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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-03-14, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C I X N o 5 5 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Washington impose de nouveaux tarifs sur le papier journal.White Birch et Résolu sont épargnées.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.A 2 Météo.B 5 Mots croisés.B 3 Petites annonces .A 2 Sudoku.A 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m C H R I S T I A N D E S M E U L E S à Paris D es centaines de journalistes, professionnels de l\u2019information ou écrivains croupissent dans les prisons turques, parfois en attente d\u2019un procès ou déjà condamnés à de lourdes peines sur la base de preuves farfelues.Comme les frères Ahmet et Mehmet Al- tan, qui ont écopé tous les deux de peines de prison à perpétuité le mois dernier pour avoir soi-disant envoyé des « messages subliminaux » aux par tisans du coup d\u2019État avorté de juillet 2016 au cours d\u2019un panel télévisé.Depuis le coup d\u2019État raté de juillet 2016, une répression sans précédent s\u2019est abattue sur la Turquie.Cent soixante-dix mille limogeages dans la fonction publique, quarante mille emprisonnements, LIVRES Erdogan, le despote que cachait le démocrate Guillaume Perrier fournit des clés pour comprendre l\u2019insaisissable président turc ADEM ALTAN AGENCE FRANCE-PRESSE Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, fera tout pour asseoir encore plus solidement son pouvoir.AU PIED DU MUR MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE Le président américain, Donald Trump, était mardi à San Diego, en Californie, État farouchement opposé à sa politique sur l\u2019immigration, pour vanter son projet controversé de mur à la frontière mexicaine.M.Trump s\u2019est rendu à la frontière avec le Mexique à Otay Mesa, sur le site où se dressent huit prototypes \u2014 de béton ou d\u2019acier \u2014 de l\u2019immense barrière qu\u2019il entend dresser entre les deux pays.Rien n\u2019indique que le mur promis en campagne soit sur le point de sortir de terre.Plus d\u2019un an après son arrivée au pouvoir, le Congrès n\u2019a pas débloqué le moindre dollar pour une telle construction.G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É Les géants du Web représentent une menace préoccupante à plusieurs fondements de l\u2019écosystème culturel et médiatique canadien, soutient Mélanie Joly.Souvent accusée de complaisance à l\u2019égard des plateformes numériques étrangères, la ministre du Patrimoine canadien durcit au- jourd\u2019hui le ton face à ces grands joueurs.Dans un horizon rapproché, les GAFA [acronyme qui désigne Google, Apple, Facebook, Amazon et autres plateformes numériques] devront «respecter nos politiques culturelles, et aussi mieux ré- par tir les bénéfices liés à leur modèle d\u2019affaires», a af- f irmé Mme Joly lundi au Devoir, lors d\u2019une longue entrevue suivant un voyage qu\u2019elle vient d\u2019ef fectuer au cœur de la Silicon Valley.Elle prévient également que la révision annoncée de la Loi sur la radiodif fusion sera l\u2019occasion d\u2019exiger des géants du Web qu\u2019ils rendent plus transparents tout l\u2019univers des algorithmes.« Le problème fondamental est que les GAFA ne reconnaissent pas leurs responsabilités, constate la ministre, après plusieurs mois de «conversations» variées avec ces joueurs.«Ils ne reconnaissent pas l\u2019ampleur de leur pouvoir, due à leur taille, à leur portée et à leur impact dans les secteurs comme le journalisme et la culture.Il y a un changement fondamental de culture que les GAFA doivent faire, parce que c\u2019est [présentement] très préoccupant.» Elle évoque notamment la situation des revenus publicitaires qu\u2019accaparent certaines plate- formes.«Elles ont 75 % des revenus en ligne et elles ne les redistribuent pas aux créateurs de GÉANTS DU WEB Ottawa hausse le ton face aux GAFA «Ils ne reconnaissent pas leurs responsabilités», critique Mélanie Joly «L\u2019entente Netflix a toujours été pour nous une entente de transition, une façon d\u2019avoir de l\u2019argent à court terme» Mélanie Joly VOIR PAGE A 8 : GAFA VOIR PAGE A 8 : ERDOGAN Trump congédie son secrétaire d\u2019État Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, remplace Rex Tillerson et Gina Haspel prend la tête de l\u2019agence de renseignement.Page B 5 M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Des médecins expriment leur désarroi face à l\u2019intensité du débat sur leur rémunération.L\u2019atmosphère dans les établissements de santé et de services sociaux est délétère, soulignent-ils.Le poids des ar ticles, chroniques, éditoriaux, lettres ouvertes pèse lourdement sur les épaules de Valérie Kingsbury.L\u2019obstétri- cienne-gynécologue âgée de 32 ans s\u2019inquiète des contrecoups de ce « battage médiatique » \u2014 dans lequel les médecins sont dépeints comme des « paresseux, [individus] insensibles à [leurs] collègues dans les différents milieux de la santé, \u201cmalades de l\u2019argent\u201d, et plus récemment \u201cadorateurs du veau d\u2019or public\u201d » \u2014 sur le moral de ses confrères et consœurs.« Dans quel but [les médecins sont- ils pris pour cible] ?Fragiliser le lien que j\u2019entretiens avec mes patientes ?Me démotiver RÉMUNÉRATION Des médecins en mal de reconnaissance Malmenés dans les médias, certains se vident le cœur sur les réseaux sociaux VOIR PAGE A 8 : MÉDECINS L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 A M É L I P I N E D A L e sort de Guy Turcotte est désormais entre les mains de la Cour d\u2019appel.Condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de ses deux enfants, l\u2019ex-cardiologue conteste le délai de 17 ans avant son admissibilité à une libération conditionnelle.« C\u2019est un dossier qui n\u2019est pas facile et on doit le prendre en délibéré», a expliqué le juge Allan R.Hilton, qui a entendu avec les juges Marie St-Pierre et Claudine Roy les représentations des deux parties mardi.Reconnu coupab le des meurtres non prémédités de ses deux enfants, Guy Turcotte estime que le juge André Vincent, de la Cour supérieure, n\u2019a pas tenu compte de sa maladie mentale lorsqu\u2019il lui a imposé sa peine en 2016.Son avocat a fait valoir que le juge Vincent n\u2019a pas tenu compte de la crise suicidaire que traversait l\u2019ancien cardiologue au moment du crime.« Il y a une évacuation spectaculaire de tout l\u2019aspect relatif à l\u2019état mental dans l\u2019élaboration de la peine dite adéquate», a plaidé Me Pierre Poupart.Il demande que le délai avant d\u2019être admissible à une libération conditionnelle soit «entre 15 ans et 10 ans».La poursuite estime qu\u2019au contraire, la peine a été fixée en fonction de la gravité et de la violence des deux meurtres.« Cet homme-là savait exactement ce qu\u2019il faisait », a martelé le procureur de la Couronne, Me René Verret, rappelant le nombre de coups portés sur chacun de ses enfants ainsi que les endroits ciblés sur leur corps.Les trois juges du plus haut tribunal de la province doivent donc trancher la question de savoir si le juge Vincent a commis une erreur en droit.«Le rôle des juges de la Cour d\u2019appel n\u2019est pas de se substituer au premier juge et de recommencer le processus de fixation de la peine à zéro en fonction de leur propre opinion de l\u2019affaire.Leur mandat est de déterminer si le premier juge s\u2019est trompé en rendant une peine manifestement déraisonnable et de l\u2019ajuster si la peine est beaucoup trop clémente ou sévère », souligne l\u2019avocat cri- minaliste Walid Hijazi.En paix, mais pas d\u2019accord La mère des victimes, Isabelle Gaston, s\u2019est dite en paix devant les procédures en cours, sans toutefois être d\u2019accord avec une réduction de la peine.« Je demeure persuadée que 17 ans, ce n\u2019est pas beaucoup pour avoir tué deux enfants dans un contexte de simple séparation.Quand je dis \u201csimple\u201d, je ne dis pas que ce n\u2019est pas souffrant et que je n\u2019aurais pas aimé que ça se passe différemment, mais il y a deux enfants qui ont payé de leur vie », a confié Mme Gaston.Même si elle assiste à l\u2019audience en tant qu\u2019observatrice \u2014 il n\u2019y a pas de témoignages en Cour d\u2019appel \u2014, elle dit se faire un devoir de suivre toutes les étapes même si ces procédures « lui ont volé beaucoup d\u2019années» de sa vie.«C\u2019est mon rôle de parent d\u2019être là jusqu\u2019à la fin de ma vie», a-t-elle dit.L\u2019affaire Turcotte a ébranlé le Québec en 2009.Le 20 février de cette année-là, Guy Turcotte a poignardé ses enfants, Olivier, âgé de cinq ans, et Anne-Sophie, trois ans.Il avait aussi tenté de s\u2019enlever la vie en buvant du liquide lave- glace.Lors de son premier procès en 2011, il avait été déclaré criminellement non responsable.Le verdict a été infirmé en Cour d\u2019appel et Guy Turcotte a subi un deuxième procès en 2015, à l\u2019issue duquel il a été reconnu coupable du meurtre non prémédité d\u2019Olivier et d\u2019Anne-Sophie.Le Devoir La Cour d\u2019appel décidera du sort de Guy Turcotte L\u2019ex-cardiologue demande une réduction du délai avant son admissibilité à une libération conditionnelle A M É L I P I N E D A L es ter mes « prédateur sexuel » et « viol » que souhaitait voir disparaître le fondateur de Juste pour rire, Gilbert Rozon, ne seront pas retirés de la demande d\u2019autorisation d\u2019exercer une action collective d\u2019un regroupement de victimes alléguées, a tranché mardi un juge.«Le Tribunal considère qu\u2019il ne serait pas approprié de radier les allégations visées avant même d\u2019avoir donné une chance à la demanderesse de présenter son argument au Tribunal à l\u2019étape d\u2019autorisation», écrit le juge Donald Bis- son dans son jugement.Il s\u2019agit d\u2019un premier échec de M.Rozon dans ce litige qui l\u2019oppose au regroupement Les Courageuses.L\u2019ex-magnat de l\u2019humour voulait faire supprimer les termes « prédateur sexuel » et «viol» de la requête du groupe.Il arguait notamment que ceux- ci font référence à des actes criminels sur lesquels la chambre civile ne peut se prononcer.Actuellement, aucune accusation n\u2019a été portée contre lui.Raisonnement «absurde» Le juge Bisson ne mâche pas ses mots dans le jugement, qualifiant d\u2019« absurde » l\u2019argument de M.Rozon.« Accepter cet argument équivaudrait à dire qu\u2019il est impossible de poursuivre au civil pour une partie défenderesse en alléguant sa responsabilité civile pour un crime si cette personne n\u2019a pas déjà été condamnée devant une cour criminelle pour ce même crime », peut-on lire.M.Rozon cherchait aussi à ce qu\u2019on supprime un passage où le groupe aborde une accusation d\u2019agression sexuelle sur une femme de 19 ans à laquelle il a plaidé coupable en 1998.Il voulait aussi que soit retirée la partie où on allègue qu\u2019il a «aussi [été accusé] de voies de fait et de séquestration sur une autre femme de 31 ans», ainsi que celle où on prétend que la Couronne «a retiré les accusations [\u2026]».L\u2019homme d\u2019affaires estimait aussi que le passage rapportant l\u2019ouverture d\u2019une enquête sur lui en octobre 2017 n\u2019était pas «pertinent».Quant aux allégations qu\u2019il a qualifiées de « calomnieuses », de «diffamatoires» et de «non pertinentes », le juge estime que le raisonnement de M.Ro- zon est « illogique ».« Il ne demande pas la radiation des termes \u201cagression sexuelle\u201d, apparaissant à multiples reprises dans la Demande d\u2019autorisation et pourtant inclus au Code criminel», note le juge.« M.Rozon ne pousse donc pas la logique de son propre argument selon lequel il faudrait radier tous les termes de la Demande d\u2019autorisation qui constitueraient des actes criminels», ajoute-t-il.Le regroupement Les Courageuses a été créé à la suite des révélations du Devoir et du 98,5 FM à propos d\u2019allégations d\u2019inconduites sexuelles de la par t de M.Rozon sur neuf femmes.Dans une demande d\u2019action collective déposée à la fin de novembre, Les Courageuses lui réclament des millions de dollars en indemnisation.Cette démarche constitue un cas unique au Québec.Si l\u2019action collective est autorisée, ce serait la première fois qu\u2019un groupe de femmes s\u2019unit pour viser une seule et même personne.Les Courageuses attendent toujours qu\u2019un juge décide si la démarche peut ou non aller de l\u2019avant.Le 8 février dernier, lors de sa première apparition publique suivant les révélations, M.Rozon a nié les gestes qui lui sont reprochés.Le Devoir JUSTICE Les termes « viol » et « prédateur sexuel » autorisés contre Rozon DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.VILLERAY- PRÈS DU MÉTRO 4 1/2, rénové, demi sous-sol.Secteur tranquille.Fenestration.JUILLET.700 $ 514-884-1502 ou 514-882-6768 *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien Développement personnel, Encouragement, Projet en tête Patrick 438-874-6000 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE 598 SERVICES DIVERS PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS OUTREMONT 445 boul.St-Joseph Ouest, près Laurier Immeuble béton, 2 ascenseurs Chauffé, eau chaude et électroménagers inclus.Nouvelles fenêtres.Garage intérieur : 125 $/mois SURINTENDANT 514-276-5949 4½ (Petit) 1 350 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rencontrés lors de por tes ou- ver tes », a expliqué mardi au Devoir le consultant Pier re Bouchard, qui vient d\u2019être embauché par la minière.Dans des documents soumis à la Cour supérieure, Canada Carbon af firme que le conseil municipal, qui a modifié le règlement de zonage en décembre dernier, a alors adopté une résolution « abusive » et « illégale » destinée à «bloquer son projet de mine ».La minière réclame pas moins de 96 millions de dollars à la municipalité des Lauren- tides, un montant qui équivaut aux « profits » liés à une éventuelle réalisation du projet.Mais au-delà du montant réclamé, M.Bouchard a fait valoir que l\u2019entreprise souhaite d\u2019abord pouvoir poursuivre le développement de son projet.La minière veut donc que la Cour reconnaisse que l\u2019ancien conseil municipal avait appuyé formellement le projet et qu\u2019elle annule le changement de zonage voté par le conseil municipal, en faisant valoir que la résolution contient des « erreurs factuelles ».Rencontre à Québec Si les tribunaux lui donnent raison, la minière pour rait laisser tomber la réclamation de 96 millions en « dommages- intérêts ».Canada Carbon voudrait alors « relancer le processus d\u2019acceptabilité sociale», notamment en tenant des consultations auprès des citoyens.«Comment voulez-vous que les citoyens prennent une décision libre et éclairée s\u2019ils ont juste une version des faits, qui est fausse par ailleurs ?» a demandé M.Bouchard.« Ce n\u2019est pas une histoire de comment une grande société minière se fraye un c h e m i n d a n s u n e communauté qui n\u2019en veut pas.Il s\u2019agit plutôt d\u2019une petite société minière proposant un petit projet minier ayant l\u2019impact environnemental le plus bénin possible », a par ailleurs fait valoir l\u2019entreprise dans une déclaration écrite.Le conseil municipal de Grenville-sur-la-Rouge estime au contraire que la mine aura un impact nuisible sur le paysage de la région, en plus de menacer les ressources en eau potable et les infrastructures de la municipalité.Le projet de mine, qui serait en exploitation pendant 10 à 15 ans, ne sera pas soumis à un examen du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement.Le Devoir a par ailleurs appris que son maire, Tom Arnold, ira à Québec ce mercredi afin de rencontrer le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau.Le cabinet du ministre n\u2019a toutefois pas donné de détails sur la teneur de cette rencontre.Le Devoir MINES Canada Carbon veut rétablir le dialogue avec les citoyens de Grenville-sur-la-Rouge La minière réclame pas moins de 96 millions de dollars à la municipalité des Laurentides GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Guy Turcotte a été condamné en 2015 à la prison à perpétuité pour le meurtre de ses deux enfants. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 I S A B E L L E P O R T E R à Québec E n plus d\u2019invalider le règlement poussé par Régis La- beaume pour protéger le lac Saint-Charles, le jugement rendu lundi en faveur de Sto- neham et Lac-Beaupor t reproche à la Communauté mé- t r o p o l i t a i n e d e Q u é b e c (CMQ) son manque de rigueur scientifique dans ce dossier.Le vocabulaire du juge est sans équivoque : le règlement imposé dans ce dossier par la CMQ n\u2019est pas fondé «sur des principes scientifiques ou techniques valables».Rappelons qu\u2019en mars 2016, la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), présidée par Régis Labeaume, a fait adopter une réglementation sévère dans les MRC au nord de Québec afin de protéger le lac Saint-Charles, principale source d\u2019eau potable de la ville.On faisait alors valoir que l\u2019étalement urbain et l\u2019ajout de fosses septiques entraînait la dégradation accélérée de l\u2019état de santé du lac et qu\u2019un nouveau règlement de contrôle intérimaire (RCI) s\u2019imposait pour limiter les nouveaux ensembles résidentiels.Le RCI limitait les constructions en tenant compte du pourcentage de couvert végétal sur les terrains, des pentes et des fosses septiques.À Lac- Beaupor t, il empêchait la construction de 107 des 264 terrains au potentiel de développement ; à Stoneham, de 466 sur 514.Quelques mois plus tard, les villes de Stoneham et de Lac- Beauport contestaient le RCI en Cour supérieure.«Un train à grande vitesse» Dans la décision rendue en leur faveur, le juge Michel Beaupré déplore que la CMQ soit allée de l\u2019avant avec le RCI alors que la principale étude sur laquelle elle se basait \u2014 la « Diagnose du lac Saint -Charles 2012 » \u2014 a été cr i t iquée sur le plan méthodologique.La diagnose avait été produite par l\u2019Association pour la protection de l\u2019environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL).Dans un rappor t commandé par la CMQ, l\u2019immunologue Richard Carignan avance que les méthodes analytiques au chapitre 3 du rapport de l\u2019APEL concernant la qualité de l\u2019eau des affluents du lac Saint-Charles «sont clairement inadéquates».Le juge est en outre particulièrement cinglant à l\u2019endroit de François Morneau, qui coordonne le dossier pour la ville à la CMQ.« Le témoignage vacillant de Morneau concernant l\u2019époque où il a eu connaissance du rapport Cari- gnan, seulement au printemps 2017 comme il l\u2019affirme en inter rogatoire principal, ou \u201cpeut-être avant\u201d, comme il l\u2019admet en contre-interrogatoire, n\u2019a pas contribué à sa crédibilité.» P l u s l o i n , i l é c r i t q u e « M.Morneau a justifié son omission de considérer l\u2019impact du rapport Carignan [\u2026] par le fait qu\u2019étant donné la \u201cvolonté politique\u201d, il était alors \u201cembarqué dans un train à grande vitesse\u201d pour produire un règlement de contrôle intérimaire très rapidement».Le juge Beaupré fait aussi allusion au rôle du maire de Québec, Régis Labeaume, de procéder vite dans ce dossier à la fin de 2015.Enfin, le juge se range à l \u2019avis de l \u2019exper t des plai - gnants voulant que les interdictions de construire contenues dans le RCI « ne sont pas fondées sur des principes scientifiques ou techniques valables ».Finalement, le juge fait valoir que le RCI est inopérant parce qu\u2019il vise le même objet que la réglementation du gouvernement du Québec en matière de protection des eaux et de traitement des eaux usées.Silence à la Ville et à la CMQ Mardi, le cabinet du maire de Québec, Régis Labeaume, s\u2019est refusé à tout commentaire sur le sujet.Joint à la CMQ, M.Morneau n\u2019a pas voulu non plus en parler.Du côté de l\u2019APEL qui a signé la « Diagnose » de 2012, personne n\u2019était habilité à réagir, la directrice, Mélanie Deslong- champs, étant en vacances pour plusieurs semaines.La Ville de Stoneham a quant à elle convoqué les médias à une conférence de presse à ce sujet ce mercredi.Le Devoir QUÉBEC La cour invalide un règlement sur l\u2019eau potable Le juge critique le manque de rigueur scientifique des élus M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec Q uébec interdira la vente de boissons sucrées à haute teneur en alcool dans les dépanneurs et les épiceries, en plus de revoir « en profondeur » son règlement sur la promotion et la publicité des boissons alcooliques, ont annoncé mardi les ministres Lucie Charlebois et Martin Coiteux.Deux semaines après la mort d\u2019une adolescente qui aurait consommé ce type de boisson \u2014 et huit mois après les premiers reportages ayant sonné l\u2019alarme sur celui-ci \u2014 le gouvernement dit souhaiter interdire la vente de boissons énergisantes contenant plus de 7 % d\u2019alcool dans les épiceries et les dépanneurs.Deux de ces boissons , FCKD UP et Four Loco, ont déjà été retirées des tablettes par leurs fabricants.Avec son annonce, Québec estime donner suite aux recommandations de l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), qu\u2019il a mandaté en octobre 2017 afin qu\u2019il se penche « sur les cas d\u2019intoxications suite à la consommation de boissons à forte teneur en sucre et alcool, notamment chez les jeunes».Pas de prix minimum Sauf que le gouvernement fait fi des principales recommandations de l\u2019INSPQ, qui proposait notamment la fixation d\u2019un prix minimum par verre d\u2019alcool standard et le lancement d\u2019une étude sur le format des boissons, qui « contiennent généralement l\u2019équivalent de quatre ver res d\u2019alcool standards ».Devant les médias, les ministres Charle- bois et Coiteux ont dû se défendre d\u2019avoir attendu la mor t d\u2019une adolescente de Laval, qui aurait consommé ce type de boisson avant de mourir, pour agir.« Ça prend le point de vue des experts, je pense.Si on est capables de tout faire tout seuls dans n o s b u r e a u x , o n n\u2019aura même plus besoin de personnel », a lancé Lucie Charle- bois en brandissant le rapport de l\u2019INSPQ.Les élus ont laissé le soin à la Société des alcools du Québec de décider si elle bannira, elle aussi, ce type de boisson de ces succursales.Questionnée sur ses intentions, la société d\u2019État a déclaré qu\u2019il était «prématuré de se positionner là-dessus».D\u2019ici là, le retrait de ces boissons des dépanneurs et des épiceries limitera leurs points de vente, s\u2019est réjoui le directeur général d\u2019Éduc\u2019alcool, Huber t Sacy.Il s\u2019est néanmoins dit « extrêmement triste qu\u2019il ait fallu un décès » pour que Québec agisse, avant de déclarer que « le silence du gouvernement fédéral est assourdissant dans ce dossier ».À Santé Canada, on a assuré mardi qu\u2019on prenai t « tous les moyens pour contrer les risques causés par ces produits, en consultation étroite avec le Québec».Un marché hyperactif L\u2019étude de l\u2019INSPQ met par ailleurs en lumière le marché des boissons énergisantes alcoolisées, dont les ventes ont triplé entre 2016 et 2017.« Ce marché évolue rapidement en proposant continuellement de nouveaux produits, de nouvelles saveurs et des concentrations d\u2019alcool variées avec une tendance vers des concentrations toujours plus élevées», y est-il noté.Dans l\u2019espoir de contrer l\u2019attrait des jeunes pour les FCKD UP et autres Four Loco, Québec se lance donc dans la révision de son règlement sur la promotion et la publicité des boissons alcooliques.Or, il aurait tout simplement pu\u2026 l\u2019appliquer, relève la professeure de l\u2019Université Laval Manon Niquette, qui a par ticipé à l\u2019étude de l\u2019INSPQ.« En principe, ce règlement s\u2019applique à tous les médias et n\u2019est pas limité à la télévision et à la radio [comme le règlement fédéral], a-t-elle déclaré au Devoir.Mais il ne semble pas avoir de ressources pour faire de la veille sur les médias sociaux et Internet », a-t-elle déploré, en rappelant que ces médias non traditionnels sont un canal de choix pour re jo indre les jeunes.Dans le cour t document qu\u2019ils ont présenté aux médias, les ministres Coiteux et Charlebois se sont plutôt engagés à instaurer, par voie de règlement, « l\u2019obligation de faire approuver les publicités diffusées dans les médias sociaux » afin d\u2019assurer la protection des mineurs et de favoriser une consommation responsable.Le Devoir Les boissons sucrées fortement alcoolisées ne seront plus vendues dans les dépanneurs A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T Quatre enfants de 2 à 5 ans du Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean ont souffert d\u2019une maladie rénale rare, le syndrome néphrotique, après avoir été vaccinés contre le méningocoque de groupe B.Hasard ou ef fet secondaire ?Après enquête, la santé publique ne peut conclure et continue à recommander l\u2019utilisation du vaccin en cas d\u2019éclosion.Plus de 125 000 enfants ont reçu ce vaccin au Québec.Les infections à méningocoque B sont souvent fatales ou laissent de graves séquelles.C\u2019est pourquoi le rapport d\u2019enquête de l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publié sur le Web le 6 mars affirme que l\u2019utilisation du vaccin continue à être « justifiée» lors d\u2019éclosions.Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) appuie cette recommandation, a-t-il indiqué au Devoir.«Bien qu\u2019il n\u2019existe pas pour le moment de mécanisme connu qui pourrait fournir une plausibilité biologique à un lien causal, l\u2019identification de quatre cas est un signal préoccupant étant donné la rareté du syndrome néphrotique », conclut tout de même le rapport d\u2019enquête de l\u2019INSPQ.Le principal investigateur, l\u2019épidémiologiste Gaston DeS- erres, estime que « le mieux qu\u2019on puisse faire, c\u2019est de lancer l\u2019aler te dans la communauté scientifique mondiale pour voir si cet ef fet va être détecté ailleurs».Le vaccin, Bexsero de son nom commercial, est exclu du calendrier vaccinal régulier au Québec.Il est administré gratuitement lorsqu\u2019une région subit une éclosion ou chez les patients vulnérables.Sinon, le vaccin est aussi offert moyennant paiement.Seules deux régions ont été la cible d\u2019une campagne de vaccination à ce jour.Dans la région du Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean, la campagne de vaccination s\u2019est tenue de mai 2014 au printemps 2016 chez les 2 mois à 20 ans.Entre 2006 et 2014, 109 personnes avaient été infectées dans la région.De plus, 9 % des moins de 21 ans qui ont été malades en sont décédés, selon des documents du MSSS.Une campagne de vaccination est en cours depuis septembre 2016 dans la MRC de Lotbinière chez les moins de cinq ans, car il y a eu huit cas de méningocoque B.Le méningocoque de groupe B est une infection grave qui tue 4 à 6 % des enfants qui la contractent et qui, chez 20 % des autres personnes atteintes, peut laisser des séquelles, comme une amputation ou des retards neurologiques.Historique de l\u2019enquête Comme le vaccin Bexsero n\u2019a été autorisé au Canada qu\u2019en 2013, la santé publique avait mis en place un programme de surveillance active au moment de procéder aux premières immunisations.Les parents devaient remplir un questionnaire sur la santé de leur enfant à plusieurs reprises jusqu\u2019à six mois après l\u2019administration de la deuxième et dernière dose.Cela a permis de diagnostiquer trois premiers cas de syndrome néphrotique, ce qui a été jugé inhabituel.Québec a alors confié un mandat d\u2019enquête au Dr DeSerres.Ce dernier a fouillé les bases de données hospitalières à la recherche d\u2019autres cas.Il en a trouvé un de plus, toujours au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, portant le total à quatre cas.Tous les enfants ont bien répondu aux traitements.L\u2019un d\u2019eux a toutefois souf fer t de récidives et doit être traité en continu avec des immunosuppresseurs.Les parents des quatre enfants touchés ont été rencontrés dans le cadre de l\u2019enquête.En raison de la confidentialité, le MSSS ne peut indiquer si les familles ont été indemnisées en vertu du Programme d\u2019indemnisation des victimes d\u2019une vaccination.Le Dr DeSerres explique que la pondération des risques l\u2019amène à recommander l\u2019utilisation du vaccin malgré ses préoccupations, puisqu\u2019il est possible que l\u2019effet soit dû au hasard à la lumière des données disponibles.« Il n\u2019y a pas de vaccin parfaitement sécuritaire.On va de l\u2019avant quand les bénéfices sont plus grands que les inconvénients», résume-t-il.Une maladie rare Le syndrome néphrotique est une maladie rénale dont on ignore les causes.Les protéines du sang sont expulsées anormalement par les reins dans l\u2019urine, provoquant un œdème.Des complications surviennent dans 1 à 4 % des cas, et peuvent menacer la vie, selon un ar ticle scientifique publié en 2017 dans les Archives de pédiatrie.La maladie, bien que rare, survient naturellement dans la population, sans lien connu avec la vaccination.Entre 2006 et 2016 au Québec, 408 jeunes de moins de 20 ans ont été hospitalisés pour cette raison.Le taux d\u2019hospitalisation pour cette maladie chez les jeunes de 1 à 9 ans était de 1,6 cas pour 100 000 personnes par année au Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean avant la campagne de vaccination.Avec 4 cas dans la région dans les 13 mois suivant le début de la campagne, la prévalence a été portée à 16,3 cas pour 100 000 personnes par année pour les 1 à 9 ans, une augmentation statistiquement significative.Pas de cas ailleurs Jointe par Le Devoir, la compagnie pharmaceutique qui commercia l ise le vaccin, GlaxoSmithKline, a indiqué que « le bien-être des patients est une priorité » et que, ayant pris connaissance du rapport, elle travaille à «déterminer les prochaines étapes».Aucun cas de syndrome né- phrotique n\u2019a été rapporté lors des études cliniques en amont de l\u2019homologation du vaccin Bexsero.Mais, souligne le Dr DeSerres, le vaccin a principalement été testé chez des nourrissons, des adolescents et des adultes, qui ne sont pas susceptibles de contracter cette maladie.Le Dr DeSerres a communiqué avec les autorités de santé publique dans de nombreux pays ainsi qu\u2019avec les organismes réglementaires sans trouver d\u2019ef fets semblables rapportés ailleurs.Avant toute médiatisation, le rapport de l\u2019INSPQ est déjà cité par au moins un site Web militant contre la vaccination.Cela n\u2019inquiète pas pour autant le Dr DeSerres.«J\u2019ai fait une trentaine d\u2019études sur les effets secondaires des vaccins et je crois à la transparence, dit-il.Je ne suis pas heureux lorsque le message est détourné de manière idéologique plutôt qu\u2019en fonction des faits, mais je pense que la transparence, c\u2019est cela qui va minimiser le cynisme.» Le Devoir MÉNINGOCOQUE B Inquiétudes au sujet d\u2019un vaccin Quatre enfants, au Saguenay, ont développé une maladie des reins après avoir reçu le Bexsero Lire aussi \u203a Trop peu, trop tard.L\u2019éditorial de Brian Myles.Page A 6 Les ventes de ces produits ont triplé entre 2016 et 2017, avec l\u2019arrivée de nouvelles saveurs et des concentrations d\u2019alcool toujours plus élevées FRANCIS VACHON LE DEVOIR Le secteur des Trois Petits Lacs à Stoneham Est-ce le hasard ou un effet secondaire du vaccin?Impossible à dire pour l\u2019instant. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-16673 Descriptif : A55 \u2013 Acquisition d\u2019éléments d\u2019éclairage pour les terrains de tennis du parc Louis-Riel Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10% (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Francesca Raby, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-4907 Appel d\u2019offres : 18-16763 Descriptif : Location, entretien et réparation de vêtements pour employés de métier Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10% (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Roxana Racasan Oancea, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-6717 Appel d\u2019offres : 18-16797 Descriptif : Service d\u2019entretien d\u2019équipements de transport vertical \u2013 Bâtiments Ville et SPVM Date d\u2019ouverture : 19 avril 2018 Dépôt de garantie : Lot 1 à 5 : 10% par lot (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Hubert Lachance, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-7446 Appel d\u2019offres : 18-16863 Descriptif : A89 \u2013 Service de marquage de la chaussée pour l\u2019arrondissement LaSalle Date d\u2019ouverture : 3 avril 2018 Dépôt de garantie : 10% (Cautionnement et/ou chèque) Renseignements : Marc-André Deshaies, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-6850 Appel d\u2019offres : 18-16873 Descriptif : Fourniture et installation de boîtes à asphalte isolées et chauffantes sur des camions fournis par la Ville Date d\u2019ouverture : 10 avril 2018 Dépôt de garantie : 5% (Cautionnement et/ou chèque) Renseignements : Renée Veillette, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-1057 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 18-16762 Descriptif : Services professionnels de support technique, de contrôle de qualité et de surveil lance des travaux de réhabilitation de conduites d\u2019eau potable ou de conduites d\u2019égout par chemi sage Date d\u2019ouverture : 12 avril 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019Allier, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publi - quement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 14 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres Direction des travaux publics Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant 11 heures, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boul.Louis-H.-La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9 (à l\u2019attention de madame Jennifer Poirier).Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2018-04-TR Descriptif : Réfection de la salle électrique et accessibilité universelle à la bibliothèque Jean- Corbeil ET aménagement de la station de pompage \u2013 Galeries-d\u2019Anjou Date d\u2019ouverture : Le mardi 3 avril 2018 à 11 heures Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : nrobitai@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publi - quement à l\u2019endroit susmentionné, immédia - tement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 14 mars 2018 Jennifer Poirier Secrétaire d\u2019arrondissement AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement a adopté, le 13 mars 2018, un premier projet de résolution numéro PP18-14002 intitulé : « Accorder, par résolution, une dérogation à des dispositions relatives à l\u2019alignement de construction, à la proportion minimale de maçonnerie en façade, aux usages autorisés ainsi qu\u2019au nombre minimal de cases de stationnement à fournir afin de permettre l\u2019agrandissement et la conversion, à des fins résidentielles, du bâtiment situé au 8055, avenue Casgrain, et ce, en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.I.de l\u2019arrondissement (RCA04- 14003).» 2.L\u2019objet du projet de résolution est à l'effet d'autoriser l\u2019agrandissement et la conversion, à des fins résidentielles, du bâtiment existant situé au 8055, avenue Casgrain en dérogation à des dispositions relatives à l\u2019alignement de construction, et ce, en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.I.de l\u2019arrondissement (RCA04-14003).» Ce projet déroge aux dispositions des articles 52, 56, 81, 119 et 556 du Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283).Ce projet vise la zone 0151, formant le pourtour de la propriété concernée.3.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1), ce premier projet de résolution fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 22 mars 2018 à 18 h au 405, avenue Ogilvy, salle 200 à Montréal.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s'exprimer sur le sujet.5.Ce projet de résolution contient des dispositions propres à une résolution susceptible d'approbation référendaire.6.Le projet de résolution et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement, située 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles d'ouverture.Fait à Montréal, le 14 mars 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assem blée du 19 février 2018, a adopté le règle - ment suivant : 18-007 Règlement autorisant un emprunt de 69 950 805 $ pour des travaux généraux de modifications et d\u2019additions au réseau municipal de conduits souterrains ainsi que de travaux reliés à l\u2019enfouissement des fils aériens, dans les limites de la ville de Montréal, sous la surveillance de la Commission des services électriques de Montréal Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 7 mars 2018.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut égale - ment être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/ reglements Fait à Montréal, le 14 mars 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DE RÉSOLUTION NUMÉRO PP18-14001 INTITULÉ : «Accorder, par résolution, une dérogation aux usages prescrits afin de permettre l'occupation du 2e étage du bâtiment sis 8495, 8e Avenue, à des fins d\u2019activités communautaires et socioculturelles, et ce, en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.I.de l\u2019arrondissement (RCA04-14003).» 1.Objet du projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 15 février 2018, le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension a adopté, lors de sa séance du 13 mars 2018, le second projet de résolution numéro PP18-14001, lequel est intitulé tel que ci-dessus.L'objet du projet de résolution est d'accorder la demande d'autorisation visant l'occupation du 2e étage du bâtiment situé au 8495, 8e Avenue, à des fins d\u2019activités communautaires et socioculturelles.Ce projet déroge aux dispositions de l\u2019article 119 du règlement du règlement de zonage de l'arrondissement (01-283).Ce second projet de résolution contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone visée et des zones contiguës afin qu\u2019une résolution qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Ainsi, une demande relative à ces dispositions peut provenir de la zone visée 0255 et de ses zones contiguës 0034, 0197, 0223, 0246, 0334, 0346, 0357, 0573 et 0604.Une telle demande vise à ce que ces dispositions soient soumises à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone à laquelle elles s\u2019appliquent et de celle de toute zone contiguë d\u2019où provient une demande valide à son égard.2.Description du territoire La zone ainsi touchée par ces amendements est la zone et ses zones contiguës.Le territoire visé par le présent avis est montré ci-dessous : 3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement dans les 8 jours du présent avis, soit au plus tard le 23 mars 2018 à 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 13 mars 2018 : - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 13 mars 2018 : - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois ; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 13 mars 2018 : - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désignée, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 13 mars 2018 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités 5, Absence de demandes La disposition du second projet de résolution numéro PP18-14001 qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être inclus dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de résolution numéro PP18-14001 ainsi que l\u2019illustration du secteur concerné du territoire de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension, peuvent être consultés au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, aux heures habituelles d\u2019ouverture.Fait à Montréal, le 14 mars 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.HEURES DE TOMBÉE Avis légaux et appels d\u2019offres Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : réservations avant 15 h le vendredi avisdev@ledevoir.com // Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 SSQ, MUTUELLE DE GESTION ASSEMBLÉE ANNUELLE Les délégués et les membres de SSQ, Mutuelle de gestion sont invités à l\u2019assemblée annuelle qui se tiendra le samedi 28 avril 2018, à 10 h, à l\u2019hôtel Le Concorde, 1225, Cours du Général-De Montcalm, Québec, aux fins de : - Recevoir le rapport du conseil d\u2019administration, les états financiers et le rapport de l\u2019auditeur pour l\u2019exercice 2017; - Nommer l\u2019auditeur indépendant de la Société pour l\u2019exercice 2018; - Procéder à l\u2019élection d\u2019administrateurs; - Discuter de toute autre question soumise à l\u2019assemblée.Québec, le 14 mars 2018 La secrétaire générale, Me Élise Poulin AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Jocelyn Morin, 234, chemin des Patriotes, Salnt-Mathlas-sur-Richelieu 755-32-700329-172 (QC) J3l 6A3 Danielle Huard, 201, avenue de Navarre, Saint-Lambert (QC) J4S 1 Y3 755-32-700342-183 Martin Vincent, 3035, Sainte-Catherine, app.7, Saint-Hyacinthe (QC) J2S 8A9 755-32-700345-186 Mathieu Chabot, 2-250, Saint-Denis, Saint-Jean-sur-Rlchelieu (QC) J3S 1S5 755-32-700361-183 Kevin Champagne, 157, Félix-Meunier, Saint-Jean-sur-Richelieu (QC) J2X OS8 755-32-009062-177 Yannlck Bachand, 707, boulevard Pierre-Tremblay, Salnt-Jean-sur-Richelieu 755-32-009085-186 (QC) J2X 5G5 Robert Hamel, 17717, de Chenonceau, Mirabel (QC) J7J OS2 755-32-700272-174 Hamel Marine Survey, 17717, de Chenonceau, Mirabel (QC) J7J OS2 755-32-700272-174 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district d\u2019Iberville situé au 109, rue St-Charles, RC.14, St-Jean-sur-Richelieu (QC) J3B 2C2 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis des options qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 7 mars 2018 par le greffier de la Cour du Québec, division des petites créances dansles dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Saint-Jean-sur-Richelieu, le 7 mars 2018 Nataliya Dimitrova Greffière-adjointe de la Cour du Québec Canada Province de Québec District d\u2019Iberville C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.La suite des avis se trouve en page B 4 et B 6 P A U L I N E G R A V E L L e National Geographic reconnaît avoir présenté une vision raciste du monde pendant plusieurs décennies.À l\u2019occasion de la publication d\u2019un numéro consacré au concept de « races », le célèbre magazine états-unien, qui célèbre cette année ses 130 ans d\u2019existence, a décidé de faire son propre examen de conscience.Cet exercice a conduit la rédactrice en chef, Susan Goldberg, à rédiger un mea culpa pour ces reportages passés qui étaient clairement discriminatoires.« Cela fait mal de partager [avec nos lecteurs] ces consternantes histoires du passé de notre magazine.Pendant des décennies, nos repor tages étaient racistes.Il nous faut le reconnaître pour nous élever au-dessus de notre passé », écrit Mme Goldberg.La journaliste rappelle au passage que cela fera 50 ans, le 4 avril prochain, que celui qui a milité pour les droits civiques des Noirs aux États- Unis, Martin Luther King Jr., a été assassiné.Des clichés Mme Goldberg relate quelques morceaux d\u2019anthologie particulièrement édifiants qu\u2019a dénichés John Edwin Mason, professeur de l \u2019Université de Virginie, qui a été invité à plonger dans les archives du magazine.Ce spécialiste de l\u2019histoire de la photographie et de l\u2019Afrique a ainsi découver t que, jusque dans les années 1970, National Geographic a ignoré les gens de couleur qui vivaient aux États-Unis, les reconnaissant rarement autrement que comme des ouvriers ou des domestiques.Parallèlement, le magazine décrivait les indigènes d\u2019autres pays comme « des exotiques ou des sauvages, qui étaient souvent nus ».Ces por traits n\u2019étaient rien de plus que des clichés.Selon Mason, « contrairement aux magazines comme Life, National Geographic s\u2019est peu efforcé d\u2019aller au-delà des stéréotypes bien enracinés de la culture blanche américaine », alors qu\u2019il jouissait d\u2019une grande réputation.Ainsi , dans un numéro consacré à l\u2019Australie qui fut publié en 1916, les abori - gènes australiens sont appelés « sauvages » et la légende d\u2019une photo les représentant se lit comme suit : « Des Noirs sud-australiens.Ces sauvages se classent parmi les moins intelligents de tous les êtres humains.» Le professeur Manson a aussi relevé une série de photos sur lesquelles des aborigènes apparaissent fascinés par la technologie dont disposent les photographes occidentaux.Ces photos soulignent encore une fois la dichotomie entre les civilisés et les non-civilisés.Reflet de son époque Manson compare aussi deux reportages sur l\u2019Afrique du Sud.Le premier fut réalisé en 1962, soit deux ans et demi après le massacre de 69 Sud- Africains noirs par la police, qui tira dans le dos de ces mineurs en fuite.Même si la brutalité de cette tuerie scandalisa le monde entier, le reportage de National Geographic mentionne à peine ces problèmes.Il ne donne aucunement la parole aux Sud- Africains noirs et les représente interprétant des danses exotiques et comme ser vi- teurs ou ouvriers.Par contre, le reportage de 1977 sur l\u2019apartheid reconnaît l\u2019oppression vécue par les Noirs et dresse un portrait des chefs de l\u2019opposition.En rétrospective, le point de vue raciste de ces anciens reportages nous apparaît aujourd\u2019hui terrible, mais M.Manson rappelle que « le magazine a vu le jour au moment où la colonisation était à son apogée, que le monde était divisé entre colons et colonisés qui se distinguaient avant tout par la couleur de leur peau.Or, National Geographic reflétait cette vision du monde ».Dans le numéro d\u2019avril 2018, Elizabeth Kolber t démontre dans un long ar ticle que le concept de race ne repose sur aucune base scientifique et biologique et qu\u2019il n\u2019est qu\u2019une construction sociale.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Adil Charkaoui déclaré non coupable Le controversé imam Adil Char- kaoui a été acquitté mardi des accusations de voies de fait et d\u2019agression armée à la suite d\u2019une altercation avec un agent de sécurité au collège Maison- neuve.Soulagé, M.Charkaoui, s\u2019est agenouillé en sortant de la salle d\u2019audience de la cour municipale de Montréal.Les faits reprochés à M.Charkaoui remontaient à février 2016.Lors d\u2019une partie de soccer qu\u2019il arbitrait, M.Charkaoui et un agent de sécurité de l\u2019établissement scolaire ont eu un accrochage.Le plaignant prétendait avoir été saisi par le bras, avoir reçu des coups de coude et avoir été frappé à l\u2019aide d\u2019une porte.Le Devoir Candidature : la CAQ dit oui au «visage découvert» Les personnes en situation d\u2019autorité ne devraient pas porter de signes religieux, selon la Coalition avenir Québec (CAQ), mais un futur député à l\u2019Assemblée nationale serait libre de le faire.Le chef de la CAQ, François Legault, ne s\u2019est, en effet, pas opposé à la récente modification du règlement du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) qui n\u2019oblige plus un candidat aux élections à se photographier «tête découverte».«On a la même position depuis le début, les personnes qui sont en autorité, incluant les enseignants, ne devraient pas pouvoir porter un signe religieux.Par contre, quelqu\u2019un qui se présente, comme candidat à une élection, bien, ce sera aux citoyens de décider s\u2019ils veulent l\u2019élire ou non.Donc, on ne considère pas vraiment que c\u2019est une situation d\u2019autorité.» Le Devoir Une avocate mènera l\u2019enquête sur l\u2019affaire Dykstra Ottawa \u2014 Cela aura pris un mois et demi, mais le Parti conservateur a finalement nommé, mardi, une avocate pour enquêter sur les circonstances entourant la candidature de Rick Dykstra pendant la campagne électorale de 2015.Le mandat de faire la lumière sur la décision d\u2019autoriser \u2014 en connaissance de cause \u2014 un homme visé par des allégations d\u2019agression sexuelle à briguer un siège aux Communes a été confié à Carol Nielsen, a annoncé le parti par voie de communiqué.À l\u2019issue de son enquête, l\u2019avocate spécialisée en relations de travail aidera le parti à «établir des protocoles qui répondent adéquatement aux circonstances telles que celles qui font l\u2019objet de cette révision», précise le communiqué.La Presse canadienne J E A N N E C O R R I V E A U L\u2019 administration de Valérie Plante donnera mercredi un mandat à l\u2019Office de consultation publique de Montréal (OCPM) afin de tenir une consultation sur l\u2019élimination de la circulation de transit sur la voie Camillien-Houde, et ce, avant l\u2019implantation du projet- pilote au printemps.Mais cette consultat ion n\u2019aura aucun effet sur la décision de faire ou non un projet- pilote, puisque l\u2019administration compte bien aller de l\u2019avant avec des mesures temporaires de réduction de la circulation de transit sur la montagne.« La consultation qui commence en amont [\u2026] va nous aider à avoir de l\u2019information sur comment le projet-pilote est reçu.Ce n\u2019est pas un changement de cap du tout », a soutenu la mairesse Plante lors d\u2019une mêlée de presse, mardi.« Notre administration a décidé de prendre en compte tout ce qui a été produit [en matière d\u2019études et de consultations] dans les dix dernières années.On y disait clairement qu\u2019il faut faire des gestes importants pour limiter le transit sur la montagne.» La semaine dernière, l\u2019opposition à l \u2019Hôtel de V ille avait demandé à l\u2019administration de consulter les citoyens en amont du projet-pilote, l\u2019équipe au pouvoir s\u2019en tenant plutôt à une consultation pour «accompagner» le projet-pilote.La mairesse a reproché à l\u2019opposition de jouer avec les mots.« Ce qu\u2019on comprend, c\u2019est que l \u2019opposition of fi - cielle n\u2019aurait pas nécessairement le courage d\u2019aller de l\u2019avant avec un projet-pilote et s\u2019en remet à une consultation en amont.» Critiques nombreuses La veille, la polémique entourant la voie Camil l ien- Houde a rebondi à la séance du conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2013Notre- Dame-de-Grâce.Les élus locaux \u2014 parmi lesquels quatre membres de Projet Montréal \u2014 ont adopté à l\u2019unanimité une motion appuyant l\u2019octroi par la Ville de Montréal d\u2019un mandat à l\u2019OCPM pour la tenue d\u2019une consultation avant le lancement du projet-pilote.« Je pense que j\u2019ai écouté les résidants », a expliqué la mai- resse de CDN-NDG et membre de Projet Montréal, Sue Montgomery.« J\u2019ai reçu des tonnes d\u2019appels, de courriels et de messages sur Facebook.J\u2019ai transféré toutes ces informations à mes collègues à la ville-centre.Ça montre que nous sommes prêts à écouter [la population].» L\u2019opposition crie victoire « C\u2019est une grande victoire pour les Montréalais et la démocratie locale », estime le chef de l\u2019opposition et chef d\u2019Ensemble Montréal, Lionel Perez.«Nous allons être en mesure d\u2019entendre différents points de vue et avoir une proposition de projet-pilote plus appropriée pour le mont Royal », a-t-il dit mardi matin.Mais selon lui, il faudra voir s\u2019il s\u2019agira d\u2019une véritable consultation dont tiendra compte l\u2019administration.Lionel Perez soutient que l\u2019opposition est favorable à l\u2019application de mesures pour apaiser la circulation sur le mont Royal, mais qu\u2019une «acceptabilité sociale» est nécessaire.À ce jour, plus de 26 000 citoyens ont signé une pétition en ligne pour s\u2019opposer au bannissement de la circulation de transit sur la voie Camil- lien-Houde.Le Devoir Mont-Royal : la Ville mènera une consultation Le projet-pilote n\u2019est cependant pas mis en veilleuse, souligne Valérie Plante L e Ser vice de police de la Ville de Montréal (SPVM) a finalement déclenché mardi après-midi une alerte AMBER dans l\u2019espoir de retrouver Ariel Jeffrey Kouakou, un garçon de 10 ans.L\u2019enfant a quitté son domicile de l\u2019arrondissement d\u2019Ahunt- sic-Cartierville vers midi lundi pour aller chez un ami, mais il n\u2019a pas été aperçu depuis.Ce sont des membres de sa famille qui ont signalé sa disparition lundi en fin d\u2019après-midi.L\u2019inspecteur de la police de Montréal Ian Lafrenière a indiqué mardi en fin de journée qu\u2019une femme aurait aperçu le garçon disparu, la veille v e r s 1 4 h , dans le parc des Bateliers.Selon l\u2019inspecteur, le garçon se serait r e n d u c h e z s o n a m i , e t « voyant qu\u2019il n\u2019était pas là et que la porte était barrée, aurait voulu revenir vers chez lui».Ariel Jef frey Kouakou mesure 140 cm (environ 4 pi 8 po), pèse 40 kg (environ 90 lb), il a la peau noire, les yeux noirs et les cheveux noirs et il s\u2019exprime en français.Il portait un manteau noir avec un capuchon, un pantalon gris et des souliers jaunes.Toute personne ayant de l\u2019information à communiquer concernant cette disparition peut le faire de façon anonyme et confidentielle avec Info-Crime Montréal au 514 393-1133 ou au 911.La Presse canadienne ALERTE AMBER Un garçon de 10 ans porté disparu à Ahunstic- Cartierville Le National Geographic fait son mea culpa Le prestigieux magazine américain reconnaît avoir longtemps contribué au racisme L\u2019édition d\u2019avril du magazine National Geographic CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR L\u2019administration Plante compte réduire la circulation automobile sur la voie Camillien-Houde pour lui redonner un caractère récréatif.Ariel Jef frey Kouakou près avoir compromis les projets de centres de la petite enfance (CPE) a?n d\u2019encourager la création anarchique de places dans des garderies commerciales, le gouvernement Couillard change son fusil d\u2019épaule.Maintenant que le mal est fait, on stabilise le patient, en quelque sorte.Le ministre de la Famille, Luc Fortin, a annoncé la création de 5800 places en garderie subventionnée d\u2019ici 2021, dont 85 % le seront dans des CPE.Du total, 3800 places seront offertes plus rapidement que prévu.Au début du mandat libéral, une précédente titulaire, Francine Charbonneau, avait mis la hache dans le plan du gouvernement de Marois, qui avait attribué 15 000 nouvelles places subventionnées.Avec une inconscience dont on savait qu\u2019elle n\u2019était pas feinte, la ministre néophyte a accompli les basses œuvres du gouvernement libéral.Elle a décrété notamment que les CPE, dont les installations étaient payées en totalité par le gouvernement, devraient désormais avancer la moitié de leur coût.Nombre de projets sont tombés à l\u2019eau: c\u2019était le résultat recherché.On vient d\u2019alléger cette exigence : l\u2019apport passe de 50 % à 25 %.Dans les milieux défavorisés, l\u2019État assumera même la totalité de la note.Surtout, les comités consultatifs, chargés de déterminer les besoins dans chacune des régions, tiendront désormais compte des nouvelles places non subventionnées.Finie la prolifération des garderies commerciales, peut- on espérer.Depuis leur arrivée au pouvoir, les libéraux ont permis la création de 19 000 places dans ces garderies contre un peu plus de 11 000 dans les services de garde subventionnés.Pourtant, ce modèle est une source d\u2019inspiration au Canada.Mardi, c\u2019était au tour du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, de vanter le programme québécois, un moyen, selon lui, d\u2019augmenter de façon importante la participation des femmes au marché du travail.Si le reste du Canada imitait le Québec, c\u2019est 300 000 Canadiennes de plus qui occuperaient un emploi.Et on ne parle même pas des avantages pour les enfants, particulièrement ceux qui fréquentent les CPE.Paradoxalement, le gouvernement Couillard s\u2019est bêtement évertué à imiter le reste du Canada en misant sur les garderies non subventionnées.Par aveuglement idéologique, il a favorisé l\u2019essor de garderies commerciales de moindre qualité et affaibli le programme québécois.Sans même tenir compte de ses bienfaits, notamment sur le strict plan économique.Or Stephen Po- loz vient rappeler qu\u2019il a erré.Québec interdira la vente de boissons à haute teneur en alcool dans les dépanneurs et les épiceries à la suite du décès accidentel de la jeune Athena Gervais.Il faudra en faire beaucoup plus pour assurer la sécurité de nos jeunes.a décision de con?ner les boissons à forte teneur en alcool et en sucre aux tablettes de la Société des alcools du Québec (SAQ) est une sage décision, mais comme elle est tardive.Si seulement Québec avait pris conscience du problème avant qu\u2019une cannette maudite de FCKD UP soit mise en cause dans la mor t d\u2019Athena Gervais, 14 ans.Éduc\u2019alcool et d\u2019autres spécialistes de la prévention des usages à risque dénoncent depuis un bon moment ces boissons pernicieuses au marketing insidieux.« Les fabricants font tout pour attirer les plus jeunes consommateurs et l\u2019État fait preuve d\u2019un laxisme incompréhensible en présence d\u2019un danger amplement démontré », déplorait Éduc\u2019alcool avant la mort d\u2019Athena Gervais.L\u2019ajout de sucre et de stimulants dans ces boissons vise à masquer le goût de l\u2019alcool, ce qui fait de ces cannettes des bonbons liquides pour adolescents en quête de sensations fortes.Les fabricants et les détaillants vous diront qu\u2019ils ciblent le marché des 18 à 25 ans, mais c\u2019est de la foutaise.Par le ton, le langage et l\u2019invitation à l\u2019aventure, leurs campagnes de mise en marché frappent en bas de l\u2019âge légal de 18 ans.Un mort plus tard, un mort de trop, Geloso, le fabricant du FCKD UP, retire son produit des tablettes, en exprimant des regrets pour avoir commercialisé un produit dangereux.Pourquoi l\u2019avoir fait, alors, si ce n\u2019est que par cupidité?À l\u2019avenir, il serait plus sage que les fabricants de produits potentiellement nocifs développent un sens de l\u2019éthique en amont de la chaîne de commercialisation.Ces fabricants et les détaillants qui dif fusent sans vergogne des publicités incitant à la consommation dans les médias numériques portent aussi la responsabilité de participer aux efforts d\u2019éducation sur les risques associés à d\u2019alcool.C\u2019est trop facile de renvoyer la balle aux jeunes, à leurs parents et aux organismes de prévention.Québec a fait un pas important mardi en resserrant l\u2019encadrement des stratégies de mise en marché des fabricants, sanctions pécuniaires à l\u2019appui.La Régie des alcools, des courses et des jeux pourra même empêcher la vente et la distribution de certains produits.Mais que dire de Santé Canada?Depuis le début de cette affaire, le fédéral fait dans les mièvreries.Ottawa a le devoir d\u2019agir pour limiter le format des boissons à haute teneur en alcool et pour encadrer l\u2019étiquetage et la publicité faite par les détaillants, surtout celle en ligne.Les médias numériques sont-ils devenus des espaces déréglementés où tout est permis, même la prédation publicitaire de clientèles à risque ?La prohibition et les interdictions ne régleront pas tous les problèmes de surconsommation.Pour les boissons à haute teneur en alcool comme pour tous les autres types de drogues, une approche de santé publique, fondée sur la prévention et la réduction des méfaits, est nettement plus prometteuse à long terme.L\u2019approche exige de garder en tête que trois variables sont en jeu dans l\u2019abus de substances : les motivations individuelles, les propriétés des drogues (qu\u2019elles soient légales ou illégales) et le contexte de consommation.Les politiques de santé publique doivent agir sur ces trois variables pour atteindre leur but, et viser plus large que les messages fondés sur la modération et l\u2019abstinence.Comme le préconise Jean-Sébastien Fallu, professeur à l\u2019École de psychoéducation de l\u2019Université de Montréal, il faut prévoir des services qui, tels Nez rouge, permettront de limiter les dangers de la surconsommation, car celle-ci, tout comme la prise de risque à l\u2019adolescence, n\u2019est pas appelée à disparaître.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Inondations et architecture Nous revoici à la période des inondations, et beaucoup de personnes qui ont été touchées au printemps 2017 sont encore en attente de remboursements pour rénovations ou démolition.Selon Radio- Canada, en 2017, il y a eu 5300 résidences inondées et 4000 personnes évacuées.C\u2019est beaucoup, beaucoup trop.Bien sûr c\u2019était une année exceptionnelle, mais même dans une année plus « calme », on va encore avoir des terrains inondés et des maisons dévastées.Quand on va dans cer taines régions des États-Unis qui sont situées en bord de mer, on voit souvent des maisons sur pilotis qui sont très belles.Elles sont bâties en zone inondable ou dans des dunes qui bougent au gré du vent.Il y en a à cap Hatteras et dans les îles du nord du golfe du Mexique.En France, la ville de Bordeaux a lancé un vaste projet d\u2019immeubles sur pilotis pour répondre aux problèmes d\u2019inondations.Il y a quelques maisons sur pilotis au Québec, mais on me dit que les codes de construction du Québec et des municipalités ne sont pas adaptés à ce genre de problématique.Je me demande pourquoi on ne favorise pas cette architecture ici dans nos zones inondables.Composer avec le risque d\u2019inondation plutôt que le subir et valoriser certains terrains inondables, ne serait-ce pas plus intéressant ?Pourquoi le gouverne- L I B R E O P I N I O N É T I E N N E L E B L A N C - L A V O I E Étudiant à la maîtrise en études internationales à l\u2019Université Laval D epuis le début de la vague de fermetures chez Desjardins, il m\u2019a semblé crucial de distinguer le bien-fondé de la rationalisation des services de la façon dont les caisses s\u2019y prennent pour la mener à bien.C\u2019est pourquoi je laisserai les citoyens les plus affectés par les fermetures de leur guichet ou de leur caisse faire valoir eux- mêmes leurs arguments, qui sont légitimes.Pour ma part, j\u2019en ai davantage contre la procédure entourant ces fermetures.Il y a quelques années, j\u2019ai assisté à l\u2019assemblée générale de ma caisse à l\u2019occasion de la fermeture-surprise de plusieurs succursales et guichets à la suite d\u2019une fusion.Cette pratique de dissimulation des buts réels des fusions a eu cours partout au Québec et a même poussé le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, à déposer une pétition en 2014 pour l\u2019encadrer.En effet, en vertu de la loi, les administrateurs locaux n\u2019ont de pouvoir que sur les «affaires courantes» des caisses.Mais les membres présents ont vite réalisé que les administrateurs considéraient que la décision de fermer une succursale relevait de leur seul privilège, quitte à ignorer la loi et les règles de procédures d\u2019assemblée.D\u2019ailleurs, je n\u2019ai entendu parler d\u2019aucun cas où des membres d\u2019une caisse ont pu empêcher sa fermeture devant la volonté de leurs propres fiduciaires.L\u2019Autorité des marchés financiers, bien au fait de la situation, demeure passive.Desjardins est l\u2019une des entreprises les plus puissantes au Québec, économiquement et politiquement.Ses dirigeants ont un ascendant important sur le développement économique, les programmes sociaux, les lois, les projets collectifs.Aussi, le processus démocratique devrait revêtir une grande impor tance dans les décisions prises par Desjardins.Or, les méthodes qu\u2019elle emploie, comme la fermeture de guichets à quelques jours d\u2019avis, semblent spécialement conçues pour saper toute solution constructive issue à la fois des populations desservies et des caisses.Vu cette attitude, le débat sur la rentabilité des ser vices n\u2019est pas per tinent puisqu\u2019il ne vise pas à convaincre les membres-propriétaires de trouver des remèdes ou d\u2019avaliser une décision, mais seulement d\u2019en prendre acte.En témoigne le refus systématique et parfois invraisemblable de toute proposition des collectivités au profit des projets pilotes conçus au siège lévisien.Le lien d\u2019attachement de la population qui a fait la force de Desjardins est présentement atteint et représente, il me semble, un intérêt plus stratégique que viser le meilleur ratio de capitaux propres de la planète.Dans cette veine, on rappellera aux enthousiastes de la rationalisation qu\u2019on ne renforce jamais la pérennité d\u2019une organisation collective avec des leaders forts, mais avec des institutions fortes.Car si un mode opératoire pour le moins expéditif est présentement mis au service de la rationalisation du réseau de caisses, qui sait quels sont les actes qui seront demain accomplis en notre nom avec la même vigueur aveugle et unilatérale?Aujourd\u2019hui, Desjardins tire profit, dans la réalisation de ses objectifs, de l\u2019absence de contre-pou- voirs, de la division et de l\u2019impuissance de ses propres membres devant des situations juridiquement très contestables.Ceux qui l\u2019appuient dans son projet actuel doivent se rappeler que l\u2019enjeu des rationalisations est ponctuel.Lorsque nous aurons renoncé à nos prérogatives démocratiques pour faire avancer cet objectif de court terme, comment nous ferons-nous entendre?CAISSES DESJARDINS Des manquements au processus démocratique FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VÉRONIQUE CHAGNON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ment ne lance-t-il pas de concours d\u2019architecture pour trouver des modèles applicables ici, ce qui permettrait à ceux et à celles qui ont déjà ces terrains et qui veulent absolument demeurer sur place d\u2019y vivre sans crainte d\u2019être inondés.Ça permettrait aussi aux municipalités d\u2019éviter les frais faramineux de rénovation des maisons inondées, suspendus comme une épée de Damoclès au-dessus de leur budget municipal.Lucette Lupien Montréal, le 12 mars 2018 BOISSONS ALCOOLISÉES SUCRÉES Trop peu, trop tard SERVICES DE GARDE SUBVENTIONNÉS Corriger le tir L A BRIAN MYLES ROBERT DUTRISAC Revaloriser la profession Pour revaloriser la profession enseignante, le ministre Proulx propose plusieurs mesures, certaines plus intéressantes que d\u2019autres, qui méritent effectivement d\u2019être discutées lors de «conversations franches et ouvertes» entre les divers inter venants du monde de l\u2019éducation, comme il le mentionne lui-même.Il laisse cependant de côté ce qui favoriserait plus intensément une revalorisation de la profession: une gestion participative des établissements scolaires.Les enseignants, les professionnels, le personnel de soutien, voire les élèves et leurs parents devraient pouvoir prendre part aux décisions qui les concernent, non pas au sein d\u2019organes faussement démocratiques, comme les conseils d\u2019établissements ou les comités de participation des enseignantes et des enseignants aux politiques de l\u2019école, mais au travers d\u2019instances réellement démocratiques où leurs voix sont incontournables.C\u2019est en décentralisant les prises de décisions et en déléguant l\u2019essentiel des pouvoirs aux personnes concernées, ici les enseignants et le personnel de première ligne des écoles, que la revalorisation de la profession, et par extension celle de l\u2019école publique dans son ensemble, s\u2019effectuera en profondeur et durablement.Comme acteurs de premier plan, les enseignants et leurs collègues de diverses professions connaissent les besoins de leurs milieux et sont de ce fait très bien outillés et positionnés pour choisir et allouer les ressources humaines, matérielles et financières pour les combler.En anglais, on appelle ce processus empowerment, littéralement «donner du pouvoir».Voilà ce dont a besoin la profession pour se donner un nouvel élan dont tous profiteraient.Cela exigera bien sûr une refonte en profondeur des tâches du personnel et du mode de gestion des écoles comme des commissions scolaires, ce qui constitue à n\u2019en pas douter un très vaste chantier.Adopter la gestion participative comme mode de gestion en éducation est un passage obligé pour revaloriser la profession, à défaut de quoi on sera demeuré en superficie et on aura manqué un rendez-vous avec un beau projet de société où l\u2019éducation serait un pilier fondamental, et surtout l\u2019affaire de tous.Patrice Dagenais, enseignant Le 12 mars 2018 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter),Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants),Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatricespublicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).E ncore un peu de temps et nous ne reverrons plus de caribous forestiers dans la région de Val-d\u2019Or, le gouvernement libéral ayant décidé de gérer cette extermination la tête basse et les bras ballants.« Cette situation est triste, mais il faut être raisonnable », de dire le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette.Il coûterait trop cher, et sans résultats garantis, d\u2019essayer de sauver ce qui reste du troupeau, décimé par des décennies d\u2019exploitation forestière et minière extrêmement intensive.Alors, aussi bien leur faire dès maintenant nos tendres adieux et passer à un autre appel.Être triste mais réaliste semble être la règle d\u2019or lorsqu\u2019il est question d\u2019environnement.C\u2019est également triste de voir que 80 % des agronomes affectés à la protection des plantes seraient « liés à l\u2019industrie des pesticides ».Un conflit d\u2019intérêts gros comme la statue de Du- plessis devant le parlement, l\u2019équivalent d\u2019avoir un médecin payé par l\u2019industrie pharmaceutique pour vous bourrer de pilules, mais, soyons raisonnables, il y a des avantages à cumuler le « double rôle » de protecteur des plantes/vendeur de pesticide.Primes, commissions, incitatifs sous forme de voyage, pour ne rien dire du «paiement à la performance », une pratique bien établie au sein de l\u2019industrie agronome.Pendant ce temps, la protection de l\u2019environnement, et le simple citoyen, en prend pour son rhume.Les baleines du Saint- Laurent qui meurent empêtrées dans les engins de navigation.Autre sujet morose .Vu la présence du fleuve, nous avons plus de cétacés au Québec, mais moins de moyens qu\u2019ailleurs au Canada pour leur venir en aide.Entre 40 et 50 % des rorquals por te- raient des cicatrices de ces collisions malencontreuses mais, soyons réalistes, c\u2019est un grand pays et les moyens sont comptés.On pourrait continuer comme ça longtemps, grâce notamment au travail acharné d\u2019Alexandre Shields du Devoir, la liste du pragmatisme bon teint en matière écologique étant particulièrement longue.Rien d\u2019ailleurs n\u2019illustre mieux ce phénomène que l\u2019indifférence généralisée devant l\u2019échec du Plan d\u2019action sur les changements climatiques.Le gouvernement Couillard s\u2019était engagé à réduire de 20 % les GES d\u2019ici 2020.Le bilan de mi-parcours affiche un piètre 8%, c\u2019est-à-dire «pas de progression significative dans les réductions d\u2019émissions au Québec».Pas de progrès veut dire que nous nous dirigions \u2014 partout sur la planète, car le Québec est loin d\u2019être le seul fainéant en la matière \u2014 vers une augmentation de la température de plus de 2 degrés et vraisemblablement de plus de 4 degrés Celsius d\u2019ici la fin du siècle.Faut-il rappeler ce que ça veut dire ?Plus d\u2019inondations, de canicules, de grandes tempêtes, de maladies, de migration et d\u2019instabilité sociale.Moins d\u2019eau potable, de récoltes, d\u2019espèces animales, de pergélisol et de neige dans l\u2019Arctique.À plus de 4 degrés, il s\u2019agirait d\u2019un « moment de bascule » dont la Terre, malgré Jeff Be- zos, Bill Gates et tous les dieux de la technologie réunis, ne se remettrait jamais.Le grand bal diplomatique qui eut lieu à Paris en décembre 2017 pour parer, justement, à la catastrophe est toujours perçu comme une victoire pour l\u2019environnement.Seulement, tout pointe vers un échec cuisant.Nous avons beau avoir fixé des cibles à atteindre, nous n\u2019y parviendrons pas.Comment s\u2019en surprendre ?Regardez autour de vous, examinez votre quotidien et dites-moi ce qui a changé depuis, disons, les années 1970 ?Depuis qu\u2019on sait que l\u2019activité humaine a la capacité de détruire la planète.Deux choses seulement : les bacs de recyclage et les pistes cyclables (abondantes).Mais les pistes cyclables n\u2019ont pas empêché le transport automobile, le grand coupable des GES, d\u2019augmenter pour autant.Et le recyclage?Une farce monumentale.«On sait toujours peu sur la destination finale de ce qui y est déposé, et le recyclage de certaines matières fait toujours piètre figure.» Vingt ans après l\u2019entrée du recyclage dans nos vies, on ne nous a jamais expliqué à quoi ça sert, comment s\u2019y prendre ni comment ces matières sont transformées.Les pleines pages de Recyc-Québec dans les quotidiens actuellement (une boîte de sardines sur une biscotte?), pour être très léchées, sont tout ce qu\u2019il y a de plus obtus.On n\u2019y comprend que dalle.Que d\u2019approximations, de belles paroles la main sur le cœur et de coups d\u2019épée dans l\u2019eau.Et, surtout, que de tristesse de constater que, devant des caribous en voie de disparition ou autre calamité annoncée, il ne nous reste plus qu\u2019à pleurer.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter :@fpelletier1 Soyons tristes mais réalistes FRANCINE PELLETIER R É M I Q U I R I O N Scientifique en chef du Québec C É D R I C V I L L A N I Mathématicien, député de l\u2019Essonne n assistant vir tuel gère nos objets connectés sur simple commande vocale.Un diagnostic posé rapidement et avec précision grâce à l\u2019analyse d\u2019une quantité phénoménale d\u2019images médicales.Bientôt, dans une rue près de chez vous, un véhicule circulera sans conducteur.Derrière ces avancées technologiques se trouve l\u2019intelligence artificielle (IA).Tous les secteurs d\u2019activités seront de plus en plus bouleversés par l\u2019IA.Si elle recèle un potentiel extraordinaire de développement économique et d\u2019amélioration des conditions de vie, l\u2019IA comporte en même temps un côté plus inquiétant en matière d\u2019emploi, de sécurité, de démocratie, d\u2019éthique, bref de vie professionnelle, sociale et privée.Le Québec et la France ont mis en place diverses initiatives liées à l\u2019IA.Dans le cadre de la 20e rencontre alternée des premiers ministres québécois et français, le 8 mars, une table ronde sur l\u2019IA s\u2019est tenue dans la start-up française Snips, sous la présidence du premier ministre Philippe Couillard et du secrétaire d\u2019État français chargé du numérique, Mounir Mah- joubi.Quelques-unes des initiatives québécoises et françaises sont résumées ici.Le Québec Le Québec est l\u2019un des pôles de recherche importants en IA, en apprentissage profond et sur le numérique au Canada et dans le monde.En plus de compter de nombreux experts reconnus internationalement, les chercheurs québécois ont obtenu d\u2019importantes subventions dans de grandes compétitions canadiennes.Le gouvernement du Québec a aussi investi des sommes considérables dans ce domaine de recherche.De plus, plusieurs jeunes pousses ont récemment été créées (Element AI, DataPerformers\u2026) et de grandes entreprises internationales se sont établies au Québec.Les investissements en IA au Québec sont certes importants, mais la compétition est très vive.Pensons seulement à la Silicon Valley, à la Corée du Sud, à la Chine, à l\u2019Angleterre et à plusieurs autres pays qui investissent massivement dans le domaine.Cette formidable croissance du pôle québécois s\u2019accompagne également d\u2019une réflexion majeure sur les impacts que l\u2019IA aura dans la société.Cette réflexion s\u2019est concrétisée avec la tenue de la Conférence sur le développement responsable de l\u2019intelligence artificielle, en novembre 2017 à Montréal, de laquelle découle la Déclaration de Montréal sur les principes du développement éthique de l\u2019IA.À ces deux initiatives s\u2019ajoute la mise en place, sous l\u2019impulsion du bureau du scientifique en chef du Québec, d\u2019un observatoire mondial sur les impacts sociaux de l\u2019IA, voire d\u2019un organisme international comme l\u2019a annoncé le premier ministre du Québec.Ces actions témoignent du rôle de leader que le Québec entend jouer en matière de développement responsable de ce secteur.La France Fière de ses mathématiciens depuis plus de 200 ans, la France peut se réjouir de la place renforcée de cette discipline au cœur des progrès de l\u2019économie et de la technologie.Les universités, les grandes agences de recherche, les chercheurs, ingénieurs et jeunes entrepreneurs français tiennent leur rang en la matière\u2026 Pourtant, la recherche française en IA est gravement menacée par la compétition internationale, en particulier par les laboratoires de recherche, des grands acteurs privés des États-Unis, richement dotés et intelligemment menés.Pour sauver l\u2019attractivité de la recherche de la France et le dynamisme de son industrie, une stratégie nationale s\u2019imposait : c\u2019est le sens de la mission que le gouvernement a confiée à Cédric Villani, mathématicien et député, pour le compte du gouvernement, avec le concours de centaines d\u2019experts auditionnés et les contributions spontanées de milliers de citoyens.La politique de données, la protection des citoyens et de l\u2019environnement, la formation, l\u2019équipement, le combat pour l\u2019inclusion dans la société sont quelques-uns des sujets que cette mission a pu aborder.Dans ce qui est devenu un enjeu majeur de compétitivité internationale, il importe de recenser ses alliés sur la scène mondiale.En matière d\u2019IA, la France et le Québec seront des alliés naturels : la proximité de leurs équipes de recherche, facilitée par la langue commune, se retrouve aussi bien au niveau des entreprises qu\u2019à celui des chercheurs.Mais aussi par le fait que le Québec, très tôt, a choisi de mettre au cœur de sa stratégie IA des valeurs d\u2019éthique, de bien public, de collaboration constructive entre acteurs, qui résonnent bien avec les idéaux que le gouvernement français entend garder en première ligne de la stratégie française.Et l\u2019exemple du Québec est là pour démontrer qu\u2019en matière d\u2019IA, l\u2019éthique et la confiance sont absolument compatibles avec un développement économique spectaculaire! Dans ce qui est une transition scientifique, technologique et sociale, tout le monde a sa par tition à jouer.L\u2019État doit soutenir la recherche fondamentale en IA et encourager l\u2019innovation technologique qui en résulte, dans une visée d\u2019amélioration des conditions de vie de la population, sans oublier l\u2019innovation sociale.Que celle-ci prenne la forme de nouvelles pratiques, de nouvelles mesures, de nouveaux programmes ou de nouvelles politiques publiques, l\u2019innovation sociale facilitera l\u2019appropriation et l\u2019adaptation des avancées de l\u2019IA et du numérique, en atténuera les appréhensions et en fera bénéficier le plus grand nombre de c itoyens .Au-delà de la sc ience des algorithmes, les questions d\u2019éducation et d\u2019éthique et les impacts sociaux de l\u2019IA seront un terreau fertile de collaborations scientifiques entre la France et le Québec.Se préoccuper des impacts sociaux de l\u2019intelligence artificielle P I E R R E G A U D R E A U Directeur du Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) e 7 mars, Valérie Plante dévoilait le Plan d\u2019action montréalais en itiné- rance 2018-2020.La volonté de la V ille de soutenir la mise en place d\u2019un refuge qui permette la consommation d\u2019alcool est largement ressortie dans les médias.Pourtant, ce projet, effectivement pertinent, est loin d\u2019en être la mesure phare, d\u2019autres enjeux importants faisant l\u2019objet de l\u2019une ou l\u2019autre des 40 mesures prévues par ce plan.Ainsi, le matin même de la sortie du plan de la ville, un autre incendie entraînait la fermeture d\u2019une maison de chambres, au 3629 de la rue Sainte-Catherine Est, dans Hochelaga.Une trentaine de personnes y perdaient leur habitat, illustrant toute l\u2019ampleur des défis qui se posent pour contrer l\u2019itinérance.La sauvegarde du parc de logements est certes un objectif du plan en itinérance de Valérie Plante, comme elle faisait partie du plan du maire Coderre et de celui du maire Jean Doré\u2026 en 1987.Ces plans ont permis des gains, des personnes sont sorties de la rue, d\u2019autres l\u2019ont évitée.Cependant, beaucoup reste encore à faire en itinérance.Le nouveau Plan en itinérance de l\u2019administration Plante est solide, ambitieux et pertinent.Ce plan pourrait avoir un gros impact, comme le souhaite Valérie Plante, dans la mesure où deux facteurs seront réunis.Premièrement, la forte volonté d\u2019agir démontrée par la Ville devra se concrétiser d\u2019abord dans les actions qui relèvent de son ressort, dont une partie visent le logement alors que d\u2019autres relèvent du lien avec la police.Deuxièmement, le soutien des gouvernements fédéral et québécois sera aussi déterminant dans le bilan que l\u2019on pourra faire de ce plan.C\u2019est une question d\u2019appui financier, mais aussi de concordance avec les orientations que s\u2019est données la Ville.L\u2019approche globale de la lutte contre l\u2019itiné- rance et la reconnaissance de la diversité des visages sont des forces du plan et elles pourront bien orienter l\u2019action de la Ville.Parce que l \u2019itinérance a di f férents visages, titre bien nommé du plan, et illustré à la une par une femme (une première), Marie-Josée Béliveau, qui s\u2019est sortie de la rue avec le soutien de l\u2019organisme Sac à dos, en est une image éloquente.Le plan de la V ille reconnaît la nécessité d\u2019agir sur les différentes réalités de l\u2019itinérance, celle chronique surtout masculine, mais aussi les dif férentes situations d\u2019itinérance réelle, mais cachée, que vivent de plus en plus de personnes de tous genres dans dif férents quartiers.L\u2019importance de la prévention de l\u2019itiné- rance est aussi reconnue à juste titre.Trois tests dès 2018 Trois défis majeurs testeront la volonté et la capacité de l\u2019administration Plante d\u2019assurer le déploiement de son plan en itinérance dès cette année.1.Le gouvernement fédéral a annoncé dans son budget de l\u2019an dernier un engagement financier, qui sera au total doublé sur 10 ans, dans sa Stratégie de partenariats de lutte à l\u2019iti- nérance (SPLI).Ottawa annoncera sous peu l\u2019orientation et l\u2019af fectation de cet investissement, mais cela représente un enjeu de plus de 100 millions de dollars pour Montréal.La part que Montréal recevra est loin d\u2019être assurée, le gouvernement Trudeau ayant à ce jour privilégié d\u2019accroître son soutien au-delà des grandes villes.Ce gouvernement a par ailleurs rétabli la disponibilité de son aide pour une diversité d\u2019actions, un cap qui doit être maintenu pour donner des moyens au plan de la Ville.2.Le plan prévoit l\u2019analyse de la réglementation et de son application, qui entraînent encore trop de contraventions aux sans-abri.Cette action reprend une recommandation unanime de la consultation tenue l\u2019été dernier sur le profilage.Cet exercice est essentiel et il doit être entrepris rapidement.Il ne doit pas être laissé seulement au contentieux et au SPVM, mais devrait inclure également le RAPSIM et la Commission des droits de la personne, qui ont déjà démontré leur expertise et leur contribution à trouver des solutions en la matière.3.Par son annonce de 950 logements sociaux avec le soutien communautaire, la Ville met la barre haut.Les astres devront s\u2019aligner à Ottawa, où un investissement majeur en logements est effectivement annoncé, et à Québec, où, après les élections du 1er octobre, les budgets sont loin d\u2019être assurés.Avec la Société d\u2019habitation et de développement de Montréal (SHDM), la V ille dispose d\u2019un outil pour agir en matière de logement afin de contrer l\u2019itinérance.Le plan de Valérie Plante le nomme timidement ; celui du maire Coderre visait un objectif de 400 logements, objectif qui a été presque totalement manqué.Il y a trente ans, l\u2019administration Doré avait acquis 398 chambres par l\u2019entremise de la SHDM dans un contexte certes différent, mais qui illustre l\u2019importance de la volonté politique de l\u2019époque.Tous les jours, et elle le reconnaît, l \u2019administration de Pro jet Montréal sera confrontée, par les réalités de l\u2019itinérance, à la nécessité de livrer son ambitieux plan.ITINÉRANCE Au-delà du refuge pour alcooliques L U PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Mise à l\u2019épreuve d\u2019un autobus autonome à Montréal, en 2017 S\u2019apitoyer mais ne rien faire, c\u2019est la nouvelle formule en ce qui concerne l\u2019environnement A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 M A R S 2 0 1 8 des cas de torture, des vies brisées sans nombre.Le pays occupe la 155e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse pour 2017.Et rien ne semble vouloir arrêter le président turc Recep Tayyip Erdogan.Ni l\u2019impossible ni le ridicule.Ni même l\u2019Occident.Le journaliste français Guillaume Perrier a été correspondant en Turquie pour Le Monde entre 2004 et 2014 .Coauteur avec Gilles Cayatte du documentaire Erdogan, l\u2019ivresse du pouvoir (2016), il vient de faire paraître Dans la tête de Recep Tayyip Erdogan (Actes Sud), un essai éclairant dans lequel il décrit bien, pour nos yeux d\u2019Occidentaux, l\u2019évolution complexe d\u2019Erdogan au fil du temps \u2014 et notamment en ce qui touche sa relation avec le fameux prédicateur islamiste Fethullah Gülen.Ancien porte-drapeau de la candidature de la Turquie à l\u2019Union européenne, partisan d\u2019une solution négociée de la question kurde avant de s\u2019en faire le fossoyeur, allié à la fois d\u2019Israël et de Bachar el-Assad, longtemps proche de Fe- thullah Gülen avant d\u2019en faire son ennemi juré, membre de l\u2019OTAN qui se permet d\u2019acheter des armes aux Russes, l\u2019ancien maire d\u2019Istanbul a depuis longtemps la réputation d\u2019être un chef impulsif, un instinctif qui a « la langue proche du cœur ».Mais est-ce vraiment le cas?« Pas uniquement », nuance Guillaume Perrier, rencontré au zinc d\u2019un café du XXe arrondissement, à Paris.«C\u2019est ce que j\u2019essaie de raconter dans mon livre : il a ce caractère sanguin et impulsif, mais il serait un peu simpliste de le résumer à ça.C\u2019est quelqu\u2019un qui a une formation politique bien particulière, qui possède une culture islamiste et nationaliste très enracinée, qui a aussi un parcours politique propre au sein de la mouvance islamiste, ayant appris auprès de Necmettin Erbakan, qui est un peu le patriarche de l\u2019islam politique turc.Il a été formé au sein du Parti du salut national (MSP) dans les années 1990, le parti islamiste qui a participé au gouvernement, ce qui lui a permis de mettre les pieds dans le jeu politique.» Un bas-les-masques Comme maire d\u2019Istanbul, de 1994 à 1998, pourtant, il avait vite fait bonne impression.« Erdogan a été apprécié comme maire d\u2019Istanbul parce qu\u2019il a agi, tout simplement.Il a lutté contre l\u2019inaction des maires précédents qui étaient des caricatures de politiciens corrompus et qui gaspillaient l\u2019argent public.Istanbul était une ville qui grossissait à vue d\u2019œil, presque de 10 % chaque année, et qui n\u2019était pas gérée.C\u2019était l\u2019anarchie totale.Er- dogan est arrivé en promettant un coup de balai, aussi bien au sens propre qu\u2019au sens figuré.Ça a séduit et ça a marché.Il a appliqué la même recette quelques années plus tard à l\u2019échelle nationale.C\u2019est ce qui a été le moteur du début de sa carrière.» Pour le journaliste, il est clair qu\u2019Erdogan incarne «ces deux aspects qui sont en apparence contradictoires, mais dont il joue alternativement.» De démocrate, libéral et proeuropéen à ses débuts, il s\u2019est transformé en un dirigeant despotique, nationaliste et antioccidental.Sa seule logique, reconnaît Guillaume Perrier, semble être de vouloir conserver le pouvoir.Chose certaine, comme en fait foi cette déclaration de 1996, Erdogan jouait depuis longtemps la comédie démocratique d\u2019un seul côté de la bouche : «La démocratie n\u2019est pas un but, c\u2019est un moyen.La démocratie est comme un tramway.Quand on est arrivé au terminus, on en descend.» Les événements de la place Gezi ont-ils été une sorte de bas-les-masques pour le régime Erdogan?« Sans doute, oui, croit Guillaume Perrier.Je pense que c\u2019est un tournant, dans la mesure où c\u2019est le moment où les Occidentaux ont compris la tournure, je dirais, antidémocratique d\u2019Erdogan.Ça a été le révélateur, pour plusieurs sur la scène mondiale, de quelque chose qui était déjà perceptible en Turquie.Évidemment, puisque ça avait déjà poussé des centaines de milliers de personnes à aller dans les rues.Avec les événements de la place Gezi, c\u2019est devenu évident pour tout le monde.» Au sommet pour y rester « Les Alévis, les Kurdes, les minorités, tous ceux-là avaient une conscience très précise de la répression en Turquie, mais je dirais que les bobos d\u2019Istanbul, ça leur échappait un petit peu.Et du coup, avec Gezi, c\u2019est devenu une réalité pour eux aussi.Les canons à eau, les bombes lacrymogènes, qui étaient le quotidien des enfants kurdes depuis des années, c\u2019est devenu la réalité pour les artistes et les étudiants d\u2019Istanbul, et pour une grande partie de la population turque, qui ont compris qu\u2019Erdogan était un dirigeant autoritaire qui gouvernait par la force.Depuis, le rapport de force s\u2019est durci et la violence politique au quotidien n\u2019a jamais cessé d\u2019être présente.» «Au sommet du pouvoir et sans véritable opposition ni contre-pouvoir, écrit Guillaume Perrier, Erdogan n\u2019a plus besoin de dissimuler ses intentions.Et une partie de son électorat l\u2019incite à franchir le pas qui rapprocherait la Turquie du califat ou d\u2019un régime théocratique.» À l\u2019horizon du « fossoyeur de la fragile démocratie turque », les élections générales de novembre 2019, qui vont valider la réforme constitutionnelle qu\u2019il a fait voter par référendum l\u2019année dernière \u2014 la mise en pratique de son régime présidentiel.Et pour le journaliste, il ne fait aucun doute qu\u2019Erdogan est déjà en campagne.« Erdogan a besoin d\u2019un score fort et il voudra gagner ses élections sans aucune contestation possible.Il ne va pas hésiter à employer tous les moyens, y compris truquer les élections.À cet égard, l\u2019opération d\u2019Afrin, en Syrie, se déroule déjà dans cette optique : le but pour lui est de récupérer le plus possible l\u2019électorat nationaliste, et le meilleur moyen de le souder, c\u2019est de faire la guerre contre les Kurdes.» Collaborateur Le Devoir DANS LA TÊTE DE RECEP TAYYIP ERDOGAN Guillaume Perrier Actes Sud Arles, 2018, 242 pages SUITE DE LA PAGE 1 ERDOGAN contenu, note-t-elle.Il y a une totale iniquité en ce moment.» Et encore : « Les GAFA ne reconnaissent pas qu\u2019ils ont une responsabilité en tant qu\u2019éditeurs de contenu, en tant que producteurs, ajoute-t- elle.Selon eux, ce sont des pipelines neutres [de diffusion].C\u2019est une prémisse que je rejette complètement.» Contradiction?N\u2019y a-t-il pas contradiction importante entre le discours que Mme Joly tient aujourd\u2019hui et l\u2019approche générale du gouvernement Trudeau face aux géants du Web?En septembre dernier, la présentation des orientations de la politique culturelle canadienne a été occultée par le dossier Netflix, c\u2019est-à-dire le débat sur le refus par Ottawa de taxer les produits numériques étrangers (ce que plusieurs pays font déjà), puis cette controversée entente de production qui ne prévoit aucun quota de contenu francophone.Les critiques ont été vives \u2014 plusieurs y voyant un abandon de la souveraineté culturelle du Canada \u2014 et la ministre a essuyé sa part d\u2019attaques.«L\u2019entente Netflix a toujours été pour nous une entente de transition, une façon d\u2019avoir de l\u2019argent à court terme, répond-elle aujourd\u2019hui.Réformer nos lois prend du temps.En attendant, c\u2019est à Netflix d\u2019investir dans le contenu francophone et je m\u2019attends à ce que ce soit le cas.» Plus largement, elle fait valoir que l\u2019enjeu des GAFA impose deux types d\u2019action.D\u2019une part, il s\u2019agit d\u2019« avoir une voix forte à l\u2019international pour mener la discussion » sur la diversité culturelle et le rôle des GAFA.L\u2019objectif étant ici d\u2019avoir une «action collective ».D\u2019autre part, Mme Joly mise énormément sur la modernisation des lois canadiennes sur la radiodiffusion et les télécommunications, ce qui sera de son propre aveu un « très gros chantier ».Les détails de la révision seront annoncés dans les prochaines semaines.Sinon, plaide-t-elle, le gouvernement « a mis 3,3 milliards dans les trois derniers budgets pour le ministère, Téléfilm Canada, Radio-Ca- nada, le Conseil des arts, l\u2019Office national du film et le Fonds des médias du Canada».Stanford En ce qui concerne les démarches à l\u2019international, la ministre a participé jeudi dernier, à l\u2019Université Stanford, à un forum coorganisé par le Centre pour l\u2019innovation dans la gouvernance internationale de l\u2019Université de Waterloo.Stanford est située dans la Silicon Valley, en Californie, et héberge le Digital Global Policy Incubator.Devant des intervenants de tous les horizons (experts du monde numérique, représentants du milieu culturel ou de compagnies comme Facebook), Mélanie Joly a défendu l\u2019importance du concept de diversité culturelle, à l\u2019heure où quelques grands joueurs contrôlent l\u2019essentiel de la diffusion culturelle en ligne.Ce n\u2019était pas sa première intervention du genre, « mais c\u2019était souvent sans la présence des Américains», dit-elle.«Nos alliés pour la diversité sont des gouvernements [européens], mais aussi des gens qui se préoccupent de l\u2019impact des GAFA sur la survie de nos institutions démocratiques, sur la sécurité nationale et aussi sur l\u2019avenir du journalisme et de notre culture », confie Mme Joly.« Le concept de la diversité culturelle n\u2019est pas connu aux États-Unis », ajoute la ministre, en rappelant que la perspective est forcément dif férente chez « le plus gros producteur de contenu au monde ».Et s\u2019il est davantage connu en Europe, c\u2019est un concept mal adapté pour les mutations en cours, remarque-t-elle.«La question de la diversité culturelle n\u2019était pas jusqu\u2019ici nécessairement comprise comme un soutien aux politiques nationales culturelles.C\u2019était plutôt vu comme le besoin de diversité des voix de façon générale.» Algorithmes Dans son discours à Stanford, Mélanie Joly a soutenu que la protection de la diversité culturelle au Canada « fait en sorte que les Canadiens ont accès à du contenu canadien qui reflète et contribue à la diversité et à la force de la structure sociale ».Or, c\u2019est précisément ce qui est menacé par le fonctionnement des plateformes des GAFA, glisse-t-elle en entrevue.Des exemples ?Les bulles de contenu qui créent une homogénéité de pensée et une polarisation des débats politiques.Ou encore l\u2019opacité des algorithmes qui empêchent la « décou- vrabilité » des contenus culturels canadiens.D\u2019ailleurs, cette question du manque de transparence des algorithmes « va faire partie de la réflexion dans l\u2019élaboration de la réforme de la Loi sur la radiodiffusion», dit Mélanie Joly.Médias Au sujet des médias \u2014 premiers remparts contre la montée des fake news qu\u2019elle a dénoncée à Stanford \u2014 Mme Joly dit qu\u2019il sera intéressant «de voir comment les médias et le gouvernement peuvent travailler ensemble pour faire contribuer les plateformes numériques [\u2026] et aller chercher une partie de leurs revenus publicitaires».«La réalité est que, pour plusieurs artistes et journalistes, le marché des plateformes numériques n\u2019est pas équitable, résumait-elle à Stanford.Les avantages et les oppor tunités du monde numérique ne sont pas partagés entre les différents intervenants.» L\u2019objectif global de ses démarches de la ministre du Patrimoine serait ainsi « de s\u2019assurer que les GAFA respectent nos politiques culturelles, et aussi de mieux répartir les bénéfices liés à leur modèle d\u2019affaires».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 GAFA comme jeune spécialiste ?Que j\u2019aie honte de ma profession ?Ou améliorer notre système de santé ?», se demande-t-elle sur sa page Facebook.La Dre Valérie Kingsbury refuse d\u2019être réduite à son salaire.« Nous sommes bien plus que ça.» Elle dit être « incroyablement fière » d\u2019être « le médecin » qu\u2019elle est devenue après avoir travaillé avec « acharnement et discipline » au fil des dernières années.« Je l\u2019avoue sans détour : j\u2019ai choisi la médecine à l\u2019âge de 15 ans pour le salaire, la sécurité d\u2019emploi et parce que j\u2019étais par ticulièrement douée à l\u2019école », indique-t-elle.Elle a développé durant ses études universitaires \u2014 qui se sont échelonnées sur 14 ans \u2014 une passion pour le travail d\u2019obstétricienne-gynécologue.« J\u2019ai passé les 16 dernières années de ma vie à me préparer pour le jour où votre femme, votre fille, votre amie ou votre mère va avoir besoin de mon expertise.Le jour où sa vie ou celle de votre enfant à naître reposera entre mes mains.Ce jour- là, je serai là pour elle, pour vous, sans attendre de remerciement en retour.Parce que j\u2019aurai fait mon travail, celui qui me passionne et celui pour lequel j\u2019ai fait tant de sacrifices », dit-elle, tout en précisant ne pas chercher à « justifier [son] salaire ».La jeune médecin spécialiste croise les doigts afin que le débat sur la rémunération des médecins fasse « avancer les choses ».« Il est temps toutefois de nous concentrer sur des solutions concrètes, et non sur le dénigrement de tout un corps professionnel sans relâche pour quelques individus», conclut-elle.Les commentaires de médecins se multiplient sur les réseaux sociaux, notamment la page Facebook de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).Une médecin résidente écrit qu\u2019elle aimerait « que les médias arrêtent de \u201cdé- moniser\u201d » les médecins et, ce faisant, de « servir l\u2019opinion négative envers les médecins».Amir Khadir L\u2019élu solidaire Amir Kha- dir se désole de voir ses confrères et ses consœurs médecins sur le banc des accusés du tribunal populaire.« Ils ne méritent pas ça», a-t- il souligné mardi.«On passe pour de parfaits profiteurs.[\u2026] La plupar t ne veulent pas des revenus plus élevés.Ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est des conditions de travail, pour tout le monde, plus appropriées dans les hôpitaux, qu\u2019ils ne soient pas obligés de faire du travail de secrétaire, qu \u2019ils ne soient pas obligés de faire un pansement comme je suis obligé de le faire, parce qu\u2019il n\u2019y a plus de \u201cnurses\u201d.» Les médecins se retrouvent dans le collimateur de l\u2019opinion publique en raison de la « culture mercantile » qui s\u2019est développée à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et à la FMSQ, a fait valoir le médecin spécialiste en microbiologie médicale et maladies infectieuses.M.Khadir s\u2019est dit désolé s\u2019il a pu \u2014 bien involontairement, précise-t-il \u2014 accroître la pression sur ces professionnels de la santé en raison de ses sorties médiatiques sur la rémunération des médecins.« Si moi, j\u2019ai fait ça, je le dis, c\u2019est une erreur, et je m\u2019en excuse profondément », a-t-il dit.Élections La rémunération des médecins se profile déjà comme l\u2019un des enjeux des prochaines élections générales.D\u2019ailleurs, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a demandé mardi au premier ministre, Philippe Couillard, de ne pas parapher l\u2019entente inter venue entre la FMSQ et le gouvernement du Québec avant le scrutin du 1er octobre prochain.Après avoir rappelé que les Québécois gagnent en moyenne 10 % de moins que les Onta- riens, M.Legault a qualifié de « totalement injuste » le versement de sommes d\u2019argent plus élevées aux médecins spécialistes au Québec qu\u2019en Ontario.« C\u2019est indécent, les Québécois ont raison d\u2019être furieux.» Le premier ministre Philippe Couillard a quant à lui pris soin de rappeler les « faits» permettant au gouvernement libéral de « se féliciter de cette entente ».Parmi eux, « les médecins spécialistes ont laissé plus de 3,5 milliards de dollars sur la table », a-t-il mentionné.Le chef caquiste a lui aussi précisé que « le vrai coupable » dans cette affaire est le « gouvernement Barrette-Couillard ».« Si, demain matin, on vous dit : \u201cJe vous donne une augmentation de salaire, même si vous ne la méritez pas complètement\u201d, j\u2019en connais beaucoup qui l\u2019accepteront quand même.Mais le problème, c\u2019est le \u201cgouvernement Barrette-Couil- lard\u201d.Ce ne sont pas les médecins spécialistes», a-t-il conclu.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MÉDECINS JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, revient de la Silicon Valley, où elle a pu faire part des attentes du Canada à l\u2019égard des géants du Web.«J\u2019ai passé les 16 dernières années de ma vie à me préparer pour le jour où votre femme, votre fille, votre amie ou votre mère va avoir besoin de mon expertise», écrit la Dre Valérie Kingsbury "]
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