Le devoir, 17 août 2019, Cahier A
[" VOL.CX NO 185 / LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Les insectes ravageurs d\u2019un temps plus chaud Les municipalités sont aux prises avec des problèmes d\u2019érosion.Des insectes ravageurs se multiplient.De nouvelles cultures deviennent possibles.Les pêches subissent une transformation.Partout au Québec, on peut mesurer l\u2019effet des changements climatiques.Cette série estivale propose différents textes sur ces nouveaux enjeux.ALEXIS RIOPEL À NAPIERVILLE LE DEVOIR L es pieds dans sa terre noire, Jean-Bernard Van Winden se plie en deux.Il empoigne solidement le feuillage d\u2019une carotte et tire fermement, mais lentement.On entend alors de légers craquements.Ce sont les filaments racinaires qui cèdent, laissant le légume émerger du sol.La carotte INDEX Avis légaux.B10 Carrières.A7 Décès .B6 Édito .B8 Grille TV.LeD32 Idées.B9 Monde .B6 Mots croisés.LeD46 Petites annonces .B6 Sports.A8 Sudoku .LeD46 PERSPECTIVES Les théories du complot relancées par la mort de Jeffrey Epstein | B 1 PIE-IX JARDIN BOTANIQUE Billets en ligne: espacepourlavie.ca RÉALISÉ PAR L\u2019INSECTARIUM CULTURE Le déchirant dilemme d\u2019Étienne Pilon LED 4 JÉRÔME DELGADO LE DEVOIR Le milieu culturel canadien, dans sa vaste étendue territoriale, s\u2019apprête à monter au front.L\u2019imminente campagne électorale fédérale servira à la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) pour exiger du gouvernement de s\u2019adapter rapidement à la réalité du Web, notamment en révisant des textes de loi.Il en va, dit-on, de la survie de la culture nationale.Il n\u2019est plus « minuit moins une », comme le veut l\u2019expression consacrée.Le seuil est déjà franchi, selon Gabriel Pelletier, président de l\u2019Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ).On ne peut plus attendre des consultations, des rapports, des révisions de loi, il faut agir.« Pendant la campagne électorale, la culture doit être un enjeu.On veut que les partis politiques s\u2019engagent à agir et, peu importe le parti qui prend le pouvoir, que des actions soient prises rapidement », argue le porte-parole de l\u2019ARRQ.« On sait qu\u2019il ne se passera rien d\u2019ici les élections [du 21 octobre].Mais le 22, on ne veut pas entendre qu\u2019il y aura des consultations.On veut de l\u2019action », insiste Solange Drouin, directrice générale de l\u2019ADISQ et coprésidente de la coalition canadienne.Fondé à la fin du siècle dernier, la CDEC regroupe trente organismes, qui œuvrent dans tous les secteurs de la culture partout au pays.Parmi ses principales revendications : que le gouvernement force les géants du Web à se conformer aux lois canadiennes.Trois textes législatifs sont ciblés : la Loi sur la radiodiffusion, la Loi sur les télécommunications et la Loi sur le droit d\u2019auteur.Plus question que Netflix ne paie pas de taxes.Du contenu local « On exige que les plateformes numériques soient soumises aux mêmes obligations, réitère Gabriel Pelletier.Elles doivent contribuer à la production de contenu canadien et avoir des quotas de contenu canadien.» INTERNET Ottawa appelé à protéger la culture Les géants du Web menacent l\u2019existence même de l\u2019industrie artistique, s\u2019inquiète une coalition d\u2019organismes Le réalisateur québécois estime qu\u2019avec un quota, une production Netflix tournée au Canada serait tenue, soit de traiter un sujet canadien, soit d\u2019engager du personnel canadien dans un « poste clé ».Le contenu local est également primordial pour le monde musical.Les plateformes comme Spotify ou les fournisseurs de téléphonie, y compris canadiens, qui ne cessent d\u2019augmenter leurs revenus, n\u2019ont aucune obligation à diffuser des œuvres canadiennes, contrairement aux radiodiffuseurs.Le peu de visibilité fait mal.«En 2005, l\u2019industrie québécoise vendait 13 millions d\u2019albums.Aujourd\u2019hui, VOIR PAGE A 4 : CULTURE NOUVEAU CLIMAT VOIR PAGE A 2 : INSECTES PERSPECTIVES Désir d\u2019île : retrouver ses points d\u2019ancrage à Inishbofin | B 2 A L E X I S R I O P E L L E D E V O I R Pendant la campagne électorale, la culture doit être un enjeu GABRIEL PELLETIER » ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 www.roche-bobois.com PROFITEZ DE PRIX PARTICULIÈREMENT SÉDUISANTS SUR UNE SÉLECTION DE MODÈLES D\u2019EXPOSITION BROSSARD - LAVAL - MONTRÉAL - TORONTO P h o t o M i c h e l G i b e r t , n o n c o n t r a c t u e l l e .R e m e r c i e m e n t s : T A S C H E N * O f f r e T e n t a t i o n s v a l a b l e a u C a n a d a d u 1 7 a u 3 1 a o û t 2 0 1 9 .O f f r e s u n i q u e s , n o n - c u m u l a b l e s , n e p e u v e n t ê t r e j u m e l é e à a u c u n e a u t r e p r o m o t i o n .Migration nordique serait parfaite si ce n\u2019étaient les cavités noires qui gangrènent sa partie supérieure : l\u2019œuvre d\u2019une larve de charançon de la carotte.Le vétéran producteur maraîcher connaît bien son lopin et les menaces qui guettent son gagne-pain : voilà une quarantaine d\u2019années qu\u2019il y fait pousser oignons, laitues, choux, céleris- raves et compagnie.Or, depuis quelques saisons, il s\u2019arrache les cheveux à cause de cet insecte adepte de la carotte, auparavant aisément contrôlé, mais maintenant favorisé par les températures plus élevées.« On est une ferme où il n\u2019y a pas un grand historique d\u2019arrosage d\u2019insecticide, mais depuis deux ou trois ans, on a beaucoup plus de difficultés avec le charançon de la carotte », dit M.Van Winden.Il y a quelques jours, il a constaté des pertes de l\u2019ordre de 30 % dans le premier champ de carottes récoltées.Juste à côté, ses laitues souffrent des pointes de chaleur.Quelques kilomètres plus loin, un producteur de carottes nantaises dit lui aussi avoir du mal à contenir le charançon ces dernières années.« On repart de zéro.Ce n\u2019est pas le même charançon.Ce que mon père et mon grand- père faisaient pour le contrôler, ça ne marche plus ! » lance Jean-François (nom fictif ).Cet agriculteur ne veut pas être nommé car, pour endiguer la montée du ravageur, il est contraint de répandre davantage d\u2019insecticide.Et il ne veut pas que ses carottes soient associées à cette mauvaise publicité.Pendant des décennies, les producteurs de carottes de la Montérégie ont fait un dépistage du charançon au printemps, explique l\u2019entomologiste Anne- Marie Fortier.« Si on attrapait un charançon par piège, on recommandait un traitement d\u2019insecticide à l\u2019apparition de deux ou trois feuilles sur le plant de carottes.Pendant longtemps, on a réussi à bien le contrôler comme ça.Aujourd\u2019hui, plusieurs producteurs doivent faire quatre ou cinq applications d\u2019insecticide pour y arriver », indique la directrice scientifique de la compagnie de recherche Phytodata, qui aide les deux producteurs à trouver de nouvelles armes dans la lutte contre ce ravageur.La mi-août atteinte, le charançon continue de pondre, souligne-t-elle.Auparavant, il avait plutôt tendance à préparer sa diapause à ce stade-ci de l\u2019été.Maintenant, la saison chaude s\u2019est suffisamment prolongée pour permettre à l\u2019insecte de donner naissance à une seconde génération.Une transformation que les experts attribuent aux changements climatiques.« Avant, on voyait une deuxième génération une année sur vingt ; au- jourd\u2019hui, c\u2019est une sur cinq.Et non seulement le charançon peut avoir une génération supplémentaire, il étend aussi son aire de répartition vers le nord », constate Gaétan Bourgeois, chercheur en bioclimatologie à Agriculture et Agroalimentaire Canada.Un problème plus large Le charançon de la carotte est un exemple particulièrement frappant de l\u2019influence des changements climatiques sur la présence d\u2019insectes ravageurs au Québec.Malheureusement, c\u2019est loin d\u2019être le seul.La pyrale du maïs, un papillon de nuit, avance lentement vers le nord du Québec en suivant la progression de la culture de cette céréale.« Auparavant, on ne voyait qu\u2019une seule génération de la pyrale du maïs par été au Québec.Maintenant, on en voit deux, et ça pourrait monter à trois par année, comme dans le Midwest américain », explique Jacques Brodeur, professeur de biologie à l\u2019Université de Montréal et titulaire d\u2019une chaire de recherche en lutte biologique.Le scarabée japonais, une bestiole envahissante qui s\u2019attaque à 300 espèces végétales différentes, dont les bleuetiers, les framboisiers et les pommiers, a récemment étendu son aire de répartition au Québec.Se déplaçant en grandes colonies, il ne prend la voie des airs que lorsque la température atteint les 21 °C.« Dans ce cas-ci, les changements climatiques pourraient repousser la limite finale de la répartition de Rimouski à Gaspé, par exemple », explique M.Brodeur.La drosophile à ailes tachetées, qui s\u2019attaque aux petits fruits, survit pour le moment très difficilement aux hivers québécois.Elle arrive seulement à les traverser dans le sud de la province.Or, une légère hausse des températures pourrait lui permettre de s\u2019implanter durablement plus au nord, explique Gaétan Bourgeois.Le puceron du soya, un autre envahisseur, a investi le Québec de manière fulgurante en deux décennies, mais pourrait bientôt avoir un impact plus grave.« Aux États-Unis, dès que la plante sort du sol, le puceron est prêt à faire des dommages, indique M.Brodeur.On estime qu\u2019avec les changements climatiques, on va se rapprocher de ces conditions.» Le spécialiste note que cela rendra la tâche plus difficile aux producteurs québécois pour cultiver du soya sans insecticide destiné à l\u2019alimentation humaine, très populaire sur le marché asiatique.Une nouvelle protection On y revient : la présence accrue d\u2019insectes ravageurs demande une protection accrue des cultures.Si la solution la plus évidente à court terme est de recourir aux pesticides chimiques, plusieurs producteurs aimeraient pouvoir bénéficier d\u2019une défense plus durable.Pour cela, ils comptent sur Anne-Marie Fortier et Phytodata, une entreprise dont ils détiennent l\u2019actionnariat.Ainsi, la parcelle de Jean-François qui a été particulièrement touchée cette année par le charançon sert à Mme For- tier pour mener des expériences afin de trouver de nouvelles stratégies de protection.Elle ne veut pas trop donner de détails, par peur de créer de faux espoirs chez les producteurs de carottes.Toutefois, plusieurs options existent : insecticides à base de champignons, implantation d\u2019ennemis naturels, libération d\u2019insectes stériles, etc.À deux pas de son tracteur, Jean-Ber- nard Van Winden se remémore un projet testé dans les années 1980 avec l\u2019entomologiste Guy Boivin.Le chercheur avait alors relâché un parasitoïde qui devait tuer dans l\u2019œuf le charançon de la carotte.Cet insecte ennemi n\u2019avait cependant pas réussi à s\u2019implanter dans l\u2019environnement, ce qui rendait la solution impraticable.Peut-être le nouveau climat le permettrait-il ?INSECTES SUITE DE LA PAGE A 1 Des cavités noires gangrènent la partie supérieure d\u2019une carotte.C\u2019est l\u2019œuvre d\u2019une larve de charançon.ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Le gouvernement Trudeau a promis aux producteurs laitiers vendredi une aide financière de 1,75 milliard pour compenser l\u2019effet des concessions des accords avec l\u2019Europe et les pays de l\u2019Asie-Paci- fique, un plan qu\u2019ils ont bien reçu, en prévenant toutefois qu\u2019il faudra aussi allonger des sommes pour l\u2019Accord Ca- nada\u2013États-Unis\u2013Mexique (ACEUM).L\u2019enveloppe, qui sera versée sur huit ans, bénéficiera à 11 000 fermes laitières au Canada, dont la moitié se situent au Québec.Une tranche de 345 millions sera versée dès cette année sous forme de paiements directs, ce qui représente environ 28 000 $ pour une ferme moyenne de 80 vaches.« Les compensations sont déployées de façon pleine et équitable afin de permettre à chacune et chacun de prendre les meilleures décisions en fonction des nouvelles réalités du marché et de leur situation respective », a soutenu le gouvernement fédéral, dont l\u2019annonce a été faite dans une ferme à Compton, au Québec, par la ministre de l\u2019Agriculture, Marie-Claude Bibeau.Les modalités des prochaines années du plan d\u2019aide restent cependant à être déterminées entre Ottawa et les Producteurs laitiers du Canada, a indiqué le gouvernement fédéral.Cette aide s\u2019ajoute aux 250 millions offerts en 2016 pour l\u2019accord avec l\u2019Europe, qui permettait notamment de plus grandes importations de fromage.Réactions positives L\u2019aide «est conforme aux orientations» dévoilées à la fin de l\u2019hiver dans le dernier budget du ministre des Finances, ont estimé les Producteurs de lait du Québec (PLQ).«Nous souhaitions qu\u2019il n\u2019y ait pas de concessions pour nous dans ces accords, mais des concessions ont été faites.Il fallait donc indemniser les producteurs», a affirmé le président de l\u2019organisation, Bruno Letendre, lui- même producteur à Saint-Georges-de- Windsor, en Estrie.Selon une première analyse faite par les PLQ, l\u2019enveloppe annoncée devrait couvrir environ 70 % des pertes qui dé- Ottawa indemnisera les producteurs laitiers Le montant de 1,75 milliard doit compenser l\u2019impact des accords de libre-échange HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Nouvelle tuile pour le Nouveau Parti démocratique : son député de Lon- gueuil\u2013Saint-Hubert, Pierre Nantel, passe au Parti vert d\u2019Elizabeth May en invoquant l\u2019urgence climatique.Ses collègues disent ne pas comprendre son geste, même si en coulisses, plusieurs reconnaissent qu\u2019ils s\u2019y attendaient depuis longtemps.La rumeur du passage de M.Nantel dans le camp des verts, d\u2019abord relayée par le journaliste Bernard Drainville vendredi matin, avait forcé le chef adjoint du NPD, Alexandre Boulerice, à rendre visite à domicile à son collègue.«Il nous a confirmé très, très clairement que, pour lui, la page était tournée, qu\u2019il était en discussion avec le Parti vert, que les négociations se terminaient, qu\u2019il n\u2019y avait plus que quelques points à régler, et que sa décision était irréversible», relate M.Boulerice.Le parti a donc annoncé par communiqué de presse qu\u2019il expulsait son député.« Le NPD amorcera le processus de nomination d\u2019une nouvelle candidature dans la circonscription de Lon- gueuil\u2013Saint-Hubert afin que les gens de la circonscription puissent élire un député ou une députée qui est de leur côté et qui fait passer leurs intérêts en premier.» La chef du Parti vert, Elizabeth May, confirme au Devoir qu\u2019elle était en discussion avec son « ami » « depuis Le NPD expulse Pierre Nantel Le député flirtait avec le Parti vert La ministre de l\u2019Agriculture, Marie-Claude Bibeau (à droite), a profité de l\u2019annonce de vendredi pour discuter avec la propriétaire d\u2019une ferme laitière à Compton, en Estrie.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE coulent des concessions consenties par Ottawa dans les deux accords avec ses partenaires.Les versements directs effectués cette année doivent être faits rapidement, avant l\u2019élection, a plaidé la Fédération des chambres de commerce du Québec en rappelant que les producteurs attendent depuis longtemps.Aux yeux du Bloc québécois, le gouvernement Trudeau vient de poser un geste à saveur électorale.« Les producteurs ont très clairement indiqué qu\u2019ils souhaitent recevoir un chèque avant les élections », a affirmé le chef du parti, Yves-François Blanchet.Le Parti conservateur a accusé les libéraux de s\u2019être traîné les pieds et d\u2019avoir attendu à l\u2019approche du scrutin pour faire leur annonce.Si le plan a été bien reçu, les producteurs préviennent toutefois que le gouvernement devra également sortir le chéquier pour l\u2019AEUMC.Les PLQ demandent notamment aux partis politiques de « s\u2019engager à maintenir le programme annoncé par le gouvernement » et à tracer une ligne lors des prochaines négociations.Paramètres à surveiller Selon le directeur des communications des PLQ, François Dumontier, l\u2019impact de l\u2019AEUMC, qui prévoit des concessions de parts de marché d\u2019environ 3,9 %, sera plus ou moins équivalent à celui des deux autres accords.Cependant, des points d\u2019interrogation demeurent quant aux conséquences de certains paramètres, dont les exportations de poudre de lait écrémé et le remplacement de la « classe 7 », qui concerne le lait diafiltré exporté par les Américains, a-t-il dit.Les discussions préliminaires portant sur une entente commerciale entre les pays du Mercosur et le Canada sont également un enjeu éventuel, a mentionné M.Dumontier.Les négociations entre le Canada et le Mercosur \u2014 quatrième bloc commercial du monde, qui comprend le Brésil, l\u2019Argentine, l\u2019Uruguay et le Paraguay \u2014 ont débuté en mars 2018 à Ottawa.Si jamais le Brexit forçait un jour le Royaume-Uni à négocier un accord avec le gouvernement canadien, il pourrait là aussi y avoir un enjeu, a ajouté M.Dumontier.quelques mois ».L\u2019annonce officielle de son arrivée pourrait être faite à Montréal dès lundi en présence de Mme May.Car il reste à déterminer dans quelle circonscription M.Nantel portera les couleurs de sa nouvelle famille politique.Le Parti vert a déjà une candidate dans Longueuil\u2013Saint- Hubert, Casandra Poitras.« Le Parti vert n\u2019est pas un parti où on peut bouger quelqu\u2019un, explique Mme May.On doit trouver une solution pour elle qui fonctionne aussi pour Pierre.» La circonscription voisine, Longueuil\u2013 Charles-LeMoyne, est encore libre.Au moment d\u2019écrire ces lignes, M.Nantel n\u2019avait pas encore réagi, mais sur Twitter, il a écrit : «Comme tant de Québécois, je suis orphelin politique.» Dans une entrée subséquente, il a ajouté: «Je me tue (!) depuis des mois à inviter les partis à mettre de côté leurs différences, pour la planète.À ne pas laisser les deux partis propétroliers (PLC et PCC) multiplier la production pétrolière.Le réveil-matin climatique a sonné.Qu\u2019est-ce qu\u2019on fait?Je réfléchis\u2026» Sa réflexion dure depuis longtemps.Le chef adjoint du Parti vert, Daniel Green, a relaté au Devoir que lors des marches étudiantes pour le climat, ce printemps à Montréal, M.Nantel avait demandé de marcher avec le petit contingent représentant le Parti vert.« Je lui ai dit : \u201cOui, mais n\u2019y a-t-il pas des drapeaux du NPD plus loin là- bas ?\u201d relate M.Green.Il m\u2019a dit : \u201cNon, je vais marcher avec vous, j\u2019ai beaucoup de respect pour Mme May.\u201d » Explications « confuses » Les néodémocrates disent ne pas tout à fait comprendre la motivation de leur ancien collègue.« Les raisons étaient assez confuses, c\u2019était beaucoup \u201cil faut sauver la planète, la planète brûle\u201d», relate M.Boulerice.Pierre Nantel plaidait depuis quelque temps pour une lutte concertée contre les changements climatiques sans égard aux lignes de fracture partisanes.En coulisses, certains se demandent en quoi troquer une formation politique pour une autre change cette dynamique.Chose certaine, le transfuge alimentera la réflexion des progressistes québécois à la veille de l\u2019élection fédérale.Depuis un an, quelques anciens militants néodémocrates déçus des performances de leur parti évoquent un passage au Parti vert.L\u2019ancien député Jean Rousseau est passé à l\u2019acte et sera candidat pour Mme May.L\u2019ex-député Pierre Dionne Labelle a appelé à une fusion des deux formations.Alexandre Boulerice dira aux électeurs que les deux partis ne se ressemblent pas.« Si vous avez une préoccupation pour l\u2019environnement, nous la partageons.Mais comme dans l\u2019esprit du Green New Deal d\u2019Alexandria Oca- sio-Cortez [la représentante démocrate], pour nous, la lutte contre les changements climatiques est indissociable de la redistribution de la richesse et de la lutte contre les inégalités, et c\u2019est le plus que propose le NPD que le Parti vert n\u2019a pas.Le Parti vert n\u2019est pas vraiment à gauche.» Pierre Nantel s\u2019est retrouvé plus d\u2019une fois au cœur de rumeurs de changement d\u2019allégeance.Soupçonné d\u2019affinités souverainistes, il a d\u2019abord été envoyé au Parti québécois pour l\u2019élection de 2018.Cette rumeur s\u2019était intensifiée après le passage de Martine Ouellet à la scène fédérale qui libérait le siège à l\u2019Assemblée nationale correspondant à celui de M.Nantel.Les rumeurs l\u2019ont ensuite envoyé au Bloc québécois.M.Nantel avait fait bande à part en votant avec les conservateurs pour la déclaration unique de revenus réclamée par Québec.Le NPD avait décidé de s\u2019y opposer après avoir conclu qu\u2019une telle réforme engendrerait des pertes d\u2019emplois.Il avait aussi critiqué le nouveau chef Jagmeet Singh pour avoir suggéré qu\u2019Ottawa conteste la loi québécoise sur le port des symboles religieux.Malgré ces différends, le NPD pensait avoir rétabli les ponts en mai dernier en nommant le bouillant député porte-parole « sur les enjeux touchant la nation québécoise ».« Ça allait arriver, raconte une source néodémocrate.Ça fait des années qu\u2019il dit qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un touriste au NPD et qu\u2019il n\u2019a pas de sang orange dans les veines.» Une autre personne rappelle que le parti a maintes fois essayé d\u2019accommoder son élu.«Mais vient un moment où il faut envisager la séparation.» M.Nantel a été élu une première fois en 2011 à la faveur de la vague orange.Il a été réélu de justesse en 2015, obtenant à peine 703 voix de plus que son adversaire libéral.Le député Pierre Nantel LIAM CASEY À TORONTO LA PRESSE CANADIENNE L\u2019enjeu du procès d\u2019Alek Minassian, accusé de l\u2019attaque à la fourgonnette bélier survenue l\u2019an dernier à Toronto, portera sur son état mental au moment des événements et non pas sur sa présence derrière le volant, a déterminé la juge Anne Molloy, vendredi.La juge responsable du procès, qui doit se dérouler à compter du 10 février, a fait cette déclaration au moment d\u2019annuler une ordonnance de non-publica- tion concernant les détails de la déclaration faite par le suspect aux policiers.Les propos tenus par l\u2019accusé de 26 ans dans les heures qui ont suivi son arrestation seront rendus publics le mois prochain.L\u2019avocat qui représente Alek Minas- sian, Boris Bytensky, réclamait le maintien de l\u2019ordonnance de non-publica- tion afin d\u2019éviter toute possibilité de contaminer les éventuels témoins appelés devant le tribunal.La juge Anne Molloy a rejeté cet argument et décidé que l\u2019ordonnance serait suspendue le 27 septembre.« Il est difficile de croire qu\u2019il puisse y avoir une personne appelée à témoigner qui ne sache pas déjà que M.Mi- nassian a conduit une fourgonnette sur un trottoir de Toronto, tuant et blessant de nombreuses personnes, a-t-elle écrit dans sa décision.L\u2019enjeu principal de ce procès portera sur l\u2019état mental de M.Minassian au moment des faits.» L\u2019homme âgé de 26 ans est accusé de 10 chefs de meurtre au premier degré et de 16 chefs de tentative de meurtre à la suite de l\u2019attentat perpétré le 23 avril 2018, sur la rue Yonge, dans le nord de la Ville Reine.Me Boris Bytensky avait demandé à ce qu\u2019une ordonnance de non-publica- tion soit placée sur la déclaration de son client à la police et sur les autres procédures préliminaires d\u2019ici à ce que le procès soit terminé.Plusieurs médias s\u2019étaient opposés à cette demande d\u2019ordonnance de non- publication.Fin juin, la Couronne et la défense se sont entendues sur la tenue d\u2019un procès devant juge seulement, ce qui a entraîné une demande des médias pour obtenir les déclarations faites par l\u2019accusé aux policiers.Des images vues de tous Pour la juge Anne Molloy, empêcher la divulgation des déclarations de l\u2019accusé pendant la tenue du procès aurait représenté « un affront colossal » au principe de transparence du système judiciaire.« Cela a été une tragédie qui a eu une incidence importante et dévastatrice au sein de la communauté de Toronto et même au-delà.Les gens veulent savoir ce qui s\u2019est passé, a écrit la juge Molloy.Ils ont le droit de savoir ce qui s\u2019est passé dans le cadre du procès consacré à trouver la réponse à cette question.» Assis dans le box des accusés, le dos voûté et portant une chemise grise, Alek Minassian a peu réagi à la décision rendue par la juge.La magistrate a souligné que la déclaration de l\u2019accusé aux policiers sera l\u2019un des plus importants éléments de preuve de la poursuite durant le procès.«M.Minassian a avoué être le conducteur de la fourgonnette, mais cela ne sera pas sujet à controverse au cours du procès», a-t-elle écrit dans sa décision.« L\u2019arrestation de M.Minassian à côté de la fourgonnette qu\u2019il conduisait a été diffusée à la télévision tout juste après l\u2019événement et a été vue par des milliers de personnes, y compris probablement ces éventuels témoins qui le connaissaient, puisque les images étaient à la portée de tous sur Internet.» Une ordonnance de publication sera également suspendue en ce qui con - cerne les détails de deux autres affaires criminelles, notamment le dossier d\u2019un homme de London, en Ontario, accusé en lien avec « une menace potentielle d\u2019attaque possiblement inspirée par l\u2019attentat à la fourgonnette bélier de Toronto », a mentionné la juge.JUSTICE Le procès de Minassian portera sur son état mental LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 ACTUALITÉS A 4 INSCRIPTION corim.qc.ca 514 340-9622 Avec l\u2019appui de Premier ministre du Canada Série Présentée par LEÏLA JOLIN-DAHEL LE DEVOIR Le rapport Dion ne donne pas toutes les réponses et une enquête sur les dessous de l\u2019affaire SNC-Lavalin pourrait être pertinente, estime un expert en crimes financiers.« Tout le monde saute aux conclusions, tout le monde veut dire que des gens sont coupables ou non coupables et je suis l\u2019une des rares personnes qui ont déclaré ne pas être prêtes à le dire », explique Kenneth Jull, conseiller au cabinet d\u2019avocats Gardiner Roberts à Toronto et professeur adjoint à l\u2019Université de Toronto, où il donne le cours « Financial Crimes and Corporate Compliance » (crimes financiers et conformité d\u2019entreprise).Selon lui, les questions qui consistent à savoir pourquoi SNC-Lavalin n\u2019a pas obtenu d\u2019accord de poursuite différée et s\u2019il y avait des raisons de ne pas le faire demeurent en suspens.M.Jull est également d\u2019avis que le commissaire Dion est « allé trop loin » dans les conclusions de son rapport en estimant que le premier ministre n\u2019aurait pas dû contacter Mme Wilson-Ray- bould concernant l\u2019affaire SNC-Lava- lin.Selon lui, M.Trudeau était en droit de contacter la procureure générale.Simplification de la situation M.Jull estime que, tant du côté des libéraux que des conservateurs, il y a une simplification à l\u2019excès de la situation.« Il y a une simplification excessive de ce qui sont des concepts légaux très compliqués », résume-t-il.Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, réclame la tenue d\u2019une telle enquête par le Comité permanent de l\u2019accès à l\u2019information, de la protection des renseignements personnels et de l\u2019éthique.Cette requête survient après le dépôt cette semaine du rapport du commissaire à l\u2019éthique, Mario Dion.Ce dernier a conclu que le premier ministre, Justin Trudeau, avait violé la Loi sur les conflits d\u2019intérêts par l\u2019exercice de pressions indues sur l\u2019ex- ministre de la Justice et ex-procureure générale, Jody Wilson-Raybould, dans le dossier SNC-Lavalin.ÉTHIQUE Affaire SNC-Lavalin : une enquête serait pertinente, estime un expert En conférence de presse, vendredi, à Moncton, le chef conservateur a accusé le premier ministre d\u2019avoir « trahi la confiance » des Canadiens et du Parti libéral.Il a également demandé aux députés libéraux de ne pas se livrer à du camouflage en ne s\u2019opposant pas à l\u2019enquête.Le premier ministre, Justin Trudeau, a déclaré accepter le rapport, en plus d\u2019assumer la responsabilité de ce qui s\u2019était passé.Il a ajouté être en désaccord avec certaines conclusions de M.Dion, notamment le fait qu\u2019il n\u2019aurait pas dû avoir de contacts avec Mme Wilson-Raybould au sujet de l\u2019affaire SNC-Lavalin.Une question d\u2019approche Selon M.Jull, il y a deux façons d\u2019aborder l\u2019affaire SNC-Lavalin.La première est que, si Justin Trudeau avait tenté de changer l\u2019opinion de Mme Wilson-Raybould sur la base d\u2019intérêts nationaux économiques, c\u2019était effectivement une approche « inappropriée ».« Une entreprise ne peut pas dire par exemple : \u201cJe suis tellement grosse, vous devez me donner un traitement de faveur.\u201d » illustre-t-il, ajoutant que « la loi dit que vous ne pouvez pas faire ça ».Toutefois, selon une autre approche, il n\u2019y a aucune raison qui empêcherait le premier ministre de discuter d\u2019erreurs de droit avec la procureure générale.« L\u2019une des dispositions de la loi permet au procureur général de considérer les conséquences sur des personnes innocentes, des employés innocents, explique M.Jull.Si le procureur général n\u2019a pas considéré ce facteur adéquatement, cela pourrait potentiellement être une erreur de droit ».Dans ce cas, M.Jull estime qu\u2019il aurait été approprié pour le premier ministre ou ses collaborateurs d\u2019avoir ce genre de discussions avec Mme Wilson- Raybould.Les députés conservateurs et néodé- mocrates ont réclamé une réunion d\u2019urgence du comité de l\u2019éthique, dans le but d\u2019examiner le rapport Dion.Les deux partis d\u2019opposition comptent suffisamment de membres au comité afin de forcer la tenue d\u2019une telle réunion.Les libéraux détiennent toutefois la majorité des sièges au comité.Avec La Presse canadienne Andrew Scheer a réclamé vendredi une enquête d\u2019un comité parlementaire sur les agissements de Justin Trudeau dans l\u2019affaire SNC-Lavalin.ADRIAN WYLD ET PETER POWER LA PRESSE CANADIENNE La fin des journaux redoutée par les éditeurs CULTURE SUITE DE LA PAGE A 1 pas plus de 3 millions.Elle en vend encore moins en numérique », déplore Solange Drouin.Dans le secteur du livre, le faible contenu canadien se manifeste surtout au niveau de l\u2019édition francophone.Oui, Amazon possède une boutique en français, faut encore qu\u2019on la trouve, concède Richard Prieur, directeur général de l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).«La vitrine francophone est très européenne.Et une fois sur trois, on a une réponse de non-disponibilité.Ce qui est curieux, constate-t-il, avec une pointe de réalisme très canadienne, c\u2019est que nous vendons au Québec plus de livres numériques sur amazon.fr que sur amazon.ca ».Les revenus de la pub La concentration des revenus publicitaires par les plateformes numériques est un autre effet pernicieux.L\u2019éventuelle fermeture des journaux en région, comme ceux du groupe Capitales Médias pris avec des difficultés financières, aura un « effet boule de neige » pour le livre, craint-on à l\u2019ANEL.« Quantité de salons du livre ont des ententes avec ces journaux, ententes de commandites et de couverture.La perte de ces prescripteurs traditionnels est une grande menace », pense Richard Prieur, qui souhaite que l\u2019aide aux médias promise par le gouvernement Trudeau s\u2019applique rapidement.Si les télévisions généralistes perdent elles aussi des annonceurs, les câblo- distributeurs voient fondre le nombre de leurs abonnés.Or, ils sont tenus de verser un pourcentage de leurs revenus au Fonds des médias, qui sert à financer les productions canadiennes.Moins d\u2019abonnés, moins d\u2019argent dans la création.Une solution simple, estime Gabriel Pelletier, serait de revoir le concept « radiodiffusion », tel que le comprend la Loi sur la radiodiffusion.Faire d\u2019un fournisseur Internet une entreprise de radiodiffusion l\u2019obligerait à verser un taux de ses revenus publicitaires dans le Fonds des médias.Bénéfices pour tous La réalité numérique a mis à mal l\u2019écosystème culturel dans son ensemble.Moins de visibilité sur les plateformes se traduit au bout du compte en moins de revenus pour les joueurs.Les auteurs et compositeurs finissent par consacrer moins de temps à leur carrière, estime-t-on à l\u2019ADISQ.Selon l\u2019ARRQ, les effets du numérique se ressentent davantage dans les productions en français que dans celles en anglais.La « valeur de la production télévisuelle» a perdu 3% depuis 2017, soit 11 millions de dollars, alors que celle en « d\u2019autres langues » a monté de 261 %.« On tourne à la va-vite, caméra à l\u2019épaule, on n\u2019a pas le temps de poser la caméra.Le budget d\u2019une série francophone s\u2019élève à 500 000 $ l\u2019heure et [elle] doit être tournée en 5 jours », résume Gabriel Pelletier.En anglais, le tournage peut durer le double.La CDEC ne renie pas la réalité numérique.Elle veut que la culture canadienne puisse en bénéficier.Et non le contraire.« On a un système qui fonctionne bien depuis les années 1960.Nous fermions nos frontières et avions tout de même accès à des [productions étrangères] à travers les câblodistribu- teurs, qui contribuaient aux productions canadiennes.Il n\u2019y a plus de frontières et la concurrence a davantage de moyens.Il nous faut un système semblable [comme avant] », affirme Solange Drouin.« On ne jette pas le bébé avec l\u2019eau du bain, seulement on veut alerter la population que son identité culturelle est en jeu », conclut-elle.L\u2019éventuelle fermeture des journaux en région, comme ceux du groupe Capitales Médias pris avec des difficultés financières, aura un « effet boule de neige » pour le livre, craint-on à l\u2019ANEL LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 ACTUALITÉS A 5 NICOLAS DELAUNAY À LOISABA, KENYA AGENCE FRANCE-PRESSE Pendant des décennies, Lesaiton Len- goloni se posait peu de questions lorsque son chemin croisait celui du plus grand animal terrestre.« Avec une girafe, on pouvait nourrir le village pendant plus d\u2019une semaine », se souvient ce berger samburu vivant sur le haut plateau de Laikipia, dans le centre du Kenya.« Il n\u2019y avait pas de fierté particulière à tuer une girafe, pas comme un lion », raconte cet homme au visage buriné par le temps, appuyé sur un bâton.Et qu\u2019importe si la chasse de cet animal charismatique est considérée comme du braconnage, « c\u2019était un moyen de subsistance, on mangeait la viande, on se servait de la peau pour le cuir et pour fabriquer des remèdes, et les queues étaient symboliquement offertes aux aînés », explique-t-il.Mais au fil des ans, dit-il, les girafes réticulées, la sous-espèce vivant dans cette région, se sont faites de plus en plus rares.Sur fond de croissance démographique, leur habitat a été de plus en plus fragmenté et réduit, vu que certains continuent de tuer les girafes uniquement pour leurs os et leur cervelle, considérés comme des remèdes contre le sida, ou leur queue.À l\u2019échelle du continent, le nombre de girafes a diminué de quelque 40 % entre 1985 et 2015, pour atteindre environ 98 000 individus, selon des chiffres rassemblés par l\u2019Union internationale pour la protection de la nature (IUCN), qui identifie toutefois des dynamiques régionales distinctes.En Somalie, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo ou en Centrafrique, notamment, les conflits favorisent le braconnage et rendent quasi impossible toute tentative d\u2019étudier et de protéger les girafes.Des hausses remarquables ont été enregistrées en Afrique australe, mais en Afrique de l\u2019Est, la girafe réticulée a perdu quelque 60 % de ses individus tandis que la girafe nubienne a connu une baisse tragique de 97 %.En Afrique centrale, la girafe du Kordofan a vu sa population diminuer de 85 %.« Vulnérables » depuis 2016 L\u2019annonce par l\u2019IUCN du classement de la girafe dans la catégorie des espèces « vulnérables » a été accueillie avec une relative surprise fin 2016.Lors de la précédente évaluation, en 2010, elle était encore classée comme « préoccupation mineure ».« La girafe est un grand animal que l\u2019on voit assez facilement dans les parcs et les réserves, ce qui a pu donner la fausse impression que tout allait bien », analyse Julian Fennessy, coprésident du groupe de spécialistes de l\u2019IUCN pour les girafes et les okapis.« D\u2019autant que le problème se situe principalement en dehors des espaces protégés ».De nombreux observateurs évoquent pour ces raisons la menace d\u2019une « extinction silencieuse ».Historiquement, la girafe a rarement suscité beaucoup d\u2019intérêt pour les chercheurs.« Si on les compare à d\u2019autres espèces charismatiques comme les lions, les éléphants et les rhinocéros, on sait très peu de choses sur les girafes », relève Symon Masiaine, coordinateur du programme d\u2019étude et de protection des girafes Twiga Walinzi (gardiens des girafes, en swahili), au Kenya, débuté en 2016.« On reste en retard, mais les choses évoluent ».Arthur Muneza, de la Fondation pour la préservation de la girafe, rappelle que la première recherche de longue durée sur les girafes ne date que de 2004, en Namibie, et que nombre de données sur les girafes ont été récoltées dans le cadre d\u2019études sur d\u2019autres animaux.Il note également que l\u2019IUCN, en l\u2019absence de données fiables, a dû attendre 2018 pour être en mesure d\u2019établir le niveau de menace pour certaines sous-espèces.La réticulée et la massaï sont désormais classées « en danger », la nubienne et la Kordofan « en danger critique d\u2019extinction ».« Sans données fiables, c\u2019est difficile d\u2019établir des mesures de protection adéquates », dit-il.Peu d\u2019informations La dernière proposition en date vise à réguler le commerce international des girafes dans le cadre de la Convention sur le commerce international des espèces menacées, qui se réunit du 17 au 28 août à Genève.Mais là aussi, un manque cruel de données occupe le devant de la scène.Six pays africains, dont le Tchad et le Kenya, proposent de classer la girafe dans la «liste des espèces qui, bien que n\u2019étant pas nécessairement menacées actuellement d\u2019extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n\u2019était pas étroitement contrôlé».Des «permis d\u2019exportation ou de réexportation» seraient dès lors obligatoires.Sauf qu\u2019il n\u2019y a « pas suffisamment de données fiables » sur le commerce international des girafes, qu\u2019il s\u2019agisse NATURE La menace d\u2019une extinction silencieuse pèse sur la girafe En Afrique, leur nombre a diminué de 40 % entre 1985 et 2015 MYLÈNE CRÊTE CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR QUÉBEC La jeunesse caquiste en plein élan À l\u2019occasion de son congrès, la relève du parti discutera d\u2019une quarantaine de propositions dont celle de protéger la liberté d\u2019expression sur les campus universitaires des trophées, des parties de corps ou d\u2019artefacts, souligne Arthur Muneza.« Il faudrait d\u2019abord une étude pour connaître l\u2019ampleur du phénomène et son éventuelle influence sur les populations de girafes ».Les soutiens de la proposition invoquent le principe de « précaution » et soulignent qu\u2019une classification obligerait les pays membres à récolter des données sur les exportations.Les critiques dénoncent une proposition guidée par « l\u2019émotion » plutôt que par les « faits scientifiques », et soulignent que le peu d\u2019informations disponibles \u2014 les États-Unis sont le seul pays répertoriant ces importations \u2014 indique que l\u2019essentiel des trophées de girafes proviennent de pays où les populations de girafes augmentent (Afrique du Sud et Namibie).Sur le plateau de Laikipia, Symon Masiaine estime que, quelle que soit la décision prise à Genève, « cela veut dire qu\u2019on parle de la girafe, et elle a bien besoin de cela ».La girafe réticulée, une sous-espèce vivant dans la région de Laikipia, au Kenya, se fait de plus en plus rare.Symon Masiaine (au volant) assure leur protection.TONY KARUMBA AGENCE FRANCE-PRESSE Entre 300 et 400 personnes sont attendues samedi et dimanche au congrès de l\u2019aile jeunesse de la Coalition avenir Québec (CAQ) à Sherbrooke.Du jamais vu pour la relève de ce parti qui a soufflé ses huit bougies cette année.« On s\u2019est donné comme mission de toujours pousser notre formation politique à penser plus loin que des horizons électoraux de quatre ans », indique le président de la commission de la relève de la CAQ, Kevin Paquette, en entrevue au Devoir.Celui-ci terminera son mandat ce week-end après deux ans à la tête des jeunes caquistes.L\u2019aile jeunesse du parti proposera sa propre solution à la pénurie de main- d\u2019œuvre : celle de cesser de percevoir de l\u2019impôt sur les heures supplémentaires pour des emplois en demande, comme celui de préposé aux bénéficiaires, ou pour certains groupes d\u2019âge, comme les aînés.Un incitatif fiscal qui pourrait, selon eux, inciter les gens à travailler davantage.«On s\u2019entend, c\u2019est une mesure qui est coûteuse, reconnaît M.Paquette.Mais on le sait, au Québec, on vit une pénurie de main-d\u2019œuvre assez importante; de l\u2019autre côté, on dit depuis des années que les Québécois sont parmi les plus taxés et les plus imposés en Amérique du Nord.Je crois que pour la CAQ, qui se targue d\u2019être le parti des contribuables, ce serait une belle mesure à mettre de l\u2019avant au cours des prochains mois.» Moteur ou source de polémique?Une autre proposition qui risque d\u2019être controversée est celle pour protéger la liberté d\u2019expression dans les universités.Les organisateurs ont invité le chroniqueur Mathieu Bock-Côté pour discuter de cette question avant la plénière.En tout, une quarantaine de propositions seront débattues au cours de la fin de semaine.Elles sont regroupées en cinq thèmes : la gouvernance ; la santé ; les nouvelles technologies numériques ; les régions ; la culture, la langue et la citoyenneté.Ces jeunes militants sont-ils un moteur ou bien une source de polémiques ?On a parfois vu des gouvernements rejeter des propositions controversées qui venaient d\u2019être adoptées par l\u2019aile jeunesse de leur formation politique.« Il faut le voir comme un think tank à l\u2019intérieur du parti, affirme la directrice générale de la CAQ, Brigitte Legault.Des fois, ils vont peut-être aller plus loin que ce que nous, on pense, mais c\u2019est correct, parce que leur but est d\u2019inspirer.» La femme de 38 ans a elle-même été présidente des jeunes libéraux du Canada de 2003 à 2008 et s\u2019est fait le porte-voix de propositions qui ne faisaient pas l\u2019unanimité à l\u2019époque, comme la légalisation du mariage entre personnes de même sexe.Elle cite le défunt Jean Lapierre qui était alors son lieutenant au sein du parti.« Il me disait toujours \u201cce n\u2019est pas grave Brigitte, le pire que je vais dire, c\u2019est que vous êtes juste une gang de jeunes écervelés\u201d », se rappelle-t-elle en riant.Brigitte Legault note que les jeunes ca- quistes ont l\u2019oreille du premier ministre, François Legault, et qu\u2019ils ont beaucoup de poids au sein de la CAQ \u2014 la commission de la relève étant l\u2019une des trois seules commissions du parti.Ces jeunes militants ont d\u2019ailleurs convaincu leur formation politique de se préoccuper davantage d\u2019environnement après l\u2019élection d\u2019octobre dernier.« Dans tous les bilans, on était là pour marteler qu\u2019à notre avis, on n\u2019a pas assez parlé d\u2019environnement lors de la campagne, raconte Kevin Paquette.Ensuite, on a été extrêmement présents dans nos instances régionales pour pousser le thème de l\u2019environnement à un point tel que la commission politique du parti a été obligée d\u2019en faire le seul thème de notre conseil général en mai dernier.» « Il y a des enjeux qui se découvrent et font l\u2019actualité grâce à la jeunesse québécoise, et cette jeunesse québécoise n\u2019appartient pas à Québec solidaire », souligne le député Samuel Poulin, qui est adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse.François Legault est d\u2019ailleurs attendu dimanche matin avec cinq de ses ministres \u2014 Benoit Charrette, Pierre Fitzgib- bon, Mathieu Lacombe, Nathalie Roy, Simon Jolin-Barrette et Jean-François Roberge.Ce cinquième congrès des jeunes caquistes ne risque donc pas de passer inaperçu.[La] jeunesse québécoise n\u2019appartient pas à Québec solidaire SAMUEL POULIN » ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 VOS FINANCES Le visage de l\u2019accessibilité immobilière S ans être annonciatrice d\u2019une bulle, l\u2019accessibilité au logement au Canada a connu une amélioration accélérée au deuxième trimestre.Les analystes de la Banque Nationale parlent de la plus forte progression depuis le premier trimestre de 2009, au sortir de la Grande Récession.Mais les écarts se creusent entre les grands marchés.Selon l\u2019indice de l\u2019abordabilité du logement conçu par la Banque Nationale, qui calcule le paiement hypothécaire en pourcentage du revenu, tous les grands marchés résidentiels canadiens ont connu une embellie au deuxième trimestre, alimenté cette fois par un recul des taux hypothécaires.«La baisse des taux hypothécaires combinée à un marché du travail robuste a réduit le risque d\u2019une correction des prix des logements au cours des prochains mois», ont ajouté les analystes Matthieu Arseneau et Kyle Dahms.Le taux hypothécaire contractuel de référence (échéance de cinq ans) s\u2019est replié de 68 points de base depuis décembre, de 45 points au deuxième trimestre.Aussi, les prix corrigés des effets saisonniers ont diminué de 1% entre les premier et deuxième trimestres, et le revenu médian des ménages s\u2019est apprécié de 1,7%.Mais les écarts persistent.Sur une base historique, les marchés de Toronto et de Vancouver restent inabordables.Aussi, le temps nécessaire pour accumuler une mise de fonds minimale sur un logement représentatif à un taux d\u2019épargne de 10 % se chiffre à 331 mois, à Vancouver, à un peu plus de 88 mois à Toronto et à 33 mois à Montréal.Mais à se comparer\u2026 Toronto et Vancouver restaient à mi- chemin dans la liste internationale des villes selon le prix au pied carré pour un appartement de 645 pi2 au centre-ville.Ce prix touchait 3424 $US à Hong Kong, 1744 $US à Londres ou encore 1410 $US à New York, contre 764 $US à Toronto et 699 $US à Vancouver.Ce prix était de 468 $US à Montréal, de 385 $US à Ottawa et de 316 $US à Québec.Quelque 30 mois d\u2019épargne Revenant à Montréal, l\u2019abordabilité est retombée à sa moyenne historique, avec un ratio de 30,5 % tous types d\u2019habitation confondus.Par segment, il était de 25 % pour les copropriétés, de 33 % pour les autres.À titre de comparaison, il était respectivement de 38 % et de 62 % à Toronto, de 16 et 22 % à Québec.À Montréal, l\u2019effet « coût du financement » a joué, puisque sur une base annuelle, les prix du logement ont augmenté de 5,2%, dépassant la croissance de 4,7 % des revenus.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Sunwing renforce ses racines au Québec avec la construction d\u2019un siège social régional à Laval et l\u2019ajout d\u2019un avion à sa flotte exploitée à Montréal.Le nouvel édifice lavallois abritera notamment un centre d\u2019appels, qui se verra confier des mandats rapatriés d\u2019installations ailleurs au Canada.Groupe de voyage Sunwing déménagera de la ville de Saint-Laurent à un nouvel édifice situé à Laval.Le terrain est acheté, et les travaux de construction du siège social régional doivent débuter en septembre.Le président du conseil et fondateur du voyagiste, Colin Hunter, parle d\u2019un investissement de 10 à 12 millions et de création d\u2019emplois au rythme de l\u2019expansion du centre d\u2019appels et de réservations, qu\u2019il ne peut chiffrer pour l\u2019instant.L\u2019immeuble de trois étages, pouvant passer à quatre, hébergera pour l\u2019instant plus de 200 employés et abritera également l\u2019administration et les finances, le service à la clientèle, le marketing et la division aérienne, comprenant la formation du personnel navigant.Au cours d\u2019un entretien au Devoir, Colin Hunter a vanté l\u2019efficacité du centre d\u2019appels montréalais, son bilinguisme et l\u2019hydroélectricité québécoise.Son expansion est devenue d\u2019autant plus nécessaire que les appels du Canada et des États-Unis y convergent, et que des activités d\u2019ailleurs au Canada y seront transférées.Ces investissements étaient projetés avant qu\u2019un scénario d\u2019acquisition de Transat A.T.par Air Canada prenne forme.Présent au Québec depuis 13 ans, Sunwing compte aujourd\u2019hui plus de 800 employés ici.Elle exploite deux bases, à Montréal et à Québec, et dessert cinq aéroports avec ceux des régions de Saguenay, Val-d\u2019Or et Mont-Joli.« Le Québec est notre deuxième plus grand marché, et son potentiel de croissance est prometteur », dit-il.D\u2019ailleurs, un avion additionnel sera basé à Montréal l\u2019hiver prochain, le parc montréalais passant à neuf appareils.De ce regroupement Air Canada- Transat, pour l\u2019instant dans l\u2019attente du vote des actionnaires le 23 août, Colin Hunter estime que la consolidation afférente ne modifiera pas l\u2019environnement de Sunwing.« Tout sera en fonction de l\u2019impact sur la capacité offerte.Si deux et deux font quatre, ce serait pareil pour nous.» Colin Hunter anticipe toutefois qu\u2019il en résultera éven- Sunwing s\u2019enracine plus profondément au Québec AGENCE FRANCE-PRESSE À WASHINGTON Le principal conseiller du président Donald Trump sur le commerce, Peter Navarro, a pris le relais de son patron et affirmé vendredi que les négociations commerciales avec la Chine « allaient de l\u2019avant » mais qu\u2019il fallait que la Fed baisse ses taux d\u2019un demi-point de pourcentage d\u2019ici la fin de l\u2019année.«Nous discutons, nous avons des négociations, on avance.Il y a des problèmes d\u2019ordre structurel importants qui doivent être résolus», a déclaré M.Navarro sur CNN.Washington reproche à la Chine le vol des droits de propriété intellectuelle, le transfert forcé de technologies ou les subventions dont bénéficient les entreprises d\u2019État.Peter Navarro accuse par ailleurs la Chine «de casser ses prix et d\u2019avoir dévalué sa monnaie de 12 % » afin de contrecarrer les tarifs douaniers.Pour le conseiller, «le scénario à suivre» est que « la Fed baisse ses taux de 50 points de base en septembre et encore 25 points à la fin de l\u2019année».La Banque centrale a réduit d\u2019un quart de point (0,25%) le coût du crédit fin juillet pour la première fois en plus d\u2019une décennie, afin de soutenir la croissance face à l\u2019affaiblissement de l\u2019économie mondiale.Sa prochaine réunion monétaire est prévue le 18 septembre.Jeudi, le président américain affirmait que la prochaine session de négociations commerciales entre Pékin et Washington programmée début septembre était « toujours prévue ».« C\u2019est toujours prévu, si je comprends bien.Mais plus important que le rendez-vous de septembre, nous parlons au téléphone, nous avons des entretiens productifs», a-t-il affirmé, répondant à des journalistes dans le New Jersey.Il a répété que la Chine « voulait parvenir à un accord » et qu\u2019il allait « bientôt » parler au président chinois Xi Jin- ping qu\u2019il « connaît bien ».En début de semaine, le gouvernement Trump a finalement repoussé de plus de deux mois l\u2019instauration de tarifs douaniers supplémentaires sur une vaste liste de produits grand public importés de Chine comme des téléphones et des jouets.Ce surcroît de taxes devait s\u2019imposer au 1er septembre, avait décrété Donald Trump après avoir été déçu par le dernier round de discussions lorsque ses émissaires, Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor et Robert Lighthizer, ambassa- COMMERCE Les négociations entre la Chine et les États-Unis avancent La Fed doit baisser les taux, affirme toutefois un conseiller de Donald Trump deur au Commerce, étaient revenus de Shanghai fin juillet sans grande avancée.Mais à l\u2019approche de la saison des achats de fin d\u2019année, le gouvernement Trump, par crainte de répercussions sur les prix des achats des consommateurs américains, a préféré reporter la surenchère tarifaire.Jeudi, Donald Trump a aussi répété que la Fed et son président Jerome Powell devaient baisser les taux d\u2019intérêt.« Tous les pays partout dans le monde baissent leurs taux.Il faut que ce soit équilibré.Je m\u2019en moque qu\u2019on soit plus haut [sur les taux] mais on est bien trop haut », a-t-il affirmé ajoutant que Jerome Powell avait fait « une grosse bêtise» en relevant les taux fin 2018.Question d\u2019alimenter son discours, la banque centrale mexicaine a annoncé jeudi une baisse inattendue de son principal taux directeur, ramené de 8,25% à 8%, venant s\u2019ajouter à la liste des autorités monétaires faisant le choix de réduire le coût du crédit face aux multiples menaces pesant sur la croissance.Elle a justifié sa décision par la faiblesse de l\u2019inflation et par l\u2019augmentation des capacités inemployées dans l\u2019économie.Avec Le Devoir Les États-Unis accusent la Chine « de casser ses prix et d\u2019avoir dévalué sa monnaie de 12 % » afin de contrecarrer les tarifs douaniers.JOHANNES EISELE AGENCE FRANCE-PRESSE GÉRARD BÉRUBÉ tuellement une réduction des capacités.Mais pour l\u2019instant\u2026 « Si la transaction va de l\u2019avant, l\u2019intégration nécessitera un certain temps.Et le prochain hiver s\u2019amorçait avec de la surcapacité.» Cette saison hivernale se fera pour Sunwing uniquement en Boeing 737- 800, ses quatre 737 MAX étant retirés de l\u2019horaire se terminant mi-mai 2020 afin de dissiper toute incertitude.Avec plus de 350 737 MAX cloués au sol dans le monde depuis mars, l\u2019interdiction de voler maintenue sur ces appareils a engendré son lot d\u2019inconvénients, les compagnies aériennes touchées jonglant avec les annulations de vol, le remplacement des capacités perdues et le réaménage- ment des horaires.Chez Sunwing, quelque 3000 vols ont été annulés cet été.Il a fallu réduire la voilure, et le recours à des tierces parties \u2014 des fournisseurs américains \u2014 n\u2019a pas toujours été optimal.Ce fût dérangeant pour les clients et coûteux pour Sunwing, «mais cette mauvaise expérience arrive à une fin pour nous».Colin Hunter s\u2019attend à recevoir une compensation de Boeing, le voyagiste intégré n\u2019hésitant pas à jouer, dans la négociation, tout le poids de son puissant partenaire allemand, TUI, actionnaire à 49% de Sunwing.Ce qui n\u2019empêchera pas Sunwing d\u2019afficher de bons résultats financiers d\u2019ensemble durant la saison estivale.Le président du conseil explique qu\u2019il a résulté de ces appareils cloués au sol une restriction de la capacité dans l\u2019industrie entraînant une hausse des prix ou du rendement par siège offert.Sunwing a également pu bénéficier de sa diversification dans l\u2019hôtellerie, la contribution de ses quelque 16 000 chambres bénéficiant d\u2019une complémentarité saisonnière de ses sources d\u2019alimentation en voyageurs venant du Canada, des États- Unis et de l\u2019Europe.Toujours à Montréal, le prix du logement représentatif (hors copropriété) était de 374 315 $ au deuxième trimestre, nécessitant un salaire annuel de 64 953 $ pour un ménage voulant acquérir ce logement.Et 36 est le nombre de mois d\u2019épargne (à 10 % du revenu) pour se doter de la mise de fonds minimale.Dans la copropriété, le prix représentatif se chiffrait à 281 945 $, exigeant un salaire annuel d\u2019un ménage de 48 924 $ et nécessitant 27 mois d\u2019épargne.À Québec, l\u2019on parle d\u2019un prix représentatif hors copropriété de 292 193 $, appelant un salaire annuel d\u2019un ménage de 50 703 $ et 23 mois d\u2019accumulation de l\u2019épargne.De 214 229 $ dans la copropriété, pointant un salaire de 37 174 $ et 17 mois d\u2019épargne.Resserrement des règles Dans son évaluation trimestrielle du marché de l\u2019habitation au Canada publiée au début du mois, la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) concluait pour Montréal que le degré de vulnérabilité globale demeure faible depuis près de deux ans.« Les prix des habitations sont restés en phase avec les facteurs économiques et démographiques fondamentaux, comme le revenu personnel disponible et la population des jeunes adultes », écrivait l\u2019agence fédérale.Il n\u2019y a pas de signe de construction excessive, mais en revanche, la surchauffe persiste sur le marché de la revente en raison du resserrement « important » de l\u2019écart entre l\u2019offre et la demande.À Québec, les données « ne soulèvent pas de préoccupations quant à une surchauffe sur le marché de la revente ou à une accélération de la croissance des prix.Comme les prix des habitations demeurent en phase avec les facteurs économiques et démographiques, les signes de surévaluation sont aussi toujours faibles », ajoutait la SCHL.L\u2019on conclut toujours que le resserrement des règles hypothécaires amène cet atterrissage en douceur souhaité du marché de l\u2019immobilier.Les analystes de la Banque Nationale le croient également.« Alors que le taux hypothécaire contractuel a diminué de 68 points de base depuis décembre dernier, le fait que le seuil d\u2019admissibilité n\u2019a diminué que de 15 points de base implique que la plupart des nouveaux acheteurs potentiels évincés [par ces règles] le restent.» À Montréal, l\u2019effet coût du financement a joué puisque sur une base annuelle, les prix du logement ont augmenté de 5,2 %, dépassant la croissance de 4,7 % des revenus ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 L\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) est une université publique de langue française dont le rayonnement est international.L\u2019originalité et les caractéristiques propres de ses programmes, sa recherche de pointe souvent axée sur les préoccupations sociales ainsi que ses innovations en création ont contribué à bâtir sa renommée.L\u2019UQAM offre plus de 300 programmes aux trois cycles d\u2019études et accueille quelque 39 000 étudiantes et étudiants.APPEL DE CANDIDATURES SECRÉTAIRE GÉNÉRALE, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL FONCTIONS Relevant de la rectrice et du Conseil d\u2019administration, la secrétaire générale, le secrétaire général assume la responsabilité hiérarchique des activités du Service des affaires juridiques, du Secrétariat des instances et du Service des archives et de gestion des documents.Cette personne est la, le secrétaire de toutes les instances de l\u2019Université, a la garde des archives, des registres et des documents of?ciels de l\u2019Université, signe les contrats et autres documents of?ciels et autorise la prise de procédures par l\u2019Université ou la contestation de procédures prises contre elle, au besoin.Elle, il s\u2019assure de la cohérence et de la mise à jour des règlements, politiques et procédures de l\u2019Université.Elle, il conseille la rectrice sur les enjeux relatifs à la mission de l\u2019Université et participe à la ré?exion stratégique sur ceux-ci.La secrétaire générale, le secrétaire général valide les communications de l\u2019institution avec les divers paliers gouvernementaux, les organismes de concertation et les autres établissements universitaires.Elle, il agit à titre de Responsable de l\u2019accès aux documents et de la protection des renseignements personnels.Cette description peut être modi?ée par le Conseil d\u2019administration.L\u2019appel de candidatures comportant notamment la description réglementaire et les exigences du poste sont disponibles à carrieres.uqam.ca Le premier mandat de la, du titulaire aura une durée de trois ans, pouvant être prolongé après évaluation.Son traitement sera établi conformément au cadre de rémunération des membres du personnel de direction supérieure de l\u2019UQAM adopté par le Conseil d\u2019administration en décembre 2018.Votre candidature, accompagnée d\u2019un curriculum vitæ, devra être reçue avant le 4 septembre 2019 à 16 h, par courrier électronique ou par la poste.Courrier électronique baron.louis@uqam.ca Adresse postale Monsieur Louis Baron Vice-recteur au Développement humain et organisationnel Université du Québec à Montréal Pavillon Athanase-David 1430, rue Saint-Denis, bureau D-5400 Case postale 8888, succursale Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3P8 www.carrieres.uqam.ca À propos de l\u2019Université du Québec Déployé sur l\u2019ensemble du territoire québécois, le réseau est constitué de dix établissements, appuyés par le siège social, qui créent, transfèrent et mobilisent les connaissances répondant aux dé?s actuels posés à nos sociétés.Au total, plus de 100 000 étudiants fréquentent l\u2019un ou l\u2019autre des 1300 programmes offerts aux trois cycles d\u2019études par l\u2019Université du Québec à Montréal, l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, l\u2019Université du Québec à Chicoutimi, l\u2019Université du Québec à Rimouski, l\u2019Université du Québec en Outaouais, l\u2019Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l\u2019Institut national de la recherche scienti?que, l\u2019École nationale d\u2019administration publique, l\u2019École de technologie supérieure et la Télé-université.Description sommaire Situé à Québec, le siège social de l\u2019Université du Québec souhaite recruter un vice-président ou une vice-présidente à l\u2019enseignement et à la recherche (VPER), poste de cadre supérieur relevant de la présidente.Le ou la VPER participe à l\u2019administration de l\u2019Université du Québec selon les pouvoirs dévolus par la Loi sur l\u2019Université du Québec et les règlements de chacun des organismes statutaires auxquels il ou elle siège.La personne titulaire de ce poste démontre un leadership fort et de grandes capacités à animer, à rassembler et à susciter le travail en partenariat a?n de promouvoir et de soutenir la réalisation de sa mission.Elle est responsable de la plani?cation de son secteur aux ?ns du développement de l\u2019Université et de sa mission essentielle d\u2019enseignement, de recherche et création et de services aux collectivités.Elle contribue à établir et à entretenir des relations avec les organismes externes, gouvernementaux et autres.Elle doit accroître l\u2019émergence de partenariats dans le réseau, et contribuer au renforcement du positionnement stratégique du réseau et de chacun de ses établissements en matière scienti?que et académique.La personne titulaire de ce poste est responsable de la coordination des activités de l\u2019Université du Québec en matière d\u2019études de premier cycle, de cycles supérieurs et de la recherche, des bibliothèques et du soutien technologique à l\u2019enseignement.Elle est également responsable du recensement et des déclarations.Sur toutes ces questions, elle est responsable devant le Conseil des études et l\u2019Assemblée des gouverneurs des dossiers qui requièrent l\u2019approbation de ces instances.Elle est membre du Conseil des études, de la Commission de plani?cation et du Comité de régie de l\u2019Université.Elle assiste, à titre de personne convoquée, à l\u2019Assemblée des gouverneurs et préside la Commission de l\u2019enseignement et de la recherche.Durée du mandat : Trois (3) ans, renouvelable à son terme.Pro?l recherché Formation universitaire de troisième cycle; Solide expérience en gestion; Excellente connaissance de l\u2019écosystème universitaire québécois et canadien; Maîtrise des enjeux de l\u2019enseignement et de la recherche universitaires; Compréhension des problématiques propres au réseau de l\u2019Université du Québec; Aptitudes à communiquer et à promouvoir les intérêts de l\u2019Université du Québec auprès d\u2019organismes.Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae ainsi qu\u2019une lettre de présentation indiquant ses motivations, ses expériences, ses réalisations et aptitudes la préparant à assumer les responsabilités de ce poste, avec la mention du numéro de concours 19-20/05, au plus tard avant 16 heures le 13 septembre 2019, à martel.louise@rcgt.com.Nous vous remercions à l\u2019avance de votre candidature, mais seules les personnes retenues pour la suite du processus de sélection seront contactées.L\u2019Université du Québec souscrit à un programme d\u2019accès à l\u2019égalité en emploi.Milieu de vie privilégié au cœur de la ville de Québec, l\u2019Université Laval est une grande université complète reconnue pour sa culture de l\u2019excellence en enseignement et en recherche.Valorisant la diversité, l\u2019Université Laval invite toutes les personnes quali?ées à présenter leur candidature, en particulier les femmes, les membres de minorités visibles et ethniques, les autochtones et les personnes handicapées.La priorité sera toutefois accordée aux personnes ayant le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.Professeure adjointe ou professeur adjoint ÉTUDES FÉMINISTES/ ANTHROPOLOGIE DU GENRE Faculté des sciences sociales, Département d\u2019anthropologie CLÔTURE DU CONCOURS : 15 septembre 2019, 23 h 59 ENTRÉE EN FONCTION : 1er janvier 2020 Informations : www.rh.ulaval.ca CARRIÈRES & PROFESSIONS Chute des mises en chantier aux États-Unis WASHINGTON \u2014 Les mises en chantier se sont contractées de 0,4% en juillet aux États-Unis, notamment en raison d\u2019un recul constaté du côté de la construction d\u2019immeubles à logements.Selon les données dévoilées vendredi par le département du Commerce, les mises en chantier ont chuté le mois dernier à un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 1,19 million d\u2019unités.Depuis le début de l\u2019année, les mises en chantier ont diminué de 3,1%.Une légère hausse de 1,3% dans la construction de maisons unifami- liales a été contrebalancée par une diminution de 17,2% dans la catégorie des immeubles à logements.Associated Press Ordonnance de blocage contre CannTrust VAUGHAN \u2014 CannTrust Holdings a indiqué que la Commission des valeurs mobilières de l\u2019Ontario avait donné son feu vert à une ordonnance de blocage et d\u2019interdiction visant la direction du producteur de cannabis.L\u2019ordonnance rendue par le gendarme boursier ontarien interdit aux administrateurs et aux membres de la haute direction de la société d\u2019effectuer des transactions sur les titres de CannTrust dans les deux jours ouvrables suivant le dépôt de tous les documents requis.Le producteur de cannabis a demandé une ordonnance plus tôt ce mois-ci parce qu\u2019il ne s\u2019attendait pas à respecter l\u2019échéance du 14août, date limite pour le dépôt d\u2019un rapport financier intermédiaire.La Presse canadienne EN BREF ROSS MAROWITS LA PRESSE CANADIENNE Les dirigeants de Canopy Growth sont passés à la caisse, puisque leur rémunération globale a atteint 28,5 millions l\u2019an dernier, alors que la consommation du cannabis à des fins récréatives a été légalisée en octobre dernier au Canada.Près de 90 % de ce montant octroyé aux six principaux patrons ont été versés sous forme d\u2019attributions fondées sur des options, a expliqué l\u2019entreprise établie à Smiths Falls, en Ontario, dans sa circulaire de sollicitation envoyée à ses actionnaires en vue de son assemblée annuelle du 17 septembre.Pour l\u2019exercice précédent, les patrons du producteur de cannabis avaient obtenu une rémunération globale de 11,3 millions.Le cochef de la direction de Canopy Growth, Bruce Linton, qui a été poussé vers la sortie le mois dernier, a vu sa paye totale s\u2019établir à 9,33 millions pour l\u2019exercice terminé le 31 mars, par rapport à 2,52 millions pour l\u2019année financière précédente.Cela tient compte de 8,56 millions d\u2019attributions d\u2019options, d\u2019une prime de 450 000 $, un salaire de base 318 000 $ et une autre rémunération de 3568 $.M.Linton a également touché une somme de 1,5 million après avoir été licencié sans motifs valables le 2 juillet.On lui avait montré la porte à la suite d\u2019une sortie du géant des boissons alcoolisées Constellation Brands, qui avait investi 5 milliards dans Canopy en novembre dernier, qui avait exprimé son mécontentement à l\u2019égard CANNABIS Forte hausse de la rémunération pour les patrons de Canopy Growth L\u2019entreprise ontarienne accumule toutefois les pertes de la performance financière du producteur de cannabis.Constellation Brands détient une participation de 35,6 % dans Canopy et a le droit de nommer quatre administrateurs au conseil d\u2019administration de la société.Les autres dirigeants de la société ont chacun reçu entre 2,4 millions et 5,93 millions.Le chef de la direction par intérim, Mark Zekulin, ex-président et cochef de la direction, a vu sa rémunération globale s\u2019établir à 5,96 millions de dollars l\u2019an dernier.Ses options sur des actions ont totalisé 5,2 millions de dollars.M.Zekulin a aussi reçu un salaire de base de 500 000 $ et une prime de 250 000 $.Son salaire total avait été d\u2019environ 2,5 millions de dollars en 2018.M.Zekulin a annoncé cette semaine qu\u2019il quitterait l\u2019entreprise «lorsqu\u2019un chef de la direction approprié aura été trouvé».La circulaire de sollicitation a été déposée auprès des autorités réglementaires au moment où Canopy a vu son action plonger de 14,5 % pour toucher un creux depuis le début de l\u2019année en raison de la publication de résultats financiers montrant que l\u2019entreprise perd des parts de marché.Rappelons que, selon les résultats publiés fin juin, Canopy a enregistré des revenus de 226,4 millions pour l\u2019exercice clos le 31 mars 2019, en hausse par rapport à ceux de 77,9 millions de l\u2019exercice précédent, soit avant la légalisation du cannabis récréatif en octobre.Mais la perte nette annuelle s\u2019est élevée à 685,4 millions contre 70,4 millions.M.Linton avait alors avoué aux analystes que la société avait atteint le « creux de notre marge ».Pour la période de trois mois terminée le 30 juin, Canopy a affiché une perte de 1,28 milliard, ou 3,70 $ par action, par rapport à une perte de 91 millions, ou 40 ¢ par action, au premier trimestre de l\u2019exercice précédent.Ce résultat est essentiellement lié à une perte hors trésorerie de 1,18 milliard.Canopy a généré des revenus nets de 90,5 millions, en hausse par rapport à 25,9 millions il y a un an.Avec Le Devoir L\u2019entreprise perd des parts de marché.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE A 8 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 MONTRÉAL 514-231-8677 BEACONSFIELD 514-697-9484 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 REPENTIGNY 514-755-8677 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 WEST PALM BEACH 561-706-9277 FORT LAUDERDALE 954-955-8677 Certifié 5 Étoiles® MEILLEURS PRIX GARANTIS STORES SUR MESURE Fabriqué au Québec OPAQUES MOTORISATION DISPONIBLE TRANSLUCIDES SOLAIRES Claude Bouchard ESTIMATION GRATUITE ESTIMATION GRATUITE UNIVERS DU STORE.ca INSTALLATION GRATUITE UNIVERSAL BLINDS 1 855 770-8677 MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BEACONSFIELD \u2022 BOISBRIAND \u2022 CHAMBLY \u2022 BELOEIL \u2022 ST-EUSTACHE 50% de rabais ou 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette SIMON SERVANT LA PRESSE CANADIENNE Les Alouettes auraient certes souhaité se retrouver ailleurs qu\u2019au stade McMahon pour tenter de freiner deux mauvaises séquences.Malgré tout, l\u2019occasion semble belle pour la formation montréalaise de renouer avec le succès.Tentant de s\u2019accrocher au deuxième rang de la section Est de la Ligue canadienne de football, les Alouettes (3-4) se présenteront tout d\u2019abord au domicile des Stampeders de Calgary (5-3) avec le désir de mettre fin à une série de deux revers.Ils voudront aussi limiter à neuf leur séquence de défaites au stade McMahon.Il faut remonter à 2009 pour retrouver la dernière victoire des Oiseaux à Calgary, un gain de 40-2.Anthony Cal- villo agissait alors comme quart partant.Depuis, quelques revers à sens unique se sont succédé, dont un de 59- 11 en 2017.À leurs neuf derniers affrontements sur le terrain des Stampeders, les Alouettes ont inscrit en moyenne 16 points alors qu\u2019ils en ont perdu en moyenne plus de 35.«Nous voulons revenir sur la bonne voie.C\u2019est à nous d\u2019effectuer les bons jeux et d\u2019amener le ballon dans la zone de buts, a observé l\u2019entraîneur-chef des Montréalais, Khari Jones.Nous n\u2019avons pas été en mesure de le faire la semaine dernière \u2014 une défaite de 17-10 contre les Roughriders de la Saskatchewan \u2014 et nos gars n\u2019apprécient pas cette situation.» La porte pourrait toutefois s\u2019ouvrir pour les Alouettes, car le quart vedette, Bo Levi Mitchell, n\u2019est toujours pas en mesure d\u2019effectuer un retour au jeu.Ennuyé par des raideurs au muscle pectoral, Mitchell n\u2019a lancé aucun ballon à l\u2019entraînement, mercredi, et il n\u2019a pas joué depuis la troisième semaine de la saison.Encore des blessés Nick Arbuckle agira de nouveau comme quart partant pour les Stampeders même s\u2019il est incommodé par des raideurs au coude et qu\u2019il a participé à l\u2019entraînement de jeudi de façon limitée.Sous la tutelle d\u2019Arbuckle, la troupe albertaine a maintenu le cap en conservant une fiche de 4-2 depuis la blessure à Mitchell.Il faut dire que les Alouettes ne sont pas non plus en parfaite santé.L\u2019équipe a placé le nom du receveur B.J.Cunningham sur la liste des blessés pour une durée de six matchs et sa saison pourrait être compromise.Jones a également affirmé que le porteur de ballon William Stanback allait rater le duel de samedi en raison d\u2019une blessure au talon.En l\u2019absence de Stanback, Jeremiah Johnson aura une fois de plus l\u2019occasion d\u2019être le partant et Jones souhaite l\u2019utiliser un peu plus que vendredi dernier.Face aux Roughriders, Johnson a effectué 10 courses pour des gains de 38 verges en plus de capter deux passes pour un total de 24 verges.« Jeremiah est un bon porteur de ballon et il peut nous aider de plusieurs façons.Nous ne sommes pas inquiets lorsqu\u2019il est dans la mêlée, a expliqué l\u2019entraîneur-chef des Alouettes.Il est très dynamique et nous devons trouver un moyen de lui donner le ballon.Pas seulement dans le champ-arrière.» La perte de Cunningham coïncide quant à elle avec les retours au jeu du quart numéro un Vernon Adams fils et du receveur DeVier Posey.Absent depuis le 13 juillet, Posey tente de retrouver la forme qui lui avait permis d\u2019être nommé joueur par excellence de la 105e Coupe Grey, en 2017.«DeVier est tellement talentueux et c\u2019est bien de le revoir dans la formation.Quand il effectue ses tracés, il sait ce qu\u2019il fait, a fait valoir Jones.J\u2019aime ce qu\u2019il apporte à l\u2019équipe.C\u2019est un vétéran qui est intelligent et qui sait comment jouer au football.Lorsqu\u2019il en a eu l\u2019occasion, il a été capable de réaliser de grandes choses.Même pendant sa guérison, il était impliqué au sein de notre équipe.» Les Stampeders sont très efficaces contre la passe, menant, dans la LCF, au chapitre des interceptions (14).S\u2019ils ont jeté un coup d\u2019œil au dernier match des Alouettes, ils ont probablement constaté les difficultés de leurs adversaires à reconnaître et à contrer la couverture zéro (sans joueur en profondeur).Jones a cependant passé du temps cette semaine afin de préparer son attaque à ce genre de situations et il a aimé le travail de ses joueurs pendant les entraînements.« Si les équipes pensent nous avoir avec la couverture zéro, elles vont l\u2019utiliser.Les Roughriders ont réussi deux touchés grâce à ça, la semaine dernière, a-t-il rappelé.Tu dois étudier cette défensive et savoir quand te débarrasser du ballon.À partir de maintenant, je vais m\u2019assurer que mes joueurs sont préparés à l\u2019affronter.» Il reste à voir si ces ajustements seront profitables aux Alouettes.FOOTBALL Les Alouettes espèrent rebondir à Calgary SOCCER L\u2019Impact encore privé de ses deux leaders Après l\u2019Argentin Ignacio Piatti, c\u2019est au tour de Samuel Piette de s\u2019absenter pour plusieurs matchs L\u2019Impact de Montréal a mérité son billet pour le Championnat canadien de soccer mercredi, mais depuis, les nouvelles ne sont pas nécessairement bonnes dans le camp de l\u2019équipe.Tout ça, à la veille d\u2019un deuxième match en 72 heures que Rémi Garde aurait souhaité jouer dimanche, à tout le moins.Déjà au courant qu\u2019il allait devoir se passer des services d\u2019Ignacio Piatti pour le duel de samedi contre le FC Dallas au stade Saputo, Garde a en quelque sorte confirmé une information qui avait commencé à circuler en milieu de semaine, selon laquelle l\u2019as argentin serait à l\u2019écart du jeu pendant au moins trois semaines.« Maintenant qu\u2019il a passé des examens complémentaires, ce sera un peu plus long pour \u201cNacho\u201d.J\u2019espère qu\u2019il sera de retour pour la finale du Championnat canadien », a déclaré Garde lors de sa rencontre avec les journalistes, vendredi au Centre Nutrilait.Piatti a déjà raté 18 parties du calendrier régulier de la MLS à la suite de deux blessures différentes, la première en mars, et la seconde, fin mai.Il a aussi manqué deux matchs du Championnat canadien, dont celui de mercredi dernier contre le Cavalry FC.Si Piatti revient pour la finale du Championnat canadien, c\u2019est donc dire qu\u2019il ne jouera pas avant le mercredi 18 septembre lors du match aller contre le Toronto FC au stade Saputo.De ce fait, il manquera quatre autres rencontres, outre celle de samedi.Par ailleurs, le match du 31 août contre D.C.United est celui où Garde espère revoir le milieu de terrain Samuel Piette, lui aussi sur le carreau.Comme ce fut le cas pour Piatti, Piette n\u2019a pas participé au duel retour de la demi- finale du Championnat canadien contre le Cavalry FC, les deux ayant subi des blessures aux adducteurs lors du match précédent contre le Fire de Chicago.« Je pense que ce sera un peu moins long et j\u2019espère que pour le match contre D.C., il aura pu s\u2019entraîner un peu», a déclaré Garde au sujet de Piette.Ces absences s\u2019ajoutent au départ du défenseur central Zakaria Diallo, annoncé à quelques heures du match de mercredi.Un départ qui a semblé prendre Garde et Saphir Taïder de court.« Honnêtement, on a été surpris nous aussi, a admis Taïder, qui était un bon ami de Diallo.On sait que ça peut aller très vite d\u2019un côté comme de l\u2019autre.Il n\u2019a même pas eu le temps de nous dire au revoir, quasiment, tellement ç\u2019a été vite.Mais il a envoyé un message après à tout le monde pour exprimer le pourquoi du comment il était parti.» Diallo est retourné en France pour se joindre au RC Lens, en Ligue 2.«Disons que le marché français ferme plus tard et « Zak » est un joueur évidemment connu en France », a commenté Garde.« On n\u2019a pas eu vraiment le choix, en fait », a ajouté l\u2019entraîneur-chef de l\u2019Impact, qui n\u2019a pas voulu dire à quel moment il avait été informé de la décision de Diallo.Deux équipes semblables Le match entre l\u2019Impact et le FC Dallas mettra aux prises deux équipes affichant des dossiers semblables et qui s\u2019affronteront dans un contexte difficile.L\u2019Impact (10-13-3 - 33 pts) a joué à Calgary mercredi soir mais a l\u2019avantage de rentrer chez lui.De son côté, le Dallas FC (10-10-6 - 36 pts) arrive de plus loin encore puisqu\u2019il a rendu visite au Galaxy de Los Angeles, également mercredi.Ce qui ne veut pas dire que l\u2019Impact est satisfait du calendrier.« Je ne comprends pas encore comment ça se fait qu\u2019on joue demain.Je ne le comprendrai jamais mais voilà, à nous de nous adapter.On a eu un jour de repos, on a voyagé toute la nuit.J\u2019espère qu\u2019on ne le ressentira pas trop sur le terrain samedi.On va tout faire pour prendre les trois points», a déclaré Taïder.Garde, lui, a parlé de cette question sur un ton frôlant la résignation même s\u2019il reste persuadé que des matchs aussi rapprochés ne peuvent pas aider à améliorer la qualité du spectacle.« Effectivement, c\u2019est pour moi une aberration, une absurdité, que ce match n\u2019ait pas eu lieu le dimanche.Mais il y en a eu d\u2019autres.C\u2019est pour ça que je vous dis que j\u2019ai abandonné sur cette saison-là de me battre sur ces choses-là.Mais encore une fois, après, si on déplore la qualité des matchs, il y a des explications.» MICHEL LAMARCHE LA PRESSE CANADIENNE Le milieu Samuel Piette (au centre) a subi récemment une blessure aux adducteurs.DERIK HAMILTON ASSOCIATED PRESS A 9 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 LEÏLA JOLIN-DAHEL LE DEVOIR L\u2019Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) s\u2019inquiète du dépôt d\u2019une motion par l\u2019opposition officielle de la Ville de Montréal, qui vise à faciliter l\u2019accès aux livres électroniques dans les bibliothèques municipales.Dans une lettre envoyée vendredi à Valérie Plante, l\u2019UNEQ demande à la mairesse de s\u2019opposer à la motion qui sera présentée le 19 août.«[L\u2019opposition] demande notamment l\u2019adoption de plateformes ne fixant pas de limites sur la durée d\u2019emprunt ou le nombre de lecteurs simultanés d\u2019un titre numérique», peut-on lire dans la lettre.Selon l\u2019UNEQ, cela constituerait une « concurrence déloyale au livre imprimé, notamment aux nouveautés sur les tablettes des librairies».L\u2019UNEQ estime également que le fait que des usagers puissent télécharger un titre « comme bon leur semble » relève du « piratage et non du prêt ».« Pour nous, ça équivaut à renier complètement les redevances pour les ayants droit et les éditeurs », dénonce la présidente de l\u2019UNEQ, Suzanne Au- bry, en entrevue au Devoir.Redevances en danger Avec la plateforme qu\u2019utilise actuellement la Ville de Montréal, pretnume- rique.ca, la durée d\u2019un prêt est limitée à 21 jours (28, en période estivale).Si elle est adoptée, la motion présentée par les élus d\u2019Ensemble Montréal permettra aux usagers des bibliothèques d\u2019avoir accès à un contenu numérique sans limitation de prêt, tant sur le nombre que sur la durée, et sans liste d\u2019attente ni gestion des droits numériques et contraintes techniques.«Ce que l\u2019opposition veut faire, tous azimuts, ça nuirait nécessairement aux ventes du livre, donc ça nuirait aux redevances de l\u2019auteur», soutient Mme Aubry.Selon la présidente de l\u2019UNEQ, il n\u2019y a « pas de problème » d\u2019accès aux livres.Elle soutient que, comme pour les livres en papier, les gens acceptent d\u2019être sur une liste d\u2019attente en ce qui a trait des emprunts numériques.« Si on veut absolument lire un livre, on va aller l\u2019acheter.Et si on ne veut pas l\u2019acheter, on peut l\u2019emprunter en bibliothèque », dit-elle.« Imprimé ou électronique, pour nous, un livre est un livre.» Mme Aubry estime également que le système actuel est le fruit de longues négociations passées.«Ç\u2019a été conçu de façon très réfléchie par les éditeurs et par les auteurs pour que ce soit raisonnable pour les écrivains, comme pour les utilisateurs en bibliothèque», explique-t-elle.Selon elle, aucun changement au système de prêts numériques ne pourrait être fait « sans nuire considérablement aux auteurs ».D\u2019après un sondage mené auprès des membres de l\u2019UNEQ à partir de leur déclaration de revenus de 2017, le revenu moyen qu\u2019ils tirent de leurs activités littéraires est de 9169 $.Le revenu littéraire médian serait quant à lui inférieur à 3000 $.Le bureau de la mairesse Plante a déjà indiqué au Devoir ne pas vouloir commenter la motion avant qu\u2019elle ne soit débattue au conseil municipal, le 19 août.MONTRÉAL Les écrivains inquiets d\u2019une motion de l\u2019opposition La réforme des prêts numériques nuirait « considérablement » aux auteurs, juge l\u2019UNEQ LIA LÉVESQUE LA PRESSE CANADIENNE Unifor réclame une aide d\u2019urgence pour les journaux de Capitales Médias Imprimé ou électronique, pour nous, un livre est un livre SUZANNE AUBRY » C\u2019est au tour du syndicat Unifor de réclamer une aide financière « ciblée et urgente » du gouvernement Legault pour sauver les emplois dans les quotidiens du Groupe Capitales Médias et l\u2019information en région.Et cette aide devrait être annoncée d\u2019ici dix jours, soit avant la commission parlementaire sur l\u2019avenir des médias, selon Unifor.Le syndicat Unifor, affilié à la FTQ, représente une centaine de travailleurs menacés par la situation financière difficile du groupe médiatique, dans les journaux quotidiens La Tribune, à Sherbrooke, et Le Quotidien, à Saguenay.« L\u2019heure est grave en ce qui concerne l\u2019avenir des six quotidiens régionaux du Groupe Capitales Médias », a affirmé en entrevue vendredi le directeur québécois d\u2019Unifor, Renaud Gagné.Toute aide financière devra être annoncée bientôt, dans les prochains jours, a pressé le dirigeant syndical.« L\u2019inquiétude, c\u2019est que si jamais il y a une fermeture parce que ça fait faillite, repartir des salles de presse et tout, c\u2019est quasiment impensable.Et pour nous, c\u2019est de l\u2019information essentielle dans les régions.Ces six journaux-là sont dans plusieurs régions du Québec.Et c\u2019est important en matière d\u2019emplois et pour l\u2019économie régionale », a plaidé M.Gagné.Quant à la possibilité que Québecor se porte acquéreur de tout le groupe médiatique ou en partie, M.Gagné souligne que «plutôt que de faire faillite et de fermer, Québecor pourrait être une solution».« Mais on a toujours un peu des inquiétudes sur la concentration [de la presse].Et naturellement, nos gens nous diraient : \u201cIl y a eu des conflits assez difficiles avec Québecor\u201d [au Journal de Québec et au Journal de Montréal].Mais c\u2019est certain que si c\u2019était la seule solution, bien écoutez, on ferait affaire avec Québecor.L\u2019important, c\u2019est que ces journaux-là continuent à vivre, les emplois, l\u2019information et l\u2019économie qui s\u2019active », a commenté M.Gagné.Vers une solution permanente Plus tôt cette semaine, la Fédération nationale des communications de la CSN, qui représente aussi des journalistes touchés dans ces quotidiens, s\u2019était aussi inquiétée pour les mêmes motifs.Elle avait rappelé que les syndicats de l\u2019information déplorent la situation des médias depuis plusieurs années.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, par la voie de son président Stéphane Giroux, a aussi plaidé dans Le Devoir pour « une aide d\u2019urgence au moins, en attendant que des solutions permanentes puissent être mises en place ».Il avait notamment dénoncé la fuite des revenus publicitaires vers Google et Facebook.La Fédération québécoise des municipalités a également lancé un cri du cœur pour l\u2019information en région.Groupe Capitales Médias regroupe Le Soleil à Québec, Le Quotidien à Sa- guenay, La Tribune à Sherbrooke, La Voix de l\u2019Est de Granby, Le Droit de Ga- tineau et Le Nouvelliste à Trois-Rivières.AGENCE FRANCE-PRESSE À LOS ANGELES CINÉMA Peter Fonda au bout de la route L\u2019acteur célébré pour le film culte Easy Rider a succombé à un cancer du poumon L\u2019image de Peter Fonda, les jambes étendues sur son chopper Harley-Davidson peint aux couleurs du drapeau américain, est emblématique de la contre-culture des années soixante.COLUMBIA PICTURES étendues sur son chopper Harley-Da- vidson peint aux couleurs du drapeau américain, est emblématique du cinéma de cette époque.Un exemplaire de cette moto s\u2019était vendu aux enchères 1,35 million de dollars en 2014.En 1998, il avait concouru aux Oscar pour son rôle dans le film L\u2019Or de la vie de Victor Nuñez, qui lui a valu un Golden Globe.Plus récemment, Peter Fonda avait joué Méphistophélès dans Ghost Rider (2007).Son dernier film, The Last Full Measure, avec Samuel L.Jackson, Morgan Freeman et Laurence Fishburne, doit sortir fin octobre aux États-Unis.Militant écologiste de la première heure, l\u2019acteur avait fait sensation au Festival de Cannes en 2011 lorsqu\u2019il avait qualifié le président américain de l\u2019époque, Barack Obama, de « putain de traître » en lui reprochant sa gestion d\u2019une marée noire dans le golfe du Mexique provoquée par le naufrage de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon.L\u2019acteur américain Peter Fonda, rendu célèbre par son rôle de motard dans Easy Rider (1969), qu\u2019il avait coécrit, est mort vendredi matin à son domicile de Los Angeles à l\u2019âge de 79 ans, a annoncé son entourage.Fils de la légende d\u2019Hollywood Henry Fonda, petit frère de Jane Fonda et père de Bridget Fonda, Peter Fonda est mort d\u2019un arrêt respiratoire provoqué par un cancer du poumon, a indiqué son relationniste dans un communiqué.« Tandis que nous pleurons la perte de cet homme doux et gracieux, nous souhaitons aussi célébrer son esprit indomptable et son amour de la vie.En l\u2019honneur de Peter, portez un toast à la liberté s\u2019il vous plaît », conclut le communiqué signé de sa famille.« Je suis très triste.C\u2019était mon gentil petit frère adoré.Le bavard de la famille.J\u2019ai passé des moments merveilleux seule avec lui ces derniers jours.Il est parti en riant », a dit Jane Fonda dans une déclaration transmise à l\u2019AFP.Easy Rider, écrit par Peter Fonda, Dennis Hopper, et Terry Southern, interprété par les deux premiers et réalisé par Hopper, est l\u2019un des films étendards de la contre-culture américaine des années soixante.Il évoque la quête de liberté à travers une odyssée à moto dans les grands espaces du Sud-Ouest américain.L\u2019image de Peter Fonda, les jambes Easy Rider, écrit par Peter Fonda, Dennis Hopper, et Terry Southern, interprété par les deux premiers et réalisé par Hopper, est l\u2019un des films étendards de la contre-culture américaine des années soixante. LEDEVOIR // LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.L\u2019école du Bauhaus, la plus influente en architecture et en design modernes, était créée il y a tout juste un siècle en Allemagne.Après un arrêt à Weimar, berceau du mouvement, puis à Tel-Aviv, première ville Bauhaus du monde, ce dernier volet de la série examine la fortune montréalaise de ce magistère de la modernité.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR ù est le Bauhaus ?Il est partout ! Cette école centenaire d\u2019art et d\u2019architecture a eu tellement d\u2019emprise sur la construction et le design au XXe siècle qu\u2019il est facile d\u2019en trouver les traces petites ou monumentales ad nauseam, ailleurs comme ici.Le Bauhaus a vraiment créé « de la cuillère à la ville », selon une célèbre formule du fondateur de l\u2019établissement, Walter Gropius.C\u2019est cet esprit qui souffle sur les mille et un objets simples et pratiques du quotidien pour « tout le monde », où la forme suit la fonction.La moindre maison du Québec peut retrouver l\u2019héritage bauhaussien dans une lampe, un meuble, une théière.C\u2019est aussi l\u2019influence indéniable du mouvement qui se fait sentir dans plusieurs grands édifices modernes de Montréal, la tour de la Bourse, la tour CIBC, la Place Ville Marie et, bien sûr, le complexe Westmount Square, signé Mies van der Rohe.Lui-même a dirigé l\u2019école dans ces dernières années, à Dessau puis à Berlin.« À Montréal, plusieurs tours de bureaux du centre-ville sont inspirées par les gratte-ciel à mur-rideau de Mies, dit Christina Contandriopoulos, profes- seure d\u2019histoire de l\u2019art de l\u2019UQAM, spécialiste de l\u2019architecture.Dans les quartiers résidentiels de Montréal ou de Québec, on trouve des exemples de maisons unifamiliales blanches, épurées, avec des fenêtres en bandeaux, des garde-corps tubulaires métalliques, influencées par la maison des maîtres de Gropius à Dessau.» Elle ajoute que la majorité des projets de logements sociaux du Québec sont « directement ou indirectement influencés par les projets de logements sociaux des années 1920 en Allemagne ».Elle fournit un exemple encore plus précis : « La cuisine de Francfort, conçue par Margarete Schütte-Li- hotzky, est devenue un modèle international pour les petites cuisines en série.» IKEA n\u2019a vraiment rien inventé\u2026 Bauhaus ou style international ?Mais de quoi parle-t-on exactement ?Ces gratte-ciel résolument modernes sont toujours classés de « style international » et on en perd donc un peu son allemand.Quel est le lien avec le Bauhaus ?En gros, l\u2019un se retrouve dans l\u2019autre, et il est possible de les amalgamer par métonymie, mais peut-être plus souhaitable de les distinguer.Le style international est codifié et nommé par les architectes Henry-Rus- sel Hitchcock et Philip Johnson, commissaires d\u2019une exposition au Museum of Modern Art de New York en 1932.Dans leur analyse formelle, ils définissent trois principes fondamentaux de ce mouvement : le volume de l\u2019espace (par opposition à la masse et la solidité), la régularité et la flexibilité.Ces principes sont partagés par l\u2019école du Bauhaus, mais aussi par d\u2019autres piliers de la modernité aux Pays-Bas, en Belgique, en France aussi, notamment avec Le Corbusier.« Je veux distinguer l\u2019école du Bauhaus et son influence de celle du style international, parce que l\u2019héritage for- Montréal, héritière Bauhaus L\u2019esprit du mouvement souffle dans le design, les immeubles et surtout les écoles de formation de la métropole mel du Bauhaus est divers et protéiforme, nuance encore plus Christina Contandriopoulos.Le Bauhaus de Gropius est différent de celui d\u2019Albers, de Moholy Nagy, de May, de Schütte-Li- hotzky ou de Mies», en citant différents noms de professeurs célèbres de l\u2019école.Une école\u2026 Le legs se fait aussi formidablement sentir dans la formation des créateurs.« Le Bauhaus est fondamental parce qu\u2019il révolutionne l\u2019enseignement de l\u2019art, du design, de l\u2019architecture, résume Francine Vanlaethem, présidente et fondatrice de Docomomo Québec, qui documente l\u2019architecture moderne.Montréal aussi a été marquée fondamentalement par ce nouveau paradigme pédagogique.» La révolution s\u2019est instaurée lentement, sur des décennies, pour finalement balayer les traditions beaux-arts et Arts & Crafts qui dominaient.McGill a été la première à se tourner vers la nouvelle manière à partir des années 1940.« Avant, on enseignait les styles, les ornements, les ordres, dit Mme Van- laethem.À partir de là, on s\u2019initie à un langage de base géométrique qu\u2019on apprend à travers la manipulation des formes, l\u2019exploration des textures, des couleurs, des matériaux.En plus, on ne fait pas qu\u2019étudier à l\u2019école, on y vit, on y crée.» Mme Vanlaethem est aussi profes- seure émérite de l\u2019École de design de l\u2019UQAM, elle aussi sous la tutelle pédagogique de l\u2019établissement mythique moderne et centenaire.Même le pavillon uqamien de 1995, conçu par l\u2019architecte Dan Hanganu, témoigne de cette source en reprenant plusieurs éléments du programme de l\u2019immeuble construit par Gropius à Dessau en 1925, avec sa galerie d\u2019exposition au rez-de- chaussée, ses ateliers de création, ses espaces modulaires.\u2026 qui fait école La professeure Contandriopoulos parle au total d\u2019un « mouvement intellectuel et social », d\u2019une école qui fait école, quoi.Elle souligne que l\u2019école du Bauhaus est la première du genre qui accueille officiellement les femmes dès son ouverture, dans une volonté assumée de réforme sociale.« Les femmes designers, parmi elles, Gunta Stozl, Annie Albers, Marianne Brandt, Alma Siedhoff-Busche, ont réalisé des projets en design qui ont eu une influence énorme, dit-elle.Surtout, elles ont été les premières femmes designers à se photographier et à faire circuler une nouvelle image de la femme comme designer professionnel.» L\u2019exposition inaugurale du Nouveau Musée Bauhaus de Weimar témoigne de cette exceptionnelle modernité avec des photos d\u2019étudiantes, assez nombreuses, souvent vêtues à la garçonne.La professeure souligne que ces pionnières ne l\u2019ont pourtant pas eu facile à l\u2019école, comme l\u2019ont montré des études récentes de Patrick Rössler et Elizabeth Otto (Bauhaus Wiomen, A Global Perspective) ou Anja Baumhoff (The Gende- red World of the Bauhaus).L\u2019immense aventure créatrice de l\u2019école du Bauhaus, née à Weimar en 1919, en même temps que la république éponyme, est aussi morte en même temps qu\u2019elle.Les deux filles exceptionnelles de la capitale culturelle de l\u2019Allemagne ont été emportées par la dérive totalitaire, qui a finalement replongé le monde dans une grande débauche meurtrière et destructrice.1 La Place Ville Marie 2 Une résidence privée, 3223, avenue Trafalgar, Westmount 3 Le Westmount Square 4 L\u2019École de design de l\u2019UQAM, 1440, rue Sanguinet, Montréal 5 Une résidence privée, 237, avenue Querbes, Montréal MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR L'ESPRIT BAUHAUS 1 2 3 4 5 O La moindre maison du Québec peut retrouver l\u2019héritage bauhaussien dans une lampe, un meuble, une théière 1 2 3 4 5 "]
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