Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 mai 1907, mercredi 1 mai 1907
[" 26e ANNÉE Paris, lor Mai 1907 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 5 PARIS-CANADA Organe Bi-fJensuel des intérêts Canadiens et Français PRANOP Abonnements : Un an.ÎO fr.Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.Annonces, la ligne.Réclames, \u2014\t.Faits-Divers, \u2014\t.Directeur : HECTOR FABRE BUREAUX : 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8*) OAJVAiDA.Abonnements : Un an.$ O CODES : Atlantic Cable Directory A.B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : STADACONA-PARIS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Au Jour le Jour.Hector Fabre.Légion d\u2019Honneur.Au Guildhall.Notes d\u2019Angleterre.L\u2019Opinion française.L\u2019Opinion anglaise.Les Canadiens à Paris.AU JOUR LE JOUR La conférence coloniale, qui déjà s\u2019achève, ne rappelle en rien celle de 1902, si ardue, si longue.Ç\u2019est une sorte de voyage d\u2019agrément que font les ministres coloniaux à Londres; ils n'ont à s\u2019y défendre que contre de trop nombreuses invitations à dîner.L'accord était déjà établi, l\u2019entente faite, entre libéraux, entre esprits du même ordre, comme lord Elgin et sir Wilfrid Laurier ; le général Botha n\u2019a pas eu d\u2019efforts à faire pour y joindre son concours.M.Asquith, au nom du ministère anglais, a catégoriquement repoussé les tarifs préférentiels, de même que sir Wilfrid Laurier avait précédemment rejeté le projet d\u2019établir un conseil impérial.Cela était comme entendu d\u2019avance, et ce dénouement donné aux délibérations qui se poursuivent pour la forme n\u2019a pris personne par surprise.C\u2019est la conséquence toute logique de la crise que subit l\u2019impérialisme.L\u2019autre conférence n\u2019avait rien eu de ce caractère, et on peut bien dire aujourd\u2019hui qu\u2019elle a été une lutte courtoise mais ferme, une sorte de duel entre M.Chamberlain et M.Laurier, dont notre compatriote est sorti vainqueur, non sans avoir eu à subir des assauts acharnés, et à la fin à vaincre une résistance désespérée.M.Chamberlain, dont les forces physiques et l\u2019énergie morale ne semblaient pas encore atteintes, sentait bien cependant instinctivement que le terrain lui échappait définitivement.Ce qu\u2019on a vu depuis : tentatives stériles d\u2019une entente entre intérêts étrangers les uns aux autres, déclin de l\u2019impérialisme, n\u2019a été que la conséquence de cette première rencontre entre le vieil Empire libéral et le projet de nouvel Empire autoritaire.On a bien cherché cette fois à faire revivre quelque chose de ce projet d\u2019Empire nouveau sous le nom de Conseil impérial, sans grand espoir et sans conviction.Même s\u2019il avait assisté à la Conférence (et de fait, comment aurait-on fait pour ne l\u2019y pas inviter?) M.Chamberlain n\u2019aurait pu de son souffle puissant animer ce dernier débris d\u2019un régime entrevu et aussitôt écroulé.Il y aurait ingratitude de la part de l\u2019opinion, unanime aujourd\u2019hui à s\u2019applaudir du rejet du conseil impérial, d\u2019oublier qu\u2019elle a échappé jadis à un plus grand péril.Nous rentrons, M.Chamberlain, disparu de la scène, et avec lord Elgin, dans la vérité des choses, dans la bonne et solide tradition, qui a fait la gloire de l\u2019Angleterre et notresécurité \u2014 dont, il faut l\u2019espérer, on ne sera plus tenté de sortir.Dans quatre ans, lorsque les ministres coloniaux se retrouveront à Londres, ils n\u2019y seront même plus témoins d\u2019une émotion comme celle qu\u2019a causée la présence parmi eux du général Botha, à la galerie, à tous ces autres peuples pour lesquels l\u2019imperturbable sagesse, l\u2019extraordinaire modération de l\u2019esprit anglais, restent un mystère.Il est vrai cependant d\u2019ajouter que ce premier émerveillement passé, certains esprits subtiles et qui entendent bien n'être jamais trompés, se ressaisissent pour aussitôt soupçonner des dessous impénétrables, quelque trame obscure d\u2019intérêts conjurés.Hector FABRE.LÉGION D\u2019HONNEUR Le consul général de France au Canada, M.Dallemagne, a annoncé à l\u2019honorable L.Gouin, que le gouvernement de la République avait bien voulu lui conférer la ci'oix de la Légion d\u2019Honneur.La haute distinction décernée au premier ministre de la province de Québec sera accueillie au Canada, à la fois comme un grand honneur pour le chef du Cabinet de Québec et comme un nouveau témoi gnage de l\u2019affection que les Français portent aux Canadiens.Au nom de nos compatriotes, nous remercions M.le Consul général de France de s\u2019ètre fait ainsi, auprès du gouvernement français, l\u2019interprète du sentiment public.Au Guildhall Comme ouverture à la série de démonstrations et de fêtes qui ont accueilli les membres de la Conférence Coloniale, selon la coutume, un grand banquet leur a été offert par la Cité de Londres au Guildhall.Discours de Sir Campbell Bannerman « Vous êtes tous des amis, beaucoup d\u2019entre vous êtes de mes amis personnels, et quelques-uns d\u2019entre vous d\u2019anciens amis personnels, soit de moi-même, soit des ministres avec lesquels vous êtes venus conférer.« Sir Wilfrid Laurier détient le record : il a assisté à toutes les quatre Conférences, et le Premier Ministre a tenu à saluer d\u2019une façon toute spéciale le général Botha, « le Benjamin de la confrérie ».« .L\u2019assemblée actuelle n\u2019est pas une Con- 2 PARIS-CANADA férence entre les Premiers Ministres et le Secrétaire d\u2019Etat aux Colonies, mais entre les premiers ministres et les membres du Gouvernement Britannique, sous la présidence du Secrétaire d\u2019Etat aux Colonies, ce qui est bien différent.» « Nous ne vous rencontrons pas, en ce jour, pour vous demander des fonds, quoique nous vous soyions cordialement reconnaissants pour le sentiment dans lequel vos contributions ont été faites par le passé et seront sans doute faites à l\u2019avenir.Il est naturellement possible que nous ayions exagéré l\u2019importance desbesoins de nos puissances d\u2019outremer, en tant que facteur dans notre budget de dépenses, mais, en tous cas, les exigences de la défense navale et la responsabilité concernant la direction des aSaires étrangères se tiennent.« On doit accorder une attention toute spéciale à la question de préférence et je suis persuadé que mes éminents collègues sont reconnaissants pour l\u2019initiative prise en cette matière par quelques-unes des colonies, et qu\u2019ils sont prêts à discuter cette question franchement et d\u2019une façon complète.« J\u2019espère qu\u2019on pourra arriver à un accord sur un grand nombre de questions qui se trouvent sur le tapis et si, au sujet des autres, il existe des divergences de vue radicales soit entre vous-mêmes, soit entre vous et nous, non seulement nous sommes persuadés que cette différence d\u2019opinions se manifestera d\u2019une façon toute amicale, mais sera encore empreinte du respect réciproque pour les causes et motifs sur lesquels ces différences d\u2019opinions peuvent être basées.« Vous êtes, comme nous, des représentants de communautés autonomes.Comme vous le savez, nous ne pourrons, ici, élaborer des décisions définitives susceptibles d\u2019engager le pays; le gouvernement de Sa Majesté ne saurait ignorer les opinions déclarées du peuple anglais et de son Parlement, pas plus que vous ne sauriez ignorer les opinions et les désirs de vos pays et de vos corps légistatifs; mais, cette restriction à part, il est un grand nombre de questions d\u2019importance vitale sur lesquelles nous pourrons arriver à trouver un terrain d\u2019entente et à une amélioration des conditions actuelles.» Parlant des propositions (comme celle d\u2019un Conseil d\u2019Empire) faites pour continuer et mener à bonne fin les « communications définitives » que la Conférence a rendues nécessaires, « nous espérons », dit le Premier Ministre, « trouver un moyen de réaliser ce désir ».Sans s\u2019étendre à la critique des diverses propositions, il ajoute : « Nous nous maintenons sur la base de la liberté et de l\u2019indépendance.Tout ce qui milite contre ce principe serait entièrement opposé au génie de notre race et à notre idéal politique, et aurait un effet désastreux tôt ou tard.« Le principe de liberté », termine-t-il, « n\u2019implique pas nécessairement la négligence et, à mon avis, on devrait prendre certaines dispositions permettant de conserver l\u2019impulsion que ces conférences donneront à l\u2019étude et à la résolution des questions qui ont été discutées ici.» Discours de Sir Wilfrid Laurier « Il se trouve que je suis à peu près le doyen d'âge de cette conférence et, comme l\u2019a dit Sir Henry Campbell-Bannerman, je puis presque me targuer de détenir un record, ayant été ici deux fois précédemment, en 1897 et en 1902, et je dois confesser que ce n\u2019est pas sans quelque regret que je me vois être le seul homme qui ait assisté à ces conférences.Je partage entièrement les sentiments qui ont été exprimés par le premier ministre, qu\u2019il est profondément regrettable, non-seulement pour ce pays, mais aussi pour tout l\u2019empire britannique, que M.Chamberlain, qui présida les deux précédentes conférences auxquelles j\u2019ai assisté, ne prenne pas part aux affaires publiques, et je suis persuadé d\u2019exprimer le même sentiment en disant que nous espérons tous, jusque dans la chaumière la plus reculée de l\u2019empire britannique, que sa santé se rétablira complètement et qu\u2019il reprendra sa place dans les affaires publiques de ce grand pays et empire.Rien ne saurait nous être plus agréable et rien ne pouvait mieux marquer l\u2019ouverture des travaux de cette Conférence que le Message de Sa Majesté le Roi, qui nous a été lu et, immédiatement après, nous saluons la présence du premier ministre de la Couronne dans ce pays.« Cette conférence n\u2019est pas, d\u2019après moi (je donne mon opinion personnelle),une simple conférence de premiers ministres de différentes colonies autonomes et du Secrétaire d\u2019Etat, mais c\u2019est surtout une conférence entre le gouvernement et les gouvernements des colonies autonomes de l\u2019Angleterre.Je me rends compte de toutes les difficultés que nous avons à vaincre, elles ont été exposées par Sir Henry Campbell-Bannerman.Nous avons tous une foi complète dans l\u2019avenir de l\u2019empire britannique.Il peut être agrandi et amélioré de mille différentes manières.Nous sommes ici pour discuter ces moyens.Nous pouvons tomber d\u2019accord sur nombre de questions; je crois aussi qu\u2019il en est beaucoup sur lesquelles nous ne pouvons nous entendre pour le moment; mais, chose la plus importante, nous tendons tous au même but et au même objet.« Les observations qui nous ont étésoumises sur ce sujet par Sir Henry Campbell Ban-nerman sont tout à fait justes, et je ne crois pas qu\u2019on puisse mieux les exposer.Il reconnaît qu\u2019il est des choses au sujet desquelles l\u2019opinion publique peut ne pas être la même en Grande-Bretagne qu\u2019aux colonies.Nous devons admettre que, sur nombre de questions, l\u2019opinion publique de nos pays respectifs peut ne pas être identique à celle de ce pays.« Mais nous sommes d\u2019accord sur un point, et je crois que, si nous le conservons toujours en vue, nous ne pourrons nous égarer, c\u2019est que, si la base de l\u2019union qui nous lie à l\u2019empire britannique reste la même qu\u2019actuelle-ment, c\u2019est à-dire si l\u2019on reconnaît d\u2019une façon permanente le principe, que chaque communauté est le meilleur juge de ce qui lui convient, nous ne pourrons pas faire fausse route et nos délibérations seront fructueuses et ne peuvent que donner de bons résultats, dans une direction ou une autre.C\u2019est du moins l\u2019esprit dans lequel je considère les grandes questions que nous avons à envisager.Ce n\u2019est pas le moment, aujourd\u2019hui, d\u2019attaquer ces questions en détail et je restreindrai mes quelques remarques à ce sujet dans les limites du même esprit qui a inspiré les observations du premier ministre, mais je n\u2019ai qu\u2019un mot à ajouter, c\u2019est d\u2019exprimer ma grande satisfaction de voir nos travaux commencer sous de si favorables auspices.Notes d\u2019Angleterre (Du correspondant du \u201c Temps\u2019') Londres, 20 avril.Déclarations de sir Wilfrid Laurier J\u2019ai eu l\u2019honneur d'être reçu, ce matin, par sir Wilfrid Laurier, représentant du Canada à cette conférence coloniale dont l\u2019Angleterre suit avec tant d\u2019intérêt les débats.Sir Wilfrid est assez connu, assez aimé chez nous pour qu\u2019il soit superflu de le présenter, une fois de plus, au public français.Il n\u2019y a pas si longtemps que Paris fut heureux de le fêter et ceux qui ont eu l\u2019occasion de l\u2019approcher alors ne sauraient avoir oublié cette parole nette et précise, cette tête si énergique et si fine, ces yeux pétillants de vie.Je lui demandai tout d\u2019abord si ses premières impressions de la conférence étaient bonnes et s\u2019il n\u2019aurait pas mieux aimé que les travaux en fusssent publics.« Mais je suis très content de nos premières séances et je suis certain que chacun de mes collègues partage ce plaisir.Quant à la publicité des débats, il me semble qu\u2019on a eu grandement raison d\u2019y renoncer.Nous avons à traiter des questions de gouvernement, difficiles et complexes.On apprendra au public le résultat de nos discussions.C\u2019est, après tout, la seule chose qui lui importe.A quoi bon l\u2019initier aux discussions elles-mêmes ?» Remarquons en passant que tous les délégués ne sont pas de cet avis.M.Deakin, le premier ministre australien, demandait avec instance la publicité des débats, et l\u2019opinion anglaise, à défaut de la publicité complète, aurait au moins voulu un demi-jour.Or, on ne lui donne qu\u2019un mince, très mince filet de lumière, sous forme d\u2019un communiqué officiel relatant que, à telle heure, les automobiles des divers premiers ministres ont été vues contournant Downing Street et que, à telle heure, la conférence a pris fin.Les révélations ne vont pas plus loin et il ne faut pas s\u2019étonner qu\u2019on les trouve un peu maigres.\u2014 Je sais, dis-je à sir Wilfrid, que vous seriez partisan d\u2019un service préférentiel entre l\u2019Angleterre et le Canada.Vous favorisez déjà les marchandises anglaises et vous aimeriez sans doute qu\u2019on vous rendît la pareille.\u2014- Nous en serions, en effet, très contents.Mais nous ne demandons rien.Vous savez que sur ce point les Anglais ne sont pas d\u2019accord; c\u2019est devenu une question politique sur laquelle les partis ont pris nettement position.\u2014 Et pour la constitution d\u2019un conseil permanent qui survivrait à la conférence et qui tiendrait réunis dans la capitale impériale les délégués des colonies autonomes ?Ce sera là évidemment une des affaires les plus importantes de la conférence?\u2014 J\u2019ignore encore dans quelles conditions serait créé ce conseil.Tout ce qu\u2019on en a dit est très vague.Mais dans tous les cas, il devra être sous le contrôle et sous l\u2019autorité du ministère des colonies.Mes intentions sont très nettes là-dessus et rien ne m\u2019en fera changer.Nous ne voulons pas, nous autres Canadiens, d\u2019un corps irresponsable et qui risquerait d\u2019échapper à notre action.Nous ne voulons pas déléguer la moindre parcelle de notre autorité.Qui nous prouve que ce corps, une fois constitué, affranchi du contrôle gouvernemental, ne nous jettera pas dans toutes sortes d\u2019aventures?Pourquoi travaillerions-nous à créer ainsi un Etat dans l\u2019Etat?\u2014 Je ne vous apprendrai rien, monsieur le ministre, en vous disant que l\u2019on prête à certains de vos collègues des vues sensiblement différentes à ce sujet.Ce matin même, un journal d\u2019ordinaire bien informé annonce que M.Deakin entend soustraire le conseil colonial à toute ingérence et à toute surveillance bureaucratique.Il désire en faire un organe complètement indépendant.Ne pensez-vous PARIS-CANADA 3 pas qu\u2019entre ces deux opinions contraires, un accord pourra être établi, grâce à des concessions réciproques ?Consentiriez vous , par exemple, à un conseil qui serait dépendant nominalement et à peu près indépendant en fait?\u2014 Nous tenons aux choses, non point aux mots, répondit mon interlocuteur.Nous ne ferons aucune concession de ce genre.Le gouvernement d\u2019un pays est chose assez difficile en elle-même; nous ne désirons pas nous embarrasser d\u2019une nouvelle difficulté.L\u2019opinion du premier ministre canadien relativement au conseil colonial est sans aucun doute celle du gouvernement anglais lui-même.Il est évident que le ministre des colonies ne fera rien pour favoriser la création d\u2019un corps qui échapperait complètement à sa direction.Je parle alors à sir Wilfrid de la défense impériale, un autre point important de la conférence.\u2014 Je sais, dit-il, qu\u2019on reproche au Canada de ne pas contribuer, pour une part assez grande, à la défense de l\u2019empire.C\u2019est ce qu\u2019on m\u2019a dit à la dernière conférence.J\u2019ai répondu à cela : Le Canada est tout entier à la paix; le Ca-\\ nada ne songe à déclarer la guerre à personne, pas plus que nul ne songe à la lui déclarer.Pourquoi alors préparerait-il la guerre et payerait il les frais de cette préparation ?« \u2014 Fort bien, m\u2019ont alors riposté les Anglais.Mais nous dépensons tous les ans une certaine somme pour entretenir les défenses de deux ou trois point de votre littoral.« \u2014 Eh bien, ai je répliqué, au nom du Canada, remettez-nous ces défenses.Nous pourvoirons nous-mêmes à leur entretien.« Et depuis lors, nous avons pris ces frais à notre charge.Et les forts doivent être merveilleusement défendus puisque nul ne s\u2019est jamais risqué à les venir attaquer.» .Sur ce trait, notre entretien prend fin-.Sir Wilfrid Laurier était déjà attendu par deux de ses collègues (car les collègues coloniaux sont tous ensemble logés au même hôtel) pour se rendre à la conférence.M.Haldane, le ministre de la guerre, devait y venir lui aussi.On certainement parlé de la défense impériale.Le premier ministre canadien n\u2019est pas disposé, comme on le voit, à consacrer à ce chapitre une part bien importante des revenus de son pays.\tR.R.L\u2019Opinion Française On lit dans l'Europe : Certes, c\u2019est une assemblée curieuse à plus d\u2019un point de vue que celle qui réunit aujourd\u2019hui à Londres les premiers ministres des colonies britanniques.En étudiant tous ces hommes de grande, de très grande valeur, on observerait sur le vif ce type éminemment intéressant de l\u2019Anglo-Saxon de race, transplanté depuis plus ou moins longtemps sur un autre point du globe; on verrait, d\u2019une part, ce qui lui est resté de ses tendances primitives; de l\u2019autre, quelles déformations le climat, les conditions différentes de la vie sociale et de la vie politique ont fait subir progressivement au type originaire d\u2019où il dérive.Entre tous ces hommes, deux pourtant se détachent plus particulièrement parce qu\u2019ils incarnent quelque chose de plus attirant encore : l\u2019un, la combinaison aujourd\u2019hui achevée et parfaite de deux races, la fusion harmonieuse de deux nationalités à caractère bien tranché; l\u2019autre,cette combinaison au moment où elleva commencer à s\u2019effectuer, cette fusion à l\u2019instant précis où la recherche de l\u2019amalgame va être entreprise.Ce sont deux stades de l\u2019évolution d\u2019un peuple que représente ces deux hommes, l\u2019un l\u2019évolution accomplie tc\u2019est Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada, l\u2019autre l\u2019évolution à son point de départ : c\u2019est le général Louis Botha, premier ministre du Transvaal.Personne n\u2019incarne mieux le Canada moderne que Sir Wilfrid Laurier qui, depuis tantôt onze ans, porte allègrement une lourde responsabilité : celle d\u2019être le premier ministre de la grande colonie Nord-Américaine.En regardant leur premier ministre, les Cana-ciens peuvent reconnaître, admirablement fondus ensemble, tous les éléments qui forment aujourd\u2019hui ce qu\u2019on peut appeler la nationalité canadienne.Et d\u2019abord par sa sympathie bien connue pour la France et non pas seulement pour la France-Etat, pour la France politique, mais pour la France intellectuelle, pour cette civilisation française qui peut revendiquer pour elle une si large part dans la formation de l\u2019âme canadienne, Sir Wilfrid Laurier incarne les sentiments que le Canadien d\u2019aujourd\u2019hui conserve à l\u2019égard de l\u2019ancienne mère-patrie.Le Canadien, même le Canadien français, ne regrette pas l\u2019époque de la domination française.Comment le pourrait-il après un siècle et demi?Comment le pourrait-il surtout depuis que, de parla constitution de 1867, sa patrie jouit d\u2019une autonomie qui équivaut à peu près à l\u2019indépendance ?Car là encore nous trouvons un des traits caractéristiques de l\u2019esprit canadien : la croyance qui ne date pas d\u2019aujourd\u2019hui, en l\u2019existence d\u2019une patrie canadienne, donc un sentiment national très puissant et que Sir Wilfrid Laurier partage avec ses compatriotes.Sentiment national particulariste si l\u2019on veut, mais nullement séparatiste ! Sans doute aux premiers temps de la conquête anglaise, il y eut des révoltes : sans doute le xix' siècle lui-même vit des soulèvements àgiter le Canada.Mais depuis que le Canada a reçu cette autonomie qu\u2019il désirait par dessus tout, jamais son loyalisme n\u2019a pu être suspecté.De même Sir Wilfrid Laurier a toujours été un loyal sujet de l\u2019empire britannique; à aucun moment, bien qu\u2019on le sache opposé à certaines institutions à caractère ultra-impérialiste, les organes mêmes les plus impérialistes d\u2019Angleterre n\u2019ont mis en doute son loyal dévouement à l\u2019empire.Sir Wilfrid Laurier, et avec lui toute l\u2019élite politique canadienne, sait ce que son pays doit à l\u2019Angleterre.Il sait que cette autonomie dont il jouit, que ce grand rôle qu\u2019il joue aujourd\u2019hui dans le monde, sont les prix qu\u2019il a retirés d\u2019une attitude résolument loyaliste, sans réserves ni défaillances.Les Canadiens, même les Canadiens français les plus attachés à la métropole intellectuelle dont ils n\u2019ont pas cessé de se réclamer, savent que c\u2019est leur acceptation franche et entière de la suprématie britannique qui a permis à leur pays de tenir la place que personne aujourd\u2019hui ne leur conteste.Et ils sont loyalistes parce que patriotes.C\u2019est le grand honneur de Sir Wilfrid Laurier et de ceux qui l\u2019ont précédé dans une voie ou il a marché plus résolument qu\u2019aucun autre d\u2019avoir su voir clairement où était l\u2019avenir de leur pays et d\u2019avoir poursuivi la réalisation de leur idéal.L\u2019évolution est aujourd\u2019hui achevée.Bien qu\u2019il y ait au Canada environ 3 millions de Canadiens anglais et i.65o.ooo Canadiens français, malgré les discussions politiques et linguistiques, l\u2019unité canadienne est faite, la nation canadienne existe, forte et vigoureuse, consciente de ses intérêts et soucieuse de son avenir sans pour cela être devenue oublieuse du passé.Le type du Canadien parvenu au dernier terme de son évolution, sir Wilfrid Laurier, patriote au suprême degré en même temps que loyaliste et francophile l\u2019incarne dans sa perfection la plus accomplie et au service des idées qu\u2019il défend, de ces idées qui ont fait le Canada ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui, le premier ministre du Dominion met toute l\u2019ardeur, toute la jeunesse vigoureuse d\u2019une intelligence supérieure qui impose l\u2019admiration à tous ceux qui ont eu l\u2019honneur de l\u2019approcher.Sans vouloir comparer les individualités en question que tout différencie, il est permis de dire que c\u2019est sur le modèle de Sir Wilfrid Laurier que le général Louis Botha, le glorieux chef de la dernière armée boer, aujourd\u2019hui premier ministre du Transvaal, cherche à régler sa conduite et celle de ses successeurs.Ici, en effet, la situation est un peu différente.Le Transvaal moderne c\u2019est le Canada du XVIII' siècle auquel un gouvernement prévoyant et habile aurait accordé l\u2019autonomie quelques années après la conquête.N\u2019oublions pas cependant que le Canada passait, en somme, en 1763, d\u2019une domination qu\u2019il affectionnait évidemment, mais qui n\u2019en était pas moins une domination, sous une autre domination, aadis que le Transvaal était libre, était indépendant et qu\u2019en réalité, quelque doux qu\u2019on rende le joug quffl subit, quelque lâches que soient les liens qui l\u2019enserrent, c\u2019est sa liberté, son indépendance, son existence nationale que le Transvaal a perdu en devenant colonie britannique.Vaincus sur les champs de bataille après une lutte héroïque, les Boers, dotés d\u2019une véritable autonomie par le ministère libéral anglais ont pris leur revanche sur le terrain électoral et c\u2019est l\u2019homme même qui les conduisit à la bataille qui aujourd\u2019hui les représente à la conférence coloniale de Londres.En se voyant assis l\u2019autre jour, au Guidhall, côte à côte avec Lord Roberts, en écoutant les discours enflammés et enthousiastes prononcés autour de lui, le général Botha a dû se rappeler les heures sombres de la guerre fatale, les épisodes douloureux de la lutte suprême, les derniers jours, le crépuscule héroï-de l\u2019indépendance boer ! A-t-il oublié ce passé si récent, a-t-il renié ces souvenirs à la fois si amers et si réconfortants, le politicien homme de guerre, le soldat diplomate qu\u2019est et qu\u2019a toujours été Louis Botha ?Non pas ! Et c\u2019est au contraire une notion supérieure du patriotisme qui l\u2019inspire et le guide.Le passé ne peut plus être modifié : les récriminations sont désormais inutiles.C\u2019est vers l\u2019avenir qu\u2019aujourd\u2019hui doit regarder le peuple boer, et l\u2019avenir du Transvaal, colonie autonome, peut être brillant à souhait.Déjà aujourd\u2019hui ce sont les siens qui de nouveau président à sa destinée. 4 PARIS-CANADA Puisqu\u2019il ne peut plus être indépendant, pourquoi ne pas accepter l\u2019existence qui lui est faite, les avantages qui en découlent, l\u2019autonomie que l'avenir se chargera d\u2019élargir, pourquoi ne pas préparer en un mot l\u2019évolution du Transvaal?et n\u2019est ce point encoreen agissant ainsi, faire œuvre de patriotisme éclairé, n\u2019est-ce pas servir les intérêts du peuple boer aussi bien qu\u2019en conduisant jadis ses enfants à la bataille ?C\u2019est ce que très certainement s\u2019est dit Louis Botha et c\u2019est ce qu\u2019avec son intelligence remarquable, sa souplesse avisée, sa finesse diplomatique qui autrefois déjà cherchait à éviter le conflit décisif, il essayera aujourd\u2019hui et demain de réaliser.Et est-il trop présomptueux d\u2019admettre qu\u2019en pesant les raisons qui devaient motiver son attitude définitive, Louis Bothi ait été impressionné par l\u2019exemple du Canada qui, soumis lui aussi à un joug étranger, a su, avec le temps devenir un Etat puissant, autonome, pour ainsi dire indépendant, et cela parce que de cette indépendance l\u2019Angleterre n\u2019a jamais pu légitimement prendre orùbrage ! Inculquer à l\u2019Angleterre la conviction que le Transvaal autonome, comme le Canada autonome, sera toujours loyalement dévoué à l\u2019empire britannique, inspirer en un mot confiance à une nation essentiellement pratique et qui, une fois rassurée sur les intentions véritables de ceux qu\u2019elle a soumis, estime que sa domination est d\u2019autant mieux établie qu\u2019on en sent moins le poids, tel est croyons-nons, le but très élevé en même temps que très patriotique auquel tendent les efforts du général Louis Botha.Ce n\u2019est certes pas en quelques mois, en quelques années même que l\u2019œuvre s\u2019accomplira dans son entier : Qu\u2019il nous suffise de l\u2019avoir saisie aujourd\u2019hui au moment où son promoteur l\u2019entreprend avec une belle hardiesse et une ferme décision ! Qu\u2019il nous suffise aussi d\u2019avoir montré par l\u2019exemple du Canada à quoi elle peut aboutir ! Et maintenant souhaitons au général LouisBothade réussir dans son œuvre, d\u2019en cueillir lui-même les premiers fruits.Si, comme nous le pensons, c\u2019est au Canada qu\u2019il a été chercher son modèle, il n\u2019en trouvera nulle part un plus parfait, un plus digne d\u2019être admiré et imité que le grand ministre qui s\u2019appelle Sir Wilfrid Laurier.Georges Wejl.L\u2019Opinion Anglaise Nous traduisons du Westminster Gazette : Dans l\u2019admirable discours qu\u2019il a prononcé hier au Guildhall, Sir Wilfrid Laurier a dit que point n\u2019était besoin de discuter la question de savoir si la Conférence Impériale siégeant actuellement sera un succès ou non.« Sa composition même en assure le succès ».Et, un peu plus tard, il développait cette pensée en faisant ressortir ce qui, dans l\u2019assemblée actuelle, avait surtout frappé l\u2019imagination populaire, tant dans le pays qu\u2019à l\u2019étranger : Qui aurait pensé, il y a cinq ans, alors que nous jetions les premières bases de la présente asse nblée, que deux de ses membres seraient le Docteur Jameson et le Général Botha, l\u2019un en qualité de premier ministre de la Colonie du Cap, l\u2019autre co nue premier ministre du Transvaal ?En 1902, on a tenté d\u2019amener le Gouvernement Britannique a ré-nous ayons une autre Confédération Britannique voquer la Constitution de la Colonie du Cap.Non-seulement le Gouvernement Britannique ne voulut pas entendre parler d\u2019une telle mesure, mais il fit mieux : il n\u2019hésita pas, quatre ans après la guerre, à accorder la pleine et entière nationalité de l\u2019Empire Britannique à la Colonie du Transvaal.Lorsque je pense à ces choses, moi qui viens du Canada français, je vous déclare en toute sincérité que je ne connais qu\u2019un pays au monde qui aurait pu oser faire ce que la Grande-Bretagne a fait, et ce pays, c\u2019est l\u2019Angleterre.( Vi/s applaudissements).Et des événements ont prouvé la sagesse de cette politique.Elle avait été prouvée, bien des années avant, lorsque le Gouvernement Britannique n\u2019hésita pas à donner au Canada \u2014 au Canada français \u2014 les mimes droits et les mêmes privilèges qui ont été donnés à l\u2019Afrique du Sud, et si quelque chose pouvait justifier la sagesse d\u2019une telle politique, ce se-ra;t ce que j\u2019ai été fier d\u2019entendre dire hier par mon ami, le Docteur Jameson, lorsqu\u2019il exprimait l\u2019espoir, qui remplit mon cœur de joie, que la prochaine Conférence compterait parmi ses membres un délégué des Etats-Unis de l\u2019Afrique du Sud.(Bravos) 11 est donc possible, qu\u2019à la prochaine Conférence, comprenant la Colonie du Cap, le Natal, la Colonie de l\u2019Orange, le Transvaal, la Rhodésie et tels autres domaines qui pourront y être ajoutés ultérieurement.Ceci est réellement une politique impérialiste et, tant que l\u2019Empire Britannique suivra cette ligne de conduite, j\u2019ose assurer qu\u2019il repose sur des bases plus fermes que le roc et aussi durable que les siècles.(Bravos enthousiastes et prolongés).Ceci est bien dit, et le fait que cette décla ration a enthousiasmé un auditoire composé des éléments les plus conservateurs du pays prouve que, dans notre for intérieur, nous avons un légitime orgueil de notre Empire libéral, quelles que soient nos opinions politiques.Dans un article publié ce matin par le Times, article qui ne prétend pas autrement à une disccussion d\u2019opinions, il est dit que Sir Henry Campbell-Bannerman, dans le discours prononcé par lui hier soir au Club des Quatre Vi*g\u2019s, ne put s\u2019empêcher de protester contre l\u2019idée que lui-même ainsi que ses amis n\u2019étaient « qu\u2019une bande de partisans d\u2019une Peiite Angleterre » et, quoiqu\u2019il ne « désirait pas dire un seul mot capable de mettre une sourdine à cet enthousiasme », il se demandait « si jamais cette ligne de conduite avait été exposée dans des termes aussi expressifs?» « Aurait-il été besoin », continue le Premier Ministre, « d\u2019une protestation de ce genre, s\u2019il n\u2019y avait aucun obstacle à la mise à exécution de nos principes?» Nous répondons avec assurance qu\u2019on ne saurait trouver de termes « plus expressifs » que l\u2019acte même du gouvernement actuel, dotant le Transvaal d\u2019une Constitution autonome, pour exprimer d\u2019une façon tangible la foi dans le principe gouvernemental de l\u2019impérialisme britannique.Le fait particulier de la pre\u2019sente Conférence, celui qui a inspiré l\u2019éloquence de Sir Wilfrid Laurier et qui est actuellement acclamé comme la caractéristique du système britannique, a été rendu possible par le geste courageux du gouvernement actuel, qui a écarté la Constitution Lyttelton pour accorder immédiatement au Transvaal l\u2019entière liberté qui lui avait été promise.Ceci semble bien simple, quand on y songe après coup; mais ce résultat n\u2019a pu être obtenu qu\u2019à travers une tempête d\u2019opposition telle qu\u2019un gouvernement plus faible aurait pu lui céder.Le Times est assez bon pour ajouter qu\u2019 « en tous cas le résultat semble encourageant » et nous présumons quele Premier Ministre devra lui être reconnaissant pour ce manque d\u2019enthousiasme\u2014 modéré, oh combien! \u2014 mais lorsque nous voyons nos impérialistes-conservateurs comparer le système libéral britaa-nique au système bureaucratique de l\u2019Allemagne, et lorsque nous les voyons rappeler aux Allemands, comme le fait le Times, que leurs colonies « ont encore un long et difficile chemin à parcourir », nous croyons pouvoir, sans offense, leur rappeler la part que le « Partisan de la Petite Angleterre » si méprisé a jouée dans l\u2019achèvement de ce système libéral dont nous sommes tous fiers.Naturellement, la vérité est que le système britannique est la résultante de la coopération de toutes les activités et de toutes les opinions de la race britannique.Il y a l\u2019esprit d\u2019entreprise et l\u2019esprit libéral, le désir de s\u2019étendre et de dominer, tempéré par le bon sens qui nous prévient que, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019hommes blancs, l\u2019expansion et la domination aboutissent à un résultat diamétralement opposé à celui que l\u2019on recherche, si elles ne sont jointes è la liberté et à la bonne volonté envers ceux auxquels elles doivent s\u2019appliquer.Acer-tains moments, l\u2019un de ces facteurs ressort d\u2019une façon plus particulière, mais l\u2019autre arrive bien vite à sa hauteur et le résultat final se trouve être le produit et l\u2019actif des deux systèmes : celui de la pensée et celui de l\u2019action.La politique actuelle n\u2019offre aucun fait plus encourageant que le consentement que le pays a donné, sans égard pour la politique de parti, tant au système de gouvernement dans l\u2019Afrique du Sud qu\u2019aux résultats que ce système a donnés à l\u2019occasion de élections au Transvaal.En cette occurence, l\u2019attitude du parti unioniste respire le bon sens et le bon vouloir et le général Botha pourra dire à ses concitoyens, lorsqu\u2019il retournera dans l\u2019Afrique du Sud, que Conservateurs et Libéraux anglais luttent d\u2019enthousiasme et de zèle à souhaiter la bienvenue à la dernière des colonies autonomes et à montrer leur désir d\u2019accorder une liberté pleine et entière et d\u2019en assumer les conséquences.Nous pensons que, lorsque ce fait sera reconnu, cela contribuera pour beaucoup au développement pacifique de la politique sud-africaine, par la fusion des races blanches.Si l\u2019élément hollandais peut être persuadé qu\u2019il sera traité d\u2019une façon absolument franche et loyale, comme nous en sommes persuadés nous-mêmes, quelque soit le parti au pouvoir dans la mère-patrie, il aura une raison de moins pour maintenir son organisation de race.Dans son discours au Club des Quatre-Vingts, le général Botha adhéra chaleureusement à l\u2019espoir de Sir Wilfrid Laurier de voir se créer une Confédération de l\u2019Afrique du Sud.Dans sa péroraison il demandait « une seule chose, à savoir qu\u2019on les aide à établir une grande nation fédérée de l\u2019Afrique du Sud, sous la protection de la bannière britannique^ Sir Wilfrid Laurier « qui vient du Canada, français » est un témoin vivant de l\u2019efficacité de cette politique, et nous sommes convaincus, que les Hollandais n\u2019auront pas plus de raison de le regretter que les Canadiens français.Nous espérons pouvoir considérer les paroles du général Botha comme un gage que les craintes, actuellement formulées par certains unionistes, que l\u2019octroi d\u2019une constitution autonome à la Colonie d\u2019Orange puisse, être un obstacle à la fédération, seront tout aussi dépourvues de fondement que leur anxiété concernant la nouvelle Constitution du Transvaal. PARIS-CANADA US GHHHDIEHS t PUBIS Commissariat-Général du Gouvernemeni du Canada à Paris (8«), 10, rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona-Paris.Téléphone : 218 03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, io, rue de Rome : Hon.Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec.Grand-Hôtel.M.Jeremie L.Decarie, député, Montreal.Grand Hôtel.M.P.-Aug.Choquette, sénateur, Québec.Grand-Hôtel.M.Achille Bergevin, député, Montréal.Grand-Hôtel.M.Husmer Lanctôt, Montréal.Grand-Hôtel.M.et Mme H.Laporte, Montréal.Hôtel d'Iéna.M.et Mme J.-R.Douglas, Montréal.Dr J.-A.Mireault, Montréal.3,rue Casimir-Delavigne.Mme G.Plunkett-Magann, Toronto.Hôtel Malesherbes.Mlle Charlotte Langmuir, Toronto.Hôtel Maleshet bes.M.R -F.Taylor, Montréal.Hôtel de Londres et Anvers.M.John A.Cameron, Montréal.Hôtel Terminus.Dr et Mme F.S.Girard, Saint-Hubert de Chambly.Hôtel d'Europe.M.et Mme A.-M.Tessier, Montréal.Hô el Bellevue.M.Chas Bergevin, Québec.6, square du Croisic.M.l\u2019Abbé Octave Martin.Hôtel du Bon Lafontaine.M.Emilien Daoust, Montréal.Hôtel Bellevue.Mme Emilien Daoust, Montréal.Hôtel Bellevue.Mme J.-A.Jacques, Worcester.Hôtel Bellevue.M.J.Genin, Montréal, Hôtel du Pa'ais-Royal.Mlle Antoinette Moreau, Saint-Jean.6, rue Bar a.Mlle J.Piché, Montréal.6, rue Bara.Dr et Mme J.-A.Moreau, Saint-Jean.6, rue Bara.Mlle Rachel Messier, Saint-Jean.y 5, rue Batignolles.Mme G.-H.Duggan, Sydney.Hôtel Bradford.M.A.-J.Auger, Québec.Hôtel Bellevue.M.Edmond Daulne, Montréal.58, rue du Cherche-Midi.M.Francis J.Singleton, Montréal.228, boulevard Pert ire.M.et Mme E.Bregent, Montréal.Hôtel d\u2019Aubusson M.L.-P.Geoffrion.Québec.G\u2019 and-Hôtel.Mme E.MacMahon, Montréal.i5, rue Cavallotti.Mme Philippe Hébert, Montréal.i5, rue Cavalloîii.M.et Mme James Robertson, Saint-Jean.Hôtel de l'Athénée.M.G.S.Stairs, Oxford.20, rué du Som-merard.Dr Jos.Vaillancourt, Québec.3, rue Casimir-Delavigne.M.E.-P.de Blois, Québec.Rue Montigny.M.A.Montminy, Québec.Rue Montigny.Mlle Eugénie Dupuis, Montréal.Hôtel du Palais-Royal.Mlle Albertine Dupuis, Montréal.Hôtel du Palais Royal.Dr et Mme W.-H.-B.Aikins, Toronto.Hôtel Dominici.M.Charles F.Morison, Montréal.Grand-Hôtel.M.F.E.Galbraith, Toronto.ig3, rue de V Université.Mme F.-E.Galbraith, Toronto.ig3, rue de l'Université.M.T.E.La Montagne, Sain\u2019e-Anne.5y, rue des Petites-Ecuries.M.G.C.Papineau-Couture, Montréal.75.rue de Vaugirard.Mme E.Irwin, Montréal.Hôtel de Ca\u2019ais.Mlle Irwin, Montréal.Hôtel de Calais.M.F.-G.Dastous.11, rue Gustave Zèdé.M.W.-S.-J.Smith.7, rue Léopold-Robert.DrW.Lanterman, Montréal.Hôtel Chatham.M.Aimé Handheld, Montréal.Hôtel du Luxembourg.Mlle Laura Auclair, Montréal.Hôtel du Luxembourg.M.Georges Dillon, Montréal.Hô'el Continental.M.et Mme McGee, Ottawt.36, rue de VEchiqnier.Lt-Col.et Mme MacDougali, London.Hôtel de l'Amirauté.M.F.-B.Francis, Montréal.Hôtel Buckingham .Mlle M.H.Francis, Hamilton.Hôtel Buckingham.M.et Mme S.-G.Arch i b ni i, Montréal.16, rue Chai grin.Assistaient à la dernière réunion de la Boucane : MM.Philippe Hébert.L Théo, Dubé, L.de Nevers, Drs O\u2019Brien, Noblet Duplessis, Vaillancourt.P.Bergeron, J.H.Desrochers, J.H.Taupier, MM.Ch.Dion, Jules d\u2019E.Clément, L.N.Dupuis, docteurs J.A.Mi reault,S.Archambault, O.Leclerc,et M.Henri Hébert.SOCIÉTÉ GENERALE pour favoriser le dévéloppement du Commerce et de l\u2019Industrie en France Société anonyme.\u2014 Capital : 300 Millions Assemblée générale annuelle du 29 mars 1907 Les Actionnaires de la Société Générale se sont réunis en Assemblée générale, le vendredi 29 mars, pour recevoir communication des résultats et statuer sur les comptes de l\u2019exercice 1906.Le rapport du Conseil d\u2019administration signale que ces comptes marquent un nouveau progrès dans le mouvement des opérations traitées par la Société Générale.Le mouvement général de la Caisse s\u2019est élevé à 72 milliards, représentant un mouvement moyen de 240 millions par jour et une augmentation de 7 mil liards sur le mouvement général pendant l'année précédente; celui du Portefeuille commercial est en nouvelle augmentation et passe de 20 à 23 milliards représentés par plus de 50 millions d\u2019effets; les encaissements de Coupons ont atteint près de 712 millions et les ordres de Bourse au comptant 2.634 millions, en augmentation très sensible sur les chiffres de l\u2019exercice antérieur.Le solde des comptes de Chèques, au 31 décembre 1906, est de 323.087.783 francs, représentés par 146.464 comptes.Le solde de ces mêmes comptes, au 28 fév 1907, s\u2019élève à 334,795.776 francs, fc-nfin, le montant des Dépôts à échéance fixe se chiffre par plus de 130 millions de francs.Pendant l\u2019exercice, la Société a encore étendu son réseau de guichets par la création, en province, de deux agences et de 10 bureaux rattachés; et dans la banlieue de Paris, de 3 bureaux.Le nombre total des guichets s\u2019est ainsi élevé à 597.La Société a participé, en 1006, aux plus importantes opérations d\u2019émission et de placement traitées sur la place de Paris, notamment: emprunt Algé- rien 3 0/0; obligations 3 1/2 0/0 du Chemin de fer Métropolitain de Paris ; emprunt Russe 5 0/0 1906; emprunt Tunisien 3 0/0; obligations 3 1/2 0/0 du Crédit Foncier Egyptien; emprunt 4 o o du Gouvernement Royal de Siam; actions du Crédit Foncier Argentin; obligations de la Compagnie des Mines d\u2019Aniche; emprunt 3 0/0 de la Colonie de Madagascar; échange des obligations Communales 1880 du Crédit Foncier de France; conversion de la rente Italienne et des obligations Ottomanes de priorité 4 0/0; augmentation du capital de la Banque de l\u2019Union Parisienne, de la Banque de l\u2019Indo Chine et de la Banque du Nord.le rappo t signale que le concours prêté par la Société aux emprunts étrangers est subordonné à l\u2019adhésion préalable du Gouvernement Français.En ce qui concerne la Participation Guano et le port de Callao, aucun changement important n\u2019est survenu au cours de l\u2019année 1906- Toutefois, grâce à l\u2019autorité, à la sagesse du Gouvernement Péruvien, la situation économique de l\u2019Etat est en voie de développement et les intérêts de la Société dans ce pays ne peuvent que profiter d'une amélioration soutenue du crédit public et de la stabilité gouvernementale.Le rapport rappelle que, par décision de l\u2019Assemblée générale extraordinaire en date du 7 juin 1906, le capital social a été porté de 256 à 300 millions, avec le concours de la Banque de Paris et des Pays-Bas.Le Conseil se félicite du succès de l\u2019émission des nouvelles actions, à laquelle a répondu un nouvel essor des opérations, qui se traduit par une augmentation de 249 millions.Le nombre des actionnaires dépasse maintenant le chiffre de 57.000.Les bénéfices nets de la Société, y compris le prélèvement sur la prime versée par les actionnaires, de la somme de 415.000 francs, destinée à égaliser la jouissance entre les actions nouvelles et les anciennes, et le reliquat du dernier exercice, se sont élevés à 10.603.705 fr.08, sur lesquels 3.750.000 fr.ont été payés aux actionnaires le 1er octobre 1906.Le Conseil a proposé de distribuer à partir du 1er avril 1907, 9 fr.25 c.nets par action, déduction faite de l\u2019impôt sur le revenu, et de mettre 521.181 fr.62 c.à la réserve qui se trouvera ainsi portée à 37.249.166 fr.25 c.Les Censeurs Commissaires, dans leur rapport, exposent qu\u2019ils ont suivi toutes les opérations de la Société, et que, durant toute l\u2019année, ils ont examiné les livres, vérifié les écritures et constaté leur concordance avec les divers points du bilan.Ils déclarent, en terminant, qu\u2019ils approuvent îa proposition du Conseil, en ce qui concerne la répartition des bénéfices, ainsi que le bilan et les comptes qui sont présentés aux actionnaires.L\u2019Assemblée a approuvé les comptes de l\u2019exercice 1906 et a adopté la proposition du Conseil relative au dividende.Elle a réélu Administrateurs MM.Bro-din, Defontaine et de Sessevalle; nommé Administrateurs, en remplacement de M.Laurent et de sir Edward Blount, MM.Bénac et Spltzer, et réélu Censeur M.Thirria.Ces résolutions ont été votées à l\u2019unanimité.AVEZ-VOUS UN BON TAILLEUR O ¦ Am GARDEZ-VOUS 51 UÜI, DE LE QUITTER SI NON, ALLEZ à THE SPORT 17, Boulevard Montmartre, 17 THE SPORT HABILLE BIEN 6 PARIS-CANADA Crédit Foncier Franco-Canadien Prêts Hypothécaires Société Anonyme Canadienne Fondée le 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 CAPITAL SOCIAL s 25.000.000 de Francs divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune Siège Social a.MONTRÉAL CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION MM.G.Brolemann, #, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.J.-H.Thors, O.#, Directeur général de la Banoue de Paris et des Pays-Bas, Président.J.-A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.Auguste Real Angers, Membre du Conseil privé, Conseiller du Roi (Montréal).COM M ISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).MM.Comte I.de Camondo, O.tfc, de la Maison J.Camondo et O, Administrateur delaBanque de Paris et des Pays-Bas.P.-A.Ghéramy, ancien Président de la Chambre des Avoués, Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, tfc, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, tft, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-E.Moret, #, Directeur de la Banque de Paris et des Pays-Bas.E.Persillier-Lachapelle, M.D.(Montréal).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.CCIASJJJ i.TIRMfa.0 Via Havre-Commercial iewcasu.» iCOW RPOOl BCRUM WAlCWVMtt ftROAJ [RA601 WIU< «ANTCV .BfRNf \u2022aOMTftEAi IANS' [Rlfît SAN rKARCHCO 80R0UUX incKAûf \\50riA 60S TON NEW- eAR/ELONI 'flOMA* [NAPOU .OTAANi UttfWAJ lAORlO \u2022ALtAMj WCSSi «tHU Westlndisâ* 1 Guyana I and Venezuela /to Mexico^ Centrât^ and Sajjm Arrv^jca L8fH9V0« efKNETI sgsssis '««ïPIS mm mÊÊSsm LIGUE ENTIEREMENT SOPS-IARINE BE M-YOBE EN FRANCE La seule Compagnie possédant et exploitant cinq câbles transatlantiques entre l\u2019Europe et les Etats-Unis d\u2019Amérique.La seule Compagnie qui, ayant an point d\u2019atterrissage sur le continent européen, possède aux Etats-Unis un réseau complet de lignes terrestres.Communications directes avec le Canada, le Mexique, les Antilles, l\u2019Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud.( ADMINISTRATION, 9, rue Louis-le-Grand (2e).Bureaux a Paris : j RENSEIGNEMENTS, 49, avenue de l\u2019Opéra (2e).-BUREAU DE TRANSMISSION \u2014 112, Boulevard de Strasbourg, au HAVRE \u2014 CE BUREAU EST EN COMMUNICATION : AVEC NEW-YORK P»r deux câbles entièrement sous-marins, ce qui évite les longuet lignes aériennes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.FILS DIRECTS Du Havre à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Hambourg, etc.LES TÉLÉGRAMMES SONT REÇUS A défaut des formules que la minute la mention non AVEC PARIS Par un fll spécial aboutissant au Bureau de la Bourse, et par nu câble souterrain aboutissant au Bureau-Central SOCIÉTÉ GÉNÉRALE pour favoriser le développement du Commerce et de l\u2019Industrie en France SOCIÉTÉ ANONYME.\u2014 CAPITAL !\t300 MILLIONS SIÈGE SOCIAL : 54 et 56, rue de Provence ) Succursale Opéra : 1, Rue Halévy.\t> à Paris.SUCCURSALE: i34, rue Réaumur (Place de la Bourse) ) \u2014\t6, rue de Sèvres depots df.fonds à intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 3 à 5 ans ; 3 1/2 0/0, net d'impôt et de timbre); \u2014 ordres de bourse (France et Etranger) ; \u2014 souscriptions SANS FRAIS; - VENTE AUX GUICHETS DE VALEURS LI- VREES immédiatement (Obi.de Ch.de fer, Oblig.« i B iüs à lots, etc.); \u2014 escompte et encaissement de i mirons Français et Etrangers; \u2014 mise en règle de titres ; \u2014 avances sur titres ; \u2014 escompte ET ENCAISSEMENT D\u2019EFFETS DE COMMERCE; \u2014 GARDE DE TITRES ; - GARANTIE CONTRE LE REMBOURSE- MENT AU PAIR ET LES RISQUES DE NON-VERIFICATION DES tirages; \u2014 virements et chèques sur la France et l\u2019Etranger; \u2014 lettres de crédit et billets de crédit circulaires; \u2014 change de monnaies étrangères; \u2014 assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc., etc.SERVICE DE COFFRES-FORTS (Compartiments depnis 5 fr.par mois; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension.) 86 succursales, agences et bureaux à Paris et dans la Banlieue; 521 agences en Province; 2 agences à l\u2019Etranger (Londres, 53, Old Broad Street, et St Sébastiil (Espagne; ; correspondants sur tontes les places de France et de l\u2019Etranger.CORRESPONDANT EN BELGIQUE : Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70, Rue Royale.\u2014 ANVERS, 22, Place de Meir.FILS DIRECTS De Paris A Barlin, Cologne, Francfort, Bâle, Berne, Genève, Vienne Milan, Gênes, Rome, etc.DANS TOUS LES BU REAUX TÉLÉGRAPH IQUES ipagnie adresse gratuitement sur demande, prière d\u2019indiquer en marge d* la lo.Ao Vin Commercial. PARIS-CANADA 7 GRAND HOTEL CANADIEN ET COLONIAL 26, Rue de St-Pétersbourg, PARIS (8 ), à proximité de la Gare Saint-Lazare.Téléphone 255-82 (Station Métropolitain : Place Clichy, Rue de Saint-Pétersbourg) A.BE/XOlT, Directeur-Gérant INSTALLATION MODERNE \u2014 PRIX RÉDUITS Déjeuners et Dîners à Prix fixes (vin compris) et à la Carte 80 Chambres avec tout le confort moderne SA L, O TV S F» O U FS.FAMILLES Chambres préconisées par le Touring-Club SALLES DE BAINS A TOUS LES ETAGES Salons de Correspondance el de Réception -GRAND GARAGE POUR AUTOMOBILES ET BICYCLETTES- Hôtel s\u2019élevant au milieu d\u2019un grand Jardin \u2014- LUMIÈRE ÉLECTRIQUE - Recommandé anx Familles et au Clergé ARRANGEMENT POUR SÉJOUR ET POUR PENSION CANADA Gouvernement de la Province de Québec Vastes Territoires A Coloniser RICHES RÉGIONS MINIÈRES & FORESTIÈRES DE TOUTES SORTES TERRES d\u2019une fertilité reconnue, climat sain et favorable à toutes cultures, communications faciles avec les marchés locaux et étrangers.Les colons agriculteurs peuvent pour quinze cents francs environ acheter un lot de 40 hectares dont 4 ou 5 en terre défrichée.Les terres du Gouvernement valent 1 franc à 1 fr.50 l\u2019acre.Les lots sont de 100 acres environ (40 hectares).La forêt couvre des millions d\u2019hectares, où l\u2019on trouve, entre autres, du bois propre à la fabrication de la pâte à papier (pulpe), d\u2019une qualité supérieure.Il y a aussi abondance de mines dans la Province.On y rencontre I\u2019or, I\u2019argent, le ciu-vre, le fer (titanique, chromique et magnétique), la plombagine, le mica, l\u2019amiante, le granit de tout genre, le kaolin, le pétrole, etc.Plusieurs mines, en ce qui concerne le cuivre, le fer, la plombagine, le mica et l\u2019amiante 'sont déjà en exploitation.Les mines de la Beauce, où l\u2019on fait de nouvelles tentatives après une suspension de travaux de plusieurs années, ont déjà donné une douzaine de millions de francs d\u2019or.La population de la province de Québec est de langue française surtout.Des bureaux et des agents d\u2019immigration reçoivent Les immigrants à Québec et à Montréal.Le service des Postes et des Chemins de fer est des plus réguliers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec et Canada.Et à M.Hector Fabre, Commissaire général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris (8e).COMPTOIR\tD\u2019ESCOMPTE DE PARIS Capital : 150 millions de francs ENTIÈREMENT VERSÉS IÈGE SOCIAL : RUE BERGERE Succursale : 2, Place de l\u2019Opéra, PARIS OPÉRATIONS DU COMPTOIR : Bons à échéance fixe, Escompte et Recouvrements; Escompte de Chèques, Achat et Vente de Monnaies étrangères, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Envois de Fonds en Province et à l\u2019Etranger, Souscriptions, Garde de Titres, Prêts Hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, Paiements de Coupons etc.AGENCES 31 Bureaux de quartier dans Paris 14 Bureaux de banlieue 144 Agence* eu province ÎO Agences dans les colonies et pays de protectorat I 5 Agences à l\u2019étrauger LOCATION DE COFFRES-FORTS Le Comptoir tient un service de coffres-forts à la disposition du public, lk, rue Bergère, 2, place de l'Opéra, Ikl, boulevard Saint-Germain, 49, avenue det Champs-Elyscesetdans les principales Agences.Une clet spéciale unique est remise à chaque locataire.\u2014 La combinaison est faite et changée par le locataire, à son gré.\u2014 Le locataire peut seul ouvrir son coffre.BONS A ÉCHÉANCE FIXE Intérêts payés sur les sommes déposées : De 6 mois à 11 mois, 22 o/o ; de 1 an à 3 ans, 3 o/o.Les Bons, délivrés par le Comptoir National aux taux d\u2019intérêts ci-dessus, à ordre ou au porteur, au choix du Déposant.Les intérêts sont représentés par des Bons d\u2019intérêts également à ordre ou au porteur, payables semestriellement ou annuellement, aux convenances du Déposant.Les Bons de capital et d\u2019intérêts peuvent être endossés et sont par conséquent négociables.VILLES D\u2019EAUX, STATIONS ESTIVALES & HIVERNALES Le Comptoir National a des Agences dans les principales Villes d\u2019Eaux : Bagnères-de-Luchon, Bayonne, Biarritz, la Bourboule.Calais, Cannes, Chàtel-Guyon, Cherbourg, Dax, Dieppe, Dunkerque, Enghien, Fontainebleau, le Havre, le Mont-Dore, Monte Carlo, Nice, Ostende.Pau, Rovat, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Sébastien, Trouville-Deauville, Tunis, Vichy, etc.; ces Agences traitent toutes les opérations, de sorte que les Etrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent continuer à s\u2019occuper d\u2019affairesp endant leur villégiature.LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le Comptoir National d\u2019Escomptb délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses Agences et Correspondants; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d\u2019un carnet d\u2019identité et d\u2019indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en môme temps qu'une sécurité incontestable.Salon des Accrédités, Branch office, 2, place de l\u2019Opéra Special department for travellers and letters of credit.Luggages stored.Letters of credit cashed and delivered throughout the world.\u2014 Exchange office.Letters and parcels received and forwarded.Crédit Foncier Franco-Canadien Obligations 3 40 o/o Les intérêts au ier avril 1907, sur les obligations 3 40 0/0 du Crédit Foncier Franco-Canadien, sont payés depuis cette date, à raison de : Fr.S 5o nets d'impôts, contre remise du coupon n° 21.A la Banque de Paris et des Pays-Bas, 3, rue d\u2019Antin ; Au Crédit Lyonnais, 19, boulevard des Italiens.5206 8 PARIS-CANADA «top «w ¦ili ii iJi jTg S Nonveanx \\apenrs à Turbine et triple Ligne Franco-Canadienne \u201cALLAN\u201d Nouveau service postal directetrégulier pour Passagers etMarchandises entre LE HAVRE et le CANADA (ET VICE-VERSA) Subventionné par le Gouvernement Canatliejn hélices de 12.000 tonnes supprimant la trépidation et odeur de machines SERVICE du HAVRE sans escale pour Québec et Montréal POMERANIAN,\t13 Mai.24 Juin.SARDINIAN, 27 Mai.PARISIAN,\t10\tJuin.PRIX DE PASSAGE DEUXIÈME CLASSE : Fr.225 Enfants de i à 12 ans.Fr.112.50.Nourrissons, Fr.25 TROISIÈME CLASSE : Fr.140 Enfants de 1 à 12 ans, Fr.70.Nourrissons, Fr.12.50 PARIS au HAVRE : 2e Classe, Fr.17.35.3e Classe, 11.35.Emigrants, 8.50 On vend des billets directs à prix réduits pour tous les points du Canada et des Etats-Unis.BAGAGES EN FRACHISE : 150 kilos par adulte.BILLETS D\u2019ALLER ET RETOUR, 2e Classe : Fr.400, v Les marchandises de toutes classes seront prises à FRET TRES MODiiRjtt et par engagement spécial pour QUÉBEC, MONTRÉAL et tous les points de l\u2019intérieur du Canada, ainsi que pour Chicago, Milwaukee, Minneapolis, Saint-Louis, etc., et des villes de l\u2019Ouest des Etats-Unis.SERVICE POSTAL VIA LIVERPOOL Victorian\t10\tMai.Ionian\t16\tMai.Virginian\t24\tMai.Tunisian\t30\tMai.PRIX DE PASSAGE De Liverpool, ire classe, Fr.278 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.Paris à Liverpool, ire classe, Fr.84.60 ; Mixte, Fr.74.20; 2e classe, Fr.60.95.Deuxième Classe, depuis PARIS Fr.251 et Fr.264, selon le bateau et la cabine.S\u2019adresser pour passage, fret et tous renseignements : J.-M.CURRIE & Cie, 36, rue d\u2019Hauteville, PARIS, et 2, rue Pleuvry, HAVRE PI T T & SCOTT, 47, rue Cambon, PARIS HERNU, PERON & C°, 61, Boulevard LIGNES DOMINION ET DU CANADIAN PACIFIC Ri SERVICES DE LIVERPOOL AC CANADA PROCHAINS DÉPARTS 10 Mai\tVictorian.16\t\u2014\tCanada.17\t\u2014\tEmpress\tof\tBritain.24 \u2014\tVirginian.30\t\u2014\tTunisian.31\t\u2014\tEmpress\tof\tIreland.PRIX de PARIS à HALIFAX ou SAINT-JOHN lre Classe : Depuis 340, 365 et 390 francs.2e Classe : Depuis 237, 250 et 263 francs.HALIFAX ou SAINT-JOHN à QUÉBEC ou MONTRÉAL lre Classe : 40 francs ; Colonist : 29 francs.Haussmann, PARIS (8e), Agents de : HERNU, PÉRON & C° délivrent des billets en toutes classes par : Compagnie Générale Transatlantique, Hâvre-New-York.Compagnie Hollando-Américaine, Boulogne-New-York.Compagnie Hambourgeoise-Américaine, Boulogne et Cher bourg-New-York.American Line, Cherbourg-New-York.American Line, Liverpool-Philadelphie.Cunard & White Star Lines, I.iverpool-New-York et Boston.North German Lloyd, Cherbourg-New-York.Le, and Line, Liverpool-Boston et toutes Compagnies en général aux prix officiels des Compagnies.SERVICE FRANCO-CANADIEN \u201cALLAN\u201d (ht Havre it Québec et Montréal Lundis 15 Avril et 29 Avril.2me Classe : 225 fr.du Haure à Halifax; 254 fr, pour Québec ou Montréal.CHEMIN DE FER CANADIEN DU PACIFIQUE Billets pour tout l\u2019intérieur du Canada, les Etats-Unis.Voyages au Japon, en Chine et en Australie, et autour du du Monde, via Vancouver.\u2014 Excursions.TRANSPORTS DE BAGAGES, PETITS COLIS & MARCHANDISES POUR TOUTES LES PARTIES DU MONDE AUX CONDITIONS LES PLUS RÉDUITES \u2014 PRIX SUR DEMANDE COLONISATION DU CANADA, CONCESSIONS GHATUTES DE 64 HECTARES DE TERRAIN Pour tous renseignements, dates des départs, prix des passages, et billets pour toutes destinations et par toutes Compagnies, brochures et cartes gratuVw S\u2019adresser aux Agents : HERNU, PERON & C° Agents d\u2019émigration autorisés par le gouvernement français 61, Boulevard Haussman (près lu gare Saint-Lazare, en face la rue de Rome), PARIS (8\u2018) MAISONS AU HAVRE - ROUEN - MARSEILLE - BOULOGNE-SUR-MER - MAZAMET - ANVERS - LONDRES - FOLKESTONE Le Gérant: E.CAPDEVIELLE.Imprimerie BIENVENU, DUBOIS & BAUER, 59, rue Sainte-Anne \u2014 2590."]
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