Le nicolétain, 12 mai 1939, vendredi 12 mai 1939
[" RUES CET OM EE: IC PC Ne PETER NEO re YP EEE A ER ci dia DE RE I SR ARE EERE NES I IR Tit Tp Brae ROR JOURNAL HEBDOMADAIRE.C'est notre ardent désir que les fidèles s'abunnent aux journaux vraiment catholiques, et qu'ils les soutiennent de toutes façons, que le clergé les encourage et travaille à leur diffusion.Il n\u2019y a peut-être as, à l'heure actuelle, de moyen plus efficace de défendre la cité du bien que d'aider, par notre confiance et nos secours apportunss les jo s catholiques à ! toutes les attaques parties de repousser la cité u mal.re ves oo ler Concile plénier de Québec.2 2.00 0000000000000000004 AP PARCS ROOVOPOT ES SES SIN ESSOR voL.6.No 23 rr ety Sf ev oe oo et ttt 2 et tant CA sm age SAINT-JUSTIN, LE VENDREDI, 12 MAI 1939.2 3 ABONNEMENT : Ÿ un an a .$00 ÿ six mois: .0 3 Etats-Unis Un an .$450 Six mois: .$1.00 3 Camille DUGUAY, Fondateur.\u2014 La Fête des Mères L'avenir des enfants est l'ouvrage des mères.(Napoléon.) Un enfant, pour prier, a besoin de sa mère.(Mgr Pichenot.) _ Il y à bien des merveilles dans l\u2019univers, mais le chef-d\u2019oguvre de la création est encore le coeur d\u2019une mère.(Bersot.) ; Demandez, ma mère, car il n\u2019est pas convenable que je vous renvoie mécontente, (Salomon) Doux souvenirs de notre enfance, comme des oiseaux de nostalgie, vous tracez en arabesques gracieuses la chère figure de notre mère.Doux souvenirs de nos jeunes ans, comme une image bien-aimée nous ne pouvons vous contempler sans revoir la sollicitude de celle qui nous aima mieux et plus que personne, Doux souvenirs de notre adolescence, vous nous parlez des joies goûtées par notre mère à la nouvelle de nos moindres spccès, de son chagrin de nos plus petites fredaines.Doux souvenirs de notre jeunesse, vous avez des accents où se mêlent sans cesse les préoccupations tendres de notre mère.En effet, s'il est quelqu'un sur la terre à qui nous devons davantage, n'est-ce pas à l'auteur de nos jours, n'est- ce pas à notre mère?Petit être de faiblesse, d'impuissance, nous avons été porté sur son coeur et dans ses bras durant des mois.Elle à veillé sur notre berceau.Elle nous a prodigué ses soins, ses caresses, ses veilles, Elle & soutenu nos premiers pas, nous a enseigné nos premières paroles, s'est émue de nos légers chagrins, a applaudi à nos premières finesses de bébé.Et lorsqu'au retour de l'école ou du couvent, nous lui apprenions avec une fierté légitime nos premiers succès, elle a exulté de joie.Elle nous a aidé dans la mesure de ses connaissances et par ses encouargements à gravir les échelons du savoir, Enfin, notre mère nous a suivi pas à pas dans la vie.Nos ennuis, nos revers, nos déceptions furent les siens, comme nos bonheurs remplirent son coeur de félicité.Elle a vécu intensément notre propre vie, Et surtout, elle s'est dépensée sans compter jamais.Nous le répétons, s\u2019il est un être qui nous a vraiment aimé sur la terre, c\u2019est notre mère.N\u2019est-il pas juste que nous l'aimions aussi de toute notre âme.N\u2019est-il pas à propos que nous lui disions, au moins une fois l'an, que notre reconnaissance est égale à sa tendresse, à ses bienfaits?N'est-ce pas une idée magnifique que celle d\u2019avoir institué la fête des Mères?La deuxième Dimanche de mai a été consacré, depuis quelque annBes seulement à célébrer ce sentiment filial A l'égard de celle qui nous a donné le jour, Il est rumeur que l\u2019Eglise même s\u2019apprêterait à solenniser cette fête d'une façon particulière, Quoi d'étonnant à cela, puisque cette innovation appuierait fortement le quatrième commandement de Dieu: \u2018\u2018Tes père et mère honorera\u201d\u201d.En ce jour de la fête des Mères, qui tombe cette année le dimanche 14 mai, puissent tous les enfants qui ont encore le bonheur de posséder leur mère ne pas oublier de lui manifester d'une manière ou d\u2019une autre leur gratitude pour les faveurs innombrables dont ils lui sont redevables.Qu'en ce jour de leur fête, toutes les mères éprouvent la grande consolation de se sentir tendrement aimées, respectées de tous leurs enfants.Souvenons-nous de cette parole de Sénèque: \u2018\u201cMépriser ses parents, c\u2019est le fait d'un scélérat\u2019\u2019.Et cette autre du Cardinal Pie: \u2018On est triste et on vieillit du jour où l\u2019on perd sa mère,\u2019 Que tous ceux qui ont vu le tombeau se fermer sur la dépouille mortelle de l'auteur de leurs jours, ne se croient pas libérer de tout devoir envers elle.Chrétiens, nous devons prier pour notre mère.Nous devons par nos suppliques vers le ciel rendre un suprême hommage à notre mère disparue.C'est encore une manière de réparer nos manquements passés à l'immense reconnaissance que nous lui de- ême par delà cette vie.vons même P Madame Camille DUGUAY.COLLABORATION Notre Littérature exactement, s\u2019est écoulé depuis que Lord Dur- étions un peuple sans littérature.Depuis ce premier témoignage, l'existence de notre littérature a été mise en litige par un assez grand nombre de nos intellectuels, Les plus fervents contempleurs de nos lettres ont mis tant d'art dans leur démonstration que leur seule éloquence représente une importante somme littéraire.pout on affirmer qu'un peuple qui & souffert, a espéré, a tus é n\u2019ait pu exprimer ses plus profondes émotions dans une littérature originale?Nous désignons par peuple un groupe vivant en communauté d'origine, d'intérêts, d\u2019aspirations et de sentiments .Il est métaphysiquement inconvenable qu\u2019une telle autonomie ne laisse aucun vestige de ses dispositions intimes, Autrement, ce serait nier toute initiative a l'intelligence prati- ue.: Car la littérature est avant tout l'expression d'un état psychique.Les oeuvres les plus froides trahissent une secrète préoccupation de l'auteur.Il n'y al jamais d\u2019abîme entre l\u2019homme et l'oeuvre, entre un peuple et sa littérature.I n'y a que des ombres qui voilent les transformations de la pensée, Une âme collective, trempée aux mêmes épreuves, 5 ré- flète dans ses productions.Il importe, par ailleurs, Un siècle, ham a rapporté que nous avant de porter un jugement négatif sur notre littérature, de bien préciser ce qu il faut entendre par littérature nationale.Car à la racine de tou les discussions sur ce sujet, il semble y avoir un équivoque.L\u2019aspect national dans nos lettres peut se présenter dans le sujet traité, dans le langage, ou dans l'inspiration qui anime toute l'oeuvre.L'une ou l'autre de ces conditions peuvent se rencontrer dans un ouvrage canadien, Blles lui donnent, mais diversement, une valeur nationale, Le sujet canadien contribue efficacement à donner au travail littéraire un cachet national.Mais on peut assez facilement s'en dispenser.Une oeuvre canadienne peut très bien s'occuper d\u2019un sujet exotique et se classer favorablement parmi notré littérature.Le langage, par ailleurs, a de fortes influences.Mais il n\u2019est pas une condition SINE QUANNON.Il est nécessaire en une certaine mesure d'introduire dans la phrase littéraire des expressions typiquement canadiennes.Mais cela ne doit pas ouvrir les portes à tous les idiomes qui se fowrvoient dans la conversation courante et que la tradition a consa- fo A ce compte, l'anglicisme envahissant aurait trop beau eu, Enfin, condition inéluctable celle-ci, il faut que l'oeuvre soit animée par une âme vraiment canadienne, L'auteur doit insuffler à sa création l\u2019haleine de son pays.Il y a une attitude, une façon de penser, une philosophie spécifiquement canadiennes que l'ouvrage doit représenter.La forme, dit-on, prime la matière.C'est surtout par sa forme qu\u2019un ouvrage atteste qu'il est de nature Canadienne, Le sujet ou le langage, facteurs matériels, tout en ayant leur importance, n'ont pas la même nécessité.Oes quelques brèves réflexions devraient nous orienter vers une saine appréciation de notre littérature.Elle est jeune, mais elle est vigoureuse.On parle d'elle, de l'autre côté de l'océan, et on dit qu'elle promet de grandes réalisations.Raynald BOULT.Jubilé d\u2019Or à la Maison Mère des Soeurs Grises 8.E.Mgr LAFORTUNE PRESIDE \u2014 PROFESSIONS RELIGIEUSES ET PRISES D'HABIT \u2014 LE Rév.PERE LEVI OOTE PRONONCE LE SERMON L'Institut des Soeurs de la \u2014\u2014\u2014\u2014 Charité de l\u2019Hôtel-Dieu de Nico- let, fondé en 1886, célébrait au matin du 3 mai dernier le jubilé d'or de deux de ses premières professes, Pendant le Saint-Sa- crifice de la messe, offert par le Excellence Mgr Lafortune, les dignes jubilaires, la révérende Mère Saint-Flphège, assistante- générale, et la révérende Soeur Saint-Georges, renouvelèrent les voeux qui, en les liant à Dieu en 1889, les ont guidées et fortifiées pendant un demi siècle.Une profession temporaire et perpétuelle précéda cette cérémonie si éloquente de fidélité et d\u2019amour pour Dieu.Se sont engagées pour toujours dans la voie, si fidèlement suivie par leur aînées, les Srs Simone Gauthier de St-Bonaventure, Marie- Ange Laramée de St-Bonaventu- re, Marie-Anna Picard, dite Ste- Ursule de Pawtuket, R.I., et Germaine Désilets, dite Ste-Loui- se de Ste-Eulalie.;Ç Les professes temporaires, aussi au nombre de quatre, sont les Soeurs Simonne Lesieur de La Tuque, Yvette Martel de La Tuque, Alice Rivard, dite St-Syl- vere de St-Sylvère, et Laurence Massicotte, Abitibi.Le révérend Père Lévi Côté, o.m.i.prononça le germon de circonstance.Il sut résumer d'une façon adéquate les sentiments de reconnaissance des dignes jubilaires et les aspirations des nouvelles professes en développant cette parole de Moïse 4 \u201cLe Seigneur est ma force et l\u2019objet de ma louange.\u201d\u201d Au choeur, ont rehausser cette fête de leur présence Nos Seigneurs A.Camirand, vicaire général, et F.-A.St-Germain, p.d.; M.le chanoine C.Arsenault; les révérends Père Lévi Coté, o.m.i.et Lionel Ducharme, o.m.1.; MM.les abbés Noé Pépin, CE.St-Germain, Alfred Bernier, Henri Bernier, Origène Grenier, Alphonse Roux, J.-B.Caya, R.Ouellette et Ls.-Al.Proulx.Son Excellence était assistée de M.l'aumônier Hervé Lemaire, de M.l'abbé Laurent Gaudet et de M, l\u2019abbé G.-E.Roberge.Dans la nef ont remarquait des Frères des Ecoles Ohrétiennes et un Frère Mariste, des religieuses de la Congrégation Notre-Dame, de Sainte-Croix et de la Présentation de Marie en plus des délégations des différentes maiso religieuses de la ville.Un grand nombre de parents et d'amis s\u2019unissaient aussi aux élues du jour pour bénir la libéralité divine, Co.La veille, le 2 mai, à 3 heures p.m., une autre cérémonie pre- ludait à celles-là.Elle avait pour objet une prise d'habit et l\u2019entrée en religion de Mesdemoiselles Jacqueline Leblanc, Sr St- vénéré Pasteur du diocèse, Son|- chette, Sr St-Maurice de St-Jo- seph «de Grantham; Rose Anne Lemaire, Sr St-Hervé de Wick: ham; Annette Ratté, Sr St-Rémi de Victoriaville et Rachel Doucet, Sr St-Grégoire de La Baie du Febvre.Son Excellence Mgr Lafortune remis la livrée grise aux Soeurs Blanche Allie de Drummondville ; St-Gabriel, Blandine lrovencher de Bécancour; M.-de-laPrésenta- tion, Gertrude Charette d\u2019Amos, Abitibi; St-Manc, Yvette Allie de Ste-Perpétue; St-Amable, Béatrice Monfette de Manseau ; Thé- Jacques de Nicolet; Laura Blan- @ La Vie qui Passe © L'Honorable Maurice Duplessis a déclaré, à Québec, qu\u2019une subvention de $300,000.00 serait accordé aux Ecoles Moyennes d\u2019Agriculture de Chicoutimi et de Nicolet.MARIAGE ANGER-PELERIN.\u2014 Samedi à 7 heures et demie avait lieu en l'église d\u2019Arthabaska le mariage de Mlle Aurélie Anger à M.Antonio Pellerin.Les nouveaux époux sont parlis pour un voyage à Lévis d\u2019où ils séjourneront pendant quelques jours.Création de petites industries \u2014 Le gouvernement a créé un conseil spécial pour examiner la situation des petites industries de la province et prendre les moyens de l'améliorer.Le conseil verra à encourager l\u2019établissement de petites industries dans les districts ruraux surtout et le rétablissement d'anciennes indus- \u2014\u2014r rèse-de-Jésns, Dhérdse Hébert de St-Wenceslas; Gertrude Dallaire de Drummondville; M-ded'Assomption, Fernande Labonté de St-Bonaventure: Ste-Adèle, Rose- Alma Talbot de Montréal; St- Théodore, Jeanne d\u2019Are Oharet- te d\u2019Amos, Abitibi.Ce jour là, au sanctuaire, prenaient place Mgr FA.St-Ger- main, p.«d., M.l\u2019aumônier Hervé Lemaire, les révérends Pères Olivier Lnjoie, s.m.m., Lévi Côté, o.m.i.ef Lionel Ducharme, o.m.i.A la bénddiction dn Saint- Sacrement.qui suivit MM.les abbés J.-M.Martel et R, Rheault assistaient Son Excellence comme diacre ot sous-diacre.M.l'abbé G.-H.Roberge dirigeait les cérémonies.visiter le Canada tries, Présidé par M.Emile Boiteau, député de Bellechasse, le conseil comprend des fonctionnaires des départements du commerce et de l\u2019agriculture.M.Hormisdus Langlais, député U, N, des Îles de la Madeleine, fait aussi partie du conseil.Les deux députés, MM.Boileau et Langlais, reti- tés, MM.Boileau et Langlais, reti- vail.104 convives au banquet du Roi à Washington.\u2014 Cent quatre invités, au maximum, prendront part au dîner offert à la Maison Blanche le 8 juin prochain en l'honneur du roi George et de la reine Elizabeth.Tous seront des dignitaires et hauts fonctionnaires de la République et leurs épouses.Mme Franklin-D, Roosevelt a annoncé que le nombre de convives était limité par la grandeur de la table en forme de fer à cheval dans la salle à manger réservée aux dîners de cérémonie.Congé scolaire en l\u2019honneur du Roi.\u2014 A l'occasion de l'arrivée du Roi et de la Reine à Québec, le lundi, 15 mai courant, sera un JOUR DE CONGE pour toutes les écoles sous contrôle des rommissaires ou des syndies d'écoles de cette Province.Cependant, dans les régions de Montréal et de Trois-Rivicres, ce congé pourra être fixé au lô mai courant et, dans celle de Sherbrooke, il pourra être renvoyé au 12 juin prochain, à la discrétion des commissions scolaires.Québec.\u2014 le carillon des petites églises es- saimeées sur les rives du Saint-Lau- rent souhaiteront la bienvenue au roi el à la reine, quand les souverains remonterout le fleuve jusqu'à Québec.C'est ce que l\u2019on apprend d'un commumiqué émis par Son Eminence le cardinal Villeneuve.l\u2019ancien chef de l\u2019Opposition demande que l'Angletrre paye les frais de notre participation à une guerre.Poursuivant le débat sur la motion du sénateur W.-A, Griesbach (conservateur, Alberta), qui atti- vait l\u2019attention sur l\u2019état de la défense du Canada, le sénateur Arthur Sauvé (conservateur, Québec) a déclaré à la Chalumbre Haute, que l\u2019on ne doit pas reprocher aux Canadiens de désirer lu paix lorsque le pays est si mal préparé à la guerre.Après avoir rappelé que la parti- vipation du Canada à la Grande Guerre a coûté plus d'un milliard et avoir signalé que le gouvernement actuel est davis que le Parlement seul pent autoriser la participation à un conflit extérieur, le sénateur Sauvé ajouta que les chefs ont tous nié que le Canada soit automatiquement en guerre lorsque la Grande- Bretagne est en guerre.\u201cNous désirons participer non par la coercition, mais dans nn esprit de justice et selon nos moyens\u201d.lM PE TE Te ae aT TA a TT TR On sait que le Docteur Edgar Larouche, dentiste, a fait i \u2018 4 démolir Pimmeuble dans lequel se trouvait son bureau, au | coin des rues Notre-Dame et St-Dominique.Un nouvel immeuble s\u2019élèvera incessamment au même endroit, Durant ln | construction, le Dr Edgar Larouche tiendrea son bureau nu No 247 rue Notre-Dame, dans l'immeuble Pivoll, au
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