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Titre :
Le peuple : organe du district de Montmagny
Éditeur :
  • Montmagny :Maurice Rousseau,1900-1972
Contenu spécifique :
vendredi 28 février 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le peuple : organe du district de Montmagny, 1936-02-28, Collections de BAnQ.

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[" + Feu, Vie, Accidents ASSURANCES Représentant des meilleures compagnies anglaises et canadiennes.DEMANDEZ LES TAUX JOS.-C.HEBERT, N.P.Rue du Dépôt - Montmagny VOL.XXXV.\u2014 No.22.EUPLE ORGANE DU DISTRICT DE MONTMAGNY Rédaction et Administration, B.P.228, Montmagny, P.Q.Feu, Vie, Accidents ASSURANCES Représentant des meilleuren compagnies anglaises et canadiennes.DEMANDEZ LES TAUX JOS.-C.HEBERT, N.P.Rue du Dépôt - Montmagny , VENDREDI LE 28 FEVRIER 1936.CONTESTATION DE L'ELECTION Le 20 février, l\u2019Honorable Juge Prévost a rendu jugement sur les exceptions préliminaires présentées par M.Grégoire contre la pétition en contestation d\u2019élection qui lui avait été signifiée.Ces objections ont été renvoyées chaque partie payant ses frais.Le juge admet qu\u2019au moment où ces exceptions ont été faites elles étaient fondées sur le point que la copie qui avait été signifiée à M.Grégoire n'était pas légalement certifiée.Le pétitionnaire a refait sa position et a demandé la permission à la Cour d'apposer les timbres là où il en manquait.-Cette permission lui a été accordée et c'est sur ce point que le juge s'est basé pour obliger chaque partie à payer ses frais.On nous informe que le 25 février, d\u2019autres procédures ont été faites par le défendeur.Nous tiendrons nos lecteurs au courant des autres développements dans cette affaire à qu'ils se produiront.mesure mme rt acte 02 frs ue 1 20 SA 0 0 NS \u2014\u2014 POURQUOI M.TASCHEREAL NEST PAS PARTI Sous ce titre, LIZ DEVOIR du 22 février donne les raisons pourquoi M.Taschereau n\u2019a pas démissionné comme l\u2019remier Ministre de la Province.IL semblait entendu que l'Honorable Honoré Mercier devait lui succéder et qu\u2019il essaierat de former un Ministère avec MM.Godbout et Francoeur et quelques partisans de l'Union Nationale.La semaine dernière eut lieu une assemblée du conseil des ministrés qui a duré deux jours et qui s'est terminée par l'annonce que la session provinciale commencerait le 24 mars.M.Mercier mettait comme condition essentielle qu\u2019il obtiendrait la dissolution immédiate des Chambres et qu\u2019il reviendrait saus délai devant le peuple pour essayer de se constituer uve majorité qui lui permettrait de gouver- ver.Or, il paraît que le lieutenant gouverneur a refusé la dissolution obligeant M.T'aschereau à convoquer la session afin de savoir si son gouvernement avait la confiance de la Chambre.On dit que le lieutenant-gou- Yerneur à répondu qu'il ne pouvait dissoudre l\u2019Assemblée Législative parce qu'elle n'avait pas encore d\u2019existence légale puisque les députés ne sont pas encore assermentés et ne le seront qu\u2019à la prochaine session.Les élections devenant impossible pour le moment M, Taschereau fut obligé de garder sa position et il devra faire face à la musique le 24 mars prochain.Depuis que ce projet a été écarté, les journaux ont rapporté la rumeur d\u2019un gouvernement de coalision Qui serait dirigé par I'Honorable Ernest Lapointe et Composé d'un égal nombre de membres libéraux, libé- l'aux nationaux et conservateurs.C\u2019est évidemment un ballon d'essai.Nous sommes informés qu'il n\u2019ira pas loin, car M.Duplessis n'acceptera jamais un tel compromis et M.Oscar Drouin, au nom de l\u2019Union Natio- \u2018hale, vient de déclarer en termes énergiques que jamais \u2018Thion Nationale n\u2019acceptera de compromis avec aucun des membres du gouvernement actuels Les libéraux nationaux et les conservateurs ont fait un pacte d\u2019hon- leur l\u2019automne dernier et ils s\u2019en tiendront serupuleu- sement aux conditions de cette entente.Nous aurons donc la session le 24 mars.Il est certain que M.Taschereau sera battu en Chambre et nous dtrons probablement de nouvelles élections au com- Mencement de l\u2019été.Chaque jour, LE DEVOIR tient ses lecteurs parfaitement au courant de la situation politique provinciale et il nous fait plaisir d\u2019encourager tous nos lecteurs à s\u2019abonner à ce journal qui redoublera certaine- lent d\u2019intérêt avec la session qui s\u2019annonce.\u2019 Terrible Tragedie a Ste-Marie Bce M.JOSEPH LACHANCE EST FRAPPE PAR LE TRAIN DU Q.C.R, À STE- MARIE, ET SUCCOMBE QUELQUES MINUTES PLUS TARD.A LA MEMOIRE DE MME JOSEPH BERNATCHEZ Cette femme vertueuse vient d\u2019ê- tre conduite à sa dernière demeure, et pour le repos de l'âme envolée, l\u2019Eglise a récité, lundi dernier, les suprêmes oraisons.Au foyer ou la place de cette bonne mère reste vide, un époux, des enfants chéris versent des larmes; ils pleurent celle que la Providence leur a ravie.Elle savait répandre autour d\u2019elle, avec le doux parfum de ses vertus, la gaité et la joie.Après avoir souffert pendant cinq longues années sur un lit de don- leurs, la chrétienne à l\u2019âÂme forte et courageuse s\u2019en est allée La- Haut.Après avoir épuisé toutes les ressources de la science humaine, elle rendit pieusement sa belle âme à Dieu, vendredi, le 14 février.Sa mort fut calme et douce comme l'avait été sa vie.À vous tous qui lirez ces lignes, je demande une petite prière pour notre chère disparue.\u201cUne petite fille\u201d.Les funérailles de Mme Joseph Bernatchez (née Lumina Lacombe) décédée à l\u2019âge de 68 ans et 6 mois, ont eu lieu le 17 février à 9.30 hres, au milieu d\u2019un grand concours de parents et d\u2019amis.La levée du corps fut faite par M.le curé J.A.Lessard, et le service fut chanté par M.l\u2019abbé A.Papillon, assisté de MM.les abbés Simard et Guay, com me \u2018diacre et sous-diacre.M.Joseph Gaudreau portait la croix Les porteurs du cercueil étaient: MM.Wilfrid et Fortunat Robin, Gaudiose Bernatchez et Alfred Godin, tous beaux-fréres de la défunte.Conduisaient le deuil: son époux, M.Joseph Bernatchez, ses fils, Joseph, Louis, Thetford Mines, Robert, Marius, Arthur et Amédée, ses filles, Mme Alex.Boulet, Thet- ford Mines, Mlle Estelle Bernat- chez, Montmagny, ses fréres: MM.Lucien et Odilas Lacombe, ses soeurs, Mme Fortunat Robin et Mme Vve Alphonse Laberge, ses gendres, MM.Louis Boulanger, Alex.Boulet, Nazaire Robin, ses beaux-frères: MM.Fortunat Robin, Wilfrid Robin, Albert Godin, Alfred Godin, Gaudiose Bernatchez, ses petits-enfants, Roger, Germaine, Simonne Boulanger, ses neveux: Edgar, Alfred, Maurice et Rosa- re Lacombe, Aimé, Alfred, Gérard Robin, Georges-Henri et Rolland Lacombe, Léopold et Rolland Robin, Joseph et Paul-Emile Robin, Wilfrid, Diogène, Arthur, Amédée, et Aimé Lacombe, ses nièces, Mme Jos.Robin, Mme Proculus Giasson, ete., ete.On remarquait aussi dans le cortège: MM.Nap.Tondreau, Jo seph Gaumond, Ernest Gaudreau, Louis Boulanger, Arthur et Joseph Robin, Théophile Tondreau, Ernest Gagné, Naz.Coulombe, Paul-Aimé Gaudreau, Odilon et Camille Gau- dreau, Jos.Gaudreau, Thomas Cha bot, Amédée Nicole, Oliva Poirier, Adélard Gaudreau, René Coulombe, Nap.Boulet, Phydime Cloutier, Cléophas Blanchet, Joseph Gau- mond, forgeron, Jos.Boulanger, Ro muald Boulet, Arthur Montminy, Alphonse et Fortunat Gaudreau, Henri Normand, Jos.Lislois, Dio- géne Laberge, Albert Gaudreau et une foule d\u2019autres.La défunte laisse pour pleurer sa perte: son époux, M.Joseph Ber natchez, six filles: Joseph, Louis, de Thetford Mines, Robert, Marius, Arthur, Amédée, Montmagny, trois filles: Mme Alexandre Boulet, Thetford Mines, Mme Nazaire Robin, et Mlle Estelle Bernatchez, Montmagny, sa mère, Mme Vve Xa vier Lacombe, Montmagny, ses soeurs: Mme Fortunat Robin, de N.D.du Rosaire, Mme Vve Alphonse Laberge, ses frères: MM.Lucien et Odilas Lacombe.La famille a reçu un grand nombre d\u2019offrandes de messes, bouquets spirituels et cartes de sympathies dont la liste serait trop longue à publier.Nos condoléances à la famille é- prouvée.Une brave famille de Ste-Ma- rie de Beauce a été plongée dans un deuil profond, mardi matin, alors qu\u2019un chef de famille bien connu et hautement estimé chez nous est décédé, après avoir été frappé par le convoi du Québec Central, à destination de Sherbrooke.Voici les détails que nous avons appris de cette affreuse tragédie.M.Joseph Lachance de Ste-Marie, cultivateur-ren- tier, citoyen bien vu dans notre région, marchait sur la voie du Q.C.R., mardi matin aux environs de neuf heures et 30 minutes, lorsque le train du matin qui arrive ici vers neuf heures et 15 minutes, déboucha soudanement d\u2019une courbe et frappa le malheureux piéton qui n\u2019avait pas entendu venir le danger probablement à cause d\u2019un vent violent et par le fait qu\u2019il souffrait un peu de surdité.L'accident arriva si soudainement que personne ne put avertir M.Lachance du danger.Aussitôt, les mécaniciens arrê- rent secours au malheureux.Le Dr Cyrille Pomerleau de l\u2019Unité Sanitaire qui était sur le convoi donna les premiers soins au blessé qui souffrait de fracture des deux jambes et d\u2019une fracture du crâne.On chargea immédiatement le Dr Pomer- leau de prendre soin du blessé jusqu\u2019à l'hôpital de Thetford- Mines, mais malheureusement M.Lachance expira entre Beauce Jct., et Tring Jct.A Beauce Jct, le Dr Rousseau fut appelé et M.l\u2019abbé Turcotte administra le blessé.La dépouille mortelle fut ramenée à Beauce Jct, par le train de Sherbrooke ou le Coroner, M.Auger de St-Joseph tint Fenquête.Le soir M.Lachance fut ramené à Ste-Marie.\"Le défunt laisse dans le deuil en plus de son épouse, née Odélie Champagne, trois fils et deux filles.A Mme Lachance et à la famille, notre journal offre l\u2019expression de ses condoléances les tèrent leur locomotive et portè- plus sincères.IL NE FAUT PAS ALLER EN UTOPIE \u2026 L\u2019idée de diviser la richesse pour faire tous les hommes également riches est une sottise que seules peuvent soutenir les universités de ténèbres.Parlant à une enquête devant un comité du Sénat américain, le banquier J.Pierpont Morgan, de réputation internationale, a signalé un point de sociologie sur lequel il serait pour le moins sot de fermer des yeux.Il a dit: \u2014Exterminez la classe aisée en ce pays et vous al, lez y tuer toute civilisation.Quelle est donc cette classe aisée ?Celle qui par sa culture, son labeur constant et intelligent a pu accumuler quelque bien; qui, à l\u2019ins- iar de ia bourgeoisie européenne, supporte sans trop murmurer le fardeau des impôts.C\u2019est vers elle que, dans nos temps de subversis- me intense, se tourne l\u2019attention de tous les politiciens sans aveu, en quête de quelque poire qui payera les pots cassés.La classe \u201caisée\u201d \u2014 c\u2019est-à-dire la classe moyenne \u2014 est l\u2019assise de la démocratie.Quels que soient ses errements en tant que financier, M.Morgan a donc raison de soutenir que cette classe étant vidée, épuisée ei, ruinée, la société, telle qu\u2019organisée, s\u2019évroulera.Point d\u2019industries, sans capital.Il n\u2019est de pire théorie que celle qui veut que l\u2019on remplace les classes industrielle et financière par des agences gouvernenien- tales.L'essai de ce système fallacieux a été fait ailleurs et il a conduit à la ruine les peuples qui ont été assez naifs pour y croire.Il faut donc du capital et, naturellement, des gens pour administrer ce capital.De plus, le capital doit jouir d\u2019une protection adéquate, le même en somme qui revient à la propriété foncière.Ce qui ne veut pas dire privilèges spéciäux ou favoritisme.» L\u2019idée de \u201cdiviser la richesse\u201d pour faire tous les hommes également riches est une sottise dans laquelle le plus forcené des communistes intelligents ne donnerait même pas.Celui-là sait aussi bien que leg capitalistes que la chose a toujours été et demeurera toujours impraticable.Le mot de Pierpont Morgan est à retenir.Nous le proposons comme sujet de méditation à nos pseudos- communistes canayens qui gueulent leurs théories nébuleuses dans des \u201cuniversités\u201d de ténèbres.Et nous souhaitons que leurs disciples enténébrés en fassent leur profit, afin de s\u2019éviter un voyage inutile en Utopie.J.A.G.* \u201cLe Progrès, Villeray\u201d NOTES ET COMMENTAIRES L\u2019ACHAT CHEZ NOUS LE DEVOIR rapportait, il y a quelques jours que le Maire de Toronto a protesté publiquement parce que la Toronto Welfare Department achète des sous-vêtements fabriqués dans la province de Québec ce qui est contraire au cahier des charges auxquelles cette Association est soumise.Ne devons-nous pas tirer de cette remarque une leçon pour nous en faveur de l\u2019achat chez nous.Si nous voulons sauvegarder nos intérêts économiques il faut donner la préférence dang nos achats aux produits fabriqués dans la province de Québec d\u2019abord et dans le Canada ensuite.Et lorsque nous achetons il est juste que nous laissions le profit de la transaction aux marchands qui vivent dans notre ville, qui partagent nos charges municipales et qui sont souvent obligés de vendre à crédit lorsque cela est nécessaire pour accommoder leur clientèle.Si ces principes étaient bien appliqués, les petits centres disséminés à travers la province seraient certainement plus prospères et on ne verrait peut-être pas ces grandes organisations commerciales qui centralisent tous les achats et toutes les ventes, qui drainent chez elles tout le capital des canadiens français dont elles se servent ensuite pour contrôler l\u2019industrie souvent à notre détriment.Avec l\u2019arrivée du printemps et les achats considérables que cette saison occasionne pour l\u2019été, il est à souhaiter qu\u2019on metté en pratique de solidarité qui augmentera notre indépendance économique.L'ASSISTANCE PUBLIQUE M.Taschereau, dans une déclaration faite à la Presse Canadienne il y a quelque temps, affirmait que son gouvernement donne, en vertu de la loi de l\u2019Assistance Publique, une scmme de $7,000,000 par année aux communautés religieuses qui pernnent soin des vieillards dans notre province.Le 20 janvier dernier, le même Premier Ministre déclarait à une délégation de médecins, qu\u2019en vertu de la loi de l\u2019Assistance Publique, le gouvernement a octroyé jusqu\u2019à date une somme de $28,000,000.aux mé- mes communautés religieuses.: Or la loi de l\u2019Assisetance Publique existe \u2018depuis 1921, c\u2019est-à-dire depuis 15 ans.Si la première déclaration de M.Taschereau est vraie, la province aurait dû payer $105,000,000., car nous avons toujours entendu dire que 15 multiplié par 7 donnait 105, cependant M.Taschereau a tout de même déclaré au mois de janvier 1935 qu\u2019il n\u2019avait payé que $28,000,000.Où est allée la différence de $83,000,000.Si les deux déclarations de M.Taschereau sont également vraies, il faudrait en conclure que ces $83,000,000.ont été dépensés pour les frais d\u2019administration.N\u2019est-ce pag un peu fort lorsqu'on oblige les bonnes Soeurs à prendre soin des vieillards et des indigents pour une somme de 0.15 par jour, soit $1.05 par semaine ou $54.75 par année?Le gouvernement contribue .19 par jour pour l\u2019entretien des invalides et 0.12 par jour pour l\u2019éducation et l\u2019instruction des orphelins.N\u2019est-ce pas que notre gouvernement est généreux?Par contre il dépense des millions pour là Voirie et lorsque les élections arrivent il trouve encore d\u2019autres millions qu\u2019il prend à même les octrois de Ja colonisation et peut-être de l\u2019Assistance Publique pour faire de la corruption électorale.C\u2019est ce régime antisocial et immoral que le peuple a condamnée à mort le 25 novembre dernier.M.Taschereau depuis cette date, d\u2019obtenir un sursis, mais sans succès.L\u2019échéance fatale s'approche de jour en jour et il sent déjà que sa tête s\u2019éloigne peu à peu de ses épaules.Que notre peuple prenne patience, ce n\u2019est plus qu\u2019une question de semaines et après, se lèvera l\u2019aurore de la libération écuno- mique, politique et sociale.M.TASCHEREAU DIRECTEUR DE COMPAGNIES Les journaux nous ont donné dernièrement les noms des directeurs de la Canadian Investment Fund Ltd.On y voit le nom de Sir Robert Borden, Sir Charles Gordon, président de la Banque de Montréal, plusieurs autres grands financiers du pays et enfin, l\u2019Honorable C.A.Dunning, ministre des Finances à Ottawa avec PHonorable L.A.Taschereau, Premier Ministre de Québec.La compagnie faisait le remarque que l\u2019Honorable M.Dunning a donné sa démission lorsqu\u2019il a prêté (suite à da page 3) ie En \u201cLE PEUPLE\u2019 Organe du District de Montmagny PUBLIE PAR La Compagnie du \u201cPEUPLE\u201d.de Montmagny, Le Vendredi de chaque semaine.Toute communication concernant \u201cLe Peuple\u201d doit être adressée à: \u201cLE PEUPLE\u201d, 64 Rue du DEPOT.Montmagny.P.Q.ABONNEMENT CANADA \u2014 District, 1 an .$1.00 CANADA \u2014 Hors District, 1 an $1.56 ETATS-UNIS \u2014 1 an .2.00 FINIRA-T-ON PAR S\u2019Y RESOUDRE?Avec notre million de chômeurs au Canada, nous avons, pour ainsi dire, asséché les sources de la charité privée.Et pour remplacer.la charité volontaire, nous nous sommes mis à appliquer le rouleau compresseur de la législation pour forcer le peuple à la charité étatisée.Avec ce système, les impôts ont augmenté à un point qu\u2019ils sont.devenus un danger \u2018pour l'économie publique.Nem pêche que nous n'avons pas réussi a effacer les déficits annuels, ni.à diminuer le nombre des chômeurs.Toutes sortes de propositions, d'inventions nouvelles, furent esayées pour régler de façon définitive la question du chômage.Pour la.plupart, ces remèdes ne guérirent rien du tout, et la situation continua d\u2019empirer.On dépensa de la sorte, des millions, des douzaines de millions.à peu près inutilement.Il n\u2019est qu\u2019un moyen qui ne ful pas cs- sayé de bonne foi: le retour à la terre, dans des conditions qui en permettent le succès.du moins pour ceux qui veu lent faire leur part.Et pourtant, il n'est qu\u2019une solution pratique au règlement du problème du chômage: établir le surplus des travailleurs habitués au système du salaire hebdomadaire, et faciliter l'organisation de leur vie sur des fermes qu\u2019ils cultiveraient à leur bénéfice.De fait, si, au Québec, nous avions une population.rurale augmentée de 500,000 âmes, et une population urbaine diminuée du même nomore, notre population serait mieux balancée, les ouvriers de la ville trouveraient facilement du travail, et nous n\u2019aurions plus à secourir que les malades, les infirmes et ces autres infirmes de caractère qui ne trouvent jamais à s'embaucher.Cela n\u2019empéchcrait pas nos gens de la campagne de faire produire à leurs fermes de quoi se nourrir et se vêtir, de s\u2019abriter sans avoir à payer de loyer, de se fournir de chauffage, voire même de vendre à la ville le surplus de la production de la ferme que l\u2019on ne pourrait consommer à la maison., de produire même des denrées pour l\u2019exportation.Organisée de la sorte, notre province, nos municipalités, seraient en meilleure position financière.La nationalité s'en trouverait mieux, même au point de vue influence politique.| Si ce n\u2019était qu\u2019une solution temporai; re, il vaudrait la peine de l\u2019essayer : peut-| on trouver système plus stupide que ce-| lui que nous subissons actuellement?, Nous percevons des millions au moyen.d\u2019impôts dits de charité.Nous prenons cet argent pour acheter à la campagne des produits que nous distribuons.aur chômeurs.venus, pour la plupart, des campagnes.Sur ces denrées, nous payons la manutention, l\u2019empaquetage, le transport, et ce n\u2019est que quand tout cela est pané, aue les chômeurs peuvent en bénéficier.Le plan le plus pratique ne scrait- il pas d\u2019envoyer les chômeurs à la source même d\u2019approvisionnement: la terre?et de les organiser pour qu\u2019ils puissent produire pour vivre?Pour la protection des Jeunes qui travaillent IF DANGERS SONT MULTIPLES Pour bien connaître les dangers que rourent les jeunes ouvriers et ouvrières Mans les usines ou ailleurs, il faut avoir les yeux ouverts ou mieux encore, y avoir passé.Au sortir des écoles ces jeunes sont i- mmorants des dangers de toutes sortes qui les attendent dès leur entrée au travail.Dangers moraux surtout ; ils doivent pas- anit sue ser des journées entières avec des compagnons ou des compagnes qu\u2019ils devraient fuir, ils apprennent plus de mauvaises choses que de bonnes, la vie leur est montrée sous un aspect immoral et c\u2019est ainsi que se forment ou plutôt se déforment les caractères.Les jeunes ouvriers apprendront qu\u2019il faut \u201cjouir\u201d de la vie, au sens le plus bas du mot, que l\u2019ouvrier n\u2019est qu\u2019un esclave qui doit guetter l\u2019occasion de dire ce qu\u2019il pense de son \u201ctyran\u201d, qu\u2019il n\u2019a le droit d'avoir ni fierté, ni bonheur, ni joie, à moins qu\u2019il ne prenne les \u201cmoyens\u201d pour y arriver.L'éducation est souvent des plus mauvaises et les suites non moins funestes.Les jeunes ouvrières sont encore plus exposées que leurs frères.Elles lient amitié avec certaines compagnes déjà enlisées dans l\u2019ornière de la dépravation, elles recoivent d\u2019elles des confidences ou des conseils que ces filles devraient garder pour elles; des hommes grossiers se rencontrent tous les jours, des compagnons osés, mal éduqués et surtout mal intentionnés, font des farces malpropres, histoire de s\u2019amuser de leur innocence, des patrons sans coeur et sans honneur, avides d\u2019âmes à souiller, sans scrupule, profitant de leur autorité pour attirer à eux ces malheureuses innocentes, à oui ils feront perdre peu à peu leur pudeur et le respect d\u2019elles-méms.Effrayées tout d'abord, timides aussi, elles ne sauront éloigner les conversations, les propos vicieux, si bien qu\u2019un jour viendra où elles trouveront tout naturel.Le danger est ulors imminent, elles glisseront bieniôt ct le nombre des victimes sera augmenté.Les dangers corporels existent de mé- me.Qui connaît toutes les règles de Uley- giène, de la prévention des accicdnts?Inconsciemment un grand nombre d\u2019ou vriers et ouvrières marchent chaque jour vers un accident.C\u2019est un capital humain qu'il faut sœuver.Pensons à nas devoirs et sachons qu\u2019au-dessus des questions politiques il y a des problèmes plus angoissants encore, des plaies qui sont en train de miner le capital qui doit nous être le plus cher: nos jeunes ouvriers et ouvrières.POUR LES SAUVER Les moyens ne sont pas multiples pour les sauver.Le gouvernement a sensé a la protection, (il faut dire ce mot très vite) des jeunes travailleurs par des lois qui empêchent un peu le patron de les exploiter, au point de vue salaires, mais rien n\u2019est fait pour les protéger contre les dangers beaucoup plus grands auxquels i!x sent exposés quotidienmanent.Pour y suppléer il fau\u201d des oryanisu- tions.Il est trop vrai de dire que l\u2019orga- risation est la base mim: dn la vie.t'es organisations doivent être dirigées avec compétence si on veut que les :\u2019snltats soient bons.Dans ce domaine, le meilleur moyen nous a été donné nar la Belgique il y a quelques années, pourquot ne pas nous en servir.C'est l\u2019organisation de lu Jeunesse Ouvrière Catholique.Des sections masculi- \u201cnes connues sous le nom de J.0.C.ct les sections féminines, J.O C.F.sont dé;à organisées a Montréal, Trois Rinières, Qué- Lec.Sherbrooke, ete.Mais ce n'est pas suffisant, il en faut partout.Chaque ville devrait avoir ses filiales de Jeunesse Ouvrière Catholique afin de donner aux jeunes travailleurs l\u2019éducation qui teur manque.Ces jeunes doivent être instruits sur leurs nouveaux devoirs ct sur les nouveaux dangers qu\u2019ils rencontrent.C\u2019est le travail de ces associations.La J.0.C.veille de même à Vintérêt général des jeunes travailleurs et c'est ainsi que des pétitions sont souvent adressées aux autorités civiles pour demander ce que la jeunesse a besoin.L\u2019oeuvre d\u2019éduration faite par la J.0.C.a déja produit des fruits et les vilels qui s'en privent me connaissent vraiment pas la valeur du capital qu\u2019est la jeunesse ouvrière.Nous ne saurions trop insister sur la nécessité de répandre ce mouvement partout, de faire en sorte que tous les jeunes travailleurs soient enrôlés sous sa bannière.C\u2019est le syndicat catholique des jeunes, l\u2019avant-garde de la valeureuse armée de demain, c\u2019est aussi l\u2019école de la classe ouvrière.On y apprend tant de bonnes choses qu\u2019on ne peut les énumérer; résumons en disant que tous les jeunes ouvriers ou jeunes ouvrières qui n\u2019y passent pas, ne possèdent pas l\u2019armure qui peut les protéger dans cette lutte pour la vie.Que la J.0.C.soit partout et la jeunes- se ouvrière connaîtra la joie, la.fierté, le bonheur, \u2018grande tourmente \u201cLE PEUPLE\u201d, VENDREDI LE 28 FEVRIER 1936.CONGREGATION DES MISSIONNAIRES OBLATS DE MARIE IMMACULEE 1\u2014EN GENERAL Née d\u2019un grand amour pour Dieu, pour l\u2019Eglise et pour les âmes, la vaillante société des Oblats de Marie Immaculée prit en moins d\u2019un siècle, un essor incomparable et envoie aujourd\u2019hui ses fils porter le nom du Christ aux quatre coins du globe.DEBUTS C\u2019était au lendemain de la révolution française, \u201cl\u2019Eglise en proie à une désolante dévastation, faisait appel aux ministres qu\u2019elle enrôle ay servce de son Divin Epoux, afin que leur unique préoccupation soit de réveiller la foi assoupie dans le coeur de la plus grande parti ede ses enfants.\u201d (Stes Règles) Un descendant d\u2019une illustre famille de Provence, l\u2019abbé Charles Joseph-Eu- gène de Mazenod, ami et famillier des princes du sang royal renonçant aux ouvertures engageantes du grand Portalis ou de l\u2019évêque d\u2019Amiens, réunissait le 25 janvier 1816, dans le monastère abandonné des Carmélites d\u2019Aix, sous le nom de Missionnaires de Provence, quelques prêtres, \u201cdésireux de marcher sur les traces du Christ (Stes Règles) afin de lui ramener les âmes les plus abandonnées\u201d.Quel champ d\u2019apostolat devant eux! Suppléer aux ordres religieux disparus dans la révolutionnaire, ressusciter leurs vertus, leurs mi- nistéres et les saintes observances de la vie commune, mettre tout en oeuvre pour enseigner aux chrétiens ce qu\u2019est le Christ\u201d (Stes Ré- gles).\u201cTelle est la grande oeuvre de salut qu\u2019ambitionnait l\u2019abbé de Ma- zenod pour ses fils.Rien ne devait leur rester étranger.\u201cIls doivent se tenir prêts à aborder toute oeuvre sainte que l\u2019obéissance leur enjoindra\u201d.(Stes Règles).Maxime autem domesticos \u201cidei, avait dit Pe VII, à son ami \u201cbin- Janson.Et le jeune abbé de faze- nod qui rêvait missions n'abandonnait pas son rêve mais le suspendit et dirigea son zèle à l\u2019oeuvre par excellence de la restauration catholique.,en France au XIX siècle.Les Missions! Sur les routes abandonnées de sa petite patrie la Provence, ses fils apôtres ardents et saints authentiques prennent le pas derrière lui.Le bataillon de missionnaires s\u2019en va grossissant.L'oeuvre est voulue de Dieu.L\u2019humilité de l\u2019abbé de Mazenod a tremblé devant ! aresponsabilité de Fondateur d\u2019Ordre.C\u2019est prosterné er comme abîmé aux pieds de sa croix de missionnaire qu\u2019il a rédigé la règle, que doit désormais diriger la vie toute entière de ses fils.L'heure est venue de songer à l\u2019approbation solennelle de Rome.Quelle audace! Jusqu'ici les Congrégations romaines s\u2019étaient fait une loi de ne concéder aux sociétés naissantes qu\u2019un bref d\u2019éloges se refusant à toute approbation formelle en les remettant à beaucoup plus tard.Mais le saint Pere Al bini a pris le Fondateur par les épaules et l\u2019a poussé sur le chemin de Rome en disant: \u201cAllez mon Père et vous réussirez\u201d.Par un enchaînement de faits providentiels, la volonté du Pape fut catégorique.Non, pas des louanges, mais une approbation! avait déclaré Léon XII au Secrétaire de la Commission cardinalice chargé d\u2019examiner les Règles.Le 17 février 1826, le Saint Père approuve solennellement les nouvelles Constitutions et donnait à la nouvelle congrégation le nom \u201cauf vlait tant au coeur et à l'oreille\u201d de Missionnaires Oblats de Maru Immaculée.EXPANSION , Une ére nouvelle commençait expansion.La Provence est débordée, et la jeune phalange d\u2019apôtres se répand à travers la France, y compris la Corse.Prédicateûrs infatigables ils prêchent les pauvres.\u2018\u201cPauperes evangelisantur\u201d.Oblats de Marie Immaculée, leur amour de la Vierge se traduit par cette ardeur qu\u2019ils mettent à tresser sur la terre fran- caise une imposante ocuronne de sanctuaires dédiés à Marie.N.-D.de l\u2019Osier, N.-D.des Lumières, N.- D.de la Garde, N.-D.de Pontmain.N.-D.de Sion, ete.L\u2019amour de l\u2019E- glise et de ses ministres les forcent à accepter la direction des grands séminaires: Marseille, Ajaccio, Fréjus, Romans.La pensée de la détresse des pauvres paiens continue de hanter l\u2019esprit du vénéré Fondateur.La France ne suffit plus à son zèle.Grégoire XVI vient de le nommer, mal- gré ses répugnances à succéder à .son oncle sur le siège de Marseille, Evêque d\u2019Icosie: Ce titre \u201cin par- tibus infedelum\u201d l\u2019émeut de joie.Voici que sonne 1841.L'Esprit du Seigneur souffle dans ses voiles et les goufle.Le \u201cduc in altum\u201d se réalise au cri de I'\"\u201cEcce ego mitte me\u201d ses fils cinglent vers le Canada.\u2014 Aux nouveaux arrivés le mot d\u2019ordre du Fondateur avait été donné.\u201cEn avant\u201d! Et voici qu\u2019aux retraites paroissiales, succède l\u2019oeuvre des chantiers et tandis qu\u2019à l\u2019Est ,ils poussent l\u2019oeuvre d\u2019évangélisation vers le Sague- nay et le Labrador, à l\u2019Ouest By- town s\u2019édifie, les immenses territoires de l\u2019Ouest canadien s\u2019ouvrent.1845, c\u2019est la Rivière Rouge, 1847 l\u2019Orégon, 1848 ils descendent au Texas, 1859, le Père Grollier arbore la croix sur la place de l\u2019Océan glacial.En moins de 10 ans, le tour de l\u2019Amérique du Nord! Quelle épopée! L\u2019apostolat catholique au XIXe siècle ne connait pas d\u2019oeuvre plus grandiose, plus sublime.Elle rappelle l\u2019élan apostolique des des premiers siècles de l\u2019Eglise, et ie me demande, \u201cs\u2019écriait Mgr P.- E.Roy s\u2019il est dans l\u2019histoire de l'Eglise des pages.Je ne dis pas supérieures mais égales à celles-ci.Courses gigantesques à travers le bois et sur les lacs immenses, randonnées incroyables dans les neiges sans fin, chercheurs d\u2019âmes étonnants toujours las, jamais harassés, brûlés le jour, gelant la nuit; dévorés de vermines ou d\u2019insectes, subissant la puanteur repoussante des wigwams ou des I- glous, supportant les incongruités d\u2019une nourriture que notre goût raffiné répugne même à entendre nommer; âmes fortes, volontés puissantes, perpétuelle et vivante leçon d\u2019énergie ils se sont enfoncés toujours davantage dans la sauvagerie.Après avoir planté l\u2019Eglise dans les plaines de l\u2019Ouest, ils s\u2019en vont plus loin bâtir encore l\u2019Egli- se.Keewatin, Grouard, Yukon, Mackenzie, Baie d\u2019Hudson, les voici les héros sous le cercle polaire! Seuls sous le regord de Dieu, dans une nuit sans fin p usous un jour eu déclin, n\u2019ayant pas même quel- que fois la consolation de faire descendre le Bon Dieu dans leurs mains, d\u2019exercer la grande et su- bhime fonction de prêtre rlarce qu\u2019ils n\u2019ont pas le pain ou le vin nécessaire au saint Sacrifice, martyrs de solitude sans poésie, sans gloire, planteurs de croix jusqu\u2019aux confins de la terre, jusque ad ul- tinum terrae, pour une poignée (suite à la page 4) NOUVEL HORAIRE EN VIGUEUR DEPUIS LE ler DECEMBRE 19% MONTMAGNY, P.Qué.Convois allant à l'Ouest No.3 Océan Limité tous les jours .1.56 a.m.No.1 Express maritime, tous les jours .11.26 a.m.No.31, local tous les jours dimanche excepté .5.30 p.m.Allant a l\u2019Est No 32 Local tous les jours dimanche excepté .10.02 am.No.2 Express maritime, tous les jours .6.32 p.m.No.4 Océan Limité, tous les jours .155 am.5 mai j.n.o.pr OS \u201cLE PEUPLE\u201d est imprimé aux ateliers de La Société d\u2019Imprimerie Ste- Marie et est publié par la Compagnie dy \u201cPeuple\u201d, de Montmagny, le vendredi de chaque semaine.ABONNEMENTS: Canada, District, 1 an $1.00 Can, Hors Dist.1 an t.5¢ Etats-Unis, 1 an 2.00 Strictement payable d\u2019avance.La date qui se trouve a la suite de l\u2019adresse des abonnés est la date d\u2019expiration de l\u2019abonnement et sert de reçu.Ainsi Janvier 37 signifie que l'abonnement a été payé jusqu\u2019en janvier 1937 et qu\u2019on
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