Le devoir, 24 août 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 1 9 1 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Gaspé pousse un soupir de soulagement.Un important contrat aux États-Unis permet à LM Wind Power d\u2019embaucher 85 personnes de plus à son usine gaspésienne.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 3 Mots croisés.B 3 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Rentrée scolaire Le quotidien d\u2019une concierge à l\u2019heure des dé?cits Page A 2 Aide sociale Pas de rencontre, pas de chèque, propose Blais Page A 3 O D I L E T R E M B L A Y T out part à vau-l\u2019eau au Festival des films du monde, dont la 40e édition doit en principe démarrer ce jeudi à l\u2019Impérial avec le film d\u2019André Forcier Embrasse-moi comme tu m\u2019aimes et se poursuivre jusqu\u2019au 5 septembre.Les salles du Forum ne lui seraient pas acquises, malgré des informations contraires rendues publiques par le FFM.Et les défections du personnel sont massives.Dans l\u2019impossibilité de prendre les décisions et de débourser les frais de base pour maintenir le navire à flot, c\u2019est la débandade.Les employés démissionnaires ont dit refuser de soutenir un encadrement défaillant en la personne du président du festival, mais le capitaine se cramponne.Serge Losique af firmait mardi croire toujours en la tenue de ce 40e Festival des films du monde, si collé à sa vie.« Demain [mercredi], on sera tout installés.Il va survivre.Il va vivre.Le festival est une grande cathédrale.Tant qu\u2019il reste des pierres, il existe, proclamait mardi le président du rendez-vous cinématographique.On peut me remplacer demain, FESTIVAL DES FILMS DU MONDE « J\u2019ai sacrifié tout ce que j\u2019avais\u2026 » À la veille de l\u2019ouverture, le FFM implose, tandis que son président s\u2019entête S A R A H R .C H A M P A G N E L e verdict attendu est tombé mardi.Richard Henr y Bain a été reconnu coupable du meurtre non prémédité de Denis Blanchette, abattu le 4 septembre 2012 au Métropolis à Montréal.Il a également été reconnu coupable de trois tentatives de meurtre, dont celle de Dave Courage, un technicien et collègue de M.Blan- chette, grièvement blessé lors de cette même soirée électorale.L\u2019attentat a été perpétré en pleine soirée électorale, alors que 2000 militants étaient réunis dans cette salle de spectacle pour fêter la victoire du Par ti québécois.Peu avant minuit, M.Bain s\u2019était approché de l\u2019entrée des artistes à l\u2019arrière de la salle de spectacle.Le coupable a alors tiré un seul coup avant que son arme ne s\u2019enraye, tuant Denis Blanchette et blessant M.Courage.En direct à la télévision, les Québécois avaient vu Pauline Marois nouvellement élue être emportée par ses gardes du corps.Après un long procès, les délibérations du jury ont duré 11 jours.Les jurés ont rejeté la Richard Bain jugé responsable Le meurtre de Denis Blanchette n\u2019était cependant pas prémédité, estime le jury RIO 2016 LES MÉDAILLES OLYMPIQUES, UN « SUCCÈS CANADIEN » ?AARON VINCENT ELKAIM LA PRESSE CANADIENNE Si le Québec était représenté sur la scène sportive internationale, comment s\u2019en tirerait-il?Tandis que la délégation de Rio rentre au pays avec de nouvelles vedettes, comme l\u2019Ontarienne Penny Oleksiak, Le Devoir s\u2019interroge sur ce qui mène les athlètes jusqu\u2019au podium.Les médailles sont-elles surtout un «succès canadien»?Page B 6 À l\u2019orée des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, Le Devoir explore en quatre volets les grands courants qui l\u2019ont forgée.C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris L e petit Musée des Hospitalières de l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal s\u2019ouvre sur un gigantesque escalier offert à la ville de Montréal par la France après l \u2019Expo 67.Cette magnifique constr uc- tion de chêne redécouver te en 1963 provient directement de l\u2019Hôtel-Dieu de La Flèche, dans l a Sar the , où a é té conçue cette « fol le entre - prise » que représenta la fondation de Montréal.« C\u2019est un escalier qu\u2019a cer tainement foulé Jeanne Mance lorsqu\u2019elle est allée à La Flèche.Enfin, on veut bien le croire », dit la guide du musée.Des femmes laïques comme Jeanne Mance, qui s\u2019élancent seules vers l\u2019Amérique, on en trouve partout au moment de la fondation de Montréal.Toute LA FONDATION DE MONTRÉAL (2/4) Un monde de femmes L.DUGARDIN Au moment de la fondation de Montréal, on trouve partout des femmes comme Jeanne Mance qui s\u2019élancent seules vers l\u2019Amérique.VOIR PAGE A 8 : FFM VOIR PAGE A 8 : BAIN VOIR PAGE A 8 : FEMMES PEDRO RUIZ LE DEVOIR Serge Losique maintient qu\u2019il y aura un festival. A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T U n rappor t pancanadien confirme que la rémunération des médecins québécois a connu une croissance plus rapide que dans la moyenne canadienne ces dernières années.La rémunération brute d\u2019un médecin au Québec a crû de 22 % entre 2010-2011 et 2014- 2015, contre 8 % en moyenne au Canada et 3 % en Ontario, indiquent les chiffres publiés mardi par l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé, qui se livre chaque année à la publication de ces données.Les médecins québécois étaient moins bien payés au départ.Le rattrapage place les médecins québécois en milieu de peloton, soit au sixième rang au pays pour ce qui est de la rémunération brute.Un médecin québécois avait une rémunération brute moyenne de 310 483 $ par an en 2014- 2015, contre 363 841 $ en Ontario, pour une moyenne canadienne de 338 605 $.Ce sont les médecins alber tains qui sont les mieux payés, avec une rémunération brute moyenne de près de 365 000 $.De 25 à 40 % de la rémunération br ute d\u2019un médecin peut être consacrée aux frais d\u2019exploitation de son cabinet, indique Ruolz Ariste, chef de section au département d\u2019information sur les médecins à l\u2019ICIS.Les médecins spécialistes canadiens sont nettement favorisés, avec une rémunération brute moyenne de 445 814 $ pour les spécialités chirurgicales et de 337 767 $ pour les spécial i tés médicales.La moyenne, pour les médecins de famille, est plutôt de 271 417 $ par an.Comme le coût des loyers, des assurances, de l\u2019équipement ou des salaires des employés varie d\u2019une province à l\u2019autre, il est difficile d\u2019utiliser cette donnée brute pour comparer la rémunération des médecins d\u2019une province à l\u2019autre.«Nous fournissons des données comparatives, c\u2019est aux provinces et aux associations médicales de voir celles qu\u2019elles veulent utiliser dans le cadre de leurs négociations », indique M.Ariste.De plus en plus de médecins I l y a de plus en plus de médecins au Canada.En 2015, i ls étaient plus de 82 000, portant le nombre de médecins à 228 pour 100 000 habitants.Le Québec fait à ce chapitre mieux que la moyenne canadienne, avec 242 médecins pour 100 000 habitants.Le Québec est toutefois moins bien nanti du côté des médecins de famille, avec 117 par 100 000 habitants, contre une moyenne de 115 au Canada, alors que la province compte 125 spécialistes pour 100 000 habitants, pour 113 en moyenne au Canada.« C\u2019est la neuvième année, soit presque une décennie, que la croissance du nombre de médecins est plus for te que celle de la population », remarque Ruolz Ariste.La population peut tarder à observer un ef fet sur l\u2019accès en raison de ses besoins croissants, et en raison des exigences de conciliation tra- vail-famille plus élevées de la jeune génération.«Le nombre de jeunes médecins est en hausse.Ils ont des exigences familiales plus grandes et sont davantage à la recherche d\u2019un équilibre entre leur vie de famille et professionnelle», croit M.Ariste.Le corps médical québécois s\u2019est féminisé plus rapidement que la moyenne au pays.Il comptait en 2015 47 % de femmes, contre une moyenne de 40 % au Canada.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 0 5 10 % Qc Ont.Canada Tandis que les sacs à dos se garnissent peu à peu en vue de la rentrée scolaire, Le Devoir vous transporte dans la réalité d\u2019élèves, de parents et d\u2019enseignants, et de ceux qui les entourent.Troisième histoire de cette série qui raconte le début de l\u2019année à la fin de l\u2019été.P H I L I P P E O R F A L I L es tableaux d\u2019un noir immaculé à l\u2019aube de la nouvelle année scolaire, c\u2019est elle.Les planchers minutieusement polis, elle aussi.Le nettoyage du dégât d\u2019eau sur venu pendant l\u2019été ?Encore elle.L\u2019explosion de sauce tomate causée par fiston et disparue à temps pour la fin de la récréation?Re-elle.Bienvenue dans l\u2019univers de Maryse Lévesque, concierge depuis dix ans à l\u2019école primaire Saint-Gabriel-Lalemant.Un univers où, tous les jours, il faut faire plus avec moins.Mais Maryse Lévesque ne changerait pas de vie pour rien au monde, même si, d\u2019ici quelques jours, le devoir l\u2019appellera dans une autre école.« Voilà plusieurs années, dans une école comme la mienne, il pouvait y avoir un concierge et un aide-concierge présents tous les jours à l\u2019école, en plus de trois le soir.Je suis rendue seule le jour, et je suis chanceuse parce que j\u2019ai un aide-concierge cinq soirs par semaine.Dans beaucoup d\u2019écoles, ils ont un soir, peut-être deux», raconte le petit bout de femme dans son bureau du sous-sol de l\u2019école du quartier Villeray.« Ce n\u2019est pas une école, c\u2019est mon école», prendra-t-elle le soin de préciser.Elle s\u2019est déjà occupée de l\u2019entretien dans une entreprise privée, mais le besoin de contact humain l\u2019a poussée vers le milieu scolaire.«Un édifice du centre-ville, c\u2019est redondant : c\u2019est bu- reau-poubelle, bureau-poubelle.Une école\u2026 Tu as beau être concierge, si un enfant me dit qu\u2019il n\u2019a pas mangé le matin, je lui donne une collation.S\u2019il a de la misère avec le zipper de son suit de skidoo, je vais lui arranger.Ce n\u2019est pas seulement du ménage, il faut aimer les enfants pour faire mon travail.Et moi, j\u2019aime ça.» Oui, le métier de concierge dans une école peut parfois être ingrat, reconnaît-elle.Mais Mm e Lévesque se considère malgré tout choyée.« Dans le fond, l\u2019école a plus besoin de nous que l\u2019inverse.Si tu n\u2019es pas là pour nettoyer, ils sont mal pris ! Mais une job comme ça, tu ne peux pas faire ça juste pour la paye.» Le déficit d\u2019entretien cumulé des écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) s\u2019élevait l\u2019an dernier à près de 1,1 milliard de dollars, près de 80% des établissements obtenant un «E», c\u2019est-à-dire la pire note possible en matière de vétusté d\u2019édifices publics.Ces 165 établissements, vieux de 67 ans en moyenne, ne sont pas les seuls à présenter des «défis» pour l\u2019équipe d\u2019entretien.Trente-quatre écoles reçoivent un «D», tandis que seulement dix écoles obtiennent une note variant de A à C sur l\u2019échelle du gouvernement provincial, dans le parc immobilier de la plus importante commission scolaire du Québec.Pour résumer, pas moins de 95% des quelque 200 écoles de la CSDM sont dans un état jugé insatisfaisant.C\u2019est d\u2019ailleurs «Saint-Gab» qu\u2019avait visité, en janvier dernier, l\u2019ex-ministre de l\u2019Éducation François Blais pour constater l\u2019ampleur de la situation.En janvier, ce dernier a annoncé à la CSDM qu\u2019elle toucherait environ 18 % d\u2019une enveloppe de 500 millions de dollars qui doit être consacrée à la réfection des établissements scolaires québécois.D\u2019autres sommes pourraient être débloquées dans un prochain budget, avait-il aussi laissé entendre.Depuis, l\u2019école Saint-Gabriel-Lalemant a bénéficié de quelques ajustements.Les élèves de l\u2019école auront une belle surprise à la rentrée, la semaine prochaine.En plus de travaux de rénovation et de décontamination des sols, l\u2019école a également reçu une toute nouvelle cour de récréation, juste à temps pour la rentrée scolaire, se réjouit Mme Lévesque.« Ils vont tellement aimer ça ! » Mme Maryse, elle, aura pris le chemin d\u2019une école de Montréal-Nord, plus petite et, surtout, moins exigeante l\u2019hiver, « St-Gab » ayant pas moins de 11 entrées et rampes d\u2019accès à déneiger.« Je leur ai déjà dit que j\u2019allais amener des collations aux jeunes qui n\u2019ont pas de déjeuner.Moi, je suis tout le temps mêlée dans les af faires de l\u2019école, ça ne changera pas », dit- elle d\u2019un ton espiègle.Le Devoir RENTRÉE SCOLAIRE Ingrat mais gratifiant, le quotidien d\u2019une concierge d\u2019école La rémunération des médecins québécois a crû plus rapidement que la moyenne canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Si l\u2019école primaire Saint-Gabriel-Lalemant brille comme un sou neuf, c\u2019est grâce à Maryse Lévesque.Variation de la rémunération brute par médecin INSTITUT CANADIEN D\u2019INFORMATION SUR LA SANTÉ T oronto \u2014 La Cour supérieure de l\u2019Ontario a commencé mardi à entendre une action collective intentée contre le gouvernement canadien par des autochtones dans ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui « la rafle des années 1960».De décembre 1965 à décembre 1984, jusqu\u2019à 16 000 enfants autochtones en Ontario ont été enlevés à leur famille pour être confiés à des familles allochtones, en vertu d\u2019une entente conclue entre Ottawa et les services sociaux ontariens.Dans l\u2019action collective de 1,3 milliard de dollars amorcée en Ontario en février 2009, les plaignants soutiennent que le Canada avait le devoir de protéger le patrimoine culturel de ces enfants.Ils réclament une compensation de 85 000$ par personne touchée pour souffrance psychologique et spirituelle.Leur avocat, Jeffery Wilson, estime que l\u2019action collective est unique en Occident, car le tribunal devra déterminer « si un gouvernement a le devoir de prendre des mesures afin de protéger et de préserver l\u2019identité culturelle des autochtones».Au premier jour des audiences, mardi, en Cour supérieure à Toronto, Me Wilson a présenté une requête pour jugement sommaire, en espérant que le juge se prononcera au sujet de l\u2019action collective sur la base des preuves déposées jusqu\u2019ici pour aller de l\u2019avant avec le recours.Règlement à l\u2019amiable?Tel qu\u2019il avait été convenu auparavant entre les parties, le juge Edward Belobaba a ajourné l\u2019audience jusqu\u2019au 1er décembre, moment où le gouvernement fédéral présentera sa plaidoirie, à moins que les parties décident d\u2019ici là de négocier une entente à l\u2019amiable.La semaine dernière, la ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, avait en ef fet indiqué qu\u2019elle aimerait régler cette affaire autour d\u2019une table plutôt qu\u2019au palais de justice.Me Wilson a notamment plaidé, mardi, que les motifs réels de la «rafle», menée sans aucune consultation avec les autochtones, demeurent obscurs.Mais il a suggéré que cette « abomination » pouvait faire partie du plan plus vaste du gouvernement fédéral pour «extirper le sauvage de ces enfants».La Presse canadienne L\u2019action collective de milliers d\u2019autochtones mis en adoption entendue en Ontario P I E R R E S A I N T - A R N A U D à Saint-Jérôme L e premier ministre Philippe Couillard se montre prudent quant à la possibilité de criminaliser l \u2019usage du cellulaire au volant.C\u2019est ce que suggère le coroner Michel Ferland dans son rapport d\u2019enquête sur le décès d\u2019un camionneur vraisemblablement distrait pas son cellulaire, dont le quotidien La Presse a obtenu copie.De passage à Saint-Jérôme pour une activité par tisane mardi, Philippe Couillard n\u2019a pas fermé la porte à cette suggestion, mais n\u2019a pas caché ses hésitations non plus.« Il faut être prudent », a d\u2019abord répondu le premier ministre à une question sur le sujet, précisant que la question serait étudiée au ministère des Transports en marge de la révision périodique du Code de la route.«C\u2019est l\u2019occasion d\u2019en discuter, mais [il ne] faut pas non plus ajouter trop à la lourdeur de ce qui est déjà en place », a nuancé M.Couillard, laissant ainsi entendre qu\u2019il trouvait les outils de répression déjà en place assez importants.«Le coroner l\u2019a dit, on sait qu\u2019il y a des accidents qui sont dus à l\u2019utilisation du cellulaire au volant», a-t-il cependant reconnu.Le coroner Michel Ferland propose de traiter le cellulaire au volant sur le même pied que la conduite en état d\u2019ébriété, notamment par la saisie du téléphone cellulaire pour 30 jours et par une forte augmentation des amendes.Il reprend aussi à son compte la recommandation faite en 2013 par un autre coroner, soit d\u2019ajouter neuf points d\u2019inaptitude pour l\u2019usage du cellulaire au volant, et propose d\u2019intégrer un système de brouillage des ondes dans les véhicules neufs.La Presse canadienne Couillard semble peu empressé de criminaliser le cellulaire au volant Lire aussi \u203a Le cellulaire en sursis.L\u2019éditorial de Brian Myles.Page A 6 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e ministre François Blais a fait une nouvelle proposition mardi lors de l\u2019étude du projet de loi sur l\u2019aide sociale.Il a suggéré que les chèques des nouveaux demandeurs soient complètement retenus s\u2019ils refusent d\u2019être évalués par un intervenant.« Est-ce qu\u2019on pourrait aller vers des mécanismes de retenue de chèques?On a regardé cette possibilité-là», a lancé le ministre Blais, qui a ensuite voulu savoir ce que les élus de l\u2019opposition en pensaient.Le ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale tient à ce que les personnes qui entrent sur l\u2019aide sociale soient évaluées et qu\u2019on leur propose un projet pour ne pas rester sur l\u2019aide sociale.À l\u2019heure actuelle, ces rencontres sont of fer tes, mais M.Blais trouve qu\u2019elles ne sont pas assez populaires et voudrait les rendre obligatoires.Jusqu\u2019à présent, les libéraux avaient proposé d\u2019amputer seulement une par tie du chèque des nouveaux prestataires qui refuseraient de participer au programme Objectif Emploi (jusqu\u2019à 224 $).Le Parti québécois et Québec solidaire s\u2019y opposent.Or, l \u2019 idée de retenir les chèques n\u2019a guère été mieux accueillie.Du côté de Québec solidaire, Françoise David a rétorqué qu\u2019elle était favorable à ce que ces rencontres soient obligatoires, mais s\u2019est opposée à ce qu\u2019on retienne les fonds.Selon le PQ, le gouvernement doit d\u2019abord faire la preuve de la qualité de l\u2019accueil et des évaluations.«Retenir un chèque, ça a un impact majeur.Ça peut entraîner des conséquences graves sur la santé de la personne, a lancé le député péquiste de Ri- mouski, Harold Lebel.C\u2019est bien beau, mais on n\u2019est pas capables de savoir comment ça fonctionne aujourd\u2019hui.» Son collègue de Richelieu, Sylvain Rochon, a ensuite interpellé le ministre sur l\u2019absence d\u2019agents de l\u2019aide sociale au bureau de Sorel parce que les employés avaient été transférés à Saint-Hyacinthe.« Ils arrivent là dans des îlots et doivent prendre leur téléphone pour appeler leur agent à Saint-Hyacinthe», a-t-il lancé après avoir souligné que Sorel avait un «grave problème d\u2019emploi », notamment avec la délocalisation de l\u2019entreprise General Electric.Même la Coalition avenir Québec (CAQ), qui est plutôt pour le projet de loi, a manifesté de l\u2019inquiétude à ce sujet.« Je suis assez à l\u2019aise avec l\u2019approche, mais ça prend du monde sur le terrain », a lancé le député de Drummond, Sébastien Schneeberger.À cet égard, la sous-ministre a confirmé qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019agent au bureau de Sorel, mais a affirmé que des agents pouvaient « se déplacer sur rendez-vous » à partir de Châ- teauguay et Saint-Hyacinthe.Impasse Après 50 heures consacrées au même article de loi, la Commission de l\u2019économie et du travail semble de nouveau bloquée.Mardi, les députés du PQ et de QS ont mult ipl ié les propositions d\u2019amendements au projet de loi.Exaspéré, le ministre s\u2019est plaint tout haut « d\u2019une perte de temps ».La députée de Québec solidaire ne s\u2019en cache pas : elle va en commission parlementaire pour faire de l\u2019obstruction.«Le PQ fait la même chose », s\u2019est plaint François Blais.En fin de journée, il a carrément parlé d\u2019une « impasse».Pour convaincre l\u2019opposition, il a fait valoir que le rôle des sanctions en était un de « dissuasion » et « qu\u2019elles sont appliquées assez rarement ».Les sanctions, dit-il, « envoient un message» que « les gens doivent se prendre en main, qu\u2019on est là pour les aider et qu\u2019ils ont un bout de chemin à faire».Il a plusieurs fois répété qu\u2019il visait les jeunes, notamment issus de l\u2019immigration.Près des trois quarts des nouveaux demandeurs de l\u2019aide sociale ont moins de 35 ans.(73,1 %).M.Blais a ensuite plaidé que plusieurs « pays sociodé- mocrates » étaient beaucoup plus sévères.« Sur le plan des sanctions, on est en dessous de la moyenne de tout ce que j\u2019ai vu», a-t-il dit.Plus tard, le député péquiste Harold Lebel a rétorqué que dans ces pays, on investissait davantage en amont et que les services étaient meilleurs.À la fin de la journée, ses collègues de Richelieu et de Saint- Jean ont reproché au ministre de n\u2019en avoir que pour les « sanctions ».« Maintenant, ce ne sera plus le programme Objectif Emploi, ça va être le programme Objectif Sanctions », a lancé le député Dave Turcotte à la clôture des travaux.Le Devoir AIDE SOCIALE Pas de rencontre, pas de chèque, propose le ministre Blais Le Parti québécois veut des garanties sur la qualité des services offerts dans les centres d\u2019emploi R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec S ouvent brimées par leur conjoint les parrainant et menacées de déportation, les immigrantes victimes de violence conjugale sont mal protégées par l\u2019État québécois, déplore la Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes (FMHF).Lors de la commission parlementaire qui porte sur la planification de l\u2019immigration au Québec pour la période 2017-2019, la directrice de la fédération, Manon Monastesse, et sa coordonnatrice Marie-Hélène Senay ont décrit la situation d\u2019immigrantes qui ne connaissent ni le français ni l\u2019anglais et qui se réfugient dans une maison d\u2019hébergement pour échapper à un conjoint violent ou encore à leur proxénète.Ces femmes risquent la déportation si elles quittent avant une période de deux ans leur conjoint les parrainant.Les immigrantes qui sont dans une situation jugée irrégulière par Immigration Canada \u2014 le visa que leur a procuré leur conjoint étant expiré, par exemple \u2014 risquent d\u2019être dénoncées par ce dernier.En novembre dernier, la FMHF a produit une étude financée par le ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l \u2019Inclusion (MIDI) sur l\u2019adaptation de l\u2019intervention et des services fournis aux immigrantes par les maisons d\u2019hébergement.« Certains statuts d\u2019immigration ou, pire, l\u2019absence de titre de séjour confinent les femmes dans des situations de grande vulnérabilité.C\u2019est le cas des femmes parrainées, qui sont, dès lors, complètement dépendantes du conjoint.[\u2026] Cette situation laisse libre cours au contrôle du conjoint violent, qui détient l\u2019ultime menace de la dénonciation menant à la dépor tation si la femme ne se conforme pas à ses exigences », peut-on lire dans le rapport de 86 pages.Manon Monastesse a cité entre autres le cas de cette immigrante dépor tée qui a dû laisser derrière elle son enfant, qu\u2019elle allaitait encore et que la Cour a confié au conjoint québécois qui l\u2019avait dénoncée.« Les cas qu\u2019on vous présente, ce ne sont pas des cas anecdotiques.C\u2019est le quotidien qu\u2019on voit », a-t-elle dit aux parlementaires.Pas d\u2019engagement de la ministre Weil Elle a plaidé pour que l\u2019État mette en place un mécanisme de suivi des immigrantes parrainées et de leur conjoint.«C\u2019est inacceptable, ici au Québec, que des femmes soient enfermées pendant des années sans aucun contact avec la société », a-t-elle dénoncé.Dans certains cas, le parrain \u2014 un bon citoyen québécois \u2014 prend à sa charge plus d\u2019une immigrante.« On voit de plus en plus d\u2019hommes québécois se chercher des femmes soumises, a-t-elle révélé.Nous, on les voit : la numéro un, la numéro deux, la numéro trois.On s\u2019aperçoit que c\u2019est le même conjoint.» La directrice du FMHF a aussi proposé que l\u2019État suspende les procédures d\u2019expulsion des immigrantes victimes de violence.« Il n\u2019y a pas de mécanisme pour les protéger pendant qu\u2019elles s\u2019af franchissent d\u2019un contexte de violence », a-t- elle fait observer.Le témoignage-choc a semblé émouvoir la ministre Kathleen Weil.«Votre présentation est très, très, comment dire, puissante.On se sent tous interpellés », a-t-elle commenté, sans toutefois prendre d\u2019engagement concret.Une difficulté de taille, c\u2019est de trouver des interprètes et de les payer.«L\u2019interprétariat en maison d\u2019hébergement, c\u2019est un vrai problème, a souligné Marie-Hélène Senay.On a un travail d\u2019intervention à faire : il faut désamorcer souvent une vie de violence dont les conséquences sont incroyables.» Il faut s\u2019assurer qu\u2019ils ne sont pas de mèche avec la famille de la victime, famille qui, souvent, l\u2019ostracisera si elle ne revient pas à son conjoint.Le gouvernement du Québec ne compense pas les maisons d\u2019hébergement pour les services d\u2019interprètes, alors que certaines d\u2019entre elles s\u2019occupent principalement de femmes immigrantes qui en ont besoin.Forcément, ces services sont limités au minimum: ces immigrantes n\u2019ont pas accès aux mêmes services que les femmes qui connaissent le français ou l\u2019anglais.La FMHF regroupe 36 des 109 maisons d\u2019hébergement pour femmes du Québec.Le réseau, qui reçoit plus de 3000 femmes par an, accueille de plus en plus de femmes immigrantes ; elles représentent 22 % du total.À Montréal, la proportion grimpe à 40%.Ça ne serait que la pointe de l\u2019iceberg.« Les femmes immigrantes violentées, et à plus forte raison les femmes parrainées ou sans statut, choisissent généralement de ne pas porter plainte», note le rapport.Le Devoir Les immigrantes victimes de violence conjugale sont mal protégées par l\u2019État, selon les maisons d\u2019hébergement Le manque d\u2019interprètes pénalise les immigrantes qui ne parlent ni français ni anglais Coderre courtise Poëti Le député libéral Robert Poëti admet que le maire de Montréal, Denis Coderre, voudrait le voir faire le saut en politique municipale.Sur les ondes d\u2019ICI RDI, il a déclaré : «Effectivement, Denis laisse sous-entendre et parle [du fait] que les élections s\u2019en viennent, qu\u2019il aimerait bien que je m\u2019approche de son équipe.» Le fait que sa relation avec M.Coderre soit «excellente» est un «secret de Polichinelle», a-t-il ajouté.Cet ex-mi- nistre des Transports a été exclu du Conseil des ministres en janvier dernier et il n\u2019a pas été replacé lors du remaniement de samedi dernier.Lors de la même entrevue, M.Poëti a assuré qu\u2019il n\u2019avait pas encore pris de décision.Le Devoir O ttawa \u2014 Le Bloc québécois voudrait mettre un autre ministre sur la sellette à cause de la vente de Rona.Le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval demande à ses collègues qui siègent à un comité parlementaire de convoquer le ministre fédéral de l\u2019Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.Selon le député, le ministre fédéral a donné peu d\u2019explications en mai dernier lorsqu\u2019il a autorisé la vente de Rona, en pleine tourmente politique à Québec.Depuis, la tourmente a emporté le ministre québécois Jacques Daoust.«La population est inquiète et on a besoin d\u2019en savoir plus.[\u2026] Le processus décisionnel du ministre [Bains] n\u2019est pas clair.Il y a peut-être des ajustements à y apporter, mais il faut avant tout savoir comment il fonctionne pour être rassuré», a déclaré le député Barsalou-Duval dans un communiqué diffusé mardi.Pierre Ouellet souhaite être entendu Pendant ce temps, à Québec, des députés voudraient convoquer M.Daoust ainsi que son ancien chef de cabinet Pierre Ouellet en commission parlementaire.Dans une lettre adressée au président de la Commission de l\u2019économie et du travail, ce dernier af firme qu\u2019il souhaite être entendu afin de « rectifier les faits ».Interrogé à ce sujet mardi, le premier ministre Philippe Couillard a pris ses distances.«J\u2019ai dit que les parlementaires pouvaient se prononcer sur la façon dont ils voulaient conduire leurs débats», a insisté M.Couillard lors d\u2019un point de presse à Saint-Jérôme, mardi matin.«Ce que j\u2019ai dit, et je le répète, c\u2019est que ce dossier-là est complété.La transaction a eu lieu.Les gens sont au travail [.] C\u2019est une transaction consensuelle», a-t-il dit.La Presse canadienne RONA Le Bloc veut qu\u2019un comité parlementaire convoque le ministre Navdeep Bains TOBIAS SCHWARZ AGENCE FRANCE-PRESSE La Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes a soulevé entre autres le cas d\u2019une immigrante déportée qui a dû laisser derrière elle son enfant, qu\u2019elle allaitait encore et que la Cour a confié au conjoint québécois \u2014 qui la parrainait \u2014 l\u2019ayant dénoncée.Anticosti : préparation des sites de forage La préparation des sites pour les forages avec fracturation sur l\u2019île d\u2019Anticosti débutera «sous peu», a annoncé mardi Hydrocarbures Anticosti.Pour le moment, précise le communiqué diffusé par l\u2019entreprise Pétrolia, il est seulement prévu de déboiser et de préparer les sites des trois forages.«Des bassins y seront aménagés dès cet été pour contenir l\u2019eau nécessaire aux travaux de forage et de parachèvement (fracturation hydraulique).» Ces forages pourront être menés en puisant plus de 30 millions de litres d\u2019eau dans quatre rivières.Les fonds publics nécessaires pour la réalisation des forages n\u2019ont toutefois pas encore été débloqués, selon ce qu\u2019a précisé Investissement Québec.L\u2019État québécois est le principal bailleur de fonds de ce projet d\u2019exploration.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 | Fax: 514-985-3340 | Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics | www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi | Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que monsieur GEORGES BIBOLLET, en son vivant domicilié au 5999 avenue Monkland, appartement 1415, Montréal, Québec, H4A 1H1, est décédé à son domicile, le 21 mars 2016.Un inventaire des biens a été dressé conformément à la loi, sous seing privé, par les liquidatrices, OLIVIA BI- BOLLET-BAHENA et MARIE- CLAUDE BIBOLLET-BAHENA, en présence de deux (2) témoins, en date du 14 août 2016, et peut être consulté par les intéressés au 5350 avenue Victoria, appartement 6, Montréal, Québec, H3W 2P3.Invitation SÉANCE DU CONSEIL Les membres de votre conseil d\u2019arrondissement, M.Russell Copeman, maire d\u2019arrondissement, Mme Magda Popeanu, conseillère du district de Côte-des- Neiges, M.Peter McQueen, conseiller du district de Notre-Dame-de-Grâce, M.Jeremy Searle, conseiller du district de Loyola, M.Marvin Rotrand, conseiller du district de Snowdon, et M.Lionel Perez, conseiller du district de Darlington vous invitent à participer à la prochaine séance du conseil d\u2019arrondissement de Côte- des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, Le mardi 6 septembre 2016 à 19 heures au Centre culturel de Notre-Dame-de-Grâce, 6400, avenue de Monkland Au cours de cette assemblée, une période de 90 minutes sera consacrée aux questions et aux demandes des citoyens sur tous les sujets concernant l\u2019arrondissement ou l\u2019administration municipale.À cet égard, il y aura une période d\u2019inscription de 18 h 15 à 18 h 45.L\u2019ordre du jour ainsi que les dossiers décisionnels sont généralement disponibles dans la section Mairie d\u2019arrondissement du site Internet de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg ) ainsi qu\u2019au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (311 - arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce) au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, le jeudi précédant la séance du conseil d\u2019arrondissement, en après-midi.La séance du conseil est diffusée en direct sur le site Internet de l\u2019arrondissement.N.B.L\u2019ordre du jour FINAL est celui adopté par les conseillers municipaux au début de chaque séance.NOTE : Cette séance sera précédée d\u2019une séance extraordinaire à 18 heures concernant le Programme triennal d\u2019immobilisation (P.T.I.) 2017- 2018-2019.Au cours de cette séance, une période de 30 minutes sera consacrée aux questions et aux demandes des citoyens portant exclusivement sur le Programme triennal d\u2019immobilisation (P.T.I.).À cet égard, il y aura une période d\u2019inscription de 17 h 15 à 17 h 45.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Projet de résolution CA16 170199 approuvant le projet particulier PP-92 visant à permettre une plus grande proportion d\u2019enseignes localisées à plus de 16 m de haut, pour le site du Centre universitaire de santé McGill, au 1001, boulevard Décarie, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA02 17017).AVIS est par les présentes donné, par la soussignée, que le projet de résolution CA16 170199 approuvant le projet particulier PP-92 décrit ci-dessus a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement lors de la séance ordinaire tenue le 27 juin 2016 et fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 1er septembre 2016 à compter de 18 heures 30 au 5160, boulevard Décarie, 4ième étage, à Montréal, en conformité des dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1).QUE l\u2019objet de ce projet de résolution vise à autoriser une augmentation de la superficie totale des enseignes, en considérant la rue Saint-Jacques comme étant directement adjacente au complexe hospitalier et d\u2019autoriser que ces enseignes puissent se positionner sur différentes parties du bâtiment, à une hauteur pouvant dépasser 16 m.QUE ce projet particulier vise les zones 0793 et 0800 ci-après illustrées : QU\u2019au cours de cette assemblée publique, le président d\u2019assemblée expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce projet de résolution n\u2019est pas susceptible d\u2019approbation référendaire.QUE ce projet de résolution ainsi que le sommaire décisionnel qui s\u2019y rapporte sont disponibles pour consultation au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame- de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 heures.Toute personne qui en fait la demande peut obtenir une copie du projet de résolution sans frais.Pour toute information additionnelle vous pouvez communiquer au 514 868-4561.QUE le présent avis ainsi que ce projet de résolution et le sommaire décisionnel qui s\u2019y rapporte sont également disponibles sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT à Montréal, ce 24 août 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Services institutionnels Gestion et planification immobilière Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5863 Descriptif : Réfection des panneaux de béton à la caserne 28 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 29 août 2016 est reportée au 31 août 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 24 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5867 Descriptif : Mise aux normes des Aréna du Centre Etienne-Desmarteau Date d\u2019ouverture : 21 septembre 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : pour toute question, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visites : Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 29 août, à 16 :00.Les visites auront lieu du 31 août au 2 septembre inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9 :00, 10 :00, 11 :00, 13 :00 et 14 :00.pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 août 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fourni en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 24 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d'offres : 16-15495 Descriptif : Numérisation de documents papier - Rôles d'évaluation 1963-1970 et 1987 Date d'ouverture : 12 septembre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Johanne Langlois, agente d'approvisionnement : 514 868-5957 Appel d'offres : 16-15563 Descriptif : Étiquettes RFID pour la Ville de Montréal Date d'ouverture : 12 septembre 2016 Dépôt de garantie : 10000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Roxana D.Racasan Oancea, agente d'approvisionnement : 514 872-6717 Appel d'offres : 16-15178 Descriptif : Service de déneigement de 4 écocentres Date d'ouverture : 14 septembre 2016 Dépôt de garantie : 2000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Appel d'offres : 16-15576 Descriptif : Transport de la neige, par secteur, dans le cadre des activités de déneigement pour un (1) arrondissement Date d'ouverture : 12 septembre 2016 Dépôt de garantie : 15000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Simona Radulescu Tomescu, agente d'approvisionnement : 514 872-0486 Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 16-15451 Descriptif : Services professionnels pour analyser l'écart entre les pratiques actuelles de gestion d'actifs et les pratiques de classe mondiale - projet de certification ISO 55001 Date d'ouverture : 21 septembre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Élisa Rodriguez, agente d'approvisionnement : 514 872-5506 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 24 août 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 24 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres AVIS est donné que le secrétaire d\u2019arrondissement recevra, sous pli cacheté, avant 14 heures, le 8 septembre 2016, au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, Montréal (Québec) H2T 3E6, des soumissions pour le contrat suivant : Soumission DDTTP54-16-09 Planage et revêtement bitumineux, reconstruction de trottoirs et de bordures, construction de saillies, là où requis, sur diverses rues de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal dans les limites décrites aux documents de soumission - P.R.R 2016 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 août 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Toute soumission doit être présentée avec un cautionnement de soumission égal à 10 % du montant total de la soumission, conformément au cahier des charges.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation ni aucun frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Madame : Marie-France Plouffe Courriel : mplouffe@ville.montreal.qc.ca Montréal, le 24 août 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO : 700-22-036092-160 COMMISSION DES NORMES, DE L\u2019ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.9236-7838 QUEBEC INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de TERRE- BONNE, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I\u2019avis d\u2019assi- gnatioq ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de SAINT-JEROME, situé au 25 rue de Martigny Ouest, à Saint-Jerôme.Il est ordonné à la partie défe- nãeresse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 août 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO : 700-22-036142-163 COMMISSION DES NORMES, DE L\u2019ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.PANAGIOTIS KOKKINOS Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de TERRE- BONNE, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I\u2019avis d\u2019assi- gnatiorl ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais dejustice de SAINT-JEROME, situé au 25 rue de Martigny Ouest, à Saint-Jerôme.I1 est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordorurance.À défaut de comparaître dans ce délai, unjugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dèsI\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 août 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-231246-169 COMMISSION DES NORMES, DE L\u2019ÉQUITÉ, IP LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.ROMERO ESCOTO MIGUEL LEON &.ENERGIE DENALI INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais dejustice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 août 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-232095-169 COMMISSION DES NORMES, DE L\u2019ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.PRODUTTS DE PREMIERS SOINS EMERGENCY (2011) INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, situé au 1 rue Notre-Dame Est.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 août 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-231884-167 COMMISSION DES NORMES, DE L\u2019ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.7542593 CANADA INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, situé au 1 rue Notre-Dame Est.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 août 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 16-15528 Sites pour la disposition, le traitement et l\u2019élimination des sols contaminés L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 août 2016 est reportée au 29 août 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 24 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions seront reçues avant 11 h le vendredi 9 septembre 2016 au bureau d\u2019arrondissement, à l\u2019attention de Me Pascale Synnott, secrétaire d\u2019arrondissement, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : Reconstruction de trottoirs et de chaussées, sur diverses rues de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest.Soumission : 211624 Ouverture des soumissions : vendredi le 9 septembre 2016 à 11 h Dépôt de garantie : cautionnement de soumission de 10 % La soumission doit être accompagnée d\u2019une garantie de soumission équivalente à un montant de 10 % du montant total de la soumission sous la forme de cautionnement de soumission uniquement.Aucun chèque visé et aucune lettre de garantie bancaire irrévocable ne seront acceptés.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 août 2016 à 15 h Les personnes et les entreprises intéressées peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service Électronique d\u2019Appels d\u2019Offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les devis techniques généraux de la Ville de Montréal sont également disponibles au SEAO.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Veuillez communiquer toute demande de renseignement par courriel à monsieur Garo Tamamian, ingénieur, à l\u2019adresse suivante: garo.tamamian@ville.montreal.qc.ca.Montréal, le 24 août 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Direction des travaux publics AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier PEREYRA GARCIA YEN IFE : 2001, 32E AV.LACHINE, QC, H8T 3J1 500-32-152671-162 9277-8786 QUEBEC INC.: 820 RACHEL EST, MONTRÉAL, QC, H2J 2H6 500-32-152769-164 9202-6467 QUEBEC INC.: 64 MARIE-ANNE EST, MONTRÉAL, QC, H2W 1A2 500-32-152793-164 STEPHAN HASHEMI : 1110 EGAN, VERDUN, QC, H4H 1W7 500-32-152800-167 MYRIAM POIRIER : 100-8710 AV.DU PARC, MONTRÉAL, QC, H2N 1S2 500-32-152801-165 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II - INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 19 AOÛT 2016 par le greffier dans les dossiersportant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III - INFORMATIONS FINALES Montréal, le 19 AOÛT 2016 Hizia Hadj-Attou Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 P A U L I N E G R A V E L U n composé dérivé du cannabis pourrait enrayer la dépendance à la cocaïne, suggèrent cer taines études animales et humaines.Un essai clinique visant à mesurer l\u2019efficacité du cannabidiol chez des cocaïnomanes désirant se libérer de leur toxicomanie débutera prochainement au Centre de recherche du CHUM.« Nous ne disposons d\u2019aucun traitement pharmacologique en ce moment pour aider les personnes à se sortir de cette dépendance dont les conséquences dont dévastatrices», explique le Dr Didier Jutras-Aswad, méde- cin-psychiatre et chercheur qui dirigera cet essai clinique.«Les traitements psychologiques offrent des résultats mitigés.Une proportion assez importante des personnes aux prises avec ce type de dépendance ne répond pas aux interventions psychologiques, d\u2019où la per tinence d\u2019avoir un traitement pharmacologique qui pourrait être utilisé en combinaison avec des interventions psychologiques.» Mais à ceux qui croient que le cannabidiol conduira à troquer une dépendance pour une autre, le Dr Jutras-Aswad souligne que « le cannabidiol est un composé issu du cannabis qui n\u2019est absolument pas ad- dictif, contrairement au tétra- hydrocannabinol (THC), un autre cannabinoïde qu\u2019on retrouve dans le cannabis, et qui est quant à lui addictif.Selon certaines données, le cannabi- diol pourrait en revanche combattre la dépendance.De plus, le cannabidiol n\u2019est pas une substance psychoactive, il ne crée pas d\u2019euphorie.Ce ne sera pas du tout comme si nos patients cessaient leur consommation de cocaïne pour commencer à fumer du cannabis, et qui, dans ce cas, développeraient probablement une dépendance au cannabis », souligne-t-il.L\u2019essai clinique de phase II qui sera mené au CRCHUM vise à savoir si le cannabidiol \u2014 qui s\u2019est avéré parfaitement sécuritaire lors d\u2019une étude de phase I \u2014 est efficace pour aider les toxicomanes à se libérer de leur dépendance à la cocaïne.« On l\u2019administrera aux patients à partir du moment où ils auront cessé leur consommation de cocaïne, et ce, pendant 92 jours.Cela nous permettra de savoir si la substance est efficace dans les premiers jours suivant le sevrage ou si elle aide les patients à ne pas rechuter au cours des semaines suivantes, alors qu\u2019ils éprouvent un désir intense, par fois irrépressible, de consommer », explique le chercheur.L\u2019équipe du CRCHUM recrute actuellement 110 cocaïnomanes âgés de 18 à 65 ans qui consomment de la cocaïne par voie intraveineuse, par inhalation (en la sniffant) ou en fumant du crack, qui est une autre forme de cocaïne.La moitié des 110 participants recevront le cannabi- diol pendant 92 jours, tandis que les autres recevront un placebo.Ni les participants ni les chercheurs ne sauront ce que chaque par ticipant absorbe.Le cannabidiol sera fourni par Insys Therapeutics, une compagnie pharmaceutique qui synthétise la substance en laboratoire au lieu de l\u2019extraire du cannabis, qui en contient très peu.L\u2019étude est par contre financée par les Instituts de recherche du Canada (IRSC).Chaque semaine, les participants seront examinés par l\u2019équipe de recherche et recevront une thérapie cogni- tivo-comportementale de prévention de la rechute.Le Devoir M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa Une deuxième ministre du gouvernement Trudeau se retrouve sur la sel lette pour des dépenses jugées déraisonnables par l\u2019opposition.Le ministère de l\u2019Environnement et des Changements climatiques (MECC) a déboursé près de 7000 $ pour des photos de la ministre Catherine McKenna et de son personnel qui ont été croquées pendant la conférence de Paris sur le climat, en décembre dernier.Le contrat de 6632 $ a été octroyé à un photographe pigiste français, selon les documents consultés par La Presse canadienne, qui avaient d\u2019abord été obtenus par le réseau de télévision de langue anglaise CTV.Le MECC, qui avait initialement parlé d\u2019une facture de 6632 euros lundi soir, a corrigé le tir mardi, spécifiant que le montant était exprimé en dollars canadiens dans les documents.N\u2019empêche, la ministre McKenna \u2014 une fervente utilisatrice de Twitter \u2014 a laissé entendre que la note lui semblait salée, et qu\u2019à l\u2019ère des médias sociaux, il y avait probablement moyen d\u2019économiser pour ce type de service.«C\u2019est certain qu\u2019il est important d\u2019avoir des photos pour transmettre le message du travail que le gouvernement fait, mais [\u2026] je pense qu\u2019il y a de meilleures façons de faire ça qui sont moins dispendieuses », a-t-elle déclaré en marge d\u2019une annonce faite à Ottawa mardi.«Comme gouvernement, nous sommes vraiment conscients des coûts [que cela entraîne] pour les Canadiens, alors j\u2019ai demandé à mon ministère de revoir ces pratiques», a enchaîné Mme McKenna.La députée d\u2019Ottawa-Centre a néanmoins tenu à souligner qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019« une pratique habituelle des gouvernements, y compris le gouvernement conservateur».La ministre McKenna est le deuxième membre du cabinet de Justin Trudeau à se retrouver dans l\u2019eau chaude en l\u2019espace de quelques jours après la ministre de la Santé, Jane Philpott, critiquée pour ses dépenses de déplacements en limousine.L\u2019opposition ne s\u2019est donc pas fait prier pour réagir aux nouvelles révélations concernant Catherine McKenna mardi.« C\u2019est une dépense qui n\u2019a pas sa place.Et encore là, c\u2019est une illustration de ce gouver- nement-là ; un gouvernement qui met beaucoup l\u2019accent sur l\u2019image plutôt que la substance », a dénoncé le député conservateur Gérard Deltell.Son collègue néodémocrate Alexandre Boulerice s\u2019est dit « étonné » que Mme McKenna ait utilisé l\u2019argent des contribuables.Le député estime, de plus, que les circonstances ne valaient certainement pas pareille dépense.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Experts en Voyages de Groupe Louise Drouin.com Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Enseignants et enseignantes, jusqu\u2019au 15 septembre, abonnez gratuitement vos étudiants au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines ledevoir.com/classe Le Devoir numérique en classe Ordinateur GOUVERNEMENT TRUDEAU Une deuxième ministre dans l\u2019eau chaude Près de 7000 $ ont été facturés pour des photos de McKenna à la conférence de Paris Au CHUM, un dérivé du cannabis sera mis à l\u2019essai pour contrer la dépendance à la cocaïne J E A N N E C O R R I V E A U M ontréal a resserré son règlement sur la collecte des ordures.Il sera bientôt interdit de jeter des matières recyclables et des déchets organiques dans les sacs poubelles là où les bacs br uns sont disponibles.Mais la Ville assure que, dans l\u2019immédiat, elle n\u2019enverra pas une « police des déchets » sur le terrain.Le conseil municipal a entériné mardi l\u2019harmonisation des règlements encadrant la collecte des matières résiduelles sur l\u2019ensemble du territoire montréalais.Pour le responsable du développement durable au comité exécutif, Réal Mé- nard, il devenait impératif pour la Ville d\u2019agir en raison de sa piètre performance en matière de valorisation des déchets organiques.«Si on ne respecte pas les filières de collectes et de valorisation des ressources, nous n\u2019atteindrons jamais nos objectifs», a expliqué M.Ménard.En 2015, le taux de récupération des matières organiques n\u2019atteignait que 17 % à Montréal, alors que la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles a fixé à 60 % l\u2019objectif à atteindre pour 2008.Montréal prévoit d\u2019investir quelque 300 millions pour se doter d\u2019usines de compostage.D\u2019ici la fin de l\u2019année, 62 % des ménages montréalais disposeront d\u2019un bac brun et, dans deux ans, tous les immeubles seront desser vis par la collecte des matières organiques, a indiqué M.Ménard.Le règlement imposera des amendes pouvant atteindre jusqu\u2019à 2000 $ en cas de récidive, mais l\u2019administration entend l\u2019appliquer avec souplesse dans l\u2019immédiat, d\u2019autant que tous les immeubles ne sont pas encore desservis par la collecte des matières organiques.«Il n\u2019y aura pas de \u201cpolice des déchets\u201d qui va intervenir de manière injustifiée», a promis M.Ménard, tout en admettant que des inspecteurs pourraient éventuellement ouvrir des sacs d\u2019ordures pour en vérifier leur contenu.Identifier les coupables Encore faudra-t-il que ces inspecteurs puissent identifier les délinquants, signale le chef de l\u2019opposition Luc Fer- randez.« Dans les quar tiers denses, c\u2019est dif ficile de déterminer qui a déposé les sacs devant un immeuble.Et il y a de moins en moins de factures et de documents papier dans les sacs.Il y en a surtout dans le recyclage.Trouver des coupables dans ces conditions-là va devenir extrêmement compliqué», a-t-il signalé.Luc Ferrandez s\u2019interroge aussi sur les ressources qui seront nécessaires pour faire respecter le règlement dans le contexte où les arrondissements se font imposer des compressions importantes.À l\u2019instar de M.Ménard, M.Ferrandez reconnaît que le compostage est incontournable et que la Ville devra faire d\u2019importants efforts de sensibilisation et de pédagogie.«Dans les secteurs où la collecte des matières organiques est implantée, le taux de par ticipa- tion chute au fur et à mesure que les gens découvrent que ça ne sent pas bon et que ça fait des vers de temps en temps.» Le nouveau règlement devrait entrer en vigueur la semaine prochaine.Le Devoir Montréal aura les ordures à l\u2019œil JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il sera bientôt interdit de jeter des matières recyclables et des déchets organiques dans les sacs poubelles là où les bacs bruns sont disponibles.PLQ: Naömie Goyette, candidate dans Saint-Jérôme Saint-Jérôme \u2014 C\u2019est une jeune femme d\u2019affaires de 29 ans qui portera les couleurs du Parti libéral du Québec (PLQ) lors de l\u2019élection partielle dans la circonscription de Saint-Jérôme.Le premier ministre Philippe Couillard a présenté sa candidate, Naömie Goyette, mardi, dans la ville laurentienne, en promettant «une campagne excessivement énergique.» Selon lui, la jeunesse de sa candidate démontre que le message de ses adversaires ne passe plus.«La jeunesse du Québec ne se retrouve plus dans le discours de fermeture et d\u2019isolement [du PQ], ne se retrouve pas dans le discours de déclin et de pessimisme de la CAQ», a lancé M.Couillard.La Presse canadienne Chantier Davie recrute Aubut Marcel Aubut est lobbyiste- conseil pour Chantier Davie Canada, qui possède d\u2019importantes installations maritimes sur la Rive-Sud de Québec.Le nom de l\u2019ancien président du Comité olympique canadien a été enregistré dans le passé pour Chantier Davie au Commissariat au lobbying du Canada.Selon des sources, Marcel Aubut a été embauché pour contribuer à dénouer le litige opposant Chantier Davie Canada à la Société des traversiers du Québec.La compagnie doit construire deux traversiers, mais prétend que des changements apportés aux plans ont fait augmenter le montant de la facture.La Presse canadienne Les funérailles de Mauril Bélanger auront lieu samedi Ottawa \u2014 Les funérailles du député fédéral d\u2019Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, auront lieu samedi, à 10 h, en la basilique-ca- thédrale Notre-Dame, située sur la promenade Sussex, à Ottawa.Mauril Bélanger est décédé paisiblement à sa résidence le 15 août à l\u2019âge de 61 ans à la suite d\u2019une lutte contre la sclérose latérale amyo- trophique (SLA), aussi appelée maladie de Lou Gehrig.Il laisse dans le deuil de nombreux membres de sa famille, dont son épouse, Catherine Hidasy.La Presse canadienne Décès d\u2019Augustin Roy, ex-président du Collège des médecins Augustin Roy, qui a présidé le Collège des médecins pendant 20 ans jusqu\u2019en 1994, est décédé à Québec mardi.Il avait obtenu son diplôme de médecine en 1954 et grossi les rangs du Collège des médecins en 1963, occupant à ce moment le poste de registraire.Le médecin originaire d\u2019East Broughton, en Chaudière-Appalaches, s\u2019était rapidement démarqué grâce à son franc-parler et ses convictions profondes, note le Collège.Il était ainsi devenu président de l\u2019ordre professionnel en 1974.Selon le Collège, M.Roy a, au fil de ses mandats, joué un rôle important dans la définition des obligations du Collège en ce qui a trait à la protection du public, à la surveillance de l\u2019exercice de la profession et à l\u2019éducation médicale continue.Au total, il aura travaillé au Collège pendant 31 ans, dont 20 ans à titre de président.La Presse canadienne deux mains sur le volant, il n\u2019y a plus de place pour le cellulaire sur les routes du Québec.Les campagnes de prévention ne suf?sent pas pour discipliner les automobilistes fautifs.Vivement un durcissement de ton.Dans les dernières semaines, deux coroners y sont allés de recommandations sévères à la suite des décès d\u2019un camionneur (occupé à pianoter en conduisant) et d\u2019une piétonne (fauchée par un conducteur distrait par son clavier).Les coroners Michel Ferland et Renée Roussel ont suggéré la criminalisation pure et simple de la conduite avec un cellulaire, considérée comme un véritable « fléau».Les mesures proposées vont beaucoup trop loin.Le coroner Ferland prône la saisie du téléphone pour 30 jours, l\u2019installation de systèmes de brouillage des ondes dans les véhicules, qui rendraient totalement inutilisables les cellulaires, même en mode mains libres.Ces recommandations en coup de poing mettent un baume sur la douleur des victimes, mais elles ne tiennent pas compte de la réalité.Depuis 2008, le Code de la sécurité routière interdit l\u2019usage d\u2019un téléphone cellulaire en conduisant, à moins d\u2019avoir un dispositif mains libres.La Cour supérieure a d\u2019ailleurs reconnu, en 2013, que les accessoires (casques d\u2019écoute, microphones sans ?l, mains libres) sont permis en vertu de ce nouveau régime.Rien n\u2019empêche par ailleurs les autorités de déposer des accusations de négligence criminelle ayant causé la mort contre des automobilistes dont la dépendance au cellulaire entraîne des conséquences funestes.Cela ne ramène pas les morts, évidemment, et il ne faut pas se contenter d\u2019agir en aval du dossier.Il ne s\u2019agit pas de banaliser la situation, mais plutôt de circonscrire l\u2019étendue du problème et d\u2019élaborer des politiques sur mesure.La Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) ne tient pas de statistiques sur le nombre de morts ou blessés en raison d\u2019une distraction causée particulièrement par le cellulaire.Il faut combler ce vide pour déterminer si nous sommes en présence de cas anecdotiques, montés en épingle, ou d\u2019une véritable épidémie qui nécessite vraiment, comme la conduite avec facultés affaiblies, le recours au droit criminel.Avant d\u2019en arriver à la criminalisation du cellulaire au volant, ce qui nécessiterait l\u2019intervention d\u2019Ottawa, le Québec doit resserrer le Code de la sécurité routière.Le nombre d\u2019infractions pour conduite avec un cellulaire est passé de 11 485 à 66 660 en sept ans, une hausse de 480 %.C\u2019est bien la preuve que les amendes (80 à 100 $) et les points d\u2019inaptitude (4) n\u2019ont pas l\u2019effet dissuasif espéré.Et si le conducteur pris en défaut devait payer jusqu\u2019à 500 $ d\u2019amende et perdre neuf points d\u2019inaptitude ?Il s\u2019agirait d\u2019un pas dans la bonne direction.Dans les limites de ses moyens, qui sont assez restreints, la Cour pénale internationale (CPI) pose un geste important et porteur en instruisant pour la première fois une cause où la destruction du patrimoine culturel est considérée comme un crime de guerre.e procès fait au djihadiste malien Ahmad al- Mahdi pour des crimes commis à Tombouctou est probant.Dans l\u2019état actuel du nettoyage patrimonial auquel se livre le groupe État islamique en Syrie et en Irak, il est en quelque sorte fondateur.Vrai que la justice internationale est aux prises avec des violences indubitablement plus sanglantes.Il n\u2019en demeure pas moins important qu\u2019une jurisprudence se bâtisse autour de l\u2019évidence que les attaques contre l\u2019héritage d\u2019un peuple peuvent également constituer des crimes contre l\u2019humanité \u2014 parce que, comme l\u2019af?rmait lundi à La Haye la procureure générale de la CPI, Fatou Bensouda, ce patrimoine culturel «constitue avec le temps l\u2019archétype de la mémoire sociale qui permet aux individus de se construire et de grandir».Ahmad al-Mahdi était accusé d\u2019avoir orchestré la destruction à Tombouctou \u2014 cœur ancien de l\u2019enseignement islamique \u2014 de neuf mausolées et de la porte d\u2019une mosquée datant du XVe siècle lors de l\u2019occupation de la célèbre ville par les militants de l\u2019organisation Ansar Dine et d\u2019al-Qaïda, entre avril 2012 et janvier 2013.Des sites dont certains étaient inscrits au patrimoine mondial de l\u2019humanité de l\u2019UNESCO.Son procès était à peine ouvert, lundi à La Haye, que l\u2019homme âgé d\u2019une quarantaine d\u2019années, capturé en 2014, a reconnu sa culpabilité en demandant aux habitants de Tombouctou et aux Maliens de pardonner «un fils qui s\u2019est perdu en chemin».Contrition sincère, peut-être, mais intéressée sans doute, puisque ses aveux ouvrent la porte à une négociation de peine qui pourrait lui faire passer dix ans en prison plutôt que trente.Il se trouve avec raison que la décision de la CPI de le poursuivre pour la seule destruction des monuments crée un malaise dans les organisations de défense des droits de la personne.C\u2019est un procès forcément incomplet, puisqu\u2019il fait l\u2019impasse sur tous les autres crimes dont Ahmad al-Mahdi est soupçonné.À titre de chef de la brigade des mœurs de la ville, chargée de faire appliquer la charia dans sa version la plus obtuse, il avait la responsabilité de « réprimer tout comportement jugé contraire à la ver tu ».Ce qu\u2019il se serait employé à faire avec minutie.En mars 2015, une plainte a été déposée contre lui et 14 autres dji- hadistes devant un tribunal de Bamako pour des viols, des meurtres et des tortures.Les monuments religieux ont été pour la plupart reconstruits, avec l\u2019aide de donateurs internationaux.Ce qui ne doit évidemment pas servir à gommer le passé.Beaucoup d\u2019habitants ayant fui la ville pendant son occupation ne sont pas encore rentrés, en particulier les femmes, soulignent les ONG.Il ne peut pas y avoir justice ici sans qu\u2019il y en ait là.Le système de justice internationale progresse à tous petits pas, avec des moyens d\u2019action réduits.Il faut cependant savoir qu\u2019en l\u2019occurrence, le procès fait à Ahmad al-Mahdi s\u2019inscrit dans l\u2019enquête plus large que mène la CPI sur les crimes de guerre commis au Mali depuis janvier 2012.Ce qui permet d\u2019entretenir l\u2019espoir d\u2019un double progrès: l\u2019espoir qu\u2019à terme, les Maliens béné?cieront d\u2019une plus grande justice réparatrice ; et que le jalon posé par la Cour en matière de protection du patrimoine résonnera en Syrie et en Irak, a?n d\u2019éviter que d\u2019autres Palmyre se produisent.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Anticosti à pied, mais aussi à vélo et ski de fond ?J\u2019ai beaucoup apprécié dans Le Devoir de ce matin l\u2019évocation, à la une, d\u2019un classement d\u2019Anticosti à l\u2019UNESCO ; mais aussi, en page Idées, cette fine suggestion d\u2019un lecteur, André Clouâtre, de greffer un sentier de randonnée pédestre bordant la totalité de la côte.Je crois que ce sentier devrait se doubler d\u2019une piste cyclable, l\u2019ensemble pouvant devenir une formidable piste de ski de fond en hiver.Ce qui devrait procurer à cet ensemble d\u2019activités touristico-sportives un meilleur service d\u2019accueil et d\u2019entretien qu\u2019un seul sentier de randonnée pédestre.Comme M.Clouâtre, il m\u2019est arrivé de faire de la randonnée pédestre dans de magnifiques circuits britanniques, une expérience aussi appréciée entre villages en Île-de-France.Mais faire de la randonnée en si lointaine contrée qu\u2019Anticosti, dominant le golfe du Saint-Laurent, devrait être grandiose.Ajouter aux randonneurs les cyclistes et les fondeurs ne peut que contribuer à justifier les investissements nécessaires pour les randonneurs.Sans compter que traverser éventuellement deux douzaines de rivières à saumon peut donner envie d\u2019apprendre ici et là à taquiner ce magnifique habitant des côtes du golfe.Réal Pelletier Longueuil, le 23 août 2016 L I B R E O P I N I O N G É R A R D L A T U L I P P E Ancien haut-commissaire du Canada à Trinité-et-Tobago et ancien délégué général du Québec à Mexico et à Bruxelles D epuis 27 ans, j\u2019ai parcouru le monde, vécu dans 5 pays et travaillé dans 25.En plus de la diplomatie, j\u2019ai œuvré au sein d\u2019une ONG internationale.Les gens comme moi, on les appelle « citoyens du monde ».C\u2019est un cliché.La réalité est plus complexe.La vie de nomade génère un changement non seulement dans le mode de vie, mais dans la culture et les valeurs de ceux qui l\u2019adoptent; bref, une ouverture sur des réalités jusqu\u2019alors inconnues.Ils vivent dans l\u2019éphémère quant à leurs amitiés, leur travail et leurs loisirs.Ils connaissent constamment l\u2019excitation de la découverte des arrivées et la tristesse des départs pour toujours.Pour plusieurs, la sécurité d\u2019emploi s\u2019acquiert grâce aux réseaux de contacts, à l\u2019agilité à la capacité de se positionner sur les sites d\u2019emplois internationaux du cyberespace et à beaucoup de persistance.Il existe un marché du travail supranational grandissant.De retour dans leur pays après plusieurs années, ils doivent souvent faire face à la dure réalité d\u2019un marché du travail auquel les expatriés n\u2019appartiennent plus.Les expatriés carburent aux expériences.Un jour, c\u2019est la nuit passée dans une tente berbère au milieu du désert ou ce dîner arrosé de vodka à la table familiale d\u2019un petit resto d\u2019un village du Caucase.Inévitablement, ils ressentent une montée d\u2019adrénaline lorsqu\u2019ils atterrissent dans un pays inconnu pour y vivre, sans connaître personne, ni leur environnement ni la langue.Leur vie personnelle est souvent un défi vécu avec la solitude ou les amours passagers.Plusieurs vivent en couple avec un conjoint nomade.À ce moment-là, la communication par Skype ou Facetime peut sauver leur mariage marqué de fréquentes séparations obligées.Les expatriés ont aussi le mal du pays.Ça peut prendre la forme d\u2019une bouteille de sirop d\u2019érable dénichée dans un marché, d\u2019une photo d\u2019hiver dans une revue feuilletée par hasard ou de quelques jours d\u2019oisiveté dans leur résidence.Pendant ce temps, la vie n\u2019est pas suspendue dans leur pays.Leurs amis se marient, d\u2019autres ont des enfants, un oncle meurt.Les vacances au pays prennent la forme d\u2019une course contre la montre comme pour récupérer le temps perdu avec parents et amis.Il faut aussi acheter ce pot de beurre d\u2019arachide ou de confiture qui leur a tant manqué.Avec les amis de toujours, les modes de vie deviennent tellement différents qu\u2019ils hésitent à raconter leurs expériences exotiques.Elles sont souvent si incroyables que les gens concluent rapidement à l\u2019exagération.Ils finissent par se sentir étrangers dans leur pays d\u2019origine.Ils se sentent chez eux là où ils résident.Peu à peu, leurs goûts s\u2019adaptent à la diversité vécue au quotidien.La musique de leur iPad devient multiethnique, et leurs repas, un cocktail de différentes cuisines.Inévitablement, la vision de leur pays change.Ils s\u2019y sentent un peu à l\u2019étroit et les débats publics leur paraissent pétrifiés dans le temps.C\u2019est une fausse perception.C\u2019est eux qui ont changé.Pourtant, l\u2019attachement à leurs racines demeure fort.Plus ils parcourent le monde, plus leur attachement à leur lieu d\u2019origine s\u2019affermit.Ces nouveaux nomades sont travailleurs autonomes ou postés par leurs entreprises ou à l\u2019œuvre au sein d\u2019une organisation internationale, étudiants, coopérants, diplomates ou retraités formant une communauté de plus de 57 millions d\u2019expatriés dans le monde.Ils se reconnaissent d\u2019où qu\u2019ils soient et se trouvent spontanément des goûts communs.Ils finissent souvent par vivre ailleurs même lorsque la retraite sonne.De la globalisation est en voie d\u2019émerger à l\u2019échelle de la planète une nouvelle réalité formée d\u2019individus qui ont appris à vivre autrement et dont l\u2019identité se diversifie à la suite des expériences de leur vie nomade.Citoyen du monde : mythes et réalités FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET tant présent et dans la vérité.Et c\u2019est cette vérité sans fard qui nous a tous tellement touchés, devant un sujet qui n\u2019épargne personne, mais qui est encore tellement tabou.Anne-Marie-Séguin ne voulait plus, selon ses propres mots, se battre avec la maladie.Étonnamment, sa fin de vie aura été beaucoup plus longue que prévue et elle a même pu assister à la naissance de son premier petit-fils en juillet (soit un an et demi après son diagnostic), ce qui lui faisait dire, non sans un clin d\u2019œil, qu\u2019elle était immortelle ! Finalement, en date du 15 août, elle écrivait sur sa page Facebook : « Mes chers (chères) ami(e)s, je m\u2019approche de la fin du voyage sur terre.Mon corps est apaisé.C\u2019est une période d\u2019intériorité dans le calme et l\u2019abandon.Il est bon de se laisser vivre ces instants, c\u2019est pourquoi seule ma famille immédiate peut venir me voir.Cet espace m\u2019aide à me préparer.Je porte tout l\u2019amour que vous m\u2019avez donné.Merci ! Un très grand merci ! » À notre tour de te remercier, Anne-Marie.Merci pour cette mor t inspirante, deux mots que l\u2019on n\u2019a pas l\u2019habitude de voir jumelés.Aussi, je laisserai le tout dernier mot à ton amie Marcia, qui, à la fin du documentaire sur ta vie, dit : « Je ne sais pas si je sais mieux comment mourir, mais une chose est certaine, je sais vivre\u2026 encore plus.» Robert Campeau Le 22 août 2016 Merci, Anne-Marie ! Mon amie Anne-Marie est morte.Elle n\u2019était pas une amie intime, mais j\u2019étais l\u2019un de ses milliers d\u2019amis virtuels.Anne- Marie Séguin, c\u2019est la fille qui a fait une récidive de cancer et qui a décidé de regarder la mort en face, de l\u2019apprivoiser et de partager avec nous, jusqu\u2019à la fin, le processus de paix qu\u2019elle a fait avec cette dimension ultime de la vie.Nous étions des milliers à suivre son cheminement via de petites capsules qu\u2019elle publiait régulièrement sur Facebook, et elle répondait personnellement à chacune des personnes qui commentait.À l\u2019approche du jour J, elle a eu l\u2019heureuse initiative de transférer ses vidéos sur YouTube (allez les voir, elles sont toutes plus inspirantes les unes que les autres !).Dans le très beau documentaire intitulé La mort m\u2019a dit, que son amie Marcia Pilote lui a consacré (émission 1001 vies, Radio-Canada), on assiste au parcours d\u2019une femme qui a fait le choix de ne pas recourir à la chimiothérapie et qui défie tous les pronostics.Au fil du visionnement, on comprend vite que ce qui décuple sa vitalité, c\u2019est son amour de la vie et le bonheur qu\u2019elle génère, tant dans sa vie de femme, que d\u2019épouse et de mère.Passionnée de chevaux (elle disait à la blague qu\u2019elle avait troqué la chimiothérapie pour la « chevaux-théra- pie »), el le avait choisi , avec son conjoint, de s\u2019engager à fond dans l\u2019ins- À TOMBOUCTOU Le geste nécessaire de la CPI SÉCURITÉ ROUTIÈRE Le cellulaire en sursis L GUY TAILLEFER BRIAN MYLES L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.D epuis que des femmes ont été aperçues en burkini sur les bords de la Méditerranée, « la laïcité, l\u2019hygiène et les bonnes mœurs» sont menacées, nous dit-on.Les bonnes mœurs, il y a longtemps qu\u2019on ne l\u2019avait pas entendue, celle-là.C\u2019est en leur nom que les femmes avaient l\u2019obligation jadis de se couvrir de la tête aux pieds, de tenir maison, d\u2019être sages et à leur place.Bref, d\u2019être invisibles autant que possible.Aujourd\u2019hui, il faudrait s\u2019étaler le plus possible, être bien offertes et bien palpables pour satisfaire aux « standards acceptables » des baignades maritimes.Mais qui s\u2019est mis en tête qu\u2019une femme un peu trop habillée (pour la plage) est plus offensante qu\u2019une « fente » de derrière ou qu\u2019une bédaine de bière soulignées d\u2019un minuscule caleçon ?À quelles règles supérieures d\u2019hygiène cet étalage-là ré- pond-il ?Au nom de quels principes veut-on nous faire avaler ce nouveau contrôle du corps féminin ?L\u2019émancipation féminine ?Comme le dit la blogueuse Céline Hequet, « nous serons réellement libres le jour où nous irons à la plage avec le maillot qui nous chante ».Les femmes ont conqu is leur liberté en réclamant le droit de disposer de leur corps comme elles l\u2019entendent.De tenir pour acquis que ces musulmanes sont de simples pantins, de pauvres imbéciles, c\u2019est de sombrer dans le même vieux mépris à l\u2019égard du « sexe faible ».Bon, d\u2019accord, le terrorisme.C\u2019est inquiétant, j\u2019en conviens.Mais inquiétons-nous aussi de la démonisation de toute une communauté au nom d\u2019une illusoire sécurité.Pense-t-on vraiment qu\u2019on puisse dissimuler une bombe dans un burkini ?Autant s\u2019inquiéter des longs maillots étrennés, entre autres par des nageurs musulmans, lors des derniers Jeux.Inquiétons-nous plutôt de faire le jeu des djihadistes qui cherchent à mousser l\u2019ostraci- sation musulmane pour alimenter la colère dans ses rangs.Inquiétons-nous du fait que le burk in i se vend davantage, plutôt que le contraire, depuis qu\u2019il a été interdit.Inquiétons-nous aussi de tordre le cou à la laïcité.Comme le rappelle Patrice Spinosi de la Ligue française des droits de l\u2019homme, la laïcité ne veut pas dire interdire le religieux.Dans un État laïque, c\u2019est le visage du gouvernement qui doit être neutre, mais « les individus, eux, ont le droit d\u2019exercer librement leur religion, y compris dans l\u2019espace public».Inquiétons-nous, puisque nous y sommes, du maire de Nice, Christian Estrosi, qui, en plus d\u2019interdire le burkini, a aussi interdit les drapeaux étrangers lors de la Coupe du monde en 2014.Inquiétons-nous de ces nouveaux curés qui aiment bien distinguer entre « nous » et «eux», entre les bons et les méchants, entre ce qui est édifiant pour «nos valeurs» et ce qui ne l\u2019est pas.À ce titre, le journaliste français Edwy Plenel rappelle qu\u2019au moment de voter la loi sur la laïcité en France, en 1905, des voix conservatrices avaient voulu interdire le port de la soutane, vu comme un «habit de soumission» portant atteinte (c\u2019est une robe, après tout) à la «dignité masculine».On les rabroua.Une loi visant à « instaurer un régime de liberté » ne pouvait obliger les prêtres à sacrifier leurs jupes.Inquiétons-nous, sur tout, de ce que nous nous faisons à nous-mêmes et au sujet de ce que nous avons de plus précieux : une démocratie fondée sur la primauté des droits individuels, une société vraiment libre qui refuse l\u2019autoritarisme et l\u2019arbitraire.Censurer la tenue vestimentaire de certaines femmes, c\u2019est ouvrir « la voie à ces morales d\u2019État qui ont toujours accompagné les régimes autoritaires, quels qu\u2019ils soient », explique Plenel.On croit s\u2019aider, on croit se porter vaillamment à la défense de ce que nous avons conquis de haute lutte, mais, en arrachant le voile aux femmes musulmanes, nous fragilisons au contraire les droits acquis.«La liberté n\u2019est pas divisible», comme le dit si bien le directeur de Mediapart.« Elle est donc aussi celle de ceux dont nous ne partageons pas les idées ou les préjugés.À condition, évidemment, qu\u2019ils ne cherchent pas, à leur tour, à nous les imposer autoritairement, et ce n\u2019est certes pas le cas de ces femmes musulmanes qui vont vêtues à la plage en compagnie d\u2019amies aussi dévêtues qu\u2019on peut l\u2019être, affichant ainsi la diversité et la pluralité qui animent les musulmans de France.» Derrière la plus belle devise jamais conçue \u2014 Liberté, Égalité, Fraternité \u2014, il y a cette règle bien simple et, pourtant, si souvent oubliée : «Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu\u2019il te soit fait.» fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter : @fpelletier1 La liberté est indivisible P I E R R E L A C E R T E Outremont out le monde mérite une chance égale d\u2019écrire son avenir.» C\u2019est le message que diffusait dans Le Devoir de samedi la Centrale des syndicats du Québec à l\u2019occasion de la rentrée scolaire.Tous ne semblent, hélas ! pas de cet avis.Le 19 août, le professeur Pierre Anctil lançait dans ces pages un cri d\u2019alarme.Si la société québécoise ne se ressaisit pas dans le dossier des écoles hassidiques, il soutient que des centaines d\u2019enfants, leurs parents et leurs communautés seront les victimes d\u2019abus intolérables.L\u2019amicus curiae des intégristes ultraorthodoxes brandit la Charte québécoise des droits et libertés pour nier à l\u2019État le droit de dire son mot dans le cursus scolaire des enfants alors qu\u2019ils sont à l\u2019intérieur des murs de leurs établissements d\u2019enseignement.Le professeur sait fort bien que l\u2019État et la société québécoise ne s\u2019opposent aucunement à ce que des groupes minoritaires transmettent leur langue, leur religion et leur culture à leur progéniture.Ce qui est vraiment intolérable, c\u2019est que cette transmission se fasse au détriment du droit à l\u2019éducation que cette même Charte québécoise garantit en toutes lettres.Il s\u2019avère qu\u2019en matière d\u2019éducation, bien que ces écoles religieuses se nourrissent de généreuses subventions gouvernementales, elles n\u2019ont jamais respecté le régime pédagogique prévu dans la Loi sur l\u2019instruction publique.Quand, du matin au soir, six jours sur sept, des enfants hassidiques sont forcés d\u2019étudier presque exclusivement les textes fondateurs du judaïsme, nous sommes aux prises avec une gigantesque entorse à l\u2019esprit de la loi.D\u2019ailleurs, M.Anctil avait lui-même déjà fort bien illustré l\u2019ampleur du problème.Dans une autre lettre ouverte au Devoir, il rappelait que si ces institutions ne respectaient pas les exigences of ficielles du ministère, c\u2019était que leur programme religieux était tellement exigeant que les enfants devaient y consacrer de nom - breuses heures chaque jour.Et c\u2019est ce même pédagogue qui vient aujourd\u2019hui nous raconter que la voie de l\u2019enseignement à la maison mérite d\u2019être valorisée ?Qu\u2019il nous dise quand les enfants vont s\u2019y atteler.Le soir, après une journée harassante ?Guidés par leurs parents qui ont fréquenté les mêmes écoles talmudiques un quart de siècle plus tôt ?Pour respecter l\u2019essence de la loi, il faudrait au contraire que l\u2019école offre les matières « séculières» durant le jour et que les parents s\u2019organisent à la maison pour leur inculquer leurs précieuses valeurs cultuelles.Après tout, n\u2019est- ce pas la discipline qu\u2019ils possèdent comme nulle autre ?Après s\u2019être penché sur les cas de 203 familles dont des enfants sont éduqués à la maison, Sylvain Bourdon, professeur à la Faculté de l\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke, a pu départager les familles en deux groupes.Il y a celles qui veulent réellement enrichir l\u2019expérience de leurs enfants et maximiser leur intégration sociale, puis celles qui cherchent une façon d\u2019extirper leurs enfants de la société pour les maintenir en marge.Si les performances des jeunes du premier groupe semblent aussi bonnes ou parfois meilleures que celles des enfants fréquentant le milieu scolaire, le pronostic serait bien moins reluisant dans le cas du deuxième groupe.En dépit du fait que le DPJ ait dû recourir à l\u2019assistance des forces policières pour avoir accès aux enfants et qu\u2019aucun acquis éducationnel n\u2019a été évalué, l\u2019anthropologue yiddishophile a bon espoir que la vie, le développement affectif et intellectuel des jeunes ne soient aucunement menacés.Faut-il donc qu\u2019un Moïse Thériault tranche le bras d\u2019une adepte pour que l\u2019on se préoccupe du sort des enfants du Québec ?En ju in 2014, pour tant, la situat ion des écoles hassidiques illégales était si préoccupante que la ministre responsable de la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, n\u2019avait pas hésité à assimiler la fréquentation de ces écoles à de la maltraitance ou à de la négligence pouvant y conduire.À la même époque, Camil Bouchard, ancien professeur au Département de psychologie de l\u2019UQAM, rappelait que ces enfants sont tout simplement « piégés dans une communauté et ne peuvent espérer jouer un rôle de citoyens responsables ».Dans Le phénomène des sectes, un ouvrage publié par le Centre de documentation et de consultation sur la pensée sectaire, on fournit certaines caractéristiques permettant de détecter les groupes pouvant être dommageables pour l\u2019intégrité physique et psychologique des membres.Le zèle et la confiance absolue que les membres peuvent porter au leader, la nécessité de recourir au leader avant de prendre plusieurs décisions de la vie, l\u2019obligation de socialiser ou vivre seulement avec les autres membres du groupe, les interdits sur ce que le membre peut lire, peut écouter ou voir, la possibilité de se marier librement dans le groupe, l\u2019autorisation pour les enfants de jouer avec des enfants non membres font par tie des signes à surveiller.Pierre Anctil aborde avec romantisme la tradition hassidique.Mais en décrivant ces ouailles qui suivent les enseignements exigeants d\u2019un cer tain nombre de maîtres qui tracent la voie à suivre, le professeur finit, malgré lui, par nous dépeindre les contours sectaires des groupes pour lesquels il monte au créneau.Cette façon dont un maître applique d\u2019une manière particulière certains préceptes du judaïsme est justement une des balises que le professeur d\u2019Ottawa utilise lui-même pour établir si un groupe est fanatique.En attendant de voir où mènera cette solution miracle de l\u2019école à la maison, rassurons M.Anctil, pour qui nos policiers appuyant un organisme de protection des enfants évoquent des «régimes totalitaires encore vivement présents dans la mémoire».Aucune chemise brune ne viendra mettre la clé dans la por te des écoles religieuses.Cela dit, si la lutte contre l\u2019intégrisme n\u2019est pas qu\u2019un vain mot dans la bouche du gouvernement Couillard, il fermera le robinet des subventions aux écoles commu- nautar istes qu i déboulonnent le système d\u2019éducation que nous avons si patiemment et si démocratiquement édifié.ÉCOLES JUIVES Deux poids, Dieu mesure ! Mais où mènera la solution apparemment magique de l\u2019école à la maison ?R A O U L D E L C O R D E Ambassadeur de Belgique à Ottawa, coordonnateur du Groupe des ambassadeurs francophones à Ottawa.L\u2019auteur s\u2019exprime à titre personnel.ans quelques semaines, l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU bruissera de discours prononcés, notamment en frança is, qui demeure la langue of f icielle ou co-of ficielle d\u2019une trentaine d\u2019États souverains.Plus que d\u2019autres langues, le français a été un instrument dans l\u2019organisation des relations internationales.Le français, dit-on, est la langue de la diplomatie.Cela tient au fait qu\u2019il se substitua au latin, à par tir du XVIIIe siècle, pour la rédaction des traités internationaux.Historiquement, le premier traité international rédigé exclusivement en français est le traité de Rastatt (1714), qui marque la fin de la guerre de Succession d\u2019Espagne.Il ne faut pas y voir le résultat d\u2019une prédominance politique de la France à cette époque, mais bien la reconnaissance du rayonnement culturel de la langue française.On parle le français dans la plu- par t des cours d\u2019Europe, aux XVIIIe et XIXe siècles.C \u2019est en français que se déroulèrent les négociations du Congrès de Vienne.Metternich expliqua qu\u2019il fallait une lingua franca pour la diplomatie et que le français jouait bien ce rôle.Évidemment, la diplomatie française mit en avant la clarté de cette langue, et même le très renommé diplomate britannique Harold Nicholson fit en 1939 l\u2019éloge du caractère logique et de la « précision géométrique » (ce sont ses termes) de la langue française.Plus étonnant peut-être : le français est au XIXe siècle la langue de travail des diplomates ottomans.Même la pratique diplomatique est influencée par le français : on relève que certains termes propres au langage diplomatique ont été transposés tels quels en anglais : chargé d\u2019affaires ou encore agrément (il n\u2019existe pas d\u2019équivalent en anglais).Le déclin du français comme langue diplomatique date de la Conférence de Paris, en 1919.Il fut décidé, lors de cette Conférence, d\u2019adopter l\u2019anglais à côté du français comme langue de travail et le traité de Versailles fut rédigé dans les deux langues (mais en cas de divergence, seul le français faisait foi).Cela s\u2019expliquait par la présence de pays non européens à la table des négociations, d\u2019autant que le président américain, Woodrow Wilson, ne parlait pas du tout le français.Jusque dans les années 1960, le français occupait encore une place importante dans les négociations diplomatiques.Ce n\u2019est plus le cas.Il est bien souvent détrôné par l\u2019anglais.Certes, il reste l\u2019une des langues de travail de la Commission européenne et une des langues officielles à l\u2019ONU.Il est l\u2019une des deux langues of fi- cielles de la Cour internationale de justice.Il est la langue de travail de la Cour de justice de l\u2019Union européenne.Mais il perd du terrain.Pourtant, sa précision en fait une langue convenant bien à la négociation internationale.Qu\u2019on se souvienne de l\u2019ambiguïté célèbre de la résolution 242 de l\u2019ONU sur le Moyen-Orient : en anglais, on y mentionnait les « occupied territories » ; s\u2019agissait-il des territoires occupés par Israël (et qu\u2019il devait évacuer en totalité) ou de territoires occupés, ce qui n\u2019aurait porté que sur certains d\u2019entre eux?L\u2019imprécision de l\u2019anglais ouvrait la porte à toutes les interprétations.Dans la même veine, Yasser Arafat utilisa le mot «caduque» (soufflé par Roland Dumas, à l\u2019époque où il fut ministre des Af faires étrangères) lors d\u2019une interview à Paris en mai 1989 pour expliquer que la disposition figurant dans la Charte de l\u2019OLP au sujet de la destruction d\u2019Israël était dépassée.Le mot «caduque» n\u2019existe pas en arabe et Arafat préféra recourir au terme français (qu\u2019il prononça «cadouque»).Naguère, tout diplomate européen parla i t le frança is .Au- jourd\u2019hui, son recul est peut-être lié au nombre décroissant de dirigeants internationaux francophones : il y eut Boutros Boutros- Ghali à l\u2019ONU et Jacques Delors à la Commission européenne, mais de nos jours, les dirigeants parlant spontanément le français sont rares.On peut quand même citer Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, et Christine Lagarde, directrice générale du FMI.N\u2019oublions pas, toutefois, qu\u2019en matière de diffusion sur les cinq continents, le français arrive en seconde position après l\u2019anglais.Et, comme l\u2019a souligné Jacques Attali, «l\u2019avenir du français sera en Afrique ».La vitalité politique et économique de l\u2019Afrique francophone est sans doute un vecteur puissant de la préservation de la langue française comme grande langue diplomatique aujourd\u2019hui et demain.Et la clarté et la précision de la langue française devraient lui préserver sa place dans les grandes organisations internationales.Le français, langue de la diplomatie ?La clarté et la précision de la langue française devraient lui préserver sa place FRANCINE PELLETIER Inquiétons- nous du fait que le burkini se vend davantage, plutôt que le contraire, depuis qu\u2019il a été interdit T « D JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour respecter l\u2019essence de la loi, il faudrait au contraire que l\u2019école offre les matières « séculières » durant le jour et que les parents s\u2019organisent à la maison pour inculquer à leurs enfants leurs précieuses valeurs cultuelles. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 4 A O Û T 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S thèse de la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, plaidée par la défense.L\u2019homme de 65 ans écopera d\u2019une peine de prison à perpétuité avec une possibilité de libération conditionnelle après 10 à 25 ans.Il appar tient au juge Guy Cournoyer de déterminer la sentence, après représentations des avocats.En point de presse après l\u2019annonce du verdict, le procureur de la Couronne, Me Dennis Galiatsatos, a déjà annoncé que sa position reflétera le fait que M.Bain s\u2019est attaqué non seulement à des humains, mais aussi à «notre démocratie et nos valeurs».« Il est content», a quant à lui laissé tomber Alan Guttman, l \u2019avocat de Richard Henr y Bain, à la sor tie de la salle d\u2019audiences, au sujet de son client.« Je ne suis pas déçu [du verdict], a-t-il ajouté, mais je ne suis pas content.» Le technicien Gaël Ghirin- ghelli, sur place le soir de l\u2019attentat même s\u2019il n\u2019était pas en fonction, a salué la fin des délibérations.« C\u2019est vrai qu\u2019une page se tourne.Denis peut vraiment reposer en paix, je pense», a-t-il dit ému aux journalistes.Un geste non planifié?Les jurés n\u2019auront cependant pas retenu l\u2019aspect prémédité du meur tre, le chef d\u2019accusation le plus grave qui pesait sur lui.Cette accusation lui aurait valu une peine ferme d\u2019emprisonnement d\u2019un minimum de 25 ans.« De façon générale, on peut dire que son opération était préméditée.Mais la défense a tenté de soulever un doute raisonnable en disant qu\u2019en se présentant au rassemblement, il pouvait dif ficilement prévoir qu\u2019il allait tuer ce monsieur en particulier », expose l\u2019avocat-cri- minaliste Jean-Claude Hébert.C\u2019est donc la nécessité de connaître « hors de tout doute raisonnable » qui a pu faire pencher la balance des jurés qui ont soupesé consciencieusement tous les éléments présentés lors du procès.Sans avoir retenu l\u2019hypothèse de la non-responsabilité, « son état de délabrement mental n\u2019a pas été complètement évacué du problème», croit Me Hébert.Bain portait une cagoule de ski et une robe de chambre le soir de l\u2019attentat.Il avait soutenu avoir pris plusieurs comprimés d\u2019antidépresseurs, ce qui a été infirmé par une toxicologue judiciaire à la toute fin du procès.La psychiatre appelée à la barre par la défense avait également soutenu qu\u2019il souffrait d\u2019un trouble bipolaire et qu\u2019il était dans un état psychotique au moment des faits.« Convaincre de la non-responsabilité est un très lourd fardeau.Ça ne suffit pas qu\u2019il soit malade, mais il doit être incapable de dif férencier le bien du mal au moment où il tire sur la gâchette, comme dans une espèce d\u2019univers parallèle », explique Walid Hijazi, avocat-cri- minaliste.Ce scénario n\u2019a pas été retenu, mais les « faiblesses d\u2019esprit » ont pu faire croire au jury qu\u2019il n\u2019était pas en mesure de préméditer le meurtre de Denis Blanchette.« Il est impossible de savoir quels ont été les éléments de la réflexion.Les jurés doivent se persuader selon une balance de probabilités », conclut M.Hijazi.Trancher la poire en deux Me Hébert émet également l\u2019hypothèse que les jurés « fatigués » puissent avoir voulu « trancher la poire en deux » pour arriver à une décision.La question psychologique s \u2019est donc retrouvée à nouveau au cœur des délibérations dans un procès suivi du grand public.La non-responsabilité représente « tout un défi sur le plan diagnostique », souligne Marie-Ève Cotton, médecin psychiatre à l\u2019Institut un ivers ita ire en santé mentale de Montréal.« L\u2019évaluation est toujours rétrospective », rappelle-t-elle.Certains é léments, le fa it que Ba in avait retiré sa plaque d\u2019immatriculation par exemple, indiquaient qu\u2019il avait une « certaine conscience que ce qu\u2019i l allait faire était répréhensible ».Ce verdict pourrait rétablir les faits sur la non-responsab i l ité criminelle, qui avait créé une grande controverse lors du premier procès de Guy Turcotte.«C\u2019est une défense rarement présentée et acceptée », insiste Dr Cotton.«Dans moins de 1 % des dossiers criminels », renchérit Me Hébert.En entrevue à ICI RDI, Jean- François Lisée a insisté sur la «haine politique» qui a motivé son geste.Le verdict de mardi «permet de faire une relecture» et de revenir « sur cet aspect très occulté dans le débat».Lourdement armé , Bain avait crié en français « les Anglais se réveillent » quand les policiers l\u2019avaient immobilisé et emmené.L\u2019aspect politique de l\u2019attentat pourrait d\u2019ailleurs être présenté comme un facteur aggravant devant le juge Guy Cournoyer.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BAIN mais qui sera fou comme Serge Losique ?J\u2019ai sacrifié tout ce que j\u2019avais\u2026 » Quitter le navire Dans un courriel envoyé lundi à une quinzaine de contractuels, l\u2019équipe logistique du festival, qui coordonne tout, de l\u2019accueil des invités à la présentation des films en salles, le podium, le service d\u2019ordre, etc., annonçait qu\u2019elle quittait le navire.«L\u2019équipe du Festival des films du monde s\u2019est concertée, et à la vue des événements imminents et des circonstances qui freinent le bon déroulement de notre travail, nous nous voyons dans l\u2019obligation de démissionner de l\u2019édition 2016 du festival, y lit-on.Par cette lettre, nous vous informons que nous ne serons plus votre contact pour le FFM 2016.» C\u2019est signé : l\u2019équipe du Festival des films du monde.Les travailleurs autonomes, préposés, présentateurs de films, etc.au bout dudit courriel, comme l\u2019indiquait au Devoir l\u2019une de ces employés, devaient se réunir mardi en vue de déterminer la marche à suivre, avant d\u2019être informés le matin même par voie téléphonique que cette rencontre était annulée.De Charybde en Scylla Pour le bel anniversaire, tout se sera mal passé.Les grandes lignes de la programmation du festival avaient été dévoilées après une semaine de retard, alors que se négociait une entente pour obtenir les salles du cinéma Forum.Or, cette entente avec Cineplex Diver tisse- ment, qui gère le complexe, n\u2019a, selon des sources sûres, jamais été paraphée, la date de tombée des négociations ayant expiré le lundi 15 août sans accord, faute d\u2019argent versé.Pas de salles du Forum pour le FFM, malgré ce qui est écrit sur la grille horaire et diffusé partout.Seul l\u2019Impérial lui est acquis, mais cet écran unique ne peut accueillir une sélection entière.L\u2019équipe technique du festival est incomplète.Il manque de projectionnistes.Le FFM n\u2019a pas d\u2019attaché de presse, les projections extérieures ne peuvent se tenir et la logistique est ingérable.L\u2019horaire des films se retrouve en ligne depuis samedi sans prévoir de version imprimée (pour le catalogue non plus).La billetterie ne doit ouvrir que ce mercredi, soit la veille du festival.La prévente de billets constitue pourtant le nerf de la guerre en ces matières.Une sortie ratée, dit Coderre Le maire de Montréal, Denis Coderre, devant les journalistes municipaux, a af firmé respecter Serge Losique et trouver triste sa situation, tout en soulignant son entêtement.L\u2019an dernier, il avait voulu trouver une nouvelle formule pour appuyer sa 40e édition, sans succès.« Serge Losique a apporté beaucoup au monde du cinéma.Il faut le saluer, mais malheureusement, la sortie est ratée.» Le maire refuse de s\u2019inquiéter pour l\u2019image de marque de Montréal, en cas d\u2019annulation de l\u2019événement.« Il n\u2019y a pas que le FFM à Montréal, mais plein d\u2019autres festivals.» Le sort du beau cinéma Impérial, dont la restauration avait été assurée par les trois paliers de gouvernement, l\u2019inquiète particulièrement.Et pour la suite?Des invités de cette édition anniversaire ont déjà leur billet d\u2019avion en main.« Des réalisateurs et producteurs doivent débarquer en fin de semaine », s\u2019inquiète une attachée de presse.Par voie de communiqué, le FFM a déjà annoncé la venue d\u2019Isabelle Adjani (pour accompagner Carole Matthieu de Louis-Julien Petit) et celle de W illem Dafoe (pour My Hindu Friend du Brésilien Hector Babenco, récemment disparu).Le jury attendu comportait des noms comme ceux de l\u2019Argentin Eliseo Su- biela, du Serbe Goran Markovic et du Néo-Zélandais établi à Hollywood Lee Tamahori.Rappelons que privé de financement public depuis trois ans, Serge Losique a hypothéqué sa demeure et le patrimonial cinéma Impérial, propriété du FFM, sous couvert d\u2019un OSBL.L\u2019an dernier, des employés ont dû participer à une action collective pour obtenir rémunération.Certains travailleurs autonomes n\u2019ont été rémunérés qu\u2019en partie ou pas du tout.Les jeunes travailleurs embauchés pour 2016 étaient tous de statut précaire, ce qui les aurait empêchés, si nécessaire, de se prévaloir de l\u2019action collective.Au cours de ses années fastes, durant 25 ans au moins, cet événement culturel majeur, couru du grand public, aura attiré plusieurs figures phares de la profession, de Marcello Mas- troianni à Sophia Loren, en passant par Clint Eastwood et Jeanne Moreau.La concurrence accrue du Festival de Toronto, qui s\u2019était rallié l\u2019industrie américaine, le caractère atrabilaire du président du festival contribuèrent à son déclin.En 2005 et 2006, le FFM avait déjà perdu ses subventions publiques, retrouvées en partie en 2007.Le tout ajouté à une lente désaffection du grand public pour le cinéma mondial généraliste, quand les films de genre (fantastique, horreur, etc.) trouvaient la cote, accentuant les fossés.Par-delà toutes les extravagances de Serge Losique, sa volonté et sa résilience forçaient l\u2019admiration, d\u2019autant plus qu\u2019il y laissait sa chemise.Ce 40e festival avait reçu en mai des fonds du groupe financier chinois Gold Finance Group, à répartir en 13 lauréats pour des bourses totalisant 1 million de dollars américains, lors de la soirée de clôture, mais tout a tourné en eau de boudin.Sera-t-il lancé quand même, juste à l\u2019Impérial ?On l\u2019ignore encore.Avec Sarah Champagne et Jeanne Corriveau Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019avocat de Richard Henry Bain plaidait la non-responsabilité criminelle, mais le jury en a décidé autrement.SUITE DE LA PAGE 1 FFM l\u2019originalité de celle-ci tient justement dans la place des femmes et les laïcs, dit l\u2019historienne Catherine Marin, de l\u2019Institut catholique de Paris.«Pour la première fois, ces femmes prennent le bateau pour aller soigner et éduquer.Les couvents de femmes ont toujours eu un rayonnement, mais c\u2019est la première fois que ces femmes partent ainsi à l\u2019aventure.» À maintes reprises, à Montréal, Jeanne Mance fut l\u2019auxiliaire et le bras droit de Mai- sonneuve.Elle le remplaça lorsqu\u2019il revint en France pour chercher de nouveaux colons.Elle fit elle-même le voyage à plusieurs reprises.Et elle sauva notamment la colonie en « détournant» à son profit les 22 000 livres que la riche veuve madame de Bullion lui avait données pour l\u2019Hôtel-Dieu.Des femmes dans la cité Cette place des femmes, illustrée par le rôle de Jeanne Mance, n\u2019est pas limitée à Montréal.Elle est relancée en Europe avec la contre-réforme catholique, qui donne une grande place à la Sainte Famille et donc au culte de Marie, dit Catherine Marin.En France, le mouvement de réévangélisation compte beaucoup sur la réorganisation des paroisses, où les femmes jouent un rôle important, dit-elle.Ces femmes appartiennent à des confréries qui sont à la fois des lieux de prière et d\u2019engagement social.Les femmes jouent un très grand rôle en Bretagne.Ainsi, François de Sales fonde les Visitandines, qu\u2019il voulait au service des populations même si Rome leur imposa finalement la «clôture».«Vincent de Paul n\u2019a pas l\u2019intention de se faire avoir de la sorte, dit Catherine Marin.Il fonde les Filles de la Charité, qui prononcent quelques vœux, mais ne sont pas des religieuses.Elles peuvent donc être actives dans la société.Il contourne ainsi le règlement.Son système va être imité pendant toute la première moitié du XVIIe siècle : Filles de l\u2019Enfant-Jésus, Filles de Saint-Paul-de- Charte et Hospitalières de La Flèche fondées par Jérôme Le Royer de la Dauversière, dont trois partent pour Montréal en 1659.» Comme Jeanne Mance, ces hospitalières partent pour se mettre au service des Français autant que des Indiens, dit Catherine Marin.«À l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, il y a autant de Français que d\u2019Indiens, et ça ne heurte personne.Au contraire.» L\u2019historienne québécoise Dominique Deslan- dres (Croire et faire croire, les missions françaises au XVIIe siècle, Fayard, 2003) voit dans cet apostolat féminin l\u2019origine de tout le système social québécois.«Ces femmes vont instaurer un assistanat social et religieux qui préside à la colonie, dit-elle.Elles vont créer des hôpitaux, des couvents, des écoles.Ce vaste mouvement est à la source de l\u2019État providence québécois.Se crée alors une forme de bienfaisance qui est en quelque sorte l\u2019hameçon de la foi.» Elles sont partout Rare spécialiste de la Nouvelle- France, l\u2019historienne est partie sur la trace de ces premières Montréalaises demeurées dans l\u2019ombre.Ces femmes viennent généralement des villes.Elles sont parfois instruites.En quittant la France, elles échappent à la tutelle parentale et vont pouvoir choisir plus facilement leur mari.Le régime alimentaire plus riche qu\u2019en France, grâce notamment au droit de chasser, fait que, si elles survivent à leurs couches, elles vivent parfois jusqu\u2019à 85 ans.Dominique Deslandres a même découvert une Montréalaise de 114 ans ! Ces femmes, qui conserveront leur nom de jeune fille jusqu\u2019à la Conquête, sont dans tous les domaines, dit-elle.Elles sont artisanes, commerçantes ou trafiquantes d\u2019alcool.Dans les recensements, Dominique Deslandres a trouvé des veuves qui étaient considérées comme des « habitants ».Agathe de Saint-Père, par exemple, fait le commerce du bois.« Marie de l\u2019Incarnation serait aujourd\u2019hui considérée comme une linguiste, rappelle l\u2019historienne.Elle parle l\u2019algonquin, l\u2019innu, le huron et l\u2019iroquois.Elle écrit des histoires saintes dans les langues amérindiennes.Elle a même fait un thésaurus.» Jeanne Le Ber, qui sera recluse toute sa vie, s\u2019installe dans un immeuble de trois étages qu\u2019elle fait elle-même aménager derrière le cloître de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal.Elle n\u2019est ni religieuse ni mariée.Elle fait de la broderie et décore les parements d\u2019église de tout le gouvernement de Montréal.«C\u2019est une petite industrie à elle seule, dit Dominique Deslan- dres.À l\u2019époque, la broderie, c\u2019était une technologie de pointe.» L\u2019historienne est frappée par le nombre de poursuites judiciaires que les femmes intentent contre leur propre chef.Sur 6000 dossiers des archives judiciaires de Montréal, elle en a trouvé 4800 qui concernaient des femmes.Parmi ces derniers, on trouve 1259 femmes différentes qui furent requérantes en leur propre nom.Dominique Deslandres cite l\u2019histoire rocambolesque de la domestique Françoise Laurent, arrêtée pour avoir volé une jupe et des papiers à ordre.Prise sur le fait, elle risquait la pendaison et fut envoyée à Québec, où elle prétend it qu \u2019elle éta it enceinte.Car, on ne pendait pas une femme enceinte.On découvrit évidemment le subter fuge.Mais elle épousa finalement le bourreau et tous deux disparurent de la circulation deux ans plus tard.« Même si le système demeure patriarcal, les femmes y détiennent énormément de pouvoir, dit Dominique Deslandres.Ce qui me frappe, c\u2019est l\u2019écart entre les prescriptions et la vie de tous les jours.Je découvre des femmes célibataires, ou même mariées, qui ont des enfants hors mariage.La plupart du temps, ces enfants prennent le nom du père biologique et vivent dans la communauté.Ils ne sont pas bannis, leur mère non plus.» Des prêches à la réalité Montréal a beau être dirigée par des dévots, Thérèse Catin vit avec un logeur alors que son mari vit avec une Amérindienne.Ils sont d\u2019ailleurs dénoncés en chaire.Thérèse a eu un enfant hors mariage.Sa sœur, elle, est poursuivie pour trafic d\u2019alcool avec les Amérindiens.« Les dévots peuvent bien tempêter en chaire, mais il faut s\u2019accommoder.L\u2019hospitalière Marie Morin le dit dans Les annales de l\u2019Hôtel-Dieu : depuis que les militaires sont arrivés à Montréal, ce n\u2019est plus que malversations, débauches et autres dépravations.Les habitants de Montréal sont des croyants fervents.Mais les gens prennent de grandes libertés.Les femmes aussi.» Signe de la place qu\u2019occupent les femmes dans les premières années de Montréal, lorsque Jeanne Mance meurt (31 ans après la fondation), une immense foule viendra la toucher.Pour l \u2019histor ien catholique Bernard Peyrous, il serait pourtant ridicule de fa ire de Jeanne Mance un symbole fémi - n iste, comme cer ta ins ont pu le fa ire en 2012 en proposant d\u2019élever la fondatrice de l \u2019Hô tel -D ieu au rang de cofondatr ice de Montréal.« Jeanne Mance est animée par des motifs religieux, pas féministes, dit-il.C\u2019était une femme de son temps.Et c\u2019était déjà extraordinaire.» Cette polémique s\u2019est aujourd\u2019hui apaisée, reconnaît Éric Bouchard, qui s \u2019occupe du Dépar tement des l ivres rares à la b ibl io- thèque de l \u2019Un ivers i té de Montréal .À l\u2019époque, il avait été l\u2019un des rares à soutenir que Paul Chomedey de Maisonneuve fut le seul fondateur de Montréal, puisqu\u2019il fut le seul détenteur des pouvoirs régaliens et le seul à poser tous les gestes symboliques liés à la fondation de la ville.Selon lui, « la meilleure façon d\u2019honorer Jeanne Mance et de perpétuer son œuvre aurait été de baptiser le nouveau CHUM du nom de l\u2019Hôtel-Dieu et d\u2019y transférer la statue de Jeanne Mance.Mais on a préféré ignorer son héritage ».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FEMMES Serge Losique a apporté beaucoup au monde du cinéma.Il faut le saluer, mais malheureusement, la sortie est ratée.Denis Coderre, maire de Montréal « » «Si le système demeure patriarcal, les femmes y détiennent énormément de pouvoir» Les jurés n\u2019auront cependant pas retenu l\u2019aspect prémédité du meurtre "]
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