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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-06-23, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 1 4 0 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Week-end \u203a L\u2019histoire au temps de la techno.Le Village invisible propose un nouveau circuit nocturne interactif à Drummondville.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 8 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Zeitgeist Un 23 juin sur Terre Page B 10 Sears Canada élimine 2900 emplois Page A 7 Amor Ft ouhi voulait acheter une arme à feu Page A 3 L I S A - M A R I E G E R V A I S P our pallier la baisse de clientèle dans les cé- geps francophones, le collège Bois-de-Bou- logne envisage d\u2019offrir un diplôme d\u2019études collégiales (DEC) bilingue en science de la nature conjointement avec le collège Dawson, a appris Le Devoir.Ce projet pilote, qui pourrait être implanté dès 2018, permettra à deux cohortes de quarante étudiants chacune de suivre la moitié de leurs cours en anglais, et l\u2019autre, en français.«C\u2019est une idée de Bois-de-Boulogne et on l\u2019a trouvée intéressante», a indiqué Raymond Bourgeois, directeur adjoint des études au collège Dawson.«Ça donne aux étudiants le choix d\u2019étudier dans les deux langues et d\u2019être fonctionnels au Québec dans les deux langues, ce qui est un avantage pour tout le monde.» Les statistiques des admissions sont sans équivoque: les cégeps francophones de l\u2019île de Montréal sont en baisse de clientèle, alors que les cé- geps anglophones, comme Dawson, sont au maximum de leur capacité et croulent sous la demande.Selon un compte rendu d\u2019une rencontre que nous avons obtenu, l\u2019entente permettrait au collège Bois-de-Boulogne (BdeB) d\u2019attirer des étudiants, surtout dans ses cours de biologie et chimie, qui sont dégarnis, avec une offre plus diversifiée qui leur donnerait l\u2019occasion de parfaire leur anglais.Elle ouvrirait aussi le cégep aux étudiants étrangers et donnerait « la possibilité d\u2019établir des passerelles avec les universités anglophones», Un DEC bilingue pour séduire les étudiants francophones Les collèges Dawson et Bois-de-Boulogne envisagent d\u2019offrir un programme commun offert dans les deux langues RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Mathieu Rioux travaille sur la même toile depuis 23 ans, et elle n\u2019est pas terminée.I S A B E L L E P A R É D es chercheurs de l\u2019Université McGill et du SickKids de Toronto ont trouvé la faille de bactéries responsables de plus de 1000 morts par année dans les hôpitaux du Québec.Ils ont réussi à traiter des souris infectées en ciblant une enzyme qui permet de détruire les biofilms qui tiennent lieu d\u2019armure à plusieurs de ces bactéries résistantes.Cette découverte pourrait un jour mettre fin à la course infernale vers des antibiotiques toujours plus puissants.C\u2019est du moins l\u2019espoir que caressent les Dr Don Sheppard, directeur de la division des maladies infectieuses au CUSM, et Lynne Howell, chercheuse du Programme de recherche de médecine moléculaire du SickKids à Toronto, qui collaborent depuis quatre ans afin de trouver une nouvelle façon de combattre ces pathogènes qui demeurent l\u2019un des pires fléaux en milieu hospitalier, provoquant infections et maladies.Une faille dans l\u2019armure de certaines bactéries Cette découverte pourrait mettre fin un jour à la course aux antibiotiques toujours plus puissants I S A B E L L E P O R T E R à Québec D epuis 23 ans, Mathieu Rioux peint un à un les grands penseurs et artistes de notre monde sur une fresque qui fait maintenant 17 mètres de long.Une œuvre qui l\u2019a suivi de ses années de junkie en Europe jusque dans sa nouvelle vie plus stable à Québec, et qu\u2019il expose pour la première fois au complet.«Tu connais Raphaël, l\u2019École d\u2019Athènes?[\u2026] C\u2019est ça que je voudrais faire», expliquait- il lors d\u2019une rencontre récemment.Le hic, c\u2019est qu\u2019il voulait partir d\u2019aujourd\u2019hui pour reculer dans le temps jusqu\u2019aux Grecs, justement.Or il a à peine commencé le XIXe\u2026 «C\u2019est comme ça, l\u2019art, ça te tombe dessus.Je suis prisonnier de ce projet, mais c\u2019est correct, je l\u2019accepte», résume-t-il, rieur.Divisée en plus de 60 panneaux, sa fresque est constituée de centaines et de centaines de personnages : Louis-Ferdinand Céline, Blaise Cendras, le Marquis de Sade, Marcel Proust, Virginia Woolf, Picasso, Pasolini, Coltrane, etc.«Dans le fond, je peins une bibliothèque, sauf qu\u2019au lieu de peindre le livre, je peins l\u2019auteur.» Certains panneaux sont plus denses et plus épais que les autres.Ce sont les toiles qu\u2019il traînait en voyage et dont il rationnait le moindre espace vierge.« Dans le temps, je pouvais peindre des heures.C\u2019est en voyage que je peignais le plus », raconte l\u2019artiste aujourd\u2019hui âgé de 42 ans.« Mais, en voyage, tu n\u2019as pas de place ; alors je peignais dans des parcs la nuit en dessous d\u2019un lampadaire.Ces deux car- tons-là, c\u2019est pour ça qu\u2019ils sont maganés.Je les ai traînés à Barcelone roulés, je les ai traînés partout, je peignais tous les jours.C\u2019est pour ça qu\u2019ils sont plus compacts, parce que je n\u2019en avais pas d\u2019autres, je n\u2019arrêtais pas de rajouter des choses.» Le Devoir a rencontré Mathieu pour la première fois il y a deux ans, dans le cadre d\u2019un reportage sur le logement social.Il passait une entrevue pour avoir accès à un supplément au loyer.Le programme visait La fresque d\u2019une vie CUSM Le Dr Don Sheppard, du CUSM, en compagnie du doctorant Brendan Snarr et d'une étudiante, travaille depuis 10 ans à percer l'armure des bactéries à biofilms.VOIR PAGE A 10 : BACTÉRIES VOIR PAGE A 10 : FRESQUE VOIR PAGE A 10 : DEC Lire aussi \u203a Le cheval de Troie.La chronique de Michel David.Page A 3 DÉCROCHEUR ET LIBRE PENSEUR L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER RETROUVER SES ORIGINES R LI À AH AR S TE TEX DEMAIN E GNE A CHAMP .R S igine.or \u2019 s d y nts biolo utr s o é t s identit e uêt its de q éc s.R ue giq e s du Québec, de s famille -mer par de e urs heur o et s et de r e air s par e dult s a eux dans u malheur eux o che de leurs echer ent à la r t LE ET UR O P QUE C A J OTO H P TE NTEX CO TE TEX LE U ADEA N SS Assurez-vous de conclure un contrat avec un entrepreneur détenant une licence de la Régie du bâtiment du Québec.www.urgencequebec.gouv.qc.ca Victimes des inondations ?Vous souhaitez à des professionnels ?J E A N N E C O R R I V E A U Entre 500 et 800 résidences auraient été détruites ou rendues inhabitables en raison des inondations du printemps, indique un bilan préliminaire présenté jeudi.Québec a toutefois l\u2019intention d\u2019appliquer à la lettre sa politique relative aux zones inondables et compte ramener à l\u2019ordre les 65 municipalités touchées par les crues qui avaient omis de cartogra- phier les secteurs à risque.Les crues du printemps dernier ont touché 278 municipalités et ont forcé l\u2019évacuation de plus de 4000 citoyens.Les changements climatiques pourraient faire en sorte que le nombre d\u2019inondations exceptionnelles augmentera dans le futur, a prévenu le ministre du Développement durable et de l\u2019Environnement, David Heurtel, lors d\u2019une conférence de presse, jeudi, en compagnie de son collègue Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales.Nouveaux mécanismes La Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables impose déjà des règles précises, mais le décret qu\u2019entend adopter le gouvernement introduira des mécanismes pour encadrer les reconstructions et les exceptions qui pourraient être accordées.Rappelons qu\u2019en 2011 Québec avait transgressé sa propre politique en autorisant la reconstruction de maisons situées dans des zones 0-20 ans (probabilité élevée d\u2019inondations) et rendues inhabitables à la suite des inondations survenues le long de la rivière Richelieu.Cette fois, Québec soutient qu\u2019il sera strict.Les résidants dont la demeure est considérée comme une per te totale ne pourront la reconstruire si elle se trouve dans une zone 0- 20 ans.Des dérogations seront cependant possibles pour les maisons dont les dommages ne dépassent pas 65 % de leur valeur foncière.Un comité d\u2019experts indépendants devra analyser chaque demande.Certains immeubles à caractère exceptionnel pourraient aussi faire l\u2019objet d\u2019une autorisation de reconstruction.Des 278 municipalités touchées par les inondations, 65 n\u2019avaient pas réalisé la cartographie de leurs zones inondables, et elles devront remédier à la situation.«Ce sont de très petites municipalités qui étaient considérées comme à faible risque», a précisé le ministre Heur tel.D\u2019ailleurs, aucune perte totale n\u2019a été recensée dans ces municipalités, a-t-il fait remarquer.Québec entend par ailleurs mener des consultations dans toutes les zones touchées le 10 juillet prochain.Et à l\u2019automne, lors d\u2019un forum, des experts examineront la possibilité de revoir la politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables et de moderniser la cartographie des zones inondables.« On réfléchit déjà à la façon d\u2019améliorer notre cartographie pour tenir compte de la réalité des changements climatiques.Présentement, on a une cartographie statique.On va essayer de passer à un modèle dynamique », a indiqué David Heur tel en expliquant que, dans certains cas, des inondations sont survenues au-delà des zones 20-100 ans.La Fédération québécoise des municipalités (FQM) craint l\u2019impact des décisions de Québec sur les 65 municipalités qui n\u2019ont pas cartogra- phié leurs zones inondables.«Si elles ne peuvent pas le faire parce qu\u2019elles n\u2019en ont pas les moyens, on reste avec une problématique », a commenté le président Richard Lehoux.M.Lehoux déplore que la FQM n\u2019ait pas été consultée par Québec.«Sur le terrain, ce sont les municipalités locales qui sont au premier chef interpellées s\u2019il y a des résidences qui ne pourront être reconstruites.» Le Devoir INONDATIONS Entre 500 et 800 résidences détruites Québec aura à l\u2019œil les 65 municipalités qui n\u2019ont pas cartographié les zones à risque H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement de Justin Tr udeau peut par tir en vacances en paix : son projet de loi C-44 a été adopté, intact, par le Sénat jeudi matin, écar tant du coup la possibilité que la mise en œuvre de son budget soit suspendue jusqu\u2019à l\u2019automne.Les sénateurs avertissent néanmoins que leur abdication ne doit pas être interprétée comme une acceptation de leur part qu\u2019ils ne pourront pas à l\u2019avenir modifier un projet de loi budgétaire.Le Sénat avait modifié le projet de loi budgétaire de Bill Morneau pour en retirer l\u2019indexation automatique annuelle des taxes d\u2019accise sur l\u2019alcool et le tabac.Mercredi, la Chambre des communes a refusé ces changements au motif « qu\u2019ils enfreignent les droits et privilèges de la Chambre ».Le Sénat n\u2019a pas le droit d\u2019amorcer un projet de loi ou une mesure engendrant des dépenses pour le gouvernement, et l\u2019équipe de M.Trudeau interprète cet interdit comme signifiant que le Sénat ne peut pas modifier un budget.Furieux, les sénateurs ont voulu faire savoir leur désaccord avec cette interprétation.Ils ont donc adopté jeudi matin un message destiné à la Chambre des communes.«Le Sénat n\u2019insiste pas sur ses amendements au projet de loi C-44 [\u2026] auxquels la Chambre des communes n\u2019a pas acquiescé, mais le Sénat confirme ses privilèges, immunités et pouvoirs prévus par la Constitution pour modifier la législation, quelle que soit sa nature ou sa provenance », dit ce message.Il a été approuvé à 50 voix contre 33.Légitimité Il n\u2019est pas rare que le Sénat, après avoir tenté en vain de modifier un projet de loi gouvernemental, plie devant la légitimité démocratique supérieure des élus.Cela s\u2019était vu, par exemple, en juin 2016 avec le projet de loi sur l\u2019aide médicale à mourir.Mais cette fois-ci, les sénateurs voulaient s\u2019assurer de ne pas donner l\u2019impression qu\u2019ils partagent la vision gouvernementale de leur rôle et de ne pas créer un précédent pouvant les hanter.La leader du gouvernement en Chambre, Bardish Chagger, assure que le Sénat ne ralentit pas son agenda législatif, même si elle reconnaît que cette nouvelle indépendance crée quelques remous.«Est-ce que ça veut dire qu\u2019il y aura une période de transition?Oui.Est-ce mauvais pour la démocratie ?Je dirais que non.» Mme Chagger a refusé de dire sur quoi elle s\u2019appuyait pour af firmer que le Sénat ne peut pas changer les projets de loi budgétaires.La fin de ce ping- pong parlementaire signifie que le C-44 mettant en œuvre le budget 2017 est adopté.Si les sénateurs s\u2019étaient entêtés, cette mise en œuvre aurait dû attendre jusqu\u2019à septembre, puisque les travaux de la Chambre des communes ont déjà été ajournés pour l\u2019été.Un projet de loi doit être adopté dans une version identique par les deux Chambres pour avoir force de loi.Le Devoir PROJET DE LOI C-44 La Chambre haute boude, mais plie Le Sénat laisse le budget intact, mais réitère son droit de le modifier à l\u2019avenir SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Il n\u2019est pas rare que le Sénat, après avoir tenté en vain de modifier un projet de loi gouvernemental, plie devant la légitimité démocratique supérieure des élus.Ouvert ou fermé pour la fête nationale ?Les commerces seront fermés le 24 juin, sauf les pharmacies, stations-service, restaurants et petits établissements.Les succursales de la SAQ seront ouvertes aux heures habituelles le 23 juin, mais toutes fermées le 24.Les tribunaux, bureaux gouvernementaux et municipaux seront fermés les 24 et 26 juin.Les établissements de BAnQ seront tous fermés le 24, mais certains ouvriront le 26.Les bureaux de Postes Canada seront fermés lundi.À Montréal, les réseaux d\u2019autobus de la STM et du RTM seront modifiés le 24 juin.Les marchés publics seront ouverts de 7 h à 17 h, sauf le marché Jean-Talon, ouvert de 7 h à 18 h, et le marché Bon- secours, de 10 h à 21 h.L\u2019horaire des arénas, piscines, centres sportifs, et bibliothèques variera d\u2019un établissement à l\u2019autre.Les musées d\u2019Espace pour la vie (Bio- dôme, Insectarium, Jardin botanique et Planétarium) demeureront ouverts.Le musée Pointe-à-Callière le sera de 11 h à 18 h.Le Devoir J E A N N E C O R R I V E A U Les accusations criminelles portées contre 53 pompiers qui avaient participé à une manifestation houleuse à l\u2019hôtel de ville de Montréal le 18 août 2014 ont été abandonnées.Cette décision a été prise dans la foulée de l\u2019entente intervenue entre l\u2019Association des pompiers de Montréal (APM) et la Ville au sujet des régimes de retraite.L\u2019abandon des accusations par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) fait en sorte que les pompiers visés n\u2019auront pas de dossier criminel.Les pompiers ont par ailleurs convenu de verser 500 $ chacun au Fonds d\u2019indemnisation des victimes d\u2019actes criminels (CAVAC) et de payer des amendes de 500 $ auxquelles s\u2019ajoutent des frais.Par voie de communiqué, le président de l\u2019APM, Ronald Martin, a salué la décision du DPCP de ne pas «criminaliser des travailleurs qui sont tous des pères de famille qui n\u2019avaient que l\u2019intention de protéger leur patrimoine personnel et collectif».Rappelons que mercredi, les pompiers avaient présenté leurs excuses aux Montréalais concernant le grabuge fait il y a trois ans à l\u2019hôtel de ville pour protester contre le projet de loi sur la réforme des régimes de retraite.L\u2019entente conclue entre le syndicat et l\u2019employeur prévoit un partage à parts égales du coût du régime de retraite à compter du 1er janvier 2018 ainsi qu\u2019une hausse progressive des cotisations des employés.De plus, les congédiements de six pompiers ont été transformés en suspensions sans solde.Les pompiers se sont également engagés à verser une compensation pour les dommages causés lors de cette manifestation.Le Devoir GRABUGE À L\u2019HÔTEL DE VILLE Retrait des accusations contre les pompiers Furieux, les sénateurs ont voulu faire savoir leur désaccord avec cette interprétation L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 J ugeant la mesure politiquement trop risquée, Jean-François Lisée a renoncé à étendre au cégep les dispositions de la Charte de la langue française qui régissent l\u2019accès à l\u2019école primaire et secondaire anglaise.Pendant ce temps, on assiste à une constante progression du bilinguisme dans le réseau collégial français, qui est en voie de devenir un véritable cheval de Troie linguistique.Le gouvernement Charest avait déjà autorisé le cégep de Saint-Laurent et son voisin anglophone, le collège Vanier, à instituer des programmes bilingues de sciences humaines et de sciences de la nature, qui ont accueilli leurs premiers étudiants à l\u2019automne 2013.Dans le secteur privé, les collèges Brébeuf et Marianapolis avaient déjà établi une collaboration de ce genre.Le collège de Bois-de-Boulogne offrira à son tour un programme de DEC bilingue en sciences de la nature conjointement avec l\u2019autre grand établissement anglais de niveau collégial à Montréal, le collège Dawson, à compter de l\u2019automne 2018.Les grandes lignes en ont été arrêtées à l\u2019occasion d\u2019une réunion tenue le 23 mai, dont Le Devoir a obtenu un compte rendu.Les cours de chimie et de biologie seraient donnés à Bois-de-Boulogne, ceux de physique et de mathématiques à Dawson.Pour les deux établissements, les avantages sont évidents.Dawson fonctionne au maximum de sa capacité et ses laboratoires sont saturés.Inversement, Bois-de-Boulogne pourra s\u2019ouvrir à une nouvelle clientèle, qui viendra éventuellement compenser une baisse d\u2019effectifs qui affecte l\u2019ensemble du réseau français.Le phénomène n\u2019est pas que montréalais.À Québec, où la population anglophone est d\u2019à peine 1 %, le collège Saint-Lawrence déborde et doit refuser plus de la moitié des demandes, alors que les trois cégeps francophones ont perdu 13,5 % de leurs ef fectifs en quatre ans, rapporte L\u2019aut\u2019journal dans son dernier numéro.Le collège Mérici, qui est privé, of fre déjà un DEC bilingue et le cégep de Sainte-Foy a annoncé son intention d\u2019augmenter le nombre de cours offerts en anglais.?Chaque année, quelque 4000 francophones et allophones passent du secondaire français au collégial anglais, soit l\u2019équivalent d\u2019un gros cégep, ce qui fait dire au mathématicien Charles Castonguay que le libre choix au cé- gep est un « suicide linguistique ».Plus de la moitié des étudiants des cégeps anglais ne sont pas des anglophones.Est-ce bien le rôle du réseau français que de favoriser cette course au bilinguisme ?Personne ne peut nier l\u2019avantage d\u2019une connaissance fonctionnelle de l\u2019anglais, à plus forte raison quand on vit en Amérique du Nord, mais nier tout risque d\u2019anglicisation serait jouer à l\u2019autruche.Bon nombre de non-anglophones qui s\u2019inscrivent au cégep anglais le font avec l\u2019intention avouée de poursuivre des études universitaires dans la langue de Shakespeare.Sans être automatique, il y a manifestement une incitation à adopter au travail la langue dans laquelle on a été formé.Comment convaincre les nouveaux arrivants et les petites entreprises de l\u2019importance de travailler en français si les francophones de souche et les allophones déjà installés ici se mettent à l\u2019anglais?Le gouvernement Marois n\u2019avait pas voulu révoquer l\u2019autorisation que son prédécesseur libéral avait accordée au cégep de Saint-Laurent.La possibilité qu\u2019elle soit un jour étendue à d\u2019autres établissements du réseau public était une «question hypothétique», disait-on.Une évaluation devait être faite à l\u2019été 2015, mais le PQ a été renvoyé dans l\u2019opposition dès le printemps 2014.Ce n\u2019est certainement pas le gouvernement Couillard qui va s\u2019opposer à des initiatives qui correspondent parfaitement à sa vision du Québec de demain.Le premier ministre l\u2019a encore répété la semaine dernière : selon lui, aucune menace ne pèse sur le français.Dès lors, pourquoi empêcher la jeune génération de «s\u2019ouvrir sur le monde », n\u2019est-ce pas?L\u2019idée de faire du cégep une sorte de carrefour n\u2019est pas mauvaise en soi.En 2001, le rapport de la Commission des états généraux sur l\u2019avenir du français avait proposé d\u2019en faire «un lieu d\u2019approfondissement de la culture québécoise et de per fectionnement des langues » en multipliant les échanges de groupes d\u2019étudiants francophones et anglophones.La Commission avait rejeté l\u2019extension de la loi 101 au niveau collégial, mais les cégeps anglophones ne connaissaient pas la popularité d\u2019aujourd\u2019hui.Certes, il faut répondre au désir légitime de maîtriser l\u2019anglais, mais ces échanges seraient moins inquiétants si l\u2019obligation de s\u2019inscrire à un cégep francophone assurait un tronc commun et un environnement francophone de base.Jean-François Lisée craint de s\u2019aliéner les jeunes et la « diversité », qui sont devenus une véritable obsession au PQ.Il est vrai que les sondages sont inquiétants, mais ce n\u2019est pas en sacrifiant l\u2019essentiel au clientélisme qu\u2019il va se refaire une crédibilité.Les délégués au congrès de septembre prochain devraient y réfléchir.Où en serait le Québec si le PQ avait été aussi timoré il y a quarante ans?Le cheval de Troie MICHEL DAVID G U I L L A U M E L E P A G E L e Montréalais Amor Ftouhi, formellement accusé pour l\u2019attaque au couteau perpétrée mercredi dans un aéroport des États-Unis, a tenté en vain de se procurer une arme à feu pendant son trajet vers le Michigan, a confirmé en point de presse jeudi le FBI.L\u2019achat lui aurait été refusé parce qu\u2019il ne détient pas la citoyenneté américaine.Qualifiant de « bonne nouvelle » cette information, l\u2019enquêteur spécial de la police fédérale, David Ge- lios, a aussi révélé que l\u2019arme du crime \u2014 un couteau d\u2019une trentaine de centimètres \u2014 a été achetée en sol américain, sans fournir davantage de détails puisque «l\u2019enquête est toujours en cours».Les autorités ont en outre sollicité l\u2019aide du public afin de lever le voile sur le séjour du quinquagénaire aux États-Unis, lequel, selon leurs informations, a traversé la frontière le 16 juin avant de se trouver deux jours après au Michigan, puisque, pour le reste, le mystère reste entier.« Aucune information obtenue jusqu\u2019à maintenant ne pourrait nous faire croire que l\u2019attaque était intégrée à un réseau plus large» et que l\u2019accusé a eu des «complices» pour commettre son geste, a également pris soin d\u2019indiquer M.Gelios.La piste du « loup solitaire » est donc toujours considérée.Comparution Amor Ftouhi a comparu au palais de justice de Detroit jeudi matin.L\u2019homme est accusé d\u2019avoir commis un acte de violence dans un aéroport international.À noter toutefois que la liste des accusations pourrait s\u2019allonger.Il restera détenu jusqu\u2019à son enquête pour remise en liberté, fixée au 28 juin prochain.S\u2019il est reconnu coupable, il risque une peine de 20 ans de prison.Par ailleurs, la perquisition à son domicile, situé dans le quartier Saint- Michel à Montréal, s\u2019est terminée jeudi en fin d\u2019après-midi.Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s\u2019y activaient depuis la veille.Aucun détail n\u2019a filtré au terme de l\u2019opération, la GRC restant muette sur les informations possiblement récoltées.Sécurité renforcée?Camionneur, M.Ftouhi était détenteur d\u2019une carte EXPRES (acronyme pour Expéditions rapides et sécuritaires), selon des informations obtenues par La Presse.Conjointement délivré par les services douaniers canadiens et américains, ce permis réservé aux transporteurs et aux importateurs permet d\u2019accélérer le passage à la frontière.Au lendemain de l\u2019acte terroriste, peut-on s\u2019attendre à un renforcement prochain de la sécurité?Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a affirmé jeudi qu\u2019il ne croyait pas que les mesures de sécurité à la frontière entre le Québec et les États-Unis allaient être renforcées, qualifiant d\u2019« ef ficaces » les systèmes de contrôle actuels.La veille, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a tenu des propos similaires.«Ne pas exagérer» En entrevue au Devoir, le spécialiste en systèmes de sécurité canadiens au Collège militaire royal de Saint-Jean Marc Imbeault juge qu\u2019il est «possible» que les services frontaliers resserrent les modalités pour délivrer ce type de carte.«Il suffit d\u2019un seul événement malheureux pour que ça attire l\u2019attention et qu\u2019on soit plus vigilant», a-t-il dit.Il doute toutefois que cet événement «bouleverse toutes les procédures».«Il ne faut pas exagérer l\u2019impact», a-t-il laissé tomber.«Le profilage des personnes susceptibles d\u2019être musulmanes \u2014 qui existe déjà de manière plus ou moins of fi- cielle \u2014 va peut-être augmenter, a ajouté l\u2019expert en contre-terrorisme.Et on va ajouter les personnes qui ont n\u2019importe quel type de carte qui facilite l\u2019accès aux États-Unis [incluant l\u2019EXPRES].» De son côté, le p.-d.g.de l\u2019Association de camionnage du Québec, Marc Cadieux, estime les systèmes de contrôle aux frontières «rigoureux».«Qu\u2019il se passe un cas parmi une centaine de milliers de cartes délivrées, je ne dis pas que c\u2019est impossible.C\u2019est regrettable, mais je pense que les critères sont déjà rigoureux de la part des [autorités canadiennes et américaines].[\u2026] C\u2019est clair et net que vous ne [faites pas la demande d\u2019une carte EXPRES] si vous avez eu des problèmes avec la justice ou que vous avez un casier judiciaire.» Les mesures de sécurité aux frontières américaines ont été rigoureusement renforcées depuis l\u2019arrivée au pouvoir de Donald Trump.Outre le mur que souhaite toujours construire le président aux portes du Mexique, son gouvernement a aussi revu le contrôle par la voie des airs, interdisant aux passagers de vols directs en provenance de huit pays, majoritairement du Moyen- Orient, de transporter en cabine leurs appareils électroniques.Avec La Presse canadienne Le Devoir Ftouhi voulait acheter une arme à feu Son achat a été refusé parce qu\u2019il ne détenait pas la citoyenneté américaine M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L\u2019 appel du premier ministre Philippe Couillard lancé à la communauté musulmane visant à «dénoncer la perversion de l\u2019[islam] pour commettre des actes inexcusables, impardonnables » a insulté l\u2019imam Hassan Guillet, qui dit assumer, comme tout Québécois, sa part de responsabilité dans la lutte contre le terrorisme.«C\u2019est un problème complexe.Venir dire à de pauvres citoyens comme moi ou mes collègues que c\u2019est notre responsabilité, je trouve que c\u2019est injuste et inhumain », a déclaré M.Guillet dans un entretien téléphonique avec Le Devoir jeudi soir.«On a une responsabilité de dénoncer le terrorisme comme tous les citoyens.Mettez-moi à la tête de la police, je vais voir ce que je peux faire de plus», a-t-il ajouté.L\u2019imam s\u2019explique mal la sortie de M.Couillard au lendemain de l\u2019arrestation d\u2019un Québécois âgé de 49 ans, Amor Ftouhi, dans l\u2019État du Michigan.Ce résidant de Montréal aurait poignardé un policier à l\u2019aéroport de Flint après avoir crié «Alla- hou Akbar [Dieu est le plus grand]», selon le Federal Bureau of Investigation (FBI).M.Couillard a appelé les leaders des communautés musulmanes à désavouer sans équivoque toute instrumentalisation de l\u2019islam à des fins violentes.La lutte contre le terrorisme constitue une «responsabilité partagée de la société», a-t-il insisté en marge d\u2019une allocution au Domaine Cataraqui en vue de la fête nationale.« Il y a une responsabilité, bien sûr, d\u2019inclusion pour la société, de sécurité et de prévention, mais il y a également une responsabilité pour la communauté musulmane \u2014 par tout, pas seulement chez nous, mais ailleurs également \u2014 de dénoncer la perversion de la religion que cer tains utilisent pour commettre des actes inexcusables, impardonnables, soi-disant au nom d\u2019une religion qu\u2019ils ont déformée d\u2019une façon perverse » , a-t-il affirmé à la presse.M.Guillet est tombé des nues en lisant les comptes rendus de la mêlée de presse de M.Couillard.«Ce que ces gens [les terroristes] font ne correspond pas aux enseignements de notre prophète.Ni au texte du Coran ni à l\u2019esprit du Coran.Ils font plus de tort à l\u2019islam que n\u2019importe qui à travers l\u2019Histoire.Je ne sais pas comment on peut être plus clair que ça», martèle-t-il à l\u2019autre bout du fil.«Quand on s\u2019adresse aux fidèles dans les mosquées, on le dit.Quand on est en famille, on le dit.[\u2026 ] Est-ce que tout le monde nous écoute?Ça, c\u2019est une autre chose.» Le président de l \u2019Associat ion des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, Haroun Bouazzi, dit aussi avoir été pris de court par la sortie médiatique de M.Couillard.«On ne s\u2019attendait pas à une déclaration comme celle-là, qui stigmatise», dit-il.Selon lui, les propos du premier ministre ne «peu[vent] que participer à une ambiance de suspicion» à l\u2019égard des Québécois de confession musulmane.«Ce sont des citoyens comme les autres.Quand ils sont témoins de crimes ou de crimes potentiels, ils appellent les services de sécurité [\u2026] même si c\u2019est des membres de leur famille ou de leur cercle religieux», souligne-t-il, écorchant au passage le bilan «absolument catastrophique» du gouvernement libéral pour favoriser le «vi- vre-ensemble» au Québec.Loup solitaire?Le chef du gouvernement québécois a dit jeudi ne pas souscrire totalement à la thèse du loup solitaire, selon laquelle un individu commet un acte violent au nom d\u2019une idéologie, mais hors de toute structure de commandement.« On utilise beaucoup, depuis les événements de Flint, l\u2019expression \u201cloup solitaire\u201d.Oui, d\u2019accord, mais il y a l\u2019influence globale autour de ça.Et on ne peut pas dissocier cet acte-là de la version perver tie de l\u2019islam, de l\u2019islam radical, que certains dans cette communauté religieuse font circuler », a fait valoir M.Couillard.Aux yeux de l\u2019imam Guillet, « le terrorisme n\u2019a pas de religion».«On ne peut pas tenir la communauté responsable de ce qu\u2019un individu a fait, même si [Amor Ftouhi] a prétendument parlé au nom des musulmans.Même chose pour les catholiques, qui ne sont pas responsables de ce qu\u2019Alexandre Bissonnette a fait», a-t-il affirmé, rappelant l\u2019attentat perpétré contre les fidèles de la grande mosquée de Québec fin janvier.Le Devoir Couillard appelle la communauté musulmane à l\u2019action Des leaders musulmans québécois refusent d\u2019endosser toute la responsabilité SHANNON MILLARD ASSOCIATED PRESS L\u2019aéroport Bishop de Flint a augmenté ses ef fectifs de sécurité après la tentative de meurtre de lundi.Le président de l\u2019Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec dit aussi avoir été pris de court par la sortie médiatique de M.Couillard ATTENTAT DE FLINT L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.Avis légaux et appels d\u2019offres TOMBÉES SPÉCIALES ST-JEAN-BAPTISTE ET FÊTE DU CANADA Jours de non publication : Lundi 26 juin et le lundi 3 juillet 2017 TOMBÉES : Publication du mardi 27 juin : Réservation et matériel le vendredi 23 juin 11 H Publication du mardi 4 juillet : Réservation et matériel le vendredi 30 juin 11 H Publication du mercredi 28 juin : Réservation et matériel le vendredi 23 juin 15 H Publication du mercredi 5 juillet : Réservation et matériel le vendredi 30 juin 15 H Avis de demande de changement de nom Prenez avis que DAVID SIMON dont l'adresse de domicile est le 2244, rue Harmony, app 203, Montréal, Québec, H2K 3P9 présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de De Angelo Mikaël Simon.Cet avis a été rempli et signé à Montréal, le 18-06-2017 par David Simon.PRENEZ AVIS de la publication de la clôture d'inventaire de la Succession de Jeannine ST-ONGE, décédée le 25 juin 2016.Ledit inventaire peut être consulté à l'étude de Me Steve D'Agostino, notaire, situé au 7963, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec, H1l 3K8 LES ENTREPRISES GOYUB INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 460, rue de Provence, Longueuil (Québec) J4B 8H9.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de Les Entre prises Goyub Inc.est surve nue le 12 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 4 juillet 2017 à 10h00 au bureau du syndic.Ce 13e jour de juin 2017.SYLVAIN PROULX, CPA, CA, SAI Syndic administrateur 9251-8612 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au CSP Pl Mont mo - rency, c.p.55011, Laval (Québec) H7N 6G5.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 9251-8612 Québec Inc.est survenue le 14 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 juillet 2017 à 9h00 au bureau du syndic.Ce 14e jour de juin 2017.RICHARD PRIMEAU, CPA, CA, SAI Syndic administrateur 3415724 CANADA INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au CSP Pl Montmo - rency, c.p.55011, Laval (Québec) H7N 6G5.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 3415724 Canada Incest survenue le 14 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 juillet 2017 à 10h00 au bureau du syndic.Ce 14e jour de juin 2017.RICHARD PRIMEAU, CPA, CA, SAI Syndic administrateur 9264-4640 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 2220, boul.René-Lévesque Ouest, bureau 800, Montréal (Québec) H3B 1X9.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 9264-4640 Québec Inc.est survenue le 14 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 juillet 2017 à 11h00 au bureau du syndic.Ce 14e jour de juin 2017.RICHARD PRIMEAU, CPA, CA, SAI Syndic administrateur LE GROUPE CICERO INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 135, rue Bella- Vista, Saint-Basile-Le-Grand (Québec) J3N 1L1.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de Le Groupe Cicero Incest survenue le 14 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 5 juillet 2017 à 10h30 au bureau du syndic, 675, boul.Saint- Joseph, bureau 101, Drummondville (Québec) J2C 2B6.Ce 15e jour de juin 2017.SYLVAIN PROULX, CPA, CA, SAI Syndic administrateur 4441010 CANADA INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 2365, rue Gué nette, Montréal (Québec) H4R 2E9.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 4441010 Canada Incest survenue le 14 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 juillet 2017 à 10h30 au bureau du syndic.Ce 14e jour de juin 2017.RICHARD PRIMEAU, CPA, CA, SAI Syndic administrateur 3215521 CANADA INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 2365, rue Gué nette, Montréal (Québec) H4R 2E9.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 3215521 Canada Incest survenue le 14 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 juillet 2017 à 9h30 au bureau du syndic.Ce 14e jour de juin 2017.RICHARD PRIMEAU, CPA, CA, SAI Syndic administrateur GESTION GUY ÉTHIER INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 419, rue Bernard, Magog (Québec) J1X 3W5.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de Gestion Guy Éthier Inc.est survenue le 14 juin 2017 et que la première assemblée des créan - ciers sera tenue le 5 juillet 2017 à 10h00 au bureau du syndic, 675, boul.Saint-Joseph, bureau 101, Drum mond - ville (Québec) J2C 2B6.Ce 15e jour de juin 2017.SYLVAIN PROULX, CPA, CA, SAI Syndic administrateur Avis de la première assemblée Dans l\u2019affaire des faillites de : PRIMEAU PROULX ET ASSOCIÉ INC., Syndics autorisés en insolvabilité 103-3410, Chemin de Chambly, Longueuil (Québec) J4L 1N8 \u2022 Tél.: (450) 670-1040 \u2022 Téléc.: (450) 670-1542 Syndics autorisés en insolvabilité Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à LES ENTREPRISES DAVCOR INC.et CESAR JR.CORONATTA de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, chambre civile, du district de Montréal, situé au 1, rue Notre- Dame est, Montréal, Québec, dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d'instance et l'Avis d'assignation qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 500-22- 238394-178.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accom pagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Carl Thifault, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 19 juin 2017 Lucie Meunier, Huissière Division des ressources matérielles Direction des Services administratifs et du greffe Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, à la date ci-dessous, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint-Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-027 Descriptif : Travaux de réfection de la toiture du Centre des loisirs Date d\u2019ouverture : Mercredi 19 juillet 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi 23 juin 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 29 juin 2017 à 15 h, à l\u2019adresse courriel ci-dessous : khalfa.bouikni@ville.montreal.qc.ca ou par téléphone au 514 855-6000 poste 4523, Cellulaire : 514 825-1293.Les visites auront lieu les 4 et 5 juillet 2017, selon l\u2019horaire suivant : 8 h, 8 h 45, 9 h 30, 10 h 15, 11 h, 13 h, 13 h 45 et 14 h 30.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du greffe à la Mairie d\u2019arrondissement de Saint-Laurent, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 23 juin 2017.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau Direction de l\u2019épuration des eaux usées Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : SP17028-168479-C Descriptif : Réfection des joints d\u2019expansion et des planchers de béton des décanteurs 16, 22 à 25, 27 et 28 à la station d\u2019épuration des eaux usées Jean- R.-Marcotte Date d\u2019ouverture : Le 19 juillet 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : Sally Dagher ing.Sally.dagher@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 23 juin 2017 Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 6 juin 2017, à l\u2019adresse courriel suivante : deeu-visite-ao@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu du 4 juillet au 7 juillet inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : entre 9h00 et 15h30.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 23 juin 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15688 Fourniture de conduite d\u2019égout de forme ovoïde en plastique thermodurcissable renforcé de verre et de résine (PRV) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 28 juin 2017 est reportée au 12 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 23 juin 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 17-16180 Sites pour la disposition, l'élimination et le traitement des sols contaminés ainsi que des matières résiduelles présentes dans les sols L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 28 juin 2017 est reportée au 5 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 23 juin 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l'approvisionnement La séance d\u2019information se tiendra le mercredi 5 juillet 2017, de 14 h à 16 h 30, dans la salle 1103 \u2013 Écluse (rez-de-chaussée), située au 801, rue Brennan, Montréal, Québec, H3C 0G4.Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 17-00022 Descriptif : Séance d'informations sur le processus de présentation des soumissions pour le Service des technologies de l'information de la Ville de Montréal Date d'ouverture : 5 juillet 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Bernard Boucher, agent d'approvisionnement : 514 872-5290 Documents : Les documents relatifs à cet avis d\u2019appel d'intérêt seront disponibles à compter du 21 juin 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Fait à Montréal, le 23 juin 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres Arrondissement d\u2019Anjou Direction des travaux publics Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 heures, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boulevard Louis-H.-La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9 (à l\u2019attention de madame Louise Goudreault).Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2017-10 Descriptif : Reconstruction et planage-revêtement sur diverses rues locales de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou Date d\u2019ouverture : Le jeudi 13 juillet 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : louise_goudreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 23 juin 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 23 juin 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement Louise Goudreault Examen de la conformité de règlements modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal Avis public est donné à toute personne habile à voter du territoire de la Ville de Montréal : Le règlement 04-047-188 intitulé « Règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) afin de modifier la carte des densités dans le secteur de l\u2019église Sainte-Colette » et les règlements 04-047-175, 04-047-178 et 04-047-189, tous intitulés « Règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) » ont été adoptés par le conseil de la Ville à son assemblée du 12 juin 2017.Le règlement 04-047-188 modifie les cartes « L\u2019affectation du sol » et « La densité de construction » dans le secteur de l\u2019église Sainte- Colette dans l\u2019arrondissement de Montréal-Nord.Le règlement 04-047-175 intègre le Programme particulier d\u2019urbanisme (PPU) Assomption Nord applicable au territoire compris entre la rue Sherbrooke Est, la ruelle à l\u2019ouest de la rue Dickson, la rue Hochelaga et la rue Viau.Le règlement 04-047-178 modifie les cartes intitulées « Les parcs et espace verts », « l\u2019affectation du sol » et « Les limites de hauteur » dans le secteur de l\u2019ancien hôpital de Montréal pour enfants.Le règlement 04-047-189 modifie la note rattachée au secteur 12-T4 pour permettre la construction d\u2019un bâtiment d\u2019infrastructures publiques dans ce secteur, du Parc d\u2019entreprises de la Pointe-Saint-Charles.Conformément aux dispositions des articles 137.11, 137.12 et 264.0.3 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), toute personne habile à voter du territoire de la municipalité peut demander par écrit à la Commission municipale du Québec son avis sur la conformité de ces règlements au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal.La demande doit être transmise à la Commission dans les 30 jours qui suivent la publication du présent avis.Si la Commission reçoit, d\u2019au moins 5 personnes habiles à voter du territoire de la municipalité, une demande faite conformément à l\u2019article 137.11 à l\u2019égard de l\u2019un ou l\u2019autre de ces règlements, celle-ci doit, dans les 60 jours qui suivent l\u2019expiration du délai prévu à cet article, donner son avis sur la conformité du règlement visé au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal.Fait à Montréal, le 23 juin 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur domaine public 2 Bars dont 1 sur terrasse sur le toit (suite à une cession) Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour servir Changement permanent d\u2019endroit d\u2019exploitation de 2 Bars dont 1 avec autorisation de spectacles sans nudité 3962, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y3 3781, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1X8 4880, boul.des Sources Dollard-Des Ormeaux (Québec) H8Y 3C7 2170, rue Sainte- Catherine Ouest à Montréal au 2162, rue Sainte- Catherine Ouest à Montréal 2162, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M7 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 6107664 Canada Inc.RESTAURANT ATMA 3962, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y3 Dossier : 1795-012 9358-6147 Québec inc.MUZIQUE CLUB 3781, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2W 1X8 Dossier : 2166-338 9340-6957 Québec inc.YUAN LEI RESTAURANT GOURMET 4880, boul.des Sources Dollard-Des Ormeaux (Québec) H8Y 3C7 Dossier : 4336-863 9224-6891 Québec Inc.BULL PUB 2162, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M7 Dossier : 4611-257 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel de 1 Bar sur terrasse 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) 9355-8179 Québec Inc.LA BRASSERIE DE LACHINE 2300, 32e Avenue Montréal (Québec) H8T 3H4 Dossier : 249-672 9326-8498 Québec inc.COPPER BRANCH 1251, avenue du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1Y4 Dossier : 305-714 Kumamoto Marques Alimentation Internationales inc.RESTAURANT KUMAMOTO RAMEN 1812, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M1 Dossier : 314-674 3090-8354 Québec inc.CLUB DE BILLARD LE TUX 3635, boul.du Tricentenaire Montréal (Québec) H1B 5X4 Dossier : 914-770 Le Pourvoyeur 2 Inc.LE POURVOYEUR 2 1432, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1R8 Dossier : 1741-719 2300, 32e Avenue Montréal (Québec) H8T 3H 1251, avenue du Mont- Royal Est Montréal (Québec) H2J 1Y4 1812, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M1 3635, boul.du Tricentenaire Montréal (Québec) H1B 5X 1432, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1R8 AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 1er avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants, lesquels forment des rues, ruelles, voies ou places, afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 2 336 390 et 2 806 712 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Saint-Dominique, Saint-Zotique Est et Bélanger et le boulevard Saint-Laurent, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013 La Petite-Patrie (DA176896045 \u2013 2 mai 2017) - les lots 2 336 310, 2 336 314, 2 336 315, 2 336 366 et 2 336 386 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Dante et Saint- Dominique et les avenues De Gaspé et Mozart Est, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896046 \u2013 4 mai 2017) - les lots 2 336 296, 2 336 297, 2 336 313, 2 336 319 et 2 336 383 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Saint-Zotique Est et les avenues Henri-Julien, De Gaspé et Mozart Est, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896047 \u2013 4 mai 2017) - les lots 2 336 182, 2 336 290, 2 336 294, 2 336 611 et 2 336 615 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue De Castelnau Est, les avenues Henri-Julien et Mozart Est et le boulevard Saint-Laurent, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie et Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension (DA176896048 \u2013 8 mai 2017) - les lots 2 336 285, 2 336 288 et 2 336 295 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Bélanger, Drolet et Jean-Talon Est et l\u2019avenue De Chateaubriand, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie (DA176896049 \u2013 8 mai 2017) - les lots 2 336 287 et 2 336 289 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Saint-Denis, Jean-Talon Est et De Castelnau Est et l\u2019avenue Henri-Julien, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013 Parc-Extension (DA176896050 \u2013 9 mai 2017) - les lots 1 591 355, 1 591 377, 1 591 396 et 1 591 687 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Gilford, l\u2019avenue Laurier Est, la 5e Avenue et la 7e Avenue, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie (DA176896052 \u2013 17 mai 2017) - le lot 2 004 436 du cadastre du Québec, étant la rue Guilbault Ouest, situé entre la rue Saint-Urbain et le boulevard Saint-Laurent, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA172551006 \u2013 18 mai 2017) - les lots 1 591 168, 1 591 169 et 1 591 527 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Dandurand, la 10e Avenue et les boulevards Saint-Michel et Rosemont, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie (DA176896053 \u2013 18 mai 2017) - les lots 2 281 823 et 2 281 838 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Du Quesne, de Marseille, De Cadillac et Chauveau, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (DA172551007 \u2013 18 mai 2017) - les lots 1 591 185, 1 591 189 et 1 591 191 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Dandurand, la 13e Avenue, la 14e Avenue et le boulevard Rosemont, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896056 \u2013 22 mai 2017) - les lots 1 591 289, 1 873 029 et 1 873 030 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Masson et Dandurand, la 15e Avenue et la 18e Avenue, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896055 \u2013 22 mai 2017) - le lot 1 591 417 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Lafond et Masson, l\u2019avenue Laurier Est et la 13e Avenue, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896054 \u2013 22 mai 2017) - les lots 1 591 304, 1 591 306, 1 591 380, 1 591 398 et 1 591 693 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Gilford, la 2e Avenue, la 5e Avenue et l\u2019avenue Laurier Est, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896051 \u2013 24 mai 2017) - les lots 1 077 248, 1 235 501 et 1 328 703 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la 37e Avenue, les boulevards Bishop-Power et LaSalle et le fleuve Saint-Laurent, dans l\u2019arrondissement de LaSalle (DA176896042 \u2013 25 mai 2017) - les lots 3 459 974 et 3 459 986 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Gounod et Jarry Est et les avenues De Gaspé et Casgrain, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension (DA172551009 \u2013 29 mai 2017) - les lots 1 512 960, 1 512 961, 1 512 966, 1 512 967, 1 512 970, 1 553 389, 1 553 390 et 1 553 391 du cadastre du Québec, faisant partie du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, entre les avenues Vincent-D\u2019Indy et du Mont-Royal, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896057 \u2013 30 mai 2017) - le lot 1 573 615 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues des Seigneurs, Payette, Chatham et Notre-Dame Ouest, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (DA172551008 \u2013 31 mai 2017) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le premier de trois que la Ville est tenue de publier.Fait à Montréal, le 23 juin 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Dans l\u2019affaire de la faillite : Avis est par les présentes donné que la faillite de : 9222-3072 Québec inc.Café Mezzaluna 2010.Situé au : 8085, René Descartes, Montréal, Qc.H1E 3E3 est survenue le 15-06-2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 06-07-2017 à 14 :00 Au bureau du syndic au: 101-7744 rue Sherbrooke Est, Montréal, Québec.H1L 1A1 Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 www.ordre-national.gouv.qc.ca Les récipiendaires 2017 aux grades de grand officier (G.O.Q.), d\u2019officier (O.Q.) et de chevalier (C.Q.) 1re rangée L.Jacques Ménard, G.O.Q.(promotion) Hubert Reeves, G.O.Q.(promotion) Daniel Bertolino, O.Q.Gilles Brassard, O.Q.Irwin Cotler, O.Q.Francine de Montigny, O.Q.Michèle Fortin, O.Q.Jacques Montplaisir, O.Q.Louise Penny, O.Q.John R.Porter, O.Q.(promotion) Claude Robinson, O.Q.Florian Sauvageau, O.Q.Luc Vinet, O.Q.2e rangée Nahid Aboumansour, C.Q.Pierre Boivin, C.Q.Alain Chartrand, C.Q.Yolande Cohen, C.Q.Lise Cormier, C.Q.René Dallaire, C.Q.Michel de la Chenelière, C.Q.Paul-Arthur Fortin, C.Q.Serge Gauthier, C.Q.Jacques Girard, C.Q.Jacques Godin, C.Q.Madeleine Juneau, C.Q.Maria Labrecque Duchesnau, C.Q.3e rangée Ricardo Larrivée, C.Q.Louise Nadeau, C.Q.Zebedee Nungak, C.Q.Jeannot Painchaud, C.Q.Serge Payette, C.Q.Carol Lillian Richards, C.Q.Jean-René Roy, C.Q.Le premier ministre, M.Philippe Couillard, a remis le 22 juin dernier les insignes de l\u2019Ordre national du Québec, la plus haute distinction de l\u2019État, aux récipiendaires de l\u2019année 2017.S I D H A R T H A B A N E R J E E à Saint-Jérôme L\u2019 ancien entraîneur de ski Bertrand Charest, accusé d\u2019avoir agressé sexuellement plusieurs jeunes skieuses sous sa responsabilité il y a une vingtaine d\u2019années, a été reconnu coupable, jeudi, de 37 des 57 chefs d\u2019accusation qui pesaient contre lui.Charest, aujourd\u2019hui âgé de 52 ans, faisait face à 57 chefs d\u2019accusation, notamment d\u2019agression sexuelle et d\u2019abus de confiance sur 12 skieuses qui étaient âgées entre 12 et 19 ans au moment des crimes et des crimes allégués, entre 1991 et 1998.Il a finalement été acquitté de 18 chefs d\u2019accusation, et la Cour a également déterminé qu\u2019elle n\u2019avait pas juridiction sur deux autres chefs.Les verdicts de culpabilité concernent les crimes commis contre 9 des 12 plaignantes.«L\u2019accusé a agi comme un véritable prédateur, tissant sa toile soigneusement pour y attirer des jeunes femmes, adolescentes, et exercer sur elles un ascendant total», a conclu le juge Sylvain Lépine, de la Cour du Québec à Saint-Jérôme.«Sa recherche du plaisir sexuel n\u2019avait aucune limite, alors qu\u2019il était en situation d\u2019autorité sur ces jeunes espoirs canadiens du ski de compétition.» Plusieurs des victimes étaient présentes, avec des proches, pour entendre la décision du juge Lépine, jeudi matin à Saint-Jérôme.Charest s\u2019est tenu debout et a occasionnellement secoué la tête pendant que le juge rendait son verdict.L\u2019ex-entraîneur était incarcéré depuis son arrestation en mars 2015.La crédibilité des nombreux témoins était au cœur de ce procès.Là-dessus, le juge Lépine a conclu que les témoignages des plaignantes « sont crédibles et fiables ».Les faits allégués dataient des années 1990 et se sont produits au Québec, de même qu\u2019à Whistler, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis.Les crimes sont survenus avant et pendant les années où Bertrand Charest s\u2019est occupé du développement des skieuses chez Canada Alpin, entre 1996 et 1998.La Presse canadienne L\u2019ex-entraîneur Bertrand Charest est reconnu coupable J E S S I C A N A D E A U Les parents « frontaliers» qui réclament depuis des mois le droit d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école secondaire la plus près de chez eux, dans une commission scolaire voisine, se sont vu servir un ultime refus du Conseil des commissaires de la CSDM mercredi soir.Il est 23 h 30.Une quinzaine de parents font le pied de grue à la por te du Conseil des commissaires.À l\u2019intérieur, les commissaires discutent à huis clos du dossier de quatre d\u2019entre eux.Plusieurs parents, qui ont déjà obtenu leur entente extraterrito- riale au printemps, sont là en soutien.Ils trouvent la situation « injuste», car les parents qui attendent une réponse ce soir n\u2019ont pu bénéficier, comme eux, de l\u2019aide de la protectrice de l\u2019élève.Comme le révélait Le Devoir plus tôt cette semaine, cette dernière a refusé de s\u2019occuper de leurs cas après avoir été blâmée en avril dernier par le Conseil des commissaires.Les parents ont plutôt été orientés vers le comité de révision, composé de trois commissaires.La por te s \u2019ouvre, le verdict tombe.Plutôt que d\u2019aller à l\u2019école de leur choix, à quelques minutes de marche de chez eux, leurs enfants devront faire 45 minutes de transpor t en commun pour aller à l\u2019école qui leur est assignée par la CSDM.Ils brandissent des bannières sur lesquelles on peut lire « Injustice, discrimination, incohérence » et quittent la salle, déçus.« À l\u2019an prochain», lance une maman.« Comment vais-je expliquer à mon fils que ce n\u2019est pas la même justice pour tous, que son ami, qui habite à côté et qui est dans la même classe que lui, pourra aller à l\u2019école voisine, mais pas lui ?» soupire Nancy McLean.«Ma fille a passé le test pour faire le programme de robotique à l\u2019école Monseigneur-Richard.C\u2019est son rêve.Et là, pour des raisons qu\u2019on ne comprend pas trop, on vient lui dire que son choix, que ses rêves, ça ne compte pas », se désole Stéphane Stanimirow.« Je ne comprends rien, laisse tomber à son tour Rosa Paula Manariyo.J \u2019ai cinq enfants, mes deux fils vont à Monseigneur- Richard.Ma fille devra se détacher de ses frères et aller à l\u2019école Honoré-Mercier, une école à l\u2019autre bout de la vil le.Si el le décroche, ils seront responsables.» Pas un argument valide Les parents envisagent de porter le dossier au protecteur du citoyen et de poursuivre leurs démarches à l\u2019Assemblée nationale.La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, affirme ne pas pouvoir commenter les cas individuels puisqu\u2019il s\u2019agit de dossiers confidentiels, mais elle répète que la proximité n\u2019est pas une raison valable pour accorder une entente extraterritoriale.Ainsi, les parents peuvent changer de commission scolaire si une école dispose d\u2019un programme qui n\u2019a pas d\u2019équivalent à la CSDM ou pour des raisons humanitaires.Elle précise qu\u2019une demande, qui n\u2019a pas été traitée publiquement au Conseil des commissaires mercredi, a d\u2019ailleurs été acceptée pour cette raison.« On a 56 kilomètres qui longent le territoire de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et 26kilomètres avec la Commission scolaire de la Pointe-de-l\u2019Île.Si on ajoute le critère de proximité, on ouvre la porte à des centaines de demandes, c\u2019est pourquoi on fait du cas par cas », résume Mme Harel Bourdon.Ayant refusé la veille de répondre aux questions du Devoir sur l\u2019indépendance de la protectrice de l\u2019élève, Catherine Harel Bourdon se défend aujourd\u2019hui d\u2019être « intervenue » auprès de celle-ci dans le dossier des frontaliers.«La protectrice de l\u2019élève a le choix de prendre des dossiers ou de ne pas prendre des dossiers.Elle en refuse des centaines par année, ce n\u2019est pas spécifique aux gens du Sud-Ouest », répond la présidente.Le Devoir ÉLÈVES «FRONTALIERS» Le Conseil des commissaires refuse les transferts La décision vient briser le rêve des enfants, déplorent les parents JACQUES NADEAU LE DEVOIR La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, af firme ne pouvoir commenter les cas individuels puisqu\u2019il s\u2019agit de dossiers confidentiels.La CSDM en «croissance » Après des années de compressions et de rationalisation pour arriver à l\u2019équilibre budgétaire, la Commission scolaire de Montréal parle désormais de «développement et de croissance».Le budget 2017-2018, qui totalise 1094,5 millions, a été adopté à la majorité malgré de vives critiques au Conseil des commissaires mercredi soir.La CSDM est notamment allée chercher 62 millions de plus en revenus de location de ses immeubles \u2014 hausses fortement contestées par les organismes communautaires qui en font les frais \u2014 et grâce à une baisse considérable des dépenses administratives, qui sont passées de 35 % en 2012-2013 à 3 % des dépenses totales de la CSDM. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.89 -0.57 -0.91 447 Canadian-Tire CTC.A 146.38 -0.80 -0.54 274 Cogeco CCA 79.15 0.68 0.87 22 Corus CJR.B 13.07 0.03 0.23 214 Groupe TVA TVA.B 2.90 -0.09 -3.01 8 Jean Coutu PJC.A 21.71 -0.20 -0.91 94 Loblaw L 72.98 0.14 0.19 662 Magna MG 59.57 0.26 0.44 818 Metro MRU 43.19 -0.06 -0.14 729 Quebecor QBR.B 42.20 0.08 0.19 282 Uni Select UNS 31.21 0.14 0.45 39 Saputo SAP 41.61 -0.50 -1.19 502 Shaw SJR.B 30.19 -0.04 -0.13 990 Dollarama DOL 123.36 -0.63 -0.51 200 Restaurant Brands QSR 81.99 -0.37 -0.45 330 Transat A.T.TRZ 5.78 0.02 0.35 9 Yellow Media Y 6.32 0.51 8.78 467 S&P TSX SPTT15219.90 71.37 0.47 208581 S&P TX20 TX20 611.87 6.93 1.15 65535 S&P TX60 TX60 896.37 3.54 0.40 99005 S&P TX60 Cap.TX6C 991.20 3.91 0.40 99005 Cons.de base TTCS 540.60 -2.06 -0.38 3234 Cons.discr?©.TTCD 200.01 0.31 0.16 6402 ?ânergie TTEN 170.02 0.30 0.18 51469 Finance TTFS 282.99 1.81 0.64 39687 Aurif?®re TTGD 202.62 1.78 0.89 65211 Sant?© TTHC 70.54 3.45 5.14 6836 Tech.de l\u2019info TTTK 64.62 0.43 0.67 8027 Industrie TTIN 222.28 0.20 0.09 20381 Mat?©riaux TTMT 232.08 2.31 1.01 45653 Immobilier TTRE 299.67 0.32 0.11 5739 T?©l?©coms TTTS 163.76 -0.17 -0.10 3701 Sev.collect.TTUT 256.27 0.81 0.32 5493 M?©taux/minerals TXBM 96.83 1.02 1.06 47052 TSX Venture JX 771.07 -0.73 -0.09 58074 Cameco CCO 12.06 0.00 0.00 885 Canadian Natural CNQ 37.66 0.21 0.56 2420 Hydro One H 23.28 0.01 0.04 490 Enbridge ENB 51.61 1.00 1.98 2832 EnCana ECA 10.91 0.19 1.77 8225 Enerplus ERF 10.61 0.30 2.91 1628 Pengrowth Energy PGF 0.99 -0.01 -1.00 957 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 38.36 -0.18 -0.47 629 Suncor Energy SU 38.11 -0.14 -0.37 2194 Cenovus Energy CVE 9.00 -0.14 -1.53 5849 TransCanada TRP 62.09 -0.46 -0.74 1664 Valener VNR 22.75 0.10 0.44 36 Air Canada AC 17.35 0.24 1.40 4188 Bombardier BBD.B 2.39 -0.09 -3.63 10052 CAE CAE 22.12 -0.17 -0.76 802 Canadien Pacifique CP 208.24 1.68 0.81 280 Chemin de fer CN CNR 105.65 -0.34 -0.32 1329 SNC-Lavalin SNC 54.68 1.13 2.11 317 Transcontinental TCL.A 25.79 0.21 0.82 67 TFI International TFII 27.10 -0.07 -0.26 264 B.CIBC CM 107.06 1.62 1.54 2918 B.de Montr?©al BMO 93.49 1.01 1.09 1545 B.Laurentienne LB 54.25 1.75 3.33 365 B.Nationale NA 53.76 0.12 0.22 1304 B.Royale RY 94.02 0.74 0.79 1999 B.Scotia BNS 79.69 0.70 0.89 2931 B.TD TD 65.28 0.28 0.43 6685 Brookfield Asset BAM.A 51.03 0.20 0.39 604 Cominar Real CUF.UN 12.85 0.05 0.39 381 Corp.Fin.Power PWF 32.95 0.20 0.61 536 Fin.Manuvie MFC 23.58 -0.18 -0.76 2724 Fin.Sun Life SLF 44.70 -0.19 -0.42 1134 Great-West Lifeco GWO 34.19 0.13 0.38 613 Industrielle All.IAG 53.48 0.83 1.58 181 Power Corporation POW 29.12 0.05 0.17 548 TMX X 69.87 0.49 0.71 94 Agrium AGU 122.14 -0.22 -0.18 170 Barrick Gold ABX 21.28 0.32 1.53 1833 Goldcorp G 17.91 0.06 0.34 1508 Kinross Gold K 5.43 0.06 1.12 2038 Mines Agnico-Eagle AEM 61.60 -0.28 -0.45 471 Potash POT 21.86 0.01 0.05 821 Teck Resources TECK.B 21.01 0.64 3.14 2479 Fortis FTS 46.34 0.61 1.33 1022 TransAlta TA 7.98 0.14 1.79 1061 BlackBerry BB 14.66 0.49 3.46 3235 CGI GIB.A 67.63 0.44 0.65 377 BCE BCE 58.91 -0.11 -0.19 1389 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 62.23 0.24 0.39 820 Telus T 44.68 -0.23 -0.51 1492 iShares DEX XBB 31.82 0.00 0.00 19 iShares MSCI XEM 30.78 0.05 0.16 25 iShares MSCI EMU XEU 23.98 -0.15 -0.62 7 iShares S&P 500 XSP 27.95 0.00 0.00 191 iShares S&P/TSX XIC 24.24 0.12 0.50 66 HOME CAPITAL GROUP HCG 19.00 4.06 27.18 9850 ENCANA CORP ECA 10.91 0.19 1.77 8225 TORONTO DOMINION TD 65.28 0.28 0.43 6685 CENOVUS ENERGY INC CVE 9.00 -0.14 -1.53 5849 AIR CANADA AC 17.35 0.24 1.40 4188 VALEANT VRX 20.51 2.29 12.57 3767 VERESEN INC VSN 18.19 0.08 0.44 3380 BLACKBERRY LTD BB 14.66 0.49 3.46 3235 BANK of NOVA BNS 79.69 0.70 0.89 2931 CANADIAN IMPERIAL CM 107.06 1.62 1.54 2918 HOME CAPITAL GROUP HCG 19.00 4.06 27.18 9850 VALEANT VRX 20.51 2.29 12.57 3767 EQUITABLE GROUP EQB 62.47 6.92 12.46 251 GENWORTH MI CANADA MIC 37.11 3.84 11.54 1218 HUDSONS BAY CO HBC 11.93 1.07 9.85 1121 YELLOW MEDIA LTD Y 6.32 0.51 8.78 467 HUDBAY MINERALS HBM 6.70 0.49 7.89 1579 EXCHANGE EIF 32.29 2.19 7.28 396 CRH MEDICAL CORP CRH 7.82 0.47 6.39 239 CANADIAN WESTERN CWB 27.00 1.51 5.92 799 RITCHIE BROS RBA 36.80 -1.25 -3.29 233 CT REAL ESTATE CRT.UN 14.25 -0.38 -2.60 171 HORIZONS BETAPRO HVU 13.33 -0.33 -2.42 2250 TAIGA BUILDING TBL.NT 111.26 -2.74 -2.40 257 CELESTICA INC CLS 17.94 -0.41 -2.23 301 CRESCENT POINT CPG 10.07 -0.22 -2.14 2163 HUSKY ENERGY INC HSE 15.16 -0.33 -2.13 1364 HORIZONS BETA HGD 8.58 -0.16 -1.83 920 ELEMENT FINANCIAL EFN 8.87 -0.15 -1.66 1783 CENOVUS ENERGY INC CVE 9.00 -0.14 -1.53 5849 EQUITABLE GROUP EQB 62.47 6.92 12.46 251 HOME CAPITAL GROUP HCG 19.00 4.06 27.18 9850 GENWORTH MI CANADA MIC 37.11 3.84 11.54 1218 VALEANT VRX 20.51 2.29 12.57 3767 EXCHANGE EIF 32.29 2.19 7.28 396 LAURENTIAN BANK of LB 54.25 1.75 3.33 365 CANADIAN PACIFIC CP 208.24 1.68 0.81 280 CANADIAN IMPERIAL CM 107.06 1.62 1.54 2918 CANADIAN WESTERN CWB 27.00 1.51 5.92 799 ONEX CORP ONEX 100.55 1.25 1.26 144 TAIGA BUILDING TBL.NT 111.26 -2.74 -2.40 257 RITCHIE BROS RBA 36.80 -1.25 -3.29 233 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 146.38 -0.80 -0.54 274 DOLLARAMA INC DOL 123.36 -0.63 -0.51 200 SHOPIFY INC SHOP 121.15 -0.60 -0.49 262 WASTE CONNECTIONS WCN 86.19 -0.58 -0.67 240 ALIMENTATION ATD.B 61.89 -0.57 -0.91 447 SAPUTO INC SAP 41.61 -0.50 -1.19 502 TRANSCANADA TRP 62.09 -0.46 -0.74 1664 CELESTICA INC CLS 17.94 -0.41 -2.23 301 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com TORONTO S&P TSX 15 219,90 ?+71,37 +0,47% New York S&P 500 2434,50 ?-1,11 -0,05% NASDAQ 6236,69 ?+2,73 +0,04% DOW JONES 21 397,29 ?-12,74 -0,06% PÉTROLE 42,74 +0,21 $US +0,4% ?OR 1249,6080 +3,60 $US +0,3% ?DOLLAR CANADIEN 75,52 +0,39 $US +0,5% ?1$US = 1,3242 67,39 +0,37 EURO 1 EURO = 1,4759 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2554,91 2,61 5,19 IQ120 2578,57 8,68 4,28 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S Le nombre d\u2019acheteurs étrangers dans le marché immobilier montréalais demeure très marginal, mais la part qu\u2019ils occupent dans le total des transactions augmente rapidement en raison des Chinois, signale la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL).Dans une analyse publiée jeudi, l \u2019agence fédérale affirme que les acheteurs basés dans un autre pays ont acquis 236 propriétés au cours des trois premiers mois de 2017, en hausse de 37 % par rapport à l\u2019an dernier.Ces transactions comptent pour 1,8 % de l\u2019ensemble des achats.Les acheteurs chinois ont acquis 100 propriétés entre avril 2016 et avril 2017.Cette période fait suite à l\u2019imposition d\u2019une taxe de 15 % sur les transactions étrangères à Vancouver au cours de l\u2019été 2016.C\u2019est trois fois plus que lors de la période correspondante l\u2019année précédente.«Étant donné la hausse plus soutenue des prix à Montréal depuis quelques mois, mais aussi afin de voir l\u2019éventuel impact sur la métropole de l\u2019introduction en avril dernier d\u2019une autre taxe sur les logements achetés par des étrangers dans la région de Toronto, il devient de plus en plus important de suivre l\u2019évolution du nombre d\u2019acheteurs étrangers dans la région de Montréal», a écrit l\u2019analyste Francis Cortel- lino dans son rapport.Lors d\u2019une première analyse effectuée en décembre 2016, la SCHL avait parlé de l\u2019investissement étranger comme d\u2019un phénomène très limité dans la métropole, mais elle ne pouvait exclure un « très léger déplacement » de la demande de l\u2019Ouest canadien vers Montréal.La hausse des prix à Vancouver a été si forte au cours des dernières années qu\u2019elle a eu un effet à la hausse sur les autres villes avoisinantes, a indiqué la SCHL au mois de mai.Cet impact s\u2019est même fait sentir dans des municipalités situées «hors du rayon de navettage».Lorsque la Colombie-Britannique a imposé la taxe à l\u2019été 2016, le prix des propriétés venait d\u2019exploser de plus de 50 % sur cinq ans.En quelques mois, la taxe a eu un effet nettement refroidissant.Pour l\u2019année 2016 au complet, le nombre de transactions immobilières dans la grande région de Vancouver a diminué de 5,6 %.Les prix ont tout de même augmenté de 17,8 %.En guise de comparaison, les prix dans la grande région de Montréal ont augmenté de 6,5 % au cours de l\u2019année 2016, selon les données publiées en janvier dernier par Royal Le- Page.L\u2019agence prévoyait alors une hausse d\u2019environ 5 % pour l\u2019année 2017.« Dans la prochaine année, nous prévoyons que Montréal connaîtra des hausses de prix modérées tandis que l\u2019économie de la région continue de prendre du tonus», a écrit Royal LePage.La ville de Québec, de son côté, a observé une augmentation des prix de 5,8 % en 2016.Le Devoir IMMOBILIER De plus en plus d\u2019acheteurs étrangers à Montréal ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les Chinois ont acquis 100 propriétés à Montréal l\u2019an dernier.D J A L L A L M A L T I à Paris L\u2019 industrie aéronautique a fait la preuve de sa santé éclatante à l\u2019occasion du salon du Bourget, avec une nouvelle moisson de commandes au profit des avionneurs, mais aussi des motoristes qui profitent de l\u2019engouement des compagnies pour les A320neo et 737 MAX.Boeing est arrivé loin devant son concurrent européen Airbus, une première depuis 2012.Au quatrième jour du salon, qui clôture la partie commerciale avant l\u2019ouverture au public vendredi, le géant de Seattle avait engrangé 571 commandes et engagements d\u2019achats d\u2019avions commerciaux pour une valeur de 74,8 milliards de dollars.Airbus a de son côté enregistré, pendant le salon, 326 commandes d\u2019avions pour un montant au prix catalogue de 39,7 milliards de dollars.Le constructeur européen a concédé sa défaite par la voix de son directeur commercial, John Leahy.«Est-ce que nous reconnaissons que Boeing a vendu quelques avions de plus que nous?Oui», a-t-il déclaré.«Boeing a fait le show», a confirmé un industriel du secteur sous couvert de l\u2019anonymat.John Leahy, qui a présenté le bilan d\u2019Airbus avant celui de Boeing et ne disposait pas des dernières annonces de son concurrent américain, a assuré pourtant qu\u2019en matière de commandes nettes, les deux concurrents étaient à égalité.«Nous avons eu 42% du marché et eux le reste.En matière de commandes fermes, nous avons été à 50-50», a-t-il déclaré.«Paris 2017 a été un salon très excitant», s\u2019est félicité Ihssane Mounir, le vice-président des ventes et du marketing de Boeing.« Probablement l\u2019un des plus actifs », a-t-il ajouté.Voler la vedette Le géant américain a surtout fait carton plein pour le 737 MAX 10, la version allongée de son moyen-courrier remotorisé et plus économe en carburant, dont le lancement a été annoncé au premier jour du salon.Il doit concurrencer l\u2019A321neo, qui a permis à Airbus de détenir 60 % des parts de marché du moyen-courrier.«Le MAX 10 a volé la vedette», s\u2019est réjoui Ihs- sane Mounir.Boeing a engrangé 361 commandes de l\u2019appareil de la part de 16 clients, dont 147 nouvelles commandes, le reste étant des conversions.John Leahy s\u2019est malgré tout félicité du bilan commercial d\u2019Airbus.«Notre succès commercial cette semaine porte notre carnet de commandes à un nouveau record de plus de 6800 avions», a- t-il souligné.Le segment des moyen-courriers est le principal bénéficiaire de la vitalité du marché, alors qu\u2019Airbus et Boeing tablent sur un doublement de la flotte d\u2019avions dans le monde d\u2019ici 20 ans.Selon Boeing, le besoin en moyen-courriers d\u2019ici 2036 s\u2019élèvera à 29 530 nouveaux appareils.Cette demande est portée par la croissance du trafic dans le monde, et notamment les compagnies low-cost, qui exploitent principalement des appareils comme le 737 MAX de Boeing ou l\u2019A320neo d\u2019Airbus.Ces avions sont des versions remotorisées des monocouloirs des deux avionneurs, qui ont bénéficié d\u2019améliorations avec de nouveaux moteurs qui permettent de réduire d\u2019environ 15 % leur consommation en carburant.Agence France-Presse BOURGET L\u2019industrie aéronautique fait la preuve de sa santé éclatante T A N G I Q U E M E N E R au Bourget R endre leur « grandeur » aux États-Unis en fabriquant sur place : le leitmotiv du président Donald Trump inquiète un secteur aéronautique dont la chaîne d\u2019approvisionnement complexe dépend du libre-échange.Le Salon international de l\u2019aéronautique du Bourget, près de Paris, s\u2019est ouvert un mois après que le gouvernement républicain a lancé le processus de renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Dénoncé par M.Trump comme contraire aux intérêts de son pays, cet accord favorise depuis 20 ans le développement de l\u2019industrie aéronautique au Canada et au Mexique.Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a déjà prévenu que, «dans le dossier de l\u2019aéronautique, nous défendrons toujours les entreprises canadiennes et les travailleurs canadiens», une fermeté que l\u2019on retrouve au Bourget chez Brad Duguid, ministre du Développement économique et de la Croissance de l\u2019Ontario.Les responsables de Washington doivent « savoir clairement que, si le président Trump veut parvenir à son but de rendre leur grandeur aux États-Unis, cela aura l\u2019ef fet exactement opposé s\u2019il prend des mesures qui af fectent ses importantes relations commerciales avec le Canada et l\u2019Ontario», explique M.Duguid à l\u2019AFP.Le ministre pense bien sûr aux intérêts de sa province, dont 80 % des exportations partent vers les États-Unis, dont des composants d\u2019avions.« Vous auriez du mal à trouver un train d\u2019atterrissage dans le monde qui n\u2019aurait pas de pièces venues de l\u2019Ontario», dit-il.Mais il avance aussi que «neuf millions d\u2019emplois américains dépendent d\u2019une relation commerciale sans entraves entre le Canada et les États-Unis».Exprimée de manière plus feutrée, l\u2019inquiétude n\u2019en reste pas moins palpable chez les industriels américains eux-mêmes, comme Remy Nathan, vice-président pour les affaires internationales de la puissante Association américaine des industries aérospatiales (AIA), qui fédère 341 entreprises.«Notre organisation croit en un commerce libre et équitable, déclare-t-il à l\u2019AFP.Le secteur de l\u2019aérospatiale et de la défense est vraiment mondialisé, ce qui nous permet de recourir à des fournisseurs dans le monde entier pour apporter à nos clients la meilleure technologie au meilleur prix.» L\u2019ALENA a dopé la croissance des industries aérospatiales canadienne et mexicaine et incité les entreprises américaines à investir: le Mexique a ainsi attiré grâce à sa main-d\u2019œuvre moins chère près de 800 millions de dollars d\u2019investissements directs américains dans ce secteur ces 15 dernières années, selon une étude du cabinet PwC, parmi lesquels de nombreux fabricants de pièces essentielles (turbines, câblages, sièges\u2026).«Le point qu\u2019on regardera, c\u2019est la relation entre les États-Unis et le Mexique.On a une base impor tante.C\u2019est un sujet d\u2019attention pour nous», a indiqué, jeudi au Bourget, Olivier An- driès, patron de Safran Aircraft Engines.Les industriels s\u2019interrogent aussi sur la capacité de M.Trump à traduire en actes sa rhétorique enflammée et parfois contradictoire.« Il existe une inquiétude sur ce que les politiques publiques vont donner en fin de compte, car il en existe plusieurs versions», résume M.Lineberger.Agence France-Presse Les velléités protectionnistes de Trump inquiètent le secteur aéronautique Bombardier satisfaite Bombardier s\u2019est dite satisfaite du salon aéronautique du Bourget qui vient de se conclure, indiquant dans un communiqué qu\u2019elle a reçu des commandes et engagements de 2 milliards $US.Entre autres, la compagnie a reçu 60 commandes pour ses modèles Q400, et Ilyushin Finance et une compagnie aérienne dont l\u2019identité demeure confidentielle ont signé une entente pour la location de six avions CS300.«Alors que l\u2019élan du succès de la première année en service de la CSeries se poursuit, nous sommes satisfaits que les compagnies aériennes des quatre coins du monde démontrent un intérêt grandissant envers l\u2019avion.Ils reconnaissent la performance de la CSeries et entendent parler de la rétroaction extrêmement positive que nous recevons de la part des passagers et de nos opérateurs de lancement», a affirmé le président de Bombardier Avions commerciaux, Fred Cromer.Le Devoir M A R C H É S B O U R S I E R S L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 82766274-01 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 10 MILLIONS $ (approx.) 2017-06-21 9 000 000 $ 02 12 34 39 41 45 21 03 16 22 26 27 35 32 0187848 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ L I N D A N G U Y E N À Toronto S ears Canada fermera 59 magasins et supprimera environ 2900 emplois dans le cadre d\u2019une restructuration supervisée par la cour, a annoncé jeudi le détaillant en difficulté, après des années de pertes financières et d\u2019absence de stabilité à sa tête.L\u2019annonce sur les compressions est survenue peu après que l\u2019entreprise a obtenu une protection temporaire de la Cour supérieure de justice de l\u2019Ontario en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).La chaîne de magasins a l\u2019intention de poursuivre ses activités pendant la restructuration et dit vouloir émerger de la protection de la cour dans une forme plus souple et ef ficace, prête à mieux affronter ses rivales sur un marché hyperconcurrentiel.«Cependant, pour atteindre cet objectif et pour donner une taille appropriée à ses activités, le groupe Sears Canada s\u2019attend à ce qu\u2019un certain nombre de magasins doivent fermer, réduire leurs coûts d\u2019exploitation, abandonner certaines activités et réduire la taille de leur effectif», a expliqué Sears Canada dans des documents déposés en cour.La protection de 30 jours offerte par la cour contre les créanciers de Sears Canada lui donnera un «espace vital » pour tenter de remanier ses activités, a indiqué le détaillant.Le tribunal l\u2019a en outre autorisé à obtenir un financement du débiteur-exploitant pouvant aller jusqu\u2019à 450 millions pour assurer le maintien de ses activités pendant la restructuration.En vertu du plan supervisé par la cour, le détaillant fermera 20 grands magasins, en plus de 15 magasins Sears Décor, 10 magasins de liquidation et 14 magasins d\u2019électroménagers et de matelas.Environ 500 emplois de bureau seront éliminés immédiatement, tandis que le reste des emplois supprimés le seront au fur et à mesure que les magasins fermeront leurs portes.En date du 30 mai, Sears Canada comptait environ 17 000 employés, incluant 10 500 travailleurs à temps partiel.Les événements de jeudi, que les spécialistes de l\u2019industrie du commerce de détail attendaient depuis un moment, marquent un tournant pour Sears Canada.Le détaillant a accumulé les pertes ces dernières années et a vu son action chuter \u2014 elle a cédé plus de 80 % de sa valeur dans la dernière année \u2014 malgré ses efforts pour se réinventer.Il a aussi traversé plusieurs changements à sa tête ces dernières années.Mark Cohen, qui était le président et chef de la direction de Sears Canada avant de se faire montrer la porte en 2004, croit que le détaillant est le principal responsable de ses problèmes et il juge que l\u2019entreprise n\u2019a pas de vision pour son avenir.«Cette idée qu\u2019ils vont sortir de s\u2019en sortir plus fort et d\u2019être une meilleure entreprise est une fantaisie parce qu\u2019ils n\u2019ont pas de meilleure stratégie », a estimé M.Cohen, qui est actuellement le directeur des études du commerce de détail de la Graduate School of Business de l\u2019Université Columbia, à New York.Sears Canada, dont le siège social se trouve à Toronto, comptait 94 grands magasins, 23 magasins Sears Décor et 10 magasins de liquidation avant le dépôt de son plan de restructuration, selon la LACC.L\u2019entreprise espère pouvoir se libérer de la protection de la cour d\u2019ici la fin de 2017.La Presse canadienne La restructuration de Sears causera 2900 pertes d\u2019emplois K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I Hydro-Québec proposera un programme permettant à ses consommateurs de payer des tarifs variables selon les heures de la journée, comme le propose la Régie de l\u2019énergie, mais elle n\u2019est pas certaine de pouvoir l\u2019implanter dès l\u2019hiver.Dans un rapport sur l\u2019amélioration des pratiques tarifaires rendu public jeudi, la Régie de l\u2019énergie propose au gouvernement du Québec de demander à la société d\u2019État de présenter des options volontaires de tarification dynamique en vue d\u2019une mise en application à l\u2019hiver 2018-2019.Le ministre de l\u2019Énergie, Pierre Arcand, dit voir d\u2019un bon œil cette proposition.Hydro- Québec indique donc qu\u2019elle ira de l\u2019avant, tout en précisant que les délais sont serrés.«On va regarder les possibilités et on va travailler fort pour respecter l\u2019échéancier, mais on le dit en toute transparence : ça représente un défi », admet le por te-parole de la société d\u2019État, Marc-Antoine Pouliot.Pour qu\u2019un programme volontaire de tarification dynamique puisse s\u2019appliquer l\u2019hiver prochain, il faudrait en principe qu\u2019Hydro-Québec en présente les détails dans sa prochaine demande tarifaire, qui doit être déposée à la fin du mois de juillet.La tarification dynamique permet de faire varier le coût de l\u2019électricité selon le moment de sa consommation, ce qui fait en sorte que l\u2019électricité coûte moins cher le jour et la nuit, et plus cher le matin et le soir, lorsque la consommation de la province atteint un sommet.La Régie de l\u2019énergie propose de miser sur un programme qui concernerait les « heures critiques», c\u2019est-à-dire les heures les plus froides de l\u2019hiver pendant lesquelles les Québécois chauffent au maximum.Cette recommandation s\u2019appuie sur un projet-pilote mené en 2008 par Hydro-Québec, aux résultats mitigés.Les clients qui pouvaient profiter de tarifs variables selon l\u2019heure de la journée n\u2019ont pas déplacé leur consommation de manière significative, mais ceux qui devaient payer plus cher pour les 100 «heures critiques» de l\u2019hiver ont modifié leurs habitudes.Économies possibles Reste à voir quel type de programme et quels tarifs Hydro- Québec décidera d\u2019appliquer.La société d\u2019État tentera de trouver un juste équilibre pour inciter les clients qui adhéreront au programme à déplacer leur consommation, en mettant la sécheuse en marche le jour plutôt que le soir, par exemple.«Un client qui adhère au programme et qui gère bien sa consommation va avoir des économies, souligne M.Pouliot.Il va y avoir des économies pour le client, pour Hydro-Québec, et par le fait même pour l\u2019ensemble des clients, parce qu\u2019en réduisant la demande aux heures de pointe, on va éviter de coûteuses importations d\u2019électricité.» Le porte-parole fait remarquer que le programme s\u2019appliquera à tous les clients, qu\u2019ils soient résidentiels, commerciaux ou industriels.Selon l\u2019analyste en matière d \u2019 é n e r g i e à l \u2019 U n i o n d e s consommateurs, Marc-Olivier Moisan-Plante, la future tarification dynamique est la bienvenue, à condition qu\u2019elle ne devienne pas obligatoire.« Le fait que la Régie propose de le faire sur une base volontaire est une bonne nouvelle, parce qu\u2019on croit que l\u2019imposition du programme à l\u2019ensemble de la clientèle résidentielle ne ferait pas que des heureux», dit-il.Hydro-Québec soutient que l\u2019imposition de la tarification dynamique à tous les clients n\u2019est pas envisagée.Le Devoir Hydro-Québec offrira une tarification variable SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Sears dit vouloir poursuivre ses activités.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre a dit que l\u2019argent des surplus sera dirigé vers la réserve de stabilisation pour les imprévus.C A R O L I N E P L A N T E à Québec Le surplus budgétaire de 2,5 milliards engrangé lors de la dernière année financière est «honteux», selon la Coalition avenir Québec (CAQ), qui accuse le gouvernement de s\u2019être bâti un «trésor de guerre» sur le dos des contribuables.Le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, est catégorique : le gouvernement Couillard a saigné les programmes sociaux depuis qu\u2019il est au pouvoir, ce qui a eu pour effet de faire exploser le surplus cette année.Celui-ci est d\u2019ailleurs dix fois plus élevé que prévu dans le dernier budget.« C\u2019est tout simplement honteux », a dit M.Bonnardel en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne jeudi.« Le ministre [des Finances, Carlos Leitão], je lui ai demandé : \u201cQuels sont les coûts de système en santé et en éducation ?\u201d On m\u2019a dit : ça prend 4,3 % en santé et 4% en éducation, et on a mis 3,4% et 2,9%.» Même son de cloche du côté du Parti québécois (PQ), qui parle de «coupes draconiennes» pour financer les « bonbons électoraux» des libéraux.« Le gouvernement va passer les 18 prochains mois à faire des annonces, en se vantant de répondre aux besoins des citoyens.Mais le tort causé va demeurer », a af firmé le député péquiste Nicolas Marceau.Contrairement à la CAQ, le PQ ne transformerait pas les surplus en baisses d\u2019impôt.Jeudi, le premier ministre Philippe Couillard a semblé, lui aussi, mettre cette idée au rancart.Il a affirmé avoir déjà donné 1,2 milliard en baisses d\u2019impôt depuis 2014, à la suite de l\u2019abolition de la taxe santé e t d u r e h a u s s e m e n t d e l\u2019exemption de base.« C\u2019est déjà fait », a-t-il soutenu lors d\u2019un point de presse à Québec, durant lequel il a calculé qu\u2019une famille qui gagne 80 000 $ par année s\u2019était vu remettre 510 $.Il a dit que l\u2019argent sera plutôt dirigé vers la réserve de stabilisation pour les imprévus, dans laquelle il y a déjà 2,4 milliards.Des inondations ont récemment ravagé plusieurs régions du Québec et le conflit canado-amé- ricain sur le bois d\u2019œuvre a f o r c é Q u é b e c à a l l o n g e r jusqu\u2019à 300 millions pour épauler l\u2019industrie forestière.Le chef du gouvernement a justifié l\u2019écar t entre les données budgétaires de mars et celles dévoilées mercredi notamment par une hausse de l\u2019impôt versé par les entreprises, par des recettes plus élevées tirées des sociétés d\u2019État et par la croissance des revenus autonomes.Les entreprises ont versé 5,3 milliards en impôts au cours de l\u2019année financière terminée le 31 mars, soit 292 millions de plus que les 4,59 milliards prévus dans le budget.Québec a également récolté 229 millions supplémentaires par l\u2019entremise de ses sociétés d\u2019État, comme Loto-Qué- bec et la Société des alcools du Québec.« Il semble que ça fait du bien, a af firmé M.Couillard.Ça fait des années qu\u2019on a l\u2019impression d\u2019être sur le bord de la faillite au Québec.On peut-tu le dire ensemble qu\u2019on a réussi quelque chose de très bien, qu\u2019on a réussi à faire en sorte qu\u2019on est vu comme un des endroits les mieux gérés en Amérique du Nord ?[\u2026] Il y a de quoi célébrer.» Le premier ministre a tenu son point de presse jeudi, à bord du bateau Louis-Jolliet, où il a annoncé la désignation d u f l e u v e S a i n t - L a u r e n t comme lieu historique en ver tu de la Loi sur le patrimoine culturel.La Presse canadienne SURPLUS BUDGÉTAIRE Couillard estime avoir déjà donné les baisses d\u2019impôt qu\u2019il avait promises SNC-Lavalin vend son siège social La firme d\u2019ingénieurs SNC-La- valin a annoncé jeudi avoir vendu son siège social mont- réalais et un terrain vacant adjacent pour environ 170 millions.L\u2019entente de cession de bail conclue avec Conseillers immobiliers GWL pour le compte de clients institutionnels permet à SNC de louer l\u2019immeuble de 21 étages pendant 20 ans.L\u2019immeuble du centre-ville fait l\u2019objet d\u2019«importantes rénovations» qui visent à moderniser ses espaces de travail.SNC-Lavalin avait indiqué qu\u2019elle cherchait à réduire ses coûts en vendant son siège social et en regroupant ses activités.La Presse canadienne Fermetures au Québec Grands magasins: Alma, Chicoutimi, Drummondville, Gatineau, Saint-Georges Électros/matelas: Rimouski, Rouyn-Noranda Liquidation: Saint-Eustache, Sorel Sears Décor: Laval, Québec, Saint-Bruno, Sainte-Foy Le Parti québécois parle de «coupes draconiennes» pour financer les «bonbons électoraux» des libéraux UPA : Groleau sollicitera un quatrième mandat Le président de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, sollicitera un quatrième mandat de deux ans lors du congrès général de l\u2019organisation, qui aura lieu en décembre prochain.M.Gro- leau est président de l\u2019UPA depuis décembre 2011.Entre 2004 et 2011, il a présidé la Fédération des producteurs de lait du Québec.Il n\u2019y a pas de limite au nombre de mandats qu\u2019un président de l\u2019UPA peut effectuer.En 2015, M.Groleau a été réélu sans opposition.Le Devoir Assurer la sécurité nationale tout en respectant les libertés individuelles est un défi pour tous les gouvernements.Les libéraux avaient promis de rétablir l\u2019équilibre et, à première vue, leur projet de loi sur la sécurité nationale est une nette amélioration par rapport au cadre laissé par les conser va- teurs.Le projet est toutefois très complexe et exigera un examen attentif pour s\u2019assurer qu\u2019il soit à la hauteur des prétentions libérales.e gouvernement en a mis, du temps, pour accoucher du projet de loi C-59 présenté mardi, mais il serait mal venu de le lui reprocher.Dans ce cas-ci, il a réellement fait ses devoirs, ne ménageant aucun détour pour consulter parlementaires, experts et citoyens.L\u2019expérience du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goo- dale, a ajouté au sérieux de l\u2019exercice.C-59 renforce nettement la surveillance des activités de renseignement et de collecte de données, ce qu\u2019avaient négligé les conser vateurs.En revanche, certaines dispositions les plus contestées, celles augmentant les pouvoirs du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et de la GRC et portant atteinte à certains droits fondamentaux, restent en place, bien qu\u2019assorties de balises plus strictes.On avait blâmé les conservateurs pour ne pas avoir démontré la nécessité de ces pouvoirs et atteintes.On n\u2019en a pas davantage la preuve aujourd\u2019hui.De toute évidence, le gouvernement a jugé que, dans le contexte actuel, où les attentats se multiplient à l\u2019étranger, il vaut mieux les conserver.Le SCRS pourra encore contrer une menace en posant des gestes illégaux s\u2019il persuade un juge que la menace le justifie.La liste des gestes formellement interdits est toutefois allongée.Pas question de torture ou de détention secrète, par exemple.Les institutions fédérales pourront toujours échanger les données personnelles de citoyens, mais en vertu d\u2019une définition de la menace à la sécurité qui ne pourra plus viser la désobéissance civile non violente pour défendre un point de vue légitime.La GRC pourra encore avoir recours à la détention préventive, mais le test pour la justifier sera plus strict.Les nouvelles exigences sont des améliorations, mais qu\u2019est- ce qui, au-delà du climat d\u2019insécurité ambiant, justi?e de maintenir ces mesures ?Le gouvernement doit le dire, même s\u2019il a eu le mérite d\u2019élever de plusieurs crans le niveau de surveillance de ces activités.?À ce chapitre, les progrès sont indéniables.Il faut même applaudir à la décision du gouvernement de finalement répondre à une des recommandations centrales du juge Dennis O\u2019Connor à la suite de son enquête sur l\u2019affaire Arar.Dans son rapport déposé il y a presque 11 ans, il demandait que toutes les activités en matière de sécurité nationale, peu importe le ministère ou l\u2019agence qui les mène, soient soumises à un examen et que ce dernier puisse chevaucher les frontières entre ces ministères et agences.Le gouvernement ne s\u2019est pas contenté de créer des ponts entre les organismes d\u2019examen du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), de la GRC et du Centre de la sécurité des télécommunications.Il a réuni toutes ces fonctions sous un seul chapeau et donné au nouvel of?ce de surveillance, non seulement plus de moyens, mais le mandat de mettre son nez partout.Ce sera après coup, mais un nouveau commissaire au renseignement assurera une surveillance en aval.Son accord sera nécessaire pour que certaines opérations et l\u2019utilisation d\u2019ensembles de données aillent de l\u2019avant.Ces deux chiens de garde s\u2019ajouteront au Comité de parlementaires sur la sécurité nationale qui verra le jour incessamment.Les pouvoirs de l\u2019Of?ce et du commissaire seront étendus et limiteront ceux des ministres et hauts gradés, mais on note ici et là des exceptions dont on mesure mal l\u2019impact pour l\u2019instant.D\u2019où la nécessité d\u2019une étude sérieuse, approfondie et non partisane du projet de loi, non seulement par le Comité de la sécurité publique et nationale, mais aussi par celui de la justice et des droits de la personne et celui de l\u2019accès à l\u2019information et la protection des renseignements personnels.Cette réforme importante est nécessaire, mais le gouvernement doit expliquer les raisons, au-delà du climat général d\u2019insécurité, du maintien des pouvoirs de perturbation et des atteintes aux droits.Et il doit rester ouvert aux amendements constructifs, car ce sont souvent dans les détails d\u2019un projet de loi que se cachent les pièges inattendus.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Pardonne-moi, j\u2019te voulais pas\u2026 Je dois te l\u2019avouer, quand l\u2019année a commencé et que j\u2019ai vu ton nom sur ma liste, j\u2019ai paniqué.J\u2019te voulais juste pas\u2026 Je ne te connaissais pas, mais je t\u2019avais vue plusieurs fois au local de suspension et on disait que t\u2019avais vraiment un sale caractère\u2026 J\u2019ai honte, mais à mes yeux t\u2019étais juste un obstacle.Celle qui allait scraper mon groupe.Au premier cours de l\u2019année, tu ne t\u2019es pas présentée.J\u2019ai honte, mais j\u2019étais soulagée\u2026 Au deuxième, t\u2019es arrivée en retard, mais t\u2019étais là\u2026 C\u2019était confirmé, il faudrait qu\u2019on fasse l\u2019année\u2026 J\u2019ai pris un grand respire\u2026 Je n\u2019avais pas le choix, il fallait que j\u2019ouvre mon cœur de Calinours ! J\u2019ai écrit à une intervenante qui s\u2019était occupée de toi\u2026 Elle m\u2019a dit qu\u2019elle n\u2019était pas inquiète, que tu aimerais mon humour et qu\u2019on s\u2019entendrait bien\u2026 Alors notre histoire a commencé comme ça, je suis allée te voir et je t\u2019ai fait une blague\u2026 Tu m\u2019as souri\u2026 J\u2019ai longtemps creusé pour connaître ton histoire.Tu ne voulais pas raconter, tu ne voulais pas qu\u2019on sache\u2026 L I B R E O P I N I O N P H I L I P P E B O U C H A R D A U C O I N Porte-parole du Regroupement de Poly contre Total (RPCT) * N ous sommes des membres inquiets de la communauté de l\u2019École polytechnique, qui choisira bientôt son prochain directeur général.Un des deux candidats à la direction est un dirigeant de l\u2019une des plus grandes pétrolières au monde, soit la société Total SA, peu connue au Québec.Il s\u2019agit de M.Philippe Tanguy, actuel vice-président aux programmes de partenariats en recherche et développement de la multinationale.Préoccupés à plusieurs égards par cette course à la direction, nous espérons que Polytechnique, un pilier de la recherche et du savoir-faire québécois, écoutera nos craintes et n\u2019optera pas pour sa candidature.Des craintes D\u2019abord, nos craintes sont grandes que cette nomination puisse associer publiquement Polytechnique à une entreprise contre qui de grands médias et des auteurs lancent accusations et critiques, lui octroyant un lourd bilan environnemental et humain.Par exemple, certains af firment que la firme aurait par ticipé à des activités de corruption sous le régime de Saddam Hussein, serait responsable d\u2019une grave marée noire et aurait même eu recours à des travaux forcés et à de l\u2019évasion fiscale.Par ailleurs, les importantes critiques visant Total que fait Alain Deneault dans son récent ouvrage De quoi Total est-elle la somme ?nous inspirent bien des réserves.En effet, M.De- neault parle d\u2019une « institution qui domine nos sociétés » et «d\u2019actions sidérantes » allant du complot à la colonisation.Sans porter de jugement sur leur fondement, il faut admettre que ces allégations véhiculent une image négative de la pétrolière.Et encore, ce mercredi, Le Journal de Montréal a publié un article intitulé «Un VP de la multinationale Total à la tête de Polytechnique?» qui parle d\u2019un malaise au sein de Polytechnique, voire d\u2019une possible crise de confiance à venir.La question nous semble importante : une association avec le nom de Total pourrait-elle entacher la réputation de l\u2019École polytechnique?Nous concevons comme une mauvaise nouvelle la venue d\u2019un dirigeant du secteur industriel à cette fonction, plutôt que celle, par exemple, d\u2019un exécutant universitaire expérimenté, pour diriger une institution publique de recherche.Nous comprenons de la plateforme du candidat qu\u2019il invite à plus de subventions du privé et à une très grande réponse de l\u2019Université pour satisfaire aux besoins des entreprises.Dans le cas de Total, du moins, nous jugeons cela trop risqué.Liberté intellectuelle Plusieurs d\u2019entre nous se demandent si la liberté intellectuelle des chercheurs de Polytechnique conservera son indépendance et son intégrité.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une crainte irréaliste.Elle puise notamment sa source dans une situation récente vécue à l\u2019Université de la Saskatchewan, découlant de sa relation avec le privé : certains médias ont relayé des accusations selon lesquelles « l\u2019Université et l\u2019un de ses professeurs entretiennent des liens étroits avec l\u2019entreprise Monsanto et agissent comme les \u201cmarionnettes\u201d du géant de l\u2019agroalimentaire».Partout des universités se retirent de leurs investissements dans les combustibles fossiles pour favoriser la transition énergétique.L\u2019Université Laval s\u2019y est engagée, l\u2019Université Concordia conduit un projet-pilote de placements excluant expressément les énergies fossiles.Selon Alexandre Shields du Devoir, « des universités prestigieuses ont [\u2026] choisi de se détourner, au moins en partie, de ce secteur énergétique.C\u2019est le cas des universités Stanford, Yale et Oxford ».Dans la foulée de l\u2019Accord de Paris, Polytechnique devrait imiter ses consœurs et se dissocier des énergies fossiles et de leurs industries.Choisir un candidat issu de cette industrie nous semblerait envoyer le message inverse.Tentons plutôt de démontrer que les ingénieurs créent des solutions de rechange aux combustibles fossiles.N\u2019allons pas à contre-courant du mouvement universitaire.Montrons la considération que l\u2019École porte à la cause environnementale.Pour toutes ces raisons, nous souhaitons que Polytechnique écoute nos inquiétudes et ne nomme pas M.Tanguy au poste de directeur général.Nous réaffirmons le principe de liberté intellectuelle et la nécessité éthique de s\u2019engager dans un retrait des énergies fossiles.* Lettre signée par plusieurs organismes et personnalités, dont on trouvera la liste sur notre site Web.Le risque Total crée de grandes inquiétudes à Polytechnique Montréal FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Avec le temps, j\u2019ai trouvé plusieurs morceaux de ton histoire sans arriver à les assembler\u2026 Puis, j\u2019ai rencontré ta mère\u2026 J\u2019ai compris\u2026 Il était inutile d\u2019en savoir plus\u2026 T\u2019étais juste complètement seule dans la vie\u2026 Dans cette vie où tu es l\u2019adulte dans un corps de 16 ans, où les expériences d\u2019une adolescente s\u2019entremêlent avec les responsabilités d\u2019un adulte, où à 16 ans tu en as déjà trop vu, l\u2019école ne pouvait pas être ta priorité\u2026 Tu étais si souvent absente\u2026 Je savais qu\u2019il était inutile de te sermonner quand tu arrivais en retard\u2026 Je préférais te dire que j\u2019étais contente que tu sois là et que tu avais fait le bon choix\u2026 Un jour, t\u2019es venue me voir pour une question de maths, mais c\u2019était dif ficile pour toi de comprendre.Trop difficile\u2026 C\u2019est là que tu m\u2019as dit : « Je suis écœurée.J\u2019ai 16 ans, je vais tout lâcher\u2026» Là, mon cœur a voulu fendre\u2026 On est sorties de la classe et je t\u2019ai demandé de bien m\u2019écouter, toi, LA tête forte\u2026 Je t\u2019ai dit que j\u2019aimais mieux des silences que des mensonges aux questions que j\u2019allais te poser.Finalement, tu as gardé le silence, mais t\u2019as pleuré\u2026 Je t\u2019ai pris dans mes bras, toi, LA tête forte\u2026 J\u2019ai voulu te le cacher, mais tu m\u2019as vue\u2026 Moi aussi, je pleurais\u2026 J\u2019ai essayé de te raccrocher, de me raccrocher\u2026 Les jours, les mois ont passé et t\u2019es toujours là, dans MA classe\u2026 Je dois te l\u2019avouer, finalement\u2026 j\u2019te voulais tellement dans ma classe\u2026 Je t\u2019aime, ma belle\u2026 Nathalie Routhier, enseignante Québec, le 20 juin 2017 L\u2019école ensemble n\u2019est pas une idée fantaisiste C\u2019était écrit dans le ciel : le mouvement L\u2019école ensemble allait s\u2019attirer les foudres de ceux qui n\u2019y voient que du nivellement par le bas.Il est pourtant possible pour des élèves for ts de trouver leur place dans des écoles atténuant la ségrégation scolaire.Prenons par exemple le système des écoles allemandes.Dès la cinquième année s\u2019offrent trois filières aux élèves : le Gymnasium (secondaire général qui mène au baccalauréat et à l\u2019université) ; la Realschule (secondaire menant à des professions spécialisées) ; la Hauptschule (école secondaire simplifiée menant à des formations professionnelles).Plusieurs länder allemands proposent la Gesamtschule (école générale) regroupant ces trois filières.Les élèves n\u2019y sont pas encore discriminés selon leurs forces ou leurs intérêts.Il y aura des cours plus enrichis, certes, mais les plus forts dans ces cours ne le sont pas nécessairement dans tous.Pourquoi alors les séparer complètement des autres ?L\u2019élève plus fort en maths peut très bien faire son éducation physique ou son cours d\u2019anglais dans des classes moins avancées.Le très fort en anglais peut se retrouver dans une classe ordinaire en allemand, et ainsi de suite.Le but de la Gesamtschule est de faire en sorte qu\u2019il y ait mixité sociale afin de favoriser une meilleure compréhension des uns et des autres.On y retrouve en abondance des programmes d\u2019entraide.SÉCURITÉ NATIONALE Question de dosage L MANON CORNELLIER La Gesamtschule n\u2019est pas parfaite.Elle exige aussi des habiletés spécifiques des enseignants.Elle répond toutefois à ceux qui pensent que L\u2019école ensemble est un projet irréaliste.René Bolduc Bärbel Reinke Québec, le 21 juin 2017 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).L a nouvelle Politique de la réussite éducative du ministère de l\u2019Éducation est fort prometteuse.Toutefois, afin que cette politique produise son plein effet en faveur de tous les élèves québécois, dont ceux issus de l\u2019immigration et de milieux défavorisés, une plus grande sensibilisation de la population québécoise au regard des enjeux qui touchent ces élèves est nécessaire.Le ministre Sébastien Proulx a exercé le leadership nécessaire pour nous doter d\u2019une politique proposant une vision inspirante de la réussite éducative : «Des milieux éducatifs inclusifs, centrés sur la réussite de toutes et de tous, soutenus par leur communauté, qui, ensemble, forment des citoyennes et des citoyens compétents, créatifs, responsables, ouverts à la diversité et pleinement engagés dans la vie sociale, culturelle et économique du Québec.» Le gouvernement n\u2019agit toutefois pas seul.Sur ce point, la politique est claire : elle « s\u2019appuie sur la mobilisation de l\u2019ensemble des acteurs de la société comme ingrédient essentiel à la réussite éducative de tous les enfants ».D\u2019ailleurs, les changements sociaux les plus puissants ne résultent pas d\u2019une action posée par une seule entité, mais sont profondément enracinés dans les valeurs de toute une société.Sur ce point, la Fondation de la famille J.W.McConnell, leader en innovation sociale, énonce que la culture joue un rôle puissant sur la transformation des problèmes ou des secteurs, et que le changement doit être profondément enraciné dans les gens, les relations, les communautés et les cultures.Dans la foulée de la Politique de la réussite éducative, la population québécoise est-elle prête à emboîter le pas en matière de réussite éducative pour tous?À certains égards, on peut en douter.S\u2019il faut applaudir à la volonté du ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport de réduire de moitié, d\u2019ici 2030, les écarts de réussite entre les élèves issus de milieux défavorisés et les élèves des autres milieux, il y a lieu de se demander si l\u2019opinion publique est réellement en faveur d\u2019une telle proposition de manière à soutenir cet objectif.Selon un sondage de la Fondation Lucie et André Chagnon datant d\u2019octobre 2013, une forte majorité de la population québécoise se dit préoccupée par le décrochage scolaire des jeunes au secondaire.Mais seulement 47% des Québécois prioriseraient les secteurs défavorisés s\u2019il fallait investir des ressources supplémentaires dans la persévérance et la réussite scolaires des enfants, comparativement à 53% qui distribueraient ces ressources de façon uniforme au Québec.Ces données indiquent que, de manière générale, les Québécois ne comprennent pas ou ne se soucient pas des tenants et aboutissants de la défavorisation comme obstacle à la réussite éducative.Or, selon la politique, parmi les élèves qui ont commencé l\u2019école secondaire en milieu défavorisé, le taux de diplomation et de qualification avant l\u2019âge de 20 ans est de 69 %, ce qui correspond à une différence de 8,9 % entre ces élèves et les élèves des autres milieux, dont le taux est de 77,9 %.Une population qui ne reconnaît pas cet enjeu ne saurait affronter efficacement les défis qui en découlent.Dans le même ordre d\u2019idées, il est temps que nous entretenions des conversations plus informées au sujet des liens entre l\u2019immigration et la réussite éducative.Alors qu\u2019aux États-Unis il est couramment fait état des écar ts de réussite \u2014 « achievement gap » ou « opportunity gap » \u2014 entre les élèves issus des communautés noires ou latino-américaines et les autres élèves, le mouvement en faveur de la réussite éducative a toujours été plus silencieux au Québec, traitant de façon plus uniforme les cibles en matière de diplomation.Contrairement à la croyance populaire, l\u2019immigration ne s\u2019inscrit pas en bloc monolithique comme obstacle à la réussite éducative.Selon les études en la matière, les élèves d\u2019Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d\u2019Asie de l\u2019Est, d\u2019Asie du Sud-Est et de l\u2019Europe de l\u2019Est réussissent mieux que l\u2019ensemble des élèves.Les problèmes de réussite se manifestent plutôt chez les élèves d\u2019Amérique centrale et du Sud, des Antilles, d\u2019Afrique subsaharienne et d\u2019Asie du Sud.Nommer les distinctions pertinentes et leurs causes ne stigmatise pas les populations visées, mais met plutôt en lumière que certains facteurs, dont la défavorisation, justement, constituent des obstacles à leur réussite.Il serait délicat d\u2019avancer qu\u2019une solution unique sensibiliserait efficacement l\u2019ensemble des Québécois au regard des tenants et aboutissants de la réussite éducative.Reconnaissons, du moins, qu\u2019une population mieux informée des enjeux d\u2019éducation dans une perspective d\u2019égalité des chances est plus susceptible de favoriser une meilleure éducation pour tous.La culture de la réussite éducative FABRICE VIL M A T H I E U P I G E O N Montréal n cette ère que d\u2019aucuns qualifient de « postfactuelle », les mots ont parfois tendance à perdre leur signification.Face à la tendance marquée des leaders politiques à orienter leurs discours vers l\u2019émotion, et à faire par fois fi des faits dans leur argumentation, on peut ef fectivement finir par « en perdre son latin ».Et lorsqu\u2019il est question de politique, des notions comme la gauche et la droite sont souvent sacrifiées sur l\u2019autel de la démagogie.Pensons seulement au Parti démocrate américain et au Parti socialiste français, qui demeurent encore associés à la « gauche », quand la notion de « centre droit » conviendrait beaucoup mieux.Dans cette logique, des partis comme Québec solidaire deviennent des représentants de « l\u2019extrême gauche » ou de la « gauche radicale », alors même que leur programme ne propose rien de révolutionnaire \u2014 au vrai sens du terme \u2014 par rapport aux institutions contemporaines du capitalisme.De la même façon, les propositions de modèles parallèles sont souvent balayées du revers de la main en tant qu\u2019«hérésies économiques».Et les appels pour des engagements audacieux et concrets permettant d\u2019amorcer réellement la transition énergétique ou de réduire drastiquement les inégalités sociales sont plus que jamais discrédités grâce à l\u2019emploi du terme «utopie ».Néolibéralisme et changements structurels Depuis presque 40 ans, le mantra des gouvernements demeure le développement du modèle néo- libéral et de ses principales composantes.Un peu partout en Occident, nous pouvons remarquer la même tendance: la soumission des pouvoirs publics à cette logique \u2014 dont les politiques d\u2019austérité \u2014 dans l\u2019optique de maintenir ou d\u2019améliorer leur cote de crédit auprès des agences de notation.À ce titre, certains gouvernements font preuve d\u2019empressement afin de répondre à ces diktats (ex.: gouvernement libéral Couillard), alors que d\u2019autres manifestent une résistance timide (ex.: gouvernement péquiste Marois), tout en se gardant bien de remettre en question la légitimité des institutions du néolibéralisme.Au Québec, le spectre politique gauche-droite se voit ainsi réduit à sa plus simple expression chez les trois formations principales, c\u2019est-à-dire le centre, ou «l\u2019extrême centre», pour reprendre les termes d\u2019Alain Deneault (La médiocratie).En dehors de l\u2019application de la doctrine néolibérale, les changements proposés sur le plan économique relèvent plus souvent du cosmétique que du fondamental (ex.: baisser un peu les impôts ou les augmenter un peu, selon que l\u2019on soit qualifié de «centre droit» ou de «centre gauche»).Il ne faut donc pas s\u2019étonner que les propositions qui visent à modifier les structures qui nous empêchent d\u2019amorcer de véritables changements reçoivent l\u2019étiquette d\u2019«extrémistes».Pourtant, il faut rappeler que l\u2019humanité se heurte bel et bien à des problèmes criants, notamment le réchauffement climatique planétaire et l\u2019accroissement des inégalités sociales.Il s\u2019agit de phénomènes qui font l\u2019objet d\u2019un consensus dans la communauté scientifique internationale.En ce sens, il devient «utopiste» de penser que nous puissions maintenir le cap du producti- visme, de la croissance et des politiques néolibé- rales sans en subir les contrecoups de façon «radicale» d\u2019ici la fin du XXIe siècle.Inversement, nous ne manquons pas de modèles parallèles (ex.: décroissance) qui pourraient nous inspirer pour répondre à ces grands problèmes.Mais ce type de propositions ne réussit pas, pour l\u2019instant, à sortir des champs académique et militant pour intégrer véritablement l\u2019espace du débat politique.La rhétorique de la peur appliquée par les puissants demeure beaucoup trop efficace.Rester dans le cadre ou le refaire?Voilà pourquoi il est nécessaire de redéfinir ce que nous entendons par la gauche en politique, pour nous éloigner de l\u2019antinomie col- lectivisme-libéralisme.À cet effet, la vision de Frédéric Lordon, économiste et sociologue français membre du collectif Les Économistes atterrés, me semble inspirante.Selon lui, une véritable gauche devrait être incarnée de nos jours par les projets politiques qui visent à sortir du cadre économique actuel pour le refaire.Voilà pourquoi il parle de l\u2019alternance des gouvernements occidentaux des dernières décennies, dits de gauche et de droite, comme d\u2019une success ion de par t is de la dro ite complexée et de la dro ite décom - plexée, qui ne proposent aucun changement structurel au cadre économique existant.Sortir du cadre impliquerait, par exemple, de reconstruire nos systèmes bancaires et financiers sur de nouvelles bases, afin de nous extraire graduellement de la logique de l\u2019économie de la dette.Ainsi, nous serions amenés à modifier le processus de création monétaire des banques et à créer de nouveaux types d\u2019échanges financiers non spéculatifs, pour ne nommer que ces deux mesures.Il faudra bien un jour sortir de ce cercle vicieux dans lequel nous sommes pris.Miser sur la croissance économique en espérant un jour dégager assez de ressources pour répondre à nos problèmes sociaux et environnementaux consiste à confondre la solution avec le problème.Après tout, les structures économiques et politiques qui déterminent notre champ de possibilités d\u2019action n\u2019ont rien de naturel, il s\u2019agit de constructions sociales qui sont le fruit de décisions et de processus humains historiques, elles ne sont donc pas immuables.C\u2019est pour cette raison que nous avons besoin de la gauche, telle que proposée par Frédéric Lordon, dans le débat politique actuel.Ni utopie ni communisme, ni peur ni démagogie, il s\u2019agit d\u2019un appel à l\u2019intelligence collective et à notre capacité d\u2019innovation pour modifier nos institutions afin de nous assurer un me i l leur avenir.J\u2019ose cro ire que nous en sommes capables.Pour une redéfinition de la gauche J E A N - C L A U D E C L O U T I E R Économiste, Québec l y a quelques jours, le sénateur André Pratte a plaidé pour que les dispositions visant la création de la Banque de l\u2019infrastructure du Canada soient retirées du projet de loi C-44, et ce, afin d\u2019en permettre un examen plus attentif.Cette requête a été rejetée par le premier ministre Trudeau au motif que l\u2019adoption du budget est le privilège exclusif de la Chambre des communes.Selon le projet de loi, la Banque aurait pour mission d\u2019investir et de susciter des investissements de fonds institutionnels dans des projets d\u2019infrastructures dont elle pourrait assurer la maîtrise d\u2019œuvre.Le gouvernement fédéral pourrait y injecter des fonds pouvant atteindre 35 milliards.Cette dotation pourrait être considérablement augmentée par l\u2019apport des fonds provenant de caisses de retraite et d\u2019autres investisseurs à long terme.Les provinces et les municipalités pourraient être tentées de s\u2019en remettre à ce nouvel avatar des partenariats public-privé en qui elles verront la possibilité de réaliser leurs programmes d\u2019infrastructures sans devoir ajouter à leurs dettes.Mais ce faisant, elles devront vraisemblablement céder à la Banque un certain contrôle sur la sélection, la planification et la gestion de leurs projets.Le gouvernement fédéral se doterait ainsi d\u2019un instrument pour influencer le développement des infrastructures dans le sens qu\u2019il estimerait conforme à l\u2019intérêt du Canada, quitte à contrecarrer à l\u2019occasion ce que souhaitent les provinces et les municipalités.Un autre piège Le recours aux fonds de la Banque et de ses partenaires institutionnels comporterait un autre piège.Logiquement, ceux-ci rechercheront des rendements supérieurs à ceux qu\u2019offrent les obligations gouvernementales.L\u2019exemple du Réseau électrique métropolitain (REM) de Montréal est révélateur à cet égard.La Caisse de dépôt et placement du Québec y touchera un rendement de 8% grâce à la tarification des services et à une contribution financière du gouvernement du Québec.En comparaison, le taux de rendement sur les titres du gouvernement du Québec à échéance de 10 ans se situe actuellement à environ 2,6%.Le financement de la dette fédérale est moins cher, celui des grandes villes un peu plus.Le coût de financement des projets assumés par la Banque et ses partenaires pourrait donc être, selon les cas, le double, le triple ou au-delà de ce qu\u2019il est pour des projets réalisés sous la responsabilité directe des pouvoirs publics.La viabilité de certaines caisses de retraite s\u2019en trouvera renforcée, mais il s\u2019agira en réalité d\u2019un transfert des usagers ou des contribuables en faveur des prestataires, des actionnaires et des gestionnaires des fonds institutionnels.Certes, face à ces inconvénients, les provinces et les municipalités pourraient toujours opter pour se débrouiller sans le recours à la Banque, mais, dans cette éventualité, il faudrait qu\u2019elles puissent continuer de profiter d\u2019une participation fédérale substantielle à leurs projets d\u2019infrastructures.Que ce soit au Sénat ou à la Chambre des communes, le Parlement doit obtenir du gouvernement fédéral des assurances à cet effet.Tout comme il doit permettre aux Canadiens de savoir quel bénéfice net la création de la Banque apportera aux contribuables et aux usagers des infrastructures publiques.Bref, le sénateur Pratte a raison de demander du temps pour un examen rigoureux des enjeux soulevés par la Banque de l\u2019infrastructure du Canada.Interrogations autour de la Banque de l\u2019infrastructure E JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il devient «utopiste» de penser que nous puissions maintenir le cap du productivisme, de la croissance et des politiques néolibérales sans en subir les contrecoups de façon « radicale» d\u2019ici la fin du XXIe siècle.Sans le recours à la Banque, il faudrait que les provinces puissent continuer de profiter d\u2019une participation fédérale substantielle à leurs projets d\u2019infrastructures I L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 J U I N 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Bactéries blindées En fait, le résultat de leur découverte, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, constitue une avancée importante dans la lutte contre les maladies et infections contractées dans les hôpitaux, dont 70 % sont causées par des bactéries qui produisent des biofilms.Les biofilms, une matrice très collante formée de protéines et de polymères de sucre fabriquée par les bactéries pour se protéger, se fixent à la peau, aux muqueuses ou à la surface des matériaux biomédicaux, notamment des cathéters, tubulures, valves cardiaques et autres prothèses qui deviennent des portes d\u2019entrée privilégiées pour l\u2019infection.«Les biofilms sont produits par des molécules qui se défendent contre notre système immunitaire ou contre des antibiotiques avec cette carapace qui est 1000 fois plus résistante que les organismes qui produisent et prolifèrent dans ces biofilms», explique le Dr Sheppard.Au moins 70 % des bactéries associées aux maladies nosocomiales sont capables de produire ce type d\u2019« armure biologique », notamment les fameuses superbactéries résistantes comme le SARM et l\u2019ERV, à l\u2019origine de fréquentes éclosions en milieu hospitalier.Ces bactéries sont à l\u2019origine de nombreux cas de pneumonies, d \u2019infections urinaires et sanguines.Le fameux E.Coli, qui cause de sévères diarrhées, est du nombre.Le talon d\u2019Achille Si les biofilms sont connus depuis longtemps, on commence tout juste à comprendre en détail leur mode de fonctionnement.Les recherches des Drs Sheppard et Howell ont permis de lever le voile sur le rôle de certains enzymes dans la fabrication de cette carapace formée d\u2019une chaîne de molécules de sucre.«Nous avons ciblé un des enzymes qui, à l\u2019intérieur de l\u2019usine à polymères de sucre, ont la faculté de couper ces polymères pour bâtir cette armure petit à petit.En utilisant cet enzyme qui joue le rôle d\u2019une scie, et en l\u2019ajoutant à l\u2019extérieur du biofilm, on l\u2019utilise pour détruire l\u2019enveloppe créée jusqu\u2019à ce qu\u2019elle disparaisse complètement», explique le Dr Sheppard.Bref, les chercheurs ont trouvé un moyen de retourner contre la bactérie l\u2019arme qu\u2019elle déploie elle-même pour se protéger du système immunitaire.«C\u2019est une stratégie d\u2019attaque complètement inédite», affirme le Dr Sheppard.Autre heureuse découverte, on a observé au passage que cet enzyme exterminateur de bio- films était tout aussi efficace contre les biofilms que créent aussi certains champignons néfastes présents dans les hôpitaux, comme l\u2019Aspergillus fumigatus, associés aux infections pulmonaires.Ce traitement aux enzymes, testé en laboratoire sur les souris infectées, est la première stratégie qui s\u2019avère efficace pour éradiquer les bio- films des bactéries qui ont déjà colonisé des surfaces.Auparavant, les seules armes connues contre ce fléau étaient surtout préventives et visaient à en empêcher la formation.Une fois installées, ces bactéries, engoncées dans leur armure de sucre, doivent être combattues à l\u2019aide d\u2019antibiotiques toujours plus puissants, entraînant une spirale infernale vers des pathogènes de plus en plus résistants.Dans le cas des infections induites par la pose d\u2019une prothèse ou d\u2019une valve cardiaque, par exemple, le résultat pour les patients est tout simplement « un désastre médical », af firme le Dr Sheppard.«On peut seulement en venir à bout par une chirurgie en enlevant la prothèse infectée, puis en prodiguant un traitement massif aux antibiotiques, avant de réopérer pour installer une nouvelle prothèse.Ça veut dire des mois de traitements à l\u2019hôpital», affirme-t-il.Heureusement peu fréquentes, ces infections graves contractées lors de la pose de prothèses n\u2019arrivent que dans environ 1 à 2% des cas.La fin des antibiotiques?Même si les recherches futures débouchent sur un traitement efficace chez l\u2019humain, cette avancée ne sonnera pas nécessairement la fin des antibiotiques, mais pourrait freiner la course vers des antibiotiques toujours plus puissants.Les chercheurs espèrent commencer des essais précliniques chez l\u2019humain d\u2019ici cinq ans.Pour développer un traitement et le commercialiser, les chercheurs ont déjà fait breveter leur découverte, une étape essentielle pour obtenir la participation d\u2019éventuels partenaires financiers.Déjà financée par le Fonds de recherche en santé du Québec, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), la seconde phase de recherches jouira même du soutien du département de la Défense américain.«Ils sont très intéressés par la lutte contre les infections nosocomiales, explique le Dr Sheppard, car ce ministère est aussi responsable des anciens combattants.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BACTÉRIES La chronique de Christian Rioux est reportée à demain.notamment parce que Dawson possède une entente de reconnaissance d\u2019acquis avec l\u2019Université McGill pour certains cours.«Les étudiants qui font le cours de chimie organique chez nous n\u2019ont pas besoin de le refaire à McGill », explique M.Bourgeois.Une telle entente existerait aussi entre BdeB et l\u2019Université de Montréal pour des cours de mathématique.Un gain pour les deux Pour Dawson, qui a déjà tenté sans succès un tel partenariat il y a dix ans, les avantages sont au- jourd\u2019hui indéniables, croit le directeur adjoint des études.«La beauté de l\u2019affaire, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a pas beaucoup d\u2019espace dans nos laboratoires de chimie et biologie, alors ce sont eux [BdeB] qui prendront ces cours-là.Nous, on va offrir mathématique et physique.Ça va mettre moins de stress sur nos installations», avance-t-il.«C\u2019est sûr que c\u2019est un gain pour les deux établissements.» Les cours de français et d\u2019anglais, langue maternelle, seront offerts dans le collège où l\u2019étudiant est inscrit.Tous les autres cours, qui ne sont pas de science, pourront se faire dans l\u2019un ou l\u2019autre des établissements.L\u2019étudiant passerait ainsi deux jours par semaine dans un cégep et trois dans l\u2019autre, et inversement, à la session suivante.M.Bourgeois est convaincu que ce type de programme sera très prisé.«C\u2019est bien de maîtriser le jargon scientifique dans les deux langues.Par exemple, les anglophones connaissent le DNA, mais ne savent pas toujours que ça se dit ADN en français», dit-il.Et si la demande est trop forte?«On va choisir les meilleurs.» Traditionnellement, les statistiques démontraient que les meilleurs étudiants en science étaient ceux qui avaient l\u2019anglais comme seconde langue.Des inquiétudes Emballant pour les directions, ce projet de partenariat suscite néanmoins des inquiétudes au sein du personnel des collèges.«Nous, on sait que les étudiants qui vont faire ce programme sont les bons étudiants qui iront probablement à McGill après», se désole un enseignant du collège BdeB, qui requiert l\u2019anonymat.«Un grand pourcentage de nos bons élèves va à l\u2019Université de Montréal, mais avec ça, ça va changer.Ils vont vouloir aller à l\u2019université en anglais.C\u2019est préoccupant.» Dans les corridors du cégep, il dit avoir entendu plusieurs de ses collègues s\u2019inquiéter pour l\u2019avenir des études postsecondaires en français, rappelant ainsi le débat sur le prolongement de la loi 101 jusqu\u2019au niveau collégial, comme l\u2019avait déjà proposé le Parti québécois.«On a un programme privilégié au primaire et secondaire qui est une réussite, car les allophones s\u2019intègrent, mais, une fois au cégep, tout ça peut changer.» M.Bourgeois dit ne pas faire de politique.«Je pense que la décision que prend l\u2019individu est plus importante que la langue d\u2019enseignement, croit-il.On veut simplement of frir le meilleur aux étudiants.» Dans le compte rendu, le collège BdeB souligne que cette collaboration ne causera ni préjudice ni diminution d\u2019effectifs.Si, après l\u2019essai, elle s\u2019avère non avantageuse, «elle ne se fera pas».La direction n\u2019a pas souhaité commenter davantage.DEC bilingues en croissance Ce n\u2019est pas la première entente du genre.Le cégep Saint-Laurent et le collège Vanier offrent conjointement depuis 2013 deux programmes français-anglais, l\u2019un en sciences de la nature, l\u2019autre en sciences humaines.Avant cela, le collège Bois-de-Boulogne avait voulu sceller un partenariat avec le cégep anglophone Vanier, mais le comité de programme n\u2019avait pas jugé souhaitable une telle association.L\u2019objectif était encore une fois de réagir à la baisse d\u2019admissions observée dans les cégeps francophones et l\u2019augmentation fulgurante du côté anglophone.Les DEC bilingues ne sont pas une nouveauté du côté des cégeps privés qui, n\u2019étant pas soumis aux mêmes lois que les établissements publics, ont les coudées franches.Ce type de programme est même en «croissance, surtout à Montréal», constate Pierre L\u2019Heureux, directeur général de l\u2019Association des collèges privés du Québec.Il cite en exemple les collèges LaSalle, O\u2019Sullivan et de Mérici ou encore le collège Laflèche, à Trois- Rivières, qui of frent de plus en plus de programmes et de cours dans la langue de Shakespeare au sein même de leur établissement.Le ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur dit ne pas être au courant de ce projet, mais précise que les collèges «disposent de la flexibilité requise pour [en] établir entre eux».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DEC entre autres les ex-toxicomanes et il commençait à s\u2019en sortir.À l\u2019époque, il vivait dans une maison de chambre vraiment trop petite pour accueillir ses tableaux.Alors, il les empilait sous son lit.Au plafond, il avait accroché plein de robes d\u2019été.Une habitude dont il riait lui-même et qui, semble-t-il, l\u2019aidait à tolérer son célibat.Peu de temps après, il a été accepté au programme et s\u2019est installé dans l\u2019appart qu\u2019il a toujours dans le quartier Saint-Roch.Sur le mur près de la cuisine, on peut voir les premiers cartons avec les personnages du début.Tiens, le Bonhomme Carnaval.«Au début, ce n\u2019était pas du tout ça le projet, c\u2019était juste des bonshommes.Puis, à un moment donné, je me suis mis à peindre les peintres, les écrivains\u2026» La partie du début, dit-il, est «dif ficile à assumer.Je déteste justement cette espèce de tendance à tout mettre sur un pied d\u2019égalité.Bonhomme Carnaval à côté de Rimbaud.Quand j\u2019étais jeune, je ne pensais pas à ça».Il avait 19 ans quand il a commencé le tableau.«Ça faisait une semaine que je peignais quand j\u2019ai fait le premier carton.J\u2019étais chez un ami qui peignait, je n\u2019avais plus de toiles et, à un moment donné, il m\u2019est arrivé avec une boîte pleine de cartons.J\u2019en ai fait un deuxième.Rendu à neuf, on faisait des blagues sur ma \u201cgrande peinture\u201d.» Il est ensuite parti en Colombie-Britannique.«Je pensais ne jamais repeindre de ma vie, puis ça m\u2019a repris.Je me suis acheté des tubes.[\u2026] J\u2019ai décidé assez vite de la continuer sans avoir de grosses ambitions.» Il traîne ensuite son paquet de cartons jusqu\u2019en Europe.«Juste avant de partir, c\u2019est là que j\u2019ai fait le premier portrait de peintres, Vermeer, Picasso.» Puis il s\u2019est mis à lire comme un déchaîné.Une passion qui l\u2019habite toujours et qui a donné beaucoup de profondeur à sa fresque géante.«Ce n\u2019est pas l\u2019auteur qui m\u2019intéresse, c\u2019est ce qu\u2019il dit.Donc, au vernissage, je vais les faire parler», dit-il.«C\u2019est juste [une façon] de faire entendre une autre voix que la musique qu\u2019on entend : avec Trump, les médias qui parlent de la crise économique, de l\u2019argent\u2026 Moi, je veux faire entendre une autre voix.La voix des écrivains, de la poésie, la langue française.» Il y aura aussi de la musique, puisque Mathieu joue de l\u2019accordéon, du piano et compose.Bref, ce sera un vernissage multidisciplinaire.Il en parle comme d\u2019un «exercice d\u2019admiration» : «Dire pourquoi t\u2019aimes quelque chose.Même être humble devant les grandes œuvres.» Ça ne devrait pas être ennuyant.Mathieu s\u2019exprime mieux que bien des ministres au Parlement et avec beaucoup de clarté et sans prétention aucune.Non seulement lit-il Heidegger, mais il le comprend.Tout un paradoxe pour un gars qui n\u2019a pas fini son secondaire.«J\u2019étais un petit con qui détestait l\u2019école et qui faisait du skate.La lecture, c\u2019était pour les filles», se rappelle-t-il.«Je me suis toujours demandé pourquoi j\u2019avais lâché l\u2019école, alors que j\u2019avais ce potentiel en moi.» Ce ne sont pas des regrets, mais presque.«J\u2019en veux aux adultes ou aux maîtres que je n\u2019ai pas eus de ne pas m\u2019avoir fait comprendre que, pour le jeune révolté que j\u2019étais, la meilleure arme, c\u2019était la littérature.» C\u2019est pour ça qu\u2019il aimerait bien que des jeunes viennent au vernissage, peut-être même jouer un jour un rôle d\u2019enseignant.«Si j\u2019étais prof, j\u2019essayerais de trouver le texte qui conviendrait à chaque jeune.Pour moi, ça a été Sade et Blaise Cendrars.Blaise Cendrars.Il m\u2019a donné envie de voyager, de vivre plus.» Le Devoir APOCATASTASE Vernissage le 29 juin Centre d\u2019activités Sherpa 130, boulevard Charest Est Québec SUITE DE LA PAGE 1 FRESQUE Je trouve qu\u2019on a de la misère à admirer, à part mettre des like sur des pages Mathieu Rioux, artiste peintre « » Mathieu Rioux joue et compose aussi de la musique.L\u2019artiste dans son nouvel appartement où la fresque domine les murs.PHOTOS RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Un détail de la fresque Mathieu Rioux au travail dans son ancienne chambre "]
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