Le jour, 8 juillet 1977, vendredi 8 juillet 1977
[" mwen GL $1 ma \u2018 J Hebdomadaire national | \\- oh J Volume 1 numéro 23 du 8 au 14 juillet 1977 > \\ ~ 4 Aa Vy 2) ry rE ol welll 1% Montréal ville livrée aux intérêts étrangers p.30 \\ Le Québec et le monde: ~~ des diplomates y en Cadillac?U p.16 \\\"\"] Ah! minorités, que de bêtises on répete \u201c, en votre nom qu [1] 7\u201d., y À p.35 e.| ¥ : 20 \\ Ay Ae: a __ \\ 2\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 I \u2014 L'AGGENT SUR LE FRANÇAIS:OUI! LE LIBRE CHOIX: ENCORE MIEUX! Si nous tenons tellement au choix de la langue d\u2019enseignement, ce n\u2019est pas sans être pleinement conscient de la responsabilité qui nous incombe de promouvoir un enseignement de qualité du français, notre langue seconde.Cet enseignement nécessite cependant des fonds adéquats et l\u2019appui du ministère de l\u2019éducation du Québec, afin de pouvoir offrir à nos étudiants une qualité égale dans toutes les matières.Réalisez-vous que, conscients de la réalité québécoise, beaucoup de parents d\u2019expression anglaise ont choisi pour leurs enfants une éducation qui se veut à plus de 50% en français allant dans certains cas jusqu\u2019à 90% ?Bureau Protestant du Grand Montréal (PSBGM) Nombre d\u2019enfants % Décroissement 7% Accrolssement x Inscription inscrits en classe ans Année totale d'immersion dans l\u2019inscription en classe française l\u2019inscription, totale d\u2019immersion française 1970 59,003 1,779 Non disponible Non disponible 1971 56,653 2,309 - -4% +29.8% 1972 54,207 3,062 -4.3% +32.6% 1973 52,054 3,704 -4% +20.9% 1974 51,520 4,117 -1.1% +11.1% 1975 50,979 5,260 -1.1% +27.8% 1976 48,871 5,443 -4.1% +3.5% La fréquentation des classes d\u2019immersion française au PSBGM a triplé depuis 1970 malgré une baisse de 17,2% de la clientèle totale pour la même période.De plus en plus de parents non-francophones reconnaissent le fait français volontairement au Québec et nous nous réjouissons de cette situation.Comme vous le voyez, oui ça change au Québec.L\u2019ASSOCIATION PROVINCIALE DES ENSEIGNANTS PROTESTANTS DU QUÉBEC i + ee He val se na Hebdomadaire national Volume 1, no 22 re dWyOUR semaine du 8 au 14 juillet 1977 Taverne soto tare | vante 2 tn 38 poet Mantréai ville Hvrée # [aux intéréts 33 |étrangers Pe x [Le Quebec st le monde: des diplomates en Cadillac?Ah! minorités, en votre num Notre page couverture Notre chroniqueur musical, Pierre Prévost, raconte l\u2019expérience musicale et humaine qu\u2019il a vécue dans le cadre enchanteur du mont Orford.pages 20-21 Conception: Michel Giroux Jean Gladu TRICYCLE } Henry Aubin 5 a mc | Les vrais Woo propriétaires= de Montréal ,; HE SE oe 16 BOBUIR SILA OANT DE LA MANAUSE RANGE J SUR LUNE UES PLUS GBANOES GILLES UE CAMERIGNE S11 NOD 8 La semaine à livre ouvert Montréal est à tout le monde, sauf aux Montréalais par Alain Pontaut page 30 la charte du français etles droits des minorités Un dossier rédigé par Muriel Garon-Audy et Robert Vandicke page 35 Con Ady LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u20143 Courrier et mots croisés Nos lecteurs nous écrivent Editorial Du neuf et du déja-vu PAGES 4, 6 et 7 par Evelyn Dumas.PAGE 8 Commentaire La seule vraie victoire par Alain Pontaut\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.PAGE 8 Québec Le débat sur le projet de loi No 1 Un bilan provisoire par Michel C.Auger.PAGE 9 Le point du Jour Ne pas lâcher l'offensive par Pierre Vadeboncoeur.PAGE 9 Colline parlementaire Compte-rendu d'une séance disgracieuse par Jacques Larue-Langlois .PAGE La politique d'achats Aura-t-elle lieu?par Françoy Roberge \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 PAGE Les déménagements du 1er juillet La grande déportation des Québécois par R.Laporte.PAGE Québec Un festival plein de nouveautés pour les Québécois par Micheline Roberge.PAGE L'AGAQ revit Le français dans l'air par Jacques Larue-Langlois.PAGE Monde La France devant l'Europe par Philippe de Saint-Robert correspondance particulière \u2026.PAGE Le rôle de l'opinion québécoise en politique étrangère par la roche Ursule.PAGE Ce que l'on ne vous dit pas L'uranium et l'enrichissement par Jean Grandmoujin, A.P.P.PAGE La critique du marxisme par lui-méme par Claude Lagadec.PAGE Chroniques Référendum par Pierre Bourgault.PAGE Les échos du Jour \u2026\u2026\u2026\u2026 PAGE 12 14 22 22 Femmes Les femmes de Radio-Canada ne doivent compter que sur elles-mêmes par Colette Beauchamp \u2026\u2026\u2026\u2026 PAGE Economie Le 6e congrès du PQ est loin d'avoir boudé les questions économiques par Pierre Harvey.PAGE Les miettes par le petit Poucet.PAGE Plein air Environnement-Canada, réponds! par Robert St-Jean \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 PAGE Environnement L'aménagement et la conservation des berges par Gilles Boileau \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.PAGE Le sombre vilain .PAGE Les bonnes tables La cuisine régionale à la Maison du Québec par Roch Côté.PAGE L'air du temps par le professeur Nimbus .PAGE Arts et lettres La semaine a livre ouvert Montréal est a tout le monde sauf aux Montréalais par Alain Pontaut.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.PAGE Lettres Gélivures, de Pierre Perrault par Frangois Hébert.PAGE Et l'enfance nous apparut comme un ultime recours par Claude Lagadec.PAGE Cinéma Dans le genre gentil par Anne Constanty.PAGE Théatre De l'Hallali de la race rouge aux Grands Soleils par Bernard Andrés.PAGE Le pop Les bonnes impressions du \u201c\u2018bénéfice\u2019\u2019 de CJMS par Bruno Dostie PAGE Spécial musique Au Centre d'Art des JMC à Orford Où la musique est joie et la joie, musique textes de Pierre Prévost.PAGE Dossier La charte du français et les droits des minorités par Muriel Garon-Audy et Robert Vandicke.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.PAGE 23 24 25 25 26 27 28 29 30 31 31 32 33 34 20 35 \u201cme.4\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 Chez FRENIÈRE ET FILS INC.t SEMI-LUSTRE BLANC première QUALITÉ REG.: $12.95 LATEX \\ GRIS A SPECIAL GRATIS 000 1 ROULEAU | DOUBLE DE ACHETEZ TAPISSERIE UN ROULEAU DE papier tenture ENCOLLE {en magasin) ET OBTENEZ-EN UN DEUXIEME Gratuitement | 272-9743 2 stationnements À VOTRE SERVICE | ROULEAUX | 75°.210, rue Papineau 6 hn ee een es ee ee an \u2014 3 gallons PLANCHER ~~ O 1 u peintures et tu tapisses a meilleur marche qu'ailleurs SPECIAL $ 12 VALEUR DE $11.50 AVEC CHAQUE ACHAT DE $20 DE PEINTURE ET PLUS 2% N A 2 PEINTURE C-I-L À DES PRIX IMBATTABLES TEL.POUR 272-1033 PEINTURE SEULEMENT 2712-04184 TC $6.95 LE GALLON | À | 2, VAN v L\u2019autre aspect des mérites de la francophonie Sous le titre \u2018Combats africains et francophonie'', Robert Cornevin a tenté, dans le numéro du 27 mai 1977, de l'hebdomadaire le \u2018Jour\u2019, de poser les problème du tournant politique africain à l\u2019heure actuelle.Le débat reste ouvert.Les nombreux lecteurs de votre journal accueilleront sans doute avec intérêt cet autre son de cloche.C'est a titre purement individuel que j'exprime ce point de vue.Des spécialistes continuent d'observer l'Afrique à travers des prismes occidentaux, le cas le plus récent dans votre journal touche le Zaire.A propos de la nature francophone du Zaire, certaines précisions s'imposent.Pour le besoin de l'administration et de l'enseignement secondaire et universitaire, le français a été proclamé langue officielle dans ce pays.Cependant lorsqu'on présente ce pays comme la plus vaste communauté francophone du monde après la France, une telle assertion ne résiste ni à l'analyse ni à la réalité.Ce pays le plus étendu de l'Afrique noire, compte vingt- cinq millions d'habitants diversifiés par au moins 350 tribus, dotées chacune de son dialecte.En plus du français, quatre langues africaines sont officielles et servent massivement de langue de communication entre les différentes ethnies: il s'agit du swahili, du lingala, du kikongo et du tshi- luba.Malgré de nombreuses vicissitudes, le peuple zdirois est d\u2019une fierté remarquable: mais les motifs de cette fierté relevent plus de son appartenance négro-africaine, que d'un quelconque caractère francophone.À l'instar des autres pays du Tiers-Monde, l\u2019un des maux du Zaire a pour nom l'analphabétisme qui frappe plus de 75% Yih * 9 de la population.Le frangais constitue essentiellement l'apanage d\u2019une infime minorité, soit moins de 1% de la population.C\u2019est si vrai que tous les hommes politiques, les prédicateurs, les musiciens etc, s'adressent aux masses dans l'une des 4 langues officielles d'origine africaine.Dans le cadre de la revalorisation culturelle, la primauté des langues nationales zairoires, au niveau de l\u2019enseignement maternel et primaire est affirmée avec vigueur.Cet effort se poursuit également à l'Université où le département de langues africaines, bien structuré, reçoit un grand nombre d'étudiants, et connaît un succès réel.Avec ses 50,000 enseignants, fonctionnaires, sans compter les 10,000 étudiants de l'Université du Zaire peut-on de façon objective et convaincante présenter le Zaire comme \u2018la deuxième communaufé francophone du monde\u201d?Suffit-il que quelques africains parlent la langue de Voltaire pour qu'on puisse considérer leur peuple comme un peuple francophone?Dans ce classement de la francophonie, quelle place occupe au juste le Québec avec ses cinq millions de francophones, la Belgique wallone avec plus de trois millions de francophones, et la Suisse?La coopération et l'amitié entre les peuples doivent être encouragées, Mais pas à n\u2019importe quelle condition.Soutenir à des fins politiques et partisanes des inexactitudes comme celle qui consiste à attribuer au Zaire la deuxième place de la francophonie entraîne certains gestes politiques suspects d'impérialisme.Un impérialisme d'autant plus dangereux qu'il ne veut pas dire son véritable nom.L'im- miction française au Zaire a certes suscité des propos chaleureux de certains organes de presse.Il est équitable de sou- ad ad Ie ) AA IR ligner d'autres prises de fonctions dénonçant ce rôle de la France au Zaire.Signalons celle du ministre belge des affaires étrangères, celle des partis d'opposition en France même et d\u2019un groupe de pilotes français et des journaux progressistes dans le monde.En Afrique même, la Tanzanie etle Mozambique pour ne citer que ces deux pays, ont ajouté la note de la discordance au concert d'approbation décernée à la France.Le grand muet demeure le peuple zdirois, principal beni- ficiaire de l'intervention française.La presse zairoise toute à la solde du régime accepte l\u2019aide de Paris.Certes la régime dictatorial et corrompu de Mobutu, au pouvoir depuis 12 ans, menacé par ses propres excès, vient d'être consolidé avec l'appui de Paris.Il va poursuivre le pillage des richesses nationales, pendant que les zdirois avec un revenu annuei de 120 dollars demeurent parmi les peuples les plus pauvres de la terre.Sans doute, au nom de la francophonie, I'Elysée en mal de gaullisme a trouvé au Zdire un terrain propice pour assurer la défense de ses intérêts et le rayonnement de la France.Mais en quoi cette politique, cette illustration et cette défense de la francophonie, améliorent-t-elles le sort des masses zairoises dépourvues des libertés les plus élémentaires, exclues du bénéfice de leurs propres richesses (or, diamant, zinc, cuivre, cobalt, café) réduites à accepter ses députés par le mode de vote le plus singulier de notre siècle, à savoir le vote par acclamation publique\u201d, des candidats désignés par le pouvoir.La question reste posée, car la francophonie continue à nourrir la controverse.H.Gagnon, Montréal Horirontaler Le pls 1 os {3m 2 Suppor dune; aux rep >Résiuq ore, b rong tis LT 8 Pate Coudray - Comp mol Wii bag {oul Fahy Bry ing 15 N otre Pire, tg, \"hi à ue i i Sarg Hu La grille liberee JOU Rh s'abonne?LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u2014 S55 de fy \\ - 22 .ig, par Rene Tellier no Sonate Anita EE pgs ee : a ell ge 10 11 12 13 14 15 LL.; ak, 1 2 3 4 5 § 7 8 9 Président du conseil s .b t eu, & administration ouscrire un abonnemen BS 2 .\u2019 a pe Bernard Carisse est une forme précieuse val 2 Rédacteur en chef de soutien à votre mas Evelyn Dumas hebdomadaire aH 3 ; 4 ; din de Directeur administratif .Antonio Bertrand LC ren: 4 Toa er .ln fy 5 Redaction AroiSe ty: ; Ag nd Michel C.Auger, Roch Côté, eae êtes la 6 Michel Forrest, Jacques 1435, rue Bleu ry | como.; : Mir, Larue-Langlois, Lucille Lecompte, local 801 sis pr 7 Alain Pontaut 2 Hem.Montreal H3A 2H7 ri) Collaborateurs: Québec à ! , Be 8 Bernard Andrès, Guy Badeaux, cunreie I Colette Beauchamp, Rejean en | Beaudoin, Laurent Bégin, Gilles 1% ; - « .re, a 10 Boileau, Pierre Bourgault, Pierre LUS Chaloult, Anne Constanty, Bruno : ; .ee.oe | Dostie, Louis Fournier, Pierre s230 wine ll 11 .; ; ; Sp © assure: ff Fréchette, Lise Gauvin, Pierre E © 3 po, 12 Harvey.François Hébert, Jacques 920 a France .; ec: s poîtiue 1 Hurtubise, Louis Jolin, Pierre cs 8 ak | 13 Lamonde, R.Laporte, Pierre = S copnane , .= tte Prévost, Yves Robillard, Robert g es oni 44 Saint-Jean, Pierre Vadeboncoeur, = BES jo Jean Vézina.© 00% ; 0 : asses 10 15 Conception de la page c ES gg i, oh couverture: 3 = Ÿ = qe Michel Giroux, Jean Gladu.O a2gsE i LL ; gs ;, \u2026 Eco ih Horizontalement: 7- Physicien atomiste indien\u2014Du métro ou de c 3 9 x cola 1- Le plus récent film d\u2019un cinéaste de chez la route?(plur.) Publicité goo: nil dE nous (3 mots)}\u2014Se suivent dans l'alphabet.- 8- Dans le fond de la bouche\u2014Genre de pein- Lise Boulet.Robert Pépi £ Seo i Lege 2- Support maintenant la pièce travaillante ture\u2014Premier mot de la mineure.ise Boulet, Robert Pépin, 835 an \u2018a i \u2014 ité i- So ; ; Co Normand Sena = wo d.une machine (2 mots}\u2014À suscité le plai 9- Sert à unir\u2014Produit de l'électricité sur la y 8 5 9 = | 3- Si \u20ac Il it'\u2014D\u2019Ind lait?côte nord\u2014Bière.os 8 Te va raat 10.sen coos Service du tirage 1H - al e pere Ismael\u2014Pretixe relati 10- Pas d'erreur, c'est bien ce eune, issue : ; oa \u20ac it aux reptiles\u2014Symbole de l'ignorance.du cerf.Andre Lamy, Suzanne Martin fd.9 5- Résidu de I'affinage\u2014Souffles de la pneu- .| i \u20ac,50 monie.11- Habitant des rives du Danube\u2014Posses- Comptabilité j Se EQ 6- Pronom ou conjonction\u2014Sans commen- sif\u2014Apres la patendtre Ginette Couturier | £80 g taires anglais\u2014Amaigris.12- Ascagne\u2014Désirer vivement.2L£5% 7- Lui\u2014Toi\u2014Fonds des parcs a huitres.ME .Co ; a $383 8- Parentes\u2014Chef asiatique né a Séoul\u2014Pour 13- Brillent a Matane, au parc Forillon, tout le Secrétaire - réceptionniste = w ou y 25 © coudre un bouton._ long-\u2014Blessée.Francine Girard 6 2 2 wm 2h0g 9- Ce ons le Projet du siecle\u201d (2 14.Cellules nées par division succes- z © > Fk z*P 10-llen faut pour ordonner aux péquistes de se sive Passer d'un état a un autre.Le Jour.hebdomadaire national.est brancher\u2014Embuscade\u2014La premiére de 15- Amas de sable fin\u2014S'affaiblisse.publié par Journal Le Jour Inc.qui a toutes.; son bureau principal au 1435 de la rue 11- Fais hommage\u2014Ordonner, décider.Solution du no 21 de Bleury à Montréal.Il est composé à 12- Espaces de temps\u2014\u2026la \u2018la ou déri EE ESS l'atelier DSC Composition, 385 boul._ déra\u2014Une hernie amputée des deux 1 ClO FIR(1|T Lebeau a Ville de Saint-Laurent.Il est ® bouts.2 alr imprime par l'imprimerie Trans- a 13- Voyelles\u2014Ils sont toujours contre.N Continentale Inc.433 boul.Lebeau.2 14- Répétera\u2014Mont célèbre à cause du Jeudi- *|C ENOL Co ; $ Saint.Jo \u20ac Distribution: Messageries Dynami- oS 15- Notre cinéaste prénommé Jean- , ques.tél.332-0680., © 2 Pierre\u2014Epoque.Abonnement: $50 par année.$25 pour > 2 2 o Verticalement: 26 semaines.À l'étranger: $60 par an- iy \u2014 g g 0 - ; A oi ?née.S30 pour 26 semaines.Tarif de = = 1- Autre film du même réalisateur (3 mots) .l'abonnement aérien fourni sur de- > w a % 2 2- Vague idée\u2014Bien vrai.mande.s = © a S 3- Sans consistance\u2014Souvent le début d'une ° | _ 5 © 4 RE ©?© aventure\u2014Préposition.10 Courrier de la deuxième classe.permis = @ 3 5 5 2 ; Lo w oO + 4- Garnir\u2026de drapeau le 24 juin\u2014Moyen deu no 3299 5 \u201c> a 2 5 8 transport dans la jungle\u2014Pour égoutter., Dépôt légal: Bibliothèque nationale du 8 gy 3 2 3 eo 5- Qui concerne une partie de l'anatomie fé- Québec .3 = = 2 D 2 minine\u2014Mer grecque (épeler)\u2014Mesure 3 ; £ O Ww a B 3 9 agraire.\" tél.842-4821 ze « & Révérarait-Se suivant elles aussi uN \u2019> TES SE RE NT SE ee SR 6\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 POUR VOS ANNONCES ET VOS PLANS-MEDIA NORMAND SENAY ROBERT PEPIN LISE BOULET LE JOUR 842-4821 APPEL D'OFFRES API-77-3 pour 10h30 a.m.heure de Montréal Le mardi, 19 juillet 1977 .TERRAIN A VENDRE DANS LA PAROISSE DE SAINTE-DOROTHEE (VILLE DE LAVAL) \u2014\u2014J SOULEVaNS JE Un terrain situé au nord-est de la Montée Gravel entre la rue Gervais et la 8e Avenue étant une partie du lot 44-26-1 aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Sainte-Dorothée.division d'enregistrement de Laval, province de Québec, contenant une superficie de 1 062.44 mètres carrés.ÉVALUATION MUNICIPALE: ; $9,150.00 MISE À PRIX: $10,500.00 VENTE AU COMPTANT: Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document lequel est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 à 16h30 à l'endroit suivant: Service Gestion des Immeubles Bureau au 1800 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester ~ Montréal, P.Q.H2Z 1A4 Un dépôt de MILLE DOLLARS ($1,000.00) chèque officiel d\u2019une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une Caisse Populaire payable à l\u2019Hydro-Québec, remboursable sous condition, doit accompagner l'offre.Seuls ceux qui auront obtenu le document directement de l'Hydro-Québec sont admis à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une, quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le Directeur Propriétés Immobilières LAURENT MARQUIS or @/ & \u2018 à D ab ad Te) -\u2014 A J Si quelqu\u2019un te frappe la joue gauche.C'est avec dégoût que j'ai pris connaissance de certaines critiques de la part d'anglophones, face au projet de Charte de la langue française au Québec.J'accuse au- jourd'hui ces gens d\u2019être les instigateurs uniques d'un conflit qui risque d'éloignerles francophones et les anglophones du Québec, pourtant tous deux membres du peuple québécois.Je n\u2019ai rien contre le fait que les gens divergent d'opinion sur la question linguistique au Québec.J'y vois mème Un élément essentiel de la croissance politique.Je comprends aussi que n'importe quelle mesure de nature à redresser réellement une situation que tous semblent considérer \u201canormale\u201d, suscite de la méfiance et de la peur chez les anglophones; il m\u2019apparaît bien naturel en effet que les anglophones, tout comme les rhodésiens blancs, ne veuillent pas perdre les bénéfices auxquels ils sont habitués, bénéfices que leur a apportés un certain esclavage de la majorité.Il est bien entendu toutefois que cette compréhension, si pleine de compassion soit- elle, ne doit en rien freiner l'élan français dans lequel le Québec s'est engagé.Mais il y a certaines critiques que je ne prends pas et sur lesquelles je voudrais vomir au- jourd'hui.D'abord il y a celles qui visent à me donner un visage de \u2018\u2018gros méchant\u201d.Ainsi comme francophone et membre de la majorité du Québec, je n'aime pas du tout qu'on me traite à travers des critiques sur le projet de Charte, d'assassin qui ne vise qu'à faire disparaître les Québécois anglophones ou tout au moins à en faire des citoyens de deuxième classe.Je n'aime pas non plus qu'on me considère comme un bourreau sans pitié et tout fier de prendre sa revanche:; d\u2019ailleurs j'ai l'impression que cette peur d'être \u201c\u2018punis\u2019 vient du fait que ces anglophones ont quelque chose à se reprocher.Enfin, je n'aime pas qu'on me traite, par des allusions subtilement écoeurantes, de nazi, de fasciste, de terroriste, etc.; ces interventions ne font que démontrer l'ignorance crasse et l\u2019immaturité de ceux qui les font.Il y a un dénominateur commun à cette première série de critiques: tous ceux qui les font se présentent comme des victimes soumises ou rebelles, mais toujours victimes, ce que je trouve de très mauvais goût.Non seulement j'ai alors le sentiment qu'on veut me faire passer pour un agresseur, mais j'ai aussi l\u2019impression qu\u2019on espère que je vais le devenir, de manière à confirmer aux yeux du monde que ces anglophones sont bel et bien de pauvres victimes persécutées.il y a un autre type de critiques que je ne digere pas: ce sont celles qui me traitent comme une putain.Je n\u2019aime pas qu'on me traite comme une personne sans morale prête à tout faire pour de l\u2019argent.Je trouve dommage et dégueulasse qu'à mes efforts d'affirmation de moi-même, on répond par des menaces de déménagement, de sanctions économiques, etc.J'aime l'argent, mais je ne suis pas achetable au prix de la soumission et du reniement de mon identité.Il m'a déjà été dit: \u201cSi quelqu'un te frappe la joue gauche, présente la joue droite\u201d.Aujourd'hui, je dis: \u201cSi quelqu'un te frappe la joue gauche, présente le poing droit\u2019.À moins que ce ne soit réellement ce qu'il veut.Dans ce cas, contente-toi de dénoncer ses tactiques, même si c'est bien tentant d'appliquer la loi du talion.C\u2019est ce que j'ai voulu faire par cet article.Pierre Cossette Charlesbourg Le droit à la dissidence Monsieur Greg Lang Président de F.E.S.C.T.Montréal, Québec.Monsieur, Nous contestons énergiquement le fait que nous devions contribuer financièrement à une cause qui n'est pas la nôtre.En effet, suite à un référendum tenu dans les écoles anglaises de la C.E.C.M, il a été décidé que chaque professeur de l'association de- POUR DES VACANCES REUSSIES.> RA Gy - 7 .PE aa = 3 £3 rx EEE LINE RE EEE EEE EEE EE EEE ?9 ed aldo iu ial ped t 10 à comme Un 989 Chacun onl dai sags sir, voyedroid Cause certains jet de li numé gest aussi nl ps pr ues dela mel a de la Fed glsh peak thers.Lorsque nots venus membres ciation, nous à les règles d fois qui à problèmes sj avons resp Ia majo.C fous paragon mes intérêts La sent est out le problème su dre politique.Son, nous no cunement les du référendur bien, notre af antisyndicale, plus l'affirmat droi de disside décision pit Î vous aurait lerce problème Une contributo Fous vos ment fezaing gpg chacun Que vous ex Missin gy Semble pour | tl ef poy ment Tiny Met cete demi Sant aig], Moyens oy [i vagy gy fo 58 sty Wing.Meg Page comes Wig hk Me te ay, | nl ÜMlik particulièrement celui de la : Charte de la langue française, Wess press vist: confins MR UE Qu ça bl of ps H i pas, | pede on.J 0618 pas Me traiter Ld nan: J ile conne B ns mor: JOUF del Ommage \u20ac Mes eforg mème nates & § 0 Sancho Janel BR pasate SQunissr Mon ide Lx edits pe la joué 2 la jou ji jodi S pe la jou le pont eco nes veut Da idedéron mêmes J} d'appliqu\u201d § tceque|à aricle eCossete § arleshovs À \u2014\u2014 § ssidenss M 1 ns neg pus franc inl suite à V ps eset CECH: paque D ation de vrait donner une demi-journée de salaire pour faire campagne contre la Charte de la langue française.Or, nous n'avons pas l'intention de nous engager financièrement ou autrement dans cette lutte.Nous considérons le fait d'appuyer ou de contester un projet de loi et, peut-être pius comme un geste politique.Chacun devrait alors être libre d'agir à sa guise.C'est bien sûr, votre droit de remettre en cause certains articles du projet de loi numéro un.Mais, c'est aussi notre droit de ne pas partager les opinions politiques de la majorité des membres de la Federation of English Speaking Catholic Teachers.Lorsque nous sommes devenus membres de cette association, nous avons accepté les règles du jeu.Et, chaque fois qu'il a été question de problèmes syndicaux, nous avons respecté la décision de la majorité.C'était logique, nous partagions alors les mêmes intérêts.La situation présente est tout à fait différente: le problème soulevé étant d'ordre politique.Pour cette raison, nous ne nous sentons aucunement liés par le résultat du référendum.Comprenez bien, notre attitude n'est pas antisyndicale, c'est tout au plus l'affirmation de notre droit de dissidence face à une décision politique.Il vous aurait été facile d'éviter ce problème en demandant une contribution volontaire à tous vos membres.Vous auriez ainsi respecté l'opinion de chacun.Que vous exigiez notre démission du syndicat, nous semble pour le moins révoltant, et nous n'avons aucunement l'intention de vous donner cette démission.En agissant ainsi, vous utilisez des moyens pour le moins coercitifs et vous semblez faire peu LE PLUS IMPORTANT CONCESSIONNAIRE S (Entre Lacordaire-et Pie-IX) 504 STATION WAGON ESSENCE de cas de vos \u2018minorités\u2019.N'est-ce pas là faire fi de votre plus cher principe?II est tout de méme aberrant de constater que pour faire partie de votre association, nous devions partager vos opinions politiques.Il vous serait peut-étre profitable, Monsieur, de relire très attentivement la Charte des droits de la personne.Celle-ci, quoi que vous en pensiez, ne s'applique pas uniquement aux anglophones de la province.Finalement, nous espérons que, dans un avenir rapproché, vous voudrez bien reconsidérer très sérieusement votre façon de procéder et que vous respecterez davantage les droits de tous vos membres.Nous serons alors entièrement à votre disposition.Hélène Hardy Viens Louise Rabellino Lussier Danielle Prieur France Mireauit Manon Ratté Robert G.Bourassa Marie-Andrée Gendron Lit- jens Patrick André Renée Charbonneau Denyse Giroux Lynda Labrecque Marleine Guimond Lemire Sylvie Charron Lapierre Blanche Cyr Monique Pinsonneault Aber- el Jacqueline Gobell.Lettre à un cinéaste M.Gilles Carle Après avoir lu la critique de Mme Anne Constanty, j'ai décidé d'aller voir votre dernier film \u2018L'Ange et la Femme\u2019, même si je n'aime pas aller seule au cinéma, même si la pornographie me laisse indifférente.J'y allais pour une seule raison: en terminer avec l'examen de conscience qui n\u2019en finit plus sur ma responsabilité de l'insuccès d'une vie conjugale de 25 ans, pour m'être refusée à un genre de dialogue physique.J'avais vu \u2018La Tête de Normande St-Onge\u201d\" j'étais restée perplexe et d'après la critique, j'avais deviné dans quel sens allait votre pornographie.Oui, vraiment vous avez raison: \u2018C\u2019est un film d'atmosphère'! J'en suis sortie avec une pénible impression mais complètement déchargée de mon complexe de culpabilité.D'où me venait cette profonde lassitude?Et j'ai continué de réfléchir, même tout haut lors d'une visite de mon fils.Lui et sa génération ont appris l'amour physique d'une manière plus saine que nous où l'amour physique était \u2018\u2018péché\u2019, c\u2019était de la \u2018cochonnerie\u201d quoi! Je m'attendais à des résultats plus édifiants avec la jeunesse d'aujourd'hui! Et ce Gilles.Carle est d'une prétention! Si ça existait, un ange, ça aimerait à sa manière à lui! Bah! Ça ne vaut plus la peine d'y penser, c\u2019est un film stupide! Déçue d'un autre Québécois, durant plus d'une semaine je n'y ai plus pensé.Mais voilà que j'ai fait une nuit d'insomnie et voici ce qui a tourné dans ma p'tite tête: La belle danseuse de tripot m'est apparue comme le Canada fran- ais: trop \u2018exposé\u2019 par son eloignement géographique de la mere patrie et son dénuement, il subit la conquéte par les armes.Le conquérant anglais (ce qui m'explique enfin l'accent du jeune premier) redonne la vie au vaincu et convoite ses richesses naturelles.Il lui permet un minimum vital avec quelques petites fantaisies (les vêtements usagés et le maquillage) et le forme à sa manière (leçons de piano).Malgré tout, le Canada français veut reconquérir sa liberté et rate sa délivrance (1837 ?).x b Pour l'apprivoiser, le conquérant va jusqu'à lui donner quelques trucs de sa science des finances mais en prenant bien garde qu'il ne puisse efficacement s\u2019en servir, Finalement, il Jui impose un certain mariage et je vois dérouler la Confédération.Cette belle province accueillante, passive avec quelques sursauts de vitalité.(époques du Chanoine Groulx, de la Révolution tranquille, de la naissance de partis indépendantistes).Et ce partenaire qui \u2018flatte\u2019\u2019 la belle province, pas trop, juste ce qu'il faut pour la subjuguer et qui ne l'aime pas assez pour se lier vraiment avec elle, ça symboliserait bien cette société anglaise qui a toujours vécu parallèlement au-dessus de nous.Cette belle province elle est bonne tout au plus à recevoir les restes.Vous avez eu raison de ne pas faire de dialogue puisqu'il y en a eu si peu entre ces deux partenaires.Vous avez eu raison aussi de faire de beaux plans pour représenter ce \u2018beau pays qui nous appartiendra\u2019\u2019.Et toujours des scènes d'hiver pour évoquer ce pays difficile, sans doute?J'allais oublier ce valet.serait-ce nos Laurier, Saint- Laurent, Trudeau?Et la visite des éternels vieux parents, c'est la visite de la royauté?C'était pourtant supposé être \u2018un film vide de sens\u201d.Comment puis-je lui en trouver un sens si profond et exprimé avec une telle puissance?Où ça ne marche plus, c'est à la dernière tentative d'évasion (crise de 19707).Le Québec ne s\u2019en relève pas puisque la jeune fille reste anéantie.Vous auriez pu au moins lui faire bouger les bras! Mais quoi, vous ne ressentez pas cette nouvelle vie qui coule dans nos veines par le Parti québécois?Vive le Québec libre et vive M.Gilles Carle! Jacqueline Meunier Montréal AV INDÉPENDANT DE LA RÉGION MÉTRO PEUGEOT 504 SEDAN GL DEPUIS 17 ANS SPÉCIALISTE DES VOITURES OFFICIELLES FRANÇAISES CITROEN & PEUGEOT 10825 RACETTE, MONTRÉAL-NORD Biarritz « Elles économisent W ONES l\u2019énergie» Construction «Thermo-Wall» acceptant isolant de 6\" (R- 20) \u201cConception de toit laissant 9 V2\" pour l'isolant {R-30) et de 3\" à 36\" d'espace au grenier pour assurer la circulation de l'air.* Portes coulissantes et fenêtres à vitres triples.ACIFIC PREFAB 2430, boul.Labelle CHOMEDEY, LAVAL Notre terrain est ouvert du lundi au vendredi de 10 h a.m.à 9 h p.m.et les samedis et diman- Maisons et chalets PACIFIC PREFAB 2430 Boul.Labelle, Chomedey Laval ches de 1 h à 5 h p.m.Ci-inclus $1.00 prière de m'expédier votre catalogue de maisons et chalets Pacific Prefab.DIESEL tes a.A 504 SEDAN DIESEL 504 STATION WAGON DIESEL 323-1900 POLITAINE 8\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 = > Aa ad re \u2026 + bu v te le neu et le deja-vu Quatorze ans après la création de la Commission Laurendeau-Dunton, le gouvernement canadien arrive cette semaine avec une \u2018équipe de travail\u2019 dont le mandat, et surtout la composition, ne sont certes pas les mêmes que ceux du célèbre prédécesseur, mais qui n'en laisse pas moins à chacun une impression de déjà-vu.L'histoire, disait Marx ajoutant à Hegel, se répète toujours: la première fois en tragédie, la seconde en farce.1977 n'est pas 1963, Jean-Luc Pépin n\u2019est pas André Laurendeau.La Commission BB avait, tout au moins jusqu'àla mort du regretté André Laurendeau, un caractère non partisan.La \u201cnouvelle\u201d équipe de travail a un caractère bi-partisan mais non pas bi-national.On n'avait même pas réussi, au moment où j'écris ces lignes, à désigner un commissaire pour représenter le Québec.La Commission Laurendeau-Dunton, en 1963, avait reçu notamment pour mandat de \u2018\u2018recommander les mesures à prendre pour que la Confédération canadienne se développe d\u2019après le principe de l\u2019égalité entre les deux peuples fondateurs.\u2019 La nouvelle équipe de travail Pépin-Robarts, elle n'a qu'à s\u2019intéresser à \u2018\u2018l\u2019unité canadienne\u201d.Voilà à quoi aura servi de remplacer l'anglophone Pearson par le francophone Trudeau au poste de premier ministre du Canada.La création de l\u2019équipe de travail Pépin-Robarts laisse le sentiment très net d'un déphasage au niveau fédéral.Les chefs des partis d'opposition à Ottawa l'ont du reste souligné à leur manière.Le projet tru- deauesque de cimenter l'unité canadienne par le biais du bilinguisme \u2018coast to coast\u201d est plus comique qu'emballant, même dans une perspective carrément fédéraliste.Cependant, au Canada (anglais), un élément neuf commence à poindre.Aux deux extrémités de I'éventail d'opinion, c'est-à-dire aussi bien chez les adversaires du Québec que chez ses amis, se développe une \u2018attitude certes minoritaire mais néanmoins significative qui consiste à envisager le Québec comme un territoire et une population séparés, sinon comme un pays indépendant.Cela se manifeste aussi bien par les propos de l\u2019historien Donald Creighton (Maclean\u2019s, 27 juin) qui voit déja de quels territoires il faudrait amputer un Québec indépendant, que dans les travaux de certains délégués a la conférence \u2018Destinée Canada\u201d cherchant à définir les modalités d'une future association Québec-Canada, ou encore, dans les efforts d'une fraction des délégués au récent congrès du NPD en vue de faire reconnaître le droit du Québec à l'autodétermination.Autre indice d\u2019un ton neuf dans le débat canadien: certains cercles canadiens-anglais commencent à s'interroger sur l\u2019avenir d\u2019un Canada sans le Québec.Dès le lendemain du 15 novembre, la revue torontoise progressiste This Magazine soulignait l'urgence pour les Canadiens-anglais de définir la sorte de pays qu'ils souhaitent, Québec non compris, et d\u2019empêcher que M.Trudeau ne joue plus longtemps un rôle à la Duplessis, utilisant un sujet-écran (dans le cas de M.Trudeau, l'unité canadienne) pour masquer une politique généralement réactionnaire.il y a des voix au Canada anglais qu\u2019il faudra écouter attentivement, parce qu'elles répondent à des voix québécoises; mais elles ne viennent pas d'Ottawa, d\u2019où ne sortent que des ritournelles.Evelyn Dumas À GOMMISSIONI USQUE AP COMMISSIONEM (PUNE COMMISSION A L'AUTRE) cn \u2014 CSS Ep\u2019 2 Zid ET MOINS CHER / QU'UNE ALE P'AVION & c'est V8 at La seule vraie victoire Comme prévu, deux nouveaux ministres, assermentés mercredi, sont venus renforcer le cabinet de M.Lévesque en attendant le remaniement plus large annoncé pour la fin de cette année: Mme Jocelyne Ouellette, député de Hull, dont nous avons parlé dans un récent numéro, et M.Pierre-Marc Johnson, fils de l\u2019ancien premier ministre du Québec, Daniel Johnson, auteur de Égalité ou indépendance.On dirait plutôt au- jourd'hui: indépendance et association mais la nomination de M.Johnson n\u2019en est que plus symbolique de la clarification et de la rapide évolution de la problématique québécoise au cours des dix dernières années.À la mort de Daniel Johnson à la Manic le 26 septembre 1968, M.René Lévesque n'était encore que président du Mouve- pen ment Souveraineté- Association.Le mois suivant, le Parti Québécois était né, offrant à ceux qui s\u2019indigneraient de voir le Québec ramener aux culs-de-sac traditionnels de son histoire la possibilité de la continuité et de l'ouverture sur l'avenir.C'est la mise en place parle successeur de son père de la triste Loi 63 qui a poussé Pierre-Marc Johnson à se joindre au Parti Québécois, à y présider le comté d\u2019Or- ford à partir de 1973, à devenir député du comté d'Anjou le 15 novembre 1976.Les atteintes à la dignité d'un peuple, qu'il s'agisse de la Loi 63 ou de la crise d'octobre 1970, ont ceci de positivement dialectique qu'elles renforcent les rangs de ceux qui s'y opposent.Responsable de la mobilisation massive opérée au profit de la dernière campagne de financement Tle.de son parti, le nouveau ministre déclarait au mo- mentdu 6e Congres: \"Pour moi, cette mobilisation est une continuité: celle de cette incroyable réserve d'énergie et de quantité de travail que peuvent fournir des Québécois qui ont un objectif.C'est la continuité de la marche des Québécois vers la souveraineté politique.\u201d Pierre-Marc Johnson a eu hier trente-et-un ans.Il aura besoin de sa jeunesse et de ses compétences \u2014 il est titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques, d'une licence en droit et d'un doctorat en médecine, il a été président du conseil de l'AGEUM, fondateur et secrétaire général d'Oxfam Québec \u2014 pour faire face au défi géant que représente le Travail.Les qualités politiques et humaines dont il a fait preuve au Parlement depuis huit mois permettent de bien augurer de son efficacité.Que certains syndicats prétendent le percevoir comme un homme de droite ne le placerait d'ailleurs que mieux pour faire une politique de gauche.C'est un parti et un gouvernement jeunes et vivants qui peuvent se renforcer de telles nominations, particulièrement importantes dans la période que nous vivons et que nous allons vivre.\u2018Le pouvoir, déclarait récemment M.Johnson, n'est qu'une étape; or la prochaine étape, célle de la victoire au référendum, exigera du parti un effort encore plus important que lors de la dernière élection: en effet, il faudra une inspiration, une volonté de vaincre et cette capacité de travail que nous connaissons à nos militants pour que nous gagnions la seule grande vraie victoire politique du Québec, celle du succès au référendum.\u201d _ Le Québec pourra aussi être reconnaissant à M.Jacques Couture d\u2019avoir, à lui seul et dans le climat de rodage des débuts, mis tant d'énergie, de lucidité, de rigueur morale au service de trois ministères parmi les plus lourds.Les projets, déjà déposés au Conseil des ministres, qu\u2019il legue a son successeur au Travail sont d\u2019ailleurs nombreux \u2014 formule Rand, loi anti- briseurs de grève, conditions minimales et, semble-t-il, fort bien articu- lês.Alain Pontaut SINONTOILDNE ££ GUO ¢9 4 Photo: Jesn Fiset [ Lenowves unilingue last Un \u201cJe me : nal pour boonomiqu politiques if apr Convert Objectifs q Ire, Cott Put g réclede l'a thousiasme tês là Cha Française à joité ut depo 085 ig LEP Qu'un cor Garde sur) permetron Objets, Mai nienan UNragide objects, Outils ay emi Help, toc Darky an Son Bi Egy, City lion Char ogg Se bien | oy - sua eus 10 - a.- LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u2014S9 le point du jour Ne pas lacher l\u2019offensive Les fêtes du Canada au Québec ont été une es- .pèce de désastre de l\u2019enflure, car il n\u2019y avait rien à fêter et beaucoup de millions pour permettre à - Normand, Baulu, Guérard et quelques poussières: d'autres restants de faire comme si.L\u2019apparkil était énorme; il est probable que des centaines et des centaines de faiseurs ont travaillé à inventer, coordonner, organiser, fignoler et diriger ce chef- d'oeuvre de l\u2019enthousiasme creux, ce triomphe.des concepteurs bureaucratiques spécialisés et .précis, ce produit de l'ingénierie psycho-politique : sophistiquée et payée; mais enfin, qu\u2019on dépense : les millions qu\u2019on voudra et qu\u2019on les mette dans : les mains de ceux dont certains sont pour ainsi # \u201cdire presque venus en empocher une partie sur la .scène, cela ne fait pas une fête, parce que cela ne \u201cfait pas un bonheur collectif, ni image d'une : \u2018cause, niune joie du souvenir ou de l'espoir, et que pela ne fait surtout pas l'histoire, qui coule dans ies veines comme le sang, Un point c\u2019est tout.Ce fut une faillite par voie de succès exceptionnel de \u201c bavardage commandité.Pendant la semaine, \u201cd\u2019ailleurs, des baratineurs faisant du zèle, à la radio notamment, avaient comme des cacatoes le mot Canada sans arrêt à la bouche.Canada! Canada! Le mot finira par leur rester.I! va finir par Photo: Jean Fiset ; Fas .I Le nouveau président de la Banque Royale, M.Ronald Frazee, et son interprète.M.Frazee est tout aussi unilingue anglophone que son prédécesseur M.Earl McLaughlin.Les débats sur le projet de loi No 1: un bilan provisoire ~~ engendrer son adjectif, invariable, ridicule et bi- id lingue.De tout cela, il a quelque lieu d\u2019être = ont ii dite 0 i f æ IE Pendant ce temps, la cacophonie des fédéralis- Pr | par Michel C.Auger tes continue, tout ce monde parle et s\u2019agite, et \u2014 cette logorrhée passe même assez les bornes, ce \u201cJe ne suis pas assez ethniques ou du milieudes Collectivité anglophone d'interpréter une disposi- qui est loin d\u2019être désavantageux.Davis, MacDo- SN näif pour penser que l'élite affaires, la plupart d'entre d'éducation de l'Ouest du tion comme celle de l'arti- nald, Roberts, Clark, Broadbent, se mêlent de nos even\u201d | économique et les forces eux en tous cas, se disaient Québec, est venu dire à la cle 25 (qui dit que les servi- affaires, comme il est excellent pour nous qu'ils le Br politiques traditionnelles d'accord avec le gouver- Commission qu'il jugeait ces de santé, services so- fassent.Nos propres croque-morts, d\u2019ailleurs, La- ns el de: qui la représentent se sont nement sur les principes dangereuses \u201cles prémis- ciaux et entreprises d'uti- londe, Juneau, Ryan etautres macaques de méme Lept- | converties subitement aux défendus parle projet mais ses racistes sur lesquelles lité publique doivent offrir désolation, besognent ferme.C\u2019est très bien.Cha- tem objectifs qui sont les nô- étaient opposés à toute repose le Projet deloi\u201d.Un leurs services au public que discours fédéraliste conserve un fédéraliste el QUUF tres.Cette évolution est mesure coercitive qui don- organisme nommé \u2018Parti- dans la langue officielle) et fait un indépendantiste.C'est un cortège: pocha plutôt la conséquence di- neraitälaloilesmoyensde cipation Québec\u201d estvenu comme le faisait le Positive opine que la fanfare fédéraliste nous ménera COE: recte de l'accord etdel'en- se faire respecter.réclamer que le français et Action Committee qui di- jusqu\u2019à l'indépendance.H y a trop de monde dans Kara - | thousiasme qu\u2019a rencon- l'anglais demeurent lan- sait: \u2018C\u2019est avec anxiété notre cour pour discuter nos affaires de famille.none pli trés la Charte de la langue \u2014 Les principes __ gues officielles et que, que les bénéficiaires non C'est assez chouette.Cette assemblée générale lors de : française auprès de la ma- comme le recommandaitla francophones de ces servi- de voisins pousse beaucoup, beaucoup trop.Voici endl jorité québécoise.Faute ) \u2014 Commission Gendron, le ces accueillentlaloi, carils maintenant le fédéral qui, au mépris d\u2019une consti- | spirale de pouvoir luttersurleplan Mais tous n'étaient pas français devienne langue craignent qu'on refuse de tution qui n'a jamais pese tres lourd, se mêle de vaincre 7 des objectifs, certains se d accord sur les principes.nationale, et nombreux les soigner dans la seule gloser sur des matières comme l\u2019enseignement.À de trav résignent à ne plus mener Le Positive Action Commit- sont les groupes anglo- langue qu'ils connaissent.\u201d bon entendeur.Il se fourre le nez dans ce qui ne le pissons - qu'un combat d'arrière- tee, qui regroupe l'élite phones qui ont critiqué le Le ministre a donc regarde pas du tout, comme nos lois propres, cel- pour garde sur les modalités qui financière, intellectuelle et projet de loi en alléguant réaffirmé qu'il n'était pas les à propos desquelles nous avons pleine et en- la seu permettrontd'atteindreces MÊME syndicale de la mi- qu\u2019il mettait fin selon eux question de rendre unilin- tière compétence constitutionnelle, comme la lan- prepa objectifs.Le procédé est NOrité anglophone en plus au caractère essentielle- gue francophone un hopi- \u2014 que, comme l\u2019école.On s'excite beaucoup là-bas.cl maintenant connu.Après d'un certain nombre ment bilingue du Québec.tal comme le Royal Victo- De plus, tout ce monde-la a assez judicieusement adm un rapide \u2018lip service\u201d aux d'hommes d'affaires fran- Comme on le voit, même ria, mais bien de s'assurer et ostensiblement reconstitué le front général et ura A objectifs, on s'attaque aux cophones, s'oppose même sur les principes, I'unani- qu'un francophone pourra sans faille des ennemis temporairement oubliés al 3 ' outils, aux méthodes.\" à ce que le francais soit dé- mité était loin d'être ac- y être soigné en français.du Québec et des Québécois.Pour nous, cen est fait: Le ministre d Etat au dé- Signé comme langue quise.pas un mince avantage, et les partis d'opposition la veloppement culturel le Officielle; on préférerait les au Québec même se trouvent plus ou moins pi\u201d docteur Camille Laurin, qui \u20acxpressions \u2018\u2019langue cou- \u2014 La langue de \u2014 La langue du confondus avec ce fond de scène hostile, ce qui çilé \u20ac parlait ainsi à l'ouverture 'ânte de l'État\u201d et langue ,, .t il \u2014 les met mal à l\u2019aise, sans qu'ils trouvent pour au- st des travaux de la Commis.commune a toutes les per- l\u2019administration \u2014 ravat tant comment s\u2019en distinguer.I y a assez de \u201d par sion parlementaire de SOnnes résidant au Quê- confusion de ce côté, merci.Il faut dire que nous pe l'Éducation, des Affaires bec\u2019.Le Comité s'oppose Au chapitre de la langue Au chapitre de la langue gagnons sur les deux tableaux possibles: qu\u2019on = tons Culturelles et de I'Educa.aussi a l'article 4 de la loi de l'administration, les cri- du travail, les discussions sache sur quel pied danser, et Trudeau croit le gi tion chargée d'étudier le Qui reconnaît que les tra- tiques ont été nombreuses ont été assez vives.La savoir, ce qui produit les effets susdits; ou bien | Tot projet de loi No 1, savait as- vailleurs ont le droit fon- etbiensouventinjustifiées.Chambre de Commerce de qu\u2019on ne le sache pas, ce qui esttout aus i sez bien ce qui allait se damental d'exercer leurs On semblait faire une lec- la Province de Québec, ap- ri passer.La très grande ma- activités en français.On ture du projet de loi qui le Puyée sur une étude effec- tl a suffi que nous commencions la musique pour ea jorité des groupes franco- accepte bien le droitdetra- rendait beaucoup plus res- tuée par la firme SECOR, que tout ce monde se mette à sauter.C\u2019est le reel \u201cà phones qui se sont présen- Vailler en français mais on trictif qu'il ne l'est en réa- réclame l'abolition de l'ar- du diable.l! y a, savez-vous, un grand principe Si tés devant la Commission ajoute tout de suite: \u2018\u2019à lité.Le ministre Laurinada ticle 37 qui fait obligation a d'action: prendre et garder obstinément l\u2019offen- al ont fait part de leur appui Moins que la nature, la répéter à plusieurs reprises un employeur de faire la sive; poser des actes; décider; agir résolument sur ol presque total au projet de forme ou la taille de l'en- que ce qui n\u2019était pas Preuve à l'Office de la lan- l\u2019histoire.Nos vis-à-vis, dans ces conditions, ont à Po loi en lui reprochant même treprise n'imposent l'em- nommément interdit dans gue francaise que la se démêler dans leur désordre.Ne jamais oublier de ne pas aller assez loin.Ploi d'une autre langue\u201d.la loi est permis et que, par connaissance d'une autre Pierre Vadeboncoeur ~~ Les groupes anglophones, Un autre organisme, La conséquent, il était abusif »\u2014\u2014> en à tr EE 10\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 Un bilan.(suite de la page 9) langue que le français est requise pour occuper un poste.SECOR, qui recommandait des amendements au projet de loi dont le plus important est justement l\u2019abolition de I'Article 37, prévoyait que si ces amendements étaient faits, le Québec perdrait, selon l'étude, 16,000 emplois de moins suite a la mise en application de la loi No 1.La suppression de I'article 37 et aussi celle de I'article 36 (qui prévoit qu\u2019un employeur ne peut rétrograder ou congédier un employé parce qu'il ne parle pas une autre langue que le français) est aussi réclamée par le Board of Trade, le Conseil du Patronat et le Centre des Dirigeants d'Entreprises, qui soutiennent que, par cet article, le gouvernement brimerait le droit de la direction d'une entreprise de la gérer comme elle l'entend.Sur ce chapitre, une voix dissidente est venue se faire entendre: la Chambre de Commerce du district de Montréal, loin de contester les articles 36 et 37, demande certaines modifications pour protéger à la fois les travailleurs francophones et les petites et moyennes entreprises.La Chambre recommande d\u2019obliger les employeurs qui modifient une définition de tâches à cause de changements technologiques ou autres à prouver à l'Office que la tâche redéfinie exige bien la connaissance d\u2019une autre langue que le français, afin de protéger les employés francophones contre certains employeurs qui pourraient confondre technologie et langue.La Chambre recommande également de permettre à une entreprise d'exiger qu'un certain nombre de ses employés connaissent une autre langue que le français au lieu de lier cette connaissance à des postes précis.Ceci pour permettre à des entreprises plus petites qui n\u2019ont pas de définitions de tâches précises comme la Fonction publique ou les firmes multinationales de faire assumer la responsabilité du bilinguisme par un certain nombre d'employés sans pénaliser les autres.\u2014 La langue du commerce et des affaires \u2014 Le chapitre du projet de loi touchant la langue du commerce et des affaires a, lui aussi, été sérieusement critiqué par les représentants des milieux d\u2019affaires.Ils s\u2019en prenaient surtout à l\u2019article 119 qui confère les pouvoirs nécessaires à l'Office pour révoquer les certificats de francisation d'une entreprise, certificats indispensables pour une entreprise qui désirerait non seulement obtenir des subventions, mais aussi conclure toute affaire ou tout contrat avec un organisme public ou parapublic.Le ministre a d\u2019ailleurs indiqué que la version amendée du projet de loi accorderait à toute entreprise qui se sentirait lésée par une décision de l'Office, un droit d'appel dont les modalités ne sont pas encore déterminées.La francisation des sièges sociaux a fait l\u2019objet de discussions assez vives entre certains groupes et les membres de la Commission, mais c'est surtout le rapport d'une mission québécoise, envoyée en Europe à la demande du ministre Laurin, et chargée d'étudier le fonctionnement des entreprises multinationales sur le plan linguistique, qui a retenu l\u2019attention.Cette mission de douze personnes était composée de chefs d'entreprises, dont MM.Pierre Desmarais Il et Brian Mulroney, du directeur de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales et de quelques fonctionnaires de la Régie de la langue française.Le rapport indiquait que bien que l'anglais soit souvent la langue la plus employée chez les cadres supérieurs, \u2018la langue de la majorité linguistique locale occupe toujours une place importante dans le déroulement des activités internes\u201d.Le rapport souligne aussi que \u2018tous les pays reconnaissent parfois très explicitement une ou des langues privilégiées, soit en leur donnant un statut juridique officiel, soit en les élevant au statut de langue d'usage courant parce qu'elles sont largement prépondérantes; et les entreprises se conforment à la volonté nationale telle qu'exprimée par l'Etat ou simplement par l\u2019opinion publique en l'absence de législation\u201d.Le rapport concluait que toute politique visant à augmenter l'usage du français à un siège social doit passer par l'augmentation du nombre de cadres de langue française et demandait de se servir de méthodes incitatives plutôt que coercitives en ce qui a trait aux sièges sociaux.* D'autres dispositions re- - latives aux affaires ont aussi été contestées devant la Commission: celles touchant l'affichage, par exemple, dans lesquelles un groupe n'a pas hésité a voir la \u201cpreuve que les Anglophones n\u2019ont plus leur place au Québec\u201d.Faisant bande a part parmi les représentants des milieux d'affaires, la Chambre de Commerce de la Province de Québec s'est dite d'accord sur cet article.\u2014 La langue d\u2019enseignement \u2014 La bataille s\u2019est menée sur deux fronts pour ce qui est de la langue d\u2019enseignement.|! y avait d'abord ceux qui réclamaient le retour au libre choix de la langue d'enseignement pour tous et ceux qui s'en prenaient au critère retenu par le gouvernement pour l\u2019accès à l'école anglaise, à savoir la fréquentation de l'école anglaise à l'élémentaire par l'un des parents.Le député de L'Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux, croit que le critère retenu causerait certaines injustices et pourrait engendrer de nouvelles formes de discrimination, (comme le soulignait un intervenant: un Grec qui épouse une anglophone peut envoyer ses enfants à l'école anglaise alors que celui qui a épousé une francophone ne le peut pas) et que ce système était très lourd, administrativement parlant.Pour Mme Lavoie-Roux, il serait préférable de déterminer si l'enfant est de langue maternelle anglaise ou non au moyen d'une entrevue devant une équipe de gens compétents.Chez les ministériels, on refuse un tel système parce qu\u2019une entrevue ressemble beaucoup trop à un test linguistique comme ceux que prévoyait la loi 22 et qu'il provoquerait la réouverture de certaines \u2018'classes pirates\u2019 d'anglais comme on les a connues à Saint-Léonard à la rentrée scolaire de 1975.On se porte aussi à la défense du critère choisi par le gouvernement en disant que même s\u2019il n\u2019est pas parfait, il semble le plus juste et le plus facile a appliquer.Quant a la lourdeur administrative et a la difficulté de remplir les formulaires visant à prouver qu'un parent a bel et bien fréquenté l\u2019école anglaise, on fait remarquer que ces formulaires ne sont pas plus compliqués que ceux que doivent remplir, chaque année, les cégépiens s'inscrivant à l'université, et que la réglementation est assez souple pour prévoir les cas où il est impossible de retrouver un dossier scolaire.\u2014 Retour au libre choix \u2014 Mais beaucoup de groupes ne s'arrêtent pas la.lls veulent le retour au libre choix intégral, ce que les ministres Morin et Laurin ont refusé d'envisager.Les représentants des communautés italiennes et grecques ont justifié leur demande du libre choix par la nécessité d'être bilingues en Amérique du Nord et l'impossibilité de le devenir en fréquentant l\u2019école française.Les groupes anglophones avaient un autre point de vue tout à fait différent.Règle générale, on disait que la suppression du libre choix, combinée à d'autres mesures contenues dans la Charte, signifiait la disparition, à plus ou moins long terme, de la communauté anglophone.C'était, notamment, la position des deux plus grands syndicats d\u2019enseignants anglophones: la Provincial Association of Protestant Teachers (PAPT) et la Provincial Association of Catholic Teachers (PACT).It est vrai que le groupe susceptible d'être le plus durement touché par la loi No 1 est celui des enseignants anglophones, qui verront la clientèle de leurs écoles se limiter aux seuls anglophones du Québec au lieu de recevoir l\u2019apport des immigrants.A grand renfort de statistiques, des annonces dans les journaux payées par ces deux syndicats nous prédisent chaque jour l'extinction du groupe anglophone s\u2019il ne reçoit plus l'apport des immigrants.\u2014 La bataille des chiffres \u2014 On a d'ailleurs assisté à une véritable guerre des statistiques.Dans les journaux anglophones d'abord.Dès le 6 avril, William Johnson écrivait dans le Globe and Mail de Toronto que le Livre blanc était basé sur de fausses interprétations du rapport Gendron.L\u2019un des démographes qui ont travaillé pour la Commission Gendron est venu dire à la Commission parlementaire qu'au contraire, le Livre blanc avait très bien interprété les données'et que c'était le Globe and Mail qui était dans l'erreur.Ces démographes étaient venus appuyer, avec des chiffres, les positions du ministre Laurin.Par la suite, il ne se passait pas deux jours sans qu'un organisme ou un autre arrive avec de nouvelles statistiques ou propose une interprétation différente de statistiques déjà connues.Cette bataille des chiffres est loin d\u2019être terminée et comme le meilleur moyen de discréditer des statistiques \u2014 souvenez-vous des comptes économiques \u2014 est d'en apporter d'autres, il est à prévoir que la bataille des chiffres se poursuivra pourencore quelque temps.\u2014 Le français dans les autres provinces \u2014 Dans quelques mémoires présentés devant la Commission, l\u2019on fait remarquer que le libre choix de la langue d\u2019enseignement devrait étre étendu partout au Canada et que le Québec pouvait, sur ce chapitre, faire oeuvre de pionnier.Le Livre blanc fédéral, publié pendant les audiences de la Commission, reprenait ces interprétations.Des groupes sont venus dire à la Commission qu'ils déploraient le traitement fait aux minorités francophones des autres provinces mais que le Québec ne devait pas, pour autant, faire subir la même chose à sa minorité anglophone.Le ministre Laurin a répondu que, Charte du français ou pas, aucune minorité française ne jouissait d'un réseau d'institutions sociales et scolaires aussi étendu que la minorité anglophone du Québec et que le libre choix ne pourrait, en pratique, être étendu en dehors du Québec.D'autre part, nous avons appris que l\u2019article 52 du projet de loi (qui accorde l\u2019accès à l\u2019école anglaise aux seuls résidents anglophones du Québec et qui ne permet pas aux anglophones des autres provinces de fréquenter l\u2019école anglaise) ne sera: pas modifié.Le gouvernement se réserverait cependant le pouvoir de conclure des ententes de réciprocité avec les autres provinces si le besoin s'en faisait sentir.L'article 172, qui affirme la primauté de la Charte du français sur celle des Droits et Libertés de la personne, serait, cependant, aboli à moins qu'on ne réussisse, in extremis, à trouver une formule qui permettrait de mettre les deux Chartes sur le même pied.\u2014 Ceux qui approuvent la charte \u2014 La très grande majorité des groupes francophones qui se sont présentés devant la Commission se sont dits d'accord avec le gouvernement sur le projet de loi, soulignant, comme la FTQ, que la question du français au Québec en est une de justice sociale.Un assez grand nombre d\u2019entre eux ont, cependant, tenu a souligner que le projet de loi n'allait pas toujours assez loin et que s'ils accueillaient favorablement la Charte, il fallait s'assurer que le gouvernement ne reculerait pas.\u2014 L\u2019Opposition \u2014 Une chose ressort clairement des séances de la Commission: les partis de I'opposition n'ont pas de position commune sur la question linguistique.Chez les Libéraux, on retrouvait un John Ciaccia, partisan du libre choix, un Fernand Lalonde qui défendait encore la loi 22, et Mme Lavoie-Roux qui conteste certains points précis de la Charte, en particulier la cri- tere d'admissibilité a l\u2019école anglaise.Il y a, néanmoins, une unanimité autour d'un point: on votera contre la Charte pour une raison ou pour une autre.Du côté de l'Union Nationale, la situation est encore moins claire.On est carrément assis entre deux chaises quand on n'est pas tout simplement \u2018mêlé\u2019.Il y a Bill Shaw, député de Pointe-Claire et partisan inconditionnel du libre choix, qui est gênant comme un mal de dents pour les autres membres du caucus, gue l'on croit assez favorables au projet de loi.On ne sait pas exactement ou se situe le chef de l'UN, M.Biron, lequel, d'un côté, qualifie les positions de la Société St- Jean-Baptiste de \u2018\u2018revanchardes\u201d et, d'autre part, s'en prend aux \u2018\u2019extrémistes anglophones\u2019.Visiblement, l'UN ne s\u2019est pas encore branchée sur la question linguistique.En terminant, il faut souligner le travail remarquable du président de la Commission, M.Jean-Guy Cardinal, qui, dans des circonstances parfois fort difficiles, a réussi à maintenir une atmosphère de sérieux et de sérénité que l'on ne retrouve pas toujours à l'Assemblée Nationale.© Con goal ne fat lement pro doit de 1 des sue ( de, dans | verlure el el imply poligue Parti, || au! fau être à san, surtou de l'opgesi ait aucune fasse une ¢ sion ge fi Canada.Te pros de Jr trand, dépu Vanier, pour sapprobato sujelde a adople de de la Cham sion du dé fantin dont! àlaveiled Naledu Can de l'Assem du Quebee Siledépu le seul mini la Chambr Drotestati Qnie detou looosti fon, n'es Sêtetoux tii Étenemen Monde à y SON prof Simple\" q Parlin, Guy Ba] Ja sûr Om | Ura : LIE Puig Hon te Blt gy il BS Qn an \u201d = parEnCe de y NT ee wl er oa TO PooRRAIS 2 40 fong Al .DRE AU VILAGE 1 Pa : fil ET MEN ACHETER JE VAIS TEXPUQUER wing UNE BATE / CALMEMENT POUR pports ne - À CENTIÉ : differents - re 5 A TIEME FoIs ie, gr mel i = ® Pr NE 5 ion y > qe on FE a de boisesà nie (TEE it effet de el des ma- > 3 Qui bou nent le sol 3 BS Winere 3 = La come By = nn dorqure & +=) ins joue p HS Je premier =2 uluimme = Je gaudes eres, 13 50 ung bance î rdure des x met eg ; fer ure 311 14 ion de à A 14 à .tt LE 5, fp saumon RIT N S D leurs po Ni E a aise | oF \\\\ Gus je de vase Ÿ 3 sti © 1 iments SU | N Spe 4 \u2018 RY ed N JN NS - ; 418 5E on) NY njoue fe } ÊtE NR s écran à ELA 9 NX ; gl imide St 4 Nl SNH heat AL 3 2 \\- pest A lia iN NN in 2 = si oe i ET CEST Bi {conse NY.eos r 4 a iH ET CEST BIEN LA DERNIÈRE Fois lo?8 Voy, JE TEMHMENE AVEC Moi EN 4 por i j AGE AUTOUR DU MONDE.es boisés | 3 ©, je come : 3 g BLA BA pi , AN ; § \u201c BLA! 2 aE - ses dd = ee | : le Hr 5 a 50 = \"ASE be qed?fo =) ( ies © > fs ment = deen.= it » Çû Ç 5 f a oe a i ë v/ gr vie les aus © =5 gl sb?JE ax À] = 7 ca .28\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 ACAI! CLIC CIC CCC CA CICA I IC ICICI ICCC CIC ICIC ICT Loe Tom ao Ici SOUOAOANDAOSDODODNOODOoODOODOOOODODOODOocOoODoOOË.oadadydhdscach daca cacadhdaey OCICS CI COCCI LICCICIC dooodcee Ts} ain lis l'ote | aie | ais | vbs | eds | te] vds \u2018aie aie | vie | ais aie | ain CCCI CCCI IC ICICIC CIC CCI CCCI CI CIC CI Cac) Qooooodcacdaach deh 2525250525252 oocadacady ICI CCICICCICACT cicymercschcSeSr CSHICIEICICICAC ICICLE EICICICIEICIET I.aC IC3ICICICICII peondocooneSer coc 0 1 GH A nd O ru CG nd H 1 A CH A QUEBEC, TOUS LES P\u2019TITS PLUS LOEWS LE CONCORDE ~ A PARTIR DE °32.% (PERSONNE SEULE) Chambres extra-spacieuses avec deux frigo et télé-couleur PLUS climatisation PLUS le seul restaurant rotatif en PLUS des bars qui vous invitent à la détente.PLUS le célèbre Charolais ouvert jusqu'à trois heures du matin pour apaiser la fringale des co PLUS ie non moins célèbre Cabaret- PLUS une piscine extérieure .PLUS des boutiques attrayantes PLUS un gymnase.chauffee PLUS un service impeccable.PLUS un emplacement en bordure des Plaines d Abraham, avec vue grandiose sur le fleuve St- a deux pas du Parlement et des Fort Vraiment l'hôtel numéro un de Québec.POUR AUSSI PEU QUE $32.00 (personne seule) (2 personnes: $38.00) Comparez! Le Concorde les domine tous tant pour le luxe que pour les prix SPECIAL WEEK-END - $14.00 par jour par personne chambre double min 2 nuits.selon disponibilité Lows| e L'hôtel des p'tits plus! Place Montcalm Quebec GIR 4W Tel.\u201c5 647-2222 2530 AA i= =z DU lits doubles.individuelle.ville uche-tard Disco.extraordinaire Laurent.ifications.Le IF - dtenee me a ED EEE A Tel NE aTa Yb aVel NI Valle] - v v v = \"sur - La cuisine régionale a la Maison du Québec par Roch Cété J'y ai bien mis les pieds il y a dix ans, mais j'avais un peu, depuis ce temps, oublié son existence: je veux parler de l'Expo, devenue Terre des Hommes où l\u2019on trouve encore un certain nombre de pavillons natio- 5412 Côte des Neiges 735-3623 .naux mais surtout de l\u2019animation culturelle et touris- , SYMPOSI UM .incomparable.comme la Gréce Ouvert de 18.00 à 3.00 Table d'hôte: $5.95 et $6.95 de } 8.00 à 20.00 sauf le samedi Spécialités Grecques Orchestre et Bouzouki Q Souper dansant quelques heures en Grèce.parmi nous, des moments inoubliables.pour tous.RRRERRRRRRERIRRARIRI (TTR CLIT 60 spécialités de cuisine classique portugaise Fruits de mer vivants, poisson frais, viande rouge et volaille fraiches.FADOS, GUITARES, FOLKLORE ET DANSE TOUS LES SOIRS « Avec desartistes portugais reputés directement du Portugal via T.A.P On offre à tous les couples, chaque soir, une petite céramique portugaise ou le disque (Une nuit au Solmar).Stationnement gratuit Toutes cartes de crédit acceptées Repas d'affaires - Air climatisé - Sud-est de l'avenue des Pins Maria Rodrigues en vedette jusqu\u2019au 30 Juin La fn Ed Ki l Rah Qaurent.by JA 8 J wi Me Ed tique comme celle que fait la Maison du Québec située dans ce qui fut le pavillon de la Suisse.Pendant tout l'été la Maison du Québec consacrera une semaine par région, semaine au cours de laquelle on pourra assister à des spectacles régionaux et goûter à la cuisine des diverses régions du Québec au restaurant du pavillon.C'est à ce restaurant que j'ai dîné mardi de cette semaine à l\u2019occasion de la semaine du Saguenay- Lac-Saint-Jean (on devrait dire Lac Saint-Jean, tout simplement, et c'est un Sa- guenéen qui le dit).A ma grande surprise, on faisait la queue à la porte du restaurant, moi qui croyais qu'en ce début de semaine, le terrain de l'expo ne regorgerait pas de monde.Il y va plus de monde qu\u2019on pense! Ce midi-là, le restaurant du Québec offrait, en plus de sa carte habituelle qui fait honneur à certains plats traditionnels (cretons, tête fromagée, fèves au lard, blé d'Inde, soupe aux pois, aux gour- ganes, tourtière, jambon à l\u2019érable, gibelotte, tarte au sucre, etc) une \u2018\u2019cipaille de Roberval\u2019.A Roberval, si je ne me trompe, on dirait plutôt une tourtière.C'était présenté sous forme de \u201c\u2018pâté\u2019\u2019 individuel dans des assiettes en aluminium d\u2019un pouce de profondeur, détail qui vaut d'être mentionné car la vraie tourtière du Lac Saint-Jean se fait dans de grands chaudrons, ce qui contribue à son goût typique.En restauration, il faut recourir à d\u2019autres méthodes de présentation et je trouve que la maison du Québec s'en est malgré tout bien tirée avec sa \u2018\u2018ci- paille\u201d, car elle avait une bonne croûte consistante malgré la taille du plat et elle se rapprochait, comme goût, de ce qu'on peut manger dans les familles du Lac Saint-Jean.En un mot, c'était réussi.D'autant plus que j'avais l'appétit spécialement aiguisé par 35 minutes d'attente (service plutôt mauvais)! Quant au prix, $7.50 (soupe mais pas de dessert) c'est un peu élevé pour un plat certes original mais qui n\u2019entraîne aucune dépense somptuaire, si je ne m'abuse.Ce qui n'a pas gâché mon diner, ce fut par la suite une petite trouvaille que j'ai faite pendant la présentation de la semaine du Saguenay Lac Saint- Jean.On y offrait bien sûr de la tarte aux bleuets et du vin de bleuets mais j'y ai fait la découverte d'un vin de patate, oui, un vin de patate, fabriqué à Saint- Ambroise et qui vous avait un de ces délicats parfums de fleur des champs, urie vraie révélation.De goût de patate, aucun! Plutôt un parfum qui se rapprocherait du miel ou du cidre, quelque chose de champêtre et de délicat à la fois.On devrait mettre ce vintoutde suite dans le commerce.II parait qu'on peut en boire au festival de la patate de Saint-Ambroiser au mois d'août.A ne pas manquer! 1977 \u201cLa galerie Signal, 4545, rue St-Denis vous invite à l'exposition des artistes de la galerie Amos Eno de New York: Elizabeth Ayer.Elliott Barowitz, Eva Bouzard, Nancy Lee, Sidoni Constancé Dodge, Diane Fitzgerald, Donna Fried, Suellen Glashaus- ser.Edith Harter, Madeleine Kaufman, Dennis Lick.Hedy O'Beil.Phillip Orenstein, Judith Oatrowitz.Anthony Pal- mieri.Jose Pressan, Audrey Rogow, Joyce Sills, Oscar Trugler.Marjorie Wuiss.David Meehan, du 9 au 27 juillet Heures d'ouverture: lundi au vendredi.de 9 a 18 heures.samedi et dimanche, de 13 à 17 heures.\u201d rE pra Je ouf nail conf | 0 sn dan \u2014 a \u2014\u2014 \u2014\u2014r\u2014 a À \u2014\u2014\u2014\u2014 ll E nl faut 8S mêtho- lo et je Jaison du t Malye EC Sa \"Ch avait une onsistente du pl el il comme Jon peut 5 lamiles an.En un i D'autant ; l'apoëlit guise par ente (ser is) Quant Jupe mais estun peu Jat certes n'entraine 8 somp- abuse, 35 gâché ut par trouvals andant là à semaine ag Sail en sf els etdu sjyalfl un vin 88 in de p& à Saint jous al 5 parts ps, U8 pgpilde plu ; foché- , cire cape: jai OA aioe?yee Len hole paie de au noi para LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u201429 D b A7 à à à ME F0 Su sv v v - - \u201cDB vt chronigue de météo transcendantale par le professeur Nimbus Jean-Luc, le gars qui sourit méme aux toilettes et même quand il dort, va maintenant sauver la confédération après avoir mené la lutte victorieuse que l'on sait contre les méchants monstres de l'inflation.On souhaite a Jean-Luc un succès au moins égal dans sa nouvelle et exaltante mission.Jean-Luc va donc parcourir le pays pour aider les groupes, les gangs, les associations de malfaiteurs et autres bonnes oeuvres qui veulent sauver la confédération mais qui ne savent pas trop comment faire.\u201cOn va étre comme un entonnoir\u201d a dit le JeanLuc, au cas où du monde aurait pensé que la nouvelle commission ferait le tour\u2019 du pays un pot de chambre à la main.Non, ce sera un entonnoir! Un entonnoir, ça filtre mieux, surtout qu'il s'en vend avec justement une fine passoire pour arrêter les impuretés.Quand j'étais petit, la fine passoire, on n'en avait pas besoin.On mettait l'entonnoir dans le goulot d'une bouteille et à quatre on pouvait voir monter le pipi assez vite.Mais I'entonnoir de la - confédération, si on ne lui met pas de filtre, risque de laisser passer pas mal de grosses affaires.C'est plein de polissons a Terre-Neuve et a Calgary qui ne se géne- ront pas pour dire a Smily Jean-Luc que le Québec, ils se le mettent où on pense.Des plans pour boucher l'entonnoir un peu vite! C\u2019est écrit tous les jours, toutes les semaines dans la presse canadian que le Québec, ils en ont jusque là et que s'il veut s'en aller, bon débarras! Mais qu'on le laisse pas partir sans lui faire quelques petites vacheries, écrivait en noir sur blanc la derniere livraison du Maclean.Si elle voulait bien étre un peu réaliste, c'est pas avec un entonnoir qu'elle devrait partir, la nouvelle commission à Jean-Luc, mais avec un camion de ramassage de poubelles.Le camion de la confédération, avec Smily Jean-Luc au volant! DES Livraison immédiate _ Automobiles // VAS INes * Certains équipements montrés sur la photo sont optionnels.2 mme RENAULT 5L 1977 POUR $3,495.00*! (pneus Michelin et antirouille inclus) financement bancaire sur les lieux oitures de Courtoisie gratuites NII RenaultVille Marie inc.Mais non, ce sera un entonnoir.On va voir couler dans la bouteille seulement le beau jus, les belles affaires gentilles qui vont faire plaisir a tout le monde.On va nous proposer la bonne entente, deux langues officielles et peut-être bien, si on a de la chance, la tète de Smily Jean-Luc sur les cinq cennes plutôt que celle de la reine.Manquerait plus qu'une chose: que la commission n'ait jamais le temps de finir son rapport et qu'on demande à Jean-Louis Gagnon d'en sortir quelque chose.On n\u2019a pas fini de rigoler, comme disait l\u2019autre.\u201cConfederationis fun\u201d.Une fanfare \u2014 Tout ça suppose que la commission à Jean-Luc se trouve d'abord un représentant au Québec, car actuellement il n'y a personne.C'est tout un pro- bleme.Claude Ryan, lui, après avoir bien pesé le pour et le contre pour en extraire la vérité pure, pense qu'il faudrait au moins trois représentants pour le Québec au nouveau machin de Jean-Luc.On pourrait donc y nommer Yves Ryan, Claude Ryan et madame.Ca fait trois.Mais le problème, c'est que Jean-Luc en veut seulement un.Fauttomber sur le bon.Actuellement, parmi les personnalités disponibles, on compte Jérôme Choquette, Claude Wagner, Yvon Dupuis, Jean Béliveau, Ben Payeur, Roger Baulu et Pierre Sévi- gny.Comment choisir l'un sans choquer l'autre?Jean-Luc, qui est le charme et la délicatesse incarnés, ne voudrait froisser personne.Reste une solution: les regrouper en club et les prendre tous comme un seul homme.Comme une fanfare! On pourrait leur faire siffler tous ensemble \u201cle pont de la rivière Kwai\u201d et les ballader à travers le pays avec un entonnoir sur la tête.Jean-Luc dirigerait le bal, se servant de son entonnoir comme clairon.Une fanfare pour sauver la confédération, voilà déjà une bonne idée pour la commission à Jean-Luc.On dira après que LE JOUR n\u2019a jamais rien fait pour la confédération! Le concessionnaire Renault des Québecois 2230, rue VIAU (Entre Ontario et Hochelaga) METRO VIAU RENAULT 254-9971 LA LUCARNE CHEF DE CUISINE PROPRIÉTAIRE Pierre Lévêque 1030 OUEST RUE LAURIER OUTREMONT, QUÉ.279-7355 Université de Montréal Faculté des sciences de l\u2019éducation Certificat en andragogie Ce programme est centré sur la relation d\u2019aide éducative auprès des adultes en situation d'apprentissage et il s'adresse aux praticiens de l'éducation des adultes (professeurs, responsables de groupes d'éducation populaire, etc.).Il comporte 30 crédits de cours auxquels les candidats ne peuvent s'inscrire qu\u2019à temps partiel.Conditions d\u2019admission \u2014 Faire la preuve d'une préparation suffisante pour entreprendre les études de ce certificat; \u2014 justifier d'au moins une année de travail à temps plein (ou de l\u2019équivalent) auprès d'adultes en situation d'apprentissage; \u2014 être âgé d\u2019au moins 23 ans.Début des cours Trimestre d'automne,-septembre 1977.Les formulaires de demande d'admission sont disponibles au secrétariat de la Faculté des sciences de l'éducation, pavillon Jésus-Marie (90, avenue Vincent d'Indy), bureau B-325, Montréal.Its doivent parvenir avant le 1er août 1977 à: Monsieur Michel Millette Adjoint au vice-doyen (admissions) Faculté des sciences de l'éducation Université de Montréal C.P.6203, succursale A Montréal.Québec H3C 3T3 Il existe quelques précédents à la remarquable et très saisissante enquête qu'a effectuée Henry Aubin, journaliste à La Gazette, pour découvrir quels sont Les vrais propriétaires de Montréal.En 1972 en effet, Keith Blogg et Paul Smith, du London Evening News, publiaient une enquête du même genre, appliquée à la capitale britannique, \u2018So who owns London?\u201d En 1973, Ralph Nader analysait les politiques et les pratiques en matière \u201c d'exploitation immobilière des propriétaires de l'Etat de Californie.Et ces structures du pouvoir immobilier, ou du pouvoir tout court, Donald Gutstein, en 1975, les montrait a I'oeuvre au moment de la grande période d'expansion de Vancouver.Qui détient ce pouvoir à Montréal?s'est donc demandé Henry Aubin.A Montréal, \u2018deuxième ville française au monde\u201d qui a en fait perdu en moins de quinze années presque tout cachet distinctif avec une bonne partie de son identité.A Montréal, cité devenue, par la grâce de promoteurs immobiliers qui ont décidé à distance de son \u2018développement\u2019, un centre cosmopolite aussi rentable qu'impersonnel.Qui donc est responsable du bulldozage du passé de la ville et de cette érection sur ses ruines - souvent aussi sur de riches terres arables - de blocs géants et anonymes de verre et de béton, d'assez hideux centres d'achats, de machines à loger qui ressemblent à de vastes prisons à la place des quartiers, des maisons, des jardins d\u2019une ville humaine?si vik Sous le règne de Jean Drapeau Montreal est a tout le monde sauf aux Mont realais par Alain Pontaut Le tapis du valet Souvenez-vous de ce manoir victorien qu'on ap- pelaitla Maison Van Horne, que tous les rapports de la Commission des biens culturels et de M.Lapalme demandaient au gouvernement de conserver et allez voir au 1155 ouest de la rue Sherbrooke le bocal de vingt étages qui l\u2019a remplacé et qui ressemble trait pour trait à cent autres bocaux érigés aux quatre coins du monde.J'étais il y a peu chez des amis, propriétaires près de Québec d\u2019une maison vieille de 150 ans.qu'ils ne sauveront pas de la démolition parce que la cimenterie (Lafarge) voisine a besoin d'une route droite pour la circulation de ses camions.Expansion ou nivelage?Barbarie ou fatalité du \u2018\u2019progrès\u2019'?En ce qui concerne Montréal, où sont les responsables, se demande donc Henry Aubin?\u2018Qui prend les décisions-clés ?Quels intérêts l'Hôtel de Ville sert-il au juste?Bien que le maire Drapeau paraisse aux yeux d'un grand nombre de Montréalais comme le maître d'une politique de grandeur (la grandeur du désastre\u2026), il n\u2019est en fait, si on replace les événements dans un eontexte plus global, qu'un catalyseur de seconde importance, un simple valet qui déroule le tapis rouge.La question est de savoir pour qui il déroule ce tapis.\u201d .Cade Ut, Les pays propriétaires Or, si poussée qu'ait été l'enquête menée par le journaliste, elle ne l\u2019a généralement pas conduit jusqu'aux vraies têtes dirigeantes mais seulement aux prête-noms, aux architectes ou aux gérants locaux, muets ou ignorants de l\u2019identité du vrai propriétaire.Ce qui est sûr, c'est que la véritable structure du pouvoir immobilier dans Montréal est à peu près entièrement étrangère, le seul Complexe Desjardins étant, dans ce vaste ensemble, une propriété québécoise.Ce qu\u2019on apprend, c'est que le Port-Royal, I'Aster de Brossard, la Régence, la Tour dela Bourse ou le Port de Mer de Longueuil appartiennent a des multinationales a prédominance italienne, le Confederation Bloc, le Drummond Court, le Mountain Place ou I'Embassy Terrace a des compagnies allemandes, le Boulevard le 4900 Cote Saint-Luc ou le 4300 Maisonneuve a \u201cla mystérieuse filière du Lichtenstein\u201d, le 2001 à la Belgique, qui avait besoin de colonies d'un autre ordre après la perte du Congo, d'autres aux Etats-Unis, à l'Angleterre, à la France (ciments Lafarge, Crédit foncier franco-canadien, Club Méditerranée, dont les propriétaires contrôlent une grande partie des centres commerciaux de banlieue), quelques-uns au Canada ou aux Bronfman, d'autres aux families Agnellis et Spino, qui se partagent des contrats gouvernementaux de plus de $400 millions, d'autres enfin au Vatican, \u201cle premier propriétaire foncier privé de l'île de Montréal par le biais des organismes religieux qui y sont rattachés (plus de 1,100 hectares)\".La fraude des capitaux Cette ruée des capitaux étrangers sur Montréal, en faisant de la métropole un terrain de chasse ouvert sans limite à une spéculation parfaitement indifférente à la population et aux intérêts locaux, a si bien fait grimper le prix des biens fonciers que, souvent, ils ne sont plus accessibles aux Montréalais.Elle a imposé à la ville un visage standardisé en ravageant celui dont l'histoire l'avait patiemment dotée.Elle a donné à ces capitaux étrangers la possibilité de tarir les sources de crédit des institutions financières locales, puisque ces compagnies étrangères exportent leurs bénéfices et épuisent l'argent du pays.\u2018Des capitaux importants passent régulièrement en fraude les frontières de l\u2019Europe et, une fois \u201cblanchis\u2019\u2019, ils sont investis à Montréal; les profits de ces investissements sortent de ce pays vers I'Europe et d'autres pays comme l'Afrique du Sud.\u201d Cette mainmise étrangère a creusé le fossé entre locataires et propriétaires, ceux-ci gérant de l'extérieur des immeubles-caser- nes bien plus rentables que des maisons moyennes.Elle a permis à ces capitaux de contrôler dumême coup le marché des matériaux de construction - verre, Ci- ob ¢ ment, acier, etc.- en réduisant considérabtement la compétition locale.Elie a entrainé enfin un gaspillage énorme des ressources énergétiques.Un voleur sans visage \u201cCe que ce livre raconte essentiellement, écrit Henry Aubin, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019une communauté qui ne dirige plus sa propre croissance.Les citoyens de Montréal ont été spoliés de leur propre ville dont ils ne connaissent d'ailleurs même pas l'identité des vrais propriétaires.En somme, la métropole est modelée par des sociétés anonymes, à la fois absentéistes et irresponsables.\u201d On comprend mieux, à la lumière de cette enquête, l'importance de la lutte des comités de citoyens ou la nécessité d'un parti municipal opposé à une administration Drapeau appelant sur sa ville à tous les coins de l'Europe la venue d'investissements à ce point salutaires! C\u2019est en effet l'Europe, devenue le principal prêteur de nos administrations publiques, qui a pris la grosse part de ce gâteau, rendant d'\u2019ailleurs après coup assez plaisante l'affirmation selon laquelle les affaires sont condamnées à se faire en anglais à Montréal, vitle majoritairement francophone et qui se révèle être la propriété d'intérêts belges, italiens, français, suisses ou allemands.On regrette que l\u2019auteur de ce dossier si révélateur sur Les vrais propriétaires de Montréal n'ait pas souhaité tenter, au moins dans ce livre-là, l'étude des relations qui existent entre l\u2019entreprise privée et les gouvernements.Ceci, dans les dernières années, eût sans doute largement expliqué cela: cette mainmise\u2019 étrangère sans contrainte, cette maxi-rentabilité, ce saccage.On laisse aussi à l\u2019auteur la responsabilité d\u2019une de ses conclusions selon laquelle \"l'indépendance du Québec ne ferait qu'engendrer une plus grande dépendance à l'égard des autres pays et des capitaux dont ils disposent.\u2018Montréal et le Québec encore plus dépendants qu'aujourd'hui?Qu'est-ce que ça serait! Henry Aubin, Les vrais propriétaires de Montréal, 470 pages, Editions l'Etincelie, Montréal, 1977.= Haat ailes pl ESHA fi fla ETES QUE wisdom Aus, à a jt he Ximenia énlisont papas ge bm any me mais ant no bre my #n dirt Hil pay Ge c iil Brent, \u20ac LER # vid fost [ fall Fey Hy, ibd MI / £ re.\u2014_\u2014 CD BE = = = = = ot iy, \" Gai.des TESSOge.JUS, \u2018Sans [ | ivre Ione LU êcr vet lhigig Ungule gyi ne propre ro Cojens de #le polis e Île don ls ne | d'aileurs identité dès letaires.En Nétopdle | des sociétés: la fois absen- esponsables d meu.3 elle enquêtes de la lute des Moyens ou au In part mun 3 Une 20m apéau appes Te a tous less Tope [4 venue ments à de ras! Cest en, p, devenue là leur de no ns publiques, posse po endant d'ai coup asset Hirmalion sè Jos affaires nies assfane] nial.8 nent franco: sorbets ints Er français SU and à Qué l'autesf rs eT pp als MA ju des 1e tnt en pie à ke ah \" met sara 5 qo aie pie 50 [ oti?LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u201431 ~ >.ream ® of *» 4 \u2014 PIERRE PERRAULT GÉLIVURES ÉDITIONS DE L'HEXAGONE Il parait que les lichens sont les plus anciennes choses vivantes sur la terre.S'il fallait comparer les poèmes que Pierre Perrault nous donne à lire dans Gélivures, avec quelque chose, je les comparerais justement avec des lichens, dont ils ont la forme, qui ne frappe pas d'emblée, mais qui marque à lalongue, une forme encore un peu informe mais qui peu à peu, devant nos yeux, prend forme, impose une matière enfin durable.Mais il vaudrait peut-être mieux comparer ces poèmes avec ce dont ils parlent le plus souvent, c'est-à-dire l'Hiver, avec ses \u2018\u2018neigeries\u2019\u2019, ses \u2018\u2019froiduretés\u2019\u2019 et le pays qu'il est (comme dit Vi- gneault) et que Perrault explore et nomme, à la fin du recueil, \u2018Cornouailles\u2019\u2019 \u2014 peut-être à cause de la majestueuse sonorité du mot, peut-être aussi en mémoire des Celtes dont ce fut l'un des pays, l'un des pieds à terre, et qui hantent encore ces très nordiques poèmes.\u201cSaison sauvage\u2019 entre toutes, comme dirait Marcel Bélanger dans un recueil du méme nom mais qui n'a rien de sauvage, l'hiver de Perrault n'est pas seulement une saison, mais le temps, qui depuis toujours et à jamais n\u2019en finit plus de passer, et ne } commence jamais, et n'est | pas encore, donc, une'station, un lieu, une contrée habitable, un pays, mais tout au plus une piste, pas encore (comble de la solitude) tracée.Son hiver est une sorte de défi, de y| QUerre, froide et d'usure, contre les éléments, les choses, les cours d'eau, le bois, le roc, la glace, et contre les garnements qui prétendent les maîtriser \u2014 ceux de la Consolidated Paper et tutti quanti.Les neiges, ce sont celles d'antan, dont on se souvient, sans plus, à la fois comme d'un espoir et comme d'un drame, cependant évanouis; et celles d'au- jourd\u2019hui, qui ne sont ni les mêmes ni neuves, également porteuses de souvenirs et de projets, habitables de la méme maniére (et non de la méme manière) qu'hier et que demain, c'est-à-dire par les morts dont elles forment les linceuls et par les vivants qui en font des igloos.Car les vivants par excellence, chez Perrault, ce sont les gens du grand Nord, des régions sauvages, \u2018des nunataks et des savanes calcicoles, où poussent tant bien que mal les saxifrages, les kalmias et les mirikas, que je serais du reste bien en peine de vous décrire, mais dont on peut au moins affirmer qu\u2019elles croissent dans les espaces extrèmes, limitrophes, où l\u2019on n'a jamais d'autre choix que de risquer sa vie.C'est ce que fait Perrault, dans sa poésie, que l'Hiver n'épargne pas non plus, contre lequel il lutte, et par lequel il lutte, et grâce auquel il lutte \u2014 en fin de compte, pour lequel il lutte.Car cet Hiver, c'est notre vie à tous, promise et compromise, gélivée.Une gélivure est une fissure provoquée par le gel dans le bois, dans la pierre.Nous voici, dans ces poèmes qui sont aussi des gélivures (et leur contraire), plongés, ancrés, séquestrés dans les La beauté des lichens et des linaigrettes Gelivures, de Pierre Perrault par Francois Hébert \u2018dépendances du gel\u201d: le gel du temps qui nous fige dans ses formes comme des papillons dans des presse-papier, assigne à chacun son propre cube, sa solitude; le gel de l'espace dans lequel nous nous déplaçons comme des lemmings vers lameret la mort, continuellement, d'un cube à l\u2019autre, séparés de nous-mêmes, en quête de ce que nous fûmes, comme des mammouths pris dans la glace et qui nous supplieraient de les ressusciter; bref.en quête d'une parole de tous les temps, traversant les lézardes et les murs, les crevasses et les terres qui nous séparent les uns des autres.Les neiges dont il est ici question sont-elles autre chose que l'expression unifiée, à la fois réelle et métaphorique, d'oppressions de divers ordres, et contre lesquelles Perrault, dont le ton est souvent révolté, comme après lui son lecteur, s'insurge?Tous les poèmes du recueil sont cependant des sortes de gélivures à l\u2019envers, dans la mesure où, en assumant le tragique, ils le chantent et le dépassent, et comblent pour ainsi dire les interstices entre les êtres, ou taillent dans les matières gelées des lieux habitables, comme ces lichens surgis d'un sol fendu avec lesquels il faut \u2018\u2018négocier une alliance fragile\u2019: oeuvrer \u2018\u2018jusqu\u2019à la libération des terres neuves dans la splendeur des haches sifflantes et mordantes et probantes en sorte que nos blessures changent d'allégeance et de fleuve\u201d.J'ai parlé de poèmes; en fait, il s'agit d'un seul poème, fait de morceaux, les uns brefs, les autres plus longs \u2014 d'un grand poème épique, mythique (et parfois explicitement politique, ne craignant pas de nommer une crapule, une crapule, et Durham, Durham), à la gloire de l'homme d\u2019ici comme d'\u2019ailleurs, c'est-à-dire de l'homme très profondément d'ici, conscient de ses multiples racines et paysages.Cette fascination de l'héritage est probablement l'un des aspects les plus intéressants de la poésie de Perrault, qui nous transporte au-delà de nous-même, dans le temps, jusque d'où nous venons, comme de fil en aiguille, des neiges aux lichens, des pierres à la préhistoire, des amérindiens aux colons, et de nos parents jusqu'à nous, et de nos paroles jusqu\u2019à ceux qui les écoutent \u2014 jusqu'à l'Iindépen- dance: \u2018je deviens le père de mes songes orphelins\u201d Pour aller plus loin, Per- rault renoue avec la tradition, comme un arbre avec ses racines fait des feuilles.Avec la tradition littéraire aussi: d\u2019où nombre de citations et d'emprunts, d\u2019affinités avec un Pierre Morency, avec un Miron, un Brault, un Giguere, un Paul-Marie Lapointe, avec Rina Lasnier, et avec nombre d'autres, connus ou non.Sa poésie leur doit beaucoup, prend à chacun quelque chose (c'est son droit: la poésie donne) et lui offre en retour.sa poésie, quia un ton unique, fait de registres différents, complémentaires, comme un chant à plusieurs voix (quelques-uns, cependant, »\u2014> Et l\u2019enfance nous apparut ainsi qu\u2019 ultime recours par Claude Lagadec Ce livre peut déplaire à certains, et ceux d'entre nous qui aiment se plaindre du fait qu'il n\u2019y a pas de philosophie québécoise y trouveront matière à espérer pouvoir bientôt se plaindre du fait qu\u2019il yen a une.C\u2019est un livre de philosophie qui parle d'enfance, de jouissance et de mort.Annie Leclerc avait bien vu dans Epousailles que le philosophe est un jouisseur qui se dédit.Nos deux auteurs sont des jouisseurs qui se dédisent un peu, en sorte qu'avec eux la philosophie cesse d'être ce qu'on nous avait dit, à savoir l'apprentissage de la sagesse, pour devenir l\u2019art des rencontres et des passions qui rendent la sagesse inutile.Nous n'avions pas l\u2019habitude, au Québec tout au moins, de textes théoriques qui ne se réclament pas d\u2019un auteur ou d'un maître à penser ou à dénoncer.Pourtant ce texte est sans maître apparent, et ni Freud, ni Marx ni Bouddha n'y traînent leur savates.Il y a bien, ici et là, le docteur Faust qui sert de modèle à temps partiel, et puis aussi le cher Oedipe, non pas celui des réducteurs de tête mais le véritable Oedipe parricide ense- menceur de sa mère.Mais pour l'essentiel ce discours est sans modèle et sans précédent.C'est assez nouveau dans notre littérature que cette pensée sans excuse qui semble avoir réellement quelque chose à dire.Amours interlopes Ce livre est aussi de poésie, donc improbable.Il y a là tant d'intelligence, de cruauté, de tendresse, d'angoisse, d'intotérance et de bonheurs d'expression que lé coeur à la fin rend les armes et n'y voit plus que l\u2019expression d'un bonheur.Le point de départ est le \u201cnarcissisme encore hésitant\u2019 d\u2019adolescents livrés en pâture au prêtre douceâtre et cas- treur décrit dans un éx- traordinaire portrait: \u2018C\u2019est là que je pris goût aux choses avortées, aux échecs, aux faillites\u201d \u2018Oh, quel plaisir est le mien! J'aurais donné ma vie pour eux, cloué sur la croix de leurs corps tant désirés\u2019 \u2014 \u201cJ\u2019avait le goût du sacrifice et du dévouement, mon âme était bien maternelle\u201d.Jusqu'à l\u2019excès triomphant du narcissisme accompli et l'éclatement glorieux du corps, ce lieu commun.Toutes les amours sont interlopes (équivoques, suspectes) car nécessairement asociales et amorales.Les amants sont seuls au monde parce qu'ils le réinventent à leur seul usage, et si nulle société n\u2019a jamais vraiment réussi à domestiquer Eros, aucune n'a pu s'abstenir de le tenter: entre le pouvoir et le plaisir, l'opposition et l\u2019incompréhension sont totales et nécessaires, et la sujétion réciproque.; Qu'est-ce que ça donne?Ça donne \u2018l\u2019évidence éclatante des affirmations individuelles\", et aussi \u2018la solitude hautaine et absolument inaliénable du prince qui s'est toujours refusé à faire taire la bête qui gronde en lui.Bête monstrueuse et amorale, asociale aussi, puisqu'occupée de ses seules passions et de leur satisfaction intensive\u201d.Cette amoralité fait peur, elle est vraiment dangereuse.Soit, mais dangereuse pour qui?À qui fait- elle peur?Le problème avec la morale, c'est que c'esttoujours la morale des 23 32\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 Gélivures.(suite de la page 31) parfois, faussent, et le chant est peut-étre un peu long \u2014 mais comment reprocherait-on cela a un poète dont la poétique se veut sauvage, et dont la réussite dépend pour une large part de la brutalité (je n'entends pas le mot dans son sens péjoratif) de son vers, tantôt cassé, haletant, saccadé, tantôt déployé, coulant, chantant, et de la belle dissymétrie de ses effets?).Tout cela fait de Perrault peut-étre moins un poeéte- orfèvre qu'un héraut de l'Immense, mais dont le mérite est égal et qui nous répète que toutes les raisons de désespérer de notre petitesse sont aussi des raisons d'espérer et qui nous haussent au-dessus de nous-mêmes et nous grandissent.C\u2019est le barde de la terre de Cain, une sorte de Saint-John Perse du Labrador; lisez-le, vous apprendrez comme moi que Montréal n\u2019est qu'un petit accident (comme une linaigrette) dans l'Histoire et dans la Géographie.(1) Gélivures, 'Hexagone, collection \u2018\u2018Rétrospectives\u201d (pourquoi publier ce livre dans cette collection?), 1977; 209 pages.(2) Saisons sauvages, avec quatre dessins de Roland Bourneuf, les Editions parallèles, Québec, 1976; 32 pages.e Et l\u2019enfance\u2026 (suite de la page 31) autres.L\u2019amoralité amoureuse fait peur à tous les fonctionnaires qui rêvent de passer un anneau dans le nez de la liberté sous prétexte que ça facilite énormément les prévisions budgétaires.Ça fait peur à tous les commissaires du peuple y compris les aspirants au titre, aux prêtres, aux sauveurs en tout genre, aux militants.Militants insupportables \u201cLes militants nous deviennent de plus en plus insupportables\u201d.Phrase superbe de ceux qui ont perdu le sens du culte et de l'autorité.Le marxisme semble devenu déjà, hélas, le cher ennemi des poètes, une religion comme les autres, et le militant se fait agonir de bêtises pour avoir renoncé au principal, l'infini du désir.Les amants ont compris que \u2018ce n'est pas par de beaux discours, de belles paroles qu'on arrive à séduire un cadavre.C\u2019est en le profanant avec ostentation et sans aucune retenue afin qu'entre nos mains il s\u2019évanouisse ainsi que des fantômes que nous lui rendrons la seule liberté qui lui soit due, celle de la mort\u201d.La voie des amants est celle où le narcissisme s'exacerbe, là où l'enfance métaphore et où la folie écrit.\u2018Nous y voilà donc! Plus près encore des sources du rêve, nous traverserons le désert des réalités objectives\u2019.\u2018Nos lèvres |murmureront des sonorités nouvelles qui se mêleront lau bruit des vagues, inventant peu à peu la langue nouvelle des orphelins sans-patrie\u201d.Chats jouisseurs sérieux en leur comédie, qui sont donc ces auteurs?Ils le disent eux-mêmes très bien: \u201cNous sommes des comédiens d\u2019un genre absolument nouveau\u201d.\"Nous sommes les seuls a n\u2019avoir jamais quitté le paradis.Epouvantablement sédentaires dans le chaos de notre naissance refusée\u201d.\u201cPour nous, la magie ne se discute pas, vous la jugerez à ses effets\u2019.Nos mains sont vides, prêtes à palper toutes les parties de vos corps.Nous sommes des prêtres prostitués, les nouvelles putains féodales\u201d.Ces gens-là sont des sauvages, des barbares, des poètes, des enfants, des demeurés qui affirment leur individualité illimitée et sans contrepartie, des fous qui ne respectent rigoureusement rien ni personne.Ce sont de vrais enseignants, autrement dit qui n\u2019enseignent rien.Certains s'imaginent qu'être enseignant c\u2019est nécessairement enseigner.Erreur profonde.L'adulte n'est pas nécessairement adul- tere, I'enfant n'est pas nécessairement enfantin, l'enseignant n\u2019est pas nécessairement celui qui enseigne.Etre enseignant c'est d\u2019abord savoir écouter et même parfois comprendre mais toujours à côté, ceux qui nous parlent.Etre enseignant c\u2019est une manière d'apprendre avec d'autres en disant des choses que l\u2019on -n'a jamais soi-même entendues.Banalités de base à l'usage des insurrectionnels du coeur, de la peau et du sérieux.\u2018Le sérieux est le sourire de la mort auquel nous répondons en ricanant, nos têtes livrées au vent des hautes cimes\u201d\u2019.Evidemment, pareille démence emporte avec elle ses points aveugles, et les théoriciens du juste milieu dont notre société regorge, éditorialistes, bourreaux d'enfants, psychanalystes, prêtres à la mode et crapules staliniennes peuvent dès maintenant préparer le bûcher, l\u2019autodafé (auto da fe, mot portugais signifiant acte de foi) où viendront brûler leurs ailes ces papillons de la nuit, ces mouches à feu de juin, au point exact qu\u2019ils méconnaissent et qui par conséquent les fascine, j'allais dire les fascise mais ce n'est pas vraiment du fascisme, c'est juste la porte à côté, leur amoralité fait réellement peur et je ne plaisantais pas.Ce point exact c'est le Pouvoir et la Femme.Surla femme, les auteurs accumulent toutes les sottises à la portée du mâle chauvin modèle standard l'année dernière.Sur le pouvoir, le texte est beau dans son invitation pressante au crime et au contrat d'inversion, c'est-à-dire à l\u2019anti-contrat social, mais dès que les auteurs prétendent justifier l'arbitraire de ce discours et nous en convaincre, la niaiserie de leurs propos est totale.Un poisson soluble ne discute pas, il est.De plus, les premières pages du livre sont d'un hégélianisme exaspérant, propre ainspirer au lecteur le désir de balancer I'ouvrage au bout de ses bras.Ce n'est la que la premiere, et la moins perverse, de toutes les tentations qu'il contient car cet hégélianisme n'est qu'intelligent.Qu'il est difficile d'aimer, qu'il est difficile! nous chantait Gilles Vigneault.Morin et Bertrand nous disent que la connivence des amants est sans avenir.Pourquoi dit-on des amants qu'ils sont conjoints?C'est parce qu'entre eux la première fois et la dernière fois sont conjointes.La première fois c'est toujours la dernière fois, et l'écriture est l\u2019espace de ce temps.L\u2019anémone et l'\u2019anco- lie\u2014ont poussé dans le jar- din\u2014où dort la mélanco- lie\u2014entre l\u2019amour et le dédain (Apollinaire).\u2018Le temps est l'oeuvre en nous de ce feu dévorant'\u2019 disent les amants.Entre eux la dif- - férence est différée, il ne reste plus qu\u2019à la dire dans la mer jamais étale de l'écriture, et tout le reste est littérature.Etreinte sans objet, déclaration d\u2019indépendance sans séparatisme, prise de la parole.Tout va bien.Les amants bandent sans conséquence, amandes.\u2018Et l\u2019écriture s\u2019allongera comme un baiser trop longtemps retenu\u201d.Michel Morin et Claude Bertrand, Le contrat d\u2019inversion, Montréal, Edition Hurtubise HMH, 1977, 197 pages, $7.50 Michel Lonsdale dans Les oeufs brouillés Dans le genre gentil : par Anne Constanty Toute ressemblance avec-une quelconque réalité serait purement fortuite.et c\u2019est ainsi que Joel Santoni, le réalisateur du Film Les oeufs brouillés nous offre une comédie, une satire parfois drôle, parfois un peu lourde, mais aussi bien amère.D'après un portrait-robot, fait à la demande du chef du protocole (Jean-Claude Brialy), il faut découvrir ce Français moyen et bon enfant qui servira pour une campagne nationale de prestige.Quel prestige?mais celui de ce président de la République (Michel Lonsdale) qui voit sa cote d'amour baissée.Bien sûr, on va découvrir cette perle rare et c'est ainsi que monsieur Dutilleul (Jean Carmet), auquel correspond le portrait-robot, se voit dans l'obligation de recevoir chez lui, pour un dîner, le Président de la République française.Evidement, le repas ne sera pas prêt et le président se révèlera bon enfant et convive agréable.Monsieur Dutilleul accompagnera le président partout, c\u2019est-à-dire dans une longue et épuisante tournée basée sur le sourire et Les oeufs brouillés.Du gentil gentil.Un mari, c\u2019est un mari.Du gentil kétaine.Les chiens de mer.Super-production, splendeur, mais \u201cchromée\u2019\u2019, à l\u2019américaine.que toute la France suivra attendrie\u2014Les média d\u2019information sont là pour ça!\u2014Les lendemains sont moins drôles: monsieur Dutilleul se trouve confronté a tous ceux qui ont vu en lui l'éminence grise du Président.mais le Président n'est qu'une marionnette.dont le plat préféré est les oeufs brouillés\u2026 Fort heureusement, monsieur Dutilleul a une femme (Anna Karina) une femme qui aime son bonhomme de mari et qui, tout compte fait, va prendre les choses en main.Rira bien qui rira le dernier.Un film agréable, bien fait et bien interprété sur une musique de Vladimir Kosma.Un film pour passer un agréable moment.Un mari, c\u2019est un mari \u201cY a rien là\u201d se dit-on en sortant de Un mari, c\u2019estun mari, de Serge Friedman.Ce film n'existe qu'en fonction du succès obtenu par le roman de Frédérique Hébrard et portantle même titre.Seulement, voilà, un - livre agréable et gentil ne fait pasforcémentun excellent film.Ajoutons a cela que Frédérique Hébrard joue et souvent fort mal, son héroine et que le mari de cette dernière (Louis Velle) est à la ville le maride Frédérique Hébrard.\u2026.une histoire de famille et quelle famille!.Une famille traditionnelle française, nantie de l'éternelle bonne espagnole, un peu pute et irresponsable, file-mère de surcroît, prend ses vacances dans la propriété de famille et les clichés s'accumulent et les situations éculées aussi.Tout cela a déjà été dit, raconté et vécu par la plupart des mères de famille et, qui plus est, sous tous les cieux.Rien n'est nouveau sous le soleil et c'est le cas dans ce film qui se déroule en grande partie en Camargue.|! y a bien sûr le gentil auto-stoppeur qu'elle ramassera sur une route; il sera le prototype du genre: une brillant étudiant suisse et peu nerveux, mais naturiste et plutôt beau dans le genre et si gentil et si inconscient.Le mari, et c'est bien un mari semblable à tous les maris du monde et par conséquent tt KW = E \u2014\u2014 nr 4 famine \u201d jour A id hen poet | NES alé wp ph eu fue fl haus hie ard lo cousines vaca réquil ire pou der ave Cashion selmi (AES § dhuident hu, lé casio note hi ssh leu.dla ma sas re snshun oui | is 0 gin! ai fout sélent Ei rélage Hilal, \u2014\u2014 Les oh \u2014 Jaws filer fem den int i Ja Hk No hn leg hea ch tig ng 5 niunetoel ons à Ce ¢ Hebrard {fort ml 1e le mai ère Lou elemaridé gard.Ue jetquele giionelë a de lle anole, U0 pre il.pend ans la pre Peu lees gs BUSH élec la pur ; fale fest\u201d gate in | pte?! ens stoppe au inconscient de tout ce que sa femme doit faire dans une journée.Il sait tout juste être un hôte agréable et bien élevé, presque totalement insensible aux avances d'une de ses élèves \u2014 il est chef d'orchestre \u2014 qui vient s'installer chez eux.Et puis, il y a les deux fils, adolescents qui, tout aussi insouciants que le père, préfèrent s'intéresser à leurs jolies petites cousines: c,est le temps des vacances! Et la fille aînée qui laisse son bébé à sa mère pour à son tour se balader avec son jeune mari.C'est bien connu, les mères de famille n'ont pas de vacances sauf lorsqu'elles décident de faire, à leur tour, l'école buissonière et c'est ce que fera finalement notre héroïne, laissant \u2018\u2019ses\u2019\u201d\u2019 hommes se débrouiller seuls.Mais tout cela est de la mauvaise caricature sans recul, de la caricature sans humour, l'humour est parfois un peu méchant, mais c'est une autre } a vage éternellement spolié.Jeu également surlestypes de diction (expirée ou aspirée) et dans le bégaiement pathologique des pêcheurs atteints du ma! de Mina- mata: \u2019Des coulées de mé- thylImercure unissent les continents\u2019.Enfin, particulièrement efficace, la visualisation de la mainmise sur le Pays par le capital et ses arpenteurs: le texte s'énonce dans le déroulement de ficelles tendues de part et d'autre de la salle, parmi les spectateurs surpris par cette énorme toile d\u2019araignée aux diagonales du drapeau britannique! Le Sauvage spolié de sa terre devient le symbole d'une Nation locataire de son Pays.LES GRANDS SOLEILS Plaque tournante de l'autre pièce avec Mithridate le robineux, c'est encore > as [a \u2018ro.Sauvageau \u2018\u2019l'immémorial, celui qu'on a dépouillé de tout, qu'on atraqué comme un gibier, qu'on a exterminé, (.) qui en retour nous a apporté nos enfants, sauvant ainsi son ame en nous la transmettant\u201d.Heureux retour de la grande pièce de Ferron, qui avait attendu dix ans pour être montée au TNM par Albert Millaire, en 1968.C\u2019est Jean-Marie Lemieux, alors de la distribution, au- jourd'hui directeur artistique d'une nouvelle compagnie, qui remet a l'affiche Les Grands Soleils.[| y incarne le docteur Chénier, aux côtés de Jean Guy (Mithridate), Marie Tiffo (Elisabeth), René Massicote (le curé), Michel Daigle (Félix Poutré) et Denis Mercier (Sauvageau).\u201cLes productions J-M.Le- mieux'' fonctionnent depuis l'automne dernier.Installées à Sillery sous un chapiteau abritant quelque 500 places, elles ont ouvert en juin le Théâtre du Bois de Coulonge.Celui-ci représente peut-être actuellement la formule la plus originale du théâtre d'été, avec ses activités parallèles et son intention de rompre avec la légèreté traditionnelle des programmations estivales.Pour présenter à son public ce texte-clé de la dramaturgie québécoise, ces Grands Soleils généreux, denses et par trop exigeants, Lemieux a amputé le texte (avec l'accord de Ferron) de nombreux rappels historiques su- perfius.En contrepartie, \u2018l'ami impitoyable des Québécois'' a ré-actualisé sa pièce (si besoin était) par quelques références plus ou moins implicites au 15 novembre.Reste un spectacle surprenant, avec télescopage constant des temporalités et des lieux (veille de la bataille à Saint-Eustache et parc Viger actuel) et omniprésence du docteur Chénier, jaugé, jugé et exalté par Mithridate et Sauvageau, témoins atemporels des Soleils du Québec.Une production de qualité, toute en profondeur et en distanciation, sur laquelle il faudra revenir plus longuement à propos du théâtre d'été.LE THÉATRE D'ÉTÉ L'été est là, avec son théâtre de campagne disséminé de part et d'autre du fleuve, loin des grands centres de production théâtrale habituels.Est-ce 34\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 De l\u2019Hallali\u2026 (suite de la page 33) pour autant un véritable théâtre de province?S\u2019offrant au hasard d\u2019un petit village, au bord d'un lac, sous une tente, sous les combles retapées d'une grange ancestrale ou sur le pont d\u2019un bateau à l\u2019escale, ces manifestations se donnent avant tout pour un \u2018autre\u2019 théâtre, différent du métropolitain, s\u2019adressant à un autre public ou à un public dans un.autre état d'esprit: à des gens \u201cen vacances\u2019.Que vont donc chercher (ou retrouver) dans les Cantons de l\u2019est, les Laurentides ou ailleurs, des spectateurs venus le plus souvent de la métropole?Le théâtre d\u2019été, théâtre de vacances, est-il nécessairement un théâtre \u2018vacant\u2019?La vertu \u2018\u201cdélassive\u2019\u2019 (si l'on peut dire) de ces productions répond-elle un peu à la vertu dormitive de l\u2019opium?En deux mots: vacance et vacuité vont-elles de pair au théâtre?C\u2019est ce que nous tenterons de démêler cet été avec Claude Lebuis et Claude Lavoie, qui s'occuperont plus précisément des Cantons de l\u2019est.Fin août, nous dresserons ensemble un mini-dossier à ce sujet.- Rectificatif: Deux coquilles ont empêché de lire dans la chronique précédente: \u201cUnion des travailleurs et travailleuses.du Québec\u201d (pour ATTAQ) et: \u201cune possibilité de débaucher.d\u2019anciens membres.\u201d (derniére colonne).Du 7 au 31 juillet SPECTACLES tous les soirs a 20 h 30 et 11 heures Relache le lundi Semaine - $3.00 Vendredi/Samedi - $3.50 e Castman 77 Comédie musicale de avec Janine Sutto Représentations: mardi au vendredi à 21h00 samedi à 19h00 et 22h15 dimanche à 20h00 Billets: Montréal: 849-6201 Sherbrooke: 567-0046 Eastman: 297-2862 Présenté dans le cadre des Soirées du MAURIER [5 au théâtre de marjolaine Roger Dumas et Sylvain Lelièvre Dorothée Berryman, Andrée Boucher, France Desjarlais, Sylvia Gariépy, Mirielle Lachance, Christiane Pasquier, Lorraine Pintal et Gaston Lepage.Direction musicale: Léon Bernier Mise en scène: Gaétan Labrèche Ÿ / à vs BG \\ C90000000000000000000000000 ELE ad Les bonnes impressions du \u201cbenefice\u201d de CJMS.2s oN \u201c0 Jocelyn Bérubé et ses musiciens: De gauche à droite, André Roy, Jean François Garneau, Louis Baillargeon, Jocelyn Bérubé et Vicent Bolmes.par Bruno Dostie En dépit de l'immense popularité d\u2019Yvon Des- champs, de Beau Dommage et de Jean-Guy Moreau, et de l\u2019absence quasi totale, au cours de la dernière saison, des deux premiers dont on attend la rentrée pour l'automne prochain, on aura éprouvé plus de difficulté que prévu à vendre les billets du spectacle présenté vendredi soir dernier, au Centre sportif de l\u2019Université de Montréal, pour le bénéfice des grévistes de la radio du réseau Mutuelle.La proximité des fêtes de la St-Jean, la concurrence des fêtes du Canada (?), la corvée annuelle des déménagements et les vacances d'été doivent sans doute être invoquées pour expliquer cette difficulté.Mais en tout cas, si la mauvaise réputation de ce genre de \u2018bénéfice\u2019 en était elle aussi partiellement responsable, on félicitera les organisateurs d'en avoir évité presque tous les écueils en mettant en scène un spectacle d\u2019une qualité et d'un intérêt tel qu'il devrait au moins contribuer par son exemple au succès du genre dans l'avenir .Depuis l'époque où trop d'artistes se présentaient ensemble en de telles occasions, pour faire chacun des numéros sans doute désintéressés mais improvisés et trop courts, avec une sonorisation inadéquate et à travers une interminable succession de pauses techniques qui décourageait même les plus patients et les plus engagés, les choses ont radicalement changé.Le spectacle de vendredi dernier était en effet parfaitement conçu, équilibré, sonorisé et huilé.Gilles Valiquette et Loup-Garou s'étant rajoutés au programme, les numéros de chacun se sont succédés sans bavure et sans intermède, les monologues de Deschamps et de Moreau, et le solo de Vali- quette ayant permis aux trois groupes qui restaient de s'installer sans faire attendre personne.Yvon Deschamps, qui ouvrait le bal, a fait son monologue connu sur ia nécessité de faire un homme de soi et sur ce que c\u2019est qu'être un homme en y ajoutant, en avant-goût de sa rentrée, un morceau irrésistible sur la nouvelle fierté d\u2019être québécois et sur les premiers mois du régime péquiste.Moreau de son côté, nous a donné les désopilants monologues de \"Mon cher René, c'est à ton tour\u201d sur Sunny Turcotte sortant du \u2018système\u2019' et sur René Léves- que réinterprétant le \u2018Ordinaire\u201d de Charlebois à son propre usage.Quant a LouGarou, que personnellement j'aime moins, il a quand même su s'engager, présenter un muméro impeccable et combler les nombreux admirateurs qu'il comptait sur place.Gilles Valiquette, lui, qui me désespérait depuis deux saisons en s,égarant dans des voies de traverse et en s'enferrant dans les gadgets, s\u2019est présenté sur la scène du Centre sportif sans la moindre petite chambre d\u2019écho et paraissait avoir retrouvé la simplicité et l'énergie de ses premières années pour nous donner de ses toutes nouvelles chansons les interprétations les plus chaleureuses et les plus pre- nantes que j'aie entendues.En se faisant par ailleurs accompagner pour deux chansons par Pierre Bertrand et Michel Rivard, nous a donné la petite surprise qu'on attend toujours de ce genre de spectacle.Et avec un très bel exercice de vocalises sur un air qui m'a paru nouveau, enfin, il m'\u2019aura confirmé qu'il faut encore attendre beaucoup du sorcier maître de ses trucs qu'il sait aussi être.On prendra peut-être par ailleurs avec un grain de sel les bonnes impressions que je garde de la performance de Beau Dommage (auxquelles s'ajoutaient dans mon esprit celles que j'ai gardées du 24 juin à Longueuil puisqu'il est bien connu que j'en suis un admirateur.Je trouve quand même important de dire que ces deux récentes apparitions sur scene confirment les progres qu'on avait pu sentir sur le disque \u2018Un autre jour arrive en ville\u201d.Ces impressions sont d'abord celle, générale, d'un groupe beaucoup plus à l'aise sur scène: on joue mieux, chante mieux, bouge mieux, on est plus ensemble, on communique mieux avec le public, on projette mieux ses émotions.Cette première impression est confirmée par une deuxième qui est d'avoir maintenant affaire à un groupe, ce qu'on sent dans l\u2019énergie nouvelle et la plus grande cohésion qui l\u2019animent, mais aussi dans les arrangements des nouvelles chansons et les réarrangements d'anciennes qui comptent strictement sur le quintette qu'est Beau Dommage au lieu de nécessiter comme avant ces incessants déplacements qui faisait passer ses membres d\u2019un instrument à l\u2019autre pour quatre notes.Partie de ce nouvel équilibre, Michel Hinton crée une troisième bonne impression qu'on a peut-être le mieux éprouvée l'autre soir à Longueil en entendantun \u2018Chinatown\u2019 où son piano subtil remplagait parfaitement la flûte du disque.La quatrième bonne impression tient aux chanteurs: si le dernier disque nous révélait surtout Pierre Bertrand, ces deux derniers spectacles nous ont en plus fait entendre une Marie- Michele DesRosiers et un Michel Rivard beaucoup plus personnels, nuances et relaxes.La cinquieme et derniere de ces impressions tient aux nouvelles chansons dont au moins deux\u2014''Samedi soir\u2019 et \u201cTout va bien\u2019\u2014prennent place parmi leurs meilleures et promettent beaucoup pour l'avenir de ce groupe qui tout comme avec son nouveau succès \u201cLe rapide blanc\u2019, s'impose comme groupe de scène, groupe bruyant, groupe dangereux pour les chaises! Mais je ne sais pas pourquoi, c\u2019est Jocelyn Bérubé qui m'a fait passer le plus beau moment de toute cette soirée.Sans doute à cause d'un état d'âme qui s'accordait mieux à sa musique.Beaucoup à cause du plaisir qu'il y a à constater quel musicien il devient, lui qu'on avait si longtemps entendu fausser et dont les prouesses nous font au- jourd'hui frémir.Lui qui, à mon goût du moins, propose la musique la plus belle, à la fois la plus authentique et la plus personnelle, dans la restauration du folklore qu'on a connu ces quatre dernières années.Lui qui a su fondre avec le génie le plus accompli l'héritage des Louis Boudreault aux recherches des Stéphane Grappelli.Lui dont la révolte et la colère enfin, nourries des souvenirs les plus vécus, commentaient le mieux l'actualité.Car le prétexte de cette soirée, après tout, n'était pas que réjouissance.\u2014 Ea = ll acer 1585 hap.Mental yy.Noles, Par Li 01 ye he Impres.Rute fp l'avtresoir lendantun 507 plang if pre disque La Ne impres \\anteurs si 05 féye- 2 Bertrand, 18 Sette 0 plus fait à Marie sers el un beaucoup 5, NUances hquiemeet 5 Impres- nouvelles au moins i soir\u201d el \u2014prement rs meileu- ent beau- ir de ce ji comme 0 SUCCES ng.Sim roupe de bruyant, pegourles 5 pas pou in Berge sor le ls go toute ns doute à dame qui asm 9 à Cast 3 a ons niet.longtemps ei cont es ES Lig ins.21% pe le plus a glus a ls #8 presi .pp?ogee sy 0008 .pols : slo ; ge Grate\u201d pal LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u201435 Ara ld ar») _\u2014-\u2014 La charte du français et les droits des minorités Le projet de loi sur la langue et le débat qu'il a suscité ont été l'occasion pour plusieurs de ses adversaires d'exprimer les raisons de leur opposition aux dispositions les plus significatives de la loi et de poser des revendications au nom de droits jugés menacés.Le désaccord est loin, en effet, de ne porter que sur les moyens (dits contraignants, vexatoires, mesquins, inspirés par une vision pessimiste .) de réaliser des buts dont !a légitimité serait reconnue par tous.Le conflit concerne, il faut le rappeler, les statuts respectifs du français et de l'anglais au Québec et, tout spécialement, la faculté plus ou moins large que laloi offrira ou non à cette dernière langue de concurrencer le français dans tous les domaines, et de profiter de la position de force détenue par elle dans le nord du continent américain.Dans ce texte, on s'efforcera tout d'abord de dégager le sens général du discours tenu par les deux parties en présence, ainsi que les positions et intérêts spécifiques qui y correspondent.On \u201cTous les changements, mème les plus souhaités ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c'est une partie de nous-mêmes; il faut mourrir à une vie pour entrer dans une autre\u201d (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard) \u2018\u201c\u201cMalheureux, qui voulaient être citoyens sans qu'il y eût de cité, et tenir leurs richesses de la main de leurs destructeurs!\u201d (Montesquieu, L'esprit des lois) par Muriel Garon-Audy et Robert Vandicke examinera, de façon plus détaillée, la portée de certains arguments utilisés par les adversaires de la loi.À ce stade, on s\u2019efforcera de clarifier un certain nombre de notions dont il est souvent fait un usage confus, notamment celle de respect de la minorité, d'égalité des droits et d'interdiction de la discrimination.Il va de soi que nous n\u2019entendons nullement nous substituer aux juristes spécialisés dans des questions aussi délicates que celle de la discrimination.Cependant, dans des matières où le droit est encore assez peu fixé et où les interprétations juridiques sont d'autant plus facilement influencées par les préférences philosophiques et politiques, il nous semble qu'une analyse sociologique s'impose tout particulièrement.Discours universaliste ou protectionniste Le discours des adversaires du Projet no.1 est souvent marqué de cet universalisme qu'affectionne tout particulièrement le Premier Ministre Trudeau.Sans entrer dans les nuances ou les détails, disons qu'un tel langage tend à valoriser l'ouverture de la société, la solidarité transcendant les ethnies, le libre choix et le pluralisme linguistiques; il met l'accent sur les droits individuels et mise sur le dynamisme culturel d'une communauté pour assurer sa survie et son rayonnement; lorsqu'il cède au nationalisme, avec parfois beaucoup d'émotion et même de passion, il doit être bien clair que celui-ci ne repose ni sur la religion, ni sur l'ethnie, ni probablement sur la langue.Laissons de côté les problèmes suscités par cette approche en ce qui concerne le fondement de l'identité nationale ('), pour relever simplement que le discours universaliste n'échappe pas, lui non plus, à une certaine problématique de l'Etat-nation.Et, en fait, lorsqu'il est confronté à la puissance américaine, le gouvernement fédéral est amené à adopter des mesures \u2018\u2018nationalistes\u2019, comme le tamisage des in- +700 mm 0 vestissements étrangers, la canadianisa- tion de la télévision, les restrictions sévères à l'engagement de professeurs recrutés à l'extérieur, dans des universités canadiennes-anglaises submergées d'enseignants américains.Les vertus humanistes dont le discours universaliste se pare volontiers, ne doivent donc pas masquer le fait qu'il correspond à des situations et à des intérêts bien spécifiques: en règle générale le langage {\") On peut penser que, dans cette perspective, l'identité nationale repose sur une culture commune et un sentiment d'appartenance transcendant les particularismes régionaux, ethniques et autres.Notons cependant que le concept de multiculturalisme ne cadre pas nécessairement avec cette supposition.Dans toutes les hypothèses, l'Etat (fédéral) est vraisemblablement appelé à jouer un rôle tout à fait central dans l'articulation des diverses cultures et dans ce qui est véritablement la création d'une identité et d'une culture nationales (canadiennes).»\u2014> Fe: 36\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 2 de la libre concurrence et de la nonintervention protectionniste correspond à une position dominante dans le champ concerné.Ainsi, dans la sphère économique, la revendication libre-échangiste émane normalement des secteurs industriels ou des pays pour lesquels les barrières douanières constituent moins une protection contre une concurrence étrangère jugée peu menaçante, qu'une entrave au développement de leurs activités sur le marché international.Sur le plan linguistique, il n\u2019en va pas différemment.A Bruxelles, capitale d'un pays comprenant deux territoires unilingues, l\u2019un français, l'autre flamand, ce sont les francophones, fortement majoritaires dans cette ville, qui tiennent le discours universaliste: libre choix de la langue d'enseignement, nécessité d'une langue à diffusion internationale et suppression des nombreuses contraintes que les Flamands ont imposées pour freiner l'assimilation des leurs et renforcer leur position culturelle dans cette partie du pays.Il n'est donc pas légitime d'accorder une valeur morale supérieure au discours universaliste par rapport à celui qui préconise la protection linguistique et culturelle d\u2019une collectivité menacée.Seuls diffèrent les mécanismes d'intégration et d\u2019assimilation et, éventuellement, la communauté dont le développement se trouve favorisé ou contenu.Là où l\u2019Etat n'intervient pas pour contrecarrer l'expansion culturelle et linguistique du groupe dominant, ce sont les normes d'engagement et de promotion dans le travail, la cooptation des élites, la monopolisation plus ou moins grande des statuts sociaux supérieurs par une ethnie, les ressources plus abondantes des institutions (universitaires, bancaires\u2026) de cette communauté qui assurent sa survie et son pouvoir d'attraction.Dans un tel cadre, le rôle de l'Etat n'est pas nécessairement effacé; mais il consiste en l'organisation, la rationalisation, bien plus qu\u2019en la correction des mécanismes sociaux existants par l'imposition de contraintes légales.Ces dernières ne sont cependant pas nécessairement absentes, comme en témoigne l'abrogation des droits des francophones au Manitoba, ou le règlement de 1913 qui abrogea le droit des Franco- Ontariens d'être instruits dans leur langue.Mais s'adressant à une minorité dominée en renforçant le jeu des déterminants sociaux, une telle législation n\u2019appelle pas les mêmes réactions ni la même émotion que le Projet de loi no.1, cela va sans dire.Ici l'universalisme consiste dans le renforcement d\u2019une langue particulière à laquelle sont prêtées des propriétés universelles: ouverture au monde, progrès, technologie, etc.Pas question de liberté de choix à Air Canada ou dans les sièges sociaux établis à Montréal, pour ne pas parler de ceux de Toronto.Là, l\u2019universel, c\u2019est une seule langue, une seule culture: la langue des affaires, la langue de l'aviation, la langue de latechnologie et, finalement, la langue du nord de notre continent.La société est ouverte, non-mesquine, non-régressive si l'on veut.Sauf que cette ouverture n'est rien d\u2019autre que l'affaiblissement graduel et, à terme, la destruction d'un groupe culturel ou d'une nation par le libre jeu des déterminants sociaux.Dans ce domaine, comme dans le droit du travail et bien d\u2019autres encore, ce peut être la contrainte légale qui libère.Dès lors que l\u2019Etat assume la défense et la promotion du groupe culturellement et socialement dominé, son rôle d'incitation et d'organisation, pour non négligeable qu'il soit, trouve néanmoins ses limites dans l\u2019action même des facteurs sociaux dont il entend combattre les effets.|| est sans doute loisible au pouvoir politique de franciser l\u2019'Hydro-Québec, même si cela ne va pas sans résistance; il peut jusqu\u2019à un certain point développer le secteur public de l'économie; à la limite, il peut envisager de refuser de contracter avec les entreprises qui ne remplissent pas les conditions légales minimales de francisation, même si cette politique mécontente grandement les milieux d\u2019affaires.Mais pour transformer réellement les règles du jeu, l\u2019arme suprême de l'Etat demeure la contrainte légale, une loi avec suffisamment de dents et d'appui populaire pour contrecarrer le pouvoir du groupe dominant.Peut-on rappeler ici que les sociétés qui se sont industrialisées, que ce soit par la voie capitaliste ou socialiste, sont aussi celles qui ont pu se doter d'un Etat central suffisamment fort, alors que les appareils d'Etat des nations de la périphérie étaient soit détruits par la force des armes, soit considérablement affaiblis par le jeu des investissements étrangers, des enclaves économiques, etc.: c'est le développement japonais par opposition à la stagnation indienne.Peut-on ajouter à celà, et sous réserve d'inventaire, que là où un pouvoir étatique solide a pu se constituer, c'est l'unilinguisme territorial qui a tendu à prévaloir et que les sociétés dites bilingues ou multilingues sont tantôt celles qui subissent encore les effets de la domination étrangère et de l'étiolement de l'Etat, tantôt celles qui sont constituées de divers territoires unilingues associés dans un cadre fédéral.On peut donc avancer qu'en règle générale le bilinguisme institutionnel ne tend à s'imposer qu\u2019au point de rencontre de deux unilinguismes, ou dans le cas de sociétés tellement ouvertes (dépendantes) qu'elles n'ont pas encore constitué leur unité propre, ou encore, là où la superposition d'une langue étrangère, héritée du régime colonial, à une pluralité de langues ou de dialectes régionaux apparaît comme un facteur d'intégration nationale.Ajoutons, pour ne pas prêter à confusion, que cetunilinguisme n'est pas incompatible avec l\u2019octroi d\u2019un statut à la minorité.L\u2019égalité des droits ou le juridisme abstrait C\u2019est dans le domaine juridique de l'égalité des droits que le discours universaliste apparaît sous son éclairage le plus cru.L'idéal dans cette perspective ne serait-il pas, en effet, d'élaborer une charte des droits des minorités à l'échelle du Canada?Ainsi, les héritiers de Lord Durham, en voie tantôt d'extinction, tantôt d\u2019assimilation accélérée, se verraient reconnaître des droits minimaux également applicables aux Anglophones du Québec.Or, cette égalité juridique abstraite a une portée sociale parfaitement différente au Québec et dans le reste du Canada.En effet, une règle de droit ne revêt de signification précise que située dans un contexte social et juridique donné, avec ses déterminants sociaux et ses rapports de force spécifiques, avec la configuration globale de ses institutions.En ce qui concerne les effets prévisibles des droits linguistiques accordés aux diverses minorités, il y a lieu également de tenir compte de l'importance de l'immigration et de la langue \u2014 ou des langues \u2014 parlées par les nouveaux arrivants.Illustrons ce point par un exemple et formulons l'hypothèse que soit reconnu à tout groupe minoritaire, francophone ou anglophone, le droit à un enseignement dans sa langue partout au Canada, pourvu qu'un nombre suffisant de personnes en fassent la demande expresse.On sait assez qu'une telle disposition ne servirait pas les Québécois francophones dans leur quête d'une sécurité culturelle et linguistique accrue.Mais qu'en serait-il pour les groupes minoritaires francophones les plus consistants, ceux du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario?Il est clair que ceux-ci ne disposeront jamais du réseau institutionnel complet dont jouissent les Anglo-Québécois: hôpitaux, banques, universités, tribunaux, entreprises, radio et télévision, etc.Et que dire des autres groupes minoritaires francophones?Par conséquent, la pression assimilatrice continuera de s'exercer sur eux, réduisant la portée pratique de leur droit à un enseignement en langue française.Par contre, la position sociale des anglophones guébécois fait que, malgré leur pourcentage peu élevé dans la population, ce sont eux qui exercent le pouvoir d'attraction sur les allophones (d'origine italienne, grecque, etc.) voire sur les francophones.Cette situation typiquement coloniale se manifeste entre autres choses par la fréquentation des écoles anglaises par environ 41% de la population scolaire montréalaise.Pour les anglophones, au sens le plus large, le droit d\u2019être instruit dans sa langue ne risque donc pas d\u2019être sous-utilisé tant qu'il s'avérera pratique, c\u2019est-à-dire tant que continuera de prévaloir le bilinguisme institutionnel.I y a plus: un tel droit à l'instruction dans sa langue devrait, dans la logique abstraite de l'égalité des droits, être reconnu aux immigrants de langue anglaise.Or, les statistiques publiées récemment par la Direction de la recherche du Ministère de l'immigration du Québec révèlent que 40% des travailleurs immigrants admis au Québec sont unilingues anglais et que 17% sont bilingues anglais-francais(?).ll n'est pas besoin d\u2019aller fouiller plus avant dans les statistiques pour affirmer que I\u2019Ontario ou I\u2019Alberta ne comptent pas 40% des francophones unilingues parmi leurs immigrants.Tout ceci pour rappeler que des droits identiques appliqués a des situations différentes, a une position dominante et a une position dominée, se traduisent par un traitement inégal, par un renforcement de la domination.Placée dans le contexte du discours universaliste et du juridisme abstrait, la notion de Canada uni traduit la perpétuation de l'inégalité dans la mesure même où elle ignore les rapports concrets que l'histoire a tissés, depuis la conquête, entre les deux nations qui forment ce pays.La protection de la minorité dorée (2) 22% de ces travailleurs immigrants sont unilingues français et 21% sont allophones.Voir -Jean POULAIN, \u2018L'Europe fournit au Québec les ouvriers les moins instruits\u2019\u2019 dans laPresse, mardi 31 mai 1977, Cahier C, page 7.Ajoutons à cela que, dans son intervention devant la Commission Parlementaire, le démographe Robert MAHEU a souligné que pas moins des 2/3 des enfants d'âge scolaire entrés au Québec dans le passé provenaient des autres provinces du Canada, tandis qu'un tiers seulement étaient originaires de pays étrangers.Cf.Ly- siane GAGNON, \u2018La minorité anglo- québécoise n\u2019est pas près de s'éteindre, La Presse, 17 juin 1977, p.A7.Rien ne manifeste mieux la confusion de la pensée universaliste-abstraite que l\u2019utilisation qu\u2019elle fait de la notion de minorité.!! serait particulièrement inopportun, à ce que l'on nous dit, de réduire ici les droits de la minorité anglaise au moment où l'on entend promouvoir les droits de cette autre minorité que sont les francophones résidant à l'extérieur du Québec.Soyons bon prince, et ne nous attardons pas à une comparaison entre les droits actuels de l'une et de l'autre \u2018minorités\u2019\u2019, méme si Monsieur Filion vient encore de se voir refuser un proces séparé instruit en frangais, en Ontario.Quelle estlasignification de l\u2019utilisation du même concept de minorité à deux positions aussi différentes que celle des groupes francophones de l'extérieur du Québec et des anglophones établis ici?Dirait-on qu'il faut, pour user d'une comparaison évidemment outrancière mais dont nous n'avons pas la primeur, protéger les droits de la population blanche de Rhodésie, sous prétexte de son importance numérique réduite dans l'ensemble de la population de ce pays?On veut souligner par là non pas la similitude de statut des noirs de Rhodésie et des francophones du Québec, mais le fait qu'une situation minoritaire sur le plan numérique ne coincide pas nécessairement avec une position d\u2019infériorité en termes de statut social et de pouvoir.Et a cet égard, la minorité\u201d anglaise du Québec, même unilingue, jouit d'un sort qui se compare plus qu'avantageusement à celui de la \u2018\u2019majorité\u2019 francophone, même bilingue.Bref, l'utilisation du même concept de minorité pour désigner des groupes au statut et au pouvoir différents, sur la seule base de leur infériorité numérique dans la population globale d\u2019une société, cette utilisation sert des fins politiques bien précises et masque éventuellement la position inférieure de la \u2018majorité\u2019.C\u2019est pourquoi les spécialistes de la question en sciences sociales s'accordent généralement à rejeter l'acceptation statistique du terme minorité.Comme le souligne Arnold M.Rose: \u2018(.\u2026) il est nécessaire soit d\u2019opposer une \u201cminorité\u201d à un groupe \u2018dominant\u2019, en termes de pouvoir, soit d'abandonner complètement le terme et d'appeler la chose un groupe \u2018'subordonné\u201d (3).À défaut de quoi, les noirs de \u2018l\u2019Alabama ou du Mississipi doivent être analysés comme majorité, puisqu'ils sont numériquement les plus importants dans ces deux Etats nord-américains.De la même façon, si minorité anglaise il y a au Québec, le moins que l'on puisse dire c\u2019est qu'il s\u2019agit d'une minorité dorée, dont le pouvoir pèse et pèsera longtemps encore sur la collectivité., Les droits de l\u2019homme et la discrimination linguistique Bien qu'elle constitue l'un des thèmes favoris des adversaires du Projet no.1, l'opposition entre les droits de la personne et les intérêts collectifs retiendra peu notre attention ici.Chacun sait, en effet, qu\u2019en matière linguistique en particulier, il est difficile d'exercer un droit in- (3) Voir son article sous la rubrique \u2018\u2018Minorités\u2019, dans International Encyclopedia of the Social Sciences.- \u2018 nd! soposil etl 0 jadis Dans 5 nis! nor ~~ à Conti Wie me Din py, ing, ig i ise me.0irlgs roi Ont is rp, Ur du Qué NOUS alfa nen [oy ule\u201d mig.ON Vien! gp.0k ip 0.utzon à deux pe 8 celle des Here gy établis ii\u201d User d'une Outrancière la primeur, ation ian- xe de son e dans on à pays?On a simiilude sie of dos mais le fait Sur le plan necessaire ferore en auiol.Eta jse du Qué- un sort qui susement à hone, TEE concept de groupes 1 surlaseule que das cide, cote foues bin ment là por rie\u201d Ce la queston ani géré spalisique jo soul essaesoi ul groupé gol, 91 lp leme 0 \u201csubor js mois de ie 12 qu'is sol rent dé gs De 8 jl {3% puise oie jit doré (ges | \u2014 pelld jque i dividuel dans un environnement hostile ou indifférent: si mon employeur, mon contremaître, le commerçant, le chauffeur de taxi et le voisin ne sont pas motivés à communiquer avec moi en français, il est clair que mon \u2018droit\u2019 restera lettre morte.Si donc la distinction entre droits individuels et droits collectifs conserve une certaine pertinence, elle ne pourrait cependant se réduire à des rapports d'opposition et, souvent, c'est un cadre collectif qui sert de support à l\u2019exercice des droits individuels.Dans son mémoire du 6 juin 1977, la Commission des droits de la personne Ë tiellement relatifs et donc modifiables.(5) Ce n'est donc pas l'approche générale de la Commission qui nous paraît discutable, mais plutôt la nature des critères qu\u2019elle a proposés pour évaluer la légitimité de l'intervention du législateur en matière linguistique: le projet no.1 est scruté non seulement à la lumière de l'interdiction et de la discrimination et des violations éventuelles d'un droit ou d'une liberté juridiquement protégée, mais aussi sous l'angle des atteintes à l\u2019esprit des droits de la personne ou à la qualité de la vie démocratique.(©).Or, ces deux derniers critères, qui se adopte une approche fondée sur la recherche d,un équilibre entre, d'une part, les intérêts légitimes de la majorité francophone et, d'autre part, le respect d'autrui, la tolérance et le pluralisme (*).Bref, loin de considérer comme contradictoires a priori une intervention de législateur en faveur de la langue française et la reconnaissance des droits de la personne, la Commission admet qu'en droit interna- tlonal les droits linguistiques accordés aux membres d'une minorité sont essen- (*) Mémoire concernant le projet de loi no.1 sur la langue française au Québec, Commission des droits de la personne du Québec, 6 juin 1977, p.3.situent en marge de l'analyse strictement juridique, manquent de précision et leur interprétation prête à controverse dans la mesure où etle est nécessairement tributaire des conceptions des membres actuels de la Commission en ce qui concerne le pluralisme d'une société et la manière d\u2019y organiser la coexistence de plusieurs cultures.En outre, en adoptant des points de vue divers, tantôt stricte- ($) Ce qui ne l'empêche pas de suggérer de faire figurer les droits linguistiques reconnus à la \u2018\u2019minorité\u2019\u2019 anglaise parmi les droits fondamentaux, même si \u2018\u2019\u2026 cela n'a été fait jusqu'icidans aucun Code ou Charte des droits\u2019 (Ibidem, p.19).LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u201437 ment juridiques, tantôt non, il est douteux que la Commission ait contribué à clairifier le débat et à amener l'opinion publique à mieux sérier les problèmes.(?) (%) Ibidem, p.9 (7) ly aurait bien d'autres remarques a formuler sur le Mémoire de la Commission.Mentionnons notamment certaines interprétations juridiques à notre avis contestables.Ainsi, il serait intéressant d'examiner comment la Commission semble tirer argument de l'article 43 de la Charte des droits et libertés de la personne pour considérer la possibilité de reconnaître des droits particuliers à la \u2018minorité\u2019 anglaise; il faudrait voir aussi comment la Commission s'appuie sur ce même article pour s'inquiéter de la non-admissibilité à l'école anglaise des enfants nés dans une autre province du Canada.L'article 43 stipule que \u2018les personnes appartenant à des minorités ethniques ont le droit de maintenir et de faire progresser leur propre vie culturelle avec les autres membres de leur groupe\u201d.Dans un autre ordre d'idées, on pourrait s'interroger aussi sur les raisons qui poussent la Commission a utiliser systématiquement l'expression langue commune pour désigner le français, alors que la toi 22 reconnaissait à ce dernier le statut de la langue officielle avant même que la Commission ait vu le jour.Si, comme certaines suggestions de la Commission nous le donnent à penser, ce changement de concept a des implications, il vaudrait mieux le dire ouvertement.Reconnaissons que, dans un domaine aussi nouveau et aussi peu fixé que celui des droits de l'homme, une certaine part de subjectivité était sans doute inévitable.Celle-ci rend d\u2019autant plus nécessaire la connaissance par chacun des critères généraux qui permettent d'apprécier, en droit strict, le caractère discriminatoire ou non d\u2019une législation; en nous appuyantsur le droitinternational \u2014 le plus élaboré en la matière et le moins dépendant des conjonctures politiques locales \u2014 nous chercherons à mettre en lumière le caractère non discriminatoire du Projet no.1 et, en particulier, de ses dispositions relatives a la langue d\u2019enseignement.Une remarque préalable: tel qu'utilisé par les adversaires de la Charte du français, l'argument de la discrimination repose souvent sur une grave équivoque.Dans le langage courant, la notion de discrimination peut tantôt revêtir une signification neutre \u2014 on distingue alors de façon précise deux choses différentes \u2014 tantôt comporter une connotation nettement péjorative d'arbitraire et d'illégitimité.Cette ambiguité de la terminologie courante s'est traduite longtemps par un flottement dans la rédaction des textes juridiques internationaux relatifs à la proclamation des droits de l'homme et à l'interdiction de la discrimination.Et c'est après bien des péripéties que la connotation péjorative du terme \u2018discrimination\u2019 a fini par se dégager clairement des discussions des spécialistes et d'un arrêt de juillet 1968 de la Cour européenne des droits de l'homme: la notion de discrimination vise des distinctions non justifiées, arbitraires.Mais cette imprécision de la terminologie sert parfois les fins des adversaires du projet no.1, qui parlent de discrimination dans le sens neutre d'une différence de traitement en matière linguistique \u2014 qui peut être parfaitement justifiée sur le plan juridique \u2014 tout en utilisant le mot dans un contexte tel qu\u2019il évoque automatiquement et sans démonstration la connotation péjorative du terme.En l\u2019occurrence, le discours universaliste considère donc comme discriminatoire \u2014 arbitraire \u2014 a priori, toute différence de traitement en matière de droits de l'homme.Or, le droit international n'interdit pas toute différenciation linguistique, mais seulement les distinctions arbitraires, discriminatoires au sens strict; la seule inégalité de traitement qui soit intrinsèquement illégitime (a priori injustifiée, arbitraire) est celle qui repose sur un motif racial.On ne saurait entrer ici dans trop de détails techniques, qui relèvent d\u2019ailleurs plus des spécialistes que de la sociologie du droit.Disons seulement qu'en droit international la distinction, en matière linguistique notamment, ne serait discriminatoire que si les différences de traitement prévues par la loi affectaient des droits (c.à.d.des intérêts juridiquement protégés) et manquaient de justification objective et raisonnable.Plus précisément, non seulement le législateur peut apporter des limites aux droits énoncés (8), mais encore peut-il effectuer des dif- (8) Ainsi, la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, reconnaît explicitement au législateur la faculté de poser des limites aux droits de l'homme, notamment en fonction des exigences \u2018\u2018(.\u2026.) du bien-être général dans une société démocratique\u2019 (art.29-20).\u2018 »\u2014> férences de traitement à condition que le but poursuivi soit légitime pour une société démocratique, que la distinction ait une justification objective par rapport au but poursuivi et, enfin, qu\u2019il existe un rapport raisonnable de proportionnalité entre les moyens employés et le but visé.C\u2019est du moins dans ce sens qu'a été rendu le principal et l\u2019un des seuls arrêts émanant d\u2019une cour internationale \u2014 la Cour européenne des droits de l'homme \u2014 relatif à l\u2019interdiction de la discrimination en matière de droit de l'homme: le litige portait alors sur certains aspects du régime linguistique de l\u2019enseignement en Belgique (9).Pour en revenir a la Charte du francais, il faut noter d\u2019abord que cette même Cour européenne a jugé que le principe de la territorialité en matière linguistique \u2014 un territoire, une langue \u2014 n\u2019était pas incompatible avec l'interdiction de la discrimination.C'est tellement vrai que cette Cour internationale jugea non arbitraire \u2014 non discriminatoire \u2014 la législation belge qui réservait les subventions au seul enseignement réalisé dans la langue de la région ('°).C\u2019est donc paradoxalement à partir de la générosité de la Charte à l'égard de la \u201cminorité\u201d anglaise que d'aucuns peuvent soulever la question d\u2019un traitementdifférentiel pour certaines catégories de membres de la collectivité québécoise, et conclure allègrement à une forme de discrimination.Or, on l\u2019a vu, le caractère discriminatoire d\u2019une différence de traitement est loin d'être automatique en matière de droits linguistiques.En ce qui concerne la Charte, et la question cruciale de la langue d'enseignement, on conviendra sans doute que les critères de la distinction sont objectifs: ne seront admissibles à l\u2019école anglaise que ceux dont l\u2019un des parents a reçu l\u2019enseignement primaire dans cette langue au Québec et ceux dont l'un des parents domicilié au Québec au moment de l'entrée en vigueur de la loi a reçu hors du Québec l'enseignement primaire en anglais ( '\") Les critères retenus sont donc au nombre de trois: période suivant ou précédant la loi; domicile des parents; présomption ou non d'intégration à la communauté anglophone du Québec, sur la base de la fréquentation scolaire de l'enfant ou de l'un de ses parents.Quant au motif justifiant la différence de traitement, la sauvegarde de la culture française au Québec, il est clairement en rapport avec les critères évoqués ci- dessus, et il peut difficilement être considéré comme illégitime dans une société démocratique.Reste la question de savoir s'il existe une relation raisonnable de proportionnalité entre les moyens employés (non admissibilité à l\u2019école des futurs immigrants et des Québécois non intégrés à la minorité\u201d) et le but visé.Des trois éléments constitutifs d\u2019une mesure discriminatoire, ce dernier est sans doute celui dont l'appréciation risque le plus (9) Arrêts du 9 février 1967 et du 23 juin 1968.Sur ce point et sur toute la question de la discrimination nous renvoyons au livre de Marc BOSSUYT, L\u2019interdiction de la discrimination dans le droit international des droits de l\u2019homme, Bruxelles, E.Bruylant, 1976.(9) Ibidem, p.118, note 88.(11) II n\u2019est pas nécessaire ici de souligner les dérogations à cette règle, comme le cas des frères et soeurs d'un enfant déjà inscrit à l'école anglaise, ou celui des personnes résidant au Québec pour une période de temps limitée.Par ailleurs en soulignant le caractère objectif des critères retenus, on ne veut pas dire qu'il ne serait pas possible d\u2019en trouver d\u2019autres, tout aussi objectifs.d'être influencée, dans une certaine mesure, par les options politiques.À notre avis cependant, la différenciation opérée par la Charte du français est à la fois raisonnable et pertinente lorsqu'on l'évalue par rapport au motif de la loi.C'est sur ce point que nous voudrions élaborer maintenant.On commencera pour ce faire à situer le Projet no.1 parmi les grandes options envisageables en la matière.Une Charte d\u2019inspiration généreuse Parmi les grandes alternatives possibles, la Charte du français se classe entre, d'une part, la solution de la libre concurrence linguistique et, d'autre part, celle qui consacrerait l'unilinguisme intégral avec, naturellement, des étapes et des mécanismes destinés à faciliter la transition.La loi 22 promulguée sous le gouvernement libétal provincial se situant comme la Charte du français parmi les solutions intermédiaires, il n\u2019est pas inutile de déterminer, même de façon sommaire, la nature de la différence de ces deux formules.La législation libérale accordait en quelque sorte une protection à la langue française; néanmoins, malgré son statut de langue officielle, le français pouvait être mis=en concurrence avec l'anglais dans la plupart des sphères d'activité.Schématiquement, on peut avancer que la loi visait à assurer au français une place à peu près équivalente à celle de l'anglais, qui se voyait reconnaître de nombreux droits, mais dont l'usage n\u2019était, dans la plupart des cas, pas prescrit par la loi.Bref, la loi 22 cherchait à établir les conditions d'un véritable bilinguisme institutionnel dans de nombreux secteurs, l'anglais s'imposant par son propre poids en Amérique du Nord, le français devant se maintenir grâce aux incitations de l'Etat et aux obligations inscrites dans la loi.Cette conception \u2014 qui fut elle aussi taxée de mesquine par les anglophones et les Ministres fédéraux \u2014 devait être battue en brèche par la débandade libérale sur la question de la langue d'enseignement; par ailleurs, un secteur aussi important que celui des relations de travail était pratiquement absent des dispositions de la loi (cf.art.25).Le projet de loi no.1 institue une forme d\u2019unilinguisme au Québec, ainsi qu\u2019en témoignent l'affichage désormais français, ou la langue d'enseignement; la faculté de procurer une instruction en langue anglaise à ses enfants est réservée aux familles intégrées à la communauté anglo-québécoise sur le plan avant l\u2019entrée en vigueur de la loi.Les anglo- québécois et ceux qui s\u2019y sont intégrés dans le passé se voient donc reconnaître un certain statut et conservent en particulier le système à peu près complet d\u2019instructions dont ils bénéficient actuellement, sous réserve de l\u2019obligation pour les services de santé et certains autres organismes parapublics de s'adapter au statut officiel de la langue française (art.25 et ss.).Unilinguisme donc, avec des privilèges particuliers pour la communauté anglaise.Unilinguisme mitigé aussi, pour tenir compte de certaines situations spécifiques; de là découlent le droit pour les individus de plaider en anglais devant les tribunaux (art.11), l'adaptation des programmes de francisation aux cas particuliers des sièges sociaux établis au Québec ou des entreprises dont l\u2019activité s'étend hors du Québec (art.113), la possibilité pour |.s organismes scolaires chargés d'organiser ou de donner l\u2019enseignement interne (art.23), la dérogation pour des raisons tenant a la santé ou a la sécurité publique à l'obligation pour l'administration de procéder par affichage unilingue (art.22).Il existe donc dans le projet de loi no.1 une volonté clairement identifiable de tenir compte de certaines réalités historiques, notamment dans des domaines qui affectent le plus directement les droits de la personne: les tribunaux, la sécurité et la santé, l\u2019enseignement.C\u2019est d'ailleurs dans ce dernier domaine, crucial compte tenu du rôle qu'il joue dans la formation d\u2019une identité culturelle et d\u2019un sentiment d'appartenance chez l'enfant, que le législateur s\u2019est montré le plus généreux à l\u2019égard de la communauté anglophone du Québec.Cette communauté est, en l\u2019espèce, définie de la façon la plus large qui soit et, contrairement au principe de l\u2019uni- linguisme territorial, ses écoles continueront d'être subventionnées au même titre que celles de langue française.Rappelons qu\u2019auront accès à l\u2019école anglaise des enfants qui reçoivent déjà l\u2019enseignement en anglais (41% des enfants montréalais), leurs frères et soeurs cadets, ceux dont les parents résident au Québec pour une période de temps limitée, ainsi que ceux dont l'un des parents est domicilié au Québec au moment de l'entrée en vigueur de la loi et a reçu l\u2019enseignement primaire en anglais n'importe où ailleurs et, enfin, ceux dont un des parents a ou aura reçu, au Québec, l\u2019enseignement primaire en anglais (art.51).Cela fait beaucoup de monde, surtout si l'on combine le pourcentage d'enfants recevant actuellement l'enseignement en anglais et le fait qu'il suffit d\u2019un seul parent instruit en anglais pour que les enfants puissent accéder à l\u2019enseignement en cette langue.Au point de vue logique, cette disposition cadre d'ailleurs assez mal avec l'esprit général de la loi, dans la mesure où l'on pourrait s'attendre à ce que dans une société désormais fran- caise, la langue officielle soit aussi la langue d'enseignement des enfants issus d\u2019un mariage \u2018mixte\u2019.Les clameurs du PSBGM à cet égard sont donc plus significatives d'un scandale que d\u2019une menace d'extinction culturelle: sur l\u2019îÎle de Montréal, le groupe ethnique anglais représente 17% de la population; 23.7% des Montréalais ont l'anglais pour langue maternelle; 27% l'ont pour langue d'usage; plus de 40% de la clientèle scolaire fréquente les écoles anglaises (!?).H est vrai que ce gonflement des institutions anglophones par rapport à l'importance de cette communauté dans la population totale, constitue un rouage important dans le mécanisme d\u2019intégration et d'assimilation, en particulier des immigrants.De toute façon, on peut qualifier de raisonnables et généreuses \u2014 et finalement de non-discriminatoires (3) \u2014 les déci- (12) Cf.\u2018Baisse de la population scolaire francophone à Montréal\u201d par Marian FAVREAU, dans La Presse jeudi \u2018nov.1976, p.C 14.L'article résume et commente le Rapport annuel du Conseil Scolaire de l\u2019ile de Montréal (1974- 1975).(13) La Commission des droits de la personne reconnaît le principe de la légitimité d'une intervention de l'Etat en matière linguistique; plus particulièrement elle qualifie de non- discriminatoires les dispositions de la loi relatives à la langue d'enseignement.Cela ne l'empêche pas, au nom de l'équilibre à maintenir entre l'objectif linguistique poursuivi et le respect de la minorité anglophone, de préconiser l'admission aux écoles anglaises des enfants nés dans les autres provinces du Canada (cf.Mémoire, pp.43-48).sions du législateur en la matière compte tenu de la situation de la langue française au Québec et du désir légitime de mettre un terme à la position minoritaire des franco-québécois: loin de chercher à assimiler les anglo-québécois, la Charte tend à les intégrer.En effet, grâce à son système complet d'enseignement, ses media d'information, ses principales institutions, sans compter son pouvoir économique et le poids de l'environnement, la communauté anglophone n\u2019est nullement menacée d'extinction culturelle.Par contre, l'articulation de la communauté anglo-québécoise avec les autres composantes de la société, sa participation au forictionnement de l'ensemble de la collectivité se fera essentiellement par le biais de la langue officielle.Et l'on peut supposer raisonnablement que la langue du groupe le plus nombreux étant aussi devenue la langue des échanges et des communications entre les diverses communautés du Québec, il sera plus facile à l'avenir d\u2019instaurer une coopération entre ce que l'on a pu appeler les trois solitudes.La Charte, une étape historique Ainsi donc, la Charte tend à mettre fin au statut minoritaire des francophones dans leur propre société.Etl'on ne saurait sous-estimer la portée sociale d'une telle mesure, compte tenu de ce que la domination linguistique des angiophones du Québec est à l\u2019origine de nombreuses inégalités, au niveau de l'emploi et de la promotion notamment, donc du revenu, pour ne pas parler des aspects plus psychologiques de la question.On a vu que cette restauration du groupe francophone dans ses droits s'accomplit dans le respect de la minorité, à laquelle est conférée un statut généreux, et que rien ne permet de crier à l'arbitraire ou à la discrimination.Cette affirmation nouvelle des droits de la majorité augure bien d\u2019une reprise en main progressive des principaux leviers du développement économique et social du Québec, ainsi que du rapatriement de son instrument indispensable: l'Etat.De ce point de vue, il n\u2019est pas indifférent de constater à quelle enseigne logent les ministres fédéraux en matière linguistique, tant en ce qui concerne leur opposition à l\u2019égard de la bien timide loi 22 qu'à l'égard de la Charte.Serait-ce qu'un Etat français respectueux de ses minorités n'a pas sa place dans la confédération?Quoi qu'il en soit, l'accession au statut de majorité linguistique place les Franco-Québécois et ceux qui les rejoindront devant de nouvelles tâches, de nouveaux défis.Dans l\u2019immédiat, il faudrait établir les politiques destinées à faciliter l'intégration des groupes minoritaires et leur participation à une société régie par de nouvelles règles du jeu.Il faudra aussi se préoccuper beaucoup plus, et surtout mieux, des groupes indiens et esquimaux, premiers occupants de ce territoire.ll sera bon, enfin, que des mécanismes soient prévus pour corriger les inévitables inconvénients que ce changement, comme toute autre, apportera à certaines catégories de citoyens, en s'attachant en particulier aux problèmes des plus démunis d'entre eux.Car les attitudes d'ouverture et de tolérance, si elles sont un luxe qu'un groupe dominé peut difficilement s'offrir, sont la marque distinctive d'un peuple libre, confiant en son avenir.e = ore timp Lehi, \"de nay O'taire dés ol à FT la Cha ne .Een, Ses \u201cles gt, IE Mere, VES! null rey Par OMMUrauté Ig Compo- Cipafon ay le de fatal Tent par fo Tn poy Bla longue thant as 165 ef deg $ diverses 2 lis fy 00péralion or les trois \u2014_\u2014 Éstoriue ss à metre in ncophones esau d'une tele Ug la dom: phones du ombreuses Ioi et de la qu revenus plus psy pration du droits sac minorité à Igénéreu, l'arbitraire affimation il auqure progressé jopémenl Shes, ain instrument it de vu, gnslater 8 isles de fant en 6 ga de qu de À Ase n° pas gare 18 Jes em geno atl ) all! gigs régi a dau stot 9 of est TLE SAI | si te | afi afl?| ps LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 \u201439 BÉLANGER & BÉLANGER AVOCATS 5835, boul.Léger suite 300 MONTRÉAL-NORD 323-9000 CHARBONNEAU, BRISSON, GUERIN & ASSOCIÉS Conseillers en Administration 5835, boul.Léger Montréal Tél.: 323-8602 CENTRE DE DÉVELOPPEMENT VISUO-MOTEUR CONSULTATION ET RÉÉDUCATION Problèmes: @®@apprentissages @schéma corporel, spatial, temporel 7160 St-Denis (Métro Jean-Talon) 270-3986 UNTERBERG, BOYER, MAINVILLE, BONIN & ROBERT AVOCATS 1980 ouest, Sherbrooke Suite 700 Montréal Tél: 934-0841 Serge Bourdua Chirurgien Orthopédiste Saint-Hyacinthe Dubé, Martin, Trudel-Lussier AVOCATS - PROCUREURS 138 nord, rue Wellington, Sherbrooke, Qué.J1H 5C5 Tél.(819) 563-0334 ARMAND R.BASTIEN & ASS.Optométristes Dr A.R.Bastien, o.d.Or Y.R.Bastien, o.d.VISION SOUS NORMALE VERRES DE CONTACT STRABISME DYSLEXIE 7670, Saint-Denis MONTREAL 274-6513 DUFOUR & COTE Avocats 23 est, rue RACINE Chicoutimi 549-8150 fluguette NOTAIRE DERASPE, PAIEMENT, VIGER & VERVILLE 309 EST.BOULEVARD CHAREST, QUÉBEC 2 IÈME G1K 3J2 Viger TÉL.BUR.: 418\u2014529-5701 DOLLARD BHERER Comptable agréé 511 sud, avenue Du Cran Alma, Québec.Bur: 662-2507 \u201cAU LOTUS NOIR\u201d 91 ouest, boul.Crémazie Montréal H2N 1L3 381-1769 OUVERT LE DIMANCHE Sem: de 9h a.m.à 9h p.m.1600, boul.de la Concorde Duvernay, Laval H7G 2E7 669-3598 MARCEAU, CLERMONT & CROTEAU Avocats 1070, Chemin Ste-Fdy Québec André Marceau, C.R.Micheline Clermont-Marceau, LL.L Marcel Croteau, LL.L Claude Gagnon, LL.L (418) 687-5920 HENRI VINET NOTAIRE 3860, rue NOTRE-DAME CHOMEDEY, LAVAL 681-2577 Fiat 128 - coupé 1973.Bonne condition.Prix: $700.00.Tél.: 687-3423 Le jour apres 5 h 30 Samedi et Dimanche 8 h a 22 h.ST-ANTOINE-SUR-RICHELIEU Ancienne boulangerie - grande maison de style victorien.9 pièces - 2 cuisines, 2 salles de bain.Très indiqué pour atelier et boutique de poterie ou autre Appeler Huguette St-Germain: 467-1120, 584-3456 TIMBRES-POSTES CANADA Collectionnez comme les experts le font, sans accumulation inutile.Envoyez $1.00 (remboursable au premier achat) pour recevoir nos listes illustrées et vous procurer seulement les timbres qui vous manquent.OMNIPHILA Dépt.J.C.P.729 Station OUTREMONT OUTREMONT H2V 4N9 CATALOGUE ARTISANAT 288 pages: rotin.macramé.batik.céramique.poterie.acrylique.papeterie.etc.avec liste de prix du gros.Envoyez $1.00 pour frais d'expédition RUE GALT SHERBROOKE QUE JIH 2A4 M00 OUEST JACQUES DARCHE bouchard / viau / duhamel & cie comptables agréés 59 rue st-jacques montréal (514) 284-1117 St-Bernard - Ferme 145 acres, 85 boisés, excellente maison, 8 pièces, bâtiments en très bon état, véritable aubaine.Yva Boulanger 467-1120, 584-3456.MONTREAL TRUST COURTIER FRANCAIS (31 ans), résidant en Angleterre (6 ans), auparavant en Allemagne (3 ans), cherche emploi à Montréal.Ecrire à: Journal Le Jour 1435, rue Bleury Montréal.a/s LISE BOULET CLIMATISEURS Toutes grandeurs - Marque très connue Complètement neufs et garantie Payez aussi peu que $170.00 (5,000 BTU) MAISON BEAUDET 8723, 10e avenue St-Michel Tél.: 729-5217 louis-laurent Jauthier Oraphiste designer 2055 de la montagne suite #6 après 6 h.té! 843-4844 Audio SCRIBEC 45 est, rue Jarry, Montréal 387-2486 Secrétariat Impression Dactylographie Photocopie Xérox 1-4 11c 5-15.\u2026usrersrsoses 8c 16-25 _.\u2026vsereressanennes 7c copies du méme original 26-35 .\u2026srossrovors 6c 36-55.5c 56-90.4c Format léger et papier couleur: supplément Réduction à partir de 14\u201d x 18\u201d Impression offset Copies 8'/2x 11\u201d 8/2 x 14\u201d 100 3.75 4.05 200 5.00 5.60 300 6.25 7.15 400 7.35 8.55 500 845 9.95 1000 12.85 15.85 5000 53.85 68.85 Bureau a louer.2500 pieds carrés ou plus.Place Jacques Cartier.idéal pour professionnel.Pour informations: 861-0080 VIEUX-MONTRÉAL nos lecteurs, Encourager les professionnels qui n\u2019hésitent .pas a utiliser les pages du Jour sur le plan publicitaire et leur accorder votre appui, c\u2019est voter pour un Québec économiquement plus fort.11523, rue Gariépy Montréal-nord.JEAN M.LABELLE COMMERCE @® VENDEUR Impôt \u2014 Comptabilité PROPRIÉTÉ A REVENU 325-8244 Matelas et sommiers dépareillés - toutes grandeurs $39.00 et plus.> MAISON BEAUDET 8723, 10e avenue St-Michel Tél.: 729-5217 Une Carte d'Affaire dans le Jour est un service rendu au lecteur qui recherche confiance et compétence TUT 842-4821 POUR VOS ANNONCES ET VOS PLANS-MEDIA Norman Senay, Robert Pépin, Lise Boulet - 40\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 8 JUILLET 1977 SYNDICAT re - Ce eae DES FONCTIONNAIRES PROVINCIAUX DU QUEBEC INC.CONTRIBUABLES! OU VA VOTRE ARGENT?Si le 15 novembre dernier vous avez cru que la Province de Québec s\u2019était donné un gouvernement qui assainirait 'administration publique, et par surcroit les finances de la province, vous avez été, tout comme les fonctionnaires, leurrés puisqu'il en est tout autrement.ministèRE TERRES ET FORÊTS - QUÉBEC - CONDITIONS Le gouvernement procède depuis quelque temps à la location de véhicules automobiles, sans soumission, comme au bon vieux temps du patronage, alors que les fonctionnaires refusent d'utiliser leur automobile aux conditions imposées unilatéralement par le gouvernement, sans $475.35 par mois - 1,000 milles gratuits - Excédent $0.08 du mille Essence, entretien, maintenance et assurances au frais du gouvernement Location minimum: 5 mois - QUÉBEC - $550.00 par mois - 2,000 milles gratuits - Excédent $0.10 du mille Essence, entretien, maintenance et assurances aux frais du gouvernement Location minimum: 3 mois - ROUYN-NORANDA - $490.00 par mois - 1,000 milles gratuits - Excédent $0.17 du mille Essence et assurances aux frais du gouvernement Location minimum: 2 mois TRAVAIL - QUÉBEC - $25.95 par jour plus $3.00 pour assurances - Moins escompte 10% : $26.05 par jour Location illimitée - Lundi au vendredi - ; ; NOTE: LES MÊMES CONDITIONS SEMBLENT ÊTRE ACCEPTEÉES PAR LE MINISTÈRE DES RICHESSES NATURELLES ET LA COMMISSION DE CONTRÔLE DES PERMIS D'ALCOOL TRANSPORTS $350.00 par mois à des employés du ministère - Québec (J.P.Bédard, R.D\u2019Amours, J.G.Fortier et M.Renaud) Millage approx.: 500 milles par mois $3.00 de I'heure pour 8 heures par jour : Victoriaville, soit $24.00 pour 30 milles approx.NOS DEMANDES SONT A L'EFFET D'OBTENIR UN MAXIMUM DE $0.25 DU MILLE Le gouvernement vous avait également promis de modifier te système de relations de travail, afin de solutionner rapidement tous les conflits de travail.Or, à titre de plus important employeur du Québec, il se refuse, le Premier Ministre en tête, à nous rencontrer pour discuter de ce problème.Il se range donc au même niveau que les plus anti- syndicalistes des employeurs, puisqu'il se rit de ses employés.D'ailleurs, les formes de chantage et de pression, telles que menaces de suspension et de congédiement, sont le lot des fonctionnaires qui refusent d'utiliser leur véhicule.On n'en demanderait pas plus d\u2019un employeur qui se refuse à accepter le syndicat dans son entreprise.À moins que le Gouvernement du Québec veuille briser le syndicat?.De plus, demandez-vous quel sera le prix que vous aurez à payer d'ici quelques années pour la réfection des travaux de construction de routes effectués actuellement sans surveillance?Les devis, les matériaux sont-ils respectés?Au Gouvernement du Québec, il y a également \u201cdeux négociation préalable avec le syndicat.Dans le langage du travail, ceci équivaut à faire appel à des \u201cscabs\u201d.Nous mettons d\u2019ailleurs le gouvernement au défi de contredire publiquement les quelques exemples ci-dessous: FOURNISSEUR COÛT AU MILLE Fillion & Frères 6218 boul.Ste-Anne Québec $0.56 Location Giguère 375 boul.Wilfrid Hamel Québec Rouyn Drive Yourself 350 boul.Rideau Noranda Budget Rent-A-Car Denis Pepin Ltée y poids, deux mesures\u2019\u2019, puisque la Société des Alcools du Québec qui relève de monsieur Jacques Parizeau, Ministre des Finances, vient d'accorder à ses employés, en date du 4 avril 1977, $0.24 du mille, soit un montant total de $4,200.00 pour 48,000 milles, alors que le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec n'en demande que $3,900.00.L'Hydro- Québec, pour sa part, accorde $3,900.00 pour la même distance, alors que le Gouvernement du Québec ne nous offre que $3,500.00, plus un maximum hypothétique de $100.00 pour les assurances pour affaires.\u201cLE MÉPRIS N\u2019AURA QU\u2019UN TEMPS\u201d "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.