Le jour, 19 août 1977, vendredi 19 août 1977
[" ==\" \u2014\u2014 p , ren H GF ebdomadaire national $1 x) - cf Volume 1, numéro 29 du 19 au 25 août 1977 ce 4 Hii | 3 Ee + vas x La v4 ES æ f + apésts : 5 184 gite 24 is ; rf sis FEC A why Med fe 2e a 4 ¥ 44 £3 : : ara 12407 Cr Pas it y +4; 7 par + à : + Mets £4 7) peus ae FO 34 + a Het, # F i LP pisdens, at te TE gd Aik riiai< Lieto Lp ta i B43, PRAIA ohio A) ar 0 2 119 BR pi \u2014_\u2014 Claude Sylvestre de Radio-Québec: \u2014 5990 1=HOA Plus sensible TEN RE aux événements LUC \u201c78 0 FAR p.16 VE 20=07 SAU 6845 MONTREAL Orages d\u2019été i ®.sur la gauche francaise p.13 L\u2019indépendance de Panama p.15 Pe ! uy a bl i yo.Postes Canada = 3 ~~ gr & si iy 3 |.3 l\u2019incompétence | À i 4 fr d\u2019un patronat 12 à à | $ - p.28 i an 2. 2\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 BÉLANGER & BÉLANGER AVOCATS 5835, boul.Léger suite 300 MONTRÉAL-NORD 323-9000 louis-laurent Jauthier OrapPhiste designer Audio 2055 de la montagne suite #6 après 6 h.tél 843-4844 LUC ALARIE ET ANDRÉ LEGAULT Avocats 3431, St-Hubert Montréal Tél: 524-3521 UNTERBERG, BOYER, MAINVILLE, BONIN & ROBERT AVOCATS 1980 ouest, Sherbrooke Suite 700 Montréal Tél: 934-0841 Serge Bourdua Chirurgien Orthopédiste Saint-Hyacinthe 694-2543 notaire Paul-Émile Faucher, 225, boul.Hymus Pointe-Claire bouchard / viau / duhamel & cie comptables agréés Guy Bouchard, c.a.Paul Viau, c.a.Paul Duhamel, c.a.59 rue st-jacques montréal (514) 284-1117 DUFOUR & COTE Avocats 23 est, rue RACINE Chicoutimi 949-8150 PAIEMENT, VIGER & VERVILLE 509 EST.BOULEVARD CHAREST, Huguette Viger QUEBEC 2 IEME G1K 3J2 TEL.BUR.: 418\u2014529-5701, ROBERT BASTIEN & ANDRE WILLIAMS AVOCATS 365, rue Laurier, suite 101 BELOEIL (514) 467-5849 MARCEAU, CLERMONT & CROTEAU Avocats 1070, Chemin Ste-Foy Québec André Marceau, C.R.Micheline Clermont-Marceau, LL.L {418) 687-5920 91 ouest, boul.Crémazie Montréal H2N 1L3 \u201cAU LOTUS NOIR\u201d 381-1769 OUVERT LE DIMANCHE Sem: de 9h a.m.à 9h p.m.CENTRE DE DÉVELOPPEMENT VISUO-MOTEUR CONSULTATION ET RÉÉDUCATION Problèmes: @apprentissages @schéma corporel, spatial, temporel \u201c7160 St-Denis il» 1600, boul.de la Concorde Duvernay, Laval H7G 2E7 Marcel Croteau, LL.L Claude Gagnon, LL.L 270-3986 à 9e r ssossan quid Sioems l'indépendance! 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GRATIS ACHETEZ UN ROULEAU DE I papier tenture I ENCOLLE (en magasin) ET OBTÉNEZ- EN I DEUXIEME are | 272-9743 2 stationnements A VOTRE SERVICE A/ a v hez FRENIERE ET FILS INC.tu peintures et tu tapisses à meilleur marché qu'ailleurs SEMI-LUSTRE BLANC PREMIERE QUALITE REG.: $12.95 IEE I EES EEE EE EEE EEE Américains, qui consisterait a p LATEX placer en orbite géostation- FT naire de véritables usines a produire suffisamment d\u2019élec- pel tricité pour alimenter, cha- ° 3 gallons T IN IEE EE._\u2014 IEE EE rd Goons $1 2 l ; | coises.Cependant, une pro- PLANCHER position dérivée pourrait l'être.x § ES fF _B | VALEUR DE $11.50 AVEC CHAQUE ACHAT DE $20 il SPÉCIAL GRATIS eee 1 ROULEAU [DOUBLE DE TAPISSERIE | ROULEAUX T5'cn.| 75%, \u20ac dali C-I-L DE PEINTURE ET PLUS xX \u2014 A DES PRIX pry TEL.POUR 272-1 033 PEINTURE SEULEMENT 272-418y d'aluminium, les matériaux de de nouvelles 1 A la recherche sources d\u2019énergie Face à la pénurie d'énergie qui menace les pays industrialisés, principalement ceux qui doivent lutter contre la froi- SPÉCIAL dure d'une saison, plusieurs a LE GALLON suggestions nouvelles sont avancées.Je pense principalement à un vaste projet des cune, une ville comme New- York.Pour diverses raisons, cette solution n'est pas réalisable dans les années 70; elle est d'ailleurs tout à fait inabordable pour les finances québé- En effet, quelques recherches élémentaires permettent I d'entrevoir la faisabilité et la rentabilité immédiate de la satellisation d'un vaste miroir qui, circulant sur orbite équatoriale haute (36,000 km), en sens inverse de la rotation de la terre, servirait, dès les an- | nées 1980-81, à éclairer l\u2019agglomération montréalaise pendant la nuit, économisant ainsi une électricité de plus en plus coûteuse.Par exemple, pour éclairer I quelque 2,500 km?de la région montréalaise d'une intensité de 20 lux (soit un peu plus que celle d'un grand boulevard très bien éclairé), un miroir de | 2 km?suffirait.Constitué d'une feuille de plastique aluminisée de 51 microns d'épais (50 microns de teflon, et un micron d'aluminium par exemple), et maintenu presque plat par un réseau de boyaux concentriques et radiaux, gonflés d'un rien d'azote, ou autre gaz, le miroir pèserait près de 27 tonnes métriques, dont seulement 1.3 tonne d'aluminium.A $22.le kilo de teflon, età $1.20 le kg base coûteraient en tout un peu moins de $600,000 ($ courant).Et ajoutant le travail, et quelques agrès supplémentaires, comme des fusées télé- 504 SEDAN SL 504 STATION WAGON ESSENCE (Entre Lacordaire et Pie-IX) OU LE SERVICE PRIME LA VENTE PEUGEOT 604 SL DEPUIS 17 ANS SPÉCIALISTE DES VOITURES OFFICIELLES FRANÇAISES CITROEN & PEUGEOT 10825 RACETTE, MONTRÉAL-NORD Biarritz YD ad ad Te) JAE ° 9 LE commandées pour orienter le miroir selon les besoins et pour contrer la pression des rayons solaires, le miroir pourrait revenir a quelques $5 millions.Le coût de satellisation sur orbite basse, selon les données fournies récemment par la NASA pour l\u2019utilisation de la NAVETTE spatiale, pourrait être de $20 millions.|| faut ajouter un supplément pour faire passer le miroir d'une orbite basse (100 à 200 km) à une orbite haute (36,000 km); cette tâche devrait être effectuée par un \u2018tracteur spacial\u201d, que les Européens ont pour mission de mettre au point.Son utilisation devrait coûter moins cher que celle de la navette.ajoutons donc, pour fixer les idées, un colt de $5 millions.Au total, le miroir satellisé coûterait une trentaine de millions.Amortis sur 20 ans, a un taux d'intérêt de 10%, cela fait des paiements annuels moyens d'environ $3 millions.Enfait, il faut voir que lapartde la région de Montréal pourraît être réduite de moitié, grâce à l\u2019utilisation conjointe du miroir par une ville située aux antipodes de Montréal.En effet, la durée additionnée de leurs nuits, pour n'importe quel jour de l\u2019année, donne 24 heures.On peut donc ramener la part de Montréal à $1,5 million par année.Reste maintenant à savoir si cet investissement en vaut la peine.Selon les données de 1974-75, la seule ville de Montréal a déboursé la somme de $1,1 million pour l'énergie nécessaire à l'éclairage des rues; soit à peu près $1 par habitant.Ce montant ne tient pas compte: du coût de remplacement des ampoules électriques (qu'on peut évaluer grossièrement, à partir de chiffres du service d'éclairage de la ville de Montréal, à 15% du coût de l'électricité), ni de l'éclairage à la charge d'autres organismes publics (le boulevard métropolitain, par exemple), ni de I'éclairage des propriétés privées (stationnements, maisons, etc.).On peut donc évaluer a plus de $2 par année par personne le coût de l'éclairage extérieur public à Montréal; ainsi, l'agglomération montréalaise, qui compte presque 3 millions de personnes, débourse près de $6 millions par année pour vaincre la nuit.Compte tenu d'un ennua- gement d'à peu près 50% du temps, le miroir pourrait (sous réserve de certaines conditions techniques au sol) faire économiser la moitié de ces $6 millions, soit $3 millions par année.(tous calculs aux coûts 75-77).On en conclut a la rentabilité du projet du miroir satellisé, qui nécessiterait des déboursés annuels de $1,5 million et permettrait des \u2018\u2018économies'\u2019 nettes du même ordre.À noter qu'après la période de 20 ans, le miroir ne coûte plus que son entretien.Il n'est pas impossible qu'a lafin des années 80, a cause de l\u2019abaissement du coût de satellisation par un facteur 10, grâce à l'utilisation des \u2018\u2018camions de l'espace\u2019, et de l'augmentation du coût des énergies classiques, il devienne rentable de multiplier par cinq mille la surface du miroir et de réchauffer la région de Montréal de novembre à avril inclusivement, de 6.00 à 9.00 le matin, et de 16.00 à 21.00 le soir.Cette technique permettrait de faire rayonner un véritable soleil d\u2019été en plein hiver, d'élever la température du microclimat mon- tréalais d\u2019une dizaine (?) de degrés centigrades, de diminuer les colts du déneigement apres les tempétes, d\u2019améliorer le transport routier en général, et de rendre rentable la technique des capteurs solaires: ceux-ci pourraient étre de dimensions réduites.Il se pourrait aussi que les Québécois soient alors moins tentés d'aller passer leur hiver au sud.Le coût de ce projet pourrait être partagé entre quatre ou cinq villes, car le miroir ne servirait à chacune que 8 heures par jour de saison froide.La part de Montréal pourrait s'évaluer à $10 milliards actuels.Pour conclure, même si la »\u2014\u2014 504 STATION WAGON DIESEL 323-1900 rth panne fl | | 1 \u2014 es TP EU pue ag, lig, bi > per.Misty Pouring, ; 223356 MH / U dup im prey i Dug fo aingg te 5 1 80) Midget 3 Mil X oul dr THT de Mr, (2% gi A det 5 ait des & 1] Même U apres la # pr EEE EE Se mir Jl.SON entréler esse g: S80.dca: Lu coùtdesa N facteur B din des 5; pace\u2019, ofc: J du coût de siques, il ce à de mulip = Surface dy ufr larger 6 novembre : DR ent, de 60: ot de 160: ete techni: faire rayonr: olel d'té # ever la tempe climat mer dizaing (7): ades, de dr udéneiqure\u201d les, dam: outer eng dre rentable: capteurs SU paient être gules.I ve ls Qué s moins te Jour hiver #- prop pour ie qua emioir Re 5 que Bar son froid real pour } milan 5 Mame \u2026\u201d a ITA EC La grille libérée par Rene Tellier 1 2 3 4 5 no 28 9 10 11 12 13 14 15 1 MM 10 11 12 13 14 15 Horizontalement: 1\u2014Film d'un cinéaste de chez nous, présenté sur nos écrans en avril dernier (5 mots).2\u2014Préposition \u2014 Fin de col \u2014 Verraient dans Le Jour.3\u2014Un cocu célèbre depuis 1660 \u2014 Pronom familier.4\u2014Ralentissement de la vente \u2014 Elle jaillit du choc des idées.5\u2014Bières \u2014 Sa capitulation provoqua la chute du Second Empire \u2014 Conjugaison.6\u2014Sa tige fournit une très belle toile (plur.) \u2014 Éprouve de l'attrait.7\u2014Genre de statue \u2014 Société Internationale des Textiles.8\u2014A trop bu \u2014 Sentis mauvais \u2014 Mélange de froment et de seigle.9\u2014Joueur de football \u2014 Légèrement fendu \u2014 Personnel.10\u2014Pas ancienne du tout \u2014 Grivoises.11\u2014Conjonction de coordination \u2014 Ville du Nigéria (150,000 âmes) \u2014 Dans une expression qui signifie: au gré du courant \u2014 Trudeau a déjà menacé de LA mettre dans la boîte.12\u2014Brave \u2014 Dans le nom du chef de I'Ouganda \u2014 Difficulté d'une affaire.13\u2014Le génie parfois la côtoie \u2014 Défunts \u2014 Manguier du Gabon.14\u2014Notre réalisateur (2 mots) \u2014 Ancètre du PQ.15\u2014Fonder son raisonnement \u2014 Celle du Foulon est tristement mémorable \u2014 Oublie.Verticalement: 1\u2014Film du mème cinéaste qui date de 1970 (2 mots) \u2014 Film de notre réalisateur qui s'est permis un titre anglais en 1969 \u2014 Partie du Royaume-Uni (Abréviation.2\u2014Digne d'un ange \u2014 Eut confiance (se.).3\u2014Rue plantée d'arbres \u2014 Tromperies.4\u2014Patrie de Philippe-Auguste \u2014 Préposition \u2014 Remplace l'éternel féminin.5\u2014\"Original\u201d \u2014 Bien préciser.6\u2014Office belge des Communications (sigle) \u2014 Enflés, gonflés.7\u2014Jumelies \u2014 L'épargne des Québécois l'a été depuis des lustres \u2014 Avec l'accent, marque l'impatience.8\u2014Consonne triplée \u2014 Petit évêché de l'Orne \u2014 En êtes-vous un de Diane Du- fresne?9\u2014Du verbe aller \u2014 Genre de légumineuses (plur.) : 10\u2014Doctrine à l'origine de la révolution sexuelle \u2014 Fiatte avec exces.11\u2014Deux voyelles \u2014 La mère du roi de Rome ou l'Aiglon (2 mots).12\u2014Petites mains \u2014 Sur la rose.13\u2014Personnel \u2014 Narcisse demeura insensible à l'amour de cette nymphe.14\u2014Base de notre système économique (2 mots).15\u2014Fera périr \u2014 L'inverse du cosinus (2 mots).Solution du no 27 10 11 12 43 14 15 t 2 3 4 5 6 7 a 9 JOUR gi Ler t LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOUT 1977 \u20145 On s\u2019abonne?Président du conseil d\u2019administration Bernard Carisse Rédacteur en chef Evelyn Dumas Directeur administratif Antonio Bertrand Rédaction Michel C.Auger, Roch Côté, Michel Forrest, Jacques Larue-Langlois, Lucille Lecompte, Alain Pontaut Collaborateurs: Bernard Andres, Guy Badeaux, Colette Beauchamp, Rejean Beaudoin, Laurent Bégin, Gilles Boileau, Pierre Bourgault, Pierre Chaloult, Anne Constanty, Bruno Dostie, Louis Fournier, Pierre Fréchette, Lise Gauvin, Pierre Harvey, François Hébert, Jacques Hurtubise, Louis Jolin, Pierre Lamonde, R.Laporte, Pierre Prévost, Yves Robillard, Robert Saint-Jean, Pierre Vadeboncoeur, Jean Vézina.Conception de la page couverture: Michel Giroux, Jean Gladu.Publicité Nationale: Normand Senay Locale: Lise Boulet, Yves Courville, Robert Pepin -Service du tirage André Lamy, Suzanne Martin Comptabilité Ginette Couturies Secrétaire - réceptionniste Francine Girard Le Jour, hebdomadaire national, est publié par Journal Le Jour Inc.qui a son bureau principal au 1435 de la rue de Bleury à Montréal.Il est composé à l'atelier DSC Composition, 385 boul.Lebeau à Ville de Saint-Laurent.il est imprimé par l'imprimerie Trans- Continentale inc., 433 boul.Lebeau.Distribution.Messageries Dynamiques.tél.332-0680.Abonnement: $50 par année, $25 pour 26 semaines.A l'étranger: $60.par année.$30 pour 26 semaines.Tarif de l'abonnement aérien fourni sur demande.Courrier de la deuxième classe.permis no 3299 Dépôt legal: Bibliothèque nationale du Québec tél.842-4821 Souscrire un abonnement est une forme précieuse de soutien à votre hebdomadaire OUR 1435, rue Bleury local 801 Montréal H3A 2H7 Québec NOM RUE VILLE Code postal TEL N.B.: Les abonnements commencent au numéro courant et ne sont pas remboursables.Prévoir un délai de une à trois semaines avant le début de l'abonnement.Pour recevoir des numéros déjà parus, écrire au service du tirage en incluant $1.par exemplaire.Par courrier - NOUVEL ABONNEMENT RENOUVELLEMENT $25.00 pour 26 semaines $50.00 pour 52 semaines (une serie de chèques post-datés est .acceptée) 6\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 MATELAS Toutes grandeurs, marques et qualité à prix d\u2019escompte.Livraison immédiate.Lits queen size, King size, lits ronds \u2026 etc \u2026 MANUFACTURIER MEUBLES NON PEINTS Le plus grand choix au pays.Tout pour le foyer, cuisine, chambre, salon, antiquités, etc \u2026 207 Beaubien est, Montréal 276-9067 790 Atwater, Montréal 935-6716 LA CRITIQUE MONDIALE EST UNANIME \u2026L\u2018UN DES PLUS GRANDS SUCCÈS DU FESTIVAL 18ANS DE CANNES.JEAN de BARONCELLI + LE MONDE Adultes dépasse en audace et en talent tout ce que l\u2019on a pu voir jusqu'ici mais qui n'est jamais impur.ANDRE LAFARGUE » LE PARISIEN LIBÈRE .s'il y avait malentendu a propos de \u2018L'EMPIRE DES SENS\u2019, il ne pourrait que venir de quelque mauvaise foi.Le film s'adresse à un public adulte.JACQUES SICLIER © LE MONDE c'est le développement d'une passion amoureuse entre un homme et une femme.MIDI LIBRE La première oeuvre authentiquement érotique de l\u2019histoire du cinéma.MICHEL PEREZ + LE QUOTIDIEN DE PARIS Exemple unique au cinéma de l'expression d'une passion érotique absolue.TIMES LONDRES DES DEMAIN S SENS {in the REALM OF THE SENSES) UN FILM DE NAGISA OSHIMA version originale sous-titres français Horaire Salle 1 1.10 \u2014 3.10 \u2014 5.10 \u2014 7,10 \u2014 9.15 Horaire Saile 2 1.30 \u2014 3.30 \u2014 5.30 \u2014 7.35 \u2014 9.40 LAISSEZ-PASSER ET PRIX SPÉCIAUX NON ACCEPTÉS AUCUNE ADMISSION APRÈS LE DEBUT DES REPRESENTATIONS Les cinémas du SAL Boo ñ Ke ineBasilai TEL: ht Stationnement $2.ih) apres Ÿ 00p.m.P ace © ® a/ a à -w v - technique de l'apport direct d'énergie sous forme de lumière et de chaleur se heurte au problème de l'ennuage- ment, sa simplicité relative et son faible coût d'opérationna- lisation justifieraient que le - Québec, seul ou avec d'autres pays, en approfondisse les mérites et les conditions de réalisation.Jean Rémillard Longueuil La médecine, de quoi ça traite ?À cette question, le petit Robert nous répond \u201cqu\u2019elle est la science qui a pour but de conserver et de rétablir la santé\u201d.Peut-être, en guise de jeu de société le lecteur sera-t- il tenté de donner sa propre définition de la médecine, lui qui, à coup sûr y a déjà goûté (car, c'est déjà quelque chose, tout le monde y goûte).Peut-on dire que la médecine est une vocation ?C\u2019est solennel.Mais encore faut-il préciser qu\u2019il s'agirait d\u2019une vocation assez rentable.La Gaspésie manque de médecins; quoi de surprenant à cela?\u2026 De toute manière, à Montréal ou ily en a beaucoup, la population n'est pas en meilleure santé.Sous un certain angle, on a d'ailleurs l\u2019impression que le but des médecins n'est pas dans la santé elle- même.Les maladies les plus meur-, trières sont souvent reliées à l'industrie.Où est la médecine qui se bat pour faire assainir les conditions de travail?Ou est celle qui ose reconnaitre et dénoncer les sources du cancer?Question sans réponse: Prouvez-nous plutôt que c'est bien les industries et non les patates qui donnent le cancer.Sans doute la meilleure définition de la médecine vient-elle encore du petit Robert: - médecine: médicament, remède, drogue.Connaisez-vous les représentants des compagnies pharmaceutiques?Non?Eh bien votre médecin, lui, les connaît.Et croyez bien qu'ensemble,ils contribuent à empêcher la régression des marchés.Comme dirait un de mes amis, \u2018le marketing, c'est pas pour les concombres' Mais combien de médecins ont appris a se soucier des effets dépressifs voire suicidaires de tel somnifere, de tel efface- douleur, de tel prend-ca- pi-achale-moi-pus?La question des etfets secondaires et de l'importance qu'ils ont dans l'esprit du médecin se pose avec de plus en plus d'acuité.Car lorsque les effets secondaires arrivent, à longue échéance, à dépasser le mal qu'on cherchait à juguler, il y a lieu de se demander si la médecine n'est pas devenue la ((science qui a pour but de conserver et de rétablir la maladie)).D ad ad I») v La quantité de soins prodigués aux malades du Québec augmente comme une espèce particulière d'inflation, et ce fait est compréhensible: c'est une question de rentabilisation.Il faut que l'INDUSTRIE MEDICALE croisse comme toutes les autres industries (crois ou meurs).Certains nieront que la médecine soit liée a l\u2019économie de toutes ces façons; par les silences complices, la centralisation dans les villes, la rentabilisation du matériel technologique, la croissance des marchés, etc\u2026 Certains nieront que le but de certains médecins n'est plus de guérir mais de traiter, mais la question est posée, et elle m'amène à parler de la concurrence.Aidée par la loi, la médecine tente d'imposer le monopole de ses soins à la population.Tel acupuncteur, tel naturopa- the est poursuivi en justice, l\u2019ordre des médecins défend à ses membres de reconnaître les chiropraticiens, tandis que la mème médecine se met au service de la CIA pour faire de la \u201crecherche sur le cerveau\u201d (comment faire pour bien le nettoyer?) Bien sûr, à l'opposé de ce monopolisme, il y a danger de prolifération de charlatans.Mais il faudrait voir à ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier, surtout si c'est dans le but de maintenir des confusions utiles à l\u2019ordre (des médecins) établi et à la \u2018\u2018sécurité nationale\u201d.Ceux qui oeuvrent hors de la médecine classique pour guérir et maintenir en santé, doivent réagir aux excès de l'INDUSTRIE MEDICALE et exercer une pression politique pour que vienne une société où tous auront le droit de parole en matière de santé.Jean-Marie Desroches, Laval-des-Rapides.Lettre ouverte aux pseudologues Messieurs les pseudologues Il me semble que vous avez été dupes de votre propre propagande, une fois employée la Communauté grecque comme votre bouc émissaire et cochon d'Inde.oo Vous nous avez enseigné \u2018Quand vous serez à Rome, faites comme les Romains\u201d, et tout naturellement, ma première question découle de votre enseignement même: \u201cQuand vous êtes au Québec, pourquoi n'êtes-vous pas comme les Québécois?\" Vous me donnez nettement l'em- pression d'être inadéquate- ment doués ou qualifiés soit pour apprendre, soit pour enseigner.Dans le passé, le dicton \u2018Au Loup!\" aeu bon cours, mais votre dernier cri du 15 novembre est la goutte qui a fait déborder le vase.Le 30 juillet, le Montreal Star a rapporté, à la page frontispice, un exode massif de la Communauté Grecque, etilen a été déduit que ceci s'est produit à la suite de la victoire du P.Q.La page huit du même exemplaire porte un en-tête citant que \u2018Les Grecs renvoient leur argent à Athènes.\u201d Messieurs les pseudologues, si vous comprenez bien votre anglais, SEND BACK signifie RENVOYER.Voilà un mensonge à travers lequel perce la vérité! SEND BACK présuppose que les Grecs avaient au préalable apporté leur argent d'Athènes avec eux, s'ils se trouvent maintenant en mesure de le \u2018renvoyer\u2019 Comment comprendre clairement ce phénomène?Permettez que j'illustre.Suivez bien mon raisonnement.Comment \u201cr\u201d-entrer dans un lieu si vous n\u2019y étiez pas déjà entré une première fois, pour en sortir ensuite?Comment \u2018\u2018re\u2019\u2019 - descendre si, déjà en haut, vous n'êtes descendu une première fois, pour ensuite remonter et devoir descendre à nouveau?Comment peut-on se \u2018\u2018r\u201d - endormir, si endormis, nous ne nous sommes pas éveillés?Eh bien! mes amis les pseu- dologues, cessez donc de nous faire des sermons politiques.Par ailleurs, un proverbe Grec énonce: \u201cNe nous vendez pas des algues pour des rubans de soie\u2019.Nous connaissons bien les sophistes, \u2018A l'oeuvre on connaît l'artisan\u2019\u2019.Les événements du 15 novembre marquant la victoire du Parti Québécois sont aussi le résultat de votre arrogant refus de traiter avec le Lion alors qu'il n\u2019était que lionceau: \u201cIl est une loi dure de toute éternité Vieille comme le monde et, comme la Fatalité, Rend douloureux accepter Immuable Vérité Mais ce n'est qu'à ce prix que tout peut être acheté.\u201d Certains de mes compatriotes ont, sciemment et de leur plein gré, contribué au statu quo sans quo guaranto, en usant de la Communauté Grecque comme cochon d'Inde, la ridiculisant aux yeux des francophones, ce qu'ils ont d'ailleurs réussi à faire, Sans aucun doute, ils se reconnaîtront dans le miroir suivant, tout en étant assurés que le miroir réfléchit fidèlement ce qu'on lui présente, et ils pourront, eux aussi, réfléchir - pour qui sonne le glas -: L\u2019Enigme d\u2019Aristote: soit: \u201cUn homme qui n'est pas un homme, voyant et ne voyant pas un oiseau qui n'est pas un oiseau, perché surun arbre qui n'est pas un arbre, le frappe et ne le frappe pas avec une pierre qui n'est pas une pierre.\u201d John Kambites Montréal PRUDENCE! M.Pierre-Marc Johnson! Le projet de loi 45, interdisant l'emploi de briseurs de grève, me semble juste et rationnel, m'en tenant aux renseignements puisés dans les journaux.À l\u2019exception, toutefois, d'un oubli important.Je pense, en effet, que le Gouvernement peut s'attendre à de sérieuses difficultés et se trouver dans l'embarras devant l'opinion publique si un article de la loi ne prévoit pas qu\u2019en cas de grève illégale (c'est-à-dire grève déclenchée avant l\u2019expiration d'une convention collective) l\u2019employeur pourra en toute justice embaucher des travailleurs temporaires tant que les, employés ne retournent au travail! Sans cet article, on risque même d\u2019 encourager les mouvements de grèves.À la moindre frustration (et tout travail en engendre de nombreuses), des \u2018têtes chaudes\u2019 seront impatientes de faire usage de ce nouvel outil comme d'une baguette magique pour réaliser leurs désirs légitimes ou non.Tout droit comporte aussi des responsabilités; si on en abuse, il perd de plus en plus de sa valeur.Les syndicats peuvent rétorquer qu'en cas de provocations patronales, d'insouciance face aux dangers de certaines tâches, d'accélération des charges individuelles et collectives, de \u2018\u2018lock-outs\u2019\u2019, certains droits des employeurs devraient être pareillement retenus.C'est vrai.Et je ne crois pas que les lois existantes soient assez fermes de ce côté.Mais,il ne faut pas non plus que les travailleurs harcèlent leurs employeurs par des ralentis de travail, du sabotage, de l'indiscipline, afin de provoquer un \u2018\u2018lock-out\u2019\u2019 justement.Faut-il répéter que ce ne sont pas seulement les personnes directement impliquées qui souffrent de telles situations mais la population et l'économie québécoises.Espérons que la future loi 45 articule la mesure de précaution suggérée, si nous voulons éviter le choc en retour.J.L.Cossette, Montréal, Qué.ee La Souveraineté- association \u201cll y a certes une tendance qui pousse les peuples a se grouper en de plus grandes unités économiques.Mais on ne voit dans le monde aucune tendance équivalente vers des unités politiques plus étendues.\u201d Cette citation (selon moi) est bien représentative du courant vers lequel s'engagent ou se dirigeant les peuples en vue d'une plus grande efficacité dans TOUS les domaines de la vie (d'un peuple).-\u2014 24 = : ie tir Pa py, i dans la i a ° Ei, Ug 1.id, LT Marg te Hig yo ity fete gy © déclenché lion d'une Ele EN toute ke des trans Stent qual ump, y b, on IQ De Ie mg.A a mors tout fgg, lombreugg, dE\u201d sep de USAgE Ge Ame dure \u20ac Pour réa.légitimes , Nporle aus, os; si on gr plus en ps peuvent ré 5 de prove 5, d'insou- dangers d , d'accés individuels \u201cock-quts semployers eilement re Etje ne cos 5 existantes esdeceod as fon plus 75 havent ; par das 1 du sabolété din de pre Out\u201d {ust que Ce À ent les pi ment IMpir on de 1% ; popu épecoisté furet 0 de lx aus wus il ; cassé pra 0 ut ele: 2 ie prié 535 -_\u2014.- LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u20147 dans TOUS les domaines de la vie (d'un peuple).À parties trois grandes puissances économiques: la Russie, la Chine et les Etats-Unis (qui ont économiquement tout avantage a se suffire a eux- mêmes), la plupart des autres peuples vont (selon moi toujours) se rendre compte tôt ou tard (pour ceux que ce n\u2019est déjà fait) qu'ils ont tout avantage à être souverains politiquement, culturellement et socialement en s'associant économiquement avec ceux (les nations) qui géographiquement seront les plus avantageuses à s'associer.Une association économique peut comporter une union douanière, tarifaire et monétaire, comme elle peut aussi se limiter à de simples échanges (de toutes sortes) privilégiés avec les autres pays - membres de cette association.Elle peut aussi mettre en commun l'armée, les moyens de transport etc.en étant financée équitablement parles pays associés.|! s'agit au peuple souverain de choisir celle (la sorte d'association- économique) qui dans son contexte politique, social, culturel, économique et géographique serait la plus avantageuse dans sa situation.Il serait logique d'affirmer que le Canada est formé de deux nations, le Québec et le reste du Canada (l'un étant majoritairement français minoritaire- ment anglais, l\u2019autre étant majoritairement anglais et minori- tairement français).L'idéal donc serait qu\u2019il y ait une souveraineté-association de ces deux nations.Dans une de ses déclarations, M.Gad Horowitz (un anglophone) a appuyé fortement cette théorie des deux nations (la souveraineté-association des deux nations): \u201cII doit y avoir une nation canadienne- anglaise (non pas une simple collection de provinces anglophones) en partnership (en association) avec la nation canadienne-française\".Les autres provinces n'ayant pas voté sur la question constitutionnelle garderont donc un gouvernement fédéral qui lui (logiquement) sera chargé de représenter les neuf autres provinces comme partenaires du Québec dans une association économique lorsque évidemment le Québec sera souverain.Le gouvernement fédéral sera donc celui avec qui l'on devra négocier en tout temps.Tout peuple a intérêt à être souverain, car seule cette position constitutionnelle pourrait lui permettre de se gouverner lui-même, afin de définir ses propres priorités et de faire adopter des politiques répondant aux besoins et aux particularités de son peuple.J'ai lu dernièrement une citation (de la revue \u201cMaintenant\u2019\u2019) qui expliquait bien l'importance pour un peuple d\u2019être soue- rain: \u2018L'état structure tout et devient la clé de voûte qui tient en place l'édifice national.Dans ce contexte, se contenter d'un pouvoir parcellaire, c'est se résigner à la paralysie.\u201cUne citation de Normand Girard du (Journal de Montréal) explique bien pourquoi René Lé- vesque et ses hommes ont choisi comme projet collectif la souveraineté-association: \u201cSi les Lévesque, Morin, Pari- zeau\u2026 sont devenus indépendantistes c'est sûrement que par expérience, ils ont totalement perdu confiance au fédéralisme\u201d\u2019.Le plus bel exemple de souveraineté-association est \u201cl'Europe des neuf\u201d, neuf pays (peuples) souverains associés économiquement dans un marché commun.En France par exemple (un des pays membres de l'Europe des neuf), aucun des partis politiques, qu'il soit capitaliste, socialiste ou communiste, ne préconise de sortir de cette association économique d'ailleurs aucun pays de l'Europe des neuf n\u2019a manifesté d'intérêt à en sortir un jour).Cette évolution (sou- verainte-association) serait tellement normale et naturelle pour un peuple (le Québec inclus) que la seule arme possible pour les dénigreurs de cette option est LA PEUR.Ils cuitiveront toutes les facettes possibles de la peur face à Écrivez-nous LE JOUR accueillera avec joie les lettres des lecteurs.Elles doivent être écrites a la machine et n\u2019étre pas.plus longues que deux pages à double interligne.LE JOUR ne s\u2019enyaqe pas à publier les letties reçues, et ne retournera aucune lettre à son expéditeur.Adressez vos lettres à: Lettres des lecteurs, LE JOUR, 1435 rue de Bleury, suite 801 Montréal H3A 2H7.cette aventure que provoque un tel changement constitutionnel.En contrepartie les Québecois devraient toujours se rappeler une des pensées historiques de l\u2019ancien président des Etats-Unis Franklin D.Roosevelt: \u2018Nous n'avons RIEN d'autre à craindre au fond que la peur elle-même Le gouvernement se doit s'il veut vaincre les peurs (créées par ceux à qui ça fait leur affaire) de faire passer une thérapie collective à la population de façon à venir à bout de l'his- térie de ses adversaires.Espérons que les Québécois ne se laisseront pas prendre à ce petit jeu (celui de se faire compter des peurs pour empêcher temporairement l'inévitable) pour décider lucidement de leur destinée.François Robillard MONTREAL DES Livraison immédiate RENAULT 5L 1977 POUR $3,495.00*! 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Adresse Ville _ \u2014____ Code postal N HAUTS-BOIS + SUR LA RIVE SUD UNE CITÉ DANS LA NATURE CONTIGUE AU PARC PROVINCIAL \u201c DU MONT ST-BRUNO Aux mille demeures personnalisées déjà construites en versant de monto- gne, s'ajoute maintenant un choix d'immeubles de luxueux APPARTEMENTS-JARDINS e Des 2, 3 et 4'; pièces © Foyer à compter de $190.® Piscine Structure de béton e Concierges et gardes assurant haut stan- de sécurité dard d\u2019'insonorisation Patio 200 pi.car.Bal- et protection d\u2019in- con aux étages 100 cendie.pi.car.Chauffage électri- Potagers que, contrôle dans Terrain boisé et pay- chaque pièce sagé Lave-vaisselle, cuis Autobus au métro nière, réfrigérateur Longueuil Moquette type S.V.P.pas d'animaux \u201cShag\u201d Parking: intérieur et extérieur VIVEZ AU NIVEAU DES ARBRES Le mont Bruno > Site du Domaine des Hauts-Bois est un environnement de forêt et de lacs propice à la détente et aux sports de plein oir.APPARTEMENTS MODELES 77 boul.des Hauts-Bois.Tel.649-1091 - 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du\u2019 Québec, est en pleine phase de dé-structuration que certains tiennent à faire passer pour une destruction.Au contraire des prophètes de matheur qui s'occupent davantage à leurs intérêts passés qu'à interroger l\u2019avenir dans le présent, il est permis de voir dans la crise Québec-Canada le germe de solutions authentiquement nouvelles que le Québec et le Canada de demain pourront partager sans honte avec les autres peuples de la terre et pourquoi pas au profit de ceux-ci.La réunion de Saint Andrews n\u2019est pas simples palabres de provinciaux quoi que puissent éventuellement en dire ceux qui préfèrent les rencontres au sommet des empereurs du temps présent.Le monde actuel, quantité d'experts le disent diversement, est à un moment de fin.Fin de quoi?c\u2019est difficile à dire mais il n\u2019est pas interdit d\u2019espérer qu\u2019elle soit aussi un commencement, comme cela s\u2019est trouvé bien des fois dans l\u2019histoire.A l'époque moderne, quelques grands traits ressortaient: l'importance accordée à l'individu qu'on a cherché à abstraire de ses particularismes; la course au développement matériel; la croissance et la centralisation des économies et même de l\u2019économie mondiale, avec le corollaire de la centralisation politique, de la création d\u2019empires.Dans un article pénétrant, l'historien de la culture William Irwin Thompson tournait en dérision les futurologues à la Herman Khan qui ne voient d\u2019autre avenir pour le monde que dans une expansion toujours plus grande.\u2018\u2018Craignant que l'avenir ne leur fasse pas une place assez grande, écrivait-il récemment, les futurologues, comme de rusés producteurs d'Hollywood, s'empressent d'acheter tous les droits sur les images publiques de l\u2019avenir\u201d.I! plaidait en contrepartie pour une vision de la société \u2018\u201cméta-industrielle\u2019\u201d (au-delà, plutôt qu'après ou post-industrielle) où renaîtrait quelque chose comme les dèmes, de l\u2019Attique ancienne, les communautés grecques de l'Antiquité: un mouvement qui s'éloigne du gros et grand pour aller vers le petit.Le mouvement d'indépendance du Québec peut et doit être dans le cadre de cette recherche (qui devient mondiale) de dimensions plus authentiques aux communautés humaines, une poussée vers l'avenir et vers l\u2019an 2000 et non pas, comme certains s'acharnent à vouloir le faire croire, comme un repli sur le passé aux relents de 19e siècle ni, encore moins, comme une répétition des nationalismes fascistes d\u2019il y a quelque quarante années.Ottawa est, à sa façon médiocre, un exemple de la furie de centralisation et de la rage à gommer les particularismes qui menacent les humains.Ce venin, on tente souvent de le déguiser comme miel par le discours universaliste, juridique, abstrait, que Muriel Garon-Audy et Robert Vandicke démystifiaient bien dans LE JOUR du 8 juillet.Ce n'est du reste pas d'hier que les belles phrases servent les intérêts de l'ordre établi.Contre ce centralisme réducteur, Saint Andrews n\u2019est certes pas une victoire finale, et même peut- être pas le début d'une victoire.Mais la réunion des premiers ministres, événement sans précédent depuis que ces rencontres annuelles ont pris un caractère institutionnel il y a dix-sept ans, marque l\u2019actualité sans égard à Ottawa et la marque de manière certaine.I! ne s'agit plus de roder des accords fragiles en vue de présenter quelque front commun bancal pour une confrontation avec Ottawa au sein d\u2019une conférence fédérale- provinciale.Les provinces sont entre elles et avaient le pouvoir indiscutable de traiter entre elles sans souci d'Ottawa.Elles se retrouvent, non pas comme c\u2019était la coutume dans leurs besoins communs de ressources fiscales, mais dans la diversité de leurs populations et de leurs institutions.Si seulement quelques-uns des participants en avaient tiré la conclusion qu'il est possible de réunir sans uniformiser, de coordonner sans centraliser, un pas aura été fait.Il importe, ce me semble, dans la lutte pour I'indépendance du Québec, de tenir bien présentes à l'esprit quelques petites idées.Parmi celles-ci il y a l\u2019idée que ce qu'il faut abattre, c'esttout ce que recouvre le mot \u2018\u2018Ottawa\u201d\u2019, réalité et aussi symbole d\u2019un système étouffant.Une autre petite idée, c\u2019est que ce combat n\u2019est pas solitaire et qu'en toutes sortes de lieux des humains luttent contre le monstre du centralisme.Une troisième, c\u2019est que dans la détermination que nous mettons à nous débarrasser du joug fédé- \u2018ral, il faudrait nous rappeler que si Ottawa recouvre la réalité canadienne à la manière d\u2019un masque, il est loin d'en traduire toute la complexité et qu\u2019il nous est utile de connaître cette réalité et de la toucher, dès maintenant, en vue d\u2019associations futures.Peut-être que la réunion des premiers ministres des provinces sera sans grandes suites mais n'est-il pas plaisant à l\u2019occasion d'imaginer un avenir qui aboutirait à autre chose qu'un cul-de-sac.» Evelyn Dumas ST ANDREWS SUR MERE.æ D SI ue aa ma re) are a - - wv \u2014 We Qualité de vie - Décentralisation - Déconcentration Une entrevue avec le Ministre d\u2019Etat à l\u2019Aménagement, Jacques Léonar par Jacques Larue-Langlois S208 fy, Un Pas être POU l'in Sent Faut abate \"tial ombat ng iu dag.Ntralisme, Éterninat dujoug Fée Ma recouvre nase, oul eu i ef ge; 0cilions rs Minish MAS Nesta n avenir qu sac, lyn Duma \u2014 | | Dans la première entrevue de fond qu\u2019il accorde depuis le début de son mandat, le ministre d\u2019Etat à l\u2019Aménagement jette un peu de lumière sur les attributions de ce nouveau ministère dont l\u2019importance est primordiale en ce qu\u2019elle témoigne du souci du nouveau gouvernement d\u2019aménager sur des bases solides une société renouvelée et fondée sur les véritables besoins des citoyens.La qualité de la vie repose sur la réduction des écarts entre les aspirations individuelles d\u2019un côté et la satisfaction des besoins sociaux de logement, de transports, de travail et de milieux de vie de l'autre côté.Tel est un des principes directeurs qui gouverne le ministère d'Etat à l'Aménagement, un des super-ministères mis sur pied par le gouvernement péquiste dès son avènement au pouvoir, en novembre dernier.De concert avec les ministres d'Etat au développement social et au développement économique, le titulaire de l'Aménagement participe en réalité à une vaste structure organique de planification en tous genres dont les taches précises sont encore peu connues de la majorité des citoyens québécois.L'utopiste qui pourrait le demeurer tout en tenant compte de la réalité y verrait sans doute la première voie d'un gouvernement vers les grands changements susceptibles d'affecter la qualité de la vie et de modifier considérablement les rapports exploités- exploiteurs qui marquent surtout les relations humaines en société capitaliste.C\u2019est sans doute là une des ambitions ultimes de l'administration gouvernementale actuelle mais elle en est encore à ses premiers balbutiements dans le genre -qui peut prétendre ne pas balbutier en ce domaine?- et cet esprit se traduit, pour le moment, Michel Giroux dans des définitions d'objectifs plus simples et plus concrets dont nous avons tenté d'obtenir le sens précis à l\u2019occasion d\u2019une rencontre avec le ministre d'Etat à l'Aménagement, Jacques Léonard, député de Labelle, rencontre d'au- tantplus importante qu'elle constitue la première interview de fond accordée par le ministre en question.4 Un nouveau ministère à définir \u2018\u2019Le ministère de l\u2019'Aménagement n'a pas de budget et pas d'employés.C\u2019est une structure administrative très légère comportant un sous- ministre, un chef de cabinet et quelques adjoints mais, comme personnel de Jacques Léonard en conversation avec le correspondant du JOUR, au \u2018\u2018Parlementaire\u201d, le restaurant du Parlement de Québec.soutien c\u2019est très léger.En réalité, c'est à peine un ministère sauf que je bénéficie pour le moment de l'OPDQ (Office- de planification et de développement du Québec) qui se préoccupe des tâches d'aménagement, en particulier au niveau régional.\u201d Et l\u2019\u2019aménagement\u2019\u2019?Quelle est la conception que vous vous en faites, au ministère?\u201cNous, on la définit comme étant l\u2019organisation, parla population d\u2019un territoire, de l'ensemble de ses ressources économiques, sociales et culturelles.Cette définition se distingue d'une perspective uniquement physique de l'aménagement qui laisserait ouverte la possibilité de gérer le territoire selon une vision technocratique dite objective, à partir de Québec.Elle implique un modèle d'aménagement décentralisé, favorable à l\u2019intervention directe des citoyens dans l'organisation de leurs ressources qui suppose que la planification physique, I'aménagement du territoire ou l'urbanisme ne seront que des résultantes des décisions des citoyens eux-mêmes relativement aux équipements collectifs, aux infrastructures et aux affectations des sols.\u201d Les propos de ce ministre ne sont-ils pas d\u2019un sérieux déroutant?En réalité cependant, Jacques Léonard, comme ministre, se prend à peine plus au sé- »\u2014> LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u20149 le point jour Les sabotages de l\u2019Opposition Comme bien d'autres, j'ai hâte que se concluent ces discussions sur ia langue, qui ont beaucoup duré parce qu\u2019elles étaient délicates et difficiles mais aussi parce .que l\u2019opposition libérale, en particulier, a manoeuvré de manière à retarder indûment le travail législatif sur la question, provoquant ainsi une sorte d\u2019embouteillage dans l\u2019exécution de l'oeuvre législative générale du gouvernement.Les libéraux croyaient qu'en étirant démesurément ce débat, ils le rendraient odieux et le feraient paraître secondaire et superflu.Mais c\u2019était un pauvre calcul, peut-être habile dans l'instant même, mais extrêmement trompeur à plus long terme.S'il continue d\u2019apparaître que cette opposition sans envergure se fait système d'empêcher le plus possible le gouvernement de réaliser les changements que la population attend, elle sera jugée pour ce qu\u2019elle est: bavarde, brouillonne, et singulièrement vide, sans vision comme mission.Je t'ai pas de crainte: on a beau faire des grimaces, le fond des choses finit toujours par ressortir.Le fond des choses, c\u2019est que l'opposition officielle ne veut pas que Ce gouvernement légifère, parce qu\u2019il apporterait des réformes et qu\u2019elles feraient la réputation de celui-ci.Le fond des choses, c'est que le gouvernement, lui, veut opérer des réformes: chacun sait cela et Commence à très bien voir qui en retarde le processus.Comme tout le monde, les syndicats sont obligés d\u2019attendre.Hs surveillent le gouvernement de près (ce qui est bien leur rôle), mais je suis persuadé qu\u2019ils haïssent l'opposition, ce qui est plutôt inoui.On assistera probablement à un phénomène tout contraire à ce que l\u2019on voit d'habitude: c'est l'opposition officielle qui devra rendre des comptes, plutôt que le gouvernement, et ce sera très \u2018étrange.L'opposition officielle descend de Bourassa et, à l'instar de Bourassa, elle est dans le chemin du peuple québécois.Les rôles habituels sont completement renversés dans ce pays etil y a de quoi parce que tout était à l\u2019envers.Dans et parle gouvernement, le Parti québécois représente paradoxalement et jusqu\u2019à un certain point l\u2019opposition populaire, tandis que le Parti libéral et l\u2019Union nationale, dans l\u2019opposition parlementaire, représentent non moins bizarrement et jusqu\u2019à un certain point les forces anti-démocratiques.Les réformes annoncées, dont quelques-unes sont déjà déposées sous forme de projets de lois, attendent et pèsent comme autant de reproches muets sur cette opposition qu\u2019on dirait : chargée de saboter le progrès même.: Des législations sont néanmoins prévues.Certains projets importants sont déposés.D\u2019autres, pour lesquelles les études achevent, doivent venir.Quand les uns et ; les autres auront franchi malgré tout les barrages \u2014 car cela viendra \u2014, une première étape sera terminée, puis \u201c Il faudra encore approfondir les choses, soulager d\u2019autres misères populaires, agir davantage sur le chômage, \u201c: pousser plus loin les lois sur l'hygiène et la sécurité \u2018© industrielles, prendre mieux en mains la situation des \u201ccultivateurs.Du reste, la clé de l'indépendance n\u2019est pas © ailleurs que là.Une certaine nécessité de gouvernement populaire est inscrite dans la logique même du projet d'indépendance, compte tenu des contraintes bien entendu.Un poids certain tire le gouvernement Lévesque vers une conception démocratique de son action, non seulement pour les formes mais aussi pour la substance, C\u2019est dans une certaine solidarité du peuple avec le gouvernement et du gouvernement avec le peuple qu'il faut envisager le progrès de notre cause, qui est assez globale.Les syndicats, comme le gouvernement d\u2019ailleurs, ne sont pas sans deviner, je croirais, cette espèce de liaison qui existe davantage dans les conditions réelles que dans les intentions tout à fait conscientes, et qui garantit au fond celles-ci.Mais le parti libéral actuel, au milieu de tout cela, qu\u2019est-ce que c\u2019est?Une variété de rongeurs.Pierre Vadeboncoeur 10\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 (suite de la page 9) rieux que votre humble serviteur comme journaliste.Nous nous sommes rencontrés à huit heures du matin, au restaurant du parlement, en vue de nous livrer conjointement à une analyse de ce qui se passe dans le ministère dontil ala responsabilité.Jacques Léonard a quarante ans.Il Léonard: \u201cLa région de Montréal constitue un des déjà dix fois trop?Et puis est-ce qu\u2019il n\u2019y a pas déjà 80% des véhicules qui sont la propriété de gens qui n'en n'ont pas besoin et pour qui la voiture ne constitue en fait qu\u2019un symbole de statut social?\u201cOn pourrait dire: Oui, on va contingenter.li n'y a rien d'impossible la- dedans.Sauf qu\u2019on est en- plus grands mandats qui me soient confiés.\u201d est militant indépendantiste depuis 1961 et un souvenir commun nous relie: la conférence de presse donnée à cette époque par Marcel Chaput, alors qu'il annonçait sa démission du gouvernement fédéral comme biologiste, afin de se consacrer entièrement à la cause de l\u2019indépendance du Québec.Nous y avons cru tous les deux.\u201cTout le monde doit être rendu conscient de la dé- pollution, de.la qualité de l'environnement.et la- dessus, je crois qu'on a fait un bout de chemin, parce qu'avant, les gens ne se préoccupaient pas de jeter leurs papiers un peu partout, alors qu'aujourd'hui je pense qu\u2019il y a une partie de la population assez appréciable qui s\u2019en préoccupe et, graduellement, ça va venir.\u201d L'automobile Est-ce qu\u2019à votre avis il serait temps d'imposer des contingentements sur le nombre de véhicules automobiles qui sont vendus dans un pays comme le nôtre?\u201cOh! non! On n'est pas rendu là.\u201d Est-ce qu'il n\u2019y en a pas m= =f core dans un pays quiaune certaine notion de liberté.On est mieux de mettre nos investissements dans du transport en commun que de forcer, pratiquement manu militari, les gens ane pas avoir d'automobile.Si on a des transports en commun bien organisés, au lieu de faire des routes qui amènent des automobiles dans les.centre-villes, ça serait peut-être plus efficace.Il est bien évident qu'il est absurde de regarder passer vingt automobiles vides en attendant l\u2019autobus, mais il faudrait d'abord que tout le monde se dise: \u2018\u2019Le transport en commun c'est bien meilleur.\u201d Il faudrait que ce soit à la portée de tout le monde et presque symbolique comme tarif?\u2018Certaines gens sont plus pauvres que d'autres, mais, en général, c'est à la portée de tout le monde.|l est bien évident que le transport en commun est moins cher que le transport privé, surtout qu'à l'heure actuelle, le Québec finance les transports à au moins 50% par le biais des routes qu'il construit et qui sont surtout utilisées pour le transport individuel.Les + x uate.sg aT \u201c- Au! xnos]D) {SYN routes coûtent $700 millions par année et sont surtout conçues en vue du | transport d'automobiles presque vides.\" Est-ce que certaines démarches ont été envisagées en vue d'encourager le transporten commun, de le stimuler?Et dans quel secteur précis?\u201cGa doit faire partie d'une tiste d\u2019orientations dont on va devoir discuter au niveau de mon mandat, particulièrement en ce qui concerne la région de Montréal, car s'il y a un endroit ou il faut parler de tran- -Sport en commun, c\u2019est bien la métropole.Une des possibilités consisterait à utiliser au maximum certaines ressources existantes, tels les autobus scolaires, par exemple.On investit beaucoup d'argent dans le transport des écoliers et l'équipement est là qui ne sert à rien pendant la plus grande partie de la journée et toute la fin de semaine.ll est bien évident qu'on pourrait se servir de ces autobus et de leurs chauffeurs, souvent payés à temps partiel, pour transporter d'autres gens que les écoliers.Enfin, c'est une autre des questions que nous étudions présentement.\u201d Pour le moment, le cabinet ne semble pas prêt à freiner sérieusement l'expansion de l'automobile et le ministre n\u2019a pas retenu ma proposition de bannir tout message commercial annonçant la vente d'automobiles et d'écrire sur chaque véhicule: \u2018Cette machine tue chaque année 1946 Québécois.\u201d Intégration \"Pour le moment, poursuit Jacques Léonard, ce que je trouve le plus important c'est d'assurer une certaine intégration des différents domaines jusqu'ici mal intégrés.Je pense, par exemple, aux spécialisations extraordinaires dans lesquelles on s'est lancé quand on ainsti- tué des garde-feu, des garde-chasse, des policiers municipaux, des inspecteurs de l\u2019environnement, des inspecteurs routiers, etc.A mon avis, les mêmes personnes pourraient faire tous ces travaux, ce qui constituerait une amélioration valable dans les territoires ruraux en tous cas.En Europe, tout agent public peut émettre un procès verbal à quiconque est pris, par exemple, en flagrant délit de braconnage.tout agent public, alors qu'ici seul le garde- chasse peut accomplir \u201cQi Ve ZONE cette tâche.En restreignant les limites du territoire de chacun, on pourrait facilement diversifier les tâches et ainsi économiser considérablement.Une loi-cadre de l\u2019aménagement _\u2014 En fait, tous ces proble- mes, de nature fort variée, doivent faire l\u2019objet du contenu d\u2019une \u2018'loi-cadre de l'aménagement\u201d à paraître avant la fin de I'année, selon le ministre, même si elle n'était pas prévue au discours inaugu- \u2014Le port de Québec 1977 \u2014L'ile d\u2019Anticosti Montreal Val-Morin-Val-David l'Aménagement : foncier l\u2019année 1977 les prochaines semaines Autoroute Dufferin- -Montmorency Les expropriations du ministère des Transpo s po Mesures de contrôle de la spéculation foncière Politique portuaire québécoise : \u2014La réserve des Trois Chaînes \u2014Accidents naturels en territoire municipalisé ral de la présente session.Cette loi devra prévoir les schémas et les plans d'aménagement du territoire, des ressources et des équipements en vue d'une meilleure organisation fondée sur la décentralisation.On y légiférera sur les relations entre le gouvernement et des organismes régionaux susceptibles d'assumer de plus grandes responsabilités dans divers secteurs.A cet égard, un des projets du Conseil des minis- Politique d\u2019aménagement des ports de pêche etd de p _\u2014Réglement sur les terrains de camping et de caravaning Evaluation du programme à aide aux inondation \u2014Les priorités dans le domaine de p l'Aménagement | \u2014Gare fluviale des traversiers Québec-Lévis \u2014Mandat du ministre d\u2019Etat a I Amensgement sur la s regie Projet de loi-cadre sur les pares _ \u2014Approvisionnement en eau sur la rive sud de Montréal Exploitation minière dans le parc des Laurentides 2.: -Imposition d\u2019une réserve pour fins publiques sur le territoire du futur pare.\u2014Projet de règlement relatif à la gestion des déchets solides \u2014Programme d'aide à l'implantation des réseaux d'aqueducs \u2014Le dossier \u2018Un fleuve-un parc\u201d \u2014Mandat du ministre d\u2019 Etat a l'Aménagement concerna ant dal \u2014Reglement du ministre délégué â r Environnement sur les abattoirs Utilisation du territoire agricole ; ; : \u2014Rapport d\u2019 étape sur la loi générale de I\u2019 Aménagement \u2014Aménagement de la colline parlementaire à Québec \u2014Hydro-Québec: ligne en provenance de LG-2 jusqu\u2019au poste hénier et mise en disposition des terrains publics pertinents 0 Hydro-Québec: poste Chute-aux-Outardes oo in Hydro-Québec: ligne Chénier-Châteauguay-frontière = américaine LR =Projet de loi concernant la sauvegarde des réserves d'eau 1 potable \u2014 Contrôle sur les démolitions d\u2019immeubles \u2014Modifications légisiatives en matière d\u2019'urbanisme : oo ~Transactions avec ie gouversement fédéral portant sur le domaine public \u2014Reglement sur les carrières et sablières \u2014Règlement sur les eaux de consommation \u2014Aménagement des lles-de-ia-Madeleine Le centre des congrès de Montréal tres consiste à utiliser une structure déjà existante, celle des Conseils de comtés, et à lui donner un rôle précis dans l\u2019élaboration des politiques régionales.Le Conseil de comté, une des plus vieilles structures administratives de notre système politique, comprend les maires des municipalités rurales de chaque comté et est chapeauté par un préfet de comté.Certains fonctionnent au ralenti, mais certains sont déjà très actifs et, comme ils sont formés des Règles concernant ja vente et fa location de terres publiques pour fins de villégiature ou autres ; \u2014Moditications à la loi sur l\u2019 évaluation foncière \u2014Politique de gestion.dù domaine public foncier \u2014Déconcentration territoriale de la fonction publique Création de la réserve écologique Tantaré \u2014Corporations municipales et intermunicipales de transport \u2014L'urbanisation dans la conurbation montréalaise \u2014La programmation préliminaire de la Soci été qd \u2018habitation du Québec pour £7 oN PIRI MEN du, pas om on Sy i th : User ve it Bist Ha « Omer ! iy [i ques tiger, i R tom; Wells Sy, States b \u20ac politique Maires ds rales de elegy than Pry Ge ns Fonction, li Mag sagt LL de durant ; faouels) Derma: 33001 Ital baîne de pur pare érale de 1§ rel mise 3 2 publ ç fins de pe pa élus du peuple, il serait avantageux de leur restituer certains des pouvoirs qu'ils ont peu à peu perdus avec le temps, faute de budgets.\u2018Il faudra, dit encore Jacques Léonard, remettre de l'avant la notion de région qui s'est pratiquement estompée avec les années.\u201d Déjà, aux lles-de-la- Madeleine, c'est au Conseil de Comté qu'on a confié la tâche de faire l'inventaire des biens et équipements et de planifier l'aménagement de cette région jusqu'ici défavorisée à cause surtout de son isolement géographique.L'OPDQ se chargera de diriger l'équipe technique dépêchée sur les lieux en vue de se mettre au service du Conseil de comté des lles.Objectifs: coordonner les industries de la pêche et des mines de sel, ranimer l'agriculture en vue d'assurer l'autosuffisance agro- alimentaire la plus vaste possible à ce secteur isolé et faire face aux problèmes écologiques particuliers qui surgissent dans cette région insulaire du golfe St-Laurent.Le COMPA Pour le moment, une des tâches premières du ministre d'Etat à l'Aménagement est de présider le COMPA (Comité ministériel permanent de l'aménagement), un organisme qui se réunit périodiquement et qui regroupe des représentants de plusieurs ministères (Aménagement, Développement social,- Développement économique, Environnement, Agriculture, Transport, et le reste\u2026) \u2018Ce n'est pas, professe le ministre, un comité comme les autres qui établit de grandes politiques et où l'ordre du jour se limite à deux ou trois points.Nous, il nous arrive d'avoir dix points à l'ordre du jour dont certains sont fort complexes.Mon rôle en est un de coordonnateur entre les ministères.Un exemple concret du genre de problème dont nous discutons est celui du passage des lignes de l'Hydro-Québec et de la détermination précise de leur emplacement eu égard aux nombreuses terres arables à protéger.\u201d Pour d'autres exemples des sujets discutés au cours des réunions du COMPA, le lecteur peut s'en reporter aux encadrés qui accompagnent cet article.L'agriculture Le zonage agricole constitue également une des préoccupations premières du ministère d'Etat à l'Aménagement et du COMPA.Sous ce rapport, les agricultuers québécois attendent depuis des années, une loi qui leur a été promise à plusieurs reprises par l'administration libérale et qui doit régir l'utilisation du territoire agricole.Entre autres choses, cette loi doit empêcher la spéculation sur les terres arables du territoire, particulièrement par les étrangers qui achetent de bonnes grandes terres en culture, les divisent en petites terres ou méme en lots et les revendent a des urbains désireux de s'installer à la campagne.\u2018\u2018\u201cQuels que soient les spéculateurs, déclare le ministre d'Etat à l\u2019'Aménagement, il faut, à un moment donné, protéger la nautre agricole.Je pense que c'est là une nécessité absolue, au moins dans certaines régions et en particulier pour les meilleurss terres.Je pense à la région de Montréal où se situent certaines des meilleures terres agricoles du Québec qui sont grugées au rythme de 5,000 acres par année, ce qui équivaut à cinquante terres de 100 acres.\u201cDans plusieurs pays, et en particulier en Allemagne de l\u2019ouest, qui n\u2019est pas particulièrement socialiste, on a délimité des périmètres urbains à l\u2019extérieur desquels il est absolument interdit de construire.Nous envisageons des mesures semblables ici quoiqu'aucune décision finale n'ait encore été prise à ce sujet.\u201d La région de Montréal \"La région de Montréal constitue un des plus gros mandats qui me sont présentement confiés et qui ne se terminera certainement pas avec le rapport que je dois déposer au Conseil des ministres.Il s'agit de coordonner les travaux faits par plusieurs ministères dans la région métropolitaine, incluant l'île de Laval, la rive nord et la rive sud du St-Laurent.|! faut amener le gouvernement à définir avec précision les points d'investissement qu'il entend favoriser dans l'avenir.\u201cNous, on veut favoriser le transport en commun, par exemple.Cela comporte certaines implications: on va probablement faire moins d'autoroutes et on va dépenser davantage dans le métro et dans d'autres systèmes de transport en commun.On veut par ailleurs restreindre l'étalement urbain et on ne va pas installer une bouche de métro dans un champ de la rive sud car il est bien \u2018évident qu'un an plus tard, il y aurait là un tas de maisons et de commerces nouveaux.Décentralisation et déconcentration Le Jour: Quand vous parlez de décentralisation, pensez-vous à installer certaines structures administratives du gouvernement, des différents ministères, un peu partout à travers le territoire ?M.Léonard: \u2018ll faut peut-être distinguer décentralisation et déconcentration.La décentralisation implique le pouvoir d'aller chercher, dans les régions, desrevenus correspondant aux responsabilités de la structure politique régionale qu'on y a mise en place.À ce moment, la structure a des responsabilités mais elle bénéficie de revenus pour y faire face.\u201cLa déconcentration se situe pour sa part au niveau des ministères.Un ministère peut instituer une direction régionale dans un secteur géographique donné mais ses fonds sont toujours votés par l\u2019Assemblée nationale et viennent du ministère même, en dépit du fait que chaque région jouisse d\u2019une relative autonomie de fonctionnement.\u201d \u201cDans une conception de développement régional, il faudra peut-étre redéfinir ce qu'est le développement et constater qu'il ne s'agit souvent que de choses simples qui existaient auparavant et qui fonctionnaient finalement beaucoup mieux, alors que les gens vivaient plus simplement.À l'heure actuelle, toute l'organisation économique est orientée vers un marché alors que la concurrence joue à sens unique.Peut-être devrait- on viser un certain degré d'autosuffisance à l'intérieur des grandes régions du Québec.Ça serait aussi valable comme développement.Mais ça, c'est une idée que je lance, comme Ga.LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201411 Le président Jimmy Carter en est à son neuvième mois de pouvoir.Aux Etats-Unis et dans le monde, il a pu compter sur une énorme sympathie.Maintenant, toutefois, et de plus, les bilans critiques commencent à se dresser: sur sa politique étrangère, sur sa politique économique, sur ses récentes propositions de sécurité sociale.Deux optiques différentes, moitié de Londres, moitié de New York, serviront ici à illustrer comment la presse internationale évalue en ce moment Carter.En politique internationale, Carter s\u2019est démarqué par rapport à Nixon- Ford, c\u2019est-à-dire par rapport à Kissinger.Malgré les complicités avec l'URSS que les Républicains avaient amorcées sous le nom de \u201cdétente\u201d, il a fait des sorties remarquées contre le mépris des droits individuels en Russie.Sur l\u2019Europe, il a fait diffuser des propos singulièrement pessimistes sur l\u2019avenir de l\u2019autre continent nord-atlantique, propos rapportés par le NEW YORK TIMES qui, en matière de politique étrangère américaine, est le plus près possible de ce qu\u2019est un journal officieux.Dans l\u2019édition du 7 août du MANCHESTER GUARDIAN WEEKLY, édition hebdomadaire portant des extraits du MANCHESTER GUARDIAN, du MONDE et du WASHINGTON POST, un commentateur chevronné du MG, Peter Jenkins, attaque Carter d\u2019une perspective britannique.MANCHESTER LEIDEN \u201cL'Europe vue de l'autre côté de l'Atlantique (NDLR: par Carter et son entourage) était faite de gouvernements faibles, de peuples mécontents, et d\u2019élites régnantes craintives de- vantl\u2019avenir.C\u2019était un portrait d'ancien régime.(.) le président Carter voyait, en jetant un coup d'oeil au-dessus de l'Atlantique, une Allemagne où la croissance économique était trop lente et compromettait la reprise dans le reste du monde industriel; une Grande-Bretagne, une Italie et une France qui étaient chacune dans le marasme économique et le désarroi politique; un Portugal point encore immunisé contre la dictature: et une Espagne dont les progrès politiques sont menacés par ses graves problèmes économiques.Ce dossier de problèmes familiers ne me semble pas justifier la manchette \u201cCarter voit une détérioration de l'Europe\u201d.Comme on disait naguère à Vienne: \u201cLa situation est désespérée mais non pas sérieuse\u201d.\u201c(.) il y a encore un grand pouvoir de rebondissement dans la société européenne, plus peut-étre que ne le sentent parfois les Américains.De nouveaux modeles politiques et sociaux prennent forme qui sont intrinsèquement européens et qui sembleraient avoir peu de pertinence pour les Etats-Unis dontla forme de société politique et industrielle, semble, de ce cbté-ci de I'Atlantique, être unique en son genre.(.) Certes l'Europe change, mais je doute qu\u2019elle se désintègre vraiment, à moins qu'on n'accepte les normes provinciales du Nouveau Monde.\u201c(.) Le président Carter a imposé plusieurs tensions nouvelles aux relations atlantiques.(.) L'une vient de ses tentatives de contrôler l'extension de la technologie nucléaire.Une deuxième découle de son désaccord bilatéral avec la puissance européenne dominante, l'Allemagne, quant aux stratégies de relance de l\u2019économie internationale.Mais la principale divergence de vues dans l'opinion atlantique vient de l'importance qu'il a donnée l'affirmation des droits de l'homme.(.) Les Etats-Unis (sous Carter) ont une vue de l'URSS à l\u2019échelle du globe, tandis que les pays européens, nécessairement, adoptent un point de vue plus régional à l'égard d'un voisin si puissant.\u201c(.) sans qu'il soit question de rancoeur ou d\u2019isolationnisme, il se peut que le Nouveau Monde et l'Ancien soient en voie de prendre quelques distances.\u201d A propos des récents échanges Etats-Unis- Israël, et notamment de la visite du secrétaire d\u2019Etat Cyrus Vance au Proche- Orient, THE ECONOMIST, aussi de Londres, dans un éditorial de son édition du 13 août, se moque gentiment du président Carter: \u2018Au Proche-Orient, comme en Russie, les solutions que le président américain juge idéales ne sont pas tout à fait des plans indélébiles dont il puisse prendre pour acquis que tout le monde les copiera.En politique intérieure américaine, les propositions du président Carter, en matière de réforme de la sécurité sociale et de la fiscalité, ne lui attirent pas que des fleurs des quotidiens américains parmi les plus prestigieux.Le WALL STREET JOURNAL, dans son éditorial du 16 août, s'en prend au président Carter sur sa politique économique presque »\u2014 photo Antoine Désilets 12\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 (suite de la page 11) sur le même ton qu\u2019il s\u2019en était pris, un peu plus tôt, aux \u201cpolitiques économiques\u201d du premier ministre Trudeau: THE WALL STREET JOURNAL.\u2018La politique économique de l'administration Carter esten un étatavancé de dérive.Comme l'indiquent les rapports de la Bourse, nous aboutirons probablement sur les récifs à moins que quelqu'un ne s'empare bientôt du gouvernail.\u201c(.) Plus on entend parler de la réforme fiscale de M.Blumenthal (secrétaire au trésor/ministre des finances), et plus elle apparaît comme un nouvel encouragement aux secteurs productifs de l\u2019économie.Malgré tout, c'est de lui qu'on peut attendre le plus au gouvernail.Mais il fau- draqu\u2019ilse montre dur avec son Président.\u201c(.) Les fléchissements à la Bourse font qu'il nous est difficile de partager l'optimisme que les économistes vont chercher dans leurs ordinateurs.La Bourse réagit précisément comme il faut s\u2019y attendre quand elle fait face à des hausses de taxes massives.Et l'impact de ces augmentations de taxes pourrait se faire sentir dans l'économie réelle bien plus rapidement que les ordinateurs ne sont programmés à le croire.\u2018Le danger immédiat, c'est que le pessimisme du marché ne s\u2019étende aux investissements en équipements, lesquels devraient être la force la plus importante dans la prochaine étape de la reprise.(.) Cela peut être évité au niveau du leadership économique.\" Le président Carter vient de proposer le plus vaste programme de créations d'emplois qui ait été mis de l\u2019avant aux Etats-Unis depuis la crise économique des années trente.Il prévoit la création d\u2019un maximum de 1.4 million d'emplois à plein temps et à temps partiel qui seraient offerts aux personnes qui se trouvent au minimum de l'échelle des revenus.Ceux qui accepteraient de tels emplois cesseraient de recevoir des allocations de bien-être; ceux qui ne pourraient les accepter continueraient de recevoir l\u2019assistance sociale.Sous le titre \u201cWorking for Welfare\u201d, le NEW YORK TIMES commentait ce projet dans son édition du 16 août 1977: Ehe New Pork Times \u201cLe projet Carter est solide a presque tous les points de vue: - En substance, il est attrayant.Les gens qui sont en bonne forme physique devraient travailler et pour la plupart ils veulent travailler.Ce qui manque en ce moment ce n'est pas la volonté mais l'emploi.- Le projet a des attraits administratifs.II fournirait au gouvernement des éléments auto-régulateurs: plus serait grand le nombre de gens mis au travail, plus serait importante l\u2019économie de fonds publics consacrés au bien-être.- Et le projet a des charmes politiques.Malgré toute l'hostilité publique à l'égard des images que suggère l\u2019idée de bien-être, le public reste enclin à aider les pauvres.\u201d Il y a toutefois des mais que le NEW YORK TIMES souligne longuement.La première porte sur la nature des emplois qui seront créés: enverra-t-on une mère qui vit de bien- être défricher des sentiers au fond des bois?Le plan d\u2019emplois présenté par le ministère du Travail satisfait toutefois le journal.Le mais le plus important touche aux chances réelles de la création de tant d\u2019emplois nouveaux, en temps de récession, et compte tenu du fait qu\u2019au printemps Carter a promis 725,000 nouveaux emplois dans le secteur public qui sont du reste inclus dans le total de 1.4 million dont il parie maintenant.\u201cLa réforme du bien-être que propose le gouvernement est bien engagée.Mais c'est la réponse à des questions comme celles-ci qui montrera, à la fin, si le bien-être et la réforme et le travail peuvent marcher ensemble.4 \u201c\u2026 C\u2019est à vot'tour de vous laisser parler d'amour.\u201d Le 24 août, le premier ministre René Lévesque aura 55 ans.Nous lui souhaitons bon anniversaire, bonne fête comme on dit chez nous.C\u2019est un jour qui autorise la tendresse un peu exagérée.Pour nous, M.Lévesque est avant tout le camarade, camarade émérite du métier de journaliste, camarade premier parmi les militants.Nous espérons que son 24 août sera meilleur que la même date l\u2019année dernière et moins bien que la même date l'an prochain.: chand, : Phorizon : Commission Robarts- Pépin.Jean-Luc est bien cessif expriment des cri \u201ctiques qui confiance du public a une colère fulminante, : blâmant ouvertement M.: Otto Lang pour avoir prématurément brandi la : menace d'une loi spé- clale contre les contré- : leurs de l\u2019air, mais il a voté ferme en faveur de la loi prématurément résentée\u2026 J'ai vôté pour, mais a mon air ils ont bien vu que j'étais contre.eee .Eugène Forsey, né a gauche et rétraité séna- leur, comme Jean Mar- congénère anglo-saxon d\u2019abord et Social-démocrate en- ; suite comme Frank Scott, a.l'amabilité.de rapprocher le nom de René Lé- vesque de célui d'Ian Smith de Rhodésie.Cher.politicologue.Cher et grand philosophe de l'histoire de la domination.Cher Eugene.Il est en effet frappant de voir ajorité représentée par lan Smith.eo membres québécois à pour ia embêté.| \"La royale du Canada a moins a craindre d\u2019une ; de déclarer le : commissaire de la GRC, - M.Maurice Nadon.C'est justement pour- égard de ce corps poli- eee sQïî Toujours suivant M.ne font pas- toujours preuve dans leurs écrits au sujet le fa GRC.i Pas facile, pas facil M.Serge Joyal a fait \u2018quelles d'erreurs de jugement du genre -effraction et cam ven Bhodésie, enfin et pour une fois, le pouvoir est entre les mains dela il n'y a pas encore de du Québec.PLQ est loin du mouve- - ment syndicat?Probable .: puisque le mouvemen Pas tant que dar Hu He : s'est faitexclure de l\u2019As; .Gendarmerie un tintamarre qui cou: minent la : Leur ôter tout sujet de \u2018m'attaquer ainsi.Nadon, les journalistes - d\u2019exactitude sorte\u201d.GRC est une police secrète très secrète, M.le.informés journalistes, comme ils peuven {comment leur en vou loir?), émettent-ils des hypothèses suivant les la GRC nes pionne pas la vie privée des hommes politiques ne fiche pas des milliers d'honnêtes citoyens au Québec, ne commet pas briolage, n'entretient pas d'agents.provocateurs politiques, n'infiltre au cun mouvement ou part politique légal au Qué bec, ne se charge d'au cune mission- politique fédéraliste et/ou capita liste, ne brûle jamais de documents susceptibles de la compromettre elle-même, puisque, auss bien, suivant l'hypothèse de ces journalistes peu responsables \u2018et peu exacts, de tels document n existent pas et n \u2018ont ja mais existe.M.Yvo mera [atelier du traval au prochain colloque jeunesse du Parti libéra M.Valcin est-il aussi proche du PLQ que le syndical est aussi loin de sembiée pour s'être en têété comme un gamin à vouloir ouvrir une fenê tre, laquelle, quand on l'ouvrait, laissait entre vrait les voix des parle mentaires.Mauvaise decision.| fallait lui laisser ouvrir la fenêtre.Le président a refuse.Par conséquent, le député a été sorti ! par la porte.Tiens! cette semaine, Claude Rien n\u2019écrit plus tien! \u201c \u201cLaissez- -moi \u2018vite, en m'éloignant d'ici, \u201cJe regarde céans quels grands troubles J \u2018apporte \u201cEt je crois qu'il est besoin, mon frère, que j'en - Molière, Tartuffe © _t\u2014 TN YPe\u2014\u2014\u2014\u2014 jzrwu + ity Cade .Prag Oy hy reg?Step pe Soci les | de | a * Yon : Cm ue Sa Sra Mots fing bou Mat, | sg des lot Deuvent Uren vou.enti dès ol les.Hi | Vie privée Poll 3 Miller doyen à Ome gg lÂement dy ON el can.tetany fes NOCateur, Inf ay.M Ou par à au Qué large d'au | politique ou papa als de U5¢8piles promettre Sque ause lhypothese aistes peu 6 De documents 8t n'ont jà alcin ani \u2018du travail Colloque: at betel shi auss: LQ que le du mouté- ?Probable.ouvement jssiloin de I Test du n député re de ls être en n gamin à ne fen quand 01 sal ener ; qu col des pa égision.or i sidentä1é quer ?or pa somite gr pl | Ji: if ich jt sil i pal qu on nl il IY f ya fat } A po br// En France LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201413 L'Union de la gauche se bagarre: est-ce au fond | qu\u2019elle s\u2019embrasse?* par Jean-Marie Borzeix Rédacteur en chef des \u2018Nouvelles littéraires\u201d Correspondance particulière PARIS \u2014 Si les citadins ont comme d'habitude déserté les grandes villes et qu'il est toujours aussi difficile au mois d'août de trouver une boulangerie ouverte à Paris, les hommes politiques n'ont pris cette année que des demi- vacances.Le transistor à portée de la main, sur les plages ils ne bronzent que d'une oreille.Surtout s'ils sont de gauche.Depuis que Georges Marchais est rentré de Corse, la polémique n'en finit pas en effet de rebondir entre les trois partis signataires du programme commun.Volontiers gouall- leur, tour à tour cinglant et bon enfant, le secrétaire général du Parti communiste au mieux de sa forme multiplie les conférences de presse, les interviews et les articles dans les journaux de son parti.\u2018ll faut qu'il fasse attention, Mitte- rand!\u201d avait-il lancé le 3 août.Quinze jours plus tard, le ton n'a guère changé: il est encore celui de la mise en garde.Menace imprécise, rodomontade, plus que mise en demeure (\u2018Vous allez voir ce que vous allez voir!\").Mais menace tout de même.Pourquoi un tel accès de fièvre?Pourquoi un si beau cadeau fait à la droite empressée comme jamais d'exploiter le moindre différend entre les adversaires?Une fois de plus les sceptiques brandissent le spectre de la rupture entre socialistes et communistes.Pierre Beregovoy, chef de la délégation socialiste aux réunions d'actualisation du programme commun, feint de croire que le Parti communiste s'apprête à \u2018changer de stratégie\u2019, en d'autres mots à changer d'alliés et finalement à renoncer au pouvoir.Mais dans ce climat de dramatisation ex- Photos AFP trême, il faut faire la part de la tactique des uns et des autres.François Mitterand en tout cas prend bien soin de ne pas succomber à la tentation des excès de langage.Terré dans la petite ferme qu'il possède dans le sud-ouest de la France à deux pas de l'océan, il est avare de paroles.Aux débats internes de la gauche il semble d'ailleurs préférer les idées générales: il ne s'est pas fait prier pour répondre le 13 août l'invitation de son ami Mikis Teo- dorakis qui organisait en Crête un débat sur le thème de \u2018Socialisme et Culture\u201d.Mais ce n'est qu'apparence: attentif aux Mmoin- dres péripéties de la politique parisienne, le leader de la gauche sait qu'il convient de ne pas être trop bavard pour être écouté.De temps en temps il accepte donc de rompre le silence pour se livrer à des considérations détendues à la manière de Roosevelt, au coin du feu sur la santé d'une gauche qui ne va pas si mal g\u2019'e ça: avec humour, il exprime seulement le regret sibyllin que certains confondent les divergences qui existent et celles qui n'existent pas\u2026 Après avoir raté le pouvoir de si peu (5,5% des voix en 1974) François Mit- terand s\u2019interdit de jouer le rôle d\u2019un chef de parti comme les autres.Pour mieux mettre, au moment qu'il choisira lui-même, un terme aux polémiques actuelles, il ne s\u2019y mêle pas directement.|| se veut à la fois chef et arbitre, il souhaite rester le symbole de l\u2019union, père au-dessus de la mêlée.La défense Pourtant, ce qui oppose aujourd'hui socialistes et communistes, c'est un sujet capital: la politique de défense et, à travers elle, l'ensemble de la politique étrangère.Au printemps dernier, le Parti communiste qui avait jusqu'alors combattu avec la plus farouche détermination la bombe atomique française a effectué l\u2019un des tournants les plus spectaculaires de son histoire en devenant soudain l'un de ses partisans les plus zélés.Divisés mais favorables dans leur majorité à l\u2019élabora- François Mitterand, premier secrétaire du Parti socialiste de France, et Georges Marchais, secrétaire du Parti communiste français.tion d'une nouvelle politique de défense - plus responsable, disent-ils - les socialistes semblent eux aussi ne plus vouloirjeterla bombe atomique aux orties ainsi que le programme commun le prévoyait en 1972.Reste à préciser les conditions d'utilisation éventuelle de l\u2019arme nucléaire.Et dès qu'on entre dans les détails tout se gâte.Les communistes estiment que \u2018le président de la République dispose d\u2019un pouvoir exorbitant en étant seul maître d\u2019appuyer sur le bouton\u201d et ils prônent la collégialité de la décision.Les socialistes n'ont pas de mal à leur rétorquer qu'une arme de dissuasion perd toute raison d'être si son utilisation doit être décidée par les représentants de plusieurs partis réunis en conclave.Les socialistes affirment également pour leur part que les fusées françaises doivent rester pointées vers l\u2019Europe de l'Est, puisque la gauche ne songe pas à sortir de l'AI- liance atlantique.À quoi Georges Marchais répond que la France socialiste auraun bien étrange visage si sa défense n'est tournée vers aucun pays capitaliste.Ces problèmes de défense débattus au grand jour avec plus ou moins de sérieux et avec des hypothèses d'écoles pour le moins téméraires prêteraient à sourire si l\u2019enjeu n'était pas aussi considérable.Chacun sent bien en effet que le pouvoir politique réel passe par le pouvoir de décider de la guerre et de la paix.Le chef de l\u2019Etat français qui ne disposerait pas de ce pouvoir-là serait un président fantoche.Chacun sait aussi que la direction vers laquelle seront les fûts des fusées stockées en Provence renseignera mieux sur la politique étrangère de la France \u2018'socialiste\u2019 que les plus belles déclarations démocratiques.Un référendum Mais ces débats surgissent malencontreusement au sein de la gauche au moment méme ou une grande partie de la jeunesse se reconnait dans la lutte que les écologistes mènent contre le nucléaire.Les affrontements violents qui se sont produits devant la centrale nucléaire de Malville ont récemment bouleversés l'opinion.L'heure est donc fort mal venue pour discuter de l\u2019utilisation de la bombe atomique.Conscient de ces difficultés, François Mitterand propose que le futur gouvernement de gauche organise un référendum sur la politique de défense.Wolinski, maoïste de mai 68 devenu communiste et dessinateur sans pitié, résume dans une caricature féroce à la première page de L'Humanité l\u2019attitude du leader socialiste.On y voit celui-ci sur une plage interrogé par un journaliste: \u2018M.Mitterand, que pensez-vous de la force nucléaire française ?- On pourrait faire un référendum.- Et que pensez- vous du référendum?-Ily a le pour et le contre\u201d.La- dessus peut-étre un atout politique: les dirigeants du Parti socialiste aimeraient bien s\u2019attacher en méme temps les faveurs des électeurs partisans de l'armement nucléaire et ceux qui y sont hostiles.Les communistes de leur côté espèrent gagner des nouvelles voix gaullistes en se livrant à une surenchère nationaliste et en redécouvrant les vertus de la défense \u2018tous azimuts\u201d chère au général De Gaulle.Les questions sociales et économiques Les problemes de défense ne sont pas d'ailleurs les seuls sur lesquels le PC et le PS ne sont pas encore parvenus à se mettre tout à fait d'acocrd.Reste notamment en suspens la question de nationalisation (faut-il oui ou non nationaliser toute la sidérurgie?), le salaire minimum, l'éventail des salaires, l'impôt sur les grosses fortunes, etc.Mais au cours d'une réunion du sommet prévue pour la mi-septembre, les trois leaders de la gauche établiront la version nouvelle et définitive du programme commun.Celle-ci comptera cinquante pages de plus que la version originale.Ce qu'il perdra en éloquence et poésie, il le gagnera, dit-on, en précision et réalisme.Car personne n\u2019en doute vraiment: quelles que soient les divergences au sein de la gauche, on trouvera bien 14\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 (suite de la page 13) finalement le moyen d'en venir à bout par quelques- unes de ces formules de compromis dont les vieux partis ont le secret.Jusqu'à l'ultime seconde des négociations, les uns et les autres chercheront à imposer leur point de vue selon les règles d'un marchandage très savant.Echaudé par les \u201cleçons\u201d de l\u2019histoire et .par les exemples de tant de \u201ctrahisons\u2019 des sociaux- démocrates d'autrefois, le Parti communiste veut tout bonnement obtenir au- jourd\u2019hui, noir sur blanc, le plus d'engagements concrets possible de la part des socialistes.De l'orage dès cet été.Mais un orage pour nettoyer le ciel.Moins sérieux qu\u2019il ne semble Parce qu'il est trop tard pour reculer, il serait absurde de prendre les querelles intestines de la gauche trop au sérieux.Elles expriment bien sûr des divergences très profondes que la pratique du pouvoir ou l\u2019épreuve de la défaite feront resurgir en 1978.Mais elles ne portent guère atteinte à l'alliance électorale signée autour du programme commun.Les Français d'ailleurs ne s'y trompent pas.D'après un sondage publié mardi 16 août par le quotidien Le Matin, 54% d'entre eux affirment être disposés à voter pour la gauche, contre 46% pour la droite.Malgré les cris, les colères et les équivoques qui subsistent dans son programme, la gauche fait mieux que consolider ses positions, elle les améliore.Sans doute les électeurs sont-ils plus sensibles à la nouvelle augmentation du nombre des chômeurs enregistrée cet été (il y a désormais un million trois cents mille demandes d'emploi insatisfaites en France selon les chiffres officiels) qu'aux derniers avatars d\u2019une vieille polémique à propos d'un avenir irréel comme un conte de fée.Mais en mars 1978 voter à gauche ne sera pas seulement voter contre la droite, ce sera aussi engager la France dans une expérience politique sans précédent.En somme il reste huit mois aux électeurs de gauche pour s'habituer à leur audace.A moins qu'ils ne préfèrent secrètement aller au pouvoir les yeux fermés\u2026 *Le titre est du JOUR e Impasse en Afrique Est-ce la faillite des diplomaties occidentales?Une vieille amitié s\u2019est depuis longtemps nouée entre Africains et Québécois.Aussi voyons-nous avec inquiétude monter les menaces.Solidarité Québec-Afrique Le Québec, qui a retrouvé les chemins de son identité, de sa croissance et de ses libres choix, est spontanément solidaire de l'Afrique, celle de l\u2019authenticité et du développement.De plus, grâce à une langue commune, nous participons avec l'Afrique francophone à une coopération prometteuse: éducative et culturelle, scientifique, technique et économique.Par le Commonwealth, le Québec se reconnaît également des liens particuliers avec l'Afrique de tradition anglophone.Il souhaite tout naturellement que l'Afrique tout entière assume la responsabilité de ses affaires et de son développement et cela, si possible, sans déchirement violent, sans intervention extérieure tendue.Mais les pronostics ne sont guère favorables.Les diplomaties s\u2019effilochent En Afrique australe, la diplomatie anglo- américaine menace de se défaire.Elle visait essentiellement à la solution pacifique des problèmes du Zimbabwé (Rhodésie), de la Namibie (Sud-Ouest africain) et de l\u2019Afrique du Sud.Les difficultés sont énormes.En Rhodésie, une minorité coloniale s'accroche au pouvoir, sous un leader dont l\u2019habilité tactique égale l\u2019aveuglement stratégique.En Namibie, en Afrique du Sud, une minorité blanche persiste dans la névrose raciste la plus enracinée.Du côté africain, on affirme volontiers qu'il n\u2019y aura de solution que violente.Mais on mesure les risques qu'engendrerait la Photo CP guérilla à outrance.Porte ouverte aux interventions de puissances non- africaines.Affrontements, éventuellement guerre civile entre factions nationalistes, notamment au Zim- babwé.Coups durs portés à des économies assez avancées.Aussi était-on prêt, maigré beaucoup de scepticisme, à laisser un peu de temps la bride au cou aux diplomaties occidentales.La stratégie de Kissinger n\u2019était pas sans mérite.Son concept premier était de viser un problème à la fois: Rhodésie d'abord, ensuite Namibie, puis éventuellement Afrique du Sud.(Certains diront, avec raison peut-être, qu'il eût été plus logique de commencer par la Namibie, qui présentait Le président Carter: une s moins de difficulté).Deuxième élément: traiter l\u2019Afrique du Sud comme un partenaire pour résoudre les impasses rhodésiennes et ensuite namibiennes.Il faut reconnaître à cette stratégie toutes sortes de mérites, sauf le succès.Les divisions entre nationalistes africains, la mauvaise tratégie différente volonté de Smith menèrent rapidement au cul-de-sac les négociations de Genève.Au bord de la faillite On en est venu graduel- - lement sous Carter à une stratégie assez différente.On agit sur tous les fronts à la fois.Pour la Rhodésie, on n\u2019envisage plus une solution négociée, mais une nouvelle formule britannique, a prendre ou a laisser.Pour la Namibie, on lance une initiative de cinq membres du Conseil de sécurité, dans l'espoir que ce territoire puisse devenir indépendant dans des conditions négociées, acceptables à la communauté internationale.Quant à l'Afrique du Sud, la doctrine Carter sur les droits de l'homme lui est nettement signifiée: sans évolution vers une société égalitaire, vers la règle de la majorité, ce régime ne peut s'attendre qu'à une hostilité durable des Etats-Unis.Admirable dans son contenu, cette nouvelle politique a peut-être pourtant l'inconvénient de mener à une confrontation rapide.En effet, pour Kissinger, la clé était en Afrique du Sud.Le président Vorster devait logiquement souhaiter que l'avenir du Zim- babwé et de la Namibie se règle à l'amiable.D'abord il y gagnerait du temps.Et puis, mieux valait pour lui, autour de son pays, une ceinture d'Etats pacifiques plutôt que de territoires radicalisés par de longues guérillas, déchirés peut- être par des guerres civiles, ruinés économiquement, profondément dépendants d'intervenants extérieurs comme l'URSS.Donc les diplomaties occidentales pouvaient compter sur une coopération sud-africaine tant qu'il s'agissait uniquement des territoires adjacents.Mais quand Carter met directement en cause l'Afrique du Sud, Vorster se rebiffe et cesse d'exercer toute pression utile sur Smith en Rhodésie.Avec l'agilité simiesque qu'on lui connaît, Smith s\u2019ingénie à exploiter cette situation.I| écarte les propositions britanniques et se cherche des alliés africains en Rhodésie.Or l'Organisation de l\u2019unité africaine, en reconnaissant le Front patriotique comme véhicule des aspirations du Zimbabwé, a rejeté d\u2019autres leaders africains dans les ténèbres extérieures c\u2019est-à-dire dans les prés de Smith: c\u2019est ceux-là qu\u2019il courtise.À moins d'une relance convaincante de la diplomatie anglo- américaine, la compression règne en Rhodésie.C\u2019est l'impasse.En Namibie, la diplomatie des Cinq dépend de la volonté de coopération du mouvement nationaliste SWAPO, des Nations-Unies et de l'Afrique du Sud.Au mieux, équilibrisme difficile, qui peut devenir écartèlement.Ici encore, ça sera peut-être bientôt l'impasse, si l'Afrique du Sud en décide ainsi.De toute façon, quoiqu'il advienne à la longue de la Rhodésie et de la Namibie, on n'éludera pas le pro- bleme d'Afrique du Sud, infiniment plus difficile.Le régime, qui écrase à pré- sentla majorité par la force, saura-t-il évoluer?Tout fait craindre que non.Ainsi, tôt ou tard, les Etats occidentaux devront remettre en cause leurs rapports avec l'Afrique du Sud, y compris leurs rapports économiques, pour lui imposer les solutions dont elle serait incapable.Ainsi s'annonce une longue et pénible agonie des racismes en Afrique australe, qui pourrait compromettre les rapports de l'Occident avec l\u2019Afrique et exposer celle-ci à des interventions extérieures plus faciles à déclencher qu'à terminer.!| n'en demeure pas moins que ces racismes sont des espèces maladives et dépassées, des fossiles politiques de demain.Afrique déchirée Encore s'il ne s'agissait que de l'Afrique australe.Mais les conflits et les clivages semblent se muiti- plier.Le Zaire a montré récemment combien vulnérables pourraient se révéler bien des régimes a la moindre poussée de |'extérieur.Algérie, Maroc, Mauritanie demeurent figés dans le conflit sahraoui.Accrochages libyens avec le Tchad, la Tunisie; avec l'Egypte, presque la guerre.La corne de l'Afrique est dans la plus incroyable tourmente.Ethiopie, Djibouti, autour de quoi s'agitent la Somalie et les rebelles érythréens; et plus loin le Soudan, l'Egypte, l'Arabie séoudite; et plus loin, mais plus dangereuses, les grandes puissances.Afrique déchirée qui pourèêtre elle-même, risque de se diviser, pour s\u2019appartenir risque de s'aliéner.Mais, l'Afrique dispose d'une grande ressource, avec laquelle il faut compter: une admirable facuité de composer ses différends, une volonté profonde de les résoudre à sa façon, à l\u2019africaine.Voilà sur quoi tablent ses amis.La roche Ursule me | iong fri de dx fout lego veut tous qui ana - sage tri dpi sant tente : Ton ; Aus sia auto prés fév ses lonis par mis ami Quel fer ¢ , som \" fait - Com ; dep Car trait ong Etat Falen vert \u201cMen En Eta.Gere Nelé Mien, Sali; = Te Conti Shay j Sence : le i lity long i leu h big ly ty Soong tng; Ming Sty WU Qu 00g gy, 2 Nani Pas le or, Le dy if Le TE à Waly Br Tout On.Ang 3 ls occide.'emettre en Dports aye; cum économ- Doser es Co iSong pénible i sen igus | pourrait es rapports ie Afrique pci des ilies fl déclenche Il nen ge nS que ces des espèces dépassées, diques de hire \u2014\u2014L e s'agissait Je australe elle À it se mull montré re À pon vine tl ul ines 3 1 op deo fae, May rent ges + sahradol perse | sise: avé jlaquêrf Afrique RE op, de que Chronique Tiers-Monde par Abdelkader Benabdallah Pressentant une vague de mécontentement et d'exaspération un peu partout dans le Tiers-Monde, le gouvernement américain veut se faire conciliant avec tous: H s'empresse de négocier le nouveau statut du canal de Panama, il envisage des négociations entre Arabes et Israéliens en dépit de l'échec retentissant de Cyrus Vance, il tente de trouver une solution au problème d'Afrique Australe, il incite les pays asiatiques modérés à s'unir autour du Japon pour se préserver des inévitables révolutions.Bref, il prend ses dispositions.Le canal de Panama, colonisé pendant plus 74 ans par tes Etats-Unis, a été remis au gouvernement pa- namien.D'aucuns diront que le Panama vient d'hériter d'un \u2018\u2018cadeau empoisonné\u2019 et qu'il aurait mieux fait d'attendre que la conjoncture lui soit favorable pour mettre réellement les Américains à la porte.Car dans leur nouveau traité avec le Panama concernant le canal, les Etats-Unis \u2018\u2018conserveraient leur pouvoir d\u2019intervention militaire advenant une menace quelconque\u201d.En d'autre terme, les Etats-Unis refusent encore de reconnaître la souveraineté du territoire pana- mien.Une telle situation ne saurait donc durer longtemps.Mais c'est surtout dans le continent asiatique que les Américains s'empressent d'entreprendre leur \u2018\u2018retrait stratégique'\u2019'.Leur présence physique ici étant de plus en plus mal supportée, ils tentent de créer des \u2018\u2018ententes régionales\u2019 entre leurs \u2018\u2018pays-clients\u2019\u201d\u2019 et par le biais desquelles ils voudraient intervenir dans ce continent où leurs intérêts économiques sont encore considérables.C:est du moins dans cet esprit que s'est tenu le 6 août dernier à Kuala Lumpur, (Philippines) le deuxième sommet de l'ANSEA (Association des Nations du Sud-Est asiatique), regroupant cinq pays membres (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour et Thaïlande) ainsi que trois pays développés de la région: le Japon, l'Australie et la Nouvelle- Zélande.D'inspiration américaine, l'ANSEA se veut une organisation économique régionale.Elle a été créée en 1967 pour renforcer les liens économiques et politiques entre les pays asiatiques pro-américains.Mais elle n'a jamais trouvé bonne presse dans le Tiers-Monde où elle est toujours qualifiée d\u2019\u2019\u201dorganisation militaire téléguidée par les Américains\u201d.Les Etats-Unis possèdent, il est vrai, dans certains de ces pays des bases militaires à partir desquelles, il n'y a pas si longtemps, ils ont agréssé les peuples d\u2019Indochine.C'est sans doute pour effacer ce mauvais souvenir que les pays de I'ANSEA ont voulu manifester au cour de leur derniere réunion un certain esprit de réconciliation avec les pays voisins d'Indochine et ont déclaré vouloir oeuvrer pour la \u2018neutralité\u2019.Ils s'aperçoivent aussi que les pays socialistes asiatiques, loin de s'isoler, s'intègrent fort bien dans la familie du Tiers-Monde ou ils sont très bien accueillis et où ils trouvent de nombreux avantages tant du point de vue diplomatique qu'au niveau économique.Au lendemain de sa victoire sur l'agresseur américain, le Vietnam a, on s'en souvient, bénéficié d'importantes livraisons gratuites de pétrole de la part de certains pays progressistes arabes.Cette aide fournie sans publicité, ni tapage a été d'un précieux secours pour l'économie de ce pays dévasté par vingt ans de guerre.Pour ce qui est des pays de l'ANSEA, ils viennent de recevoir une aide financière des trois pays riches de la région (Japon, Australie et Nouvelle-Zélande) qui espèrent ainsi les soustraire du \u2018syndicat des pays du Tiers-Monde\u201d où l'on exige de plus en plus des droits et non de l\u2019au- mone.L'Indonésie, pays pétrolier membre de l'OPEP, intéresse au plus haut point le Japon qui voudrait se doter d'une source d'approvisionnement sûre au cas où le monde arabe dans son conflit avec Israël décide encore une fois de fermer le robinet du pétrole.Il espère aussi modérer, par le biais de ce pays, les décisions de l'OPEP en matière d'augmentation du prix de l'or noir.Mais en décidant de soutenir financièrement les pays de l'ANSEA, le Japon ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande visent sans doute à empêcher que ces pays ne tombent dans le camp socialiste car les conditions s'y prêtent de plus en plus.Le chômage touche un nombre sans cesse croissant de gens du fait notamment des mesures protectionnistes tarifaires dans les pays occidentaux; et la politisation des jeunes rend encore plus intolérable et plus révoltante cette situation de crise dont la solution ne peut être apportée par une quelconque aide occidentale aussi importante soit-elle.L\u2019Asie ne veut plus être l\u2019éternelle \u2018\u2018assistée\u201d, elle veut prendre son destin en main et compter sur elle- même.À ses problèmes économiques, elle ne voit qu'une seule solution adéquate: la mise en place d\u2019un Nouvel Ordre économique qui empêcherait l'Occident de continuer à piller le Tiers-Monde.Le dernier sommet des pays de l'ANSEA n'est en fait qu\u2019une manoeuvre des Etats-Unis en vue de décharger sur le Japon, l'Aus- milles D tralie et la Nouvelle- Zélande une grande part de leur rôle de gendarme dans cette région.Cette stratégie, qui avait été tracée par Kissinger, est aujourd'hui mise en application par le gouvernement américain dans chaque continent du Tiers-Monde, mais son efficacité est fort douteuse car en utilisant ainsi des \u2018\u2018pays-mercenaires\u2019\u2019 les Etats-Unis ne seront jamais aussi bien servis que par leurs propres \u2018boys\u2019.Au Panama et en Asie une victoire vient d\u2019être ainsi remportée par le Tiers-Monde: désormais l'ère de l'intervention directe est révolue.Une nouvelle preuve que le temps joue en faveur des peuples opprimés d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine.Il ne reste plus aux puissances impérialistes qu\u2019à continuer à lâcher du lest, encore du lest et toujours du lest\u2026 jusqu'à ce que justice soit rendue aux peuples du Tiers-Monde.Région Jindiquée 4d v7 aA a Jd Une vie de chien en prison Le directeur d'une prison près de Catane, en Italie, a été touché par la fidélité d'un chien eta autorisé son incarcération.pour qu'il retrouve son maitre.L'homme avait été séparé de son compagnon le jour de la fête des rois où il avait été arrêté pour ivresse et port d'arme prohibée.li avait été condamné à un an et demi de prison par un tribunal des flagrants délits.Depuis cette époque, son chien se tenait en permanence devant la prison essayant d'y entrer chaque fois que la porte s'ouvrait.Il pourra désormais voir son maître tous les jours pendant son heure de promenade.eee Une chaussure révolutionnaire pour les Allemands AFP) \u2014 \"Avec elle, on réussit les tirs les plus vicieux\u201d, a déclaré le capitaine de l\u2019équipe R.F.A.de football, Franz Becken- bauer, parlant de la nouvelle chaussure qui équipera désormais l\u2019équipe ouest-allemande.Cette chaussure en cuir de kangourou recouverte sur les côtés de revêtement à aspérités, doit permettre de donner au ballon les effets les plus inattendus et constitue une arme redoutable dans les tirs arrêtés.Les maladies dans les lignes de la main (AFP) \u2014 En analysant les anomalies relevées dans la paume des mains d'enfants en bonne santé et d'enfants leucémiques, deux praticiens australiens de l'hôpital infantile de Sydney, en sont arrivés à la conclusion que certaines affections de l'homme pouvaient peut- être être décelées dans les lignes de la main.Ce serait la chiromancie appliquée à la médecine, en somme.C'est le très sérieux \u201cLancet\u201d, le journal médical britannique qui rapporte les résultats des travaux des deux savants australiens.Ceux-ci ont retrouvé dans les mains des enfants malades des constantes qui n\u2019existent pas ou presque pas chez les enfants sains. par Alain Pontaut photos de Guy Turcot L\u2019annonce que Radio-Québec Æommencerait à diffuser à Hull lundi dernier a fait resurgir les questions que pose chroniquement la décentrali- .sation, ou, si l\u2019on veut, la régionalisation, des activités de cette télévision publique québécoise qu\u2019est ORTG.L'ouverture officielle du poste de Hull, c\u2019est pour plus tard, probablement courant septembre.Radio- Québec a pourtant décidé de diffuser dès maintenant, et sans tapage publicitaire, de façon à résoudre en cours de route, et en tous cas avant I\u2019 inauguration officielle, les difficultés éventuelles d\u2019ajustement et de rodage.On se souvient en effet que Radio-Québec a récemment acheté le studio, le transmetteur et l\u2019antenne de CFVO- TV, cette première station de télévision coopérative qui, après avoir fait naître beaucoup d\u2019espoirs, a finalement fait faillite il y a cinq mois.On sait à Hull que Radio- Québec, avec l\u2019aide du gouvernement, s\u2019est porté acquéreur de CFVO-30 pour la somme, relativement peu élevée, de $540, 000, mais l\u2019on apprécie moins que l\u2019Office québécois affirme ne pas avoir en outre les moyens d\u2019organiser la production de programmes locaux.Les anciens employés de CFVO en sont fort déçus, qui espéraient être réemployés à Hull même par Radio-Québec.Cette polémique rouvre le débat: la mission de 'ORTQ consiste-t-elle seulement a produire a Montréal, en envoyant éven- tuellementdes animateurs de Montréal dans les régions, ou bien à faire aussi en sorte que les régions elles-mémes créent, produisent, s\u2019organisent de façon autonome?Il y a donc, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019Ou- taouais ou des sept autres régions administratives du Québec, ce problème de la régionalisation du potentiel producteur de Radio-Québec, comme il y a le problème de l\u2019actuelle et future politique de programmation de l'Office, le type de télévision qu\u2019on veut y faire, la concurrence, ou au contraire la _complémentarité, la cote d\u2019écoute, les moyens de rejoindre la population, etc.Pour discuter de tous ces problèmes, Le Jour a rencontré M.Claude Sylvestre, qui, après une longue et prestigieuse carrière à Radio-Canada, est entré à Radio-Québec le 1er avril dernier à titre de directeur de la programmation.Avant d'aborder les grands axes de celle-ci, M.Sylvestre fait l\u2019historique des conceptions et des propositions de Radio-Québec en matière de décentralisation.Un scénario rejeté Il y a déjà longtemps que Radio- Québec a établi un plan triennal à ce sujet, une projection d\u2019implantation régionale qui embrassait les années 1977-78, 1978-79 et 1979-80.Ce scénario de développement avait été remis au gouvernement du temps où M.Hardy était ministre des Communications.On se souvient qu\u2019il l\u2019a rejeté et que c\u2019est resté lettre morte.\u201cCe scénario avait pour objet de doter RadioQuébec d\u2019un réseau d\u2019antennes lui permettant de couvrir tout le ter- ritoire québécois, etnon pas un secte extrêmement limité comme a jourd\u2019 hui.Après tout, Radio-Québe est à tous les Québécois.Des comité régionaux temporaires avaient ét\u2018 formés à la suite de la tournée du Pri sident Yves Labonté et des audience publiques qui avaient eu lieu dans le huit régions du Québec.On jugeait q Radio-Québec devait être en mesud de répondre aux aspirations, aux bi soins, aux priorités de chacune des r gions sans que tout, à chaque fois, dd cisions, productions, vienne de Moy tréal.Ce scénario a donc été rejeté.\u201cDepuis le nouveau gouverneme on a décidé, selon les moyens dispors bles, de privilégier deux régions dan fl cette amorce de décentralisation: l\u2019O4 taouais et l\u2019Abitibi.C\u2019estle premier nistre qui l\u2019avait d\u2019ailleurs annoncé lo de sa visite à Radio-Québec et c'e dans cette perspective que fut acheté l\u2019antenne de CFVO à Hull.\u201cCette politique ne pouvait faire a trement que d\u2019avoir des débuts mode: tes.On a donc implanté huit burea bis { régionaux, étroitement liés à nous, on a établi que, dans une première d ul pl {fe A fl ug ben 5081 C ol pion! marche, chaque région produirait jui demi- heures par saison, ce qui fixe à ; jrs demi-heures par saison la producticéif! régionale.Cela veut dire que les bi reaux régionaux décident entièremei du contenu, prévoient l\u2019embauchi produisent comme ils l\u2019entendent.O leur assure naturellement tout l\u2019appu nécessaire mais on préserve intégra|- lement l'autonomie de leur productiois|; bik 8h, gion, fide Ji 08 dues Personnellement, je vous assure qu'd fl ne me viendrait pas à l\u2019idée, sauf évehw! nement extraordinaire, de mettre u véto sur quelque émission ou part d\u2019émission que ce soit en provenan de ces bureaux de production.La cuisine et la véranda D'accord, c\u2019est peu et on cong fort bien que les régions soient décue lb Même s\u2019il y a des rencontres fréque tes des présidents régionaux avec ||| PDG de Radio-Québec, même si leurs demandes sont précisément étudiée# c\u2019est vrai que la régionalisation, c\u2019es plus que ça.Il faudrait d\u2019autres typ de collaboration: il faudrait au moin: par exemple, que toute la programme tion de la maison soit pensée avec ce représentants des diverses parties dj} pays.\u201cMais déjà, et comme il n\u2019y a pas el d\u2019argent supplémentaire, on a pris st.le budget courant pour réaliser ce dé but de régionalisation.On a eu une aidi gouvernementale pour acheter CFVd' mais il est clair que nous ne sommet: pas encore en mesure d\u2019entreprendri) le vrai développement régional.Le( gens de Huli sont déçus de ça, ça s comprend.Mais on ne peut pas tout d suite démunir et risquer de désorgan'| ser une affaire aussi jeune et qu \u2018pars eue, Him ques \"Vrain eur | ul Hs \u2018Task , sil, \u201cmain Fappé à sus commence à se structurer productivel|i ment, à marcher bien, \u2018au profit d\u2019un{; extension qui s'avérerait dangeret sement prématurée: on ne peut pa mettre la hache dans la cuisine pour s{ donner les moyens de construire un4| { petite véranda ailleurs.\u201cIl y a aussi l\u2019expérience mondial] qui incite à être prudent en ce domain on connaît bien peu de télévisions dan le monde qui aient vraiment réussi C4 processus de décentralisation.On né i ; ec hag to , Vienne h done \u20ac of tin 3 2 Wingy Ton eut régi a LET ES Ely hu bag nl ls à LU UE rion On produing| On Ce Qui 0 [2 pode die que ng, dent entière ent {embany $ l'entend ment boul [ym IESE iy leur prod Vous assure l'idée sal e, de metie sion ou put it en provenad oduetion \u2014 véranda \u2014 su el on cr 1 sointééh contes ri goreut at c, même sient sement élu eli jt d'autres udrait av gla progam penséeaié oe pt pe Ina je, 00 4B 1 réaliser Ona gun Ir hee ous fe SP doter if gor sébf, pu ord 518 June © d pres pot \\ al aa on né pate or) aus PE se ms Radio-Canada: ces stations, comme Ottawa, implantées à coups de millions et qui ne produisent presque rien, avec toutes les structures de direction de la maison-mère qui se reforment dans les organigrammes souffiés de la station locale.C\u2019est tdut ce peut faire.\u2018Ge qu'il faudrait, ¢\u2019 est \u2014 d\u2019au- j tres mécanismes.Mais c'est aussi un ¢ : mode de décentralisation qu\u2019un ser- : + vice public véritable, et véritablement : imprégné de la pensée des gens: qui ; représentent l'existence, ta réalité vécues dans les régions.Un lieu central § et ouvert où 'on s\u2019asseoit avec des gens pour penser la programmation, stade actuel, on ne veut pas se meftre.a ; bâtir des centres de pe Et de dé avant de posséder les moyens et de dftermj- ner comment les utiliser.\u201cCe qul peut justifier opti ig c'est que le gouvernement actuej favorabie à la philosophie de nos sc narios de développement: les déclarations du ministre O'Neill l\u2019ont confirmé.Et, bien sûr, si on a à engager quelqu'un, un concepteur, un caméra- man, pour une émission dans une région, on va donner la priorité aux candidats de la région, mais c\u2019est, hélàs, tout ce qu'on peut faire.À Hull, dans des réunions, les gens nous ont dit: \u201cC\u2019esttrop peu, ça ne ressemble à rien.Ce n'est pas 3 demi-heures par saison que nous voulons faire, c\u2019est 3 heures par semaine!\u201d !l faudrait se rappeler que, après avoir produit des émissions éducatives en vase clos pendant quelques années, Radio-Québec n\u2019a vraiment débouché sur l\u2019antenne (3 heures par jour), et sur la production publique, qu\u2019en janvier 1975.Ce n\u2019est pas assez vieux pour songer à une vaste expansion immédiatement possible.Par rapport aux 3 heures par semaine réclamées par une seule région, rappelons qu\u2019actuellement nous diffusons au total 28 heures par semaine, Pn Pe -\u2014 ew veut pas non plus refaire les erreurs de | dont 7 heures seulement (exactement nat ware a mois seulement avarit la ferme- F0 a du HUM rats, LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201417 LY \u201cYR Ww 7,2) de production originale.Etre présent à à l\u2019événemght& + Parlons de atte prdgrammation.» Vous êtes entré à Radio-Québec pour la diriger, ce quiveut dire sans doute la transformer, le ter avril 1977.re annuelle du mois de juillet.La ; ; grille horaire débutant le 18 septembre _ 1977 était établie avant mon arrivée, ce ; qui n'empéchait pas} qu\u2019on pütsee tra- Lu I vailier:sur le détail, la tepehser méme ni i partiellement, jad noler.D'abord tm RAT #4 hy \u201ci tallait tre beaucoup plu \" 2 : fontif b la couvértirg des up a hel nements, Il était par En curieux 1 a pertes ns du Sndvemb a lo Québes chaistsse - passer g sofp-14 gné à asso ou «lor jouets; 3 gut Ma probable e it plei ditoire popula ih ei a i st pas question de ouvir Flas ii i la desévénements dorit he t peut pag étre.abs H s'a gisse de fetes d 24 yb Gi ip 69 bel .économique de l'import eluf | § qui a eu lieu à La Malbaie.ne, qu a de tels événements, pour Radio- Québec, c\u2019est une bonne alternative aux chaînes conventionnelles.On n\u2019a pas les contraintes qui leur sont imposées par les feuilletons ou d\u2019autres émissions régulières.On peut ainsi couvrir sans difficulté, et de façon exclusive, les débats de la Commssion parlementaire sur la langue, par exemple.4\u201c \u201cDésormais, Radio-Québec est donc, plus sensible aux événements qui ont un impact particulier sur la commus * nauté.Le lundi soir, à raison de trois- lundis par mois, une émission d\u2019une - heure sera consacrée aux affaires publiques: on va analyser un événement, .le décanter, greffer une réflexion sur, par exemple, la publication d\u2019un livre: blanc sur le référendum, ce que, auparavant, les cadres de la grille ne nous- permettaient pas de faire.On le fera en Etats-Unis, if télédiffuseurs.Je dirais quel\u2019 avenir est probablement de notre côté, à condi- Radio-Québec une télévision de service public pour les Québécois.5 ** see Gal pee Trois gentres hr En ce qui concerné la programmation future, j'ai mis sut pied un comité de programme compasé de réalisateurs, de recherchistes, de -concep- + teurs visuels, de chefs de service, de représentants régionaux.Il est un peu tôt pour en juger: la première\u2019 session > véritable.de travail s\u2019est tenue il y a Ne toute objectivité: en n'étant pas plus.quelques jours.On va programmer sensibles à priori aux positions du gous \u201cpour septembre 1978 et ce ne sera pas vernement qu\u2019 à d\u2019autres points de vue.2 une grille en vase clos, Le budget et la Si, par exemple, Trudeau annonçait\u201d diffusion ne sont pas augmentés.On une refonte en profondeur de la conté- joue avec la même ipachine.On peut us dération**btenñ si beaucoup l'améliorer: $ ferons état.a Globalement, est-ce qu\u2019il y a\u2019ties centres d'intérêt qui retiénnent particuliè- * rement votre attention?= : \u201dAu moins trois.D'abord on a: Tonstaté qu\u2019on était beaucoup trop discrets par ve api à la culture et aux arts: le point 4557 j aux problèmes: | i cative qui, a plusieurs fine duèe | 7 i tancé récemment les trois principaux tion qu\u2019on veuille vraiment faire de & on quant ala tameuse-miésion édu-* ca taire, oul, mais l\u2019éducatif, c\u2019est extrémité que par la qualité.Et ça nous em- chose: un championnat de golf aux Bermudes ou des émissions sportives qui s'avèrent si souvent au service du commerce.Qu'il n\u2019y ait pas de commandite à Radio-Québec, c'est énorme comme avantage! Ca nous permet de jouer avec cette souplesse que nous avons et qui est unique.ici, les moyens ne sont pas spectaculaires mais on a des avantages inouïs.D'ailleurs l\u2019impact des autres télévisions peut être grand, cela ne les empêche pas de ressentir déjà le besoin d'aller chercher des moyens différents, moins - xy Claude Sylvestrq de commandite a Radio-Québec, c'est un immense avantage.\u201d : \u201cQu\u2019il n'y ait pas 4 sa .lly a d\u2019une part uñ mandat sco- pêche heureusement de faire autre.mement large.Ca n'est presque délis est rapidement sorti.D'où la nécessité \u201c d\u2019établir:un inventaire vivant dans le _domaineldu jeune théâtre, dé ta musi- \u201cque, des'arts plastiques, etc\u2026 Un autre point d'importance: ta santé.Cette opinion communément admise que les Québécois sont généralement en très mauvaise forme physique.Le problème péut être pris de bier des fa- cons.ll y:a aussi le défi de trouver une façon de parler.d\u2019une certa dance à se regarder le nom trouver peut-être exagérément beau comparé à celui des autres, d\u2019un recul quelquefois vis-à-vis des nouveaux venus, d\u2019une xénophobie relative.Bref des secteurs, comme ça, qui ont été ne ten- abordés, donc des directions 15 JUS SA fginpéraments.prendre.a 1, à te * s'agit pas du tout de chercher à concur- terle 2 ou le 10.I! ne peut pas s'agir de compétition: nous voulons occuper un terrain qui n\u2019est pas couvert.Mais on veut aller chercher de l\u2019écoute, même s'il s\u2019agit parfois de démarches que nous savons à auditoires restreints.Pour cela, il y a la publicité: en ce qui concerne les postes de radio, le budget dont on dispose est assez correct.Sans doute faudrait-il porter plus d'attention à la publicité dans les journaux.Mais il est sûr que plus on ya coller à de gros événements (le 24 juin, le Parlement, les discours du Sommet, etc\u2026), plus il sera loisible de forcer vers Radio-Québec un courant de population.+ .> - er, = \u20ac r 7\u2019 Jeux d\u2019été * érd'hul 8 A L'Eartepsan interne, ilya délémes ne rhäux, il n\u2019y a plus de pion sélection des partit mei laure; les réalisa- He l'antenne, donc se ju- 87 certain patronage pet, les ligee!oo juridiction avec S.produc aur 4 similares, tout cela iientau passé] ily adebonnes ou mauvaisi $ \u2018émissions, it n\u2019y a pas he entiort dé mauvaises émissions.réexemp imple du pastqu\u2019on a fait: la \"couverture des VItèmes Jeux d\u2019été du Québec, qui ont Commencé hier à Sherbrooke, qui vont se prolonger Jusqu'au 28 août et qui suscitent un A \u201cgrand intérêt de la part du public.Ces Jeux, c\u2019estla plus grosse production de l\u2019histoire de Radio-Québec, un événement sportif et culturel capté dix jours, sur place, une heure et demie par jour.C\u2019est le type d\u2019événement qui est fait pour nous, que l\u2019on peut présenter en pleine heure de pointe.Ce serait trop onéreux pour le 10 et Radio-Canada ne le fera pas comme nous.On va faire les Jeux d\u2019hiver à Amos en mars prochain.Des rapports sains Personnellement, pourquoi j'ai quitté Radio-Canada?Je pense, quand je regarde le passé, que je me suistou- jours recyclé à tous les trois ans: c\u2019est toujours le temps que j'ai fait.comme réalisateur, ou directeur des programmes, à Paris, au siège social, ou comme producteur-délégué au début du Format 60.J'ai toujours été un peu mobile, même dans la réalisation.Apres trois ars de Dossiers, je commencais à tourner un peu en rond et il n\u2019avait jamais été exclu dans mon esprit que je décide un jour de couper le cordon ombilical.A condition de continuer a faire de la télévision, et de préférence sur un type ni plafonné, ni décadent, ni fonctionnarisé.Ici, le climat est agréable, dynamique, les rapports sont sains, que ce soit avec Claude Caron, mieux qu'actif, qui en mange, ou Yves Labonté, cultivé, humaniste, président pas manipulé manipulable.C'est parfait.La ligne courte en diable.Dans dix ans, est-ce que je serai assis sur cette chaise-là?Je vous Fai dit, je ne planifie généralement que sur trois ane.Ça dépend des #» 2 SE lt gp ms 18\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 Le déclin des cliniques juridiques Le 28 juin dernier, le conseil d'administration de la Clinique juridique Saint-Louis apprenait avec consternation la décision des dirigeants du Centre communautaire juridique de Montréai de fermer définitivement leurs bureaux situés rue Saint- Hubert, juste au nord de la rue Sherbrooke.Pourtant, depuis sa fondation en 1971, la Clinique juridique Saint-Louis avait fourni, le plus souvent avec un personnel insuffisant, ses services à plus de 6,000 citoyens accessibles à l\u2019Aide juridique.Pourquoi une telle décision alors que ce bureau, solidement implanté au coeur du quartier, desservait admirablement bien une population d\u2019environ 55,000 résidents répartis entre les rues Sherbrooke et Mont-Royal ainsi que Parc Lafontaine et Université?Selon les dirigeants de la Clinique Saint-Louis, la réponse à cette question est très simple.Pas plus que l\u2019ancien gouvernement libéral, l'actuel gouvernement péquiste ne favorise l\u2019existence de cliniques juridiques contrôlées par les citoyens.par R.Laporte Un coup d\u2019oeil en arrière L'actuelle loi d'Aide juridique fut promulguée en 1972 par le gouvernement Bourassa qui ne faisait ainsi que répondre à un besoin de plus en plus pressant des citoyens québécois les plus défavorisés et donc les plus démunis lorsqu'ils devaient se frotter à notre appareil judiciaire.A cette époque, quand on était financièrement démuni, il était souvent impossible de retenir les services d'un avocat et l'injustice qui en découlait saute aux yeux.Avant 1970, il y avait bien ce qu'on nom- maitl'Assistance judiciaire, une sorte de charité offerte par le Barreau québécois à nos \u2018pauvres\u2019, mais cette aide circonstancielle et paternaliste ne faisait que poser des cataplasmes sur les plaies les plus béantes d'une situation injuste et aux racines plutôt sociales et politiques.Situation d'une classe sociale économiquement et politiquement exploitée et complètement défavorisée face à un appareil judiciaire coûteux et complexe.Cette exploitation devait donner naissance à la première clinique juridique contrôlée par les citoyens, celle de la Pointe Saint- Charles et de la Petite Bourgogne, en 1970.Désormais, les résidents avaient les moyens de combattre les saisies illégales, les évictions arbitraires effectuées par des propriétaires peu scrupuleux, les pratiques commerciales frauduleuses et les arrestations injustifiées.Cet exemple joua le role de stimulant pour de nombreux autres groupes de citoyens défavorisés, un peu partout en province, et l\u2019on compta bientôt plus d'une douzaine de ces cliniques.Composés en majorité de gens du milieu, les conseils d\u2019administration des cliniques populaires embauchaient eux-mémes les avocats, définissaient leur role et mettaient sur pied, en collaboration avec ceux-ci, des programmes d'information et d\u2019éducation plus globaux qui.visaient à combattre à sa base même le cancer social dont ils étaient victimes.La loi d\u2019Aide juridique La loi d'Aide juridique, le bill 10, fut la conséquence directe de la création de ces cliniques juridiques.Le gouvernement Bourassa ne pouvait plus se permettre de faire fi du succès d'une telle formule et de ne pas se soucier des besoins criants qui la sous- tendaient.Paradoxalement, l'avènement de la loi devait sonner le signal du déclin des cliniques populaires.En effet, bien que la loi, dans un de ses chapitres, favorise en principe l'existence de cliniques contrôlées parles citoyens, la toute nouvelle Commission des services juridiques préféra une politique d'implantation de bureaux locaux entièrement dépendants administrativement et financièrement et coiffés par des organismes régionaux.La pratique révéla qu'on optait pour une centralisation et une bureaucratisation à outrance.Fait encore plus grave, le bill 10 permettait aux bureaux locaux de référer les citoyens à des avocats de pratique privée s\u2019ils en faisaient la demande.Comme pour l'assurance-santé, on introduisait le principe de la rémunération à l'acte, au profit des avocats de pratique privée.C'était donc l'instauration d\u2019un système parallèle à celui des bureaux locaux et des cliniques populaires où les avocats étaient payés à salaire.Derriere cette mesure, il est facile de voir ie puissant \u201clobbying\u201d corporatiste du Barreau qui voyait d\u2019un très \u201c mauvais oeil l\u2019existence de bureaux et de cliniques où des avocats salariés auraient drainé une part trop importante de ce \u2018nouveau marché\u201d.Les cliniques populaires disparaissent Alors qu\u2019en 1972, on dénombrait plus d\u2019une douzaine de cliniques populaires, on n'en compte plus aujourd'hui que deux; celles de la Pointe Saint- Charles et de Hull.Comme nous l'avons déjà dit, le bill 10 permettait l'existence de cliniques populaires.Cependant, elles devaient se transformer en corporations locales sous condition d'une accréditation délivrée par la Commission des services juridiques elle-même.De façon probablement délibérée, la loi n'établissait toutefois pas, pour l'obtention de cette accréditation, de procédures et de critères bien précis.Le résultat fut que la Commission ne délivra finalement que deux permis: ceux de la Pointe Saint-Charles et de Hull.La toute dernière clinique à se voir refuser son permis et à disparaître fut celle de Saint-Louis.Nous y reviendrons plus loin.Quant aux deux seules cliniques encore existantes, il semble qu'on veuille également les éliminer de la carte, particulièrement celle de la Pointe Saint-Charles, qui a récemment crié au secours, en butte aux tracasseries financières et administratives de la Commission des services juridiques.De .très très sombres desseins La disparition de presque toutes les cliniques juridiques populaires, en l'espace de quelques années, n\u2019est certainement pas l'effet du hasard.Il s\u2019agit clairement d\u2019un plan concerté dont s\u2019est rendu complice l\u2019ancien gouvernement Bourassa mais aussi, de façon apparemment surprenante, l\u2019actuel gouvernement péquiste.Si l'on gratte un peu, il est cependant facile de constater pourquoi.Il y a plusieurs raisons.De façon pratique, il est évidemment beaucoup plus facile, pour la Commission, de gérer une multitude de bureaux locaux financièrement et administrativement dépendants.On garde ainsi toujours le contrôle parfait de l'orientation du réseau.Il en irait tout autrement de corporations gérées par les citoyens.En effet, chacune des cliniques populaires pourrait orienter son développement et son fonctionnement de façon autonome, puisque les besoins des citoyens divergent souvent d'un endroit à l\u2019autre.On risquerait même de se retrouver à subventionner des cliniques \u2018\u2018révolutionnaires\u201d, beaucoup plus orientées vers la défense et la promotion d\u2019intéréts collectifs que vers la traditionnelle et réactionnaire pratique de ia défense, un par un, de citoyens socialement et politiquement défavorisés.Si l\u2019on y pense bien, la solution des problèmes des citoyens admissibles à l'Aide juridique passe beaucoup plus par une réforme en profondeur des structures de notre société.Encore le Barreau?Un autre motif de la disparition graduelle des cliniques populaires est également patent etles chiffres sont là pour le prouver.Pour l'exercice financier 1975-76, par exemple, les cliniques populaires, à l'opposé des bureaux locaux de la Commission, ont référé très peu de cas aux avocats de pratique privée.Pour bien illustrer cette réalité, prenons le cas de la clinique populaire de la Pointe Saint-Charles n\u2019a son budget total d\u2019opération, qui est de $157,390, Pointe SaintCharles n'a payé que $10,030 aux avocats de pratique privée, soit seulement 6% de son budget.Pour les bureaux locaux administrés par la Commission dans la région de Montréal, le pourcentage des budgets affectés aux avocats de pratique privée varie en gros de 20% à 40%.Il y a toute une différence etla raison en est fort simple.Les citoyens ont beaucoup plus confiance dans des avocats qui appartiennent à des cliniques qu'ils contrôlent.Les cliniques populaires ne sont donc pas payantes pour les avocats privés et le Barreau doit probablement effec- tuerun \u2018lobbying\u2019 acharné auprès de la Commission afin que celle-ci abrège l'existence des dernières cliniques populaires existantes.Il est raisonnable de le penser lorsqu'on se rappelle son attitude corporatiste envers l'Aide juridique, la Cour des petites créances et le projet d'assurance-automobile préparé par le ministre Lise Payette.L'actuel ministre de la Justice, Marc-André Bé- dard, n'a encore donné aucune indication de sa volonté de protéger les dernières cliniques populaires.Pourquoi?M.Bédard allègue qu'en tant que ministre responsable, il n'a pas le pouvoir de s'immiscer dans le fonctionnement interne de la Commission des services juridiques.Officiellement, l'excuse est valable.Cependant, il faut se rappeler qu'il a le pouvoir de nommer le président de la Commission et que c'est le président et son conseil d\u2019administration qui dirigentles orientations de la Commission.M.Bédard, s\u2019il favorise l'existence de cliniques populaires et la participation des citoyens au sein d\u2019organismes qui les servent, n\u2019a qu'à nommer à la présidence de la Commission un homme convaincu de ces idées.La chose serait d\u2019autant plus facile qu'il n'a pas \u2018encore remplacé le juge Robert Sauvé qui a quitté, au mois de janvier dernier, la présidence de la Commission des services juridiques pour celle de la Commission des Accidents du Travail.Heureusement, le caucus montréalais des députés du Parti québécois s\u2019est prononcé pour la survie des cliniques populaires et tente avec acharnement de rescaper la dernière disparue, celle du quartier Saint-Louis; en plus de tenter d'éviter l'étranglement de celles de la Pointe Saint-Charles et de Hull.Le député de Sainte-Anne, Jean-Marc Lacoste, doit d'ailleurs organiser d'ici peu une rencontre entre les députés du caucus mont- réalais et les responsables des cliniques populaires.Le temps presse.Prochain article: Autopsie de la mort de la Clinique juridique Saint-Louis.pre ct dom, Wop gg ing | ; Dates Peu À Wong, his i i Chg NE Con i fy èqer les de.5 Po.|m \"NB gg Sable, | 0 de sin, Clomnement Commis ridges l'excusegg Néant, fout Vlal pau 81 1 rs Msn gf président ming.Hs rint mission.M, VOrSe [oxi 06s popula Cation des ein Jorge servent, na à la près mmissionun incu de ces sera dal quilnaps 408 le juge TE vies dernier, ce de la es services rede dels os Accidents tall : Il est rare qu'on puisse choisir son pays.On naît quelque part et on prend habituellement la nationalité du lieu.Or le référendum permettra à tous les Québécois de toutes origines de le faire.Il faut d'abord souligner la générosité du geste: ce sera en effet la première fois dans l\u2019histoire du monde qu'au cours d\u2019une lutte de libération nationale les conquérants, de même que les nouveaux arrivants, auront le privilège de s'associer aux conquis pour déterminer le sort de la nation tout entière.On avait plutôt été habitué à voir les conquis libérés bouter hors du pays les conquérants.Je tiens à le souligner parce qu'on a trop tendance, en certains milieux, à nous accuser de mesquinerie alors qu'au contraire c'est nous qui, parfois, devrions nous accuser de complaisance.Cette générosité est même un peu absurde quand on sait, selon une étude du Toronto Star, que plus de 54% des anglophones du Québec refusent de se considérer comme Québécois.Quand on sait, d'autre part, qu'ils voteront à peu près \u2018 | tous contre l'indépendance du Québec.Quand on sait encore que les Franco- Québécois, pour leur part, au lieu de faire front commun, divise- ! ront leurs forces., Mais c'est là le pari 3 6\u20ac a> js des dépu- éco est i lg Survie pues meme de ibe disp y quarter plus deter Hrangemenl Ja Pointe y de Hoi.Le ;inte-Anné.| post, di ages dl jee gous more use b 0.nt, le cau | | deg \u2014 wma NAF Rr Or EASE EEE (Chaque semaine, Pierre Bourgault explique pourquoi il faut répondre \u2018\u2019oui\u2019\u2019 au référendum.) Si je réponds \u2018\u201c\u2018oui\u201d\u2019 à Québec, c\u2019est qu\u2019elle permettra enfin à tous les Québécois, de quelque origine qu\u2019ils soient, de choisir leur pays.que les indépendantistes ont fait: dégager une vraie majorité parmi tous les citoyens québécois nonobstant le racisme dominateur de la minorité anglophone.Ainsi le référendum placera tout le monde sur un pied d'égalité.Tous les citoyens du Québec, de quelque origine qu'ils soient et quels que soient leurs espoirs, leurs aspirations, leurs craintes, leurs préjugés, leurs appartenances, leurs langues, pourront choisir entre le Canada et le Québec.J'ai déjà entendu certains immigrants affirmer qu'ils avaient déjà choisi le Canada en venant s\u2019installer ici et qu'il n'était pas question pour eux de changer d'option.Or ils auront le droit de ne pas changer d'option et ils pourront de nouveau choisir le Canada, si le coeur leur en dit, tout comme n'importe quel autre Québécois installé ici-depuis cent, deux cents ou trois cents ans.Nous serons également tous sur un pied d'égalité devant l\u2019avenir.Quand les Anglais ou les immigrants nous disent que l'indépendance du Québec leur fait peur, il ne faut pas hésiter à leur répondre qu'elle nous fait peur à nous aussi.Nous partageons la même crainte de l'inconnu et il serait vain de tenter de nous le dissimuler.Je crois, pour ma part, que l'indépendance est la meilleure chose qui puisse nous arriver et je crois pouvoir appuyer cet espoir sur des raisonnements valables mais cela ne m\u2019empêche pas d\u2019en-\u2026 tretenir un certain nombre de doutes, ll faudrait être stupide pour n'en pas avoir.En même temps, il faudrait bien que nos compatriotes anglais comprennent que cette égalité de tous devant le choix de notre avenir collectif.leur commande de cesser de se considérer comme des étrangers au Québec.ls ne pourront pas constamment jouer les martyrs tout en refusant de se considérer comme .citoyens québécois au même titre que les On- tariens se considèrent comme citoyens onta- riens.\u2026 , Autrement dit, ils doivent cesser de-re- mettre en cause la légitimité.québécoise, quelque forme qu'elle prenne, quand elle cesse de servir priori- \u2026 tairement leurs intérêts et leurs privilèges.His doivent apprendre que la règle de la majorité vaut-autant pour eux que pour nous et qu\u2019ils ne sauraient toujours s'appuyer sur leur majorité écrasante en Amérique du Nord pour mieux asservir une majorité québécoise avec laquelle ils refuseraient de partager l'avenir.Ajoutons encore que le référendum, s\u2019il leur permet de choisir le \u2018Québec.Il serait anor- \u2018collectivité qui ne se \u201cêchec aux choix dé- \u201cun pied d'égalité, permet à chacun de voter non pas selon son ori: l\u2019indépendance du Canada, leur permettra également de choisirle mal et malsain que, par leur propre faute, ils.laisserit aux seuls Franco-Québécois le soin de choisir le Québec.S'ils.le font, comme on peut le craindre, ils auront fait la preuve qu\u2019ils préfèrent se- servir de la démocratie plutôt que de la servir.Ils auront-fait la preuve qu'ils ne veulent pas être considérés comme des individus aux choix différents mais comme une meut toujours que par des décisions collectives pour tenter de faire mocratiques des majorités.Des lors nous n'aurons \u2018plus qu'à éclater de rire quand ils nous.parleront de droits individuels et nous n'aurons plus qu'à constater qu\u2019ils se seront placés eux- tion d'une minorité lin- \u201cQuistiques auteur de son petit ghetto raciste Le référendum, en.plaçant tous les ci toyens du Québec su gine ou sa tangue, non pas selon son passé, mais selon son avenir et ses aspirations.La plupart des peu ples n'ont pas le choix.lis habitent le pays de leur passé.Mais nous - aurons le choix, nous, de déterminer le pays de notre avenir.BR eee LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201419 Des expédients qui changeraient la philosophie du travail?par Gisèle Lalande Notre collaboratrice Gisèle Lalande montre que, passant du chômage aux \u2018\u2018projets PIL\u201d ou inversement, les jeunes font des expériences plus ou moins forcées qui finissent par transformer dans une société l\u2019idée traditionnelle du travail.Si la majorité des gens veut encore un travail qui leur fournit la sécurité et l\u2019argent, il semble qu'une minorité grandissante voit la chose d'une autre fa- gon.Une nouvelle génération de travailleurs serait en train de renverser les vieilles normes établies.Marie C.termine en 74 un baccalauréat spécialisé en communication.Quelques mois plus tard elle occupe un poste d'agent d'information dans un organisme para-gouvernemental.Le poste est permanent et le salaire élevé.Selon les normes établies, Marie C.est chanceuse, elle a réussi à se placer.Or, en 75 Marie C.démissionne de son poste.Au- jourd'hui elle travaille sur un projet \u2018Canada au Travail\u201d, elle touche un salaire de $130.00 pour une semaine de travail de plus de quarante heures.Dans six mois, à la fin du projet, elle sera en chômage.Pourquoi?Jocelyne G.est diplômée en orthopédagogie pour l'enfance exceptionnelle.Après des expériences de travail plus ou moins concluantes dans son domaine, elle décide de se recycler.De 1970 à 1973 elle travaille comme biblio- technicienne, son poste est permanent.Or, en 73, Jocelyne G.décide de démissionner.En quatre ans elle connaît des périodes de chômage totalisant 26 mois.Le reste du temps elle travaille dans des projets PIL pour un salaire proche du salaire minimum.Pourquoi?Pour plusieurs la réponse est vite trouvée.Les uns disent que ce sont des exceptions, donc inutile de s'y arréter plus longtemps.Les autres, plus agressifs, .disent que ce sont des paresseux et des parasites, qu'il faut leur couper les vivres, les forcer à travailler ou mieux encore instituer le service militaire obligatoire.Mais peut-on sérieusement parler d\u2019exceptions?Peut-on sérieusement traiter de paresseux des gens qui comme Diane N.ont choisi de travailler 60 heures par semaine pour un salaire de $100.00 \u2018\u201c\u2018parce qu'au moins avec ce travail je ne suis pas obligé de renier mes convictions personnelles\u2019'?\u2018Nous on n'accepte pas tellement de faire des concessions\u2019\u2019, dit André M., \u2018pour qu'on accepte une job il faut qu'elle soit \u201cle fun\u201d et si le salaire est pas bon, tant pis.\u201d La réponse est peut-étre dans ce pari que certains ont fait: choisir un travail qui leur plait et ce en dépit du taux élevé de chômage; ne plus choisir un travail en fonction du salaire ou de la sécurité mais en fonction de l'intérêt de ce travail.Le pari est parfois difficile à tenir: \u2018Des fois t'hésites, admet André M., tu te demandes si tu serais pas mieux de te trouver une job avec un bon salaire et renoncer à ce qui t'intéresse\u2019\u2019.Vouloir renverser des normes établies n\u2019est pas toujours une sinécure.D'ailleurs, si les cas de Marie C.ou de Jocelyne G.sont exemplaires, ils n'en sont pas moins extrêmes.S'ils expriment une certaine réalité, ils ne représentent pas toute la réalité.Les participants aux projets \u2018Canada au Travail\u2019 ne sont pas tous d'anciens travailleurs réguliers qui ont tourné le dos au marché du travail traditionnel.Bien au contraire plusieurs d'entre eux n'ont jamais eu d'emploi permanent et se perçoivent tout simplement comme des \u2018\u2018victimes du chômage\u201d. .20\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 (suite de la page 19) En 71, au Canada, le chômage atteignait un nouveau niveau record: 6% de chômeurs.(on a vu mieux depuis.) En guise de cataplasme (et non pas de solution) le gouvernement lance une série de programmes de créations d'emplois: c'est la naissance de Perspectives- Jeunesse, PIL et Horizons Nouveaux.En 77, six ans plus tard, le chômage ne s\u2019est toujours pas résorbé; bien au contraire, la situation s'est aggravée et touche maintenant tous les secteurs de la population, y compris les diplômés.Au gouvernement on reste convaincu que la situation est temporaire et on applique les mêmes cataplasmes rebaptisés Jeunesse Canada au Travail et Canada au Travail.Même si ces programmes n'ont jamais pu vraiment atteindre leur but (favoriser la réintégration des chômeurs au marché du travail), il serait faux de dire qu'ils ont été sans effet.Sans le vouloir, ces différents programmes gouvernementaux ont favorisé l\u2019éclosion de ce nouveau genre de travailleurs.Un drôle de choix Depuis le début des années 70, les étudiants qui terminent leurs études, à \u201cquelque niveau que ce soit, sont souvent placés devant un bien drôle de choix.Les possibilités qui s'offrent à eux sont à peu près celles-ci: le chômage (sans assurance-chômage, bien entendu), un travail qui ne les intéresse pas et souvent d\u2019ailleurs bien au-dessous de leur niveau de compétence, ou encore un travail intéressant mais mal payé, sans sécurité d'emploi, et qui au bout de six mois les mènera à l'assurance- chômage (c'est la définition que certains participants font des projets PIL ou Canada au Travail).Ceux qui choisissent la dernière voie sont appelés, selon le cas, des parasites, des exceptions ou encore \u2018ta nouvelle génération.Présenter la situation de cette façon c'est certainement en faire une caricature, mais le problème, c'est que la situation du marché du travail a tendance à ressembler de plus en plus a une caricature.Suzanne L.a deux enfants; depuis 2 ans elle est chef de famille.Elle a quitté les études avec un DEC et un cours universitaire non terminé.Pendant un an elle a vécu du bien-être social.«; Quand elle a voulu réintégrer le marché du travail, au Centre de la Main- d'Oeuvre, on lui a offert des postes de fille de table (son mari était propriétaire d\u2019un restaurant).Finalement elle s'est trouvé d'elle- même un travail de recher- chiste dans un projet PIL et aujourd\u2019hui elle occupe un poste d\u2019employée de bureau dans un projet semblable.Son salaire, $130.00 par semaine; sa sécurité d'emploi, inexistante.\u2018J'aimerais mieux avoir un travail plus régulier et ptus payant aussi.Mais être \u201cwaitress\u201d ça m'intéresse pas.Alors à tout prendre j'aime mieux faire un travail qui paye mal mais qui au moins est intéressant et qui me permettra peut-être un jour de me trouver quelque chose.\u201d Un ghetto Finalement on constate que si certains admettent s'être placés en marge du marché du travail parce que ça leur plaisait, plusieurs s'y sont retrouvés parce qu\u2019ils n\u2019avaient pas vraiment le choix.\u2018J'aimerais ça avoir du travail, dit Diane N., mais il n'y en a pas.On est les victimes du chômage.\u201d Mais un problème se pose: que l'on entre sur ce marché parallèle par obligation ou par choix, on est souvent obligé d\u2019y rester.C'est que les projets PIL ont mauvaise presse.\u2018\u201cLe problème, dit Suzanne L., c'est que l\u2019expérience que tu acquières dans un projet PIL n'est pas reconnue sur le marché du travail traditionnel.Alors tu finis par te retrouver dans un autre PIL parce qu'eux reconnaissent le travail que tu as fait auparavant.T'as rien qu'à voir l'attitude des agents de projet.ou bien ils te traitent comme un éternel étudiant qui veut pas prendre ses responsabilités, ou bien, pire encore, ilste prennenten pitié et là leur attitude est comme celle de mon ancien agent de bien-être, un peu hautaine et méprisante.\u201d Souvent aussi, les employeurs se méfient des anciens travailleurs de PIL, ils les trouvent instables\u2026 sans prendre le temps de s'arrêter pour comprendre que cette instabilité n\u2019était pas nécessairement voulue.\u201cFaire a tout prix quelque chose d'intéressant et ce en dépit d'un taux de chômage très élevé.Le pari tient toujours mais il a perdu son apparence de caprice d'enfant gaté.La voix de son maitre par Pierre Chaloult Généralement les voix .comme celles qu\u2019entendait Jeanne d'Arc, par exemple\u2026 généralement ça vient d\u2019en haut.Mais cette fois-ci, ça venait d\u2019en bas.Ça venait un peu comme à travers le plancher.Faut dire que nous ne sommes plus à l'époque des bergères ni des apparitions.Faut dire, aussi, que le chef de l'Union nationale n\u2019a rien d'un mystique.Encore moins d'un rêvasseur.N'empêche que Rodrigue Biron, l'homme qui a les deux pieds sur terre, entendait des voix, ou plus exactement UNE voix, qui lui semblait venir de l'étage sous son bureau du Parlement.De là même où se tenaient, à l'époque de l'Union nationale au pouvoir, les séances du conseil des ministres.On aurait dit une voix d'outre-tombe; comme si quelqu'un sortait d\u2019un autre age.La voix d'un homme qui aime bien faire des blagues mais qui a, par ailleurs, l'habitude de donner des ordres et de se faire obéir sans qu\u2019on le contredise.Le pragmatique député de Lotbinière n'en croyait pas son entendement.Il avait beau pousser les chaises, lever le coin de la carpette, examiner les lieux dans leurs moindres détails, il ne pouvait pas voir qui lui parlait ainsi ni d\u2019où venait cette voix.Il a d\u2019abord imaginé que l\u2019on \u2018\u2018tapait\u2019\u201d\u2019 son téléphone.Mais non, ce n\u2019était pas ça.Et la voix se faisait de plus en plus impérative.De plus en plus moqueuse.De plus en plus directe: -\"Tant pis pour toi si tu ne sais pas mon nom\u2019, lui disait-elle.\u2018\u2018Moi, j'te connais par coeur même si ça devrait être le contraire.Et j'm'intéresse à toi.J'ai toujours aimé les jeunes qui ont du talent et qui travaillent pour arriver.\u201cDisons donc que je suis venu te donner des conseils.T'apprendre des choses qu'on n'apprend pas à l\u2019école.Ça arrive à tout le monde de faire des erreurs et je veux t'en éviter le plus possible\u201d.La voix devenait de plus en plus gouailleuse.Le ton de plus en plus paternaliste.L'accent de plus en plus populacier comme si c'était fait exprès: - \u201cEn politique, c'est un peu comme a la boxe dans une aréne: il ne faut jamais abuser de sa force.Il ne faut jamais frapper sur un homme a terre.Rodrigue Biron \u201cEntre nous, les Anglais nous ont appris bien des choses.Y faut pas le dire, mais y faut s'en rendre compte.Monseigneur Laflèche n'aimait pas les Anglais plus qu'il faut parce qu'il les croyait tous des francs-maçons.Ça l'empêchait pas de dire: \u201cParlez l'anglais mais parlez-le mal\u2019.C'était sa manière à lui de les combattre.\u2018Toujours est-il que les Anglais nous ont appris bien des choses et notam- mentle \u201cfair play\u201d.Y jouent ça entre eux comme un jeu de famille, mais pas avec les autres.Le tout est de leur faire croire qu\u2019on est de la famille.C\u2019est pas toujours facile, mais c'est possible.\u2018Méfie-toi donc des Anglais.Mais plus encore des fibéraux que des Anglais.Les vieux \u2018\u2018rouges\u2019, comme on disait de mon temps.Y'ont des ressources, ces gars-la, c'est pas possible.On les croit morts à tout jamais et v'la qu'un beau matin ils ressuscitent comme des enfants nouveaux-nés.\u201cCe que j'te dis là, je l'ai appris à mes dépens, hein.Ca, j'te le jure.En 1936, j'avais cru les éliminer à tout jamais de la scène politique.Trois ans plus tard, j'ai profité des circonstances pour faire des élections contre Mackenzie King, un vieux renard mais pas fin, fin.J'étais certain de le battre à plate couture.Oui mais j'oubliais Ernest Lapointe dans l'ombre de Mackenzie King.Lui m'a pas oublié.Y'a mis sa tuque puis sa ceinture fléchée,puis y'est venu me battre à Québec même.Maurice Duplessis \u201cC'est a peu pres temps que tu saches que j'ai existé\u2026Tu penses pas?Si c'était Maurice Bellemare au lieu de toi, ça ferait longtemps qu'il m'aurait reconnu, lui.En tout cas, c'est bien moi: Maurice Duplessis et c'est tout ce qui compte.Je viens de finir mon purgatoire où j'ai expié mes vieux péchés.- \u201cTout ce temps-là?- \u2018\u201cComment tout ce temps-là?Dix-huit ans au purgatoire, mais c\u2019est rien ça! J'ai vu des \u2018\u2018rouges\u201d\u2019 qui étaient la depuis plus de cent ans - ben heureux de pas être en enfer.- \u201cY a donc pas de \u201cbleus\u201d au purgatoire?- Yen a puisque j'y étais.Mais en général y vont direct au Ciel, comme Monseigneur Laflèche de Trois-Rivières, ou bien aux limbes avec les Saints Innocents.Tu sais ceux qui étaient pas assez fins pour faire des péchés mortels.\u2018D'ailleurs, les \u2018\u2018bleus\u201d peuvent pas aller en enfer puisque c'est la place des \u201crouges\u201d.T'as jamais entendu dire que le ciel est \u201cbleu\u201d et que l'enfer est \u201crouge\u201d?\u201cMais trève de plaisanteries.J'en ai assez fait comme ça de mon vivant pour vous laisser tranquilles après ma mort: Ce qui ne m'empêche pas de te donner des bons conseils.\u2018\u2019J'te disais donc de te méfier des libéraux et ça c'est pas une plaisanterie.Vois-tu chez nous, en religion, y'a des catholiques puis y'a des protestants.Ceux qui parlent français y sont catholiques.Ceux qui parlent anglais y sont pro- (suite à Ja page 22), lige il go i.logy Lea My \u2018rit Mots Va Un | sn À Étant, Sa dépens jug p, ! ly êim, 125 de ja ol gg pour fare S contre 07 Vu ds fin, fin, 2e bottes Qui Mars À Laponie Mackonge AS Oublié Je puis 53 pusyey F à Quêtes \u2014 Dlessis \u2014 res temps que jai es pas?Si Bellemare ça ferai | m'aurait out cas, : Maurice st fout ce viens de dre OÙ jai péchés.ps?tout ce ui ans au C'est rien ges qu 5 plus de gureux de .pas de soie?pi las y von dF nme Mor- che de J bien aux Sats In aux QU fins pour mortels ; \u201c0jeus perf plate de gals ef à ci 8 fer 68 ass se ll on ya qanqu' gp Ge dl js de 0 Yar DE VOIR SOMBRE PP SORTIR DE SON ISOLE-MENT / Sm ; ; Re [CA OORSHAL LECHÉ | pope (0-5 A TOUTES LES STATIONS i-2 , DEREPETE (1-2.2 DE LA COMMUNICATION AVEC SON KADIOCB/ / IC) OURS MALLE CHE Z 20-5 ATOUTES LES DEPUIS QU'IL : i a Oo STATIONS, B-52 RADIO, IL N'EST ZZ PLUS LE MEME.gepert ic ~~ (e ED ve « \u2014C Ne ILFASSE DES Sc BLANCBEL [0-93 CURSMAL LECHE 3 JOURS rap WG DEVANT SON \u2014 MICRO, AL'ECOUIE Fife FIR \u2014 ASS ÉCHNIQUE QUE SUR LES ONDES Li CORRES CJ; NOUS UTILESON : R em IDENT JAI ON ADES BIEN QUE LE _ ous LES CHIFFRES Mar [ 5 ANGAGE DF NOUS LANGONS BINGO: los ; CROYAIS grow po AN NY s> 6.= \u201cNN N A \"101 OURS MAL LEC HES 16-5 TOUTES LES STATIONS , 0-20 5] LA TECHNIQUE 3 DE COTE! L'ESSENTIEL LEST QUE NOUS POLINONS RÉPONDRE VITE AUX APPELS DE DÉTRESSE! Ne | MAIS LAISSONS 2 T CS oi, NEEERND NN \\ LIMPORIANT CEST | VooS \u20ac ET Vous Nono WIA PLOPART DENIRE MAIS ADN NOUS NE FONT PAS LA DIFFERENCE ENTRE ONE Tête EY ONPiEP® D'ARRIVER- QUAND [LY A ENCORE PU SANG A VOIR .4 et LE PORTUGAL A MONTREAL Fruits de :r vivants, poisson frais, viande rouge et volaille fraiches.FADOS, GUITARES, FOLKLORE ET DANSE TOUS LES SOIRS Avec des artistes portugais reputes directement du Portugal via T.A.P On offre à tous les couples, chaque soir, une petite céramique portugaise ou le disque (Une nuit au Solmar).Stationnement gratuit Toutes cartes de crédit acceptées Repas d\u2019affaires - Air climatisé - Sud-est de l'avenue des JUSQU\u2019AU 15 AOÛT Pins Maria Rodrigues en vedette \u2026incomparable\u2026comme la-Grèce Ouvert de 18.00 à 3.00 Table d'hôte: $5.95 et $6.95 -de1 8.00 à 20.00 saut le samedi Spécialités Grecques Orchestre et Bouzouki À Souper dansant la pittoresque pécherie grecque 11.30 - 15.00 et 18.00 - minuit Côte-Ste-Catherine Côte-des-Neiges Bar Terrasse Salle à manger 5414 Gatineau Tél.: 733-2125 bouvillon Pour une cuisine polonaise exclusive stash\u2019s en haut maintenant ouvert le soir au Stashs café bazaar 461 St Sulpice réservation - 861 2915 re Ta maison SOUS \\es arbres.au Domaine des Hauts-Bois du Mont Bruno Aux 1000 demeures personnalisées déjà construites.nous vous offrons d'ajouter la vôtre: 39 plans de toutes categories a compter de $33,904 y compris un terrain.Des changements aux plans sont autorisés avant la signature de la convention construction immédiate ou future de votre plan par l'entrepreneur de votre choix.Votre plan sera sujet à approbation.politique adoptée afin d'eviter une répetition excessive des mêmes modèles.Dans l'intervalle.vous louez un appartement-jardin tout confort Vous y irouverez.ecoles.loisirs, sports.centre de commerce et de services communautaires Domaine des Hauts-Bois du Mont Sruno ITINÉRAIRE.Par le pont Jacques-Cartier et la route 3 ou par le pont-tunnel Lafontaine, on emprunte la route 20 (transcanadienne) pour 9 minutes jusqu'à la sortie 62 de Sainte-Julie ou des enseignes indiquent l'endroit.Le Mont Bruno est un environnement de foréts et de lacs propices à la détente et aux sports de plein air.à quelques minutes de Montréal.(suite de la page 20) testants.\u201cC\u2019est à peu près pareil en politique: y'a des bleus\u201d puis des \u2018\u2019rouges\u201d\u2019.Les indépendants, les nationalistes, les créditistes et puis tout le reste, ce sont des \u2018'bleus\u201d ou des \u2018\u2018rouges\u2019 fatigués d'étre du mauvais bord.- \u201cFaut les aider à changer de bord?- \u201cEnfin, tu me comprends! J'ai toujours prétendu que c'était avec des anciens \u2018rouges\u2019 qu'on faisait des vrais bons \u2018bleus\u2019.Et puis, entre nous, c'est pas moi qui a inventé ça.\u201cJ'ai pris la formule toute faite d\u2019Alexandre Tasche- reau qui disait: c\u2019est avec des anciens \u2018bleus\u2019 qu\u2019on fait des vrais bons \u2018\u2018rouges\u201d.Je l'ai reviré de bord et j'ai dit que ça venait de moi.- \u201cAlors I'Union nationale puis le parti \u2018\u2018bleu\u2019\u2019 c\u2019est la même chose ?- \u2018Faut surtout pas le dire.Penses-le si tu veux, mais dis-le pas.Vois-tu les \u201cbleus\u201d puis les \u2018rouges\u2019 y se pretendent plus nationalistes les uns que les autres.Mais quand arrive le temps de voter, on dirait qu'y se pensentalaconfesse.Y votent pour le parti qui a le plus de chance de prendre le pouvoir.Tantôt y battent ou élisent le gouvernement.Tantôt y battent ou élisent l'opposition.\u201cMon affaire, c'était donc de convaincre les \u2018rouges\u2019 (pas les vire- Capot, ni les téteux de pa- tronnage, mais les vrais \u2018\u2018rouges\u201d\u2019) qu'ils pouvaient voter autrement que pour Taschereau sans voter \u201cbleu\u201d.- \u201cVoter \u201crouge\u201d contre Taschereau?- \u201cExactement! Tout le monde était convaincu que le régime Taschereau était pourri jusqu'à la moelle.Tout le monde voulait que ça change mais on n'osait pas voter conservateur.- \u201cOn n'osait pas?- \u2018On avait peur des conservateurs comme au- jourd\u2019hui des séparatistes! - \u2018Les conservateurs d'alors passaient pour séparatistes ?- \u2018Tout au contraire! Les vieux \u2018\u2018bleus\u2019\u2019 passaient pour des anglicisés parce qu'ils étaient le parti de la confédération.Ils passaient pour des impérialistes parce qu'ils avaient voté la conscription en 1918.\u201cEn plus, R.B.Bennett (le vieux Crisse!) avait pris le pouvoir a Ottawa en plein temps de crise économique.Il s\u2019était fait battre aux élections du 14 octobre 1935.Moi, j'avais 11 députés en Chambre sur 90.Les libéraux étaient au pouvoir à Québec depuis 38 ans et les élections de Tasche- reau avaient lieu six semaines après les élections fédérales.\u201cPire que tout ca: les li béraux mécontents venaient de lancer l'Action libérale nationale avec à leur tête Paul Gouin, le fils de sir Lomer Gouin et le petit-fils d'Honoré Mercier - deux anciens premiers mi: nistres prestigieux.\u201cOn était à 20 jours des élections.J'avais plus d'argent dans ma caisse.Je ne trouvais plus de candidats qui voulaient se présenter conservateur.- \u201cAlors?- \u201cDix-huit jours avant les élections (moins de trois semaines) j'ai rencontré Paul Gouin dans un hétel de Montréal et nous avons signé l\u2019alliance Duplessis-Gouin.- \u201cAutrement dit l'Union nationale?- \u201cOh, pas encore! Paul Gouin me fournissait tout ce qui me manquait: une équipe de jeunes travailleurs bien étiquetés libéraux; des candidats tout neufs; un programme tout neuf; une caisse électorale.Sans changer de capot, je devenais le chef d'une gang de \u2018rouges\u201d.C'est y assez fort pour toi, ça?- \u201cAlors?- \"Le 25 novembre 1935, les libéraux faisaient élire 48 députés et l'alliance 42, soit 16 conservateurs et 26 libéraux-nationaux.Six mols plus tard, le 11 juin 1936, Alexandre Tasche- reau démissionnait et Paul Gouin, abandonné par ses propres amis, dénonçait l'alliance.Alors j'ai fondé l'Union nationale pour permettre aux \u2018rouges\u2019 de voter autrement que libéral sans voter conservateur.- \u201cC\u2019est possible ça?\" - \u201cComment as-tu voté, Rodrigue Biron, fils de Paul Biron, libéral, avant de devenir chef de ((mon parti)) ?pe re SEE per = ily it pag) tng Hig Male lent Pour ê Mg \u2026 sain ogi fae par gy, 1 py.Spi Saidentyg nen fgg.Boney Hal prs a en ln Se Economi- älbatheayx 14 octobre ast diy.CNTCIRES au pour US 38 ans de Tasche.Sit sm elections fé Ut Ga: I fi nignts ye.Aeon lle avec à Gouin, le il Oui etlege 8 Mercir - premiers mi eux, 0 jours des is pls dar aisse.Je ne e candidats 6 présener yrsavantles ns de trois | renconté ns un hôte fous avons glance f.git {Union ncorel Pau missait tout qual: né nes ravi gis be jiats tout anne 0d électorale o cap à pet d'une x (Bl) toi.\u201d more 1% set BE Jie jours \u20ac air.je tj e Tasché lel pul nT ganonia! jà tr ge | \u2014 ra LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOUT 1977 \u201423 \u2014\u2014< Aa » uu Le Neola R27 BW - \u201cvo aw Pp Charlemagne comme si vous y étiez.Un homme, un empire, une légende Pourquoi, comme souvent pour le théatre, des lectures d'été devraient- elles être des lectures insignifiantes?En vacances, dans vos lieux de détente ensoleillée, qu'avez-vous emporté?Du policier, du socio-politique à petite dose, du distrayant, du romanesque?Parce qu'il englobe et surpasse largement tout cela, j'ai bien envie de vous inciter à emporter aussi avec vous ce monument de science historique, de savoir sans aridité, d'intérêt littéraire et humain, j'allais presque dire d'actualité, qu'est le Charlemagne d'Arthur Kleinclausz.Au fait, oui, j'insiste sur l'actualité, même si les aventures et le destin de ce formidable héros de roman ont pour cadre le Vllle siecle et que vous êtes donc conviés à les revivre à quelque douze cents ans de distance.On peut aussi parler de roman qu'une telle biographie semble plonger ses racines dans le fabuleux et que ce règne très réel a aussi débouché, et des siècles durant, sur la légende.Ce qui n'empêche nullement cette étude de près de 600 pages de compter parmi les grands textes de l'école historique française tant il allie le sérieux de la documentation à la rigueur de la synthèse, la connaissance intime du sujet (jusque-là largement inconnu) à la qualité du récit et à la beauté de la langue, la culture, comme il est ici rappelé, \u2018n'ayant d'intérêt que si elle est aussi un plaisir\u201d.a ES par Alain Pontaut Une grande famille Né en 1869 à Auxonne, Arthur Kleinclausz, de longues années spécialiste de l\u2019histoire médiévale à la Faculté des Lettres de Lyon, a écrit sa première étude sur le sujet, L'Empire carolingien, en 1902.Et lorsqu'il entreprend la rédaction de son Charlemagne en 1934, c'est plus de trente années de recherche et de décou- NE Charlemagne vertes qu\u2019il verse au dossier de son entreprise.C\u2019est ce grand texte, devenu rare ou introuvable, c'est cet ouvrage qui \u2018\u2019épuise la question\u201d, que les Editions Tal- landier viennent de rééditer, trente ans aussi apres la mort de Kieinclausz, dans la collection Figures de proue de l\u2019histoire de France.Ce bâtisseur d'empire, qu'on ne saurait comparer par la taille qu'à Alexandre .- et a Napoléon, ce géant dont Imbart de la Tour écrit dans son Histoire de la nation française qu'il \u2018est une des cing ou six intelligences souveraines qui ont fait franchir à l'humanité une de ses étapes\u2019, est né en 742, d'une famille, il est vrai, déjà fort illustre.Sa mère est la reine Bertrade.Son père, Pépin dit le Bref, est ce grand politique tumultueux qui sut ajouter à l'Etat franc une Aquitaine prospère et doublement précieuse de constituer un rempart contre les Sarrasins, vaincus à Poitiers en 732 mais non désarmés, refoulés vers l'Espagne par ce Charles Martel qui est le père de Pépin et le grand- père du futur Charlemagne.De grands noms, donc, dans l\u2019ascendance, à quoi on peut ajouter, proclamés par Charles comme ses prédécesseurs, les rois mérovingiens établis par Clovis dans le bassin de Seine.\u2018Que venant après cette succession de princes qui auraient tous mérité d'être appelés grands, Charlemagne seul ait reçu ce nom, cela prouve déjà l'extraordinaire valeur de son règne.\u201d Le joueur et l\u2019échiquier Les faits sont plus probants encore.En cinquante ans de règne, Charles organise et réalise un plan politique et civilisateur conçu pour des siècles, réduit ses ennemis avares, saxons et lombards, modifie la structure de I'Allemagne du Nord, s'impose, quelquefois par la ruse ou la force, à l'amitié des papes et des rois, ceux de Grande-Bretagne ou des Asturies, du calife de Bagdad, du César byzantin, réforme en profondeur la justice et toute l'administration civile de son temps, rénove la théologie et la liturgie - l'avenir du christianisme n'était alors autre que celui de la civilisation -, | devient le chef tout-puissant de l'Etat et de l'Eglise en même temps que l'em- à pereur des Romains.Itinéraire fabuleux par la force neuve de la pensée et la géniale organisation de l'action: son armée, par exemple, disciplinée et fascinée par lui, imprégnée des plus hautes valeurs morales füt-ce dans la Va as a b.Y os) oJ SEE - avec les bandes pillardes, désordonnées, sauvages de l'époque.Destin rayonnant et qui change la face du monde en faisant de l'Etat franc, presque à partir de rien et en poussant sur l'échiquier les pièces à chaque coup triomphantes d'un jeu extraordinairement compliqué, le pôle de la civilisation médiévale en Occident.Tout ceci, chez un autre auteur, pourraît être austère et aride.Ici, l'explication est simple et vivante, les enjeux et les lieux, les scènes et surtout le portrait des acteurs s'éclairant constamment de pittoresque, de diversité, de vérité spécifique et universelle, les grands défauts etles petits côtés du personnage principal n'étant pas ce qui intéresse le moins dans cette fresque psycho- politique.Un tel résultat est d'autant plus surprenant que certains concepts propres à cette époque si lointaine, les usages, la langue, pourraient bien obscurcir notre compréhension.Cet historien, qui est un écrivain-né et un passionnant vulgarisateur, peut dire comme l'Anatole France de Jeanne d\u2019Arc, et avec combien plus de fondement: \u2018J'ai accordé mes yeux aux formes qu'affectaient alors les êtres et les choses.\u201d Le fait est qu'ils nous sont ici singuliere- ment proches, peut-étre aussi d'abord parce que la science politique est de tous les temps.Les témoignages de l\u2019art Après ce règne, modifiant totalement le destin de l'Europe et le cours de l\u2019histoire, c'est, non moins étonnante, la légende du règne, influant sur les siècles futurs et richement alimentée par la littérature et l'art: fameuses miniatures illustrant à elles seules la renaissance dont Charlemagne fut l'artisan: croquis à la plume, d'influence anglo- saxonne, du Psautier d'Utrecht, \u2018l'oeuvre la plus réaliste de l'époque carolingienne \u2019.qui, feignant d'illustrer le roi David rivalisant avec Saûl, décrit en fait, dans une technique curieusement orientale, la vie publique et privée du temps de Charlemagne: ou > 24\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 (suite de la page 23) bien encore l\u2019admirable Psautier d'or de Saint-Gall qui, outre la plus éclatante des oeuvres d'art, est aussi un minutieux documentaire sur l\u2019armée carolingienne.A ce héros légendaire, ont également rendu hommage l'Histoire poétique de Charlemagne de Gaston Paris et, à travers les âges, tant d'auteurs d'épopées et de fables dont la plus justement connue demeure, mème si elle date du Xile siècle, La Chanson de Roland, la plus belle des chansons de geste ou I'enthousiasme de la cause spirituelle, l'amour du sol natal, lafidélité au suzerain, la noblesse de l\u2019amour courtois s'expriment avec une sobriété et une grandeur inégalée.Mais, à cette oeuvre de titan, la somme d'Arthur Kleinclausz ne constitue pas le plus mince hommage.Quelle mine pour romanciers que cet immense \u2018\u2018Empereur à la barbe fleurie\u201d! Kleinclausz, 567 pages illustrées de nombreux documents et photos d'oeuvres d\u2019art, Tallandier, col.Figures de proue de I\u2019Histoire de France, Paris, 1977.(TTT ES DESSINÉES % ET LES LIVRES DE VOS VACANCES ! Mood 277-9 J.\"SAINT-LOUP.INC.à 00000000 Les Percussions de Strasbourg «IIs ont refait la Création: du chaos, ils refont le monde par une expression fervente des sons puisés dans la nature.» Dan Aronowicz, Le Journal d'Israël Programme Jean Courtioux Yémanja Carlos Chavez Tambuco Entracte lannis Xenakis Persephassa Le lundi 19 septembre 1977 20 heures 30 Billets en vente aux guichets de la Place des Arts $4.00, $6.00, $7.00, $8.00 Une production de la Régie de la Place des Arts Ed Li C\u2014=SA 102 mR od 0 1 SJ sn La sainte alliance d'Alain Pontaut C\u2019est une très fragile histoire, que celle du dernier roman d'Alain Pontaut.Histoire cassante, aiguë; histoire rappelée d'une union qui tient assez de la mésalliance.Deux maisons, un jour.Deux maisons se sont unies, avec toutes leurs dépendances, dans les limites démesurées d'un territoire étrange, à peine concevable; c'est sur l\u2019engagement d'un couple que repose la validité de l\u2019alliance.Kay, de la maison des Francs, est devenue l'épouse d'un certain John Kanne, de la maison des Onglets, donnant ainsi a cette puissante famille le privilege - le pouvoir et le droit - de gérer les biens de la maison annexée.L'entente promet: la coalition sera puissante, on ne l'ignore pas.Ce n\u2019est d'\u2019ailleurs un secret pour personne, les Onglets y prennent la part du lion.Cette union étrange - inégale, comme il paraît bientôt, donne aux Onglets un pouvoir dont Kanne abuse assurément.Arrogant avec Kay son épouse, méprisant envers les gens de l'annexe, le chef de la grande union malmène l'honneur des Francs; peut- être son tort est-il surtout de leur rappeler une très vieille histoire?\u201cLa surrannée, la dérisoire histoire de la guerre en dentelles de vieux empires ou de vieux clans, quelque temps turbulente, achevée en roman bourgeois.Accommodements, ajustements.L'amour-propre parfois écorché.La dignité parfois bafouée - malentendu?- et qui se rebiffait.\u201d Du côté des Francs, cependant, on intercède.En faveur de Kay, Frankie - représentant attitré de la maison et témoin, quelquefois, des abus de John sur la personne de sa femme va même plus loin: \u2018La pérennité de ce mariage, avait-il dit, nous y croyons mais à [a condition que l'épouse dispose officiellement des mêmes Par René Lapierre droits que l'époux.Mariage, oui, mais dans la dignité.Autrement dit: égalité ou indépendance.La suite de l'histoire, dans ce roman, ne nous est pas inconnue; et toute ressemblance, ainsi qu'on a parfois coutume de désigner la vérité, avec des personnages réels n\u2019y est pas le fait du hasard.Les vexations s'accumulent.Kanne ne tient pas ses promesses, et du côté des Francs, ces brimades appellent une riposte.Kay n'est pas heureuse, c'est bien connu.Mais elle n\u2019est pas la seule; sa mésalliance a entraîné la dépendance - et avec elle la division - des siens.Francine, \u2018venue des communs de l'annexe\u2019, vit dans la ville tout le malheur des siens: on l\u2019oblige pour gagner sa vie à se donner au plaisir des étrangers.C'est le bas-étage des maisons de l'annexe, et pourtant, tout n'est que ressemblance avec ce qui se passe plus haut.Ailleurs, chez Francis, l'exaspération se traduit en violence, devant le sort de Francine et l\u2019on comprend mal - de si loin - la soumission de Kay, bafouée par John jusque dans la chambre des maîtres, à l\u2019ouest de la grande maison.Ily a en-, core Franco, I'immigrant italien, que le droit des minorités concerne tragiquement dans toute l'agitation des habitants de l\u2019annexe: \u201cIci c'est les Onglets qui sont les patronos.Les boss, l\u2019économia, les dollars, c\u2019est eux.Allora, à la school, à la scuola, eh, mes enfants, ils apprennent l'onglet.\u201d C'est vraiment du dépaysement: \u2018Chez vous, chez vous, chantait Franco.Ma qué yé né peux pas être chez vous.Perché vous y êtes pas vous-mêmes! - Ouais, ben ça pourrait venir, dit François.\u201d François, c'est l'ami d'enfance de Kay.Celui qui se souvient d'elle, et qui, médecin, semble savoir de quoi souffre son alliance avec John.Il a déjà tenté de faire valoir ses opinions, visant même, pour y arriver, à obtenir la gérance de l\u2019annexe.Mais la confiance des siens lui fit cruellement défaut, et c'est Frank, \u2018ce mannequin anguleux, ce falot praticien, un Machiavel au petit pied\u201d, qu'on lui a préféré.Pour un temps.Un temps seulement.Car entre les deux parties de l'alliance, les termes du contrat s\u2019effritent.Les failles sont évidentes, méme aux yeux de John, incapable de justifier son arrogance devant Richard Mul- tinat, des gros-états voisins\u2026 Et par les brèches de cette union défectueuse, c'est le roman qui s'infiltre.Les joncs de John et Kay sont d'un alliage impur; on les a coulés sans art, ils contiennent même - surtout celui de Kay - des pailles et des bulles d'air où le métal finira bien par céder.Dans tous les mots de ce roman, quelque chose manque.Quelque chose d'essentiel semble faire défaut; les deux maisons ne sont pas vraiment alliées, les liens restent factices.Les fondations ne sont pas de la même coulée.L'histoire se casse.Quelle histoire?La vraie, qui ignore le roman, ou l'autre, celle dont le roman L\u2019auteur ne peut se passer pour être, justement, \u2018roman\u2019?Car c'est tout de même assez clair, et peut-être aussi trop simple: Pontaut ne dissimule pas.Il écrit.Trudeau, De Gaulle, Ottawa et le Québec, Lévesque, Bourassa, Johnson et Richard Nixon donnent à La sainte alliance un sens auquel le livre ne peut prétendre seul.Pourtant, leurs pseudonymes ne voilent absolument pas le passage de ces figures au texte du roman.Au contraire.À travers mille détails faits pour qu'on les reconnaisse, les personnages qui ont fait l'histoire dessinent encore celle de ce livre.Cela même dépiste le roman, dénonce la fiction et fait remonter le lecteur jusqu'à la vigie: nous découvrons celui qui veille, et qui consigne par écrit ses observations: \u2018\u201cRépétons-le, tout ceci était tellement irréel, tellement indigne, en vérité, de servir même de matière à un roman honnêtement réaliste et vraisemblable, tellement rocambolesque et folichon (.)\u201d.L'entreprise de Pontaut demeure donc éminemment actuelle: le romancier écrit un témoignage.Or il arrive que le témoin soit profondément marqué par ce qu'il a pu observer.Et dans le cas présent, l\u2019écriture se relève mal de la psychose collective qu'elle a, par ailleurs, la force de décrire.L'alliance dont il est ici question, union Sainte entre toutes par la force des édits de 1760 et du serment de 1867, n\u2019est pas un obstacle uniquement pour les personnages : E0 Is aif Jil 13 il ln {if A ang on fi I Dréfendre Vus ps, Volent sg DéSage de J lex du 10 Maire À pa ils ls poy OM fg QU Ont fa ne encre e Colanème Jan, dénonge enon le Ua lg vig: OS Celi ui Consign ay Dservaiions 2, lout ceci {el el en vérité.de de matière à onnétement alsemblable, ambolesque j.de Pontut n¢ émingm: :Jeromancier nage 1e le témoin ent Marque Qu observer as présen bjemaldelà cle qu'ale Ia force de ance dont tion, union putes parle s de {780 1867, nas cle uniqué personnages du roman; car l'histoire dont il s'agit demeure un empêchement, une résistance à vivre.Sous la domination des Onglets, la situation des Francs n'a rien de précisément fertile en rebondissements historiques, et l'histoire du roman elle-même se fait difficile à vivre.Il s'agit donc de modifier la situation; le roman doit lui aussi arriver à changer les termes de cette alliance qui le tient à distance de lui-même.Briser, si nécessaire, la suite de ses empêchements.François, par le passé, a déjà tenté de se faire élire pour riposter aux vexations de Kanne et du même coup empêcher le malheur de Kay.Mais chez les Francs, on le sait, on lui a préféré le gouvernement impersonnel de Frank, une sorte de comptable timide, \u2018à qui aucun tailleur n\u2019enlèverait sa raideur et son air emprunté, ses bras trop longs, son nez trop pointu, son apparence, malgré la quarantaine proche, de collégien poussé en graine, de premier de classe plus doué pour les chiffres que pour la psychologie et le contact humain.\u201d François désirait l'indépendance de Kay; ce n'était pas pour demain.Pendant ce temps, pourtant, chez les Onglets, la situation de l'épouse devient intenable.John la brutalise, puis I'amadoue, la soumet a nouveau ( \u2018\u2018et puis quoi! ça pimente nos relations.) Petit à petit les échanges s'envenimenten- tre les deux époux.Frappée au visage, Kay se blesse; la langue.Impitoyable, John insiste: \u2018\u2018récite-moi ta leçon\u2019.Et Kay, soumise: \u2018\u2018Everay day.| notice more and more.the advantage of being bilingual.\u201d De ce dressage obscéne, il n'était certes pas fait mention dans les clauses de l'union.Cet automne-là, du sang fut versé: que deviendrait l'alliance?Bien sûr, il était impossible à l'auteur de se dérober.De toute façon, comme toujours, la réponse appartenait à l'histoire.L'écriture de Pontaut, cependant, se libère dans son dernier épisode.Bafouée une fois de trop par John, Kay quitte soudainement la maison conjugale, après avoir giflé son mari aux yeux des autres gérants des dépendances onglaises du vaste domaine.Pour la première fois, il se passe dans ce roman quelque chose de clair.La \u2018\u2019reine des brumes\u201d est devenue \u2018la fille de l'air\u2019; le réel rejoint l'illusoire, la vérité frappe de plein fouet la fiction: le roman tombe, à l'endroit.Kay s'enfuit chez sa soeur; à bout de souffle, à bout de mots.L'ère de la dénonciation s'achève.\u2018Au rituel étrange de la déraison, elle opposerait désormais la raison de ses pulsions\u2019 les plus anciennes, de l'intimité de ses rites, de l'enracinement de son pas.\u201d Avec elle, survient la fin de la sainte alliance, l\u2019affirmation commençante d\u2019une histoire depuis longtemps révée: celle de la liberté, de l'indépendance de Kay; celle enfin de ce roman même, dégagé de ses contraintes, allégé du lyrisme un peu statique de son passé dévalué, et qui accède ici dans le même temps que son histoire à lui-même.Simplement.Même si l\u2019on sait bien que cela n\u2019a dû être facile pour personne.Amoureuse, dans les bras de François, Kay s'aperçoit que le désir, ce \u2018\u2018petit frémissement à sa taille avait tout de même commencé de se transformer en brasier.\u201d Roman à thèse, soit; \u201croman de l'histoire\u201d, ainsi qu'on l'écrit en dernère page de couverture, le livre d'Alain Pontaut ne se dérobe pas à ce qu'il raconte.Poursuivant pour elle- même cette histoire qu'elle adopte, et qui la fait, La sainte alliance se définit comme progrès vers le roman.\u2018On transforme la sainte alliance en saine alliance.On troque le chagrin vitreux pour le bonheur, le marasme écorché pour les chemins de plénitude.S'il s'agit d'un roman, son emploi est aisé.(.) On transforme la brume en lumière.Et tout est dit.\u201d Récit romanesque?peut-être.Roman DANS l'histoire, assurément: La sainte alliance nous amène à pied d'oeuvre: tout le reste, l'inédit, viendra en son temps.On peut encore souligner, en terminant, l'excellente présentation du livre, sa netteté, ainsi que la sobriété de la maquette, signée Jacques Léveillé.La sainte alliance, d'Alain Pontaut, a été publié chez Leméac, au cours du deuxième trimestre de 1977, dans la collection Roman Québécois.(262 pages.$9.95) e LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201425 Rire à tout prix aux Marguerites et apprécier le rire à Saint-Sauveur par Bernard Andrès Du racolage par tête d\u2019affiche Un autobus est déjà arrivé, une heure à l'avance.Une cinquantaine de ma- dames (surtout) et de messieurs de l'Age d'Or ont envahi le bar du Théâtre des Marguerites (Tm) à Trois- Rivières.Tenue de sortie, le verre à la main, on s'excite déjà à l'idée de revoir ses vedettes de la TV: qui apercevra le premier Georges Carrère, Jean-Pierre Masson ou Denise Proulx?\u201cEt non, ma bonne dame, Jeanine Sutto n\u2019est pas ici, cet été! A la Marjolaine, peut- être?\u201cUn deuxième autobus arrive de Saint- Hyacinthe, suivi de près d'un autre de Saint- Jérôme.J'en compterai une demi-douzaine dans la soirée, tassés au fond d'un stationnement méthodiquement rempli d'autos par un p'tit gars qui m'ex- \u2018plique que c'est complet jusqu'à la fin août.Quant aux trois dernières, en septembre\u2026 il faudra encore refuser du monde pour Blaise, la comédie- vaudeville importée, de Claude Magnier (l'auteur d'Oscar, où s'est illustré de Funès!).Cinq cents personnes prendront place, ce soir, pour assister à cette pièce au sous-titre évocateur: \u2018'\u2026ou les avantages et les inconvénients de la peinture à l'huile\u201d.Depuis onze ans qu'il l\u2019organise, G.Carrère connait trop bien son théâtre, tout comme son public, pour varier quelque ingrédient du cocktail: Bienheurese Anaïs, Mary-Mary, Le Grand Zèbre, Quand épousez-vous ma femme\u2026etc.Dans le goût de Jules Renard qui marque l'horizon littéraire du Programme (du style: \u2018La femme est un roseau dépensant\u201d).Du théâtre qui se prend pour ce qu\u2019il est Carrère connaît trop bien \u2018tement ses limites, mais \u2018prend goût à son public qu'il se garde bien de : changer.On ne peut guère lui reprocher de ne pas avoir trouvé sa spécialité (à l'encontre de nombreux théâtres montréalais qui, me confie-t-il, sont incapables de trouver ou de garder un style).Le sien?La comédie de boulevard avec l'inévitable triangle \u2018\u2018mari- femme-amant\u2019\u2019, agrémenté comme ce soir de la variante: \u201cfemme mari- maîtresse + fille niaiseuse à marier\u2019! Carrère rappelle dans le programme: \u2018\u2018J\u2019ai toujours dit que le Théâtre des Marquerites se voulait un théâtre gai tout simplement et professionnel il le restera\u201d.Tout est là: 500 personnes sont venues pour rire et la gaieté sera garantie.A tout prix .méme a celui des situations éculées (\"Tu me dis que tu m'aimes et tu veux me faire épouser la fille de ton amant tout en restant ma maîtresse!'), et de grosses ficelles du rire en boîte (bien que Carrère prétend prendre ses distances par rapport aux cordes du Théâtre des Variétés).Chatouiller à tout prix A tout prix.méme a celui du professionnalisme: outre le fait qu'il s'agit de professionnels de la TV (type de jeu \u2018\u2018roman- feuilleton\u2019), il faut tenir compte de l'aspect finan- Canapé, recoins et paravent du vaudeville Blaise, au Théâtre des Marguerites.VIRE Ya AAS MW cier de l'affaire.Comme membres de l'Union des Artistes, ils ont droit à $200 de déplacement en supplément par semaine (coût de production beaucoup plus élevé que dans les spectacles de jeunes coopératives de théâtre nous y reviendrons).Carrère me fait aussi remarquer que le Tm fonctionne sans subvention gouvernementale depuis sa fondation: ça n'\u2019excuse pas grand chose, mais ça explique pourquoi l'on ne s\u2019écarte pas des sentiers battus.Onze ans pour \u201cformer\u201d un public, trop tard pour en changer ou le changer.Et de sévir\u2018 avec des clichés désarmants sur l'épouse ene combrante (cf Sympho- rien), la maîtresse évaporée, la fille niaiseuse, le mari volage et, de façon générale, la sexualité coincée dans les sous- entendus, derrière les paravents et les portes entr'ouvertes! C\u2019est si triste que malgré les rires racolés de 500 personnes chatouillées où il faut, je persiste à croire que ce public mérite mieux, qu'on lui doit un tout autre traitement, qu'il est capable de recevoir (et de participer à) tout autre chose.Du théâtre permanent à St-Sauveur Le Théâtre de St-Sauveur (sortie 60 de l\u2019Autoroute des Laurentides) n'était qu'un théâtre d'été l'an dernier, quand il loua la salle de curling pour monter du Claude Magny.Cette année, Yves Corbeil et Roger Lussier ont racheté le centre et se lancent dans une expérience à suivre: faire du théâtre permanent dans les Laurenti- des.ainsi que de la chanson, des expositions artistiques et du sport (puisqu'on y trouve également une piscine intérieure.et un sauna).Comme il n\u2019est pas pour nous faire suer, le programme, ambitieux, mérite qu'on s\u2019y arrête.Bien sûr, il fait surtout appel aux professionnels du spectacle, mais l'été on monte du québécois dans la grande salle de curling (500 places).Des reprises, surtout, comme en témoigne ce Garneau (Sur le matelas), créé voilà cinq ans, mais qui garde eñcore tout son dynamisme dans la mise- 26\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 en scène d\u2019Yvon Leroux.Du nerf, de l'humour, un jeu parfois trop appuyé, mais un spectacle divertissant et assez dense, grâce au texte de Garneau qui, à son habitude, égratigne gentiment les travers d'une société trop envahissante pour l\u2019individu\u2026.et le couple.On peut reprocher à la pièce de véhiculer autant de préjugés qu\u2019elle n\u2019en dénonce (notamment sur le révolutionnaire autant porté sur la paresse et la bouteille que sur la théorie marxiste).mais au moins on y dit quelque chose.Pour l'automne et l'hiver, on continue le théâtre, mais dans la boîte à chanson (200 places), en alternance avec des chanteurs professionnels.Des accords semblent être pris pour remonter des productions du Patriote en Haut, du Théâtre d'Aujourd'hui, du Quat\u2019Sous, du Studio- Théatre Da Sylva, etc.On nous promet aussi une \u201crevue-maison\u201d par hiver.Du pain sur la planche pour eux et pour nous, critiques.Pour le public, une expérience à encourager en espérant que place soit faite aux jeunes troupes et à la création.Ne pas manquer dans la prochaine livraison le dossier spécial sur Le Théâtre d\u2019Été 1977.École de métiers © d\u2019art Bonsecours 427-433 est, notre-dame, montréal, H2Y 1C9 Téls: 844-6165 \u2014 844-6253 SESSION D,AUTOMNE COURS DE POTERIE Initiation a la céramique Tournage \u2014 Façonnage Technologie des Glaçures Prof.: Monique Giard, Marie Josée Jean Maurice Achard, Alain Guibeault COURS DE BATIK Prof.: André Gauvreau COURS DE PEINTURE SUR SOIE Prof.: Claire Sarrazin COURS D\u2019EMAIL SUR CUIVRE Prof.: Madeleine Chagnon DEBUT DES COURS: 19 septembre 1977 INSCRIPTION IMMEDIATE A ECOLE DE METIERS D\u2019ART BONSECOURS 433 est, rue Notre-Dame Vieux-Montréal, Qué.844-6523 \u2014 844-6165 Permis de culture personnelle No.330516 HÔTEL NELSON @ dans le \u201cVieux\u201d c cat ® A | du4au28août PAQUET VOLEUR 21h30-23h30 Du dimanche au jeudi: $3.00 Vendredi - samedi: $3.50 Relâche le lundi marne états 4 Ii \u201c'* ma\" A : \u201cPaquet voleur\u201d ou l\u2019Evêché en casino tropical.a) a et de la scène au disque avec Plume et Monique Leyrac L\u2019Evêché de l'hôtel Nelson présente jusqu'au 28 août \u2018Paquet voleur\u201d, un divertissement musical qui constitue un immense progrès sur \u2018\u2018Circociel\u2019\u201d\u2019 et Tout chaud\u2019, les deux précédents spectacles -de cette équipe animée par François Guy.Faisant oublier aujourd'hui les Sinners, qu'elle rappelait la première fois, ou Michel Fugain, qu'elle évoquait la deuxième, cette équipe propose en effet avec cette fantaisie une excellente contribution à l'art du spectacle et du divertissement qui n'est pas sans créer quelque précédent même si la chanson québécoise elle-même ne s'en trouvera ni tellement changée ni tellement enrichie.On a d'ailleurs l'impression qu'en optant plutôt pour une musique afro et latino-américaine, la troupe a simplement voulu compléter par les sonorités les plus chandes et les rythmes les plus radieux la même espèce de dépaysement déjà inscrit dans ses costumes de personnages de jeu de cartes surpris en plein \u201cstrip poker\u201d et dans son décor tout en ciel bieu, en grands oiseaux et en merveilleux nuages qui achève de donner a I'Evé- ché les allures d'un casino tropical.Et si les textes, hantés par toutes les métaphores sur la destinée que peut inspirer le jeu, risquaient d\u2019alourdir cette atmosphere, le rythme endiablé qui emporte toute la troupe à travers ses treize chansons et l'humour qui vient constamment rafraîchir les esprits font au contraire de ces profondes réflexions le zeste acide et somme toute ironique qui enlève toute fadeur à son punch créole!.La troupe semble par ailleurs avoir fait le néces- par Bruno Dostie saire pour sortir du cabotinage, de la complaisance et de l\u2019à-peu-près qui entachaient ses précédentes expériences.L'orchestre joue bien et fait preuve d'une cohésion nouvelle, ayanttrouvé un batteur très efficace en Serge Gratton et un musicien remarquable en Pierre Ouellette dont le saxe et la flûte sont pour beaucoup dans la chaleur et le charme de cette musique.Lise Durocher, de son côté, se montre aussi à l\u2019aise dans le chant et la comédie qu'elle l'était déjà aux claviers, formant avec Louise Portal - moins théâtrale et plus \u201clousse\u201d - et Céline Lomez - qui s'est faite plus discrete - un trio parfaitement équilibré de femmes qui suffisent amplement a faire ie poids parmi leurs six partenaires males.Que Francois Guy, enfin, ait accepté le minimum de discipline nécessaire a la réussite de ce genre de spectacle n'est pas la moindre des bonnes surprises de cet événement! \u2018\u2018Paquet voleur\u201d est donc un excellent divertissement que personne ne regrettera d'avoir vu.Bien sûr, il n\u2019y a là ni grande poésie ni contribution majeure à la musique québécoise.Le concept du spectacle, par contre, avec ses costumes, ses décors, ses embryons de chorégraphie, son humour et ses enchaînements pourrait avantageusement inspirer les spectacles de nombreux autres groupes québécois qui ont sans doute des textes et des musiques plus intéressants à nous offrir, mais qui gagneraient à nous les présenter avec autant de grâce, dans des mises en scène aussi bien élaborées.Un Plume qui s\u2019endure mieux! Il reste par ailleurs quelques disques québécois parus depuis juin dont il faudrait bien parler avant que la dernière découverte de Gilles Talbot - Emerson, Lake et Palmer qu'on verra au stade le 26 - et que la rentrée - dont Gilles Vi- gneault donnera le coup d'envoi au TNM dès ie ?septembre - ne prennent de nouveau tout notre temps et tout notre espace.Un mot donc sur Plume, d\u2019abord, qu'on retrouve au- jourd\u2019hui chez CBS- Columbia avec un enregistrement de son spectacle de février dernier a I'Ou- Les gens de \u201cPaquet Voleur\u201d \"YE tremont.Je me souviens d'avoir été particutière- ment sévère pour ce spectacle dont je dois dire qu\u2019il s'endure mieux sur disque.L'humour moins grinçant et plus tonique et les musiciens qui accompagnent Plume m'impressionnent plus ici qu'ils ne l'avaient fait sur la scène.Mais ce nouveau disque reste malgré tout comme \u2018\u2018A deux faces\u201d un disque moins musical et moins poétique que les quatre premiers de Plume et que je n'aurais probablement pas acheté si j'avais dû le faire, même si je ne suis finalement pas mécontent de l'avoir à cause du personnage qui continue de me plaire et de m\u2019intéresser.C'est un disque qu\u2019on écoute en sou- rianteten riant, sansennui, toujours charmé par le personnage et curieux de ce qu'il a à dire.Pour le reste, on regrette la beauté de ses premières chansons qu\u2019on espère encore le voir appliquer à des thèmes renouvelés dans l'avenir.Une Leyrac plus retenue Avec le disque qu'elle a consacré a Félix Leclerc, Monique Leyrac, elle, nous fait plutôt regretter le spectacle qui l\u2019a précédé.Avec l\u2019aide de Denis Larochelle, de Marie Bernard pour les ondes Martenot et de François Dompierre pour les arrangements d'une chanson (\u2018Présence\u2019), elle à réalisé un disque très beau, simple et doux, qui met surtout en valeur l'auteur de chansons d'amour qu'est Félix Leclerc.Mais on dirait que le travail d'orfèvre de ses musiciens, pour aussi beau, délicat et original qu'il soit, a eù pour inconvénient de contraindre l\u2019interprète qui paraît constamment se retenir pour harmoniser sa voix à cette texture aux dépens de toute la passion qu'elle se montrait pourtant capable de projeter dans la version de scène de ce récital.Mais les chansons: sont tellement belles en soi qu'on finit par oublier le souvenir qu'on avait gardé de son spectacle pour rentrer dedans une nouvelle fois, se rappelant qu'après tout Leclerc est le poète de la pudeur et de la litote, et que cette retenue ne le dessert pas.m'y semble : WE pls th | Pau a Fran fi [4] fi Pau 4 } | lem | Pau pou a | dés Is tery a me 2 dir di port lig | de We AE fig fim Meg del Se der un Sh Mey êlle Cle We ide fig | my Semble ant 8 Mg N | Misigng i * lent Pl pg i dent fat sr 1 My, 2 Maye Fug, 1S Muggy ie QUE les IS de Pom Ara pig, 8 acheté Sale mène rae pag dé l'avoir à TSOMage qu Me lair do .Cbst un ds COUté en sou- I sensei 8 aro ge CURR de ce Pour le reste à beauté deses laNSONS Qu'on ele vor appli es en: Eni, \u2014\u2014\u2014\u2014 ac plus \u2014 que qu'elé à Felix Lele.rac, le, nous reterle sp précédé ht js Laroche, mard pour les 101etde Fran Te pour Isa l'unechanson ele edhe heal, imo etsuroul J ur de chat quest Fé on dvi que rèvre de 585 our aussi ptrindré fr y ts retent {et or y pour (0 sr she Ly tis nts al cdl ge otal HAR a lle al bs YP?) as» ww 9 LJ Ben et Benedict Paula Delsol, interviewée par notre collaboratrice Anne Constanty, parle de son film et nous permet ainsi de jeter un coup d\u2019oeil intérieur sur une création.par Anne Constanty Au début l'on trouve que Ben et Bénédict est un- film charmant, puis l'on s'aperçoit que ses personnages, ou plutôt leur comportement, obsède.ils éveillent en nous des ressemblances ou des complicités, des réson- nances très certainement.Ben et Bénédict, de la réalisatrice française Paula Delsol, vient d'être présenté à Montréal, dans le cadre du premier Festival international du film de la critique québécoise.Pour la présentation de son film, Paula Delsol est venue à Montréai et nous l'avons rencontrée.Ce qui frappe peut-être le plus, c'est la ressemblance physique qui existe entre Paula Delsol et son interprète, Françoise Lebrun.Françoise Lebrun est dans le film à la fois Ben et Bé- nédict.Douze ans séparent ce film du précédent film de Paula Delsol La Dérive.\u201cBen et Bénédict est tellement visuel\u2019, raconte Paula Delsol, \u2018que je ne pouvais pas l'écrire, même au niveau du scénario et des essais d'écriture; seuls les cartons sont restés.Le dernier carton est peut-être ambigu, mais la vie est tellement ambigué aussi.Je ne pouvais pas faire ce film d'une fagon différente\u2019, dit-elle.\u2018Je voulais faire un portrait de femme, pas celui de Bénédict mais celui de Ben avec le roman qu'elle se raconte, car ce n'est ni un fantasme ni un rêve, ce n'est même pas un roman-feuilleton dans la mesure où elle se moque d'elle-même, dans la mesure où elle se tourne en dérision.Au début, elle commence sa scène, trés sérieuse, puis elle se dit: merde! je suis ridicule.Et eile tourne toujours tout cela en dérision parce qu'elle est une femme lucide, qu'elle a de l'humour et qu\u2019elle est capable de faire son autocritique.Elle est capable de s'assumer ou plutôt d'assumer les autres puisque, d\u2019elle ou de son mari, qui s'occupe de l'enfant?C'est elle! Elle assume les autres, mais je lui reproche de ne pas s'as- \u2018sumer, elle.C'est le cas de beaucoup de femmes.Et je dis aux femmes: vous êtes responsables de votre sort, réagissez! Réagissez contre cette espèce de résignation, contre ce goût du sacrifice.Résignation, goût du sacrifice, sont des défauts typiquement féminins.Nous les a-t-on inculqués ou sont-ils en nous, je n'en sais rien.Mais je crois qu\u2019il faut s'en dabar- rasser et faire ce que l'on a envie de faire et lutter pour cela.La littérature est pleine de héros ou de hé- roines\u2014car cela n'est pas réservé aux femmes\u2014très amoureux et incapables d'une réaction quelconque parce qu'ils aiment.Quand on aime, on supporte tout.Depuis quelques années, on semble avoir oublié l'amour et l'émotion: on ne parle plus que de sexe.Etje pense que même si dans l'amour il y a du sexe, il y a quand même l'Amour avec un grand A.ll ne faut pas l'oublier, il a toujours existé, il est toujours là.Il ne faut pas l'effacer de sa vie.Tout se passe au- jourd'hui comme si l'on ne trouvait pas d'excuse à un homme ou à une femme d'être faible quand il aime, d'être capable de tout par amour et de toutsupporter.Il n\u2019y a qu'à relire Manon Lescaut et Carmen pour voir qu'un homme peut tout supporter d'une femme quand il est amoureux d'elle.Et une femme aussi.\u201d \u2018Ben attend Rémi.Elle est résignée, passive.Elle l'attend toujours et quand il revient, quoi qu'il lui ait fait, elie l\u2019accueille à bras ouverts: c\u2019est ça l'amour! Et ce n'est que lorsqu'elle passe tout près de la mort qu\u2019elle a une réaction vive et qu'elle le met dehors.Ce qui ne l'empêche pas de l'aimer quand même.Je trouve que Rémi, qui passe pour un salaud, est un enfant.Il éveille en moi beaucoup de tendresse.Rémi, c\u2019est le marginal, l\u2019aventurier, et ces personnages sont toujours très attirants, très fascinants.D'ailleurs on pense que l'on va les changer et ce n'est pas vrai: d'ailleurs, on ne change jamais personne.Chacun de mes cinq personnages existent dans la réalité, mais la fable réside dans le fait qu'on les a tous mis ensemble.Autrement, dit, ils existent tels quels dans la vie mais pas leur projection: Ben, Rémi et Bernard peuvent exister ensemble, Ben Bénédict et Rémi aussi.mais tous ensemble ce serait trop.C'est cela le côté fable.Ben et Bénédict n'est pas du tout un film onirique, c'est un film très simple dans lequel j'ai toujours essayé d'être simple.Je voulais que ce film soit distrayant, mais je n'étais pas consciente que mes personnages seraient obsédants.Il y a des choses que j'ai envie de dire et qui sont profondément ancrées en moi et qui me gênent.ll y a des choses qui me paraissent injustes et tristes, difficiles a vivre, et c'est plus fort que moi, il faut qu'elles sortent.\u201d Paula Deisol a encore parlé longtemps, je l'ai beaucoup écoutée et je dois avouer que j'attends avec beaucoup de curiosité et de sympathie son prochain film qui s'intitulera Le canot à deux places et qui sera encore une histoire de femme à travers la vie d'un couple.Ben et Bénédict est interprété par Françoise Le- brun, Daniel Duval et André Dussolier.LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201427 A er VDL NAT a \" (ma - Pierre Duval nous fait réfléchir sur l\u2019avenir de l\u2019art lyrique au Québec par Pierre Prévost Les hasards d'un weekend dans les Laurentides m'ont fait rencontrer le ténor Pierre Duval.Depuis déjà plusieurs années il habite, l'été, avec sa famille, Saint-Adolphe d'Howard, là ou \u2018tout est calme et beauté\u2019.Nous avons longuement causé.Il y a maintenant 15 ans que ce chanteur originaire de Montréal fait une carrière internationale.Il a débuté au Teatro Del Opera de Rome après de sérieuses études avec d'excellents maîtres italiens.Deux ans plus tard, il eut la chance extraordinaire d'être choisi pour le rôle d'Arturo-Talbo de l'opéra | Puritani di Scozia, de Bellini, qu'a enregistré la maison de disques London.Il y chante, aux côtés de l\u2019illustre soprano australien Joan Sutherland, l'un des rôles les plus difficiles du répertoire: il contient des aigus que bien peu de ténors, de nos jours, sont capables ° d'atteindre.Pour Pierre Duval, c'était la consécration.Il a, depuis, remporté de grands succès sur les principales scènes d'opéra d'Italie, des Etats-Unis et du Canada, dans un répertoire très étendu: ! Puritani déja nommé, Rigoletto, Otello, Le Barbier de Séville, Lucia di Lammer- moor, La Fille du régiment, Don Pasquale, La Tra- viata, Lakme, Les Peé- cheurs de perles, Faust, Roméo et Juliette, etc.Enfin, il est fort recherché comme soliste par les grands orchestres symphoniques, et on l'a entendu maintes fois à la télévision.Pierre Duval a maintenant 44 ans, et il ne s'en cache pas.Étant donné les solides assises de sa voix, il peut compter encore sur de nombreuses années d'activité musicale et d'engagements variés à l'étranger.Il n\u2019est donc pas question de retraite pour lui.Pourtant, il aspire en même temps à autre chose, comme beau- - coup de ses collegues québécois: il veut collaborer a la renaissance de l'opéra et de l'opérette au Québec, il veut tout faire pour assurer que les chanteurs de sa génération, les Rouleau, Savoie, Verrault, Turp, Boky, Forrester, Carson.aurontun jour une relève.ll fait donc partie, avec tous ceux-là et d\u2019autres, du Mouvement d'action pour tnm ) br» EEE.l'art lyrique du Québec, dont j'ai parlé à quelques reprises dans ces pages.Nous n'avons guère eu de nouvelles de cet organisme depuis le printemps, mais je sais que Joseph Rouleau, Jacques Létour- neau, tous les membres du comité de direction, ont travaillé dans l'ombre à faire éventuellement triompher leur cause.L'automne qui vient devrait apporter des développements intéressants.Je pense, notamment, au Livre blanc sur la culture que le ministre du Développement culturel, M.Camille Laurin, doit déposer à l'Assemblée nationale au mois d'octobre.Je n'ignore pas \u2014 le ministre l\u2019a lui-même précisé \u2014 que le mot \u2018culture\u2019 doit être pris ici dans un sens très large, englobant l'ensemble de notre entité de Québécois, d'une maturité nationale qui va s'accélérant et qui apporte avec elle de nouvelles responsabilités.Néanmoins, je souhaite, avec Pierre Duval, qu'il y ait place dans cette déclaration d'intentions pour certains aspects particuliers de la culture, par exemple (puisque c'est le cas qui nous occupe), pour l'encouragement à la musique etaux musiciens et pourles mesures les plus propres à intégrer ces artistes au tissu même de notre nation.La tâche immense de réussir la conquête de ce que nous sommes ne pourra être menée à bien si nous volons si haut que seul le paysage nous soit visible, sans les hommes.© 84 ouest.rue Ste-Catherine du 2 septembre au 2 octobre | RESERVATIONS: 861-0563 28\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 © 12 2 12 e © République du Québec e République du Quêbec © e 12 < ) © © e + © © Republique du Québec ° 0000000000000000000000000006000e © © \"12 .12 e © F \u2019 e FT e CR = République du Québec o République du Québec 0000000000000000000000000000000 © ; © ww 12 ° 12 © - d © - \u2019 © Pen e ; République du Québec o publique duQuébec 12 + bec Postes: un Québec indépendant ne peut certainement pas faire plus mal.Ls Les Postes: | une gestion | incohérente Les Postes sont moribondes.Les médecins n\u2019ont pas manque à leur chevet, mais rapport sur rapport et une pléthore de constats tous mieux appuyés les uns que les autres n\u2019ont pu résoudre le gouvernement Trudeau à procéder aux réformes | qui, depuis quelques années déja, sont instamment | recommandées.Paralysie politicienne?\u201cCe n\u2019est qu\u2019un exemple parmi d\u2019autres de la désinvolture de nos dirigeants canadiens\u201d, écrit Pierre D\u2019Amour, l\u2019auteur de l\u2019éclairant dossier I: os que LE JOUR publie ici en exclusivité.Par Pierre d\u2019Amours Illustration de Jean Gladu L'année de grâce 1977 file rapidement vers sa fin pour aller rejoindre ses soeurs au royaume de l\u2019éternel souvenir.L\u2019automne approche et bientôt l'on nous rappellera qu'il est temps de nous préparer pour l'Halloween, la Sainte-Catherine et, bien sûr, l'avènement de l\u2019hiver et de la Noël.Inséparable du temps des fêtes, il est une activité qui, depuis 1970, a pris les dimensions d\u2019un véritable événement annuel, un happening national digne de nos meilleures traditions belliqueuses et insupportables.Vous l'avez deviné, il s'agit évidemment d'une grève des Postes.|! faut bien en rire.La situation aux Postes canadiennes a pris des proportions tellement alarmantes qu'une industrie de messagers privés, vieille de quelques années seulement, prospère allègrement au Canada, volant littéralement des millions de dollars annuellement au ministère des Postes canadiennes et contribuant à faire grossir le déficit gouvernemental au dépens du contribuable, en l'occurence, nous.L'insatisfaction des employés n\u2019est qu'une partie superficielle du problème.Celle que perçoit plus facilement le public.Mais comme l'éternel iceberg, l'énigme de Poste Canada nous est visible qu'en partie seulement.Le malaise remonte très loin dans l\u2019histoire et les manifestations que subit le public canadien ne sont que l'aboutissement d\u2019une longue maladie.L'accouchement a été long, l\u2019enfant est précoce.L'inefficacité, confusion et maladministration, tels sont les vrais problèmes qui affligent le ministère des Postes du Canada et qui en font un des services les moins rentables au pays.|| importerait aussi d'ajouter l'ingérence politique dont est coupable le gouvernement canadien.L'administration Trudeau s\u2019est interrogée sur les causes du malaise au sein des Postes et jamais n'a-t-on vu pareil déploiement de données pour expliquer la déchéance progressive d\u2019un service gouvernemental.C\u2019est comme si l'administration gouvernementale prenait un plaisir morbide à se regarder dépérir, car, malgré une accumulation monumentale de données, aucune politique concrète ou stratégie administrative n'ont été développées pour pallier aux multiples problèmes internes du ministère des Postes du Ca- .nada.Projet détaillé de transformation Dès 1968, le gouvernement et plus particulièrement le Ministre des Postes, Eric Kierans, percevaient un certain désenchantement au sein des employés du service postal.Kierans fit exécuter une série d\u2019études qui devaient déterminer l'avenir du service postal en tant que ministère.Au total, 15 études furent entreprises au cours d'une période de 12 mois par des équipes formées de gestionnaires du ministère et dix firmes de conseillers en gestion.En 1969, un document-synthèse intitulé Projet détaillé de transformation fut préparé à partir des données réunies dans les 15 études entreprises au cours de 1968.Ce document, ultra-secret à l\u2019époque, soulignait les changements radicaux dans l'organisation, la gestion et les systèmes d'opération que l'on avait jugés nécessaires d'apporter pour arriver à une gestion saine et productive au sein du ministère.Société de la Couronne, seule solution \u2019 Les auteurs du rapport de 1969 étaient formels.Seuls un changement fondamental du statut du service postal lui permettrait de retrouver une certaine rentabilité, fût-elle seulement marginale.Ce changement prendrait la forme d'une Société de la Couronne, souple et indépendante, avec un schéma d'organisation basé sur le modèle de l'entreprise privée.Une telle organisation serait assez efficace pour \u2014\"\u2019nsssnee-mses \u2014 we \u2014ea + sS \u2014 EI D «ep = \u2014 as SPlthore S NOntpu forme Un Jeants nt dossier it un pli cr malgré fale de don 1 00 slp AE dévelop- sproblèmes sles du Ca arms el plus par Postes.rie ain degen és dus ung sie ner | avenir ministre.eprisesal js par des res du Mir \u2014\u2014\u2014 ors 60 6%: seine on fut pre 3 ds 5 de 1968 l'époque radicaut of os gré or 3 U8 pin ut \u2014 \u2014 dar néant i gem abl rg ché , Soi pré se \u201d te qe ph accomoder, à des coûts réalistes, les quantités toujours croissantes de courrier, sans compter l'évolution constante du milieu des communications au sein de la Société.Le but était donc d'équilibrer les budgets tout en fournissant un service efficace, et les gestionnaires des Postes refusaient le modèle gouvernemental, préférant celui de l'entreprise privée.La Fonction publique du Canada s'avouait donc vaincue devant la tâche de fournir aux Canadiens un service essentiel, à un prix concurrentiel.\u201cLa transtormation des Postes en société de la Couronne et la flexibilité des cadres qui en résulterait amènerait une amélioration importante du service postal et une diminution substantielle des frais d\u2019exploitation.'p.62 Le déficit des Postes constituait un premier probleme majeur.Depuis 1967, c'est-à-dire au cours d\u2019une décennie, le déficit aux Postes s'est accru de 120%, passant de $40 millions à $600 millions.Nul besoin de rappeler qu'il s'agit d'un manque à gagner comblé directement par le contribuable! Comment la transformation du ministère des Postes en Société de la Couronne pourrait-elle favoriser la diminution graduelle du déficit des Postes ?Une gestion malade Les auteurs du Projet détaillé de transformation affirmaient que, dans un premier temps, un modèle calqué sur celui du privé permettrait la mise en vigueur de programmes administratifs définis.De tels programmes obligeraient les cadres à se fixer des objectifs financiers et de production.Outre ce manque d'objectifs, l'autorité du groupe de gestion au sein du système ministériel était, à toute fin utiles, inexistante.L'établissement d'une société de la Couronne fournirait, selon le groupe d'étude, un défi aux gestionnaires des Postes, les stimulerait et les forcerait à prendre une plus grande part de responsabilité dans les décisions qui, elles, seraient d'une importance capitable pour la nouvelle société.En somme, l'on cesserait de traiter les fonctionnaires comme des enfants et on les obligerait à s'occuper carrément de leur affaire.Mais il importe de souligner que le pro- bieme de la carence d'autorité est des plus réels et existe toujours (plusieurs diront qu'il se fait sentir davantage) au- jourd'hui.Dans un rapport qu'il soumettait à son Ministre en 1975, le sous- ministre J.E.Uberig traçait un triste portrait de la jungle administrative ankylosée qui empêche tout épanouissement au sein de la gestion des Postes.Trois lois régissent l'administration des Postes.Tout d'abord, la loi sur les Relations de travail dans la Fonction publique, qui s'applique à tous les employés du service postal.Elle répond bien aux besoins des cols blancs dans la Fonction publique mais elle laisse les cols bleus du gouvernement sans véritable cadre institutionnel de négociation.C'est ce qui explique le fait que le Syndicat canadien des postiers n'ait jamais pu forcer le gouvernement à se prononcer définitivement sur les changements technologiques aux Postes.La loi n'a jamais prévu une situation semblable et, depuis 1972, le gouvernement et le syndicat se livrent des batailles sans pitié, qui se terminent presque toujours par des grèves et une diminution de service pour le public.Deuxième volet de ce triumvirat est la Loi sur l'Embauche dans la Fonction publique.En vertu de cette loi, l'autorité pour l'embauche etle congédiement dans la Fonction publique appartient à la Commission de la Fonction publique.Le ministère des Postes doit passer par l'intermédiaire de la Commission pour subvenir à ses besoins de main-d'oeuvre.Enfin, il y a la loi de l'Administration financière.Cette loi stipule que l\u2019'employeur aux Postes est le Conseil du Trésor et non pas le ministère des Postes.Une telle confusion au sein même du gouvernement provoque la pagaille lorsque vient le temps des négociations collectives.Ajoutons que le Conseil du trésor n\u2019est pas nécessairement au courant des problèmes qui sévissent au niveau des Postes, ou des autres ministères sous sa juridiction.Une telle ignorance est normale, compte tenu du nombre gigantesque d'employés au sein de la Fonction publique du Canada.Voilà pour la direction des employés et pour les relations qu'entretiennent ces employés avec leur employeur.Au niveau logistique, par contre, c'est un autre ministère, celui des Travaux publics, qui assure l'administration des locaux des Postes, alors que le ministère des Approvisionnements et Services assure l\u2019administration des achats, de l'entretien des locaux et des propriétés.De fait, la seule autorité certaine qui est dévolue au ministère des Postes se rapporte au courrier et encore.L\u2019ingérence politique En 1969, les auteurs du Projet détaillé de transformation critiquaient sévere- ment le gouvernement pour l'ingérence politique qu'il avait manifestée touchant les tarifs postaux de lière et 2ième classes.- Le protectionnisme d'Etat dont s'inspirait le parlement contribuait à la confusion déjà existante en ce qui concerne l'autorité.Les tarifs de ces deux catégories de courrier étaient établis par les politiciens.Un tel tripotage de l'administration postale contribuait au climat défavorable au sein de la gestion du ministère tout en paralysant deux des plus importantes sources de revenus du service.Le groupe d'étude affirmait qu'une Société de la Couronne pourrait établir elle-même les tarifs indépendamment des intérêts politiques, en fonction des coûts d'opération du ministère.Les tarifs sont toujours fixés par le Parlement et les redressements n'ont été effectués qu'avec beaucoup de retard.Enfin, le Projet détaillé de transformation recommandait que le ministère décentralise ses opérations en favorisant une régionalisation de ses structures.Cette régionalisation donnerait une plus grande souplesse aux structures administratives d'une Société des Postes, lui permettant de s'adapter aux besoins des diverses régions au point de vue commercial.\u201cLes systèmes de structures et de gestion doivent être souples.La gestion régionale doit faire en sorte que la structure hiérarchique, les services et l'exploitation de la société soient de nature à répondre aux exigences des marchés régionaux qu\u2019elle dessert.\u2019 p.100-101.Pour assurer une meilleure coordination des modules régionaux au sein de la société des Postes, les communications auraient à subir une transformation en profondeur.Déjà en 1968-69, les gérants régionaux se plaignaient de la lenteur et de l'inexactitude du système de communication.D'ailleurs, ces derniers déclaraient ouvertement qu'ils se fiaient davantage aux communications syndicales LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201429, qu'aux communiqués émis par le groupe des communications des Postes, organismes mis spécialement à la disposition de la gestion des Postes.Un système indépendant de communication procurerait une plus grande autonomie aux régions en leur permettant d\u2019agir en fonction des divers marchés et aussi des autres groupes régionaux du système.Des décisions basées sur des informations solides seraient la clé d'une administration efficace et rentable pour les Postes.Un refus du gouvernement Même si les auteurs du rapport recommandaient, voire réclamaient, que le gouvernement fédéral procède à un changement radical de nature institutionnelle, les dirigeants du pays refusèrent tout changement.La dénonciation que constituait Le Projet détaillé de transformation aurait dû provoquer un tollé de protestations aussi bien en Chambre que sur la place publique, mais il n'en fut rien.La principale raison qui a permis au gouvernement d'ignorer et de faire fi des recommandations du groupe d'étude fut le manque de connaissances du public touchant les opérations des Postes.Le Projet détaillé de transformation n\u2019était certes pas dirigé vers un public de profanes et les complexités techniques et administratives qu'il mettait à l'avant ne signifiaient pas grand-chose pour le commun des mortels.Le rapport ne pouvait pas alors démontrer clairement comment les problèmes institutionnels pouvaient se traduire éventuellement par un service inadéquat et coûteux.Les gestionnaires avaient beau faire des dessins, le public n'y voyait que de l\u2019art moderne, n'y comprenant rien.Pour sa part, le gouvernement jugeait dangereuse une opération aussi ambitieuse.La transformation du ministère en Société de la Couronne amènerait des changements à la haute gestion et le gouvernement pouvait s'attendre à une chaude lutte de la part de ses grands mandarins.Donc, il valait mieux laisser aller les choses.N\u2019est-il pas écrit que le temps arrange tout ?Pas tout à fait.aaministratifs des Postes.Le rapport qu'ils présentèrent au ministre d'alors, ressemblait étrangement à celui produit, six ans plus tôt, par le groupe du Projet détaillé de transformation.En tout cas les grandes lignes étaient les mêmes et la recommandation principale aussi: transformer, dans les plus brefs délais raisonnables, le ministère des Postes en société de la Couronne.D'avril à décembre, le groupe d'étude traversa le pays \u2018\u2019d\u2019un océan à l'autre\u201d.450 entrevues furent effectuées et tous les membres du groupe de gestion y passèrent, autant le sous-ministre que les gérants de bureaux de Victoria à Saint-Jean Terre-Neuve.Ces entrevues furent complétées par une étude portant sur le climat d'organisation et l\u2019attitude de la gestion au sein du ministère.Le mandat du groupe était très vaste.\u201cLe groupe d\u2019étude a été établi pour examiner à fond et recommander les mesures qui s'imposent sur l\u2019organisation du ministère et les rôles, autorités, responsabilités et compensations de sa gestion, à partir du sommet jusqu'aux surveillants qui sont membres de l\u2019Association des Agents des Postes du Canada.\u201d p.2 La même bouilli, réchauffé et servi à nouveau.Un malaise identique mais amplifié Comme auparavant, le plus gros problème au point de vue financier demeurait une organisation faible et beaucoup trop compliquée pour l'employé ordinaire.De plus, le manque d'objectifs qui avait été signalé en 1969 existait toujours au sein du ministère.\u201cLes gérants à tous les niveaux se sont plaints du défaut de munir le ministère des Postes d'objectifs et ont déclaré, en certains cas, que certains services avaient été mis sur pied parce qu\u2019il a été reconnu que le service au public était une priorité supérieure à celle de balancer les coûts et- revenus.\u201d p.19 Nouveaux programmes: échecs Six ans plus tard, Postes Canadiennes \u201875 Six ans après la publication du Projet détaillé de transformation, il devenait apparent que les Postes allaient de catastrophe en catastrophe.Le gouvernement avait carrément refusé de se soumettre aux exigences du groupe de gestion et le déficit des Postes s\u2019était multiplié par sept.Fidèles à leurs habitudes, les ministres fédéraux décidèrent de s'attaquer au problème.La tactique d'usage fut utilisée encore une fois: l'étude.Les habitués du gouvernement vous diront qu'il n'y a rien qui puisse rivaliser avec une étude gouvernementale pour son épaisseur, ses renseignements et surtout, son inutilité.D'ailleurs, retenez bien ceci: si l'on vous dit que tel ou tel projet est à l'étude, dites-vous bien que le projet de loi ne sera pas déposé avant un an, peut-être deux.Il est écrit que le fédéral a des raisons que la raison ni la plupart des employés fédéraux ne peut saisir.Toujours est-il qu'en avr\u2018! 1975, un groupe d\u2019étude formé de nauts fonctionnaires du ministère des Postes et du Conseil du trésor, fut mandaté pour identifier et analyser (sic) les problèmes L'attitude de la gestion n'avait donc pas changé ou, si oui, pour le pire.On avait tenté de mettre en pratique quelques recommandations du Projet détaillé de transformation pour ce qui a trait aux objectifs personnels.Mais les programmes d'amélioration de la main-d'oeuvre qui avaient été proposés n'ont jamais connu de suite, n\u2019ont jamais été utilisés et n\u2019ont fait l\u2019objet que d\u2019une attention pour la forme de la part des cadres.On n\u2019a jamais, sinon rarement, discuté d'objectifs personnels, tant au niveau de la production que des finances.\u201cLe groupe d'étude fut informé à plusieurs reprises que les objectifs et programmes de travail auxquels on avait consacré des efforts et du temps considérable n'avaient pas été utilisés durant l\u2019année pour évaluer le progrès du personnel.(.) Les gérants, dont certains à des niveaux supérieurs, ont déclaré que rarement sinon jamais ils avaient discuté de l'établissement d'objectifs, de date-limite et d\u2019accomplissements ou autres avec leurs supérieurs ou subordonnés.\u201d p.106 Il appert donc que certaines recom- -mandations avaient eu des suites.Mais il est clair que ces projets d'améliorations ont pris le chemin de l'oubli assez rapidement.Selon les auteurs de Postes Canadiennes \u201875, c'est que l'on n'a pas suivi la recommandation principale de l'étude de 1969, soit de procéder à une transforma- / «i 30\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1877 (suite de la page 29) tion radicale des structures du ministère des Postes.\u201cLes difficultés ont découlé plutôt des circonstances qui ont entouré l\u2019implantation des changements que de leur structure.En premier lieu, les recommandations qui ont donné lieu à des actions à ce moment- là étaient basées sur la présomption que le ministère deviendrait une société de la Couronne, ou une organisation semblable.En second lieu, la nouvelle structure a été introduite sur une large échelle, au cours d\u2019une très brève période, par une équipe de gestion relativement nouvelle qui manquait d\u2019expérience gouvernementale et postale et qui semblait également manquer de sympathie à l\u2019égard des sentiments, des aspirations et des conseils des, employés comptant plusieurs années de service aux Postes.\u201d p.3 Trop de nouveau, trop vite.Au lieu d\u2019équilibrer les budgets, de réduire les déficits et de former des gestionnaires confiants et énergiques en assouplissant l\u2019organisation administrative, On avait tout simplement accentué l'institutionalisation, renforçant les structures déjà présentes et assurant aux hauts mandarins des Postes une position sûre puisqu'ils devenaient indispensables pour démontrer le monstre qu\u2019ils avaient créé.Les erreurs quotidiennes D'ailleurs, l'organisation de la gestion aux Postes était et est toujours incohérente.Un exemple de cette situation: le service Postpak.Bref, il s\u2019agit d'un cas.classique où la main droite ignore ce que fait la main gauche.Postpak avait été mis sur pied pour accommoder les sociétés clientes du minis- tere en réduisant les tarifs sur certaines catégories de courrier-colis.On voulait également rapatrier le pourcentage de clientèle que l'on avait perdu aux mains des multiples services de messagers.Mais, dans le cadre des ententes Post- pak, le groupe chargé du marketing concluait des marchés fort avantageux avec les diverses compagnies, marchés que les gérants postaux ne pouvaient remplir sans dépasser le plafonnement budgétaire pour le service.D'ailleurs les commerçants trouvaient ce service à leur goût, ils pouvaient modifier Postpak à leur guise et ainsi, le substituer au service normal de livraison pour sauver plusieurs milliers de dollars en frais d'expédition.Du même coup, ils creusaient davantage le déficit du ministère.Le bonheur des uns fait te malheur des autres! Plusieurs exemples de ces modifications furent relevés dans le rapport Postes Canadiennes \u201875.Chacune des modifications à Postpak devenait, de fait, une infraction aux règles régissant ce service.Les gestionnaires des Postes étaient, et sont encore d'ailleurs, coupables d'infractions aux règlements qu'ils avaient eux-mêmes établis.Parexemple, on allait chercher les colis avec des voitures du ministère alors que de tels services étaient formellement exclus dans Postpak.On avait peut-être aussi recours à des contenants non- conformes aux normes prescrites dans le service.Mentionnons également l'expédition d'articles tels que des pneus, des échelles, des poubelles, etc, tous, bien- entendu, exclus des ententes originales de Postpak.Ainsi, un service qui devait réduire les coûts et favoriser le contribuable canadien a fini par lui coûter quatre fois plus cher.Mais il y a d'autres exemples des contradictions administratives qui ont fait grimper le déficit postal à chaque année.Toutes ces erreurs sont le fruit d\u2019un manque d'objectifs et du jean-foutisme rampant qui sévit chez les administrateurs postaux.1- Le courrier recommandé rapporte un revenu brut de 40 cents, mais coûte 45 cents au ministère.Résultat, un déficit de cinq cents par pièce et ce, sans compterle coût du papier, de l'imprimerie et de 'acheminemeni.(p.99 du \u2018rapport) 2- La structure des tarifs inadéquate pour le courrier de troisième classe; exemple: l'expédition de cosmétiques du World of Beauty Club entre Mississauga et Saskatchewan est tarifé a 27 cents le colis.Le ministère doit payer 33 cents sur chaque colis uniquement pour le contrat de livraison dans certains centres de la Saskatchewan.(p.99) 3- Les expéditions quotidiennes de Courrier de troisième et quatrième classes: un nouveau service qui s'éloigne de la pratique normale de faire de tels envois quand la quantité le justifie.Une livraison, \u201cpiggy-back\u2019\u2019, de Kitchener à Régina consistait en huit sacs de courrier, dont le revenu aux Postes était de $100, coûtait plus de $700 en frais de transport seulement.4- Les engagements envers les clients sans égard au coût actuel: ce cas sévit principalement chez Postpak.Par exemple, une expédition par \u2018\u2019piggy-back\u201d de Scarborough à Québec rapportait au total $800, mais coûtait $1400 en frais de transport.Donc, un manque de sérieux dans les objectifs financiers administratifs permet- .tait aux sociétés de profiter d\u2019un service coûteux à des prix réduits.Le Big Business s'étaittrouvé un service de messager au point économique et, ce qui plus est, subventionné par ses clients.L'idéal, quoil.Ce ne sont là que quelques exemples du gaspillage qui prévaut au sein du ministère actuellement.Tous ces cas sont appuyés sur des documents et font partie du rapport Postes Canadiennes \u201875.C'est donc dire qu'il y a des milliers de cas sem- \u2018blables et quotidiens d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada; ils coûtent cher aux consommateurs.Les multinationales se gavent, le gouvernement s'en fout et c\u2019est, en fin de compte, Jean Public qui paye.Solution gouvernementale: renforcer le statu quo Voila pour le déficit et le manque de motivation chez les dirigeants.Mais Postes Canadiennes \u201875 poursuit son analyse parallèlement à l\u2019étude de 1969.Ainsi en 1975, le groupe d'étude des Postes donnait raison aux auteurs du Projet détaillé de transformation en atfirmant que le manque d\u2019autorité aux Postes découlait indiscutablement du refus du gouvernement d'entériner la recommandation principale des gestionnaires de 1969 et de transformer le ministère en Société de la Couronne.La méme jungle administrative que l\u2019on a décrite plus haut existait et avait été renforcée par une croissance de l\u2019institutionalisation.D'ailleurs, selon le rapport du sous-ministre- adjoint Uberig, publié quelque temps après Postes Canadiennes \u201875, il devenait de plus en plus apparent que le groupe de gestion ne pouvait plus fonctionner, même avec une efficacité relative, au sein de la présente structure.Ce qui plus est, les relations entre les gestionnaires et les ouvriers devenaient de plus en plus tendues à cause des changements technologiques qui remettaient en question tout le système postal au Canada et, par le fait même, le statut des employés au sein du ministère.Le syndicat invoquait l\u2019article 29 de la convention et demandait que l\u2019employeur consulte le syndicat avant d'introduire des changements technologiques.Pour sa part, le gouvernement, du moins les gestionnaires des Postes, se refusaient à toute négociation, pas parce qu'il ne voulaient pas régler le problème, mais bien parce qu'ils n'en avaient pas le mandat.Ce mandat dépendait et dépend toujours des divers lois et ministères qui s'occupent de gestion au sein du gouvernement.Le sous-ministre-adjoint Uberig Ni femmes comme cadres ministère des Postes du Canada.Dans u apport rédigé par le service de planifica- fon des ressources humaines, les spécia- stes affirment qu'il y a des problèmes au iveau de la répartition des employés.adres au sein du ministère.| Tout d'abord, l'ori aenregistré une forte ugmentation du nombre de géstionnai- es dux Postes.De 19754 1978 le nombre d'administrateurs s'est accru de 11,6%, Alors que l'on sait que les prévisions au iveau de toute la Fonction publique fé- érale se chiffraient l'an dernier à 3%.La plus grosse augmentation se situe UX niveaux du grade 03 avec 294% et 05 50%.Seut un niveau a diminué de per- onnel, il s'agit du plus bas niveau de ges- on, 01 où l'on à perdu un employé.AU Chapitre des droits de la femme.le pport dénote une pénurie de cadres fé- inins, dans les rangs supérieurs en par- culier De plus, l\u2019on fai arquer quele ux de croissance pour té personnel fé- Minin de gestion se situe à 3%, ce qui est au-dessous dutaux de croissance de l'en- émble du groupe de gestion.Le rapport Uugaère aux dirigeants régionaux de rendre les mesures nécessaires pour l'avait souligné dans son rapport et recommandait lui aussi que l'on procède à une révision du statut actuel des Postes.Comme ministère, tout ce que les Postes contrôlent est ie courrier.Si le modèle de l'entreprise privée était suivi, l'on pourrait réduire le \u201cred tape\u201d, rationnaliser l'administration et donner aux cadres plus d'assurance quant aux tâches qu'ils auraient à accomplir et aux décisions qu'ils auraient à prendre.Actuellement, la responsabilité est désespérément diffuse et personne n\u2019est clairement responsable d\u2019un rendement ou d'un objectif en particulier.; \u201cCette difficulté résulte en partie du fait que l\u2019évaluation de la responsabilité au sein d\u2019un organisme public n\u2019est pas une tâche facile, en raison du nombre supérieur d'autorités par rapport au secteur privé.Le Parlement, 'e Cabinet, le Conseil du Trésor et le ministre des Postes, lesquels détiennent tous des postes électifs, etle personnel du Conseil du Trésor, de la Commission de la Fonction Publique, des Travaux Publics et divers autres ministe- res gouvernementaux de méme que la -gestion ministérielle, dont les membres femmes-cadres, alors qu\u2019en Ontario on en.ni francophones (P.D)I[n'y à pas seulement les structu- es administratives qui soient malades au ç \u2018que la quasi-totalité des francophone planificatio tons qu'au sure d'autorité et de responsabilité pour l\u2019opération efficace et effective du ministère des Postes.\u201d p.57, Partie III.Trop de chefs, pas assez d\u2019Indiens.Encore s'agit-il d'identifier la tribu.Croissance du personnel: promesse non tenue On penserait qu'avec tous ces autres ministères qui s'occupent si bien des Postes, ce ministère pourrait fonctionner avec un personnel cadre réduit.Mais on ne doit pas sous-estimer le gouvernement fédéral, ni la Fonction publique.Les surestimer serait aussi une grave erreur.La mise en vigueur des recommandations du Projet détaillé de transforma- + uéb ; les Postes comptent 13,8% d dénombre 24,1%.L'administration centrale à Ottawa vient en tête avec 41,4% de gestionnaires féminins, alors que les Ma.Kitimes occupent la dernière position: au cune femme dans un poste d commande um Pout ce qui atrait alalangue, le rappo ait état d'un ghetto géographique puis nés qui travaillent dans l'administratior centrale, c'est-à-dire Oftawa, est inférieu à ce qu'il pourrait être.Seulement 14,9% des cadres à Ottawa sont français alor qu'au Quebec, 80% de tout ce qui s\u2019ap Dalle gestion est d'origine francophone Le service de planification du personne assure qu'il veillera à surveiller cette si tuationde pres.Sn Enfin, les auteurs du rapport précisent - Que ce document se veut un instrument de travail qui provoquera l'échange d'i formation, de stratégie et d'idées sur ta \"la gestion de personne au sein du ministère.n : Quoique ce rapport date de la fin de l'année dernière, l\u2019on nous assure, au seir du ministère, que le document est encore d'actualité et qu'un autre rapport est prévu pour l'automne prochain.\u2026 tion, en 1969, aurait dû réduire le personnel au quartier général à Ottawa de 1300 à environ 400 ou 600 employés.Dans les bureaux régionaux, on atteindrait un niveau de productivité accru qui aurait réduit le nombre d\u2019années-hommes.Malgré cela, le nombre d'années- hommes et d'employés, en 1972-73, 1973-74 et 1974-75 ont augmenté.A elles seules, les années-hommes se sont accrues de 23%.Pour sa part, le rapport de 1975 impute carrément à l'accroissement du personnel, à Ottawa, la cause de l'augmentation du déficit.IL est clair, néanmoins, que très peu d'avantage économique a résulté, pour le gouvernement, de la décentralisation.Depuis 1971-72, alors que la décentralisation était mise sur pied, les coûts et le nombre d\u2019années-hommes se sont accrus beaucoup plus rapidement que les volumes de courrier, stimulant le déficit du ministère à un niveau-record.\u201d p.35 Postes Canadiennes \u201875.= Fd Teck eg Min; in Mp ent 3g, ay | Misha py, Bangg, hs que esba 8 sii 3 UR poste de \u201cQue.lérepport J'anhique i: fancopones estion fava Ormal poursuit\u2018 d'un re des Vltion cang.US Sétomnent Ghancogho- | administaion * à, est inférieur, ment 1 frais los foe qui sp.francophone du personnel 2 ifr oefe s+ not précisent n instrument pchange dif idées sur là de personne).de la fin de sure ausein ntest encore ! .rapport 81 in ele person wade 1302 is, Dans ls parait un ui aural re Imes.James 0 191278 th ARS sp sont & psp Ju pes?great?y três pl jp ath ali fom 1 \u2018 Décentralisation: des petits ministères D'ailleurs, la décentralisation, entreprise dès 1970, n'a pas apporté les résultats escomptés.Les groupes d'études de 1969 avaient prévu la décentralisation pour autant qu'elle serait intégrée à une transformation structurelle au sein du mi- nistére.Le fait de décentraliser les opérations tout en conservant la méme institution administrative a eu pour effet de créer une série de petits ministères des Postes dans diverses régions du pays, libres d'agir à leur gré et de mettre en vigueur les directives de l'administration centrale quand bon leur semble ou, du moins, lorsque cela sert leurs intérêts.Ce dédoublement des services fait croi- tre le déficit tout en affectant sensiblement les communications au sein du ministère.\u201c(\u2026) Il n\u2019est pas particulièrement étonnant de constater que le groupe d'étude a été Informé à maintes reprises des communications inadéquates au sein de la gestion des Postes à partir des niveaux supérieurs de gestion jusqu'aux surintendants et surveillants et latéralement, entre les unités de l'organisation.Pourtant, le degré et l'étendue des critiques de la communication interne en plus des résultats de l\u2019évaluation du climat semblent excessifs, même selon les normes des grandes organisations.\u201dPostes Canadiennes, p.42 Encore une fois, le rapport de 1975 faisait état du fait que les administrateurs plaçaient beaucoup plus de confiance au système de communication syndicale qu'a celui du ministère.\u201cLa plupart ont jugé les communications ministérielles internes - par rapport aux normes syndicales, du moins - comme étant nettement inférieures.\u201d Postes Canadiennes \u201875, p.42.D'ailleurs, faut-il ajouter qu'au cours des dernières négociations des Postes et de ieurs employés, les cadres passaient plus de temps devant le tableau d'affichage syndical que devant celui de l'administration.Deux communiqués se rapportant à un même aspect des négociations ont été rédigés par le groupe de communication de la gestion, un à London et l\u2019autre à North-Bay.Quoiqu'il fat question de la même déclaration des dirigeants postaux à la table de négociations, un communiqué, celui de London, affirmait que celles-ci se poursuivaient malgré la mauvaise foi du syndicat, alors que celui de North-Bay maintenait que les pourparlers avaient été rompus pour la même raison.Il n'est donc pas étonnant que le moral et la qualité de travail de l'équipe de gestion des Postes subissent les effets d\u2019une telle situation et du fait qu'elle est défavorisée au départ par son organisation, son personnel et ses instruments.Egalement étonnant est le fait que malgré toute cette montagne de données qui démontraient clairement le besoin d'un renouveau au sein de l'administration, le gouvernement ait choisi de faire la sourde oreille.Des structures malades: comment les guérir?Trois rapports depuis 1969 ont démontré l'inefficacité découlant directement du fait que les Postes sont encore régies selon le système ministériel.Mis à part les rapports importants, des centaines d'études, menées par des cadres à l'intérieur même de l'organisation du ministère, ont réclamé, preuves à l\u2019appui, un changement quelconque dans la structure de l'administration des Postes.Certaines, comme dans le cas des trois rapports qui nous intéressent, ontété plus loin et ont précisé la forme d'une telle transformation, soit la formation d'une Société de la Couronne.Malgré tout cela l'administration Trudeau a choisi le statu quo.Ce n'est pas parce que l\u2019on ne savait pas comment s'y prendre.Dans son rapport, le sous-ministre Uberig avait même tracé une voie que pourrait suivre le parlement pour effectuer la transformation.Tout d\u2019abord, le rapport identifie l'obstacle majeur à la transformation et, bien sûr, il est d\u2019ordre législatif.Seul le Ouais ben, Sour que | pense à preparer mes igeons pour \\a qreve des \u2018Fales!o.dtdes V4 = dde SN 4 5 e République du Québec : République du Québec .Secescessccsccsstsccscsescecssses parlement pourrait décréter un tel changement.Si le gouvernement hésite a faire le saut législatif vers une entreprise semi-privée, M.Uberig riposte en suggérant que, théoriquement, il serait possible de réduire considérablement la confusion qui règne au sujet de l\u2019autorité en introduisant des amendements aux lois relatives à la Fonction publique, qui empêchent une saine administration du ministère.\u2018\u2019Mais, souligne-til, \u201csi c'est possible théoriquement, c\u2019est presque impossible en pratique puisque les amendements aux diverses lois doivent être parrainées par le ministre qui a la responsabilité du ministère.\u2018\u2019Allez donc dire, en tant que ministre des Postes, au Président du Conseil du Trésor qui lui, contrôle la Fonction publique, que l\u2019activité de son ministère vous incommode?Vous risquez de vous brûler politiquement, sans compter que l\u2019on vous traitera, à peu de choses près, comme un malheureux Quasimodo qui appartient ailleurs qu'aux Communes!\u201d Donc, au niveau purement politique, les amendements relatifs aux champs d'action autres que celui du ministère des Postes sont presque impossibles.Il faut donc s'attaquer davantage au domaine des Postes lui-même.Au niveau des Postes, M.Uberig postule que le ministre des Poste pourrait modifier la loi des Postes pour déclarer que les employés du ministère sont dorénavant assujettis aux normes du Code du travail et non de la loi sur les Relations de travail dans la fonction publique.Ceci aurait pour effet de provoquer des changements aux lois connexes qui empietent sur le champ d'action du ministère et réduirait progressivement la bureaucratie aux Postes.Mais encore une fois, M.Uberig se montre pessimiste quand il déclare que ce projet risque fort d'être tué dans l'oeuf.\u2018Ce processus engagerait les Communes dans d'interminables débats, s\u2019il se rendait jusque- là,\u201d dit-il.ll faut se rappeler qu'il s'agit ici des opinions discrètes d'un sous-ministre adjoint à l'époque (1975).Un haut LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 \u201431 fonctionnaire considérablement aguerri et à l'affût des événements dans son ministère ainsi qu'ailleurs au sein de l'administration gouvernementale.Un homme qui connaît la politique, ses multiples détours, ses pièges et aussi la tendance du gouvernement, tant au niveau politique qu'administratif.S'il se montre sceptique à l'égard des intentions du gouvernement, il nous est certainement permis de l'être davantage.Par ailleurs, M.Uberig poursuit en disant qu'une initiative visant à procéder à des amendements aux lois qui régissent et les Postes et la Fonction publique amènerait l'Opposition à enquêter et ouvrir des débats sur chaque ministère, bref à remettre en question toute la Fonction publique.Une telle éventualité rendrait tout progrès dans le dossier des Postes fort douteux et offrirait un trop grand champ de discussion à l\u2019Opposition, ce qui serait politiquement stupide, donc impossible encore une fois.Société publique : salut public M.Uberig suggère donc une autre possibilité, la seule de l'avis de plusieurs: soumettre un projet en vue de la transformation du ministère des Postes en société de la Couronne mais sur une base prioritaire.Une telle suggestion serait soumise aux comités parlementaires appropriés.Un projet de loi serait rédigé avec, bien sûr, la participation de la confrérie ministérielle, soit les ministères de la Justice, des Finances, des Postes, le Conseil du Trésor et le Conseil Privé.Le projet serait introduit a la Chambre et devrait passer première et deuxième lecture, être référé en comité, débattu,etc\u2026 Quoique la plus sûre pour le gouvernement, cette voie s'avère également la plus longue.Mais au terme ce processus, on aurait une société de la Couronne qui opérerait selon les statuts revisés par le loi sur les Postes, ayant l'autorité requise pour se gérer efficacement et à un coût réaliste.Pour leur part, les relations de travail relèveraient du Code du Travail et l\u2019on pourrait peut-être en finir avec la fameux Article 29.Refus politique ou raison d\u2019État?Au minimum, on doit admettre que le gouvernement se montre d\u2019une ténacité zélée dans son refus d'écouter le conseil de ses mandarins en vue de créer une Société de la couronne.Ce n'est pas comme si on n'en avait pas discuté.Ce que l'on a montré dans cet article, ce n'est qu'une parcelle de toute la documentation qui existe au sujet de ce projet et encore le gouvernement s'obstine à perpétuer la comédie qu\u2019il appelle un ministère.Inévitablement la question se pose, pourquoi?7 Premièrement, ie ministre actuel reconnaît qu\u2019il y a un problème de structures au sein des Postes mais non pas au niveau organisationnel, du moins pas au niveau de la gestion.Selon M.Jean-Jacques Blais, le problème se situe au niveau des relations qu'entretient la gestion avec les travailleurs syndiqués.Il s'agit, pour l'actuel patron des Postes, de régler une fois pour toutes les nombreux problèmes de relations de travail qui existent au sein du ministère pour en faire un service rapide, efficace et peu coûteux.Et puisqu'on y est, deuxième raison qui justifie le maintien du statu quo, tenez- vous bien: le déficit! Dans une entrevue qu'il a accordée au réseau anglais de Radio-Canada, M.Blais indique que le public canadien ne supporterait jamais qu'on lui impose le fardeau financier gigantesque que représente l'avènement d\u2019une Société de la Couronne des Postes.\u201cLe public canadien a un droit de regard et doit avoir un droit de regard sur de tels projets\u201d, a-t-il lancé avec assurance.\u2018Je ne crois pas qu'il veuille qu'on lui pèse davantage sur le portefeuille, il a déjà un déficit de $600 millions de dollars à subventionner,\u201d de conclure ie ministre Blais.Comprenez bien, ce n'est qu\u2019une impression, mais je crois que le ministre Blais, quoiqu'il soit bien au courant du nombre de rapports que ses prédécesseurs ont ordonnés, soit 15, n\u2019a pas bien saisi la teneur du message qui en ressort.Les auteurs ur \u201cProjet détaillé de transformation ont été très clairs: \u201cCes études ont mené à la conclusion iné- * luctable que les Postes devraient devenir une Société de la Couronne pour remplir convenablement leur rôle à l\u2019avenir.Les Postes ne peuvent fonctionner de façon efficace tant qu\u2019elles seront un ministère fédéral, et il est fort douteux qu'elles puissent continuer à répondre aux besoins du pays, sous le régime actuel, sans imposer un lourd fardeau financier à la population.\u2019p.2 Et comme si ce n\u2019était pas assez, voila que six ans plus tard, le groupe qui a déjà donné le rapport Postes Canadiennes \u201875 revient à la charge, réclamant les mêmes mesures.Ce rapport, préparé par une équipe de gestion provenant du sein même des Postes, démontre clairement comment l'inertie du gouvernement, face aux revendications contenues dans le premier rapport, a transformé le ministère des Postes en une jungle administrative ankylosée.Le public canadien en général et québécois en particulier (nous autres, on connaît ça, les fardeaux financiers gouvernementaux!) est en droit de savoir pourquoi le gouvernement fédéral tente de faire oublier les deux rapports compromettants, pourquoi rien de concret, soit à long terme, soit à moyen terme, n'est prévu en tant que programme d'amélioration du personnel ou, plus important encore, des structures organisationnelles du ministère.Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de la désinvolture que manifestent nos dirigeants canadiens à propos des vrais problèmes qui affligent le pays.Au lieu de jouer la comédie en se prenant pour les sauveurs du monde, l'équipe de M.Trudeau ferait mieux de se pencher sérieusement sur la maladministration qui règne aux Postes comme ailleurs dans la Fonction publique.Ce n'est pas seulement la faute des employés.Ils en ont assez des promesses de l'employeur et ils sont à bout de nerfs.Depuis quatre ans, on leur promet de res- .pecter leur convention de travail et depuis quatre ans on les fait carrément niaiser en leur faisant faire la tournée des grands ducs, de loi en loi, négociations en négociations, alors que par la même occasion, on limoge une cinquantaine de trieurs à Toronto parce que leurs services ne sont soudainement plus requis.Il est grand temps que le gouvernement de Pierre Elliot Trudeau se penche sur le vrai malaise du pays, la maladministration de son gouvernement.Car un déficit de $600 millions pour un service qui a un revenu extérieur garanti, ça, c'est un vrai crime contre l'humanité. olin 0451 » 'B2\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 19 AOÛT 1977 Li DE 19 ANS 2 wa ESE £00 CR WF.9 { ; i 2 EE mestriels mu, © Male ls tr A #2 %s E43 o + Biere A s H KE 2x # 7 $ 9» 1 DO 3 > Ale 1e EA) SSH) sé ; $ A ; Int ere ts annuels AUX S CEPEND IE Noté [3203] NE SONT AS A FFECTE CS FD \\e of B- NT Ur AVP on : | ale gO oft Fiducie 385 est, rue Sherbr [10 A 8 A AE PARLER AH i ae Tél: 844-2050, poste 150 es INSTITUTION INSCRITE À LA RÉGIE i MN ITE N FAs R350 = Et.& IF =\u2014iv\u2014\u2014 ue WI F- = SS en AR ha CC ET PEN IT "]
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