Le devoir, 22 mars 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 6 2 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Des chiffres et des mots.Le deuxième budget que déposera ce mercredi Bill Mor- neau sera moins ambitieux que le premier et plus philosophique.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 2 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m C H R I S T I A N R I O U X à Bruxelles L e nom de Molenbeek est au- jourd\u2019hui connu dans le monde entier.À cause des attentats de Bruxelles commis il y a un an exactement.Mais aussi de ceux de Paris.Pour tant, cela fera bientôt presque deux décennies que ce quartier situé à deux pas du centre-ville de Bruxelles abrite des terroristes islamistes : de l\u2019auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles à ceux de la cellule de Verviers démantelée en janvier 2015 en passant par celui de l\u2019attaque avortée du Thalys Bruxelles-Paris.Sans oublier les tueurs du commandant afghan Ahmed Shah Massoud en septembre 2001.Cela faisait des années que chaque fois qu\u2019ils rentraient d\u2019Afghanistan, d\u2019Irak ou de Syrie, les journalistes Christophe UN AN APRÈS LES ATTENTATS DE BRUXELLES Aux sources du djihadisme belge Comment les jeunes musulmans ont été poussés dans les bras des radicaux EMMANUEL DUNAND AGENCE FRANCE-PRESSE En Belgique, il a fallu attendre 1974 pour qu\u2019on reconnaisse la religion musulmane.Pendant ce temps, un islam de plus en plus orthodoxe a remplacé l\u2019islam paisible des premiers arrivants.CETTE ŒUVRE VOUS CHOQUE-T-ELLE ?OEUVRE DE CHRISTIAN MESSIER Cas de censure.La nudité en peinture, vieille de plusieurs siècles, semble encore poser problème.Du moins à la salle de spectacles André-Mathieu à Laval, où des huiles de Christian Messier ont été retirées du hall d\u2019entrée où elles étaient exposées à la suite de plaintes du public.Page B 8 A N N A B E L L E C A I L L O U Les passagers de vols directs en provenance de huit pays, majoritairement du Moyen- Orient, et à destination des États-Unis ne pourront plus transporter avec eux en cabine des appareils électroniques.Adieu ordinateurs portables, tablettes, consoles de jeux, liseuses et autres distractions numériques, qui devront dorénavant se retrouver dans la soute à bagages.Seuls les téléphones cellulaires seront encore acceptés.Craignant un risque d\u2019attentats terroristes, le gouvernement américain a décidé de s\u2019attaquer aux objets susceptibles de dissimuler une bombe dans un avion.La nouvelle mesure, qui entrera en vigueur dès samedi, s\u2019appliquera essentiellement aux vols sans escale en provenance d\u2019Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Maroc, du Qatar, de l\u2019Arabie saoudite, de la Turquie et des Émirats arabes unis.En tout, une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes partant de dix aéroports internationaux seront affectés.La Turquie a rapidement réagi à l\u2019annonce, demandant à Washington «de revenir en arrière ou d\u2019alléger» sa mesure.Le Royaume-Uni n\u2019a pas tardé à emboîter le pas, visant quant à lui la Turquie, le Liban, la Jordanie, l\u2019Égypte, la Tunisie et l\u2019Arabie saoudite.Au Canada aussi?La France et le Canada envisagent aussi d\u2019adopter une politique similaire.«Nous allons examiner l\u2019information qui nous a été donnée et nous allons ensuite décider comment procéder», a déclaré le ministre des Transports, Marc Garneau, en contact étroit avec le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly, depuis lundi.AVIATION Les appareils électroniques interdits de cabine Washington et Londres appréhendent des attentats sur des vols en partance de certains pays A L E X A N D R E S H I E L D S Le gouvernement Couillard a décidé de restreindre l\u2019accès aux données fournies par les municipalités dans le cadre du programme de suivi des systèmes d\u2019assainissement des eaux usées, a appris Le Devoir.Cette mesure, qui rompt avec la pratique en vigueur depuis des années, signifie que plusieurs organismes ne pourront plus consulter les informations permettant de vérifier la conformité des stations d\u2019épuration aux normes de rejets et de débordements.«On avait accès aux données sur la qualité de l\u2019eau qui sortait des usines de traitement.Maintenant, en n\u2019ayant plus accès à ces données, on vient de plonger dans le noir», résume la directrice du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), Marie-Claude Leclerc.Dès le 1er avril, le gouvernement du Québec complétera la mise en place du Suivi des ouvrages municipaux d\u2019assainissement des eaux usées (SOMAEU).Ce nouveau système, placé sous l\u2019autorité du ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), remplacera celui qui était auparavant géré par le ministère des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire.Cela signifie que les rapports mensuels produits par les municipalités pour rendre compte de la performance de leurs systèmes d\u2019assainissements seront mis en ligne sur un site administré par le MDDELCC.Un changement logique, dans la mesure où il est question de données qui témoignent de la présence de rejets de polluants : coliformes fécaux, phosphore, matières en suspension, eaux usées non traitées en raison de surverses, etc.Accès refusé Le problème, c\u2019est que plusieurs organismes qui avaient accès aux données de l\u2019ancienne plateforme Web n\u2019auront pas accès au nouveau site sécurisé du SOMAEU.C\u2019est le cas de la Fondation Rivières.Son président, Alain Salad- zius, en a pour tant fait la demande au EAUX USÉES L\u2019accès aux données verrouillé Québec prive les organismes qui gèrent les bassins versants des informations colligées par les municipalités La Fondation Rivières dénonce aussi ce recul en matière d\u2019information Tempête au sujet d\u2019un projet de réforme parlementaire Page A 3 François Fillon Soupçons d\u2019escroquerie aggravée Page B 5 VOIR PAGE A 8 : TERRORISME VOIR PAGE A 8 : DJIHADISME VOIR PAGE A 8 : ACCÈS I S A B E L L E P A R É M ême si aucun don d\u2019organe n\u2019a encore été fait au Québec par des patients ayant obtenu l\u2019aide à mourir, la controverse persiste quant à savoir s\u2019il faut ou non informer certains patients de la possibilité de faire don de leurs organes au moment où ces derniers se préparent à leur propre mort.Selon des chif fres publiés par le National Post mardi, plus de deux douzaines d\u2019organes et de tissus ont été prélevés en Ontario depuis juin 2016 auprès de patients ayant choisi de faire un don avant de se voir administrer l\u2019aide à mourir.Au Québec, il n\u2019y aurait pas eu de cas à ce jour, et un flou continue de planer sur le protocole à suivre en matière de don d\u2019organes.Les façons de faire dif fèrent d\u2019un hôpital à l\u2019autre.Et cela, même si deux avis ont été formulés par des comités éthiques au Québec.Selon Transplant Québec, si aucun organe n\u2019a encore été prélevé auprès de patients ayant requis l\u2019aide à mourir, « c\u2019est que la très grande majorité des patients, atteints de cancer en phase terminale, ne peuvent donner leurs organes.Mais des patients atteints de maladies dégénératives, eux, pourraient se qualifier.Dans ces cas, si le patient décide d\u2019aller de l\u2019avant, on a le mot d\u2019ordre de procéder», affirme Jean-François Lizé, directeur médical à Transplant Québec et intensiviste au Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CHUM).En Ontario, la vaste majorité des dons auraient été des tissus humains.Héma-Québec, responsable de ce type de prélèvement (peau, cornée, ar tères, tendons, etc.) affirme ne pas savoir si de tels dons ont été faits en contexte d\u2019aide à mourir, car l\u2019organisme, qui effectue ces prélèvements après le décès, ne consigne pas la cause des décès.Même si la question demeure théorique pour l\u2019instant, elle reste hautement pertinente compte tenu de la hausse croissante du nombre de demandes d\u2019aide à mourir au Québec.Aux Pays-Bas et en Belgique, où l\u2019euthanasie est autorisée depuis 2001 et 2002, on a recensé plus d\u2019une trentaine de cas ces dernières années.En sus, l\u2019élargissement des critères d\u2019accès à l\u2019aide à mourir \u2014 récemment évoqué par certains politiciens \u2014 aux patients atteints de maladies neu- rodégénératives pourrait faire augmenter de façon substantielle le nombre de donneurs potentiels, affirme le Dr Lizé.Controverse Même si Transplant Québec et la Commission de l\u2019éthique en science et en technologie (CEST) ont tous deux émis des avis « moraux » autorisant le don d\u2019organes dans le contexte de l\u2019aide à mourir, il n\u2019y a pas de consensus ni de règles strictes sur les conditions dans lesquelles cela doit se faire.Transplant Québec y est favorable, mais à la seule condition que le patient ne soit ni « sollicité » ni questionné à ce sujet.La CEST juge que le patient doit être informé de la possibilité de poser ce geste humaniste durant le traitement de sa demande d\u2019aide à mourir.Mais, à la condition qu\u2019aucun lien ne soit tracé entre l\u2019accès à l\u2019aide à mourir et le fait de donner ses organes.Pour Marie-Chantal Fortin, néphrologue, spécialiste de la transplantation au CHUM et membre du comité d\u2019éthique de Transplant Québec, il faut éviter que des patients puissent ressentir une pression indue à donner leurs organes ou, au contraire, à choisir l\u2019aide à mourir seulement pour « sauver d\u2019autres personnes».Pour ne pas entacher la confiance du public envers le processus de don d\u2019organes, Transplant Québec préfère jouer de prudence, ex- plique-t-elle.Faute de règles claires, le « dilemme » d\u2019informer ou pas les patients continue donc de relever de la politique interne de chaque hôpital et des médecins traitants, affirment les Drs Fortin et Lizé.Au CHUQ, notamment, on s\u2019abstient de faire toute référence au don d\u2019organes, alors qu\u2019au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), le traitement des demandes d\u2019aide à mourir prévoit spécifiquement que le patient doit être informé de la possibilité de donner ses organes après sa mort.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 abonnement et achats à la boutique action-nationale.qc.ca au téléphone 514 845-8533 (sans frais : 1 866 845-8533) M A R C O F O R T I E R U ne des plus importantes enquêtes des dernières années visant la mafia mont- réalaise a subi un coup dur, lundi, avec l\u2019arrêt des procédures contre 36 personnes accusées d\u2019une série de crimes, dont gangstérisme, enlèvement, possession d\u2019armes et trafic de stupéfiants.Trente-cinq des individus arrêtés dans l\u2019opération Cle- menza, considérés comme des proches de la mafia, sont désormais libres (un autre accusé est mort).Liborio Cuntrera, de Laval, fils d\u2019Agostino Cuntrera, assassiné en 2010, fait partie de ceux contre lesquelles les accusations ont été abandonnés.Des accusations liées au trafic d\u2019impor tantes quantités de drogue sont maintenues contre 11 accusés.La Couronne doit divulguer la preuve contre ces accusés dans deux mois, le 23 mai \u2014 une étape remise lundi pour la cinquième fois.La Couronne a informé la juge Lori Renée Weitzman, de la Cour du Québec, qu\u2019elle suspend les accusations contre les 36 accusés, lundi au Palais de justice de Montréal.La procureure de la poursuite, Me Sabrina Delli Fraine, a expliqué à la sortie du tribunal que la décision d\u2019arrêter les procédures a été prise au terme d\u2019une « revue exhaustive » de la preuve amassée au cours de l\u2019enquête Clemenza, menée durant plusieurs années par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Des arrestations ont eu lieu entre les années 2014 et 2016 dans cette opération qui avait ébranlé la mafia, avant le revirement spectaculaire de lundi.« Il s\u2019agit d\u2019une poursuite qui suscite des questions complexes, compliquées, sans précédent.[\u2026] C\u2019est un dossier sur lequel plusieurs policiers et procureurs de la Couronne [ont travaillé] pendant des années.C\u2019est une décision qui a été prise après beaucoup de réflexion », a-t-elle dit aux journalistes.L\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême, qui oblige la tenue d\u2019un procès criminel en moins de 30 mois, a contribué à la décision de la Couronne, selon Me Delli Fraine.Elle a aussi expliqué que les procureurs ont besoin de plus de temps pour divulguer des éléments de preuve demandés par la défense.En vertu de l\u2019article 579 du Code criminel, la Couronne dispose d\u2019une autre année pour déposer des accusations, a rappelé la procureure.Les avocats de la défense cherchent à en savoir plus sur l\u2019interception de milliers de messages textes par les enquêteurs de la GRC durant cette enquête sans précédent.Les policiers ont réussi à intercepter des messages échangés sur des appareils BlackBerry.Découragement « Je suis en train de me demander si la justice est capable de gérer des procès de cette ampleur, qui donnent lieu à une preuve très volumineuse », a réagi Pierre de Champlain, ancien analyste civil à la GRC et auteur de deux livres sur l\u2019histoire du crime organisé à Montréal.Il compare l\u2019arrêt des procédures dans l\u2019enquête Clemenza à l\u2019échec retentissant de l\u2019opération SharQc, qui visait les motards en 2009.«Ce qui me désole, c\u2019est quand je vois des années de travail des corps policiers aboutir à l\u2019abandon des procédures.Il y a sûrement des policiers qui sont découragés.Les organisations criminelles, de leur côté, doivent ressentir un sentiment d\u2019invincibilité», estime-t-il.La mafia reste af faiblie par la lutte de pouvoir qui fait rage entre clans rivaux, estime Pierre de Champlain.L\u2019assassinat de Nicola Di Marco, trouvé mort samedi dans un stationnement de l\u2019arrondissement Anjou, témoigne des déchirements au sein de la mafia montréalaise, selon l\u2019auteur.Le criminaliste Jean-Claude Hébert estime de son côté que la GRC \u2014 ou les procureurs fédéraux \u2014 cherche à protéger des techniques d\u2019enquête en retardant la divulgation d\u2019éléments de preuve.L\u2019arrêt Stinchcombe de la Cour suprême a énoncé en 1991 les principes fondamentaux de divulgation de la preuve par la Couronne, rappelle Me Hébert.Les procureurs de la poursuite ont néanmoins une marge de manœuvre: «Ils ont l\u2019obligation de divulgation de la preuve, mais pas toute la preuve, n\u2019importe quand», nuance-t-il.Le Devoir JUSTICE Coup dur pour la lutte antimafia La Couronne suspend les accusations contre 36 personnes arrêtées dans l\u2019opération Clemenza ISTOCK Aucun cas de don d\u2019organe dans un contexte d\u2019aide à mourir n\u2019a été enregistré au Québec.MÉDECINE Comment concilier l\u2019aide à mourir et le don d\u2019organes?Faute de règles claires, le dilemme continue de relever de la politique interne de chaque hôpital M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e nombre de demandeurs d\u2019asile entrés de façon illégale au Canada continue d\u2019augmenter : il a doublé au Québec, entre janvier et février, et explosé au Manitoba.Le gouvernement fédéral admet constater, depuis quelques mois, une augmentation considérable du nombre d\u2019entrées irrégulières au pays, soit entre les postes frontaliers.Et de nouvelles données du fédéral confirment à nouveau ce phénomène.Au Québec, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a ainsi intercepté 245 demandeurs d\u2019asile en janvier, puis 432 en février der nier.Au Manitoba, ces entrées irrégulières sont passées de 19 en janvier à 142 en février.À titre comparatif, pour l\u2019ensemble de l \u2019année 2016, l\u2019Agence des services frontaliers a traité un total de 120 d e m a n d e s d\u2019asile aux points d\u2019entrée ter res- tres du Manitoba \u2014 ce qui inclut les d e m a n d e s d\u2019 individus ayant franchi la frontière tant de façon illégale et que légale.En Colombie-Britannique, en revanche, les demandes d\u2019asile à la suite d\u2019entrées irrégulières à la frontière ont chuté de 207 en janvier à 84 en février.Ailleurs au pays, aucune entrée irrégulière de demandeur d\u2019asile n\u2019a été répertoriée.Le gouvernement libéral plaide depuis des semaines qu\u2019il est trop tôt pour statuer que cette hausse des traversées illégales est là pour rester ou pour conclure qu\u2019elle découle des polit iques du président américain, Donald Trump.Le fédéral demeure cependant incapable de fournir des statistiques permettant de comparer le nombre d\u2019entrées irrégulières à celles des mois ou des années précédentes et de confirmer que ces chiffres fluctuent constamment comme qu\u2019il le prétend.Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a réitéré que le gouvernement « surveille attentivement » la situation afin de se préparer à l\u2019éventualité que ces entrées continuent d\u2019augmenter.Le Devoir FRONTIÈRE Deux fois plus d\u2019entrées illégales pour réclamer l\u2019asile Des arrestations ont eu lieu entre les années 2014 et 2016 dans cette opération qui avait ébranlé la mafia G I U S E P P E V A L I A N T E à Saint-Jérôme L\u2019 un des principaux témoins de la défense au procès pour agressions sexuelles de l\u2019ex-entraîneur Ber trand Charest a admis mardi, lors de son contre-in- ter rogatoire, que ses liens avec l\u2019accusé étaient plus profonds qu\u2019il l\u2019avait laissé entendre plus tôt lorsqu\u2019il a livré son témoignage.Régis Nivoix était directeur de l\u2019association régionale de ski alpin qui avait embauché M.Charest pendant les saisons de ski de 1992 et 1993 pour entraîner un groupe de jeunes athlètes.L\u2019entraîneur était certes dur avec ses skieuses, mais il était aussi organisé et discipliné \u2014 «il savait où il s\u2019en allait», a estimé M.Nivoix.M.Nivoix a assuré qu\u2019il n\u2019avait jamais reçu de plaintes ou même entendu de r u- meurs concernant des agressions sexuelles qui auraient été commises par l \u2019accusé avant 1998.Régis Nivoix a expliqué au tribunal que sa propre fille avait habité pendant deux ans à l\u2019école de ski fondée par Bertrand Charest à Saint-Jovite, dans les Laurentides, au milieu des années 1990.Le témoin a raconté au juge qu\u2019il avait visité plusieurs fois cette école \u2014 une vaste demeure où habitaient en pension une dizaine d\u2019athlètes \u2014, et que l\u2019atmosphère y était chaleureuse et amicale.Sa fille ne lui a jamais parlé non plus d\u2019un quelconque comportement déplacé de l\u2019accusé, a-t-il dit.La Presse canadienne Procès: un ex-dirigeant d\u2019association de ski témoigne pour Bertrand Charest Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Ralph Goodale L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 E n octobre dernier, le ministre des Finances fédéral, Bill Morneau, en avait fait sursauter cer tains, mécontenté d\u2019autres et avait fourni des munitions à ses adversaires en évoquant un futur marché du travail en roulement et dominé par l\u2019emploi à temps partiel pour les jeunes.Il ajoutait cependant : «On doit y réfléchir.Comment allons-nous former continuellement les gens qui vont aller d\u2019un emploi à l\u2019autre?Parce que ça va arriver.Il faut l\u2019accepter.» On nous souligne ces jours-ci que la candeur du ministre n\u2019était pas une erreur.Eh bien, le temps est venu de passer de la parole aux actes.Les déclarations des derniers jours des libéraux ont fait monter les attentes sur les enjeux de l\u2019innovation et des compétences en prévision du budget d\u2019aujourd\u2019hui.Or tout le monde ne s\u2019entend pas sur les causes, l\u2019importance et l\u2019urgence du problème des compétences insuf fisantes d\u2019une bonne partie de la main-d\u2019œuvre, et donc sur les ressources à consacrer à sa mise à niveau.Cibler la Chine ou les robots ou tenter de ralentir le progrès a l\u2019avantage d\u2019être facile à expliquer, mais passe à côté du défi de ce que le Forum économique mondial identifiait l\u2019an dernier comme la «quatrième révolution industrielle ».Les premiers grands bonds capitalistes, que ce soit avec la machine à vapeur, l\u2019électrification ou la production de masse, étaient accompagnés de politiques publiques pertinentes qui en minimisaient les effets perturbateurs.Les campagnes se vident au profit des manufactures des villes, des systèmes d\u2019éducation publics viennent égaliser les chances.Des machines ont étendu le travail à la chaîne tout en accroissant la production par travailleur, la fameuse productivité, des lois ont fixé des normes du travail (salaire minimum, heures supplémentaires, etc.), facilité la syndicalisation, ajusté le régime fiscal, assurant ainsi un meilleur partage des gains entre le capital et le travail.Ça ne s\u2019est pas produit dans le monde industrialisé, dont le Canada et le Québec, avec la plus récente révolution, au contraire.Les systèmes publics d\u2019enseignement sont mis à mal, les syndicats sont affaiblis et les gains provenant des développements technologiques sont concentrés par le régime fiscal dans trop peu de mains.C\u2019est plus vrai aux États-Unis qu\u2019au Canada, mais plusieurs sondages ont montré l\u2019incertitude et l\u2019insécurité perçues par les Canadiens, surtout en ce qui concerne l\u2019avenir économique de leurs enfants.On mentionne avec raison que les progrès de la production capitaliste ont fait chaque fois des gagnants et des perdants, avec au bout du compte des gains en matière d\u2019emplois et de revenus.Alors, en quoi la robotisation, l\u2019intelligence artificielle, les nanotechnologies ou les imprimantes 3D sont-elles différentes de la machine à vapeur ?L\u2019Institut C.D.Howe est venu alimenter ce débat à quelques jours du budget Morneau avec une vision plutôt optimiste voulant que les changements progressifs passés au Canada soient garants de l\u2019avenir.On croirait lire le «spin» d\u2019un conseiller politique qui choisit ses données en fonction du message.Ainsi, nous devrions être rassurés par le fait qu\u2019il n\u2019y a que 310 000 emplois dans les secteurs où plus de 75 % des emplois sont menacés par l\u2019automatisation.Le même graphique montre que 700 000 emplois dans le commerce de détail et 400 000 dans la construction le sont également.Comme ces emplois comptent pour 50 % ou moins de leurs secteurs respectifs, pas d\u2019alarme ! Assez de données macros.Un travailleur peu qualifié qui perd son emploi représente une statistique de 100 % à ses propres yeux.Sans être alarmistes, des études de l\u2019OCDE, du groupe MacKinsey ou de l\u2019Institut Brookfield montrent que ceux qui ont la chance de conserver des emplois dans des industries où on investit peu en technologie ont un salaire diminué, souvent, mais ils ne se sentent plus dans le coup devant ce qu\u2019ils voient autour d\u2019eux ou sur les écrans de leurs enfants.Ceux provenant de secteurs comme la construction, le camionnage ou le commerce de détail sont, pour différentes raisons, plus difficiles à former pour les intégrer à la nouvelle économie.Les plus âgés sont également moins aptes à l\u2019apprentissage des nouvelles technologies, eux qu\u2019on veut en même temps inciter à rester au travail plus longtemps pour des raisons démographiques.Force est donc de constater que le cheval est déjà sorti de l\u2019écurie pour une forte proportion des travailleurs menacés et qu\u2019il est trop tard pour en fermer la porte avec de la formation.C\u2019est de soutien financier qu\u2019ils auront besoin.Le ministre peut réaménager les milliards déjà consacrés à l\u2019innovation et à la formation, mais il est difficile de voir où il va prendre l\u2019argent supplémentaire requis pour le soutien au revenu des laissés-pour-compte.Et on ne parle pas de la compétence « partagée » avec les provinces sur la main-d\u2019œuvre ! Les laissés- pour-compte DENIS FERLAND M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e d i r e c t e u r d e l \u2019 I n s t i t u t d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill, Andrew Potter, s\u2019est « servi d\u2019un article pour étaler ses préjugés» envers la société québécoise, estime le premier ministre Philippe Couillard.Devant le tollé, le signataire de l\u2019article et ex-rédacteur en chef du quotidien Ottawa Citizen s\u2019est d\u2019ailleurs rétracté en bonne et due forme peu après l\u2019intervention du chef du gouvernement québécois.Dans un texte publié dans le magazine Maclean\u2019s, il avait tissé un lien entre le cafouillage dans les opérations d\u2019urgence visant à sortir du pétrin les centaines d\u2019automobilistes immobilisés sur l\u2019autoroute 13 la semaine dernière et un prétendu « malaise » qui gangrène la société québécoise.M.Potter dépeignait dans sa chronique le Québec comme une société « aliénée pathologiquement » et, de surcroît, manquant cruellement de solidarité.Pour preuve, ajoutait-il, l\u2019économie souterraine est rampante au Québec.« Nous parlons ici d\u2019un endroit où beaucoup de restaurants vous offrent deux factures : une si vous payez en espèces et une autre si vous payez [au moyen d\u2019une car te In- terac ou de crédit] », écrivait-il, soulignant que « l\u2019absence de solidarité se manifeste de tant de façons dif férentes qu\u2019elle fait par tie du bruit de fond de la ville [de Montréal] » .L\u2019ar ticle coif fé du titre « How a snowstorm exposed Quebec\u2019s real problem : social malaise » était en évidence sur le site Web du Maclean\u2019s après que l\u2019éditeur l\u2019eut sélectionné pour faire partie de la rubrique «Editor\u2019s Picks».« Comment peut-on dire de telles choses?» a lancé M.Couillard dans un point de presse mardi matin.«La liberté d\u2019expression, on en voit l\u2019utilisation.En ce qui me concerne, c\u2019est un texte de très mauvaise qualité [\u2026] qui vise encore essentiellement à dépeindre une image négative du Québec, basée sur des préjugés », a-t-il dénoncé.« Moi, j\u2019ai vu la solidarité des Québécois après l\u2019attaque de la mosquée de Québec.Je l\u2019ai vue après L\u2019Isle-Verte.Je l\u2019ai vue après tous les désastres et les malheurs qu\u2019on a connus, où les gens spontanément se sont ralliés.Je la vois dans la façon dont nos programmes sociaux sont montés par rapport au reste du Canada.Allez demander aux parents d\u2019enfants qui se font garder en Ontario quelle est la société la plus solidaire en termes de filet social », a poursuivi M.Couillard devant les journalistes rassemblés devant lui.Le chef du gouvernement s\u2019explique mal comment l\u2019auteur d\u2019un tel texte d\u2019opinion peut diriger l\u2019Institut d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill.«Condition québécoise» Le chef du Parti québécois, Jean- François Lisée, déplore que le pupitre du Maclean\u2019s, «un grand média canadien », ait publié un texte bourré de « faussetés ».« Peut-être ont-ils plus d\u2019intérêt à la vente [d\u2019exemplaires] qu\u2019à la qualité de l\u2019information et, en ce cas-là, ils devraient se regarder dans le miroir», a-t-il affirmé.Cela dit, «ça fait partie de la condition québécoise en Amérique du Nord, [.] il y a des gens qui ne nous comprennent pas, ne nous aiment pas et nous dépeignent d\u2019une façon complètement contraire à la réalité», a-t-il fait valoir.Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a pour sa part simplement qualifié le texte de M.Potter de « torchon».Plongées dans l\u2019embarras, les relations médias de l\u2019université ont mis sur pied une «cellule de crise » en matinée, a relaté une source sûre du Devoir.L\u2019Université McGill s\u2019est distanciée de M.Potter, répétant qu\u2019elle ne partage pas les opinions contenues dans son texte.La direction de l\u2019établissement d\u2019enseignement supérieur a toutefois décidé de le maintenir à la tête de l\u2019Institut d\u2019études canadiennes.Dans sa rétractation, M.Potter s\u2019est dit désolé des «erreurs» et des «exagérations» truffant son article.« J\u2019ai échoué.Quand les gens que vous lisez et que vous respectez vous disent qu\u2019ils ne reconnaissent pas leur société dans votre description, cela signifie qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un échec d\u2019empathie et d\u2019imagination, et il est temps de faire un pas en arrière.» Motion du Bloc québécois À Ottawa, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a « condamné » les « raccourcis » empruntés par M.Potter.« Les commentaires étaient inacceptables.Il l\u2019a reconnu et c\u2019était la bonne chose à faire.» Le Bloc québécois a dénoncé une opération de « Québec bashing ».« En lisant son article, j\u2019ai eu mal au cœur.C\u2019est un montage intellectuel frauduleux, on a pris un paquet de faits divers, on a mis ça ensemble et on a fait à croire que c\u2019est un ar ticle intellectuel\u2026 Ce gars-là est [censé] être à McGill responsable des études canadiennes.Moi si j\u2019étais l\u2019Université McGill, je me poserais des questions », a lancé le chef parlementaire bloquiste, Xavier Barsalou-Duval.La motion de sa formation politique consistant à dénoncer les « préjugés méprisants » et les « stéréotypes» contenus dans le texte de M.Potter \u2014 ainsi que la « \u201cQuébe- cophobie\u201d de plus en plus courante au Canada » \u2014 n\u2019a toutefois pas passé la rampe de la Chambre des communes, puisque certains élus conservateurs s\u2019y sont opposés.Fondé en 1994 grâce à une entente entre la famille Bronfman et l \u2019Université McGill , l \u2019Institut d\u2019études canadiennes « s\u2019emploie à favoriser la recherche et organise divers événements publics à grand déploiement sur des sujets qui interpellent les Canadiens », peut-on lire dans un communiqué de presse dif fusé en janvier 2016.« Bien qu\u2019il soit un organisme neutre, l\u2019Institut se veut aussi un lieu de débats et de controverses », fait remarquer l\u2019Université.Avec Marie Vastel et Hélène Buzzetti Le Devoir Maclean\u2019s se paie encore la tête du Québec Le directeur de l\u2019Institut d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill se rétracte après avoir fait étalage de ses préjugés dans la revue canadienne CAPTURE D\u2019ÉCRAN H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa R éformer le fonctionnement du Parlement sera-t-il un jour possible à Ottawa ?Le gouvernement de Justin Trudeau a déposé il y a quelques jours des propositions de changements qu\u2019il souhaiterait voir débattues en comité parlementaire.Mais l\u2019opposition conservatrice et néodémocrate a pris le mors aux dents mardi et s\u2019est adonnée à une séance d\u2019obstruction empêchant la poursuite de la discussion.Le document de discussion de six pages propose plusieurs avenues de modernisation du Parlement.Au lieu de tenir des votes par appel nominal \u2014 où les 338 députés se prononcent tour à tour, un processus de 15 minutes auxquelles s\u2019ajoute la demi-heure nécessaire pour convoquer les élus \u2014, le vote serait électronique.Le rapport suggère aussi que le premier ministre soit celui à qui toutes les questions sont adressées durant une des cinq périodes de questions qui ont lieu chaque semaine quand la Chambre siège.En contrepartie, le premier ministre serait dispensé d\u2019assister aux quatre autres séances.C\u2019est le modèle en vigueur en Grande-Bretagne.Enfin, le rapport suggère de revoir la demi-journée de travail du vendredi, soit en l\u2019abolissant, soit en la prolongeant pour en faire une journée de travail comme les autres.Le gouvernement a demandé au comité de faire rapport sur ces suggestions d\u2019ici le 2 juin.Le Parti conservateur et le NPD assimilent ces propositions à une tentative de musellement de l\u2019opposition et ne veulent donc pas en débattre.C\u2019est parce qu\u2019une des propositions vise à «programmer» le débat à la Chambre des communes.À chaque dépôt de projet de loi, le gouvernement, après consultation des autres partis, annoncerait le temps de débat qui y serait consacré.Le gouvernement aurait le dernier mot en cas de désaccord.Une telle disposition limiterait les possibilités d\u2019obstruction de l\u2019opposition et éviterait au gouvernement de supporter l\u2019odieux de l\u2019imposition du bâillon.La « programmation » existe en Grande-Bre- tagne depuis 1998.En guise de contestation, donc, le néodémo- crate David Christopherson et les conservateurs Scott Reid et Richard Blake ont parlé sans discontinuer en comité mardi afin d\u2019empêcher le débat sur le fond.On a même eu droit à l\u2019histoire de la guillotine ! Les libéraux ont répliqué en empêchant l\u2019ajournement de la rencontre, forçant l\u2019opposition soit à continuer de discourir, soit à plier et à enfin autoriser le débat.Outrés, M.Christopherson a reproché aux libéraux de «chercher la guerre» et M.Reid a qualifié M.Trudeau de «pseudo-tyran» et a lâché un « fuck» très antiparlementaire.Elizabeth May s\u2019inscrit en faux La chef du Parti vert, Elizabeth May, a avoué ne pas comprendre la hargne de ses collègues.« J\u2019imagine qu\u2019ils ont leurs raisons, mais je ne comprends pas », a-t-elle indiqué au Devoir.Mme May veut discuter de modernisation.Une des propositions accorderait aux élus des partis non reconnus à la Chambre des communes (comme le sien et le Bloc québécois) le droit de siéger aux comités parlementaires et de poser des questions aux témoins.Ils ne pourraient toujours pas y voter, toutefois.«On doit commencer l\u2019étude des propositions.Je veux participer.» Le gouvernement a jusqu\u2019à présent refusé de s\u2019engager à ne réformer le Parlement qu\u2019avec l\u2019accord des autres partis.L\u2019unanimité pourrait être difficile à obtenir sur l\u2019abolition des vendredis, par exemple.Les conservateurs s\u2019y opposent au motif que les députés devraient travailler cinq jours par semaine, comme les autres travailleurs.Les libéraux font valoir que les vendredis « de congé » pourraient servir au déplacement des députés qui doivent franchir jusqu\u2019à 5000 kilomètres chaque semaine pour retourner dans leur circonscription.Mme May, pour sa part, milite pour l\u2019allongement de la semaine de travail à six jours, au nom des changements climatiques.« Si nous avons un horaire plus concentré pour réduire les déplacements, c\u2019est meilleur pour le climat.[\u2026] On pourrait ainsi réduire les gaz à effet de serre de 24 à 25%.» La nouvelle chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, a indiqué lundi lors de son passage à Ottawa qu\u2019elle n\u2019avait pas encore eu le temps d\u2019étudier les propositions.Le Devoir Comment investir en innovation et en formation sans abandonner ceux qui se retrouveront devant rien?SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Tempête au sujet d\u2019un projet de réforme parlementaire Conservateurs et néodémocrates font de l\u2019obstruction pour empêcher l\u2019étude de la proposition libérale L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres PROMULGATION RÈGLEMENT RCA17 17276 AVIS est par les présentes donné que le règlement ci- après décrit a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 13 février 2017, est réputé conforme au plan d\u2019urbanisme et est entré en vigueur le 14 mars 2017 : RÈGLEMENT RCA17 17276 : Règlement modifiant le Règlement sur les clôtures et les haies à l'égard de l'arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce.(R.R.V.M.c.C-5).Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT À MONTRÉAL, ce 22 mars 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Invitation SÉANCE DU CONSEIL Les membres de votre conseil d\u2019arrondissement, M.Russell Copeman, maire d\u2019arrondissement, Mme Magda Popeanu, conseillère du district de Côte- des-Neiges, M.Peter McQueen, conseiller du district de Notre-Dame-de-Grâce, M.Jeremy Searle, conseiller du district de Loyola, M.Marvin Rotrand, conseiller du district de Snowdon, et M.Lionel Perez, conseiller du district de Darlington vous invitent à participer à la prochaine séance du conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, Le lundi 3 avril 2017 à 19 heures au 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Au cours de cette assemblée, une période de 90 minutes sera consacrée aux questions et aux demandes des citoyens sur tous les sujets concernant l\u2019arrondissement ou l\u2019administration municipale.À cet égard, il y aura une période d\u2019inscription de 18 h 15 à 18 h 45.L\u2019ordre du jour ainsi que les dossiers décisionnels sont généralement disponibles dans la section Mairie d\u2019arrondissement du site Internet de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg) ainsi qu\u2019au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (311 - arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame- de-Grâce) au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, le jeudi précédant la séance du conseil d\u2019arrondissement, en après-midi.La séance du conseil est diffusée en direct sur le site Internet de l\u2019arrondissement.N.B.L\u2019ordre du jour FINAL est celui adopté par les conseillers municipaux au début de chaque séance.La secrétaire d\u2019arrondissement.Geneviève Reeves, avocate Avis public JOURNÉES D\u2019ENREGISTREMENT POUR LES PERSONNES HABILES À VOTER AYANT LE DROIT D\u2019ÊTRE INSCRITES SUR LA LISTE RÉFÉRENDAIRE DE L\u2019ENSEMBLE DU TERRITOIRE DE L\u2019ARRONDISSEMENT 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE DE RÈGLEMENTS D\u2019EMPRUNT Lors de sa séance ordinaire du 14 mars 2017, le conseil d'arrondissement a adopté le Règlement CA-24-270 intitulé « Règlement autorisant un emprunt de 2 430 000 $ pour financer la réalisation du programme de protection de bâtiments ».Ce règlement est susceptible d\u2019approbation référendaire.Les personnes habiles à voter ayant le droit d\u2019être inscrites sur la liste référendaire peuvent demander qu\u2019il fasse l\u2019objet d\u2019un scrutin référendaire en inscrivant leur nom, adresse et qualité, et en apposant leur signature dans un registre; elles devront alors faire la preuve de leur identité en présentant leur carte d\u2019assurance-maladie, leur permis de conduire ou leur passeport canadien.2.OUVERTURE DU REGISTRE Ce registre sera accessible les 28 et 29 mars 2017, de 9 h à 19 h, à la salle du conseil situé au 800, boulevard De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée (station de métro Berri-UQÀM).Le nombre de demandes requis pour qu\u2019un scrutin référendaire soit tenu est de 1 361 et, si ce nombre n\u2019est pas atteint, la résolution sera réputée approuvée par les personnes habiles à voter.Le résultat de la procédure d\u2019enregistrement sera annoncé sur place à la fin de celle-ci.3.DESCRIPTION DU TERRITOIRE VISÉ Ce règlement vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement 4.PERSONNES HABILES À VOTER AYANT LE DROIT D\u2019ÊTRE INSCRITES SUR LA LISTE RÉFÉRENDAIRE ET DE SIGNER LE REGISTRE \u2022 Toute personne qui n'est frappée d'aucune incapacité de voter et qui, le 14 mars 2017, remplit les conditions suivantes : - être domiciliée dans le territoire visé; - être domiciliée depuis au moins 6 mois au Québec; ou \u2022 tout propriétaire unique d'un immeuble ou occupant unique d'un établissement d'entreprise qui n'est frappé d'aucune incapacité de voter et qui, le 14 mars 2017, remplit la condition suivante : - être, depuis au moins 12 mois, propriétaire d'un immeuble ou occupant d'un établissement d'entreprise situé dans le territoire visé; ou \u2022 tout copropriétaire indivis d'un immeuble ou co- occupant d'un établissement d'entreprise qui n'est frappé d'aucune incapacité de voter et qui, le 14 mars 2017, remplit les conditions suivantes : - être, depuis au moins 12 mois, copropriétaire indivis d'un immeuble ou cooccupant d'un établissement d'entreprise dans le territoire visé; - être désigné, au moyen d'une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants depuis au moins 12 mois, comme celui ayant le droit de signer le registre en leur nom et d'être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant; la procuration doit avoir été produite avant ou être produite lors de la signature du registre.S'il s'agit d'une personne physique, elle doit être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.S'il s'agit d'une personne morale, elle doit avoir : - désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 14 mars 2017, est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n'est pas en curatelle et n'est frappée d'aucune incapacité de voter prévue par la loi; - produit avant ou produire, lors de la signature du registre, une résolution désignant la personne autorisée à signer le registre et à être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d'une personne désignée à titre de représentant d'une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne habile à voter à plus d'un titre conformément à l'article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).5.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Les documents pertinents (dossier 1177128002) peuvent être consultés, de 8 h 30 à 16 h 30, aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre- Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 22 mars 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito AVIS PUBLIC DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET DU GREFFE Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous mention - née, à la réception de la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame, Montréal (Québec) H1B 2Z1, pour : Appel d\u2019offres : PRO-DSAG17-01 Descriptif : Acquisition de services professionnels en architecture et en ingénierie \u2013 Conception et réalisation du chalet de parc Clémentine de la Rousselière Date d\u2019ouverture : Le vendredi, 7 avril 2017 Dépôt de garantie : S.O.Renseignements Geneviève Desmeules, gestion - naire immobilier RDP-PAT-DSAG-Soumissions@ville.montreal.qc.ca Veuillez indiquer clairement le numéro d\u2019appel d\u2019offres PRO-DSAG17-01 avec votre demande de renseignements.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.DOCUMENTS Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de la publication du présent avis.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 h, le vendredi, 7 avril 2017, soit immédiatement après l\u2019expiration du délai pour leur présentation, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre- Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.La Maison du citoyen est ouverte de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi.L\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 22 mars 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LL.M., OMA, avocat APPEL D\u2019OFFRES APPEL D\u2019OFFRES public Veuillez noter que l\u2019ouverture des soumissions pour l\u2019appel d\u2019offres public IMM-17-03 prévue le 22 mars 2017 est reportée au 29 mars 2017, à 10 h 30.Le 22 mars 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Lamarre Trignac Avis public Service des grands parcs, du verdissement et Mont-Royal Bureau de projets d\u2019aménagement - Grands parcs Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 16-6854 Descriptif : Parc Jeanne-Mance \u2013 Réaménagement des terrains de tennis L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 22 mars 2017, est reportée au, 29 mars 2017, à 10h30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 22 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC SERVICES PROFESSIONNELS D\u2019UN CONSULTANT EN ASSURANCES COLLECTIVES POUR LES MUNICIPALITÉS ET ORGANISMES DANS LE CADRE D\u2019UN ACHAT REGROUPÉ DE L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC UMQAC 2018 - 2022 Des soumissions sont demandées pour obtenir des services professionnels d\u2019un consultant en assurances collectives pour les municipalités et organismes dans le cadre d\u2019un achat regroupé de l\u2019Union des municipalités du Québec.Les conditions du présent appel d\u2019offres sont contenues dans le cahier des charges disponible à compter du 22 mars 2017 via le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO.Les soumissions doivent être déposées avant 15 h 00 min.le 24 avril 2017 aux bureaux de l\u2019Union des municipalités du Québec, 680, rue Sherbrooke Ouest, bureau 680, Montréal (QC) H3A 2M7.Les soumissions seront ouvertes publiquement le même jour à compter de 15 h 01, à la même adresse.Sous réserves des exigences au cahier des charges, est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d\u2019appel d\u2019offres directement par le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO, à la suite de la publication de l\u2019appel d\u2019offres.L\u2019UMQ ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Paul G.Brunet MAP Avocat Conseiller aux services aux membres Union des municipalités du Québec Conformément à l\u2019article 44 de la Co-operative Associations Act.R.S., c.98, s.1 (la « Loi »), Scotsburn Co-operative Services Limited (« Scotsburn ») a adopté une résolution extraordinaire visant la liquidation et la dissolution de la coopérative.En vertu des dispositions de la Loi, KPMG Inc.a été nommé liquidateur de Scotsburn (le « liquidateur »).Vous savez sans doute que la vente à Agropur de la quasi-totalité des actifs et des passifs de Scotsburn et de ses filiales s\u2019est conclue le 31 janvier 2017.Cette transaction fait en sorte qu\u2019Agropur assume la majorité du passif en cours de Scotsburn à la date de la vente.Les sommes dues ont été ou seront payées par Agropur dans le cours normal de ses activités.Le présent avis est publié conformément à la Loi afin d\u2019aviser tout créancier potentiel de Scotsburn et tout autre réclamant que le liquidateur sollicite des réclamations en vue de retracer tout passif de Scotsburn n\u2019ayant pas été assumé par Agropur.Comme la Loi exige que la date limite de dépôt des réclamations (c\u2019est-à-dire la date maximale à laquelle les créanciers de Scotsburn doivent envoyer leurs réclamations) soit fixée au moins deux mois après l\u2019avis initial de sollicitation des réclamations, nous avons fixé cette date au 24 mai 2017.Seuls les créanciers et autres parties dont les réclamations éventuelles à l\u2019encontre de Scotsburn n\u2019ont pas été assumées par Agropur doivent remplir le formulaire de preuve de réclamation (« preuve de réclamation »).Cette preuve de réclamation doit être envoyée au liquidateur pour toute réclamation à l\u2019encontre de Scotsburn, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une réclamation éventuelle, non liquidée ou autre.Le liquidateur doit avoir reçu les preuves de réclamation dûment remplies au plus tard à 17 h (heure de l\u2019Atlantique) le 24 mai 2017.Il incombe aux créanciers de veiller à ce que le liquidateur reçoive leur preuve de réclamation au plus tard à la date et à l\u2019heure susmentionnées.À NOTER QUE TOUTE PREUVE DE RÉCLAMATION ENVOYÉE APRÈS LE 24 MAI 2017 NE SERA PAS PRISE EN COMPTE DANS LES DISTRIBUTIONS.Si vous croyez avoir une réclamation à l\u2019encontre de Scotsburn, veuillez télécharger la version électronique du formulaire de preuve de réclamation à partir du site Web ci-dessous.Vous pouvez aussi communiquer avec le soussigné par téléphone ou par courriel pour obtenir le formulaire papier par la poste.KPMG Inc., agissant en qualité de liquidateur de Scotsburn Co-operative Services Limited Bay Adelaide Centre 333 Bay Street, Suite 4600 Toronto, ON M5H 2S5 SCOTSBURN CO-OPERATIVE SERVICES LIMITED \u2014 AVIS AUX CRÉANCIERS À l\u2019attention de : George Bourikas Téléphone : 1-844-499-8693 Courriel : scotsburn@kpmg.ca Site Web : http://www.kpmg.com/ca/scotsburn Arrondissement du Sud-Ouest Direction des services administratifs Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h, à la date ci-dessous mention née, à l\u2019adresse suivante : Me Pascale Synnott, Secrétaire d\u2019arrondissement Bureau Accès Montréal 815, rue Bel-Air, 1er étage Montréal (Québec) H4C 2K4 Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 211771 Descriptif : Chalet du parc Oscar Peterson (0303) \u2013 Réaménagement Ouverture des soumissions : 13 avril 2017 Les soumissions reçues seront ouvertes publi - quement à l\u2019endroit susmentionné immédia tement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la sou mission, selon les modalités prévues au Cahier des clauses administratives générales (exécution de travaux) Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : aessayh@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du mercredi 22 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A ou oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 5 avril à 12 h, à l\u2019adresse courriel suivante : aessayh@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu du 23 mars 2017 au 6 avril 2017 inclusivement.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électro nique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consul tant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 22 mars 2017 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Appel d\u2019offres Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5897 Descriptif : Déconstruction et décontamination du site Volvo Date d\u2019ouverture : 24 avril 2017 (10 h 30) Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visite : Les visites obligatoires sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 29 mars 2017, à 10 h 30.Les visites auront lieu du 3 avril 2017 au 5 avril 2017 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9 h 30, 10 h 30, 11 h 30, 13 h 30, 14 h 30 et 15 h 30.Pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 mars 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publi - quement dans les locaux au Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 22 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 17-16042 Descriptif : A76 - Marquage de chaussées pour l\u2019arrondissement de l\u2019Île-Bizard-Sainte-Geneviève 2017-2019 Date d\u2019ouverture : 10 avril 2017 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Franco Coppola, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-5711 Appel d\u2019offres : 17-15722 Descriptif : Travaux d\u2019abattage et d\u2019essouchement d\u2019arbres pour divers arrondissements Date d\u2019ouverture : 10 avril 2017 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Geneviève Fortin, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-4437 Appel d\u2019offres : 17-15848 Descriptif : Services techniques pour l\u2019harmonisation rétrospective des cotes de la collection des bibliothèques de Montréal Date d\u2019ouverture : 10 avril 2017 Dépôt de garantie : 10000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Johanne Langlois, agente d\u2019approvisionnement : 514 868-5957 Appel d\u2019offres : 17-16034 Descriptif : Acquisition de cent (100) véhicules Dodge Charger pour les besoins du Service de police de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 10 avril 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Renée Veillette, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-1057 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 17-16007 Descriptif : Services professionnels en architecture et génie du bâtiment pour la mise aux normes de trois arénas Date d\u2019ouverture : 10 avril 2017 Dépôt de garantie : Aucun Appel d\u2019offres : 17-16045 Descriptif : Services professionnels pour la motorisation des volets de serres de production et d\u2019exposition Date d\u2019ouverture : 12 avril 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L`Allier, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 mars 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 22 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Denis Gosselin, en son vivant, domicilié au 1340, rue Cormier, Ples- sisville (Québec) G6L 0G1, survenu le 21 décembre 2016, l'inventaire des biens a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Bolduc & Ste-Marie notaires inc.sise au 173, rue Saint-Charles Ouest, Longueuil (Québec) J4H 1C8.Donné ce 20 mars 2017 par Me Olivier Ste-Marie, notaire.CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Gladys Irene Hirst, aussi connue sous le nom de Gladys Trnobranski, en son vivant domiciliée au 200, boulevard Perrot, L'Île-Perrot, Québec, est décédée le 21 juillet 2016 à L'Île-Perrot.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Myriam Beaupré, notaire, sise au 276, rue St- Jacques, bureau 822, Montréal, Québec, H2Y 1N3. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 I S A B E L L E P O R T E R à Québec L\u2019 entreprise Anacolor devra réduire de 50 % sa production à la suite de la suspension de son certificat d\u2019autorisation par le ministre du Développement durable, David Heurtel.Le ministre reproche à l\u2019entreprise de ne pas en avoir assez fait pour réduire les nuisances et odeurs que ses activités font subir aux résidents du secteur.Le problème perdure depuis des mois.« On parle de santé et de bien-être de la population, on parle de protection de l\u2019environnement», a déclaré M.Heurtel en mêlée de presse mardi.«On parle de gens dans la rue, d\u2019enfants qui sont obligés de rester à l\u2019intérieur parce que les enseignants jugent que ce n\u2019est pas propice d\u2019aller dehors.» Située dans le secteur de Cap-Rouge, Anacolor est spécialisée dans la peinture de pièces métalliques.Les odeurs de solvant à peinture qu\u2019elle dégage lui ont valu 170 plaintes depuis 2012.Elle a reçu ses premiers avis de non-conformité du ministère en 2013, mais la situation s\u2019est détériorée depuis avec l\u2019augmentation de sa production.Le certificat d\u2019autorisation qui est suspendu lui avait été délivré à l\u2019automne.Il l\u2019autorisait à augmenter sa production de 50 % à condition qu\u2019elle réduise de 90 % ses émissions de composés organiques volatils (COV) avant le 1er février.Des conditions qu\u2019elle n\u2019a pas « respectées », a signalé le ministre mardi.L\u2019entreprise est dès lors obligée de diminuer sa production au niveau original, soit l\u2019équivalent de ce qu\u2019elle produisait « au début des années 2000».Les résidents soulagés, mais sur leurs gardes «Normalement, en réduisant la production de 50%, il ne devrait plus y avoir d\u2019odeurs parce qu\u2019avant il n\u2019y en avait pas», a réagi le maire de Québec, Régis Labeaume.« Je veux remercier [le ministre] très sincèrement», a-t-il ajouté.«Ça prenait du courage politique, et bravo.» Le Regroupement pour la qualité de l\u2019air à Cap-Rouge s\u2019est quant à lui dit « soulagé».«On sent que ça va dans le bon sens, mais ce n\u2019est pas réglé», a déclaré sa por te-parole, Stéphanie Houde.Ces derniers mois, Anacolor a contesté chacune des interventions du ministère devant le Tribunal administratif et, selon ce qu\u2019a pu apprendre le Regroupement, ce serait le cas à nouveau cette fois-ci.Mardi, les dirigeants d\u2019Anacolor n\u2019ont pas donné suite aux appels du Devoir.L\u2019entreprise et le ministère devaient déjà se retrouver devant le Tribunal administratif cette semaine dans ce dossier parce que l\u2019entreprise contestait les conditions que lui a imposées le gouvernement en septembre.Or selon le ministre, le fait que des procédures soient déjà en cours devant le Tribunal administratif ne l\u2019empêche pas de sévir.«On respecte le processus devant le Tribunal administratif du Québec, mais c\u2019est à Ana- color de faire la démonstration de ce qu\u2019elle prétend par rapport à notre certificat.» En juin, un rappor t de la Santé publique a établi que les émanations n\u2019étaient pas toxiques, mais a aussi confirmé que les nausées et les maux de tête ressentis par la population provenaient bel et bien de là.Le Devoir ENVIRONNEMENT Anacolor devra réduire sa production Des premiers témoins au procès Contrecœur Les premiers témoins au procès du Faubourg Contrecœur ont été entendus mardi, plus d\u2019un an après le début des procédures.Trois policiers de la Sûreté du Québec qui ont participé à des perquisitions dans le cadre de l\u2019enquête Faufil ont été appelés à la barre.La Couronne a déposé des éléments de preuve saisis aux bureaux de Construction F.Cata- nia et de la firme Groupe Gauthier Biancamano Bolduc, ainsi qu\u2019aux locaux d\u2019Union Montréal et de la Ville de Montréal.Les policiers ont notamment mis la main sur des communications entre les parties et les agendas électroniques de l\u2019ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, et de Construction F.Catania.Le procès se poursuivra jeudi.Les six accusés sont soupçonnés d\u2019avoir utilisé des stratagèmes frauduleux pour favoriser Construction F.Catania dans la réalisation d\u2019un projet immobilier de 1800 logements dans l\u2019est de Montréal.Le Devoir Les vacances de Trudeau ont coûté 127 000 $ Ottawa \u2014 Les vacances familiales de Justin Trudeau durant le Nouvel An reviennent sous les projecteurs alors que des documents déposés au Parlement révèlent que ce voyage dans le sud a coûté au moins 127 000$.Ces informations ont donné l\u2019occasion aux conservateurs de revenir à la charge avec ce voyage au terme duquel le premier ministre s\u2019est retrouvé empêtré dans une enquête sur l\u2019éthique, et d\u2019attaquer M.Trudeau pour des allocations jugées excessives.La commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique se penche sur le voyage pour déterminer si M.Trudeau a enfreint des lignes directrices pour les ministres en se rendant en vacances sur une île privée, propriété de l\u2019Aga Khan, et en embarquant dans l\u2019hélicoptère privé du chef spirituel.Plus de la moitié des coûts \u2014 environ 72 000$ \u2014 sont attribués au service de sécurité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).La Presse canadienne Islamophobie : des manifestants séparés par la police Deux groupes de manifestants en sont presque venus à l\u2019affrontement, mardi, sur la colline du Parlement, quelques heures avant que les députés de la Chambre des communes débattent de la motion contre l\u2019islamopho- bie.Une cinquantaine de personnes qui brandissaient des pancartes dénonçant cette motion étaient réunies sur les marches menant à l\u2019Édifice du Centre.Parmi elles, des membres du chapitre canadien des Soldats d\u2019Odin, un groupuscule associé à des su- prémacistes blancs.Devant eux, une vingtaine d\u2019anarchistes et de communistes scandaient des slogans contre l\u2019islamophobie et l\u2019extrême droite.Des policiers de la GRC ont dû intervenir pour séparer des membres des deux groupes opposés après un affrontement verbal.Environ 20 policiers de la GRC étaient présents.Le vote est prévu jeudi.La Presse canadienne S T É P H A N E B A I L L A R G E O N L e premier procès d\u2019une Fe- men au Canada vient de se terminer en faveur de l\u2019accusée, militante active du groupe.La juge Guylaine La- vigne, de la Cour municipale de Montréal, acquitte Neda Topaloski de ses trois chefs d\u2019accusation, un pour tapage et deux pour vandalisme.« C\u2019est une grande victoire aujourd\u2019hui et nous écrivons un peu l\u2019histoire.C\u2019était un test pour la démocratie et la liberté d\u2019expression au Canada.Le test est passé haut la main », commente Mme Topaloski, interviewée par téléphone alors qu\u2019elle s\u2019apprêtait à célébrer sa victoire mardi midi dans un restaurant de Montréal.«C\u2019est une excellente nouvelle pour tous les activistes, et particulièrement pour nous, notre groupe féministe.» Son avocate, Véronique Rober t, encense aussi le jugement.«Je suis très satisfaite, dit- elle.C\u2019est une très belle décision, très étof fée, qui considère les arguments des deux parties de manière très rigoureuse.Cette décision est impor tante pour le droit de manifester et pour les revendications féministes.La juge reconnaît que l\u2019intention de ma cliente n\u2019était pas de faire du tapage, de déranger une fête, mais bien de faire passer un message politique et féministe contre l\u2019exploitation des femmes.» La cause remonte au 4 juin 2015, au moment de la présentation du Grand Prix du Canada à Montréal.Neda Topa- loski et une collègue Femen \u2014 Rocio Valencia, toujours en attente de son procès \u2014 étaient intervenues rue Crescent pour dénoncer l\u2019exploitation sexuelle des femmes pendant le week-end de la course.Les deux militantes criaient leur slogan (« Montréal n\u2019est pas un bordel ! ») quand elles ont été ar rêtées avec force par des agents de sécurité.Un miroir d\u2019un des bolides en démonstration a alors été brisé, d\u2019où les accusations de vandalisme.«La juge n\u2019a pas oublié de souligner que, si la rue est un espace de festivités pour le Grand Prix, c\u2019est aussi un espace où les gens ont le droit de s\u2019exprimer librement et politiquement, explique Mme Topaloski.Elle dit qu\u2019une manifestation ne constitue pas du tapage.Elle dit aussi que la liberté d\u2019expression représente un enjeu fondamental pour la démocratie et que l\u2019expression politique de certaines idées n\u2019est pas pour autant un crime.» La juge ajoute que les preuves sont insuf fisantes pour départager les responsabilités par rapport au bris matériel.Elle évoque un « doute raisonnable».Me Rober t avait demandé l\u2019arrêt des procédures sous prétexte d\u2019une arrestation illégale par les agents de sécurité.Cette proposition n\u2019a pas été retenue et l\u2019avocate s\u2019y attendait un peu, de son propre aveu.La Femen arrêtée manu mili- tari annonce que son groupe va reprendre le combat pendant la course automobile ou ailleurs.« On reste un groupe activiste qui va manifester à toutes les occasions.Si le Grand Prix a le droit de promouvoir l\u2019objectivation des femmes pendant un tournoi sportif, pourquoi nous, citoyennes de Montréal, féministes, n\u2019aurions-nous pas le droit durant le même tournoi sportif de promouvoir les droits des femmes?Nous n\u2019avons aucune raison de nous arrêter maintenant, au contraire.» Un jugement rendu à Paris en février va dans le sens contraire.La journaliste et ex- Femen Éloïse Bouton a été condamnée en appel pour «exhibition sexuelle».Elle avait simulé l\u2019avortement de Jésus sur l\u2019autel de l\u2019église de la Madeleine à Paris le 20 décembre 2013.Elle avait aussi uriné sur l\u2019autel.Le jugement la condamne à 2000 euros d\u2019amende et à un mois de prison avec sursis.Le tribunal fait d\u2019elle la première femme condamnée en France pour exhibition sexuelle depuis des années.Le curé de la Madeleine a salué la reconnaissance du lieu sacré.L\u2019avocate de la Fe- men a dénoncé le retour du « délit de blasphème ».« Dans tous les pays où nous agissons, nous avons été obligées de nous battre pour faire reconnaître notre droit de manifester, dit Mme Topaloski, sans faire référence précisément au cas français.Le propre de la démocratie, c\u2019est de reconnaître la liberté d\u2019expression.» Au moment d\u2019écrire ces lignes, la transcription du jugement n\u2019était pas encore disponible.Le Devoir La Femen Neda Topaloski acquittée Elle avait manifesté au Grand Prix du Canada en 2015 PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Accusée de tapage et de vandalisme, l\u2019activiste Neda Topaloski a été acquittée hier par la Cour municipale de Montréal.M A R C O B É L A I R - C I R I N O M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondants parlementaires à Québec L e premier ministre, Philippe Couillard, renie le principe de la responsabilité ministérielle individuelle selon lequel «un ministre est responsable devant l\u2019Assemblée non seulement de ses propres actions, mais aussi de celles des fonctionnaires de son ministère».« C\u2019est ainsi qu\u2019un ministre pourrait éventuellement être obligé de démissionner en raison d\u2019un cas important de mauvaise gestion dans son ministère », peut-on lire dans l\u2019ouvrage de référence La procédure parlementaire du Québec.«Je ne me souviens pas, avec tous les problèmes qu\u2019il y a eu \u2014 et il y a toujours des problèmes dans les gouvernements \u2014 [de précédents où des ministres ont démissionné en raison d\u2019une grave erreur commise par des employés de leur ministère]», a déclaré M.Couillard en chambre.Il s\u2019est alors rappelé «un cas [\u2026] du temps où [les péquistes] étaient au gouvernement».En effet, Rita Dionne-Marsolais a démissionné de son poste de ministre du Revenu au printemps 1999 après que sa sous- ministre, Nicole Malo, eut donné son feu vert à un sondage qui permettait d\u2019identifier quelque 10 000 participants du Programme de perception des pensions alimentaires.« C\u2019est tout, il n\u2019y en a aucun autre», a précisé M.Couillard.Le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-François Lisée, l \u2019a néanmoins accusé de « s\u2019essuyer les pieds sur un principe [\u2026] qui existe dans notre Parlement depuis plus d\u2019un siècle ».M.Couillard a exonéré de toute responsabilité ses ministres Martin Coiteux (Sécurité publique) et Laurent Lessard (Transports) dans le «cafouillage majeur » à l\u2019origine de l\u2019immobilisation, pendant de longues heures, de quelque 300 véhicules sur les autoroutes 13 et 520 après une bordée de plus de 40 cm de neige la semaine dernière.« Compte tenu du cours des événements, je crois qu\u2019aucun d\u2019entre eux n\u2019a manqué à ses responsabilités », a-t-il af firmé en point de presse.Il a prononcé son verdict avant même d\u2019avoir en main le rapport de l\u2019ex-sous-ministre Florent Gagné \u2014 grâce auquel « on en saura plus long», a-t-il pourtant souligné.Le document est attendu pour mai prochain.Ni M.Lessard ni M.Coiteux ne s\u2019estiment responsables des ratés commis par les autorités lors de la dernière tempête de neige.Selon M.Coiteux, un ministre «doit s\u2019assurer que le ministère et les opérations sur le terrain fonctionnent adéquatement », à défaut de quoi « il faut prendre les [mesures] qui s\u2019imposent».«C\u2019est ça, assumer ses responsabilités.» Le Devoir CAFOUILLAGE DANS LA TEM PÊTE Couillard fait fi de la responsabilité ministérielle Ni M.Lessard ni M.Coiteux ne s\u2019estiment responsables des ratés commis par les autorités lors de la dernière tempête de neige Ni renversement de tendances ni modification des rapports de force, ce qui de toute façon est généralement la norme dans ce genre d\u2019exercice.Le débat télévisé au cours duquel les cinq principaux candidats à la présidentielle française se sont af frontés lundi soir n\u2019y a guère fait exception, sauf pour montrer à quel point la classe politique traditionnelle semble de plus en plus hors jeu.ntendu que, sauf surprise monumentale, ce sera Emmanuel Macron, le centriste « ni de droite ni de gauche » \u2014 mais « En marche ! » quand même \u2014 contre l\u2019europhobe et raciste Marine Le Pen au deuxième tour du 7 mai.Si bien que, dans l\u2019ordre actuel des choses, le premier tour du 23 avril prochain, vu de ce côté-ci de l\u2019Atlantique, semble de plus en plus vouloir se réduire à une formalité.Sous le vernis du débat de lundi, exercice par ailleurs inédit dans une campagne présidentielle française, la guerre aura donc surtout été celle qui oppose M.Macron et Mme Le Pen, meneurs des sondages.Un débat-marathon de 3 heures 30 qui fut plutôt superficiel, mais forcément émaillé d\u2019éclairs de flamboyance verbale où tout un chacun a réussi à signaler sa présence.Sur le fond, il s\u2019est agi d\u2019un débat illustrant ce que le quotidien madrilène El Mundo décrivait récemment, depuis l\u2019autre côté des Pyrénées, comme la «tempête parfaite» qui s\u2019abat sur la France: «À la crise chez Les Républicains vient en effet s\u2019ajouter l\u2019effondrement du Parti socialiste, qui ne peut espérer lui non plus passer le premier tour du scrutin.» Cette tempête, c\u2019est d\u2019abord François Fillon, dont la persévérance a de plus en plus des airs de suicide politique.Un homme grevé par son scandale d\u2019emplois ?ctifs, aujourd\u2019hui plus ?- gurant de campagne que rempart contre l\u2019extrême droite, et qui, étant malgré tout parvenu à faire derrière lui l\u2019unité des barons des Républicains au début du mois de mars, va plausiblement achever, avec son élimination au premier tour, de compromettre l\u2019avenir de la droite.Et ce sont, à gauche, le candidat socialiste of?ciel, Benoît Ha- mon, et le radical de gauche Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement La France insoumise, dont les positions sont ?nale- ment semblables sur un grand nombre de sujets et qui, de ce fait, se trouvent à diviser le vote.Une gauche que, de surcroît, n\u2019arrange vraiment pas la démission, mardi, du ministre français de l\u2019Intérieur, Bruno Le Roux, visé par une enquête préliminaire sur les emplois de ses deux ?lles adolescentes.Sur ce registre, il est drôlement parlant que les « affaires » de népotisme qui s\u2019accrochent à M.Fillon et à Mme Le Pen et qui monopolisent la scène politique française depuis des semaines aient été à peine évoquées pendant le débat.C\u2019est un silence suspect qui accuse l\u2019ensemble de la classe politique et dont les électeurs, qui ont été des millions à suivre les échanges des candidats à la présidence, ne peuvent pas ne pas avoir pris note.Avec le résultat que le candidat d\u2019En marche ! s\u2019est employé lundi soir à se dire d\u2019accord avec M.Fillon à de nombreux égards, donnant l\u2019impression, a constaté Le Monde, d\u2019avoir voulu tout de suite se mettre à «préparer le ralliement de ses électeurs au second tour».Faux outsider s\u2019il en est, l\u2019ancien ministre socialiste de l\u2019Économie sous François Hollande, grappillant à gauche et à droite, semble avant tout surfer sur la déliquescence des partis traditionnels.S\u2019il a conservé ses acquis lors du débat, il ne saute pas aux yeux que sa promesse de représenter une «alternative profonde» sourit à un électorat qui, lui, se sent profondément indécis (dans une proportion de 40%) quant à cette présidentielle.Comme si tous ces électeurs avaient hâte de voir cette campagne à l\u2019américaine commencer en?n, sinon d\u2019en ?nir.?Ce débat est au demeurant venu recon?rmer, du moins en partie, l\u2019in?uence malsaine qu\u2019exerce l\u2019extrême droite sur la conversation nationale, de la même manière qu\u2019aux Pays-Bas, où se sont tenues des législatives la semaine dernière en présence du candidat de la droite radicale Geert Wilders.M.Mélenchon aura bien relevé la bêtise de Mme Le Pen quand elle a répété sa promesse d\u2019étendre la loi sur l\u2019interdiction du voile musulman à l\u2019école à tous les espaces publics, mais elle aura pu librement enfoncer le clou de ses politiques anti-immi- grants, fondement de sa popularité, sans que les autres candidats contestent ses propos \u2014 comme si, à la limite, dénoncer son intolérance en matière d\u2019immigration les exposait à perdre des votes.Une posture fort dérangeante.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Des avocats sans scrupule : scandaleux ! Honteux, immoral, anormal.Le reportage diffusé à l\u2019émission Enquête d\u2019ICI Radio- Canada nous a montré que des gens sans scrupule sont prêts à tout pour s\u2019enrichir au détriment des plus démunis.À Lac-Mégantic, c\u2019était la chasse à la signature auprès d\u2019hommes et de femmes qui venaient de subir les plus grands malheurs.Aucun délai, aucun deuil, aucune compassion : la cagnotte appartiendra aux plus rapides ! Et ces vautours savent y faire : ils flairent les victimes à des kilomètres à la ronde.Il semble qu\u2019ils étaient à l\u2019œuvre alors que les cendres fumaient encore.Aucun citoyen n\u2019est à blâmer pour avoir signé les papiers de ces carnassiers aux méthodes bien raffinées.Le recul nécessaire pour prendre la meilleure décision ne leur a pas été accordé.Le gouvernement fédéral doit agir, pour faire en sorte de protéger les Canadiens de ces escrocs.Interdire la signature de protocoles dans les jours ou semaines suivant une tragédie est une option à envisager.Cela ne redonnera pas les millions versés à cet intermédiaire douteux aux familles des victimes de la tragédie de Lac-Mégantic, mais peut-être le gouvernement pourrait-il ainsi au moins mieux protéger les Canadiens et Canadiennes dans l\u2019avenir.Luc Berthold, député de Mégantic-L\u2019Érable Le 20 mars 2017 L I B R E O P I N I O N Y V E S L A F R A M B O I S E Ethno-historien et auteur, Québec L e récent débat sur la présence d\u2019un crucifix dans le hall d\u2019entrée de l\u2019hôpital Saint-Sacre- ment à Québec a entraîné des déchirements publics quant au fait de le maintenir en place ou non.Plusieurs ont même remis en question le fait qu\u2019il soit, ou puisse être, considéré comme un objet patrimonial.Qu\u2019en est-il vraiment ?Situons d\u2019abord le contexte législatif lié au concept de patrimoine.Dans les dernières décennies au Québec, la compréhension de ce qu\u2019est notre patrimoine a évolué.Nous sommes passés de la notion de monument historique dans la décennie 1960, entendu au sens d\u2019édifice exceptionnel, à la notion de biens culturels dans la décennie 1980, notion plutôt liée à la culture matérielle d\u2019une société puis, tout récemment, à la notion de patrimoine culturel, notion plus large car englobant désormais la culture immatérielle, des personnages, des lieux et des événements.Cette notion plus large se trouve ainsi formulée dans cet énoncé du préambule de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec: « Elle [la Loi] définit le patrimoine culturel comme englobant non seulement les documents, immeubles, objets et sites patrimoniaux, mais également les paysages culturels patrimoniaux, le patrimoine immatériel et les personnages, lieux et événements historiques.» Actuellement, des opinions divergentes surgissent ici et là à propos de signes religieux matériels et de leur signification, ou non-significa- tion, religieuse.C\u2019est un débat stérile si on ne l\u2019aborde pas de la bonne façon.Qu\u2019il relève ou non du patrimoine, un crucifix conserve sa signification religieuse.Bien évidemment.Est-ce un motif pour l\u2019interdire dans un espace public qui serait par exemple, régi par la neutralité ou la laïcité ?Pas nécessairement.Le regard de la connaissance Ce n\u2019est pas l\u2019objet en lui-même et son utilisation qui déterminent s\u2019il est patrimonial ou non, religieux ou non.C\u2019est la relation que nous avons avec cet objet qui le détermine.On peut poser un regard essentiellement religieux sur un crucifix, mais on peut aussi poser le regard de la connaissance.Que signifie cet objet dans notre histoire, notre culture ?Qui en est l\u2019artiste ?Et ce regard qui est celui de la connaissance raisonnée (ou regard scientifique) n\u2019exclut pas nécessairement le regard de croyance.Il suffit, à titre d\u2019exemple, de rappeler l\u2019importance des cimetières dans le paysage urbain ou rural québécois, lieux si lourds de symbolique et de culture.Les préoccupations d\u2019une société envers ses morts, les croyances religieuses, et même l\u2019évolution des techniques, les progrès scientifiques, les mouvements architecturaux, les contraintes urbanistiques et juridiques, tout cela se retrouve dans un même lieu de mémoire et peut faire l\u2019objet d\u2019une interprétation, d\u2019une explication portant sur le signifiant culturel.Au Québec des cimetières ont un statut patrimonial.De même, le crucifix ou tout autre objet religieux \u2014 nous pourrions aussi parler de calvaires et de croix de chemin dans le paysage rural \u2014 peuvent être considérés comme objets patrimoniaux et par conséquent faire l\u2019objet d\u2019une démarche de connaissance, à condition d\u2019une présentation matérielle conséquente par leur propriétaire.Dans ce dernier cas, le lieu et la présentation indiqueront au spectateur comment l\u2019objet est perçu par l\u2019institution qui en est la propriétaire.Un lieu accessible à tous, pas nécessairement un musée, sera indiqué.L\u2019interprétation historique de l\u2019objet requerra un ou des textes explicatifs, des photos d\u2019époque, quelquefois une carte géographique, et peut-être d\u2019autres documents.Présenté de cette façon par une institution, l\u2019objet religieux acquerra ainsi son statut d\u2019objet culturel, d\u2019élément de patrimoine, et verra sa signification historique expliquée.La notion de patrimoine culturel telle qu\u2019elle est définie par la Loi sur le patrimoine culturel est large et englobante.Elle inclut bien évidemment le patrimoine immobilier, mais aussi les emblèmes et toponymes (d\u2019ailleurs visés par l\u2019article 13 de l\u2019actuel projet de loi n° 62) et reconnaît leur présence dans notre société parce que partie intégrante de notre patrimoine.De plus, elle comprend le patrimoine immatériel, ce qui inclut les savoirs traditionnels, les coutumes et les traditions.Si la dimension patrimoniale du crucifix fait actuellement débat, qu\u2019en sera-t-il des coutumes et traditions?Car des coutumes, particulièrement celles religieuses ou inspirées de notre passé religieux, pourraient aussi faire débat bientôt, alors qu\u2019elles sont partie intégrante de notre patrimoine immatériel, comme le prévoit la Loi sur le patrimoine culturel et faire l\u2019objet d\u2019une reconnaissance légale, en vertu de pouvoirs municipaux ou provinciaux.Alors que le débat continue sur la question du crucifix, des questions encore plus complexes que cette dernière sont donc à prévoir dans un avenir pas si lointain.Les antagonistes impliqués auront avantage à utiliser un discours clair tenant compte de toutes les facettes légales, historiques et culturelles de ces questions.Signe religieux ou patrimoine culturel ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Laurent Laplante, le professeur Laurent Laplante, Comme votre écriture m\u2019a manqué depuis que vous avez cessé de publier votre «Dixit\u2026».Elle me manquera désormais à jamais.Je suis né en 1954.Rien qu\u2019un de ces foutus baby-boomers, quoi ! Dans le cadre d\u2019un retour aux études après moult années de travail, j\u2019ai eu le plaisir d\u2019assister à vos cours de journalisme à l\u2019Université Laval.Mais aussi et surtout aux discussions d\u2019après-cours avec quelques-uns d\u2019entre nous, étudiants.Comme vous aimiez cela ! Je vous soupçonne d\u2019ailleurs d\u2019avoir préféré ces séances, où vous nous imitiez si magistralement Jean Lesage (ou était-ce Daniel Johnson?), à votre enseignement.Le journaliste que j\u2019avais suivi en tant qu\u2019adolescent politisé, au Devoir, au Jour, à L\u2019Action, au Soleil, était devant nous pour ce qui devait devenir de vénérables moments\u2026 en tout cas pour moi.Écrire comme vous le faisiez nécessitait une grande culture économique, politique et culturelle.Et tout cela dans un style foudroyant, où vous pouviez nous amener où vous vouliez pour asséner l\u2019uppercut final à nos jérémiades de jeunes adultes.Combien de fois n\u2019avez-vous pas démontré votre grande capacité à faire le lien entre tous ces écheveaux sociaux, pour nous aider à mieux comprendre notre monde?Votre vision de la présence et de la place qu\u2019occupait le Québec dans ce monde était aussi bien accrochée aux FAITS.Vous deviez être bien triste de voir comment évoluait cette NOUVELLE VÉRITÉ, et de la façon dont les citoyens se font berner.Merci pour tout, monsieur Laplante, bon repos.Pierre Aubry Québec, le 17 mars 2017 Misérable, Air Canada, misérable ! Air Canada se fout complètement de nous.Le 17 mars dernier, dans la zone pré-embarquement avant le vol Rome- Montréal, une employée d\u2019Air Canada a livré les annonces et les instructions en italien et en anglais seulement et, durant le vol, on nous a servi un Chicken Fajita de marque Monty\u2019s Bakehouse, confectionné en Grande-Bretagne avec du poulet provenant du Brésil ! Le pire, c\u2019est que les informations qui paraissent sur l\u2019emballage de ce produit sont unilingues anglais, donc seuls les anglophones ont accès à la liste des ingrédients, à l\u2019étiquette d\u2019alerte pour allergies et aux informations nutritionnelles, ce qui pour certaines personnes pourrait s\u2019avérer fort dangereux.Quand le Commissariat aux langues officielles et le gouvernement Trudeau vont-ils enfin décider de mettre ce transporteur au pas?Gilles Marleau Orléans, Ontario, le 20 mars 2017 DÉBAT PRÉSIDENTIEL FRANÇAIS Une classe politique décomposée E GUY TAILLEFER L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).L es accusations fusent toujours.Une semaine après le « cafouillage » du siècle, lors de la tempête qui a causé six morts au Québec, les ministres du Transport et de la Sécurité, les responsables à la SQ (pour ne rien dire de l\u2019agent qui ne serait jamais sorti de son autopatrouille), les chargés du déneigement, les camionneurs qui ont supposément joué les mauvais citoyens et, bien sûr, tous ceux qui ont regardé leurs petits écrans pendant des heures sans rien dire\u2026 tous sont montrés du doigt.Comment a-t-on pu manquer si cruellement de jugement ?La question se pose.Mais ne manque-t-il pas un coupable à ce pilori ?Les changements climatiques.Bien sûr, lorsqu\u2019il s\u2019agit de météo, difficile de jurer qu\u2019un dérèglement inusité de la nature est en cause.La revanche de l\u2019hiver, on connaît ça, après tout.Il faudrait une accumulation de données pour pouvoir prouver que les fainéants ne sont pas seulement ceux qu\u2019on pense.Ce qu\u2019on sait, par contre, c\u2019est que les changements climatiques ne font pas que réchauffer l\u2019atmosphère.Ils favorisent également « les phénomènes météo extrêmes à travers le monde ».Pensons à la vague de chaleur en Europe en 2003 (70 000 mor ts), à l\u2019ouragan Katrina en 2005 (1836 mor ts), à la sécheresse en Afrique en 2011 (258 000 morts), aux inondations au Pérou pas plus tard qu\u2019avant-hier (75 morts).Bien qu\u2019ils fussent décidément moins mortels, le Québec a aussi connu des phénomènes extrêmes, particulièrement en hiver.La tempête de verglas de 1998, l\u2019accumulation record de neige de 2007-2008, l\u2019hiver particulièrement clément de 2011-2012 (comment oublier ces invraisemblables 24 degrés le 22 mars 2012?), les inondations en Montérégie la même année, l\u2019érosion soudaine des berges aux îles de la Madeleine en 2010\u2026 On peut d\u2019ailleurs remercier les dieux de la météo de ne pas faire davantage de morts au Québec, puisque l\u2019augmentation de la température est ici plus élevée qu\u2019ailleurs.Saviez-vous que la même concentration de gaz à effet de serre résulte, en sol québécois, en plus de degrés Celsius ?Selon les chercheurs qui ont réussi à établir un lien entre la production de GES et la hausse de température, « une augment a t i o n d \u2019 u n e t é r a t o n n e (1000 milliards de tonnes) de CO2 dans l\u2019atmosphère se traduit par une hausse de 3 degrés Celsius au Québec, alors que la moyenne mondiale est de 1,7 degré Celsius ».Pourquoi ?À cause de notre proximité avec l\u2019Arctique, qui se réchauffe beaucoup plus vite qu\u2019ailleurs, la disparition des glaces ne faisant plus écran aux rayons du soleil.Ce qui nous amène à ceux qui «dormaient au gaz » la nuit du 14 mars 2017.De toute évidence, ils n\u2019étaient pas seuls.Malgré une ac- cointance profonde avec notre pays l\u2019hiver, la majorité d\u2019entre nous ronflions sur le dos, dorlotés par une saison sans grand froid ni grand neige, exceptionnelle encore une fois \u2014 un phénomène qui a été encore plus marqué chez nos voisins.À Chicago, une ville pour tant connue pour ses hivers difficiles, il n\u2019y a eu aucune chute de neige en janvier et février cette année.Du jamais vu en 146 ans.Insouciance généralisée, donc, créée par une situation inusitée.C\u2019est le premier facteur à mettre dans l\u2019équation.Deuxièmement, la tempête s\u2019est avérée être un blizzard.Des vents atteignant « parfois 100 kilomètres à l\u2019heure » ne font pas exactement partie de l\u2019inconscient collectif, de ce à quoi on s\u2019attend quand on nous annonce une tempête de neige.Comment expliquer la mort de deux hommes relativement jeunes autrement ?Morts, non pas dans un fossé, non pas happés par une souffleuse, mais assis dans leur camionnette dans la rue principale de leur village ! Le temps de se rendre compte qu\u2019ils étaient en train de se faire ensevelir vivants et il était trop tard.«Ça fait 37 ans que je reste ici, dit une résidente à Radio-Canada, c\u2019est vraiment la première fois que je vois un gros vent comme ça.On ne voyait pas le garage en avant.Le vent était déchaîné.» Les dérèglements climatiques ont donc très probablement participé au dérapage de la semaine dernière.Les désignés coupables n\u2019en sortent pas blanchis pour autant.Tout le contraire.Au-delà de la bêtise du fonctionnaire, de l\u2019irresponsabilité du ministre, de l\u2019égoïsme du camionneur, le comportement véritablement scandaleux n\u2019est-il pas plutôt celui des gouvernements qui, en ne respectant pas leurs promesses de réduction de CO2, en n\u2019investissant pas suffisamment dans l\u2019énergie verte, en ne croyant pas (vraiment) qu\u2019il est possible de bâtir un autre type d\u2019économie, tiennent en otage, non pas quelques centaines d\u2019automobilistes, mais la population tout entière?fpelletier@ledevoir.com Dormir au gaz FRANCINE PELLETIER S T É P H A N E P A Q U I N Professeur titulaire à l\u2019École nationale d\u2019administration publique ans l\u2019opinion publique et dans une par tie de la recherche universitaire, il est avancé que la social-démocratie est menacée par la mondialisation et la concurrence mondiale.On dit, plus ou moins explicitement, que les ré - gimes sociaux-démocrates, qui auraient connu leur apogée dans les années 1960- 1970, sont aujourd\u2019hui en déclin en raison de l\u2019ouverture progressive des marchés et de la libéralisation dans le secteur financier.La croissance très importante des inégalités de revenu, lesquelles atteignent dans plusieurs pays de l\u2019OCDE des niveaux sans précédent, tend à confirmer cette tendance.Depuis plusieurs années déjà, de nombreux chercheurs et organisations internationales ont alerté l\u2019opinion publique devant la croissance des inégalités.L\u2019OCDE tout comme le FMI se sont même inquiétés de la hausse des inégalités pour les perspectives de croissance mondiale.Selon l\u2019OCDE, les inégalités pénalisent la croissance, ce qui a pour effet de ralentir la mobilité sociale.En règle générale, dans les pays de l\u2019OCDE, il n\u2019est pas seulement question de pauvreté, mais aussi d\u2019un décrochage de 40 % des plus pauvres.L\u2019enjeu est ainsi fondamental.La Suède, qui est toujours, en Occident, un modèle de référence en matière de social-démocratie et d\u2019État providence, s\u2019en tire, en termes relatifs, plutôt bien au chapitre des inégalités de revenus et du taux de pauvreté, même s\u2019il est vrai qu\u2019elle connaît une hausse des inégalités depuis les années 1990.La Suède fait globalement mieux dans ces domaines que la France, que l\u2019Allemagne, que le Canada, que la moyenne des pays de l\u2019OCDE, et bien entendu que les cancres que sont la Grande-Bretagne et les États-Unis.Elle réussit cet exploit tout en maintenant une forte croissance.En 2015, son taux de croissance a même atteint un insolite 4,1%, soit près du double du taux du Québec.Est-ce parce que la Suède est largement à l\u2019abri de la concurrence mondiale qu\u2019elle arrive à mieux résister à la tendance mondiale ?S\u2019op- pose-t-elle aux grands accords commerciaux ?Est-elle réfractaire à la mondialisation?Libéralisation des échanges Dans les faits, la Suède est historiquement favorable aux processus de libéralisation des échanges.Elle soutient fortement l\u2019ouverture des marchés, mais tout en insistant sur l\u2019importance de maintenir un très important système de protection sociale.C\u2019est parce qu\u2019il existe toujours un consensus en Suède sur cette façon de procéder que le pays est l\u2019un des plus généreux États providences au monde.Les dépenses sociales en Suède sont même, de nos jours, plus importantes qu\u2019en 1960 ou 1970, c\u2019est-à-dire à l\u2019époque de l\u2019apogée présumée du modèle suédois.Le consensus en Suède est que ce n\u2019est pas au travailleur de payer le prix de l\u2019ajustement des entreprises à la concurrence mondiale, mais à la société tout entière.En effet, pour la majorité des Suédois, la meilleure façon d\u2019affronter la concurrence mondiale consiste à faire jouer les mécanismes de solidarité sociale plutôt que de faire porter le poids de la mondialisation sur les plus vulnérables de la société.Depuis les années 1950, avec l\u2019introduction du modèle Rehn-Meidner, les syndicats en Suède concentrent leurs efforts sur l\u2019obtention de bons salaires et de bonnes conditions de travail tout en ayant une préoccupation fondamentale pour maintenir la compétitivité globale des entreprises.Ce «pragmatisme à la scandinave» s\u2019explique par le fait que les leaders syndicaux sont conscients de ce qui fait vivre les travailleurs.Le pragmatisme suédois va encore plus loin.Depuis déjà plusieurs décennies, les Suédois acceptent l\u2019idée que leur pays ne peut pas être compétitif avec de vieilles usines ou des méthodes d\u2019une autre époque.Les Suédois \u2014 syndicats en tête \u2014 acceptent donc que les industries ou entreprises qui ne sont plus concurrentielles disparaissent.Il est admis que l\u2019État ne vienne pas à la rescousse des canards boiteux, mais multiplie plutôt les efforts de formation et de requalification de la main-d\u2019œuvre.De cette façon, les entreprises les plus compétitives vont avoir accès à un nouveau bassin de main-d\u2019œu- vre bien formée, ce qui renforcera davantage leur compétitivité sur les marchés mondiaux.La Suède s\u2019inquiète même des discours protectionnistes qui cherchent à ériger des barrières commerciales.Les politiciens suédois, mais également les dirigeants des grandes centrales syndicales, ont généralement une perception positive de la mondialisation des marchés.Comme l\u2019a souligné Karl-Petter Thorwaldsson, le président de la plus importante centrale syndicale de Suède, LO, dans le contexte des manifestations en Europe au sujet de l\u2019accord commercial entre le Canada et l\u2019Union européenne, « l\u2019AECG va ouvrir de nouveaux marchés et entraîner de nouveaux investissements.Des emplois seront créés ».Les fondements de ce pragmatisme sont bien simples : une petite économie de près de 10 millions d\u2019habitants ne peut atteindre ce niveau de prospérité sans exporter une grande partie de sa production et de ses services.Les exportations en Suède correspondent à 44 % de son PIB, ce qui est très élevé.Le pays se classe au 6e rang à l\u2019échelle mondiale pour ce qui est de la compétitivité, et son taux d\u2019activité est parmi les plus élevés de la planète, à 82 %.Pour les Suédois, la mondialisation est la condition de leur prospérité ; c\u2019est elle qui a permis la mise sur pied de l\u2019État providence.Une perspective, reconnais- sons-le, bien différente du trumpisme ambiant ! Pour en savoir plus : conférence ce mercredi, 22 mars 2017, à 18 h, à l\u2019ENAP, à Montréal, de Marie-France Raynault et Stéphane Paquin sur le développement durable et la richesse dans les pays scandinaves (www.geriq.com) MONDIALISATION ET SOCIAL-DÉMOCRATIE Le pragmatisme suédois S T É P H A N E F O R G E T Président-directeur général, Fédération des chambres de commerce du Québec a volonté de moderniser et de réformer la Loi sur la qualité de l\u2019environnement exprimée par le projet de loi 102 a été bien reçue, tant par les environnementalistes que par les associations patronales.Il était temps de modifier en profondeur le régime de protection de l\u2019environnement, vieux de quarante ans.L\u2019idée maîtresse n\u2019étant pas de réduire les standards et les exigences en matière environnementale, mais plutôt de saisir l\u2019occasion de faire coïncider l\u2019amélioration de la qualité de l\u2019environnement et le développement économique.Suivant les principes du développement durable, il doit y avoir un juste équilibre entre la croissance économique, la dimension sociale et la protection de l\u2019environnement.À cet égard, nous soutenons les principes du projet de loi évoqués par le ministre de l\u2019Environnement visant la diminution et la simplification des délais de traitement des dossiers, en plus de rendre le régime d\u2019autorisation environnementale plus clair, prévisible et efficace.Or, de nouveaux amendements déposés il y a quelques semaines s\u2019attaquent aux fondements mêmes des principes exprimés par le ministre et nous font craindre une complexification, voire une judiciarisation des demandes d\u2019autorisation.Renverser le fardeau de la preuve Nous appuyons le principe de recherche de la transparence dans les processus d\u2019évaluation environnementale.Nous sommes toutefois d\u2019avis que la transparence ne doit pas compromettre la protection des renseignements confidentiels.Le ministre semblait avoir compris qu\u2019il ne fallait pas porter ombrage aux articles de la Loi sur l\u2019accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, qui demeurent essentiels à la protection des renseignements confidentiels et des secrets industriels.À la suite de notre intervention, un amendement a été proposé qui nous apparaissait juste et équitable.Or nous avons été très étonnés d\u2019apprendre la volte-face du ministre de l\u2019Environnement, qui a introduit deux amendements subséquents au projet de loi qui remettent en cause cette protection et rétablissent les dispositions originales contenues dans ce dernier.Nous sommes d\u2019accord avec le principe du droit public à l\u2019information de nature environnementale et sur l\u2019accroissement des mesures d\u2019accès à l\u2019information dans les conditions d\u2019autorisation d\u2019un projet, mais tout autant de la protection des renseignements professionnels.Ce que propose le ministre, c\u2019est de renverser le fardeau de la preuve entièrement sur les entreprises, qui devront dorénavant justifier la par ticularité des renseignements qu\u2019elles considèrent comme confidentiels du point de vue commercial et ne se qualifiant pas à la divulgation publique.Si le ministre ne partage pas le point de vue de l\u2019entreprise, cette dernière n\u2019aura d\u2019autre choix que de se tourner vers les tribunaux dans l\u2019espoir que ces derniers reconnaissent la protection dont doivent bénéficier certaines données jugées délicates à la divulgation publique, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes.Dès lors, il n\u2019est pas difficile d\u2019imaginer le climat de méfiance dans lequel les demandes d\u2019autorisations environnementales seront faites ou analysées.Il nous apparaît assez clair que ces amendements sont un recul important et fragilisent les fondements mêmes du projet de loi 102 qui, rappelons-le, visent la diminution et la simplification des délais de traitement des dossiers et la modernisation du régime d\u2019autorisation environnementale.Tout ceci génère de l\u2019incertitude qui va directement à l\u2019encontre de l\u2019objectif de créer un régime prévisible.Un tel climat de méfiance pourrait avoir des conséquences négatives sur le développement économique du Québec, car les promoteurs seront réticents à soumettre des projets s\u2019ils craignent que des informations confidentielles soient divulguées dans le cadre du processus d\u2019évaluation environnemental.Alors que le gouvernement du Québec fait du principe de l\u2019allégement réglementaire une pierre angulaire de son plan d\u2019action économique, il a tout intérêt à examiner les nouvelles dispositions du projet de loi 102, qui, selon nous, vont à l\u2019encontre des objectifs gouvernementaux en cette matière.ENVIRONNEMENT Le principe du projet de loi 102 doit être respecté Il n\u2019est pas difficile d\u2019imaginer le climat de méfiance dans lequel les demandes d\u2019autorisations environnementales seront faites ou analysées « » D L ANNA BRYUKHANOVA GETTY IMAGES Scène de vie à Stockholm.La Suède, qui est toujours, en Occident, un modèle de référence en matière de social-démocratie et d\u2019État providence, s\u2019en tire plutôt bien au chapitre des inégalités de revenus et du taux de pauvreté, écrit l\u2019auteur.Les dérèglements climatiques ont très probablement participé au dérapage de la semaine dernière L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 2 M A R S 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Lamfalussy (La Libre Belgique) et Jean-Pierre Martin (RTL Belgique) avaient le nom Molen- beek écrit en majuscules dans leur calepin.«De retour de reportage, de nombreuses filières islamistes nous ramenaient chaque fois à Molen- beek », dit Lamfalussy, qui publie ces jours-ci, avec Jean-Pierre Martin, Molenbeek-sur-Djihad (Grasset).« Peut-être, dit-il, que ce regard de journaliste international nous donne la possibilité de mieux comprendre et une certaine liberté de ton.Les journalistes qui couvrent la politique nationale sont tellement proches des intérêts et de la politique belges.Nous, on n\u2019a pas hésité à mettre les pieds dans les plats.» La boîte de Pandore Pour comprendre ce qui va fabriquer ce creuset du djihadisme, il faut remonter à la visite du roi Fayçal d\u2019Arabie saoudite à Bruxelles, le 29 mai 1967.«C\u2019est là qu\u2019on lui a remis les clés de la spiritualité d\u2019une partie de l\u2019immigration belge, dit Jean-Pierre Martin.Contrairement à la France, nous n\u2019avions pas de connaissance du monde arabe.Les responsables étaient assez démunis devant ces nouveaux arrivants.Lorsque l\u2019Arabie saoudite a proposé de s\u2019en occuper avec ses pétrodollars, on leur a refilé le bébé sans se rendre compte qu\u2019on ouvrait une véritable boîte de Pandore.» L\u2019Arabie saoudite venait alors de créer sa ligue islamique mondiale, véritable machine à propager le wahhabisme.En Belgique, il a fallu attendre 1974 pour qu\u2019on reconnaisse la religion musulmane.Pendant ce temps, un islam de plus en plus orthodoxe a remplacé l\u2019islam paisible des premiers arrivants.«C\u2019est cette dérive religieuse que nous n\u2019avons pas su maîtriser », dit Jean-Pierre Martin.En 1991, on tentera de créer un exécutif chargé de gérer le culte musulman.Mais les bisbilles internes et les tentatives d\u2019infiltration par les Turcs ou les Frères musulmans vont compliquer les choses, dit Lamfalussy.« Dans ce vide se sont épanouis des groupes radicaux comme les Tabligh pakistanais ou les Frères musulmans arrivés de Syrie via l\u2019Allemagne après le massacre de Hama en 1982.» Le clientélisme des élus C\u2019est ainsi que la vieille zone industrielle de Molenbeek deviendra un creuset du radicalisme.L\u2019irruption des banlieues françaises au milieu des années 1990 va provoquer une prise de conscience de l\u2019identité arabo-musulmane, dit Jean-Pierre Martin.«C\u2019est sur cette revendication identitaire que se greffera la puissance de l\u2019Arabie saoudite.Dans la deuxième moitié des années 1990, on assistera à la montée en puissance de l\u2019islamisme, que ce soit à travers les sa- lafistes, les Tabligh ou les Frères musulmans.À la tête du Centre islamique belge, le célèbre Cheikh Bassam envoie alors les premiers djiha- distes en Afghanistan.» Dès la fin des années 1980, dit Christophe Lamfalussy «des imams expliqueront aux Marocains que, s\u2019ils ont perdu leur travail dans les charbonnages ou l\u2019industrie textile, c\u2019est parce qu\u2019ils ont été punis par Dieu.Tout un discours religieux moralisateur et très identitaire va s\u2019installer».Cet islamisme n\u2019aurait pas prospéré sans le clienté- lisme, dit-il.«Les bourgmestres [les maires] ne savaient pas quoi faire avec les jeunes Marocains.Ils les ont confiés à ceux qu\u2019on appelait alors \"les grands frères\".Ils se sont déchargés du problème sur les imams en échange des votes de la communauté.Le Parti socialiste y a vite vu son intérêt.Les autres partis ont d\u2019ailleurs suivi.» Autour de ces imams, souvent radicaux, va proliférer toute une vie sociale, des emplois, des logements sociaux et une myriade d\u2019associations derrière lesquelles pouvaient facilement se dissimuler des mouvements clandestins.À Molenbeek, il y a eu jusqu\u2019à 1500 associations sans but lucratif au statut souvent très vague.Près d\u2019une centaine sont aujourd\u2019hui devant les tribunaux.Quelle «déradicalisation»?En avril 2016, le Parlement fédéral crée une Commission d\u2019enquête qui remettra son rappor t en avril.Parmi les questions abordées, on trouve celle de la déradicalisation.« À ce sujet, dit Jean-Pierre Mar tin, on s\u2019est inspiré du modèle québécois.Jusqu\u2019à présent, on sait que ça coûte cher, mais on ne voit pas trop les résultats.» Christophe Lamfalussy demeure sceptique sur la possibilité de « déradicaliser » ces militants islamistes.« On ne peut pas forcer quelqu\u2019un à changer d\u2019idéologie.Dans les années 1980, des milices d\u2019extrême gauche ont commis des attentats.Les gens qui ont été condamnés ont heureusement renoncé à la violence.Mais ils n\u2019ont pas vraiment changé d\u2019idée en sortant de prison.» Le 8 décembre dernier, la veuve de l\u2019assas- s in du commandant Massoud, Mal ika El Aroud, est sortie de prison.Si elle a probablement renoncé à la violence, dit Jean-Pierre Mar tin, « dix ans de prison ne l\u2019ont pas fait changer d\u2019idée.Elle vit toujours avec l\u2019auréole de son mari kamikaze ».Jean-Pierre Martin s\u2019inquiète des 120 Belges qui sont toujours en Syrie, et notamment des enfants.«Avec la prise de Mossoul, on découvre à quel point leur embrigadement était coercitif.Quand ils reviendront, ils ne seront pas nécessairement remplis de bonnes intentions.Nous, on a d\u2019abord écrit ce livre pour comprendre.On a voulu casser le déni.Arrêter de ne pas voir.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DJIHADISME MDDELCC.Le ministère lui a répondu que seuls les «exploitants municipaux» des stations d\u2019épuration auront accès au système SOMAEU.Dans une lettre transmise au Devoir et disponible sur nos plateformes numériques, la Fondation Rivières dénonce ce recul en matière d\u2019accès à l\u2019information.« Ces données permettaient de repérer, de comprendre et d\u2019identifier les sources de pollution, de vérifier si la performance des stations d\u2019épuration respecte les exigences, de comptabiliser et de localiser les fameux débordements d\u2019eaux usées, d\u2019identifier les problèmes d\u2019opération, de connaître les polluants qui subsistent malgré le traitement des eaux, et tout cela pour chaque mois de l\u2019année », y souligne son porte-parole, l\u2019acteur Roy Dupuis.Marie-Claude Leclerc a tenté d\u2019obtenir des réponses de la part du MDDELCC et du cabinet du ministre David Heurtel à plusieurs reprises depuis que la transition du système d\u2019un ministère à un autre est prévue.Ses premières démarches remontent au mois d\u2019août 2015, souligne-t-elle.Mais à quelques jours de l\u2019échéance, c\u2019est toujours le silence radio.«Nous n\u2019avons pas de développements sur le sujet.» La directrice générale du ROBVQ juge la situation d\u2019autant plus « étonnante» que l\u2019organisme est reconnu par le ministère comme « l\u2019interlocuteur privilégié pour la mise en place de la gestion intégrée de l\u2019eau par bassin versant au Québec».«Les organismes de bassins versants sont mandatés par le gouvernement pour faire de la gouvernance de l\u2019eau, explique-t-elle.Donc, on mandate un groupe, mais on ne lui donne pas accès aux données nécessaires pour faire son travail.C\u2019est quand même par ticulier.» Le Québec compte 40 organismes de bassins versants.Ceux-ci utilisent constamment les données du système de suivi des ouvrages d\u2019assainissements.Le ROBVQ a d\u2019ailleurs transmis au Devoir une longue liste d\u2019exemples où ces données ont permis de constater des problèmes environnementaux ou des éléments problématiques à surveiller.Demandes d\u2019accès Selon Mme Leclerc, le fait de ne plus avoir accès aux informations en continu compliquera grandement le travail des organismes de bassins versants.À titre d\u2019exemple, celui qui est responsable de la rivière Saint-François compte pas moins de 50 municipalités sur le cours de cette rivière.« Ce comité devra faire 50 demandes pour avoir la même information qu\u2019il peut obtenir actuellement en un clic sur un site Web, souligne-t-elle.Les municipalités vont recevoir des tonnes de demandes d\u2019informations.» Pour la Fondation Rivières, la nouvelle donne imposée par le gouvernement Couillard constitue «un obstacle administratif quasi infranchissable » .« Comme on fait des por traits pour chaque rivière, il faudrait faire une demande d\u2019accès à l\u2019information chaque mois, et à chaque municipalité, en plus d\u2019assurer le suivi.Ce n\u2019est pas viable.Nous ne ferons jamais cela», fait valoir Alain Saladzius.Dans une réponse transmise en début de soirée, le MDDELCC confirme que l\u2019accès au nouveau système SOMAEU est réservé aux exploitants municipaux des ouvrages d\u2019assainissement des eaux usées.Le ministre promet toutefois que « les données colligées à partir du système SOMAEU seront publiques et accessibles à par tir du site Web du MDDELCC lorsque ces dernières seront of ficielles, c\u2019est-à-dire lorsque l\u2019exploitant municipal aura transmis son rapport annuel au ministère».On ne précise toutefois pas quels seront les délais avant la publication de ces données, qui ne seront plus rendues publiques sur une base mensuelle.Qui plus est, au cours des dernières années, plusieurs «avis de non-conformité» ont été donnés par le MDDELCC en raison de retards dans la transmission des rapports annuels pour les ouvrages municipaux d\u2019assainissement.Par ailleurs, les données qui sont toujours disponibles à l\u2019heure actuelle sur le Web pour les années antérieures seront supprimées en date du 1er avril.Le gouvernement invite les municipalités à sauvegarder les documents «pertinents ».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ACCÈS Le ministère des Transports a précisé au Devoir qu\u2019il mène actuellement, de concert avec le ministère de la Sécurité publique, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), sa propre analyse de la situation et de la menace.Sans indiquer de date précise, M.Gar- neau a affirmé que ce dossier était maintenant une priorité et qu\u2019une décision serait rendue publique rapidement.Si le Canada n\u2019est pas directement visé par la mesure, un ressortissant voyageant dans un des pays concernés devra forcément se plier à la réglementation.«L\u2019examen de renseignements indique que des groupes terroristes continuent de viser le transport aérien et cherchent de nouvelles méthodes pour perpétrer leurs attentats, comme dissimuler des explosifs dans des biens de consommation», a expliqué un des responsables américains mardi pour justifier la décision, sans pour autant préciser la nature des renseignements dont Washington dispose.Selon CNN, cette directive serait liée à une menace d\u2019al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), la branche du groupe djihadiste au Yémen.La chaîne ABC cite, elle, une source proche du renseignement qui évoque plutôt le groupe État islamique.Cette « mesure extrême » du gouvernement Trump pourrait suggérer l\u2019existence de réelles craintes d\u2019une attaque terroriste, d\u2019après Stéphanie Carvin, experte en sécurité nationale à l\u2019Université Carleton.« Il y a eu des antécédents, rappelle-t-elle.Le 2 février 2016, une bombe dissimulée dans un ordinateur portable a explosé dans un avion [un Airbus A321 de Daallo Airlines] qui partait de Somalie.» L\u2019attaque revendiquée par les islamistes somaliens shebab affiliés à al-Qaïda avait provoqué un trou d\u2019un mètre de diamètre dans le fuselage de l\u2019avion et tué le présumé responsable.L\u2019explosion aurait pu faire bien plus de morts si l\u2019engin n\u2019avait pas explosé juste après le décollage, au bout de 15 minutes de vol.Une opinion que partage Benoît Gagnon, directeur en cybersurveillance et sécurité de l\u2019information pour le Corps canadien des Commissionnaires.«Le Canada et le Royaume-Uni font partie des \"five eyes\", les pays de la grande surveillance électronique.On sait qu\u2019ils sont proches des États- Unis et qu\u2019ils se communiquent beaucoup d\u2019informations.C\u2019est donc logique que les alliés suivent.» Une mesure inutile?Plusieurs experts doutent toutefois de l\u2019efficacité de cette directive.«Al-Qaïda et le groupe État islamique sont partout dans le monde, pourquoi viser juste ces aéroports ?» se questionne Stephanie Carvin.Le gouvernement Trump ne fait que prévenir les potentiels terroristes avec cette annonce en grande pompe, croit de son côté Janine Krieber, professeure retraitée au Collège militaire royal de Saint-Jean.«Si j\u2019étais un terroriste, je ne partirais pas des pays visés, je prendrais des vols intérieurs, de Paris vers Montréal puis les États-Unis, qui sont considérés comme des vols peu risqués.» Aux yeux de Benoît Gagnon, les personnes désirant commettre un attentat doubleront d\u2019imagination et trouveront une faille dans le système.«Ils utiliseront quelque chose de plus complexe, ou au contraire, si simple que ça va échapper à la sécurité.Les terroristes nous habituent à penser l\u2019impensable et à réussir l\u2019impossible.» Il estime qu\u2019il faudrait renforcer la sécurité dans les aéroports plutôt que dans les avions.«C\u2019est devenu tellement difficile de s\u2019attaquer directement à un avion que les terroristes visent davantage les aéroports.On l\u2019a vu avec Bruxelles.» La nouvelle mesure pourrait même avoir un effet inverse, selon lui, puisque les bagages en cabine sont plus surveillés que ceux en soute.Les batteries de certains ordinateurs portables peuvent s\u2019enflammer, ce qui est plus facilement détectable lorsque l\u2019appareil est en cabine.Un geste symbolique D\u2019après Mme Krieber, interdire les appareils électroniques est avant tout symbolique.« On veut montrer aux gens qu\u2019on fait quelque chose, on rassure les voyageurs.Mais la sécurité totale n\u2019existe pas.» Elle ne serait pas surprise de voir les systèmes de contrôle dans les aéroports se renforcer encore plus dans les prochaines années.«Il se peut qu\u2019un jour on nous interdise carrément tout, aucun bagage en cabine, rien.Et personne ne va contester, car on veut juste prendre notre avion.» Aucune échéance n\u2019a été pour le moment dévoilée par les autorités.Si toutefois les mesures n\u2019étaient pas respectées, Washington empêchera les compagnies aériennes concernées de voler vers les États-Unis.Cette restriction s\u2019inscrit dans un contexte de durcissement de la politique migratoire aux États-Unis, depuis l\u2019entrée en fonction du président Donald Trump le 20 janvier dernier.Ce dernier tente depuis plusieurs semaines de faire passer son décret interdisant l\u2019entrée sur son territoire aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, ainsi qu\u2019aux réfugiés.Le décret a été une première fois bloqué par des juges fédéraux en janvier.Sa version corrigée a subi le même sort il y a quelques semaines.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TERRORISME GRASSET Les auteurs de Molenbeek-sur-Djihad, Jean-Pierre Martin et Christophe Lamfalussy ISTOCK Les données recueillies par les municipalités permettent à des organismes comme la Fondation Rivières de vérifier si, par exemple, les stations d\u2019épuration respectent les exigences."]
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