Le journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal, 1 janvier 1932, Juillet-Août
[" Numéro 4 LE JOURNAL de L'HOTEL-DIEU DE MONTRÉAL sm (9 ref Al _ JUILLET-AOUT 1932 dans la cystite et la pyelite de commerce \u2026 PYRIDIUM CHLORHYDRATE DE PHENYL-AZO-ALPHA-ALPHA DIAMINO-PYRIDINE Fabriqué par la Pyridium Corporation + lle Administré par la bouche pour le traitement spécifique des affections génito-urinaires et gynécologiques.ppl MERCK & CO.LIMITED 412, rue St-Sulpice - - MONTREAL Seuls dépositaires au Canada SOMMAIRE du No 4 JUILLET-AOÛT 1932 ~~ P.-M.SAINT-PIERRE : Quelques notes sur l\u2019anatomie des glandes parathyroïdes .\u2026 \u2026 \u2026 .LL 2 24 4 2 0 2 \u2014 205 OSCAR MERCIER : Les urétrites d\u2019origine rénale .\u2026.213 EDOUARD DESJARDINS : Les anévrysmes artério-veineux traumatiques .o.oo 219 E.-P.GRENIER: Un aT pour la radiumthérapie des can- | cers du rectum .o.oo.230 PAUL MARCHILDON : La transfusion sanguine et Pemploi ! du sang pur .LLL LLL Co .237 LÉO PARISEAU : Miettes gastronomiques de l\u2019histoire du a 5 Canada .\u2026 LL 02 LL LL 4 4 4 4 a 1 2 243 LÉO PARISEAU : Pourquoi il faut assister au Congrès d\u2019Ottawa .\u2026 .L2 LL LL LL 4 Le ue 1 4 0 256 XIIe Congrès de l\u2019Association des médecins de langue française .de l\u2019Amérique du Nord.2424200.259 Si vous voulez combattre Nous vous offrons alors le Dyspepsie hyposthénique ou hypopeptique \u2014 fermenta- DIG ESTAN L.N.L.tions anormales \u2014 hypochlorhydrie \u2014 indigestions.Pepsine, force protéolytique 3000.Papaine C.P.force protéolytique 2000 | recommandez aa 12 grains ou 0.78 cg.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 .Base effervescente et carminative g.s.1 oz.des ferments digestifs purs ou 28.3 grammes.et non oltérés dans une eau Posologie: Une cuillerée à thé dans un verre d\u2019eau citro-carbonique et carmina- dégourdie, pris immédiatement après effer- tive.verscence, aux repas.Sur demande, nous enverrons avec plaisir un échantillon.LABORATOIRE NADEAU Limitée LAncaster 2185 - 100 ST-PAUL OUEST, MONTREAL LE NOUVEL ANESTHÉSIQUE LOCAL LA NUPERCAINE «CIBA 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Ces auteurs étudient minutieusement la topographie des para- thyroïdes et discutent longuement la technique des opérations portant sur ces organes.Malheureusement, ils en donnent une description fort incomplète et leur seul critérium certain d\u2019identification est l'examen microscopique.Nous avons voulu serrer le problème de plus près et essayer de définir l'anatomie descriptive des parathyroïdes.Des dissections faites à la salle d\u2019autopsie sur des cadavres frais nous ont permis des contestations intéressantes.1 Journal de Chirurgie, tome XVIII, travail de Lorrin.\u2014 Id., tome XXXVIII, travail de Chafoliau et Ameline.* 206 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Nous avons cherché les parathyroïdes sur six cadavres, Trois fois nous avons trouvé quatre glandules; deux fois nous en avons vu trois, et une fois, deux, Dans chaque cas les pièces prélevées furent examinées au microscope par M.le docteur J.Riopelle, du Laboratoire d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu.À deux reprises nous avons cru prélever une parathyroïde alors qu\u2019il s'agissait, dans un cas, d'un ganglion lymphatique et, dans l'autre, d\u2019un lobule thyroidien.Tous nos prélèvement ultérieurs, au nombre de quinze, ont été des parathyroïdes; c'est dire qu\u2019il est facile de reconnaître les parathyroïdes microscopiquement.Le chirurgien Leriche de Strasbourg nous semble exagérer quand il propose de ligaturer les artères thyroïdiennes inférieures dans le but de produire la dégénérescence des parathyroïdes inférieures, dont la découverte opératoire lui paraît trop aléatoire.Un mot de technique avant d'entrer dans le sujet.Chacun admet que la dissection des parathyroïdes est délicate.Les dimensions restreintes de la région à explorer, la ténuité des organes à trouver ou à éviter imposent l'emploi d'instruments délicats.Nous ne comprenons pas, ni n'admettons le conseil donné par certain, de dilacérer les tissus à la sonde cannelée.C'est le moyen de tout mêler dans le champ à explorer, et finalement de ne rien voir.Une belle dissection se fait en gardant toujours dans leurs positions respectives et leur intégrité les organes à chercher.Les tissus doivent être examinés attentivement à mesure qu'ils se présentent à la vue.Des tractions délicates, faites avec une pince à dissection sans griffes et à pointe fine, permettront de reconnaître si on a affaire à un nerf, à un vaisseau, à du tissu conjonctif.Celui-ci sera enlevé par section nette au moyen de ciseaux fins qu\u2019il sera plus facile de manier s'ils sont courbes.Il ne faut jamais laisser obscurcir le champ par des lambeaux d'aponévrose, ou de tissu cellulaire.Un fragment de chair est facile à identifier quand il est neuf, il devient méconnaissable quand la pince la tourné et retourné, et pour peu QUELQUES NOTES SUR L\u2019'ANATOMIE.207 qu'on néglige de tenir propre le champ opératoire on est vite embarrassé pour déterminer ce qui est ou ce qui n\u2019est pas une parathy- roide.Retenant bien ces notions élémentaires, nous chercherons les glandes parathyroïdes.Elles se trouvent à la partie postérieure de la loge thyroïdienne, laquelle est située en avant des viscères du cou, en arrière des muscles sous-hyoïdiens, qui sont engainés par des dédoublement de l\u2019aponévrose cervicale moyenne.En haut, la limite de la loge est à l'intersection supérieure de ces muscles sous-hyoi- diens avec le cartilage thyroïde et sur l\u2019os hyoïde.En bas, la loge 2 ) NA EVAN EN J YVES M FIG.| Aponévrose de la région antérieure du cou.Loge thyroidienne (schéma), coupe horizontale.(A) aponévrose cervicale superficielle; (B) aponévrose cervicale moyenne; (C) muscle sterno-cleido-hyoïdien; (D) muscle sterno-thyroidien; (E) muscle omo-hyoidien; (F) muscle sterno-cleido-mastoidien; (G) corps thyroide; (H) feuillet d'union entre l\u2019aponévrose viscérale et l'aponévrose cervicale moyenne; (I) grande parathyroïde; (J) cartilage thyroïde; (K) veine jugulaire; (L) aponévrose viscérale; (M) artère carotide primitive; (N) nerf pneumogastrique. 208 LE JOURNAL DE L'\u2019HÔTEL-DIEU se ferme, au-dessous de la glande, par l'union d\u2019un feuillet venant de la gaine aponévrotique de la tranchée avec le feuillet profond de l\u2019aponévrose cervicale moyenne.Sur les côtés, la loge thyroïdienne est fermée par des feuillets aponévrotiques dont l'interprétation varie avec chaque auteur.Sans nous livrer à une fastidieuse dissertation, nous adopterons la conception de Rouvière et dirons que l\u2019aponévrose cervicale moyenne se dédouble latéralement en deux feuillets dont l\u2019un contourne le bord postéro-latéral de la glande thyroïde pour aller s'unir à l\u2019aponévrose viscérale qui engaine le larynx et la trachée, tandis que l\u2019autre s\u2019unit à l'aponévrose profonde du muscle sterno-cleido-mastoïdien.(Voir le schéma ci- joint.) Notons que la limite postérieure de la loge thyroïdienne est à environ un centimètre et demi en avant des gros vaisseaux du cou et un peu en dedans d'eux.Cette limite postérieure correspond (face latérale du conduit laryngo-trachéal) à une ligne verticale passant à la partie moyenne de cette face.La glande thyroïde, qui occupe en presque totalité sa loge, est donc limitée en arrière par un bord mousse qui atteint la partie moyenne des faces latérales du conduit laryngo-trachéal.C\u2019est dans l'angle rentrant formé par le versant interne du bord postérieur du corps thyroïde d'une part, et la trachée ou le larynx d\u2019autre part, que l\u2019on trouvera les parathyroïdes.La parathyroïde inférieure est au niveau du pôle inférieur du lobe latéral de la thyroïde, au niveau des premiers anneaux de la trachée, Elle est séparée de la trachée par une assez épaisse couche de tissu cellulaire lâche dans lequel monte le nerf récurrent qui, à ce niveau, est déjà divisé en trois ou quatre branches.L'autre thyroïde inférieure est plus basse et plus en avant.La parathyroïde supérieure est à peu près à égale distance des deux pôles du lobe thyroïdien.Elle est toujours mieux cachée sous le lobe thyroïdien que l'inférieure, qui souvent déborde la thyroïde en arrière.Un rapport qui nous a paru constant est celui-ci: elle est toujours voisine du lieu de croisement du bord postérieur vertical du lobe thy- QUELQUES NOTES SUR L\u2019ANATOMIE .209 roidien avec le bord supérieur horizontal du muscle crico-thyroidien.La glande parathyroïde supérieure n\u2019est séparée du versant supérieur du muscle et de la face externe su-jacente du cartilage thyroïde que par une mince couche aponévrotique peu résistante.4 / (AS nn i] i 77 i } x > fl VITE | ÿ i \u2014IG@® ™M MO OO es oq N Rapport des parathyroides (schéma) (A) muscle omo-hyoidien; (B) muscle sterno cleido-hyoidien; (C) thyro-hyoïdien; (D) constricteur inférieur du pharynx; (E) cartilage thyroïde; (F) muscle sterno-thyroïdien; (G) contour du corps thyroïde; (H) para- thyroïde supérieure; (I) muscle crico thyroïdien; (J) cartilage cricoïde; (K) parathyroïde inférieure: (L) artère thyroïdienne inférieure; (M) nerf réciment; (IN) oesophage.+ a muscle 210 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Les parathyroïdes sont parfois directement visibles lorsqu'on soulève le bord postérieur de la thyroïde.Parfois l\u2019une d'elles, surtout l\u2019inférieure, restera accolée au lobe thyroïdien, logée dans une anfractuosité ménagée entre des lobules thyroïdiens.Le plus souvent, on verra sous la thyroïde une masse de tissu cellulaire très lâche qu\u2019on enlèvera délicatement à petits coups de ciseaux et dès lors on apercevra vite la glande cherchée, Il importe de déterminer les caractères particuliers des glandes parathyroïdes si on veut pouvoir affirmer avec certitude que ce que l\u2019on tient dans sa pince est bien une parathyroïde.Voici quelques signes distinctifs.Tous ceux qui ont étudié la question s'accordent à dire que la parathyroïde est nettement encapsulée.Il ne nous semble pas que cela suffise.Un ganglion est encapsulé, un lobule graisseux est encapsulé, un lobule thyroïdien pédiculé ou libre est encapsulé.Le vrai caractère important est l'existence d\u2019une capsule tres fine et « non adhérente à la glande ».Si vous promenez une pointe assez acérée à la surface du corpuscule suspect, vous verrez, si vous avez affaire à une parathyroïde, la capsule se déchirer, et vous mettrez facilement à nu toute la surface de la glandule sauf au point d'implantation du pédicule vasculaire qui, lui, a une adhérence ferme au corpuscule.Le lobule graisseux seul peut se libérer de la même façon mais la couleur est différente.Le ganglion ne se laisse jamais décapsuler.Il est le centre de convergence de fins tractus fibreux qui le font solidaire du milieu ambiant.Le lobe thyroiï- dien ne se décapsule pas du tout, il se déchirerait plutôt.2° Surface lisse: Sous la capsule ainsi déchirée vous voyez apparaitre la surface lisse, polie, luisante de la parathyroide.C'est net, aucune opalescence comme dans le cas du ganglion ou du lobe thyroidien que vous auriez péniblement débarrassés de leur enveloppe.3° Couleur: Sur le cadavre frais la parathyroide a paru de coloration rouge brun foncé, beaucoup plus foncé que le corps thyroide.Nous avons QUELQUES NOTES SUR L'ANATOMIE \u2026.211 constaté que la parathyroïde, sur le vivant, avait une teinte beaucoup plus claire que le corps thyroïde.Nous n\u2019avons vu sur le vivant qu'un adénome parathyroïde et ici il ne s\u2019agit pas d\u2019adénome.Notons qus très souvent les bords de la glande sont de coloration plus pâle que ses parties centrales.4° Forme: Vue à plat, dans sa logette naturelle, la parathyroïde apparaît aplatie, circulaire, ovalaire ou vaguement triangulaire.Mais un caractère essentiel que l'inspection permet de reconnaître et que la glande conserve lorsqu'on l\u2019a enlevée, c\u2019est l\u2019existence de « bords tranchants ».Ce caractère est plus ou moins marqué suivant que la glande est plus ou moins aplatie, mais il existe toujours et sa valeur diagnostique est considérable.Il nous a permis d\u2019identifier avec sûreté quatre parathyroïdes sur un sujet mort de lymphogranulomatose, chez qui les hypertrophies ganglionnaires locales avaient singulièrement bouleversé la topographie de la région.Notons que l'insertion du pédicule vasculaire ne se trouve jamais sur un bord de la glande mais sur une face.5° Consistance: La parathyroïde est très molle, ce en quoi elle diffère d\u2019un lobule thyroïdien, qui est consistant.Elle est un peu élastique, ce en quoi elle diffère du lobule graisseux.Elle se rompt très facilement, aussi facilement que le lobule graisseux, mais la surface de rupture diffère d\u2019aspect dans les deux corpuscules, La coloration à elle seule permet de faire le diagnostic.Dans la parathyroïde, une rupture permet de voir une bouillie uniforme dont l'aspect mat tranche sur le poli de la surface de la glande.Dans un lobule thyroïdien, une rupture fait voir le gravité fin des vésicules thyroïdiennes; cela rappelle la chair d'une fraise.6° Diagnostic: Les caractères que nous venons d'explorer individualisent suffisamment la glande parathyroïde pour qu'on la reconnaisse facile- « 212 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU ment à l'oeil nu.Personnellement, sur un total de vingt-quatre prélèvements, nous avons erré deux fois seulement, dans nos deux premiers essais, Nous sommes persuadé que chez nos permiers sujets, nous avons laissé des parathyroïdes supérieures, qui sont presque toujours séparées de la thyroïde par du tissu cellulaire dans lequel un débutant s'égare.Les organes avec lesquels on confond les parathyroïdes sont: soit un ganglion lymphatique, soit une lobule thyroïdien pédiculé ou indépendant, moins facilement un lobule graisseux.Le lobule thyroidien est dur, il résiste à la pression de la pince, sa surface est entourée d'une fine capsule, et non nette et lisse comme celle de la parathyroide; il ne se décapsule pas.Il est arrondi sans bords tranchants.Sa surface est souvent irrégulière, semée de tubérosités arrondies.Si on le rompt, il a l'aspect chair de fraise.Le petit ganglion est adhérent au milieu environnant; on ne l'en sépare qu\u2019à grands renforts de coups de ciseaux, sa surface reste toujours recouverte d\u2019une couche de tissu conjonctif qui lui donne une opalescence particulière.Les limites n\u2019ont pas de netteté qui frappe comme chez la parathyroïde.Il ne présente jamais de bords tranchants.Notons que les ganglions sont surtout nombreux dans le voisinage de l\u2019oesophage, en arrière du bord postérieur de la glande thyroïde.Leur découverte indique presque toujours qu'on ne cherche pas au bon endroit, mais trop en arrière.En terminant signalons que, dans tous nos cas, nous avons vu que la parathyroïde inférieure recevait un rameau vasculaire de l\u2019artère thyroïdienne inférieure ou d'une de ses branches.C'est tout ce que nous pouvons dire sur la vascularisation des parathy- roïdes, question qui intéresse fort les chirurgiens.Nous comptons que l'aven:r nous permettra d'étudier ce point en litige. LES URÉTRITES D\u2019ORIGINE RÉNALE LES URÉTRITES D\u2019ORIGINE RÉNALE Par OSCAR MERCIER, (F.R.C.S.Canada) Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chef du service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu.Nous avons eu l'occasion de voir quelques malades porteurs d'une goutte urétrale, dont la cause initiale siégeait au niveau des reins, L'état de ces malheureux qui se promenèrent d'officine en officine pour guérir leur soi-disant « chaude-pisse » nous incite à exposer aux praticiens cet état pathologique.Ils guérirent dès que la cause, c'est-à-dire, leur état rénal fut traité.Les auteurs ont si souvent mis en évidence la fréquence des maladies vénériennes que le médecin ne doit pas au hasard coller à tout écoulement urétral l'étiquette gonococcique.Il est bon qu'il sache que des êtres purs peuvent souffrir d'urétrite, sans avoir payé tribut à Vénus et sans avoir été contaminés.Quarante-sept malades de cette catégorie ont figuré parmi nos clients depuis 6 ans.Nous exposerons plus loin, quelques observations typiques pour graver l'importance de ces faits.Depuis déjà longtemps Janet a signalé l\u2019urétrite comme un des symptômes de la bactériurie.On comprend facilement le mécanisme de cette infection lorsqu'on se rappelle que la muqueuse des voies urinaires présente une continuité parfaite des tubes urinifères jusqu\u2019au méat urétral.De plus, il ne fait aucun doute qu\u2019une urine bacillifère peut déposer sur la muqueuse de l\u2019urètre un foyer microbien, qui y pullulera à l'occasion d'un état congestif passager.S1 une urine bactérifère peut infecter la muqueuse du canal urétral, il va sans dire qu\u2019une urine pyurique peut être un agent de beaucoup plus actif.Enfin, une urine chargée de sels phosphatiques, uratiques ou oxaliques est éminemment apte à érailler la muqueuse de l\u2019urètre et à y provoquer un écoulement.Il nous paraît que les urétrites d'origine rénale doivent être divisées en trois catégories: « 214 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU 1° Les urétrites d\u2019 ordre bactériurique.2° Les urétrites d'ordre pyurique.3° Les urétrites d'ordre cristallurique.1° Les urétrites d\u2019origine rénale d'ordre bactériurique: Comme nous le disions, Janet a nettement attiré l'attention sur les urétrites, survenant au cours de la bactériurie.Elles s'observent principalement chez les femmes.Elles sont très souvent l\u2019unique symptôme qui conduit le malade chez le médecin.Ces lésions inflammatoires ont une valeur telle que toute urétrite à staphylocoques ou à colibacilles doit immédiatement faire rechercher la bactériurie, dont elle dépend.Il importe donc de trouver la nature du microbe causal avant de déclarer que nous sommes en présence d'une blennorragie.De plus, le caractère des urines sera noté.Lorsque les microbes sont en faible quantité, les urines bactériuriques conservent leur limpidité.Au contraire, si elles renferment d'innombrables germes pathogènes, elles sont troubles et opalescentes.Leur coloration est jaune paille et-leur odeur est fade.Laissées au repos, elles ne sédimentent pas et restent troubles.L'agitation produit des traînées chatoyantes et moirées.En réalité, la bactériurie ne peut être affirmée que par l'examen microscopique, qui indique la présence de microbes sans pus dans l'urine.La variété microbienne sera précisée, soit par des colorations spéciales, soit par des cultures, qui permettront de mieux les différencier.Il est entendu que ces recherches ne porteront que sur des urines prélevées asepti- quement.OBSERVATION I: Mme À.L., âgée de 64 ans, se présente chez moi le 12 mai 1932, pour des douleurs marquées au niveau du méat urétral.Ces douleurs existent depuis environ huit mois; elles sont presque continuelles sous forme de brûlements et s\u2019exagèrent au moment des mictions à tel point que la malade les espace volontairement.Elle a eu des traitements répétés qui ont consisté en des instillations urétrales d'un sel d\u2019argent, en la mise à demeure dans l\u2019urètre de bougie à l'argyrol et en des douches vaginales.Elle ne présente pas d'autres symptômes subjectifs urinaires.Dans ses antécédents on note une constipation opiniâtre et une appendicectomie à froid à l\u2019âge de 42 ans. LES URÉÊTRITES D'ORIGINE RÉNALE 215 L'examen des urines montre qu'elles sont troubles et opalescentes.Une recherche miscroscopique sur un spécimen prélevé directement dans la vessie indique la présence de microbes sans pus.La culture identifie que ce sont des colibacilles.Un traitement antiseptique par voie buccale améliore légèrement les troubles.Nous décidons alors d\u2019y joindre des lavages des bassinets.Ceux-ci sont pratiqués deux fois la semaine au collargol à 20%.Nous en profitons pour pratiquer une pyélographie, qui est normale.Au sixième lavage pyélique, des urines prélevées au niveau des reins ne cultivent pas.Les symptômes d'urétrite ont disparu.Le traitement est continué par l\u2019ingestion de Pyridium.La malade revue au début de juillet reste guérie.2° Les urétrites d'origine rénale d'ordre pyurique: Cette variété s'\u2019observe plus rarement que la précédente.Nous l\u2019avons trouvée chez 4 malades dont nous détaillons plus loin l'observation de l'un d'eux.Ces 4 malades étaient porteurs soit de pyonéphrose calculeuse, soit de pyélonéphrite calculeuse.Depuis plusieurs années ils étaient traités pour une blennorragie rebelle.Et c'est pour obtenir la guérison de cette maladie qu'ils se présentèrent.Tous étaient atteint de la forme pyurique des calculs rénaux.Le seul symptôme évident chez eux était la pyurie, les douleurs rénales n'existant pas ou étant peu accusées.Ayant à la mémoire le précepte de Marion « que toute pyurie, qui n\u2019est pas nettement démontrée tuberculeuse, doit être radiographiée », j'adressai ces malades au radiographe qui décela la présence de calculs rénaux.Il est donc nécessaire, pour dépister ces cas, d'examiner les urines afin de mettre en évidence la pyurie rénale.À l'émission, ces urines sont uniformément troubles.Après un temps, elles sédimentent.L'examen portera sur le dépôt et le liquide surnageant.La persistance du trouble de ce liquide après repos indique l\u2019origine rénale de la pyurie et Guyon a donné à ces urines le qualificatif « d'urines rénales ».OBSERVATION II: R.J., 4gé de 25 ans, se présente le 21 décembre 1931, pour une goutte urétrale qui persiste depuis 2 ans.Le début a été insidicux et la goutte n\u2019a jamais été plus abondante qu'elle l\u2019est actuellement.Elle est surtout matinale, * 216 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU A jaune pâle.L'examen microscopique répété deux fois indique la présence de pus aseptique.Le malade, depuis 2 ans, a subi des traitements locaux variés et nombreux, sans résultat.Dans ses antécédents, on note une pesanteur continuelle dans le flanc droit, augmentée par le mouvement.Les urines sont troubles dans les 3 verres, et ont une forte odeur de colibacille.Un examen microscopique indique la présence de pus, et de colibacilles; la réaction est alcaline.Au palper, nous notons que le point costo-lombaire droit est douloureux.Une radiographie révèle la présence d\u2019un gros calcul coralliforme du rein droit.Le malade est alors admis à l'Hôtel-Dieu (dossier 97), le 7 janvier 1932.Le cathétérisme des uretères montre un rein droit rempli de pus et dont la fonction est presque nulle, tandis que le rein gauche donne des urines aseptiques et apyuriques et possèdent une fonction très normale.Le 16 janvier 1932, nous enlevons le rein droit de ce malade.Il quitte l'Hôpital le 24 janvier.Depuis, sans aucun traitement, la goutte urétrale a complètement disparu et les urines sont limpides.La guérison persiste.3° Les urétrites d'origine rénale d'ordre cristallurique: Marcel a signalé l'existence de ces urétrites lors du Congrès de la Lithiase Urinaire tenu à Vittel le 25 mai 1931, et leur a donné l'appellation de « cristallurique ».Dans un article de l'Union Médicale, traitant de la phosphaturie, nous avons déjà attiré l\u2019attention sur l'écoulement urétral que pouvait provoquer la présence en excès dans les urines de sels de chaux et nous avons présenté une observation démonstrative.A côté des urétrites de ces phosphaturiques, il en existe une autre, celle des uricuriques ou des oxaliques.Celle-ci s'observe chez les malades que l\u2019on est convenu d'appeler les arthritiques.Point n\u2019est besoin de discuter longuement pour rechercher le mécanisme de ces troubles urétraux.Une urine dite « chargée » en passant sur la muqueuse urétrale irrite facilement son épithélium.On imagine sans peine l'action caustique de ces urines hyperacides.De plus, les innombrables cristaux, par leurs arêtes vives, érailleront l\u2019épithélium du canal.Les urétrites des phosphaturiques sont simples à déceler.L'examen objectif des urines, laiteuses à l'émission, clarifiées par l'addition à froid de quelques gouttes d'acide acétique, suffit.| LES URÉTRITES D'ORIGINE RÉNALE 217 AN Les troubles urétraux des uricuriques et oxaluriques sont plus difficiles à diagnostiquer.Ces malades se rencontrent dans la clientèle aisée.Ils présentent des signes d\u2019arthritisme; leurs urines sont hyperacides et leur volume est diminué.Il existe un symptôme constant: les lombagies lancinantes et tenaces, qui ennuient le malade au réveil et qu'augmentent les trépidations du voyage.Le diagnostic de ces troubles n\u2019est pas toujours facile.Il se fait par élimination.L'examen bactériologique répété de la goutte révélera l'existence d\u2019un pus a microbisme nul ou insignifiant.L'examen clinique des urines montrera les cristaux d\u2019oxalate de chaux, d'urate de soude ou de phosphate de chaux.OBSERVATION III: Le 10 juin 1932, M.L.P., âgé de 56 ans, se présente pour un suintement de l'urètre, surtout matinal, survenu trois jours auparavant.Il n'y a pas eu coit suspect depuis 18 jours.Dans ses antécédents, aucune blennorragie.Par contre, il a eu trois coliques néphritiques, la dernière il y a un an.À l'examen on voit un suintement blanchâtre.Les urines du premier verre sont louches avec des filaments et de petits caillots de sang.Les Ze et 3e verres montrent des urines limpides.La goutte analysée et cultivée indique que le pus est aseptique.Cet examen répété une deuxième fois donne le même résultat.Une radiographie de tout l'appareil urinaire ne montre aucun calcul.Le microscope révéla la présente en abondance de cristaux d'urates et d'oxalates.Le malade est mis au régime sévère de la lithiase urico oxalique et à une cure à domicile d'eau de Vittel.Le Santal est prescrit.Six jours après, la goutte est complètement disparue et les urines sont limpides dans les trois verres.CONCLUSIONS Il existe des urétrites dont la cause initiale siège au niveau des reins, Elles peuvent facilement en imposer pour une blennorragie.Il importe que le médecin puisse la dépister, car le traitement local seul ne produit pas la guérison et aggrave au contraire l\u2019état pathologique.Une thérapeutique causale est de rigueur.Le dépistage de ces urétrites demande l'examen attentif des sécrétions urétrales afin d'éliminer le gonocoque.Toute inflammation de l\u2019urètre dont « 218 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU le pus est aseptique doit être soupçonnée d\u2019origine rénale.Les urines seront alors soumises à un examen complet pour rechercher la présence de microbes, de pus ou d\u2019un excès de cristaux.Au besoin, les recherches seront poussées plus loin et l'appareil urinaire tout entier sera examiné.BIBLIOGRAPHIE JANET, J.: La bactériurie.Congrès international d\u2019Urologie, Berlin, juin 1914.MARCEL % MARCOTTE: Troubles uréthro-génitaux au cours de la lithiase urinaire larvée chez l'homme.Congrès de la Lithiase Urinaire, Vittel, 25 mai 1931.MERCIER, O.: A propos du traitement de la calciurie.L'Union Médicale du Canada, septembre 1930, p.571. LES ANEVRYSMES ARTERIO-VEINEUX .219 CLANS NIN ANA LES ANEVRYSMES ARTERIO-VEINEUX TRAUMATIQUES Par EDOUARD DESJARDINS Quoique exceptionnellement rencontrés dans nos services hospitaliers, les anévrysmes artério-veineux n\u2019en sont pas moins très intéressants à étudier; d'autant plus qu\u2019ils sont, chaque année, le sujet de nombreux travaux publiés dans les revues médicales françaises et américaines.Matas, de la Nouvelle-Orléans, comprend sous le terme d\u2019anévrysme artério-veineux toute communication anormale établie entre les canaux artériels et veineux.Cette définition est généreuse; elle englobe, outre la fistule artério-veineuse proprement dite, objet de cette revue générale, toutes les affections caractérisées par la présence d\u2019une anastomose directe entre le système artériel et le système veineux, tels: l\u2019anévrysme cirsoide avec ses artères serpentines entremêlées en tête de Méduse, les tumeurs télangiectasiques, l\u2019angiome caverneux, les naevi pulsatiles ou encore la varice anévrysmale.L\u2019anévrysme artério-veineux est donc constitué par la communication permanente d\u2019une artère avec une veine.La lésion importante est l\u2019anastomose de l'artère avec la veine, qui facilite le passage du sang artériel dans le courant veineux.La dilatation des vaisseaux et la formation d'un sac compliquent la maladie.Il semble donc que le terme d'anévrysme, adopté par les auteurs classiques et maintenu en grâce par la plupart des auteurs français actuels, qui ne veulent pas rompre avec la tradition, devrait céder la place au vocable de fistule artério-veineuse, désignation plus juste, presque toujours employée par les auteurs américains.Halsted, Reid, Holman, Dandy et Rienhoff n\u2019utilisent plus que ce mot de fistule dans leurs communications scientifiques. 220 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Leriche, de Strasbourg, est du même avis, et recommande ce changement dans la terminologie.Le terme de fistule répond mieux à la lésion anatomique et permet d'éviter toute confusion avec les anévrysmes vrais artériels.Il est également plus facile à retenir pour l\u2019élève et le praticien, et combien plus simple que les expressions: phlébartérie, anévrysme artérioso-veineux enkysté artériel, enkysté veineux ou enkysté intermédiaire, tous synonymes ou presque.Cette maladie, riche d'appellations, est connue d'assez longue date.William Hunter en donna la première observation, en 1757, à la Société Médicale de Londres.Paul Broca publia, en 1854, le premier ouvrage complet sur la question.Les communications se sont ensuite succédées, nombreuses, les unes pour illustrer l\u2019histoire clinique, les autres pour décrire un nouveau traitement opératoire, et les plus récentes pour rapporter des résultats expérimentaux.Le chapitre clinique s\u2019est enrichi par la découverte de Branham, en 1890, d'un nouveau signe d'importance première.Cet auteur remarque, chez un de ses malades atteint d'anévrysme variqueux, que la compression de l'artère en amont provoque le ralentissement du pouls.Cette constatation fournit la clé du drame cardio-vasculaire venant compliquer la fistule artério-veineuse d'un certain âge.La guerre de 1914-18 a fourni les matériaux nétessaires à l'élaboration et à la connaissance exacte de la notion, maintenant universellement admise, du retentissement cardiaque des anévrysmes artério-veineux, Sir William Osler, Makins, Cazamian, Rocher et de nombreux autres ont insisté, a ce moment, sur la relation entre la lésion périphérique et les troubles cardiaques.Halsted, en 1918, dit formellement que la dilatation du coeur est pour lui un fait à peu près constant, mais qu'elle passa souvent inaperçue.Leriche, Nadine Dobrovolskaia et Grégoire étudient la pathogénie et l\u2019évolution de cette complication cardio-vasculaire.Laubry et Routier, Alexandrescu-Dersca et Lazeanu ont publié, en 1922, trois observations de troubles cardiaques consécutifs aux anévrysmes artério-veineux. LES ANÉVRYSMES ARTÉRIO-VEINEUX 221 Halsted et ses élèves du John Hopkins Hospital ont fourni au monde médical, dès 1914, une documentation exceptionnellement riche en faits cliniques.Curle L.Callander a fait, en 1920, une revue critique de 447 observations d'anévrysmes artério-veineux; il y a relevé la notation de troubles cardiaques dans plusieurs cas.Le chapitre opératoire a vu se déployer le génie inventif des chirurgiens.D'abord, ils ont cherché des techniques non sanglantes et ont prôné la compression directe ou indirecte.Puis est venue la mode des injections coagulantes ou de la galvano-puncture.Les interventions sont ensuite devenues plus audacieuses.Certains ont préconisé la ligature simple de l'artère en amont, la double ligature artérielle au-dessus et au-dessous de la lésion.D\u2019autres ont vanté les mérites de la pluriligature, généralement connue sous le terme de quadruple ligature, ou bien ont recommandé l\u2019extirpation du segment vasculaire anastomosé.Matas et son collaborateur Bickham utilisèrent en 1904 la voie endovasculaire.Matas a, depuis, longuement décrit sa technique qu\u2019il appelle l'endoanévrysmorraphie restauratrice.Le chapitre expérimental s\u2019est augmenté graduellement de précieuses constatations.Halsted a inspiré à ses éléves Reid, Callander et Holman des travaux remarquables.En France, Grégoire et Lécène ont consacré sans succès de nombreux efforts.Grégoire a tenté 14 interventions sur le chien et a remporté 14 échecs.Il attribue ses déboires au fait que la communication qu'il créait entre artère et veine était trop petite et que, par conséquent, elle guérissait spontanément.Lecène a également essayé en vain, insuccès qu\u2019il a reconnu être dû à un défaut de technique.Il n\u2019a pu réaliser les conditions idéales rencontrées dans l'anévrysme artério-veineux traumatique, à savoir mettre en contact les endothéliums veineux et artériels, sans que les vaisseaux soient circonférentiellement dénudés.« 222 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Leriche et Stulz ont été plus heureux dans leurs recherches expérimentales et ont réussi à créer chez le chien une fistule artério- veineuse, Leurs observations confirment celles des Américains et viennent à l'appui de la thèse que nous avons soutenue en 1916 à la Faculté de Paris.Cette thèse, inspirée par notre maître Raymond Grégoire, a voulu prouver la relation entre l'anévrysme artério-veineux, lésion périphérique déjà vieille et I'apparition de troubles cardio-vasculaires.L\u2019étude anatomo-pathologique de la fistule artério-veineuse ne manque pas d'intérêt; cette affection, nous l'avons déjà dit, est due à une lésion anatomique caractérisée par la communication permanente d'une artère et d'une veine.Il n\u2019y a d'abord qu'une plaie simultanée des deux vaisseaux.Entre l\u2019heure du traumatisme et la constitution de l\u2019anévrysme se trouve une période transitoire, où le sang artériel prend le chemin de la veine sans qu'il y ait de communication permanente.Celle-ci ne s'établit pas nécessairement et la lésion évolue alors vers la guérison spontanée.Ces faits sont rares.Si la lésion doit se constituer, l\u2019anévryme s'installe en trois étapes sans aucune tendance vers la guérison spontanée, sauf de très rares exceptions.« La veine satellite blessée en même temps que l'artère peut, dit Sencert, ventouser d'emblée l'orifice artériel et constituer une phlébartérie primitive.» L'anévrysme artério-veineux peu aussi s'établir tardivement, soit parce que « les vaisseaux seulement contusionnés n\u2019ont communiqué l'un avec l\u2019autre qu\u2019au moment de la chute de l'eschare, soit parce qu'un caillot intermédiaire s\u2019est laissé pénétrer ou déplacer par la poussée sanguine jusqu'au moment où le courant artériel a trouvé la voie du courant veineux » (Grégoire et Mondor).Deux conditions sont nécessaires pour que les torrents artériel et veineux se confondent: il faut d'abord que les rapports normaux de la région n'aient pas été modifiés par l'agent vulnérant et que les vaisseaux soient maintenus en contact.Les gros vaisseaux maintenus l\u2019un contre l'autre par une gaîne conjonctivo-fibreuse qui LES ANEVRYSMES ARTERIO-VEINEUX .223 A leur est commune (vaisseaux fémoraux, poplités, carotidiens) présentent assez fréquemment des anévrysmes artério-veineux.Il est facile à concevoir que les deux orifices s\u2019abouchent immédiatement, si un projectile vient à ouvrir les vaisseaux en passant entre eux deux.Il semble que le stade initial soit la communication simple, la phlébartérie (Cunéo).Les conditions anatomiques favorisent le passage direct du sang de l'artère dans la veine.L'orifice d'entrée est en général petit, car l'agent vulnérant est une arme blanche ou un petit projectile.Il est difficile de savoir si le passage du sang est partiel ou total; le débit est en rapport avec la dimensions de la fistule.La seconde étape oppose une barrière à l'issue du sang; c\u2019est une réaction de défense.Le courant anormal n'est pas encore organisé; le sang s\u2019infiltre dans les tissus environnants, se coagule et forme un hématome.La réaction de défense s'effectue aux dépens de celui-ci, Le premier barrage semble constitué par le refoulement et la réaction du tissu conjonctif péri-vasculaire.Par épaississement et résistance de la gaîne conjonctive et du tissu périvasculaire, il se forme une adhérence intime entre les deux vaisseaux, telle que la dissociation en devient impossible.(Grégoire et Mondor).Les vaisseaux ont pu compléter leur affrontement grâce aux réactions de défense du tissu conjonctif périvasculaire; mais la fistule n\u2019est pas définitivement constituée.La troisième étape survient alors.Il se produit un affrontement presque pur entre artère et veine.L'endothélium artériel et l\u2019endothélium veineux se fusionnent et se mettent en continuité parfaite.La lésion se délimite, l\u2019'hématome se résorbe et 1l s'établit tout autour de la communication artério-veineuse une zone protectrice de tissu scléreux.« 224 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Grégoire et Mondor sont d\u2019avis qu'un anévrysme artério- veineux met de quatre a cing semaines a se constituer.Moure reconnaît à l\u2019anévrysme artério-veineux quatre types différents.Le tort de sa classification est d\u2019être un peu trop schématique.Le premier type correspond à la phlébartérie simple de Broca; c\u2019est le cas le plus fréquemment rencontré.L'agent vulnérant a produit une minime blessure latérale de l'artère et de la veine; c\u2019est l\u2019adossement immédiat du trou artériel et du trou veineux sans sac intermédiaire, sans canal de communication.Le terme de fistule artério-veineuse répond parfaitement à cette description.Le second type se rencontre quand 1l y a une petite plaie artérielle et une large déchirure veineuse, avec un seul orifice de communication, Le troisième type est remarquable par une large blessure de l'artère et de la veine, dont la continuité est interrompue.Il peut y avoir destruction totale d\u2019un segment du tronc artériel.Le quatrième type est celui du cas complexe qui présente une blessure d'un carrefour vasculaire avec présence de plusieurs orifices artériels et veineux débouchant dans un sac important.Leriche a une conception anatomique légèrement différente.À son avis, « la prolifération con jonctive qui soude sur une grande étendue l'artère et la veine est la conséquence des transformations que subit tout tissu conjonctif traumatisé sous l'effet de la vasodilatation qu'engendre le traumatisme lui-même.Il y a au voisinage d'une plaie artério-veineuse la même réaction con jonctive qu\u2019au niveau d\u2019une plaie quelconque des parties molles, qu'au niveau d\u2019une plaie opératoire quelconque.» Mocquot considère que la lésion anatomique essentielle n'est pas le sac, mais la communication entre artère et veine et sa conséquence physiologique: le court-circuit.Il y a donc une période transitoire entre l'heure où s'effectue le traumatisme et la constitution de l'anévrysme.Cette phase dure LES ANÉVRYSMES ARTÉRIO-VEINEUX \u2026.225 un espace de temps variable, estimé par la plupart des auteurs à une durée d'environ deux mois.Mais à ces seules modifications ne se borne pas toute la lésion.Il y a encore des modifications à distance sur l'artère et sur la veine: il y en a même plus loin, sur le coeur.L'artère est dilatée dans son segment proximal; cet élargissement est en général de dimensions régulières et peut s'étendre sur une bonne longueur.L'\u2019artère conserve habituellement son calibre normal dans sa portion distale.La paroi veineuse est épaissie et dilatée sur une longueur de trois centimètres en aval de la communication; elle atteint un diamètre de 2.5 centimètres en amont.(Cas d\u2019Eisenbrey.) Les veines sont très dilatées; leur paroi est hypertrophiée; leur tunique musculaire s'épaissit, elles s\u2019'artérialisent.(Delbet.) Cette hypertrophie veineuse, compensatrice en quelque sorte, tient à l\u2019augmentation de pression, qui existe forcément dans les veines en cas de communication avec les artieres.On ne trouve que rarement des caillots dans le sac anévrys- mal; Chevrier en a cependant rapporté quelques cas a la société de Chirurgie de Paris.Cette absence habituelle de caillots tient probablement à deux causes; la circulation très active dans le sac empêche toute stagnation, condition importante de coagulation, le drainage artériel et veineux y étant facilité; ensuite, le sac est tapissé d'endothélium normal et non atteint d'endovascularite; les parois sont peu lésées et recouvertes complètement par l'endothélium.Le coeur est normal dans les cas d\u2019anévrysmes artério-veineux récents où l'orifice de communication est étroit.Le coeur est dilaté dans toutes les communications larges entre artère et veine.Le plus souvent, on note l'élargissement du coeur.La physiologie pathologique de l\u2019anévrysme artério-veineux permet d\u2019en comprendre les quelques signes cliniques: le thrill et le souffle.L\u2019étude clinique n'a pas besoin de longs développements. 226 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Les deux symptômes principaux sont faciles à constater, mais pour faire honneur à la vérité, il faut dire que l'attention est rarement attirée de leur côté.Le thrill est bien connu et sa description en serait ici de trop; il se reconnaît d'ailleurs aisément.Certains auteurs signalent même que le malade aurait, dans certains cas, éprouvé lui- même cette sensation tactile et fait ainsi son propre diagnostic.Il existe normalement entre le coeur et les vaisseaux des relations si étroites que toutes les modifications qui se produisent dans l\u2019un de ces domaines retentissent sur l'autre.Toute lésion périphérique s'accompagne d\u2019un retentissement cardiaque aussi bien que toute modification de l'action cardiaque retentit sur les vaisseaux.C'est l'appareil régulateur de la circulation sanguine qui veille au bon ordre et à l'excellent fonctionnement de l\u2019un et de l\u2019autre.Et cela, à l'aide de quatre facteurs plus ou moins influencés par le système nerveux: a) le coeur, qui fournit l'énergie; b) les capillaires; c) la tonicité de la paroi artérielle; d) le volume du sang circulant.Ces quatre facteurs tiennent sous leur dépendance la régulation normale de la circulation périphérique.Un trouble, qui entrave le rôle d'un de ces facteurs, rompt l'équilibre.C\u2019est alors qu'entre en jeu la loi des compensations.L'anévrysme artério-veineux établit une communication anormale entre l'artère et la veine; 11 trouble donc le jeu normal du système circulatoire et le « court-circuit » vasculaire qu\u2019il engendre, amène dans les vaisseaux et le coeur toute une série de transformations, conséquence de la rupture d'équilibre.Les recherches expérimentales des Américains, de même que celles de Leriche et de Stulz, ont reproduit tous les signes connus de l\u2019anévrysme artbério-veineux.Ils ont perçu, au niveau de la communication qu'ils ont créée, le thrill et le souffle, ou le ralentissement du pouls avec augmentation de la pression artérielle par compression ou fermeture de la fistule. LES ANÉVRYSMES ARTÉRIO-VEINEUX .227 A Ils ont méme constaté de la dilatation cardiaque; et, fait intéressant, ils ont vu que le coeur ne revient jamais a ses dimensions normales.Il reste gros, on dirait qu\u2019il est forcé.Les études expérimentales récentes ont donc confirmé les données cliniques concernant les troubles vasculaires et le retentissement cardiaque.L'insuffisance du coeur est une complication assez rare, il est Vrai; mais il faut en admettre l'existence.Nous ne rapportons pas en détail les expériences de élèves de Halsted, car nous en avons largement parlé dans notre travail mentionné plus haut.Les travaux de Leriche et de son chef de laboratoire sont postérieurs à notre thèse et méritent une mention spéciale.Ces deux auteurs ont réalisé sur le chien (avec deux échecs sur sept cas) des fistules par suture directe des vaisseaux, à la région carotidienne, leur lieu d'élection.Ils ont noté après formation de la fistule: d\u2019abord la chute immédiate de la tension artérielle, puis l'accélération du pouls.Sur fermeture de la fistule, la tension artérielle revient à son chiffre initial et le pouls jusqu'alors accéléré retrouve sa normalité.Ils en concluent que la répercussion de la fistule sur la circulation en général est uniquement liée à un reflux cardiaque, au court-circuit; elle relève donc d'un mécanisme purement hydraulique.L'adaptation se fait petit à petit; la compensation s'établit.Le reflux sanguin oblige le coeur à donner un effort plus grand qu'à l\u2019ordinaire.Le travail continu, supplémentaire qu'il fait retentit sur ses cavités et sur son muscle.Le diagnostic se pose en général sans trop de difficultés.Après avoir fait appel aux commémoratifs et après un examen clinique parfait, nul doute ne subsiste.Le traumatisme ancien (plaie par pénétration d'une balle, d'une broche ou d'une arme blanche) et * 228 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU A les signes cliniques (le thrill, le souffle et les troubles cardio-vasculaires concomitants) ne se rencontrent pas dans l\u2019anévrysme artériel vrai, qui est l'affection la plus voisine, ni dans les tumeurs télan- giectasiques, ni dans l\u2019anévrysme cirsoïde, La technique opératoire varie avec les auteurs.Matas, de la Nouvelle-Orléans, est venu lui-même en personne à la tribune de la société de chirurgie de Paris exposer les avantages de son endo- anévrysmorraphie restauratrice.Indiquons seulement que l'esprit humain s\u2019est donné libre cours sur un sujet aussi controversé.Si les opinions diffèrent quant à la production de certains complications, quant au mode opératoire, personne ne conteste la nécessité du traitement chirurgical.l'anévrysme artério-veineux est une affection que le médecin doit reconnaître et diriger au chirurgien.Sans gloser sur la technique opératoire, signalons toutefois certaines conditions nécessaires au succès de l'intervention chirurgicale.En l\u2019absence de menace de lésions cardiaques, de rupture de l'anévrysme, il faut savoir attendre.La lésion ne vient à maturité qu'au bout de trois mois, c\u2019est à ce moment qu'il faut agir.Lecène et Matas recommandent d'assurer, d'abord et avant tout, une bonne hémostase provisoire Il faut ensuite vérifier l'intégrité du tronc artériel intéressé par le traumatisme causal.Ce sera la boussole pointant au meilleur mode opératoire.Le moyen d'aller vite et bien, c\u2019est d'ouvrir lcs vaisseaux le plus près possible de l\u2019endroit où ils communiquent.Ces données devraient être érigées à la dignité de préceptes directeurs.L'apparition de signes d'insuffisance cardiaque, chez un ancien traumatisé, doit mettre sur la piste de l'anévrysme et commander l'intervention chirurgicale.BIBLIOGRAPHIE ARRIZABALAGA.\u2014 Anales de la Facultad di medicina de Montevideo, mai.juin 1927.AUVRAY.\u2014 B.et M.Soc.de Chir., Paris, 1927, 1156.BRESSOT.\u2014 Soc.des chir.de Paris, 20 avril 1928. LES ANÉVRYSMES ARTÉRIO-VEINEUX .229 BUIZARD.\u2014 Soc.des chir.de Paris, 2 mars 1928.CARAVEN.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 1232.CHEVRIER.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1928, 116.DEAN LEWIS.\u2014 Deutsch Med.Woch., Beilin, 2 avril 1926.DELBET.\u2014 B.et M.Soc.de Chir., Paris, 1925, 154.DESCOMPS.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1928, 104.DESJARDINS.\u2014 Thèse de Paris, 1926.DIAZ Y GOMEZ.\u2014 La Medecina Ibera, Madrid, 23 juin 1928.DUQUET.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1926, 287.DE PEMBERTON ET SAINT, \u2014 Surg., Gyn.et Obst., 4 avril 1928.FUNCK-BRENTANO.\u2014 Soc.anat., Paris, 1 mars 1928.GIORDANO.\u2014 Arch.ital.di chir., Bologne, mars 1926.GREGOIRE.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1926, 288.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 1119.\u2014 Les anévrysmes artério-veineux, Paris, 1930.JYNKIN, \u2014 Northwest Med., jan.1927.LECENE.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 1198.LERICHE.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 1397.LERICHE ET STULZ.\u2014 La Presse méd., Paris, 27 nov.1926.MAUCLAIRE.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 1228.MocquoT.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 1151.MATAS.\u2014 Surg.Clinics of N.Amer., Oct.1922.MONT.R.REID.\u2014 Arch.of Surg., jan.1926.MOURE.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris 1926, 288.\u2014 id, 1927, 468.\u2014 id, 1928, 391.OKINCZIC.\u2014 Les plaies vasculaires en chirurgie de guerre.Journal de chir., 928, 441.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 1232.PEPLE, W.LOWNDES.\u2014 Surg.clin.of N.Amer., 1930.PICARD.\u2014 B.et M.Soc.de chir., Paris, 1927, 463.PLISSON.\u2014 Le Progrès méd., Paris, 15 sept.1928.RIENHOFF.\u2014 Northwest Med., août 1929.SAMSON.\u2014 Thèse de Paris, 1928.YATER.\u2014 Annals of Surg., jan.1928. 230 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU UN APPAREIL POUR LA RADIUMTHÉRAPIE DES CANCERS DU RECTUM Par E.-P.GRENIER Radiumthérapeute de l\u2019Hôte!-Dieu Les cancers du rectum inopérables sont encore très nombreux et, en dehors de l'opération radicale, il n\u2019y a d'autre alternative que la radiumthérapie seule ou associée à la chirurgie et à la radiothérapie.Cependant, en plus d'avoir à traiter des cancers inopérables, chez des sujets affaiblis, la radiumthérapie du cancer du rectum est difficile en elle-méme pour plusieurs raisons: 1° le cancer est interne et est, par conséquent, moins facile d\u2019acces; 2° il est en général peu sensible au rayonnement; 3° la muqueuse rectale est peu résistante; 4° la pose exacte des appareils radifères présente de sérieuses difficultés; 5° le maintien de ces appareils en bonne position est tout un problème et 6° l'homogénéité du rayonnement en est encore un plus grand.D'après les auteurs que nous avons pu consulter, les différents modes de traitement sont: 1° la radiumponcture intra-rectale, transvaginale ou abdominale; 2° l'enfouissement de tubes d'éma- nat.on de radium (méthode de Janeway); 3° l'application de tubes de radium ou de radon disposés bout a bout dans des sondes en caoutchouc placées de différentes manières dans le rectum.Dans toute radiumthérapie le résultat dépend de conditions techniques absolument nécessaires qui sont: la qualité du rayonnement ainsi que sa quantité, son intensité, et surtout son homogénéité dans toute l'étendue de la lésion et dans tous ses diamètres.En vue de mettre autant que possible ces conditions en pratique, voici comment nous procédons à l'Hôtel-Dieu dans un cas de cancer inopérable du rectum: 1° Nous faisons un examen très minutieux des parties malades, au besoin nous demandons une radiographie ou une rectoscopie, mais nous insistons davantage sur l'examen digital fait sous anes- UN APPAREIL POUR LA RADIUMTHÉRAPIE.231 thésie afin de bien nous rendre compte de la situation de la lésion et de ses dimensions, et pour en faire immédiatement un schéma dimensionné: dès lors nous sommes fixés sur le mode de traitement que nous devrons appliquer.Nous profitons naturellement de l\u2019anesthésie pour faire une biopsie si elle n\u2019est pas contre-indiquée; (si le cancer est trop congestif, il y a danger d'hémorragie; s\u2019il est suppuré, il y a danger d'infection et s'il est ulcéré, il y a danger de perforation).2° Nous demandons au chirurgien de pratiquer un anus contre nature, si le patient y consent.3° Pour deux ou trois jours, légers purgatifs et deux grands lavements au sérum tiède, à basse pression et avec cathéter mou sur canule rectale.4° La veille de l\u2019intervention, nous prescrivons: souper léger, une pastille ou une ampoule de Pantopon, selon le cas; (ou encore: opium simple).5° Le matin même, jeûne, dernier lavement; deux suppositoires d\u2019opium et belladone.6° Anesthésie générale, puis dilatation digitale de l'anus.Si la tumeur est très grosse, emplissant au deux tiers l'em- poule rectale, nous faisons la radiumponcture intra-rectale; si le cancer n\u2019est pas trop étendu, bourgeonnant ou ulcérant, nous faisons l\u2019application de notre applicateur en cuillère.Cet appareil restera en place le temps voulu, selon sa charge, pour obtenir la quantité de rayonnement désiré.Le temps expiré, le radium est facilement enlevé et nous faisons en même temps un examen pour juger de l\u2019état de la région traitée.Les jours suivants, léger laxatif, petits lavements au sérum et huile minérale par la bouche tous les jours.Voici la description de notre applicateur en cuillère: 11 est formé d'une partie creuse et d\u2019un manche.La partie creuse est faite en pâte columbia double renversée, cire à cire.Elle contient dans sa paroi une certaine quantité de radium ou de radon réparti ert plu- 232 IE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU sieurs tubes de manière à assurer l\u2019'homogénéité de rayonnement de la lésion à traiter.Elle est entourée de coton hydrophile maintenu par de la gaze, le tout recouvert par de la baudruche., Nous aurons eu soin, au préalable, de fixer à l'intérieur de l'appareil une tige directrice en ébonite ou en bois indiquant la position de l'appareil et assurant son maintien, cette dernière partie constituant le manche de l'applicateur.Les quelques dessins qui suivent expliquent l'appareil.Les numéros 1, 2, 3, figurent des coupes longitudinales, faites de profil et de face: a) Pâte columbia, b) tubes de radium ou d'émanation, c) coton hydrophile et gaze, d) baudruche, e) tige de direction, f) ficelle qui facilite l\u2019extrac- tion de l'appareil.Le No 1 sert pour les cancers bourgeonnants, avec les tubes de radium ou de radon rapprochés de la partie concave.Dans l\u2019applicateur No 2, les tubes sont placés plus près de la partie convexe, c\u2019est-à-dire dans le dos de la cuillère pour les cancers ulcérants.La tige de direction, faite en ébonite ou en bois coudé à angle droit, aide à mettre l'appareil en place; on le fixe aux partie avoisinantes avec des bandelettes de diachylon. UN APPAREIL POUR LA RADIUMTHERAPIE .233 Nous ferons remarquer que cette forme d\u2019applicateur semble bien s'adapter à tous les cancers du rectum ou, du moins, de l\u2019ampoule rectale; par la concavité de la cuillère nous recouvrons l\u2019excroissance cancéreuse à laquelle elle s'agrippe; par sa convexité elle se couche, pour ainsi dire, dans l\u2019ulcération; par sa concavité ou par son dos les foyers de rayonnement sont rapprochés à volonté des parties à traiter, donnant ainsi le meilleur rendement; ses dimensions sont telles que nous avons l'espace voulu pour disperser le rayonnement des tubes et en assurer l'homogénéité; enfin, grâce à l'épaisseur de son dos ou de sa concavité, selon le cas, ainsi qu\u2019au coton et à la gaze que nous pouvons augmenter à volonté, nous protégeons les surfaces saines contre les rectites consécutives.Cette technique est trop récente (à peine trois ans) pour que nous puissions parler des résultats définitifs.Cependant, les résultats immédiats sont assez encourageants pour nous justifier de continuer à l'employer, tout en nous efforçant de la perfectionner.Comme preuve, nous citerons les quelques cas suivants: ~ 234 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU No 1 Mme R.B., 69 ans, se présente le 27 septembre 1928 pour hémorroides saignantes.Un chirurgien l\u2019examine et diagnostique un épithélioma du rectum; petite tumeur bourgeonnante irrégulière, de la grosseur de la phalangette du pouce.La patiente refuse toute opération chirurgicale, mais accepte le traitement au radium.Nous faisons ce traitement avec notre applicateur en cuillère.Charge: 46.65 mgr.de radium, divisés en trois tubes de 13.33 mgr.et un de 6.66 mgr.Intensité de rayonnement: 350 microcurie-heures.Temps: 50 heures.Dose reçue: 17.5 millicuries.L'application fut facile et très bien supportée.Cependant, la patiente qui devait se rapporter dans les cinq ou six semaines, négligea absolument cette formalité jusqu\u2019au mois de mars de cette année (1932).Nous apprîmes alors de son chirurgien qu\u2019elle venait de succomber à une hémorragie cérébrale; soit: quatre ans après le traitement au radium.No 2 Mme J.B.R., 74 ans, vue le 27 juillet 1931.Etat général assez bon.Elle se présente pour tenesmes très fréquents et selles muqueuses teintées de sang.L'examen nous montre à l\u2019anus une petite hémorroïde; dans le rectum, sur la face postérieure moyenne, une excroissance irrégulière plutôt dure, d'un centimètre et demi d'épaisseur par 3-4 cent.de largeur et de longueur; cette excroissance saigne au toucher.La patiente refuse toute intervention chirurgicale et même ['anesthésie générale réclamée pour notre application.Le 28 juillet, nous faisons un traitement au radium avec la cuillère: 66.62 mgr.de radium en sept tubes, 500 mch.d'intensité de rayonnement.Temps: 70 heures, donnant 35.0 mcd.La patiente fait une légère rectite; puis les ténesmes diminuent, pour cesser complètement ainsi que les hémorragies.Elle prend régulièrement des forces, vaque à ses occupations sans ennuis aucuns.Ce qui fait qu'elle se refuse absolument à tout nouvel examen.Il y a quelques jours, remarquant un peu de sang dans ses selles, elle nous a appelle et consent à se faire examiner, non sans différer l'examen.Au même endroit, c'est-à-dire: au milieu, sur la face postérieure du rectum, se trouve une excroissance assez régulière d'un centimètre d'épaisseur par deux de hauteur et s'étendant plutôt à trois centimètres en largeur vers le côté gauche, où elle est plus fixée, plus bourgeonnante.Nous aurions préféré faire cet examen bien avant aujourd'hui, mais la patiente se sentait trop bien.Nous ferons un autre traitement si la patiente consent jamais.Elle mérite que nous respections son âge (75 ans) et ses volontés, tout en faisant pour le mieux. SOS AAA ASE POI NOI PIPPIN ISO PSG OP PM EE ee EPP PP PP SEE AA AAA A A AAA AAA AAA AAA A AA AAA A PGA JPG GR RPG M PM AO PP MP MP | 7 i Lo wr, aii od Le \u2018\u2018Vario-Frequency\u201d de Victor es le plus connu des appareils diather- miques capables de tout faire.Le \u2018\u2018Micro-surgical\u201d est plus spécia- { lement destiné à l\u2019électro-coagula- tion et à la fulguration.Le \u2018\u2018Super-Power\u201d permet la dia- thermie massive utilisée en pyréto- thérapie (fièvre artificielle).Vous pouvez choisir votre appareil de diathermie suivant les besoins particuliers de votre pratique.Quel que soit votre cas, que vous soyez appelé à utiliser tous les modes du traitement diathermique ou à ne recourir qu'aux techniques du spécialiste, Victor a exactement ce qu'il vous faut.Acheter nos appareils, ce n'est pas placer son argent à fonds-perdus.Depuis plus d'un tiers de siècle, nos ingénieurs et tout notre personnel s'appliquent à répondre aux besoins toujours croissants de ceux qui utilisent les agents physiques en médecine.Une diathermie Victor est donc le fruit d'innombrables études et de a retouches visant à la perfection.Laissez-nous vous documenter sur le sujet.Dites-nous votre genre de pratique et nous vous guiderons dans le choix d\u2019un appareil approprié.\u201cVICTOR X-RAY CORP.OF CANADA LTD.\u201d GENERAL @ ELECTRIC X-RAY CORPORATION 2012 Jackson Boulevard Chicago, IIL, U.S.A.FORMERLY VICTOR des X-RAY CORPORATION EDMONTON TORONTO MONTREAL Tegler Building 1221 Bay St., Toronto 5, Ont.524 Medical Arts Bldg.VANCOUVER WINNIPEG Motor Transportation Bldg., 570 Dunmuir St.Medical Arts Building.Soyez aux écoutes tous les dimanches aprés-midis quand la \u201cGeneral Electric\u201d irradie son programme aux quatre coins du continent.AAA SAISIE NNN NN NISSAN SIN ANN \u201cNSN NY 4 NY \\ \u201cIN NPE PDP PPP ppp PP DDD dT NII EIA PIN NNANNNNNNNNDANNNNNNNNNNNE ~ AAAS Pd PINS SAS! 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EXIGEZ LE FLACON ORIGINAL - S.V.P.Maltlevol Indiqué dans le traitement de l'ANEMIE, de - la débilité, du rachitisme et de toutes les maladies dites de carence.La préparation contient une Levure très riche en vitamine B, de l\u2019extrait concentré de Foie frais, de la Lécithine, du Fer organique, de la Moëlle osseuse et de l\u2019extrait de Malt contenant les vitamines À, B, C, D et E.MALTLEVOL est, par excellence, le tonique des enfants.Doses conseillées: Adultes : Une cuillerée à soupe, 2 ou 3 fois par jour.Enfants: suivant l'âge et la taille.FRANK W.HORNER Limited MONTRÉAL XVIII UN APPAREIL POUR LA RADIUMTHÉRAPIE.No 3 M.l'abbé P.H., 70 ans, entre à l'hôpital le 24 septembre 1931.Il se plaint d'hémorroïdes, de ténesmes, de douleurs, de constipation.Depuis deux ans il éprouve des difficultés à évacuer; il passe souvent du sang.Dernièrement, il et devenu plutôt constipé et après chaque défécation, de petites selles involontaires suivent.À l'examen, nous constatons des bourgeons ulcérés sur le pourtour de l'anus, surtout à gauche; le toucher est très sensible; nous constatons semblable ulcération dans l\u2019anus et à l'intérieur du rectum, toujours à gauche mais envahissant toute la muqueuse, de midi à neuf heures sur une étendue de 4 à 5 centimètres.La consistance est dure, et la lésion saigne facilement.Le patient est absolument opposé à toute chirurgie.Il accepte le traitement au radium.Nous nous servons de l\u2019applicateur en cuillère avec les modifications suivantes: manche plus gros et terminé à l'extérieur en sphère d'haltère.Dans la cuillère, dans le manche et sur les trois quarts internes gauche de la sphère, nous disposons dix tubes de radium, en tout 86.66 multigrammes que nous laissons pendant 75 heures, détruisant 47.75 mc.x Graduellement le patient s\u2019est amélioré à un tel point que, depuis janvier 1932, comme il nous l\u2019a écrit dernièrement, il remplit les obligations d'un ministère très actif, étant curé d'une grande paroisse.No 4 Mme Ans.B., 53 ans, est admise à l\u2019Hôtel-Dieu le 7 octobre 1931.Elle se plaint depuis quelques mois de ténesme anal et de constipation opiniâtre, de fortes douleurs s\u2019irradiant dans les deux cuisses, l\u2019'empêchant de s'asseoir et la gênant beaucoup pour marcher.A l'examen, en écartant les parties externes, nous remarquons une déchirure moyenne du périnée, et immédiatement au-dessus apparaît une élévation lisse du plancher du vagin, ayant la forme d'un oeuf.Cette masse est dure.Par le rectum nous la sentons plus grosse et fixée à la paroi recto-vaginale.Un anus contre nature est accepté comme prélude du traitement au radium.Il est pratiqué, le 8 octobre 1931, par notre collègue le chirurgien Ernest Prud'homme.Deuxième temps, 21 octobre 1931, radiumponcture intra-rectale, 40 mc.de radon en dix aiguilles.Temps: six jours.Dose reçue: 27.1 med.Troisième temps, 5 février 1931.La masse étant diminuée presque des deux tiers, application d'un appareil plat en forme de cuillère et contenant comme charge: 33.30 mgr.de radium réparti en cinq tubes, soit 18.0 mcd.« 236 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Quatrième temps, le 9 février 1932, application d'un autre appareil de radium par dans le vagin afin de compléter l\u2019irradiation du pôle supérieur de la tumeur, jugée insuffisante.(21.5 mecd., en tout 67.0 mcd.) Cinquiéme temps, anus artificiel rendu permanent par M.le Dr Ernest Prud'homme afin d\u2019arréter complétement le passage des matieres fécaloides dans le rectum et d'enlever ainsi toutes causes d\u2019irritation qui pourraient empêcher une guérison, ou favoriser une récidive.En somme, le traitement commencé le 8 octobre a été terminé le 12 avril 1932.Il n\u2019y a plus d'hémorragies, ni ténesmes, ni douleurs aucunes; la patiente peut rester assise et marcher à son gré; elle a engraissé de dix livres.Nous avons profité de l\u2019anesthésie générale du cinquième temps pour faire un examen digital.Il n'y a plus trace de tumeur.Le rectum est rétréci d\u2019un quart à un tiers.Aucune induration; la muqueuse, légèrement épaissie, est souple partout.Cette patiente déclare aujourd\u2019hui encore se porter parfaitement bien. LA TRANSFUSION SANGUINE .LA TRANSFUSION SANGUINE ET L\u2019EMPLOI DU SANG PUR Par PAUL MARCHILDON Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu La transfusion sanguine constitue un agent thérapeutique précieux, tant à cause des nombreux éléments contenus dans le sang, et qui sont autant de moyens curatifs actifs, qu\u2019à cause de ses multiples indications et de son application rapide et facile.Le sang est un tissu liquide constitué d'entités vivantes douées de propriétés bio-chimiques qui assurent l'équilibre de l'organisme par la nutrition de ses cellules, les échanges qu'il établit à leur niveau, par sa contribution à la défense antitoxique et phagocytaire, Ces simples notions nous font entrevoir combien peuvent être nombreuses les indications de l\u2019hématothérapie, car elle répond a toutes les déficiences sanguines: déficiences de volume, d\u2019éléments figurés ou non (globules rouges, globules blancs, ferments, hémoglobine), de pouvoir phagocytaire et d\u2019antitoxines.INDICATIONS DE LA TRANSFUSION Les indications chirurgicales de la transfusion, que seules nous envisageons ici, peuvent toutes être réunies dans un des groupes suivants: 1° L\u2019anémie post-hémorragique aiguë.Chez un malade qui a perdu du sang en grande quantité, que son hémorragie soit immédiatement grave ou non, la première indication est de lui restituer sa masse sanguine pour fournir au coeur le volume normal sur lequel 1l est habitué de se contracter.L'accélération du pouls est la manifestation du travail exagéré du muscle cardiaque qui cherche, par la vitesse, à compenser la quantité liquide qui manque.« 238 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Il faut transfuser suffisamment pour que le patient donne l'impression qu\u2019« il est tiré d'affaire ».Cinq cents grammes de sang et plus peuvent être nécessaires, 2° Le choc.La biologie du choc ressemble à celle de l\u2019'hémorragie.Ses symptômes sont les mêmes, Il n\u2019y a pas issue de sang hors des vaisseaux, mais blocage dans les capillaires au détriment de la circulation centrale.Au choc peut s\u2019associer l\u2019hémorragie, comme 1l arrive souvent au cours des opérations mutilantes et difficiles d\u2019exécution.Le temps presse si les moyens ordinaires ne réussissent pas à tirer la malade de son état.Dès la première transfusion la dose doit être assez élevée.« Comme en matière d\u2019anémie post-hémorragique aiguë, 1l faut injecter jusqu'à ce que le tableau clinique soit changé du tout au tout », écrit, à ce sujet, L.Jubé.3° Soins pré-opératoires: De nombreux opérés peuvent tirer profit d'une transfusion avant l'intervention.Pour les opérations mutilantes, elle constitue un prophylaxie excellente du choc; 150 à 200 c.c, de sang, infusés la veille, suffisent.Les organes hématopoïétiques réagissent rapidement sous l\u2019influence du sang transmis directement dans le courant circulatoire.Il faut transfuser chez les malades dont les nombre des globules rouges est inférieur à 2,500,000, et dont la valeur globulaire est plus basse que 60.Dans ces cas les grandes transfusions sont contre-indiquées.On doit d'abord injecter de 100 à 150 grammes de sang la première fois, 200 à 250 grammes deux jours plus tard et 300 grammes la veille de l'opération. LA TRANSFUSION SANGUINE .239 AA Chez les malades dont le temps de coagulation est allongé, une petite transfusion ramènera à la normale la coagulabilité.Bref, pour tous ceux chez qui on a lieu de craindre une intervention qui s'impose pourtant, l'apport direct d\u2019une quantité suffisante de sang fournira des moyens de réaction tout faits, d\u2019une utilisation immédiate.4° Soins post-opératoires: Que de fois un patient se tire difficilement d\u2019une opération en elle-même assez bénigne ! Sacrifiant ses dernières réserves vitales dans la lutte contre l\u2019hémorragie et le choc, il reste dans un état de faiblesse inquiétant.C\u2019est alors que la transfusion lui sera du plus grand secours en lui donnant des forces, en lui apportant un renfort de cellules actives, de ferments et d'antitoxines.Ces éléments se substitueront temporairement aux déficiences, vivifieront et stimuleront les fonctions endormies ou stupéfiées, de sorte qu\u2019il pourra contourner le cap du salut qu\u2019il n'aurait pas pu atteindre tout seul.5° Infections chirurgicales.Le sang est le meilleur agent thérapeutique des grandes infections parce qu'il incite l'organisme à se défendre.Les globules blancs sont tout prêts à exercer leur pouvoir phagocytaire.Au contact des germes et des toxines, le sang transfusé élabore rapidement, et en abondance, des anticorps spécifiques.La transfusion est entrée dans la pratique courante depuis l\u2019usage des substances anti-coagulantes (citrate de soude, hirudine, sulfarsénol).Le citrate de soude est le plus généralement employé.Il suffit d\u2019une proportion de 4 pour 1000 pour empêcher la coagulation.On se tient, avec ce dosage, bien en-dessous de la dose toxique, même dans le cas des grosses transfusions de 500 grammes et plus.« 240 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU AA Cependant, avec des seringues spéciales, il est facile de transfuser du sang pur.Doit-on le préférer au sang citraté ?La question a soulevé de nombreuses controverses.Nous ne pouvons que résumer très brièvement le débat.Les arguments en faveur du citrate de soude sont les suivants: 1° Il affecte très peu le point de congélation, la densité, la viscosité, l'index réfractométrique du sang.2° Les globules et les globulins ont pu être conservés plusieurs jours vivants.C'est donc qu\u2019il n\u2019est pas très cytotoxique.3° La toxicité générale du citrate de soude est négligeable à la dose employée.4° En faveur du sang citraté viennent témoigner les nombreux cas pathologiques qui ont profité de son: emploi.S1 nous examinons le problème d'un peu plus près, si nous tenons compte des observations et des expériences cliniques qui sont publiées dans la littérature (Mino, Oogliotti, Jubé, Pauchet, Unger), nous voyons que la transfusion du sang citraté n\u2019est pas sans inconvénients.Les modifications, minimes in vitro, sont tout de même des modifications qui peuvent avoir des répercussions importantes dans l'organisme.Les défenseurs les plus convaincus du sang citraté admettent que ses qualités physico-chimiques ne sont pas identiques à celles du sang non traité.Les globules rouges subissent de légères déformations dès les premières heures, et leur résistance aux solutions hypo ou hypotoniques est diminuée, ce qui favorise leur hémolyse.Dogliotti a démontré que la diminution du nombre des globules rouges est plus rapide avec du sang citraté qu'avec du sang pur.Le pouvoir phagocytaire des globules blancs subit une inhibition sensible ainsi que leur pouvoir bactéricide. LA TRANSFUSION SANGUINE .241 Le sang citraté produit, dans la plupart des cas, des phéno- menes graves de choc hémoclasique: frissons, fievre, vomissements, céphalée, vertiges, leucopénie, réactions vasomotrices, etc.Les recherches de laboratoire et les observations cliniques montrent que le sang qui contient une substance anticoagulante agit dans l'organisme comme le ferait une substance albuminoïde hétérogène.Suivant Mino, « bien que les substances anticoagulantes conservent le sang liquide, elle n'empêchent pas complètement les altérations initiales du sang vers la coagulation, détruisant l'équilibre physico-chimique des colloïdes du plasma.» Voyons maintenant quels sont les arguments en faveur du sang pur: 1° Il possède toutes les qualités du sang citraté.2° Il apporte dans l'économie des matériaux de meilleure valeur.3° Les réactions défavorables, chez le receveur \u2014 pourvu que les groupes sanguins soient bien assortis \u2014 sont moins fréquents et toujours moins graves.Dans 15% des cas seulement, Dogliotti a observé des symptômes de choc, mais d'intensité faible et sans gravité: légères élévations de température, prurits, urticaires.Unger, Mino, Pauchet, Bécart, Jubé abondent dans le même sens.4° Le sang circulant ne renferme pas les protéines hétérogènes qui déclanchent la crise hémoclasique.Il suffit d'injecter immédiatement le sang pur pour en éviter la production.5° Avec une instrumentation comme la seringue de Jubé, dont nous nous servons à l\u2019Hôtel-Dieu, la transfusion de sang pur est devenue facile et rapide.Elle peut être faite au lit du malade.« 242 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU ANAL I Pour toutes les raisons que nous venons d'énumérer, nous préconisons l'emploi du sang pur dans la transfusion.L'usage de la seringue de Jubé nous a toujours donné satisfaction et remplit tous les désidérata.Chez les praticiens, il y a une tendance à considérer la transfusion comme une intervention héroïque à laquelle il ne faut recourir qu'aux heures de péril extrême.Ils lui demandent l'impossible et cela trop tard.Certes, la transfusion obtient des résultats merveilleux et parfois inespérés, mais elle peut être sans effet si on l\u2019applique chez des malades qui n'ont plus la force de faire les frais d'une réaction salvatrice.BIBLIOGRAPHIE MINO (P.) \u2014 Hémothérapie et crise hémoclasique.La Presse Médicale, 10 novembre 1923.JUBÉ (L.).\u2014 La transfusion du sang pur en pratique chirurgicale.Thèse de Paris, 1929.DOGLIOTTI (A.-M.).\u2014 De l'emploi du sang pur dans la pratique de la transfusion.La Presse Médicale, 11 avril 1928.PAUCHET © BECART.\u2014 La Transfusion du sang.Masson, Paris, 1925.UNGER.\u2014 Les effets délétères du citrate de soude employé dans la transfusion du sang.Journ.of Amer.Med.Ass. MIETTES GASTRONOMIQUES MIETTES GASTRONOMIQUES DE L\u2019HISTOIRE DU CANADA Par LÉO-E.PARISEAU, F.R.C.P.(Canada), Chef du Service de la Radiologie à l\u2019Hôtel-Dieu, Membre de la Société Historique de Montréal.(Suite) Une vieille maîtresse avec qui j'ai beaucoup trop vécu, il y a vingt-cinq ans, vient de trouver l'adresse de mon domicile et prétend se remettre dans mes meubles.Ma femme, à qui j'appartiens maintenant et désormais, n\u2019entend pas que la demoiselle Entérite me reprenne.D'heure en heure elle consulte les docteurs Carton, Ali-Bab, de Pomiane et autres grands spécialistes.C\u2019est une belle lutte, dont je suis, en quelque sorte, l'enjeu.Le dénouement ne saurait tarder et j'ai la certitude qu'Entérite devra passer la porte.Pour l'instant je me sens assez mal à l'aise et ne suis guère disposé à entreprendre des gloses érudites sur les cas de cannibal\u2018sm?imputables à certaines aberrations du goût ou à certains dérangements de l\u2019esprit.S1 vous le permettez, amis lecteurs, je vais surseoir au développement de ma these et faire une digression qui ne m\u2019éloignera pas trop du sujet principal, puisqu'elle portera sur une forme d'anthropophagie que nous avons nous-mêmes pratiquée, jadis, à quelques rachitiques exceptions près.Boire le lait d'une femme, n'est-ce point consommer de la substance humaine ?Parlons donc de l'allaitement maternel chez nos tribus abo- r genes.Il va sans dire que les petits peaux-rouges, issus d\u2019un peuple dans l'état de nature, tétaient leur mère.La coutume n\u2019était pas moins en honneur chez les nations civilisées d\u2019où venaient les pion- 244 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU niers de notre histoire.Aussi bien les vieilles chroniques contien- nent-elles fort peu de choses sur un sujet estimé banal par leurs auteurs, alors qu'il restera toujours du plus haut intérêt pour nous, médecins.La forme exceptionnelle des seins chez la plupart des femmes africaines les imposaient à l'attention de ceux qui voyageaient a travers le continent noir.L\u2019iconographie, sur cette matière, est riche et cocasse.Par contre nos sauvagesses, n\u2019étant pas faites autrement que les blanches, n'étaient guère capables de stimuler la fantaisie des imagiers; les figures insérées dans les livres anciens sur l'Amérique nous font voir des naturelles affublées comme oncques femme indienne ne s\u2019affubla, mais le corps de ces modèles offerts à la curiosité européenne est généralement beau, et les seins sont toujours de forme classique.(En réalité la « squaw » se flétrit précocement, comme toutes les fleurs de chair très tôt épanoutes.) En somme, documents peu nombreux et pas très intéressants.Les quelques notes qui suivent couvrent à peu près tous les aspects de la question.Diéreville, auteur d\u2019une relation de voyage en Acadie, nous décrit, en son langage pittoresque, les premiers jours d\u2019un nouveau-né indigène: « Quand la Femme est travaillée du mal d'Enfant et qu\u2019elle croit être prête d'accoucher, elle quitte la cabane, et s'en va dans le Bois à quelque distance de là avec une sauvagessz qui l'assiste, et l\u2019affaire est bien-tôt faite.L'accouchée donne à la Femme qui a délivré l'enfant le couteau avec lequel elle a coupe le cordon, et c'est toute sa récompense.Alors, pour endurcir sa peau Aux rigueurs de l'âpre froidure, Que dans ces climats on endure, On va le laver en plein eau, C\u2019est l\u2019usage en hyver, saison cruelle et dure, Comme dans l'Eté le plus beau.La première nourriture qu'il prend est de l'huile de Poisson, ou de la graisse fondue de quelque animal.On en fait avaler au Poupon, et après cela 1l ne prend plus que du lait de sa mère jus- a 87; Roa x a = \u201d Pa S PE = A BON gs IR é > Sed 1% + En eo ue RS x st 2 x 6, ee =.3 8 eh Se ak MS 5 i A oid] fa Ze SR > Sy i 2 2 = a = 3 Qi # en $ Ze Eo ERE SM & 5e oh = us Ha 2 i, 2e AA = 2 = SES ; + 5 AE Z cé Ey 3 5 a 3 SE x, 5.RX GE 7 2 > ; Na 1 a 5%, i © + us re | 21 = = & oy i se au 8 5e i hs ex pue = = 7% $ x th 2 es = Pa .te?So 2 : ati 1 = 5° À 3 57 LE à 2 + a5 5 # 5S 2 HE Xia pe se 3 Ce = x.i \u201cet es £57 ni NE a 22 5 Se RE go hs ci 3 i: So i A 22 A i F es 5k A £ SH es 57 i Po 3 Sey 32 %: i So ho g en - Oo, 4 = zi Se Pa Fa x a VA i He \u201c5 = + 3%, a.Se tg au 2% 53: a 4 Ÿ 5 wi \u2019 se S 4 se A 29 i 1 4x 2 Sa 7 a 5 Py 25 uF px 2 5 iL oN À A 57H = 2 ES > \u201c 35 a en £3 ZN a na nes 5 2 Sa oo ~Z Le ys Re Si = 2 5 x a 5 Can a ie Fa Ny 3 x 0 ea 2 & 6, 2 \u2018 4 % 5 or Brg SEL a 3 2, PR A, da à} a 2 EAS at 53 3 SF GE 2e Pis 7 # Ey Sh Sug Be 24 22 G7 VT.3 ad LL; Es 2 Ko: Riv py 5 % 5 od ¢ = Pr 2 2 est % ay iv ky 53 Bes ; A 7 TR pit Z Ru ki) Si 4 VS 2 3 > Wes RE neue A 7 Ces 5 } < 2 Le 2, ee x 7 A 2.nt $+ ps ~ 7 35 \u20ac 5 ASS 2 4 Body A Re on et 9 CE Le z 2 Xe 33 s 7 3 Bes mu 2, : af 3) ce = 4 a & SEER 4 5 NS A 3 6 Fad - er 7 bee BC SE AE = 3 a 3 or 2e 2 Ë Re 3 Locks \u201d FRE Zk Fe o> 25 0 = 9 2 Sy pis x 42 3 = pe gs a Es Te i Le % Ae x \u20ac hy i A es ses 49 A S Ÿ 4e fore i 9 ni, at So a %; 23 2 2 Te = J on > ne É 5 A os se Rk + ny 87 ol, Ce Le am E 2 ped A i fe 2e Re Leon Fs I 2 SGA BX OR EX a, BR 4 a 7 75 Le 2 A ZN qe 2 25 3 a 2 ea se.se Los 20 a SAR 2 il oe RN on 23 259 20 A AS = cs Ao ME 257 = SA 2 TRE 5 5 = Ne ce 5 LA a os 2 Sit! 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De telles nourrices devaient souvent souffrir d\u2019une surabondance de lait, direz-vous .Effectivement, le baron de Lahontan (le jeune impertinent qui calomnia nos aïeules dans ses Mémoires) écrit là-dessus ce qui suit: « Quelques chirurgiens François m\u2019ont assuré que Européennes perdoient deux fois plus et beaucoup plus long tems que les Sauvagesses, celles-ci n'étant incommodées tout au plus que deux jours.L'autre incommodité qu'elles ont assez souvent, est la trop grande quantité le lait, mais pour en être soulagées elles se font téter par de petits chiens.» (Réf.38.) À en croire Lafitau, qui fit paraître en 1724 un ouvrage fort documenté, intitulé: « Moeurs des Sauvages Amériquains », de très vieilles femmes étaient encore capables d'allaiter.Lisez: « Que s\u2019il arrive que les mères meurent en couche, ou pendant que les enfans sont encore au berceau, on trouve dans ces cas de nécessité des nourrices dans leur famille; et ce qui paroîtra plus étonnant, de vieilles grandes-mères, lesquelles ayant passé l'âge d\u2019avoir des enfans, se font encore revenir le lait et prennent la place des mères.» (Réf.39.) En effet, le cas est étonnant et plus d'un pédiâtre voudra connaître la formule mirifique qui permet de faire revenir le lait dans des mamelles taries.Par malheur, monsieur Lafitau reste muet à ce sujet; il croit sans doute avoir assez dit en signalant le prodige. me = MIETTES GASTRONOMIQUES 247 Le dessein de Lafitau, en écrivant son livre, n\u2019était pas de représenter le Nouveau Monde comme un monde à l'envers.Bien au contraire, il s'évertue à démontrer que les coutumes extraordt- naires qu'il décrit ont quelque chose de traditionnel qui les rattache aux usages anciens des peuples civilisés.Tout autre fut l'esprit d\u2019un certain Corneille de Pauw, qui fit paraître à Londres, en 1774, ses « Recherches philosophiques sur les Américains ».Il n\u2019y a, dans cet ouvrage, ni recherche ni philosophie véritables.L'auteur veut prouver que l\u2019Amérique est une terre maudite où toutes les formes de la vie sont monstrueuses ou dégénérées.Il y parvient en torturant les faits et en mettant de côté tous ceux qui pourraient lui nuire dans la soutenance de sa thèse ridicule.{ Les femmes d'Amérique ont du lait comme toutes les autres femmes ?De nombreux auteurs attestent la chose ?Qu\u2019a cela ne tienne; Corneille de Pauw leur tournera le dos et fera grand état du fait que les hommes aussi, y ont du lait et que le phénomène dépend de leur nature ravalée.Lisons: «la masse de leur sang étoit certainement mal élaborée, puisque dans plusieurs endroits, les hommes faits et les adultes avoient du lait dans leurs mammelles.Ce qui a donné lieu à quelques anciennes relations d'assurer que, dans les provinces du Sud de l'Amérique, ces hommes allaitoient seuls les enfants; exagération superflue dans un prodige qui n\u2019en avoit pas besoin .» (Réf.40.) Monsieur de Pauw, se piquant d'être en mesure d\u2019expliquer ce prodige, laissons-lui la parole.« Je suis donc persuadé, » dit-il, « que l'humidité du tempérament causoit dans les habitants du nouveau monde, ce vice qui devoit influer, comme il est aisé de le comprendre, sur leurs facultés physiques et morales, Aussi peut- on dire que les hommes y étoient plus que femmes, poltrons, timides et peureux dans les ténèbres, au-delà de ce qu'on peut imaginer.» (Réf.41.) ~ 248 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Le distingué .chercheur ajoute: « Aucun naturaliste n'a recherché, que je sache, pourquoi les enfants mâles naissent par tout avec du lait dans leurs mammelles; il semble que cela doit être occasionné par l'humidité dans laquelle l'embrion a nagé sous les enveloppes de l'Utérus, ce qui empêche le fiel de s'aigrir et de s\u2019épancher assez pour sanguifier exactement le chyle.» (Réf.42.) Songez, amis lecteurs, que ces élucubrations ont été publiées plus de cent ans après l'apparition du « Médecin malgré lui yp, et convenez avec moi que notre grand ennemi Molière n'a rien exagéré dans la tirade qui finit pas les mots célèbres: « Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette.» J'ignore s\u2019il est vrai ou non que les enfants mâles naissent partout avec du lait dans leurs mammelles.Je sais par oui-dire seulement que certains hommes adultes peuvent faire sourdre un liquide lactescent de leurs mamelons; ce curieux phénomène a même fait le sujet d\u2019une thèse de Paris, au siècle dernier; bon nombre de mes vieux auteurs l'avaient d'ailleurs signalé longtemps auparavant.Mais qui me dira si cette anomalie était, et demeure, plus fréquente chez les Peaux-Rouges que chez les Visages-Pâles ?Le moment est venu de vous avouer, amis lecteurs, que je compte beaucoup sur vous pour enrichir ma documentation sur tous les sujets qu'il m'arrivera de traiter au cours de mes dissertations médico-historiques.Me suis-je trompé jusqu'ici ?N'y aurait-il pas quelque chose d'intéressant à joindre aux pages déjà publiées.Ecrivez-moi, je vous en prie, quand ce ne serait que pour dénoncer mes erreurs.Certes, j'aime Platon et.Pariseau.mais j'aime encore mieux la Vérité.En attendant l\u2019aumône d'un renseignement ou d'une remise- au-point, je vais continuer à donner beaucoup sans rien espérer en retour.(Rien, si ce n\u2019est le jugement favorable de l'Avenir; qui dira que j'ai fait un loyal effort pour faire aimer l'humanisme dans un pays ou presque tout le monde l\u2019honore des lèvres.seulement.) MIETTES GASTRONOMIQUES 249 aad La question de l'allaitement maternel chez les anciennes peuplades du Canada serait assez terre-à-terre si elle ne présentait certains aperçus qui confinent plus à la mystique qu'à la médecine et qui, partant, sont capables d'inspirer les artistes.Voici trois petites toiles vraiment admirables que j'ai trouvées dans les combles de notre histoire, sous la poussière des siècles, L'an 1634, un petit sauvage canadien mourut, après avoir reçu le baptême.Ses parents, accompagnés d'un cortège d'amis, apportèrent le cadavre à la cabane des Pères Jésuites qui lui firent de belles funérailles.La Relation pour cette année-là raconte que les pauvres Indiens furent ravis en voyant cinq prêtres revêtus de leur surplis honorer le petit cadavre; « quand ce vint à le mettre à la fosse, sa mère y mit son berceau avec lui et quelques hardes selon leur coutume et bientôt après tira de son lait dans une petite écuelle d\u2019escorce qu'elle brûla sur l'heure même.Je demanday pourquoy elle faisoit cela, une femme me répartit qu'elle donnait à boire à l\u2019enfant dont l'âme beuvoit ce lait.» (Réf.44.) Cetté mère ne faisait que se conformer aux rites de la tribu.Cent ans après, Charlevoix pourra encore écrire: « On a vu des mères garder des années entières les cadavres de leurs enfants et ne pouvoir s'en éloigner et d\u2019autres se tirer du lait de la Mam- melle et le répandre sur la tombe de ces petites créatures.» (Réf.45.) Tel est mon premier tableau; voici le second, qui n\u2019est pas moins touchant.Notre illustre confrère Robert Giffard, seigneur de Beaupré, et son épouse Marie Renouard y font figure de bons samaritains: « Le huictiesme jour de novembre 1635, Monsieur Giffard baptisa un petit enfant sauvage, âgé d'environ six mois, le croyant si près de la mort qu\u2019on n'aurait pu nous appeler », dit l\u2019auteur de la Relation; « il survescut encore quelques temps.La femme allaictoit ce pauvre petit comme s\u2019il eust été son propre enfant.» (Réf.45.) ~ 250 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU AAA NAN AAA ALN A NE IN ANA ANAS NUNS ALAN Et puis, enfin, voici ma troisième toile, la plus belle de toutes, je pense.C'est Lallemant qui l\u2019a brossée à Québec, le 30 août 1664.«Je me souviens y, dit-il, « de la pratique d\u2019une bonne huronne quand elle allaitoit son enfant car elle adressoit d'ordinaire cette prière à l'enfant Jésus: Ah! Seigneur, que je me fusse estimée bienheureuse si pendant votre enfance la Sainte Vierge m'eût permis de vous donner à tetter quelques gouttes de mon lait: mais puisque je n'ai pas eu le bonheur de me trouver pour lors au monde et de vous rendre en propre personne ce service, je vous le veux rendre au moins en la personne de mon fils \u2014 Ainsi en usoit-elle toutes les fois qu'elle approchoit son enfant de son sein avec une tendresse et une familiarité avec Nostre Seigneur tout à fait aimable.» (Réf.46.) Et maintenant, amis lecteurs, rapprochez ces trois esquisses et vous verrez qu\u2019elles composent le plus somptueux tryptique que l'on puisse imaginer à la gloire du sein maternel.Cette femme païenne qui verse son lait sur la tombe de son enfant, croit à l'immortalité de l\u2019âme.Son geste, encore qu'il soit très naïf, est d'une beauté symbolique sans égale.Un peuple qui a de telles croyances, et de telles coutumes est prêt à recevoir l'évangile chrétien, Madame Giffard allaitant un petit sauvage, c\u2019est l\u2019Evangile en action, c'est l'oeuvre de charité illustrant de la façon la plus frappante le ssrmon du missionnaire.La huronne qui se figure allaiter Jésus en la personne de son fils atteste le triomphe de l'idée chrétienne parmi les aborigènes du Canada.Dites, où trouverez-vous sujet plus digne d'inspirer peintres et sculpteurs ?J'écris sous la chaude lumière de ma lampe.Groupés autour de moi mes livres, dans un silence respectueux, attendent que je les interroge l'un après l\u2019autre.Ils ont l'air d\u2019une classe d'élèves, ms MIETTES GASTRONOMIQUES 251 NUS NA NAS DANS ANS SANS NS NON NM NL eux qui sont mes maîtres, Aucun bruit ne franchit mes fenêtres fermées, pas même ces voix discrètes, comme apeurées devant le mystère de la nuit, et dont l\u2019ensemble constitue « le souffle sourd et lourd de la ville endormie ».Tous ceux qui, demain matin, me bousculeront, font en ce moment des rêves imprécis, irréels, irréalisables.Moi aussi je rêve.Ah! si Gauguin vivait ! Si Maurice Denis voulait, lui qui mêle tant de foi à ses couleurs qu'elles en deviennent comme phosphorescentes !.Si nos artistes canadiens pouvaient se convaincre qu'il n\u2019est pas besoin de faire des paysages laurentiens ou de grandes « machines » historiques pour être de sa race et servir son pays ! Je le tiendrais, mon tryptique et J'aurais la satisfaction de me dire, en admirant une belle oeuvre d'art, que je l'ai, dans une large mesure, inspirée.Mais voilà que l'horloge fidèle qui veille sur ma santé tinte impérieusement les deux coups qui marquent l'extrême limite de ses complaisances.Il me faut quitter mon beau songe clair pour rouler à mon tour, avec la foule, dans le tourbillon des rêves imprécis, irréalisables.Quoi qu'il en soit, le premier panneau de mon tryptique existe déjà.Il fut exécuté en 1781 par Barbier l'Aîné, peintre du Roi de France.En 1786, Ingouf le Jeune grava la belle estampe que plus d'un collectionneur m\u2019enviera.Elle porte en guise de légende explicative les mots suivants: « Canadiens au tombeau de leur Enfant.On voit quelquesfois deux Epoux aller, après six mois, verser des larmes sur le tombeau de leur Enfant, et la Mère y faire couler du Lait de ses mammelles.» (Réf.47.) Tout est faux dans cette image: le physique et le costume des personnages, le cairn élevé à la mémoire de l'enfant et la cabane qui abrite les parents, les flèches dans leurs carquois et le casse- tête accroché à la branche d'un arbre qui n\u2019est pas de notre flore.« 252 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Il faut admettre, cependant, que l'artiste s\u2019est noblement acquitté de sa tâche et qu'il a su traiter avec une rare dignité un sujet plutôt difficile A la vue d'une mère pleurant sur la tombe de son enfant, plus d'un lecteur se demandera ce que devenait le petit marmot bronzé dont la maman mourait avant l'heure du sevrage.C'est l\u2019historien Sagard qui répondra: « Que si la mère meurt, avant que l'enfant soit sevré, le père ou à son défaut une autre personne, faict bouillir du bled d'Inde dans un pot de terre puis en tire l\u2019eau, laquelle 11 prend peu à peu dans sa bouche et la joignant à celle de l'enfant, luy fait avaller cette eau qui luy sert de laict et de bouillie.Je l'ai veu ainsi pratiquer à plusieurs.» (Réf.48.) À vrai dire la sollicitude de ces bonnes gens à l'égard des petits était sans limites; elle s\u2019étendait jusqu'aux bêtes, puisque Sagard ajoute: « De la même invention se servent aussi les sauvages pour nourrir les petits chiens que leurs mères ne peuvent engraisser, ce que je trouvais fort sale et vilain d\u2019ainsi joindre à leur bouche le museau des petits chiens qui ne sont pas souvent fort nets.» Pas souvent fort nets ?Frère Sagard, apparemment, n\u2019était pas médisant.Je dirai, moi, que les chiens des sauvages devaient presque toujours être fort sales, puisqu'ils servaient d\u2019essuie-mains à leurs maîtres au cours des repas.(Réf.49.) J'ajouterai qu'on engraissait souvent les petits chiens pour les manger.Le chien-de-lait, si l\u2019on peut dire, constituait la pièce de résistance des grands banquets.(Réf.50.) Attention ! Je viens de m\u2019éloigner absolument de mon sujet.À la rigueur, l'acte de téter sa mère peut être considéré comme une forme d'anthropophagie, alors que des dissertations sur le chien comestible n'ont point leur place ici.Mais comment résister à la tentation d'ajouter à ces observations sur le lait humain quelques notes sur d\u2019autres laits qui sont souvent appelées à le remplacer ? MIETTES GASTRONOMIQUES 253 Avec les blancs la bonne vieille vache entra au pays, Je pourrais et devrais, sans doute, lui consacrer quelques pages en témoignage de reconnaissance.Il est fort douteux, cependant, que les statistiques anciennes du cheptel et le graphique des fluctuations dans le prix des produits laitiers, puissent intéresser les lecteurs du Journal.Aussi parlerai-je d\u2019autres laits plus rares qui ont été, depuis toujours, fort prisés à cause de leurs propriétés roboratives.Bien avant l'ère chrétienne le lait de chèvre, par exemple, était préconisé comme aliment pour les tuberculeux.Puisqu\u2019il est avéré qu'il y eut des cas de tuberculose parmi les tout-premiers colons du Canada, l\u2019on peut se demander si des chèvres furent importées de France pour le service des malades.Cherchons ! Vers la fin du dix-huitième siècle, le naturaliste suédois Kalm publiait, dès son retour chez lui, un ouvrage fort intéressant contenant des observations qu'il avait faites au cours d'un long voyage d'études en Amérique du Nord.Il rapporte qu\u2019il a vu des chèvres dans les colonies anglaises, où elles étaient affectées à la nourriture des malades; mais, dit-il: « Je n\u2019ai pas vu de chèvres en Canada et on m'assure qu'il n\u2019y en a pas.y» (Réf.51.) Peut-être n\u2019y avait-il point de chèvres ici au temps où le savant homme nous visitait, mais il y en avait sûrement au dix- septième siècle.Une, tout au moins, et qui figure dans la chronique médicale de son époque.En effet, dans son Histoire de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, l'abbé Casgrain nous apprend que, « dans l'espoir de ramener à la santé la Mère de Ste-Marie, on acheta à grand frais (où?) une chèvre dont on lui fit boire le lait.» (Réf.52.) Malheureusement la bonne soeur décéda quand même, au mois de mars 1641.Par une singulière coïncidence, la bête au lait généreux mourut en même temps que celle dont elle avait peut- être prolongé la vie. 254 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Le lait d'Ânesse également a toujours passé pour avoir de grandes vertus curatives.Guy Patin, que j'ai déjà cité, avait un fils dont l\u2019état de faiblesse l\u2019inquiétait beaucoup.Il lui faisait boire du lait d\u2019ânesse.(Réf.53.) Les ânes sont encore très rares au pays, bien que tout puisse être importé et acclimaté, de nos jours.Ils devaient être encore plus rares, jadis.Philippe Aubert de Gaspé, dans ses Mémoires, rappelle l'émoi que suscita, vers 1785, un brave beaudet que l\u2019on gardait à Sillery, près Québec.« C\u2019était le premier âne à quatre pattes que je voyais », écrit-il.(Réf.54.) Qui sait si la bête de Sillery ne descendait pas d'un couple célèbre amené au pays vers 1620, et qui fit grand bruit, au sens le plus littéral du mot.Les sauvages, ayant eu vent de l\u2019arrivée d'animaux étranges, s'attroupèrent près du quai et attendirent, les yeux ronds.En posant sabot à terre l'Aliboron se mit à braire de la plus horrible façon; sur quoi les naturels épouvantés s\u2019enfuirent dans les bois, où ils restèrent tapis pendant tout un jour.(Réf.55.) Les Français furent moins impressionnés, cela va de soi, Ils empruntèrent à tout propos les deux bêtes, qui appartenaient aux moines du couvent de Notre-Dame des Anges et les malmenèrent si fort que le mâle mourut à la peine.Frère Sagard prit bonne note de cette dureté, qu'il dénonça dans son Histoire du Canada: « Les hyvernants de Québec les ont tellement fatiguez qu'enfin ils y ont fait mourir l\u2019asne et n\u2019y reste plus que l\u2019ânesse que nous laissons tout l'Esté coucher emmy les champs ».(Ref.56.) Les hyvernants, qu'est-ce à dire ?demandera quelque lecteur plus curieux que les autres.C\u2019est Benjamin Sulte, notre Michelet, qui va lui répondre: « l'hyvernant était aux gages des compagnies MIETTES GASTRONOMIQUES 255 de traite; après trois ou quatre années il retournait en France.L\u2019habitant est celui qui prenait une terre, se fixait à demeure dans le Canada et y laissait ses enfants.Dès les jours de Champlain on le distingua de l'hyvernant.» (Ref.57.) Confrères canadiens, n'oubliez pas que vous êtes fils d\u2019habitants et non d'hyvernants.Samuel Chapdelaine, ses compagnons, et sa fille Maria ont bien travaillé le sol; mais les domaines de l\u2019esprit restent toujours en friche.Ce ne sont pas les coureurs de bois, ce ne sont pas ceux qui « retournent en France » qui feront le travail.C\u2019est nous, les « habitants ».Cette fois, ça y est: je suis tout-à-fait en dehors du sujet.On voudra bien croire que ce n\u2019est pas là simple distraction.Dans la prochaine livraison du Journal nous reviendrons à nos.gloutons.Nous feuilleterons attentivement les pages de notre histoire afin d'y découvrir, si possible, tous les cas d'anthropophagie dus à la démence, aux délires permanents ou passagers, aux dépravations du goût.(A suivre) 256 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU POURQUOI IL FAUT ASSISTER AU CONGRES D\u2019'OTTAWA Partout, en ce moment, l\u2019on rencontre des gens sur qui le spectre de la dépression économique est étendu comme un incube malfaisant.Ils se croient paralysés, ils n\u2019osent se lever et ils attendent que leur démon veuille bien les quitter.T'el n\u2019est pas le cas de nos confrères d'Ottawa et alentours.Sans se laisser à d'inutiles jérémiades sur la dureté du présent, ils ont fait le nécessaire, et bien davantage, pour que le XIIème Congrès des Médecins de Langue - Française soit digne des précédents.Le programme définitif qu\u2019ils viennent de nous livrer, et que nous publions à la suite de cet article, est vraiment rassurant.Cérémonies officielles, travaux scientifiques, délégations étrangères, tout s\u2019y trouve au même degré que dans les réunions organisées en des temps où nous roulions sur l'or.Il va sans dire qu'un tel résultat (c'en est un, d'ores et déjà) a coûté beaucoup d'efforts aux organisateurs, et imposé de sérieux sacrifices pécuniaires au groupe médical qui nous reçoit.Aussi ne devons-nous pas attendre la clôture des assises d'Ottawa pour remercier ceux qui ont si bien travaillé, et qui auront encore tant de peine avant que paraissent leurs Comptes-Rendus.Le Congrès ne sera pas une faillite; cela ressort, ai-je dit, du programme même, Sera-t-il un franc succès ?Il n'en dépend plus que de la masse des médecins canadiens-français.S'abstenir d\u2019y aller, c\u2019est trahir une grande et belle cause; c'est un peu trahir la Race.Tout le monde admet cela, et les abstentionnistes se croient obligés de justifier leurs défections.On me POURQUOI IL FAUT ASSISTER AU CONGRÈS 257 permettra bien de leur dire que parmi les multiples raisons qu'ils avancent je n'en vois pas une qui puisse tenir debout.Votre bourse est plate, confrère ?Avouez qu\u2019elle l'est parce que les malades ne viennent pas à la consultation, en ce moment, et ne réclament pas la visite.Mais patience ! Le Seigneur est avec nous et sa droite est terrible.Ils devront revenir un jour ou l\u2019autre.En attendant, c\u2019est, dites-vous, le chômage forcé.Mais alors, pourquoi ne profiteriez-vous pas de ce moment d'inaction pour fermer la porte du bureau et mettre la clef sous le paillasson ?Vous avez déjà pris des vacances cet été ?C'est vrai, mais vous n'en avez guère joui, car la saison a été détestable.Quelques jours de plus, au plus beau temps de l'année, ne sont pas, comme on dit, « de refus ».Ottawa, c\u2019est loin ?Vous n'avez jamais dit ça de Montréal et vous devez bien savoir que, par le rail ou par la route, quatre heures à peine séparent la capitale du Canada et sa métropole.Les questions mises à l'étude ne vous intéressent pas ?Alors rien ne vous intéresse, car il y a un peu de tout à l'affiche.Que dis-je ?il y aura même la désormais traditionnelle exposition de livres anciens traitant de la médecine ou des sciences naturelles.Ce fut, il y a quatre ans, un grand vol plané sur tous les domaines de notre art, depuis Hippocrate jusqu'à nos jours.Il y a deux ans, vous eûtes la surprise de voir défiler sous vos yeux une centaine d'ouvrages vénérables traitant de l'électricité en général et tout particulièrement de l\u2019électrothérapie, spécialité que vous estimiez née d'hier, alors qu'elle faisait déjà parler d'elle il y a quelque deux cents ans.~ 258 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Cette année vous réserve un régal encore plus rare: une exposition de livres très anciens illustrant l\u2019histoire médicale (oui, médicale) du castor (oui, du castor!) canadien (eh oui! canadien).Si toute curiosité scientifique n'est pas morte en votre âme, vous vous empresserez de visiter mon exposition, ne serait-ce que pour voir ce qui peut bien être dit sur un sujet tellement en dehors de l'ordinaire.Allons, confrère, un bon mouvement.Il est agréable de jouer au patriote quand ça ne coûte guère et quand ça rapporte beaucoup.Soyez à Ottawa le six septembre ! Ne songez plus au client qui va maugréer parce qu'il se butera le nez à votre porte close.Pensez plutôt au reste de votre clientèle.Qu'elle soit urbaine ou campagnarde, malgré ses exigences souvent déraisonnables, un instinct très sûr l\u2019avertit que, pour se tenir à la page, le médecin moderne doit fréquenter les réunions scientifiques.LÉo-E.PARISEAU XIIe CONGRÈS DES MÉDECINS XIIème CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMÉRIQUE DU NORD Programme définitif LUNDI SOIR, 5 septembre Inscription au Château Laurier.Visite de l'exposition d'appareils médicaux et de produits pharmaceutiques.Distribution des cartes pour les cliniques et les séances opératoires aux hôpitaux.MARDI, 6 septembre 9 heures à 11 heures a.m.: Inscription au Château Laurier.Expositions : appareils médicaux et produits pharmaceutiques, au Château Laurier; section historique de l'Association, aux Archives.Distribution des cartes pour cliniques et séances opératoires.Cliniques opératoires et médicales aux hôpitaux: HÔPITAL GÉNÉRAL: Clinique urologique par le docteur Maurice CHEV ASSU, assisté par les docteurs Eugéne GAULIN, Oscar MERCIER, William HUTCHISON.11 heures a.m.: Assemblée du Conseil de 1'Association au Chiteau Laurier.12 heures 30 p.m.: Déjeuner offert par la ville d'Ottawa.au Château Laurier.2 heures p.m.: Ouverture solennelle du XIIe Congrès en séance plénière par le Très Honorable Premier Ministre du Canada.Discours du Président, M.le docteur R.E.VALIN. 260 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Discours par le doyen de la profession médicale d'Ottawa, M.le docteur Rodolphe CHEVRIER.M.le docteur Antonin CLERC, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, représentant officiel du gouvernement de France au Congrès: Formes cliniques de l\u2019infarctus myocardique.M.le docteur Georges BARIL, professeur à l\u2019Université de Montréal, médecin à l\u2019Hôtel-Dieu: Causes d\u2019erreurs dans la recherche du sucre urinaire.M.le docteur Albert CHARLEBOIS, pédiatre de l'Hôpital Général d'Ottawa: Observations personnelles sur 200 cas de paralysie infantile.M.le docteur Robert DUCROQUET: Orthopédie corrective et curative des séquelles de la paralysie infantile.M.le docteur Roma AMYOT, neurologiste à l'hôpital Notre-Dame : La céphalée en neuro-psychiatrie.8 heures p.m.: M.le docteur Charles VEZINA, professeur à l\u2019Université Laval de Québec : Des abcès pulmonaires.M.le docteur A.TETREAULT, Trois-Rivières: La pression moyenne.M.le docteur René CHARPENTIER, ancien chef de clinique a la Faculté de Médecine de Paris: Les constitutions psychopathiques (partie I).M.le docteur Albert LESAGE, professeur de la clinique médicale à l'Université de Montréal et médecin de l'Hôpital Notre-Dame : Myocardite aiguë, séquelle de la typhoïde.M.le docteur Léo LALONDE, chirurgien à l'Hôpital du Sacré-Coeur, Hull : Les Fractures en général.MERCREDI, 7 septembre 8 heures à 10 heures a.m.: Cliniques opératoires et médicales aux hôpitaux.HÔPITAL CIVIQUE : Clinique chirurgicale et opératoire par le docteur Gaudard D'ALLAINES, chirurgien des hôpitaux de Paris, délégué de l'Institut scientifique Franco- canadien, assisté par les docteurs Philippe BELANGER, C.-T.FINK, William LEBEL, H.-P.MOFFATT, F.-P.QUINN, G.HOOPER.Clinique médicale par le professeur Antonin CLERC, assisté par les docteurs J.-H.LAPOINTE, W.-S.LYMAN, W.-S.BARNHART, A.McNABB. XIIe CONGRÈS DES MÉDECINS 261 HÔPITAL GÉNÉRAL : Clinique orthopédique par le docteur Robert DUCROQUET, assisté par les docteurs J.-E.SAMSON, J.-M.MURRAY, C.-A.YOUNG, Wm.ARMSTRONG.Clinique neurologique par le docteur René CHARPENTIER, assisté par les docteurs Jean SAUCIER, Roma AMYOT, Edgar LANGLOIS.10 heures am.: Séance plénière.\u2014 Château Laurier.M.le docteur L.-P.MANTHA, médecin de l'Hôpital Général d'Ottawa, et chargé du service de Physiothérapie : Diagnostic différentiel entre le Coma diabétique et une réaction aiguë d\u2019hypoglycémie insulinique.M.le docteur Gaudard D'ALLAINES, chirurgien des Hôpitaux de Paris, conférencier de l'Institut scientifique Franco-Canadien : Indications et résultats de l\u2019hystérectomie conservatrice.M.le docteur Benjamin BOURGEOIS, chirurgien en chef de l'Hôpital Notre- Dame : À propos d\u2019appendicite chronique.M.le docteur J.-L.LAMY, chirurgien de l'Hôpital Général d'Ottawa : La Rachi-Anesthésie.M.le docteur Eugène GAULIN, chef du service d'Urologie à l'Hôpital Général d'Ottawa: Observation personnelle de 100 prostatectomies.12 heures 30: Déjeuner au Standish Hall, Hull, sous les auspices de l'Association Médicale de la province de Québec et de l'Association des Médecins de Langue Française.2 heures p.m.: Séance plénière au Château Laurier.M.le docteur Stephen L'ANGEVIN, chef du service d\u2019obstétrique à la maternité de Montréal, professeur d'obstétrique à l'Université de Montréal : Les Hémorragies de la Délivrance.M.le docteur E.ARCHIBALD, professeur de chirurgie a l'Université McGill, Montréal, chirurgien en chef de l\u2019Hôpital Royal Victoria: Les Complications pulmonaires post-opératoires.M.le docteur Joseph VAILLANCOURT, professeur d'oto-rhino-laryngalogie à l'Université Laval: Les Céphalées d\u2019origine nasale. 262 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Ed M.le docteur E.Perras, radiologiste et chef du département de physiothéraphie à l'Hôpital du Sacré-Coeur, Hull: La Cholécystographie.M.le docteur Maurice CHEVASSU, urologiste de l'Hôpital Cochin: Diagnostic des pyuries.M.le docteur J.-C.WOODS, chirurgien de l'Hôpital Général d'Ottawa : Les occlusions intestinales.M.le docteur Charles SIMARD, assistant anatomo-pathologiste à l'Hôpital Notre-Dame: Etude anatomo-pathologique post-opératoire de 500 appendicites.Visite de l'exposition d'appareils et de produits pharmaceutiques, films cinématographiques parlants.2 heures p.m.: A l'hôtel Standish Hall, à Hull.Réunion annuelle de l'Association Médicale de la province de Québec, sous la présidence de M.le docteur J.-R.BELISLE, Hull.Conférenciers : M.le docteur René CHARPENTIER : Les constitutions psychopatiques (partie II).M.le docteur E.GABY, de l\u2019Université de Toronto: Burns in general including Electrical Burns.M.le docteur R.PEPIN, professeur agrégé de l'Université de Montréal, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu: Les maladies de la nutrition.Représentation cinématographique de films parlants et silencieux.8 heures p.m.: Assemblée plénière.M.le docteur Oscar MERCIER, professeur agrégé à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, chef du service d\u2019urologie à 1'Hétel-Dieu: Les calculs de l\u2019uretère: considérations sur les cas traités dans le service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, de 1927 à 1932.M.le docteur A.LAQUERRIERE, radiologiste à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal: Discussion de quelques méthodes de la radiothérapie (paralysie infantile, troubles circulatoires, périviscérites).M.le professeur Antonin CLERC : Diagnostic et sémiologie des tachycardies. XIIe CONGRÈS DES MÉDECINS 263 M.le docteur C.DAGNEAU, professeur de l\u2019Université Laval, Québec : Les Thoracoplasties dans le traitement de la tuberculose.M.le docteur Ernest PLANTE, oto-rhino-laryngologie, de Sherbrooke, ancien assistant de Chevalier JACKSON: Application de la bronchoscopie aux maladies infectieuses des poumons.JEUDI, 8 septembre 8 heures à 10 heures a.m.: Cliniques opératoires et médicales aux hôpitaux.HÔPITAL CIVIQUE : Clinique urologique par le docteur Maurice CHEV ASSU, assisté par les docteurs Eugène GAULIN, Oscar MERCIER, William HUTCHISON.Clinique orthopédique par le docteur Robert DUCROQUET, assisté par les docteurs J.-E.SAMSON, J.-M.MURRAY, C.-A.YOUNG, Wm.ARMSTRONG.HÔPITAL GÉNÉRAL : Clinique chirurgicale et opératoire par le docteur Gaudard D\u2019ALLAINES, assisté par les docteurs J.-L.LAMY, J.-C.WOODS, J.-E.DeHAITRE.Clinique médicale par le professeur Antonin CLERC, assisté par les docteurs J.-H, LAPOINTE, L.MANTHA, H.PILON.10 heures a.m.: Séance plénière au Château Laurier.M.le docteur François DEMARTIGNY, chirurgien en chef de l'Hôpital Sainte-Jeanne d'Arc: Des indications de l\u2019hystérectomie vaginale.M.le docteur W.VIGNAL, médecin électro-radiologiste des hôpitaux de Paris, chef du service d'électro-radiologie de l'Hôpital Saint-Luc, Montréal : Diagnostic radiologique des affections du duodénum.(En collaboration avec le docteur Grondin.) M.le docteur P.-Z.RHEAUME, professeur de chirurgie opératoire à l\u2019Université de Montréal, directeur médical et chirurgien en chef de l'Hôpital Saint-Luc: Diagnostic et traitement des affections chirurgicales de l\u2019estomac et du duodénum.M.le docteur A.MARIN, chef du service de dermatologie à l'Hôpital Notre- Dame : Les Epithéliomas cutanés. 264 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU 12 heures 30: Déjeuner au Château Laurier.2 heures p.m.: M.M.M.M.M le docteur Réal DORE, chirurgien de l'Hôpital Notre-Dame: Les Goitres.le docteur H.LACHARITE, radiologiste: La radiothérapie du goître.le docteur Edouard TETREAULT, médecin cardiologiste à l'Hôtel-Dieu: Diagnostic positif et différentiel des algies cardiaques.le docteur Robert DUCROQUET : La luxation congénitale de la hanche.le docteur Eugène ST-JACQUES, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu, Montréal: Le traitement de la gastroptose par la gastro-suspension de Lam- bret et ses résultats.le docteur Léon GERIN-LAJOIE : Les données physiologiques et thérapeutiques sur l\u2019hormone ovarienne dans la ménopause postopératoire.le docteur Gaudard D'ALLAINES : Appendicite pelvienne: diagnostic et traitement.le docteur Maurice CHEV ASSU: Les infections urinaires à colibacilles.Assemblée générale de l'Association et élection des officiers.8 heures 30 p.m.: Banquet au Château Laurier, suivi d\u2019un bal dans la salle des Totems Indiens. 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