L'itinéraire, 1 janvier 2019, dimanche 15 septembre 2019
[" Volume XXVI, n?18 Montréal, 15 septembre 2019 Testez vos connaissances ! Élections fédérales 2019 Dossier Page 20 Page 34 PUB_CafeMaisonRonde_Sandwich_MAGAZINE_1PP.indd 1 19-08-28 13:51 M ario St-Denis s\u2019entend mieux avec sa famille de L\u2019Itinéraire qu\u2019avec sa vraie famille qu\u2019il a peu connue, son père mono- parental ayant fait « placer » ses cinq enfants.Il a trois sœurs et un frère qu\u2019il a rencontrés à quelques reprises une fois devenus adultes, sans que ça clique vraiment.Mario a été chanceux, il a été adopté par une bonne famille.Il a vécu chez les Richard, des gens aimants de Mercier, de l\u2019âge de huit ans jusqu\u2019à sa majorité.Puis il a habité en Montérégie où il a travaillé dans une usine de fabrication de sacs à ordures jusqu\u2019à 23 ans, avant de venir s\u2019installer à Montréal.Mario ne sait ni lire ni écrire.Entre autres parce qu\u2019il a fait l\u2019école buissonnière toute son enfance et son adolescence sans s\u2019en être trop inquiété, semble-t-il.Les seules activités scolaires qui l\u2019intéressaient étaient le travail du bois et le sport.Il était donc avide de liberté et avait grand besoin d\u2019évasion.C\u2019est peut-être la raison qui l\u2019a poussé à cesser de vendre de la drogue au début de la cinquantaine, une activité illicite qui lui valait condamnation après condamnation, séjour en prison après séjour en prison.Ces détentions lui ravissaient sa si précieuse liberté.Lors de sa dernière incarcération, il a bien réfléchi et a décidé que c\u2019en était assez de cette vie.Il a choisi le chemin le plus difficile : celui de se reprendre en main.Il a commencé par quêter aux abords du métro McGill pour assurer sa subsistance.Ironiquement, c\u2019est la station où il vend maintenant L\u2019Itinéraire.Il a une clientèle nombreuse et fidèle.Ceux qui l\u2019ont connu mendiant sont heureux qu\u2019il se soit trouvé un travail.Mario est aujourd\u2019hui l\u2019un des meilleurs vendeurs du magazine.Comment a-t-il connu le Groupe L\u2019Itinéraire ?C\u2019est un ami, lui-même camelot, qui lui a parlé du magazine.Intéressé par la nature du travail, il est donc venu faire son tour au café, au coin de Sainte-Catherine et De Lorimier il y a près de quatre ans, pour rencontrer les intervenants qui l\u2019ont accueilli chaleureusement.Même si Mario a perdu sa femme et qu\u2019il pense tous les jours à son amoureuse avec qui il a partagé 26 ans de sa vie, il est heureux.Heureux parce que les intervenantes de L\u2019Itinéraire, Gabrielle et Isabelle, l\u2019ont aidé à trouver un logement qu\u2019il aime.Heureux d\u2019avoir trouvé un équilibre de vie.Heureux de pouvoir se permettre quelques jours de vacances cet été comme tout le monde.Mario est heureux et n\u2019a pas de grand rêve sauf celui d\u2019une victoire de la coupe Stanley pour les Canadiens.P.S.C\u2019est la fête à Mario ces jours-ci.Par Madeleine LaRoche ?Bénévole à la rédaction Photo Alexandra Guellil L\u2019arrondissement de Ville-Marie reconnaît l\u2019excellent travail de l\u2019équipe du magazine L\u2019Itinéraire.Camelot n° 1544 | Âge 57 ans Point de vente Métro McGill Mario St-Denis LUC DESJARDINS Directeur général et éditeur RÉDACTION JOSÉE PANET-RAYMOND Éditrice adjointe et rédactrice en chef ALEXANDRA GUELLIL Journaliste, responsable société LAURENT SOUMIS Journaliste accompagnateur JASON PARÉ Responsable de la formation des participants MILTON FERNANDES Création visuelle ALEXANDRE DUGUAY Gestionnaire de communauté IANIK MARCIL Collaborateur JUAN CARLOS JIMENEZ Webmestre bénévole CHRISTINE BARBEAU, ANITA BARSETTI, MARIE BRION, IMÈNE HAMCHICHE, MADELEINE LAROCHE, HÉLÈNE MAI, DANIELA ARANIBAR, SANDRINE BINKIE Bénévoles à la rédaction PAUL ARSENAULT, LUCIE LAPORTE, LAURE-ARIANNE PAYER, SYLVIE POIRIER, CAROLINE RODGERS Bénévoles à la révision ADMINISTRATION SYLVANA LLANOS Responsable de la comptabilité MARCELA CHAVES Adjointe comptable \u2013 Commis au dépot NANCY TRÉPANIER Adjointe administrative PASCALE PLANET Développement philanthropique \u2013 Médias sociaux DÉVELOPPEMENT SOCIAL CHARLES-ÉRIC LAVERY Chef du développement social ISABELLE LACHARITÉ Intervenante psychosociale PIERRE TOUGAS Responsable du Café MÉLODIE GRENIER Chargée de projet volet autochtone NAHKA BERTRAND Coordonnatrice du Café de la Maison ronde ELLA MARTINDALE Coordonnatrice adjointe du Café de la Maison ronde CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Présidente JESSICA MAJOR - Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L./ s.r.Trésorier GRÉGOIRE PILON - Ernst & Young S.E.N.C.R.L./ s.r.l Vice-président YVON MASSICOTTE - Camelot de L\u2019Itinéraire Secrétaire FRANCK BÉZIAUD - Banque Nationale Administrateurs MIVILLE TREMBLAY SOPHIE RONDEAU - Avocate et doctorante en droit ALEXANDRE VERDUN - Camelot de L\u2019Itinéraire JEAN-CLAUDE NAULT - Camelot de L\u2019Itinéraire JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L\u2019Itinéraire JACQUES ÉLYZÉ - Réprésentant des camelots RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est Téléphone : 514 597-0238 Télécopieur : 514 597-1544 Site : www.itineraire.ca GESTION DE L\u2019IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE | 514 848-7000 Directeur général ROBERT RENAUD Chef des communications graphiques DIANE GIGNAC Chargée de projets GISÈLE BÉLANGER Imprimeur TRANSCONTINENTAL Québecor est fière de soutenir l\u2019action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.ISSN -1481-3572 Numéro de charité : 13648 4219 RR0001 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale du Québec Nous reconnaissons l\u2019appui financier du gouvernement du Canada.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Convention de la poste publication No40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H9 VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 publicite@itineraire.ca PARTENAIRES MAJEURS L\u2019Itinéraire EST MEMBRE DE Interaction du quartier Community Council Peter-McGill PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous tenons à remercier le ministère de la Santé et des Services sociaux de même que le entre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal pour leur contribution financière permettant ainsi la poursuite de notre mandat.Le journal L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, le journal de rue est vendu régulièrement par les camelots.Aujourd\u2019hui le magazine bimensuel est produit par l\u2019équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L\u2019Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d\u2019économie sociale et des programmes d\u2019insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d\u2019itinérance, d\u2019isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L\u2019organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l\u2019autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L\u2019Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s\u2019en sortir.Merci à tous ! Une erreur s\u2019est glissée dans notre édition du 1er août 2019, en page 21 dans le texte « Culture autochtones, en quête de visibilité ».Dans les propos d\u2019André Dudemaine, fondateur de l\u2019organisme culturel Terres en vues et à la tête du Festival Présence autochtone de Montréal, nous avions écrit que chaîne de télévision APTN a été retirée du service de base du câble et que l\u2019on devait payer un supplément pour y accéder.Or, ce n\u2019est pas le cas.C\u2019est le fait qu\u2019elle n\u2019apparaisse pas dans les publications des programmes de télévision des quotidiens et hebdos spécialisés qui est considéré comme un signe de censure par M.Dudemaine.APTN est bien disponible avec le service de base.Toutes nos excuses pour cette mauvaise compréhension.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Charles-Éric Lavery, chef du développement social à : c.e.lavery@itineraire.ca 514 597-0238 poste 222 ÉCRIVEZ-NOUS ! courrier@itineraire.ca Des lettres courtes et signées, svp ! Le mois dernier, la faillite imminente des journaux de Capitales Médias est venue nous rappeler la gravité de la crise que traversent les grands médias.Privés des revenus publicitaires que siphonnent les géants du numérique, ils recherchent désespérément un modèle d\u2019affaires viable.Quelques chiffres\u2026 Il y a une quinzaine d\u2019années, les quotidiens récoltaient 31 % de la tarte publicitaire.Aujourd\u2019hui, la pointe n\u2019est plus que de 11 %.En revanche, celle des géants du numérique a bondi de 1 % à 44 %.Pendant ce temps, 43 % des emplois ont disparu dans l\u2019industrie.Comme magazine professionnel destiné au grand public, L\u2019Itinéraire est solidaire des épreuves que traversent toutes ces entreprises de presse.Légitimement, certaines revendiquent maintenant le statut d\u2019organisme sans but lucratif pour avoir accès, elles aussi, à l\u2019aide gouvernementale.Bienvenue dans la famille, pouvons-nous leur dire fraternellement.Mais à trop vouloir aider la transition numérique, nos gouvernements risquent aussi de tuer les entreprises qui carburent encore à l\u2019imprimé.Car pour nous, un magazine sans papier, ce serait un magazine sans camelots.Une idée impensable eu égard à notre mission.Québec et Ottawa doivent donc trouver des mesures qui peuvent à la fois soutenir les entreprises communautaires et celles jusque-là privées, des mesures qui peuvent aider les médias qui migrent vers le numérique comme ceux qui ont encore un bel avenir dans l\u2019imprimé.C\u2019est une question d\u2019équité, de justice et de diversité.« Ce n\u2019est pas une entreprise ou un propriétaire de presse que l\u2019on veut aider, c\u2019est le journalisme », assure la ministre québécoise de la Culture et des Communications, Nathalie Roy.Prenons-la au mot.Alors, un crédit d\u2019impôt remboursable sur les coûts de main-d\u2019œuvre à la manière fédérale ?Pourquoi pas, mais à la condition que les entreprises qui ne paient pas d\u2019impôt reçoivent l\u2019équivalent.Un crédit d\u2019impôt sur les frais d\u2019abonnement ?Oui, à la condition qu\u2019il ne se limite pas au numérique.Un crédit d\u2019impôt sur les dons des lecteurs ?On peut aussi l\u2019étendre à toutes les copies vendues, parce qu\u2019acheter une copie de L\u2019Itinéraire n\u2019est pas un don direct à l\u2019organisme.Nos gouvernements peuvent aussi laisser libre cours à leur imagination.De très nombreux pays occidentaux consentent aux médias une réduction de la taxe de vente et des frais postaux allégés.D\u2019autres n\u2019acceptent plus que les dépenses de publicité achetée à l\u2019étranger soient déductibles d\u2019impôt.À l\u2019instar de la France, les pays du G-7 veulent maintenant mettre en place, dans le cadre de l\u2019OCDE, une taxe internationale sur le chiffre d\u2019affaires des entreprises GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft).Reste aussi la possibilité de taxes les revenus d\u2019abonnement internet et les forfaits de données mobiles.Mais, d\u2019abord et avant tout, nos gouvernements doivent donner l\u2019exemple et cesser de tuer l\u2019industrie.En 2017, faut-il rappeler, on a dispensé les municipalités de l\u2019obligation de publier leurs avis publics dans les journaux locaux.Elles les diffusent maintenant sur leur site web au grand dam des médias régionaux.Depuis 1995, Québec semble aussi avoir oublié sa directive voulant que les ministères et organismes gouvernementaux réservent 4 % de leurs dépenses publicitaires aux médias communautaires.En cette matière, Québec n\u2019a jamais tenu promesse.L\u2019an dernier, on parle d\u2019un maigre placement de 100 000 $ saupoudré à travers toute la province.Je vous informe, subtilement, que pour son projet innovateur en pré-employabilité \u2014 le « qui nous sommes » \u2014 le magazine L\u2019Itinéraire, ne reçoit aucune subvention récurrente de la part du Québec.Eh oui ! Comme pour tout le monde, le papier, les salaires, l\u2019itinérance augmentent.Pendant ce temps-là, trois sociétés d\u2019État québécoises (la Société des alcools, Hydro-Québec et Loto-Québec) ont dépensé à elles seules plus de 8 millions $ chez Google et Facebook.C\u2019est une bien curieuse façon de soutenir le journalisme d\u2019ici.Merci à l\u2019avance de continuer à supporter L\u2019Itinéraire.#jaimemoncamelot #jesoutiensmonjournal.Ah oui ! Nous, nous émettons des reçus d\u2019impôt.15 septembre 2019 Volume XXVI, no 18 Prix de vente 1,50 $ 1,50 $ l\u2019achètent camelots Les paie l\u2019impression + coûts de production Luc Desjardins Directeur général et éditeur Erratum Soutenir TOUS les médias 8 Rond-point international 10 Questions d\u2019actualité « Non à la proportionnelle ! » 4 questions à Christian Dufour Laurent Soumis 11 Comptes à rendre J\u2019ai peur Ianik Marcil 19 ?En toute liberté Ce que la télé peut faire de mieux Mathieu Thériault 20 ?Dossier Des élections fédérales plus inclusives ?Alexandra Guellil 26 ?Testez vos connaissances ! Le droit de vote au Canada 28 Dans la tête des camelots Quel est l\u2019événement de l\u2019actualité qui t\u2019a le plus marqué en 2019 ?30 ?Sur mon spot Rosalie Vaillancourt À la rencontre d\u2019une humoriste généreuse Jean Boisvert 32 ?Suivez le camelot guide ! Osaka, Japon 34 ?World Press Photo 2019 38 ?L\u2019Itinéraire, 25 ans en images 40 ?Entrevue Monia Chokri 42 Bande déssinée Siou 43 C\u2019t\u2019encore drôle Vote, bois, profite ! Marc-André Piette 44 ?Détente 3 3 Zoom sur Mario 9 France Lapointe 9 Maxime Valcourt 9 Rhéo Gallant 20 Mots de camelots Andrée Lachapelle Dernier tour de piste 16 camelots ont participé à cette édition 34 15 septembre 2019 Volume XXVI, no 18 La réalisatrice Louise Archambault, qui a ému le Québec avec le film Gabrielle, propose cet automne une adaptation du roman à succès Il pleuvait des oiseaux, écrit par l\u2019Abitibienne Jocelyne Saucier.Un film visuellement magnifique, duquel se dégage une séduisante poésie et qui donne envie de fuir dans les bois à l\u2019instar de ses protagonistes.Le film propose également une brochette d\u2019acteurs talentueux, dont Gilbert Sicotte, Rémy Girard, Eve Landry et Éric Robidoux.Dans le rôle de Marie- Desneige, Andrée Lachapelle est resplendissante.Elle signe ici ses adieux au cinéma.Nous avons eu la chance de converser avec cette grande comédienne.À la une Jason Paré 12 FRANCE LAPOINTE CAMELOT MONT-ROYAL / MENTANA MAXIME VALCOURT CAMELOT THÉÂTRES DU RIDEAU VERT ET DU NOUVEAU MONDE RHÉO GALLANT CAMELOT MÉTRO CADILLAC Canada Médecine naturelle « Je me dis que c\u2019est ça la vie.C\u2019est comme ça qu\u2019elle devrait se passer.De l\u2019air pur, pas besoin de réfléchir sur quelle rue ou quelle direction je dois prendre.Je suis heureux de me lever chaque matin », amorce Tom, un ex-sans-abri et ancien participant du programme de l\u2019Union Gospel Mission (UGM).Cette ressource pour hommes alcooliques et toxicomanes offre le programme Expeditions, qui permet aux participants de reprendre le dessus grâce à des randonnées dans les régions sauvages de la Colombie-Britannique.La vie de Tom a basculé quand il a appris, à l\u2019âge 15 ans, que ses parents ont été assassinés.Il devient dépendant aux drogues et finit à la rue.Son quotidien est marqué par la pauvreté, la tristesse et le désespoir.En 2014, il découvre le programme Expeditions d\u2019UGM, qui donne aux hommes la possibilité de se mettre au défi, d\u2019explorer la beauté de la nature et de créer des liens significatifs les uns avec les autres, tout en travaillant à changer leur vie.Immergés dans des paysages d\u2019une beauté exceptionnelle, certains comme Tom finissent par trouver une paix intérieure et redonner un sens à leur vie.Aujourd\u2019hui, Tom est sorti de la rue, a trouvé un logement, travaille et est demeuré proche de ses amis du programme Expeditions.(Megaphone / INSP) Mexique Cuisiner grâce au soleil Dans certains quartiers pauvres du sud-ouest du Mexique, les familles apprennent à cuisiner en utilisant les rayons du soleil pour économiser de l\u2019énergie.Cette solution leur permet aussi d\u2019augmenter leurs revenus, de faire durer leurs denrées et de protéger l\u2019environnement.À Villa Zaachila, Reyna Díaz prépare des haricots, du poulet, du porc et des desserts à l\u2019aide de son cuiseur solaire.Elle l\u2019installe dans la cour de sa maison située dans un quartier pauvre en périphérie de la ville.« J\u2019utilise presque tous les jours ce cuiseur, il m\u2019est d\u2019une grande aide.Ma famille aime quand je cuisine », explique-t-elle en entrevue tout en mélangeant les ingrédients principaux de son cochinita pibil, un plat traditionnel composé de porc mariné avec des épices et des agrumes.Elle place ensuite le cuiseur sur les feuilles d\u2019aluminium de la cuisinière qui reflètent la lumière du soleil et permettent de chauffer le récipient.Notons que les 43 000 habitants de Villa Zaachila, une municipalité située dans l\u2019État d\u2019Oaxaca, à environ 475 km au sud de Mexico, ont en commun la pauvreté.(Inter Press Service / INSP) E M I L I O G O D O Y / I P S U G M L\u2019Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des journaux de rue).Le réseau apporte son soutien à près de 100 journaux de rue dans 35 pays sur six continents.Plus de 250 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez insp.ngo Le réchauffement de la planète Protéger la planète commence par de simples gestes.Qu\u2019attendez-vous pour cesser de détériorer la planète ?Travaillons tous ensemble ! Je le fais sur une base quotidienne.Sur mon lieu de travail, j\u2019en vois de toutes les couleurs.J\u2019ai vu des gens vider des cendriers sur le bord du trottoir, jeter des papiers, briser des bouteilles de verre, jeter des seringues, des condoms, des serviettes hygiéniques, des tampons, de la bouffe, des canettes et j\u2019en passe.Et les gens passent\u2026 pis moi je ramasse avec une conscience environnementale ! Je suis attristée.Je n\u2019aime pas voir du monde dépérir, leur santé affectée par la pollution.Ne pas savoir aussi ce que l\u2019on mange m\u2019inquiète.La nourriture est-elle contaminée ?Des pesticides ?Des microbes ?Des matières fécales ?Des maladies, la vache folle, la grippe aviaire, la salmonelle\u2026 et quoi encore ! La télévision me renvoie des images dramatiques.La fonte des glaciers, des pétroliers qui déversent par accident, des gros navires de touristes qui polluent les mers, les carcasses de baleines échouées sur la plage, des déversements de produits industriels dans les cours d\u2019eau, des produits radioactifs dans des sites d\u2019enfouissement\u2026 La liste s\u2019allonge tant et tant\u2026 Ça n\u2019a plus de fin ! Mais oui il y en aura une.Soyons positifs, quand même.Je propose des initiatives comme les bénévoles sur le Mont-Royal.Aussi, la Ville de Montréal offre 14 $ l\u2019heure pour balayer, ramasser les mégots, les papiers, les divers déchets.De plus, d\u2019avril à septembre, la fermeture de la rue Sainte-Catherine entre Berri et Papineau aux automobilistes donne la place aux piétons et donc il y a moins de pollution.Unissons-nous pour protéger notre planète avec de simples gestes.Pour notre trésor, la Terre.Mon opinion sur la Loi 21 La Loi 21 a été adoptée il n\u2019y a pas longtemps.Elle ne permet pas à certains employés de la fonction publique, par exemple, les enseignants, de porter des signes religieux pendant qu\u2019ils exercent leur emploi.Je suis déçu de cette loi.Je vais vous expliquer mon opinion à ce sujet.Je trouve que cette nouvelle loi est raciste puisqu\u2019elle cible spécifiquement les musulmans.Ça va affecter la capacité de plusieurs personnes à obtenir des emplois, par exemple les femmes musulmanes qui ne veulent pas sortir sans un voile.Les personnes qui ne voudront pas la respecter, finiront par subir des conséquences importantes.Certaines personnes approuvent cette loi parce qu\u2019ils disent que la religion est une façon de contrôler les gens.Par contre, le gouvernement a lui aussi plusieurs méthodes de contrôle semblables.Les médias aussi, comme la télévision ou les journaux qui peuvent influencer l\u2019opinion publique en leur montrant seulement certains aspects de différentes problématiques.Au cours de mon expérience personnelle passée, en tant que gardien de sécurité, j\u2019ai côtoyé des employés de toutes les ethnies dont certains portaient des signes religieux.Ces signes religieux ne dérangeaient pas leurs compétences au travail.Je pense qu\u2019il ne faut pas contrôler comment les gens s\u2019habillent, sauf dans certaines situations où il est essentiel de voir le visage d\u2019une personne, par exemple dans un cas de vie ou de mort.Malgré ce que je pense au sujet de cette loi, il faudra que tout le monde la respecte, car les lois varient selon les différents pays.En allant dans un autre pays, je devrai respecter les lois même si je ne suis pas d\u2019accord.Une thérapie en vélo J\u2019ai commencé à faire du vélo il y a un mois et demi.Je n\u2019étais pas trop en forme.J\u2019avais de la misère à marcher.Durant les temps chauds, certains disent de faire attention avec l\u2019exercice mais moi, je suis fait fort.J\u2019aime bien faire le tour du canal Lachine sur les pistes cyclables.C\u2019est 15 km à l\u2019aller et 15 km au retour.J\u2019aime la nature.Regarder les arbres et les oiseaux.Il y a même des oiseaux qui, lorsqu\u2019on passe sur la piste cyclable, viennent te piquer sur la tête pour protéger leurs petits.J\u2019arrête pour me reposer au parc René-Lévesque proche du Lac Saint-Louis.Le parc est immense.Il y a tout le temps des familles de canards pas peureux qui passent sur la piste cyclable.Au centre-ville, les gens sont agressifs en voiture.Tout le monde est stressé, les gens sont pressés d\u2019aller travailler.C\u2019est tout le contraire quand tu tombes dans la nature.Que ce soit un arbre, un oiseau, l\u2019eau, le fleuve, tout est moins agressif que les humains.Tout est beaucoup plus calme.Quand on est connecté à la nature, on déconnecte de la vie de tous les jours.Au lieu de pogner les nerfs et de péter sa coche sur les autres, on voit le ciel bleu, bleu, bleu.On dirait que l\u2019humain n\u2019est pas pareil qu\u2019avant.Les gens prenaient plus de temps pour faire leurs choses.Peut-être qu\u2019ils prenaient moins de drogues.C\u2019est plus fou qu\u2019avant.Proche des rapides de Lachine, le bruit des chutes me calme.Tout semble paisible.On dirait qu\u2019on est hors du temps.Cela me détend d\u2019y faire du vélo.Je ramasse des vélos que les gens jettent aux poubelles.Cela leur donne une deuxième vie.Je suis tellement chanceux car à date, je n\u2019ai jamais eu de crevaison.Passez une belle fin d\u2019été ! Traduction Alexandra Guellil Quand j\u2019étais tout petit, il y a eu un champion olympique de natation qui avait fondé une école d\u2019acclimatation à l\u2019eau et à la nage pour les bambins.Il m\u2019a lancé à l\u2019eau.Réjean Lacoursière était son nom et il avait inventé une méthode qui consistait à lancer à l\u2019eau les bébés pour leur apprendre « naturellement » à nager.J\u2019avais deux ans et demi et il m\u2019a jeté à l\u2019eau, sous le regard inquiet de ma mère.Il n\u2019y avait qu\u2019une consigne : ne pas nourrir l\u2019enfant au préalable, question qu\u2019il ne régurgite pas dans l\u2019eau.J\u2019avais beau être un petit humain tout maigre, j\u2019avais toujours faim.Donc ma mère m\u2019a donné une collation avant le plouche dans l\u2019eau.Je me suis étouffé dans la piscine et j\u2019aurais pu mourir, n\u2019eût été de M.Lacoursière qui est venu à mon secours.Depuis ce temps, j\u2019ai peur de l\u2019eau.Dès que j\u2019ai de l\u2019eau en haut des genoux, dans une piscine, dans un lac ou à la mer, je fige.C\u2019est incontrôlable et irrationnel.J\u2019ai peur de plein de choses, comme tout le monde.De la mort, des bruits incongrus, des fourmis, de décevoir, de me mêler dans mes chiffres d\u2019économiste.Je suis un brin dyslexique des chiffres : c\u2019est pas bon pour un économiste en entrevue à la radio.Survivre L\u2019anthropologie nous enseigne que la peur est salutaire.Ce sentiment ressenti profondément aurait des sources très lointaines, dans notre animalité.Observez l\u2019oiseau ou l\u2019écureuil dans votre ruelle : s\u2019ils entendent un bruit anormal, ils fuient, craignant pour leur vie.Pourtant, ces animaux cohabitent avec l\u2019humain depuis très longtemps.Il en va de même pour nos peurs irrationnelles même si le danger, réel ou imaginé, nous est familier.Prenons l\u2019exemple de la peur du noir.Plusieurs personnes la vivent, de manière plus ou moins intense \u2013 on l\u2019appelle nycto- phobie, par ailleurs.La plupart des jeunes enfants et de nombreux adultes ne parviennent pas à s\u2019endormir sans avoir une veilleuse allumée à côté de leur lit.Pourtant, il n\u2019y a strictement aucun danger à dormir dans le noir, les portes de l\u2019appartement bien verrouillées.Rationnellement, cette peur est totalement injustifiée.Selon ce que j\u2019en comprends, la science ne sait pas pourquoi nous nourrissons cette peur.Contrairement à mon aquaphobie, qui s\u2019explique par un événement traumatique, la peur du noir, à quelques exceptions près (une agression la nuit, par exemple), n\u2019a pas de causes rationnelles et explicables.Elle serait peut-être liée à notre très lointain passé, lorsque homo sapiens était la proie potentielle de tous les dangers dans sa grotte (je caricature, bien évidemment).Une peur, donc, motivée par un danger qui n\u2019existe plus.Être socialisée par la peur J\u2019ai connu une jeune amie, pour laquelle j\u2019ai énormément d\u2019admiration, grâce à un statut Facebook qu\u2019elle avait publié il y a quelques années.Elle expliquait que les filles, contrairement aux garçons, étaient socialisées par la peur.Leurs parents les mettent en garde : ne pas marcher seule la nuit dans les rues désertes, se méfier de certains comportements des hommes pour ne pas être agressées, etc.« Ne pas accepter des bonbons d\u2019un inconnu » est un peu cliché et peut-être pas très sérieux.Mais de craindre au quotidien une agression de la part d\u2019un homme, pour une fille, me paraît, comme homme, totalement épouvantable.Jamais je n\u2019ai eu ni n\u2019aurai cette peur.En revanche, nombre de mes amies mères de jeunes filles affirment ne pas avoir le choix de socialiser leur progéniture de cette manière, à regret.J\u2019ai mentionné que mon amie était jeune, ça n\u2019est pas par hasard.Elle a dans la mi-vingtaine ; elle pourrait être ma fille.Avant que j\u2019écrive ce petit texte, je croyais, naïvement, que les choses avaient changé depuis la génération de ma mère et de mes grand-mères.Hélas, non.J\u2019ai peur du noir et des fourmis, mais jamais, jamais, je n\u2019aurai peur d\u2019être agressé sexuellement, contrairement à mes amies qui dans une très vaste majorité l\u2019ont été au moins une fois dans leur vie.J\u2019ai peur « Non à la proportionnelle ! » questions à Christian Dufour 4 Politologue recul historique du pouvoir québécois.« Le pouvoir québécois est le seul à être contrôlé par une majorité francophone sur le continent », écrivez-vous.En quoi le mode actuel a-t-il « bien servi la majorité francophone » ?C\u2019est tout un paradoxe.C\u2019est un héritage du conquérant britannique qui a permis à la majorité francophone de se comporter, dans les faits, comme une majorité politique.Le mode de scrutin actuel favorise les régions et les francophones.La proportionnelle est dangereuse parce qu\u2019elle manque de réalisme sur les rapports de force.Les Québécois ont perdu deux grands combats structurants avec les référendums de 1980 et de 1995.Cela a eu des conséquences négatives qui durent encore.Le Québec n\u2019est pas indépendant.Il n\u2019est pas reconnu comme une société distincte au sein du Canada.Il ne faut donc pas renoncer à un mode de scrutin qui nous a protégés d\u2019une partie des conséquences négatives de nos échecs passés.Historiquement, notre mode de scrutin a permis de faire des grandes réformes, dont certaines ont été controversées dont la Loi 101.Plusieurs s\u2019accordent à dire que le mode proportionnel va favoriser les minorités, et va rendre plus difficile l\u2019adoption des projets de loi comme celui sur la laïcité.Or, le mode actuel favorise le pouvoir québécois au sens large.Il a ses imperfections, mais il nous donne des gouvernements forts et majoritaires qui sont congédiables et dont on peut se débarrasser.La proportionnelle a tendance à produire des gouvernements faibles, de coalition, qui ont tendance à perpétuer le même personnel politique.D\u2019ici le 1er octobre, François Legault doit déposer un projet de loi pour remplacer le mode de scrutin actuel par un mode proportionnel où certains députés seraient élus dans leur comté et d\u2019autres selon le score provincial obtenu par leur parti.« L\u2019idée que l\u2019on pourrait cumuler les avantages des deux systèmes est une chimère et une supercherie », dénonce le politologue Christian Dufour.Dans son dernier essai, Le pouvoir québécois menacé, l\u2019auteur invite les Québécois à dire « Non à la proportionnelle ! ».Dans votre livre, vous dénoncez le « pseudo » consensus autour de la proportionnelle.Vous pestez contre ce qu\u2019on présente comme « une évidence » dont on n\u2019a pas encore « démontré l\u2019intérêt ».Pourquoi alors cette idée est-elle si populaire ?À première vue, la proportionnelle a l\u2019air juste, mais c\u2019est une vision très superficielle.Chose sûre, il n\u2019y a pas de consensus.C\u2019est quelque chose qui n\u2019intéresse pas l\u2019immense majorité des Québécois.C\u2019est un concept défendu par des élites militantes, le Mouvement Démocratie Nouvelle.Or parmi ceux qui s\u2019intéressent au sujet, certains ont de grosses réticences et trouvent que le système actuel a des avantages.Mais ces gens-là ne le disent pas.C\u2019est ça le gros problème.Au Québec, la rectitude politique est tellement forte, qu\u2019on a peur de passer pour réactionnaire.Ceux qui sont contre ne le disent pas clairement.Le sous-titre de mon livre dit « Non à la proportionnelle ! » C\u2019est le message que je veux marteler : « Dites-le que vous êtes contre ».Il ne faut pas cautionner ce que je considère comme un Selon vous, la proportionnelle « diminuerait la capacité d\u2019agir et le poids politique de la majorité francophone ».En quoi menace-t-elle le poids politique des régions et notre rapport de force avec le reste du Canada ?Nous serions les seuls à avoir la proportionnelle.Or on est en Amérique du nord.On n\u2019est pas en Europe ! Face au fédéral et aux autres provinces qui ont conservé le mode actuel, des gouvernements québécois de coalition seront toujours plus faibles que des gouvernements majoritaires.On n\u2019est pas indépendants, mais on a des gouvernements qui ont la possibilité d\u2019agir.C\u2019est une question de réalisme politique.La proportionnelle semble plus démocratique, mais seulement sur papier.Elle correspond à une vision abstraite et statistique de la démocratie.Dans le contexte québécois, ce serait de la folie.Dans notre système, les élections se jouent en province.Tous les journalistes qui suivent les élections vous le diront : à pourcentage de vote égal, le Parti libéral \u2013 pour qui les non-francophones votent de façon assez massive \u2013 remporte toujours moins de comtés que les partis soutenus par les francophones du reste de la province.Pourquoi renoncerions-nous à ça ?Un tel changement est pratiquement impensable sans la tenue d\u2019un référendum.Pourquoi ce troisième référendum serait-il périlleux ?Je ne réclame pas à tout prix un référendum sur le mode de scrutin, même s\u2019il est clair qu\u2019on ne peut pas procéder à une réforme aussi fondamentale \u2013 qui change notre culture politique, la façon de vivre notre démocratie et de gouverner une institution vieille de plus de 200 ans - sans que cela soit ratifié par les citoyens.Même si j\u2019ai espoir que les Québécois disent non, je préfère ne pas aller en référendum.L\u2019enjeu est énorme : on risque un recul historique du pouvoir québécois.D\u2019ici la commission parlementaire, j\u2019espère qu\u2019il y aura une montée des gens contre la proportionnelle.J\u2019espère que les contradictions vont ressortir.C\u2019est très facile d\u2019être pour le principe, mais le diable est dans les détails.Le pouvoir québécois, c\u2019est le sous-sol de la maison.Le reste (la souveraineté, la société distincte ou le fédéralisme qui fonctionne), ce ne sont que des étages.On ne peut rien faire sans ce pouvoir.La réforme du scrutin attaque l\u2019essentiel de ce que nous sommes.P H O T O C O U R T O I S I E 11 itineraire.ca 15 septembre 2019 LAURENT SOUMIS QUESTIONS D\u2019ACTUALITÉ ÉCONOMISTE INDÉPENDANT IL PLEUVAIT DES OISEAUX, 2019 LES FILMS OUTSIDERS \u2013 MK2 | MILE END La réalisatrice Louise Archambault, qui a ému le Québec avec le film Gabrielle, propose cet automne une adaptation du roman à succès Il pleuvait des oiseaux, écrit par l\u2019Abitibienne Jocelyne Saucier.Profondément touchant, ce film raconte l\u2019histoire de vieux ermites vivant dans les bois et dont le quotidien sera chamboulé par l\u2019arrivée de deux femmes : une jeune photographe qui enquête sur un feu meurtrier ayant frappé la région il y a plusieurs dizaines d\u2019années et une octogénaire qui s\u2019est échappée de l\u2019hôpital où elle a été internée toute sa vie. IL PLEUVAIT DES OISEAUX, 2019 LES FILMS OUTSIDERS \u2013 MK2 | MILE END Il pleuvait des oiseaux est un film visuellement magnifique, duquel se dégage une séduisante poésie et qui donne envie de fuir dans les bois à l\u2019instar de ses protagonistes.Le film propose également une brochette d\u2019acteurs talentueux, dont Gilbert Sicotte, Rémy Girard, Eve Landry et Éric Robidoux.Dans le rôle de Marie-Desneige, Andrée Lachapelle est resplendissante.Elle signe ici ses adieux au cinéma.Nous avons eu la chance de converser avec cette grande comédienne.Comment s\u2019est passé le tournage ?Merveilleusement bien.C\u2019était dans un endroit assez isolé.On était au fond des bois près de Québec.On n\u2019avait pas de commodités réelles, mais l\u2019équipe était tellement extraordinaire.Ç\u2019a été un grand plaisir de travailler avec eux.Pour moi, ç\u2019a vraiment été un bonheur de tourner une histoire aussi belle.Je l\u2019avais lue il y a des années et elle m\u2019avait impressionnée.Quand ils m\u2019ont demandé de faire le film, j\u2019étais très heureuse d\u2019y participer.Est-ce que vous avez trouvé ça dur de tourner en pleine forêt ?Non, pas vraiment.Évidemment, il n\u2019y avait pas de toilettes dans les chambres.Il fallait faire une bonne trotte pour s\u2019y rendre, allez prendre sa douche et tout ça.Mais, j\u2019ai fait des camps de vacances quand j\u2019étais jeune, donc moi ça ne me dérangeait absolument pas, au contraire, ça m\u2019a ramenée à ma jeunesse.Corrigez-moi si je me trompe, mais c\u2019était votre premier tournage depuis le décès de votre compagnon, André Melançon.Est-ce que ç\u2019a été difficile de se remettre en selle ?Il y a des choses que j\u2019oublie.Mes enfants me disent que ça ne me tentait pas de retourner travailler, parce que j\u2019avais décidé que c\u2019était terminé pour moi.Et puis, quand ils m\u2019ont appelé pour faire le film, il fallait que je me remette le pied à l\u2019étrier, mais finalement, comme c\u2019était tellement une belle histoire, j\u2019ai dit oui tout de suite.Et est-ce que ça vous a fait du bien de travailler à nouveau ?Oui ! Ça m\u2019a fait du bien parce que l\u2019équipe m\u2019a portée.Ils étaient tellement gentils avec moi.Ils faisaient tout pour que je sois à l\u2019aise.La productrice était là continuellement avec moi.Et la réalisatrice, Louise Archambault\u2026 Tout le monde a été impeccable.Puis l\u2019équipe de Gilbert Sicotte, Rémy Girard, Eve Landry, Éric Robidoux, je les aimais beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup\u2026 Qu\u2019est-ce qui vous a interpellée dans cette histoire adaptée d\u2019un roman de Jocelyne Saucier ?C\u2019est toute cette histoire d\u2019amour entre des personnes âgées.C\u2019est rare qu\u2019on voie ça.Évidemment, Gilbert Sicotte est plus jeune que moi.J\u2019ai quand même 87 ans.On en a très peu des histoires d\u2019amour de personnes âgées.Ça peut arriver à n\u2019importe quel âge.C\u2019est ça qui m\u2019a fascinée là-dedans.Et comparativement au livre ?Est-ce que le film respecte bien le matériau d\u2019origine ?Oui, ça respecte très bien le livre.Je pense que Jocelyne Saucier est très contente du résultat.Votre personnage a été durement marqué par la vie.Est-ce qu\u2019il a été difficile à jouer ?Non, non, non.Je fais ce métier-là depuis tellement d\u2019années.Les personnages viennent à moi, je les analyse et puis je m\u2019abandonne complètement.Je n\u2019ai pas trouvé ça difficile, au contraire, ç\u2019a été joyeux et j\u2019étais heureuse de faire ça.Comment l\u2019avez-vous abordé ?Je me suis abandonnée totalement à l\u2019histoire et à mon personnage.Je lis l\u2019histoire, je m\u2019en fais une idée réelle et avec les camarades qui m\u2019entouraient, on en discutait.C\u2019est un personnage généreux qui a été mis dans une espèce d\u2019hôpital pour déficience intellectuelle alors que c\u2019est une femme très intelligente.Et, elle en a souffert beaucoup dans sa jeunesse.Quand elle sort de cet hôpital avec son neveu, joué par Éric Robidoux, elle recommence à vivre.Ils s\u2019en vont dans les bois au bord d\u2019un lac merveilleux, ça devient une fête pour elle.Elle est très heureuse.Il y a une scène très difficile avec Rémy Girard.Que pensez- vous de l\u2019aide médicale à mourir et du système de santé en général au Québec ?Je suis pour l\u2019aide à mourir.Absolument, oui.Quand les gens n\u2019en peuvent plus, qu\u2019ils sont très malades, je trouve qu\u2019il faut les aider à partir, si eux-mêmes le demandent.Je ne sais pas pourquoi on s\u2019opposerait à une chose comme celle-là.Maintenant, il y a plusieurs moyens d\u2019aider quelqu\u2019un à partir d\u2019une façon très facile et sans souffrir, ni mentalement ni physiquement.Vous avez une très belle scène d\u2019amour avec Gilbert Sicotte, le genre de scène qu\u2019on ne voit pas souvent à l\u2019écran.Non, on ne voit jamais ça à l\u2019écran.Je ne l\u2019ai jamais vu à l\u2019écran.Je sais qu\u2019il y a eu Amour [de Michael Haneke] tourné en France où c\u2019est une femme plus âgée qui tombe amoureuse, mais on ne les voit pas faire l\u2019amour.On ne les voit pas se caresser.On ne voit rien de tout ça.Tandis que dans notre film, on voit.(rires) C\u2019était important pour vous de tourner cette scène, de rappeler que les personnes âgées ont elles aussi une vie sexuelle ?Oui, je trouve que c\u2019est important de montrer que c\u2019est possible d\u2019aimer à tout âge.Ce n\u2019est pas seulement pour les jeunes.On peut avoir plus de 80 ans et être encore amoureux.Ou avoir 90 ou 100 ans.La vie se prolonge.Que des gens soient amoureux encore à cet âge, je trouve ça fantastique.Et tellement beau ! Ça fait partie de la vie.15 itineraire.ca 15 septembre 2019 IL PLEUVAIT DES OISEAUX, 2019 LES FILMS OUTSIDERS \u2013 MK2 | MILE END YUL 871, 1966 OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA.TOUS DROITS RÉSERVÉS Le film donne vraiment envie de s\u2019évader dans les bois.Vous- même, vous êtes originaire de Montréal, mais vous vivez maintenant dans un petit village dans les Laurentides.Que pensez-vous de la vie dans les grandes villes ?Moi, je n\u2019en ai jamais souffert, parce que je suis née dans le Mile-End.J\u2019y ai grandi jusqu\u2019à 21 ans.Ensuite, je suis allée à Paris.J\u2019ai voyagé beaucoup, surtout dans des villes en Europe, en Russie, en Tchécoslovaquie, en Hongrie, en Pologne.J\u2019ai visité beaucoup de villes : Vienne, Londres, New York\u2026 Moi, je suis heureuse dans une ville.Je ne trouve pas ça difficile.Mais, j\u2019aime bien la campagne aussi.En ce moment, je suis très bien.On est au bord d\u2019un lac merveilleux.J\u2019ai des enfants absolument extraordinaires qui s\u2019occupent bien de moi et qui sont très présents.J\u2019ai cette chance d\u2019avoir des enfants fantastiques.J\u2019ai lu que vous ne vouliez plus faire de théâtre ni de télé.Avez- vous d\u2019autres projets de cinéma de prévus ?Non, non, non, non, non.C\u2019est fini pour moi.Je suis rendue à 87 ans.J\u2019ai donné beaucoup, surtout au théâtre.J\u2019ai aimé faire des films.Je dois dire que celui-là en particulier a été formidable.J\u2019ai travaillé aussi avec des directeurs photo et des réalisateurs qui étaient merveilleux.Mais, c\u2019est surtout au théâtre que j\u2019ai été la plus heureuse parce que tous les soirs, on travaille un texte, on le corrige, on l\u2019améliore.On travaille longtemps sur un personnage, deux mois à l\u2019avance.Mon grand bonheur, ç\u2019a été le théâtre.Il pleuvait des oiseaux est un très beau film.Je suis très heureuse de finir ma carrière là-dessus.C\u2019est très touchant et c\u2019est un film avec une fin heureuse.Il n\u2019y en a pas tant que ça.(rires) Il finit bien, il finit sur l\u2019amour.Andrée Lachapelle est née dans le quartier Mile-End à Montréal en 1931.Après avoir étudié la diction, puis le théâtre au Studio XV, elle amorce une carrière de comédienne au début des années 1950 au théâtre et dans les toutes premières émissions culturelles de Radio-Canada.De 1965 à 1968, elle joue dans les créations de Marcel Dubé : Les Beaux Dimanches, Au retour des oies blanches et Bilan.En 1968, elle chante en duo avec Claude Léveillée sur l\u2019album Elle tournera la terre.Au cours des années 1970, elle joue dans deux adaptations de Tennessee Williams : Chatte sur un toit brûlant (au Trident) et Un tramway nommé Désir (présenté au Théâtre de l\u2019Atelier à Paris).En septembre 1972, Andrée Lachapelle partage la vedette avec Françoise Faucher dans le téléthéâtre Toi et tes nuages à Radio-Canada.Elle reprend son rôle dans l\u2019adaptation cinéma des Beaux Dimanches, réalisée par Richard Martin en 1974.Dans les années 1980, elle participe à deux séries marquantes de la télévision québécoise : Le Temps d\u2019une paix et Monsieur le Ministre.Officière de l\u2019Ordre du Canada en 1985.Elle reçoit le prix Guy-L\u2019Écuyer en 1990 pour son interprétation dans le film Comme un voleur de Michel Langlois.En 1993, elle obtient le Prix Génie de la meilleure actrice dans un rôle principal dans Cap Tourmente de Michel Langlois.De 1995 à 1999, elle fait une tournée pour la pièce Albertine en cinq temps de Michel Tremblay (Espace GO).Elle a été sacrée chevalière de l\u2019Ordre du Québec en 1998.Andrée Lachapelle a reçu le titre de Grande Montréalaise dans la catégorie culturelle en 2000.En 2003, elle joue le rôle de la mère mourante dans Incendies de Wajdi Mouawad (FTA/Quat\u2019Sous).Elle a été nommée commandeure de l\u2019Ordre de Montréal en 2016.Elle est honorée lors de la Soirée hommage Québecor en 2018.Andrée Lachapelle courte biographie Il pleuvait des oiseaux est présenté en salle depuis le 13 septembre Pour le revenu En 2016, le gouvernement a maintenu l\u2019accès dès 65 ans à la pension de vieillesse et au supplément de revenu garanti, renversant la prolongation prévue à 67 ans.Cette pension, bien que trop modeste, est bien mieux que l\u2019aide sociale.Les ressources voient un nombre grandissant de personnes de plus de 50 ans qui se retrouvent au pas de la rue et c\u2019est uniquement dans ce groupe d\u2019âge où il y a un accroissement des prestataires de l\u2019aide sociale.Le rehaussement de l\u2019allocation pour enfants a contribué à réduire le niveau de pauvreté.L\u2019accès aux prestations d\u2019assurance emploi a aussi été légèrement amélioré.En logement Ottawa a annoncé une ambitieuse Stratégie en logement, prévoyant plus de 40 milliards $ sur 10 ans, incluant les contributions des provinces, sans que leur accord ne soit conclu.De par ses propres investissements, le fédéral a accru les fonds pour entretenir et maintenir l\u2019abordabilité des HLM, coops et OSBL construits jusqu\u2019en 1994, avec son aide.Cet investissement est encore insuffisant pour entretenir ce parc de logements vieillissant.Il soutient aussi la construction de logements privés et il vise à développer une allocation-logement.Un investissement majeur et récurrent dans le développement du logement social est ce qui manque dans la Stratégie fédérale en logement.À Montréal, les logements sont de plus en plus chers, rares et souvent insalubres, laissant 365 jours par année des milliers de personnes sans toit et des dizaines de milliers de ménages mal-logés.Pour contrer la pénurie de logements, assurer un toit stable, de qualité et accessible aux personnes à faible revenu, le prochain gouvernement doit prioriser dans ses investissements en habitation le soutien au développement du logement social.Ottawa a aussi annoncé des fonds doublés sur 10 ans pour le soutien aux actions en itinérance avec son programme Vers un chez soi.Le 29 août dernier, une Entente Canada-Québec était rendue publique.Celle-ci balisera l\u2019affectation de ces investissements stratégiques jusqu\u2019en 2029.Le mot du RAPSIM du 1er octobre y reviendra.À l\u2019approche des élections fédérales, il est important de revenir sur le rôle du gouvernement du Canada en lien avec l\u2019itiné- rance.Comment peut-il agir sur le phénomène ?C\u2019est le gouvernement du Québec qui a la principale responsabilité d\u2019agir, avec sa Politique nationale de lutte en itinérance- Ensemble pour éviter la rue et en sortir, qui prévoit des mesures qui interpellent une dizaine de ses ministères.La Ville de Montréal a plusieurs responsabilités et pouvoirs, avec un solide Plan d\u2019action en itinérance pour y faire face.Le gouvernement fédéral a cependant des responsabilités majeures et déterminantes.Que ce soit sur le partage de la richesse, l\u2019aide au revenu, l\u2019accès au logement, les transferts aux provinces pour les programmes sociaux, les conditions de vie des Autochtones, il apporte ou non des solutions structurantes pour contrer l\u2019itinérance.Un premier bilan En prenant le pouvoir, le gouvernement Trudeau héritait d\u2019un bilan qui avait lourdement contribué au développement de l\u2019iti- nérance, ce tant sous les conservateurs que les libéraux.Il y a eu, dans les années 1990, l\u2019abolition du Régime d\u2019assurance publique du Canada, qui prévoyait un niveau de prestations d\u2019aide sociale pour couvrir les besoins essentiels.Le gouvernement a coupé dans ses transferts aux provinces pour financer l\u2019aide sociale, la santé et l\u2019éducation post secondaire Le retrait du fédéral du soutien au développement du logement social a eu un impact désastreux.Le FRAPRU calcule que cela a représenté 75 000 nouveaux logements en moins au Québec depuis 1994.Le gouvernement libéral a voulu s\u2019attaquer à ces situations.Il a adopté plusieurs mesures et stratégies en logement, en réduction de la pauvreté et en itinérance, visant à réduire le nombre de sans-abri.Plusieurs de celles-ci pourront avoir un tel impact.Ottawa a fait des pas dans la bonne direction, mais les moyens annoncés demeurent insuffisants.Si plusieurs programmes et budgets sont prévus pour les prochaines années, les résultats restent à voir.Dans ma chronique précédente, je vous parlais de l\u2019excellente série sur Tchernobyl, diffusée depuis quelques semaines sur HBO 1.Comme j\u2019ai dû m\u2019abonner au site pour la visionner, cela m\u2019a donné accès à d\u2019autres séries diffusées par la même station.C\u2019est pourquoi je veux vous parler de The Wire (Sur écoute), disponible sur la même plateforme, et que j\u2019ai réécoutée avec bonheur.À mon humble avis, il s\u2019agit de la meilleure série jamais produite pour le petit écran.C\u2019est mon coup de cœur.Elle date de plus d\u2019une dizaine d\u2019années, mais si vous avez qu\u2019une seule série à visionner durant votre vie, c\u2019est celle-ci que je vous recommande.Depuis une bonne quinzaine d\u2019années, la télévision n\u2019est plus le parent pauvre du domaine artistique.Bien entendu, on trouve encore quantité de niaiseries, de contenu vide et abrutissant sur le petit écran.Sauf que ce qui a changé, c\u2019est qu\u2019on y trouve désormais aussi \u2014 pour peu que l\u2019on cherche un peu \u2014 quantité d\u2019œuvres qui ajoutent réellement quelque chose à l\u2019art et à la culture dans ce qu\u2019ils ont de plus nobles.Des œuvres qui n\u2019ont donc plus à rougir ou à se sentir inférieures à ce que le cinéma, la littérature ou le théâtre peuvent offrir de mieux.The Wire est une série qu\u2019on pourrait qualifier de policière, en ce sens qu\u2019elle met en scène des policiers et des bandits.Sauf que ce serait un résumé bien superficiel.Le récit se déroule à Baltimore, une des villes les plus difficiles des États-Unis.Une ville industrielle du nord, aux deux tiers afro-américaine, qu\u2019on présente souvent comme la capitale nationale des drogues dures, surtout de l\u2019héroïne.Baltimore, c\u2019est aussi la ville tant méprisée par Donald Trump.Dans un tweet raciste, le président américain disait récemment d\u2019elle qu\u2019elle était dégoûtante, infestée de rats, que c\u2019était un endroit crasseux et dangereux dans lequel aucun être humain ne voudrait vivre.Le créateur de la série The Wire est David Simon, a été pendant de longues années journaliste au Baltimore Sun, le réputé quotidien de la ville.Il connaît bien son sujet.Un cours de sociologie américaine Bien qu\u2019il se soit converti en scénariste de talent, toute l\u2019écriture de David Simon est teintée de ce passé de journaliste qui lui est propre.En fait, The Wire est un véritable cours de sociologie américaine.Baltimore pouvant être ici considérée comme la métaphore de tout ce qui ne tourne pas rond chez l\u2019oncle Sam.Chaque saison de la série - qui en compte cinq - aborde un thème qui lui est propre.Ainsi, la saison 3 explore notamment l\u2019hypocrisie des dirigeants par rapport à la consommation de drogues, mais surtout concernant la criminalité, la pauvreté, le délire sécuritaire et le racisme.La saison 4 parle surtout d\u2019éducation et de l\u2019état des écoles, dans une ville majoritairement noire, et de ce à quoi peuvent espérer les élèves qui les fréquentent.Quand on sait qu\u2019aux États-Unis, c\u2019est souvent au niveau municipal que se décide qui, de la police ou de l\u2019éducation par exemple, obtiendra le plus de fonds publics, cela donne à réfléchir.Quant à elle, la saison 5, particulièrement excellente, traite du rôle des médias et de l\u2019influence qu\u2019ils peuvent avoir sur les grands enjeux politiques.Ni noir, ni blanc Ce qui est frappant de cette série, c\u2019est que ni les bandits ni les policiers ne sont dépeints comme des trous du cul ou des héros.De chaque côté, il y a des étoiles et des crapules.Les flics ne sont pas tous aux commandes de labos rutilants, à la fine pointe de la technologie, leur permettant de résoudre 15 meurtres à partir d\u2019un bout de tissu.En fait, ils galèrent dans des locaux minables et passent de longues journées à accumuler de la preuve en prenant des photos sur des toits brûlants.Les « méchants », quant à eux, ne sont ni de parfaits salauds imbéciles, ni des rois de la vie facile qui se la jouent « cool et glamour ».En fait, chaque camp a ses premiers de classe et ses pommes pourries, et les mêmes personnages peuvent être un jour attachants et le lendemain détestables.Bref, c\u2019est un peu comme les vrais humains dans la vraie vie.On aurait tort de snober une série comme The Wire parce qu\u2019elle vient de la télé, que c\u2019est une série dite policière et parce qu\u2019elle est américaine.Je suis convaincu que dans quelques décennies, on reconnaîtra qu\u2019il s\u2019agit en fait d\u2019une œuvre qui a magnifiquement témoigné de son époque.Et qui raconte une sacrée bonne histoire ! Ce que la télé peut faire de mieux un rôle majeur pour le fédéral Itinérance : Par Pierre Gaudreau ?Directeur du RAPSIM 19 itineraire.ca 15 septembre 2019 CHRONIQUE PAYÉE EN TOUTE LIBERTÉ PAR MATHIEU THÉRIAULT CAMELOT BERNARD/ DE L\u2019ÉPÉE Même s\u2019il n\u2019a pas honoré sa promesse de campagne de réformer le mode de scrutin, on doit au gouvernement Trudeau l\u2019adoption de la Loi C-76 sur la modernisation des élections.Les nouvelles mesures sont nombreuses et concernent aussi bien des interdictions visant à prévenir l\u2019ingérence étrangère que la garantie de l\u2019indépendance du Directeur général des élections et du commissaire aux élections fédérales.Autre avancée : les Canadiens qui vivent, étudient ou séjournent en vacances à l\u2019étranger peuvent désormais s\u2019inscrire au Registre international des électeurs et envoyer leur bulletin de vote spécial par la poste.Rappelons que l\u2019ancien gouvernement Harper avait décidé d\u2019utiliser une loi datant de 1993 pour refuser le droit de vote aux citoyens canadiens ayant quitté le pays depuis plus de cinq ans.Failles relevées Cependant, on relève quelques manquements relatifs à la protection de la vie privée ainsi qu\u2019aux dépenses des partis politiques.Avec les récentes fraudes sur les données personnelles chez Desjardins et Capital One, on pourrait légitimement se questionner sur les actions du gouvernement pour protéger les citoyens des éventuelles tromperies.En ce qui concerne les partis politiques, la Loi C-76 les oblige à publier une déclaration expliquant leur utilisation des renseignements personnels des électeurs et leurs actions pour les protéger.Une étape importante, quoique déjà franchie par certains partis : le Parti libéral du Canada, le Nouveau Parti démocratique et le Parti conservateur du Canada ont un document du genre sur leur site internet.Qu\u2019il s\u2019agisse du vote des Canadiens à l\u2019étranger ou de la collaboration avec les agents de rayonnement pour encourager les personnes itinérantes, incarcérées ou hospitalisées à exprimer leurs opinions politiques, la loi électorale s\u2019est modernisée.Les prochaines élections fédérales seront-elles réellement à l\u2019image de tous les Canadiens ?plus Lisez attentivement, un test suivra ! inclusives ?par Alexandra Guellil Des élections fédérales L\u2019autre faille majeure concerne les dépenses supposément mieux contrôlées des partis politiques qui pourront toujours demander un remboursement par le Trésor public de leurs dépenses après les élections, et ce, sans présenter systématiquement de pièces justificatives.On note par contre quelques lacunes dans l\u2019encadrement des dépenses effectuées par des tiers (dont les étrangers) et aucune sanction n\u2019est prévue si un parti ne respecte pas cette mesure.Radio-Canada soulevait d\u2019ailleurs dans un article du 5 mai 2018 qu\u2019aux dernières élections fédérales, 60,7 millions $ ont été remboursés aux partis.Le Directeur général des élections pourrait cependant obliger l\u2019agent principal du parti enregistré « à produire, au plus tard à une date donnée, les pièces justificatives pour toute dépense exposée dans le compte des dépenses électorales du parti, notamment les états de compte bancaires, les bordereaux de dépôt ainsi que les chèques annulés ».Les partis politiques sont donc libres de se réguler ou à défaut, en seront obligés par cette mesure législative.Exigences d\u2019identification En 2015, lors des dernières élections fédérales, 49 600 citoyens se sont présentés à un bureau de vote sans pouvoir exercer leur droit, faute de carte d\u2019identité avec photo, nom et adresse.Preuve qu\u2019il existait à l\u2019époque un quiproquo sur ce qui était considéré ou non comme une preuve d\u2019identité valable.De nombreux Canadiens ont indiqué dans un sondage ne pas s\u2019être présentés parce qu\u2019ils ne pensaient pas satisfaire aux exigences d\u2019identification.C\u2019est ce que nous rappelle l\u2019ancien juge à la Cour d\u2019appel et sénateur indépendant Pierre J.Dalphond, dans une lettre d\u2019opinion publiée dans Le Devoir en décembre 2018.Une donnée aussi confirmée par le rapport rétrospectif sur la 42e élection générale du 19 octobre 2015, disponible sur le site d\u2019Élections Canada.Selon le sénateur, l\u2019adoption en 2014 de la Loi sur l\u2019intégrité des élections « a empêché les plus vulnérables [comprendre ici les communautés autochtones, les personnes âgées, les jeunes et les personnes itinérantes] de se prononcer » en raison de « l\u2019exigence d\u2019une carte d\u2019 identité émise par une autorité gouvernementale comportant photo, nom et adresse ou à défaut deux pièces d\u2019 identité qui établissent ces deux informations ».Toutefois, pour ceux et celles qui n\u2019ont pas de pièce d\u2019identité combinant une photo, le nom et l\u2019adresse, comme un permis de conduire, il leur fallait en 2015 deux pièces d\u2019identité : l\u2019une avec leur nom et l\u2019autre avec leur adresse.Éléments que l\u2019on peut aussi retrouver sur une facture d\u2019un service public ou un relevé bancaire.Cette exigence d\u2019identification s\u2019avère tout de même plus complexe pour les personnes qui n\u2019ont pas de permis de conduire, de carte d\u2019assurance maladie ou même d\u2019adresse fixe.Et, sans parler du seul cas des personnes itinérantes, du jeune adulte qui habite chez ses parents et qui n\u2019a pas de carte de crédit à son nom ou du membre d\u2019un couple qui n\u2019a aucune facture à son nom.Les communautés autochtones ont également été touchées par cette modification de la Loi puisque leurs membres n\u2019ont pas toujours une adresse résidentielle conventionnelle ou ne reçoivent pas de comptes à une adresse individuelle.Rappelons que l\u2019avis de confirmation d\u2019inscription (souvent appelée carte d\u2019électeur) n\u2019était alors pas considéré comme une pièce admissible, bien qu\u2019officielle.Et sans adresse fixe ?Si elles ont une lettre de confirmation d\u2019adresse, les personnes n\u2019ayant pas de domicile fixe ont le droit de voter.Cette lettre permet d\u2019authentifier l\u2019adresse d\u2019un électeur itinérant qui reçoit les services d\u2019un refuge ou d\u2019une soupe populaire.Encore faut-il qu\u2019il bénéficie de ces services.Aux dernières élections fédérales de 2015, certains médias se questionnaient déjà sur les difficultés des personnes sans-abri à voter.Dans certaines provinces, des organismes comme Quint Saskatoon (en Saskatchewan) et les centres communautaires Station 20 Est et Friendship Inn, ont aidé leur clientèle à s\u2019inscrire sur la liste électorale.Mais ils n\u2019étaient pas les seuls, des collectifs de citoyens se sont aussi formés pour inciter les Autochtones, dont le taux de participation est historiquement bas, à se mobiliser.Paul Haince et Normand Lake sont tous deux directeurs du scrutin dans Papineau et Laurier-Sainte-Marie.Ils ont travaillé pour plusieurs scrutins déjà.À leurs côtés, Robert Brunet, un ancien notaire, enfile son chapeau d\u2019agent de relations communautaires pour Élections Canada.Le reste de son temps, il le consacre aux activités militantes.Ce dernier ne cache pas qu\u2019une dépression majeure a failli le mener à la rue.C\u2019est ce qui lui a donné l\u2019envie de s\u2019engager dans la défense des droits humains.Pour le scrutin du 21 octobre 2019, tous les directeurs de scrutin ont été sollicités par Élections Canada pour rejoindre le plus de monde possible.« Ils nous ont demandé de déployer tous nos efforts vers la diversité, ce qui inclut les personnes itinérantes, les nouveaux Canadiens qu\u2019 il faut aller chercher dans leurs communautés et les personnes âgées qui sont en résidence », détaille M.Haince.Une vraie vocation Certains refuges et organismes communautaires comme la Maison du Père deviennent, pendant la saison électorale, des centres de scrutin pour que les personnes itinérantes aient une attestation de résidence.Ainsi, ils se conforment à la loi électorale et peuvent voter.« Par cette attestation de résidence, l\u2019électeur ou l\u2019électrice est orienté vers un centre de scrutin qui correspond à son adresse, ajoute Robert Brunet.Toutefois, le fait que ce centre soit public et ouvert à tous peut être un frein pour certaines personnes itinérantes.La perspective d\u2019aller se mettre en ligne avec le public général peut les gêner voire même leur nouer l\u2019estomac.» Pour Normand Lake et Paul Haince, être directeur de scrutin est loin d\u2019être « une simple job ».C\u2019est une vocation.« Il y a eu des scrutins où je me suis levé à 5 h du matin pour me coucher le lendemain à 3 h du matin.Notre mission, c\u2019est de s\u2019assurer que tout le monde vote dans les règles de l\u2019art », soutient M.Lake.En 2015, lors des dernières élections fédérales, 49 600 citoyens se sont présentés à un bureau de vote sans pouvoir exercer leur droit, faute de carte d\u2019identité avec photo, nom et adresse.22 15 septembre 2019 itineraire.ca ÉTABLISSEMENT DE DÉTENTION DE MONTRÉAL (LA PRISON DE BORDEAUX) MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE Voter en prison La question du lieu de résidence se pose aussi dans le cas des personnes incarcérées.Petit rappel historique : les détenus purgeant une peine de moins de deux ans ont obtenu le droit de vote en 1993.Neuf ans après, en 2002, l\u2019ensemble des détenus ont été autorisés à se prononcer aux urnes.Dans chaque établissement, un membre du personnel devient directeur de scrutin.Son rôle est de faciliter le processus d\u2019inscription et de vote et de répondre à des questions liées aux processus de votation.Dans le cas des personnes incarcérées, le lieu de résidence est l\u2019endroit où elles habitaient avant d\u2019être incarcérées.Cela peut être aussi la résidence d\u2019un proche, le lieu de l\u2019arrestation ou celui du dernier tribunal où elles ont été déclarées coupables et où la peine a été prononcée.Chantal Bouchard, psychologue de formation, est agente de probation à l\u2019Établissement de détention de Montréal.Elle coordonne aussi le Centre de formation.À quelques jours des élections, c\u2019est elle qui veille au bon déroulement des choses.À Bordeaux, ils sont environ 1200 à être concernés par les élections fédérales.Ils votent par anticipation, le 12e jour précédant le jour du scrutin après avoir rempli et signé une déclaration attestant leur nom et le fait qu\u2019ils n\u2019ont pas déjà voté et qu\u2019ils ne tenteront pas de voter de nouveau au scrutin en cours.Ces bulletins de vote sont par la suite envoyés par courrier sécurisé.« On travaille avec des scrutateurs recrutés par Élections Canada, décrit Mme Bouchard.On s\u2019assure que les personnes recrutées peuvent entrer à l\u2019 intérieur de nos murs et on leur explique comment cela se passe dans notre établissement.Des agents de service correctionnels peuvent aussi accompagner les scrutateurs dans leurs tâches.» Citoyens à part entière Le même processus est répété à chaque élection qu\u2019elle soit générale ou partielle.Il semblerait néanmoins que les détenus soient plus politisés lorsque l\u2019élection est générale.« J\u2019ai plus de difficultés à rassembler des détenus quand les élections sont partielles.C\u2019est certain qu\u2019 ils doivent avoir une adresse dans la circonscription concernée, mais il m\u2019est arrivé à la fin de tout le processus d\u2019avoir un seul votant et des fois aucun.La majorité du temps, je dois retourner un message à Élections Canada pour leur expliquer que personne ne s\u2019est manifesté aux élections partielles.Ce qui n\u2019est pas le cas aux générales où l\u2019on peut rajouter des noms au dernier moment sur la liste des votants ».Il peut aussi arriver que certains détenus se sentent exclus du processus de vote.Entre eux, on appelle « les citoyens » ceux qui n\u2019ont pas de casier judiciaire.Il y a donc parfois tout un travail de sensibilisation à effectuer pour leur faire comprendre qu\u2019ils restent des citoyens à part entière, même s\u2019ils sont mis en marge temporairement de la société.« Plus j\u2019ai un nombre important de personnes incarcérées qui ont voté, plus je me dis que j\u2019ai bien fait mon boulot, O.K., c\u2019est correct ! », conclut Mme Bouchard.Aux élections générales d\u2019octobre 2015, 930 personnes incarcérées se sont inscrites sur la liste électorale sur 1481 présentes à l\u2019établissement le jour de l\u2019élection.Soixante-dix d\u2019entre elles se sont inscrits le jour même du vote et seules 866 ont finalement voté, en raison des libérations ou transferts d\u2019établissement survenus entre temps.Au moment de mettre sous presse, Élections Canada assurait effectuer un travail proactif auprès de 209 institutions.L\u2019organisme prévoyait ainsi l\u2019instauration de bureaux de vote dans 154 institutions pour adultes (dont 17 au Québec) et 55 centres jeunesse à l\u2019échelle nationale (dont 19 au Québec), soit un total de 415 bureaux de vote installés dans les institutions canadiennes, dont 84 dans des institutions québécoises.Notons cependant qu\u2019il n\u2019était pas possible d\u2019avoir des informations relatives au nombre de bureaux de vote instaurés dans des refuges, protégés par souci de confidentialité.Dans le cas particulier des refuges pour les personnes sans-abri, les bureaux de vote sont établis à proximité de ces derniers.Prédire des populations Pour Philippe J.Fournier, professeur de physique et d\u2019astronomie et responsable du blogue Qc125, si on ne peut pas prédire les intentions de vote des individus, il est toujours possible de prédire celles des populations.En témoigne la dernière élection américaine qui en a surpris plus d\u2019un avec la victoire de Donald Trump.M.Fournier réalise des sondages avec les incertitudes qu\u2019ils comportent à l\u2019aide notamment des nombreuses données de Statistiques Canada.Mais comment comprendre pour qui vote un groupe de personnes sans faire de profilage social ou racial ?« On ne peut pas.C\u2019est exactement ce que l\u2019on fait ! La seule différence c\u2019est que lorsqu\u2019on parle de profilage social, racial ou de classes, le mot est souvent utilisé négativement, et avec raison, puisqu\u2019on parle souvent de policiers ou d\u2019abus.Mais, si je vous dis qu\u2019aux dernières élections provinciales, une majorité de personnes qui n\u2019ont pas d\u2019argent ont voté Québec solidaire, est-ce que c\u2019est du profilage ?Oui, c\u2019en est, mais c\u2019est juste que ce n\u2019est pas utilisé de façon négative », explique M.Fournier.Le spécialiste finit par assurer que s\u2019il est incapable de prédire pour qui un seul individu se prononce, il pourra néanmoins établir une proportion sur un portrait démographique de 100 personnes avec une certaine marge d\u2019erreur.Hormis les données démographiques qui ne sont pas toujours complètes, il est donc quasiment impossible de comprendre comment les populations marginalisées s\u2019expriment politiquement.Les intentions de vote et le taux de participation sont donc à date de l\u2019ordre des suppositions.24 15 septembre 2019 itineraire.ca Le droit de vote au Canada Les réponses sont à la page 45 On pense souvent que le droit de vote est acquis pour l\u2019ensemble des Canadiens, mais il suffit de se replonger dans l\u2019histoire pour se rendre compte que certaines mesures sont, somme toute, plutôt récentes.Voici un petit jeu sur les grands moments liés au droit de vote au pays.a) Les hommes de plus de 21 ans détenant des actifs immobiliers d\u2019une certaine valeur b) Les femmes c) Les catholiques, les Juifs et les Quakers a) À la création de la Confédération, en 1867 b) Durant la Première Guerre mondiale, en 1917 c) Durant la Seconde Guerre mondiale, en 1940 a) Les « Blue Angels » b) Les « Red Beavers» c) Les « Blue Birds » a) L\u2019Ontario b) Le Québec c) Le Nouveau-Brunswick a) 1960 b) Elles n\u2019ont jamais existé c) 1982 a) VRAI b) Seulement si elles ont une lettre d\u2019un medécin c) FAUX Quel groupe ne pouvait pas voter en1867 ?Quelle est la dernière province à accorder le droit de vote aux femmes aux élections provinciales ?Quand les exclusions fondées sur les critères raciaux et religieux ont-elles disparu ?En quelle année sont adoptées la Loi des élections en temps de guerre et la Loi des électeurs militaires, donnant le droit de vote aux femmes ayant un parent en service dans les forces armées canadiennes ou britanniques et aux militaires ayant le statut d\u2019Indien ?Au Canada, les personnes ayant une déficience ne peuvent pas voter.Comment surnommait-on les infirmières militaires qui étaient alors les premières Canadiennes à s\u2019exprimer aux urnes ?26 15 septembre 2019 itineraire.ca Testez 1 2 3 4 5 6 vos connaissances ! publicité LYON, FRANCE EV (UNSPLASH) Vol d\u2019identité C\u2019est la fraude aux Caisses Desjardins.Heureusement, je n\u2019ai pas été touchée, mais ça me fait peur qu\u2019on puisse voler notre identité.S\u2019ils sont capables de faire ça, ils sont capables de faire n\u2019importe quoi.On vit dans un monde inquiétant.On ne sait pas ce qui peut nous arriver du jour au lendemain.FRANCE LAPOINTE CAMELOT SAQ MONT-ROYAL / MENTANA Le nouveau pont Champlain Je suis passé tout près du nouveau pont Champlain en vélo et j\u2019ai trouvé ça vraiment beau.Particulièrement, les pylônes avec les haubans.Ça vaudrait la peine qu\u2019il y ait des visites guidées en bus.Je suis aussi content que le nom de Champlain ait été conservé.J\u2019aimerais par contre qu\u2019ils ne détruisent pas l\u2019ancien pont.C\u2019est une antiquité et on pourrait l\u2019utiliser pour les vélos.MAXIME VALCOURT CAMELOT THÉÂTRES DU RIDEAU VERT ET DU NOUVEAU MONDE Le retrait du crucifix Le fait d\u2019enlever le crucifix à l\u2019Assemblée nationale nous dit que la religion catholique sera traitée comme les autres religions au pays.Je suis bien content qu\u2019il ait été retiré, car je ne suis pas très chaud avec la religion catholique.Elle dit que Jésus est le fils unique de Dieu.Moi je crois que nous sommes tous les enfants de Dieu.ANTOINE DESROCHERS CAMELOT ÉPICERIE METRO, SAINT-HUBERT / BOUCHER Brasier infernal L\u2019événement qui m\u2019a le plus marqué, c\u2019est l\u2019incendie qui a provoqué la mort de sept enfants syriens en Nouvelle-Écosse.Les deux parents ont survécu.Ça doit être horrible pour eux.ALAIN TREMBLAY CAMELOT ÉPICERIE METRO, BEAUBIEN / LANGELIER Bleu-blanc-jaune Le mouvement des Gilets jaunes.Il y a eu de l\u2019exagération et des débordements lors de ces manifestations.Il me semble qu\u2019il y a d\u2019autres moyens que l\u2019utilisation la violence pour s\u2019entendre.Ça ne règle pas les problèmes.On y va avec douceur et calme et on finit par avoir des accords.JACQUES ÉLIZÉ CAMELOT SAINT-LAURENT / SAINTE-CATHERINE Brûlée vive C\u2019est l\u2019histoire de l\u2019homme qui a brûlé sa femme.J\u2019ai trouvé ça triste.C\u2019est particulièrement horrible parce qu\u2019il a fait ça devant ses enfants et sa belle- mère.Je ne comprends pas qu\u2019un homme puisse faire ça à sa femme.DIANE CURADEAU CAMELOT À LA DISTRIBUTION À pied ou à vélo L\u2019inauguration du nouveau pont Champlain.Il était à peu près temps qu\u2019on en construise un autre ! Dommage qu\u2019il soit trop petit.Bravo par contre pour avoir ajouté une piste cyclable et une voie pour les piétons.BENOÎT CHARTIER CAMELOT MÉTRO LIONEL-GROULX ET IGA PLACE BERCY 28 15 septembre 2019 itineraire.ca DANS LA TÊTE DES CAMELOTS plus marqué en 2019 ?Quel est l\u2019événement de l\u2019actualité qui t\u2019a le ROSALIE VAILLANOURT ET JEAN BOISVERT , 2019 JASON PARÉ La première fois que j\u2019ai vu Rosalie Vaillancourt, c\u2019était là où je vends, à l\u2019épicerie Métro Mont-Royal.J\u2019ai remarqué que c\u2019était une humoriste que j\u2019avais vue à la télévision.Je l\u2019ai reconnue à son sourire.Je cherchais son prénom : « Rose, Rose\u2026 » Elle a complété : « Rosalie ! » Ça a été notre première rencontre.Elle m\u2019a acheté la revue.Après, chaque fois que je la voyais, elle s\u2019arrêtait et me demandait de mes nouvelles.Elle me trouvait gentil et c\u2019est une des raisons pour lesquelles elle a accepté ma demande d\u2019entrevue.L\u2019autre raison, c\u2019est qu\u2019elle est attachée aux itinérants.Elle a du fun avec eux, car ils la reconnaissent souvent.« Je fume une clope avec eux et nous échangeons.» Elle va leur chercher ce qu\u2019ils ont envie de manger.Elle leur donne aussi des muffins qu\u2019elle fait elle-même.C\u2019est sa façon de contribuer.Elle a déjà fait des démarches pour retrouver Francis qui quêtait.Elle s\u2019attache aux gens de la rue.Elle prend le temps de s\u2019arrêter pour découvrir leur monde et les réconforter avec son humour.Ils peuvent se confier à elle.Elle aime les contacts humains.Sa sensibilité vient de sa jeunesse.Issue d\u2019une famille aux valeurs de gauche de Saint-Hyacinthe, elle a commencé à 13 ans à faire du bénévolat, auprès du Dr Julien.Elle s\u2019occupait de jeunes ayant une déficience intellectuelle, de 7 à 12 ans.Elle riait avec eux, elle dégageait déjà beaucoup d\u2019humour.Elle est capable de détendre l\u2019atmosphère, même en situation de crise, avec son sourire et son rire qui apportent une joie contagieuse.Elle a aussi fait des voyages humanitaires quand elle était jeune.Ouverte à la vie Elle a un ami trisomique qu\u2019elle voit régulièrement.Elle l\u2019amène des fois dans des bars où il boit une bière à 0,5 %.Il s\u2019imagine que c\u2019est une bière alcoolisée et ils ont un grand fun avec ça.Elle se sent bien avec des gens différents.Elle découvre avec eux un autre monde.Elle trouve que ce sont des personnes qui n\u2019ont aucune malice.Elle est fascinée par leur univers.Rosalie aime voyager ; elle a fait des tournées à Toronto, en Martinique, à Berlin.Elle est curieuse des cultures et aime apprendre.Depuis janvier, l\u2019humoriste fait trois spectacles par semaine.Les Camelot Mont-Royal / Fullum et Sherbrooke / Trianon salles, de 200 à 400 personnes, sont pleines.Elle est comblée par les résultats.Elle a un fun immense.Ses spectacles touchent des gens de 18 à 70 ans.Elle rejoint pas mal tout le monde.La jeune femme aime provoquer dans ses monologues pour allumer une étincelle dans l\u2019esprit des spectateurs et ça fonctionne ! Au niveau professionnel, elle a comme modèles P.-A.Méthot et Bruno Blanchet, très simples et faciles d\u2019accès, tout comme elle.Actuellement, elle participe à une émission de télévision pour enfants qui s\u2019appelle Demande donc à Rosalie dans la Zone jeunesse de Radio-Canada.Une amie du Village Entre ses spectacles, pour se défouler et soulager le stress, elle fait des sorties, avec une grande amie, dans le Village gai.Elle s\u2019amuse et chante du karaoké.Elle a beaucoup d\u2019amis gais.Elle est à l\u2019aise avec eux et a du fun, sans arrière-pensée.Elle croque dans la vie.C\u2019est une fonceuse.Elle a du respect pour les minorités.C\u2019est une fille de parole, rigoureuse, qui a confiance en elle.Pour l\u2019avenir, elle a plusieurs projets : \u2022 Avoir des enfants.\u2022 Sortir une collection de robes et un CD.\u2022 Faire du bénévolat auprès de personnes âgées, avec son chien qui s\u2019appelle Chantal, malgré son sexe masculin qu\u2019elle a découvert plus tard ! \u2022 Retourner aux études, à l\u2019université, en septembre pour étudier la psychologie du vieillissement.\u2022 D\u2019ici 5 à 10 ans, ouvrir des résidences en plein air, dans la nature, pour les aînés.Ce qui m\u2019a marqué chez Rosalie, c\u2019est son ouverture, son désir d\u2019apprendre à connaître des gens issus des minorités.Elle est contre l\u2019injustice et revendique une meilleure équité.Elle est sensible aux personnes qui sont dans la misère, qui ont des problèmes de santé mentale ou physique, et elle s\u2019approche d\u2019elles.Rencontrer Rosalie, c\u2019est une leçon de vie apportée par une fille merveilleuse et attachante.31 itineraire.ca 15 septembre 2019 Vaillancourt Rosalie À la rencontre d\u2019une par Jean Boisvert Sur mon spot humoriste généreuse ESPACE SCIENCES AGATHE MARTY (UNSPLASH) Le meilleur temps pour visiter Osaka Ce n\u2019est pas une surprise, mais je crois que le meilleur temps pour venir à Osaka est le printemps pour voir les cerisiers en fleur ou l\u2019automne pour les feuilles colorées.Les berges des rivières près du château d\u2019Osaka sont bordées de cerisiers.Admirer les magnifiques fleurs assis sous les arbres qui entourent le donjon du château est imbattable.À l\u2019automne, je suggère fortement d\u2019aller voir les érables japonais au parc Minoo (à une heure de train d\u2019Osaka).Essayez de vous rendre aux chutes Minoo, une randonnée d\u2019environ une heure par un sentier.N\u2019oubliez pas de goûter à la spécialité du parc: ses fameuses feuilles d\u2019érable tempura ! Et si vous êtes chanceux, vous pourriez même voir un singe.Le secret le mieux gardé Je ne crois pas que beaucoup de gens connaissent le Kagaya Shinden Kaishoato, un domaine de l\u2019ère Edo, près du parc Suminoe (à 30 minutes en train de la station Osaka; admission gratuite).Il n\u2019y a presque pas de visiteurs et vous pouvez y relaxer pendant deux ou trois heures en paix et en tranquillité.Le domaine date de 250 ans, à l\u2019époque où il y avait encore des samouraïs à Osaka.Vous pouvez entrer dans les vieux bâtiments et découvrir les cuisines et autres pièces pour voir comment vivaient les gens autrefois.Mon endroit préféré Nakanoshima, une petite île verte à 20 minutes à pied de la station Osaka, est dure à battre.On y trouve l\u2019hôtel de ville d\u2019Osaka et la bibliothèque préfectorale, tous deux d\u2019une architecture impressionnante, et construits il y a environ 100 ans.À cette époque, Osaka était le centre d\u2019une industrie textile florissante, qu\u2019on surnommait le « Manchester de l\u2019Orient ».À voir les édifices on peut s\u2019imaginer combien la ville était prospère.Je suis un vrai Osakien, parce j\u2019aime qu\u2019on me rappelle le bon vieux temps, ce qu\u2019on appelle l\u2019ère du « Grand Osaka ».À cette époque, c\u2019était la plus grande ville du Japon, surpassant même Tokyo.Nakanoshima est le lieu où les commerçants ont débuté, c\u2019est comme le berceau spirituel de tous les Osakiens.Où manger On a un adage: Ki-daore (se ruiner en achetant de beaux vêtements) à Kyoto, kui-daore (se ruiner en mangeant et en buvant) à Osaka.Alors les visiteurs ici doivent bien manger.Je recommande de visiter l\u2019étage inférieur du centre commercial Umeda Hanshin Hyakka-ten où l\u2019on retrouve une grande diversité de mets, incluant de la pieuvre grillée et des petits pains à la viande.Il y a même des stands de bouffe où l\u2019on mange debout, alors c\u2019est parfait pour manger sur le pouce.Achetez des mets pour emporter et allez les savourer dans le spacieux parc Utsubo.Mon meilleur conseil Il y a tellement de rivières et de ponts à Osaka qu\u2019on la surnomme la « ville d\u2019eau » et « Happyaku-yabashi », ce qui signifie « un grand nombre de ponts ».Lorsque vous êtes en ville, demandez des conseils aux passants plutôt qu\u2019à un guide touristique.Les Osakiens sont chaleureux, bienveillants et seront heureux de vous aider.Je crois que l\u2019essence d\u2019Osaka est la gentillesse de ses gens.Susumu Hamada est né et a grandi à Osaka.En plus d\u2019être camelot pour The Big Issue Japan, il offre des visites à pied du centre-ville aux touristes.De son point de vente, en face de la station Umeda, Susumu lance: « Venez jaser avec moi, je vous informerai où aller pour passer du bon temps à Osaka ! » 33 itineraire.ca 15 septembre 2019 suivez le camelot guide ! Les camelots des journaux de rue, membres de l\u2019INSP (International Network of Street Papers), sont les meilleurs guides touristiques, eux qui connaissent leur ville comme le fond de leur poche.Voici quelques-unes de leurs suggestions.Osaka Japon Partenaire média La 14e édition du World Press Photo Montréal a présentement lieu au marché Bonsecours dans le Vieux-Montréal.Jusqu\u2019au 29 septembre, l\u2019événement présente les photos gagnantes de la plus prestigieuse comptétion professionnelle au monde.En 2019, 4700 photographes de 129 pays ont soumis 78 000 images.Voici les plus marquantes.JOHN MOORE Getty Images (États-Unis) Fillette en pleurs à la fontière, PREMIER PRIX PHOTOS ISOLÉES - Des familles de migrants traversent le Rio Grande depuis le Mexique en embarcations de fortune avant d\u2019être arrêtées par les autorités américaines et souvent séparées.Cette photo de Sandra Sanchez et de sa fille Yanela a provoqué un buzz dans le monde entier.Le tollé de protestation a poussé le président Donald Trump à faire machine arrière en juin dernier.FOROUGH ALAEI (Iran) Crying for Freedom - Déguisée en homme, une jeune femme iranienne suit un match de football en décembre dernier.En Iran, les femmes ne peuvent accéder librement aux stades de football.Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait pression sur le président iranien, Hassan Rouhani, pour que cesse cette discrimination.FINBARR O\u2019REILLY (Canada / Royaume-Uni) La mode à Dakar -Au fil des ans, Dakar est devenu le lieu de rendez-vous incontournable de la mode franco-africaine et accueille la Fashion Africa TV, première chaîne entièrement consacrée à la mode sur le continent.Diarra Ndiaye, Ndeye Fatou Mbaye et Mariza Sakho portent les tenues de la créatrice Adama Paris, dans le quartier de la Médina sous le regard curieux des habitants.CHRIS McGRATH Getty Images (Australie) La disparition de Jamal Kashoggi - Un homme essaie de retenir la presse, le 15 octobre, alors que des enquêteurs saoudiens arrivent au Consulat d\u2019Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie, en plein tollé international généré par la disparition du journaliste Jamal Khashoggi.Après des semaines de fausses informations, Riyad a annoncé que Khashoggi avait été tué accidentellement lors d\u2019une altercation.Les autorités turques et la CIA ont affirmé qu\u2019il avait été assassiné par des agents des renseignements placés sous haute autorité saoudienne.BÉNÉDICTE KURZEN ET SANNE DE WILDE (France et Belgique) Land of Ibej - Le Nigeria compte l\u2019un des taux de naissances de jumeaux les plus élevés au monde, en particulier chez les Yorubas, au sud-ouest du pays.À Igbod-Ora, surnommée « La terre des jumeaux », presque chaque famille connaît au moins une naissance de jumeaux.Si autrefois, dans certaines régions, les jumeaux incarnaient le mal et étaient tués à la naissance, aujourd\u2019hui, beaucoup considèrent qu\u2019ils apportent chance et prospérité.OLIVIA HARRIS (Royaume-Uni) Béni soit le fruit : la lutte de l\u2019Irlande pour renverser les lois anti-avortement - Le 25 mai dernier, l\u2019Irlande a voté majoritairement l\u2019annulation de ses lois sur l\u2019avortement, qui étaient parmi les plus restrictives au monde.Le mouvement en faveur de l\u2019abrogation du 8e amendement de la constitution, qui a renforcé l\u2019interdiction des avortements, même de ceux résultant d\u2019un viol et de l\u2019inceste, a eu recours aux médias sociaux pour diffuser son message et en a débattu dans les rues sous forme de manifestations et mises en scène. B \u2014\u2014 | _ ét + : dr = x) -F tu, Ki à + >\" f F ; \u2019 4 ; 1j £.Pa, Al i 0 0 HE 2X qe \u2014 we YEN : FLe 1 3 } Poux ue > | Ja = « 9 4 | k 7 x 3 ~ .= uy & = \u2014 5 : > >, ei Le 44 Là oF me À 3 x \\ 1 Lh : NS J ALN NF Sr Fe = - LA 1 + ¥ as § à \u20ac, IX a Ge 43 =.ly a « a= \u2014 hi wpm 3 15 be \u2019 DE (TM, eZ = 7s do 0 Wy *% - ~~ \u2014\"# ol + aX da ;.; 3 oa?am, [fi yc k gr vol = Fas i ~, Ae a 7 Ur 25 Da Il 1 AD y ç 1 Pp ee F.r fis a0i Fe .en 1 | ; \u2014 = A AN * # À Awd PR 7 rd 3 A val, hr oh D mi DRE à She 3 4} 4 Pet wT î FAR {a+ = + pu rl © \"m4 >.> 7?\u201c1 yd ps ed.= Les _ _ FETES = À 5 | J i 3 | ly LO] ad x _ RR ; 7 Fy myx I a rH 4 Que A Es re 191 Fir ER » 3\" {> , V Wy | «ir ot 1 # teed [1 4 ald HIM | 5, / La! = UE 6.2 br: I 7 EA Fry or \u201cbh 1) v ww I 1 » 3 + { w N I] i TDF bu A | ii Fa = , - ; i.; |) ul ; po) \u201c ca A» T y | 5 \u20184 y i iad KL 1 a) : L, AS qu .ise A Gr i)! VF; aid et pr\u201d \u201cSEWN rv = 51 5 4 enim # ES gy 4 } + [A AE 1 f E 0 1 i ar FL \u2014_\u2014 Lou - few To AE rr ¥ : > - A EG oy i | ; = w=.3 pal À 4 \u2014 oa [J Em triées UE 2 + EV To is Bel = \u2014\u2014\u2014\u2014 La VON Sy me \u2014_\u2014 = [ { A Lun _ 33 Xe Ca dun ti lin - ARS LC Tot, \u201cWE oo 3 = a 5 « «+ LU 3 a TT Lr NL pe KE = 2 -y A = * = Ta + 2 _ 4 ee.= * XK | = z\u2014 \u2014\u2014\u2014 A La er Tr i Al ed 3x \"2 A - : vi Ay\u201d \\ à fad ; de - a > es iF nm - = ak 0 \u2018 D 2 = \"7 echo À Fa \u2018 1 TEE ey _\u2014\u2014 1 A J wh Yor it -y 4 pr \\Y -~ B Pour célébrer les 25 ans de notre magazine, le World Press Photo a offert à L\u2019Itinéraire un espace de choix à la mezzanine du marché Bonsecours, où a lieu la prestigieuse exposition annuelle des meilleures photos journalistiques du monde.Notre exposition L\u2019Itinéraire : 25 ans d\u2019histoires propose un assemblage de photos qui dépeint la réalité de nos camelots et du magazine depuis 1994 à nos jours.Ce parcours en images, dont plusieurs ont été captées par des photographes de renom, brossent un portrait des divers aspects de la vie à L\u2019Itinéraire, de la vente du magazine dans la rue, aux activités à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur de l\u2019organisme, sans oublier les entrevues avec les personnalités les plus en vue au Québec.Jusqu\u2019au 29 septembre.Ci-contre : UN PIONNIER DE L\u2019ITINÉRAIRE Archives (Septembre 1999) - Alcatraz, ou Alain Coulombe (1952-2002) de son vrai nom, a été un camelot de la première heure et une figure marquante à L\u2019Itinéraire.Son premier texte publié en février 1995 parle de son combat avec la maladie, les préjugés et de l\u2019exclusion, mais aussi de ses espoirs, notamment grâce à L\u2019Itinéraire.Il écrivait alors : [.le dragon que je suis a repris naissance depuis qu\u2019 il vend ce petit bijou de journal ou ce torchon, comme d\u2019autres l\u2019appellent.En effet, j\u2019ai retrouvé trois de mes passions : lire, écrire et vendre.Et je suis redevenu sociable\u2026] Un prix annuel de la rédaction à L\u2019Itinéraire porte d\u2019ailleurs son nom.Le prix Alcatraz est dédié au meilleur mot de camelot. « Ce qu\u2019on préfère regarder 10 ou 20 ans plus tard, ce sont les gens qu\u2019on aime et pas vraiment les monuments et les paysages.J\u2019ai eu envie d\u2019immortaliser les gens que j\u2019aimais, qui font partie de mon quotidien, de mon entourage, de mes amis.» MAUDE CHAUVIN /HIRES NORA DANS SA CHAMBRE MONIA CHOKRI HORTENSE EN BRETAGNE MONIA CHOKRI 41 itineraire.ca 15 septembre 2019 ENTREVUE Du 28 août au 29 septembre, le World Press Photo Montréal expose les images qui ont marqué l\u2019actualité au cours de la dernière année.Nous avons rencontré la porte-parole de cet événement incontournable, la comédienne et cinéaste Monia Chokri, qui a remporté en 2019 le prix Coup de cœur du jury du volet Un certain regard au Festival de Cannes pour son film La femme de mon frère.Pourquoi avez-vous accepté d\u2019être la porte-parole du World Press Photo ?C\u2019est un événement que je trouve important et j\u2019aime énormément la photo, particulièrement le photojournalisme.C\u2019est un honneur.Je n\u2019ai pas hésité à dire oui.Avec la multiplicité des écrans, nous sommes continuellement inondés d\u2019images.Comment une photo peut-elle se démarquer dans un tel contexte ?Est-ce que le métier de photoreporter est menacé ?Ça reste un art.C\u2019est rare les gens qui ont une capacité de cadrage et de lumière, puis de qualité de point de vue.Il faut dire aussi que dans le World Press, ce sont des photos grands formats.Ce n\u2019est pas comme si on était devant son ordinateur ou Instagram sur son téléphone.Il y a quand même le principe de la « grandiosité » de l\u2019image.C\u2019est ça qui fait la différence entre une image qui nous marque et les milliards d\u2019images qu\u2019on voit par jour.Est-ce que cette situation oblige le WPP à se réinventer, par exemple en proposant des expositions qui utilisent les nouvelles technologies comme celle de « Cités Millénaires » présentée par Ubisoft ?Je ne sais pas.J\u2019imagine que oui, d\u2019une certaine manière.La majorité de l\u2019exposition, c\u2019est vraiment des photos classiques.Je ne pense pas que la photo c\u2019est quelque chose de dépassé, que c\u2019est un médium qui est fragilisé.Votre exposition « Sur pellicule » est constituée de photos argentiques.Qu\u2019est-ce que l\u2019argentique permet que le numérique ne permet pas ?Pouvez-vous nous parler de ce choix ?La première raison, c\u2019est que je travaille en pellicule quand je fais des films comme cinéaste.Je trouvais ça intéressant de continuer d\u2019explorer ce médium, d\u2019utiliser ce support, pour m\u2019améliorer en tant que cadreuse.C\u2019est aussi parce que j\u2019utilise un appareil des années 1990.Je voulais travailler avec un appareil assez léger et un flash.C\u2019étaient mes contraintes et mes envies au sujet de cette expo.Ce qu\u2019on préfère regarder 10 ou 20 ans plus tard, ce sont les gens qu\u2019on aime, et pas vraiment les monuments et les paysages.J\u2019ai eu envie d\u2019immortaliser les gens que j\u2019aimais, qui font partie de mon quotidien, de mon entourage, de mes amis.Je les ai photographiés dans des lieux où ils se sentaient heureux.Ç\u2019a donné des photos paisibles, avec assez de tendresse et de douceur.Mais toujours dans des mises en scène un peu incongrues.Est-ce la première fois que vous exposez vos œuvres ?Oui, c\u2019est la première fois.Je le fais de manière très humble.Je ne suis pas une photographe, mais ça m\u2019amuse.L\u2019Itinéraire présente également une exposition.Que pensez- vous de notre mission et des problèmes de précarité qui touchent Montréal et le Québec en général ?Comme dans beaucoup d\u2019endroits dans le monde, je trouve que l\u2019écart se creuse vraiment de manière flagrante entre les riches et les pauvres.Et de manière grotesque.Maintenant, on expose beaucoup sa richesse sur les médias sociaux et tout ça.D\u2019ailleurs, c\u2019est une valeur de plus en plus mise de l\u2019avant, l\u2019idée de faire le plus d\u2019argent possible (en travaillant le moins possible).C\u2019est un problème et c\u2019est un étrange discours qu\u2019on envoie aux plus jeunes.L\u2019idée que la richesse fait de nous des gens heureux, c\u2019est une vraie fausseté.On sait très bien que ce n\u2019est pas le cas.Ça crée vraiment de l\u2019anxiété chez les gens précaires, comme s\u2019ils n\u2019avaient pas de place dans notre monde.Quand on n\u2019a pas de moyens, on n\u2019a pas d\u2019espace pour vivre.Je ne connais pas les statistiques concernant la pauvreté à Montréal, mais je la constate tout de même dans la rue.C\u2019est troublant.J\u2019ai aussi une sensibilité par rapport aux femmes dans la rue.Le niveau de danger est plus élevé pour elles que pour les hommes.Enfin, il y a la rue, mais il y a aussi la précarité en général.Il y a des gens qui ne sont pas dans la rue, mais qui vivent aussi des situations extrêmes.Monia Chokri Au moment d\u2019écrire ces lignes, je me perds dans les yeux de mon chat qui se ferment tranquillement, bercé par le gros vent chaud de la fin de l\u2019été.J\u2019ai à peine lu les journaux ces derniers temps.C\u2019est si facile de se donner l\u2019été comme excuse.On se claque des affogatos en lendemain de veille, on déjeune à 14 h, on met n\u2019importe quoi sur nos toasts.Catherine Fournier fait des stories Instagram en tant que demoiselle d\u2019honneur les deux pieds dans le sable (ce n\u2019est pas une critique, je suis fan).Je me considère comme partie prenante de la mollesse estivale.L\u2019été, quant à moi, c\u2019est fait pour remarquer que ta bedaine rebondie quand tu cours en chest jusqu\u2019au dépanneur à 22 h 50 pour te pogner deux canettes de St-Ambroise, question de t\u2019assommer après ton souper de scampis.En gros, cet été, la seule chose qui s\u2019est accumulée davantage que les canettes à deux pour cinq piasses sur mon comptoir, ce sont mes réactions à la quantité de rides que Patrice Bélanger a dans la face quand il sourit à Sucré Salé.J\u2019ai déjà eu des étés plus productifs.Rassurez-vous, les élections fédérales s\u2019en viennent, écris-je la bouche pleine de nachos. Enfin, quelque chose pour refuser la léthargie, quelque chose pour me nourrir l\u2019imaginaire.Moi qui, à l\u2019orée de la rentrée médiatique, se prépare habituellement à me câl*sser davantage de La Soirée est (encore) jeune.La télé nous vend sa programmation estivale comme du divertissement, mais je dis NON ! Jamais je ne me laisserai berner par la chevelure de Wauthier, surtout quand on commence à me dire que la marde est pognée à Oka, entre autres pour la même parcelle de territoire qu\u2019en 1990.Mêlez à cela la question de la vente de cannabis autochtone et le désaveu d\u2019un Grand Chef, qui plus est en contexte préélectoral, et tabarnik, là c\u2019est le fun, mes amis ! N\u2019est-ce pas là le but après tout, que d\u2019être diverti en campagne électorale ?Exit les clips de Safia Nolin toute nue, je veux voir Andrew Scheer se contrefoutre des Premières Nations dans un français cassé.Je veux voir Justin Trudeau être semi-bandé dans son complet quand il pense à la faillite de Groupe Capitales Médias.N\u2019en déplaise aux chanteuses qui se mettent à poil, je veux voir des vraies affaires choquantes, seigneur ! César envoyait des gladiateurs se tuer dans le Colisée, il n\u2019envoyait pas Maripier Morin chauffer un Buick Regal dans le sable en disant que c\u2019est le fun, un Buick Regal. Je vous rappelle que Maxime Bernier, le gars qui dit que le CO 2 c\u2019est ce qui sort de votre bouche pour nourrir les plantes, est dans la course.Il y a des gars comme Marc Garneau, présentement ministre des Transports, qui vont essayer de rester où ils sont.Marc Garneau, premier astronaute canadien à être allé dans l\u2019espace.De 2001 à 2006, il a été le président de l\u2019Agence spatiale canadienne.Malgré tout cela, je conserve le souvenir de le voir en conférence de presse dire que les lames des couteaux pour les repas des passagers de première classe en avion sont « pas mal grosses ».C\u2019est malade.Mon oncle pourrait dire ça, et je m\u2019en sacrerais.Michel n\u2019est jamais allé dans l\u2019espace, mais Marc, oui.Ça ajoute un layer.Ça, c\u2019est du divertissement, gang.Montrez-moi des gens qui relèvent de l\u2019extraordinaire en train de faire quelque chose de foncièrement ordinaire.Vivement Justin Trudeau, fils du gars qui a instauré les mesures de guerre, en train de pleurer et de s\u2019excuser aux nations qui elles-mêmes le défient en cultivant du weed illégalement.Mettez-le dans une arène avec Scheer, Bernier et Blanchet du Bloc, cassez une baguette de pool au milieu et faites-les s\u2019entre-décr*sser.Mon point étant, vantons-nous d\u2019habiter une société dite « du divertissement », mais soyons conséquents.Jay du Temple qui dit des affaires en Grèce avec des gens qui peinent à mettre un mot après l\u2019autre\u2026 Pourquoi me contenter de si peu, quand j\u2019ai l\u2019occasion d\u2019observer des gens complètement déconnectés faire semblant de s\u2019intéresser au monde de la Côte-Nord ?Je donnerais volontiers mon cinq piasses prévu pour la St-Ambroise à un média sur le bord de la faillite, ne serait-ce que pour m\u2019acheter deux secondes de plus d\u2019un parvenu antiavorte- ment parlant de pipeline plutôt que d\u2019endurer encore un reportage prétendant qu\u2019un clip de Safia Nolin est controversé.La vraie controverse est là, sous notre nez.Pas besoin de s\u2019entêter à la substituer avec des scandales de surface.Votez, buvez, profitez du reste de l\u2019été ! Le chat s\u2019est endormi, en passant.itineraire.ca 15 septembre 2019 Vote, bois, profite ! PAR MARC-ANDRÉ PIETTE AUTEUR 43 Solutions dans le prochain numéro xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Pentures Âpreté Qui agit sur la croissance Instrument de musique Plaça Pli Municipalité québécoise Motivant Biréacteur Chapeau Tour Terre entourée d\u2019eau Petit if Titre Bouclier Irlande Iridium Géographe arabe (El-) Erbium Pianiste français Âge Bas Éclairage Union d\u2019agriculteurs Escarpement Groupe Croisées Palefrenier Sympathie Pentures Âpreté Qui agit sur la croissance Instrument de musique Plaça Pli Municipalité québécoise Motivant Biréacteur Chapeau Tour Terre entourée d\u2019eau Petit if Titre Bouclier Irlande Iridium Géographe arabe (El-) Erbium Pianiste français Âge Bas Éclairage Union d\u2019agriculteurs Escarpement Groupe Croisées Palefrenier Sympathie Réponses du 15 SEPT 2019 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 M M L F R C E T I L E U P A S I R E N O N I V E T R R E A B T A D R E S S O C E I T E I P T I E I R L A D E C U I B M O E T U R B O L V I A R O R S E E M R E P A C A N I E R A D O I N A B O R D A B L E S V A R N E C O U T E O L E I N E I N T E T O T E T O N N E E S E G A L A R I E N S M I A I L E T E V E Q U I N E N E R E N U S N E A N T E T T E E E S T E R A U Réponses du 15 SEPTEMBRE 2019 horizontalement 1.Arbre.- Jeune.2.Inaccessibles.3.Marche.- Radon.- Obéit.4.Ester.- Dans le vent.- Règle.5.Aux aurores.- Ahuries.6.Comparable.- Hérétiques.7.Note.- Plante.- Saison.8.Relative au cheval.- Période.9.Dévêtus.- Vacuité.- Puis.10.Support.- Intenter en justice.- Or.verticalement 1.Rotation.2.Métaphorique.3.Accompagne le moi et le surmoi.- Lettre grecque.- Corrode.4.Refuge.- Poème.5.Sœur.- De naissance.6.Iridium.- Présentées.7.Ville du Nigeria.- Métal.- Astate.8.Propre à un écrivain français du XVIIe siècle.9.Coiffure.- Tour.10.Al.- Prince troyen.11.Créances.- Roue.12.Crues.- Habillé.débrouillage MÉTRO 1.AIDE 2.ASSOCIATION 3.CAMELOTS 4.ÉPREUVES 5.ESPOIR 6.FEMMES / HOMMES 7.IDÉE 8.LNI 9.LOGO 10.MÉDIA 11.MENSUEL 12.MILIEU 13.OFFICE 14.PARTICIPANTS 15.PÔLE 16.PORTE 17.PROTECTEUR 18.RARE 19.RECYCLÉS 20.REVUE 21.SOLIDAIRE 22.TÉLÉ 23.UNE.R I E N D A N S L E S M A I N S R I E N D A N S L E S P O C H E S M A I S U N J O U R N A L D A N S L A T E T E slogan 1er septembre 2019 DÉTENTE Pouvez-vous trouver les sept différences dans cette photo de notre photographe bénévole Mario Alberto Reyes Zamora ?Bonne chance ! SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Sudoku Débutant Grille numéro : 67213 8 6 7 7 6 4 1 3 5 9 4 2 7 6 9 1 5 8 8 1 5 2 6 5 9 4 3 4 1 2 9 8 7 5 9 4 5 2 8 1 6 7 3 7 2 8 6 4 3 5 9 1 3 1 6 5 9 7 8 2 4 5 3 2 4 6 8 9 1 7 6 7 4 9 1 2 3 5 8 8 9 1 7 3 5 2 4 6 1 5 9 8 7 6 4 3 2 4 6 3 1 2 9 7 8 5 2 8 7 3 5 4 1 6 9 Grille Sudoku Débutant à imprimer du lundi 03 septembre 2018 18:00:01 1 / 1 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.C Les catholiques, les Juifs et les Quakers.S\u2019ajoutent à cette liste certains membres d\u2019autres communautés religieuses.En 1867, le droit de vote n\u2019était garanti que pour certains hommes de plus de 21 ans détenant des actifs immobiliers d\u2019une certaine valeur.B C\u2019est en 1917, durant la Première Guerre mondiale, que la Loi des élections en temps de guerre et la Loi des électeurs militaires ont été adoptées.C Les « Blue Birds », qui comptaient alors environ 2000 infirmières militaires, sont alors les premières Canadiennes à s\u2019exprimer aux urnes.Il faudra néanmoins attendre 1918 pour que toutes les femmes de 21 ans ou plus puissent s\u2019exprimer et 1919 pour qu\u2019elles soient élues à la Chambre des communes dans la foulée du mouvement des suffragettes.B Le Québec est la dernière province à accorder le droit de vote aux femmes aux élections provinciales sous le gouvernement libéral d\u2019Adélard Godbout, en 1940, grâce au mouvement pour le vote des femmes dirigé par Thérèse Casgrain.L\u2019Ontario a accordé le droit de vote aux femmes en 1917 et le Nouveau-Brunswick deux ans après, en 1919.A 1960.Avant la refonte de la loi électorale canadienne, certains groupes de citoyens, comme les immigrants japonais, chinois et indiens qui n\u2019étaient pas d\u2019origine anglo-saxonne et les Indiens inscrits vivant dans une réserve étaient exclus automatiquement.Notons que la Charte canadienne des droits et libertés de 1982 garantit à tous les citoyens canadiens le droit de voter ou de se présenter à une élection.B FAUX.En 1992, le Parlement a modifié la loi pour faciliter le vote aux personnes ayant une déficience.Elle leur assure l\u2019accès à tous les bureaux de scrutin.RÉPONSES Testez vos connaissances, pages 26-27 educalcool.qc.ca Deux verres, ça va mais 10 !.bonjour les dégâts \u2014 surtout au réveil ! Au Québec, 10 % des consommateurs ressentent les symptômes de la gueule de bois plus ou moins régulièrement après une soirée trop arrosée.La jeunesse, plus vulnérable, est aussi concernée par ces abus qui, sur le long terme peuvent avoir des conséquences irréversibles sur le corps.Touchés directement par l\u2019alcool, les organes vitaux tels que le foie, le cerveau et les reins contribuent au mal de bloc car ils ripostent allègrement.Et plus l\u2019absorption est haute, plus les effets seront sévères.On répertorie une quarantaine de symptômes dont les principaux : nausée, bouche sèche, accablement et transpiration abondante.Ces malaises surgissent lorsque la concentration d\u2019alcool dans le sang commence à se dissiper et culmine quand le taux approche le zéro.Pour des raisons physiologiques et génétiques, nous réagissons différemment à la prise excessive d\u2019alcool.S\u2019il est recommandé de manger gras et d\u2019alterner alcool et eau, la modération demeure la meilleure option pour tous : femmes et hommes, minces et costauds.Gare aux nuits d\u2019ivresse À la piscine municipale que je fréquente, un des sauveteurs est un maître-nageur aguerri.Mais, il a tendance à s\u2019assoupir.J\u2019observe aussi chez lui une attitude proche du malaise.Comment dois-je réagir ?a) Je le connais bien, même s\u2019il a fêté hier soir, il garde toujours un œil attentif sur les usagers de la piscine.b) Je viens lui parler pour savoir comment il va et lui conseille d\u2019être plus attentif malgré son mal de bloc.c) Je lui demande d\u2019abandonner son poste pour la journée car il ne peut exercer d\u2019exercices physiques dans les bonnes conditions.Il est criminel de ne pouvoir assurer la sécurité des gens.En soirée, mes amis m\u2019invitent à jouer une partie de bière- pong.À chaque erreur de lancé, je dois boire: c\u2019est la règle! Qu\u2019est-ce que je fais ?a) Je joue le jeu à fond, histoire de ne pas décevoir mes amis: je bois sans hésiter.b) J\u2019alterne une shot d\u2019eau et une gorgée de rhum and coke.c) Je décide de faire une pause et j\u2019ai besoin de concentration pour gagner.Contourner les règles n\u2019a rien d\u2019extraordinaire.Lorsque la soirée sonne le glas, un ami parfaitement sobre me propose gentiment de me ramener en auto chez moi.Encore sous les effets de l\u2019alcool, plusieurs options s\u2019offrent à moi.Que dois-je lui répondre?a) L\u2019appel du lit est imminente, j\u2019accepte sans hésiter, la fatigue me gagne et je n\u2019ai pas le force de mettre un pied devant l\u2019autre.b) « Non merci, je suis venu en vélo, en roulant pas vite, il n\u2019y a aucun danger! » c) Je décline son invitation et décide de marcher à côté de mon vélo.Le temps de rentrer, j\u2019aurai éliminé de l\u2019alcool et ma gueule de bois sera bien moindre au réveil.La déshydratation cause la gueule de bois.Cette carence est due à une plus haute élimination de l\u2019eau par les reins au moment de l\u2019absorption d\u2019alcool.Ne pas hésiter à alterner un verre d\u2019eau avec un verre d\u2019alcool: votre corps vous remerciera le lendemain matin.\u2022 Freiner la consommation : Écouter son corps et limiter sa consommation évite de perdre le contrôle de sa motricité et de sa tête.En moyenne, le corps élimine 30 ml par heure, donc éviter les jeux d\u2019alcool.\u2022 À table : boire à jeun intensifie l\u2019ivresse et le mal de bloc.Vaut mieux manger.D\u2019autant plus que le gras tapisse l\u2019estomac et ralentit l\u2019assimilation rapide de l\u2019alcool.\u2022 Bouger : les douleurs associées au mal de bloc peuvent être évitées avec un peu d\u2019exercice pendant et après la soirée.Danser, marcher, voilà qui aidera.Et le réveil vous semblera plus ensoleillé.\u2022 Les remèdes : le corps réclame de l\u2019eau et il est conseillé de prendre des aliments à base de fructose, de la vitamine C et du bouillon, qui accélèrent la dégradation de l\u2019alcool dans l\u2019organisme.Éviter le café qui contribue à la déshydratation ainsi que la fameuse bière qui selon la légende, enlève tous les effets ! Et prenez l\u2019air, ça aide.Consommation abusive d\u2019alcool : Les conseils du pro le revers de la médaille M I C H A E L D I S C E N Z A ( U N S P L A S H ) ÉDUC\u2019ALCOOL EducALCOOL_15_Septembre_2019.indd 1 19-08-27 13:26 MODE DE PAIEMENT Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Visa MasterCard Code de vérification de la carte (CVC) : l___l___l___l No de la carte : l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l Expiration / (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte IDENTIFICATION Mme M.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : _ _l_ _l_ _ - _ _l_ _l_ _ Courriel : Téléphone : ( ) Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K 2H9 No de charité de l\u2019organisme : 13648 4219 RR0001 1 Pour respecter l\u2019écologie et réduire ses frais postaux, L\u2019Itinéraire envoie le reçu d\u2019impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.Vous pouvez faire un don directement en ligne sur notre site itineraire.ca 514 597-0238, poste 228 \u2022 luc.desjardins@itineraire.ca Pour rejoindre notre service aux donateurs : = DONS + CARTES-REPAS TOTAL DE MA CONTRIBUTION : $1 JE VEUX M\u2019ABONNER AU MAGAZINE : Je m\u2019abonne pour une période de : 12 mois, 24 numéros (125 $ avec taxes) 6 mois, 12 numéros (65 $ avec taxes) Nom ou No de camelot (s\u2019il y a lieu) : JE FAIS UN DON DE : 40 $ 50 $ 75 $ 100 $ ou $1 JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : J\u2019offre cartes-repas à 6 $ chacune = $1 Vous voulez les distribuer vous-même ?Cochez ici : 3 façons de renouveler RETOUR À L\u2019ÉCOLE = OPUS ÉTUDIANT 1 2 3 En ligne Dans la plupart des cégeps et universités À votre école Au studio photo stm.info/etudiant "]
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