Progrès-dimanche, 18 octobre 1992, Cahier 3
[" manon CHICOUTIMI (DP) - Tout a commencé pourDanielJeanen 1979, au moment où il s\u2019est acheté un crayon automatique à mine de plomb.Jusque-là, il ne pensait'pas que les arts visuels deviendraient une corde importante à son arc: il se voyait plutôt journaliste, critique d\u2019art, L'exposition porte sur le pouvoir des mots, elle oppose l\u2019irémédiable et le négociable à vie.DANIEL JEAN.montre sa vision du débat constitutionnel à la galerie Langage Plus d\u2019Alma jusqu\u2019au 26 octobre, jour du référendum national.(Photo Sylvain Dufour) animateur de groupes communautaires.Métiers qu\u2019il a exercés et qu\u2019il continue d\u2019exercer, d\u2019ailleurs, maistout en parcourant, avec la pointe de son crayon, des milliers de kilomètres.Qui ont abouti à diverses oeuvres, et notamment à l\u2019installation qu\u2019il présente actuellement à la galerie Langage Plus.Intitulée «Pages d\u2019histoire etautres faits divers», elle Denise elletier a une connotation nettement politique.Proposant aux visiteurs une vision particulière dudébat constitutionel, annoncée en vitrine par la photo grand format d\u2019un Robert Bourassa déprimé, elle se terminera le 26 octobre prochain, le jour même du référendum sur l\u2019accord de Charlottetown! J'ai rencontré Daniel Jean dans son atelier de Chicouti- mi, juste avant qu\u2019il ne déménage et n\u2019installe ses pièces à Alma.Ce sont, notamment, des premières pages du journal Le Devoir.Parmi toutes les éditions du quotidien montréa- lais, qu\u2019il conserve depuis 1976, Daniel Jean a choisi neuf «une» qui illustrent l\u2019évolution du débat constitutionnel.Dans la première, datée du 16 novembre 1976, l\u2019article de tête est consacré à la victoire du Parti québécois.Les suivantes évoquent des étapes importantes comme le référendum québécois de 1980, la décision de la Cour Suprême quant au droit de veto du Québec, l\u2019accord du lac Meech en 1987 et sa «mort» en 1990.La dernière page, datée du 12 septembre 1992, titre «Québec et Ottawa reprennent les négociations».Bien sûr, il ne s\u2019est pas contenté de choisir et de photocopier des pages du Devoir, car à ce compte-là on ne pourrait pas parler d\u2019une oeuvre.C \u2019est là qu\u2019intervient le crayon de plomb: après avoir divisé chaque page en quatre sections, dont il a réuni puis agrandi les photocopies, il a tout retracé au crayon, sur un papier calque: chaque lettre de chaque article, titre ou annonce publicitaire a donc été ainsi retracée, et chaque photo entièrement retravaillée.Un travail qui a demandé au moins 30 heures par page.«J\u2019aimais, dit-il, cette notion de durée, de retraçage patient et minutieux, d\u2019abord parce qu\u2019il se situe dans la lignée de ce que je fais habituellement, que j'appelle la récupération del\u2019information, etaussi parce qu\u2019il correspond au temps que tant de gens.ont consacré et continueront de consacrer à ces questions.» Et de cette façon, il confère une durée, une vie quasi permanente à un objet, page de journal, destiné au départ à être éphémère.Daniel Jean a réalisé ce projet grâce à une bourse du ministère des Affaires culturelles.«Je n\u2019ai surtout pas voulu donner une opinion en faveur du Oui ou du Non, explique Daniel Jean.Mon intention est plutôt de montrer combien ce débat occupe d\u2019espace dansles médias depuis nombre d\u2019années, de montrer aussi que les mêmes thèmes reivennent à intervalles réguliers, sans que ce ne soit jamais vraiment réglé.» Problèmes sociaux Maisen mêmetemps qu\u2019elle meten lumière l\u2019abondance de mots et de temps consacrés à cette question, l\u2019installation de Daniel Jean comporte d\u2019autres éléments qui eux, attirent l\u2019attention sur d\u2019autres sujets.Ainsi, on y trouve aussi une série de chandails accrochés au mur et portant de brèves inscriptions du genre «Eric se pique», «Manon s\u2019abandonne», «J'ai le sida», qui évoquent de graves problèmes sociaux dont les médias, de façon général, parlent beaucoup moins que de politique.«Au fond, dit-il, j'essaie de poser la vraie question, à savoir «dans quel monde et dans quelle société voulons- nous vivre?», une question à laquelle les hommes politiques semblent vouloir éviter à tout prix de répondre.Depuis 1988, Daniel Jean a mis au point la notion d\u2019«art simple», c\u2019est-à-dire de travail effectué à partir de documents facilement accessibles qui sont modifiés de façon non pas à changer, mais à révéler leur sens véritable, ou à tout le moins le sens que peut leur donner une lecture critique.En ce sens, il a réalisé plusieurs travaux.Par exemple, autemps de la guerre du Golfe, il a conçu une boîte semblable aux trousses de premiers soins: tapissée d\u2019articles de journaux consacrés à la guerre, elle contient des rouleaux de coton hydrophile sur lesquels sont inscrites, en rouge, des phrases concernant les blessés et les tués.Dans un autre travail, il a retranscrit la description d\u2019un match de hockey à la télévision, en soulignant en bleu ou en rouge le nom de chaque équipe: on n\u2019a pas besoin de lire le texte, on ne lit que les mots colorés et on comprend le déroulement du mateh! Cet «art simple», Daniel Jean, qui est également chroniqueur culturel a CBJ, a eu l\u2019occasion de le mettre en valeur a plusieurs reprises, au cours de diverses expositions présentées dans la région et aussi à l\u2019extérieur.Pour le © 2 JHONVWIA-SIUSO @ - œ 8 © g compte de la corporation de la 3 maison-musée Arthur Villeneuve, il mène actuellement > © N une enquête sur la vie et l\u2019oeu- | vre du peintre.-30- 9] \u2014 TNs C2 \u2014 PROGRES-DIMANCHE, le 18 octobre 1992 «Le secret est dans la sauce» Une amitié à toute épreuve par Denise Pelletier Une grosse femme dans la quarantaine, qui essaie désespérément de sortir d\u2019une vie banale à pleurer, rencontre une vieille dame de 83 ans, qui lui raconte l\u2019histoire de deux jeunes femmes qui ont vécu 40 ans plus tôt et de leur amitié à toute épreuve.Stimulée par cette histoire, Evelyn vient revoir souvent sa vieille amie pour en connaître la suite, et décide finalement de se prendre en mains.C\u2019est le sujet de «Le secret est dans la sauce», version française, ou plutôt québécoise, de «Fried Green Tomatoes», un film deJohn Avnet qui met donc en scène quatre personnages féminins.C\u2019est un film fort sympathique, une réalisation soignée qui fait alterner les scènes d\u2019autrefois, danslepetitvillage où ont véeu les deux amies, et celles d\u2019au- jourd\u2019hui, dans la vie insignifiante et banlieusarde d\u2019Evelyn, illuminée seulement par les visites qu\u2019elle fait à l\u2019hôpi- tal oul se trouve Ninny.Le film est sympathique par la narration, qui présente sur un ton léger des événements dramatiques, par la prestation des quatre comédiennes (Kathy Bates, Jessica Tandy, Mary Stuart Masterson et Mary Louise Parker), de même que par les éléments de suspense qui courent tout au long du scénario.«Toto le héros» Même si on le devine un peu, on ne sait pas avant la fin du film ce qu\u2019il estadvenu du mari batteur de l\u2019une des deux femmes, mystérieusement disparu au moment où il voulait enlever son enfant.Sans être le chef d\u2019oeuvre du siècle, «Le secret est dans la sauce» est un film agréable, bien tourné, émouvant et somme toute assez réussi.TOTO LE HEROS, un film de Jaco Van Dormael mettant en vedette Michel Bouquet.Une oeuvre savoureuse et émouvante par Denise Pelletier «Toto le héros» est tout simplement un film délicieux, que l\u2019on savoure du début à la fin sans s\u2019ennuyer un seul moment.Première oeuvre du réalisateur belge Jaco Van Dormael, il est plus proche du style français que du style américain, mais avec cette touche personnelle qui en fait une oeuvre originale, totalement démarquée de ce que nous propose le cinéma d\u2019au- jourd\u2019hui.L'acteur Michel Bouquet y incarne Thomas, un vieil homme qui vit dans une maison d\u2019accueil.Poursedistraire, il a toutes sortes de moyens, et notamment le recours au souvenir.Toute sa vie a été marquée, influencée, par cette idée bizarre qui lui a traversé l\u2019espritalors qu\u2019il étaitenfant, à savoir qu\u2019ilyauraiteuerreur sur les bébés lors de sa naissance.Il a donc grandi avec l\u2019idée que sa véritable place aurait été celle de son voisin, Alfred, dont il juge le sort meilleur que le sien et envers lequel il nourrit une jalousie tenace.Cette idée a eu sur sa vie sentimentale et professionnelle une influence considérable, et c\u2019est ce que le film raconte, par petites scènes parfois dramatiques, parfois cocasses, parfois franchement hilarantes, avec un humour et une tendresse parfaitement dosés, qui nous rendent ce «Vol de vie» Nouvelles agréables rr.Micheline La France Vol de vie Nouvelles NOUVELLES - Micheline La France vient de publier un recueil - de 12 nouvelles plutôt agréables.(Photo Sylvain Dufour) sur le thème du vol par Denise Pelletier «Vol de vie», par Micheline La France, éditions de l\u2019Hexagone.C\u2019est un recueil de douze nouvelles qui, comme l\u2019indique le titre, ont en commun le thème du vol.La plupart des histoires se déroulent à Montréal, dans un décor somme toute banal, et mettent en scène très peu de personnages.Un vol qui consiste, dans plusieurs de ces nouvelles, en une usurpation d\u2019identité: dans «Vol de vie», la vie d\u2019un homme est littéralementvolée par un double de lui-méme, dans «Nom de plume», un homme se voit attribuer la paternité de romans qu\u2019il n\u2019a pas écrits, dans «Nom de plomb», une femme provoque une crise en donnant un nom qui n\u2019est pas le sien.Dans «Le pou», il s\u2019agirait plutôt d\u2019usurpation de logis: un homme s\u2019installe chez une femme sans demander la permission.C\u2019est un livre qui se lit très vite, d\u2019autant plus que la plu- partde ces nouvelles, bien que très simples et très linéaires, offrent un contenu assez intéressant.Outre celles que j\u2019ai déjà mentionnées, il y a aussi «Le livre de Normand Bousquet», qui explore a traits cruels le theme du mouton noir, de l\u2019enfant qui n\u2019est pas comme les autres et qui fait honte à sa famille.Et la dernière, intitulée «Signe de vie», qui est sans doute la meilleure du livre: une femme quitte sa maison et s\u2019installe dans un appartement voisin pour observer les réactions de son mari.La situation échappe toutefois à son contrôle, et le tout est raconté de façon fort plausible, avec une progression savamment dosée vers une fin que l\u2019on ne devine pas.Quelques-unes de ces nouvelles ne m'ont cependant pas semblé convaincantes,comme parexemple «Le printemps de Rose» et «Ruelle Saint-Chris- tophe», auxquelles il manque la trame serrée et la chute que l\u2019on attend d\u2019une nouvelle, tandis que d\u2019autres présentent un certain intérêt malgré une chute un peu faible ou trop prévisible, comme «Express», «Vies à vies» ou «L\u2019esprit de famille».Bref, ce «Vol de vie» de Micheline La France, à qui on doit, outre des recueils de poésie, les romans «Bleue» et «Le talent d'Achille», est un livre agréable, une galerie de portraits esquissés à traits rapides et précis, une série de variations sur un thème aux innombrables possibilités.Il offre enfin l\u2019avantage de tous les recueils de nouvelles, celui de pouvoir s\u2019adapter à la disponibiité infiniment variable des lecteurs: on peut le lire toutentieren une seule séance, ou le déguster à petites doses en ne lisant qu\u2019une ou deux histoires à la fois.personnage singulièrement attachant.On passe sans problème d\u2019une époque à l\u2019autre de la vie de Thomas, des épisodes rêvés aux événements réels, grâce à unrécit bien maîtrisé, qui nous fait tour à tour rire et pleurer.«Toto le héros» est plus qu\u2019un bon film: l\u2019un des meilleurs qui soit apparu depuis un bon bout de temps sur les tablettes des clubs vidéo.Spectacles a Roberval ROBERVAL (DP) - Les Ballets jazz de Montréal célèbrent leur 20e anniversaire en fai- santune tournée de spectacles àl\u2019intention des adolescentset de toutes les personnes intéressées, dans 19 salles du Québec.Cette tournée les conduira à Roberval cette semaine, alors qu'il se produiront, le jeudi 22 octobre, à l\u2019auditorium Fernand-Bilodeau.Ils présenteront les pièces lés plus connues de leur répertoire, notamment «Rencontres», une chorégraphie montée spécialement pour le 20e anniversaire sur une musique de François Bourassa, ainsi qu\u2019unetoute nouvelle création, «Saxophone Quartet», du nouveau directeurartistique de la compagnie, William Whitener.Les billets sont en vente aux endroits habituels.Folklore En fin de semaine prochaine, aura lieu le sixième Super gala folklorique de Roberval.Le tout commence parune grande soirée de danse folklorique et sociale, qui se déroulera le samedi 24 octobre à compter de 21h, à la salle des congrès de l\u2019hôtel Château Roberval.Le lendemain, dimanche 25 octobre, au même endroit, la fête durera de 13h à 23h.Des musiciens, harmonicistes, accordéonistes, chanteurs danseurs se succéderont sur la scène, un espace sera réservé pour la danse, et un souper sera servi sur place à prix abordable.Un souvenir sera remis aux 75 premiers arrivés, et on fera tirer de nombreux prix de présence.Pour les deux événements, le coût d\u2019entrée est de 5 $ par personne.On peut s\u2019informer en composant le 275-4488.nue me pe a TTR EP Un passionné du théâtre Jean-Marie Gagnon fait par Denise Pelletier CHICOUTIMI(DP)- Rien de ce qui concerne le théâtre n\u2019est étranger à Jean-Marie Gagnon, pourrait-on dire.Il se considère comme un professionnel qui a décidé de se consacrer au théâtre amateur, théâtre proprement dit, création collective, ou encore improvisation.Il arrive à l\u2019interview en parlant de \u2026 couleur.Dans les écoles primaires de Chicouti- mi, il apprend aux jeunes la «lecture en couleurs».I1 me montre des textes, dont les parties ont été soulignées au crayon rouge, bleu, vert, jaune, violet, noir.«Grace à cette méthode, les enfants apprennent à lire, c\u2019est-à-dire à comprendre ce qui est écrit.Ils lisent à haute voix avec l\u2019intonation qui convient, pour chaque mot, ligne ou phrase, et c\u2019est tellement beau de les entendre», dit-il.Il estime que cet apprentissage pour des enfants de 10 ans peut servir d\u2019introduction au théâtre.Il a fondé la troupe le Tract\u2019Heure il y a une dizaine d\u2019années quand, de retour dans la région après des études au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec, il s\u2019est aperçu qu\u2019il n\u2019existait ici aucune structure d'accueil pour un comédien professionnel.Déjà à ce moment, le débat sur le statut professionnel des troupes avait commencé à semer la pagaille.«Les membres des troupes de la région, quelle que soit la qualité de leur travail, ne vivent pas du théâtre, c\u2019esttout simplement impossible.Alors on leur refuse les subventions à titre de professionnels.» Et pour les troupes amateurs, il n\u2019y a à peu près pas de subventions disponibles.«On les promène des Affaires culturelles aux Loisirs, Chasse et Pêche, on place des exigences totalement irréalistes, comme de donner plus de 50 représentations d\u2019un spectacle, et les gens niaisent pendant des mois pour obtenir finalement un ridicule 2000 $.» Refusant de se plier à ces simagrées, Jean- Marie Gagnon a décidé de foncer.Formation et impro Il a donc fondé le Tract\u2019Heure, qui assure la formation, par des professionnels d\u2019expérience, de deux catégories d\u2019acteurs: les comédiens de théâtre et les improvisateurs.Et qui organise des parties régulières d\u2019improvisation, le vendredi soir à la salle Le Ménestrel.La saison recommence d\u2019ailleurs dès vendredi prochain.Ce sont des parties bien structurées, qui opposent des équipes juniors, de niveau secondaire, et seniors, de ni- veaucollégial et universitaire.Les spectateurs sont fidèles: après l\u2019enthousiasme des débuts, alors que les parties de la Ligue nationale d\u2019improvisation étaient diffusées à la télévision, il y a eu un petit creux, une désaffection poru l\u2019improvisation.Mais depuis quelques années, c\u2019est redevenu très fort, surtout chez les jeunes de niveau secondaire.Mais improviser, est-ce que ça peut s\u2019apprendre?Jean- Marie Gagnon précise que ce qui s\u2019apprend, ce sont les techniques et les règlements.Ensuite, c\u2019estaux joueurs de faire preuve de créativité.«C\u2019est incroyable ce qu\u2019ils peuvent faire parfois.Ils sont drôles, pertinents, poètes.Dommage que tout cela soit éphémère, mais ça fait partie du défi.» Un autre aspect du défi, c\u2019est d\u2019évi- revivre l'improvisation ter les clichés: on ne peut pas reprendre un même personnage ou une même réplique par exemple.En dix ans, Jean-Marie Gagnon soutient que pour sa part, il n\u2019a pas donné deux fois le même sujet.Le Tract\u2019Heure donne également des ateliers de théâtre pourles gens de tous âges, avec lesquels des spectacles sont montés chaque année.Mais là ne s\u2019arrête pas l\u2019activité de Jean-Marie Gagnon, qui est aussi un aquarelliste ayant à son crédit un certain nombre d\u2019expositions.Il a aussi peint les décors de «La Fabuleuse histoire d\u2019un royaume», spectacle pour lequel il est également assistant à la mise en scène.«L\u2019important, conclut-il, c\u2019est de faire ce qu\u2019on aime.Et si on aime le théâtre et les arts, il faut, en quelque sorte s\u2019inventer un travail, un créneau pour pouvoir travailler en région, car aucun emploi «tout fait» ne nous attend.» Auditorium d\u2019Aima La nouvelle formule connaît le succès ALMA (PET)\u2014 La nouvelle formule de vente des billets a l\u2019auditorium d\u2019Alma connaît à toutes fins utiles le succès attendu.Ainsi, entre 100 et 125 sièges sonttouchés parla vente de billets de saison et forfaits, ce qui assure une base intéressante de clientèle pour cette salle de 800 sièges.Lorsque le comité dumilieu Michel Rivard a développé cette formule avec le régisseur culturel Marcel Guérin, onespéraittoucher 150 sièges, rappelle ce dernier: «C\u2019est donc très près de l\u2019objectif>.Onavenduenviron 75billets de saison et quelque 25 sièges pour chacun des deux forfaits, soit variété (Michel Rivard et Marie Carmen) et humour Marie Carmen (Lévesque-Turcotte le 29 octobre et Pare-chocs le 9 décembre); d\u2019ailleurs, ce dernier forfait est encore disponible.Le régisseur culturel croit par ailleurs que la formule fait son chemin et croît en popularité, par le bouche à oreille: «Ceux qui ont des billets de saison en parlent».Certains ont même acheté des billets de saison en famille, les adultes cédant à leurs enfants ou neveux et niècesles billets pour les spectacles qui les intéressent moins, par exemple ceux de chanteurs, dit-il.Guérin croit en la popularité de la formule au point qu\u2019il est assuré qu\u2019une nouvelle saison avec cette approche amènerait la vente du double du nombre de billets de saison.Le comité du milieu a joué de prudence.Ainsi, le réputé spectacle de Sol ne s\u2019arrêtera pas à Alma, en novembre.Guérin convient de la sagesse de cette approche, dans le contexte actuel.Néammoins, rappelle-t-il, le mandat premier du comité est de tenter de trouver une façon de gérer la programmation de l\u2019auditorium.Interrogé sur le dossier, il ajoute qu\u2019à son avis, et selon ce qui se fait ailleurs au Québec, «il faut que la municipalité s\u2019engage».Le comité fourni- / IMPROVISATION - Pour Jean Marie-Gagnon, l\u2019improvisation est une forme d\u2019expression particulièrement intéressante.(Photo Sylvain Dufour) ra en novembre son rapport aux élus.Pourle moment, la saison va bien dans l\u2019ensemble et ressemble à ce qu\u2019il aurait programmé seul, même s\u2019il aurait inclus quelques spectacles de plus, souligne Guérin.À son avis, la saison se bouclera sans déficit.Par exemple, le spectacle de Michel Rivard a attiré une demi-salle,tandis que lors de celui de Marie Carmen, 693 des 800 sièges étaient occupés.En ce qui a trait aux spectacles à venir, le forfait humour devrait encore trouver preneur, jusqu\u2019au 29 octobre.Après Lévesque-Turcotte, son second volet, «Pare-chocs», une pièce humoristique qui a connu le succès cet été au théâtre de Marcel Leboeuf, sera présentée le mercredi 9 décembre; Marcel Guérin souligne la qualité comique de cette pièce de Denis Bouchard et Rémy Girard, mise en scène par ce dernier et mettant en vedette, outre Bouchard, Martin Drainville, Normand Choui- nard, Guy Migneault et Guy- laine Tremblay.Enfin, le groupe d\u2019Alain Morisod, Sweet People, dont la popularité ne se dément pas depuis nombre d\u2019années, se produira à Alma les ler et 2 novembre.LEVESQUE LE MATIN ET LE MIDI L'ÉQUIPE GAGNANTE AVEC CJMT 42AM@ NOUVELLES.15 MINUTES PLUS TOT £7 \u2014 2661 2i90100 gi ©] \u2018IHONVAIG-SIUSOHd a C4 \u2014 PROGRES-DIMANCHE, le 18 octobre 1992 En spectacle à Alma Toshiaki Hamada part à la découverte du Japon ALMA (PET)\u2014 Le musicien almatois d\u2019origine japonaise Toshiaki Hamada présentera au public, vendredi et samedi à La Tourelle du cégep d\u2019AIma, un spectacle japonais unique en son genre, du moins au pays.M.Hamada, dont la réputation de clarinettiste n\u2019est plus à faire, veut ainsi faire partager un volet de la culture de son pays d\u2019origine.«J'en suis arrivé à la conclusion que les gens veulent connaître mon identité à travers mon répertoire musical», ex- plique-t-il au sujet de sa démarche.Depuis son arrivée au Québec il y a presque 20 ans, il a donné plusieurs récitals avec un répertoire de musique classique occidentale, mais après chaque concert, les gens le ramenaient à ses origines.Ainsi, il a ajouté une ou deux pièces japonaises à son programme, ce que le publicatrès bien accueilli, et ce qui l\u2019a conduit à aller davantage vers la culture japonaise.Il y a cinq ou six ans, Hamada avait réalisé un spectacle en adaptant un conte japonais où il avait inclus des pièces musicales, des ombres chinoises, la projection de diapositives et quelques accessoires.Une tournée de spectacles l\u2019avait entre autres amené au Musée de la civilisation de Québec et au Jardin botanique de Montréal.Le présent spectacle, auquel il a travaillé pendant plusieurs mois, devrait être présenté à la salle François-Brassard en novembre ou décembre, ainsi qu\u2019à Québec et Montréal, comme son précédent spectacle.Les contacts sont à faire, dans quelques jours.Au cours de la prochaine semaine, Hamada tournera un vidéo réalisé par Jean Tousignant de Cogéco Câble à Alma et qui sera diffusé au canal communautaire.Hamada et une musicienne de koto du Japon ont connu le succès l\u2019an dernier, avec une tournée pour laquelle il a dû se préparer avec soin: «J'ai dû plonger profondément dans la culture japonaise.» Lui qui a vécu plus de la moitié de sa vie hors duJapon explique que les Québécois lui font découvrir son pays natal.«Cette pièce révèle en quelque sorte un compte rendu de mon évolution tardive», écrit-il.Il dit aussi avoir redécouvert la valeur de la musique japonaise.Le spectacle Le spectacle que présentera Toshiaki Hamada sera axé davantage sur le théâtre.On y trouvera davantage de décors que lors de sa présentation précédente.Le spectacle se situera au 13e siècle.C\u2019est l\u2019his- Si vous êtes membre du (CLUB Muliépouds SES Code valide pour aujourd'hul [39540614 Sinon composez sans frais le TOSHIAKI HAMADA.prépare un spectacle de théatre et de musique inspiré par un conte japonais.toire authentique d\u2019une guerre entre deux shôguns et de la mort du bébé empereur.La scène se passe au même endroit, 100 ans plus tard.Un jeune homme aveugle vivait seul.Musicien de biwa(instrument à cordes rappelant la cithare), il savait «chanter et raconter merveilleusement Phistoire de cette tragédie.A cause de son immense talent, il lui arrive des événements inimaginables».L'histoire a été romancée par un écrivain grec, Lafcadio Hearn, décédé en 1904; il a immigré au Japon sous le nom de plume de Yagu- mo Koixumi.C\u2019est à partir de son roman que Hamada a fait uneadaptation scénique etune mise en scène.Grâce à l\u2019aide A ER EE EE WAAL ALS AL RARE ELELE LE AAAS An anand SOURS Le.du ministère des Affaires culturelles du Québec, dit-il, il a travaillé un an et demi à réaliser «les décors et les costumes qui évoquent parfaitement cette époque lointaine.» Hamada sera seul en scène mais jouera plusieurs rôles grâce à des changemetns rapi- ae.des de costumes et a des jeux d\u2019ombre.La bande sonore sera tirée du spectacle qu\u2019il a présenté avec une musicienne de koto, venue du Japon pour une tournée commune, à l\u2019été 91.En 70, à Paris où il poursuivait ses études de clarinette, Toshiaki Hamada avait rem- LE LEADER DE L'INFORMATION INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT! cn ww \u2014 porté le Prix Léopold-Béland, un premier prix national.Plusieurs le connaissent par son poste de clarinettiste solo de l'Orchestre symphonique régional ou par ses fonctions d\u2019enseignant, dans différentes institutions d\u2019enseignement de la région.S90 Nom: Adresse: Code Postal: Tél.Rés: Tél.Bur: Déposez ce coupon dans le baril identifié à cet effet chez: LUMINAIRE EN VRAC Chicoutimi ou Alma Jeudi 29 octobre 20h00 Adm.: 22$ - 19$ Théâtre \u2014 = td an 2615 = c a= o\u2026 Sem.9a.sel 2 CL 2092: Uatwre] CET RDI Gilles Pelletier a retrouvé la fièvre MONTREAL (PC) \u2014 Récipiendaire de la palme de l\u2019acteur de l\u2019année décernée par l\u2019Association des critiques de théâtre pour le rôle de Max, dans «Le Retour» de Harold Pinter, Gilles Pelletier sait mieux que personne qu\u2019il n\u2019a pas encore tout donné.«Je n\u2019ai pas réussi ce que je voulais réussir.Je n\u2019ai pas eu la maîtrise que j'aurais dû atteindre», admet-il spontanément, regrettant que la reprise de la pièce n\u2019ait pas lieu, qu\u2019il n'ait pasl\u2019occasion d\u2019en découdre de nouveau avec ce rôle qui sonna son réveil.De fait, la rencontre de Pelletier et du metteur en scène Grigori Hlady (qui fut lui- même Cyrano en Ukraine) a permis au vieux loup de mer d\u2019humer à nouveau le vent qui gonflait jadis les voiles de sa jeunesse.«J\u2019ai retrouvé la fièvre, l\u2019ardeur et le goût de mes débuts.Ce que j'ai réappris, c\u2019est que cela devrait toujours être comme ça lorsque l\u2019on monte sur une scène.J\u2019ai retrouvé le plaisir que j'avais à jouer, à l\u2019époque, avec Pierre Dage- nais.L\u2019être humain est pares- Gilles Pelletier seux.On a besoin de quelqu\u2019un qui nous force à balayer tout ce que l\u2019on a fait» confie-t-il avec humilité.«Je me suis aperçu que je passais parfois des répétitions à ronronner.Le metteur en scène aplaudissait malgré tout mais, une fois devant le public, Æ \u201canniversaire Captation par: ser CBJ-FM 100,9 / Chicoutimi Samedi, 24 octobre '92, 20h00, Centre culturel, Jonquière Dimanche, 25 octobre, '92, 14h00, Foyer de la Culture, La Baie Brett Molzan * Nathalie Camus * Steven Larson * David Ellis GRAVEL & LEVESQUE INC.PROGRAMME F.Mendelssohn F.Mendelssohn L.V.Beethoven R.Schumann Andante op.81, n°1 Scherzo op.81, n°2 Quatuor op.18, n°4 Quatuor n°3 Informations: 545-3409 en vente: sur RESERVATECH, 549-3910 Au bureau de l'Orchestre 18 ans et plus, 18$ 17 ans et moins / Étudiants temps plein, 8$ je me rendais compte d\u2019une insuffisance.On est là pour là pour déranger.Quand on atteint une certaine notoriété, avec l\u2019habileté qui vient avec l\u2019âge, on a tendance à se satisfaire de ce qu\u2019on fait d'emblée, de nos tics, notamment, ou, si vous voulez, appelez ça, le style», avoue-t-il.Dès lors, Pelletier a remis le cap sur les bases du métier, comme à l\u2019époque où, avant d\u2019entrer dans la carrière, il donnait la réplique à sa soeur, Denise.«Jetrouvaisce métier futile.Je fréquentais beaucoup les comédiens, mais je trouvais que ce n\u2019était pas un métier d'homme.ela me semblait facile.Puis, j'ai accepté de tenir un rôle à Saint-Jean dans -Les jours heureux\u2019.Arrivé sur scène, j'ai tout simplement paralysé.C\u2019est là, seulement, que j'ai compris que c\u2019était un métier et qu\u2019il me faudrait réapprendre à marcher sur une scène.J\u2019étais assez bon imitateur au collège, mais notre métier n\u2019est pas un métier d\u2019imitation mais de révélation», nuance Pelletier.Avant la retraite Dans quelques semaines, au Café de la Place, l\u2019acteur accostera une nouvelle fois dans le port de l'inconnu, pour les besoins de la pièce de l\u2019Autrichien, Thomas Bernhard, «Avant la retraite».= _ Là, sous la houlette du metteur en scène d'origine roumaine, Alexandre Hausvater, Pelletierincarnera un ex-lieu- tenant nazi célébrant, en octobre 1975, l\u2019anniversaire duchef de la Gestapo et instigateur du camp de Dachau, Henrich Himmler.Après quelques apparitions dans la télésérie «Cormoran» l\u2019année dernière, et une pièce de Deyglun à ses débuts («La France vivra»), Pelletier aborde son troisième rôle de nazi.Dans la pièce de Berhard, Rudolf Holler attend encore l\u2019«ordre nouveau», convaincu quelenazisme reprendra bientôt le pouvoir dans une Allemagne moderne.à £ FOURNITURE RENTE AAI 7 oh uditorium UFOUR Auditorium d'Alma oi Jeudi 29 octobre - 20 h 00 vendredi 30 octobre - 20 h 00 Adm.: 23.50% - 20.50% Dimanche 1er novembre, lundi 2 novembre - 20 h 00 «*#tz
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.