Le devoir, 19 août 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 1 8 7 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Week-end \u203a Symphonie en sol bucolique au festival Orford Musique.Page B 1 Monde \u203a Parfum de guerre froide sur la péninsule coréenne.Les rapports Nord-Sud se sont beaucoup tendus en un an.Page B 9 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 9 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m BOLT GARDE L\u2019OR, DE GRASSE DANS SES TRACES DAMIEN MAYER ASSOCIATED PRESS Il n\u2019y a pas eu de regards complices à la ligne d\u2019arrivée, mais le résultat a été le même que lors des demi-?nales mercredi.Le sprinter canadien Andre De Grasse n\u2019a pas réussi à renverser le roi du sprint, le Jamaïcain Usain Bolt, qui a remporté l\u2019or du 200 m jeudi.Page B 5 L I S A - M A R I E G E R V A I S C\u2019est une première: les Nations unies ont admis leur responsabilité dans l\u2019épidémie de choléra en Haïti qu\u2019elles étaient accusées d\u2019avoir déclenchée.C\u2019est un « pas dans la bonne direction», disent les défenseurs des droits de la personne, mais cette reconnaissance du bout des lèvres devra être suivie d\u2019excuses publiques et d\u2019un réel processus de justice et réparation.«Il faut que les victimes puissent avoir un dédommagement.L\u2019ONU doit prendre ses responsabilités en vue d\u2019aider Haïti à combattre et éradiquer le choléra, insiste Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains, joint par Le Devoir.Dans toutes les missions de l\u2019ONU dans le monde, c\u2019est l\u2019impunité totale, et la mission en Haïti a fait beaucoup de tort.Vol, viols collectifs, violation des droits de la personne\u2026 et jamais aucune sanction.» Sauf que cette fois, la porte, bien qu\u2019elle fût un peu forcée, est entrouverte.Dans un cour- riel transmis au New York Times, l\u2019adjoint du porte-parole du secrétaire général de l\u2019ONU, Farhan Haq, a concédé que son organisation avait joué un rôle « dans le déclenchement de l\u2019épidémie et les souffrances des victimes affectées par le choléra» et qu\u2019elle devait s\u2019y pencher davantage pour offrir des solutions.Cet aveu, qui induit un changement radical d\u2019approche, survient après qu\u2019un rapport confidentiel d\u2019experts remis au secrétaire général Ban Ki-moon eut prouvé de façon accablante que l\u2019épidémie découlait des actions menées par des Casques bleus de l\u2019ONU.Jusque-là, M.Ban avait plutôt eu tendance à nier catégoriquement les responsabilités de son organisation.CHOLÉRA EN HAÏTI L\u2019ONU admet ses fautes du bout des lèvres La maladie, toujours active, aurait été introduite par des Casques bleus en 2010 C A T H E R I N E L A L O N D E Hébergée depuis 2009 dans le bel immeuble patrimonial du 1214, rue De La Montagne à Montréal, la Médiathèque Gaëtan-Dostie se trouve menacée d\u2019éviction par la Commission scolaire de Montréal (CSDM), tout comme le collectif d\u2019éditeurs et libraires La Passe, qui partage l\u2019adresse.Un coup terrible pour le petit musée, non officiel et fier de l\u2019être.«On ne peut pas entreposer des manuscrits d\u2019Octave Crémazie, de Gaston Miron ou de Claude Gauvreau comme on entrepose des meubles !» s\u2019est exclamé en entrevue au Devoir le collectionneur d\u2019artefacts poétiques et littéraires québécois Gaëtan Dostie, ancien collègue de Gaston Miron.La Médiathèque a reçu le 27 juin dernier une lettre recommandée prescrivant de «cesser [les] activités immédiatement» et de «quitter les lieux».«Il appert que les lieux représentent un danger potentiel, peut-on lire dans la missive signée par le coordonnateur des Services des ressources matérielles de la CSDM, Dominic Giguère.En effet, La Médiathèque Gaëtan-Dostie bientôt à la rue La survie de ce patrimoine poétique québécois est menacée par un avis d\u2019éviction de la CSDM EMILIO MORENATTI ASSOCIATED PRESS «Minustah et choléra vont de pair», dénonçait-on dans cette manifestation datant de 2010, alors que les souçons se tournaient vers les Casques bleus.Notre couverture \u203a Plongeon Le bronze pour Meaghan Benfeito.Lutte libre Erica Wiebe décroche la médaille d\u2019or.Décathlon Damian Warner remporte le bronze.Pages B 4 et B 5 O n a passé une bonne partie de la journée à se demander ce qu\u2019Usain Bolt et Andre De Grasse pourraient bien inventer pour marquer l\u2019imaginaire en cas de nouvelle domination à la finale du 200 mètres, après la vague amicale, souriante et probablement la plus relaxe qu\u2019une course olympique a jamais vue mercredi soir.Du moins en apparence, parce que Bolt a déclaré par la suite qu\u2019il trouvait que son principal rival avait ouvert un peu trop la machine.Mais cette fois, l\u2019écar t était pas mal plus prononcé, et s\u2019ils ont bien fini 1-2, on s\u2019est contenté d\u2019une petite tape dans le dos.Bolt aurait eu beau regarder à droite et à gauche, il n\u2019aurait vu personne tellement son avance était considérable.Il aurait pratiquement pu terminer à reculons.Huit médailles d\u2019or pour l\u2019Éclair donc, en attendant le relais 4 x 100 de vendredi pour un ahurissant triple triple.Remarquons toutefois que Bolt pourrait perdre une de ses huit puisque de nouveaux tests menés sur les échantillons des gagnants par les autorités compétentes ont mené à un contrôle positif dans le cas de Nesta Carter, membre du relais jamaïcain aux Jeux de Pékin en 2008.Mais interrogé il y a quelques jours à propos du dopage, il a répondu : « J\u2019ai toujours suivi les règles.Je suis testé plusieurs fois par saison.Je serais déçu de perdre une des médailles de Pékin, mais les règles sont les règles.» HORS JEUX Trop fort pour la ligue JEAN DION Immigration Les cibles de Québec discutées Page A 3 Prophets of Rage unis contre Trump Page B 8 Et cetera Échange de plats entre épicuriens Page B 10 VOIR PAGE A 10 : HAÏTI VOIR PAGE A 10 : MÉDIATHÈQUE VOIR PAGE A 10 : HORS JEUX PEDRO RUIZ LE DEVOIR Gaëtan Dostie dans la médiathèque qui porte son nom, rue De La Montagne, à Montréal. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER L\u2019ANGOISSE DE LA RENTRÉE IRE L À AMÉLIESS O D N U DEMAIN , T VER BOIS - ST U O A D DE ER I umettr se so ssentielle s e ce ur ée scolair entr ents d s par e urs de comba co e à un par s à s e oir st e hi s.Entr i par une peur t st assombr e e s et en di?cult apé s handic e v élè \u2019 enir gain de c ur obt ants po tt poirs déçus, une const s s et e uccè enace : celle de ne pas accéder à de ssag enti pr ap \u2019 é d use.a : e e demeur ant s usiasme entho \u2019 e, l CO LE ET LE UR O P ELLE AB S I A SSIC JE TE NTEX TE TEX .TER OR P ET U A DE A N A L E X A N D R E S H I E L D S Même s\u2019il a rédigé un projet de loi pour encadrer l\u2019exploitation des hydrocarbures, le gouvernement Couillard n\u2019entend pas en faire « la promotion», a assuré jeudi le ministre Pierre Arcand.L\u2019un des projets les plus avancés au Québec, celui de Haldimand à Gaspé, n\u2019aurait d\u2019ailleurs peut-être jamais été possible si le projet de loi 106 avait déjà été en vigueur.Interpellé en commission parlementaire jeudi par le groupe Équiterre, qui lui suggérait de présenter un projet de loi «pour sortir des hydrocarbures», le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles a dit en substance que le gouvernement n\u2019avait pas vraiment le choix d\u2019« encadrer » l\u2019industrie des énergies fossiles.«On doit vivre avec plusieurs permis [d\u2019exploration délivrés] au cours des 20 dernières années», a ainsi rappelé M.Arcand.Ces permis, a-t-il ajouté, confèrent « un cer tain nombre de droits» à leurs titulaires.«Plutôt que rien, il vaut mieux encadrer ce qui existe déjà», a conclu le ministre, qui a déposé en juin le projet de loi étudié cette semaine en commission parlementaire.Il faut dire que la seule fois où le gouvernement du Québec a révoqué des permis d\u2019exploration pétrolière et gazière, cela lui a valu une poursuite.En effet, à la suite de l\u2019annulation en 2011 de tous les permis en vigueur sur les îles de l\u2019estuaire du Saint- Laurent (dont l\u2019île Verte, l\u2019île d\u2019Orléans et l\u2019île aux Coudres), l\u2019entreprise Lone Pine Resources a intenté une poursuite de 250 millions de dollars contre le gouvernement fédéral.Cette entreprise évoque les dispositions du chapitre 11 de l\u2019Accord de libre-échange nord- américain.Aucune décision n\u2019a encore été rendue dans ce dossier.Cependant, Lone Pine Resources, membre de l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec, détient toujours des permis d\u2019exploration dans la province.Rencontrer les objectifs Tout en défendant l\u2019idée d\u2019une législation pour encadrer l\u2019exploration et l\u2019exploitation des énergies fossiles au Québec, le ministre Arcand a répété que le gouvernement ne fera pas « la promotion» des hydrocarbures.Il a aussi rappelé que le Québec s\u2019est fixé comme objectif de réduire de 40% sa consommation de « produits pétroliers » d\u2019ici 2030, dans le cadre de la politique énergétique présentée au printemps dernier.Et pour 2050, l\u2019objectif de réduction des gaz à effet de serre est de 80% à 95%, objectif qui suppose pour ainsi dire la fin du recours au pétrole et au gaz naturel.Les porte-parole d\u2019Équiterre ont néanmoins réaffirmé que «les hydrocarbures ne sont pas la voie de l\u2019avenir pour le Québec».Dans ce contexte, a souligné Steven Guilbeault, se lancer dans l\u2019aventure pétrolière et gazière est un «anachronisme».Gaspé inquiète Aux prises avec un projet pétrolier très avancé et controversé sur le territoire de sa municipalité, le maire de Gaspé, Daniel Côté, est pour sa part venu réitérer son souhait de voir le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) étudier le projet Haldimand, de Pétrolia.Selon M.Côté, le projet d\u2019exploration se trouve «dans un milieu habité, à deux pas d\u2019un quartier résidentiel et à trois pas du centre- ville».Difficile, dans ce contexte, «d\u2019obtenir l\u2019acceptabilité sociale».Le ministre Pierre Arcand ne s\u2019est pas avancé sur la possibilité d\u2019une évaluation du BAPE, jugeant que cette décision revient au ministre de l\u2019Environnement.Il a toutefois admis que la situation particulière des forages à 350 mètres d\u2019un quartier résidentiel constitue «une espèce de problématique».M.Ar- cand a ajouté que le projet n\u2019aurait peut-être pas vu le jour si les dispositions prévues dans le projet de loi 106 avaient déjà été en vigueur depuis quelques années.Mais dans les circonstances, Pétrolia bénéficie d\u2019un «droit acquis».«Ils ont déjà été présents.Ça pose un cer tain nombre de problèmes», a-t-il dit.Pétrolia mène présentement des tests de production sur le site de forage du projet Haldi- mand.Ces tests pourraient permettre de confirmer s\u2019il existe un potentiel d\u2019exploitation commerciale de pétrole dans le secteur.Le Devoir LOI SUR LES HYDROCARBURES Québec ne fera pas la «promotion » de l\u2019exploitation, assure Pierre Arcand SOURCE PÉTROLIA Le projet gazier Bourque est situé en Gaspésie.Québec y a déjà injecté 12,3 millions de dollars.A L E X A N D R E S H I E L D S A u moment où on débat du projet de loi qui encadrera l\u2019exploration pétrolière et gazière au Québec, l\u2019entreprise Pétrolia a annoncé jeudi matin le début de nouveaux travaux de forage dans le cadre du projet gazier Bourque, situé en Gaspésie.Le gouvernement Couillard a injecté 12,3 millions de dollars dans ce projet.Par voie de communiqué, l\u2019entreprise a indiqué qu\u2019elle mènerait d\u2019abord des travaux d\u2019exploration dans un puits déjà foré, en y ajoutant un «drain» horizontal de plus de 1750 mètres.Elle doit ensuite forer un «nouveau puits» à près de 1300 mètres, pour ensuite le poursuivre à l\u2019horizontale, et ce, sur une distance de 1650 mètres.Une fois ces opérations terminées, «des tests de production seront effectués dans les deux puits successivement afin de connaître les données de production naturelle» de la formation géologique dans laquelle les puits ont été forés, à l\u2019est de Murdochville.Gaz naturel «La formation géologique du Forillon de la propriété Bourque est la continuité de la même formation géologique couvrant les permis de Galt dont les résultats des tests de production conduits par une autre société sont très encourageants», a fait valoir Pé- trolia.Les permis de Galt sont détenus par l\u2019entreprise Junex, qui y mène actuellement des travaux afin d\u2019en déterminer le potentiel pétrolier.Dans le cas de Bourque, Pé- trolia mise sur tout sur une éventuelle production de gaz naturel.Les travaux d\u2019exploration doivent d\u2019ailleurs permettre à l\u2019entreprise de mettre en place, en collaboration avec son partenaire Tugliq Énergie, «un projet-pilote d\u2019extraction et de liquéfaction de gaz naturel».Selon les scénarios déjà présentés, un gazoduc d\u2019une soixantaine de kilomètres pourrait aussi être construit pour rejoindre la vil le de Gaspé, où serait installée une usine flottante de liquéfaction.C\u2019est de là que partiraient les navires pour la livraison du gaz naturel, mais seulement si le projet Bourque atteint le stade de l\u2019exploitation.Émissions de GES Le premier ministre Philippe Couillard et le ministre de l\u2019Énergie, Pierre Arcand, ont présenté le projet Bourque comme un bon projet pour le Québec, en misant sur le fait que le gaz naturel pourrait représenter une source d\u2019énergie de «transition».La nouvelle stratégie énergétique en fait d\u2019ailleurs état.Une étude menée par le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a toutefois conclu que les gisements gaziers qu\u2019on retrouverait en Gaspésie pourraient générer des émissions de gaz à effet de serre (GES) nettement plus importantes que ce qui a été dit jusqu\u2019à présent pour faire la promotion de ces projets dits «conventionnels».En fait, l\u2019étude produite dans le cadre de l\u2019évaluation environnementale stratégique (EES) souligne que les émissions de GES découlant de l\u2019exploitation des structures Bourque, Galt et Haldimand (les trois cibles de l\u2019exploration en Gaspésie) se situeraient «dans la moyenne des émissions liées à l\u2019exploitation du gaz de schiste et du pétrole de schiste nord-américain».Le hic, c\u2019est qu\u2019il sera difficile d\u2019avoir l\u2019heure juste sur le bilan des émissions de GES des projets de Pétrolia et de Junex en Gaspésie, s\u2019ils sont lancés un jour.Le gouvernement Couillard a décidé de les étudier uniquement dans le cadre de l\u2019EES réalisée avant le dépôt du projet de loi sur les hydrocarbures.Aucune évaluation indépendante n\u2019est prévue, par exemple sous l\u2019égide du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement.Le Devoir PROJET BOURQUE Pétrolia lance de nouveaux forages A L E X A N D R E S H I E L D S L e ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, refuse de s\u2019engager à annuler les permis d\u2019exploration pétrolière qui ont été consentis à des entreprises qui lorgnent le sous-sol de réserves fauniques du Québec.L\u2019exploitation des ressources est possible sur ces territoires, selon lui.Le Devoir révélait jeudi que quatre réserves fauniques de la province sont actuellement couvertes par des permis d\u2019exploration.Il s\u2019agit des réserves des Chic-Chocs, de Matane, de Ri- mouski et de Portneuf.Dans la majorité des cas, les permis occupent la totalité de ces territoires naturels d\u2019une grande richesse fréquentés par les amants de la nature.Est-ce que le ministre Arcand entend révoquer ces permis?«Pour l\u2019instant, cette question demeure hypothétique considérant que le [ministère] n\u2019a pas de demande pour la réalisation de travaux visant des réserves fauniques», a répondu l\u2019attachée de presse du ministre, Véronique Normandin.Si une telle demande était formulée, elle ne serait toutefois pas écartée d\u2019office, et ce, même s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une demande en vue de la réalisation de forages pétroliers.«Il est vrai de dire qu\u2019il est possible d\u2019exploiter des ressources naturelles dans les réserves fauniques du Québec», a rappelé la porte-parole de Pierre Arcand.«Dans l\u2019éventualité où le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles serait saisi d\u2019une demande de permis visant la réalisation de travaux de mise en valeur d\u2019hydrocarbures, celui-ci en ferait l\u2019analyse sur la base des lois et règlements applicables et aucun permis ne serait délivré sur le territoire où de telles activités sont interdites», a ajouté Mme Normandin.Pas exclus Interpellée par Le Devoir mercredi, la SE- PAQ a simplement reconnu que le statut accordé aux réser ves fauniques « n\u2019exclut pas d\u2019autres types d\u2019activités ».Même son de cloche du côté du cabinet de Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.«Contrairement au réseau de parcs nationaux, il est possible d\u2019exploiter des ressources naturelles dans les réserves fauniques du Québec.À titre d\u2019exemple, des coupes forestières sont autorisées annuellement dans certains secteurs de réserves fauniques», a répondu par écrit son attaché de presse, Mathieu Gaudreault.Les entreprises Pétrolia, Junex, Marzcorp Oil & Gas et Nj Exploration détiennent des permis dans le territoire de réserves fauniques au Québec.Ceux-ci ont été acquis en 2006, en 2009 et en 2012.Le Devoir RÉSERVES FAUNIQUES Le gouvernement n\u2019entend pas annuler les permis d\u2019exploration pétrolière Les demandes pour effectuer des travaux seront analysées si elles se présentent, souligne le cabinet du ministre Arcand On doit vivre avec plusieurs permis [d\u2019exploration délivrés] au cours des 20 dernières années Pierre Arcand, ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 M A R C O F O R T I E R D eux ans après la mise au rancart de la charte des valeurs, le port de symboles religieux continue de diviser le Parti québécois (PQ).Le burkini, ce maillot de bain qui recouvre la majeure partie du corps, porté par des musulmanes, alimente le débat entre les aspirants à la direction du parti.Ce simple vêtement met en lumière des divergences d\u2019opinions au sein du PQ sur la place des signes religieux dans l\u2019espace public.Les candidats Alexandre Cloutier et Paul Saint-Pierre Plamondon se sont opposés jeudi à la création d\u2019une sorte de «police de la plage» qui surveillerait la tenue des baigneuses.Rien ne justifierait l\u2019interdiction du burkini au Québec, ont-ils fait valoir.Leur collègue Agnès Maltais croit elle aussi que ce débat n\u2019a pas lieu d\u2019être.«Ce que la police devrait faire actuellement, c\u2019est s\u2019occuper du terrorisme, de l\u2019intégrisme, des jeunes qui partent en Syrie et des parents qui sont tout seuls.Mais ça, Philippe Couillard ne veut pas qu\u2019on s\u2019y attaque», a-t- elle dit sur les ondes de RDI.Ces députés contredisent leur collègue Jean-François Lisée, qui réclame un débat sur le bannissement de la burqa, du niqab et du burkini.«Nous avons un ennemi déclaré, [le groupe] État islamique, qui recrute ici des gens pour poser des bombes.Notre seul choix est de débattre de l\u2019interdiction de la burqa AVANT qu\u2019un djihadiste s\u2019en serve pour cacher ses mouvements pour un attentat, ou APRÈS», a-t-il écrit sur sa page Facebook.Au cours d\u2019un point de presse, Paul Saint-Pierre Pla- mondon a fait valoir qu\u2019il n\u2019y a aucun lien entre le burkini et la lutte contre le terrorisme.Il est cependant d\u2019accord avec Jean-François Lisée pour bannir en public la burqa, le niqab et tout autre vêtement qui cache le visage de la personne \u2014 contrairement au burkini, qui laisse le visage à découvert.L\u2019interdiction de ces vêtements n\u2019aurait rien à voir avec la religion, estime Paul Saint- Pierre Plamondon : « Ma position, c\u2019est que partout dans la société québécoise, on ne peut pas avoir une tenue vestimentaire qui rend l\u2019identification des gens impossible.C\u2019est une question de citoyenneté et d\u2019application de nos lois.» Une charte améliorée M.Saint-Pierre Plamondon est le seul des cinq candidats à la chefferie du PQ qui vient de l\u2019extérieur du parti.Il s\u2019engage à présenter une version améliorée de la charte des valeurs qui avait été mise en avant par Pauline Marois avant la défaite électorale du printemps 2014.Le projet de loi de M.Plamon- don se veut plus rassembleur que la défunte charte du PQ, qui avait plongé le Québec dans un débat déchirant sur la religion et les accommodements raisonnables.Il s\u2019inspirerait du rapport Bouchard-Taylor en interdisant le port de symboles religieux aux fonctionnaires qui incarnent l\u2019autorité de l\u2019État, comme les juges ou les policiers.La charte du PQ allait plus loin en bannissant les signes religieux pour tous les employés \u2014 et même les sous-traitants \u2014 de l\u2019État.Le gouvernement Couillard, lui, soutient que les employés de l\u2019État et les citoyens qui reçoivent les ser vices doivent être à visage découver t.Le por t de signes religieux est permis à cette condition.Une identité forte Plus globalement, Paul Saint- Pierre Plamondon compte rendre l\u2019identité québécoise «contagieuse et inspirante» avec une série de mesures qui faciliteraient l\u2019intégration des immigrants.S\u2019il est élu chef du PQ, il rétablirait les budgets d\u2019aide à l\u2019emploi des nouveaux arrivants.Il rendrait obligatoires les cours de francisation et investirait massivement dans la formation.En parlant un meilleur français, les immigrants trouveraient plus facilement du travail et s\u2019intégreraient mieux à la société, estime-t-il.Le PQ lui-même doit ouvrir ses portes aux minorités et aux anglophones, notamment, pour mieux refléter les préoccupations de toute la société, estime Paul Saint-Pierre Plamondon.« René Lévesque était clair là- dessus : le Parti québécois est le parti de tous les Québécois.Le nom Parti québécois vient avec la responsabilité écrasante de servir et de faire une place à tous les Québécois.» Le Devoir Le burkini s\u2019invite dans la course au PQ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Si le nombre de réfugiés augmente, les seuils totaux d\u2019immigration devront vraisemblablement être gonflés.S A R A H R .C H A M P A G N E Q uébec sous-estime le nombre d\u2019immigrants qui seront admis en 2016 et dans les années futures.C\u2019est du moins ce que croit Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au ser vice des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).À l\u2019instar de la plupart des intervenants qui défilent depuis mercredi devant la ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil, dans le cadre de la consultation publique sur la planification de l\u2019immigration au Québec pour 2017-2019, il penche en faveur d\u2019une augmentation des niveaux d\u2019immigration.« Les cibles citées sont nettement sous-estimées », note M.Reichhold.Pour 2016, le document soumis à la consultation en cours sur la planification de l\u2019immigration fait état d\u2019un maximum de 6600 réfugiés au total.Or, en date du 8 août, le Québec avait déjà accueilli 6181 réfugiés syriens.La cible initiale est donc déjà dépassée, suppose-t-il, puisqu\u2019il faut y ajouter les réfugiés d\u2019autre provenance.C\u2019est « l\u2019ef for t humanitaire exceptionnel » envers les Syriens qui explique ce dépassement, a indiqué au Devoir le ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion (MIDI).Mais tout indique que la tendance ne fléchira pas dans les prochaines années.« Ce qu\u2019ils proposent ne correspond plus à la réalité », soutient le directeur de la TCRI.Il cite notamment l\u2019objectif fédéral de 300 000 nouveaux résidents permanents en 2016, dont au moins 51 000 réfugiés, annoncé en mars par le ministre fédéral de l\u2019Immigration, John McCallum.Ce dernier a réitéré mercredi ses intentions de ne pas faire fléchir cette tendance dans le cadre d\u2019une série de consultations.Le Québec possède ses propres pouvoirs en la matière, mais il reçoit une proportion de réfugiés correspondant à son poids démographique en vertu de l\u2019Accord Canada-Québec relatif à l\u2019immigration.Si le nombre de réfugiés augmente, et que l\u2019immigration économique doit représenter 63 % du total en 2019 comme le souhaite la ministre Weil, les seuils totaux devront être gonflés.Planification et français « Il faut revoir les niveaux proposés », conclut M.Reich- hold.Une estimation plus juste permettra de mieux planifier les programmes de francisation et d\u2019intégration, juge-t-il.La majorité des groupes qui se sont adressés à la ministre en commission ont aussi plaidé pour l\u2019augmentation des admissions.Cette hausse doit toutefois aller de pair avec les ressources financières associées, a fait valoir en matinée le Réseau des forums jeunesse régionaux du Québec.L\u2019Association canadienne des conseillers professionnels en immigration a souligné que le MIDI a récolté 41 millions de dollars en 2014-2015 en frais de tarification des demandes d\u2019immigration.« Le message est de faire savoir que ce n\u2019est pas le contribuable qui paie les frais», a précisé Isabelle Vachon, présidente de la section provinciale de cette association.«Nous sommes aussi la seule province à avoir 345 millions de dollars qui lui tombe sur la tête du fédéral », ajoute Stephan Reichhold.Les obstacles à l\u2019intégration économique sont connus, dit-il, « mais les choses ne bougent pas».Il dénonce notamment l\u2019inefficacité du programme d\u2019accès à l\u2019égalité, qui ne remplit pas ses promesses, même dans la fonction publique.La reconnaissance des acquis et des compétences doit devenir une priorité, ajoute-t-il.Quant à la francisation, un consensus se dessine pour son renforcement.Le Mouvement Québec français demande de rendre la francisa- t ion obl igatoire, à la fois pour l\u2019immigrant, autrement « condamné à vivre en marge de la société », et pour la cohésion sociale.Cette proposition a déjà été énoncée par la Coalition avenir Québec (CAQ) dans le passé.Pour d\u2019autres, c\u2019est l\u2019attrait et la flexibilité du programme qui font défaut.Les incitatifs financiers pour y participer sont actuellement bas : les immigrants suivant des cours de français à temps plein reçoivent moins de 500 $ par mois.Des frais de garde d\u2019enfant et de transport sont également remboursables.La question des migrants temporaires non spécialisés a également été remise de l\u2019avant par la Confédération des syndicats nationaux (CSN).« Je pense qu\u2019il y a un bassin de gens qui voudraient rester au Québec et qui ont le potentiel [\u2026] et c\u2019est le groupe le plus vulnérable», a affirmé le secrétaire général Jean Lortie.Le Devoir IMMIGRATION Le Québec en voie de dépasser ses cibles Le milieu réclame une révision des estimations pour répondre aux besoins M A R I E - M I C H È L E S I O U I B ien qu\u2019il accepte de collaborer à l\u2019enquête d\u2019Ottawa sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, le gouvernement du Québec se désengage de ses responsabilités dans la province en refusant de mener sa propre commission, ont dénoncé jeudi des organisations autochtones québécoises.La veille, les ministres Geoffrey Kelley et Stéphanie Vallée annonçaient qu\u2019ils allaient offrir une pleine collaboration à Ottawa, mais révélaient du même coup qu\u2019ils ne lanceraient pas d\u2019enquête provinciale sur les relations entre les autochtones et les corps policiers.«On ne veut pas d\u2019un processus politique et on ne peut pas se limiter à l\u2019enquête nationale que le gouvernement fédéral doit mettre sur pied, qui, elle, porte sur le sort des femmes assassinées ou disparues», a réagi l\u2019organisation Femmes autochtones du Québec (FAQ).Depuis la diffusion d\u2019un reportage de Radio-Canada qui révélait en octobre de présumées agressions physiques et sexuelles subies par des femmes autochtones de Val- d\u2019Or aux mains de policiers de la Sûreté du Québec, les dénonciations d\u2019abus policiers envers les Premières Nations se multi - plient dans les médias et sur le terrain.« À la suite des dénonciations de Val- d\u2019Or et d\u2019ailleurs au Québec, il semble impensable que le gouvernement du Québec n\u2019enquête pas sur une problématique qui est déjà connue et dont les parties relèvent directement du gouvernement provincial », a réagi FAQ.Manque de transparence Après les révélations-chocs émanant de la ville abiti- bienne, une enquête a été confiée au Ser vice de police de la Ville de Montréal.«Ça fait presque un an: il est où, le rapport?Est-ce qu\u2019il y a eu des rapports qui ont été remis au procureur?Quelles sont les suites?» a demandé le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations Québec-Labra- dor (APNQL), Ghislain Picard.Selon lui, le dossier manque cruellement de transparence et devrait influencer la position du gouver nement afin de le convaincre de la nécessité de mener une enquête québécoise.FAQ est du même avis.« Même si la commission [nationale] a le mandat d\u2019examiner les répercussions des politiques et des pratiques des institutions gouvernementales, il est de la responsabilité de la province de tenir une enquête provinciale indépendante sur les relations entre les femmes autochtones et les institutions policières, qui relèvent de ce même gouvernement, et de réviser les pratiques et les politiques de ses insti tutions policières » , a plaidé l\u2019organisation.Pour défendre leur décision, les ministres Vallée et Kelley ont évoqué le traumatisme que pourrait représenter, pour les femmes autochtones, le fait de témoigner dans le cadre d\u2019une enquête nationale et d\u2019une commission québécoise.«Ce n\u2019est pas à eux autres de décider ça, c\u2019est aux victimes, a réagi Ghislain Picard.Laissons- les déterminer ce qui va leur redonner l\u2019assurance et le confort nécessaires.» Et puis, a-t-il ajouté, que dire aux femmes qui comptaient sur une commission pour faire la lumière sur de présumés abus alors qu\u2019elles ont enfin osé briser le silence, des années après les faits ?« Quelqu\u2019un, quelque part doit porter l\u2019odieux de ce qui s\u2019est passé dans ces an- nées-là », a insisté le chef de l\u2019APNQL.Le Devoir L\u2019absence de commission québécoise est un choix «impensable», dénonce les organisations autochtones Cloutier veut protéger les sièges sociaux du Québec Alexandre Cloutier propose une série de mesures visant à empêcher l\u2019achat d\u2019entreprises québécoises par des intérêts étrangers, comme le Cirque du Soleil, Rona et les restaurants St-Hubert, notamment.« Il y a urgence d\u2019agir pour protéger nos sièges sociaux.On peut poser des gestes pour favoriser les entreprises du Québec», dit le candidat à la chefferie du PQ.Il s\u2019inspire du rapport d\u2019un groupe de travail mis sur pied par le gouvernement Marois, publié en 2014, pour ses recommandations : Encourager la participation des travailleurs au capital de leurs entreprises ; ils pourraient acheter des actions sous la valeur marchande et n\u2019être imposés qu\u2019au moment où ils se départiraient de leurs actions ; Modifier la loi pour accorder un droit de vote prépondérant aux fondateurs et aux actionnaires de longue date, ce qui freinerait les offres d\u2019achat hostiles ; Accompagner 100 entreprises «fleurons» du monde des affaires pour augmenter le nombre de firmes québécoises inscrites en Bourse.Selon une étude de l\u2019Ordre des CPA et de Finance Montréal, à peine 9 des 223 nouvelles entreprises inscrites en Bourse au Canada en 2014 avaient leur siège social au Québec.Véronique Hivon en congé forcé La députée du Parti québécois (PQ) Véronique Hivon est forcée de suspendre ses activités en raison d\u2019une labyrinthite, une inflammation de l\u2019oreille interne qui provoque des vertiges et des nausées.L\u2019aspirante chef péquiste cesse temporairement de travailler après avoir consulté son médecin ce jeudi.La députée de 46 ans doit rester au repos complet pour venir à bout de la maladie, dont le temps de guérison est habituellement entre cinq et six jours.«Je lui ai parlé tout à l\u2019heure.Elle est indisposée, mais son état est sous contrôle», indique Pascale Sévigny, attachée de presse de Véronique Hivon.La députée souffre des symptômes habituels associés à la la- byrinthite: vertiges, perte d\u2019équilibre, perte de l\u2019orientation et nausées.Il est possible que la maladie soit une conséquence d\u2019une récente infection à la gorge, selon Mme Sévigny.Cet arrêt forcé de Véronique Hivon, qui mène en ce moment sa campagne pour la chefferie du Parti québécois, survient avant le sprint final de la course, qui connaîtra son dénouement le 7 octobre avec l\u2019élection du prochain chef péquiste.Les cinq candidats ont jusqu\u2019au 7 septembre pour vendre des cartes de membre à leurs partisans.L\u2019équipe de Véronique Hivon continue la campagne malgré l\u2019absence temporaire de la candidate.Le Devoir «On ne peut pas se limiter à l\u2019enquête nationale que le gouvernement fédéral doit mettre sur pied» L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15556 \u2013 ERRATUM Acquisition et implantation d\u2019un système de vidéosurveillance dans les véhicules taxi Veuillez ne pas tenir compte de l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offre publié le 17 août 2016.Un nouvel avis sera publié à une date ultérieure.Montréal, le 19 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR (1) Restaurant pour (vendre) 143, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 1J1 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9279-8578 Québec Inc.LE RESTAURANT SMOKING MEAT 143, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 1J1 Dossier : 871 673 Addition de (1) permis de Bar Cession totale de (1) Restaurant pour (servir) et changement de catégorie de Restaurant pour (servir) à Restaurant pour (vendre) suite à la cession Société De La Place Des Arts De Montreal SOCIÉTÉ DE LA PLACE DES ARTS DE MONTREAL 1501, rue Jeanne Mance Montréal (Québec) H2X 1Z9 Dossier : 250 597 9344-9502 Québec Inc.À VENIR 3017, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1X7 Dossier : 634 600 1501, rue Jeanne Mance Montréal (Québec) H2X 1Z9 3017, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1X7 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 2 Restaurants pour vendre Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre sur terrasse à 1 Bar sur terrasse Addition de permis 1 Bar (suite à une cession) (demande corrigée) 9373292 Canada Inc.P.F.CHANG\u2019S 5485, rue de Jockeys Montréal (Québec) H4P 2T7 Dossier : 3491-891 5485, rue de Jockeys Montréal (Québec) H4P 2T7 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande de permis de distillateur 9294-7563 Québec inc.(Entrepôt de Fabrication) A/s : M.Paul Bou-Nader 100, boulevard Alexis-Nixon suite 936 Montréal (Québec) H4M 2N9 dossier : 55-10-0533 405, rue Dickson, Local 202 Montréal (Québec) H1N 2H6 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 2 Bars dont 1 avec autorisation de spectacles sans nudité et 1 sur terrasse Changement de capacité de 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) Changement temporaire de la pièce à l'intérieur de l'établissement et changement de capacité de 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 121, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1H2 444, avenue Dorval, Local 115-A Montréal (Québec) H9S 3H7 5222, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1V 1A1 7015, boul.Gouin Est, RC-4 Montréal (Québec) H1E 5N2 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9343-5832 Québec inc.LE PLATO BISTRO 121, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1H2 Dossier : 290-403 Groupe Allos Inc.SCORES RÔTISSERIE BBQ & COTELLETTES (DORVAL) 444, avenue Dorval, Local 115-A Montréal (Québec) H9S 3H7 Dossier : 316-026 9336-0352 Québec Inc.MADISONS NEW YORK GRILL & BAR 5222, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1V 1A1 Dossier : 154-815 8695423 Canada Inc.RESTAURANT LA RIVIERA 7015, boul.Gouin Est, RC-4 Montréal (Québec) H1E 5N2 Dossier : 764-811 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 avec danse et spectacles sans nudité et 1 sur terrasse (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar 1 Bar 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse sur domaine public 6843395 Canada Inc.RESTAURANT LAS 3 CONCHITAS 7476-A, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2R 2N3 Dossier : 2600-823 9328-1731 Québec inc.BAR TIME 997, rue Saint- Jacques Montréal (Québec) H3C 1G6 Dossier : 1658-871 9335-1005 Québec Inc.NOUILLES EXPRESS 3892, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1S6 Dossier : 1048-123 9344-9932 Québec inc.RESTAURANT NEOS CUZINA GRECQUE 65, rue Jarry Est Montréal (Québec) H2P 1T2 Dossier : 2120-012 9345-3611 Québec Inc.CAFÉ LASALLE 1439, rue Shevchenko Montréal (Québec) H8N 1P2 Dossier : 1253-889 9197-8643 Québec Inc.L'AFFAIRE EST CHOCOLAT 2350, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1N2 Dossier : 650-192 7476-A, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2R 2N3 997, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H3C 1G6 3892, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1S6 65, rue Jarry Est Montréal (Québec) H2P 1T2 1439, rue Shevchenko Montréal (Québec) H8N 1P2 2350, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1N2 APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DE CONSTRUCTION DIRECTION DE L\u2019AMÉNAGEMENT URBAIN ET DES SERVICES AUX ENTREPRISES DIVISION DE L\u2019URBANISME Aménagement de la rue Paré à partir de l\u2019avenue Mountain Sights jusqu\u2019à un point 352m à l\u2019Est et le remplacement de la conduite d\u2019aqueduc.Appel d\u2019offres public no CDN-NDG-16-AOP-DAUSE-044.Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, le 7 septembre 2016, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception, et ce pour la soumission CDN- NDG-16-AOP-DAUSE-044 Renseignements : Jacques Lemieux Téléphone : 514 872-3897 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 août 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 19 août 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement Geneviève Reeves, avocate Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Direction de l\u2019épuration des eaux usées Appel d\u2019offres : 7057-AE Conception et construction du poste de transformation 315 kV/25kV à la station d\u2019épuration Jean-R.-Marcotte L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 7 septembre est reportée au 28 septembre 2016 à 14h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, 19 août 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15256 Acquisition de systèmes de vidéoconférence L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 août 2016 est reportée au 14 septembre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 19 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-23l4ll-169 COMMISSION DES NORMES, DE L\u2019ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.9283-7004 QUEBEC INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-14921 Service d\u2019Inspection, d\u2019entretien et de réparation d\u2019équipement de levage - Entente de service de 3 ans L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 août 2016 est reportée au 31 août 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 19 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Gérard GAGNON, en son vivant domicilié au 2135, rue de la Terrasse- Cadieux, app.CHSLD St-Augus- tin, Québec, Québec, G1C 1Z2, survenu le 31 mars 2016, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Khanh Linh Vo Doan, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Donné ce 17 août 2016, par Me Khanh Linh Vo Doan, notaire.L I A L É V E S Q U E D isant comprendre la frustration des automobilistes qui ont à circuler dans la région de Montréal, le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et les autorités concernées dans le domaine du transport ont annoncé jeudi plusieurs mesures pour tenter d\u2019atténuer les dif ficultés en prévision des chantiers qui se multiplieront cet automne.Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a annoncé qu\u2019une somme de 46 millions sera consacrée à diverses mesures d\u2019atténuation, qui existent déjà ou qui seront ajoutées, comme la mise en place d\u2019une voie réservée sur l\u2019autoroute Bonaventure en direction du centre-ville et des mesures tarifaires incitatives à l\u2019utilisation du transport collectif, entre autres choses.Ainsi, 13 lignes d\u2019autobus de la Société de transport de Montréal pourront faire 130 voyages supplémentaires aux heures de pointe.De même, une somme de 17 millions sera accordée à la STM pour qu\u2019elle achète de nouveaux autobus, particulièrement pour le sud-ouest de Montréal, c\u2019est-à-dire la zone qui sera la plus touchée par les travaux de construction, a signalé le ministre Daoust.« Il y a beaucoup de ces tra- vaux-là où on se pose la question : est-ce qu\u2019on rénove ou on remplace ?Et quand on en est rendu à l\u2019étape de remplacer, c\u2019est parce qu\u2019on a échappé la période de rénover.Il y a beaucoup de ces travaux-là qui sont dus depuis longtemps », a justifié le ministre des Transports.« Comprenons bien qu\u2019on a des structures qui sont en fin de vie utile.Vous savez, le pont Champlain, les sommes fabuleuses qui sont dédiées simplement pour le tenir debout jusqu\u2019à tant que l\u2019autre arrive\u2026 », a lancé le ministre Daoust en faisant référence au futur pont que construira le gouvernement fédéral entre Montréal et la Rive-Sud.Chantiers majeurs Les grands chantiers responsables de ce branle-bas de combat sont ceux de l\u2019échangeur Turcot, du pont Champlain et de l\u2019autoroute Bonaventure, du secteur de l\u2019autoroute 25 et du pont-tun- nel Louis-H.Lafontaine, de l \u2019autoroute 720 et du pont Mercier et de l \u2019échangeur Saint-Pierre.De son côté, le maire de Montréal, Denis Coderre, a invité les automobilistes et même les citoyens à se montrer compréhensifs, rappelant que ces chantiers auront une fin.« Je comprends la frustration, souvent, des gens.Je vous incite à la patience, mais je vous invite, surtout, à prendre d\u2019autres moyens de transpor t et à travailler ensemble pour qu\u2019on puisse faire par tie de la solution, comme le covoiturage », a affirmé le maire Coderre.Parmi les autres mesures annoncées, il y aura également des places de stationnement supplémentaires.Ainsi, d\u2019ici la fin de 2016, on aménagera un stationnement incitatif de 200 places sur les terrains situés à la jonction des autoroutes 15 et 40 avec un service de navette de la STM vers la station de métro Du Collège.De plus, 200 places seront ajoutées au terminus Le Carrefour, à Laval, 165 au stationnement Montcalm-Candiac, 124 au stationnement Châteauguay et 550 au terminus Panama, près du pont Champlain.La Presse canadienne CHANTIERS DE CONSTRUCTION Près de 50 millions pour atténuer les maux de tête des Montréalais DAVID AFRIAT LE DEVOIR Parmi les grands chantiers en branle dans la métropole, il y a notamment celui du pont Mercier. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 19 août au 30 novembre 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et Strathroy, Ontario \u2014 Le chauf feur de taxi qui se trouvait dans sa voiture avec un présumé terroriste lorsque celui-ci a été abattu par la police la semaine dernière en Ontario blâme sévèrement les autorités pour avoir mis sa vie en danger.Terry Duffield a déclaré au quotidien The London Free Press que les policiers ne l\u2019avaient pas prévenu de ce qui se tramait.Il avait pourtant attendu cinq minutes dans l\u2019entrée de garage de la maison d\u2019Aaron Driver avant que l\u2019homme de 24 ans sorte pour s\u2019asseoir à l\u2019ar rière de son taxi.Il a expliqué que les agents avaient attendu qu\u2019il recule son taxi dans la rue pour se ruer sur eux.C\u2019est à ce moment que le suspect a fait détonner un engin explosif.M.Duffield af firme que ce ne sont pas les policiers qui ont sauvé sa vie, mais plutôt un paquet de cigarettes.Quelques secondes avant que l\u2019explosion survienne et que les agents ne commencent à tirer, M.Duf field dit s\u2019être baissé pour attraper ses cigarettes, ce qui lui a permis d\u2019être protégé par son siège.Aaron Driver est mor t au cours de la confrontation avec les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), survenue mercredi dernier à Stra- throy, en Ontario.Il venait d\u2019enregistrer une vidéo de martyr dans laquelle il laissait entendre qu\u2019il allait mener une attaque à la bombe dans un centre urbain.Le suspect était sous le coup d\u2019un ordre de la cour qui lui interdisait de s\u2019associer à une quelconque organisation terroriste, d\u2019utiliser un ordinateur ou un téléphone cellulaire.Il n\u2019était toutefois pas soumis à une sur veillance continue, malgré les préoccupations des autorités à son endroit.Sous le choc « Alors que j\u2019étais étendu au sol, j\u2019ai entendu un policier dire que Driver bougeait toujours.Par la suite, j\u2019ai entendu quatre ou cinq détonations, et ensuite, c\u2019était le silence complet », a témoigné M.Duf field, âgé de 47 ans, qui dit souf frir au- jourd\u2019hui d\u2019un stress post-trau- matique.« Pourquoi est-ce que la police a mis ma vie en danger ?Elle n\u2019a absolument rien fait pour m\u2019aider à n\u2019importe quel moment, a-t-il dit au quotidien.Elle n\u2019a absolument rien fait pour m\u2019empêcher de me retrouver dans cette situation.» La police provinciale de l\u2019Ontario, qui a pris en main l\u2019enquête sur la mort de Driver, a affirmé mardi que le présumé terroriste a été tué par balles.Aucun autre détail n\u2019a été dévoilé.Aaron Driver avait déménagé à Strathroy plus tôt cette année pour habiter avec sa sœur.Le FBI a informé les autorités canadiennes des activités troublantes de Driver quelques heures avant que la GRC intervienne.Le père du défunt a affirmé que son fils avait eu une enfance difficile, mais qu\u2019il semblait avoir repris sa vie en main après s\u2019être converti à l\u2019islam.Des agents du Service canadien du renseignement de sécurité l\u2019avaient toutefois contacté en janvier 2015 pour l\u2019informer de commentaires subversifs que son fils avait publiés sur les médias sociaux.La Presse canadienne PRÉSUMÉ TERRORISTE ABATTU Le chauffeur de taxi dit que la police n\u2019a rien fait pour l\u2019aider LA PRESSE CANADIENNE / GRC L\u2019intérieur du taxi de Terry Duffield témoigne de l\u2019intervention policière de la semaine dernière.L a rentrée scolaire se fera sur fond de grève, lundi, pour les cégépiens à travers la province.Les 700 membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) prévoient de tenir une demi-journée de grève dans 16 cégeps du Québec.Les moyens de pression seront observés de 8 h à 11h30.Les syndiqués occupent une dizaine de postes autres que l\u2019enseignement, tels que conseillers pédagogiques, conseillers en orientation ou techniciens informatiques.Le syndicat indique que d\u2019autres actions pourraient venir en septembre et en octobre si l\u2019impasse avec le gouvernement persiste.«La pression ne se relâchera pas, bien au contraire, si le gouvernement ne donne pas une orientation positive à la table des négociations », a déclaré Richard Perron, président du SPGQ.Impasse Selon le SPGQ, la convention collective de ses quelque 700 professionnels de l\u2019enseignement supérieur est échue depuis le 31 mars 2015 et les négociations pour renouveler leur contrat de travail piétinent.Les syndiqués dénoncent, entre autres, un salaire et des conditions de travail qui ne sont pas à la hauteur de leur expertise, puisqu\u2019ils œu- vrent à un niveau d\u2019enseignement supérieur.Selon le syndicat, ces conditions créent en plus une difficulté de recrutement et une faible rétention du personnel.«Si on recrute nos conseillers pédagogiques chez les enseignants les plus expérimentés, il sera impossible de les recruter si on dit aux enseignants expérimentés qu\u2019ils devront couper leurs semaines de vacances et diminuer leur salaire», a expliqué M.Perron.De nouvelles rencontres de négociation et une réunion avec la ministre responsable de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, sont prévues dès septembre, a précisé M.Perron.La Presse canadienne CÉGEPS Rentrée scolaire sur fond de grève Le SPGQ exercera des moyens de pression lundi avant-midi dans 16 établissements J O A N N A S M I T H O ttawa \u2014 Un des quatre membres du comité mis sur pied par Ottawa pour revoir le mécanisme d\u2019évaluation environnementale a versé au fil des ans près de 18 000 $ aux libéraux fédéraux.Les données d\u2019Élections Canada révèlent que l\u2019avocat to- rontois Rod Northey a notamment versé 850$ à la campagne du candidat libéral Marlo Ray- nolds, défait en Alberta l\u2019an dernier.M.Raynolds a ensuite été nommé chef de cabinet de la ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna.Me Northey, un avocat spécialisé dans les questions environnementales, a aussi versé au fil des ans près de 13 000 $ au Parti vert et 3000 $ au Nouveau parti démocratique.La porte-parole de la ministre de l\u2019Environnement a expliqué que Mme McKenna avait choisi M.Northey parmi une liste dressée par l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale.Caitlin Workman assure que la ministre a reconnu en Me Nor they ses connaissances, son expérience et son expertise.Elle souligne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un avocat éminent dans ce domaine, et ce, depuis une trentaine d\u2019années.Processus «truqué» Le por te-parole conser va- teur en matière d\u2019environnement, Ed Fast, admet que les contributions politiques de M.Northey ne devraient pas l\u2019écar ter automatiquement d\u2019une nomination, mais il estime que cela remet en cause son indépendance au sein du comité fédéral.« Ce processus est conçu et, bien franchement, truqué pour avoir le résultat qu\u2019ils veulent», a-t-il tranché.En 2013, La Presse canadienne avait pourtant rapporté que pas moins d\u2019un juge sur cinq nommés au Conseil arbitral de l\u2019assurance-emploi avait déjà versé un don à une formation politique ou à un candidat, ce qui allait à l\u2019encontre des directives des tribunaux administratifs.Toutes ces contributions, à l\u2019exception d\u2019une seule, avaient été versées aux conser vateurs, qui étaient alors au pouvoir.Le premier ministre Justin Trudeau avait promis en campagne électorale, l\u2019an dernier, de revoir tout le mécanisme d\u2019évaluation environnementale qui, selon lui, n\u2019inspirerait plus confiance aux Canadiens.La ministre McKenna a annoncé lundi la composition du comité chargé de cette révision, qui devra s\u2019assurer que l\u2019évaluation de projets tels les oléoducs et les mines fasse l\u2019objet de consultations publiques et qu\u2019ils reposent sur des données scientifiques et les connaissances traditionnelles autochtones.Le comité sera présidé par Johanne Gélinas, ancienne commissaire fédérale à l\u2019environnement et au développement durable et ex-commis- saire au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement du Québec (BAPE).Outre M.Northey et Mme Gé- linas, les autres membres sont Doug Horswill, qui a œuvré pendant 22 ans à la minière Teck Resources, après 20 ans dans la fonction publique de la Colombie-Britannique, et Renée Pelletier, juriste malécite acadienne, spécialiste des droits ancestraux des Premières Nations.Rod Northey n\u2019a pas donné suite à la demande de commentaires de La Presse canadienne.La Presse canadienne Un généreux contributeur du PLC est nommé au sein d\u2019un comité fédéral Rod Northey est l\u2019un des quatre membres du comité chargé de revoir le mécanisme d\u2019évaluation environnementale ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, a choisi M.Northey parmi une liste dressée par l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale.Procès Bain : les jurés veulent rassurer leur famille Au sixième jour de leurs délibérations, jeudi, les jurés au procès de Richard Henry Bain ont demandé au tribunal de rassurer leur famille.Les sept femmes et cinq hommes du jury ont transmis une note, jeudi matin, pour demander au juge Guy Cour- noyer, de la Cour supérieure, si un représentant du tribunal pouvait appeler leurs proches afin de leur dire que tout va bien et qu\u2019ils sont toujours au travail.Le juge Cournoyer a jonglé un moment avec l\u2019idée de laisser les jurés appeler eux-mêmes leurs proches.Il a finalement demandé à un constable spécial du palais de justice de communiquer avec les familles des jurés, qui sont isolés du reste du monde jusqu\u2019à ce qu\u2019ils s\u2019entendent sur les verdicts.La Presse canadienne Trudeau en visite en Chine à la fin du mois d\u2019août Ottawa \u2014 Le premier ministre Justin Trudeau se rendra en Chine pour une visite officielle à la fin du mois d\u2019août.Lors de son voyage du 30 août au 6 septembre prochain, il participera notamment au sommet des dirigeants du G20, à Hangzhou, les 4 et 5 septembre.M.Tr udeau a précisé qu\u2019il répondait ainsi à l\u2019invitation du premier ministre chinois, Li Keqiang.Le premier ministre canadien fera des escales à Pékin, à Shanghai, à Hangzhou et à Hong Kong.Le Bureau du premier ministre a indiqué que ce voyage permettra à M.Trudeau de tisser des liens avec les « dirigeants du gouvernement chinois, le milieu des affaires et le grand public chinois ».La Presse canadienne M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa L e gouvernement Trudeau a of ficiellement dit non aux signataires d\u2019une pétition qui réclamait la déclassifica- tion d\u2019un fusil d\u2019assaut semblable à celui qui a été utilisé dans la tuerie d\u2019Orlando.Les 25 249 Canadiens qui ont apposé leur nom sur cette pétition parrainée par le député conser vateur Bob Zim- mer souhaitaient que l\u2019arme puisse être utilisée légalement pour la chasse.Plaidant que l\u2019AR-15 «est désignée arme à autorisation restreinte pour des raisons cosmétiques, non pas parce qu\u2019elle est plus dangereuse que d\u2019autres », ils demandaient au ministre de la Sécurité publique de la désigner à nouveau comme arme sans restriction.La réponse officielle du ministre Ralph Goodale \u2014 qui avait déjà affiché ses couleurs \u2014 a été sans équivoque.« Le gouvernement n\u2019a aucune intention d\u2019utiliser l\u2019article 117.15 du Code criminel pour changer la classification de l\u2019arme à feu AR- 15», a-t-il tranché dans sa réponse déposée mercredi auprès du gref fier par intérim de la Chambre.«L\u2019arme à feu AR-15 est classifiée à autorisation restreinte en raison du lignage entre celle-ci et l\u2019arme d\u2019assaut de type militaire M-16», a-t-il noté.Changement promis Le ministre Goodale a par ailleurs assuré que le gouvernement de Justin Tr udeau était « résolu à remettre le pouvoir de décision quant à la classification des armes à la police et non aux politiciens».En campagne électorale, les libéraux ont promis d\u2019annuler certaines dispositions du projet de loi C-42, adopté sous le précé- dent gouvernement conservateur, qui donnait au Conseil des ministres un mot à dire sur la classification des armes.Cela n\u2019a pas encore été fait.Mais «dans l\u2019intérim, le gouvernement a respecté l\u2019engagement qui est dans la plateforme en n\u2019intervenant pas dans les décisions de classification faites par la Gendarmerie royale du Canada», a expliqué dans un courriel Scott Bardsley, l\u2019attaché de presse de M.Goodale.La Presse canadienne PÉTITION L\u2019arme AR-15 demeurera à usage restreint L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 62.17 -0.28 -0.45 654 Canadian-Tire CTC.A 139.20 0.23 0.17 123 Cogeco CCA 62.45 -0.05 -0.08 73 Corus CJR.B 12.87 0.11 0.86 137 Groupe TVA TVA.B 3.95 0.00 0.00 1 Jean Coutu PJC.A 18.96 -0.21 -1.10 91 Loblaw L 71.60 -1.54 -2.11 939 Magna MG 51.51 -0.79 -1.51 691 Metro MRU 45.08 -0.55 -1.21 448 Quebecor QBR.B 40.28 -0.02 -0.05 149 Uni Select UNS 30.40 -0.15 -0.49 99 Saputo SAP 42.95 -0.21 -0.49 391 Shaw SJR.B 26.06 -0.11 -0.42 568 Dollarama DOL 95.93 -0.55 -0.57 367 Restaurant Brands QSR 61.34 -0.35 -0.57 128 Transat A.T.TRZ 6.53 0.01 0.15 6 Yellow Media Y 18.30 0.09 0.49 11 S&P TSX SPTT14695.68 -1.92 -0.01 149238 S&P TX20 TX20 666.54 4.75 0.72 82125 S&P TX60 TX60 853.61 -0.75 -0.09 67017 S&P TX60 Cap.TX6C 943.92 -0.83 -0.09 67017 Cons.de base TTCS 538.78 -3.90 -0.72 3376 Cons.discré.TTCD 173.85 -0.54 -0.31 5526 Énergie TTEN 202.34 2.68 1.34 41941 Finance TTFS 246.84 -1.14 -0.46 13845 Aurifère TTGD 268.40 0.94 0.35 43908 Santé TTHC 85.01 -0.87 -1.01 3826 Tech.de l\u2019info TTTK 54.58 -0.15 -0.27 3150 Industrie TTIN 190.55 0.36 0.19 5337 Matériaux TTMT 266.19 0.21 0.08 52304 Immobilier TTRE 299.28 0.33 0.11 5123 Télécoms TTTS 156.23 -0.63 -0.40 1954 Sev.collect.TTUT 243.71 1.16 0.48 3639 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 837.58 9.10 1.10 70167 Cameco CCO 12.19 -0.17 -1.38 957 Canadian Natural CNQ 41.95 0.30 0.72 1479 Hydro One H 25.85 0.24 0.94 290 Enbridge ENB 54.02 0.59 1.10 1124 EnCana ECA 12.95 0.72 5.89 4269 Enerplus ERF 9.97 0.42 4.40 1577 Pengrowth Energy PGF 2.14 0.09 4.39 1506 Pétrolière Impériale IMO 40.57 0.20 0.50 357 Suncor Energy SU 36.64 0.31 0.85 2214 Cenovus Energy CVE 19.96 0.38 1.94 931 TransCanada TRP 61.06 -0.04 -0.07 731 Valener VNR 21.85 0.04 0.18 34 Air Canada AC 8.94 -0.05 -0.56 457 Bombardier BBD.B 1.98 0.00 0.00 712 CAE CAE 18.25 0.03 0.16 445 Canadien Pacifique CP 194.10 2.10 1.09 334 Chemin de fer CN CNR 82.61 0.08 0.10 744 SNC-Lavalin SNC 56.08 -0.14 -0.25 217 Transcontinental TCL.A 18.58 -0.24 -1.28 49 TransForce TFI 26.13 0.07 0.27 92 B.CIBC CM 99.69 -0.32 -0.32 466 B.de Montréal BMO 83.66 -0.41 -0.49 592 B.Laurentienne LB 48.30 -0.32 -0.66 63 B.Nationale NA 45.74 -0.15 -0.33 1667 B.Royale RY 80.14 -0.20 -0.25 1354 B.Scotia BNS 66.50 -0.23 -0.34 689 B.TD TD 56.74 -0.25 -0.44 1402 Brookfield Asset BAM.A 44.05 -0.61 -1.37 720 Cominar Real CUF.UN 16.75 -0.07 -0.42 306 Corp.Fin.Power PWF 29.47 -0.14 -0.47 256 Fin.Manuvie MFC 17.00 -0.12 -0.70 2342 Fin.Sun Life SLF 40.96 -0.26 -0.63 677 Great-West Lifeco GWO 31.01 -0.10 -0.32 497 Industrielle All.IAG 44.54 -0.04 -0.09 86 Power Corporation POW 27.09 -0.17 -0.62 394 TMX X 61.33 0.74 1.22 53 Agrium AGU 116.18 -2.19 -1.85 253 Barrick Gold ABX 26.88 0.10 0.37 2196 Goldcorp G 23.85 0.09 0.38 1733 Kinross Gold K 6.43 -0.02 -0.31 4910 Mines Agnico-Eagle AEM 73.76 0.09 0.12 432 Potash POT 20.56 -0.28 -1.34 1840 Teck Resources TCK.B 21.09 0.42 2.03 4139 Fortis FTS 43.01 0.38 0.89 642 TransAlta TA 5.72 0.02 0.35 386 BlackBerry BB 10.41 -0.18 -1.70 766 CGI GIB.A 62.64 0.05 0.08 279 BCE BCE 61.68 -0.50 -0.80 779 Manitoba Telecom MBT 38.37 -0.03 -0.08 51 Rogers RCI.B 56.78 -0.41 -0.72 560 Telus T 43.11 0.01 0.02 564 iShares DEX XBB 32.46 0.04 0.12 23 iShares MSCI XEM 27.20 0.03 0.11 5 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.04 0.04 0.16 181 iShares S&P/TSX XIC 23.33 -0.01 -0.04 78 BAYTEX ENERGY CORP BTE 7.18 0.29 4.21 6114 HB NYMEX CL BULL HOU 8.84 0.44 5.24 5022 KINROSS GOLD CORP K 6.43 -0.02 -0.31 4910 ENCANA CORP ECA 12.95 0.72 5.89 4269 TECK COMINCO CL B TCK.B 21.09 0.42 2.03 4139 YAMANA RES INC YRI 7.00 0.09 1.30 3420 VERESEN INC VSN 12.40 0.05 0.40 3354 FIRST QUANTUM FM 12.17 0.22 1.84 3302 ELDORADO GOLD CORP ELD 5.44 -0.09 -1.63 2961 MEG ENERGY CORP MEG 6.41 0.41 6.83 2689 MEG ENERGY CORP MEG 6.41 0.41 6.83 2689 PAINTED PONY PPY 8.64 0.49 6.01 731 ENCANA CORP ECA 12.95 0.72 5.89 4269 MCEWEN MINING INC MUX 6.12 0.34 5.88 769 HB NYMEX CL BULL HOU 8.84 0.44 5.24 5022 KLONDEX MINES LTD KDX 6.86 0.32 4.89 283 ENERPLUS CORP ERF 9.97 0.42 4.40 1577 BAYTEX ENERGY CORP BTE 7.18 0.29 4.21 6114 HB NYMEX NG BULL HNU 10.51 0.42 4.16 1421 ADVANTAGE OIL & AAV 9.47 0.35 3.84 1237 HB NYMEX CL BEAR HOD 11.58 -0.67 -5.47 2080 SIR ROYALTY INCOME SRV.UN 14.22 -0.72 -4.82 183 HB NYMEX NG BEAR HND 14.18 -0.64 -4.32 665 SPLIT REIT OPTY SOT.UN 8.47 -0.32 -3.64 659 EXTENDICARE INC EXE 8.58 -0.32 -3.60 348 VALEANT VRX 37.19 -1.32 -3.43 1834 WEST FRASER TIMBER WFT 41.92 -1.38 -3.19 335 SEMAFO SMF 6.52 -0.16 -2.40 1645 HOME CAPITAL GROUP HCG 28.49 -0.65 -2.23 336 LOBLAW COMPANIES L 71.60 -1.54 -2.11 939 CANADIAN PACIFIC CP 194.10 2.10 1.09 334 MAPLE LEAF FOODS MFI 29.66 0.78 2.70 313 PAN AMERICAN SLVR PAA 27.40 0.76 2.85 415 ENCANA CORP ECA 12.95 0.72 5.89 4269 INTER PIPELINE LTD IPL.R 27.74 0.61 2.25 879 ENBRIDGE INC ENB 54.02 0.59 1.10 1124 PEYTO EXPLORATION PEY 38.26 0.59 1.57 264 ATCO LTD ACO.X 48.59 0.52 1.08 131 GILDAN ACTIVEWEAR GIL 38.13 0.51 1.36 462 PAINTED PONY PPY 8.64 0.49 6.01 731 AGRIUM INC AGU 116.18 -2.19 -1.85 253 LOBLAW COMPANIES L 71.60 -1.54 -2.11 939 WEST FRASER TIMBER WFT 41.92 -1.38 -3.19 335 VALEANT VRX 37.19 -1.32 -3.43 1834 MAGNA INTL INC MG 51.51 -0.79 -1.51 691 SIR ROYALTY INCOME SRV.UN 14.22 -0.72 -4.82 183 HB NYMEX CL BEAR HOD 11.58 -0.67 -5.47 2080 HOME CAPITAL GROUP HCG 28.49 -0.65 -2.23 336 HB NYMEX NG BEAR HND 14.18 -0.64 -4.32 665 BROOKFIELD ASSET BAM.A 44.05 -0.61 -1.37 720 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 695,68 ?-1,92 -0,0% New York S&P 500 2187,02 ?+4,80 +0,2% NASDAQ 5240,15 ?+11,49 +0,2% DOW JONES 18 597,70 ?+23,76 +0,1% PÉTROLE 48,22 +1,43 $US +3,1% ?OR 1357,20 +8,40 $US +0,6% ?DOLLAR CANADIEN 78,33 +0,55 $US +0,7% ?1$US = 1,2767 68,92 -0,02 EURO 1 EURO = 1,4509 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2299,54 -7,59 -0,33 IQ120 2357,14 -4,54 -0,19 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine A N N E D \u2019 I N N O C E N Z I O à New York L es changements apportés par Walmart dans ses magasins ainsi que dans son secteur du commerce en ligne profitent au géant américain du commerce de détail.Tout en dévoilant des profits en hausse ainsi qu\u2019une progression de ses ventes comparables au deuxième trimestre, jeudi, l\u2019entreprise a révisé à la hausse ses prévisions pour l\u2019exercice en cours.En plus de déployer des ef- for ts pour of frir des prix concurrentiels, Walmart a déployé une série d\u2019initiatives, allant d\u2019une amélioration de la propreté de ses magasins à la façon de présenter les articles vendus sur ses tablettes.Le détaillant offre également un service de paiement mobile à ses clients.Cela a permis à la société établie à Bentonville, dans l\u2019État de l\u2019Arkansas, d\u2019afficher une huitième augmentation trimestrielle consécutive de ses ventes comparables et un septième gain trimestriel de suite au chapitre de la hausse du trafic dans ses magasins.« Nos clients réguliers viennent plus souvent dans nos magasins et achètent davantage, a expliqué le dirigeant de Walmart aux États-Unis, Greg Fo- ran.Cela représente 62% de nos ventes.» Dans un secteur où la concurrence est féroce, le géant du commerce de détail tente, comme ses rivaux, de se réinventer afin de conserver ses parts de marché.La semaine dernière, l\u2019entreprise avait annoncé une entente pour se porter acquéreur du nouveau joueur Jet, qui a fait des vagues l\u2019an dernier en annonçant son intention de concurrencer le spécialiste du commerce électronique Amazon.Cette acquisition aidera notamment Walmart à mettre la main sur des clients plus fortunés et généralement plus jeunes.Jet.com convainc plus de 400 000 nouveaux consommateurs chaque mois et traite en moyenne 25 000 commandes par jour.Au deuxième trimestre terminé le 31 juillet, Walmart a vu ses profits croître de 9 %, à 3,77 milliards $US, ou 1,21 $US par action.En excluant les éléments non récurrents, le détaillant a engrangé un profit ajusté par action de 1,07 $US.De leur côté, les recettes ont été de 120,85 milliards.Les ventes des magasins ouver ts depuis au moins un an ont af fiché une progression de 1,6 %, soit le meilleur résultat depuis 2012.Walmart s\u2019attend maintenant à ce que son profit ajusté par action oscille dans une fourchette de 4,15 $US à 4,35 $US.Associated Press Walmart révise ses prévisions à la hausse T oronto \u2014 Un fonds commun de placement ayant déjà été l\u2019un des plus importants actionnaires de Valeant poursuit la pharmaceutique, lui reprochant son « modèle d\u2019affaires frauduleux» qui a fait perdre des milliards de dollars aux investisseurs.Déposée lundi dans l\u2019État du New Jersey, la poursuite de T.Rowe Price vise l\u2019entreprise, son ancien chef de la direction Michael Pearson, d\u2019ex-diri- geants et d\u2019autres cadres actuellement en poste.« Cette poursuite émane du modèle frauduleux de Valeant [\u2026] d\u2019avoir eu recours à un réseau secret de pharmacies, des pratiques trompeuses en matière de prix et de remboursement des médicaments et à des méthodes comptables fictives [\u2026] pour gonfler artificiellement les revenus et profits », peut-on lire dans le document de 200 pages.T.Rowe Price, qui comptait parmi les plus fervents défenseurs de Valeant, a décidé de vendre la majorité de ses actions au mois de mai.La société de por tefeuille américaine Alleghany Companies fait également partie des plaignants de la poursuite.Elle réclame un dédommagement qui n\u2019a pas été chiffré en lien avec les per tes découlant d\u2019achats d\u2019actions de Valeant ef fectués entre le 4 janvier 2013 et le 10 août 2016.Par courriel, Valeant a dit être au courant de cette poursuite, qui s\u2019inscrit dans une démarche similaire mise de en avant par un régime de retraite d\u2019enseignants en octobre dernier.Cette poursuite a anéanti le gain réalisé en début de journée jeudi par l\u2019action de Va- leant grâce à une entente entre la pharmaceutique et ses créanciers.À la Bourse de Toronto, le titre a terminé la séance à 37,19 $, en recul de 1,32 $, ou 3,4 %.Valeant a obtenu certains assouplissements auprès de ses créanciers, ce qui obligera toutefois la pharmaceutique à débourser davantage en frais d\u2019intérêt.L\u2019entreprise établie à Laval a annoncé jeudi qu\u2019elle disposait d\u2019une plus grande flexibilité pour emprunter et vendre certains actifs \u2014 une partie de sa stratégie afin de réduire sa lourde dette.Valeant se dit prête à vendre certains produits ou d\u2019autres actifs afin de récolter jusqu\u2019à 8 milliards $US.La Presse canadienne Une autre poursuite contre Valeant aux É.-U.C R A I G W O N G à Ottawa L e taux de défaillance au Québec était en baisse de 3,3 % au deuxième trimestre pour s\u2019établir à 1,1 %, selon Equifax Canada.La dette moyenne dans la province s\u2019établissait alors à 18 489 $.Le taux de défaillance était également en baisse en Ontario (3,9%), au Nouveau-Bruns- wick (1,6 %) et en Colombie- Britannique (3,3 %) comparativement à la même période l\u2019an dernier.Les taux de défaillance en Alberta et en Saskatchewan étaient pour leur par t en hausse en raison de la chute du prix du pétrole.Le taux en Alberta a grimpé de 40,3 % comparativement au deuxième trimestre l\u2019an dernier pour se fixer à 1,4%.En Saskatchewan, un bond de 22,7% a fait grimper le taux à 1,2%.En moyenne, le taux de défaillance au Canada a connu une hausse de 4,1 % pour s\u2019établir à 1,1 %.«Les différences régionales en matière de dettes et de défaillance reflètent ce que tout le monde attendait en raison du prix du pétrole, a indiqué Regina Malina, directrice principale d\u2019Aperçus de décision à Equifax Canada.Tant les prêteurs que les emprunteurs doivent s\u2019ajuster aux conditions actuelles de leur économie locale.» M.Malina a également noté que les dettes chez les aînés ont augmenté, mais qu\u2019il s\u2019agit du seul groupe pour lequel le taux de défaillance a baissé au cours des douze derniers mois.Le taux pour les jeunes de 18 à 25 ans était en hausse de 11,7 % à 1,8 %.« Dans l\u2019ensemble, les Canadiens plus âgés ont toujours démontré une capacité à assumer leurs dépenses et leurs obligations.Tout le monde devrait adopter de saines habitudes en matière de gestion d\u2019argent et de budget», a déclaré Mme Malina.La Presse canadienne CRÉDIT Le taux de défaillance diminue au Québec G É R A R D B É R U B É L a morosité économique va se poursuivre au Québec avec un PIB nominal appelé à plomber davantage les finances publiques.La croissance prévue du PIB réel est donc légèrement revue à la baisse dans un nouveau scénario anticipant également une inflation plus faible.Dans ses prévisions dévoilées jeudi, le Mouvement Desjardins ramène sa cible de progression du PIB réel pour le Québec de 1,3 à 1,2 % cette année, de 1,8 à 1,7% en 2017.Les économistes de l\u2019institution ajoutent que « le taux d\u2019inflation évolue également plus lentement qu\u2019anticipé.La hausse de l\u2019indice des prix à la consommation devrait atteindre seulement 1 % au Québec cette année», pour remonter à 1,7 % en 2017.À titre de comparaison, dans le plan économique du Québec de mars 2016, le gouvernement tablait sur une croissance réelle de 1,5 % en 2016 et sur une progression du PIB nominal de 3,2 %.Les cibles respectives pour 2017 sont de 1,6 et de 3,3 %.On misait sur des facteurs extérieurs, soit sur « les ef fets stimulateurs de la baisse des prix de l\u2019énergie et du dollar canadien».Dans son commentaire, Desjardins retient qu\u2019«au Québec, les exportations et les investissements des entreprises ont manqué de vigueur en première moitié de 2016.La croissance économique annualisée a tout de même atteint 2 % au premier trimestre grâce à la solide contribution des dépenses des ménages ».Mais cette dernière contribution « semble s\u2019être estompée, de sorte que le PIB réel marquera une pause au deuxième trimestre».Ainsi, le Québec doit conjuguer avec des résultats plus faibles attendus aux États-Unis et avec des inquiétudes grandissantes concernant l\u2019économie mondiale en ces lendemains de Br ex i t .À ce t te der n ièr e échelle, Desjardins entrevoit une croissance du PIB mondial tombant sous les 3 % (à 2,9 %), pour remonter de 3,3 % en 2017.«Les effets négatifs du référendum britannique sur la confiance des entreprises font en sorte que la croissance économique de plusieurs pays est revue à la baisse à court terme.» Au Canada, « les ef fets néfastes des [incendies] de forêt en Alber ta ont for tement entravé la croissance économique en mai et le PIB réel par industrie a diminué de 0,6 % pour l\u2019ensemble du pays.Malgré le rebond attendu en juin, l\u2019ensemble du deuxième trimestre devrait se solder par un recul d\u2019environ 1,5 % du PIB réel ».Pour l\u2019ensemble de 2016, l\u2019augmentation du PIB canadien ne devrait être que de 1,2 %.C\u2019est l\u2019Ontario qui domine avec une poussée de croissance attendue de 2,5 % cette année.Le Devoir La morosité au Québec se prolonge L\u2019inflation évolue plus lentement que prévu Le chômage repasse sous les 10 % en France Paris \u2014 Le taux de chômage en France est repassé sous la barre des 10 % pour la première fois depuis 2012, selon des statistiques officielles publiées jeudi, qui pourraient peser sur la présidentielle de 2017.Après s\u2019être stabilisé en début d\u2019année, le taux de chômage a baissé de 0,3 point au deuxième trimestre, à 9,6 % de la population active en métropole et 9,9 % avec l\u2019outre-mer, a annoncé l\u2019Institut national de la statistique et des études économiques.Ces deux taux atteignent leur plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2012.L\u2019indicateur pour la France entière n\u2019était plus repassé sous la barre symbolique des 10 % depuis lors.Or, le président socialiste, François Hollande, a conditionné sa candidature à une réélection en 2017 à une inversion de la courbe du chômage.Agence France-Presse Zone euro : inflation confirmée à 0,2 % en juillet Bruxelles \u2014 L\u2019inflation dans la zone euro a progressé de 0,2 % en juillet sur un an, a annoncé jeudi l\u2019Office européen de statistiques Eurostat, confirmant une première estimation du 29 juillet.Ce chiffre marque une accélération par rapport au mois de juin, où les prix à la consommation avaient progressé de 0,1 %, mais reste très éloigné de l\u2019objectif que s\u2019est fixé la Banque centrale européenne (BCE) d\u2019une inflation de presque 2 %, niveau jugé bénéfique à l\u2019activité économique.Il s\u2019agit du deuxième mois consécutif d\u2019inflation positive, après quatre mois d\u2019inflation nulle ou légèrement négative entre février et mai.Dans l\u2019ensemble de l\u2019UE, les prix à la consommation ont également augmenté de 0,2 % en juillet, contre 0,1 % en juin.Agence France-Presse ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 33 MILLIONS $ (approx.) 2016-08-17 X X X X X X X 05 09 24 32 33 46 19 0601879 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ Consultez les résultats complets à lotoquebec.com, avec l'application mobile ou chez votre détaillant.JACQUES NADEAU LE DEVOIR F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L\u2019 assemblée publique annuelle de Postes Canada prévue vendredi matin s\u2019annonce potentiellement houleuse alors que le syndicat des employés compte y assister pour « confronter » la direction de la société.La société d\u2019État et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), qui croisent le fer depuis des mois sur le renouvellement des conventions collectives, s\u2019accusent mutuellement de ne pas aborder les grands enjeux.Les prochains jours seront déterminants dans un contexte où le STTP, qui représente 50 000 des 64 000 employés de Postes Canada, dispose d\u2019un mandat de grève de 60 jours qui expire le 25 août.Compte tenu de l\u2019état des lieux, la société d\u2019État affirme que la population «pourrait s\u2019attendre» à un préavis de grève de 72 heures d\u2019ici la date butoir.« Nous sommes vraiment dans une impasse, mais ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas en négociation», a dit jeudi une porte-parole de Postes Canada, Aurélie Walsh.« Il y a des questions fondamentales, notamment le régime de retraite, où il faut avancer.» Le syndicat profitera de l\u2019assemblée annuelle publique pour « poser cer taines questions » au président-directeur général Deepak Chopra, a dit lors d\u2019un entretien un porte-parole du STTP, Yannick Scott.« Ça sera lié à la négociation, qu\u2019on considère un peu de mauvaise foi.Depuis le mois de juillet, la société d\u2019État entraîne de l\u2019incertitude.Mais il y a encore la possibilité de négocier.» Postes Canada souhaite que les nouveaux employés soient soumis à un régime de retraite à cotisations déterminées, lequel n\u2019of fre aucune garantie de rente, contrairement au régime à prestations déterminées présentement en vigueur.Un échange de communiqués dif fusés mercredi soir laisse entrevoir une certaine tension.«Le service postal doit s\u2019adapter à sa nouvelle réalité puisque les Canadiens comptent de plus en plus sur le numérique pour mener leur vie au quotidien, a affirmé Postes Canada.Malheureusement, le STTP n\u2019a manifesté aucun intérêt à aborder les questions fondamentales qui menacent l\u2019avenir à long terme du service postal.» Deux heures plus tard, le STTP y est allé de sa propre charge.« La fin de notre mandat de grève approche à grands pas, et que fait Postes Canada?Elle attend, a-t-il écrit.Se contente-t-elle tout simplement de se croiser les bras pour voir ce que nous allons faire le 25 août?Espère-t-elle le déclenchement d\u2019activités de grève pour pouvoir ensuite nous mettre en lockout?» Le spectre d\u2019un conflit de travail a récemment inquiété la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante, dont les membres sont des utilisateurs des services postaux et ne voudraient pas devoir recourir à des ser vices plus chers dans le secteur privé.Un arbitre a récemment accepté une proposition de Postes Canada pour une convention collective encadrant le travail d\u2019environ 5000 employés des services ruraux.Il s\u2019agit de maîtres de poste et d\u2019adjoints.La convention prévoit de légères augmentations de salaire.Le Devoir RELATIONS DE TRAVAIL La grève à Postes Canada est-elle encore évitable ?Le syndicat a l\u2019intention de confronter le patron de la Société de la couronne lors de l\u2019assemblée annuelle ce vendredi L e rendement a été au rendez-vous pour Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) au premier semestre.Le prix de l\u2019action atteint un sommet à 12,93 $, en hausse de 32 ¢.Au cours du premier semestre de 2016, CRCD a dégagé un rendement non an- nualisé de 2,5 % et un bénéfice net de 40 millions.L\u2019actif net atteint désormais 1,64 milliard.« Cette performance provient essentiellement de la contribution positive du portefeuille d\u2019investissements à impact économique québécois, compte tenu de la bonne rentabilité de plusieurs des entreprises qui le composent, et de celle du portefeuille des autres investissements.La complémentarité de ces deux por te- feuilles assure un rendement raisonnable à long terme pour l\u2019actionnaire.À preuve, le rendement composé de l\u2019action est de 4,3 % sur sept ans, soit la période de détention minimale obligatoire des actions de CRCD, auquel s\u2019ajoute le crédit d\u2019impôt obtenu lors de l\u2019acquisition », a souligné l\u2019institution dans son communiqué.Les rendements composés de l\u2019action sont de 6 % pour un an, de 4,1 % pour trois ans, de 5,2 % pour cinq ans et de 2,4 % pour dix ans, selon les données fournies par CRCD.Depuis le début de l\u2019année, CRCD a engagé 62 millions dans 54 entreprises et coopératives, dont 24 sont situées dans des régions ressources.Au 30 juin, son por tefeuille comprenait 412 entreprises, coopératives et fonds bénéficiant d\u2019un engagement de 968 millions «contribuant ainsi au maintien et à la création de plus de 68 000 emplois ».L\u2019Institution compte quelque 100 000 actionnaires.Le Devoir Le prix de l\u2019action de CRCD à un sommet S an Francisco \u2014 Le service américain de réser vation de véhicules par téléphone mobile Uber passe la vitesse supérieure dans ses projets de développement de voiture autonome et a annoncé jeudi toute une série d\u2019initiatives dans ce secteur.Dans un premier temps, il a passé un accord avec le constructeur automobile suédois Volvo, contrôlé par le groupe chinois Geely, prévoyant un investissement commun de 300 millions de dollars et l\u2019utilisation d\u2019un même véhicule pour leurs tests.Uber et Volvo se connaissent déjà bien pour faire par tie d\u2019un même lobby aux États-Unis dont le but est d\u2019accélérer le développement des véhicules autonomes, qui pose des problèmes non seulement techniques mais aussi juridiques et légaux.Volvo teste depuis 2014 un véhicule autonome dans les rues de la ville suédoise de Göteborg et Uber fait de même aux États-Unis à Pittsburgh, même s\u2019il s\u2019agit en l\u2019occurrence d\u2019un modèle de la marque Ford.C\u2019est dans cette ville qu\u2019Uber a installé son centre de recherche sur les véhicules autonomes en 2015.Ce par tenariat va très vite avoir des implications pratiques car Uber va déployer dès la fin de ce mois un projet pilote à Pittsburgh utilisant des voitures autonomes.Il y aura dans le véhicule un copilote mais il ne conduira pas, se contentant de sur veiller les opérations.Uber n\u2019a pas précisé combien de voitures seront déployées mais le Wall Street Journal évoque une centaine de Volvo XC90, le «Sport Utility Vehicle (SUV) » du constructeur suédois.Selon Uber, il n\u2019y aura pas que des Volvo mais aussi des Ford.La décision de s\u2019associer à Volvo dans la voiture autonome tient compte de l\u2019acquis de ce constructeur dans le secteur mais aussi de son image liée à la sécurité, a reconnu Uber jeudi.«Plus d\u2019un million de personnes meurent dans des accidents de voiture chaque année.Ce sont des tragédies que les technologies de conduite autonome peuvent aider à éviter, mais nous ne pouvons pas le faire seuls.C\u2019est pourquoi notre partenariat avec un grand constructeur comme Volvo est si important.Volvo est un leader en matière de développement et le premier de la classe quand il s\u2019agit de la sécurité», a déclaré le patron d\u2019Uber, Travis Kalanick.Mais Uber ne s\u2019est pas arrêté là.Il a également annoncé jeudi le rachat de la jeune pousse californienne Otto qui développe des logiciels pour les véhicules autonomes.L\u2019un des cofondateurs d\u2019Otto, Anthony Levandowski, sera désormais chargé de diriger les efforts d\u2019Uber dans le développement des véhicules sans conducteurs, a précisé Travis Kalanick dans un blogue.Le montant de l\u2019acquisition n\u2019a pas été indiqué, tant Uber qu\u2019Otto n\u2019étant pas cotés en Bourse, mais la presse américaine évoque près de 700 millions.Otto, qui emploie 90 personnes, s\u2019était fait connaître en mai en annonçant qu\u2019il travaillait sur un logiciel de conduite autonome destiné aux camions.Ses fondateurs, Anthony Levan- dowski et Lior Ron, ont travaillé respectivement dans le passé sur les projets de voiture sans chauffeur Google Car et de cartographie Google Maps.Les voitures autonomes sont l\u2019un des secteurs les plus en vue de la recherche automobile, les constructeurs rivalisant d\u2019annonces pour présenter des voitures capables de se conduire et de se diriger toutes seules.L\u2019américain Ford ou l\u2019allemand BMW se sont récemment fixé l\u2019objectif d\u2019une production en série en 2021.Outre les constructeurs traditionnels, des géants de l\u2019Internet comme Alphabet (Google) et Apple sont également sur les rangs.Beaucoup de ces acteurs ont dit envisager l\u2019utilisation des véhicules autonomes dans le cadre de ser vices à la demande (taxi, covoiturage ou voitures par tagées).Selon leurs promoteurs, de tels véhicules permettront non seulement de réduire la mortalité routière mais également de fluidifier le trafic et de diminuer la pollution automobile.Agence France-Presse VOITURE AUTONOME Uber donne un coup d\u2019accélérateur L\u2019entreprise annonce un partenariat avec Peugeot, l\u2019achat d\u2019Otto et un projet-pilote à Pittsburgh TONY AVELAR ASSOCIATED PRESS Le patron d\u2019Uber, Travis Kalanick, et le cofondateur d\u2019Otto, Anthony Levandowski Le huard en hausse Toronto \u2014 Le dollar canadien s\u2019est apprécié de 0,55 ¢US pour terminer la journée à 78,33 ¢US, jeudi, alors que le billet vert a continué à céder du terrain dans l\u2019attente d\u2019une décision de la Réserve fédérale des États-Unis quant à un éventuel resserrement monétaire.De son côté, le baril de pétrole pour livraison en septembre a gagné 1,43 $US, pour terminer à 48,22 $US, alors que celui pour livraison en octobre \u2014 qui a enregistré un volume de transactions plus élevé \u2014 a clôturé à 48,89 $US, en hausse de 1,37 $US.La Presse canadienne Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, le répète volontiers, la détention en matière d\u2019immigration devrait demeurer une solution de dernier recours.Elle ne l\u2019est pas au Canada, même des enfants y goûtent.Les mesures qu\u2019il a annoncées lundi sont bienvenues, mais ne répondent toujours pas à des lacunes criantes du système actuel.a détention des étrangers et résidents permanents par l\u2019Agence des ser vices frontaliers du Canada (ASFC) est sévèrement critiquée par plusieurs organisations et ex- per ts, dont Amnistie internationale et la Croix-Rouge canadienne, qui assure le suivi de ces détentions.Dans son der nier rappor t d\u2019inspection confidentiel, qui a filtré en janvier dernier, la Croix-Rouge révélait qu\u2019en 2013-2014, 10 088 personnes avaient été détenues par l\u2019ASFC.Environ 20 % étaient des demandeurs d\u2019asile et au moins 197 étaient des mineurs, détenus 10 jours en moyenne.Ce n\u2019est pas tout.Selon un rapport de la Faculté de droit de l\u2019Université de Toronto mis à jour, 15 personnes sont mortes en détention depuis 2000, dont trois cette année.Les trois centres de détention de l\u2019ASFC (Laval, Toronto, Vancouver) ne suf?sent pas à la tâche, alors nombre des personnes détenues \u2014 surtout pour des raisons administratives, faut-il le rappeler \u2014 se retrouvent dans des prisons provinciales aux côtés de détenus de droit commun.L\u2019Agence peut détenir tout résident permanent ou étranger (sans mandat dans ce cas) si elle a « des motifs raisonnables de croire » que la personne pose un danger pour la sécurité publique, se soustraira à une mesure de contrôle ou de renvoi, n\u2019a pas prouvé son identité de façon satisfaisante ou est entrée au pays de façon irrégulière.Un agent doit revoir les motifs de détention dans un délai de 48 heures.La Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié prend le relais sept jours plus tard, puis à intervalle régulier.Cet examen ne porte toutefois pas sur les conditions de détention, cette dernière pouvant être brève ou s\u2019étirer des mois, sinon des années, et souvent dans des prisons provinciales.?La théorie veut que ce ne soit que les personnes considérées comme à haut risque, faisant face à des accusations criminelles, ayant un casier judiciaire ou un passé violent ou risquant de fuir qui se retrouvent dans les institutions provinciales.Mais comme le reconnaissait récemment un porte-parole de l\u2019Agence à la CBC, on y envoie aussi ceux qui ont des problèmes de santé qui ne peuvent être gérés dans les centres de l\u2019ASFC.En Colombie-Britannique, le transfert est automatique pour tous ceux détenus plus de 48 heures et immédiat dans les provinces où l\u2019Agence n\u2019a pas de centre.En 2013-2014, un tiers des détenus de l\u2019ASFC étaient dans des prisons provinciales, certaines à sécurité maximum.Leur situation est telle qu\u2019une cinquantaine a fait la grève de la faim en juillet pour attirer l\u2019attention du ministre.La première réponse est venue lundi.Il a annoncé un investissement de 122 millions pour remplacer les centres vétustes de Laval et de Vancouver.S\u2019ajoutent 10,5 millions pour les services de santé dans les centres de l\u2019ASFC et 5 millions pour des solutions de rechange à la détention.En mai dernier, il disait aussi vouloir mettre ?n à la détention des mineurs à moins de circonstances exceptionnelles, mais notait que la question était complexe et devait encore être étudiée.Il est sur la bonne voie, mais il doit accélérer le pas et faire davantage.Son plan omet des aspects essentiels.La très grande majorité de ces personnes n\u2019ont commis aucun acte criminel.Pour elles, la détention doit être l\u2019exception et être clairement justi?ée.Le transfert dans des prisons à sécurité maximale devrait être exclu dans pratiquement tous les cas.La durée de ces détentions administratives devrait aussi être limitée, à moins de circonstances exceptionnelles.Les grévistes de la faim et plusieurs experts avancent le chiffre de 90 jours.Ces personnes ne font l\u2019objet d\u2019aucune accusation criminelle et n\u2019ont subi aucun procès.L\u2019accès à un ombudsman indépendant et à un vigoureux mécanisme d\u2019appel d\u2019une détention s\u2019impose.Et il faut mettre ?n au manque de transparence et de reddition de comptes de l\u2019ASFC en la soumettant à un organisme de surveillance indépendant.Le ministre avait laissé entendre en mai qu\u2019il envisageait de «meilleurs mécanismes d\u2019examen».Tant mieux, mais cela ne devrait pas attendre que sèche le ciment des nouveaux centres.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Interdire le burkini est antirépublicain La république est fondée sur la Déclaration des droits de la personne et du citoyen, dont l\u2019article 5 stipule expressément que «La loi ne peut interdire que ce qui est nuisible à la société ».Cet ar ticle libère des éthiques de vie qui jusqu\u2019alors étaient bannies parce qu\u2019elles s\u2019opposaient à la morale catholique: divorce, rapports sexuels entre adultes, adultère, homosexualité\u2026 En quoi le burkini est-il nuisible à la société ?Certes, il dérange notre façon de voir les choses, il est incompatible avec les mœurs modernes, il ne fait pas partie de nos us et coutumes, c\u2019est une éthique de vie arriérée.Mais alors, le traditionaliste catholique ou évangélique peut dire aussi bien que le bikini et le monokini sont indécents, que l\u2019homosexualité est satanique, etc.: faut-il pour autant interdire toutes les éthiques de vie qui ne nous plaisent pas?Mais, diriez-vous, et la laïcité dans tout cela ?Attention : la société est composée de dif férentes ethnocultures et peut sécréter dif férentes éthiques de vie, seul l\u2019État est laïque en ce sens qu\u2019il doit être neutre, affranchi de toute éthique de vie et de toute religion par ticulières.La beauté de la laïcité réside précisément dans la reconnaissance de la liber té éthique et religieuse dans la société et dans la coexistence de cette société avec un État libre de toute intrusion de la religion dans son fonctionnement.L I B R E O P I N I O N A U R É L I E L A N C T Ô T Étudiante en droit à McGill À l\u2019ouverture des Jeux, le Comité olympique soulignait qu\u2019à Rio, plus de femmes prendraient part aux compétitions que jamais auparavant dans l\u2019histoire de l\u2019olympisme.Les femmes représentent cette année 45 % des athlètes, une proportion qui a doublé en quarante ans.Et les femmes ne sont pas seulement présentes aux Jeux, elles y brillent.Au sein de la délégation canadienne, faut-il le rappeler, il s\u2019est écoulé neuf jours de compétition avant qu\u2019un homme ajoute une médaille à la récolte canadienne.Chez nous, il s\u2019est trouvé des animateurs de radios peu fréquentables pour voir dans les performances extraordinaires de nos femmes athlètes une nouvelle preuve de la domination féminine au sein de la société canadienne.Pourtant, et au-delà de ce genre de bêtise, les performances sportives des femmes ne sont pas reconnues à leur juste valeur.Aux Jeux, un commentateur sportif a suscité la grogne en attribuant l\u2019essentiel du mérite du record du monde établi par une nageuse hongroise à son mari et entraîneur.Le Chicago Tribune a présenté dans ses manchettes une triple médaillée olympique comme « la femme » d\u2019un sportif professionnel.NBC a omis de diffuser en direct la cérémonie de remise de médailles de Simone Manuel, alors qu\u2019elle est devenue la première nageuse américaine noire à remporter une épreuve individuelle de natation aux Olympiques.Et au lendemain d\u2019un record du monde établi par Kathy Ledecky, c\u2019est la médaille d\u2019argent de Michael Phelps qui faisait les grands titres.Ces maladresses journalistiques ne sont pas propres au contexte olympique, elles sont à l\u2019image du sexisme qui teinte la couverture sportive en général.En 2014, une étude de la Cambridge University Press s\u2019est penchée sur un important corpus d\u2019ar ticles sportifs.Les chercheuses ont constaté que les références à l\u2019apparence physique et au statut conjugal sont beaucoup plus fréquentes lorsqu\u2019il est question d\u2019athlètes féminines, et que ces dernières sont mentionnées trois fois moins souvent dans les analyses sportives.Même le vocabulaire employé pour décrire les prouesses des femmes diffère : moins élogieux, plus axé sur la « participation » des athlètes et moins sur leur « victoire »\u2026 Des répercussions concrètes La marginalisation des performances sportives des femmes n\u2019est pas qu\u2019un simple enjeu d\u2019équité dans la représentation.Cela a des répercussions concrètes, notamment sur les moyens et sur le soutien dont disposent les femmes et les filles pour accéder à la formation sportive et développer leur talent.Les sportives professionnelles reçoivent de moins gros salaires que les sportifs.Les entreprises versent l\u2019écrasante majorité des commandites aux athlètes ou aux spor ts masculins.Même la science accorde moins d\u2019attention aux sportives, comme le révélaient récemment les travaux de Joe Costello, un psychologue du sport britannique.Les femmes sont mal représentées dans les tests cliniques, très peu d\u2019études (moins de 3 %) portent particulièrement sur elles, et si elles sont mieux représentées dans les études sur l\u2019obésité et la perte de poids, elles sont dramatiquement sous-représentées lorsqu\u2019il est question de techniques de convalescence et d\u2019amélioration des performances.Un modèle alternatif D\u2019autre part, la figure de la sportive doit être valorisée parce qu\u2019elle offre un modèle alternatif de féminité.Alors que partout dans les médias et la culture de masse, le corps féminin est d\u2019abord présenté comme un instrument de séduction ou posé comme une vulnérabilité inhérente à la condition féminine, les performances des spor tives de haut niveau émettent un contre-rythme.Le corps féminin, qui se révèle au moins aussi puissant, habile et endurant que le corps masculin, ébranle l\u2019idée selon laquelle les femmes sont des êtres fragiles et peu autonomes, ce qui a trop souvent servi à justifier qu\u2019on les relègue à une posture de subalterne, de dominée.D\u2019ailleurs, c\u2019est peut-être parce que la femme athlète ébranle une conception toute patriarcale de la féminité que l\u2019on renvoie sans cesse les sportives à leur apparence physique ou à leur condition d\u2019épouse, de mère, à leur potentiel de séduction\u2026 C\u2019est sans doute l\u2019extraordinaire gymnaste américaine Simone Biles qui, sans le savoir, a eu le fin mot de l\u2019histoire.À un journaliste qui lui demandait si elle était « la prochaine » Michael Phelps ou Usain Bolt, elle a répondu: «Je ne suis ni la prochaine Michael Phelps ni la prochaine Usain Bolt.Je suis la première Simone Biles!» La remarque est doublement juste : elle souligne d\u2019abord l\u2019impertinence de la question, alors qu\u2019aucun journaliste ne s\u2019est empressé de demander à Phelps ou Bolt si ses performances pouvaient être assimilées à celles d\u2019un autre athlète dont les prouesses n\u2019ont rien à voir dans leur nature.Ensuite, et surtout, elle renvoie à la nécessité de présenter et valoriser de nouveaux modèles sportifs, en l\u2019occurrence féminins, et rendre aux femmes la reconnaissance qui leur revient.Et si cette remarque est valable sur la piste de course ou dans la piscine olympique, elle peut et doit s\u2019étendre à l\u2019ensemble de la société\u2026 Les médailles aux femmes, les éloges aux hommes FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Ce n\u2019est pas parce que j\u2019aime ou que je n\u2019aime pas ceci ou cela qu\u2019il faut interdire l\u2019objet de mes ressentiments et de mes dégoûts.Le droit n\u2019existe pas pour nous faire plaisir, mais pour établir les conditions de l\u2019égalité et de la liberté auxquelles nous sommes attachés.Je ne peux, en mon âme et conscience, exiger d\u2019un individu qu\u2019il se conforme à une éthique de vie qui me convient sous prétexte que mon ego en est irrité.Mais je peux, en toute sérénité, exiger que cet individu se plie au principe de la séparation de l\u2019État et de la religion.La distinction entre une société diverse et un État neutre, au-dessus des ethnocul- tures, est fondamentale pour l\u2019épanouissement de nos libertés.Sam Haroun Montréal, le 17 août 2016 l\u2019école anglaise au Québec?Étonnant tout de même! Quoi qu\u2019il en soit, quelle occasion ratée, que je me suis dit, de rapprocher cette communauté de la nôtre.Encore une fois, force est de constater qu\u2019en matière d\u2019intégration des non-francophones à notre communauté linguistique, il ne se fait pas mieux que nous pour se tirer dans le pied.Bravo! Pierre Cliche Boucherville, le 18 août 2016 Les JO sont politiques Quand se tiennent les Jeux olympiques, j\u2019aimerais habiter un pays qui n\u2019envoie aucun représentant y concourir et suivre l\u2019action sur une chaîne télé qui n\u2019a aucun parti pris.Ainsi pourrais-je espérer en goûter la quintessence.Ici, au Québec, c\u2019est désespérant de voir à la télé le temps consacré à parler des athlètes canadiens et à les montrer à l\u2019œu- vre, qu\u2019ils soient ou non parmi les meilleurs.Avec le résultat que des épreuves dans lesquelles ne concourent aucuns d\u2019entre eux sont chichement présentées, voire tout bonnement passées à la trappe.Des exceptions sont bien entendu faites pour les athlètes vedettes, parce que c\u2019est vendeur.Je comprends pourquoi Radio-Canada tient tant à montrer les JO et à payer si cher pour les obtenir : il n\u2019y a rien de tel pour mousser l\u2019unité nationale du pays.Qui osera encore dire que les JO ne sont pas politiques?J\u2019en ai des haut-le-cœur.Sylvio Le Blanc Montréal, le 18 août 2016 École à la maison et loi 101 Selon ce qu\u2019on lit dans les journaux (dont Le Devoir), il semblerait que la totalité des enfants des écoles religieuses juives en infraction dont il a été question récemment seront désormais inscrits au service d\u2019enseignement à la maison de la commission scolaire English Montreal (CSEM) afin de répondre aux exigences du ministère de l\u2019Éducation en matière de scolarisation des élèves québécois.Pourquoi à la CSEM et non à la CEFM, son pendant francophone?Dois-je en conclure que tous ces élèves sans exception répondent aux critères de la loi 101 pour ce qui est du droit d\u2019accès à DÉTENTION DE MIGRANTS La tache L MANON CORNELLIER L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.S Y L V I E R O C H E T T E Cofondatrice et directrice générale du Regroupement des Magasins-Partage es jours-ci, tous les yeux des Québécois et des Canadiens sont rivés à leurs écrans de télévision pour suivre les Jeux olympiques.On est fiers de nos athlètes, on est fiers de nos médailles, on est fiers de nos succès.Paradoxalement, on oublie que pour aller loin, il faut partir du bon pied : avoir une base de vie solide ; une alimentation saine, du soutien de ses proches, les bons outils pour s\u2019entraîner.Ce qui n\u2019est pas le cas d\u2019un trop grand nombre d\u2019élèves de Montréal, qui s\u2019apprêtent à commencer l\u2019année scolaire dans quelques jours.Près de 42 % des élèves de la CSDM proviennent de milieux défavorisés.Les enfants de milieux défavorisés sont de trois à quatre fois plus nombreux à accuser des retards scolaires et deux fois plus nombreux à éprouver des problèmes d\u2019apprentissage.Ils sont également plus enclins à décrocher ; près d\u2019un étudiant montréalais sur trois ne finira pas son secondaire, et dans certains arrondissements plus durement touchés par la pauvreté, c\u2019est près d\u2019un étudiant sur deux.Ils n\u2019ont pas la base requise pour atteindre le sommet de leur rêve de carrière comme nos athlètes olympiques ; bien souvent, ils n\u2019ont même pas le strict minimum.D\u2019autant plus que la rentrée scolaire coûtera encore plus cher cette année ; selon un rapport d\u2019Ernst & Young paru le mois dernier, les dépenses liées à la rentrée scolaire 2016 devraient être en hausse de 4,5% au Canada, par rapport à l\u2019année dernière.Déjà l\u2019une des deux périodes de l\u2019année les plus déchirantes pour les familles à faible revenu, la rentrée, qui annonce une facture plus salée cette année, complexifiera la donne.Comment habiller, outiller, mais surtout nourrir la famille dans ces conditions?Certains postes de dépenses écoperont, et cela diminuera la motivation d\u2019aller à l\u2019école pour les élèves dont le ventre sera vide, les vêtements, défraîchis et le coffre à crayons, dégarni.Impact social Cela n\u2019a pas que des conséquences néfastes pour ces familles, c\u2019est toute la société qui en souffre.Le Québec a un évident besoin de savoir, de cer veaux aler tes et de mains agiles pour le développement de son économie.Comparativement à un décrocheur, un jeune qui a en mains un diplôme d\u2019études secondaires empochera 184 000 $ de plus sur l\u2019ensemble de sa vie active.C\u2019est donc un manque à gagner qui coûte 1,9 milliard par année aux Québécois.Former un athlète olympique coûte plus de 25 000$ par an, alors que nourrir sainement un enfant en coûte près de dix fois moins (selon le coût du panier à provisions nutritif, janvier 2016, Dispensaire diététique de Montréal).Avec une alimentation saine et les articles scolaires que fournit le Regroupement Partage, un enfant a donc les ingrédients de base pour cheminer vers sa réussite scolaire, éventuellement finir son secondaire, et peut-être aspirer à devenir un acteur déterminant de notre société de demain.Près de 900 000 enfants québécois et près de 200 000 enfants montréalais (selon la Fédération des commissions scolaires du Québec) retourneront sur les bancs d\u2019école dans les prochaines semaines.Il est impératif de les outiller, afin qu\u2019ils puissent entamer l\u2019année du bon pied, pour leur assurer, ainsi qu\u2019au Québec dans son ensemble, un avenir prospère.Et peut-être, qui sait, un jour pourront-ils nous représenter aux Jeux olympiques, mais également enseigner à nos petits-enfants, nous soigner, réparer nos véhicules, découvrir une nouvelle technologie, etc.Après les Olympiques, la rentrée\u2026 Si on veut former de futurs athlètes, commençons par outiller nos enfants P I E R R E A N C T I L Professeur titulaire au Département d\u2019histoire de l\u2019Université d\u2019Ottawa e moment est venu de réfléchir posément à la situation des écoles hassidiques de Montréal.Cette démarche paraît d\u2019autant plus importante qu\u2019un certain nombre d\u2019intervenants et de médias ont entrepris de traiter de la question avec insouciance, sans se faire un devoir professionnel et éthique de s\u2019interroger sérieusement sur cet enjeu à partir de faits établis.Nous sommes arrivés à une étape où les préjugés les plus grossiers circulent au sujet des communautés hassidiques ; un phénomène qui, dans cer tains cas, prend la forme d\u2019un acharnement.Qu\u2019on le veuille ou non, la présence des hassidim ne cesse de s\u2019affirmer dans l\u2019espace montréalais, et il est temps d\u2019examiner la question.Pourquoi y a-t-il des écoles religieuses hassi- diques dans notre ville?Il s\u2019agit d\u2019un point de départ légitime pour en arriver à une meilleure compréhension du phénomène.Les parents des jeunes élèves qui fréquentent ces écoles estiment qu\u2019il est essentiel de transmettre une éducation religieuse et culturelle à leurs enfants dans des établissements d\u2019enseignement qui reflètent les valeurs du judaïsme ashkénaze est-eu- ropéen de courant hassidique.Il existe d\u2019ailleurs de nombreuses ressources pour se renseigner à ce sujet: publications, documentaires, etc.Dans ce cadre général, les hassidim suivent aussi les enseignements d\u2019un certain nombre de maîtres qui ont tracé une voie exigeante sur le plan de la pratique religieuse.Le hassidisme postule que la présence de Dieu est immanente dans le monde.Ses membres expriment une dévotion qui s\u2019inscrit au cœur de leur quotidien.Ils adhèrent aussi à des coutumes et à des habitudes qu\u2019ils ont choisi de perpétuer afin d\u2019assurer la transmission de leur tradition historique, dont l\u2019émergence en Pologne et en Ukraine remonte au début du XIXe siècle.Qu\u2019enseigne-t-on dans les écoles religieuses hassidiques pour garçons?D\u2019abord, les moyens d\u2019approfondir cette tradition en étudiant les textes fondateurs du judaïsme, dont le Pentateuque et le Talmud.Ce cursus scolaire vise à développer de solides qualités de raisonnement et de réflexion, selon une méthode pédagogique différente, on le sait, de celle qui caractérise les écoles québécoises.Bien entendu, le système d\u2019éducation public ne peut offrir ce type d\u2019enseignement religieux.Pour cette raison, les parents insistent afin que soit maintenue cette distinction entre les deux systèmes scolaires.Les choix et les croyances religieuses des parents hassidiques, de même que les opinions de leurs détracteurs, sont tous deux protégés par la Charte québécoise des droits et libertés.À cer taines conditions, l\u2019existence d\u2019écoles confessionnelles privées qui reflètent les croyances de plusieurs minorités religieuses est aussi prévue par la Loi sur l\u2019instruction publique.Ces privilèges ont été mis en place il y a plusieurs décennies pour permettre à certaines communautés, dont les catholiques francophones, de se prévaloir du droit de dissidence sur les plans religieux et culturel.Ainsi, les Québécois ont suf fisamment de sensibilité pour comprendre une telle situation dans leur propre contexte historique.À l\u2019heure actuelle, les écoles hassidiques soulèvent quatre enjeux principaux qu\u2019il convient de rappeler : Les hassidim sont nos concitoyens.Ils partagent certains de nos quartiers et contribuent, à leur manière, à la vitalité des différentes communautés de base qui composent le tissu social montréalais.Dans la très grande majorité des cas, les tenants du judaïsme hassidique affichent un comportement respectueux en société ; ils obéissent aux lois et agissent dans un cadre légal reconnu.Certes, des tensions sont apparues à la suite de l\u2019aménagement de certains lieux de prière.Dans l\u2019ensemble, les irritants découlent de deux visions différentes de la sociabilité.Les écoles hassidiques dont il est question ne sont ni clandestines ni illégales.L\u2019utilisation répétée de ces termes constitue d\u2019ailleurs une forme de dénigrement à peine déguisé.Ces écoles ont pignon sur rue et il est facile d\u2019observer que des enfants les fréquentent régulièrement, à raison de plusieurs heures par jour.Comme les représentants de la DPJ ont pu le constater, la vie des jeunes n\u2019y est pas menacée, ni leur développement affectif et intellectuel.Il reste un défi important : celui de régulariser ces institutions et de les arrimer aux instances of ficielles.Il s\u2019agit d\u2019un enjeu majeur que le programme de scolarisation à la maison peut contribuer à résoudre.Cette solution (l\u2019enseignement à la maison) mérite d\u2019être valorisée.Son avantage consiste à relier ces communautés à une commission scolaire.Cela signifie que les intervenants du ministère de l\u2019Éducation, moins en contact avec des parents hassidiques, devront aussi s\u2019ouvrir à des pratiques pédagogiques et culturelles qu\u2019ils ne connaissent pas ou peu.L\u2019enjeu est de taille : on ne peut à la fois déplorer l\u2019isolement des hassidim et condamner l\u2019ensemble des initiatives visant à les rapprocher des administrations publiques.La solution proposée par certains intervenants, à savoir la fermeture des écoles hassidiques, n\u2019est absolument pas envisageable, car elle déroge aux principes de notre vie démocratique.L\u2019idée d\u2019abolir des écoles fondées par les minorités religieuses, ainsi que l\u2019inscription obligatoire de leurs élèves dans le système public, constitue un déni à l\u2019égard des droits fondamentaux de ces Québécois.Ceux qui réclament de telles mesures ne semblent pas réaliser que le fait de substituer la volonté des parents à celle d\u2019un État \u2014 qui, ainsi, deviendrait tout puissant \u2014 ouvre la voie à des abus intolérables.D\u2019ailleurs, ce genre de mesures rappelle les actions commises dans le cadre de certains régimes totalitaires encore vivement présents dans la mémoire.Ce sont là des souvenirs douloureux que la présence récente de policiers montréalais postés à l\u2019entrée d\u2019une école religieuse juive a ravivés.DESCENTE DU DPJ Luttons contre les préjugés envers les hassidim Substituer la volonté des parents à celle d\u2019un État ouvre la voie à des abus intolérables A X E L F O U R N I E R Porte-parole, Association pour le transport collectif de la Rive-Sud ans Le Devoir du 12 août, Luc Gagnon, Jean-François Boisvert et Anthony Frayne ont publié le texte « Prendre le train de l\u2019étalement urbain », un texte dénigrant indûment le projet de Réseau électrique métropolitain (REM).Leur texte comporte de nombreuses.Un rectificatif s\u2019impose.Pour ces auteurs, le REM ne causerait que de l\u2019étalement urbain et augmenterait les émissions de GES.Ils négligent autant l\u2019impact positif du REM sur la mobilité dans la région de Montréal que son impact structurant sur une métropole de plus en plus polycentrique.Le manque de transport collectif efficace en dehors des heures de pointe est un grave problème de la région métropolitaine.Les lourds trains de banlieue de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT) symbolisent cet échec en raison de leur faible fréquence et de leurs coûts d\u2019exploitation élevés.Quant à la voie réservée sur le pont Champlain, elle atteint la limite de sa capacité à l\u2019heure de pointe.Le REM apporte une solution à ces problèmes en permettant une excellente fréquence grâce à une conduite automatisée et des voies en site propre.Certes, il favorisera le déplacement des navetteurs en banlieue, mais il ne faut pas exagérer son impact sur l\u2019étalement urbain.Et pour cause : le principal facteur de l\u2019étalement urbain est la généralisation de l\u2019automobile depuis les années 1960.La voiture a créé une métropole polycentrique qui le demeurera avec ou sans le REM, car le cadre bâti actuel en banlieue ne disparaîtra pas de sitôt.L\u2019impact du REM sera de fournir une solution de rechange à l\u2019automobile pour les habitants d\u2019une couronne conçue par et pour l\u2019automobile.S\u2019opposer au REM signifie donc soutenir le déclin tranquille du transport collectif dans les couronnes.Coût du REM Pour Gagnon, Boisvert et Frayne, le coût du réseau est tel que les usagers devraient payer 21 $ par jour si la «STM refuse l\u2019intégration tarifaire ».Premièrement, mentionnons que la STM n\u2019aura plus le pouvoir de gérer les tarifs, qui seront de la juridiction de l\u2019Autorité régionale de transpor t métropolitain (AR TM), agence mandatée pour intégrer la tarification métropolitaine.L\u2019ARTM et la Caisse trouveront un terrain d\u2019entente pour intégrer les tarifs.Par ailleurs, les auteurs arrivent à un coût de 10,50$ par passage: cette estimation est farfelue.Prenons les trois milliards investis par la Caisse.Les auteurs considèrent que la Caisse l\u2019emprunterait à un taux de 6% pendant 30 ans.D\u2019abord, la Caisse n\u2019a pas besoin d\u2019emprunter cette somme, puisqu\u2019elle dispose de sources de liquidité; si elle le faisait, son taux d\u2019intérêt serait inférieur à 6%.En outre, ils font leur calcul en comptant le nombre d\u2019usagers par jour de semaine (150 000) au lieu de regarder l\u2019achalandage annuel projeté (35 millions, oubliant ainsi les fins de semaine dans l\u2019amortissement du coût en capital).Résultat, le coût par passage de l\u2019amortissement passe à 2,86$ au lieu de 6,50$, comme l\u2019insinuent les auteurs.Si l\u2019achalandage devait s\u2019accroître, ce ratio pourrait diminuer encore plus.Quant aux coûts d\u2019exploitation et d\u2019entretien, ils sont gonflés à 3$ par passage (50% des coûts de l\u2019AMT).Or, par son mode d\u2019opération électrique, ses voies propres et son automatisation, le REM s\u2019éloigne du modèle de l\u2019AMT pour se rapprocher de celui d\u2019un métro.Les coûts d\u2019exploitation avoisineront le 1,89$ par passage des SLR américains, voire le 1,30$ du métro montréalais.De plus, affirmer que les stationnements incitatifs coûteront 2$ par usager est tout à fait excessif.L\u2019ensemble des équipements métropolitains de l\u2019AMT coûte annuellement 18 millions.Seule une partie de ceux-ci sera transférée à la Caisse ; le coût devrait être inférieur.Ainsi, ils ne coûteront que quelques sous par trajet, plutôt que deux dollars par jour.Et ajouter 2$ supplémentaires pour le coût des autobus de rabattement relève de la pure spéculation.Le coût du rabattement par autobus variera selon les différentes zones et sera assumé par l\u2019ARTM.En additionnant 2,86$ d\u2019amortissement, 1,89$ de coûts d\u2019exploitation et quelques sous pour les stationnements incitatifs, on arrive à environ 5$ par passage, soit la moitié moins que les 10,50$ projetés par les auteurs.Sachant qu\u2019un billet de train de la zone 3 (Laval, Longueuil et Ouest-de- l\u2019Île) coûte 5,50$, on comprend que le REM se situe au seuil de la rentabilité.Des titres moins chers existeront pour les usagers réguliers, et ceux-ci seront financés par des tarifs plus élevés pour les usagers occasionnels et aéroportuaires.La rentabilité du pro jet de la Caisse est donc possible.Cer tes, elle dépendra de la bonne gestion du projet, de son arrimage avec les autres réseaux et du nombre de navetteurs conquis par le service, mais elle est réalisable, contrairement à ce que cer tains peuvent prétendre.TRANSPORT COLLECTIF La rentabilité du REM est bel et bien possible DAVID AFRIAT LE DEVOIR Près de 900 000 enfants québécois et près de 200 000 enfants montréalais retourneront sur les bancs d\u2019école dans les prochaines semaines.FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR L\u2019existence d\u2019écoles confessionnelles privées qui reflètent les croyances de plusieurs minorités religieuses est prévue par la Loi sur l\u2019instruction publique.L D C L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 A O Û T 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S des travaux majeurs seraient à effectuer pour assurer la sécurité et le confort des utilisateurs de cet édifice.Or, la CSDM ne peut absorber de telles dépenses.» En contrepartie, la CSDM offre la gratuité du loyer du 1er juillet au 30 septembre, «date à laquelle l\u2019édifice sera barricadé».« Je ne peux pas quitter les lieux le 30 septembre, c\u2019est impossible ! » résumait M.Dostie, en assemblée d\u2019urgence de la Médiathèque, mercredi soir.Depuis 2009, sa collection s\u2019est déployée sur les trois étages de cette maison de 1914 attenante à l\u2019ancienne Académie Bourget.« Alors que notre bail couvre encore un an, rien n\u2019a été planifié pour un départ précipité », répondait en juillet M.Dostie à la CSDM.Déménager les quelque 600 œuvres, manuscrits, photos, pochettes de disque, livres encadrés ou exposés sur les murs ne se fait pas en criant ciseaux, argue-t-il.Les réser ves de la Média- thèque comptent quelque 400 pièces supplémentaires, ainsi que plusieurs meubles.« À l\u2019improviste, nous n\u2019avons pas de plan B, plaidait encore le collectionneur, ni lieu d\u2019entreposage sécuritaire, si ce n\u2019est ce lieu-ci.Durant ces mois de grandes vacances, de relâche universitaire, une telle tâche est impossible.Le temps imparti est trop court pour assumer un tel départ.» Changements de discours La demande de la CSDM est légale et respecte le bail, jusque-là extrêmement généreux envers les locataires.À la suite d\u2019une hausse progressive, le loyer n\u2019est aujourd\u2019hui que de 867,50 $ par mois, chauf fage inclus, pour quelque 3000 pieds carrés en plein cœur de Montréal.Ce qui choque la Médiathèque et La Passe, c\u2019est la brutalité et la rapidité de la demande d\u2019évacuation, le manque de transparence de la CSDM \u2014 qui leur aurait parlé tour à tour de problèmes de moisissures dans l\u2019immeuble, puis d\u2019un problème de fondations, puis d\u2019assurances, sans que les occupants puissent consulter le bilan de l\u2019état de l\u2019édifice.Mais c\u2019est surtout le changement d\u2019attitude et de ton qui blesse les locataires.«Quand on est arrivé, on rendait service à la CSDM en occupant l\u2019immeuble, a rappelé Manuel Mineau, membre fondateur de la librairie-atelier La Passe.Ils avaient des problèmes de squatters; de la vitre brisée, dangereuse, dans la cour, qu\u2019on a ramassée.Ils étaient heureux qu\u2019on habite la bâtisse.On a même déjà parlé avec eux de plans pour occuper aussi le 1230, De La Montagne.La CSDM était alors contente de participer à notre développement.» «On a reçu certaines de leurs classes à titre bénévole, et avec plaisir », renchérit Gaëtan Dos- tie.Mais cet esprit collaboratif s\u2019est évanoui il y a quelques années.Des écoles d\u2019abord La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, fait valoir que la commission scolaire a des besoins pour ses élèves.« On en attend 10 000 nouveaux pour 2020, c\u2019est un vrai casse- tête.On a déposé cette adresse l\u2019automne dernier au gouvernement du Québec, dans le regroupement des projets de construction, d\u2019agrandissement ou de récupération de bâtiments scolaires, mais on n\u2019a pas reçu encore les confirmations pour ces projets.Ce devrait être sous peu.» N\u2019est-ce pas mettre des organismes dans l\u2019urgence inutilement que de les évincer alors dès maintenant ?« Il n\u2019y a pas seulement la question de la reprise : il y a de la moisissure dans le bâtiment, au sous-sol.On prend beaucoup de précautions depuis plusieurs années sur la question de la qualité de l\u2019air dans nos bâtiments.Les travaux à faire pour maintenir les gens dans l\u2019immeuble de façon diligente comme propriétaire sont majeurs, et on n\u2019a pas cet argent.La location de la Médiathèque ne nous permet pas non plus de compenser cet argent.» Du côté de la Médiathèque littéraire Gaëtan- Dostie et de La Passe, personne n\u2019a ressenti ni malaises ni symptômes.« Les pièces du rez-de- chaussée sont exclusivement des salons d\u2019exposition ouverts uniquement en présence de visiteurs qui n\u2019y passent que brièvement, a plaidé par écrit à la CSDM en juillet Gaëtan Dostie.Toutes nos activités sont concentrées aux étages supérieurs, bibliothèque et archives au dernier étage.Nous sommes persuadés que ces espaces ne mettent pas en danger quiconque y séjourne le temps d\u2019une visite ou d\u2019un événement.Le seul lieu de travail quotidien est au dernier étage.» Les occupants s\u2019étonnaient aussi qu\u2019après avoir installé des séchoirs et laissé les fenêtres ouvertes pour contrer l\u2019humidité du sous-sol, les ouvriers de maintenance eurent non seulement retiré les séchoirs, mais éteint le chauffage de la pièce contaminée, instaurant ainsi un environnement propice aux champignons et moisissures.«C\u2019est un lieu qui ne pouvait être que temporaire ici», soupirait mercredi le fondateur de la Média- thèque.L\u2019homme en appelle maintenant à la fois à la CSDM, mais aussi au ministère de l\u2019Éducation et aux mécènes potentiels pour l\u2019aider à trouver une niche à son hétéroclite collection et l\u2019aider au déménagement et à celui de La Passe.Une collection de monomaniaque, qui, si elle est à la fois bancale et extraordinaire, n\u2019en est pas moins amoureuse et représentative du patrimoine littéraire et poétique québécois et de son histoire.Au Devoir, jeudi, la présidente de la CSDM a laissé entendre qu\u2019une extension de bail, vu les circonstances et la teneur particulière de la Médiathèque, pourrait être négociée, et peut-être, si le parc locatif limité le permet, de l\u2019aide pour la délocalisation.Le Devoir SUITE DE LA UNE MÉDIATHÈQUE Quant à De Grasse, qui était pour tout dire inconnu hors des cercles de l \u2019athlétisme jusqu\u2019aux Jeux panaméricains de Toronto l\u2019an dernier, il s\u2019impose comme une révélation après le bronze 100 m dimanche, et à 21 ans, il n\u2019y a personne de mieux placé que lui pour prétendre au statut de dauphin.Le Canada court la chance d\u2019assister à de bien belles courses pendant un bon bout de temps.?Si le coup d\u2019œil complice de Bolt et De Grasse sera sans doute le moment qu\u2019on reverra le plus et qui s\u2019imposera dans la mémoire de l\u2019humanité, il serait injuste de ne pas souligner ce qui devrait être l\u2019esprit même de l\u2019olympisme si on a bien compris le serment des athlètes et autres documents afférents.Une excellente raison d\u2019ailleurs de surveiller la finale du 5000 mètres féminin qui a eu lieu en ce vendredi.Mardi lors des séries, on en est environ aux deux tiers de la course lorsque la Néo-Zélandaise Nikki Hamblin trébuche.Dans sa chute, elle entraîne l\u2019Américaine Abbey D\u2019Agostino.Visiblement, D\u2019Agostino est blessée, tandis que Ham- blin se remet rapidement debout.Mais au lieu de repartir dans l\u2019espoir de rattraper les autres, Hamblin demeure sur place pour aider D\u2019Agostino.Les deux femmes reprennent la piste ensemble, mais on a tôt fait de constater que ça ne va pas pour l\u2019Américaine : elle claudique et au bout de quelques mètres, elle s\u2019assoit sur la piste en grimaçant de douleur.Hamblin se penche de nouveau sur l\u2019Américaine, puis se résigne à repartir les larmes aux yeux.Au bout de quelques instants, D\u2019Agostino par vient à se relever et même à terminer l\u2019épreuve.Peu après le fil d\u2019arrivée, elle retrouve Hamblin qui l\u2019attend, et les deux se font une accolade à faire chavirer un cœur de pierre.Et ce n\u2019était pas tout au rayon des beaux gestes.Bien qu\u2019elles aient terminé 15e et 16e, avant-dernière et dernière de leur vague à quelque deux minutes de la gagnante, l\u2019Association internationale des fédérations d\u2019athlétisme a décidé de repêcher Hamblin et D\u2019Agos- tino, de même que l\u2019Autrichienne Jennifer Werth, également touchée par la chute.Malheureusement, D\u2019Agostino, qui a subi une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit, a dû déclarer forfait pour la finale.Parfois, il n\u2019y a que le fichu sort pour se mettre en travers des plus nobles actions.Mais parions que Hamblin courra pour deux.?Légèrement moins édifiante, n\u2019est-ce pas, que cette sombre histoire de braquage apparemment inventée de toutes pièces par quatre nageurs américains, dont l\u2019étoile Ryan Lochte, qui auraient plutôt vandalisé les toilettes d\u2019une station-service de Barra da Tijuca.Manifestement, les comiques étaient trop éméchés pour songer que nous vivons à une époque formidable, celle de la caméra de surveillance qui nous traque jusqu\u2019à la porte des w.-c., sans parler du poste de contrôle à l\u2019entrée du Village olympique, où se présenter avec sa montre et son téléphone intelligent et un large sourire pour ensuite prétendre qu\u2019on s\u2019est fait faire les poches à la pointe du fusil se révèle une stratégie largement vouée à l\u2019échec.Alors que la violence urbaine est une question délicate au Brésil, il faut souligner la déclaration un peu étonnante du porte-parole de Rio 2016, Mario Andrada : «Fichons la paix à ces gamins.Ils ont été sous pression pendant quatre ans pour of frir un bon rendement aux Jeux.Ils sont des athlètes magnifiques, Lochte est l\u2019un des plus grands nageurs de tous les temps.Ils ont fait une erreur, ça fait partie de la vie.» ?Ici, on aime la simplicité, pas de chichis oiseux pour tenter d\u2019expliquer que tout est compliqué avec des graphiques et des tartes et des diagrammes de Venn.Non, il faut aller à l\u2019essentiel.Et c\u2019est précisément ce à quoi s\u2019applique le boxeur américain Shakur Stevenson, vainqueur jeudi chez les 56 kg et qui disputera samedi le combat pour la médaille d\u2019or contre le Cubain Robeisy Ramirez.Le grand Floyd Mayweather soi-même en personne a qualifié cette semaine Stevenson de «prochain Floyd Mayweather», ce qui n\u2019est quand même pas une insulte.Stevenson a donc dit qu\u2019il a appris de son grand-père la stratégie à observer pour connaître du succès dans le ring : «Frapper et ne pas se faire frapper.» C\u2019est ça qui est ça.SUITE DE LA UNE HORS JEUX Une maison patrimoniale «C\u2019est sûr que le 1214, De La Montagne est une maison très importante.Des maisons de cette époque, il n\u2019en reste pas tant que ça dans le cen- tre-ville, a rappelé Dinu Bumbaru, d\u2019Héritage Montréal.D\u2019autant que la CSDM est la seule commission scolaire qu\u2019on connaisse qui se soit dotée d\u2019un comité patrimonial [en 1999].C\u2019était autour de l\u2019école Cherrier, au coin de Saint-Hu- bert: un beau bâtiment avec des lettres de bronze appliquées sur la façade, qui avaient été envoyées à la casse.La réaction publique avait été forte.Ici, encore, c\u2019est un cas particulier que cette maison du 1214, De La Montagne.Si on échoue à la mettre en valeur, ce sera une tache de plus dans un secteur où il y en a beaucoup», s\u2019inquiète le directeur des politiques.En 2010, le déclenchement de cette épidémie a été une véritable tragédie pour un pays comme Haïti, qui se remettait à peine d\u2019un tremblement de terre meurtrier.Parmi les Casques bleus dépêchés pour maintenir l\u2019ordre, un contingent de Népalais provenant de Katmandou, où sévissait le choléra, était posté au nord de Port-au-Prince.L\u2019hygiène des lieux et les installations sanitaires étaient inadéquates, et les déjections des soldats ont pollué le fleuve Artibonite.Cette maladie mortelle, causée par une bactérie provoquant de fortes diarrhées et des vomissements, a fait 10 000 morts et des centaines de milliers de blessés, qui réclament justice et réparation depuis lors.À l\u2019époque, accusées d\u2019avoir propagé la maladie par sorcellerie, des personnes avaient même été lynchées à mort.D\u2019autres violences avaient éclaté entre les Haïtiens et les Casques bleus, ceux-ci ayant été brutalement pris à partie par des manifestants.Six ans plus tard, le drame n\u2019est pas terminé: près de 10% de la population est aujourd\u2019hui infectée.La faute au Népal?Major général retraité des Forces armées canadiennes, Terry Liston est d\u2019avis que comme le drame a été causé par les soldats népalais qui venaient d\u2019un pays peu développé où «l\u2019éducation, la discipline et l\u2019hygiène laissent à désirer», il faut que le blâme soit reporté sur le Népal.«Il faut nommer les responsables et les couvrir de honte.Ce n\u2019est que comme ça que les autorités se tourneront vers leurs armées pour exiger des améliorations», a-t-il dit.Ce spécialiste des réformes des Nations unies croit que les bavures de cette organisation viennent du fait que la plupart des soldats fournis viennent des «États pauvres», avec une majorité de Bangladeshis, qui puisent d\u2019importants revenus grâce au salaire que l\u2019ONU donne par habitant.Il souhaite un retour à « l\u2019âge d\u2019or des Casques bleus», qu\u2019il a lui-même connu dans les années 1960 et comme le souhaitait aussi en essence le président Obama en septembre dernier, dans un discours appelant les pays développés à fournir davantage de Casques bleus.Le problème, selon Marie-Joëlle Zahar, professeur à l\u2019Université de Montréal et directrice scientifique du Réseau de recherche sur les opérations de paix, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas un seul pays au monde qui est prêt à donner des troupes à l\u2019ONU et à prendre la responsabilité d\u2019éventuelles bavures.«Malheureusement, les Nations unies sont incapables d\u2019expliquer à quel point elles sont contraintes par les exigences des États membres.» Nicolas Lemay-Hébert, professeur à l\u2019Université de Birmingham et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand, soutient plutôt que ce n\u2019est pas la faute du Népal, mais bien du processus onusien de déploiement, qui n\u2019a pas vérifié si les soldats étaient porteurs du choléra et a négligé l\u2019inspection des installations sanitaires, qui avaient des défectuosités connues depuis longtemps.«On est dans une négligence quasi criminelle », note le spécialiste des effets collatéraux négatifs des missions de paix, notamment en Haïti.Des excuses et de l\u2019argent Les experts et les organismes de défense des droits de la personne en Haïti s\u2019entendent : il est impératif que l\u2019ONU formule des excuses publiques.« Est-ce que ce sera des excuses publiques du type Srebrenica ou du type Rwanda, comme les avait faites Kofi Annan?Tout ce que je sais, c\u2019est que c\u2019est nécessaire, car les Haïtiens attendent ça, attendent plus qu\u2019une reconnaissance à demi-mot», note M.Lemay-Hébert.Des excuses publiques, certainement, abonde Mme Zahar.Mais attention à vouloir imputer l\u2019ONU d\u2019une responsabilité légale et juridique, qui induirait un dédommagement monétaire.«Si on veut que les Nations unies continuent leurs missions de paix dans le monde, en Syrie, au Soudan, en Libye, on ne peut pas les poursuivre et leur exiger de verser de trop grosses sommes.On doit trouver une solution qui permet de reconnaître ce qui est arrivé en Haïti, mais de ne pas punir l\u2019ONU au point où elle deviendrait inopérante», avance-t- elle, en pointant le paradoxe.Pour M.Lemay-Hébert, que les Haïtiens exigent des compensations n\u2019est pas la fin du «peacekeeping».Les montants demandés par les Haïtiens \u2014 des rumeurs ont parlé de plusieurs milliards \u2014 ne sont pas exorbitants.«Ils veulent couvrir les frais d\u2019enterrement des membres décédés de leurs familles.Ce sont des frais qui peuvent être relativement modestes», dit le chercheur qui, avec des collègues, a tenu l\u2019an dernier des ateliers entre victimes et hauts placés de l\u2019ONU pour arriver à une solution de justice et réparation qui satisferait les deux parties.«La réalité, c\u2019est que les Nations unies vont être obligées de rentrer dans ce débat-là.Et pas seulement pour le choléra en Haïti, mais aussi pour les scandales sexuels.Un jour ou l\u2019autre, elles devront s\u2019asseoir et essayer d\u2019émettre un chif fre même si c\u2019est difficile.C\u2019est, en tout cas, mieux que renvoyer certains membres de contingent dans leur capitale et prétendre que tout est réglé.» Le Devoir SUITE DE LA UNE HAÏTI PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR La collection se déploie sur les trois étages de la maison attenante à l\u2019ancienne Académie Bourget.La réalité c\u2019est que les Nations unies vont être obligées de rentrer dans ce débat-là.Et pas seulement pour le choléra en Haïti, mais aussi pour les scandales sexuels.Nicolas Lemay-Hébert, professeur à l\u2019Université de Birmingham « » JOHANNES EISELE ASSOCIATED PRESS Nikki Hamblin et Abbey D\u2019Agostino s\u2019épaulant."]
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