Le droit, 28 mars 1983, Cahier 2
[" Zo ppm ét tt x VE OE BER oomoaa ETE rE RL sm Ae J\u2014\u2014 wr _ ee \u2014\u2014 ar ze a Selman DL nt = Tm mr TEE encens re Fame Te kn enh mk mY sg RUE mmo ut re \u2014 F be -3 +# CPS Lans\u201d the.L * &, « Ces SES, e : * \u201cavant & PE coh TRI TAY ; ; x En ne rence A ; Te w te-dix ans qe 4 CE See, = whey, 26 __) a, pm SEC em a at promo pre eee etre SE prey mors Fc pc Ea c= Eo ee SE nae En ES EEE wg 13 CRT 455 55 137 TE VU UT 4 40 eae 2A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 LE DROIT fêtait, hier, le 27 mars, son soixante-dixième anniversaire de publication.C'est en effet le 27 mars 1913 que paraissait le premier numéro du quotidien LE DROIT.Comme il fallait s\u2019y attendre, les débuts furent difficiles.N'eut été de l\u2019acharnement des administrateurs et des artisans des premiéres années, LE DROIT n'aurait pas survécu.Sans oublier les nombreux laïcs et ecclésiastiques qui ont participé à cet effort commun, il importe de signaler tout particulièrement l'apport décisif des pères Oblats de Marie-Immaculée d'Ottawa et de Hull, dans la fondation et la croissance de l\u2019entreprise, surtout au cours des vingt-cinq premières années.Par la suite, grâce à la zg confiance de ses propriétaires et à la fidélité de son personnel, l\u2019entreprise n\u2019a cessé de grandir et d'améliorer la qualité de ses services.Tout au cours de sa longue histoire, le journal LE DROIT est resté fidèle aux objectifs que s'étaient fixés les fondateurs: défendre les droits des Franco- Ontariens, et créer une presse catholique et* indépendante (nous disons aujourd'hui d'inspiration chrétienne) pour les francophones de l'Est ontarien et de'l\u2019Ouest québécois.Dès 1913, on retrouve dans le journal une section de nouvelles on- tariennes et une section de nouvelles québécoises.Les éditoriaux, d'abord consacrés à la défense des écoles franco-onta- riennes, n\u2019ont pas tardé à com- ae menter aussi les problèmes de toute la région, tant ontarienne que québécoise.Et graduellement, LE DROIT est devenu un journal de plus en plus complet, y ajoutant des pages sportives, féminines, artistiques, économiques, sociales, internationales et autres.L'information n'a pas de frontière.À cause de sa situation géographique, LE DROIT doit maintenir sa politique et poursuivre le double objectif de ses fondateurs.C\u2019est d'ailleurs tout à l'avantage des lecteurs et annonceurs.Pour y arriver, LE DROIT maintient une équipe rédactionnelle nombreuse et di- versifée, qui lui permet de couvrir la région d'Ottawa-Carleton et l'Est ontarien, de même que Hull, Gatineau, Aylmer et tout Le Droit est demeur l'Ouest québécois, jusque dans la haute Gatineau, la région de la Lièvre et eelle de la Petite- Nation.Étant aussi une entreprise commerciale comprenant, en plus du journal, une imprimerie et une maison d'édition, LE DROIT est fortement impliqué dans l'économie de la région et, là encore, des deux côtés de la rivière.En salaires et en achats divers, en 1982, il \u2018y a injecté près de vingt-cinq millions de dollars.Dans l'Ouest québécois seulement, où résident soixante- dix pour cent de son personnel et où sont établis ses principaux fournisseurs de papier, LE DROIT a injecté plus de douze millions de dollars, ce qui le classe parmi les agents économiques les plus importants de cette partie du Québec.Son implication économique dans Ottawa-Carleton est aussi considérable.Nous désirons profiter de ce soixante-dixième anniversaire our remercier nos nombreux ecteurs et annonceurs de leur précieux encouragement.C'est également grâce à eux que LE DROIT a survécu et progressé.Nous pouvons les assurer que c\u2019est notre ferme intention de poursuivre notre tâche et\u2019 de consacrer tous nos efforts à produire un bon journal et à donner le meilleur service possible à la nombreuse clientèle de nos divers services.Jean-Robert BELANGER é fidel ce eve at AA AAA STW WW VINYL \u201ce William Davis Une double importance \u2018de Une tradition chère cois, par sa population et l'étendue de son territoire, Gatineau est vouée à un avenir des plus prometteurs en raison de ses structures d'accueil, tant aux niveaux industriel et commercial qu\u2019au niveau résidentiel.L'information et la communication sont des éléments essentiels à toute société soucieuse de mieux être et l\u2019implication du Journal LE : DROIT dans son milieu nous rassure face à @ ces besoins fondamentaux.En cette Année mondiale des communications, longue vie au journal LE DROIT et à la © tradition qui l'entoure, tradition si chère à : Je suis heureux, au nom du gouvernement de la province, de célébrer avec vous le 70ième anniversaire de votre journal.Depuis que LE DROIT a commencé à rapporter dans ses pages les événements qui sont l\u2019histoire de l\u2019Ontario et du Canada, la province a vécu toutes sortes de changements et bouleversements: deux guerres mondiales, une grande dépression économique, l\u2019arrivée des ordinateurs, la télévision, les satellites, l\u2019homme sur la lune et combien d\u2019autres?Les pages de votre journal sont témoins de ces changements au jour le jour et depuis 70 > ans permettent à vos lecteurs de suivre le déroulement de l\u2019histoire quotidienne.La liberté de presse est aussi importante pour la survie de notre système démocratique que le droit de vote.La publication d'un journal comme LE DROIT depuis 70 années est preuve que cet- e John Luck C'est avec plaisir que je me fais le porte-parole de toute la population de Gatineau pour remercier le journal LE DROIT des services qu'il a rendus aux gens de l'Outaouais au cours des 70 dernières années._ Reflet de notre quotidien, LE DROIT n\u2019a pas seulement su décrire l\u2019évolution de la ré- \u201cgion au fil des ans, il y a participé, il en a été le moteur dans le domaine de l'information, à maintes reprises.La ville de Gatineau a connu un essort prodigieux au cours des dernières années et ceci \u2018n\u2019est pas sans créer de nouveaux besoins en termes d\u2019information, besoins auxquels a tou- \u201cjours su répondre le Journal LE DROIT.Centre d'importance de l\u2019Outaouais québé- te liberté continue d'être en santé.Dans le cas du DROIT cependant, l'importance de votre journal est encore plus grande parce que vous êtes les seuls à publier quotidiennement en français dans notre province.Depuis 70 ans LE DROIT remplit deux fonctions essentielles; le maintien de la liberté de presse d\u2019une part et la distribution de l\u2019information aux francophones, dans leur langue, d'autre part.Je vous souhaite à vous et à tous les lecteurs du DROIT un excellent 70ième anniversaire et un succès continue pour l'avenir.Le premier ministre, William, G.Davis notre région.Au cours de ses soixante-dix années d'existence, LE DROIT a joué un rôle fondamental dans la survie et l'épanouissement du fait français en Ontario et dans l'Outaouais québécois.Teujours soucieux d'informer honnêtement ses lecteurs et lectrices de ce qui se passe ailleurs dans le monde, LE DROIT aura su être en même temps un journal de combat pour les minorités franco-ontariennes.Et en se faisant présent à leur vie quotidienne, il aura fortement aidé les communautés francophones qu'il servait à prendre conscience d'elles-mêmes, de leur originalité, de leur style de vie, de leurs problèmes et de leurs valeurs propres.À une époque où la télévision et la câblodiffusion ont plutôt tendance à détruire la vie régionale en important massivement une production culturelle étrangère aux régions, voire au pays, la vocation régionaliste en même temps que.nationale et internationale que s\u2019est donnée LE DROIT a plus que jamais sa raison d'être.Je formule l\u2019espoir qu'en changeant de mains, votre journal continuera de servir par des moÿens nouveaux et peut-être John R.Luck, maire, dans un autre style, cette voca- ville de Gatineau Co Pierre Trudeau Un rôle fondamental tion qui a toujours fait son originalité.\"+ Avec mes salutations les plus cordiales j'offre mes sincères félicitations à la direction, au personnel et aux lecteurs du DROIT.Pierre Elliott TRUDEAU, fants.e Michel Légère Lutter pour l'avenir LE DROIT est un des principaux artisans de l\u2019âÂme de la culture française et du dynamisme social et économique chez-nous.A ses débuts, la ville de Hull était principalement une ville d'expression anglaise.Aujourd'hui, elle est le foyer de la culture d'expression française dans l'Outaouais.Celle-ci doit rayonner dans toute sa splendeur pour le bénéfice de tous.Le passé est garant de l'avenir.Notre passé est imprégné de luttes sociales, économiques et culturelles.Ce passé nous permet aujourd\u2019hui d\u2019avoir une qualité de vie dont nous pouvons être fiers et qui doit continuer d\u2019être améliorée pour nos en- «L'avenir est à ceux qui luttent» est la devise du DROIT.Pendant soixante-dix ans, LE DROIT fut le véhicule de cette devise qui, aujourd\u2019hui, se manifeste par une volonté collective de se prendre en main et de s'épanouir pleinement avec fierté.- La ville de Hull, le conseil municipal et ses citoyens se joignent à moi pour dire «merci» au DROIT, merci à ses pionniers, merci à ceux qui y ont travillé et qui y travaillent encore.Michel Légère, maire de Hull e Marion .Dewar Souplesse et vigueur .Sincères félicitations a l\u2019équipe du «DROIT» qui célèbre, cette année, le 70e anniversaire de son journal.Je comprends bien la fierté avec laquelle on entend souligner cet événement.La vie d\u2019un quotidien, en effet, demeure délicate et elle exige de ses artisans une - attention de tous les instants, une fidélité impeccable à l'objectif de haute l\u2019information qu'on poursuit nécessaire- toujours qualité de ment.Les lecteurs et les lectrices du «DROIT» participent aussi largement à ce succès remarquable et je profite de cette occasion pour leur adresser mes salutations.L'Outaouais québécois, notamment, a déjà fait de ce journal son journal et j'espère avec tous que LE DROIT continue, dans l\u2019avenir, à refléter les aspirations de la région et à servir ses meilleurs intérêts.René Lévesque, Premier ministre du Québec chaleureuses ) ® René Lévesque Une fidélité impeccable.PERCE PEP eB EYE YRS Rees aA ar La cité de Vanier profite de l\u2019occasion du 70e anniversaire du journal LE DROIT pour rendre hommage très spécial à notre quotidien régional francophone.En effet, nous pouvons affirmer que «LE DROIT» fait partie intégrante du vécu des citoyens de Vanier.Afin de comprendre pourquoi Vanier a toujours fait les manchettes de ce journal, il est important de faire une rétrospective culturelle de notre communauté.Vanier promouvait la francophonie et ce depuis tout près d'un siècle et demi.Rappelons nous que le territoire de la cité de Vanier n\u2019a pas plus d\u2019un mille carré.On vint y habiter dès 1836, trois villages furent formés soit Janeville, Clandeboye et Clarkstown.C'est dans ce dernier villagé, Clarkstown, qu'on y trouvait une communauté majoritairement canadien- ne-française.Pour obtenir une seule gestion municipale dans le mille carré, il y eut une seule annexion en 1909.Au nom de la population et du conseil municipal d'Ottawa, je suis heureuse d'offrir mes hommages au DROIT, à son éditeur, à la rédaction et à l\u2019équipe technique, à l\u2019occasion du soixante-dixième anniversaire de sa fondation.Notre ville a beaucoup évolué, tant géographiquement que démographique- ment, depuis soixante-dix ans, et son caractère urbain s\u2019est affiné.Elle a diversifié son économie en accueillant en son sein des entreprises qui sont la crème de la tchnologie moderne.Au fil de ce progrès, elle a su protéger ses communautés, ses quartiers, et garder la fierté de sa IE population.Le milieu francophone, pour sa part, a connu un avancement analogue.Au plan politique, 1\u2019influence des francophones d\u2019Ottawa se traduit par le nombre croissant des services, y compris les services de la ville, offerts dans .la langue officielle qui est leur.Une part importante de l'honneur et de la reconnaissance qui découlent de ces victoires politiques revient au DROIT.LE DROIT est depuis toujours la lucarne qui permet à ses lecteurs d'y voir clair dans leur milieu de vie.Il rend compte des faits et gestes des dirigeants locaux et fait connaître leurs vues sur les questions qui préoccupent particulièrement les francophones.Ses éditoriaux sur les gouvernements et leurs politiques exposent éloquemment non seulement les questions qui intéressent les francophones, mais aussi les sujets humains de portée universelle.; Voilà soixante-dix ans de révolus et LE DROIT est toujours fidèle à la tache.La croissance de la capitale et des collectivités qui la composent au cours des ans a eu son parallèle au sein du journal.La technnologie et les préoccupations économiques - contemporaines ont mobilisé l\u2019énergie et ont appelé l'engagement de ce quotidien.Il à su faire preuve de souplesse, de vigueur et d\u2019un dévouement implacable envers son public.Je suis heureuse de pouvoir féliciter les nombreuses personnes qui ont fait que ce jalon de notre his\u201c toire ait pu se réaliser.Je souhaite que les sentiments et le dévouement qui vous motivent vous rapportent autant de succès au cours des soixante- dix prochaines années, et je vous prie d'agréer l'expression de ma très haute considération.le maire, Marion DEWAR ¥ C\u2019est ainsi qu\u2019est né le Village d'East- view, composé de 3,800 habitants dont les deux tiers étaient francophones.Dés 1913, ce territoire changea de statut, passant de village a ville d'Eastview.C'est en 1969 que la ville s\u2019affirma une fois de plus comme francophone en changeant son nom en celui de la cité de Vanier: nom donné afin de rendre hommage à son excellence l'honorable Georges Va- nier, le premier gouverneur général francophone du Canada.Les francophones ont toujours été majoritaires sur ce territoire tel que ces chiffres nous le démontrent: en 1921, 67.6%; 1951, 65.2%; 1962, 62.5%; 1969, 68.4%; 1971, 66% et 1976, 63.6%; 1981, 64%.Le journal «LE DROIT» par son nom signalgit «sa préoccupation de défendre le droit des pères de familles .franco-ontariens a faire donner a leurs enfants l'éducation de leur choix: une éducation catholique et française» (extrait de LE DROIT et son histoire, 27 mars 1958).Outre l\u2019éducation, LE DROIT s\u2019intéressait à la vie des Franco- Ontariens.C'est pourquoi la cité de Vanier, alias Eastview, par ses affaires municipales et communautaires, a toujours été le oint de mire du ROIT: nous étions le seul gouvernement municipal urbain franco-ontarien de la région.\u201c Avant les années 80, mille et une fois l'identité culturelle de notre communauté a fait «les colonnes à la Une» sans pour autant voir «LE DROIT» prendre position lors des \u2018débats controversés 4 a e Bernard Grandmaitre Immortaliser notre quotidien : 1 même parmi les: Franco-Ontériens.Le journal transcri-: vait fidèlement les! positions des orga nismes ou des ci toyens concernés.Quelques entétes\u2019 d'articles extraient du DROIT nous le démontrent: «Eastview fait l\u2019envie des autres villes.\u2014 Lavergne (Maire)» 4 octobre 1956.! «Le bilinguisme est.un droit acquis à' Eastview \u2014 Protestation de la Société St-Jean Baptiste St- Charles d'Eastview» 3 septembre 1965.«Les Canadiens.français quitteront- ils Vanier?Le projet de rénovation urbaine (.) assemblée de.l'association des\u2019 électeurs de Vanier {.)» ; 25 janvier 1972.2 Grandmaître (Gé-' rard, maire) parle de, différences culturelles; Fusion Ottawa-) Vanier» ! 25 avril 1974 Nous pouvons: conclure que les journalistes, dès 1913, ont été fidèles à tous les niveaux de préoccupations des citoyens, tant politique, juridique, économique, communautaire que culturel.C'est en immortalisant notre quotidien par des reportages objectifs que les citoyens de Vanier peuvent désormais lire leur histoire.LE DROIT devient une archive historique essentielle à la communauté de Vanier! En tant que maire de la Cité de Vanier, au nom de toute la communauté, il me fait plaisir de vous souhaiter «Longue Vie».Sincèrement BERNARD GRANDMAITRE, MAIRE DE VANIER A Tea a HOMMAGES au quotidien lors de son 70e anniversaire au service de la population d'expression française de l\u2019EST ontarien et l'OUEST du Québec.21 3 TENT IFES SD Cab bro mana os\u2019 T TT TYRE ED OBAD dr ag Que nombreuses soient les autres décennies à venir! = ee Et this St) EL ASSOCIATION DES EMPLOYES LE DROIT LTÉE SEER EXE ETN My LEE ENE seu 22 EN vse ee SAE ae Rs WONT PYRE WESTERN BO LAS KSC © tmoaresleves Ce Pew MBA AL ATTY reo ew aA Aa tL sf CLS SLR A M + } \u2018 » Æ DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 \u20143A Dans le temps, les pages étaient montées dans des cadres avec des lettres de piomb.e Du plomb à l'offset\u2026 La technologie: d'un quotidien par Pierre Quimet OTTAWA \u2014 «J'ai commencé par couler du métal.On avait un cubilot; c'était une grosse fournaise au gaz qui chauffait un pot de métal.On prenait les plombs usés et on pelletait le plomb dans le pot.Je vous dis que j'en ai pelleté un coup!» M.Théo Pichette racontait ainsi, récemment, quelles furent ses premieres té- ches, lorsqu'il est arrivé au Droit, le «mercredi midi, 5 juillet 1933», à l'âge de 19 ans.À cette époque, les «ateliers» du journal, qu'il devait diriger pendant 28 ans, étaient installés au sous-sol d\u2019un édifice de la rue George.Comme tous les autres journaux, Le Droit était imprimé «au plomb» sur des presses à rouleaux.Le plomb était une matière malléable, qui fondait facilement.En durcissant, le plomb prenait la forme des lettres et des chiffres, dans des moules de cuivre.Les lettres de plomb, rassemblés sous forme de textes et de titres, dans des blocs rectangulaires, servaient ainsi à l'impression du papier.Aux ateliers, M.Pi- chette a connu toutes les étapes de la fabrication du journal.Au début, les conditions étaient presque primitives.«Souvent, on arrivait le matin et il y avait trois ou quatre pouces d\u2019eau sur le plancher, a-t-il raconté, parce que l'eau s\u2019infiltrait au sous-sol pendant les pluies.» Lingots de plomb Avec le «cubilot», les artisuns fabriquaient des lingots de plomb, qu'ils appelaient des «cochons».Au début, ces lingots pesaient de 3 à 4 livres, mais, par la suite, on en fabriqua de plus lourds, de 18 livres.Le plomb était recyclé, car le «cochon» était installé dans un réchaud sur les linotypes, où il fondait progressivement comme un morceau de beurre.Le linotypiste transcrivait le texte à imprimer à l'aide d\u2019un clavier semblable à une machine à écrire.À un bout de la machine sortaient les lignes de mots en plomb moulé.: M.Pichette se souvient qu'il flottait toujours dans l'air une odeur de métal fondu et surtout «d'antimoine», qui se dégageait lorsqu'on nettoyait le cubilot.«C'était un travail dur», a déclaré M.Pi- chette, qui s'en souvient avec nostalgie.Pour lui, il existait une camaraderie supérieure entre les travailleurs.«Les gens travaillaient fort, ¥ mais ils étaient heureux.» Progressivement, les ateliers, puis les presses, se sont modernisées.Les machines devenaient plus automatisées et plus nombreuses.Avant d'abandonner le système au plomb, Le Droit possédait 15 linotypes et on avait changé de locaux au moins trois fois.\u201c Journalistes A l'exception des machines à écrire, les journalistes, eux, employaient peu d'\u2019outils.M.Fulgence Charpentier, qui fit toute une carrière de journaliste, puis de diplomate, avant de devenir éditorialiste au Droit, a raconté comment il prenait le tramway pour se rendre couvrir des évé- nements pour le journal.Pour lui aussi, les conditions étaient «très rudimentaires».En 1922, quand il a commencé, «nous étions rue York, au- dessus d'un garage».Il a aussi raconté que le journal obtenait ses nouvelles de la campagne grâce aux «couriers ruraux», qui envoyaient leurs textes par la poste.Le Droit ne payait que le timbre de 3 sous et le papier à ses correspondants, a dit M.Charpentier.A l'occasion des incendies, une cloche, dans la salle de rédaction, sonnait en même temps qu'au poste de pompiers, a indiqué l\u2019ancien journaliste (cette cloche a disparu il y a environ 15 ans seulement).L\u2019offset Le changement le plus important, en termes technologiques, eut lieu en 1971, quand Le Droit fut un des premiers journaux en Amérique du Nord à se convertir au procédé «offset».Le terme «offset» explique comment, sur la presse, «l\u2019étampe» métallique des pages n'entre plus en contact direct avec le papier journal.l\u2019époque du lomb, les lettres et es chiffres en relief se collaient au papier pour y laisser leur empreinte, après avoir été noircies d\u2019encre.À l'offset, des pla- ues d'aluminium en- uites d\u2019un produit chimique, sont exposées ou «brûlées» par un procédé photographique.Elles ne présentent aucun relief.Lorsgu\u2019elles sont osées sur les rou- eaux de la presse, les plaques sont enduites d'encre, mais une solution d'eau et d'acide nettoie tous les espaces qui n'ont pas été «brûlées» et qui doivent demeurer blancs.Ce «portrait» de là page est ensuite transféré à un rouleau de caoutchouc Théo Pichette au pneumatique, Il y a déjà de nombreuses années.qui, lui, entre en contact avec le papier.Pour le travail des pressiers, ce procédé est avantageux, parce que les plaques de plomb pesaient 40 livres chacune.Les nouvelles plaques d'aluminium pèsent 6 onces.Aux ateliers de composition, il faut plutôt parler de procédé de «photo-com- position».C'est d\u2019ailleurs là que sont apparus les changements les plus nombreux, depuis l\u2019arrivée de l\u2019offset.Informatique Une grande partie des opérations y sont maintenant informatisées, comme l\u2019a montré récemment Robert Lacelle, contremaître aux ateliers.Les textes d'information, les titres, les tableaux et la majeure partie des annonces sont emmagasinés directement dans la mémoire d'un ordinateur PDPS8, de la compagnie Digital, par une dizaine de linotypistes nouveau genre, qui se servent maintenant d'écrans cathodiques.Cette information est ajustée en fonction du format qu'on a voulu lui donner.Elle subit ensuite des corrections, avant d'arriver à l\u2019étape de la photo-composition.En quelques minutes, les photocomposeuses produisent un ruban de papier photographique, sur lequel apparaissent les lettres et les chiffres en noir sur blanc.Ce matériel est ensuite collé à la cire et ajusté sur des plans de page.Une fois terminé, le plan de page est photographié par une grosse «caméra» qui produit un négatif e la même taille qu'une page de journal.Le négatif est alors installé dans la machine qui sert à «brû- ler» les plaques d\u2019aluminium mentionnées plus haut.On croit que les prochains change- He ments importants toucheront la salle de rédaction.La rédaction, au Droit, n\u2019est toujours pas informatisée et on estime qu\u2019elle le sera un jour.Les textes des journalistes et les plans de page dessinés par les «pupitreurs» sont faits sur papier.Ils sont expédiés aux ateliers de composition à l\u2019aide d\u2019un «pneumatrique» qui fait penser au système postal de la ville de Paris.Avec la technologie Nos sincères et nos voeux hommages les meilleurs au journal LE DROIT UNION TYPOGRAPHIQUE D'OTTAWA LOCAL 102 représentant les sections: composition du Journal, Imprimerie commerciale.Prés.: David Brown Sec.-trés.: Florian Duguay contemporaine, il est déja possible de composer une page de journal directement sur écran cathodique et de produire une maquette qui pourra être transformée en négatif.Dans certaines organisations de presse, les journalistes disposent déjà d\u2019ordinateurs portatifs dans lesquels ils emmagasinent leur texte pour l'expédier en quelques secondes par ligne téléphonique dans la banque de données de leur entreprise.Plus besoin alors de recopier les textes.Depuis environ un an, Le Droit imprime les éditions du Globe and Mail destinées aux lecteurs d'une partie de l'Est du pays.Les pages entièrement composées arrivent au journal directement par satellite, de Toronto.Elles sont photographiées, puis transférées aux presses.L\u2019informatisation pourrait également toucher les quelque 15,000 dossiers du journal.Le Citizen d'Ottawa projette de le faire bientôt.Evidemment, tous ces changements mettent en cause des emplois et on se demande jusqu\u2019où on peut faire du recyclage.Nous sommes bien loin du cubilot.4 bureaux et or 0e ee a SE : , A LEED FR A SL NE esta es. 4A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983.| - Cetéié Cet été encore, des milliers d\u2019étudiants ne demandent qu'une chose: être utiles.Ils ont besoin de travailler autant pour apprendre que pour payer leurs études.Chefs d'entreprises, organismes à but non lucratif, commerçants, particuliers, utilisez cette main-d'oeuvre saisonnière qui est prête à consacrer toute son énergie | à accomplir les tâches, quelles qu'elles soient, .que vous jugez nécessaires.NE (MS Embaucher un étudiant, c'est participer au développement de la force vive de demain.\u2018 2 © La Adressez-vous à un Centre d'Emploi du Canada Un e U Coin | | ou à un Centre d'Emploi du Canada .y br pour étudiants.\\A | / ., EF Emploi et Employment and Immigration Canada Immigration Canada Lloyd Axworthy, Ministre Lloyd Axworthy, Minister Rn Le fed av [RET I FP ERE aN Las 2.PR PSS SE BEE ENN GT VIR OR i abs IATA TARR 1 SL 2 ve SÉRES SSI SCSI SVT CCR IS \u2014 Ge OS TT SCOT K | t | x \u2018 = RÉ ea\u201d; rides ir AMIE SOL, aR.© Less À \u2014\u2014 gate etn., or =\" \"170 T SEA AATA AA A AA A à = ARS AT TEEUPOE D M he RT SRT mae.Tb YLT bc PI ~~ Cette photo, qui date des années 1920 ou 1930, montre un coin \u2014 pas trés ordonné \u2014 de la salle des nouvelles du Droit.On y voit tenant le téléphone, Gilbert Julien, accompagné de Charles Gautier, rédacteur en chef, devant sa machine a écrire, et Fulgence Charpentier, volume en main.M.Charpentier, dont la carrière au Droit remonte à 1922, est encore aujour- d\u2019hui éditorialiste.e C\u2019était le 7 mai 1945 Une capitale en délire.La nouvelle si longtemps attendue et espe: rée de la reddition sans condition de l\u2019Allemagne aux Alliés et à la Russie, annoncée à 2 heures et 41 (heure française) par l\u2019«Associated Press» et retransmise aussitôt par la radio canadienne, a provoqué dans la capitale l'enthousiasme qu'on peut imaginer.La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre et atteignit en quelques minutes les que la multiplication des événements favorables à nos armes avait portée à son paroxysme et qui, à l'heureuse nouvelle, s'extériorisa de la plus émouvante façon.J N \u20ac LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 26 MARS 1983 ° Journalistes des temps passés Prêt à tout, par France Simard et Pierre Ouimet OTTAWA \u2014 Couvrir les funérailles d'Ernest Lapointe au risque de perdre son emploi; voyager en tramway à l'aller et revenir à pied; rédiger des bulletins pour la radio; écrire le carnet mondain.le journaliste de 1938 devait être prêt à tout! «Nous n\u2019étions pas assez nombreux pour tout couvrir, alors il fallait s'attendre à tout», se rappelle M.Raphaël Pilon, journaliste au DROIT de mars 1938 au 5 décembre 1941.D'abord embauché à titre de correcteur d'épreuves le 26 octobre 1937, Raphaël Pilon a eu le temps d'apprendre comment on fabrique un journal avant de passer à la salle des nouvelles, au printemps de 1938.«On fonctionnait comme ça.Il fallait savoir comment c'est fait un journal», a-t-il raconté.Il n'y avait, à cette époque, dit-il, qu\u2019un seul règlement à la salle des nouvelles: C'était en A son assemblée d\u2019hier soir, le Conseil municipal de Hull a acquiescé à la demande du syndicat qui projette d'établir un service d'autobus dans la ville en substitution au tramway.La requête est à l\u2019effet que le conseil s'engage pour une période de trois mois, à dater du 7 mai, à ne transiger aucun contrat pour transport avec qui que ce soit d'autre que le syndicat.Pendant cette période, ce dernier fera faire une expertise sur l\u2019organisation du service d\u2019autobus projeté et préparera un projet de contrat avec la ville, qui être présent à 7 heures, chaque matin.Le chef des nouvelles distribuait alors les dépêches d'agences de presse et les coupures de journaux concurrents à être traduites.Ce premier travail fait, les journalistes partaient ensuite en assignation.On comprimait les dépenses, alors nous n\u2019étions pas très nombreux.Et comme il n\u2019y avait pas de femmes journaliste, il fallait aussi s'occuper du carnet mondain et des pages féminines», a-t-il dit.Comédien à ses heures universitaires, Raphaël Pilon décroche la permission de couvrir le théâtre et les concerts, en plus du palais-de justice et de la rédaction et la lecture des bulletins de nouvelles radio pour la station CKCH, dont LE DROIT était propriétaire.«C\u2019était très diversifié.C\u2019était une belle école de formation», a-t-il indiqué.Cette formation l'a d'ailleurs suivi tout au long de sa carrière dans la fonction publique fédérale et comme homme d\u2019affaires.On demeure toujours un peu journaliste, croit-il.«Quand tu es journaliste, cela éveille en toi une certaine curiosité.Tu veux toujours savoir le pourquoi des choses alors tu demeures toujours à la recherche de connaissances», \u2018a-t-il soutenu.Embauché a $15 par semaine, il touchait $25 4 son départ pour la guerre, en 1941.C\u2019était alors l\u2019époque du café a $0.06 et des sandwiches a $0.10 avalés en vitesse au comptoir de Chez Ginnis, rue George.Il n\u2019était pas rare, à ce compte, de se faire dire: «Voici un billet de char; vous reviendrez à pied».Il ne fallait pas se surprendre davantage si un événement vous tenait au travail pendant plusieurs jours, sans dormir.M.Pilon garde en mémoire les événe- ments du 10 septem- 19485.on ne veut plus des tramways.n'encourt aucune responsabilité financiere ou légale par suite de I'initiative du syndicat.Les trois mois écoulés, le maire et les échevins reprennent leur entiére liberté de négocier avec qui que ce soit, le cas échéant.L'échevin Ed Laramée a cependant été dissident sur cette résolution préparée par le conseiller juridique de la ville.La Gatineau Bus Line a offert de supplémenter le tramway de Hull par l\u2019autobus entre Val-Tétreau, Wrightville et l\u2019est de Hull jusqu'à Ottawa aux tarifs suivants: 7 cents le trajet, ou 10 cents si l'usager n\u2019a pas la monnaie exacte pour payer.4 billets pour 25 cents et 17 pour un dollar.Peupliers, rue Jacques-Cartier Demande a été faite à la Commission du district fédéral de vouloir bien fournir à la ville une soixantaine de jeunes peupliers pour constituer un rideau de verdure le long du dépotoir, chemin de la Pointe- Gatineau.Des félicitations, voeux et hommages ont été exprimés aux Servantes de Jésus- Marie à l'occasion du 50e anniversaire de fondation de leur congrégation.bre 1941, quand le Canada déclarait la guerre à l'Allemagne.: «Nous sommes entrés au journal le samedi matin et nous sommes sortis le dimanche soir.Nous avons publié des milles et des milles de dépêches, tous les discours», a-t-il souligné.A son avis, le système alors en vigueur rendait les journalistes casaniers, tributaires des agences de presse.Ainsi, lui a-t- il fallu négocier longtemps avant d'obtenir la permission d'aller couvrir les funérailles du ministre Ernest Lapointe, à Québec, «Le patron m\u2019a dit: «gi tu y vas, Pilon, tu va perdre ta job», J'y suis allé et je n'ai pas perdu ma job», a-t-il, visiblement amusé.Vendeurs Mais les années 30, c\u2019étaient déjà les années de vaches grasses.Durant les années 20, au moment où M.Fulgence Charpentier était journaliste au DROIT, les journalistes devaient également «vendre le journal».«On nous demandait (de faire du porte-à-porte).On demandait «Recevez\u2014 vous LE DROIT».Les gens nous foutaient a la porte.Les gens lisaient le Journal ou le Citizen.On se frappait à l\u2019indifférence», a raconté M.Charpentier.Embauché en 1922, dans des «installations rudimentaires» (LE DROIT avait alors pignon sur rue au-dessus d'un gara- \u20148A 24h par jour ge, rue York), M.Charpentier se souvient des campagnes menées par DROIT contre les Chevaliers de Co- lomb, château-fort des Irlandais à ce moment, et en faveur de l\u2019embauche des Canadiens français dans le «service civil» (la fonction publique).«Les campagnes du DROIT avaient beaucoup d'effet», a- t-il dit.LE DROIT était alors un journal de polémique \u2014 «c'était la manière française» \u2014où tous les postes clefs étaient occupés par les «pères oblats ne touchant aucun salaire.«LE DROIT s'est créé bien plus avec du dévouement qu'avec de l'argent.Il existait pour là survivance des francophones; ses moyens étaient très rudimentaires, a-t-il rappelé.Ainsi, dans les années 20, LE DROIT employait des «courriers ruraux» (journalistes bénévoles dans chaque municipalité rurale) chargé de couvrir l'extérieur de la région.LE DROIT remboursait uniquement le prix des timbres, 3 cents, et fournissait le papier.Les soirs d'élections, les journalistes n\u2019avaient pas à se déplacer, car LE DROIT devenait le coeur des événe- ments.Les candidats venaient y faire leurs discours et la population venait y chercher les résultats.La rue George était alors «bondée de monde».PRIN TE EEE \u201d | | extrémités de la ville, qui fut instantanément | prise de délire.Les uns pleuraient, les autres criaient, tous étaient émus et manifestaient leur joie intérieure des façons les plus diver- i ses.Alors que la Colline parlementaire restait 3 calme et déserte, les rues Sparks, Elgin et 1 : Bank étaient le lieu d\u2019une excitation sans pa- i reille dans l\u2019histoire de la capitale depuis 1918.De tous les édifices, on voyait des gens sortir et se mettre à crier et à chanter; partout, les fenêtres s'ouvraient et on vit bientôt pleuvoir des millions de confettis et autres menus objets qui eurent vite couvert les artères de la capitale.Vers onze heures, des défilés s'organisèrent et des centaines d'étudiants et d\u2019étudiantes à bicyclette traversèrent la ville en tous sens, criant leur enthousiasme, pendant que les drapeaux des Nations unies apparaissaient au faîte des édifices et aux fenêtres des bureaux du gouvernement et des magasins.Le bruit, la clameur furent parfois si intenses qu\u2019on vit des chevaux pris de frayeur et des jeunes filles les tranquilliser de leurs caresses.Partout, des fenêtres ouvertes, les gens s'\u2019interpelaient, faisaient des mots et les rires se communiquaient d\u2019un étage à l\u2019au- HUNNEUR AU VALEUREUX JOURNAL LE DROIT Depuis soixante-dix ans le défenseur de l'Eglise, de nos écoles et de la race.\u201cLE DROIT\u201d 70° ANNIVERSAIRE [ HOMMAGES à la direction et au personnel i du journal LE DROIT.MUNICIPALITÉ DE LA PÉCHE Ste-Cécile-de-Masham Ar A Am A MN RR NM RA me, AL TU SA TAPER M Se Tramway faisant la navette entre Hull et Ottawa.On pouvait y assoir 25 personnes.Le coût d\u2019un passage était de cing cents.La seem mm Nn me nae \u201cCARA ADRA SL Sa a | tre.On aurait dit que la rue avait une âme, LA DIRECTION - Une âme folle de joie, parfois si intense qu'on ; vit des filles courir d'un côté à l'autre de la CENTRE HOSPITALIER LA PIETA * rue, qui chantaient, jouaient de la flûte à tue- 273 LAUR | * tête, interrompues souvent par les militaires , rue LAURIER, HULL qui les embrassaient à qui mieux mieux.Cet- N A : te explosion subite d\u2019enthousiasme délivra les J : habitants de la capitale \u2014 et certes de tous a : les pays alliés \u2014 de cette tension nerveuse | ; \u2018 ; : La ville de Gatineau rend hommage au :| HOMMAGES DU journal Le Droit à l\u2019occasion de son \u2018| ï 70e anniversaire de fondation.| ; Sous l\u2019élan de ses industries et sous j g - NOS MEILLEURS VOEUX l\u2019impulsion de ses gens, Gatineau 8 contribue à ancrer l\u2019image de notre i ADMINISTR 4 TEURS région.Faisant face à l\u2019avenir avec 3 | PERSONNEL dynamisme, Gatineau sait toutefois | : DU JOURNAL LE DROIT conserver un lien avec son passé et avec : À L'OCCASION les institutions qui ont contribué à son : : CENTRE HOSPITALIER DU 70e ANNIVERSAIRE essor, tel le journal | | : DE GATINEAU DE SA FONDATION | | \u2018| Gatineau, Québec.| | | BE | : \u201c \\_ .BE CENTRE HOSPITALIER \u2014 1 E DROIT | d Jean Laporte, PIER R E-JAN ET - : irecteur généra E HULL, QUEBEC 27 wer SALE a Le prog ét, TRES ar sa ma enz += tom oa ww \"eo eh\" Tet NT \u201cUE 274 à TOUS RS SR ER NT SU AT ES ET CS SE FERRE rs - COL NAT CR UT C4 6 8 \u20ac : du éd we a LA a A A A A CES LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 e Les belles années du journalisme.par France Simard «Une tradition qui s'est perdue» OTTAWA \u2014 Im- | numéro de télépho- Jean Taillefer se plus tard.compensations.phiste était anglo- possible de s'ima- ne sous celui du rappelle les ren- Tel ce jour ou le Les voyages payés phone.C\u2019'a pris giner, de nos DROIT dans l\u2019an- contres du vendre- chef des nouvelles par exemple.toute une nuit à jours, un journalis- | nuaire téléphoni- di soir où, après avait remis tous «On travaillait, envoyer les te se rendant à ses avoir préparé le les textes de la c'était terrible.textes».assignations à pied.\u2018 Pourtant, à son entrée au DROIT, en 1948, Jean Taillefer se déplaçait le plus souvent à pied d'une affectation à l\u2019autre.«Je n'aurais jamais osé demander un billet de tramway, a-t-il raconté.D'ailleurs on me l\u2019aurait refusé».Fils d\u2019un linotypiste à l\u2019emploi du journal pendant 50 ans, Jean Taillefer a débuté dans le métier à l\u2019âge de 18 ans, dans une période où il était facile de se trouver du travail.r Les ateliers du DROIT en «Mon père m\u2019a Dalhousie, à ce dit un jour qu\u2019il y moment.Alors j'y avait un poste de suis allé; on m'a libre à la rédac- fait passer un exa- tion.LE DROIT men et je l'ai raté.était sur la rue Le directeur de HOMMAGES au journal LE DROIT bastion de la langue française en Ontario.INSTITUT CANADIEN-FRANÇAIS D'OTTAWA LAOU IL FAIT BON VIVRE.TRAVAILLER ET CROITRE POURQUOI?e Nepean est le centre de 85,731 résidants e Nepean vous offre une base commerciale et | industrielle prospère, y compris des firmes de renom telles que: Bell Northern Research, Northern Telecom, Gandalf Data, Computing Devices, Bytec (Dynalogic), Dipix, Bausch & Lomb, United Telephone.etil y a amplement d\u2019espace pour d\u2019autres e Nepean associe la richesse de ses terrains boisés sous forme de parcs aux activités de loisirs de qualité PLANIFIEZ VOTRE AVENIR AVEC NEPEAN Téléphonez aujourd\u2019hui même SINCERES FELICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT à l\u2019occasion de son T0 ANNIVERSAIRE DE FONDATION Nous aimons croire que LE DROIT continuera longtemps encore, à notre plus grand profit, de servir les meilleurs intérêts de notre population.LE CONSEIL MUNICIPAL de la LEMAIRE | Bernard Grandmaitre LES ECHEVINS: QUARTIER 1 QUARTIER 3 Pierre Créte Roger Parizien Paul St-Georges Jean-Jacques Gratton QUARTIER 2 QUARTIER 4 Marcel Chaput Ronald Killeen Guy Cousineau Florian Gauthier.y | 1 dy, Xo Le Taie ee SE A EE I SE 1923.l\u2019information m'a dit que je pouvais revenir essayer et j'ai réussi au deuxième essai», a-t-il rappelé.Journaliste aux faits divers, le seul d\u2019ailleurs, Jean Taillefer commençait ses journées à 7 heures pour les terminer tard dans la nuit.Outre la traduction d'articles du Journal et du Citizen, il avait la responsabilité de visiter les stations de police et de suivre les délibérations du palais de justice avant l'heure de tombée fatidique de 14h 45.Il pouvait ensuite souffler un peu avant de s'attaquer au menu de la soirée: conseils municipaux, conseils scolaires, conseils d'administrations.«J'étais le service des faits divers», a-t-il dit.Tant et si bien que le directeur de \u2018 l\u2019information de l'époque, M.Gérard Bernier, avait fait inscrire son que.«LE DROIT, la nuit, c'était chez moi.Je me faisais réveiller souvent en pleine nuit et j'entendais des discussions de taverne.Les gars - voulaient savoir quand était né Jean Béliveau, par exemple», Adjoint au directeur de l'éditorial du quotidien LA PRESSE, Jean Taillefer, garde un excellent souvenir de cette période et de ses débuts dans le métier.«C'étaient les belles années, a-t- il soutenu.Faire les tribunaux, ça vous enseignait la précision.Aujour- d\u2019hui, cela semble moins important.C'était aussi l\u2019occasion d\u2019apprendre un métier et de l\u2019aimer».Les journalistes, dit-il, n'avaient alors pas d'autre choix que de bien connaître leur français .sinon gare aux foudres du réviseur de textes.«Il y avait dans la salle de nouvelles un réviseur de textes, un ancien traducteur du gouvernement.Quand il y avait trop de fautes dans ton texte, il en faisait une petite balle et il te la lançait.Avec lui on apprenait le français.On ne faisait pas les mêmes erreurs deux fois», a-t-il souligné.Tour à tour journaliste, pupitreur, journaliste, pupitreur, etc., «pour ne pas se rouiller», \\_ (AVEC LES COMPLIMENTS DE L'ASSOCIATION DES SCOUTS DU CANADA DISTRICT D'OTTAWA > journal du lendemain, les journalistes se retrouvaient chez le chef des nouvelles, un célibataire, pour mouiller «cela» jusqu'aux petites heures.«Ça permettait de faire sortir la vapeur.On se disait tout ce qu'on avait à se dire.Aujourd'hui, on dépose des griefs», a-t-il déploré.Et il y a aussi ces événements cocasses qui finissent par passer au folklore de l\u2019entreprise et que l\u2019on se raconte avec délices des années deuxième édition à un typographe afin qu \"il les apporte à l\u2019atelier de composition.Pris par un besoin plus pressant, celui-ci s'est arrêté chemin faisant à la salle de bains.Les nouvelles devaient sûrement être intéressantes ce jour-là,.puisque le typographe les oublia à la toilette, où elles disparurent.Résultat: il n\u2019y eut pas de deuxième édition.Heureusement, soutient Jean Taillefer, que le métier avait quand même certaines Là ET SON CLUB D'ENTRAIDE SINCERES HOMMAGES e LA FEDERATION DES SSIB DE L'ONTARIO LES SOEURS DE LA CHARITE D'OTTAWA Les SOEURS DE LA CHARITE D'OTTAWA saluent avec respect le journal LE DROIT à l'occasion de son 70e anniversaire et elles formulent le voeu que ce quotidien poursuive la noble tâche entreprise par ses Fondateurs, de défendre les droits religieux et linguistiques de notre peuple canadien français.HOMMAGES et FELICITATIONS! Mais il y avait de gros avantages comme les voyages.Un jour, on m\u2019a envoyé couvrir le congrès des anciens de l\u2019Université d\u2019Ottawa, à Timmins.Toutes dépenses payées.J'avais travaillé comme un chien.Vous le croirez peut-être pas, mais j'avais rempli toute une page de journal.J'avais transmis mes textes par télégraphe.Le télégra- Malgré 'amélio: ration des condi: tions de travail des journalistes depuis ce temps, Jean Taillefer regrette l\u2019époque du journalisme brut, «une tradition qui s\u2019est perdue»: L'objectivité jour: nalistique, dit-il, se pérd à mesure que l'on fait place à l\u2019analyse.Maintenant le journaliste interprète et juge les événe- ments plus qu\u2019il ne les rapporte.HOMMAGES FELIENATIONS au JOURNAL ; LE DROIT de DIAMOND TAXI OTTAWA LTEE 235-1821 FELICITATIONS au journal \u201cLE DROIT\" pour ces 70 années au service et a la défense du francais! RECONNAISSAN CE | pour ce qui a été fait; espérance pour ce qui reste a faire.MEILLEURS VOEUX.LES RELIGIEUSES DE L'INSTITUT JEANNE D\u2019ARC OTTAWA, Ont.LAA USE WE TE Lessive vs 70 ans City of Ville d pleinement les intéréts de ses citoyens.d\u2019engagement municipal La Ville d\u2019Ottawa tient à reconnaître l\u2019apport du journal LE DROIT dans le reflet et l'interprétation des événements municipaux depuis 1913.Sans son appui continu, la Ville n'aurait pu desservir x iOttawa SPECTRE We ne AA aie i LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 \u20147A e Un ancien journaliste du DROIT.se souvient.Un métier qui a bien changé par France Simard OTTAWA \u2014 Recherché: homme à tout faire au grand coeur; désireux de travailler 24 heures par jour, sept jours par semaine; dévoué, peu payé, mais toujours à l\u2019avant-poste de l\u2019actualité.: Bien peu de journalistes contemporains daigneraient répondre à une telle offre d\u2019emploi.Pourtant, pour les pionniers du métier, le journalisme ne se conjuguait surtout pas avec des horaires fixes, de gros salaires, un compte de dépenses, la protection syndicale, etc.«On ne travaillait surtout pas pour l'argent; on le faisait parce qu'on aimait ça», a déclaré M.Lucien Guibord, ex-journaliste au DROIT.- Entré au journal en juin 1939, Lucien Guibord y est Testé jusqu'à son départ pour \u2018la guerre, à la fin de 1942.De \u2018retour en août 1955, il a quit- \u2018té LE DROIT en mai 1966 pour faire carrière dans la fonction publique fédérale.* Pour un salaire faramineux - de $15/semaine à l\u2019embauche (la moyenne était alors de $9 à $12/semaine), Lucien Gui- -bord devait être disponible 24 \u2018heures par jour, sept jours \u2018par semaine et rester parfois «plusieurs nuits sans dormir.: D'abord journaliste «aux chiens écrasés» (comme on -appelle l\u2019équipe générale -dans le jargon du métier), M.Guibord a touché à tout, de- \u201cpuis la rédaction des nécrolo- 2gies jusqu\u2019à la direction de «l'information.+ Maintenant a la retraite, tM.Guibord garde un excel- slent souvenir de ses années au DROIT et demeure très fier des modifications qu'il y za apportées pendant qu'il \u201cétait chef des nouvelles et di- -recteur de l'information.Petit-fils du premier gérant ;du DROIT, M.Onésime Gui- \u2018bord, Lucien Guibord sou- \u2018tient qu'il «avait LE DROIT CEPR FBAAN POOP b reheat : + 3 \u2026\u2026.aw \"+.00 d6 242 a à à :dans le sang».: Pourtant, les conditions de -travail étaient loin de facili- LS OU A L 6 CC LT 7735 CS 044 4410 ter la tâche des journalistes, mais l\u2019amour du métier était plus fort et la fièvre de l'événement tenait lieu de compensation.Les moyens rudimentaires mis à la disposition des journalistes créaient parfois des situations cocasses, «mais on y survivait».M.Guibord se rappelle ainsi avoir annoncé à la Une la mort d\u2019un sénateur bien connu.Quelle ne fut pas sa surprise le lendemain d'entendre au téléphone une voix qui lui dit: «C\u2019est le défunt qui parle».Et la couverture des élections fédérales de 1940, où il lui fallait voyager dans la méme voiture que les candidats afin de pouvoir assister aux assemblées politiques.C\u2019est d\u2019ailleurs a cette occasion qu\u2019il a bu «sa premié- re gorgée de boisson forte», a-t-il avoué avec un brin de géne.«Vous savez, nous n\u2019avions pas d\u2019autres moyens.C'était ça ou ne pas couvrir du tout», a-t-il expliqué.Seul journaliste de la salle des nouvelles à posséder une voiture en 1940, une Ford 1932, Lucien Guibord se voyait confier tous les reportages à l'extérieur de la ville.A l\u2019époque, dit-il, il recevait $0.01 du mille parcouru pour défrayer ses déplacements.(Les journalistes touchent maintenant $0.225 du kilomètre).Appelé sous les drapeaux à la fin de 1942 \u2014 huit journalistes s\u2019étaient déjà enrolés en 1941 \u2014 Lucien Guibord revint au DROIT en 1955 à titre de chef des nouvelles.Successivement gérant de la publicité et gérant du tirage, il fut nommé directeur de l\u2019information en 1965.«Demandez-moi pas si j'étais un bon patron ou pas», a-t-il dit.Surnommé coupe-coupe (parce qu\u2019il trouvait toujours les textes trop longs), M.Guibord s\u2019est surtout occupé à réduire la longueur des textes et à diminuer le nombre de nouvelles et de renvois à la Une du journal.«Il y avait peu de journalistes et puis durant la guerre, quand les salles de nouvelles étaient presque vides, on avait l'habitude de publier les discours intégralement.Il a donc fallu graduellement faire plus de place à la nouvelle.Il n\u2019y avait plus de place pour les grands textes et les longues babiches», a-t-il expliqué.Malgré son poste de décision, M.Guibord avoue que le reportage, le contact quoti- Les premiers ateliers du DROIT, en 1913, au-dessus du York Garage, 86, rue York dien avec les acteurs de l\u2019actualité, lui a toujours manqué.muniquer les détails.À son «Vous savez, on perd vite grand étonnement, il fut inca- le tour des nouvelles», a-t-il pable de répondre a toutes ajouté.fos questions du jeune jour- Ainsi, raconte-t-il s\u2019étre ar- naliste.rété un \u2018jour sur les lieux d\u2019un incendie sur le chemin de retour à la maison.Arrivé chez lui, il téléphone au journaliste en poste pour lui com- «J\u2019étais déjà devenu mauvais reporter», a-t-il confié.HOMMAGES AUJourNAL LE DROIT prospérité.À l'occasion du 70e anniversaire de fondation du journal LE DROIT nous désirons offrir à son conseil d\u2019administration, ainsi qu'à tout son personnel, nos plus vives félicitations et nos meilleurs voeux de longue vie et de FÉLICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT pour ses 70 années de SERVICE DE LA POLICE A ome, francs succes! IT LL, QUEBEC = * + 776-5544 M\u20ac K, DAYLMER MUNICIPALITE DE Rolland Morin, directeur Bt pgs mot™® VAL-DES-MONTS y +! Semen mf - Li \u2018 nue TR PE am Nm.ew Cm eam ow sa\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 Le développement des transports dans la région par Murray Maltais L'histoire des transports dans la ré- Blon n\u2019a jamais fait l\u2019objet d\u2019une étude exhaustive.L\u2019historien qui se pencherait sur leur développement dans l\u2019Ouest du Québec et l'Est ontarien depuis le début du siècle risquerait d\u2019y passer sa vie, surtout s'il se montre minutieux._Telle est la conclusion qu\u2019il faut tirer après des recherches effectuées auprès de personnes et de documents.Car si l\u2019on trouve en abondance des études techniques, à la fois très spécilisées et structurologiques, force est de constater que l'aspect humain est souvent négligé.Nul ne songera à \u2018nier l'influence prépondérante des transports dans le développement économique de la région.Plusieurs autres aspects s\u2019y greffent: politique, social, urbanisme, capital et travail, pour ne mentionner Que ceux-là.A tavers ces grands ensembles qui gouvernent encore nos vies, où donc est l'homme?Il semble oublié dans les statistiques.Un compagnon de l\u2019homme est, lui, complètement oublié.Or, sa disparition graduelle dans le domaine des transports bouleversera la vie quotidienne.Elle changera profondément les mentalités et les moeurs.Le cheval, puisque c\u2019est de lui qu\u2019il s\u2019agit, est encore un roi au tournant du siècle.Celui qui en est propriétaire en prend grand soin: ne vaut-il as jusqu\u2019à cent dol- ars, voire davantage, somme évidemment importante pour l\u2019époque?On aime le cheval: lui et l\u2019homme, depuis des millénaires, vivent une histoire d'amour.Des liens qu\u2019on pourrait croire indissolubles se sont créés.En général, la population aime les chevaux: qui n\u2019a pas entendu raconter ou été témoin de scènes où un charretier ivre fouette son cheval jusqu'à ce que la pauvre bête rende le dernier soupir, le tout évidemment ponctué d\u2019affreux blasphémes?Rares sont ceux qui ne condamnent pas pareille attitude.Le contact avec les animaux rend l\u2019homme plus humain.Au fur et à mesure que le cheval disparaît, le nombre de chats, de chiens et d\u2019animaux vivant dans les maisons augmente de façon extraordinaire.Fini le temps (en fait, jusqu'aux années 50) où le laitier, le boulanger, le boucher et le cultivateur amènent en ville, mais surtout dans les villages, les produits de leur travail.Bientôt, on a plus besoin des blocs de glace, toujours transportés par le cheval, avec l'arrivée du réfrigérateur.On ne verra lus le solennel cor- illard qu\u2019au cinéma, dans de mauvais films de vampires.Crottin et oxyde de carbone L'historien, Lucien Brault se souvient parfaitement de l'époque des chevaux.Il en garde, à 79 ans, une touchante nostalgie.«Que voulez-vous, l'automobile a tout changé.Pas besoin de Les gens âgés conservent à l\u2019endroit de la l\u2019homme une nostalgie indicible.Des esprits obtus ne manquent pas de souligner le crottin dans les rues, lorsqu\u2019il en était le roi.Ils oublient qu'on respire aujourd\u2019hui le crottin des automobiles: l\u2019oxyde de carbone, cause de cancer et plaie de notre civilisation.(Photo d'archives) lus noble conquête de Omnibus, vers 1870, rue Sparks.Cette voiture publique hippomobile démontre à elle seule | transports.la nourrir quand on ne s\u2019en sert pas.Bien entendu, qui dit cheval dit crottin, qu\u2019il fallait 1aire ramasser dans les rues par des employés municipaux.Mais aujour- d'hui, la situation a empiré, car il nous faut respirer le crottin des autos: j'ai nommé les gaz toxi- mportance du cheval dans l\u2019histoire des (Photo: archives de la ville d'Ottawa) ques des tuyaux d'échappement.«On s'ennuie du cheval.La preuve?Regardez l'affluence dans les terrains de course.Les gens n\u2019y vont pas seulement par l\u2019amour du jeu ou appât du gain.Non, ils veulent voir des chevaux!» Avec l'invention du de l'Ouest PAROISSE ST Meilleurs voeux au journal \u201cLe Droit\u201d pour ses 70 années au service de la population francophone de l'Ontario et DEHULL Edgar Fleury, curé, et les marguilliers du Québec.-BENOIT ABBE HOMMAGES et FELICITATIONS au journal LE DROIT à l\u2019occasion de son 70e anniversaire.DIOCESE DE GATINEAU/HULL moteur mû à l\u2019électricité vont apparaître les tramways, les «p'tit chars» comme on les appelle parfois.A leur début, les tramways glisseront sur des rails et seront tirés par les chevaux {encore eux!).Puis on \u2018installera des fils électriques.Le courant, parti de l'usine, se déplacera sur des fils aériens (trolley).A Ottawa, c\u2019est vers 1890 qu\u2019apparaissent les tramways électriques.5 cents Lucien Brault s'en souvient comme si c\u2019était hier.Les gens se rendaient par \u2018ailleurs dans deux célèbres parcs d\u2019amusement, le premier situé à Britannia, le second à Aylmer.Le moyen de transport utilisé était surtout le tramway; il cofitait cing cents a chaque passager.Aujourd'hui, on chercherait vainement les vestiges de ces parc.L'automobile \u2018C'est auto qui va devenir reine.Selon les chiffres fournis par Statistiques Canada, la progression de sa pénétration dans les habitudes des gens est nette, bien qu'on ait conservé le nombre d\u2019enregistrements que depuis 1912 seulement.Cette année-là, au Canada, on enregistre 20,367 voitures de tourisme.En 1913, on grimpe à 29,295.L'année suivante, on note la présence de 45,716 automobiles.En 1918, on parvient à 157,079.Le million de voitures sera atteint en 1929.Il faut supposer que le nombre de chevaux diminue d'autant, surtout si l\u2019on tient compte de l'apparition des autobus, sans parler évidemment des tramways.Consolation pour les amoureux du cheval, sinon les hippo- logues; aujourd\u2019hui, en 1983, vous avez parfaitement le droit de vous promener dans une voiture à traction animale à Hull, de même qu\u2019à Ottawa, nous soulignent les deux sûretés policières municipales.La seule restriction consiste à ce que son conducteur respecte la sécurité On reconnaîtra l\u2019angle des rues Eddy publique.Mais qui songerait à se promener le dimanche en «buggy»?C'est seulement durant les festivals de rodéo que le cheval réapparaît, pour des raisons touristiques et commerciales.Ajoutons que ceux qui conduisent ces wagons aiment les chevaux et les connaissent.Fini le temps des gracieux équipages! Les quelques monarques qui restent encore continuent à utiliser le cheval, surtout lors de cérémonies d'apparat.Mentionnons aussi certains corps policiers, dont la Gendarmerie royale du Canada.C\u2019est pour rappeler que le cheval, comme le souligne le célèbre aphorisme, demeure la plus noble conquête de l'homme, bien que son utilisation à notre époque de haute technologie soit récréative ou hautement symbolique.Aujourd'hui, on compare voitures, moteurs, pistons et performances.II était sans doute plus intéressant de comparer les chevaux dans la quiétude des conversations du soir, sur les perrons.Comment se consoler?On songe tout de suite à l\u2019équitation, un sport qu'on se rend pratiquer au- HOMMAGES ET au journal LE DROIT Pour 70 ans de présence active dans notre milieu.RECONNAISSANCE CD PAROISSE NOTRE-DAME-DE-L'ILE 115, boul, Sacré-Coeur Hull, QC J8X 1C5 771-3285 \u2014 \\.Félicitations au Droit pour sa présence chrétienne et française dans l'Outaouais! 70 ANS de regard attentif, d\u2019information fidèle, de promotion de la culture, de défense de la dignité humaine! A ce quotidien de chez nous, longue vie! L'école secondaire St-Joseph de Hull _/ \u2018humain négligé, le cheval oublié et du Portage, à Hull, sur cette photo, croquée au début du siècle.: (Photo: archives de la ville d\u2019Ottawa) \u2018 - 3 jourd\u2019hui en voiture! Aux moins audacieux reste la calèche: c\u2019est encore la meilleure façon de visiter une ville.Or.emprunte alors le même moyen de locomotion que ceux qui ont été les principaux acteurs.de son histoire, avant l'invention des moteurs.Les idées qui surviennent au cours d'une promenade dépendent en grande partie de son rythme.On s\u2019essouffle actuellement à trouver des nouvelles idées pour attirer le tourisme, surtout.dans la région.On reste étonné du fait que personne n'ait songé au cheval.L'histoire :de l'oeuf de Colomb .se répète.Jean Gratton, \u201c| évêque de Mont-Laurier + Je félicite le personnel du journal Le Droit, à l'occasion de ce 70e anniversaire d'existence.Quand on sait les | raisons qui ont rendu nécessaire sa | formation, les motifs qui aujourd hui - encore disent la place d'un quotidien francophone dans l'Outaouais et la région de la Capitale nationale, on ne peut que souhaiter longue vie au journal Le Droit, en même temps gue ténacité et audace.Bon succès.| 2 FELICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT A L'OCCASION DU 70\u20ac ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION ASTVIEW ATELIER D\u2019USINAGE MECANIQUE 70, rue ADRIEN ROBERT, HULL UT 776-5548 Fe v2 ov ove - i | a, ; Dr Gaston Isabelle Député fédéral, Cté de Hull René Cousineau FELICITATI NS SINCÈRES à l\u2019occasion de ce 70° ANNIVERSAIRE LA CONFERENCE DES PARLEMENTAIRES DE L\u2019OUTAOUAIS Robert Middlemiss 5 .Gilles Rocheleau > Mark Assad it Michel Gratton rm dTe oes mts : ; \u20ac \u2019 + .\u2019 » + \u2019 » » » 7 oad MA Thom Lefebvre Député fédéral, Cté de Pontiac LE eu I ur 5 0 0 A CE Mgr ADOLPHE PROULX JohnKehoe : Député fédéral, Député provincial, Député provinciai, Député provincial, Député provincial, Député i , ; EVEQUE DU DIOCESE GATINEAU/HULL Cté de Gatineau té da Pontiac Cté de Hull clé de Papineau Cté de Gatineau Clé de Chaploau : i 1 A, ! 4 L % ° YE Ep rev rer RTS RR © Le GEIR.YK = ERR sir INE DM Ur A ei = SRR BL eT Lom © mmr a 4 i J i Le rythme de l'évolution des transports se confond avec celui de la civilisation.Dans son désir d\u2019aller toujours plus loin, toujours plus vite, de .transporter des quantités de plus en plus importantes de marchandises, l\u2019homme s\u2019est oublié lui- \u201cmême.Trop soucieux de modifier son environne- -Yhent au nom de l'efficacité, il s'est à peine rendu *compte que l\u2019environnement qu\u2019il a créé l\u2019a changé -lui-même profondément.*.\u201d Maintenant, le balancier revient de l'autre côté.-Les mouvements d'écologie, de retour à la nature \u201cet à une vie plus simple, exempte de stress, font de -plus en plus d'adeptes.Juste retour des choses, \u201csurtout après l'affolement général qu'on note dans \u2018les années 50.+TL'Outaouais doit son nom a la rivière qui traver- ~*de la région.Sillonnée par les premiers explora- \u2018teurs français dont Champlain, c\u2019est la coupe et le \u201ctransport du bois qui détermineront, deux siècles \u201cplus tard, son avenir économique.Epoque haute en - \u2018couleurs des cages et des «cageux», de la brutalité \u201cdes «shiners» et du légendaire Jos Montferrand, \u2018Blors que la police n'existe à peu près pas.\u20183 Vers 1913, plusieurs compagnies de chemins de - \u201cfer exploitent deux lignes dans la région.Malheu- \u2018reusement, le tracé a été établi au début à la péri- \u2018\u201cphérie d'une zone fort réduite.On n\u2019a pas tenu \u2018Compte d'une éventuelle extension urbaine.les \u201c-\u20acompagnies, qui seront absorbées plus tard par le - Canadien national et le Pacifique canadien, n'ont \u201csu que leur intérêt économique immédiat.Dans son rapport qui devait donner naissance à la Commission de la capitale nationale, l\u2019urbaniste «francais Jacques Gréber le souligne: «Ce peu d'\u2019é- *gards pour les aspects divers de la collectivité * s'explique par le fait que le chemin de fer était, à sl'époque, le facteur par excellence de prospérité dans les colonies nouvelles.Mais les inconvénients d'un tel système ne pouvaient tarder à se faire sen- * tir pour aboutir finalement à la situation regretta- « ble actuelle» (p.82).41: Ces lignes ont été écrites en 1949.Cette année-là, + plus de 150 passages à niveaux obstruent la cireu- * jation.Une centaine de rues sont sans issue, à cau- 3Bp de la présence des voies ferrées.54, je Douze compagnies +a*En 1950, souligne Gréber, pas moins d'une dou- ; Fhine de sociétés privées de transport désservent la \\région Hull-Ottawa.En 1920, une seule ligne de « flamway dessert respectivement Ottawa et Hull, à \u201c une époque où l'automobile est rare, comparative- « ment à aujourd\u2019hui 70% des lignes de transport en 5 pmmun relevées parGréber en 1950 n\u2019existent pas # 40 ans plus tôt.C'est la guerre qui fera se dévelop- ber le transport en commun devenu nécessaire à » thuse de l'expansion industrielle et le déplacement buotidien des travailleurs.++ C'est en 1946 qu\u2019on crée la Compagnie des trans- \u201c ports urbains de Hull, le service des tramways À ce cette ville étant plutôt défectueux.Deux ans us tard, on forme l'Ottawa Transportation Com- Ÿ Mission, lors de l\u2019achat par la ville d\u2019Ottawa de l'Ottawa Electric Railway.: s'! Plusieurs petites compagnies d'autobus desser- \u201cwent les villes périphériques.Les véhicules sont y bouvent désuets: on les appelle «boîtes à savon».» Bondés aux heures de pointe, il faut en descendre : ppur franchir des côtes, même si l'autobus est sur = 1@ «boeuf».13iNotons en passant les dates d\u2019inauguration des \u20ac hifférents ponts enjambant l'Outaouais: c\u2019est évidemment le pont des Chaudières qui demeure le premier, puisqu'on s\u2019en sert dès 1827.Il faudra at- ne LL XN Aller trop loin, aller (Photo Charles Lindbergh, devant le «Spirit of St.Louis».Le vainqueur de la première traversée de l\u2019Atlantique contribua à populariser l'avion à Ottawa en y faisant une visite en 1927, deux mois seulement après son exploit.tendre jusqu\u2019en 1901 pour voir se profiler la silhouette du Royal Alexandra, qui deviendra l\u2019Inter- provincial.En 1928, le pont Champlain entre en service.En 1965, c\u2019est au tour du Cartier-MacDo- nald: : Les bateaux Vers 1820, le bateau a vapeur fera son apparition sur l\u2019Outaouais.Avec la construction du canal Rideau, qu\u2019on inaugure en 1832 pour des raisons militaires (on craint que l'invasion américaine de 1812 ne se reproduise et on juge le St-Laurent peu sûr), cette voie d'eau artificielle sera utilisée pour le commerce.mais le canal ne servit pas aux fins pour lesquelles John By, fondateur d'Ottawa le fit construire.Jamais les Américains n'envahirent à nouveau le Canada et comme voie commerciale, le canal servit durant peu de temps.C\u2019est en 1849 qu\u2019a lieu la construction d\u2019une dernière écluse sur le St-Laurent.Après cette année-là, le canal ne servira qu'au transport local.Pourtant, les bateaux continuent de naviguer sur l'Outaouais, surtout à la fin du siècle dernier.De magnifiques vapeurs la sillonnent jusqu\u2019au déclenchement de la Première guerre mondiale.C'est le chemin de fer, plus rapide, qui détrônera le bateau, tant pour des raisons de rapidité que d'économie.Aujourd\u2019hui, l\u2019Outaouais, comme le canal Rideau, ne servent guère qua la navigation de plaisance.On peut noter quelques statistiques: en 1870, plus de 9,700 bateaux nagiguent sur le canal.Cinq ans plus tard, on en dénombre moins de 3,000; en 1925 moins de 1,500 et en 1930, un peu plus de 500.En 1960, c\u2019est moins d'une centaine.L\u2019avion C'est au début des années 20 que l'avion fait son apparition à Ottawa.Le site de l'actuel aéroport d\u2019Üplands, appelé alors le Hunt Club Field, est surtout utilisé par quelques individus.Il va sans dire que leurs activités sont sporadiques.En fait, la population n\u2019est pas encore sensibilisé au phénomène de l'avion.Pour qu\u2019elle le devienne, il faudra la venue d'une grande vedette.C'est en 1927, deux mois seulement après sa triomphale traversée de l'Atlantique syr le «Spirit of St.Louis», que le colonel américain Charles Lindbergh atterrit sur le champ du Hunt ub., En janvier de l'année suivante, l'Ottawa Flying Club s\u2019incorpore.On loue le terrain de la Uplands Realty et le club débute ses activités avec deux appareils de type Moth.Il ne faut pas y chercher une piste d'atterrissagfe ou d\u2019envol: c\u2019est l'époque héroïque où les avions décollent et atterrissent sur le gazon ou les dunes de sable.Mais en 1936, la compagnie Laurentian achète de l\u2019Uplands Realty ce qui sert alors d'aéroport.Deux ans plus tard, le ministère fédéral des Transports fait l'acquisition de la propriété.Laurentian et I'Ottawa Flying Club en deviennent tous deux locataires.Le gouvernement construit alors deux pistes en asphalte et un grand hangar à l'épreuve du feu; il installe l'équipement de radio nécessaire à la navigation aérienne.Déjà au début des années 30, les avions qu\u2019il faut louer ou noliser sont confortables et ne souffrent d'aucune comparaison avec les modèles des années 20.Le type d'avion alors utilisé est le WACO, se rappelle l'ancien vice-président de Laurentian, M.Gérard Taillefer, qui habite aujourd\u2019hui la région et compte des dizaines d'années comme pilote dans le Grand Nord.Ma par un seul moteur, le WACO peut transporter cinq passagers et file à 100 milles à l\u2019heure.Le luxe dans les avions surviendra immédiatement avant la Seconde Guerre.Une fois les installations d\u2019Uplands complétées, la Trans-Canada Air Lines, qui deviendra Air Canada, assure un service régulier à partir d'Ottawa.En avril 1939, on peut parler officiellement de l'aéroport d'Ottawa.La guerre fait déménager l'Ottawa Flying Club à St- Eugène qui, sous la direction de l'aviation militaire (la RCAF), enseigne les rudiments du pilotage.A Uplands, le ministére de la Défense instaure une école pour l'entraînement des pilotes qui iront combattre en Europe.1944 voit de grandes améliorations apportées à l'aéroport d'Ottawa.En 1950, le gouvernement exproprie une importante partie de la municipalité de Gloucester, afin d\u2019y aménager le terrain pour les avions nécessitant de plus longues pistes.Enfin, en 1960, naît l'Aéroport international d'Ottawa, FES Tramway dit «ouvert».L'hiver, on chauffait les véhicules avec des sortes de braseros, placés dans des endroits stratégiques.Comme on peut le constater, le cheval côtoyait «les p\u2019tits chars».(Photo: archives de la ville d'Ottawa) LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 trop vite?dont les coûts de construction s'élèveront à $6 millions.Et en 1980, on annonçait un projet de développement dont les grandes lignes seront appliquées d\u2019ici l'an 2,000.Gréber Impossible de parler de transports sans parler aussi d\u2019urbanisme.On a pu croire qu'avant Jac- ues Gréber, le développement d'Ottawa manquait de logique.L'urbaniste français, venu au Canada à l'invitation du premier ministre King, fit paraître en 1950 un rapport célèbre qui continue à faire couler beaucoup d'encre.On peut en résumer l'essentiel en cinq points: 1) prévention de larges espaces de verdure; 2) établissement de la fameuse «ceinture verte»; 3) construction d\u2019édifices fédéraux loin du Parlement, afin de décongestionner le Centre-Ville de la circulation; 4) déplacement et relocalisation du réseau ferroviaire; .5) acquisition et entretien du parc de la Gati- neau.Cette acquisition a notamment donné lieu à une longue querelle avec le gouvernement du Québec.Elle se poursuit encore devant les visées centralisatrices du gouvernement fédéral.On n\u2019en finirait pas de parler de l'expansion du réseau routier dans l'Est ontarien et l'Ouest québécois: chaque route, chaque voie rapide, chaque tronçon même, a sa propre histoire, que ce soit le Queensway, au début des années 60, ou l'autoroute qui, du côté québécois, commence après qu'on a franchi le pont Cartier-MacDonald, contourne Huil et se rend à Ce qu'est devenu la ville de Gatineau depuis le regroupement.L\u2019automobile L'envahissement des villes et des campagnes par l'automobile a fait que la population désire davantage de voies rapides.La crise de l\u2019énergie n\u2019a pas encore modifié sensiblement les mentalités.On assiste cependant depuis moins d\u2019une dizaine d'années à une recrudescence sans précédent de la bicyclette, moyen de transport non polluant, dont la popularité a tellement monté en flèche qu\u2019il a fallu construire des pistes cyclables.Avant leur aménagement, les cyclistes pouvaient être considérés comme de sérieux candidats au suicide, devant les réactions des automobilistes dépourvus d'esprit.civique et des chauffards.La motocyclette a donné naissance à un style de vie controversé, popularisé par le cinéma américain.faut-il l\u2019associer au transport utilitaire ou aux loisirs sportifs?Les avis vont différer, selon qu\u2019on en possède une ou non.Et nous n'avons mentionné ni la motoneige, ou les anciennes auto-neige à chenilles.Le développement des loisirs a de plus donné naissance à une multitude de nouveaux véhicules, que ce soit sur terre, dans l\u2019eau ou les airs.On peut parler aujourd'hui de civilisation de l'automobile; elle a donné naissance à plusieurs métiers qu'Henry Ford n'aurait pu envisager, dont les \u2018\u2019bourdons verts\u2019.Sa prolifération a entraîné la construction d'immenses terrains de stationnement dans les villes.Enfin, l'usage répandu de l'auto a développé plusieurs types de criminalité.jr SHRNSS STATUS, E 5 _ haat amy, cut LC av are \u2018a » à 02 wey =, Pen res esa.Commission scolaire de Pontiac Commission scolaire Outaouais-Hull Commission scolaire Champlain 4 Commission scolaire Gatineau JOYEUX - ANNIVERSAIRE Les autorités des commissions scolaires Pontiac, Aylmer, Outaouais-Hull, Champlain, Gatineau et la Commission scolaire régionale de I\u2019Outaouais désirent exprimer leurs meilleurs voeux aux .dirigeants ainsi qu\u2019aux employés, anciens et nouveaux, qui ont oeuvré au journal Le Droit au cours des 70 dernières années.Les autorités scolaires sur le territoire de la CSRO désirent exprimer leur plus vive reconnaissance à tous ceux qui, de près ou de loin, ont permis depuis 70 ans la diffusion du seul quotidien francophone de la région Hull-Ottawa.L'apport du journal Le Droit dans la diffusion des informations du domaine de l\u2019éducation a toujours été fort apprécié.Nos meilleurs voeux de 70e anniversaire.Commission scolaire | régionale de l'Outaouais = | ; ; | | 10A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 26 MARS 1983 e Des services inestimables, mais Des autos et des hommes.Au nom de tous les Buckinois et Buckinoises, nous sommes reconnaissants a tout le personnel du _ journal | LE DROIT pour les principes et les causes qu\u2019ils ont défendus depuis le tout début de son existence.Nous remercions particulièrement M.ROMEO CHARTRAND Son excellent travail bénéficie à tous nos concitoyens.Par vous tous, nous retrouvons un reflet fidèle de notre municipalité.Nous vous en remercions, TOUS LES MEMBRES DU CONSEIL DE LA VILLE DE BUCKINGHAM.© ) \u2018 L'automobile rend des services inestimables et personne ne songe vraiment à s\u2019 passer.Les multinationales qui ld construisent font le poids dans les décisions politiques des pays, surtout quand elles sont en difficuité, comme on l\u2019a vu récemment \u2018avec l'industrie américaine.: Sa disparition du décor urbain n\u2019est pas pour demain ni même après-demain.Il n\u2019existe aucune prédiction sérieuse à ce sujet.Pendant ce temps, l\u2019industrie se robotise.Selon M.Jean-Marc Lemire, sociologue et planificateur régionale de Hull, l'automobile allie des qualités de versatilité et d'efficacité pour l'individu.À ce jour, on ne voit guère ce qui pourrait la supplanter.On n\u2019en finirait pas de citer toutes les études sur le transport urbain, non plus que les innombrables calculs et statistiques qui en découlent.A Ottawa, le réseau du transport en commun a sensiblement amélioré sa performance depuis une dizaine d'années.OC Transpo révèle qu\u2019en 1972, elle transportait 37.5 millions de voyageurs.En 1982, on a atteint 83 millions.On en prévoit 87 millions pour cette année.Il va sans dire que la circulation dans le Centre-Ville s'en trouve considérablement réduite.Les horaires flexibles de travail des fonctionnaires sont un autre facteur de réduction du trafic.Des autos et des hommes Mais la construction des autoroutes a eu comme conséquence la plus notable de faire prendre conscience aux habitants d'un quartier des dangers du développement à très court terme.On a voulu, on veut encore faire déménager les citoyens pour faire place à sa majesté l'auto.La population s\u2019est organisée et dans bien des cas, a réussi à faire avorter des projets ne tenant aucun compte de 1'élément humain et patrimonial, ourdis par des politiciens et des urbanistes qui ont souvent les dents longues mais les idées courtes.Ici, I'exemple le plus frappant demeure les approches du pont Cartier-MacDonald, qui ont complètement séparé la Basse-Ville d'Ottawa.Il faut aujourd\u2019hui parler de la Basse- Ville ouest, heureusement protégée et même restaurée, et de la Basse-Ville est, qui à toutes fins utiles n'existe plus.Il faut cependant dire que la construction du pont ne laissait guère de marge de manoeuvre.L'artère Vanier constitue un autre exemple de quartiers littéralement mutilés.La banlieue Depuis les années 50, les banlieues ont pris un esscr peu commun.Le soir, les centres- villes se dépeuplent.On parle depuis longtemps de villes-dortoirs.Actuellement, on dépense beaucoup d'idées, de salive et de béton our revitaliser les centres-villes, comme en ait foi l'inauguration toute récente du Centre Rideau.A Hull, de même qu\u2019à Gatineau, la prolon- aussi des problèmes (Photo d'archives) Un des nombreux désagréments de la civilisation de l\u2019automoblle: l\u2019emboutelllage.(Photo d'archives) Trois prototypes de voitures électriques.étique, Nées ay plus fort de la crise énerg leur performance demeure discutable.\u201cQa gation prévue de 'autoroute 50 aura pour ef- et de dépeupler les deux centres-villes, prévoit M.Lemire.Mais cette tendance ne devrait selon lui ne durer que deux ou trois #éns.Qu'on le veuille ou non, il faudra malhèu- reusement s'adapter à l'auto, source de bruit et de pollution de l'air.Cu Depuis plusieurs années, on envisage «de renverser la vapeur et d'adapter l\u2019auto\u2019dux besoins de la population.La crise énergétique a vu se développer les recherches pour construire des autos non-polluantes, actionnées à l\u2019électricité, voire à l'énergie solaire; nombre de prototypes ont été créés.Mais leur petfor- mance demeure très discutable.Fes La taille des automobiles devient de plii#'en plus réduite.On prévoit que cette tendance va s\u2019accentuer: les grosses cylindrées sont devenues des dinosaures.8 Enfin, c\u2019est un truisme que de rappeler\u2019gue l\u2019auto a causé à l'environnement des domitha- ges qu'on ne pourra jamais évaluer.Prolohge- ment de nos jambes, elle a radicalement transformé les mentalités.Nous en sommes arrivés à un point de non-retour.Il faGdra beaucoup d'imagination pour minimiser «les conséquences de son envahissement.Actüel- lement, plusieurs solutions sont envisagées.Aucune n'est globale et il faudra qu\u2019elles.se recoupent.C\u2019est le cas de le dire, il reste beaucoup de chemin à parcourir avant d\u2019en arriver \u2018# la télé-transportation du genre de celle qu'a\u201cfendue populaire une émission télévisée coïime «Star Trek».Mais il n'est pas interdit dé\u2018rêver à la science-fiction.=, De nouvelles perspectives s'ouvrent si avec la télévision inter-active, qui perméftra de faire ses opérations bancaires, ses achats et bien d\u2019autres choses depuis chez soi, grâce à un clavier d'ordinateur.Cependant, TPim- pact social de cette haute technologie demeure imprévisible malgré plusieurs expérierices- pilote effectuées parmi des échantillons \u201cde population.cn En guise de conclusion, on peut affirmer que nous vivons actuellement une ère de mutation.On assiste à la fin de la période énergétique, dont les machines remplacent le muscle de l'homme, au profit de la période informatique.L'ordinateur devient prolongement du cerveau, véhicule, stocke et traite d'innombrables données.Les conférencesonde groupes de travail par la télévision inter-agti- ve ne nécessitent plus de déplacements eoû- teux.L'impact sur le transport en sera considérable, surtout dans une région comme la nôtre, à cause de la présence du gouvernement fédéral et de celle de plus de 300 entreprises d'informatique.Depuis un certain temps, les communications sont devenues beaucoup plus importantes que le transport.Mais il demeure encore nécessaire à notre,approvisionnement et nos déplacements.Le virage que lui feront prendre les technologies nouvelles est en train de s'esquisser.Quelles formes lui feront-elles prendre?Quels en.seront les résultats sur la société et notre façon de vivre et de penser?Telles sont les gires- tions qu'il faut se poser aujourd\u2019hui.EN a2 AE Rat fia De la forét a votre porte.\u2019 Industries James Maclaren inc.est fière de jouer un rôle important dans a l\u2019approvisionnement d\u2019un papier de qualité au journal Le Droit et à d\u2019autres journaux canadiens.Félicitations au journal Le Droit à l\u2019occasion de son 70e anniversaire de publication.Nous vous souhaitons de continuer à offrir pendant de nombreuses « ;; années cet excellent service à vos lecteurs.maciaren groupe noranda Industries James Maclaren inc, oa uy vs ie ae 16 des \u201cen te a ns nie Er va 2 3\u20ac of ns x.a M > 2 \u201cHh = 7 à | t- iq | H + 1 ak vo af RU vy wd 29 fabricant de papier journal depuis 1928 * ! 0 \u2018 Y N y u Ÿ ET EU # A e La coiffure doit aussi suivre la mode.~ LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 \u201411A Les bouleversements chevelus par Darquise Timmerman - \"OTTAWA \u2014Tout - autant que la mode - Vestimentaire, la coif- afure varie de saison -en saison, mais ce + changement n'est peut-étre pas aussi remarqué.Déjà, dans .les.années 1910, les .- hommes portaient les - cheveux courts, mais : @vec une raie au mi- «lieu et deux petits ac- «Groche-coeur sur le front.L'arriére recou- _-vrait la nuque jus- « Qu,au col de chemise raide.Les favoris avaient déjà disparu >, pour revenir de nom- - breuses années plus \u2026 jard.Egalement, les » Wisages d'hommes e-Étaient parfaitement - Fasés; seuls quelques- -vURS retenaient la « moustache, mais elle »-amssi taillée et non \u2026 Rls en, bouts relevés.rt vir i+ ,Mais chez la fem- «me, la chevelure était Son charme.Elle les portait longs, mais \u201c, remontés en toque a l'arrière.Les côtés étaient frisés avec -.des bigoudis en forme de pinces, qu\u2019elles sPgignaient ensuite ~vers l'arrière pour ,£pire la toque, mais -Fecouvrant les «oreilles.Elles ornaient cette toque de + \u2018peignes-jijoux.at « «Après les austérités «de la Première Guerre - mondiale, le monde : de la mode fut entiè- : Tément bouleversé, la aucoiffure aussi.Les hommes gardèrent les \"cheveux courts, mais + la) raie passa du côté .droit.Déjà, ils utili- «saient de la brillanti- ~ me et autre produits (AA lt (Ottawa-Centre) souliers à talons bas.Les hommes abandonnèrent la veste ou le gilet avec la montre de poche, la montre-bracelet étant apparue.Les fillettes suivirent avec des robes plus courtes, caille longue ceinture sur les hanches et jupes à plis plats, bas de coton mercerisé et souliers à courroie boutonnée.Les pyjamas de lage firent leur apparition: très arges aux pattes.Les pyjamas de nuit commencèrent aussi vers la fin des années 1930, d'abord pour les hommes et ensuite pour femmes et enfants.Le pantalon pour femme sortit vers 1929, environ au même temps pour les knickers.En 1930, la femme portait un short recouvert d'une jupe au genou, Pour les fillettes, vers les années 1934-35, la coqueluche était la «robe Shirley Temple».-Par contre, Les années 1940 La robe «princesse» était à l\u2019honneur autant pour les femmes que les fillettes: corsage simple, taille marquée, jupe évasée, col Claudine, manches bouffantes aux coudes ou manches droites plissées à l'épaule.Le velours et le taffetas devinrent aussi populaire que le lainage en hiver.Pour l'été, même style en voile de coton ou toile.Au cours de la Deuxième Guerre, en raison des restrictions sur les tissus, les dames portaient des tailleurs courts au ras du genou, à un pli seulement ou même parfois juste une fente.La jaquette dépassait à peine les hanches.souliers à talons hauts.(Suite à la page 13) passent.Les premiers véten ments de ski da.nes, vers 1933.pour te LE * 2,3,4chambres (819) 426-2982 FELICITATIONS au journal .DROIT Domaine Murray e Plage sablonneuse * Pédalos e Pêche * Chaloupes « Buanderie e Spéciaux 20 août au5 septembre LAC DES PLAGES / FELICIATIONS au JOURNAL °) AN x.] 4 5 I af} BOUCHERIE O.GUENETTE -{.e Viande de catégorie A-1 I e Livraison gratuite 96, rue Eddy, HULL \u2014 771-4174 - J + R- po +: \\_ Jean HARPER, propriétaire J.Sinceres félicitations pour ces soixante dix années de succès auprès de votre entreprise canadienne française et nous vous souhaitons une prospérité plus grande pour l'avenir 725, Somerset ouest Ottawa 238-5544 Nos plus vives félicitations et nos meilleurs voeux de longue vie et de prospérité au conseil d\u2019administration du journal \u201cLe Droit\u201d àloccasionde son soixante-dixième anniversaire CAISSE POPULAIRE T-CHARLES LTEE 99, av.Beechwood Ottawa, Ontario.we artim pins Lada a ti rte 2 ee rene al | jte de la page 12) Nais pendant toutes ces an- & et encore longtemps après lbslannées 1940, les écolières et les| pensionnaires ou externes deg couvents, pour le cours se- comaire, portaient des robes notes, jupes à plis plats, col et nets fortement empesés ou , ÿ au cours des années 1930, leshommes portaient des habits 1x pièces à veston raccourci, boutons, et pantalon très e au bas, ce genre de panta- lo disparut au cours de la Gülrre, où tous les vêtements seblaient adopter le style mili- B, tel le tgench coat, pantalon ipe trés droits.Après la guerre VUE WAR près la Guerre, le grand cri en|jmatière de mode a été le aNiw Look» de Christian Dior.Le| robes retombèrent presqu\u2019à la theville, mais les décolletés s'éjanouissaient, surtout en soi- réd Vint alors les robes du soir ; ®s nu, bretelles-lacets, et les bs sans bretelles, épaules nus, jupes parfois larges, par- foil serrées, avec traine à porter sujle bras.Après le trench coat, .ce jut le manteau en poil de cha- mau.Jusque vers la fin des an- : d\u2019ailleurs n\u2019ont pas telle- at changé d'aspect quand à la me, ajustée ou droite.Mais le ÿn était rare.C'est surtout le ratmusqué, le mouton de Perse, lé proadtail et l\u2019écureuil.Les jais ou borg, et encore poil-de meau, parfois droit, parfois bté, toujours fente à l'arrière et} double revers.Pour enfants, c\u2019éait un peu la même chose; mateau avec petit col de lapin.: 3 1960-1970-1980 Fles modes se succèdent, mais soit plutôt des répétitions des iennes années: tantôt, les mds couturiers annoncent un bur aux années folles de 1920, taätôt, c'est un retour aux an- nés 1940.Il y a des change- ats dans les tissus avec les roiveaux synthétiques, plus fads d'entretien.Mais on revient © au vole, point d'esprit, toile, * Les vêtements (suite) pour revenir coton, en été, ou velours, taffetas, lainage, tricots en hiver; il n'y a que la façon des vêtements qui change de même que les couleurs en vogue.Depuis les années 70, le chat sauvage a déplacé le mouton de Perse et le broadtail est disparu.Le vison est roi et maître, pour hommes et femmes.Au cours de ces années, on est passé en matière de chaussures, des babydolls aux talons aiguilles, et bouts très pointus, aux talons bas ou moyens, et bouts plus arrondis, le talon haut est revenu, mais pas aussi effilé, puis, tout récemment, le soulier ballerine.Pour les hommes et garçons, les souliers lacés ont presque disparu.Ce fut le genre mocassin, puis le soulier avec langue sur empeigne.L'habit de gala à cravate blanche et manteau à queue a aussi peu à près dsparu de la scène.Le smoking ou cravate noire reste pour les grands galas.Le noeud varie en largeur de noeud papillon à très étroit, puis moyen.La chemise devient plus fantaisiste, mais le ceinturon reste le même.Les tissus et couleurs de complets pour hommes varient également d'année en année, tout en restant foncièrement les mêmes.Il faut aussi mentionner la «rage du jean» chez les jeunes garçons et filles, mais qui commence à s'estomper pour faire place au pantalon en velours de coton rayé.L'engouement des espadrilles chez les jeunes semble aussi en perte de vitesse.Comme les mots, les modes passent pour revenir sous une autre forme.Certaines personnes se rappeleront peut-être des chapeau en Jeghorn des chapeaux de paille à Noël et des chapeau de feutre avec robe noire en août, des casques-boudoir, des frileuses, ou «bed jaquet», des gilets longs avec jabot en dentelle portés sur une jupe assortie.La mode des chaînes qui a remplacé les colliers les ensembles de bijoux aux pierres précieuses, le grand vent des pierres du Rhin, et et le col Ascot pour les hommes?On pourrait continuer indéfiniment, chaque année apportant une petite «spécialité», pas toujours accepté par contre.Comment on protégeait les petites filles du froid, en automne-hiver, dans les années 1914-1915.HOMMAGES et FELICITATIONS au journal LE DROIT DRUMMOND Formules d\u2019affaires Ltée 250, ch.Tremblay Ottawa, Ontario.(613) 745-0048 1913-1983 HOMMAGES AU JOURNAL LE DROIT A L'OCCASION DU 70° ANNIVERSAIRE de sa FONDATION LIONEL EMOND & [3 IN h ll DIRECTEURS DE FUNERAILLES 271, BOUL.ST-JOSEPH, HULL 777-1619 Ce CE x3 ee Er SETI ET fa Les premiers pyjamas de plage dans le I x Les maillots de bain à jupe des années 1920.EE s années 1930.+ FELICITATIONS A L\u2019OCCASION DE VOTRE 70e ANNIVERSAIRE MEILLEURS VOEUX DE SUCCES POUR L'AVENIR bed SIGNODE CANADA INC.6695, rue ST-JACQUES MONTREAL (514) 489-6861 LA FAMILLE PENATEN de PRODUITS POUR BEBES FELICITE LE DROIT à l\u2019occasion de son 70e ANNIVERSAIRE D'ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE PENATEN NOTRE FAMILLE PREND SOIN DE LA VOTRE FELICITATIONS au journal LE DROIT à l\u2019occasion de son 70e ANNIVERSAIRE LOOMIS COURIER SERVICE LTD.1179, rue Parisien OTTAWA, Ont.K1B 4W4 & A , Le joli «moïse» qu\u2019on prenait des mois à préparer en satin, dentelle, point d\u2019esprit, et oreiller garni de broderie anglaise, même encore en 1947.\u201cy compugraphic | canada limited/limitée désire féliciter Le Droit à l\u2019occasion de son 70e anniversaire! GERRARD-OVALSTRAPPING est fier de cette association continue avec - LEDROIT en leur fournissant la meilleure qualité dans leur système d'expédition: CONVOYEUR SLIP-TORQUE e l\u2019attacheuse la plus rapide au monde la JP-80 HEUREUX 70e ANIVERSAIRE MEILLEURS VOEUX! AUJOURNAL ITAL URIER DIVISION OF CAPITAL COURIER LTD.Gerri Thivierge President 3-427,ch.McARTHUR OTTAWA, ONTARIO (613) 744-3470 AU JOURNAL & LE DROIT à l\u2019occasion de son 1913 \u2014 1983 FELICITATIONS 70e ANNIVERSAIRE LIMITED/LIMITEE \u201cLes professionnels de la cueillette de déchets au Canada\u2019 1152 KENASTON OTTAWA al 746-9077 LECOLLEGE APOSTOLIQUE SAINT-ALEXANDRE avait huit ans lorsque Le Droit vit le jour dans la région de l'Outaouais.Tous deux ont grandi et progressé avec les années.Le collège félicite Le Droit pour son ardeur à propager la foi catholique et la langue française, le remercie pour l\u2019intérêt porté à son oeuvre d\u2019éducation et lui offre des voeux d\u2019un succès continu.741-2020 neue me + rece ery ce mae ena 4sa\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 26 MARS 1983 e C\u2019était le 7 novembre 1929 Les travaux commencent à l\u2019usine de filtration d'Ottawa Après l'inauguration officielle de l'île Lemieux, une soixantaine d\u2019ouvriers se mettent sérieusement la besogne \u2014 On \u2018compte compléter l\u2019excavation dans \u2018frois mois.\u2014 Les in- \u2018yités.»i Rêve réalisé \u201cLes travaux d'exca- \u2018Fation pour l'usine de filtration que la mu- \u2018hicipalité d\u2019Ottawa \u2018¢bnstruira dans l'île \"Lemieux sont en mar- \u2018che depuis mercredi \u2018après-midi.; \u201c \u2018Après que le maire Ellis eut levé la première pelletée de ter- te avec une pelle en targent, et que M.gFrank Plant eut, avec un pic aux bouts argents, prêté main-forte au maire puis poussé le bouton qui faisait exploser la première charge de dynamite dans le roc vif, une soixantaine d'ouvriers, armés de pics et pelles, renforcés d\u2019un tracteur et de plusieurs voitures, se mirent sérieusement à la besogne.C'est une tâche difficile car l'Île, à cette extrémité où s'élévera l\u2019usine de filtration, ressemble à un pays montagneux.On compte cependant compléter l\u2019excavation dans trois mois.Et au printemps, la corporation demandera des soumissions pour la construction des bâtisses permanentes.Belle cérémonie La cérémonie de la levée du sol a été tout à fait agréable.Un nombre important de membres du Conseil de ville, de fonctionnaires municipaux et de citoyens d'Ottawa en fut témoin.L'ingénieur Macal- ~ lum fut le premier à porter la parole; il se dit heureux de voir enfin se réaliser un projet qu'il caresse depuis longtemps \u2014 celui de doter la capitale d\u2019une eau potable, pure, claire, limpide.Passant rapidement en revue les di- rant de l'actualité.récipients.message.RE AH Wd EE BD AE A TO A WT NA Bre Gr A Shen SE EM ques.\u201cKk Emme AB EE eRe wx a Aa ew ama aa \u2014 ~ CANADIENS.\u2026 nous lisons des livres pour nous instruire, des magazines pour nous distraire et des journaux pour nous tenir au cou- .nous admirons les reproductions de tableaux celébres, nous découvrons des pays lointains, nous avons connaissance des événements grace a la photographie.nous avons besoin, pour les innombrables denrées et produits que nous achetons, de millions d\u2019emballages et de \u2026 nous dépensons notre argent, nous employons des timbres pour affranchir notre courrier et nous empruntons les voies que nous signaient les indicateurs.Les messages qui font partie de notre vie quotidienne reposent sur l\u2019industrie des arts graphiques\u2026 et l\u2019industrie des arts graphiques compte sur nous pour rendre visible son L'importance de l\u2019encre d\u2019imprimerie dans la vie des Canadiens contribue à justifier notre fierté car nous sommes un rouage essentiel de l'industrie canadienne des arts graphi- Nous sommes L\u2019Association canadienne des fabricants d\u2019encre d\u2019imprimerie Borden Chemical, Div.de The Borden C.Ltd.Hendershot Inks Campany Limited Canadian Fine Color Comp Canada Printing Ink Div.de Relchhold Ltd.Pme Printing Ink Corporation of Canada Limited Schmidt Printing Inks Limited S Inmont Inc.any Limited Sinclair & Valentine J vers systèmes suggérés dans le passé, il dit que le filtre en voie de construction s'approvisionnant a la rivière Ottawa, la meilleure source possible, donnera des résultats plus satisfaisants que n\u2019importe quel autre système.Rêve réalisé M.le maire Ellis, invité à dire quelques mots, se déclara enchanté de présider une telle cérémonie, uisqu'elle couronne es efforts de tous ceux qui ont à coeur depuis longtemps la réalisation d\u2019un projet aussi important.Il est d\u2019autant plus enchanté que l'oeuvre s'accomplit avant qu\u2019il dise définitivement adieu à la politique municipale.M.Ellis félicite chaleureusement les contribuables qui, par leur vote favorable, ont rendu possible cette vaste entreprise, dont le coût sera d'environ $1,315,000.M.le commissaire Plant, parlant à peu près dans le même sens, se dit heureux de la réalisation du grand projet d\u2019un filtre mécanique, et profitant de l'occasion, il félicite l'ingénieur Macallum, ses assistants et tout le personnel \u2018qui travaillent depuis plus d'un an pour répandre l'idée de la filtration de notre eau potable et qui conduisent présentement les travaux avec tant de tact et de zèle.M.Elwood MacDonald, ingénieur adjoint de l\u2019aqueduc, dit que l'ambition du personnel est de construire, dans le plus bref délai possible, une usine permanente qui ne le cédera en rien à aucune autre du genre en Amérique.Un examen fait hier par des personnes compétentes a démontré que ce serait gaspiller de l\u2019argent si on se contentait seulement de réparations - pl- fiers et structure défectueux.Il appert qu'une décision sera prise, très prochainement de construire au plus tôt un nouveau pont sur la Gatineau, entre la ville de Hull et la municipalité de Pte-Gatineau, sur la grande route provinciale.À plusieurs reprises déjà, il a été signalé à l\u2019attention du Conseil municipal de Hull que ce pont était défectueux et devenait dangereux.Des réfections urgentes et plus ou moins temporaires ont été faites de temps à autre, mais maintenant, il faut songer à une reconstruction immédiate, c'est-à- dire à un pont entièrement neuf.Le pont actuel a été construit il y a une quarantaine d'années et Le pont Lady Aberdeen, à l\u2019époque des embouteillages.Sincères félicitations au journal pour ces années de progres L & R Graphiques \u2026.fourniture d\u2019art graphique 593 Shakespeare, Dollard des Ormeaux, Québec 620-6103-02 Le pont de la Gatineau devra être reconstruit Une division de ROLLAND Inc.1228 Old Innes Road Bay 303 Ottawa, Ontario K1B 3V3 (613) 744-0985 Nos plus sincères félicitations et nos meilleurs voeux aux directeurs et aux employés du journal Le Droit, à l'occasion de son 70e anniversaire, le quotidien français de la région de la capitale nationale et de l\u2019Ouest québécois.FÉLICITATIONS AU JOURNAL | DIT | RIF ILE Hirdiss outre de ne plus être bon, ne ré-j-.pond plus aux besoins de la cir-|[>- culation, devenue si intense surjs- - le chemin de la Gatineau.Qu'une reconstruction immédiate s'impose, c\u2019est la constatation faite hier au cours d\u2019un examen conduit sur les lieux pa l\u2019ingénieur J.G.O'Donnel, d département provincial des Tra vaux publics, et par l'inspecteu Bourgeois, du même départe+- ment, accompagnés du maire; Lambert et de l'ingénieur de laF ville , M.T.Lanctôt.La structu 1913-1983 Nos | félicitations au journal LE DROIT Un journal qui tient une place enviable dans le domaine du journalisme.Nous présentons nos sincères félicitations à ce grand quotidien d'Ontario, à l\u2019occasion de son 70e ANNIVERSAIRE de fondation.\u201c- UMITED MEILLEURS VOEUX NET ET DE CONSTANT SUCCES VU FÉLICITATIONS y U JOURNAL Al JOURNAL LE DROIT LE DROIT AL'OCCASION DE SON CONSTANTS SUCCÈS e 70° ANNIVERSAIRE INSTANTS SUCC DE FONDATION BERTHIAUME MAISON FUNERAIRE SALON FUNERAIRE NOEL McCONNERY FUNERAL HOMELTD.206, rue CARTIER 1067, vue Lansdowne ; MANIWAKI, QUE.819-449-2626 HAWKESBURY 613-632-2084 NOUS SOMMES HEUREUX DE NOUS ASSOCIER - Nous félicitons Le Droit à l'occasion de son 10° anniversaire.à tous ceux qui offrent \u2018 leurs félicitations | et leurs voeux sincères ; d\u2019un succès continu au journal LE DROIT à l\u2019occasion de son 70° ANNIVERSAIRE /ABIMBI-PRICE + A EIA ri Arar a PLY ila, = BI STAIN AAI I EE BO RAEI ATW ie GME TR, TGR ATRL I AVL LE Wve 8 CAPITAL BOX = of ottawa limited 1475, ch.STAR TOP, OTTAWA, ONTARIO 745-8171 | | N \u201cSi c\u2019est fait de carton, conflez-nous en la fabrication\u201d i.ef ee Ÿ ¥ ! .iY be LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 Les universitaires du 15 mars 1937 \u2026 Un engagement pour la paix par Manon Pincince OTTAWA \u2014 Plus de 13,000 étudiants des 14 universités canadiennes, dont l\u2019Université d'Ottawa, demandaient, le 15 mars 1937, la neutralité du Canada adve- nant un conflit en Europe.Les délégués des 14 institutions universitaires présentaient au gouvernement King, ce jour-là, une requête signée par 13,386 étudiants demandant que le Parlement soit convoqué en cas de conflit afin de décider de la neutralité ou de la participation du pays à une guerre de l\u2019empire.Les étudiants qui se prononçaient en fa- -gouvernement veur de la paix, demandaient au Parlement canadien d'\u2019adopter une législation afin d'établir une litique pour rendre clair le fait que le Canada n\u2019est pas automatiquement en guerre quand la Grande- Bretagne est en conflit, et que seul le cana- ESYTOWN LUMBER HOMMAGES AU JOURNAL LE DROIT L'OCCASION DU 70e ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION! EONHOMME dien posséde 1\u2019autorité de déclarer la guerre ou la paix pour le Canada.La discussion entre les ministres et les étudiants dura plus d\u2019une heure et demie.L'Université d'Ottawa était représentée par Raphaël Pilon, président du Conseil des étudiants.Le président du Conseil était accompagné de Donald MacDonald, vice-président, Alcide Paquette, président de la Société des débats français, et Henry Ward, président de la Société des débats anglais.Journée mémorable s\u2019il en fut une, cette date demeure encore fraîche dans l\u2019esprit d\u2019un de ses acteurs, Raphaël Pilon.«Ce que nous voulions obtenir du gouvernement, c\u2019est qu\u2019il prenne lui-même la décision d'entrer en guerre s\u2019il fallait arriver à cette alternative et non pas suivre automatiquement la politique de la Grande- Bretagne en cette matière», raconte Raphaël Pilon, qui se souvient de cette croisade étudiante comme si la scène avait encore lieu hier.Et c\u2019est avec flamme dans les yeux qu\u2019il souligne que finalement, le gouvernement canadien décidait de débattre la Nous tenons à joindre l\u2019expression de notre hommage à celle des nombreux amis du journal \u201cLE DROIT\u2019 à l\u2019occasion de son 70e anniversaire RELIURE LE LAMINOIR ENR.171 PROMENADE DU PORTAGE HULL, QUEBEC J8X 2K4 Tel.: 819 - 777-0321 IMPRESSION DE LUXE LAMINAGE question au Parlement.Même si cette victoire n\u2019était pas le seul fait des étudiants, il n\u2019en demeurait pas moins qu\u2019il s'agissait d'un pas important, ajoute Raphaël Pilon.Fondée en 1936, la Fédération des étudiants de l'Université d'Ottawa devait ainsi jouer au fil des ans, un rôle considérable dans la vie quotidienne des étudiants.Raphaël Pilon en fut le premier président.A ce moment, en 1987, il terminait un baccalauréat général en Arts.Plus tard, au début des années 40, ils s'inscrivait a nouveau, mais cette fois en sciences politi- ques-économiques et.sociales, dont il obtenait une maîtrise, On pourrait croire ue sa carrière d'étu- iant devait s'arrêter là, mais non; il retourne en 1955 sur les bancs de l\u2019Université pour obtenir une licence en droit civil.Témoin de la vie universitaire en trois lécennies différentes, ile st un de ceux qui l\u2019a bien connue.Se souvenant des heures d'étude obligatoire avec un surveillant à l'arrière de la salle, Raphaël Pilon s'exclame: «C\u2019était sérieux les études à l\u2019époque».Ne voulant pas dire que les études ne sont pas moins sérieuses au- jourd\u2019hui, il mentionne plutôt les règlements sévères qui étaient appliqués.«Mais les étudiants ont toujours été des étudiants», s'écrie-t-il avec un rire qui en dit long sur les fredaines d'alors.Les conditions de cette époque n'étaient guère différentes de celles d'aujourd'hui, souligne-t-il.Sans le sou, certains d'entre eux passaient parfois deux jours sans manger.Mais les activités Raphaël Pilon: une journée mémorable C\u2019était le 18 mai 1945.on voulait une aréna a Hull Le déjeuner hebdomadaire du club Rotary de Hull, tenu Chez Henri, hier midi, a été marqué de la visite de plusieurs personnages bien connus dans le domaine sportif.M.Tommy Gorman, gérant des Canadiens de Montréal, a été l\u2019orateur de circonstance et ce qu\u2019il a dit à la nombreuse assistance est de toute première importance pour les citoyens de Hull.M.Gorman était l'invité principal et il était accompagné de six membres de sa célèbre équipe de la Ligue de hockey nationale: Hector «Toe» Blake, Emile Bou- chard, Maurice Richard, Elmer Lach, Bill Durnan et Wilf Cude, ancien cerbère des Habitants et maintenant instructeur des Canadiens juniors.M.Gorman, comme on sait, est le nouveau propriétaire de l\u2019Auditorium d'Ottawa.Il est en tête d\u2019un syndicat qui a fait l\u2019acquisition de l\u2019amphithéâtre de la rue Argyle et dont Yvon Robert, champion mondial à la lutte, est un des principaux propriétaires.M.Gorman, au \u2018 J J parascolaires occupaient une grande place dans la vie de tous les jours.Tantôt, il s\u2019agissait d'écrire des articles d La Rotonde, tantôt il s'agissait de participer à la Société des débats français.C'est également à l'Université d\u2019Ottawa qu'il monte sur les planches et qu'il \u2018y débute une carrière de comédien.Il interprétera plusieurs rô- .les dans des pièces comme «Androma- qu er, «Les patriotes», rame écrit par Ful- gence Charpentiet, actuellement éditorialiste au DROIT.\u2018 Bon nombre d\u2019activités avaient lieu en langue française car à l'université, les dirigeants encourageaient beaucoup le français.D'ailleurs, M.Pilon travaille présentement à la rédaction d\u2019un livre qui s\u2019intitulera tout probablement «Confession d\u2019un enfant bilingue».Certains passages traitent de son expérience à l\u2019Université d'Ottawa, ainsi que du rôle de cette institution dans l\u2019éducation des Canadiens français.cours de son allocution, a déclaré que les sportifs de Hull devraient avoir leur propre auditorium et que cela ne nuirait en rien à celui d'Ottawa.Il dit que le maire Brunet, les députés Taché et Fournier, et d\u2019autres hommes publics de la ville pourraient faire une demande auprès des autorités rovinciales, principalement M.Duplessis, dans le but de faire doter la ville de Hull d\u2019un auditorium semblable a ceux érigés dans pla- sieurs autres villes la province.GRAPHIC ARTS SUPPLIES DIVISION db A ENSEMBLE, BÂTISSONS FLCITATIONS evemameme de| L'ONTARIO ET 1 LE DROIT FELICITATIONS A L'OCCASION DU 70e au journal ANNIVERSAIRE DE SA | LE DROIT LES ARMOIRIES En 1868, un décret royal de la reine Victoria donne à l\u2019Ontario l'écu de ses armoiries.En 1909, le roi Édouard VH ajoute aux armoiries de l'Ontario leur timbre et supports à l'orignal et au chevreuil.La devise latine UT INCEPIT, FIDELIS, SIC PERMANET signifie \u201cFidèle | un jour, fidèle toujours\": | : enore |.Glover CANADIAN FINE COLOR | CO., Limited HISTOIRE D'UN NOM À l'origine, l'Ontario s'appelait # **Skanadario\u2019, ou *'beau\u2019\u2019 lac en td iroquois.C'est le père Louis Hennepin qui a donné la région son nom actuel, Ontario, que l'on relève pour la première fois dans le récit de ses voyages en Amérique du Nord.FONDATION DE LA CONSTITUTION À LA CONFÉDÉRATION L'Acte constitutionnel de | 791 L\u2019ONTARIO EN CHIFFRES Pen désire alors sou Les statistiques principales de COURTIER DE DOUANES 2535, rue BI ackwell, 111, région, désignée alors sous le , t 4 nom de Haut Canada qui, en 1867, | Ontario donnent \u2018à mesure! ê LOCAL 103 \u2014 298, RUE ELGIN OTTAWA, ONTARIO : lait d l'Ontario.VT INCEPIT Na 3:10 PY Ta ot issance.Avec 9, plait deven d'ailleurs joué millions d'habitants, c est la OTTAWA, ONT.741 5 705 | Cora \u201cur eee i : création de la Confédération.de | 068 500 km?la place 23 2-96 73 G uy Beauregard, gérant géographiquement au deuxiéme rang.L'Ontario est riche en lacs, forêts, minerais et terres agricoles.ces richesses naturelles s'ajoute une ressource inestimable: le peuple de l'Ontario et ses réalisations, Ontario OMMAGES | au journal LE DROIT | à l\u2019occasion du 70° ANNIVERSAIRE | de sa fondation | | pour ses services rendus à la population d\u2019Ontario et de l\u2019ouest du Québec.981, BOUL.ST-JOSEPH, HULL \u2014 778-1444 HEURES D'AFFAIRES: | FELICITATION AU JOURNAL | LE DROIT | Tout comme notre province, vous aussi avez grandi.Nous partageons votre fierté à l'occasion de votre 70° anniversaire.Le gouvernement de l'Ontario tient à rendre hommage au journal Le Droit d'Ottawa; au service de la communauté francophone depuis 1913.Nous vous offrons tous nos voeux de succès et vous souhaitons de longues années de reportages - sur la croissance de votre collectivité.| Gouvernement i de l\u2019Ontario ,; Le premier ministre lallier , | : William Davis Du lundi au jeudi, de 9h { Ontario | | | à 9h p.m.| \u2019 Vendredi, de 9h à 6h p.m.Samedi, de 9h à 4h p.m.= J \u2018 \u2019 a mn > SRE EAN 5 TI ® FHERES LEE LRH TEAS EM» Tx CERT SNE FE BEF SNL TWIST 023 Da à TEL e [\u2019histoire des Franco-On tariens et du DROIT LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 \u201417A D'abord une lutte scolaire par Adrien Cantin OTTAWA \u2014 Le «point central» de toute l'histoire des Franco-Ontariens, au 20e siècle, soutient l'historien et homme e lettres Séraphin Marion, fut sans doute «l\u2019odieux règlement 17» qui se voulait, \u2018dit-il, «l\u2019arrêt de mort de la langue française en Ontario».__ M.Marion, aujour- d'hui âgé de 87 ans, a Jui-même vécu à Otta- Wa toute son adoles- tence et une partie de sa vie d\u2019adulte, sous £ette loi qui interdi- .8ait non seulement 4 enseignement du rançais dans les écoles élémentaires de la province, mais également son usage comme langue de communication entre éléves et enseignants.-.Voté en 1912, le règlement 17 devait Maintenir cette inter- \u201cdiction pendant 15 Jans.«Une seule concession nous était faite, d'expliquer M.Marion: dans les deux \u2018où trois premières années de l\u2019élémentaire, si nos enfants ne par- Jaient pas ou ne comprenaient pas l\u2019anglais, une heure de français, de 3h à 4h de l'après-midi, leur était accordée.«Mais si l'inspecteur anglophone constatait que leur connaissance de la langue anglaise demeurait insuffisante, il pouvait réduire (la «période de français) à \u2018cinq minutes par jour».C'était cependant -bien mal connaître les Franco-Ontariens que -de croire qu\u2019ils se soumettraient docilement à une loi qui Le père Charlebois, fondateur du Droit, suscitait «une terreur sacrée aux députés et aux ministres, à Toronto».avait comme objectif avoué de rayer entièrement leur présence en Ontario comme groupe linguistique et \u201cculturel, poursuit Séraphin Marion, l'oeil malin.«Car nos écoles françaises avaient déjà plongé de solides racines dans le sol ontarien, bien avant la Confédération; bien avant même l\u2019Acte d'Union de 1840, des écoles françaises avaient vu le jour .l'Ontario (avait été une) terre française d'abord».Un des articles du règlement 17 interdisait aux commissions scolaires la construction de nouvelles écoles sans que la permission du ministère de l'Education ait été préalablement obtenue, «ce qui signifiait, selon M.Marion, qu\u2019aucune école française ne serait construite».«Nos enfants, expli- que-t-il, logeaient souvent dans des installations de fortune, des sous-sols d\u2019églises humides et mal éclairés, des bâtiments improvisés et anti-hygiéniques; la plupart des institu- Le Droit, dont voici la première page frontispice, publiée le 27 mars 1913, allait devenir «le plus vigoureux» porte-parole des Franco-Onta- riens dans leur lutte contre le règlement 17.teurs et institutrices enseignaient sans rémunération».Mais les écoles illégales continuent de se multiplier, à Pembroke, Green Valley, Ford City (Windsor), et ailleurs, «réplique imperturbable au troisième article du règle- commente Alexandria ment 17», Séraphin Marion.iO Do MN 0 a a es mee me :| Succursales à: + Ottawa {| 190, rue MacLaren ; Bureau 204 - FORMULES D'AFFAIRES \u2018\u2019Édresse toutes ses félicitations et ses voeux les plus sincères au journal LE DROIT à l'occasion de son 70e anniversaire Nous sommes particulièrement fiers des ; liens qui ont uni nos deux entreprises : pendant ces nombreuses années j d'expansion.Usine au Québec: Saint-Jean-sur-Richelieu Montréal 4480, Côte de Liesse Ville Mont-Royal (Québec) nées décisives tion entrevoit succès.voltigeante 824-1664 LE JOURNAL LE DROIT | était nécessaire il y a soixante-dix ans, il l'est encore aujourd\u2019hui, et il le sera de plus en plus dans les an- que notre na- déjà.Félicitations et meilleurs voeux de \u201cEXPERTS EN NETTOYAGE DE VITRE e Commercial * Résidentiel * Taux raisonnables e Spécialistes en plateforme Complètement assurés Case postale 116, R.R.2, Navan, Ont.Jean Sicard propriétaire D'autre part, on demandait aux nouveaux arrivants francophones en Ontario de s'engager à respecter le règlement 17, au risque de voir tous leurs biens confisqués, souligne-t-il encore.Le Québec Selon lui, la collectivité franco-ontarien- ne aurait difficilement pu résister aux pressions de cette loi, n\u2019eût été de l'appui financier et politique important du Québec, «là où la minorité an- glo-protestante jouissant de la plus entière liberté scolaire».Une campagne de souscription fut lancée à travers toute la province, dit-il, où les étudiants des collèges classiques renonçaient à leurs récompenses de fin d'année pour participer à l'aménagement d'écoles en Ontario.Les diocèses catholiques, les conseils municipaux de Montréal, Québec et Trois- Rivières «et de centaines de villes et villages de la province» envoient des contributions financiè- \u201cOrléans, Ont./ NOS FELICITATIONS ET NOS MEILLEURS VOEUX DE CONSTANT SUCCES AU JOURNAL LE DROIT A L'OCCASION DE SON 70\u20ac ANNIVERSAIRE DE FONDATION Y.M.ELECTRIC Limmen 3544 Ch.INNES, 824-8879 res., L'Association des voyageurs de commerce impose .même une contribution à ses membres.A tel point que des localités comme Pembroke, par exemple, peuvent bientôt ériger un édifice de trois étages, comptant une vingtaine de salles de classe.Un boycott des produits ontariens s'organise au Québec qui, affirme M.Marion, a été un des facteurs déterminants de la révocation du règlement 17.Action politique Les politiciens québécois au fédéral interviennent également à la Chambre des communes, souligne- t-il, mais sans grand succès.Wilfrid Laurier, alors chef de l'Opposition libérale, y présente une motion recommandant au gouvernement ontarien d'abolir le règlement 17, mais elle sera défaite par le gouvernement conservateur avec l\u2019aide des libéraux de l\u2019Ouest du Canada.Le récent voyage à Londres de l'Association canadienne-fran- çaise de l'Ontario aura eu un précédent à cette époque, alors que les Franco-Onta- riens parviennent à faire déclarer le règlement 17 «ultra vires» par le Conseil privé britannique, souligne M.Marion, mais sans que cela ne touche le gouvernement onta- rien.Subissant les pressions des hommes d'affaires victimes du boycott québécois, ainsi que celles de la Unity League, suscitée par le sénateur Belcourt et formée d'universitaires, d'hommes d\u2019affaires et de politiciens francophiles, le premier ministre conservateur Howard Ferguson reconduit finalement le règlement 17, en 1927, explique M.Marion.Séraphin Marion: «nos enfants logeaient souvent dans des installations de fortune, des sous-sols d\u2019église humides et mal éclairés, des bâtiments improvisés et anti-hygiéni- ques».Le quotidien LE DROIT Né moins d'un an après la proclamation du règlement 17, LE DROIT allait devenir «le plus vigoureux porte-parole» de la lutte scolaire des Franco-Ontariens, souligne-t-il.«La ligne immédiate de conduite du nouveau journal était toute tracée: il fallait déclarer la guerre au règlement 17, adopté l\u2019année précédente».du fondateur du DROIT, le père Char- lebois, il dit ceci: «C'était une espèce d'éminence grise, qui se tenait toujours dans la coulisse, tout en suscitant une terreur sacrée aux députés et aux ministres à Toronto».La révocation du règlement 17 fut certes une victoire pour les Franco-Ontariens, «mais une victoire négative».Au mieux, dit-il, c'était un obstacle à leur survie qui disparaissait.Les premières «victoires positives», soutient M.Marion, les Franco-Ontariens n\u2019ont jamais commencé à les remporter vraiment avant 1963, 35 ans plus tard, avec la venue de John Ro- barts à la tête du gouvernement ontarien.C'est sous Robarts, souligne-t-il, que sont arrivées les écoles secondaires entièrement subventionnées, et que fut accordée une formule de financement plus adéquate pour les écoles françaises.La prochaine «victoire positive», qui devra être remportée, laisse-t-il entendre, sera au niveau de la gestion autonome de leurs écoles par les francophones.HONNEUR AU JOURNAL LE DROIT A L'OCCASION DE SON 70e ANNIVERSAIRE Nous lui offrons nos voeux les plus sincères et espérons qu'il continue à maintenir le quotidien le plus influent du genre de la région.SERVICES DE SÉCURITÉ à DUSTBANE 1334 AVENUE L - OTTAWA K1G3K1 741-4550 C.P 8381 Sore mt a E | FELICITATIONS AUJOURNAL A L'OCCASION DE SON 70e ANNIVERSAIRE DE VOS AMIS CHEZ * PRESTON MICROFILMING SERVICE LIMITED \u201cGRACE A LA PRESERVATION SUR MICROFILM, VOUS POUVEZ OBTENIR TOUS LES NUMEROS DU JOURNAL LE DROIT PUBLIES DEPUIS LES 70 DERNIERES ANNEES.NOUS OFFRONS DES COPIES SUR MICROFILM OU DES IMPRESSIONS SUR PAPIER PLEINE GRANDEUR (AVEC OU SANS CADRE) DE TOUTES LES PAGES PUBLIEES PENDANT CETTE PERIODE.\" COMMUNIQUEZ AVEC: LE DROIT 375, RUE RIDEAU OTTAWA, ONT.KIN§Y7 * 560-2711 L Félicitation au journal LE DROIT Soixante-dix ans d'actualités, d\u2019informations et de service à la communauté outaouaise: voilà une réalisation remarquable.À titre de fournisseur de papier journal de qualité, l'usine de CIP Inc.a Gati- neau est fière de sa contribution au suc- \u201c cès du journal Le Droit et lui souhaite un avenir des plus prospères.CIP inc | | + 18A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 | > + \u2018 \u2018 \u2018 C\u2019était en mai 1945.manifestation du jour ST-JOSEPH ORLEANS, .Ont, (BNC) \u2014 Pour célébrer le jour de la victoire remportée par les pays de 1 Europe, la cloche de notre église sonna à toute volée - pendant une heure.Les enfants de l\u2019école hissèrent le - drapeau et les paroissiens décorèrent leurs maisons.«Le soir, a 8 heures, les fidèles se réunirent à l'église \u201c qui était remplie à sa plei- \u2018ne capacité.M.le curé, dans une allocution, a exhorté les fidèles à remer- : cier le bon Dieu de nous - avoir préservés jusqu\u2019à - maintenant de ce fléau qui est la guerre.Il y eut la prière du soir, le chapelet, suivi de la bénédiction du T.S.Sacrement et, enfin, le chant du Te Deum en action de grâces, cérémonie très impressionnante.Mardi matin, à 9h, messe solennelle, tous les paroissiens y assistèrent; les enfants de l\u2019école St-Joseph étaient accompagnées des Religieuses, M.le curé a fait le sermon en français et en anglais.«Seigneur, sauvez-nous, car nous périssons».Oui, a cause des pluies abondantes, il y a grand danger de mauvaises .récoltes, et pour attirer la bénédiction de Dieu, la plus belle et plus efficace des prières est le S.Sacrifice de la messe.La chorale des hommes fit les frais du chant; les solistes étaient M.M.J.B.Charbonneau, G.Cousineau, Ad.Brisebois et Ba- zinet; pendant l\u2019offertoire, M.L.-J.Laframboise a chanté le Panis Angelelicin de C.Franck.A la fin de la messe, les enfants de l\u2019école St-Joseph, sous la direction de Rev.S.Marie- Edmie, ont chanté un cantique pour la victoire, qui a été très bien rendu.Nous les félicitons.Mme M.La- londe touchait l'orgue.Incident fâcheux Une mère dont les deux fils sont au front avait de ses propres mains confectionné un drapeau; à l'annonce de l'armistice elle avait hissé le drapeau.Un de la victoire à Orléans automobiliste se dirigeant vers Ottawa arrêta l'auto, arracha le drapeau et s\u2019enfuit à toute vitesse avec le drapeau.C\u2019est un incident regretable.Gaston Lacroix a été blessé, il s'est enrôlé le 4 octobre 1939 dans les F.Mont-Royal.Il fut à Diep, pe.George Lacroix, enrd en 1942 dans l'artillerie combattit en France, en Belgique, en Italie, Hollande et enfin en Allemagne.Ils sont les fils de Mme Emilie Lacombe.Lundi soir, a eu lieu 1'assemblée mensuelle des conseillers de notre municipalité.Plusieurs sujets ont été discutés sous la présidence de M.E.Broult.O.Turgeon, E.Racette étaient présents, ainsi que plusieurs contribuables.\u2014 Va et vient \u2014Etaient de passage a Orléans, Mlles C.T.Major et Nilly Groulx, de même que Milles Marcelle et Hélène Farelle pensionnaires des S.de la Sagesse.yO A en MANETTES to ha} A TE FELICITATIONS au journal LE DROIT à l\u2019occasion du /0e anniversaire de sa fondation ERNEST GREEN & SON LTD.OTTAWA, ONT.MARCEL SINCERES FELICITATIONS AGENCE DE RECOUVREMENT SECURITY COLLECTION AGENCY Autorisés en vertu de la Loi des agences de recouvrement 1909 325, rue Dalhousie, suite 550 Ottawa, Ontario \u2014 237-3920 MEILLEURS VOEUX A L'OCCASION DU 70e ANNIVERSAIRE LE DROIT CORPORATION DU VILLAGE DE L\u2019ORIGNAL L\u2019Orignal, Ontario D 0 lA D Pt stl rw pt : Lorsque LE DROIT a fait son apparition le 27 mars 1913, \u2014 la Papeterie Montpetit Inc.n'était pas encore fondée\u2026 - Aujourd'hui, alors que LE DROIT célébre son 70e - anniversaire, là Papeterie (1960-1983).Montpetit Inc.féte ses 23 ans fe \u201cLe personnel et la direction de la Papeterie Montpetit Inc.\u2018sont heureux de s'associer au journal LE DROIT pour.endre hommage à ses pionniers, à ses employés, à ses annonceurs-et à ses lecteurs de l'Outaouais.Félichations!.Papeterie /MONTPETI Stationery - 5OADRIEN ROBERT, HULL, Q Tw % \" Lepremier fournisseur d'équipement /_etc'articles de bureau de l'Outaouais LA render A Bal A Pap wh af Pn) PL A ED A4 59 4 CA 14 1 0 771-8567 le centre de la DIAPO 74, rue Laval, Hull.Offre au journal LE DROIT SES SINCERES FELICITATIONS à l\u2019occasion de son UE.711-3235 | 70e ANNIVERSAIRE Nous félicitons Le Droit pour 70 ans de service supérieur en communication Matériel D\u2019 Artistes Fisher Desservant l\u2019industrie de l'art et communications depuis plus de 15 ans.Maintenant sous une nouvelle administration au 267, rue Argyle, Ottawa (613) 238-8871 FELICITATIONS au journal LE DROIT à l'occasion du 70e anniversaire de sa fondation que son succès continue.J.R.(BOB) VERGETTE PAUL DELISLE OAKES Mechanical Contracting Ltd.427, rue Catherine Ottawa 235-9526 tore pa = 5706 gly ary a Fe NA RU A EE 3 ., CE Ex L\u2019école Guigues, & Ottawa: on s\u2019y barricadait le soir.e De 1912 à 1928 Un combat épique pour le français par Adrien Cantin OTTAWA \u2014 L'historien franco-ontarien Séraphin Marion qualifie de «combat épique», la lutte qu'ont menée les francophones d'Ottawa contre le règlement 17, entre 1912 et 1927.A l\u2019école Guigues, sur la rue Murray, aime-t-il raconter, un comité de vigilance avait été formé pour empêcher l'inspecteur anglophone de Toronto de se rendre dans les salles pour constater si les enseignants de cette école se conformaient à l\u2019édit provincial.«Pendant le jour, dit-il, un groupe de dames surveillaient les allées et venues de quiconque s'approchait de l'école et en dehors des heures de classe, un groupe d'hommes se substituait aux dames et passait même une partie de la nuit à se barricader dans cette école, avec toutes les portes bien verrouillées».M.Marion rappelle qu\u2019adolescent, il avait passé quelques heures d\u2019une nuit à l\u2019école Guigues.«Pour y entrer, il fallait connaître un mot de passe; celui qui m'ouvrit la porte était une espèce d'escogriffe que je n'aurais pas aimé rencontrer tout seul au fond d\u2019un bois.Il était armé d'un fusil», À cette époque, précise-t-il, les dames portaient d\u2019énormes chapeaux (appelés \u2018merry widows\u2019) qu'elles devaient tenir en place par de longues épingles «qui pouvaient à la rigueur se transformer en armes défensives, et mêmes offensives».L'inspecteur se présente donc à l\u2019école un beau matin et «quelle ne fut pas sa stupéfaction de constater qu\u2019une multitude d\u2019épingles à chapeaux dirigées vers lui l'empêchaient de faire un pas en avant».Il dut retourner à Toronto sans avoir pu compléter son inspection.En 1916, des groupes d\u2019éle- ves francophones manifestent dans les rues d'Ottawa, armés de placards.La Commission scolaire catholique, un organisme bilingue, est déclarée hors-de-loi et remplacée par un comité de trois fonctionnaires, nommés par Toronto.Son président, Samuel Genest, avait résolu avec un groupe de commissaires «qu'ils n\u2019accepteraient jamais cet inique re- glement 17», affirme Séraphin Marion.Démis de ses fonctions, Genest signa une derniére fois les cheques de rémunération des enseignants et dut se cacher pendant plusieurs mois pour éviter que ce geste illégal ne le conduise en prison.Il ne fut cependant jamais poursuivi, précise M.Marion, «le gouvernement ontarien craignant trop les répercussions politiques d'une pareille poursuite».e C\u2019était en 1918 Les autos vont trop vite Le chef Groulx de Hull dit qu\u2019il se fait beaucoup de plaintes au sujet des automobilistes faisant de la vitesse dans les rues Champlain et Montcalm et le boul.St-Jo- seph, ci-devant appelé chemin Chelsea, et que le public a raison de se plaindre, parce qu\u2019il y a des chauffeurs qui ignorent la loi.Depuis le mois de juin, il y a eu au-delà de vingt personnes traduites devant la cour du magistrat pour avoir fait de la vitesse qui n\u2019est pas permise par la loi.Une autre chose bien malheureuse, c\u2019est qu'il y a nombre de chauffeurs qui n'ont pas qualité pour conduire un véhicule- moteur, c\u2019est-à-dire qu'ils manquent de jugement en différentes circonstances et ne s'occupent pas des instructions que leur ont données les examinateurs nommés par le gouvernement.Cr re a rp cam me Vous voyez bien des chauffeurs tourner l'angle d\u2019une rue à une vitesse de 10 à 12 milles à l\u2019heure, alors que la loi ne permet que quatre milles à l'heure.Les paroissiens de St-Ré- dempteur sont bien satisfaits des travaux d'amélioration que l\u2019on vient de terminer dans le sous-sol qui sert actuellement d\u2019église.Comme on le sait, la lumière du jour y faisait défaut et le jour comme le soir; il fallait éclairer le maître-autel à l\u2019électricité.On a obvié à cette difficulté en ouvrant le toit et en y construisant une grande lanterne au colt de $500 environ.La lumière du jour inonde le sanctuaire, qui offre maintenant un magnifique coup d'oeil: l'autel est visible de toutes parts et semble détaché du vaste sous-sol. « Le développement urbain à Ottawa Loin des vache ' La construction du Queensway, entre 1957 et 1965, a ouvert la voie au transport rapide dans la région Cette photo montre les travaux près du centre-ville.On aperçoit en haut, à gauche, les édifices du gouvernement sur la rue Booth et les édifices temporaires sur l\u2019avenue Car- ling.En bas, a droite, le musée de la rue Argyle.La planification se complique.OTTAWA \u2014Quand on a dessiné, dans la seconde partie des années 1950, l'avenue Car- ling, à Ottawa, le maire Charlotte Whitton la trouvait trop large.A sa demande, les ingénieurs ont dû reprendre les devis pour que l'artère proposée à six voies de 11 pieds, soit 38 pieds de chaque côté, n\u2019en ait plus que 32 dans chaque section.M.Charles Sim, aujourd\u2019hui directeur de l\u2019environnement physique, était alors jeune ingénieur à la ville.Il se rappelle de cette intervention du maire Whitton.«Celle-ci, affirme-t-il, prétendait que c'était archifou de construire une rue d\u2019une telle largeur à cet endroit.» Auparavant, Carling, d\u2019est en ouest, était une partie à deux voies, une ligne de trans- way, un autre tronçon à deux voies également pavé, et une route en gravier après le Westga- te.La voie rapide du Queensway, construite entre 1957 et 1965, s\u2019ajoutera peu après.M.Peter Lebrun, urbaniste travaillant à l'emploi de la ville d'Ottawa depuis 26 ans, affirme: «En ce temps-là, la planification n'é- FÉLICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT A L'OCCASION DU 70\u20ac ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION \u20ac TVIEW ; ATELIER D\u2019USINAGE POMPES ET HYDRAULIQUES 70, rue ADRIEN ROBERT, HULL 776-5548 \u2018RIEGER \u2018PRINTING INK Company Limited salue amicalement le journal LE DROIT qui célèbre son 70e anniversaire de fondation.Nos voeux accompagnent ce vaillant quotidien dans sa marche vers de nouveaux succès.RIEGER PRINTING INK Company Limited Mel Walker, Wayne Patterson, Dave Sereda 18F, av.Enterprise, Nepean, Ont.225-9643 tait pas l'outil compliqué qu'il est devenu au- jourd'hui.Elle était beaucoup moins méticuleuse; on se bornait à approuver les grandes lignes.» En revanche, précise-t-il, comme la Municipalité régionale d'Ottawa-Carleton n'existait pas avant 1969, la ville d'Ottawa recevait aussi par délégation provinciale le mandat de s'occuper de la planification pour les villes et cantons avoisinants.«Nous étions le seul service existant dans la région», précise-t-il.On voit la situation aujourd'hui: Ottawa légiférant pour Vanier, Nepean, Kanata et Gloucester.Eastview (l'ex-Janeville des tout débuts) a trouvé le tour de devenir Vanier, en 1969; pour honorer un précédent gouverneur général.L'avenir de cette enclave encerclée par Ottawa, à l\u2019est de la rivière Rideau, est de nouveau remis en cause depuis deux ans.En 1950, un schéma de l'architecte français Jacques Gréber, approuvé par le Parlement, proposait de contenir l'expansion urbaine à l\u2019intérieur d'une zone de terrains vacants autour d'Ottawa.Le «plan Gréber» a connu une énorme influence.Mais il est arrivé à cette «ceinture de verdure» des années 1960 exactement le même HOMMAGE AU JOURNAL .LE DROIT D L k= SNELLING PAPER LIMITED Distributeurs et importateurs de papier industriel et produits de plastique.1410, rue TRIOLE OTTAWA, ONTARIO, K1B 3M5 (613) 745-7184 \u201cBON ANNIVERSAIRE\u201d \u201cMEILLEURS SOUHAITS D'UN AMI\u201d t par Germain Dion OTTAWA \u2014 La ville d'Ottawa, durant cette période de soixante-dix ans, a progressivement éloigné les vaches de son centre-ville.Ce peut être une illusion d'optique, mais on les aperçoit de moins en moins aux abords de la ville.Et les abords se sont aussi graduellement éloignés.Ce n'est pas un hasard si, en 1951, l'une des premières expansions du gouvernement fédéral, hors le périmètre sacré de la Colline parlementaire, s\u2019est implantée au Pâturage Tunney (Tunney's Pasture: le bilinguisme n'est pas encore passé par la).Coincée dans son corset de fer, avec une population trop nombreuse, la ville a trés vite senti le syndrome japonais: le besoin de s'étendre et < de s\u2019agrandir.Charles Sim sort qu'aux ceintures de chasteté: sous la pression, elle a sauté.Le développement des banlieues Nepean, Gloucester, Kanata, Cumberland et voire Goulburn a pris le dessus grace a la MROC! vg ¥ LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 26 MARS 1983 \u201410A\", Moins par grâce que par l\u2019emploi de la raison du plus fort, elle a d'abord rançonné les banlieues en annexant Queensbo- ro, Britannia et le secteur Woodroffe dans l\u2019ouest, en 1950, puis une partie de Gloucester, au sud.Le 30 mars 1911, rappelle la directrice adjointe des Archives, Mme Louise Roy-Brochu, la ville acquérrait aussi le secteur Mechanics- ville, avec sa population francophone.La hautaine concentration urbaine à Ottawa s\u2019est cependant effritée au cours des années et, avant bien longtemps, il a fallu accepter le bourgeonnement de banlieues comme Ne- pean, Gloucester et Kanata.D'une complémentarité, conçue par le plan Gréber, on est donc passé à une compétition.Le gouvernement fédéral, par sa politique de décentralisation de la Fonction publique, a ajouté au début des années 1970 une piqûre délibérée.La presse d'Ottawa a ressenti comme un «affront» les premiers déménagements d'édifices fédéraux à Hull.Il a fallu que la région commence plus tard à attirer les premières de l'industrie électronique pour se convaincre que la capitale n'avait pas comme unique fonction de fournir les gratte-papier des ministères.De moins en moins discrètement, les sages se sont mis à parler de l\u2019Ottawa des transistors comme d'une «Vallée du silice du Nord».Aux plus optimistes, les frontières de la Californie ont semblé se rapprocher! L'expansion a souvent provoqué \u2014 ou suivi \u2014 l'essor des composantes ; au Centre-Ville centres commerciaux: Westgate, au milieu des années 1950, ensuite Carlingwood, puis dix ans après, St-Laurent dans l'est.Mais n\u2019est-pas symptomatique que, durant les toutes récentes années, le plus fructueux de ces établissements ait été le centre Bayshore.a Nepean?L'ouverture coûteuse du tout nouveau Centre Rideau cherche précisément à stopper cette hémorragie vers les banlieues.Ottawa, jusqu'à il y a une vingtaine d\u2019années, était aussi une capitale bien palotte aman ne à l\u2019image de ses ciné+ mas et de ses débit: de boisson herméti quement fermés le di manche.Sur un autre sujet! c\u2019est au fond l'entres .preneur Robert Cam! peau qui a gagné dans le zonage, la bas taille des hauteurs; avec la constructio du Skyline, un hôtel de 26 étages, en 1967, Auparavant, la Tous du Parlement devait être, à 262 pieds, le monument le plus élet vé.i Le signal donné pay le Skyline n'a cessé depuis, de trouves des imitateurs dan les constructions dd Centre-Ville.! LE DROIT à l\u2019occasion du 70e anniversaire de sa fondation AU JOURNAL ! IDEAL STATIONERY OFFICE SUPPLIES LTD.215, rue Rideau Comptoir des commandes \u2014 entrepôt 889B, Place Lady Ellen, Ottawa Fournitures de bureau, calculatrices, meubles de bureau MT we a We ie RS a tm Mh de i re Be sige del CAE aco nat aE AT de aa 0 Lh A2 2e AS | Dansdéjà.| ; ans deja.1, etlemeilleur reste àvenir.\"| IR BANQUE NATIONALE DU CANADA ji } |; 20A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 f :e L\u2019Ordre de Jacques-Cartier: 38 ans de travail en coulisses Le grand secret de la Paten | par Murray Maltais TT EE pm me Fal & C'est le secret qui a été le se- \u2018éret de la réussite de l'Ordre de ~Jacques-Cartier.Si bien que lors £de sa dissolution, en 1965, l'OJC l'avait atteint ses buts.Durant 38 \u2018ans, son action souterraine a \u2018éveillé la conscience nationale *des Canadiens-français, éveil qui se traduit par de nombreuses réalisations d'ordre politique, économique, social, qui exercent aujourd\u2019hui une influence considérable.Des exemples?La liste risque d'être longue.Contentons-nous de citer la fondation des Caisses populaires, l\u2019hymne national canadien, la monnaie, les chèques et les timbres bilingues.Curieusement, c\u2019est aussi l'OJC qui serait responsable de la naissance des deux drapeaux représentant le Canada et le Québec.En ce qui a trait à ce dernier, c'est l'OJC qui aurait pour ainsi dire forcé la main en 1948, à Maurice Duplessis, pour en faire le dra- eau national des Canadiens- rançais.M.Edgar Tissôt, d'Ottawa, fut de nombreuses années secrétaire permanent de l\u2019OJC.Il explique ainsi le contexte de la naissance de l'Ordre: «La crise scolaire (le Règlement 17) sévissait en Ontario.Nous manquions de représentants compétents partout, notamment dans les commissions scolaires, mais surtout à la fonction publique fédérale, où l'influence de la franc- maçonnerie anglo-saxonne s\u2019exerçait avec force».Mais les ennemis de l'OJC ne seront pas les maçons, défenseurs traditionnels et discrets des valeurs humanistes et de la tolérance.Edgar Tissôt évoque les Irlandais catholiques, les Chevaliers de Colomb, où ils se regroupent, et bien entendu l\u2019Ordre d'Orange.Dans les années 20, (l\u2019OJC sera fondé en 1926}, le climat est à l'affrontement à cause du Règlement 17; les femmes montent la garde devant les écoles françaises.Mais les francophones d'Ottawa sont divisés: d\u2019aucuns penchent pour pactiser\u201d avec les Irlandais et son influent haut clergé.«La situation ressemblait à celle d\u2019aujourd\u2019hui, juge l\u2019ex-se- crétaire de l'OJC: manque d\u2019unité, de pensée commune et coordonnée».Un maçon chez le curé Comment rassembler efficacement les énergies?François-Xa- vier Barrette, curé de la paroisse St-Charles, à Eastview (aujour- d\u2019hui Vanier), rencontre un haut fonctionnaire des Travaux publics et ex-maçon: Emile Lavoie, qui s\u2019inspirera des rites maçonniques et établira la cérémonie d'initiation de l'OJC, ainsi que les passages d'un degré a un autre (l'OJC en comptera 7 seulement).Durant ses 38 ans d'existence, l'Ordre verra passer plus de 50,000 membres aux dires de M, Tissôt.En réalité, l'OJC ne pourra compter que sur 12,000 fidèles ou inconditionnels.C'est par les discussions et le bouche-a-oreille que se répandra l\u2019OJC.Lavoie est appelé de par ses fonctions aux Travaux publics à voyager au Canada; un autre fonctionnaire, Albert Mé- nard, celui-là paroissien du curé Barrette, est lui aussi souvent appelé à se déplacer.Les trois hommes formeront le noyau de ce qui allait devenir une influente société secrète.Ménard deviendra son premier grand Chancelier.A cette époque, les francophones pratiquent le catholicisme à 95%, un catholicisme teinté de jansénisme.Petit à petit, l'OJC s'étend.Faut-il parler, comme le soutient dans sa thèse Raymond Laliberté, de projet d\u2019hégémonie de la francophonie au Canada?«Je n'ai jamais rien entendu du genre.Voila un des nombreux mythes entourant l'Ordre.Dans la société canadienne-française du temps, il a pu exister de la jalousie envers l\u2019OJC, à cause de son caractére secret.Mais l\u2019Ordre a toujours respecté les autres associations ou groupes», affirme M.Tissôt, qui oeuvra 20 ans à la Chancellerie.Il renchérit en affirmant que l'Ordre ne fut jamais anti quoi que ce soit.Dieu et Patrie Fortement influencée par l\u2019E- glise catholique, auquel il semble souvent se confondre, l'OJC a pour devise «Dieu et Patrie».Il veut surtout donner aux francophones la place qui leur revient dans la Fonction publique canadienne, améliorer la qualité de leurs représentants au niveau municipal et scolaire, en plus de mener une action politique, socio-économique et culturelle.Il s\u2019intéresse même au syndicalisme catholique, qui parle plus volontiers aux travailleurs de leurs devoirs, de la qualité de leur travail, que de leurs droits.L'initiation, basée à la fois sur les traditions maçonniques et une manière de mystique de l'histoire du Canada, est à la fois «très sérieuse et très riche», dira Edgar Tissôt.On se réunit une fois le mois.Plusieurs hommes politiques se retrouvent dans ses rangs, notamment du Québec.Les Québécois se sont vie aperçus de l'efficacité de l'Ordre dans l'avancement des Franco-Ontariens, pourtant triplement minoritaires dans une ville comme Ottawa, l'Ontario et le Canada.En fait, l\u2019'OJC fera le recensement des politiciens susceptibles de lui être sympathiques.On organisait, raconte M.Tissôt, une ou deux réceptions par an à leur intention, quel que fût leur parti, afin de discuter de problèmes nationaux.Cependant, insiste-t-il «jamais un politicien ou un organisateur d'élections ne gravira de hauts échelons dans l'OJC», Doué d\u2019une mémoire qui tient du phénomène, Edgar Tissôt admet que l\u2019influence de l'Ordre se fera longtemps sentir dans plusieurs journaux et cite à ce propos le DROIT, le Devoir, l'Action catholique et l'Evangéline.En 61, lors du recensement fédéral, 'OJC sent que les hauts fonctionnaires ont pipé les dés: afin de déterminer les origines des Canadiens, nulle part les uestionnaires ne fait mention e l'origine du répondant selon sa langue d'usage.La manoeuvre est décidément trop grossière.Une campagne de dénonciation s'organise sous l'égide du Conseil de la vie française: le fédéral devra rappeler et détruire un grand nombre de questionnaires déjà approuvés et imprimés.Déjà, en 52, l'OJC avait entrepris des relations diplomatiques avec Rome et la France, afin que soit reconnu le Canada français.La fin En 1965, l'OJC compte 12,000 membres.Mais ces initiés devenus «agents actifs de l'Histoire, fils de Cartier, hommes de lumière et d'action» ne peuvent tous s\u2019entendre dans leurs 600 commanderies, réparties dans plus d\u2019un millier de localités, d'un océan à l'autre.Des brèches se.sont ouvertes.Les plus notoires demeurent les dénonciations du journaliste Roger Cyr dans la Patrie et l\u2019article célèbre de Charles-Henri Dubé dans le magazine MacLean, en mai 1963, intitulé «La vérité sur la «patente», où en page frontispice, un graphiste a dévoilé le signe de ralliement de ses membres, aussi appelés, «pieds-noirs».La société québécoise a évolué avec la mort de son «cheuf», Maurice Duplessis.Elle est devenue pluraliste, instruite.Le Rassemblement pour l\u2019indépendance nationale (RIN) émerge.Dans les commanderies, on se met à faire de la propagande pour la cause de l'indépendance du Québec: l'OJC permet d'adhérer au RIN, mais interdit le prosélytisme.Mais des groupes somment l'OJC de prendre parti pour l\u2019indépendance.«Et puis nous souffrions de «structurite», admet M.Tissôt.L'ordre coûtait cher.Plusieurs voulaient qu\u2019il fût public; des indiscrétions se sont commises.Elles étaient dangereuses pour plusieurs membres francophones hors Québec».Selon M.Tissôt, une minorité se met à faire du sabotage, refuse d'obéir.De beaux esprits noyautent l'OJC à Montréal: ils seront en partie responsables de sa dissolution.L'OJC va éclater, tout comme la société dont il est issu.Notamment parce que les groupes du Québec veulent une représentation plus large à Ottawa, où on prend les décisions.La «Patente» comme la nomment ses détracteurs, ne pourra se remettre de toutes ces attaques.Déjà, les Etats généraux u Canada français ont pris la relève et on y retrouve nombre de membres montréalais de l\u2019OJC.Mais on pourra là aussi écrire «Feu l'unanimité», car des divisions fondamentales éclatent sur la question nationale.Plus tard, René Lévesque fondera son Mouvement souveraineté-asso- ciation, puis le Parti québécois.La suite est connue.Le curé de la paroisse St-Charles, François-Xavier Barrette, fondateur de l\u2019Ordre de Jacques-Cartier.Les «séparatistes» ont tué l\u2019Ordre Ce sont les «séparatistes» qui ont tué l\u2019Ordre de Jacques- Cartier.C'est du moins la conclusion à laquelle en arrive l'historien franco-ontarien Séraphin Marion, qui estime par ailleurs que l'OJC oeuvrait à 50% pour des justes causes, l\u2019autre 50% se composant entre autres de faveurs à ses «chouchoux».L'OJC a pu subsister tant qu\u2019il n'y avait pas de Québécois dans ses rangs, soutient l'historien.Il juge sa renaissance difficile, compte tenu du pluralisme actuel de la société.L'action souterraine, pour ne pas dire occulte, de l'OJC, risque de par son essence même de passer inaperçque aux yeux des historiens.«Pascal a écrit dans ses Pensées que la gloire était le soleil des morts.Mais son ob- me \u20ac FE pa RES SSD DV D TE x RRS dE PL ; SOE vv ym .+ 3 > TER CT a aT Tn TR BT T'Ouest 1913-1983 | Hommages au quotidien 1 al occasion de son [0e anniversaire de publication dans l\u2019Est ontarien et du Québec STEINBERG om , FELICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT A L\u2019OCCASION DU 10e ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION.INTER CITY PAPERS LIMITED 940, ch.BELFAST OTTAWA 238-4672 B Le Richelieu International, organisme exclusivement d'expression française et d'inspiration chrétienne.promoteur de la francophonie, fondé à Ottawa en 1944, et ses 300 clubs sociaux de service affiliés, offre ses félicitations et meilleurs voeux de longue vie au journal LE DROIT en ce 70e anniversaire.DEVISE: BUT: OEUVRE: Paix et fraternité L'épanouissement de la personnalité de ses membres par le contact humain.Aide à l'enfance et la jeunesse et activités sociales visant le bien-être de la société.\u2014 LORRY/ » Antiques and Collectibles 515 Sussex Dr.236-3702 FÉLICITATIONS ET MEILLEURS VOEUX DE CONSTANT SUCCES AU JOURNAL LE DROIT A L'OCCASION DE SON TP ANNIVERSAIRE DE FONDATION NOS FELICITATIONS ET MEILLEURS VOEUX DE CONSTANT SUCCES AU JOURNAL LE DROIT À L'OCCASION DE SON 70e ANNIVERSAIRE DE FONDATION.Canon CANADA INC.\u2014 COPIER DIVISION 10652 Cote-de-Liesse Lachine, Québec HET 1A5 514-631-8821 {Photo d\u2019archives) servation risque de ne pas s'appliquer dans le cas de l'OJC», dit M.Marion.Le DROIT a aussi rencontré le chanoine Alfred Boyer, qui fut longtemps un proche du fondateur de l'OJC, le curé Barrette.Selon l\u2019ecclésiastique âgé maintenant de 79 ans, le curé de la paroisse Saint- Charles avait été élevé à Sainte-Mélanie, près de Joliette.Aîné de 21 enfants, le curé Barrette aurait eu comme voisins des Irlandais.Cette proximité expliquerait en partie le fougueux nationalisme du curé.«Il a appris chez lui, dès son enfance, à être patriote», confie le chanoine.Souvent entouré de hauts fonctionnaires francophones, le curé Barrette jugeait vite son homme quand il s'agissait de recruter pour l'OJC.Le chanoine Poirier se souvient très bien qu\u2019il «chipait» rapidement hors de son presbytère les vicaires ne faisant pas partie de l'Ordre, quand on y tenait des réunions, au troisième étage.«Et l'abbé Groulx était toujours là», se remémore le chanoine, faisait allusion a l\u2019auteur de «L\u2019appel de la race».A quoi attribuer la disparition de I'OJC?«A Montréal», de répondre le prétre, sans la moindre hésitation.Il nomme expressément Jacques-Yvan Morin, actuel ministre dans le gouvernement Lévesque, qui présida les Etats généraux du Canada français, organisés par l'aile montréalai- se de l\u2019'OJC.M.Morin aurait accéléré la dissolution de l\u2019Ordre.Revenant au curé Barrette, le chanoine juge qu\u2019il ne possédait pas un sens exceptionnel de l\u2019organisation.Bon comme le pain, franc comme l'orge, le curé Barrette, sous une écorce rude, possédait un grand coeur.«Il restait Québécois à 100%, déblatérait souvent contre les Irlandais, qu\u2019il accusait de fanatisme.Un jour, je lui dis que l'accusation pourrait se retourner contre lui: il est devenu rouge et a frappé de sa main un coup formidable sur le bureau».Mais une fois le mouvement parti, le curé au tempérament énergique n'en aurait pas mené large dans l'organisation.Aurait-il été en faveur de l'indépendance du Québec?«On ne parlait pas de cela à cette époque.Mais ça ne l'aurait pas forcé», ajoute le chanoine Poirier.\\ , e L'expansion de la capitale nationale par Germain Dion OTTAWA \u2014 «Ils sont venus pour la guerre.Et ils sont restés.» L'historien Lucien Brault s\u2019est penché sur l\u2019histoire de presque toutes les municipalités des environs.C'est ainsi u'il explique l'expansion \u2018Ottawa.Il ne ménage pas ses mots: «Ottawa était une petite capitale, au début du siècle», dé- clare-t-il.À ce compte-là, il faut en voir un reflet dans le fait que son hôtel de ville de la rue Elgin (entre Albert et Queen: l'emplacement aujourd'hui du Centre national des arts) ayant brûlé en 1932, la municipalité n\u2019a pas jugé utile de le remplacer avant 1957.«Mais la guerre est venue et alors, tout a changé, poursuit l'historien.Ottawa a eu besoin de main-d\u2019oeuvre additionnelle dans les bureaux.Ces gens sont venus de partout pour la guerre.Mais, contrairement à ce qu'on aurait pu penser, ils sont restés après.«La Deuxième Guerre mondiale, en 1939, encore plus que celle de 1914, a accentué cette inflation de la population.» M.Brault a 79 ans.Il est à la retraite depuis douze ans, ce qui ne veut pas dire cependant qu'il ne travaille pas.Il se rappelle du temps où tout le chemin Richmond, passé le chemin Merivale, .était le royaume de l'«Ottawa Dairy».«Quand on s\u2019y rendait en auto, le dimanche, on se promenait en plaine campagne», déclare-t-il.Loin de contenir les écoles, la bibliothéque et les centres commerciaux * d'aujourd'hui, la promenade Alta Vista était alors une voie en gravier.C\u2019est le maire E.A.Bour- que, rappelle l'historien Brault en entrevue, qui a entrepris l'expansion de ce secteur après la Deuxième Guerre mondiale.Comme toujours, le gouvernement fédéral manifeste une présence parfois gênante à Ottawa.En 1899, la reine de la couronne fédérale, «qui ne paye pas de taxe alors», crée la Commission d\u2019embellisse- I wi Le Secrétaire d\u2019Etat du Canada L\u2019honorable Serge Joyal The Honourable Serge Joyal Is étaient v pour la gue ment de la capitale nationale.Celle-ci deviendra en 1927 la Commission du district fédéral, puis en 1959 l'actuelle Commission de la capitale nationale.Aujourd'hui, pour finir cette histoire, le gouvernement fédéral paye des subventions tenant lieu de taxes, mais le maire Marion Dewar trouve toujours qu\u2019il ne contribue pas sa part à l'entretien des édifices fédéraux.Avec un sourire tout professionnel, M.Brault note que la CCN est en train de rénover les édifices de tout un côté de l\u2019avenue Sussex, après que lady Aberdeen eut exigé en 1898 la démolition de l\u2019autre \u2014 parce qu\u2019il lui cachait la vue de l'autre côté de la rivière.Lady Aberdeen, la femme du gouverneur général, voulait vraiment que la promenade Sussex devienne une «voie \u2019 royale».Le maire Charlotte Whit- ton, selon M.Brault, a choisi l\u2019endroit où construire l\u2019hôtel de ville actuel, près des chutes Rideau, l'emplacement d\u2019une ancienne scierie.Ottawa n\u2019était pas une ville bilingue.Il fallait parler anglais quand on s\u2019adressait à la ville.«C\u2019est à cause de Trudeau, et à cause de lui uniquement, précise-t-il, qu\u2019elle en est venue depuis dix ans à se donner une politique des deux langues.» Ce changement est-il irréversible?«Je ne sais pas, répond le prudent historien.La natalité francophone et l\u2019influence de la religion ont beaucoup baissé.» Il n\u2019approuve pas, de même, les méthodes avec lesquelles ont a procédé, en 1974, à la rénovation de la Basse-Ville d'Ottawa, dont il est un citoyen d\u2019origine.la dispersant, une communauté intégrée.Après avoir vécu 32 ans à d\u2019Aylmer.enus rre\u2026 On a détruit, selon lui, en Ottawa, et plusieurs années a Hull, M.Brault réside au- jourd'hui sur le chemin ; LUNDI 28 MARS 1983 \u201421A LE DROIT, OTT Lucien Brault: une petite capitale tranquille qui a bien changé.Sincères au journal à l\u2019occasion de son 10e anniversaire de fondation 53 Principale Aylmer, Qué.J9H 3L4 félicitations LE DROIT Maison Funéraire SERGE LEGAULT inc.Directeur de funérailles A 81 boul.St-Laurent ie Hull, Qué.J8X 1L8 GINCÈRES FÉLICITATIONS À L'OCCASION DE CE * DE CE ANNIVERSAIRE Vous avez acquis expérience et maturité sans rien perdre de votre jeunesse et de votre enthousiasme.Que votre présence dans l\u2019ouest québécois incite tous les intervenants économiques à prendre le virage technologique indispensable au mieux-être de la collectivité.Industrie Québeczz= The Secretary of State of Canada A titre de Secrétaire d'Etat, c\u2019est avec un immense plaisir que j\u2019adresse au journal Le Droit mes chaleureuses félicitations à l\u2019occasion de son soixante-dixième anniversaire.Fondé en 1923 pour défendre le droit des francophones de l\u2019est de l\u2019Ontario à parler leur langue et à fréquenter leurs propres écoles, Le Droit a fait oeuvre remarquable de pionnier, près de trois-quarts de siècle avant l'enchâssement des droits linguistiques des Canadiens dans la Charte canadienne des droits et libertés.Septuagénaire vénérable, Le Droit a su conserver l\u2019idéalisme de ses débuts et il continue à jouer un rôle de premier plan dans le domaine de la nouvelle et l'épanouissement de la culture et de la langue française dans l\u2019Est de l'Ontario et dans l\u2019Ouest du Québec.Je lui souhaite une fructueuse et longue vie! Serge Joyal pe 22A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 26 MARS 1983 ; | ; e L\u2019Université d\u2019Ottawa: une longue évoiution 5 + - a TN 135 années d\u2019histoire.par Manon Pincince Le possédait pas OTTAWA \u2014 Il y a 135 ans, grâce à la détermination du père Adrien Telmon et de Mgr Joseph-Eugène- Bruno Guigues, naissait l\u2019'Université d'Ottawa.Les Oblats de Marie Immaculée le Collège prodi- philosophie, de la capitale na- Il écrira au fil D'un ton bla- sont arrivés à Ot- guait des cours de étaient enseignés tionale.Ainsi, en des ans de nom- geur, c\u2019est pour- : tawa en 1844, et niveaux secondaire en français.Même 1866, le Collège breux livres tels, tant avec beau- dès cet instant, ils avaient pris conscience que la popu- d'institution scolaire de niveau supérieur.Pour combler cette lacune, les Oblats décidaient de fonder le Colège d'Ottawa, en 1848.A cette époque institution privée, et universitaire.Mais déjà, à ce moment, la vocal'institution commençait à se dessiner à l'horizon.En effet, certains cours comme les sciences, les mathématiques se donnaient en langue anglaise, tandis que d'autres, comme le latin, la à certains moments, on alternait les périodes d'en- les deux langues; ainsi le matin les cours se donnaient en français, alors qu'ils étaient en anglais l\u2019après- midi.Quelques moments cocases ont marqué l'histoire de cette université tentait d'obtenir une charte universitaire.Mais il y 1926.Devenu par la suite oblat, il enseignera l\u2019histoire de la philosophie pendant 26 ans, C\u2019est à la suite d\u2019une demande de son supérieur qu\u2019il se concentre sur la recherche et l\u2019histoire.«Histoire documentaire de la Congrégation Connu un peu partout pour ses travaux, il reçoit de 400 à 500 demandes de renseignements annuellement.Infatigable, malgré ses 70 ans révolus, il répond à chacun d'eux.coup de respect qu\u2019il manipule les milliers de docu- lation francophone tion bilingue de seignement dans eut bien «du trico- OMI», «Histoire ments et archives .tage», raconte le des Oblats», des que l\u2019université St- père Gaston Car- bibliographies Paul possède dans \u201cLE DROIT\u201d \u2014 70e ANNIVERSAIRE HOMMAGES A LA DIRECTION DU JOURNAL \u201cLE DROIT\u201d 1P)M08 INDUSTRIES, LTD.1220, CH.ELLESMERE SCARBOROUGH, ONTARIO (416) 298-2611 DISTRIBUTEURS POUR ARGUS COMMUNICATIONS MATERIAUX EDUCATIFS DE DEVELOPPEMENT rière, car la tradition politique du temps voulait qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019une université par religion, et il y avait déjà l'Université de Kingston.Mais par des ruses, le père Théophile Lavoie réussit à convaincre tout le monde que l\u2019église catholique d'Ottawa n\u2019était pas la même que l'église catholique de Kingston.Dupe ou non, le gouvernement de l\u2019Union accordait la charte à l'Université d'Ottawa.En 1889, l\u2019Université d'Ottawa devenait une instu- tition pontificale sous la poigne énergique du père Thomas Duhamel.On y enseignait donc la philosophie, la théologie et le droit canonique, diplômes qui étaient reconnus par l'Eglise de Rome.Toutefois, le statut confessionnel de l'institution posait un problème financier de taille.En effet, le gouvernement n\u2019accordait aucune sub- Le 2 décembre 1903, le feu ravagealt complètement l\u2019Université d'Ottawa vention aux universités confessionnelles.En raison des circonstances économiques et l\u2019addition de nouvelles facultés très dispendieuses.telles les sciences, la médecine, le bureau de direction décidait de modifier la charte catholique pour une charte civile.Ce changement de statut amena la séparation de l\u2019institution en deux universités distinctes: l'Université d\u2019Ottawa et l'université St-Paul, cette derniére apportant avec elle la charte confessionnelle.Historien dans le coeur et dans la tête L'homme qui raconte cette histoire en sait long sur la vie de l\u2019Université comme celle de «Mgr Charlebois», sans oublier des centaines de documents sur les missions des Oblats.Le père Carrière n\u2019a pas eu à se faire tordre le bras des antichambres où règne un silence quasi religieux.Justement, voilà qu'il montre des épreuves photographiques qui remémore l\u2019incendie du Né à Curran, dans l'Est onta- rien, Gaston Card'Ottawa et son évolution.En effet, le père Gaston Gaston Carrière: historien de coeur et de tête 2 décembre 1903, feu qui ravagea complètement l'Université d'Ottawa et où deux pères perdirent la vie.Il s'agissait des pères McGurty et Fulham.Ce feu détruisit complètement l\u2019Université.Seul, le musée de la rue Wilbroad subsista au sinistre.L'Université fut reconstruite sur le même terrain qu'\u2019aujour- d\u2019hui, mais face a la rue Cumberland, alors que précédemment 1'édifice faisait face a la rue Wilbrod.Construit sous la direction de l\u2019architecte A.C.Von Herbulis, le pavillon central, subissait, quelques années plus tard, lancer dans ce type de re- pour se Carrière est devenu un véritable historien sur cette question et sur rière établit ses premiers liens avec l\u2019Université d\u2019Ottawa en deve- cherches, car déjà, l\u2019histoire le tenaillait.Historien dans le coeur et dans la tête, voilà trois agrandissements: aile de la rue Laurier, de la rue Waller et, finalement, l'aile de la | ter are TY Ys nant étudiant en rue Wilbrod.y bien d'autres.r ce qu'il est.HOMMAGES et FELICITATIONS HOMMAGES guiourns : au journal LE DROIT A LE DROIT PRIT rw LES GUIDES o\\crlioMm Great - West CATHOLIQUES du CANADA umiTeDh 4d COMPAGNIE Gm onssuranceve Diocèse d\u2019Ottawa Harold Lubert 161 Av.Laurier O L 4 président Ottawa 236.4782 qui fournit des garanties d\u2019assurance collective aux salariés du journal Le Droit et à leurs familles est heureuse de présenter ses sincères félicitations et SINCERES FELICITATIONS À FELICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT au journal a I 3 ve ee ses meilleurs voeux de succes continu au personnel du journal A L'OCCASION DE VOTRE LE DROIT 70e ANNIVERSAIRE IMPRIMERIE COMET ; CENTRE : Lithographie et typographie D\u2019ACCUEIL DE 3 « Faire-part ; ST-ISIDORE 4 e Cartes de sympathie 3 « Cartes de toutes sortes Personnes âgées, À .Papeterie commerciale venez profiter de la vie : à l\u2019occasion Billets de tirage CH.CALEDONIA, CP.249 3 de leur 205, rue Dalhousie Horr ater 4 Ottawa 235-6988 Bernadette et Roger Bourgeois, prop.= i 3 SOIXANTE-DIXIÈME ANNIVERSAIRE Fs de service a la communauté d\u2019Ottawa 1913-1983 | : HOMMAGES AU VAILLANT à AU JOURNAL JOURNAL % @ LE DROIT LE DROIT La Great-West est unc compagnie canadienne fondée A L'OCCASION DE SON - les p! us en 1892.Elle possède une clientèle dans toute l\u2019Amérique du Nord à laquelle elle offre des produits d\u2019assurance-vie, d\u2019assurance-maladie, 70e AN N IV E RSAI R E chaleu reuses de rentes et d\u2019assurance collective.félicitations et 3 les voeux les à plus ardents de i ROGER CHAMPAGNE DIRECTEUR DE FUNERAILLES MONTEBELLO, QUEBEC - 819-423-6900 McCutcheon Graphics Inc.SEES 731-0624 2668, ch.Lancaster Ottawa e Etre professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa pendant les années 40 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 26 MARS 1983 \u20142aa «Bien du plaisir», mais pas de beurre par Manon Pincince OTTAWA \u2014 «Avec $1.25 de l'heure d'enseignement, il fallait faire un grand nombre d'heures pour arriver à acheter son pain; on ne pensait méme pas au beurre a cette époque».C\u2019est en ces termes quelque peu humoristiques que M.Maurice Cha- gnon, docteur en psychologie, relate l\u2019époque des années 40 et de la vie de professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Les professeurs devaient surcharger leurs horaires pour arriver à joindre les deux bouts.Une blague même circulait dans le milieu: «Les profs sont les seuls employés qui peuvent changer leur chèque de paie sur le tramway», raconte- t-il avec un éclat de rire.«Mais on avait bien du plaisir», ajoute-t-il avec empressement.Les années 40 ont été des années marquantes dans la vie de l'Université d'Ottawa, car il s'agit de l'une de ses époques de développement intense.Il s'agissait de fait du temps des «pionniers».Grâce au travail acharné de ces pionniers, plu- - Besoin de nous?- On est présent! Voilà plus de 50 ans que Work Wear est au service des industries et collectivités au Québec.Quand on est sur , place, on sait ce que c\u2019est que répondre \u201cprésent\u201d! Présent pour tout ce que vous voulez louer .uniformes, napperons, linge de table ou produits contre la poussière! Présent aussi pour assurer le nettoyage et l'entretien de vos toilettes.Renseignez-vous à ce sujet sur le système hygiénique complet de Wiz-Wipes \u2014 ça va vous intéresser, sûr et certain! Qui que vous soyez, où que vous soye Nous ; pouvons 5 vous aider.WORK WEAR CORPORATION OF CANADA LTD.! 1160, rue LOLA, OTTAWA ___746-7160 J HOMMAGES ET - FELICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT : De la part du Conseil et des Membres de la MUNICIPALITE DE RUSSELL EMBRUN, ONTARIO ç\u201c sieurs départements et facultés devaient voir le jour.Par exemple, l'Institut = de psychologie (1941), le Centre d\u2019orientation (1942), la faculté de Médecine (1945), l\u2019Ecole des sciences (1946), l\u2019Ecole des sciences pures et appliquées et la faculté de Droit (1955).C\u2019est d\u2019ailleurs avec beaucoup de plaisir que M.Chagnon se remémore les débuts de l\u2019Ecole de psychologie, avec le père Shevenell, la fondation du Centre d'orientation, l\u2019ouverture du Bureau de placement pour les étudiants.«Nous avons été l\u2019une des premiè- Maurice Chagnon: le temps des «pionniers».res universités à instaurer ce service, de placement en collaboration avec le ministère du Travail.Avec l\u2019explosion démographique d'après guerre, l\u2019Université d'Ottawa a connu une expansion fulgurante.Vice-doyen à l'Institut de psychologie, M.Chagnon accède au poste de vice-recteur de l'Université d'Ottawa, de 1965-77, et est l'un des témoins de cette évolution.Le budget de quelque $6 millions passe durant cette période a plus de $60 millions.Et les projets immobiliers ont atteint la / S FELICITATIONS AU JOURNAL LE DROIT A L'OCCASION DU 10° ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION SONIMAGES 75,rue MANSEAU OUTREMONT, QUEBEC (514) 271-2538 \\ 733-6801 FELICITATIONS! - Félicitations pour vos 70 ans de service à la communauté.J'ai le plaisir d'annoncer qu'à compter du 5 avril j'aurai un nouveau bureau de circonscription au 1579 de la rue Bank (près de Heron) qui me permettra de mieux servir ta population d'Ottawa-Sud.somme de $120 millions en l\u2019espace de quelques années.L'Université se doit de se tenir à la limite de la connaissance; une université ne peut se permettre de rester stagnante, souligne le docteur Chagnon.L'Institut de psychologie a connu d'ailleurs une réputation internationale.«L'âge d\u2019or de la psychologie remonte aux années 40 à 60, et même aujourd\u2019hui, elle possède une très forte réputation dans la psychologie clinique, notamment par ses recherches sur le sommeil, du docteur Koninck.«La faculté de Psychologie était de fait en avance sur son époque.Alors qu\u2019en Europe, les principales écoles se limitaient à la psychanalyse freudienne, déjà ici, nous avions une psychologie à forte prédominance humaniste», indique M.Chagnon.«Les étudiants venaient du monde entier.À un moment donné, j'avais 18 étudiants pour l'obtention du doctorat; de ce nombre, 12 provenaient de pays étrangers, avec déjà une solide expérience clinique.Ça faisait des classes très solides», raconte-t-il.Aujourd'hui, l\u2019Université reçoit plus de 815 millions en subventions de recherche.En psychologie, plusieurs recherches sont mises de l'avant, comme l\u2019efficacité des différentes techniques en consultation, la psychologie de.l'apprentissage et surtout on ne pourrait passer sous silence la dernière recherche sur les valeurs des Canadiens, qui a connu, il y a quelques semaines, un effet retentissant dans tout le pays, alors que l'on en arrivait à la conclu: sion que les Canadiens se disaient l'un des peuples les plus heureux.HOMMAGES et FELICITATIONS au journal LE DROIT HULSE & PLAYFAIR Directeur des funérailles 315, rue McLeod 1098, av.Byron 728-1761 C\u2019est avec plaisir que je rends hommage aux artisans du journal LE DROIT 233-1143 MAISON FUNERAIRE ST-LAURENT ouverture à la mi-mai 1983 1200 ch.Ogilvie 748-1200 depuis 70 ans.tous un stimulant! pour l'excellent travail accompli Quotidiennement, LE DROIT s'est avéré le défenseur de notre foi et de notre langue.Qu'il soit pour nous Albert J.Roy, C.R., M.P.P.a passé avec succès à travers les difficultés Dee Soixante-dix ans pour un journal, c'est déjà une longue vie, un gage de durée indéfinie.et les épreuves du tout début.Il a progressé, grandi, et l\u2019avenir lui sourit de plus en plus.Hommages, félicitations et meilleurs voeux! - es AN 8 0 * KX Li .D \u201c ï \\ 24A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 religieuse e 70 ans de pratique Les catholiques d'autrefois \\ .oo \u201cpar Darquise Timmerman asi re a Ee Man a ES SR ALR Ana BEA weet a mm tas SrA TIAL amma.+ ?\u20ac PNTRETS ETES te nage 250 - i + $ Teter muse ur = TOR TEST T TPE TENTE CT Jusque dans les années 1960, chaque bébé était baptisé Individuellement, un jour ou deux après sa naissance.Les femmes devaient se couvrir la tête pour aller à l\u2019église, jusque vers les années 1960.( A MEILLEURS VOEUX et FELICITATIONS au Journal LE DROIT - à l'occasion de son 70e anniversaire de rayonnement, de luttes en faveur des francophones, d'éducation dans la région de l'Outaouais.L'université Saint-Paul souhaite au journal LE DROIT des solidarités nombreuses et une influence toujours grandissante pour la promotion des valeurs chrétiennes et de la culture française en Ontario et dans l'Ouest québécois.__/ OTTAWA \u2014 La religion dans le quotidien, c'est-à-dire la forme de pratique religieuse, à beaucoup changé depuis la fondation du DROIT.Pour nous en parler, nous avons interrogé un prêtre qui s'occupe beaucoup des mouvements laïcs, le père Lionel Desgro- seillers, et un homme de 80 ans dont la mémoire est formidable.«Autrefois, les\u2019 catholiques pratiquant faisaient vraiment le Carême, rappelle M.Bor- deleau.Le mardi-gras était le dernier jour où l'on permettait de manger de la viande.Les 40 jours étaient maigres et jeûne: un seul repas à sa faim par jour.Puis le Carême s'est adouci: on jeûnait et faisait maigre les mercredis, vendredis et samedis.z «Il y avait également, correspondant aux saison, les quatre-temps, jeûne et maigre les mercredis, vendredis et samedis et les vigiles des grandes fêtes.» La messe en latin «En ce temps-là, la messe était en latin et l'autel placé au fond du choeur, de façon à ce que le célébrant tournait le dos aux assistants.Le choeur était rempli d'enfants de choeur en soutanes et surplis, comme les prêtres.Les gens venaient communier à genoux à la Sainte-Table.Si, par malheur, un prêtre laissait tomber une hostie, c'était toute une cérémonie.Il fallait la ramasser délicatement et laver la partie du plancher qu\u2019elle avait touché.» Chemin de la Croix, neuvaines, indulgences «Toutes nos églises étaient ornées de diverses statuts de saints, mais aussi des 14 stations du chemin de la Croix.Plusieurs personnes faisaient des neuvaines de chemin de la Croix et des neuvaines à tous les saints.Il y avait aussi les indulgences rattachées à certaines pratiques.On suivait régulièrement les Offices de la Semaine sainte: le dimanche des rameaux, que chacun apportait dans son foyer \u2014 cela existe encore; le lavement des pieds, le jeudi saint, pas de messe le vendredi saint, le Christ étant mort, mais le chemin de la Croix dans l'après-midi, et l'eau de Pâques à la messe du samedi saint.» M.Bordeleau note que certaines de ces coutumes sont disparues: il n\u2019y a plus de caréme jeûné, ni de vendredi maigre, ni de vigiles.M.Bordeleau, qui malgré ses 80 ans, va encore à la messe tous les matins, rappelle: «Au cours de l\u2019année, on ne manquait pas la cérémonie de la Chandleur, pour rapporter son cierge béni à la maison, la bénédiction des gorges à la vigile de Ste-Blaise, et de recevoir les cendres le premier jour du carême.» Ces cérémonies existent encore mais avec moins de fidèles.Communler à jeûn «Pour communier, il fallait être à jeûn depuis minuit.Les vendredis étaient maigres à NOS FÉLICITATIONS ETNOS MEILLEURS VOEUX de constant succès au journal LE DROIT à l\u2019occasion de son 70 ANNIVERSAIRE DE FONDATION Paroisse Sainte-Jeanne-d\u2019 Arc Paroisse Saint-Jean-Baptiste LES CURES etles PAROISSIENS DES PAROISSES ST-VINCENT- DE-PAUL d\u2019OTTAWA > Er > = + OFFRENT LE DROIT à l\u2019occasion de son 70e ANNIVERSAIRE! 1913-1983 LES COMMUNAUTES de VANIER s\u2019unissent pour LE DROIT leurs HOMMAGES et leurs FELICITATIONS pour ses 70 ans au service de la PAROISSES: Notre-Dame-de-Lourdes St-Charles Marie-Médiatrice Notre-Dame-du-St-E sprit Jusque vers le début des années 1950, le Jour de la Fête-Dieu, il y avait procession dans quelques rues de la paroisse regroupant tous les membres des associations religieuses et du Très-Saint-Sacrement, sien, bénédiction du Saint-Sacrement et retour à l\u2019église.l\u2019année longue.Il fallait aller à la confesse au moins une fois par mois; les enfants amenés par les enseignants.On allait communier le premier vendredi du mois.Après la grand\u2019messe du dimanche, il y avait la bénédiction du Très-Saint-Sacrement.A la fête du Christ-Roi, le Saint-Sacrement était exposé toute la journée dans toutes les églises et les gens faisaient la visite d'au moins sept églises.» Le chapelet en famille «Dans les familles, après le repas du soir, à genoux, on disait le chapelet en famille, en écoutant CKCH.Il y avait également le mois de Marie et le mois du Rosaire, en soirée dans les églises.» De son côté, le père Lionel Desgroseillers note que certaines paroisses ont gardé la messe pour enfants le dimanche, mais sous une autre forme, plus adapté aux jeunes âges.Il ajoute qu'il y a aussi dans plusieurs paroisses des enfants de choeur, mais sans soutane ni surplis, comme les prêtres n'en portent plus.Les religieuses, pour la plupart, s'habillent maintenant en laïcs.Mouvements laïcs «Pour les laïcs, il y avait plusieurs mouvements chrétiens: chez les jeunes: la Jeunesse ouvrière catholique, la Jeunesse étudiante catholique, les Scouts et les Guides catholiques, qui existent encore.Pour les adultes: la Ligue de Sacré-Coeur pour les hommes, les Dames de Sainte-Anne pour les femmes, et les Enfants de Marie pour les jeunes filles.Ceux-ci, dit le père Desgroseillers, sont remplacés par des variantes: les cours de préparation au mariage, Marriage Encounter, le Mouvement couples et familles, le mouvement Cursillo, le Mouvement des femmes chrétiennes.» Qui se souvient des mille avés de la veille de Noël?Et du Congrès marial mondial, organisé par Mgr Alexandre Vachon, achevêque d\u2019'Ottawa, au parc Lansdowne en 19477 «Il y avait alors beaucoup de jours fériés, rappelle le père Desgroseillers, I'Epiphanie ou la Féte des Rois, l'Ascension, l\u2019Assomption, le 15 août, l'Immaculée-Conception, le 8 décembre, la Toussaints, le ler novembre.Le lundi de Pâques et le lundi de la Pentecôte étaient également fériés.» «Au cours de ces années, lorsque la messe en latin a été changée pour la messe dans la langue du peuple, le pére André Guay, o.m.i., a créé le «Prions en I'Eglise» et nous avons NOTRE-DAME dit adieu a nos missels», remémore M.Borde- Ü TE ANNE PAROISSIALES oa Cp ve ous un whee nu STE-ANNE ont comme | sur nu ption des cierges et du livre de priè ST-PIE X FRANCOPHONES res, mais faisant face aux assistants.» Participation des laïcs Depuis ce temps environ, les laïcs ont eu le offrir droit d'apporter à l'autel le calice et le ciboi- : .re, de lire l'épître et les invocations, de distri- .au journal buer la communion.On prend aussi maintenant l\u2019hostie dans sa main pour Ja porter soi- même à sa bouche.«Ce qui était très populaire autrefois aussi, c\u2019était les retraites fermées pour hommes, pendant longtemps au Scholasticat Saint-Jo- seph, puis ensuite à la Maison du Sacré- Coeur, à Hull.Pour les dames et jeunes filles, » celles-ci avaient lieu chez les Franciscaines missionnaires de Marie, à Overbrook.» La procession de la Féte-Dieu «Le jour de la Féte-Dieu, il y avait procession du Saint-Sacrement a travers certaines LEURS .rues de la paroisse jusqu'à un reposoir chez HOMMAGES francophonie et de quelque fervent catholique.Mais toutes les ; l\u2019Eclise! maisons le long du parcours étaient pavoisées : ET g!ise: d'images saintes, de guirlandes, de fleurs.On construisait même des arches sur le parcourt FÉLICITATIONS et on lançait des pétales de fleurs devant le : dès qui abritait le prêtre portant le Saint-Sa- au journal crement.Les gens étaient recueillis.C'était beau!» se souvient M.Bordeleau.«Une belle contume qui existe encore dans nombre de paroisses, c'est la guignolée au temps des Fêtes pour aider les pauvres», mentionne le père Desgroseillers.À cet effet, il y a encore la Société St-Vincent-de-Paul, comme il y avait autrefois les Dames de la Ste-Elizabeth, qui refaisaient des vêtements donnés pour les familles pauvres.On peut mentionner dans nos écoles «le sou de la jusqu\u2019à un reposoir, chez un parois- \u2018 Ensembles de première communion des années 1940.Robe de première communion en 1920.Sainte-Enfance pour la propagation de la foi», les Zélatrices de la propagation de la foi.Il y a également le Tiers-Ordre de St-François d'Assise qui existe encore.Et comme mouvement para-catholique, il ne faut pas oublier les Chevaliers de Colomb et les Filles d'Isabelle, qui aident beaucoup l'Eglise.» TERT EE ans: at - Après la conflagration de 1900 | La brigade des incendies de Hull, en 1900, aprés la conflagration e Hull, la capitale de l\u2019incendie?par Michel Beauparlant HULL \u2014 C'est bien connu, la ville de Hull a été éprouvée par le feu.Certains diront qu'elle fut éprouvée lus souvent qu'à son tour.D'autres \u2019affubleront du surnom de «capitale de l\u2019incendie».Et un candidat rhinocéros aux dernières élections municipales envisagera même d'organiser à Hull un Festival de l\u2019incendie.Pourtant, la ville de Hull dispose maintenant d\u2019un service d'incendie si moderne et efficace qu'il s'est valu un reportage dans l'édition de janvier dernier de la revue «Municipalité», publié par le ministère des affaires municipa- es.Avec le recul du temps, on est porté à sourire, parfois à s\u2019esclaffer, à la lecture de registres contenant l\u2019histoire du service d\u2019incendies.Par ailleurs, on demeure perplexe en constatant que, comme au 19e siècle, la principale cause de feux continue d\u2019être la négligence humaine.LE DROIT a donc voulu aller voir comment ça se passait avant son avènement sour en arriver à témoigner de l\u2019évolution d'un service d\u2019incendies.Registre et notes Avant même que Hull, soit incorporée, le 23 février 1875, la région avait déjà été accablée par des incendies d\u2019importance.Des registres du temps relatent par exemple le fait que huit ans après sa fondation par Philemon Wright, le canton de Hull était rasé, en 1808.Dans la deuxiéme partie du 19e siécle, soit en 1870, un feu ayant pris naissance a la scierie Tisson détruit «un grand nombre de cours a bois».Il n\u2019en fallait pas plus pour que le conseil de canton «autorise l'achat d\u2019une pompe à incendie, sous la direction de M.Calixte Rouleau, chef de la brigade des pompiers volontaires».Baptisée «Victoria», cette pompe était «montée sur deux roues et tirée par les pompiers, chevaux ou passants».On est en 1871.| «Victoria» ne devait pas en demeurer à! En 1873, son directeur Charles Leduc reçoit du conseil la somme de $100 pour acheter des échelles, des haches et des uniformes.De plus, le conseil «offre $1 au premier citoyen rendu sur le lieu d'un incendie, 50 cents au deuxième et 25 cents pour chaque barrique d'eau (fût de 200 litres) apportée sur les lieux de l'incendie» .Survient alors l\u2019incorporation de Hull, en 1875, et le premier conseil, dirigé par le maire G.J.Marston, institue un comité de prévention contre les incendies et adopte un règlement ordonnant que toute cheminée soit construite jusqu\u2019à une hauteur de trois pieds dépassant le toit.: services en français du gouvernement de l\u2019Ontario tient à rendre hommage au journal Le Droit à l\u2019occasion de son 70e anniversaire d\u2019existence.Le mois suivant, soit le 4 décembre, 16 maisons sont rasées par le feu, causant des dommages de plusieurs milliers de dollars.Au sujet de ce feu, le registre rapporte qu'à la réunion suivante, le conseil a été saisi par l'aubergiste Désithé Chénier d'une demande de paiement d'une somme de $6.60 «pour rafraichissements consommés par les pompiers d'Ottawa» venus prêter main-forte à la brigade.Si, en juin 1876, le conseil réserve des crédits de $2,000 pour les effets et uniformes de la brigade, le registre nous informe du fait qu'il «garde toujours sa vieille pomper, «Victoria».L'année 1880 a fourni aux Hullois leur part d'incendies.Ainsi, le 20 avril, à 15 heures, un feu rase le quartier 3A et le nord du 4.Son origine: «Le feu commença dans le grenier à foin de Barnabé Sabourin, rue Dupont; plus de 400 maisons détruites et 600 familles sans abri», lit-on dans le texte dénué de ponctuation.Puis, un peu plus tard la même année, «la remise pour la pompe, à l'angle des rues Wellington et Chaudière, est incendiée et la nouvelle est située sur le carré de l'hôtel de ville» .Un incendie causant pour $1 million de dommages à la scierie E.B.Eddy, en novembre 1882, devait engendrer une restructuration de la brigade trois ans plus tard.Le 30 juin 1970, le vieil hôtel de En effet, 1885 a vu la brigade de volontaires passer à 30 hommes sous le nouveau nom de Brigade Jacques-Cartier, dirigée par le chef Ludger Genest, qui agit a la fois comme chef de police.Son budget annuel est de $200.Les volontaires sont aussi assermentés a titre de «constables spéciaux en temps d'incendie seulement» et «toute personne présente sur un lieu d'incendie qui refuse de travailler selon sa capacité est passible d'une amende de $1 à $20».Cette brigade, qui peut désormais s\u2019élire un état-major, est contrainte de faire des parades en uniforme dans les rues de la ville «trois fois par année, ou encore selon le choix du maire».Parallèlement à ces «exercices» de prévention, le conseil achète à sa brigade quatre «hose reel», des voitures dévi- doires pour boyaux dont les Hullois ont perpétué le souvenir en désignant dans son langage courant un camion à incendie par le terme «reel», une reel (prononcer «ril»).Le registre atteint parfois un degré de spontanéité, voire de candeur, qu\u2019il en est désarmant.Par exemple, on peut y lire ce qui suit pour l'année 1888: «Le 5 juin, c'est le bout de cigare du maire (Alfred Rochon) qu'on l'ait vu jeter en entrant à la salle u conseil; ce mégot qui a coûté plus de $400,000 à la population.Les pompiers dirigés par le chef Ludger Genest.Le ville de Hull était détruit par les flammes./ Depuis le temps de «Victorian.feu détruit les quartiers no.3 et no.4 ainsi que l'hôtel de ville, l\u2019église et cent vingt-cinq édifices.La pompe «Victoria» est transportée à Tétreauville et y demeure jusqu\u2019en 1904».Rien ne va plus.Le conseil constate que «seul un homme compétent hors de la ville de Hull» peut diriger la brigade.Deux échevins se rendent donc à Montréal et engagent M.Georges Benoit, au salaire de $900 l'an, en 1889.Soit dit en passant, le chef Genest reviendra en poste.Le grand feu de l\u2019histoire de Hull est survenu en 1900, comme on le sait.Ayant débuté peu après midi, le 26 avril, ce feu a fait 10 morts, jeté 18,000 personnes sur le pavé et causé des dommages de plus de $10 millions en détruisant les trois cinquièmes de la ville, L\u2019église Notre-Dame et l'édifice de la Canada Packers en furent épargnés.Dans son récit des ans, le registre contient de savoureuses notes folkloriques informant entre autres de l'achat du premier cheval que le pompier Alphonse Guilbeault «a exercé à la routine de la cloche»; ou du fait que le pompier Ti-Mé Leblanc a été rué par lé cheval «Body».Evidemment, les temps ont bien changé et, dans la dernière vingtaine d\u2019années, le pompier est devenu un homme de métier, un professionnel.(Photo LE DROIT) ., .® .Le, lendemain du 12 septembre 1971, on arrosait toujours les ruines de l\u2019église No- tre-Dame.: (Photo LE DROIT) ¢ 3 2eA\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 e 70 années de sports dans la région - D'abord les \u201cpar François Drapeau HULL \u2014 Il s\u2019en est fallu de peu, en 1920, pour que les célèbres boxeurs Jack Dem mpsey et Georges Carpen- tier ne viennent s'affronter dans la région.Un groupe d\u2019hommes d'affaires sportifs avaient même déposer en garantie la somme de $259,000.Malheureusement, cela ne suffit pas.Au cours des 70 derniéres années, beaucoup de choses se sont passées dans le monde du sport dans la région et le côté hul- lois en a eu sa bonne part, «même si Hull n\u2019était pas aussi grand qu\u2019au- jourd\u2019hui», analyse Philippe Cholette.«Evidemment, dans ma jeunesse, et encore moins avant, la variété de sports n\u2019était pas aussi grande qu'aujourd'hui.Il n'y avait pas de judo, de basketball, de Karaté, etc.» Philippe était un des nombreux fils de Victor Cholette, un clan qui fit beaucoup parler de lui dans le monde du sport local, et même national, avec Jules, Il y a eu aussi Damien, Albert, Benoît et Lucien.Quand tout le groupe se constituait en équipe de hockey, ils étaient bien dif- Pour un oeuvre qu'il convient de souligner.chaleureuses félicitations A E b ur, 3 i} &.De nombreux souvenirs Philippe Cholette a toujours aimé collectionner les souve- ficiles à battre.Dans le premier quart du siècle, les sports à la mode était le baseball, le hockey, le football et le softball, ainsi que la raquette en hiver.popula les plus opulaires étaient éfinitivement les dents de balle.Je me souviens, par exemple \u2014 j'avais environ 10 ans \u2014 lorsque Babe Ruth et Lou Gehrig sont venus jouer une partie d\u2019exhibition à l\u2019ancien parc Du- puis, là où est maintenant l\u2019Im- nirs sportifs et aujourd\u2019hui, lorsqu'il s'amuse a jeter un coup d\u2019oeil à ses archives, il se rappelle le bon vieux temps.{Photo LE DROIT - par François Roy) primerie nationale.» Selon les périodes, et les commanditaires, le baseball et le softball se sont partagés la faveur populaire.Il faut dire que c\u2019était gratuit d\u2019aller au softball, au parc Flora (maintenant parc Fontaine), tandis qu'il fallait payer au stade Gene Décos- se (près de l\u2019actuelle école de musique dans le parc Jacques-Cartier).«Il n\u2019était pas rare de voir 4 ou 5,000 personnes à nos matches, les dimanches après- midi.Je me souviens que nous passions le chapeau pour tenter de nous faire des fonds et généralement, nous recueillions entre $10 et $12.Nous vendions aussi des «pools», méme si c\u2019était illégal.» Le hockey Le hockey a nécessité beaucoup plus de temps pour devenir très populaire.Il faut dire qu\u2019il n\u2019y avait pas beaucoup de facilités, Il y a bien eu \u20ac jeux Eh oe SE RE Babe Ruth le parc Royal un bâtiment avec une glace naturelle, sur la rue Laurier.«Malheureusement, le feu a tout jeté à terre, vers 1926 ou 1927.Il a ensuite fallu attendre l'aréna Guer- tin, en 1957, avant d'avoir une autre patinoire couverte a Hull.«I1 y a bien eu un projet d\u2019auditorium vers le milieu des années 40, mais ce fut très politique.Les libéraux avaient promis un octroi, mais c'est Maurice Duplessis qui a pris le pouvoir», se rappelle Philippe Cholette.Entre les deux, on jouait donc au hockey dehors.Il y a d\u2019abord eu le rond des frères, derrière le collège Notre-Dame, puis d\u2019autres se sont ajoutés, comme celui de l\u2019Association sportive E.B.Eddy; la patinoire Legault, rue Eddy; celle de Léopold Gratton au parc Flora.Et avec les années, la municipalité a commencé à entretenir des Jack Dempsey patinoires dans différents parcs.Evidemment, on ne peut parler du hockey sans rappeler la fameuse épopée des Panthères Noires du Hull-Vo- lant, en 1936-37 qui se rendirent en demi-finale de l\u2019Est de la coupe Allan.«Je me souviens, il y avait une ambiance incroyable dans toute la ville.Les gens disaient des chapelets pour que nous gagnions.Nous jouions nos matches à l\u2019auditorium d'Ottawa.Mon frère Jules jouait à Sudbury et c\u2019est lui qui marqua le premier but de la série.Il fut copieusement hué.» Face au manque d'équipement, il n'y a pas eu d\u2019autres équipes locales qui ont bien figuré localement, jusqu'aux Canadiens juniors d'Ot- tawa-Hull, qui remportèrent la coupe Memorial en 1957.Autres sports Il y a eu aussi du football dans de balle.les années trente, ve avec le Hull-Vo- lant.«Mais ça n\u2019a : pas duré tellement\u2019 longtemps, car ça \u2018 coûtait trop cher.Je me souviens cependant d'avoir di- .rigé, plus tard,- Wilfrid Tremblay avant qu'il ne se\u2019 joigne aux Rough- Riders d'Ottawa.\u201d Il était tout un_: athlete.» À souligner qu\u2019à cette époque, le : football comme on -.le connait s\u2019appelait rugby.La raquette a aussi été tres populaire dans la : première moitié du\u2019 siècle: «Je me souviens des immen- : ses raquettes demon père.Il y avait souvent des.- courses.C'était : aussi souvent le - prétexte pour @ prendre une biè-\"\u201d re.» Ce texte ne prétend évidemment - - > pas à toute la ri- - gueur qu'exigeait.un véritable récit\u2019 Mais- une chose paraît.historique.évidente: quand on -.ne pouvait compter sur aucune aide - de l'extérieur, les\u2019 gens qui voulaient \u2019 faire du sport trouvaient les moyens | pour en faire et ils | savaient susciter la curiosité et 1'in- .térêt de leurs concitoyens, qui allaient les voir a I\u2019oeuvre en masse.Voeux de succes bien sinc eres et hommage au journal journal quotidien, \u2018soixante-dix années de publication \u201cNous voulons donc présenter au \u2018\u2018DROIT\u2019\u2019 nos plus à l'occasion du 70e anniversaire de sa fondation.Centre hospitalier regional de I\u2019Outaouais 116, boul.Hull, Québec ininterrompue est une.Lionel-Emond, [EIU 9 9 rai Soa Sha min B= e Henri Laperrière et les sports au Droit Deux par Paul Gaboury OTTAWA \u2014 Rappeler les grands moments des pages sportives du journal LE DROIT, c'est comme raconter la vie de Henri Laperrière.Et vice versa, Travailleur infatigable, bénévole hors pair, Henri Laperriè- re à été associé au journal pendant 48 années.Tantôt chroniqueur agricole, courriériste municipal, c'est plus particulièrement comme rédacteur sportif qu\u2019il a davantage contribué.Impliqué dans une cinquantaine d'associations de toutes sortes au cours de sa vie, Henri Laper- rière a été un des iut- teurs de premier rang de la communauté ca- nadienne-française d'Ottawa, et raconter en ces quelques lignes les souvenirs de toutes ces années paraît difficilement imaginable ou réalisable.«Je l\u2019ai fait pour la cause du DROIT, parce que je trouvais que c\u2019était tellement important de se tenir debout», raconte au- jourd'hui ce défenseur de la cause des Canadiens français .en Ontario, maintenant âgé de 77 ans.Le plus jeune et le plus débrouillard de la famille, le jeune Henri ne devait pas tarder à s\u2019impliquer activement dans la cause du sport dans la région, quand en 1921, il devenait secrétaire de l\u2019association athlétique Rialto, un groupe qui comptait à l\u2019époque près de 400 membres.«J'étais encore étudiant, et c'est à titre de secrétaire de l\u2019association que Gil-0.Julien, directeur des pages sportives à l\u2019époque, m'avait de- andé de lui faire parvenir les résultats dg parties.C'est la que j'ai fait mes pre- nfières armes en journalisme», raconte-t-il.Tputefols, il a fallu istendre à 1923 pour vbir le jeune homme, alors âgé de 17 ans, débuter vraiment cemme journaliste bé- nÉvole au journal, puisqu\u2019une fois les éfudes terminées, et l\u2019assurance d\u2019un em- poi au gouvernement fédéral, il pouvait dé- sÿrmais consacrer ses soirées et ses vacan- 14055508 590709 4 2 99 7709502409 En 1963: Gene Sauvageau, Bob Guertin, Henri Laperrière et Coco Jarry.ces à son travail au sein des associations sportives.Les belles années Henri Laperrière parle des belles années du sport dans la région comme étant celles qui avaient précédé la Grande dépression des années 1930, alors que la crosse, le baseball et le hockey avaient connu des périodes d'activités intenses.C\u2019était la belle époque des Sénateurs d'Ottawa, de la Ligue nationale de hockey, qui avaient conquis quatre coupes Stanley entre les années 1919 et 1927, avec les entraîneurs Pete Green (trois fois) et Dave Gill.«On déboursait 25 cents à l\u2019époque pour aller les voir jouer à l\u2019aréna Dey, où se trouve actuellement le CNA», confie-t-il.En plus d\u2019être spectateur, il avait été lui- même acteur puis- qu\u2019en 1929, il était nommé gérant-ins- tructeur du club de hockey LaSalle junior, dont plusieurs joueurs ont ensuite fait carrière dans les ligues majeures, et de l\u2019édition 1929-30, on retrouvait des noms comme Robert «Bob» Guertin, Vincent Go- e C\u2019était en 1945 Ils étaient 12,000 ° - à fêter Dollard au carré Anglesea din, Jacques Mous- sette, Kilby McDonald, Yvon Renaud, Philippe Grenier, Ar thur Nerbonne, Aurè- le Legris et plusieurs autres.Comme les surfaces de glace artificielle ne pullulaient pas à l\u2019époque, les hockeyeurs jouaient sur des surfaces naturelles qu'on pouvait trouver dans les parcs de la ville d'Ottawa.«Les hivers étaient plug durs à l'époque, et les saisons pouvaient durer assez longtemps», relate au- jourd\u2019hui l\u2019ancien journaliste au DROIT.La crosse était également un sport très suivi, avec la Ligue senior d'Ottawa, et le club Madison devait même remporter la coupe Mann, emblème de la crosse au Canada.Le baseball Lui-même lutteur et boxeur, Henri Laper- rière eut au cours de toutes ces années une préférence marquée pour le baseball.Spectateur, statisticien, secrétaire, président et publiciste, il se souvient encore des années de la Grande dépression qui avaient passablement ralenti les élans par Henri Laperrière, chroniqueur des sports Henri Laperrière, à la belle époque.du baseball, pour être peu à peu remplacé par la balle-molle, qui tient ses origines du «inside baseball», venu des Etats-Unis.«Il y avait beaucoup de chômage pendant ces années-là, et pour se divertir, les gens avaient besoin d'un sport peu dispendieux parce qu'ils ne pouvaient plus se permettre d'acheter l'équipement our jouer au baseball.C\u2019est alors que l\u2019inside baseball (baseball d'intérieur) est apparu, et les matches avaient lieu au Mané- ge militaire.Ce fut le début de la balle-mol- le dans la région et \u201ccela a beaucoup nui au baseball par la suite.» C'est d'ailleurs du baseball et de la bal- * le-molle qu'il tire au- jourd'hui quelques- unes de ses meilleurs anecdotes qui avaient fait jaser dans le temps.«Bill Durnan était gardien de buts dans la Ligue nationale de hockey, mais il excellait aussi à la balle- molle.Et deux soirs de suite, il avait frappé la balle dans le O d'une annonce de Ri- cher-Snow qui était placé au champ.C'était comme un miracle.» Alors entraîneur du club LaSalle, dans la Ligue junior de baseball, aussi se rappel- le-t-il que Bob Guer- tin, que plusieurs joueurs considéraient comme chanceux, avait obtenu un circuit en frappant la balle dans une petite \u201cProgramme sportif fort in- dressant au cours de l'a- prés-midi \u2014 Courses en bicyclette et attractions spé- clales \u2014Une grande foule applaudit le programme de la soirée \u2014 Féte patriotique des mieux réussies.~~ Les grandes démonstrations nationales en plein air dont la Basse-Ville était té- fhoin il y a plusieurs années, principalement celles de la paroisse Ste-Anne d'Ottawa, éemblaient renaître à la.suite des beaux efforts déployés epuis quelques années par l'Association athlétique et littéraire Brébeuf.- Jeudi dernier, cette Asso- Ciation célébrait de facon andiose la féte de Dollard es Ormeaux.Ce fut une féte écoliére dans l\u2019aprés-midi et adulte le soir, mais tout le eours du programme fut mar- ué par un cachet patriotique comme on en voit rarement.- Plus de douze mille person- fies, enfants et parents, se sont massées sur l'historique carré Anglesea afin d'assister dux nombreux et intéressants programmes préparés avec soin et avec goût par un co- fnité de l\u2019Association, présidé - par MM.Wilfrid Lecompte et dmond Cusson.7 Pour la deuxième, année consécutive, l'Association Brébeuf, favorisée d\u2019une température idéale, a réussi à merveile et au-delà de ses espérances, cette démonstration patriotique en même \u2018temps que récréative.-~ Une féte sportive \u2018~ Plus de cinq mille enfants @ssistaient à la fête sportive de l'après-midi.Un comité de gens expérimentés a fort bien conduit les choses et pas le moindre incident fâcheux ne s'est produit.Plüsieurs courses ont été courues dans l'après-midi par les garçons et les fillettes de nos écoles et il existait entre chacune de nos écoles une légitime rivalité qui donnait encore plus d\u2019ardeur et d\u2019enthousiasme aux participants, Le programme comprenait courses de tous genres pour garcons et filles de toutes classes; courses en bicyclettes et en tricycles pour les \u2018tout petits; courses à obstacles, courses variétés.Bicyclettes décorées Jean-Paul et Pierre Morin, deux élèves de l\u2019école Bré- beuf, remportèrent les premiers prix pour avoir le mieux décoré leur bicyclette.Plusieurs jeunes élèves prirent part à cette parade fantaisie en bicyclette et ils furent fort applaudis quand ils défilèrent devant la foule intéressée.Le clou du programme d'après-midi fut.encore cette année le concours des plus beaux bébés de la paroisse Ste;Anne.Un jury composé de MM.les docteurs Horace Viau, Alfred Larocque et de Mlle Rose Therrien, g.m.g., eurent a choisir entre plusieurs charmants poupons et leur choix s'arrêta sur quatre enfants en particulier, deux garçons et deux fillettes.Françoise Morrissette et Ronald Dame furent les heureux gagnants, tandis que Alice Lalonde et Michel St- Amand furent classés en deuxième place.x DE SON (613) 236-7281 NOUS SALUONS LE DROIT A L'OCCASION 10e ANNIVERSAIRE OFFICE EQUIPMENT COMPANY OF CANADA 168 Ch.BELFAST OTTAWA, ONTARIO inc.histoires interchan End.Aujourd\u2019hui âgé de 77 ans, Henri Laperrière est toujours actif.ouverture sous la clôture au champ, ce qui avait permis à son équipe de marquer trois points, avec deux hommes sur les buts.Alors qu'il jouait pour une équipe de hockey de Hull, Henri Laperrière raconte que lorsque son équipe allait disputer un match contre une équipe du collège St- Alexandre, les Pères du St-Esprit offraient un festin avec sirop d'érable lorsqu'ils perdaieni, mais que ça se limitait à une seule tasse de café lorsqu'ils remportaient la victoire.Tout cela fait évidemment partie de la petite histoire, et ce sont des faits qu'il n'est pas prêt d'oublier.En 1941, après la mort de Gil-O.Julien, en 1938, Henri Laper- rière prend la direction des pages sportives du DROIT pour $15 par semaine, tout en gardant son poste au ministère des Travaux publics.«On voulait que je laisse mon poste au gouvernement, mais avec une famille de huit enfants, je ne pouvais prendre cette chance», admet-il au- jourd\u2019hui.C'est pendant ces LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 26 MARS 1983 geables années qu'il mit sur pied la Commission des sports de la So- .ciété St-Jean-Baptis- te, qui donna de l'ampleur au mouvement français dans la capitale.«Je me rappelle que nous organisions un Festival écolier et que les journaux anglophones refusaient de publier les articles que nous leur faisions parvenir.En 1942, toutes les écoles avaient loué des autobus et nous avions rempli l\u2019Auditorium de monde.Les Anglais ont voulu savoir ce qui s\u2019y passait et avaient suivi jusqu\u2019à l\u2019intérieur.C\u2019est à partir de ce moment que les journaux anglophones de la capitale ont commencé à nous accorder plus d'attention.» Malgré ses respons- bilités familiales, Henri Laperrière ne devait pas ralentir par la suite.Il fit partie de l'Association des Tapageurs, un groupe de partisans des Giants d'Ottawa, de la Ligue internationale, en 1953.En 1956, on le retrouve comme statisticien de deux ligues de balle, puis en 1956, secrétaire de l'équipe locale de la Ligue senior de baseball du Québec.au journal NOUVEAUTES (chez votre libraire) * Le chant des larmes, IRIS DIFFUSION ENR.6596 boul.St-Laurent, Montréal, Qué.H2S 3C6 Félicitations et prospérité * Dieu au-delà de Dieu, * Itinéraire d\u2019un rebelle, J.Sullivan 12.90$ 495-1529 LE DROIT J.Dechanet 17.35% O.Clément 17.908 En 1959, après 35 ans à l\u2019emploi du gouvernement fédéral, il décide de prendre sa retraite, qui fut de courte durée, puisqu'il joignit aussitôt l\u2019équipe de journalistes du DROIT, avec un poste à temps plein, ce qui ne l\u2019empêcha \u2018pas de poursuivre ses activités au niveau sportif en amenant, au début des années 60, la Ligue de baseball Connie Mack, pour joueurs de 15 à 17 ans, dans la région.En prenant une retraite bien méritée du DROIT en 1971, Henri Laperrière continua son oeuvre en organisant des soirées de reconnaissance pour les «Anciens» du ba- \u201427A seball, en plus des'impliquer dans nombre d\u2019autres organismes, comme il l'a toujours fait à) çours de sa vie.Cay ' Sportif canatilen- français de l'année : lors de l'attribution .au Trophée Julien, en 1960, Sportsman de .l\u2019année au Gala de l'ACT en 1962, Henri Laperrière a été l\u2019une des figures dominantes de l'actualité \u2018 sportive régionale, et si aujourd\u2019hui on le retrouve président du comité des résidants du West End Villa, où il habite avec son épouse, c'est parce qu\u2019il dit avoir encore beaucoup à faire et que le temps lui manque.Qui ne le croirait pas! : NOS FELICITATIONS ETNOS MEILLEURS VOEUX DE CONSTANT SUCCES AU JOURNAL LE DROIT À L'OCCASION DE SON Tle ANNIVERSAIRE DE FONDATION Pme es | Wi [-.de terminaux de télécommunication 130, RUE SLATER, OTTAWA (613) 230-1660 of Canada Ltd 1913 De tout coeur, nous nous associons avec ceux qui, en ce jour, offrent leurs hommages, leurs félicitations et leurs voeux au journal LE DROIT ~~ al\u2019occasion de son 70e anniversaire de fondation.Que ces fétes ne soient que le prélude de succes toujours grandissant! Rockwell International Graphic Systems Division 1983 1690 Boul.Jules-Poitras Bivd., Suite 202, ST-LAURENT, P.Q.H4N 123 TEL: (514) 332-5055 je 28A\u2014 LE DROIT, OTTAWA, LUNDI 28 MARS 1983 Le Droit et Il est impossible de dissocier l\u2019histoire du journal LE DROIT de la présence active des Oblats de Marie-Imm- culée pendant les premiers soixante- dix ans de son existence.Le rôle des Oblats, de son côté, se sépare difficilement de la collaboration étroite de toutes les forces vives de la région, qu'elles aient été celles des laïcs ou celles des gens d\u2019Eglise, qui ont permis à ce quotidien de naître et de survivre.En écrivant le travail des Oblats, c\u2019est à - tous ceux qui se sont associés à eux, qui ont travaillé avec eux ou qui leur ont fait confiance que ce texte voudrait en même temps rendre hommage.Les Obats étaient la dés le début.avec d'autres Soixante-dix ans de présence, dont l'intensité a connu des degrés divers selon les circonstances et les besoins.Les 20 premières années, les plus difficiles, à tout point de vue, sont celles où l\u2019engagement des Oblats est le plus évident, puisqu'ils font partie de 1'entreprise comme prêtres et frères ouvriers.En réalité, ils étaient là même avant la fondation du journal.Le père Georges Simard, écrivait au Provincial des Oblats, le 22 février 1909: «Au point de vue national, catholique et oblat, il me semble que ce journal s'impose».Cette phrase se situe dans le contexte d'un «apostolat de la presse» recommandé avec tant de force par le Pape Pie X.En 1907, L\u2019Action Catholique de Québec voit le jour; Le Devoir de Montréal nait en 1910.Mais elle exprime surtout la nécessité pour les Franco-Ontariens de se munir de nouvelles armes pour lutter contre ceux qui veulent les éteindre dans leur foi et dans leur langue.Les Oblats étaient très identifiés à ce combat, puisque dès leur arrivée dans la région, en 1844, ils trouvaient une population de 5,000 habitants déjà aux prises avec cette guerre de religion et de race.Soixante-dix ans plus tard, Ottawa était devenu d\u2019une certaine façon le centre de la francophonie ontarienne à a - cause des ressources humaines qui s\u2019y trouvaient.Chez les Oblats d\u2019Ottawa, nombreux étaient ceux qui étaient prêts à appuyer l'oeuvre d\u2019une presse catholique: théologiens, philosophes, historiens, littéraires, administrateurs, pasteurs, «lutteurs».Les soldats et les troupes d'attaques ne manquaient pas, mais les ressources financières faisaient défaut.Les congrès de l'Association d'éducation canadienne-française de l'Ontario de 1910 (Congrès de fondation) et celui de 1912 expriment clairement leur désir d\u2019un journal et en même temps ne manquent pas de voir les difficultés.Un Oblat est là, il prend des notes.On le décrit: «un jeune père Oblat.Il ne paie pas de mine.C'est un Québécois, fils de paysans des Laurentides, pasteur d\u2019une paroisse de banlieue ou- taouaise (Ste-Famille).Ceux qui le Marcel Patry, o.m.i.connaissent savent pourtant qu'il a hérité de ses ancêtres une âme de bronze, un coeur tenace, une intelligence à la dimension de son pays, une volonté de chef d'armée».(Laurent Tremblay, «Entre deux livraisons», p.10).Lorsqu'il propose, à la réunion de février 1912, que les Franco-Ontariens doivent avoir un journal et que la proposition est secondée, il voit qu\u2019il a gagné et qu'il doit y donner suite.Cet Oblat, c'est le père Charles Charlebois, qui était l\u2019âme de l\u2019Association et qui deviendra également l\u2019Âme du nouveau journal.L'assemblée confie à la région d'Ottawa, où l\u2019Association a son siège social et où se concentrent la majorité des ressources franco-ontariennes, de voir à l'exécution du projet.Que de barrières à franchir! On ne fonde pas un journal uniquement avec de la bonne volonté! Finances, équipement, techniciens, papier, encre, ateliers, incorporation légale, etc.On partait de zéro.Il fallait mobiliser toutes les énergies disponibles en argent, en matériel et en personnel.Ces démarches exigeaient du temps.Tout à coup, un événement survint qui devait activer la réalisation du projet: le règlement XVII, voté au Parlement de Toronto en avril 1912 et décrété en juin de la même année.C'était les Oblats.la proclamation de l'extinction du fait français dans la province en s'attaquant particulièrement aux écoles.Il y a urgence! il faut faire vite.Le père Charles contacte rapidement un groupe de laïcs, prêtres et religieux de a région, qui deviendra le groupe fondateur du journal.A la sugges.ion du père Arthur Joyal, le journal s\u2019uppelle- ra LE DROIT et aura comme devise: «L\u2019avenir est à ceux qui luttent».Après l'obtention d\u2019une charte fédérale, le 20 décembre 1912, se tient immédiatement la ière assemblée générale.On y décide que le journal sera quodi- tien.Ca fonctionne.Le 10 février 1913, les adm:nistra- teurs ont en main toutes les données du projet et six semaines plus tard, le 27 mars 1913, paraît le premier ruméro du journal LE DROIT.Malgré les difficultés financières \u2014 après le ler numéro, il ne reste que $2,000 en caisse \u2014 et autres qui se succèdent, les ouvriers de la première heure, animés par le père Charles Charlebois et ses plus proches collaborateurs, font preuve d'une auclace et d'une ténacité dignes des plus grands hommes d'affaires et des plus grands lutteurs.Le journal est né dans un contexte de combat et les Oblats s\u2019y sont engagés en grand nombre.Pour ne citer que quelques noms plus marquants: Arthur Joyal, Philémon Bourassa, Georges Verrault, J.-M.Rodrigue Villeneuve, Georges Simard, Emile David et bien d'autres.On les retrouvait surtout au Scolasticat Saint-Jo- seph, au Juniorat du Sacré-Coeur, à l\u2019Université d'Ottawa et à la paroisse Notre-Dame de Hull.Le père Charles est libéré de ses autres fonctions pour être à la disposition entière de l'oeuvre.Les administrateurs lui confient la responsabilité de trouver des fonds, de solliciter l\u2019achat d'actions et le secteur de la publicité.En 1916, le père Georges Verrault, économe au Juniorat du Sacré-Coeur, est engagé pour réorganiser la comptabilité.En 1920, le père Charles est nommé gérant.Cette même année, le frère Georges Courtemanche commence à travailler aux ateliers et pourra, l\u2019année suivante, avec 8 compagnons, maintenir la publication du journal pendant la grève des 14 techniciens.En 1929, les Oblats de Notre-Dame de Hull, propriétaires de l'immeuble voisin du DROIT, sur la rue Georges, on font la location au journal.Le loyer sera payé, en partie, avec des actions.En 1929 également, le père Gabriel Sarrazin est nommé pour aider le père Charlebois, qui quittera LE DROIT l\u2019année suivante.Le père Sarrazin uittera à son tour en 1933.C\u2019est le ernier Oblat à travailler à l\u2019intérieur de l'entreprise.TV MY vn LAYS & Les Oblats continuent d'être présents Les moments de grandes luttes et le combat quotidien du DROIT pour la sauvegarde de notre culture française et catholique ont nécessairement perdu.de leur intensité après la victoire de\u2019 1927 où le fameux règlement 17 était.abrogé par la Législature ontarienne.* Après avoir aidé à surmonter la crisse économique des années 30, les Oblats n'auront plus sur place qu'uné! présence de plus en plus discrète, celle de ses 2 représentants au C.A., consti- : tué de 7 membres jusqu\u2019en 1970, puis de 3 représentants lorsque le nombre des membres passera à 9.\u201c- Par un concours de circonstances historiques, ils se retrouvent, en 1935; actionnaire majoritaire, dû surtout aux salaires et aux frais de loyers que la Compagnie ne pouvait pas acquitter autrement que par des actions.D'autres actions ont aussi été achetées ä certains moments pour sortir l'entre-* prise d\u2019impasses financières intolérables.Durant ces 70 ans, les actionnai-: res n'ont reçu que trois fois des divi-, dendes annuels (1969, 1978 et 1980), C\u2019est en réinvestissant les surplus dans l'entreprise, qu\u2019elle a pu se consolider.: Les Oblats ont donc continué à agir et à partager les préoccupations du- DROIT, à appuyer les projets d'amélioration matérielle, à lui aider à trouver son équilibre financier et à voir à ce que le développemént de l'oeuvre, ä- travers le temps, reste fidéle aux origi: nes et à l'idéal des fondateurs.; lls cherchent des successeurs Depuis une quinzaine d'années, les Oblats d'Ottawa se sont beaucoup.questionnés en groupe et en comité suf: leur avenir au journal LE DROIT.=\u2018 Après avoir pesé le pour et le contré des liens affectifs et effectifs qui- les retiennent au journal, après avoir dans un premier temps (1969) opté pour continuer leur participation directe, sept: ans plus tard (1976), ils annoncent leur\u2019 intention de se départir, «dans un avenir prochain», de leurs intérêts financiers dans l\u2019entreprise.Cette décision reposait reposait sur l'analyse de la situation de la communauté, tant en per- \u2026 sonnel qu'en possibilité financière.Ils ne se croyaient plus obligés à ce rôle de suppléance.Le débat fut alors lancé auprès de la population afin que soit trouvée la meilleure solution pour que le journal demeure indépendant et représentatif de son milieu, qu'il continue d\u2019être un journal d'inspiration chrétienne au service des francophones de l'Ontario et de l'Ouest du Québec.Plusieurs options ont été étudiées successivement.L'une d'elle a été retenue.1 Après 70 ans de présence, les Oblats se retirent tout en souhaitant que l\u2019oeuvre à laquelle ils ont été intimement associés continue à bien desservir sa population.Marcel Patry, O.M.I.YOUN SVL es AU COEUR DE LA CAPITALE DU CANADA, francophone, coexistent et contribuent au l'Université d'Ottawa et Le Droit, deux piliers de la communauté l'une depuis 1848, l'autre depuis 1913, PY asset 2,0 ça Fo gies rayonnement de la culture et du savoir dans l'Outaouais.UNIVERSITÉ D'OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA "]
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