquer dans les élections municipales qui auront lieu en novembre.Il a participé à la création d\u2019un parti qui s\u2019appelle le Rassemblement des citoyens de Sherbrooke.Un militant, M.Thomas Somcynsky, raconte ainsi l\u2019expérience: \u201cEn avril, le PQ des comtés de Sherbrooke et de Saint-François a organisé une rencontre publique sur les affaires municipales.Les membres en ont conclu l'utilité de susciter la création d\u2019un parti politique municipal, ouvert à tous les citoyens sans distinction de couleur RENE LEVESQUE était allé rencontrer les grévistes des Fonderies de Sorel.politique mais attaché aux valeurs que le militants du PQ entendent promouvoir.Avec les créditistes \u201cNous sommes entrés en contact avec des militants des syndicats, de la SSJB, du mouvement créditiste, des associations étudiantes et du NPD.Après quelques réunions préparatoires, un parti a été fondé le 19 juin, au cours d\u2019une assemblée très réussie regroupant plus de 100 personnes.Le nom choisi: le Rassemblement des citoyens de Sherbrooke.Dans l\u2019exécutif se côtoient péquistes, créditistes et NPD.\u201cSherbrooke a déjà eu un député fédéral créditiste et une forte tradition créditiste est toujours vivante.Moyennant un certain effort de bonne volonté de part et d'autre, il y a tout intérêt à réunir nos forces autour d\u2019objectifs communs.On aura ainsi des chances réelles d\u2019écarter de l\u2019hôtel de ville la grosse machine rouge et ses amis \u2018\u201c\u2018contracteurs\u201d\u2019.\u201cL'expérience de collaboration entre péquistes et créditistes est encore toute neuve.Cela nous force à travailler avec des gens qui ont une personnalité très différente de celle des militants péquistes que nous connaissons.C\u2019est très important et sain pour nous, et peut-être aussi pour les autres.Finalement, le test majeur aura lieu lors des élections de novembre.Québec: victoire aux élections scolaires Dans le comté de Louis-Hébert à Québec (celui de Claude Morin), le PQ a travaillé à remporter des élections scolaires et il a réussi, en juin 1974.Un militant du comté, Réal Saint-Pierre, explique que le parti a obtenu le \u2018\u2018contrôle\u201d\u2019 de la commission scolaire.Il raconte quelques cas d\u2019appui \u2018\u201c\u2018ouvert\u201d du parti et d\u2019appui \u2018\u2018discret\u201d.- Voici ce qu\u2019il dit au sujet de l\u2019appui \u2018\u201c\u2018discret\u2019\u201d\u2019: \u201cDescription du quartier: 60\u201c de maisons unifamiliales et 40°; de blocs-appar- tements avec un taux d\u2019occupation de 60©« en juin.Forces en présence: notre candidate est issue d\u2019une des plus vieilles familles de la paroisse et elle est directrice d\u2019école.Adversaire: négligeable.: Rumeurs \u201cCet état de fait n\u2019était pas accidentel.L'équipe du PQ dans ce quartier a travaillé de longue main.Quatre ou cing mois avant les élections, nos militants se réunissaient pour faire l\u2019inventaire des candidatures possibles, multipliaient les contacts et, sans s\u2019identifier comme tels, lancaient une campagne d\u2019intoxication propre a décourager tout adversaire éventuel, en colportant la rumeur d\u2019une candidature de taille (qui n\u2019était pas choisie à ce moment) appuyée par une grosse organisation.Ces rumeurs originaient de plusieurs sources: tabagie du coin, réunion de marguilliers, là où nos gens étaient en place.Comité féminin \u201cUn peu avant les mises en candidature, déjà l\u2019organisation diffusait un tract style \u201cIl nous faut un enfant du quartier\u2019.Sans jamais s\u2019identifier, notre organisation a mis sur pied, entre autres, un comité féminin (\u201cLes amies de Marthe\u201d) et a embarqué derrière la candidate ses parents et voisins, court- circuitant l\u2019organisation libérale traditionnelle de la paroisse.\u201cNous ne nous sommes identifiés qu\u2019auprès de nos membres.Notre candidate a recueilli près de 90°, des suffra- vy ges.Sorel: \u201cle parti des travailleurs\u201d Dans le comté de Richelieu, le 14 mai 1974, les 260 travailleurs des Fonderies de Sorel, membres de la CSN, déclenchent la grève contre leurs patrons, la compagnie Paragon de la famille Simard.Un militant du PQ à Sorel, M.Bernard Beaumier, explique ainsi l\u2019intervention du parti en faveur des grévistes: \u201cLe PQ se veut le parti des travailleurs et à chaque fois qu\u2019un conflit de travail éclate dans le comté et que des travailleurs sont privés de leur cheque de paie, le parti prend position.Après deux semaines de grève, voyant qu\u2019aucun progrès n\u2019est réalisé, on organise une rencontre entre les leaders syndicaux et l\u2019exécutif du comté.Puis une assemblée spéciale \u201célargie\u201d de l'exécutif décide d'appuyer sans réserves les revendications des ouvriers.René Lévesque \u201cLe lendemain, déclaration à la radio sur les ondes de CJSO et communiqué à tous les media.On monte un dossier qui est acheminé à l\u2019aile parlementaire, à Québec.D\u2019autres rencontres ont lieu avec le syndicat, et nous participons au piquetage, pour \u2018prouver la solidarité du PQ avec les travailleurs.\u201cUn front commun, le premier organisé dans le comté, est formé entre le PQ, la CSN, la FTQ et la CEQ.On organise une journée de solidarité et René Lévesque accepte de se rendre a Sorel (nous avons eu beaucoup de difficulté à le rejoindre).La journée a lieu le 6 juin et le chef du PQ participe à une assemblée, se rend sur les lignes de piquetage et participe à un \u201chot line\u201d à la radio locale à l\u2019heure du souper.Puis il y a une marche dans les rues de Sorel, avec René Lévesque aussi.Les gars de la Canadian Gypsum sont venus de Joliette.\u201cNous donnons aussi une aide financière, plutôt symbolique.La grève allait se régler la semaine suivante.\u201d QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 9 ae Ÿ TLLX TT \"NOUS Wu jamars\u2019 Ta at prononcer\u201d sur les rr ¢ §vememaui nous touchent, =comme: EE destruction\u2019 de RTE TE (photo Michel Elliott) Régionale Deux-Montagnes Les citoyens prennent en main l\u2019éducation des adultes par Pierre Julien due se révèle souvent la même.Ainsi, Le Rassemblement des Citoyens de Montréal propose: Implanter, dans chaque quartier, des conseils de quartier constitués de délégués élus par les citoyens d\u2019un secteur particulier du quartier.Ces conseils assureraient le lien entre la population et le conseiller.lls seraient le lieu privilégié de discussion des questions touchant le quartier et la municipalité.Pour changer la situation actuelle, le R.C.M.a besoin de votre appui.Vous trouverez ci-joint un chèque au montant de.Je suis membre du R.C.M.District.Con.Nom.Adresse.Téléphone.RCM 1276, DORION - MTL 526-2824 10 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 \u201cCette mentalité, trop longtemps véhiculée, qu\u2019un service d\u2019éducation des adultes existe pour®organiser des cours, tend a disparditre.\u201d Le coup d\u2019épaule qui nous pousse dans le vif du sujet.Le: conseiller au service de l\u2019éducation des adultes de la régionale de Deux-Monta- gne, M.Louis Laplante, n\u2019y va pas par quatre chemins.Autrement dit, \u201claissez à la porte tous vos préjugés même s'ils sont commandés par la propagande du ministère de l\u2019Education.Dans Deux- Montagnes, ça ne se passe pas comme ailleurs; ce sont les usagers qui contrôlent leur service d\u2019éducation permanente\u201d.Ce service se présente comme un organisme ressource, à l\u2019écoute des adultes de la région, qui n\u2019impose pas des programmes tout bâtis d\u2019avance, qui, avec les gens en cause, examine les ressources humaines, physiques et financières susceptibles de satisfaire adéquatement les besoins éducatifs exprimés.Le service devient donc un conseiller techrique et une vache a lait.Mais il faut préciser tout de suite qu\u2019il ne s\u2019agit pas des secteurs de formation générale ou professionnelle qui s\u2019adresse aux adultes qui ont besoin d\u2019un diplôme ou simplement d\u2019une scolarité accrue pour monter en grade dans leur milieu de travail.Comme ailleurs, encore, ces cours sont organisés en collaboration avec le ministère de la Main- d\u2019Oeuvre et les industries locales.On l\u2019aura compris, il s\u2019agit du secteur dit socio-culturel ou éducation populaire.C\u2019est en voyant quelques titres des cours que les gens choisissent de se donner qu\u2019on a une meilleure idée de l\u2019activité de ce secteur: le citoyen face au pouvoir; pour mieux comprendre l\u2019économique; mieux vivre avec le même salaire; comprendre l\u2019adolescent; information en déficience mentale etc.Même philosophie D\u2019autres titres de cours sont moins éloquents mais la philosophie sous-ten- mais ~ un cours de cuisine donné à des ménagères simplement soucieuses d\u2019apprendre des recettes, deviendra un foyer de réflexion sur la malnutrition de tout un peuple soumis aux impératifs économiques d\u2019une société basée sur le profit.Côté pratique, ces ménagères constateront qu\u2019on peut offrir aux enfants un diner sain à moindres frais; une fricassée dans un thermos plutôt qu'un sac de croustilles et un affreux sandwich offerts par une machine.C'est peut-être cette mentalité que la Direction générale de l\u2019éducation des adultes (DGEA) souhaite propager à la grandeur de la province lorsqu\u2019elle écrit dans son rapport des activités de l\u2019an dernier: \u201cPromouvoir le développement des individus et des collectivités en préparant les personnes à une participation consciente au devenir de leur communauté\u201d.La DGEA endosse Car il va sans dire, nous assure M.Laplante, que la DGEA endosse entièrement les initiatives des citoyens de Deux-Montagnes.compte tenu, bien sûr, des disponibilités financieres, physiques et humaines de la Commission scolaire.(Après une période de perplexité, cette dernière s\u2019est aussi montrée favorable à l\u2019expérience.) Les citoyens sont groupés en conseils locaux d\u2019éducation des adultes (CLEA) répartis dans la plupart des municipalités du territoire et regroupés au sommet en Conseil régional d\u2019éducation des adultes (CREA).Les citoyens d\u2019une localité décident de se donner tel cours et demandent au Service d'éducation des adultes (SEA) de leur fournir une personne ressource et un local.Le SEA orchestre, regroupe et planifie toutes les demandes, compte tenu de ses disponibilités.\u201cNous fonctionnons avec un budget de $45,000, note M.Laplante, mais pour développer toutes les initiatives, il nous faudrait $70,000. is AUGMENTATION des produits de la Penman: 45% AUGMENTATION des salaires des employés: 9.7%.Y a t-il un dieu pour les ivrognes?QUEBEC-PRESSE décline toutes responsabilités devant les réactions que ne manquera pas de susciter la publication de la nouvelle suivante.Les accusations de \u2018\u2018charriage\u201d et d\u2019exagération qui nous parviendront seront acheminées au journal La Tribune d\u2019où nous tirons cette information.Notons que ce quotidien, qui dessert l\u2019Estrie, a une solide réputation de probité.Cette mise en garde essentielle étant faite, voici l\u2019information en question.Poursuivi par une auto- patrouille de la sûreté municipale, un automobiliste roule à gauche sur la rue Principaie de Magog, se croyant en plein coeur de Londres.Il brûle un premier feu rouge au coin de Sherbrooke, un deuxième au coin de Brassard et un troisième au coin de Pie- XI.L\u2019automobiliste entre ensuite par une sortie de l\u2019autoroute des Cantons de l\u2019Est, défonce le parapet et va s'écraser au fond du ravin.Avant que les policiers ne lui mettent le grappin dessus, il ressort du précipice.toujours sur quatre roues, fonce dans la cour du garage Irving et va se heurter contre une pompe à essence.Continuant son petit bonhomme de chemin, le cascadeur s\u2019engage dans un terrain de camping culbutant tables et chaises sur son passage.Puis, il charge un réservoir à essence de la compagnie Shell.Fin de la promenade.La police soupçonne que le conucteur était possiblement sous l\u2019effet de l\u2019alcool ou d\u2019une autre drogue qui rend l\u2019homme semblable au mobile et souple chimpanzé.Le passage .du Parrain Le passage du ministre Cloutier à Sherbrooke a été remarqué d\u2019une façon inversement proportionnelle à sa rapidité.Il a passé comme l'éclair et a suscité un tourbillon de réactions.Ces réactions s\u2019expriment comme elles le peuvent y compris par le biais de la colonne des lecteurs des journaux locaux.Ainsi ce Sherbroo- kois qui craignait pour l'honneur de sa ville, car elle accueillait le Parrain.Don Corleone?Don Giuseppe Cotroni?Non, le parrain de la loi 22: \u201cJe dois féliciter le parrain, écrit- il, parce que, devant les étudiants, pour une des seules fois de sa vie, il n\u2019a dit aucune parole mensongère: il s'est sauvé.Il a pris la fuite comme un vulgaire gibier devant le chasseur.M.Clou-Clou a donné l\u2019exemple au peuple comme doit le faire un ministre digne de ce nom.Il a fait voter une loi erronée puis a fui devant les personnes visées par cette loi.\u201cTout ce que connaît M.Cloutier de la langue, poursuit le correspondant, c\u2019est celle que ses patients lui tirent.II est tellement écoeuré de voir des langues physiques qu\u2019il se par Pierre Julien venge sur la langue par- lee.\u201d Et, a la maniere de certaines peuplades indonésiennes, il salue le ministre en lui tirant la langue.Il faut revendiquer mais.pas trop Pour la premiere fois dans ses vingt-cinq années d'existence, l'Association canadienne-française de l\u2019Ontario envisage l\u2019action politique comme moyen à adopter pour arriver à ses fins.L'Association comme telle ne se lance pas en politique mais elle encourage et appuie ses membres à le faire.Aux prochaines élections municipales, par exemple, elle veillera à ce que les Canadiens français d\u2019Ottawa soient bien représentés au futur conseil de ville.Mais il ne faut pas conclure que l\u2019ACFO quitte sa non-combativité bien connue.Ainsi, lors de son dernier congrès, tenu la fin de semaine dernière dans la capitale nationale, elle a rejeté une résolution visant à recommander l\u2019abolition des conseils scolaires qui \u201cne répondent pas de façon optimale aux besoins des Franco-Ontariens\u201d.Les tenants de cette résolution voulaient remplacer les conseils scolaires traditionnels par d\u2019autres qui seraient publics et qui offriraient l\u2019enseignement en français de la préma- ternelle à la treizième année.Plutôt que l\u2019'ACFO a d\u2019autoriser entreprendre des démarches en ce sens aupres des services gouvernementaux, les délégués ont préféré refiler l\u2019idée à leur conseil exécutif, qui devra faire rapport au prochain congrès sur les implications diverses d\u2019une telle restructuration du système scolaire.Façon à peine habile de noyer le poisson.Il faut revendiquer le fait fran- cais mais.pas trop.Dons en argent et en tomates aux grévistes de la Penman En grève depuis le mois de mai, les employés de la Penman (Syndicat national du Tricot, CSN) tiennent le coup, grâce à l\u2019appui des syndicats de la région et de dons privés de la population.Même les sans-le-sou manifestent leur appui aux grévistes, comme cette femme qui a donné des tomates de son jardin.Une vingtaine de syndicats ont versé près de $4,000 a ce jour, sans compter les prestations de grève de la CSN.Sollicitant l\u2019appui du conseil de ville de la \u2018\u2018capitale des bas salaires\u201d, les grévistes ont essuyé une fin de non-recevoir du maire Girard.Cet ancien président de la Chambre de Commerce est d\u2019avis qu\u2019un conseil de ville n\u2019a pas à prendre position dans un conflit de travail.On se souvient pourtant que lors de la grève des employés du secteur public, en 72, le conseil municipal de Sorel avait appuyé les grévistes.C\u2019est peut-être pour couvrir l'attitude de leur employeur que le Syndicat des employés municipaux de Saint-Hyacinthe n\u2019a pas LE PARRAIN, filant par la petite porte donnant sur ies jardins de l\u2019Université de Sherbrooke.ménagé sa contribution à la caisse de secours de la Penman.On apprend par ailleurs que les produits fabriqués par Penman ont connu une hausse de l\u2019ordre de 45% ns entre avril 73 et avril 74.Dans la mème période, les travailleurs ont eu droit, eux, 4 9.77; d\u2019augmentation, ce qui ne constitue même pas une indexation au coût de la vie.334-6692 AMERIQUE DU SUD 22 jours, 7 pays, à partir de $1,385.00 COLOMBIE 2 SEMAINES, à partir de $589.00 ST-DOMINGUE 2 ou 3 semaines, a partir de $609.00 COSTA RICA et GUATEMALA 2 semaines, a partir de $678.00 de Voyage 2425 da Salaberry p el Ti, 7) a p Les petites annonces «4 7s Pour faveur obtenue C\u2019EST VRAI! 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Soupçonné de fascisme, Camillien Houde n\u2019a pourtant jamais passé de re- glement antimanifestation: contre les libéraux qui régnaient autant à Québec qu\u2019à Ottawa, contre la rue Saint-Jacques, contre son propre conseil, contre la presse, il ne se maintenait en selle que grâce à la population.Lorsqu\u2019elle manifestait, c\u2019était contre ses ennemis ou pour le porter en triomphe.Drapeau est discret et habile (secret et machiavélique).Houde était bavard et tout d\u2019une pièce.Ses meilleures stratégies faisaient long feu parce qu\u2019il avait dévoilé ses meilleures pièces d\u2019artillerie au premier venu.De plus, il ne cachait pas ses vices, ce qui alimentait les attaques de ses opposants.Un mémorialiste a dit de lui qu\u2019il vivait nu dans une maison de verre.S\u2019il avait envie de prendre un coup, il le faisait, que la réception soit intime ou officielle.Ce qui permettait aux journaux du lendemain d\u2019écrire que \u201cle maire de Montréal s\u2019est saoulé comme un cochon\u201d.Renverser les libéraux Camillien Houde était une force de la nature et le grand but de sa vie était de renverser les libéraux au pouvoir a (Photos extraires de l\u2019Histoire de Montréal, de Robert Rumilly, édition Fides.) Québec depuis trente ans.Mais en dépit de son gigantisme, ses collaborateurs lui conseillaient ou de concentrer ses énergies sur le parti Conservateur dont il était le chef dynamique et incontesté, ou de se consacrer à l\u2019administration de Montréal.Houde choisit de siéger à la fois à l\u2019Assemblée législative et au conseil municipal, car il estimait que Montréal (le quart de la population de la province) constituait la meilleure rampe de lancement vers le pouvoir à Québec.De plus, il croyait avoir plus de chances de renverser le gouvernement en l'attaquant à la fois en tant que chef de l\u2019opposition et maire de Montréal, car à ce dernier titre il avait une meilleure vue sur la rue Saint-Jacques où s\u2019effectuaient les tractations les plus délétères entre les financiers et le premier ministre Alexandre Taschereau.Ce programme était très exigeant sur le plan pratique.Par exemple la route 2 étant fermée durant l\u2019hiver, il fallait cinq à six heures de train pour se rendre de la métropole à la capitale.De plus, connaissant l\u2019agenda du maire de Montréal.les ministériels passaient les lois les plus contraires aux intérêts des Québécois en l\u2019absence du chef de l'opposition.Car ce chef de l\u2019opposition était d\u2019autant plus redoutable qu\u2019il refusait les privilèges qu\u2019une collaboration avec les capitalistes anglo-américains lui aurait procurés.\u2018Ma grande force est d\u2019avoir le cul sur la paille\u201d, se plaisait-il à dire.Mais vint un temps où il n\u2019avait même plus de paille et dut, si près Eu but, laisser Maurice Duplessis accomplir son grand oeuvre.Dette personnelle Après une éclipse de deux ans, Camil- lien Houde rentre en force à l'hôtel de ville avec une majorité telle que le roi Taschereau en tremble sur son trône (1930).Ce dernier sent que ses jours sont comptés et prie son ami Pamphile Tremblay (qui, par souci de modestie, ajouta la particule \u201cdu\u201d a son nom) de dissuader Houde de venir l\u2019affronter sur la scène provinciale.Le propriétaire de La Presse et le maire de Montréal ont un entretien à la fin duquel Houde annonce à ses collaborateurs qu\u2019il n\u2019a plus l'intention de briguer les suffrages à la chefferie du parti Conservateur.Ces derniers sont sidérés: le pouvoir est là, enfin, a portée de la main et le \u201cboss\u201d refuse de s\u2019en saisir.Pendant son éclipse de deux ans (il avait été battu dans son comté puis a la mairie) Houde avait travaillé au journal L'Illustration qui était imprimé à La Patrie.L'entreprise n\u2019est pas un succès et il se porte personnellement garant des factures impayées à l\u2019imprimeur.Le montant de ces factures se chiffre à $50,000 lorsque Houde quitte L\u2019Illustration La \u201cprosperite\u2019\u2019 a fait de pour revenir à l'hotel de ville.Entre- temps La Patrie est achetée par Pamphi- le Du Tremblay.\u201cCe dernier, confie House à son ami Hertel La Roqu£; \u20acx1ge que je cesse complètement ma lutte contre le gouvernement Taschereau et que je collabore avec le régime provincial; autrement, des procédures pour me mettre en faillite vont être prises immédiatement; dès qu\u2019elles le seront, je serai disqualifié comme maire.Je n\u2019ai pas l\u2019argent voulu pour payer ce billet; je n\u2019ai donc pas le choix: il faut que je prenne le pas.Oublions nos projets de détruire le régime de Québec.\u2019\u2019(1) Peur de la misère Hertel La Roque ne peut accepter que le régime le plus pourri qu\u2019ait connu la province jusqu\u2019à ce jour se maintienne au pouvoir parce que le seul homme susceptible de le renverser a contracté une dette personnelle.Il suggère à Ca- millien de rendre public le chantage de Taschereau et Du Tremblay et de lancer une souscription parmi le \u201cbon peuple\u201d qui vient de l\u2019élire massivement et \u201cqui était convaincu à ce moment que seul Houde pouvait le tirer de son pétrin\u201d.(1) Houde refuse de peur que l'opération ne rate: la hantise de la misère est plus forte que sa foi en sa bonne étoile.D'autant plus qu\u2019il était très déshonorant à l\u2019époque de faire faillite (alors qu'au- jourd\u2019hui c\u2019est un simple moyen technique pour faire de l'argent rapidement).Urapeau un mégalomane À PA 20 wag A pe WF 4 se ; 3 CAMILLIEN HOUDE, un joyeux luron qui dénonçait les financie antichambre.Houde dit à son confident: \u201cTu sais combien j'ai été pauvre et la misère noire que j'ai mangée au début de ma carrière.J\u2019ai une peur animale de retomber dans cette misere; jamais je n'aurai le courage d\u2019y faire face à nouveau\u201d.(1) 1 | Lo Pourtant, à l\u2019élection suivante, Houde, toujours sans argent et vo:l0urs aussi implacable à l\u2019endroit des capitaiistes et de leurs valets du gouvernement, n\u2019a pas d\u2019autre choix que de mettre en application cette idée qui sera reprise plus tard par le parti Québécois: la caisse électorale populaire.Aussitôt le premier appel lancé, l\u2019argent entra de tous les coins de la ville, et ce, en pleine crise économique.On vit même des écoliers envoyer des \u201c\u2018cennes noires\u201d et des assistés sociaux endosser leur chèque de prestation de secours direct.Houde paya toutes ses dépenses électorales.et fut reporté au pouvoir.Comme quoi Camillien Houde aurait pu faire payer sa dette par la population et détrôner lui-même Alexandre Tas- chereau.On aurait alors moins entendu parler de Maurice Duplessis et la question de l'autonomie aurait été menée d\u2019une autre façon.Les deux hommes sont morts la même année, l\u2019un premier ministre, l\u2019autre retiré de la vie publique.(1) Camillien Houde, de Hertel La Hoque, Editions de l'Homme, Montréal.8, LARGE s de la rue Saint-Jacques tout en laisant le pied de grue dans leur Deux maires bien différents Si Camilien House et Jean Drapeau sont des figures dominantes de l\u2019histoire de Montréal, ils plongent leurs racines dans deux classes sociales bien différentes.Le dernier s\u2019est présenté comme le candidat susceptible de restaurer la moralité publique montréalaise.I] s\u2019est bien vite révélé un politicien traditionnel en ce sens qu\u2019il est devenu un fidèle serviteur de la minorité possédante au mépris des intérêts du Montréalais ordinaire.S'il se distingue des autres politiciens, c\u2019est qu\u2019il a l\u2019envergure d\u2019une fierté dictateur, et pour cela les historiens le classeront très près du Maurice DupieSsis qu\u2019il a pourtant tant combattu.Camillien node au contraire est un leader populaire issu du milieu des gagne-petit et, à peu de compromis près, il est resté fidèle à cette classe meme après des années au pouvoir.Son discours (son arme principale) avait un reflet de fidélité à des principes qui a sans doute impressionné le jeune Michel Char- trand.Et il a appliqué ces principes au point de subir quatre années d\u2019internement dans un camp de concentration.De l\u2019administration Drapeau on rstien- dra, bien sûr.le métro, l\u2019Expo, les Expos et les Jeux Olympiques; en plus d\u2019une autre \u201cgrosse affaire\u201d qui nous sera annoncée à la veille des élections de 1978: le transport des montagnes Rocheuses sur le mont Royal par-dessus lesquelles on reconstruira la Cité vaticane pierre sur pierre! À couteaux tirés avec Québec De l\u2019administration Houde, on ne retient rien d'aussi spectaculaire: un candidat du peuple doit plus tenir compte de ses commettants, surtout en pleine crise économique.Toutes les énergies du maire de Montréal et des sociétés privées de bienfaisance étaient occupées à atténuer les méfaits de la grande Crise qui a pris tout le monde par surprise.Tout le monde croyait en effet que les mécanismes normaux de l\u2019économie capitaliste étaient suffisants pour redistribuer équitablement les richesses.Aussi l\u2019Etat n\u2019avait prévu aucune politique sociale en cas de chômage massif ou de misère: seules quelques oeuvres charitables (comme la Société Saint-Vincent-de-Paul) étaient en place et leur action s\u2019est révélée bien vite insuffisante.L'oeuvre de Camillien Houde a donc été d\u2019instituer, à pied levé, des mesures sociales comme les Secours directs pour parer à l'immédiat.Le trésor municipal étant insuffisant, il devait, entreprendre des croisades auprès des gouvernements supérieurs afin qu'ils fassent leur part.Or le gouvernement provincial (libera!) et lui (conservateur) étaient à couteaux tirés.Il y avait aussi l\u2019argent des banques, dans\\les antichambres desquelles Houde faisait le pied de grue.Mais sachant la responsabilité des princes du capital dans cette crise, le maire se voyait en même temps forcé de les dénoncer et de les vilipender: la ville était constamment au bord de la faillite.Quand une économie de paix est impuissante à faire rouler les affaires, le capitalisme met sur pied une \u2018économie de guerre.En 1939, la bonne guerre vint.Et avec elle, la conscription.Mais ce perpétuel mécontent de Houde était aussi contre la conscription: on le mit en prison.Sans procès! QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 13 \"A à \u201c3 14 cé et x 4 9 I La Chine populaire a 25 ans La \u201clongue marche\u201d continue.par Louis Fournier \u201cLes Chinois sont-ils heureux?\u201d C\u2019est la question que posait ces jours- ci, à l\u2019occasion du 25e anniversaire de la République populaire de Chine, le correspondant de l\u2019agence France-Presse à Pékin \u2014 en rappelant que le ler octobre 1949 était aussi important que l\u2019Octobre 1917 de la Révolution russe.Moi qui n\u2019ai passé que 15 jours en Chine, en juin 1973, lors d\u2019un voyage d\u2019étude organisé par la CSN, j'aurais le goût de répondre, en paraphrasant le titre d\u2019un film bien connu: \u201cOui, j'ai même rencontré des Chinois heureux\u201d.Se libérer ensemble Certes, l'immense majorité des 800 millions de Chinois sont heureux si l\u2019on croit, comme l\u2019écrivait Camus, que le bonheur n\u2019a de sens que s\u2019il existe pour tous, pas seulement pour quelques-uns comme dans nos sociétés capitalistes.Or, dans la Chine du président Mao Tsé-toung, c\u2019est collectivement, communautairement que les hommes et les femmes se libèrent ensemble, à peu près au même rythme.La Chine, pays plus pauvre que l\u2019Inde avant 1949, est aujourd\u2019hui plus riche que sa grande voisine pseudo-socialiste dirigée par Mme Gandhi.Plus encore, si l\u2019on fait un tour du monde de la pauvreté et que l\u2019on compare, pays à pays, les tranches de revenus les plus faibles et leur pouvoir d\u2019achat, la Chine arrive au premier rang! Avant le Japon, avant la France, avant méme les AFFAELLC de.San Juan.Retour, le 21 octobre.CROISIÈRE GALA MÉDITERRANÉEN S.S.LEON ARDO da VINCI 50 jours\u2014 15 escales\u2014 1000 aventures.fresne (679-3777).Départ, le 24 mars.Retour le 13 mai 1975.RL LLL RL Joignez-vnus dès maintenant à ce groupe accompagné par Mme Fernande Phillie.Téi.: 845-8225.Départ de Montréal, le 12 Sctobre par autobus pour vous rendre directa ant a F'embarcadere a New York.Méme service pour le retour.Escales: St-Thomas, Martinique, Grena- À partir de $926 Joignez-vous à un groupe homogène de Canadiens fran- - çais, accompagné de Montréal par monsieur André Du- $1 900 et plus.Etats-Unis.Autrement dit, les gens les plus pauvres en Chine ne sont jamais aussi démunis que les plus pauvres des Américains, des Canadiens et des Québécois.La construction du socialisme La Chine, paysanne a 80 pour 100, n\u2019a pu atteindre ces résultats, depuis 25 ans, que par la construction, lente et patiente, du socialisme \u2014 qui n\u2019est pas encore le communisme.Ce vaste pays en voie de développement est devenu un \u2018\u2018modèle\u201d pour le Tiers Monde, même si les Chinois sont les premiers à reconnaître leurs \u2018\u2018erreurs\u2019\u201d\u2019 et leurs \u2018\u2018insuffisances\u201d \u2014 comme on nous l\u2019a répété partout lors de notre voyage.Inutile d\u2019insister sur le fait qu\u2019aujour- d\u2019hui tous les Chinois mangent à leur faim et qu\u2019ils peuvent satisfaire tous leurs besoins essentiels.Ce qui m'intéresse, c\u2019est d\u2019essayer de comprendre comment ils y sont parvenus, comment on peut passer, petit à petit, de la misère massive à la pauvreté solidaire et, peut-être plus tôt qu\u2019on ne le croit, à la richesse relative.Le parti Communiste Quand vous allez en Chine, on vous fait sentir partout qu\u2019il faut \u201cmettre la politique au poste de commandement\u201d, un des mots d'ordre les plus répandus dans le pays.Et la politique, c\u2019est d\u2019abord le parti Communiste, fondé en 1921 par 12 hommes dont Mao, et qui compte aujour- d\u2019hui plus de 20 millions de membres.S.S.MICHEL ANGELO Travelside ades spécialistes des croisières qui se font un plaisis de donner gracieusement des conseils.its connaissent tous les paquebots, les escales prévues et tous les tarifs.lis sont en mesure de faire vos réservations et de vous guider dans le choix de votre cabine.Directeur: Monsieur Lionel Savard (845-8225).Départ de Montréal, le 12 novembre par autobus.À partir de Embarquement à New York, 9 jours.Thomas, à Puerto-Rico et Curacao.Par son réseau de cellules et de comités, par son influence au sein des syndicats et des organisations de masse, le Parti dirige et planifie toutes les activités en Chine.En étroite liaison avec ce qu\u2019on appelle \u2018\u201cles larges masses\u201d de la population, à la fois souple et discipliné, le Parti reste le moteur de la Révolution chinoise.Il encourage l\u2019initiative de la base et rappelle aux Chinois qu\u2019ils ne doivent \u2018\u201ccompter que sur leurs propres forces\u201d (la CSN n\u2019a rien inventé!).On ne nait pas rouge.La- Chine populaire, c\u2019est un peu l\u2019éducation politique permanente, avec ses cours du jour et du soir.On va à l\u2019école du marxisme-léninisme et de la pensée de Mao Tsé-toung car \u2018on ne nait pas rouge, on le devient\u201d.On forme donc des groupes d\u2019étude pendant et après les heures de travail.On procède par des histoires imagées, des formules simples, des fables ou des récits vécus.Les travailleurs doivent apprendre à \u2018\u201c\u2018se libérer tout seuls, en tirant les leçons des expériences\u201d.Depuis quelques années, le nombre des \u201cpetits livres rouges\u201d a considérablement diminué.On dit maintenant que le niveau politique ne se mesure pas au nombre de \u201cbadges\u201d.Quoi qu\u2019on puisse en dire à l\u2019étranger, la critique et l\u2019autocritique \u2014 et donc la liberté d\u2019expression et de discussion -, tout cela est chose courante que le régime encourage.On fait constamment l\u2019ar,,.TIRE TITI RTS CROISIÈRE GASTRONOMIQUE Groupe accompagné de Montréal par André Dufres- ne (Tél.: 679-3777).Autobus spécial directement au bateau.Le bel itinéraire: Martinique.Grenade, La Guaira, Curacao, St-Thomas.9 is 5 Départ 30 novembre, PRE a retour 13 décembre.M TY MONDE lyse des erreurs et des insuffisances, \u2014 les siennes et celles des autres.C\u2019est une arme non seulement contre les \u2018\u2018camarades\u201d qui feraient fausse route mais aussi contre les dirigeants fautifs que l\u2019on doit alors dénoncer, voire même remplacer.Et les travailleurs qui élisent leurs dirigeants, dans les usines, à la campagne et partout, ne se privent pas de le faire.Entre les \u2018\u2018deux lignes\u201d C\u2019est que la pensée de Mao Tsé-toung (qui est non pas la \u201csinisation\u2019\u201d\u2019 du marxisme mais son application aux conditions concrètes de la Chine) enseigne que, durant toute la période de construction du socialisme, la lutte des classes se poursuit, la \u201clutte entre les deux lignes\u201d.La Révolution de 1949 n\u2019a été que la première d\u2019une longue série d\u2019autres révolutions en Chine même, comme le démontre la Révolution culturelle qui a secoué le pays de 1966 à 1969 \u2014 la première jamais déclenchée volontairement par un régime contre ses propre institutions \u2014 et ce qu\u2019on a appelé la deuxième Révolution culturelle, amorcée à la fin de 1973.Cette révoiution ininterrompue, permanente, elle est collective et individuelle tout à la fois, car \u201cil faut faire sa propre révolution tous les jours, à toute heure\u2019.Afin de mieux\u201d servir 1e peuple\u201d.Dans les pave \\e plus peuplé du monde \u2014 le Quart de l\u2019humanité \u2014, la \u201clongue Tnarche\u201d entreprise par Mao et ses partisans est loin d'être terminée.S.S.OCEANIC $195,51060.+ Escales à St- $526 AU BON ACCUEIL DES CANADIENS DEPUIS 44 ANS 1010 ouest, Ste-Catherine METRO PEEL TRA VELAIDE\u2014LONGUEUIL 1 PLACE LONGUEUIL TRA VELAIDE\u2014CENTRE-VILLE 861-7272 679-3777 TRAVELAIDE - ÂGE D'OR 14 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 911 est, rue BEAUBIEN METRO BEAUBIEN 273-2581 TOUS NOS BUREAUX OUVERTS LE SOIR JUSQU'À 9 H P.M.CROISIÈRE DE NOËL 1974 Groupe canadien-français accompagné de Montréal par monsieur Charles-E.Pelletier.S.S.LEONARDO da VINCI, départ 24 décembre de New York: 13 jours.5 escales: San Juan, Aruba, La Guaira, Antigua, St-Thomas.Tarif à partir de $760 (selon la cabine choisie) comprenant le transport de Montréal à Montréal et la manutention des bagages.TRAVELAIDE\u2014 Carrefour MT-ROYAL 4454 ST-DENIS angle MT-ROYAL METRO MT-ROYAL 845-8225 TRA VELAIDE\u2014PLAZA-ST-HUBERT 911 est, rue BE AUBIEN METRO BEAJBIEN TRAVELAIDE\u2014CENTRE-LA VAL Sortie GE autoroute Entree exterieure 213-7155 687- 0880 TRAVELAIDE\u2014CENTRE-LA VAL Sortie GE Autoroute \u2014 Promenade interieure SAMEDI 5 H P.M.STATIONNEMENT À L'ARRIÈRE DE NOS BUREAUX A LAVAL ET LONGUEUIL GRATUIT ET YLLIMITE (Photo: Dalmas) 11 y a cinquante ans, les cultivateurs du Québec décidaient de s\u2019unir en jetant les bases d\u2019une association professionnelle agricole afin d\u2019améliorer les conditions matérielles de leur classe, d\u2019influencer les pouvoirs publics et d\u2019affronter plus efficace- 7 a : EE 0 SAINT-EUSTACHE (MARC-AURELE F À gg # Fa FERME A ORTIN) mi + ment les problèmes nouveaux posés par l\u2019industrialisation de la société québécoise.Réunis en congrès dans la capitale provinciale, les ler et 2 octobre 1974, plus de deux mille agriculteurs convaincus de l\u2019anachronisme du traditionnel individualisme paysan fondaient l\u2019Union (UPA) catholique des cultivateurs (UCC).Cette association devenue depuis deux ans l\u2019Union des producteurs agricoles était destinée à jouer un rôle primordiale dans l\u2019histoire rurale du Québec contemporain.SO ANS DE LUTTES AGRICOLES AU QUEBEC Texte Robert-Maurice Migner Maquette Denis Lefebvre (collaboration spéciale) LA GRANDE GUERRE ET SES CONSEQUENCES La guerre de 1914-1918 fut un véritable accélérateur historique pour la société rurale québécoise.Sur le plan économique, la Grande Guerre amena temporairement une prospérité sans précédent dans nos - campagnes.'À la suite de l\u2019activité incessante des sous- marins allemands et de la succession de deux mauvaises récoltes en Amérique du Nord en 1916 et 1917, la situation alimentaire des Alliés était devenue ex- trémement sérieuse.Il fallait nourrir les troupes et les populations alliées et si les chantiers maritimes réussissaient à remplacer les navires torpillés, il n\u2019en était pas de même pour les milliers de tonnes de vivres perdues au fond des mers.Les gouverne- = ments d\u2019Ottawa et de Québec entreprirent une vaste campagne de surproduction agricole afin de répon- - dre à la demande prodigieuse pour les denrées alimentaires, Les cultivateurs québécois accomplirent leur effort de guerre avec enthousiasme.Mais, après le Traité de Versailles, les marchés se fermèrent, les prix s\u2019effondrèrent et l\u2019agriculture québécoise sombra dans une crise d'autant plus difficile à supporter que les cultivateurs avaient profité des années de guerre pour investir dans l\u2019achat de terres, de cheptel et d'instruments aratoires à des prix très élevés.Les faillites de cultivateurs se multiplièrent.Dans les milieux agricoles, on accusa les gouvernements d\u2019être res ponsables de cet état de crise. Beaucoup songèrent alors a s\u2019organiser pour prendre en mains leurs intérêts mal servis, affirmèrent-ils, par ces gouvernements d\u2019avocats et d\u2019hommes d\u2019affaires.- ;( Dans le domaine politique, la Première Guetre mondiale permit aux cultivateurs québécois de prendre conscience de leur force collective.En effet, la conscription des fils de fermiers par le gouvernement fédéral avait soulevé de violentes protestations en milieu rural.Les cultivateurs s\u2019étonnaient qu\u2019on leur enlève leurs fils au moment même où on leur demandait de surproduire.Le point culminant de cette opposition à la politique incohérente du gouvernement d\u2019union fut la grande manifestation des cultivateurs canadiens qui envahirent la capitale fédérale le 14 mai 1918.Guidés par les dirigeants des cercles et des sociétés agricoles, par les animateurs des coopératives et par la députation rurale libérale de l\u2019Assemblée législative du Québec qui voyzit dans cette manifestation l\u2019occasion rêvée de porter un roup percutant aux conservateurs d\u2019Ottawa, plusieurs milliers d\u2019agricluteurs québécois abandonnèrent leurs travaux printanniers pour participer à ce mouvement de masse.Les cultivateurs échouèrent dans leur démarche mais ils entrèrent en contact avec leurs confrères plus radicaux des autres \u2018provinces.Ils admirèrent \u2018la puissance \u2018et la discipline des grandes organisations agricoles anglo-canadiennes.Des comités de liaison s\u2019établirent et plusieurs cultivateurs québécois revinrent dans leur province avec la ferme intention de se regrouper en association.JOSEPH-EDOUARD CARON Et le ministre de l\u2019Agriculture du Québec, Joseph-Edouard Caron, grand maître du patronage rural et seul porte-parole autorisé, pensait-il, des cultivateurs de la province, en vint rapidement à se méfier des idées subversives des agriculteurs ambitieux de s\u2019unir.Le ministre libéral eut raison de s\u2019inquiéter car, dès la fin de la guerre, plusieurs organisations agraires commencèrent à s\u2019implanter en terre québécoise, connaissant un succès remarquable.Certaines dénonçaient les politiques gouvernementales agricoles tandis que d\u2019autres lançaient l\u2019idée d\u2019un parti agraire au Québec, traditionnellement libéral depuis l\u2019époque de Laurier et dé Marchand.Joseph-Edouard Caïon décida alors d\u2019écraser le mouvement agraire québécois.LE MOUVEMENT AGRAIRE AU QUEBEC: L\u2019UNION DES CULTIVATEURS ET LES FERMIERS UNIS Le 12 juin 1918, quelques semaines après la grande manifestation d'Ottawa, des agriculteurs du comté de Rouville fondèrent l\u2019Union des cultivateurs de Québec.Dès qu\u2019il apprit la nouvelle, le ministre Caron envoya le député libéral T.-D.Bouchard et quelques fonctionnaires de son ministère poüUr pren- dre le contrôle de la nouvelle association.Mais les militants agraires écartèrent les politiciens de leur mouvement.Vexé, le ministre de l\u2019Agriculture condamna l\u2019association et déconseilla aux cultivateurs d'en faire partie.Mais le mouvement progressa rapidement.En janvier 1920, l\u2019Union des cultivateurs organisa un congrès au Monument National, à Montréal, qui attira 200 militants et organisateurs.Malgré les affirmations du ministre libéral, l\u2019Union ne se voulut jamais un parti politique, se définissant plutôt comme une association professionnelle chargée de défendre les intérêts de ses membres.S\u2019inspirant de la doctrine sociale de l\u2019Eglise telle qu\u2019exposée dans l\u2019encyclique Rerum Novarum, l\u2019U.C.Q.voulait regrouper les cultivateurs québécois afin d\u2019oeuvrer plus efficacement dans les domaines de la coopération et de l\u2019étucation rurales et de pouvoir influencer les gouvernements dans l\u2019élaboration de leurs politiques agricoles.Le mouvement s\u2019étendit surtout au sud de Montréal et regroupa plus de mille membres actifs.Mais avec la crise agricole de l'après-guerre, l\u2019'U.C.Q.perdit rapidement du terrain au profit d\u2019une autre association agraire, les Fermiers unis du Québec, beaucoup plus dynamique et radicale dans ses critiques et ses revendications.Fondé en Alberta en 1908, le mouvement des Fermiers unis s\u2019étendit rapidement dans tout le Canada anglais.Organisés en 1914, les Fermiers unis d\u2019Ontario axèrent leur protestation sur la conscription des fils de cultivateurs et sur la question de la dépopulation rurale qui prnait de l\u2019ampleur à la suite de la Grande Guérre.De 315 cellules, en 1917, le mouvement passa à 620, en 1918, et à 1,130 l\u2019année suivante, avec plus de 43,000 membres actifs.La politique indécise et malhabile du gouvernement conservateur ontarien de William Hearst et l\u2019attitude ambigué du cabinet fédéral de Robert Borden au sujet de la conscription favorisérent accession des Fermiers unis d\u2019Ontario au pouvoir en 1919.Dans les Prairies, les Fermiers unis d\u2019Alberta remportèrent les élections provinciales de 1921 en exigeant \u2018le libre-échange tandis que leurs confrères du Manitoba réussissaient le mème exploit l\u2019année suivante.Le succès des Fermiers au niveau provincial fut accompagné de l\u2019élection de 65 progressistes lors du scrutin fédéral de 1921.C\u2019est ainsi que, durant quelques années, les Fermiers unis représentèrent une force- politique majeure dans l'arène politique canadienne.Au Québec, c\u2019est dans la région de l\u2019Outaouais que prit naissance le mouvement des Fermiers unis.La contagion agraire avait rapidement passé d\u2019Ontario au Québec et, à l\u2019automne 1918, on retrouvait déjà plusieurs associations de Fermiers unis dans les comtés de l\u2019Ouest québécois.Les Fermiers unis acquirent une grande popularité dans les milieux agricoles québécois.Le succès politique de leurs confrères ontariens galvanisa les énergies des militants agraires du Québec.À l'instar des autres mouvements agricoles canadiens, les Fermiers unis du Québec se proposaient d\u2019étudier méthodiquement les questions d'agriculture, de défendre les intérêts des cultivateurs auprès des gouvernements, d'organiser le commerce coopératif des produits de la ferme et de publier des brochures et des revues agricoles.En 1920, la plupart des cercles de Fermiers unis s'étaient regroupés en une seule organisation dont Aurèle-Henri Clément devint le premier président.Excellent propagandiste, Clément avait, dit-on, pour devise: \u2018On respecte les guêpes parce qu\u2019elles sont organisées.\u201d En 1920, Clément représenta les Fermiers unis auprès de la Commission fédérale du tarif.Il réclama l'abolition des tarifs douaniers sur les machines aratoires et les articles nécessaires à la vie quotidienne de la famille rurale.Le président des F.U.Q.s\u2019en prit aussi aux manufacturiers qui, à son avis, écrasaient les petits cultivateurs et de- -~ manda au gouvernement de mettre fin à la spécula- \\ tion sur les terres agricoles.Ces prises de position radicales pour l\u2019époque favorisèrent le succès des Fermiers unis dont le nombre, au début de 1921, en pleine crise agricole, atteignit les 2,000 membres.Soulignons que les Fermiers unis comprenaient beaucoup d\u2019Anglo-Québécois et entretenaient des rapports très étroits avec les associations agraires des au- \u201c tres provinces.Au Québec, le ministre Caron, témoin des victoires agraires dans les autres régions dü pays, voyait ces succès avec inquiétude.Au pouvoir dans une province dont ils n\u2019hésitaient pas à proclamer le caractère et la mission agricoles, les libéraux craignaient pour leur monopole politique.J.-NOE PONTON J.-NOË PONTON Les Fermiers unis du Québec n\u2019auraient sans doute jamais suscité autant d\u2019enthousiasme s\u2019ils n\u2019avaient reçu l\u2019appui de J.-Noé Ponton, l\u2019un des plus grands réformateurs agraires de notre histoire nationale.Né à Marieville en 1886, dans une famille de 14 enfants, Ponton n\u2019avait que six ans lorsque ses parents déménagèrent à Bromptonville pour y défricher une terre à bois.Tout en travaillant continuellement à la ferme paternelle, Ponton compléta son cours commercial, puis ses études classiques au Séminaire de Sherbrooke.Désireux de poursuivre des études supérieures en agriculture, Ponton s\u2019inscrivit au Collège de Guelph, en Ontario, où il s\u2019initia à la coopération agricole et s\u2019intéressa au mouvement agraire.On dit qu\u2019il fut l\u2019un des premiers Canadiens français à poursuivre et compléter des études scientifiques en agricluture.En 1915, il reçut son diplôme et, plein d'espoir, il revint au Québec pour y entreprendre une carrière agricole des plus étonnantes.\" A l\u2019automne 1916, Ponton posa sa candidature pour le poste de sous-ministre de I\u2019Agriculture au gouvernement québécois.Mais on lui préféra un avocat.Il accepta alors.la chine de génie rural à l'Institut agricole d\u2019Oka où il se signala par sa clairvoyance et ses idées progressistes.Mais trop porté vers l\u2019action concrète pour demeurer très longtemps dans l\u2019enseignement, Ponton démissionna d\u2019Oka en 1919 et entra au ministère fédéral de l\u2019Agriculture.L\u2019année suivante, il est nommé rédacteur en chef du Bulletin des agriculteurs, le journal hebdomadaire de la Société coopérative agricole des fromagers de 9 \" Québec.Ponton fut immédiatement attiré par le mouvement agraire québécois et il emboîta le pas aux contestataires agricoles.En août 1921, il réclama l\u2019instauration d\u2019un crédit agricole québécois et fustigea le gouvernement d'Alexandre Taschereau pour son inertie durant la crise agricole.Dans le Bulletin des agriculteurs du 17 septembre 1921, Ponton s\u2019en prit aux agriculturistes qui, à son avis, trompaient les cultivateurs par leur idéologie négative: \u201cJe l\u2019ai dit et je le répète, la population rurale ne reçoit pas sa quote-part de l'attention de nos universités et des sociologues en général.L'on s\u2019est trop usé à poétiser l\u2019agriculture et à maudire, devant les cultivateur, la vie urbaine et l\u2019on a trop négligé l\u2019organisation économique et sociale agricole.Inutile de tenter de faire retourner le cultivateur à la vie primitive car, malgré lui, il subit l\u2019évolution moderne et, malgré lui, les nouvelles du dehors l\u2019atteignent.\u201d Cet article lui mérita les foudres du ministre Caron qui le convoqua à Québec pour le prévenir d\u2019être plus respectueux envers le gouvernement.Quelques semaines plus tôt, le ministre de l\u2019Agriculture avait affirmé que les cultivateurs ne devaient pas être trop instruits! La discussion - la querelle - se transforma en une lutte à finir entre les deux hommes qu en vinrent aux injures.Caron_ trait publiquement Ponton d\u2019agitateur bolchévique.Ce dernier répliqua par des attaques foudroyantes \u201cde la politique agricole des libéraux.Et en octobre 1921, Ponton faisait figure de chef de file du mouvement agraire québécois.L\u2019ELECTION FEDERALE DE 1921 ET LE PARTI FERMIER PROGRESSISTE A l\u2019automne 1921, trois groupes agraires se partageaient les sympathies des cultivateurs québécois: l\u2019Union des cultivateurs, les Fermiers unis et le groupe du Bulletin des agriculteurs, animé par Ponton.Mais, depuis la fin de l\u2019été, tous les observateurs politiques s\u2019attendaient a des élections fédérales à plus ou moins brève échéance.Encouragés par les succès de leurs confrères des autres provinces, les Fermiers unis du Québec annoncèrent leur intention de se lancer dans la lutte électorale.Le 21 août, les F.U.Q.tinrent une assemblée pré-électora- le à Charlesbourg où ils attaquèrent les borgeoisies québécoise et canadienne et incitèrent les cultivateurs à former un important parti agraire.Mais l\u2019unité des divers groupes de contestation était une condition essentielle à la création d\u2019un parti agraire digne de ce nom, d\u2019autant plus que les libéraux fédéraux de Mackenzie King avaient chargé Joseph-Edouard Caron d\u2019écraser le mouvement fermier québécois.Et le ministre de l\u2019Agriculture ne cessait d\u2019accabler les organisateurs agricoles de tous les épithètes révolutionnaires que son cerveau anxieux pouvait imaginer.Quelques semaines avant les élections, le directeur de la Coopérative des fromagers, Auguste Trudel, attiré lui-aussi par le mouvement agraire, vendit le journal de l\u2019organisme à Ponton.Ce geste était parfaitement légal, la Coopérative étant théoriquement indépendante et libre de transiger.Mais le ministre Caron, qui exerçait une véritable dictature sur le mouvement coopératif agricole québécois, entra dans une vive colère et dénonça la vente du Bulletin des agriculteurs.Mais il était trop tard.Le mouvement agraire québécois bénéficiait désormais d\u2019un journal solidement implanté en milieu rural et dirigé de main de maître par J.-Noé Ponton.Le 31 octobre 1931, Ponton, les dirigeants des Fermiers unis et des représentants de l\u2019Union des cultivateurs conclurent une alliance et fondèrent le parti fermier- WELCOME as RENTE UC progressiste du Québec.Les cultivateurs ébauchèrent un programme nationaliste et réformiste qui suscita d\u2019élogieux commentaires dans les journaux indépendants.On confia la tache d\u2019organisateur général du parti à Ponton.Mais les fermiers-progres- sistes renoncèrent à la nomination et à la reconnaissance d\u2019un chef, par souci démocratique et pour ne pas diviser le parti entre les factions.Les élections approchaient et le parti, pauvre et encore sommairement organisé, ne possédait comme atout Important que le Bulletin des agriculteurs.Mais Ponton continua son oeuvre d\u2019éveil des cultivateurs.Le 12 novembre, en pleine campagne électorale; il écrivit: \u201cCe n\u2019est pas en tenant le cultivateur sous la tutelle permanente des autres classes de la société, ce n\u2019est pas en le forçant à s\u2019engager dans le système d\u2019engrenage des vieux partis qui n\u2019ont rien de démocratique, pas même le nom, que l\u2019on fournira aux cultivateurs l\u2019opportunité de s\u2019élever, de se grandir.\u201d Les fermiers-progressistes présentèrent 21 candidats au Québec.Mais le ministre Caron entreprit une véritable campagne de salis- sage contre les fermiers.Il affirma que les fer- miers-progressistes étaient des agents du tory Meighen qui avaient pour mission d\u2019enlever des votes aux libéraux au Québec.Caron associa Ponton à Lénine et à Trotsky.Les orateurs du parti libéral s\u2019exlamèrent souvent: \u2018Souvenez-vous de la conscription!\u201d Et trois ans a peine après la fin de la Grande Guerre, cet appel ne laissait personne insensible dans les milieux ruraux de la province.Les résultats s\u2019avérèrent décevants pour la nouvelle formation politique car aucun fermier-progressiste ne fut élu, les libéraux remportant les 65 sièges du Québec.Dans l\u2019ensemble, les fermiers-progressistes _obtinrent 11 pour cent des voix contre 70 pour cent pour les libéraux.Cependant, les fermier-progres- sistes avaient obtenu 19 pour cent du total des voix des comtés ou ils avaient présenté des candidats et certains avaient talonné leurs adversaires libéraux jusqu\u2019au dernier moment.L\u2019analyse du scrutin révéla une intéressante percée des fermiers dans les campagnes mais un rejet définitif de leurs candidats dans les centres urbains.Sans ressour- \u201cces, tardivement organisés et n\u2019ayant l\u2019appui que d\u2019un seul journal au tirage modeste, les fermiers- progressistes avaient mordu la poussière, eux qui avaient cru, quelques semaines auparavant, pouvoir profiter d\u2019une vague de fond progressiste canadienne.Découragés, les militants agraires renoncèrent à l\u2019action politique pour se concentrer sur l\u2019organisation socio-politique des cultivateurs.- LA FONDATION DE L'UNION .CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS Après la défaite écrasante et décisive encaissée par le parti fermier-progressiste lors de l\u2019élection fédérale de 1921 et les vigoureuses attaques de Jo- seph-Edouard Caron contre le mouvement agraire québécois, les militants agricoles étaient profondément inquiets quant a leur avenir.Ponton ne croyait te pu Rk rT 2 8 ee Sainte-Rose en automne.M.-À.Fortin.plus aux chances des cultivateurs d\u2019occuper, grâce aux représentants qu\u2019ils éliraient, une place impor\u2026 tante à l\u2019Assemblée législative ou à la Chambre des Communes.Lors de l\u2019élection provinciale de 1923, le directeur du Bulletin des agriculteurs s\u2019empressa d\u2019affirmer que les militants agraires du Québec ne faisaient pas de politique.Le leader agraire songeait plutôt à la fondation d\u2019une association professionnelle agricole non politique mais assez forte, par ses structures et son implantation en milieu campagnard, pour favoriser le progrès de la classe rurale et influencer les pouvoirs publics.L'action .politique n\u2019avait été pour lui qu\u2019un moyen parmi tant d\u2019autres pour atteindre les buts qu\u2019il s\u2019était assignés: l\u2019émancipation et-la prospérité des cultivateurs de la province de Québec.La politique ayant échoué, Ponton voulait désormais recourir à la stratégie de l\u2019association professionnelle.I! mobilisa les pages du Bulletin pour propager cette idée en milieu rural.Au printemps de 1924, Ponton et ses camarades du Bulletin décidèrent de tenter un coup d\u2019éclat en convoquant un grand congrès agricole pour l\u2019automne.Le 14 juin, 43 cultivateurs représentant la plupart des régions de la province se réunirent à Montréal pour discuter du projet de Ponton.Tous s\u2019affirmèrent convaincus de la nécessité et de l\u2019urgence d\u2019un tel congrès qui permettrait aux cultivateurs de faire le point sur la situation rurale et de sensibiliser l\u2019opinion publique aux problèmes des agriculteurs.On mit sur pied un comité d'organisation de ce congrès prévu pou la première fin de semaine d\u2019octobre.Ponton, de son côté, accepta de se charger de la publicité.Toutes les associations agricoles et presque toutes les paroisses rurales reçurent des invitations.On pria même le ministre Caron, ses collègues du cabinet provincial et les fonctionnaires du ministère de l\u2019Agriculture d\u2019assister au congrès.Tous refusèrent.Caron accusa une fois de plus Ponton d'être un dangereux agitateur et il ordonna aux agronomes de comté de faire enquête sur les \u2018mauvais cultivateurs\u201d, qui avaient annoncé leur intention de se rendre au congrès de Québec.Les relations entre les autorités politiques et le mouvement agraire québécois demeuraient toujours très tendues.Les organisat@urs avaient convenu de profiter du rassemblement d\u2019octobre pour fonder une grande association agricole.Firmin Létourneau, un collaborateur intime de Ponton et un des principaux rédacteurs du Bulletin depuis que le ministre Caron lui avait fait perdre son poste de professeur à l\u2019Institut agricole d\u2019Oka, lança l\u2019idée d\u2019une association catholique afin de mieux affronter les attaques du ministre de l\u2019Agriculture et de donner une certaine légitimité à la future, organisation.Ponton se rallia à cette opinion.Ces gens, ne l\u2019oublions pas, avaient assisté à la fondation de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (aujourd\u2019hui la C.S.N.) en 1921 et l\u2019idée de l\u2019association professionnelle catholique circulait alors dans la plupart des pays occidentaux de culture et de tradition catholiques.Il fut agréé que LA me mise. (Photo Beaudoin) Laurent Barré, un jeune militant de L\u2019Ange-Gardien- de-Rouville qui s\u2019était initié a la contestation agraire lors d\u2019un séjour en Alberta, proposerait, au moment propice, la fondation de l\u2019Union catholique des cultivateurs.Le comité d\u2019organisation s'attendait à réunir au maximum 500 cultivateurs.Mais déjà, durant la messe d\u2019ouverture, ce ler octobre 1924, 1,000 cultivateurs avaient rempli l\u2019église Saint-Jean-Baptiste de Québec et d'autres groupes ne cessaient d\u2019affluer.Ponton constata que la salle d\u2019école qu\u2019il avait retenue ne pourrait jamais contenir cette foule grossissante et s\u2019empressa de louer le Manège militaire.Les organisateurs improvisèrent un défilé qui, de la rue d'Auteuil, s\u2019engagea sur la Grande-Allée et envahit le Manège.Près de 2,500 cultivateurs enthousiastes étaient au rendez-vous fixé par le Bulletin des agriculteurs! Les cultivateurs abordèrent la plupart des problèmes qui les préoccupaient: exode rural, crise agricole, absence de crédit aux cultivateurs, législation rurale, colonisation.C\u2019était la première fois que les cultivateurs québécois pouvaient discuter de ces sujets dans une atmosphère si propice.Lorsque Laurent Barré proposa la fondation de l\u2019Union catholique des cultivateurs, il fut accueilli par une ovation mémorable.Le congrès adopta une constitution et des règlements et élit Laurent Barré à la présidence de l\u2019U.C.C.Ponton offrit les services du Bulletin pour informer les membres des progrès de leur nouvelle association.Ce fut dans l\u2019allégresse la plus complète que les cultivateurs quittèrent la capitale.On avait fondé une association professionnelle.II s\u2019agissait maintenant de I'implanter dans les campagnes québécoise, tache dont s\u2019acquitta avec brio Laurent Barré durant le printemps et l\u2019été de l\u2019année suivante.Le président de l\u2019Union parcourut toutes les régions rurales du Québec, couant parfois chez des amis, souvent sur les bancs des gares et, à l\u2019occasion, à la belle étoile.Plusieurs curés le traitèrent de communiste du haut de leur chaire.Barré avait dû négliger les travaux de sa propre ferme qu\u2019il avait confiée à son épouse et à son jeune fils.Le ministre Caron fit photographier l\u2019exploitation agricole de la famille Barré sous son plus mauvais jour et fit circuler cette image dans la province afin de discréditer Laurent Barré, ce piètre cultivateur! Mais le plus tenace adversaire du président.de l\u2019U.C.C.s\u2019avéra certes l\u2019indifférence de plusieurs cultivateurs à l\u2019égard de l\u2019association agricole.Mais Barré trimpha de tous ces obstacles.À la fin de l\u2019été 1925, l\u2019U.C.C.comprenait déjà 11,597 membres répartis en 229 cercles paroissiaux.L'Union catholique des cultivateurs était devenue une réalité québécoise.ENTRE LE TRONE ET L\u2019AUTEL Durant les cinq premières années de son existence, l\u2019Union catholique des cultivateurs dut affirmer son indépendance face aux pouvoirs politique et religieux.Conseillé par Joseph-Edouard Caron, le gouvernement libéral d\u2019Alexandre Taschereau refusa de reconnaître 'U.C.C.comme un partenaire valable dans le secteur agricole.Invité aux congrès de 1925 et 1926, Joseph-Edouard Caron insulta littéralement les délégués agricoles.Le ministre voyait toujours l\u2019'U.C.C.comme un éventuel parti agraire et multipliait ses attaques à l\u2019endrot de l\u2019association agricole.Mais, en avril 1929, Taschereau enleva le portefeuille de l'Agriculture à Caron pour le confier à J.-Léonide Perron qui adopta immédiatement une attitude beaucoup plus conciliante avec l'association agricole.Le nouveau ministre invité même Ponton à l\u2019assister dans ses fonctions.Mais le directeur du Bulletin, déjà gravement malade, dut refuser et mourut à l\u2019automne de la même année.En limogeant Caron, Taschereau avait cédé aux pressions des députés ruraux de son parti, las des méthodes autoritaires du ministre de l\u2019Agriculture qui avait toujours pensé que le monde rural québécois lui devait tout - et surtout obéissance.Après le départ de Caron, les gouvernements québécois reconnaîtront l\u2019U.C.C.comme la représentante légitime des intérêts des cultivateurs.Et souvent, par la suite, les ministres et les grands fonctionnaires de l\u2019Agriculture seront d\u2019anciens membres actifs de l\u2019U.C.C.En proclamant le caractère catholique de la nouvelle association agricole, les fondateurs de l'U.C.C.ne se doutaient guère qu\u2019ils auraient bientôt à affronter les autorités ecclésiastiques québécoises.-En 1924, l\u2019épiscopat accepta de reconnaître l\u2019'U.C.C.mais à la condition\u2019 que l\u2019Union soit complètement apolitique et qu\u2019elle suive à la lettre les directives de l\u2019Eglise.Les évêques étaient bien prêts à encou- ger l\u2019U.C.C.mais ils se méfiaient du passé -politi- que et contestataire de ses dirigeants.En outre, l\u2019épiscopat québécois voulait à tout prix éviter une guerre froide avec le gouvernement libéral.En 1926, l\u2019archevêque de Montréal, Mgr Gauthier, exigea la démission de Laurent Barré, jugé trop radical.Quelques mois plus tard, à l\u2019automne, le cardinal Rouleau, de Québec, demanda la rupture de tout lien entre l\u2019U.C.C.et le Bulletin des agriculteurs.Pour sauver 'U.C.C., leur oeuvre, Barré et Ponton se retirèrent volontairement dû mouvement.Durant les années suivantes, l\u2019Union dut souffrir la présence d\u2019un aumônier général autoritaire, nommé à ce poste par l\u2019archevêque de Montréal.Ce ne fut qu\u2019en 1929 que I'U.C.C.réussit à se défaire de cet encombrant personnage qui intervenait dans les moindres décisions des dirigeants de l\u2019association agricole.L\u2019épiscopat québécois renonça alors à contrôler l\u2019U.C.C.Ainsi, après cinq années de luttes, l\u2019Union catholique des cultivateurs avait réussi à sauvegarder son autonomie et pouvait désormais se consacrer à part entière et à temps plein à la \u2018publication de son nouveau journal, La Terre de chez nous, à la diffusion de ses cours agricoles, à la défense des intérêts: des cultivateurs et surtout à la préparation de ses grandes victoires des années 30 et 40: l\u2019électrification ruraleet le crédit agricole.jen: § L\u2019ETAT LIBERAL ET LES AGRICULTEURS Les relations entre l\u2019Union catholique des cultivateurs et le ministre de l'Agriculture reflétaient les rapports nouveaux qui tendaient à s\u2019instaurer entre l\u2019Etat et le groupe des agriculteurs.Dans l\u2019histoire des démocraties occidentales, on peut facilement déceler, malgré des situations localés et des politiques différentes, un cadre type des rapports entre l\u2019Etat et les agriculteurs.Au XIXe siècle, les cultivateurs furent d\u2019abord soumis à l\u2019Etat libéral, beaucoup plus sympathique que les anciens gouvernements féodaux.L'Etat donnait alors protection aux cultivateurs et accueillait leurs plaintes avec bienveillance.Il assumait la direction générale de l\u2019agriculture mais sans intervenir directement dans la vie privée des paysans.Dans une seconde étape, ces relations Etat/agriculteurs passèrent au régime du protectorat.Les transformations économiques issues de la révolution industrielle rendirent la vie rurale plus diffieile et le cultivateur se trouva au£ prises avec une économie de marché.L'Etat libéral dut alors intervenir plus fréquemment, s'occuper d\u2019éducation rurale et de coopération agricole et tenter de solutionner les problèmes nouveaux.C\u2019est à cette époque que furent fondés ou que se développèrent les ministères de l'Agriculture.Au Québec, cette phase s'étendit de l\u2019organisation du -ministère provincial de l\u2019Agriculture (1888-1891) par Antoine Labelle, le célèbre curé de Saint-Jérôme, jusqu\u2019à la Première Guerre mondiale.Dans une troisième étape, les cultivateurs réaliserent que l\u2019Etat n\u2019était pas à leur service exclusif comme tentaient de le faire croire les politiciens ruraux.On s\u2019aperçut que l'Etat, souvent, servait très mal les intérêts socio-économiques de l\u2019agriculture.C\u2019est alors que les cultivateurs s\u2019associèrent ou s\u2019ôrganisèrent en vue de prendre en main la défense de leurs intérêts de classe.L'Etat reconnut alors les nouveaux porte-parole des agriculteurs et accepta de dialoguer avec eux.Dans certains pays occidentaux, cette reconnaissance s\u2019effectua avec facilité tandis qu\u2019ailleurs, comme au Québec, ce passage à la troisième\u2019 phase des rapports Etat/agriculteurs nécessita des luttes très dures.C\u2019est dans ce contexte qu\u2019il faut analyser le combat passionnant et souvent hérdique des militants agraires des années 20, ces héros méconnus de notre histoire nationale.Rang de la Côte-Croche.a Sainte-Rose.M.-A.Fortin.QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 RADIODIFFUSION Deux secteurs ou le CRTC \u201cpourrait intervenir\u201d e Le sport organisé e Une certaine publicité par Jacques Keable e Le genre très particulier des rapports qui existent entre le sport organisé (hockey, baseball.) et les postes de radio et de télévision, \u2018c\u2019est pas normal et J'ai demandé qu'on étudie toute cette question\u201d.e L'utilisation des ondes, et notamment des émissions subventionnées, par certains individus, comme tremplin pour des carrières publicitaires, est indécente.\u2018C\u2019est plus grave quand ce sont des émissions d\u2019information qui servent de tremplin.\u201d Ce sont là deux des remarques les plus importantes qui ressortent d\u2019une rencontre d\u2019une heure avec le président du Conseil de la radio et télévision du Canada (CRTC), M.Pierre Juneau.Ce sont en outre deux secteurs où le CRTC pourrait être amené à intervenir, si la situation n\u2019est pas corrigée.Le CRTC a pour rôle de \u2018\u201créglementer et surveiller\u201d la radio-télédiffusion au Canada.Il n\u2019était pas question, en si peu de temps, de faire le tour complet du jardin de la radio-télédiffusion.Le sujet est vaste, complexe et hautement politique.Nous nous sommes donc limités à quelques points particulièrement chauds et importants: le sport, l'information, la publicité.Ce sont des problemes auxquels font face les auditeurs, tous les jours ou presque.Le sport organisé Tout le monde sait - à commencer par ceux qui n\u2019aiment pas le hockey, le baseball ou le football - que la radio et la télévision nous charrient du sport à la tonne! Or, il se trouve que les diffuseurs, y compris Radio-Canada qui est pourtant une société publique dite \u201cde la Couronne\u201d, se livrent pieds et poings liés aux propriétaires de équipes professionnelles de sport.Ainsi, sur les ondes d\u2019Etat, les matches de hockey ne sont pas sous le contrôle de Radio-Canada, mais bel et bien sous le contrôle exclusif des propriétaires du club de hockey Les Canadiens.C\u2019est pourquoi les commentateurs que nous entendons, dans ces émissions, sont payés non pas par Radio-Canada, mais par l\u2019agence de publicité à la solde du Forum.Et parce que les commentateurs sont payés par le propriétaire du \u201cshow\u201d, il leur est évidemment interdit, formellement ou moralement, de formuler des critiques consistantes à l'endroit des clubs ou de la Ligue de hockey comme telle.C\u2019est pourquoi aussi les descriptions des joutes sont si complaisantes.C\u2019est pourquoi René Lecavalier cherche constamment et réussit à trouver non pas pourrait-on dire, la petite bête noire, mais plutôt la petite bête blanche! C\u2019est parce que les propriétaires du sport font ce qu\u2019ils veulent à la télévision que les amateurs de sport n\u2019ont pu voir, à la Soirée du hockey, pendant des années, un Maurice Richard pourtant adulé: c\u2019est que M.Richard ne s\u2019entendait pas bien avec la direction des Canadiens.Donc, interdit à la Soirée du hockey.\u201cC\u2019est pas normal, dira Pierre Juneau.Qu\u2019un diffuseur vende une demi-heure ou une heure d\u2019antenne pour un spectacle, ¢a va.Et dans ce sens, que les propriétaires du hockey, par exemple, utilisent la télévision pour diffuser leurs spectacles, il n\u2019y a rien à redire.De la même * façon que l'ONF peut acheter du temps d'antenne pour diffuser un de ses films.Sauf que l\u2019organisme diffuseur, dans ce cas, garde son droit à la critique.Dans le cas du hockey, ce n\u2019est plus vrai.Le diffuseur laisse aller son droit à la critique.Et ça, c\u2019est pas normal.J'ai d\u2019ailleurs demandé qu\u2019on étudie toute cette question.\u201d Publicité - - Un peu dans le même ordre d\u2019idées, quelle est votre réaction devant le fait que des journalistes fassent des commerciaux?\u201cJe ne comprends pas ça\u2026 ça ne me fait rien de le dire.Ma réaction spontanée, c\u2019est que je ne comprends pas ça! Le problème du CRTC, c\u2019est que, justement, les problèmes sont multi- - ples et qu\u2019il y a toutes sortes de choses qu\u2019on n\u2019admet pas! Vous espérez toujours que les gens aient la décence d\u2019agir autrement, que la critique se manifestera et que l'opinion publique fera pression.Vous savez, on hésite toujours à codifier ce qui devrait se faire au plan moral.\u201cJe trouve tres grave que Radio- Canada serve de tremplin pour soutenir des carrières publicitaires.Cela même à partir d\u2019émissions subventionnées.Cela est évidemment plus grave quand ce sont des émissions d\u2019information qui servent de tremplin.\u201d - Il y a là la responsabilité des individus, des syndicats, des corps professionnels et des patrons, mais n\u2019y a-t-il pas aussi celle du CRTC?\u201cBien sûr, je ne veux pas soustraire le CRTC à cette responsabilité.Et je ne dis pas qu\u2019on n\u2019interviendra pas.Mais PIERRE JUNEAU, président du CRTC.on a le droit de s\u2019attendre que cela se règle sans qu\u2019on soit obligé d\u2019intervenir.\u201d L\u2019information - Dans le secteur de l\u2019information, d\u2019une manière plus générale, on constate que ce sont les establishments qui donnent le ton.On le constate de façon particulièrement claire dans les postes plus éloignés des grands centres, où les Chambres de Commerce, par exemple, donnent le ton.\u201cCela n\u2019est pas justifiable, je suis bien d\u2019accord.L\u2019alternative serait d\u2019établir des règles rigides\u2026\u201d - Est-ce que ce n\u2019est pas le mode de propriété des postes de radio et télévision qui est à la source de ce malaise?\u201cIl est important de replacer la radiodiffusion dans son cadre historique.La radio s\u2019est développée extrêmement vite.Et on ne s\u2019est pas rendu compte de la vitesse de ce développement.Il n\u2019y a pas très longtemps, la radio, en matière d\u2019information, ça ne faisait pas très sérieux! Le journaliste radiophonique, ça n'\u2019existait pas.En réalité, ça date d\u2019après la télévision.C\u2019est la même chose aux Etats-Unis.C\u2019est depuis une dizaine d\u2019années qu\u2019on a commencé à prendre conscience de cette réalité.Il y a maintenant plus de postes de radio, qui font de la nouvelle locale, que de a Pierre Juneau est président du CRTC.L\u2019organisme a pour fonction de réglementer et de surveiller l\u2019utilisation des ondes au Canada, à l\u2019intérieur de la loi générale établie par le Parlement d\u2019Ottawa.Le CRTC a souvent été l\u2019objet de critiques virulentes: l\u2019éditorialiste Laurent Laplante, du Devoir, parlait de la \u2018\u2018mansuétude infinie\u201d du CRTC devant l\u2019entreprise privée.De fait, il suffit d\u2019écouter et de regarder, pour entendre et voir! La radiodiffusion, qu\u2019elle soit publique ou privée, n\u2019est pas particulièrement drôle! Et le CRTC n\u2019utilise pas souvent la matraque: il y a des \\ écarts considérables entre les \u2018\u2018pro- \u201cUne mansuétude infinie.\u201d jets\u2019\u2019 présentés par les aspirants propriétaires de postes de radio et de télévision et les réalisations concrètes.Pourtant, le CRTC demeure bien libéral.Lors d\u2019une rencontre avec le président Juneau, la semaine dernière, nous avons appris cependant deux choses: le désaccord du président sur au moins deux aspects de la situation actuelle, soit le sport organisé et certains aspects de la publicité.La question qui se pose est alors la suivante: à la suite de ce désaccord clairement exprimé, quand le CRTC agira-t-il?J journaux.Au Saguenay - Lac - Saint- Jean, par exemple, il y a presque autant de journalistes de radio-télévision que de journaliste de journaux.\u201cOn a une infrastructure intéressante.C\u2019est un outil étonnant.Ce n\u2019est pas facile, cependant, de codifier des comportements.Par exemple, je demande aux journalistes de l'écrit de nous suggérer un code d\u2019éthique.Is n\u2019en ont pas! C\u2019est un domaine délicat\u2026\u201d - Prenez le cas du Canal 10, qui est un diffuseur important, et qui n\u2019a même pas de service de \u2018\u2018clipping\u2019\u2019, de découpage des journaux?\u2018Il n\u2019y a pas si longtemps, on pouvait avoir les mêmes griefs à l'endroit des journaux.Quand Gagnon est arrivé à La Presse, le service d\u2019archives n\u2019était pas très très développé! Mais vous avez raison, il y a là un problème.\u201cCe qu\u2019il faut bien comprendre, : c\u2019est que les journaux ont toujours été dirigés par des journalistes ou tout au moins par des gens qui avaient l\u2019aptitude pour le devenir rapidement.Très souvent même, dans les journaux, le \u201cpublisher\u201d, l\u2019éditeur, était lui-méme journaliste.Dans le cas de la radio, c\u2019est différent.Presque partout, la radio a été fondée par des vendeurs d'appareils de radio! C\u2019est donc pour vendre des appareils que l\u2019on créait des postes de radio.\u201cA la suite du conflit à CKRS, au Sa- guenay-Lac-Saint-Jean, nous avons entrepris une étude de l\u2019ensemble de la radio-télédiffusion dans cette région: le nombre de journalistes par rapport au nombre de diffuseurs, le type de tâches remplies par les journalistes, l\u2019équipement journalistique, etc.De cette région, nous en ferons une sorte de eas type, a compléter par des études dans d\u2019autres régions comme Toronto ou Montréal.À partir de ça, nous pourrons peut-être établir des barèmes.\u201d La politique Il y a, on le sait, une élection qui s\u2019en vient à Montréal.À cette occasion, le CRTC a été saisi de requêtes de citoyens exigeant que l\u2019opposition ait droit de parole, sur les ondes.Depuis longtemps, les Montréalais le savent, le maire Drapeau bénéficie de temps d\u2019antenne, à la radio et à la télévision.Sans contestation.Ces émissions-monologues ont maintenant cessé, les élections munieipa- les étant en vue.Quelles sont les règles que doivent suivre les diffuseurs, dans pareilles circonstances?\u201cLe problème qui se pose, avec les élections municipales, c\u2019est que les durées de campagne électorale ne sont pas déterminées.Dans le cas d\u2019une campagne fédérale ou provinciale, il y a un jour bien précis où l'élection est déclarée et où la campagne est ouverte.Dans le cas de l\u2019élection municipale, cette donnée n\u2019existe pas: l\u2019élection a lieu à telle date, déterminée d\u2019avance, et il n\u2019y a pas de début officiel de la campagne.Ca, c\u2019est un problème concret.\u201cDe façon plus générale, ce que l\u2019on voudrait, c\u2019est qu les ondes soient un peu le reflet des règles du parlementarisme.En tout temps.Que tous aient le droit de parole.Cela n\u2019est pas facile à établir, comme règlement.\u201cAux Etats-Unis, on a tenté d\u2019appliquer les règles dites du \u201cequal time\u201d ou de la \u201cfairness doctrine\u201d.Cela signifie que toute personne attaquée en ondes a, pour répondre à son attaquant, un temps égal à celui que celui-ci a obtenu.C\u2019est une réglementation qui a un effet de censure.Il seproduit que les diffuseurs, pour éviter des problèmes, préfèrent éviter de s\u2019embarquer dans des domaines controversés.\u201cCe qu\u2019il faut trouver, c'est une façon de transposer, sur les ondes, le comportement parlementaire.On commence à le faire, dans certains postes au Canada.\u201d QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 19 i D ses ado I ou a het A PRESSE Péladeau ou Francoeur Qui aura le contrôle des hebdos régionaux?par Paul Terrien QUEBEC \u2014 La course aux quotidiens terminée, la compagnie Québécor, frai- chement évincée par Power Corporation et le groupe Francoeur dans la transaction du Soleil, se rabat maintenant sur la presse régionale, proie facile des grands ensembles de presse.Depuis quelques mois, la compagnie de Pierre Péladeau a acheté des hebdomadaires en Abitibi et sur la Côte-Nord, qui s'ajoutent à sa série d\u2019hebdos pseu- do-artistiques.Power corporation a aussi fait des acquisitions en province depuis deux ans.De son côté, Jacques Francoeur contrôle depuis longtemps une vingtaine de journaux de quartier à Montréal, en plus des hebdomadaires dominicaux Dimanche- Dernière Heure et Dimanche-Matin, et du Petit Journal, de La Patrie, de Photo- Journal.La \"concentration des entreprises de presse, qui émeut l\u2019opinion publique lorsqu\u2019il s\u2019agit de grands quotidiens ou de postes de radio et de télévision, s\u2019opère discrètement, presque secrètement, dans le cas des hebdomadaires régionaux qui demeurent pourtant toujours la forme de journal la plus lue au Québec.Qui suit l\u2019affaire?Aussi n\u2019a-t-on vu que très rarement les fédérations de journalistes, les organismes publics ou les gouvernements s'intéresser à la mainmise croissante des financiers de la presse sur les journaux régionaux.Ce sont les propriétaires eux-mêmes de ces petites entreprises qui ont sonné l\u2019alarme, il y a deux semaines, lors du congrès annuel de l\u2019Association des hebdomadaires du Canada.Au cours de cette réunion, surtout mondaine, les propriétaires de journaux hebdomadaires ont trouvé le temps de tenir une discussion sur la concentration de la presse régionale.Conférencier d'honneur, le ministre québécois des Communications, Jean- Paul L\u2019Allier, a aussi évoqué le danger du monopole de presse régionale, a invité les propriétaires d\u2019hebdos à faire preuve de plus d\u2019audace pour résister à ce péril et leur a suggéré notamment la fondation d\u2019une agence de presse coopérative qui pourrait alimenter la presse régionale.Se défendre seuls Car en plus de ne posséder que de faibles moyens financiers en comparaison des grands de l\u2019industrie de la presse, les propriétaires d\u2019hebdos régionaux doivent se défendre seuls.Sur un total d'environ 200 hebdoma- 20 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 daires régionaux au Québec, 21 seulement sont réunis en association, les Hebdos A-1, dont l\u2019union vise en premier lieu à attirer la réclame nationale.Cela ne constitue d\u2019ailleurs qu\u2019une preuve de plus que la préoccupation primordiale et dans certains cas unique de ces publications est la vente d\u2019annonces publicitaires.Le seul critère rédactionnel appliqué est habituellement de ne pas effrayer les annonceurs ou déplaire aux élites locales.L'hebdo régional est avant tout une affaire qui appartient souvent à un notable ou à un marchand du coin.Concentration inévitable ?Ainsi le Joliette-Journal (un hebdo A-1), qui soulignait récemment en éditorial \u201cla peur collective\u201d des petits heb- dos devant la voracité des groupes de presse, finissait par se demander \u201csi la concentration de presse n\u2019est pas inévitable\u201d.L\u2019éditorialiste en donne comme avantages une rentabilité plus grande et une meilleure efficacité de production, et cite en exemple les chaines alimentaires Steinberg, Métro, etc.Un peu comme si on regrettait, chez les propriétaires d\u2019hebdos, de n\u2019avoir pas plutôt choisi de vendre des fèves au lard.nel | 9 Bu ; LES CHASSEURS D'HEBDOS, Pierre Péladeau (à gauche), et Jacques Francoeur.(Photos: Michel Elliott) Le purgatoire du journaliste QUEBEC \u2014- La presse régionale, c\u2019est le purgatoire du journaliste.Parce qu\u2019il est jeune et sans expérience, habituellement, on exploite le journaliste débutant dont les heures normales sont souvent prolongées par le cumul de diverses tâches (publicité, photographie, etc.).Peu nombreux au même journal, les journalistes régionaux sont souvent victimes de l\u2019arbitraire des patrons qui ne recherchent pas autant un reporter curieux qu\u2019un rédacteur capable de remplir les espaces où il n\u2019y a pas d\u2019annonces.Le salaire hebdomadaire moyen dans e Le tirage moyen de l\u2019hebdomadaire régional québécois est de 10,000 exemplaires; il dessert une région de 50,000 habitants, entre dans 12,000 foyers, ce qui lui donne un taux de pénétration de 85 pour 100, que n\u2019égale aucun quotidien; e Les 75 hebdomadaires membres de l\u2019Association des hebdos du Canada atteignent trois millions de lecteurs; e Les journaux de quartier à Montréal ont un meilleur taux de pénétration que les grands quotidiens de la métropole; selon une enquête récente, le taux de pénétration du journal de quartier à Montréal serait de 45 pour 100, celui de La Presse de 29 pour 100, de Mont- réal-Matin 31 pour 100.e Sur 65 journaux hebdomadaires dans la grande région de Montréal, 34 sont bilingues, 11 sont français et huit sont anglais.Le Suburban (dont la \u2018\u2018managing editor\u2019 compare Robert Bourassa a Adolf Hitler et craint que les anglophones du Québec ne soient exterminés par le four crématoire), publie dix éditions de quartier, officiellement bilingues (dont une anglaise-italienne), et pé- netre dans 120,000 foyers.e Le total du tirage des hebdos A-1 (21 publications) est de 187,957.e La région du Saguenay-Lac Saint- Jean est l\u2019une des mieux pourvues en moyens d\u2019information écrite.Elle compte le plus gros hebdomadaire régional québécois, Progrès-Di- \\.\"\"\" qui tire a pres de 40,000 (i ~ ©) La presse régionale en bref exemplaires à partir de Chicoutimi et touche une partie de la Côte-Nord et Chibougamau; le Progrès-Régio- nal, autre hebdo géant est publié au milieu de la semaine; le Quotidien, qui appartient au Soleil de Québec, qui a abandonné il y a un an son édition régionale du Saguenay Lac Saint-Jean, tire à 23,000 copies.Le Réveil de Jonquière s\u2019est amélioré depuis qu\u2019il n\u2019appartient plus au conseiller municipal Henri Vaillan- court.Le Journal de Québec a affecté cinq journalistes a cette région.La ville d\u2019Alma est desservie par l\u2019hebdo Le Lac Saint-Jean et celle de Roberval par L\u2019Etoile du Lae, qui se font une concurrence serrée.Les quotidiens nationaux sont distribués dans la région.Chi- bougamau, dont on ne saura jamais si elle est en Abitibi ou au Lac Saint-Jean a son journal, la Sentinelle.Malgré tout, on a constaté une baisse dans la qualité des journalistes depuis le départ du Soleil, et de certains journalistes chevronnés du Quotidien et de Radio-Canada.e Dans la bonne ville de Québec, le Québec Chronicle-Telegraph, ancien quotidien, parvient à vendre 20,000 exemplaires, selon le Audit Bureau of Circulation, autorité en la matière, et le Valleyfield Sun, 26,440.e Les \u2018\u2018hebdos pop\u2019\u2019 à la Péladeau n\u2019ont pas de contrepartie ailleurs au Canada.Ils étaient quatre en 1950 et 20 en 1970.J ces hebdos régionaux non syndiqués est de $110.Malgré des progrès récents, une quinzaine seulement des quelque 200 hebdomadaires régionaux québécois sont syndiqués.Syndicalisation difficile La syndicalisation de ces petits groupes de jeunes journalistes (auxquels s\u2019ajoutent parfois des \u201cvieux\u201d, naufragés de \u201cla grande presse\u2019) s\u2019avère difficile.A la Confédération des syndicats nationaux, dont ia Fédération nationale des communications regroupe la majorité des journalistes québécois syndiqués, on a constaté qu\u2019il coûte presque aussi cher de fournir des services professionnels à une poignée de journalistes de Matane qu\u2019à la centaine de syndiqués de la salle de nauvelles du Soleil de Québec, à cause de l\u2019éloignement géographique.D'autre part, un renrésentant de la FNC affirme qu\u2019il est aussi diii.cile de maintenir une vie syndicale dans ces milieux que dans un gros syndicat.Malgré tout, la Fédération continue l\u2019organisation syndicale dans les régions, et met en place le seul instrument de défense éventuelle contre les monopoles de presse.Contrairement aux récentes conventions collectives des grands quotidiens de la métropole et de la capitale, les contrats collectifs négociés par la FNC en province ne contiennent cependant encore aucune clause sur la sécurité d\u2019emploi advenant des fusions ou des ventes.L\u2019effort porte pour le moment sur l\u2019amélioration des conditions de travail.Ainsi, le salaire maximum dans les journaux régionaux hebdomadaires a été porté a environ $215 par semaine.Ca progresse Le Citoyen d\u2019Asbestos, La Voix gaspé- sienne et L'Echo abitibien (récemment acheté par Péladeau) attendent présentement leur accréditation syndicale; au Réveil de Jonquière (aussi acheté récemment par Péladeau) on négocie une première convention collective.Son ancien propriétaire, le conseiller municipal Henri Vaillancourt, n\u2019a jamais permis l\u2019implantation d\u2019un syndicat au Réveil, ni au Nordic de Sept-Iles, qu'il a aussi vendu à Péladeau et'où les employés sont syndiqués depuis ce temps.En plus du Nordic, les deux autres hebdos de Sept-Iles sont aussi syndiqués depuis peu, comme L'Echo du Nord, de Saint-Jérome, le Joliette-Journa! et quelques autres. - { CONSOMMATION \u201cry A \u201c 28 i A Fr.Le conflit IPIC-Coop par Geneviève Manseau Au cours de la dernière fin de semaine paraissait dans certains journaux montréalais une mise au point de la Fédération des magasins Co-op concernant ses relations avec I'IPIC (Institut de promotion des intéréts du consommateur).Il peut sembler étrange que deux organismes issus d\u2019un même mouvement coopératif ne dialoguent qu\u2019au moyen de communiqués et.de réclames dans les journaux.Un tel état de fait trouve pourtant son aux fruits placées sur les étagères des Cooprix, c\u2019est que I'IPIC a fait campagne contre ces produits non pas nocifs mais extrêmement coûteux, à cause du nombre excessif des ingrédients à y ajouter.La Fédération voyait peut-être dans la promotion de tels produits un encouragement à une industrie d\u2019avenir, essentielle a la prospérité québécoise.Est-ce la l\u2019une des raisons qui l\u2019amènent à qualifier de \u201cprimaires\u201d les revendications de l\u2019IPIC?Un changement de priorité chez Coop?explication dans les divergences fondamentales des conceptions en présence.D\u2019un côté, l\u2019'IPIC se refuse à vivre aux conditions de censure posées par la Fédération (voir, sous cette rubrique, le dernier numéro de QUEBEC- PRESSE); de l\u2019autre, la Fédération proteste de sa bonne foi en blamant le type d\u2019information fournie par l\u2019Institut et en invoquant le bien-être général.A qui le client donnera-t-il raison?Ainsi, le dollar du client de Cooprix lui vaut, non seulement de pouvoir faire ses achats à la coopérative, mais de se voir servir en prime des \u201c\u2018intérêts économiques supérieurs\u201d.Donnera-t-il raison a I'IPIC ou-a la Fédération?La logique lui inspirera préférer qui le détrompe sur les mirages offerts a sa demande, la candeur, de se satisfaire de sa lointaine participation à un ordre économique complexe au point que nos dirigeants eux-mêmes en perdent leur.anglais.Si le consommateur écarte de son choix les mousses sans doute de.A la défense de l\u2019IPIC Il existe des coopérateurs qui ne partagent pas cet avis.À Jonquière, par exemple, où la saisie du dernier numéro du Réveil du consommateur (organe de I'IPIC), effectuée a I'instigation de la Fédération dans le Cooprix local, a asuscité une pétition recueillant en moins d'une journée plus de 300 signatures.La nouvelle Coopérative: de consommation de Jonquière, responsable de l'initiative, vient en effet de se doter d\u2019un conseil d\u2019administration majoritairement composé de travailleurs favorables a I'IPIC.Les candidats délégués par l\u2019autre coopérative, plus ancienne, La Glaneuse, et appuyés, dit-on, par la Fédération.ont été défaits à ces mêmes élections du 16 septembre dernier.Depuis lors, le petit monde cuopératif de Jonquiè- re est en effervescence: va-et-vient inhabituel de représentants des bureaux québécois de la Fédération dans la cité saguenéenne, visite dans la Vieille-Ca- pitale de l\u2019un des délégués _ Towner, ne { À qui le consommateur { donnera-t-il raison?battus de La Glaneuse.M.André Desnoyers, président du conseil d\u2019adminis- tri tion élu, négocie présentement l\u2019obtention de droits de gérance sur le Cooprix auprès de son propriétaire, la Fédération.Celle-ci, par la voix du directeur général, M.semble pas prête à donner le consentement sollicité.Doit-on interpréter ses réticences comme le résultat des récents évènements?En attendant, le sort de l'IPIC se joue.Si l\u2019Institut ne bénéficie pas d\u2019un appui massif des clients d\u2019autres Cooprix régionaux, faudra-t-il en déduire que la mise au point de la Fédération rencontre un accord universel?Un fonctionnement démocratique?Renseignements pris sur les méthodes internes de fonctionnement de cette dernière, on se demande comment elle peut se prévaloir d'une politique NOMINATION LA CROIX BLEUE DU QUEBEC ET LA MUTUELLE D'ASSURANCE-VIE DU QUEBEC M Guy Vadboncoeur L'Association d\u2019hospitalisation du Québec, connue sous le nom de Croix- Bleue du Québec, et la Compagnie Mutuelle d'As- surance-vie du Québec annoncent la nomination de M.Guy Vadboncoeur au poste de vice-président responsable de la division des Affaires publiques, qui vient d'être créée.M.Vadboncoeur occupait auparavant les postes de vice-président aux ventes à la Croix-Bleue du Québec et de directeur général des agences à la Compagnie Mutuelle d'Assu- rance-vie du Québec.La création de cette division des Affaires publiques constitue l\u2019un des principaux éléments du programme d'expansion en cours au sein des deux compagnies.d\u2019ensemble sur les intérêts économiques des coopérateurs.Son comité exécutif est élu par les 17 membres d\u2019un conseil d\u2019administration, lui-meé- me choisi, pour trois ans, par les délégués régionaux des magasins Co-op groupés en assemblée générale.A aucun échelon ne fait-on de déclarations de principe sur lesquelles pourrait se fonder le vote, on se base plutôt sur la compétence personnelle du candidat dans son \u2018\u2018territoire\u201d.4 > Des lors, n\u2019est-on pas en droit de s\u2019interroger sur les professions de foi de l\u2019exécutif de la Fédération?Le temps est venu, sans doute, pour elle, de redéfinir le type de coopératisme qu\u2019elle préconise avant de se réclamer du dollar du coopérateur comme d\u2019une approbation de ses politiques.Coin de Gaspé 207 Beaubien Est 276-9067 André D.Legault Meuble Ltée SPÉCIALISTE Meubles non peints Matelas Votre choix de grandeur et qualité Sur mesure si désiré Coin St-Antoine 790 Atwater 935-6716 Tables - chaises Bibliothèques Cubes Berçante Pupitres Commodes lampes etc.etc.Le Centre de Matelas, Atwater Inc.Pierre Vallières Louis Rousseau Louis O\u2018Neill Hélène Peliatier- Baillargeon Te nie Je désire recevoir MAINTENANT a partir du Je choisis un abonnement: ordinaire $93 étudiant $6 0 de soutien $150 J'inclus la somme de Nom: \u201c_ Viateur Beaupré Jacques Godbout Jacques Grand'Maison \u201c André D'Allemagne \\Jean-Paul Audet .gh Pierre Vadeboncoeur Fernand Dumont Patrick Straram ie Bison ravi Jean Paré André Major ' Raoul Duguay - Gilbert Langevin _ Jean Bouthillette Michèle Lalonde Lysiane Gagnon ; Jean-Réal Cardin Marcelle Ferron LA - fuin/septombre 1974 mois de Adresse: MAINTENANT - 2765 Côte Ste Catherine, Montréal - (739-2758) QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 21 A La Fédération a établi IPIC Quoiqu\u2019en disent les quelque 20 membres de L'IPIC, la Fédération et les Magasins Co-op ont et continueront à sauvegarder les intérêts des consommateurs.C\u2019est la Fédération qui a établi, en 1969, L\u2019'IPIC comme un service aux coopérateurs et qui l\u2019a financé en totalité jusqu\u2019en 1972.L\u2019IPIC est devenu une corporation autonome en 1971 afin de iui permettre d'obtenir des subventions gouvernementales; les trois administrateurs provisoires furent des employés de la Fédération.La Fédération a fondé \u2018\u2018Le Réveil du Consommateur\u201d C\u2019est la Fédération qui, en 1972, a fondé la revue \u201cLe Réveil du Consommateur\u201d.L\u2019éditoriai du premier numéro spécifiait l\u2019orientation de cette publication: \u201cSeule une information claire et impartiale, basée sur des données scientifiques réelles, peut aider aujourd\u2019hui le consommateur à exercer librement son choix, et à le protéger dans bien des cas.C\u2019est le but que nous poursuivons en publiant \u201cLE REVEIL DU CONSOMMATEUR.\u201d ll suffit de comparer les numéros de cette revue publiés sous la direction de M.Gérard St-Denis, membre du personnel de la Fédération, pour constater que l'information de nature scientifique a souvent fait place à une littérature démagogique ou à des affirmations inexactes qui ne sont d\u2019aucune utilité pour permettre aux consommateurs d\u2019exercer librement leur choix.La Fédération finance L\u2019IPIC Ce ne sont pas les quelque 20 membres de L'IPIC qui le financent mais principalement le mouvement coopératif de la consommation qui lui offre une somme annuelle d\u2019environ $145,000.00.Il est évident qu\u2019une contribution aussi considérable est suffisante pour financer les activités de toute association vouée à la protection du consommateur, contribution qui dépasse largement le montant total des subventions accordées aux organismes poursuivant des fins similaires par l\u2019Office de la protection du consommateur du Québec, soit environ $80,000.00 en 1973/74.Dans ces conditions, il est bien normal que les 224 coopératives affiliées à la Fédération puissent avoir droit au chapitre, au moins au même titre que les administrateurs de L\u2019IPIC qui n\u2019ont jamais consulté les consommateurs pour se constituer leur défenseur.La Fédération sauvegarde les intérêts des consommateurs La Fédération sauvegarde les intérêts des consommateurs dans les limites du bien-être général.Tous savent très bien que la prospérité et le bien-être des consommateurs dépendent très largement des résultats d\u2019ensemble de l\u2019économie.Dans tous les pays, les associations de consommateurs les informent afin qu\u2019ils puissent comparer; les renseignements sur la qualité des produits et des services afin qu\u2019ils puissent les utiliser librement, consciemment et rationnellement.Ces associations ont depuis longtemps abandonné les revendications primaires.- La Fédération, en établissant L\u2019IPIC, voulait suivre l\u2019exemple du \u201cLaboratoire Coopératif\u2019 des coopératives de consommation de France dont les travaux sont dignes des plus grands universitaires et très efficaces pour la protection des consommateurs.Quoiqu\u2019en disent les quelque 20 membres de L'IPIC, la Fédération et les Magasins Co-op continueront à sauvegarder les intérêts des consommateurs par l\u2019action coopérative dont la fin première est d\u2019ordre Ho économique.: L 22 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 % es sc 2 eue Devant l\u2019inertie et la négligence officielles Les artistes se fâchent et s'organisent par Micheline Lachance - Il y a peu de temps, le Musée des Beaux-Arts de Montréal expédiait aux artistes Louisette Gauthier-Mitchell et Louis Charpentier les toiles qui étaient exposées depuis peu à la galerie temporaire du musée, rue University.Le Musée ne s\u2019étant pas donné la peine d\u2019emballer ces toiles, celles-ci parvinrent a destination passablement abimées.- A la fin de juillet, douze sculpteurs québécois furent invités à participer au festival \u201cWhite Mountains Art & Music\u201d du New Hamshire.Faute de fonds, un seul d\u2019entre eux a pu présenter une oeuvre nouvelle.Ces toutes dernières 'négligences ont fait déborder le vase.Les galeriez d'art s'associent, les artistes se regroupent, les sculpteurs se fâchent: c\u2019est donc en marge des gouvernements et des musées publics qu'il faudra assurer la survie des arts plastiques.Les organismes chargés de promouvoir l\u2019art québécois se désintéressent vraisemblablement du sort réservé aux artistes et à leurs oeuvres.Officiéllement, les groupes impliqués ont réagi.L'Association des sculpteurs du Québec lançait en août son cri de guerre.Elle réclamait du ministère.des Affaires Culturelles qu\u2019il cesse de se comporter en gérant et devienne le banquier de la culture québécoise.De son côté, la Société des artistes professionnels du Québec s\u2019insurgea contre l\u2019attitude cavalière et méprisante du Musée des Beaux-Arts à l\u2019égard des oeuvres québécoises.Il est bien évident que ces réactions officielles, bien que nécessaires, ne règlent pas le problème.Les portes ne s\u2019ouvrent pas pour autant devant les artistes.Pendant que le ministère \u201cpense\u201d sa politique de sensibilisation du public à l\u2019art québécois, des peintres, des sculpteurs, des graveurs se sont juré qu\u2019on parlerait bientôt chez nous de Du- mouchel, de Gérard Tremblay ou d'Yves Trudeau comme on parle de Vigneault et de Charlebois.- Il n\u2019y a pas si longtemps, la poésie des chansonniers n\u2019était rien d\u2019autres qu'un luxe d\u2019intellectuels, d\u2019étudiants.Les choses ont bien changé.Il a fallu pour cela le Patriote, la Butte et une centaine de boîtes disséminées aux quatre coins du Québec.La plupart ont payé de leur vie un entêtement farouche à vouloir que la chanson québécoise vive.Encore au printemps, le Patriote criait au secours.La partie est loin d\u2019être gagnée quelque dix ans plus tard.Néanmoins, la chanson québécoise est devenue un bel enfant bourré de santé.Or voici maintenant que d\u2019autres näifs, d\u2019autres rêveurs qui croient dur comme fer que les arts graphiques québécois doivent exister pour tout le monde, partent à l\u2019aventure.Le théâtre d\u2019une bonne partie de cette nouvelle aventure, c\u2019est la rue Saint-De- nis à Montréal.En quelques semaines trois nouvelles galeries ont élu domicile aux abords du carré Saint-Louis.La Relève, la galerie de la SAPQ et la galerie Claude-Luce ont ceci de particulier qu'elles déborderont de ce que la galerie traditionnelle propose au public.Les projets ne manquent pas; les réalisations se comptent déjà.Voici en bref les plans élaborés par différents groupes d\u2019artis- oH (photo Michel Elliott) tt co Pierre Vallières, journaliste au Devoir.RN ° - Louis Charpentier, peintre.et Michel Lefévre, chroniqueur financier du.Devoir, partent à l\u2019aventure.Ils ont ouvert La Relève, une galerie qui a pour mission de faire débloquer l\u2019art au Québec.tes dans le but d\u2019assurer aux artistes un marché capable de les faire vivre et de les faire connaître au Québec et à l\u2019étranger.; D\u2019autrés initiatives qui s\u2019inscrivent dans le méme esprit doivent étre mentionnées.Ainsi la nouvelle Association de galeries contemporaines qui regroupe les représentants de l\u2019art conceptuel, de l\u2019art minimal et de l\u2019art pop.Qu\u2019on pense également au club Art 2000 qui, à un an, compte déjà plus de 200 membres.Il aurait fallu regarder de près le travail fait ailleurs et plus particulièrement dans l\u2019est de la ville, où la galerie Lau- rent-Tremblay tente une nouvelle expérience: Un atelier-galerie ou l\u2019on travaille et expose dans son quartier.Il faudra y revenir très prochainement.Il faudra aussi aller voir ce qui se passe à Longueuil, Dorval, Vaudreuil et Saint- Antoine sur le Richelieu, partout où l'art québécois s\u2019est taillé une petite place.Le cri de guerre des sculpteurs Les sculpteurs sont excédés.Au mois d\u2019août ils ont iancé leur cri de guerre.L\u2019incident qui fit déborder le -vase est de taille: douze sculpteurs québécois ont participé au festival \u201cWhite Mountgins Art & Music\u201d au New Hamshire a la fin de juillet.Un seul d\u2019entre eux a pu réaliser une oeuvre a l'occasion de ce festival, les autres oeuvres exposées ont été puisées à même les pièces exécutées par des sculpteurs il y a déjà longtemps.Les sculpteurs québécois voient cet affront s\u2019ajouter à la liste déjà longue des incidents regrettables dont ils ont été victimes par le passé au nom, disait-on, de la morale.Trop souvent ont-ils été les témoins impuissants du viol de leurs oeuvres.Personne n\u2019a oublié le triste sort réservé à \u201cLa famille\u201d de Robert Roussil que la police confisquait en 1949.Plus près de nous, on se souvient du scandale provoqué par l'exposition du \u201cDavid\u201d de Michel-Ange au centre commercial Fairview, non loin de Pointe- Claire.En 1963, après avoir taché de peinture une sculpture de Vaillancourt exécutée pour la ville d\u2019Asbestos, des malfaiteurs menaçaient de la détruire.A la suite du symposium de sculpture d\u2019Alma en 1966, les sculpteurs retrouvèrent leurs oeuvres en mille miettes.La liste pourrait s\u2019allonger indéfiniment.A côté de ces actes de barbarie, se poursuit un boycottage plus subtil mais réel de la sculpture québécoise.Il réside dans la non-application de la loi qui stipule qu\u2019un minimum de 1\u2019 du budget de tout nouvel édifice gouvernemental doit être consacré à l\u2019achat d\u2019oeuvres.d\u2019art.A ce chapitre, les architectes font la pluie et le beau temps.On retient les services .d\u2019un décorateur qui autorise des dépenses qui n\u2019ont rien à voir avec l\u2019art.On organise des concours auxquels ne participent qu\u2019une dizaine de sculpteurs parmi les plus connus.Le gagnant devra poiroter des jours durant d\u2019un bureau à l\u2019autre attendant les directives des architectes.Les sculpteurs regroupés en association depuis 1961 s\u2019en prennent maintenant au ministère des Affaires culturelles, qui ne se préoccupe pas de voir à ce que la loi soit respectée.Ils réclament en outre que le gouvernement leur remette les $6000 qui constituent la seconde moitié d\u2019une subvention accordée par le M.A.C.pour l\u2019année 1973-74.A quelque trois mois de la fin de l\u2019année, on attend toujours.Des réalisations Ces tuiles, ces bâtons dans les roues à répétition n\u2019ont pas empêché les sculpteurs d'agir.On ne se plaint plus chacun dans son coin.On dit ce qu\u2019on a à dire; et puis on poursuit un but précis: On déménage la sculpture québécoise sur la place publique, là où elle devrait trôner depuis fort longtemps.Ainsi a-t-on imaginé des chantiers de création permettant à bon nombre de sculpteurs de produire.L'un de ces chantiers est situé sur le terrain des sciences sociales de l\u2019université de Montréal.En effet, on a transporté les sculptures commencées au Festival de la jeunesse francophone à Québec afin de permettre aux sculpteurs de les terminer.Elles sont actuellement exposées sur ce site.L'Association des sculpteurs du Québec a en outre installé un kiosque d\u2019information au Salon des métiers d\u2019art version 73.Elle participa à diverses rencontres avec le public à Sherbrooke, Trois-Rivières et Chicoutimi au cours de la même année.Pour l\u2019année qui vient, les projets ne manquent pas.On met actuellement sur pied un centre de documentation, le premier de ce genre.Des monographies, des diapositives circulent déjà sur la sculpture et sur les membres de \u2019'A.S.Q.En 1975, on a prévu l'existence d'un chantier de création a Matane.D\u2019ici la, on a lintention d\u2019ouvrir un atelier collectif, de réaliser une série de documents audio-visuels.Dans le cadre du prochain salon des métiers d\u2019art, l\u2019association a l\u2019intention de proposer aux visiteurs des sculptures à prix \u2018abordables.Et enfin, l\u2019ASQ songe à organiser avec le Cojo un concours de maquettes.Les maquettes gagnantes seront reproduites sur le site des Jeux olympiques.Enfin, l\u2019Association des sculpteurs du Québec réitère sa demande de subvention au gouvernement québécois: Cette demande constitue en somme \u201cun plan de travail conçu par des personnes impliquées dans le milieu et non coupées de toutes réalités.\u201d \u201cLa mise sur pied d\u2019un organisme permettant aux sculpteurs québécois de produire doit immédiatement être réali- 2 > sée.Les travailleurs de l'aluminium a \u201cLa Releve\u201d Les travailleurs de l\u2019aluminium rencontreront Reynald Piché, aluchromiste, à la galerie La Relève, le 11 octobre.II y sera question des innombrables possibilités de l\u2019aluminium dans le domaine de l\u2019art.C\u2019est là l\u2019une des nombreuses initiatives de La Relève, cette nouvelle galerie qui s\u2019est donné pour but de réussir une véritable percée dans le domaine des arts plastiques.Un fait est certain: tant que les artistes n'auront pas une clien- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 23 tèle leur permettant de vivre de leur art, tant qu\u2019on refusera aux sculpteurs l\u2019appellation de professionnels, les artistes devront accepter des emplois de professeurs, d\u2019animateurs et autres pour joindre les deux bouts.Le cas des sculpteurs est particulièrement grave quand on songe à ce que la création d\u2019une oeuvre coûte en matériel et en transport.Pierre Vallieres, Louis Charpentier et Michel Lefèvre ont donc ouvert à la mi-septembre une nouvelle galerie qui porte le nom d\u2019une revue artistique du temps du Refus Global, \u201cLa Relève\u201d.Un objectif justifie l\u2019ouverture d\u2019une telle galerie qui ne se contentera pas de présenter des expositions mais suscitera des rencontres entre le public, étudiant ou autre, et ses exposants: débloquer le marché de l\u2019art à Montréal et à l\u2019extérieur, comme le Patriote l\u2019a fait pour la chanson.Mais revenons au programme de La Relève.Le 9 octobre commence l\u2019exposi- stion des aluchromies de Reynald PicHé.Le lendemain la maison d'édition l\u2019Hexagone de Gaston Miron lancera trois recueils de poèmes.Il faut rappeler que È È L È k avec HELENE LOISELLE \u201cest une véritable performance.\u201c5 RN I i ns Ca el 24 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 \u201cone: ied SHEE MAINTENANT UN TRAMWAY NOMME wie HELENE LOISELLE dans un rôle exceptionnel.- nous fivre fa performance de sa carrière: Le travail fait par HELENE LOISELLE dans is nouvelle production de Is Compagnie Jean Duceppe depuis le 4 octobre des gravures sont exposées dans le hall d\u2019entrée du Théa- tre du Nouveau-Monde, grace 4 La Relève, et ce à l\u2019année longue.Au début de novembre les artistes de La Relève participeront au festival de la gravure qui se tiendra à Québec.Comme c\u2019est le cas dans le domaine de la chanson, La Relève organise des tournées.Les oeuvres parcourront le Québec; l\u2019artiste les accompagnera le plus souvent possible.On croit pouvoir créer une communication solide entre le public et l\u2019artiste de cette façon.Les étudiants ou tout autre groupe peuvent communiquer avec La Relève s\u2019ils veulent rencontrer un artiste ou discuter de l\u2019art québécois.On les recevra rue Saint- Denis ou on se rendra sur place.5.6% des créateurs gagnent plus de $5 000 par année Rappelons que ni La Relève ni les autres galeries privées ne reçoivent de subventions du ministère des Affaires culturelles.En fait, seules Media Gravures et Multipies et Véhicule Art sont subventionnées par le Conseil des arts et EOE Ee de TENNESSEE WILLIAMS ; < \u201ctraduction de GUY DUFRESNE: \u201c* \u201crise.en scène OLIVIER REICHENBACH - MICHEL FORGET ANDREE BOUCHER \u201c SOPHIE CLEMENT M AUBERTPALLASCIO i JACQUES GALIPEAU SEAN-DENIS- LEDUC \"PAUL SAVOIE Vars vs | musique originale : MICHEL HINTON éclairages .\u2026.MICHEL BEAULIEU - is \u2018Robert Lévesque, Québer-Precté Jack KAPICA The Gazette M.DASSYLVA La Presse par les Initiatives locales.Le ministère québécois ne finance pas les galeries.Il aide les artistes qui désirent exposer dans une galerie en leur fournissant un maximum de $1 500.Tous sont invités à demander une aide, tous ne sont pas élus.Cette année, 57 artistes ont bénéficié de cette aide.Le MAC fournit également un certain montant qui permet à quelques artistes de participer à des expositions qui se tiennent à l\u2019étranger (montant largement insuffisant si on en juge par la participation québécoise à l\u2019exposition du New Hampshire).Outre un budget de $50,000 consacré exclusivement à l\u2019aide à la création et à la recherche, le ministère expérimente actuellement une nouvelle formule au cegep du Vieux Montréal.Par l\u2019entremise de ce projet pilote l\u2019atelier et l\u2019équipement professionnel du cégep est à la disposition des artistes et organismes professionnels.L'expérience dure depuis un an.Si elle se solde par un succès, on répétera la formule ailleurs au Québec.Le MAC ne gâte pas les artistes graphiques.L'art québécois s\u2019en ressent.Qu'il suffise de rappeler que le rapport Garon du même ministère a établi à 5.6% le pourcentage des créateurs qui gagnent plus de $5,000 par année.Les Artistes professionnels â l'assaut des Cégeps On a fait tomber des murs, on en a replâtré et peint d\u2019autres rue Saint-Denis au local qui deviendra bientôt la première galerie de la Société des artistes professionnels du Québec.Depuis longtemps, la SAPQ parle de décentraliser l\u2019art.Des beaux mots qui avaient peu de résonnance dans la réalité.Or la SAPQ se met vraiment en branle.Elle prendra d\u2019assaut les cégeps et les polyvalentes, de même que les centres culturels.Personne n\u2019ignore que si, dans les écoles, on donne parfois des cours d\u2019initiation à la musique, rarement entend-on parler d\u2019art.Outre les expositions prévues dans les institutions scolaires et ies centres culturels, la SAPQ prépare des expositions itinérantes d\u2019un bout à l\u2019autre du Québec et plus tard à l\u2019étranger.Rue Saint-Denis se tiendront les expositions personnelles de l\u2019un ou l\u2019autre des quelque 300 membres de la SAPQ.La salle de réunion sera à la disposition des groupes que les arts graphiques intéressent.Les galeries d\u2019art pop se regroupent Il y a moins de autre ans les fervents d\u2019art conceptuel, d\u2019art pop, d\u2019art minimal et de nouvelle peinture devaient se tourner vers New York pour se contenter.Rien, strictement rien à faire à Montréal.Aucune galerie n\u2019osait encore se spécialiser dans ce domaine.Aujour- d\u2019hui, l\u2019art contemporain est largement diffusé grâce à l\u2019apparition d\u2019une coopérative regroupant diverses galeries.C\u2019est en effet au cours de l\u2019été que Véhicule Art Inc.Média Gravures et Multiples, Gilles Gheerbrant et Espace 5 se sont regroupés pour former l'Association des galeries contemporaines.Le but premier, on s\u2019en doute, est de faire connai- tre l\u2019art contemporain que d'aucun ignorent tandis que d\u2019autres le sous-estiment.Ce circuit de galeries se propose d\u2019abord de renseigner le publie sur les différentes tendances de cet art.Pour assurer la promotion de l\u2019art contemporain, l\u2019'AGCC deviendra un organisme de consultation, un centre de documentation et un réseau de diffusion.On mettra bientôt sur le marché un guide des galeries membres de l\u2019Association qui renseignera les Montréalais sur les différentes ac- .tivités des galeries.Paris, Milan, New York.Les artistes québécois de l\u2019art contemporain espèrent voir leurs oeuvres exposées dans les grandes capitales du monde.L\u2019Association travaille actuellement à réaliser des ententes un peu partout avec des galeries qui s'intéressent au même art.L\u2019atelier collectif de Terrebonne En marge du travail de l'Association des sculpteurs du Québec, il existe ici et là des initiatives individuelles fort intéressantes.Ainsi l\u2019atelier d\u2019art La Ber- geronne Inc.situé à Terrebonne.Germain Bergeron, professeur d\u2019arts plastiques au cégep du Vieux-Montréal, a fondé cet atelier d\u2019art visuel à but non lucratif en décembre 1972.Le local de 1,800 pieds carrés est à la disposition de tout sculpteur professionnel qui désire y travailler.En ce moment seuls y travaillent cinq sculpteurs.Germain Bergeron est actuellement en pourparlers avec le ministère des Affaires eulturelles; il songe à déménager ses pénates dans l\u2019ile des Moulins à six milles de Terrebonne.Des pays qui fabriquent leur liberté S\u2019adresser a 9670, rue Péloquin Montréal H2C 2J4 CINEMA \u201cPleure pas la bouche pleine\u201d La difficulté d'être adolescent par Robert Lévesque Truffaut tourne de moins en moins, Godard plus du tout, Resnais vient de donner un \u201cStavisky\u201d décevant après cinq ans de silence, Chabrol s'amuse souvent à refaire le même film, Bresson vient de ter- .miner un \u201cLancelot du lac\u201d qui a eu toutes les miseres du monde a trouver un distributeur, Le- louch fait des conneries qui ont grande presse, Melville n\u2019est plus, les Char- lots et de Funès règnent sur le cinéma francais qui ne s\u2019est jamais porté si mal merci.À regarder la liste des films français qui sont à l\u2019affiche à Montréal ces temps-ci, on peut conclure assez aisément que le cinéma de l'Hexagone qui se tourne aujourd\u2019hui est pour le moins à la recherche d\u2019une identité qu'il n'arrive pas à trouver et qu\u2019il est - plus souvent à la remorque d\u2019influences carrément En ce sens, peut-être a américaines.il ressemble cette nouvelle France de Giscard.D'ici, le bilan est noir.C\u2019est que l\u2019on ne voit jamais ou presque le bon cinéma francais d\u2019après, la Nouvelle Vague: les films de Jacques Rivette (\u201cOut un: spectre\u2019\u2019, \u201cCéline et Julie se promènent en bateau\u2019), de Maurice Pialat, de Claude Fa- raldo (\u201cThemroc\u201d), et quel\u2019on ne verra sans doute pas le dernier Bres- son.Sauf l\u2019Outremont, et parfois l\u2019Elysée et le Festival, le bon cinéma français ne trouve pas ici de salles pour le recevoir.Toute règle ayant des exceptions, il y a deux films francais actuellement a Montréal qui sont a voir absolument.On a déjà parlé du \u2018Lacombe Lucien\u201d, de Louis Malle, un des pionniers de la Nouvelle vague qui vient de réussir, 15 ans plus tard, son meilleur film.Il y a aussi un jeune cinéaste qui n\u2019a fait que deux films et qu\u2019il faut découvrir: Pascal Thomas.Demi-teintes Son premier film s\u2019appelait \u201cLes zozos\u201d.On a pu le voir à l\u2019Outremont à quelques reprises.Son second film s\u2019appelle \u201cPleure pas la bouche pleine\u2019\u2019, et il est à l\u2019affiche du cinéma Festival, Il s\u2019agit d\u2019une chronique paysanne toute en demi-teintes qui nous fait remonter à nos anciens délices de cinéphiles lorsqu\u2019on découvrait certains films de Jean Renoir.A travers la production française, qui va de \u201cLa grande bouffe\u201d jusqu\u2019au pénible et prétentieux \u2018Toute une vie\u201d, de Lelouch, un film comme celui de Pascal Thomas étonne et ra- fraichit.Il nous réconcilie avec nos cousins français d\u2019abord, Et avec le cinéma ensuite.Voici un film qui à un ton, une lumière.Voici un regard authentique débarrassé de tout l\u2019attirail du spectacle.2 a = g 0 f= É = Fe 87 qm 9.4 = Ë sn 2,\" o © 2 x Ë z 3 = = ge %o Su ve 2 ï » a - g= Ba 2 = cz ) 3 8 4 > «© 23 3 BF == - a D NT Rétrospective Dovjenko I ok KKK xxx à la Cinémathèque .Lacombe Lucien (Louis Malle) au cinéma de Paris xxx ** XX kk Xk Les ordres (Michel Brault) - a la Place Ville-Marie * kk x Kk kk * kok California Split (Robert Altman) STAtwator 1 kk xx % %k x À ok Chinatown (Roman Polanski) * ala Place Ville-Marie xxx - xxx xxx L.F.Stone\u2019s Weekly (Jerry Bruck) à l\u2019'Outremont * kk * kk * ok xk Viol en première page (Bellochio) * à l\u2019'Outremont *x* * kk * kk Rétrospective Robert Altman au Cinéma 2001 kk Xk kK xx x 4 kK Payday (Daryl Duke) à l\u2019Outremont à l'Outremont xxx * % * Xk Sambizanga (Sarah Maldoror) à la Cinémathèque xx *x** xxx Le trio infernal (Francis Girod) » au Chevalier * kk * k * k Un homme qui dort à l\u2019'Outremont (Pérec et Queysanne) * kkk *x Mean Streets (Martin Scorsese) au Cinéma 2001 kok kk x * \u201cPleure pas la bouche pleine\u201d coule comme un ruisseau tranquille un dimanche après-midi ensoleillé ou l\u2019on n\u2019a rien d\u2019autre à faire que de guetter la truite et bavarder au rythme de trois à quatre phrases par demi-heure.Il n\u2019y a pas d\u2019histoire dans ce film.Il y a plusieurs histoires, toutes celles qui occupent une petite famille de paysans de Bretagne qui vit en 1974 aux abords d\u2019une ville.Le film de Thomas a couyé au couteau une tranche de ce gâteau: quelques jours, quelques semaines, quelques mois de cette existence.Les premières amours adolescentes, le départ pour le service militaire, le dépucelage, les confidences, les cours que l\u2019on sèche, les promenades en bagnole, les après-midi à la mer, les chagrins, les limonades, les colères du père, les mains baladeuses du parrain, les déceptions, les fous rires, la vie tout simplement.Comme Renoir, Pascal Thomas fait des films sur le vie, sur tout et sur rien, sur le quotidien.Un baiser volé étant plus important qu\u2019un cours de maths, l\u2019odeur de l'herbe, un instant, pouvant représenter tout le bonheur du monde.Ce bonheur des choses et des sens.Le plaisir, quand on a dix-sept ans, d\u2019aller à la pêche, un dimanche après-midi, avec le père de celle qu\u2019on aime.C\u2019est cela que Pascal Thomas nous fait sentir.Mais son film n\u2019est pas un film sur le bonheur.C\u2019est un film sur le mélange des bonheurs et des malheurs.Un film sur la vie.Qu\u2019il faut absolument aller voir au Festival avant qu\u2019il ne quitte l\u2019affiche.Ces films sont rares.On a rarement montré au cinéma ces années qu\u2019en nomme adolescence et qu\u2019on oublie beaucoup trop vite.Pascal Thomas a décidé de s\u2019en rappeler.Il a réalisé qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un temps où la \u201cdifficulté d'être\u201d est plus grande qu\u2019on ne pense.Toute une vie Ce n\u2019est pas son adolescence que Claude Le- louch, hardi cinéaste, a décidé, lui, de se rappeler.C\u2019est tout le vingtième siècle (même s\u2019il n\u2019est pas terminé) qu\u2019il a voulu raconter dans cette \u2018\u2018tarte\u2019 qui a pour titre \u201cToute une vie\u201d.Il vient d\u2019abattre, sûrement, le record de la prétention.: nullement le film fon \u201cPLEURE PAS LA BOUCHE PLEINE\u201d d\u2019un \u2018\u2018idéatiste au regard froid\u2019\u2019\u2026 LES PRODUCTIONS BEAU BEC PRÉSENTENT EN SPECTACLE QUTREMONT au cinéma 1248 Bernard 277- 277-4145 LE 31 OCTOBRE à 7 H 30 vous présentera iy à l\u2019Outremont un SUPER-SHOW de musique délirante.Vous y entendrez aussi leurs toutes dernières nouveautés musicales surexcitantes. Re | Les petites annonces et les cartes d\u2019affaires, » .P - Les Films Mutuel Michelle Simard our vous servir.Tél.: 381-1 1385 SH POS Schneider est le pee a LIP EY Try 3 (53 ar 2 ; J un film de B Jean Lapointe : Michel Brault Hélène Loiselle 3 Guy Provost 2 Ni ; i la authier : bro Nard Productions Pr Louise Forestier yi ~ SOCIETE CANADIENNE \u2018DU CANCER Rs st DENIS L] LL FAP) (GT - PiGreantielé Park 671-6129 AAAAAAAAAY EB POUR RECEVOIR UNE COPIE DE B a QUTREMONT NOTRE PROGRAMME .et tous les autres qui suivront E Rn NOUS 1248 ouest, Bernard 855 DECARIE 277-2001 .et ce, GRATUITEMENT, PENSONS A (Via AUTOBUS 160, à la station Beaubien) : il suffit d'appeler à l\u2019un ou l\u2019autre I VOUS 277-4145 855 DECARIE des cinémas.i au nord du boul.Métropolitain prés ne côte.Ver Po B B - 277-2001 $1.50 prix d\u2019entrée chacun des films M er = uk 26 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 ir yor » » television Marek Jablonski et Chopin Les Beaux Dimanches offrent le dimanche 6 octobre a 22 heures, un récital du jeune pianiste polonais (habitant le Canada) Marek Jablons- ki.Il jouera le Scherzo - en si mineur (opus 20), quelques mazurkas et MAREK JABLONSKI jouera Chopin aux Beaux Dimanches du 6 octobre.la ballade numéro 4 en fa mineur, de Chopin.Les rois du foyer Femme d\u2019aujourd\u2019- hui, le 8 octobre, nous parlera des hommes.De ceux qui restent a la maison quand la femme va travailler.Ce sont les \u2018\u201crois du foyer\u201d.Raymond Devos chez Lise Lise Payette a fait plusieurs interviews de vedettes étrangeres.Celle qu\u2019elle a réalisée avec Raymond Devos, qui passera le vendredi 11 octobre, sera sure- ment l\u2019une des plus intéressantes à cause de la personnalité de ce grand \u201ccomique\u201d français.{ HHANL 2 # d\u2019elle\u2019\u2019 de Godard.La soirée du hockey Le mercredi 9 octobre, les Canadiens envahiront, pour la première fois cette saison, la patinoire du Forum.À sory KATHARINE ROSS et JA fous\u2019\u2019 de Tom Gries.20 heures, la télévision de Radio-Canada sera au rendez-vous.\u2018\u2018Pauvres fous\u2019\u2019 Les amateurs de frissons pourront regarder ce film de Tom Gries dans lequel on voit un acteur qui joue dans des films d\u2019horreur.Avec Katharine Ross et Jason Ro- barts.Le jeudi 10 octobre a 19.30 hres a Radio-Canada.\u2018Deux ou trois choses que je sais d\u2019elle\u2019\u2019 Mardi, le 8, à Ra- dio-Canada, un Godard.\u201cDeux ou trois choses que je sais d\u2019elle\u201d.Avec Marina Vla- dy et Roger Montso- ret.Un sujet proche de celui de \u201cDeux femmes en or\u201d, mais traité par un cinéaste.\u2019 À CINÉMA \u201c\u201cDreamland\u201d L\u2019histoire (économique et artistique) du cinéma Be.| Sw - 2 is \u2019 MARINA VLADY dans \u2018\u2018Deux ou trois choses que je sais au Canada, des débuts jusqu\u2019à la création de l'ONF.Les premières projections.Les premières productions.Famous Player\u2019s et les luttes anti-trusts de | = ar : | Saale SON ROBARTS dans \u2018\u2018Pauvres 1930-31.Des extraits de films.Un document unique en son genre que l\u2019on pourra voir mercredi le 9 octobre à la Cinémathèque québécoise (rue Saint-De- nis), à 21.30 hres.Réalisé par Donald Brit- tain en 74 et produit par Kirwan Cox.Robert Altman Durant toute la semaine, le cinéma 2001 (855 Décarie nord) présente 7 films du cinéaste américain (California Split) Robert Altman.Dimanche, le 6 octobre: \u201cThat Cold Day in the Park\u201d réalisé en 69; lundi le 7: \u201cMash\u201d tourné en 69; \u201cBrews- mardi le 8: UY PROVOST dans \u2018\u2018Les Ordres\u2019\u2019 de Michel Brauit.A ) Avoir, à lire, à écouten \u2018\u201c\u201cLa classe ouvrière va au paradis\u201d A l\u2019Outremont, dimanche et lundi (les 6 et 7 octobre), on pourra voir la Palme d\u2019or du festival de Cannes 72 (non encore sortie en salles), \u201cLa vrière va au paradis\u201d.Une comédie italienne d\u2019Elie Pétri, l\u2019auteur de \u201cUn citoyen au-dessus de tout soupçon\u201d.Avec Gian-Maria Vo- lonte.\u201cLes ordres\u2019\u2019 Tout Québécois qui a vécu la crise d\u2019octobre 70 se doit d\u2019aller voir sans tarder l\u2019admirable film que Michel Brault a réalisé à partir d\u2019entrevues faites avec des Québécois qui furent emprisonnés sous la loi des mesures de guerre.Sans qu\u2019on leur dise pourquoi on les privait ainsi de leur liberté.Un très grand film sur un très grand sujet.Un événement.\u201cL\u2019homme des tavernes\u2019\u2019 Giselle Kijner et Pierre Gayraud, deux jeunes Français, ont mis le nez et leur caméra vidéo dans cette micro-société qu\u2019est la taverne québécoise.la Place Ville-Marie et dans quelques autres cinémas.À voir absolument.ter McCloud\u201d (70); mercredi le 9: \u201cMc- Cabe and Mrs.Miller\u201d, réalisé en 71; jeudi le 10: \u201cImages\u201d tourné en 72; vendredi le 11: \u201cThe Long Goodbye\u201d (73); et samedi le 12: \u201cThives Like Us\u201d tourné en 74.L'homme québécois s\u2019y nomme et s\u2019y boit: SA taverne, SON barman, SES chums, SA partie de hockey et SES bières.On peut voir leur vidéogramme, sur demande, au Vidéogra- phe de la rue Saint- Denis, à toute heure du jour.classe ou- théâtre la rose\u201d Le Théâtre populaire du Québec (TPQ) entreprend une nouvelle saison le 10 octobre, avec une production de la pièce du cinéaste- poète Pierre Perrault, \u201cAu coeur de la rose\u201d.Jean-Guy Sabourin, qui avait créé la pièce du temps des Apprentis- Sorciers, signe la mise en scene.Germain a réalisé le décor.Janine Sutto, Raymond Bou- chard, Anouk Simard, Jacques Morin, Patrick Peuvion et Daniel Tremblay composent la distribution.La piece sera jouée trois soirs a Montréal (les 10, 11 et 12 octobre au cegep Maisonneuve) et partira en tournée.\u2018Ubu\u2019 \u2019 Le TNM inaugure sa saison avec un spectacle qui a pour titre \u201cUbu\u201d et qui est une adaptation de \u201cUbu roi\u201d et de \u201cUbu enchainé\u201d d'Alfred Jarry.Luce Guilbault et Marcel Sa- bourin tiennent les principaux rôles dans une mise en scène de Jean-Pierre Ronfard, et des décors et costumes de Wendell Dennis.A la Comédie-Canadien- ne.\u201c\u201c\u2018L\u2019ouvre-boîte\u201d Yvon Deschamps fait un retour au théâtre en interprétant le premier rôle de la pièce de Victor Lanoux, \u201cL\u2019ouvre- \u201c boite\u201d.Une production du TNM et du Trident, cette pièce a d\u2019abord pris l\u2019affiche au Palais Montcalm de Québec avant de venir à la Co- médie-Canadienne.Jean-Louis Roux a signé la mise en scène et joue dans la pièce.\u201c\u2018La pétaudière\u201d Les élèves de la section française de l\u2019E- cole nationale de théâtre jouent en audition publique une pièce de l\u2019auteur québécois Roland Lepage, \u201cLa pétaudière\u201d.Du 8 au 12 octobre, au Monument National, rue Saint- Laurent.spectacles .Los Calchaquis On les a entendus dans un film de Costa-Ga- vras, \u201cEtat de siege\u201d.Ils ont signé et joué la musique.Ils seront a Montréal le 8 octobre, a la salle Wil- frid-Pelletier.Pour un seul soir.Gilles Vigneault Apres son succes a Montréal (apres la gre- ve des transports il a chanté a guichets fermés), ce grand barde national affronte Québec.Quatre soirs au Grand Théâtre, les 10, 11, 12 et 13 octobre.Lewis Furey De retour de Los An- geles, Lewis Furey est à l\u2019Evêché de l\u2019hôtel Nelson pour une semaine encore.À 10 heures et à minuit, on peut entendre cet ancien élève du Conservatoire de musique du Québec, cet ancien soliste de l\u2019OSM qui a mal tourné.Aznavour en anglais Les 10 et 11 octobre, un ami et partisan de M.Valéry Giscard- d'Estaing, M.Charles Aznavour, donnera un tour de chant en anglais (eh oui!) à la Place des Arts.Ce n'est pas qu\u2019impoli, c\u2019est provocant.Dans l\u2019esprit du bill 22.Espérons que certains spectateurs.sauront le lui rappeler.galeries Béland et Lancelot La galerie Média (gravures et multiples) présente une exposition d\u2019objets, de gravures et de dessins récents de Luc Béland et Michel Lancelot.Au 276 ouest de la rue Sherbrooke, de midi à 18 heures, du mardi au samedi.QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 27 ATION OTe ean Se VOICI TOUS LES SECTEURS DES CORPS ET METIERS A LA PORTEE DE TOUS.DE LA CONSTRUCTION DE VOTRE MAISON DE CAMPAGNE A LA FABRICATION DE VOTRE PROPRE MOBILIER! Se Str a System) (Sm SEE ASE AU, HULGLHRS * Aménager sa maison FABRIQUER SON MOBILIER.$2.98 AMENAGER SA MAISON.Systm) gee 1.8 \u2018les machines-outils.TR TN) et du a LES MACHINES-OUTILS SE pas Ea LE TRAVAIL DU BOIS .§ DU BRICOLEUR .LES = Si J 2 SVSIEME]) À RIVUEOES BHICOLES Chaque ouvrage relié £32 192 pages \u2014 Format 5 x 7 aN .Nombreuses illustrations \u2014 Couverture quadrichromie, pelliculée MAI NS DE SOUDURES ET BRASURES .$2.98 SONS DE CAMPAGNE .52.8 iw 3 SsTmrD ST 0) \u201cSYSTEME LA REVLA DCS SHADLELES iii i PEINTURE, VITRERIE, a = 2.08 PAPIERS PEINTS DE STYL $2.98 Procurez-vous dès maintenant la bibliothèque pratique du système \u201cD\u201d SERVEZ-VOUS S'IL VOUS PLAIT DE NOTRE COUPON QUEBEC-PRESSE CIJOINT ET ADRESSEZ A: QUEBEC-PRESSE, 9670 PELOQUIN, MONTREAL 358, P.Q.28 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 TR ae re ren vue SPORT LOISIRS { Une drole | de race: par Pierre Terroux Douze milles et demi.84 minutes.84ième place.C\u2019est l\u2019expérience que Ghislain Gauthier, un coureur à pied, a vécue dimanche dernier sur le parcours du parc Lafontaine.Douze milles et demi dans la pluie et le vent.pour le fun.Pour le fun de faire quelque chose.Quelque chose que lui seul pouvait faire: se battre lui- même.Un marathonien, un marathonien moyen, celui qui ne vise pas la victoire, se bat contre lui-même et les éléments avant de se battre contre les autres.\u201c\u201cC\u2019est ce que j'aime de ces épreuves.C\u2019est toi contre toi.Quand j'avais 20 ans, j'ai fait de l\u2019athlétisme.J\u2019étais pas bon.Aujourd\u2019hui, je ne suis pas encore bon mais j'ai de l\u2019endurance.Et je finis mes courses.Finir une course, c\u2019est revalorisant.On se sent bien.On se sent bien parmi tous les autres qui ont fini.Ce n\u2019est pas comme dans les courses sur petite distance où seule la victoire est revalorisante.\u201d\u2019 Dans la course de dimanche dernier, le demi-marathon du parc Lafontaine, une épreuve qui a déjà 25 ans, Ghislain n\u2019était pas seul.Il y avait 180 coureurs aux départs.Des jeunes, des moins jeunes, des femmes qui ont devancé plusieurs \u201cmâles\u201d, un gars de 83 ans.Un gars, un seul, comme Mehdi Jahouar, beaucoup trop fort pour les autres et qui n\u2019a mis que 63 minutes à franchir la distance imposée, s\u2019emparant du coup de la victoire pour une deuxième année d\u2019affilée.Phénoménal, Jahouar a pris l\u2019avance dès le premier tour et à maintenu un train d\u2019enfer.Ses concurrents croyaient qu\u2019il allait craquer, ils croyaient ainsi pouvoir lui ravir les honneurs.Cet honneur s\u2019est vite changé en admiration.On a le respect de l\u2019adversaire chez les marathoniens.\u2018\u2018Quand il a pris son tour sur moi, le premier de deux, je me suis tassé pour le laisser passer et je l\u2019ai applaudi comme tout le monde.Je trouvais ça trop beau\u2019, de dire Ghislain Gauthier qui, pendant que Jahouar filait, éprouvait toutes les misères du monde à finir la course.\u2018\u2018Au septième tour, j'ai pensé lâcher.Ca faisait trois tours que je ralentissais mon rythme pour tenir le coup et je n\u2019en pouvais plus.Soudainement, je me suis senti mieux.J\u2019ai eu assez de forces pour finir.À la fin, Jahouar, lui, avait l\u2019air frais et dispos.Très fort, le gars.Très fort.\u201d La foule, composée en grande partie de promeneurs habituels du parc Lafontaine et des parents et amis des coureurs, apprécie les efforts des participants.\u2018\u2018Bons ou pas bons, la foule nous encourage toujours, de dire Gauthier.C\u2019est pas tant la vedette comme l\u2019exploit accompli que la foule apprécie.Tu peux finir en retard d\u2019une demi-heure sur les autres mais on comprendra que tu as eu le courage de finir.C\u2019est ce qui compte.On ne retrouve pas ça, je pense, dans les autres sports de compétition\u2019.Comme la plupart des concurrents de dimanche, Gauthier ne prend pas ça trop au sérieux.\u2018\u201cLes gars qui veulent gagner s\u2019imposent sûrement des sacrifices.Jahouar n\u2019affiche pas cette forme par hasard.Il y a beaucoup de travail et de la patience dans la préparation d\u2019un athlète.Je sais par quoi il a dû passer, ce gars-là.Mais moi, ce n\u2019est pas sérieux.\u201d Rien n'empêche que, dimanche, il avait l\u2019air drôlement sérieux.Même qu\u2019à la fin, ne nous l\u2019a-t-il pas dit, il n\u2019avait même plus le goût de rire.es marathoniens I -.REE 180 CONCURRENTS \u2014 Ghislain Gauthier, l\u2019illustre inconnu qui nous a - : hs raconté sa course est là, parmi eux.C\u2019est ce qui comptait pour lui, être là.> IR De même pour ces grands-pères qui en ont remontré à plusieurs.Christian Lambert Elles ont surclassé plusieurs concurrents.QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 29 Dans un court article (vendredi 6 septembre 1974) débordant de naïveté et d'enthousiasme olympique, un journaliste de La Presse, Guy Pinard, nous annonçait, en primeur, que l'Office national du film venait d\u2019être choisi par le Comité organisateur des Jeux olympiques (Cojo) comme \u201cproducteur officiel du film des Jeux olympiques\u201d.Toujours selon M.Pinard, \u201cle choix de l'ONF a été arrêté à la suite d\u2019intenses négociations avec divers groupements, notamment l\u2019OF@ et l\u2019Association des producteurs de films du Québec.L'\u2019expérience et les possibilités techniques de l'ONF ont largement milité en sa faveur et finalement amenée le Cojo à le choisir\u201d.Tout en reconnaissant que les cinéastes de l'ONF ont déjà fait leurs preuves dans le documentaire (sportif), il faut peut-être s\u2019interroger sur la dimension \u201cpolitique\u201d d\u2019un tel choix.En tant qu\u2019organisme fédéral,une maison comme l\u2019ONF se trouve plus favorisée, plus \u2018'neutre\u201d aux yeux des membres du Cojo que les maisons de production dites \u201cquébécoises\u201d.En plus, il semble que le Cojo n\u2019a pas voulu prendre de \u201crisques Politiques en confiant la réalisation de ce \u2018\u201cdocu- \\\u2014 30 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 ru sue + slam ie URSS-Canada Vingt ans de rencontres par Christian Lambert C\u2019est aujourd\u2019hui que se termine la série Canada- URSS.Au moment de mettre sous presses, l\u2019équipe de Boris Koulaguine menait par une victoire durement arrachée aux \u201cstars\u201d de la ligue mondiale.Cette joute de mardi dernier nous aura permis de voir une remontée intéressante du jeu d\u2019équipe et du systéme de passes auxquels les Soviétiques nous avaient habitués.Et cela surtout lors de la série contre la ligue Nationale en 1972.Déja les rencontres URSS-Canada ont une histoire.Au duel de vedettes Phil Esposition-Trétiak succede finalement le duel Trétiak-Sheavers.Mais il y a vingt ans déja, le Canada affrontait 'URSS a Stockholm.Depuis, il y a eu bien des explosions et des rencontres de grand intérêt.En 1954, le Canada mordait la poussière en dépit des pronostics des meilleurs spécialistes.Cette victoire de l\u2019URSS marquait son entrée sur la scène internationale.Trois ans plus tard, les hockeyeurs russes étaient \u201cinvités sur notre sol pour y disputer une série de matches.Ils remportèrent cinq victoires sur huit parties.En 1964, pour la première fois le Canada est représenté aux Jeux olympiques non pas par le meilleur club mais par une sélection d'étoiles amateurs.D'ailleurs cette mesure n\u2019aboutit pas aux effets escomptés, les Russes dominent et remportent le championnat du monde.Les Canadiens par contre auront fréquemment l\u2019occasion de visiter le sol russe, vers la fin des années 50.Par la suite nous participerons au tournoi international des \u201cIzvestia\u201d qui a pris une place importante dans le calendrier des compétitions organisées par la Ligue internationale de hockey sur glace.L'année 1972 est entrée dans l\u2019histoire du hockey comme celle des rencontres de la meilleure équipe de l\u2019URSS et la sélection des figures dominantes du hockey professionnel canadien.Rencontres qui annoncent finalement la venue d\u2019un véritable championnat mondial de hockey.Nous ne sommes pas loin d\u2019un véritable retour du Canada sur la scène internationale du hockey.EIA 7 al Te Fin des années \u201850 - Rencontre des \u2018\u2018Izvestia\u2019\u2019.Le cinéma de propagande et les Jeux de 76 mentaire officiel\u201d sur les Jeux à un cinéaste d\u2019ici, indépendant comme (pour ne nommer que les cinéastes québécois qui n'ont pas peur d'afficher leurs convictions politiques et qu'on peut considérer comme les maîtres du documentaire québécois et canadien): Michel Brault, Jean-Claude Labrecque, Arthur Lamothe, Fernand Dansereau, Pierre Per- rault, Denys Arcand, Richard Lavoie.Ce \u201cfilm officiel sur les Jeux olympiques\u201d risque évidemment de tomber entre les mains d'un cinéaste docile de l'ONF ou tout simplement entre les mains d\u2019un cinéaste \u201csportif\u201d.Alors qu'un sujet comme les Jeux olympiques pourrait stre- ment inspirer un de nos grands documentaristes d'ici.Enfin, terminons sur une autre remarque du journaliste de La Presse (qui ne fréquente sans doute pas ses confrères de la section cinématogra- phigue.) toute aussi naïve: \u201cLe film olympique est probablement l'élément qui perpétue le plus l\u2019image (sic) d'une olympiade.Au fil des olympiades, les comités organisateurs ont toujours rivalisé pour tenter de répéter, voire de surpasser l\u2019expérience envoûtante qu'a été le film des Jeux d'été de 1936, à Berlin, \u201cLes Dieux du Stade\u201d (tel en était le titre).Ce film reste le meilleur film olympique qu\u2019on ait jamais tourné, tant au point de vue cinématographique qu'au point de vue sportif\u201d.M.Pinard ignore sans doute que Les Dieux du Stade de Leni Riefenstahl (amie d'Hitler et cinéaste officielle du régime nazi) est aussi le meilleur film olympique jamais fait au point de vue politique ou au point de vue de la propagande officielle du régime en place.Les Dieux du Stade est un exemple à donner si le Cojo a l'intention de faire produire un \u201cDieux du stade\u201d à la gloire du maire de Montréal, grand patron des Jeux de 76 et maître absolu de la plus importante ville bilingue d\u2019Amérique.Je suis un peu déçu que l'ONF reçoive le contrat de ce documentaire officiel sur les Jeux de 76.J'aurais tellement aimé que Denis Héroux réalise ce film historique.Mais le réalisateur des films de propagande de la derniére campagne électorale de M.Trudeau peut encore travailler a la pige pour U'ONF.Tous les espoirs restent permis.Pierre Demers, Jonquière.) AE Br Eos + Æ vu i Début de la saison le 9 octobre Les Canadiens en \u2018rodage\u2019 Pierre Terroux A quoi servent les parties d\u2019avant-saison?Ca dépend.Ca dépend du moment où on pose la question.Supposons que l\u2019équipe perde plus souvent qu\u2019à Les Canadiens entreprennent leur saison le 9 octobre, mercredi soir, au Forum.Les visiteurs seront les Islanders de New York.Ca commence bien! tour, on dira que les parties d\u2019avant-saison ne peuvent servir qu\u2019à roder l'attaque et la défensive et que c\u2019est justement de cette façon qu\u2019on les envisage.La victoire n\u2019est pas importante, dira-t-on, il s\u2019agit de tout mettre en place, d'évaluer le rendement des joueurs-recrues, d'appliquer de nouveaux jeux et finalement de retrouver la forme.Supposons que l\u2019équipe gagne plus souvent qu\u2019autrement, on dira alors que l\u2019équipe est superbe, qu\u2019elle réussira une saison du tonnerre et que, en fin de compte, les parties présaisonnières servent à démontrer la réelle valeur des équipes.C\u2019est une saison dans une saison.Toutes les parties sont importantes, et c\u2019est seulement la victoire qui compte.Les Canadiens de Montréal A titre d'exemple, prenons les Canadiens de Montréal.Depuis le début des parties hors concours, ils n\u2019ont gagné qu\u2019une fois contre les Flames d'Atlanta, perdu à quatre Les activités reprennent cette semaine dans la ligue Nationale.Voici la liste des équipes et chacune des divisions dans lesquelles elles évolueront.C\u2019est plus compliqué qu\u2019au doux temps des dix équipes.Ca ressemble de plus en plus au football Américain.SECTION I Flames d\u2019Atlanta Rangers de New York Flyers de Philadelphie Islanders de New York Champions éventuels: les Flyers, qui d\u2019autres?SECTION II Pinguins de Pittsburgh Canadiens de Montréal Capitals de Washington Red Wings de Detroit ; Kings de Los Angeles Chamions éventuels: devinez.à moins d\u2019un sursaut des nouveaux Capitals, les Canadiens devraient.SECTION III North Stars de Minnesota Blues de Saint-Louis Black Hawks de Chicago Scouts de Kansas City Canucks de Vancouver Champions éventuels: les Black Hawks.par un nez et mêmie par toute une figure.SECTIONIV 4% : 1.: Maple Leafs de Toronto i Bobby Orr .: ; Sabres de Buffalo = Seals de la Californie _ Champions éventuels: Bobby -Orr aidé de Phil Esposito.: A ge à SoTL Le 4; reprises et annulé deux fois pour un total de 4 points sur une possibilité de 14.Mais ce n\u2019est pas important puisque, en vertu de l'explication du début, l\u2019équipe est à se roder.Vous voyez, ça colle déjà.Elle cherche un nouveau style.Déjà, contre les Bruins de Boston (qui eux aussi sont en rodage n\u2019ayant gagné que deux fois), les matches ont donné lieu à de violentes batailles.Ca ne donne pas de victoires pour le moment, ce style, mais on espère bien que ça viendra.Notre petit doigt nous dit cependant que ça ne viendra pas et que dès les premières parties du calendrier régulier ce style sera remplacé par l\u2019ancien, celui qu\u2019on dit, bien à tort, \u201cscientifique.\u201d 0 Quand les recrues seront cälmées.\u2026.ou parties avec les Voyageurs, les vétérans prendront de nouveau les commandes et conduiront le club à un championnat relativement facile.Facile, non pas à cause de la qualité du jeu puisqu\u2019on se demande encore qui jouera avec qui et pour combien de temps, mais bien à cause de la faiblesse de la division dans laquelle le Canadien évoluera.Cette section, les deux pour l\u2019appeler par son p\u2019tit nom, comprendra les Pingouins de Pittsburgh, les Capitals de Washington (les quoi\u201d), les Red Wings de Détroit et les Kings de Los Angeles.Qui assurera ce championnat au Canadien?Au moment d\u2019écrire ces lignes, l\u2019alignement des Canadiens n\u2019est pas encore définitif.Quelques recrues, tels le centre Doug Risebrough et le défenseur Rick Char- traw, tiennent encore à arracher un poste aux vétérans.On parle d\u2019un échange impliquant le gardien Michel Laroche et l\u2019ailier droit Claude Larose, et le défenseur Jacques Laperrière éprouve toujours des problèmes s'étant fait opérer à un genou l\u2019an dernier.Christian Lambert écrit pour obtenir une photo autographiée et je I'ai reçue.Mais mon chien l\u2019a mangée.\u201d C\u2019est un bien beau livre pour qui aime a la fois le baseball et les chiens.Une nouvelle saison de badminton débute ces jours-ci alors qu\u2019on en est aux derniers préparatifs de la finale provinciale qui aura lieu a Joliette les 12 et 13 octobre dans le cadre du tournoi Interprovincial junior.A la fin du mois se tiendront les épreuves de sélection en vue des Jeux du Canada en février.Marcel Bouchard est nommé directeur administratif de la Fédération d\u2019haltérophilie.Le 12 octobre aura lieu le championnat canadien de marathon a Kitche- chienne vous aime.Quand mon papa regarde une de vos parties, ner.Gageons que Ja- elle reste assise et agi- houar fera encore des te la queue très fort.\u201d Voilà le genre de trucs très instructifs que l\u2019on trouve dans le livre de Baldwin et Jonkins au sujet de Hank Aaron.peu partout au Québec S'il y a des chiens pour, en ce début de saison il y en a contre: \u201cJ\u2019ai on compte les arénas.siennes.La saison de hockey s\u2019annonce mal chez nos tout-petits.En effet, un A k Et en de nombreux en- drojts ce n\u2019est pas ces hauts lieux du sport qui s\u2019affirment par leur présence.Des jeunes de Belle-Feuille et de Lafontaine, deux localités situées près de Saint- Jérôme, qui profitaient des installations de cette municipalité, ne savent toujours pas s'ils pourront continuer à jouer leur sport favori cet hiver.Et ceci faute d\u2019endroits adéquats qui leur sont refusés maintenant par les loisirs Saint-Jérôme.Par ailleurs, les citoyens de Ville Lemoy- ne se sont réunis pour protester le ler octobre à la réunion .régulière du conseil de ville de leur municipalité dans le but d\u2019obtenir un aré- na.Présentement, les enfants doivent aller a quarante milles, soit a Farnham, pour jouer au hockey.Tout le monde connait le slogan de la ligue de hockey mineure qui est: N\u2019envoyer pas vos jeunes à l\u2019aréna, accompagnez-les.Chose qui est passablement difficile à faire quand les autobus qui véhiculent les enfants sont bondés et qu'il n\u2019y a pas d\u2019aréna à proximité.Vus à la télévision lundi soir dernier: les joueurs des Broncos de Denver se tenir par la main durant le caucus de cette équipe de la ligue Nationale de football.Dire qu\u2019on classait les joueurs de football parmi les plus virils!.On parle d\u2019une coupe Mondiale de hockey semblable a celle du soccer.Les grandes puissances du hockey y participeraient: le Canada, la Russie, la Finlande, la Suede, la Tchécoslovaquie, les Etats- Unis et la Chine.On se surprendra peut-être de la présence de la Chine parmi les grands du hockey mais on nous assure que le hockey se développe là-bas.Les joueurs y seraient rapides et astucieux et forts d\u2019un jeu collectif.Les gardiens y seraient tout simplement phénoménaux.On a hâte de voir ça.Pas vous?\u2026 QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 / 31 ee eae ya is ue mm a ET TSR P ki Ë TI UP Ue TEST ES ME 5 doté Ends f.- a SF 5 £7 \u2018 È N , : Ë LO 4 Ê | : > Eo £- à : 1 : & j ä CES * = 5 À £ ; A2 tr.+ F i i: sn 3 EW Be à 2 A 4 à ; Jacques Michel se Pr j C Lon Nate FAST IL Se ry PAULINE JULIEN = FRANCOIS GUY JACQUES MICHEL RAOUL DUGUAY PHILIPPE GAGNON JUNE WALLACK HARMONIUM CARAMEL MOU PRISCILLA CORCORAN-GOSSELIN RAYMOND LEVESQUE see, OCTOBRE et DENISE GUENETTE FT, ET PLUSIEURS AUTRES Pi ALP Là remet CM bus of, se Sao 596 6660\u20ac x 555° J re TE ER TD A Yas en BILLETS EN VENTE Centre Paut- Sauvé.376-872 Edmond Archambault.; Alternatif 1587 St-Denis 500 Est.Ste-Catherine À Québec-Presse.381-8684 Raoul Duguay 32 / QUEBEC-PRESSE, 6 OCTOBRE 1974 "]
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