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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Le MAG
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2019-07-27, Collections de BAnQ.

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[" ARTS CINÉMA BIÈRES VINS EN CUISINE VOYAGES PLEIN AIR + CINÉMA Il était une fois à Hollywood PUR PLAISIR + VOYAGES Le Bourlingueur IMMERSION CHEZ LES INNUS + VOYAGES Pérou REGARDS CROISÉS SUR LE MACHU PICCHU SAMEDI 27 JUILLET 2019 \u2014SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU ARTS Musique LES NEUF VIES DE RUDY CAYA Espace [IM] Média Numériquement vôtre L\u2019artiste Isabelle Gagné et son installation Hektor SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M2 ARTS ET SPECTACLES EASTMAN \u2014 En 2009, Doro- thée Berryman est revenue au Théâtre la Marjolaine d\u2019Eastman pour tourner des scènes du film Cabotins, notamment en compagnie de deux collègues du Déclin et des Invasions, Ré- my Girard et Yves Jacques.Ce film d\u2019Alain Desrochers, paru en 2010 et rendant hommage à la grande époque du burlesque, n\u2019a pas été apprécié à sa juste valeur selon elle.Il lui a quand même permis de récolter le prix de la meilleure actrice de soutien.« C\u2019était une très belle équipe », dit celle qui n\u2019a jamais éprouvé le mépris que certains vouaient au burlesque.« J\u2019ai même déjà joué avec Denis Drouin, puis avec Gilles Latulippe, à son théâtre, dans un Feydeau mis en scène par Jeannine Sutto.Il y avait un passage où on se donnait des claques à répétition.Eh que c\u2019était l\u2019fun à faire! » La plupart des gens le savent : il y a un truc au théâtre pour gifler sans véritablement frapper son partenaire.«  Mais il y a des soirs où je manquais mon coup, je donnais une vraie gifle.Et c\u2019est comme si ça claquait plus fort.Et le public riait plus fort, alors c\u2019était tentant! » raconte-t-elle en pouffant.«  Gilles avait un tel timing! C\u2019était un maître! Le fait qu\u2019il accepte de faire une apparition dans Cabotins voulait dire beaucoup.C\u2019était comme la bénédiction du pape.Rémy était si nerveux de jouer avec lui! » STEVE BERGERON Coupée au montage de l\u2019entrevue du 20 juillet 2019.PlacART RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHANSON DE CIRCONSTANCE LE PETIT PRINCE Gérard Lenorman Les matins d\u2019hiver (1972) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?Le matin du 31  juillet  1944, Antoine de Saint-Exupéry part pour un vol de reconnaissance vers la France à partir de la Corse.Il n\u2019en reviendra jamais.Ce n\u2019est qu\u2019en 2003 que l\u2019épave de son appareil sera officiellement retrouvée et identifiée au large de Marseille.Fort probablement victime d\u2019un tir allemand (même si la cause de l\u2019écrasement n\u2019a jamais été déterminée avec certitude), l\u2019auteur avait publié Le petit prince l\u2019année précédente.Soixante-quinze ans après la disparition de l\u2019écrivain, le conte philosophique est, après la Bible, l\u2019ouvrage de littérature le plus vendu et le plus traduit (145 millions d\u2019exemplaires en 361 langues selon le Figaro et le Nouvel Observateur).Au fil des décennies, ce récit a donné lieu à de multiples adaptations, en film, en dessins animés, en théâtre musical, et a inspiré nombre d\u2019auteurs-compositeurs.Gérard Lenorman figure parmi ceux qui ont chanté l\u2019histoire de ce petit garçon blond débarqué de l\u2019astéroïde B612.STEVE BERGERON \u2014 SPECTRE MÉDIA, MICHELLE BOULAY Vous êtes une des victimes de la fuite de données personnelles chez Desjardins?Vous avez été mis en attente de longues minutes lorsque vous avez téléphoné pour joindre le service à la clientèle?Vous ne trouvez pas ça drôle du tout?Le guitariste et auteur-compositeur Marcus Quirion fait partie des membres lésés et a décidé de donner une tournure humoristique aux événements, en repiquant avec sa six-cordes la musique qui joue en boucle lorsque l\u2019on poireaute sur la ligne en attendant une réponse.Une façon très originale de mettre à profit ces longues minutes à ne rien faire.Rendez-vous sur sa page Facebook pour réentendre ces 30 secondes désormais synonymes de beaucoup de frustration.Cela vous donnera peut-être le petit élan nécessaire pour rire des choses avant d\u2019en pleurer.STEVE BERGERON Joue-moi une mise en attente \u2014 SPECTRE MÉDIA : JESSICA GARNEAU Pour leur quatrième rendez-vous de la saison, les Concerts de la Chapelle accueillent l\u2019ensemble Les Méandres, tout juste de retour d\u2019une tournée dans l\u2019Ouest canadien.Formé de trois musiciens de la relève, Jérémie de Pierre et Élyse Lamanque-Girard aux flûtes à bec et Justin Luchinski au clavecin, le trio fondé en 2017 s\u2019intéresse particulièrement à la période baroque française, sans négliger pour autant le répertoire italien ou allemand, comme en témoignera le programme qu\u2019il proposera le dimanche 28 juillet à 15 h, à la salle Le Camillois (ancienne église).L\u2019été étant bien installé, le traditionnel verre de l\u2019amitié à la fin de chaque concert sera cette fois servi à la terrasse du P\u2019tit Bonheur, où il sera possible de se sustenter avant et exceptionnellement après la prestation des Méandres.Avec le repas, le Café du Flâneur offrira gratuitement une seconde consommation.Le coût d\u2019entrée pour le spectacle est de 25 $.STEVE BERGERON Méandres baroques \u2014 PHOTO FOURNIE EXPO Pont des arsts / Art Bridge - Nos Cantons Après Notre patrimoine, premier volet de la série d\u2019expositions Pont des arts / Art Bridge, le Centre culturel et du patrimoine Uplands présente la suite, Nos cantons, exposition collective réunissant les œuvres de douze artistes de la communauté anglophone actuelle des Cantons-de-l\u2019Est.Les participants sont Naisi LeBaron, Sara Colby, Margot Heyerhoff, Caroline George, George Foster, Lucy Doheny, Denis Palmer, Patricia Barrow- man, Lisa Driver, Anthony Hobbs, Tib Beament et Karl F.Ehrlich.Financée par Patrimoine canadien, la série d\u2019expositions Pont des arts s\u2019inscrit dans un projet qui joint l\u2019art et la médiation culturelle, mettant l\u2019accent sur le patrimoine culturel anglophone de la région.Au Centre culturel et du patrimoine Uplands, jusqu\u2019au 1er septembre.Weathering II de Patricia Barrowman.\u2014 SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS Paysage d\u2019automne d\u2019Anthony Hobbs.\u2014 SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 M3 MUSIQUE DANIEL CÔTÉ Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Davantage que le nombre d\u2019albums vendus, la meilleure façon de cerner la carrière de Randy Bachman consiste à mentionner quelques titres portant sa signature.American Woman, No Time, These Eyes avec les Guess Who.Takin\u2019 Care of Business, Let It Ride, Roll on Down the Highway au temps du Bachman- Turner Overdrive.Ils donnent la mesure du personnage qui, le 3 août, se produira à Chicoutimi à l\u2019invitation du Festival international des rythmes du monde.On pourrait ajouter qu\u2019à ses débuts à Winnipeg, sa réputation en tant que guitariste était si fermement établie que Neil Young lui-même assistait à ses spectacles afin d\u2019améliorer son jeu.Encore aujourd\u2019hui, les deux vétérans prennent plaisir à se côtoyer, ainsi que l\u2019a confirmé Randy Bachman récemment, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue téléphonique.« Il n\u2019y a pas longtemps, j\u2019ai vu Neil avec Elvis Costello et il a m\u2019a dit  : \"C\u2019est extraordinaire de se connaître depuis si longtemps.La différence, c\u2019est qu\u2019avant, on vivait pour jouer, alors qu\u2019au- jourd\u2019hui, on joue pour vivre.\" Je suis du même avis et je me sens privilégié de faire la même chose depuis l\u2019adolescence : jouer dans un groupe de rock\u2019n roll », souligne le musicien.Cet été, il roule avec trois productions différentes, ce qui comprend un spectacle en duo avec son amie Buffy Sainte-Marie et un autre en solo intitulé Every Song Tells a Story, où ses talents de raconteur sont mis à contribution.Pour sa première visite au Saguenay \u2014 Lac-Saint-Jean, toutefois, l\u2019homme a opté pour l\u2019autre proposition, sans doute la plus consensuelle.« Ce sera un spectacle rock\u2019n roll où nous présenterons 20 hits canadiens.Je suis chanceux d\u2019avoir toutes ces chansons créées au fil de ma carrière et le groupe dont je fais partie est fantastique.Nous travaillons ensemble depuis des années et le public découvrira aussi mon fils Tal.Il joue de la guitare et chantera She\u2019s So High », fait remarquer Randy Bachman.« CE N\u2019EST PAS UN CONCERT JAZZ » La philosophie qui guide le guitariste en tournée réside dans la notion de fidélité.Puisqu\u2019il n\u2019aime pas voir un artiste déformer ses compositions au point de les rendre mé connaissables (l\u2019exemple classique étant celui de Bob Dylan), il se tient près des versions enregistrées en studio.« Ce qu\u2019on fait, ce n\u2019est pas un concert jazz.Quand je suis dans l\u2019assistance, je ne veux pas me demander quelle pièce le gars joue après dix minutes.On veille donc à ce que ça sonne comme sur le disque », énonce Randy Bachman.I l e x i s t e u n e m a r g e d e manœuvre, cependant, et elle réside dans les solos de guitare.«  Ils sont deux fois plus longs.C\u2019est un petit extra pour montrer que je suis vivant, lance-t-il d\u2019un ton enjoué.Je crois aussi dans le contexte de ce spectacle, qu\u2019il ne faut pas se limiter à des interprétations de trois minutes.Sinon, on a fini de jouer avant même que les gens se soient décidés à danser. » La guitare, bien sûr, a toujours représenté son principal atout.Ce fut aussi l\u2019objet d\u2019une passion dévorante qui remonte à l\u2019époque des Guess Who, alors qu\u2019il grattait les cordes d\u2019une Gretcsh.« C\u2019est avec ma première que j\u2019ai écrit Shakin\u2019 All Over et quand on me l\u2019a volée dans un hôtel, je l\u2019ai signalé et on m\u2019en a donné une pareille, puis plein d\u2019autres.Ma collection en comprenait 385 et il y a quelques années, je l\u2019ai vendue au Musée Gretsch de Nashville », décrit Randy Bachman.UNE ROUGE ET UNE BLEUE Il en parle comme d\u2019une obsession associée à la crise de la quarantaine, un réflexe qui pouvait prendre une tangente ayant peu à voir avec la musique.«  À un moment donné, pour un même modèle, il fallait que je possède une guitare bleue, ainsi qu\u2019une rouge.C\u2019était une source de motivation, mais il y avait aussi le fait que cet instrument est lié à mon travail, puisque j\u2019en joue.Et puis, ça constitue un bon investissement, meilleur que des titres en bourse ou des bitcoins qui montent et qui descendent », note le musicien.Pendant ses spectacles rock\u2019n roll, cependant, il ne cède pas au réflexe de certains collègues, lequel consiste à changer constamment d\u2019instrument.«  Sur scène, j\u2019ai une Les Paul, celle avec laquelle j\u2019ai composé American Woman et les succès de BTO.Comme je reste dans la même tonalité, je ne ressens pas le besoin d\u2019en ajouter d\u2019autres à moins de casser une corde », explique Randy Bachman, dont la première partie sera assurée par le groupe canadien Glass Tiger.Partout où il propage l\u2019évangile rock\u2019n roll, Randy Bachman constate que ce genre musical transcende les générations.On a beau dire qu\u2019il est sur le déclin, plein de jeunes assistent à ses spectacles et les succès des années 1960 et 1970 \u2014 les siens, mais aussi ceux de ses collègues \u2014, trouvent encore une résonance dans la culture populaire.« La musique populaire est la plus durable de toutes parce qu\u2019elle est centrée sur le chant et la danse.Si je me rendais à votre domicile avec ma guitare et que je faisais une pièce comme A Hard Day\u2019s Night, par exemple, tout le monde m\u2019accompagnerait.Par contre, si quelqu\u2019un reprenait un titre rap, il y a peut-être une personne qui saurait de quoi il s\u2019agit. » Il ne faut pas négliger, non plus, l\u2019impact des nouveaux outils de diffusion, ainsi qu\u2019en témoigne cette anecdote.« Un jour, mon petit-fils faisait jouer une de mes chansons.Je lui ai demandé où il avait pris ça et il m\u2019a montré son Game Box.C\u2019est pour ça que dans plusieurs de mes spectacles, on retrouve une majorité de jeunes », fait observer Randy Bachman.Randy Bachman demeure fidèle à ses amours de jeunesse, à commencer par la guitare électrique et le rock\u2019n roll qui ont fait la fortune des Guess Who et de Bachman-Turner Overdrive.Cet homme aux innombrables succès donnera un spectacle le 3 août à Chicoutimi lors du Festival international des rythmes du monde.\u2014 PHOTO FOURNIE RANDY BACHMAN L\u2019homme de toutes les fidélités SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M4 ESPACE [IM] MÉDIA Avec l\u2019émergence des arts numériques, l\u2019expérience des arts visuels a été complètement chamboulée.Fini l\u2019époque où l\u2019on ne faisait que regarder une toile ou une sculpture : grâce à l\u2019audio, à la vidéo, à l\u2019informatique, à l\u2019internet et à toutes les technologies associées, les créations numériques s\u2019écoutent, se visionnent, se touchent, s\u2019expérimentent, se vivent.Certaines requièrent même que vous utilisiez votre cellulaire et que vous téléchargiez une application.D\u2019autres se donnent en performance.Bref, les notions de matière, d\u2019œuvre et d\u2019espace d\u2019exposition encaissent une sérieuse redéfinition.Or, il se trouve que Sherbrooke a son festival d\u2019arts numériques.Depuis 2007.L\u2019événement biennal Espace [IM] Média, devenu triennal en 2013 et niché auparavant en septembre, est de retour avec la programmation la plus étoffée de son histoire.Et pour la première fois, l\u2019événement déborde de Sherbrooke, avec des manifestations à Valcourt, Compton, Saint-Camille et à l\u2019Astrolab du mont Mégantic.D\u2019autres sont prévues pour l\u2019automne prochain.Désorientés?La Tribune vous offre un rapide survol des nouvelles expériences artistiques qui vous attendent cet été.pour peu que votre curiosité soit piquée.STEVE BERGERON Faire éclater la galerie CATHERINE BROUSSEAU-CARNEVALE c brousseau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Plusieurs milliers de photos sont entreposées dans le fin fond d\u2019un téléphone cellulaire ou d\u2019un réseau social et certains les espionnent et les utilisent.Avec son installation numérique Superviser l\u2019oubli, Sébastien Cliche s\u2019est intéressé aux souvenirs oubliés qui sont redirigés dans le grand nuage de l\u2019informatique.À la galerie Sporobole, des photos gisent sur plusieurs îlots, des caméras braquées sur elles.En parallèle, dans une guérite située dans le stationnement à l\u2019extérieur, de petits écrans rediffusent ces mêmes images.« J\u2019ai réfléchi aux questions de mémoire personnelle, de souvenirs et de photos.Les outils d\u2019enregistrement que nous avons sont une extension de notre cerveau, de ce dont on peut se souvenir.Dans les dernières années, il y a eu une transformation radicale avec la technologie, l\u2019apparition des réseaux et tout ce qui est nuage informatique.J\u2019ai commencé à penser à tous ces souvenirs que nous avons entreposés dans la technologie sans nous en rendre compte.Avec les téléphones, c\u2019est systématique, tout s\u2019enregistre », explique Sébastien Cliche.Pour la réalisation de l\u2019œuvre, l\u2019artiste a fait l\u2019achat de photos portant sur divers sujets : portraits de famille, bébés et autres.Si les souvenirs tombent dans l\u2019oubli pour l\u2019humain, d\u2019autres les utilisent et surtout, les supervisent.Sébastien Cliche donne l\u2019exemple de Facebook, qui propose des vidéos thématiques avec des images du passé.Il n\u2019est plus nécessaire de fouiller dans sa mémoire pour des souvenirs, le réseau social le fait à la place de l\u2019usager.« Le site a de nouveaux souvenirs pour toi.Comme si ce n\u2019était plus personnel.Facebook a pris possession.Avant, on mettait nos photos dans des albums, maintenant on les met sur un serveur.Il y a des gens qui en profitent, qui ont accès à ces souvenirs.Il y a une perte de contrôle. » Sébastien Cliche ne tente toutefois pas de faire une critique, mais bien une transformation.« J\u2019ai imaginé de quoi pourrait avoir l\u2019air une salle de serveurs.C\u2019est un centre de données très analogique, un peu brouillon et chaotique où nous avons accès à une partie de nos souvenirs. » Superviser l\u2019oubli sera présentée à la galerie Sporobole jusqu\u2019au 15 septembre.PARCOURS INTERACTIFS ET SONORES D\u2019autres œuvres numériques seront parsemées un peu partout à Sherbrooke dans le cadre SUPERVISER L\u2019OUBLI DE SÉBASTIEN CLICHE Nuage de souvenirs Performances audiovisuelles au Granada Ce samedi 27 juillet à 21 h aura lieu une soirée de performances audiovisuelles au Théâtre Granada.L\u2019artiste Jean-Pierre Aubé présentera Du Mont-Mégantic aux exoplanètes, une œuvre entre le documentaire et le film d\u2019art mettant en scène un parcours qui prend source au pied de la montagne pour cheminer jusqu\u2019au télescope de l\u2019observatoire du Mont-Mégantic, où le spectateur est transporté vers le ciel et les étoiles, le tout à travers trois saisons (voir texte page M6).Tasman Richardson proposera quant à lui deux œuvres de performances dont A Line Has Two Sides et Timelords.Selon le directeur de la galerie Sporo- bole, Éric Desmarais, Richardson a réalisé un collage rétro de plusieurs films des années 1970.Jesse Osborne-Lanthier, pour sa part, présente Sometimes, Falling through the OOO, une œuvre de performance à partir de synthétiseurs qui ne sont pas sur le marché.DJ Mini et ses invités concluront la soirée avec de la musique ayant un côté visuel et interactif.Vous voulez y aller?Sous surveillance, performance audiovisuelles Samedi 27 juillet, 21 h Théâtre Granada Entrée : 20 $ \u2014 SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 M5 ESPACE [IM] MÉDIA Avec nos souvenirs personnels qui se retrouvent maintenant sur les réseaux sociaux à la place d\u2019albums de photos, Sébastien Cliche a amorcé une réflexion sur la façon dont nous avons perdu le contrôle sur une partie de notre mémoire.\u2014 SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS LILIA GAULIN lilia.gaulin@hotmail.com SAINT-CAMILLE \u2014 Utiliser un algorithme afin de créer des œuvres totalement uniques, à partir de récentes photographies du territoire camillois ou de photos d\u2019archives proposées par les citoyens, auxquelles on intègre des phrases du poète Gaston Gouin : voilà la définition du projet Hektor d\u2019Isabelle Gagné.Mis en place à l\u2019occasion d\u2019Espace [IM] Média (EIM) en collaboration avec le P\u2019tit Bonheur de Saint- Camille, le projet Hektor a été imaginé par l\u2019artiste afin de créer une œuvre 100 pour cent camilloise.Intégrer la communauté au projet était donc très important pour elle.« La commande était de travailler une œuvre dans un environnement citoyen.Ce qui est particulier à Saint- Camille, c\u2019est que c\u2019est un village très actif, axé sur le communautaire. » Tout au long de l\u2019exposition, en place jusqu\u2019au 15 septembre, les visiteurs pourront admirer des projections dans la vitrine du P\u2019tit Bonheur, des installations lumineuses sur des portes de garage ainsi que des installations photographiques sur le babillard du village.Mais la pièce maîtresse de l\u2019exposition, c\u2019est un photomaton baptisé Hektor, ouvert à l\u2019ensemble de la population.ŒUVRE AUTOMATISÉE Le fonctionnement d\u2019Hektor est relativement simple.Une caméra de surveillance et des tablettes numériques sont disposées à l\u2019intérieur afin de capter les mouvements et prendre un cliché dès que les gens entrent.Mais la base de l\u2019image se constituera plutôt d\u2019un cliché du territoire camillois pris par Isabelle Gagné ou provenant d\u2019archives.Ensuite, le photomaton ajoute des caractéristiques de style, telles la couleur ou les textures.À partir du résultat obtenu, le dispositif compare les œuvres existantes à celles sur l\u2019internet afin de trouver des ressemblances.Un collage est par la suite réalisé avec l\u2019image d\u2019origine.Pour terminer, un vers écrit par Gaston Gouin se superpose de manière totalement aléatoire.Le tout se fait en deux minutes.« Quand on écrit le nom du poète sur l\u2019internet, on ne trouve pas grand-chose.Grâce au projet, un jour, on va peut-être écrire son nom et tomber sur les œuvres réalisées lors de mon projet. » Un des plus grands défis de la réalisation d\u2019Hektor a été le traitement par NST, acronyme de neural style transfer.C\u2019est ce procédé qui permet aux applications de traitement d\u2019image de donner à ses photos personnelles le style d\u2019une peinture de Van Gogh ou de Monet, par exemple.« Dans ce traitement, on recon- nait toujours la photo de base.Le défi technique a été de détourner ce code pour l\u2019utiliser avec des photographies afin de créer quelque chose d\u2019intéressant. » C\u2019était la première fois que l\u2019artiste originaire de Mirabel utilisait cette technique.« C\u2019est vraiment tripant! Je crois que c\u2019était une des premières fois que le traitement NST était utilisé en art de cette façon.C\u2019était un super beau défi et ç\u2019a été le plus gros du projet. » HECTARES L\u2019artiste qualifie Hektor comme le premier citoyen numérique de Saint-Camille, car il crée des œuvres totalement uniques.« Quand le code est créé, je suis détachée comme auteur et je le regarde.Je suis toujours surprise par Hektor, il m\u2019émerveille, il m\u2019étonne, il m\u2019émeut. » Les œuvres réalisées sont libres de droits.Le nom de l\u2019installation a été bien réfléchi.« Je l\u2019ai appelée Hektor parce que nous sommes dans les terres, donc je voulais faire un lien avec les hectares de terre. » Isabelle Gagné a intégré le thème d\u2019Espace [IM] Média, la surveillance, de manière assez subtile.« Les gens voient la surveillance dans le photomaton.Il surveille aussi la terrasse du P\u2019tit Bonheur.La surveillance, je l\u2019ai aussi faite quand je suis venue en résidence au mois de mai.J\u2019ai pris 500 photos.Le village n\u2019est pas énorme, donc j\u2019ai pratiquement des photos de chaque bâtiment.J\u2019ai fait un inventaire des lieux. » Les photos d\u2019archives sont très importantes pour l\u2019artiste numérique.« Je trouve que les archives donnent un espace-temps à Hektor.Il n\u2019est pas juste né en 2019.Il a eu du vécu. » À VALCOURT AUSSI Valcourt accueille aussi une exposition dans le cadre de l\u2019EIM.Alexandre Castonguay et Marián- gela Aponte Núñez présentent le projet Agit P.OV.(Petit objet de vélo) au Centre culturel Yvonne L.Bombardier de Valcourt.Ce projet de microhacking pour vélos est créé à l\u2019aide d\u2019un circuit 12 DELS, un microcontrôleur et une pile fixe sur le rayon de la roue d\u2019une bicyclette.Grâce à une programmation ainsi qu\u2019à l\u2019énergie produite par le cycliste, un message poético-poli- tique illumine la roue.HEKTOR D\u2019ISABELLE GAGNÉ Photomaton communautaire.et créatif Pour son projet baptisé Hektor, I\u2019artiste Isabelle Gagné a imaginé un photomaton qui non seulement prendrait des clichés des gens qui y entrent, mais qui superpose ces images à des photos anciennes ou récentes du village de Saint- Camille et qui modifie textures et couleurs en direct, grâce à l\u2019internet, pour créer une œuvre d\u2019art originale.\u2014 SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU Des vers du défunt poète Gaston Gouin, originaire de Saint-Camille, s\u2019impriment sur la version finale du cliché.\u2014 SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU de l\u2019édition 2019 d\u2019Espace [IM] Média.Ainsi, Myriam Bleau présente un parcours sonore baptisé Silent Fictions, qui se fait au centre-ville, au départ de la galerie Sporobole.En téléchargeant l\u2019application sur un téléphone intelligent, selon la localisation, la direction et la vitesse de déplacement, les gens pourront contrôler la musique branchée à l\u2019œuvre tout en suivant le parcours prédéterminé par l\u2019artiste.Parallèlement, SC AMP, une œuvre sonore interactive de Steve Heimbecker, invite le spectateur, avec l\u2019aide d\u2019une application pour téléphone intelligent, à faire le tour du lac des Nations.Sur les paroles de la chanson Scamp, les participants modifieront la mélodie selon leur rythme de marche, de course ou selon la vitesse d\u2019un vélo.En d\u2019autres mots, la chanson diffèrera selon la cadence de l\u2019auditeur.Les deux œuvres interactives pourront être expérimentées jusqu\u2019au 16 septembre.Finalement, l\u2019artiste new-yor- kais Phillip David Stearns, inspiré par la musique et le numérique, propose l\u2019œuvre sonore Here Be Dragons sur les attaques informatiques.À chaque tentative de piratage, l\u2019œuvre, située au 37-45 rue Wellington Sud, transformera l\u2019attaque informatique en son.Ainsi, les participants pourront entendre chaque intrusion malveillante.L\u2019installation est en place jusqu\u2019au 15 septembre. SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M6 ESPACE [IM] MÉDIA RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca NOTRE-DAME-DES-BOIS \u2014 L\u2019inspiration dans la science est une des facettes exploitées par les arts numériques.Or, en prévision de l\u2019événement Espace [IM] Média, le photographe-cinéaste de Montréal Jean-Pierre Aubé a réalisé un court métrage à l\u2019occasion d\u2019une résidence à l\u2019ASTROLab du Mont-Mégantic, en 2018-2019, dans le cadre du programme Interface : Art et science, du centre d\u2019art actuel sherbrookois Sporobole.C\u2019est dans son film Du Mont-Mégan- tic aux exoplanètes qu\u2019il livre le fruit de sa réflexion.Durant plus d\u2019un an, il a fréquenté l\u2019ASTROLab, mais aussi l\u2019Observatoire du Mont-Mégantic, tous deux à Notre-Dame-des-Bois, ainsi que l\u2019Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx), à l\u2019Université de Montréal.« Tout part de cette résidence, où j\u2019ai pu fréquenter des scientifiques et obtenir des informations auxquelles le public n\u2019a pas accès, sous forme de données scientifiques que j\u2019ai converties en sons et en images, dans ma vidéo », commence Jean- Pierre Aubé, artiste fasciné par plusieurs questions scientifiques.«  L\u2019étude des exoplanètes se résume surtout à la recherche de la vie ailleurs dans le cosmos, dans d\u2019autres galaxies, où une planète pourrait ressembler aux conditions existantes sur la terre.Les instruments de plus en plus sophistiqués, comme les grands télescopes qui se développent un peu partout dans le monde et à Notre-Dame-des-Bois, rendent ces exoplanètes désormais \u2018\u2018atteignables\u2019\u2019 , malgré les très grandes distances qui les séparent de nous. » « Je me suis concentré sur l\u2019étoile Gu Psc, poursuit-il.On ignore encore si c\u2019est vraiment une étoile, une naine brune ou une exoplanète.Le télescope de l\u2019Observatoire du Mont-Mégantic rend accessibles des images brutes dont je me suis servi pour mon film, qui est à la fois forme d\u2019art et objet scientifique d\u2019étude.C\u2019est un documentaire.J\u2019ai essayé de montrer ce que j\u2019ai vu, ce que le visiteur ne peut voir à l\u2019Observatoire », commente M. Aubé, qui rêve d\u2019aller vers le Chili ou Hawaï, pour mettre son œil dans l\u2019objectif des grands télescopes qui s\u2019y trouvent.Quant à la trame sonore de son film, elle se révèle psychédélique, cacophonique, virtuelle, métallique, générée par les données chiffrées des instruments scientifiques, les bruits de vent autour de la coupole de l\u2019Observatoire, sinistres et mystérieux, comme irréels\u2026 LA VIE PAR LES LICHENS « Le seul modèle de vie que nous connaissons, c\u2019est le nôtre.Comment illustrer la vie possible qui pourrait exister sur une exopla- nète?Dans mon film, où la nature est omniprésente, je l\u2019ai fait à partir de lichens, un début de vie, une forme primitive, mais aussi avec la notion de voyage, au parc national du Mont-Mégantic, avec la montée au sommet, jusqu\u2019à l\u2019observatoire. » Pour ceux et celles qui ne pourront se déplacer à Notre-Dame-des-Bois, le court métrage de Jean-Pierre Aubé sera également présenté lors de la soirée de performances audiovisuelles Sous surveillance ce samedi 27 juillet au Théâtre Granada.DU MONT-MÉGANTIC AUX EXOPLANÈTES DE JEAN-PIERRE AUBÉ L\u2019art entre à l\u2019observatoire Vous voulez y aller?Du Mont-Mégantic aux exoplanètes Tous les jours, 16 h 30 Astrolab du Mont-Mégantic Jusqu\u2019au 25 août Jean-Pierre Aubé, photographe et cinéaste, devant l\u2019ASTROLab du Mont-Mé- gantic, où il a effectué une résidence d\u2019un an, au bout de laquelle il a réalisé le court métrage Du Mont-Mégantic aux exoplanètes, présenté à l\u2019occasion du festival d\u2019arts numériques Espace [IM] Média.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, RONALD MARTEL \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, RONALD MARTEL 0001131 0005202 819 565-5656 concertsdelacite.ca spectacles gratuits place De la citÉ (derrière le palais de justice) 31 juillet, 12 h 15 \u2013 JULIANN 31 juillet, 19 h \u2013 BET.E présente ELIZA ELEVEN 1er août, 12 h 15 \u2013 DANS L\u2019SHED 1er août, 20 h\u2013 KORIASS 2 août, 12 h 15 \u2013 THE JULIA SHOW (Théâtre de rue) carrÉ-stratHcONa (face à l\u2019hôtel de ville) 1er août, 17 h 30 \u2013 LOFI OCTET 2 août, 17 h 30 \u2013 SIMON SAYS 3 août, 17 h 30 \u2013 TRITON TRIO À venir aux concerts de la cité eliza eleven triton trio www.pavillondesarts.qc.ca 819 849-6371 116, rue Wellington, Coaticook 20 sept 4 oct 27 sept Ben & Jarrod Roxane Bruneau Andréanne A.Malette Musique à bouche 6 oct s laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 M7 ESPACE [IM] MÉDIA MAXENCE DAUPHINAIS-PELLETIER Mdauphin@latribune.qc.ca COMPTON \u2013 Mériol Lehmann ne supporte pas de voir des images aseptisées et dénaturées de nos producteurs agricoles au travail, trop souvent utilisées dans les publicités pour plaire à l\u2019idéal des consommateurs en milieu urbain.Avec son exposition 308 lots, il s\u2019est donné comme mission de montrer la vraie réalité de la ferme, utilisant l\u2019exemple des producteurs laitiers de la région de Compton.Les fermes laitières de la région et les producteurs qui y travaillent sont au cœur de l\u2019exposition photographique, sonore et vidéographique de Mériol Lehmann, artiste d\u2019origine suisse mais vivant au Québec depuis plus de 30 ans.L\u2019installation est présentée au parc des Lions de Compton jusqu\u2019au 6 octobre prochain.Le créateur a passé plusieurs mois à observer des agriculteurs du coin pour capter des moments authentiques de la vie de tous les jours, de manière à présenter un regard neutre sur l\u2019agriculture et à faire réfléchir la population.« En tant que citadins, nous avons une image biaisée de ce qu\u2019est la ruralité.Cela vient en grande partie de l\u2019image que nous fournissent l\u2019industrie agroalimentaire et les offices de tourisme, explique d\u2019emblée M. Lehmann.Cette image projetée conforte les citadins dans leurs préjugés et dans ce qu\u2019ils veulent que soit l\u2019agriculture. » « Ça me pose problème, car cette image est très loin de la réalité, pour- suit-il.Cette fausse représentation fait en sorte que, lorsque l\u2019on vient faire du vélo à Compton et qu\u2019on reçoit la poussière d\u2019un tracteur de 200 forces qui est en train d\u2019épandre du fumier, on chiale au lieu de comprendre la réalité de ces gens, qui sont pourtant en train de travailler pour nous nourrir », rapporte l\u2019artiste qui est aussi fils d\u2019agriculteur, ses parents exploitant la fromagerie Lehmann, à Hébertville, au Lac-Saint-Jean.Les personnes qui visiteront l\u2019exposition 308 lots verront d\u2019abord des photographies grand format disposées d\u2019un côté et de l\u2019autre des sentiers du parc des Lions.Une projection vidéo démontrant les producteurs au travail est aussi présentée dans une cabane aménagée pour l\u2019évènement.Des témoignages de producteurs sont aussi engravés sur des pancartes accompagnant les photos.LA PRÉSENCE DE LA TECHNOLOGIE Un autre mythe sur l\u2019agriculture en milieu rural qui subsiste est cette impression que le numérique et la technologie y sont inexistants.Cette fausse idée est due à la méconnaissance des technologies agroalimen- taires de précision qui produisent une quantité colossale de données et qui s\u2019inscrivent dans un mouvement de fond associé à l\u2019automatisation et l\u2019industrialisation de l\u2019agriculture.Ces technologies ont d\u2019ailleurs une réelle incidence sur le patrimoine rural, assure l\u2019artiste.« Avec les robots de traite, on est capable de mesurer le nombre précis de ruminements d\u2019une vache dans une journée, de manière à suivre son état de santé de près, relate-t-il.Bien que la technologie ait fait son entrée sur la ferme, les producteurs doivent quand même s\u2019adonner à des tâches ingrates.Même si leurs propriétés valent des millions de dollars, ils sont très peu rémunérés et travaillent de longues heures pour assurer la production. » Par l\u2019entremise de son exposition, M. Lehmann a aussi voulu démontrer à quel point la vie de rang a changé au cours des dernières décennies, à la suite de la concentration des fermes en grandes entités de production.« Les rangs se vident.Au Québec, en 25 ans, on a perdu 55 pour cent des fermes laitières.On a donc moins de gens dans les rangs.Tout le tissu social et la solidarité entre agriculteurs sont beaucoup moins forts.En parallèle, la pression liée à la gestion d\u2019une entreprise d\u2019une valeur de plusieurs millions de dollars amène du stress et de la détresse psychologique.C\u2019est quelque chose qu\u2019on oublie facilement lorsqu\u2019on est derrière le tracteur qui nous ralentit sur la route, conclut-il.Je veux remettre tout cela en perspective avec 308 lots. » 308 LOTS DE MÉRIOL LEHMANN Changer la perception urbaine de l\u2019agriculture Avec son exposition photographique, sonore et vidéographique nommée 308 lots, Mériol Lehmann veut briser les stéréotypes entretenus par le milieu urbain face à la réalité difficile des producteurs agricoles.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MICHELLE BOULAY 0005766 0008003 CE SOIR et 2-3-9-10 AOÛT 20 H 30 Centreculturel.ca 819 820-1000 EN PRIMEUR À SHERBROOKE ÉTÉ 2019! 819 820-1000 I Centreculturel.ca vendredi 23 août 2019 I 20 h Forfait famille disponible SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M8 MUSIQUE JOSIANNE DESLOGES jdesloges@lesoleil.com Vilain Pingouin n\u2019est jamais complètement sorti du paysage musical québécois, mais depuis la sortie du mini-album Coup d\u2019cœur en novembre 2018, on parle de «retour».Voire de renaissance dans le cas de Rudy Caya, qui tient le micro après s\u2019être remis d\u2019une série d\u2019ACV.«On ne sort plus d\u2019albums, on préfère faire des mini-albums, indique le chanteur à la voix reconnaissable entre mille.Je trouve ça trop de trouble, entrer en studio pour douze chansons, quand au moins huit vont passer à peu près inaperçues.Les gens n\u2019écoutent plus la musique de la même façon.J\u2019aime autant sortir quatre tounes par année.» Après Coup d\u2019cœur, ils entendent sortir Coup d\u2019main, en collaboration avec d\u2019autres artistes, encore indéterminés.«Quand ce sera prêt.On ne se met pas de date et pas de pression, indique Rudy Caya.Notre premier album, on avait eu des années pour le faire.Le deuxième est sorti vite parce que nos vies avaient tellement changé en peu de temps qu\u2019on avait plein de choses à dire.Après, on n\u2019a pas voulu suivre la recette de sortir un disque aux deux ans.On attendait d\u2019avoir quelque chose d\u2019utile ou d\u2019important à dire», explique-t-il.En musique comme dans la vie, l\u2019homme de 58 ans a toujours roulé à son propre rythme, et a été moins présent sous les projecteurs ces 10 dernières années.«En plus des shows et de la vie, j\u2019ai fait 36 métiers.J\u2019ai travaillé pour l\u2019une des plus grosses boîtes de communication au monde, j\u2019ai fait des entrées d\u2019asphalte, de la rénovation.Le spectre est large», raconte-t-il.Même s\u2019il dit avoir beaucoup appris chez Hill+Knowlton Strategies, il s\u2019est rapidement aperçu que les relations publiques ne lui convenaient pas.«Mon patron m\u2019avait engagé pour qui j\u2019étais, donc il évitait de me confier des dossiers sur lesquels j\u2019aurais eu tendance à écrire des chansons, pour les dénoncer», explique Rudy Caya.«Prêter mes bras, ça ne me dérange pas, prêter ma tête, isch\u2026 pas plus que ça.» Il a donc préféré faire des emplois plus physiques, tout en continuant de créer des chansons.Par plaisir, jamais avec l\u2019ambition d\u2019en vivre ou de devenir une vedette.«Je suis auteur-compositeur, mais je ne compte pas là-dessus pour payer mes comptes.Faire une deuxième version du Train, se demander ce que les gens veulent entendre ou quelle est la musique à la mode, ce n\u2019est pas pour moi.» Musicalement, il a toujours puisé à plusieurs sources.«Quand on écoute les albums des Pingouins, on a toujours fait de funk, du jazz, du reggae, du ska.J\u2019ai fait des features sur du hip-hop, j\u2019aime toutes les musiques et je n\u2019ai pas envie de me mettre de barrières», note-t-il.Même s\u2019il a été élevé en français et en anglais, la langue de sa mère, il a choisi d\u2019écrire dans la langue de Molière dans le sillon de groupes français comme La Souris Déglinguée et Bérurier Noir.Et encore là parce qu\u2019il faisait passer la musique avant les grandes ambitions.«Je suis dans un groupe parce que je ne suis pas à l\u2019aise d\u2019être trop en avant.Une carrière américaine, même dans un groupe, c\u2019est trop gros pour moi.J\u2019aime pouvoir être un chanteur quand je chante et une personne ordinaire le reste du temps», expose-t-il.LES ENNUIS DE SANTÉ S\u2019il parle ouvertement de ses ennuis de santé, on sent toutefois qu\u2019il n\u2019entend pas s\u2019étendre sur les efforts qui ont été nécessaires pour retrouver l\u2019usage son bras droit, de sa mâchoire et de ses jambes.«La nature de mon métier fait que toute la vie, j\u2019ai dû m\u2019adapter.Je ne vais pas me morfondre, indique-t- il.J\u2019ai été un peu niaiseux.J\u2019avais eu une prescription pour des pilules que je ne prenais plus.J\u2019avais l\u2019habitude de boire quatre grosses boissons énergétiques par jour.Je fumais deux paquets par jour.J\u2019ai arrêté toutes les mauvaises habitudes, je dors plus qu\u2019avant.Je me concentre plus sur sauver mes forces pour être au max aux shows.Mais quand j\u2019arrive sur le stage, c\u2019est pas mal comme avant.» Samedi dernier, au Festif! de Baie-Saint-Paul, Vilain Pingouin a attiré une foule qui débordait sur la rue principale et qui chantait les paroles des chansons avec enthousiasme, malgré la chaleur caniculaire.«Quand on fait Le train, ou Salut salaud, on s\u2019y attend, mais là ils chantaient aussi les vieilles chansons qui n\u2019ont pas été des hits et nos nouvelles chansons.C\u2019était vraiment une foule de fans.On était surpris», raconte-t-il.Le groupe remontera sur scène samedi prochain dans le Petit-Cham- plain, à Québec, lors des Fêtes de la Nouvelle-France.«La raison principale pourquoi on joue ensemble, c\u2019est qu\u2019on a du fun, souligne Rudy Caya, qui roule sa bosse depuis le début avec Claude Samson et Michel Vaillancourt.«Les nouveaux ont été choisis pour fitter.On leur dit : \u201cEnfle-toi pas la tête, prends-toi pour un autre, aies du plaisir, ça va bien aller\u201d.» On pourra entendre Vilain Pingouin le samedi 3 août à 20 h sur la grande scène des Fêtes de la Nouvelle-France.Suivant sa représentation fort appréciée au Festif!, Vilain Pingouin sera de passage à Québec pour les Fêtes de la Nouvelle- France.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LES FÊTES DE LA NOUVELLE-FRANCE LES NEUF VIES DE RUDY CAYA laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 ARTS ET SPECTACLES M9 À l\u2019occasion du mois de l\u2019archéologie qui s\u2019amorce le jeudi 1er août, la Maison Merry de Magog offrira six ateliers familiaux, les dimanches 4 et 11 août, à 11 h, 14 h et 15 h 30.Ces rencontres s\u2019adressant aux 6 ans et plus permettront de plonger au cœur de l\u2019histoire de Magog et du mode de vie de nos ancêtres, par la manipulation d\u2019artefacts et une initiation aux rudiments de l\u2019archéologie.Informations et réservations au 819 201-0727.STEVE BERGERON Archéologie à la Maison Merry ?ROBERT LANGEVIN À COOKSHIRE-EATON Lors de son passage à Orford Musique, le flûtiste sherbrookois Robert Langevin (à droite), flûte solo de l\u2019Orchestre philharmonique de New York, a donné une prestation à Cookshire-Eaton en compagnie de la pianiste Marianne Patenaude, pour la série de concerts Orford sur la route, une tradition que le duo répète depuis maintenant plusieurs années.Cette fois-ci, les deux musiciens, qui se sont produits à l\u2019église Trinity United, ont vu leur passage souligné par la remise de deux gravures réalisées par Louis-Pierre Bougie.Les œuvres leur ont été offertes par Gilles Denis (à gauche), propriétaire de la galerie d\u2019art Cook- shire-Eaton.STEVE BERGERON \u2014 PHOTO FOURNIE À Explora, la série canadienne Repousser la mort : mensonges et vérités jette un regard, en six épisodes, sur les différentes propositions pour améliorer notre santé, lesquelles apparaissent parfois scientifiquement douteuses.Par exemple, le vendredi 2 août à 21 h, la première émission porte sur la «?détoxication?», soit les méthodes qui libéreraient l\u2019organisme des toxines qui l\u2019habitent.Certains affirment qu\u2019il faut sauter, ou boire du thé, ou utiliser un shampooing particulier, ou procéder à un bain de pieds, ou encore irriguer le côlon.Des spécialistes de la santé disent ce qu\u2019il en est de tous ces «?traitements?».Les épisodes suivants abordent notamment les produits pour garder une apparence jeune, les régimes d\u2019amaigrissement et l\u2019obsession du biologique et du naturel.Timothy Caulfield anime.DANIÈLE L.GAUTHIER, LA PRESSE CANADIENNE \u2014 PHOTO ICI EXPLORA COIN TÉLÉ 0009702 0009212 64, rue Merry Nord, Magog 819 847-0470 \u2022 vieuxclocher.com MEHDI BOUSAIDAN 30 juillet au 3 août 2019 2FrèreS \u2022 Dimanche 25 août 2019 JUlIEN lAcrOIx \u2022 Mardi au samedi, 27 au 31 août 2019 rOSAlIE VAIllANcOUrt \u2022 Vendredi et samedi, 6 et 7 septembre 2019 PHIlIPPE BOND \u2022 Vendredi 13 septembre 2019 lES GrANDES crUES \u2022 Samedi 14 septembre 2019 ISABEllE BOUlAY Dimanche 18 août 2019 OlIVIEr MArtINEAU Mardi au samedi 20 au 24 août 2019 ArIANE MOffAtt Dimanche 11 août 2019 BrIGIttE BOISJOlI Dimanche 4 août 2019 KAtHErINE lEVAc Mardi au samedi 6 au 10 août 2019 JAY DU tEMPlE Mardi au samedi 13 au 17 août 2019 MAtt lANG Dimanche 28 juillet 2019 SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M10 ARTS ET SPECTACLES Le comédien Mario Saint-Amand a passé la majeure partie de sa carrière professionnelle à Montréal.Ses performances dans la télésérie de Jeannette Bertrand, Avec un grand A, et son interprétation de Gerry Boulet au grand écran ont marqué les esprits.De retour à Québec depuis peu, où il passé une partie de son enfance, le comédien revient sur ses années de galère qui, aujourd\u2019hui, servent à donner au suivant.NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Débarqué à Québec à l\u2019âge de 7 ans, en provenance de Sept-Îles, Mario Saint-Amand est de retour depuis un an et demi dans une ville qu\u2019il apprend à redécouvrir.Il se plaît ici, ça se voit, ça s\u2019entend, surtout depuis qu\u2019il a décidé de concilier travail et études universitaires.Après s\u2019être démarqué au petit et au grand écran \u2014 tout le monde se souvient de son interprétation de Gerry Boulet il y a neuf ans \u2014, Mario Saint-Amand a entrepris un autre virage dans sa vie mouvementée.Après un certificat en études autochtones et un second en toxicomanie, il vise un baccalauréat en sciences sociales, tout cela en œuvrant comme assistant chercheur au Centre de réadaptation en dépendance de Québec (CRDQ), dans le secteur Beauport.«Ça fait cinq mois.La vie est bonne.Je suis à ma place.J\u2019ai le sentiment d\u2019être quelqu\u2019un pour quelqu\u2019un.Je suis entouré de bonnes personnes.Je travaille avec des gens qui aiment construire», confie-t-il en entrevue, dans le petit parc éphémère en face de Radio-Canada, rue Saint-Jean.Il faut dire qu\u2019en matière de toxicomanie, le comédien a donné.S\u2019il y a quelqu\u2019un qui peut allier la pratique à la théorie, qui est allé à l\u2019université de la vie, c\u2019est lui.Sobre depuis maintenant une douzaine d\u2019années, il est à même d\u2019épauler la clientèle qui se présente au CRDQ.C\u2019est d\u2019ailleurs à Québec que la «dérape» a commencé pour lui.Un premier joint dans le parc Saint- Yves, à Sainte-Foy.Il avait 11 ans.«Je cherchais comment faire pour me débarrasser de ce mal de vivre, de toute cette tension que j\u2019avais dans le ventre.» À UN CHEVEU DE LA MORT Cette première expérience avec la drogue a été le début d\u2019une longue traversée du désert.Au point de mettre sa vie en danger.En 1998, il passe à un cheveu de la mort lors d\u2019un accident de voiture.Coma de cinq jours, poumon perforé, fractures multiples, les médecins ont même douté un moment qu\u2019il pourrait marcher à nouveau.Il en porte encore aujourd\u2019hui les séquelles.Il retrousse la manche gauche de sa chemise pour montrer une importante cicatrice au biceps, ouch! Le comédien a fait la paix avec son passé.Son retour à Québec lui donne l\u2019occasion de revisi- ter des pans de sa vie, même les moins glorieux.À l\u2019orée de la cinquantaine, il regarde dans le rétroviseur et se revoit, gamin à l\u2019école primaire Saint-Louis-de- Gonzague, dans le Vieux-Québec.C\u2019est là, il en est convaincu, qu\u2019il Le comédien Mario Saint-Amand œuvre maintenant comme assistant chercheur au Centre de réadaptation en dépendance de Québec (CRDQ), dans le secteur Beauport.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 ARTS ET SPECTACLES M11 a développé des nodules sur les cordes vocales qui ont donné son grain de voix rocailleux, reconnaissable entre mille, et qui ont fait dire un jour à un professeur de théâtre, à Saint-Hyacinthe, qu\u2019il ne pourrait jamais faire carrière comme comédien.Sa voix aurait subi les répercussions liées à la maltraitance que les religieuses faisaient subir aux élèves.«Un jour, mon frère Jean- Louis a reçu un coup de ballon- balai qui lui a fendu la langue.Malgré tout, les sœurs l\u2019ont obligé à manger sa soupe.» Après des débuts sur les planches (dont Le mariage de Figaro, avec Guy Nadon, en 1987), Mario Saint-Amand s\u2019est démarqué dans plusieurs téléséries et dans l\u2019émission jeunesse Watatatow.Son personnage atteint du sida dans Avec un grand A, de Jeannette Bertrand, l\u2019a mis sur la carte.Sa performance avait été récompensée du Prix Gémeaux de la meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien.«J\u2019avais perdu 20  livres pour le rôle.Je voulais le faire en respect pour mon cousin qui était en train de mourir du sida.J\u2019étais tellement maigre que les techniciens sur le plateau pensaient que j\u2019avais la maladie pour vrai.» Janette Bertrand, toujours elle, lui permettra également de se mettre en évidence dans un autre volet de son émission, celui où il se glissait cette fois dans la peau d\u2019un schizophrène, en 1992.Dans le concert d\u2019éloges récoltés à l\u2019époque, l\u2019acteur s\u2019est souvenu des paroles que lui avait dites le metteur en scène André Brassard.«Si tu t\u2019arrêtes aux critiques qui disent que tu es bon, il va falloir aussi t\u2019arrêter à celles qui disent que t\u2019es pas bon.Alors un conseil, crois-les donc pas.» LE FRÈRE ANDRÉ Son interprétation de Gérald «Gerry» Boulet, dans le long- métrage d\u2019Alain Desrochers, a constitué le fait d\u2019armes de sa carrière.Le rôle lui a valu une nomination aux Jutra \u2013 la même année, en 2012, il en a récolté une seconde pour son rôle dans Coteau rouge, d\u2019André Forcier.Il fouille dans son cellulaire pour montrer des photos du tournage de Gerry.La ressemblance avec l\u2019original est frappante.Une quinzaine de «très bons acteurs» avaient été vus en audition pour le rôle.Au final, c\u2019est lui qui avait été retenu.Les soirées et les nuits passées dans les bars de blues de la rue Saint-Denis, à Montréal, avec les Breen Leboeuf et autres Dan Bigras, ont sûrement fait une différence, croit-il.«J\u2019avais pas à l\u2019expliquer, j\u2019avais dans le regard quelque chose qui rejoignait celui de Gerry.» À l\u2019époque, lors de la tournée de promotion, il se faisait un plaisir de montrer sa médaille du frère André qu\u2019il portait en permanence sur lui.«L\u2019as-tu encore?» lui demande le journaliste du Soleil.«Je l\u2019ai oubliée dans l\u2019auto.Mais j\u2019ai une carte du frère André.» répond-il en fouillant dans son portefeuille.Sa rencontre spirituelle avec le célèbre religieux de l\u2019Oratoire Saint-Joseph remonte à l\u2019époque où il venait de sortir d\u2019un centre de désintoxication.Il se revoit encore, dans la petite chapelle qui lui paraissait immense, vivre le déclic qui allait changer son existence.« Qu a n d j \u2019a i v u l e s p e t i te s béquilles, j\u2019ai revu celles que j\u2019avais, à 11 ans, pour m\u2019aider à mieux vivre.À ce moment-là, j\u2019éprouvais une ivresse mentale qui me poussait à recommencer à consommer, mais j\u2019ai choisi de vivre.» COURS MARIO, COURS.Malgré son virage professionnel, le comédien n\u2019a pas mis un trait définitif sur sa carrière.Sa dernière expérience devant les caméras, dans la quotidienne District 31, lui a laissé un goût amer, alors que son personnage est disparu plus tôt que prévu, alors qu\u2019on lui avait fait entendre qu\u2019il prendrait plus de place avec le temps.De toute évidence, il reste blessé par ce «grand manque d\u2019élégance».Il aimerait bien, si l\u2019occasion se présente, se trouver un rôle sur les planches, à Québec.Entre temps, il fait profiter de son expérience à la troupe de théâtre Les Treize, à l\u2019Université Laval, avec laquelle il a monté une lecture publique en avril.Pour le reste, sa drogue est maintenant la course à pied.Pas beaucoup de graisse sur la charpente, le Mario.Le marathon de Boston est dans sa ligne de mire.«Pour les 50 ans et plus, ça me prend un temps de 3h25.J\u2019ai couru 3h20 au marathon du Petit train du Nord.» Ses voyages astraux de l\u2019époque, sous l\u2019influence de substances, sur la musique de Led Zeppelin et de Pink Floyd, il les fait maintenant à jeun, à battre le bitume de la semelle.Et cette nouvelle vie semble lui réussir à merveille.LA RENAISSANCE DE MARIO SAINT-AMAND «Je cherchais comment faire pour me débarrasser de ce mal de vivre, de toute cette tension que j\u2019avais dans le ventre» \u2014 Mario Saint-Amand, au sujet de sa première «dérape» EN RAFALE Un politicien René Lévesque.Parce qu\u2019il nous a fait croire que ça se pouvait (l\u2019indépen dance).Un personnage historique Félix Leclerc.Il a écrit tellement de belles choses, dont une que j\u2019ai toujours aimée : la meilleure façon de tuer un homme, c\u2019est de le payer à ne rien faire.Un réalisateur J\u2019ai la plus grande estime pour André Forcier et Robert Morin, deux hommes bruts.Une pièce de théâtre La trilogie des Dragons, de Robert Lepage, que j\u2019ai vue à Montréal en 1985.Ça m\u2019a marqué.Un musicien Tom Waits.Il a une signature, un mélange de théâtre, de poésie et de blues.J\u2019ai tous ses albums que j\u2019écoute régulièrement.Un écrivain Éric-Emmanuel Schmitt.Son livre La part de l\u2019autre m\u2019a éveillé à moi- même.Ça montre que tout le monde possède une face cachée.Un peintre La première toile que j\u2019ai achetée était un Jean-Pierre Lafrance.Sinon, je n\u2019ai pas assez d\u2019argent pour m\u2019acheter un Riopelle\u2026 Un musée Le Louvre à Paris.Tu n\u2019as pas assez de 15 jours pour en faire le tour.Une ville Si l\u2019Italie était une ville, ce serait l\u2019Italie, c\u2019est correct? SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M12 MUSIQUE CATHERINE MORASSE cmorasse@ledroit.com OTTAWA \u2014 On a eu bien peur de voir Michael Bublé disparaître de l\u2019industrie musicale.Mais ce monde a besoin d\u2019amour, de romance et de rire, croit le crooner canadien, dont la présente tournée, sa première en quatre ans, l\u2019emmènera à Ottawa, Montréal et Québec pour son opus Love.C\u2019est un entretien avec le quotidien britannique Daily Mail qui a semé l\u2019émoi en octobre dernier, dans la foulée du lancement du dixième album studio du chanteur.En 2016, son fils Noah, 3 ans à l\u2019époque, avait reçu un diagnostic de cancer du foie.« Éprouvantes » est un euphémisme pour qualifier les deux années qui ont suivi.Son épouse, la mannequin et actrice Luisana Lopilato, a mis en veilleuse sa carrière ; idem pour Bublé, qui a sacrifié une tournée mondiale et l\u2019animation du gala Juno de 2017 sur l\u2019autel de la pénible rémission du garçon.Racontant sans filtre au tabloïd sa détresse, son lâcher-prise brutal par rapport à sa carrière et sa désillusion sur le vedettariat qui a accompagné ces années sombres, le chanteur de 43 ans aurait conclu, sans équivoque : « Ceci est ma dernière entrevue.Je prends ma retraite de l\u2019industrie.» Or, il s\u2019avèrerait que Michael Bublé a rejoint le club des mal cités, a aussitôt rectifié sa boîte.Le chanteur aurait-il parlé trop vite, ou a-t-il été victime des fameuses fausses nouvelles?Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019était faux : un mois plus tard, le chouchou des Juno, quatre fois récompensé aux prix Grammy et vendeur de plus de 60 millions d\u2019albums, lançait Love et annonçait son retour sous les feux des projecteurs.Un retour à la hauteur de sa renommée  : Bublé sillonne les États-Unis et le Royaume-Uni depuis février dernier ; son parcours l\u2019emmènera au Centre Canadian Tire (30 juillet), au Centre Bell (1er et 2 août) et au Centre Vidéo- tron (3 août), puis en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande jusqu\u2019en février 2020.Aujourd\u2019hui, Noah a cinq ans.Il va à l\u2019école.Et le crabe terrible l\u2019a enfin laissé tranquille.Sa guérison, dit le père de trois enfants, lui a insufflé la bouffée d\u2019oxygène nécessaire pour recommencer à chanter.Alors qu\u2019il croyait ne plus rien graver, une soirée musique-pizza-jeux vidéo avec ses musiciens, chez lui fin 2017, lui a fait voir à quel point la musique lui avait manqué.Finalement, ce sont sa reconnaissance pour l\u2019appui et la compassion que la famille a reçus de la part de « millions de personnes », de même que son désir de continuer le legs des Frank Sinatra et Bing Crosby de ce monde, qui l\u2019ont reconduit en studio.Cet optimisme renouvelé se dégage du très justement nommé Love \u2014 dont la vraie graphie est un emoji de cœur.My Funny Valentine, La vie en rose.Bublé y offre une série de reprises orchestrales de standards jazz idylliques, ponctués de compositions pop bien sucrées.Les critiques d\u2019An Evening with Michael Bublé sont fort élogieuses.En plus de sa voix lisse comme la glace, qu\u2019une opération aux cordes vocales subie juste avant sa pause ne semble pas avoir affectée, le chic showman accompagné son orchestre de 34 musiciens fait honneur aux chanteurs de charme qui l\u2019ont précédé : on a décrit comme « intimes » ces grands rassemblements empreints de générosité, de classe, de sincérité et d\u2019humour.La recette pas si secrète d\u2019une soirée pur bonheur, qui pourrait bien prouver que Bublé réussit son pari d\u2019amener un peu plus d\u2019amour sur Terre.2 Le chanteur sera de retour sous les projecteurs à Québec le 3 août 2019.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, DARRYL DYCK 1 Durant l\u2019entrevue avec le quotidien britannique Daily Mail, Michael Bublé est revenu sur ses deux dernières années éprouvantes concernant le cancer de son fils Noah.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR MICHAEL BUBLÉ MICHAEL BUBLÉ EN TOURNÉE L\u2019AMOUR AU TEMPS DE SINATRA 1 2 laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 ARTS ET SPECTACLES M13 Agence France-Presse JOHANNESBURG \u2014 « Toutes les nuits du vendredi au dimanche, même parfois en semaine, on entend des coups de feu. » Da n s l e g he tto su d - a f r i ca i n d\u2019Alexandra, la violence règne en maître.Et tous les samedis, Jennifer et ses camarades en parlent sans tabous lors d\u2019une émission diffusée sur une radio communautaire.«   Chaque enfant d\u2019Alexandra peut en témoigner », assène Jennifer Ngobeni du haut de ses 16 ans, « et c\u2019est comme ça depuis toujours » dans ce ghetto situé au cœur de la mégapole de Johannesburg.Cette semaine encore, le couloir qui mène au studio d\u2019Alex FM est encombré des vestes d\u2019uniforme et des cartables d\u2019une vingtaine de jeunes du quartier venus témoigner dans l\u2019émission Plus grand que la vie (Bigger than Life).« Même si vous avez la chance d\u2019être tout seul un soir à la maison, vous ne pouvez jamais en profiter, déplore Jennifer Ngobe- ni.Vous devez vous enfermer à double tour parce que n\u2019importe qui peut rentrer chez vous comme ça, simplement par peur des coups de feu ou de quelqu\u2019un. » Chaque semaine, l\u2019émission est suivie par environ 150 000 auditeurs, un franc succès.Jennifer et les autres jeunes animateurs de l\u2019émission sont persuadés que leurs paroles peuvent contribuer à faire évoluer les mentalités et, au bout du compte, faire reculer la criminalité.Parfois surnommé «  Gomor- rhe  », la cité pécheresse de la Bible, Alexandra est considéré comme un des quartiers les plus défavorisés de la plus grande ville d\u2019Afrique du Sud.Quelque 300 000 personnes s\u2019y entassent sur à peine 7 km2, au pied des tours rutilantes du quartier d\u2019affaires de Sandton.Ce ghetto est un condensé des échecs du gouvernement du Congrès national africain (ANC), qui dirige le pays depuis la chute du régime de l\u2019apartheid il y a un quart de siècle : chômage, pauvreté, absence de services publics et aussi criminalité.« ZONE DE GUERRE » Avec 57 meurtres par jour en 2018, selon les statistiques nationales annuelles, l\u2019Afrique du Sud est l\u2019un des pays les plus violents de la planète.Le ministre de la Police, Bheki Cele, n\u2019avait pas hésité à comparer certains quartiers à une « zone de guerre », lors de la publication des chiffres l\u2019an dernier.Un tiers des meurtres sont liés aux armes à feu, selon l\u2019ONG GunFree SA.Et les statistiques officielles chiffrent à 3 millions le nombre d\u2019armes à feu dûment enregistrées dans le pays et à au moins 2 millions celles qui échappent à tout contrôle.À Alexandra, « tous les jeunes sont affectés d\u2019une façon ou d\u2019une autre par les violences par armes à feu », assure Mary-Ann Nobele de GunFree SA, qui parraine l\u2019émission des jeunes du quartier.« Elle permet à nos préoccupations d\u2019être entendues de tous, poursuit-elle, et aussi à tous les jeunes de réaliser qu\u2019ils ne sont pas les seuls à subir » ces violences.Leurs témoignages sont aussi crus que poignants.« Dès qu\u2019on parle des violences avec armes, l\u2019émotion envahit le studio  », rapporte Sammy Ramodike, de la Children\u2019s Radio Foundation (CRF), qui assiste les jeunes animateurs.« Le père d\u2019une de nos jeunes journalistes, Monica, a été tué, malheureusement le jour de l\u2019anniversaire » de la jeune femme.CULTURE DES ARMES L\u2019émission dénonce la violence qui gangrène les rues d\u2019Alexandra en se nourrissant de la misère.L e s c r i m i n e l s «   v i v e n t a u milieu de la population et ils lui viennent en aide, ils deviennent d o n c d e s h é r o s à s e s y e u x , d é p l o r e J e n n i f e r N g o b e n i .De nombreuses personnes le savent, mais se gardent bien de les dénoncer. » L e s j e u n e s a n i m a t e u r s évoquent aussi la redoutable culture des armes à feu, qui envenime la situation.« Très souvent, les gens [qui détiennent une arme] disent que c\u2019est pour leur propre protection, sans savoir qu\u2019ils ont quatre fois plus de risques d\u2019être blessés par leur propre arme à feu que de l\u2019utiliser pour se défendre », indique Mary-Ann Nobele.Michelle Selemela, lycéenne de 17 ans, participe depuis deux ans à Plus grand que la vie avec d\u2019autant plus de motivation qu\u2019elle a vécu personnellement les conséquences de la criminalité.«   Mo n p è re é t a i t ga n g ste r, confie-t-elle sans détour.Je me souviens très bien, quand j\u2019étais jeune, des policiers qui venaient constamment le chercher à la maison. » «   I l e st un e m e i l le u re p e r- sonne maintenant.I l écoute notre émission et me donne des conseils », poursuit Michelle.Et avec ce programme, « je lui montre que j\u2019ai appris de son passé ».GHETTO D\u2019ALEXANDRA À JOHANNESBURG Des jeunes et une radio contre la criminalité Jennifer Ngobeni n\u2019a que 16 ans mais anime l\u2019émission de radio Plus grand que la vie au studio d\u2019Alex FM, dans le ghetto d\u2019Alexandra à Johannesburg.\u2014 AGENCE FRANCE-PRESSE, GULSHAN KHAN Pendant l\u2019émission Plus grand que la vie, les jeunes vivant dans le ghetto d\u2019Alexandra, tels Michelle Selemela (17 ans), Keabetswe Lebakeng (15 ans) et Gomolemo Seboko (18 ans), dénoncent la violence qu\u2019ils vivent au quotidien.« Mon père était gangster, confie Michelle sans détour.Je me souviens très bien, quand j\u2019étais jeune, des policiers qui venaient constamment le chercher à la maison.Il est une meilleure personne maintenant.Il écoute notre émission et me donne des conseils.?» \u2014 AGENCE FRANCE-PRESSE, GULSHAN KHAN SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M14 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Michael Herbig fait face à un problème de taille avec Le vent de la liberté (Ballon).Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un film basé sur une histoire vraie \u2014 celle de deux familles tentant de fuir l\u2019Allemagne de l\u2019Est en montgolfière \u2014, le dénouement est connu.Mais en optant pour le suspense, le réalisateur allemand réussit à maintenir l\u2019intérêt pour ce film populaire qui raconte une aventure extraordinaire due au génie humain.No u s s o m m e s e n 1 9 7 9 .L e s Strelzyk et Wetzel veulent fuir à l\u2019Ouest à tout prix dans une montgolfière bricolée maison.Au dernier moment, les Wetzel se dégonflent.Le téméraire Peter (Friedrich Mücke), Doris (Karo- line Schuch) et leurs fils Frank (Jonas Holdenrieder) et Andreas (Tilman Döbler) tentent le tout pour le tout.Mais ils rencontrent des difficultés imprévues et leur ballon s\u2019écrase à quelques centaines de mètres de la frontière.Si près et si loin du but.Forcés de retourner à la maison en catastrophe, la famille laisse derrière elle de précieux indices pour la Stasi.Sous la houlette du l ieute- nant-colonel Seidel (Thomas Kretschmann), qui en fait une affaire personnelle, la redoutable police politique est-allemande cherche à coincer les traîtres qui risquent d\u2019embarrasser le régime.Une véritable course contre la montre s\u2019engage alors que les Strelzyk et Wetzel tentent désespérément de construire une autre montgolfière en vue d\u2019une spectaculaire tentative d\u2019évasion.DEUX AXES NARRATIFS L e s d e u x a xe s na r rat i f s s e déroulent en parallèle, une recette éprouvée mais efficace.Surtout avec l\u2019utilisation (parfois intrusive) d\u2019une musique qui maintient la tension au maximum.Toutefois, Herbig et ses deux coscénaristes effleurent à peine le contexte historique : la paranoïa, la délation et la suspicion généralisée de l\u2019époque.Pour entretenir le suspense, en fait.On aurait aussi aimé qu\u2019ils creusent davantage les motivations des fuyards.Le désir de voir les enfants grandir libres, c\u2019est bien, mais un peu court.Il y a là tous les éléments d\u2019un film à la Disney.C\u2019est d\u2019ailleurs le cas, le studio ayant produit La nuit de l\u2019évasion (Night Crossing), réalisé par Delbert Mann en 1982, un long métrage basé sur les mêmes faits historiques.Celui de Michael Herbig y greffe un récit secondaire, la passion de Frank pour sa petite voisine Klara, dont le père Erik travaille pour la Stasi.Un amour adolescent anecdotique, mais qui ajoute un élément de suspense.Dans un long métrage avec ses longueurs, le réalisateur aurait quand même dû supprimer ces scènes au montage.Il aurait pu en profiter pour mettre plus en évidence le lieutenant-colonel Seidel.Obsédé par cette fuite, le policier pose des questions intéressantes.S\u2019ils ne veulent pas des bienfaits du socialisme, pourquoi ne pas les laisser fuir plutôt que de les abattre ou les emprisonner toute leur vie?demande-t-il à un subalterne.Qui est bien embarrassé de répondre\u2026 RAPPEL DE LA FOURBERIE Le vent de la liberté a connu un immense succès en salles en Allemagne (1 million d\u2019entrées) \u2014 pour des raisons évidentes.L\u2019esthétique de l\u2019époque est parfaitement recréée, les acteurs font partie de l\u2019élite au pays et la réalisation, bien que convenue, remplit son rôle fort efficacement.On est loin de La vie des autres (Florian Henckel von Donners- marck) ou de Barbara (Christian Petzold), mais le film d\u2019Herbig s\u2019avère lui aussi un rappel pertinent de la fourberie des régimes de terreur entretenus par les États totalitaires.LE VENT DE LA LIBERTÉ À l\u2019Ouest, toute! En 1979, afin de voir leurs fils Andreas (Tilman Döbler, à gauche) et Frank (Jonas Holdenrieder, à droite) grandir dans un pays libre, Doris et Peter Strelzyk (Karoline Schuch et Friedrich Mücke) tenteront de quitter l\u2019Allemagne de l\u2019Est et de franchir le mur de Berlin à bord d\u2019une montgolfière.\u2014 AZ FILMS LE VENT DE LA LIBERTÉ SUSPENSE HISTORIQUE ?Réalisé par Michael Herbig Avec Friedrich Mücke, Karoline Schuch et Jonas Holdenrieder ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 On ne compte plus le nombre de longs métrages qui rendent hommage aux mères courages \u2014 rien contre.Mais, curieusement, ça prenait une réalisatrice pour offrir l\u2019un des plus beaux et brillants films sur les délicates relations père-fille.C\u2019est ça l\u2019amour dépeint avec sensibilité, et sans aucune mièvrerie, le désarroi d\u2019un homme qui assume la garde à temps plein après une rupture.Mario (Bouli Lanners), fonctionnaire municipal sans véritable envergure, vient tout juste de se joindre à une troupe de théâtre dont les acteurs amateurs livrent des récits autobiographiques.Replié sur lui-même, il est peu enclin à révéler son jardin intime.Sauf que le spectateur comprend assez rapidement la raison de sa présence : Armelle (Cécile Remy- Boutang), son ex-femme qui vient de le quitter, travaille sur la représentation\u2026 Le quinquagénaire, insistant et pathétique, vit dans le déni.Mais la réalité finit par le rattraper à cause de Frida (Justine Lacroix) et de Niki (Sarah Henochsberg).La première, 14 ans, lui reproche le départ de sa mère alors que la deuxième, 17 ans, veut s\u2019émanciper.Désemparé, Mario se demande s\u2019il a les compétences pour être un bon père.Il cherche à s\u2019immiscer dans la vie de ses filles, qui le repoussent un peu plus.Surtout Frida, en pleine crise d\u2019adolescence et d\u2019identité sexuelle, alors que le papa poule aspire seulement, de façon maladroite, à les protéger.Comment établir une nouvelle dynamique familiale dans les circonstances?POINT DE VUE FÉMININ Bouli Lanners (De rouille et d\u2019os, Réparer les vivants), acteur extrêmement doué s\u2019il en est un, se glisse avec une crédibilité sans faille dans la peau de ce gros nou- nours au cœur tendre et brisé.Sans jamais chercher à faire de l\u2019ombre à Justine Lacroix et Sarah Henochs- berg, deux non professionnelles dont le naturel crève l\u2019écran.Claire Burger poursuit dans la même veine de cinéma naturaliste que son film précédent, Party Girl (coréalisé avec Marie Amachoukeli et Samuel Theis), laissant ses personnages évoluer au gré des scènes plutôt que de leur imposer un carcan.Elle mise sur une caméra de proximité, mais non intrusive, qui explore avec beaucoup de doigté les questions de filiation, d\u2019amour et d\u2019éducation.Or, la cinéaste échappe à la facilité en décrivant avec beaucoup de nuances les émotions complexes qui agitent ses protagonistes, surtout Mario et Frida.Un peu moins pour Armelle, qui n\u2019a pas le beau rôle.On peut reprocher à C\u2019est ça l\u2019amour quelques maladresses scénaristiques (bien intentionnées).Reste que sa réussite est une preuve de plus de l\u2019importance de permettre à plus de réalisatrices d\u2019apporter leur point de vue \u2014 même sur les difficultés contemporaines de la masculinité! C\u2019EST ÇA L\u2019AMOUR Papa poule Bouli Lanners, acteur extrêmement doué s\u2019il en est un, se glisse avec une crédibilité sans faille dans la peau de Mario, gros nounours au cœur tendre et brisé, largué par sa femme et pris pour s\u2019occuper seul de ses deux filles.\u2014 PHOTO MAISON 4:3 C\u2019EST ÇA L\u2019AMOUR DRAME ?1/2 Réalisé par Claire Bulger Avec Bouli Lanners, Justine Lacroix et Sarah Henochsberg laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 M15 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Il était une fois à Hollywood (Once Upon a Time in Hollywood) était le film le plus attendu du 72e Festival de Cannes, où il était présenté en compétition.Quentin Tarantino revenait sur la Croi- sette 25 ans après la présentation de Pulp Fiction, qui a décroché la Palme d\u2019or.Mais aussi parce que ce (trop) long métrage, véritable déclaration d\u2019amour au cinéma et ode à l\u2019amitié, met en vedette Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et, dans une moindre mesure, Margot Robbie.Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019un Tarantino à l\u2019état pur, ce neuvième essai est le moins flamboyant des longs métrages du réalisateur américain.Son plus tendre aussi, puisqu\u2019il fait revivre une époque où le cinéma était roi (et où la télévision commençait à le déclasser dans la culture populaire).Reste que son ambitieuse comédie noire, magnifiquement filmée, manque un peu d\u2019air.Donnons-lui au moins le crédit d\u2019avoir mis en image la fin d\u2019une époque, marquée par les cauchemardesques massacres de la bande à Charles Manson.Le récit nous ramène donc en 1969, à Hollywood, où Rick Dalton (DiCaprio), un acteur sur le déclin spécialisé dans les rôles de méchant, et Cliff Booth (Pitt), sa doublure cascadeur et « nounou », tentent de remettre leur carrière sur les rails.Dalton a pour voisine l\u2019actrice Sharon Tate (Robbie) et le réalisateur Roman Polanski.La bande à Charles Manson rôde dans les parages.IMPECCABLE RECONSTITUTION Le contexte demeure un beau prétexte pour que Tarantino s\u2019amuse, de façon autoréférentielle, à tourner des extraits de faux longs métrages : wes- tern-spaghetti, drame de guerre, film policier, The Wrecking Crew avec Dean Martin et Sharon Tate, voire les séries télévisées où est maintenant confiné Dalton.La reconstitution est impeccable.D\u2019ailleurs, sur le plan esthétique, le réalisateur s\u2019est amusé comme un petit fou, utilisant son arsenal habituel de mouvements de caméra savamment étudiés, sa voix hors champ, des images saturées de soleil (il a tourné avec de la pellicule), une trame sonore d\u2019enfer, des retours en arrière en forme de vignette.Dont celui avec Bruce Lee, un véritable moment d\u2019anthologie.D\u2019autres acteurs de l\u2019époque font aussi de courtes apparitions.Beaucoup de plaisir, donc, même si la mise en place est longue \u2014 certains risquent de décrocher \u2014 et que les dialogues ne cassent rien.Il était une fois à Hollywood est beaucoup moins violent que les Tarantino habituels, sauf dans les derniers moments, dont une scène hystérique de film d\u2019horreur absolument tordante (enfin, ça dépend pour qui, mais on est plus dans la parodie qu\u2019autre chose).ODEURS DE NOMINATIONS En fait, tout y est un peu décalé, avec un sourire en coin.N\u2019empêche que le thème central du long métrage est l\u2019amitié qui lie l\u2019émotif acteur et le cascadeur viril, les deux faces d\u2019une même médaille.DiCaprio et Pitt sont comme des poissons dans l\u2019eau et livrent de savoureuses performances \u2014 ça sent les nominations aux Oscars.Par contre, on voit très peu Margot Robbie.Dommage.On retrouve dans Il était une fois à Hollywood à peu près tout ce qui fait le charme de Tarantino, jusque dans les tics de mise en scène, notamment la surabondance de références.Ça demeure un véritable plaisir de cinéma, presque jouissif.IL ÉTAIT UNE FOIS À HOLLYWOOD Un véritable plaisir de cinéma IL ÉTAIT UNE FOIS À HOLLYWOOD COMÉDIE DRAMATIQUE ?1/2 Réalisé par Quentin Tarantino Avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie On voit trop peu Margot Robbie, qui personnifie Sharon Tate.\u2014 COLUMBIA PICTURES Brad Pitt, Leonardo DiCaprio et Al Pacino dans une scène d\u2019Il était une fois à Hollywood, de Quentin Tarantino \u2014 COLUMBIA PICTURES 0010607 PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE P R O D U I T A V E C L A PA R T I C I P A T I O N F I N A N C I È R E D E MENTEUR-LEFILM.COM UNFILMDE ÉMILEGAUDREAULT SCÉNARIO ÉMILEGAUDREAULT ÉRICK.BOULIANNE SÉBASTIENRAVARY PRODUIT PAR DENISEROBERT ÉMILEGAUDREAULT ANTOINE BERTRAND LOUIS-JOSÉ HOUDE PLUS DE 3 MILLIONS AU BOX-OFFICE « LA comédie québécoise de l\u2019été ! » ANNE-MARIE GRAVEL, LE NOUVELLISTE « Une comédie RAFRAICHISSANTE.» MAXIME LABRECQUE, VOIR « Houde et Bertrand forment un TANDEM DIABLEMENT EFFICACE.» MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE « Une distribution CINQ ÉTOILES.» LUC BOULANGER, LA PRESSE SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M16 MARIE TISON LA PRESSE La saison d\u2019alpinisme sur le mont Blanc bat son plein.Les alpinistes convergent vers le plus haut sommet d\u2019Europe occidentale, notamment en provenance du refuge du Goûter et du refuge des Cosmiques.Une récente étude révèle qu\u2019un alpiniste sur trois prend des médicaments pour réaliser cette ascension.Mais contrairement à l\u2019hypothèse de départ des chercheurs français et italiens qui ont réalisé l\u2019étude, il ne s\u2019agit pas de drogues pour améliorer la performance physique.On parle plutôt de médicaments visant à contrer les effets de l\u2019altitude et de somnifères.Ce qui n\u2019est pas nécessairement rassurant.« Dans cet environnement dangereux, l\u2019utilisation relativement fréquente d\u2019hypnotiques doit être soulignée parce que ces molécules peuvent avoir un impact sur la vigilance », écrit l\u2019équipe de chercheurs, qui comprend notamment Paul Roback, de l\u2019École nationale des sports de montagne de Chamonix, Françoise Lasne, de l\u2019Agence française de lutte contre le dopage, et Monica Mazzarino, du laboratoire antidopage de la Fédération italienne de médecine du sport.L\u2019équipe s\u2019inquiète également au sujet des interactions entre les différents médicaments que prennent les alpinistes.« Cela pourrait affecter leur sécurité dans cet endroit dangereux. » Enfin, l\u2019utilisation de médicaments visant à contrer les effets de l\u2019altitude, comme le Diamox, pourrait être vue par certains comme du dopage « parce qu\u2019elle pourrait améliorer la performance à haute altitude en diminuant les chances de tomber malade ».ÉCHANTILLONNAGE La façon dont les chercheurs ont recueilli l\u2019information sur l\u2019usage de médicaments est particulièrement intéressante.À l\u2019origine, l\u2019étude visait à mesurer l\u2019utilisation de substances susceptibles d\u2019améliorer la performance.Or, bien des gens cherchent à cacher une telle utilisation, ce qui aurait pu fausser les résultats.« Afin de réduire cette distorsion, les participants n\u2019ont pas été informés de l\u2019étude et on n\u2019a pas cherché à avoir leur consentement », indique l\u2019équipe de chercheurs.À l\u2019été 2013, les chercheurs ont installé subrepticement un système de collection automatique d\u2019échantillons d\u2019urine dans certains urinoirs du refuge du Goûter et du refuge des Cosmiques.Ils ont simplement placé une affiche à l\u2019entrée des toilettes, en anglais et en français, pour faire savoir que des échantillons d\u2019urine pourraient être pris au hasard pour analyse, sans spécifier le but de ces analyses.Comme le système ne peut pas fonctionner dans des toilettes où l\u2019urine est systématiquement mélangée à de l\u2019eau, il n\u2019a pas été possible d\u2019inclure de femmes dans l\u2019étude.À la fin de l\u2019été, on a découvert la présence de médicaments dans 35,8 % des 430 échantillons recueillis, soit 31,4 % des échantillons provenant du refuge des Cosmiques et 38,3 % de ceux provenant du refuge du Goûter.Pas moins de 20,6 % des échantillons contenaient des traces d\u2019acé- tazolamide (Diamox) et 8,4  % contenaient des traces de zolpi- dem, un hypnotique.On a trouvé très peu de traces de glucocorticoïdes (des anti-inflammatoires) et de stimulants.Donc, peu de traces de substances pouvant améliorer la performance.Les chercheurs soulignent toutefois que l\u2019utilisation de somnifères peut être nuisible, même si l\u2019insomnie est un problème fréquent à haute altitude.« Les hypnotiques peuvent causer des problèmes aux alpinistes lorsque le réveil survient rapidement après la prise du médicament (typiquement, on parle de quatre à cinq heures plus tard parce que les alpinistes quittent généralement les refuges de trois à quatre heures avant le lever du soleil).Il peut donc y avoir un effet négatif à un moment où un haut niveau de vigilance est nécessaire. » KILIMANDJARO Les chercheurs estiment également que le pourcentage d\u2019utilisation d\u2019acétazolamide est élevé.Ils notent qu\u2019une étude sur l\u2019utilisation de ce médicament sur le Kilimandjaro montre aussi une très forte utilisation, soit 33 % des grimpeurs sondés.Or, cette dernière étude indique q u e c e u x q u i p r e n n e n t d e l\u2019acétazolamide afin de contrer le mal des montagnes ont autant de risques de tomber malades que ceux qui n\u2019en prennent pas.Seuls ceux qui s\u2019acclimatent plus longtemps à la haute altitude réduisent leurs risques de contracter le mal aigu des montagnes.Une ascension rapide est une cause reconnue de ce mal.« Le mont Kilimandjaro combine un accès facile à un impératif financier à monter rapidement, compte tenu des tarifs élevés prélevés par le parc, écrit l\u2019équipe qui a réalisé cette étude, provenant essentiellement de l\u2019Université d\u2019Édimbourg.À 5895 m, le Kilimandjaro est la plus haute montagne isolée du monde.Les grimpeurs ont donc moins l\u2019occasion de s\u2019acclimater avant d\u2019arriver à l\u2019entrée du parc. » Le mont Blanc est également une ascension « haute et rapide », soit près de 4000 m en 24 à 48 heures.« L\u2019efficacité de l\u2019acétazolamide pour de telles ascensions demeure incertaine », écrit l\u2019équipe de Paul Robach.En outre, ce médicament peut avoir des effets secondaires.Comme il s\u2019agit d\u2019un diurétique, il force les alpinistes à uriner plus souvent, ce qui peut exagérer des problèmes de déshydratation.Environ 35 000 personnes tentent l\u2019ascension du mont Blanc chaque année.« Des éléments donnent à penser que plusieurs de ces personnes n\u2019ont pas l\u2019expérience, la condition physique ou les habiletés requises, ou sont insuffisamment acclimatées, écrit l\u2019équipe.Pour éviter le mal des montagnes et l\u2019épuisement, et ultimement améliorer leurs chances d\u2019atteindre le sommet, plusieurs alpinistes peuvent utiliser des médicaments, avec ou sans ordonnance. » Une p\u2019tite pilule sur le mont Blanc Une étude indique que ceux qui prennent de l\u2019acétazolamide afin de contrer le mal des montagnes ont autant de risques de tomber malades que ceux qui n\u2019en prennent pas.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARIE TISON Une récente étude révèle qu\u2019un alpiniste sur trois prend des médicaments pour réaliser l\u2019ascension du mont Blanc.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARIE TISON laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 M17 découvrez chaque semaine les reportages exclusifs de nos journalistes.jonathan custeau journaliste affaires municipales chronique le Bourlingueur vous l\u2019avez appris dans la tribune.en primeur Extrait de l\u2019édition du samedi 20 juillet 2019.Pour lire l\u2019article complet, consultez l\u2019application de La Tribune.en primeur 0010597 SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M18 BIÈRES Sur les routes du Québec durant tout l\u2019été, j\u2019en profite pour vous parler de l\u2019actualité bière, de rencontres d\u2019artisans ou de découvertes brassicoles.Le fil conducteur de cette chronique?De la spontanéité et de la bière.E nvie de profiter d\u2019un après-midi ensoleillé, à déguster quelques bières sous un peu d\u2019ombrage ?Quelques terrasses \u2014 ou Biergarten \u2014 proposent un judicieux choix de bières et un cadre sympathique.MICROBRASSERIE LA BARBERIE - QUÉBEC Voici un Biergarten, niché au coin d\u2019une rue, qui accueille familles et groupes depuis plusieurs années, en proposant un choix de bières en fût provenant de la brasserie uniquement.Vous pouvez même apporter votre casse-croûte ou vous faire livrer un repas de votre choix.Un excellent compromis qui plaira à tout le monde.LA COUR ARRIÈRE DU FESTIBIÈRE - QUÉBEC Une des plus belles terrasses de Québec offrant une ambiance contemporaine et quelques chaises dans le bassin d\u2019eau.Vos pieds vous diront merci.Depuis plusieurs années, l\u2019équipe derrière le Festibière de Québec présente la cour arrière pendant la période estivale.À cette adresse devenue incontournable dans la ville, on croise locaux et touristes autour d\u2019un verre de bière, de cidre ou d\u2019un produit sans alcool.Ambiance assurée.AUBERGE SUTTON BROUËRIE - SUTTON L\u2019Auberge Sutton Brouërie propose deux terrasses, au gré de vos envies.La première est située en façade de l\u2019immeuble, avec vue sur la rue.La seconde, plus intime, est située sur le bord d\u2019un ruisseau où vous pourrez voir pousser les mangues de Sutton.Si vous ne me croyez pas, demandez à discuter avec Pat Roy, le maître-brasseur des lieux.Vous passerez alors un très agréable moment.MICROBRASSERIE PIT CARIBOU \u2013 ANSE-À-BEAUFILS Assis confortablement, les pieds sur un coin de roche, vous voilà face au golfe du Saint- Laurent, verre à la main et sourire aux lèvres.Avec un peu de chance, vous pourriez apercevoir quelques souffles de baleine.Dois-je en rajouter ?VICES&VERSA - MONTRÉAL Il existe de très nombreuses terrasses agréables à Montréal, mais ma préférée demeure sans aucun doute celle du Vices & Versa.Avec ses grandes tables qui invitent à la rencontre, sa sélection de bières judicieusement proposée par l\u2019équipe de sommeliers sur place et ses prix très démocratiques, on y passe un agréable moment.Le temps y défile sans s\u2019en rendre compte.TERRASSE ST-AMBROISE - MONTRÉAL J\u2019en ai parlé dans une chronique il y a peu, mais je ne peux parler de terrasses au Québec sans mentionner la terrasse St-Ambroise, située derrière la brasserie, aux abords du canal Lachine.Avec ses 500 places assises, son four à pizza et ses hamburgers maison, c\u2019est le rendez-vous parfait pour des groupes ou des familles.TERRASSE ZIBI - GATINEAU Nouveau projet de l\u2019équipe derrière le Festibière de Gatineau, la Terrasse Zibi propose bières artisanales et cocktails durant tout l\u2019été.Située dans le projet résidentiel Zibi, au pied du premier immeuble à condo, la terrasse est ouverte uniquement quatre jours par semaine jusqu\u2019à 22 h.De quoi commencer la soirée avec un verre de votre choix et se diriger ensuite dans le vieux Hull.ENFANTS OU PAS D\u2019ENFANTS?Plusieurs d\u2019entre vous se posent très souvent la question : les enfants sont-ils autorisés dans les établissements brassicoles ou bars à bières?Ce n\u2019est pas si simple.Les mineurs sont autorisés sur les terrasses, jusqu\u2019à 22 h, si accompagnés de son père, de sa mère ou d\u2019un titulaire de l\u2019autorité parentale.Donc, si vous décidez d\u2019aller prendre un verre sur une terrasse accompagné de votre fils et d\u2019un ami de celui-ci, légalement vous n\u2019avez pas le droit.Ce règlement s\u2019applique uniquement pour les établissements titulaires d\u2019un permis de bar.Aucun mineur ne peut se trouver dans un bar, sauf si l\u2019accès est limité à un groupe de personnes à l\u2019occasion d\u2019une réception et si le mineur fait partie de ce groupe.Celui-ci peut cependant traverser le bar, s\u2019il est sur la terrasse et qu\u2019il doit se rendre aux toilettes, par exemple.Par contre, la loi ne s\u2019applique pas si vous êtes dans un établissement titulaire d\u2019un permis de production artisanale de bière, c\u2019est-à-dire un brouepub.Difficile de savoir dans quel type d\u2019établissement vous êtes, considérant que de nombreuses brasseries préfèrent détenir un permis de production industrielle et un permis de bar.Le plus sûr est d\u2019appeler l\u2019établissement et de leur poser directement la question.SUR LA ROUTE AVEC PHILIPPE Quelques terrasses à découvrir La terrasse de la microbrasserie La Barberie est nichée au coin d\u2019une rue et accueille familles et groupes depuis plusieurs années, en proposant un choix de bières en fût provenant de la brasserie uniquement.\u2014 TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA BARBERIE PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca Il existe de très nombreuses terrasses agréables à Montréal, mais ma préférée demeure sans aucun doute celle du Vices&Versa.\u2014 TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DU VICES&VERSA laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 M19 VINS PENEDÈS 2016, TUVI (OR NOT TO BE), SUMARROCA 15,35 $ \u2022 13574687 \u2022 12,5 % \u2022 < 1,2 G \u2022 L \u2022 Curieux assemblage de xarel-lo (prononcer charel-lo en Catalan), gewurztraminer, vio- gnier et riesling produit au sud de Barcelone.(D\u2019ailleurs, pour la référence à Hamlet, « v » se prononce « b » en Catalan.) Avec une telle composition, on a droit à un blanc méditerranéen aux accents de pêches et d\u2019écorces d\u2019oranges, rehaussées d\u2019une pointe de noisettes.Sur le palais, l\u2019acidité est moyenne.Gardez-vous de tirer des conclusions trop hâtives, car la bouche est parfaitement sèche.Voilà une aubaine résolument tropicale et estivale! En conversion bio.PROSECCO CONEGLIANO VALDOBBIADENE, 1924, CARPENÈ MALVOLTI 29,80 $ \u2022 13971519 \u2022 11 % \u2022 6,8 G/L Celle qui soufflait l\u2019an dernier sa 150e bougie s\u2019est offert pour l\u2019occasion une toute nouvelle cuvée : le 1924 Prosecco.La maison Carpenè Malvolti lance ainsi un clin d\u2019œil historique à l\u2019année durant laquelle elle a été la première à introduire l\u2019appellation prosecco.Son mousseux alors dénommé « Pro- secco Amabile de Colli di Conegliano », était alors le tout premier produit viticole résultant d\u2019un assemblage de 90 % de glera et 10 % d\u2019autres raisins blancs issus de Trévise, de vignes plantées sur les collines italiennes de la DOCG prosecco cone- gliano valdobbiadene.Cette version 2.0 qui, similaire en tout point au vin d\u2019origine \u2014 sem- blerait-il \u2014 possède un nez discret de fleurs blanches.La bulle fine et crémeuse.Un brut incroyablement digeste pour faire l\u2019apéro avec les antipasti.TAVEL 2018, VIEILLES VIGNES, TARDIEU- LAURENT 24,95 $ \u2022 13199274 \u2022 14 % \u2022 3,6 G/L \u2022 BIO, Millésime après millésime, ce rosé me fait toujours autant saliver.En dégustant récemment à l\u2019aveugle le 2016, j\u2019aurais juré être face à un riesling pourvu de mini-tanins! Les syrah, grenache et cinsault jouaient alors sur d\u2019alléchantes notes de fraises et d\u2019hydrocarbures.Un rosé bio plein, galbé et complexe qui donne matière à réflexion.Chouette en compagnie d\u2019une salade de tomates et basilic arrosée d\u2019un filet d\u2019huile d\u2019olive et de fleur de sel.VIGNERONNE EN HERBE : SEMAINE 12 Tout l\u2019été, vivez avec moi mes aventures d\u2019apprentie vigneronne au Domaine Bergeville dans les Cantons-de-l\u2019Est! Poussent, poussent, poussent, les belles grosses vignes, poussent, poussent, poussent, de plus en plus hautes.Miam, miam, miam, j\u2019ai hâte d\u2019en boire! On a beau avoir relevé la vigne déjà plusieurs fois, mais la voilà qu\u2019elle s\u2019allonge et qu\u2019elle retombe jusqu\u2019à toucher la voisine du rang d\u2019à-côté pour former une jolie arche foliée.Pittoresque, certes, mais peu convenu pour une balade entre les vignes.Du moins, si on souhaite garder tous ses cheveux (ah, les vrilles\u2026 dire qu\u2019elles m\u2019ont coûté un toupet il y a 4 ans!).Et que faire quand les pointes s\u2019entremêlent?Comme dirait ma coiffeuse : « on coupe! » En langage de la vigne, on parle d\u2019écimage ou rognage, ce qui consiste à couper la tête de la vigne \u2014 son apex \u2014 afin d\u2019en contrôler la vigueur.L\u2019exercice vise en fait surtout à forcer la plante à sortir ses entre- cœurs, des rameaux secondaires qui forceront la vigne à renouveler son feuillage, et à compenser pour les vieilles feuilles produisant de moins en moins de photosynthèse, me raconte Marc, le vigneron, de l\u2019autre côté de la vigne pendant le relevage.Ce renouveau aidera la vigne à produire un maximum d\u2019énergie pour le développement du fruit.À partir de maintenant, l\u2019écimage se fera aux deux semaines.Justement, la grappe entame sa fermeture.En d\u2019autres mots, d\u2019ici peu, le gros de la croissance de la grappe sera terminé lorsque la rafle (le squelette de la grappe) aura fini d\u2019allonger et que les baies auront grossi jusqu\u2019à se toucher, ne laissant ainsi aucun espace entre elles.Toutefois, l\u2019affaire est encore loin d\u2019être ketchup, puisqu\u2019elles sont loin d\u2019avoir atteint leur maturité! Je ne m\u2019y aventurerai pas, mais aux dires du vigneron, à ce stade, les baies encore vertes ont le même goût que la tige.« Dès que la grappe sera bien formée, la vigne passera à la transformation de la baie.Elle consacrera son énergie à développer les pépins, à gonfler les raisins et à les transformer en quelque chose d\u2019intéressant. » Vinification vegan Opération écimage CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca D\u2019ici peu, le gros de la croissance de la grappe sera terminé lorsque la rafle (le squelette de la grappe) aura fini d\u2019allonger et que les baies auront grossi jusqu\u2019à se toucher, ne laissant ainsi aucun espace entre elles.\u2014PHOTO CAROLINE CHAGNON SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M20 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca AGUAS CALIENTES, Pérou \u2014 Il y a autant de façons de vivre sa visite du Machu Picchu que de façons d\u2019y accéder.En fait, l\u2019une va un peu avec l\u2019autre.Ce site historique inca, inscrit au patrimoine de l\u2019UNESCO, revêt un côté mythique qui attire des centaines de milliers de personnes au Pérou chaque année.Mais n\u2019accède pas au site découvert par l\u2019archéologue Hiram Brin- gham qui veut, parce qu\u2019on le protège d\u2019une détérioration accélérée en limitant le nombre de visiteurs quotidiens.Il est d\u2019ailleurs conseillé de s\u2019y rendre tôt en journée \u2014 le site ouvre à 6 h \u2014, pour éviter la foule de visiteurs qui se suivent à la file avec des guides pour interpréter le site.L\u2019autobus, qui s\u2019ajoute au prix pour accéder au site, permet de relier Aguas Calientes à l\u2019entrée des visiteurs du Machu Picchu en moins de 30 minutes.Il est alors possible de visiter le magnifique site sans trop d\u2019effort physique, outre celui de se trouver en altitude à 2453 mètres.La visite se fait à sens unique et il n\u2019est pas possible de revenir sur ses pas une fois la tournée du site effectuée.La citadelle a été érigée par la civilisation inca au XVe siècle en hauteur au cœur des Andes.Sa situation géographique et sa difficile accessibilité ont protégé le Machu Picchu pendant plusieurs siècles.Si l\u2019on peut visiter ce site pour son histoire ou son architecture, il est aussi possible d\u2019y ajouter un côté plus physique et de gravir à pied les escaliers de pierres y menant.Pour ceux qui veulent rendre leur aventure du pays des Incas encore plus « sportive », l\u2019ascension des escarpements aux deux extrémités du site, le Wayna Picchu qui apparaît sur toutes les photos de la cité ou la montagne Machu Picchu, à l\u2019opposé, sont des options intéressantes.L\u2019ascension de ces montagnes est limitée à 400 visiteurs par jour.Si le Wayna Picchu, qui culmine à 2682 mètres est plus abrupt, ce sont 2670 marches qui permettent de franchir les 600 mètres de dénivellation et d\u2019atteindre les 3085 mètres d\u2019altitude de la montagne Machu Picchu.Un effort physique pour lequel il faut composer avec la rareté d\u2019oxygène en altitude, mais qui en vaut la peine.Quel point de vue non seulement sur la cité du Machu Picchu, mais aussi sur les méandres du fleuve Urubamba qui mène à la jungle, les sommets enneigés des Andes dont le glacier Salkanty et sur tous les escarpements de ce magnifique environnement.Accéder à la porte du soleil à 2720 mètres peut aussi donner son lot de sensations fortes.Cet endroit nommé Intipunku par les premières nations des Andes s\u2019avère la porte d\u2019arrivée du chemin des Incas.Encore là, y accéder tôt permet d\u2019admirer toute la beauté de l\u2019endroit lorsque le soleil s\u2019y lève.AGUAS CALIENTES L\u2019accès au Machu Picchu se fait à partir d\u2019Aguas Calientes, aussi connu sous le nom du village du Machu Picchu.C\u2019est à partir de cette ville festive où se trouvent hôtels, restaurants et boutiques de souvenirs traditionnels, dont les célèbres chandails en laine d\u2019alpaga, que l\u2019on accède au site.La ville piétonnière n\u2019est accessible que par de nombreuses liaisons de train.Un détour par Santa Teresa permet de découvrir les bains thermaux naturels de Cocalmayo au cœur des montagnes.Un site de beaucoup supérieur à celui qui se trouve directement à Aguas Calientes.Le Machu Picchu et son environnement s\u2019avèrent des lieux empreints de mystère et de recueillement qu\u2019il faut inscrire sur sa liste d\u2019incontournables.Plusieurs façons de vivre le Machu Picchu C\u2019est au prix d\u2019un effort pour gravir 2670 marches qui permettent de franchir les 600 mètres de dénivellation et d\u2019atteindre les 3085 mètres d\u2019altitude de la montagne Machu Picchu qu\u2019il est possible d\u2019admirer le Machu Picchu de ce point de vue.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, ANDRÉ VUILLEMIN laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 VOYAGES M21 Pour accéder au site du Pachu Picchu, il est conseillé de s\u2019y rendre tôt en journée.Le site ouvre à 6 h.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, ANDRÉ VUILLEMIN La citadelle a été érigée par la civilisation inca au XVe siècle en hauteur au cœur des Andes.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, ANDRÉ VUILLEMIN N\u2019accède pas au site qui veut, parce qu\u2019on le protège d\u2019une détérioration accélérée en limitant le nombre de visiteurs quotidiens.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, ANDRÉ VUILLEMIN 0007609 Pour connaître tous nos voyages de grouPes, www.exPressionvoyages.com contactez-nous 819 868-1421 PhiliPPe tessier | 71, rue saint-david, magog (Permis du Québec) Prochain déPart vers le casino akwesasne mohawk : samedi 24 août 2019 Spécialistes en voyages de groupes Nos escapades d\u2019un jour ! Prix par personne, taxes incluses, incluant le transport aller-retour en autocar de luxe, les services d\u2019un accompagnateur ainsi que le pourboire à l\u2019accompagnateur et au chauffeur.Les prix indiqués incluent les taxes lenny kravitz 199$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Samedi 31 août 2019 Inclusions : souper au Buffet des Continents; spectacle de Lenny Kravitz à l\u2019Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.la voix experience 169$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Samedi 7 septembre 2019 Inclusions : souper; spectacle La Voix Expérience au Théâtre St-Denis.mamma mia! 179$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Jeudi 5 septembre 2019 Inclusions : souper; la comédie musicale Mamma Mia ! à la Salle Albert-Rousseau à Québec, section parterre.only you au cabaret 99$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Mercredi 9 octobre 2019 Inclusions : repas au buffet du Casino de Montréal; spectacle Only You au Cabaret du Casino de Montréal.sinatra streisand au cabaret 99$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Mercredi 18 septembre 2019 Inclusions : repas au buffet du Casino de Montréal; spectacle Sinatra Streisand au Cabaret du Casino de Montréal.voyage surprise 139$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Mercredi 18 septembre 2019 Inclusions : toutes les visites surprises de la journée sont incluses; 1 dîner surprise; 1 souper surprise.Patrick bruel 179$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Mercredi 6 novembre 2019 Inclusions : souper complet au Pub St-Paul, spectacle de Patrick Bruel au Centre Bell, section 115.hommage à Félix leclerc 180$ PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES Mercredi 13 novembre 2019 Inclusions : souper complet au Pub St-Paul, spectacle Hommage à Félix Leclerc par l\u2019OSM à la Maison symphonique de Montréal, section mezzanine de catégorie 3 SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M22 VOYAGES RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca Lima, Pérou \u2013 Capitale où plusieurs visiteurs ne font que passer avant de prendre un vol à l\u2019aller ou au retour des Andes, Lima s\u2019avère être un endroit où il est pertinent de s\u2019arrêter un jour ou deux.Encore plus du 26  juil let au 11 août, alors que s\u2019y déroulent les Jeux panaméricains 2019.Sans que le dépaysement soit total, le quartier de Myraflores représente un endroit sûr où déposer ses valises le temps de découvrir la ville.Ce quartier international offre une promenade qui sillonne une falaise menant au Pacifique.Le mail Larcomar propose plusieurs boutiques des grandes marques internationales certes, mais aussi des restaurants avec des terrasses accrochées à la falaise.Quoi de plus spectaculaire que de déguster un ceviche, un mets de poisson typique, accompagné d\u2019une Cusqnue- na, la populaire bière locale, avec comme décor la côte du Pacifique.Si la brume de la mer, qui cache le soleil, rend moins invitante la plage de galets menant à l\u2019océan, les surfeurs qui s\u2019aventurent sur la Costa Verde la rendent au contraire très attirante.C\u2019est en atteignant le parque del amor, qui peut avoir une certaine similitude avec de parc Güell de Barcelone en Espagne, que l\u2019on peut descendre la falaise pour atteindre le bord de mer.LE CENTRE DE LIMA Pour ceux qui sont attirés par l\u2019histoire et l\u2019architecture coloniale, le vieux Lima représente une avenue plus qu\u2019intéressante.Depuis quelques mois d\u2019ailleurs, le centre historique est interdit aux véhicules, ce qui rend la promenade très paisible.Et si l\u2019heureux hasard des voyages fait bien les choses, il est même possible d\u2019assister à la messe du dimanche dans l\u2019une des magnifiques églises ou la cathédrale de Lima datant de 1508.Visite de la Plaza de armas avec la cathédrale, le palais présidentiel et la mairie, le circuit au centre de Lima peut se poursuivre par l\u2019ancienne gare convertie en centre culturel.Direction ensuite de l\u2019église San Francisco qui propose une visite de ses catacombes.La plaza qui se trouve devant, avec ses centaines de pigeons, s\u2019avère un bel endroit pour s\u2019arrêter un moment, question de découvrir les «picarones» péruviens, des beignets cuits dans l\u2019huile en vente sur la rue pour une poignée de Soles, la monnaie locale.Et il ne faut pas quitter le Pérou sans goûter à un Pisco Sour.Que ce soit pour entreprendre le voyage ou pour le conclure, cette boisson locale est un incontournable.Et tant qu\u2019à être à Lima, passez saluer Eloy Cuadros qui le sert depuis 58 ans au bar de l\u2019Hôtel Maury sur la Calle de Villalta.C\u2019est à cet endroit que le traditionnel cocktail aurait été inventé.On passait le boire après les corridas à l\u2019époque.Même si certains guides de voyages proposent de ne pas trop s\u2019y attarder, Lima vaut la peine d\u2019être visitée.Mais gare au trafic si vous ne voulez pas rater votre vol de retour ou celui menant vers Cusco.Il peut être dense même à des heures surprenantes.Alors mieux vaut être prévenu.Oser s\u2019arrêter à Lima Il est possible d\u2019assister à la messe du dimanche dans la cathédrale de Lima datant de 1508.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, ANDRÉ VUILLEMIN Le quartier international de Myraflores offre une promenade qui sillonne une falaise menant au Pacifique.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, ANDRÉ VUILLEMIN laTribune SAMEDI 27 JUILLET 2019 VOYAGES M23 E n fin de journée, à marée basse, quand le vent s\u2019essouffle, les conditions deviennent idéales pour la pêche au homard.Au large de l\u2019île Apinipehekat, sur la Basse- Côte-Nord, les pêcheurs de la communauté innue d\u2019Unamen Shipu pêchent encore de manière traditionnelle.S\u2019ils utilisaient autrefois des crochets pour hameçonner les crustacés, ils les récoltent désormais à l\u2019épuisette.Le bateau pratiquement immobilisé en zone peu profonde, Stanley asperge les vaguelettes d\u2019huile de maïs.La surface devient alors beaucoup plus claire, assure-t-il, ce qui permet d\u2019apercevoir les bêtes cachées dans les algues ou autres végétaux sous-marins.Tantôt on aperçoit une pince, tantôt une queue de homard.Si le crustacé paraît suffisamment gros pour être capturé, le pêcheur plonge son épuisette pour placer le filet derrière l\u2019animal.C\u2019est que le homard nage généralement à reculons.Mais attention.S\u2019il sent le danger, il cherchera à se retourner pour partir dans une autre direction.Un à un, les homards sont donc pris dans les filets.Les plus petits, de même que les femelles, sont remis à l\u2019eau.Quand on aperçoit des œufs, quelle que soit la grosseur du homard, on lui rend sa liberté.À Unamen Shipu, le homard est donc toujours frais.Et les pêcheurs, si on les laisse palabrer, raconteront des bobards comme tous les pêcheurs du monde.Le « menteur » du village jurait même avoir déjà pris un homard aussi grand que lui.De retour au camp, sur l\u2019île, une grande marmite est rapidement placée sur le feu pour préparer le souper.Après notre copieux repas, ce soir-là, l\u2019aîné Joséphis, 81 ans, s\u2019est installé sur une chaise, dans une tente comme les Innus savent en monter en un peu moins de deux heures.Un tapis de sapinage couvrait le sol.Joséphis a déballé son grand tambour.Vêtu de ses habits traditionnels, il a entonné, en langue innue, des chansons que lui ont inspirées ses rêves.Son Anastasia, 79 ans, s\u2019est levée pour lancer la danse.Parce qu\u2019une fois la prestation du musicien commencée, il est de tradition de danser.Le couple allait reprendre un exercice semblable le lendemain, sous le soleil, au plus grand plaisir des visiteurs.Anastasia a ensuite expliqué comment, de façon traditionnelle, elle tresse encore des raquettes de babiche et de bois.Mais attention, les dimanches, il est interdit de travailler.Joséphis, toujours amoureux, l\u2019écoute impatient de prendre le relais pour montrer ses outils, notamment le couteau à bois qu\u2019il a fabriqué lui même.Ses yeux brillent et, malgré la barrière de la langue, on perçoit toute sa fierté de ses traditions.Mais voilà, dans la communauté d\u2019Unamen Shipu, les plus jeunes tardent à s\u2019intéresser à ces traditions millénaires.Les traditions, mais aussi l\u2019histoire récente de la communauté innue, on nous les raconte avec le temps, naturellement.On donne du même coup une nouvelle perspective aux histoires que les livres non autochtones nous enseignent.Joséphis et Anastasia expliquent comment ils se sont connus, comment la chasse au caribou se déroulait autrefois.En arpentant le golfe du Saint- Laurent, on débarque aussi à Musquaro, là où les rassemblements innus ont été déclarés événements historiques nationaux en 2016.Edmond, notre guide pour le voyage, fait honneur à la tradition orale.C\u2019est là, raconte-t-il, que se déroulaient traditionnellement les mariages.Là, aussi, que les sacrements étaient célébrés par les robes noires, les missionnaires.Chaque été, les Innus de Na- tashquan, de La Romaine, de Pa- kuashipi et de Sheshatsiu s\u2019y réunissaient jusqu\u2019en 1946.Le site a ensuite été abandonné, mais on y retrouve toujours le cimetière, quelques maisons, et les restes de la dernière chapelle.C\u2019est là qu\u2019Edmond a raconté la tradition des tentes tremblantes, où les chamans entraient en contact avec la nature.La dernière tente tremblante, il y a plus de 100 ans, aurait permis de comprendre qu\u2019il fallait ménager les populations de caribous.Edmond pourra aussi expliquer pourquoi les icebergs sont vivants et comment ils se retournent à l\u2019odeur des hommes.Et dans un moment de confidence, il effleurera le sujet des enfants disparus, partis pour l\u2019hôpital et déclarés morts sans que leurs parents ne voient jamais de corps\u2026 Avec un peu de chance, sur le chemin du retour, on apercevra une baleine ou un marsouin.Ou encore un loup marin se prélassant sur une grosse pierre.Ce qu\u2019on verra assurément (ou presque), ce sont les macareux qui nichent à flanc de falaise, sur une île, ou une quantité incroyable de cormorans.Des fous de Bassan ont eux aussi élu domicile dans la région.Si la saison du homard est terminée, les invités partiront à la cueillette des petits fruits, dont l\u2019excellente chicouté (ou plaque- bière), qui, au goût, rappelle un peu le fruit de la passion.La communauté innue d\u2019Una- men Shipu peut aussi se projeter dans le futur, quand la route 138 viendra jusqu\u2019à eux et que les pylônes d\u2019Hydro-Québec leur permettront de raccorder leurs maisons à l\u2019électricité.Ils espèrent que ces projets permettront de donner du travail aux jeunes de la communauté.On compte par ailleurs, dans les années futures, offrir des excursions en kayak de mer ou une expérience de bien-être en forêt apparentée au shinrin-yoku, une philosophie japonaise, mais suivant les traditions innues.À Unamen Shipu, en fin de journée, quand le vent s\u2019essouffle et qu\u2019il nous laisse toute la place pour admirer les talents de pê- cheur de nos hôtes, il emporte forcément avec lui les quelques mythes qu\u2019on a déboulonnés au courant de notre séjour.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com Le journaliste était l\u2019invité de Tourisme Winipeukut nature et de la communauté d\u2019Unamen Shipu.Immersion dans les traditions innues JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Dans la communauté innue, le tambour est un symbole important.Quand José- phis entonne ses chansons, il est de tradition de danser autour de lui.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU Le site de Musquaro, sur la Basse-Côte-Nord, accueillait des rassemblements innus jusqu\u2019en 1946.Ils ont été reconnus événements historiques nationaux en 2016.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU SAMEDI 27 JUILLET 2019 laTribune M24 FAITES VITE! LES QUANTITÉS SONT LIMITÉES! Mazda 3 2019 CX-3 GX 2018 AWD traction intégrale Automatique, Climatiseur, Groupe électrique, Bluetooth, ++ Location 60 mois 0$ comptant /sem.70$ Prix de vente: 22095$ disponible avec traction intégrale i-activ Mazda 3 sport 2019 Location 60 mois 0$ comptant /sem.73$ Prix de vente: 23095$ disponible avec traction intégrale i-activ.Les prix de vente affichés sont disponibles à l\u2019achat comptant ou financé par l\u2019intermédiaire du concessionnaire au taux régulier des banques.Frais de transport et préparation inclus.Offres sujettes à changement sans préavis.Modèles illustrés à titre indicatif.Taxes en sus.Sujet à approbation du crédit.Les quantités sont très limitées sur les modèles démos affichés, et les prix de vente affichés sont disponible en achat comptant seulement ou en financement à l\u2019achat au taux régulier des banques.MAZDADEMAGOG.cOM 2940, rue SherbrOOke - 1 888 774-7171 MAZDADESHERBROOKE.cOM 5119, bOuL bOurque - 1 888 774-7171 SHERBROOKE ET MAGOG MAZDA DE 1 démo #stock : 2180193 avec 9 498km SOLDE: 20871$ RABAIS: 4500$ Prix régulier : 25 371$ CX-9 GT 2018 AWD traction intégrale TOUT ÉQUIPÉ : Cuir, Toit ouvrant, Sièges chauffants, Mags 20 pouces, ++ 1 démo #stock : 2180554 avec 9 949km SOLDE: 41676$ RABAIS: 8000$ Prix régulier : 49 676$ LES SEULS VÉHIcULES AVEc GARANTIE KILOMÉTRAGE ILLIMITÉ! 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