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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
jeudi 15 octobre 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1908-10, Collections de BAnQ.

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[" 27* ANNÉE Paris, 15 Octobre 1908 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 9 PARIS-CANADA Organe Bi-Mensuel des Intérêts Canadiens et français PRANOP Abonnements : Un an.IO fr.Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.Apwonckb, la ligne.Réclames,\t\u2014\t.Faits-Divers, \u2014\t.Directeur : HECTOR FABRE BUREAUX : 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8*) CANADA Abonnements : Un an.$ O CODES : Atlantic Cable Directory A.B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : STADACONA-PARIS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Au Jour le Jour.Hector Fabre Relations Commerciales.Le Canada à l\u2019Exposition Britannique.Ed.Montpetit.Echos.Canadiens à Paris.Monument Montcalm.La Boucane.Les Gymnastes Canadiens.AU JOUR LE JOUR La rentrée du Sénat ramène l\u2019attention sur le traité franco-canadien, et les esprits libéraux des deux pays espèrent qu\u2019une prompte solution interviendra.Il semble que l'affaire n\u2019ait pas été envisagée par tous de prime abord comme elle aurait dû l\u2019être, et comme les négociateurs avaient droit de s\u2019y attendre.C\u2019est au point de vue des relations à venir, de leur développement, qu\u2019elle doit être considérée; et c\u2019est ainsi qu\u2019elle a été jugée au Canada.On ne s\u2019y estpoint arrêté étroitement aux dispositions particulières, à celles qui constituaient des concessions de notre part, jugeant qu\u2019en agissantautre-ment on recommencerait le travail des négociateurs, on reprendrait en hâte ce qu\u2019ils avaient fait avec patience et délibération.On n\u2019a vu que l\u2019ensemble de l\u2019œuvre.Est-il, s\u2019est-on demandé, de l\u2019honneur et de l\u2019intérêt du Canada de ratifier un traité de commerce avec la France?de ratifier un traité sur lequel les deux gouvernements sont tombés d\u2019accord ?Le sentiment public a répondu d\u2019une façon affirmative et formelle, et le Parlement aussitôt a obéi au sentiment public.Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi en France ?Nos sentiments sont d\u2019accord, nos intérêts d'une façon générale le sont aussi.Si dans l\u2019application, \u2014 et c\u2019est seulement dans l\u2019application qu\u2019on en pourra sûrement juger \u2014 le traité montre des imperfections qui, en théorie, ont échappé aux négociateurs, il sera toujours possible d\u2019y remédier par une nouvelle entente.L\u2019essentiel, c\u2019est que la première entente n\u2019échoue pas.Les négociateurs ont fait preuve, de part et d\u2019autre, de l\u2019esprit le plus large, d\u2019une volonté constante d\u2019aboutir.Cet esprit doit persister jusqu'au bout; ce nouveau rapprochement entre les deux France, l'ancienne et la nouvelle, ne pas s\u2019arrêter en si beau chemin.Ce serait une grande déception pour nous si, au lieu de servir à créer un lien nouveau, leprojet créait des malentendus et amenait entre nous comme une sorte d\u2019éloignement qu\u2019on ne pourrait ensuite, aisément faire disparaître.Comment expliquerions-nous à nos concitoyens d\u2019autre origine qui ont tout d\u2019abord favorablement accueilli la proposition de négocier un nouveau traité avec la France par considération, par amitié pour nous, qui l\u2019ont ensuite voté dans le même esprit, qu\u2019il n\u2019en avait pas été de même en F rance ?LesCanadiens d\u2019origine française ressentaient, de leur côté, quelquefiertéde penser que le premier traité de commerce qu\u2019ils concluaient était négocié avec leur ancienne Mère-Patrie, sous l\u2019égide de l\u2019Angleterre, mais dans une entière liberté.Iis puisaient dans cette pensée un reconfort dans les efforts qu\u2019ils font pour maintenir leur situation au sein du pays qui est en train de devenir un grand Etat.Ils seraient cruellement déçus s\u2019il en était autrement ; si le mouvement qui les pousse vers la France restait en suspens, pour longtemps encore peut-être, et par le fait de la France.Cela n\u2019est pas certainement dans la pensée d\u2019aucun bon Français, qui a gardé le souvenir du passé, et dont l\u2019esprit est ouvert aux idées libérales.La France ne se détournera pas d\u2019un mouvement qui tend à refaire, dans la mesure du possible, les liens qui ont disparu ; à nous remettre en plus fréquent contact ; à faire bénéficier : la France des vastes espaces que nous ouvrons aux influences européennes, le Canada aux trésors amassés par le génie français.Hector FABRE.M.Préfontaine, président de la Chambre de commerce de Montréal, avait été invité par le comité des conseillers du commerce extérieur à sa séance mensuelle tenue au Ministère du commerce, mardi dernier, le i3.Sur l\u2019invitation du président, M.Jacques Siegfried, il a fait un exposé sur le traité franco-canadien qui a été très écouté et applaudi.M.Poindron.agent commercial du gouvernement canadien, a présenté, dans le même sens, des observations qui ont été également appréciées.Voici l\u2019exposé fait par M.Préfontaine : J\u2019apprécie hautement l\u2019honneur que vous me faites, M.le Président, en m'invitant à prendre la parole devant les hommes d\u2019élite qui composent cette réunion.Je vous avouerai cependant que ce n\u2019est pas sans hésiter que j\u2019accepte votre aimable invitation.En partant dn Canada, de mon initiative privée, pour visiter les écoles des Hautes Etudes commerciales de l\u2019Europe, plus particulièrement celles de Paris « Ville Lumière », de Belgique, d\u2019Allemagne et d\u2019Italie, pour recueillir les renseignements que je croirai utiles à la corporation dont je suis le Président, laquelle se dévoue gratuitement au succès de la fondation d\u2019une école de ce genre, je ne m\u2019attendais pas à l\u2019honneur que vous me faites aujourd\u2019hui en m\u2019invitant à vous entretenir de la situation ac- 999999 2 PARIS-CANADA Tuelle des relations commerciales franco-canadiennes.J\u2019ai laissé là des notes que j\u2019aurais utilisées pour vous dire des choses intéressantes pour les deux pays et je dois vous avouer que je suis pris au dépourvu sans pouvoir invoquer l\u2019avantage d\u2019être habitué à parler en public.S\u2019il est une circonstance où quelqu\u2019un peut demander l\u2019indulgence de ceux qui l\u2019écoutent, je crois donc que celle-ci m\u2019en donne le droit, de là, Messieurs, mon hésitation ; mais mon amour pour ma patrie, plus fort que mon amour-propre, veut que je m\u2019exécute, et me voici.Après les articles de fond contenant force statistiques sur le Canada, venant d\u2019hommes de la valeur de MM.Jules Siegfried.G.de Molinari, Pierre Leroy-Beaulieu, Sayous, que j\u2019ai par devers moi, je ne m\u2019attarderai pas à faire des citations que vous connaissez déjà.J\u2019exprimerai ma pensée en vous disant que je serais fort surpris si le xx° siècle n\u2019est pas pour le Canada ce qu\u2019a été le xix° pour les Etats-Unis, et je bornerai notre entretien à examiner que 1 peut être le commerce possible entre la France et le Canada et aussi s\u2019il y aurait avantage à ratifier le traité signé par les gouvernants des deux pays, accepté par le Pouvoir constitutionnel canadien et la Législature Française, et présentement devant le Sénat français.Nous verrons également s\u2019il n\u2019y a pas à modifier quelque peu les conclusions auxquelles en est arrivé un des écrivains plus haut cités, tout en respectant le principe des hommes d\u2019affaires, qui exige que toute proposition soit examinée au point de vue des résultats à obtenir, sans trop tenir compte des détails.Quand un article récemment publié chez vous dit que beaucoup de marchandises canadiennes peuvent avoir intérêt à passer par l\u2019Angleterre pour profiter de l\u2019avantage du tarif minimum avant d\u2019entrer en France, je suis parfaitement d\u2019accord avec lui ; mais on me concédera, j\u2019espère, aussi, que beaucoup de marchandises françaises, de certaines spécialités passent également par la même route pour venir au Canada, pour les mêmes raisons, et que l\u2019importation du Canada venant de la France est en réalité plus près de 75 millions que de 5o millions de francs, ainsi qu\u2019il appert aux documents officiels.Mais ce sur quoi je ne partage pas l\u2019opinion de l\u2019auteur, c\u2019est sur le doute qu\u2019il éprouve sur l\u2019augmentation future du commerce entre les deux pays.M\u2019inspirant toujours de ses données, et je les sais exactes sur ce point, je dirai que les marchandises que le Canada a importées de France se composent principalement d\u2019articles de luxe, de consommation et de produits bruts dont la demande deviendra d\u2019autant plus grande que la population augmentera et que la richesse du pays deviendra plus considérable.S\u2019il faut en croire les hommes érudits dont j\u2019ai cité les écrits \u2014 et ils sont tous d\u2019accord sur ce point \u2014 ils prédisent un avenir si brillant pour le Canada que nous devons forcément conclure que notre importation de la France atteindra sous peu un chiffre très considérable.Je dirai même que ce commerce pourrait augmenter considérablement, dès maintenant, si on faisait disparaître les obstacles sérieux qui nuisent à son avancement et qui pourraient le paralyser irrémédiablement- Si les Américains ont obtenu un tel succès, qu\u2019ils ont exporté durant l\u2019année 1906 pour le montant énorme de 844,000.000 de francs au Canada, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont pas compté sur le mérite seul de leurs marchandises pour en faire l\u2019écoulement, mais au contraire qu\u2019ils les ont fait connaître et se sont mis en position de les livrer sur demande, en établissant chez nous des succursales de leurs principales maisons de commerce et en s\u2019intéressant à nos entreprises financières et industrielles.Si nous considérons la valeur de l\u2019argent aux Etats-Unis, nous nous formerons une idée exacte de l\u2019appréciation que ces Messieurs font au Canada et je vous ferai remarquer qu\u2019il arrive que des hommes d\u2019affaires obtiennent sur garanties américaines du capital français pour le placer au Canada.On objectera avec raison la distance et la facilité de transport en faveur des Américains.Ces objections, Messieurs, la Chambre de commerce du distrtet de Montréal les a prévues et pour les faire disparaître, elle a demandé au gouvernement de son pays de subventionner une ligne franco-canadienne, à vous, Messieurs, de demander la même faveur au gouvernement français pour assurer le succès d\u2019une autre entreprise de même importance, de Marseille par exemple, toujours difficile au début, mais qui permettra de transporter la marchandise des différents rayons des des deux pays à bonne condition.Pour ce qui est de l\u2019avantage que la France aura à comparer sa marchandise avec celle produite aux Etats Unis, j\u2019ai, moi-même, lancé dans le public Montréalais l\u2019idée d\u2019une Exposition internationale, et avec l\u2019appui des membres de de la Chambre de commerce du district de Montréal nous avons fait adopter le principe par le Conseil municipal de Montréal.Nous attendons que les élections fédérales du Canada soient terminées pour faire les démarches nécessaires et obtenir des subsides suffisants qui assureront la réussite de cette entreprise.A la suite du triomphe éclatant que vous obtiendriez à l\u2019Exposition pour certains articles, parla comparaison des productions françaises à celles des autres pays, il vous faudra ouvrir des succursales et les mettre en position de livrer la marchandise sur demande.La réussite ne fera pas de doute, un très grand succès vous attend.Me serait-il permis d\u2019autre part d\u2019attirer votre attention sur l\u2019avantage que vous trouveriez en plaçant des capitaux en Canada ?Il vous sera facile d\u2019y faire des placements très rémunérateurs ; n\u2019en avez-vous pas la preuve parle Crédit Foncier Franco-Canadien qui a des placements faits sur des garanties de tout repos pour au delà de 110.000.000 de francs et qui cependant ne peut suffire à répondre aux besoins d\u2019argent sur garantie foncière.Je vous ferai également remarquer qu\u2019il sera intéressant pour vous d\u2019avoir à Montréal une banque avec un fort capital, capable de souscrire les emprunts des gouvernements et des municipalités, en même temps, que de fournir à la clientèle commerçante les sommes nécessaires au temps des achats d\u2019automne ou du printemps.Une institution de ce genre sera d\u2019une grande utilité aux Français qui désireraient faire des affaires au Canada, tant pour les renseignements qu\u2019ils obtiendraient que pour leur service financier.Vous pouvez facilement acheter des actions d\u2019une banque établie, dont le passé est au-dessus de toute critique, avec l\u2019entente qu\u2019une émission considérable sera faite, ou encore intéresser quel- ques Canadiens dignes de confiance qui.se procureront une charte de banque.Messieurs, je voudrais aussi vous parler de certaines remarques que j\u2019ai lues dans un article du Bulletin de la Fédération des Industriels et des Commerçants Français sur le traité, alléguant qu\u2019il n\u2019a pas été suffisamment étudié, qu\u2019il n\u2019est pas complet.Pour être franc, je dois vous avouer que la même chose est arrivée chez nous ; et, si vous avez suivi les débats parlementaires vous avez constaté que l\u2019opposition a été loin de chanter la gloire du Gouvernement canadien à propos de cette convention.Je suis parfaitement à l\u2019aise pour vous le dire, car je ne suis nullement un politique ; et si je vous parle de ces choses c\u2019est que j\u2019espère être utile à mon pays et à la France, ma Mère-Patrie.Le traité, dit-on, n\u2019a pas été suffisamment étudié, en vue des débouchés à procurer au commerce.Toute œuvre est critiquable.Mais vous reconnaîtrez que le commerce des deux pays a présenté, depuis un an que la convention est signé, bien peu de réclamations précises contre elle.Sans doute, ici, certains industriels se sont plaints de ne pas recevoir par la Convention une situation aussi privilègiée au Canada qu\u2019ils la désiraient.Les objections qu\u2019ils ont soulevées s\u2019adressent aux négociateurs français, et je ne voudrais pas me permettre de me substituer à eux pour y répondre, quelque facile que cela me serait.Encore puis-je me permettre de dire qu\u2019ils se plaignent, non pas d\u2019avoir vu les négociateurs français ne pas se préoccuper de leur procurer des dégrèvements suffisants pour développer leur commerce, mais seulement de n\u2019avoir pu réussir à leur procurer l\u2019exclusivité de ces dégrèvements.Il est, d\u2019autre part, incontestable que si des commissions d\u2019études comprenant des hommes d\u2019affaires étaient instituées dans les deux pays pour aller s\u2019y enquérir des conditions dans lesquelles le trafic franco-canadien peut-être le plus utilement développé, il pourrait après un certain temps résulter de leurs rapports une révision et, vraisemblablement, une extension de la convention actuellement soumise à l\u2019approbation du Sénat français.J\u2019ai pris, moi-même, dans mon discours d\u2019ouverture comme président de la Chambre de commerce du district de Montréal, l\u2019initiative de recommander l\u2019institution d\u2019une telle commission d\u2019études à mes compatriotes et à notre gouvernement.Mais, toutefois, ce qui presse, ce qui est urgent, ce n\u2019est pas de songer, dès maintenant, à réviser et à compléter la convention signée par nos deux gouvernements, c\u2019est de la faire approuver, tout d\u2019abord, et de la faire mettre en vigueur, le plus promptement possible, telle qu\u2019elle est.J\u2019ai dit qu\u2019il y avait urgence.Ne vous dissimulez pas, en effet, que quelque inébranlable attachement qu\u2019ait conservé la population canadienne pour l\u2019ancienne mère-patrie, elle réclame, déjà, de notre gouvernement qui ne paraît retenu que par des sentiments de courtoisie, la dénonciation du Traité de 1893 encore actuellement en vigueur, ce qui replacerait la France sous le régime du tarif général, sans grand désavantage pour le Canada, puisque si vous nous vendez annuellement pour 75 millions de marchandises, vous ne nous en achetez que pour dix et que, pour vous vendre PARIS-CANADA 3 ces io millions de nos produits, nous versons annuellement près d\u2019un million à la ligne maritime franco-canadienne que nous subventionnons seuls, j\u2019ai le regret de vous le rappeler.La France qui tient à sa renommée de sage prévoyance commettra-t-elle au Canada une nouvelle erreur en refusant de prêter son concours à des ouvertures de commerce avec ce pays qui, en somme, n\u2019est plus sien parce qu\u2019elle l\u2019avait considéré comme étant « quelques arpents de neige » destinés à l\u2019isolement complet, ce qui a été une erreur grave de son passé.Aujourd\u2019hui, le problème qui se pose est de savoir quel sera l\u2019avenir du Canada et si la France doit rester indifférente à la direction que prendra son commerce : aux hommes d\u2019Etat qui la gouvernent d\u2019en juger.J\u2019espère que vous ne m\u2019en voudrez pas si je me préoccupe tant de l\u2019avenir du commerce franco-canadien, c\u2019est qu\u2019à mes yeux la France ne peut rester indifférente à l\u2019avenir de ce pays dont le développement déjà extrêmement rapide et brillant affectera incontestablement des proportions énormes.Messieurs, avant de me retirer, permettez-moi de vous renouveler mes sentiments de reconnaissance pour le plaisir que j\u2019ai éprouvé durant les quelques instants que vous m\u2019avez fait l\u2019honneur de m\u2019écouter.Je me suis rappelé ce que j\u2019ai lu et entendu dire de la courtoisie de nos ancêtres, et je me suis demandé si les 3.5oo milles qui séparent le Canada de la France n\u2019étaient pas une distance imaginaire, puisque j\u2019y trouve tant de sympathie et d\u2019amabilité, à me faire supposer que je suis de la famille.Aussi, je vous en prie, resserrons les liens de cette famille, ne risquons pas de les relâcher.Veuillez croire, que de retour au Canada, je ferai part aux membres de la Chambre de commerce du district de Montréal de l\u2019amabilité que vous avez eue pour son président et soyez certain qu\u2019ils attendront avec impatience l\u2019occasion de vous être agréables.LE CANADA a .Franco- L\u2019Exposition canadienne à Londres remporte un succès considérable que la presse anglaise est unanime à reconnaître.Cela tient sans doute, ainsi que plusieurs l\u2019ont fait remarquer, à cette première raison, très actuelle, que le Canada apparaît dans toutes ses manifestations comme la réalisation heureuse et vieille déjà de plusieurs années, d\u2019une alliance franco-anglaise.Auprès de la gigantesque corne d\u2019abondance, faite de blés m ûrs et qui occupe le centre du pavillon, on peut lire sur une tablette cette phrase bien caractéristique : « La première entente cordiale, l\u2019entente cordiale «originale», date de l\u2019union des deux provinces du Haut et du Bas-Canada, l\u2019une anglaise et l\u2019autre française, en 1841.» Il y a dans ce rapprochement voulu une sorte de coquetterie politique de bon aloi, tout à l\u2019avantage, du reste, de notre pays, qui devient comme un exemple, une preuve à l\u2019appui \u2014 vivante et décisive.Mais ce ne sont là évidemment que des cir_ constances et qui ne suffiraient pas à expliquer l\u2019admiration, ont peut dire l\u2019engouement des visiteurs nombreux.L\u2019Exposition canadienne a été pour plusieurs une révélation, et c\u2019est qu\u2019en réalité les objets exposés, choisis avec soin et sans trop de profusion, sont d\u2019une valeur réelle et disposés, \u2014 ceci a son importance \u2014\u2022 de façon ingénieuse et pratique.Les produits naturels, classés par catégories, ont été réunis suivant une méthode ancienne sous différentes rubriques : pêcheries, forêts, mines, agriculture, etc.Le blé, qui a été et restera toujours une de nos principales ressources, occupe naturellement la première place.Il est partout.C\u2019estlui qui revêt, avons-nous dit, la quadruple corne d\u2019abondance, pièce de résistance, et de chaque pilier s\u2019élance vers la voûte un arbre, fait de tiges pressées, et dont les branches tordues, terminées par des gerbes, dessinent sur les murs de curieuses arabesques.Cette décoration symbolique montrerait plutôt le Canada comme étant surtout un pays agricole, ce qui sans doute est exact mais non plus absolument.La même évolution qui s\u2019est fait sentir ailleurs, a commencé depuis une cinquantaine d\u2019années chez nous et il existe véritablement une industrie canadienne.« Quand on parle du Canada, écrivait récemment un publicitste français, on ne pense guère qu\u2019aux immenses étendues de l\u2019Ouest, que la charrue effleure encore à peine et qui produisent déjà 25 millions d\u2019hectolitres de froment.On ignore presque entièrement, au contraire, l\u2019essor industriel qui commence à se manifester dans les provinces relativement anciennes de l\u2019Est et qu\u2019il est cependant intéressant de connaître.» Le reste de notre exposition démontre amplement la justesse de cette observation ; et l\u2019on ne saurait trop féliciter les organisateurs d\u2019avoir su placer \u2014 autant la chose était possible \u2014 à côté du produit naturel l\u2019objet manufacturé, et rapprocher de la matière première l\u2019article de commerce.A ce point de vue, le département des bois et forêts offre un intérêt particulier.On le sait, le Canada demeure la plus considérable des cinq grandes réserves forestières du monde et, parmi les pays hors d\u2019Europe, celui qui, avec les Etats-Unis, envoie à l\u2019étranger la plus forte quantité de bois, soit de i5o à 200 millions de francs annuellement.Cette richesse n\u2019a pas servi qu\u2019à l\u2019exportation et elle entre \u2014 soit comme matière première, soit autrement \u2014\tdans trop d\u2019industries pour que nos capitalistes n\u2019aient pas cherché à en tirer diverse, ment parti.L\u2019industrie de la pulpe, par exemple, a pris depuis peu beaucoup d\u2019extensionj les usines se multiplient d\u2019année eu année, et le capital employé dans ces entreprises a très rapidement atteint jusqu\u2019à 125 millions de francs.Aussi a-t-on judicieusement mêlé aux différentes essences exposées, et qui servent d\u2019élément de base à cette industrie d\u2019avenir les produits qu\u2019on en a tirés.Dans cette même section, tout auprès d\u2019un décor approprié, a été aménagé un bassin où des castors prennent leurs ébats : The carliesf known woodcutters and dam builders in the world.Le Daily Telegraph raconte à ce propos comment le castor, sur la demande de Frontenac au roi de France, fut en 1670 adopté comme marque de commerce canadienne; et ie même journal revient sur ce fait \u2014\trelaté déjà par M.Salone qui en a trouvé traces dans les annales de notre jurisprudence \u2014\tque le castor aurait rempli l\u2019office de monnaie courante, au Canada, vers 1636.Il s\u2019est produit chez les rongeurs de L on dres un petit incident que le Times rapporte avec détails.On a dû séparer de ses compagnons un des castors qui se montrait décidément d\u2019humeur trop batailleuse, et le reléguer seul dans un compartiment.A ce prix seulement la paix fut rétablie, et les autres, plus calmes et plus industrieux, tiennent maintenant, avec toute la dignité qu\u2019il faut, leur difficile emploi.Il est deux autres industries dont les progrès, encore que relativement récents, n\u2019ont pas laissé d\u2019être continus : la beurrerie et la fromagerie.Elles se sont répandues surtout dans les provinces de Québec et d\u2019Ontario, grâce, à une organisation qui a déjà merveilleusement réussi au Danemark et ailleurs : la coopération.Ces industries répondaient à un double besoin : l\u2019utilisation pratique du lait, dont il se perdait des quantités considérables, et l\u2019alimentation du marché national.Une fois ce dernier but atteint, nos fermiers ont travaillé en vue de l\u2019exportation, et le beurre canadien est aujourd\u2019hui fort apprécié à Londres.Il importait donc, à cause même de cette circonstance, de mettre en évidence les produits de cette industrie.Les exposants ont eu recours à l\u2019originalité.Dans une chambre réfrigérante \u2014 laquelle est en elle-même une merveille et une leçon \u2014 un artiste a sculpté dans le beurre, grandeur naturelle, un groupe: le roi Edouard YII et le président Fallières se donnant la main, et une scène historique: l\u2019arrivée de Cartier au Canada.L\u2019effet est tout à fait curieux, comme aussi celui d\u2019un troisième compartiment ou l\u2019on a accumulé, autour d\u2019un buste du ministre de l\u2019Agriculture\u2014 toujours en beurre\u2014 des objets plus menus.Ici, l\u2019auteur a donné libre cours à son imagination : il y a de tout derrière ces vitres, depuis les premières mesures du God save the King et de la Marseillaise, ]\\ssay\\Wa.harpe d\u2019Irlande, toute fleurie de roses.Il serait trop long de passer en revue les produits, nombreux et variés, exposés par nos manufacturiers, Qu\u2019il nous suffise, pour fixer les idées autant que pour rendre justice à l\u2019effort constant de ce industriels, de citer cette phrase de M.Pierre Leroy-Beaulieu, l\u2019auteur très remarqué de plusieurs livres sur les sociétés anglo-saxonnes, et qui donne, dans sa précision, un juste aperçu des progrès réalisés par les nôtres : « En cinq ans, le capital employé (dans l\u2019industrie canadienne) a presque doublé, le personne] n\u2019a augmenté toutefois que de i3 0/0, ce qui montre l\u2019emploi croissant des machines, mais les salaires se sont accrus de 42 0/0, témoignage des progrès du bien-être de l\u2019ouvrier.Quant aux produits, leur valeur a augmenté de 46 0/0, près de moitié ! C\u2019est là un essor énorme dans un si court espace de temps.» Enfin, comme en marge de l\u2019exposition, l\u2019administration a placé un peu partout des notes explicatives, sous forme d\u2019inscriptions imprimées soit sur des pancartes soit tout simplement sur les piliers.Ces inscriptions disent les traits essentiels de notre histoire, les premiers principes de notre constitution, l\u2019organisation de nos moyens de transports, nos statistiques commerciales.ou encore reproduisent l\u2019opinion d\u2019hommes d\u2019Etat ou de littérateurs anglais sur notre pays.Une de ces inscriptions concerne l\u2019élement canadien-fran-çais de notre population : « Le Canada, est-il 400955 121922 4 PARIS-CANADA écrit, compte près de 7 millions d\u2019habitants dont deux millions sont d\u2019origine française.Ceux-ci ont largement contribué au développement du pays, en ce qu\u2019ils ont été les pion-ners de l\u2019agriculture, une des plus grandes sources de revenus du Dominion ».Ajoutons que le Canada occupe tout le pavillon, sans qu\u2019il ait été réservé de place spéciale à telle ou telle province.Il faut tenir compte que l\u2019espace accordé au Dominion, comme à toutes les colonies britanniques, étant nécessairement un peu restreint, il eut été difficile d\u2019en agir autrement.Du reste, au moyens d\u2019imprimés et divers procédés, on a pu parer aux inconvénients en indiquant suffisamment l\u2019origine de chaque produit.Quoi qu\u2019il en soit, cette idée a guidé les organisateurs qu'il fallait avant tout faire valoir le pays, faire mieux apprécier toutes ses richesses, en cherchant à donner une impression d\u2019ensemble, plus forte et par conséquent plus saisissante.On peut dire qu\u2019ils y sont parvenus.« Si l\u2019on demandait à ceux qui visitent l\u2019exposition franco-britannique, écrit le Times, ce qui les a le plus vivement intéressés, il est probable que leurs préférences iraient toutes au pavillon canadien ».Cette constatation a son prix, surtout si nous nous plaçons au point de vue pratique.En venant à Londres, le Canada répondait sans doute à l\u2019appel de l\u2019Angleterre, mais sans perdre de vue ses propres intérêts.Un pays comme le nôtre, éloigné des grands centres de commerce européens et ne pouvant user des mêmes moyens d\u2019action dont disposent les Etats souverains, se doit de ne pas laisser passer une occasion de se révéler tel qu\u2019il est.L\u2019exposition de Londres aura fait connaître le Canada non plus comme pays essentiellement consommateur, client obligé d\u2019un peu tout le monde, mais comme pays producteur, pays-patron, si l\u2019on peut dire, capable dans une bonne mesure de se suffire à lui-même, grâce à l\u2019organisation méthodique de ses industries.Et cela surtout importe aujourd\u2019hui que se dessine, que prend corps notre politique extérieure, politique nécessairement et exclusivement économique.Il faut que l\u2019on sache que nous pouvons accorder quelque chose en retour des concessions que l\u2019on voudrait nous faire.En ce sens donc, l\u2019exposition fronco-britannique aura été une heureuse démonstration et qui complète, « illustre » les livres nombreux et les brochures traitant de notre économie, que le gouvernement répand partout, mais qui ne s\u2019adressent forcément qu\u2019à un public connaisseur, restreint à cause de cela même et difficile à convaincre, parce qu\u2019il n\u2019obéit pas à des raisons sentimentales et qu\u2019il veut voir avant de se décider à agir.Aussi l\u2019idée semble heureuse que vient de lancer M.Isaïe Préfontaine, ptcsident de la Chambre de commerce de Montréal, et à laquelle le Conseil municipal adonné son adhésion, d\u2019organiser prochainement au Canada une exposition internationale.C\u2019est un projet séduisant et qu\u2019il est important d\u2019étudier de très près.L\u2019exposition universelle peut susciter des difficultés dont il est vrai souvent que quelques-unes demeurent même après qu\u2019elle a passé ; elle exige de nombreux travaux, oblige à de lourdes charges; mais suivant l\u2019expression de M.Picard, commissaire-général de l\u2019exposition de 1900, « elle élève aussi les cœurs, stimule les hommes et les peuples, et prépare les voies de l\u2019avenir.» Et puis, nous aurions sans doute l\u2019appui des grandes puissances commerciales qui considèrent le marché canadien comme un excellent débouché, et certainement celui de l\u2019Angleterre et de la France, puisqu\u2019elles savent maintenant qu\u2019au Canada elles se retrouveront toutes deux chez elles.Edouard MONTPETIT E6H0S Une messe a été dite, pour le repos de l\u2019àme de M.Broët, vendredi 9 octobre, à dix heures, en l\u2019église Saint-Augustin.Le deuil était conduit par M.Henry Broët, cousin du défunt.Dans l\u2019assistance, qui était nombreuse, le Commissaire Général du Canada, M.Hector Fabre.M.Louis H.Taché, M.Arthur Geof-rion, etc.A l\u2019issue du service religieux, le corps a été transporté à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) où l\u2019inhumation a eu lieu le lundi 12 octobre.En quittant Québec, M.Henry Broët avait adressé la lettre suivante àl\u2019Hon.M.Turgeon : Au moment de quitter la noble ville de Québec, pour ramener en France le corps de mon malheu \u2022 reux parent, C.L.A.Broët, M.P.P., si tragiquement décédé au Canada, le 14 de ce mois, j\u2019ai un impérieux devoir à remplir, ce me semble: remercier avec effusion tous ceux dont rattachement- au défunt et la sympathie pour sa personne se sont spontanément et de tous côtés manifestés, adoucissant ma douloureuse tâche, me la facilitant à l'envi.Les honneurs accordés à l\u2019homme public, si prématurément enlevé à sa mission, les regrets prodigués à l\u2019ami, je ne pourrais plus les oublier et dans la patrie d\u2019origine de T.L.A.Broët, ceux qui l\u2019aimaient, ils sont nombreux aussi, apprendront avec émotion et reconnaissance comment au Canada on sut apprécier sa personnalité et honorer sa mémoire.Québec, ce 29 septembre 1908.Henry BROET les à pbris Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris 18e), 10, rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona-Paris.Téléphone : 218-03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, 10, rue de Rome : M.Isaïe Préfontaine, Montréal.7, avenue Matignon.Mme Préfontaine, Montréal, y, avenue Matignon.Mme Oliver, Ottawa.Hôtel du Louvre.Mlles Oliver, Ottawa.Hôtel du Louvre.M.A.Giroux, Montréal.19, rue Notre-D ame-des-Champs.M.B.Grandguillot, Montréal, no, avenue d\u2019Orléans.M.Olivier Decarie, Montréal, go, rue de Chateaudun.M.L.Lemieux, Montréal, go, rue de Chateaudun.M.l\u2019abbé Léon Gauthier, Québec.228, boulevard Pereire.M.l\u2019abbé.J.-D.Waddel, Montréal.Issy-les-Moulineaux.M.Jules Tremblay, Montréal.44, rue\\Ma dame.M.l\u2019abbé Aimé Boileau, Montréal.Hôtel de la Grande-Bretagne.M.l\u2019abbé Irénée Gervais, Berthierville.Hôtel de la Grande-Bretagne.M.l\u2019abbé Albert Chevalier, Joliette.Hôtel de la Grande-Breiag7ie.M.Ernest Poulin.Mlle Anna-Marie d\u2019Amours, Trois-Pistoles.10, rue Cassette.M.H.-S.Scott, Montréal.44, rue Madame.Mlle Annonciade Payette, Montréal.11, avenue de la Grande-Armée.M.et Mme Maurice Roux, Halifax.6bis, rue Théophile Gauthier.M.l\u2019abbé Ed.Laurin.Saint-Laurent.44.rue Madame.M.Maurice Scott, Montréal.44, rue Madame.M.Charles Matchildon, Montréal.44, rue Madame.M.J.-A.Duckett, Montréal.44, rue Madame.M.Jean-T.de Montigny, Montréal.44, rue Madame.M.Benjamin-T.de Montigny, Montréal.44, rue Madame.M.Elzéar Galarneau, Montréal.44, rue Madame.M.Guillaume Bruneau, Montréal.44, rue Madame.M.J.-Hilarion Leroux, Montréal.44, rue Madame.M.Georges Pamelart, Montréal.44, rue Madame.M.L.-J.Rivet, Montréal.228, boulevard Péreirc.M.G.-I.Cameron, Montréal.Grand-Hôtel.Lady Shaughnessy, Montréal.Hôtel Chatham.M.Louis-H.Taché, Montréal.Hôtel Terminus.M.et Mme Paul Belleau, Québec.Hôtel Terminus.Miss Dorothy Smith, Ottawa.Hôtel Beau-Site.M.l\u2019abbé J.J.Hunt, Québec.Hôtel de Florence.Dr G.Archambault, Montréal.74, rue de Provence.Mme H.Pépin, Montréal.12, rue Caumar-tin.Mlle Gabrielle Pépin, Montréal.12, rue Caumartin.Hier 14, a eu lieu en l\u2019ég'ise Notre-Dame de Lcrette, le mariage de Mademoiselle Béatrice La Palme, de l\u2019Opéra Comique, fille de Monsieur Alexandre La Palme, de Fraserville, avec Monsieur Salvator Issaurel, de l\u2019Opéra Comique.Monument Montcalm Le comité du monument à Montcalm a' décidé, sur la demande que lui en a faite la municipalité de la commune de Vestric-et-Candiac (Gard), de lui offrir l\u2019exemplaire du monument destiné à la France.Cette décision s\u2019explique par le fait que le château de Candiac où est né le héros fait partie, depuis 1790, de la commune appelée aujourd\u2019hui Vestric-et-Candiac.Sous le patronage de M.Gaston Dou-r mergue, ministre de l\u2019Instruction publique, M.lé général Picquart, ministre de la Guerre, M.Hector Fabre, commissaire ^ PARIS-CANADA D général du Canada en France, le comité organise pour le jeudi 22 octobre, en matinée, au palais du Trocadéro, une grande fête artistique dont nous pouvons, dès maintenant, indiquer partiellement le PROGRAMME De l'Opéra : 2e Acte de FHUST, en costumes, avec MM.Muratore et A.Gresse, Mlles Henrique, Courbières et Goulancourt.Fragment du Ballet d\u2019HMLET avec Mlle Zambelli et les Dames du corps de Ballet De VOpéra-Comique : 3e Acte de WERTHER, en costumes, avec MM.Salignac et Allard, Mlles Vix et Lapalme.De la Comédie Française ; M.et Mmo Silvain.Numéros isolés : M.Dangès, de l\u2019Opéra.Mlle Lapalme, chansons canadiennes.M.Plamondon,\td° Mmc Durand-Servières, des Concerts Colonne.Mlle Irma Perrot, de la Porte-St-Martin.M.Duparc, de l\u2019Odéon.M.Sjmard, de la Gaité-Lyrique.Mlle Marignan, de /\u2019Opéra-Comique.Mlle Olivier (dans une Mélodie de M.H.C.Ttoussaye).Les Chansonniers de la Lune Trousse : Numa Blés et Dominique Bounaud dans leurs œuvres (choisies pour familles).M.G.Chepfer, dans ses œuvres et imitations.On peut se procurer des billets au Commissariat général du Canada, 10, rue de Rome.Chemins de fer de l\u2019Ouest Voyages à prix réduits La Compagnie des Chemins de fer de l\u2019Ouest qui dessert les stations balnéaires et thermales de la Normandie et de la Bretagne fait délivrer jusqu\u2019au 3: octobre, par ses gares et bureaux de ville de Paris, les billets ci-après qui comportent jusqu\u2019à 5o o/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire.Excursions sur les côtes de Normandie en Bretagne et à l\u2019île de Jersey Billets circulaires valables un mois (non compris le jour du départ) et pouvant être prolongés d\u2019un nouveau mois moyennant supplément de io o/o.Dix ^ itinéraires différents dont les prix varient entre 5o et 115 fr.en ire classe, et 40 et 100 fr.en 2e classe, permettent de visiter les points les plus intéressants de la Normandie, de la Bretagne et l\u2019île de Jersey.LA BOUCANE La rentrée des parisiens, revenus des plages et des randonnées à l\u2019étranger, nous ramenait aussi la colonie canadienne, dispersée un peu partout, en Bretagne et dans les coquets villages qui ceinturent Paris d\u2019ombrage et de fraîches retraites.Notre « maison », le tranquille café Voltaire, abritait, samedi soir, de nombreux visiteurs.Tout particulièrement, nous remarquions nos gymnastes canadiens, équipiers de la S.N.G., de Montréal, arrivés la veille de Rome, où ils avaient remporté la palme sur les équipes internationales, en se plaçant au premier rang et décrochant six prix individuels.Le Président de la Boucane souhaita la bienvenue à ces vaillants athlètes, qui avaient fait applaudir, sur le sol d\u2019Italie, la bonne renommée canadienne.Il dit notre fierté d\u2019accueillir des nôtres, « dont les coups d\u2019essai ont été des coups de maîtres ».MM.l\u2019abbé Ed.Laurin, aumônier de la S.N.G., H.-J.Scott, instructeur de l\u2019équipe canadienne, ainsi que M.Jules Tremblay, ré-dacteteur de la Presse, de Montréal, et membre du jury international des jeux à Rome, ajoutèrent quelques mots et nous dirent leurs impressions de voyage, l\u2019accueil chaleureux qu\u2019ont leur fit au Vatican, leur joie de se trouver à Paris, au foyer familial de la Boucane.Nos jeunes gens ne pouvaient mieux répondre à nos paroles de bienvenue qu\u2019en chantant l\u2019hymne qui vibre toujours aux cœurs canadiens : O Canada, terre de nos aïeux, Ton front est ceint de fleurons glorieux.N\u2019avaient-ils pas raison, nos jeunes gens, de chanter l\u2019épopée des ancêtres, puisque dans une autre sphère d\u2019action, le champ pacifique de la gymnastique, des jeux chers à l\u2019antique Grèce, ils écrivaient une autre et belle page de notre histoire.Sparte et Rome acclamaient le bel et vigoureux athlète et lui tressaient la couronne de lauriers ; le Canada sera orgueilleux d\u2019accueillir les vainqueurs du grand concours de gymnastique de Rome, tenu à l\u2019occasion du Jubilé du Pape.Voici les noms de ceux qui figuraient sur l\u2019équipe canadienne, ainsi que leurs officiers : Aumônier: Le R.P.Edouard Laurin, C.S.G.Commandant : MM.Henri T.Scott, sergent-major.Rapporteur officiel: M.Jules Tremblay.Gymnastes : MM.J.N.Maurice Scott, »\tAlbert Duckett, »\tCharles Marchildon, »\tHilarion Leroux, »\tGeorges O\u2019Grady, »\tGuillaume Bruneau, »\tJean de Montigny, »\tGeorges Famelard, »\tElzear Galarneau, »\tBenjamin de Montigny.Pour fêter dignement nos visiteurs, deux de nos dévoués amis de la Boucane organisèrent un concert impromptu.M.Emile Belanger se fit applaudir dans « O Canada, mon pays, mes amours », et M.Eugène Guimet sut rendre avec âme et virtuosité « Obstination », de Fontenailles.Outre les gymnastes de l\u2019équipe canadienne, assistaient à cette brillante réunion : MM.R.Guilbeault, avocat, docteur J.A.Magnan, Ernest Poulin, E.E.M., L.Théo Dubé, J.E.Roy, docteur J.E.Le Cavelier, L.J.Rivet, Th.Beauchesne, J.E.M.Robert, N.Lavoie, F.G.Dastous, docteur L.Henri Renaud, L.M.Eastman, Emile Bélanger, Eugène Berthiaume, L.Lemieux, architecte, Olivier Decarie, docteur J.A.D.Beaudry, docteur J.E.Bourgoin.Arthur GEOFFRION.LES GYMNASTES CANADIENS L\u2019équipe canadienne déléguée au Congrès international de Rome, par la Société nationale de Gymnastique de Montréal, est arrivée à Paris le 3 octobre après avoir été l\u2019objet du plus favorable accueil dans la Ville Eternelle.On sait que les Canadiens ont gagné haut la main le premier prix du concours international auquel prenaient part des représentants de la France, de la Belgique, de l\u2019Irlande et de l\u2019Italie.Il y avait plus de deux cents sociétés et plus de trois mille concurrents à cette réunion.Partis de Montréal le ier septembre, les gymnastes canadiens ont visité Boston, Gibraltar, Naples, Rome et Paris.Ils ont quitté la France le 6 octobre passant à Londres et Liverpool où ils ont pris passage à bord du Dominion pour le Canada.Le gouvernement fédéral et la législature de Québec ont appuyé la Société Nationale de Gymnastique et ont donné au Canada une excellente occasion de manifester son progrès dans le domaine de l\u2019éducation physique.Le système de gymnastique de la délégation a soulevé partout des éloges bien mérités, et la victoire finale a été enlevée à de fortes organisations par grâce au caractère rationnel du programme préparé par le sergent-major Scott, directeur de la représentation canadienne à Rome.Outre cette palme si importante du concours international, la délégation a encore obtenu six prix individuels dans le concours de la section naturelle.La presse européenne a commenté la victoire canadienne avec un esprit bienveillant; elle a parlé de la nécessité de réformer le système du continent selon les données si justes du programme démontré par les élèves du professeur Scott.Comme on l\u2019a dit à Rome, la gymnastique de notre pays est l\u2019éducation physique de l\u2019avenir.En effet les appareils, inusités au Canada, disparaissent peu à peu de tous les gymnases européens.Le Canada obtiendra de bons résultats de cette participation au Congrès de Rome, surtout au lendemain de l\u2019éclatant succès qui vient de couronner si bien la rude tâche entreprise par les jeunes gymnastes du Dominion.Venus en Europe dans le but d\u2019acquérir une expérience nouvelle, ils profiteront de leurs observations et ne se laisseront pas éblouir par le succès, mais travailleront à rendre utile le résultat de leur excursion.Le R.P.Edouard Laurier C.S.C.aumônier de la S.N.G.et M.Jules Tremblay, journaliste, secrétaire de la Société, accompagnent l\u2019équipe.L\u2019excellent voyage en Europe des gymnastes était dirigé par M.L.J.Rivet, de l\u2019agence générale des voyages de Montréal.Tous se disent charmés d\u2019un aussi bon guide.J.T. 6 PARIS-CANADA Crédit Foncier Franco - C anadien Prêts Hypothécaires Société Anonyme Canadienne Fondée le 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 CAPITAL SOCIAL :\t25.000.000 de Francs divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune Siège Social a.!RÆC3nN3\",JLli~tJbij-A.X\u2014i CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION MM.G.Brolemann, *, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.\t.j _H.Thors, O.Ht, Directeur général de la Banaue de Paris et des Pays-Bas, Président.J -A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.Auguste Real Angers, Membre du Conseil prive, Conseiller du Roi (Montréal).COMMISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).MM.Comte I.de Camondo, O.de la Maison J.Camond* et C1', Administrateur de laBanque de Paris et des Pays-Bas.P.-A.Ghéramy, ancien Président de la Chambre des Avoués, Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, #, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, ?, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-E.Moret, *, Directeur de la Banque de Paris et de» Paya-Bu.E.Persillier-Lachapelle, M.D.(Montréal).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.(CCASI ltcamto Via Havre-Commercial UWBVJTlf icow SCRUM «VAICRWUk -WIB8 SAtt \u2022ARMS\u2019 [Ristt niiicitd iMMMItj Id&AAjS 6 0S ON «CW-TOtl WMV [NAPOU ''\u2022eiHtaa urst< Pt.WesBlndi l Guyana Mexico, Centrât^ land f Arnérica .iritvu » V\\V^VJ| mm LIGNE ENTIEREMENT SDÜS-MARINE DE HEW-YOBK EN FRANCE La Mule Compagnie possédant et exploitant cinq câbles transatlantiques entre l\u2019Europe et les Etats-Unis d'Amérique.La seule Compagnie qui, ayant an point d\u2019atterrissage sur le continent européen, possède aux Etats-Unis un réseau complet de lignes terrestres.Communications directes avec le Canada, le Mexique, les Antilles, l\u2019Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud.R\tp\t_\t(\tADMINISTRATION,\t9, rue Louis-le-Grand (2e).bureaux\tA rARIS\t:\t|\tRENSEIGNEMENTS,\t49, avenue de l\u2019Opéra (2\u2018).-BOREAD DE TRANSMISSION \u2014 112, Boulevard de Strasbourg, au HAVRE \u2014\u2014 CE BUREAU EST EN COMMUNICATION : AVEC NEW-YORK ffcr deux câbles entièrement sons-marins, ce qui évite les longues lignes aériennes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.AVEC PARIS Par un fil spécial aboutissant au Bureau de la Bourse, et par mi câble souterrain aboutissant au Bureau-Central SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ponr favoriser le développement dn Commerce et de l\u2019Industrie en France SOCIÉTÉ ANONYME.\u2014 CAPITAL :\t300 MILLIONS SIÈGE SOCIAL : 54 et 56, rue de Provence ) Succursale Opéra : 1, Rue Halévy.\t> à Pari8.SUCCURSALE: 1S4, rue Réaumur (Place de la Bourse) ) depots de ponds à intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 1 an à 23 mois 2 o/o ; de 2 ans à 35 mois 2 1/2 o/o ; de 3 à5 ans 3 1/2 o/o net d'impôt et de timbre); \u2014 ordres de bourse (France et Etranger) ; \u2014 souscriptions SANS FRAIS; -VENTE AUX GUICHETS DE VALEURS livrées immédiatement (Obi.de Ch.de fer, Obi.et Bous à lots, etc.); \u2014 escompte et encaissement de i oiipons Français et Etrangers: \u2014 mise en règle de titres; \u2014 AVANCES SUR TITRES ;\u2014escompte ET ENCAISSEMENT D\u2019EFFETS DE COMMERCE; - GARDE DE TITRES ; - GARANTIE CONTRE LE REMBOURSE- MENT AU PAIR ET LES RISQUES DE NON-VÉRIFICATION DES tirages; \u2014 virements et chèques sur la France et l\u2019Etranger; \u2014lettres de crédit et billets de crédit circulaires; \u2014 change de monnaies étrangères; \u2014 assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc., etc.SERVICE DE COFFRES-FORTS (Compartiments dopais 5 fr.par mois; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension.) 88 snccursales, agences et bureaux à Paris et dans la Banlieue; 615 agences en Province; 2 agences à l\u2019Etranger (Londres, 53, Old Broad Street, et St-Sébasüen (Espagne) ; correspondants sur tontes les places de France et de l\u2019Etranger.CORRESPONDANT EN BELGIQUE : Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70, Rue Royale.\u2014 ANVERS, 22, Place de Meir.FILS DIRECTS pu Havre à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Hambourg, etc.FILS DIRECTS De Paris à Barltn.Cologne, Francfort, Bâle, Berne, Genève, Vleiusa, Milan, Gènes, Rome, etc.LES TÉLÉGRAMMES SONT REÇUS DANS TOUS LES BUREAUX TELEGRAPHIQUES k défaut dés formules que la Compagnie adresse gratuitement sur demande, prière d\u2019indiquer en marge d» la minute la mention non taxée VI* Commercial. PARIS-CANADA 7 GRAND HOTEL CANADIEN ET COLONIAL 26, Rue de St-Pétersbourg, PARIS (8\u201c), à proximité de la Gare Saint-Lazare.Téléphone 255-82 (Station Métropolitain : Place Clichy, Rue de Saint-Pétersbourg) A.BE/NOIl1, Directeur-Gérant INSTALLATION MODERNE - PRIX RÉDUITS .Déjeuners et Dîners à Prix fixes (vin compris) et à la Carte 80 Chambres avec tout le confort moderne SA LONS F* O U FL FAMILLES Chambres préconisées par le Touring-Club SALLES DE BAINS A TOUS LES ÉTAGES Salons de Correspondance et de Réception .rî> .-\u2014GRAND GARAGE POUR AUTOMOBILES ET BICYCLETTES \u2014 Hôtel s\u2019élevant au milieu d\u2019un grand Jardin - LUMIÈRE ÉLECTRIQUE - Recommandé aux Familles et au Clergé ARRANGEMENT POUR SÉJOUR ET POUR PENSION CANADA Gouvernement de la Province de Québec Vastes Territoires A Coloniser RICHES RÉGIONS MINIÈRES & FORESTIÈRES DE TOUTES SORTES TERRES d\u2019une fertilité reconnue, climat sain et favorable à toutes cultures, communications faciles avec les marchés locaux et étrangers.Les colons agriculteurs peuvent pour quinze cents francs environ acheter un lot de 40 hectares dont 4 ou 5 en terre défrichée.Les terres du Gouvernement valent 1 franc à 1 fr.50 l\u2019acre.Les lots sont de 100 acres environ (40 hectares).La forêt couvre des millions d\u2019hectares, où l\u2019on trouve, entre]autres, du bois propre à la fabrication de la pâte à papier (pulpe), d\u2019une qualité supérieure.Il y a aussi abondance de mines dans la Province.On y rencontre Tor, I\u2019argent, le cuivre, le fer (titanique, chromique et magnétique), la plombagine, le mica, l\u2019amiante, le granit de tout genre, le kaolin, le pétrole, etc.Plusieurs mines, en ce qui concerne le cuivre, le fer, la plombagine, le mica et l\u2019amiante sont déjà en exploitation.Les mines de la Beauce, où l\u2019on fait de nouvelles tentatives après une suspension de travaux de plusieurs années, ont déjà donné une douzaine de millions de francs d\u2019or.La population de la province de Québec est de langue française surtout.Des bureaux et des agents d\u2019immigration reçoivent les immigrants à Québec et à Montréal.Le service des Postes et des Chemins de fer est des plus réguliers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec et Canada.Et à M.Hector Fabre, Commissaire général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris (8\u201d).COMPTOIR NATIONAL D'ESCOMPTE DE PARIS Capital : 150 millions de francs ENTIÈREMENT VERSÉS SIÈGE SOCIAL : RUE BERGERE Süccürsale : 2, Place de l\u2019Opéra, PARIS OPÉRATIONS DD COMPTOIR : Bons à échéance fixe, Escompte et Recouvrements; Escompte de Chèques, Achat et Vente de Monnaies étrangères, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Envois de Fonds en Province et à l\u2019Etranger, Souscriptions, Garde de Titres, Prêts Hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, Paiements de Coupons etc.AGENCES 31 Bureaux de quartier dans Paris 14 Bureaux de banlieue 144 Agences en province ÎO Agences dans les colonies et pays de protectorat I 5 Agences à l\u2019étranger LOCATION DE COFFRES-FORTS Le Comptoir tient un service de coffres-forts à la disposition du public, f4, rue Bergère, 2, place de l\u2019Opéra, 147, boulevard Saint-Germain, 49, avenue des Champs-Elysèesotdans les principales Agences.jL-t'.\u2014.Une clei spéciale unique est remise à chaque locataire.\u2014 L combinaison est faite et changée par le locataire, à son gré \u2014 Le locataire peut seul ouvrir son coffre.BONS A ÉCHÉANCE FIXE Intérêts payés sur les sommes déposées : De 6 mois à 11 mois, 2 o/o ; de 1 an à 3 ans, 3 o/o.Les Bons, délivrés par le Comptoir National aux taux d\u2019intérêts ci-dessus, à ordre ou au porteur, au choix du Déposant.Les intérêts sont représentés par des Bons d\u2019intérêts également à ordre ou au porteur, payables semestriellement ou annuellement, aux convenances du Déposant.Les Bons de capital et d\u2019intérêts peuvent être endossés et sont par conséquent négociables.VILLES D\u2019EAUX, STATIONS ESTIVALES & HIVERNALES Le Comptoir National a des Agences dans les principales Villes d\u2019Eaux : Bagnères-de-Luchon, Bayonne, Biarritz, la Bourboule.Calais, Cannes, Châtel-Guyon, Cherbourg, Dax, Dieppe, Dunkerque, Enghien, Fontainebleau, le Havre, le Mont-Dore, Monte Carlo, Nice, Ostende, Pau, Royat, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Sébastien, Trouville-Deauville, Tunis, Vichy, etc.; ces Agences traitent toutes les opérations, de sorte que les Etrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent continuer à s\u2019occuper d\u2019affairesp endaut leur villégiature.LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le Comptoir National d\u2019Escomptb délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de se« Agences et Correspondants; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d\u2019un carnet d\u2019identité et d\u2019indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu'une sécurité incontestable.Salon des Accrédités, Branch office, 2, place de l'Opéra Special department for travellers and letters of credit.Luggages stored.Letters of credit cashed and delivered throughout the world.\u2014 Exchange office.Letters and parcels received and forwarded.CHEMINS DE FER DE L\u2019OUEST Paris à Londres, vià Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare Services rapides de jour et de nuit Tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l\u2019année, trajet de jour en 8 h.x/a ( iro et a8 classe seulement).GRANDE ÉCONOMIE Billets simples, valables pendant 7 jours: ^classe 48 fr.a5, 2e classe 35 fr., 3° classe 23 fr.25.Billets d\u2019aller et retour, valables pendant un mois: irc classe 82 fr.75, 2e classe 58 fr.75, 3e classe 41 fr.5o. 8 PARIS-CANADA ' ''\"i \"\" '¦\u2019vr,S «iîî»' \t ,____________________ ______________________.Ligne Franco-Canadienne \u201c ALIHAN \u201d Nouveau service postal direct etrégulier pour Passagers etMarchandises entre LE HAVRE et le CANADA (ET VICE-VERSA) Subventionné par le Gouvernement Canadien SERVICE du HAVRE sans escale pour Québec et Montréal Pomeranian\t17 Octobre | Corinthian\t31 Octobre.SERVICE D\u2019HIVER : Pour Halifax et St-John N.B.Sardinian\t28 Novembre | Pomearnian 19 Décembre PRIX DE PASSAGE DEUXIÈME CLASSE : Fr.225, 250 et au-dessus Enfants de i à 12 ans, moitié prix.Nourrissons, Fr.25 TROISIÈME CLASSE : Fr.150 pour Québec Enfants de 1 à 12 ans, Fr.75.Nourrissons, Fr.12.50 PARIS au HAVRE : 2e Classe, Fr.17.35.3= Classe, 11.35.Emigrants, 8.50 On vend des billets directs à prix réduits pour tous les points du Canada et des Etats-Unis.BAGAGES EN FRANCHISE : 150 kilos par adulte.Les marchandises de toutes classes seront prises à FRET TRES MODÉRÉ et par engagement spécial pour QUÉBEC, MONTRÉAL et tous les points de l\u2019intérieur du Canada, ainsi que pour Chicago, Milwaukee, Minneapolis, Saint-Louis,etc., et des villes de l\u2019Ouest des Etats-Unis.SERVICE POSTAL VIA LIVERPOOL Tunisian\t15 Octobre 1908 Victorian\t23\t\u2014\u2022\t\u2014 Corsican\t3\t\u2014\t\u2014 Virginian\t6 Novembre \u2014 SERVICE D\u2019HIVER : Pour Halifax et St-John N.B.ensuite PRIX DE PASSAGE De Liverpool, ire classe, Fr.390 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.Paris à Liverpool, ire classe, Fr.84.60 ; Mixte, Fr.74.20; 2e classe Fr.60 95.Deuxième Classe, depuis PARIS Fr.262 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.S\u2019adresser pour passage, fret et tous renseignements : J.-IKE.CURRIE & Cie, 36, rue d\u2019Hauteville et 10, rue Auber, PARIS, et 2, rue Pleuvry, HAVRE 1PITT & SCOTT LIMITED, 47, rue Cambon, PARIS (près la Madeleine) HERNU, PERON & C°, 61, Boulevard Haussraann, PARIS (8\u2018), Agents de : LIGNES DOMINION ET DU CANADIAN PACIFIC Ri SERVICES DE LIVERPOOL AC CANADA PROCHAINS DÉPARTS 16 Oct.Empress of Britain.21\t\u2014 Lake Manitoba.22\t\u2014\tKensington.30\t\u2014\tEmpress of Ireland.12\tNov.Dominion.13\t\u2014\tEmpress of Britain.18\t\u2014\tLake Erie.27\t\u2014\tEmpress of Ireland.28\t\u2014\tCanada.PRIXjde LIVERPOOL à HALIFAX ou St-JOHN : lre Classe : Depuis 365 francs.2e Classe : Depuis 223 francs, de Londres.HERNU, PÉRON & C° délivrent des billets en toutes classes par : Compagnie Générale Transatlantique, Hâvre-New-York.Compagnie Hollando-Américaine, Boulogne-New-York.Compagnie Hambourgeoise-Américaine, Boulogne et Cher bourg-New-York.American Line, Cherbourg-New-York, American Line, Liverpool-Philadelphie.Cunard & White Star Lines, Liverpool-New-York et Boston.North German Lloyd, Cherbourg-New-York.Leyland Line, Liverpool-Boston et toutes Compagnies en général aux prix officiels des Compagnies.SERVICE FRANCO-CANADIEN \u201cALLAN\u201d du HAVRE à HALIFAX Départ le 28 Novembre.2me Classe : 225 fr.du Havre à Halifax ou St-John.3mB Classe : 150 fr.\u2014\t\u2014 CHEMIN DE FER CANADIEN DU PACIFIQUE Billets pour tout l\u2019intérieur du Canada, les Etats-Unis.Voyages au Japon, en Chine et en Australie, et autour du du Monde, via Vancouver.\u2014 Excursions.TRANSPORTS DE BAGAGES, PETITS COLIS & MARCHANDISES FOUR TOUTES LES PARTIES DU MONDE AUX CONDITIONS LES PLUS RÉDUITES \u2014 PRIX SUR DEMANDE COLONISATION DU CANADA, CONCESSIONS GRATUITES DE 64 HECTARES DE TERRAIN Post tous renseignements, dates des départs, prix des passages, et billets pour toutes destinations et par toutes Compagnies, brochures et cartes grattittw S\u2019adresser aux Agents : HERNU, PERON & C° Agents d\u2019émigration autorisés par le gouvernement français 61, Boulevard Haussman (près lu gare Saint-Lazare, en face la rue de Rome), PARIS (8\u2019) SAISONS AU HAVRE - ROUEN - MARSEILLE - BOULOGNE-SUR-MER - MAZAMET - ANVERS - LONDRES - FOLK Le Gérant: E.CAPDEVIELI.E.Imprimerie BIENVENU, DUBOIS & BAUER, 59, rue Sainte-Aune \u2014 5654."]
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