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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-01-05, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 300 / LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Tout pour une carte postale INDEX Avis légaux.A6 Carrières.A7 Décès .A8 Édito .B8 Grille TV.LeD32 Idées.B9 Mots croisés.LeD46 Petites annonces.A8 Philo .B7 Sports.A8 Sudoku .LeD46 ACTUALITÉS La cabane française au Canada | A 10 PERSPECTIVES Quoi surveiller en 2019 B 1, B 4 ET B 5 CULTURE Avec Coriolan, Alexandre Goyette entre dans la peau d\u2019un héros tout sauf populaire | LED 8 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Après avoir connu des ratés depuis sa mise à l\u2019eau, le système développé par l\u2019organisation Ocean Cleanup pour nettoyer le « continent de plastique » du Pacifique Nord vient de subir un bris qui force l\u2019arrêt complet des opérations.Une situation qui soulève des doutes sur le succès de ce projet très ambitieux, même si l\u2019organisation assure que cela n\u2019en compromet pas la réussite.L\u2019idée, sans précédent, est née de l\u2019initiative d\u2019un jeune Néerlandais de 18 ans, Boyan Slat, qui cherchait un moyen de retirer des océans les millions de tonnes de plastique qui empoisonnent les milieux marins.Appuyé sur une convaincante campagne de promotion lancée en 2012 sur le Web, il est parvenu à récolter les 30 millions de dollars nécessaires pour développer un système censé permettre de concentrer le plastique en pleine mer, pour ensuite le ramasser et le ramener à terre, afin de le recycler.L\u2019imposante infrastructure, qui peut être comparée à un pipeline flottant de plus de 600 mètres, a été remorquée jusqu\u2019au cœur du « continent de plastique » du Pacifique Nord en octobre dernier.Positionnée en forme de « U », elle comporte aussi une membrane qui descend sous l\u2019eau.En raison du vent Le projet Ocean Cleanup cumule les ratés numérique ; je ne vivais encore que de papier.La fascination est une chose singulière ; non seulement il est rare qu\u2019elle nous quitte, mais il est probable qu\u2019elle s\u2019aggrave.Voyez : depuis que je suis en âge de donner mon adresse, lequel de mes amis ou des membres de ma famille n\u2019ai-je pas embêté avec cette passion des cartes postales ?Dès que je sais l\u2019ami parti (avec ma gentille demande, cela va de soi), j\u2019attends ; je m\u2019imagine parfois avec horreur qu\u2019il a oublié ; j\u2019attends encore.Et puis enfin : plus mince qu\u2019une enveloppe, la carte postale se distingue immédiatement dans la boîte aux lettres et avec elle vient alors une joie ancienne, irrépressible.Combien de kilomètres ont franchis ces mots serrés écrits souvent dans l\u2019urgence où l\u2019encre a parfois coulé, combien de mains sales l\u2019ont ennuyeusement lancée dans des bacs empoussiérés, quelles morts a-t-elle frôlées dans un camion à Delhi, sur le tarmac d\u2019un aéroport de Chine, dans la jungle épaisse de Malaisie ?Le beau risque du voyage Mais attention : pour qu\u2019une carte postale soit considérée comme valable dans ma boîte aux lettres, et mes amis le savent très bien, il faut qu\u2019elle ait voyagé seule (et non dans une enveloppe, sacrilège suprême), qu\u2019elle ait été postée du lieu très précis où elle a été écrite (dans la mesure, cela dit, où cette possibilité existe) et qu\u2019elle raconte une histoire, un moment.Qu\u2019elle aille au-delà du « j\u2019étais là ».Quand la carte postale a en plus un costume inattendu, chose qui amuse particulièrement une de mes cousines, c\u2019est encore mieux \u2014 j\u2019ai dans ma boîte à cartes un inoubliable sous-verre en carton d\u2019une brasserie de Chicago qui avait déjà, m\u2019a-t-elle écrit, une longue vie de comptoir de bar derrière lui avant de devenir carte postale.Ce sont ces histoires qui me fascinent, celle de l\u2019objet autant que celle du voyageur \u2014 car chacune témoigne d\u2019une certaine usure, d\u2019une AGENCE FRANCE-PRESSE et des vagues, ce système devait avancer plus rapidement que le plastique, porté surtout par les courants dominants.Il devait donc permettre de ramasser au passage tout ce qui flotte.Un essai avorté L\u2019organisation Ocean Cleanup a cependant constaté rapidement que la barrière, surnommée « Wilson », n\u2019obtenait absolument pas les résultats espérés.En fait, la structure se déplace trop lentement pour recueillir le plastique qui flotte.Selon ce qu\u2019a précisé vendredi au Devoir une porte-parole d\u2019Ocean Cleanup, Claire Verhagen, « environ 4500 livres de filets de pêche et de plastique ont jusqu\u2019ici pu être extraites de l\u2019océan.C\u2019est moins que nos attentes ».Pire, tout le système est désormais inutilisable, après avoir subi un bris majeur à la veille du jour de l\u2019An.Mme Verhagen a ainsi expliqué qu\u2019en raison des conditions météorologiques difficiles du Pacifique Nord, une portion de la barrière flottante s\u2019est carrément détachée du reste du système.Cela a forcé l\u2019équipe à récupérer les Passe-temps secret ou passion non avouée ?Avec un brin d\u2019autodérision, une petite série qui dévoile les plaisirs coupables de quelques journalistes du Devoir.Un petit bout de carton a eu pour moi, dès l\u2019enfance, un puissant charme mythique : la carte postale.Oui, elle, avec ses images datées ou convenues, marquée par des tampons exotiques et parfois tachée, déchirée, dans certains cas arrivée longtemps après la date floue estampillée par les postes.C\u2019était l\u2019étranger encore si mystérieux, le lointain bout du monde déposé dans ma boîte aux lettres après un long voyage par des voies compliquées.Cette fascination d\u2019enfant a éclos bien avant l\u2019arrivée dans ma vie de toute forme de communication MON PLAISIR COUPABLE VOIR PAGE A 2 : CARTES POSTALES GENEVIÈVE TREMBLAY LE DEVOIR C A T H E R I N E L E G A U L T L E D E V O I R VOIR PAGE A 5 : PLASTIQUE ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 MONTRÉAL 1215, boul.Crémazie Ouest, face au Centre Rockland, Montréal QC H4N 2W1 514 382-1443 LAVAL 2323, aut.des Laurentides, sortie boul.Le Carrefour, Laval QC H7S 1Z7 450 682-3022 BROSSARD 8480, boul.Leduc, espace 10, Quartier DIX30MC, Brossard QC J4Y 0K7 450 443-4143 MAGASIN ENTREPÔT 2750, av.Francis-Hughes, Laval QC H7L 3Y7 450 978-4847 Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasin.maisoncorbeil.com MONTRÉAL 1215, boul.Crémazie Ouest, face au Centre Rockland, Montréal QC H4N 2W1 514 382-1443 LAVAL 2323, aut.des Laurentides, sortie boul.Le Carrefour, Laval QC H7S 1Z7 450 682-3022 BROSSARD 8480, boul.Leduc, espace 10, Quartier DIX30MC, Brossard QC J4Y 0K7 450 443-4143 QUÉBEC 1215, boul.Charest Ouest, Québec QC G1N 2C9 418 681-2302 MUST SOCIÉTÉ GRIFFINTOWN 186, rue Peel, Griffintown, Montréal QC H3C 2G7 514 509-8871 MUST SOCIÉTÉ QUÉBEC 2785, boul.Laurier, Québec QC G1V 4M7 418 266-1404 Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasin.mustmaison.com on paye l\u2019équivalent de la TPS sur tout + jusqu\u2019à 40% de rabais additionnel sur les démonstrateurs sélectionnés* on paye l\u2019équivalent de la TPS+ TVQ sur tout + jusqu\u2019à 40% de rabais additionnel sur les démonstrateurs sélectionnés* SOLDE DE FIN D\u2019ANNÉE Prolongation jusqu\u2019au 6 janvier 2019 E N B R E F Le nouveau Guide alimentaire inquiète les PLC Inquiets de voir les produits laitiers relayés au second plan dans le nouveau Guide alimentaire canadien, les Producteurs laitiers du Canada (PLC) demandent au premier ministre Justin Trudeau d\u2019intervenir dans le dossier.La Presse a révélé vendredi que le groupe alimentaire «produits laitiers» avait disparu dans des versions préliminaires du nouveau guide, pour être inclus parmi les «aliments protéinés».«Non seulement cette révision pourrait compromettre la santé des générations futures en les amenant à penser faussement que les produits laitiers sont mauvais pour la santé, mais elle aura un effet sur un secteur qui continue d\u2019être touché par les concessions accordées dans les récents accords commerciaux», indiquent les PLC.L\u2019agence fédérale prévoit publier nouveau guide « début 2019 ».Le Devoir Le retard de traitement des demandes d\u2019asile rattrapé CALGARY \u2014 Le ministre fédéral de l\u2019Immigration, Ahmed Hussen, se dit convaincu que le nombre croissant de demandes d\u2019asile en attente pourra être traité au fur et à mesure à la suite de changements apportés au système de protection des réfugiés.Un peu plus de 64 000 demandes d\u2019asile, dont près de 35 000 concernent des immigrants irréguliers, attendent une décision de la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié (CISR).Le délai d\u2019attente pour que la cause d\u2019un demandeur d\u2019asile soit entendue atteint près de deux ans.«Nous avons investi de nouveau dans la CISR pour embaucher du personnel supplémentaire dans le but d\u2019implanter des innovations qui vont accélérer le processus sans compromettre la rigueur de la procédure», a expliqué vendredi à Calgary le ministre Hussen.La Presse canadienne Des découvertes génétiques pourraient aider à traiter l\u2019ostéoporose Avec des travaux génétiques récents sur l\u2019ostéoporose, des chercheurs montréa- lais croient pouvoir ouvrir la voie à de meilleurs médicaments et traitements pour cette maladie fort commune: environ un tiers des femmes au Canada subiront au cours de leur vie une fracture liée à cette condition.Et l\u2019ostéoporose n\u2019a que peu d\u2019options de traitement pour l\u2019instant, certains médicaments étant hors de prix, et d\u2019autres ayant des effets secondaires qui ne sont pas agréables pour les patients.C\u2019est d\u2019ailleurs là l\u2019importance de ces résultats : trouver des traitements et médicaments et aussi déterminer qui sera touché par cette maladie, qui se caractérise par la diminution progressive de la solidité des os et, par conséquent, un risque élevé de fracture, a-t-il expliqué.La Presse canadienne Le groupe alimentaire « produits laitiers » a disparu dans des versions préliminaires du nouveau guide, pour être inclus parmi les « aliments protéinés ».CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR CARTES POSTALES SUITE DE LA PAGE A 1 expérience.Comme tout voyage nous altère, nous transforme, nous abîme même, cela vaut aussi pour ce carré de carton laissé à toutes les possibilités de pliures, de moisissures et de disparition.C\u2019est le beau risque du voyage.Que sont devenues les deux cartes postales envoyées du Népal par deux amies différentes à deux ans d\u2019écart ?Ou celle envoyée pour la blague à un ami allemand depuis Montréal et qui ne s\u2019est jamais rendue ?Le mystère restera mystère.À l\u2019inverse, c\u2019est parfois un miracle que certaines cartes se rendent absurdement à bon port \u2014 comme celle envoyée par une amie de Papouasie, une province reculée d\u2019Indonésie, par la poste d\u2019un village en montagne qui n\u2019avait de village que le nom.Là aussi, le mystère de son improbable trajet restera mystère.Du Sri Lanka au Rwanda Maintenant, il n\u2019y a pas que recevoir des cartes postales qui soit fascinant ; en écrire aussi.Depuis plusieurs années, la petite feuille que je plie dans mon carnet compte au moins trente adresses.Vous sursautez ?Ce n\u2019est rien par rapport à l\u2019étonnement (parfois un agacement voilé) que j\u2019ai désormais l\u2019habitude de lire dans les yeux des employés des postes au moment d\u2019acheter, pour des amis éparpillés sur trois continents, une soixantaine de timbres \u2014 car il en faut souvent deux par envoi.Ceci n\u2019est toutefois que la première étape du plaisir : après, il faut trouver les cartes postales (une espèce rare dans certains pays), les choisir consciencieusement pour chaque destinataire, les écrire en des lieux éloquents, puis les envoyer.Je me rappelle plusieurs boîtes aux lettres où j\u2019ai glissé mes cartes, et à peu près tous les bureaux de poste où j\u2019ai mis les pieds \u2014 de l\u2019espace immense de la poste centrale de Mexico au petit comptoir caché de Kandy, au Sri Lanka, jusqu\u2019au bureau ancien figé dans les collines de la petite ville de Butare, au Rwanda.Si vous saviez les acrobaties auxquelles je m\u2019adonne pour ces cartes postales, vous n\u2019y croiriez peut-être pas.Alors, pourquoi écrire autant de cartes postales ?Pourquoi écrire des cartes postales, tout court ?C\u2019est ce qui reste concrètement du voyage, dans nos mains, au-delà de son expérience.Ce qu\u2019on a été, là-bas, à cet instant.C\u2019est aussi une résistance devant la facilité des échanges numériques et le manque de temps qui nous force toujours à prendre les voies aisément navigables.Écrire son petit bout de carton au bord de l\u2019océan, sous la moustiquaire un soir d\u2019orage, sous la tente du désert, c\u2019est écrire la preuve de son acceptation de l\u2019inconnu.Quand il a fallu trouver les mots pour une personne qui les lira elle aussi seule, peut-être elle aussi un peu en voyage.Rectificatif Dans la chronique de Christian Rioux intitulée «L\u2019Histoire et la dentelle», publiée en page A 3 le vendredi 4 janvier, il aurait fallu lire que des gilets jaunes avaient chanté La Marseillaise «comme en 1789», plutôt que comme en 1989 comme cela a été erronément publié.Une espèce rare dans certains pays Alors, pourquoi écrire autant de cartes postales ?Pourquoi écrire des cartes postales, tout court ?C\u2019est ce qui reste concrètement du voyage, dans nos mains, au-delà de son expérience.Ce qu\u2019on a été, là-bas, à cet instant. ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 Pour voir la liste complète des nouveaux hôtels et pour des astuces sur comment Mieux Voyager, communiquez avec votre agent de voyage ou visitez Sunwing.ca Départs de Montréal.Le solde « Un million d\u2019économies sur les vacances ensoleillées » est une promotion d\u2019une durée limitée, jusqu\u2019à épuisement des stocks, applicable à une sélection de forfaits et de dates de départ.Tous les prix ci-dessus sont calculés par personne, en occupation double pour des vacances tout compris de 7 nuitées (sauf indication contraire), puis ils incluent les taxes et les frais de transport.Les économies sont calculées en comparant le prix actuel au tarif publié à l\u2019origine.Les économies sont re?étées dans les prix a?chés.Les sièges et les chambres sont sous réserve de disponibilité et leur capacité est contrôlée.La taxe locale payable au départ de certaines destinations est en sus (Rép.dom.20 $ US).Les vols sont exploités par Sunwing Airlines et TUI Airways.Les prix n\u2019incluent pas la contribution des clients au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages de 1 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Cette o?re peut être modi?ée ou retirée à tout moment sans préavis.Pour les modalités et conditions générales de la « Garantie du meilleur prix », visitez le Sunwing.ca.Titulaire d\u2019un permis du Québec n°702928.| 05012019 Service primé Garantie du meilleur prix Nous restons à vos côtés à chaque étape de votre voyage Hôtels et excursions les mieux cotés Mieux Voyager Nous avons négocié pour vous des aubaines imbattables représentant des économies de millions de dollars! Réservez d\u2019ici le 11 janvier Réservez une escapade tropicale et préparez-vous pour le soleil, le sable et la chaleur Mieux Voyager Astuce no502 sur les vacances ensoleillées UN MILLION D'ÉCONOMIES 1095$ Chambre supérieure vue jardin 28, 30 et 31 janv.7 nuits - Tout compris Cayo Santa Maria, Cuba Angsana Cayo Santa Maria Tout nouvel hôtel pour adultes 1745$ Suite junior 31 janv et 7 févr.7 nuits - Tout compris Punta Cana, Rép.dom.Riu Palace Punta Cana Nouveau concept 1795$ Suite junior de luxe 4 , 5 et 6 févr.7 nuits - Tout compris Cancun, Mexique Royalton Cancun Resort & Spa NOUVEAUTÉ! Ouverture début 2019 Hôtels en vedette STÉPHANE MARIN LA PRESSE CANADIENNE SONDAGE Les Québécois veulent l\u2019application de la loi sur les armes La CSN a énoncé ses priorités de l\u2019année 2019 lors d\u2019une conférence de presse à Montréal, vendredi.Son président, Jacques Létourneau, a prévenu qu\u2019elle suivrait de près le nouveau gouvernement de la CAQ, qu\u2019elle dénonce déjà sur certains dossiers.JACQUES NADEAU LE DEVOIR JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR La Confédération des syndicats nationaux (CSN) presse le gouvernement de François Legault de renoncer à réduire les seuils d\u2019immigration.La pénurie de main-d\u2019œuvre qui sévit au Québec commande plutôt le maintien du nombre d\u2019immigrants accueillis, estime le président de la centrale syndicale, Jacques Létourneau.Statistique Canada a annoncé vendredi matin que le taux de chômage s\u2019était établi à 5,6 % au Canada en 2018, le taux le plus faible observé depuis des décennies.Ce constat est de nature à plaire aux syndicalistes.Alors qu\u2019il présentait vendredi matin les priorités de la CSN pour la nouvelle année, Jacques Létourneau s\u2019est réjoui de cette statistique tout en envoyant un message au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).« Évidemment, c\u2019est une bonne nouvelle.[\u2026] Mais ça pose des défis éminemment importants », a-t-il commenté, citant la pénurie de main- d\u2019œuvre observée au Québec au cours des derniers mois.« On sait que le gouvernement Legault a été élu sur la baisse des seuils d\u2019immigration.[\u2026] Mais dans un contexte de pénurie de main-d\u2019œuvre, on pense qu\u2019on devrait faire le contraire : ouvrir les frontières et mettre en place les bonnes conditions d\u2019intégration à la société québécoise et aussi surtout en emploi.» La CSN entend d\u2019ailleurs organiser un colloque consacré à l\u2019enjeu de la pénurie de main-d\u2019œuvre à la fin de février.Les autres organisations syndicales, les associations patronales et le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, y ont été invités, a précisé M.Létourneau.Quelques tuiles En 2019, la CSN poursuivra sa campagne pour un salaire minimum de 15 $ l\u2019heure, mais elle s\u2019inquiète aussi des emplois « de qualité » qui sont menacés.La fermeture éventuelle de Sico, la décision de VIA Rail de rejeter la proposition de Bombardier pour le renouvellement d\u2019une partie de sa flotte et les difficultés du chantier maritime Davie sont des enjeux préoccupants auxquels le gouvernement doit s\u2019attaquer, estime M.Létourneau.« Évidemment, ce sont différents cas de figure et il n\u2019y a pas une seule solution qui s\u2019applique.Quand le siège social de Sico est déménagé aux États- Unis depuis des années et que la décision se prend à Pittsburgh, c\u2019est un peu difficile pour le gouvernement d\u2019intervenir, a-t-il reconnu.Par contre, quand le gouvernement annonce des crédits d\u2019impôt aux entreprises, comme le patronat le réclame à tue-tête depuis des années, peut-on poser des conditions pour que les entreprises réinvestissent pour renouveler les équipements et la formation de la main-d\u2019œuvre ?» L\u2019environnement La CSN a aussi nommé l\u2019environnement parmi ses priorités pour 2019.«Disons que, jusqu\u2019à maintenant, il n\u2019y a rien de bien convaincant dans la façon dont la CAQ gère le dossier environnemental», a commenté Jacques Létourneau.La CSN presse le gouvernement de respecter les cibles de réduction des gaz à effet de serre qui avaient été fixées pour 2020 et de favoriser le mouvement de transition vers des énergies plus vertes.Mais Jacques Létourneau n\u2019est pas prêt à condamner le forage de 30 puits à l\u2019ouest de Gaspé dans le cadre d\u2019un projet d\u2019exploitation pétrolière commerciale, dont faisait état Le Devoir vendredi en une.« C\u2019est un débat qui n\u2019est jamais simple dans le mouvement syndical parce que qui dit forages, pétrole, gaz naturel et barrages dit création d\u2019emplois, a-t-il reconnu.Et souvent, il s\u2019agit d\u2019emplois plus payants que ceux dans le secteur du commerce, où les gens sont payés au salaire minimum.Donc, l\u2019équilibre du développement durable est toujours un objectif à maintenir, mais, minimale- ment, le principe de l\u2019acceptabilité [doit être mis en avant].» L\u2019année 2019 sera aussi marquée par plusieurs négociations puisqu\u2019une centaine de syndicats de la CSN devront renouveler leurs conventions collectives, tant dans le secteur manufacturier que dans ceux des communications et du commerce de détail.Deux dossiers en particulier seront dans la ligne de mire de la CSN, soit celui des agents correctionnels fédéraux et le dépôt, à l\u2019automne, des demandes syndicales dans le cadre des négociations dans le secteur public.La CSN presse la CAQ de maintenir les seuils d\u2019immigration Alors que le registre québécois des armes à feu est plutôt vide à quelques semaines de la date butoir pour l\u2019enregistrement des fusils de chasse et des carabines, Po- lySeSouvient veut que le gouvernement de François Legault soit plus convaincant afin qu\u2019il se remplisse.Dans ce but, le collectif dévoile un sondage indiquant que la majorité des Québécois souhaite que la loi imposant l\u2019immatriculation de ces armes soit intégralement et immédiatement appliquée \u2014 y compris les amendes pour les récalcitrants.Si Québec indique clairement que les amendes \u2014 allant de 500 $ à 5000 $ \u2014 seront imposées dès le premier jour, Poly- SeSouvient croit que cela va contrecarrer le mouvement de protestation en cours.Il est mené par des groupes proarmes à feu, qui incitent au boycottage du registre ou à un enregistrement des fusils à la toute dernière minute, histoire de pouvoir démontrer qu\u2019il est inutile tant le nombre d\u2019enregistrements est faible.Le collectif pour le contrôle des armes à feu espère ainsi que le gouvernement québécois leur enverra un message clair en leur disant que la Loi sur l\u2019immatriculation des armes à feu sera appliquée à la lettre.« Car on est pas mal certains que la majorité des participants au [boycottage] n\u2019ont pas l\u2019intention de payer 500 $ par arme non enregistrée, mais comptent peut-être sur la faiblesse ou la peur du gouvernement, et sur le fait qu\u2019il céderait à la dernière minute pour dire que les amendes ne s\u2019appliqueront pas », a expliqué en entrevue téléphonique Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient.Les Québécois ont jusqu\u2019au 29 janvier pour enregistrer leurs armes à feu de catégorie «non restreinte».On parle ici de façon générale des armes utilisées pour la chasse, comme les fusils ou les carabines, aussi appelées «armes d\u2019épaule».Les autres types d\u2019armes, soit les armes à feu prohibées et à autorisation restreinte, ne sont pas visés par la Loi sur l\u2019immatriculation des armes à feu.Il n\u2019y a pas de frais pour l\u2019immatriculation, et elle peut se faire en ligne ou par la poste.Les armes à feu non restreintes n\u2019ont pas besoin d\u2019être enregistrées ailleurs au Canada, une situation que les groupes québécois antiregistre jugent d\u2019ailleurs discriminatoire.Ils ont d\u2019autres arguments, notamment celui faisant valoir l\u2019échec du défunt registre fédéral qui n\u2019a, selon eux, servi à rien tout en coûtant fort cher.C\u2019est notamment dans ce contexte que PolySeSouvient a requis ce sondage, qui a été réalisé par la firme Léger.On est pas mal certains que la majorité des participants au [boycottage] n\u2019ont pas l\u2019intention de payer 500 $ par arme non enregistrée, mais comptent peut-être sur la faiblesse ou la peur du gouvernement, et sur le fait qu\u2019il céderait à la dernière minute pour dire que les amendes ne s\u2019appliqueront pas HEIDI RATHJEN » LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 ACTUALITÉS A 4 De rencontres intimistes en événements électrisants, nos photographes ont sélectionné pour vous les meilleures photos de leur année.Aujourd\u2019hui, les moments choisis de Francis Vachon.2018 dans l\u2019œil de Francis Vachon Tout en hauteur et en profondeur, la scène principale des plaines d\u2019Abraham du Festival d\u2019été de Québec oblige, bien souvent, les photographes à mettre de côté leur grand-angle, cet objectif chouchou des concerts en plein air.Bien souvent, mais pas tout le temps, se rappelle Francis Vachon.« Le rappeur Lil Yachty, qui s\u2019est produit au FEQ en juillet dernier, s\u2019est avancé sur la scène, me surplombant de toute sa hauteur.Si j\u2019avais tendu le bras, j\u2019aurais sans doute pu le toucher.J\u2019ai juste eu le temps de changer d\u2019objectif ! » Certains sujets sont parfois difficiles à illustrer en beauté, comme cet éventuel tracé du troisième lien à Québec, entre l\u2019île d\u2019Orléans et le nord de la capitale nationale.Mais voilà, parfois, le hasard fait bien les choses.« \u201cSérendipité\u201d veut dire quelque chose comme \u201ctomber sur l\u2019extraordinaire\u201d, explique le photographe Francis Vachon.Je me souviens, je cherchais un angle pour voir, d\u2019un coup, l\u2019île, la rive, le pont\u2026 Et l\u2019arc-en-ciel est apparu.Le hasard aurait difficilement pu faire mieux.» « Il y a des artistes qui semblent vouloir travailler contre les photographes, qui nous mettent des bâtons dans les roues\u2026 Et il y en a d\u2019autres qui, au contraire, viennent à notre rencontre, facilitent notre travail, lance Francis Vachon un sourire dans la voix.C\u2019est le cas de Zach Zoya ! » En spectacle au Festival d\u2019été de Québec en juillet dernier, le jeune rappeur originaire de Rouyn-Noranda s\u2019était alors approché de la foule, s\u2019amusant avec le public et l\u2019appareil du photographe.« Je n\u2019ai pas eu grand- chose à faire ! Il a fait le travail pour moi.» Certaines affectations sont plus difficiles que d\u2019autres.C\u2019était le cas de cette manifestation \u2014 somme toute «assez bon enfant » \u2014 en soutien aux victimes du Séminaire des Pères maristes à Québec.« Il fallait qu\u2019on puisse voir des jeunes sans être capable de les identifier, explique Francis Vachon.La photo aurait pu être banale, mais le regard suspicieux de la dame à droite m\u2019a permis de capter l\u2019essence de l\u2019événement.Ce sont des yeux qui disent tout.» Photographié en marge du Sommet du G7, à Charlevoix, en juin dernier, ce manifestant d\u2019origine vietnamienne dénonçait, avec un groupe d\u2019une centaine de personnes, la pollution produite par les industries chinoises au Vietnam.« Ce manifestant, seul au milieu d\u2019un espace gigantesque, avec ses 200 camarades, avait des airs de général qui rallie ses troupes avant d\u2019aller à la guerre, raconte le photographe.Ils étaient pourtant si peu dans le vide\u2026 J\u2019ai voulu l\u2019isoler dans l\u2019immensité.» LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 ACTUALITÉS A 5 1-855-770-8677 Sans frais au Canada (954) 955-8677 Aussi en Floride ESTIMATION & MESURES GRATUITES OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES S E R V I C E d e DÉCORATION G R A T U I T UNIVERS DU STORE.CA 514-231-8677 450-445-9829 450-627-3716 418 654-8677 819 696-8677 (954) 955-8677 E SIGNATURE Stores de qualité FABRIQUÉS AU QUÉBEC INSTALLATION GRATUITE MOTORISATION D I S P O N I B L E De grandes réserves de méthane se trouvent sous les glaciers du Groenland.JOHN SONNTAG / NASA / AGENCE FRANCE-PRESSE ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR Sous les épaisses glaces groenlandaises, une source de méthane.Des micro-organismes dans les sédiments produisent ce puissant gaz à effet de serre que les rivières sous-glaciaires acheminent vers l\u2019atmosphère, confirmait mercredi une étude parue dans la prestigieuse revue scientifique Nature.Jusqu\u2019à présent, cette contribution naturelle n\u2019était pas considérée par les scientifiques.« Pour la première fois, nous avons mesuré en continu la concentration en méthane d\u2019une rivière provenant du dessous d\u2019un glacier », déclare Guillaume Lamarche-Gagnon, l\u2019auteur principal de l\u2019étude.Auparavant, «quelques échantillons avaient été prélevés ici et là », mais il était impossible de vérifier une tendance d\u2019émission à long terme, explique le candidat au doctorat en géographie à l\u2019Université de Bristol, au Royaume-Uni.Le jeune Québécois et ses collègues ont installé une sonde dans une rivière à l\u2019embouchure du glacier Leverett, qui recouvre un bassin versant de 600 km2 dans le sud-ouest du Groenland.Pendant une bonne partie de l\u2019été 2015, de la mi-mai à la mi-juillet, ils ont enregistré une concentration en méthane sursaturée par rapport à l\u2019atmosphère \u2014 ce qui signifie que le gaz a tendance à être émis dans l\u2019air dès que l\u2019eau émerge des profondeurs du glacier.Les chercheurs ont mesuré qu\u2019environ six tonnes de méthane se sont écoulées du glacier Leverett lors de l\u2019été 2015.Du lot, deux ou trois tonnes « au minimum » ont été émises dans CLIMAT Du méthane s\u2019échappe du dessous des glaciers Un chercheur québécois a mesuré une émission continue de ce puissant gaz à effet de serre au Groenland l\u2019atmosphère, le reste se mélangeant à l\u2019océan.« La concentration de carbone n\u2019est pas énorme par rapport à ce qui est produit dans un marais, par exemple, indique M.Lamarche-Gagnon.Mais il y a tellement d\u2019eau ! Quand on considère le volume total, cela fait une grosse quantité de méthane.» D\u2019ailleurs, le fond rocheux et la dynamique des glaces sont semblables ailleurs au Groenland, ce qui porte à croire qu\u2019il est possible d\u2019extrapoler les émissions de méthane au pourtour entier de l\u2019île.Pour quantifier l\u2019impact total, « la recherche se met en branle, précise le Québécois.Quand on regarde le budget de méthane de l\u2019Arctique, l\u2019attention est surtout dirigée vers le pergélisol.Les sédiments sous-glaciaires ne sont pas considérés comme une source.Pourtant, ils représentent une contribution probablement significative.» Des études comme celle publiée cette semaine « constituent des étapes cruciales pour améliorer notre compréhension des sources et des puits de méthane dans l\u2019Arctique \u2014 et pour améliorer nos estimations de leur évolution future », écrivait Lauren C.Andrews, une chercheuse à la NASA, dans un commentaire accompagnant la publication de l\u2019étude.Et l\u2019Antarctique ?Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce sont des micro-organismes qui produisent le méthane.Sous le kilomètre d\u2019épaisseur du glacier Leverett, des microbes consomment le carbone contenu dans la matière organique, qui repose là depuis des milliers d\u2019années, et relâchent du méthane (CH4).En été, de la glace et de la neige fondent à la surface de la calotte glaciaire.« L\u2019eau de fonte pénètre dans la glace par des crevasses et des trous qu\u2019on appelle des \u201cmoulins\u201d, jusqu\u2019à atteindre le substrat rocheux, explique M.La- marche-Gagnon.Là, l\u2019eau de fonte se mélange avec l\u2019eau sous-glaciaire riche en méthane.» Le mélange d\u2019eau chemine ensuite à travers un système de drainage très développé jusqu\u2019au bout du glacier, où il se déverse dans une rivière.Évidemment, on peut supposer qu\u2019une fonte de la calotte groenlandaise à cause des changements climatiques entraînera une plus importante décharge de méthane.Cependant, la preuve reste à faire, croit M.Lamarche-Ga- gnon.L\u2019eau de fonte excédentaire pourrait aussi simplement davantage diluer le méthane produit dans les sédiments sous-glaciaires, n\u2019augmentant pas la quantité totale de gaz libéré.Et puis, la « grosse question » se trouve de l\u2019autre côté de la Terre, pense le biogéochimiste, où une immense calotte glaciaire recouvre le continent antarctique.Les sédiments sous-glaciaires y sont plus propices à la production de méthane par les micro-organismes.Toutefois, les mécanismes d\u2019écoulement de l\u2019eau sous la glace y sont moins bien compris qu\u2019au Groenland.portions à la dérive et à amorcer une délicate opération de « remorquage » pour ramener Wilson jusqu\u2019à Hawaï, où il devra subir des réparations majeures.« Soyons clairs : nous ne mettons pas un terme au projet.Wilson sera réparé, modifié et ramené dans le \u201ccontinent de plastique\u201d aussi tôt que possible.Nous comprenons aussi que ce genre de situation est inévitable lorsque nous développons une technologie pionnière comme celle-là.Et le fait de ramener l\u2019infrastructure à un port nous permettra d\u2019améliorer le système afin qu\u2019il retienne mieux le plastique », a fait valoir Claire Verhagen.Ocean Cleanup espère relancer les opérations «plus tard cette année », afin de « rapporter sur terre beaucoup plus de plastique».Tâche colossale Même si Wilson finit par fonctionner, la tâche sera colossale.Ocean Cleanup a réalisé une étude afin de caractériser cette soupe de plastique, située grosso modo entre Hawaï et la Californie, et qui atteint aujourd\u2019hui une superficie de plus de 1,6 million de kilomètres carrés.Les résultats donnent la mesure du problème : pas moins de 2000 milliards de morceaux de plastique flotteraient dans ce vortex, pour un poids dépassant les 80 000 tonnes.Ces morceaux sont très divers et incluent notamment une très grande quantité de débris d\u2019engins de pêche.Près de la moitié de cette masse de détritus est constituée de morceaux bien visibles, donc des déchets qui risquent de se dégrader au fil du temps.Ils formeront alors des particules de microplastique qui pourraient s\u2019immiscer dans la chaîne alimentaire et représenter un risque pour toute la vie marine.Une complexité qui rend le nettoyage «encore plus ardu», selon Sarah-Jeanne Royer, océanographe et chercheuse à l\u2019Université d\u2019Hawaï.« Il est difficile de prévoir comment le plastique va se comporter dans l\u2019océan au fil du temps, puisque sa flottabilité et sa dégradation sont influencées par la lumière du soleil, la colonisation par la vie marine, dont les algues, etc.On le voit avec les déchets du Pacifique Nord, d\u2019autant plus qu\u2019ils ont pris des mois, voire des années pour former ce continent de plastique.» Dans ce contexte, Mme Royer n\u2019est pas surprise des ratés du projet Ocean Cleanup.« Le prototype avait jusqu\u2019ici été testé essentiellement à petite échelle.Il était donc prévisible qu\u2019un système aussi complexe, qui est aussi un projet unique, connaisse des échecs.Je vois d\u2019ailleurs cela comme un projet à très long terme.Et il faudra trouver la bonne façon de faire avant de bâtir les autres systèmes.» L\u2019organisation espère en effet construire 60 barrières flottantes qui seraient remorquées jusqu\u2019au continent de plastique d\u2019ici 2020 afin de lancer la véritable opération de nettoyage.Objectif : nettoyer 90 % des déchets d\u2019ici 2040.Ce ne serait pourtant que le début, puisqu\u2019il existe six de ces vortex de plastique dans le monde.Globalement, on estime que plus de 150 millions de tonnes se trouveraient déjà dans les océans de la planète, un chiffre qui devrait doubler d\u2019ici 2050.Et chaque année, l\u2019humanité produit plus de 300 millions de tonnes de plastique.« Au-delà de ces opérations, il est toutefois crucial de développer des technologies pour remplacer le plastique », estime donc Mme Royer, qui participe chaque mois au nettoyage de plages à Hawaï.« Le nettoyage n\u2019est pas une solution à long terme.Il faut changer les choses pour éviter d\u2019être pris avec le problème pendant encore des siècles.» Wilson sera réparé et modifié, affirme Ocean Cleanup PLASTIQUE SUITE DE LA PAGE A 1 Le chercheur québécois Guillaume Lamarche-Gagnon déploie un appareil de mesure de méthane comme celui utilisé pour ses recherches au Groenland.MARIE BULINOVA Nous comprenons que ce genre de situation est inévitable lorsque nous développons une technologie pionnière comme celle-là CLAIRE VERHAGEN » ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX CANADA-PROVINCE DE QUÉBEC COUR DU QUÉBEC- DISTRICT DE TERRBONNE 700-22-040060-187 DYNAMITAGE ST-PIERRE (1987) INC., demanderesse c.MARTIN LABROSSE, défendeur AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Articles 135, 136 et 137 C.p.c.) Il est enjoint à Martin La- brosse de vous présenter au greffe du tribunal de la cour du Québec, au palais de justice situé au 25, rue de Martigny Ouest à Saint- Jérôme pour recevoir la demande introductive d'instance qui y a été laissée à votre attention, et ce dans les 30 jours de cette publication.À défaut de répondre dans le délai un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous dès l'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de François Le Blanc, huissier de justice qui a tenté sans succès de vous signifier ce document.Il ne sera pas publié à nouveau à moins que les circonstances ne l'exigent.Saint-Sauveur, le 3 janvier 2019 François Le Blanc, huissier de justice Avis est par les présentes donné que la faillite de : Bébé Carrousel inc.Situé au : 500, Cours du chevreuil, Drummondville, Québec.J2C 0L6 est survenue le 31-12-2018 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16-01-2019 à 10:00 Au bureau du syndic au: 200-2360, boul.Marie-Victo- rin Est, Longueuil, Quebec, J4G 1B5 Jean Fortin, Syndics autorisés en Insolvabilité Tél.450-442-3260 JeanFortin.com Avis est par les présentes donné que la faillite de : 9263-9301 Québec inc.Gym KaNa.Situé au : 1420, Route 201, Ormstown.Québec, J0S 1K0 est survenue le 27-12-2018 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 17-01-2019 à 14:00 Au bureau du syndic au: 200-2360, boul.Marie-Victo- rin Est, Longueuil, Québec, J4G 1B5 Jean Fortin, Syndics autorisés en Insolvabilité Tél.450-442-3260 JeanFortin.com GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR À la Bourse, 2018 a été une année de transition, dominée par un retour de la volatilité.Une transition qui amènera l\u2019investisseur à jongler cette année avec la corrélation actions-obligations et à renouer avec les titres à revenu fixe ou leur équivalent, tels les placements privés et l\u2019actif réel.Une petite étude publiée au début de décembre par les analystes de la Banque Nationale pose la question.Corrélations actions-obligations: sommes-nous à un point d\u2019inflexion?Dans ce survol historique plutôt technique, la question est posée: «Les tensions commerciales et la montée du protectionnisme pousse- ront-elles l\u2019économie mondiale dans un état d\u2019efficacité moindre et de tensions inflationnistes sous-jacentes ?En d\u2019autres termes, l\u2019économie américaine en- tre-t-elle dans une période de faible croissance et d\u2019augmentation de l\u2019inflation ?» demandent les auteurs.Dans une telle conjoncture, « l\u2019histoire nous apprend qu\u2019un tel régime entraîne une diminution des ratios cours/bénéfice».S\u2019ajoute une économie mondiale en proie à un choc de productivité alimenté par les innovations technologiques, telles que la robotique et l\u2019intelligence artificielle.« Dans ce cas, le régime qui s\u2019en vient pourrait être comparable à celui des années 1990 », avance l\u2019étude de la Nationale, avec poussée inflationniste en prime.Au cours de cette décennie, qui s\u2019est déployée entre la sévère récession de 1990- 1992 et le krach des valeurs technologiques de 2000 sous l\u2019éclatement de la bulle Internet, les chocs se sont multipliés à l\u2019échelle mondiale.On pense à la crise du peso mexicain en 1994-1995, puis de la dette russe, à la crise monétaire asiatique de 1997-1998 et à celle de la dette souveraine, plongeant notamment l\u2019Argentine dans le chaos économique et social.Dans la foulée, la flambée de la croissance chinoise s\u2019est aussitôt éteinte, entraînant son lot de chômeurs et de mauvaises créances pour les banques locales.Pour les États-Unis, la caractéristique de cette décennie par rapport aux cycles précédents a été l\u2019absence de réelles tensions inflationnistes et salariales malgré une phase d\u2019expansion économique s\u2019inscrivant dans la durée.Du milieu des années 1960 à la fin des années 1990, la corrélation entre les prix des actions américaines et les taux d\u2019intérêt sur le marché des obligations du Trésor américain était principalement négative, rappelle la Banque.Prévisions Pour la firme Unigestion, 2019 sera une année de continuité, avec la poursuite de la normalisation des politiques monétaires et une volatilité grandissante sur les marchés.Elle entrevoit un ralentissement de l\u2019expansion économique, mais sans récession, avec une accélération de l\u2019inflation sous la poussée des salaires et des prix des intrants venant plomber les marges bénéficiaires des entreprises.Unigestion prévoit que les actions et les éléments d\u2019actif à risque vont générer des rendements positifs en 2019, mais à un niveau plus faible.La firme préfère, ainsi, ajuster à la baisse le niveau de risque des portefeuilles et rétrécir la duration du segment obligataire.«Réduire sa vulnérabilité au marché sera l\u2019élément-clé en matière d\u2019investissement en 2019.» Stratégies de remplacement Alain E.Roch, président et chef de la direction du spécialiste en gestion de patrimoine BlueBridge, conclut pour sa part, dans un blogue de fin d\u2019année, à une « saisissante métamorphose qui s\u2019opère ».« Les perspectives de rendement à long terme d\u2019un portefeuille équilibré semblent limitées par un certain nombre de facteurs d\u2019ordre cyclique, des valorisations élevées et des taux d\u2019intérêt sous pression, le tout dans une économie en fin de cycle », souligne-t-il.Les choix du spécialiste vont vers les stratégies de remplacement.« Les marchés privés, certes moins liquides, ont surperformé les actifs cotés sur les dix dernières années.Et pour ceux qui le peuvent, s\u2019exposer aux actifs réels permet de dégager des rendements positifs tout en se protégeant de l\u2019inflation.» Dans ce premier cas, il cite une étude du CFA Institute selon laquelle le nombre d\u2019entreprises cotées sur les marchés publics est en déclin de 50 % en 20 ans aux États-Unis, tandis qu\u2019il stagne dans la zone euro et au Royaume-Uni, les entreprises préférant de plus en plus les avantages des marchés privés à ceux des marchés publics.« Cette mutation risque de pénaliser l\u2019épargnant moyen, qui investit actuellement plutôt sur les marchés cotés traditionnels, par exemple sous la forme de fonds de placement.Il en souffrira parce que les marchés cotés [et les indices] sont de plus en plus concentrés sur les industries anciennes et de moins en moins sur les actions de croissance.» Quant à l\u2019attention portée aux éléments d\u2019actif réel, « si l\u2019achat d\u2019œuvres d\u2019art, de voitures de collection ou de vins rares est en nette progression, c\u2019est surtout l\u2019immobilier, les terres agricoles, la forêt et les infrastructures qui vont en bénéficier dans les prochaines années », croit Alain E.Roch.L\u2019investissement en agriculture regroupe les différentes cultures, l\u2019élevage animal et l\u2019exploitation de terre à bois.« L\u2019agriculture n\u2019est certes pas un concept nouveau, mais l\u2019engouement récent des clients aisés émerge d\u2019un contexte économique et de tendances démographiques favorables.» En matière de diversification de portefeuille, cette catégorie propose, notamment, une faible corrélation avec les marchés traditionnels.« L\u2019agriculture a également historiquement constitué une excellente protection contre l\u2019inflation.» S\u2019ajoute l\u2019investissement dans les infrastructures.«Ces actifs partagent tous les caractéristiques suivantes: un service fondamental à la communauté, une position de quasi-monopole naturel, une demande peu dépendante de la conjoncture, des actifs de longue durée ainsi que des coûts et des revenus futurs attendus prévisibles, car souvent réglementés par l\u2019État.» Le président de Blue Bridge parle de prévisibilité et de stabilité des revenus, et d\u2019une protection contre l\u2019inflation.«Alliant rendements attractifs, dé- corrélation et protection contre l\u2019inflation, les infrastructures se présentent donc comme une solution de remplacement intéressante aux revenus obligataires», conclut-il.INVESTISSEMENT Jongler 2019 entre actions et obligations Réduire sa vulnérabilité au marché sera la clé pour cette année, selon Unigestion ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le Fonds de solidarité FTQ s\u2019en est généralement mieux tiré que les investisseurs sur les marchés boursiers au cours des derniers mois et entrevoit la suite des choses de façon plutôt positive pour l\u2019économie québécoise et ses actionnaires.Le rendement à l\u2019actionnaire du Fonds s\u2019est élevé à 2,2 % pour les six premiers mois de son exercice 2018-2019, qui se sont achevés le 30 novembre dernier, a révélé vendredi le fonds de travailleurs, ce qui marquait un recul par rapport au rendement de 3,6% enregistré durant le semestre précédent.On arrive ainsi à un rendement sur 12 mois de 5,8 %, contre 8,9 % à pareille date l\u2019an dernier, à une valeur de l\u2019action qui est passée de 39,32$ à 41,61$ depuis janvier 2018 et à un actif net qui s\u2019élève désormais à 14,8 milliards.« On est très fiers de ces résultats.Surtout en cette période de grandes turbulences », a assuré en entretien téléphonique au Devoir le président et chef de la direction du Fonds, Gaétan Morin, faisant référence à la déconfiture des marchés boursiers en fin d\u2019année.Disant ne pas aimer se comparer aux fonds communs de placement qui n\u2019ont pas la même mission de financement des PME et de développement économique au Québec, il ne manque toutefois pas de souligner quand même que les fonds équilibrés canadiens ont essuyé des rendements négatifs de 1,7 % pour les douze mêmes mois et de 1,4 % lors du dernier semestre seulement.Cette meilleure performance du Fonds est essentiellement attribuable à ses investissements privés dans des compagnies québécoises, son portefeuille de titres privés ayant généré un impressionnant rendement de 8,2 % au dernier semestre contre des pertes de 9,1 % pour les actions de PME inscrites en Bourse et un recul de 0,5 % pour les simples placements en actions.« C\u2019est le reflet d\u2019une économie qui se porte fondamentalement bien», estime Gaétan Morin.En dépit de l\u2019escalade des tensions commerciales sur la scène mondiale, de la remontée des taux d\u2019intérêt des banques centrales, des signes de ralentissement économique dans plusieurs pays, notamment des économies émergentes, et de la volatilité grandissante des marchés boursiers, « les économies québécoise, cana- Un rendement malgré tout positif au Fonds FTQ L\u2019économie réelle se porte mieux que le suggèrent les marchés boursiers, dit Gaétan Morin La firme Unigestion prévoit que les actions et les éléments d\u2019actif à risque vont générer des rendements positifs en 2019, mais à un niveau plus faible.SPENCER PLATT GETTY IMAGES AFP On est très fiers de ces résultats.Surtout en cette période de grandes turbulences.GAÉTAN MORIN » dienne, américaine\u2026 vont relativement bien », martèle le p.-d.g.du Fonds.Beau temps, mauvais temps Ce qui ne veut pas dire que la guerre des tarifs douaniers ne fait pas mal, par exemple au fabricant québécois de remorques et de citernes Tremcar, qui a soudainement vu le prix de son acier inoxydable augmenter du jour au lendemain.Ce qui ne veut pas dire non plus que les entreprises québécoises ne subissent pas aussi de plus en plus durement le problème de rareté de main-d\u2019œu- vre, poursuit Gaétan Morin.« On le sent surtout depuis un an, particulièrement en région.Auparavant, chaque région se disait aux prises avec quatre ou cinq problèmes qui étaient souvent différents.Aujourd\u2019hui, la question de pénurie de main-d\u2019œuvre revient tout le temps, partout.» Rien n\u2019indique toutefois qu\u2019un ralentissement économique marqué ou même une récession soit à nos portes.Cela finira toutefois probablement fatalement par arriver.Mais même là, le Fonds de solidarité devrait parvenir à bien s\u2019en tirer.«C\u2019est dans ces périodes-là que le Fonds se distingue davantage.[\u2026] Notre record d\u2019investissements de 1,3 milliard en un an, c\u2019est en 2009 qu\u2019on l\u2019a réalisé, soit au pire moment de la dernière crise économique.» Le Fonds a encore une fois fixé une limite à son émission de nouvelles actions cette année.De 875 millions, cette limite est plus élevée que celle de l\u2019an dernier (833 millions) et devrait aussi, croit-on au Fonds, être atteinte plus vite que l\u2019an dernier, soit avant le 15 février.Comme chaque fois, cette limite ne concernera pas les épargnants ayant recours aux différentes formes de retenue à la source.Si l\u2019achat d\u2019œuvres d\u2019art, de voitures de collection ou de vins rares est en nette progression, c\u2019est surtout l\u2019immobilier, les terres agricoles, la forêt et les infrastructures qui vont en bénéficier dans les prochaines années ALAIN E.ROCH » ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 Président-directeur général ou Présidente-directrice générale Fondations philanthropiques Canada Créée en 1999, Fondations philanthropiques Canada (FPC) est une association de membres composée de bailleurs de fonds philanthropiques canadiens, incluant des fondations privées et publiques, des organismes de bienfaisance et des entreprises.FPC favorise la croissance et le développement de fondations efficaces et responsables au Canada en offrant des services et des ressources à ses membres et en menant des actions de plaidoyer.Nous offrons une voix à la philanthropie organisée, contribuons à bâtir un réseau professionnel pour nos maîtres à penser, et faisons connaître les bonnes pratiques.Notre personnel, qui compte cinq employés, travaille à notre bureau de Montréal.Nous sommes à la recherche d\u2019un nouveau président-directeur général pour diriger notre organisation associative nationale et promouvoir le concept et l\u2019importance de la philanthropie organisée auprès de divers publics canadiens.Relevant du président du conseil d\u2019administration et dirigeant une petite équipe de professionnels, le président fera la promotion de la philanthropie et utilisera celle-ci pour informer des intervenants clés, incluant les divers paliers de gouvernement et d\u2019autres influenceurs importants.Le président-directeur général jouera un rôle prépondérant dans le développement du secteur de la philanthropie et collaborera avec d\u2019autres organismes de bienfaisance pour promouvoir la philanthropie organisée et favoriser un environnement propice à l\u2019action des bailleurs de fonds philanthropiques.Ce poste exige une présence considérable tant à Montréal qu\u2019à Ottawa et des déplacements partout au pays.La capacité de communiquer verbalement dans les deux langues officielles est aussi exigée.Les candidats intéressés sont invités à communiquer en toute confiance avec Sylvie Battisti, vice-présidente de KCI à la recherche et à la gestion des talents, à FPC@kcitalent.com avant le 31 janvier 2019.Pour télécharger la version complète de cette description de poste, visitez le http://kciphilanthropy.com/fr/kci-talent/ CARRIÈRES & PROFESSIONS AGENCE FRANCE-PRESSE À WASHINGTON Le patron de la Fed, Jerome Powell, a fortement revigoré les marchés vendredi en assurant que la banque centrale serait «patiente» sur les taux d\u2019intérêt et en réaffirmant avec force l\u2019indépendance de l\u2019institution.Lors d\u2019une conférence à Atlanta (Géorgie), M.Powell a affirmé que face à l\u2019inflation modeste et aux «inquiétudes» des marchés vis-à-vis d\u2019un ralentissement économique, la Fed serait «patiente » en surveillant « comment l\u2019économie évolue».« La politique monétaire n\u2019est pas sur une trajectoire préétablie», a-t-il ajouté alors que les projections moyennes de la banque centrale prévoient pour l\u2019instant deux hausses des taux d\u2019un quart de point de pourcentage en 2019.« Nous sommes toujours préparés à changer le cours de notre politique monétaire de façon significative si nécessaire », a poursuivi le président de la banque centrale.Dans le sillage de ces déclarations, Wall Street, qui avait ouvert vendredi dans le vert après de bons chiffres américains de l\u2019emploi, a nettement accentué sa hausse à la clôture.L\u2019indice élargi S&P 500 a gagné 3,43% à 2,531,94 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, a gagné 4,26%.Les Bourses européennes ont aussi été ragaillardies par ces propos, terminant en nette hausse.M.Powell « a dit exactement ce que le marché voulait entendre », a résumé Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.Le patron de la Fed a relevé que les données économiques récentes « restaient solides », soulignant les fortes créations d\u2019emplois encore annoncées vendredi (312 000) pour décembre, un sommet depuis dix mois, tandis que le taux de chômage reste sous les 4 %.Le taux de sans-emploi est remonté à 3,9 % en décembre contre 3,7 % le mois précédent, mais pour de bonnes raisons : davantage de chercheurs d\u2019emplois (plus de 400 000) se sont présentés sur le marché du travail, dans un signe de confiance envers l\u2019économie.« Nous avons aussi des salaires qui continuent à augmenter graduellement, ce qui est bienvenu et ce qui ne soulève pas d\u2019inquiétude du côté de l\u2019inflation», a encore indiqué M.Powell.Le salaire horaire moyen a enregistré une hausse de 0,4 % en décembre, sa plus forte progression depuis août, et de 3,2 % sur un an.Trump contre la Fed Le président Trump s\u2019est chaudement félicité vendredi des «formidables chiffres» de l\u2019emploi qui «ont surpris beaucoup de gens » et qui « ont de toute évidence un fort impact sur les marchés boursiers ».« Cela a beaucoup à voir avec le retour des entreprises sur le territoire américain », a-t-il assuré.Plus tôt, M.Powell a néanmoins pris acte des «inquiétudes» des marchés alors que la Bourse de Wall Street s\u2019est montrée hyper nerveuse depuis quelques mois.Il a attribué au ralentissement chinois, accentué par les tensions commerciales avec Washington, la récente baisse de la progression de l\u2019activité manufacturière aux États-Unis, qui fait craindre que la croissance américaine ait atteint un pic.Alors qu\u2019il s\u2019exprimait aux côtés de ses deux prédécesseurs Janet Yellen et Ben Bernanke, Jerome Powell a aussi vigoureusement défendu l\u2019indépendance de la Réserve fédérale, qui a été sous le feu des critiques du président Donald Trump.« Non », a lancé sans hésitation Jerome Powell quand on lui a demandé s\u2019il donnerait sa démission si le prési- ÉTATS-UNIS Le président de la Fed rassure les marchés boursiers La création d\u2019emplois a atteint un sommet en décembre LA PRESSE CANADIENNE Le taux de chômage au Canada s\u2019est établi à 5,6 % pour 2018, en baisse de 0,2 point de pourcentage, a indiqué vendredi Statistique Canada.Il s\u2019agit du taux le plus faible observé depuis janvier 1976, lorsque des données comparables sont devenues disponibles.Après une croissance robuste en 2017, l\u2019emploi au Québec est demeuré au même niveau en 2018.Le nombre de personnes à la recherche de travail ayant augmenté, le taux de chômage a connu une hausse de 0,5 point de pourcentage pour passer à 5,5% à la fin de 2018.L\u2019économie canadienne a conclu 2018 avec l\u2019ajout de 9300 nouveaux emplois nets en décembre.Les économistes s\u2019étaient attendus à l\u2019ajout de 5500 emplois et à un taux de chômage de 5,7%, selon Thomson Reuters Eikon.Le résultat de décembre fait suite à un gain de 94 100 emplois nets en novembre, la plus forte augmentation mensuelle au pays depuis mars 2012.Dans le rapport sur l\u2019emploi, vendredi, le gain de 9300 emplois pour décembre a été jugé trop faible par Statistique Canada pour être statistiquement significatif.Une faible croissance des salaires Ce rapport de vendredi constitue la première publication majeure de données économiques en 2019.La Banque du Canada surveille la croissance des salaires en vue de ses décisions en matière de taux d\u2019intérêt, en essayant de déterminer dans quelle mesure les ménages endettés peuvent absorber des CANADA Faiblesse du chômage\u2026 et des hausses salariales dent des États-Unis le lui demandait.M.Powell a été l\u2019objet de très nombreuses attaques de la part de M.Trump, qui lui reproche les hausses de taux d\u2019intérêt (quatre en 2018).L\u2019hôte de la Maison-Blanche voit les relèvements monétaires comme une erreur nuisant à sa politique économique, un avis partagé par de nombreux investisseurs et économistes qui jugent que la Fed ne voit pas les signes de ralentissement que commence à donner la première économie mondiale.M.Powell a précisé qu\u2019aucune entrevue avec le président n\u2019était prévue à ce stade, semblant démentir des informations de presse selon lesquelles les conseillers de Donald Trump tenteraient d\u2019arranger un rendez-vous entre les deux hommes pour essayer d\u2019apaiser les tensions.Le patron de la banque centrale en a profité pour rappeler que la Fed avait « une culture très solide pour agir de manière apolitique ».Il a été immédiatement soutenu par Janet Yellen, qui a dit craindre que les critiques du président Trump « minent la confiance» envers la banque centrale.Dur début d\u2019année Depuis longtemps une bulle, les marchés boursiers ont connu toute une dégringolade au cours des derniers mois de 2018.La première semaine de la nouvelle année leur a offert un autre tour de montagne russe après qu\u2019on a appris notamment les dommages infligés par la guerre des tarifs commerciaux entre les États-Unis et la Chine sur l\u2019activité économique chinoise et, par contrecoup, sur les ventes de iPhone du géant américain Apple.Vendredi, Wall Street, tout comme les places financières à travers le monde, ont également profité de la sortie d\u2019une autre banque centrale, celle de la Chine (PBOC), qui a annoncé des mesures de soutien à l\u2019économie du pays.L\u2019action d\u2019Apple, qui avait plongé de 10 % jeudi, a clôturé en hausse de 4,2 %.Au Canada, l\u2019indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 1,5% à 14 426,62 points et le dollar canadien s\u2019est négocié au cours moyen de 74,57¢US, en hausse par rapport à son cours moyen de 74,02¢ de la veille.Ces dernières remontées découlaient entre autres de la hausse du prix du brut de 87¢US à 47,96$US le baril à New York, après qu\u2019un rapport eut révélé que les réserves américaines de brut étaient restées essentiellement inchangées.Avec La Presse canadienne et Le Devoir Jerome Powell a affirmé vendredi que face à l\u2019inflation modeste et aux « inquiétudes » des marchés vis- à-vis d\u2019un ralentissement économique, la Fed serait « patiente » en surveillant « comment l\u2019économie évolue ».JIM WATSON AGENCE FRANCE-PRESSE coûts d\u2019emprunt plus élevés.La banque centrale, qui fera une annonce sur les taux d\u2019intérêt mercredi prochain, a relevé son taux directeur cinq fois depuis l\u2019été 2017 en réponse à la forte performance économique du Canada.Le gouverneur, Stephen Poloz, a indiqué que des augmentations supplémentaires seraient nécessaires pour empêcher une inflation trop élevée.Même dans un marché du travail resserré, la dernière enquête sur les forces de travail montre que la croissance des salaires au pays a fourni une autre lecture faible en décembre de 1,49 %, ce qui est bien inférieur à l\u2019inflation.La croissance moyenne annuelle des salaires horaires des employés permanents a été de 1,46 % en novembre \u2014 et elle a ralenti régulièrement depuis le sommet atteint en mai de 3,9 %.Selon Statistique Canada, le pays a généré 163 300 nouveaux emplois nets en 2018, soit une augmentation de 0,9 %, ce qui constitue un rythme de croissance plus lent comparativement à 2,3 % en 2017 et à 1,2% en 2016.La croissance de l\u2019emploi en 2018 a été principalement concentrée dans les secteurs des services, qui ont généré 151 000 postes, comparativement à une augmentation de seulement 12 300 dans les industries produisant des biens.5,6 % Le taux de chômage au Canada pour 2018 A 8 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 AVIS DE DÉCÈS AVIS DE DÉCÈS PETITES ANNONCES DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convict ions pol i t iques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l 'uti l isation d'un moyen pour pallier ce handicap.16E À PARIS : CONDO 3 1/2 jardin, asc., rénové, équipé, calme, ensoleillé, sécuritaire.Près Tour Eiffel, 2 à 5 pers.750 $ et +/sem.Clés à Mtl.514-585-6341 condoparis16@yahoo.fr À LOUER À PARIS Bel 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liées par l\u2019échange qui a envoyé Shea Weber à la formation montréalaise en retour de P.K.Subban le 29 juin 2016.Subban était l\u2019un des favoris à Montréal, tandis que Weber était le visage des Predators depuis une décennie.Deux ans et demi plus tard, les deux joueurs en seront seulement à leur deuxième duel depuis la transaction, qui semble bien loin malgré tout.« Je commence à ressentir que c\u2019est dans le passé, a reconnu Weber, qui avait disputé 11 saisons avec les Predators.Chaque fois que nous affrontons les Predators, on m\u2019en parle, mais ça commence à être loin derrière.» « C\u2019est une bonne équipe qui en a arraché récemment, mais qui commence à retrouver ses repères, a ajouté Weber en commentant la situation actuelle des Predators.C\u2019est un match important pour nous.Les équipes derrière nous continuent de gagner, tout comme les équipes devant nous.Nous avons besoin des deux points.» Le profil de Weber a toujours semblé plaire au directeur général du Canadien, Marc Bergevin.En plus d\u2019exceller sur la patinoire, Weber est également le meneur du Tricolore, lui qui a été nommé capitaine au début de la saison en cours.Weber a raté les 24 premiers matchs du Canadien, alors qu\u2019il se remettait toujours d\u2019opérations à un pied et à un genou.Pendant cette période, le Canadien a compilé un dossier de 11-8-5.Depuis HOCKEY Weber en voie de laisser sa marque Le Canadien a remporté 11 de ses 17 derniers matchs depuis le retour de son capitaine que Weber est revenu au jeu, le Tricolore présente une fiche de 11-6-0.« Je ne crois pas que ce soit une coïncidence, a dit Claude Julien au sujet des succès de sa troupe avec Weber dans la formation.Nous avons retrouvé notre défenseur numéro un.Il a une présence extraordinaire autant sur la patinoire que dans le vestiaire.» « Comme entraîneur, vous allez parfois vous tourner vers votre capitaine pour donner des instructions.S\u2019il ne fait pas le suivi, c\u2019est difficile.Mais si vous avez un capitaine qui y croit et qui va aller dans le vestiaire et réitérer les instructions, ça fait une différence.Est-ce que les joueurs seront encore mieux préparés ?Probablement.Je suis certain qu\u2019il a aussi un impact à ce niveau.Nous faisions du bon travail avant son retour, mais nous sommes encore meilleurs avec notre capitaine.» Rassembleur Weber portait un chandail de l\u2019équipe de Finlande sous son uniforme, vendredi, puisqu\u2019il avait perdu un pari avec Artturi Lehkonen autour du duel entre les deux équipes nationales au Championnat du monde junior.Jesperi Kotkaniemi s\u2019est aussi improvisé journaliste, s\u2019insérant dans la mêlée de presse pour taquiner Weber en lui demandant quelle était son équipe préférée au tournoi.« Il a un côté rassembleur.Les gars adorent côtoyer Shea, a mentionné Julien.Il a un bon sens de l\u2019humour, mais il sait quand il est le temps de s\u2019amuser et quand il est le temps de travailler, d\u2019être concentré et sérieux.Il est quelqu\u2019un qui est facile à suivre.Oui, il n\u2019est pas quelqu\u2019un qui va y aller de longues conversations, mais c\u2019est sa personnalité.» En 121 matchs avec le Tricolore, Weber a inscrit 28 buts et 41 aides, dont cinq buts et six aides en 17 rencontres cette saison.Puisque Weber est encore sous contrat jusqu\u2019à la fin de la saison 2025-2026, il pourrait avoir disputé 10 saisons avec le Canadien au moment d\u2019accrocher ses patins, dont huit comme capitaine.La place qu\u2019aura Weber dans l\u2019histoire du Canadien est encore impossible à définir, mais son impact au quotidien est certainement ressenti.Le défenseur Shea Weber PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE « Je voulais juste rester calme et en contrôle, a dit Primeau, le fils de l\u2019ancien joueur de la LNH Keith Primeau.Je savais qu\u2019ils allaient bourdonner jusqu\u2019à la fin.Je voulais juste rester en bonne position.» « Ils ont eu des chances, mais Cayden a fait de bons arrêts, a confié l\u2019attaquant Josh Norris.Il nous a gardés dans le match et nous avons converti nos occasions.Les gars ont fait du beau travail.» Les Américains sont donc assurés de faire mieux que leur médaille de bronze de l\u2019an dernier.Ils avaient alors battu la Russie en quarts de finale.Wahlstrom a marqué à 14 min 29 s de la première période.Puis, à 4min 20s au deuxième vingt, Alexander Chme- levski a fait mouche.Denisenko a répliqué à 14 min 36 s au deuxième tiers.Oliver Wahlstrom a marqué le premier but des Américains. A 9 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 E N B R E F Année record pour Pointe-à-Callière Le musée Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal a connu une année 2018 record en ce qui concerne la fréquentation.L\u2019établissement a accueilli 527 216 visiteurs, une hausse de 14 % par rapport à l\u2019année 2017, selon un communiqué.Le musée a entre autres expliqué cette hausse par l\u2019ouverture de nouveaux sites historiques, soit le Fort de Ville-Marie et le Collecteur de mémoires, l\u2019expérience sonore et lumineuse créée à l\u2019intérieur du premier égout collecteur de l\u2019Amérique du Nord.L\u2019exposition Reines d\u2019Égypte a quant à elle attiré 316 000 visiteurs, un record pour une exposition temporaire.Le Devoir PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Un sketch de la dernière édition du Bye bye, où l\u2019on voyait Justin Trudeau fumant un joint et être plongé dans un univers onirique pavé de clichés sur l\u2019Inde, a soulevé plusieurs réactions dans la communauté indienne mont- réalaise.Alors que certains dénoncent du racisme ou l\u2019utilisation « sournoise » de stéréotypes, d\u2019autres n\u2019y voient rien de grave, mais soulignent que le contexte délicat des derniers mois explique le malaise.Un extrait de 2 m 30 s de l\u2019émission spéciale du 31 décembre, aussi publié le lendemain sur la page Facebook de Radio-Canada, montre le premier ministre fumant de la marijuana pour se détendre après une discussion avec ses conseillers sur des enjeux tendus.Trudeau est transporté sur un plancher de danse du type Bollywood sur une musique indienne, où l\u2019on montre ensuite deux vaches \u2014 double symbole de la vache sacrée indienne et du conflit du lait avec les États-Unis.Puis Trudeau joue au charmeur de serpents, les reptiles étant remplacés par des pistolets à essence, clin d\u2019œil au pipeline Trans Mountain.Le sous-texte principal du sketch reste les maladresses vestimentaires du chef libéral lors de son voyage en Inde au début de l\u2019année.Le tout a fait réagir des internautes qui ont dénoncé une « ignorance », du « racisme », ajoutant qu\u2019« il y a trop de caricatures qui présentent la culture indienne dans une manière insensible et superficiel[le] ».D\u2019autres, aussi d\u2019origine indienne, ont dit qu\u2019avoir « la peau brune ne voulait pas dire avoir la peau sensible ».Interrogé par Le Devoir, le directeur artistique du théâtre Teesri Duniya, Rahul Varma, s\u2019est dit en colère et a jugé le sketch hautement offensant.« Je ne dirai pas que c\u2019est du racisme en soi, mais est-ce que ça ne vient pas d\u2019une façon raciste de penser ?Oui, statue le créateur né en Inde.Comme auteur ou comme concepteur, on attend de toi que tu sois meilleur.Particulièrement si tu ne parles pas de ta communauté.Il faut faire un meilleur travail pour mieux les représenter, tu ne peux pas juste utiliser les clichés visuels et dire que c\u2019est une blague.» M.Varma comprend bien que la blague est dirigée vers M.Trudeau, mais estime qu\u2019un « travail sournois » crée « un rire méchant » dont une communauté «déjà marginalisée» paye le prix.Mais pour le président du Centre culturel Kabir, T.K.Raghunathan, qui organise à Montréal plusieurs événe- ments liés à la culture indienne et de l\u2019Asie du Sud, le clip du Bye bye n\u2019est pas choquant.« Je pense que c\u2019est quelque chose dont on peut rire.Ça n\u2019est peut- être pas la meilleure vidéo du point de vue, comment dirais-je, du goût, mais ça n\u2019a rien à voir avec les sensibilités des Indiens ou de la diaspora.Je pense qu\u2019on perd son sens de l\u2019humour en critiquant si rapidement.» S\u2019il estime que Bollywood « est une culture superficielle » qui n\u2019est pas sacrée, il ne croit pas que ce soit à la diaspora d\u2019être « un agent de sécurité pour tout ce qui se dit pour ou contre l\u2019Inde».M.Raghunathan refuse ici l\u2019étiquette de racisme ou d\u2019appropriation culturelle, un concept « qui est beaucoup dans l\u2019air du temps ».Que faire alors ?« Ce serait mieux pour le Québec si on montrait la diversité telle qu\u2019elle est ici », lance Rahul Varma, soulignant que 28 % des Mont- réalais sont originaires d\u2019un autre pays.Le producteur du Bye bye Guillaume Lespérance n\u2019a pas voulu commenter le sujet avec Le Devoir, et Radio-Ca- nada a précisé par courriel n\u2019avoir « aucunement l\u2019intention de manquer de respect envers la communauté indienne, ses traditions ou sa culture » et que le Bye bye « est conçu pour parodier divers événements dignes d\u2019attention et n\u2019a pas le mandat, ni n\u2019a jamais prétendu être un reflet fidèle de quoi que ce soit ou de qui que ce soit.On parle ici d\u2019humour et de caricature et c\u2019est ainsi qu\u2019on doit le comprendre.» BYE BYE Trudeau à Bollywood scinde l\u2019opinion « Ce serait mieux pour le Québec si on montrait la diversité telle qu\u2019elle est ici » RADIO-CANADA M Les Boudreau, facteurs d\u2019instruments de père en fils usiciens et facteurs d\u2019instruments, les Boudreau, père et fils, forment une paire unique.Depuis presque quarante ans, Jean-Luc Boudreau fabrique des flûtes de réputation mondiale destinées aux plus grands instrumentistes de musiques baroque et anciennes.Depuis un an, son fils Philippe forge de son côté des cymbales, un métier qu\u2019il peaufine tout en gardant la cadence au sein de la révélation rock québécoise de la dernière année, le groupe Choses Sauvages.Philippe Gauthier Boudreau savait depuis qu\u2019il est tout petit qu\u2019il allait un jour travailler dans un atelier.« J\u2019ai toujours vu mon père travailler dans le sien, j\u2019allais même l\u2019aider.Je voyais comment il fonctionnait, travaillant à son compte et à son rythme.Sauf que je ne savais pas encore quel instrument je pourrais arriver à fabriquer ; comme je suis batteur, je me suis dirigé vers les percussions.J\u2019ai réalisé que devenir cymbalier, c\u2019est ce qui me permettait d\u2019être le plus autonome.» Il n\u2019existe pas d\u2019école de métiers d\u2019arts en cymbale au Québec \u2014 en fait, il n\u2019existait même pas de facteur de cymbales au Québec.Les plus près, note Philippe, sont au Nouveau-Bruns- wick : la célèbre firme Sabian, l\u2019un des quatre grands manufacturiers de cymbales au monde.« C\u2019est en regardant des vidéos sur YouTube, en posant des questions à d\u2019autres artisans, que j\u2019ai appris, sur le tas, à faire des cymbales.» Il a vendu sa première cymbale au batteur jazz Jim Doxas, il y a à peine un an.« Jim était mon professeur à l\u2019université [Concor- dia, en musique jazz].Il a été le premier à me commander des instruments \u2014 un hi-hat et une ride.Je lui montrais les tests que j\u2019avais faits, parce que je dois Profitant des Fêtes, Le Devoir s\u2019invite chez ceux qui fabriquent et réparent la musique, perpétuant un savoir dont ils repoussent les frontières pour s\u2019ouvrir aux sons d\u2019aujourd\u2019hui, d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Quatrième escale, les flûtes et cymbales de la famille Boudreau.PHILIPPE RENAUD COLLABORATEUR LE DEVOIR Jean-Luc Boudreau fabrique des flûtes sur mesure pour les spécialistes du répertoire ancien ; certaines peuvent prendre jusqu\u2019à un an de travail.ALMUT HERDEN NOTES D\u2019ATELIER m\u2019adapter à la manière dont joue le musicien.Il me faisait des commentaires et je modifiais ensuite sa cymbale.» Le bronze avec lequel elle est faite provient d\u2019un fournisseur de la Turquie, lieu de conception, il y a quatre cents ans, des célèbres cymbales Zild- jan (aujourd\u2019hui propriété américaine).Philippe Boudreau s\u2019est fait fabriquer une enclume cylindrique spécialement pour son artisanat ; il martèle les plaques de bronze pendant une bonne heure, puis les laisse reposer quelques jours avant de les retravailler jusqu\u2019à la sonorité désirée par le client : « Il y a de grosses différences entre cymbales pour un musicien jazz ou rock, précise- t-il.Le jazz va généralement jouer dans un contexte sans micros, ça prend alors une cymbale plus légère possédant un large registre.Pour jouer du rock, on recherche une cymbale plus épaisse, avec plus d\u2019attaque.» Le regard paternel Entre les métiers de facteur de cymbales et de facteur de flûtes à bec, il n\u2019y a absolument aucun lien, insiste Jean- Luc Boudreau, « sauf sur un point : nous sommes tous deux partis de rien.Quand j\u2019ai commencé à faire des flûtes à bec, ici, au Québec, le métier n\u2019existait pas ».Tout comme un professeur de musique a poussé Philippe vers la confection de cymbales, c\u2019est un professeur de flûte qui a pointé Jean-Luc vers son métier.« Mais je n\u2019avais aucune ressource, aucune compétence.J\u2019ai tout appris sur le tas \u2014 comme le fait mon fils.Il devra aller en Turquie et en Amérique du Sud voir des maîtres pour apprendre.» C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019a fait Jean-Luc Boudreau au début des années 1980.Parti en Europe « avec un peu d\u2019argent, mon sac à dos, mon pied à coulisse et mes yeux.J\u2019ai mesuré tout ce que je pouvais dans les musées et dans les collections auxquelles on me donnait accès».Car voilà tout le défi de faire des flûtes à bec pour ensembles de musiques anciennes : les instruments du XIIe siècle ont disparu\u2026 sauf en peinture.« Avec les instruments de la Renaissance, il y a un peu plus de viande, car certains ont été sauvegardés et sont exposés dans les musées \u2014 ça va de petites flûtes de six pouces à un truc qui fait près de deux mètres, avec toutes sortes de tonalités », explique le facteur de flûtes.« Je pars d\u2019une gravure, d\u2019une illustration, trouvée dans les musées.Je sais qu\u2019entre les deux yeux, il y a entre 65 et 66 millimètres de distance ; je compare alors avec la taille de l\u2019instrument sur la toile.» Les gravures italiennes et allemandes du Moyen Âge sont remarquablement justes, aidant l\u2019artisan-historien dans son processus de fabrication.« Ensuite, le défi est de réussir à faire un instrument qui puisse jouer deux octaves et fonctionnera bien dans tous les registres.» Il fabrique des flûtes sur mesure pour les spécialistes de ce répertoire ancien ; certaines peuvent prendre jusqu\u2019à un an de travail.Jean-Luc Boudreau a également une gamme de flûtes baptisée Aesthé qu\u2019il désigne comme des «flûtes d\u2019études » \u2014 en contraste avec ses grandes « flûtes de concert ».Son bois de prédilection ?Le buis européen, très dur et prisé par les facteurs de l\u2019époque baroque, mais il fabrique aussi des instruments à partir d\u2019essences de bois québécois tels que l\u2019érable.« En Amérique du Nord, nous ne sommes que trois facteurs de flûtes à bec; ils sont deux ou trois aussi en Allemagne, un en France », relève Bou- dreau, qui a fabriqué des flûtes pour Francis Colpron, fondateur de l\u2019ensemble de musique ancienne Les Boréades de Montréal, Sophie Larivière, directrice de l\u2019ensemble Flûtissimo, la jeune révélation de Radio-Canada en musique classique (2013-2014) Vincent Lauzer, entre autres virtuoses de l\u2019instrument.Les flûtes Boudreau ne sont commercialisées qu\u2019à partir de son site Web ou par l\u2019intermédiaire de ses partenaires européens.Ne lui parlez surtout pas des revendeurs au détail : « Ils ne font pas l\u2019entretien de ces instruments, qui en ont régulièrement besoin.Dès la première année d\u2019utilisation, il faut les réharmoniser ; après, le bois vieillit et se comporte mieux.» Dans la bouche d\u2019un professionnel, une flûte à bec aura une espérance de vie de six à huit ans. LEDEVOIR // LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER 2O19 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.C AMBASSADE La cabane française au Canada La France ouvrait à Ottawa, il y a 80 ans, un des joyaux de son réseau diplomatique e fut une entreprise fastueuse qu\u2019on ne saurait imaginer en cette époque de gilets jaunes et de frugalité attendue des pouvoirs publics.Mais c\u2019était justement une autre époque.Celle de l\u2019entre-deux-guerres, où on assumait encore ses désirs de beauté, quel qu\u2019en soit le prix.La France voulait marquer en grand l\u2019amitié l\u2019unissant à ce Canada fraîchement lesté de son statut de dominion en imaginant une première ambassade à Ottawa grandiose et tout en symboles.Quatre-vingts ans et quelques restaurations plus tard, le 42 Sussex demeure un des joyaux du réseau diplomatique français.En 1926, la déclaration Balfour redéfinit la relation entre l\u2019Empire britannique et ses dominions pour conférer à ces derniers un statut d\u2019égaux et leur octroyer progressivement le droit de se représenter sur la scène internationale, et réciproquement.La France répond à cette accession à l\u2019autonomie en dépêchant dès 1928 son premier représentant, Jean Knight.Bien vite, il trouve les locaux de la chancellerie trop modestes.M.Knight entreprend de trouver un nouveau lieu pour ériger la future ambassade française.Il arrête son choix sur une demeure de la rue Sussex, qui n\u2019a pas encore tout le prestige qu\u2019on lui connaît aujourd\u2019hui: d\u2019un côté bordée d\u2019usines \u2014 qui seront éventuellement démantelées \u2014, et de l\u2019autre par le 24 Sussex, qui n\u2019est alors qu\u2019une résidence privée qui n\u2019hébergera pas avant 1951 les premiers ministres canadiens.La maison est achetée puis rasée.Ensuite, le 14 juillet 1936, s\u2019ouvre en grande pompe un chantier digne du Roi-Soleil.L\u2019architecte français Eugène Beaudouin est choisi et s\u2019allie à deux homologues montréalais pour superviser les travaux, froissant du coup la vedette Ernest Cormier, qui avait effectué à titre gracieux les premières esquisses et espérait être retenu pour le projet.Beaudouin s\u2019entoure d\u2019une équipe de cinq artistes français pour décorer la somptueuse ambassade Art déco, qui compte trois étages et s\u2019organise autour d\u2019un grand hall palatial.Censure Alfred Courmes reçoit le mandat de réaliser une peinture couvrant la totalité des murs de la grande salle à manger.« La France heureuse », qui s\u2019étale sur 120 mètres carrés, met en scène 225 personnages profitant de la vie dans un paysage provençal, certains jouant aux cartes ou à la pétanque, d\u2019autres tricotant, d\u2019autres encore profitant des premiers congés payés en s\u2019adonnant à la baignade.L\u2019artiste était-il épuisé par le travail ?C\u2019est ce que la signature de son œuvre laisse croire : « Achevé le 21 juillet 1939, 3 h du matin », peut-on lire.On raconte que, dans les années 1950, un ecclésiastique en visite n\u2019avait pas apprécié la nudité des enfants de la murale et les accolades ambiguës de certains hommes.Aussi entreprit-on de cacher l\u2019œuvre, d\u2019abord sous des toiles tendues, ensuite avec une bonne couche de badigeon blanc.Ce n\u2019est qu\u2019en 1984 que Paris autorisa la restauration complète de cette peinture à l\u2019encaustique.Cette mise à l\u2019index n\u2019épargna pas la salle de bal.Dans cette immense pièce lumineuse meublée de sièges Empire vert absinthe trône une gigantesque tapisserie issue de la Manufacture des Gobelins datant de 1623-1625.Le sculpteur Louis Leygue devait prolonger le triomphe de Constantin en trois dimensions sur les murs.En 1951, on jugea inappropriée la nudité d\u2019Adam et Ève, de l\u2019Amour profane, de l\u2019Amour sacré et de la Paix, et les quatre sculptures bordant la tapisserie furent retirées.Elles furent restaurées en même temps que l\u2019œuvre murale de Courmes.Le graveur Charles Pinson, pour sa part, réalisa une œuvre totalement unique dans le bureau de l\u2019ambassadeur.Sur les murs de pierre polie blanche de plus de 100 mètres carrés, il grava délicatement, puis encra de noir l\u2019histoire de la Nouvelle-France, de l\u2019arrivée de Jacques Cartier sur la Grande Hermine jusqu\u2019à la capitulation de 1759.Tapisserie d\u2019écorce de bouleau Mais c\u2019est de loin le salon Bouleau, jouxtant la salle de bal sur sa gauche, qui attire par sa singularité le plus l\u2019attention dans cette magnifique ambassade.La pièce réalisée par l\u2019Institut des arts appliqués de Montréal est entièrement tapissée d\u2019écorce de bouleau.« C\u2019est un clin d\u2019œil aux Premières Nations », explique le conseiller de presse de l\u2019ambassade, Éric Navel, lors d\u2019une visite avec Le Devoir.« On sait que les Amérindiens en fabriquaient leurs pirogues pour voyager.Or, Ottawa, c\u2019est un lieu d\u2019échanges.» HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Pensait-on que le recouvrement ligneux assainirait l\u2019air ?Longtemps la pièce \u2014 réservée aux hommes \u2014 ser- vit-elle de fumoir.C\u2019est néanmoins le temps, et non la fumée, qui a le plus endommagé le salon.« Le bouleau est constitué d\u2019une succession de fines couches et, parfois, elles frisent.Les gens en arrachent ou elles tombent », explique Daniela Kol- bach, la restauratrice d\u2019art qui a piloté cet automne le projet de réhabilitation rendu possible grâce à la Fondation George et Helen Vari.« L\u2019ambassade utilise la salle de bal pour des fêtes, et cette pièce [le salon Bouleau] est accessible.Avec les années, les gens ont pris de petits souvenirs de l\u2019écorce de bouleau.» L\u2019objectif a été d\u2019aplanir les surfaces non pas pour qu\u2019elles ressemblent « à de la tapisserie », mais pour stabiliser l\u2019écorce et stopper sa détérioration.Chaque petit morceau retroussé a été enduit de colle, puis maintenu à plat par la pression d\u2019un minuscule coussinet de caoutchouc épinglé là grâce à une aiguille à piquer.« Des fois, on regardait un panneau et on aurait dit qu\u2019il y avait une armée d\u2019aiguilles ! Ça ressemblait à un jeu », rigole MmeKolbach.Elle estime que des « centaines de milliers » de fines pelures ont été ainsi recollées par elle et ses trois acolytes.Certaines portions de l\u2019écorce ont dû être remplacées par de la nouvelle, commandée d\u2019un fabriquant de canots d\u2019écorce de l\u2019Outaouais.« Mais c\u2019étaient de très petites sections.La plus grosse devait mesurer deux pouces par quatre.» Dans ces cas, la difficulté a consisté à trouver une écorce de même couleur.Les travaux, qui ont duré un mois, ont été terminés juste à temps pour célébrer début décembre les 90 ans de relations diplomatiques entre la France et le Canada et souligner, ce 4 janvier 2019, les 80 ans de l\u2019ouverture de cette perle architecturale faisant la fierté de la capitale canadienne.Les curieux peuvent la visiter une fois l\u2019an à l\u2019occasion de l\u2019événement Portes ouvertes Ottawa.1.La tapisserie de 1623-1625 illustrant le triomphe de Constantin trône dans la salle de bal, flanquée des sculptures de l\u2019Amour profane et de l\u2019Amour sacré, retirées en 1951.Le tapis tissé par la Manufacture royale de la savonnerie date de 1820.Chacune des quatre portes de bronze comporte une poignée gravée par Robert Cami illustrant des scènes de la vie au Canada.On y lit même le « Je me souviens » québécois.2.Le majestueux hall d\u2019entrée et son escalier de marbre rose.3.Le Salon rond, destiné aux dames, est décoré de trois terres cuites réalisées par André Bizette-Lindet.Lui et Robert Cami étaient restés en France pour concevoir leur œuvre.Ils ont ainsi évité la déconvenue financière des autres artistes partis au Canada pour le projet : les émoluments convenus ont perdu 60 % de leur valeur et sont devenus nettement insuffisants après des dévaluations successives du franc français par rapport au dollar canadien.Les trois artistes ont dû quémander des augmentations pour survivre.4.Le salon Bouleau devait au départ être recouvert de différentes essences de bois canadien, mais l\u2019architecte Eugène Beaudouin a tellement aimé l\u2019effet du bouleau qu\u2019il imposa celle-là entre tous les travers de cèdre rouge.Les meubles de cuir vert olive ont remplacé les fauteuils d\u2019origine recouverts de peau de poulain alezan dessinés par Beaudouin \u2014 comme la majorité de l\u2019ameublement de l\u2019édifice, incluant celui des quartiers privés réservés à l\u2019ambassadeur.JAKE WRIGHT LE DEVOIR 1 2 3 4 "]
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