Le jour, 24 juin 1977, vendredi 24 juin 1977
[" LE CAHIER DE LA FÊTE OU Rs NATIONALE @ = \u2014 \u2014_\u2014 = = 12 = 12 987.= 12 12 LAS \u2014 = 1987, = ES a FEES NW) = = = = = = = = = * = = ES < = 1 = = Ts = = = = A IH St 000000000 = a =.= 0000000600 = = ka = 0000000000 = = 1 République du Quêbec ° République du Québec ° Republique du Québec ° Répubique du Québec 000600000000000000000000000000080000000000000000000000000000000 = Ec = = 19874\" 12 : YY 12 a 1987 \u2014 12 1987 12 == = = == = = = = a e JE + \\ = + F = Es = i il LA = + 15 = = = Ea = + n) = Xp HF, a him, N ÿ = oi\" République du Québec ° Republique du | Quêbec ° République du Québec République \u20ac du Québec 000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000 © e a = TE = == N 12\u20ac 1987, a 12 LATE 5 = 12 == LL 1987 SEE # Te kof = oJ , = = = = # = * a = = = = = = = = = = = = = = a = La = hd iy 000000000 Ÿ = a 0000000060 = == = æ = Er] | Eg République du Québec: République du Québec .République du Québec ° République < du Quebec 000000000000 000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000 © ° = = === © à 12 LAS 12 5 1987 5 === 12 1987 == 12 1170: Y/ 4 a = 4 \u2014 = Fall = mn > J = ££ ==_ = = >, == C * - 00000000 a = \u2014= = = = = = = 0000000 = = > pif FSTIAOTIL | Say | Bey S| Rey + = pi Ray Lo République du Québec ° République du Québec : République du Québec ° République d u Québec PE LS) A-2\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 Menu de fete.Le 24 juin, c\u2019est la fête.De l\u2019âme et du pays.De l\u2019intelligence et du coeur.Du citoyen et du peuple.Du Québécois et de la NATION québécoise.LE JOUR, pour marquer l'événement, a pensé le célébrer par un programme festivalier en trois volets.Le premier est fait de textes inédits d'écrivains, ces fabulistes qui nous définissent.Quelle plus belle création que celle de l'enfant, dit Gilles Vigneault, qui accepte comme évident que l'enfant seul a pu créer le monde en sept jours.Le deuxième projette nos espoirs d'aujourd'hui dans une courbe de dix ans.Où serons-nous en 1987?Selon leur imagination, alimentée par leur lucidité et leur ferveur, nos collaborateurs vous le diront.Le troisième est un hommage à ce coeur culturel de la nation qu'est son patrimoine.Trois volets.Pour un seul chant de joie.Bonne lecture et bonne fête! sommaire Les inédits Gilles Vigneault Une lettre d'ENA.0 ess s esse s sans nana ne na ane ee page A3 Alain Pontaut L'arbuste et le DOrteNOiX.L ee eee sa eee a nanas en ne ceee page A4 Québec, 1987 Gérald Godin Quihec 1987: une sociéte de création .page A7 Pierre Vadeboncoeur Pour exister, le Canada exigerait que nous disparaissions.\u2026.sr rrsere nn nana danse ns eee page AY Pierre-André Julien 1987: Le Québec se sent en bonne main.page A17 Michel C.Auger Le president Marois revient a Quebec.page A21 Marcel Rioux Journal o.oo ss ea see eee asser ee page A24 Réjean Beaudoin Demain, c'était hier\u2026 ou le evcle de l'éternel retour, version québécoise Le Patrimoine Jacques Larue-Langlois Nouvel objectif à la Direction du Patrimoine: s'associer \u201cle monde \"100 sens res earr ren en na nanas ee page A13 Jean-Marie Balard La route des parriotes.ooio Lee page Al4 Dessins de Bado du lait, c'est se fleurir Pintérieur onne fête à tous les Québécois.Fédération des Producteurs de Lait du Québec Centre de Promotion 515, Avenue Viger Montréal, Qué., H2L 2P2 Téléphone (514) 288-6141 Une lettre Eva Quand Eva eut sept ans, elle décida d'écrire une lettre.À qui?Bah\u2026 On verrait cela plus tard.!! faut d\u2019abord l'écrire.Aussi, pour son anniversaire, au lieu de bonbons et autres babioles, elle demanda à sa mère de lui offrir de l'encre.À son père elle demanda du papier.I! crut que c'était pour faire du collage et sa mère crut que sa petite Eva avait le goût de dessiner.Elle reçut donc, ce jour-là du papier blanc, du jaune, du bleu, du vert, du rouge et puis du noir.Et cinq couleurs d'encre: la noire, la bleue, puis la verte, la jaune et enfin la rouge.Puis se retira pour commencer d'écrire sa lettre.Elle eut du mal d\u2019abord à choisir son papier.Sur quel papier écrit-on les lettres?Puis elle se dit qu'une lettre sur du papier jaune cela serait comme un sourire à lire et en prit une feuille.La première bouteille d\u2019encre qu'elle réussit à ouvrir fut la bleue.Bon.Prendre la plume.Mouiller la plume comme fait maman avec le bout de la langue.La plonger dans l'encre et on commence.Mais la plume prit une grosse gorgée et avant qu'elle eût eu le temps de l'avaler, une grosse goutte bleue de mer du sud s\u2019écrasait sur le désert du papier jaune.Ah\u2026 Elle allait jeter la feuille au panier quand elle remarqua le long d'un chemin qui allait directement de la tache à l\u2019encrier de tout petits points qui lui parurent bouger.Et regardant de plus près, elle reconnut une caravane, fit une dune d'un trait, ajouta quelques chameaux et commença de dessiner des palmiers autour de l\u2019oasis miraculeuse.Vers le soir, elle monta des tentes, recouvritle tout d'une feuille noire qu'elle avait pris soin d'étoiler et contente de la journée, s'en fut dormir.Il faisait beau le lendemain même si c'était l'hiver.Que faire aujourd'hui?Ah.Oui! La lettre.Elle prit donc une feuille blanche.et, selon son secret tout neuf, y laissa tomber d'une plume avertie une tache noire.Et vit distinctement qui marchaient sur la neige dure de cet hiver à elle, un homme et un enfant.Ils s'approchaient du puits.L'enfant s'appelait Dominique et son père avait l'air LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-3 fatigué, calant jusqu'à mi-jambe un pas sur trois.Elle leur fit un traîneau, y attela un cheval puis monta avec eux rapportant un seau plein d\u2019eau glacée jusqu'à l'orée de la forêt, dessinée à la hâte en bordure de l'hiver.Invitée à souper chez eux, elle alluma la lampe et fit se lever une grosse lune jaune dans une page bleue dont elle recouvrit ce nouveau monde pour la nuit.Le troisième jour, sur une feuille bleue de mer, la tache d'une Île verte attira tout de suite son regard, elle qui flottait déjà sur un bateau minuscule dans le coin sud-sud-est d'une page d'océan.Elle finit par atteindre l'Ile sur le soir.Le temps de faire un feu, d'y mettre trois poissons à cuire et d\u2019en jeter les restes à un goéland qu'elle prit pour un aigle, et la nuit était faite.Elle s\u2019endormit dans un chateau de sable au chant d'insectes tropicaux.Le jeudi, elle vécut l'été au coeur d'une clairière couverte de pissenlits, dont elle fit des bouquets qu'elle mit dans ses cheveux et dont elle mangea les feuilles pour souper.Toute la page était verte et le gros encrier rouge du soleil se coucha sur les champs au fond d'un horizon violet de montagnes et de nuit.C'est le matin du vendredi qu'elle écrivit la lettre à Dominique.son ami en hiver.\u2018Dominique.Aujourd'hui je t'écris ta lettre pour te dire que je t'aime.Je pense à toi dans l'été et dans toutes les saisons Aussi.jeme prépare pour mon plus long voyage.\u201cJ'aimerais bien t'emnmener.mais j'ai appris.ces derniers jours.que voyager est un travail qu'on faittout seul Situy penses.fais un cerf-volant.Ton amie pour toujours.Et le samedi, vers les neuf heures du soir, dans les hauteurs d'une nuit d'encre, une petite fusée s\u2019échappait de la page ou montait, bleue pâle, pleine d'hommes et de songes, la tache ronde de la TERRE.Le septième jour Eva se reposa.Gilles Vigneault quatre mars 1976 à St-Placide. A-4\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 Compagnie mutuelle d'assurance slége social drummondville, qué.unio \u2018le REND HOMMAGE ATOUS LES QUEBECOIS EN CE JOUR DE FETE NATIONALE Le Mouvement National des Québécois et ses quinze sociétés affiliées souhaitent a tous les Québécois une Féte Nationale empreinte de dignité, de joie et de solidarité.Que ce 24 juin refléte plus que jamais une conscience nationale digne d'un peuple en pleine évolution.\u2018 M Alain Généreux Président M.N.Q.Les arbustes et le porte-voix Nous publions ici, avec l\u2019aimable autorisation des Éditions Leméac, un extrait du roman de Alain Pontaut, La sainte alliance, qui vient de sortir des pressses.Les alliances ne sont bonnes que quand on les révise.Deux maisons, figurant deux familles, aux relations mal établies et difficiles: le décor de quelques années dans la vie d\u2019'un couple.Kay n'était pas inquiète: François, elle le pensait un peu sorcier et, depuis peu, elle commençait à croire qu'il convainquait toujours.En arrivant dans la maison, et le premier effroi passé, elle ne l'avait revu qu'à de rares moments: un matin, ses yeux verts souriants penchés sur elle, sa main au creux de son poignet, ce profond souci d'elle qui, à partir de son néant, lui avait fait, sur le moment, entrevoir l'existence; une autre fois, inattendue, sa présence forte et feutrée, ces quelques mots, savants et tendres, qui magiquement avaient ressuscité en elle la force d'espérer, qui avaient étrangement dessiné dans sa tête, au-delà de ses yeux, comme des caresses d'ailes, des frôlements ouatés, imperceptibles, des potions souveraines, des illusions d\u2019amours rêvées.Ce devait être son état.Elle avait observé ces menus signes avec plaisir, sans adhésion réelle à leur pouvoir, sans pousser l'examen.Dehors, des jours après, elle entendait clairement la voix chantante de Franco modulant comme à l\u2019opéra une partition vive et réalistement contradictoire.Le ténor disait à peu près: «Non, non, non! Nous ne voulons pas avoir à choisir entre vos deux langues.Pourquoi le ferions-nous?Après tout, elles nous sont toutes les deux étrangères.» L'orchestre, par son ronflement d'accords, imposait brièvement une pause au chanteur.Puis la voix reprenait: «Outre la nôtre, désormais d'usage domestique, nous voulons adopter ici la langue de la majorité.» Nouvelle pause instrumentale.«Notre point de vue est simple.» Moralité à deux volets qui étayait la conclusion.Premier volet: «Soyez cette majorité, faites l\u2019indépendance.» Deuxième volet: «Ou alors taissez-nous en paix.» Francois ne disait rien, laissant à France le soin d'observer \u2014 «Franchement, c'est effrayant, des histoires de même.» \u2014 que, devant cette alternative communautaire, une participation des amis de Franco à la fabrication de cette majorité serait quand même sympathique à observer.N'étais-ce point un compatriote de Franco qui avait dit: «Claudite jam rivos.pueri; sat prata bibe- runt», ce que l'auteur, un dénommé Virgile, eût aisément traduit, s\u2019il avait eu la chance de connaître le franc: «Fermez donc les ruisseaux, enfants; les prés ont assez bu.» Ou plus prosaïquement: «Bon, ben, là, ça fera.Branchez-vous!» Kay, dans son bois radieux, saisissant, à travers ce débat, que d'aucuns entendaient lui tirer la langue, s\u2019exerça à le faire elle-même à l'adresse du monde en général et en particulier d'un gros érable prétentieux.Elle en conclut que cette langue, que naguère elle s'était mordue si cruellement dans un lieu de cauchemar, elle pouvait maintenant, presque sans en souffrir, la tirer à l\u2019érable, la tourner dans sa bouche au-delà de sept fois, l\u2019élever, l'abaisser ou lui faire, lentement ou très vite, épouser le pourtour de ses lèvres.C'est plus tard qu\u2019elle revint vers la route, attirée par un attroupement qui se formait autour d\u2019une limousine noire et pourtant découverte, venue sans doute de l'annexe et immobilisée après le coude.Elle entendit des voix encore, et surtout une voix, noyant les autres, celle de l'homme dans la voiture, surgi du toit debout jusqu\u2019à la taille.Comme cet homme, de loin, ressemblait à celui-là même que la veille elle avait écouté poliment dans la maison, disponible et absente, à ce Frank qu'elle avait gentiment persuadé de l'inutilité de sa visite! La voix de l'homme, pour mieux porter, parlait dans un porte- voix à parole.Même cachée, éloignée, Kay n'en perdait pas une syllabe.Que disait-elle, cette voix familière, aux huit villageois attroupés?Elle traitait encore du même suiet.\u2014Gens de l'annexe, criait-elle, je sais, je sais, je sais! Et eux étaient contents de savoir qu'il savait.\u2014Je sais que vous craignez pour la survie de votre organe lingual et vous avez raison.Car il est menacé! Même tenu par le secret étationnel, je vous le dis, je vous l'apprends, je le reconnais avec vous.C'est vrai et on ne peut le cacher: Kay, ma cliente, notre amie, votre soeur, mais oui, Kay aencore mal à la langue.L'auditoire fut déçu: il s\u2019en doutait un peu.Mais la voix se fit grave, admit, confidentielle: \u2014Etelle aurait sans doute encore plus mal si nous n'agissions pas.Des bruits approbateurs accompagnèrent, en l'éteignant, cet aveu nécessaire.Ferme, le haut- parleur reprit, détachant chaque mot: \u2014Mais, précédent historique, aujourd'hui mème, officiellement, je déclare votre organe officiel! Un temps bref d\u2019ingestion et de méditation suivit la proclamation solennelle.\u2014Bon, ben, ouais, officiel, c'est correct, opine- rent de jeunes voix à la fois satisfaites et sceptiques.Pis l\u2019autre organe, lui, il est quoi?Objection recevable.Interrogation justifiée.L'autre, l'onglet, le demeurait aussi, officiel, et donc toujours prépondérant.Le haut-parleur ne s'émut pas.Il appela au calme avec véhémence, au silence avec bruit, a I\u2019hnumanisme avec indignation.Il n\u2019allait tout de méme pas couper racistement la langue a la minorité, fÜût-elle relative, porter odieusement la hache dans ces bouches aux droits acquis, juguler entièrement cette liberté de choix, preuve d\u2019une politique définie par le choix de la liberté.Voyons, ow, be, eh bien.i fad Notre sot 68 OK, mais pi jvastodie.S ay moins ça ces bon.avec quoi (à rer Cafaltvnt tonvingldeuX Lefautpat sienne: \u2014Pas fameu je gagerais pa pas nous pl Les rires me faut-oareur essay de pa s'enfonça sou durent s écart Blan ef only Furie, Ke pensivement comme elle caient série sarcasme, l'a mission pour bie pour a changé enpe Son éclat, per êtal-ce le doi oublie ques; la jouissance: penser etle ré Cas, avaient} Soule croi lle, on voyai beni gy la moine Re gin Neen; ry fos eg USE, ry Dour ous ay ton gop : \"elu, Modems, Der créa, les longs fo \"0 ci el ÉSSaing Ut ely i devoi ls oy Que poy \u2014 08 4 4 0 6 50 68 5 0 256 62 56 48 Sse rep LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-5 | oyons, voyons! Soyons fermes mais raisonnables! I Boyons suprêmement habiles: protégeons-nous, guérissons-nous, sans coup férir, mais en faisant I laisir aux deux parties.\\ JF) ; .il Kay, de loin, regarda les jeunes visages et | eine de farm, , 1 la peine Geo, Ses, i } U eee nines cava BOE Ue gave | Sse i [es disant détermine: | ca aut\\a pers de \u201cIGONner parce que arr LAS te, om, L | \u2014Wow, ben, faut voir, mon chum, coute donc! Ho! caV vaut APeng ns eh bien, il faut voir, mon ami, écoute-moi donc! de tam USE, [Notre sort, ça marche, pas des sornettes.Un bill, fi #5 K., mais pas des billevesées.Ca fait que, moé, | j'vas te dire: sion compte ben, là, dans ta patente, y a u moins quatre points positifs.Bon, quatre, ben, pa, c'est bon.Ça fait qu'y en a ben dix-huit autres vec quoi ç'a tout l'air qu'on pourrait se faire four- er.Ça fait vingt-deux en toute ?Moi je crois ben que zon vingt-deux, ça sera pas fameux pour la chasse\u2026 18, fre 0 gi: mue sar: D le cou: À Une von hui § Le haut-parleur protesta.Une autre voix couvrit la me f3ienne: Me que: M \u2014Pas fameux, certain, ton vingt-deux! Mème que \u20ac gagerais pas qu'au moment de s\u2019en servir, il va has nous péter dans la gueule! Les rires montaient et les voix s'amplifiaient.Le jraut-parleur tâcha de parler haut, c'était son rôle, essaya de parlementer et puis, abandonnant, lassé, s\u2019'enfonça soudain dans le toit.Les jeunes visages urent s'écarter: la limousine, refermée, prit son i2lan et on la vit bientôt qui s\u2019éloignait à vive allure.ess: \u2018 Furtive, Kay, elle aussi, tourna le dos, s\u2019enfonça pensivement dans le bois, soupçonnant que, comme elle changeait, les annexés aussi commen- gaient sérieusement à troquer le respect pour le Isarcasme, l\u2019encensoir pour la controverse, la soumission pour la critique et l'exigence, l\u2019autorité subie pour la jacquerie a faire subir.L'annexe avait changé, en pollution et en conscience.Etait-ce, par Ison éclat, par ses ruches de joie, le soleil de midi, était-ce le doigt de l\u2019aube sur la rivière, qui faisaient oublier que ses riverains estivaliers en avaient perdu has: Ja jouissance?Avait-on sulfaté à l'excès le besoin de penser et le règne de la nature?Les choses, en tout cas, avaient changé.Aux jeunes visages, lassés de la si Bsouillure croissante en même temps que durcis par elle, on voyait bien que le temps de l'acceptation at « Pbenoîte avait d'un coup fait place à celui du refus de etat fla moindre contrainte, à la libération sans frein, à la jupe qu'on enlève pour répondre à ceux-là qui la jugeaient trop courte, au rituel du cocotier sur la fosse, au «sacrez-nous patience, les vieux, le stock usé, croulez, prenez votre trou, y a plus de place nuit Rpour vous autres, on la prend toute», a la contestation globale et qui n'exclut que le contestataire, aux retrouvailles aussi de l'âme ancienne mais à ce point modernisée qu'il n'eût pas été de bon ton d'en donner crédit aux anciens.| Maisor vai qe ANONG: Un gor: feng ix fam: alate aval.de votre est me 8 NOUS ec vous cliente yemil: Vive la Nationale! mee pal Yr Lorasseni MOLSON Un reflet de l\u2019hospitalité québécoise gi piques Vraiment l'annexe avait changé.Hosanna! Que les troncs reverdissent.Alléluia! Si le vieil arbre est mort, c'est qu'il a pris auparavant le temps de vivre et d'essaimer, remplacé dans son aire par douze et huit clairs arbustes qui s'imaginent, les niaiseux, ne .§devoir le jour qu'à eux seuls alors qu'ils ne sont là que pour pousser et transiter avant de sécher à leur i tour.Mais leur jeune nombril se prend pour fin de la \\#\" Rforét, insultant la matrice dont il est né, méprisant p La pnc for lp ; We: »\u2014 3 A-6\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 (Suite de la page A-5) les sagesses d'ancêtres, ingrat infatué.Egoïstes enfants, minuscules barbares, il vous faut tout l'aire et, en passant, vous n'accorderiez pas un geste doux Jk une attention à la vieille ramure qui s'en réchauffedfF 8 rait.Vous creverez tout de méme, petits cons! Mais| lbs peut-être la vieille ramure raisonnait-elle aussi de cette façon dans sa jeunesse?En tout cas, au- jourd'hui, elles n'étaient pas faciles à gouverner, les | jeunes ramures.Elles fumaient, elles gueulaient, el-lk les chômaient.Ignorantes de tout, elles n'en pensaient pas moins avoir la science infuse.Elles se faisaient dûment entretenir par une société dont |f:: 3 paradoxalement, elles affirmaient qu\u2019elles ne vou-|JE- laient plus rien savoir.Mais c'était leur fagon d'aspi-|§: :4 rer à la liberté.La rivière scintillait.À petits pas|k 4 légers, Kay revenait vers la maison.Surgissaient d\u2019autres voix.Par l'oreille de la mé-|b- | moire, elle entendait aussi le dialogue de France et|lr- de François, trois jours avant, quand elle sortait del#: la maison pour s'en aller marcher dans la campa-|b.# gne.lls étaient à la porte, attentifs, tandis qu\u2019elle E 3 s\u2019éloignait.; À \u2014Elle est mieux, elle se remet vite, avait jugé|k.François, la couvant d\u2019un regard qui, si elle I'avait |B vu, el(itbien pu I'envelopper de toute la chaleur de la|§ i terre.France les regardait tour a tour.\u2014Elle est mieux, redit-il.Elle est belle.\u2014Tu ne le lui as pas dit.\u2014Ce n'était ni le lieu ni le temps.Et cependant tout d'elle me ravit, me.France voulut en rire: \u2014En un mot, l'univers n'a pas d'autres merveil-|E- 4 les?3 \u2014Si, srement, dit Frangois.Je ne donnerais pas|k = { ma vie pour elles.; À l\u2019occasion de son quinzième RTS et LA) eu sur tout _ \u2018administrées LE elles appartien- anniversaire de Udell gL CI Gilg \u2018Fedération Wdes® Nba 2 @Economie du Québec est Lp ) Veriue, grace a I'actif consolidé de .ses Caisses d'économie d\u2019au dela\u2019 d\u2019é dri WITTE et surtout de$es ?sesdins expri-% © membres \u2018et.le 4 4 BONNE FETE A TOUS é pont dans, les.EC CY LL affiliées sontsbieh.\" 17e PY Fédération WW Agence de voyage dusfriels et es amin au\u201cQuébec carelles KI Caisses Co 2085 de Salaberry, 1233 de la Montagne, Fédération regroupe 138 caisses _ ont été LLL C1) Québec.Montréal.Qué.Montée, Qué.(514) 3321970 (514) 866 4666 Altitude peut planifier pour vous tous les genres de voyages d'affaires ou de vacances, quelle que soit votre destination.fddddd ~X Eg, J LTP Usk, Mig | |p $ Com! I, le gy ut i, I Wher ug.Sng Se, Elec | Oi les ng A ill ora; eso, Sa ta; ndis Qt Eu | lla Naleurdee LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-7 Québec 1987: une société de création En 1987, le Quebec entre dans la sociéte qu'on prévoyait il y a quinze ans: la sociéte de loisirs.Avec cette différence que ce qui s'est realisé, ce n'est pas ce que les sociolngues et poli- ticologues, qualifiaient de \u2018société de loisirs\u201d.En fait, le Quebec est devenu ce que J'appellerais \u2018societe de création\u201d.En gros, une société de création, c'est une sociéte dans laquelle l'intelligence du peuple, son imagination, ses capacités de reflexion.d'invention et de creation ne sont pas entravées, mais au contraire, trouvent ur\u201d environnement propice, ou tou* comme ! arbres dans ia forêt tropicale, elles prennent des proportions jamais vues jusqu'alors.Je ne dis pas que tous les Québécois sont des génies, mais je dis que la société de création doit donner à chacun sans exception.les chances de mener à terme son potentiel créateur, de le voir grandir par capillarité.tentaculairement, à l'infini, avec pour seule limite, que ce soit pour le bien de tous Alors que dans la société pre- créatrice.comme on dit pré-industrielle, les chances pour un individu de donner libre cours à sa créativité sont fonction de sa fortune ou de son niveau social.La societé de création doit être caractérisée par les traits suivants: 1.\u2014 l'imagination prend le mors aux dents.2 \u2014 la connaissance est démocratisée.La souveraineté - imagination Tout comme l'Etat doit voir à dépolluer fleuves, lacs et rivières pour garantir le developpement des espèces marines et aquatiques, il doit voir aussi à déblayer le terrain, à stimuler - \u201caa 0.et appuyer les manifestations de l'imagination individuelle et collective.Exemples tirés du passé.en Normandie.l'hiver n'existe pas.La maison normande transplantée au Québec se voit dotée par la créativité populaire, du larmier qui protège des glaçons, de l'enneigement mes, les abreuvoirs des animaux étaient alimentés en eau grâce à des éoliennes.L'électrification rurale les a fait disparaître.Au- jourd'hui, un professeur de Cegep des Cantons de l'Est produit une partie de l'énergie électrique dont ii a besoin avec une éolienne de son invention.Un ment fédéral depuis ces dernières années, pour y prendre conscience de la richesse naturelle inouie que constitue l'imagination populaire.Soins à domicile pour perscrnes âgées, garcieries, inventaire des grottes du Québec, culture en serres, escouade de la muralité, bandes dessinées québécoises, et j'en passe.Il faut raffiner le meca- nisme.Rapatrier les fonds du fédéral.Dépolitiser le systeme.En extirper le patronage et quoi encore.Mais le modèle de la ma: chine à récolter les fruits de l'imagination est peut-être là.Exemple: les consommateurs québécois ne peuvent trouver sur le marché que la truite importée du Japon, ou des pays scandinaves.Le Québec étant un des paradis mondiaux de la truite, la situation actuelle est absurde.Solution proposée: utiliser un système de lacs et ruisseaux, y ad- Joindre une pisciculture qui permette à la fois une production en grande quantité et un milieu de croissance naturel, en vue de rempla- cerlatruite japonaise nourrie à la moulée en bassins, par une truite presque sauvage, qui aurait ainsi meilleur goût, en plus d'être un produit du Québec.Dans une societe de création, un tel projet ne s'enliserait pas dans les marais bureaucratiques ou kafkaïens, mais soulèverait presque la passion de l'Etat.Le point de départ de la société Je création, c'est peut-être l'Etat passionné.Il appartient à l'Etat de faire l'écologie de l'imagination, de voir quelles conditions doivent être réunies pour que tout cerveau qui le veut, puisse devenir tertile.Démocratisation de la connaissance des perrons et galeries et qui permet de se bercer dehors même quand il pleut.C'était l'époque où le sens commun avait droit Je parole.C'était avant l'époque du préfabriqué, produit en série et qui, tôt ou tard, devient du mésa- dapté.Les meilleures solutions aux problemes vécus viennent du sens commun.Comment la société peut- elle syntoniser le sens commun?Dans les anciennes fer- Ms eds idit rrr an racr evr rarer YA rr rane are sare groupe d'étudiants du comté de Mercier font des -acherches dans le même sens.L'Institut de recherche électrique du Québec faitdes expériences danse même domaine aux lles- de-la-Madeleine.La société de création coordonne, et appuie ces diverses manifestations de la créativité appliquée.Il faut consulter la liste des projets Perspectives Jeunesse et Initiatives Locales soumis (pas nécessairement acceptés) à l'approbation du gouverne- La connaissance est une énergie qui fait tourner comme des turbines, les neurones du peuple.L'école doit donc vraiment devenir permanente.Les adultes peuvent la fréquenter aussi bien le jour que le soir: Les grilles de cours sont d'une telle souplesse qu'un adulte peut aussi bien suivre une heure de cours par semaine, que quarante heures.La variété de cours disponible doit être vaste comme l'Encyclopédie de Diderot ou la bonne vieille Encyclopédie de la jeunesse, où l'on trouvait ces merveilleuses planches en couleurs des pierres précieuses, des papillons, des champignons.des machines-outils, des métiers à tisser, des doryphores, etc.On pourra à la fois y suivre des cours d'initiation à la médecine à la poésie chinoise classique, à l'arpentage et à la navigation à la voile.On trouvera dans cette école des gens qui veulent réaliser un vieux rêve de jeunesse, ou communiquer avec ieurs enfants, ou qui étudient par goût, ou qui sont tout simplement des intellectuels du dimanche, comme on dit \u2018peintres du dimanche\u201d.On observera que les gens inscrits à ces cours s'ennuient rarement, qu'ils sont grands consommateurs d\u2019imprimés de toutes sortes, qu'ils sont moins inauiétés par ces vieux my- tnes conservateurs \u2018de la décadence du monde contemporain\u201d, qu'ils sont moins sensibles à la propagande ou à la publicité à la Crazy-glue, qu'ils ont le sentiment d'avoir quelque chose a dire dans les grands debats qui agitent la société, et qu'ils sont devenus plus exigeants à l'égard de la qualité des servicesqu'ils reçoivert, des produits qu'ils achètent, aussi bien giz des politiques gouvernementales.On voit surtout apparai- tre des fissures dans la vieiile muraille impénétrable qui sépare \u2018ceux qui savent\u2019, de \u2018ceux qui ne savent pas \u2019, et qui est bien, depuis que le monde est monde et dans quelque système politique que ce soit, la principale source de l'inégalité entre les hu- .mains et de la domination de groupes sur d'autres groupes.Ainsi, l'égalité aura fait des progrès réels.La parole, de son côté, fera un grand bond en avant.Et les citoyens développeront leur adaptabilité à une société qui évolue, et partant, leur équilibre intérieur.Tei est le Québec que j'entrevois pour 1987.Je laisse à d'autres le soin de songer à l'économie.L'industrie trouvera bien le moyen de mettre sur le marché des produits qui se vendront.Je m'inquiète plutôt de l'esprit et il me plaît de rêver qu'un jour, l'esprit trouvera à s'incarner dans le travail.Quant à moi, je vois peu d'autres chemins qui mènent à sa revalorisation.Gérald Godin © AAA CRT UT IEE I Ad L\u2014 Pou Can fue Je me siu qu'alorsl'nde car elle est I pour Se reali évolution de est probable Aecheance les imaging caleuls mor Sistances ner quablement | ment.Quang Quelque par 8n éfet que Mettre à leur mes, à terme, al fond Jes Ceci veut 0 les autres a 12 bg plu JL.puis | COX.passes N'est Tulle Queveritghly Compiz \u20ac tnvengy Fistonque Mier) liens ag le regia, Connai le ¢ tte.Toy Sn gf Sr \u201cT0 je ers gp, 1.Py, Ser Prey \u201csim 6 yg long Te, Plat de conf Ceri Nan Su po Hen, Whey i » $= | Pour exister, le Canada demanderait que nous disparaissions! Je me situe en 1987 et je suppose qu'alors l'independance sera chose faite car elle est raisonnable et ne demande pour se réaliser que la poursuite d'une evolution déjà avancée et dont le progrès est probable.A échéance, on devient apte à défalquer les imaginations, les fausses peurs, les calculs timorés, les idées courtes, les résistances nerveuses, que suscite immanquablement la perspective d'un changement.Quand il y a une solution sensée quelque part aun vaste probleme, il arrive en effet que les choses finissent par se mettre a leur vraie place et que les hommes, à terme.s'accommodent de ce qui.au fond, les arrange.Ceci vaut pour nous et egalement pour les autres.La situation, en tout cas, favorise bien plus qu'on ne le croit notre projet: depuis longtemps.le peuple québecois, possesseur d'un immense territoire.n'est nullement dans son assiette politique veritable, et le fait de se remettre enfin complètement dans sa condition légitime et convenable corrigerait une aberration historique, normaliserait les rapports, nouerait plutôt qu'il ne dénouerait des liens avec le Canada.et ferait naître une confédération qui.comme chacun sait s'il connaît le sens des mots.n'a jamais existe.Tout cela est d'une tranquille raison et.sans qu on s'en rende trop compte, joue dans le sens de la resolution de nos difficultés et de celles de nos voisins.Plutôt qu'un pays sans bon sens, il semble prévisible que les partenaires choisiront éventuellement un judicieux accord qui harmoniserait leurs oppositions reciproques plutôt que de laisser en état de conflit leurs interèts communs.Ceci m'amène à dire que les vrais penseurs politiques de l'Amérique du Nord septentrionale sont présentement au Québec et particulièrement dans le gouvernement de cette \u2018province\u2019.Nous avons pris cet avantage peut-étre a cause du fait que nous avions de toute nécessité à être vrais, tandis que tout autour de nous l\u2019on n'avait qu'à être fort.donc conformiste.Pendant que, partout ailleurs, la réflexion politique réfléchissait (Mais comme un miroir) tout simplement ce qui existait déjà, et tandis qu'elle ne faisait parfois que varier les mots, nous posions un problème politique réel qui était le nôtre, et la justesse de cette problématique est attestée par la place énorme qu'elle a prise ici et partout au Canada.Le Canada, à quel prix?L'Amérique du Nord septentrionale devait être politiquement réaménagée, puisque ses vieilles formes reposaient directement sur l'infériorisation périlleuse de l'un de ses deux peuples, auquel la géographie, l'histoire et bien d'autres choses encore dessinaient par ailleurs un destin qui pouvait être très différent de cette décadence.Tout se paie\u2019.aimait à se répéter Trudeau l'économiste, et c'est dans la bouche d'économistes que j'ai moi-même appris ce principe selon lequel tout se paie effectivement sous une forme ou sous une autre.Comme toutes choses, le fédéralisme se payait rigoureusement.|| subsistait par une sorte d'équilibre bizarrement favorisé par une inega- lité acceptée Je dirai tout à l'heure comment ce qui était ainsi désavantage d'une nation par rapport à l'autre maintenait ce pays.Le fédéralisme se payait par l'abaissement progressif d'un peuple; par sa lente désintégration: par sa faiblesse, donc, par le fait que ce peuple ne s'accroissait aucunement en pouvoir, en réalité maîtrisées, en virtualités et en perspectives, mais qu'il y avait de tout ceci déperdition au contraire; par sa subordination; par les milliards qui lui coulaient entre les doigts vers la fédération; par sa détérioration psychologique de vaincu quotidien; par la trahison devenue coutumière de ses »\u2014 centrale de l\u2019enseignement du québec 2336, chemin ste-foy, ste-foy \u2014 tél.658-5711 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-9 BONNE FÊTE QUÉBEC TES PLUS BELLES ANNÉES RESTENT À VENIR A-10\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 Le Parti Québécois de la région Nord-Ouest Québécois invite la population québécoise à fêter la St-Jean de façon fraternelle.Abitibi est Abitibi ouest Pontiac-Témiscamingue Rouyn-Noranda La Société Nationale des Québécois de l'Est du Québec convie tous les Québécois à la Fête! 75, boul.Arthur Buies Rimouski 723-9259 + DT ASR LCRA EERIE BES AAS MNCE NEWB RE ERE SS RANE ESE Tee Eee en CEE i a (Suite de la page A-9) hommes politiques et de ses hommes d'affaires, qui se sauvaient individuellement de ce naufrage sur l'autre navire et qui avaient de toute facon établi leur politique personnelle sur la réalité trop evi- dente de notre défaite générale, comme Trudeau: par l'engourdissement du plus grand nombre de nos fonctions, allant jusqu'au renoncement à gouverner autrement que d'une manière servile et incapable, ce que la mémorable insignifiance de Bourassa illustrera à jamais dans nos annales; par tout ce que peut donner un peuple en se dépossédant, et premièrement son existence et sa valeur: par nos névroses; par l'abâtardissement culturel; par nos perpétuels records en chômage, en maladie, en insuffisance de Structures industrielles, en exportation appauvrissante de capitaux, en fuite organisée et gigantesque de nos richesses naturelles à l'état brut, en aliénation de nos propriétés.Le prix de l'unité du Canada\u2019 était par conséquent excessivement élevé.Je préciserai un peu plus loin pourquoi le sacrifice d'un peuple etait nécessaire au maintien du Canada lui- même.Des interlocuteurs de choix Les trois cents quelques individus qui ont signé un texte contre la Charte de la langue française font pour un bon nombre partie des trois mille quelques fuyards qui se sauvaient jusqu'ici du Québec avec la marchandise sans qu'on s'en aperçoive.Je veux dire qu'ils contribuaient à entretenir une mystification permanente au sujet du système dans lequel nous nous vidions de notre substance.Les voila pris en flagrant délit, arraisonnés avec la cargaison pour une bêtise, à la suite d'un accident de parcours, l'accident du 15 novembre; ils protestent donc: mais quelles explications donneraient-ils de leurs allées et venues antérieures?Ils n'ont rien à dire et renâclent parce qu'on peut leur demander des comptes.Ils n'en rendront d'eux-mêmes aucun.Mais nous pouvons le faire à leur place, parce que nous, NOUS N avons pas cessé de nous situer dans une vérite, celle de notre condition.Cette vérité était notre lieu même: c'était un lieu de vérité puisque c'en etait un où l'on pouvait désespérer.Il va sans dire qu'ils n'ont jamais rien connu de tel.On ne les avait jamais entendu renâcler pour le Québec.Ils se produisent soudain sur le théâtre le plus drôle, inopinément, tous plus ou moins dépouillés de leur silence antérieur, amenés pour une | fois à parler mais contre nous, ce qui en ditlong, \u2014 démaquillés, démasqués, mais pas tout a fait car ce sont des gens sérieux, avares de leurs vrais dires, économes en public de leurs vrais gestes.Ils se sont compromis! On voit enfin pourquoi quand ils le font.N'importe! Pour une fois ils sont dans le paysage.On serait bien bête de ne pas en profiter pour causer.Pour une fois ils sont sur la scène et non dans les coulisses! Pour une fois ils affrontent le public, et nous sommes le public.Qu'est-ce que nous leur dirons donc?Le paradoxe Nous sommes en 1987, l'indépendance est faite et, regardant en arrière, nous leur exposerons ceci.Tout se paie.C'était la même chose il y a dix ans, quinze ans, puisque c'est une loi constante.Ce qui se payait aiors et depuis fort longtemps, entre autres, c'était ce qu'on appelait la Confédération, qui du reste n'en était pas une du tout mais simple quiproquo sur le mot qui entrainait évidemment un énorme quiproquo sur la chose.Si l'institution constitutionnelle de cette époque avait subsisté jusque dans le quatrième quart du siècle, c'est qu'elle nous coûtait fort cher.Elle se maintenait non pas en dépit de ce fait, mais à cause de lui.S'il y avait encore un canada, c'était pour cette raison.Le Canada n'avait duré si longtemps que parce que nous en faisions les frais.Mais qu'est-ce qu'il nous coûtait donc\u201d?C'est assez simple.Nous- mêmes avons pourtant mis quelques années à le comprendre.Nous payions, en vérité, d'une curieuse facon: en nousabstenant d'exister, en évitant de prendre toute notre place, en oubliant que nous étions un peuple et une nation, en faisant en sorte de n'avoir pas de poids, sans quoi l'équilibre semi- continental eut certainement été rompu avant.Le Canada était une balance qui ne Rouyn ay\u201d UN BONNE FÊTE À TOUS |.LES QUÉBÉCOIS Société Nationale des Québécois Abitibi-Témiscamingue 102 est, rue Perreault Tél: 762-5543 > RT oN lV Eg 0 LU 1 1h 3S 49 Donc.0ndeu tout ase ph et son coeur dit les \u201cannées D sor srl Le gouvernenté ments sep plus extrari tion nafionae 2 jument nous 1 l'expansion del poids ceque no Le moyen le pl contre la montre séduirait defini trop lard etcem mildoncen frais l'ascension pe Nous extenuer à pourrait \u2014 al ment, comme pi fraction du Que manières que à Ser dans un I contraire les ( pour ce qu'ils s sme ne suff Que es Custer Mees lg envy fatq #latshig yng Ce rapport ie Une societe rai et prendrai SON expansion Canada tomber COME es, ads, sag Darl Mall pg POE Pour deux For Sellen oy blesse Le Cane lta Sout ÿ Fring J Yeni gg 1987 Nous Estar LeC Pour oir i TiS pay Que Ty Ue.+ \u2018 od brstait en équilibre que parce que, dans en, MOtre plateau, nous nous arrangions pour ters, Mêser le moins possible.Quand nous spy MVONS mis un peu notre vrai poids dans ily ette balance, on a bien vu: le Canada a GI ommence de basculer.Le fleau etait ES paye esté impartial tant que nous avions eu de tg h discrétion, de l'effacement; tant que Mn effet de notre masse avait ete presque Se, nnulé par notre peu de gravite.Pour que i gy.PS choses continuent comme devant, une gf hose s'avérait nécessaire: il fallait neu- pure aliser l'effet de l'inexistence foncière du rime anada par notre propre inexistence.ey ous nous acquittions consciencieuse- rg ent de ce devoir.Cela marchait.Mais i entre 1968 et 1976.cela a marche de \u201cEr Bnoins en moins.fs i Mmes le.eu de MR., .ne entreprise de génocide 2 Donc, on aeu peur.On a pris Bourassa, à tout hasard, plus précisément Bourassa \u2014 Bet son coiffeur.Ce furent, comme on l'a yep Ait, les \u2018années bêtes \u2019.Bêtes et cyniques 0s.serait plus exact.[I n'y avait plus à hésiter.2.Ci: -E gouvernement, les deux gouverne- wig M MENts, s'employèrent, sans exagérer, ala e Copy M|US extraordinaire entreprise de dissolu- ergs iON nationale jamais vue.[I fallait abso- anpelat ument nous empêcher de prendre de mé l'expansion, de la force, de l'ambition, du oq: poids, ce que nous étions en train de faire.men Le moyen le plus sur serait une course 2 Sil jcontre la montre avec l'histoire: on nous teen: [réduirait définitivement avant qu'il ne füt le trop tard et ce moment approchait.On se Dis où mit donc en frais, d un côté, de faire êchec ons à l'ascension péquiste, et.de | autre, de plis RNOUS extenuer aussi rapidement qu il se pourrait \u2014 nationalement, culturelle- ment, comme possesseurs encore d'une [fraction du Québec, et de bien d'autres manières que j'ai tenté l'an dernier d'exposer dans un livre.Car du jour où au contraire les Québécois compteraient | pour ce qu'ils sont, les cadres du fedéra- lisme ne suffiraient plus pour l'affirmation que les Québécois devraient faire d'eux- mêmes et qu'ils feraient.Le Canada avait @#%F tenu au fait d'une domination, d'une part, pe Met 5 celui d'une subordination, de l'autre.a Ce rapport ideal risquait d'être rompu.wom.Une societe existerait ici qui reclame- pce qu rait et prendrait presque nécessairement son expansion naturelle, de sorte que le Canada tomberait à ses yeux dans la plus complète désuétude.L'inutilité du Canada.sans parler de son caractère impérialiste à notre egard, ressortirait de cette nouvelle situation.Il n'y avait pas de place pour deux forces dans la fédération.mais seulement pour une force et une faiblesse.Le Canada etait fonde sur une réa- lite doublée d'une ombre.Deux realites feraient deux pays.Il fallait à tout prix pre- venir cela.1987.Nous savons maintenant ce qui est arrivé.Le Canada a été detruit non pas pour avoir ete l'objet d'une agression, mais parce que dans son principe il était un mensonge et une duperie: dans sa réa- lite essentielle, un équilibre appuyé sur un desequilibre et dépendant strictement de ce dernier.|| lui était indispensable d'être constitué d'un peuple et d'un demi- peuple.L'union canadienne entre deux peuples, donnée pour modèle, n'a jamais ête que de la littérature, non pas parce que cette union n'existait pas, mais bien parce que, dans cette union, il n'y avait pas deux peuples mais un peuple complet et un peuple tronqué.|| y a un équilibre entre un maître et un serviteur, mais lors- pour ce: | dure : us en quil né: pl.Nous plques ROUBLE ler, enes que celui-ci s'avise seulement un beau matin de dire à celui-là le mot \u2018desor- mais\u2019.cet equilibre.cette harmonie.viennent de finir.Pendant longtemps cette belle union avait pu durer parce que les termes qui la composaient ne changeaient guère: un peuple florissant, un peuple diminue.Cela pouvait aller et c'est de fait le compromis que nous acceptions.Mais vint un temps où ce choix lui-même cessa d'être possible, car les conditions modernes faisaient que notre demi-existence ne pouvait plus se maintenir.Ces conditions nous emporteraient purement et simplement.De ce jour, nous ne pouvions plus composer, même de cette composition que nous avions admise.|| était devenu impossible de subsister comme inférieurs parce que, dans un état pareil, l'époque, sans comparaison plus puissante que la précedente.ne nous laisserait pas survivre.À partir de ce temps, le Canada, pour se conserver, supposa non plus le vieux partage inégal et honteux d'auparavant, mais notre déclin rapide, puis notre disparition.!| nous la demanda.Sans le dire, bien entendu, et d'ailleurs, généralement parlant, sans en être conscient.Mais le fait n'en était pas moins ressenti ou saisi par l'intuition, puis il le fut par l'examen et par le raisonnement.Le Canada, qui avait duré pour la simple raison que nous consentions à ne pas être autonomes et entiers, nous proposa implicitement \u2014 car les circonstances contemporaines ne permettaient plus une existence larvée \u2014 de cesser d'être.un point c'est tout.En d'autres termes, accepter comme auparavant le vieux partage indigne, ce n'était plus possible, car c'est l'extinction et la misère qui désormais étaient au bout de cette faiblesse.Par la force des choses, dans l'univers nouveau, ce marché se de- nonçait lui-même.A hauteur de peuple En 1987, nous savons que le Canada s'est defait parce qu'une de ses composantes cessa.a son corps defendant.de jouer le rôle mineur qu'elle avait pu tenir jusque là; elle ne pouvait plus faire autrement que d'y mettre fin.Nous avons donc, par exception quant a nous, releve le defi que relèvent normalement tous les peuples.Nous n'avons fait que nous affirmer, et encore ne serions-nous pas alles jusque là si l'ancien compromis n eût equi- valu pour nous à un arrêt de mort.Depuis toujours nous savions bien que nous etions de trop.C'était humiliant et proprement dégradant, mais nous l'avions supporté pendant deux siècles.Nous avons résolu de cesser d'être de trop.Il n'y avait pour cela que deux facons.nous imposer tout a fait ou disparaitre.Dans les deux cas.la fédération devait tomber.c'était fatal.La comédie avait fait son temps.Telle fut la fin d'un pays qui n'en était pas un mais seulement l'habile empire d'un peuple heureux sur un autre à qui l'on accordait de se contenter de peu.J'ignore ce qui serait arrivé si on ne lui avait pas demandé la vie en même temps que la bourse.Les circonstances, plus fortes que les vouloirs, ne permettaient pas d'offrir cela.J'ignore ce qui se serait produit et ne veux pas le savoir.Quand aujourd'hui nous regardons les autres.nous sommes à hauteur d'homme et nous avons maintenant la preuve que pour cela il faut être à hauteur de peuple.Pierre Vadeboncoeur FE e - LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-11 ee SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX DE MONTREAL (CSN) = M Ré 429 est, rue de La Gauchetière, Montréal H2L 2M7 Tél.842-3181 CONSCIENTS DE PARTICIPER ACTIVEMENT À LA DÉFINITION DU QUEBEC DE DEMAIN, C'EST AVEC TOUS LES QUÉBÉCOIS, QU'À L'OCCASION DE NOTRE FÊTE NATIONALE, NOUS SOUHAITONS VOIR NOTRE ÉTAT S'AFFIRMER DE PLUS EN PLUS FRANÇAIS.) Le Parti Québécois région Laurentides a la fierté de dire sa solidarité à l'ensemble des Québécois.Berthier l\u2019Assomption Joliette Deux-Montagnes Prévost Laurentides -Labelle Terrebonne an\" A-12\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 ce & or 4.5 (6 nN aN > ESS \\ # i - Pons LR 4 = Ces = ns pire Ps (XS cd AI PA ol \\ a ç al 4e = D IMCIMOIN\u20ac ses es NS 0 Sa ç = § NS & = 7 idl i i id 3 dl ! si | I i Hf i go = ji a ip va i ; A i id ! | ; | ni i 3 | gl ÿ | + ill Ii! ar hls i ith i fi i i ja! nh Qu Hh 6 i lsd if 3 a \u201c4 fe | iH Hy NX bey ait ; \\ pa Hi ih THN A = a, OE; re, 24 ¥ eS © Pa i i 4 ( =f a we \\ ih er oo } ?N, 1 > tin Q SOCIETE DES ALCOOLS DU QUEBEC 2200008) NL LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-13 Nouvel objectif à la direction générale du Patrimoine, s\u2019associer \u2018le monde?\u201d par Jacques Larue-Langlois La Direction generale du Patrimoine.une des deux divisions administratives - avec la direction des Arts et Lettres - du ministère des Affaires culturelles.est le seul organisme ayant pour mandat d'administrer la Loi sur les Biens culturels, première législation que- becoise coercitive dans le domaine de la protection et de la mise en valeur du patrimoine, concue a partir de modeles europeens, a un moment où la notion de patrimoine etait encore vague chez nous.Créée en 1972.à partir de la ci- devant Commission des monuments et sites historiques, qui se preoccupait surtout de l'exceptionnel (monuments.vieilleries.églises, châteaux.etc\u2026), la Direction générale, un legs de l'ancien ministre des Affaires culturelles du gouvernement Bourassa.Jean-Paul L'Allier.preco- nise une ouverture nouvelle sur les notions de quartiers urbains, d'ensemble ruraux.de paysages immobiliers et ethnologiques.De son adoption à l'an dernier, la nouvelle législation demeura cependant une loi de | exceptionnel.appliquée fort selective- ment à des travaux intensifs sur des exemples de reconstructions minutieuses à partir de documents anciens, comme celle de la Place Royaie.à Québec.Il s'agissait, en vertu de l'esprit même qui anime la Direction, d'interventions plutôt exemplaires qu extensives dans lesquelles on engloutissait, bon an mal an.quelque $3,500,000 en frais de restauration.Si l'on croit que les sommes im- pliquees sont considera- bles, qu'on sache que la restauration de chacune des maisons de la Place Royale a coûté entre 600 et 800 mille dollars.C'estlorsque la Direction du Patrimoine a voulu étendre l'application de la toi pour englober des ressources patrimoniales moins monumentales qu'elle s'est heurte à des ecueils paralysants: impréparation des autres ministères (Transports et Travaux publics en particulier), irrespect de la machine gouvernementale à l'endroit des biens du patrimoine, réticence des municipalités pour qui la conservation du patrimoine est souvent pénali- sante.|| fallait à tout prix, selon le ministre L Allier, mettre les ministères dans le coup, de même que les municipalités et les diffe- rents organismes (sociétés historiques, de conservation et autres), sinon il devenait impossible d'appliquer les nouvelles politiques prévues par la loi.photo Editeur officiel du Quebec Vue aérienne d'une partie d ait déjà provoqué de nombreuses ouvertures neuves dans son champ d'action.\u201cJe suis arrive ici, explique Jean-Paul Gagnon, dans le sillage d'une mutation à partir d'un élargissement de la notion de patrimoine qu imposait la conjoncture.Il s'agissait de passer de la notion d'exceptionnel a la notion de culture et on s'est vite rendu compte que la Direction du Patrimoine, avec ses 130 employés, ne suffirait pas à la tâche et qu'il fallait s appuyer sur une collaboration étroite avec ces trois types d'institutions (gouvernement, municipalités et organismes), susceptibles de faire des moyens dont nous disposons entre les mains de ces trois paliers, nous devons maintenant nous recycler pour leur fournir l'apport technique - particulièrement en terme de conseils - dont ils ont besoin et même, dans certains cas, un apport financier.\u201d Les moyens mis en oeuvre A cette fin, la Direction a mis sur pied, entre autres éléments de structure, un service d'animation dans le i u Vieux-Québec: pour arriver a un travail de preservation efficace, il faut impliquer tout le milieu, c\u2019est-à-dire pas seulement les gens de la place mais aussi les administrations municipales, les corps publics, les ministères\u2026 Un nouveau directeur C'est dans cet esprit de collaboration nécessaire a tous les niveaux que la Direction du Patrimoine se dotait, l'an dernier.d'un nouveau directeur dont il sembie que le dynamisme 80% du travail tout en favorisant un peu partout un regain d'intérêt pour le genre d'activités auxquelles nous étions appelés à nous livrer.\u201d Un an plus tard, la Direction compte sur les services de quelque 170 employés et.explique Jean- Paul Gagnon.\u2018compte tenu que nous avons remis une partie de l'initiative et but de aonner des conseils techniques aux individus de ces milieux de même qu'àtous ceux qu'intéresse la conservation des biens culturels de toutes natures.La Direction est maintenant divisée en cinq sous- directions, responsables des secteurs suivants: arrondissements, monuments, inventaire des biens culturels, exploitation des biens culturels et archéologie-ethnologie.Les arrondissements, définis il y a déjà longtemps.constituent en quelque sorte des zones géographiques protégées à l'intérieur desquelles toute modification aux monuments, édifices ou immeubles - même de propriété privée - ne peut être entreprise qu'après l'obtention d'un permis de la Direction du Patrimoine.Il y en a dix en toutet!es plus connus sont probablement ceux du Vieux-Québec, du Vieux- Montréal et de lle d'Orléans.Mais la nouvelle Direction entend étendre la notion de patrimoine à des concepts plus vastes, comme des villages entiers, par exemple, des rues ou des pâtés de maisons qui, s'ils ne sont pas tellement vieux, peuvent, dans certains cas, représenter une intéressante unité architecturale ou même strictement ethnologique du 19e ou du début du 20e siècle.\u201cNous nous faisons engueuler par l\u2019establisment traditionnel! de la conservation du patrimoine , déclare le nouveau Directeur, pour notre vigilance et notre action.On avait mis sur pied une machine qui nous donnait du temps, mais la pression est devenue trop forte et s'opère trop rapidement |! importe que nous puissions nous associer \u2019le monde\u2019 Un exemple d'intervention A titre d'exemple, l'intervention de la Direction du Patrimoine dans le cas de la construction d'une nouvelle gare maritime du bateau-passeur Québec- Lévis a suscité un certain émoi auprès des autorités municipales de la ville de Québec qui avaient décide unilatéralement de reconstruire, sur le même site.un (Suite à la page A-16) A-14\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 La route des Patriotes Passant.rends hommage à la mémoire du Patriote Louis Marcoux.tué à Sorel le 8 novembre 1834.en défendant la cause sacrée du pays.âgé de 34 ans: ses dernières paroles furent: Vive la Patrie!!.(Inscription du monument Louis Marcoux, à St-Denis- sur-Richelieu).Aujourd'hui, 24 juin, c'est notre fête, une grande journée où l\u2019optimisme et la fierté nous éclairent le visage.Nous sommes là, encore debout et plus que jamais depuis novembre dernier, après une si longue lutte, une histoire souvent cruelle pour les nôtres.Mais ne soyons pas aveugles et prétentieux, le succès d'aujourd\u2019hui accouche des sacrifices d'hier.Joseph Dudevoir (43 ans), François Dufault (24 ans), Pierre Mient de Montigny (31 ans), Antoine Lusi- gnan (60 ans), ainsi que de nombreux autres Braves, des Patriotes, ont payé de leur vie, à Saint-Denis, la survivance de notre peuple et de notre Patrie.\u201cJ'ai la mémoire en fête, je me souviens\u2019 \u2018Lors de l'élection de 1834.d'après les notes du docteur J B.Richard.vieux médecin à St-Denis.décédé en 1954.le pays était en effervescence par suite de l'échec des revendications des Patriotes.La campagne électorale qui suivit fut très contestée et très violente.En ce temps-là.le bourg de Sorel.détaché du comté de Richelieu.et affublé du nom de comté du bourg William Henry.élisait un député.Les candidats en opposition, en 1834.furent John Pikel.de Montréal.pour les Patriotes.et John Jones.de Québec.pour les Bureaucrates.Louis Marcoux était \u2018un des principaux organisateurs de l'élection de Pikel.et bien décidé à la gagner Marcoux.toujours selon les écrits du docteur Richard.était un brave citoyen.instruit.robuste et sans crainte.Une irrégularité opposa, dans une bousculade les partisans de John Jones, armés de fusils et de pistolets, ei ceux de Pikel, menés par Marcoux, le bâton à la main.Un coup partit, Isaac Jones, frère du candidat venait de tirer.Marcoux s'interposa et de son bâton, dévia le canon du fanatique en lui criant: Ne tire pas C'est alors que, froidement.James Jones, de la même famille, ordonna: \u2018Tire.Isaac.tire\u2019.Marcoux tomba mortellement blessé\u2026 Le docteur raconte cet épisode historique avec beaucoup de details, car 1l témoigne de l'impasse dans laquelle se trouvait la démocratie après l'adoption de l'Acte Constitutionnel, (ancêtre de notre Confédération\u2019) le 26 décembre 1791.Malgré l'assassinat de Marcoux, Pikel enleva le siège à Jones, dont les frères, jugés, furent naturellement acquittés \u2018pour la raison que le fusil à percussion dont s'était servi Jones était très sensible à la détente.qu'un léger choc sur son canon en faisait invariablement partirle coup.qu'il paraissait aussi évident aux jurés que Jones n'avait pas épaulé son fusil (notes du docteur Richard).Louis Marcoux fut le premier Patriote à donner sa vie pour notre pays.Le triste événement reste gravé sur un petit obélisque très abimé par les coups de fusils et le saccage des soldats anglais, élevé en 1836 sur la place du marché de St-Denis, devenue aujourd'hui le parc des Patriotes, au centre du village.Saint-Ours Mars 1837 exaspéra la population canadienne.On connaissait déjà, depuis l'épisode Marcoux, les problèmes politiques graves et les protestations qu'ils soulevaient.En fait, le système en vigueur muselait les représentants du peuple et permettait au gouverneur d'user de pleins pouvoirs.La Chambre des Communes de Londres vota cette année-la, au début du printemps dix résolutions coercitives\u2019 sévères présentées par Lord Russell, dans le but de mettre fin à la protestation et de rétablir l'ordre.Les \u2018Résolutions Russell raconte l'historien Bruchési, notamment celle qui avait trait au paiement des arrérages.détruisaient tout espoir de conciliation.À peine furent-elles connues au Canada que les Patriotes organisérent une grande assemblée à St-Ours.sous la présidence du docteur Wolfred Nelson.= Wolfred Nelson, médecin à St-Denis des 1811, à l'âge de 19 ans, était un anglophone.|| parlait notre langue avec un accent saxon qui n'altérait pas sa grande facilité d'élocution et son enthousiasme contagieux.Dès le début des \u2018troubles\u2019.il prit notre parti avec une telle ardeur qu'ilen devint l'un des principaux personnages.Le 7 mai, à l'issue de l'assemblée, les Patriotes adoptèrent une série de résolutions s'opposant aux décisions de Londres.La plus marquante incitait les nôtres à boycotter les importations anglaises, à nous abstenir de vin.rhum, thé.café.sucre.tabac.marchandises sèches qui viennent du dehors.et au contraire à encourager les manufactures domestiques et les industries nationales Jean Bruchési rapporte encore que es scènes épiques de St-Ours se répétèrent de dimanche en dimanche.après la grand messe.a St-Marc.a St-Hyacinthe.a Ste-Scholastique.a Montréal.a Longueuil.à Napierville, a St-Laurent Partout les mé- mes scènes et le même enthousiasme.Dans tous ces villages, Louis-Joseph Papineau harangait la foule par des discours enlevants: Le peuple ne se soumettra pas.même rie s'il devait lui en coûter le fruit de ses bie et sa vie.Nous combattons les vieux \u20ac versaires du pays: le gouverneur.| conseils.les juges et la troupe des for tionnaires \u2014Vive Papineau etl'indépendance! Ab le despotisme! répondait-on de toul parts.L'assemblée de St-Ours a donc été l'origine du vaste mouvement de protes tions de 1837 et 1838.Malgré l'importan de l'événement, rien dans le village ne re pelle cet episode glorieux.ni du reste I't roïsme de Dorion et Mauger.Patriotes l'endroit.La répression anglaise épargna la pet agglomération mais peu de bâtiments cette epoque ont résisté à l'usure c temps, sinon quelques maisons et le n noir de St-Ours dont le rez-de-chauss seulement est antérieur à 1830.L'église : tuelle, imposante, massive et vaste, ai que les annexes religieuses (le presbytè etle couvent) ontéte bâties à la fin du sièr dernier.Saint-Charles et Saint-Denis De nombreuses assemblées et manife tations secouerent le Bas-Canada pende tout l'été.Cependant, les paisibles villag de St-Charles et de St-Denis avaient \u20ac jusque-là épargnés.On parlait bien pol que, haut et fort comme partout, mais ri de déterminant ne s'y était encore dérou Pourtant les deux agglomerations comb.tront, les armes a la main, farouchement repression anglaise, et seront, dans lav lée du Richelieu, les points chauds de révolte des Patriotes.Le 23 octobre 1837, St-Charles devint site d'une manifestation monstre et spc tanée.L'assemblée, baptisée la conféa ration des Six Comtés\u201d groupa entre 60 et 25 000 personnes (selon les différer temoins de l'époque).La réunion était présidée, encore u fois, par Wolfred Nelson.Des discours \\ héments ont été prononcés par des pe sonnages importants tels Papineau, O'C.laghan et Nelson lui-même.On déclan des protestations vigoureuses contre | méthodes tyranniques du gouvernemet On en fit autant a propos des troup: qui s'amenaient de plusieurs endroits \u20ac l'extérieur et faisaient présager une pr chaine bagarre (notes d'Hector GrenoI Une colonne de bois blanchi et décort d'armes, de flèches, d'un tomahawk indie et d'un bonnet phrygien fut élevée en gui: d'arbre de la liberté.Un écriteau décoré « branches d'érable se lisait.\"A Papinea les citoyens reconnaissanis L'entho siasme populaire était tel qu'on proposa ( rebaptiser le village de St-Charles, alo appelé Debartzch, \u201cPapineauville\u2019 At mois seulement de l'affrontement des 23 25 novembre 1837, l'agitation était totale la répression anglaise s'annoncait bruta A la suite de l'assemblée de St-Charle les têtes de Papineau et de ses collabor teurs furent mises à prix.Plusieurs fure arrêtés et internés à la prison montréalai du Pied-du-Courant (tout près de l'actu pont Jacques-Cartier), et la troupe fut e voyee contre les Patriotes.Le 23 novembre 1837, au lever du jour, paysan de St-Ours accourut à St-Den pour prévenir Wolfred Nelson de l'arrivi imminente d'une imposante troupe de sc dats anglais.On décida de se battre et Ne Witte comp a ses hp an, ne Ave des apigg tly gy Steg \u201chis gy itp ot ny Wi Ei = Colong] Mage re \u2018 Higa Selig \u201ciggy i Wong, d : higgny a Make b yor Ù Pen mag i il Ne te ; Mer, cé leur: lig.| fy, Ug, fo Gite des ge Pend.|} on gg .Sa dor: | Ent lege.Jelny.Bill \u2026 Mure es fr.oe Pa A I Darga i bé à lus isons | Bagh: Ls age 5e prc alain 3 À ee TS IE TE nt-Deni és el anda Ibis 1S avai {8 lat din : out mas NcoredE allons c:\u201d\" roucher: | nl, dan « Chaud 3: Ade A838 nt + a > ails dt.street: e la cov: pan.les die K 5 w.un 5 Bin Lt A Saint Domi emis: \u201cdo 23 movembea Befoeif.j font lac - Ls-pomomen - i Jaumt Masluas possède Mme egluse oagifi- Mi que, dotant ole \u2018atte fount: jon lo gramde mille du \u201cLoutte \" Som Let ots deopanu Ze loz 5 © Ate Zo Jaunl- Henne = A a fir 3 onl us iso J delrom.A Lo 4, patriote 4 L 4 aunosaimé 2m 1834.dr Sounit Ouro, où de Aut la pac - AY mine Gromde assem bls , présidae 74837 gag oes Rpoussamt ame lawe de 500 hommes.4 Troupe a le drlage ae.bGlE\u2026 ten Jo out Riou {ansom- | Llc du Six Cotes, ur Moin aot la cle faute du flots et La Quine Hl pa pa Les Bouts du Bs proyet de ERA\" NES (838.0, 800 35 discours 5 par de @ ; jiœu {son prit le commandement des Patriotes.meq It placa ses hommes dans la maison St- so {fGermain.une solide bâtisse en pierre, et mer\"]Merrière des palissades de fortune.Une pr ApVieille pièce d'artillerie.120 fusils dont 60 sees]létaient vieux et mal entretenus, des four- gr weft hes et des piques formaient l'arsenal des ejor 87 Canadiens.Leur chef fit sonner le tocsin a igæœxffoute volée.et des alentours, les hommes 4g=#ccoururent prêter main forte aux combat- een Jfants.oo aif] Le colonel Gore.commandait I'armee Apr pnglaise.Fort, courageux et bon stratège.il Let 5 était dejà distingue à Waterloo.Bien ar- po es et entrainés.les soldats avaient amene waits {IN Canon de 12 livres.Avant le combat.on vie fleur ordonna d'aiguiser les baïonnettes.gs; \u2018Ce faisant.rapporte le docteur Richard.TE ÿ#es soldats se taquinèrent en disant: \u201cAiguisons bien nos baionnettes.elles gpèseront moins quand nous prendrons la «W{uite!\" Ils ne croyaient pas si bien dire.La determination des Patriotes etait #sprande et leur audace sans limite.Gore.\"AJayant perdu beaucoup de soldats epuises par une longue marche forcee.sonna la retraite.La victoire de St-Denis.encoura- _.lgea vivement les Canadiens: pue.\u2018Mes amis.nous avons droit d'être fiers ps, Je notre victoire.vous avez fait noblement né\" Jvotre devoir.mais nos tètes sont mainte- ney [ranten jeu II n'y a plus moyen de reculer.il paf ie I re faut que nous tenions bon et que nous acceptions les conséquences de nos actions.(W.Nelson) La maison St-Germain a disparu au- jourd hui, car elie fut incendiée par les hommes de Gore revenus plus nombreux le 2 décembre, se venger et mettre le village, à feu et à sang, brisant ainsi leur promesse de clémence s'il y avait soumission de la part des habitants.St-Denis avait accueilli silencieusement l'armée repressive, portes grandes ouvertes.À la fin du jour, plus de cent maisons brûlaient et de nombreuses familles etaient en deuil.A la place de la maison St-germain, un monument de pierre pyramidal s'elève pour situer le champ de bataille d'antan.il est surmonte d'un boulet de canon utilise pendant les combats.Sur la place du marche, on érigea, en 1937, à l'occasion du centenaire de la bataille des Patriotes.un monument commémoratif.au pied duquel, chaque année dans la froidure de novembre.des Quebecois de tous les coins du pays viennent se recueillir.A la Saint-Jean-Baptiste.St-Denis rend hommage aux Patriotes et \u2018se souvient\u2019 de son histoire.Gilles Millette.héritier des nombreux documents amasses par feu le docteur Richard.presente.dans l'après- midi du 25 et du 26 juin.un diaporama de- LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-15 taillé sur l'histoire de son village.Grâce au dévouement bénévole de ce jeune étudiant en médecine, l'entrée est gratuite et la qualité du montage fait à partir de documents originaux, certaine.Ayez donc la mémoire en fête et allez passer un après-midi sur les bords du Richelieu!\u2026 Le colonel Wetherall quitta le fort de Chambly avec pour mission d'attaquer St- Charles et de prendre les Patriotes à revers.Epuisés par des chemins difficiles les soldats se reposèrent au pied du mont St- Hilaire, à quelques sept milles du village insurge.C'est là qu'il apprit la victoire des Patriotes à St-Denis et décida d'attendre du renfort de Montréal.Le 25 novembre au matin, la colonne se remit en route vers St-Charles.La bataille ne dura pas une heure.Les soldats anglais, bien reposés et armés enfoncèrent rapidement les frèles barricades des Braves de Thomas Storrow Brown, chef des insurgés, mal équipés, et surtout impressionnés de tant de cruauté.Ils brûlèrent la plupart des maisons et saisirent trente Patriotes\u2026 Le triste événement, connu alors de toute la région, coupa le moral des Canadiens.L'espoir de liberté s'envolait et la répression était trop coûteuse.Les chefs, en exil, essayerent de gagner les Etats-Unis mais plusieurs comme Wolfred Nelson furent arrêtés.On a construit un monument glorifiant le courage désespéré des Patriotes de St- Charles.Comme le village fut rasé par la troupe, c'est le seul souvenir de cette page d'histoire.Aujourd'hui, l'agglomération est paisible.Le petit obélisque rappelle l'assemblée joyeuse du mois d'octobre et la défaite sanglante de novembre 1837.Un peu à l'écart, sur les berges de la modeste rivière l'Acadie, Napierville vécut des événements moins importants certes, survenus l'année suivante.Les Patriotes, alors réfugiés aux Etats-Unis, malgré la triste fin de St-Denis, de St-Charles et des hommes du docteur Chénier à St-Eustache, envisageaient de reprendre la lutte armée.Mais un manque de coordination et des problèmes techniques firent avorter ce projet audacieux.Cela n'empêcha pas Robert Nei- son, frère de Wolfred, de traverser la frontière de venir en sol canadien à la fin de février 1838, jusqu'à Napierville, proclamer la \u2018République |! fut investi des charges de Président du Gouvernement du Bas- Canada\u2019 par des centaines de sympathisants venus le rejoindre.|| dut malheureusement repasser la frontière, menacé par la troupe.Hommage à la mémoire des patriotes Plusieurs villages abritaient des Patriotes et toute la vallée fut marquée par la rébellion.Aujourd'hui, peu de traces subsistent mais la toponymie rappelle encore de nombreux épisodes pourtant oublies de nos jours.Ainsi.près de Napierville, le Rang des Patriotes\u2019 conduit le voyageur du village à l'agglomération de St-Luc.Ailleurs on connait le \u2019Hang des Quarante ou celui des \u2018Vingt-Cing\u2019 Mais peu de monuments ou de bâtisses survecurent.souvent dévores par le progrès.Le Comité des Patriotes 1837-1838.épaulé par le Mouvement Nationale des Quebecois.la Societe Saint-Jean-Baptiste et de nombreuses sociétés historiques de la Rive-Sud désirent faire classer la région comme aire historique.Louis De Noncourt, un des principaux porte-parole du Comité des Patriotes 1837-1838, m'informa de la préparation d'un mémoire qui devrait être rendu public à l'occasion du 140ième anniversaire de la bataille de St-Denis, et soumis au gouvernement.Le but premier du projet d'expliquer Louis De Noncourt, serait de conserver la région du Richelieu dans un environnement historique acceptable et de la protéger du mercantilisme touristique trop dégradant.Ainsi, faut-il recenser tous monuments et bâtiments ayant joué un rôle pen- dantla rébellion, datant de cette époque ou d'avant même, et de les faire classer mon- muments historiques pour éviter leur disparition eten assurer leur entretien.Afin de mieux informer le public, de rassembler et conserver une collection valable en souvenir de ces temps difficiles, les promoteurs de cette idée voudraient ouvrir un musée.La maison Massey près du parc des Patriotes de St-Denis serait le site idéal.Ce sont là, les grandes lignes historiques du projet de La Route des Patriotes\u201d.mais Louis De Noncourt pense qu'un aménagement touristique deviendrait alors nécessaire.Un itinéraire a été sélectionné et serait balisé de petits panneaux à l'effigie des Patriotes, depuis Sorel où sont enterrés les frères Nelson (cimetière anglais) jusqu'à la frontière des Etats-Unis, essentiellement la route 133 qui suit le Richelieu en passant par St-Ours, St-Denis et St-Charles.Cependant, une mise au point reste à faire pour les environs de Napierville et de son \u2018Rang des Patriotes Monsieur De Noncourt et ses collaborateurs vont travailler à ce mémoire tout l'été, mais ils sont déjà ssurés des bonnes intentions du gouvernement Lévesque, qui les encourage.Une subvention et un appui technique de recherche seraient naturellement très appréciés mais aucun pour- parler n'a encore été vraiment engagé.Ilestheureux que des hommes gardentla mémoire en fête à l'année longue.Ils pensent ainsi à nous rappeler que nous existons encore aujourd'hui, comme Québé- coisetfrancophones, grâce à la détermination de nos ancêtres.Il ne faudrait pas les oublier, le jour même de notre fête nationale.\u2018On peut difficilement concevoir une nationalité plus dépourvue de tout ce qui fortifie et élève un peuple.que celle qui est représentée par les descendants des Français dans le Bas- Canada.et cela parce qu'ils ont conservé leur langue et leurs coutumes particulières.lis sont un peuple sans histoire et sans littérature.Ces canadiens ne sont que les restes d'une ancienne civilisation: ils sont et seront toujours isolés dans un monde anglo-saxon.Quo:- qu il arrive.quel que soit le gouvernement.anglais ou américain.ils n ont aucun espoir pourleur nationalité (Rapport de Lord Durham) Jean-Marie Balard A-16\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014_\u2014 (Suite de la page A-13) nouveau complexe maritime immobilier.Insistant pour qu'on recycle le bâtiment actuel ei qu on entreprenne une etude sérieuse en vue de déterminer le meilleur emplacement possible pour cette gare maritime locale, la Direction s'est, bien sûr, heurtee à la machine municipale et il a fallu mobiliser l'appareil de l'Etat pourempêcher, au grand deéplaisir du maire et des ediles quebecois.que les travaux ne soient entrepris sans reflexion.De telles demarches ne vont pas sans heurt.Les municipalités Jean-Paul Gagnon parle cependant d experiences enrichissantes avec diffe- rentes municipalites du territoire québécois mais souligne, à titre d exemple encore des difficultes rencon- trees, que les vieux ruraux delle d Orleans se sentent chezeux etnesontabso- lument pas conscients du fait que leur territoire en entier, comme souvent chacune de leurs demeures, constitue un bien national sur lequel il importe que | Etat garde l'oeil.\"Avec ie temps\u2019.espère-t- il, au lieu de mes 20 professionnels du bien culturel, je devrais pouvoir jouir de la collaboration de cental- nes d'aides parmi les ingénieurs municipaux et les gens des régions en général preoccupes par ces problèmes.\u201d \u2018Dans la ville de Quebec, ce n'est pas facile a partir de l'actuelle administration municipale, mais nous avons fait de sérieux progrès depuis quelque temps.A Montreal, nous sommes en train de développer une cooperation intéressante en vue de modifications au règlement de zonage susceptible de de- courager la demolition d immeubles et de quartiers entiers pouvant constituer une richesse collective.En dépit des préoccupations constantes et immédiates qu'implique la prio- rite à donner en milieux plus patrimoniaux, la Direction tente présentement de penser une politique de la construction et du transport qui défavoriserait les types de développement destructeurs du tissu actuel.\u2018Nous voulons inscrire Montréal dans l'Etat Québécois , proclame le directeur du Patrimoine.Les organismes Dans son effort de mobilisation du milieu, la Direction du Patrimoine a egale- ment entrepris de sensibiliser les sociétés d'histoire, regroupements nationaux et organismes de protection des vieilleries qui jusqu'ici, affirme Jean- Paul Gagnon, constituaient nos seuls appuis.Nous devons les arrimer de plus en plus à des mécanismes industriels qui leur donneraient des impacts réels sur, par exemple, les conseils municipaux de leurs villes respectives.De mème, le Conseil national des monuments peut aider dans la détection et Une nouvelle radio en ville Le premier son vraiment québécois.100,000 watts, 24 heures par jour.de Sorel à Beauharnois, du Richelieu au Saint-Laurent et dans toute la région montréalaise.Paroles et musique des gens d'ici l'expertise publique.Ce nouvel organisme chapeaute en fait plusieurs groupements spécialises depuis longtemps dans la conservation de nos biens culturels.La direction entend enfin, en ce domaine, susciter l'émergence et encourager vivement les travaux de tous les groupes qui verraient à intéresser l'investissement privé à la conservation et qui, au-delà de leurs loisirs et de leur approche dillettantiste, au- dela méme d'un esprit strictement contestataire, seraient préts a investir des sous et des actions positives en vue d'assurer la sauvegarde de certains de nos biens anciens.Des comités d'aménagement locaux sont formés un peu partout en ce sens afin d'éviter que ne se répètent des situations comme celle qui a valu au magnifique couvent des Soeurs grises sis à l'angle des rues D'Aiguillon et Des Glacis d'être complètement masqué par une insipide masse de béton servant de quartiers généraux à la Bell- Canada dans la vieille capitale.Un pari \u201cLe parti, lance encore Jean-Paul Gagnon, c'est que, dans cing ans, certains ministères auront déjà fait leur part pour au moins nous faciliter la tä- che.Déjà le ministère du Tourisme est assez sensibilisé aux problèmes qui font l'objet de notre attention quotidienne, tandis que des protocoles d'ententes sont présentement en voie de négociation avec le ministère des Transports, par exemple, dont les tracés de routes tenaient souvent peu compte, jusqu'ici, des magnifiques obstacles empêchantle tracé de leurs lignes droites.\u201d Tout cela s'accomplit avec un budget relativement petit, constituant la portion congrue du budget total de $58,000,000 du ministère des Affaires culturelles, qui n'est lui-même que de l'ordre d'une demie de un pour cent du budget global du Québec, situé autour de $12,000,000,000.\u2018J'ai confiance, professe le Directeur du Patrimoine, que nous nous acheminons lentement mais sûrement vers un instrument qui soit veritablement en mesure d'appliquer nos nouvelles politiques.pag gere SPA eng gr.ste Wrage aux ge Ql vey.lini, Conser.delà de leur i 0.4 éSpr fila yes: 05 g- SUrer la ains ce ames.formes Ce Sens Reg: comme nagnif Soeurs es es Glacis 1 mag: Masse 8 quar a Bell le capi Encore ces 5.Cêr- auront ur au ra pre OU ensibi unt ention 5 Que tentes m0 em is.pal ces dé vent ci 088 [cies ê Jeurs malt afi: ant 8 og gu mr alte meme deme ude! per i oles?fone efit js gett LA 7 008 5 .=.1987: Le Québec 24 juin 1987 Le peuple esten fète et danse dans les rues.Les gens sont fiers d'avoir retrouve leur di- gnite.lls se rejouissent du chemin parcouru en dix ans et sont pleins d'espoirs pour les annees à venir Mais derrière cette gaiete, on sent encore un certain fond d'angoisse après ces annees qui n'ont pas toujours ete roses et devant cet avenir ou encore bien des choses restent à faire.Deja cing ans que I'inde- pendance a ete proclamée.Mais avant d'en arriver là, ils se souviennent des affrontements souvent très durs entre Québec et Ottawa.Les premières négociations qui ont précéde cet evenement se sont limitées le plus souvent à des échanges verbaux.parfois à des discussions mieux organisées, suivies de ruptures, donnant mème lieu à des periodes de découragement: à plusieurs reprises elles auraient tourne à des actions plus violentes, du genre des mesures de guerre, si la patience de nos représentants n'avait pas ete si grande.Il faut dire que l'influence discrète de la France.des Etats-Unis et de I'Angleterre ont aide a ce moment a calmer les esprits.se sent entre bonnes mains Pendant ce temps l'eco- nomie quebécoise (et aussi canadienne) en a pris souvent pour son rhume et le chemin est encore long pour assurer la croissance et surtout la québécisa- tion de l'appareil productif.I! faut dire qu'il y a dix ans, tous les économistes s'entendaient pouraffirmer que lastructure industrielle du Québec etait relativement désuète, nous avions trop d'entreprises à faible productivité: et les tendances annoncaient des moments encore plus durs, du moins si on comparait l'évolution de l'économie québécoise avec celle de son voisin, l'Ontario.Mais maintenant, même si rien n'est encore assure, les reformes sont en marche et commencent a produire des fruits.Le dur chemin de l\u2019indépendance L'annee 1977 s'était terminée par des déclarations de René Lévesque et de Pierre-Elliot Trudeau à travers les média sans que de veritables discussions aient ete entamées.1978 avait vu se continuer cette guerre de tranchées (de \u201cretranches\u2019 pour étre encore plus précis.) jusqu'après les élections fédérales d'automne dans lequel le gouvernement Trudeau avait perdu plusieurs plumes tout en conservant le pouvoir.Puis de peine et de misère, des négociations avaient été entamees malgré des positions diamétralement opposées, Trudeau cherchant a raccommoder\u2019 la constitution surtout pour pouvoir la \u2018\u2019rapatrier\u2019, Lé- vesque discutant des étapes pour accéder a la souveraineté, les autres provinces faisant souvent front commun contre le Québec ou d'autres fois forçant Ottawa à jeter un peu de lest.Le référendum au printemps de 1979 avait donné des résultats fort ambigus.En effet trois questions avaient éte présentées, la première préconisant l'indépendance avec association, la seconde demandant au gouvernement de continuer à étudier le dossier et la troisième défendant le statut quo; 34% des Québécois avaient dit oui à la première, 26% à la seconde et le reste avait opté pour la troisième.Mais ce résultat avait suffit pour pousser \u2018l'establishment Canadian\u201d à se (Suite a la page A-19) LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-17 BONNE FETE! Syndicat des Métallos (FTQ) Jean Gérin-Lajoie Directeur A-18\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 v Le Groupe \u2018\u2018Trans-Continentale\u2019 rend hommage à tous les Québécois à l\u2019occasion de la Fête nationale du Québec IMPRIMERIE TRANS-CONTINENTALE INC 433 BOUL.LEBEAU VILLE ST-LAURENT TYPOGRAPHIE TRANS-CONTINENTALE INC 433 BOUL.LEBEAU VILLE ST-LAURENT ATELIER DE COMPOSITION D.S.C.INC 385 BOUL.LEBEAU VILLE ST-LAURENT (Suite de la page A-17) débarrasser de Trudeau dont les methodes pour mater le \u2018séparatisme n'avaient fait que l'exaspérer.John Turner avait pris la succession et avait accepte enfin d'ouvrir de véritables négociations.D'ailleurs, si on ne faisait pas vite, un autre front menaçait de s'ouvrir dans l'Ouest, ces provinces commençant à remettre sérieusement en question leur appartenance a ce Canada, d'après eux, toujours dirigé par des hommes de l'Est et au profit de cette partie du Canada.Tant que les paiements de péréquation du fédéral pour ces provinces compensaient les inconvénients, elles s'étaient tues; mais maintenant même le Manitoba payait pour le Québec etles Maritimes.En 1980, le Parti Québécois était reporté au pouvoir avec une majorité de députés un peu plus élevée et les discussions s'accéléraient.On ne s'entendait pas sur les structures conféderales qu'il faudrait mettre en place pour gérer l'association, surle partage des dettes et des actifs, sur le rôle des entreprises comme Air Canada et le Canadien National, sur les droits des minorités respectives.mais on acceptait enfin d'en discuter.Les négociations s'étaient rompues trois fois, mais avaient toujours été reprises surtout après les deux nouveaux réfe- rendums, le premier à travers le reste du Canada qui avait poussé les gouvernements à accepter au pire l'association, l'autre demandant au gouvernement québécois d'accélérer les pourparlers en brandissant au besoin la menace d'une indépendance complète.Vers un nouveau modèle de développement économique L'économie s'était évidemment ressentie des tensions politiques.Au moins le déplacement du coeur de l'économie canadienne vers l'Ouest, qui avait debuté surtout après la deuxième guerre mondiale.s'etait ralenti.Montréal gardant une meilleure part que prévu, Toronto étant au prise avec des coûts de developpement de plus en plus élevés; en définitive c'est Vancouver qui gagnait le plus.Les investissements étrangers rei ST PS diminues au Quebec (comme au Canada).les raisons particulieres pour les attirer (reconstruction de l'Europe après la guerre.avantages douaniers du Commonwealth.main- d'oeuvre à bon marche, matières premières abondantes) étant relativement disparues.Le vieillissement de la population avait aussi restreint le marché.Enfin les découvertes de pétrole et de gaz dans le golfe St-Laurent et au Labrador ayant été décevantes, le coût de l'énergie avait rapidement augmenté.II fallait de plus en plus compter sur nos propres moyens.Le gouvernement avait accentué sa politique d'achat dans les secteurs les plus intéressants pour la société et son avenir.Il avait commencé à planifier globalement ses interventions en fonction d'objectifs élaborés au cours du troisième sommet économique.Il avait poussé les entreprises à augmenter le taux de transformation au Québec même de ses matières premières.Mais surtout le gouvernement dès 1979, avait mis sur pied une stratégie pour \u2018\u2019québéciser\u2019 le développement socio-économique à partir des leviers culturels et technologiques et en prenant de plus en plus le contrôle du système de communication sur son territoire.D'un côté, la loi no 1 est suivie de tout un ensemble de mesures pouraccentuer le caractère distinctif du Québec dans tous les milieux et même dans le monde des affaires La poésie, le théâtre, la musique prennent un nouveau départ.La protection et la restauration de notre patrimoine s'accélèrent.La ville accentue son image différente des grands ensembles américains, et autant les touristes que les Québécois s'en réjouissent.La télévision communautaire qui s'est répandue un peu partout favorise ces mouvements.De l'autre côté une étude prospective commandée en 1977 par l'Office de planification et de développement du Québec avait montre entre autres le caractère particulièrement inventif des Québécois et le gouvernement avait décidé de canaliser cet esprit du côte de l'innovation technologique.I! pousse la création de clubs ou cercles d'innovateurs: la revue Québec-Science (devenue le trait d'union entre les LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-19 HOMMAGE AUX QUEBECOIS! NOXx(y N e bad santlouis bistro e restaurant québécois x XI 82 est, rue Prince-Arthur, Téléphone: 288-2423 \"NOUS N'AVONS JAMAIS ÉTÉ AUSSI FIERS D'ÊTRE QUÉBÉCOIS!\" À l'occasion de notre fête nationale, meilleurs voeux à tous les québécois.SYNDICAT DES EMPLOYES DU PARTI QUEBECOIS Montréal Plongez au coeur du Québec avec LES VACANCES A LA FERME et Agriculture Québec De partout au Québec, 130 agriculteurs vous invitent à prendre la clé des champs et à séjourner chez eux à la campagne.Que ce soit pour une fin de semaine, vos vacances annuelles ou des séjours plus longs, ils peuvent en toute saison vous recevoir à la maison de ferme.Plusieurs d'entre eux peuvent également vous louer une maison secondaire ou un emplacement de camping.Pour obtenir des renseignements supplémentaires, communiquez avec la Fédération des agricotours du Québec en écrivant au 515, avenue Viger à Montréal ou en téléphonant au numéro 288-8090 si vous résidez à Montréal ou 1-800-361-6196 si vous habitez ailleurs au Québec (sans frais d'appel).Bonnes vacances à tous! Pour mieux choisir la ferme de vos rêves, consultez l'annuaire des fermes d'hébergement.Intitulé \u201cVacances dans les fermes du Québec\u201d, il est en vente dans les librairies et les tabagies de la province.Vous pouvez aussi l'acheter, à UN prix de rabais, en écrivant au ministère de l\u2019Agriculture du Québec (1140, rue Taillon, Québec) et en joignant à votre demande un chèque ou un mandat-poste de $3 fait au nom du ministre des Finances du Québec.ITTMAMALIL ITTY YI BEL PET Saw dinanbe - Nous nous associons à tous les Québécois pour célébrer notre FÊTE NATIONALE GROUPE DE POINTE SERVICES FOUCHIRES-= ASSURANCE VE ASSURANCE COLLECTIVE \u2014 FONDS MUTUEL SIÈGE SOCIAL 385 est, rue Sherbrooke, Montréal Tél.: 844-2050 Courtage immobilier \u2014 Tél.: 844-8407 SUCCURSALES Courtage immobilier 4390 de Salaberry, Montréal Tél.: 331-7582 302 des Ormes, Mont-Laurier Tél.: (819) 623-2266 LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES QUÉBÉCOIS RÉGION LAURENTIDE REND HOMMAGE À TOUS LES QUÉBÉCOIS À L'OCCASION DE LEUR FÊTE NATIONALE 236, du Palai sijérôme 430-0187 LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES QUÉBÉCOIS, SECTION CENTRE DU QUÉBEC S'UNIT À TOUS LES QUÉBÉCOIS QUI ONT LA MEMOIRE EN FÊTE Tel.: 478-2519 449, Notre-Dame Drummondville Le Parti Québécois Région Saguenay Lac St-Jean souhaite que tous les québécois soient habités d'une joie intense à l'occasion de leur fête nationale.Chicoutimi Dubuc Jonquière Lac St-Jean Roberval (Suite de la page A-19) chercheurs institutionnels ou non) est distribuée dans les écoles et les foyers.Il met sur pied plusieurs organismes pour aider les chercheurs (organismes de brevets, etc.).Surtout il favorise le developpement de technologies douces ou adaptées à des petites sociétés ou des petits pays, technologies qui ouvrent de nouveaux débouchés à nos exportations.De nouveaux réseaux d'information sont créés entre les Quebecois d\u2019une part (qui ont appris \u2018à se parler\u2019) et avec plusieurs pays francophones et d'Amérique latine d'autre part.On abolit même en 1981 tous les tarifs interurbains au Québec, après avoir augmenté les tarifs mensuels.Mais surtout un réseau d'informations économiques francophones se consolide lentement entre les dirigeants dés petites et moyennes entreprises, les grandes entreprises d'Etat, et les P.D.G.francophones engagés pour diriger les succursales des multinationales depuis l'entrée en vigueur de la loi no 1.C'est pourquoi l'industrie commence à mieux comprendre les besoins du Québec et se sent plus intégrée.Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir.Bien des institutions ou des structures sont encore fragiles.Les Américains sont très presents et continuent à lorgner sur nos richesses naturelles et en particulier sur l'eau provenant des ri- vieres et lacs du Nord pour alimenter en eau potable leurs villes de l'Est; surtout ils grincent souvent des dents devant diverses mesures socialisantes.C'est pourquoi certaines mesures sociales ou certaines nationalisations pourtant nécessaires ont dues étre reportées a plus tard, ce qui a amené des critiques même au sein du parti et a entraîné le départ de certains membres de l'aile gauche.Le peuple, en entendant les chansonniers et les groupes populaires, pense un peu à tout cela et à tous les autres obstacles qui se trouvent encore sur le chemin de la dignité.Mais le coeur y est, et le Quebec se sent en bonne main En guise de prologue Une telle image du Québec en 1987 est-elle trop idéale?Combien d'autres images sont-elles possibles ou même plus probables?Comment choisir entre les unes ou les autres?Bref, pourquoi se pencher ainsi sur l'avenir alors qu'il y a tant a faire dans le present?Pourquoi faire de la prospective alors que rien n'est assuré même pour l'an prochain?La prospective, à la difference de fa futurologie, ne pretend pas prévoir et encore moins prédire l'avenir.Bien au contraire elle construit des images futures, même parfois de toutes pièces, pour mieux regarder le présent et surtout pour critiquer ou orienter les décisions présentes.Parce que c'est nous qui construisons notre avenir, du moins pour la partie que nous contrôlons; et sans vision à long terme quelconque pour orienter nos décisions, nous aboutissons trop souvent à des choix contradictoires et dont les conséquences (à long terme) peuvent être néfastes, même si les resul- tais (à court terme) nous apparaissaient intéressants.C'est encore plus vrai lorsque nous essayons de construire un pays et une société nouvelle.Sans vision du long terme, sans utopie même.cette societe ne sera qu une certaine reproduction du present.avec plus de gadgets il est vrai, mais aussi avec plus de problèmes.Il faut choisir, et c'est aux Québécois, aujourd'hui, que cela appartient.Pierre-André Julien © Rivière du Loup Kamouraska-Témiscouata Rimouski Matapédia HOMMAGE À TOUS LES QUÉBÉCOIS Le Parti Québécois Région est du Québec Matane Gaspé Bonaventure lles-de-la-Madeleine A WR = ê its linge alg ugg Sur ie Ç.Mas iy lan \u2014 Que.\u20ac trop EN Posgi- Probe ie.ire?encher ISU le re Éd la 02 nen > pour adife- Jie.ng gen avenir CONS: jlures loutes Tega Urtoui renter les US Qui Jen le qu | sans que er OS outs: à des 85 8 Ces à | ei fêsu 0s leres- Sif ns de tune fs sas pcielé fee sent lest : plus choi 20018 ai ii lien pt LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-21 Le président Marois revient a Québec +.WASHINGTON \u2014 le 6 juillet 1987 \u2014 Le président de la Republique du Québec.M.Pierre Marois, est arrive à Québec ce matin après une visite officielle qui l'a conduit à Ottawa et à Washington.Avant son depart de Washington, il a déjeuné avec son prédécesseur, M.René Lévesque, maintenant ambassadeur du Québec à Washington.La visite officielle du président Marois coïncidait avec la naissance de la Communauté économique nord- américaine qui regroupe le Canada, les Etats-Unis et le Québec.Les trois chefs d'Etat IAMS, EPP PPP PORARARS APY OOO RGN ASE RESP been Aecenansppoprreccunpppprpsnoynasnsppppernnanl avaient resolu, pour bien marquer la naissance de la Communauté, de se rendre dans chacun des trois pays pour leurs fétes nationales respectives.C'est ainsi que, le 24 juin, le président Marois a été l'hôte du président américain, M.Mondale, et du premier ministre canadien, M.Schreyer.et que les trois hommes se sont rendus à Ottawa pour les fêtes du 1er juillet et à Washington pour celles du 4 juillet.Le lendemain avait lieu la première conférence annuelle de la Communaute economique nord- americaine.Le president Marois a tenu à souligner, lors de son discours d'ouverture, que le Québec avait un statut spécial à l'intérieur de cette communauté puisqu'il avait aussi des ententes économiques particulières avec le Marché commun européen.Rappelant que la création de la Communauté était due en grande partie aux efforts du Québec, M.Ma- rois a tenu à souligner que la création de la CENA constituait une nouvelle étape du développement économique du Québec: \u201cSi, aujourd'hui, le déve- 2 QUÉBÉCOIS.FÊTONS, DEMAIN NOUS APPARTIENT Le Parti Québécois Région Estrie Brome-Missisquoi Frontenac Johnson Mégantic-Compton Orford Richmond Saint-François Sherbrooke L'outaouais redevenu québécois, salut ses compatriotes en cette première fête nationale.Parti Québécois Région Outaouais Argenteuil Hull Gatineau papineau bens sasvssssseanesnsreccvennsannsnanansnnayl A-22\u2014LE JOYR \u2014 LE VENDRED! 24 JUIN 1977 RENAULT 30 La renaissance RENAULT FETONS TOUS ENSEMBLE AUTOMOBILES RENAULT CANADA LTEE ET SES CONCESSIONNAIRES C'est notre raison d'être d\u2019offrir a toute la population les meilleurs services possible, au domaine des assurances-vie et des rentes.Nous nous associons a tous les Québécois \\ à qui nous souhaitons beaucoup de réjouissances à l'occasion de notre Fête nationale LA SAUVEGARDE SIEGE SOCIAL: COMPAGNIE 1, Complexe Desjardins D'ASSURANCE SUR LA VIE Montréal, Qué.H5B 1E2 Tél.: 514-281-8444 UNE INSTITUTION DU MOUVEMENT DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS i ' a (Suite de la page A-21) loppement economique du Québec se fait de facon planifiee.si le Quebec se developpe en fonction d'objectifs qu il a lui-même choisis, cela ne veut pas dire que la partie est ga- gnee.Il faut maintenant trouver des moyens pour que le developpement du Quebec se fasse de plus en plus par ses propres moyens .Le president Mondale a declare que la Commu- naute economique nord- américaine allait aider a etablir un nouvel ordre economique international: Depuis dix ans dejà, les Etats-Unis sont engages sur la voie de la conservation de l'energie et des ressources renouvelables.Cela veut dire que le pillage des ressources naturelles des pays du Tiers-Monde et de nos voisins du Nord.bien qu il continue dans certaines regions, est nettement en régression.Les Etats-Unis ont compris que le gaspillage ne pouvait plus être la base du système economique.Le premier ministre Schreyer.tout en souhaitant la bienvenue aux Ame- ricains dans un marche commun qui existe depuis quelque temps déjaentre le Quebec et son pays, a tenu a rappeler que ce marche commun ne devait pas servir de porte d entree pour des investissements ameri- cains au Canada.M.Schreyer a termine en disant: \u201clly acing ans, le Canada et le Quebec prenaient des mesures communes pour empêcher les capitaux americains d entrer librement et de prendre le contrôle de l'économie.La naissance de cette communaute eco- nomique ne doit pas servir de prétexte à une nouvelle vague d'investissements qui se traduiraient par une dependance plus grande du Canada envers les Etats-Unis.Au cours d'une conference de presse qui suivait cette première reunion.MM.Marois et Schreyer ont souligne qu'ils ne croyaient pas que cette communauté economique serve à consolider l'emprise américaine sur l'economie des deux pays.M.Marois a declare.\u2018La principale fonction de cette communaute eco- nomique sera de permettre aux trois pays de se parler sur une base d'egalite et de respect mutuel afin de régler les problèmes et les differents qui pourront se produire.II ne s'agit pas de faire de l'Amerique du Nord une zone de libre echange.c'est d'ailleurs pour cette raison que le Québec a aussi ses ententes econo- miques avec la Commu- naute economique euro- peenne.Soulignant que la CENA etait beaucoup plus ur moyen de contrôle pour le Canada et le Québec qu'un instrument de domination americaine.M.Schreyer a rappelé qu'après que le Quebec eût decide par referendum de devenir un Etat souverain et de former une association economi- que avec le Canada, nombreux étaient ceux qui: croyaient que cette association serait à sens unique et qu'elle ne profiterait qu'à un seul des partenaires.\u2018L'histoire, bien que toute recente.nous a prouvé qu'il n'en etait rien et que POUR L'EUROPE 0 ACHAT - RACHAT chez lo spécialiste de ls LT IR BILLETS AVION Lh NT TT TU) S.E.T:A les deux pays retiraient, et retirent toujours, des avantages de cette association.Il en sera de même avec cette nouvelle association economique.Le ministre des affaires extérieures du Quebec, M.Morin.a annoncé, au cours de cette conférence de presse.la signature d'un accord entre le Quebec et les Etats-Unis dans le domaine des communications.Québec.en effet, construira un satellite de communications qui sera mis en orbite dès l'année prochaine par un engin américain.M.Morin a aussi révèle que des négociations étaient en cours avec le gouvernement américain pour permettre à des savants quebécois d'utiliser les equipements de la NASA pour leurs recherches sur l'ionosphère.Pour sa part, l'ambassadeur du Québec a Washington, l'ex-président Lévesque.appelé à commenter l'état actuel des relations américano-québécoises, a souligné qu'elles étaient excellentes \u2018Si des inquiétudes se sont manifestées torsque le nouvel Etat du Québec a décidé de prendre certaines orientations économiques, elles se sont vites dissipées et, comme c'est le cas depuis les premiers mois de l'administration Carter, les Etats-Unis ont accepté nos oriente - tions avec d'autant plus de facilite que le Québec est l'un des pays du monde où le respect des droits de l'hommeest le plus grand.\u201d LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-23 Revenu a Quebec à bord d'un Boeing des lignes aériennes québécoises, M.Marois a déclaré à sa descente d'avion que le Québec ouvrirait bientôt un Consulat à Los Angeles et à Calgary et que la Maison du Québec à Lisbonne serait élevée sous peu au rang d'Ambassade.Michel C.Auger e Epargne stable Epargne à terme Services Inter-Caisse Coffrets de sûreté Chèques de voyage Loto-Québec Etc CAISSE POPULAIRE SAINT-LAURENT 1460 de l'Eglise \u2014 St-Laurent H4L 2H6 748-7735 Actif 550 000 000 Dépôts Epargne i opération * Rendement intéressant Prêts: Personnels \u2014 Hypothè-ques Taux avantageux \u2014 Ristourne Perception de factures Tickets Métro/Autobus Pour qû@ÿfa main déd Nonime ECE NE Tori) ee ThE ins Aimer L'artisa dise cel] QUE | 2lais = Eon goût £Ge De pots ia ess Ee: 0 ny CRE der its ttefehale icles: Humaine qu@llrmaoîffre c'es dubgz CURLER oF oth ys NT voUsRoitrella Centrale , d'artiSanat Euthenticité S pieces La Centrale d'Artisanat J Svousioffre¥ art d'ai Lee Ce X20 AN A-24\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 SYNONYME DE \u201cTRANSPORT\u201d AU QUÉBEC DEPUIS 1921.Les entreprises Clarke Transport Routier Chicoutimi Transport Ltée, Charlevoix Expre \u201cClarke\u201d, desservent localement par camions tous les jours.CLARHE Clarke Transport Canada Ltée 7 \u201c CLARKE Ltée, ss Inc.et Yvon Larocque Transport Liée, membres du groupe ontréal, les régions du Saguenay/Lac St-Jean et la Côte-Nord.Trois cents personnes assurent un service quotidien.Une flotte de 450 unités sillonnent les routes du Québec RU J $ .725, Vaudreuil Mont-Laurier LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES QUÉBÉCOIS SECTION HAUTE-RIVIÈRE SOUHAITE LA PLUS CORDIALE DES ST-JEAN AUX QUÉBÉCOIS QUI ONT LA MÉMOIRE EN FÊTE! 623-3617 \u201cNous sommes en juin 1987; le Québec est indépendant\u2019, me dit la directrice du Jour, en me demandant un article pour la livraison du 24 juin.Mon esprit se reporte plutôt vers le premier 24 juin qui suivit l'accession au pouvoir du Parti Québécois.En ce temps-là, rien n'était encore définitivement acquis et 1987 nous paraissait bien lointain, nous qui vivions à la pétite semaine des sondages d'opinion, des pétitions et des remontrances benoi- tes du directeur du Devoir; certains en étaient venus a se demander si la loi no 1 ne ferait pas dis- paraitre la langue anglaise du continent nord-américain.C'était encore le temps où les \u201cchefs de file\" se concertaient - ils étaient 326 - pour dire au gouvernement que la survie du Quebec ne devait pas mettre en péril les droits de la \u2018libre entreprise\u201d.Les choses ont bien changé depuis.Aussitôt l'indépendance acquise, M.Ryan a été rappelé à Rome pour défendre les minorités protestantes dans les pays catholiques, M.Trudeau milite quelque part dans le grand Nord canadien contre la tribu des Escal- ves qui demande son indépendance; sa femme vient le photographier de fois à autres.M.Caston- guay se demande sérieusement - d'après Le Soleil - S'il ne se joindra pas au mouvement de Pointe- Claire, dans la banlieue de Montréal, qui prône l'annexion de cette municipalité à celle de la Clear Point, en Alaska.Enfin, on sait que M.Lemelin, qui a rompu avec la Haïti Power Corporation, vient d'accepter la présidence de la \u2018Société du bon parler français\u2019 à Terre-Neuve.On voit donc que les bonnes causes ne manquent pas et que les hommes de bonne volonté trouvent encore à s'employer.Le Québec continue d'exporter des missionnaires.Toutn'était pas si clair, il y a dix ans, et nous vivions encore dans un pays incertain, nous demandant comment ce combat séculaire pour la liberté allait se terminer.Je suis La Journal de *Woreel Wioua dans le mème état d'esprit aujourd'hui, en 1987, que je l'étais dix ans plus tôt; c'est pourquoi je n'ai rien trouvé de mieux que de transcrire mon journal de cette période, non pour faire montre d'une prescience quelconque mais le contraire: à savoir que rien d'important n\u2019est prévisible dans le domaine social-historique et cela parce que ce sont les hommes qui font leur histoire, même s'ils la font dans des circonstances qu'ils n'ont pas choisies et qui pèsent sur eux comme autant de déterminismes.La seule certitude que l'on puisse avoir au sujet du Québec et dont il faut prendre son parti, c'est que rien ne sera jamais facile et qu'être Québécois c'est accepter de vivre dangeu- reusement; c'est angoissant, diront les uns; combien stimulant, diront les autres.Jeudi, le 9 juin 1977: encore une fois, cette année, nous allons célébrer le 24 juin, en espérant que cette fête devienne bientôt celle de l'Indépendance nationale, comme l\u2019est la fête nationale dans la plupart des pays; cette année, nous sentons et savons que le quinze novembre 1976 nous a fait franchir une étape importante dans notre combat contre la peuretl'humiliation.Pour le moment, nous nageons dans un déluge de mots, de formules et de points de vue que justifie, selon certains, l'obligation qui nous est faite de louvoyer et de négocier; indépendance, souveraineté, autonomie, association, tous ces mots qui ont marqué notre histoire, claquent à nos oreilles comme autant de possibles, de drapeaux ou de pis-atler.Chez plusieurs, on sent une espèce de lassitude devant ce combat toujours recommencé.Déja, il y a quinze ans, en 1962, l'un des meilleurs d'entre nous, Hubert Aquin, parlait de \u201cla fatigue culturelle du Canada français\u2019.Devant les arguments, les statistiques et les citations que l'on rassemble en vue du référendum sur | 'Indépendance, comment ne pas évoquer ce rocher que Sisyphe roule vers le sommet et qui retombe sans cesse.Serait-ce là notre éternelle condamnation?Et pourtant nous savons bien que notre vie collective ne peut être assurée qu'au prix de cette lutte incessante et quotidienne.Nous sommes, avec les autres nord-américains, un peuple de l'espace, un peuple tourné vers l'avenir et vers sa création continue mais qui n'a pas i ESS) fA = =e) i = 4 (LE \u2014\u2014- N \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-25 lation, Qui ont Wsloire Oreileg E ogg OU de sieurs DÈCE de ant te Teco.é Quine UN des © Nous, lait de iol gy Devant $ Statis- Ons que Le du l'Inde- lent ne focher vers le elombe it 1 ondam- nt nous tre ve être as Je cetle {quot nec les ais.ace, un $ laver ealion naps encore regle ses comptes avec l'histoire.Qui pour renouer avec cet espace et cet avenir doit continuer jusqu'au bout le combat de nos anciens.En cela aussi notre destin est singulier: peuple neuf de ce nouveau continent qui est moins lié que l'Europe au temps et à l'histoire, toujours présents à chaque coin de rue et à chaque événement, nous sentons, néanmoins, à cause de notre destin de dominés, que le poids des morts habite nos têtes.Il ne s'agit pas de refaire l'histoire mais de bâtir un pays; mais pour actualiser ce projet, il nous faut sans cesse nous placer dans la continuité historique pour nous justifier auprès des autres et de certains des nôtres.D'autre part, ce projet de société heurte de plein fouet les fractions de classes dominantes qui sont tournées vers l'avenir mais pour y perpétuer leurs privilèges et continuer l'ordre existant: elles ont ouvertement partie liée avec les intérêts étrangers qui veulent maintenir sur le Québec leur emprise politique et économique.Faut-il s'étonner que.plus la volonté des Québécois s'affirme, plus se dévoilent les interets et les strategies des classes dominantes d'ici et d'ailleurs.Ce qui frappe surtout dans la situation d'ici, si on la compare avec celle d'autres pays industrialisés, c'est l'ampleur des tâches et la multiplicité des intérêts et des points de vue que le gouvernement doit affronter et dont il doit tenir compte: pour realiser un consensus populaire assez large pour rallier une majorité de citoyens à ses objectifs d'indépendance, il essaie de se faire tout à tous: d'autre part, s'il veut être réélu, il se doit d'être \u2018un bon gouvernement\u2019 et cela, dans le contexte actuel de dépendance; et pour ajouter à ces tâches déjà immenses, il se veut un gouvernement social-démocrate, tout en n'ayant ni le désir ni les moyens - si l'on considère ses autres objectifs - de s'appuyer sur les travailleurs et les syndicats, comme c'est le cas dans les social-démocraties.Il ne semble pas y avoir d'exemple historique de gouvernement qui, dans un système de démocratie parlementaire, se soit donne des objectifs aussi importants et qui, par certains côtés, semblent inconciliables.Devant I'immensité de ces taches, toute critique de ce gouvernement peut parai- tre mesquine.Comment s'empêcher.néanmoins, d'attirer l'attention des dirigeants sur les classes et les groupes sociaux qui subissent tant le poids du chômage, de l'inflation et du travail pénible et mal rémunéré, qui subissent dans leur vie quotidienne toutes les injustices de notre société et qui meurentet sont mutilés dans leur lieu de travail.Comment un gouvernement régional, comme le reste celui du Parti québécois, peut-il amorcer la réforme en profondeur qui s'impose s'il ne détient pas les leviers nécessaires pour mener à bien cette opération?Comment faire patienter les plus démunis alors que continuent de s'exercer contre eux la violence et le terrorisme du système économique et de l'impérialisme?Je ne sais pas si c'est là un effet de cette \u2018fatigue culturelle\u2019 dont parlait Aquin, mais plusieurs se rendent compte de I'enjeu de la période que nous vivons, deviennent des inconditionnels du gouvernement ou à l'inverse, tombent dans une critique virulente et incessante.Je souhaite que ce ne soit la que réactions d'intellectuels, ce qui serait un moindre mal; il est à craindre, toutefois, qu'elles ne soient le fait d'autres couches sociales, et ce, chez les pequis- tes mêmes.Comment concilier espoir et raison pendant ces mois et ces années au cours desquels se jouera le sort de notre pays?C'est là le défi extraordinaire de chaque citoyen et de chaque collectivité.Comment répondre aux provocations de tous ordres que les tenants du statu quo vont multiplier?Quelques jours à peine après la célébration de la fête nationale des Québécois, vont s'organiser sur notre territoire mème des manifestations qui symbolisent notre état de dépendance.Ce sont ceux qui ont sans cesse à la bouche les mots de raison, de démocratie et de patience qui font tout en leur pouvoir - qui est grand - pour susciter des réactions d'impatience chez nous afin de mieux nous mater et rétablir \u2018l\u2019ordre\u2019.Combien parmi eux rêvent de rétablir l'ordre au Québec.comme ils l'ont fait en octobre 1970?Ils sont tellement assures d'avoir ia raison pour eux qu'ils se permettent, en son nom, toutes les formes de terrorisme.Le plus surprenant, dans cette guerre larvée et multiforme, c'est la bonne humeur des Québécois qui n'est pas de l'indifférence, comme d'aucuns le pensaient, mais la détermination d'un peuple qui marche prudemment vers sa libération.Loin d'être des adolescents incertains qui veulent à la fois s'émanciper et conserver leurs chaînes, comme le disait M.Trudeau récemment, les Québécois font montre d'une maturité qui s'affirme de jour en jour.Il reste qu'en ces jours de célébration nationale, nous sommes tout oceu- pés encore dans les tâches les plus élémentaires: celles de notre survie culturelle.Loin d'être une manifestation de puissance, la loi sur la langue française qui est âprement débattue ces mois- ci est l'aveu même de notre fragilité et de l'état précaire de notre destin collectif.Pendant que les dominants crient au meurtre, nos institutions parlementaires discutent calmement des façons les moins injustes d'empè- cher ce génocide qui n'en finit plus.Ce n'est pas cette année encore que les Québécois deviendront ce peuple totalitaire que les dominants séculaires les accusent de devenir.Cela dit, il faut empêcher qu'encore une fois, ce soit les petites gens, qu'ils soient francophones ou anglophones, qui fassent les frais des mesures de salut public que l'Etat québécois se doit de prendre.Le jour où nous n'aurons plus besoin de légiférer pour assurer notre avenir et que nous serons devenus un peuple accueillant et dynamique, nous aurons remporté notre plus grande victoire.Chaque Québécois, chaque groupe devrait pouvoir apporter à l'édification d'un nouveau Québec toutes les richesses humaines et culturelles que son histoire particulière lui a permis d'accumuler.Si c'est là utopie, il faut la nourrir soigneusement, car c'est elle qui nous méritera de vivre comme peuple.Marcel Rioux © Le Parti Québécois Région Mauricie \u2014 Bois-Franc lance un cri de joie à l'ensemble des Québécois Laviolette Champlain Maskinongé Saint-Maurice Drummond Arthabaska Nicolet-Yamaska Trois-Rivières Le Parti Québécois Région Montréal-Centre rend hommage à tous les québécois Bourget Saint-Anne Dorion Saint-Henri Gouin Saint-Jacques Lafontaine Saint-Louis Laurier Sainte-Marie Maisonneuve Verdun Mercier Viau Outremont Westmount Rosemont A-26\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 Parti Québécois Le parti des Québécois Demain c\u2019était hier ou le cycle de l\u2019éternel retour, version québécoise Le pays avait mis bien du temps à sourdre et d'aucuns n'avaient pas fini de pretendre qu'il n'etait pas sourd du tout.En tout cas, on en avait entendu de belles et de toutes sortes depuis le jour mémorable (ce fameux 15 novembre de l'année qu'on ne retiendra pas que pour ses Jeux Olympiques), depuis le jour où les Québécois avaient décidé d'élire un parti qui, tôt ou tard, après tous les réfé- renda qu'on voudra, devrait bien finir par accoucher du bébé dont il était incontestablement le porteur; et cela, nulle maïeutique outaouaise n'avait plus | 'outrecuidance de le nier, la chose etait inévitable.On avait donc entendu toute la gamme des prophètes de malheur faisant courir le bruit de la catastrophe imminente.On avait agité de grands spectres mais malgre le fracas des manipulateurs d'opinions, le public s'endormait, ce vacarme ne troublait plus son assoupissement dédaigneux et l'âme du peuple rentrait dans sa retraite accoutumée.durcissait la cuitrasse de sa vieille endurance.D'abord il y avait eu la bataille des chiffres.Elle était si prodigieusement complexe, on s'était dans les deux camps si bien armé de tant de calculs, de dossiers, de grilles et de diagrammes, tellement qu'à la fin, personne n'y comprenait goutte, les arguments de l'un pouvant tout aussi bien, pour peu que l'on reconnut la relativité de telle méthode comptable, servir à justifier |a thèse de l'autre, de sorte que devant le silence de l'opinion qui s'en souciait comme d'une partie de boules, on convint des deux côtés que le match était nul et on passa d'une bataille de chiffres à une querelle de mots lorsqu'un ministre québécois, au demeurant le plus discret de tous en toute autre circonstance, voulut répliquer par un syntagme approprie à | expression favorite de son vis-a-vis canadien (qui.en l'occurrence, etait plutôt une vise-à-vise), laquelle ne manquait pas une occasion dans ce temps-là de parler d'unité nationale.Pour déméler les choses (cela s'imposait: la vise-à-vise visait justement le contrôle des moyens d'information et notre ministre l'était de la Culture et des Communications), il employa l'expression voisine de conscience nationale, la proposant même comme objectif aux entreprises privées d'information.Evidemment les deux expressions se ressemblaient bien un peu, mais ne recouvraient rien de semblable: unité nationale, conscience nationale, mais ce n'était pas la même nation.Pour tout arranger, un poète avait au même moment dénoncé les avatars de l'informe-nation dans un livre cinglant et dérisoire qui parlait de Hanches et de Neige.C'était une bombe qui piégeait le coeur du langage, mais personne ne s'inquiéta.À ceux qui furent assez naïfs pour se troubler du verbe incendiaire et du risque de conflagration qui menaçait tout le discours politique, on fit comprendre qu'on avait mis en place de quoi parer à toute éventualité: si jamais le livre était lui, il serait toujours temps de lui donner un prix.Ce ne fut mème pas la peine, le peuple ayant depuis longtemps perdu toute familiarité avec ses poètes.On rééditait bien de temps à autre des textes du siècle dernier, qui faisaient sans exception frétil- 18 mi gif con 10 fs tn LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 \u2014A-27 It d'aucun sourd du detoutes ovembre ses Jeux aient de- Ios rele Ucher du \u201cel cela cuidance entendu coun agile de leurs troublat upeupe 1ssait là petals es deux sis.de jrs vant lou! plete Julie.gt soucie yx côtes hilf: 008.8 gircof i alev gnloc ne mat dune salons { If 5 ob des sine dé ap! pent les quais Ë longe nat one eo NE ¢.ms spo lg?ill fit WE oo ape gi Je 6 alt ler tous les lettrés nationalistes, mais cette euphorie n'était pas très contagieuse, les lettrés étant, comme chacun sait, très réservés dans l'expression de leurs émotions.Mais laissons là les lettrés, car il s'agit de bien autre chose que de mots.On passa donc des mots à la langue tout entière.Le gouvernement du Québec ne voulut pas prendre la chose à la légère et il monta sur ses grands chevaux pour écrire une Charte.Il existe beaucoup de Chartes de par le monde, mais peu en vérité, bien peu d'entre elles peuvent s'enorgueillir d'avoir été écrite sur d'aussi grands chevaux.Depuis des années déjà, les écuries nationales étaient bondées d'assez pauvres bêtes, mais il faut admettre que l'on sut trouver pour cette équipée des montures de race.Par bonheur, les lettrés furent complètement désarçonnés dans la mêlée où tout le monde prit assez allègrement part.Chacun voulut y aller de sa petite chevauchée sur le dos de la grande Charte qui ne se laissa pourtant pas traiter aussi cavalierement.Elle fit bien mine de se cabrer sous la poigne malhabile de quelques exaltés, communiquant malgré eux leur panique à la brave bête.Mais ce n'était toujours la qu'une façon de gagner du temps.D'ailleurs il n'avait échappé à l'attention de nul observateur un peu aguerri que c'étaient surtout des étrangers qui étaient les plus hardis à enfourcher la cavale: les Québécois les regardaient caracoler d'un oeil narquois, mais se souciaient peu quant à eux de la Charte, ayant depuis longtemps appris à voyager GMC.Pendant ce temps, l'idée du pays en suspens faisait un vol plané au-dessus dés débats constitutionnels qui ache- LE NOM DIT TOUT DANS LE DOMAINE DE L'ELECTRONIQUE AU QUÉBEC ÉLECTRONIQUE 10 MAGASINS À VOTRE SERVICE MONTRÉAL LONGUEUIL Métro Préfontaine Parc Industriel 3185 Hochelaga 2187 de la Province 525-2551 527-8943 MONTRÉAL-EST Angle Georges V 9797 Hochelaga 645-7461 MONTRÉAL Place Versailles 7275 est Sherbrooke 351-1500 LAVAL LAVAL Centre d\u2019Achat Laval Centre d\u2019Achat Du- 1600 Le Corbusier vernay 681-2573 3100 boul.Concorde 661-9403 QUÉBEC SHERBROOKE 383 Canardière 918 ouest King 529-5793 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en suspens, me dira-t-on enfin, s'ils ne s'occupaient de rien et s'ils se contentaient de laisser, comme vous le dites, les questions économiques, linguistiques et constitutionnelles s'agiter par-dessus leurs têtes sans mème tiquer d'un oeil (un ptus malin eut écrit qu'on n'en pouvait plus rien tirer \u201cpas plus qu'un pet d'un âne mort)?Eh bien voici, en peu de mots et pour finir, ce que faisaient, sans autrement s'inquiéter, les gens du pays en suspens.N'eut été l'empêchement dont chacun se faisait témoin puis victime, de petits prêcheurs de tristesses auraient pu tisser l'étoffe de grandes oeuvres lumineuses dont ils aménagérent plutôt la stature dans l'étroite défroque de leur humeur dépitée.Le sang des hommes paraissait endormi et bien malin qui aurait pu dire quand il allaitencore se réveiller.On hésitait entre le sommeil et la catalepsie.LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES QUÉBÉCOIS RÉGION AMIANTE, EST HEUREUSE D'OFFRIR À TOUS LES QUÉBÉCOIS LA PLUS MÉMORABLE DES ST-JEAN.Tél: 335-5435 22, rue De La Fabrique Thetford Mines La pâleur des prophètes n etait plus seyante.Il y avait des quantités considerables de jeunes espoirs qui s'endormaient dans le rêve humilie d'une histoire impossible.Le temps s'etirait comme une eau stagnante qu'on voulait croire attirée au bout d'un defile de montagnes par la vive dépression de quelque cataracte.La memoire continuait à hanter de longues soirees dechirées par le son du vio- ion, par le récit des saisons, par la romance mal parlée des legendes, par le chant des épouses artisanes, par l'éclairage rare et jaune d'une lampe à pétrole.On subissait comme une punition le mirage lointain de la ville remplie de lumière et de pêche.On s'attablait par maisonnees les soirs de fète pour jouer au romain, au parchesy, à la pisseuse, au huit et au cing cent.On allait au village pour rapporter la melasse, le gin et les saints sacrements.On filaitla laine avec les cantiques.On tissait | étoffe en priant pour les âmes des parents défunts.On égrenait la litanie domestique des enfants morts en bas âge.On se meurtrissait la mémoire sur les clous des cercueils perdus dans la neige.On oubliait de rentrer le lait pose au petit matin entre les deux portes et on s'etonnait de trouver.à l'heure du déjeûner, dans l'épaisseur jaune de la crème, la cristallisation oblongue d'un glaçon.La resistance etait longue et têtue dans l'arrière-pays de l'avenir en suspens.Et nous étions quelques-uns à penser alors que le pays.si Jamais il venait enfin, ne pourrait naître que dans les marges rétrécies du texte.Réjean Beaudoin RU J ¢ LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES QUEBECOIS REGION SAGUENAY - LAC - ST-JEAN EST HEUREUSE DE SOULIGNER EN CETTE ST-JEAN UNIQUE, SA SOLIDARITE AVEC L'ENSEMBLE DES QUÉBÉCOIS 668-2357 Alma 512 est, boul.Auger + >.8 4 8 4B 0 » Coreg 1 tu ii CC CC nde Ce is Conon Andi A- oie a \u2014 LE VENDREDI 24 JUIN 1977 A TOUS LES Québécois BONNE FETE DE LA PART DE TOUS NOS ANNONCEURS ba ed» ba ba ef» da ba da ed» ed» da + 4 + + + ba ed» ba ed ed» da + da ba da da da oh od dh ed» ba ba ba Photocopie Xérox 1-4 11c 5-15 cee 8c 45 est, rue Jarry.Montreal 387-2486 Secretariat i .Format lèger et papier mpression couleur supplement Dactylographie Réduction à partir de 14 x 18 8723-10e Ave St-Michel Mtl.729-5217 beaudet: Là Meublèrie Marcel tangras [nc SION L ' /Me Marie inc.Le concessionnaire Renault des Québecois Automobiles Renault VAS * Certains équipements montrés sur la photo sont optionnels.2230, rue VIAU {Entre Ontario et Hochelaga) MÉTRO VIAU 254-9971 Montréal 347 est rue St-Paul Montréal, H2Y 1H3 tél.(514) 866-1063 Québec 29 rue d\u2019Auteuil Québec G1R 4B9 tél.(418) 694-0424 T MATELAS 207 Beaubien est, Montréal 276-9067 790 Atwater, Montréal - 935-6716 : 273-2188 fic de Bijoux Andre Gration In BIJOUX EXCLUSIFS 9 w.h.perron 6 harmonia mundi l\u2019alternatif * montréal bertrand * place ville-marie 6210, rue Papineau R51 TEL POUR 272-1033 PEINTURE SEULEMENT 272-4418 CARON: c'est à venir voir 589-5635 @ 866-1076 741 Route 343-A 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