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Titre :
Le jour
Éditeur :
  • Ville Saint-Laurent :SODEP inc.,1974-1978
Contenu spécifique :
vendredi 29 juillet 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le jour, 1977-07-29, Collections de BAnQ.

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le dé {ope fis Wt Sommaire JOUR Hebdomadaire national Volume 1, no 26 semaine du 29 juillet au 4 août 1977 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u20143 Ton apes 30 1m 4 co vor ~ ot Keith Spicer: * te bilinguisme > ne sauvera pas ; fie Canada \u201c 3 \"L'Anglaise\"\" * du cabinet de Rent Lévasquel « Pierre Perraut i boat Pecan Ten fee Baki bx quebécois ¥ aprés 40 ans \u2026n Notre page couverture Notre chroniqueur gastronomique habituel, Roch Côté, s\u2019est improvisé vacancier à Old Orchard et nous en livre les secrets(?).page 16 Conception: Jean Gladu TRICYCLE Photo: Jean-Claude Champagne Beverley Smith nous parle du dur (très dur) métier de Chargée aux liaisons avec le public anglophone du Cabinet du premier ministre.Une interview de Jacques Larue-Langlois page 12 RR RT Lue d'iberville Moreau .= Montreal 3 La semaine a livre.ouvert Après son constat de dépossession de la ville de Montréal d\u2019il y a deux semaines, Alain Pontaut nous commente le triste dossier de sa démolition systématique.Courrier et mots croisés Nos lecteurs nous écrivent eee.pages 4, 6 et 7 Mots Ccroisés .c.c.page 5 Editorial Une guerre sociale par Evelyn Dumas \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.page 8 Commentaire La gauche française et l'arme nucléaire par Alain Pontaut \u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.page 8 Canada Keith Spicer: \u201cPréparer dès maintenant l'après-référendum\u201d par Evelyn Dumas page 9 Le point du Jour Un bien grand démocrate par Pierre Vadeboncoeur .page 9 Québec Beverly Smith, anglophone d'exception: Un rôle difficile par Jacques Larue-Langlois.page 12 Colline parlementaire L'achat chez nous\u201d dans la pratique par Jacques Larue-Langlois.page 11 Monde Le Cambodge et Sihanouk, de la République, des \u2018gentils communistes\u201d et de l'horreur par Robert Cornevin \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.page 13 Le Superfrancoclub des ondes par laroche Ursule.ccc.page 14 Reportage Moi aussi, j'ai été à Old Orchard par Roch Côté \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 page 16 Chroniques Les miettes par le petit Poucet.page 11 Référendum par Pierre Bourgault.page 15 \u201cSi nous ne sommes pas en démocratie, qu'on commence sans terder la révolution.\u201d \u2014Pierre Elliott Trudeau, 1942 par Pierre Chaloult.page 19 L'air du temps Des questions concours, et des prix, des prix.par le professeur Nimbus .page 20 Lesombrevilain.page 21 Les bonnes tables Une bonne idée pour le centre-ville: la Mansarde par Roch Côté cocci page 22 Arts et lettres La semaine a livre ouvert Montréal en poussiére ou Du saccage urbain considéré comme un des Beaux-arts par Alain Pontaut .page 23 Lettres Cronopes et Fameux de Julio cortazar par Frangois Hébert .page 24 Anecdotes, de Michel Beaulieu par Frangois Hébert .page 25 Arts plastiques Sherbrooke et la décentralisation par Yves Robillard Cinéma Le cinéma à Terre des Hommes par Anne Constanty .page 26 Deuxiéme fugue (Van Morrison, Neil Young et The Band) Quand on est le meilleur chanteur au monde, qu'est-ce qu'on fait?par Bruno Dostie \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 page 27 Théâtre A l'Escale, un vide qui en ditlong\u2026 par Claude Lebuis.page 28 Le Théatre de la Dame de coeur où le mot \u201cdivertissement\u201d prend tout son sens par Claude Lavoie page 28 Musique Des interprètes québécois qui nous enchantent dont un violoneux par Pierre Prévost \u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 page 28 Témoignage Trou d'homme par Pierre Perrault.page 29 e #5 _ - = nt a ae a vpn ae CErxgp>v 44 LN, 7 + 4\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 Chez FRENIERE ET FILS INC.t l SEMI-LUSTRE BLANC PREMIERE QUALITE REG.: $12.95 À Jes.LATEX GRIS A SPECIAL GRATIS ooo 1 ROULEAU [DOUBLE DE TAPISSERIE I ACHETEZ UN ROULEAU DE I papier tenture ENCOLLE (er magasin) ET OBTENEZ-EN UN al T8%n.| ROULEAUX | 272-9743 2 stationnements A VOTRE SERVICE 210, rue Papineau 6 hn en en es es een tu tapisses à meilleur marche qu'ailleurs CAN N= 3 gallons F™ \"GRISA .oq.u peintures et SPECIAL PLANCHER \u201c> O12 1 VALEUR DE $11.50 AVEC CHAQUE ACHAT DE $20 DE PEINTURE ET PLUS 6% G SN oD A DES PRIX PEINTURE C-I-L 54774815 TEL.POUR 272-1033 PEINTURE SEULEMENT 212-4418y 1012 $6 .95 LE GALLON i \"12! a/ a - ow La Saint-Jean a Paris.le Québec a Beaubourg 24 juin: Fête \"Nationale\" des Québécois! Et pour bien nous représenter en terre française, rien de mieux qu'une bonne \u201cSoirée Canadienne\u2019 à la sauce de Louis Bilodeau et de Ti-Blanc Richard! C\u2019est tout un folklore dénaturé et hybride que le Québec a présenté à Paris.Quelque chose comme un \u201cLyrisme de Woolworth\" qui ressemblait à ce qu'on attendait du Québec: un fort accent et de la rusticité à plein.Quand on pense que Bruno Coquatrix lui-même (le grand manitou de l'Olympia) produit \u201cle Festival des Cantons\u2019 devant Beaubourg (ce palais des glaces de la culture muséifiée), on a plus qu\u2019à applaudir aux exploits exotiques d'un nationalisme \u2018à tout prix\u201d.Même si pour cela le Gouvernement du Québec (et toute la population derrière), se voit cautionner de sa seule présence, en ce lieu si controversé, le grand \u2018\u2018scandale\u2019\u2019 Beaubourg qui n\u2019est ni plus ni moins qu'un \u2018\u2019scandale olympique\u201d appliqué à la culture.Et dire qu'on a tant fait, du temps de l'opposition, pour révéler et combattre les entreprises de \u201cprestige\u201d.il faut qu\u2019à l'étranger on s\u2019en lave les mains et qu'on place même notre tribune sur une plate- forme \u2018\u201cscandaleuse\u2019\u201d\u2019 qui ressemble à une cage à hamsters pour humanoïdes assoiffés de sensationnel.Et \u201cVive le Québec libre\u201d de me répéter, aprés son feu- général de.une frangaise toute excitée par l\u2019accent qui m'interroge sur la nature et la provenance des costumes.Allez expliquer et décrire un accoutrement semi-western \u2018toutcroche\u2019 couplé au fléché traditionnel pastellisé et synthétique! Non, vraiment, quelque chose ne fonctionnait pas bien dans tout ça, un malaise devant I'hybride haussé du rang de \u2018\u2018représentativité\u201d, et une consommation d\u2019exo- } Bb ad ad Tr ) JAE ° 9 tisme à bon marché.Ce n\u2019est pas parce que le Québec a bon auditoire et qu'il se \u201cvend\u201d bien par les temps qui courent qu\u2019ilfaut à tout prix exploiter et exporter sans discrétion des gens et des lieux.Le 24 juin aurait pu se fêter en \u2018famille\u2019! Sans la \u2018\u2019specta- cularisation\u201d qui fausse tout et qui donne à voir de l'image plutôt qu'une véritable fête, authentique et nationale \u2014 non pas un internationalisme de mauvais goût! ; Denis Bachand (Étudiant québécois à Paris) Langue seconde Dans votre reportage du 24 juin sur les audiences de la Commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi numéro un, Michel Auger raconte que le représentant de la communauté italienne demande, dans son mémoire, l'enseignement bilingue pour les enfants de sa communauté.En réponse, la CEQ insiste pour que l'enseignement de l'anglais, langue seconde, ne commence pas avant le niveau secondaire, et à cette fin prend note d'une étude de la National Foundation for Educational Research in England and Wales.L'étude citée n'est pas sans ses critiques, parmi ceux-ci la Nuffield Foundation qui a, pendant les dernières années, promu beaucoup d'innovations dans le domaine des programmes d'études.De l'avis de la Foundation, I'éva- luateur du projet de l'enseignement du français au niveau élémentaire n\u2019a pas posé les bonnes questions et n'a pas tenu compte d'éléments autres que celui de la compétence linguistique, Comme le dit le rapport de l'OSCNU sur l'apprentissage des langues étrangères au niveau élémentaire, il y a d\u2019autres éléments à considérer \u2014 des éléments sociaux, politiques, pédagogiques et psychologiques.C\u2019est à remarquer que, des enseignants impliqués dans ce projet, à peu près la moitié étaient de l'avis que l\u2019enseignement du français devrait commencer à l\u2019âge de 8 ans, alors que 42% tenaient pour l'introduction du français AVANT 8 ans, et seulement 8% ont répondu qu'un tel enseignement devrait débuter à un âge plus avancé.Le Times Educational Supplement, dans son reportage, a conjecturé que la crise de fond en Grande-Bretagne empêche le développement de l'enseignement du français à ce niveau, et a averti que l\u2019évaluation de la NFER n'a pas de signification pour les situations complètement différentes qui existent en Grande-Bretagne comme dans les autres coins du monde.Joan Mansfield Rigaud A propos du premier juillet.Je suis, depuis six ans, un nouveau Québécois.J'ai immigré ici avec ma famille par amour de ma langue, de mes origines etde ma culture.Nous sommes venus du Canada, plus précisément du Manitoba.Plus précisément encore de ce qui fut St-Boniface et n\u2019est plus qu'un quartier de Winnipeg.Je puis vous assurer que, quelles que soient les fictions légales, j'ai changé de pays, de patrie.J'ai quitté un pays anglais.Je suis en pays québécois.J'ai ainsi pu assurer à mon épouse \u2014 Suissesse francophone de naissance \u2014 la joie de se faire parler en sa langue par nos enfants.Elle ne subira pas le cri joyeux et spontané de ses enfants rentrant d'école: \u2018Hi mom! what's for lunch?\u201d Je conserve de profondes amitiés au Canada (anglais).J'apprécie Shakespeare, dong) %- pot: IE fn Ne empêche 08 Tog.iS 3 gg.U8 fbr à pas des 3 Studies branes 0.duly tes pies Mansi Rigg À meme ie i | it a Ur Ja im nilepr À Je de ms hur Nous j Canada du Man- entendore gniface \u20ac parier de ure Que i furs pas.1 pays ar js ule assure à LissssE san fi ent ts.Ellen jour & fats et ml hale olds {ange gapedte \u2014 La grille libérée par Rene Tellier aga gg no 25.9 10 11 12 13 14 15 10 11 12 13 a 15 Horizontalement: 1\u2014Titre d'un roman paysan de chez nous.Un \u2026 (4 autres mots).2\u2014Gifle à Paris, pâtisserie à Montréal - Sans Dieu (épeler) - Grand fleuve de Sibérie.3\u2014Elle contenait le nom des avocats à ne pas oublier - Chanceuse.4\u2014A faire dans de nombreux services gouvernementaux.S\u2014Auteur de \u2018La Manic\u201d - Membrane recou- vrantle bec de certains oiseaux - Jumelles.6\u2014Couper la cime - Celui de M.Sinclair est tout un numéro! 7\u2014Héros du roman dont il est question au no 1 - Victoire de Napoléon.8\u2014Stupide chez certains ministres outaouais - Limon argileux très fin - Sigle du parti gaulliste.9\u2014Baie charnue renfermant des pépins - Les immigrants en québécois - Eut confiance.10\u2014Personnel - N'achèterait pas grand'chose de nos jours - Le capitaine du Nautilus.11\u2014Se suivent dans l'alphabet - Comme une cassette d'un certain 1er sous-ministre - Dieu marin.12\u2014Tirent parti - Manière de s'exprimer.13\u2014Auteur d'une Vie de Jésus - Le 32e président des Etats-Unis.14\u2014D'un goût âcre - Note de musique.15\u2014Pseudonyme des Pamphiets de notre écrivain (3 mots) - Obéir.Verticalement: 1\u2014Une autre oeuvre de notre auteur (2 mots).2\u2014Arrose Novossibirsk - Soustrait- Contracté - Prétixe (10 à la 12e).3\u2014Evaluerai - Qui se termine.4\u2014Inséra - Caches - Contient un chêne.S\u2014Fleuve et ville du pays des Magyars - Touché - Une multi-nationale qui fait dans le Sa -nickel (sigle).- +\" \"10 es 6\u2014Préposition - Facteur que l'on trouve dans les globules rouges du sang - Ceux-que la souveraineté du Québec concerne - Devant l'évèque.7\u2014Pronom - Vieille affirmation - Devant un impersonnel - Employer.8\u2014Nom de l'auteur en question - Sur la rose des vents.9\u2014Ane sauvage de Perse - Jumelles - Souvent de vison.10\u2014Où logent les troupes dans une ville - Possessif.11\u2014Pas recommandée à trois heures du matin sur l'autoroute (3 mots).12\u2014Soutien - Précurseur du P.Q.- Pronom - Sens.13\u2014Cardinaux contraires - Procédé de graveur (2 mots).14\u2014Pour les voyageurs - Cinq cent un - Ancienne contrée de l\u2019Asie mineure.15\u2014Feraient voir des objets inexistants.10 41 1 2 3 4 5 12 13 14 15 ILE 6 7 8 3 Vv L A LENA L RiVENT \u20ac IE v 3 -] [ks \u2018 N oO s Mo|n s A LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u2014 AR HE NNN ee Président du conseil d\u2019administration Bernard Carisse Rédacteur en chef Evelyn Dumas Directeur administratif Antonio Bertrand Rédaction Michel C.Auger, Roch Côté, Michel Forrest, Jacques Larue-Langlois, Lucille Lecompte, Alain Pontaut Collaborateurs: Bernard Andrès, Guy Badeaux, Colette Beauchamp, Réjean Beaudoin, Laurent Bégin, Gilles Boileau, Pierre Bourgault, Pierre Chaloult, Anne Constanty, Bruno Dostie, Louis Fournier, Pierre Fréchette, Lise Gauvin, Pierre Harvey, François Hébert, Jacques Hurtubise, Louis Jolin, Pierre Lamonde, R.Laporte, Pierre Prévost, Yves Robillard, Robert Saint-Jean, Pierre Vadeboncoeur, Jean Vézina.Conception de la page couverture: Michel Giroux, Jean Gladu.Publicité Lise Boulet, Robert Pépin, Normand Senay Service du tirage André Lamy, Suzanne Martin Comptabilité Ginette Couturier \u201c Secrétaire - réceptionniste Francine Girard Le Jour, hebdomadaire national, est publié par Journal Le Jour Inc.qui a son bureau principal au 1435 de la rue de Bleury a Montréal.Il est composé a l'atelier DSC Composition.385 boul.Lebeau a Ville de Saint-Laurent.|! est imprimé par l'imprimerie Trans- Continentale Inc.433 boul.Lebeau.Distribution: Messageries Dynamiques.tél.332-0680.mande.Courrier de la deuxième classe.permis no 3299 Depôt légal: Bibliothèque nationale du Quebec tél.842-4821 2 a Abonnement: $50 par année, $25 pour 26 semaines.A l'étranger: $60 par année, $30 pour 26 semaines.Tarif de l'abonnement aérien fourni sur de- rl Sr ir tr Fr id £.= Fa ++.EE EEE ee a 4e On JOU R s\u2019abonne?Souscrire un abonnement est une forme précieuse de soutien a votre hebdomadaire JOUR 1435, rue Bleury local 801 Montréal H3A 2H7 Québec 235 288 £03 se 9 _ 22% - >.CI \u201cné 65 os 2c 3%a © SEw \u2014 > on OC nd 2 Saw?& E58 D 52e 2e ° En ga Oo 3\u2019 Q c235E \u201cco ce > ax o ®v 9 % DT = EExd ET 2 w 2.Evous ocso, osgve £035 gga cs ol a > + zZ2+s5 a | œ » -Q 2 © © % on [7] oO = QL Q Oo Zz £ £ an É .= 3 8 E w Z D © g > Ww A [7] = z = © a S (en O Wu oN wo v © M pu) - - ° = < | 3 3 \u2014 = w oO oO Qo 3 _ > a Q se 8 $3 88 5% ; ; QO 5 32 & 8 538 a o> I © a 26 | - -\u2014 ae tev 8 10 6 0 41% 7 4 ae 0 - 57 we Trin - B= ow = CR Sa EF CE \u2014 6\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 LES MEUBLES D\u2019ANTAN INC.Atelier de meuble artisanal De styles Louix XIII et québécois En chéne et pin massifs NOTRE MAGASIN: 1648A, rue Sherbrooke ouest, Montréal (métro Guy, sortie St-Mathieu) tél.: 931-9487 ETE ONDRES (ou les departs ont lieu a | Aero port international de Mirabel a destination de | Aeroport d Orly Montréal- Londres Departs le sanea: soi de | aeroport bles national de Mirabel a destination de ! aeru- port de Gatwick A/ 6 \\ à DB - ow vy Chesterton, Dorothy Sayers, C.S.Lewis, et bien d'autres auteurs anglais, que je préfère lire dans l'original.J'estime grandement la culture anglo- américaine.Je n'éprouve aucune animosité à l\u2019égard du pays de passage, le Canada, où mes ancêtres m'ont conduit et qu'ils crurent un moment pouvoir dire le leur.Mais ce serait aujourd'hui mauvaise blague de prétendre que ce pays a répondu à leur espoir.Je reconnais que ceux de mes anciens compatriotes qui ne se sont pas anglicisés ne sont pas tous venus au Québec.Je reconnais que plusieurs ont choisi de demeurer sur place au Manitoba.J'admire leur lutte pour valoriser leur langue et culture, qui sont miennes.Je leur souhaite franc succès.Mais ce ne sera que succès de survie; aucunement succès de vie.Ils le savent.Ils en ont pris leur parti.En ce premier juillet, j'ai lu la réclame d'un beau Canada ti- bre.Et j'ai souri.La réclame adh ah fP3 n\u2019implique-t-elle pas qu'au Canada le Citoyen est libre d'être éduqué dans la langue de son choix?Hors du Québec, hors de quelques réserves occasionnelies, belle blague.Beau rêve.La réclame n\u2019implique-t-elle pas aussi que la nouvelle loi de la langue au Québec porterait atteinte à la liberté canadienne?Si seulement, un jour, le Canada nous avait donné (à nous du Canada-hors-Québec) une partie des droits que cette nouvelie loi confirme aux Anglophones du Québec, nous aurions éprouvé un délire de liberté.Maintenant que la société canadienne s'est hermétiquement refermée sur tant de groupes francophones, ce sera gentil s\u2019il arrive par je ne sais quel miracle qu'elle cède un peu de tous ces droits à ses Francophones.Ce sera gentil, mais folklorique.Et il faudra voir ça arriver.Avec le projet de loi no 1, le Québec laissera une liberté hallucinante à sa minorité anglophone, Si j'ai un Défenteur dun permis du Québec pour 19: LA Au service des Canadiens depuis .L3H PARIS ou beau pays libre, c\u2019est et ce sera longtemps le Québec.Je ne dis pas cela par rancune ou amertume.Ce qui est, est.Je le dis parce que cela est.Le premier juillet, j\u2019ai écouté le gouverneur général du Canada parler du Canada uni.Je vous fais part de mon sourire.Monsieur Léger a parlé du Canada uni comme d'une affaire de coeur et non d'intérêt.Mais, en même temps, il a évoqué l\u2019anniversaire dela nomination du premier Canadien au poste qu\u2019il occupe.J'ai songé alors que l\u2019Empire britannique a sans doute employé un même jargon avant de devoir accorder l'indépendance à ses colonies.N'est-ce pas que l'Empire était plus vaste que le petit Canada?N'est-ce pas que le coeur pouvait s'enfler à ces horizons sans limite plutôt que de s'enfermer dans le régionalisme canadien, ou australien, ou néo-zélandais, ou rhodé- sien?Et pourtant les Anglais de l'Amérique du Nord Britannique ont cru que l'indépen- TreasureTours \u20ac ==: DEPARTS PENDANT LE WEEK-END compren $299 Montréal-Paris les vendredi et dimanche soir Derniere Gate de reservason Date Date de de depart retour Sejour Dernier date da reservation Derniere dau de reservation Date Dale \u201c \u201c Sour mB Vols de SEPTEMBRE Dim 25 sept Dim 9oct Dim 23 oct Dim 6 nov 15 jours 29 jours 43 jours 57 jours Mor.27 jul Mer.27 juil Mer.27 juil.Mes.27 jui Mer.10 coût Mer.10 coût Mer.10 coût Dim 9oct Dim 23 oct - Dim 6 nov 15 jours 29 jours 43 jours Vols dOCTOBRE Om 23 oct Dim 6 nov Mac.24 coût Her.24 coût 15 ours 29 jours $299 $299 = DEPARTS ASSURES Dim 6 nov 15 ours Mer.7 sept.Vols de SEPTEMBRE 15 jours 28 jours 43 jours Lun 10 ci Lun 24 oct Lun 7nov DIMANCHE Jeu.11 ooût Jeu.Hi coût Jeu.11 coût 15 jours 22 jours Sam 150ct Sam 220ct Vend 23sept 46 jours Som.23 ju.5319 Sam 24 sept Sam 1oct Sam Boc! Sam 220c1 Sam 5nov $39 $319 $319 $319 $319 15 jours 22 jours 29 jours 43 jours 57 jours Mar.26 ui Mar.26 pil.Mor.26 juil Mar.26 juil.Mar 26 il.$319 $319 $319 $319 15 jours 29 fours 43 jours 57 jours Lun 26 sept Lun 10 oct Lun 24 oct tun ?nov Jeu.26 juil.Jeu.28 qui.Jeu 28 juil.Jeu.26 juil $319 $319 $319 $319 $319 Mor.2 coût Mor.2 coût Mor.2 coût Mar.2 coût Mor.2 ooût 15 jours 22 jours 29 jours 43 jours 57 ours Sam 1oct Sam 8 oc! Sam 150ct Sam 29 oct Sam 12 nov \\.0 $39 $319 $319 $319 Sam 8 oct Sam 15oct Sam 22 oct Sam 5nov 15 jours 22 jours 29 jours 43 ours Mor.9 ooit Mor.9 oot Mar.9 coût Mor.9 août Ces vols sont régis par les règlements applicables aux ABC de la Commission Canadienne des Transports et ont été approuvés par le Comité des Transports Aériens.Ces vols sont effectués selon un programme de Treasure Tours Intl.Inc.approuvé.Un acompte minimum de 10% non remboursable doit être versé lors de la réservation.Le solde devra être réglé 46 jours avant l'envolée, après quoi toute annulation de la réservation sera sujette à des frais de service de $100.Il est possible de prendre une assurance couvrant vol nolisé et voyage.Les prix n'incluent pas la taxe de $8 sur les départs d'aéroports canadiens.Les enfants de moins de 2 ans voyagent gratuitement.N'attendez pas ! Réservez dès maintenant avec votre agent de voyages.= 6 26 += 29 jours 43 jours Sam 29 oct Sam 12 nov Vols d OCTOBRE Mor.lé août Mar.16 coût Mar.16 coût Mar.16 coût Sam 22 oct Sam 29 oct Sam 5 nov 15 jours 22 jours 29 pours Mor.23 coût Mor.23 coût Mar.23 ooût Lun 24 oct Lun 7 nov 15 jours 2 jours Jeu 25 coût Jeu.25 coût Sam 29 oct Sam 5 nov Sam 12 nov 15 jours 22 jours 29 jours Mor.30 coût Mor 30 coût Mor.30 ooût Sam 5 nov Sam 12 nov 15 purs 22 pours Mor.6 sept.Mar.6 sept.Lun 7nov 15 jours Jou.8 sept 1 MOT.5 rours Sam 12 nov Mar.13 sept Vols nolisés ABC VIA NORDAIR dance était un lien d'amitié plus fort que l'unité impériale.Et l'on se remémore les signes de cette indépendance.Le Québec a moins en commun avec le Canada quelle Canada avait en commun avec l'Empire.Notre union au Canada n'y gagnerait-elle pas de s\u2019établir sur des bases d'amitié (de dualité) plutôt que sur des bases d'assimilation (d'unité)?Il n'y a pas longtemps, le premier ministre Trudeau se plaignait d'un certain insuccès de sa campagne pan- canadienne: alors qu\u2019il s\u2019adressait (disait-il) à la tête, on ne l'écoutait (et pas trop bien) que par ie coeur.D'une façon, le gouverneur général du Canada n'a-t-il pas apporté la réponse au premier ministre Trudeau?L'unité est affaire de coeur et non d'intérêt.J'aime mon pays d\u2019abord, le Québec, comme moi-même.J'estime et aime aussi le Canada, comme quelqu'un d\u2019autre.Georges Allaire, 33 ans La Pocatière, Québec.Lettre ouverte à M.La roche Ursule Dans le Jour du vendredi 8 juillet 1977, vous écrivez un article fort intéressant sur l'avenir de la politique étrangère du Québec en soulignant et en déplorant le peu d'intérêt que suscite un tel sujet dans l\u2019opinion québécoise.Comme vous le savez sans doute, cela s'explique par notre contexte historico-politique.Pour ma part, j'ai grandement apprécié votre article et les affaires étrangères ne manquent pas de m\u2019intéresser parce qu'elles visent mes intérêts, nos intérêts.Comme vous le soulignez à juste titre, nous n'avons pas de grands réseaux d'informations qui puissent nous rapporter les échos du monde entier dans une perspective québécoise, ce qui fait qu\u201d\u2019à la longue, on s\u2019habitue à voir le monde avec les yeux des autres, de façon décentrée, impersonnelle, comme un grand spectacle gratuit qui n\u2019a rien à voir de concret avec le Québec, ses réalités, ses besoins, ses actes.Il en résulte que ces événe- ments mondiaux, nous prenons l'habitude de les subir et parfois de les subir sans savoir même qu\u2019ils affectent nos intérêts.\u201d Vous posez une série de questions dont celles-ci: combien de commentateurs essaient-ils de reliér ces problèmes (internationaux) au Québec?Qui, parmi le déferlement de rapports sur I'OPEP et l'énergie, a pensé systématiquement pour nous la portée de ces événements en ce qui concerne le Québec?A quand des spécialistes des Affaires étrangères qui, dans les média, sauraient penser Québec tout en pensant monde?Il est évidemment souhaitable que l'on mette en pratique, d'une façon ou d'une autre, ce que l\u2019on prône.Je vous écris gate de ef ele puénené dans vif coiss 8 an cé cu bi Comm va, vor km pele ( nisi jen con lugr 08 dred que vol faire un \u2014 Histol hire Jie Mais je Que obéir Bourget ditmon Jai constie dr rai vient to peuple rite \u2014 was- En té phased let dustril pitalisr Moins Quads foi cat l'heure Netona thi bey Suis co Mission pills Ëtie de sig souffle sing 0 my Propos, pos (En dem, : ay less i ig Moin à Bit ng Non à 0 api Ses i Qe srg A uni \"pre El NSUCc de mn US qu ETA pas ny RU.Yip Ur géné aS aps Ie ministre tating 18 Jing Ie Que J'estimee da, comme re 83 ans > Québes, \u2014 à K.La endredi 8 lez una Sur fae angèredu ant et en ld! que ans [tpi TIME OS celà s contexte ] grange: ticket ores 1% nléressEr mes inte: im vous fre, nous réseaux puisse chos du ne pers ce qui shat aes gon i mele.peti voi de CCB TEN YY Yer REY Ra s va.LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u20147 cette lettre pour vous suggérer de tenir une chronique dans laquelle vous analyseriez les événements internationaux dans une perspective québécoise en nous démontrant et en cernant nos intérêts dans ces événements mondiaux.Comme vous l'écrivez, \u2018au vrai, | nous faut apprendre à voir le monde dans une perspective québécoise.Ça n\u2019est ni si fréquent, ni si facile.\u201d Et j'en conviens.Néanmoins, à la lueur de votre article du vendredi 8 juillet \u201877, j'ose croire que vous êtes en mesure de faire un pas en ce sens.Marc Brosseau Étudiant Saint-Jean Histoire d\u2019un pauvre hère.J'ai eu un père.J'ai un fils.Mais je n'ai pas d'esprit.Que faire alors?Te taire et obéir me disait mon père, Mgr.Bourget.Te taire et espérer me dit mon fils, René Lévesque.J'ai obéi à en perdre conscience.J'espère à en perdre raison.Mais l'esprit ne me vient toujours pas.Je suis un peuple qui avance vers l\u2019arrière \u2014 comme dans les tramways \u2014.En 1840, après une longue phase d'accumulation du capital et en pleine révolution industrielle, j'étais contre le capitalisme, ma mission étant moins de manier des capitaux que de faire rayonner au loin la foi catholique.En 1977, à l'heure où aucune libération nationale n'est possible sans révolution sociale \u2014 ni pensable pour qui a de l'esprit \u2014, je suis contre le socialisme, ma mission étant de civiliser le capitalisme en décadence.Et je me meurs un peu plus de siècle en siècle, à bout de souffle à courir derrière un destin que je ne prends jamais en mains, faute d'esprit d'à propos.Andrée Ferretti.Montréal.(Entre Lacordaire-et Pie-IX) Le premier son vraiment québécois.100,000 watts, 24 heures par jour.de Sorel a Beauharnois, du Richelieu au Saint-Laurent et dans toute la région montréalaise.5 Aa VO Paroles et musique des gens d'ici LE PLUS IMPORTANT CONCESSIONNAIRE FE PEUGEOT OU LE SERVICE PRIME LA VENTE 504 STATION WAGON ESSENCE 504 SEDAN GL DEPUIS 17 ANS SPÉCIALISTE DES VOITURES OFFICIELLES FRANÇAISES CITROEN & PEUGEOT 10825 RACETTE, MONTRÉAL-NORD 504 STATION WAGON DIESEL Biarritz 323-1900 rit Se LX +5 ete ae = ps on en ed ANE AE mah tT | | v La guerre sociale Qui n'a pas eu un coup au coeur en voyant sur le petit écran, la semaine dernière, l'image de grévistes des minoteries sur lesquels on avait tiré à bout portant?Depuis 25 ans, depuis Louiseville, il n\u2019y avait pas eu ce passage d'un conflit de travail à une lutte armée.On en était venu à croire que telle barbarie n\u2019était plus possible.Soudain l'âpreté des luttes sociales fait de nouveau couler le sang des ouvriers.Ce ne sont pas des évé- nements auxquels on puisse se résigner dans le Québec de 1977, où l\u2019on voulait croire qu'un souffle nouveau était apparu aussi bien sur la scène sociale que dans la lutte nationale.Le sang des grévistes de la Robin Hood entache les espoirs que tant d'entre nous avons nourris.On pourra, et on doit, prévoir par la législation et la réglementation des conditions qui empêchent la répétition du crime.La fusillade du 22 juillet n'en restera pas moins comme une souillure.Il faut sans doute reconnaître que les minoteries relèvent de la juridiction fédérale et que même si Québec avait déjà adopté la législation tant attendue qui interdirait le recours aux briseurs de grève pendant un conflit, elle ne se serait pas appliquée à la Robin Hood.C\u2019est une occasion (dont on se serait passé) de noter que les lois fédérales du travailtouchent encore une fraction importante des travailleurs québécois.Cette grève des minoteries elle-même, dont la légalité fait en ce moment l'objet d'une contestation en Cour, est un résultat de la politique fédérale de lutte contre l'inflation et de son interprétation par un commissaire qui consacre maintenant à la promotion de l\u2019unité canadienne les efforts qu'il mettait naguère à assurer la zizanie sociale.Même si on n'\u2019attend pas grand-chose de ces messieurs d'Ottawa, il faut souligner leur responsabilité certaine dans cette histoire.Cela dit, il y a fort à faire à Québec pour empêcher de nouvelles fusillades aux portes des usines.La loi contre les briseurs de grève d'abord.Elle doit tout simplement interdire de remplacer les membres d\u2019une unité de négociation pendant une grève légale.Les grèves pourraient ainsi être moins longues peut- être, mais surtout moins susceptibles de donner lieu à de la violence.Autre dossier urgent: les agences de sécurité privées, qui seraient maintenant au nombre de 126 au Québec.|| s'agit de forces policières parallèles, peu ou pas entraînées (plusieurs interviews ont montré comment on embauche chômeurs et étudiants, leur mettant des armes entre les mains sans plus de précautions).Leur laisser plus longtemps la liberté totale dont elles jouissent en ce moment, c'est laisser se développer des foyers de violence qui pourraient bien s'étendre au-delà du champ des relations du travail.L'irresponsabilité criminelle des compagnies qui embauchent ces agences est manifeste.Les hommes aux mains blanches dans leurs bureaux climatisés sont tout aussi coupables que les \u2018agents\u2019 qui ont le doigtsurlagachette.Le milieu patronal aurait-il résolu d\u2019aiguiser les conflits sociaux au Québec pour servir des desseins qui débordent le champ des relations du travail qu\u2019il ne procéderait pas autrement que par ce recours sans cesse plus fréquent aux agents et autres fiers-à-bras.On attend beaucoup, à ce chapitre, du ministre de la Justice, Marc-André Bé- dard, qui doit apporter au règlement de ce dossier le discernement et la fermeté dont il a fait preuve jusqu'ici dans les affaires qui relèvent de lui.Evelyn Dumas QUEBEC (PC) \u2014 Deux questions opposent amicalement le ministre québécois des Finances, M.Jacques Parizeau, et sa collègue des Consommateurs, Corporations et Institutions financières, Mme Lise Payette: le maintien des clubs privés pour hommes seulement, les grandeurs et les servitudes du Parlement.BLIGE AUK FEMMES [CUB ST.TNS La gauche francaise et l\u2019arme nucléaire \u2018\u2018Les forces françaises, prescrivait une loi adoptée par le Parlement français le 3 décembre 1964, doivent, en temps de paix comme en temps de guerre, demeurer sous le commandement national.Ce principe s'applique plus encore qu\u2019à toutes autres aux forces stratégiques équipées d\u2019armes nucléaires dont la France s\u2019est dotée.Les moyens de cette politique constituent un ensemble cohérent et équilibré nous mettant en mesure: de détruire dans les plus brefs délais les objectifs ennemis au moyen des armes nucléaires les plus puissantes; de nous opposer aux tentatives d'invasion ennemies; de maintenir la cohésion et la volonté de résistance de la nation.\u201d À quelques mois des élections françaises, c'est cette politique gaulliste qui se met soudain à diviser, non pas les dirigeants des formations de la majorité mais ce front commun de la gauche socialo-communiste qui eût pourtant bien dû laisser à ses adversaires le championnat de la discorde.Car ce front de la gauche, au moment de mettre au point son programme de gouvernement, ne se divise pas sur des questions sociales ou économiques.Il ne risque même pas d'être tout à fait en désaccord sur le problème des nationalisations.On trouvera toujours à ces chapitres une solution de compromis: il y a longtemps que le Parti communiste français n'est plus, en admettant qu'il l'ait jamais été, un parti extrémiste.Et d'ailleurs, dénoncé par Moscou en France comme en Îtalie, au Portugal comme en Espagne, qu\u2019est-ce que l'eurocommunisme sinon un autre nom pour la social- démocratie à l'échelle de la nation?Le plus grand désaccord se situe au niveau de la politique étrangère de la France, et en particulier de sa politique de défense, le Parti communiste ayant en effet pris son partenaire socialiste par surprise en se prononçant récemment pour la force de frappe et pour l\u2019armement atomique.Pourquoi ce revirement?se demandent les dirigeants d\u2019un Parti socialiste dont le principe de renonciation à la bombe atomique est bien connu.Mais il faut le dire vite.Ce principe bien connu n'est en fait appuyé que par l'aile pacifiste du PS, idéologues et humanistes, antimilitaristes de la vieille tradition jaurésienne ou chrétiens progressistes de plus en plus nombreux à appuyer Mitterand.Moins angélique, l\u2019aile atlantiste, elle, veut une force de frappe, mais intégrée à la stratégie américaine, et elle se demande avec inquiétude si le PCF n'entend pas ainsi modifier les alliances de la France sur le plan international et enfermer l'éventuel gouvernement de la gauche dans une neutralité qui profiterait surtout à l'Union Soviétique, dont la supériorité militaire en Europe est évidente.Quant aux positions de M.Mitterand, qui devrait trancher le débat, elles ne paraissent guère limpides en ce domaine: ennemi théorique de la bombe atomique, le chef socialiste n\u2019en préconise pas moins dans l'immédiat le maintien de la force de frappe française tant, dit-il, qu'on n'aura pas porté le débat \u201cdevant une conférence des pays détenteurs de l'arme nucléaire, en vue du désarmement général\u201d.Un voeu pieux D'une part, le vrai danger, pour une gauche qui prendrait le pouvoir en France au printemps, risque bien, n'en déplaise aux atlantistes, de venir davantage des États-Unis que de Moscou.Et puis pourquoi ne pas penser que les dirigeants communistes, désormais fort éloignés de l\u2019orthodoxie soviétique, ne reviennent à la politique gaulliste \u2014 comme une bonne façon aussi de couper l'herbe sous les pieds de la majorité \u2014 que par la volonté d\u2019établir, entre deux géants nucléaires, une neutralité d'autant plus respectée qu'elle est armée?On verra au prochain sommet de la gauche en septembre comment les adversaires \u2018 d\u2019une majorité d'inspiration gaulliste parviendront à accorder leurs violons sur ce point essentiel de leur programme de gouvernement.Alain Pontaut I mainter braves, surle Canad Québec tes) el suite ¢ offic noes Québér Canad; Spice, terview Cours q Consta qui ré =sr| Que de tana - S205 1énonÿ Sur Cords q langue Prongg 2 Une § Mier Que, LE Pap Mri Métyy lima terme Qty fn Soggy ns Goi fury Ug lig Rules ; Pour Baty LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u20149 le le point jour ( 1 T 5 x = u = > Keith Spicer: Un bien grand démocrate 6 6 ry | a .M.Trudeau a une réputation de démocrate de Préparer dès maintenant .::icimrsimsa pendant vingt ans et qui depuis maintenant dix ans fe suit\u2026 It faudra faire un jour l\u2019exégèse de cette pensée \u2014 5 | ry r démocratique et essayer de comprendre comment 5 5 telle-ci, malgré la précision pointilleuse qu'il y ap- d re En re portait, n'a jamais eu, quant au vrai fond des cho- < En a ses, grand rapport avec l\u2019homme, ni avec les foules, dont il ne sentait guère l'épreuve et à l\u2019égard desquelles il s\u2019est constamment tenu de fait sur un certain quant-à-soi.La démocratie du point de vue Keith Spicer, qui a 43 ans, quitte aujourd\u2019hui même le poste de commissaire de l'Etat: telle fut toujours plus ou moins la pers- s .ny 2 .pective de M.Trudeau.ll a toujours été plus ou aux langues officielles auquel il a été nommé le 1er avril 1970 \u2014 poisson Moins gouvernant; il n\u2019a jamais été beaucoup un d\u2019avril! \u2014 pour un mandat de sept ans.\u2018Il y a sept ans, j'étais peu connu au gouverné, ne force que parEmpathie.Ces dispo- : à Ataithi 4 à 2 sitions, de nos jours, onttout ce qu\u2019il faut pour faire Canada anglais, ce qui était bien.II fallait à ce poste, au début, un de Idi un bon fédéraliste, c\u2019est-à-dire un bon domi- anglo- Quisling, un francophile comme moi.Si on avait su que c\u2019était ce que nateur de sa patrie d\u2019origine.: j'étais, il y aurait eu de !\u2019 opposition à ma nomination.\u201d Il s\u2019est prêté le mercredi pue ne reponteral Pos au Luce que sa Ste: 27 juillet à une longue interview avec LE JOUR.tion cachait et elles l\u2019ont fait une fois pour toutes.Mon propos est aujourd\u2019hui plus limité quanta son objet.Il ne s\u2019agit ici que de deux ou trois faits une interview de Evelyn Dumas photos Jean-Claude Champagne récents, que je m'emploie à souligner à sa manière - d\u2019antan, de méme qu'il s\u2019employait lui-méme a Co LL soupeser, sur sa balance de précision, qui était \u201cIl faut préparer dès La proposition d\u2019accords de réciprocité sur la lan- auss] bien le fédéralisme \u2018 fort bonne, les gestes peu démocratiques des | Maintenant la paix des Que d'enseignement: \u2018\u2026 une astuce tactique.la ee déne le projet d'in gouvernants d\u2019alors, comme nous le faisions tous braves, maintenir les ponts trouvaille du siècle.\u201d EE ve sb © Par avec une précision moindre.sur le plan humain (entre '\u20ac quebecols.Premiérement, il juge nécessaire d'intimider la Canadiens fédéralistes et Comprenez-moi bien, presse publique et il le fait effectivement, donnant \u2014 Québécois indépendantis- précise-t-il, j'ai beaucoup ainsi le ton, par les interventions de son gouver- tes) et entamer tout de de respect pour la recher- nement dans ce domaine, de ce qu\u2019il faut faire | suite des négociations che de dignité poursuivie entendre à la presse privée tout aussi bien.Natu- officieuses sur les rapports par le Parti québécois.Je rellement, c\u2019est pour redresser l\u2019une et l\u2019autre; ce pin nouveaux à établir entre le ne suis pas d'accord avec n\u2019est pas du tout pour faire peser le poids du pou- ehw | Québec et (le reste du) la solution institutionnelle voir dominant sur la presse et sur les journalistes.suc Canada\u2019, affirme Keith qu il propose.- C\u2019est simplement pour corriger quelque peu les mas ds Spicer, au terme d'une in- : tendances inquiétantes et sournoises de l\u2019im- na terview de deux heures au Il ajoute qu\u2019il croit déce- _ Mense masse des moyens de communication ap- pd cours de laquelle j'évitais ler, aussi bien à Québec Partenant à des intérêts fédéralistes., Be constamment la question chez certains députés et.Deuxièmement, il fait servir l\u2019argent de l\u2019tat selmB qu'il réclamait sans cesse ministres du Parti québé- fédéral en tant qu\u2019Etat à l\u2019organisation des ci- wie \u2014 sur le bilan de la politi- cois, qu\u2019à Ottawa, un inté- toyens et des groupes de citoyens pour la défense | que de bilinguisme d'Ot- rét vif pour l'ouverture = des theses de son gouvernement au sujet de l'in- tawa \u2014 et il repoussait d'une troisième voie dans.dépendance du Québec, si bien que moi, soussi- _ sans cesse le moment de le débat canadien.: gné, je paie des taxes au gouvernement fédéral répondre à ma question pour que M.Trudeau, en tant que premier ministre UX sur sa réaction aux ac- as , du Canada, le dépense non seulement pour pu- \u20141 cords de réciprocité sur la Lai Si on peut éviter de se blier la pensée du gouvernement que je conteste, langue d'enseignement aisser aller aux injures ce qui après tout est anormal, mais aussi pour mes proposés aux provinces il y pérsonnelles qui entraï- adversaires comme si j'avais personnellement ie a une semaine par le pre- nent la rupture sur le plan souscrit à leur caisse.(On demande à M.Jean-Luc iP mier ministre René Léves- humain.Et si surtout cer- Pepin, plutôt candide, le malheureux, si celui-ci ne ei que.taines personnes peuvent se trouve pas ainsi à jouer le rôle d\u2019un parti politi- in se dégager de la guérilla que, et M.Jean-Luc Pepin répond d\u2019accord et ré- lis quotidienne, au cours des pond tant mieux! C\u2019est extraordinaire!) pour Keith Spicer, dont les prochaines années, pour Troisièmement, M.Trudeau pervertit avec une gles OF propos semblent toujours preparer la deuxieme man- belle constance le sens politique et juridique des 18 imprégnés d'un optimisme che.mots pour les fins qu\u2019il poursuit.Cette semaine fo 08% inébrantable, entrevoit \u2018un encore, il a parlé de \u201cpropagande subversive\u201d fe id climat tragique a court Car, tôt ou tard, it faudra pour qualifier l\u2019action du Parti québécois, élu dé- oh terme\u201d dans le débat en venir aux négociations mocratiquement et qui ne pratique pas la violence HE Québec-Canada.\u2018Des ré- véritables, \u201cle jeu de car- et n\u2019emploie que les moyens pacifiques de per- pr férenda et des élections se tes, le poker.Ce qui m\u2019in- suasion politique._ ve succéderont et aboutiront quiète, c'est qu'à Québec, Des vétilles?Ce ne sont pas des vétilles et c\u2019en qe re sans doute à l'impasse\u201d, le Parti québécois semble est loin.M.Trudeau viole tous les jours les bornes spt croit-il.Eventuellement il savoir jouer au poker, tan- de sa pensée théorique mais non celles de sa faudra selon lui passer \u2018\u2018à dis qu'à Ottawa on joue nature dominante et c'est celle-ci qu\u2019il faut enten- un une deuxième manche, en plutôt au bridge.\" dre parce qu\u2019elle est vraiment réelle.Toute politi- nd faisant table rase des for- que, pour étre lucide et prévoir, doit étre extréme- po mules institutionnelles\u201d.; ; ; _ N ment attentive à la courbe de cette profonde a Keith Spicer aimerait contradiction, qui est aussi un profond mensonge.ont 0 que dans la guerre psycho- 5 9 Pour lui, les \u2018formules Pierre Vadeboncoeur institutionnelles\u201d c'est tout »\u2014> A eé se CO + Lod = = 10\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 (suite de la page 9) logique qui se déroule en ce moment au Canada, on ait recours de part et d\u2019autres aux vieilles manières de l'honneur.\u201cII faudrait, au-delà des inévitables mensonges qui seront diffusés, maintenir le contact humain, s'assurer que de chaque côté quelqu'un puisse dire aux autres: Ecoutez, les gars, on est obligé de faire ça, mais.\u201d Une retraite calculée Pour sa part, Keith Spi- cer veut se tenir à l'écart du débat en vue du référendum.Après sept ans dans la serre chaude ou- taouaise, il part maintenant pour la Colombie britannique où il fera, à partir de Vancouver, une chronique régulière qui sera diffusée par une quinzaine de journaux anglais et fran- ¢ais du Canada et du Québec.\u201cEn politique, dit-il, on se laisse facilement happer par le superficiel, ou par le symbolique.Le symbolique est important, mais il faut aussi s\u2019intéresser a la vie réelle, a la maniére dont vivent les gens.C\u2019est ce que je veux retrouver en même temps que ma vie privée.\u201d li a choisi de s\u2019installer, au moins pour un an, en Colombie britannique, une région qu\u2019il ne connaît pas, pour découvrir une nouvelle perspective sur les problèmes canadiens, et se consacrer au \u2018\u2018deuxième volet\" du programme suggéré par le rapport Laurendeau- Dunton, à savoir le réamé- nagement des rapports entre le Québec et le Canada.Le \u2018premier volet\u201d, c'était le bilinguisme, auquel il vient de consacrer sept ans.Devant son insistance à me demander si je n'allais pas, comme le font tous les journalistes, l\u2019interroger sur le bilan de la politique du bilinguisme, je finis par lui expliquer que cette idée de bilinguisme \u2018coast to coast\u201d avait acquis un tel poids symbolique, que tant de gens y avaient vu le salut ou la perte du Canada, qu'il me semblait désormais impossible d\u2019en parler sans idée fixe de part et d\u2019autre.\u201cJe n'ai jamais cru que le bilinguisme était à lui seul sun.un moyen de sauver le Canada, répond-il.Il m\u2019apparaissait plutôt que c'était, pour employer un mot qu'affectionnent en ce moment certains de mes amis à Québec, normal que les citoyens soient servis dans la langue de leurs impôts (il insiste sur cette image, même quand on lui souligne que les impôts n\u2019ont pas de langue, pour bien marquer l'épaisseur concrète de la question) et normal aussi que des fonctionnaires puissent travailler dans leur langue.\u201d Pas de reconnaissance HW ajoute avoir souvent répondu à des Canadiens anglais qui demandaierit si le bilinguisme sauverait la Confédération: \u201cNon.C\u2019est comme si vous disiez à une femme que vous avez cessé de battre qu\u2019elle doit être reconnaissante de ne plus être battue.\u201d Cela dit, Keith Spicer est heureux des progrès accomplis par le français depuis sept ans.\u2018Le bilinguisme d'Ottawa, institutionnel, est bien lancé: ce n\u2019est ni un triomphe, ni une tragédie.\u201d Ottawa \u2018a investi des sommes considérables dans le programme de bilinguisme; il ne les a pas toujours gérées avec génie, mais il a fait des efforts énormes\u201d.Keith Spicer reproche surtout au fédéral d\u2019avoir mal expliqué à ses propres fonctionnaires la nécessité du bilinguisme.Ce manquement se manifeste aussi dans des sociétés publiques tout spécialement à Air Canada \u2018qui - est devenu ma bête noire.Mes reproches à son endroit sont devenus des jérémiades, et même des philippiques.\u201d Les services provinciaux Au niveau des provinces anglaises, souligne M.Spicer, il est désormais possible aux francophones d'avoir accès à l'enseignement en français dans les trois provinces où se trouvent 90% des francophones vivant hors Québec: le Nouveau- Brunswick, l\u2019Ontario et le Manitoba.Lea Une nouvelle génération d\u2019Anglo-canadiens \u2018\u2018qui souhaitent un dialogue lucide, et non pas le bon-ententisme ni La loi permet cet enseignement dans les trois provinces et si autrefois il s'agissait seulement d\u2019une \u201cpermission\u201d laissant aux commissions scolaires locales le pouvoir d'imposer leur véto, en Ontario tout au moins le ministre de l\u2019affrontement\u2026\u2019\u201d l'éducation Tom Symons s\u2019est donné il y a quelques années, par réglementation, la possibilité d'imposer l'ouverture de classes françaises.Trois autres provinces, l'Alberta, la Saskatchewan \u201cJe leur dis: d\u2019orangiste à orangiste, qu\u2019est-ce que vous avez fait pour reconnaître vos minorités françaises.\u201d et Terre-Neuve, sans le prévoir dans la loi, offrent un enseignement en français.\u201cLà où les francophones hors Québec ont raison de se plaindre, c'est de ne pas avoir de services de santé ni de services psychiatriques en français.C\u2019est au moment où on est le plus démuni qu'on a le plus besoin d'aide dans sa propre langue\u201d, ajoute M.Spicer.jeunes anglophones \u2018qui cherchent le dialogue lucide\" avec les francophones, nouvelle force des minorités, mais aussi \u2018les Trudeau-Marchand-Pelletier d'une part et les Lévesque et Cie d'autre part, frères ennemis qui malgré leurs divergences structurales \u2019 réussissent ensemble à faire respecter le français\u201d.Les accords de réciprocité Progrès subtils Souvent les provinces anglaises, et notamment l'Ontario, étendent l\u2019usage du français sans en parler, dit M.Spicer, pour ne pas heurter les fanatiques anglophones.L'Ontario fournit par exemple beaucoup de documents publics en français, notamment les permis et les informations sur l'assurance-maladie.Les progrès les plus remarquables depuis 10 ans, selon lui, se font du côté de l\u2019enseignement du français aux anglophones.Une nouvelle génération de parents, les 25 à 45 ans, considèrent que l'apprentissage du français est utile à leurs enfants et l\u2019exigent pour cette raison, plutôt que pour des motifs de bonne entente.|! s'est même formé récemment un nouveau \u2018lobby\u2019: le \u2018Canadian Parents for French\u201d.Ce courant de fond au Canada anglais (il y a maintenant des cours d'immersion en français dans 16 villes; 1,200 enfants anglophones étudient en français à Monc- ton; 1,500 cette année à Calgary où il y en avait 55 il y a trois ans), ce courant est un des facteurs qui aident les minorités francophones hors Québec, qui trouvent ainsi de nouveaux alliés, affirme M.Spicer.Les minorités elles- mêmes ont retrouvé de l\u2019élan avec la création récente de la Fédération des francophones hors Québec qui arrive au moment ou, selon Keith Spicer, \u201cle mouvement de déclin des minorités est arrété.Pour la premiere fois depuis 20 ans il y a I'espoir de renverser lirréversible.Le taux d\u2019assimilation semble avoir plafonné.\u201d Nouvel esprit chez les A force de se faire répéter la question ( \u201cj'ai bien patiné jusqu'ici, non, allez-vous me donner la médaille de bronze?') Keith Spicer finit par en venir à discuter de la proposition du premier ministre Lévesque en vue de conclure des accords de réciprocité entre les provinces pour assurer l\u2019enseignement dæns la langue minoritaire.Une trouvaille astucieuse La proposition Léves- que, reconnaît Keith Spi- cer, \u2018a une symétrie séductrice et beaucoup d\u2019astuce tactique: c\u2019est la trouvaille du siecle.Sur le plan intellectuel, elle est irrésistible.\u201d Il admet avoir lui-même eu recours à ce genre de parallélisme en discutant avec des Anglo-canadiens à propos du bill 22.\u201cJe leur disais: question d'orangiste à orangiste, qu\u2019avez-vous fait pour reconnaître les minorités dans les huit provinces unilingues?\u201d Keith Spicer croit que le premier ministre Lévesque a bien fait de formuler sa proposition, mais il s\u2019attend a ce que les autres provinces la refusent et méme en prennent ombrage.D'autre part, M.Spicer se dit intéressé à la voie interprovinciale\u2019 vers des changements dans l\u2019ensemble canadien.\u2018Ottawa n'est pas le Canada, dit-il.Il y a aussi des précédents: en Allemagne il y a toutes sortes d\u2019accords entre les leaders.\u201d Et c'est alors qu'il enchaîna sur les propos relatés au début de cet article, sur la nécessité de préparer dès maintenant \u2018\u201cl\u2019après-référendum\u201d.e - a i UF $ n° ser voi dame! pada Pas jmagï ques ot group pd?ja des Je mél sr cas.[oti def Is de bo se pre Un Hous ist Robar EN l'angl lt qu Hi soin \u2018De dang res ce ja ment tente taux Tang bout ( \u201clo pleir él \u201cHi 0a faire tigi \"fb Vel, nop, donner bronze i pa Belpre Tier mink n vi de cords ge 8 les pr Surer l'n- Sa langue ale n Léiés ith Spr Tile 8 oup ds sta tou: Sur le elle el jimêmé genre de discuint anadions LX question rangise pour ninorhés Ones tue le presque muler $8 sd § autres sent © ont OM Spee Ja vo pl à (tae 8, dti pels is À LE vi a i afte | | nat! fd aR remy» \" v ve \u201cLa Sûreté du Québec ne semble pas trop savoir ce que fait la Gendarmerie royale du Canada au Québec\u201d.Pas nécessaire.On imagine ce qu'on sait pas et c'est ça.000 \u201cNotre tache (celle du groupe Robats-Pépin) est d\u2019essayer de voir s\u2019il y a des idées qui sont sur le marché.\u201d .Jean-Luc Pépin Sur le marché.En tout cas, il y a toujours un bon lot d'individus sur le marché.Et pas trop cher.000 \u201cll s\u2019agira pour nous.de boucher les trous qui se présenteront\u201d.Jean-Luc Pépin Un certain nombre de trous sont déjà tout prêts à se présenter devant Robarts-Pépin.000 \u201cL\u2019UN propose que l'anglais aitle méme statut que le français\u201d.Enfin l'égalité.Plus besoin d'indépendance.eee \u201cDevant les intentions dangereusement restrictives énoncées jusqu\u2019à ce jour par le gouvernement Lévesque.le texte des députés libéraux respire une tolérance\u2026.comme une bouffée d'air frais.\u201d Claude Ryan Le Devoir \u2018Le bonheur de vous plaire est ma suprême étude, \u201cEt mon coeur de vos voeux fait sa béatitude.\u201d Molière Tartutfe eee Cette semaine, à Montréal, grave querelle entre Shami Vishnou Deva- nanda, du Sivananda Yoga-Vedanta, et Maha- rishni Mahesh Yogi.On pourrait peut-être suggérer à Mgr Lefebvre d'aller placer son mot.000 Parents representing English language schools from Aylmer to Gaspe voted overwhelmingly last night to ask their school boards to defy Bill 101 and opén English schools to all who apply, including francophone students.The Montreal Star, 26 juillet Simplement pour prévenir ces parents-là, à qui le gouvernement reconnaît un système d'ensei- ghement complet pour les anglophones, qu'ils commencent à taper sérieusement sur les nerfs du Petit Poucet.e66 Le Petit Poucet LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201411 -ær ba TPD 2 Na 1656277111 v vy e \u201cL\u2019achat chez nous\u201d dans la pratique par Jacques Larue-Langlois Les journaux de la semaine dernière nous apprenaient que le ministre des Transports du gouvernement ontarien avait ordonné qu'un contrat de 39 millions 600 mille dollars, pour la construction de 190 nouveaux tramways, soit accordé à la société Hawker-Siddeley, de Thunderbay en Ontario, alors que la compagnie québécoise M.L.W.Bombardier avait présenté la soumission la plus basse, à 37 millions 200 mille dollars, soit une différence de 2 millions 400 mille dollars.C'est bien sir dans le but de protéger son économie \u2018nationale\u2019 que le gouvernement ontarien a agi de la sorte a un moment où son taux de chômage est également très élevé.Monsieur Garneau L'opposition parlementaire à Québec ne devait pas manquer de profiter de l'occasion pour tenter de mettre le gouvernement en contradiction avec sa propre politique d'achat chez nous.C\u2019est le critique libéral en ces matières et ex- ministre des finances du Québec dans le gouvernement Bourassa, Raymond Garneau, qui tira le premier.|| avait cependant visé, en la personne du ministre d'Etat au développement économique, Bernard Landry, un des porte-parole du gouvernement le mieux capable de se défendre dans une telle situation.Sa question partait déjà d\u2019un préjugé: \u201cEst-il vrai que le ministre d\u2019État au développement économique se soit déclaré d\u2019accord avec la décision du gouvernement de l\u2019Ontario et qu\u2019il se serait même réjoui d\u2019une telle décision qui, pourtant, prive plusieurs centaines de travailleurs québécois d'un apport économique important, au moment où le taux de chômage est élevé?\u201d Voici la réponse du ministre, tetie qu'etle apparaît au Journal des débats du jeudi 21 juillet: M.Bernard Landry \u201cM.le Président, il est toujours pénible de faire face aux effets du protectionnisme.Par conséquent, ma réponse est formelle: je ne me suis pas réjoui du fait qu\u2019un contrat ait été donné à une firme de l\u2019Ontario au détriment d\u2019une firme du Québec, d\u2019autant plus que, d\u2019après M.Laurent Beaudoin, président de l\u2019entreprise, il avait eu des assurances convenables du gouvernement de l'Ontario qu\u2019aucun facteur de discrimination ne serait introduit dans l\u2019attribution de ce contrat, ce qui l\u2019a in- \u2018cité à encourir environ $200,000 de dépenses par sa firme, pensant de bonne foi être traité convenablement par le gouvernement de l\u2019Ontario.Ce sont des affirmations, évidemment, du président Beaudoin, que je ne prends pas à ma charge, mais je dis que, s\u2019il a raison, une injustice a visiblement été commise à l\u2019encontre de l\u2019intérêt de son entreprise.\u201cCeci dit, nous avions toujours prétendu, lors de l\u2019élaboration de notre propre politique d\u2019achats, que le gouvernement de l\u2019Ontario, depuis longtemps, pratiquait une politique discriminatoire à fins économiques au bénéfice de l\u2019économie ontarienne.II vient de nous en donner la preuve flagrante et spectaculaire à l\u2019occasion de ce contrat.Ce n\u2019est pas une chose dont il faut se - réjouir; c\u2019est, par ailleurs, une chose que n'importe quel homme politique, M.le Président, peut comprendre facilement.En.effet, dans une conjoncture difficile comme celle de l'Ontario présentement, qui est à un niveau de chômage historique, les pressions sont évidemment très fortes sur les pouvoirs publics ontariens pour que les qe commandes gouvernementales protègent l\u2019économie.\u201cCe n\u2019est pas une attitude souhaitable à long terme.Si le Québec avait 2% de chômage, il devrait abandonner toute forme de politique d\u2019achats et l\u2019Ontario devrait faire la même chose.Mais ce gouvernement est face à une conjoncture difficile comme tous les gouvernements de l\u2019Amérique du Nord.\u201d Revenant à la charge pour prétendre qu'il s\u2019agissait là de \u2018l\u2019exemple le plus patent de la faillite de la politique d\u2019achats du gouvernement du Québec\u201d, Raymond Garneau se vit répondre par le ministre Landry: \u201cQuand son partenaire commercial est protectionniste, ne pas l\u2019être est de la naiveté et de l\u2019irresponsabilité, bien que je réprouve théoriquement le protectionnisme en soi et que je souhaite que, par négociation bilatérale ou amélioration de conjoncture, toute mesure protectionniste finisse par dispa- raitre.\u201d Pressé par le chef de I'opposition officielle, Gérard D.Lévesque, de déclarer s\u2019il était \u201cprêt à intervenir auprès de son homolo- que de l\u2019Ontario afin que le gouvernement ontarien revise cette décision à la lumière de la politique d\u2019achats\u2019\u2019, le ministre du gouvernement Lévesque devrait mettre un point final à la question: Monsieur Landry \u201cJe ne suis prêt, M.le Président, à aucune intervention ponctuelle qui ressemblerait à de l\u2019ingérence dans les affaires d\u2019un autre gouvernement.Cepëndant, comme je l\u2019ai dit aux moyens d\u2019information, je le dis à cette Chambre, et je le ferai savoir directement s\u2019il le faut au gouvernement de l\u2019Ontario, le gouvernement du Québec est disponible pour des négociations bilatérales en cette matière.\u201d bh ao » NEE 9 Une armée d\u2019opérette Le premier ministre René Lévesque affirmait, en fin de semaine dernière, qu'un Québec indépendant aurait besoin d\u2019 \u2018au moins une petite armée\u201d pour traiter des cas d'urgence comme une grève de la police ou la participation aux missions de paix des Nations Unies.Quel que soit l'usage qu\u2019on veuille en faire, une armée est constituée de gens qu'on entraîne à détruire et à tuer et dont la promotion interne tient à une très forte compétition aux fins de déterminer qui assassine légalement le plus et fait preuve de la plus grande inventivité dans le domaine de la destruction.H est difficile d'imaginer ce que quelque cinq ou dix mille soldats québécois pourraient faire pour empêcher les gigantesques machines de guerre des grandes puissances de s'employer à casser la gueule des honnêtes gens.Pour sa part, le ministre de l'Immigration dans le cabinet Lévesque, Jacques Couture, trouve toute idée d'armée complètement ridicule.Lui-même lieutenant de réserve dans l'infanterie canadienne par suite de sa participation au programme d\u2019entraine- ment des officiers à l\u2019époque lointaine où il faisait ses études, le ministre, qui risquerait d'être appelé AR L'étudiant Pierre-Marc Johnson était près de la porte principale de l'Hôtel-de-Ville de Montréal, le 24 juillet 1967, cependant que son père, premier ministre du Québec, se _ trouvait, lui, aux côtés de de Gaulle, sur le balcon qui allait retentir du fameux cri.Le jeune ministre du Travail s\u2019est associé à la manifestation organisée dimanche dernier par la - SSJB pour célébrer ce cri prémonitoire, qu\u2019il a pour sa part défini comme le sommet bien contrôlé d\u2019une escalade en forme de stimulation, sinon de pré-reconnaissance internatio- 84 Ke (photo Bertrand-Boursier) \u201ce à 5 et | Lx oF noir SET a VE _ at ; Te WE gw 12\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 Beverly Smith Anglophone d\u2019exception: un role difficile (suite de la page 11} sous le drapeau canadien dans l'éventualité d'un conflit armé entre le Qué- - bec et le Canada, accepte- raittout au plus la présence de \u2018\u2018hussards empanachés\u2019\u2019 à l\u2019occasion de réceptions officielles du chef de l'État québécois.À son avis, il vaudrait mieux envisager la constitution de \u2018l\u2019armée de paix\u201d du Québec, qui aurait pour mission d'aller par le monde expliquer aux populations que \u2018la guerre n'est plus possible et que nous sommes forcés de faire la- paix.\u201d Notre économie ne se porte pas si mal Petite nouvelle émise par communiqué le 15 juillet dernier et passée inaper- .çue dans la plupart des media d\u2019information pour qui le Québec est en très mauvaise posture économique: \u201cLe ministre des Finances, Jacques Parizeau, a annoncé ce matin, à Québec, que l'Hydro-Québec vient de conclure en Europe ce qui constitue le plus important emprunt à long terme en eurodollars jamais réalisé par qui que ce soit sur ce marché financier.\u201cll s'agit en effet d'un emprunt de \u2018125 millions, en eurodoliars, comportant une échéance de quinze (15) ans.Cet emprunt a été offert au pair, il portera un intérêt de 9%, et il aura un \u2018rendement approximatif de 8.81%.\" À l\u2019ère de l\u2019électronique Entendu à la Chambre et inscrit au Journal des débats, un jour où l'Assemblée nationale perdait son temps à débattre une motion du leader parlementaire de l'opposition officielle, Jean-Noël Lavoie, à l'effet \u2018que cette assemblée est d'avis que le référendum sur la seule question de l'indépendance devra se tenir d'ici le premier juillet 1978\", apres que le présentateur de la motion ait littéralement tué le temps mis à sa disposition en ergoties inutiles: M.Charron: Une question de règlement, M.le Président.: Le Président: M.le député de St-Jacques, sur une question de règlement.M.Charron: Je pense que nous entendons cette cassette depuis vingt minutes, M.le Président, * A par Jacques Larue-Langlois Relationiste du cabinet du premier ministre auprès des Anglophones, conseillère de ce dernier en ces matières et seule Anglophone de l\u2019entourage immédiat du gouvernement, Beverly Smith se sent un peu coincée entre les revendications des Anglo-québécois et les \u2018politiques mises de l\u2019avant par le gouvernement.Elle s\u2019en est ouverte à notre correspondant à Québec.\u2018Je partage certaines des inquiétudes des Anglophones québécois face au projet de loi 101, car il estimpossible d'en connaître les vraies répercussions avant que la loi n'ait été en vigueur pendant un certain temps.Beaucoup d'Anglophones croient que si gette loi est aussi dure, c'est en vue de les chasser du Québec afin que la thèse de l\u2019indépendance l'emporte lors de la tenue du référendum.Il est regrettable que les législateurs aient tendance à négliger l'aspect humain dans leurs travaux.\u201d Mon interlocutrice, Beverly Smith, n\u2019a pas plus de trente ans, elle est absolument charmante et occupe, depuis mars dernier, les fonctions de relationniste et de conseillère spéciale auprès du cabinet du premier ministre du Québec, servanten quelque sorte de lien entre le Conseil exécutif et la population anglophone du Québec, qui n\u2019est pas représentée au sein du parti ministériel.Son double rôle consiste à la fois à répondre aux invitations des Anglophones devant qui elle doit prononcer des causeries et conférences en vue de leur faire part des motivations profondes des politiques québécoises dans les domaines qui les intéressent et, par ailleurs, à prêter l'oreille à la communauté anglophone dans le but de faire part de ses sentiments aux différents paliers du gouvernement.À cette fin, elle passe la moitié de ses heures de travail à Montréal et l\u2019autre moitié à son bureau du \u201cbunker\u201d de la vieille capitale.D\u2019ou vient-elle?C'est de ce tout petit bureau qu'elle nous explique commentelle en est arrivée à occuper ces fonctions.\u2018Journaliste à la pige comme rédactrice et traductrice, j'avais rédigé, l'an dernier, une traduction anglaise du programme du- Parti Québécois.Ayant constaté une grande inquiétude chez mes compatriotes qui se sentaient vraiment à l'écart du pouvoir par suite du fait qu\u2019ils n'étaient aucunement représentés au gouvernement, je n\u2019hésitai pas un moment à postuler l'emploi que tentait de combler, depuis déja quelques temps, le cabinet du premier ministre.\u201d Fille d\u2019immigrants juifs de I'Europe de I'Est, Beverly Smith est elle-méme originaire de Sault-Ste-, Marie, en Ontario, où elle a commencé à apprendre le français au début de son cours secondaire.Elle suivit ensuite le programme de langue et de littérature française et allemande de l\u2019Université de Toronto et vécut un trimestre à Strasbourg, en France, à la frontière des deux cultures qui l'intéressaient.Le français qu\u2019elle parle puise à un riche vocabulaire, n'est entaché d'aucune faille grammaticale ou syntaxique et s'agrémente d'une douce tonique anglaise.Des préjugés à combattre \u201cJ'ai beaucoup de respect\u2019, professe-t-elle, \u201cpour les gens avec qui je travaille présentement et, même si nous ne possédions, au départ, aucune expérience commune, on s'aime bien et nos rapports sont excellents.C\u2018est leur jeunesse qui m'a frappée d'abord.Je rencontre par ailleurs beaucoup de gens intolérants qui n'aiment pas les Anglais et qui détestent entendre de l'anglais à la radio.Une telie attitude, accentuant l\u2019écart culturel entre Anglophones et Francophones, constitue une injure envers ceux qui ontfait preuve de bonne vo- Jean Fiset lonté en vue de s'assimiler à la culture québécoise.Il importe que nous nous orientions vers une société ouverte et que, de part et d'autre, nous fassions preuve de bonne voionté et d\u2019un minimum d\u2019éducation.\u201cOn a tendance à croire, chez les Québécois francophones, que les Anglais sont riches.Or, le revenu de plusieurs d\u2019entre eux les situe en deçà du seuil de pauvreté et plusieurs groupes minoritaires, comme la communauté juive, ont subi, comme les Canadiens-Français, maintes discriminations.Le fait d\u2019appartenir moi-même à un autre groupe minoritaire me permet de comprendre les frustrations des gens d\u2019ici et il est évident que les Juifs en général ressentent beaucoup de sympathie à l'égard des francophones, mais les Européens qui ont subi de profonds bouleversements sociaux se méfient naturellement du nationalisme en se souvenant de certaines occasions où il a nettement débouché sur le fascisme.\u201d Un rôle difficile Beverly Smith trouve sa situation difficile du fait qu'elle ne peut prendre parti ou se prononcer devant les gens qui lui adressent leurs opinions \u2014 et souvent leurs plaintes \u2014 mais doit se contenter d'écouter et de transmettre leurs réactions au gouvernement.\u201cJe ne suis pas, à proprement parler, une Ombudswoman des Anglophones québécois, car je ne puis prendre action par suite de leurs revendications, ce qui n\u2019est pas sans me causer certaines frustrations.Ainsi, plusieurs groupes de citoyens qui ont présenté des mémoires à la Commission parlementaire étudiant le projet de loi numéro Un m'ont demandé de mettre M.Lévesque au courant de leurs sentiments, une requête que je dois me contenter de remettre au premier ministre, sans plus.\u201cJe suis par ailleurs bouleversée par certaines manifestations de racisme québécois, telle l'importance accordée par le ministre Camille Laurin au mémoire, que je ne qualifierai pas, de Raymond Barbeau, devant la Commission parlementaire.L\u2019avenir du Canada \u201cJe ne crois pas qu'il soit possible pour un Anglophone habitant au Québec d\u2019avoir la même optique qu'un Anglophone d'Ontario, dans le sens où les Anglophones du Québec se sentent eux aussi très enracinés et très Québécois, même s\u2019ils bénéficient d'une double appartenance.Je pense qu'il est trop tôt pour savoir comment tourneront les événements en définitive, mais, à mon avis, les mesures utilisées jusqu'ici pour promouvoir l'unité canadienne (fête du Canada, promotion de la fierté nationale, etc.) ne sont pas très efficaces et proviennent d'une vision tres courte.Il faudrait avoir le sens du Canada pour lui- même et accepter peut- être d'envisager une nouvelle division du pays en régions, ou quelque chose du genre.En acceptant l\u2019existence des deux systèmes scolaires parallèles, comme on a des systèmes parallèles en radio et en télévision, on s'expose peutêtre à rapprocher les deux groupes.\u201cQuant à l'avenir de la communauté anglophone du Québec, je crains n'avoir que peu de raisons de m'en réjouir: plusieurs des Anglophones québécois vont partir et la communauté va diminuer considérablement.Certains Anglophones de la région de Québec m\u2019ont confié qu'un de leurs pro- blémes principaux était constitué du fait que la moitié au moins des élèves de leurs écoles anglaises sont des Francophones et qu'ils ne voient absolument pas comment ils pourront maintenir leur système scolaire autonome sans cet apport qui leur sera dorénavant refusé.Ils se sentent menacés et avec raison.De plus, en général, les jeunes Anglophones ont tendance à quitter en majorité une ville comme Québec pour aller s'installer dans des centres où ils se sentiront plus à l\u2019aise, à Montréal, ailleurs au Canada ou aux Etats-Unis.Cela m'attriste beaucoup de voir les problèmes humains qui découlent de tout ça.\u201d Beverly Smith insiste pour nous dire que son contrat est à court terme et que -sa prolongation dépend essentiellement de l'utilité avérée du poste qu'elle occupe.\u2018Je voudrais éventuellement\u2019, conclut-elle, \u2018retourner au journalisme où je pourrais peut-être, à la lueur de ce que j'aurai appris ici entre autres choses, \u201c\u2018couvrir\u2019 le Québec sur le plan politique et/ou culturel.\u201d 1h ( monte sal à desl Penh.fas d avec de fer des la Dub [Go ponai 0s, § a it Nous Topéer niques l'état Grace Franç tation signa port ¢ de fie on Quan par Hérau dans sousle foma 8 qu Minh.[ir tong Phagn fg, a Qi ot À Me fy, OÙ ls y Vitry {rg 8 Cig CL par.\u20ac Qui gg \"Savy RIO fy fie ; les mes.AC po NE ca | Canagy | flrté ng S00 pas poe.ion {reg il avoir fe Dur lui ler peut Une nou, as en JUE chose ACOEplant Jeux 9 Aral; Systèmes io el en S'expose och les Nir de là Jlophone > crains 8 raisons plusieurs Qube Ie i diminuer it.Ot dalare mont AIS pio: ux etal plamor Jèves de ses sont el qu'ils ren pas gurront mes ans tél a dore- sentent son.De jeunes dance ile Une pe JOUR 7 085 print lat | ou 40% rise | sp gecol insist pe so à mee! A BM, ve iva [NE] LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201413 Le Cambodge de Sihanouk, de la République, des \u2018\u2019gentils communistes\u201d et de l\u2019horreur 18 Octobre 1945.Je monte dans un avion japonais à l'aéroport de Saigon, à destination de Phnom Penh.C\u2019est un avion japonais de guerre, rafistolé avec de la ficelle, du fil de fer, des rustines, un avion à la Dubout, dont les trois responsables, officiers japonais, vaincus, disciplinés, gants blancs, sabres au côté, nous accueillent.Nous sommes quatre Européens, dont deux Britanniques qui appartiennent à l'état-major du Général Gracey, un agronome Français qui rejoint la plantation d'hévéa de Chup etle signataire de ces lignes qui porte encore un uniforme de lieutenant.Nous quittons Saigon, ville en guerre, encore traumatisée par le massacre de la cité Héraud.On tire encore dans une banlieue qui est sous le contrôle des révolutionnaires vietnamiens de ce que l'on appelle le Viet Minh.Une heure plus tard, l'avion atterrit à Pouchen- tong l'aérodrome de Phnom Penh.Nous sortons de la guerre pour entrer dans la paix des rizières, des fleuves, des pagodes, ce que Guy Porée appelait le \u2018domaine du pointu et du retroussis\u2019\u201d.J'allais passer deux années dans ce merveilleux pays, où j'aurais le privilege de fréquenter la jeunesse cambodgienne et les ministres Khmers et les chercheurs de l'École française d'Extrème-Orient, qui travaillent sur les ruines d'Angkor, alors que l'administration cambodgienne est remise en place.Parmi les Français qui m'ont initié au Cambodge, Robert Garry, devenu professeur de géographie à l'Université de Montréal, Jean Vincent, qui fut longtemps responsable du mouvement de jeunesse du Cambodge, Guy Porée et son épouse Evelyne Mas- péro, qui ont écrit sur le Cambodge une série d\u2019ou- par Robert Cornevin vrages absolument remarquables.J'ai quitté le Cambodge* en juillet 1947, il y a tout juste trente ans; j'ai quitté un pays de paix, d'amitié, d'humour.Mes longs séjours en Afrique ne m'ont jamais fait oublier ce que représentait dans l'Asie en tumulte cette oasis de paix.Le 15 avril dernier, ie Révérend Père François Pon- chaud venait à l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, nous entretenir du Cambodge, tel qu\u2019il l'a connu, vécu et tel qu\u2019il le suit dans son martyre.Sur le Cambodge tel qu'il est depuis deux ans, nous n'avions que des reportages isolés.Nous avons maintenant quatre livres, publiés en quelques mois, témoignages engagés sur un pays ou plus d'un million d'habitants seraient morts.Un point de vue communiste C\u2019est d\u2019abord Phnom Penh libérée, de Jérôme et Jocelyne Steinbach (1), avec en sous-titre Cambodge: l\u2019autre sourire, publié par les éditions Sociales (communistes) et achevé d'imprimer le 6 février 1976.Le livre a donc été écrit à chaud, au lendemain du rapatriement des coopérants.Jérôme Steinbach, ingénieur, chimiste, diplômé de l'École normale supérieure de chimie de Montpellier et sa femme Jocelyne, institutrice, sont arrivés au Cambodge en 1973.Leur témoignage est un témoignage engagé.Les auteurs n'aimaient pas le régime Lon No1 ni les coopérants français, ni les Américains.ils ont donc tendance a trouver les Khmers rouges bons, gentils.Pas un mot des massacres.lls s'insurgent contre les articles de la presse parisienne, dénonçant les assassinats commis.C'est un journal de bord assez sommaire de ce qu'ont vécu les auteurs à Phnom Penh lors de l\u2019arrivée des Khmers rouges.Les dernières citations de la presse \u2018capitaliste\u2019 sont d'octobre 1975.On veut croire que Jocelyne et Jérôme Steinbach n'ont pas été mis au courant de ce qui a suivi.Après le témoignage de coopérants marxistes dont on veut croire que la bonne foi ait été surprise, trois livres paraissent coup sur coup: ceux d\u2019un journaliste, François Debré, d\u2019un missionnaire, François Ponchaud, d'un fils de l'Indochine, magistrat et avocat, témoin privilégié des événements, Jean Morice.François Debré et la Révolution de la forêt Lorsqu\u2019on est petit fils du professeur Robert Debré qui, à 95 ans, stupéfie tous ses auditoires par son étonnante jeunesse de coeur, fils de Michel Debré qui a marqué toute une par- tie de la vie politique de la Vème République, il n'est pas facile de se démarquer d'une telle lignée.C'est dans le journalisme que François Debré a trouvé sa voie.t| s\u2019était déjà signalé, mis à part deux romans, par un étonnant reportage sur le Biafra (Biafra an Il) et par les Chinois de la Diaspora.Ce journaliste de 35 ans (il est né à Toulouse en 1942), avec Cambodge: la révoiu- tion de la forêt, il retrace l\u2019histoire du Cambodge des trente dernières années, avec Sihanouk super star, et les événements qui se sont succédé dans ce pays.Le témoignage de Ouk Samith, de la province de Battambang, est particulièrement intéressant et précieux.Mais François Debré nous fait connaître les événements d'avril 1975, l'exode et l'existence de ces maquis blancs, groupant quelques centaines d'hommes munis d\u2019armes de récupération et qui représentent un élément d'espoir face au comportement du gouvernement communiste Khmer, Un missionnaire Né en 1938 dans une famille paysanne de Savoie, le R.P.Ponchaud appartient a la Société des missions étrangères.|| a vécu dix années au Cambodge, cing années sous le régime de Sihanouk, cing sous le régime républicain de Lon No1.Chargé d'un foyer d\u2019étudiants Khmers et responsable d\u2019un comité de traduction, il était à Phnom Penh le 17 avrit lors de l'entrée des troupes communistes.Parlant couram- i ag ment la langue khmere, il a interrogé les réfugiés du Cambodge démocratique, il a écouté également la radio de Phnom Penh.94 témoignages ont été retenus, dont 77 émanant de réfugiés khmers en Thaïlande, 17 de réfugiés au Vietnam, 32 réfugiés ont écrit eux- mêmes leurs relations en langue khmère, totalisant 169 pages manuscrites; 24 autres ont rédigé leurs relations en français.L'ensemble nous donne un extraordinaire témoignage.Les chiffres qu'il donne (un million de morts), les informations qu'il a pu obtenir, telle celle concernant Sihanouk contraint de travailler dans la rizière pour vivre, sont criants de vérité.Un magistrat eurasien Après un journaliste, après un missionnaire, c'est un Eurasien, ancien magistrat et ancien avocat, ancien conseiller de Sihanouk et du gouvernement cambodgien, Jean Morice, qui, après avoir vécu 45 années dans cette région du monde, dont les 25 dernières années au Cambodge, nous donne un bilan d'une exceptionnelle ampleur.Après une présentation historique du Cambodge, il décrit les difficultés rencontrées par Sihanouk dans la conduite des affaires du Cambodge depuis son âvènement, jusqu\u2019à sa destitution le 18 mars 1970.Du point de vue d'un témoin privilégié, il nous renseigne sur la carrière de Sihanouk, son habileté dans les affaires politiques, son aisance vis-à-vis de l'autorité française, son amitié sincère pour le Général De Gaulle.Jean Morice donne sur la destitution de Noro- dom en 1970 un schéma explicatif complet.Puis il décrit ce que fut le gouvernement républicain cambodgien, l'enthousiasme des jeunes, l\u2019aide \u2018\u2019encombrante\u2019 des Américains, ce que fut réellement cette guerre du gouvernement contre les communistes alliés à Sinanouk.La quatrième partie décritla chute de Phnom Penh, l'exode de toute la population des villes prises par l\u2019armée khmère rouge, et c'est ensuite la situation actuelle au Kampuchéa démocratique avec les pays étrangers.kk Ces trois derniers livres sérieux, solides et objectifs d'un journaliste, d'un mis-, sionnaire et d'un magistrat établissent un dossier écrasant sur un gouvernement cambodgien qui n'a pas voulu renouer les relations diplomatiques avec le monde de peur sans doute de présenter aux diplomates accrédités un tableau par trop impressionnant.Un livre de M.Charles Meyer publié voici quatre ans était intitulé Derrière le sourire khmer.Personne ne pouvait penser que, derrière ce sourire, le drame d\u2019une guerre civile pouvait se nouer en des conditions aussi douloureuses.La volonté du gouvernement communiste de liquider les élites fait qu\u2019il n\u2019y a plus de Cambodgiens cultivés qu'en exil, en prison ou au cimetière.Les bonzes, ces hommes au crâne rasé, vêtus de robes jaunes, ne sont plus un paysage familier du Kampuchéa démocratique; ils ont été massacrés, dispersés plus encore que les quelque 5000 catholiques Khmers qui subsistaient en avril 1975.Le rythme lent des buffles dans la rizière, les pirogues, les cases sur pilotis, étaient l'image de la paix, de l\u2019équilibre de la vie joyeuse d'une population qui trouvait dans le fleuve ou dans le Tonlé Sap, les poissons de sa nourriture, son alimentation dans la rizière, ses lieux de prière dans les pagodes.Citons Jean Morice pour finir: \u2018On ne doit pas perdre de vue le fameux testament de Ho Chi Minh, qui voyait l'unification de l\u2019ancienne Indochine française sous la seule direction du parti communiste vietnamien\u201d.François Debré, le Père Ponchaud, Jean Morice, dénoncent le silence complice de la presse occidentale.Il est vrai que la piace réservée au Cambodge par rapport a d'autres regimes du monde est singuliere- ment modeste.Puissent ces livres aider a faire connaitre une effroyable tragédie, un véritable génocide, un crime contre le tiers monde et l'humanité tout entière.1) Jérôme et Jocelyne Stein- bach, Phnom Penh libérée, Éditions Sociales, Paris 1976, 165 p.2) François Debré, Cambodge: la Révolution de la forêt, Flammarion 1976, 265 p.3) François Ponchaud, Cambodge année zéro, Julliard, 1977, 253 p.4) Jean Morice, Cambodge: du sourire à l\u2019horreur, éditions France Empire, 1977, 455 p.e # es.- \u2014\u2014me cs Ce Tea Ca TRE eae ® LL a o Ls .PRE 14\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 Le superfrancoclub des ondes Les media n\u2019en ont guère parlé, puisque les intéressés ne leur en ont guère parlé, mais le Colloque des directeurs généraux des radiotélédiffusions francophones, le mois dernier, à Montréal, fut un événement important.Le Québec se situait d\u2019emblée dans l'optique recherchée par ce colloque: collaboration, mais sans impérialisme, selon l\u2019exigence exprimée notamment par le Tiers monde, qui a foi dans ses cultures et les défend.La civilisation des cultures.Si c\u2019avait été un congrès de botanistes, on aurait compris.On se serait dit: ils ne savent pas communiquer.Mais il s\u2019agissait des Directeurs généraux des Radiotélédiffusions francophones, à l'échelle du globe.Leur réunion à Montréal, du 6 au 10 juin, était une première mondiale.Les résultats, excellents, assuraient le départ d'une des plus importantes coopérations francophones lancées ces derniers quinze ans.Sensationnel.Et l'on n'en a presque rien su! C'est absurde: les communicateurs ont fort mal communiqué.Il demeure qu'ils ont très bien travaillé.Que la réunion a abouti à la création d\u2019un organisme permanent.Et que le Québec fait bonne figure dans ce nouveau club: le CIRTEF (Conseil international des Radios- Télévisions d'expression française).C'était une grosse affaire que ce colloque.Vingt-huit pays, à côté du Québec: six organismes internationaux comme observateurs, en plus de l\u2019Agence de coopération.francophone (ACCT), qui avait lancé les invitations.L'Office de Radio-Télévision du Québec assurait l'accueil et la présidence avec Radio- Canada.Décolonisation électronique L'entreprise n'était pas sans risque.Le Canada allait-il faire à Québec les mesquineries habituelles?De quel oeil la France verrait-elle, dans les plates-bandes de l'information franco-africaine, des présences insolites comme celle d'Ottawa?Surtout, la grande question: les pays du Tiers monde se prêterait-ils à une coopération francophone Nord- Sud dans un domaine aussi vital, aussi politique que la radio-télédiffusion ?Oui, mais.Oui, si l'esprit est le bon.Voilà pour l\u2019essentiel ce que fut la réponse du Tiers monde.Nous ne souhaitons pas simplement retrouver nos anciens tuteurs, ou de nouveaux.Nous ne voulons pas d\u2019un rôle d'assisté perpétuel.Qu\u2019on ne vienne pas à nouveau nous offrir ou nous imposer les sous- produits de la culture occidentale.Cessez une bonne fois de projeter chez vous, de nos sociétés, une image insolente et déformée, ou au mieux faussement exotique.Pas de retour en douce au rapport colonial.Décolonisons les ondes.Mieux: élaborons ensemble un concept de collaboration valable.Nord-Sud radio-TV En effet il se dégage déjà de cette première réunion du CIRTEF un esprit, une conception viable des rapports Nord-Sud en radio- télévision.Et d'abord une évidence: la collaboration ne peut se fonder que sur l'indépendance.Donc renforcer les moyens nationaux, stimuler les coopérations entre pays du Tiers monde, régionales par exemple.Ainsi s'établiront les conditions d'échanges complémentaires, sains et égalitaires, entre pays développés et en voie de développement.Etiil faudrait que la cotla- boration soit vraiment à deux sens.Malgré une certaine suffisance occidentale, il faut reconnaître que la francophonie africaine, asiatique, antillaise a des apports à faire à nos sociétés et nos réseaux, si nous voulons bien le lui permettre.Elle pourrait nous fournir une perception plus sérieuse du Tiers monde, de ses aspirations, de ses sociétés et ses régions; une perception de l'intérieur.Le Tiers monde pourrait enrichir notre culture, notre éducation.Car il est absurde de penser qu'il y ait des cultures riches ou pauvres, développées et sous-développées, et que les nôtres soient supérieures.Si l\u2019on considère l'im-.portance des cultures du Tiers monde dans la culture occidentale du 20e siècle (musique et sculpture africaine, architecture et art orientaux, artisanat, ethnologie), il y a de quoi s'étonner que nos media nous transmettent si peu de richesses uniques de ces civilisations.Plus près de la vie, elles pour- raientélargir notre conception même de la culture, nous rappeler comment, au- delà des patrimoines artistiques et littéraires patentés, la vie quotidienne et le passé des peuples sont aussi culture.Elles pourraient élargir notre conception des communications.Dans les pays en voie de développement, la radio ni la télévision ne peuvent être simples luxes, outils de distraction.Aussi le CIR- TEF a-t-il convenu que ces media sont moteurs de développement, au service de chaque collectivité.Trop souvent influencés par les modes de penser des métropoles, des citadins ou des nantis, radio et télévision ne peuvent échapper à une responsabilité, une vocation nationale ou sociale.D\u2019où l'importance d'une participation des éléments les plus défavorisés, y compris les classes rurales, majoritaires au Tiers monde; d'où l\u2019importance d\u2019une rétroaction organisée, d\u2019une régionalisation qui rapproche les media des auditoires.Thèmes généreux qui ont cours dans nos sociétés mais qui, au Tiers monde, sont la condition même du développement économique, social et culturel.Ces pays souvent nous précèdent et peuvent nous éclairer dans certaines expériences de cette nature.La francophonie eura- méricaine a aussi ses apports a faire: techniques, expériences, ressources financières et humaines.Sans inonder le Tiers monde francophone, elle peut lui fournir au besoin (ou élaborer conjointement avec lui) des produits plus valables que ceux que répand partout, en télévision surtout, le dumping culturel américain.Et s'il est un espoir d'échapper au monopole USA sur certains véhicules de pointe comme les satellites, c\u2019est également l'Occident francophone qui pourrait l\u2019offrir.Ainsi se dessinait, comme toile de fond du colloque CIRTEF, la perspective d\u2019une vraie réciprocité, d\u2019une véritable entreprise conjointe de connaissance et d'enrichissement mutuel.Peut-être pourrait-on aborder ensemble, avec un nouvel esprit, le monde des communications de masse.Peut-être pourrait-on aider à le façonner dans le sens des intérêts du Tiers monde et de la francophonie.Le superfrancoclub Jusque là, en effet, chacun avait travaillé de son côté.Les pays développés francophones s'étaient dotés d\u2019un petit club radio- télévision bien efficace, bien confortable, entre Occidentaux.Les pays africains avaient le leur, et aussi une concertation avec la France.Mais chacun se rendait compte obscurément que, sans renoncer à ces collaborations régionales, on pouvait déclencher des dynamismes nouveaux en établissant des connections entre le monde francophone tout entier.On a dit, ironiquement, que le principal résultat du Colloque international des Radios-Télévisions d\u2019expression française (CIR- TEF) avait été de se transformer en un Conseil (également CIRTEF).On peut aussi le dire sérieusement.Il ne faut pas sous-estimer les effets possibles d\u2019une mise en rapport de grands organismes privés ou parapublics du monde francophone dans un certain nombre de secteurs-clés.Ce sont des réservoirs de compétence, de ressources humaines, financières et techniques.Situés au niveau non-gouvernemental, ils disposent d\u2019une grande souplesse d'action.À côté de ces réservoirs d'énergie existent des zones de besoins: qui les met tous en rapport déclenche un potentiel de coopération.On a vu ce que cela pouvait donner dans le cas de l'AUPELF, ia grande Association des Universités de Langue française.Fondée à Montréal il y a plus de 15 ans, elle regroupe une centaine de membres, rayonne partout dans le monde y compris les pays anglophones et.a son propre Le professeur Dankoutado Dan Dicko, secrétaire général de l\u2019Agence de coopération culturelle et technique.fonds international de coopération universitaire.Ne peut-on attendre à la longue des résultats tout aussi convaincants du CIRTEF, ce superclub des Radios-Télévisions francophones?Déja, au point de vue international, l'émergence du CIRTEF est un phénomène significatif.La portée internationale Les organismes non- gouvernementaux ont justement l\u2019avantage d'éviter certains écueils politiques.C\u2019est le cas du CIRTEF.On sait que plusieurs gouvernements francophones (Algérie, Maroc, Guinée, Congo, Mauritanie, Suisse) se sont abstenus d\u2019adhérer a la grande organisation francophone intergouvernementale (ACCT), dont le Québec est membre.Certains, comme la Suisse, par neutralité politique; certains autres, par crainte de réintégrer quelque colonialisme larvé.Pourtant, précisément narce qu'on quittait le niveau strictement gouvernemental et politique, on a vu au CIRTEF la Suisse comme participant majeur, et comme observateurs nettement intéressés le Congo, le Maroc, la Mauritanie, ainsi que la Syrie.On avait constaté le méme phénomène à l\u2019AUPELF: les organisations non- gouvernementales sérieuses peuvent agir dans une zone grise de la francophonie d'où sont exclus les organismes intergouvernementaux.C'est ce sur quoi comptait d'ailleurs l'ACCT, en convoquant le Colloque à Montréal, avec l\u2019aide du Québec et du Canada.La grande Agence francophone déclenchait un processus dont elle s'effaçait ensuite a demie.On a senti pendant le Colloque qu'il était un peu pénible pour l'Agence de se détacher du CIRTEF.On a également senti l'inquiétude discrète des organismes de radio- télévision, soucieux de n'être ni envahis ni digérés par l'ACCT.Finalement un texte un peu cauteleux fut adopté par le Colloque.Il reconnaissait le rôle de l'ACCT comme une espèce d'UNESCO appuyant et inspirant le CIRTEF, mais soulignait surtout l\u2019indépendance de ce dernier.Jeux furtifs et nécessaires de diplomates.L'Agence a d\u2019ailleurs un apport indispensable à faire au CIRTEF.Elle peut lui servir de liaison avec les grands organismes internationaux.Elle peut l\u2019appuyer de ses actions et ressources, qui ne sont pas négligeables en matière de télévision éducative, d'audio-visuel, d'\u2019opérations transnationales de communication.Surtout elle représente la volonté concertée de près de trente gouvernements francophones, qu'elle peut mobiliser en faveur de coopérations convaincantes et concrètes.Guy Dubois ebro fomés 2 san qos gia: chose y pet! gala jal ÿ mir dé ules arp patient fon, et de lé gust cles.À (por télévision tionales, Fagrul dau a fins OS maine dé télvisior soriéen brasse J actions | élaboral fouilée \u2014 Quehe monde Mais g quefer- Ilserat b fe soi | Majeure les rest des min fio, ds des Af dispose decay fes et Quit éducetiv On ey dans q Pointe hie gy Matière fons Clog ea êxemp Yonne | i gy Fins Ouse Veg Que fe Ban} He cop de.Bi Mais a hing lly Che, \u201cVeille LY beg Da try Taux de pr he Mop ily | ay. crétaire vréll el Bkclu es TER r quo 5 ACCT, Colloque laide du nada.Là franco- Hun pir effaal nasend ue qui Dl pour acher du alament discrle p rad eux de digers ment Un Jeux pue role dè pi 1 is : mas [ine jerie eS ars U1 ab § ope ec les inter pt ar sel 1% it p28 first cativé opt en iol dont ene ant?La oe | oe \u2014 EE = = me or FR 2 te aa TT \u2014\u2014 .+ .\u2026.x] .\u201c0.sa So.«ses .\u2026.Débroussaillage Les media, fort mal informés par le Colloque, se sont demandés si celui-ci, au cours d\u2019une semaine de débats, avait fait autre chose que décider de se perpétuer.En réalité, dans neuf ateliers, il s'est fait du travail stimulant, un premier débroussaillage de multiples perspectives de coopération.Trois ateliers traitaient de la planification, de la programmation et de la gestion des ressources humaines et financières.Quatre autres, de l'apport de la Radio- télévision aux cultures nationales, à l'éducation, à l'agriculture et à la santé.Et deux autres, des coopérations possibles dans le domaine de la radio et de la télévision.De tout cela est sortie en vrac une première brassée d\u2019idées et de projets qui permettra certaines actions prochaines et une élaboration ultérieure plus fouillée, plus coordonnée.Québec, ondes, monde Mais que faisait Québec, que fera-t-il dans tout cela?Il serait bien étonnant qu'il ne soit pas un partenaire majeur en la matière.Avec les ressources de I'ORTQ, des ministères de l\u2019Education, des Communications, des Affaires culturelles, il dispose d'une expérience et de capacités substantielles et variées.L'expertise québécoise en télévision éducative est bien connue.On retrouve le Québec dans des secteurs de pointe comme la vidéogra- phie ou les satellites.En matière de communications communautaires, le Colloque a cité le Québec et la Côte d'Ivoire comme exemplaires.Sans mentionner les moyens québécois qui demeurent pour l'instantsous le contrôle du gouvernement canadien.ll est donc tout naturel que le Québec ait déja, avant méme de CIRTEF, engagé des coopérations francophones significatives.Bilatérales, bien sur, mais aussi multilatérales.Ainsi Radio-Québec, en collaboration avec I'ACCT, la Côte d'Ivoire, le Niger et éventuellement le Mali, accueille depuis plusieurs années des stagiaires en télévision éducative.Le Québec participe également aux programmes multilatéraux de l'ACCT en matière de production télévisuelle harmonisée ainsi que d'utilisation de la vidéographie en matière de tradition orale.Avec l'apparition du CIRTEF, une nouvelle dimension de coopération devient possible.Au Colloque lui-même, le Québec assumait sur une base paritaire avec le Canada les responsabilités d'organisateur, d'hôte et de coprésident.L'ORTQ était donc membre du Bureau du Colloque.|| assurera avec Radio-Canada le secrétariat-général du CIRTEF jusqu'à l\u2019assemblée générale constituante en 1978.Le Bureau a justement chargé le secrétariat général de préparer un projet de statut du CIRTEF, qui sera examiné par le Bureau fin 1977 et soumis à l'Assemblée générale.Ainsi le Québec est très bien placé.Rien n'empêche de croire qu'il occupera également une position strétégique dans la structure définitive du CIR- TEF.Pourquoi d'ailleurs celui-ci n\u2019'aurait-il pas son siège à Montréal?Le vent est donc à l\u2019optimisme.Pour une fois, Ottawa semble avoir accepté avec Québec un rapport de collaboration dans l'indépendance qui n'a fait de mai à personne et a fort bien fonctionné.Reste à voir sil'on ne regrettera pas tant de bon sens.Nous verrons peut-être dans les prochains six mois quelque future bataille pour réduire Québec à ce degré d'invisibilité et d'insignifiance qu'Ottawa lui souhaite dans la plupart des organismes et réunions internationales.Sinon, ça serait déjà le début d'un rapport civilisé entre le Québec et le Canada, qui pourrait se poursuivre suite au nécessaire rapatriement des instruments et de la souveraineté culturelle du Québec, encore aux mains d'Ottawa.Quant à ses partenaires internationaux, le Québec est sur la même longueur d'onde qu'eux.Ils souhaitent nettement sa présence et son apport.Le Québec pour sa part n'a aucune difficulté à se situer dans leur optique, définie par le Colloque.Authenticité: respect de la culture, de la langue, des valeurs de chacun.Indépendance: mai- trise de ses propres politiques et moyens, comme base et préalable de solidarité.Rapport égalitaire, collaboration et échanges jouant dans les deux sens.N'est-ce pas là précisément ce que le Québec souhaite pour lui-même?|| n'est pas question qu'il le renie dans ses rapports avec les autres.La roche Ursule © mm a mae © Si je réponds \u201coui Autant il me semble souhaitable d\u2019améliorer considérablement et par tous les moyens les relations internationales et méme d\u2019en arriver éventuellement a la formation d'une sorte de gouvernement mondial, autantje ne saurais que déplorer l'unification forcée du monde qui ne servirait en somme que les intérêts des grandes puissances impérialistes.C\u2019est donc en partie pour lutter contre \u2018\u2018l\u2019homogénéisation\u2019\u2019 américaine du monde occidental que le Québec se doit de conquérir son indépendance tout en soutenant les peuples qui luttent pour maintenir la leur.Ce qui fait l'intérêt du genre humain c\u2019est sa diversité.Ce que je recher- chechez les individus que je rencontre, c\u2019est leur \u201cdifférence\u201d; c'est ce qui me les rend intéressants.Serions-nous tous semblables que nous en serions terriblement -appau- vris.Mais, différents et complémentaires, nous nous enrichissons les uns les autres par la découverte de la complexité de l\u2019être humain et par l\u2019addition et par la mise en commun des valeurs propres à chacun.On sait assez la terrible grisaille qui s\u2019abat sur les sociétés où on a voulu dépersonnaliser les individus en les contraignant tous à se couler dans le même moule.Les impérialismes n'agissent pas autrement envers les peuples.Si nous ne les combattons pas, nous nous retrouverons bientôt contraints de nous assimiler au modèle LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201415 4 a/* 2 V2 a/* dV Aa), UE Chaque semaine, Pierre Bourgault nous explique pourquoi il faut répondre \u201coui\u201d au référendum.à l\u2019indépendance du Québec, c\u2019est qu\u2019elle nous permet de lutter plus efficacement contre l\u2019unification forcée du monde.unique qui ne se trouvera pas enrichi pour autant de la destruction de toutes les cultures originales.Les impérialistes nous disent que l'anglais est la langue de communication internationale.Pourquoi?Parce qu'ils l'imposent tout simplement.Parce qu\u2019ils sont racistes.Parce qu'ils voudraient se retrouver chez eux partout dans le monde.Parce qu'au lieu d'accepter la culture des autres et de s'en enrichir, ils préfèrent imposer la leur.Pourtant n'est-il pas plus intéressant de se promener à travers le monde en découvrant comment les différentes collectivités se sont \u2018\u2018inventées\u201d à travers les siècles?Pourquoi la musique occidentale n'est-elle pas la même que la musique orientale?Pourquoi leurs philosophies diffèrent-elles?Pourquoi les gens s\u2019habillent-ils de telle fagon quelque part et de telle autre façon ailleurs?Pourquoi telle ou telle société s\u2019est-elle organisée de telle ou telle façon dans telle ou telle partie du monde?Il y a souvent des raisons fondamentales à ces différences culturelles, et même lorsqu'elles ne sont pas essentielles, elles n'en ajoutent pas moins à la richesse du monde.Pourquoi vouloir à tout prix unifier tout cela?Parce que les différences sont sources de conflit?Mais cela est complètement faux.Le conflit n'éclate en effet que lorsqu\u2019il y a négation de la différence.Allons plus loin.Pourquoi toutes les sociétés devraient-elles se calquer sur un même modèle institutionnel, sur un même modèle économique, sur un même modèle politique?On peut inventer une somme infinie de systèmes.Pourquoi le monde ne reflèterait-il pas toute la diversité dont les hommes sont capables?N\u2019est-il pas pensable que dans un avenir plus ou moins rapproché, étant donné la mobilité croissante des individus, chacun puisse choisir la société dans laquelle il préfère vivre?Pourquoi n\u2019irais-je pas vivre en Suede, ou au Brésil ou en Russie selon que c'est tel ou tel modèle de société qui me séduit?N'est-il pas pensable qu'on choisisse un jour son pays plutôt que de se le voir imposer par son origine?On choisira la société dans laquelle on se sentira le plus à l'aise et on s\u2019y installera.Utopie?Mais non.C\u2019est déjà commencé.Mais si le monde entier est améri- Cain, ou russe ou chinois, quel choix nous restera- t-il?Et quel point de comparaison?Et quelle source d'inspiration ?Pourquoi certains hommes n'auraient-ils pas envie d'appartenir à un petit pays plutôt qu'à un grand?Pourquoi vouloir à tout prix être fort, puissant, considérable, écrasant?Quand je vais en Allemagne, ce n'est pas pour y rencontrer des Québécois semblables à moi, non plus qu'au Mexique, en Italie ou au Congo.J'y vais pour découvrir comment on s'y est organisé \u2018\u2018autrement\u2019.Je n'y vais pas pour manger de la tourtière et des binnes mais pour découvrir quelque invention culinaire.Pourquoi vouloir à tout prix couvrir le monde de restaurants Macdonald si ce n'est pour s\u2019inventer un immense ghetto à l'échelle du monde?Les impérialistes sont si séparatistes qu\u2019ils transportent leur pays avec .eux à travers le monde.Pourquoi les laisserions-nous faire?Ne se rend-on pas compte que cette grande société homogénéisée est en train de tuer toute créativité, toute émotion, toute passion?\u2018Nous sommes en Amérique du Nord'', nous répondent les inféodés, selon le mot parfaitement juste de Camille Laurin.Et puis après?Cette fatalité doit-elle nous empêcher d'exister autrement qu'en Etats-Uniens ?Ne serons-nous satisfaits que lorsque les Américains auront réussi à faire de nous ce que les Blancs ont réussi à faire des Indiens?Les Esquimaux aussi sont en Amérique du Nord.Ne serons-nous heureux que lorsque nous aurons réussi à nous les inféoder?Ou n'aurons-nous pas assez de lucidité pour constater que leur \u2018indépendance\u2019 enrichit la nôtre?C\u2019est la diversité du monde qui fait l'intérêt de chacune de ses parties.Et c'est leur indépendance qui permet d'assurer cette diversité.Quand comprendrons-nous que l'indépendance du Québec est un instrument de plus dans la lutte contre tous les impérialismes, de quelque nature qu'ils soient?e .\u2014\u2014 16\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201cass pd Hague Rue Old Orchard: de bonnes affaires, méme si les Québécois de la Floride ont plus d\u2019argent.eon I ii: SNE.MP pee {oi nt an Cee 2 > Dans le bar-saloh bondé et enfumé du W TiGars Plante, qui tient 1 uillet, vient de nir-de.chanter.\u2018 tcoeur après neuf heures.ré qui it coe mesdames ; et messieurs, voici un airplus, : & sentimental.\u2026 Aux tables, On rançais, on boit de la 59 Souda id olson.sonest au Québec.ou.ue, car certains Recent Wels Fou a ala Schiifs Eteur arle timer est1a sansidBute mais cette alk a c'est] uf \u2018pend la copy Tourists, on se berce en buvantd {oo on Spy passer, fe o mdhde.; le: J : Cy: : a bien: quelques.plag es.auto du Maine, des.ae sûr es Les ap is dé nos têtes on nsporteuhe affi e luminey es sellé une cnaje d'alimentat y 1s $97 pomars, i AE mini pare -Belr à OI Orchet faire ti pate et on en f Face a au \u2018quai Tes sù bien aller dans la « serviettes-de plages, de : * caméras, de radios, dé systèmes de.«Son.Partout, on vous sert en francais.Ÿ où presque.Mais gare aux voleurs, qui, ditun magasin, \u2018\u2018seront proséeutés\u201d.Les marchands de bière et de journaux sont envahis par des gens qui savent qu\u2019ils dormiront tard car la chaleur est écrasante.On fait la queue à la caisse du Palace Fruit pour payer sa bière.Sur le trottoir, on trouve tous les quotidiens du Québec.Ce soir-là, Le Soleil annonce que le CRTC propose une enquête complète sur la radio, la télévision etles affaires culturelles.À deux pas, les petites voitures \u2018\u2018go kart\u201d ne cessent de tourner.On peut les voir et les entendre toute la soirée du balcon du motel Mont-Royal.Car ce soir, on n\u2019est pas pressé d\u2019entrer.On a étalé ses serviettes sur le garde-fou, on a sorti les chaises.On jase en famille, les enfants ne sont pas encore couchés.On entend devant certaines portes ouvertes la télévision de Sherbrooke.Devant soi, la rue, grouillante.Au-delà, après un autre motel et un parking, la mer sans doute.Bientôt minuit.Le calme revient à mesure qu\u2019on s\u2019éloigne du centre.Je retrouve ma chambre à Ocean Park, ; Ville voisine de Old Orchard.Ma rue * aboutit à la page, ce a par ici, n \u2018est I: the '] Ils sont : deux dernières semaines e juillet; on pe! e qu i y a autour de 70 à 75%; \u2018Les plaques du Maine ou du New monte sur la dune.Arrive une famille, le père, la mère, la fille, chacun un cornet de crème glacée à la main.Ils s\u2019arrêtent sur la dune, au bout du trottoir.!l fait nuit -.\u2018noire, on ne voit que les lumières des maisons qui s\u2019alignent le long de la _ baie.Devant eux, la mer.On la devine, on l'entend, on la sent.Elle est là.Eux \u201crestent là debout.Pas un mot.Les vagues se sukcèdent, auloin tourne un -phare.Les putes.passent, en silence.e bout comme s\u2019il se se chose.Puis, His.s\u2019en ent, Joujou rs en silence, en.ng | Moujours une petite bas e,i \u201cPlage superBoytelieest la mer à Slay: 2 ha ie tpas mal mieux se © baignericitte qu\u2019à Lévi£\"*fänce.\u2014 sa bin Lean Bd Combien so ie tem aises d plagés,.able biebutieboir eau attendant les vagueq™ i imnées cormme-aufourd' vo Mme sig want PB ésidertt déttaC br À Fonestime: qu'it y a, à plage; endäits de tops rton > \u2018assig sur des ( yi u ge moment-ci déd'anp ; soitles.uébécois.\u201d Ce qujferait donc-pourune elle journée de fui let, éfiviron cois OIdD mbre exact de Québécois di font haque été le trajet de Old'Orchard.À ôtel e ville comme ala Chambge de omm ; On estime \u2018que pour 1 ensemb e de l\u2019été les touristes Québécois constituent en moyenne 6 lo.; \u201cdes vacanciers, sur une population.| \u201c \u2018estivale qui tourne souvent autourde \u2018100,000.Dans les grands motels, on estime qu\u2019une famille reste en moyenne une semaine a 10 jours, méme chose dans les campings et les chalets.Sur cette base, il faudrait donc admettre que la population québécoise de Old Orchard se renouvelle au moins 6 fois pendant les mois de juillet-août.Si donc on multiplie par 6 les quelques dizaines de milliers de Québécois qui se trouvent à Old Orchard en été, cela nous donne un chiffre qui joue dans les 300,000.Est-ce croyable?A Pa qi Wl NS 180.000 pétsonnes : surtéfplage?: J 4] tlà-dessus, combien à uébéc stem de \u201cétorminel le {+ Plus bilingue que Toronto À l\u2019oeil, oui! Entre le 15 et le 30 juillet on a même l\u2019impression que les Québécois constituent 90% de la population d\u2019Oid Orchard.Dans les hôtels et les motels du centre-ville, la population québécoise est souvent de 100%.Dans les campings, en face des \u201ccottages\u201d, dans les rues, on ne voit partout que des plaques du Québec.Lorn Lit gen fh kt don sion! jut! gis EI Tl gis \u2018 ui Pen fr et + pps % Mais m0 syrêclr mr {ig Or ï i Jus given gy HL + Hy ig dental .i Ht secu \" yg q h bots pur 4 E fans ea Hi a Garde Te Doi Mtnaie | iy iin.Li Fill Ur ti pi Mins 8 Pine ! Hime tings: 80 hlälan plie à | teh PRiihg Missy T ing Pier Mu I ay, tray Min Homi egy i stes en milieu étranger.Les ani Ébécois envahissent Oid Orchard, high | Astallent, sont chez eux.La langue de oy dg g e etdu commerce devient le ky, Piçais.Si on veut être compris sur la doi, e, il vaut mieux s'adresser d\u2019abord lig, francais.Etle phénoméne s\u2019étend Les | Aplusieurs milles autour de Oid bourre hard.Pendant l'été, il est certain que hy égion de Old Orchard est plus Mage gue que celle de Toronto.On se % ficite souvent en français la clientèle ir bbécoise.\u201cIci le menu est traduit en \" içais\u2019\u2019, annonce un restaurant sur un \"We Jineau-réclame, en bordure de la + dte no 1 qui conduit a Portland.Dans Yh e Old Orchard, au coeur de ~~ fection\u201d, plusieurs magasins se sont is bs d'une raison sociale française; + Bis tous les établissementg, on peut y 77 karépondre en français où à peu » - # \"As.Old Orchard,ÿ#Q.1 ; % a pe\" Yo ; A a : a\u201d \u201c jme an oe 12° Li \\ Fr I tenir jui sont cetau >4 qui % ks ahissent ains tetiu Maine?Des À qiilles pour la pl part, cite revenu ik ddeste ou moyelt.On vigntav i enfantg lgs bébés méfie qui ont lim Hit a leuPpetitpare sugla plage.Old bd +Jhard, c\u2019est pour tout familie! fu \u2018lis bien des Gas on vient à Old +0 wa.Dhamp depuis plusieurs années (j ya mi! fmoins 50 Ans que les Quebécoist'ont lis ÿpté), on revient toujour um leon Atel, e camping oy Wade \u2018hlet, » | Wit les familles Côté et Letraincois, da M ; Joe: -Gardien près de Québec, lb at \u201c ue année trois chalets a I'extsgnfité eH ii e la plage, a@amp Ellis.ils eCient) iw semaine, payent$135 parchalete di AŸtleur cuisine.\u2018On est déjà allé à 4 mee {f-du-Prince-Édouard\u201d, dit l'un d'eux, * ' ais ¢\u2019 est plus froid etiln'yapas de jues.\u201d\u201d Quant au Québec, eh bien, on nf.ft moins sûr du soleil et surtout il n\u2019y m \u2018as cette mer.\u201cNous autres on vient pie Pour la mer, parce qu\u2019à part ça.\u201d m 4es dames âgées aussi, elles y y Jaient à la mer, elles que j'ai N° #contrées à mon hôtel et qui étaient St ues de Montréal.en taxi.\u201cOn a raté ft gre autobus\u201d, m\u2019ont-elles raconté.0 Mors nous sommes venues en taxi.À his frontière notre chauffeur, d\u2019origine idik Jonaise n'avait pas ses papiers.On pis frevenu à Montréal puis on est wie arti\u2019.Ca vous a coûté combien?: oe 800.On a trouvé ca un peu cher, 0 spltuellement c\u2019est $250.\u201d pe bonne affaire Je Québécois moyen ne peut se er le taxi mais ses vacances a Old hard lui coûtent ses économies de née.Pendant la haute saison, une tille paye facilement $50 par jour ir une unité de motel avec cuisinette.§ places de camping sont limitées à liron 4,000, ce qui signifie que la nde majorité des gens se rabattent les motels et les multiples petits es qui fleurissent un peu « partout, oe = te Tet em ve a ee mL mm amma em mo ee ae a LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201417 dans les moindres petites cours, dans les recoins laissés libres par les parkings.Aux dépenses de logement s'ajoutent celles de la nourriture, du transport, des amusements et des achats qu\u2019on se permet dans les boutiques.Le niveau des dépenses semble assez élevé.\u201cOld Orchard\u2019, me dit la secrétaire de la municipalité, \u201cperçoit des taxes de ventes plus considérables que n'importe quelle autre vitle de l\u2019État du Maine\u201d.Dans cette ville qui ne compte en hiver que 6,500 habitants, on dénombre 900 .Permis commerciaux de toutes sortes.\u2026 * , Old Orchard est une bonne affaire.Les villes voisines de Saco et de Portland oo».profitent aussi de la manne.Les \u201cQuébécois ont adopté un centre commercial a Pyrtland-Sud pourla .raison, entre autres, que certains : se \u201cmagasins font une publitité télévisées, & \u201cqu\u2019on peut voir $@rte câblé à Montréal, 4 - * Lg = | Porc achète de stone dl.och Le facotille equm \u20ac dims s les éndroits ce e genrgmail aussi, plus sérieux *.20 qcameras, des appareils 7 À $adio dus té feréophoniques.Il fait ¥- apparéthmBht un-dèmmercéassez 24 f intense d os appareil, be ou ee fois m cher «eo Done $-diie me nég : : , prix d'une thaine stéréd: C'est oogrle a \u201cmarché awdbe.Les prix affichés'Sont-, : 100% supérieurs à ue payera un : habil ociatëtrEMa douane?ir eg le mondg triche, apparemmgmt, et douaneon ne:fous pose aucun hs question-sur ces appareils.C\u2019es { marché libre.Certains vendeurs; connaissent bien la clientèle A F5 québéçaise carils ia suivent toute * l\u2019année.À la fermé tute d\u2019Old Orchard, au début de septembre, ils déménagent à l'Exposition de Québec puis.ils suivent les Québécois à Miami en hiver.\u201cOui, on fait d\u2019assez bonnes affaires\u201d, me dit un vendeur; mais \u2018les Québécois de la Floride ont plus d\u2019argent\u201d.N'empêche qu\u2019il s\u2019écoule en été, sur la plage d\u2019Old Orchard, des millions de dollars auxquels pense sans doute le ministère québécois du Tourisme quand il nous invite à passer nos vacances au Québec.Un important commerce de caméras, de radios, de systèmes de son, pratiquement hors douane.La mer la plus proche Mais où trouver l\u2019équivalent au Québec?Old Orchard, c\u2019est sept milles de plage ininterrompue, et d\u2019une fort belle plage.Le centre de cette côte est devenu ce que l'on sait mais dès qu\u2019on s'oriente vers les extrémités, il y a moins de monde et la qualité des lieux est mieux préservée.On trouve encore, à certains endroits, de ces belles grandes maisons de bois qui dressent leurs pignons sur le front de mer, souvenir de ce que fut sans doute jadis le tranquille Old Orchard.Cm a _ N em = = Une partie importante du voyage: magasiner à Old Orchard.æ Lo A man ee A 18\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 (suite de la page 17) Cette plage, c\u2019est la plus accessible pour les Québécois, et, pour les Montréalais, c\u2019est encore moins loin que d\u2019aller en Gaspésie.Le chemin le plus court pour atteindre la mer aboutit à Old Orchard.285 milles de Montréal, 6 à 7 heures d\u2019auto et aucun ennui de frontière.Le douanier jette un rapide coup d\u2019oeil dans l'auto: \u201cVous étes Canadiens?\u201d Oui.\u2018\u201cOù ailez-vous ?\u201d A Old Orchard.\u201cPour longtemps?\u201d Une semaine.\u2018\u2018OK\u201d\u2019 Pas de papiers, aucune vérification.Y-a-t-il une seule autre frontière au monde où les choses se passent ainsi?Cette proximité et cette facilité de voyager expliquent le succès constant d\u2019Old Orchard et l\u2019affluence record que ce lieu de villégiature a connue cette année.On va à Old Orchard plus que jamais.Le ministère québécois du tourisme, à moins qu\u2019il ne puisse importer ici la mer, doit en prendre son parti une fois pour toutes.a moins que tie.FLIGHT TO MARS POSITIVELY NO STANDING KEEP ARMS s LEGS INSIDE CAR CARUEZ VOL BRAS ET JAMBES DEDANS LAU 7 RESTEZ ASSIS les choses à Old Orchard ne continuent à se dégrader comme on peut déjà le constater.Une ville débordée Comment ne pas voir que cette ville a laissé se développer, un peu sauvagement, les établissements de toutes sortes au mépris de la qualité du milieu?La ville d\u2019Old Orchard elle-même n\u2019est plus que motels et parkings.L'exploitation commerciale maximum de l\u2019espace a fait fleurir dans les moindres cours cette bizarrerie qu\u2019est un \u201cchalet\u201d complètement entouré d\u2019asphalte.La saison est courte (10 semaines), on en profite au maximum.On coupe sur le service.Logées dans un gros hôtel du centre-ville, deux dames me racontent qu\u2019elles payent $40 par jour pour une chambre dont on ne vient même pas Addit On parle francais, anglais.et argent faire le lit.D\u2019autres m\u2019ont dit avoir vu des prix de $500 par semaine pour une unité de motel avec climatisation et télévision couleur.Mais ily a pire.llyaun surpeuplement aigu en juillet qui, pour la premiére fois cette année, a engendré le camping et le caravaning sauvages: on a envahi les parcs publics et jusqu\u2019au parking de l\u2019hôtel-de-ville, on a planté sa tente sur des pelouses privées.Le jeudi 21 juillet, des propriétaires en colère sont venus réclamer du conseil de ville une opération nettoyage.Des campeurs, disent-ils, non contents de prendre possession de la pelouse, frappent à la porte pour réclamer de l\u2019eau et se servent du terrain comme toilettes.\u2018Nulle part ailleurs dans ce pays, tolérerait-on de semblables \u2018agissements\u2019, lance un conseiller.Old Orchard n\u2019est plus à ses habitants.Le conseil de ville a décidé ce soir-là de faire évacuer les campeurs sauvages et d\u2019interdire dans la ville tout nouveau terrain de camping.\u201cCe n\u2019est pas que nous.ne voulions plus de campeurs, ditle maire, mais vraiment nous ne pouvons en accueillir plus\u201d.Ceux qui n\u2019ont pas tenté sur les pelouses ont été contraints de chercher des chambres à 20 milles à la ronde.Plusieurs, arrivant de Montréal, ont abouti au centre-ville de Portland, Old Orchard, donc, n\u2019en peut plus.Chez les touristes déçus on commence déjà à parler de plages un peu plus au sud qui sont encore préservées.On parle de Kennebunk, de Ogunquit.L\u2019invasion des plages du Maine va donc se poursuivre.Pour les Québécois, c\u2019est ni plus ni moins qu\u2019une Riviera, une Côte d\u2019Azur.On songe à Saint-Tropez.Saint-Tropez, le petit port de mer, ce n\u2019est plus ce que c'était, bien sûr.Oui, il y a trop de monde, oui c\u2019est commercialisé, oui c\u2019est un mythe.Old Orchard aussi.Et puis après?Et si c\u2019était une sorte de pèlerinage annuel, une sorte de procession à la mer, un rite.Ces choses-là se font en bande, nécessairement.Une façon d\u2019être ensemble, finalement.?Lire de apr agi sage mas 210 \u201coo er qu bus le lle ais i promi 3 Hanoi Slot Trad \"ma, M igh men ssprdèce I dim ors alts THT mi Jide | Hing Pptp pa DE - me \u2014~ TETE > ad «te A A SE * > 6040644 0% à ES A re 0 0 à 6 6 4 \u20ac + tt 0 # + t + # % % + 6 à à 4 6 à 0 + ®t % à à ù + à à 4\u20ac à 6 6 À à à 4 6 6 6 4 à à à à sare a inet Jus\".5 hercher nde.onl d \u201cSi nous ne sommes as en démocratie, u'on commence ans tarder a révolution.\u201d \u2014 Pierre-Elliott Trudeau, 1942 par Pierre Chaloult A force de ne plus pouvoir agir comme bon lui semble en toutes circonstances, à force de ne plus bouvoir penser autrement que tous les autres, ainsi qu'il le faisait avant de devenir premier ministre, le très honorable Pierre- Elliott Trudeau, c.p., b.a., i.l., m.a., ms.r.c., c.r., en arrive a avoir I'air de penser pxactement comme tous ses prédécesseurs au pouvoir \u2014 y compris l\u2019inénarrable vieux lion des Prairies, John Diefenbaker.A force de se faire croire qu'il a toujours vingt ans, le premier ministre Trudeau de la trudeaumanie finit par oublier qu'il a déjà eu cet age pour de vrai.A force de dire a cinquante ans et plus qu'il n\u2019a guère changé depuis cinq, {dix ou quinze ans, il a peut-être fini par oublier lui-même et par faire oublier qu'il pense encore au- jourd'hui, sans toujours s'en rendre compte, ce u'il pensait à vingt ans.Pierre-Elliott Trudeau n\u2019a jamais pu et ne pourra ja- Mais admettre que d'autres peuvent avoir raison contre ut ou si ça ne vient pas de ui.Ainsi, par exemple, n'a-t- il jamais pardonné au premier ministre Jean Lesage de ne l'avoir pas tenu, en 1960, pour l\u2019ennemi nu- Mméro un de l'Union nationale, avec le résultat que ean Lesage n'est plus rien n politique alors qu'il est encore LUI premier minis- -jtre du Canada.Et si ce n'était lui faire un compliment qu'il n'a sans |doute jamais sollicité, j\u2019oserais dire qu'il ressemble de ce point de vue à nul jautre que Maurice Duples- jsis de fulgurante mémoire.Tout comme le fondateur {de l'Union nationale, en ef- iffet il est non seulement le premier ministre en titre [mais le premier de tous les ministres de son cabinet.Tout comme Maurice Duplessis, à force de mépriser ceux qui se croient ou qui se veulent ses disciples et qui ne sont à vrai dire que sa caricature \u2014 tel Jean-Pierre Goyer, par exemple \u2014 il en devient I'idole qui aurait le goût de botter le cul aux idolâtres qui se prosternent tout autour de lui.Alors, comme cet aimable parlementaire que nous dépeint Léon Daudet, il jette avec désinvolture ses partisans les plus fideles aux cannibales comme preuve de sa largeur d'esprit.Ses rivaux le regardent parfois comme s'il était le Raskolnikov de Crime et châtiment qui tue la vieille usurière pour se convaincre lui-même qu'il est en quelque sorte le surhomme.Mais il est à vrai dire pas mal plus proche de Don Quichotte que de Raskoll- nikov.Ainsi que le héros de Cervantès, il se proclame redresseur de torts à sa manière, c'est-à-dire à la fois redresseur de torts et de privilèges.I! préconise la \u2018société juste\u201d mais a force de vouloir qu\u2019il n'y ait plus de pauvres, à force de ne plus en rencontrer sur sa route ou dans les antichambres du parti libéral, il en arrive à ne plus voir qu'il y en a de plus en plus partout à travers le pays.{| voudrait que les neuf provinces anglaises soient aussi bilingues que le Québec, il voudrait que John Robarts parle aussi bien le français que son collègue Jean-Luc Pepin l'anglais, mais il s'oppose de toutes ses forces à ce qu\u2019un autre que lui \u2014 à ce qu'un autre gouvernement que le sien \u2014 rende le Quebec aussi français que l\u2019Ontario est anglais.Premier ministre du Canada, il ne cesse d'être le Don Quichotte qu'il était dans sa jeunesse et plus tard lorsqu'il s\u2019'amusait à faire peur aux bourgeois des beaux quartiers de Montréal en leur prêchant la sociale-démocratie.Mais Don Quichotte a désormais un siège à Wall Street.Lucien Parizeau a déjà dit d'Un Tel qu'il raisonnait droit sur une ligne courbe.On pourrait dire, en sens inverse, de Pierre-Elliott Trudeau qu'il est aussi doctrinaire a cinquante-sept ans qu'à vingt-deux ans.Qu'il est aussi logique mais autrement motivé en 1977 qu'en 1942 alors que la si- situation est largement la même au- jourd'hui que dans ce temps-là, avec cette différence toutefois que le premier ministre d'alors se nommait William Lyon Mackenzie-King.En novembre 1942 il y avait campagne électorale dans Outremont pour faire élire député aux Communes le ministre des Services nationaux de guerre, le major-général LaFlèche, contre lequel la Ligue pour la défense du Canada présentait un jeune homme de vingt-six ans qui se disait \u201ccandidat des conscrits\u2019 et se nommait Jean Drapeau \u2014 le futur maire de Montréal.Six mois auparavant, les libéraux d'Ottawa s'étaient fait \u2018libérer\u2019 par les Canadiens des huit provinces anglaises de la promesse faite et refaite sans cesse depuis 1919 par le premier ministre Mackenzie King aux électeurs de la province francaise de ne jamais leur imposer la conscription.Le 27 avril 1942, Mackenzie King demandait donc par voie de plébiscite le droit d\u2019établir la conscription au Canada tout entier.Le gouvernement n\u2019empêchait pas de voter \u201cnon\u201d mais il empéchait de faire campagne de la méme manière pour le \u2018non\u201d et pour le \u201coui\u201d.Les ministres déclaraient, l'un après l\u2019autre, que voter \u2018\u2018non\u201d c\u2019était voter pour l'ennemi, ce qui n\u2019empêcha pas 70% des Québécois de voter \u201cnon\u201d sans de ce fait vouloir voter pour l\u2019ennemi.Le 25 novembre 1942, \u2018l\u2019étudiant en droit Pierre Trudeau prenait part à la campagne électorale d'Ou- tremont en compagnie du syndicaliste Michel Char- trand.Les journaux du lendemain rapportaient comme suit le discours du jeune Trudeau: \u2018L'orateur débute en demandant au public de ne pas voter pour Jean Dra- peua, mais contre le général LaFlèche.Le général fait sa campagne en militaire.En démocratie, on LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201419 m'a appris qu\u2019on se présente comme citoyen et non comme le représentant d'une clique militaire.Utiliser un prestige acquis: l'exemple est venu de haut, il n'est que de citer Cardin {ministre fédéral des Travaux publics), Godbout (premier ministre libéral du Québec), Sabourin (aumo- nier militaire propagandiste de l'enrôlement militaire).\u201cy a présentemment un gouvernement qui veut appliquer la conscription et un peuple qui ne l'acceptera jamais.Le gouvernement a alors recours à des ruses, comme le plébiscite et l'élévation du général au ministère.Tout ceci est d'une malhonnêteté écoeurante.\u2018On dit que le cabinet King connaît seul les mesures à prendre?En démocratie le peuple ne se trompe guère.Etsi nous ne sommes pas en démocratie, qu'on commence sans tarder la révolution.\u201cLe gouvernement est formé de bonzes traitres et de bonzes honnêtes.Ces derniers se divisent entre ceux qui veulent la conscription pour la même raison qu'ils ont voulu la guerre et ceux qui la veulent tout simplement par stupidité.Le plus bel exemple de bêtise est l\u2019argument de la maison qui brûle.\u201cOn fait à Ottawa une politique \u2018d\u2019après moi le déluge\u2019.Elle est imbécile quand elle n'est pas écoeurante.Le gouvernement a déclaré la guerre au moment où l'Amérique n'était pas me- naçée d'une invasion, au moment où Hitler n'avait pas remporté ses foudroyantes victoires.On demande au peuple le suicide.\u2018Citoyens du Québec, ne vous contentez pas de chialer.Finie la flèche du conquérant.Vive le drapeau de la liberté! Assez de cataplasmes, passons aux cataclysmes.\u201d Tout à fait en ce même sens, trente-cing ans plus tard, Willie Chevalier, qui était journaliste 4 la B.B.C.aux pires heures de la guerre et qui n\u2019a cessé depuis de lire les journaux britanniques, me signalait ces jours-ci dans ie NEW STA- TEMAN du 8 juillet 1977 la lettre ouverte souvante: The Language of Separatism Sir, \u2018We had to fire Jeanne from the shop because she could'nt speak English\u201d.That was justone remark by.an English- \\ \\ .\\ N speaking businessman which 1 heard while | was in Montreal.Nobody, of course, would dream of sacking a shop assistant in Toronto, or anywhere else in English-speaking Canada, for speaking no French.The reason why Jeanne got the sack is that most English-speaking people born in Montreal or who have lived there for decades, can speak no French; and, indeed, many boasted to me of the fact; though most of the people of the town, and almost all in the province around, speak French.(.-) \u201cThat the Levesque government wish to put an end to these idiocies, and insist that, if English- speaking businessmen want to make money out of the French-speaking populations of Quebec, they can learn the local language and respect the local culture, seems reasonable to me.There is not much doubt that those who want to set up business and employ people in, say, Manchester, have to learn English and use it in their transactions; and so they would have to in the English-speaking parts of Canada.\u201cTo read your correspondant\u2019s description of Levesque\u2019s very moderate Language Bill as \u2018chauvi- vistic\u2019 astonished me to believe that if it is chauvinistic, one has to share the attitudes of the Hitler of 1938-39, who thought it scandalous that any German had to live under Czech or Polish rule but quite desirable that Czechs and Poles live under German rule.It is this typical attitude of the English- speaking minority in Quebec which led to the growth of Parti Quebecois (whose initial support was overwhelming from Montreal).It is high time for a change of heart, or for the repudiation of the English-speakers in Quebec by the rest of Canada, before their ridiculous behaviour finally tear the country in two.\u201d Ifan Lloyd 73a Boileau Road London W 5 Lorsque Pierre-Elliott Trudeau longe, le soir, la galerie de ses prédécesseurs en la maison \u201cofficielle\u201d du 24 promenade Sussex, a Ottawa, ne remarque-t-il pas un certain sourire énigmatique sur la figure de sphinx du très honorable William Lyon Mackenzie-King, premier ministre du Canada en temps de guerre?vx; .Wi AY « = Sn: Ll hn illiat 20\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 = DEPOT.SIANS NESONT te Ft ; Tél.: 844-2050, poste 150 INSTITUTION INSCRITE A LA REGIE NTR TT: Des questions concours ARE Sa SEER » pt ) ER Fo.chronique de météo transcendantale / et des prix, des prix.par le professeur Nimbus Comme c\u2019est le creux de la saison et qu'il n'y a pas de raison de ne pas s\u2019instruire méme par temps mort, j'en profite pour glaner de-ci de-là dans les journaux ce qui peut meubler mon esprit et décorer ma conscience politique.(Je viens de relire cette phrase, c\u2019est pas mal, suffit de continuer sur ce ton et ce rythme et je vais arriver au bout de l'article.) *- J'apprends d'abord par mon ami Jean Pellerin de RCA TU CURE Hélène Loiselle SAMEDI: 19 h 30 et 22 h SEMAINE: 20 h 30 La Presse que l\u2019 Éthiopie est au bord de I'abime.Etre prévenu de ça en pleine saison des pique-niques ça peut certainement éviter des randonnées douloureuses.Merci Jean Pellerin.Il nous apprend aussi dans cet éditorial-clé pour l\u2019été que tout ce qui traîne se salit.Merci encore Jean Pel- lerin.Je pose maintenant la première question- concours de la semaine: depuis combien d'années la signature de Jean Pelle- rin trafne-t-elle dans La Presse?Le gagnant 1ece- vraun exemplaire dédicacé du prochain livre de Pelle- rin intitulé La politique internationale, vous y comprenez quelque chose vous autres?Ce que je comprends mieux en tout cas, c'est la haute opinion que Yvan Guay, autre éditorialiste à La Presse, se fait de ses compatriotes.J'ai lu ceci: \u201cIry a peut-être un élément de solution au chômage massif du Québec.Le premier ministre Lévesque y a fait indirectement allusion dimanche dernier, lorsqu'il a déclaré qu'un Québec indépendant aurait besoin d'au moins une petite armée.M.Lévesque n'a pas précisé les effectifs de cette petite armée.On peut prévoir cependant qu'elle épongerait, comme dans les pays à régime autoritaire, une partie importante du chômage et permettrait ST-MICHEL © Autoroute 20 Sortie 215 ainsi aux statistiques sou- verainistes de proclamer que le taux de chômage du Québec est l'un des plus bas au monde.\u201d Bien sûr Yvan Guay, bien sûr.Il va de soi que s'il y a une armée dans un Québec souverain ça sera comme en régime autoritaire, c\u2019est l\u2019évidence même.Le colonel Lévesque n'a d\u2019ailleurs pas dit le contraire, c'est donc qu'il doit être un peu d'accord.Mais il faut attendre un peu Yvan Guay, ce n\u2019est pas tout.M.Léves- que dira bientôt qu'il faudra aussi des cours de Justice et des prisons dans un Québec souverain.Qu'est-ce que prévoiera alors Yvan Guay?lly aune chose en tout cas que la souveraineté du Québec ne pourra améliorer et c\u2019est.la subtilité politique d'Yvan Guay.Ce qui nous amène à la deuxième question concours de la semaine: advenant l'indépendance du Québec, Yvan Guay sera-t-il 1) placé en camp de rééducation au Nouveau-Québec?2) interné en asile psychiatrique?3) nommé adjudant en charge de la torture?4) affecté à La Presse comme éditorialiste?_ Le gagnant recevra un uniforme tout neuf de la future armée du Québec, un nécessaire à torture et une photo d'Yvan Guay.Mais heureusement qu\u2019on ne patauge pas toujours dans |aviolence.Pour calmer un peu mes angoisses, j'écoute parfois le dimanche matin, vu que le p\u2019tit ouvre la télévision, les belles émissions de spiritualité.Je me suis vachement instruit il y a quelques dimanches.Radio-Canada avait découvert au fin fond des bois de Belgique un moine ermite.On l'a longuement interviewé vu qu'il avait l\u2019air d\u2019être la sagesse incarnée.En tout cas il parlait tout comme.C'est une question de ton.Avec le ton qu'il faut on peut même avoir l'air de faire de la métaphysique avec les nouvelles de la météo.Par exemple: \"Mais, mon pere, comment participez- vous a la vie de I'humanité, a ce qui se passe dans le monde?\u201d Réponse: \u2018Ho, bien, j'ai la radio.Je prends les nouvelles tous les soirs a la RTB\".Question: \u201cVous | occupez-vous aussi de votre corps?\u201d Réponse: \u201cOui, je fais |} mes repas trois fois par L'homme n'est pas il est 3 quelques H#: } secondes de réflexion) \u2018 c\u2019est l\u2019unité des deux qui |] jour.seulement esprit, aussi corps (.fait l'homme.\u201d Ce qui nous amène à la | troisième question concours de la semaine: si ma soeur va dans le bois, est-ce que Radio-Canada viendra l'interviewer?Le gagnant recevra une bouteille de 6-12.\" e RESTAURANT FRANCAIS 279-7355 LA LUCARNE CHEF DE CUISINE PROPRIETAIRE Pierre Lévèque 1030 OUEST RUE LAURIER OUTREMONT, QUÉ.2 | : LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201421 HiER DES AGENTS DE SECURITÉ ONT OUVERT LE FEUSUR PES GREVISTES.1 SN » (7 er 7 4/3 /Ë N AR > A 4 | ?ÇA VA REDEVENIRY LA RévouuTniO COMME.DANS LE COSMIQUE DU BON VIEUX TEMPS: PRO AVEC FipEL ET | CHE .: AH.SOMBRE Ÿ dE SAVAIS QUE ox Ei 7)\\ 3% TE ReTRove TONE NOUS 2 J I, VU QUE @ tlvson I 05 gp © Sis vane Ifagusiqus da aval de fond des is UN Moine er nuementin.VV avai lai gre seincamée | part ton} À NN A VAS NI RNA SN (EU) S XD Ves ~~) À.NS 4 À 3 LZ NN \u201cVe ee.\u2018 Ung questi ?É Poe.nil ) SN Lim > >.avoir la de \\ 4 AE élaphysiue les delame- Mais.mon ; fon gi 2 YE 5015 QUE LA SAISON DE se das 8 5! > FACHE PARLE LA CHAGGE AUX peoct = QUE PERSONNE GREVISTES E TAIT , nt DAMNES DE A NEMADIT.ENFIN OUVERIE! 5 noue .; a LA TERRE A J ~~ a be AH: LL SE \" G .~ ( 4 Een J CE \u201cset 088 .S3 SN S N 7 quelques 1 \u2014\u2014 GN lesion) Co So SE $ deux qu ER = méme à ET DE CE PAS, JE Ÿ PENDANT, QUIL MAIS JE ME questi?SION LOI AVAIT re VAISENTIRER EN DEMANDE CE OYE U os ÉDELQUES ONS.SESE, QUE SERAIT AMERKCAN EXPRESS jever?Le une bo DEVE NS N A LUI AUSSI, CHE.fer < WN ANY NZ.5 ZG ATT 22\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 CLIMATISATEURS À PRIX INCROYABLES Marques Très connues À partir de $169.00 (5000 BTU) SOLDE FINAL Aucune mise de côté ne sera acceptée beauc \u20ac 8723-10e Ave St-Michel MtI.729-5217 \u201c CAFE-RESTAURANT GALERIE D'ART 849-3148 a» AT -~ SE 8 Ya Yah a Vo] v v v Ea Une bonne idée pour le centre-ville: la Mansarde par Roch Côté Il y a certain temps que je n'avais exploré le centre-ville de Montréal autour de la Place Ville- Marie.Il y a poussé beaucoup de choses depuis un an ou deux et de nouvelles tables sont apparues un peu partout.Ceux qui font leur magasinage à cet endroit ont l'embarras du choix.I! y a de tout et pas seulement du banal.Ainsi, Maria Rodrigues en vedette JUSQU\u2019AU 15 AOÛT 60 spécialités de cuisine classique portugaise Fruits de mer vivants, poisson frais, viande rouge et volaille fraiches.FADOS, GUITARES, FOLKLORE ET DANSE TOUS LES SOIRS Avec des artistes portugais réputés directement du Portugal via T.A.P je viens de découvrir, même si c'est ouvert depuis un certain temps, le bar-bistro la Mansarde dans l\u2019édifice Capitole, au coin des rues Sainte- Catherine et McGill College.L'endroit est agréable.Il s'agit d'une sorte de grande terrasse vitrée d'un bout à l'autre et même dans le toit incliné qui donne son nom l'établissement.Le bistro a deux étages dont un comme en mezzanine.À l'étage du haut, on sert des plats On offre à tous les couples, chaque soir, une petite céramique portugaise ou le disque (Une nuit au Solmar).Stationnement gratuit Toutes cartes de crédit acceptées Repas d\u2019affaires - Air clima- \u201c tisé - Sud-est de l'avenue des IGIIOIOIEITACIET ocsroeschcacoese CIC CICa ICICI 1252525252525¢5252525252525¢525 COCCI Hc52525d52525S 525 1CICICICIET £525d5¢20¢ ICCC 5292525¢5252% IC 2 C2 CCICICICICACACACIE 525252525 d5¢525252525 050 8 caca0ca TAT LT TT froids et principalement des salades.En bas, les plats chauds.C'est une bonne idée de diviser ainsi les choses, ça donne l\u2019occasion au moins de se forcer pour les salades.Mais c\u2019est en bas que j'ai dîné, avec une belle vue sur la vie grouillante de la Sainte-Catherine.J'ai mangé un filet de sole qui fut précédé d'une soupe au chou et aux tomates de bonne tenue mais au bouillon un peu bref.Le filet de sole, accompagné de ca- Yd û a Spécialités Grecques a Orchestre et Bouzouki f) Souper dansant la pittoresque pécherie grecque rottes et de frites pour une fois bien frites, se présentait sous la forme de deux |: carreaux recouverts d'une sauce blanche.Le poisson n'était pas trop cuit, était frais et la sauce au vin blanc qui le recouvrait était |i assez délicate pour ne pas I'écraser (au goût s\u2019entend).En somme, c'était honnête et bien fait pour un prix de $3.25.J'ai fait -monter l'addition à $8.50 avec un demi-litre ae blanc ($3.75) et un expresso ($0.75).4 SYMPOSIUM \u2026incomparable\u2026comme la-Grèce Ouvert de 18.00 à 3.00 Table d'hôte: $5.95 et $6.95 .de1 8.00 à 20.00 sauf le samedi 11.30 - 15.00 et 18.00 - minuit BAR EL venue du AIT de ee | Wg @ Vendredi-Samedi- TE Mw.assique et flamen EEE oa Wry a it Pour rg fs, se Digan, Ome thy Ouverts d'u \u20ac Le po 9 Cui, ig alte ay Wl SCOUVraH état D001 ne py Oi $i ME, Cg En fit poy 325.Jai fat lin à $450 lire ce lang IN express 1 Ÿ i jutfhs fam J BAS: qu a.ti - ris et lettres arr AR are A LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201423 A quoi rime la multiplication de ces livres d'images extraites de collections d'archives poussiéreuses et qui nous restituent le reflet des maisons, des venelles, des parcs, des lieux publics, des architectures et des espaces verts, des décors qui étaient hier les nôtres, que nous avaient légués nos pères, sans autos et sans pollution, sans gigantisme ni béton?A quoi riment ces tableaux nies qui ont I'étrange mérite de demeurer les seuls témoins de l'existence d'hier?On dira que sans doute il est normal, et dans l'ordre des choses, un ordre douloureux, que ce qui n'existe plus devant nos yeux, et qui était nous, et qui n'existe plus par la bêtise des hommes, se trouve ensuite recueilli dans des pages d'album, offert à la mélancolie, à la méditation des hommes.Ainsi,et dans chacun des cas, l'importance culturelle de l'entreprise se double- t-elle du sentiment du saccage évitable, du naufrage et de la faillite imbécile camouflés par le mensonge des administrateurs qui parlent de progrès.De .Quel droit, çes politiciens CLEFS 02 CIE 8 21 2 A» WN) Le - par Alain Pontaut municipaux, à qui aveuglément nous avons tout confié de nos trésors, les ont-ils transformés en poussière, vandales déguisés en notables et qui nous ont d'autant plus pillés, d'autant plus dépouillés de 2 ha Ve BD ammm A Montréal en poussière ou Du saccage urbain considéré comme un des Beaux-Arts \u201ci ce que nous avions de plus précieux, que nous leur en avons donné tous les pouvoirs.Du moins les possesseurs de la culture amérindienne n'ont-ils pas donné au Blanc leur accord pour être totalement détruits dans leur mémoire et leur essence.Nous, si.Le dossier amer C\u2019est un peu ce qu'exprime Luc d\u2019Iberville Moreau, auteur de ce précieux et nostalgique album, Montréal perdu, publié aux Editions Quinze, lorsqu'il invite le lecteur à voir dans son ouvrage \u2018\u2018un portrait captivant d'une ville exceptionnelle et magnifique dont l'existence ne remonte pas si loin en arrière, ainsi que le dossier amer d'une perte.\u2019 Il nous rappelle, et l'image avec lui - photos du XIXe siècle opposées aux photos de la ville actuelle - que l\u2019ensemble architectural mon- tréalais a représenté jusqu\u2019en 1900 l\u2019un des plus anciens et des plus riches en Amérique du Nord.Au début du siècle, on pouvait encore s'y promener dans un univers attachant et complexe d'influences normande, bretonne, parisienne, néo-classique, églises du renouveau gothique ou manoirs et palaces victoriens quelquefois inspirés par l\u2019Art Nouveau.\u201cDans le centre de Montréal, les squares charmants, les rues ombragées, les maisons historiques et les clochers magnifiques étaient monnaie courante surannés et ces photos jau- \u201cEn ce qui me concerne, les espaces verts, on a beaucoup parlé des modifications apportées à une toute petite petite partie de la ville.On ne dit pas cependant que Montréal devient de plus en plus vert.Plus que tout ce que les statistiques peuvent prouver.Il suffit de survoler Montréal en hélicoptère pour constater ce fait.\u201d ars 1974 : > + \u2019 v J SY 9 aererst fa | rx way \u20ac AN arte, irrrerat hy i Ge eraeit CTPIIEIFIr EI IIRICE i) 7.\u201ci §e iV « Wh.V2 ar» Na bv or) 1 ER 9 .jusque dans les années 50.\u201d Et l\u2019on sait ce qu\u2019il en advint.\u2018La boule du démolisseur a agi sur Montréal comme les bombardements sur les villes européennes.\u201d Et notre grand maire-bombardier, bénissant et organisant sur les décombres l'érection des tours insipides, l\u2019aberration de leur géométrie sans âme, disait à ses administrés qu\u2019il leur batissait \u201cla première ville du monde\u201d.Et ses administrés, reconnaissants, se hâtaient de le réélire.Et de tirer de leurs goussets tout l\u2019argent nécessaire à l\u2019atomisation de leur identité.Des enclos pour robots D'une part, il y a ceux, comme Luc d\u2019Iberville Moreau, que l\u2019on a ni consultés ni écoutés avant de tout jeter a bas et qui disaient pourtant: \u2018Certaines personnes seront peut-être toujours séduites par une notion de progrès qui implique une destruction aveugle et un renouveau constant.Pour ma part, je crois fermement qu'une ville doit réunir l\u2019ancien et le nouveau; que ses citoyens ont besoin d'un contact visuel avec le passé; que chaque génération, dans chaque ville, laisse des témoignages valables des efforts et des goûts communautaires, témoignages que les générations ultérieures devraient conserver pour des raisons autres que commerciales, comme des parties intégrantes de leur environnement.\u201d C'est vital.Et facile à comprendre.D'autre part, il y a cette anecdote de la fin de la Seconde guerre mondiale qui veut que l'armée américaine, devant Colmar, agacée par la résistance désespérée d'une armée allemande pourtant déjà vaincue mais qui s'accrochait à la ville, ait décidé de concentrer sur elle son artillerie lourde, de tout raser et de poursuivre son avance.Soucieux de s'opposer à ce nettoyage par le vide, le commandement français aurait plaidé que la défaite allemande était l'affaire de quelques jours, qu'il y avait la population civile et, pourquoi pas, la ville même, sa ca- Cr 24\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 - Pe (suite de la page 23) trouvailles dont le - | a commentaire se termine le Oo=># ru mma>l a thédrale, ses monuments, Plus souvent par la men- \u2014\u2014 son passé.\u2018\u2018La cathé- lion:démolien telle année.drale'', auraient dit les Reste, pour prendre après Américains! \u201cDe quoidonc Soup la mesure de la des- et la poster au ministre des vous inquiétez-vous?On truction systématique Affaires étrangères, etc.en reconstruira une (Pour cause d\u2019entrepôts du r Des actes de ce genre, ap- neuve.\u201d L'intention, c\u2019est CP ou de terrain de sta- tes à déranger l'ordre habi- clair, était bonne: une tionnement), cette remar- tuel des choses, annoncent neuve voulait naturelle- GUable documentation his- certains événements des ment dire une plus belle.torique, sociale, artistique romans: dans 62, Maquette Entre un réfrigérateur neuf QUI définit tant d\u2019édifices, à monter, par exemple et un vieux, qui hésiterait?de palais, de chaumières, Marrastenvoie une lettrede Est-ce qu\u2019il y a quelque de havres de beauté dans la menaces très vagues au di- chose de plus vieux, donc Yerdure dont ceux qui recteur d\u2019un musée, et en ph) de plus démodé, qu'une avaient mission de les pro- observe les conséquences, he culture?La première et la têger n'invoqueront pas la = à la fois prévisibles et éton- {fu # plus belle ville du monde guerre pour expliquer cette e U 10 ortazar nantes.L\u2019un des grands si est forcément ainsi la plus prest dont il ne reste mérites de Cortazar est de Hise récente: une vraie belle cité N gi toute neuve, enclos vif et A force de témoignages greuser de telles brèches a nickelé, sans oxygène, de dece genre, larage incitera : le quotidien, afind\u2019en mon- wl! robots sans mémoire.Ainsi peut-être.le citoyen a\u2019 au par François Hébert trer le caractère incongru.|]ui # raisonnent à peu près nos l0urd'hui à protéger le peti Il travaille au scalpel: ph civilisateurs, à qui l'on fait héritage émietté, le menu voyez-le regarder ses sem- mn, 0 d'ailleurs la moindre of- 'eliquat des trésors dédai- blables, mais en ne faisant |] gan fense en dénonçant leur gnes de sa ville \u201cperdue\u201d.Cette oeuvre au titre bi- de la Manufacture de ma- vous occupez le troisième attention qu\u2019à leurs oreil- ti ax inconscience culturelle.Ily Définissant les objectifs de zarre, qui vient d'être tra- chines de Louis-Philippe étage, et alors de pouvoir les par exemple; ou dans |} he a d\u2019autres raisons et d'au- [a nouvelle collection, Cri- quite.a été écrite par Julio Hébert: \"ll ne sertariende fouiller|estuyauxdesdeux un restaurant qu\u2019aux frai- HO tres intéréts a leur compor- tère, où l'ouvrage prend Gortazar en 1962, c'est-a- penser que.\u201d).Elle s\u2019inti- premiers étages.Mais ses, qu'il voit, une à une, mil tement dévastateur.Les assises de l\u2019être Donc il nous reste les photographies.Prises à partir de 1852, celles-ci place, Jacques Dufresne écrit: \u201cOn peut se demander si tout n\u2019est pas pure convention.On ne peut pas, sans risques graves, laisser se disloquer des habitudes issues de l\u2019 héritage génétique.Ce sont les assises mêmes de l'être qui sont alors touchées, On peut s\u2019amuser à opposer entre elles les diverses dire avant les livres qui ont fait de lui l\u2019un des meilleurs écrivains d'Amérique latine, et du monde, puisque les écrivains d'Amérique latine, depuis une dizaine d'années, occupent une place toute particulière dans la littérature mondiale, et non des moindres, et pour diverses raisons.tule: \u2018Perte et récupération du cheveu\u2019.Vous prenez un cheveu, vous le jetez à l\u2019évier, faites couler l\u2019eau afin qu'il descende dans les conduits, et les choses sérieuses commencent: il faut le récupérer.Vous aurez peut-être de la chance: vous le trouverez peut-être dans le coude des tuyaux.aussi, il se peut que le cheveu (vous y aviez fait un noeud, afin de ne pas le confondre avec les milliers de ses semblables que vous aurez étudiés dans votre recherche) se soit rendu au fleuve, par les égoûts, etc.Ce petit livre est plein monter, étre déchirées, devenir une purée rouge, descendre comme dans un tube et puis se perdre en multiples contorsions.Tous ces exercices semblent gratuits, de méme que la création de ces étranges personnages, les Cronopes, \u201cobjets verts humides ébouriffés\u201d, nire ; J'en vois une: ils ont une Mais il vous faudra peut-être d\u2019occupationsdecegenre: Fameux et les Espérances sont admirables et parfois définitions de la vie.On ne manière spéciale de parler travailler pendant une di- merveilleuses, dit Cortazar.dont les histoires forment d'autant Plus émou- brise pas impunément les du monde, issue pour une zaine d'années afin de ra- En voici une autre: couper le dernier tiers du livre; et vantes d'être un peu rythmes.biologiques.On large part du surréalisme, masser l'argent nécessaire la patte d\u2019une araignée, la pourtant, ils nous fasci- pâles et brumeuses pour nous restituer comme en songe ce chemin de chèvres devenu la Côte- des-Neiges, ce port dont on n'avait pas encore bouché la vue sur le fleuve, cette architecture résidentielle ou religieuse dont nul peuple n'est assez riche pour peut se demander si Dieu existe, cela fait partie du jeu normal de l\u2019esprit.Il est suicidaire de se comporter comme si rien ne méritait un respect incondition- \"1! faudra corriger Valéry: nous autres, civilisations, nous savons à présent que nous sommes non d\u2019en parler à la fois comme s'il s'agissait de quelque chose de tout à fait simple, ordinaire, etcomme s'il s'agissait de quelque chose d\u2019extraordinaire, qui dépasse l\u2019entendernent.Ils ont le don de mettre en relief les événements quotidiens en les rendant sur- à l\u2019achat de la maison dont mettre dans une enveloppe nent, comme s'ils étaient porteurs d'un sens secret, ou de plusieurs sens, à déchiffrer.Is nous surprennent: nous sommes pris sur le fait de nos habitudes et de nos conventions; ils nous questionnent.Et tous les moyens sont bons, de la que d\u2019aucuns s'arrogent le seulement mortelles, mais prenants: leurs livres sont NONDE Ex p cruauté & la blague, de la i , i - icidai ; : > CN / description réaliste à droit de l\u2019en priver, ces or- suicidaires.| d h , nements, ces preuves, ces e DENTS Ce Surprises, comme ov \u201cA l'image farfelue et hyperbo- tnm 84 ouest.rue: Ste-Catherine du 2 septembre FX \"octobre | RESERVATIONS: 861-0563 p ne l'est guère la vie, et comme elle l\u2019est pourtant, pour ceux qui savent voir.Ils observent les détails, qu'ils grossissent: on dirait qu\u2019ils n\u2019écrivent pas avec un stylo, mais avec une loupe.C\u2019est l'exploration de quelques procédés de ce genre qui faitl\u2019intérêt du livre Cronopes et Fameux, qui est un recueil de petits textes, en général d'une page, et sur des sujets dont vous n'avez pas idée: \u2018Instructions pour pleurer\u201d, CRONOPES ET FAMEUX SNOUVELCES TRADE DE DESPAGNOL PAK LAURE GUILT L-BATAILLON lique, pour nous donner à voir les gens, le monde, la vie tels qu'ils sont, sous les masques.Ce petit livre n\u2019est sans doute pas le meilleur de Cortazar: il est inégal et beaucoup de textes ne sont pas approfondis; mais il a en revanche le mérite d'être assez simple (j'ai bien dit: assez.) et de fournir une bônne introduction à ses oeuvres ultérieures, plus complexes : bu.\u201cInstructions pour tuer des mais aussi plus riches.Moi, a fourmis à Rome\u2019, \u2018Les elle me charme, cette lutte 717 À pose-tigres\u2019\u2019, \u2018De la discrète contre la bour- PTE conduite à adopter dansies veillées funèbres\u2019.\u2018Afin de lutter contre le geoisie.Cronopes et Fameux, Julio Cortazar, traduit de l\u2019espa- les _ allo fa pragmatisme et l\u2019horrible nry.gnol par Laure Guille- tendance ala poursuite des Bataillon, Gallimard, coll.\u201cDu fins utiles.\u201d Ainsi monde entier\u201d, 1977; 165 pa- commence l'une des his- GALLIMARD ges.toires.(Elle me rappelle le début d\u2019une des histoires Les IA AE AA IE Eu NS ru mass tp AE US 14 0 ER 1 Léa lle ms ws fwd ES Trg ere QD - Mig hey i © den ogy S orgy Emery des Hayy un Ut, Wiis ay, | Mists, Ey Een Wty OES gran Taare | Is bp fl fo | denny, | 1 Monge al Scalpe, de Sas son.nef, leurs ori le; ou dng Ua fae ne dup | this, & ri rouge, | médansu | 8 perdre en norsios.| cices sem- , de même On de ces sonnages.objels ver | rifles\u201d, les spérancs, es forment dure; ous fasch | i dtaen ong secre sn ad | 5 Supra rsprs sur | hits tions.ls nt, Ettous ons, Gels que, de alisté à (ype: domer à monde, a LUSH | yest sind es de res mais ld mie ple 12 at gt de né intre- yes UF ANECDOTES de Michel Beaulieu (par F.H.) Peu d'oeuvres poétiques, au Québec, sont aussi abondantes que celle de Michel Beaulieu: déjà, une quinzaine de titres.Chaque année, il publie un recueil; quelques années font exception: ces années-là, il publie un roman, ou deux recueils.Cette année, il vient de publier, aux éditions du Noroît, Anecdotes, \u2018poèmes accompagnés de huit encres de Louise Thibault\u201d (et à l'automne, à l'Hexagone, paraîtra l'Octobre).LE THEATRE D'ETE Michel Beaulieu possède une voix, qui ne trompe pas, qu\u2019on ne peut confondre avec d'autres, qui est sienne et qui pourtant pourrait être nôtre: une voix simple, en apparence du moins, qui ne fait pas de bruit, qui parle doucement, sans hausser le ton, sans trop varier (malgré le titre de l\u2019un de ses recueils, Variables, qui s'applique du reste sans doute à autre chose qu'aux timbres de voix), sans surprendre: une voix feutrée, coulante, presque lyrique mais rete- 7 sun valley kd NRI NORBERT LISETTE LOUIS LALANDE DANIEL ARVISAIS 353 14 = Deuil L Bonheur: Comédie de Marc-Gilbert Sauvajon Maedi - Mercredi - Jeudi - Vendredi, 21-h.Samedi 20 h et 22 h 30 \u2014 Dimanche 20 h.AINTE-ADELE 229-2118 MONTREAL 1-800-363-2584 (direct CONDITIONS SPECIALES POUR GROUPES ET ETUDIANTS LT 861-4801 DINER AVANT ou LS LTH [1 L'HÔTEL SUN VALLEY \u2014 situé à 100 pieds du théâtre.GD riscrvarons: GD 1-800-363-2584 425 PLACE JAGQUES CARTIER dans le A) 861-5731 CY UTE TY Du 7 au 31 juillet SPECTACLES tous les soirs a 21 et 23 heures 30 Relache le lundi Semaine - $2.50 Vendredi/Samedi - $3.00 nue, toute de pudeur.Sait-on encore ce que c'est, la pudeur?Et comment ne serait-on pas pudique, devant le temps, ladouleur, les corps (les os, les hanches, les côtes, les coeurs, les poumons, les yeux), la mort?Cette voix, qui parle de choses familières, elle peut cependant nous tromper, non parce qu'elle fausse, mais parce qu'il lui arrive assez souventdese taire en parlant, de taire l'horreur et la violence du monde en disant la tendresse d\u2019une étreinte, la fumée d\u2019une cigarette, la laine filée et les brumes du petit matin.Etil lui arrive aussi, parfois, de petits cris (feu sur la tendresse\u2019), mais vite rentrés, et l\u2019ordre du monde reprend son cours.Son cours difficile.Et la poésie reprend son cours, et pour ainsi dire, caresse les griffes du temps, en espérant le leurrer, l'amadouer.Une immense nostalgie court dans les veines de cette poésie, mais elle n\u2019est pas passéiste, elle est aux aguets du présent qui, continuellement, se dérobe, et aux aguets de demain: que sera demain, qui sera là, qui restera, et fera quoi?Désoeuvrement du vivant, du fuyant.Tous les contours des choses et des gens s'érodent, s'humectent dans les brouillards du temps qu\u2019il fait, du temps qui passe; et l'oeil, s'il n\u2019est un couteau, s\u2019use à voir à travers la pierre qu'est l\u2019espace, et voyage de spectacle en spectacle, vus par d'autres et d'autres encore.Le retour au pays, dans ces conditions, paraît impossible, et le poème, une sorte de chanson de guetteur pour tromper l'attente, ou d'appel au secours (d\u2019'appel à soi), ou de jeu d'osselets.À quelques coins de rues, la mort t'attend, déguisée en feu rouge, ou en amante: et les bras geignent sous leurs gestes.L'agonie est lente, mais elle s\u2019écaille d\u2019anecdotes, promises a une vie meilleure.e .i eile hdd, LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201425 a1 br UL a BR Tabh'lses lA SES ST CA Sherbrooke et la décentralisation par Yves Robillard.10,000 personnes par semaine traversent les salles d\u2019expositions du Centre culturel de Sherbrooke.À part Montréal et Québec, saviez-vous qu\u2019il existe dans la province au moins six autres régions culturelles nanties de centres importants d'activités, en ce qui touche l'art plastique?En Abitibi, Rouyn- Noranda, au Lac Saint- Jean, Chicoutimi, sur la Côte-Nord, Sept-Iles, dans le Bas-Saint-Laurent, Ma- tane et Rimouski, dans la Mauricie, Shawinigan, et dans les Cantons de l'Est, Sherbrooke.Je le savais abstraitement; cela m\u2019importait peu, mais depuis que j'ai visité le Centre Culturel de l\u2019Université de Sherbrooke, je suis transformé.Le mot \u201c\u2018décentralisation\u201d à pris un sens pour moi.|| me faudra de plus en plus en tenir compte dans ma vie quotidienne de Québécois, et cette foi nouvelle, j'espère vous la communiquer.De nombreuses activités J'aiété vraiment étonné à Sherbroode de la somme considérable d'activités artistiques qui s\u2019y déroulent.Le Centre culture! est situé dans le pavillon central de l\u2019Université.En entrant, on se trouve dans un immense hall qui sert de salle d'exposition.À gauche, il y a la bibliothèque de l'Université, à droite, les bureaux de l'administration (régis- traire etc\u2026), etdans le fond, la galerie d'art et la salle de spectacles Maurice O'Bready, qui offre 1600 places et dont le foyer sert également de salle d\u2019exposition.Sept mois par année, il y a trois spectacles différents par semaine a la salle O'Bready.On estime qu'une moyenne de 10,000 personnes par semaine traversent les lieux où se trouvent les diverses expositions.Le Centre culturel est administré par André La-' chance, directeur administratif, et Graham Cantieni, directeur artistique.En réalité, André Lachance s\u2019occupe des spectacles et Graham Cantieni des expositions.L'Université de Sherbrooke fournit locaux et salaires des directeurs.Les autres frais d\u2019administration, secrétariat, organisation d'expositions doivent être payés à même les profits des spectacles et diverses subventions (?).ll y a donc trois endroits où se tiennent à l\u2019année longue des expositions, le grand hall, la galerie, et le foyer du théâtre.Dans le foyer, les expositions durent deux mois chacune: on y présente des solos d'artistes de la région.Mais dans le grand hall et la galerie, on passe d\u2019une exposition à l\u2019autre à tous les mois.Un souci d\u2019éducation Vous voulez quelques exemples?Grand Hall, novembre 76, Galerie Claude Luce de Montréal, décembre 76, Salon des métiers d\u2019art des Cantons de l'Est (20,000 visiteurs), février 77, Cinéma québecois d'animation, mars, l\u2019Affaire Corridart.etc.; la Galerie, novembre 76, Salon du Race (Regroupement des Artistes des Cantons de l\u2019Est), janvier 77, Luminescence, neuf sculpteurs québecois travaillant le polyester,.etc.Durant l\u2019année scolaire, le Centre a organisé chaque lundi soir une conférence ou une audition de musique contemporaine, ou une visite commentée, et tous les midis, le mardi et le jeudi, des visionnements de films d'art ou expérimentaux.Enfin, Cantieni a également créé un Centre de documentation sur les arts plastiques et visuels de la région.J'ai en main les deux premières publications; elles sont très utiles et fort bien faites.Encore une fois, je suis vraiment étonné.Voilà un homme qui s'occupe de son affaire et gagne vrai- »\u2014> La Forét, une oeuvre de Pierrette Mondou BR NE CII 26\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 (suite de la page 25) ment son Salaire.On sent chez lui, dans le choix de certaines expositions, \u201cChapiteaux romans\u2019, \u2018La période bleue de Picasso\u201d, un souci d'éducation.Il doit prendre le public où il est rendu.Mais cela ne l\u2019empêche pas de présenter également de l\u2019ultra- expérimental.On sait par le nombre de visiteurs à chaque exposition quelles sont celles qui ont été le plus appréciées.Le Salon des métiers d'art des Cantons de l\u2019Est a battu tous les records.Cantieni me dit: \u2018La décentralisation, c'est bien beau, tout le monde en parle, mais Ça se concrétise rarement par des subventions!\u201d Consolider ces régions J'apprends que le Race (30 artistes) a demandé à Québec une subvention pour établir un secrétariat.On leur a dit: \u2018Voyez la SAPQ (la Société des Artistes Professionnels du Québec) à Montréal!\u201d Le.Race refuse de faire partie de la SAPQ.Et je les comprends.On imagine bien les combats que ces artistes devraient mener avec les autres artistes de Montréal pour se voir attribuer des sous.Je ne crois pas qu\u2019à Montréal on soit bien conscient des besoins de la province.Je crois qu\u2019il est très important pour le moment de consolider les régions.Et si chacune fonctionne comme -Sher- brooke, il sera facile pour nous, à Montréal, de faire des échanges et d'obtenir de la documentation.La décentralisation, ça veut d\u2019abord dire consoliderles régions.Je ne crois pas que l\u2019on ait tout fait pour cela jusqu'ici.Je suis allé à Sherbrooke pour les deux expositions que le Centre culturel a organisées durant l'été, le \u2018Concours d\u2019Art Graphique québécois\u201d (grand hall), et \u2018La nouvelle tapisserie au Québec\u201d (galerie).Les deux expositions se termineront le 28 août.Je parlerai de la première la semaine prochaine.La Nouvelle tapisserie La \u201cNouvelle tapisserie\u201d, ce sont neuf lissiers choisis par Graham Cantieni, d'abord les aînés, Mariette Rousseau-Vermette, Micheline Beauchemin, et les plus jeunes, Yolande Dupuis-Leblanc, Carmel Gascon, Paulette Sauvé, Carole Simard-Laflamme, Maria Svatina, Pierrette Mondou et Anke Van Gin- hoven.Chacun a présenté une pièce et l'ensemble est un plaisir.Je lis dans un interview de Yolande Dupuis-Leblanc par Pierre Francoeur (voir Centre de documentation): \u201cIl ne s'agissait plus seulement de reproduire le carton d'un peintre au moyen des fibres, mais plutôt d\u2019inventer de nouveaux moyens pour la fibre.La fibre devenait image.\u201d Et Yolande Dupuis-Lebianc poursuit (en d'autres mots): mais ces nouveaux moyens sont devenus une mode et des gens nous disent maintenant qu'ils sont capables d\u2019en faire autant que nous.\u2018C\u2019est vrai qu\u2019ils sont capables.car ils vont copier, mais de là à inventer, c'est autre chose, car ils auraient bien de la difficuité à réussir.\u201d Voilà exprimée en peu de mots la différence entre artiste et artisan (celui qui répète un modèle).Une relève Deux pièces m'ont particulièrement intéressé.Paulette Marie Sauvé fait de la tapisserie \u2018minimale\u2019: une longue baguette circulaire, suspendue d'un côté par un fil au plafond, et de l\u2019autre, appuyée contre le sol, forme une diagonale; sur celle-ci, des fils de soie bien peignés pendent et s\u2019étalent par terre.Les couleurs sont groupées par zones, en haut, vert, puis lime, puis rose, puis mauve, et c'est tout, et ça suffit.Et la poésie nous entraîne dans l\u2019acte premier, primaire du lissier, teinture, séchage, écheveau, séparation des fils, etégalement pour moi, évocation subtile des beautés d\u2019une chevelure féminine.L'oeuvre de Pierrette Mondou est plus robuste, même si elle est également douce.C'est une Forêt de minces cylindres d\u2019une dizaine de pieds de hauteur.Chacun est entouré de fils embobinés de différentes façons, ici avec régularité, là s'effilochant, ailleurs s\u2019ébouriffant, tout cela en différentes teintes de blanc et de beige pâle.C\u2019est une sculpture, un espace am- .biant qui vous fait expérimenter la sensation de multiples textures! Pierrette Mondou exposera en septembre prochain a la galerie \u2018\u2019Mena\u2019sen\u2019 (terme abénaquis de la région qui \u201cveut dire \u201cpin solitaire\u201d: ily a une histoire là-dessus!) de Sherbrooke.J'espère pouvoir y aller.° AA Da VV *) gq, = 7 Te Le cinema a Terre des Hommes par Anne Constanty Outre le festival de la critique québécoise, un second festival de cinéma se tiendra à Montréal au mois d'août.Ce festival nommé: \u2018\u2018Festival des films du Monde\u201d se déroulera du 19 au 28 août, à Terre des Hommes.Nous avons rencontré monsieur Serge Losique, directeur du Conservatoire d'art cinématographique, sis à l\u2019université Concor- dia, et directeur de ce festival.\u201cA l'heure actuelle\u2019, déclare monsieur Losique, \u2018le programme général est prêt: il est à l'imprimerie.C\u2019est d'ailleurs ce que j'avais promis lors de ma dernière conférence de presse; le programme imprimé pour le 1er août.\u2018Finalement notre sélection comportera 150 films- courts et longs métrages.Certains de ces films seront projetés deux fois, ce sera le cas surtout des films inédits.D'ailleurs, ils sont tous inédits à Montréal et présentés soit en première montréalaise, soit en première canadienne, soit en première nord-américaine, soit en première mondiale.Bien sûr, ce n'est pas le cas des films présentés lors des rétrospectives, je veux parier des hommages spéciaux à Fellini, Howard Hawks, Laurence Olivier et Gloria Swanson.Cette dernière, qui sera présente à Montréal à ce moment-là, fut quand même la star numéro Un des années 20 et 30.\u201cCe festival se déroulera tout entier à Terre des hommes afin de lui donner un caractère très populaire.Nous avons quatre salles à notre disposition; la première, la plus grande, se trouve dans la Maison du Québec (ex-pavillon de la Suisse).C\u2019est dans cette salle que sera projetée la sélection officielle.Celle-ci est d\u2019ailleurs passée de vingt à trente films, car trop de pays nous ont demandé d'en faire partie.et je n'ai pu refuser! Dans la sélection officielle\u2019, ajoute monsieur Losique, \u2018\u2018vous pourrez voir trois films par jour, le premier à 17 heures, le second à 19 heures et le troisième à 21 heures.ll y aura également deux autres projections dans cette salle: ce seront les films de \u2018\u201cPerspectives du cinéma français\u201d.Dans cette manifestation, l\u2019on pourra voir les douze ou treize meilleurs films français de 1977.Les trois autres salles ont 115 places.Là, on pourra voir, entre autres, un hommage spécial au cinéma japonais qui comprendra beaucoup de films soit inédits soit de 1977.\u2018\u201c\u2019Je tiens à souligner que dans la sélection officielle la plupart des films seront sous-titrés en français.Même le film australien \u2014 je viens d'en recevoir la confirmation \u2014 sera sous- titré en français.C\u2019est normal, car, puisque c\u2019est un festival populaire, il faut Serge Losique quand même que tous puissent comprendre.Dans chacune de ces petites salles, il y aura également cinq projections par jour.Cela débutera tous les jours vers midi et demi.\u201cll y aura également des projections tous les soirs a la Place des Nations.A cet endroit, I'on pourra voir de grands films populaires \u2014 je veux dire accessibles et compréhensibles par tous, comme King Kong \u2014 version de 1933.A la Place des Nations, l'on présentera au public les films et les vedettes.Il y aura un hommage tout spécial aux vedettes canadiennes de Hollywood comme Fay Wray, Genevieve Bujold, Lorne Greene, Ted Kotcheff, Arthur Hiller, pour ne citer que ceux-la.La plupart des réalisateurs des films de la sélection officielle seront présents, parfois méme la vedette principale du film.\u2018\u201cIl y aura aussi deux grands débats publics.Le premier portera sur la production à Hollywood.Tous les pays du monde accusent Hollywood d'être responsable de leurs difficultés.Je pense qu'il sera bien | que les gens d'Hollywood viennent s'expliquer.D'ailleurs, aujourd'hui, les deux tiers de la production hollywoodienne ne sont plus dans les mains des grands studios mais des cinéastes ; indépendants.Le second débat sera relatif à l\u2019état de l'industrie du long métrage au Canada.Comme actuellement, c'est surtout la SDICC qui investit chez |, nous dans la production.lI serait bon de faire le point la-dessus.Ce festival des films du monde est pour moi,\u201d enchaine monsieur Losique,\u201d la conclusion d'une oeuvre.J'espère d'ailleurs que ce n'est pas la dernière.Depuis des années, je présente toute sorte de films, de festivals, de rétrospectives, du genre difficile au style populaire.J'ai présenté des festivals dont personne ne voulait, comme le festival étudiant e Canadien.Je suis du genre # pionnier; aussi ai-je pensé = à grouper tout cela pen-, 2 dant quinze jours et à en # faire une fête populaire.Depuis 20 ans que je suis tré beaucoup de gens et j'ai pensé qu'il serait agréable de tous les réunir à Montréal.Autrement dit, j\u2019élargis ce que je fais habituellement et je lui donne l'aspect d\u2019une fête populaire.\u2018J'ai obtenu pour ça une collaboration, étroite tant de la ville et du gouvernement provincial, parle biais de la D.G.C.A., que du gou- Bureau des festivals, à Ottawa.\u201d Le \u2018Festival des films du monde\u2019 s'ouvrira avec Stroszek, du réalisateur allemand Werner Herzog et L'empire des sens, du réalisateur japonais Nagasi Oshima.Je vous en reparlerai.dans le métier, j'ai rencon- vernement fédéral, via le pi mh I I i L fous Ne pga Jiseurs yen noi ur le mg Longe Fala ne Co piraque i ited in Fleet ya The Bs __ \u2014 N LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201427 a a AMI Mb a\u201d v Deuxième fugue (avec Neil Young, |Van Morrison et The Band) Quand on est le meilleur [chanteur au monde, qu\u2019est-ce qu\u2019on fait?ta Surg pg, long, To mond gy, dite Nous ne parlons pas Endl [d'opéra, n'est-ce pas! Aussi Vimtalplusieurs tiennent-ils Hold comme moi Van Morrison fine.0 {pour le meilleur chanteur Nilstniau monde \u2014 et peut-être Wink}l même la meilleure chan- Ni teuse compte tenu du re- sisquts gistre aigu dans lequel il at- Ice ltaquait \u2018Who Was That .es0}Masked Man\u201d sur \u2018\u201cVee- iällk}don Fleece\u201d! Beaucoup bmgnitay | placent également comme mea | moi The Band au sommet L surtout là, esi cht odin) aire le pond | festival des | de est po | 1e monsieur conclusion , Jespie | pe n'est pas: puis des ante Tout ! de estival ps du ge : à populie es fase ne voufal | val étudiant js du gén af pe?| cola pat setae popula: que jo su ai nett grset| à jagédé ir à Mt i, J shape RISO opiate an (ie ll quveme: ples pig ga il k + as 40 gists A PE sll ; pot) © par Bruno Dostie des groupes américains, dans ce genre qui estle leur entre le son \u2018\u2018jazzé\u2019' et cuivré de Chicago, le rock\u2019n roll, et le \u2018country\u2019 électrique.Enfin Neil Young occupe lui aussi une place de choix au panthéon du \u201cfolk rock™ tout en incarnant un personnage assez unique dans la galerie des poetes américains, moitié cowboy moitié curé, tendre et violent, déchiré entre le mal-culpabilité etla volupté-innocence.Les disques qu'ils ont publiés tous les trois ces derniers mois seront donc l'occasion d\u2019une nouvelle fugue américaine, loin du pop québécois.La scène pourrait se passer dans quelque montagne de Californie, la nuit.Autour du feu, de \u2018gros bras\u201d rustiques et pétants de santé bivouaquent: c'est The Band.De la radio qui joue encore dans le \u2018\u2018pick up truck\u2019 en bordure du chemin montent doucement des airs de \u2018\u2018rythm\u2019n bleus\u201d: c\u2019est Van Morrison.Au loin rôde une silhouette équivoque, coyote voleur de vivres, défroqué voleur de femmes, qui hurle à la lune: c'est Neil Young.Des Américains étrangers Dans tous ses détails, en fait, la scène est archi- américaine, c\u2019est un de ces archétypes comme seuls ont su en fabriquer, dans toutes les formes d\u2019expression, des Américains vivant a I'étranger ou des étrangers fraîchement immigrés.La comparaison avec un autre univers, d'adoption ou d\u2019origine, le recul qui tient à sa distance ou à sa différence, et l'amour tout particulier qu'on porte aux Etats-Unis, avec la ferveur du nouveau venu ou la nostalgie de l'exilé, expliquent sans doute pour une bonne part ce phénomène encore une fois confirmé par l\u2019Irlandais Van Morrison ou les Canadiens Neil Young ou ceux du groupe The Band (qui le sont tous \u2014 Rick Danko, Garth Hudson, Richard Manuel et Robbie Robertson \u2014 à l'exception du batteur Le- von Helm de I'Arkansas).C'est en 1968 que The Band s\u2019est fait connaître du suux ll grand public par un premier disque intitulé \u201cMusic From The Big Pink\u2019 qui suivait la nouvelle incarnation de ce groupe dans le rôle d'orchestre du nouveau Bob Dylan électrique après une longue et obscure carrière qui remontait au tout début des années soixante sous les noms de Levon and the Hawks, The Crackers et The Canadian Squires.Leur tout dernier disque, quant à lui, s\u2019intitule \u201cIslands\u201d (Capitol SW 11602) et il arrive après l'annonce faite l'automne dernier d\u2019un retrait de la scène pour une période indéterminée.Quant à Neil Young, c\u2019est avec le groupe Buffalo Springfield, dont le premier disque paraît en 1967, qu\u2019il acquiert la notoriété.Sa carrière de soliste, ponctuée de liaisons difficiles avec Crosby, Still et Nash, commence en 1969.Son dernier disque s'intitule \u2018\u2018\u2019American Stars\u2019n Bars\u201d (Warner KMS 2261).Van Morrison enfin, d'abord leader du groupe Them dont le premier disque est paru en 1965, vole de ses propres ailes depuis son disque \u201cBlowin\u2019 Your Mind!\u201d en 1967.Sa nouveauté s'intitule \u201cA Period Of Transition\u201d (Warner BS 2987) et paraît après un silence de près de trois ans, rompu seulement par des anthologies et des enregistrements de scène.Un cap difficile Avec dix ans de carrière et plus dans tous les cas, nous n'avons donc plus affaire à des novices! C\u2019estce qui donne à ces disques, en plus de leur caractère commun de produit américain d'étrangers, une commune maturité, un même dépouillement qui ne peut provenir que de l'expérience, et une certaine volonté de retour aux sources.Mais c\u2019est aussi ce qui pose à chacun le même probième de dépassement et de renouvellement, d'autant plus difficile à surmonter pour des artistes de cette réputation qu'on attend toujours des merveilles d'eux et qu'on les juge beaucoup plus sévèrement que n'importe qui.Et c\u2019est peut-être ce dernier problème qui explique à son tour l'espèce de panique qui semble s'emparer des géants du pop, après dix ans de carrière ou à l'âge de 35 ans, lorsque la maturité même dont ils pourraient être fiers est perçue comme un signe de tarissement pour des consommateurs conditionnés à ne s'abreuver qu'à la jeunesse!\u2026 Réussite de Neil Young D'une certaine façon, c'est Neil Young qui s\u2019en tire le mieux, compte tenu de la période difficile qu'il a connue après \u2018Harvest\u2019 en 1972.\u201c\u2018\u2018American Stars\u2019n Bars\u201d marque un retour à l'esprit et même aux sonorités de ses quatre premiers disques de soliste en même temps qu'il confirme une maîtrise nouvelle de son idiome et annonce un regain d'énergie prometteur.On y trouve de courtes chansons d\u2019amour inquiet, malheureux ou coupable qui dénotent toutes une certaine forme de résignation (un \u2018c\u2019est la vie!\u201d qui transforme en mélancolie plus sereine les accents tragiques et plus désespérés du jeune Young), et dontla musique est du plus pur Crazy Horse, son vieux groupe qui s'en donne ici à coeur joie avec le violon de Carole Mayedo et les voix de Linda Ronstadt, Hem- mylou Harris et Nicolette Larson.S\u2019y ajoute un saisissant \u2018\u2018Bite the Bullet\u201d aux contrastes d\u2019une extrême violence (Young, tout désir, chante \u2018Carolina Queen, She's a walking love machine\u2019 à chaque fois interrompu par un coeur rageur et désespéré de femmes qui hurlent \u2018bite the buliet!') et les deux morceaux de bravoure du disque: \u201cWill to Love\u201d, un long délire nocturne ou percussions, guitares acoustiques et piano électrique crépitent comme un feu de bois; et \u2018Like a Hurricane\u2019, une longue réverie amoureuse qui renoue avec l\u2019atmosphère du classique \u201cCowgirl in the Sand\u201d et sur laquelle Young renoue lui-même avec sa guitare électrique d'écorché vif qui compense par des plaintes encore plus aiguës ce que sa propre voix a gagné au- jourd\u2019hui en grave raucité.Promotion du Dr John! Van Morrison ne s'en tire moins bien, lui, que parce qu'il était monté trop haut.Quant on est le meilleur chanteur au monde (et pas mal comme auteur, compositeur et arrangeur non plus), on fait quoi?Van Morrison, en attendant d'avoir trouvé la réponse à cette question, semble donc décidé à attendre, en évitant au moins les écueils du maniérisme ou de la répétition.Son \u201cA Period Of Transition\u201d est donc une espèce de \u2018jam session\u2019 sur leguel il revient à ses débuts du \u201crythm\u2019n blues\u201d en y appliquant toute la maîtrise, la finesse et la maturité qu\u2019il a acquises depuis.Des sept chansons du disque, seule \u201cFlamingos Fly\u201d semble être une chanson finie, du point de vue de la forme.Les autres sont des espèces d'exercices à partir de vers, de lignes mélodiques, d'éléments d'harmonie, de climats, etc, qui servent au meilleur chanteur au monde à se tenir en voix.C\u2019est évidemment à la hauteur de sa réputation, mais ça ne l'aurait pas faite! C\u2019est donc le co- producteur et claviériste du disque qui s\u2019en trouve grandi, Mac Rebennack alias Doctor John ayant réussi son meilleur disque sous l'aile de Morrison.La texture du disque est en effet merveilleuse de délicatesse, d'économie, de rigueur et de vie.Les \u2018\u2018fans\u201d achèteront donc; ceux qui veulent découvrir Morrison choisiront parmi les nombreux chefs-d'oeuvre qui ont précédé.| Curieusement, c\u2019est The Band, avec son \u201cIslands\u201d, qui paräît le plus en période de transition avec un disque chatoyant mais un peu trop doux sur lequel on ne retrouve plus beaucoup de son \u2018funk\u2019, mais une tranquillité et presque un recueillement qui donne un ton presque spirituel a ce disque.Un ton prévisible dans \u201cChristmas must be Tonight\u201d, un des joyaux du disque, mais inattendu dans \u2018Georgia on my Mind\u201d, qui ne fait pas oublier Ray Charles, ou dans l'espèce de conte de science fiction qu'est \u2018The Saga of Pepote Rouge\u201d, ou encore dans l'instrumental \u201cIslands\u201d.Restent à l'oeuvre des musiciens hors pairs, égaux à eux- mêmes s'ils ne se dépassent pas, mais qu'on aimerait voir conquérir le monde au lieu de paraître vouloir s'en retirer, soit au sens propre dans leur carrière, soit au sens figuré dans leur musique. 7% 4 A PEscale, un vide qui en dit long.en par Claude Lebuis Une fille dans ma soupe, au bateau-théatre L'Escale (St-Marc-sur-le-Richelieu).Comédie de Terence Frisby.Adaptation française de Marcel Moussy.Une fille dans ma soupe fait partie de ce théâtre qu'on pourrait appeler \u201cvacant\u2019\u2019.Vacant pour \u2018\u2018vacances\u2019' mais aussi pour \u2018\u2018vide\u2019\u2019.C\u2019est une bonne comédie, on rit à plusieurs gags, mais ça demeure désespérément superficiel, et surtout sans rapport avec la réalité québécoise.J'essaierai donc de décrire ici différents aspects de ce \u201cvide\u201d.La parlure parisienne Une fille dans ma soupe est une pièce anglaise.On l'a donc traduite mais, malheureusement pour nous, en \u2018\u2018français de France\u2019, de Paris pour être plus précis.Je n'en reviens pas que l'on puisse présenter une traduction sans en faire l'adaptation au parler des gens d'ici.C\u2019est une véritable insulte à notre peuple, à moins que ce ne soit de l'inconscience des besoins du public.C'était d'autant plus navrant que l'accent des, comédiens était faux, particulièrement dans les interjections, où on remarquait un saut très significatif en langue vernaculaire.De plus, pas de \u2018\u2018rrocker\u2019\u2019, de \u2018gars cool\u201d ou même un petit \u2018pusher\u2019.Rien que des \u201c\u2018nanas\u2019\u2019, un \u2018\u2018pacheto- que\u201d (un croulant) et des \u2018tarés\u2019.Voila donc quelque chose qu'il n\u2019y avait pas.Considérations économiques Comme tout le monde, le personnage principal, Robert Danvers (Jean Dalmain très à l'aise sur scène) est riche: \u2018Je jouis d'une certaine aisance\u2026 et n'en parlons plus!\u201d Parlons-en au contraire: pourquoi un personnage riche devant un public relativement à l'aise?\u2018Chacun de nous a un capital, des possibilités à exploiter.\u201d Oui mais tout le monde n'a pas la chance d'exploiter son capital comme il le voudrait.Mais cela, ce n'est pas dans la pièce.Sexisme Aliénation culturelle mais aussi sexuelle.La femme, dans la pièce de Frisby est réduite à la valeur d\u2019une marchandise d\u2019échange (entre Jimmy et Bateau-théâtre ses copains; entre Jimmy et Robert).Tout cela ressemble à une société primitive.Chocking, n'est-ce pas?N\u2019en parlons plus.Conflit superficiel des générations Le conflit, on l\u2019aura deviné, il est d'ordre sexuel.Ainsi sont escamotés tous les autres aspects qui divisent réellement jeunes et adultes: la répartition des richesses, l'exploitation du Tiers Monde, la guerre, les modes de vie, la pollution, etc.Mais tout cela ne doit pas être important puisque ce n'est pas dans la pièce\u2026 Conclusion: un vide qui en ditlong\u2026 Dommage, car l\u2019Escale a tout pour faire un théâtre authentique: un grand théâtre, un site naturel magnifique et de bons comédiens.© Le théâtre de la Dame de coeur, où le mot \u2018divertissement prend tout Son sens par Claude Lavoie Faut c\u2019qui faut, une comédie musicale de Louise Lahaye et Michel Robidoux, au Théâtre de la dame de coeur.Un \u2018\u201cbô\u201d spectacle, par du \u201cbd\u201d monde, dans un \u201cb6\" petit théâtre, au coeur d'un \u201cbd\u201d petit camping.Voila qui résume assez bien la soirée que j'ai passée samedi dernier au théâ- tre de la Dame de coeur où divertissement ne rime plus avec cliché, facilité et superficialité, mais bien avec créativité, invention et performance.C'est une comédie musicale qu'avait choisie la troupe de la Dame de coeur en guise de divertissement.Une comédie musicale mêlant le réel et l'imaginaire en un conte fantastique où s\u2019affrontent Lancelot (exterminateur de dragons de son métier) et un dragon (grand dictateur à trois tê- tes).Tout le spectacle se déroule merveilleusement bien, sans accroc sans temps mort et sans jamais perdre le spectateur qu'il a gagné dès les premières répliques.Tous les ingrédients y étaient: une performance exceliente des comédiens, une mise en scène précise et correcte, des jeux de scènes intéressants, des \u2018punches bien amenés (l\u2019apparition du maire au début de la seconde partie), un éclairage sans bavure et une musique (signée Michel Robi- doux) enivrante, entraînante\u2026 Faut c\u2019qui faut pour faire un bon show! On chante, on danse, on nous joue sur la tête (lors de l'affrontement final entre Lancelot et le Dragon), on ne ménage pas ses efforts pour nous présenter un divertissement de haute qualité, un divertissement qui enfin prend le temps de nous parler, de nous dire des choses vraies, tellement vraies qu'il faut y croire même si ça ne nous plaît pas.Le spectacle a un fond, une profondeur qui lui donne du poids et pourtant on s'amuse tout de même, on se divertit.fl faut renouer avec le sens brech- tien du mot divertissement: \u2018Le spectateur ne doit pas laisser sa tête au vestiaire avec son chapeau\u2019.Le théâtre de la Dame de coeur semble l\u2019avoir compris, il a trouvé la façon de dire des choses précises (critique de notre société de consommation où: \u2018Le meilleur moyen de ne pas craindre les dragons, c'est d'en avoir un chez soi\u201d) sans verser dans le didactisme.Il est curieux (peut-être pas après tout) de noter que souvent, ce sont les théâtres, disons, moins officiels ou moins institutionnels, qui nous présentent du théâtre de haute qualité, du théâtre professionnel dans le bon sens du mot.As tàL 217 dA1 Des interprètes | québécois qui nous enchanten dont un Ivioloneux par Pierre Prévost gear pig pee oe WAI puis dans A FEUX (Jer it ms mets ps pli sla ele yal la put Tom enor | La maison Select, Canada a lancé récemment trois disques de qualité que je n'hésite pas à recommander aux mélomanes.Hidetaro Suzudi, violoniste, et Zeyda Ruga-Suzuki, pianiste Sonate en la majeur de César Franck Sonate et Tzigane de Maurice Ravel Select \u2014 CC-15.119 Hidetaro Suzuki est chef de pupitre de l'Orchestre symphonique de Québec et professeur au Conservatoire de musique du Québec.Sa femme est professeur de musique de chambre à l'Université Laval.La collaboration de ces deux excellents musiciens nous vaut un disque remarquable.lls renouvellent pour nous la grande sonate de Franck qui, après de nombreuses années d'écoute, peut sembler démodée.Leur interprétation est à la fois dynamique et lyrique, sans famais ver, ser dans la lourdeur ou le sentimentalité.Dans les deux pièces de: Ravel, ls donnentla preuve de la diversité de leur instinct musical, de la finesse de leur musicalité et duns virtuosité parfois éblouis sante.La prise de son est très claire et donne beaucour de présence à l'exécution Toutefois \u2014 et j'ignore pour quelle raison \u2014 le bruit de surface est for marqué dans la sonate de Franck, défaut qui n'existe pas sur l\u2019autre face du disque.Cette caractéristique est peut-être particulière au disque même que j'a reçu.Raoul Sosa, pianiste Oeuvres de Schubert: Wanderer-Fantaisie en do majeur opus 15; Landlers nos 1, 3, 4 et 5, opus posth.D.366; la sonate en la mineur opus posth.143, D.784 et impromptu en la bémol majeur, opus 90 no 4 Select \u2014 CC-15.127 peut E ss Jan Can fl Micheste Hil sou HE Fide p Neos ¢ himage ih, do it~ tes ink a domi ul le vante à big foe wile \u201che an ne Hi 1yhmg Yo ira, Dora 4 Cant Hg Wigue igi, Mire ipl Willan ye peg \u201ciene ie d \u2018rer mig, Sa ag ony Hip gy i by lly \"iggy ty de \u201ctn 15 famais va purdeur uf £.eux pièces nentlaprait de leur à 08 a Ines calf o fue rois éblous 500 es as ne beaucog à l'execuio et j'ignore raison - : ace est ot la sonate de quest à face du 08 fastens patie fe que | piste Schubert.seen 3408 Quel programme! Du Schubert romantique, charmant, poétique, profond, et, dans l'impromptu, tout cela en même temps.Raoul Sosa, élève de Magda Tagliaferro et de Stanislav Neuhaus, d'origine argentine et maintenant québécois (il habite Montréal), s'en fait l'interprète nuancé et enthousiaste dans la Fantaisie, qui conserve avec lui toutes ses proportions de monument musical; gracieusement simple dans les Land- lers; plein d'infériorité dans la grande sonate intemporelle; inexistant devant la pureté musicale de l'Impromptu.Ici encore, brillante prise de son.Et la gravure m'a paru sans défaut.Jean Carignan, violoneux, et l\u2019Orchestre de chambre McGill sous la direction d'Alexander Brott Fantaisie pour violoneux et cordes et Hommage à Paul Hindemith, de Donaid Patriquin Select \u2014 CC-15.128 Les violoneux, au cours des dernières années, ont acquis leurs lettres de créance au Québec.Jean Carignan est le plus connu d'entre eux et probablement le plus doué.! démontre amplement son talent naturel, son sens aigu du rythme et sa dextérité incroyable, sur ce disque original.Donald Patriquin, natif des Cantons de l'Est, est professeur à la faculté de musique de l'Université McGill.Sa Fantaisie, | comme l'expliquent les notes de la pochette, \u2018est essentiellement un concerto pour violoneux'.Elle comprend sept parties, ou mouvements, qui font usage de thèmes de concertos de violon bien connus, de vieux airs écossais et irlandais et de gigues traditionnelles.L'Hommage de Patriquin à Hindemith a été composé en 1964, peu de temps après le décès du compositeur allemand.C'est une musique pleine de révérence et d'une grande élévation qui s'apparente beaucoup a celle du musicien qu'elle veut honorer.Partout, sur ce disque, collaboration exemplaire de Brott .et de ses musiciens.Ces trois disques ont été réalisés par John Damant.par Pierre Perrault Pour célébrer la vie de Bernard Gosselin, \\a plus que mort d\u2019Hubert Aquin et un presque cinquantenaire, le sien, l\u2019écrivain et cinéaste Pierre Perrault, a écrit ce \u201ctémoignage\u201d: un texte illuminant et noir, pessimiste et robuste, un texte-cri du coeur qui, parce qu\u2019il n\u2019ignore rien ni de l\u2019aliénation de nos vies ni de la richesse de nos fables, conclut parla nécessité de passer aux actes.il n'a pas arrêté (de vivre) mais il a disparu en accélérant à l'infini Pierre Turgeon la naissance d\u2019un explorateur est plus grave que l'incendie d\u2019un musée Pierre Morency \u201cNous ne sommes pas venus au monde en cas de besoin\u2019 disait le père de Jean Royer j'en conviens.Mais qui a besoin du créateur?et quand?et pourquoi?Tout se passe comme si le besoin ne se faisait plus sentir de tous ces mets indigènes et de l'orgueil juvénile que le poète a préparé pour enfin permettre, induire unetrêle existence, un fragile 15 novembre 1976.Victoire des poètes?Qui a cultivé parmi tous les mots disponibles l\u2019orgueil indispensable à l\u2019au-ras du jour?Et comment mourir de soif au bord de ce fleuve qu'il a lui-même nommé?Mourir de pays en terre-neuve?Mourir de nuit à l'au-ras du jour?Pourtant, en ce jour d'extrème printemps, dans le \u201cjardin public d'une institution privée\u2019 * (qu'est-ce à dire?) pour l'écrivain connu, l'ami ancien, le neuf québécois à peine sorti du ventre langagier, le dénommé Hubert Aquin, cet espoir tout neuf, cette pluie de printemps ne suffisent pas à mettre en doute l'opportunité du vide.Ce nouveau jour n'a pas tué tant de nuit accumulée à son encontre.Le poète, et je veux dire ce qu'il a de créateur dans l'homme d'écriture, le poète se prend parfois pour tous les autres, et cela devient insupportable, parce que c'est son métier d'accoucher les esprits et c'est pourquoi il refuse de se prendre au sérieux même s'il arrive parfois qu'il se prenne au tragique comme une neige de mars ce qui le rend inaccessible, ce qui le rend vulnérable: à l'extrême où il gît.Tantôt il transgresse, parfois il tendresse, toujours il risque sa peau comme un tambour.La mémoire et la vie Alors donc, me direz-vous, pour parler du plus vivace pourquoi s'en prendre au moins mort?A-t-il suffi qu'en ce jour justement j \u2018entreprenne cette si difficile écriture que je repousse depuis plusieurs semaines, attendant quelque nécessité, un signe.Mais comment ce matin refermer le journal qui annonce avec des mots, les mêmes mots que pour toulmonde, qu'Hubert Aquin s'est donné la mort comme une récompense qui mieux lui convenait qu\u2019un prix du gouverneur-général, comme une confirmation, comme on déclare [a paix à sa mémoire.Et me voilà embarrassé d'un vivant qui refuse les piédestals et d'un mort comme une neige de mars qui n\u2019a plus cours sauf dans les mémoires de quelques-uns et dans l'indifférence de la plupart.D'un vivant à passer inaperçu parce que l'hommage, par pudeur, n'ose pas dévorer les vivants et d'un ami ancien à garder en mémoire malgré tant d\u2019omissions parce que la mémoire nécromancienne s\u2019installe dans le mort comme pour l'achever, pour éviter qu'il ne s'embarrasse lui-même de fleurons glorieux: odieuse mémoire toujours en retard sur la vie.; En vérité je me sens un peu malheureux d'appartenir à cette vieille civilisation du mausolée (à ces vestiges d'une civilisation qui s'étiole) qui n'a pas trouvé bon usage des vivants et qui s'empare du mort pour chanter les louanges.En vérité j je cherche comment respecter, honorer, accueillir le vivant pour ne pas le réduirea cette extrémité de naitre Cape LE JOUR -\u2014'LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201429 Et je songe au créateur, a celui qui répond aux questions que personne ne pose, et j'ai I\u2019 impression d'avoir vécu plusieurs fois ce roi qui se déchausse n \u2018espérant plus le bonheur qu'il a tant poursuivi.J'ai le sentiment que la défaite d'Hubert Aquin est celle du moindre poète.Qu'il soit mort ou vif.Qu'il soit obscur ou célèbre.Ridicule ou sublime.Pourvu qu'il prenne le parti de la vérité.Et c'est pourquoi le créateur répond de sa vie, comme de sa mort, devant les hommes.Ne dirait-on pas que toute oeuvre est \u201cun crime contre lI\u2019 humanité\u201d et que le créateur n'arrive jamais tout à fait, quand il marche parmi les hommes, à se réhabiliter.Ne dirait-on pas que les hommes qui se nourrissent de l\u2019ordre des choses refusent qu\u2019un \u2018homme ou un peuple naissent d'une certaine véhémence, d'une vérité longtemps camouflée, occultée, amortie.C\u2019est le pourriture qui finira par retirer le feu du bois mort.L\u2019acte d\u2019écrire Hubert Aquin était partisan de la vie et j'en dirai autant d\u2019un cinéaste ou d'un meunier, de la vie qui ne demande qu\u2019à naître, à briser l\u2019oeuf d'entraves, d'enfarges, de cette perfection de I'oeuf et des constitutions.La vie ressemble a autre chose qu\u2019à ce jardinage des juristes.Partisan: mot oublié, effacé de nos petites circonstances.Partisan, il proposait l'incandescence à ce peuple de bois mort.Ce qu'on raconte du mort saisit le vif.Il a exploré son âme à notre avantage.Ecarté la soumission et le sommeil.En s \u2018explosant.Il a fréquenté l'impertinence au litige.En éclatant comme une grenade.En capotant.En me saccageant dans ma tête.j'ai commencé de Voir.Pierre Morency Ce qu'il a tragiquement mis en cause, ce 15 mars 1977, Hubert Aquin, face au printemps, c'est l'acte même d'écrire en opposition aux écritures, c'est l'honneur de l'écrivain qui refuse de se soumettre aux Ecritures, qu'elles soient romaines ou chinoises.L\u2019écoeurement qui l'a surpris ce jour-là n\u2019a surpris personne.J'en parle comme de moi- même et de tant d\u2019autres.Nous sommes tous menacés ayant pris à notre charge toute la peine du monde.Nul n'écrit à son propre compte et pour s'enrichir, sauf Judas, tandis que celui qui construit des autoroutes ne demande rien à l'esprit.Je conseille au poète de ne pas fréquenter les librairies qui refusent nos gélivures carils ne se tiennent responsable que de leur comptabilité et du niveau de vie.Et le niveau de l'âme, lui, qui nous en parlera pour contredire les entrepreneurs et les négriers?Qui, sinon le poète laissé pour compte, se tiendra responsable de l'âme d'un peuple?Un travail sans filet Il est tellement plus facile d'emprunter une âme toute faite que de révéler aux hommes d\u2019ici leurs rivages et l'honneur du langage maternel, tellement plus facile de copier la révolution des autres que d'apprendre ce qui se passe en Abitibi, parmi les hommes qui ont vécu l\u2019Abi- tibi; cette détresse et ce courage du royaume que la caméra de Gosselin nous a restitués.Comment préférer la recette toute faite, la chanson des autres.Stanké vend des livres de recettes et il fait fortune.II ne veut pas des livres de découvrances.Et tant d'intellectuels d'ici, qui ne sont pas créateurs de leur goût de vivre, se sont mis à la remorque des recettes idéologiques.Le créateur, lui, travaille sans recette sans filet, a ses risques.Il n'attend pas les américains pour croire au \u201cbeau présentd\u2019argile\u2019.et il lui arrive d'en crever.|| ne se constitue pas prisonnier de la richesse des autres.Il propose aux hommes de travailler à son compte de royaume et il lui arrive d'en crever comme un abcès dans le tissu de la soumission.Pour tout dire, à vrai dire, notre parole, celle d'Aquin, celle de Gosselin, n'est pas souveraine\u2026 ni le travail.ni la langue.ni te goût du pays.Et j'en parle comme de moi-même et de tous les autres, le printemps qui nous arrive n'ayant pas épargné les vivants.Qui n\u2019a pas connu le sentiment d'être rejeté, comme un coeur d'em- »\u2014> 30\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 prunt, comme une greffe avortée ?Qui n'a pas, à l\u2019approche de la cinquantaine, ressenti la fatigue, accepté l\u2019idée de s'être trompé de combat, d'avoir été débordé par l'accessoire, que l'essentiel n\u2019a plus cours, qui ne s'est pas fait à l'idée pour ne pas en crever que tout ce vin mis en bouteilles ne sera jamais bu, tous ces livres qui pourrissent dans les caves, tous ces films que Radio-Canada et Radio-Québec refusent.parce qu\u2019ils sont trop longs.parce qu'ils ne sont pas du cinéma-bonbon.tout cela n\u2019est que peine perdue.Peine perdue.Et tandis que le créateur se recroqueville, cherche à passer inaperçu, à tomber dans l\u2019oubli pour ne pas avoir l\u2019air de se prendre pour tous les autres, la Société Radio-Canada pour fêter le jeudi-saint des québécois (celui de 1977), à grand renfort de publicité triomphante et tapageuse propose Ben-Hur.Au lieu d'en rougir.Autant ne plus jamais réveiller son âme et son intransigeance.Ben-Hur, c'est la réponse du Pouvoir aux questions que le créateur pose à l'avenir des hommes québécois.Les regards de tendresse attentive que Gosselin pose sur les hommes de son pays et leur réve de royaume, qui en fera une féte?L\u2019irrévérence minoritaire Qu'on m'entende bien.Le créateur ne réclame pas le pouvoir mais audience.Le droit de faire son pain, de nourrir ses enfants de pain, de poésie, de musique.ll propose une société où les épiciers et les géomètres ne décideront pas de la pertinence de l\u2019âme pour faire recettes.Or je m'aperçois que toute nourriture et surtout les terrestres et aussi les autres en conséquence qui rentrent dans ma maison dépendent du choix des épiciers: de Stein- berg's, de Canada Packers, de Swift, de Stanké, de Hachette, de Radio-Canada.et j'en mesure les conséquences.Je n\u2019informe pas mes enfants.Ma parole n\u2019arrive pas jusqu\u2019à eux.lls me méprisent de cet humble propos que j'essaie de tenir.Et ce jeudi-saint, ils regarderont Ben-Hur sans même savoir qu\u2019un royaume les attend, sans soupçonner que dans ma cave pourrissent des films, des livres, des poèmes et cet article à propos de tadifficulté Je chercher un itinéraire que m\u2019inspirent Gosselin et Aquin, tout cela n'en finit pas de pourrir dans ma cave malgré le printemps qui tourmente les érables avant les pommiers et les hommes 2 l'approchant de la cinquantaine.Et voilà ce que j'en dis.La parole d'Aquin n\u2019était pas souveraine et en conséquence elle était ombrageuse, passait sous silence, fréquentait la clandestinité, germait en vain dans sa cave comme les oignons.Et un jour il a vidé la place, il n'était plus là dans son ombre, et il a supprimé l\u2019ombre pour ne laisser entre nos mains qu'une trace plus rouge que durable, comme un martyr qui récuse l'espoir et le combat, comme si le goût du combat l\u2019avait détruit.Il avait trompé le silence qui ne lui pardonnait pas son irrévérence.minoritaire.I! n\u2019est pas mort à son propre compte même s'il est mort en son nom! Il n'est pas mort parce qu'il était en chômage même s'il souffrait de cette négligence du présent! Il n\u2019est pas mort non plus parce que c'était le printemps même si le printemps nous met tous en péril.Sans doute était-il le plus vulnérable d'entre nous mais cela n'explique pas ce qui nous arrive.Car nous sommes tous des morts en sursis.Dites- moi quel écrivain a continué son errance après avoir atteint la cinquantaine.Et c\u2019est là qu'il faut regarder, comprendre l'intolérable.Je croyais pourtant que nous avions vaincu enfin le désespoir de cause, surmonté les malédictions de l\u2019écriture.Je me sentais à l'abri du suicide, m\u2019apitoyant sur les ainés.Je me disais qu'ailleurs ies écrivains prennent la peine de vieillir.Et je m'attendais à pareil sort.Bien sûr nos ainés n'avaient pas survécu a leur audace d'avoir voulu libérer la parole.Car nous fûmes devancés dans la carrière par une génération de suicidés.Et je les énumérais: St-Denys Gar- neau, Claude Gauvreau, Sylvain Garneau, ceux qui n'ont pas voulu survivre à leur silence.Les autres qui se sont tus ayant accepté de finir ambassadeur ou téléscripteur ou silencieux: Choquette, Grignon, Grandbois, Desrochers, ayant un jour commis l'erreur de se retourner pour voir la suite du monde.- SE Mourir pour ça Il y a aussi ceux qui ont préféré l\u2019exil sous toutes ses formes: Anne Hébert, Marie-Claire Blais, François Hertel, Jean Lemoyne impuissants à se survivre.Ceux qui ont quitté la précarité pour un royaume qui n'est pas de ce monde: Savard, Lasnier.Je parle de ceux qui ont consenti à autre chose que la littérature, à quelque chose de plus que la littérature.Et je m'inquiète de ce qui attend ceux qui sont au seuil de la cinquantaine et de ce métier de délivrer l'homme.Et j'entends dans ma tête ces quelques mots d'Hubert que je n'arrive pas à désavouer, par lesquels j'ai moi-même accueilli le même printemps, les mêmes mots pour accueillir le printemps et la cinquantaine aujourd\u2019hui 15 mars 1977 je n\u2019ai plus aucune réserve en moi je me sens détruit je n\u2019arrive pas à me reconstruire Serions-nous incorrigibles?Tous les poèmes sont stupides sauf ceux qui réussissent.Alors pourquoi cette façon d'être toujours du côté du plus faible?Pourquoi cette manie de défendre la plus vulnérable, l\u2019irréparable, Ti- Jean Carignan, César et son canot d'écorce.Quelle est cette quête de la maison québécoise chez un peuple de locataire?Sinon pour échapper à la mort ou à l\u2019exil.Jouer aux échecs et perdre sa reine en partant est-ce que c\u2019est ça le désespoir?H.Chiasson Nous avons fondé un grand espoir sur la parole qui se croyait veuve et que nous avons épousée à la légère.Mais notre écriture demeure clandestine, marginale, polycopiée comme le Rapport sur l\u2019Etat de mes illusions de l'incroyable poète acadien Herménégilde Chiasson qui a aussi écrit Mourir à Scoudouc comme pour devancer une échéance, marginale aussi, tolérée parce qu'inoffensive, et même subventionnée comme la semaine du Cinéma québécois car les jeux d'enfants dans un parc ne dérangent pas le commerce international; ce qui rend l'écriture intolérable.Toute parole qui n'est pas souveraine se sent visée même par la tolérance, honteuse comme certaine maladie.Ah je ris de me voir si jaune en ce miroir écrit celui qui à son tour de jeunesse se charge des mots qui se changent en royaume.Et j'ai envie de lui crier de briser les miroirs et les soucis qu'il prend de son image.Car le jaune signifie la peur.Quelle peur?Sinon de vivre la tendresse.car l\u2019écrivain si j\u2019ai bonne souvenance a mission de changer la vie et de transformer le monde au péril de ses délices et de ses angoisses écrit encore celui qui prend la relève et fuit devant les miroirs qu'il rêve de fracasser car il n'arrive pas à mourir pour ça.Et à les entendre à nos trousses j'ai parfois l'impression que nous avons semé le désespoir.À entendre Chiasson, à entendre Charlebois, à entendre Aquin désespérer de lui-même, il me semble que rien n\u2019est plus péssible, que le poète cherche à détruire la poésie pour ne rien laisser derrière lui, pas la moindre idée de royaume.Comme si nous avions fait fausse route.Et les jeunes poètes derrière nous ne songent-ils plus qu\u2019à fracasser les miroirs, à démolir cette poésie qui n\u2019arrive jamais, qui fait peur, qui fait honte.Et je n'ose pas ici nommer mon cousin lointain de St-Hilaire qui déjà avait annoncé son Refus Global et peignait le noir pour donner mauvaise conscience à la neige.et tant d'autres parmi les plus émouvants jusqu\u2019à Hubert, l'ami du temps des Cahiers d'Arlequin et des premières armes, mais déjà par excès de lucidité la vie I'éblouissait.Rien ne germe Quel est-il ce refus de se mettre en cause ailleurs que dans sa propre vie?Mais avons- nous seulement une vie qui nous tienne à coeur?Nous avons perdu notre reine avant même de se mettre de la partie.- CRE RES ESS = a RE L'écrivain, l'homme d'écriture, celui qui s\u2019est chargé des images et des signes, à 40 ans, à 50 ans finira bien par s'apercevoir que rien ne germe, qu'il parle des paroles en l'air, que Ben-Hur a raison.et la veille de sa mort, s\u2019il s'amuse à visiter toutes les librairies de sa ville pour y dénicher un article élogieux des Nouvelles littéraires qui parle de son dernier livre dont personne ici n'a encore parlé ni ne parlera sauf pour lui reprocher de ne pas avoir écrit I'lliade et l\u2019Odyssée\u2026 et s'il cherche distraitement sur les tablettes des librairies de sa ville parmi des tas de livres incroyables, inattendus, coûteux, prétentieux, de partout ailleurs (sauf évidemment les recettes à Stanké) s'il cherche juste pour voir, sans oser demander, sans en avoir l'air, son poème tout neuf, ses quelques livres acharnés à harnacher la souffrance, sa souffrance à lui et celle de tous les clients de toutes les librairies de sa ville qui n\u2019en veulent rien savoir, qui préfèrent qu'on leur parle des bébés-phoques ou de Dalida, et s'il constate son absence parmi tant de présences étrangères sottes et grenues, inutiles comme des palmiers au pôle-nord \u2014 que diable Malraux et ses préoccupations d\u2019éternité ravalée peut-il pour tous ces gens qui ne savent même pas qu'ils n'existent pas \u2014 il saura dès lors s\u2019il consent à la lucidité, s\u2019il a cessé de rêver, s\u2019il est le moindrement triste, si le printemps exagère, s'il a cessé de croire à l'éventuel, à l'impossible nul n\u2019est tenu, à la vie, il saura qu'il est parvenu à la veille de sa mort.Et il ne lui restera plus qu'à espérer docilement qu'on lui trouve une niche quelque part.honorique.\u2026 pour attendre que la vie lui passe.Lui et moi Et après ce long détour j'en arrive au vivant le plus vivace d'entre nous.Parler de la mort d\u2019Aquin n\u2019est pas chose facile.Parler de la vivacité de Bernard Gosselin me paraît insurmontable, comme le printemps, comme si je le faisais à mes risques et périls.Maintenant il neige une neige de mars en ce deuxième jour d\u2019avril, ce qui ne me facilite pas les choses.Je voudrais pouvoir ici lui donner tout simplement la parole, comme à Alexis Tremblay de I'ile aux Coudres, comme à Grand-Louis-a-Joseph de I'Anse, comme à Hauris Lalancette de Rochebeaucourt, Abitibi, P.Q.Mais comment lui donner la parole s\u2019il n\u2019est pas là pour s'en emparer, pour l'entendre comme il entendait Hauris Lalancette nous révéler son Abitibi jusque très tard dans la nuit, pour s'en inquiéter comme d\u2019un royaume incomparable, la deviner, la prévoir, l'anticiper, la.solliciter, la recevoir, la cajoler, l'honorer, I'applaudir, la brandir, la magnifier, la contredire et la filmer.Pour filmer Gosselin il me faudrait Gosselin.C\u2019est dire notre complicité et combien il m'est difficile de parler de lui sans me mettre en cause.Et c'est dire aussi en même temps, le poids sur nos épaules de ces hommes que nous avons aimés ensemble et qui en avaient gros sur le coeur de toutes les trahisons.Nous avons ensemble appris, compris que l'Abitibi après avoir attendu en vain le royaume, après avoir accompli la grande aventure de défricher \u201cle beau présent d\u2019argile\u2019\u2019, après avoir compris que toutes richesses tombaient toujours entre les mains des épiciers et des libraires, tranquillement, silencieusement se réfugie dans le bien-être social, se suicide à petit feu, s'enfuit, abandonne le combat, transporte ses maisons vers un autre espoir, une autre promesse, la plus triste de toutes, et se retrouve prisonnier de la boîte à lunch.Devant ce désastre, cet échec lamentable, que reste-t-il à dire du désespoir de cause?Encore fallut-il avoir une âme.Et nous l'avons cherchée, une âme à crédit parmi les maisons abandonnées aux chemins, les minounes renversées, les quatre fers en Iair, dévorées par la corrosion, les violons naufragés, les peignes à bleuets à dos d'enfant blond, les moules à raquettes, les scies à glace, les râteaux à foin, les skidous éventrés, les boites de malle la bouche ouverte à toutes les promesses de la Terre de Chez Nqus, aux annales de I'Oratoire et a Play-Boy parce que les temps changent plus vite que les scrupules.Images du désastre.Cultiver l'échec, est-ce un métier de cinéaste.Et pourtant il nous a enseigné, Hauris, tant de choses sur cette âme prise : photo Serge Giguère NE » Hubert Aquin.\u2018\u2026 je me sens un peu malheureux d\u2019appartenir à cette vieille civilisation du mausolée.qui n\u2019a pas trouvé bon usage des vivants et qui s'empare du mort pour chanter les louanges.\u201d .en défaut, des choses concrètes sur notre âme de chain-saw pour enrichir du même travail le.-Domtar et la Continental Discount.Pas étonnant qu'il ne leur reste que la pauvreté et ie bout de forces à cinquante ans.Le violon du diable | Est-ce donc que tout cela mérite le caméra-| mage?Et pourquoi Gosselin a-t-il investi le plus clair de son talent à dire, à exprimer, à: regarder ces hommes qui n'avaient que la hache pour prendre possession du royaume.Toute la littérature et presque tout le cinéma, nous éloignent de cette misère habitante, et même nos mères qui ont dilapidé l\u2019armoireetle.rouet pourapprendre à s'habiller chez Morgan, | nous incitent à des cadavres exquis, des senti- | ments nobles et des amours libérées.Mais cet | homme entravé, qui a choisi de l\u2019imager?Quel | rêveur?Quel nègre fou à investir sur sa québé- citude?Difficile à comprendre.Le cinéma, ça attire, ça reluit, ça brille.Rien à faire.I! s'entête.2\u2014\u2014> Pierre Perrault en tournage a ls rt gh ds) fy q | fel po Le aig dé: Joo qui Po ét wo] nu he 1 Hors spé rete ApS yhltp gaie {ola and | ie, | Canvin réa, mas de Hg feed Mise le au lang Hl, hapa ue Bg Mäsons Mts dh 8 pur ns bie tly Site 8 Nir Ying in, ¥ ~ Sens Up Nir à cay Uso, 208 do i it pg SU Mey Meme ave Qn! Pes ig à pauvre eq 5.\u2014 be le cami ail invgh denim à dent que 4 à du royaume fout le cine à habitant d él'amoireih chez Mort QU, des end ries, Maso imager?Qn sur saute Le cinéma à i ent \u2014 ge \"001 040609 8 6 46 [XY .vee es.+#.006 \u201cLt.$08.0 0 a0 saa essa Il ingiste pour dire les vestiges, les ruines, les restes d'une humanité irremplaçable, un temps de pauvreté et d'orgueil.Partout il cherche l'orgueil et il le trouve.Est-il poète?Faut le croire.Et c'est son drame, la parole dont il se sert encore mieux que de la caméra pour prendre possession, pour digérer, assimiler, convertir tout ce qui lui arrive.De la parole il en joue comme d'un violon.Le violon du diable.Il ensorcelle.!| lui arrive mème d'en abuser, de se prendre à son jeu, de se croire sur parole.La parole; c'est son cinéma.Il réinvente le moindre événement, le protège, le récupère, le dépose dans sa mémoire et le décuple, le gonfle, l\u2019'examine, le scrute, le ressuscite.Jamais aucun de ses films (qui sont parfois aussi les miens) ne sera aussi beau que le récit qu'il en fait au retour d'un tournage.Et quand il parle on dirait que le récit fermente, et à la fin dans la cuve un petit vin d'orgueil qui se laisse boire.C'est ainsi qu'il nous a révélé Ti-Jean Carignan, César et son canot d'écorce, Hauris Lalancette et ses discours incroyables assaisonnés de congrès eucharistique, de crédit social, de caisse populaire, Grand-Louis, Laurent Tremblay qu'il a surpris en train de désigner à son fils le tiroir du nordet sur un bateau, et Léo- pold, Léopold qui lui a dit l\u2019autre jour l'entendant parler de cordonnerie comme un patriarche: Je croyais pas que dans les places avancées comme chez vous c'est aussi raculé moi j'étais un règne en avant de tol pis c'que tu m'racontes c\u2019est comme dans mon règne Alexis aurait dit de lui qu'il est plus vieux que son père.Léopold de son côté aurait pu reprendre à son compte les paroles qu'il disait à propos de son père, parlant de Cartier y était pas pis il l\u2019a vécu Voilà qui met la puce à l'oreille.Gosselin quand il parle il a armé ses chiens Il est en guerre.Il cherche victoire.Il veut l'emporter.Convaincre.Conquérir.Comprendre.Avec son cinéma, il ne nous donne pas envie du cinéma, mais de nous-mêmes.Je songe à Aquin, je songe à Miron, Il ne nous laisse pas de répit.Il refuse de nous rassurer, de nous amuser, de nous endormir.Il inquiète, fustige, déteste, insulte autant qu'il admire.Il insulte notre insignifiance.Il ne nous pardonne pas nos bêtises.Il nous reproche notre servilité, notre incapacité d'inventer nos propres défis, il nous pousse au joualeresque, il nous compare à ceux qui ont construit l'Amanda et toutes les maisons du temps passé.Il n'en revient pas de notre déchéance et du mépris que nous avons eu pour notre propre génie, de ce que nous ayons vendu le royaume et même l'Abitibi pour boire le pepsi, pour acheter l'énorme médiocrité made in USA.Sa parole c\u2019est le violon du diable et son caméramage.On n'y résiste pas.Encore faut-il l'entendre.et non Ben-Hur.Même quand il nous fustige autant qu'il nous aime, petit peuple d'un grand malheur.\u2026 trop grand pour lui peut-être! C'est lui qui a défini le peuple québécois avec :e plus de méchanceté, et le plus de vérité, ce peuple qui après avoir été le champion du monde des vocations religieuses (ayant pour ainsi dire abandonné tous les autres métiers à son pire ennemi) est devenu enfin le champion olympique de la chiotte, des flamants roses, des chevreuils en plâtre, des fleurs en plastique et du clapboard en aluminium ou en amiante trois couleurs.Le poète est parti à la reconquête de ce fleuve malmené, avorté, investi par les Clarke Steamship, les Canada Steamship et les épaves de goélettes et il n'a trouvé sur chaque rivage de Montréal à Québec que ces innombrables, lamentables, misérables chiottes qui sont de plus en plus laides à mesure que les québécois deviennent foremen et s'enrichissent comme si ayant perdu toute initiative sur la forme des toits ils ne savaient plus qu'emprunter aux autres le pire: et il faut dire que les Américains, ces vendeurs de médiocrité au monde entier, sont passés maître dans l\u2019art de fabriquer le pire en pis.Mais de cette tristesse, il fait son poème.Non pas une lamentation mais une intransigeance.Et s'il a imaginé ce Haut-Commissariat du Chlalage où il est passé maître il a aussi inventé le Ministère de la.Vantardise.Et sa parole, .toute sa parole, nous tourmente de notre mince Al at ais orgueil et de notre incommensurable médiocrité.Pourtant ce peuple de boîte à lunch n\u2019est pas irrémédiablement condamné.Mais souvent il se trompe d'orgueil.Et c\u2019est à la recherche de cet orgueil que la caméra de Gosselin s'est mise en marche.pour enfin, un jour, peut-être, libérer les hommes des images qui les induisent en erreur, qui les repoussent dans le mépris.Passer aux actes Tout ce cinéma qu'il a entrepris par amour des hommes et non pas par amour du cinéma, ne vise-t-il pas à rééduquer les spectateurs de Ben-Hur, à les libérer du spectacle et de ses modèles, à les inciter à eux-mêmes, à leur démontrer que la vie est à leur portée, au coin de la rue, au bout du rang, dans l'espoir du royaume, que la vie, la vraie, la belle, celle qui ne trompe pas sur la mesure, elle se trouve dans la vie bien plus et mieux qu\u2019au cinéma.Toute machination cinématographique n'étant jamais qu\u2019une machination.Tant d'hommes (et de peuples) ont entrepris de se décharger de leur existence sur le dos des légendes.La vie on la trouve bien plus et mieux dans la vie que sur l'écran mais personne ne le sait.Gosselin nous ouvre par ses images une fenêtre sur le possible.I! nous propose qu'on se donne à nous-mêmes la permission de vivre, de se voter un pays, de s'induire en royaume puisque le royaume nous attend, puisque notre rêve collectif n'a pas plus petite ambition: Radio- Canada nous propose Ben-Hur, la vie des autres rendue inaccessible.Se prendre en main.Reconquérir son propre - visage occulté par les images.Etre soi-même le dire et l\u2019objet du dire.La parole et l'acte.Passer aux actes.Réhabiliter la poésie des hommes détrônée par celle des poètes.Donner !a parole aux hommes en toute humilité, leur proposer le royaume de leurs mains, au lieu de prendre à leur place la parole et encore une fois les emprisonner dans les Ecritures, les Doctrines, les Idéologies.Cette tache est énorme et dangereuse et les poètes parfois meurent d'avoir voulu vivre en dehors des images.Je propose Gosselin à tous ceux qui-se cherchent une légende.Il n\u2019a em- runté à personne les règles de son discours et es termes de sa foi.Et cette parole me réconforte.Si Gosselin n'existait pas, si Alexis n'existait pas, si Gosselin se taisait pour laisser la place à tous les discours qui nous viennent d'ailleurs comme les oranges, nous n'aurions plus rien à prétendre, et la domesticité nous deviendrait plus facile.Et il en reste, hélas, qui se confortent dans ce triste sort, il en reste qui ne mordent pas la main qui les nourrit des miettes qui tombent de la table des investisseurs et iten reste pour nous réduire à Ben-Hur, pour se déguiser en moine tibétain, en berger andin, en diciple de Mao, en beat-nicks, en Elvis Presley, en cheval de Roy Rogers plutôt que de chevaucher ma pouliche ma jument su\u2019l\u2019chemin des habitants Jean-Paul Filion Mais la parole finira bien par venir à bout des Ecritures, la vie par dépasser les modèles, tous ceux qui hésitent encore au seuil d'eux- mêmes, tous ceux qui sont en conflit constant entre le prét-a-penser.et leur identité québécoise.Jean Charlebois .cesseront d'essayer de convertir la masse à leurs Ecritures pour se convertir eux-mêmes à cette parole collective qu'ils ont dans la peau (mais le costume finit par prendre la place du moine) et que Gosselin brandit en toute honnêteté intellectuelle, et ils quitteront le navire de leurs prétentions dialectiques où seuls les rois-nègres qui habitent la capitulation, le respect des autres et la honte de soi-même continueront le voyage sans avoir compris qu\u2019à force de marcher accroupis ils ne se relèveront plus jamais.Gosselin a entrepris d'explorer notre désir de royaume.Il finira bien par y trouver une âme.Et alors nous cesserons de nous mettre au musée.Nous recommencerons ce jour-là à produire du patrimoine.Et l'avenir ne nous donnera plus la trouille qui s'empare des notables aussitôt qu\u2019on leur propose de n'être pius laches que les autres a notre avantage.' LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 \u201431 .= \u201c CLARKE SYNONYME DE \u201cTRANSPORT\u201d AU QUÉBEC DEPUIS 1921.En 1977, Clarke Maritime Ltée et Newfoundland Steamships Limited sont les principaux transporteurs maritimes de Montréal vers la Côte Nord et Terre-Neuve.Grèce à leurs navires modernes à chargement latéral ils offrent Un service rapide, fréquent et économique à l'année longue.CLARKE \\_ Clarke Transport Canada Ltée 7 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FACULTÉ DE L\u2019ÉDUCATION PERMANENTE FORMATION PERSONNELLE ET PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL AUTOMNE 1977 CONNAISSANCE DU JAPON MONDE DU LOISIR @ La civilisation japonaise (1ère par- @ Connaissances de base en psycho- tie)- 24 h logie, pédagogie et sociologie du loisir-6cr.CONNAISSANCE DU QUEBEC © Attitudes et comportements des Québécois- 3 cr.® Québec: hier et aujourd\u2019hui- 3 cr © Situation du loisir au Québec - 3 cr @ Urbanisme et loisir- 3 cr.@ Analyse comparée du loisir au Québec et dans le monde |- 3 cr.CONNAISSANCE DU TIERS-MONDE @ Impérialisme, dépendance et sous- développement en Amérique latine - 45h @ Sous-développement, croissance et dépendance dans le Tiers- Monde - 75h © La littérature de l'Amérique latine d'aujourd'hui 36h MONDE DU TRAVAIL @ Droit du travail!-3cr.@ Principes de l'administration et de l\u2019organisation - 3 cr.© Psychologie du travail - 3 cr.© Comptabilité industrielle - 3 cr.PSYCHOLOGIE @ Psychologie de l'apprentissage - 3 ÉCONOMIE er, ® Emergence et impact du phéno- ® Psychologie générale - 3 cr.mène coopératif - 3 cr.© Notion et évolution des valeurs chez © Droit de la protection du consom- les jeunes - 3 cr.; mateur- 3 cr.@ Economique |-3cr.SOCIOLOGIE © Eléments de sociologie - 3 cr.HISTOIRE DE L'ART @ Sociologie de la santé - 3 cr @ Histoire de l'art: techniques, méthodes, recherches 45h TECHNIQUES ET METHODES © Entraînement au travail en équipe - LA FEMME AU QUÉBEC _, 8er.® La femme dans la société québé- @ Méthode de travail intellectuel - 15h coise - 3 cr.@ Introduction à la statistique - 3 cr.© Les droits de la femme québécoise ® Techniques d'évaluation et de re- 24h cherche-3cr.On peut s\u2019inscrire dès MAINTENANT etjusqu'au 30 AOÛT Brochure sur demande FACULTÉ DE L\u2019ÉDUCATION PERMANENTE 3333, Chemin Queen Mary, 6e étage Tél.: 343-6090 343-6992 (après 17 heures) 32\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 29 JUILLET 1977 0451 re _ [DES | aniversité de Montreal § RENAULT 5L 1977 Pas POUR $3,495.00*! (pneus Michelin et antirouille inclus) Prog ramme de perfec- Livraison immédiate RENAULT .d Financement bancaire sur les lieux I tion nement es Voitures de Courtoisie gratuites ES T oa rrr aaah fittest maîtres de français à l\u2019élémentaire Poste à plein temps, \u201c_ Ecoordonnateur de la recherche.Fonctions prévues: © coordonner les recherches appliquées en didactique du français et la production de matériel pour les cours de perfec tionnement © être le responsable d'un comité d'approbation des projets de recherche et de la répartition des Automobiles 4 sommes affectées à la recherche; © aider les professeurs à élaborer et à réaliser leurs AMI 2230, rue VIAU projets de recherche; Renault lle Marie INC.{Entre Ontario et Hochelaga) © rédigeretprésenter les rapports annuels sur l'état \u2018 des recherches; Le concessionnaire METRO VIAU © assurer la récupération et la diffusion des Renault des Québecois 254-9971 résultats; * Certains équipements montrés sur la photo sont optionnels.@ participer aux réunions régulières de l\u2019équipe._ équipem p p Exigences: @ doctorat en sciences de l'éducation, psychologie scolaire ou linguistique; © expérience en recherche; © capacité de travailler en équipe.DES DISQUES Durée de l'engagement: Traitement: avec a Selon les qualifications et I'expérience.Postes (3) de : 30° 2 = Gi P 2 .rofesseurs a plein 0 ; stone = protess P | CHERUBINI TCHAIKOVSKI ' \u2018 - Requiem en do mineur oncerto pour piano no 1 Concertos pour flûte te m ps d a n S les : Radio-Television bulgare Radio Television bulgare Telemann - Benda .de remise HM-143 ($8.98) $6.25 HM-120 ($7.98) $5.55 HM-425 ($8.98) $6.25 domaines suivants: © lecture, littérature enfantine à l\u2019élémentaire @ grammaire à l\u2019élémentaire.Fonctions prévues: © assurer 12 crédits de cours de premier cycle dans Veuillez ajouter 8% un des domaines indiqués ci-dessus, ; | pour la taxe et $0.50 © réaliser des productions de matériel pédagogique ou des recherches appliquées en didactique du (par disque) pour l'expédition.français; Exemple, 0 = $4.25 @ participer aux réunions régulières de l\u2019équipe.pop Ï 28 ! 5 = po Exigences: Lo ; _ ; $6.25 + .50 + .50 = $7.25 © doctorat ou maîtrise en sciences de l'éducation, a = linguistique ou psychologie scolaire; LE PETIT LIVRE D'ANNA- LE PIANO ROMANTIQUE @ expérience dans l'enseignement à l'élémentaire; MAGDALENA BACH Gagnon - Berg - Haydn - Airs de laKhovantchina _ M © expérience en animation ou en enseignement aux Bernard Lagace - Micheline Chopin N rs $3.47 [adultes | Tessier MAS416 (34.98) $3.47 Durée de l\u2019engagement: MAS-404 ($4.98) $3.47 4.- ; Un an, renouvelable.Traitement: oo oo ow oe a ea ones ae a oas am mm mm (BON DE COMMANDE SS me on on on Bn SR BE 55 SN BG BS Bn = Seton les qualifications et l'expérience.) LE JOUR INC.1435, rue Bleury, Montréal H3A 2H7 Les intéressés doivent faire parvenir leur illez [J HM-143 Ch ini OJ - - i ki î ; a ; - - Cherubini HM-120 Tchaikovski curriculum vitae avant le 4 août 1977 à: Veuille HM re Rampal Cai Vice doyen à l'administrai expédier |\" mas-416-Piano D HM-131 - Moussorgski Vice-doyen à l\u2019administration Faculté des sciences de l\u2019éducation C.P.6203, Succursale A NOM: o.oo iis rere arr rrr reer se sara RR asa ne saan nS RRR e SSRN ERASER RRR RR EERO RES a RNa nes Montréal, Québec H3C 3T3 LT PPS E EPP PPEES || (HP EEE EEE PRE PRE REP PERS PE PE PEER EEE "]
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