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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-01-25, Collections de BAnQ.

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[" ans le fin fond de la rue Hutchinson à Montréal, juste avant la voie ferrée, naît ces jours-ci une galerie peu commune.Elle peut bien avoir été baptisée Corridor, elle ne se situe pas dans l\u2019endroit le plus passant.Certes, Corridor n\u2019est pas la première à se trouver une niche à l\u2019abri des regards.Mais elle peut sans doute se vanter d\u2019être une des rares au Québec, voire la seule, à conjuguer design industriel et art.Il est aussi peu fréquent qu\u2019une entreprise décide de consacrer un local à la simple diffusion d\u2019une production artistique, sans des fins de vente.Il y a quelques cas, comme Québecor et son « espace musée ».Désormais, il y a cette Corridor, imaginée par Lambert & fils et enclavée au sein de cette firme spécialisée dans la conception et la fabrication de luminaires.« Un espace pur de création », « un incubateur », « un poumon » et même « un fantasme ».Samuel Lambert, l\u2019homme derrière l\u2019entreprise fondée en 2010, ne manque pas d\u2019images lorsqu\u2019il cherche à définir la nouvelle galerie.« La galerie d\u2019art n\u2019est pas là dans une perspective de rentabilité, mais on veut investir là-dedans.On en est fiers, et ce n\u2019est pas que du vent.C\u2019est un statement, qu\u2019on fait d\u2019abord devant les employés », dit l\u2019homme d\u2019affaires et designer par défaut.« Dès la fondation, poursuit-il, il était clair pour moi que je me battrais pour un espace pur de création, peu importe la discipline, luminaire ou pas.Même, c\u2019est mieux si ça n\u2019en est pas, des luminaires.» Jadis artiste C\u2019est presque un retour aux sources que Samuel Lambert entame avec l\u2019ouverture de Corridor.Un retour à la création pure, comme il dit.Au tournant des années 1990, jeune homme, il étudiait en cinéma et en arts plastiques.Il a même fait partie d\u2019une génération d\u2019artistes remarqués, s\u2019est fait connaître pour son travail avec Emmanuel Galland, a failli exposer au Musée d\u2019art contemporain, a conçu avec Nicolas Baïer le mobilier du défunt Laïka\u2026 Mais il a choké et a tourné le dos à la création, au profit d\u2019une carrière en affaires, par le biais d\u2019une boîte de montage de films.Ce n\u2019est qu\u2019en raison de sa « crise de la quarantaine » qu\u2019il est revenu au travail d\u2019atelier.D\u2019abord en restaurant des chaises Eames, sa collection personnelle, qu\u2019il revendait à fort prix.« Je suis un gars d\u2019atelier et j\u2019ai toujours eu du plaisir à fabriquer autant les choses des autres que mes propres trucs », dit Samuel Lambert.« Avec l\u2019argent [tiré de la vente des chaises], j\u2019achetais de petites pièces, des morceaux de lampe.Je les démontais, refaisais des lampes et on me demandait d\u2019en faire des répliques.Il a fallu que je trouve une façon de les fabriquer.J\u2019ai créé des collections.» Depuis, ç\u2019a fait boule de neige et l\u2019entreprise baptisée de son nom n\u2019a cessé de grandir.Aujourd\u2019hui, Lambert & fils vend partout dans le monde, roule sur un chiffre d\u2019affaires évalué à 8 millions de dollars et emploie une cinquantaine de personnes.La galerie Corridor commence son histoire avec une exposition du designer suisse Adrien Rovero.Intitulée Feu de camp, elle réunit une série de luminaires « à la fois simples et raffinés » inspirés par le scoutisme.L\u2019expo inaugurale en est donc une de lumière, mais Samuel Lambert assure qu\u2019elle pourrait bien en être la seule.Son idée consiste à attirer des créateurs de tous horizons et à leur donner du temps, de l\u2019espace et des ressources pour travailler.La fusion des genres « Le fantasme, c\u2019est dire à un artiste : \u201cOn t\u2019offre l\u2019atelier, on t\u2019offre nos ressources.Est-ce que tu veux faire quel - que chose ?\u201d », résume celui qui imagine que des installations sonores ou des photographies sur le mouvement prendront place dans Corridor.La rencontre, le mélange, la fusion entre les genres sont porteurs de sens chez Lambert & fils.On y prêche certes pour sa paroisse, car, dans le fond, il s\u2019agit de mettre l\u2019objet de design à hauteur de l\u2019œuvre d\u2019art.C\u2019est dans cet esprit que travaillera Alexis Pautasso, mandaté pour diriger la galerie.« On veut pousser plus loin que juste un objet commercial », dit-il.Incubateur de créativité, dont on souhaite que même le personnel de la boîte en tire bénéfice.« C\u2019est notre statement, admet Samuel Lambert.Je suis touché par un objet de design, par sa courbe, par la rencontre de la matière.Je veux partager ce feeling.Il y a quelque chose d\u2019égocentrique : on se fait d\u2019abord plaisir et on partage le bonheur qu\u2019on a à cohabiter avec ces objets.» L\u2019ex-artiste a toujours préféré l\u2019ombre de l\u2019atelier à la lumière de l\u2019exposition.Il n\u2019aime pas jouer les vedettes et c\u2019est d\u2019ailleurs comme un « studio col- laboratif » qu\u2019on identifie Lambert & fils.« Fils ?Ce sont tous les employés », raisonne-t-il avec un rire, cherchant encore aujourd\u2019hui l\u2019explication de la raison sociale qu\u2019il a choisie.Corridor est à découvrir au bout de la rue Hutchinson, à l\u2019intérieur du dernier bâtiment avant la voie ferrée.Par la suite, elle n\u2019est pas difficile à trouver puisqu\u2019elle est visible, comme son nom l\u2019indique, du corridor.En fin de compte, chez Lambert et sa gang, l\u2019objectif est de rendre accessible la création.Lumineuse ou pas, ça importe peu.L\u2019exposition Feu de camp D\u2019Adrien Rovero.À Corridor, 6250, rue Hutchison à Montréal, du 25 janvier au 23 février.MÉDIAS L\u2019importance de réviser la loi sur la diffusion B 2 ÉCONOMIE Mutisme chez Téo Taxi et ses actionnaires B 7 CINÉMA Hale County this Morning, this Evening, la réalité afro- américaine B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 Une firme qui produit à la chaîne des lampes de luxe a choisi d\u2019ouvrir ses espaces à l\u2019art.Des créateurs de tous horizons seront conviés à s\u2019inspirer des studios et ateliers de Lambert & fils.Et à exposer, au bénéfice du public, le résultat des explorations dans un univers de produits usinés.JÉRÔME DELGADO COLLABORATEUR LE DEVOIR À la lumière de l\u2019art Le fabricant de luminaires Lambert & fils inaugure une galerie vouée à la création Samuel Lambert, proprio et designer de la galerie Corridor, et Alexis Pautasso, responsable de la galerie.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR D CULTURE B 2 ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy Au suivant Prière de ne pas Guillemets Les Poilus Le Téléjournal Sports express /23h05 AMSTERDAM (2013) TVA TVA nouvelles Le Tricheur Ça finit bien la semaine Du talent à revendre La liste noire TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 SÉCURITÉ MAXIMALE TQ Pat'Patrouille Encore plus De garde 24/7 / Plan Un chef à la cabane Deux hommes en or M'entends-tu?Belle et Bum À communiquer V Souper parfait Souper parfait Rire et délire Les détestables DERNIER CRI (2010) avec Anthony Lemke, Jeri Ryan.Gotham / Les Maniax attaquent Souper parfait NVL Moment V ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Le Téléjournal Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal de 13h Nus et cullotés Les flots / Tahiti - Moorea Les routes de l'impossible Des bateaux et des hommes Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D Alaska: La ruée vers l'or Amour fatal Marqué l'Amérique Les pires prisons du monde Craindre son voisin Routiers de l'Outback Enchères VIE ByeMaison Quoi ton plan?Mariages Design V.I.P.Vendre ou rénover au Québec Les naufragés de l'amour Joue Docteur Dévisagés ByeMaison Quoi ton plan?LE RAVISSEUR MAX Dr House / Test de paternité Le mentaliste / Tueur rouge SPLASH (1984) avec Daryl Hannah, John Candy, Tom Hanks.ROMY ET MICHÈLE (1997) avec Lisa Kudrow, Mira Sorvino.VRAK The Gifted (v.f.) iZombie Partie 1 de 2 LAISSE-MOI ENTRER (2010) avec Chloe Moretz, Kodi Smit-McPhee.Code F.Petits secrets Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° FIT Tennis - Open d'Australie Quart de finale L'antichambre (D) Sports 30 25 ans d'émotions La science HISTORIA Traqueurs De père en fils En 6ième vitesse Les montagnards Les montagnards Les montagnards / Les loups Le lot du diable L'acier et feu ICI ARTV Moi et l'autre Mr Bean Dre Grey, leçons d'anatomie Pour emporter C'est juste de la TV L'effet Wow / Eric Bruneau DÉTACHEMENT (2012) Adrien Brody.EXPLORA Curiosités Planète colère Planète techno Pharmachien Gros labo Les Poilus Véhicules extrêmes Stupidité Stupidité Ajustez cerveau Ajustez cerveau Ajustez cerveau SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Le résident / Crise identitaire Hawaii 5-0 Dre Mary / Le contact Élémentaire / Dernière séance NCIS: L.A.Z Expédition extrême Week-end Garage d'élite Américars: Rapides et musclés Les hors-la-loi du volant Infiltration Maripier! LA PROMESSE (2001) Robin Wright Penn.C.SAVOIR Nature/ Capsule Cancer 19h25 Thèse 36.9° TDAH Routes science 21h15 Avenir Encore plus Électron/ Thèse FutureMag En mouvement 23h50 Métiers CORIM ÉVASION Homme tortue Homme tortue Vivre sous zéro / La renaissance Vivre sous zéro Hell's Kitchen Toujours plus loin / Israel Le Voyageur assoiffé Vivre sous zéro TFO Maxi/ S.O.S.! Top!/ Top! 19h05 Texto C'est WOW Doc/ Je dors Petite mosquée LE DERNIER MÉTRO (1980) Catherine Deneuve.Top!/ Top! 23h35 Flip PLEIN SOLEIL Cinépop 17h10 AUTO FOCUS (2002) 18h55 EXTRÊME LIMITE (1991) Keanu Reeves.LE VILLAGE DES DAMNÉS (1995) 22h40 DICK TRACY (1990) avec Madonna, Warren Beatty.SÉcran 17h40 UNE HISTOIRE DE V.19h15 MES VIES DE CHIEN (2017) Josh Gad.LAC PLACIDE: HÉRITAGE (2018) 22h35 DEBBIE OCEAN 8 (2018) Sandra Bullock.Planète Traqueur de serpents Tanzanie sauvage Ghost Chasers (v.f.) / Londres Gypsies: Les gitans Voiture Natura Les cicatrices MATV Des chemins Archéo-Ville LHJMQ Hockey / Foreurs de Val d'Or c.Phoenix de Sherbrooke (D) Portrait sportif Aller-retour Vers l'ouest Chansons via DisparateJoe CBC CBCNews JFL: Gags Schitt's Creek Coronation St.JFL: Gags JFL: Gags LNH Hockey - Concours d'habileté du match des étoiles (D) CBC News: The National CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang ALL OF MY HEART (2015) avec Brennan Elliott, Lacey Chabert.Blue Bloods CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight Big Brother: Celebrity Edition Hawaii Five-0 Private Eyes / The Extra Mile Global News 23h35 The Late Show ABC News News Local 22 News Inside Edition Fresh Off-Boat Speechless 20/20 / Yosemite Serial Killer News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at 6 p.m.Evening News Ent.Tonight Big Brother: Celebrity Edition Hawaii Five-0 Blue Bloods News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune UIP Figure Skating - Championnat Américain (D) News 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week Firing Line Great Performances / Doubt From Minnesota Opera Amanpour & Company PBS (57) News Business PBS NewsHour Mountain Lake Journal Great Performances / Doubt From Minnesota Opera Amanpour & Company UNIS À fond de train / Saint-Boniface Degrassi Degrassi Radio enfer Radio enfer Le Loup-garou Le Loup-garou Les Newbies Le punch Les encanteurs Fous animaux Mauvais karma HBO1 Cinéma 18h45 ELIZABETH I, PART 2 (2006) Helen Mirren.Partie 2 de 2 20h40 Stolen Daughters Real Time With Bill Maher Strike Back 23h55 Maher AddikTV LE LIVRE D'ELI (2010) avec Gary Oldman, Denzel Washington.Chicago Fire / Les rivaux Esprits criminels / Les lectrices Esprits criminels LE CHASSEUR (2011) Willem Dafoe.TVA Sports 17h00 JiC Dave Morissette en direct Avant-match (D) LNH Hockey - Concours d'habileté du match des étoiles (D) Le TVA sports LNH Hockey 01/25 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette fin de semaine Bilan(s) La journaliste Nathalie Petrowski sera très présente à l\u2019antenne d\u2019Artv vendredi, puisqu\u2019elle est l\u2019invitée de l\u2019émission de longs entretiens animée par France Beaudoin et fait toujours partie de l\u2019équipe de C\u2019est juste de la TV qui se penche sur les nouveautés télévisuelles des dernières semaines.Pour emporter et C\u2019est juste de la TV, Artv, vendredi, dès 20h Les indignés du nazisme Ce documentaire français en deux parties (suite samedi prochain, même heure) met en lumière des pages de témoignages recueillis auprès de 281 exilés allemands en 1939 sur leur quotidien après l\u2019accession au pouvoir du führer.Ma vie dans l\u2019Allemagne d\u2019Hitler, RDI, samedi, 23h Amélie Gaudreau LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 AGENCE FRANCE-PRESSE À LONDRES Les parents d\u2019un enfant de deux ans torturé et tué par deux garçons en 1993 à Liverpool, dans le nord-ouest de l\u2019Angleterre, réclamaient jeudi qu\u2019un court métrage sur sa mort soit retiré de la liste des nominations aux Oscar et ne soit pas distribué.En 1993, Jon Venables et Robert Thompson, âgés de 10 ans à l\u2019époque, avaient enlevé, torturé et tué le petit James Bulger.Le corps du garçonnet avait été retrouvé deux jours plus tard à proximité d\u2019une voie ferrée.L\u2019affaire avait provoqué une vive émotion dans le pays.Court métrage Le réalisateur irlandais Vincent Lambe a réalisé un court métrage de 30 minutes intitulé Detainment et présenté comme une «histoire vraie basée sur les retranscriptions des entretiens [avec la police] et des enregistrements».Les parents de James Bulger, Denise Fergus et Ralph Bulger, demandent au réalisateur de retirer son court métrage de la course aux Oscar et de renoncer à sa distribution.« Nous disons à Vincent Lambe, parce qu\u2019il s\u2019est proposé pour l\u2019Oscar, retirez-vous et retirez votre film du domaine public », a déclaré Ralph Bulger, selon des propos rapportés jeudi par l\u2019agence de presse britannique PA.« C\u2019est une chose de faire un film sans contacter ou demander l\u2019autorisation de la famille de James, mais c\u2019en est une autre de faire rejouer à un enfant les dernières heures de la vie de James avant qu\u2019il soit brutalement tué et de nous faire revivre tout ça, ma famille et moi », a tweeté mardi la mère de l\u2019enfant, qui se dit « très en colère et bouleversée ».Pétition en ligne Une pétition demandant le retrait du film de la liste des nominations avait récolté jeudi matin plus de 112 000 signatures.Selon un texte publié par Lisa Young, qui a lancé cette pétition sur le site Change.org, l\u2019Académie « n\u2019a pas du tout écouté l\u2019indignation et a complètement ignoré cette pétition ».Les deux condamnés avaient bénéficié d\u2019une remise en liberté conditionnelle en 2001, sous de nouvelles identités pour leur éviter de subir des représailles.En février 2018, Jon Venables avait été condamné à trois ans et quatre mois de prison pour possession de documents pédopornographiques.En 2010, il avait déjà été condamné à deux a n s d e p r i s o n p o u r p o s s e s - s i o n d\u2019images de pornographie infantile à l\u2019issue d\u2019un procès où il avait plaidé coupable.Appel au retrait de Detainment de la course aux Oscar Le directeur du Devoir, Brian Myles, estime qu\u2019« il faut forcer les choses » et faire payer les GAFA \u2014 Google, Apple, Facebook et Amazon.Il en a profité pour souligner qu\u2019il attend des instances de l\u2019État « une certaine cohérence ».JUSTIN SULLIVAN GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Autant des leaders de grands médias que des représentants clés de la culture ont souligné jeudi l\u2019importance de réviser la loi canadienne sur la diffusion, mais tous ont invoqué qu\u2019il faut d\u2019urgence faire contribuer les nouveaux joueurs comme Netflix au système de financement du monde des télécommunications.Le gouvernement fédéral a mis sur pied en juin un comité présidé par Janet Yale et qui est chargé de réviser les lois actuelles sur la diffusion, en tenant compte de la réalité numérique actuelle où des géants venus d\u2019ailleurs s\u2019installent dans le marché canadien et bouleversent la donne.Mais l\u2019horizon de l\u2019arrivée d\u2019un nouveau texte de loi « est tellement loin [qu\u2019]on n\u2019a pas le choix d\u2019agir aujourd\u2019hui, on ne peut pas attendre la loi », a résumé le vice-président de Radio-Canada Michel Bissonnette.Ce dernier s\u2019exprimait lors de la Conférence extraordinaire de Montréal sur l\u2019avenir de la diffusion, de la distribution, de la création et de la production francophones à l\u2019ère du numérique (CEMAD), qui se tenait à l\u2019Écoles des hautes études commerciales à Montréal.Patrons de médias ou représentants MÉDIAS « On ne peut pas attendre la loi » Des leaders des médias et de la création espèrent une révision de la Loi sur la diffusion, mais l\u2019urgence de la situation nécessite des actions rapides d\u2019organismes culturels ont parlé jeudi d\u2019injustice, de scandale, d\u2019illogisme, estimant que les géants du Web œu- vrant au Canada doivent verser une redevance ou être taxés, par exemple.Le vice-président des stations parlées de Cogeco, Philippe Lapointe, estime que devant « les empires américains, qui sont des vrais empires, on est vraiment en danger, et les gouvernements peuvent agir.Et pas besoin d\u2019attendre la nouvelle loi, a-t-il dit devant ses homologues de TV5 Québec-Canada, de Radio-Canada, de Québecor et du Devoir.C\u2019est une injustice flagrante que Google ne contribue à rien, que Netflix ne contribue à rien ».Alors que Gabriel Pelletier, de l\u2019Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec, estime qu\u2019une révision de la Loi, datant de 1991, « va nous amener en 2025 » et que « c\u2019est beaucoup trop tard », le directeur du Devoir, Brian Myles, estime qu\u2019« il faut forcer les choses » et faire payer les GAFA \u2014 Google, Apple, Facebook et Amazon.M.Myles en a profité pour souligner qu\u2019il attend des instances de l\u2019État « une certaine cohérence », alors qu\u2019ils sont « les premiers à garrocher leurs dollars publicitaires sur Google et Facebook.Après, on nous dit qu\u2019on veut nous aider, et qu\u2019on veut notre bien ».Pierre Karl Péladeau, patron de Qué- becor, a ajouté sa voix, estimant que le gouvernement Trudeau « n\u2019a aucun courage politique » et qu\u2019en refusant d\u2019envisager une taxe, il fait preuve d\u2019« électoralisme grossier ».Changer les règles ou les abolir ?Si les attentes au sujet de la future Loi sur la diffusion varient selon les acteurs ayant pris la parole au CEMAD, tous ont de multiples idées de refonte et estiment que les règles doivent être changées.C\u2019est Pierre Karl Péladeau qui s\u2019est montré le plus dur envers le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), l\u2019organisme chargé de superviser et de réglementer ces domaines au pays.« Le CRTC réfléchit comme si [la mondialisation et la révolution numérique] ne s\u2019étaient pas produits, et ils sont en train de créer un fossé avec la réalité, a dit M.Péladeau.On est en train de scier l\u2019arbre sur lequel le système et les intervenants sont installés », attaquant ensuite la crédibilité des commissaires du Conseil.Le patron de Québecor, qui a lancé la radio Web Qub il y a quelques mois, croit aussi que le concept des licences est désuet, et a souhaité une forme de déréglementation.« On continue à faire beaucoup pour protéger notre langue et notre culture, mais faites confiance aux entreprises, qui peuvent cerner mieux ce que le public veut.» Le défi de la découvrabilité a aussi été soulevé par différents panélistes, dont Brian Myles du Devoir, Jean-Robert Bisaillon du LATTICE, et Guillaume Déziel, stratège en culture numérique.« Il y a un problème, c\u2019est que si on demande à Netflix de pousser sur du contenu québécois, il faut des étiquettes en conséquence.On a beau avoir toute l\u2019intelligence artificielle du monde, ça prend un intrant » de qualité, dit Déziel.Ce dernier croit qu\u2019il serait intéressant de rendre le financement conditionnel à un étiquetage adéquat des œuvres.Péladeau aurait souhaité ne pas en venir au lockout au JdeM Dix ans après le déclenchement du lockout au Journal de Montréal, le 24 janvier 2009, Pierre Karl Péladeau croit que si ce quotidien est encore là aujourd\u2019hui et qu\u2019il va bien, c\u2019est parce qu\u2019il a posé les bons gestes lorsqu\u2019il le fallait.Le lockout avait duré 25 mois, touchant 253 travailleurs.« Aujourd\u2019hui, si Le Journal de Montréal existe, c\u2019est parce qu\u2019on a posé les gestes appropriés à ce moment- là », a affirmé M.Péladeau jeudi après sa participation au CEMAD.Il a laissé entendre qu\u2019il avait été forcé d\u2019agir ainsi à cause du contexte, à l\u2019époque.« J\u2019aurais souhaité ne pas être obligé de les poser, malheureusement, la responsabilité qui m\u2019échoit, j\u2019ai dû l\u2019assumer.Et je vais continuer à assumer mes responsabilités », a-t-il ajouté.Les conditions de travail au Journal de Montréal, à l\u2019époque, étaient très avantageuses comparativement aux autres médias, a-t-il affirmé, ajoutant qu\u2019Internet commençait à changer les façons de faire.« Ce n\u2019était pas un moment très agréable.Mais en même temps, ça a été un épisode\u2026 Dix ans plus tard, les journaux\u2026 nous sommes rendus où ?Les journaux ferment.Mais Le Journal de Montréal, il n\u2019est pas fermé.Le Journal de Québec, il n\u2019est pas fermé », a soutenu M.Péladeau.La Presse canadienne 1991 Année de l\u2019adoption de la Loi canadienne sur la diffusion CINÉMA B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 335, boul.de maisonneuve est berri-uqam cinematheque.qc.ca cinemathequeqc cinematheque.quebecoise Des histoires inventées Hale County This Morning, This Evening RAMELL ROSS JEAN-MARC E.ROY ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR Plusieurs Jean-Paul Rouve cohabitent au cinéma.Évidemment, le cabotin n\u2019est jamais très loin depuis ses débuts humoristiques sur scène et à la télévision avec le groupe Les Robins des bois.Depuis, ils se succèdent au gré des envies des cinéastes, mais, comme d\u2019autres acteurs avant lui, il a décidé de ne pas toujours les attendre pour raconter des histoires.Il a d\u2019ailleurs trouvé en l\u2019écrivain David Foenkinos (La délicatesse) le complément parfait pour tempérer son énergie comique, un équilibre déjà acquis dans Les souvenirs, leur première collaboration d\u2019écriture.Elle se poursuit dans Lola et ses frères avec le même dosage fragile d\u2019humour, de drame et de bons sentiments, ainsi qu\u2019un retour en province \u2014 ce qui permet aux personnages de s\u2019entrechoquer plus souvent.Ils le font d\u2019ailleurs allègrement dans cette chronique familiale sans parents, bien que les enfants causent abondamment avec eux, souvent au cimetière, les inondant de leurs problèmes devant leur pierre tombale, espace qui n\u2019est pas loin de ressembler à un cabinet de psychanalyste.C\u2019est là que se retrouve le plus souvent Lola (Ludivine Sagnier), une jeune avocate, toujours flanquée de ses frères Pierre (José Garcia, étonnant de retenue), expert en démolition d\u2019immeubles un peu bourru, et Benoît (Jean-Paul Rouve), un opticien à la vision embrouillée dès qu\u2019il s\u2019agit de relations humaines.Tout débute dans la plus pure tradition des comédies françaises, celle des grands rassemblements apportant leur lot de tensions, de quiproquos \u2014 rien de mieux qu\u2019un mariage\u2026 \u2014 permettant aussi de bien camper la dynamique de ce trio.Entre la fidélité indéfectible et l\u2019exaspération constante, ces trois adultes agissant parfois comme des gamins multiplient les impairs professionnels et sentimentaux, cachant aux autres leurs échecs, qui finissent bien sûr par être connus de tous.Ces louvoiements s\u2019accompagnent de pérégrinations aux quatre coins de la ville, enchaînant ainsi les rendez-vous aux bistrots, théâtre de leurs mésaventures sentimentales.Cette mécanique narrative n\u2019est pas nouvelle.Elle est si familière d\u2019ailleurs qu\u2019elle évoque cette fraternité caractéristique de certains films de Claude Sau- tet, ceux des années 1970 (Les choses de la vie, Vincent, Paul, François et les autres), où tout est prétexte à rassemblement autour d\u2019un verre de vin ou d\u2019un café, amorce d\u2019une suite infinie de confidences.Chez Jean-Paul Rouve, le désir comique apparaît plus marqué, dominant pratiquement tout le film avant que les choses ne dérapent sur le plan sentimental, tâche dévolue au personnage de Ludivine Sagnier, à mi-chemin entre la femme-enfant et la carriériste.Jean-Paul Rouve s\u2019engage ainsi dans des sentiers très fréquentés, avec une certaine aisance, se plaisant à mettre en évidence les travers de ses personnages, à commencer par le sien, radin et insensible.Il ne lésine pas non plus sur les symboles, dont certains sans finesse, à commencer pas cette fissure sur un immeuble à la suite d\u2019une démolition, telle une prophétie des malheurs que va encaisser le rabat-joie irresponsable joué par José Garcia.Une métaphore qui manque parfois de délicatesse\u2026 Lola et ses frères ?Comédie dramatique de Jean-Paul Rouve.Avec Ludivine Sagnier, José Garcia, Jean-Paul Rouve, Ramzy Bedia.France, 2018, 105 minutes.CRITIQUE D\u2019autres choses de la vie Jean-Paul Rouve renoue avec sa petite musique familiale et provinciale dans Lola et ses frères ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR Il n\u2019y a pas de sot métier, et encore moins de vaines expériences avant de devenir photographe ou cinéaste.Ra- Mell Ross ne cultive pas seulement la passion des images, mais aussi celle du basketball, ce qu\u2019il fit pendant plusieurs années à titre d\u2019enseignant dans une école secondaire de la petite ville de Hale County en Alabama.Cet intérêt est partout présent dans son premier documentaire, Hale County this Morning, this Evening, et il aborde ce sujet non pas en amateur de sport épris de statistiques et de techniques, mais en véritable esthète.Ce qui ne signifie pas une approche racoleuse ou désincarnée, car il apparaît évident que les personnages qu\u2019il scrute sans aucune entrave lui sont familiers.Quant à eux, du moins certains, la présence de sa caméra les indiffère, et on peut les comprendre: pendant cinq ans, RaMell Ross a accumulé près de 1300 heures de tournage, ce qui a dû le rendre pratiquement invisible dans cette petite ville du sud des États-Unis peuplée de 16 000 habitants.Et qui dit sud de ce grand pays dit bien sûr chaleur accablante, mais aussi pauvreté parfois extrême, tensions raciales, changements démographiques, etc.Vous verrez d\u2019ailleurs peu de Blancs dans ce court film d\u2019à peine 75 minutes, si ce n\u2019est lors d\u2019un baptême collectif dans une église, et une célèbre photographie d\u2019Audrey Hepburn derrière ses lunettes fumées tirée de Breakfast at Tif- CRITIQUE Dans la chaleur de la nuit étoilée Un cinéaste attentif observe la réalité afro-américaine dans le documentaire Hale County this Morning, this Evening Lola et ses frères agissent parfois comme des gamins.AZ FILMS fany\u2019s trônant dans un salon de coiffure.Ce documentaire représente surtout une incursion poétique et sinueuse dans la réalité afro-américaine, jamais traitée à la manière d\u2019un phénomène sociologique.Ni pamphlétaire ni pédagogue, RaMell Ross se fond à ses semblables, et le fait sans aucun jugement, ces héros du quotidien n\u2019existant que pour eux- mêmes.Les plus visibles, et les plus loquaces \u2014 terme incongru étant donné le peu d\u2019échanges verbaux \u2014, Daniel et Quincy, cristallisent à eux seuls les principaux enjeux qui préoccupent les jeunes Afro-Américains.Il y a bien sûr Ce documentaire représente une incursion poétique et sinueuse dans la réalité afro-américaine, jamais traitée à la manière d\u2019un phénomène sociologique.IDIOM FILM COURTESY RAMELL ROSS & CINEMA GUILD ces rapports parfois problématiques avec la paternité, l\u2019éducation, mais aussi ce salut, ce mirage, que peut représenter le sport (dont le basketball) afin de s\u2019affranchir d\u2019une condition sociale conduisant parfois à un fatal cul-de-sac.Toutes ces considérations ne sont qu\u2019évasives dans cette symphonie visuelle qui n\u2019aspire à aucune démonstration éclatante.Le réel éclat émerge d\u2019une attention constante aux détails, même, et surtout, les plus simples, particulièrement ces larmes, ces perles de sueur et ces gouttes de pluie qui modifient la beauté imparfaite des visages, témoignant aussi de la dureté d\u2019un monde d\u2019où suinte une certaine misère économique.Encore là, aucune statistique, que de rares intertitres annonçant un questionnement aux accents philosophiques, ou alors une tragédie devant laquelle le cinéaste refuse de s\u2019attarder.Car il observe tout cela en s\u2019effaçant complètement, permettant aux protagonistes d\u2019être tout sauf de simples têtes parlantes, se montrant boudeurs, complices, énergiques, ou émerveillés devant une nature déchaînée, des ciels étoilés, des orages foudroyants.Bref, une Amérique de la simplicité quelque peu involontaire, jamais tonitruante, d\u2019une modestie émouvante.Hale County this Morning, this Evening ?1/2 Documentaire de RaMell Ross.États-Unis, 2018, 76 minutes. CULTURE B 4 LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 Salle de concert du Conservatoire 4750 Avenue Henri-Julien | Montréal 18 h 30 | Table ronde Gilles Tremblay : lumières porteuses www.ecm.qc.ca 514-524-0173 À quelle heure commence le temps ?Solistes : Vincent Ranallo, baryton & Louise Bessette, pianiste Direction artistique : Véronique Lacroix & Jeffrey Stonehouse Hommage collectif à Gilles Tremblay SUITE Avec l\u2019Ensemble contemporain de Montréal (ECM+), l\u2019Ensemble Paramirabo, le Quintette à vent Choros, Magnitude6 et le Conservatoire de musique de Montréal Vendredi 25 janvier 2019 | 19 h 30 O MUSIQUE L\u2019antidote hivernal de Kid Koala Le DJ sort un nouvel opus Io de sa série Music to Draw to n le voit venir de loin, ce cher Kid Koala.Incapable de faire les choses comme tout le monde.Neuf mois après avoir présenté sa bande originale pour le jeu vidéo Floor Kids, le revoilà avec le second disque de sa série Music to Draw to paraissant vendredi, un album intitulé Io en référence à la légende grecque.L\u2019envoûtante collection d\u2019instrumentales et de chansons à laquelle a collaboré l\u2019auteure, compositrice et interprète Trixie Whitley sera encore présenté devant public vendredi soir dans le dôme de la Société des arts technologiques.Trixie au micro, Kid Koala aux tables tournantes et claviers et Karina Bleau\u2026 « marionnettiste chimique », aux visuels.Nous viendrons bientôt aux nouvelles compositions, mais d\u2019abord, la question urgente : la performance d\u2019une marionnettiste chimique pose-t-elle des risques pour la santé des spectateurs ?« Pas du tout, nous rassure Kid Koala.Elle utilise des liquides, des fluides, des pigments, quelques simples ingrédients chimiques qu\u2019on trouve à la maison, pour créer ses visuels en direct » durant ces sessions musicales de deux heures « où les gens sont invités à venir travailler sur quelque chose pendant le concert, dessiner, tricoter, coder un jeu vidéo, n\u2019importe quoi.Mon objectif est d\u2019installer un environnement favorable à la réflexion et à la créativité ».Chimie musicale Marionnettiste de métier et collaboratrice de longue date d\u2019Eric San (Kid Koala au civil), la Lavalloise Karina Bleau avait glissé un mot au musicien de son nouveau dada : la marionette chimique, où comment manipuler les fluides, les textures, les couleurs et les cristallisations pour créer de l\u2019art.« Je lui ai demandé : \u201cpeux-tu faire ça live ?\u201d À mes yeux, ça ressemble au type de photos que publie la NASA.Il y a un feeling extraterrestre à son travail, et tout est effectivement réalisé en direct.Karina réagit, répond en quelque sorte à la musique que je joue en mélangeant ses différents ingrédients sur des tables tournantes en verre, dans des aquariums, des trucs du genre.» Tout ça est capté par différentes caméras, puis projeté sur les parois intérieures du dôme de la Société des arts technologiques.En plus d\u2019être résolument original, l\u2019artifice a le mérite d\u2019injecter un souffle nouveau aux sessions Music to Draw to que Kid Koala, bédéiste à ses heures, organise depuis déjà dix ans.À même sa vaste collection, le DJ a sélectionné ses vinyles préférés à écouter en se concentrant sur un dessin.« Je les appelle mes \u201cdisques à dessin\u201d parce que ce sont eux que j\u2019écoute quand je dessine et que je partage avec les gens dans mes sessions Music to Draw to.» L\u2019inspiration de ses propres compositions originales «à dessin» est puisée à même cette sélection, «un mélange de musiques de films, de musiques électroniques, de disques de guitare instrumentale\u2026 Or durant ces DJ sets, je ressentais toujours le besoin à l\u2019occasion de jouer une chanson, une ballade.Quelque chose avec de la voix humaine, juste pour changer la dynamique».Par exemple, un de ses disques à dessin favoris est le classique dream pop It\u2019s a Wonderful Live du groupe britannique Sparkle- horse.« Magnifique \u2014 beaucoup de chansons sur cet album sont très slow, genre Montreal-dig-your-car-out-of-the- snow slow», rit Kid Koala.Amnésie climatique Car cette série de musiques pour dessiner est également une forme d\u2019antidote à l\u2019hiver pour son créateur, qui avoue souffrir «d\u2019amnésie climatique»: «J\u2019essaie d\u2019apprendre à être en phase avec les saisons, explique Kid Koala.Lorsqu\u2019arrive janvier, je ne peux même plus imaginer ce qu\u2019était la météo en juillet, même après toutes ces années vécues à Montréal.L\u2019inverse est aussi vrai : je ne me souviens pas de combien il peut faire froid ici l\u2019hiver en plein milieu de l\u2019été.Ça se reflète dans ma musique: l\u2019été, j\u2019ai simplement envie de recommencer à faire des beats, des scratches et jouer dans des festivals.Arrive l\u2019hiver, je me tourne plutôt vers l\u2019écriture d\u2019œuvres plus concentrées, plus introspectives, comme Music to Draw to.Il y a une forme d\u2019équilibre là, j\u2019imagine.[\u2026] Une des choses que j\u2019essaie d\u2019exprimer dans cette série, c\u2019est la sensation auditive de Montréal en hiver.J\u2019ai l\u2019impression que la ville est plus calme, silencieuse, durant cette saison, ne serait-ce qu\u2019à cause de la réverbération des bruits qui s\u2019étouffent dans la neige.» Ce nouveau Music to Draw to : Io, mélange de musique ambient et de grooves hypnotiques, a donc été achevé à la fin de l\u2019hiver dernier.Sur le premier volet de la série, Music to Draw to : Satellite (2017), Eric San avait convié la chanteuse Emiliana Torrini à prêter sa voix à ses grooves.Cette fois, c\u2019est vers la chanteuse belgo-américaine Trixie Whitley (fille de feu Chris Whitley) qu\u2019il s\u2019est tourné.Une voix possédant une tessiture plus grave, une voix qui creuse aux racines du blues et qui donne instantanément plus de corps et de gravité aux compositions de San.« Nous sommes devenus amis un jour où elle est venue donner un concert à Montréal, raconte-t-il.Elle est venue enregistrer à mon studio : sa voix est tellement soul et puissante qu\u2019elle m\u2019a forcé à retravailler les pistes de claviers de l\u2019album pour leur donner plus de poids, histoire d\u2019accompagner la force de sa voix.Il y a quelque chose de très profond dans sa performance sur l\u2019album.» Et puisqu\u2019un jour nous en aurons fini avec cet hiver bipolaire, Kid Koala a déjà les yeux fixés sur son prochain projet : un autre théâtre musical à marionnettes dans l\u2019esprit de la version scénique de l\u2019album bédé Nuphonia Must Fall d\u2019il y a trois ans, baptisé Sto- ryville Mosquito.La première aura lieu en novembre prochain, à la 5e Salle de la Place des Arts : « C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un moustique qui veut jouer de la clarinette jazz.Il habite dans une ville musicale et essaie de se faire accepter dans un orchestre\u2026 » PHILIPPE RENAUD COLLABORATEUR LE DEVOIR Ce nouveau Music to Draw to : Io, mélange de musique ambient et de grooves hypnotiques, a été achevé à la fin de l\u2019hiver dernier.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Sursis pour une maison centenaire de Sainte-Malachie La Ville de Sainte-Malachie a décidé de raser une maison plus que centenaire située à deux pas de l\u2019église afin de favoriser la circulation automobile.Le conseil municipal, malgré la pression de groupes de citoyens, n\u2019a pas voulu revenir sur sa décision de raser ce marqueur de la vie des environs.La ministre de la Culture, Nathalie Roy, a émis une ordonnance concernant cette maison ancestrale qui pourrait en retarder la destruction si les analyses effectuées par des experts en patrimoine lui accordent une valeur patrimoniale sur le plan local ou national.Cette mesure permettra, affirme la ministre, « d\u2019avoir tous les éléments en main afin de prendre une décision réfléchie et éclairée dans ce dossier ».Le Devoir EN BREF La critique du concert du duo Louis Lortie et Hélène Mercier par le journaliste Christophe Huss sur toutes les plateformes numériques du Devoir.À LIRE ELIAS PHOTOGRAPHY La critique du programme double Amélie Rajotte + Blunder Blender par la journaliste Mélanie Carpentier sur toutes les pla- teformes numériques du Devoir.À LIRE ANGIE CHENG Jean François Lippé directeur général du Festival de Granby Ça bouge du côté du Festival international de la chanson de Granby, qui a annoncé jeudi la nomination de Jean François Lippé au poste de directeur général.Originaire de l\u2019Estrie, M.Lippé connaît bien le milieu de la musique, ayant notamment agi comme consultant pour les Violons du Roy et La Chapelle de Québec, l\u2019Orchestre Métropolitain et Analekta par le truchement de Lippé Communications.Actuellement directeur du marketing et des communications au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), M.Lippé entrera en fonction le 25 février prochain.Le Devoir J\u2019essaie d\u2019apprendre à être en phase avec les saisons.Lorsqu\u2019arrive janvier, je ne peux même plus imaginer ce qu\u2019était la météo en juillet, même après toutes ces années vécues à Montréal.KID KOALA » CULTURE B 5 LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 Interprétation classique ou jazz ?Musicologie ?Composition et création sonore ?Une occasion sans pareille pour explorer les parcours d\u2019études possibles, clari?er un choix et vivre l\u2019expérience de la Faculté de musique de l\u2019UdeM ! TOUT AU LONG DE LA JOURNÉE 12 h à 16 h : Visites guidées et kiosques d\u2019information CONFÉRENCES SUR LES PROGRAMMES ET LES ÉPREUVES D\u2019ADMISSION 12 h 30 : Baccalauréats en musique et en musicologie, programmes courts en Musiques, histoire et sociétés, en Musiques et arts et en Médiation de la musique Les épreuves d\u2019admission pour ces programmes n\u2019auront plus de secret pour vous ! 13 h 30 : Programmes en composition et création sonore : écriture, composition instrumentale ou mixte, musiques numériques Des conseils utiles pour bien préparer votre portfolio et votre entrevue ! VOIR ET ENTENDRE Prestations musicales et cours de maître 13 h à 14 h : L\u2019École des jeunes de la Faculté de musique présente un concert de l\u2019ensemble Flûte Alors ! 13 h à 14 h 30 : Prestations et discussions avec des étudiants et profs du secteur chant classique 14 h à 16 h : Répétitions de combos jazz 14 h 30 à 15 h 30 : Atelier-conférence sur le cor naturel avec Teunis van der Zwart, invité des Journées du cor 14 h 30 à 16 h : Cours de maître en contrebasse avec Yannick Chênevert Démonstrations-discussions en musiques numériques dans les studios multimédia 12 h à 16 h : Découvrez les projets originaux de deux étudiants de la Faculté POUR TOUT SAVOIR SUR LA FACULTÉ DE MUSIQUE\u2026 SUIVEZ-NOUS ! @MusUdeM musique.umontreal.ca 220, av.Vincent-d\u2019Indy, Montréal (métro Édouard-Montpetit) PORTES OUVERTES\u2026 SUR DES ÉTUDES EN MUSIQUE ! Faculté de musique de l\u2019UdeM \u2013 Dimanche 27 janvier 2019 JÉRÉMY PIETTE LIBÉRATION Filmeur de génie, mais aussi poète, critique, passeur\u2026 Né Lituanien, Jonas Mekas fut l\u2019un des plus grands cinéastes qu\u2019ait connus l\u2019Amérique, et un vaillant compagnon de la beauté, aux côtés d\u2019Andy Warhol, John Lennon ou Jean Genet.Il est mort mercredi après 96 ans d\u2019une vie qui valait bien des romans.Il y a presque un an jour pour jour, un homme très âgé à l\u2019allure de berger \u2014 son béret gris foncé, ses habits bleu roi \u2014 laissait résonner sa voix chantante, prédicateur et cinéaste sans foyer, entre les murs de la Cinémathèque française lors d\u2019une rétrospective consacrée au cinéma lituanien: «Vous pouvez réaliser un film avec n\u2019importe quelle caméra, voire pas de caméra du tout.Ça ne fait pas grande différence.» Voici les mots avisés d\u2019un père du cinéma expérimental, d\u2019un immense cinéaste tout court, d\u2019un œil-caméra, capable d\u2019attirer et de retenir des vies entières, œil qui vient de se clore à jamais.Jonas Mekas s\u2019est éteint mercredi dans son sommeil, paisiblement, à l\u2019âge de 96 ans.Walden (1969), Lost Lost Lost (1976), Scenes from the Life of Andy Warhol (1990), This Side of Paradise (1999), As I Was Moving Ahead Occasionally I Saw Brief Glimpses of Beauty(2000): pour toujours et définitivement légende, le cinéaste underground, critique (fondateur de la revue Film Culture, chronique pour le Village Voice), poète et écrivain, a filmé de sa caméra Bolex, haché, attrapé depuis 1949 les égéries d\u2019une Amérique pop, underground ou Fluxus (Andy Warhol, Jackie Kennedy, John Lennon, Yoko Ono, Zefiro Torna, le Velvet Underground\u2026) avec la même force et la même délicatesse amoureuse et fragmentée que lorsque l\u2019«œil-caméra» retrouva sa mère en 1971, après vingt-sept ans d\u2019exil loin de sa Lituanie natale (Réminiscences d\u2019un voyage en Lituanie, 1972).C\u2019est enfin avec des kilos de pellicules, qui se sont déversées comme la lumière d\u2019un phare qui ne voudrait plus s\u2019éteindre, qu\u2019il captura Brooklyn la nuit, des enfants qui se battent à l\u2019aide de faux pistolets, les acrobates vacillants et les lumières criardes d\u2019un cirque (Notes on the Circus, 1966), ainsi qu\u2019il se fit témoin des cris de manifestants pour la paix et d\u2019autres chants des communautés lituaniennes rassemblées\u2026 Autant de séquences tremblotantes et discontinues, griffées, palpitantes comme un cœur aux battements irréguliers, images et sentiments en patchwork, vies en fragments, surimpressions, rêves attrapés du bout d\u2019un filet, en somme une fresque et un total enregistrement du vivant.« C\u2019est ma nature de filmer tout ce que je traverse » Né le 24 décembre 1922 dans une famille protestante au cœur du village de Se- meniškiai, Jonas Mekas lit en douce \u2014 grâce à son oncle et quelques voisins gauchistes \u2014 Dumas, Hugo, Dickens, Gogol et Tourgueniev\u2026 En 1944, lui et son frère Adolfas se voient poussés à fuir un pays sous l\u2019occupation allemande.Fuite manquée vers le Danemark.Tous deux connaissent les affres de la détention dans un camp de travail près de Hambourg, puis s\u2019enfuient dans une ferme allemande du Schleswig-Hol- stein, jusqu\u2019à sauter de trains bondés en camps de déplacés avant d\u2019atteindre un soir (Jonas Mekas est alors âgé de 25 ans) le port de New York en 1949, scènes qu\u2019il décrit dans son bouleversant Je n\u2019avais nulle part où aller, journal écrit entre juillet 1944 et août 1955.« Une fois qu\u2019on est parti de chez soi, on n\u2019est plus jamais chez soi.» Mais encore : « C\u2019est ma nature de filmer tout ce que je traverse », peut-on aussi entendre dans Lost Lost Lost (1976) \u2014 l\u2019un de ses fameux journaux filmés.Car l\u2019homme, avec son frère, sitôt le pied sur la terre ferme, part s\u2019acheter une caméra Bolex pour une toute petite poignée de dollars et commence à capter « des images et des sons enregistrés par une personne en exil ».De longues errances à travers Manhattan, des passants-fantômes qui grouillent dans les rues, l\u2019arrivée d\u2019une nouvelle vague d\u2019immigrants, une promenade à travers Greenwich Village, des policiers à cheval, les rushes datent de 1949 à 1963 et sont rassemblés plus de vingt ans plus tard sous ce titre qui entonne trois fois sans ponctuation le mot « perdu ».Mekas invoque une figure qui lui sert, dans un même mouvement, à donner corps et voix à son errance : « Oh, chante Ulysse, chante le désespoir de l\u2019exil, chante le désespoir des petits pays ! Je vous ai vus, et j\u2019ai pris des notes avec ma caméra.» Vibrante de tristesse, la voix hors champ de l\u2019homme prolifère martèle et caresse le long de la pellicule.S\u2019intègrent aussi des inserts rédigés à la machine à écrire qui annoncent les scènes à venir (« Quelque part dans le Connecticut », « Gambader avec Arlène et Edouard », « Au New York Theater »).Incandescence avant-gardiste « Je vis, donc je fais des films.Je fais des films, donc je vis » : son mythique Walden de trois heures, ramassé sous l\u2019appellation ouverte « diaries, notes and sketchs » (« journaux, notes et croquis »), tourné en grande partie à New York entre 1964 et 1968, est un autre parcours du temps \u2014 on peut s\u2019y glisser comme en sortir, puis mieux y revenir \u2014 à la vie comme au sommeil, le temps s\u2019effile sous les rayons du soleil.On y perçoit l\u2019ébullition d\u2019une scène underground sixties \u2014 défilent là les saisons et les icônes, Allen Ginsberg, Jack Smith, Nico, Peter Kubelka\u2026 Gerard Malanga et Edie Sedgwick avec leur fameuse « danse du fouet » à l\u2019occasion d\u2019un concert du Velvet.Mekas tournoie dans cette incandescence avant- gardiste, et lui qui connaît si bien les effets du rejet ou d\u2019être perçu comme « étranger » se fait fervent défenseur d\u2019un cinéma marginal américain, d\u2019autres formes nouvelles ou expérimentales, tout en luttant constamment contre la censure.Anti-hollywoodien et critique passionné, il participe au lancement de la revue Film Culture en 1954 et devient responsable de la rubrique Movie Journal dans le Village Voice de 1958 à 1976 \u2014 il y acclame entre autres chefs-d\u2019œu- vre Pull My Daisy des cinéastes Robert Frank et Alfred Leslie tout comme le travail de John Cassavetes.En 1959, il forme avec d\u2019autres compères et cinéastes (de Peter Bogdano- vich à Lionel Rogosin en passant par Frank et Leslie) le New American Cinema Group \u2014 à la recherche d\u2019une nouvelle vague américaine \u2014 puis la Film Maker\u2019s Cooperative, société de distribution « non discriminatoire ».Ce combat l\u2019amène à défendre et à projeter des films jugés sulfureux, tels Flaming Creatures de Jack Smith ou encore, en 1964, Un chant d\u2019amour de Jean Genet, ce qui le conduira deux fois à passer par la case prison, mais le poussera d\u2019autant plus à créer sa fameuse Anthology Film Archives en 1970, gigantesque cinémathèque du Lower East Side regroupant de nombreux films avant-gardistes passant du ciné porno d\u2019Hoboken jusqu\u2019aux fantaisies brûlantes d\u2019un Kenneth Anger.Mini-portraits très accélérés Outre ses grandes fresques de vie, lorsqu\u2019il retourne en Lituanie en 1971, ou lorsqu\u2019il assemble son grand As I Was Moving Ahead Occasionally I Saw Brief Glimpses of Beauty (qui couvre une période de 1970 à 1999), ce sont aussi ses petits films, ou mini-portraits, très accé- 1922-2019 Jonas Mekas, l\u2019« œil-caméra » se ferme lérés, tels que Scenes from the life of Andy Warhol (1990) ou This Side of Paradise (1999), qui clignotent très fort en nous tandis qu\u2019ailleurs la lumière s\u2019éteint.Nous sommes en 1972 et l\u2019été flamboie dans les Hamptons.Lee Radziwill, sœur cadette de Jacqueline Kennedy Onassis, loue la demeure d\u2019été d\u2019Andy Warhol à Montauk et les services de Mekas afin que ce dernier enseigne aux enfants John F.Kennedy Jr.et Caroline Kennedy la photographie et la vidéo.On y voit Andy Warhol (que Mekas rencontra bien avant en 1962 par l\u2019intermédiaire de Naomi Levine) y prendre en photo les adolescents qui se battent avec de la crème.Ils courent sur la plage, se chamaillent encore, disparaissent dans le temps, puis reviennent là.Les couleurs déchirent le cadre, les étincelles forment des abysses.Andy signe des polaroïds.En insert : « La vie était simple et stupide » s\u2019inscrit en lettres capitales.Les images clignotent comme autant de paupières qui papillonnent vivement, avec des souvenirs qui s\u2019échappent, menacés de filer pour toujours dans l\u2019oubli.Mais Mekas les secoue, joue avec les photogrammes, rembo- bine, et de justesse les ramène à la surface, les lovant dans des boucles, leur soufflant de ne jamais partir.Sa voix encore dans Lost Lost Lost : « Les vents m\u2019ont amené ici, et je vous vois, et je vous enregistre.Je me demande si je vous ai jamais compris, si j\u2019ai jamais vraiment compris ce que vous représentiez, ce que vous avez enduré.Mais j\u2019étais là.Je n\u2019étais qu\u2019un passant, venu d\u2019ailleurs, de complètement ailleurs, observant tout cela, avec ma caméra, et j\u2019ai enregistré, j\u2019ai enregistré tout cela.Je ne sais pas pourquoi.» Pourquoi chercher le pourquoi?Après avoir vécu des années en captivité, et d\u2019autres années plus longues encore à se balader sur l\u2019échine de l\u2019errance, Jonas Mekas a simplement fait de son regard de tous les jours une caméra.Comme certains lient des amitiés par des biais divers, lui le faisait la Bolex greffée à l\u2019œil \u2014 ou tout autre dispositif et caméra cheap plus tard qui lui permit de continuer à la volée ces petites vidéos qu\u2019il archiva jusqu\u2019en novembre 2018 (comme en témoigne son site) : « J\u2019étais avec vous.Je devais l\u2019être, vous étiez, vous étiez, le sang de ma ville, le battement de son cœur.Je voulais prendre son pouls, ressentir son excitation.» Mais tout d\u2019un coup, un pouls s\u2019est arrêté.De nombreuses fois aussi (comme lors de son dernier passage à Paris), Mekas conseillait à toutes les jeunes caboches de ne pas courir trop vite vers les écoles de cinéma, parfois très dur : « Ce sont des morgues.» D\u2019autres fois plus expansif et coquin : « Si vous commencez à étudier le cinéma, vous allez commencer à faire des films comme tout le monde.» Après avoir vécu des années en captivité, et d\u2019autres années plus longues encore à se balader sur l\u2019échine de l\u2019errance, Jonas Mekas a simplement fait de son regard de tous les jours une caméra.Comme certains lient des amitiés par des biais divers, lui le faisait la Bolex greffée à l\u2019œil \u2014 ou tout autre dispositif et caméra cheap plus tard qui lui permit de continuer à la volée ces petites vidéos qu\u2019il archiva jusqu\u2019en novembre 2018.Une fois qu\u2019on est parti de chez soi, on n\u2019est plus jamais chez soi JONAS MEKAS » ÉCONOMIE B 6 LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 AVIS DE DÉCÈS Les temps sont durs pour les multinationales, en dépit des apparences.Elles le doivent à l\u2019essoufflement de la mondialisation, ou à sa transformation.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La très chic station de ski de Davos, dans les Alpes suisses, a accueilli cette semaine une autre édition de son fameux Forum économique mondial.On y a fait grand cas de l\u2019absence de la plupart des principaux dirigeants politiques, qui étaient tous retenus à la maison avec l\u2019un ou l\u2019autre des symptômes de la crise que traverse actuellement la mondialisation libérale dont ce Forum s\u2019est fait le champion.On y a moins parlé des chefs des multinationales qui composaient environ les deux tiers des 3000 participants et qui se demandent, eux aussi, comment ils vont se tirer d\u2019affaire au cours des prochaines années.Ces interrogations existentielles des géants de l\u2019économie mondialisée en surprendront plusieurs.Ne vit-on pas dans un monde où les multinationales ne cessent d\u2019être de plus en plus grosses, au point de commencer à faire de l\u2019ombre aux gouvernements eux-mêmes ?Dans l\u2019édition de novembre de la revue Diplomatie, les chercheurs québécois Michèle Rioux et Jean-Baptiste Vallantin Dulac rappelaient que sur les 100 entités économiques les plus riches dans le monde en 2016, 69 étaient des entreprises, contre 31 États, et que l\u2019influence de ces géants du monde privé contribuait au creusement des inégalités économiques mondiales, débordait dans le champ du politique et leur permettait même d\u2019établir leurs propres normes et règles de conduite.Au point où un pays, le Danemark, a confié en 2017 à un véritable diplomate un véritable poste d\u2019ambassadeur, non pas auprès d\u2019un autre pays, mais de la Silicon Valley et des autres géants des nouvelles technologies dans le monde.Géants aux pieds d\u2019argile On comprend, dans ce contexte, que la concurrence entre multinationales prend parfois des allures de lutte géopolitique entre les pays.On pense évidemment au match de roller derby engagé entre Washington et Pékin pour la domination dans les technologies d\u2019avenir, notamment de réseaux 5G.L\u2019Europe en donne un autre exemple, depuis quelques jours, alors qu\u2019elle envisage de passer outre ses règles an- timonopoles en permettant la fusion de ses géants du rail Alstom et Siemens afin d\u2019augmenter leurs chances de résister à leur formidable concurrent chinois CRRC.Toutes ces tendances, ainsi que l\u2019outrageuse domination des géants du Web dans leur secteur, peuvent donner une fausse impression sur le réel état de santé des multinationales.En fait, leur part dans l\u2019ensemble des profits des compagnies dans le monde a légèrement reculé de 33 % à 31 %, rapporte The Economist dans sa dernière édition.Selon l\u2019ONU, les profits des multinationales ont augmenté de 12 % de 2015 à 2017, contre 30 % pour les entreprises plus locales.Leur soif de se développer à la grandeur de la planète semble aussi diminuer, le volume de l\u2019ensemble des investissements directs étrangers ayant chuté depuis dix ans de l\u2019équivalent de 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial en 2007 à seulement 1,3 % l\u2019an dernier.Une autre mondialisation La guerre des tarifs commerciaux déclarée par Donald Trump à la Chine et à bien d\u2019autres pays ainsi que le climat d\u2019incertitude que toute cette tension entretient ne sont pas étrangers aux dif- ANALYSE Apple réduit son effectif dans l\u2019automobile SAN FRANCISCO \u2014 Apple réduit la taille de son effectif affecté à la technologie des véhicules automobiles autonomes, alors que la société se réorganise pour s\u2019ajuster à un affaiblissement de ses ventes de téléphones iPhone, son produit le plus rentable.La société a reconnu les réductions d\u2019effectif dans une déclaration jeudi, sans préciser le nombre d\u2019emplois touchés.Le réseau CNBC a rapporté que plus de 200 employés avaient été licenciés de la division, connue en interne sous le nom de « Projet Titan ».Apple a pris du retard par rapport à de nombreuses autres entreprises de technologie et constructeurs automobiles qui tentent de rattraper le leader de ce secteur encore naissant, Waymo, une entreprise essaimée de Google qui a commencé ses travaux il y a dix ans.Associated Press Bombardier s\u2019entend avec Triumph Alors que s\u2019accélère la production du Global 7500, Bombardier s\u2019est entendue avec Triumph afin de construire les ailes de son jet d\u2019affaires.Pour un montant symbolique, l\u2019avionneur québécois mettra la main sur la chaîne de production de l\u2019entreprise américaine et les employés qui y sont affectés à Red Oak, au Texas.« L\u2019objectif est de nous assurer que nous sommes en mesure d\u2019augmenter la cadence de production afin de nous concentrer sur les livraisons du Global 7500 », a dit un porte-parole de l\u2019avionneur, Mark Masluch.Quelque 500 employés de Triumph passeront dans le giron de Bombardier.L\u2019entente concerne également 200 contractuels.Les activités entourant la fabrication des ailes du Global 7500 seront intégrées à la division aérostructures et services d\u2019ingénierie de Bombardier.La Presse canadienne EN BREF JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE Après environ cinq décennies de production, l\u2019usine exploitée par les Aliments Dare à Saint-Lambert fermera ses portes dans 18 mois, ce qui enverra au chômage environ 275 employés.Citant des raisons de concurrence, l\u2019entreprise ontarienne a décidé de déplacer la production de biscuits tendres, comme les produits Pattes d\u2019ours et Goglu, dans ses autres usines à travers le pays.« L\u2019usine est vraiment enclavée par des résidences privées et d\u2019autres commerces, a indiqué jeudi un porte-parole, Marc Duchesne, au cours d\u2019un entretien téléphonique.Il n\u2019y a pas de moyens pour agrandir le site afin d\u2019être plus compétitifs face aux joueurs mondiaux de l\u2019industrie des biscuits.» Il a ajouté qu\u2019en dépit de la hausse des coûts des matières premières, comme le sucre et le blé, les prix payés par les marchands ne suivent pas la même trajectoire en raison de la vive concurrence.Malgré la nouvelle annoncée aux travailleurs, Dare tentera de convaincre ces derniers de demeurer en poste jusqu\u2019à la dernière journée de production à l\u2019usine.« Nous avons prévu des primes de rétention, des primes au rendement ainsi que des indemnités de départ qui vont dépasser les exigences minimales de la convention collective et de la Loi sur les normes du travail s\u2019ils restent jusqu\u2019à la fin », a dit M.Duchesne.Celui-ci a indiqué que la compagnie n\u2019avait pas envisagé de déménager l\u2019usine de Saint-Lambert sur un autre site où il aurait été possible de procéder à une expansion ou à une modernisation des installations.L\u2019usine exploitée par Dare à Sainte-Martine, en Montérégie, qui fabrique des grigno- tines à base de pain grillé et qui compte près de 120 employés, n\u2019est pas touchée.Dare \u2014 qui exploite actuellement cinq usines au pays \u2014 est notamment propriétaire des marques Whippet, Breton et Grissol.Sylvain Gagné, du Syndicat international des travailleurs et travailleuses de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie, qui représente les salariés de Saint-Lambert, a déploré la décision, la qualifiant de « mauvaise nouvelle ».« Nous avons rencontré les dirigeants locaux, a-t-il dit au cours d\u2019un entretien téléphonique.Ils se rapportent au siège social en Ontario.Nous devrions peut-être avoir plus de détails vendredi.» M.Gagné s\u2019est montré prudent dans ses commentaires, indiquant que le syndicat n\u2019avait pas encore tenu d\u2019assemblée générale pour discuter avec ses membres.Dare fermera son usine de Saint-Lambert Quelque 275 employés sont touchés ficultés que traversent les multinationales.Le fait qu\u2019elles soient perçues comme de possibles menaces géopolitiques a amené les États-Unis, la Chine, mais aussi d\u2019autres pays comme le Canada à s\u2019opposer à certaines de leurs acquisitions, voire à leur entrée dans certains secteurs du marché au nom de la sécurité nationale.Leur recours aux paradis fiscaux et à toutes sortes de subterfuges pour réduire artificiellement leurs impôts leur vaut également une attention beaucoup plus serrée de la part du public et des élus.Mais les multinationales sont aussi victimes d\u2019une perte de vitesse de la mondialisation qu\u2019un auteur néerlandais a qualifiée de « slowbalisation », explique The Economist, qui en fait son titre cette semaine, et qu\u2019on pourrait traduire par « moudialisation ».Cela tiendrait au fait qu\u2019après s\u2019être étendues à la grandeur de la planète afin de tirer profit au maximum du savoir-faire des uns et des bas salaires des autres, il ne leur reste plus beaucoup de gains à réaliser de ce côté.Et puis, ces grands empires coûtent cher à mettre en place et sont difficiles à gérer efficacement alors que de plus en plus de petites compagnies sont capables à leur tour de profiter des avantages offerts par les faibles coûts des transports, l\u2019Internet et la mondialisation.Elles le peuvent d\u2019autant plus facilement que l\u2019intégration économique se fait de plus en plus sur une base régionale plutôt que mondiale.Nos économies reposent aussi de plus en plus sur les services, y compris en Chine, et les services se prêtent moins bien au commerce.« On peut facilement remplir un conteneur et l\u2019expédier à l\u2019étranger, mais on ne peut faire de même avec des coiffeurs », résume The Economist avec humour.On peut quand même, bien sûr, exporter des services, comme le démontre Netflix.Mais cela commande généralement une capacité de s\u2019adapter plus finement à la réalité des marchés visés.Cela se traduit aussi sur place par moins de retombées économiques directes (investissements, emplois, impôts versés\u2026) et donc le risque de ne pas être bien reçu.Non, les temps ne s\u2019annoncent pas aussi faciles qu\u2019on le croit pour les multinationales.Les chefs des multinationales composaient environ les deux tiers des 3000 participants au Forum de Davos.FABRICE COFFRINI AGENCE FRANCE- PRESSE Les multinationales à l\u2019heure de la « moudialisation » Autrefois triomphants, les géants traversent aujourd\u2019hui une mauvaise passe ÉCONOMIE B 7 LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 E N B R E F Fondaction affiche un rendement de 0,2 % Fondaction a annoncé jeudi un rendement de 0,2 % au premier semestre de l\u2019exercice 2018-2019, sans toutefois indiquer quel avait été son bénéfice pour cette période.Le fonds d\u2019investissement en capital de développement a indiqué que la valeur de son action avait atteint 11,84 $, en hausse de 2 ¢ par rapport à son cours de 11,82 $ en date du 12 juillet dernier.Sur les 12 derniers mois, le rendement à l\u2019actionnaire s\u2019est établi à 2,2 %.Ce rendement ne tient pas compte des crédits d\u2019impôt de 35 % consentis aux contribuables lors de l\u2019acquisition d\u2019actions de Fondac- tion.Au cours du semestre clos le 30 novembre, l\u2019actif net du fonds a grimpé de 2,9 %, pour atteindre 2,03 milliards.En date du 30 novembre, le capital d\u2019investissement engagé dans les PME québécoises était estimé à 1,41 milliard, ce qui représentait une hausse de 11,2 % par rapport à la fin du semestre précédent.Fondaction n\u2019a cependant pas précisé le rendement de ce portefeuille d\u2019investissements pour le plus récent semestre, ni celui de ses placements sur les marchés financiers.Le nombre d\u2019actionnaires a grimpé de 1,7 % au cours du premier semestre de l\u2019exercice, pour se chiffrer à 159 349 au 30 novembre.Par l\u2019entremise de ses engagements ou de ses investissements, Fondaction dit contribuer au développement de plus de 1200 PME au Québec.La Presse canadienne Taxation du numérique en 2020 ?DAVOS \u2014 Angel Gurria espère poser dès cette année les bases d\u2019un accord sur la taxation internationale des géants du numérique, qui pourrait ainsi entrer en vigueur dès 2020, a-t-il affirmé à l\u2019AFP.«C\u2019est possible», a assuré le secrétaire général de l\u2019Organisation pour le développement et la coopération économiques (OCDE), alors que ce projet de taxation semblait enlisé, les pays membres n\u2019étant pas parvenus à se mettre d\u2019accord il y a un an sur un texte à présenter au G20.Jusqu\u2019à présent, Américains et Européens n\u2019étaient pas parvenus à s\u2019entendre.Face aux difficultés de trouver un accord au sein de l\u2019OCDE et même de l\u2019UE, des pays comme la France, le Royaume-Uni ou l\u2019Espagne ont annoncé leur intention de taxer unilatéralement les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) dès cette année.Agence France-Presse FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Alors que le ministre des Transports a dit être au courant jeudi des enjeux financiers entourant Téo Taxi, la société mère Taxelco a limité ses commentaires au strict minimum tout en essayant, à l\u2019interne, de rassurer les chauffeurs.Invitée à réagir à l\u2019article de La Presse évoquant un éventuel recours aux tribunaux pour se protéger des créanciers, Taxelco, qui chapeaute aussi Taxi Diamond et Taxi Hochelaga, a dit qu\u2019elle ne souhaite pas commenter les « rumeurs et les spéculations en cours ».« Une annonce sera faite en temps opportun.D\u2019ici là, nous ne ferons aucun autre commentaire », a indiqué dans une déclaration écrite la porte-parole de Taxelco, Jessica Théroux.La Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ, deux actionnaires de la compagnie, ont refusé de faire des commentaires.Selon La Presse +, Taxelco, fondée par l\u2019homme d\u2019affaires Alexandre Taillefer il y a quelques années, se dirigerait vers une restructuration financière au moment où se poursuit la recherche d\u2019un nouvel acteur pour renforcer les finances de l\u2019entreprise.Au registre des entreprises, l\u2019actionnaire majoritaire de Taxelco est le fonds XPNDCroissance.La Caisse de dépôt y figure comme deuxième actionnaire, suivie du Fonds de solidarité FTQ.M.Taillefer n\u2019est plus au conseil d\u2019administration, indique le registre.Quand Le Devoir a envoyé cette semaine une demande d\u2019information à Dominic Bé- cotte, associé chez XPND Capital et président du conseil de Taxelco, ce dernier a suggéré de contacter Mme Théroux.En février 2018, au moment d\u2019une nouvelle ronde de financement, divers investisseurs ont décidé d\u2019injecter 17 millions dans Taxelco.Il était alors question de la Caisse, du Fonds FTQ, de Fondaction et du fonds XPND Capital.L\u2019argent devait servir à acheter des véhicules et à embaucher davantage de personnel.Une nouvelle injection d\u2019environ 7 millions aurait eu lieu il y a quelques mois.Environ 400 employés de Téo Taxi sont syndiqués auprès des Teamsters depuis l\u2019automne.Il serait difficile de faire des commentaires à ce stade-ci en raison du manque d\u2019informations, a indiqué un porte-parole.En tout, 195 permis de taxi sont liés à Téo Taxi, selon le Bureau du taxi de Montréal.Diamond et Hochelaga détiennent 1197 permis.Rassurer à l\u2019interne Taxelco aurait fait parvenir un message aux chauffeurs jeudi pour les rassurer, selon un courriel dont Le Devoir a obtenu copie.« Nous tenons à ce que vous sachiez que nous travaillons toujours à faire de Téo un projet viable et pérenne», peut-on lire.«Merci infiniment pour votre compréhension et votre collaboration habituelle.» Le ministre des Transports, François Bonnardel, a affirmé jeudi qu\u2019il a récemment discuté avec les dirigeants de l\u2019entreprise, mais n\u2019a pas précisé les raisons de la rencontre.« Quelle sera la suite des choses?Je vais attendre de voir spécifiquement ce que les dirigeants vont annoncer dans les prochains jours ou les prochaines semaines », a dit le ministre, cité par La Presse canadienne.« C\u2019est prématuré d\u2019essayer de savoir quelle sera la suite.» Quand les partenaires financiers de Taxelco ont bouclé les investissements de 17 millions en février 2018, l\u2019objectif était de permettre à Téo Taxi de prendre de l\u2019expansion : 200 nouvelles voitures, 600 nouveaux chauffeurs et « travailleurs de soutien », une vingtaine d\u2019informaticiens, son installation « dans un centre d\u2019opérations ultramoderne » et l\u2019élargissement du réseau de bornes.«Téo Taxi prévoit d\u2019atteindre la rentabilité cette année», pouvait-on lire dans le communiqué de l\u2019époque.«L\u2019ensemble du développement technologique accompli chez Taxelco sera aussi à court terme déployé chez Taxi Diamond et Taxi Hochelaga [\u2026].Taxelco entend devenir la référence de l\u2019industrie en Amérique du Nord et vise l\u2019exportation de son modèle à l\u2019extérieur de Montréal dès 2019.» Téo Taxi : une entreprise prudente, des actionnaires discrets La société exploitée par Taxelco ne commente pas les enjeux auxquels elle ferait face PATRICE NOVOTNY À LONDRES AGENCE FRANCE-PRESSE Airbus a averti les autorités britanniques de décisions « très douloureuses » en cas de Brexit sans accord, un scénario difficile à préparer et refusé aussi par le monde syndical.À moins de deux mois du Brexit prévu le 29 mars, le président exécutif de l\u2019avionneur européen, Tom En- ders, a publié un message au ton solennel et très sombre.Un coup de semonce de plus pour la classe politique au Royaume-Uni, au lendemain de la décision-choc du géant de l\u2019électronique japonais Sony de déménager son siège européen hors du pays vers les Pays-Bas.« C\u2019est une honte que, plus de deux ans après le résultat du référendum de 2016, les entreprises ne puissent toujours pas planifier correctement l\u2019avenir », a déploré Tom Enders dans un message vidéo publié par le groupe aéronautique européen.Installé dans les principaux pays européens, Airbus emploie plus de 14 000 personnes au Royaume-Uni, où il fabrique les ailes de ses avions et où son activité est tributaire d\u2019une fluidité des échanges transfrontaliers.« S\u2019il y a un Brexit sans accord, chez Airbus, nous devrons prendre des décisions potentiellement très douloureuses pour le Royaume-Uni », a averti M.Enders dans cette intervention de trois minutes où il s\u2019exprime face à la caméra.Une responsable d\u2019Airbus a toutefois reconnu dans la journée que cet avertissement soigneusement mis en scène avait été lancé par l\u2019avionneur en bonne entente avec le gouvernement.« Ils nous ont dit : \u201cEst-ce que vous pourriez faire savoir clairement l\u2019impact potentiel de l\u2019absence d\u2019accord ?\u201d, et nous avons été prêts à le faire, car l\u2019absence d\u2019accord est potentiellement catastrophique pour nous », a expliqué Katherine Bennett, une vice-présidente d\u2019Airbus UK interrogée par une journaliste de Sky News.La mise en garde de M.Enders intervient au moment où une série de mauvaises nouvelles accable déjà l\u2019économie britannique.Outre Sony, un autre groupe technologique, Dyson, a annoncé mardi qu\u2019il déplaçait son siège mondial de l\u2019Angleterre vers Singapour \u2014 même s\u2019il a assuré que cette décision n\u2019était pas liée au Brexit.Illustrant les préoccupations du secteur automobile, le géant américain Ford a quant à lui chiffré à 800 millions de dollars le coût potentiel sur 2019 en cas de divorce sans accord.Le britannique Jaguar Land Rover a annoncé de son côté l\u2019arrêt de sa production pour une semaine du 8 au 12 avril pour éviter les perturbations du Brexit.BREXIT Airbus met en scène la menace d\u2019un départ L\u2019avertissement diffusé par l\u2019avionneur s\u2019est fait en bonne entente avec le gouvernement britannique, selon une responsable JEAN-PHILIPPE LACOUR À FRANCFORT AGENCE FRANCE-PRESSE La Banque centrale européenne a noirci jeudi son jugement sur l\u2019économie en décrivant un climat truffé d\u2019incertitude, tout en assurant garder des « instruments » dans sa manche si cette dégradation devait s\u2019accentuer.«À l\u2019unanimité», le conseil des gouverneurs a reconnu «l\u2019essoufflement de la dynamique» en zone euro et estimé que les risques pesant sur la conjoncture avaient augmenté, a déclaré Mario Dra- ghi, président de l\u2019institution, devant la presse.Dans le langage codifié de la BCE, un tel discours témoigne «clairement» d\u2019un pessimisme accru, décrypte Carsten Brzeski, économiste chez ING.Parmi les craintes du moment, Mario Draghi a évoqué les «menaces protectionnistes», le flou sur le Brexit, les développements politiques dans «certains pays de la zone euro», le ralentissement en Chine et les déboires du secteur automobile allemand.Plus généralement, la BCE s\u2019inquiète de la «persistance de l\u2019incertitude», susceptible de paralyser l\u2019investissement et de compromettre l\u2019activité future, tout en entretenant la fébrilité des marchés.Jeudi, l\u2019indice PMI mesurant l\u2019activité privée en zone euro est revenu ternir le tableau en tombant à son plus bas niveau depuis juillet 2013, suggérant une quasi-stagnation en janvier.Soucieux de rassurer, Mario Draghi a néanmoins insisté sur le fait que le risque de récession restait «faible» aux yeux du Conseil des gouverneurs, balayant pour l\u2019heure les scénarios les plus noirs.Dans l\u2019immédiat, la BCE a maintenu ses taux directeurs au plus bas, soit à zéro pour le taux de refinancement des banques et à \u20130,40% sur les liquidités excédentaires déposées à son guichet.L\u2019institut a répété que ces taux ne bougeront pas «jusqu\u2019à l\u2019été 2019 au moins», avant ce qui serait le premier tour de vis monétaire depuis juillet 2011, une action risquée si l\u2019économie patine.CROISSANCE La BCE brosse un portrait pessimiste en zone euro En tout, 195 permis de taxi sont liés à Téo Taxi, selon le Bureau du taxi de Montréal.BENOÎT ROCHON / CC Jean-Martin Aussant dirigera la Guilde des indépendants du jeu vidéo La Guilde des développeurs indépendants de jeux vidéo du Québec, qui a récemment reçu un appui financier important du Mouvement Desjardins, a recruté Jean-Martin Aussant à titre de directeur général.M.Aussant, qui a dirigé le Chantier de l\u2019économie sociale de 2015 à 2018, aura notamment pour mandat « d\u2019assurer la consolidation des acquis de la Guilde, tant au niveau national qu\u2019international ».Les chemins de la Guilde et de M.Aussant se sont croisés une première fois en 2016, quand l\u2019association nouvellement créée était en train d\u2019élaborer ses principes directeurs.La Guilde compte 160 studios membres à travers le Québec.Elle a reçu la semaine dernière un appui financier de 750 000 $ du Mouvement Desjardins.Le Devoir LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 B 8 ÉCONOMIE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Canada PROVINCE DE QUÉBEC District de Longueuil No: 505-12-010516-931 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) Iwona Zdaniak Demanderesse c.John Kalinowski Défendeur ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: Avis est donné à la deman- deresse que le défendeur a déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Longueuil une demande en modification des mesures acessoires.Une copie de cette demande et de l'avis à la demanderesse ont été laissés à l'intention de la demanderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Longueuil, situé au 1111, boul.Jac- ques-Cartier est à Longueuil, RC.31.Il est ordonné à la demanderesse de comparaître dans un délai de dix (10) jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai.Soyez aussi avisé que la demande sera présentée pour décision devant le tribunal le 27 février 2019 à 9h00 en salle 1.17, du Palais de justice de Longueuil.Longueuil, le 22 janvier 2019 Mihail Cobzac PROJET PROPOSÉ : Rogers propose de relocaliser les antennes et les équipements de télécommunication de Rogers, présentement installés sur la tour de Bell Mobilité qui se situe au 2250, avenue Bennett dans l\u2019arrondissement Mercier- Hochelaga-Maisonneuve de la Ville de Montréal.La tour de Bell Mobilité sera démantelée et une nouvelle tour sera construite pour accueillir les antennes de Rogers.Celle-ci doit d\u2019être opérationnelle avant le démantèlement de la tour existante.Le nouveau système d\u2019antennes de radiocommunication sera installé à environ 85 m de la tour existante et ce, a?n de conserver la couverture cellulaire dans le secteur visé et ainsi répondre à la demande sans cesse croissante pour les services sans ?l.Les coordonnées géographiques du site proposé sont Lat.N 45º 33\u2019 19,83\u2019\u2019 Long.W 73º 32\u2019 35,93\u2019\u2019.Le site de télécommunication proposé sera composé d\u2019une tour monopôle d\u2019une élévation hors tout d\u2019environ 43 mètres incluant les antennes, le balisage aérien et le parafoudre.Un cabinet d\u2019équipements sera installé à la base de la tour, et ce, dans un espace clôturé et barré.Les personnes intéressées par ce projet sont invitées à faire part de leurs commentaires, avant le 27 février 2019, directement à Rogers soit à l\u2019adresse indiquée (avec une adresse de retour) ou par courriel à : rogers.consultations@rci.rogers.com Pour toute information additionnelle, veuillez contacter : Rogers Communications inc.Déploiement du réseau d\u2019accès 800, rue de la Gauchetière Ouest Bureau 4000 Montréal (Québec) H5A 1K3 EMPLACEMENT PROPOSÉ PAR ROGERS POUR L\u2019IMPLANTATION D\u2019UN SYSTÈME D\u2019ANTENNES DE RADIOCOMMUNICATION : Tour monopôle d\u2019environ 43 mètres de hauteur APPEL D\u2019OFFRES - AP-2019 L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) sollicite des offres pour la fourniture et la livraison, dans plusieurs municipalités du Québec, de divers produits utilisés comme abat- poussière pour l\u2019année 2019.Les soumissions seront reçues, avant 11 h 00 le mardi 26 février 2019, au bureau de l\u2019UMQ situé au 2020, boulevard Robert-Bourassa, bureau 0210, Montréal (Québec), H3A 2A5 Est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d\u2019appel d\u2019offres directement par le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO.Toute soumission doit être présentée sur les formulaires prévus à cette fin et transmis dans une enveloppe scellée avant la date et l\u2019heure d\u2019ouverture prévue.Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.ALIMENTATION HARBIN INC.HARBIN DUMPLING 3829, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 Dossier : 1 070 739 9388-8816 Québec Inc.TO COME LATER 1242, Rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 Dossier : 159 509 AGENCE TRAVAUX EXPERTS INC MAMAJUANA RESTO-BAR 6390, Rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M2 Dossier : 300 939 9261-3090 Québec Inc.SANTA BARBARA 6696, Rue De Saint-Vallier Montréal (Québec) H2S 2P7 Dossier : 1 057 975 Dandy Restaurant Inc.DANDY RESTAURANT 244, Rue Saint- Jacques, Local 10 Montréal (Québec) H2Y 1L9 Dossier : 3 838 489 1 Restaurant pour vendre.Augmentation de la capacité de 1 restaurant pour vendre suite à la cession.1 Bar avec autorisations danse et spectacles sans nudité Addition d\u2019un permis de Bar Un restaurant pour vendre 3829, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 1242, Rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 6390, Rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M2 6696, Rue De Saint-Vallier Montréal (Québec) H2S 2P7 244, Rue Saint- Jacques, Local 10 Montréal (Québec) H2Y 1L9 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 22 février 2019, à la mairie de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350, montée de l\u2019Église, L\u2019Île- Bizard.Catégorie : Exécution de travaux Appel d\u2019offres : 2018-26 Descriptif : Fourniture et pose d\u2019un chalet en bé- ton préfabriqué clé en main au parc Jonathan- Wilson de L\u2019Île-Bizard-Sainte-Geneviève Date d\u2019ouverture : Le 22 février 2019 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Renseignements : ibsg.seao@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et porter l\u2019identi?cation indiquée dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la Direction des travaux publics, ingénierie et aménagement urbain de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350A, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 25 janvier 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Edwige Noza Appel d\u2019offres Arrondissement d\u2019Anjou Direction des travaux publics Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant 11 heures, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boul.Louis-H.-La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9 (à l\u2019attention de madame Jennifer Poirier).Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2019-03-TR Descriptif : Travaux d\u2019agrandissement et réfection du chalet du jardin communautaire André- Laurendeau Date d\u2019ouverture : Le jeudi 14 février 2019 à 11 heures Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : melanie.pelletier@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 25 janvier 2019 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 25 janvier 2019 Jennifer Poirier Secrétaire d\u2019arrondissement Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 2019-005-P Services professionnels en conception, en gestion et en surveillance de travaux d\u2019infrastructures municipales dans l\u2019arrondissement Mercier\u2013Hochelaga-Maison- neuve Date d\u2019ouverture : Le 12 février 2019 à 14 h Renseignements : Madame Karima Aribia, in- génieure au 514 872-6946 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette ?n.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 25 janvier 2019 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- eca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 25E JOUR DE JANVIER 2019.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Dina Tocheva Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 20 février 2019, à la mairie de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension, 405, avenue Ogilvy, bureau 100, Montréal.Catégorie : Exécution de travaux Appel d\u2019offres : PARCS-19-01 Descriptif : Place du Centenaire-de-Parc- Extension - Aménagement Date d\u2019ouverture : Le 20 février 2019 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Renseignements : Anik Blondin An.blondin@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et porter l\u2019identification indiquée dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la mairie d\u2019arrondissement, 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 25 janvier 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement Lyne Deslauriers Appel d\u2019offres public Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17411 Service pour la mise en place d\u2019un réseau de câblage structuré de télécommunications et l\u2019installation de divers équipements L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 24 janvier 2019 est reportée au jeudi 31 janvier 2019 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 25 janvier 2019 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau \u2013 Direction de l\u2019épuration des eaux usées Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : SP18057-160691-C Descriptif : Mise à niveau des pompes de puisard et d\u2019inondation de la station de pompage de la Station d\u2019épuration des eaux usées Jean-R.-Marcotte L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 29 janvier 2019, est reportée au 5 février 2019 à 13 h 30, au Service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre- Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 25 janvier 2019 Le gref?er de la Ville, Me Yves Saindon AVIS PUBLIC PROFIL CRÉDIT INC.80 Fleury ouest, Montréal (Québec), H3L 1T2 Pro?l Crédit lnc.porte à l\u2019attention du public, qu\u2019à titre d\u2019agent de renseignements personnels, elle recueille et détient des données de nature personnels ou ?nancière sur des individus.Elle communique à ses clients des rapports de crédit au sujet du caractère, de la réputation et de la solvabilité de ces individus.À la présentation d\u2019un document justi?ant de votre identité, il vous est possible de savoir si nous détenons un dossier sur vous et, le cas échéant, de le consultergratuitement dans nos bureaux.La conclusion de votre dossier peul également se faire par demande écrite ou téléphonique.Des frais raisonnables peuvent être exigés pour la transcription,la reproduction ou la transmission des renseignements qui sont contenus.Il vous est aussi possible, par demande écrite, de faire corriger voire dossier des renseignements inexacts, incomplets ou équivoques ou de les faire supprimer si leur collecte n\u2019est pas autorisée par la loi.Votre demande de consultation ou de recti?cation doit être adressée à : Jean Gauthier, Président, Pro?l Crédit lnc.80 Fleury ouest, Montréal (Québec) H3L 1T2 514-385-3635 Sans frais 1-800·261-2774 GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR AddÉnergie investira 30 millions dans le doublement de sa capacité de production.L\u2019entreprise spécialisée notamment dans la fabrication de bornes de recharge prévoit ainsi de faire passer ses effectifs de 150 à 280 employés sur trois ans.L\u2019investissement a reçu l\u2019appui du gouvernement du Québec, avec une aide financière de 4,5 millions, et de Ressources naturelles du Canada, avec une contribution de 1,5 million.Partenaire de la première heure dans l\u2019entreprise de Québec, qui exploite son usine à Shawinigan, la Caisse de dépôt et placement du Québec en rajoutera, sous la forme d\u2019une participation au capital- actions dont le montant, estimé à plus de 4,5 millions, n\u2019a pas été précisé.L\u2019injection de 30 millions entraînera la création de 130 emplois au cours des trois prochaines années et permettra de faire passer la capacité de production de l\u2019usine de Shawinigan de 25 000 à 45 000 pieds carrés.AddÉnergie est présentée comme étant un chef de file nord-américain en solutions de recharge de véhicules électriques.En août dernier, elle avait remporté un quatrième appel de propositions d\u2019Hydro-Québec pour son Circuit électrique.Elle soulignait alors que depuis 2003, elle avait fourni à la société d\u2019État près de 1500 bornes de recharge.« Cette nouvelle transaction permettra à AddÉnergie de doubler la capacité de production de son usine de Shawinigan et de développer la prochaine génération de produits et de solutions, notamment des bornes de recharge, des logiciels de gestion de réseau de recharge et des logiciels de gestion énergétique.Cet appui permettra également à AddÉnergie de poursuivre sa croissance, notamment sur le marché américain, où elle a fait son entrée en 2018 », sous la forme d\u2019une association avec le fournisseur d\u2019électricité Green Mountain Power au Vermont, peut-on lire dans le communiqué.AUTOMOBILE Une première ronde d\u2019investissement dans l\u2019équipementier québécois de solutions de recharge avait été achevée en 2016, la Caisse (8,5 millions) et Investissement Québec (4,3 millions) injectant 12,8 millions.L\u2019entreprise comptait alors une cinquantaine d\u2019employés.Ce soutien avait permis à Ad- dÉnergie, fondée en 2009, d\u2019atteindre ses objectifs de développement et de déploiement de sa technologie dans l\u2019ensemble du Canada au cours des deux années qui ont suivi.Aujourd\u2019hui, la Caisse appuie l\u2019entreprise dans ses plans de croissance vers de nouveaux marchés.« AddÉnergie est avantageusement positionnée pour se tailler une place de choix en sol américain », a ajouté Mathieu Gauvin, vice-président principal, Québec, de la Caisse.AddÉnergie gère un parc comptant plus de 13 000 bornes de recharge commerciales et privées.« D\u2019ici les trois prochaines années, l\u2019entreprise prévoit de franchir le cap des 100 000 bornes en service », précise-t-elle.Outre le corridor Québec-Vermont, l\u2019entreprise, qui est aussi partenaire du Réseau branché du Nouveau-Brunswick, déploie un réseau pancanadien de bornes baptisé FLO.AddÉnergie prévoit de presque doubler sa capacité et ses effectifs B 9 SPORTS LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 MOTS CROISÉS SUDOKU E N B R E F Bouchard passe en quarts de finale au Challenger de Newport Beach NEWPORT BEACH \u2014 Eugenie Bouchard a prévalu 6-2 et 6-2 devant Jil Teich- mann, jeudi, atteignant ainsi les quarts de finale au Challenger de Newport Beach.Classée 79e, l\u2019athlète de Westmount a écarté sa rivale suisse en une heure.En quarts de finale, elle va se mesurer à l\u2019Onta- rienne Bianca Andreescu, qui a vaincu de la Tchèque Marie Bouzkova 6-1, 6-2.Sixième tête de série, An- dreescu a avancé au tableau après 75 minutes contre sa rivale de 20 ans, classée neuvième.Andreescu a réalisé cinq bris de service et a aussi profité de sept doubles fautes de son adversaire.Du côté masculin, Brayden Schnur de Pickering, en Ontario, a eu raison de l\u2019Américain Mackenzie McDonald, 6-2 et 6-4.La Presse canadienne Cam Newton a subi une intervention chirurgicale à l\u2019épaule droite CHARLOTTE, N.C.\u2014 Le quart des Panthers de la Caroline Cam Newton a décidé d\u2019avoir recours à une intervention chirurgicale afin de guérir sa blessure à l\u2019épaule droite.L\u2019équipe a annoncé que Newton avait subi une ar- throscopie, jeudi, et que sa guérison s\u2019amorçait immédiatement.Il n\u2019y a toujours pas d\u2019échéancier quant à la possibilité de le revoir lancer un ballon.Les Panthers ont ajouté que l\u2019intervention chirurgicale avait été réalisée avec succès par le médecin de l\u2019équipe Pat Connor.La formation de la Caroline n\u2019a pas dévoilé la nature exacte de la blessure de Newton.Le quart de 29 ans avait aussi subi une intervention chirurgicale en mars 2017 dans le but de réparer une déchirure partielle de la coiffe des rotateurs.Associated Press Le pilote Robert Wickens recommence à marcher LOS ANGELES \u2014 Le pilote automobile canadien Robert Wickens, paraplégique depuis un terrible accident en août dernier, a fait ses premiers pas, aidé par un exosquelette, a-t-il annoncé sur les réseaux sociaux.Dans une vidéo publiée mardi sur son compte Twitter, Wickens se tient à un déambulateur et il est harnaché à un exosquelette, une structure robotique externe qui lui permet d\u2019avancer.Aidé également par une personne non identifiée, il fait une dizaine de pas dans le couloir de ce qui ressemble à un hôpital.« C\u2019était un grand jour, car pour la première fois, j\u2019ai pu faire plus de trois pas sans m\u2019écrouler de fatigue ! Ma jambe droite avance seule et ma gauche est aidée par l\u2019exo- [squelette] », a-t-il écrit en légende de cette vidéo.Agence France-Presse Eugenie Bouchard MARK SCHIEFELBEIN ASSOCIATED PRESS Lors de ses dix premières présences en tournois du Grand Chelem, Naomi Osaka n\u2019avait jamais franchi le quatrième tour.Voilà que la Japonaise de 21 ans n\u2019est plus qu\u2019à une victoire d\u2019un deuxième sacre de suite.Grâce à une victoire contre la Tchèque Karolina Pliskova, Osaka s\u2019est qualifiée pour la finale des Internationaux d\u2019Australie.Elle affrontera samedi la Tchèque Petra Kvitová.JEWEL SAMAD AGENCE FRANCE-PRESSE Une finale Osaka-Kvitová ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE LA PRESSE CANADIENNE Les joueurs du Canadien auront probablement le sourire facile au cours de leur congé d\u2019une semaine.Forte d\u2019une séquence de cinq victoires en six rencontres, la formation mont- réalaise a atteint la pause du match des étoiles au troisième rang de la section Atlantique, à un point des Maple Leafs de Toronto et avec un coussin de sept points sur le neuvième rang de l\u2019Association de l\u2019Est.À l\u2019approche des deux tiers de sa campagne, le Tricolore est toujours en voie de prouver que la saison catastrophique précédente était une anomalie pour ce groupe dont le noyau est encore similaire malgré quelques changements.« Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli jusqu\u2019ici, a admis le gardien Carey Price après la victoire de 2-1 contre les Coyotes de l\u2019Arizona mercredi soir.Il n\u2019y avait pas vraiment de doute dans ce vestiaire au début de la saison.L\u2019objectif était de nous racheter pour la saison précédente, mais il reste encore du travail à accomplir.» HOCKEY « Nous trouvons le moyen de gagner » Le Canadien atteint la pause du match des étoiles au huitième rang de l\u2019Association de l\u2019Est Après un mois d\u2019octobre prometteur grâce à un dossier de 6-3-2, le Canadien a ralenti la cadence en novembre, alors que Price a notamment connu des ennuis.L\u2019homme de 84 millions de dollars a toutefois vite retrouvé ses repères et se classe troisième dans la LNH avec une moyenne de 2,04 et un taux d\u2019efficacité de, 933 parmi les gardiens qui ont disputé au moins 10 matchs depuis le 1er décembre.Antti Niemi a aussi donné un coup de main au Tricolore, notamment avec une performance de 52 arrêts contre les Panthers de la Floride le 15 janvier.Même si Max Domi et Jonathan Drouin ont ralenti la cadence en fin décembre et début janvier et que l\u2019avantage numérique a connu des ratés, cela n\u2019a pas empêché le Canadien de se maintenir dans le portrait des séries et même de grimper au classement lors des dernières semaines.« Une chose que l\u2019on peut dire, c\u2019est que nous trouvons des moyens de gagner, a dit l\u2019entraîneur-chef Claude Julien.Je me répète, mais pendant une saison de 82 matchs, vous ne pouvez pas être parfaits chaque soir.Pour être bons, vous devez trouver des moyens de gagner.« Au cours du segment de six matchs avant notre congé, nous voulions nous maintenir dans le portrait des séries et pour y parvenir, nous devions présenter une fiche gagnante.Les gars ont fait du bon travail.Certains soirs, nos gardiens ont connu de forts matchs.D\u2019autres fois, comme contre Columbus [une victoire de 4-1 le 18 janvier], nous avons été patients et nous avons marqué dans les moments importants.« Nous trouvons le moyen de gagner des matchs.Ce n\u2019est pas toujours joli, ce n\u2019est pas toujours parfait, mais pendant une saison \u2014 et c\u2019est ce que j\u2019aime de notre équipe \u2014, vous devez apprendre à gagner de différentes manières.» Répit Certaines équipes bénéficiaient de leur congé de cinq jours avant la pause du match des étoiles, d\u2019autres après.Le moment de la pause du Canadien ne devrait donc pas lui donner un avantage sur ses rivaux.Cependant, après avoir connu une séquence de 10 rencontres en 18 jours un peu plus tôt en janvier, les joueurs accueillaient ces quelques jours de répit à bras ouverts.Mais après la pause, les choses ne seront que plus difficiles pour le Tricolore, alors que chaque match devient un peu plus crucial que le précédent.« Nous sommes en bonne position présentement, mais nous devons continuer à nous améliorer et nous ne devons pas nous satisfaire d\u2019où nous sommes, a affirmé Brendan Gallagher.Nous avons un défi et une belle occasion devant nous lors du dernier segment de la saison.Nous devons saisir notre chance tout en continuant à nous amuser.» Le Canadien reprendra l\u2019entraînement le 31 janvier.Il accueillera ensuite les Devils du New Jersey et les Oilers d\u2019Edmonton les 2 et 3 février. e me demandais de quelle façon on allait attaquer cette vague idéologique qui consiste à privilégier une diète à base de plantes plutôt que de cadavres.Parce qu\u2019en général, tout ce qui est vertueux dérange, autant que ce qui ne l\u2019est pas.On ne peut tout de même pas reprocher aux véganes leur manque de considération morale, éthique, écologique, voire politique, et leur cohérence.Ni même inculper leur santé, qui pèse moins lourd sur le portefeuille commun à l\u2019heure où l\u2019alimentation est un facteur aggravant pour une foule de maladies chroniques, y compris l\u2019esprit réac qui carbure aux énergies fossiles.On s\u2019en prend au « fanatisme » de ces « terroristes qui aident les animaux » et, tenez-vous bien, parce que cela tient sur un cure-dent : à l\u2019identitaire.Le troupeau du terroir urbain (et rural) qui brandit bien haut le drapeau de notre identité culturelle se sent menacé.C\u2019est l\u2019essence même de la French Canadian pea soup qui est mise à mal par la culture des pois chiches et du soja.Comme si les vaches n\u2019en mangeaient pas.Comme si le carnivorisme n\u2019était pas la norme radicale socialement acceptable, le système par défaut qu\u2019on ose remettre en question.On défend son gagne-bifteck com - me on peut.Une bonne polémique sur les questions de panse et d\u2019identi- taire, ça vous aiguise la canine friande d\u2019hémoglobine.Au risque de me répéter ici, mon arrière-grand-père Philias, père de 15 enfants, a inventé la soupe aux pois Habitant (j\u2019ai gardé le chaudron) ; j\u2019ai grandi avec le congélateur rempli de chevreuils et de lièvres ; je chéris le grimoire de recettes manuscrites de ma grand-mère gaspésienne qui cuisinait cretons et graisse de rôti.Sans céder un pouce de ma souche, je suis végé depuis huit ans, sans écœurer le peuple, par convictions morales, environnementales, politiques, par souci de santé, d\u2019éducation surtout, car nos enfants se bâtissent des souvenirs gustatifs et olfactifs à travers nos repas du dimanche et du lundi sans viande.En général \u2014 mais en particulier, je suis une foutue mécréante \u2014, je me tiens le plus loin possible des produits animaux et marins.Tous.Cela ne fait pas de moi une renégate, ni du passé ni du Guide alimentaire canadien (le nouveau, qui fait hurler les producteurs laitiers).Et je constate avec bonheur que je n\u2019ai plus besoin d\u2019expliquer ce choix comme il y a huit ans ; je ne suis plus « la » casseuse de digestion insouciante.Je broute, je mange mou, et c\u2019est délicieux aussi.L\u2019argument du plaisir Dans le dernier roman de Houelle- becq, Sérotonine, le narrateur, un agronome, ne s\u2019émeut plus des visites de poulaillers industriels où les poussins mâles inutiles sont broyés vivants, où 300 000 volatiles déplumés et décharnés suffoquent dans un entrepôt de terreur qu\u2019on appelle « élevage », au milieu de cadavres en décomposition.Oui, en effet, acheter une douzaine d\u2019œufs est devenu un geste politique.Ce ne l\u2019était pas du temps de ma grand- mère, mais tout change si vite, monsieur chose, même les poules peuvent avoir des dents.Tiens, dans l\u2019essai intitulé La philosophie à l\u2019abattoir, les philosophes Christiane Bailey et Jean-François Labonté soulignent que le débat sur le spé- cisme et nos relations tordues avec les animaux (qui mangerait son chat, ou le ferait dormir dans ses excréments ?) s\u2019annonce l\u2019un des plus importants de ce siècle.Ne serait-ce qu\u2019en regard du nombre, déjà : « 70 % des oiseaux sur la planète naissent dans des élevages ; seuls 4 % des mammifères sont des animaux sauvages (60 % sont domestiqués et les 36 % restants sont humains).» L\u2019ONU prévoit même que la quantité d\u2019animaux d\u2019élevage pourrait doubler d\u2019ici 2050.Notez que chez les véganes, on parle d\u2019animaux humains et non humains.Mais comme le disait Mmede Staël, plus je connais les hommes, plus j\u2019aime mon chien.De tous les arguments qui militeraient en faveur d\u2019un régime carné \u2014 et j\u2019en ai entendu beaucoup \u2014, celui du plaisir revient souvent, comme si nous avions été mis sur cette terre pour jouir de tout et n\u2019être responsables de rien.Je réponds invariablement à ces «épicuriens» (Épi- cure était plus sobre, cela dit) que le conducteur de motoneige éprouve lui aussi du plaisir.Faire boucherie du vivant Dans son dernier opus, le véganarchiste et journaliste Aymeric Caron traite du Vivant, c\u2019est le titre.Il n\u2019y va pas avec le dos de la fourchette pour exprimer le dépit que lui inspire notre espèce, tortionnaire, prédatrice à grande échelle et dominante.Il consacre même un chapitre au mot «génocide», qui, étymologiquement, désigne le massacre d\u2019une espèce.Nous exterminons chaque année 70 milliards d\u2019animaux terrestres et de 1000 à 3000 milliards d\u2019animaux marins.En Europe et en Asie centrale, « 42 % des animaux terrestres et des plantes ont déjà disparu au cours des dix dernières années».Et nos fonds marins sont en danger eux aussi.Caron rêve déjà d\u2019un Homo éthicus : « Pour qu\u2019un homme soit vivant, il lui faut la liberté, la volonté, la résistance, l\u2019altruisme, la singularité.Nous sommes entrés dans une ère qui combat ces valeurs, perçues par l\u2019ordre dominant comme autant de menaces.Le totalitarisme soft des fausses démocraties bâillonne les esprits et réduit les citoyens à l\u2019état de zombies.» Bref, on nous a placé un pois chiche (patriotique) à la place du cerveau.L\u2019activiste Noam Chomsky évoque le « lavage de cerveau en liberté».Notre dissonance cognitive face à ce que nous ingérons ne nous pose aucun problème : « Il en a toujours été ainsi » ; « Nous sommes des omnivores » ; « C\u2019est la loi de la nature»; «Même les carottes souffrent»; «Et la B12, hein?»; tous les poncifs y passent, et Caron répond à chaque objection, implacable de logique et d\u2019un ras-le-bol légitime.Au final, et en regard de l\u2019évolution assez rapide des mentalités, je me risque à prédire que dans dix ans, déguster de la chair morte sera beaucoup moins prisé.Mais bouffer de son prochain, ça ne risque pas de diminuer.cherejoblo@ledevoir.com Twitter : @cherejoblo LEDEVOIR // LE VENDREDI 25 JANVIER 2019 ZEITGEIST B 10 J Lu le reportage de la journaliste Catherine Dubé sur le véganisme dans L\u2019actualité (février 2019).On fait le tour des questions éthiques, de santé, écologiques.Même les diététistes (du moins, la nouvelle génération) sont obligés de suivre devant les données scientifiques sur la santé.Bien sûr, on donne la parole aux producteurs laitiers, qui s\u2019empressent de rappeler que ce sont les transports qui produisent le plus de GES au Québec.Vrai.Mais nous vivons sur «une» planète et les produits laitiers proviennent de partout aussi.Ce qui me frappe?On a cessé d\u2019utiliser le mot «carnivore», trop explicite, et opté pour «omnivore», plus soft.Ce numéro a suscité beaucoup de réactions.À lire.bit.ly/2FJJL7K Aimé Ménager la chèvre et manger le chou, des nutritionnistes Hélène Baribeau et Marjolaine Mercier.À l\u2019heure où plusieurs études (dont celle de The Lancet-EAT la semaine dernière, bit.ly/2Wc3v8K) pointent en direction de l\u2019alimentation végétale comme planche de salut pour protéger sa santé et l\u2019environnement et pouvoir nourrir 10 milliards d\u2019êtres humains en 2050, ce livre apaise les craintes.Longévité, cancer, diabète, surpoids, carences, pseudo-végétarisme, on aborde plusieurs angles et on donne même la parole aux médecins pionniers, américains et canadiens, dont le cardiologue Martin Juneau, qui prescrivent une diète végétale.editions-lasemaine.com Donné à de futurs convertis le lien du site Bosh pour trouver des recettes végétaliennes délicieuses accompagnées de l\u2019accent british d\u2019Ian et Henry.bosh.tv.Et pour commander des repas végés livrés à domicile, sous vide et congelés, Végé Shack offre un excellent choix de dépannage : vegeshack.com JOBLOG Le glyphosate aime les carnivores L\u2019émission d\u2019enquête française Envoyé spécial a consacré sa livraison de la semaine dernière au glyphosate de Monsanto.Un test pipi (glyphotest) a été passé par une trentaine de citoyens et personnalités, dont la comédienne Julie Gayet, qui a remporté l\u2019étoile du match.Les concentrations de glyphosate (classé cancérogène probable par l\u2019OMS) sont plus élevées chez les carnivores et ceux qui ne mangent pas bio, bien sûr.Les vé- gétaliens en ont moins.L\u2019extrait ici, en attendant l\u2019émission complète : bit.ly/2AZbPjf ; bit.ly/2CDeZt7 L\u2019identité d\u2019un pois chiche Quand le véganisme dérange JOSÉE BLANCHETTE La responsabilité consiste à réfléchir en toutes circonstances aux conséquences de ses actes sur autrui AYMERIC CARON, VIVANT » Lorsqu\u2019une tradition est injuste, nous avons la responsabilité de la remettre en question et, lorsque nous ne pouvons la justifier, nous devons la contester et nous y opposer CHRISTIANE BAILEY, JEAN-FRANÇOIS LABONTÉ » Acheter une douzaine d\u2019œufs est devenu un geste politique.Ce ne l\u2019était pas du temps de ma grand-mère, mais les temps changent, monsieur chose.ISTOCK La souffrance d\u2019un animal est plus importante que le goût d\u2019un aliment MATHIEU RICARD » "]
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