Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2016-07-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" V O L .C V I I N o 1 5 7 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Le Monde \u203a Un conservateur de l\u2019Indiana colistier de Donald Trump.Sauf revirement, le candidat républicain choisit le gouverneur Mike Pence.Page B 9 Actualités \u203a Deux Québécoises de 12 ans dans la Silicon Valley.Leur appli mobile les a menées en ?nale d\u2019un concours prestigieux.Page A 5 Avis légaux.A 4 Décès.B 8 Météo.A 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 8 Sudoku.B 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m M A R I E - M I C H È L E S I O U I J E S S I C A N A D E A U C\u2019 était une soirée chaude à Nice, un moment pour les Français de se retrouver, de respirer l\u2019air de la Côte d\u2019Azur et de célébrer leur pays, comme ils le font tous les 14 juillet.La promenade des Anglais, haut lieu touristique au paysage paradisiaque, s\u2019est transformée en enfer jeudi quand le conducteur d\u2019un camion de plusieurs tonnes a foncé dans la foule et fauché au moins 77 vies.L\u2019attaque, dont le caractère terroriste « ne peut être nié», selon le président français, François Hollande, a coûté la vie à plusieurs enfants et fait au moins une vingtaine de blessés.Vers 22 h 30, les milliers de personnes rassemblées au bord de la Méditerranée ont commencé à courir pour échapper au camion fou.Dans la foule, il y avait Amhai Sharib, venu de la ville de Fréjus avec ses deux filles pour voir les feux d\u2019artifice.« Il y a eu un gros mouvement de foule, on entendait les gens crier, pleurer.Il [le camion] fonçait partout, dans les murs, dans un poteau en reculant et en partant.On entendait crier, pleurer au secours, il fonçait tout droit, comme s\u2019il n\u2019y avait rien devant lui », a-t-il raconté, quand Le Devoir l\u2019a joint chez un homme qui avait offert de l\u2019héberger, quelques heures après l\u2019attaque.Près de lui, Léa et Éva avaient cessé de pleurer.Elles étaient devenues silencieuses.« Je pense qu\u2019elles sont en état de choc», a laissé tomber le papa.Quand le mouvement de foule a commencé à la transporter, Léa est tombée.Elle s\u2019est ouvert le genou.Son papa l\u2019a prise dans ses bras; il a tenu sa sœur par la main.Et il a couru.«Dans la rue, je devais cacher les yeux de ma fille, parce qu\u2019il y avait plein de sang, a rapporté Amhai Sharib.On se retrouve avec plein de gens par terre, morts.» L\u2019HORREUR.ENCORE.Afin de célébrer dignement ses 20 ans, le festival Fantasia a décidé d\u2019honorer l\u2019un des plus illustres chantres du cinéma de l\u2019imaginaire : le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, auteur entre autres du film Le labyrinthe de Pan.Le Devoir s\u2019est entretenu avec lui dans le cadre de sa visite à Montréal.F R A N Ç O I S L É V E S Q U E G uillermo del Toro est un homme occupé.Il tourne en ce moment son dixième long métrage.Il est associé, à titre de réalisateur ou de producteur, à près d\u2019une vingtaine d\u2019autres projets, dont une adaptation de Pinocchio.La série vampirique The Strain, qu\u2019il produit et qui est tirée de ses propres romans, vient de clore sa deuxième saison alors que se prépare la troisième.Le voilà pourtant dans la métropole afin de recevoir, ce vendredi, le prix Cheval noir pour l\u2019ensemble de son œuvre.Une œuvre peuplée de monstres et de merveilles dont il a lui- même dessiné les formes inquiétantes mais belles.On a eu l\u2019occasion d\u2019en discuter avec lui avant sa venue.«Dessiner et peindre a toujours été pour moi la même chose que de filmer, à la différence que j\u2019utilise un crayon ou un pinceau pour l\u2019un et une équipe d\u2019une centaine de personnes pour l\u2019autre, rigole-t-il au téléphone.Les images viennent d\u2019abord, puis, des bouts d\u2019histoire apparaissent.Je jongle, je joue, jusqu\u2019à ce que graduellement, tout ça se mette en place, un peu comme avec un FESTIVAL FANTASIA Les bêtes fabuleuses de Guillermo del Toro Lire aussi \u203a King Dave ouvre le bal.La critique de François Lévesque.Page B 3- VOIR PAGE A 10 : DEL TORO VOIR PAGE A 10 : NICE VALERY HACHE AGENCE FRANCE-PRESSE Un camion de plusieurs tonnes a foncé dans la foule réunie sur la promenade des Anglais, à Nice, vers la fin des feux d\u2019artifices de la fête nationale.Au moins 77 personnes sont mortes.NEW LINE PICTURES L\u2019univers fantastique du Layrinthe de Pan a marqué les esprits.Lire aussi \u203a Triste 14 juillet.Une chronique de Christian Rioux.Page A 3 Lire aussi \u203a Trouver refuge sur Twitter.Le réseau a vu renaître les mots-clics de Paris.Page A 10 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 M I K E B L A N C H F I E L D L E E B E R T H I A U M E à Ottawa L e chef d\u2019état-major des Forces canadiennes a indiqué jeudi que des troupes seront bientôt déployées en Afrique, alors que des sources évoquaient déjà l\u2019envoi de Casques bleus canadiens au Mali pour lutter contre le terrorisme sur ce continent.Par ticipant jeudi matin à une cérémonie de passation de commandement sur la colline du Parlement, à Ottawa, le général Jonathan Vance a laissé tomber, au détour de son allocution, que l\u2019armée canadienne est en première ligne pour désamorcer les conflits dans le monde et participer à des missions avec ses alliés et par tenaires, notamment en Irak, en Pologne, en Ukraine, « et très bientôt en Afrique».L\u2019armée, a-t-il dit, « se prépare pour l\u2019avenir [\u2026], pour un large éventail de nouveaux rôles ».Le général Vance n\u2019a pas donné de détails sur la mission qui serait confiée aux militaires canadiens en Afrique.Mais la veille, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, af fir- mait que le Canada réfléchissait aux endroits les plus appropriés pour ses prochaines contributions au maintien de la paix sous l\u2019égide des Nations unies, un rôle que les libéraux de Justin Trudeau veulent renforcer.Le ministre a indiqué qu\u2019Ottawa songeait notamment à déployer des Casques bleus pour freiner la propagation du terrorisme en Afrique et au Moyen-Orient.Sérieuse option Des sources ont affirmé à La Presse canadienne (comme au Devoir en mars dernier) qu\u2019une inter vention au Mali, où au moins 19 Casques bleus ont été tués cette année, est envisagée sérieusement par le gouvernement canadien.Mais le ministre Sajjan a précisé que le cabinet n\u2019avait pas encore pris de décision sur ce déploiement.Le gouvernement Trudeau a annoncé la semaine dernière le déploiement en Lettonie de 450 militaires canadiens, de véhicules blindés légers et d\u2019autres équipements, au sein d\u2019une force multinationale d\u2019un millier de soldats de l\u2019OTAN, afin de contenir la pression de la Russie en Europe de l\u2019Est.Certains se demandent maintenant si l\u2019armée canadienne pourrait à la fois être présente en Europe et par ticiper à une mission de maintien de la paix ailleurs dans le monde, sous l\u2019égide des Nations unies.Le général Vance pense que oui, tout comme le lieutenant- général Marquis Hainse, qui était jusqu\u2019à jeudi commandant de l\u2019Armée canadienne.Walter Dorn, professeur au Collège d\u2019état-major des Forces canadiennes, à Kingston, et expert des missions de maintien de la paix, le croit aussi, mais il admet que « ce ne sera pas facile ».3000 militaires Le « seuil de tolérance » des Forces armées est fixé grosso modo à 3000 militaires déployés en même temps à l\u2019étranger, explique le professeur Dorn, qui rappelle les chiffres du déploiement en Afghanistan.Au cours des années 1990, jusqu\u2019à 3300 militaires canadiens participaient à des missions de maintien de la paix sous l\u2019égide de l\u2019ONU.Le Canada compte actuellement environ 400 militaires en Ukraine et en Pologne, et 800 autres en Irak et au Koweït, issus en majorité des forces spéciales et de l\u2019armée de l\u2019air.Selon le professeur Dorn, le Canada pourrait ainsi se permettre d\u2019of frir jusqu\u2019à un millier de Casques bleus.La Presse canadienne CASQUES BLEUS Des militaires canadiens « très bientôt en Afrique » REBECCA BLACKWELL ASSOCIATED PRESS Des Casques bleus à l\u2019œuvre peu avant les élections maliennes en juillet 2013.Le Canada prévoit l\u2019envoi de militaires pour assister cette mission de l\u2019ONU dans un pays touché par le terrorisme.P A T R I C E B E R G E R O N à Québec L e candidat à la direction du Parti québécois Alexandre Cloutier a défendu, jeudi, ses vœux adressés aux musulmans à la fin du ramadan en se réclamant de Barack Obama et de Bernie Sanders.L\u2019enjeu de la laïcité continue donc de diviser au Parti québécois, puisque M.Cloutier répond ainsi aux critiques de Jean-François Lisée, un de ses rivaux dans la course actuelle.M.Lisée y était alors allé d\u2019une charge contre la position multiculturaliste de Justin Tr udeau tout en faisant un rapprochement cinglant avec les vœux d\u2019Alexandre Cloutier.Dans une entrée de blogue publiée sur le site d\u2019Huf fington Post jeudi matin, M.Cloutier, qui est député de Lac-Saint-Jean, affirme avoir été « surpris » par les « vives réactions » provoquées par son message exprimé sur Twitter.Il dit avoir formulé ces vœux « avec candeur » et par « esprit d\u2019ouver ture et de respect » à l\u2019égard des 250 000 Québécois de confession musulmane qui allaient célébrer l\u2019aïd, la fin du ramadan, la semaine dernière.C\u2019est ainsi, selon lui, que le Parti québécois doit manifester son ouverture et sa capacité à rassembler les électeurs, en faisant appel aux « valeurs d\u2019ouverture » du fondateur de la formation, René Lévesque.« J\u2019ai la ferme conviction que c\u2019est en commençant par de tels signaux que le Parti québécois ouvre ses horizons et peut aspirer à rassembler davantage », peut-on lire.Ces gestes s\u2019imposent afin de mettre un terme aux « déceptions électorales », poursuit-il.Et il a laissé savoir qu\u2019il continuera à souligner les fêtes et les moments forts de la vie des communautés culturelles.En cela, il dit s\u2019inspirer d\u2019autres personnalités politiques : Barack Obama, le candidat malheureux à l\u2019investiture démocrate Bernie Sanders et Pauline Marois.« J \u2019 a i e xpr imé c e s vœux comme le président Barack Obama et le candidat Bernie Sanders l\u2019ont fait, aux États- Unis.Comme notre première ministre Pauline Marois l\u2019a fait, elle aussi, en 2013.Je l\u2019ai fait comme tous les députés de l\u2019Assemblée nationale of frent leurs meilleurs vœux de Pâques et de Noël à leurs électeurs, chaque année», écrit-il.A u x y e u x d e M.Lisée, ces vœux contrevenaient au principe de neutralité de l\u2019État, mais M.Cloutier soutient qu\u2019il ne « partage pas son avis ».Le PQ doit continuer à défendre la laïcité de l\u2019État « en unissant les Québécoises et les Québécois derrière une vision commune du vivre-ensem- ble », écrit-il.M.Cloutier soutient que son parti peut s\u2019inspirer des recommandations du rapport Bouchard-Taylor, qui font consensus avec la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.Dans un texte publié sur le site Web de sa campagne, M.Lisée, qui est député de Rosemont, s\u2019en est pris à la pratique voulant que les chefs politiques saluent les fêtes religieuses.Il avait pris prétexte des vœux of ficiels transmis par le premier ministre Justin Trudeau à chacune des fêtes religieuses.La Presse canadienne RAMADAN Alexandre Cloutier se réclame d\u2019Obama et de Sanders Le chef d\u2019état-major dit que l\u2019armée se prépare pour un éventail de nouveaux rôles D A V I D M C F A D D E N à Port-salut D es Haïtiennes ayant eu des enfants avec des Casques bleus ont décidé de poursuivre les Nations unies et leurs anciens amants afin d\u2019obtenir une pension alimentaire.Mario Joseph, un avocat haïtien spécialisé en droit de la personne, a annoncé jeudi qu\u2019il intentera une poursuite civile à Haïti au cours du mois de juillet.La firme de Me Joseph est également impliquée dans un recours présenté au nom de 5000 victimes du choléra qui reprochent à l\u2019ONU d\u2019être responsable de la propagation de la maladie dans le pays.Les forces onusiennes de maintien de la paix ont été dépêchées à Haïti en 2004 afin de maintenir l\u2019ordre à la suite de la chute du président Jean- Bertrand Aristide.Depuis, certains soldats ont été accusés de viol et d\u2019autres sévices, d\u2019avoir eu recours à une force excessive et d\u2019avoir répandu le choléra en sol haïtien par inad- ver tance en raison d\u2019un manque d\u2019hygiène dans une base utilisée par des Casques bleus népalais.Des accusations d\u2019exploitation sexuelle ont également été formulées contre les troupes de l\u2019ONU ailleurs dans le monde, dont récemment en République centrafricaine.Les soldats onusiens ont depuis toujours laissé des enfants illégitimes derrière eux après leur déploiement.Rosa Mina Joseph, l\u2019une des plaignantes, a donné naissance à un garçon en 2011 après avoir entretenu une relation avec un Casque bleu de l\u2019Uruguay, qui est retourné chez lui au bout d\u2019un an en abandonnant sa maîtresse de 17 ans avec un poupon sur les bras (deux cas semblables touchent des policiers montréalais).La jeune femme, aujourd\u2019hui âgée de 22 ans, a raconté avoir reçu 300$ de l\u2019ONU il y a deux ans lorsque la paternité du soldat uruguayen a été établie.Elle a ajouté que le père de l\u2019enfant lui avait également envoyé 100$.Déposer des accusations criminelles contre le Casque bleu représente un défi sur le plan légal puisque les soldats des Nations unies ne peuvent être traduits en justice dans les pays où ils ont été dépêchés en vertu d\u2019ententes internationales.Toute relation sexuelle entre les Casques bleus et la population locale est strictement interdite.Associated Press Des Haïtiennes veulent poursuivre l\u2019ONU Elles demandent une pension alimentaire pour leurs enfants nés de militaires en mission Selon Lisée, les vœux offerts par Cloutier contredisent la neutralité de l\u2019État Le Parti libéral du Québec (PLQ) a dû rembourser plus de 12 000 $ en contributions illégales en 2015 et le Parti québécois 15 000 $, notamment en raison de pratiques de financement sectoriel.Mince consolation pour le PLQ, c \u2019est moins que les 131 000$ déclarés en 2014 ou que les 39 685$ de 2013, pour un total de 182 000$ en trois ans.C\u2019est ce que révèlent les rapports financiers 2015 produits par les partis et publiés par le Directeur général des élections (DGEQ) cette semaine.À la ligne «Contributions non conformes d\u2019un exercice précé- dent » dans le tableau des dépenses, le PLQ a déclaré 12 440$, tandis que le PQ a indiqué 15 091$, un montant qui est toutefois attribué dans ce cas aux « instances» : ce sont donc plutôt les associations de circonscription péquistes qui ont dû rembourser cette somme au total.La Coalition avenir Québec n\u2019avait rien à déclarer, ni pour 2015 ni pour 2014.Les contributions non conformes sont classées en trois sources principales, soit celles obtenues par le financement sectoriel, celles réclamées par des décisions judiciaires, ainsi que « dif férentes non-conformités à la loi détectées dans le traitement des contributions».La quasi-totalité des contributions illégales réclamées au PLQ en 2015 émanaient du financement sectoriel et de décisions judiciaires.La Presse canadienne CONTRIBUTIONS ILLÉGALES Le PLQ et le PQ ont remboursé 27 000 $ en 2015 Garda devra dévoiler qui a fait suivre Julie Snyder, ordonne la Cour supérieure La Cour supérieure a donné jeudi 48 heures à la firme de sécurité Garda pour divulguer l\u2019identité du commanditaire de la filature dont a été l\u2019objet l\u2019animatrice Julie Snyder.Le juge Paul Mayer a aussi ordonné à Garda de mettre un terme à cette surveillance pendant 10 jours.Julie Snyder, en instance de divorce avec l\u2019ex-chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau, soutient avoir été informée le 26 juin dernier qu\u2019un «homme à la casquette noire» avait demandé des informations à son sujet à l\u2019aéroport de Québec, alors qu\u2019elle se rendait aux îles de la Madeleine.Dans sa requête en injonction visant à mettre un terme à cette filature et à en connaître le commanditaire, l\u2019animatrice plaidait qu\u2019elle vit depuis ce temps un stress constant et une violence psychologique «perpétuelle», et elle craint maintenant pour sa sécurité et celle de ses enfants.Après des négociations hors cour, mercredi, l\u2019avocat de Mme Snyder et l\u2019avocate de la firme Garda avaient annoncé en fin d\u2019après-midi la conclusion d\u2019une entente de principe.Mais cette entente n\u2019aura pas survécu à la nuit et jeudi, les deux parties sont revenues devant le juge Paul Mayer pour la suite des procédures judiciaires amorcées mercredi matin.La Presse canadienne Alexandre Cloutier se dit favorable à la création d\u2019une commission sur le racisme systémique au Québec, un geste qui constituerait à son avis « un pas dans la bonne direction », mais qui serait néanmoins « insuffisant ».Selon le député de Lac-Saint- Jean, un tel exercice devrait être accompagné de l\u2019inscription du droit à la francisation dans la charte québécoise des droits et libertés de la personne.« Le taux de chômage chez plusieurs communautés culturelles est très élevé et doit être considéré comme étant un véritable enjeu et traité ainsi », a déclaré M.Cloutier au Devoir.La création d\u2019une commission sur le racisme systémique, telle qu\u2019elle a été réclamée en mai par des dizaines de personnalités québécoises, serait donc un bon commencement.« [Mais] comment voulez-vous vous intégrer si vous ne parlez pas la langue ?», demande le candidat à la direction du Parti québécois.Marie-Michèle Sioui Une commission sur le racisme?VANDERLEI ALMEIDA AGENCE FRANCE-PRESSE Des Casques bleus brésiliens dans un camp de réfugiés haïtiens, trois ans après le tremblement de terre de 2010. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 «Ê tre président de la République, c\u2019est être confronté à la mort, au drame.» Le président François Hollande ne croyait pas si bien dire.Quelques heures plus tard, un poids lourd fonçait sur une foule en liesse à Nice, faisant plusieurs dizaines de morts.Jusque-là, tout s\u2019était déroulé comme d\u2019habitude.Comme chaque année, les militaires avaient descendu les Champs-Élysées.La traditionnelle « garden-party » présidentielle avait réuni des lycéens de quartiers défavorisés qui s\u2019étaient distingués par l\u2019excellence de leurs résultats scolaires.Le président avait accordé sa traditionnelle interview du 14 juillet.Et pourtant, au-delà même de ce sordide attentat dont on connaîtra bientôt la nature exacte, rien n\u2019était comme d\u2019habitude ! Sous les airs de normalité, on sentait la fin de règne partout.Jamais, dans l\u2019histoire récente, un président de la République n\u2019avait dû affronter un tel désaveu dans les sondages, mais aussi dans sa politique quotidienne.Qu\u2019on pense à l\u2019interminable mobilisation syndicale contre la loi sur les normes du travail, à la fronde parlementaire qui empêche le gouvernement de faire adopter ses projets de loi, aux agressions sauvages contre les policiers, à la révolte qui gronde contre l\u2019Europe et même à l\u2019insubordination des ministres du gouvernement.Jamais depuis la Ve République un président français n\u2019aura été aussi faible, et son autorité à ce point malmenée.Même le retour récent de la croissance n\u2019y a rien fait.Symbole de cette anémie présidentielle, voilà plus de six mois que le ministre de l\u2019Économie Emmanuel Macron rompt la solidarité gouvernementale sans encourir la moindre sanction.La raison est simple : François Hollande ne peut se passer d\u2019un ministre aussi populaire, quitte à ce qu\u2019il sape chaque jour un peu plus sa propre autorité.Ce dont l\u2019ancien banquier ne se gêne pas, convaincu qu\u2019il est que François Hollande ne pourra jamais se représenter.Dans la longue entrevue qu\u2019il a accordée jeudi à la télévision française, le président a persisté à poser en candidat à sa propre succession, sans pour autant se déclarer.Même s\u2019il dit qu\u2019il ne prendra sa décision qu\u2019à la fin de l\u2019année, il glisse subtilement que « cinq ans, c\u2019est très court ».Et il annonce des baisses d\u2019impôts.François Hollande dit même avoir en tête une « idée majeure» qui pourrait justifier qu\u2019il «aille devant les Français ».Cette « idée majeure » n\u2019a pourtant rien de neuf.C\u2019est même une stratégie socialiste éculée mise au point par François Mitterrand pour sa réélection en 1988 et qui a depuis longtemps fait long feu.François Hollande veut poser en garant de la «cohésion» nationale, sociale et culturelle, dit-il.Il dit même que « l\u2019enjeu de 2017» sera «beaucoup plus important qu\u2019en 2012».On aura compris qu\u2019il veut s\u2019imposer comme le seul rempart possible contre le Front national.?Pourtant, cette candidature, personne n\u2019y croit.Pas plus qu\u2019à ce discours catastrophiste qui laisse entendre que le fascisme est à nos portes.Le fascisme qui menace la France n\u2019est pas celui-là.D\u2019abord personne ne croit aux chances de Marine Le Pen d\u2019être élue en 2017.En 2022, ce sera une autre affaire, mais pas en 2017 ! Comme on l\u2019a vu lors des dernières élections régionales, la dédiabolisation du Front national et l\u2019évolution par ailleurs réelle de son programme n\u2019ont pas encore permis de briser le plafond de verre qui empêche ce parti d\u2019accéder aux plus hautes fonctions.Si le candidat favori à droite, l\u2019ancien premier ministre Alain Juppé, devait affronter Marine Le Pen au second tour, il irait largement chercher les voix socialistes.Même Nicolas Sarkozy ferait de même.Quant à la capacité des socialistes de faire reculer le Front national, elle fait rigoler les Français qui se souviennent que François Mitterand n\u2019avait pas hésité à favoriser un certain Jean-Ma- rie Le Pen pour mieux poser lui aussi en dernier rempart contre l\u2019extrême droite.Seul un candidat comme Manuel Valls permettrait de faire face au FN.Mais il n\u2019a pas le soutien du parti.Marine Le Pen peut difficilement songer au pouvoir tant que Les Républicains demeurent unis.La présidente du Front national est la première à le savoir et n\u2019a jamais caché son intention de forcer la recomposition de la droite.Il n\u2019est d\u2019ailleurs pas exclu que l\u2019élection à la primaire d\u2019un candidat comme Alain Juppé, surtout populaire à gauche et au centre, pousse éventuellement une partie de la droite à quitter le bateau républicain.Mais ce n\u2019est pas chose faite.Cela ne veut pas dire pour autant que les dés socialistes sont jetés.Tout en posant en candidat, le fabuleux stratège qu\u2019est François Hollande n\u2019a pas manqué de laisser les portes ouvertes et d\u2019envisager tous les scénarios.Y compris certainement celui où il devrait se désister et laisser la place à un autre candidat.Certes, François Hollande n\u2019a pas démérité sur tous les plans.Loin de là.Il se pourrait même que ses réformes économiques portent leurs fruits.Mais en ces temps de crise où les attentats succèdent aux drames du chômage, les Français n\u2019ont que faire d\u2019un « président normal ».crioux@ledevoir.com Triste 14 juillet CHRISTIAN RIOUX à Paris J E S S I C A N A D E A U A près des mois de bataille, Kimberley Marin a finalement obtenu gain de cause : l\u2019École de technologie supérieure (ETS) reconnaît que l\u2019étudiante a été victime de harcèlement sexuel.La direction refuse toutefois de s\u2019excuser pour la gestion déficiente de la plainte.En mai dernier, Kimberley Marin, 29 ans, dénonçait la «culture du silence» et « l\u2019aveuglement volontaire » de l\u2019ETS en matière de harcèlement sexuel.Elle racontait, dans les pages du Devoir, comment elle avait été déshabillée de force par un groupe d\u2019étudiants lors d\u2019une activité d\u2019initiation qui s\u2019était déroulée en septembre 2015.Depuis cet événement, qui l\u2019a profondément bouleversée, l\u2019étudiante à la maîtrise fait des pieds et des mains pour obtenir justice.« Il a fallu que je sorte sur la place publique pour que je sois enfin prise au sérieux», soupire la jeune femme au bout du fil.Près d\u2019un an après les événements, une enquêteuse externe vient de conclure que Kimberley Marin a bel et bien été victime de harcèlement sexuel.« C\u2019est une victoire pour moi, ma dignité est rétablie, confie l\u2019étudiante.Ils n\u2019ont pas pris ma plainte au sérieux, certains ont essayé de banaliser, de m\u2019enlever ma crédibilité.D\u2019autres ont dit que je faisais ça juste pour attirer l\u2019attention.Donc, le fait que ce soit écrit noir sur blanc, ça vient confirmer que j\u2019avais raison.» La direction de l\u2019école a publié un communiqué à la suite du rapport de l\u2019enquêteuse.« La direction générale lance un message clair à la communauté de l\u2019École : tolérance zéro à l\u2019égard des comportements non désirés.L\u2019École réprouve tout autant les pressions qui seraient exercées pour limiter l\u2019expression des plaintes.» L\u2019ETS dit analyser les recommandations de l\u2019enquêtrice pour améliorer ses façons de faire et y donner suite prochainement.Excuses Un étudiant a été « mis en cause » par l\u2019enquêteuse.Sur recommandation de celle-ci, l\u2019étudiant devra présenter des excuses à sa victime.Mais il n\u2019y aura pas d\u2019autres sanctions, confirme le directeur des communications de l\u2019ETS, Antoine Landry, qui dit s\u2019en tenir aux recommandations du rapport.Antoine Landry reconnaît que l\u2019École «a des choses à améliorer» et dit vouloir «vraiment poser des gestes plus proactifs là-dessus ».Mais l\u2019ETS n\u2019ira pas jusqu\u2019à s\u2019excuser pour la mauvaise gestion de la plainte, pour le fait qu\u2019il y a eu des délais beaucoup trop longs et qu\u2019on n\u2019a pas offert de soutien psychologique ou administratif à Kimberley Marin.«On suit ses recommandations [de l\u2019enquêteuse].Elle n\u2019a pas demandé que l\u2019École fasse des excuses auprès de la plaignante ou qui que ce soit.» Kimberley Marin aurait aimé recevoir des excuses « formelles ou informelles » de l\u2019École, mais elle se contente de voir sa plainte enfin reconnue.Et elle espère que cela incitera d\u2019autres étudiantes de l\u2019ETS à suivre son exemple.« Je veux leur dire : allez-y, por tez plainte, parce que si vous ne le faites pas, cette culture néfaste va perdurer.Pour que les choses changent, il faut porter plainte.Ne rien faire, c\u2019est accepter.» Mais il y a un prix à payer, reconnaît Kimberley Marin.Depuis les derniers mois, elle a reçu des encouragements, mais beaucoup d\u2019insultes aussi.Des collègues ne lui parlent plus.Et elle craint pour l\u2019avenir.« Oui, à l\u2019ETS, les choses vont changer \u2014 du moins je l\u2019espère \u2014 mais moi, quand je vais sortir d\u2019ici et que je vais me chercher un emploi, est- ce qu\u2019on va me voir comme une employée à problèmes ?Je pense que c\u2019est précisément pour ça que les filles n\u2019osent pas porter plainte.» Qu\u2019à cela ne tienne, elle estime que toute cette aventure en aura valu la peine.« Au bout du compte, il y a plus de positif que de négatif.Ça a amené une réflexion sur le harcèlement sexuel.Et probablement que ça va changer les choses au quotidien, parce que plusieurs gars m\u2019ont dit que, la prochaine fois qu\u2019ils vont être témoins de commentaires sexistes ou de harcèlement, ils vont prendre la défense de la fille.C\u2019est ça que je voudrais le plus.» Le Devoir HARCÈLEMENT SEXUEL L\u2019ETS reconnaît un incident\u2026 sans s\u2019excuser pour sa gestion de la plainte M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e volet judiciaire du scandale des dépenses de Patrick Bra- zeau a beau être clos, le sénateur québécois n\u2019a pas pour autant dit son dernier mot.De retour sur la colline parlementaire, il a prévenu qu\u2019il demanderait des comptes à ceux qui l\u2019ont blâmé et suspendu sans salaire il y a plus de trois ans.Car ces dernières années ont été de vraies « montagnes russes » pour lui, a confié aux médias Patrick Brazeau, visiblement for t ner veux et émotif à l\u2019idée de retrouver son bureau sénatorial après que la GRC eut retiré les accusations de fraude et d\u2019abus de confiance qui pesaient contre lui.Le sénateur ne regrette rien, pas même d\u2019avoir accepté la nomination de Stephen Harper en 2009.Mais il en veut encore à ses collègues conservateurs qui lui ont reproché d\u2019avoir touché des indemnités auxquelles le Sénat lui aurait dit qu\u2019il avait droit, et de s\u2019être ensuite ligués pour l\u2019expulser de la Chambre haute sans salaire en novembre 2013.Les chèques de paie sont revenus, avec le déclenchement de la campagne électorale l\u2019été dernier, mais une part de son salaire était alors saisie pour rembourser le montant réclamé par le Sénat.« Ce qui m\u2019est arrivé au Sénat, c\u2019était injuste.Et quelqu\u2019un doit être tenu responsable.Et je vais travailler fort pour m\u2019assurer que le ménage soit fait dans cet endroit- là », a tranché le sénateur, sans préciser ce qu\u2019il avait en tête.Toute cette affaire, à son avis, est entièrement « politique ».Et il entend interroger ceux qui ont statué sur son cas.« Il y aura un moment et un lieu, quand le Sénat reprend ses travaux [en septembre], et ce sera probablement l\u2019occasion opportune pour entamer ce processus [\u2026] pour obtenir réponse à certaines de mes questions.» «Fausses accusations» Les dernières années ont été difficiles pour Patrick Brazeau, qui a avoué avoir fait une tentative de suicide cet hiver.Il a été accusé de voies de fait et de possession de cocaïne \u2014 il a obtenu une absolution conditionnelle pour cela \u2014, de se trouver dans un véhicule avec des facultés affaiblies et d\u2019avoir refusé un alcootest en avril.À ceux qui se demandent s\u2019il a encore la crédibilité nécessaire pour siéger au Parlement, le sénateur réplique qu\u2019il n\u2019a pas eu de problèmes de consommation ou de démêlées avec la justice avant ses problèmes au Sénat.«Je ne me vois pas comme une victime.Mais en même temps, j\u2019ai été une victime peut-être d\u2019un scandale politique.[\u2026] Oui, j\u2019ai pris de mauvaises décisions dans les trois dernières années \u2014 et je n\u2019essaie pas de me justifier, je prends mes responsabilités.Mais ç\u2019a été difficile », a affirmé Patrick Brazeau, tout en confiant qu\u2019il est au- jourd\u2019hui en thérapie.«Une réputation, ça se rebâtit.» Patrick Brazeau a été accusé de fraude et d\u2019abus de confiance, en février 2014, après que le Sénat lui eut reproché d\u2019avoir injustement touché des indemnités de logement en plaidant à tor t qu\u2019il habitait à plus de 100kilomètres d\u2019Ottawa, chez son père à Maniwaki \u2014 alors qu\u2019il habitait Gatineau.Il avait été sommé de rembourser 55 016$ au Sénat.Il n\u2019exclut pas l\u2019idée de se tourner désormais vers la justice pour récupérer ces sommes, de même que le salaire dont il a été privé pendant des années.Mais son avocat, Christian Deslauriers, a reconnu qu\u2019un recours civil contre la Chambre haute serait ardu.« Toute décision du Sénat est une décision parlementaire, donc c\u2019est très dif ficile de l\u2019attaquer en cour.Mais il y a peut-être une façon de s\u2019y prendre à l\u2019interne », a-t- il avancé mercredi.Le Sénat et le comité qui gère les finances des sénateurs demeurent à majorité conservatrice.Le Devoir Brazeau veut demander des comptes au Sénat Le sénateur n\u2019exclut pas l\u2019idée de se tourner vers la justice pour récupérer de l\u2019argent SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Patrick Brazeau a rencontré les médias jeudi dans son bureau sénatorial, au lendemain du retrait des accusations qui pesaient contre lui.Un cinquième sénateur conservateur quitte le caucus Un cinquième sénateur conservateur a claqué la porte de son caucus en moins d\u2019un an.L\u2019Albertain Doug Black a choisi à son tour de siéger comme indépendant.Nommé par Stephen Harper en 2013, le sénateur dit avoir été témoin des décisions de ses collègues et constaté un changement de ton au Sénat, de plus en plus indépendant des partis politiques.M.Black souhaite accélérer la tendance.« J\u2019en suis venu à la conclusion, en voyant ces changements au Sénat, que la meilleure façon de le faire pour moi était de siéger comme indépendant, pour que je puisse agir continuellement de façon indépendante.Je crois que c\u2019est dans l\u2019intérêt supérieur du Sénat et des Alber- tains et du mien », a-t-il expliqué au Devoir, en plaidant qu\u2019il voulait être « le plus ef fi- cace possible ».Quatre sénateurs conservateurs et trois libéraux ont quitté leur caucus depuis l\u2019automne dernier.L\u2019étudiant mis en cause par l\u2019enquêteuse devra présenter des excuses à la victime Patrick Brazeau estime avoir fait les frais d\u2019une affaire entièrement politique L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Carol-Ann Té- trault, en son vivant domiciliée au 5, chemin Mc Connell, Dorval, Qc, H9S 5L9, est décédée à Montréal le 29 janvier 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me David F.Ménard, notaire au 62, rue Robinson Sud - bureau 201, Gran- by (Qc) J2G 9L1.Donné ce 13 juillet 2016.Antoine Eugène Sirsly AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné de la clôture d'inventaire de la succession de Fiona Louise Leckie, de la ville de Montréal, Québec, qui est décédée le 20 juillet 2014, et que l'inventaire peut être consulté par les intéressés, aux bureaux de Borden Ladner Gervais, 1000 de la Gauchetière Ouest, Bureau 900, Montréal, Québec, H3B 5H4.Avis est donné qu'à la suite du décès de Claudette FORTIN, survenu le 21 septembre 2013, en son vivant domiciliée au 107, av Laval, Laval, Qc, H7N 3V5, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral Lise FORTIN le 12 juillet 2016.Cet inventaire peut- être consulté jusqu'au 15 août 2016 par les intéressés y ayant droit à l'étude de Me Khaled LARBI-CHERIF, notaire, au 1525, rue Mazurette, bureau 201, Montréal, Qc H4N 1G8.Donné le 12 juillet 2016, Lise FORTIN, liquidateur.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 135 et 136 c.p.c) Avis est donné à Pierre HOTTE, fils de Jacqueline DESJARDINS, née le 23 janvier 1926, de communiquer avec la notaire soussignée ou avec le greffe de la Cour supérieure du district de Longueuil, situé au 1111, boulevard Jacques-Cartier Est, Longueuil (Québec) J4M 2J6, salle RC31, en faisant référence au numéro de dossier ci-dessous, afin de faire les observations, représentations jugées appropriées sur la demande, opposition ou réquisition de la convocation d'une réunion pour observations ou représentations et réception de preuve contenue au dossier.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 13 juillet 2016 par Me Charles LUSSIER, greffier spécial de la Cour Supérieure du district de Longueuil, dans le dossier numéro 505-14-010115 -169.La notaire soussignée vous avise qu'elle commencera ses opérations pour la vérification de ce testament à son étude, dont l'adresse est mentionnée ci- après, le 1er août 2016 à 9h00.En l'absence d'observations ou d'oppositions d'ici cette date, la notaire soussignée pourra vérifier le testament sans autre délai.Fait et signé à Boucherville, ce 13 juillet 2016 Me Catherine SIMARD-RAY- MOND, notaire 204-151, boulevard de Mortagne Boucherville (Québec) J4B 6G4 Téléphone : (450) 641-1153 Fax : (450) 641-2171 Email : c.simard-raymond@nota- rius.net CANADA DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 505-22-228530-161 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) NISSAN CANADA INC.Demandresse c.SAX THI TACH Défendeur et JASBIR SINGH Mis en cause Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Jasbir Singh de vous présenter au greffe civil du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance initiale et modifiée, l'avis d'exécution ainsi que le procès-verbal de saisie qui y ont été laissés à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Julie Côté, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier la demande introductive d'instance.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 13 juillet 2016 Julie Côté, Huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès Jacqueline Richard, en son vivant domiciliée au 1006 Des Morillons, à Saint-Anicet, province de Québec, survenu le 13 avril 2016, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Colin Cope, le 11 juillet 2016 devant Me Diane Beaudry, notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Diane Beaudry, notaire, sise au 1160 Boulevard Saint-Joseph Est, bureau 105, Montréal, province de Québec, H2J 1L4.Donné ce 13 juillet 2016, à Montréal par Me Diane Beaudry, notaire PRENEZ AVIS de la publication de la clôture de l'inventaire de la Succession de Giovannina Anto- nacci, décédée le 14-02-2016.Ledit inventaire peut être consulté à l'étude de Me Stéfan Martin, notaire, 7963, rue Notre-Dame Est, Montréal, Qc.H1L 3K8.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR (1) Restaurant pour (vendre) 768, avenue Atwater Montréal (Québec) H4C 2G9 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9339-4617 Québec Inc.RESTAURANT FRIDA 768, avenue Atwater Montréal (Québec) H4C 2G9 Dossier : 4 360 285 (1) Bar Société de la Place des Arts de Montreal SALON URBAIN 1600, rue Saint- Urbain Montréal (Québec) H2X 2M5 Dossier : 4 360 251 1600, rue Saint-Urbain Montréal (Québec) H2X 2M5 AVIS DE RADIATION (dossier : 24-15-00882) AVIS est par les présentes donné que le Dr Nicolas Christou (76265), exerçant la profession de médecin à Montréal (Québec), a plaidé coupable devant le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec des infractions qui lui étaient reprochées soit : \u2022 d\u2019avoir négligé de documenter une complication survenue lors d'une chirurgie bariatrique effectuée chez sa patiente le 11 février 2003, alors qu'un morceau de drain était demeuré coincé au site des sutures chirurgicales et qu'il avait décidé de le laisser en place, ne notant pas ce fait dans le protocole opératoire dicté le même jour ni dans le dossier médical de la patiente, alors qu'un morceau avait été laissé en place (chef 1); \u2022 d\u2019avoir négligé d\u2019informer sa patiente qu'au cours de la chirurgie du 11 février 2003, une complication était survenue et qu'il avait dû laisser en place un morceau de drain, et en s'abstenant de le lui dire subséquemment, notamment lors de l'hospitalisation de la patiente du 8 septembre au 29 octobre 2003, alors qu'il a retiré ce morceau lors d'une chirurgie effectuée le 2 octobre 2003 (chef 2).Le 3 juin 2016, le conseil de discipline a imposé au Dr Nicolas Christou une radiation du tableau de l\u2019ordre pour une période de 2 mois sur le chef 1 et une période de 2 mois sur le chef 2 de la plainte amendée.Ces périodes de radiation doivent être purgées concurremment.La décision du conseil étant exécutoire le 31e jour de sa communication à l\u2019intimé, le Dr Nicolas Christou est donc radié du tableau de l\u2019ordre pour une période de deux (2) mois à compter du 11 juillet 2016.Le présent avis est donné en vertu des articles 156 et 180 du Code des professions.Montréal, le 11 juillet 2016.ME CHRISTIAN GAUVIN, avocat Secrétaire du conseil de discipline AVIS LÉGAL Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour servir 2 Bars dont 1 avec autorisation de spectacles sans nudité et 1 sur terrasse (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre 771-773, rue Rachel Est Montréal (Québec) H2J 2H4 2, rue Sainte- Catherine Est, 6e Montréal (Québec) H2X 1K4 5511, rue de Verdun Montréal (Québec) H4H 1K9 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9342-7611 Québec inc.PRINCE 771-773, rue Rachel Est Montréal (Québec) H2J 2H4 Dossier : 1889-773 9209-0760 Québec Inc.À VENIR 2, rue Sainte- Catherine Est, 6e Montréal (Québec) H2X 1K4 Dossier : 3172-566 Café Bénédictins Inc.CAFÉ BÉNÉDICTINS 5511, rue de Verdun Montréal (Québec) H4H 1K9 Dossier : 4049-482 2 Restaurants pour vendre 3 Bars avec spectacles sans nudité 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur le domaine public 9343-0973 Québec Inc.À VENIR 4785, rue Sherbrooke Ouest Westmount (Québec) H3Z 1G5 Dossier : 283-457 Morgane de la Montagne Inc.ROSALIE RESTAURANT 1232, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z1 Dossier : 306-019 9306-8609 Québec inc.SENATEUR 254, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1G9 Dossier : 358-820 4785, rue Sherbrooke Ouest Westmount (Québec) H3Z 1G5 1232, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z1 254, rue Saint- Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1G9 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 16-15187 Gestion du Complexe sportif Marie-Victorin L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 27 juillet 2016 est reportée au 17 août 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 15 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 2016-025 Services professionnels dans le cadre du projet de réaménagement du CRC Saint-Donat dans les locaux du centre commercial Domaine.Date d\u2019ouverture : 15 août 2016 à 14 h.Renseignements : Monsieur David Uribe-Marquez, agent technique en architecture au 514 872-2621.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 15 août 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ À MONTRÉAL, CE 15E JOUR DE JUILLET 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Monsieur Magella Rioux Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 16-14505 Acquisition de services pour l'utilisation d'une solution logiciel-service ou infonuagique hébergée des ressources humaines et paie L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 3 août 2016 est reportée au 24 août 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 15 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Avis public REPORT DE DATE D\u2019OUVERTURE 16-017 - Travaux de réaménagement du bassin de la Brunante Veuillez prendre note que la date d\u2019ouverture de la soumission 16-017 est reportée au mercredi, 10 août 2016, à 11 heures.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Le 15 juillet 2016 Appel d\u2019offres Espace pour la vie Biodôme de Montréal Appel d\u2019offres : B-00020-1 \u2013 ERRATUM - SÉAO # 997655 La Ville de Montréal sollicite le marché pour l\u2019exécution des travaux suivants : Le design, la construction et l\u2019installation d\u2019un système d\u2019échan - geur avec tubes à ailettes d\u2019aluminium extrudés.Veuillez noter que l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offres publié le 13 juillet 2016 aurait dû se lire comme suit : L\u2019ouverture des soumissions est prévue pour le 15 août 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 15 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Avis public I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) a dévoilé jeudi de nouveaux assouplissements à son règlement sur la protection de l\u2019eau potable pour ménager les petits propriétaires et respecter leurs droits acquis.Or le cœur du conflit dans la couronne reste à régler.«La pression a été très, très forte», a résumé la présidente de la Commission intérimaire d\u2019environnement de la CMQ et mairesse de Sainte-Bri- gitte-de-Laval, Wanita Daniele.Depuis sa présentation en mars, le Règlement de contrôle intérimaire (RCI) a déclenché une véritable levée de boucliers dans des secteurs comme Stoneham, Lac-Beauport et Sainte-Brigitte-de-Laval.La CMQ avait voulu durcir la réglementation après avoir découvert que la santé du principal réservoir d\u2019eau potable du territoire \u2014 le lac Saint-Charles \u2014 se dégradait rapidement.L\u2019étalement urbain et la prolifération des constructions avec fosses septiques dans le bassin versant avaient alors été montrés du doigt comme principale cause du problème.En conférence de presse jeudi, le maire Régis Labeaume (également président de la CMQ) a expliqué que la CMQ, avec ces assouplissements, voulait permettre au plus grand nombre de familles possible «de construire leurs rêves de maisons».À l\u2019origine, le RCI visait à bannir les installations septiques dans tout le bassin versant et les constructions en pente, en plus d\u2019imposer une série d\u2019obligations en matière de reboisement.Or, finalement, le plan dévoilé jeudi permet à certains propriétaires de terrains de se construire avec des fosses septiques.Une centaine de personnes pourraient en bénéficier, notamment à Lac-Beauport.De plus, une partie des propriétaires qui ont déjà des installations septiques pourra les conserver.«On s\u2019est aperçus qu\u2019on ne peut pas en demander beaucoup plus aux gens qui sont déjà sur le territoire», a expliqué le coordonnateur du dossier à la CMQ, François Morneau.«Mais s\u2019il y a de nouveaux développements, on va exiger que les terrains soient plus grands.» Le plan exige en outre que les fosses septiques soient à une distance minimale de 120 mètres des lacs.Selon Mme Daniele, les mesures touchant le reboisement devraient soulager un grand nombre de citoyens.«Ce qui faisait mal, c\u2019était de reboiser lorsqu\u2019on veut construire un cabanon ou une piscine et ça, c\u2019est levé.La majorité des citoyens vont pouvoir profiter de cette bonification.» Par contre, le plan présenté jeudi ne touche pas les zones les plus litigieuses et vulnérables du territoire, notamment dans les secteurs plus montagneux du territoire de la ville de Stone- ham.Les municipalités de Stoneham et Lac- Beauport ont d\u2019ailleurs lancé en juin des poursuites judiciaires contre la CMQ à ce propos.Le Devoir EAU POTABLE De nouvelles concessions à Québec Le cœur du conflit en banlieue reste à régler RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Des propriétaires de Lac-Beauport pourront bénéficier de l\u2019assouplissement annoncé jeudi.A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L e CISSS de l\u2019Outaouais a annoncé que les patients du centre de réadaptation La RessourSe ne seront finalement pas transférés à l\u2019hôpital de Hull.L\u2019établissement s\u2019est entendu avec des médecins afin d\u2019offrir les soins aux patients malgré le départ de trois médecins généralistes.Le déménagement des patients avait été envisagé car le centre n\u2019arrivait pas à assumer toutes les gardes avec la vague de dépar ts.La solution est toutefois temporaire et de nouveaux médecins devront être recrutés.« Des médecins spécialistes et généralistes du centre et de l\u2019extérieur se sont mobilisés et augmenteront leur charge de travail pour éviter que les patients ne se retrouvent dans un milieu qui n\u2019est pas adapté à leur réadaptation », indique le directeur des services professionnels du CISSS de l\u2019Ou- taouais, le Dr Guy Morissette.Ce dernier espère recruter des médecins d\u2019ici octobre pour régler la situation.Il ne prévoit pas d\u2019avoir besoin de présenter une demande de dérogation à Québec pour ce faire.Le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin, ne croit pas que des cas semblables se multiplieront au Québec.Pour lui, le fait que le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette ait renoncé à obliger les nouveaux médecins à suivre 500 patients pour travailler à l\u2019hôpital change la donne, même si ces nouveaux médecins risquent une pénalité financière désormais s\u2019 i ls ne s\u2019acquittent pas de cette obligation, à moins d\u2019une dérogation exceptionnelle.« La dif férence est majeure, af firme le Dr Godin, les établissements pourront recruter quand ils font la démonstration qu\u2019il y a un besoin prioritaire dans leur région.» Contrairement au Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée, le ROME, le Dr Godin ne croit pas qu\u2019une pénurie de médecins en établissement nous menace.Dans le cas du centre La RessourSe, des occasions de recrutement auraient malheureusement été manquées.L\u2019obligation pour tout médecin qui changeait d\u2019établissement de s\u2019engager à suivre aussi 500 patients dans la communauté aurait freiné des candidats avant que cette directive tombe, selon des sources.Le Dr Morissette af firme que cette contrainte « faisait partie de l\u2019environnement », mais n\u2019a pas été le frein principal.La région de l\u2019Outaouais peine depuis plusieurs années à recruter.Cette année, seulement 15 des 32 postes de médecins de famille disponibles dans la région ont trouvé preneur.Dans une situation comme dans l\u2019autre, des patients risquent d\u2019être privés de médecins de famille, craint la députée du Parti québécois Diane Lamarre.Selon elle, des médecins recrutés par l\u2019hôpital pourraient préférer la pénalité financière et laisser tomber le suivi de 500 patients quand ils pratiquent à l\u2019hôpital.« Je ne pense pas que c\u2019est en les pénalisant qu\u2019on va changer leur pratique, af firme Mm e La- marre.Il est urgent de faire de la place aux infirmières praticiennes spécialisées pour régler la question de l\u2019accès à la première ligne.» Le Devoir CENTRE LA RESSOURSE Les patients pourront rester La solution est toutefois temporaire Le président de la FMOQ ne croit pas que des cas semblables se multiplieront L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 U ne nouvelle espèce de dinosaure carnivore datant d\u2019environ 90 millions d\u2019années a été découverte en Argentine.Elle présente des ressemblances avec le célèbre Tyrannosaure, notamment avec ses deux bras minuscules, mais appartient à une lignée totalement différente.Comme le Tyrannosaurus Rex, le Gualichoshinyae est un théropode, un dinosaure bipède, mais fait partie d\u2019une autre branche de cette famille de saurischiens majoritairement carnivores.Cela signifie que ses deux pattes avant, ridiculement courtes avec deux griffes chacune à l\u2019instar du dinosaure de Jurassic Park, sont un trait caractéristique qui n\u2019a pas résulté de l\u2019évolution d\u2019un ancêtre commun.«Le Gualicho est une sor te de dinosaure mosaïque avec des caractéristiques anatomiques que l\u2019on trouve normalement chez différentes espèces de théropodes », explique Peter Makovicky, responsable de la section des dinosaures au Field Museum, le musée d\u2019histoire naturelle de Chicago, également membre de l\u2019équipe scientifique qui revendique cette découverte, objet d\u2019une publication dans la revue scientifique américaine PLOS ONE.Le squelette fossilisé décou- ver t en Patagonie argentine est incomplet, mais les scientifiques estiment que ce prédateur était de taille moyenne, pesant environ 450 kilogrammes, ce qui est comparable à un ours polaire.Le nom du dinosaure fait référence à l\u2019histoire de sa découverte lors d\u2019une expédition menée en 2007 dans la formation riche en fossiles d\u2019Huincul dans le nord de la Patagonie.Le Temps ARGENTINE Une nouvelle espèce de dinosaure découverte L I S A - M A R I E G E R V A I S D eux jeunes Québécoises d\u2019à peine 12 ans ont réussi à se hisser en finale du prestigieux Technovation Challenge de San Francisco, une compétition internationale visant à encourager les jeunes filles de tous les pays du monde à s\u2019initier à la technologie.Avec InDa- Fridge, une application mobile pour contrer le gaspillage alimentaire, Maé Guignat-Lépinay et Clémence Auclair ont déjà séduit plusieurs jurys nationaux et régionaux et se sont finalement rendues jusqu\u2019au pays de Steve Jobs, dans la Silicon Valley.La recette de leur succès?Des recettes, justement.Des recettes que l\u2019utilisateur se voit suggérer d\u2019après les aliments qu\u2019il a dans son frigo et qu\u2019il a inscrits dans l\u2019application.Ensuite, celle-ci personnalise son offre de recettes en demandant des précisions sur ses préférences alimentaires (sans ou avec viande, par exemple) et si le repas à préparer est pour une fête ou tout simplement un repas à cuisiner sur le pouce.«Saviez-vous que près du tiers de la nourriture produite dans le monde est gaspillée ou perdue?» expliquent les deux jeunes filles dans la présentation vidéo de leur projet sur YouTube.«C\u2019est 280 livres par personne d\u2019aliments sains qui sont jetés à la poubelle chaque année.» Le gaspillage alimentaire, c\u2019est la préoccupation qui a guidé Clémence et Maé tout au long de l\u2019élaboration de InDaFridge.«Quand on a eu notre idée, on a fait un sondage auprès des familles et elles nous ont dit que le gaspillage alimentaire était un problème.On est parti de ça pour faire un \u201cbusiness plan\u201d pour expliquer comment on allait gagner de l\u2019argent avec ça, comment se démarquer des autres applications, faire le design, définir les fonctions\u2026» explique Clémence.Mine de rien, les deux copines planchent sur leur « bébé » techno depuis octobre dernier.Techno pour filles Depuis 2010, le programme Technovation Challenge offre à 5000 filles de 10 à 18 ans dans près de 30 pays une réelle incursion dans le milieu de la technologie.Depuis deux ans, grâce à notamment Stéphanie Jecrois et Christine Renaud, le défi Technovation a son chapitre Mont- réalais.Programmation (« coding »), entrepre- neuriat, élaboration d\u2019un plan d\u2019affaires\u2026 Les participantes ont eu droit à quatre ateliers de fin de semaine avec des professionnelles en entreprise, en plus des séances de remue-méninges et de travail sur leur projet personnel en compagnie d\u2019une mentor.« L\u2019expérience est positive pour les participantes, mais aussi pour les mentors et les coachs qui sont de jeunes femmes extraordinaires qui ont accepté de rencontrer bénévolement les équipes de filles, souligne Stéphanie Jecrois.Certaines professionnelles de start-up qu\u2019on a rencontrées ont dit qu\u2019elles auraient adoré pouvoir apprendre leur métier à un si jeune âge.» Dans les grandes entreprises comme Google, les emplois techniques sont occupés par à peine 17 % de femmes.Cette proportion est de 15 % au sein de Facebook et de 10 % chez Twitter, des entreprises que Maé et Clémence ont d\u2019ailleurs eu le privilège de visiter ces derniers jours.Chez les jeunes, la techno (et surtout les jeux vidéo) semble être la chasse gardée des garçons.« Ce n\u2019est pas par manque d\u2019intérêt.C\u2019est que les jeunes filles ne sont pas assez exposées à la techno.On ne les a pas assez encouragées, constate Mme Jecrois.C\u2019est la beauté de notre programme.Ça élargit leur horizon.» Même si elle est plutôt accro à son iPod, Clémence n\u2019avait jamais songé à faire sa place dans le domaine de la techno.« J\u2019utilise beaucoup d\u2019applications mais je ne m\u2019étais jamais posé la question sur la façon dont c\u2019était fait.C\u2019est drôle de voir que Maé et moi, on en a créé une », raconte la jeune fille, jointe à San Francisco quelques heures avant la cérémonie annonçant les gagnants.«C\u2019était un milieu plus de gars, pas nécessairement pour moi.Mais là, je m\u2019y vois plus.» 10 000$ en bourse Heureusement qu\u2019elles s\u2019y voient, car elles y sont.Après avoir remporté la demi-finale pour l\u2019Amérique du Nord \u2014 où une autre équipe montréalaise de l\u2019école The Study avait réussi à compétitionner \u2014, les filles d\u2019InDaFridge ont obtenu leur passeport pour l\u2019ultime étape du concours qui a vu défiler 800 projets d\u2019applications.En tout, 10 équipes (6 de niveau secondaire et 4 de niveau primaire) de jeunes filles venant de pays aussi divers que le Kazakhstan, le Kenya et l\u2019Inde ont dû faire un «pitch» de quatre minutes pour convaincre le prestigieux jury de San Francisco du bien-fondé et de l\u2019originalité de leur création.«Mon cœur battait fort, surtout quand c\u2019était notre tour et qu\u2019ils ont annoncé nos noms», dit Clémence, qui comme Maé vient de finir sa 6e année à l\u2019école Nouvelle-Querbes.« Quand on a eu fini, on a poussé un gros soupir de soulagement.J\u2019ai trouvé qu\u2019on avait bien présenté.» « Je pense que toutes les idées étaient vraiment bonnes.Ce sera dif ficile pour le jury », a renchéri Maé, qui dit avoir beaucoup aimé la présentation de ses consœurs du Mexique, qui ont proposé une application pour inciter les gens à faire davantage de bénévolat dans leur communauté.Au moment d\u2019écrire ces lignes, Maé et Clémence étaient sur le point de savoir si elles al laient mettre la main sur la bourse de 10 000 $ offerte aux gagnantes dans le but de commercialiser leur application.Et si le prix leur échappe ?« On va essayer quand même de faire quelque chose, affirme Clémence.On va essayer de faire des collaborations avec des chefs comme Di Stasio et Ricardo.Ils sont quand même connus.On pourrait suggérer de leurs recettes dans InDaFridge et ça nous donnerait de la visibilité en même temps ! » Avis aux investisseurs.Le Devoir Deux Québécoises de 12 ans dans la Silicon Valley Les jeunes filles ont développé une application mobile pour contrer le gaspillage alimentaire JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019application des élèves suggère des recettes aux utilisateurs à partir des aliments qu\u2019ils ont dans leur frigo.PHOTO FOURNIE PAR TECHNOVATION MONTRÉAL Maé Guignat-Lépinay et Clémence Auclair B I L L G R A V E L A N D L A U R E N K R U G E L à Calgary L a police de Calgary a indiqué qu\u2019un suspect interrogé jeudi à propos de la disparition d\u2019une fillette de cinq ans, Taliyah Leigh Mars- man, et de la mort violente de sa mère, Sara Baillie, avait un lourd dossier criminel et qu\u2019il ne collaborait pas.L\u2019homme semble correspondre à celui aperçu lundi avant- midi par des témoins en compagnie d\u2019une jeune fille ressemblant à celle portée disparue, a indiqué le détective Don Coleman.Tous deux auraient été aperçus dans le même quartier où se trouve l\u2019appartement de Sara Baillie et où son corps a été retrouvé lundi soir.L\u2019individu avait été arrêté à Calgary mercredi pour subir un interrogatoire, a précisé, plus tôt jeudi, un porte-parole de la police, le détective Andy Nguyen.« Vers 22 h 30, environ, nous avons mis en détention un homme qui pourrait avoir quelque chose à voir avec la disparition de Taliyah », a déclaré M.Nguyen.L\u2019identité du suspect n\u2019a pas été dévoilée et aucune accusation n\u2019a été déposée contre lui.Le détective Don Coleman a toutefois indiqué que ce dernier était connu de la mère de 34 ans décédée et du père de l\u2019enfant disparue.L\u2019homme a un passé violent et est connu des autorités, a ajouté M.Coleman.D\u2019autres suspects pourraient aussi être interrogés.Entre 50 et 75 agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) cherchaient des indices sur les déplacements de Taliyah dans la banlieue de Chestermere, à l\u2019est de Calgary.«Des éléments d\u2019information découlant de nos dif férentes stratégies d\u2019enquête nous portent à croire que l\u2019individu a brièvement été dans cette zone», a dit Don Coleman.Celui-ci a précisé que le fait que l\u2019enquête s\u2019étende plus loin géographiquement ne signifie pas que les autorités considèrent que la fillette est morte.Un ourson en peluche a été retrouvé, mais les autorités ne savent pas si l\u2019objet constitue un indice significatif.L\u2019aler te Amber lancée tôt mardi, quelques heures après la découverte du corps de la mère de la fillette, était toujours en vigueur jeudi.La police considère la mort de Sara Baillie comme un homicide.Le suspect en détention aurait été aperçu au volant d\u2019une berline gris foncé à proximité de l\u2019endroit où la voiture de Mme Baillie a été retrouvée.La police a af firmé qu\u2019une fillette dont la description correspondait à celle de la petite Taliyah avait été aperçue avec un homme noir trapu vers 11 h 30, lundi, dans le secteur où l\u2019enfant vivait avec sa mère.Elle portait des bottes rouges ou roses à pois blancs et transportait une valise rougeâtre.Les enquêteurs ont également dévoilé que des caméras en circuit fermé avaient filmé Sara Baillie et sa fille dans un Dairy Queen vers l\u2019heure du souper, dimanche.Mme Baillie semblait alors discuter avec un homme et un garçon.La police espère pouvoir identifier ces personnes et a publié des saisies d\u2019écran sur le site Web de la Ville de Calgary.La police soutient que le père de Taliyah, Colin Mars- man, collabore à l\u2019enquête.Ce dernier a d\u2019ailleurs appelé quiconque détiendrait des éléments d\u2019information « à faire la bonne chose».La Presse canadienne ALERTE AMBER Le suspect ne collabore pas Des sites d\u2019injection supervisée à Toronto Toronto \u2014 Trois sites d\u2019injection supervisée verront le jour dans la ville de Toronto.Le conseil municipal a voté par 36 contre 3, jeudi, pour qu\u2019un tel projet voie le jour dans des centres de santé du centre- ville.L\u2019initiative vise à offrir un environnement sécuritaire et hygiénique où les consommateurs pourront s\u2019injecter, sous la supervision d\u2019une infirmière, de la drogue préalablement achetée.Plus tôt ce mois-ci, le Conseil de la santé de Toronto avait donné son accord à l\u2019implantation de trois petits sites d\u2019injection supervisée.Les cas de morts par sur- dose ont augmenté de 77 % de 2004 à 2014 à Toronto.La Presse canadienne Pas de congédiement sans motif, dit la Cour suprême Ottawa \u2014 La Cour suprême du Canada statue qu\u2019une compagnie sous réglementation fédérale ne peut congédier sans motif valable un employé qui n\u2019est pas protégé par un syndicat.Dans son arrêt rendu jeudi, le plus haut tribunal du pays indique que cette pratique est injuste et, par conséquent, viole le Code canadien du travail.Le Congrès du travail du Canada a salué cette victoire pour tous les employés sous réglementation fédérale, particulièrement les non-syndiqués des secteurs bancaires, des télécommunications et des transports.La Presse canadienne JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Les policiers ont poursuivi jeudi leurs recherches près de Calgary. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 58.96 -0.38 -0.64 895 Canadian-Tire CTC.A 137.97 -0.90 -0.65 330 Cogeco CCA 61.76 0.76 1.25 500 Corus CJR.B 12.55 -0.11 -0.87 636 Groupe TVA TVA.B 4.03 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 19.93 0.42 2.15 138 Loblaw L 71.00 0.26 0.37 272 Magna MG 48.63 0.58 1.21 1174 Metro MRU 47.14 -0.08 -0.17 258 Quebecor QBR.B 39.15 0.62 1.61 690 Rona RON 23.99 0.00 0.00 0 Saputo SAP 38.95 -0.11 -0.28 161 Shaw SJR.B 25.18 0.04 0.16 592 Dollarama DOL 92.40 -0.45 -0.48 247 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 6.81 0.02 0.29 41 Yellow Media Y 19.62 0.27 1.40 20 S&P TSX SPTT14514.52 20.72 0.14 391809 S&P TX20 TX20 647.65 -0.22 -0.03 181959 S&P TX60 TX60 844.80 1.70 0.20 188190 S&P TX60 Cap.TX6C 934.18 1.88 0.20 188190 Cons.de base TTCS 521.54 -0.66 -0.13 6153 Cons.discré.TTCD 169.45 0.60 0.36 16811 Énergie TTEN 193.88 0.82 0.42 93088 Finance TTFS 247.57 0.90 0.36 36406 Aurifère TTGD 268.82 -1.92 -0.71 116732 Santé TTHC 88.50 1.39 1.60 7802 Tech.de l\u2019info TTTK 52.06 0.10 0.19 7336 Industrie TTIN 185.18 0.33 0.18 25795 Matériaux TTMT 266.09 -0.35 -0.13 156114 Immobilier TTRE 302.64 -2.46 -0.81 9386 Télécoms TTTS 155.18 0.38 0.25 5833 Sev.collect.TTUT 243.65 -1.03 -0.42 12572 Métaux/minerals TTMN 659.20 4.76 0.73 31407 TSX Venture JX 764.96 7.27 0.96 170945 Cameco CCO 14.09 0.23 1.66 790 Canadian Natural CNQ 41.43 0.20 0.49 1438 Canadian Oil Sands COS 9.93 0.00 0.00 0 Enbridge ENB 53.91 -0.71 -1.30 1313 EnCana ECA 10.30 0.14 1.38 4216 Enerplus ERF 8.40 0.00 0.00 1126 Pengrowth Energy PGF 2.28 -0.04 -1.72 710 Pétrolière Impériale IMO 41.45 0.03 0.07 352 Suncor Energy SU 36.59 -0.09 -0.25 2121 Cenovus Energy CVE 18.39 0.19 1.04 1036 TransCanada TRP 60.75 0.03 0.05 1289 Valener VNR 22.20 -0.07 -0.31 27 Air Canada AC 9.61 0.09 0.95 945 Bombardier BBD.B 2.07 -0.01 -0.48 2887 CAE CAE 16.69 0.01 0.06 384 Canadien Pacifique CP 182.70 2.09 1.16 518 Chemin de fer CN CNR 80.54 0.33 0.41 932 SNC-Lavalin SNC 56.09 -0.58 -1.02 180 Transcontinental TCL.A 18.86 -0.08 -0.42 77 TransForce TFI 24.87 0.05 0.20 140 B.CIBC CM 98.01 -0.65 -0.66 1223 B.de Montréal BMO 84.38 0.22 0.26 840 B.Laurentienne LB 48.60 0.05 0.10 88 B.Nationale NA 45.65 0.30 0.66 795 B.Royale RY 79.82 0.55 0.69 1952 B.Scotia BNS 65.23 0.26 0.40 1132 B.TD TD 56.43 -0.03 -0.05 1743 Brookfield Asset BAM.A 45.76 0.32 0.70 719 Cominar Real CUF.UN 17.44 0.18 1.04 368 Corp.Fin.Power PWF 30.12 0.25 0.84 399 Fin.Manuvie MFC 17.73 0.21 1.20 3257 Fin.Sun Life SLF 42.47 0.50 1.19 809 Great-West Lifeco GWO 34.05 0.16 0.47 283 Industrielle All.IAG 42.24 0.73 1.76 157 Power Corporation POW 28.22 0.22 0.79 398 TMX X 53.70 -0.15 -0.28 16 Agrium AGU 123.21 2.65 2.20 293 Barrick Gold ABX 27.69 0.33 1.21 5159 Goldcorp G 25.09 -0.20 -0.79 3137 Kinross Gold K 6.96 -0.05 -0.71 7077 Mines Agnico-Eagle AEM 72.45 -1.28 -1.74 1062 Potash POT 22.23 0.33 1.51 3506 Teck Resources TCK.B 18.55 0.00 0.00 3243 Fortis FTS 43.43 -0.57 -1.30 859 TransAlta TA 6.46 -0.04 -0.62 751 BlackBerry BB 8.60 -0.08 -0.92 1076 CGI GIB.A 57.65 0.17 0.30 565 BCE BCE 62.75 0.12 0.19 844 Manitoba Telecom MBT 38.45 -0.15 -0.39 278 Rogers RCI.B 54.04 0.54 1.01 1221 Telus T 43.38 0.07 0.16 1071 iShares DEX XBB 32.47 -0.07 -0.22 81 iShares MSCI XEM 25.98 0.21 0.81 4 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 24.74 0.12 0.49 268 iShares S&P/TSX XIC 23.01 0.05 0.22 96 KINROSS GOLD CORP K 6.96 -0.05 -0.71 7077 BIRCHCLIFF ENERGY BIR 8.70 0.84 10.69 5969 EMERA INC EMA.IR 50.12 -0.18 -0.36 5763 BARRICK GOLD CORP ABX 27.69 0.33 1.21 5159 BAYTEX ENERGY CORP BTE 7.26 0.02 0.28 5141 YAMANA RES INC YRI 7.58 -0.08 -1.04 5097 HB NYMEX CL BULL HOU 8.34 0.16 1.96 4789 FIRST QUANTUM FM 10.90 -0.01 -0.09 4320 ENCANA CORP ECA 10.30 0.14 1.38 4216 POTASH CORP POT 22.23 0.33 1.51 3506 BIRCHCLIFF ENERGY BIR.R 8.58 0.86 11.14 2823 BIRCHCLIFF ENERGY BIR 8.70 0.84 10.69 5969 DELPHI ENERGY CORP DEE.NT 103.00 5.49 5.63 180 VALEANT VRX 29.69 1.58 5.62 1614 BROOKFIELD BBU.UN 27.24 1.33 5.13 423 WEST FRASER TIMBER WFT 38.05 1.66 4.56 740 ADVANTAGE OIL & AAV 7.87 0.33 4.38 1820 LINAMAR CORP LNR 52.56 2.17 4.31 316 HARDWOODS HWD 17.40 0.70 4.19 111 NUVISTA ENERGY LTD NVA 6.69 0.26 4.04 292 CANAM GROUP INC CAM 11.42 -1.79 -13.55 814 AMALCO CL A AGI 12.45 -0.50 -3.86 994 BOARDWALK EQUITIES BEI.UN 57.12 -2.13 -3.59 287 LUNDIN GOLD INC LUG 5.57 -0.20 -3.47 275 GUYANA GOLDFIELDS GUY 8.79 -0.30 -3.30 667 OCEANAGOLD CORP OGC 5.07 -0.13 -2.50 2807 FRACO-NEVADA CORP FNV 98.34 -2.34 -2.32 751 MCEWEN MINING INC MUX 5.98 -0.14 -2.29 433 ALLIED PROPERTIES AP.UN 38.60 -0.89 -2.25 136 AMAYA INC AYA 20.28 -0.46 -2.22 298 DELPHI ENERGY CORP DEE.NT 103.00 5.49 5.63 180 AGRIUM INC AGU 123.21 2.65 2.20 293 LINAMAR CORP LNR 52.56 2.17 4.31 316 CANADIAN PACIFIC CP 182.70 2.09 1.16 518 WEST FRASER TIMBER WFT 38.05 1.66 4.56 740 VALEANT VRX 29.69 1.58 5.62 1614 BROOKFIELD BBU.UN 27.24 1.33 5.13 423 GENWORTH MI CANADA MIC 34.82 1.12 3.32 163 VERMILION ENERGY VET 42.52 1.02 2.46 399 BIRCHCLIFF ENERGY BIR.R 8.58 0.86 11.14 2823 FRACO-NEVADA CORP FNV 98.34 -2.34 -2.32 751 BOARDWALK EQUITIES BEI.UN 57.12 -2.13 -3.59 287 CANAM GROUP INC CAM 11.42 -1.79 -13.55 814 AGNICO EAGLE MINES AEM 72.45 -1.28 -1.74 1062 BROOKFIELD BIP.UN 59.70 -1.02 -1.68 165 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 137.97 -0.90 -0.65 330 ALLIED PROPERTIES AP.UN 38.60 -0.89 -2.25 136 ENBRIDGE INC ENB 53.91 -0.71 -1.30 1313 SMART REIT SRU.UN 37.87 -0.68 -1.76 191 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 514,52 ?+20,72 +0,1% New York S&P 500 2163,75 ?+11,32 +0,5% NASDAQ 5034,06 ?+28,33 +0,6% DOW JONES 18 506,41 ?+134,29 +0,7% PÉTROLE 45,68 +0,93 $US +0,2% ?OR 1332,20 -11,40 $US -0,8% ?DOLLAR CANADIEN 77,53 +0,52 $US +0,7% ?1$US = 1,2898 69,76 +0,35 EURO 1 EURO = 1,4335 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 1661,33 11,06 0,67 IQ120 1664,72 10.38 0,63 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine R O S S M A R O W I T S V aleant Pharmaceuticals a tenté de rassurer les investisseurs, jeudi, après que son ancien chef de la direction eut vendu pour près de 100 millions $US de titres de la société pharmaceutique en difficulté.L\u2019entreprise de Laval a indiqué que Michael Pearson restait un important actionnaire puisqu\u2019il détient toujours 3,5 millions d\u2019actions, après en avoir vendu pour 96,8 millions $US.Selon Valeant, M.Pearson a exercé et vendu des options représentant environ 4,4 millions d\u2019actions, en plus de vendre environ 411 000 actions ordinaires en juin et en juillet pour satisfaire certaines obligations fiscales.Ces obligations se sont présentées après que Goldman Sachs eut forcé M.Pearson à vendre, l\u2019an dernier, 1,3 million d\u2019actions placées en garantie pour obtenir des prêts auprès de la banque d\u2019investissement.« Les transactions personnelles en actions de Mike ne témoignent pas de la viabilité actuelle de Valeant », a expliqué le président et chef de la direction de Valeant, Joseph Papa, dans un communiqué émis jeudi.Dans la même déclaration, M.Pearson a indiqué qu\u2019il avait toujours confiance envers la compagnie et son équipe de direction.«Même si j\u2019ai réduit ma par ticipation pour des raisons personnelles, j\u2019ai l\u2019intention de conserver mes actions restantes jusqu\u2019à ce que l\u2019entreprise se rétablisse et qu\u2019elle recommence à être évaluée à partir de ses données fondamentales», a-t-il fait valoir.M.Pearson est obligé de conserver au moins un million d\u2019actions de Valeant dans les deux années qui suivent son départ, qui a eu lieu en mai.Outre la vente d\u2019actions de M.Pearson, Sequoia Fund, le deuxième plus grand actionnaire de Valeant s\u2019est récemment débarrassé de sa participation dans la pharmaceutique.L\u2019investisseur américain a indiqué mardi avoir vendu toutes ses actions de Valeant vers la mi-juin, après qu\u2019un déclin de 80 % du cours de l\u2019action de Valeant eut grandement nui à ses résultats.Vicki Br yan, une analyste avec la firme de recherche en obl igat ions d \u2019entreprises Gimme Credit, a estimé que l e s v e n t e s d \u2019 a c t i o n s d e M.Pearson et de Sequoia si- g n a l a i e n t u n e c o n f i a n c e « nulle » vis-à-vis des perspectives de Valeant.La Presse canadienne VALEANT L\u2019ancien patron liquide pour 100 millions $US d\u2019actions Les transactions de Michael Pearson ne disent rien sur la valeur de la société, dit le nouveau chef de la direction S O N I A W O L F D J A L L A L M A L T I à Farnborough L es géants Airbus et Boeing ont af fiché leur bonne santé lors de l\u2019édition 2016 du Salon aéronautique de Farnbo- rough, avec une série de commandes venant principalement d\u2019Asie et des compagnies à bas coût.Airbus a clôturé le bal jeudi avec notamment une annonce de la compagnie à bas coût Norwegian pour 30 monocouloirs A321 LR (à long rayon d\u2019action).De son côté, son rival Boeing a finalisé la veille sa propre campagne avec une commande de six 787-9 avec la compagnie chinoise Ruili Airlines.John Leahy, le directeur commercial d\u2019Airbus, a annoncé 35 milliards de dollars de ventes, dont 25,3 milliards de commandes fermes, pour 279 appareils, en présentant le bilan commercial de l\u2019avionneur européen.Boeing a de son côté annoncé une moisson de 182 ventes pour un montant de 26,8 milliards, dont 19 milliards de nouvelles commandes.Airbus a ainsi porté son carnet de commandes fermes à 380 appareils depuis le début de l\u2019année, contre 183 à fin juin.Boeing, qui célèbre son centenaire vendredi, a porté le sien à 321 commandes nettes, contre 276 à fin juin.Au-delà des effets d\u2019annonce et du marketing autour des commandes, les deux avionneurs ont surtout insisté sur la tendance de fond qui porte le marché à long terme, et la nécessité de livrer leurs appareils au plus vite alors que leurs carnets de commande peut représenter jusqu\u2019à 10 ans d\u2019attente pour les compagnies aériennes.« Ce ne sont pas les c o m m a n d e s q u i comptent, ce sont les livraisons », a reconnu John Leahy, alors que l\u2019industrie double de taille tous les 15 ans.«Ce \u2018\u2018business\u2019\u2019 repose sur les livraisons », a abondé Randy Tinseth, le directeur marketing de Boeing.Pour répondre à la demande forte du marché, les deux avionneurs ont engagé une hausse de production de leurs appareils, alors que le carnet de commande mondial représente, selon le cabinet AlixPartners, plus de 13 000 avions, dont 94 % pour Airbus et Boeing.Mais les commandes de cette édition ne s\u2019élèvent pas au niveau de la précédente (record de 201 milliards de dollars, commandes fermes et options).Les deux géants ont tout de même affiché leur optimisme dans leurs perspectives du marché à 20 ans, qui seront portées par le développement des pays émergents, notamment l\u2019Asie, et transporteurs à bas coût.D\u2019ici 2035, la proportion de la population asiatique en mesure de se déplacer en avion va tripler pour atteindre 75 % à la faveur de l\u2019essor des classes moyennes, a souligné Airbus dans ses perspectives de croissance.Boeing, qui prévoit une augmentation du trafic passagers de 4,8 % par an au cours des deux prochaines décennies, souligne que le marché des monocouloirs sera particulièrement solide, avec une croissance aussi tirée par les compagnies à bas coût.Cette tendance est ressortie des commandes enregistrées à l\u2019occasion du salon, principalement pour des appareils moyen-courrier de la part de compagnies asiatiques, notamment chinoises.« Il semble que les compagnies aériennes à bas coûts des marchés émergents soient encore en train de croître » , a estimé Howard Wheeldon, analyste aéronautique indépendant.Farnborough a également été marqué par l\u2019annonce d\u2019Airbus d\u2019une réduction à un exemplaire par mois de la cadence de production de son navire amiral l\u2019A380, dont les ventes ne décollent pas.Un ralentissement temporaire espèrent ses dirigeants.« Nous sommes tous plutôt optimistes quant aux perspectives à long terme pour l\u2019A380 et j\u2019espère que cela ne durera qu\u2019un an ou deux », a déclaré mercredi le p.-d.g.d\u2019Airbus Group, Tom Enders.Loin des tourments polit iques britanniques sur le Brexit, la plupart des acteurs du secteur se sont montrés sereins, mais vigilants, attendant de connaître les nouvelles conditions qui uniront sur le plan commercial la Grande-Bretagne à l\u2019Union européenne.Boeing suit la situation de très près, a indiqué Randy Tinseth, en soulignant que le Brexit pouvait aussi avoir un ef fet stimulant pour le transpor t aérien en Eu- r o p e , n o t a m m e n t s i l e Royaume-Uni signait des accords de ciel ouvert avec ses partenaires européens.Sur le plan militaire, l\u2019avion de combat furtif américain F- 35, le programme militaire le plus cher de l\u2019histoire avec quelque 400 milliards de dollars investis, a fait sa première sortie en vol mardi.Agence France-Presse FARNBOROUGH Airbus et Boeing concluent leur combat de marketing L\u2019Asie et les transporteurs à bas coût fournissent une bonne moisson de commandes aux deux constructeurs RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le patron de Valeant, Joseph Papa, s\u2019est fait rassurant à la suite de la vente d\u2019un lot d\u2019actions par son prédécesseur.Airbus a annoncé des ventes de 35 milliards; Boeing a fait état de commandes pour 26,8 milliards L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 JOSEP LAGO AGENCE FRANCE-PRESSE Dans un parc à Barcelone, comme dans tant d\u2019autres villes dans le monde, l\u2019engouement pour l\u2019application Pokémon Go est manifeste, ce qui profite grandement à Nintendo.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L a frénésie entourant l\u2019application mobile Pokémon Go n\u2019en finit plus de gonfler la valeur de l\u2019action de Nintendo, qui a grimpé de 76 % depuis la sor tie du jeu il y a une semaine.Visiblement, miser sur la nostalgie des joueurs est une stratégie qui fonctionne, et la compagnie n\u2019entend pas s\u2019arrêter là.L\u2019action de Nintendo a enregistré un nouveau bond spectaculaire de 15,9% jeudi, poursuivant sa montée en flèche depuis la fermeture du mercredi 6 juillet, jour du lancement du jeu aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande.Nintendo n\u2019a pas directement développé l\u2019application, se contentant d\u2019apporter son soutien à sa filiale The Pokémon Company et au studio Niantic, mais elle empoche malgré tout les bénéfices de cette percée sur le mobile.Le succès du jeu repose essentiellement sur l\u2019usage de la réalité augmentée et sur le retour de la franchise Pokémon, avec laquelle a grandi toute une génération aujourd\u2019hui arrivée au tournant de la trentaine.Alors que ses concurrents font bien souvent des pieds et des mains pour renouveler leurs titres et surprendre les joueurs, Nintendo parvient ainsi, une fois de plus, à ressusciter de «vieux» personnages.« C\u2019est clair que d\u2019investir dans les franchises qui peuvent atteindre un large public, mais sur tout des jeunes, ça fonctionne à long terme », observe le professeur de l\u2019Université Concordia Jonathan Lessard, qui se spécialise notamment dans l\u2019histoire du jeu vidéo.« Avec Pokémon Go, la réalité augmentée devient soudainement digeste.Ce genre-là attendait une idée simple et une franchise compatible pour atteindre un grand public, ajoute- t-il.Ça fait un bon dix ans qu\u2019on entend parler de réalité augmentée sans que rien ne perce, donc il s\u2019agit peut-être de la killer app tant attendue.» Au terme d\u2019une semaine folle, reste maintenant à savoir si l\u2019application saura durer.M.Lessard prédit qu\u2019elle connaîtra un succès comparable à celui de jeux pour mobile comme Candy Crush Saga ou Angry Birds, qui ont fait leur place sur l\u2019écran d\u2019accueil d\u2019innombrables téléphones pendant deux ou trois ans avant de voir leur popularité décroître.Retour dans le temps Pour le moment, l\u2019engouement ne faiblit pas \u2014 l\u2019application n\u2019a pas encore été officiellement lancée au Canada \u2014 et Nintendo garde le cap en touchant la fibre nostalgique des consommateurs.Elle a pris le monde du jeu vidéo par surprise en annonçant jeudi le retour sur les tablettes de la console Nintendo Entertainment System (NES), qui est apparue pour la première fois au Canada au milieu des années 1980.À par tir du 11 novembre prochain, les adeptes pourront se procurer une « mini-ré- plique» de la console originale, qui tient dans une main.Elle est munie d\u2019un câble HDMI qui se branche directement dans le téléviseur et inclut trente jeux, y compris les populaires titres des séries Mario, Zelda ou Donkey Kong.« Nous voulions donner aux fans de tous les âges une chance de redécouvrir la console originale de Nintendo et de comprendre pourquoi ils sont tombés en amour avec Nintendo en premier lieu », a déclaré le directeur général de Nintendo du Canada, Pierre-Paul Trépa- nier, par voie de communiqué.Selon lui, il s\u2019agit de « l\u2019appareil idéal pour tous ceux qui se souviennent avoir joué avec leur NES, ou pour ceux qui veulent partager ces souvenirs nostalgiques avec la nouvelle génération de joueurs».Le Devoir NINTENDO La nostalgie rapporte gros La compagnie voit son action poursuivre sa montée et fait revivre une console vieille de trente ans Londres \u2014 La Banque d\u2019Angleterre a maintenu jeudi son taux d\u2019intérêt à 0,5% malgré la décision des Britanniques de quitter l\u2019UE, mais la plupart des membres de son comité de politique monétaire s\u2019attendent à un assouplissement en août, selon le compte-rendu de leur réunion de juillet.Cette décision constitue une demi-surprise pour un certain n o m b r e d \u2019 a n a l y s t e s q u i avaient jugé probable une baisse de taux.De nombreux investisseurs sur les marchés avaient toutefois anticipé un assouplissement monétaire et la livre montait franchement face au dollar et à l\u2019euro après cette décision.Le gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre avait prévenu fin juin qu\u2019un «certain assouplissement monétaire devrait être nécessaire cet été», ce qui avait intensifié les spéculations autour d\u2019une action possible dès le mois de juillet.Finalement, le taux directeur est maintenu à 0,5%, comme depuis mars 2009 quand il avait été abaissé à ce niveau historiquement bas alors que le Royaume-Uni était en récession.« Les données of ficielles sur l\u2019activité économique pour la période depuis le référendum ne sont pas encore disponibles.Cependant, il y a des signes préliminaires du fait que le résultat a af fecté le moral des ménages et des entreprises, avec de fortes baisses de certaines mesures de confiance des consommateurs et des entreprises », a souligné la banque centrale britannique.Elle s\u2019est dite prête à «prendre toute action nécessaire pour soutenir la croissance et faire revenir l\u2019inflation à son niveau cible » de 2 %, et «à cette fin, la plupart des membres du Comité s\u2019attendent à ce que la politique monétaire soit assouplie en août » , a révélé le compte- rendu de la réunion du comité de politique monétaire achevée le 13 juillet.Mais la Banque d\u2019Angleterre a aussi souligné que malgré la for te réaction sur les marchés financiers après l\u2019annonce le 24 juin de la décision des Britanniques de quitter l\u2019Union européenne, « les marchés ont bien fonctionné, et l\u2019amélioration de la résistance d u s y s t è m e f i n a n c i e r d u Royaume-Uni, ainsi que la flexibilité du cadre de régulation, ont permis de limiter plutôt que d\u2019amplifier l\u2019impact du résultat du référendum».Le Comité a donc décidé d\u2019attendre et d\u2019étudier dans les semaines à venir de quelle façon les perspectives pour l\u2019économie britannique ont changé à la suite du résultat du référendum.Il rendra sa nouvelle décision de politique monétaire le 4 août.Agence France-Presse BREXIT La Banque d\u2019Angleterre maintient le statu quo T oronto \u2014 La Commission des valeurs mobilières de l\u2019Ontario (CVMO) lance un programme de dénonciation pour lutter contre la fraude, les délits d\u2019initié et la manipulation des cours.En vertu de ce nouveau programme \u2014 le premier au pays à offrir des récompenses aux lanceurs d\u2019alerte \u2014, le chien de garde ontarien des valeurs mobilières prévoit des récompenses pouvant atteindre 5 millions en échange de renseignements menant à l\u2019imposition de sanctions pécuniaires ou à des versements volontaires d\u2019au moins 1 million.La CVMO comptait initialement limiter les incitatifs financiers à 1,5 million, mais ce plafond a été mis en cause par des experts soutenant qu\u2019un tel montant serait insuffisant pour dédommager un haut dirigeant qui risque de perdre son emploi bien rémunéré et d\u2019être ajouté à la liste noire de son entreprise.Le plafond des récompenses aux dénonciateurs a tout de même été fixé à 1,5 million, mais pourra être dépassé si l\u2019organisme de réglementation parvient à imposer des sanctions pécuniaires d\u2019au moins 10 millions.Dans de tels dossiers, le dénonciateur se verra accorder de 5 à 15 % des sanctions pécuniaires, jusqu\u2019à concurrence de 5 millions.Le programme comprend également des dispositions pour protéger les dénonciateurs comme la confidentialité et des mesures contre les représailles.Au Québec Au Québec l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé son programme de dénonciation le 20 juin.L\u2019organisme de réglementation renonce aux récompenses et mise sur la protection de la confidentialité et sur les protections antireprésailles.Le p.- d.g.de l\u2019AMF, Louis Morisset, estime que la présence de mécanismes de protection incitera à la délation.Les lanceurs d\u2019alerte bénéficieront notamment « du privilège de l\u2019informateur » dans ce programme prévoyant aussi « des protections antireprésailles ».Une immunité protège les dénonciateurs contre le congédiement ou d\u2019éventuelles poursuites au civil découlant de leur dénonciation.« Pour renforcer l \u2019 e f f i caci té du pro - gramme, l\u2019Autorité entend travailler conjointement avec le gouvernement du Québec en vue de proposer des mesures an- tireprésailles additionnelles dans la législation relative au secteur financier », avait ajouté l\u2019institution.Avec Le Devoir La Presse canadienne CRIMINALITÉ FINANCIÈRE La CVMO encouragera la dénonciation C É L I N E L E P R I O U X à Bruxelles L a Commission européenne a ouver t jeudi une troisième brèche contre le géant américain de l\u2019Internet Google, l\u2019accusant cette fois de position dominante dans ses pratiques publicitaires.L\u2019entreprise de Mountain View est désormais visée par trois enquêtes de Bruxelles pour pratiques anticoncurren- tielles sur trois sujets dif fé- rents : une situation sans pré- cédent dans l\u2019histoire de l\u2019UE.Jeudi, l\u2019exécutif européen lui a adressé une « communication des griefs» \u2014 l\u2019équivalent d\u2019un acte d\u2019accusation dans le jargon bruxellois \u2014, lui « reprochant d\u2019avoir abusé de sa position dominante en limitant artificiellement la possibilité, pour les sites Web tiers, d\u2019af ficher les publicités contextuelles émanant de concurrents » .Le même jour, la Commission européenne a complété une accusation déjà formulée en avril 2015, selon laquelle Google a abusé de sa position dominante en favorisant systématiquement son service de comparaison de prix dans ses pages de résultats.À ces deux fronts, s\u2019ajoute un troisième, ouvert le 20 avril dernier, concernant le système d\u2019exploitation et les applications Android.Bruxelles accusait Google d\u2019obliger les fabricants de téléphones intelligents utilisant son logiciel de pré-installer ou de privilégier cer tains de ses ser vices sur leurs appareils.Dans chacun des trois cas, Google pourrait recevoir une amende allant jusqu\u2019à 10 % de son chif fre d\u2019af faires.Un porte-parole de l\u2019exécutif européen a toutefois précisé qu\u2019«on ne peut spéculer sur le montant [de l\u2019amende] actuellement.Cela dépend du comportement anticoncurrentiel de l\u2019entreprise ainsi que de la durée du comportement», a-t-il souligné.Jusqu\u2019ici, l \u2019entreprise la plus lourdement sanctionnée par l\u2019UE est le géant américain des logiciels, Microsoft : en moins d\u2019une décennie, il a dû payer environ deux milliards d\u2019euros.Google doit désormais répondre aux trois accusations à la fin de l\u2019été.«Certaines personnes ont annulé leurs vacances» pour préparer la défense, indiquait- on jeudi dans l\u2019entourage du groupe américain.Réaction Devant les nouvelles accusations de la commissaire européenne à la Concurrence, l\u2019intransigeante Danoise Margrethe Vestager, Google s\u2019est contenté pour l\u2019instant d\u2019une réaction laconique transmise par courrier électronique à l\u2019AFP.« Nous croyons que nos innovations et améliorations de produits ont offert plus de choix aux consommateurs européens et stimulé la concurrence.Nous examinerons les nouvelles pièces de la Commission et apporterons une réponse détaillée au cours des prochaines semaines», a-t-il argué.«La défense de Google est connue d\u2019avance: Ils vont dire que c\u2019est de l\u2019acharnement contre eux et les Américains, m a i s j e p e n s e q u e Mme Vestager ne mettra pas longtemps à démontrer qu\u2019elle ne se soucie pas de la nationalité des s o c i é t é s p o u r l e s condamner » , a commenté Jacques Lafitte, fondateur d\u2019Avisa Partners, un cabinet bruxellois, spécialiste des dossiers de concurrence.Les relations entre les États-Unis et l\u2019Union européenne se sont en effet tendues récemment sur les dossiers de concurrence.À plusieurs reprises, Washington s\u2019est empor té contre Bruxelles en raison des enquêtes menées par l\u2019UE sur les pratiques fiscales des multinationales, qui viseraient de « manière dispropor tionnée » les firmes américaines.Interrogée jeudi lors de sa c o n f é r e n c e d e p r e s s e , Mme Vestager, qui avait reçu la veille le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, en tournée en Europe, a préféré botter en touche.« Mon tweet sur notre rencontre était approprié », a-t-elle simplement dit.Le tweet en question les montrait tout sourire, avec la légende suivante : « Très bon entretien avec M.Lew sur l\u2019économie européenne et la coopération transatlantique».Agence France-Presse POSITION DOMINANTE Nouvelle offensive de Bruxelles contre Google L\u2019OIRPC investit dans un pipeline Calgary \u2014 L\u2019Office d\u2019investissement du Régime de pen- Bayer relève légèrement son offre sur Monsanto Berlin \u2014 Le groupe de chimie allemand Bayer a indiqué jeudi relever légèrement son offre pour mettre la main sur le fabricant américain de pesticides et de semences OGM Monsanto.«L\u2019offre en cash sur Monsanto a été augmentée à 125 $ par action après des informations supplémentaires obtenues lors de discussions privées», indique Bayer dans un communiqué.Dans son offre initiale en mai, Bayer mettait 122 $US par action sur la table et indiquait que cela représentait une valeur totale d\u2019entreprise de 62 milliards $US (dette comprise), ce qui constituerait la plus grosse acquisition en Allemagne.Agence France-Presse Solides résultats pour JP Morgan Chase New York \u2014 La banque américaine JP Morgan Chase a affiché jeudi de solides résultats financiers pour son deuxième trimestre, ce qu\u2019elle a notamment attribué à une hausse de ses revenus de courtage et à une réduction de ses dépenses.La plus grande banque du pays au chapitre des actifs et des revenus a engrangé un bénéfice de 5,67 milliards $US.Cela représente une légère baisse par rapport au profit de 5,78 milliards de la même période l\u2019an dernier.Le bénéfice par action s\u2019est établi à 1,55 $US, comparativement à 1,54 $US l\u2019an dernier, le nombre d\u2019actions en circulation ayant diminué depuis un an.JP Morgan Chase a annoncé cette semaine qu\u2019elle offrirait des augmentations de salaire à 18 000 de ses employés, faisant passer son salaire minimum à une fourchette d\u2019entre 12 $US et 16,50 $US par heure, comparativement à l\u2019actuel minimum de 10,15 $US par heure.Associated Press sions du Canada (OIRPC) et Wolf Midstream investiront 1,4 milliard pour acheter la moitié de la participation à un pipeline situé dans le nord-est de l\u2019Alberta.L\u2019oléoduc Access transporte du bitume fluidifié et du diluant entre la région du lac Christina et Edmonton.Wolf fera l\u2019acquisition auprès de Devon Energy avec 825 millions fournis par l\u2019OIRPC, qui gère les investissements du Régime de pensions du Canada.La Presse canadienne DYLAN MARTINEZ AFP Mark Carney Margrethe Vestager La moindre des confusions découlant du vote pro-Brexit n\u2019est pas que le Royaume-Uni se retrouve avec une nouvelle première ministre qui, toute eurosceptique qu\u2019elle soit, aurait quand même préféré que son île continue de faire partie de l\u2019Union européenne (UE).Le premier défi de Theresa May : re- cimenter le Parti conservateur vilainement déchiré par le sortant David Cameron.D\u2019où la cooptation du « brexiter en chef », Boris Johnson.rexit means Brexit », a déclaré Theresa May à peine devenue, par forfait, chef du gouvernement britannique.Mais encore?Femme pragmatique, Mme May faisait partie du camp du Remain aux côtés de David Cameron, quoique sans grand enthousiasme \u2014 par calcul ou par ambivalence.Il se trouve qu\u2019à titre de ministre de l\u2019Intérieur pendant six ans, elle a milité avec fermeté, mais sans y parvenir, en faveur d\u2019une diminution des seuils d\u2019immigration et de l\u2019expulsion des illégaux sans égard à la Convention européenne des droits de l\u2019Homme.Ce qui fait que son ambivalence est tout à l\u2019image du résultat du vote pro-Brexit de 51,9%.Elle est au fond la ?ère héritière de l\u2019eu- roscepticisme qui habite l\u2019âme britannique depuis Winston Churchill (« Nous sommes avec vous, mais pas des vôtres ») et d\u2019une idée de la construction européenne que le Royaume-Uni veut commerciale et libre-échangiste, libre de toute convergence politique ou sociale.«Tout le grand marché et rien que le grand marché», disait l\u2019ex-première ministre Margaret Thatcher.L\u2019étonnement qui a accompagné dans certaines capitales européennes la nomination au poste de ministre des Affaires étrangères de l\u2019abominable Boris Johnson, chef de ?le des pro-Brexit, n\u2019est en ce sens qu\u2019en partie fondé.Il y a, d\u2019une part, que Mme May se trouve à récompenser M.Johnson pour l\u2019appui qu\u2019il lui a apporté dans la course au leadership du Parti conservateur.Vrai que cette cooptation con?ne au burlesque.Mais ce faisant, Mme May se trouve d\u2019autre part à envoyer au front une coalition de «brexi- ters» \u2014 Boris Johnson avec David Davis, ministre chargé spéci- ?quement d\u2019opérer le Brexit, et Liam Fox, nouveau secrétaire d\u2019État au Commerce \u2014 qu\u2019il sera aisé de discréditer si la rupture d\u2019avec l\u2019UE dont ils ont prophétisé les avantages ne donne pas les fruits annoncés.L\u2019animosité avec laquelle la nomination de M.Johnson a été reçue aux Affaires étrangères à Paris et à Berlin (ici, on l\u2019a quali?é de «menteur» ; là, de quelqu\u2019un au comportement «monstrueux») annonce d\u2019emblée des discussions épidermiques.Reste sans doute que l\u2019homme fait surtout tiquer parce qu\u2019il est un politicien mal dégrossi, version anglaise de Donald Trump.Car ni Londres ni les gouvernements qui composent l\u2019édi?ce communautaire qui a son siège à Bruxelles n\u2019ont vraiment intérêt à rompre, ni même à creuser les querelles, tant les échanges commerciaux qui les lient sont développés.D\u2019autant moins que l\u2019horizon économique n\u2019est pas des plus prometteurs en Europe comme ou- tre-Manche.Aussi, Mme May souf?e-t-elle le chaud et le froid, af- ?rmant tout à la fois que «Brexit veut dire Brexit», mais qu\u2019il n\u2019est pas pour autant question de précipiter les choses\u2026 Theresa May est souvent comparée à la chancelière allemande, Angela Merkel, signale Le Monde dans un portrait de la nouvelle première ministre.Cela dit, on comprend, à lire la presse européenne, que l\u2019évolution de l\u2019Europe dans la foulée du vote pro-Brexit risque en bonne partie d\u2019être tributaire de la relation entre l\u2019Allemagne et le Royaume-Uni.Car si Londres a été historiquement un membre rétif de l\u2019UE, le fait est qu\u2019il a aussi été, ce qui est paradoxal, un allié crucial de Berlin dans le développement de la puissance économique de l\u2019Union.Que Londres consomme la rupture pour de vrai et Berlin souffrirait particulièrement de son absence à la table.Le débat autour du Brexit a été salement pollué par des sentiments xénophobes, mais il a aussi été l\u2019expression par les Britanniques d\u2019un mécontentement aigu quant au dé?cit d\u2019esprit démocratique que l\u2019UE et ses élites nationales n\u2019ont cessé de creuser à l\u2019égard de la population.C\u2019est à se demander, forcément, si ne sont pas en train de s\u2019engager des pourparlers en trompe l\u2019œil où la colère qui s\u2019est manifestée en Grande-Bretagne ne ?nira pas par se résumer à un coup d\u2019épée dans l\u2019eau.Avec ou sans Boris Johnson.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Merci, Jacques Chabot ! Jacques Chabot, ex-directeur de l\u2019information du Devoir, nous a quittés, subitement, il y a quelques jours.Il venait d\u2019avoir 72 ans.Les lecteurs le connaissaient peu, bien évidemment, car il fut surtout un artisan de l\u2019ombre, mais ils lui doivent tout de même beaucoup.Jacques Chabot a dirigé l\u2019information du milieu des années 1980 au début des années 1990.Il exerçait avec passion ce métier ingrat mais néanmoins capital.Le directeur de l\u2019information est au journal ce que le metteur en scène est au théâtre ou le chef d\u2019orchestre à la grande musique.On dit par fois que l\u2019actualité s\u2019apparente à un grand fleuve au flot ininterrompu.Il faut savoir où jeter ses filets pour dégager l\u2019essentiel dans ce tourbillon incessant et Jacques Chabot maîtrisait merveilleusement cet art, lui qui possédait une culture générale exceptionnelle.Tout l\u2019intéressait et c\u2019est pourquoi il excellait au pupitre, cette gare de triage.Jacques parvenait mieux que quiconque à titrer un texte ou à le restructurer de manière à le rendre plus clair et à en arriver à l\u2019amorce la plus rigoureuse.Il était animé avant tout par le souci du lecteur.Il avait un jugement éditorial sûr et insistait pour séparer la nouvelle \u2014 sa seule véritable passion en information \u2014 du commentaire.Il aimait L I B R E O P I N I O N F R A N Ç O I S D O Y O N Enseignant en philosophie au cégep de Saint-Jérôme C L Y D E P A Q U I N Étudiant à la maîtrise en philosophie à l\u2019Université de Montréal Gabriel Villeneuve écrit, le 11 juillet dans Le Devoir : «Malgré mes bonnes intentions, je suis un produit de la société dans laquelle je vis.Comme elle, je suis raciste, sexiste et homophobe.» Cette tendance à expliquer ce que nous sommes par le déterminisme social en vient à des sommets, et ce, sans le moindre argument.Jusqu\u2019où pouvons-nous aller dans cette direction sans sombrer dans le ridicule?Pas très loin.En fait, s\u2019il n\u2019y avait qu\u2019un sophisme à relever dans ce type de «nouveaux discours», ce serait la généralisation excessive.« Les médias m\u2019ont appris à craindre les Noirs, les Arabes et les pauvres », dit-il.Vraiment ?Et c\u2019est vraiment le cas de tous les membres de notre société ?Un Occidental est a priori raciste, sexiste et homo- phobe ?Lorsqu\u2019il s\u2019agit de critiquer notre culture, tous les amalgames semblent permis.Ce que nous voyons dans la lettre de M.Villeneuve est l\u2019expression d\u2019un mode de pensée dogmatique.Ce dogmatisme se révèle par le recours à cet élément qui revient souvent chez ces «progressistes», celui d\u2019avoir « intériorisé » une idéologie condamnable.N\u2019est-il pas assez clair qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un des moyens les plus efficaces pour imposer son point de vue à l\u2019autre ?Comme si on pouvait adopter tout un système idéologique sans en avoir l\u2019intention, sans le savoir\u2026 Avec cet « argument » de « l\u2019intériorisation inconsciente », ne peut-on pas clouer le bec à n\u2019importe quelle opposition ?Ne peut-on pas faire porter le chapeau qu\u2019on veut à n\u2019importe qui, comme bon nous semble ?Ce « progressisme », influencé par la 3e vague féministe, a même développé tout un vocabulaire, en plus des traditionnels « racistes», «sexistes» et «ho- mophobes », des centaines de néologismes et de nouvelles expressions servent maintenant à décrédibiliser ou empêcher toute opposition : « check your privilege », « microaggression », « triggering », « safe space », « mansplaining », « manspreading », « manterrupting », et cela, sans compter tous ceux que la « théorie du genre » vient ajouter\u2026 C\u2019est malheureusement bien ancré maintenant dans les milieux académiques occidentaux.Aucune opposition possible Une des forces de ce nouveau dogmatisme est de ne permettre aucune opposition, et c\u2019est en plus un dogmatisme qui ne se cache même pas d\u2019en être un, c\u2019est totalement assumé, avoué.Pour ses défenseurs, mieux vaut les généralisations abusives et utiliser à toutes les sauces des termes extrêmement chargés (culture du viol, racisme, sexisme, etc.), mieux vaut tout cela que de ne rien faire devant la puissance maléfique du « patriarcat », contre l\u2019oppression des « privilégiés».Ce sont bien là les signes clairs du dogmatisme: c\u2019est ma cause qui est juste, et tous les moyens sont bons pour la défendre.C\u2019est bien un travail de « déconstruction » que cette lettre de M.Villeneuve nous propose, et non de progression ; déconstruction de toute rigueur intellectuelle, de tout esprit critique et rationnel, déconstruction de tout l\u2019héritage philosophique qui nous est transmis depuis l\u2019Antiquité pour revenir dans une espèce de Moyen Âge où nous ne devrions que répéter les formules que nous dicte l\u2019Église de la bien-pen- sance : je suis raciste, je suis sexiste, je suis ho- mophobe ; à répéter, la tête baissée, comme au confessionnal, par nous, hommes blancs, «pauvres pécheurs».Dans l\u2019état actuel des choses, « réviser nos discours » serait examiner avec un regard critique tous les procès que ces « progressistes » intentent à notre culture.Nous proposons la remise en question de ces idées reçues par l\u2019analyse rigoureuse ; c\u2019est de cela que nous manquons cruellement, et pas d\u2019une application arbitraire d\u2019étiquettes fondées sur des généralisations abusives.Il y a des situations et des problèmes qui comportent une multitude de facteurs et qui sont d\u2019une grande complexité.Ce genre de simplification et de généralisation abusives n\u2019est utile en rien, c\u2019est même l\u2019inverse ; certains tomberont peut-être sur votre lettre et concluront que tous les policiers aux États-Unis sont des racistes, que la masculinité est violente par définition (et même « trop souvent fatale » !).Davantage, si on s\u2019en tient à vos propos, certains pourraient peut-être en conclure qu\u2019ils sont eux-mêmes racistes, sexistes et ho- mophobes, sur tout s\u2019ils sont des hommes blancs hétérosexuels.C\u2019est là où nous en sommes avec ce « progressisme ».Alors que, par exemple, il ne faut pas remettre l\u2019islam en cause quand des islamistes jettent des homosexuels du haut des toits et lapident des femmes « adultères », nous sommes nous- mêmes racistes, sexistes et homophobes uniquement par la couleur de notre peau, notre sexe et notre orientation sexuelle.Comment être moralement plus confus?Révisionnisme conceptuel Soyons bien clairs : non, nous ne sommes pas tous racistes, sexistes ni homophobes.Nous ne le sommes pas pour dif férentes raisons, et la société dans laquelle nous vivons et avons grandi en fait cer tainement par tie.Nous ne nous sommes pas tous fait « inculquer » par les médias ou la « société » le racisme, le sexisme, l\u2019homophobie.Nous ne sommes pas des zombies dépourvus de jugement, qu\u2019une simple matière malléable que la « société » a moulée à sa guise.Si vous avez ce sentiment et qu\u2019une grande majorité de la population ne l\u2019a pas, c\u2019est peut-être un signe que ce sont là des impressions très subjectives et personnelles sur lesquelles il est risqué d\u2019établir des généralités.Mais c\u2019est aussi parce que certains déforment tous ces concepts et leur donnent des définitions arbitraires afin qu\u2019elles conviennent mieux à leur idéologie ; une forme de révisionnisme conceptuel dans laquelle ce « progressisme » est bien en voie d\u2019exceller.Nous ne sommes pas des zombies dépourvus de jugement FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET citer la devise du New York Times : All the news that\u2019s fit to print («Toute l\u2019information digne d\u2019être publiée»).Il possédait aussi un flair unique quand venait le temps d\u2019enrichir la rédaction de nouvelles signatures.Il a débusqué plusieurs des belles plumes qui ont fait et font toujours les beaux jours du Devoir, dont Odile Tremblay et Isabelle Paré.C\u2019était aussi un maître de la maquette, un mot qui, en ces jours de révolution numérique, renvoie à la préhistoire.Minutieux, il avait un sens de l\u2019esthétique assez prodigieux, ce qui le servait quand il faisait de la mise en page.Il est l\u2019un de ceux à qui l\u2019on doit les fondements de l\u2019actuelle toilette graphique du Devoir «papier», si souvent récompensée.Si la photographie occupe tant de place dans ce quotidien, c\u2019est aussi beaucoup grâce à lui.Il prenait un temps fou à choisir « la» photo, celle qui informe, qui ajoute du sens et qui émeut à la fois.Comme presque tous ceux qui ont œu- vré au Devoir, il ne s\u2019est jamais tout à fait remis de son départ.Au nom de tous ceux à qui il a fait confiance et transmis une partie de son immense savoir, je tiens à lui dire un vibrant merci.Je garderai avant tout en mémoire ces sourires satisfaits que nous nous échangions parfois quand, autour de 23 h, un messager venu de l\u2019imprimerie nous livrait les premiers exemplaires, encore tachés d\u2019encre, de l\u2019édition du lendemain.Pierre Cayouette Mont-Saint-Hilaire, le 14 juillet 2016 BREXIT Theresa May, contorsionniste B GUY TAILLEFER Je ne veux pas qu\u2019on m\u2019aide à mourir Quand je serai rendue aux derniers jours de ma vie et que j\u2019entrerai dans un coma naturel, comme c\u2019est le cas pour plusieurs, ou encore qu\u2019on induira chez moi un coma artificiel, appelé «sédation palliative», si jamais je souffre trop, je ne veux absolument pas qu\u2019on m\u2019aide à mourir.Je veux qu\u2019on respecte le rythme que prennent mon âme et mon corps pour se séparer naturellement.Je ne veux pas subir une mort non naturelle, une mort provoquée par trois injections invasives et fatales.Je ne peux qu\u2019espérer que les soignants et les proches sauront avoir la patience qu\u2019il faut pour respecter ma volonté, quel que soit le temps que prendra le processus naturel de ma mort.Je ne pourrai pas me défendre contre les bien-pensants qui pourraient dire (à moins que j\u2019aie le privilège d\u2019être dans un endroit consacré aux soins palliatifs purs), «elle n\u2019est plus vraiment là, alors pourquoi attendre?» Les gens en soins palliatifs savent qu\u2019on est là jusqu\u2019au dernier moment, et ils sont formés pour respecter ça.Isabelle O\u2019Connor Montcerf-Lytton, le 14 juillet 2016 REPRISE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.L O U I S - D O M I N I Q U E L A V I G N E Codirecteur artistique du Théâtre de Quartier l y a quelques jours, on soul i g n a i t l e 45e anniver- sa i r e de l a m o r t t r a - g i q u e d e Claude Gau- vreau, poète e t d r a m a - turge.Sur les réseaux sociaux circulait une interview qu\u2019accordait Claude Gauvreau à Ra- dio-Canada lors de la présentation de La charge de l\u2019original épormiable par le Groupe Zéro au Gesù en 1970.Le spectacle a été joué sept fois avant d\u2019être interrompu subitement pour des raisons assez obscures.J\u2019ai assisté à une des sept représentations.L\u2019avant-dernière, je crois.Jeune artisan du théâtre, intéressé par l\u2019écriture et l\u2019avenir de la dramaturgie québécoise, je me souviens d\u2019avoir été renversé par la première partie de cette pièce atypique.J\u2019y rencontrais une innovation dramaturgique sans pré- cédent.Puis, comme beaucoup d\u2019autres, j\u2019ai assisté à plusieurs productions des plus importants textes du dramaturge.J\u2019y demeurais la plupart du temps perplexe.Je saluais l\u2019audace de l\u2019écriture mais je demeurais soit agacé par la récurrence du thème du poète incompris, soit embarrassé par le travail expérimental d\u2019une langue pourtant magistralement maîtrisée, soit par cer tains choix de mise en scène.Pas facile de monter les pièces de cet auteur hors norme.Les metteurs en scène s\u2019y sont attaqués avec beaucoup de courage et d\u2019inspiration.Mais les productions dérapaient par fois.Peut-être était-ce l\u2019attitude la plus souhaitable devant une matière aussi explosive ?En laissant les mots respirer comme ils le suggèrent .Dans la plus grande liberté.Récemment, dans la foulée d\u2019un projet personnel d\u2019écriture que je dois mener à terme, j\u2019ai dû traverser de bout en bout les Œuvres créatrices complètes de Claude Gauvreau réunies en un seul magnifique volume publié aux éditions Parti Pris en 1977.Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver devant une œuvre encore plus éblouissante que je ne l\u2019avais prévu.D\u2019une étonnante actualité.J\u2019y rencontre une source d\u2019inspiration intarissable qui n\u2019a pas vieilli d\u2019un poil.Mieux.La démarche de l\u2019écrivain rejoint plus que jamais les sensibilités du nouveau siècle.L\u2019œuvre de Gau- vreau est « absolument moderne », pour reprendre le célèbre mot d\u2019ordre d\u2019Ar thur Rimbaud, autant dans ses poèmes que dans son théâtre.Je comprends à présent pourquoi un Jean-Pierre Ron- fard, infatigable sourcier, ait été tant intéressé par les textes de l\u2019inventeur de la langue « exploréenne ».Ronfard voyait en Gau- vreau ce que je ne percevais pas encore à l\u2019époque : un écrivain révolutionnaire qui chambardait autant la poésie contemporaine que la dramaturgie .J\u2019aime penser qu\u2019une des sources de l\u2019extraordinaire audace des spectacles de Ronfard à la fin de sa vie se retrouve dans sa fréquentation assidue des écrits iconoclastes de l\u2019auteur des Oranges sont ver tes.Les textes de Gauvreau consti - tuent un chantier inouï de nouvelles pistes de recherches théâtrales.Je félicite d\u2019ailleurs les compagnies institutionnelles de s\u2019être intéressées au bon moment à cet auteur difficile d\u2019accès mais incontournable pour un Québec qui, à l\u2019aube des années 70, accédait à la modernité.Ce qui est étonnant dans ma relecture, c\u2019est de constater à quel point l\u2019œuvre de Gauvreau est encore aujourd\u2019hui d\u2019une puissante originalité.Son style ne ressemble à rien d\u2019autre qu\u2019à lui-même.Sans être de cette école de l\u2019absurde qu\u2019incarnaient Beckett ou Ionesco ni de celle de ce surréalisme défini par André Breton, des auteurs qu\u2019il connaissait très bien, Gauvreau remet en question radicalement cette manière psychologique et réaliste d\u2019aborder le théâtre.Il s\u2019attaque à la langue et propose des mises en espace inouïes, formalistes certes mais jamais gratuites.Car Gauvreau exprime aussi le social, tout en révolutionnant les formes.En ces temps où notre dramaturgie souvent piétine et semble en panne de sens, où notre poésie manque de renouvellement, je conseille à chacun de nous de replonger dans les œuvres complètes de cet auteur visionnaire.Ses intuitions méritent d\u2019être revisi- tées, afin de nous mener encore plus loin dans cette exploration vitale de notre imaginaire dont Gauvreau aura été un des principaux pionniers.Claude Gauvreau le visionnaire Son œuvre est une source d\u2019inspiration intarissable qui n\u2019a pas vieilli d\u2019un poil A L A I N B R U N E L Cofondateur et conseiller climat énergie de l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) e gouvernement de Justin Tr udeau a promis une nouvelle a p p r o c h e p o u r comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux projets d\u2019oléoducs.Mais il est déjà clair à ce jour que l\u2019approche fédérale d\u2019évaluation des émissions de GES ne reposera pas sur une analyse complète de cycle de vie du pétrole transporté du puits à la roue et sur la durée de vie des oléoducs.Cette « évaluation » sous-estimera donc les émissions totales réelles associées au mégaprojet Énergie Est qui transporterait 1,1 million de barils par jour.La Commission du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) sur le projet Énergie Est, mandatée en vertu de l\u2019article 6.3 de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, dont les travaux ont été suspendus, avait com - mencé à étudier le problème des émissions globales des GES liées au projet d\u2019oléoduc.Des experts d\u2019Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) lui ont présenté la méthode envisagée par le fédéral pour en estimer le volume.L\u2019AQLPA, comme d\u2019autres inter venants, a critiqué les limites de l\u2019approche fédérale dans son mémoire déposé au BAPE, toujours pas accessible au public sur son site, et lors de la consultation publique menée par ECCC.Un torpillage?L\u2019affirmation du premier ministre Couillard du 11 mai à l\u2019Assemblée nationale selon laquelle il appartenait au fédéral d\u2019évaluer les émissions de GES associées au projet d\u2019oléoduc est venue torpiller, en quelque sor te, le travail amorcé par le BAPE.Elle contredit une motion unanime de l\u2019Assemblée nationale du 6 novembre 2014 qui demandait au gouvernement « d\u2019inclure la contribution globale du projet Énergie Est aux changements climatiques et aux émissions de gaz à effet de serre dans le mandat confié au BAPE».On pourrait cer tes penser que le fédéral fera le travail, alors pourquoi dédoubler les efforts?Mais plusieurs facteurs contribuant aux émissions de GES des sables bitumineux seront écartés de l\u2019évaluation fédérale au dire même d\u2019ECCC.Par exemple, le carbone libéré ou qui ne sera plus absorbé par les forêts et les tourbières par suite des changements d\u2019usage des terres liés à l\u2019extraction pétrolière; ou les émissions produites en amont par le gaz naturel acheté par les pétrolières pour fluidifier le bitume dans les procédés d\u2019extraction par injection de vapeur (dits in situ) ; ou encore le potentiel de réchauffement du méthane à court terme, systématiquement et universellement négligé, qui est 84 fois plus puissant que celui du dioxyde de carbone sur 20 ans.Le nouveau processus d\u2019analyse fédérale des GES se déroule en parallèle de l\u2019enquête de l\u2019Office national de l\u2019énergie.Le gouvernement Trudeau devra intégrer cette analyse dans son évaluation finale du projet Énergie Est selon une procédure encore obscure.M.Couil- lard a beau clamer sa volonté de réduire les GES, il ne se donnera pas les moyens d\u2019avoir un levier sur cette question par rapport au fédéral si le BAPE en était dessaisi.Veut-il vraiment abdiquer sa responsabilité et se lier les mains au fédéral sur cette question critique?L\u2019importance du cumul TransCanada admet que son pipeline s\u2019accompagnerait d\u2019une hausse de la production des sables bitumineux de près de 40%, ce qui augmenterait les émissions en amont de dioxyde de carbone (CO2) de quelque 33 millions de tonnes par année (témoignage du vice-président Louis Bergeron aux audiences du BAPE).Mais les émissions globales cumulées par le biais de cette infrastructure sont passées aux oubliettes.Les experts du climat du GIEC soutiennent que pour maintenir la hausse moyenne de la température globale sous les 2 °C d\u2019ici 2100, l\u2019objectif de l\u2019accord de Paris, un volume limité de CO2 peut être émis dans les prochaines décennies.Il y a un budget carbone mondial à respecter.Calculer le cumul des émissions globales selon le cycle de vie du produit et sur la durée de vie de l\u2019ouvrage est donc crucial pour estimer la part qu\u2019aurait Énergie Est dans ce budget.La durée de vie annoncée de l\u2019oléoduc est de 40 ans, mais c\u2019est un minimum si la demande persiste! Le projet Énergie Est dit noir sur blanc que la durée de vie théorique des pipelines est « indéfinie » avec l\u2019entretien nécessaire.D\u2019ailleurs, l\u2019oléoduc Ultramar, entre Lévis et Montréal, mis en service en 2012, est prévu pour durer 80 ans\u2026 Ce projet a été piloté par Louis Bergeron, actuel vice-président d\u2019Oléoduc Énergie Est pour le Québec et le Nouveau-Brunswick.Sur 40 ans, on peut estimer de manière prudente qu\u2019au moins 6,6 milliards de tonnes (Gt) de dioxyde de carbone seraient émises en amont et en aval par le produit transitant par Énergie Est.C\u2019est un volume 80 fois plus important que les émissions totales du Québec de 2014.Sur 80 ans, les émissions s\u2019élèveraient à au moins 13,2 Gt CO2, ou 160 fois les émissions du Québec de 2014 ! C\u2019est un volume d\u2019émissions équivalent à celui que de 1,15 à 3,3 milliards de véhicules émettraient sur un an\u2026 Rien d\u2019anodin, avant même une analyse complète du cycle de vie\u2026 Les signes de dérapage climatique s\u2019accentuent année après année.Les scénarios d\u2019atténuation des émissions du GIEC reposent tous sur des technologies dites «d\u2019émissions négatives» de GES qui n\u2019ont pas fait leurs preuves à l\u2019échelle requise.Il est donc vital de réduire ou de stopper la production et la consommation des énergies fossiles si on veut vraiment limiter les émissions de GES.«Donnez- moi un point d\u2019appui et je soulèverai le monde », a dit Archi- mède.En refusant de servir de paillasson au pipeline Énergie Est, le Québec formerait un solide point d\u2019appui pour démultiplier les réductions de GES au Canada et dans le monde.OLÉODUC ÉNERGIE EST La sous-estimation annoncée des émissions de GES L O U I S O \u2019 N E I L L Professeur émérite de théologie à l\u2019Université Laval e débat qui a conduit à l\u2019adoption de la loi C -14 portant sur l\u2019aide médicale à mourir s\u2019est déroulé dans un climat marqué par la dignité et la réser ve, aussi bien à la Chambre des communes du Canada qu\u2019au Sénat.Ce qui n\u2019empêche point de s\u2019interroger sur son véritable enjeu et sur ses conséquences éthiques et sociales.Car subsistent des ambiguïtés et des malentendus qu\u2019il faudra bien dissiper un jour ou l\u2019autre.Une ambiguïté majeure a trait à la signification de l\u2019expression aide médicale à mourir, qui constitue une façon détournée de parler d\u2019euthanasie ou encore de suicide assisté.Elle prête à confusion.Je connais des gens qui s\u2019opposent à l\u2019euthanasie et au suicide assisté mais se déclarent favorables à l\u2019aide médicale à mourir.Ils confondent celle-ci avec le recours aux soins palliatifs.Ceux-ci sortent grands perdants du débat.On les a oubliés.Or ils pourraient répondre très largement et mieux que lad ite a ide méd icale à mourir aux attentes de gens aux prises avec des souffrances très lourdes à supporter, ce que vise en principe la nouvelle loi.Mais on n\u2019a rien prévu pour les rendre plus accessibles.On s\u2019est comporté comme si l\u2019euthanasie et le suicide assisté étaient les seules solutions valables.On a cautionné une aide médicale à mourir de portée limitée, entourée de c e r t a i n e s mesures de c o n t r ô l e , t a n d i s qu\u2019on a mis au rancar t les vastes possibilités d\u2019une stratégie efficace de soins palliatifs.Au fait, y a-t-il eu vraiment débat ?Au sein des instances politiques, sans doute.Dans les médias, bien peu, car ce sont des por te-parole d\u2019une pensée unique qui ont monopolisé le discours, donnant l\u2019impression que l\u2019affaire était close et qu\u2019une seule conclusion s\u2019imposait de soi.Je note par exemple que n\u2019eût été le recours à mon ordinateur et à mon courriel, je n\u2019aurais pu savoir que des groupes religieux d\u2019allégeances diverses avaient exprimé à plusieurs reprises des opinions qui auraient mérité d\u2019être connues du grand public et faire partie du débat.Mais ces opinions avaient le défaut d\u2019aller à l\u2019encontre du discours dominant.Sauf un rare et faible écho qu\u2019on leur a accordé, elles ont glissé sous le radar.Il en est résulté un débat à sens unique, voire plus une apparence de débat qu\u2019un échange réel.La loi sur l\u2019aide médicale à m o u r i r s \u2019 a p p u i e s u r u n consensus politique plus ou moins préfabriqué.Elle ne s\u2019appuie pas sur un consensus social éclairé.Il faudra à l\u2019avenir vivre avec cette disjonction et accepter que cohabitent des choix éthiques divergents.Ce qui devrait logiquement permettre un espace pour l \u2019ob ject ion de conscience à laquelle auront recours des professionnels de la santé.Autrement, on subirait la tyrannie d\u2019un consensus politique sui generis qui projetterait l\u2019image d\u2019une démocratie un peu boiteuse.AIDE MÉDICALE À MOURIR Y a-t-il eu vraiment débat ?THÉÂTRE GESÙ Une scène de La charge de l\u2019orignal épormyable, avec Jacques Crête et Rodrigue Matthieu, en mai 1971 Plusieurs facteurs contribuant aux émissions des sables bitumineux seront écartés de l\u2019évaluation fédérale « » Claude Gauvreau I L L La loi s\u2019appuie sur un consensus politique plus ou moins préfabriqué L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J U I L L E T 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Célia Delcour t, 18 ans, a aussi été empor tée par la foule.«Pendant une dizaine de minutes, les gens s\u2019arrêtaient, les gens se remettaient à courir, on courait aussi, a-t-elle affirmé au Devoir.On ne savait jamais ce qui se passait.C\u2019était la panique, le stress, l\u2019incompréhension.» Une violence absolue Selon ce qu \u2019ont rappor té les autorités jeudi soir, le camion \u2014 qu i éta it poss ible- ment chargé d \u2019armes et de grenades \u2014 a avancé sur une d istance de deux k i lo- mètres avant d\u2019être neutral isé.Le chauf feur a é té abattu.Selon une source po- l ic ière qu i s \u2019est conf iée à l\u2019Agence France-Presse, des pap iers d \u2019 ident i té au nom d\u2019un Franco-Tunisien ont été retrouvés dans le camion.« Cette attaque, dont le caractère terroriste ne peut être nié, est encore une fois d\u2019une violence absolue », a déclaré François Hollande, dans une annonce à la nation tenue au milieu de la nuit.« Nous verrons s\u2019il avait des complices.» Ironie du sor t, le président français annonçait plus tôt jeudi que l\u2019état d\u2019urgence, décrété après les attentats du 13 novembre, ne serait pas prolongé au-delà du 26 juillet puisqu\u2019une loi votée en mai a renforcé l\u2019arsenal sécuritaire de la France.Il a dû se raviser.« Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak », a-t-il affirmé, en annonçant du même souf fle que l \u2019état d \u2019urgence sera prolongé de trois mois.François Hollande fera enfin appel à la réser ve opérationnelle, afin qu\u2019elle « soulage » les ef fec- t ifs de pol ic iers et de gendarmes et qu\u2019elle participe au contrôle des frontières.La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s \u2019être sa is ie de l \u2019enquête, bien qu\u2019aucun groupe terroriste n \u2019eût revendiqué l \u2019attaque dans les heures la suivant.Sur les canaux favorables au groupe armé État islamique (EI), les ef fusions de jo ie éta ient nombreuses .« Mais cela peut vouloir dire une chose et son contraire : nous avons vu des comptes pro-EI célébrer des attentats qui n\u2019avaient pas été perpétrés par EI », a cependant souligné sur Twitter Rukmini Cal- limachi, spécialiste des questions ter roristes et journaliste au New York Times.Quand même, la thèse de l\u2019attentat terroriste était largement employée .« Nous sommes so l ida i r e s de la France, notre plus vieil allié, au moment où elle fait face à cette attaque », a ainsi déclaré le président des États-Unis, Barack Obama, à propos de « ce qui semble être une horri- b le attaque terroriste » .Au pays, le premier ministre Just in Tr udeau a of fer t ses condoléances au peuple fran- ça is .« Les Canadiens sont bouleversés par l\u2019attentat de ce soir à Nice.Notre sympathie va aux victimes et notre solidarité, au peuple français », a- t-il écrit sur Twitter.«Ça recommence» En France, des résidants abasourdis pleuraient une nouvelle attaque contre leur pays, encore frappé en plein cœur de son identité.«[Il y a] plusieurs hypothèses, mais dans le climat de notre pays, après Charlie Hebdo, après le Bataclan, on pourrait dire qu\u2019on est passé à autre chose, mais non, on n\u2019est pas passé à autre chose », s\u2019est désolé l \u2019ex-maire de Nice, Christian Estrosi, en direct sur la chaîne BFMTV.Amhai Sha- rib aussi a poussé un soupir.« On était venus voir l e f e s t i va l , c \u2019 e s t quelque chose qu\u2019on fait chaque année.On se dit que c\u2019est fini, mais après, ça recommence\u2026 » Sur son blogue, le journaliste de Nice Matin Damien Allemand a lui aussi partagé son incrédulité.«Ce camion de la mort est passé à quelques mètres de moi et je n\u2019ai pas réalisé, a-t-il écrit.J\u2019ai vu des corps [qui] volaient comme des quilles de bowling sur son passage.Entendu des bruits, des hurlements que je n\u2019oublierai jamais.J\u2019étais tétanisé.Je n\u2019ai pas bougé.J\u2019ai suivi ce corbillard des yeux.Autour de moi, c\u2019était la panique.Les gens couraient, criaient, pleuraient.Alors, j\u2019ai réalisé.Et j\u2019ai couru avec eux.» De leur ma ison, à tro is r ues de la promenade, Mi - chè le Blou in et Jean-Guy Mar tin entendaient encore les sirènes au beau milieu de la nu i t .Quelques heures avant, ils étaient là, face à la mer.Ils sont rentrés plus tôt à cause du vent.Pour la première fois en 15 ans, ils ont manqué le feu d \u2019ar t i f ice .« Voilà comment on détruit un parad is , a résumé M i - chèle Blouin.Maintenant, il faut savoir si nos amis sont rentrés et déjà, la liste des victimes commence à être révélée.Le cauchemar ne fait que commencer.» Le Devoir cube Rubik.J\u2019ai toujours dessiné, mais je n\u2019ai pas reçu de formation classique en la matière.C\u2019est une pulsion qui est venue très tôt.C\u2019était une manière de donner forme à mon imaginaire.» Au cinéma, ensuite, de lui donner vie.La substance des rêves La présence à Fantasia de Guillermo del Toro est doublement justifiée puisque le festival présentera ce vendredi à 18 h Creature Designers : The Frankenstein Complex, un documentaire consacré aux « bibittes » mémorables du cinéma auquel le cinéaste a participé, et à l\u2019issue duquel il offrira une leçon de maître.Il faut savoir que ce natif de Guadalajara débuta dans le métier en tant que concepteur d\u2019effets spéciaux, la substance de ses rêves et de ses cauchemars constituant sa matière première.C\u2019est encore le cas.Sujet à des frayeurs nocturnes durant l\u2019enfance, celles-ci alimentées par les accents macabres de l\u2019iconographie catholique mexicaine, il admet volontiers, depuis qu\u2019il écrit et réalise, se mettre lui-même en scène à travers les personnages d\u2019enfants qui traversent son cinéma.Des enfants qui af frontent dif fé- rents dangers, qui font face à différents périls\u2026 Adulte, Guillermo del Toro connut lui-même son lot d\u2019épreuves, dont l\u2019enlèvement de son père, au Mexique, alors qu\u2019il tournait à Toronto Mimic, son deuxième film, et son premier pour Hollywood.Une sombre histoire de rançon plus tard, le captif fut libéré au bout de 72 jours, indemne, ce qui n\u2019empêcha pas le cinéaste de quitter définitivement le Mexique en emmenant sa famille avec lui.Depuis, il se considère comme un exilé.Pas étonnant que ses jeunes protagonistes doivent si souvent s\u2019acclimater à un nouvel environnement, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une nouvelle maison, voire d\u2019un nouveau monde.De sommets et d\u2019irritants Ainsi, après ses débuts au Mexique avec le primé Cro- nos , Gu i l lermo del Toro amorça une car rière hollywoodienne à laquelle il ne sa- cr i f ia jama is sa v is ion, au contraire, chaque film devenant l\u2019occasion d\u2019étof fer son univers (lieux sous-terrains, contes), d\u2019explorer plus avant ses thèmes de prédilection (rés i l ience enfant ine, parcours in it iat iques), ma is aussi, d\u2019affiner sa technique.Laquelle atteignit un premier sommet de virtuosité en 2001, avec L\u2019échine du Diable, sur un gamin qui élucide le mystère entourant un enfant- fantôme dans un orphelinat en pleine guerre civile espagnole, puis en 2015, avec Crimson Peak, une romance gothique située dans la lande anglaise du XIXe siècle et dotée d\u2019une facture splendide.« À ce stade-ci, le film que je préfère reste L\u2019échine du Diable , vient ensui te Le labyrinthe de Pan.Crimson Peak est mon fi lm de langue anglaise dont je suis le plus fier.J\u2019ai pu composer chaque plan à mon goût ; j\u2019ai pu insuf fler dans chacun d\u2019eux une somme de détails inouïe.Ça me désole que le studio [Warner Bros] ait cherché à le vendre comme un film d\u2019horreur alors que ce n\u2019est pas ça du tout.Ça a engendré des attentes que le film ne pouvait pas combler.» Les tracasser ies de studios, Del Toro connaît : Mi- m ic fut fameusement remonté , et transformé , par M iramax, contre son gré.C\u2019est entre autres pour cette ra ison que, malgré le fa i t qu\u2019il ait depuis acquis davantage de pouvoir décisionnel, le cinéaste-producteur continue d\u2019alterner superproductions et films indépendants.«Le film sur lequel je planche présentement, The Shape of Water [un drame d\u2019espionnage mâtiné de fantastique campé durant la guerre froide], dispose d\u2019un plus petit budget, mais je peux courir plus de risques et me montrer plus audacieux par rapport à certains thèmes.Après Mimic pour Hollywood, j\u2019ai réalisé L\u2019échine du Diable en Espagne, puis Hell- boy à Hollywood encore, puis Le labyrinthe de Pan en Espagne, et ainsi de suite.Mes films américains sont cela dit tout aussi personnels que mes films en espagnol ; j\u2019y développe les mêmes obsessions, mais sur des canevas dif férents.» De douleur en émerveillement Pour mémoire, L\u2019échine du Diab le et Le labyrinthe de Pan, ce dernier relatant les t r i bu la t i ons f an tasm ago - riques d\u2019une fillette en proie aux aléas de la guerre civile espagnole, devaient être les deux premiers volets d \u2019un triptyque ayant pour toile de fond led it confl it .Le tro i - sième volet fut abandonné un temps, puis repris\u2026 « Je souhaite toujours le réaliser.Reste à déterminer quand ce sera possible.Ça reste très important pour moi de clore ce cycle-là.Mais il y a tellement de projets passionnants qui se présentent.On travaille intensément sur quelque chose, puis ça tombe à l\u2019eau, et on s\u2019aperçoit que deux années ont filé.Chaque film comporte ses défis, ses dif ficultés, par fois immenses, décourageantes.Mais je continue car je ne peux pas faire autrement.J\u2019aime trop ça.Mon épouse dit que c\u2019est comme un accouchement : on souf fre le mar tyre, on jure qu\u2019on ne repassera plus par-là, puis on oublie la douleur et on recommence.Mes films sont mes bébés.» Une progéniture fabuleuse appelée à devenir encore plus nombreuse.C\u2019est dire que le bestiaire de Guillermo del Toro n\u2019a pas fini d\u2019accueillir de nouveaux pensionnaires.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DEL TORO SUITE DE LA PAGE 1 NICE PICTUREHOUSE Le réalisateur Guillermo del Toro, accompagné de l\u2019un des vampires de son Blade II, sorti en 2002.VALERY HACHE AGENCE FRANCE-PRESSE Les Niçois étaient sous le choc jeudi soir, et plusieurs témoins relataient des scènes horribles.François Hollande a annoncé en soirée la prolongation de l\u2019état d\u2019urgence pour trois mois.Ce natif de Guadalajara débuta dans le métier en tant que concepteur d\u2019effets spéciaux Une série d\u2019attaques Depuis 2012, la France a connu une série d\u2019attaques terroristes.Retour sur les événements.Mars 2012 Mohamed Merah tue sept personnes dans trois attaques différentes.Le terroriste islamiste tue d\u2019abord trois militaires à Toulouse et à Montauban les 11 et 13 mars.Il attaque ensuite une école juive, où il fait quatre morts, dont trois enfants.Il sera abattu par la police le 22 mars, après une intervention antiterroriste.Du 7 au 9 janvier 2015 Une séquence d\u2019actes terroristes secoue la France.Au matin du 7 janvier, les frères Chérif et Saïd Kouachi font 12 morts dans les attaques de Charlie Hebdo.Le lendemain, Amédy Coulibaly tue une policière et récidive le 9 janvier à l\u2019Hyper Cacher.Il prend en otage les clients et tue quatre personnes, avant d\u2019être abattu par les forces antiterroristes.Les frères Kouachi seront pour leur part tués le 9 janvier par la police après une traque de deux jours impliquant une prise d\u2019otage.13 novembre 2015 Les attentats de Paris font 130 morts.Les terroristes qui avaient prêté allégeance au groupe armé État islamique ont ciblé principalement la salle de spectacles Le Bataclan et des terrasses de cafés.Trois kamikazes se sont aussi fait exploser près du Stade de France, tuant une personne.Le seul terroriste ayant survécu, Salah Abdeslam, est arrêté en Belgique le 18 mars 2016.14 juillet 2016 Un camion fonce dans la foule réunie pour les feux d\u2019arti?ce de la fête nationale et fait au moins 75 morts à Nice.Le suspect est abattu et, au moment d\u2019écrire ces lignes, ses motifs étaient encore inconnus.J E S S I C A N A D E A U M A R I E - M I C H È L E S I O U I «J e suis dehors, il n\u2019y a aucun bus, je ne peux pas rentrer chez moi, la guerre dehors.» Célia Delcourt, 18 ans, était paniquée lorsqu\u2019elle a envoyé ce message pour demander de l\u2019aide sur Twitter.Avec ses copines, elle était terrée dans l \u2019entrée d \u2019un musée, après avoir couru pendant ce qui lui a semblé une éternité.Elle cherchait un refuge.Alors elle est allée sur Twitter.« Je me rappelais que pendant l\u2019attentat de Paris, il y avait le hashtag [mot-clic] #por tesouver tes, alors j\u2019ai twitté sur ça et j\u2019ai eu plein de réponses », raconte la jeune femme, jointe par Le Devoir alors qu\u2019elle venait tout juste de rentrer chez elle jeudi soir.Et même si elle se trouvait sur les lieux au moment du drame, c\u2019est finalement par les réseaux sociaux qu\u2019elle a appris ce qui s\u2019était passé.«On attendait, on essayait d\u2019avoir de l\u2019information, de contacter nos proches pour les rassurer», explique-t-elle.Un refuge pour ses filles Amhai Sharib a lui aussi eu recours à Twitter pour trouver un refuge pour ses deux filles et lui.« Léa et Éva sont en pleurs, toujours avenue Saint- Augustin en attendant votre aide », écrit-il dans un appel désespéré.«Je ne sais même pas où j\u2019allais en courant.J\u2019ai vu le nom de la rue, le hashtag et on est venu nous chercher», raconte-t-il en entrevue, tout ému devant tant de solidarité.«On a trouvé refuge, les filles sont choquées, mais on va bien tout ça grâce à vous, je n\u2019ai pas les mots, merci», écri- vait-il sur son compte Twitter quelques minutes plus tard.C\u2019est aussi vers Twitter et Facebook que les Niçois se sont tournés pour tenter de retrouver des proches.Les photos et descriptions de personnes disparues défilaient, avec des demandes de partage et autres messages d\u2019encouragement.Dans plusieurs cas heureux, le par tage d\u2019information en temps réel a permis de retrouver l\u2019être cher.« Merci à tous pour vos prières et vos partages, nous avons retrouvé le bébé en sécurité », écrivait une mère dans un message relayé par Recherche Nice, @SosNICE1407.Retenue s\u2019il vous plaît Les médias sociaux servent parfois d\u2019exutoire, alors que tout un chacun par tage ses états d\u2019âme sur l\u2019événement, tandis que les témoins y publient photos et vidéos du drame.Le phénomène a pris une telle ampleur que les autorités françaises ont dû intervenir pour demander aux inter- nautes de faire preuve d\u2019une certaine retenue.« Par respect pour les victimes et leurs familles, ne contribuez pas à la dif fusion de photos ou de vidéos de scènes de crime», écrivait la Police nationale sur son compte Twitter.« Ne propagez pas des rumeurs et ne dif fusez pas des images ou des photos choquantes sur les réseaux sociaux», a renchéri la Gendarmerie nationale.Le Devoir Trouver refuge sur Twitter Certains ont aussi pu retrouver des proches La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s\u2019être saisie de l\u2019enquête Merci à tous pour vos prières et vos partages, nous avons retrouvé le bébé en sécurité Une mère, sur Twitter « » "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.