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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 2020-09-19, Collections de BAnQ.

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[" 2 , 9 9 $   + t x ÉDITION MAGAZINE SEMAINE DU 19 AU 25 SEPTEMBRE 2020 MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE P H O T O A L A I N D I O N AU BÉNÉFICE DES GÉNÉRATIONS FUTURES Pour prolonger la vie de leur grange plus que centenaire, Patrick et Pauline Quinlan seront les premiers à bénéficier de la subvention pour la réfection de bâtiments patrimoniaux offerte à Bromont.  PAGES 6 ET 7 Diversité corporelle et culturelle dans les médias Des acquis, mais encore du chemin à faire PAGES 8 À 10 GRANBY?|?86e ANNÉE, N° 19 lavoixdelest.ca MARTEL Les habits de l\u2019empereur 2.0 PAGE 5 DU NOUVEAU POUR VOUS ! PLUS DE CONTENU POUR LES AMATEURS DE SPORTS 8 PAGES 0038406 0041490 35% de rabais sur tous nos matelas Payez en 36 mois sans intérêts* *Pour un temps limité.Détails en Boutique, certaines conditions s\u2019appliquent.Sur approbation de crédit.matelashoude.com FABRICANT DE RÊVES DEPUIS 1935 *CERTAINES CoNdITIoNS S\u2019ApplIquENT st-césaire .450 947-1700 | GraNBY .450 956-1616 Voyez notre menu complet au www.optitcreux.ca LiVraisON GratUite - «taKe-OUt» pOssiBiLité de maNGer sUr pLace seLON Les rèGLes saNitaires SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 2 0044598 Le Québec, c\u2019est 16 fermes d\u2019alpagas.Pro?tez-en.* L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, la Crosstrek 2.0 Commodité 2021 (MX1 CP), à transmission manuelle, dont le prix de détail suggéré est de 25 974 $ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 72 $ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois avec un acompte de 0 $.Le premier paiement de 72 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 82,78 $ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20000 km.Des frais de 0,10 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spéci?ques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 30 septembre 2020.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Crosstrek et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web Bonjour Québec (bonjourquebec.com).Association des concessionnaires Subaru du Québec SUBARU DE LAVAL Laval SUBARU BROSSARD Brossard SUBARU SAINTE-AGATHE Sainte-Agathe-Des-Monts SUBARU SAINT-HYACINTHE Saint-Hyacinthe SUBARU REPENTIGNY Repentigny SUBARU DES SOURCES Dorval SUBARU RIVE-NORD Boisbriand JOLIETTE SUBARU Joliette SUBARU SAINTE-JULIE Sainte-Julie LACHUTE SUBARU Lachute SUBARU GRANBY Granby SUBARUMÉTROPOLITAIN Saint-Léonard SUBARU-MONTRÉAL Montréal Montant total exigé avant le début de la location : 82,78 $ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle de 20 000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.\u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® 25974$ Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 72$* par semaine taxes en sus 208 paiements à partir de acompte 0$ mois 48 Location de 3 avec système EyeSightMC1 et phares spéci?ques2 LANOUVELLE CROSSTREK 2021 quebecsubaru.ca laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 ACTUALITÉS 3 MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca S\u2019il va de l\u2019avant, le projet d\u2019agrandissement du Faubourg Champêtre à Granby entraînera un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars et permettra l\u2019ajout de 199 logements et de 100 chambres pour aînés, confirme le promoteur du projet, l\u2019architecte Denis Faveau.Mais ce n\u2019est pas demain la veille que des travaux seront lancés sur le site de la rue Denison Ouest, qui accueille déjà deux immeubles.Le projet en est encore à un stade exploratoire, a expliqué M.Favreau en entrevue.C\u2019est donc dans le cadre d\u2019une étude de faisabilité que le conseil municipal s\u2019est penché en début de semaine sur une demande de dérogation mineure déposée par le promoteur et sa conjointe, également partenaire d\u2019affaires au sein de GIFC gestion immobilière, Guy- laine Choinière.Cette demande visait à augmenter le nombre de logements permis sur le terrain.Le comité consultatif d\u2019urbanisme (CCU) a émis une recommandation défavorable et des citoyens du voisinage se sont dits inquiets.Mais, parce qu\u2019ils privilégient la densification du territoire, les élus ont décidé de l\u2019accepter.Denis Favreau relève qu\u2019il pouvait déjà ajouter une centaine de logements \u2014 et non 72, tel qu\u2019avancé lundi soir \u2014 sur le terrain, sans déposer une demande de dérogation mineure.L\u2019ajout d\u2019espaces de stationnement extérieur pour autant de logements créerait toutefois un îlot de chaleur.« Ça prendrait 50 000 pieds carrés de terrain en asphalte.Ce qu\u2019on ne souhaite pas.(.) Comme un stationnement intérieur (de 250 places) coûte plus cher, on a voulu voir si la Ville était prête à augmenter la densité du bâtiment pour qu\u2019on puisse absorber les coûts et, surtout, préserver le plus d\u2019espaces verts possible.C\u2019est le but de la démarche », fait valoir le promoteur.RIEN AVANT UN AN Denis Favreau souligne que les autres aspects du projet sont conformes à la réglementation municipale, que ce soit pour la hauteur du bâtiment (quatre étages), l\u2019occupation au sol ou les marges de recul.Selon lui, le bâtiment serait « très peu visible » des rues avoisinantes, comme Denison Ouest et Churchill.L\u2019immeuble projeté pourrait être construit de façon à créer trois cours intérieures et à offrir plus d\u2019intimité aux résidants, selon le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie.L\u2019aspect extérieur du nouveau bâtiment s\u2019harmoniserait également aux immeubles e x i s t a n t s, q u i t o t a l i s e n t 8 2 logements.Avec 199 logements de trois et quatre pièces et demie, la c l ientèle v is é e est cel le des retraités actifs.Pas moins de 100 chambres ou studios seraient aussi offerts, de même que certains services et soins légers.Des espaces communs sont inclus dans le projet comme une salle à manger, une salle de séjour, un gym et des jardins.À court terme, Denis Favreau et Guylaine Choinière entendent finaliser l\u2019étude de faisabilité.Si elle est concluante, l\u2019élaboration de plans et devis sera ensuite lancée.Il ne se passera donc rien sur le terrain avant au moins un an, avance M.Favreau.EN DEMANDE Selon le promoteur, l\u2019intérêt et la demande pour ce type de logements sont bien palpables.« Depuis que ça a été annoncé, on a une demande de location phénoménale.On a plusieurs appels par jour.Les gens veulent qu\u2019on prenne leur nom », dit-il.Ce dernier affirme en outre que les immeubles pour aînés à Gran- by « sont pleins partout ».« Beaucoup de gens veulent déménager dans la région, mais encore faut- il aménager des logements.Pour construire des bâtiments comme on veut faire, il n\u2019y a pas de terrain à Granby.Il n\u2019en reste plus.À force d\u2019avoir des demandes, on s\u2019est dit qu\u2019on allait regarder pour voir si on ne pouvait pas faire quelque chose d\u2019intéressant », fait valoir Denis Favreau.FAUBOURG CHAMPÊTRE UN PROJET POUR AJOUTER 300 PORTES RUE DENISON S\u2019il va de l\u2019avant, le projet d\u2019agrandissement du Faubourg Champêtre à Granby entraînera un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars et permettra l\u2019ajout de 199 logements et de 100 chambres pour aînés.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL 0043393 U n e é v a l u a t i o n p a r u n a u d i o p r o t h é s i s t e e s t r e q u i s e a ?n d e d é - t e r m i n e r s i l a p r o t h è s e a u d i t i v e c o n v i e n t a u x b e s o i n s d u p a t i e n t .À votre service depuis plus de 50 ans.la?ammeetassocies.com info@la?ammeetassocies.com COWANSVILLE 450 955-1008 GRANBY 450 378-7337 Prenez rendez-vous dès maintenant avec un audioprothésiste Une consultation avec un audioprothésiste est nécessaire a?n de déterminer si le produit convient à vos besoins.Entendez le jour, chargez la nuit. SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 4 \u203a SIX RÉGIONS DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOTOGRAPHES Les photographes des six journaux membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante se sont donné un défi : s\u2019imposer une thématique chaque semaine, en se détachant de l\u2019actualité.Aujourd\u2019hui, ils vous présentent des archives sportives d\u2019Ottawa-Gatineau, Saguenay, en passant par Granby, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec.Pour découvrir le travail des photographes des autres régions, visitez le www.lavoixdelest.ca ou téléchargez notre application ?GO CASSEAU GO?! Lorsqu\u2019on a proposé le thème des archives sportives pour notre galerie de cette semaine, je me suis dit que nos collègues des grands centres auraient tout de suite une longueur d\u2019avance avec la couverture des grosses ligues professionnelles.Puis, je me suis dit «?Jouons le jeu, allons-y à fond?!?» Alors voilà ce souvenir de Casseau.Go Bisons Go?! «?Après avoir été sélectionné par l\u2019équipe granbyenne de la LHJMQ au repêchage de 1982, Patrick Roy a porté l\u2019uniforme des Bisons pendant trois saisons, jusqu\u2019en 1985.Ses fiches perdantes et ses moyennes de 6,26, 4,44 (29-29-1) et 5,55 ne sont pas le reflet de son seul travail, mais également celui d\u2019une équipe qui n\u2019allait nulle part.On se souviendra des nombreuses parties où le gardien était bombardé de 50, sinon de 60 lancers.Patrick Roy a connu une carrière exceptionnelle avec le Canadien et l\u2019Avalanche du Colorado, remportant de nombreux trophées, dont quatre coupes Stanley, trois trophées Vézina, trois Conn Smythe et cinq William Jennings?».Gaétan Roy, La Voix de l\u2019Est, novembre 2008.\u2014 TEXTE PHOTO ALAIN DION Alex Dénommé.Ollie sur la Maine.Ça, c\u2019est du sport\u2026 \u2014 TEXTE ET PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION ?OLLIE SUR LA MAINE Marc-Antoine « Duffy » Dufour, alors qu\u2019il était gardien pour les Inouk de Granby.\u2014 TEXTE ET PHOTO JULIE CATUDAL ?MARC-ANTOINE SOMMAIRE NOUS JOINDRE avis publics 46 à 48 carrières et professions 30-31 horoscope M20 jeux M19 à M23 le kid 63 le mag M1 à M24 le monde 38 mag sports 54 à 61 nécrologie 48 à 50 opinions 22-23 sports locaux 62-63 vu d\u2019même 5 ADRESSE 158, Principale Granby J2G?2V6 NUMÉRO GÉNÉRAL 450-375-4555 ÉVÉNEMENTS URGENTS 450-375-9081 RÉDACTION redaction@lavoixdelest.ca PUBLICITÉ publicite@lavoixdelest.ca ABONNEMENT ET LIVRAISON 450-375-4555, option 4 abonnement@lavoixdelest.ca SANS FRAIS 1-800-420-3214 lavoixdelest.ca facebook/lavoixdelest @lavoixdelest Le quotidien La Voix de l\u2019Est est publié et édité par la Coopérative de solidarité La Voix de l\u2019Est sise au 158, rue Principale, à Granby (Québec).La Voix de l\u2019Est est imprimée aux presses de Transmag à Anjou.0043362 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue GIGOGNE, adjectif Définition \u2013 Qui fait partie d\u2019un ensemble d\u2019éléments s\u2019emboîtant les uns dans les autres ou dont les parties s\u2019emboîtent les unes dans les autres.Étymologie \u2013 Du nompropre (Mère) Gigogne, \u2018personnage de théâtre représentant une femme géante de laquelle sortaient des enfants\u2019.Cooccurrences \u2013 poupées gigognes, tables gigognes, lit gigogne, récit gigogne, livre gigogne. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 5 CHRONIQUES Les habits de l\u2019empereur 2.0 U n sondage américain nous apprenait cette semaine que près du quart des jeunes adultes de 18 à 39 ans croient que l\u2019Holocauste est un mythe ou que son ampleur réelle a été exagérée; les deux tiers ignorent que ce génocide a fait plus de six millions de victimes et un répondant sur dix croit que les Juifs sont responsables de ce qui est encore considéré au- jourd\u2019hui comme le plus grand crime contre l\u2019humanité.Pire, un répondant sur huit n\u2019avait jamais entendu parler de la solution finale des nazis.De.sa.sainte.vie.Inquiétant n\u2019est-ce pas?Impossible de ne pas faire de lien entre les résultats du sondage et le propos tenu dans le documentaire Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma), que j\u2019avais visionné la veille sur Netflix et qui fait réfléchir sur les rapports qu\u2019on entretient avec les réseaux sociaux de même que sur les effets pervers d\u2019une surexposition à ceux-ci.Or, ces inquiétantes statistiques ne sont pas le signe du triomphe du négationnisme, ce mouvement qui cherche à effacer l\u2019Holocauste de l\u2019Histoire, sur le sens commun; ils sont plutôt le symptôme du fait qu\u2019on peut aujourd\u2019hui vivre dans un environnement, virtuel à tout le moins, où la Shoah n\u2019existe tout simplement pas.Impossible également de ne pas faire de lien avec le choc des idées qui divise la population en ce moment, notamment en ce qui a trait à la gravité du coronavirus, au port du masque et à toutes les théories du complot qui circulent et dont certaines semblent farfelues dès qu\u2019on possède une once de gros bon sens.Après avoir regardé le documentaire, je me demande si ces gens étiquetés complotistes, à tort ou à raison, ne se trouvent pas dans la même situation décrite par les intervenants du documentaire, à savoir qu\u2019il est possible, grâce aux réseaux sociaux, de s\u2019enfermer dans un monde où tout confirme nos opinions, qu\u2019elles soient biaisées ou non, parce que les algorithmes de ces plateformes ont pour objectif de nous faire passer le plus de temps possible sur celles-ci.Ils y réussissent excessivement bien, d\u2019ailleurs, en nous proposant continuellement des contenus similaires à ceux qui attirent naturellement notre attention, et donc qui nous réconfortent dans nos points de vue et nos champs d\u2019intérêt.Même les publications de nos contacts sont triées avant de nous être présentées afin de nous donner le sentiment que notre réseau tout entier pense comme nous et qu\u2019on a « raison ».Qu\u2019importe les faits et la science: peu importe ce que vous pensez, dans votre réseau, vous êtes le roi, vous détenez la vérité et ce n\u2019est pas Facebook qui osera vous contredire.Voilà la fable des habits de l\u2019empereur, version 2.0.Vous aurez beau être dénué de toute logique, pour vous garder prisonnier, Facebook vous répétera sans arrêt que vous êtes drapé dans le gros bon sens plutôt que dans un tissu de mensonges.D\u2019ailleurs, des études ont démontré que les fausses nouvelles circulent au moins six fois plus sur les réseaux sociaux que leur démenti.Parce que l\u2019algorithme, lui, il s\u2019en fout que ce soit vrai ou pas; en autant que vous restez scotché à votre téléphone.La société n\u2019est pas nécessairement divisée en deux camps de même ampleur.Mais certains ont le don d\u2019être bruyants sur ces pla- teformes, ce qui contribue à leur donner plus d\u2019importance qu\u2019ils n\u2019en ont peut-être réellement dans la vraie vie.Et ça, ça plaît à l\u2019algorithme, dépeint dans le documentaire comme des triplets malicieux qui manigancent pour accaparer tout le temps d\u2019éveil d\u2019un adolescent fictif à partir de ses moindres actions en ligne, qui leur révèlent de précieuses informations sur lui.Parce que la quantité de data que détiennent ces entreprises sur nous fait peur.Très peur.Dans le documentaire, où plusieurs anciennes têtes pensantes et hauts placés des réseaux sociaux témoignent à visage découvert, on nous explique comment on devient accros aux réseaux sociaux, programmés pour mener notre cerveau à produire de la dopamine de la même façon qu\u2019une drogue dure.Pourquoi nous rendre accros à leurs fils d\u2019actualité?Tout simplement pour nous exposer le plus longtemps possible au plus grand nombre de publicités achetées par des annonceurs qui souhaitent un retour sur leur investissement.Rappelons d\u2019ailleurs que les fameux GAFAM, les géants du web et les réseaux sociaux de la Silicon Valley, accaparent, au Canada et au Québec, entre 70% et 80% de toutes les publicités vendues en ligne à l\u2019heure actuelle.Ça en laisse bien peu pour les médias d\u2019information comme la plateforme sur laquelle vous lisez cette chronique.Comme le dit si bien l\u2019expression consacrée, « si vous ne payez pas, c\u2019est que vous êtes le produit ».Eh oui, voilà pourquoi Facebook et compagnie ont toujours promis de demeurer gratuits pour leurs utilisateurs, apprend-on dans le documentaire.Facebook compte 2,7 milliards de membres à l\u2019heure actuelle; un milliard de comptes ont été créés sur Instagram et 30 millions de personnes se connectent sur Twitter chaque mois; aussi bien dire que l\u2019inventaire à la disposition des annonceurs est vaste.Et comme ils vous épient constamment, ils savent quoi vous proposer pour arriver à leurs fins.Vous vous êtes surpris à rêvasser d\u2019un voyage dans les tropiques pendant la pause café?Voilà pourquoi vous êtes soudainement inondé de publicités pour des escapades de dernière minute dans le Sud ou des maillots de bain.Mais comme les destinations à l\u2019étranger sont encore peu recommandées en raison de la pandémie, si vous avez vraiment besoin de vacances, commencez donc par en prendre de votre téléphone.Les algorithmes des médias sociaux ont pour objectif de nous faire passer le plus de temps possible sur ceux-ci.Ils y réussissent excessivement bien, d\u2019ailleurs, notamment en nous proposant continuellement des contenus similaires à ceux qui attirent naturellement notre attention.\u2014 PHOTO 123RF MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Vous aurez beau être dénué de toute logique, pour vous garder prisonnier, Facebook vous répétera sans arrêt que vous êtes drapé dans le gros bon sens plutôt que dans un tissu de mensonges.4610, rue Lebrun, Granby 450 777-4005 175, avenue du Parc, Granby 450 375-0184 CHAMBRES - STUDIOS - 31/2 Complexe pour retraités autonomes et semi-autonomes Pavillon leduC Pavillon du ParC \u2022 Gestion de la médication \u2022 Aide au bain ou toilette partielle \u2022 Accompagnement lors des repas \u2022 Entretien de la lessive personnelle avec frais supplémentaires ServiceS diSponibleS \u2022 3 repas par jour \u2022 Entretien ménager \u2022 Entretien de la literie \u2022 Activités \u2022 Service de navette hebdomadaire \u2022 Câble fourni dans nos deux pavillons ServiceS incluS l e s re s idence sd i s t inc t ion .com 0042490 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 6 ACTUALITÉS On voit ici une photo de la grange et des bâtiments attenants datant de 1960.\u2014 PHOTO FOURNIE JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca Au cœur d\u2019une nature luxuriante aux abords du chemin Miltimore, une g ge ancestrale transcende l\u2019histoire de la colonisation de la région.Un riche patrimoine que l\u2019ex-mairesse de Bromont, Pauline Quinlan et son mari Patrick comptent garder bien vivant, en restaurant le bâtiment datant de la fin des années 1800.Alors que le soleil perce le ciel pour chauffer le toit de tôle noir de l\u2019imposante grange, Pauline Quinlan et son conjoint échangent des sourires complices en contemplant le bâtiment et la verdoyante vallée qui l\u2019entoure.Un panorama peu banal figé dans le temps, qui attire à tous coups l\u2019œil des passants.Et même ceux des propriétaires, toujours prêts à faire un saut dans le passé, tout en se projetant dans l\u2019avenir.« C\u2019est une grange unique pour son architecture, mais aussi pour son histoire.On l\u2019a toujours entretenue et on veut faire des travaux de restauration pour préserver son intégrité.C\u2019est important pour nous.C\u2019est un legs à notre famille, à la communauté, a dit celle qui a été mairesse de Bro- mont durant près de deux décennies.Qui sait, la grange pourrait rester pour encore 100 ans.» En fait, la construction de la grange date de la période où les loyalistes se sont établis dans la région.« Nos ancêtres ont quitté l\u2019Irlande pour venir ici.Ils ont défriché et ont travaillé fort pour faire leur place », a mentionné Patrick Quinlan.Certains matériaux et techniques de construction utilisés pour la grange témoignent du dur labeur de ces pionniers.« On voit à plusieurs endroits de grosses poutres taillées à la hache.La majorité du bois devait venir des environs.Dans les années 1800, il n\u2019y avait pas la machinerie d\u2019aujourd\u2019hui.Presque tout était fait à la main », a relaté M.Quinlan.D e u x s i l o s d e b o i s à t o i t s coniques sont attenants à la grange.Fait inusité, l\u2019un d\u2019eux aurait été acquis ailleurs dans la région pour être implanté aux abords du chemin Miltimore.Selon Patrick Quinlan, le silo en question serait encore plus vieux que la grange.RESTAURATION D\u2019UNE GRANGE PATRIMONIALE À BROMONT «?C\u2019EST UN LEGS À NOTRE FAMILLE, À LA COMMUNAUTÉ?» Brophy et A.Farrell en 1915.À sa mort, en 1940, Mary Dunlavey, son héritière, en prend possession.Elle se marie alors à George Quinlan, qui décède à l\u2019âge de 27 ans.Un de ses enfants, Cecil QUATRIÈME GÉNÉRATION Patrick Quinlan est la quatrième génération de propriétaires de la grange et du lopin de terre avoisinant.Patrick Dunlavey a acheté le terrain et le bâtiment de William 0044624 Certaines restrictions s\u2019appliquent, détails sur place.Le prix de vente est disponible à l\u2019achat à taux d\u2019intérêt régulier offert par l\u2019intermédiaire du concessionnaire seulement.Taxes en sus.Sujet à approbation de crédit.Modèle illustré à titre indicatif.Ne peut être jumelé à aucune autre promo en vigueur.Offre à la location = limite de 16 000km par année, 0,15$ du km excédentaire.Tous les détails sur place.Quantités limitées.Offres sujettes à changement sans préavis.Frais de couleur de 1000$ en sus.OUVERT LE SAMEDI 5000 lbs de capacité de remorquage Attache remorque incluse 7 passagers de luxe Sièges chauffants Toit ouvrant Sièges chauffants rehaussés de cuir | Bluetooth | Détecteur d'angle mort | Démarreur à distance Volant & sièges chauffants V6 bi-turbo de 300 ch.Traction intégrale Navigation Faites v ite! I ls partent rapidement Trois véhicules - Un seul pr ix : 499$ /mois 0$ comptant LIQUIDATION 2020 SHERBROOKE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 ACTUALITÉS 7 RESTAURATION D\u2019UNE GRANGE PATRIMONIALE À BROMONT «?C\u2019EST UN LEGS À NOTRE FAMILLE, À LA COMMUNAUTÉ?» Quinlan, devient ensuite propriétaire en 1955.Son fils, Patrick, reprend le flambeau en 1965, après avoir travaillé à la ferme depuis son enfance.On y élevait alors des vaches, des porcs et on y opérait une sucrerie.À cette époque, la grange était située à Brome.La municipalité de Bromont fut constituée en 1964.Ce n\u2019est toutefois qu\u2019en 1972 que le terrain et les infrastructures du chemin Miltimore y sont intégrés.DÉCLENCHEUR La municipalité de Bromont a récemment lancé un programme de subvention pour la réfection de bâtiments patrimoniaux sur son Préserver l\u2019intégrité de leur grange ancestrale revêt une grande importance pour Patrick et Pauline Quin- lan.\u2014 PHOTO ALAIN DION aussi le type de matériaux utilisé et les méthodes d\u2019assemblage de l\u2019époque », a indiqué Mme Quinlan.Il s\u2019agit en fait d\u2019une première phase de travaux de restauration.Le couple Quinlan envisage de restaurer ensuite les deux silos de bois à toits coniques, dont l\u2019un d\u2019eux serait encore plus vieux que la grange, et le revêtement extérieur de bardeaux.Pauline Quinlan veut par ailleurs installer un panneau d\u2019interprétation historique devant la grange ancestrale, qui fait partie des immeubles Héritage Quin- lan.« Au-delà de la restauration, on veut que les gens connaissent l\u2019histoire du bâtiment.On pourrait même l\u2019intégrer au circuit patrimonial de Bromont, a-t-elle fait valoir.C\u2019est important de connaître notre passé pour aller de l\u2019avant.» territoire.La Ville y a consenti une enveloppe de 150 000 $.Le montant global sera réparti en parts égales sur les trois années.Au total, 104 résidences et bâtisses inventoriées par la firme Patri- Arch sont admissibles.C\u2019est le cas de la grange du chemin Miltimore.La somme accordée concerne « la remise en état, la rénovation et la restauration d\u2019un immeuble patrimonial », et représente 50 % du coût réel des travaux et des frais connexes, jusqu\u2019à concurrence de 10 000 $ maximum.Le projet de Pauline et Patrick Quinlan, dont le budget est estimé à 20 000 $, sera le premier à bénéficier du programme.L\u2019initiative de la Ville fut en quelque sorte le déclencheur du projet du couple Quinlan.« On savait que la grange avait besoin de travaux.On veut la maintenir intacte.Le programme de subvention a été un bon incitatif pour aller de l\u2019avant », a concédé Pauline Quinlan.CACHET ET MÉTHODES Si t o u t s e d é ro u l e c o m m e prévu, les travaux de restauration devraient commencer à la fin octobre et s\u2019échelonner sur quelques semaines.L\u2019architecte Allan Bellavance et la f irme Construction Dave Williams chapeautent le projet.Toute la structure de la devanture de la grange ancestrale sera redressée.La partie gauche, en saillie, sera retirée étant donné son état.Les grandes portes à battants seront reconstruites et possiblement peintes en bleu, en rappel à celle de la laiterie, attenante, datant de 1960.« Restaurer un bâtiment datant des années 1800 demande une grande minutie.On veut préserver non seulement le cachet, mais La grange est entièrement constituée de bois, excepté la toiture de tôle.Même les silos aux toits coniques sont faits de matériaux nobles.\u2014 PHOTO ALAIN DION La devanture de la grange datant de 1880 sera redressée et les portes reconstruites.La partie en saillie à gauche sera retirée.\u2014 PHOTO ALAIN DION 0043595 800, rue Principale, bur.107 \u2022 GRANBY ivoire.ca 450 372-1104 CONSULTATION SANS FRAIS On vous sert comme personne SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 8 ACTUALITÉS Tous blancs, tous beaux, tous minces, trop idéaux, les Québécois dans les médias?Oui, mais.moins.Si les premiers pas ont déjà été faits pour être davantage représentatifs de la population québécoise, force est d\u2019admettre que les médias ont encore beaucoup de chemin à faire.MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Être gros, dans les médias, c\u2019est encore trop souvent négatif, bien que beaucoup de progrès ait été fait au cours des dix dernières années, estime Mickaël Bergeron, journaliste et auteur de l\u2019essai La vie en gros, de même que de Tombée médiatique, à paraître en octobre et dans lequel il aborde justement la question de la diversité dans les médias.« Un virage a été fait, mais on est loin d\u2019être rendus à destination.Les médias ont beaucoup à faire.Ils sont responsables de l\u2019image de la société qu\u2019ils projettent, avance- t-il, ajoutant que l\u2019homogénéité des salles de nouvelles contribue peut- être au problème.Ils doivent représenter fidèlement la population, qui est riche en diversité corporelle et culturelle, et malheureusement, on ne le voit pas encore suffisamment.» Il y a toutefois un réel souci de parler de diversité et de représenter différentes morphologies, juge Simone Lemieux, nutritionniste et chercheuse au Centre NUTRISS-Nutrition, santé et société de l\u2019Université Laval.Mais du travail doit continuer à être fait jusqu\u2019à ce que la diversité n\u2019ait plus besoin d\u2019être remarquée parce qu\u2019elle est normalisée.« Encore aujourd\u2019hui, on ressent le besoin de souligner l\u2019inclusivité parce qu\u2019elle ne fait pas encore partie intégrante des contenus », rappelle-t-elle.En octobre 2009, le Secrétariat à la condition féminine du Québec lançait la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.Celle-ci visait à lutter contre la valorisation de l\u2019extrême minceur dans les médias, la publicité et le milieu de la mode, entre autres, et qui peut nuire à l\u2019estime de soi et entraîner des comportements néfastes, voire des troubles alimentaires.Entre mars et avril 2010, plus de 15 000 personnes signaient la charte à titre individuel et s\u2019engageaient à faire la promotion de la diversité corporelle et des saines habitudes de vie.Un bilan de cette initiative a été présenté en juin 2015.On se félicitait alors d\u2019avoir lancé un débat de société et d\u2019avoir fait des progrès.Parmi ceux-ci, notons que plusieurs magazines féminins ont entrepris un virage célébrant la diversité corporelle et que des créateurs de mode québécois ont choisi de faire appel à des mannequins aux silhouettes variées.Cinq ans plus tard, du chemin continue d\u2019être fait, se réjouit André-Ann Dufour, nutritionniste et chef de projets Équilibre.« Les gens sont plus sensibilisés à la cause, reconnaît-elle, mais il y a encore de la surreprésentation des personnes minces et de la sous-représentation des personnes grosses dans les médias et dans la fiction.» Plusieurs autres campagnes de sensibilisation continuent d\u2019être lancées et soutenues par le Secrétariat à la condition féminine.DES PRÉJUGÉS QUI ONT LA COUENNE DURE Des analyses menées par le Centre Rudd de l\u2019Université du Connecticut ont révélé que les deux tiers des images et des vidéos accompagnant des reportages portant sur l\u2019obésité portaient ombrage à ces personnes en perpétuant des stéréotypes.Une statistique qui grimpe aux trois quarts lorsqu\u2019il est question d\u2019obésité infantile.La plupart des visuels accompagnant les reportages « mettent l\u2019emphase sur le ventre des sujets, qui sont photographiés dans des angles peu flatteurs et en train d\u2019adopter des comportements néfastes pour la santé, comme ingérer de la mal- bouffe ou être inactifs devant la télévision », note-t-on.« Ça vient créer une image unique et négative des personnes grosses qui veut qu\u2019une personne grosse est nécessairement en mauvaise santé ou qu\u2019elle a de mauvaises habitudes de vie, croit M. Bergeron.Si on mettait ces personnes en scène dans plein d\u2019autres contextes qui n\u2019ont pas de lien avec le poids ou la diète, leur situation serait davantage normalisée, comme dans la vie de tous les jours.» Un autre préjugé tenace est qu\u2019en faisant la promotion de la diversité corporelle, on encouragerait les personnes grosses ou en surpoids à ne pas faire d\u2019efforts pour maigrir ou à prendre de meilleures habitudes de vie, avance Simone Lemieux.« Il y a des gens qui pensent qu\u2019en mettant les personnes dans la honte, elles vont maigrir.Mais les études démontrent que plus une personne se sent victime de préjugés, plus elle prend du poids.C\u2019est donc l\u2019inverse qui se produit », nuance-t-elle.CONFINÉS À LA COMÉDIE Même dans les œuvres de fiction à la télévision, les stéréotypes sur le poids pénalisent les personnes qui ne répondent pas aux standards de beauté.Des études démontrent que les personnages plus minces sont plus nombreux et valorisés et que les personnages gros sont moins présents, souvent avec des traits de caractère négatifs.Les personnes en surpoids sont souvent confinées dans des seconds rôles ou bien ils servent de bouffons à des fins de comédie, déplorent les intervenants sondés.« Je pense à Michel Charrette, qui jouait le gros niais dans Les Boys et Radio Enfer, mais qui a enfin pu obtenir, après des années, un rôle dramatique dans District 31, illustre Mickaël Bergeron.Mais pour jouer Roméo ?Personne ne va imaginer une personne grosse.» Un constat encore plus accablant chez les femmes.« Une actrice grosse n\u2019aura jamais de rôle dramatique ou de jeune première, renché- rit-il, à moins que son personnage DIVERSITÉ CORPORELLE ET CULTURELLE DANS LES MÉDIAS POUR ÉLARGIR SES HORIZONS Une variété de silhouettes est tout à fait normale au sein d\u2019une société.\u2014 PHOTO FOURNIE Dans les banques d\u2019images, la plupart des photographies mettant en vedette des personnes grosses les montrent en train d\u2019ingérer de la mal- bouffe, d\u2019être inactives, de se peser ou de mesurer leur tour de taille, ce qui contribue à renforcer des préjugés négatifs à leur endroit.\u2014 PHOTO 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 ACTUALITÉS 9 maigrisse et subit une transformation physique qui lui permet de trouver le bonheur.À condition qu\u2019elle change.» Souvent, pour se défaire de ces étiquettes, les acteurs et actrices perdront eux-mêmes du poids pour s\u2019ouvrir la porte à d\u2019autres rôles.Un exemple récent est le cas de l\u2019actrice australienne Rebel Wilson.Simone Lemieux dresse pour sa part un parallèle avec l\u2019apparition de personnages de la diversité sexuelle dans les fictions, en mentionnant qu\u2019aujourd\u2019hui, leur identité, leur orientation ou leur genre ne constitue plus l\u2019unique prétexte d\u2019exister des personnages.Autrement dit, la diversité sexuelle sert désormais à enrichir les personnages, à leur donner de la profondeur, plutôt qu\u2019à les définir et à ne faire d\u2019eux que des individus unidimensionnels.« C\u2019est devenu intégré, on ne met plus le spotlight sur l\u2019orientation sexuelle du personnage », note la chercheuse, qui souhaite qu\u2019un jour, le poids des personnages ne serve plus d\u2019élément comédique, mais constitue une caractéristique parmi tant d\u2019autres, ou bien qu\u2019on choisisse un acteur plus en chair même si le rôle ne l\u2019exige pas.TOUTES LES FORMES SONT DANS LA NATURE « Comme société, il faut arrêter de penser à notre corps par son apparence, mais plutôt par sa fonctionnalité, allègue Simone Lemieux.On a toujours le réflexe de penser à notre image, mais on oublie de souligner que notre corps nous permet d\u2019accomplir tellement de choses.» « La normale sociale de la minceur est encore trop valorisée », renchérit Mme Dufour.Il faut également s\u2019éduquer collectivement en se rappelant qu\u2019une variété de silhouettes est tout à fait normale, plaide la chargée de projets, qui parle notamment de « diversité naturelle des corps ».« Dans la nature, il y a des gens naturellement minces, plus costauds ou naturellement plus gros, explique-t-elle.Mettre tout le monde dans le même moule, c\u2019est combattre la physionomie naturelle des individus et le poids génétique, que le corps adopte naturellement avec une alimentation et de l\u2019exercice suffisant, sans être excessifs.» Bref, loin des excès, d\u2019un côté comme de l\u2019autre.« Pour pouvoir combattre les préjugés, i l faut commencer par reconnaître qu\u2019on en a », conclut-elle.\u2014 Déjà, à l\u2019âge de 4 ans, certains enfants manifestent de l\u2019insatisfaction face à leur corps ou à une partie de leur corps; \u2014 Le tiers des filles âgées de 9 ans ont déjà tenté de maigrir; \u2014 Plus de la moitié des adolescents sont insatisfaits de leur apparence; \u2014 Plus d\u2019une Québécoise sur 10 âgée de 13 à 30 ans souffre d\u2019un trouble alimentaire; \u2014 De 0,5 % à 4 % des femmes souffriront d\u2019anorexie mentale au cours de leur vie, et de 1 % à 4 % souffriront de boulimie; \u2014 Près de 75% des femmes souhaitent maigrir, et ce, peu importe leur poids; \u2014 Près d\u2019un homme sur cinq est insatisfait de son poids; \u2014 Les garçons et les hommes comptent pour 5 à 10% des cas d\u2019anorexie nerveuse et de 10 à 15% des cas de boulimie.Sources: Équilibre, Secrétariat de la condition féminine du Québec Quelques statistiques sur le poids Question d\u2019offrir aux médias d\u2019information québécois une banque d\u2019images plus représentative, le collectif Équilibre a récemment lancé un appel à tous afin de dénicher des modèles issus de la diversité culturelle et corporelle.Enfants et adultes, peu importe leur âge, la couleur de leur peau, leur morphologie ou un handicap, sont bienvenus à participer à cette initiative, financée par le Secrétariat à la condition féminine.«On veut avoir des outils à proposer aux acteurs du monde de la mode et des médias pour présenter des personnes de toutes les tailles dans un contexte plus positif et qui ne mène pas à davantage de préjugés», indique André-Ann Dufour, chef de projets chez Équilibre.Le fait que les personnes grosses soient plus souvent qu\u2019autrement représentées en train d\u2019ingérer de la malbouffe ou d\u2019être inactives contribue à alimenter une perception négative à leur égard au sein de la population.«C\u2019est justement pour contrer ce phénomène qu\u2019on lance le projet de banque de photos: on veut créer des contenus variés qui proposent des images non stigmatisantes à l\u2019endroit des personnes grosses et qui respectent la diversité naturelle des corps», ajoute-t-elle.Les instigateurs recherchent des adeptes de sports, familles, couples et amis pouvant être photographiés seuls ou ensemble, en autant qu\u2019ils illustrent une réalité différente qui est peu visible dans les médias.L\u2019appel de candidatures s\u2019est terminé ce vendredi.Plus d\u2019une dizaine «d\u2019excellentes» propositions ont été reçues.Les photos seront prises à la fin du mois et en octobre, le tout dans le respect des mesures sanitaires imposées par la pandémie.On espère lancer le projet au printemps, indique Mme Dufour.Le tout sera accompagné d\u2019un second volet, c\u2019est-à-dire une formation en ligne pour sensibiliser à l\u2019importance de promouvoir la diversité corporelle.Cette banque de photos, une première au Québec, s\u2019ajoutera à d\u2019autres sites offrant un contenu similaire.Obésité Canada a entre autres créé une galerie de photos intitulée « En tout poids parfait ! » afin de représenter des individus obèses positivement et sans préjugés.Le Centre Rudd sur les politiques alimentaires et l\u2019obésité de l\u2019Université du Connecticut, par exemple, met gratuitement à la disposition de médias d\u2019information une banque d\u2019images représentant des personnes grosses dans plusieurs contextes qui ne sont pas nécessairement liés à leur poids.MARIE-ÈVE MARTEL UNE BANQUE D\u2019IMAGES DIVERSIFIÉE Le Centre Rudd sur les politiques alimentaires et l\u2019obésité de l\u2019Université du Connecticut propose une banque d\u2019images représentant des personnes grosses dans plusieurs contextes qui ne sont pas nécessairement liés à leur poids.\u2014 PHOTO TIRÉE DE LA BANQUE D\u2019IMAGES DU CENTRE RUDD Mickaël Bergeron est journaliste et auteur de l\u2019essai La vie en gros.\u2014 PHOTO LAURENCE CARON-C., COURTOISIE Simone Lemieux est nutritionniste et chercheuse au Centre NUTRISS-Nu- trition, santé et société de l\u2019Université Laval.\u2014 PHOTO FOURNIE André-Ann Dufour est nutritionniste et chef de projets pour le collectif Équilibre.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 10 ACTUALITÉS Frey Guevara est directeur général de Solidarité ethnique régionale de la Yamaska.\u2014 PHOTOS ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Nos intervenants le reconnaissent ?: la grossophobie, c\u2019est-à-dire l \u2019expression de préjugés à l \u2019endroit de personnes en surpoids, demeure un comportement considéré comme encore tolérable par plusieurs personnes.Cela peut expliquer pourquoi les médias du Québec ont fait plus de chemin pour bien représenter les communautés culturelles que les différentes silhouettes.« O n e s t e n re t a rd , i n d i q u e Simone L emieux , nutr it ion - niste et chercheuse au Centre NUTRISS-Nutrition, santé et société de l\u2019Université Laval.Des chercheurs ont démontré que les préjugés envers les personnes grosses sont encore plus socialement acceptés que les préjugés racistes, qui sont plus dénoncés.Cela est entre autres dû aux normes de beauté et à la présentation de personnes grosses dans les médias.» L\u2019auteur et journaliste Mic- kaël Bergeron abonde en ce sens.« Je pense que c\u2019est parce que ça fait plus longtemps que comme société, on s\u2019emploie à lutter contre le racisme.On est plus avancés du point de vue de la diversité culturelle que de la diversité corporelle dans les médias, mais aussi dans la société, c\u2019est évident, estime-t-il, faisant entre autres référence aux politiques d\u2019embauche contre la discrimination raciale, entre autres.La grossophobie existe depuis longtemps, mais n\u2019est pas encore reconnue au même point.» JAMAIS TROP D\u2019EFFORTS Mais même si la diversité culturelle jouit d\u2019une reconnaissance populaire plus grande, pour Frey Guevara, directeur général de Solidarité ethnique régionale de la Yamaska, elle n\u2019est pas encore CÉLÉBRER LA RICHESSE suffisamment présente dans les médias.Et ja ma is t ro p d\u2019ef fo r t s n e seront faits pour mettre celle-ci de l\u2019avant et la célébrer.« La diversité est partout, il faut donc lui donner la place qui lui revient, dans les médias ou ailleurs, souligne-t-il.On gagne tous à être plus représentatifs et reconnus.» Il remarque néanmoins un effort pour être plus inclusif.« L\u2019autre jour, j\u2019ai entendu une publicité à la radio et la voix que j\u2019entendais avait un accent, se réjouit-il.Ça met de la couleur.» Mais comme p our les p er- sonnes drôles, la carte de l\u2019eth- nicité est parfois utilisée comme un faire-valoir, comme le personnage incarné par l\u2019actrice Sofia Vergara dans la sitcom américaine Modern Family.« Il faut sortir des stéréotypes.L\u2019inclusion, c\u2019est accepter l\u2019autre tel qu\u2019il est, avec ses différences et son bagage culturel », affirme M.Guevara, rappelant que la diversité est à ses yeux une richesse.Un e r i che ss e qui do i t ê tre « célébrée ».« C\u2019est beaucoup plus que la couleur de la peau, c\u2019est la langue, la musique, la cuisine, le mode de vie ; c\u2019est plein plein de choses », réitère-t-il.« En leur faisant une place dans les représentations et dans les médias, on reconnaît que ces gens-là font partie de la société, croit-il.Quand on regarde l\u2019histoire de l\u2019humanité, la planète s\u2019est peuplée et a évolué en raison des grandes migrat ions humaines.La diversité culturelle est à l\u2019origine du monde qu\u2019on connaît aujourd\u2019hui.» Bien qu\u2019il se réjouisse de voir la diversité corporelle et culturelle se tailler une place de plus en plus importante dans les médias, Mic- kaël Bergeron tient à mettre en garde contre l\u2019instrumentalisation des personnes grosses et/ou raci- sées par des organisations qui les mettraient de l\u2019avant uniquement pour se donner bonne conscience.«?Comme dans tout, il peut y avoir de la récupération commerciale, prévient-il.On ne doit pas simplement être plus inclusif pour se donner une image de bon citoyen corporatif ou pour dire \u2018\u2018check, c\u2019est fait\u2019\u2019, rappelle-t-il.Dans ce cas, il y a un danger pour la personne de devenir un token.?» Bien qu\u2019il concède que les publicités de la marque Dove soient de bon goût et ont pu avoir une incidence positive sur l\u2019image corporelle des femmes, l\u2019essayiste rappelle qu\u2019une autre marque de la compagnie mère Unilever, Axe, mise fortement sur le sexisme pour promouvoir sa gamme de produits.«?Il y a une contradiction flagrante des valeurs véhiculées par les deux marques, soulève-t-il.Et pourtant, elles appartiennent à la même compagnie.?» «?On veut que les gens embarquent dans le mouvement parce qu\u2019ils comprennent l\u2019enjeu, pas pour se donner bonne conscience?», souligne André-Ann Dufour.«?Par exemple, si une publication met une personne grosse en couverture pour revendiquer la diversité corporelle alors que dans toutes ses autres éditions, on fait la promotion de régimes minceur ou de vedettes qui nous parlent de leurs trucs pour perdre du poids, il y a une incohérence?», souligne la chercheuse Simone Lemieux.MARIE-ÈVE MARTEL GARE À L\u2019INSTRUMENTALISATION! 0038462 0044129 0045604 TERRE RECHERCHÉE Je cherche une bonne terre pour la chasse pour louer ou acheter.Je suis seul et respectueux et prêt à payer un bon prix si l\u2019endroit est bon.Éric Tél.: 819 237-5839 Plus qu\u2019un conseiller.un ami depuis 25 ans Yves Paquette Courtier immobilier 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pascal.faucher@lavoixdelest.ca PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca Les procès des accusés dans la mort de celle qu\u2019on appelle la fillette de Granby, survenue en avril 2019, auront lieu au palais de justice de Trois-Rivières.Ainsi en a décidé le juge Charles Ouellet, de la Cour supérieure, lors d\u2019une brève audience tenue jeudi au palais de justice de Granby.Le magistrat accueille ainsi une requête des avocats des accusés, soit le père et la belle-mère de la victime, qui demandaient à ce que les procès aient lieu ailleurs que dans la ville du zoo.Me Martin Latour et Me Marylie Côté représentent le père, tandis que Me Michel Marchand est l\u2019avocat de la belle-mère.Les audiences concernant cette requête, ainsi que la requête elle-même, ont fait l\u2019objet d\u2019une ordonnance de non-publication.Le juge Ouellet n\u2019a pas explicité les motifs de sa décision, jeudi, précisant que son jugement, hormis sa conclusion, était toujours visé par un interdit de publication.Les dossiers ont été renvoyés au 2 novembre devant le juge coordonnateur du district judiciaire de Trois-Rivières, Raymond W.Pronovost, pour déterminer la suite des procédures.DÉCEPTION Interrogé à sa sortie de la salle d\u2019audience, Me Claude Robitaille, procureur au dossier du père de la victime et responsable du bureau de la Couronne à Granby, n\u2019a pas caché sa déception.L a C o u r o n n e a v a i t p l a i d é pour le rejet de la requête de la défense, appelée « changement de venue » dans le jargon juridique.« J\u2019accueille la décision du juge avec une certaine déception, a-t- il indiqué.Cela va occasionner certains problèmes de déplacement, entre autres pour les témoins.Mais on va s\u2019ajuster.» Les avocats de la défense ont assisté à l\u2019audience par visioconfé- rence, tout comme l\u2019accusée, toujours détenue.Son conjoint, qui a recouvré sa liberté sous conditions il y a un an, était absent.Ils subiront des procès séparés.Leur identité, tout comme celle de la jeune victime, est aussi couverte par une ordonnance de non-publication afin de ne pas identifier les autres enfants du couple.Jo i n t p a r L a Vo i x d e l \u2019 E s t , Me Michel Marchand n\u2019a pas souhaité commenter la décision du juge « compte tenu de la nature du dossier », a-t-il indiqué.Même réponse du côté de Me Latour et de Me Côté.ACCUSATIONS Au moins six semaines seront réservées pour chaque cause, dont 30 jours pour présenter la preuve de la poursuite.C\u2019est Me Laurence Bélanger et Me Émilie Baril-Côté qui représentent la Couronne dans le dossier de la belle-mère de la victime.Compte tenu de l\u2019encombrement des palais de justice, il y a peu de chances que les procès se tiennent en 2020, a indiqué Me Robitaille.Âgé de 31 ans, le père fait face à des accusations de négligence criminelle, de séquestration et d\u2019abandon d\u2019enfant avec omission de lui avoir fourni les choses nécessaires à la vie, tandis que sa conjointe, âgée de 36 ans, doit répondre de meurtre au deuxième degré, de séquestration et de voies de fait graves.La fillette de sept ans, dont la mort, le 30 avril 2019, avait ému tout le Québec, avait été retrouvée ligotée et bâillonnée.Elle était pourtant suivie par la Direction de la protection de la jeunesse.Québec a ensuite instauré une commission d\u2019enquête sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse et dont le rapport doit être déposé d\u2019ici décembre.«?FILLETTE DE GRANBY?» Les procès déplacés à Trois-Rivières La fillette de sept ans, dont la mort, le 30 avril 2019, avait ému tout le Québec, avait été retrouvée ligotée et bâillonnée.Elle était pourtant suivie par la Direction de la protection de la jeunesse.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0038894 0044283 0044393 INVITATION 285, rue Boivin, Granby \u2022 450 378-4550 Fermé les dimanches et lundis 50% lot de jupes, pantalons, robes, gilets, etc.Chèques-cadeaux disponibles en magasin grANd chOIx de VêTemeNTs chIc eT spOrT chIc Tailles 2 à 22 Importations et créations québécoises Agence immobilière Bernard rousselle Courtier immobilier 450 521-7211 Pour des résultats.BERNARD EST LÀ ! \u2022 Estimation gratuite \u2022 Salle de montre Luc Landry, propriétaire 450 263-4448 152, rue PrinciPale, cowansville 55, rue Bruce, Granby 450 375-6139 www.centrejardinagegranby.com centre de vrac terreaU \u2022PaILLIS PIerreSdÉcOratIveS etdecOnStrUctIOn daLLeSdePatIO GaZOncULtIvÉ cÈdreSPOUrHaIeS surplaceou surlivraison laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 ACTUALITÉS 13 MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca Gabrielle Grisé est un oiseau rare.Cette « ?tr ippeuse de chars?» âgée de 25 ans, adepte de course automobile dans ses temps libres, est propriétaire depuis quelques mois non pas d\u2019un, mais de deux garages à Granby, l\u2019un d\u2019esthétique, l\u2019autre de mécanique.Sa passion et son parcours atypique lui ont d\u2019ai l leurs valu d\u2019être contactée par l\u2019équipe de l\u2019émission Les génies de la vitesse, diffusée sur les ondes de Z Télé.La jeune femme et sa Mercedes C43 AMG aux couleurs de Pneus Granby, modifiée pour en augmenter les performances, seront au cœur d\u2019un des épisodes de la deuxième saison, qui sera diffusé en mai 2021.« Ma vie au complet tourne a u t o u r d e s c h a r s » , l a n c e Gabrielle Grisé.Si elle aime les voitures qui vrombissent, elle est de nature p l u t ô t r é s e r v é e a u p r e m i e r abord.Menue et affichant plusieurs tatouages, l\u2019entrepreneure a d\u2019ailleurs cru pouvoir prendre une autre route lorsqu\u2019elle a entrepris des études collégiales en éducation à l\u2019enfance, mais sa passion pour la mécanique et l\u2019esthétique automobile a pris le dessus après un an.Et elle n\u2019a pas tardé à trouver sa place.« J\u2019ai rencontré un gars qui installait des vitres teintées.Il m\u2019a demandé si j\u2019avais le goût d\u2019essayer.C\u2019est comme ça que ç\u2019a commencé », raconte-t-elle.DEUX GARAGES Gabrielle Grisé a rapidement démarré sa propre entreprise d\u2019esthétique, GrisÉlégance, dans le garage attenant à sa résidence.Sa spécialité : la pose de vitres teintées, de pellicule de protection et, surtout, l\u2019habillage (« wrap ») des véhicules.Sa Mercedes noir et rouge et sa Tesla turquoise font d\u2019ailleurs tourner les têtes lorsqu\u2019elle se déplace à leur volant.La croissance de ses affaires a été rapide.Elle s\u2019est ainsi portée acquéreuse en avril 2019 du garage Pneus Granby, situé rue Robinson, pour y installer son atelier d\u2019esthétique à l\u2019arrière.Détail : elle avait un partenaire d\u2019affaires au moment de la transaction, mais leur association n\u2019a duré que 11 mois, si bien qu\u2019elle est depuis mars dernier l\u2019unique propriétaire de l\u2019endroit.« Ça a continué à grossir et j\u2019ai été obligé de déménager le volet esthétique dans un autre garage », raconte-t-elle en soul i g n a n t q u e s e s c o m m e rc e s jouissent d\u2019une belle notoriété, notamment auprès de la communauté Tesla.«?Ma vie au complet tourne autour des chars.?» \u2014 Gabrielle Grisé L\u2019espace qu\u2019elle a libéré chez Pneus Granby est occupé par un autre atelier d\u2019esthétique, mais celui-ci spécialisé dans le lavage, le cirage et autres.Il est la propriété d\u2019une autre férue des véhicules motorisés, Myriam Prévost-Gagné.« Tout se complète très bien.Mes clients, au niveau de l\u2019esthétique, veulent des mags, des pneus.I ls veulent aussi que leur voiture soit propre tout le temps », dit Gabrielle Grisé.Celle-ci affirme que c\u2019est en multipliant les heures de travail et avec le soutien de son grand-père, en particulier, et des employés de ses garages qu\u2019elle a pu atteindre son objectif.Son conjoint, Sébastien Brassard, agit comme gérant chez Pneus Granby.PERFORMANCES Gabrielle Grisé est consciente d\u2019évoluer dans un milieu qui a longtemps été la chasse gardée des hommes.Mais les préjugés se font moins tenaces, dit-elle.Et certaines femmes apprécient bien de faire affaire avec d\u2019autres représentantes de la gent féminine.Ses temps libres, la jeune femme les passe par ailleurs à courir les différents événements automobiles ou à mesurer les performances de ses bolides sur les pistes de la région.« Cette année avec la COVID, ça a été un peu plus compliqué.La saison a commencé beaucoup plus tard.Mais d\u2019habitude, le vendredi soir, je suis toujours à Sanair.Quand Sanair n\u2019est pas ouvert, on va à Napierville.On trouve l\u2019endroit qui est ouvert et on y va », lance-t-elle.GABRIELLE GRISÉ ENTREPRENEURE ET FILLE DE CHARS Gabrielle Grisé aime mesurer les performances de ses bolides lorsqu\u2019elle en a l\u2019occasion.\u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Gabrielle Grisé, 25 ans, est propriétaire depuis quelques mois non pas d\u2019un, mais de deux garages automobiles à Granby, l\u2019un d\u2019esthétique, l\u2019autre de mécanique.\u2014 PHOTO ALAIN DION Une nouvelle équipe gravite autour de Pneus Granby, dont Myriam Prévost-Gagné, propriétaire de l\u2019atelier d\u2019esthétique Nano, Gabrielle Grisé, propriétaire de Pneus Granby et GrisÉlégance, Sébastien Brassard, gérant, et Johanne Lamou- reux, conseillère en pneus.\u2014 PHOTO ALAIN DION SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 14 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca La municipalité de Bromont entame la dernière ligne droite pour compléter les nombreux projets du parc des Sommets.Le prochain sera le «?caillebotis aux mille marches?», qui serpentera le mont Spruce jusqu\u2019à son pic.Un appel d\u2019offres vient d\u2019être lancé en ce sens.Plusieurs autres initiatives sont au programme au cours des mois à venir.Avec le projet de caillebotis, Bro- mont veut innover tout en préservant des milieux écosensibles dans le massif.« On veut donner une touche originale au projet.On veut que les randonneurs puissent relever un défi.Ce sera pour tous les niveaux, mais il y aura la possibilité de grimper le sommet avec des infrastructures, a fait valoir Annie Cabana, chargée de projet du parc des Sommets et responsable des sentiers municipaux.On aura des cordes à certains endroits et des sections en paliers.» Le sentier en question aura un embranchement avec la piste C-6.D\u2019ailleurs, le sentier culminera au belvédère déjà aménagé au sommet du mont Spruce.« Il y aura des marches à gravir et d\u2019autres belvédères qui permettront d\u2019avoir des points de vue assez extraordinaires.Entre autres sur les monts Bernard, Horizon, le pic du chevreuil.On verra aussi les Adirondacks », a résumé Annie Cabana.Côté échéancier, cette portion du projet suit les prévisions.Les travaux devraient être lancés dès le printemps prochain.Le budget est de 131 000 $.Le ministère du Tourisme a accordé une subvention de 28 000 $ pour le caillebotis, tandis que la Fondation Hydro-Québec pour l\u2019environnement y a consenti 9000 $.La Ville injectera la balance, soit 94 000 $.À VENIR Plusieurs projets du parc des Sommets ont été bouclés et d\u2019autres suivront au cours des mois à venir.La halte équestre a été construite près du mont Horizon.On y accède via la piste Hollywood.Les 10 panneaux d\u2019interprétation ont également été implantés à des endroits stratégiques du vaste site dans le massif du mont Brome.Rappelons que cette initiative a été réalisée de concert avec le Zoo de Granby.La construction d\u2019un refuge et d\u2019un musée à même un bâtiment de type « cabane à sucre » est prévue en 2021.Idem pour le pavillon d\u2019accueil.Ce dernier sera érigé sur un terrain près du chemin des Carrières.Si l\u2019échéancier est respecté, le contrat de construction devrait être octroyé le 5 octobre.Les travaux commenceront au cours du même mois.Le bâtiment devrait être ouvert aux visiteurs d\u2019ici juin 2021.L\u2019intégration de l\u2019art à l\u2019architecture est également en branle.La sélection des artistes a eu lieu cette semaine.L\u2019œuvre retenue sera dévoilée en même temps que l\u2019inauguration du bâtiment.Une navette est également dans les cartons.Sa mise en service est au programme l\u2019an prochain.Un parcours de ski de fond doit aussi voir le jour dans le parc.C\u2019est avec enthousiasme que le maire de Bromont, Louis Villeneuve, voit poindre la ligne d\u2019arrivée.« Je suis très fier de ce qu\u2019on réalise avec le parc des Sommets.Ça fait rayonner Bromont.Ce sont des projets de longue haleine.Tout a commencé en 2012 et on a parcouru beaucoup de chemin, a-t-il indiqué.Et ça s\u2019est fait avec la communauté.On a des subventions et on a pris des engagements, alors on va les réaliser.Au final, on aura une superbe infrastructure.» PARC DES SOMMETS BROMONT EN VOIE DE BOUCLER LA BOUCLE Annie Cabana, chargée de projets du parc des Sommets et responsable des sentiers municipaux \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Un belvédère est déjà construit au sommet du mont Spruce.Le caillebotis y culminera.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE 0043471 0044339 PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Lundi au vendredi 8h00 à 17h00 Samedi 8h00 à 12h00 AQUA \u2022 SANTÉ LISA MAROIS LA référence à Granby! Places limitées ?Info: 514 796-6051 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 ACTUALITÉS 15 NICOLAS BOURCIER nicolas.bourcier@lavoixdelest.ca La santé économique du milieu communautaire a été fragilisée par la pandémie en raison de l\u2019annulation des événements de financement, la réorganisation des opérations et l\u2019augmentation des dépenses reliées aux mesures sanitaires.C\u2019est avec cet enjeu en tête que Centraide Richelieu-Yamaska a lancé sa campagne de financement annuelle mercredi.« La campagne de financement annuelle représente un grand mouvement de solidarité qui est essentiel pour les 60 organismes communautaires partenaires de Centraide Richelieu-Yamaska.Nous misons sur l\u2019entraide et la solidarité de la population afin de créer une grande vague de générosité », a mentionné le président du conseil d\u2019administration de Centraide Riche- lieu-Yamaska, Yves Brouillette, lors du lancement officiel à la Maison des jeunes La Barak, à Granby.Le thème de la campagne de cette année : Imaginez l\u2019impact que nous aurons tous ensemble sur la vie de milliers de personnes vulnérables! « C\u2019est certain que cette année, les besoins sont plus grands », admet la coordonnatrice des communications, Véronique Blais.Plus de deux millions de dollars avaient été amassés l\u2019an dernier auprès des entreprises et des citoyens de la région.Le président d\u2019honneur de la campagne en poste pour une deuxième année consécutive, Benoit Chartier, ne s\u2019est pas donné d\u2019objectif précis cette année en raison de l\u2019incertitude liée à la pandémie.« Pour soutenir nos 60 organismes partenaires, ça prend de la mobilisation et des centaines de personnes qui croient en la même cause.Je peux vous assurer que mon cabinet de campagne et moi-même allons être proactifs tout au long de la campagne afin d\u2019assurer à nos organismes du territoire le soutien auquel ils s\u2019attendent », a-t-il affirmé.CAPSULES VIRTUELLES Faute de pouvoir promouvoir la mission de Centraide sur le terrain, l\u2019équipe de campagne a réalisé six capsules de sensibilisation qui démontrent l\u2019impact du financement dans la communauté.Elles seront dif fusées dans les entreprises de la région et sur les différentes plateformes (médias sociaux et site Internet) de Centraide Richelieu-Yamas- ka.« Un premier pas pour aller chercher plus de visibilité et de nouveaux donateurs », indique la coordonnatrice des communications, qui note que près de la moitié des dons découle de la sensibilisation dans les milieux de travail.La Campagne Centraide 2020 s\u2019étire jusqu\u2019à la fin de l\u2019année et pourrait déborder sur les mois de janvier et février si le besoin se présente, précise Véronique Blais.La 65e campagne de Centraide Richelieu-Yamaska est lancée 0044081 Les véhicules illustrés peuvent être dotés d\u2019équipements offerts en option.Le détaillant peut vendre ou louer à prix moindre.Ces offres, d\u2019une durée limitée, sont en vigueur uniquement chez les détaillants participants.Pour les détails complets, consultez votre détaillant Ford ou téléphonez au centre de relations avec la clientèle Ford au 1 800 565 3673.Pour les commandes à l\u2019usine, un client admissible peut se prévaloir des primes/offres promotionnelles de Ford en vigueur soit aumoment de la commande à l\u2019usine, soit aumoment de la livraison,mais non des deux ou d\u2019une combinaison des deux.Les offres des détaillants ne peuvent être combinées à l\u2019assistance-compétitivité des prix, à la réduction de prix aux gouvernements, aux primes pour la location quotidienne, au programme d\u2019encouragement auxmodi?cations commerciales ou au programme de primes aux parcs commerciaux.* L\u2019offre Prix employés (le « Prix employés ») est en vigueur du 1er août au 30 septembre 2020 (la « période du programme ») et s\u2019applique à l\u2019achat ou à la location de la plupart des Ford 2020 neufs (à l\u2019exception des modèles suivants : [modèles châssis-cabine, fourgon tronqué, Série E à châssis nu, F-150 Raptor, F-550, F-650/F-750, Mustang Shelby® GT 350/350R, Mustang BULLITT, Ford GT]) et du F-150 2021 (à l\u2019exception des F-150 XL àmoteur diesel et F-150 Raptor).Certains véhicules 2019 peuvent être admissibles \u2013 consultez votre détaillant pour les détails.Le Prix employés s\u2019applique au programme « A » habituellement offert aux employés de Ford du Canada, mais exclut le boni négocié avec les TCA.Le véhicule neuf doit être commandé à l\u2019usine ou livré chez votre détaillant Ford participant durant la période du programme.Cette offre peut être combinée à la plupart des autres offres de Ford Canada faites aux consommateurs et qui sont en vigueur aumoment soit de la commande à l\u2019usine, soit de la livraison, mais non des deux.Le Prix employés ne peut être combiné à l\u2019assistance-compétitivité des prix, à la réduction de prix aux gouvernements, au programme de primes pour parcs commerciaux, aux primes pour la location quotidienne, ni aux programmes de ?délité Plans A/X/Z/D/F.^Jusqu\u2019au 30 septembre 2020, obtenez 4 713 $ en rajustements Prix employés Ford totaux à l\u2019achat ou à la location d\u2019un Escape 2020 Titanium neuf àmoteur à essence équipé des ensembles 401A et d\u2019équipements haut niveau Titanium.Les rajustements Prix employés Ford totaux sont une combinaison du rajustement Prix employés de 3 713 $ et de l\u2019allocation-livraison de 1 000 $.Les rajustements de Prix employés ne peuvent être combinés à l\u2019assistance-compétitivité des prix, à la réduction de prix aux gouvernements, au programme de primes pour parcs commerciaux, aux primes pour la location quotidienne, ni aux programmes de ?délité Plans A/X/Z/D/F.Les allocations-livraison ne peuvent être combinées aux incitatifs clients relatifs aux parcs automobiles.CONSTRUIT AVEC FIERTÉ DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR TROUVEZVOTREFORD.CA 4700$^ OBTENEZ JUSQU\u2019À EN RAJUSTEMENTS DE PRIX TOTAUX SUR UN ESCAP E 2020 TITANI UM NEUF équipé d\u2019optio ns sélectionné es.LES PRIX EMPLOYÉS* FORD SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 16 CHRONIQUES La (périlleuse) valse des préposés Ç a a le mérite d\u2019être clair, le gouvernement n\u2019acceptera plus à partir de la fin du mois que des préposés et des infirmières passent d\u2019un CHSLD à un autre pour ne pas faire comme des abeilles et essaimer le virus.Comme c\u2019est arrivé ce printemps.En fait, s\u2019il y a une leçon claire qui a pu être tirée de cette hécatombe dans les résidences pour personnes âgées, c\u2019est qu\u2019il y avait de grosses lacunes en ce qui a trait à la prévention des infections et que des employés infectés ont, sans le savoir, distribué la COVID-19 comme ils distribuent les pilules.D\u2019une chambre à l\u2019autre, d\u2019une résidence à l\u2019autre.Alors le gouvernement, pour ne pas se faire prendre une autre fois, a annoncé le 18 août qu\u2019il allait interdire tout mouvement de personnel entre les établissements, ce qui causera bien des maux de tête aux gestionnaires \u2014 surtout si on doit recourir à des agences \u2014, mais ça, c\u2019est une autre histoire.Et le ministre de la Santé Christian Dubé n\u2019entend pas à rire, ceux qui y contreviendront vont «faire face à des conséquences».On ne veut pas refaire les mêmes erreurs.Pierre* trouve que c\u2019est une excellente idée, mais il voit un angle mort et il l\u2019observe de très près, il a les deux pieds dedans : les soins à domicile.Il s\u2019inquiète du nombre effarant de préposés différents qui passent chez lui pour l\u2019aider à prendre soin de son épouse, il n\u2019a pas assez de ses doigts et de ses orteils pour les compter.Et combien de maisons ont visitées tous ces préposés?Le premier ministre le dit et le répète, le problème est dans les maisons, à cause des rassemblements et des fêtes, mais le virus pourrait aussi bien s\u2019inviter dans les maisons par les soins à domicile, où «le taux de roulement est vraiment très élevé», comme l\u2019a constaté Pierre.Avec le virus qui rôde, un préposé infecté qui entre dans une maison pourrait donc le colporter, pas besoin d\u2019un dessin pour comprendre que plus il visite de maisons, plus il sera difficile de limiter les dégâts.Il y a bien sûr des mesures de protection, des gants et un masque, mais avec quelle constance sont- elles appliquées?Pierre confie qu\u2019il doit souvent leur rappeler les consignes, particulièrement lorsque la personne vient d\u2019une agence.Il remarque aussi que les préposés des agences sont souvent moins efficaces que ceux qui proviennent du CLSC, pour lesquels il n\u2019a que de bons mots.Le problème, ce n\u2019est pas la qualité des soins.Si cette inquiétante valse des préposés se poursuit pour Pierre et pour d\u2019autres advenant une deuxième vague, on jouera avec le feu.Parce que cette fois, contrairement à la première vague, il semble y avoir plus de transmission communautaire.La COVID-19 fait du porte-à-porte.De toute façon, pandémie ou pas, il faudrait tout faire pour limiter le roulement des préposés à domicile, comme en CHSLD, ne serait-ce que pour le bien-être des personnes qui reçoivent les soins.Qui aime être dénudé et débarbouillé chaque jour par une personne différente?La pénurie de personnel n\u2019explique pas tout.Ça fait des années que les gouvernements promettent de s\u2019occuper des soins à domicile, mais force est de constater qu\u2019il ne se passe pas grand-chose.La ministre responsable des Aînés Marguerite Blais l\u2019a répété le 18 août lorsque le gouvernement a dévoilé son plan pour la deuxième vague, elle a dit qu\u2019il allait y avoir «un véritable changement de paradigme dans la façon dont on prend soin de nos aînés».Mais encore.La Coalition avenir Québec avait promis en campagne électorale de faire du maintien à domicile une priorité, François Legault avait promis d\u2019injecter 200 millions de plus que les deux milliards que le Québec y consacre déjà.Ce sont 280 millions qui ont été annoncés, il y a un an presque jour pour jour, ce qui devait permettre de donner des services à 3500 personnes de plus que les quelque 340 000 qui en reçoivent.On est loin du compte, 30 000 personnes sont en attente de soins à domicile, selon ce que dénonçait la CAQ avant d\u2019être élue.Et derrière chaque nom sur la liste d\u2019attente, il y a souvent un proche aidant qui fait beaucoup de sacrifices, qui a besoin d\u2019aide.Il entend le gouvernement dire haut et fort qu\u2019il faut tout faire pour soutenir le maintien à domicile, mais il voit bien qu\u2019il y a encore loin de la coupe aux lèvres.Si on veut vraiment un nouveau «paradigme», il ne faut pas juste faire plus de ce qu\u2019on fait déjà.Le Québec consacre 86 % de son budget de soins de longue durée aux CHSLD, 14 % pour les soins à domicile, on pourrait s\u2019inspirer du Danemark qui met 75 % pour garder les gens à la maison, 25 % pour les héberger.Et limiter le roulement des préposés qui vont de maison en maison, pour qu\u2019ils donnent des soins, pas la COVID-19.* Prénom fictif Pandémie ou pas, il faudrait tout faire pour limiter le roulement des préposés à domicile, comme en CHSLD, ne serait-ce que pour le bien-être des personnes qui reçoivent les soins.\u2014 PHOTO 123RF/KATARZYNA MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com 0044777 0045921 Invocation pour le millenium OH! DIEU! Père! Fils et Esprit Du point de lumière dans votre pensée mon Dieu,que votre lumière afflue dans la pensé des hommes,que votre lumière descende sur la terre.Du point d\u2019amour dans votre cœur de Père,que votre amour afflue dans le cœur des hommes,puisse l\u2019esprit du Christ régner sur terre.Du centre où votre volonté ÉTERNELLE est connue,que le dessein guide le faible vouloir des hommes, le dessein que les Maîtres connaissent et servent.Du centre que nous appelons la race des hommes,que le plan d\u2019amour et de lumière s\u2019épanouisse et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.ABBA! THEOS! YHWH! JEHOVAH! Que Lumière! Amour! et Puissance! Seigneur Dieu Tout-Puissant, restaurent le plan sur la terre.Ainsi en est-il! Par le Christo Spirituel de Jean-David-Adam I Amunel!!! Pour la gloire de Dieu dans la Sainte-Trinité oecuménique (HOSANNA!,ALLELUIA!,MARANATHA!) Je suis J Diam Le I (Roi, Prophète et Juge de la Foi) « Serviteur de l\u2019Esprit-Saint » *Accompagnement physique et spirituel pour les groupes de 12 personnes et plus* Réservation : 450 775-DIEU (3438) ?Vous pouvez sourire 58, rue St-Antoine Sud, GrAnby 450 378-1966 MArion bélAir d.d.Hélène PicArd d.d.\u2022 Première consultation gratuite \u2022 SERVICE D\u2019URGENCE Stabilité, confort et esthétique Fabrication et réparation de prothèses dentaires complètes, partielles et sur implants Marion Bélair d.d. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 ACTUALITÉS 17 KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca Une première expérience dans l\u2019univers militaire alors qu\u2019il était adolescent véritablement donné des ailes à un Farnhamien d\u2019origine qui vient d\u2019être promu lieutenant-colonel et responsable du 12e Régiment blindé du Canada-Milice au sein des Forces armées canadiennes.Plus de 30 ans après ses premiers pas, Stéphane Clouâtre réalise mission après mission avec autant de passion.« J\u2019ai fait que l\u2019armée toute ma vie », résume le lieutenant-colonel, qui est maintenant basé à Trois-Rivières.Enfant, les déménagements étaient fréquents dans sa vie.Lorsque sa famille s\u2019est installée à Farnham, à l\u2019adolescence, il a découvert le corps de cadets.« Cet intérêt est d\u2019abord parti du noyau familial, dit-il.Notre mère voulait nous garder occupés ! Dès l\u2019âge de 13 ans, j\u2019ai rapidement vu la structure dans cette organisation.» Il pouvait aussi compter sur un autre mentor, l\u2019entraîneur- chef des Astérix de l\u2019école Jean- Jacques-Bertrand de Farnham, Ross Lemke.Quelques années plus tard, il s\u2019est joint aux Forces armées canadiennes comme soldat au sein du corps blindé royal canadien.Au fil du temps et des missions auxquelles il a participé, il a gravi les échelons, un à un.C\u2019est d\u2019ailleurs plutôt rare qu\u2019un soldat parvienne à être nommé à la tête d\u2019un régiment.« Je n\u2019avais pas envisagé ça de la sorte », dit-il, en avouant que la force du travail en équipe l\u2019a toujours attiré au sein des Forces armées canadiennes.Au cours de ses 33 années de service, le lieutenant-colonel a été déployé en 1995 et en 2004 en Bosnie.À deux reprises, en 2006 et 2009, il a participé à une mission en Afghanistan.Son dernier déploiement lui a d\u2019ailleurs valu la mention élogieuse du chef d\u2019état-major de la Défense pour son travail de planificateur de l\u2019entraînement de la Force nationale de sécurité afghane pour la province de Kandahar.« Quand on s\u2019entraîne depuis un certain nombre d\u2019années, il y a un certain appétit qui se développe pour les missions.On s\u2019entraîne et boom, on y va, raconte le militaire.Ça a été enrichissant.On apprend à se gérer comme individu, à gérer nos émotions.On rend l\u2019équipe plus forte.Comme officier, c\u2019est une expérience complète.» Ces deux missions réalisées en Bosnie, l\u2019une avant et l\u2019autre après la signature des accords de Dayton, lui ont permis d\u2019être un témoin privilégié du changement qui s\u2019opérait.« J\u2019ai vu une jeunesse qui n\u2019avait pas envie de la guerre.J\u2019ai vu les effets d\u2019une mission de paix, un pays se rebâtir.Quand on est capable de voir le progrès, c\u2019est enrichissant », estime le lieutenant-colonel.Jusqu\u2019à présent dans sa carrière, il a formé près de 700 soldats à l\u2019École de leadership et de recrues des Forces armées canadiennes à la base de Saint- Jean-sur-Richelieu.Âgé de 50 ans, il a cumulé différentes fonctions jusqu\u2019à sa récente promotion de lieutenant-colonel aux commandes du 12e Régiment blindé du Canada-Milice, situé à Trois-Rivières.Plus de 150 soldats travaillent sous ses ordres.« Le mandat premier est de générer des troupes.Il faut être capables d\u2019appuyer les forces de la régulière qui ont des missions un peu partout dans le monde.Et il faut appuyer la population locale, explique-t-il.Il faut être capables de soutenir la population.J\u2019ai un devoir dans ma communauté de rapidement réagir aux besoins.» Son unité, par exemple, est intervenue en renfort dans les CHSLD au début de la pandémie.DE CADET À LIEUTENANT-COLONEL Le lieutenant-colonel Stéphane Clouâtre, un ex-Farnhamien, cumule 33 ans d\u2019expérience au sein des Forces armées canadiennes.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LE CAPORAL NICOLAS ST-AMOUR 0043483 0043520 0043531 19 Principale, Granby \u2022 450 991-0600 www.literieplusdesign.com DRAPS EN SOLDE.HÂTEZ-VOUS! POUR TOUS VOS PROJETS ?Cuisines ?Vanités ?Meubles sur mesure ?Comptoirs de tous genres ?Projets commerciaux ?Restauration d\u2019armoires ?Etc.CUISINES MARIO LAPLANTE 11, rue Quintal, St-Liboire I 450 223-4165 www.cuisinemariolaplante.com Mario Laplante Créateur de cuisine depuis plus de 30 ans ToUjoURS PRéSENT PoUR VoUS SERVIR Auvents Toiles Expert 450 375-4386 sans frais: 1 888 235-8729 752-1, rue Cowie, Granby auventstoilesexpert.ca www.auventstoilesexpert.ca Notre devise: bien vous servir ! \u2022 Confection \u2022 Réparation \u2022 Entretien \u2022 STRUCTURE EN ALUMINIUM \u2022 TOILE SANS LAÇAGE \u2022 Industriel \u2022 Commercial \u2022 Résidentiel SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 18 ACTUALITÉS PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca La pandémie a forcé les Québécois à innover à plusieurs égards.Mais il ne faut pas s\u2019arrêter là, estime l\u2019aile jeunesse de la Coalition avenir Québec (CAQ).« Il y a un avant et un après la pandémie, indique le président de la Commission de la relève de la CAQ, Keven Brasseur.Il faut repenser nos façons de faire.» « Repenser le Québec » est justement le thème du prochain congrès des jeunes caquistes qui se tient de façon virtuelle ce week-end.Exit les votes, donc, mais place à un « chantier de réflexion » sur six thèmes définis : principalement l\u2019agriculture et le numérique, mais aussi l\u2019économie verte, la culture, le tourisme et la qualité de vie des aînés.« C\u2019est sûr qu\u2019avec un congrès n u m é r i q u e, o n a l e f a c t e u r h u m a i n e n m o i n s , o n n e peut rencontrer les nouveaux membres, dit M.Brasseur, futur comptable de 24 ans et originaire d\u2019Acton Vale.Mais ça demeure un débat d\u2019idées.» INVITÉS Dans sa nouvelle formule, le congrès de la Commission de la relève accueille davantage de conférenciers et de panélistes.Et pas les moindres : André Lamon- tagne, ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation et député de Johnson, et Jean Boulet, titulaire du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, participeront chacun à une conférence.Le premier ministre François Legault prononcera également un discours dimanche soir, tout comme Keven Brasseur.Améliorer l\u2019autosuffisance alimentaire du Québec, relancer l\u2019économie verte, populariser davantag e le contenu ar t is- tique québécois, revaloriser le tourisme dans notre province et améliorer l\u2019hébergement et les soins à domicile des personnes âgées font partie des changements que les jeunes caquistes veulent apporter.Environ 1000 membres de la Commission de la relève, réservée aux jeunes de 16 à 30 ans, sont attendus pour participer aux échanges.Mais le congrès e s t o u v e r t à t o u s à t i t re d e spectateurs.« M ê m e n o s a d v e r s a i r e s peuvent y assister !, dit le président de la Commission de la relève.C\u2019est une opportunité pour nous d\u2019avoir plus de visibilité et on veut le plus grand nombre possible de gens pour réfléchir à ces perspectives-là.» LES JEUNES CAQUISTES VEULENT REPENSER LE QUÉBEC «?Il y a un avant et un après la pandémie et il faut repenser nos façons de faire?», dit le président de la Commission de la relève de la CAQ, Keven Brasseur.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA COMMISSION DE LA RELÈVE SUR LE WEB SUIVEZ-NOUS SUR lavoixdelest.ca @lavoixdelest facebook.com/ lavoixdelest 0044548 0044838 JARDIN OASIS DES MÉMOIRES Cimetière écologique pour cendres Un havre de paix, un lieu de recueillement unique, afin de célébrer la vie en harmonie avec la nature.Une création du COMPLEXE FUNERAIRE GIRARDOT &MENARD.Professionnels en rituels funéraires d\u2019exception, depuis maintenant 109 ans.470, rue Dufferin, Granby I GirarDot-menarD.com I 450 372-4498 66, rue Court,bureau 214,Granby 4 5 0 9 9 1 - 4 1 1 7 www.CliniquePodiatriqueGranby.ca Merci de nous faire confiance depuis 10 ans! Maintenant 2 podiatres pour le bien-être de vos pieds.Le podiatre : le professionnel de confiance pour la santé des pieds Membres de l\u2019Ordre des podiatres du Québec Dre Geneviève Payette, podiatre Dre Stéphanie Blum, podiatre Couvert par la majorité des régimes d\u2019assurance privés.Aucune référence médicale nécessaire. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 19 Solide avec le sucré d\u2019ici.0044007 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 20 ACTUALITÉS La célébration du légume piquant devait avoir lieu la fin de semaine du 26 et 27 septembre au terrain des loisirs de Saint-Paul-d\u2019Abbotsford, où l\u2019événement, qui met en vedette plusieurs producteurs de sauces piquantes et de produits du terroir, avait déménagé ses pénates l\u2019an dernier après deux éditions couronnées de succès à Ange-Gardien.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca La pandémie de COVID-19 aura eu raison de la quatrième mouture du Festival du piment fort, prévue à Saint-Paul-d\u2019Ab- botsford les 26 et 27 septembre prochains.C\u2019est avec « grand regret et tristesse » que l\u2019événement a dû être annulé à un peu plus d\u2019une s e m a i n e d e s a t e n u e, a f a i t savoir l\u2019un des organisateurs, Alex Fortin, sur la page Facebook de l\u2019événement.La recrudescence de la contagion de la maladie et le resserrement des mesures sanitaires du gouvernement ont forcé les inst igateurs de l \u2019é vénement à r e v o i r l e u r s p l a n s e t à l e reporter à une date ultérieure inconnue.« Pour le bien-être de nos festivaliers ainsi que nos bénévoles, et non de gaieté de cœur, nous sommes dans l\u2019obligation de nous dire à la prochaine », a indiqué M.Fortin.Celui-ci s\u2019engage à tenir le festival en toute sécurité aussitôt que cela sera possible.L a c é l é b r a t i o n d u l é g u m e piquant devait avoir lieu la fin de semaine du 26 et du 27 septembre au terrain des loisirs de Saint-Paul-d\u2019Abbotsford, où l\u2019événement, qui met en vedette plusieurs producteurs de sauces piquantes et de produits du terroir, avait déménagé ses pénates l\u2019an dernier après avoir été couronné de succès à Ange-Gar- dien durant deux ans.Plus d\u2019une cinquantaine d\u2019exposants étaient attendus.Le Festival du Piment fort éteint par la COVID-19 «?Pour le bien-être de nos festivaliers ainsi que nos bénévoles, et non de gaieté de cœur, nous sommes dans l\u2019obligation de nous dire à la prochaine.?» \u2014 Alex Fortin, organisateur 0044389 0045623 0045976 Le potager gauvin 391, rang Séraphine, Ange-Gardien \u2022 450 293-6215 C\u2019EST LE TEMPS DES TOMATES! CUEILLEZ-LES VOUS MÊME! Nous avons un veste choix de légumes pour vos marinades et vos conserves marché fermier Fruiterie relais-68 st-alphonse Ouvert à l\u2019autOcue illette Jardin de fleurs ouverttous les joursde 9 hà 18 h jusqu\u2019au 31 octobre 2355 Principale (route 112) st-Paul d\u2019abbotsford, 450 379-9744 Fraises d\u2019automne Bleuets, cerises de terre, concombres murs, citrouilles et plus Courges 10$ 10$ /boîte à partir de Maïs frais du jour Oignons /10 lb 2 7$ pour 4$ pour 2 5$ Piments verts Tomates de conserve /boîte Verger andré Côté, et plusieurs autres variétés Spécial Paulared et lobo 10$ /boîte 1535, Route 139, Roxton Pond | 450 777-0903 Venez cueillir vos pommes vous-mêmes ! \u2022 20 variétés de pommes \u2022 Confitures \u2022 Tartes \u2022 Jus \u2022 Citrouilles \u2022 Poires et prunes en kiosque laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 21 0044147 CONSULTEZ FR.NISSAN.CA/OFFERS POUR PLUS DE DÉTAILS | L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC KICKS 2020 VALEUR AU DÉTAIL DE VALEUR AU DÉTAIL DE 23 663 21 343 /SEMAINE /SEMAINE C\u2019EST COMME PAYER C\u2019EST COMME PAYER 60$?52$?LOUEZ LE QASHQAI S 2020 À BOÎTE MANUELLE POUR 259 $?/MOIS, PENDANT 64 MOIS.LOUEZ LE KICKS S 2020 POUR 225 $?/MOIS, PENDANT 64 MOIS.+ OBTENEZ UN ENSEMBLE D\u2019HIVER sans frais supplémentaires\u2021.(Quantités limitées) AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL MC 0% Financement LIQUIDATION TOTALE L\u2019é v é n emen t Du 1er au 30 septembre $ QASHQAI 2020 sur m sélect à partir de MURANO 2020 VALEUR AU DÉTAIL DE $ 34 943$ /2 SEMAINES C\u2019EST COMME PAYER 189$?LOUEZ LE MURANO S 2020 POUR 410 $?/MOIS, PENDANT 48 MOIS.6000$\u2020 ± Obtenez jusqu\u2019à de rabais à l\u2019achat au comptant sur d'autres modèles sélectionnés.(Montant annoncé applicable au Murano Édition limitée).AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL odèles ionnés.OU Offres en vigueur du 1 au 30 septembre 2020.± Financement à partir de 0 % offert sur approbation de crédit par l\u2019entremise de NCF sur le Qashqai S à boîte manuelle / Murano S / KICKS S 2020 et autres modèles sélectionnés.Le terme varie selon le modèle.Exemple de financement : Murano S 2020 à traction avant, basé sur un prix de vente de 34 943 $, financé à 0 % pendant 60 mois, équivaut à 60 versements mensuels de 574 $, 0 $ en comptant initial ou un échange équivalent.Frais de crédit : 0 $, obligation totale : 34 443 $.L\u2019offre inclut un rabais spécial au financement du concessionnaire de 500 $ déduit du prix de vente négocié avant les taxes.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.\u2020 Le rabais de 2 000 $ / 6 000 $ / 750 $ sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui achètent au comptant un modèle Qashqai SL Platine / Murano Édition limitée / KICKS SV et SR 2020 neuf et non immatriculé auparavant chez un concessionnaire Nissan participant au Canada entre le 1 et le 30 septembre 2020.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat ou autre valeur, ne peut être appliquée à des transactions antérieures et ne peut être combinée aux offres de location ni de financement, à aucune autre offre.Des conditions s\u2019appliquent.?Les offres de location par l\u2019entremise de NCF sont basées sur une allocation de 20 000 km / an (allocation totale de 106 667 km / 80 000 km pour un terme de 64 / 48mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $ / km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.Les offres de location sur le Murano et le KICKS incluent un rabais spécial à la location du concessionnaire de 500 $ (déduit du prix de vente négocié avant les taxes).?Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquement mentionnés à titre informatif.\u2021 Le forfait « Ensemble d\u2019hiver » est offert à l'achat au détail / la location / au financement de tout modèle KICKS 2020 neuf et non-enregistré auparavant qui est enregistré et livré entre le 1 et le 30 septembre 2020 chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada.L\u2019offre s\u2019applique uniquement aux pneus et tapis de sol toutes saisons admissibles.Les jantes, l\u2019installation et l\u2019équilibrage ne sont pas inclus et seront en sus.La valeur maximale pour les pneus d\u2019hiver / les tapis de sol toutes saisons sont de 1 096 $ / 94,96 $ (excluant les frais et les taxes).L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant.Quantités limitées disponibles.La taille et la marque des pneus peuvent varier.Les concessionnaires sont libres de fixer leurs propres prix.La sélection de pneus ou de tapis de sol toutes saisons d'une valeur supérieure obligera le client à payer la différence.Le client qui choisit des pneus ou des tapis de sol toutes saisons d'une valeur inférieure ne sera pas crédité la différence.L\u2019offre ne peut être appliquée à des transactions antérieurs.Des conditions s'appliquent.Consultez votre concessionnaire pour plus de détails.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finances; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020. SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 22 La Société Alzheimer de Granby et région, espace de magie Le 21 septembre est la Journée mondiale de la maladie d\u2019Alzheimer.Pour souligner cette journée, voici le témoignage d\u2019une animatrice du service de répit- stimulation à la Société Alzheimer de Granby et région sur son vécu auprès de personnes ayant une atteinte cognitive de type Alzheimer.« Lorsque je rentre au travail, il n\u2019est pas rare que j\u2019entende rire ou chanter.Je dis que je vais travailler car je reçois une rémunération contre mes services, mais il serait plus vrai de dire que je vais m\u2019amuser.Parfois, même si j\u2019y vais un peu maussade, quelques instants après une magie opère et me ramène dans le plaisir et le bonheur.Cette magie, c\u2019est être en contact avec des personnes atteintes de la maladie d\u2019Alzheimer.Partager leurs quotidiens m\u2019amène beaucoup de légèreté.J\u2019oublie les tracas de mon quotidien et je prends le temps de vivre.Je ne dis pas que vivre quotidiennement avec une personne atteinte d\u2019Alzheimer ne comporte pas des défis.Nos proches aidants font un travail colossal et il serait terriblement faux et injuste de dire que ce n\u2019est que du plaisir.Peu à peu, ils voient leurs proches se transformer, devenir quelqu\u2019un d\u2019autre, perdre leurs aptitudes, leurs capacités.Ils vivent continuellement de nouveaux défis.Les rôles dans le couple changent.Madame qui conduisait à peine doit se charger de tous les déplacements.Elle doit voir à l\u2019hygiène de monsieur.Pour d\u2019autres, ce sont des défis différents.Monsieur qui travaillait à l\u2019extérieur toute sa vie doit apprendre à cuisiner, s\u2019occuper des tâches domestiques, prendre soin de son épouse.Pour certains, c\u2019est facile de s\u2019adapter aux nouvelles réalités de leurs vies et ils trouvent une force en eux, une résilience pour faire face à la situation.Certains défis sont plus difficiles à surmonter.Ils peuvent les rendre impatients, irritables et finissent par les épuiser, les vider de toutes leurs énergies.Ils finissent par voir leur proche comme étant une tâche, car oui, ils assument de plus en plus de responsabilités alors que la personne atteinte perd de plus en plus ses capacités.En tant qu\u2019animatrice du service de répit-stimulation, j\u2019ai un regard tout autre.Notre contact avec les personnes atteintes d\u2019Alzheimer est bre, ce qui nous permet d\u2019avoir une paire de lunettes roses, d\u2019avoir une approche orientée vers le plaisir, vers un état de bien-être.Lorsque nous sommes étrangers à une situation si difficile, il est beaucoup plus facile de voir les capacités résiduelles de la personne.Je peux voir qu\u2019elle chante encore, qu\u2019elle tape du pied, qu\u2019elle se souvient encore du temps des Fêtes où toute la famille se réunissait alors qu\u2019elle n\u2019avait qu\u2019une dizaine d\u2019années.Contrairement aux proches aidant, je ne vis pas ce deuil blanc, celui de la personne qu\u2019il ou elle avait été.Je ne suis pas surprise non plus s\u2019il ne peut plus assumer une responsabilité qu\u2019il faisait autrefois.Même s\u2019il ne se souvient pas de mon nom, je vis très bien avec ça.Alors que pour un proche aidant, le moment où la personne atteinte ne se rappelle plus de qui elle est, alors qu\u2019ils sont mariés depuis au moins 50 ans, peut être vraiment difficile à vivre.Vivre auprès d\u2019eux m\u2019a amené de nouvelles qualités.Certaines personnes atteintes d\u2019Alzheimer se voient perdre leur capacité peu à peu et vivre alors beaucoup d\u2019anxiété vis-à-vis de leurs pertes, leur avenir.Savoir écouter, écouter vraiment avec tout mon cœur, a été essentiel.Pour d\u2019autres, ils ne voient pas du tout leur perte et s\u2019imaginent en santé, répétant sans cesse les mêmes histoires, créant ainsi des situations si cocasses.Un homme me parlait d\u2019un fantôme qu\u2019il voyait régulièrement, il me disait qu\u2019il pouvait lui faire faire tout ce qu\u2019il voulait.Nous avons rencontré son fantôme devant le miroir, c\u2019était son reflet qu\u2019il ne reconnaissait plus.Ce que j\u2019ai appris le plus à côtoyer ces superbes personnes, c\u2019est que malgré toutes les pertes cognitives, il reste toujours quelque chose : la mémoire du cœur.Et si on interagit avec eux, avec bienveillance et amour, on réussit encore à créer une connexion entre nous.Je considère que j\u2019ai le plus beau rôle, celui de créer cette espace de magie, de connexion cœur à cœur sans imposer quoi que ce soit.Et lorsqu\u2019on trouve cet espace en nous, de bien-être, de plaisir, de bonheur, on voit un effet miroir chez la personne atteinte d\u2019Alzheimer et son visage s\u2019illumine.» Lysane Brunet, animatrice du service de répit-stimulation à la Société Alzheimer Granby et région « «LA VOIX DES LECTEURS  Directeur général CHRISTIAN MALO Rédactrice en chef ISABELLE GABORIAULT opinions \u2014 PHOTO 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 23 OPINIONS VALÉRIE GAUDREAU Rédactrice en chef du Soleil «Ç a n\u2019arrive pas qu\u2019aux autres.» L\u2019expression est usée.Un cliché.Mais elle est vraie.J\u2019ai eu la COVID-19.Et pourtant, en tant que rédactrice en chef du Soleil, impossible de plaider le manque d\u2019information.Depuis mars, à pleines pages, on vous parle de symptômes, de dépistage, de courbes, de taux d\u2019infection, de port du masque et, heureusement, de guérison.Je porte le masque, respecte la distanciation physique, mon boulot au Soleil se fait à 100 % en télétravail depuis mars.J\u2019ai 43 ans, pas de maladies pulmonaires ni d\u2019enfant à la garderie.Pas fait de folies, pas de partys ni de voyages.Pas de karaoké au bar.Et pourtant.Ce dimanche 6 septembre, téléphone de la santé publique : résultat positif.Deux jours plus tôt, j\u2019étais allée me faire tester à la clinique de Fleur de Lys.Outre de la fièvre, des frissons et une grande fatigue, le déclencheur pour aller me faire tester a été de me réveiller le vendredi 4 septembre sans goût ni odorat.Sans congestion nasale ni mal de gorge, le sentiment est encore plus étrange.Et impossible à ignorer.Quand on dit rien, c\u2019est rien.Les détergents ne sentent rien, le nez dans le sac de café frais ou au-dessus d\u2019une banane trop mûre?Nope! Un quartier d\u2019orange?Goûte rien.Direction test, donc.Pas beaucoup de monde à la clinique en ce vendredi 7h40.Formulaire, bidule dans le nez et hop, isolement complet en attendant le résultat.Quand le verdict est tombé, j\u2019ai eu l\u2019impression d\u2019être projetée dans l\u2019actualité.De faire partie des statistiques.Ce dimanche-là, on comptait 30 nouveaux cas dans la région de Québec.«Ils parlent de toi à RDI», m\u2019a texté un ami toujours bon pour dédramatiser.Et, oui, l\u2019adage qui vient en tête entre deux siestes semi-fiévreuses.«Ça n\u2019arrive pas qu\u2019aux autres.» DOUBLE FRONT Histoire d\u2019être doublement au cœur de l\u2019actualité, ma mère et une tante habitent Place Alexandra.Ce fameux dimanche 6 septembre, la résidence de Beauport, qui avait réussi à éviter la contamination au printemps, était touchée en plein fouet et comptait alors 5 cas qui allaient devenir 27 puis plus d\u2019une quarantaine les jours suivants.Repas aux chambres, fermeture aux visites, escouade du CIUSSS et désinfection complète.Heureusement, ma mère et ma tante ont obtenu un résultat négatif.Mais il reste l\u2019inquiétude.Mutuelle.Maman s\u2019inquiète pour moi et je m\u2019inquiète pour ma ma n .B e l l e ga lère.Merc i COVID! Je ne peux pas m\u2019enlever de l\u2019esprit que j\u2019ai attrapé le coro- navirus lors d\u2019une visite là-bas, cinq jours avant l\u2019apparition des symptômes.Sinon, où?Le suivi serré au bout du fil avec une infirmière de la santé publique pour étudier mes déplacements dans les jours avant l\u2019apparition des symptômes n\u2019a pas permis de cibler un endroit.En même temps, là est la réalité de la transmission communautaire que nous vivons.Ça peut être un peu partout, par quelqu\u2019un d\u2019asymptomatique, par exemple.Cette terrasse avec des amis la semaine avant?Le souper chez un collègue?Ça fait 10 jours, ça se peut pas! Faudra quand même l\u2019aviser.La petite épicerie de quartier ou la boulangerie cinq jours avant les symptômes?L\u2019autobus, le taxi?Peu importe, le résultat est le même : positif.Plusieurs, amis, collègues, membre de ma famille, ont dit que j\u2019étais «la première personne proche qu\u2019ils connaissaient à avoir la COVID».Moi aussi je suis la seule que je connais.Même si au moment d\u2019écrire ces lignes, environ 66 000 personnes ont contracté la COVID-19 au Québec, et près d\u2019un million de personnes dans le monde en sont mortes.Alors que la deuxième vague annonce plus que des vaguelettes, on risque d\u2019en connaître de plus en plus.Et fini cette idée que ce ne sont que des personnes âgées.Tout le monde peut l\u2019attraper.CHANCE, TENNIS ET TAYLOR SWIFT Bien sûr, je m\u2019estime chanceuse, car mon cas s\u2019est avéré au final léger.Une dizaine de jours de congé, repos complet et tout est entré dans l\u2019ordre.Sauf ces foutus goût et odorat toujours pas revenus depuis deux semaines.Mais bon, on est bien loin des personnes qui ont été hospitalisées, de celles qui ont perdu un proche.Reste que cette bibitte n\u2019a rien de sympathique.Et surtout, elle est plus «qu\u2019une bonne grippe», n\u2019en déplaise aux détracteurs.Fièvre, toux qui part pour revenir de façon inquiétante après quatre jours.Et, surtout, cette fatigue, intense, qui m\u2019a fait dormir plus en 10 jours qu\u2019en 10 ans, moi l\u2019oiseau de nuit débordante d\u2019énergie.Elle est toff, la COVID.Des journées à tousser semi-som- nolente sur le divan à regarder Denis Shapovalov et Naomi Osaka au US Open de tennis ou Kyle Lowry et ses Raptors.À écouter en boucle le magnifique album Folklore de Taylor Swift.Merci à vous, compagnons d\u2019isolement de la sportive de salon mélomane mise K.O.par la COVID.Des journées aussi à se répéter «ça n\u2019arrive pas qu\u2019aux autres».Soyez prudents.Ce n\u2019est pas une blague, cette maladie.Elle fait peur, elle isole.Et elle vous vole le plaisir sublime du café du matin.TÉMOIGNAGE COVID-19, STRESS ET LE GOÛT PERDU DU CAFÉ Quand on parle de la perte de goût et d\u2019odorat causée par la COVID-19 : «Les détergents ne sentent rien, le nez dans le sac de café frais ou au-dessus d\u2019une banane trop mûre?Nope! Un quartier d\u2019orange?Goûte rien», confie la rédactrice en chef du Soleil, Valérie Gaudreau.\u2014 PHOTO 123RF, PIXELLIEBE 450 994-3795 \u2022 \u2022180 St-Antoine Nord, Granby SERVICE BILINGUE DES COURTIERS À VOTRE ÉCOUTE Trouvez l\u2019acheteur vous-même et on s\u2019occupede tout pour2%.Jason Béliveau Courtier immobilier 450 525-2977 Renaud Béliveau Courtier immobilier 450 777-6743 Christelle Nadeau Adjointe administrative 0042207 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 24 ACTUALITÉS UN HOMME ARMÉ D\u2019UN MARTEAU SÈME L\u2019ÉMOI À GRANBY Un Granbyen en crise a déclenché une importante et délicate opération policière jeudi matin dans la rue Simonds Sud.L\u2019individu de 27 ans était armé d\u2019un marteau et a foncé sur les agents lorsque ceux-ci sont intervenus à la demande de ses proches.Un endiguement a été créé dans l\u2019espoir de le convaincre de se rendre sans résistance.Les policiers étaient notamment équipés de boucliers et d\u2019armes à impulsion électrique.Près de deux heures après le début de l\u2019intervention, l\u2019homme a de nouveau foncé sur les policiers en donnant des coups de marteau sur une voiture de patrouille.Les agents l\u2019ont finalement maîtrisé à l\u2019aide d\u2019un pistolet à impulsion électrique.L\u2019homme en crise, auprès de qui les policiers intervenaient pour la deuxième fois en un mois, a été pris en charge par les ambulanciers.Il a été transporté à l\u2019hôpital de Granby pour obtenir des soins.On ignore si des accusations criminelles seront déposées contre lui.UNE CHICANE DÉGÉNÈRE DANS UNE STATION-SERVICE Une chicane entre deux connaissances s\u2019est soldée par une arrestation jeudi après-midi, dans le stationnement d\u2019une station-service de Gran- by.Dans une vidéo grandement partagée sur les médias sociaux, on y voit un homme blessé aux mains et une femme en état d\u2019ébriété, en crise.Des citoyens ont secouru l\u2019homme tandis que d\u2019autres tentaient de calmer la dame jusqu\u2019à l\u2019arrivée des policiers.La femme a été arrêtée pour avoir troublé la paix et ivresse sur la voie publique.Elle a été placée en détention le temps qu\u2019elle retrouve ses esprits.Quant à l\u2019homme, il n\u2019a pas porté plainte.UN GRANBYEN PORTÉ DISPARU RETROUVÉ SANS VIE Le bureau du coroner devra faire la lumière sur les causes et les circonstances entourant la mort du Granbyen Samuel Berthiaume.L\u2019homme âgé de 27 ans n\u2019avait pas été vu depuis quelques jours et ses proches ignoraient où il se trouvait.Sa voiture a d\u2019abord été retrouvée dans un secteur boisé de Portneuf, dans la région de Québec, à plus de 200 kilomètres de chez lui.Des policiers de la Sûreté du Québec ont effectué des recherches en compagnie de bénévoles, d\u2019un maître-chien et à l\u2019aide de véhicules tout-terrain.Le Granbyen a été découvert inanimé le lendemain de la découverte de sa voiture.Le service de police a transféré l\u2019enquête au coroner.MEURTRE DE JACQUES CHOQUETTE: UN PREMIER PROCÈS CET AUTOMNE Un premier procès s\u2019ouvrira cet automne à la suite du meurtre du Granbyen Jacques Choquette.Stéphane Blanchard, 38 ans, subira son procès dès le 2 novembre au palais de justice de Granby.Cinq semaines ont été réservées.Rappelons qu\u2019il est accusé du meurtre prémédité de l\u2019entrepreneur de 51 ans et père de deux enfants.La victime a disparu à l\u2019automne 2016 et sa voiture a été retrouvée incendiée le lendemain à Saint-Valérien-de-Milton.Ses ossements ont été découverts trois ans plus tard à Stukely-Sud.Il aurait été assassiné à Eastman, en Estrie.Daniel Giroux et Mathieu Valade Williams sont également accusés de son meurtre et de complot pour meurtre.INCENDIE D\u2019UNE ROULOTTE: UN CAMPEUR INCOMMODÉ PAR LA FUMÉE Un campeur a dû être hospitalisé à la suite d\u2019un incendie qui a détruit la roulotte dans laquelle il dormait, dans la nuit de mardi à mercredi à Roxton Pond.Celui-ci a évacué sa roulotte en empruntant la fenêtre de sa chambre.Il a inhalé de la fumée, ce qui a nécessité son hospitalisation.L\u2019intervention des pompiers a été de courte durée pour maîtriser le brasier.Celui-ci se serait déclaré dans la section occupée par le salon.La roulotte est une perte totale.Le bâtiment n\u2019était pas équipé d\u2019un avertisseur de fumée fonctionnel.La pile avait été retirée deux semaines plus tôt à la suite d\u2019une défectuosité.LA VOIX DE L\u2019EST LA SEMAINE EN FAITS DIVERS La Voix de l\u2019Est propose un résumé des principaux faits divers survenus dans la région au cours de la dernière semaine Un Granbyen en crise a déclenché une importante et délicate opération policière jeudi matin dans la rue Simonds Sud.\u2014 PHOTO ALAIN DION 0042039 0044343 0044206 lesconstructionsodyssees.com Suivez-nous sur Pour une visite sur rendez-vous, appelez au 450 776-2676 R.B.Q.: 8224-6174-30 Bâtisseur de votre avenir! 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Si c\u2019est nécessaire (d\u2019intervenir), faisons-le», a-t-il commenté.La mairesse de Montréal, Valérie Plante, estime également qu\u2019«on est loin de l\u2019État policier».Si on veut garder les commerces et restaurants ouverts, il est «correct» selon elle d\u2019augmenter la présence des forces de l\u2019ordre afin de veiller au respect des règles.«Il y a une chose qui est évidente, plus la soirée avance (.) c\u2019est la nature humaine d\u2019oublier, parce qu\u2019en plus, on a eu une année difficile.» À la chasse aux réfractaires Yves-François Blanchet positif à la COVID-19 Le chef du Bloc québécois, Yves- François Blanchet, a reçu un résultat de test positif à la COVID-19.Un communiqué de presse diffusé vendredi indique qu\u2019il restera en isolement dans sa résidence de Shawinigan jusqu\u2019au 26 septembre, «conformément aux instructions de la Santé publique du Québec».M.Blanchet, tout comme sa conjointe, Nancy Déziel, «se portent bien», a fait savoir dans un courriel l\u2019attachée de presse du chef bloquiste.Une quarantaine de bloquistes, dont 30 députés, se sont mis en isolement préventif lundi lorsqu\u2019ils ont su qu\u2019un employé présent à leur réunion de caucus le 8 septembre à Saint-Hyacinthe avait reçu un test positif.Mardi, M.Blanchet faisait savoir que sa conjointe avait elle aussi reçu la même mauvaise nouvelle.Tous les autres résultats de tests reçus jusqu\u2019à maintenant par les élus et leurs employés ont été négatifs.Le parti promet de rendre public «rapidement» tout résultat positif.LA PRESSE CANADIENNE EN BREF Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La région de l\u2019Estrie demeure au palier de pré- alerte jaune alors que 114 nouveaux cas de COVID-19 ont été confirmés au cours de la dernière semaine, dont 66 à Sherbrooke.La semaine a aussi été marquée par le décès de trois résidents du CHSLD de Lambton qui ont succombé aux complications de la COVID-19.Le bilan de l\u2019éclosion dans le petit CHSLD de Lambton continue de s\u2019alourdir jour après jour, alors que 15 employés ont été testés positifs depuis le début de l\u2019éclosion, tout comme 19 des 29 résidents contaminés par la COVID-19.« Je rappelle que si le nombre de cas augmente, ce n\u2019est pas parce que nous n\u2019avons pas pris de mesures pour limiter la contamination au CHSLD mais à cause du délai d\u2019incubation du coronavirus, qui peut aller jusqu\u2019à 14 jours avant l\u2019apparition de symptômes », explique le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique en Estrie.L e s p a t i e n t s p o s i t i f s à l a COVID-19 au CHSLD de Lamb- ton ont été transférés au Centre de confinement communautaire de Sherbrooke, situé au couvent des Petites sœurs de la Sainte- Famille.Rebondissement jeudi : une éclosion a été signalée au Centre de confinement, alors que « moins de cinq employés » ont été testés positifs à la COVID-19.« Il est important de rappeler que tous les employés, qu\u2019ils œuvrent en zone chaude, tiède ou froide, ont accès à tous les équipements de protection individuels nécessaires pour assurer une prestation sécuritaire de soins.Une équipe en prévention et contrôle des infections s\u2019est rendue sur place jeudi afin d\u2019analyser la situation et faire des recommandations si nécessaire.Un dépistage massif s\u2019organise d\u2019emblée dans ce genre de situation », a indiqué la porte-parole du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS Geneviève Lemay.Par ailleurs, il y aura bientôt une semaine que les lits d\u2019hospitalisation réservés aux patients atteints de la COVID-19 à l\u2019Hôtel-Dieu sont complètement vides.Pendant ce temps, le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS poursuit ses efforts de dépistage en faisant toujours davantage de tests.Durant la semaine qui s\u2019achève, le CIUSSS a effectué 9857 tests de COVID-19, un record absolu puisque les semaines précédentes étaient les plus élevées avec 7537, 6140 et 4552 tests effectués par semaine.Dans ce contexte, les centres de dépistage désignés de Sher- b r o o k e e t B r o m o n t o n t é t é débordés pendant presque toute la semaine.SOIRÉES DANS DES BARS Quelques bars de la région ont fait couler de l\u2019encre cette semaine, alors que les clients présents à la Microdistillerie de Sherbrooke présents dans l\u2019établissement le 4 septembre ont été invités à se faire dépister.Vendredi, on comptait 14 clients positifs.Même chose pour le bar Le chat noir, dont les clients présents le 6 septembre sont aussi priés de se rendre au 500, rue Murray, pour un test de dépistage.Au total, « moins de cinq personnes » ayant passé la soirée à cet endroit ont jusqu\u2019ici été confir mé es p osit ives au coronavirus.Vendredi finalement, Le Refuge des brasseurs a choisi de fermer ses portes temporairement après avoir appr is qu\u2019un de ses employés avait subi un test positif.« L\u2019employé en question a travaillé le lundi 14 et le mardi 15 septembre.Toutefois, suite à une discussion avec la Santé publique, étant donné que l\u2019employé portait le masque, la clientèle ne serait pas à risque », a indiqué l\u2019organisation sur sa page Facebook.La situation dans le quartier d\u2019Ascot s\u2019est pour sa part stabilisée, alors que seule une poignée de nouveaux cas ont été ajoutés au bilan.Vendredi, on comptait 111 résidents du secteur infectés par la COVID-19.ÉCOLES TOUCHÉES Trois semaines après la rent r é e d e s c l a s s e s , a u m o i n s s i x c a s d e C O V I D - 1 9 o n t é t é re c e n s é s j u s q u \u2019 i c i d a n s d e s é c o l e s d e G ra n by , d o nt q u a t re à l \u2019é c o l e s e c o n d a i re Joseph-Hermas-Leclerc.Le centre de services scolaire du Val-des-Cerfs en a informé les parents concernés mardi après-midi.«À l\u2019heure actuelle, i l n \u2019y a pas de fermeture de classe ou d\u2019école prévue.L\u2019école continue d\u2019appliquer toutes les mesures nécessaires pour éviter une propagation », indique le directeur général Eric Racine.L\u2019é c o l e p r i m a i r e S a i n t e - Famille a aussi déclaré un cas de COVID-19, tout comme l\u2019école s e c o n da ire p r ivé e d u Verbe Divin, deux établissements également situés à Granby.Quelques personnes ayant eu un contact étroit avec des cas confirmés ont reçu la directive de ne pas se présenter à l\u2019école pendant une certaine période.Une personne ayant fréquenté l\u2019école secondaire Robert-Oui- met, à Acton Vale, a également été infectée, a-t-on appris mardi.\u2014Avec La Voix de l\u2019Est BILAN DE LA SEMAINE COVID-19 Un dépistage massif et un CHSLD durement affecté SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 26 0046111 SOUS LA TENTE GRANDE VENTE LA BAISSE DE TAUX MAJEURE SUR 2021 sur modèles 2020 sélectionnés EN BONI +2000$ MOIS 84 JUSQU\u2019À 0% FINANCEMENT À PARTIR DE KIA MOTORS /SEM +500$ DE RABAIS AUX PREMIE RS RÉPONDANTS sur modèles 2 020 sélectionnés MOIS 84 JUSQU\u2019À 0% FINANCEMENT À PARTIR DE MITSUBISHI sur modèles sélectionnés DE RABAIS 12 500$ OUTLANDER PHEV 2020 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 27 0046112 NOS 2020 LIQUIDE TOUS ON NISSAN: Nissan Kicks S 2020 / Sentra S 2020 / Rogue S 2020 édition spécial / Qashqai S 2019 = location 64 / 64 / 60 / 64 mois à 52$ / 49$ / 72$ / 60$ par mois avec 0$ / 0$ / 0$ / 0$ en comptant initial exigé, limite de 20 000km/an, 0,12$ du km excédentaire.Modèles illustrés à titre indicatif seulement.Sujet à approbation du crédit.Détails sur place.Taxes en sus.Micra: prix de vente de 9 995$, en ?nancement à l\u2019achat à 6,99% pendant 96 mois = paiements de 29$/sem, 0$ comptant.Obligation totale de 12 055$, frais d\u2019intérêts de 2060$.MAZDA: CX-5 GX 2020 / CX-3 GX 2020 / Mazda 3 GX 2020 / CX-30 GX 2020 / CX-9 GS 2020 = location 60 / 60 / 60 / 60 / 60 mois à 85$ / 64$ / 65$ / 75$ /108$ par semaine avec 1 935$ / 2245$ / 1885$ / 2265$ / 2120$, limite de 20 000km/an, 0.12$ du km 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document de travail.Alors, il faut porter le masque dans les lieux publics intérieurs, maintenir le deux mètres de distance, tousser dans votre coude, jeter vos mouchoirs dans la poubelle et vous laver les mains souvent.Le recours aux bulles sociales et au télétravail reste prescrit.Le VERT, JAUNE, ORANGE OU ROUGE?PETIT GUIDE DES ALERTES 0046004 0046203 LA VILLE DE GRANBY RECRUTE : joignez-vous à une équipe dynamique dans le domaine municipal.Nous sommes à la recherche de : Technicienne ou technicien - Contrôle qualité des eaux Service de la planification et de la gestion du territoire Division traitement des eaux - Usine d\u2019épuration Poste temporaire - Temps plein Concours 20046 Journalières ou journaliers temporaires Service des travaux publics - Division Voirie Postes temporaires - Temps plein Concours 20014 Veuillez consulter le site web granby.ca pour obtenir plus de renseignements quant aux exigences de ces postes, et au processus de mise en candidature.La Ville de Granby applique un programme d\u2019accès à l\u2019égalité et invite les femmes, les minorités visibles et ethniques, les Autochtones et les personnes handicapées à présenter leur candidature.Pour ces dernières, certaines mesures d\u2019adaptation peuvent également être offertes pour le processus de préseélection et de sélection, si elles le désirent.URBANISME NOUVEL HORAIRE AVEC OU SANS RENDEZ-VOUS La prise de rendez-vous est toujours disponible au granby.ca Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30* * Jusqu'au 25 septembre seulement, les bureaux sont ouverts les mardis et les mercredis jusqu'à 18 h.Notre équipe sera heureuse de vous accueillir pour une rencontre avec ou sans rendez-vous au 87 rue Principale.granby.ca laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 ACTUALITÉS 29 gouvernement se garde la possibilité d\u2019adopter des mesures spécifiques à certaines activités ou certains milieux qui présentent un risque plus élevé.EN CHIFFRES \u203a Moins de 2 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes \u203a Moins de 2 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes JAUNE PALIER 2 PRÉALERTE Le virus se transmet dans la communauté : les écoles, les milieux de travail, les résidences pour aînés, les bars, les restaurants, etc.Les mesures sanitaires de base sont renforcées et les autorités surveillent davantage.Les policiers, notamment, font des visites dans les commerces et dans des lieux achalandés pour s\u2019assurer du port du masque ou du respect de la distanciation sociale.Ils peuvent donner des contraventions.EN CHIFFRES \u203a De 2 à 6 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes \u203a De 2 à 4 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes ORANGE PALIER 3 ALERTE MODÉRÉE La pandémie prend de l\u2019ampleur et les hospitalisations s\u2019accentuent.Certains secteurs d\u2019activité et milieux où le risque de transmission est jugé plus élevé font l\u2019objet de restrictions, d\u2019interdictions ou de fermetures de façon sélective.Les déplacements interrégionaux deviennent non- recommandés.Les bars, brasseries, tavernes, casinos et salles intérieures des restaurants ferment.Les sports avec contacts «inévitables ou fréquents» (ex : sports de combat, football, basketball, etc.) , les compétitions sportives et les matchs et certains loisirs actifs à l\u2019intérieur (ex : gyms, spas) sont interdits.Le couvre- visage doit être porté en tout temps dans les salles de spectacle et les marchés extérieurs, notamment.EN CHIFFRES \u203a De 6 à 10 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes \u203a De 4 à 8 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes ROUGE PALIER 4 ALERTE MAXIMALE On se rapproche du confinement, même si le gouvernement veut éviter autant que possible un «confinement généralisé» comme au printemps.Des activités non essentielles pour lesquelles le risque ne peut pas être contrôlé suffisamment peuvent être stoppées.Les rassemblements privés ne sont permis que pour les gens de la même adresse.Les rassemblements organisés sont limités selon le type d\u2019activité.Seuls les déplacements interrégionaux essentiels sont permis.Les restaurants ferment, sauf pour la livraison et les repas à emporter.Les commerces de soins personnels et esthétiques ferment aussi.Les services professionnels et de santé en cabinet privé peuvent rester ouverts, mais seulement pour des services jugés «urgents» ou «semi-urgents».Les sports avec contacts rares et les loisirs actifs à l\u2019intérieur sont interdits.Les lieux récréotouristiques intérieurs et les croisières ferment, de même que les hébergements touristiques, sauf pour exception.EN CHIFFRES \u203a Plus de 10 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes \u203a Plus de 8 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0045899 PLUSIEURS POSTES DISPONIBLES DANS VOTRE RÉGION.Postulez en magasin dès maintenant ou sur emplois.iga.net.LUCIE LAJOIE, gérante de rayon IGA extra, Cap-de-la-Madeleine Vive la job On remplit notre inventaire de gérants de rayon dispos à temps plein SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 30 CARRIÈRES MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Quand il a su qu\u2019il était atteint du trouble du spectre de l\u2019autisme (TSA), Gabryel Bouchard a voulu tout savoir sur ce mystérieux trouble du développement.Du haut de ses 10 ans, il a donc commencé à lire tout ce qu\u2019il pouvait trouver sur ce trouble neurodéveloppe- mental qui se présente sous de multiples formes.« Au début, j\u2019étais un peu sous le choc quand on m\u2019a dit que j\u2019étais autiste.Je me sentais incompris par mon entourage et à l\u2019école.J\u2019étais tout le temps en épuisement.Ça m\u2019a aidé quand j\u2019ai compris ce que c\u2019est, l\u2019autisme », raconte celui qui, à 13 ans maintenant, a une grande facilité à s\u2019exprimer.Inspiré, le jeune garçon a par la suite pris la plume.Il a donné naissance à une sorte d\u2019aide- mémoire pour ses parents et ses enseignants.« En gros, il a écrit : \u2018\u2018voici qui je suis, et voici ce qui me fait du bien\u2019\u2019 », se souvient sa mère avec fierté.Par exemple, Gabryel est hypersensible aux sons et à la douleur.Cette grande hypersensibilité sensorielle l\u2019amène dans un état d\u2019épuisement presque constant.Pour l\u2019aider à se ménager, on lui offre à l\u2019école des pauses sensorielles dans une pièce où il se trouve seul, au calme.On le laisse sortir de la classe cinq minutes avant que la cloche sonne afin qu\u2019il puisse se déplacer dans l\u2019école sans être bousculé dans les corridors.« Ce sont des adaptations plutôt simples, qui ne coûtent rien, mais il faut les connaître et il faut vouloir les mettre en place », mentionne Karine Bouchard, qui habite à Dudswell.Les proches de Gabryel ont apprécié le document.Tellement qu\u2019un jour, Gabryel a eu une idée  : et si on publiait un livre pour parler de l\u2019autisme?Et si on rendait disponible gratuitement une fiche que les enfants autistes pourraient remplir pour le remettre à leurs proches, à leurs enseignants?Mme Bouchard a alors contacté les Éditions de Mortagne, qui se sont tout de suite montrées intéressées par l\u2019idée d\u2019un livre pour expliquer l\u2019autisme aux enfants.Et c\u2019est ainsi que, deux ans plus tard, vient de paraître le livre L\u2019autisme raconté aux enfants, coécrit par Karine Bouchard et son fils Gabryel.Il faut savoir que le besoin est là.GABRYEL PARLE DE L\u2019AUTISME AUX ENFANTS 0044614 0045999 0046160 0046267 Prérequis \u2022 Permis de conduire classe 1 ou 2 obligatoire \u2022 Expérience sur un autobus scolaire : un atout considérable \u2022 Aucun dossier criminel \u2022 Bon dossier de conduite \u2022 Facilité avec la clientèle scolaire (patience, rigueur) \u2022 Courtoisie, belle personnalité \u2022 Bilinguisme fonctionnel (français/anglais) Salaire \u2022 Selon la charte de la compagnie Horaire et lieu \u2022 Selon circuit effectué, environ 25 heures/semaine \u2022 Port d\u2019attache Granby Début de l\u2019emploi immédiat LES TRANSPORTS SCOLAIRES VIENS INC.RECHERCHE UN(E) CONDUCTEUR(TRICE) D\u2019AUTOBUS SCOLAIRE (RÉGULIER) et recherche conducteur(trice) de relève, secteur Cowansville TéLéPHONE : 450 293-4052 TéLéCOPIEuR : 450 293-2673 COuRRIEL : diane.trepanier@groupelviens.ca Veuillez faire parvenir votre CV à : Madame Diane Trépanier 590, rue Yamaska Ouest Farnham QC J2N 1H2 La Ville de Saint-Césaire est à la recherche de candidats pour le poste suivant pour son SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS Journalier classe 1 (temporaire \u2013 remplacement de congé) Date limite pour postuler : 25 septembre 2020 à midi.Nous invitons les personnes intéressées à consulter le site internet de la Ville de Saint-Césaire : http://www.villesaintcesaire.com/ sous la rubrique Offres d\u2019emploi pour tous les détails.La Coopérative du journal La Tribune, est à la croisée des chemins et doit faire évoluer rapidement son modèle d\u2019affaires.Elle doit se doter de nouveaux réflexes afin de poursuivre sa mission de bien informer la population estrienne.Bénéficiant du soutien de ses employés copropriétaires de l\u2019entreprise, des institutions locales et régionales, ainsi que l\u2019apport financier important du milieu, dans un environnement d\u2019informations en ligne et de la place significative des GAFAM, la Coopérative désire s\u2019adjoindre d\u2019un directeur général Votre défi Sous la supervision du conseil d\u2019administration, vous aurez à mettre en place un changement organisationnel harmonieux dans le cadre du virage requis pour la continuité et le succès de La Tribune.Plus précisément, vous aurez à : \u2022 Planifier, organiser, diriger et contrôler l\u2019ensemble des activités de l\u2019organisation et rendre compte aux autorités décisionnelles; \u2022 Voir à la préparation et à la présentation de l\u2019information pertinente sur les services, les ressources internes et externes, le marché, la concurrence, les menaces, les opportunités pour animer la réflexion stratégique et planification opérationnelle avec les instances décisionnelles; \u2022 Développer les plans d\u2019action et allouer les ressources pour tendre vers les orientations et atteindre les objectifs du plan stratégique et de la planification annuelle; \u2022 Réaliser les stratégies de développement qui lui sont attribuées selon le plan; \u2022 Participer aux rencontres du groupe de direction et du conseil d\u2019administration de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante et s\u2019assurer que les orientations, décisions et travaux s\u2019arriment avec les orientations et la planification stratégique de l\u2019organisation.Votre profil \u2022 Formation universitaire dans un domaine connexe au poste ou combinaison de scolarité et d\u2019expérience pertinente; \u2022 Dix années d\u2019expérience à un poste de direction; \u2022 Connaissance de l\u2019industrie des communications et de l\u2019information, et compréhension des enjeux et des défis du virage numérique; \u2022 Vous avez une solide expérience en changement et en développement organisationnel.Visionnaire et innovateur, vous avez les compétences pour faire évoluer l\u2019organisation.\u2022 Votre leadership vous permet d\u2019établir des liens forts de partenariat véritable avec ses employés et de les motiver en amenant l\u2019organisation à s\u2019adapter dans un secteur en pleine mutation.\u2022 Vous savez être à l\u2019écoute des communautés locales et développer des liens et des projets pour celles-ci.Vous avez une facilité pour entretenir des liens et pour représenter l\u2019organisation auprès de la communauté et des autorités officielles afin de conclure des partenariats d\u2019affaires.Pour une description plus complète, consultez rcrh.ca Si ce défi vous intéresse, faites parvenir votre curriculum vitae, dès que possible, à : Madame Huguette R.Boulanger, associée-conseil, directrice des Services de consultation Raymond Chabot Ressources Humaines inc.Courriel : rcrhsherbrooke@rcgt.com Nous respectons le principe de l\u2019équité en matière d\u2019emploi.NOTAIRES ROBITAILLE ADJOINTE JURIDIQUE L\u2019étude des notaires Robitaille de Bromont est à la recherche d\u2019une adjointe juridique.Nous recherchons une personne autonome avec une facilité d\u2019apprentissage qui souhaite se joindre à une équipe offrant des services professionnels de haut niveau à sa clientèle.Nous souhaitons nous adjoindre une personne minutieuse qui a le sens de l\u2019organisation.Vous assisterez les notaires dans leur pratique notariale et effectuerez, entre autres, les tâches suivantes : - Coordonner les rendez-vous et faire le suivi de l\u2019agenda; - Gérer les dossiers et rassembler les informations pertinentes; - Effectuer par internet de la recherche juridique dans différentes banques de données informatiques (Registre foncier, RDPRM, Cidreq, Straté- gis, municipalités, commissions scolaires, etc); - Rédiger divers documents juridiques, procédures, contrats ou autres; - Respecter les échéanciers; - Effectuer toutes autres tâches connexes.Les exigences : - Posséder une expérience le domaine du notariat; - Excellente maîtrise du français et del\u2019anglais; - Connaissance du logiciel Para-Maître; - Faire preuve de discrétion, de professionnalisme et avoir le sens des responsabilités.Nous offrons une flexibilité d\u2019horaire même si le poste à combler est à plein temps.Seules les candidatures retenues pour une entrevue seront contactées.Nous vous invitons à faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 30 septembre 2020 à Me Charles Antoine Robitaille par courriel à l\u2019adresse suivante : carobitaille@notarius.net Inscrivez-vous rapidement! Haute-Yamaska 450 777-3771 poste 203 Brome-Missisquoi 450 263-0122 semogranby.ca Avec la participation financière de vers un retour en emploi! - Bilan de vos expériences de travail - Développement de compétences (informatique, anglais, service clientèle.) - Formations d\u2019appoint et de perfectionnement - Stratégies de recherche d\u2019emploi - Ciblage d\u2019employeurs potentiels - $Possibilité d\u2019allocation de participation$ 50ans et plus ! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 CARRIÈRES 31 En effet, environ 17 000 enfants et adolescents avaient un diagnostic de TSA en 2014-2015, et le nombre de diagnostics a probablement bondi depuis cinq ans.UN CONTE POUR ENFANTS Dans la première partie du livre, on retrouve un conte, une histoire illustrée qui raconte l\u2019autisme par le biais de deux personnages, Gabryel et Nyko- las, son petit frère qui est aussi atteint d\u2019autisme.Une histoire touchante, réel le, qui vise à expliquer les différences vécues par les personnes autistes et à quel point ces particularités peuvent varier d\u2019une personne à l\u2019autre.« Les symptômes varient.Le meilleur exemple de cette différence est mon hypersensibilité et ton hyposensibilité », explique par exemple dans une page joliment illustrée le personnage de Gabryel à celui de Nykolas.« Hypo-quoi?Gabryel, tu me fais peur avec tes longs mots compliqués », répond le plus petit.« Je suis aussi hypersensible aux bruits et aux odeurs.Toi, au contraire, tu es hyposensible.La douleur, le froid, le chaud, les odeurs et le bruit ne t\u2019affectent pas du tout.Ça peut même être dangereux, dans certaines situations », explique le grand frère du livre.« L e c o n t e s \u2019a d r e s s e a u x e n f a n t s, m a i s d a n s l e f o n d , i l s\u2019a d re s s e à t o u s c e u x q u i s e d e m a n d e n t c e q u e c \u2019e s t , l \u2019aut isme » , expl ique Kar ine Bouchard.C\u2019était d\u2019ail leurs le souhait de Gabryel quand il s\u2019est lancé dans l\u2019aventure de l\u2019écriture, côte à côte avec sa mère.« Je trouve que tous les enfants devraient savoir ce que c\u2019est, l\u2019autisme.Nous sommes dans une société qui veut comprendre l\u2019autisme, je trouve », indique le garçon de 13 ans.«?Au début, j\u2019étais un peu sous le choc quand on m\u2019a dit que j\u2019étais autiste.Je me sentais incompris par mon entourage et à l\u2019école.J\u2019étais tout le temps en épuisement.Ça m\u2019a aidé quand j\u2019ai compris ce que c\u2019est, l\u2019autisme.?» \u2014 Gabryel Bouchard La s e conde par t ie du l ivre est plus théorique et s\u2019adresse davantage aux parents d\u2019enfants autistes et aux différents intervenants.Mais cette partie, aussi illustrée, demeure très accessible à toutes les personnes c u r i e u s e s.« To u t l e m o n d e aurait avantage à lire ce livre pour mieux comprendre la différence », insiste Mme Bouchard.Il est possible de commander le livre dédicacé directe- m e n t p a r l a p a g e Fa c e b o o k « Autisme raconté aux enfants » : https ://www.facebook.com/ Autisme-racont%C3%A9-aux- e n f a n t s - 6 3 6 6 7 7 6 4 3 6 4 3 4 1 7 .Tous les profits de la vente du livre seront consacrés à payer les études de Gabryel dans une école secondaire privée.Gabryel et sa mère Karine Bouchard ont coécrit L\u2019autisme raconté aux enfants, un livre publié dans le but de démystifier ce trouble du développement qui touche des milliers de jeunes Québécois.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE Vous avez des infos?Écrivez-nous à redaction@lavoixdelest.ca Vous avez des infos?Écrivez-nous à redaction@lavoixdelest.ca 0046171 Les Coopératives d\u2019information La Tribune, La Voix de l\u2019Est, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil sont membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Médias solidement implantés dans leur collectivité respective, ils diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux des communautés qu\u2019ils desservent.Nos contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec.Aux côtés de vos collègues, vous jouerez un rôle de premier plan dans cette aventure.Directeur \u2014 expérience client Vous avez envie de propulser l\u2019expérience client de plusieurs milliers de lecteurs au Québec à un autre niveau?Vous êtes un gestionnaire hors pair, rassembleur et expérimenté en matière de service à la clientèle?Vous souhaitez être responsable de l\u2019élaboration et de la mise à jour de stratégies de gestion du service à la clientèle?Si les réponses sont oui, nous avons une occasion de carrière pour vous ! La Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) est actuellement à la recherche d\u2019un Directeur de l\u2019expérience client qui aura pour mission de nous aider à renforcer l\u2019expérience de nos clients dans nos organisations, et ce, à tous les niveaux.L\u2019expérience client est cruciale dans notre projet d\u2019affaires et vous serez un acteur clé dans l\u2019atteinte de nos objectifs.Dans ce rôle, vous devrez faire preuve d\u2019un leadership rassembleur, d\u2019une capacité de communication très élevée et d\u2019une détermination à faire de nos médias des leaders du service client.Voici le mandat que nous vous proposons : \u2022 Revoir et modifier, au besoin, les pratiques et les outils qui permettent d\u2019offrir un service hors pair ; \u2022 S\u2019assurer que les solutions technologiques sont fiables et répondent aux besoins des clients ; \u2022 Émettre des recommandations quant aux solutions technologiques ; \u2022 Travailler avec les différentes entités du groupe pour trouver des solutions adaptées à leur marché ; \u2022 Déterminer les indicateurs de performance permettant de mesurer notre progression et prendre les mesures appropriées ; \u2022 En compagnie des chefs d\u2019équipe, mobiliser les équipes de première ligne, assurer leur formation continue et faire en sorte que la chaine de communications permette de les informer de façon complète et rapide ; \u2022 Documenter les processus et procédures et s\u2019assurer de leur respect ; \u2022 Réaliser et partager les rapports d\u2019activités avec les directions des organisations ; \u2022 Gérer de façon optimale les ressources humaines, financières et matérielles sous votre responsabilité ; \u2022 Participer à différents chantiers de travail qui ont un impact sur l\u2019expérience client.Voici les compétences et les qualifications requises pour le poste de directeur de l\u2019expérience client : \u2022 Un diplôme universitaire dans un domaine pertinent OU une expérience équivalente ; \u2022 Administration, management, gestion des opérations ou autre formation pertinente \u2022 Un minimum de sept (7) années d\u2019expérience en direction ou supervision d\u2019équipe ; \u2022 Une excellente maitrise des approches en service client et des indicateurs de performance (KPI) ; \u2022 Une bonne connaissance et expérience dans les services numériques (cybercommerce, médias numériques, etc.) ; \u2022 Une expérience en gestion des outils CRM; \u2022 Une maitrise des logiciels de la suite Office, plus particulièrement des chiffriers Excel ; \u2022 D\u2019excellentes habiletés de communication et de rédaction en français à l\u2019oral et à l\u2019écrit ; \u2022 Une bonne connaissance de l\u2019anglais à l\u2019oral et à l\u2019écrit.En plus de ces compétences, nous considérons les points suivants comme des atouts : \u2022 Une expérience dans le secteur des médias ; \u2022 Une connaissance de base en finances/comptabilité ; \u2022 Une expérience de travail dans un centre d\u2019appels.Nous vous offrons : \u2022 Un emploi à temps plein, en semaine ; \u2022 Une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels ; \u2022 Une flexibilité quant au lieu de travail (l\u2019équipe est située majoritairement à Trois-Rivières) Faites parvenir votre candidature au plus tard le 2 octobre 2020, 16 h à Linda Tardif \u2014 ltardif@cn2i.ca.L\u2019emploi du masculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous souscrivons à l\u2019équité en matière d\u2019emploi.À propos de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) CN2i est le seul groupe de presse coopératif au Québec.Il regroupe les coopératives de solidarité qui publient Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil, La Tribune et La Voix de l\u2019Est. SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 32 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Une approche adaptée aux différentes régions pour limiter la propagation du virus Plus que jamais, nous devons respecter les mesures sanitaires pour limiter la propagation du virus.Il est essentiel que chacun d\u2019entre nous demeure vigilant et adopte les bons comportements.Puisque la transmission du virus ne se fait pas partout de la même façon, un nouvel outil a été mis en place afin de vous permettre de mieux connaître l\u2019évolution de la situation dans chacune des régions du Québec.Ce système d\u2019alerte à quatre paliers facilitera également pour la population le suivi des interventions du gouvernement.Il est nécessaire de contenir la progression du virus partout au Québec.C\u2019est ainsi que nous réussirons à maintenir une certaine normalité dans les prochains mois.Chaque région peut faire une grosse différence pour limiter la propagation du virus.Continuons de bien nous protéger.Système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle Le système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle précise pour chacune des régions sociosanitaires les mesures additionnelles à déployer pour ralentir la transmission du virus.Celles-ci dépendent du palier d\u2019alerte atteint et visent à limiter les conséquences sanitaires, sociales et économiques de la COVID-19, à protéger les personnes les plus vulnérables et à éviter de surcharger le système de soins.Les paliers d\u2019alerte sont établis selon les recommandations des autorités de santé publique, qui font une analyse régulière de la situation en tenant compte de la situation épidémiologique, du contrôle de la transmission et de la capacité du système de soins.Selon les tendances observées, les paliers seront révisés chaque semaine par les autorités de la santé publique.N\u2019oubliez-pas, chaque personne doit adopter des comportements permettant de limiter la transmission du virus.Faisons-le pour que nos enfants puissent continuer d\u2019aller à l\u2019école, pour protéger nos aînés, pour assurer la sécurité de nos travailleurs de la santé et pour relancer notre économie.En tout temps, respectez les mesures de base : Gardez vos distances Portez un couvre-visage Toussez dans votre coude Lavez vos mains Adaptez vos pratiques de salutations QUATRE PALIERS D\u2019ALERTE ET D\u2019INTERVENTION PALIER 4 Alerte maximale PALIER 3 Alerte PALIER 2 Préalerte PALIER 1 Vigilance Le palier 1 appelle à la vigilance constante qui est requise dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.Il correspond à une transmission faible dans la communauté.Il exige le respect des mesures de base mises en place dans l\u2019ensemble des milieux (distanciation physique, étiquette respiratoire, lavage des mains, etc.).Des mesures particulières peuvent également s\u2019appliquer à certaines activités ou à certains milieux.Ce palier s\u2019impose lorsque la transmission commence à s\u2019accroître.Les mesures de base sont renforcées et davantage d\u2019actions sont déployées pour promouvoir et encourager leur respect.Par exemple, davantage d\u2019inspections peuvent être réalisées et un plus grand contrôle de l\u2019achalandage peut être fait dans certains lieux de manière à faciliter la distanciation physique.Le palier 3 introduit des mesures additionnelles en ciblant certains secteurs d\u2019activité et milieux où le risque de transmission est jugé plus élevé.Ces secteurs font l\u2019objet de restrictions, d\u2019interdictions ou de fermetures de façon sélective.Le palier 4 applique de manière ciblée des mesures plus restrictives pouvant aller jusqu\u2019à faire cesser les activités non essentielles pour lesquelles le risque ne peut pas être contrôlé suffisamment, en évitant autant que possible un confinement généralisé comme lors de la première vague de la pandémie.Pour connaître le niveau d\u2019alerte dans votre région, consultez la carte des paliers d\u2019alerte par région sur Québec.ca/paliersalerte. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 33 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Une approche adaptée aux différentes régions pour limiter la propagation du virus Plus que jamais, nous devons respecter les mesures sanitaires pour limiter la propagation du virus.Il est essentiel que chacun d\u2019entre nous demeure vigilant et adopte les bons comportements.Puisque la transmission du virus ne se fait pas partout de la même façon, un nouvel outil a été mis en place afin de vous permettre de mieux connaître l\u2019évolution de la situation dans chacune des régions du Québec.Ce système d\u2019alerte à quatre paliers facilitera également pour la population le suivi des interventions du gouvernement.Il est nécessaire de contenir la progression du virus partout au Québec.C\u2019est ainsi que nous réussirons à maintenir une certaine normalité dans les prochains mois.Chaque région peut faire une grosse différence pour limiter la propagation du virus.Continuons de bien nous protéger.Système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle Le système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle précise pour chacune des régions sociosanitaires les mesures additionnelles à déployer pour ralentir la transmission du virus.Celles-ci dépendent du palier d\u2019alerte atteint et visent à limiter les conséquences sanitaires, sociales et économiques de la COVID-19, à protéger les personnes les plus vulnérables et à éviter de surcharger le système de soins.Les paliers d\u2019alerte sont établis selon les recommandations des autorités de santé publique, qui font une analyse régulière de la situation en tenant compte de la situation épidémiologique, du contrôle de la transmission et de la capacité du système de soins.Selon les tendances observées, les paliers seront révisés chaque semaine par les autorités de la santé publique.N\u2019oubliez-pas, chaque personne doit adopter des comportements permettant de limiter la transmission du virus.Faisons-le pour que nos enfants puissent continuer d\u2019aller à l\u2019école, pour protéger nos aînés, pour assurer la sécurité de nos travailleurs de la santé et pour relancer notre économie.En tout temps, respectez les mesures de base : Gardez vos distances Portez un couvre-visage Toussez dans votre coude Lavez vos mains Adaptez vos pratiques de salutations QUATRE PALIERS D\u2019ALERTE ET D\u2019INTERVENTION PALIER 4 Alerte maximale PALIER 3 Alerte PALIER 2 Préalerte PALIER 1 Vigilance Le palier 1 appelle à la vigilance constante qui est requise dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.Il correspond à une transmission faible dans la communauté.Il exige le respect des mesures de base mises en place dans l\u2019ensemble des milieux (distanciation physique, étiquette respiratoire, lavage des mains, etc.).Des mesures particulières peuvent également s\u2019appliquer à certaines activités ou à certains milieux.Ce palier s\u2019impose lorsque la transmission commence à s\u2019accroître.Les mesures de base sont renforcées et davantage d\u2019actions sont déployées pour promouvoir et encourager leur respect.Par exemple, davantage d\u2019inspections peuvent être réalisées et un plus grand contrôle de l\u2019achalandage peut être fait dans certains lieux de manière à faciliter la distanciation physique.Le palier 3 introduit des mesures additionnelles en ciblant certains secteurs d\u2019activité et milieux où le risque de transmission est jugé plus élevé.Ces secteurs font l\u2019objet de restrictions, d\u2019interdictions ou de fermetures de façon sélective.Le palier 4 applique de manière ciblée des mesures plus restrictives pouvant aller jusqu\u2019à faire cesser les activités non essentielles pour lesquelles le risque ne peut pas être contrôlé suffisamment, en évitant autant que possible un confinement généralisé comme lors de la première vague de la pandémie.Pour connaître le niveau d\u2019alerte dans votre région, consultez la carte des paliers d\u2019alerte par région sur Québec.ca/paliersalerte. SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 34 CHRONIQUES Je m\u2019étais juré de ne jamais quitter Thurso C\u2019 est un drame à petite échelle qui se jouait ce matin- là à la résidence Le Bel Âge de Thurso.La résidence privée fermera ses portes à la fin septembre, après 22 ans d\u2019existence\u2026 La paperasse gouvernementale, et les exigences liées à la COVID, sont venus à bout de la patience déjà éprouvée des propriétaires.Pour les neuf résidents, c\u2019est l\u2019obligation de déménager à courte échéance.De dire adieu à des amis, à la bonne bouffe de Francine Ayotte, copropriétaire des lieux avec son conjoint, Yvon Doyon.Installée dans la lumineuse salle commune aux murs lambrissés, Hélène Locas-Prudhomme, 75 ans, se laissait aller à un moment de nostalgie.Trois ans déjà qu\u2019elle demeure dans cette petite résidence privée à l\u2019ambiance familiale, installée dans une maison centenaire du village.Elle s\u2019y plaisait et espérait y couler des jours heureux encore longtemps.«J\u2019ai toujours demeuré à Thur- so, soupire la vieille dame.J\u2019ai toujours dit que je ne quitterais jamais Thurso.Et pourtant, là, je m\u2019en vais», soupire-t-elle, le regard dans la vague.Derrière elle, deux de ses fils, Christian et Sylvain, s\u2019affairaient à vider sa chambre.Un matelas, une commode, une lampe, quelques cadres\u2026 tout son avoir déménage dans une nouvelle résidence de Buckingham.D\u2019un seul trait, la vieille dame m\u2019a résumé sa vie.Ses trente ans de mariage, puis son divorce suivi de 30 ans de célibat.Elle m\u2019a raconté son AVC, à 60 ans, qui l\u2019a laissée handicapée \u2014 elle qui travaillait justement avec les handicapés.Elle m\u2019a raconté sa vie à Thurso : son travail au dépanneur, près du bureau de poste.Puis au Tigre géant, et enfin au bureau du vétérinaire.C\u2019est le cœur gros qu\u2019elle quitte le village.«J\u2019aimais ça ici.Les gens sont gentils, je m\u2019étais fait des amis, c\u2019est tranquille\u2026 Si mon AVC m\u2019a enseigné quelque chose, c\u2019est de prendre la vie un jour à la fois.Une chance que j\u2019ai mes grands garçons\u2026» L\u2019épaule accotée au cadre de porte de sa cuisine, Francine Ayotte hoche la tête.Ce n\u2019est pas de gaieté de cœur qu\u2019elle vend la résidence.Elle et son conjoint s\u2019y sont investi cœur et âme au cours des deux dernières décennies.«Ça allait bien jusqu\u2019à tant que le gouvernement se mêle de nos affaires, laisse tomber Francine Ayotte.Quand on a commencé ici, on ne se faisait pas achaler.Maintenant, c\u2019est rendu qu\u2019on doit remplir de la paperasse à ne plus finir», raconte-t-elle.Remplir des formulaires, ce n\u2019est pas le fort de Mme Ayotte : «Moi, j\u2019aime mieux préparer de la bonne bouffe pour mes résidents.Il n\u2019y a pas de repas surgelés ici.Même les biscuits sont faits maison! Un des seuls plaisirs des personnes âgées, c\u2019est de manger.Et ici, c\u2019était vraiment personnalisé.C\u2019est ce qui nous différencie des grands centres pour personnes âgées\u2026» Les difficultés ont commencé avec la COVID.La résidence a perdu ses préposés aux bénéficiaires, attirés ailleurs par le salaire de 26 $ de l\u2019heure offert par le gouvernement Legault.Mais c\u2019est l\u2019obligation de mettre aux normes la petite résidence privée qui a achevé les propriétaires.Il leur aurait fallu installer une sortie de secours, des portes coupe-feu à l\u2019étage, une cage d\u2019escalier\u2026 Les coûts auraient surpassé de loin la subvention gouvernementale couvrant ce type de travaux.Francine n\u2019a même pas essayé de contester ou de négocier.À 60 ans passés, elle n\u2019en peut plus de travailler 14 heures par jour.«J\u2019ai dit à mon chum : c\u2019est assez, on vend!» La nouvelle a causé une onde de choc chez les résidents.Jean-Charles Robitaille, 97 ans, un des fondateurs de la caisse populaire de Buckingham, était même prêt à payer plus cher pour rester.Quand il a vu la facture, il s\u2019est ravisé.Dix ans qu\u2019il restait à la résidence du Bel Âge.«Ça me fait de la peine de partir\u2026 même si Francine est bien haïssable!» blague-t-il.Sa remarque fait rire Francine.Mais elle garde un goût amer de cette fin abrupte et s\u2019inquiète du sort des petites résidences privées au Québec.À force de tout nor- mer et de renforcer les exigences, le gouvernement est en train de tuer les petites résidences familiales comme la sienne.«Moi, je gardais mes résidents en moyenne pendant 10 à 12 ans.Donc je ne les maltraitais pas trop! ironise-t-elle.Toutes les petites résidences privées du Québec se débattent comme moi.Et rien ne se passe du côté du gouvernement\u2026» Les pensionnaires de la résidence Le Bel Âge sont forcés de déménager.«Ça me fait de la peine de partir\u2026 même si Francine est bien haïssable!» blague Jean-Charles Robitaille, 97 ans.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com 0044688 Residencerialto.ca · 450.375-0050 · 402, rue Principale, Granby Visite sur rendez-vous Vous êtes au cœur de tout! RÉSIDENCE PRIVÉE POUR AÎNÉS Environnement sécuritaire, convivial et serein LOGEMENT DISPONIBLE \u2022 Repas servis aux tables \u2022 Entretien ménager \u2022 Câblodistribution \u2022 Air climatisé et électricité \u2022 Activités variées \u2022 Dispositif d\u2019appel d\u2019urgence mobile \u2022 Personnel soignant 24/7 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 35 Estrie Préalerte! La propagation de la COVID-19 augmente dans votre région.Nous vous demandons d\u2019augmenter votre vigilance, de diminuer vos contacts et rassemblements avec votre famille et vos amis et de respecter toutes les consignes des autorités de santé publique.On continue de bien se protéger.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 36 CHRONIQUES Les deux maisons d\u2019Aline L\u2019 une est aux abords du magnifique lac des Piles.L\u2019autre offre un panorama sur la majestueuse rivière Saint-Maurice, surtout à l\u2019automne, lorsque se dénudent enfin les arbres entourant la demeure.Aline Chrétien a rendu son dernier soupir dans la première, un havre de tranquillité où il fait bon vivre, en toute saison.« Le printemps, le coucher de soleil est juste en face de nous.C\u2019est extraordinaire ! » m\u2019avait-elle déjà confié par une belle journée d\u2019été.À une trentaine de kilomètres de là, dans la deuxième demeure qui porte son nom, le soleil de septembre diffuse sa chaleur à travers les nombreuses fenêtres et le puits de lumière.En ce lieu, on s\u2019est donné pour mission d\u2019assurer le bien-être de ceux et celles qui sont venus y couler des jours paisibles, leurs derniers aussi.Dès l\u2019annonce du décès de l\u2019épouse de l\u2019ancien premier ministre Jean Chrétien, une gerbe de fleurs a été déposée sur le piano, dans le salon de la Maison Aline- Chrétien, à Shawinigan.Sur le mur, une lanterne a été allumée comme on l\u2019aurait fait pour honorer la mémoire d\u2019un résident venant de mourir.La femme de 84 ans ne séjournait pas ici, mais sa force tranquille, que tout un chacun a louangée cette semaine, transcende les murs.À chacune de ses visites depuis l\u2019ouverture de la résidence de soins palliatifs, en 2018, Aline Chrétien aimait particulièrement faire une pause devant l\u2019instrument accordé à son existence bien remplie.Passionnée du piano, elle venait de recevoir son diplôme de 4e année du Conservatoire de Toronto lors de notre première rencontre, au mois d\u2019août 1993.On m\u2019avait proposé de faire le portrait d\u2019Aline Chaîné, l\u2019épouse du chef du Parti libéral qui aspirait alors à devenir premier ministre du Canada.L\u2019entrevue s\u2019était déroulée à leur résidence du lac des Piles.Avec sa gentillesse que tous lui ont également reconnue, Aline Chrétien avait rapidement mis à l\u2019aise la jeune journaliste que j\u2019étais.C\u2019est elle qui avait amorcé la conversation en toute simplicité, en prenant le temps de s\u2019intéresser à mes origines shawiniganaises et à mon parcours professionnel qui n\u2019en était qu\u2019à ses débuts.C\u2019est avec la même générosité qu\u2019Aline Chrétien avait ensuite raconté son histoire d\u2019amour avec son avocat de mari qui avait eu la piqûre pour la politique.« J\u2019aime cette vie-là ! » disait-elle à l\u2019aube de cette nouvelle campagne électorale.« Je suis prête à tout pour Jean, pour que cela lui aide », avait mentionné sa fidèle complice, une femme de nature discrète qui m\u2019avait parlé de ses cours d\u2019italien ainsi que de son coup de foudre pour le golf et le cinéma français.Dans cette maison décorée de photos de famille et de souvenirs de voyage, il avait été question de ses trois enfants et petits-enfants avec qui elle venait de passer son plus bel été au bord du lac.« Tout le monde en a profité ! » se réjouissait Aline Chrétien en sachant que les prochaines semaines allaient être dictées par le rythme effréné des élections.Elle était prête à relever le défi de première dame, ce qu\u2019elle a été pendant dix ans.C\u2019est pour saluer son engagement dans la communauté que son nom a été donné à la maison de soins palliatifs.L\u2019implication financière de Jean Chrétien et de ses proches a notamment permis sa réalisation.À quelques reprises durant l\u2019année, l\u2019ancien premier ministre aime y revenir, en s\u2019annonçant chaque fois à l\u2019avance.Accompagné d\u2019amis, il leur fait lui-même la visite des lieux.« Monsieur Chrétien connaît la maison plus que moi ! Il en est très fier », souligne Chantal Ouellet, directrice générale en poste depuis février dernier.Sa plus récente visite remonte à quelques semaines seulement.L\u2019homme est resté un long moment dans l\u2019entrée, à relire le texte accompagnant la photo de son épouse absente pour l\u2019occasion.« [.] Aline Chrétien représente la sérénité, la paix et le calme, les valeurs qu\u2019elle désire offrir aux personnes en fin de vie et à leurs proches afin qu\u2019ils vivent des moments de quiétude pour leur dernier voyage ».Une grande terrasse a été aménagée à l\u2019arrière de la maison enveloppée d\u2019une nature abondante.Un pavillon d\u2019un blanc immaculé y est installé lorsqu\u2019une personne, qui a demandé à recevoir l\u2019aide médicale à mourir, souhaite pour une ultime fois humer les parfums du jardin.S\u2019y trouve aussi un foyer près duquel les résidents aiment se retrouver, sans avoir à quitter leur lit.Chantal Ouellet s\u2019estime privilégiée de pouvoir être témoin de ces rendez-vous émouvants et empreints de dignité.« Dernièrement, une dame y veillait tard le soir, avec ses deux filles, une coupe de vin à la main.J\u2019ai la photo.C\u2019est magnifique.» Comme cette vidéo enregistrée récemment.Deux femmes sont au piano.L\u2019une joue et l\u2019autre chante pour une résidente qu\u2019on ne voit pas, mais qui profite de l\u2019instant dans cette maison où, comme au lac des Piles, il fait bon vivre.Jusqu\u2019à la fin.ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Cette photo d\u2019Aline Chrétien a été prise en 1993, à sa résidence du lac des Piles.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE, CLAUDE GILL 0046133 Granby et Cowansville: 450 378-2212 plaCes limitées inscris-toi! sErVicEs GrAtUits Exclusif aux femmes Orientation i Recherche d\u2019emploi \u2022 Accompagnement personnalisé \u2022 Stages \u2022 Validation d\u2019un choix professionnel à ton image laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 37 Faut pas juste trier, faut trier juste.Et pour trier juste, consulte l\u2019application Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part.0045110 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 38 ALEXANDRA JAFFE ET BRIAN SLODYSKO Associated Press WASHINGTON \u2014 Quand le milliardaire Mike Bloomberg a mis fin à sa campagne présidentielle en mars, il a promis de «?dépenser tout ce qu\u2019il faudrait?» pour aider les démocrates à battre le président Donald Trump.Moins de deux mois avant le vote, il passe finalement de la parole aux actes.Questionné quant à savoir à quel moment son engagement se concrétiserait, M.Bloomberg a annoncé en fin de semaine qu\u2019il dépenserait 100 millions $US de sa fortune en appui à Joe Biden, et ce seulement en Floride.Cette somme colossale, qui est similaire à ce que M.Bloom- berg avait dépensé pour aider les démocrates à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants en 2018, pourrait placer M.Trump sur la défensive dans un État dont il a absolument besoin pour être réélu.Des bienfaiteurs milliardaires jouent depuis longtemps un rôle de premier plan en appui aux deux partis.Mais personne n\u2019avait jusqu\u2019à présent proposé d\u2019injecter autant d\u2019argent pour épauler une campagne présidentielle dans un seul État.Les proches de M.Bloomberg expliquent que cet investissement s\u2019inscrit dans la logique de sa stratégie en affaires et en politique : d\u2019y aller de l\u2019investissement ayant le plus grand impact, en fonction des meilleures données, au bon moment.JOUEUR DE PREMIER TRIO « Mike Bloomberg est un joueur de premier trio, a dit Michael Nutter, l\u2019ancien maire de Philadelphie qui avait co-présidé la campagne présidentielle de M.Bloomberg.Il examine l\u2019ensemble de la situation.Il récolte des données.Il examine les faits, fait une analyse et détermine où il peut avoir un impact pour influencer l\u2019issue de l\u2019élection.C\u2019est pour ça qu\u2019il a décidé d\u2019investir aussi lourdement en Floride.» Les conseillers de M.Bloomberg expliquent que son investissement en Floride offre de multiples avantages aux démocrates : il libère des fonds démocrates, permettant à la campagne et à ses alliés de se concentrer sur les États en jeu ; il impose aux républicains de dépenser plus en Floride pour combler l\u2019écart ; et une victoire convaincante de M.Biden en Floride pourrait refroidir les ardeurs de M.Trump d\u2019éventuellement contester le résultat du scrutin.Les responsables électoraux de la Floride peuvent commencer à comptabiliser les votes par anticipation plusieurs semaines avant le jour de l\u2019élection.Ils peuvent donc typiquement annoncer ces résultats \u2014 qui penchent habituellement en faveur des démocrates \u2014 le soir même du vote.Et comme M.Trump a vanté le système de vote postal de la Floride, il pourrait difficilement argumenter contre une victoire de M.Biden dans cet État.« Ce serait très important pour la démocratie, en cas de victoire de M.Biden, de pouvoir dire dès le soir de l\u2019élection que nous avons décroché la Floride », a estimé un conseiller de longue date du candidat démocrate, Kevin Sheekey.Mais l\u2019aide de M.Bloomberg ne s\u2019imbrique pas nécessairement facilement dans le puzzle de la campagne démocrate.L\u2019ancien maire de New York s\u2019est promené d\u2019un parti à l\u2019autre au fil des ans et il n\u2019a eu aucune affiliation politique officielle entre 2007 et l\u2019an dernier, quand il a de nouveau rejoint les rangs démocrates.UNE QUESTION D\u2019ÉGO Les démocrates ont apprécié son aide lors des élections de mi- mandat et en appui au contrôle des armes à feu.Sa réputation a toutefois été malmenée pendant sa campagne présidentielle, quand on lui a reproché son traitement des femmes et des Noirs.On l\u2019a aussi accusé de profiter de sa fortune pour acheter la Maison-Blanche.Même après avoir dépensé 1 milliard $US pour sa campagne, M.Blo omb erg n\u2019a remp or té qu\u2019une seule élection primaire, celle des Samoa américaines.Après la fin de sa campagne, il a remercié des employés à qui il avait promis du boulot jusqu\u2019en novembre, ce qui lui a valu de nouveaux reproches.Puis, après qu\u2019il eut tout d\u2019abord remis les 18 millions $US qui restaient dans les coffres de sa campagne au Comité national démocrate, plusieurs leaders du parti se sont demandé s\u2019il avait vraiment l\u2019intention de concrétiser sa promesse d\u2019un investissement majeur.Son annonce floridienne fait taire certains de ses détracteurs, mais d\u2019autres se demandent pourquoi il a attendu si tard pendant la course pour s\u2019impliquer.« Ce gars-là a un égo aussi gros que celui de n\u2019importe qui d\u2019autre.Il a eu besoin d\u2019un moment pour laisser guérir ses meurtrissures », a dit John Morgan, un avocat flo- ridien qui récolte des fonds pour les démocrates.M.Morgan estime néanmoins que M.Bloomberg a l\u2019occasion de « passer un knockout » à M.Trump si M.Biden remporte la Floride.GROSSE FACTURE L\u2019équipe de M.Bloomberg affirme qu\u2019il a dépensé 275 millions $US de sa fortune en publicités anti- Trump depuis le début de sa propre campagne.Et au-delà de la Floride, poursuit-on, il compte parmi les principaux bienfaiteurs du Parti démocrate.Il a donné 500 000 $US à Voto Latino pour aider à inscrire les électeurs latinos, 2 millions $US au groupe Collective Future pour faire de même avec les électeurs noirs et 2 millions $US à Swing Left, un groupe qui vise à faire élire des démocrates dans les districts en jeu.Un groupe qu\u2019il a financé et continue à financer, Everytown for Gun Safety, s\u2019est engagé à dépenser 60 millions $US pendant la campagne, et M.Bloomberg a promis 60 millions $US de plus pour aider les démocrates qui briguent un siège à la Chambre des représentants.Il a déjà versé 11,4 millions $US à un groupe qui aide ces mêmes candidats démocrates.M.Bloomberg a aussi investi 35 millions $US dans Hawkfish, qu\u2019il a créée pour combattre la gigantesque organisation numérique de M.Trump.Hawkfish collabore avec les démocrates pour les aider à cibler leurs opérations.Et si M.Bloomberg n\u2019a encore r ien annoncé pour aider les démocrates à être élus au Sénat, M.Nutter rappelle que la campagne n\u2019est pas terminée et qu\u2019on continue à examiner les données.« Il y a plusieurs choses qui sont à l\u2019étude en ce moment », a-t-il dit.PROBLÈMES INATTENDUS Les conseillers de M.Bloom- berg disent qu\u2019ils sont encore à peaufiner comment l\u2019argent sera dépensé en Floride.Une bonne partie sera consacrée aux publicités télévisuelles et en ligne, ainsi qu\u2019aux efforts pour s\u2019assurer que les Latinos iront voter.On aidera aussi les groupes qui disposent déjà d\u2019une infrastructure et Hawkfish contribuera à plusieurs décisions, notamment concernant l\u2019éducation des électeurs au sujet du vote postal.Cet investissement aidera également M.Biden à affronter des problèmes inattendus en Floride.Plusieurs estiment que le candidat démocrate \u2014 qui a visité l\u2019État mardi, pour la première fois depuis sa nomination \u2014 n\u2019a pas été suffisamment proactif pour mobiliser les électeurs latinos, notamment.« La course est plus serrée, a admis Manny Diaz, l\u2019ancien maire de Miami qui conseille le nouvel effort de M.Bloomberg en Floride.On constate un resserrement parce qu\u2019il y a un vacuum en ce moment.Et ce sera important de remplir ce vacuum au cours des 50 ou 60 prochains jours.» Et si les démocrates hésitent à cogner aux portes en raison de la pandémie, une partie de l\u2019argent finira par rejoindre des groupes qui, eux, passent de maison en maison.« Les gens aiment voir qu\u2019il y a de l\u2019engouement, a dit M.Diaz.À partir d\u2019un certain moment, la télévision ne devient que du bruit.» Mike Bloomberg en mars dernier \u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, JOHANNES EISELE LE PARI DE 100 M$ DE BLOOMBERG le monde laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 39 LESNÉGOCIATIONSDANS LE SECTEURPUBLIC Promotion Avant, c\u2019était lessurplus Les conventions collectives de travail du secteur public sont échues depuis le 31 mars dernier.La ronde de négociations s\u2019était enclenchée normalement en automne 2019 dans un contextedesurplusbudgétaireetdepénuriedepersonnel.Les partenaires avaientmis leurs pions sur la table.Les positions étaient éloignées, mais une partie connue pouvait s\u2019engager quandsoudainement toutachangé.Aumois demars 2020, alors qu\u2019il restait encore beaucoup de chemin à parcourir pour trouver un accord, la Covid-19 est venue brasser lescartes.Depuis, lesdon- nées ne sont plus les mêmes et unenouvellepartie s\u2019est engagée sur de nouvelles donnes.Mais, pour comprendre la situation actuelle dans les négociations, un petit retour au temps d\u2019avant la pandémieest nécessaire.DESNÉGOCIATIONS «HABITUELLES» En vertu du Code du travail, les partiesdoiventnégocier lerenou- vellement de leurs conventions collectives cinq mois avant leur échéance.Ainsi, dès la finoctobre 2019, le processus s\u2019est mis en route.Si les deux dernières rondesdenégociations, cellesde 2009-2010 et de 2014-2015, visaient avant tout, pour les syndiqués, à préserver leurs acquis, devant la volonté d\u2019austérité du gouvernement libéral, lecontexte était bien différent l\u2019automne dernier.L\u2019économie allait bien, le gouvernement venait d\u2019annoncer d\u2019importants surplus.Toutefois, un tauxdechômagehistoriquement bas provoquait une pénurie de main-d\u2019œuvre qui freinait la croissance économique.Déjà, le manque de personnel dans le milieu scolaire, un peu, mais surtout dans lemilieu hospitalier inquiétait.Face au gouvernement, pour cette ronde de négociations de prèsde11conventionscollectives qui influent sur les conditions de travailde500000employés, les syndicats neprésentaient pas de frontcommuncette fois, contrai- rementà2014-2015.Malgrécela, ils allaient tous dans la même direction, ils demandaient un rattrapage salarial conséquent.UNFOSSÉENTRELES OFFRESPATRONALESET LESDEMANDESSYNDICALES « Il faut combler le fossé salarial qui sépare la fonctionpubliquedu reste du Québec.Nous revendi- quonsdessalairesaumoinscom- parablesàceuxdesautres travailleurs du Québec occupant des emplois équivalents.À fonction égale, salaire égal », avançait, par exemple, le président général du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Christian Daigle.La FTQ demandait, en décembre 2019, une augmentation générale de 4,1 % par année sur trois ans, par exemple.« Les employés de la fonction publique, il va falloir s\u2019en tenir autour de l\u2019inflation.Les surplus appartiennent auxQuébécois, ils n\u2019appartiennentpasauxgroupes de pression, ils n\u2019appartiennent pas aux syndicats », déclarait François Legault avant l\u2019ouverture des négociations.De son côté, le président du Conseil du Trésor d \u2019alors , Christian Dubé, s\u2019il ouvrait la porte à des augmentations plus substantielles pour des catégories de personnel bien définies comme certains enseignants ou les préposés aux bénéficiaires, parexemple, n\u2019offrait que7%sur cinq ans.La tableétaitmise.Lapartiepou- vait commencer.Peu de choses avaient bougé lorsqu\u2019un certain coronavirusestvenubouleverser la donne\u2026 G r a p h i s m e e t i l l u s t r a t i o n : A l p h a Z U L U , s e r v i c e s d \u2019 i m a g i n a t i o n 0011010 11011010 101011011 00001001 00101110 L\u2019expertise du personnel professionnel de l\u2019État mérite respect, valorisation et reconnaissance.0045925 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 40 LESNÉGOCIATIONSDANS LE SECTEURPUBLIC Promotion LaCovid-19achangé ladonne Lacrisesanitaireestvenuerebrasser lescartesdans lesnégo- ciationspour lerenouvellementdesconventionscollectivesdu secteur public échues depuis la fin mars 2020.Si le Québec nageait dans les surplus avant, cen\u2019est plus le casaujourd\u2019hui.Lesrevendicationssalarialesnesontplusseulesaucentredes demandes syndicales.D\u2019autres conditions de travail les ont rejointesaucœurdesnégociations.Les 500 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois génèrent une masse salariale qui approche les40milliards.Une part importante des 116milliardsdedépensesde l\u2019État prévues au budget déposé le 10 mars 2020.C\u2019était quelques jours avant le début de la pandémie.Les surplus d\u2019alors se sont aujourd\u2019hui transformés en un déficit qui pourrait atteindre 12 à 15milliards.Legouvernementne prévoit pas de retour à l\u2019équilibre budgétaire avant cinq ans.DESEMPLOYÉSÀBOUTDE SOUFFLE La crise actuelle a cruellement misen lumièredes faillesdans les milieuxscolaireetde lasanté tout particulièrement.Si lesemployés des hôpitaux et des CHSLD ont été au front, leurs collègues des services sociaux ou des écoles n\u2019ont pas été en reste.Ils sont aujourd\u2019hui à bout de souffle et ont besoin d\u2019oxygène.Les syndicats ont élargi leurs demandes et revu leurs enjeux prioritaires.LaFTQ,parexemple, insiste actuellement sur la conciliation famille-travail, les assurances collectives, la création de postes à temps complet et les primes qui arrivent à échéance prochainement en plus de la rémunération.De son côté, la CSNdemandeaugouvernement de réparer les pots cassés par les précédentes politiques d\u2019austérité.« La crise de la COVID-19 est venuerévéler toute l\u2019étenduedes dégâts causés par des années de négligencegouvernementale,une négligencequi s\u2019estexpriméepar des compressions massives et d\u2019importantes mesures d\u2019austérité budgétaire au cours des der- nièresdécennies», lançaitderniè- rement Caroline Senneville, vice-présidentede laCSN.DENOUVELLESPROPOSI- TIONSSURLATABLE Faceà lanouvelle situation,Sonia Lebel, présidente du Conseil du Trésor, qui a pris les rênes des négociations lors remaniement dugouvernementà la findumois de juin dernier, se doit de réagir rapidement.Si le gouvernement a toujoursétéclair avecsonenvie dedifférencier sesoffresenprio- risant lesplusbassalaireschez les préposés aux bénéficiaires ou encore dans l\u2019enseignement, il doit faireplus selon les syndicats.L\u2019objectif de 25$de l\u2019heure pour lespréposéssemblefaireconsen- sus actuellementmême si on n\u2019a pasencoretrouvéd\u2019accordsur les modalités pour y arriver.On avancedonc sur les questions de rémunération où les positions sont p lus proches qu \u2019en décembre dernier.La question des primes envenime un peu les débats, car il y a urgence, elles viennent à échéance au 30 septembre prochain.Les différentes parties semblent avanceraussi sur laduréedetrois ans de la prochaine convention collective.Reste maintenant à conclure sans oublier tous les autres domaines de la fonction publique, comme les ingénieurs duministère des Transports, par exemple, qui ont leurs besoins spécifiques pour que l\u2019État rem- plisseaumieux samissionauser- vicedetoutes lesQuébécoiseset de tous lesQuébécois.Roxanne Guay, RoxanneMessier et Pascale Besner, enseignantes et membres du Comité de négociation de la FAE. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 41 LESNÉGOCIATIONSDANS LE SECTEURPUBLIC Promotion Pourdesservicesdequalitéensanté etenéducation «Lapandémieadémontréjusqu\u2019àquelpoint,dansnotresocié- té, les services publics sont essentiels.Ce que nosmembres souhaitent, c\u2019est qu\u2019on leur donne le moyen de garantir à la population des services d\u2019éducation et de santé universels de qualité»,revendiquelaprésidentedelaCentraledessyndicats duQuébec (CSQ),SoniaEthier.Amorcées au début de l\u2019année, lesnégociationsenvuedurenou- vellement des conventions collectives dans le secteur public sont toujours en cours.À laCSQ, 200 000 membres issus de 11 fédérations et de 240 syndi- catsaffiliés sontconcernés.Si les conditionsd\u2019exercicedemeurent la pierre angulaire des échanges, la crise de laCOVID a contribué à exacerber l\u2019impact négatif du désinvestissementenéducation, enenseignementsupérieureten santé.En mai, une nouvelle contre- proposition a été soumise au Secrétariat du Conseil du trésor, laquelle tientcompteducontexte des finances du gouvernement quiaévolué.«Maiscequiestclair, c\u2019est qu\u2019il faut que les choses changent !, lance la leader syndicale.Nous voulons prendre le tempsdebienmener lesnégocia- tions avec Québec, et ce, à la satisfaction de nos membres.Les problèmes sont nombreux dans les réseaux et on doit les solutionner.» MaintiendespriMesau- delàdu30septeMbre La CSQ demande notamment que les primes actuellement versées pour les troubles graves du comportement (TGC), en CHSLD, auxpsychologues et aux ouvriers spécialiséssoient reconduites au-delà du 30 septembre, pour toute la duréede la convention.L\u2019organisation réaffirme aussi sa volonté de protéger le pouvoir d\u2019achatde sesmembres.Elle réclameenoutreunehausse salariale de6%sur trois ans avec un montant plancher de 1,80 $ l\u2019heure.« Plus de 610M$ ont été accordés en assurance salaire dans les établissementsde la santéetdes services sociaux selon le cahier descrédits2020-2021duminis- tère de la Santé et des Services sociaux, rapporte la présidente.Cette somme pourrait être bien mieux investie.Si le gouvernement veutaméliorer l\u2019attractivité et augmenter la rétention de son personnel, il fautqu\u2019il prenneune autre voie.L\u2019absentéisme dû aux conditionsdetravail coûtecher.» l\u2019éducationetlesélèves endifficulté,unepriorité Enéducationetenenseignement supérieur, la situation n\u2019est guère plusreluisante.L\u2019insuffisanced\u2019effectifs, laprécarité, lasurchargede travailet lemanquederessources pour venir en aide aux élèves en difficulté\u2013doublés, iciégalement, de problèmes d\u2019attraction et de rétention du personnel \u2013 ne se sont pas résorbés avec la ferme- turedes écoles ceprintemps.Les inégalités ont même été amplifiées par la crise sanitaire et les risquesdedécrochagescolairese sont aussi accrus.« Il yaunepréoccupationpour les bas salariés dans les secteurs de l\u2019éducation et de l\u2019enseignement supérieur.Rappelons qu\u2019une baissed\u2019inscriptionsdans leséta- blissements d\u2019enseignement a étéenregistrée.Noussommesun peu à la croisée des chemins.Il fautviseruneégalitédeschances auprès de tous les enfants, soutenir les élèves vulnérables avec les services auxquels ils ont droit.Collectivement, on ne doit surtout pas l\u2019échapper pour nos enfants », fait valoir Sonia Ethier.Sonia Ethier, présidente de la Centraledes syndicatsduQuébec (CSQ) Unsondageévocateur selonuneétuded\u2019opinionmenéepar lafirmecropàlafin de juillet, la volonté desQuébécois d\u2019investir en santé, en éducationetdans les servicesest sanséquivoque.?64%despersonnes interrogéesestimentque legou- vernementduQuébecdoit investir prioritairementdans les services publics.?92 % sedisent en faveur du déploiement demoyens supplémentairespouraider lesélèvesendifficultéd\u2019apprentissage à la suite de la pandémie.POUR UNE AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL 0045878 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 42 Tenir le réseau à bout de bras, c\u2019est terminé! 0045901 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 43 LESNÉGOCIATIONSDANS LE SECTEURPUBLIC Promotion Rebâtirmaintenant le secteurpublic La Confédération des syndicats nationaux (CSn) vient de déposer sur les bureaux du gouvernement Legault sa contre- propositionpourlerenouvellementdesconventionscollectives des travailleuses et travailleurs du secteur public.La centrale syndicale l\u2019écrit noir sur blanc : elle veut réglermaintenant les problèmescriantsd\u2019attractionetderétentiondepersonnelde l\u2019ensembledusecteurpublicafinqueleQuébecsoitenmesure detraverser la criseactuelle.« La COVID-19 est venue révéler toute l\u2019étendue des dégâts cau- séspardesannéesdenégligence gouvernementale, une négligence qui s\u2019est exprimée par des compressions massives et d\u2019importantes mesures d\u2019austérité budgétaire au cours des dernières décennies.Les pénu- riesdepersonnelquenousvivons en sont une des conséquences directes.Même Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, le dit : les réseaux publics étaient mal en point bien avant la pandémie », lance Caroline Senneville, vice- présidente de laCSN.PORTRAITALARMANT Selon la centrale syndicale, les problèmesdepénuriesdeprépo- sés aux bénéficiaires et d\u2019infirmières que l\u2019on voit dans les médiasdepuis ledébutde lapan- démie ne sont que la pointe de l\u2019iceberg.En réalité, la liste des emploisenmanquedepersonnel est longuetantducôtédusecteur de la santé que de ceux de l\u2019éducation,desservicessociauxetdes organismesgouvernementaux.Le Québecmanque notamment d\u2019éducatrices en services de garde, de travailleurs sociaux, de secrétaires médicales, d\u2019orthophonistes, de matelots sur les traversiers, de techniciennes en éducationspécialisée,depsycho- logues,d\u2019enseignantesetd\u2019enseignants de plusieurs disciplines des formations régulière et continue des cégeps, d\u2019ouvriers spécialisés et de plusieurs autres catégories d\u2019emploi.On parle ici de plusieurs milliers de travailleuses et de travailleurs.C\u2019est devenu un problème géné- raliséqui inquiète.« Il est impératif que les conditions de travail et les salaires des travailleurs des différents réseaux publics s\u2019améliorent.Il en va de l\u2019avenir des services à la population », constateCaroline Senneville.CONTRE-PROPOSITIONDE LACSN «LePremierministre l\u2019a répétéà plusieurs reprises : pour réussir à attirerdenouvellespersonnes,ça prenddemeilleurs salaires.Nous sommesd\u2019accordavecM.Legault sur cepoint; uncoupdebarreest nécessaire.Certains salaires du secteur public ne permettent même pas de vivre décemment.C\u2019estpourquoi nous insistons sur la nécessité de hausser davantage la rémunération de celles et ceux qui gagnent moins.L\u2019augmentation enmontant fixe permetderépondreàcebesoin», souligneCaroline Senneville.Dans sa contre-proposition, la CSN revendique des salaires supérieurs à l\u2019inflation pour les travailleuses et travailleurs du secteur public et une attention particulière envers celles et ceux quiont les salaires lesplusbas.En chiffres, cette revendication correspondàdesaugmentations salariales de 2 $ l\u2019heure en 2020 et de 0,75 $ l\u2019heure ou 2,2 % (selon ce qui est le plus avanta- geuxpour la travailleuseou le travailleur), en 2021 et en 2022, alors que le gouvernement offre 5% sur trois ans.LaCSNrappelleque lepersonnel du secteur public accuse un retard de rémunération globale de6,2%par rapportà l\u2019ensemble des travailleuses et travailleurs québécois et de 13,4%, si on s\u2019en tient uniquement aux salaires.AGIRMAINTENANT Pour l\u2019organisation syndicale, qui représente150000travailleuses et travailleurs dans les services à la population, le gouvernement doit agir maintenant.« Nous ne pouvons pas attendre la prochaine négociation pour réparer les pots cassés.Nous devons le faire maintenant afin d\u2019être en mesure de traverser la crise actuelle », conclut Caroline Senneville.Les réseaux publics étaient en crise bien avant la pandémie.Le Québec mérite mieux.Le gouvernement Legault doit faire mieux. SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 44 CHRONIQUES L e 15 octobre 1970, un officier basé à Québec est convoqué d\u2019urgence au quartier général de la Sûreté du Québec à Montréal.Il en repartira quelques heures plus tard investi d\u2019une mission controversée : celle d\u2019appliquer la Loi des mesures de guerre dans l\u2019Est de la province.Le caporal Roland LaBissonnière avait 31 ans.À peine cinq ou six de plus que les felquistes qui retenaient en otage le diplomate britannique James Richard Cross et le ministre québécois du Travail, Pierre Laporte.Malgré son jeune âge, c\u2019est à ce policier de la SQ qu\u2019est revenue la responsabilité de dresser la liste des personnes à arrêter et des locaux à perquisitionner pour la moitié du Québec.En tout, 94 personnes seront détenues sans mandat dans les régions de Québec, du Saguenay-Lac-Saint- Jean et de la Côte-Nord.Quatre- vingt-quatorze, soit presque un cinquième de toutes les personnes qui seront interpellées à travers le Québec.En 1995, 25 ans plus tard, cet ex- agent des renseignements de la SQ conservait toujours cette liste rédigée de sa propre main.Elle était chez lui.Elle était soigneusement rangée dans une chemise de travail portant le titre «Loi des mesures de guerre».J\u2019ai rencontré M.LaBissonnière en octobre 1995 pour une série de reportages sur les 25 ans de cette page sanglante.C\u2019était la première fois qu\u2019il s\u2019exprimait publiquement.Je l\u2019avais rencontré à Sainte-Tite, où il vivait.Il était le pivot des reportages que j\u2019avais réalisés à ce moment-là sur cette crise.Il levait un coin du voile sur l\u2019intérieur.En sa qualité de responsable de l\u2019application de la loi des mesures de guerre dans l\u2019Est, le caporal LaBissonnière était le seul à pouvoir signer le formulaire d\u2019arrestation et de perquisition qui lui avait été fourni à Montréal, une tâche qui revient normalement à un juge.Le 15 octobre 1970, au quartier général de la SQ, le directeur général Maurice Saint-Pierre lui avait appris que «les mesures de guerre» seraient adoptées «dans les heures suivantes».«On m\u2019a remis une copie d\u2019un texte qui devait ressembler à la loi en me disant qu\u2019un certain nombre d\u2019arrestations allaient devoir être effectuées pour couper le FLQ de sa logistique, de ses supports et de ses contacts», racontait-il 25 ans plus tard.LE CAPORAL LaBissonnière reprit la route vers Québec en soirée.Il arrivera peu avant minuit.La «liste de l\u2019Est» a été dressée en toute hâte puisque l\u2019opération devait commencer à 4h du matin.Ses collaborateurs et lui ont épluché pas moins de 4000 dossiers.«Il a fallu que je mette sur pied une machine pour analyser des tonnes de dossiers rapidement.On a ramené ça à 150 et je me suis assis seul, me demandant pour chacun si le préjudice ne serait pas plus grand que ce que l\u2019arrestation allait pouvoir permettre.» C\u2019est ainsi qu\u2019il racontait ce moment précis qui s\u2019est déroulé il y aura 50 ans le mois prochain.Plusieurs suspects ont finalement quitté la fameuse liste de départ, dont des personnalités politiques provinciales que l\u2019officier avait catégoriquement refusé d\u2019identifier lors de notre rencontre.Il avait confirmé que certaines avaient été fichées.Au petit matin, la fameuse liste contenait le nom de 98 personnes à arrêter, ainsi que des lieux à perquisitionner dans les régions de Québec, de Chicoutimi et de la Côte-Nord.(Pour des raisons d\u2019organisation, il avait été décidé que le Bas-Saint-Laurent et la Gaspé- sie se rapporteraient directement au QG de Montréal.) Quatre des 98 personnes visées ont échappé à l\u2019opération.Une poignée seulement des 94 personnes arrêtées seront accusées au terme de leur séjour derrière les barreaux.Roland LaBissonnière expliquait cet écart par le fait que la «Loi des mesures de guerre n\u2019avait pas pour but de construire une preuve et une mise en accusation contre quelqu\u2019un, mais de couper les contacts avec les membres du FLQ pour les forcer à se découvrir».Vingt-cinq ans plus tard, M. LaBis- sonnière ne mâchait pas ses mots.Il soutenait que les autorités politiques avaient créé un mythe.Et que les policiers avaient été abusés par le climat de psychose entourant le FLQ et par leurs propres dossiers d\u2019information.Cet officier à la retraite affirmait n\u2019avoir jamais cru les déclarations alarmistes de Jean Marchand, alors ministre fédéral de l\u2019Expansion économique régionale, voulant que le FLQ possédait des milliers d\u2019armes et s\u2019était infiltré dans toutes les sphères de la société.Personne dans ses services n\u2019a jamais gobé «des âneries pareilles», soutenait-il en entrevue.LE POLICIER, LÉVESQUE ET LE COMMISSAIRE 2 1 JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 45 CHRONIQUES 1 Un garde devant le QG de la Sûreté du Québec à Montréal attire l\u2019attention des enfants.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE 2 Des soldats de l\u2019armée canadienne patrouillent à Quebec, le 16 octobre 1970.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, MICHEL GRAVEL 3 Arrestation effectuée sous la Loi des mesures de guerre sur le boulevard Georges-Vanier à Montréal, le 16 octobre 1970.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MICHEL GRAVEL J\u2019avais rapporté ce propos en 1995, comme toutes les citations qui précèdent.Les déclarations de ce policier possèdent encore aujourd\u2019hui une valeur historique.Roland LaBisonnière disait n\u2019avoir jamais cru à «des âneries pareilles», mais il pensait néanmoins que le FLQ bénéficiait de plus de supports que ce que les policiers avaient découvert par la suite.4 La foule défile sous le regard d\u2019un soldat de l\u2019armée canadienne, pour la signature du registre en l\u2019honneur du ministre Pierre Laporte.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MICHEL GRAVEL N\u2019OUBLIONS PAS RENÉ LÉVESQUE En octobre 1970, chef du Parti québécois, René Lévesque n\u2019avait de cesse de dénoncer la promulgation de cette loi et les arrestations auxquelles elle donna lieu; «des gens arrêtés sans mandat, sur la foi de soupçons, de préjugés ou de pure idiotie», dénonçait-il encore des années plus tard dans Attendez que je me rappelle\u2026, son autobiographie publiée en 1986 (page 329).Pour René Lévesque, cependant, il a toujours été clair que les membres du FLQ avaient été les «fourriers du régime militaire et de la mise en péril des droits essentiels de tous les Québécois».Et que leurs actions étaient contraires «à l\u2019intérêt de notre peuple».C\u2019est ce qu\u2019il donna à lire dans ce même ouvrage en reprenant un texte qu\u2019il avait signé dans Le Journal de Montréal le 17 octobre 1970.«Ni les bombes ni à plus forte raison l\u2019atrocité des enlèvements de personnes ne sont moralement, humainement, politiquement justifiables dans une société qui permettait, hier encore, l\u2019expression et l\u2019organisation de toutes les volontés de changement [\u2026]», écrivait-il avec force.Le 18 octobre 1970, devant le Conseil national de son parti, le chef du Parti québécois avait condamné sans détour l e m e u r t re d u v i c e -p re m i e r ministre du Québec en y allant d\u2019 u n e s e n t e n c e p e rc u t a n t e.«S\u2019ils ont vraiment cru avoir une cause, ils l\u2019ont tuée en même temps que Pierre Laporte.» LE COMMISSAIRE Il y a 25 ans, la crise d\u2019octobre avait un quart de siècle.Pour cette série d\u2019articles, j\u2019avais aussi rencontré Jean-François Duchaîne, l\u2019auteur d\u2019un rapport qui a fait date sur ce qu\u2019on appelait encore parfois les «événements d\u2019octobre».M.Duchaîne avait 29 ans lorsque le ministre de la Justice du premier gouvernement Lévesque, Marc- André Bédard, lui avait confié le mandat d\u2019enquêter sur cette terrible page de l\u2019histoire du Québec.Des années plus tard, le commissaire Duchaîne en retenait que l\u2019action violente ne peut mener qu\u2019à une impasse.Il retenait deux autres leçons de cette période trouble.Celle de la fragilité de nos démocraties et celle de la résurgence, toujours possible, insistait-il, d\u2019attentats à connotation politique.Nos sociétés sont plus fragiles qu\u2019on ne le croit.Elles sont même très fragiles.Ayons toujours cela à l\u2019esprit.3 4 0044187 0044287 Travauxdeplomberie Inspectionparcaméra -Nettoyageetdébouchagehautepression Localisationdebris -Drainde fondation-Excavation Résidentiel | Commercial | Industriel 450.378.7473 Jean-Yves Carignan www.PlomberieCarignan.com LE CONFORT À LONGUEUR D\u2019ANNÉE ! 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SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 46 APPEL D\u2019OFFRES NUMÉRO 2020/017 FAbRicAtiON Et LivRAiSON DE cONtENEURS EN PLAStiQUE POUR ORDURES Et MAtièRES REcycLAbLES cLÔtURE : 26 OctObRE 2020 À 10 H 00 Des soumissions scellées seront reçues par la MRC de La Haute-Yamaska jusqu\u2019à 10 h 00, heure locale en vigueur, le lundi 26 octobre 2020, pour la fabrication et la livraison, incluant le déchargement, de conteneurs en plastique pour ordures et matières recyclables.Pour être reçue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de la MRC de La Haute-Yamaska située au 142, rue Dufferin, bureau 100 à Granby, avant l\u2019heure et la date mentionnées ci-haut.Le document d\u2019appel d\u2019offres peut être obtenu en s\u2019adressant au Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600 ou en consultant le site Web www.seao.ca.Le document peut être obtenu au coût établi par le SEAO.Avec sa soumission, le soumissionnaire doit verser une garantie de soumission d\u2019une valeur au moins égale à 5 % de la valeur totale de la soumission excluant les options (TPS et TVQ incluses) sous forme de chèque visé tiré d\u2019une banque à charte canadienne ou d\u2019une caisse populaire faisant affaire au Québec, payable à la MRC de La Haute-Yamaska, d\u2019une traite bancaire ou d\u2019une lettre de garantie bancaire irrévocable émise par l\u2019une ou l\u2019autre de ces institutions.Le soumissionnaire doit avoir un établissement au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental de libéralisation des marchés applicable à la MRC de La Haute-Yamaska selon les conditions de l\u2019appel d\u2019offres.La MRC de La Haute-Yamaska ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes à 10 h 05 au jour indiqué en rubrique au bureau de la MRC.Les soumissionnaires sont invités à l\u2019ouverture des soumissions.Pour y assister, ils doivent respecter différentes consignes qui sont détaillées au document d\u2019appel d\u2019offres.Fait à Granby, Québec, le 19 septembre 2020.La directrice générale adjointe et secrétaire-trésorière adjointe Judith Desmeules 7895 Avis publics AVIS PUBLIC Appel d\u2019offres 293/2020 réfection des surfaces de plancher au centre aquatique ClÔTUre: 15 octobre 2020 à 14h00 NoUVeAU: Faites-vous connaître auprès de la Ville de Granby en inscrivant votre entreprise au Portail municipal des fournisseurs à l\u2019adresse www.portailmunicipalfournisseurs.com Des soumissions scellées seront reçues par la Ville de Granby jusqu\u2019à 14h00, heure locale en vigueur, jeudi, 15 octobre 2020, pour un mandat réfection des surfaces de plancher au Centre aquatique de Granby.Pour être reçue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de l\u2019Hôtel de Ville situé au 87 rue Principale à Granby, avant l\u2019heure et la date mentionnées ci-haut.Le soumissionnaire doit se procurer le document d\u2019appel d\u2019offres directement du Système Électronique d\u2019Appel d\u2019Offres (SÉAO) en s\u2019adressant à un de ses représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600 ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Le soumissionnaire doit avoir un établissement au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental de libéralisation des marchés applicable à la Ville de Granby selon les conditions de l\u2019appel d\u2019offres.Toute soumission devra être produite et soumise sur le formulaire de soumission fourni à cette fin, et être conforme aux conditions stipulées dans la présente demande de soumission et au devis l\u2019accompagnant.Avec sa soumission, le soumissionnaire doit verser une garantie de soumission d\u2019une valeur au moins égale à 10% du montant total de la soumission (taxes incluses) sous forme de chèque visé tiré d\u2019une banque à charte canadienne ou d\u2019une caisse populaire, payable à la Ville de Granby ou une lettre de garantie bancaire irrévocable ou d\u2019un cautionnement de la même valeur.La Ville de Granby ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes au jour et à l\u2019heure indiquée en rubrique, à l\u2019Hôtel de Ville de Granby.Les soumissionnaires sont invités à assister à l\u2019ouverture des soumissions.Granby, le 19 septembre 2020 Nancy Gagnon, Gestionnaire de contrats, Approvisionnements 7895 Avis publics AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES 299/2020 Remplacement des fenêtres du Centre culturel France-Arbour CLÔTURE: 15 octobre 2020 à 14h00 NoUVeAU: Faites-vous connaître auprèsde laVilledeGranbyeninscrivantvotreentreprise auPortailmunicipaldes fournisseursàl\u2019adresse www.portailmunicipalfournisseurs.com Des soumissions scellées seront reçues par la Ville de Granby jusqu\u2019à 14h00, heure locale en vigueur, jeudi, 15 octobre 2020, pour un mandat de remplacement des fenêtres du Centre culturel France-Arbour de Granby.Pour être reçue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de l\u2019Hôtel de Ville situé au 87, rue Principale à Granby, avant l\u2019heure et la date mentionnées ci-haut.Le soumissionnaire doit se procurer le document d\u2019appel d\u2019offres directement du Système Électronique d\u2019Appel d\u2019Offres (SÉAO) en s\u2019adressant à un de ses représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600 ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Le soumissionnaire doit avoir un établissement au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental de libéralisation des marchés applicable à la Ville de Granby selon les conditions de l\u2019appel d\u2019offres.Toute soumission devra être produite et soumise sur le formulaire de soumission fourni à cette fin, et être conforme aux conditions stipulées dans la présente demande de soumission et au devis l\u2019accompagnant.Avec sa soumission, le soumissionnaire doit verser une garantie de soumission d\u2019une valeur au moins égale à 10% du montant total de la soumission (taxes incluses) sous forme de chèque visé tiré d\u2019une banque à charte canadienne ou d\u2019une caisse populaire, payable à la Ville de Granby ou une lettre de garantie bancaire irrévocable ou d\u2019un cautionnement de la même valeur.La Ville de Granby ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes au jour et à l\u2019heure indiquée en rubrique, à l\u2019Hôtel de Ville de Granby.Les soumissionnaires sont invités à assister à l\u2019ouverture des soumissions.Granby, le 19 septembre 2020 Nancy Gagnon Gestionnaire de contrats, Approvisionnements 7895 Avis publics 7895 Avis publics Ville deWaterloo Province de Québec Circonscription de Shefford AVIS POUR DÉFAUT DE PAIEMENT DE L\u2019IMPÔT FONCIER ENVERTU DE L\u2019ARTICLE 512 DE LA LOI SUR LES CITÉS ETVILLES AVIS est, par les présentes, donné par le soussigné, greffier de la Ville de Waterloo, corporation légalement constituée, ayant son siège social au numéro 417 de la rue de la Cour, en la Ville de Waterloo, province de Québec, J0E 2N0 qu\u2019en vertu d\u2019une résolution adoptée par le conseil municipal, lors de la séance ordinaire du 18 août 2020, les immeubles ci-après désignés seront vendus à l\u2019enchère publique au plus haut enchérisseur, à la salle du Conseil de l\u2019Hôtel de Ville de Waterloo, 417, rue de la Cour à Waterloo, jeudi, 22 octobre 2020, à dix (10h00) heures pour satisfaire au paiement des taxes municipales et scolaires, avec intérêts et pénalités, plus les frais encourus ou à être encourus, à moins que ces taxes, intérêts, pénalités ou frais ne soient payés avant la vente.Ces immeubles seront vendus avec bâtisses dessus construites, s\u2019il y a lieu, circonstances et dépendances, sujets à toutes les servitudes actives ou passives, apparentes ou occultes pouvant les affecter.Le prix d\u2019adjudication de chacun de ces immeubles sera payable immédiatement, soit en monnaie légale du Canada ou par chèque visé.Ces immeubles sont situés à l\u2019intérieur des limites de la Ville deWaterloo.DESCRIPTIONSTECHNIQUES 10, rue Gévry LOT : 4 162 431 CADASTRE : DUQUÉBEC SUPERFICIE : 578.20m2 CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE : SHEFFORD PROPRIÉTÉ DE : Pascal Baril 10, rue Gévry Waterloo (Québec) J0E 2N0 Taxes municipales et intérêts: 5 681.07$ Taxes scolaires et intérêts : 327.27$ Publication dans le journal (1) : 142.91$ Frais de registre foncier : 30.00$ Total : 6 181.25$*** 91 à 91-A, rue Lewis Ouest LOT : 4 162 589 CADASTRE : DUQUÉBEC SUPERFICIE : 630.90m2 CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE : SHEFFORD PROPRIÉTÉ DE : Jean-Claude Royer 91, rue Lewis-Ouest Waterloo (Québec) J0E 2N0 Taxes municipales et intérêts: 9 218.40$ Taxes scolaires et intérêts : 633.84$ Publication dans le journal (1) : 142.91$ Frais de registre foncier : 30.00$ Total : 10025.15$*** 17, rue Papineau LOT : 4 803 522 CADASTRE : DUQUÉBEC SUPERFICIE : 871.10m2 CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE : SHEFFORD PROPRIÉTÉ DE : Sébastien Trudeau et Christine Larouche 17, rue Papineau Waterloo (Québec) J0E 2N0 Taxes municipales et intérêts: 7 283.21$ Taxes scolaires et intérêts : 418.07$ Publication dans le journal (1) : 142.91$ Frais de registre foncier : 30.00$ Total : 7 874.19$*** RueVictoria LOT : 4 162 273 CADASTRE : DUQUÉBEC SUPERFICIE : 911.80m2 CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE : SHEFFORD PROPRIÉTÉ DE : Richard Page et Fernand Côté 129, rue Laurier Granby (Québec) J2J 5K3 Taxes municipales et intérêts: 1 349.97$ Taxes scolaires et intérêts : 0.00$ Publication dans le journal (1) : 142.91$ Frais de registre foncier : 30.00$ Total : 1 522.88$*** * Ces montants seront majorés du coût des différentes publications.* Les intérêts seront mis à jour le matin de la vente.* À compter de cette publication, la totalité des taxes dues est exigée.DONNÉ ÀWATERLOO, ce 19 septembre 2020 Louis Verhoef, Greffier 417, rue de la Cour Waterloo (Québec) JOE 2N0 AVIS PUBLIC À tous les contribuables RÔLETRIENNAL D\u2019ÉVALUATION FONCIÈRE Exercices 2019 \u2013 2020 \u2013 2021 PRENEZ AVIS que le rôle triennal d\u2019évaluation foncière, entré en vigueur le 1er janvier 2019, s\u2019applique au troisième exercice financier, soit du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, et que ledit rôle entrera en vigueur pour ce troisième exercice, le 1er janvier 2021.Que toute demande de révision concernant ce rôle au motif que l\u2019évaluateur n\u2019a pas effectué une modification qu\u2019il aurait dû y apporter en vertu de l\u2019article 174 de la Loi sur la fiscalité municipale doit être faite sur la formule prescrite en tout temps au cours de l\u2019exercice financier pendant lequel survient l\u2019événement justifiant la modification ou au cours de l\u2019exercice suivant, au Service de l\u2019évaluation de laVille de Granby situé au 735, rue Dufferin, Granby, Québec, J2H 2H5.Le dépôt de la demande de révision peut aussi être effectué, par courrier recommandé, à l\u2019adresse ci-dessus.Dans un tel cas, la demande est réputée avoir été déposée le jour de son envoi.Les frais, lesquels sont déterminés par le Règlement numéro 0019-2007 et ses amendements, soit les Règlements numéros 0528-2014 et 0539-2015, doivent être déposés en même temps que la demande de révision administrative, à défaut de quoi, la demande est réputée ne pas avoir été déposée.DONNÉ À GRANBY, le 18 septembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier Est donné par la soussignée, Nathalie Noël, directrice générale et secrétaire-tré- sorière Que lors de la séance tenue le 17 août dernier, le conseil de la municipalité de Bon- secours, a adopté le «règlement numéro 2020-05 afin d\u2019autoriser l\u2019usage spécifiquement autorisé « Centre d\u2019interprétation écologique et agricole» sous conditions dans la zone AF-9.Que ledit règlement numéro2020-05 a été approuvé par les personnes habiles à voter de la municipalité, le 23 juillet 2020; Que ledit règlement numéro 2020-05 a reçu l\u2019approbation de la MRC du Val-Saint- François le 2 septembre 2020; Qu\u2019en conséquence, le règlement numéro 2020-05 est entré en vigueur le 3 septembre 2020, à la suite de la délivrance du certificat de conformité émis par la MRC du Val-Saint-François; Que toute personne intéressée peut prendre connaissance du règlement numéro 2020-05 au bureau de la municipalité de Bonsecours, situé au 557, rue du Couvent à Bonsecours, durant les heures régulières d\u2019ouverture (sur rendez-vous seulement).Donné à BONSECOURS, CE 16e jour de septembre 2020 Nathalie Noël Directrice générale et secrétaire-trésorière PROVINCE DE QUÉBEC MRC DUVAL-SAINT-FRANÇOIS MUNICIPALITÉ DE BONSECOURS AVIS PUBLIC D\u2019ENTRÉE ENVIGUEUR 7895 Avis publics AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0956-2020 AVIS PUBLIC est donné : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 24 août 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé « Règlement numéro 0956-2020 modifiant le Règlement numéro 0663-2016 de zonage afin de corriger les titres des personnes chargées de l\u2019application du règlement, d\u2019établir des normes d\u2019implantation pour les bornes de recharge pour véhicules électriques, de clarifier les normes relatives aux événements temporaires dans la zone GK33C, de retirer un cours d\u2019eau dans le secteur de la rue de l\u2019Hémérocalle, d\u2019ajuster les limites des zones HN22R et GN02P, de permettre les habitations multifamiliales jusqu\u2019à 6 logements dans la zone HN11R et de permettre les salons d\u2019esthétique dans la zone FH01C, initialement adopté sous les projets de règlement numéros PP14-2020 et SP14-2020 ».2.Qu\u2019aucune demande de participation à un référendum quant à l\u2019adoption dudit règlement n\u2019a été reçue dans les délais impartis par la loi et il est donc approuvé par les personnes habiles à voter.3.Que ledit règlement a fait l\u2019objet d\u2019un certificat de conformité au schéma d\u2019aménagement, émis par la Municipalité régionale de comté de La Haute-Yamaska, en date du 15 septembre 2020.4.Que ledit règlement est déposé à mon bureau, situé à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.5.Que ledit règlement entre en vigueur, selon la loi, le 15 septembre 2020.Donné à Granby, ce 18 septembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 47 7895 Avis publics 7895 Avis publics 7895 Avis publics AVIS PUBLIC À TOUTE PERSONNE INTÉRESSÉE DEMANDES DE DÉROGATION MINEURE Conformément à l\u2019arrêté ministériel numéro 2020-049 de la ministre de la Santé et des Services sociaux Prenez avis que le 5 octobre 2020, à compter de 19 heures, dans la salle des délibérations du conseil, à l\u2019hôtel de ville, située au 87, rue Principale à Granby, se tiendra une séance du conseil municipal de la Ville de Granby et au cours de laquelle les différentes demandes de dérogation mineure ci-après décrites seront prises en considération par le conseil municipal.Conformément à la loi, toute personne intéressée pourra s\u2019exprimer relativement aux demandes de dérogationmineure.Pour ce faire, nous invitons toute personne intéressée à transmettre des questions, des observations ou des commentaires par écrit en les déposant dans la boîte rouge située près de l\u2019entrée sur la rue Dufferin, sur laquelle est indiqué « Paiement taxes et contraventions », et ce, au plus tard le dimanche 4 octobre 2020 ou à l\u2019adresse courriel suivante : questions@granby.ca, et ce, au plus tard au début de la séance, soit le 5 octobre 2020 à 19 heures.Il sera également loisible à toute personne intéressée de se présenter à la séance à l\u2019heure, à la date et à l\u2019adresse ci-haut mentionnées.Les demandes de dérogation mineure visées par cette procédure spéciale sont les suivantes : Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec les Services juridiques au 450 776-8277 pendant les heures régulières d\u2019ouverture de nos bureaux.Donné à Granby, ce 18 septembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier 1.Nomdes propriétaires : Denis Blanchard et Pascale Arseneault (2020-80210) Numéro de cadastre : 1 010 543 CQ Adresse civique : 83, rue Gill Nature et effets de la demande : La demande de dérogation mineure vise à autoriser un escalier jusqu\u2019à 1,62 mètre de la ligne de terrain arrière, considérant qu\u2019en vertu des dispositions du Règlement numéro 0663-2016 de zonage, la norme est établie à 2 mètres.Le tout en référence au plan projet d\u2019implantation préparé par M.Jocelyn Bienvenue, arpenteur-géomètre, en date du 22 juillet 2020, sous le numéro 2895 de ses minutes et sous le numéro de référence 02-025.2.Nom du propriétaire : AménagementsWestcliff Ltée (2020-80221) Numéros de cadastre : Ptie 1 013 835, Ptie 1 100 729, Ptie 1 100 730, Ptie 1 100 732, Ptie 1 100 733, Ptie 1 871 702, Ptie 1 871 704 CQ Adresses civiques : 20 à 60, rue Évangéline (75, rue Simonds Nord) Nature et effets de la demande : La demande de dérogation mineure vise à autoriser 5 groupes d\u2019enseignes, considérant qu\u2019en vertu des dispositions du Règlement numéro 0663-2016 de zonage, la norme est établie à 3 groupes d\u2019enseignes dans le groupe de zones commerce de grandes surfaces.Le tout en référence aux documents fournis par le requérant, en date du 27 août 2020.3.Nom du propriétaire : 2817403 Canada Inc.(2020-80224) Numéro de cadastre : 1 399 966 CQ Adresses civiques : 880 à 884, rue Principale Nature et effets de la demande : La demande de dérogation mineure vise à autoriser une nouvelle enseigne sur poteau jusqu\u2019à 2,80 mètres de la ligne avant de terrain et jusqu\u2019à 3,20 mètres du bâtiment principal, considérant qu\u2019en vertu des dispositions du Règlement numéro 0663-2016 de zonage, les distances minimales respectives exigées sont de 3 mètres et de 15 mètres.Le tout en référence au plan projet d\u2019implantation préparé par M.Jocelyn Bienvenue, arpenteur-géomètre, en date du 18 août 2020, sous le numéro 2923 de ses minutes et sous le numéro de référence 04-077.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Robert Phaneuf, en son vivant domicilié au 450, Montée des Seigneurs, appartement 407, Granby Québec J2J 0B3, est décédé à Granby, le premier juin deux mille vingt (01-06-2020).Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude Lavallée, Lacasse & Poirier, notaires, située au 4547, rue Foster, Waterloo Québec J0E 2N0.Donné ce 15 septembre 2020 à Waterloo, par Sylvie Bannon.7895 Avis publics 7895 Avis publics AVIS PUBLIC DÉPÔT DU RÔLE D\u2019ÉVALUATION FONCIÈRE DE LA VILLE DE BROMONT AVIS est par les présentes, donné par la soussignée que le rôle triennal d\u2019évaluation foncière de la Ville de Bromont préparé par la firme d\u2019évaluateurs agréés Jean-Pierre Cadrin et Associés pour l\u2019année 2021, sera en vigueur pour son deuxième exercice financier et a été déposé à mon bureau le 8 septembre 2020 au 88, boulevard de Bromont, toute personne pouvant se présenter pour en prendre connaissance durant les heures d\u2019affaires habituelles.Il est également possible de consulter les informations concernant le dépôt du rôle triennal d\u2019évaluation sur le site internet de la Ville de Bromont à l\u2019adresse suivante : www.bromont.com.Conformément aux dispositions de la Loi sur la fiscalité municipale, avis est également donné que toute personne ayant un intérêt à cet effet peut déposer, à l\u2019égard de ce rôle, une demande de révision prévue par la section I du chapitre X de cette loi, au motif que l\u2019évaluateur n\u2019a pas effectué une modification qu\u2019il aurait dû y apporter en vertu de la loi.Pour être recevable, une telle demande de révision doit remplir les conditions suivantes : - être déposée au cours de l\u2019exercice financier pendant lequel survient un évènement justifiant une modification du rôle en vertu de la loi ou au cours de l\u2019exercice suivant; - être déposée ou transmise par courrier recommandé à l\u2019endroit suivant : Hôtel de Ville de Bromont A/S Me Ève-Marie Préfontaine, greffière par intérim 88, Boul.de Bromont Bromont, Québec J2L 1A1 - être présentée sur le formulaire prescrit à cette fin disponible à l\u2019endroit ci-dessus indiqué; - être accompagnée du montant prescrit par le règlement de tarification numéro 1080-2019 et applicable à l\u2019unité d\u2019évaluation visée par la demande.Bromont, ce 19e jour de septembre 2020.La greffière par intérim, Ève-Marie Préfontaine, avocate Avis est par les présentes donné que le rôle triennal d\u2019évaluation foncière de la municipalité de Bonsecours, devant être en vigueur durant les exercices financiers 2021-2022-2023, a été déposé à mon bureau le 9 septembre 2020 et que toute personne peut en prendre connaissance à cet endroit sur rendez-vous seulement en raison de la pandémie actuelle.Conformément aux dispositions de l\u2019article 74.1 de la Loi sur la fiscalité municipale, avis est également donné que toute personne ayant un intérêt à contester l\u2019exactitude, la présence ou l\u2019absence d\u2019une inscription à ce rôle, relativement à un bien dont elle-même ou une autre personne est propriétaire, peut déposer une demande de révision prévue par la section I du chapitre X de cette loi.Pour être recevable, une telle demande de révision doit remplir les conditions suivantes : \u2022 être déposée avant le 1er mai 2021 (au plus tard le 30 avril 2021) ; \u2022 être déposée à l\u2019endroit suivant ou y être envoyée par courrier recommandé : O.M.R.É.de la M.R.C.du Val-Saint-François 3 rue Greenlay Sud, Bureau 101 Windsor, Qc J1S 2J1 \u2022 être faite sur le formulaire prescrit à cette fin et disponible à l\u2019endroit ci-dessus indiqué; \u2022 être accompagnée de la somme d\u2019argent déterminée par le règlement 2003-03 de la M.R.C.du Val-Saint-François et applicable à l\u2019unité d\u2019évaluation visée par la demande.Donné à Bonsecours, ce 15 septembre 2020 Nathalie Noël directrice générale et secrétaire-trésorière Municipalité de Bonsecours PROVINCE DE QUÉBEC MRC DUVAL-SAINT-FRANÇOIS MUNICIPALITÉ DE BONSECOURS AVIS PUBLIC (concernant le rôle d\u2019évaluation foncière de la municipalité de Bonsecours) 415444 leucan.qc.ca 1 800 361-9643 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 48 7895 Avis publics APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions dans des enveloppes scellées portant l\u2019inscription « appel d\u2019offre » et adressée au soussigné, seront reçues jusqu\u2019à 11h00 le 2 octobre 2020 pour être ouvertes le même jour.OBJET - La Ville deWaterloo désire vendre : - Boîte 8\u2019 x 10\u2019 - Boîte U-Combo 12 pieds - Équipement de déneigement - Rétrocaveuse John Deere 410J, 2010 - 2 pneus industriels 12.5 80-18 - 4 pneus LT 275-70R18 - Tracteur Massey-Ferguson 1974 COnDiTiOnS Ne seront considérées que les soumissions préparées et présentées sur les formules fournies par la Ville de Waterloo, on obtiendra ces formules à partir du 14 septembre 2020 en s\u2019adressant au service du greffe à l\u2019hôtel de Ville de Waterloo.La Ville de Waterloo ne s\u2019engage à accepter ni la plus élevée, ni aucune des soumissions présentées et n\u2019encourt aucune obligation ni aucun frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.inFORmATiOnS Procédure : Céline Vary 450 539-2282, poste 222 Technique : Yves Gagnon, 539-2282, poste 210 Donné à Waterloo, ce 14 septembre 2020 Yves Gagnon Directeur des travaux publics BARD BOUCHER Mme Constance - 1925-2020 C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de madame Constance Bard Boucher, épouse de feu Lionel Boucher, au Centre hospitalier de Granby, le 4 septembre 2020, à l\u2019âge de 95 ans.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Carmen), Gilles (Louise), Denis et Yvon, ses petits-enfants : Patrick, Martin, Nicolas, Dominic et Jean- François ainsi que leur conjointe et 8 arrière-petits-enfants.Elle laisse également derrière elle ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel de la Résidence du Mont et du Centre hospitalier de Granby pour leurs bons soins et leur professionnalisme.En raison des restrictions d\u2019assemblée, la Liturgie de la Parole se tiendra en toute intimité, le samedi 19 septembre en la chapelle du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.Cependant, si vous souhaitez y assister, la cérémonie sera accessible en webdiffusion privée, en direct ou en différé via le https://funeraweb.tv/fr/diffusions/17422.L\u2019inhumation au cimetière Mgr Pelletier se tiendra à une date ultérieure.Pour la sécurité de tous, le personnel de Girardot & Ménard vous assure que les consignes de la Santé publique sont appliquées.Le port du masque est donc obligatoire.BEAUREGARD M.Jean-Luc 1955-2020 À Albanel au Lac St-Jean, le 28 août 2020 est décédé à l'âge de 65 ans, M.Jean-Luc Beauregard, époux de Sylvie Lavoie, demeurant à Dolbeau.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Matthieu (Kassandra), Mylène, Evelyne (Michael), Émilie (Zola), Micael, Joel (Émilie), Naomie (Raphael) et Josué; ses petits-enfants : Élianne, Nathan, Ludovic, Lorenzo, Rose, Zack et Élodie; sa mère Adrienne Beauregard, ses frères et soeurs, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille tient à remercier l\u2019équipe de la SQ de la MRC Maria-Chapdelaine pour l\u2019aide apportée.La famille recevra les témoignages de sympathie à l\u2019église Fusion au 231, rue St-Charles sud à Granby, le samedi 26 septembre 2020 de 13 h à 15 h, suivi d\u2019une cérémonie commémorative.L\u2019inhumation aura lieu à une date ultérieure.CASAVANT Mme Rita Née le 1er octobre 1932 Décédée le 15 avril 2020 Épouse de feu Robert Senécal En toute intimité, une cérémonie hommage, réunissant la famille et les proches a été célébrée le dimanche 13 septembre à la Chapelle de la Résidence Bessette, située au 997, rue des Colombes à Granby.Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont témoigné de la sympathie.Notre petite maman est allée rejoindre notre père Robert décédé le 11 décembre dernier.La perte de nos deux parents tant aimés laisse un immense vide dans nos vies, mais votre affection et votre soutien nous réconfortent et allègent à la fois notre peine et nos pas.Sylvie et Lysane Senécal BOUFFARD OSTIGUY Mme Annette - 1920-2020 Au Centre Waterloo, le 16 septembre 2020, à l\u2019âge de 100 ans et 5 mois, est décédée Mme Annette Bouffard, épouse de feu Simon Ostiguy.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Shirley Dugas), Pierrette (François Larocque), ses petits-enfants et leurs conjoints : Stéphanie et Geneviève Larocque, Benoit, Lyne et Simon Ostiguy ainsi que ses 14 arrière- petits-enfants.Elle laisse également ses belles-soeurs : Marianna Desroches Bouffard, Jeannine Lapierre Ostiguy ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier le CSSSHY Centre Waterloo pour les bons soins prodigués à leur mère.La famille vous accueillera le dimanche 20 septembre de 10h à 13h et le lundi 21 septembre de 12h à 13h30 au salon du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT &MÉNARD.Les funérailles auront lieu lundi 21 septembre en l\u2019église Ste-Famille à 14h suivies de l\u2019inhumation au Cimetière Notre- Dame, rue Cowie.Pour la sécurité de tous, le personnel de Girardot & Ménard vous assure que les consignes de la Santé publique sont appliquées.Le port du masque est donc obligatoire.En guise de sympathie, un don à l\u2019organisme de votre choix ou des offrandes de messe en sa mémoire seraient appréciés.BROUILLETTE-BEAULIEU Mme Yolande - 1951-2020 Au CHSLD de Bedford, le 9 septembre 2020, à l'âge de 68 ans, est décédée Mme Yolande Brouillette, épouse de M.Gaston Beaulieu, demeurant à Ange- Gardien.Elle était la fille unique de feu Gérard Brouillette et de feu Marie- Jeanne Marchand.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants : Martin (Josiane Martin), Mélanie (Sébastien Dupuis) et Michaël.Elle laisse également ses petits-enfants : Zachary et Maude, ses beaux-frères et belles-soeurs, ses neveux et sa nièce, et autres parents et amis.Sous la direction du salon funéraire Désourdy Inc., 1500, rue St-Paul nord, Farnham, www.desourdy.ca.Les funérailles auront lieu le samedi 26 septembre à 11 heures en l\u2019église de l\u2019Ange-Gardien, suivies de l\u2019inhumation au cimetière de l\u2019Ange-Gardien.À noter que la famille sera présente à l\u2019église à compter de 10 heures afin de recevoir vos témoignages de sympathie.La famille désire remercier le personnel des soins à domicile de la Maison St-Louis de Cowansville ainsi que le personnel du CHSLD de Bedford pour les bons soins prodigués.Des dons en sa mémoire à la Société de la Sclérose Latérale Amyotrophique (S.L.A.) seraient appréciés.Formulaires disponibles à l\u2019église ou au http://sla-quebec.ca/a-propos-de-la-sla/ 1831221 Don in memoriam En souvenir d\u2019un être cher 1 877 336-4443 www.fqc.qc.ca laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 49 CÔTÉ MmeMarie-Paule - 1937-2020 Au CHUS-Fleurimont, le 14 Septembre 2020, à l\u2019âge de 83 ans, est décédée madame Marie-Paule Côté, épouse de monsieur Denis Dufort, demeurant à Lawrenceville.Outre son époux Denis, elle laisse dans le deuil son garçon Daniel (Céline Champigny), sa petite-fille Alexandra (Ian Mekkelholt), son arrière-petite-fille Béatrice.Elle laisse également en deuil ses frères : Jacques (Monique Picotin), Philippe (Claudette Gaucher), Jean-Guy (Angela Smith).Elle était la belle-soeur de : feu Bertrand (feu Ghyslaine Dulude), feu Gisèle (feu Claude Allard), Rolande (feu Roger Nadeau), Marc (Simone Warren), Réal, Dorothée (feu Rémi Côté), Françoise (Pierre Lambert).Elle laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, et autres parents et amis.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.Sa famille lui rendra hommage lors d\u2019une cérémonie intime à une date ultérieure.L'inhumation aura lieu au cimetière de Lawrenceville.FOURNIER M.Gilles - 1940-2020 Au Centre hospitalier Charles-LeMoyne, le 12 mars 2020, à l'âge de 79 ans, est décédé M.Gilles Fournier, demeurant à Brossard.Il laisse dans le deuil sa sour Gilberte, plusieurs cousins et cousines ainsi que d'autres parents et ami(e)s.L'Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.Selon les recommandations du gouvernement du Québec, le port du masque est obligatoire.La famille vous accueillera le samedi 26 septembre 2020 à compter de midi au COMPLEXE FUNÉRAIRE LE SIEUR.Un hommage à la Vie sera célébré ce même jour à 13 heures en toute intimité, en la Chapelle Le Sieur, suivi de l\u2019inhumation de l\u2019urne au cimetière Mgr Pelletier de Granby.Des dons à la Fondation du centre hospitalier Charles-LeMoyne seraient appréciés au site internet suivant : www.fhclm.ca/faites-un-don.La famille tient à remercier tout particulièrement le personnel du centre hospitalier Charles-Le Moyne pour les bons soins prodigués à M.Fournier.JASMIN M.Ronald - 1944-2020 À Granby, le 12 septembre 2020, à l'âge de 75 ans, est décédé M.Ronald Jasmin, conjoint de Mme Rose-Anne Chandonnet, demeurant à Granby.Outre sa conjointe Rose-Anne, il laisse dans le deuil ses enfants : Loîc (Josianne Tétreault), Olivier (Catherine Bisson), ses petits-enfants : Élody, Maëly, Livia, les enfants de sa conjointe, Richard Poulin, Karine Poulin (Martin Plamondon) et leur enfants : Viaka et Derek, ses frères et soeurs : Cécile (feu Conrad Maheu), Jeanne (Jean Michel), Donald (Ginette Tétreault), il était le frère de feu Bernard ainsi que plusieurs beaux-frères, belles- soeurs, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille vous accueillera le vendredi 18 septembre de 19h à 21h et le samedi 19 septembre de 9h30 jusqu'à 10h30 au COMPLEXE FUNÉRAIRE LESIEUR.L\u2019Hommage à la Vie sera célébré ce même samedi à 10h30 en la Chapelle suivi de l'Aquamation au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.Des dons à la Fondation des maladies du Coeur ou la Société Canadienne du Cancer seraient appréciés.Formulaires disponibles au bureau du Complexe Le Sieur.La famille désirere mercier le personnel du Club de Golf de Waterloo ainsi que les Paramédics de Shefford pour leur effort.LEDUC GIRARD Mme Simonne - 1920-2020 À la Villa Bonheur de Granby, le 23 août 2020 à l\u2019âge très honorable de 100 ans, est décédée Mme Simonne Leduc, épouse de feu Rolland Giard.Elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Jean-Pierre (Gisèle Lequin), François (Jacqueline Jacques), Lucie (Marcel Lequin), Nicole (Jean Sicotte) et Marcel (Johanne Marcoux); ses petits-enfants : Joan, Mélanie, Caroline, Anabelle, Vivianne, Mathias, Geneviève et Jessie; ses arrière-petits-enfants ainsi que ses frères et soeurs.La famille désire chaleureusement remercier tout le personnel du 4e étage de Villa Bonheur pour les excellents soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.La famille vous accueillera le samedi 19 septembre de 9 h à 10 h 45 au salon du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT &MÉNARD.La Liturgie de la Parole sera célébrée ce même samedi 19 septembre à 11 h en la chapelle du complexe, suivi de l\u2019inhumation au cimetière Mgr Pelletier, rue Dufferin.DESBIENS, NÉE DUHAMEL Mme Françoise - 1931-2020 Paisiblement, à l\u2019hôpital BMP de Cowansville, le 21 février 2020, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée Mme Françoise Desbiens née Duhamel résidente de Cowansville et épouse de feu M.Léopold Desbiens et en deuxièmes noces de feu M.Maurice Thibault et fille feu M.Claude Duhamel et feu Mme Diana Vincent.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Danielle (Jean-Paul Mercier), Normand (Janet Boucher), Francine (Richard Lavoie), Yves (Wendy Tinkler), Anne-Marie Desbiens et Ronald Thibault (Monique Poirier); ses petits-enfants : Sébastien (Stéphanie), Mathieu (Lucie) et Alexandre Lavoie (Marlène), Antoine Jobin (Catherine), Stéphanie (Éric) et Mélissa (Sébastien), Frédérick (Stéphanie) et Pierre-Étienne Desbiens (Stéphanie) et Florence Rainville Desbiens (Jean-Luc), Benoit (Caroline) et Marc Thibault (Sophie); ses 15 arrière-petits-enfants, son frère feu Gilles Duhamel (Pauline Beauvais), sa belle-soeur Yvette Desbiens Savard (feu Maurice Savard), ses neveux et ses nièces, ses cousins et ses cousines ainsi que plusieurs autres parents et amis.La famille recevra les témoignages de sympathie au Complexe funéraire Brome-Missisquoi de Cowansville le samedi 26 septembre 2020 de 12h30 à 14h30.Suivi d\u2019un hommage à sa vie à 14h30 au complexe même.La famille aimerait tout particulièrement remercier les médecins et tout le personnel de l\u2019unité des soins intensifs de BMP ainsi que le personnel de la résidence Chartwell.Des dons à la fondation de l\u2019hôpital BMP seraient appréciés.Des formulaires seront disponibles au bureau du Complexe.LAGRANDEUR Mme Jeanne-Mance - 1929-2020 C\u2019est avec regret que nous annonçons le départ de Mme Jeanne-Mance Lagrandeur, fille de feu Alberta Casavant et de feu Jean-Maurice Lagrandeur, de Ste-Anne-de-la-Rochelle.Elle nous a quittés pour un monde meilleur le 25 août 2020 à l\u2019âge de 90 ans.Jeanne-Mance est la soeur de : feu Gaëtane (feu Gérald Lespérance), feu Georges-Émile (feu Jeannine Ferland), feu Bernadette (feu Roland Obuchon), Jean-Guy (feu Lucille Dupont), Paul-Maurice (Madeleine Lebeau), André (feu Mariette Senécal), Claudette (feu Henri Laverrière), Nicole (Denis Pelletier), feu Gilbert (Micheline Fredette), feu Denis (Mariette Brouillard), Urbain (Lise Caron).Elle laisse également de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis(es).La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.Selon les recommandations du gouvernement du Québec, le port du masque ainsi que la distanciation sociale sont obligatoires.Les mots de sympathie sont à préconiser via notre site web : www.famillebessette.com.La famille recevra les témoignages de sympathie DIRECTEMENT EN L'ÉGLISE DE STE-ANNE-DE-LA-ROCHELLE, le samedi 26 septembre 2020 à compter de 9 h, suivi du service funéraire à 11 h.L'inhumation suivra au cimetière de la paroisse.En guise de sympathie, un don à un organisme de votre choix serait apprécié.PÉLOQUIN LAFLAMME Mme Rachel Au centre hospitalier de Granby, le 8 septembre 2020 est décédée Mme Rachel Péloquin Laflamme, demeurant à Granby, épouse de feu M.Raymond Laflamme.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michelle (Pierre Noiseux), Andrée (Paul- Émile Boutin), France (Bertrand Nadeau), Daniel (Francine Martel) et Louis.Ses petites-filles : Mélanie, Sophie, Marie-Ève, Isabelle, Karyne, Julie, Rosalie, Alexandra et Emma-Chase ainsi que ses nombreux arrière-petits- enfants.La famille désire remercier chaleureusement le personnel du département des soins palliatifs du C.H.G.pour leur dévouement et les bons soins prodigués.La famille tient aussi à remercier sincèrement Mme Pierrette Domingue \u201cson ange personnel\u201d pour sa bienveillance et sa présence humaine réconfortante depuis près de 2 ans.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot & Ménard.La célébration en mémoire à sa vie s\u2019est tenue en toute intimité, suivie de la mise en place au columbarium du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie, un don à la Société Alzheimer de Granby et région serait apprécié au : www.alzheimergranby.ca SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 50 MÉNARD M.Roger À l\u2019Hôpital de Granby, le 9 septembre 2020, est décédé Monsieur Roger Ménard, à l\u2019âge de 94 ans, demeurant à Granby.Il était l\u2019époux de feu Yolande Ménard.Le défunt laisse dans le deuil, ses enfants : Louise (Alain Turcotte), Pierre, Serge (Sylvie Vallières), Jocelyn, ses petits-enfants : Alexandre et Colin, son arrière-petit-fils Lucca ainsi que ses frères, soeurs, beaux-frères, belles- soeurs, neveux et nièces, autres parents et amis.Une messe aura lieu en son honneur en toute intimité à l\u2019église St-Paul D\u2019Abbostford.Inhumation au cimetière paroissial.MORIER M.Yvon - 1966-2020 Au CHSLD Henriette-Céré de St-Hubert, le 3 avril 2020 à l\u2019âge de 53 ans, est décédé M.Yvon Morier, fils de M.André Morier et de Mme Thérèse Raymond, demeurant à St-Damase.Outre ses parents, il laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Ginette (Normand Brodeur), Sylvie, Paul-André et Martin, son grand ami Pierre Véronneau, Nadia et Cloé ainsi que neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.La famille Morier vous accueillera à l'église de St-Damase, le samedi 26 septembre 2020 de 12 h 30 à 14 h suivi des funérailles.Inhumation au cimetière paroissial.Compte tenu des directives du ministère de la Santé, les règles de rassemblements seront en vigueur et le port du masque est obligatoire à l'église.Direction : RÉSIDENCE FUNÉRAIRE G.JODOIN INC, www.residencefunerairejodoin.ca ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com Avec plus de 450 victimes potentielles de ce que leurs avocats qualifient de «?véritable règne de terreur?», l\u2019ancien orphelinat du Mont d\u2019Youville à Beauport deviendra-t-il pour le Québec ce que Mount Cashel a été pour Terre- Neuve?Le point sur un recours collectif qui veut exposer des décennies d\u2019abus perpétrés par des religieuses et des laïcs.À St-John\u2019s, l\u2019orphelinat lieu de souffrances pour des centaines de garçons a été démoli il y a 20 ans.Plusieurs survivants des agressions viennent à peine d\u2019être indemnisés.Le Mont d\u2019Youville se dresse toujours sur les hauteurs de Giffard, à Québec, dans l\u2019attente d\u2019un procès qui s\u2019annonce marquant.Et douloureux.Le 6 août, un peu plus de deux ans après le dépôt de la requête des anciens pensionnaires, le juge Étienne Parent de la Cour supérieure a autorisé l\u2019action collective contre les Sœurs de la Charité de Québec, qui ont fondé et géré l\u2019orphelinat pendant 70 ans, et le CIUSSS de la Capitale-Nationale, l\u2019organisme public qui a pris la relève pour y installer des bureaux du centre jeunesse en 1996.Ce n\u2019est que le début de la route pour des centaines d\u2019anciens pensionnaires et pour le public, qui n\u2019a accès encore qu\u2019à la pointe de l\u2019iceberg.Au moment du débat sur l\u2019autorisation cet été, environ 280 personnes avaient écrit ou téléphoné au cabinet Quessy Henry St-Hilaire de Québec qui représente les anciens pensionnaires, racontant par bribes ou en détail les sévices subis durant leur séjour à l\u2019orphelinat.Depuis l\u2019autorisation, l\u2019équipe d\u2019avocats reçoit chaque jour des appels de nouvelles victimes.Cette semaine, on en dénombrait plus de 450.Le nombre d\u2019agresseurs potentiels suit la même courbe; les avocats en ont identifié 95, dont 67 religieuses.Les récits des anciens pensionnaires s\u2019accumulent, ajoutant des couches d\u2019horreur.Aucune des allégations n\u2019a encore été soumise au test du tribunal.Il faudra encore plusieurs mois, probablement plus d\u2019une année d\u2019interrogatoires hors cour, de requêtes préalables et d\u2019expertise, avant d\u2019arriver au procès.Jusqu\u2019ici, les avocats des anciens pensionnaires s\u2019étaient contentés d\u2019exposer certains éléments majeurs, pour donner à la cour une idée du type d\u2019abus psychologiques, physiques et sexuels subis par des enfants du Mont d\u2019Youville.Dans une procédure déposée à la fin août, ils ont décidé d\u2019aller encore plus loin, et de regrouper davantage de ce que les avocats n\u2019hésitent pas à qualifier « d\u2019actes de cruauté ».« On voulait montrer qu\u2019on est bien loin des cas particuliers, que c\u2019était un monde d\u2019horreur et de perversion sur des décennies », résume Me Pierre Boivin, du cabinet Kugler Kandestin, spécialisé dans les recours collectifs du genre, qui appuie le cabinet de Québec.Les gens qui nous en parlent sont rendus dans les 80 ans et ils sont encore terrorisés.» Par le nombre de victimes et d\u2019agresseurs potentiels, la saga du Mont d\u2019Youville pourrait- elle avoir l\u2019amplitude de celle du Mount Cashel, où des abuseurs ont fait au moins 360 victimes?« L\u2019avenir nous le dira », répond Me Boivin, prudent.«?ACTES DE CRUAUTÉ?» Les paragraphes qui suivent ont été difficiles à écrire.Ils seront certainement ardus à lire pour plusieurs lecteurs.Des enfants hébergés au Mont d\u2019Youville racontent s\u2019être fait frapper la tête contre le plancher, les murs ou le mobilier.Ils auraient reçu des coups de bâton, de règle, de ceinture et même de fouet de la part des religieuses.Plusieurs jeunes ont été forcés à prendre des bains d\u2019eau glacée.Un enfant qui urinait au lit la nuit devait passer plusieurs jours dans des draps souillés.Une victime raconte comment les religieuses ordonnaient aux autres enfants du dortoir de la ruer de coups alors qu\u2019elle devait rester nue et immobile, toujours comme châtiment après avoir uriné au lit.Un enfant qui avait ramené des bottes mouillées s\u2019est fait enfoncer la tête sous l\u2019eau durant plusieurs secondes.Un jeune qui pleurait la nuit a été expulsé du dortoir et placé seul dans une pièce sombre.Une victime aurait été attachée à son lit, sur des crochets dans la buanderie et même complètement nue sur une galerie en hiver parce qu\u2019elle faisait des crises de larmes.Certaines victimes plus âgées auraient été forcées par les religieuses d\u2019infliger les châtiments à des plus jeunes, sous peine d\u2019être battues.La loi du silence régnait.Des religieuses auraient dit aux enfants qu\u2019ils ne reverraient jamais leurs parents s\u2019ils dénonçaient les abus.Une dame raconte que lorsqu\u2019elle avait six ans et demi, elle a réussi à se rendre en cachette dans le bureau de la directrice pour téléphoner à sa mère et lui dire qu\u2019on l\u2019avait forcée à manger le repas dans l\u2019assiette où elle venait de vomir.L\u2019enfant aurait ensuite été battue et obligée de rappeler sa mère pour dire qu\u2019elle avait menti.100 000 FOIS «?JE NE SERAI PAS EN RETARD?» Denis Leclerc, le requérant de l\u2019action collective, est le seul ancien pensionnaire dont le nom est ACTION COLLECTIVE DU MONT D\u2019YOUVILLE PLUS DE 450 TÉMOIGNAGES «D\u2019ACTES DE CRUAUTÉ» En 1996, les Sœurs de la Charité de Québec se sont retirées complètement de la gestion du Mont d\u2019Youville. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 51 ACTUALITÉS L\u2019orphelinat du Mont d\u2019Youville à Beauport a été fondé et géré pendant 70 ans par les Sœurs de la Charité de Québec.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL rendu public dans les documents judiciaires.À 58 ans, il a passé la majorité de sa vie adulte derrière les barreaux d\u2019une prison.Pour quitter la violence de sa famille, il vivra deux ans au Mont d\u2019Youville, de l\u2019âge de 9 à 11 ans.Le garçon devient l\u2019un des souffre-douleur de John-Anthony O\u2019Reilly, cet éducateur qui a plaidé coupable en 2010 à des sévices physiques sur six autres garçons.Denis Leclerc raconte s\u2019être fait violemment pousser en bas d\u2019une pente par O\u2019Reilly alors qu\u2019il glissait avec d\u2019autres jeunes.Il s\u2019est alors blessé sérieusement au tibia, dit-il.En plus de se faire fréquemment tirer les oreilles ou serrer la clavicule avec force, le garçon aurait été forcé de manger une pizza presque complète.Il avait eu les voies respiratoires bloquées et souffert d\u2019une indigestion aiguë.Comme punition, Denis Leclerc dit avoir été forcé d\u2019écrire 100 000 fois « je ne serai plus en retard à l\u2019heure du rassemblement ».Il en aurait eu pour huit jours.Denis Leclerc dit avoir été victime d\u2019une agression sexuelle par une religieuse qui a été administratrice de l\u2019orphelinat.Il la nomme dans la procédure.Lors d\u2019une récréation, la religieuse l\u2019aurait amené dans sa chambrette et lui aurait offert des bonbons et du chocolat.Elle aurait ensuite pris la main de l\u2019enfant pour la placer sur sa vulve et le forcer à la masturber.Figé, le garçon se sentait obligé d\u2019obéir.Par la suite, il s\u2019est lavé les mains pendant de longues minutes.À la même époque que Denis Leclerc, dans les années 1970, un autre garçon dit avoir souffert aux mains de O\u2019Reilly.En proie à des crises de larmes, le garçon était amené dans une pièce capitonnée, meublée seulement d\u2019un lit, avec une fenêtre à dix pieds de hauteur.O\u2019Reilly le frappait sur ses fesses nues et sur le dos entre 10 et 15 fois, affirme l\u2019ancien pensionnaire.Après la correction, l\u2019éducateur exigeait que l\u2019enfant lui fasse un baiser.Il lui appliquait ensuite un onguent sur ses blessures.« Malgré la violence de ces abus et l\u2019importance des lésions corporelles, en aucun temps le personnel infirmier n\u2019a signalé aux autorités les abus dont cet enfant a été victime, et ce alors que ces personnes en ont été témoins », peut-on lire dans la procédure.AGRESSÉS PAR DES RELIGIEUSES Une ancienne pensionnaire, placée au Mont d\u2019Youville à la fin des années 1960, à l\u2019âge de 16 ans, décrit des agressions sexuelles subies plusieurs fois par semaine, durant un an, aux mains de deux religieuses.La dame a oublié le nom de ses agresseuses.Elle les décrit comme deux femmes dans la trentaine.Une fois entrées dans une petite chambre, les religieuses demandaient à l\u2019adolescente de se dévêtir.Elles lui auraient pincé les seins, lui auraient frappé les fesses avec une Il reste encore une carte dans le jeu des Sœurs de la Charité de Québec et du CIUSSS pour stopper le recours : demander à la Cour d\u2019appel la permission de contester l\u2019autorisation.En raison de la suspension des délais liés à la crise sanitaire, les parties ont jusqu\u2019à la fin septembre pour demander la permission à la Cour d\u2019appel de les entendre.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un appel de plein droit puisque les Sœurs de la Charité de Québec et le CIUSSS de la Capitale-Nationale sont des parties défenderesses dans une action collective.Un des avocats représentant les Sœurs de la Charité de Québec, Me Christian Trépanier, se dit dans l\u2019impossibilité de commenter la possibilité d\u2019une demande d\u2019appel puisque l\u2019information est strictement protégée par le secret professionnel.L\u2019avocat de la congrégation rappelle que les éléments rapportés par les anciens pensionnaires ne sont que des allégations, «le jugement du juge Parent n\u2019ayant d\u2019ailleurs nullement eu à se prononcer sur la véracité de celles-ci».Les Sœurs de la Charité de Québec et le CIUSSS auront à se défendre tant pour les fautes des éducateurs et des religieuses que pour les fautes de la congrégation.Les avocats de la congrégation se sont opposés farouchement à ce que le tribunal ait à examiner les fautes des autorités religieuses.Rien dans la preuve, disent-ils, ne permet de conclure que la congrégation religieuse connaissait les abus.L\u2019orphelinat d\u2019Youville a été ouvert en 1925 par les Sœurs de la Charité de Québec au 2915, avenue du Bourg- Royal, dans ce qui était à l\u2019époque la ville de Giffard.En 1965, la congrégation demande l\u2019incorporation de l\u2019orphelinat en personne morale, une corporation sur laquelle siègent des religieuses et des laïcs.Dans un article de journal de l\u2019époque, l\u2019établissement se présente comme un «institut-internat de protection reconnue d\u2019assistance publique, orienté vers la réintégration du jeune à un milieu aussi normal que possible».En juillet 1996, les Sœurs de la Charité de Québec se retirent complètement de la gestion et signent une convention de désintéressement avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale pour une valeur de 935 370 $.La Corporation d\u2019Youville est alors fusionnée avec d\u2019autres centres de services sociaux pour créer le Centre jeunesse de Québec.Aux yeux des demandeurs, le Centre jeunesse a acquis tous les droits et obligations de la Corporation d\u2019Youville.DOMMAGES PUNITIFS DE 20 MILLIONS $ L\u2019action collective vise «toutes personnes ou successions de personnes décédées qui ont été victimes d\u2019abus sexuels et/ou physiques et/ou psychologiques par les préposés du Mont d\u2019Youville, incluant par les religieuses de la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec, alors qu\u2019elles étaient au Mont d\u2019Youville entre 1925 et 1996».On a exclu du groupe les personnes qui ont été indemnisées et qui ont exécuté une quittance dans le cadre du Programme national de réconciliation avec les orphelins de Duplessis.Le requérant Denis Leclerc réclame au total 2 millions $ en dommages, dont 500 000 $ à titre de dommages punitifs et exemplaires.Considérant «la gravité des nombreuses fautes commises pendant une si longue période de temps», le requérant réclame pour tous les membres du groupe la somme de 20 millions de dollars en dommages punitifs, en plus des réclamations individuelles.ISABELLE MATHIEU Un appel toujours possible palette de ping-pong et l\u2019auraient masturbée.Un homme a raconté aux avocats avoir été agressé sexuellement par une religieuse lorsqu\u2019il avait entre 5 et 7 ans.Lui non plus ne se rappelle pas du nom de la religieuse, qu\u2019il décrit comme une femme de petite taille et avec de l\u2019embonpoint et des poils au menton.La religieuse lui faisait des attouchements au moment du bain et aussi la nuit, pour vérifier qu\u2019il était propre, témoigne-t-il.Les agressions sexuelles survenaient chaque semaine, dit-il.Une autre femme dénonce des agressions sexuelles qui remontent à 1957.Alors qu\u2019elle avait 7 ou 8 ans, une religieuse responsable de la buanderie l\u2019assoyait sur ses genoux, allègue-t-elle, lui enlevait sa petite culotte et lui touchait le pubis durant de longues minutes.Les agressions se seraient répétées durant un an, chaque semaine.Cette ancienne pensionnaire dit avoir souvent reçu la fessée, au point qu\u2019elle devait rester debout lors des visites de son père, au parloir, car elle était incapable de s\u2019asseoir.«?POUR LES DOMPTER?» Un homme décrit des agressions sexuelles et physiques répétées survenues entre 1980 et 1984 de la part de trois éducateurs laïcs qu\u2019il nomme dans la procédure.En l\u2019absence d\u2019accusations criminelles, Le Soleil choisit de ne pas les identifier pour l\u2019instant.L\u2019un des trois éducateurs lui aurait enfoncé une brosse à cheveux dans l\u2019anus et lui aurait fait de nombreux attouchements aux parties génitales alors qu\u2019il prenait sa douche.L\u2019homme se souvient que les éducateurs clamaient qu\u2019ils allaient « les dompter », qu\u2019ils étaient des enfants abandonnés et qu\u2019ils pouvaient faire ce qu\u2019ils voulaient avec eux. SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 52 ACTUALITÉS SIMON ROBERGE Initiative de journalisme local La Tribune SHERBROOKE \u2014 Apalone, Jeffrey, Phénix et Trois-Lacs sont quatre noms qui ont fait jaser cette semaine en Estrie, mais aussi partout au Québec et probablement à quelques endroits du globe.Qu\u2019on les aime ou non, l\u2019un de ces quatre choix pourrait devenir le prochain nom de la ville d\u2019Asbestos.Dans cette optique, et avant que la Ville annonce vendredi qu\u2019une nouvelle liste de propositions sera dévoilée dans les prochaines semaines, La Tribune avait demandé à un spécialiste en image de les analyser.Voici ses commentaires.Asbestos signifie amiante en anglais et c\u2019est d\u2019ailleurs la raison pour laquelle la municipalité a décidé de changer de nom.La proposition Jeffrey s\u2019inscrit toutefois dans une continuité selon Marc David, professeur de communication-marketing à l\u2019Université de Sherbrooke.« On attribue souvent le nom de la ville à son fondateur, au premier agriculteur ou ce genre de chose, explique celui qui est aussi responsable de l\u2019Agence-école en communication de l\u2019UdeS.Le problème, c\u2019est que la mine Jeffrey est l\u2019incarnation de l\u2019amiante.Je pense que tant qu\u2019à changer de nom, Asbestos devrait se dissocier le plus possible de l\u2019amiante. » Si l\u2019image du phénix qui renaît de ses cendres peut être attirante pour une ville comme Asbestos, il s\u2019agit d\u2019un nom qui n\u2019est ni nouveau ni original selon Marc David.« Phénix, c\u2019est déjà une ville qui existe aux États-Unis et ailleurs, men- tionne-t-il.Il faut comprendre que le phénix passe l\u2019éternité à se consumer et renaître, c\u2019est un cycle de destruction et de renaissance.Je ne pense pas que c\u2019est ce que les gens veulent avoir. » Le nom Trois-Lacs, qui semble être le plus populaire jusqu\u2019à maintenant si on se fie aux centaines de commentaires sur les réseaux sociaux, aura de la difficulté à ressortir du lot selon le professeur.« Trois-Lacs, c\u2019est très conventionnel, lance-t-il.Ça peut être bien pour les gens s\u2019ils avaient un fort attachement à Trois-Lacs avant la fusion, mais peut-être un peu moins pour les gens qui étaient à Asbestos.Dans tous les cas, ça reste un nom valable, mais qui ne se distingue pas des autres municipalités comme Trois-Rivières, Deux-Montagnes, Sept-Îles, on peut en sortir des tonnes. » Surprenamment c\u2019est Apa- lone, l\u2019un des noms les plus critiqués de par sa référence à une tortue, qui semble être le nom qui pourrait proposer l\u2019image la plus forte pour Asbestos.« Apalone se distingue par son originalité, explique Marc David.Le côté écologique de la tortue qui est menacée vient contre-balancer QUATRE NOMS, QUATRE IMAGES 0044577 0044553 Service 360o JACQUES JETTÉ PNEUS ET MÉCANIQUE JE m\u2019En oCCUpE de votre antirouille 2000, rue Principale est, Farnham 450 293-3127 ATEliEr mÉCAniQUE p.HAmAn Étudier, c\u2019est payant! 8 bourses de 1700 $ seront remises aux nouveaux étudiants dans ce programme! 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phénix est un oiseau mythique doté d\u2019une impressionnante longévité.Il avait notamment la faculté de renaître de ses cendres.Les équipes sportives de l\u2019école secondaire de l\u2019Escale à Asbestos portent ce nom.TROIS-LACS : Trois-Lacs est un secteur de la ville d\u2019Asbestos et correspond au territoire de l\u2019ancienne municipalité de Trois-Lacs, qui s\u2019est regroupée avec Asbestos en 1999.Le lac qui borde les municipalités d\u2019Asbestos, de Tingwick, de Wotton et de Saint-Rémi-de- Tingwick se nomme les Trois-Lacs.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU les effets négatifs de l\u2019amiante sur la santé humaine.C\u2019est un nom qui pourrait être apprécié, mais avec le temps.Il faut vivre avec longtemps.Si on parle seulement de l\u2019image de marque, celui-là a plus de chance de se distinguer. » Une chose est certaine selon le professeur, peu importe le nom choisi, une période d\u2019adaptation sera nécessaire pour s\u2019y faire.« Ça prend au moins une génération, souligne-t- il.Les plus jeunes vont s\u2019habituer tout de suite.Ce sera plus long et difficile pour ceux qui ont toujours connu la ville d\u2019Asbestos et qui la voient changer du jour au lendemain.Il va falloir qu\u2019il y ait un côté festif et participatif. » « Mais en fin de compte, n\u2019importe quel nom qui sera adopté par la population va être bon parce qu\u2019elle l\u2019aura choisi elle-même, résume Marc David.Je salue la démarche, elle est excellente.Ça contribue à faire en sorte que les habitants d\u2019Asbestos vont pouvoir s\u2019approprier ce nouveau nom.C\u2019est certain que tout le monde ne sera pas nécessairement heureux, mais au moins tout le monde aura la chance d\u2019y participer. » SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Elles ne sont pas légion, mais elles existent.Quelques villes ont changé de nom dans l\u2019histoire récente du Québec.C\u2019est le cas notamment de Portneuf-sur-Mer ou de Mi- rabel.La municipalité de Saint- Faustin-Lac-Carré est quant à elle en processus pour devenir Mont-Blanc.La municipalité de 3700  résidents permanents dans les Lau- rentides a entamé le processus en 2019.Il diffère toutefois beaucoup de celui d\u2019Asbestos puisque après avoir demandé la tenue d\u2019une commission municipale, la ministre des Affaires municipales a imposé un référendum à la municipalité en raison de la forte opposition.Il devait avoir lieu le 31 mai 2020, mais a bien entendu été reporté en raison de la COVID.Le conseil municipal de Saint- Faustin-Lac-Carré n\u2019a pas non plus consulté la population pour trouver un nouveau nom.Celui de Mont-Blanc, qui désigne une montagne à proximité, a été identifié dès le début du processus.« C\u2019est un outil marketing qui fait partie de la vision stratégique, indique Gilles Bélanger, directeur général de la municipalité située à quelques minutes de Mont- Tremblant.Beaucoup de gens passent dans le secteur, mais ils ne sont pas accrochés par Saint- Faustin-Lac-Carré.C\u2019est pour donner une image de marque et faire en sorte que les gens arrêtent pour que la municipalité trouve son compte dans le gros brouhaha de la région.Le mont Blanc, c\u2019est l\u2019emblème de la municipalité.Les gens connaissent la montagne, mais pas le village. » Le référendum aura lieu dès que le contexte de pandémie le permettra.DANS L\u2019AIR DU TEMPS Le village de Sainte-Anne-de- Portneuf a changé de nom pour Portneuf-sur-Mer en 2004.La petite municipalité de 613 âmes près de Forestville sur la Côte- Nord voulait un nom qui la représentait davantage.« On trouvait que Sainte-Anne- de-Portneuf, sans vouloir décrier l\u2019église, c\u2019était un nom qui n\u2019allait pas dans l\u2019air du temps, souligne le maire Gontran Tremblay qui était directeur général de la municipalité à l\u2019époque.Il y avait aussi de la confusion avec le comté de Port- neuf dans la région de Québec ».« En mettant Portneuf-sur-Mer, ça nous identifiait plus et ça identifiait le virage touristique qu\u2019on voulait faire, ajoute-t-il.Le nom nous a aidés, je pense. » Le processus s\u2019est déroulé rondement selon le maire.« On n\u2019a pas eu de problèmes, il n\u2019y a pas eu d\u2019opposition, résume- t-il.On avait fait un concours, mais on n\u2019avait pas eu les résultats espérés.Je pense que c\u2019est un conseiller qui a trouvé le nom. » 14 VILLAGES ET UN AÉROPORT La ville de Mirabel a été créée le 1er janvier 1971 lors de l\u2019expropriation pour la création de l\u2019aéroport.C\u2019est 14 villages qui ont été regroupés et qui portaient à l \u2019époque le nom de Saint-Scholastique.« Dès 1972, le conseil municipal a décidé de faire un concours pour changer le nom pour être équitable avec tous les villages et donner un sentiment d\u2019appartenance, explique Sylvain Marois, archiviste pour la Ville.On voulait aussi s\u2019arrimer à l\u2019aéroport avec un volet international. » Plus de 200 noms avaient été proposés par la population.Les trois plus populaires étant Mira- bel, Belle-Rivière et La Vérendrye.«   Ç \u2019a é t é h o u l e u x , a d m e t M. Marois.En ressortant les dossiers, on voit qu\u2019il y a eu du tirail- lage et des votes serrés. » Le changement de nom de Saint-Scholastique pour Mirabel a été officialisé le 16 janvier 1973.CES VILLES QUI CHANGENT DE NOM SHERBROOKE \u2014 À la suite de centaines de commentaires et de beaucoup de critiques face aux quatre choix proposés pour le processus de changement de nom, la Ville d\u2019Asbestos a annoncé vendredi matin qu\u2019elle retourne à la table à dessin et proposera des choix additionnels à la population.Les quatre noms proposés lundi pour le vote au mois d\u2019octobre étaient Apalone, Jeffrey, Phénix et Trois-Lacs.« On a bien entendu que les quatre choix proposés ne rejoignaient pas plusieurs de nos citoyens, c\u2019est pourquoi on va retourner faire nos devoirs et revenir très bientôt avec des propositions supplémentaires, a annoncé le maire Hugues Grimard en entrevue avec Martin Bossé sur les ondes de CJAN.On pèse sur pause pour quelques jours et on vous revient bientôt.Sur ce, il va faire beau en fin de semaine, on en profite. » En entrevue avec La Tribune, le maire d\u2019Asbestos a ensuite précisé que la Ville allait dévoiler cette nouvelle liste d\u2019ici deux semaines.Le maire n\u2019a pas voulu confirmer si les quatre noms qui ont été proposés cette semaine feront partie de la liste bonifiée.« C\u2019est certain que la liste sera bonifiée, mais on ne sait pas si on va en retirer un ou deux », admet-il.Le maire et le conseil municipal se sont aussi engagés vendredi à fournir plus de détails concernant la dernière partie du processus.« On réalise que la population n\u2019a pas eu accès à toute l\u2019information nécessaire pour comprendre les choix proposés, a souligné Hugues Grimard.On a une explication de cheminement à donner. » M. Grimard a confirmé que l\u2019option de tout simplement garder le nom d\u2019Asbestos n\u2019est pas sur la table.Il assure finalement que cette démarche additionnelle n\u2019engendrera pas de dépenses supplémentaires.« C\u2019est comme si on avait eu un gros focus groupe en même temps, souligne Hugues Grimard.C\u2019est la meilleure façon qu\u2019on pouvait tester l\u2019ensemble de notre démarche.L\u2019important, c\u2019est de ne pas être dans notre tour d\u2019ivoire.On a les éléments en main pour prendre une décision beaucoup plus éclairée qu\u2019on l\u2019avait il y a une semaine. » Pour l\u2019instant, le vote est maintenu du 14 au 18 octobre.« Si on prend plus de temps, on reportera, indique M. Grimard.On va s\u2019ajuster et on va revenir avec quelque chose de clair.Si on voit qu\u2019on doit le retarder d\u2019une semaine pour que les gens puissent faire leur choix, on le fera. » SIMON ROBERGE Asbestos dévoilera une nouvelle liste de noms SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 54 Pour les derniers résultats, rendez-vous sur notre site Web Le Mag Sports, un projet pour tous les quotidiens régionaux La pandémie n\u2019a pas donné que du mauvais.Dans les salles de rédaction des quotidiens régionaux, le confinement nous a obligés à changer nos façons de faire, très rapidement.Nous n\u2019avons pas eu le choix de nous parler.Il y a six mois, presque jour pour jour, le monde du sport a été mis à l\u2019arrêt.Du jour au lendemain, toutes les ligues organisées ont interrompu leurs activités.Des dizaines, puis des centaines de compétitions ont été repoussées ou carrément annulées.Les journalistes sportifs se sont alors mis à chercher des idées pour remplir leurs carnets, des sujets de reportage pour noircir leurs pages.On a commencé à se parler, ici, à la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Chaque semaine, les responsables des sports de nos six quotidiens s\u2019écrivaient, à la recherche de bonnes idées.À force de se parler, on s\u2019est rendu compte qu\u2019on avait bien des choses en commun.On a une vision similaire de ce qui fait un bon journal.Avec toute son expérience, notre vétéran collègue Carl Tardif a été le premier à pousser la réflexion.Et si on poussait cette collaboration un peu plus loin?Nous avons commencé à discuter encore plus souvent, durant les plus chaudes semaines d\u2019été.Et vous tenez le fruit de nos discussions entre vos mains, ce matin.On appelle ça le «Mag Sports».En réalité, c\u2019est une section sportive plus étoffée, plus complète, que nous offrirons à nos lecteurs chaque samedi.On m\u2019a demandé de donner un coup de pouce à la coordination.Ça me fait plaisir.C\u2019est peut-être même le début d\u2019une plus grande collaboration.La coopérative compte une quinzaine de journalistes sportifs, au total.On peut faire des belles et bonnes choses si on s\u2019y met.Chaque semaine, on bossera ensemble pour vous offrir des dossiers inédits.On commence en vous parlant du Québec qui sera drôlement bien représenté, durant la finale de la Coupe Stanley.Il sera beaucoup question de hockey dans nos pages, évidemment.Dans notre coin du monde, il y a deux façons de suivre le hockey.D\u2019un côté, il y a le Canadien de Montréal, qui retient une grande partie de l\u2019attention.De l\u2019autre côté, il y a tout le reste.Sans ignorer le Canadien, on va couvrir «tout le reste» de long en large.On va même essayer de devenir la référence de tout ce qui peut entrer dans cette catégorie.On vous proposera des rubriques hebdomadaires sur la Ligue nationale de hockey et sur la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais aussi sur le football de la NFL.D\u2019autres rubriques vont s\u2019ajouter dans les prochains mois.On va vous parler de nos athlètes amateurs.On va raconter les histoires de ceux \u2014 et celles \u2014 qui représentent leur région, leur province et leur pays sur la scène internationale.On va évoluer, avec le temps.On va essayer de vous surprendre le plus souvent possible.La semaine dernière, j\u2019ai effectué une petite tournée provinciale.J\u2019ai rendu visite à presque tous les membres de notre équipe pour discuter de ce projet.J\u2019ai conclu toutes les rencontres de la même façon.Je disais aux collègues que j\u2019ai hâte de poursuivre la conversation.«Je suis parlable», dis-je.Ça vaut pour les lecteurs aussi.Vous pouvez m\u2019écrire n\u2019importe quand.Sylvain St-Laurent Coordonnateur des sports, Le Droit DU NOUVEAU POUR VOUS! Les coordonnateurs des sports des six journaux de CN2i : Sylvain Saint- Laurent (Le Droit), Michel Tassé (La Voix de l\u2019Est), Carl Tardif (Le Soleil), Dave Ainsley (Le Quotidien), Sébastien Lajoie (La Tribune) et Steve Turcotte (Le Nouvelliste).\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND La petite équipe des sports de La Voix de l\u2019Est travaille fort afin de vous faire vivre tous les jours ce qui se passe dans notre région.Et mon collègue Jonathan Gagnon et moi, on a bien l\u2019intention de continuer à le faire avec passion et avec le brin de folie que ça prend pour couvrir des événe- ments présentés à des moments où le bon travailleur, lui, relaxe tranquillement.Mais lorsqu\u2019on a commencé à discuter, les chefs des sports de la CN2i, de ce projet de Mag Sports, j\u2019ai été emballé.Dorénavant, l\u2019union allait faire la force.Au profit de vous, les amateurs, ceux pour qui on travaille d\u2019abord et avant tout.À l\u2019intérieur de ce Mag Sports, on vous l\u2019a expliqué, les bonnes histoires et les bons reportages vont venir de partout à travers notre réseau.Ce qui va augmenter encore la richesse des pages de sport de La Voix de l\u2019Est du samedi.Mais attention, on va continuer à vous parler de vos équipes et de vos athlètes, comme on le fait tous les jours sur nos différentes plateformes.Et même si nos nouvelles heures de tombée de l\u2019édition papier du samedi ne nous permettent plus de vous livrer les résultats du match des Inouk de la veille, par exemple, vous aurez toujours de quoi d\u2019intéressant à vous mettre sous la dent quand même.Ça, on vous le promet et vous êtes déjà en mesure de le constater tous les week-ends.Contre vents et marées, on a l\u2019habitude de tenir nos promesses à La Voix de l\u2019Est.Et on est heureux de vous présenter, ce matin, ce nouveau Mag Sports, ce projet qu\u2019on a longuement mûri avant de vous le livrer.Puisque l\u2019union fait la force, vous allez apprécier.Michel Tassé, Directeur des sports, La Voix de l\u2019Est QUAND L\u2019UNION FAIT LA FORCE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 55 MAG SPORTS MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com À dix ans d\u2019intervalle, Pat Brisson et Sébastien Bordeleau ont vécu des expériences bien différentes à leur année de repêchage.En 1983, le premier s\u2019est rendu au Forum de Montréal pour voir son coéquipier à Verdun, Pat LaFontaine, être le troisième choix au total.C\u2019était son premier de 29 encans annuels, « mais à mon propre repêchage, je n\u2019ai pas été choisi », rappelle celui qui est devenu ensuite l\u2019agent le plus puissant de la planète hockey, représentant notamment Sidney Crosby et Jonathan Toews à la tête de la division hockey de l\u2019agence Creative Artists Agency.Ça n\u2019a pas empêché Brisson de compléter plus tard un trio dominant, avec feu Guy Rouleau et Luc Robitaille, qui a mené les Olympiques de Hull à leur première coupe du Président, sous les ordres de Pat Burns en 1986.Leur troisième a été remportée avec Bordeleau comme capitaine, en 1995.Pour ce dernier, l\u2019expérience du repêchage avait été plus plaisante, le Canadien de Montréal le choisissant au troisième tour en 1993, à l\u2019encan tenu au Colisée de Québec (les Sénateurs avaient alors sélectionné Alexandre Daigle premier au total).Son père Paulin, ancien des Canucks et des Nordiques (dans l\u2019AMH) était alors entraîneur du club-école de Fredericton.Le hasard fait drôlement les choses en 2020 alors que leurs fils Brendan et Thomas sont tous deux des espoirs qui seront assurément sélectionnés au repêchage virtuel que la LNH tiendra, coronavirus oblige, les 6 et 7 octobre, alors qu\u2019il était initialement prévu les 26 et 27 juin dernier au Centre Bell.Tous deux attaquants, ils ont joué la saison dernière avec le Steel de Chicago et l\u2019équipe de développement américaine des moins de 18 ans, respectivement, et ils viennent tous deux de faire leur entrée à l\u2019Université du Michigan, où ils endosseront les couleurs des Wolverines.Et ça, ce n\u2019est pas un hasard.« Ça va être un repêchage différent à plus d\u2019un point de vue cette fois.D\u2019habitude, je suis nerveux pour les jeunes des autres, mais là, je vais vivre ça comme parent.En premier, je n\u2019y pensais pas trop, mais depuis deux-trois ans, il (Brendan) se développe bien et c\u2019est devenu une réalité.Ça reste assez spécial même si avec la COVID, ça va être virtuel plutôt qu\u2019en direct.Ça aurait été encore plus spécial si ça avait eu lieu à Montréal, mais on va essayer de célébrer ça le mieux possible », a confié Brisson, qui entend se rendre de son domicile de Los Angeles à Detroit pour suivre le tout avec son fils.Bordeleau, qui est entraîneur du développement des habiletés pour les Predators de Nashville, a confié son fils Thomas à l\u2019agence de Brisson, son collègue Jim Hugues s\u2019en occupant.« J\u2019avais Gilles Lupien comme agent quand je jouais, mais j\u2019ai connu Pat au fil des années.Avec les Olympiques, on voyait Luc Robitaille à l\u2019occasion, et quand Luc est là, Pat est souvent là aussi.On allait souper entre Québécois quand on allait à L.A.Quand je suis allé à Berne, en Suisse, Pat a amené une équipe de ses gars pour jouer contre nous pendant un lock-out.On a donc tissé des liens.Après ma carrière, j\u2019ai travaillé les habiletés de plusieurs de ses gars de CAA, Anthony Mantha, Pierre- Luc Dubois, Alex Carrier.Quand Thomas est ensuite allé à des camps de CAA à Los Angeles, il s\u2019est lié d\u2019amitié avec Brendan il y a deux ou trois ans », raconte-t-il.Bordeleau, qui a joué 257 matches dans la LNH avec Montréal, Nashville, Minnesota et Phoenix avant de se tourner vers l\u2019Europe, pense que son rejeton va être choisi plus tôt que lui.« Je lui souhaite en tout cas.Il est classé entre les 20e et 40e rangs, donc on va voir.Il a de bien meilleures mains que moi, une meilleure vision.J\u2019étais peut-être un peu plus explosif, avec un meilleur lancer frappé », note-t-il.Bob McKenzie, de TSN, l\u2019a placé au 51e rang de son classement, où on retrouve Brisson en 30e place, lui qui a été un peu plus productif (59 points en 45 matches, contre 46 points en 47 matches pour Borde- leau) la saison dernière.B r i ss o n , q u i ava i t connu une saison de 37 buts et 83 points en jouant avec Rouleau et Robitaille (191 points chacun), pense que son fils a un style différent du sien.« Il a un bon sens du jeu, de bonnes m a i n s.S o n h o c k e y IQ, c\u2019est ce que j\u2019avais comme joueur.Je suis gaucher, il est droitier.Son patin est pas mal mieux que le mien, mais il a eu pas mal plus de ressources à sa disposition que ce que j\u2019ai eu.Mais j\u2019aime son focus et sa détermination, il n\u2019a pas peur du trafic.Je pense qu\u2019il comprend les sacrifices qu\u2019il faut faire pour devenir un joueur de hockey », souligne-t-il, lui qui a envoyé Brendan à l\u2019école secondaire Shattuck St.Mary\u2019s (où est allé Crosby) pendant trois ans avant sa saison dans la USHL avec Chicago.MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com Les Sénateurs d\u2019Ottawa ont le choix des Islanders en fin de première ronde et quatre choix de deuxième tour.Le Canadien, lui, a trois choix de deuxième ronde.Et les Predators de Nashville en ont deux.Ces trois équipes pourraient donc avoir de bonnes chances de repêcher Brendan Brisson et Thomas Bordeleau, et elles font leurs devoirs à leur sujet.« J\u2019ai eu deux entrevues via Zoom avec les Sénateurs, comme avec beaucoup d\u2019autres équipes.J\u2019essaie de ne pas trop penser à quelle équipe va me choisir », rapporte Bordeleau.Brisson a aussi eu de « multiples contacts » avec Ottawa, mais il ne cache pas qu\u2019il aurait une préférence pour le Tricolore.« Je suis prêt à aller n\u2019importe où, mais jouer pour le Canadien, ce serait spécial, vu que la famille du côté de mon père (Pat) est de Montréal, avec toute l\u2019histoire et les amateurs là- bas.Mais je ne suis pas pointilleux », a-t-il confié au Droit cette semaine.Les deux attaquants de 18 ans préféreraient évidemment que l\u2019encan annuel des meilleurs espoirs de leur âge se tienne dans un amphithéâtre plutôt qu\u2019en ligne.Mais ils font contre mauvaise fortune, bon coeur.« C\u2019est dommage qu\u2019on n\u2019aura pas l\u2019occasion de descendre sur l\u2019estrade enfiler un chandail, mais c\u2019est comme ça.On va se réveiller le lendemain et il va falloir se remettre au travail.Ça va rester une soirée spéciale qu\u2019on a attendue toute notre vie », dit Brisson, qui était présent aux repêchages de ses amis Quinn et Jack Hugues (choisis par Vancouver et New Jersey) à Dallas et à Vancouver.Bordeleau et lui se connaissent depuis longtemps, ayant participé ensemble à des camps de l\u2019agence CAA.Ils sont maintenant des recrues avec les Wolverines du Michigan.« C\u2019est un bon ami, souligne Thomas Bordeleau.Il (Brisson) s\u2019était engagé envers le Michigan longtemps (un an et demi) avant moi.Quand le temps est venu de me \u2018commettre\u2019, c\u2019est certain que j\u2019y ai pensé un peu dans ma tête qu\u2019il allait être là, ce serait le fun d\u2019être avec lui.Ça n\u2019a pas eu un gros poids dans la balance cependant.» BRENDAN BRISSON Brisson et Bordeleau coéquipiers au Michigan Pat Brisson et son fils Brendan \u2014 PHOTO FOURNIE Le repêchage de père en fils \u2022 Centre - Steel de Chicago (USHL) \u2022 6 pieds, 185 livres \u2022 24-35-59 en 45 PJ Rang selon Bob McKenzie (TSN): 30e Rang selon Elite Prospects: 14e Rang selon la Centrale LNH (Amérique du Nord): 20e THOMAS BORDELEAU \u2022 Centre - Équipe nationale U18 \u2022 5\u2019 9\u2019\u2019, 179 livres \u2022 16 buts, 30 passes, 46 points en 47 PJ Rang selon Bob McKenzie (TSN): 51e Rang selon Elite Prospects: 23e Rang selon la Centrale LNH (Amérique du Nord): 29e SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 56 MAG SPORTS Patrick Roy estime que la Ligue de hockey junior majeur devrait en faire plus quand vient le temps de faire la promotion de ses anciennes gloires.L\u2019entraîneur-chef des Remparts de Québec a dirigé trois joueurs qui ont participé aux Finales d\u2019Association, cet été, dans la Ligue nationale de hockey.Il a suivi avec intérêt les performances d\u2019Alexander Radulov, Nikita Kucherov et Jonathan Marchessault.«J\u2019en suis fier, je trouve même qu\u2019on ne les met pas assez en valeur.On devrait crier haut et fort que ces joueurs ont été développés chez nous, comme le font les équipes universitaires aux États-Unis.Ça pourrait avoir un impact sur ceux qui hésitent entre la NCAA et la LHJMQ.» Ces trois-là ne sont pas seuls.Plusieurs autres Québécois ont séjourné dans les bulles de Toronto et d\u2019Edmonton jusqu\u2019en septembre.Il y a des joueurs, des entraîneurs et même un directeur général fort prometteur.Nos journalistes ont pris le temps de parler d\u2019eux avec plusieurs acteurs de la scène québécoise du hockey.CES ANCIENS DE LA LHJMQ QUI BRILLENT DANS LA LNH Sans le savoir, Alexander Radulov a permis à Patrick Roy de développer l\u2019une de ses marques de commerce derrière le banc.À l\u2019époque où il portait les couleurs des Remparts de Québec, de 2004 à 2006, l\u2019attaquant des Stars de Dallas prolongeait tellement ses présences sur la patinoire qu\u2019il a forcé le Diable rouge en chef à trouver une façon de le faire rentrer au banc.Si Roy ne l\u2019a jamais empêché de célébrer ses nombreux buts en utilisant son bâton comme le fait un chevalier en rangeant son épée dans son étui, il ne pouvait pas accepter que le célèbre numéro 22 des Remparts reste sur la glace trop longtemps.«La seule affaire qui me dérangeait, c\u2019est lorsqu\u2019il faisait des présences de deux minutes sur la patinoire.Là, je vous dis que le sifflet r\u2019volait pas mal.Il n\u2019aimait pas ça, mais il a fini par dire : \u201cOK, j\u2019ai compris\u2026\u201d D\u2019ailleurs, je pense que c\u2019est à partir de ce moment que j\u2019ai développé mon habitude de siffler, je n\u2019étais pas capable de le ramener au banc», raconte l\u2019entraî- neur-chef des Remparts.Dans les hauteurs du Centre Vidéotron, le numéro 22 de Radu- lov accompagne ceux d\u2019autres immortels des Remparts, comme Guy Lafleur, André Savard, Guy Chouinard, Réal Cloutier, Simon Gagné et Marc-Édouard Vlasic.Les amateurs sont tombés amoureux de «Radu» dès sa première saison au Colisée Peps, en 2004.Il allait totalement dominer le hockey junior canadien à sa deuxième, remportant à peu près tous les honneurs, comme la Coupe Memorial et les titres de joueur le plus utile de la LHJMQ de l\u2019année de la LCH avec sa récolte de 152 points.Tout juste avant d\u2019aboutir à Québec via le neuvième choix au repêchage international de 2004, il avait été un choix de première ronde (15e) des Predators de Nashville.CHARISME ET INTENSITÉ «Il a permis aux Remparts de se rendre jusqu\u2019au sommet.Tout le monde l\u2019adore, encore aujourd\u2019hui.Il a toujours eu du charisme, il avait beaucoup d\u2019intensité et beaucoup de caractère, il est toujours présent dans les moments importants et rend les autres meilleurs autour de lui.» Avant de le repêcher, Roy avait visionné des séquences de jeu de Radulov.Sa bonne relation avec l\u2019agent Jay Grossman avait favorisé sa sélection et sa venue à Québec avec le regretté Gennady Churilov.«Je ne savais pas qu\u2019il serait aussi dominant, mais tous les rapports qu\u2019on avait sur lui étaient élogieux.Nous avions fait une transaction pour repêcher un peu plus haut au repêchage européen, mais à l\u2019époque, quand tu ciblais un joueur, tu finissais par l\u2019avoir.» Que ce soit Radulov, Nikita Kucherov ou Jonathan Audy-Mar- chessault, qui ont tous atteint les demi-finales de la LNH, Roy se réjouit de voir qu\u2019ils ont tous porté les couleurs des Remparts.«J\u2019en suis fier, je trouve même qu\u2019on [la Ligue] ne les met pas assez en valeur.On devrait crier haut et fort que ces joueurs ont été développés chez nous, comme le font les équipes universitaires aux États-Unis, ça pourrait avoir un impact sur ceux qui hésitent entre la LHJMQ et la NCAA.Mais le talent ne fait pas foi de tout, ça prend aussi du travail et de la persévérance.» Radulov n\u2019est pas l\u2019unique produit des Stars à provenir de la LHJMQ, puisque l\u2019entraîneur- chef par intérim Rick Bowness fut un ancien joueur des Remparts de 1972 à 1974.Un passage plus discret que celui de Radulov qui n\u2019enlève rien à sa longue carrière comme entraîneur-chef, associé ou adjoint.CARL TARDIF, LE SOLEIL RADULOV TOUJOURS ADORÉ À QUÉBEC PHOTO AFP, BRUCE BENNETT Guy Boucher et Julien BriseBois ont commencé à travailler ensemble à l\u2019automne 2009.Boucher était l\u2019en- traîneur-chef des Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine.En tant que directeur général associé du Canadien de Montréal, BriseBois était son superviseur immédiat.Dans leurs conversations quotidiennes, BriseBois posait presque toujours la même question.Qu\u2019est-ce que je peux faire pour toi, aujourd\u2019hui?«Si je lui sortais une idée, je pouvais être certain d\u2019une chose.Dans les cinq minutes qui suivaient notre conversation, il se mettait à chercher des façons de m\u2019aider», raconte Boucher.En tant que directeur général du Lightning de Tampa Bay, BriseBois est aujourd\u2019hui l\u2019architecte d\u2019une des puissances de la LNH.«Moi, j\u2019ai toujours aimé innover.Avec Julien, il n\u2019y a pas de solutions farfelues.Il n\u2019y a rien d\u2019inaccessible.C\u2019est un gars comme ça.Il s\u2019informe de tout, il s\u2019informe de tout le monde.Il est au parfum de tout ce dont son personnel a besoin.La question qu\u2019il me posait, chaque jour, c\u2019est une question en or.Ce n\u2019est pas donné à tout le monde, dans notre société.C\u2019est encore plus remarquable pour une personne qui travaille dans la LNH.» «Dans la LNH, avec toute la pression, les gens essaient très souvent de sauver leur peau.» Dans le hockey professionnel, les dirigeants ont souvent tendance à embaucher des entraîneurs qu\u2019ils connaissent bien.Ils préfèrent s\u2019entourer de leurs amis.BriseBois ne connaissait pas du tout Boucher, en 2009, avant de l\u2019embaucher.Le scénario s\u2019est répété, sept ans plus tard.BriseBois ne connaissait pas Benoît Groulx, quand il lui a confié le poste d\u2019entraîneur-chef du Crunch de Syracuse, club-école du Lightning dans la Ligue américaine.Aujourd\u2019hui, Groulx tient un discours fort similaire.«Julien, comme dg, c\u2019est un gars qui sait ce qu\u2019il veut pour son équipe.Il va donner les ressources à son coach pour que ça marche.Il va soutenir son coach tout le temps, dans les bons comme dans les mauvais moments.Il m\u2019a permis de progresser comme coach.Julien, c\u2019est un homme direct.Il est honnête.Il dit ce qu\u2019il pense.Il te le dit pour ton bien.Il faut que tu t\u2019arranges avec ça.» BriseBois ne se retrouve pas trop souvent sous les projecteurs.Il ne cherche pas à obtenir trop d\u2019attention.«C\u2019est un gars qui fait sa job», dit Groulx.«Quand il se trompe, il n\u2019a pas peur d\u2019avouer qu\u2019il n\u2019a pas raison.Quand il n\u2019a pas les réponses à nos questions, il n\u2019a pas peur de dire qu\u2019il ne le sait pas», souligne Boucher.«Avec Julien, il est tout le temps question de solutions, jamais de problèmes.Je dirais qu\u2019il est brillant, mais ce ne serait pas le mot juste.Il est plus loin que ça, encore.» SYLVAIN ST-LAURENT, LE DROIT BRISEBOIS, LE BRILLANT ARCHITECTE Julien BriseBois en 2018 \u2014 PHOTO ARCHIVES AP, DIRK SHADD laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 57 MAG SPORTS CES ANCIENS DE LA LHJMQ QUI BRILLENT DANS LA LNH Dans un rôle de centre numéro quatre, Nicolas Roy a rendu de très bons services aux Golden Knights de Vegas.Yanick Jean n\u2019est pas surpris.«Nicolas a tout le temps joué des deux côtés de la rondelle», raconte l\u2019entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi.Durant ses quatre années passées au Saguenay, Roy s\u2019est démarqué offensivement.Il a marqué 48 buts en 63 parties, en 2015-16.«Il a toujours été très fier de sa capacité à bien défendre son territoire.Il a toujours travaillé fort dans les cercles des mises en jeu.On était toujours à l\u2019aise de l\u2019utiliser dans les dernières minutes de jeu.Il n\u2019a jamais récolté de points en trichant dans le junior.» «J\u2019ai vu quelques matchs des séries, cette année, et j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il continue de s\u2019améliorer.Je ne suis pas surpris.Il accorde une grande importance aux petits détails.» On a longtemps reproché au Québec de ne pas produire d\u2019attaquants complets dans les rangs professionnels.Cette année, Sean Couturier, Patrice Bergeron, Phillip Danault et Jean- Gabriel Pageau ont reçu des votes lors du scrutin du trophée Frank-Selke.Les choses sont peut-être en train de changer.Nicolas Roy fait peut- être partie du mouvement.«Je suis convaincu qu\u2019il y a d\u2019excellents entraîneurs, au Québec, qui font progresser nos joueurs», affirme Yanick Jean.SYLVAIN ST-LAURENT, LEDROIT ROY, LE GUERRIER FIABLE Yanni Gourde a déjà dit qu\u2019il n\u2019aurait jamais atteint la LNH s\u2019il n\u2019avait pas d\u2019abord croisé Benoît Groulx, à Syracuse, dans la Ligue américaine.Groulx est plus humble.« S o u v e n t , l e s c a r r i è r e s démarrent dans des concours de circonstances», dit l\u2019entraîneur.Gourde avait déjà passé cinq années dans les mineures quand il a rencontré Groulx, à l\u2019automne 2016.«Au début de la saison, Yanni était l\u2019ailier gauche de notre quatrième trio.On avait un club d\u2019expérience qui avait beaucoup de profondeur», raconte-t-il.«À Tampa, il y avait plein de blessés.Le Lightning devait constamment rappeler des joueurs de notre club.Dans la Ligue américaine, nous n\u2019avons pas eu le choix d\u2019ajuster le tir.Nous avons muté Yanni dans le trio de Cory Conacher.Sans le savoir, on venait de former le meilleur duo de toute la Ligue américaine!» Éventuellement, Gourde a été rappelé par le grand club.Il a trouvé un moyen de s\u2019accrocher.«Le crédit lui revient.Il a performé.Il s\u2019est amélioré pour les faceoffs.Il s\u2019est amélioré en défensive.Il a persévéré, surtout.Il aurait pu se décourager parce que plusieurs autres joueurs ont été rappelés avant lui.» L\u2019histoire de Gourde pourrait éventuellement inspirer un autre attaquant québécois qui cherche à se faire une place au soleil.Après avoir passé une saison complète dans la LNH, en 2018-19, Mathieu Joseph a été obligé de retourner dans les mineures.«J\u2019ai toujours confiance en Mathieu», dit Groulx.«On ne parle presque jamais de ça, mais les joueurs qui se trouvent sur la ligne, entre la LNH et la Ligue américaine, ils ont de la pression.Il n\u2019est pas facile de garder confiance en ses moyens quand on joue huit ou neuf minutes par soir.» «Quand Mathieu est revenu chez nous, on a parlé.Je lui ai dit d\u2019arrêter de penser au prochain coup de fil dans lequel il apprendra qu\u2019il sera rappelé.Il a bien travaillé, il a obtenu des chances à profusion, il est redevenu un de nos meilleurs attaquants.» «Il a fait un pas vers l\u2019arrière pour en faire deux vers l\u2019avant.» SYLVAIN ST-LAURENT, LEDROIT INSPIRANT GOURDE Yanni Gourde (37) avec Nikita Kucherov \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JASON FRANSON «Il sera l\u2019un des meilleurs joueurs de la Ligue, il est bon à ce point-là!» Déjà, en 2012, Mikhail Grigorenko ne tarissait pas d\u2019éloges à l\u2019endroit de son coéquipier de l\u2019époque avec les Remparts Nikita Kucherov, qui n\u2019avait pourtant pas encore disputé un seul match dans la LHJMQ.Allez savoir, il aurait peut-être tenu le même discours si on lui avait demandé de prédire l\u2019avenir de son compatriote russe dans la LNH.Sélectionné au 43e rang du repêchage européen de 2012 parce qu\u2019il était blessé à une épaule, Kucherov n\u2019a finalement joué que six matchs avec les Remparts et une seule saison dans le circuit Courteau.Patrick Roy l\u2019avait échangé aux Huskies de Rou- yn-Noranda en raison d\u2019un surplus de joueurs européens.«Nick Sorensen avait une clause de non-échange, et il avait été catégorique à l\u2019effet que si on l\u2019échangeait, il retournait en Suède.On n\u2019avait pas eu d\u2019autre alternative que de laisser partir Kucherov.Le pire, c\u2019est que j\u2019avais été obligé de supplier André Tourigny de venir le chercher.Je lui disais, \u201cvoyons André, c\u2019est vraiment un bon joueur\u201d.La preuve, c\u2019est lui qui nous a battus dans les séries, cette année-là.Je l\u2019ai adoré, il était tellement une bonne personne.Il venait nous voir et prenait des notes avec son cellulaire.Je ne suis pas surpris qu\u2019il soit l\u2019un des meilleurs joueurs de la LNH», raconte l\u2019entraîneur-chef des Remparts.Tourigny, lui, n\u2019oubliera jamais les quelques mois passés en compagnie du numéro 86 du Lightning, notamment au Championnat mondial junior.«Je faisais partie du groupe d\u2019entraîneurs d\u2019Équipe Canada.Lui, il représentait la Russie et son équipe avait battu la nôtre lors du match pour la médaille de bronze.J\u2019étais allé le chercher à l\u2019aéroport à son retour au pays, et dans l\u2019auto, il me décrivait chaque match du tournoi.Il se souvenait de toutes ses présences, des joueurs qui étaient utilisés contre lui, etc.Son analyse m\u2019a permis de comprendre à quel point il est intelligent, il y avait trop de détails et un entraîneur n\u2019avait pas pu lui fournir toutes ces informations», rappelle celui qui a été l\u2019adjoint de Roy avec l\u2019Avalanche du Colorado et qui dirige maintenant les 67 d\u2019Ottawa (OHL).Tourigny n\u2019a dirigé Kucherov qu\u2019en 2012-2013, les Huskies s\u2019inclinant en demi-finales de la LHJMQ après avoir éliminé les Remparts.«À Rouyn, j\u2019ai réalisé à quel point il était exigeant envers lui-même, il ne se pardonnait jamais ses erreurs.Un soir, je voulais l\u2019utiliser dans les tirs de barrage, mais il ne voulait pas y aller.Il disait qu\u2019il ne le méritait pas! Pourquoi un gars comme \u201cKuchie\u201d réussit- il à se hisser parmi les meilleurs au monde?Il s\u2019améliore constamment parce qu\u2019il est prêt à mettre les efforts nécessaires.» CARL TARDIF, LE SOLEIL L\u2019EXIGEANT KUCHEROV En 18 ans de carrière dans la LHJMQ, Claude Bouchard a dirigé son lot de joueurs vedettes.Une poignée a réussi à se frayer un chemin jusqu\u2019à la grande ligue.Du nombre, Anthony Beauvillier fait partie d\u2019un club très rare.«Tu diriges les gars dans le junior, tu fais des projections.Des fois tu vois juste, des fois tu te trompes.La ligne est tellement mince entre les gars qui graduent et ceux qui n\u2019y arrivent pas.Dans le cas d\u2019Anthony, je me doutais bien qu\u2019il allait passer.Quand un gars performe de plus en plus au fur et à mesure que les séries avancent, c\u2019est signe qu\u2019il est spécial.C\u2019est ce que j\u2019avais vu de lui au printemps 2016 alors qu\u2019on s\u2019était rendu en finale.» Bouchard est arrivé à la barre de l\u2019équipe quelques mois auparavant, en février.Ce qu\u2019il a découvert à ce moment-là l\u2019avait beaucoup impressionné.«Je dirigeais contre Anthony, je savais qu\u2019il était très talentueux.Ce dont je ne me doutais pas, c\u2019était à quel point il travaillait fort à l\u2019entraînement.Samuel Girard et lui, ce sont des bêtes lors des séances d\u2019entraînement sur glace et au gymnase.Ce n\u2019est pas un hasard s\u2019ils ont pu connaître du succès aussi tôt dans leur carrière.Avec les joueurs des Saguenéens, je les cite souvent en exemple par rapport à leur éthique de travail qui était irréprochable.» PREMIER DE CLASSE Beauvillier a toujours été premier de classe: un des premiers appelés au repêchage de la LHJMQ, choix de première ronde des Islanders, Équipe Canada junior à 18 ans.Bouchard reste tout de même stupéfait de voir à quel point il s\u2019est fait rapidement une niche dans la LNH.«Beaucoup de jeunes doivent passer par la Ligue américaine pour apprendre à mieux jouer défensivement ou pour prendre de la maturité physique.Lui, il a pu se développer dans la LNH.Ça n\u2019a pas été facile au début, il n\u2019a pas joué autant qu\u2019il le voulait à sa première saison.Puis il a fait un tout petit détour dans la Ligue américaine.Mais tu le regardes maintenant à sa quatrième saison dans la LNH et il est un des joueurs les plus importants des Islanders.Et pas juste parce qu\u2019il marque des buts! Il patine, il frappe, il aide dans sa zone, il a toujours la pédale au plancher.Franchement, c\u2019est un plaisir de le voir aller, et une belle source de fierté pour un entraîneur.Je suis convaincu que les autres entraîneurs qui l\u2019ont dirigé avant moi éprouvent le même sentiment.» Et ce qui ne gâte rien, Beauvillier est un jeune homme reconnaissant.Le hasard a voulu que Bouchard et Beauvillier se retrouvent au même hôtel au Mexique, au printemps 2017.Beauvillier venait de terminer sa première campagne dans la LNH, Bouchard venait de finir sa deuxième et dernière saison à Shawinigan.«Il était avec son frère, j\u2019étais seul.On s\u2019est rendu compte à l\u2019aéroport qu\u2019on allait au même endroit.C\u2019est sûr qu\u2019on a passé du temps ensemble, ça m\u2019a permis de mieux le connaître comme personne.Quel gentleman! On se texte encore à l\u2019occasion.C\u2019est un jeune homme qui sait où il s\u2019en va, ainsi que d\u2019où il vient!» STEVE TURCOTTE, LE NOUVELLISTE BEAUVILLIER, DÉJÀ UN MODÈLE Anthony Beauvillier \u2014 PHOTO AFP, BRUCE BENNETT SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 58 MAG SPORTS T out le monde sait qu\u2019Anton Khudobin est en train de causer la plus belle surprise des séries.Tout le monde aime ces histoires de joueurs qui sortent de nulle part pour connaître des poussées irrésistibles.Tout le monde peut voir que Miro Heiskanen joue comme un futur gagnant du trophée Norris.Peut-être que Jim Nill ne reçoit pas toute la reconnaissance qu\u2019il devrait obtenir, alors que les Stars de Dallas sont sur le point de participer à la finale de la Coupe Stanley pour la première fois en 20 ans.Le directeur général pensait aux succès de son organisation à court terme, à l\u2019été 2019, quand il s\u2019est mis à magasiner au marché des joueurs autonomes.Il a fait deux embauches très importantes quand il a mis Joe Pavelski et Corey Perr y sous contrat.L\u2019embauche de Perry ne représentait pas un immense risque.Il a signé un pacte d\u2019un an, d\u2019une valeur de 1,5 million $US.Si les Stars avaient connu une saison de misère, on l\u2019aurait vite oublié.Le cas de Pavelski était plus délicat.Un pacte de trois ans d\u2019une valeur de 21 millions $US, ça laisse des traces.Surtout quand on accorde ce pacte à un joueur qui est âgé de 34 ans, dans une ligue qui ne cesse de rajeunir.Les Stars avaient besoin d\u2019aide, à l\u2019extérieur de la patinoire.On remettait souvent en doute le véritable leadership exercé par le capitaine Jamie Benn et par son lieutenant Tyler Seguin.Il est difficile de mesurer l\u2019impact de Pavelski, dans le vestiaire.Tandis que les équipes de la LNH sont confinées sous la bulle d\u2019Edmonton, les journalistes n\u2019ont pas accès aux vestiaires.Les Stars s\u2019en vont quand même en finale.En marquant neuf buts en 21 matches, jusqu\u2019ici, Pavelski a fait sa part sur la patinoire.On lui a demandé, le week-end dernier, de parler du leadership qu\u2019il peut exercer au sein de son équipe.Il a répondu que les leaders s\u2019occupent d\u2019abord d\u2019eux-mêmes.« Au début de ma carrière, je ne faisais pas partie du comité de leadership à San Jose.On m\u2019a demandé de m\u2019y joindre après quelques années.Maintenant, à Dallas, je me retrouve dans une situation différente », a-t-il commencé.Jamie Benn célèbre ce week-end son septième anniversaire dans le rôle de capitaine des Stars.On lui a officiellement confié ce rôle le 19 septembre 2013.Tyler Seguin et Blake Comeau sont ses adjoints.« Je ne suis pas un joueur diffé- rent quand je ne porte pas de lettre, insiste Pavelski.Je tiens quand même à ce que tous mes coéquipiers adoptent une attitude compétitive.Je veux que chacun fasse tout en son possible pour nous aider à remporter nos parties.» « Quand je suis arrivé à Dallas, je me suis engagé à contribuer aux succès de l\u2019équipe par tous les moyens possibles.J\u2019ai du vécu et je suis prêt à partager mes expériences.Je peux contribuer de cette façon.Si je peux aider le groupe, je suis content.Quand ce n\u2019est pas possible, je m\u2019occupe de mes propres affaires.» Pavelski est heureux de travailler avec le capitaine Benn.« Il est passé à un niveau supérieur, comme leader, depuis le début des séries.J\u2019aime son style direct.Quand il s\u2019empare de la rondelle, il fonce droit au but.Il est affamé, ça se voit.» TOUS POUR BONES! Le leadership, c\u2019est aussi l\u2019affaire des entraîneurs.Les explosions de joie du vétéran pilote des Stars, Rick Bowness, font le délice des amateurs de hockey depuis le début des séries.En conférence de presse, cette semaine, Blake Comeau nous a dit que les joueurs les apprécient tout autant.« C\u2019est tellement un bon coach ! Je crois que tout le monde est heureux de jouer pour Bones.Tout le monde le respecte, entre autres, parce qu\u2019il est un vrai bon communicateur.Il est capable d\u2019aller chercher le meilleur de chaque membre de notre équipe.Il travaille dans la LNH depuis très longtemps.Il nous a bien fait comprendre qu\u2019il n\u2019a jamais remporté la coupe.C\u2019est à peu près la seule chose qui lui reste à gagner.» On a l\u2019impression que ça remonte au siècle dernier.Pourtant, ça s\u2019est passé il y a quelques mois, à peine.À l\u2019automne  2019, plusieurs entraîneurs ont été congédiés en raison de comportements déplacés.Des gens ont payé cher, parce que leurs méthodes n\u2019étaient pas adaptées aux athlètes d\u2019aujourd\u2019hui.À 65 ans, Bowness n\u2019a clairement pas de misère à s\u2019entendre avec les millénariaux.UN TOURNOI DE MINI-HOCKEY?Une autre citation de Comeau : « Il n\u2019y a pas grand-chose à faire, pour se divertir, sous la bulle.On se sent un peu comme une équipe de hockey mineur qui passe le temps à l\u2019hôtel, entre deux matches d\u2019un tournoi.Sauf que nous ne jouons pas au mini-hockey dans les corridors.» Dites-nous, cher Blake.Qu\u2019est- ce qui vous en empêche ?LE FACTEUR PAVELSKI Joe Pavelski (16) est une des acquisitions importantes faites par le dg des Stars de Dallas, Jim Nill.Il s\u2019est joint à l\u2019équipe du Texas l\u2019été dernier alors qu\u2019il était sur le marché des joueurs autonomes.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 59 MAG SPORTS L a nouvelle saison de la LHJMQ est à nos portes.Une campagne qui, on le sait déjà, sera historique.Coup d\u2019œil sur les dossiers à surveiller au cours des prochains mois sur la planète de Gilles Courteau.DES CONCESSIONS SUR LE GRIL Depuis le retour du hockey junior à Sherbrooke en 2012, la LHJMQ traverse une belle période de stabilité.Ce cycle est peut-être sur le point de prendre fin.Certaines concessions étaient déjà dans le pétrin avant la pandémie.L\u2019arrêt des activités le printemps dernier a fait mal.Si Gilles Courteau a toujours été confiant que ses 18 équipes allaient participer à la saison 2020-21, il a admis il y a quelques mois que le portrait pourrait changer dans un an.C\u2019est encore plus vrai maintenant que les propriétaires ont décidé de s\u2019embarquer dans une nouvelle saison à huis clos.En coulisses, on raconte qu\u2019ils ont agi ainsi parce qu\u2019ils ont obtenu l\u2019assurance que le gouvernement provincial allait allonger une aide importante pour les soutenir.C\u2019est logique sinon l\u2019aventure serait suicidaire avec des budgets d\u2019opération qui tournent autour des deux millions $ de dollars.Même avec une aide gouvernementale, il y a des marchés menacés.À Baie-Comeau, la situation semble particulièrement inquiétante.Le conseil d\u2019administration a démissionné en bloc cet été, insatisfait des nouvelles directives de la Ville, propriétaire du Drakkar.Aux dernières nouvelles, la Ville était toujours en train de confectionner le nouveau conseil d\u2019administration, notamment en pigeant parmi les fans de l\u2019équipe ! À l\u2019aide récurrente de plus de 300 000 $ versée par la Ville et engloutie annuellement dans les opérations du Drakkar s\u2019ajoute cette saison un prêt de 600 000 $ pour traverser la crise, une décision qui a fait des mécontents au sein du conseil municipal.Bref, le Drakkar, qui a perdu son entraîneur-chef Jon Goyens à quelques heures du début du camp d\u2019entraînement fin août, n\u2019a jamais navigué sur une mer aussi agitée\u2026 Il faut aussi surveiller ce qui se passe à Val-d\u2019Or.Les Foreurs ont quand même placé au chômage leurs dépisteurs\u2026 quelques semaines à peine avant le dernier repêchage.Faut le faire ! Avec le sixième choix au total, les Foreurs ont réclamé un gardien à qui ils n\u2019avaient jamais parlé, et qu\u2019ils ont renvoyé dans le midget AAA\u2026 Cette franchise arrive à maturité et a déjà fait des transactions pour aller jusqu\u2019au bout.Elle aurait bien besoin des revenus qui viennent généralement avec un long printemps de hockey.Si la saison entière se tient à huis clos, les Foreurs risquent d\u2019être dans le pétrin.À tout ça s\u2019ajoute le rayon des poursuites contre la ligue.Une première, à propos du statut du joueur (étudiant ou salarié), a été réglée le printemps dernier pour 30  millions $, soulageant les équipes de plus de 200 000 $ chacune.En juin, l\u2019ancien joueur de la LNH Daniel Carcillo a intenté un recours collectif contre la Ligue canadienne de hockey (LCH) et ses équipes au nom des joueurs qui auraient subi des sévices dans les rangs juniors lors des initiations.La poursuite demande des dommages et intérêts pour négligence, violation des obligations fiduciaires et rupture de contrat.Et puis cette semaine, une demande d\u2019action collective de 825 millions $ allègue que la LNH et ses ligues affiliées, dont la Ligue canadienne, ont comploté pour empêcher une tonne de jeunes joueurs d\u2019accéder aux rangs professionnels en raison d\u2019ententes abusives contraignantes.La requête a été déposée en Cour fédérale par l\u2019ancien joueur de la Ligue de l\u2019Ouest Kobe Mohr et s\u2019appuie sur l\u2019article 48 de la Loi canadienne sur la concurrence pour dénoncer que les hockeyeurs de 18 à 20 ans de la LCH ne peuvent accéder aux rangs professionnels mineurs selon le système actuel.Bref, sale temps pour opérer une équipe junior.SURPRISE, NEULION EST TOUJOURS À BORD Avec les matchs à huis clos, la LHJMQ sait qu\u2019elle doit absolument se servir de la webdiffusion pour entretenir l\u2019intérêt de ses partisans.Voilà un rayon où les critiques ont été nombreuses ces dernières années.Pour être poli, le produit de Neulion était inégal d\u2019un marché à un autre.Et les tarifs étaient dissuasifs.La bonne nouvelle, c\u2019est que l\u2019entente entre Neulion et la LHJMQ a pris fin la saison dernière, alors la ligue se promettait de trouver un meilleur partenaire pour mieux servir ses fans.Verizon a été choisi par l\u2019ensemble des trois ligues canadiennes, mais attention, elle s\u2019établira finalement uniquement en Ontario et dans l\u2019Ouest.Pourquoi ?Selon mes informations, Québecor aurait bloqué Verizon.Par contrat, Québecor a le dernier mot sur le choix du webdif- fuseur, dans l\u2019entente à long terme signée il y a quelques années avec la LHJMQ.La clause a été évoquée pour obliger la ligue à signer un nouveau pacte avec Neulion.Est-ce que l\u2019expérience sera plus uniforme, davantage conviviale ?Est-ce que les tarifs seront plus compétitifs ?Impossible pour l\u2019instant de connaître les détails, qui devraient être disponibles quelques jours seulement avant le début de la saison\u2026 LA COVID MAÎTRISÉE\u2026 POUR L\u2019INSTANT Touchez du bois, aucune équipe ne rapporte de cas de COVID-19 pour l\u2019instant.Chapeau à la ligue d\u2019avoir mis en place un protocole strict afin de mettre toutes ses chances de son côté de garder à l\u2019extérieur cette pandémie.Jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est LHJMQ 1 COVID-190.Ce serait quand même surprenant que ce pointage reste intact durant toute la saison.La ligue n\u2019est pas dupe.Elle a élaboré un plan de contingence qu\u2019elle mettra en branle dès qu\u2019il y aura des soupçons.Un autre plan est prévu si une ou des éclosions se confirment.Le plan n\u2019est pas quantitatif.Les activités d\u2019une équipe ne se seront pas paralysées si un cas est déclaré, par exemple.Tout va dépendre du contexte.Avec un calendrier de 60 matchs plutôt que 68, une marge de manœuvre a été dégagée s\u2019il devait y avoir des annulations de matchs.Reste à voir si la ligue en aura besoin.D\u2019ailleurs, les équipes auraient peut-être eu avantage à amorcer le calendrier régulier plus rapidement.Le camp s\u2019est amorcé fin août, il se termine début octobre.C\u2019est peut-être le camp le plus long de l\u2019histoire du hockey, toutes ligues sérieuses confondues ! LES EUROPÉENS SUR LA TOUCHE La COVID-19 n\u2019a peut-être pas percé les cercles de la LHJMQ, mais elle retient pour l\u2019instant les joueurs européens dans leur pays.Quelques futés ont bien réussi à déjouer les douanes, d\u2019autres ont été carrément refoulés à l\u2019aéroport.Les autres attendent le feu vert du gouvernement fédéral avant de s\u2019envoler.Puisqu\u2019une quarantaine les attend à leur arrivée, il est maintenant acquis que les Européens vont rater le début de la saison.C\u2019est problématique puisque bien souvent, ils font partie du noyau de l\u2019équipe.De plus, comme le dossier traîne en longueur depuis des semaines, certains pourraient s\u2019impatienter et décider de rester dans leur patelin finalement.La ligue doit donc s\u2019assurer que les fonctionnaires gouvernementaux s\u2019activent au plus vite.Pourquoi est-ce si différent des joueurs de la LNH qui ont pu entrer au pays ?Paraît que la LHJMQ a mis du temps avant de trouver le bon canal pour acheminer ses demandes, ce qui explique en partie le délai.Ce pépin est réglé depuis déjà deux semaines.Un dénouement rapide est souhaitable pour toutes les parties impliquées.UNE SAISON, QUATRE DÉFIS MAJEURS Jon Goyens a quitté le navire du Drakkar quelques heures à peine avant le début du camp d\u2019entraînement.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL espace LHJMQ STEVE TURCOTTE sturcotte2@lenouvelliste.qc.ca U n match ne fait pas une saison, mais après une défaite et une performance pour le moins décevante contre les Saints de La Nouvelle-Orléans, dimanche dernier, la pression se fait déjà sentir sur Tom Brady et les Buccaneers de Tampa Bay.Ce n\u2019est pas tant le résultat qui étonne, une défaite de 34-23, mais la manière, bien inhabituelle pour l\u2019ancien quart-arrière des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.Ce résultat était peut-être un peu prévisible avec un changement d\u2019équipe et aucun match préparatoire pour se familiariser avec un nouveau cahier de jeux.C\u2019est tout de même le troisième match de suite qu\u2019il lançait une interception ramenée pour un touché et la première fois depuis 2003 qu\u2019il se faisait intercepter deux fois dans un match d\u2019ouverture.Disons que pour la première impression, on repassera, malgré des gains par la passe de 239 verges et trois touchés, dont un au sol.Les revirements, surtout à des moments critiques, c\u2019est justement ce qui était reproché à son prédécesseur, Jameis Winston.Son entraîneur, Bruce Arians, ne s\u2019est d\u2019ailleurs pas gêné après le match pour dire qu\u2019il n\u2019était pas satisfait du rendement du vétéran quart-arrière et qu\u2019il espérait plus de hargne et de détermination de sa part.« Il sait qu\u2019il n\u2019a pas bien joué.Ce n\u2019est pas ce à quoi il s\u2019attend de lui-même, et nous non plus.» Au moins, c\u2019est clair.À la décharge de Brady, la défensive des Bucs n\u2019a pas fait le travail, tout comme les unités spéciales, responsables d\u2019un revirement après un touché des Saints au quatrième quart.Ç\u2019a anéanti les derniers espoirs de remontée tardive.Bien sûr, malgré cette défaite d\u2019entrée de jeu et les commentaires très acerbes de plusieurs analystes, le moment de paniquer est encore bien loin à Tampa Bay.Les Buccaneers entament une séquence favorable du calendrier, avec des affrontements contre les Panthers de la Caroline, les Broncos de Denver et les Chargers de Los Angeles.Un autre élément qui permet aux partisans d\u2019être optimistes, c\u2019est qu\u2019au cours de sa carrière, trois fois Tom Brady a perdu le premier match de la saison et les trois fois, il a mené son équipe au Super Bowl.LA RECETTE DES PATRIOTS Avec ou sans Tom Brady, les Patriots ont la recette du succès et elle fonctionne encore.Ils l\u2019ont démontré avec une performance impeccable contre les Dolphins de Miami.Le nouveau quart-arrière de l\u2019équipe, Cam Newton, qui est sous-payé, a exécuté le plan de match à la perfection.Parmi les six quarts-arrière à leur premier match avec une nouvelle équipe, Newton est clairement celui qui s\u2019en est le mieux tiré.Sans être spectaculaire, il n\u2019a pas fait d\u2019erreur, la chose la plus importante du système des Patriots, et la défensive a fait le reste avec trois revirements.Bon, les Dolphins ne sont pas tout à fait les Saints, mais avec les départs des derniers mois en Nou- velle-Angleterre, cette prestation a quelque chose de très rassurant.JOE BURROW DEVIENDRA GRAND À son premier départ dans la NFL, le premier choix du dernier repêchage et quart-arrière des Bengals de Cincinnati, Joe Burrow, a démontré qu\u2019il avait tout pour réussir.Il n\u2019a pas cumulé des statistiques extraterrestres contre la très respectable défensive des Chargers de Los Angeles, mais sans match préparatoire à ses débuts professionnels, il a pleinement relevé le défi.Il aurait même pu signer une première victoire, orchestrant une séquence offensive dans les derniers instants, et ce, après avoir lancé une très mauvaise interception quelques minutes auparavant, ce qui démontre son étoffe.Une pénalité a annulé une passe de touché victorieuse et quelques secondes plus tard, le botteur Randy Bullock a raté un placement de 31 verges pour forcer la prolongation, tout en se blessant.Comme quoi les Bengals ne se transformeront pas en claquant des doigts.espace NFL DAVE AINSLEY dainsley@lequotidien.com ÇA CHAUFFE DÉJÀ À TAMPA BAY En hausse Équipe de football de Washington Comme tout le monde l\u2019avait prédit (sarcasme), l\u2019Équipe de football de Washington \u2014 anciennement les Redskins \u2014 trône au sommet de la division Est de la conférence Nationale.Cardinals de l\u2019Arizona Les Cards seront à prendre au sérieux cette année et ils l\u2019ont démontré contre les finalistes du dernier Super Bowl.L\u2019attaque peut produire à la tonne et la défensive peut ensuite fermer la porte.Rams de Los Angeles Le nom des Cowboys de Dallas était sur toutes les lèvres avant le premier affrontement du dimanche soir de la saison, mais les Rams ont refroidi les ardeurs de plusieurs avec un jeu au sol très efficace.En baisse Eagles de Philadelphie Depuis leur conquête du Super Bowl, les Eagles ne cessent de décevoir.Cette fois, ils ont laissé filer une priorité de 17-0 et accordé huit sacs du quart-arrière Carson Wentz contre l\u2019Équipe de football de Washington, qui n\u2019est pas tout à fait une puissance.Lions de Detroit Parlant d\u2019avance gaspillée, les Lions se sont surpassés en fin de match contre les Bears.Pour résumer en quelques mots: placement raté, touché des Bears, interception, touché des Bears, passe échappée dans la zone des buts, fin de match.Voilà! Vikings du Minnesota Le quart-arrière des Packers, Aaron Rodgers, s\u2019est amusé contre la défensive des Vikings, qui n\u2019étaient plus dans le coup au troisième quart.Une chance que Rodgers n\u2019a pas eu le renfort escompté chez les receveurs pendant la saison morte.Prédictions de la semaine NY Giants Chicago Atlanta Dallas Detroit Green Bay Minnesota Indianapolis Buffalo Miami San Francisco NY Jets LA Rams Philadelphie Denver Pittsburgh Caroline Tampa Bay Jacksonville Tennessee Washington Arizona Baltimore Houston Kansas City LA Chargers Nouvelle-Angleterre Seattle Nouvelle-Orléans Las Vegas Première semaine : 12 en 16 (75%) Tom Brady a perdu son premier match avec les Buccaneers de Tampa Bay.\u2014 PHOTO AP, BRETT DUKE SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 60 MAG SPORTS 17 septembre 16 septembre 15 septembre 14 septembre 13 septembre 12 septembre 11 septembre 6802349 3998332 5301792 1348084 1922638 8509968 5280763 0892 0554 1419 1933 1141 8498 5772 219 062 310 089 743 735 783 17 septembre 16 septembre 15 septembre 14 septembre 13 septembre 12 septembre 11 septembre 54 13 16 97 37 84 44 l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) compl.06 29 12 44 23 39 46 14939147-02 7 4 10 08 18 12 26 14 31 32 47 49 14 septembre 17 septembre 16 septembre 5 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : Tirage du jeudi Tirage du lundi Tirage du Mercredi (approx.) Ce soir, 5 MILLIONS + 1 MILLION GARANTI laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 61 MAG SPORTS ON BOUGE ISABELLE GAGNON Collaboration spéciale igagnon@triatctiv.ca À quel âge devrait-on initier un enfant à l\u2019entraînement rigoureux?C\u2019est un sujet qui peut amener de bons débats chez certains professionnels\u2026 et quelques maux de tête pour les parents qui se demandent jusqu\u2019où il est possible d\u2019aller dans ce rayon avec de jeunes sportifs.On le sait, les recommandations canadiennes proposent que les enfants bougent minimalement soixante minutes par jour.Bouger pour faire quoi et comment ?En tant que parent, pas facile de savoir ce qui devrait être pratiqué ou non quand, par exemple notre enfant s\u2019adonne à un sport où le besoin de performance se fait sentir, même en bas âge.Être plus fort ?Courir plus vite ?Patiner plus vite ?Si je reviens dans mes souvenirs, le plus important pour moi au primaire et au secondaire était d\u2019avoir du fun avec mes amis.Si je me fie à ce que je vis avec mes propres enfants, je suis heureuse de constater qu\u2019il en est de même pour eux, même une génération plus tard.Que dois-je faire si mon enfant de 6-7 ans veut venir courir avec moi des 10 km ?Ou encore si mon ado veut faire mon programme de musculation et utiliser des poids libres impliquant des charges importantes ?Car on ne se le cachera pas, dans notre cœur de parent, difficile de leur dire non quand ils veulent passer du temps à bouger avec nous ! Pour rester « dans la bonne zone », où parfois la ligne est mince, je me réfère à quelques principes simples rattachés à la croissance d\u2019un jeune être humain.Un enfant ne connaît pas ses limites.Il peut avoir de la difficulté à concevoir son corps dans l\u2019espace, car celui-ci change constamment.Pour maintenir le plaisir du jeu avec ses amis, il aimera pouvoir contrôler ses gestes, savoir manipuler des objets, les attraper, les lancer, les botter\u2026 donc le corps entier est sollicité.Pour les enfants qui fréquentent l\u2019école primaire, rien de mieux qu\u2019un petit circuit avec des ateliers pour les faire grimper, sauter, travailler deux par deux entre amis ou encore avec le poids de leur corps.Sans le savoir, ils travailleront leur impulsion et le contrôle moteur de plusieurs gestuelles.Mettez l\u2019accent sur l\u2019aspect ludique des activités.Les jeunes se lassent rapidement d\u2019un geste répétitif.Par exemple, courir après un ballon de soccer, plutôt que de courir pour courir, « faire une course » avec son ami entre deux poteaux de téléphone plutôt que de partir cumuler plusieurs kilomètres.C\u2019est ce que je favorise pour garder la motivation chez les jeunes.S\u2019amuser d\u2019abord et avant tout ! ÉVITEZ LES SURCHARGES Autre élément à considérer, le corps de nos jeunes sportifs se développe et change d\u2019une semaine à l\u2019autre.On veut donc éviter de faire des exercices avec de la surcharge (poids lourds) où l\u2019exécution du mouvement pourrait ne pas être adéquate.Ces surcharges pourraient mener à des blessures parfois très longues à guérir, si elles surviennent à l\u2019endroit de croissance de l\u2019os (plaque de croissance).Ce qu\u2019on rapporte théoriquement, c\u2019est de sélectionner des mouvements ou des types d\u2019activité physique misant sur la vitesse courte, sur la gestuelle plutôt que sur l\u2019endurance, sur l\u2019équilibre plutôt que la force maximale.Nos jeunes actifs pourront développer des habiletés qui leur permettront de pratiquer une multitude d\u2019activités sportives.Laissons donc la puberté passer avant de lancer nos jeunes dans des défis « trop pesants » ou trop longs ! Ils pourront alors choisir, parmi tout ce qu\u2019ils auront goûté plus jeunes, le sport qui les passionnera.On ne le répétera jamais assez : éviter la spécialisation en bas âge pour bouger très longtemps ! À QUEL ÂGE DOIT-ON INITIER LES ENFANTS À L\u2019ENTRAÎNEMENT?À RETENIR \u203a La notion de plaisir est essentielle \u203a Pas de surcharge de poids à l\u2019entraînement en bas âge \u203a Pas de presse pour se lancer dans une spécialisation Sportive invétérée?Non! Amoureuse de bouger?Oui! Depuis que je suis toute petite, sans connaître le monde de la performance, je me lance le défi d\u2019essayer plein de sports.Du patinage artistique à la gymnastique, de la balle molle au tennis, du ski de fond de randonnée au ski alpin.Suer sur l\u2019heure du dîner au secondaire dans des équipes de basketball, hockey cosom, c\u2019était ça mes défis à moi.J\u2019avais du gaz à brûler comme on dit! De nature timide, ayant peur de ce que les autres vont penser, j\u2019ai surfé sur l\u2019idée de devenir présidente de classe pour briser cette gêne de communiquer.Mon choix d\u2019études à l\u2019université combinera tout ça : sports et communication.En sciences de l\u2019activité physique, kinésiologie, à l\u2019Université Laval, je mettrai rapidement en application les bases de l\u2019entraînement pour une clientèle variée.Le stress a tout de même été présent avant chaque cours que j\u2019allais donner, pendant un certain temps.Petit à petit, l\u2019expérience de travail a fait son œuvre.Je suis tombée en amour avec la mission de faire bouger les gens, à leur juste valeur, tout en leur expliquant le pourquoi du pourquoi.Aujourd\u2019hui, j\u2019ai la chance de pouvoir, comble du bonheur, m\u2019exprimer sur le «sport», sur le fait de bouger et sur une panoplie de rudiments concernant l\u2019activité physique.Je suis fébrile à l\u2019idée de devenir collaboratrice du nouveau Mag Sports, où vous, chers lecteurs, consommerez mes textes chaque semaine.Je me lance le défi de vous divertir activement sur tout plein de sujets que j\u2019ai en tête.Avec mes expériences et mon bagage de kinésiologue, je serai également en mesure de répondre à vos questions.Vous faites partie de l\u2019élite et vous avez des questions?Pas de souci, je travaille également individuellement avec des triathlètes, des cyclistes et des coureurs de tous les niveaux.Je pratique d\u2019ailleurs moi-même encore aujourd\u2019hui ma passion, soit le triathlon, qui concilie trois sports : natation, vélo, course à pied.Alors, c\u2019est un départ! Vous voulez en savoir plus sur Isabelle Gagnon?Consultez lenouvelliste.ca ou notre application mobile.Pour lui écrire : igagnon@triatctiv.ca QUELQUES MOTS SUR MOI.Un enfant peut avoir de la difficulté à concevoir son corps dans l\u2019espace, car il change.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS 0044605 Votre VR campe sur votre terrain après vos vacances?Profitez-en pour nous confier votre entretien préventif ! 3011, RUE BRODEUR O.ST-ALPHONSE-DE-GRANBY T 450 776-6622 (MOAB) www.remorquemoab.com Réservez tôt pour l\u2019entreposer SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 62 SPORTS MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Miguel Duchaine entame sa quatrième et dernière saison dans l\u2019uniforme des Inouk.Et à 20 ans, le défenseur n\u2019a qu\u2019une seule et unique idée en tête : gagner.« O n a v r a i m e n t u n e b e l l e équipe, a expliqué le Bromontois quelques heures avant le match des Inouk face aux Forts de Chambly hier soir au Centre sportif Léonard-Grondin.On a du talent partout, à toutes les positions et le désir de vaincre est là.On ne les gagnera pas toutes, c\u2019est sûr, mais on a ce qu\u2019il faut pour espérer gagner à tous les soirs.» Jeudi, à Longueuil, les Inouk se sont inclinés 7-6 en tirs de barrage face au toujours solide Collège Français.Duchaine a profité de l\u2019occasion pour inscrire son premier but du Défi Bauer.« Le Collège Français menait 4-1 et on est revenus de l\u2019arrière, on a démontré énormément de caractère.Ça, nos partisans peuvent s\u2019attendre à ça cette saison : on ne lâchera jamais.» Duchaine aime cette détermination qui anime son équipe.Une détermination qu\u2019il associe notamment à la façon de diriger du nouvel entraîneur Alex Bourret.« Alex veut des gars qui travaillent et qui se défoncent et on a le goût de lui en donner.C\u2019est un coach qui a une bonne poigne et qu\u2019on respecte.Des entraîneurs qui ont été des choix de première ronde dans la Ligue nationale, tu ne croises pas ça souvent\u2026 » Duchaine aime l\u2019ambiance qui règne chez les Inouk.« C\u2019est beaucoup plus léger que la saison dernière, c\u2019est évident.Les nouveaux patrons travaillent fort pour nous.Il y a un vent de changement et c\u2019est vrai que c\u2019est très rafraîchissant.Ça fait du bien.» LIMITÉ Miguel Duchaine l\u2019avoue : il se sent un brin limité dans sa liberté d\u2019expression au cours de ce Défi Bauer, alors que les contacts ne sont pas permis.« Je suis un défenseur robuste, parfois même un peu chien sur les bords (mean) et là, on ne peut pas toucher à personne.C\u2019est spécial, mais c\u2019est le hockey qu\u2019on peut jouer présentement et il faut faire avec.Honnêtement, je préfère ça à rester à la maison.Ce n\u2019est pas parfait, mais les dirigeants de la Ligue de hockey junior AAA ont eu une bonne idée en proposant un tournoi comme celui-là.» Et qu\u2019importe que ça se joue à quatre contre quatre et qu\u2019il y ait ou non des contacts, Duchaine ne veut qu\u2019une chose : gagner.« Cette saison, vraiment, je suis là pour ça, juste pour ça.Je veux gagner tout le temps », a-t-il encore insisté.Le seul objectif de Miguel Duchaine : gagner Même s\u2019il se sent limité dans sa liberté d\u2019expression en qualité de défenseur robuste, Miguel Duchaine apprécie l\u2019initiative des dirigeants de la LHJAAAQ.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Le directeur général Miguel Fortin ne l\u2019a pas crié sur tous les toits, mais ça lui a fait quelque chose d\u2019échanger Marc-André Levasseur au Formule Fitness de Bécancour en mai dernier.Alors, quand il a eu la chance de remettre la main sur le vétéran attaquant, il n\u2019a pas hésité.Jeudi soir, c\u2019était le repêchage de « relocalisation temporaire » des joueurs du Formule Fitness.L\u2019équipe de Bécancour, on le sait, va faire l\u2019impasse sur la prochaine saison de la Ligue de hockey senior AAA du Québec, elle qui aurait pu accueillir à peine plus de 150 personnes à son aréna en 2020-2021 selon les normes établies par sa municipalité.Toujours est-il que les Bisons, qui avaient le droit de piger deux joueurs comme les sept autres équipes du circuit Lussier, ont sélectionné Levasseur ainsi que Antoine Demers, qui vient de passer quatre saisons dans la LHJMQ et qui avait été repêché par le Formule Fitness cet été.« On est satisfaits de notre repêchage, a lancé Miguel Fortin.On rapatrie Marc-André, qu\u2019on connaît bien, et va chercher en Antoine un jeune joueur qui possède de belles habiletés.On est contents.» Demers a été le premier choix des Bisons, le troisième au total après l\u2019attaquant Samuel Blanchet (Donnacona) et le gardien Gabriel Waked (Trois-Rivières), un ancien des Inouk.Pour faire une place à Demers sur leur liste de 50 joueurs, les Bisons ont libéré l\u2019attaquant Timo- thé Simard, qui a joué quelques m a t c h s à G r a n b y l a s a i s o n dernière.En 249 matchs dans la LHJMQ, Demers a amassé 128 points, dont 42 buts.Il a joué à Shawinigan, Blainville-Boisbriand et Chicoutimi.« Il vient de Sherbrooke et il est heureux de s\u2019en venir à Granby, même si c\u2019est juste pour un an », a repris Fortin.Levasseur, lui, avait été échangé à Bécancour dans le cadre d\u2019une transaction majeure.Les Bisons avaient aussi envoyé Yan Dumon- tier au Formule Fitness moyennant notamment William Couture et Samuel Sénécal.D\u2019autres joueurs avaient été impliqués dans le troc.La saison dernière, Levasseur, 28 ans, avait récolté une quinzaine de points en 21 matchs.Il avait auparavant connu des saisons de 30 et 18 points à Waterloo.« La production de Marc-André est à la baisse, mais il demeure un excellent joueur et il est toujours à 100 % investi dans l\u2019équipe », a encore dit Fortin.«?ON SE CROISE LES DOIGTS?» La LHSAAAQ, on le sait, vise un début de saison le 30 octobre avec du hockey dit « normal ».À Granby, les Bisons se préparent, mais l\u2019augmentation constante de cas de COVID-19 au Québec inquiète les gens de l\u2019organisation.« On espère pour le mieux , m a i s o n s u i t l e s n o u v e l l e s c o m m e t o u t l e m o n d e , a s oul ig n é Migu e l Fo r t i n .L e s dirigeants du circuit de même q u e t o u t e s l e s é q u i p e s t ra - vaillent actuellement sur un protocole de retour au jeu.On se croise les doigts.» Fortin aimerait que les Bisons entament leur camp d\u2019entraînement au début octobre.Mais bien sûr, il ne peut rien garantir à l\u2019heure où on se parle.LES BISONS RAPATRIENT MARC-ANDRÉ LEVASSEUR Marc-André Levasseur avait été échangé au Formule Fitness au mois de mai.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST laVoixdel\u2019Est SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 SPORTS 63 la page du Kid DANNY GÉLINAS lekid@lavoixdelest.ca P lus l\u2019on vieillit et plus on voit de ces personnalités qui autrefois ont façonné notre imaginaire quitter ce que l\u2019on appelle « la vie active ».Ce phénomène est tout à fait normal, direz-vous.Et vous aurez absolument raison.Les membres de ma génération \u2014 celle que l\u2019on appelle les « Passe-Partout », constituée de ces jeunes des années 70 et 80 qui jadis avaient un rendezvous quotidien avec cette émission de télé \u2014 ont vu plusieurs de leurs héros se diriger vers une retraite bien méritée, en commençant par Bobino (Guy Sanche) jusqu\u2019aux animateurs de la traditionnelle Soirée du hockey, soit les René Lecavalier, Lionel Duval, Richard Garneau, Gilles Tremblay, pour ne nommer que ceux-là.Tous ces gens ont bercé notre enfance et/ou notre adolescence.En ce qui me concerne, il en restait un qui jusqu\u2019à tout récemment, maintenait le fort en traversant les générations : l\u2019inimitable Ronald « Ron » Fournier, le roi des tribunes téléphoniques.Les gens issus du monde du hockey vous le diront : trop souvent et malheureusement, le hockey, ça se passe en anglais.Si pour plusieurs amateurs, c\u2019est « Ron », pour certains autres, dont je suis, l\u2019ont toujours appelé « Ronny ».Mais que ce soit « Ron » ou « Ronny », il existait une certitude : mon Dieu qu\u2019il était bon derrière un micro ! Je m\u2019en souviens comme si c\u2019était hier\u2026 J\u2019avais débuté mon 4e secondaire à l\u2019extérieur de mon Shawinigan natal afin, entre autres, de goûter au véritable hockey de compétition loin de ma gang habituelle.Retranché le dernier de l\u2019équipe en raison de mon petit gabarit et assurément de mon manque de talent, j\u2019étais revenu rester chez ma grand-mère, qui demeurait à Shawinigan-Sud, afin que je puisse retrouver « mon » école, le Séminaire Ste- Marie que j\u2019ai tant aimé.Dans le temps, j\u2019étais \u2014 et je le suis toujours \u2014 un mordu de toutes les émissions qui pouvaient toucher le hockey, aussi bien à la télé qu\u2019à la radio.Je prenais un plaisir fou à écouter les différentes lignes ouvertes et ma préférée en était une intitulée Parlons Sport, alors animée par Pierre Trudel et Mario Tremblay.Elle l\u2019était et l\u2019a été jusqu\u2019à ce qu\u2019un bon soir d\u2019automne 1987 j\u2019en découvre une autre qui s\u2019appelait C\u2019est officiel, nommée ainsi en l\u2019honneur de l\u2019ex-arbitre Ron Fournier, à qui on venait de confier les rênes de cette toute nouvelle émission.Dès ce moment, j\u2019en fus aussitôt un mordu, tant et si bien que j\u2019en fis part à celui qui 33 ans plus tard est toujours mon fidèle complice, Guy « Arsène » Arseneault (aujourd\u2019hui conseiller municipal à Shawinigan), qui est aussi devenu un fan instantanément.Puis, quelques jours plus tard au Séminaire dans la classe de géographie de M.Longpré, au fil de l\u2019une de nos discussions quotidiennes au sujet de ladite émission, il me chuchota à l\u2019oreille : \u2014 « Dan, ce soir, on ne fait pas juste l\u2019écouter, on va appeler Ron en direct ! » \u2014 « Es-tu sérieux ?», lui dis-je\u2026 \u2014 « À 10 h moins cinq (dans ce temps-là, l\u2019émission était en ondes de 10 h à minuit), on va l\u2019appeler chacun de notre bord pour que nous soyons les deux premiers à parler en ondes.Quand je vais avoir la ligne, je vais lui dire que Skrudland (ex- joueur du Canadien à caractère défensif ) n\u2019a pas d\u2019affaire sur le power-play, pis quand ce sera à ton tour de lui parler, dis-lui que tu es totalement en accord avec les propos de l\u2019auditeur précé- dent.Demain, on va trouver un autre sujet, t\u2019appelleras en premier et moi, je vais lui dire que je vais être en accord avec toi, ça marche ?» J\u2019entends encore « Ronny » dire : « Donc ce soir, encore une autre émission très chargée, al- lons-y sans plus tarder d\u2019un premier appel\u2026 nous parlons donc avec Arsène\u2026 » \u2014 « Salut Ron, c\u2019est Arsène ! Faut que je te parle du Canadien\u2026 Voir Brian Skrudland sur le jeu de puissance, tu conviendras avec moi que ça n\u2019a pas de maudit bon sens\u2026 » Un vrai moulin à paroles, Guy avait été tellement bon que « Ronny » l\u2019avait gardé en ondes pendant quelques minutes.Et lorsque mon tour fut venu, je lui ai dit : \u2014 « Ron, l\u2019intervention de l\u2019auditeur précédent fut vraiment incroyable, je ne peux qu\u2019être en accord avec lui.Ce gars-là doit vraiment connaître son hockey\u2026 » tout en y allant moi aussi de mon opinion.Notre stratagème dura ainsi pendant quelques semaines à notre grand plaisir\u2026 Le reste appartient à l\u2019histoire\u2026 Bien que quelques mois plus tard, à 16 ans, je me suis retrouvé à travailler comme chroniqueur, à couvrir pour deux journaux hebdomadaires de la Mau- ricie les activités des Cataractes de Shawinigan et des Draveurs de Trois-Rivières, je continuais de l\u2019écouter soit en revenant du travail, des différents amphithéâtres du circuit Courteau, ou bien dans mon lit avant de m\u2019endormir.L\u2019habitude s\u2019est poursuivie après que je sois devenu dépis- teur à 18 ans puisqu\u2019en plus des savants propos de l\u2019animateur, tous les membres de notre confrérie ne voulaient en aucun cas manquer, tout de suite après le bulletin de nouvelles de 23 h, la chronique de Marc Lachapelle au sujet de la LHJMQ ainsi que celle de Jean Robillard concernant la Ligue midget AAA.Marc étant notamment reconnu dans le temps comme une véritable bible dans la ligue, on y apprenait bien souvent les dernières rumeurs de transactions ou les possibles congédiements à venir.Et dans 99 % des cas, il voyait juste\u2026 c\u2019est vous dire son influence ! Encore jusqu\u2019à ce printemps, j\u2019écoutais « Ronny » encore et toujours même si je savais pertinemment bien que depuis 2018, il était affecté par des ennuis de santé, dont un cancer des ganglions qui l\u2019avait notamment amené à prendre quelques soirées de congé.Mais jusqu\u2019à toute la fin, et pour l\u2019avoir côtoyé à de nombreuses reprises, il est demeuré le même : un homme charismatique au possible qui savait parler avec ses tripes et dont les opinions étaient tranchantes.Animant son émission avec de profondes convictions, il aura été de bien des combats, dont le célèbre aura sans aucun doute été sa cabale pour le retrait du chandail d\u2019Émile « Butch » Bou- chard avec le Canadien, un honneur pleinement mérité.Des amis que nous avons en commun me disent que « Ronny » n\u2019était pas triste de prendre sa décision : il l\u2019a longuement mûrie avec sa belle Chantal (Beaudin, une ex-pré- sentatrice de MétéoMédia), son amour qu\u2019il a connu après sa carrière d\u2019arbitre dans la LNH.Au nom de nous tous, de tes chums encore dans la game, permets-moi de te souhaiter une bonne retraite tant sur le bord de ton lac à Saint-Sauveur que sur les allées du Balmo- ral, ton golf fétiche, et surtout prends enfin du temps pour toi, mon bourreau de travail.Mes salutations également à ta douce\u2026 Et si jamais tu passais à Bro- mont, ce sera un plaisir de disputer une ronde en ta compagnie.Je m\u2019organiserais pour téléphoner à « Flynner » (Norman Flynn) et à « Gasse » (Gaston Therrien) pour qu\u2019ils se joignent à nous.Nous devrions avoir bien du fun ! Bonne retraite « Ronny » et surtout, merci pour toutes ces belles années ! Merci « Ronny » pour toutes ces belles années ! À mon avis, il n\u2019y avait pas de meilleur que «Ronny» derrière un micro! \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 88 0042503 Une école à dimens ion hUmaine.et à la fine pointe de la technologie ! 1021, rue Cowie, Granby 450 378-1074 (poste 225) verbedivin.Com ProGrammeS déCouverte immerSion anGlaiSe ConCentration équitation \u2022 danse tennis \u2022 patinage ar tistique soccer \u2022 robotique hockey \u2022 vélo Demandes d\u2019admission en ligne au verbedivin.com Afin de garder notre identité d\u2019école à dimension humaine, seulement 4 classes de première secondaire sont ouvertes 50% des places déjà comblées pour septembre 2021 Nous acceptons dès maintenant les demandes d\u2019admission pour septembre 2022 portes oUvertes sUr rendeZ-voUs vendredi 25 septembre et dim anche 27 septembre pour réserver votre visite, composez le 450-378-1074, po ste 225 portables chromebook poUr toUs les élèves écrans 4k interactifs dans toUtes les classes Venez découVrir l\u2019immense possibilité qu\u2019offre cet écran lors des portes ouVertes "]
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