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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-10-31, Collections de BAnQ.

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[" LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 / CAHIER B CULTURE CULTURE Un documentaire traite de la liberté propre à l\u2019enfance, au FCIAT | B 3 ÉCONOMIE Le patron de Boeing échoue au test du Congrès | B 4 MONDE Le scrutin devancé ne devrait rien régler au Royaume-Uni | B 8 La liberté selon Jouliks J ouliks, de Mariloup Wolfe, sort vendredi dans nos salles.Cette chronique familiale possède des affinités avec Les bons débarras, de Francis Mankiewicz, sur scénario de Réjean Du- charme.Un très beau film.Le voici soulevé par un vent de controverse.Dafina Savic, la directrice de Romanipe, un groupe de défense des Roms, estime que cette communauté, à travers le personnage du père et de son foyer d\u2019origine, se voit dépeinte à coups de stéréotypes et de préjugés omniprésents en littérature et au cinéma, romantisme à l\u2019appui.Les acteurs roms n\u2019avaient pas voulu participer au tournage pour ces motifs-là.En fiction, leur réalité se résume souvent à des allégories tragiques de liberté brisée, comme l\u2019Esmeralda de Notre- Dame de Pari, de Victor Hugo et la Carmen de Bizet.Le film de Mariloup Wolfe m\u2019a semblé plutôt un hommage à l\u2019affranchissement des Roms, mais le mot « jouliks » (voyous en russe) aurait pu s\u2019effacer du titre.Le débat actuel s\u2019arrime aux polémiques SL?V et Kanata.N\u2019empêche que les pièces de Robert Lepage prétendaient remonter d\u2019une façon ou d\u2019une autre le parcours historique des communautés mises en scène.Pas Jouliks, qui s\u2019impose en pure fiction.Ce film fluide se joue à hauteur de petite fille (exceptionnelle Lilou Roy-Lanouette) élevée dans une ferme du Québec au cours des années 1970 par des parents marginaux qu\u2019elle veut garder unis.Une lumière éclaire cette œuvre à la gloire de l\u2019anticonformisme, centrée sur un couple : un homme libre et ombrageux (Victor Andrés Trelles-Turgeon), une femme jadis prostituée (Jeanne Roux-Côté).Amoureux fous, ils adorent leur enfant, élevée sans contraintes.Jouliks est adapté de la pièce homonyme de Marie-Christine Lê-Huu (2005), qui en a signé le scénario.Des changements avaient été apportés au texte avant le tournage, après discussions avec Dafina Savic: le mot «Rom» n\u2019y est pas prononcé, des allusions directes à la communauté ont été gommées.Nommée ou pas, la famille élargie des quartiers de la zone à Toronto, que Zak court rejoindre en quittant son foyer, est rom pur jus.Le violon tzigane, les danses autour du feu et les costumes (clichés sans doute, mais inspirés du réel) appartiennent à cette communauté, dont l\u2019apport musical est immense.Des films désormais classiques comme Le temps des gitans, d\u2019Emir Kusturica, et Latcho Drom, de Tony Gatlif, en témoignent d\u2019éclatante façon.Marie-Christine Lê-Huu précise que, dans sa pièce à l\u2019origine de Jouliks, le personnage du père n\u2019avait pas d\u2019origine précise.« Au cinéma, le besoin de contextualiser est plus grand.» Les Roms sont apparus.Le personnage de Zak n\u2019est quand même pas si étranger à nos propres trajectoires.Les survenants, grands dieux des routes et des bois, blancs ou autochtones, participent à l\u2019imaginaire collectif depuis la Nouvelle-France.Cet archétype dépasse la réalité des Roms, pour embrasser plus largement un fantasme de liberté.Certains les appellent gens du voyage, terme discutable, car plusieurs d\u2019entre eux sont sédentarisés.Le peuple rom, tzigane, manouche, bohémien, gitan ou autre nomination au fil des empreintes géographiques, en arrache.Surtout en Europe (Hitler les envoyait mourir dans ses camps) où les frictions avec les peuples dits de souche demeurent nombreuses.Les Roms se voient accusés de tous les crimes.En mars dernier, dans des communes françaises de Seine- Saint-Denis, des membres d\u2019une communauté issue de Roumanie avaient été pris d\u2019assaut par une population en colère.Une fausse rumeur de Roms en camion blanc enlevant des enfants (vieux mythe médiéval) s\u2019était enflammée sur les réseaux sociaux.On comprend que les mettre en scène soit devenu délicat quand les questions d\u2019appropriation culturelle prennent la lumière.Les problèmes de groupes ostracisés sont névralgiques.Marie-Christine Lê-Huu m\u2019avoue interroger l\u2019espace de création sur cette frontière ténue entre un personnage et la représentation de sa communauté.La scénariste trouverait dommage qu\u2019un film sur le rejet de la différence se fasse démolir pour ce qu\u2019il cherche à dénoncer.Il est parfois difficile de départager les clichés de certains particularismes d\u2019un groupe social.Alors, que faire ?Empêcher toute fiction parlant de « l\u2019autre » (même en partie fantasmé) de voir le jour, surtout quand cet autre n\u2019est pas dia- bolisé ?Impossible, sans gommer toute création vive nourrie d\u2019imagination.Et Zak constitue une figure positive de liberté qui révèle les secrets de la nature à son enfant.Le film m\u2019était apparu comme un coup de chapeau à toutes les résistances au conformisme.J\u2019avais cru que la communauté rom (même non identifiée) pourrait en tirer un motif de fierté.C\u2019est dire\u2026 Tout est question de point de vue.Du moins, les forums de discussion aident-ils à nourrir les esprits.CHRISTOPHE HUSS LE DEVOIR La semaine ayant abouti à la non-pré- sentation de la seconde partie du concert d\u2019András Schiff laissera non seulement des traces dans la mémoire du pianiste hongrois, qui en ressort « très blessé », mais également dans le fonctionnement interne de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal (OSM).Les musiciens en appellent désormais à l\u2019élaboration d\u2019un protocole pour éviter les dérapages, a appris Le Devoir.Une demande accueillie avec ouverture par la direction, qui s\u2019est engagée à rencontrer rapidement les musiciens à cet effet.Les mélomanes montréalais ont été surpris de ne pas voir András Schiff diriger la seconde partie du concert, mercredi et jeudi dernier, comme il l\u2019avait pourtant fait à Boston quelques jours auparavant.La présence au programme de la Suite de danses de Bartók, œuvre écrite pour le 50eanniversaire de la réunification de Buda et de Pest, avait pourtant une résonance particulière pour le pianiste hongrois en exil, virulent critique du régime de Viktor Orbán.Le communiqué annonçant ce changement indiquait que la décision avait été prise « d\u2019un commun accord ».Depuis Toronto, András Schiff conteste fortement cette lecture, déplorant plutôt un «incident majeur» ayant conduit à ce renoncement : « C\u2019est un mensonge, une rectitude politique qui me dérange.» À l\u2019OSM, personne ne nie plus désormais qu\u2019il y a bel et bien eu un «incident».«La communication entre le chef et les musiciens n\u2019a effectivement pas été facile au cours de cette répétition », dit Pascale Ouimet, directrice des relations avec les médias.Un déraillement rapide En entrevue, András Schiff affirme être arrivé léger à l\u2019OSM.« Après la merveilleuse semaine à Boston, je suis venu plein de joie et d\u2019attentes à Montréal.La première répétition a commencé avec Bartók.Cela a duré une petite heure.Et les choses ont déraillé d\u2019emblée.» La Suite de danses est une œuvre difficile, même pour Boston, convient le chef.« Nous avons donc débuté avec un tempo de travail et une dynamique mesurés.Mais rien n\u2019allait, il y avait des problèmes rythmiques plus ou moins grands, surtout chez les vents, où chaque son venait trop tard, mais aussi avec les cordes, trop molles, trop incertaines.Bartók est une musique de consonnes.J\u2019ai recommencé, trois, quatre, cinq, six fois.Rien n\u2019évoluait.Et voilà qu\u2019après une heure, je vois un musicien se lever pour sortir.Je lui demande : \u201cQuel est le problème ?\u201d Et il me répond : \u201cVous êtes mon problème !\u201d » Jamais András Schiff n\u2019avait vécu cela dans sa carrière.« Le Konzertmeister [Richard Roberts, cette semaine-là], ou à défaut le représentant des musiciens, aurait dû se lever pour rétablir l\u2019ordre, mais rien ne s\u2019est passé.J\u2019étais très blessé, pour moi, et pour la musique.Je ne pouvais plus rester dans cette ambiance, je suis parti et j\u2019ai dit : \u201cCherchez-vous un autre chef !\u201d » Interpellé à ce propos, le représentant du comité des musiciens, Stéphane Lévesque, précise que le musicien qui s\u2019est emporté « n\u2019est pas un membre du comité des musiciens ».Or, non seulement a-t-il parlé en son nom, mais les autres musiciens n\u2019ont pas su quoi répliquer.« Comme une situation de ce genre ne s\u2019est jamais présentée, nous n\u2019étions pas préparés et n\u2019avions pas de protocole en place.» L\u2019administration précise qu\u2019« aucune sanction n\u2019a été prise [contre le musicien], mais que des mesures de mitigation ont été faites » dans la foulée.Pour András Schiff, à ce stade, il était clair que plus rien n\u2019aurait pu sauver le projet : « L\u2019orchestre était si mal préparé pour le Bartók, c\u2019était sans espoir.» Ce n\u2019est pas l\u2019avis du comité des musiciens ni de l\u2019OSM pour qui la préparation répondait à tous les standards internes.« L\u2019OSM était à son niveau habituel et nous avions hâte de collaborer avec M.Schiff », précise M.Lé- vesque.« Le niveau d\u2019engagement et de professionnalisme des musiciens afin d\u2019offrir à nos clients des concerts du plus haut niveau de qualité ont été, tel que d\u2019habitude, rencontrés », renchérit Mme Ouimet.« J\u2019ai souffert comme un chien » Afin de rétablir les ponts avant la répétition de mardi, deux musiciens sont venus voir M.Schiff avec l\u2019administration artistique pour lui promettre que la suite serait différente.« La répétition a été acceptable et j\u2019ai pu travailler.» Mais la répétition générale de mercredi lui aura réservé des surprises.« Une générale se fait dans l\u2019ordre du concert.J\u2019arrive sur scène, je commence à diriger et une partie de l\u2019orchestre attaque MUSIQUE CLASSIQUE Un protocole pour éviter les dérapages à l\u2019OSM Le passage houleux du Hongrois András Schiff à Montréal a poussé les musiciens à réclamer l\u2019élaboration d\u2019une marche à suivre Mercredi et jeudi dernier, András Schiff n\u2019a pas dirigé la seconde partie du concert de l\u2019OSM, qui présentait la Suite de danses de Bartók.ANTOINE SAITO ODILE TREMBLAY VOIR PAGE B 2 : OSM LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 CULTURE B 2 ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy District 31 Infoman 100 génies Enquête Le Téléjournal Sports express /23h05 On va se le dire TVA TVA nouvelles Le Tricheur Les Gags Oeufs d'or Le bon docteur J.E.Face à la rue TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 NOM DE CODE: NOVE.TQ Passe-Partout Cochon dingue Génial! Mc$ween 180 jours Dans les médias House of Cards (v.f.) Un chef à la cabane Génial! V Souper parfait Occupation D Avec mon ex Rire et délire Les jeux fous d'Ellen L'Open Mic Occupation D Chicago Police / Imbroglio Souper parfait NVL Moment V ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Mordus de politique Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Devoir d'enquête / Petit meurtre entre amis Urgences Les secrets Journal/ C à dire Journal Afrique Commence D Comédie Club / Billy Tellier Les dossiers de la NASA Catastrophes en mer Paranormal sur le vif Docu-D / Cobayes: les dossiers noirs Tour de Force VIE Mini-maisons Mini-maisons Les 7 petits Johnston La famille Groulx Une garderie Un safari Premier flip Design V.I.P.Big Love (v.f.) LA MOISSON MAX Dr House / Jeux d'enfants Le mentaliste / Rouge feu Chicago Med Imposteurs / L'arrosé arroseur Marvel: S.H.I.E.L.D.Bones / Mon frère Chicago Med VRAK Rencontrée Code F/G Mom (v.f.) Jérémie Les Foster / New York L'Illusionniste / Pas vu, pas pris The Amazing Race Jérémie Code F/G Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hors-jeu 2.0 Max et Bruno L'antichambre (D) Hockey 360° (D) LNH Hockey / Canadiens de Montréal c.Golden Knights de Vegas (D) HISTORIA Compagnons d'armes De l'acier et du feu FantomWorks Transmission Rapides Hors route / Point de rupture La route des croix Cash Cowboys ICI ARTV 17h30 Downton Abbey Moi et l'autre Pour l'amour du country Les filles de Caleb Les filles de Caleb MARY SHELLEY (2018) Elle Fanning.EXPLORA Animal Fight Club (v.f.) Sous la peau du géant du Nil Nature en équilibre Pharmachien Pharmachien Le réveil des dinosaures géants Girafes: Les dernières géantes Océania SÉRIES+ Nouvelle-Orléans / Kidnapping Élémentaire / Lavage de cerveau Madame la Secrétaire d'État Quantico / En famille Bull (v.f.) Solitaire / Un morceau de bois Blue Bloods Z Remorquage Week-end Ridicule En rodage Galas ComédiHa! 2017 Talk show Comédie Tosh.0 P.Lemieux Dexter / Tueurs en vadrouille South Park sav-media Conférences L'ère robots Inventer le ciel Maîtres 20h50 Histoire Après/ Après Génie d'ici Kebec Encore plus Inventer le ciel Archi branchés ÉVASION Direction la mer / Ocean City Benoît 5 étoiles Hôtel Inspector Traqueur de mystères Vivre sous zéro Le Voyageur assoiffé .de la pêche TFO Les sapiens Flip Top!/ Top! Amélie Boum, canon Les jumelles OPÉRATION BEURRE DE PINOTTES (1985) Hogtown Blues LaMeill/ P Tango 7 SOEURS (2017) Cinépop 17h55 ABRACADABRA (1993) Bette Midler.19h35 TRICK 'R TREAT (V.F.) (2008) LES INCONNUS (2008) Liv Tyler.22h25 TERREUR SUR LA LIGNE (2006) Cinéma SÉcran 17h40 BONNE FÊTE ENCORE 19h15 BONNE FÊTE ENCORE! 2 (2019) Jessica Rothe.HALLOWEEN (2018) Jamie Lee Curtis.22h45 LA RELIGIEUSE (2018) Demián Bichir.Planète 17h30 L'homme de l'Isle Grands Mythes Globe cooker Champs de bataille L'histoire dates Archives Incroyable Faune d'Afrique Fatale attirance MATV Parler d'argent Mise à jour CityLife LeZarts Medley Danser?Nous sommes la ville Parler d'argent Mise à jour CityLife LeZarts Innovation CBC CBCNews JFL: Gags Still Standing Coronation St.Battle of the Blades Dragons' Den CBC News: The National CBCNews Reflections Coronation St.CTV CTV News Montreal eTalk Young Sheldon Grey's Anatomy How to Get Away With Murder Law & Order: S.V.U.CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight Superstore The Unicorn GoodPlace Will & Grace Saturday Night Live Global News 23h35 The Late Show ABC News News Local 22 News Inside Edition Grey's Anatomy Million Little Thing / Unleashed How to Get Away With Murder News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Young Sheldon The Unicorn Young Sheldon The Unicorn Evil / Rose390 / Luke Judy News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Superstore Perfect GoodPlace Will & Grace Law & Order: S.V.U.News 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Made Here NE Legends Tom Lehrer: Live In Copenhagen 1967 Wings Over Grand Canyon Amanpour and Company Business PBS (57) News Business PBS NewsHour New Tricks Death in Paradise Happy Valley World News Amanpour and Company UNIS Cochon dingue Hôpital vétérinaire Louis la faune Eau fraîche Oiseaux Hooké Main à la pâte Bouffe en cavale Peaky Blinders Radio enfer HBO1 16h35 BESSIE 18h35 LIKE.SHARE.FOLLOW (2016) 20h10 THE CHANGELING (1979) George C.Scott.THE HITCHER (1985) Rutger Hauer.23h40 TOTEM (2017) AddikTV MAISON HANTÉE (2013) avec Essence Atkins, Marlon Wayans.Rançon / Inapte Killing Eve / On se connaît?Un ennemi parmi nous The Walking Dead (v.f.) Salvation TVA Sports 17h00 JiC Dave Morissette en direct LNH Hockey / Flames de Calgary c.Predators de Nashville (D) Le TVA sports Kevin Raphael Hockey / Cgy./Nash.10/31 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce soir Les grandes peurs Cette relecture moderne de l\u2019immense série d\u2019anthologie des années 1960, qui explorait déjà à travers la science- fiction et le fantastique les grandes craintes de la société américaine, est coproduite et présentée par le cinéaste Jordan Peele (Get Out, Us).Il en connaît un rayon dans la façon d\u2019exploiter ce vaste sujet, mis au goût d\u2019aujourd\u2019hui.The Twilight Zone: la quatrième dimension, Tou.tv Ce n\u2019est qu\u2019un au revoir C\u2019est le titre du dernier épisode de la deuxième saison de cette série documentaire scolaire, titre qui est particulièrement bien choisi puisque Télé- Québec vient d\u2019annoncer qu\u2019une troisième saison de cette formidable incursion dans l\u2019univers des écoles secondaires sera diffusée à l\u2019automne prochain.180 jours, Télé-Québec, 20h Amélie Gaudreau Relations rompues OSM SUITE DE LA PAGE B 1 le concerto de Haydn, l\u2019autre joue le concerto de Beethoven.En étant de bonne composition, j\u2019aurais considéré que c\u2019était un malentendu.Avec ce qui était arrivé lundi, j\u2019étais en droit d\u2019imaginer que c\u2019était un sabotage.» Interprétation que réfutent les concernés : « Les répétitions générales ne sont pas toujours forcément dans l\u2019ordre des concerts.Il a dû tout simplement y avoir une erreur de communication », indique M.Lévesque.« Il semble effectivement y avoir eu une erreur humaine », plaide Mme Ouimet.András Schiff n\u2019y croit pas, d\u2019autant que la formation Beethoven, plus fournie en vents, n\u2019était pas sur scène.« Par la suite, dès que j\u2019avais un solo, les musiciens n\u2019écoutaient pas, discutaient, jouaient avec leurs stylos, alors qu\u2019il n\u2019y avait rien à annoter [\u2026].Je n\u2019ai jamais connu autant de haine et d\u2019indifférence dans ma vie.Ça fait mal, j\u2019ai souffert comme un chien.Je n\u2019ai pas une grosse carapace, je viens de la musique de chambre, je cherche la coopération.Un concerto, c\u2019est donner et recevoir et s\u2019écouter.Cet état d\u2019esprit d\u2019absence d\u2019écoute me dépasse.En concert, il était très dur de bien jouer dans une pareille atmosphère.» Il admet avoir été « dur avec l\u2019orchestre », attitude à laquelle il attribue le refus du bouquet par la violoniste, le soir du concert.Mais « j\u2019aimerais savoir quelle faute j\u2019ai commise.[\u2026] Comme chef invité, on est certes un hôte, mais qu\u2019attend-on de nous ?Qu\u2019on fasse de la bonne de la musique ou qu\u2019on chante les louanges de tout le monde ?J\u2019aime féliciter les gens\u2026 s\u2019il y a une bonne raison à cela ! » Les incidents n\u2019entameront pas sa relation avec Montréal : « Le contact avec le public a été excellent.» Les relations avec l\u2019OSM, elles, sont rompues.Mais il ne faut pas voir dans sa sortie, un règlement de compte, insiste-t-il.« On dit ce genre de choses parce qu\u2019on aimerait aider.Peut-être que, quelque part, il y a un ver dans le fruit.Comme dans Hamlet, peut-être qu\u2019\u201cil y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark\u201d.Donc, il est utile de l\u2019exprimer pour effectuer un diagnostic et avancer dans de meilleures conditions.» Si la direction de l\u2019OSM reconnaît avoir vécu « une situation exceptionnelle et très délicate », elle considère toujours que « tous les partis ont agi dans le meilleur intérêt des musiciens, de l\u2019artiste et des clients afin de trouver une solution commune ».Elle précise que « Maestro Nagano a été mis au courant de la situation et a été consulté, mais n\u2019a rien à déclarer ».MARIE LABRECQUE COLLABORATRICE LE DEVOIR « Homme du futur », l\u2019arrière-grand- père de David B.Ricard aurait peut- être apprécié notre époque obsédée par la collecte d\u2019images et l\u2019immortali- sation visuelle de nos moindres gestes.Comme plusieurs de ses contemporains, il capturait avec une caméra 8mm les scènes de sa vie familiale.À la mort de l\u2019aïeul, cet abondant matériel, tourné entre 1956 et 1976, a été légué à Ricard, alors ado de 16 ans aspirant à devenir cinéaste.Aujourd\u2019hui documentariste et fréquent collaborateur scénique de Florent Siaud, celui-ci s\u2019en est inspiré pour Le Kodak de mon arrière-grand-père, dramatisé et mis en scène par Valery Drapeau.Une création assez originale sur la filiation, la mémoire et le temps, qui combine cinéma, théâtre documentaire et performance musicale.Entre narration autobiographique et explications techniques sur le fonctionnement de ces machines obsolètes qu\u2019il réussit (avec soulagement) à utiliser sur scène, David B.Ricard commente des images, enregistrant le plus souvent des existences ordinaires (Noëls, soupers de famille, vacances\u2026) Et il interroge parfois les coutumes qui nous semblent désormais étranges : où s\u2019est perdue cette tradition de s\u2019embrasser sur la bouche, au sein d\u2019une famille ?Pourquoi se donnait-on en cadeaux des liasses de dollars ?Quant à la découverte surprise d\u2019un film révélant un premier mariage de son père, elle mènera à une discussion qui sera l\u2019un des moments forts du récit.Le spectacle dessine en effet le parcours d\u2019un artiste qui, jeune, avait soif de relations affectives plus profondes, et était plutôt désolé par la nature matérialiste de ces archives filmiques, mais qui paraît comprendre aujourd\u2019hui comment il se relie à cette famille.Et saisir l\u2019importance des objets, ces an- CRITIQUE THÉÂTRE La mémoire des images David B.Ricard raconte un récit personnel à partir d\u2019archives familiales en 8 mm CHRISTIAN SAINT-PIERRE COLLABORATEUR LE DEVOIR En 2008, le dramaturge Tracy Letts a remporté le prix Pulitzer et le prix Tony du meilleur texte pour August : Osage County.La comédie dramatique, jouée à Chicago, à New York et à Londres, puis adaptée au grand écran par John Wells, avec notamment Meryl Streep et Julia Roberts, est présentée ces jours-ci chez Duceppe dans une traduction de Frédéric Blanchette et une mise en scène de René Richard Cyr, un spectacle intitulé Disparu.e.s.Nous sommes dans une petite ville de l\u2019Oklahoma, mais nous pourrions tout aussi bien être en Abitibi ou dans le nord de l\u2019Ontario.L\u2019été est suffocant.L\u2019atmosphère qui règne l\u2019est plus encore.À l\u2019occasion de la disparition inquiétante de leur père, les trois sœurs de la famille Weston, quarantenaires, sont de retour auprès de leur mère, Violet (Christiane Pasquier), dans la maison qui les a vues grandir.Barbara (Marie-Hélène Thibault), mère d\u2019une adolescente, est pro- fesseure dans un collège au Colorado.Ivy (Évelyne Rompré), bibliothécaire, est la seule à n\u2019avoir pas quitté le nid.Karen (Sophie Cadieux), agente immobilière, vit en Floride avec un homme dont elle refuse obstinément de reconnaître les failles.Sur le fond aussi bien que sur la forme, il faut admettre que la pièce ne brille pas par son originalité.Il s\u2019agit de l\u2019une de ces histoires de familles dysfonction- nelles dont raffole le théâtre américain, tout comme la télévision d\u2019ailleurs.Des secrets douloureux, des ambitions déçues, des espoirs inassouvis, des regrets à revendre, et constamment, en filigrane, la dévastatrice débâcle du rêve américain.On aborde l\u2019alcoolisme, la dépendance aux médicaments, le vieillissement, la maladie et le deuil, mais CRITIQUE THÉÂTRE Familles, je vous hais ! Une réunion de famille dont personne ne sortira indemne crages et témoins de nos vies, qui nous lient au passé.Entre le passé et le présent Dans la salle intime du théâtre Prospero comme on l\u2019a rarement vue, transformée en studio par la scénographe Justine Ber- nier-Blanchette, les trois murs créent un environnement enveloppant pour la musique atmosphérique du guitariste Roger Cournoyer et du percussionniste Andrew Beaudoin.Dont quelques scènes prenantes où musique et images en boucle se répondent, comme créant un pont entre présent et passé, entre actions en direct et images figées dans le temps.La création comporte d\u2019ailleurs une part d\u2019improvisation, d\u2019où le côté spontané et donc parfois un peu brouillon du texte, où la réflexion ne va pas toujours très loin.D\u2019où aussi certaines longueurs (ainsi, quelques tentatives maladroites pour engager directement le public nous semblent inutiles).Mais s\u2019il n\u2019y a généralement rien de spectaculaire dans ces images d\u2019inconnus engagés dans des activités banales, c\u2019est leur nature à la fois familière et étrange qui fait leur universalité, et donc leur intérêt.Elles témoignent d\u2019un passé commun, celui de la classe moyenne québécoise, et le récit individuel devient ainsi une histoire collective.Est-ce que, se demande David B.Ricard, nos selfies deviendront aussi un matériau intéressant dans 20 ans ?Le Kodak de mon arrière-grand-père Mise en scène et dramaturgie : Valery Drapeau.Idéation et performance: David B.Ricard.Composition musicale : Roger Cournoyer et Andrew Beaudoin.À la salle intime du théâtre Prospero, jusqu\u2019au 2 novembre.aussi l\u2019inceste, le colonialisme, le consentement sexuel et la fidélité.Plus encore, il est question de la manière dont chaque génération écope des souffrances de la précédente.Là où la pièce se distingue de celles qui sont venues avant elle dans le même créneau, c\u2019est par ses protagonistes, des êtres plus grands que nature \u2014 toujours un pied dans la caricature et l\u2019autre dans la vérité \u2014, des rôles qui prédisposent à d\u2019exceptionnelles performances d\u2019acteur\u2026 qui sont certainement au rendez-vous.Une mère de famille qui oscille sans cesse entre la perfidie et la souffrance, la monstruosité et la vulnérabilité.Trois jeunes femmes qui s\u2019accrochent avec l\u2019énergie du désespoir à des histoires d\u2019amour perdues d\u2019avance.Autour d\u2019eux, des personnages secondaires qui sont essentiels au renouvellement de l\u2019action.Mention d\u2019honneur à Chantal Baril, à Renaud Lacelle- Bourdon et à Roger Léger, qui nous entraînent avec une aisance étonnante du comique au tragique.Grâce à la mise en scène de René Richard Cyr, à sa délicate adaptation du texte et à la traduction impeccable de Frédéric Blanchette, les protagonistes sont bien américains, toujours, mais aussi certainement québécois.Pas un seul temps mort dans ce spectacle de 150 minutes qui va droit au cœur.Disparu.e.s Texte : Tracy Letts.Adaptation et mise en scène: René Richard Cyr.Traduction : Frédéric Blanchette.Au théâtre Jean- Duceppe jusqu\u2019au 23 novembre.David B.Ricard commente des images sur scène.PAMÉLA PHOTOGRAPHE J\u2019aimerais savoir quelle faute j\u2019ai commise.[\u2026] Comme chef invité, on est certes un hôte, mais qu\u2019attend-on de nous ?ANDRÁS SCHIFF » LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 B 3 CULTURE E N B R E F Le Soleil engrange en prévision de sa relance La campagne de contribution volontaire à la création de la coopérative du Soleil va bon train.En trois semaines, elle a permis d\u2019amasser 1,7 million de dollars, dont 1,2 million proviennent des annonceurs.La campagne « Je coopère pour Le Soleil » a permis des engagements de 82 600 $ dont les trois quarts proviennent de lecteurs.L\u2019objectif des 2 millions de dollars à atteindre d\u2019ici le 7 novembre, date du dépôt du projet de relance au syndic de faillite, paraît à portée de main, estime Gilles Carignan, directeur des contenus numériques au Soleil et membre du comité provisoire pour la relance des six quotidiens de Groupe Capitales Médias.« C\u2019est un signe clair que la communauté desservie par Le Soleil est derrière la relance sous la forme du modèle coopératif.» Le Devoir Bell Média aura les droits des séries de HBO Max TORONTO \u2014 Dans un contexte où la course aux téléspectateurs s\u2019intensifie, Bell Média a annoncé mercredi la conclusion d\u2019un accord sur les droits canadiens exclusifs des séries originales réalisées pour la future plate- forme américaine de diffusion en continu HBO Max.L\u2019entente conclue avec Warner Bros.permettra à Bell Média de mettre la main sur une nouvelle sélection de programmes pour compléter le catalogue de sa plate- forme de diffusion en continu Crave.Cette entente confirme également que HBO Max, qui sera lancée aux États-Unis en mai 2020, ne sera pas offerte au Canada en tant que plate- forme distincte.Bell renouvelle également ses droits de première diffusion sur les longs métrages de la Warner, dont les succès récents Joker et It 2.La Presse canadienne Kitty Scott nommée sous- directrice et conservatrice en chef au MBAC Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) a fait son choix: c\u2019est Kitty Scott qui occupera le poste de sous-directrice et conservatrice, et ce, dès janvier 2020.Forte de 25 années d\u2019expérience au sein de musées et de galeries majeurs au Canada et sur la scène internationale, cette dernière quitte le Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario (MBAO) pour revenir au MBAC où elle a occupé le poste de conservatrice de l\u2019art contemporain au début des années 2000.Elle avait alors présidé à l\u2019acquisition de plusieurs œu- vres majeures dont l\u2019iconique Maman, de Louise Bourgeois.Sasha Suda, directrice générale du musée a qualifié son retour de «très stimulant», au moment où l\u2019institution entend revoir son mandat en profondeur pour accroître et diversifier ses publics.Le Devoir FRANÇOIS LÉVESQUE À ROUYN-NORANDA LE DEVOIR DOCUMENTAIRE Vive l\u2019enfance libre ! Les chiens-loups relate l\u2019expérience d\u2019un acteur venu parler liberté et fable avec des élèves du primaire marche à l\u2019amour [\u2026].Il se questionne lui-même avec les enfants, et je l\u2019ai suivi là-dedans, avec pour toute stratégie de ma part, celle de tourner le plus possible.On devait être là trois mois, on est resté six mois.Je me suis donc retrouvé avec énormément de matériel, et un casse-tête immense au montage.Ça représente beaucoup de choix, mais paradoxalement beaucoup de sacrifices.» Qui plus est, Dominic Leclerc a décidé de ne tourner qu\u2019avec une seule caméra, sans recourir à une perche pour le son, s\u2019assurant ainsi une complète mobilité, ou liberté, mais se condamnant ce faisant à tourner davantage pour filmer tant les interventions et réactions d\u2019Alexandre Castonguay que celles des enfants.L\u2019assemblage final ne trahit jamais l\u2019artifice, et on ne peut qu\u2019être admiratif devant la sensibilité visuelle déployée par le réalisateur.« Je ne le réalisais pas pendant le tournage, mais ça m\u2019a frappé en voyant le film, la qualité de présence des enfants : c\u2019est incroyable, et c\u2019est vraiment là, à l\u2019image », s\u2019émeut Alexandre Caston- guay.Dominic Leclerc de renchérir : « J\u2019ai jamais tourné en ayant aussi souvent le sourire aux lèvres.T\u2019sais, quand t\u2019éprouves la conviction pratiquement chaque jour de filmer quelque chose de beau, de bon ?» N\u2019est pas étrangère à cela la légèreté du dispositif, qui rappelle au fond celui développé par Jean-Marc Vallée que ce dernier évoquait justement lors de sa leçon de cinéma.Légèreté qui crée une impression privilégiée de proximité.Les chiens-loups n\u2019ouvre pas une fenêtre sur l\u2019enfance : le documentaire permet carrément d\u2019entrer dans la pièce avec les enfants.Et à leur contact, on recouvre un peu, oui, de cette liberté que confère l\u2019innocence propre à cette période trop courte.La proposition de Dominic Leclerc et d\u2019Alexandre Cas- tonguay s\u2019avère en cela une bouffée d\u2019air frais, un cadeau à chérir et à méditer.Vivement que le film circule.Des enfants de différents milieux socio-économiques ont discuté avec Alexandre Castonguay devant la caméra de Dominic Leclerc.CHRISTIAN LEDUC n 2017, le comédien Alexandre Caston- guay a amorcé une résidence artistique à l\u2019école Notre-Dame-de-Protection, dans son Rouyn-Noranda natal.Avec les élèves de 6 à 12 ans, il s\u2019est donné pour mandat de travailler une fable de Jean de La Fontaine, Le loup et le chien.Cela, en guise de prétexte à un questionnement sur le concept de classes sociales et, ultimement, sur la notion de liberté.Il faut savoir que le théâtre de l\u2019action est un établissement scolaire classé parmi les plus défavorisés de la province.Caméra à l\u2019épaule, l\u2019ami réalisateur Dominic Leclerc a documenté l\u2019expérience.Les chiens-loups, le film merveilleux et inspirant qui en a résulté, a eu sa première à domicile au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT).Juste après la projection, Dominic Leclerc était encore tout chamboulé par l\u2019accueil enthousiaste du public, et surtout par les félicitations nourries du cinéaste Jean-Marc Vallée, invité d\u2019honneur du FCIAT cette année.Projet un peu fou, mais ô combien fascinant que ce laboratoire de création donnant parole à des enfants qui expriment rarement les idées attendues.«La directrice de l\u2019école, Kathy France Rollin, avait ce souhait d\u2019aborder avec les élèves le fait que leur école est considérée comme défavorisée, explique Dominic Leclerc.D\u2019emblée, elle voulait que ça se fasse par l\u2019entremise d\u2019un projet artistique.Tout est parti de là.» Ode à l\u2019oralité Entrée en scène d\u2019Alexandre Castonguay qui, le hasard faisant parfois bien les choses, était obnubilé depuis un moment par la fable Le loup et le chien.Pour mémoire, un loup affamé, mais libre, y rencontre un chien repu, mais domestiqué.À terme, le loup choisit la liberté et la faim plutôt que le confort et le confinement.« Je me suis demandé ce que moi, comme comédien, je pouvais amener dans une école, se souvient la vedette du film Ca$h Nexus, de François De- lisle.Tout de suite, ce qui s\u2019est imposé dans mon esprit, c\u2019est l\u2019oralité.Ça correspond à une petite frustration que j\u2019ai par rapport à la place réduite qu\u2019on donne à l\u2019expression orale dans le système d\u2019éducation, qui favorise plus l\u2019expression écrite [\u2026] Dans mes recherches, j\u2019ai découvert que, historiquement, l\u2019écrit était associé aux civilisations dites \u201ccivilisées\u201d, par opposition aux peuples dits \u201cbarbares\u201d qui, eux, maintenaient une tradition orale, transmettaient leur culture par la parole.Je pense qu\u2019il y a encore des relents de cette perception ; que l\u2019oralité, c\u2019est barbare.» Or, avec ce projet, Alexandre Caston- guay a vu l\u2019occasion de redonner à l\u2019oralité ses lettres de noblesse en contexte scolaire, utilisant la fable de La Fontaine comme outil de transmission puisque les élèves étaient invités à en apprendre chacun un passage en prévision d\u2019une prestation collective présentée en fin d\u2019année.Ceci, dans le cadre de ce chantier de réflexion sur la liberté et le libre-arbitre tenu dans un lieu désigné comme défavorisé.« Le thème de la liberté au cœur de la fable \u201cfittait\u201d complètement avec ce désir d\u2019interroger ce que ça veut dire que d\u2019être qualifié de \u201cdéfavorisé\u201d.Parce qu\u2019il faut savoir que la clientèle de l\u2019école est dans les faits très mixte », relève Dominic Leclerc.En effet, on y retrouve autant d\u2019enfants issus de foyers à revenus faibles qu\u2019élevés.D\u2019un côté de l\u2019école, on a une vue imprenable sur les cheminées de la mine et le vieux quartier ouvrier qui jouxte celle-ci, et de l\u2019autre, un beau lac surplombé par un parc et de belles propriétés.«Dans la fable, le loup court où il veut, tandis qu\u2019on imagine le chien attaché.Si on fait le parallèle avec quelqu\u2019un qui vit dans le quartier plus défavorisé, on peut le percevoir comme plus libre que quelqu\u2019un qui habite dans une grosse piaule, mais qui s\u2019est endetté\u2026 Et là, je simplifie, parce qu\u2019on sait que c\u2019est plus complexe.Par exemple, inversement, est-ce que la personne qui vit une situation de pauvreté peut vraiment s\u2019épanouir si on considère que moins de choix s\u2019offrent à elle ?Ces ambiguïtés sont des aspects de la réflexion qu\u2019Alex a eue avec les enfants, alors qu\u2019il leur montrait la fable.» Émouvant rare À cet égard, un des temps forts du documentaire survient lorsqu\u2019Alexandre Castonguay énonce de but en blanc aux petits, chiffres officiels à l\u2019appui, que leur école est classée parmi les plus défavorisées de la province.La réaction des enfants est une réaction d\u2019hébétude, puis de perplexité.Interrogés, ils répondent à côté : manifestement, ce langage-là et ces étiquettes-là ne font pas encore partie de leur paysage mental.Et c\u2019est émouvant rare.«J\u2019ai passé toute mon enfance dans ce quartier-là, note Alexandre Castonguay.Mes amis ne pouvaient pas venir jouer chez nous : leurs parents ne voulaient pas.Je ne comprenais pas pourquoi, mais je ne le questionnais pas : c\u2019était comme ça.C\u2019est plus tard, vers 12-13 ans, que j\u2019ai pris conscience que c\u2019était la stigmatisation du quartier.Je dis ça, et en même temps, je trouve qu\u2019une des grandes forces de Rouyn, c\u2019est qu\u2019on n\u2019y trouve aucune école privée.J\u2019ai des chums millionnaires que je n\u2019aurais jamais eus sans cette réalité-là.» On peut d\u2019ailleurs entendre le principal intéressé en faire la confidence aux élèves dans le documentaire, dont le tournage s\u2019est déroulé de manière assez intuitive, dixit Dominic Leclerc : « Dès le départ, j\u2019avais une envie de cinéma vérité, une envie de m\u2019effacer.Comme Alexandre est un personnage fort, sa quête est devenue le fil conducteur de manière très naturelle, comme dans notre première collaboration, Alex E François Lévesque se trouve à Rouyn- Noranda à l\u2019invitation du FCIAT.Je ne le réalisais pas pendant le tournage, mais ça m\u2019a frappé en voyant le film, la qualité de présence des enfants : c\u2019est incroyable, et c\u2019est vraiment là, à l\u2019image ALEXANDRE CASTONGUAY » La critique du spectacle Spirit de Bangarra Dance Theatre au Théâtre Maisonneuve, par notre journaliste Nayla Naoufal sur toutes les plateformes numériques du Devoir.Et aussi, la critique du concert de l'OSM avec François-Xavier Roth, par notre journaliste Christophe Huss.À LIRE ZAN WIMBERLEY ÉCONOMIE B 4 LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 AVIS DE DÉCÈS ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a annoncé ses objectifs, mercredi, en vue de la renégociation des conventions collectives des employés de l\u2019État qui échoiront en mars 2020.Elle réclame une hausse salariale globale pour tous ses membres concernés, mais selon une formule avantageant les moins bien payés.La CSN revendique ainsi une augmentation salariale de 3 $ l\u2019heure dès la première année du nouveau contrat.Puis, pour les deux années suivantes, elle demande une hausse annuelle de 3 % ou, si cela correspond à une augmentation de salaire plus importante pour un salarié, de 1 $ l\u2019heure.Tous les postes sont concernés.« Il faut améliorer l\u2019attractivité de ces emplois parce que c\u2019est l\u2019avenir des services publics, défend en entretien Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN et responsable de la négociation du secteur public.Au Québec, si on n\u2019est pas capable de donner de deuxième bain dans les CHSLD, c\u2019est parce qu\u2019on manque de bras.» Les fédérations du secteur public de la CSN représentent 150 000 travailleurs dans les réseaux de la santé et des services sociaux, de l\u2019éducation et dans les organismes gouvernementaux.Pénurie de travailleurs En septembre, le premier ministre, François Legault, avait indiqué aux syndicats de ne pas s\u2019attendre à obtenir une augmentation salariale au-delà de l\u2019inflation.Seuls les préposés aux bénéficiaires et les enseignants pourraient obtenir une augmentation de salaire supérieure à l\u2019inflation afin de pallier la pénurie de main-d\u2019œuvre en santé et en éducation.Or, selon Mme Senneville, on peine à attirer et à retenir le personnel dans tous les secteurs des services publics.Des hausses salariales à plus large portée sont donc nécessaires.« Il faut que chacun des postes soit reconnu pour sa réelle valeur, et pas seulement pour répondre à la saveur politique du moment », dit-elle.Pour cadrer ses demandes, la CSN prend la prémisse que le gouvernement dispose de surplus budgétaires « historiques » et qu\u2019il peut investir « substantiellement » dans les services à la population, après des années d\u2019austérité qui ont fait mal aux travailleurs de la fonction publique.Les autres grandes centrales syndicales québécoises ont également déposé leurs demandes auprès du Conseil du trésor ces derniers jours.La CSN a aussi demandé mercredi que des sommes soient prévues pour améliorer les conditions de travail dans les services publics, où elle constate d\u2019importantes surcharges de travail.Elle a aussi formulé des demandes concernant le désinvestissement des énergies fossiles de la Caisse de dépôt et placement du Québec (qui gère la caisse de retraite de ses membres), ainsi que la protection des lanceurs d\u2019alerte.Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, n\u2019a pas commenté les demandes de la CSN, mercredi.SECTEUR PUBLIC La CSN veut une hausse de 3 $ l\u2019heure pour ses membres Fiat Chrysler (FCA) et PSA (Peugeot, Citroën) emploient ensemble plus de 400 000 personnes dans le monde.BILL PUGLIANO AGENCE FRANCE-PRESSE JULIEN GIRAULT À PARIS LUC OLINGA À NEW YORK CÉLINE CORNU À MILAN AGENCE FRANCE-PRESSE Des fiançailles à environ 50 milliards de dollars : le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler et le français PSA (Peugeot, Citroën) veulent joindre leurs forces dans une industrie mondiale sous pression.Les deux groupes, qui emploient ensemble plus de 400 000 personnes dans le monde, ont confirmé mercredi matin être en pourparlers pour créer le numéro 4 mondial du secteur.Selon une source proche du dossier l\u2019accord devrait même « se faire rapidement ».Ces discussions interviennent quelques mois seulement après l\u2019échec cuisant d\u2019un projet de fusion entre Fiat Chrysler et Renault, numéro un français de l\u2019automobile.Dans des communiqués laconiques, Fiat Chrysler comme PSA se sont contentés de faire état de «de discussions en cours» pour «créer l\u2019un des principaux groupes automobiles mondiaux».Une source proche du dossier, confirmant des informations du Wall Street Journal, a indiqué à l\u2019AFP que les discussions portaient sur une fusion entre égaux, en notant que d\u2019autres options étaient également sur la table.Le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, deviendrait directeur général de la nouvelle entité, dont le conseil d\u2019administration serait présidé par le patron de Fiat Chrysler, John Elkann, héritier de la dynastie AUTOMOBILE Mariage en vue pour Fiat Chrysler et Peugeot Agnelli.La gouvernance sera composée de 11 membres, dont 6 pour le groupe français et 5 pour l\u2019italo-amé- ricain, selon la même source.Naissance d\u2019un géant Un rapprochement permettrait de coller au peloton de tête du secteur, en donnant naissance au quatrième constructeur mondial en nombre de véhicules vendus, derrière les mastodontes Volkswagen, l\u2019alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et Toyota.PSA a vendu 3,9millions de véhicules l\u2019an dernier, pour un chiffre d\u2019affaires de 74 milliards d\u2019euros.FCA a de son côté écoulé 4,8millions de véhicules, pour 110 milliards d\u2019euros.Le couple contrôle les marques Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.À l\u2019heure où le marché automobile mondial est confronté à une conjoncture morose et à des défis technologiques majeurs liés à l\u2019essor des véhicules électriques, « c\u2019est un remarquable rebondissement pour PSA, qui avait frôlé la mort en 2012 », observait Michael Hewson, analyste du courtier CMC.Le constructeur n\u2019avait été sauvé de la faillite que par l\u2019entrée à son capital de l\u2019État français et du chinois Dongfeng, au côté de l\u2019autre actionnaire de référence, la famille Peugeot.Une fusion permettrait à PSA de revenir par la grande porte sur le marché américain grâce aux Jeep et aux pick-up Dodge RAM de son fiancé.Fiat Chrysler, de son côté, consoliderait ses positions en Europe, où le groupe souffre de n\u2019avoir pas suffisamment renouvelé sa gamme.Négociations avec la France Mais les jeux ne sont pas faits avec ce « camarade encombrant » qu\u2019est l\u2019État français.Dans ses négociations avec Renault, Fiat Chrysler avait rapidement jeté l\u2019éponge, n\u2019ayant pas pu obtenir un engagement du constructeur français, freiné par l\u2019État actionnaire.Or, l\u2019État français est aussi représenté au capital de PSA, via la banque publique d\u2019investissement Bpifrance, qui détient environ 12 %.Bercy a averti mercredi « suivre avec attention » les discussions engagées, prévenant que Paris se montrera « particulièrement vigilant » sur l\u2019emploi, la gouvernance et l\u2019empreinte industrielle de l\u2019éventuel ensemble.Ce qui n\u2019a pas empêché le conseil d\u2019administration de PSA de donner son feu vert mercredi soir au mariage, a-t- on appris d\u2019une source proche du dossier.La réaction à Rome a été plus distante.« Il s\u2019agit d\u2019une opération de marché et je pense qu\u2019il est approprié de ne pas faire de déclarations à ce sujet », a déclaré le ministre italien du Développement économique, Stefano Patuanelli.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Deuxième journée difficile pour Dennis Muilenburg devant le Congrès américain.Mardi face aux questions des sénateurs et mercredi face à celles des représentants de la Commission des transports et des infrastructures, le patron de Boeing a subi des auditions plutôt serrées qui ne lui ont pas permis de rétablir un lien de confiance envers l\u2019avionneur et un de ses produits vedettes, le 737 MAX, cloué au sol depuis la mi-mars.Au lendemain d\u2019une audience tendue devant des sénateurs américains en colère, Dennis Muilenburg est apparu visiblement ému, parfois au bord des larmes, rapportait mercredi l\u2019Agence France-Presse.Devant les commentaires du président de la Commission des transports et des infrastructures, M.Muilenburg était l\u2019ombre de lui-même, les yeux embués, incapable parfois de parler.Il a souvent laissé l\u2019ingénieur en chef de la division commerciale, John Hamilton, répondre à sa place, est-il ajouté.Mais au-delà de ces échanges intensément émotifs, sous la présence de proches de victimes des accidents des 737 MAX de Lion Air et d\u2019Ethiopian Airlines ayant fait 346 morts, il est ressorti un laxisme criant en matière de sécurité.Le dirigeant de Boeing s\u2019est une nouvelle fois fait reprocher le fait qu\u2019une culture de profit et de valorisation de l\u2019avoir des actionnaires prévalait au sein de l\u2019avionneur.Il n\u2019a pu convaincre que la priorité était accordée à la qualité et à la fiabilité.Sa réaction initiale aux accidents avait été d\u2019évoquer des problèmes de maintenance et de réaction inappropriée des pilotes.Dennis Muilenburg a finalement reconnu mercredi la responsabilité de Boeing.«Mon entreprise et moi-même sommes responsables», a-t-il déclaré, admettant qu\u2019il devra «rendre des comptes».Mais il n\u2019a pu fournir de réponses satisfaisantes aux documents montrant que de nombreuses personnes au sein de l\u2019entreprise étaient au courant du dysfonctionnement du système automatique MCAS.Qu\u2019il y a eu dissimulation, au demeurant une mauvaise évaluation des risques associés à ce logiciel remontant avant la mise en service de l\u2019appareil.Des documents publiés récemment portent sur des échanges entre pilotes indiquant que le MCAS rendait l\u2019avion difficile à piloter même en simulateur.Ces échanges remontent à novembre 2016, soit un an avant la certification de l\u2019appareil et deux ans avant le premier accident, est-il rappelé.Mercredi, des élus ont déposé des écrits datant de juin 2018 \u2014 soit quatre mois avant l\u2019accident de Lion Air \u2014 d\u2019employés affirmant que, si les pilotes prenaient plus de 10 secondes pour réagir une fois ce logiciel activé, cela pourrait être « désastreux ».Un autre document interne montre qu\u2019un ingénieur de Boeing a averti, en 2015, qu\u2019un dysfonctionnement du MCAS était plus que probable en cas d\u2019anomalie d\u2019une des deux sondes d\u2019angle d\u2019attaque.Ce qui est arrivé dans le cas de l\u2019accident de Lion Air, ajoute l\u2019AFP.S\u2019y greffe une formation déficiente de pilotes non sensibilisés à l\u2019existence de ce logiciel.ANALYSE Le patron de Boeing échoue au test du Congrès Un grand absent lors de ces auditions: les manquements d\u2019une agence fédérale américaine de l\u2019aviation (FAA) à qui l\u2019on a reproché de s\u2019être inféodée à Boeing.Perte de confiance Dennis Muilenburg a longuement abordé le sujet des améliorations apportées au MCAS.Et indiqué que d\u2019autres éléments de sécurité sur les systèmes de commandes de vol avaient été relevés et réparés.Il a mentionné les 100 000 heures de travail d\u2019ingénierie et de test, les 814 vols d\u2019essais en collaboration avec la FAA et les sessions en simulateur réalisées avec des représentants d\u2019une centaine de compagnies aériennes et d\u2019une quarantaine d\u2019autorités de réglementation, peut-on lire dans Le Journal de l\u2019aviation.Mais son malaise et ses hésitations ressortaient.La perte de confiance demeurait entière au lendemain de ce passage devant le Congrès, comme l\u2019a mentionné West- Jet, qui exige dans ses compensations attendues que Boeing tienne compte de la crainte des voyageurs.Les compagnies aériennes utilisatrices du 737 MAX devront conjuguer avec les résultats d\u2019une enquête Atmosphère publiés le 21 octobre indiquant que seulement 19 % des voyageurs d\u2019affaires et 14 % des voyageurs loisirs prendraient le 737 MAX une fois la reprise des vols autorisée et qu\u2019ils sont respectivement 50% et 55% à qualifier Boeing d\u2019irresponsable, d\u2019arrogant et d\u2019avionneur «pas sûr».Bref, celui qui s\u2019est vu retirer la présidence du conseil n\u2019a pu mettre un terme aux conjectures sur son avenir à la direction de Boeing.Celui qui s\u2019est vu retirer la présidence du conseil n\u2019a pu mettre un terme aux conjectures sur son avenir à la direction de Boeing 3,9 millions C\u2019est le nombre de véhicules vendus par PSA dans le monde l\u2019an dernier, pour un chiffre d\u2019affaires de 74 milliards d\u2019euros (environ 108 milliards de dollars canadiens. ÉCONOMIE B 5 LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 E N B R E F Des fermetures pour Cascades aux États-Unis Cascades a annoncé la fermeture définitive de ses activités de conversion de papier tissu aux usines de Waterford, dans l\u2019État de New York, et de Kingman, en Arizona.Au total, les deux sites produisent annuellement neuf millions de caisses de produits de papiers tissu et emploient 213 travailleurs.Ces volumes seront déplacés vers d\u2019autres usines de Cascades et comblés par des capacités additionnelles.« La fermeture ne concerne pas le centre de service à la clientèle ni le centre de distribution de Waterford.Pour Kingman, le centre de distribution poursuivra ses activités jusqu\u2019à la fin du bail, soit jusqu\u2019en octobre 2020, » a ajouté l\u2019entreprise.Le Devoir Nouveau président du conseil à la Chambre de commerce La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a désigné Shahir Guindi, coprésident national du cabinet Osler, Hoskin & Harcourt, à la présidence du conseil d\u2019administration pour l\u2019exercice 2019-2020.M.Guindi succède à Mélanie Dunn, présidente et cheffe de la direction de Cossette et présidente du conseil de Vision7 au Québec.M.Guindi est avocat en fu- sions-acquisitions, en investissement privé et en financement d\u2019entreprises sur le marché canadien.Le Devoir Investissement de 300 millions dans La Coop fédérée La Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité FTQ, Fondaction et Desjardins Capital ont investi 300 millions dans La Coop fédérée, sous la forme d\u2019actions privilégiées.Le dividende ou le rendement en dividende offert n\u2019a pas été précisé, « cette information appartenant au domaine du privé », a souligné le porte-parole de La Coop fédérée.Les sommes investies seront versées au capital social de celle qui se définit comme étant la plus importante entreprise agroalimentaire au Québec et la seule coopérative agricole pancana- dienne.Le produit « servira à financer les projets d\u2019acquisitions et d\u2019investissements en immobilisations de La Coop fédérée et de ses divisions », peut-on lire dans le communiqué.Le Devoir Torstar suspend son dividende TORONTO \u2014 Torstar a suspendu son dividende trimestriel, alors qu\u2019il affichait une perte de 40,9 millions pour son plus récent trimestre.L\u2019éditeur du quotidien Toronto Star a expliqué qu\u2019il cessait de verser son paiement trimestriel de 2,5 ¢ par action dans le cadre d\u2019un plan visant à conserver ses espèces et à raffermir sa position financière.La décision a été annoncée en marge de la publication d\u2019une perte de 50 ¢ par action pour le trimestre clos le 30 septembre, contre une perte de 18,8 millions, ou 23 ¢ par action, pour la même période l\u2019an dernier.Les revenus d\u2019exploitation ont reculé à 111,8 millions, contre 126,4 millions.Sur une base ajustée, la perte se chiffre à 21 ¢ par action au plus récent trimestre, comparativement à 22 ¢.La Presse canadienne ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Bienvenue dans la réalité canadienne à l\u2019ère de Donald Trump, dit la Banque du Canada au reste de la planète.Comme prévu, la Banque du Canada a de nouveau laissé son taux directeur inchangé à 1,75% mercredi, contrairement à la Réserve fédérale américaine et à plus de 35 autres banques centrales des économies avancées et émergentes qui se sont toutes engagées depuis plusieurs mois dans un assouplissement de leurs politiques monétaires.Ce n\u2019est toutefois pas tant le Canada qui diverge du reste du monde que le reste du monde qui est en train de converger vers la réalité économique que subit le Canada depuis que les politiques commerciales d\u2019un certain président américain ont plongé ses exportateurs et investisseurs dans l\u2019incertitude, a fait valoir le gouverneur de la Banque, Stephen Poloz.Le Canada « a été l\u2019un des premiers pays à ressentir les effets de l\u2019incertitude liée aux politiques commerciales, puisque l\u2019ALENA a été la première cible du gouvernement Trump, a-t-il rappelé en conférence de presse en parlant de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain.De fait, cette incertitude pèse sur l\u2019investissement au Canada depuis trois ans.Ces importants vents contraires ont empêché les taux d\u2019intérêt canadiens d\u2019augmenter autant que les taux américains en 2017- 2018.» Baisse de taux à venir ?Stephen Poloz n\u2019a pas fermé la porte à une éventuelle baisse du loyer de l\u2019argent au pays si la situation économique devait se dégrader.Mais pour le moment, il constate que « l\u2019économie canadienne se montre résiliente dans l\u2019ensemble » avec une « solide » création d\u2019emplois, un taux de chômage près de son plancher record, des salaires en hausse, un marché de l\u2019habitation en redressement et une consommation des ménages qui résiste bien aux difficultés persistantes du secteur de l\u2019énergie, des exportateurs et des investisseurs victimes du ralentissement économique mondial et de l\u2019escalade des tensions commerciales, notamment entre les États-Unis et la Chine.Dans l\u2019édition automnale de son Rapport sur la politique monétaire dévoilée mercredi, la banque centrale prévoit ainsi une croissance un peu plus forte cette année qu\u2019elle ne le prédisait encore au mois de juillet (1,5% plutôt que 1,3%), suivie par une accélération plus modeste que ce qui était attendu en 2020 (1,7% plutôt que 1,9%) et en 2021 (1,8% plutôt que 2%).L\u2019inflation, quant à elle, devrait se maintenir aux alentours de la cible de 2%.Ces prévisions tiennent compte du coût économique que les tensions commerciales, et l\u2019incertitude qu\u2019elles génèrent, infligeront à l\u2019économie canadienne quoi qu\u2019il arrive dans les prochains mois.Estimé par la Banque du Canada en juillet à 1,6 % du produit in- POLITIQUE MONÉTAIRE Le reste du monde rejoint le Canada, dit Poloz La Banque du Canada garde son taux directeur inchangé, la Fed procède à une autre baisse FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Exportation et développement Canada (EDC) reconnaît avoir commis des erreurs dans le passé mais estime qu\u2019elle a pris les bonnes décisions la majeure partie du temps.C\u2019est ce qu\u2019a soutenu mercredi sa présidente et cheffe de la direction, en précisant que la société d\u2019État fédérale a mis en œuvre des mesures pour améliorer ses façons de faire.« Lorsque nous trébucherons, nous reconnaîtrons nos erreurs, nous en tirerons des leçons et nous nous améliorerons », a dit Mairead Lavery, entrée en fonction au début de 2019, lors d\u2019une allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal.« Nous comprenons qu\u2019en tant qu\u2019agence canadienne de crédit à l\u2019exportation, nous devons donner l\u2019exemple aux sociétés canadiennes.» EDC souhaite aussi « échanger davantage avec la société civile », a-t-elle dit en entrevue.Des projerts critiqués EDC, qui offre des prêts afin de stimuler les exportations et les activités commerciales d\u2019entreprises canadiennes à l\u2019étranger, a fait l\u2019objet d\u2019un certain nombre de reportages critiques depuis quelques années.Dans un communiqué diffusé cet été, par exemple, elle a indiqué qu\u2019elle «regrette» d\u2019avoir prêté 41 millions $US pour soutenir la vente d\u2019un avion de Bombardier à une entreprise sud-africaine de la famille Gupta, visée par des allégations de corruption.Mme Lavery a profité de sa tribune pour revenir sur un épisode survenu en Colombie, où l\u2019organisation a prêté 466millions à Empresas Publicas de Medellín (EPM), une société d\u2019État spécialisée en infrastructures, pour ses besoins généraux.EDC espérait créer des liens entre celle-ci et des fournisseurs canadiens, a- t-elle dit.La suite des choses a été largement médiatisée: en 2018, pendant la construction d\u2019un barrage de 5 milliards par EPM, une conduite devant permettre de dévier l\u2019eau a cédé et forcé l\u2019évacuation de 25 000 habitants.« Notre prêt n\u2019était pas spécifiquement pour ce projet.Mais à la fin, cela n\u2019avait aucune importance.Le financement d\u2019EPM a lié le nom d\u2019EDC à une catastrophe environnementale, économique et humaine.Le coût réel pour EDC s\u2019est fait au niveau de sa réputation », a-t-elle affirmé, mentionnant « une perte de confiance de la part de la société civile, notre actionnaire, et de la part des entreprises canadiennes avec lesquelles nous travaillions ».« EDC a fait l\u2019objet de reportages percutants », dont certains remettent en Exportation et développement Canada dit apprendre de ses erreurs Souvent critiquée ces dernières années, la société d\u2019État a revu ses façons de faire térieur brut (PIB) canadien d\u2019ici 2021, ce coût est désormais établi à 2 % et pourrait s\u2019alourdir d\u2019encore 4,5 % si les anticipations actuelles des marchés financiers sont justes.Dans ce contexte, Stephen Poloz entend se montrer particulièrement attentif à une éventuelle propagation des malheurs au Canada de l\u2019investissement et du secteur manufacturier au reste de l\u2019économie intérieure.« Nous serons également attentifs à tout changement de la politique budgétaire fédérale maintenant que l\u2019élection est derrière nous », a-t-il ajouté, étant entendu que les banques centrales ne sont pas les seules à pouvoir donner un coup de pouce à la croissance.Pendant ce temps, à Washington Le hasard a voulu que la Réserve fédérale américaine fasse aussi le point mercredi sur sa politique monétaire.La Fed en a profité pour procéder à une troisième baisse consécutive d\u2019un quart de point de pourcentage de son taux directeur pour le porter à l\u2019intérieur de la fourchette de 1,5 % à 1,75 %.Comme les deux autres fois, cette troisième réduction du loyer de l\u2019argent en trois mois n\u2019a pas fait l\u2019unanimité des dix membres du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), Esther George, de la Fed de Kansas City, et Eric Rosen- gren, de la Fed de Boston, ne voyant toujours pas la nécessité d\u2019assouplir encore plus les conditions monétaires.La banque centrale américaine semble maintenant vouloir faire une pause, son président, Jerome Powell, estimant, en conférence de presse, sa politique monétaire actuelle «appropriée», du moins tant que les États-Unis sembleront sur la voie de la «croissance économique modérée» prévue.Comme son homologue canadien, il a dressé le portrait d\u2019un pays à l\u2019économie intérieure relativement forte, mais de plus en plus plombée par le ralentissement économique mondial et le climat d\u2019incertitude entretenu par les tensions commerciales.Une première estimation de la croissance économique au troisième trimestre en a fixé le rythme annualisé à 1,9% aux États-Unis, soit un peu moins que les 2% enregistrés au trimestre précédent, mais en net retrait par rapport aux 3,1% des trois premiers mois de l\u2019année.Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, n\u2019a pas fermé la porte à une éventuelle baisse du loyer de l\u2019argent au pays si la situation économique devait se dégrader.ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE question les façons de faire de l\u2019organisation, a poursuivi Mme Lavery, qui a passé 16 ans chez Bombardier avant d\u2019entrer chez EDC en 2014.« Nous savons qu\u2019il peut être difficile de faire des affaires partout dans le monde.Le commerce international comporte des risques inhérents.Mais nos employés et nos parties prenantes, de même que le public, s\u2019attendent à ce que nous fassions mieux.Ils s\u2019attendent à ce que nous ayons des politiques et pratiques adéquates pour éviter ce genre de situation.» Nouvelles mesures L\u2019organisation affirme avoir notamment renforcé l\u2019analyse des dossiers et augmenté le nombre de visites faites par ses équipes sur le terrain pour évaluer les projets.EDC compte bientôt publier une nouvelle politique de divulgation pour accroître la transparence de ses activités.Il y a un an, des groupes environnementaux ont suggéré au gouvernement fédéral d\u2019empêcher la société d\u2019État de prêter de l\u2019argent à des projets du secteur pétrolier et gazier.Depuis, EDC a annoncé qu\u2019elle ne financera plus de nouveaux projets liés au charbon.En entrevue après son allocution, Mme Lavery a dit que l\u2019organisation est en train d\u2019analyser l\u2019empreinte carbone de ses portefeuilles et qu\u2019elle mettra en place des cibles de réduction.Le commerce international comporte des risques inhérents.Mais nos employés et nos parties prenantes, de même que le public, s\u2019attendent à ce que nous fassions mieux.MAIREAD LAVERY » B 6 SPORTS LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 MOTS CROISÉS SUDOKU Max Domi et le Canadien de Montréal rendaient visite mercredi soir aux Coyotes de l\u2019Arizona.Le compte rendu du match est publié sur nos plateformes numériques.À LIRE CLAUS ANDERSEN ARCHIVES AFP Shapovalov surprend Fognini, mais Raonic s\u2019incline à Paris PARIS \u2014 Le Canadien Denis Sha- povalov a accédé au troisième tour du Masters de Paris après avoir signé une première victoire face à un joueur du top 15 depuis mars dernier.L\u2019Ontarien de 20 ans a réalisé cet exploit en éliminant l\u2019Italien Fabio Fognini, 11etête de série, sur le score de 3-6, 6-3, 6-3, mercredi.«Je suis très satisfait de la victoire aujourd\u2019hui, a confié Shapovalov.Fabio a connu une saison incroyable.Battre un joueur de sa trempe, ça m\u2019apporte toute une dose de confiance et ça m\u2019indique où en est mon jeu.» Shapovalov, 28e joueur mondial, disputera son prochain match contre l\u2019Allemand Alexander Zverev, classé 6e.Shapovalov sera à la recherche d\u2019une première victoire face à Zverev, contre lequel il a perdu leurs trois premières rencontres.« C\u2019est un grand joueur, a admis Shapovalov à propos de Zverev.Il est très solide aux deux extrémités du terrain.Il dispose d\u2019un puissant service.Je vais devoir le bousculer, et profiter de chacune de mes occasions.» Par ailleurs, son compatriote Milos Raonic n\u2019a pas connu autant de succès, s\u2019inclinant en trois manches de 6-7 (5), 7-5, 4-6 face à l\u2019Autrichien Dominic Thiem, 5e tête de série.Thiem a réussi son seul bris du troisième set pour se donner une avance de 5-4 avant de mettre fin à l\u2019affrontement à son service sur le jeu suivant.La Presse canadienne EN BREF ASSOCIATED PRESS À SHENZHEN La Canadienne Bianca Andreescu a officiellement été éliminée des Finales de la WTA après s\u2019être retirée de son deuxième match du volet préliminaire, mercredi à Shenzhen en Chine, en raison d\u2019une blessure au genou gauche.Propulsée par un bris de service dès le jeu initial, Andreescu menait 2-0 au premier set contre la Tchèque Karolina Pliskova lorsqu\u2019elle s\u2019est blessée en tentant de retourner un service qui l\u2019avait déportée vers l\u2019extérieur du court, sur un score de 15-15 au troisième jeu.« J\u2019ai fait un pas bizarre sur un retour, a expliqué Andreescu après le match.J\u2019ai entendu mon genou craquer.C\u2019est comme s\u2019il avait tourné vers l\u2019intérieur.Par la suite, quand je voulais y mettre un peu de pression, ça m\u2019ennuyait vraiment.Je pouvais à peine plier mon genou.Toutefois, je me suis battue contre la douleur autant que j\u2019ai pu.À un certain moment, une athlète doit dire « stop » et écouter son corps.C\u2019est ce que j\u2019ai fait.» Après une pause médicale, et le genou protégé par un ruban adhésif, An- dreescu est retournée sur le court, mais a paru visiblement limitée dans ses mouvements.Ça ne l\u2019a pas empêchée de se donner trois chances de bris lors du cinquième jeu.Alors qu\u2019elle accusait un recul de 2- 3, Andreescu a fait venir son entraîneur Sylvain Bruneau et lui a dit qu\u2019elle avait de la difficulté à fléchir son genou.Il lui a alors suggéré de ne pas trop pousser sur son genou, ce à quoi Andreescu, visiblement ébranlée, lui a répondu qu\u2019elle ne voulait pas arrêter.La Canadienne de 19 ans a perdu six des sept derniers jeux du set initial et a abdiqué après avoir perdu la première manche 6-3.Pliskova a bouclé cette première manche grâce à un as sur lequel Andreescu n\u2019a pas bougé pour essayer de le retourner.« Peut-être aurais-je pu pousser dessus davantage.Je ne sais pas.Mon équipe a dit non.C\u2019est bon que j\u2019aie arrêté.Honnêtement, j\u2019aurais pu continuer.Si j\u2019avais continué, je n\u2019aurais fait que me plaindre sur le terrain.Ce n\u2019est pas ce que je veux.C\u2019est quelque chose que j\u2019ai suffisamment fait.» Pliskova « désolée » Pliskova s\u2019est dite « désolée » pour An- dreescu, sans nécessairement paraître très attristée par ce qui est arrivé à son adversaire.« Je ne sais pas jusqu\u2019à quel point c\u2019est grave, a déclaré Pliskova au sujet de la blessure à Andreescu.J\u2019étais prête à la voir demander la physiothérapeute parce que jusqu\u2019à maintenant, je pense qu\u2019elle a appelé la physiothérapeute à chaque match.Ça n\u2019a pas été une grande surprise pour moi.» « Ça n\u2019a pas d\u2019importance à quel point elle est blessée, à quel point elle se sent mal, je voulais seulement gagner, récolter cette victoire pour rester en lice, ce qui est arrivé, bien sûr dans des circonstances qui ne sont pas les meilleures », a aussi noté la Tchèque.Puisqu\u2019elle avait déjà perdu sa première sortie du volet préliminaire, lundi contre la Roumaine Simona Ha- lep, Andreescu ne peut donc plus se qualifier pour la ronde éliminatoire.Après son match contre Halep, An- dreescu avait annoncé qu\u2019elle ressentait des douleurs au dos, mais que tout s\u2019était replacé après des traitements.En principe, la Canadienne doit jouer un troisième match, face à l\u2019Ukrainienne Elina Svitolina.D\u2019ailleurs, An- dreescu se soumettra à un examen d\u2019imagerie par résonance magnétique jeudi afin de connaître de façon précise la gravité de la blessure.Une petite déception Malgré la déception accompagnant une fin de saison marquée par les blessures, Andreescu a connu une année très positive, qui lui a permis d\u2019émerger de l\u2019ombre et qui a été marquée par son triomphe en finale des Internationaux des États-Unis contre l\u2019Américaine Serena Williams.« Ç\u2019a été extraordinaire.Je ne peux pas vraiment me plaindre, a analysé Andreescu.J\u2019ai marqué l\u2019histoire au Canada.J\u2019ai gagné mon premier [tournoi du Grand] Chelem.Mon jeu ne fait que s\u2019améliorer.Toutefois, je ne suis jamais pleinement satisfaite de moi.Mais il faut que je m\u2019attarde sur le positif.J\u2019espère pouvoir guérir rapidement.On verra si je peux jouer.Si ce n\u2019est pas le cas, je vais profiter d\u2019une bonne pause d\u2019intersaison et être prête pour 2020.» TENNIS Bianca Andreescu tire sa révérence Blessée à un genou, la Canadienne se retire des Finales de la WTA Bianca Andreescu a connu une année très positive, qui lui a permis d\u2019émerger de l\u2019ombre et qui a été marquée par son triomphe en finale des Internationaux des États-Unis contre l\u2019Américaine Serena Williams.NOEL CELIS AGENCE FRANCE-PRESSE Ç\u2019a été extraordinaire.Je ne peux pas vraiment me plaindre.J\u2019ai marqué l\u2019histoire au Canada.BIANCA ANDREESCU » B 7 MONDE LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès de Noëlla LEMELIN, en son vivant, domiciliée à Pierrefonds, Québec, survenu à Trois-Rivières, le 8 août 2018.Un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur, le 25 octobre 2019, conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Lesieur & Veillette notaires inc., sise au 20, rue Mgr-Comtois, Trois-Rivières, Québec, G8T 9B5.Donné ce 28 octobre 2019, à Trois-Rivières.LESIEUR & VEILLETTE NOTAIRES INC.Me Karine DUPUIS, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Bruno Hamel, en son vivant domicilié au 784, chemin de Warwick, à Tingwick, Québec, J0A 1L0, est décédé en République Dominicaine, le 17 mai 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Charles Drainville, notaire, située au 202, rue Notre- Dame Est, Victoriaville, Québec, G6P 4A1, sur rendezvous uniquement en téléphonant au (819) 604-7432.Donné ce 29 octobre 2019 à Victoriaville.Autorisé par le liquidateur de la succession.Appel d\u2019offres ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD DIRECTION DE LA PERFORMANCE, DU GREFFE ET DES SERVICES ADMINISTRATIFS Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant onze heures (11 h), à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Mairie de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 5R5, à l\u2019attention de la secrétaire de l\u2019arrondissement de Mon- tréal-Nord, Me Marie-Marthe Papineau pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 1061 Descriptif : Aménagement permanent - Structures rue de Dijon Date d\u2019ouverture : 21 novembre 2019 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.mtlnord@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 31 octobre 2019 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 30 octobre 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement Marie-Marthe Papineau, avocate AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue Numéro de dossier KNAFO DANIEL: 295 PLACE STIRLING, LASALLE, QC H8R 1S5 HASSAN DAN: 1001 RUE LENDIR #B-237, MONTREAL, QC H4C 2Z6 BANNESTER CHRIS: 3946 RUE DE MENTANA, MONTREAL, QC H2L 3R8 WINIARSKI THOMAS: 2280 AVENUE BEACONSFIELD, MONTREAL, QC H4A 2G8 AHMED FARID: 2035 AVENUE DE LA SALLE, MONTREAL, QC H1V 2K6 PARCO-MAITRE: 1075 HICKSON, MONTREAL, QC H4G 2L3 MAISONNEUVE NORMAND: 99 ALEPIN, MONTREAL, QC H8P 2C9 FERLAND ANDRE: 679 MISTRAL, REPENTIGNY, QC J6A 6M2 FERLAND PASCAL: 679 MISTRAL, REPENTIGNY, QC J6A 6M2 TOITURE ECOSPHERE 9245-0436 QUEBEC INC.: 4600 BOUL COTE-VERTU, SAINT-LAURENT, QC H4S 1C7 BISTRO LA REFERENCE: 10800 BELLEVOIS AVENUE, MONTREAL, QC H1H 3C8 GLAUDE CHRISTIAN: 205-625 PLACE GEORGES-DOR, LAVAL, QC H7R 0B9 LEFEBVRE FREDERIC: 622 RUE MARMIER, LONGUEUIL, QC J4K 4R9 PELUSO ALBERTO: 3962 RUE MONSELET, MONTREAL, QC H1H 2C4 500-32-160469-195 500-32-160633-196 500-32-160645-190 500-32-160675-197 500-32-705687-186 500-32-708597-192 500-32-708597-192 500-32-708848-199 500-32-708848-199 500-32-708871-191 500-32-709360-194 500-32-709590-196 500-32-709771-192 500-32-710167-190 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, QC H2Y 1B6 dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l\u2019ordonnance jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 29 octobre 2019 par le gref?er dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il peut être consulté à la présente adresse pendant une période d\u2019au moins 60 jours à compter de sa publication.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 29 octobre 2019 Tsui-Lan Chang, Gref?ère-adjointe de la Cour du Québec AVIS public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à 4084179 CANADA INC.de vous présenter au greffe civil du district de Longueuil situé au 1111, Boulevard Jacques- Cartier Est à Longueuil, dans les 10 jours afin de recevoir le certificat de défaut qui y a été laissé à votre attention et qui porte le numéro de cause 505-02-046898-197.Le présent avis est publié à la demande de Michel Gaucher, huissier de justice suivant la réception de la mention déménagée ª de Xpresspost.Le créancier a tenté sans succès de vous signifier le certificat de défaut et lettre.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Repentigny, ce 29 octobre 2019 Michel Gaucher Huissier de justice ALICE HACKMAN À BEYROUTH AGENCE FRANCE-PRESSE La démission du premier ministre libanais, Saad Hariri, s\u2019est traduite mercredi par une nette détente sur le terrain, avec la levée des barrages routiers, mais cette victoire des manifestants est loin de satisfaire toutes leurs revendications et ouvre une période de grande incertitude.Le président Michel Aoun a implicitement accepté cette démission en assurant dans un bref communiqué qu\u2019il avait « demandé au gouvernement de poursuivre la gestion des affaires courantes jusqu\u2019à la formation d\u2019un nouveau gouvernement », conformément à la constitution libanaise.Après deux semaines d\u2019une mobilisation sans précédent au Liban, la quasi- LIBAN Le départ de Saad Hariri fait baisser la tension totalité des accès à la capitale ont été débloqués, permettant une reprise de l\u2019activité après une longue paralysie.L\u2019armée a notamment rouvert sans incident le passage de Jal al-Dib, au nord de la capitale, où les forces de l\u2019ordre ont pris position sous le regard de quelques dizaines de manifestants.Avec le déblocage des routes, le ministère de l\u2019Éducation a annoncé la réouverture à partir de jeudi des écoles et des universités.Les banques devraient rouvrir vendredi après 12 jours de fermeture, selon l\u2019Association des banques du Liban (ABL).La rage gronde toujours En annonçant mardi après-midi sa décision de démissionner face à la colère populaire, M.Hariri a déclenché des scènes de liesse dans tout le Liban, où des foules réclament depuis le 17 octobre le départ de l\u2019ensemble de la classe politique dans une ambiance festive.Sa démission ne semble toutefois pas à même de répondre seule à la colère accumulée contre des dirigeants accusés d\u2019incompétence et de corruption dans un pays aux services publics en déliquescence.Pour Charbel, 26 ans, drapeau libanais sur les épaules, « cette démission ne sera pas suffisante pour nous faire quitter les rues, la pression va continuer ».Parmi les cris de joie saluant la démission de M.Hariri, le slogan « Tous, ça veut dire tous?! » a été immédiatement repris pour signifier le désir d\u2019un changement radical de la classe politique.Celui-ci est loin d\u2019être acquis, comme l\u2019a prouvé la violente attaque perpétrée mardi après-midi à Beyrouth contre un des principaux lieux de rassemblement par des partisans du Hezbollah chiite pro-iranien et de son allié Amal, opposés au mouvement de contestation.La démission de M.Hariri n\u2019était souhaitée ni par M.Aoun ni par son allié le Hezbollah, seul parti encore armé au Liban, dont le leader Hassan Nasral- lah a mis en garde contre le risque de « chaos ».Une successeure à Hariri?« Hariri renverse la table pour mieux négocier son retour », estime le quotidien francophone L\u2019Orient-Le Jour.Selon la presse, M.Hariri pourrait en effet tenter de monter une nouvelle équipe, formée en majorité de technocrates reconnus pour leur compétence, mais devrait se heurter à des résistances politiques.Il pourrait alors jeter l\u2019éponge s\u2019il n\u2019obtient pas gain de cause, estiment des commentateurs.CHARLOTTE PLANTIVE À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Les démocrates, déterminés à avancer au pas de charge dans leur enquête contre Donald Trump, ont interrogé mercredi trois diplomates sur la politique américaine en Ukraine, à la veille d\u2019un premier vote au Congrès consacré à l\u2019explosive procédure de destitution.La Maison-Blanche, qui dénonce une «chasse aux sorcières», a beau avoir ordonné aux membres de l\u2019administration de ne pas répondre aux convocations des parlementaires, les témoignages s\u2019enchaînent derrière les portes closes de la Chambre des représentants.Cinq semaines après avoir décidé de s\u2019engager sur la voie périlleuse de l\u2019impeachment, les élus démocrates \u2014 qui contrôlent la chambre basse du Congrès \u2014 ont interrogé douze hauts responsables, dont des ambassadeurs et conseillers de la Maison-Blanche.Mercredi, ils ont invité trois nouveaux témoins, dont l\u2019ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton, qu\u2019ils veulent entendre le 7 novembre.S\u2019il ac- ÉTATS-UNIS John Bolton appelé à témoigner contre Trump cepte, M.Bolton, démis en septembre par Donald Trump, pourrait apporter un éclairage de première main sur les débats à la Maison-Blanche.Le but de ces auditions : déterminer si Donald Trump a abusé de ses pouvoirs pour forcer Kiev à lui fournir des éléments compromettants sur son rival démocrate Joe Biden, qui pourrait l\u2019affronter lors de la présidentielle de 2020.En un mois, « nous avons appris tellement de choses sur la campagne de plusieurs mois menée par Trump pour faire pression sur l\u2019Ukraine », a tweeté la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi.Les démocrates « ne font rien » et « n\u2019adoptent aucune loi » parce qu\u2019ils sont « obsédés par l\u2019impeachment », a rétorqué Donald Trump.Les témoins ont dépeint par petites touches les efforts déployés depuis des mois par des proches du président, à commencer par son avocat personnel Rudy Giuliani, pour obtenir que Kiev ouvre une enquête pour corruption sur Joe Biden et les affaires de son fils Hunter en Ukraine.Ces efforts ont, selon les démocrates, posé « les fondations » pour l\u2019appel téléphonique du 25 juillet, au cours duquel Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Ze- lensky de « se pencher » sur les Biden.Or, une aide militaire destinée à l\u2019Ukraine avait été bloquée un peu plus tôt dans le mois.Les démocrates cherchent à savoir si le président s\u2019en est servi comme moyen de pression.L\u2019ordre de geler cette aide « a été donné par le président », a affirmé mercredi à la Chambre Catherine Croft, une experte de l\u2019Ukraine au département d\u2019État.Sur le gril du Sénat avant sa confirmation comme ambassadeur à Moscou, le vice-secrétaire d\u2019État John Sullivan a lui admis avoir été au courant « d\u2019une implication de M.Giuliani dans une campagne » de dénigrement de l\u2019ambassadrice américaine en Ukraine, rappelée à Washington avant la fin de son mandat.Un autre spécialiste de l\u2019Ukraine, Christopher Anderson, est revenu sur « les appels continus de M.Giuliani à ouvrir des enquêtes pour corruption » en Ukraine.Les diplomates en avaient discuté et avaient convenu «de l\u2019importance de ne pas demander d\u2019enquêtes spécifiques », a-t-il dit à la Chambre.Quand Donald Trump a pris le contre-pied et demandé à M.Zelensky d\u2019enquêter sur les Biden, plusieurs conseillers se sont alarmés.Un membre des services de renseignement a alors saisi sa hiérarchie.Le signalement de ce lanceur d\u2019alerte a décidé les démocrates à initier la procédure de destitution le 24 septembre.Jeudi, pour la première fois, ils voteront pour donner un cadre formel à leur enquête.John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale démis en septembre par Donald Trump, pourrait apporter un éclairage de première main sur les débats à la Maison-Blanche.MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE La démission de Saad Hariri ne semble pas à même de répondre seule à la colère accumulée contre des dirigeants accusés d\u2019incompétence et de corruption B 8 MONDE LEDEVOIR // LE JEUDI 31 OCTOBRE 2019 E N B R E F Enquête internationale sur le scrutin en Bolivie LA PAZ \u2014 Des observateurs internationaux de l\u2019Organisation des États américains (OEA) vont entamer une enquête sur le décompte des résultats à l\u2019élection présidentielle bolivienne, après la réélection dès le premier tour du président Evo Morales, au pouvoir depuis 2006.«Nous avons conclu un accord entre l\u2019État de la Bolivie et l\u2019OEA pour que puisse se réaliser l\u2019audit intégral des élections du 20 octobre», a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères, Diego Pary, lors d\u2019une conférence de presse.L\u2019enquête commencera le 31 octobre, stipule l\u2019accord, qui doit être signé mercredi.Le rapport qui sera rendu à l\u2019issue de l\u2019audit sera «contraignant pour les deux parties», c\u2019est-à- dire que le gouvernement bolivien comme les observateurs internationaux devront respecter son résultat final.Agence France-Presse Plus de 77 exécutions extrajudiciaires recensées en septembre au Congo KINSHASA \u2014 Soixante-dix-sept personnes ont été sommairement exécutées en République démocratique du Congo par les forces de sécurité et des milices au mois de septembre, a indiqué mercredi le Bureau conjoint de l\u2019ONU aux droits de l\u2019homme (BCNUDH).Sur ces 77 exécutions extrajudiciaires, au moins 29 \u2014 dont six femmes et trois enfants \u2014 ont été commises par des agents de l\u2019État.Les 48 autres, dont six femmes et un enfant, sont attribuées aux combattants de groupes armés dans l\u2019est de la RDC, selon un rapport du BCNUDH.« Dans la majorité des cas, ces personnes ont été tuées par balles.Quelques-unes ont été décapitées », a expliqué à l\u2019AFP Abdoul Aziz Thioye, directeur du BCNUDH en RDC.Agence France-Presse Facebook démantèle une opération de désinformation russe WASHINGTON \u2014 Facebook a démantelé une opération de désinformation dans plusieurs pays d\u2019Afrique \u2014 notamment la République centrafricaine, la Côte d\u2019Ivoire, la République démocratique du Congo et le Cameroun \u2014 menée à partir de la Russie par le réseau d\u2019un proche de Vladimir Poutine, qui révèle de nouvelles stratégies pour échapper à la détection.Les comptes, pages et groupes concernés, présents sur Facebook mais aussi sur Insta- gram, étaient liés « à des entités associées » à un proche du président russe, Evguéni Prigojine, déjà accusé d\u2019avoir animé la campagne anti-Clinton et pro-Trump aux États-Unis en 2016 depuis l\u2019Agence de recherche sur l\u2019Internet (Internet Research Agency) basée à Saint-Pétersbourg.Agence France-Presse PAULINA ABRAMOVICH À SANTIAGO DU CHILI AGENCE FRANCE-PRESSE Le Chili en crise renonce à la COP25 FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Une autre semaine, un autre pari risqué pour le premier ministre britannique, Boris Johnson, qui espère que le déclenchement des élections législatives anticipées au Royaume-Uni, le 12 décembre prochain, va lui permettre de sortir de l\u2019impasse du Brexit en renouvelant le Parlement britannique, où le projet de séparation d\u2019avec l\u2019Union européenne est bloqué depuis le début de l\u2019année.Or, ce scrutin, loin d\u2019annoncer la fin de l\u2019atermoiement, risque d\u2019entretenir l\u2019incertitude sur l\u2019avenir des Britanniques au sein de l\u2019Europe politique et économique et pourrait même l\u2019accentuer, estime la chercheuse Iana Dreyer, fondatrice et directrice du groupe de réflexion britannique Bordelex.eu, une spécialiste de la politique commerciale européenne.« Il y a actuellement une forte polarisation de la société britannique sur la question du Brexit », dit celle qui était de passage à Québec la semaine dernière pour y donner une conférence sur le Brexit à l\u2019invitation du Centre d\u2019études pluridisciplinaires en commerce et investissement internationaux (CEPCI) de l\u2019Université Laval.Le Devoir l\u2019a jointe à Paris mercredi.« Les élections ne vont pas changer grand- chose.Elles devraient surtout entériner les divisions au sein de l\u2019électorat et confirmer la radicalisation des points de vue entre les tenants du leave [quitter] et ceux du remain [rester].» Élections anticipées Mardi, les députés ont finalement accepté avec une forte majorité d\u2019envoyer les Britanniques aux urnes, et ce, après avoir rejeté quatre fois de suite cette possibilité au cours des derniers jours.Si la Chambre des lords sanctionne le projet de loi \u2014 ce qui devrait être une formalité \u2014, le Parlement sera dissous la semaine prochaine et les premières élections pré-Noël à être tenues au Royaume-Uni depuis 1923 auront lieu ensuite, au terme d\u2019une campagne courte de cinq semaines.Notons que les scrutins automnaux tardifs, ou hivernaux, sont généralement craints par les politiciens britanniques en raison du froid et de la forte humidité qui frappent alors le pays et qui auraient un effet négatif sur le taux de participation.Le camp conservateur de Boris Johnson mise sur la lassitude des Britanniques pour aller chercher une majorité à Westminster, mais également sur un autre type de vent, celui qui lui est favorable dans les sondages.La formation politique y est en effet en avance de 10 points sur l\u2019opposition travailliste.Un écart inférieur de moitié à celui dont jouissait Theresa May en 2017 avant le déclenchement de législatives anticipées qui lui ont fait perdre sa majorité au Parlement.Les travaillistes vont chercher à séduire le vote des Britanniques souhaitant rester d\u2019une manière ou d\u2019un autre au sein de l\u2019UE en promouvant la tenue d\u2019un nouveau référendum sur l\u2019impossible divorce.Les libéraux-démocrates, eux, vont faire campagne sur l\u2019annulation des procédures de divorce.Alors que les indépendantistes écossais, attachés à l\u2019Europe, risquent de se mobiliser contre les conservateurs de Johnson et leur accord de séparation.L\u2019issue du vote reste plus qu\u2019incertaine dans un pays affligé par un Brexit qui devait se faire le 29 mars dernier et qui, après trois reports, est désormais fixé au 31 janvier prochain.L\u2019électorat y est hautement volatil : le tiers des électeurs ont changé d\u2019allégeance politique au cours des deux dernières élections.Le vote des jeunes, plus europhiles que les générations vieillissantes, pourrait également venir brouiller les cartes, si ceux-ci se mobilisent, toutefois, souligne Mme Dreyer.« C\u2019est un public traditionnellement passif qui ne vote pas beaucoup.» Selon elle, « il faudrait une grosse surprise lors de ces élections pour remettre en cause le départ même du Royaume-Uni de l\u2019UE.Mais la reconfiguration du Parlement pourrait placer le pays, non pas face au Brexit tel que défini par Boris Johnson, mais devant la renégociation de la relation d\u2019avenir entre la Grande-Bretagne et l\u2019Europe, moins radicalement détachée du marché unique européen ».Déchirement idéologique Berceau du libéralisme, le Royaume- Uni est historiquement tiraillé entre l\u2019appartenance à une union économique, qu\u2019il préconise et encourage, et l\u2019appartenance à une union politique qui l\u2019effraie.Un déchirement idéologique qui balise sa relation compliquée avec l\u2019Union européenne depuis son intégration au projet, par la Communauté économique européenne (CEE), en 1971.Les élections à venir éloignent par ailleurs le spectre d\u2019une sortie du Royaume-Uni sans accord \u2014 le fameux et redouté «no deal» \u2014 «La configuration politique actuelle et celle qui se profile rendent cette possibilité très difficile, assure Mme Dreyer.Mais il ne faut pas exclure qu\u2019elle puisse se produire pour des raisons techniques et accidentelles», le Brexit restant depuis le référendum de 2016 une matière instable au caractère forcément incertain, ce qui explique sa difficile concrétisation.Les 650 membres du Parlement devaient siéger jusqu\u2019au 5 mai 2022, selon le cadre électoral britannique que Boris Johnson vient de modifier.BREXIT Le scrutin devancé ne devrait rien régler au Royaume-Uni Les élections législatives anticipées du 12 décembre risquent d\u2019entériner des divisions profondes, estime un groupe de réflexion britannique Le camp conservateur de Boris Johnson mise sur la lassitude des Britanniques pour aller chercher une majorité à Westminster et sortir de l\u2019impasse du Brexit.TOLGA AKMEN AGENCE FRANCE-PRESSE Le gouvernement chilien, aux prises avec une contestation sociale qui ne faiblit pas, a annoncé mercredi qu\u2019il renonce à organiser deux sommets internationaux, dont la COP25, la conférence de l\u2019ONU sur le climat prévue en décembre, un coup dur pour l\u2019image internationale du pays.« C\u2019est avec un profond sentiment de douleur, parce que c\u2019est douloureux pour le Chili, que notre gouvernement a décidé de ne pas organiser le sommet de l\u2019APEC [\u2026] ni celui de la COP25 », a déclaré le président Sebastian Piñera au palais présidentiel de La Moneda.«Cela a été une décision très difficile à prendre.Une décision qui nous cause énormément de peine parce que nous comprenons parfaitement l\u2019importance de l\u2019APEC et de la COP pour le Chili et pour le monde entier», a ajouté M.Pi- ñera, en fonction depuis mars 2018.Le sommet du Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), qui réunit les pays riverains du Pacifique, dont les États-Unis, la Chine et la Russie, devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre.Les présidents américain, Donald Trump, et chinois, Xi Jinping, avaient confirmé leur participation, la signature d\u2019un accord commercial entre les États- Unis et la Chine devant avoir lieu à l\u2019occasion de ce sommet, selon la Maison- Blanche.Le président russe, Vladimir Poutine, avait annulé sa participation.«La Malaisie accueillera le prochain sommet de l\u2019APEC en 2020», a fait savoir le Forum dans un communiqué, laissant entendre qu\u2019aucun sommet du Forum ne sera finalement organisé cette année.La conférence de l\u2019ONU sur le climat, COP25, où étaient attendus quelque 25 000 délégués dont la jeune militante suédoise Greta Thunberg, devait quant à elle se dérouler à Santiago du 2 au 13 décembre.Le Chili s\u2019était porté volontaire après le désistement du Brésil, qui avait renoncé dans la foulée de l\u2019élection du président d\u2019extrême droite Jair Bolso- naro, un climatosceptique assumé.Pour l\u2019heure, l\u2019ONU a fait savoir qu\u2019elle « étudiait les solutions de rechange » pour accueillir la COP25.Le Chili, considéré comme un des pays les plus stables économiquement et politiquement en Amérique latine, est secoué depuis le 18 octobre par une fronde sociale sans précédent, qui a fait 20 morts et un millier de blessés.Le Québec veut prendre la relève Le Québec a l\u2019occasion d\u2019accueillir la COP25, le grand sommet annuel des Nations unies sur les changements climatiques, après le désistement du Chili annoncé mercredi.Les trois partis d\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale ont demandé au gouvernement ca- quiste mercredi de proposer la candidature du Québec.Ils invitent François Legault à contacter le gouvernement fédéral pour formuler l\u2019invitation officielle.Québec solidaire (QS) a transmis une lettre au cabinet du premier ministre l\u2019incitant à contacter son homologue Justin Trudeau « dans les plus brefs délais », compte tenu des « échéanciers serrés ».La Presse canadienne Cela a été une décision très difficile à prendre.Une décision qui nous cause énormément de peine parce que nous comprenons parfaitement l\u2019importance de l\u2019APEC et de la COP pour le Chili et pour le monde entier.SÉBASTIEN PIÑERA » Twitter n\u2019acceptera plus de publicités politiques SAN FRANCISCO \u2014 Twitter a lancé un énorme pavé dans la mare jeudi en annonçant que le réseau social n\u2019acceptera plus aucune publicité à caractère politique où que ce soit dans le monde.« Nous pensons que la portée d\u2019un message politique doit se mériter pas s\u2019acheter », a tweeté Jack Dorsey, le co- fondateur et p.-d.g.du réseau, avant une longue série de messages détaillant sa décision.Il explique qu\u2019un message politique gagne en audience grâce à des abonnements à un compte ou des retweets.« Payer pour avoir de l\u2019audience supprime ce choix et impose aux gens des messages politiques optimisés et ciblés », estime M.Dorsey, ajoutant : « Nous estimons que cette décision ne doit pas être polluée par l\u2019argent ».Ce choix contraste avec celui de Facebook.Agence France-Presse "]
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