Le jour, 26 août 1977, vendredi 26 août 1977
[" as 4e le Hebdomadaire national $1 Z ye (TE Volume 1, numéro 30 du 26 août au 1er septembre 1977 ve gb fg Vo ass a 0 \\ + \u201c= i qr s od JH 9 » S NN o iH 3 vor fr = \"fr A 4-2 FY} SE (3 R 4 1} '- | (| > 6 .a2 Henri Bourassa @-' A é 2 004 H2G 275 25 ans apres sa mort TE wt Ww = mp 75 Prd Tw se, 17HUA page 18 | - n° < Ere $2 sise \u2018x Première manche * cie 4 > alt LUCIEN des accords % \u201c Xa 4 à wy 5 + de réciprocité: » 3 » * ey > x 2U0-07*78 05990 SAUVE 6845 FARRE MONTREAL [Xo oy 0a0 a i.I page 9 A wk «* + x » he ces; \"té La reconquête de la forêt : Br Ten : ant ar québécoise 4 »,?«ha page 29 \u201d bog ro ho ob iY ) ; à T5, ALA Hi pages, « 3 yl M Ce ah en hs ae a nn ee eer ll a yo il aug on wu + 2\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 APPEL D\u2019OFFRES PROJET \u201cDYMNASE\u201d \u2014 ÉCOLES ST-PIERRE ET .STE-ROSE DE LIMA ILE PERROT PROPRIETAIRE: La Commission Scolaire de l'Île Perrot 333, boulevard Perrot Ville Ile Perrot, Québec J7V 3G5 ARCHITECTE: .Labelle, Marchand, Geoffroy 4300 ouest, rue Jean-Talon Montréal, Québec H4P 1V5 INGENIEURS EN CHARPENTE, MECANIQUE ET LECTRICITE: Gendron, Horvath, Legault, Lambert & Associés 276, rue Saint-Jacques, bureau 725 Montréal, Québec H2Y 1N3 INGENIEURS EN MECANIQUE DES SOLS: Terratech 275, rue Benjamin-Hudon Montréal, Québec H4N 1J1 La Commission Scolaire de I'lle Perrot, propriétaire, demande des soumissions pour la construction d'un gymnase reliant les écoles St-Pierre et Ste-Rose de Lima, a I'lie Perrot.Seules sont autorisées a soumissionner pour l'exécution des travaux, les personnes ayant leur principale place d\u2019affaires dans la Province de Québec.Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au bureau de l'architecte, contre un dépôt de ($100.00) cent dollars qui sera remboursé au soumissionnaire s'il remet les plans et devis en bon état, dans les trente (30) jours qui suivent l\u2019ouverture des soumissions.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de ($40,000.00) quarante mille dollars à l'ordre de la Commission Scolaire de l'Ile Perrot, ou d'un cautionnement de soumission, établi au même montant valide pour une période de quarante-cing (45) jours de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée à la signature du contrat pour un cautionnement d'exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun égal à cinquante pour cent (50%) du montant du contrat.Les soumissions (l'original et deux copies) dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues au Centre Administratif de la Commission Scolaire de l'Ile Perrot, jusqu\u2019à 16:30 heures, heure en vigueur localement, le 19 du mois de septembre 1977 pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.L'entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer que les sous-traitants qu\u2019il a choisis dans les spécialités ci-dessous mentionnées, lui fourniront, à leurs frais, un cautionnement d'exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun pour 50% du prix du contrat de la spécialité.SPÉCIALITÉS Plomberie Ventilation Isolation Mécanique Electricité GARANTIE $ 2,800.00 (deux milie huit cent dollars) $ 2,500.00 (deux mille cing cent dollars) $ 500.00 (cinq cent dollars) $ 7,000.00 (sept mille dollars) Les soumissions de ces sous-traitants seront accompagnées d\u2019un chèque visé au montant stipulé ci-dessus, fait à l\u2019ordre de la Commission Scolaire de l\u2019Hle Perrot, ou d\u2019un cautionnement de soumission établi au même montant, valide pour 60 jours de la date d\u2019ouverture des sournissions.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission.Toutes les soumissions devront étre faites conformément aux dispositions de I'arrété en conseil 2380 en date du 7 décembre 1961.La Commission Scolaire de l'Île Perrot ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelqu\u2019autre des soumissions reçues.Jean-Marc Lechasseur, Adm.A.Directeur des Services Financiers pour: René Piché Directeur Général BELANGER & BELANGER louis-lourent 9authier, AVOCATS raphite designer 5835, boul.Léger suite 300 .2055 de la montagne MONTREAL-NORD 323-9000 Audio suite #6 après 6 h.tél 843-4844 _es cartes du Jour.MAISON BEAUDET Matelas bonne qualité \u2014 toutes grandeurs A partir de $39.00 8723, 10e avenue St-Michel, Québec Tél: 729-5217 UNTERBERG, BOYER, MAINVILLE, BONIN & ROBERT Serge Bourdua AVOCATS .; Lu 1880 ouest, Sherbrooke Chirurgien Orthopédiste Suite 700 ; .: Montréal Tél: 934-0841 Saint-Hyacinthe MAISON BEAUDET CONGÉLATEURS\u2014toutes grandeurs meilleur prix en ville SOFAS-LITS confortables prix spécial: $185.00 8723, 10e avenue St-Michel.Tél: 729-5217 HENRI VINET NOTAIRE DUFOUR & COTE Avocats 23 est, rue RACINE 3860, rue NOTRE-DAME 949-8150 BRISSON, GUERIN & ASSOCIES Comptables agréés Suite 200 Boul.Léger Montréal-Nord, Québec André Marceau, C.R.Micheline Clermont-Marceau, LL.L Marcel Croteau, LL.L Claude Gagnon, LL.L OUVERT LE DIMANCHE Sem: de 9 h a.m.à 9 h p.m.1600, boul.de la Concorde Duvernay, Laval H7G 2E7 669-3598 Chicoutimi CHOMEDEY, LAVAL 681-2577 MARCEAU, CLERMONT & CROTEAU \u201cAU LOTUS NOIR\u201d Avocats / ; .; hs Chemin Ste-Foy (418) 687-5920 91 ouest, boul.Crémazie Ze Québec Montréal H2N 1L3 381-1769 à l'indépendance! BÉNIN z QUES (STATISTIQUES).LIEU D'ENSEIGNEMENT: Collège polytechnique universitaire de Cotonou CONDITIONS DE CANDIDATURE: \u2014Citoyenneté canadienne; \u2014Maîtrise de la langue française parlée et écrite; CONDITIONS DU CONTRAT: \u2014Le contrat d\u2019une durée normale de deux ans, débute en janvier 1978; \u2014Le traitement est basé sur tes échelles en vigueur au Québec; \u2014Les indemnités de vie à l\u2019étranger sont versées selon des normes établies.POUR POSER SA CANDIDATURE: Faire parvenir votre curriculum vitae à: Peter DUNN Chargé de programme Direction des Programmes multilatéraux Direction Générale de la Coopération Internationale Ministère des Affaires Iintergbuvernementales 1225, Place Georges V Québec., Tél: (418) 643-3630 DATE LIMITE: 9 septembre 1977 comité de sélection.PROFESSEURS POUR LE Le ministère des Affaires intergouvernementales du Québec et l'Agence canadienne de développement international poursuivent avec le gouvernement du Bénin une action de coopération dans le domaine de la FORMATION DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS D'EXÉCUTION.À cet effet le ministère des Affaires intergouvernementales recrute des professeurs pour les postes suivants: GÉNIE CIVIL, FABRICATION MÉCANIQUE, ÉQUIPEMENT MOTORISE ET MATHÉMATI- \u2014Expérience professionnelle pertinente et/ou d'enseignement de niveau collégial.Les candidats éligibles seront convoqués pour une entrevue, vers la mi-septembre, par le AMERIQUE LATINE \u201cLangue et réalités sociales\u201d Cours de 90 heures 2 soirées par semaine Date d\u2019inscriptibn: 1er au 2 septembre 77 Début du cours: 3e semaine de septembre CARREFOURS TIERs-MONDE| ET CENTRE CHILIEN \u201cPABLO NERUDA\u201d 165, Calixa Lavallée Québec G18 367 (418) 683-3590 \u2014 Sh AN = = «Se Melly {i im | lL IF ï H | J rt gmat nfo 3 bie Sie maire dWpQOUIR Hebdomadaire national Volume 1, no 30 semaine du 26 août au ter septembre 1977 « .Nos chroniqueurs de \u201c Le monde arabe, c'est le sd ER Notre page couverture - théâtre ont vu pendant la saison 17 spectacles des théâtres d\u2019été.Hs font cette semaine un point d'exclamation.page 16 Conception: Michel Giroux Jean Gladu TRICYCLE pétrole, mais aussi une civilisation fine comme des arabesques.Un article de Abdelkader Benadballah.page 13 Une interview de Anne Constanty avec le réalisateur japonais de \u201cL'Empire des sens\u201d.TE TN Courrier et mots croisés Nos lecteurs nous écrivent Editorial Bäillons et bâillements Billet Une histoire de canal par Ménerve.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026e St.Andrews Le Québec a perdu une \u2018bataille mais la guerre n'est pas finie Les francophones hors-Québec se sentaient sous-représentés De riches protestataires québécois anglophones unilingues Un événement mondain dont l'ambiance tend à \u2018 changer.textes de Jacques Québec Le point du Jour Nous avons pris du retard par Pierre Vadeboncoeur.Le livre blanc, premier pas vers le référendum Monde L'art islamique à Paris et la redécouverte du monde arabe Chroniques Economie La loi anti-scab.dans la logique du système Référendum \u2018La confédération doit se dissoudre un jour.\u2019\u2019 \u2014Henri Bourassa, 22 décembre 1921 eee eee reese aaa eee pages 6 et 7 Larue-Langlois.pages 9, 10 et 11 par Michel C.Auger.page 12 par Abdelkader Benabdallah .page 13 par Pierre Harvey page 14 par Pierre Bourgault.page 15 par Pierre Chalout.page 18 Le sombre vilain .L'air du temps Un avion pour le cirque Trudeau, un! par le professeur Nimbus.page 20 Spécial théatre Théâtre d'été et théâtre en été par Bernard Andrès et Claude Lavoie .page 16 Arts et lettres Arts plastiques Retour de vacances par Yves Robillard.c.cc.coccne La semaine a livre ouvert Au diable I'hermétisme ou La philo a la portée de (presque) tous par Alain Pontaut.page 22 Lettres Pierre Vadeboncoeur, essayiste par Réjean Beaudoin.Théatre France-Québec Aliénation a Sun Valley, libération a la Butte par Bernard Andrès Cinéma L'angoisse de l'amour par Anne Constanty Entrevue de Robin Spry Un homme seul et un cinéaste engagé par Evelyn Dumas.page 26 Le pop Le pop, de la mort d'Elvis Presley à l'arrivée du Père Noël par Bruno Dostie.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.page 27 Musique Deux pianistes, une soprano et un orchestre de jeunes en tout point admirables par Pierre Prévost .page 28 Dossier Une grande richesse bien québécoise à préserver avec intelligence La forêt privée par Jean-darie Balard page 29 SALINE SEA SA cs RO 4\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 .EEN SE EE EEE SNE SE SE EE | Chez FRENIERE ET FILS INC.tu peintures et tu tapisses à meilleur marché qu'ailleurs SEMI-LUSTRE BLANC SPECIAL première QUALITÉ 4 9 REG.: $12.95 $6.5 LE GALLON \u20ac [ec LATEX a 2 >=\" 3 gallons I GRISA = SPECIAL 2 CE | PLANCHER °\u201d $12 des prix se continue! J VALEUR DE $11.50 AVEC CHAQUE ACHAT DE $20 ra | 1 ROULEAU GRATIS | oouste pe | UN ROULEAU DE L TAPISSERIE papier tenture smn sm m\u2014 m\u2014\u2014 I ENCOLLE | ROULEAUX ET OBTENEZ-EN UN ; C ent 75°cu.| 272-9743 2 stationnements À VOTRE SERVICE FRENIÈRE PE DE PEINTURE ET PLUS À DES PRI PEINTURE C-l-L nvearragLes «FILS POA TTT oN = TEL.POUR 272-1033 6210, rue Papineau ci 554 LA CULTURE c\u2019est: Vous pouvez compléter la phrase commencée?Vous aimeriez pouvoir le faire?Une activité éducative centrée sur le développement des connaissances et la formation d\u2019une culture personnelle vous est maintenant offerte: _\u2014_ CULTURE et CIVILISATION VS BAN dA ANIL SN \u201cIl n\u2019est pas juste de parler d'hommes cultivés.I! y a seulement des hommes qui se cultivent\u201d.(G.Berger) INFORMATION, ADMISSION ET INSCRIPTION 1.Téléphoner à: 343-6090 ou 343-6992 (après 17 h) 2.Retourner le coupon-réponse ci-dessous à: FACULTÉ DE L\u2019ÉDUCATION PERMANENTE AIR Université de Montréal AL 3333 Chemin Queen Mary C.P.6128, Montréal H3G 3J7 (DATE LIMITE D'INSCRIPTION: le 9 septembre 1977).i Adresse i Je désire recevoir les renseignements sur le certificat de: \u201cCULTURE ET CIVILISATION\u201d Nom et prénom Tél.\u2019 1 par Rene Tellier EASE RSR La grille libérée no 29 8 9 10 11 12 13 14 15 10 i | 11 12 13 14 | 15 Horizontalement: | 1\u2014 Titre d'un roman d'un auteur québécois i né en 1839 (2 mots).\u2014 Un des symboles de la Suisse 2\u2014 Désigne bien Claude Morin \u2014 Sans délai.P 3\u2014 De plus en plus court déjà \u2014 Leur poids | est pénible au vieillard \u2014 Les dentistes i dédaignent ses machoires.4\u2014 Reptile d'Amérique du Sud \u2014 Goûtent donc! fh 5\u2014 Chemin de fer \u2014 Tour dont Philippe le | Bel n\u2019aimait pas se souvenir \u2014 Romains \u2014 Exclamait 6\u2014 Interjection \u2014 Jumelles \u2014 Le 7e jour républicain 7\u2014 Post-industrielle?\u2014 Assuérus la 5 répudia \u2014 Voyelles.8\u2014 Majesjueux \u2014 Invoqué sur la nef.9\u2014 Doublées \u2014 Ville russe sur I'Oupa \u2014 Sigle d\u2019un quartier huppé de Montréal.10\u2014 Désignent une star \u2014 Vient du duodénum \u2014 Pronom : 11\u2014 Ou le piolet et la corde rivalisent \u2014 A I corriger si mauvais.12\u2014 Note \u2014 Consonnes \u2014 Comme des minorités qui perdent leurs privilèges.13\u2014 Vers ancien \u2014 Idiots \u2014 Romains.14\u2014 Aujourd'hui moins solide, si conjugal \u2014 Quand le précédent se brise, l'oiseau en change \u2014 La seconde au fleuret en est une.15\u2014 Rabougrissement.Verticalement: 1\u2014 Titre d'un recueil de poésies de notre auteur décédé en 1924 (2 mots) \u2014 Un des prénoms du précédent.2\u2014 Bouché \u2014 Le politicien le faisait de ses promesses électorales.3\u2014 Assassin antique \u2014 Bienheureux \u2014 La baie d'Hudson en est plutôt une.4\u2014 Enflammer quand il est pronominal \u2014 Pour aller a Paris \u2014 Banque canadienne où je ne placerais pas mon argent.5\u2014 Dans la parenté \u2014 Cordiale entre la France et le Royaume-Uni.6\u2014 Somnifère \u2014 Qui cause du mal \u2014 Négation.7\u2014 Vieille note \u2014 Personnes qui doivent aimer les animaux \u2014 Planche de bois.8\u2014 Pourla corde \u2018à linge\u201d \u2014 lis habitent un pays du Marché commun.9\u2014 Province du pays voisin \u2014 Police du pays en question au no 8 (de 1921 à 1945) \u2014 Primate d'Amérique.10\u2014Mère de tous les vices \u2014 Monnaie \u2018e romaine.11\u2014 Phase indiquée au calendrier \u2014 Expression chère au premier ministre: soutirer adroitement ou non \u2014 Symbole.12\u2014 Article simple \u2014 Il mouille le son \u2014 Possessif.; 13\u2014 Les politiciens se plaignent parfois de l'être mal \u2014 Mer grecque (épeler) \u2014 Sur une affiche, après un coup de pinceau.14\u2014 Poème de notre auteur dont on entend souvent une partie seulement en français (2 mots) \u2014 Entourée d'eau.15\u2014 Nom du juge dont vous cherchez le titre des oeuvres \u2014 II convient de les réviser soigneusement en temps d'élections.Solution du No 28 \"L|A|WIG|E E|INJR OL N|R N 9 10 #11 142 A|F|E|M \\ Ah LI|E D M A 13 14 15 MIE E|N|T TU a|- m|e r|r|r]e m|m 5 M OJAJIS s NM E MM [UN mim|z|=|a|=|0 SIT PiU EM Cle IF Fl! LE E|S [AO = 2 $i J SEE LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u20145 JOUR On s\u2019abonne ?Président du conseil d'administration Bernard Carisse Rédacteur en chef Evelyn Dumas Directeur administratif Antonio Bertrand Rédaction Michel C.Auger, Roch Côté, Michel! Forrest, Jacques Larue-Langlois, Lucille Lecompte, Alain Pontaut Collaborateurs: Bernard Andres, Guy Badeaux, Colette Beauchamp, Réjean Beaudoin, Laurent Bégin, Gilles Boileau, Pierre Bourgault, Pierre Chaloult, Anne Constanty, Bruno Dostie, Louis Fournier, Pierre Fréchette, Lise Gauvin, Pierre Harvey, François Hébert, Jacques Hurtubise, Louis Jolin, Pierre Lamonde, R.Laporte, Pierre Prévost, Yves Robillard, Robert Saint-Jean, Pierre Vadeboncoeur, Jean Vézina.Conception de la page couverture: Michel Giroux, Jean Gladu.Publicité Nationale: Normand Senay Locale: Lise Boulet, Yves Courville, Robert Pepin Service du tirage André Lamy, Suzanne Martin Comptabilité Ginette Couturies Secrétaire - réceptionniste Francine Girard Le Jour, hebdomadaire national, est publié par Journal Le Jour inc.qui a son bureau principal au 1435 de la rue de Bleury a Montréal.ll est composé a l'atelier DSC Composition, 385 boul.Lebeau à Ville de Saint-Laurent.Il est imprimé par l'imprimerie Trans- Continentale Inc., 433 boul.Lebeau.Distribution: Messageries Dynamiques.tél.332-0680.Abonnement: $50 par année, $25 pour 26 semaines.À l'étranger: $60 par année, $30 pour 26 semaines.Tarif de l'abonnement aérien fourni sur demande.Courrier de la deuxième classe, permis no 3299 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec tél.842-4821 Souscrire un abonnement est une forme précieuse de soutien à votre hebdomadaire 1435, rue Bleury local 801 , Montréal H3A 2H7 , Québec 508 ozs css - >.0 ©, ne s22 2 250 gs ofs mn on 8 veto E50x oO 3=+% © Este O Zes£ 5209 c vx 283 E-Y a oma EDS EP ob 0 EO o3%®c ox.8 £832 gece 00 < c cco co S2ES Sees es af Es a 3353 : 2° 3 5 23 0 d618 > & = Æ Z2cs | z | i n ; 2 | © © i | = | \u201cmn n oO ! D E c £ 2 w © \u2018© O = +\u2026 E \u20ac 2 Ww du œ D D Zz a » = = 2 © «a © - Oo 4U NN wn v v D \u2014 - - D = -d 3 3 = 6 8 8 2a 5s 3 & 8 8 68 a > + @ æ@ 2a ee 6\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 A/ & YD) bh ad ab l PA at -\u2014 wv .A Biron, d\u2019Acadie Chef de l\u2019Union Nationale Cher Monsieur, Acadie, à Shippagan plus par- et inconsidérée.; l'heure actuelle, etc'estàcette {an \u2019 Assemblée Nationale ticulièrement, vous vous êtes Nous devons également tâche essentielle que nous de- {sf Monsieur Rodrigue Biron QUEBEC.P.Q.Lors de votre recent séjour en permis de faire plaisir a vos pe- nous résigner à voir nos meil- vons travailler.| 6 7 = tits amis conservateurs, de |leures terres agricoles aban- H est évident que vos paroles fi e donner des conseils aux Aca- données a l'avidité insatiable 3 Shippagan ont dû plai-| di diens concernant leur avenir des spéculateurs fonciers.Nos re énormément à \u2018l\u2019esta- 1 .politique.Selon vous, en effet, pécheurs, eux, se voient refu- blishment\u201d des deux vieux ms les Acadiens devraient se ser le droit à la syndicalisation partis quisentent que le Réveil Wj HE Traction avant.contenter de militer dans les alors que pourtant le Ministère Acadien prend des propor- al deux vieilles carcasses scléro- des Pêches est censé être di- tions qu'ils ne soupçonnaient q EN Pneus radiaux sées et financées par les rigé par l'honorable Omer Lé- pas et qui leur fait peur.Leur i# Michelin X ceinturés compagnies qui sont les partis ger, Acadien d'origine.Nos intérêt est donc de prêcher la id d'acier en équipe- \\\\ libéral et conservateur, pour ressources naturelles comme soumission et l\u2019aplaventrisme w ment standard.RENAULT aspirer à leur épanouissement les mines et les forêts sontsys- et vous êtes venu vous asso- ii collectif.Décidément, M.BI- tématiquement exploitées cier à eux.Par HE Double circuit de RON, vous qui avez valsé d\u2019une pour enrichir les multinationa- Alors que le peuple du Qué- 0 freinage avec freins contradiction à l'autre sur la les (le ministre des Ressources bec relève la tête et s'apprête à tn à disque à l'avant.question de langue au Qué- Naturelles s'appelle Roland assumer dignement la priseen i bec, vous n'avez certes pas re- Boudreau), alors que le Nord- charge de sa destinée, vos pa- oe B Direction a pignon H Garantie 2 ans ou haussé votre prestige en ve- Est est affligé d\u2019un taux habi- roles sont décidément dépla-| to et crémaillère 40 000 km sur le nant ici déclarer pareille insa- tuel de chômage se mainte- cées.Ja moteur el la oite nité.; nant allègrement autour de Acadiennement Vôtre.m ; - .Vous êtes vous rendu 25%, sans compter les milliers Jean-Pierre Lanteigne pa K Fini impeccablé e compte, cher Monsieur, que de nos concitoyens réduits à Président du Parti Acadien.| avec sièges-baquets par vos déclarations vous êtes | assistance sociale et que les de et moque le Em Boîte de vitesses à venu encourager les Acadiens Statistiques du chômage lais Marxisme et fédéra-| * © 4 rapports synchro- à demeurer un peuple de deu- .; li Ao nisés.xième classe, exploité et sou- Sachez donc, cher Monsieur lisme Co ui B Confort total pour à partir de $4,875.ou moins.(option automatique mis.A proprement parler, vous Biron, que les Acadiens ont fait J'ai pris plaisir a lire votre |! @ \" 4 passagers Taxes.inspection ot frais en extra) êtes venu faire insulte à notre ! expérience des vieux partiset critique de l'ouvrage de Gilles it de transport non inclus.intelligence en plus de vous qu ils en sont'écoeurés.Bourque en page 25 du nu- bi faire complice de ceux qui ont Aujourd\u2019hui, en 1977, les mero 28 intitulée: le Ÿ justement intérêt à garder le Acadiens s'aperçoivent de Marxisme au secours du fédé- Fi \u201cstatu quo\u2019 politique pour plus en plus que pour assurer ralisme.\u201d H est agréable de mieux profiter de notre dé- leur survivance et leur épa- démontrer que nos gauchistes pi pendance.nouissement, ils devront se sontaufond des federalistes et 1 Les deux vieux partis politi- donner des instruments so- que leur éthique est toujours x ques du Nouveau-Brunswick, ciaux, économiques et politi- marquée d'un opportunisme I\" comme votre propre parti au ques bien à eux.Au point de grossier en apparence, mais | Québec, sont des instruments Vue politique, les Acadiens ont toujours appliqué à servir une 1e Sedan 4 portes dans les mains de compagnies droit, comme tous les peuples, idéologie universaliste qui re- i Valle amie, qui garnissent leur caisseélec- à l'auto-détermination, et à la fuse les petites \u2018histoires\u2019 | , torale.Ils n'ont aucun intérêt à prise en mains de leur desti- pour la grande \u201cHistoire\u201d.| véhiculer les aspirations des Née.La mise sur pied d\u2019un parti J'ai signalé l\u2019autre jour à vo: à Acadiens et l\u2019histoire nous le politique Acadien en vue de tre journal la visite des officiers o prouve amplement et doulou- prendre le pouvoir politique dela CSN a Ottawa et le carac- .reusement.qui nous revient et de mettre tère insolite d\u2019une telle visite i Familiale 5 portes Alors que Richard Hadfield sur pied notre province est la dans le contexte politique Espace de rangement: présente sa province comme seule voie politique plausiblea québécois.Mais cela se | 58 pi.cubes un exemple au reste du Ca- 1e nada, ici, la réalité est tout au- ni tre.Nous devons lutter quoti- 0 diennement encore pour le & - respect de nos droits en édu- I cation, malgré la présence au ï sein du Cabinet de Jean- 0 .Maurice Simard, le nationa- Automobiles /) POOL L liste de service.Nous avons dû u lr 2230, rue VIAU > Service > la ré fi (Entre Ontorio et Hochelaga) assister impuissants à la rê- ù eNAuU | ec arie INC.ETRO VIAU pression du droit à la syndica- A VOS WM cscs.2sao9m a Girt.alors Guo nos eres : ©! J de Kouchibougouac étaient û PLUS RIEN de MINI a la MINI! @e NOUVELLE STRUCTURE DE PRIX 4 FOIS PLUS DE GAGNANTS expropriés de façon sauvage api, lay 0 35 egy: esi tla Shs, dément Gi Mage de \u20ac à agrée + 105 auch dire pest Int Opparint rente, = sem 1 saisi qu ?§ \u201chisto: Histoire tre jour: ledeyoces Hagley: ne tele +57 Ke pol \u20ac 0 R LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u20147 comprend mieux dans la mesure ou le syndicalisme de la CSN tend à être marxiste.On dira que les rapports des officiers de la CSN et des ministres fédéraux sont redevenus tendus, je considérerai toujours que, s'il y a rapport entre ces gens, il y a danger que la CSN n'accepte pas toutes les implications d'un nationalisme québécois et encore moins les positions politiques et économiques du Parti québécois au pouvoir.Dans cette mème lettre à votre journal, je souhaitais une réflexion de Pierre Vadebon- coeur en marge de ces \u2018\u2018retrouvailles\u2019 Trudeau-Pépin.J'aime lire \u2018le point du jour\u201d, mais j'aime vos écrits quand ils partent de tels incidents.Et il serait temps que \u2018l'originalité de notre syndicalisme, non seulement le plus avancé (sic) et le moins conformisme (là, je suis d'accord) du continent\u201d se vérifie à cette occasion.Car il faut bien comprendre que Pierre Vadeboncoeur parle ici du syndicalisme CSN et non FTQ.Vos deux articles se recoupent donc.Il y a chez nous un marxisme fédéraliste et il se trouve des marxistes fédéralistes a la CSN.I! est intéressant de constater qu'en pratique ça ne peut faire l'affaire que des libéraux capitalistes.Et l'amusant là-dedans est de voir que le marxisme et le fédéralisme doivent contrecarrer \u2018\u2018l\u2019idéologie nationaliste qui ne peut treiner la domination impérialiste\u201d des capitalistes.On est dans un cercle vicieux.Ma précédente lettre était mesquine envers Marcel Pépin.Cette fois-ci, vous le constatez, ma lettre est une demande d\u2019un billet sur ce rapport \u201csyndicalisme\u201d et\u2018\u2018nationalisme\u2019 dans le contexte québécois.Et si vous croyez que cette question mérite d'être développée dans un dossier, vous en avez les possibilités.Mais il sera très utile d'écaircir des notions, des options et surtout des conduites.Celle de la CSN que je vous signale en est une.: Jean Labrecque Charlesbourg, Québec 7.504 STATION WAGON ESSENCE (Entre Lacordaire et Pie-IX) Ya taaisoun sous les arbres.au Domaine des Hauts-BOIS du Mont Bruno Aux 1000'demeures personnalisées déjà construites; nous vous offrons d'ajouter la vôtre: 39 plans de toutes categories a compter de $33,904 y compris un terrain.Des changements aux plans sont autorisés avant la signature de la convention.Vous pouvez acheter un terrain, à terme à 7% d'intérêt pour construction immédiate ou future de votre plan par l'entrepreneur de votre choix.Votre plan sera sujet à approbation.politique adoptée afin d'éviter une répétition excessive des mêmes modèles.Dans l'intervalle.vous louez un appartement-jardin tout confort.Vous y trouverez.écoles.loisirs.sports.centre de commerce et de services communautaires.Domaine aes Hauts-Bois du Mont Bruno .ITINERAIRE.Par le pont Jacques-Cartier et la route 3 ou par le pont-tunnel Lafontaine, on emprunte la route 20 (transcanadienne) pour 9 minutes jusqu'à la sortie 62 de Sainte-Julie ou des enseignes indiquent l'endroit.Le Mont Bruno est un environnement de forêts et de lacs propices à la détente et aux sports de plein air.a quelques minutes de Montréal.PIERRE Y VA JEAN Y VA LISE Y VA L'ÉDUCATION PERMANENTE CEGEP ST-LAURENT \u201cLE RENDEZ-VOUS DES ADULTES\u201d POUR RENSEIGNEMENTS, APPELEZ: GAROLE 747-652 1 POSTE 281 625 STE-CROIX, V.ST-LAURENT DATE LIMITE D'INSCRIPTIONS 2 SEPTEMBRE CHOIX DE PLUSIEURS HORAIRES Secteur général Techniques administratives Techniques d'informatique Technique de secrétariat Technique de loisir Technique d'architecture OU LE SERVICE PRIME LA VENTE PEUGEOT 604 SL DEPUIS 17 ANS SPÉCIALISTE DES VOITURES OFFICIELLES FRANÇAISES CITROEN & PEUGEOT 10825 RACETTE, MONTRÉAL-NORD Biarritz 504 STATION WAGON DIESEL 323-1900 8\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 La \u2019 a Brad aa v bu v L_ Abe ES AE Bâillon et bâillements Tout Québécois qui a participé à une réunion de la CEQ, de la CSN, de la FTQ, à une assemblée de sociétaires de caisses populaires, ou à une réunion d'Enfants de Marie, sait ce que c\u2019est que la \u2018question préalable\u201d - anglicisme inévitable par lequel le vénérable notaire Morin a traduit la \u201cprevious question\u201d, non pas anglaise mais américaine.La \u201cquestion préalable\u201d intervient quand la majorité d\u2019une assemblée juge qu\u2019elle a été suffisamment informée de l\u2019opposition à une proposition et qu'il est temps de passer à une décision.C\u2019est, en francais, la \u201cclôture\u201d - mot français qu'utilisent même les Américains pour désigner la chose - et le Grand Robert, en citation, précise bien que \u2018clôturer\u2019 un débat ne veut pas dire le \u2018clore\u2019, mais bien \u2018prononcer la clôture\u2019, c\u2019est-à-dire, ceci est de nous, estimer que, pour l'instant, on en a assez parlé.Le mot \u201cguillotine\u201d, en langage parlementaire britannique, est réservé aux cas où, comme dans les assemblées délibérantes d'associations volontaires, par la \u2018\u2018question .préalable\u201d, on met fin d\u2019un coup sec à toute discussion.Formule acceptée: \u2018\u2018Non, je n'accepte pas que les orateurs inscrits sur la liste aient droit de parole\u2019.Par contre, la \u2018clôture\u2019 parlementaire permet encore des heures de débat.Tout cela pour en venir au sujet du \u2018\u2018bâillon\u201d sur la Charte de la langue française à l'Assemblée nationale à Québec.Si j'étais en assemblée syndicale, je dirais au con-frère Gérard - Day (Lévesque) et autres confrères de son groupe que je suis suffisamment informée et que je pose la question préalable.Gérard-Day et Cie seraient peut-être, et même sûrement, en m., mais ils ne diraient pas que le syndicat est anti-démocratique.Les règles de procédure des assemblées délibérantes sont, pour l'essence, calquées sur le régime du parlement de Londres.À la Chambre des Communes du Royaume-Uni, entre la session de 1920/21 et celle de 1929/30, il y a eu 499 motions de clôture; entre la session de 1960/61 et celle de 1969/70, il y en a eu 221 (d'après une note au bas de la page 446 du classique Parliamentary Practice de May).Au Québec, la clôture a été prévue, avec l\u2019assentiment unanime des partis, à l\u2019article 156 du nouveau code de procédure parlementaire (dit Code Lavoie, Jean-Noël de son prénom) adopté sous les libéraux en 1976.Comme toute assemblée délibérante, l'Assemblée nationale a reconnu que, lorsqu\u2019un sujet a été assez débattu pour tenir compte de son importance et pour éveiller l'opinion publique, il faut pouvoir mettre fin au débat.La clôture, introduite comme moyen dans le parlementarisme anglo+ américain dans le dernier quart du 19e siècle, vise à mettre fin au \u2018\u2018filibuster\u2019 c\u2019est-à-dire, selon le dictionnaire Oxford, à une tentative d'empêcher le progres \u201cdes travaux législatifs.Que le con-frère- substitut Claude Ryan se rassure, lui qui du haut de sa position dictatoriale au Devoir est si prompt, depuis peu, à crier à la dictature: la clôture du débat sur la Charte du français ne clôt pas le débat québécois, et il aura toute occasion de poursuivre sa ligne plus anti- péquiste que celle des quotidiens anglais de Mon- :tréal.Le débat sur la Charte du français a tant et si bien duré que d'aucuns en bâillent.Parler de bâillon au sujet de la clôture, c\u2019est batifolage ou tartufferie.Evelyn Dumas (tute.aomomÜlence ance Damon Amand, miniatio den Mines Indies, oot purement acidontollo) LES INU ET LE Bilb 101.\u201cBiro.Une histoire de canal A Panama, petite république située au centre exact des deux Amériques, on cultive le bananier et le cacaoyer et on fabrique de belles poteries.A Panama, on fait des chapeaux, qui sont l'équivalent américain de ce que Labiche appelait le chapeau de paille d'Italie, et.on a, de tous les côtés, vue sur la mer.Mais ce que Panama a de plus célèbre, c'est \u2018\u2018son\u2019\u2019 canal.Insistons sur le \u2018\u201cson\u2019\u2019: faisant partie intégrante de l\u2019espace national de Panama, ce canal, on l'en a dépossédé, c\u2019est entendu, mais c\u2019est une bonne raison de vouloir le récupérer.D'où le débat actuel, à Panama et au Congrès américain, sur le sujet.Intéressant, ce canal: d'un coup de hache, au profit de l'océan, on tranchait l\u2019Amérique en deux \u2014 une Améri- que ici réduite à une langue de terre de 70 km.\u2014 et les bateaux effectuaient un gain de 60% sur le trajet New York-San Francisco.Intéressant: comment les Etats-Unis auraient-ils pu ne pas s'approprier cette coupure géniale, quitte à terminer en 1914 les travaux conçus par Lesseps (un obsédé de canal, celui-là: il a aussi percé celui de Suez) en 1881?Du débat actuel sur le sujet, on espère qu'il ne provoquera pas d'émeutes, comme ily a 13 ans.Celles-ci avaient tout de même coûté la vie à 21 Panaméens et à 4 Américains.Le président d'alors, Lyndon Johnson, les avait, incrédule, regardé s'entretuer, se demandant comment les nationalistes de ce peuple minuscule\u2019 pouvaient bien être assez aber- rés pour désirer mourir pour un canal.Mais enfin, parvenu à 25 morts, il avait à moitié cédé: on ne peut s'offrir à tout bout de champ un Vietnam ou même un Saint-Domingue.Il avait donc choisi la voie de la négociation.C'était en 1964 et, comme à l\u2019accoutumée, on fit traîner les pourparlers et rien ne se passa.Jusqu'à ces jours derniers où les deux parties ont enfin signé un accord qui revient à rendre le canal à ses propriétaires.Oh, pas tout de suite, naturellement! En l\u2019an 2000.Ce projet de traité doit être ratifié par le Sénat américain à la majorité des deux tiers.Et les sénateurs sont partagés.Certains sont même farouchement contre.Ce canal, disent-ils, c\u2019est l'espace vital américain et nous, représentants conscients et re- ponsables, ne voyons pas très bien au nom de quel nationalisme (périmé, comme dirait M.Trudeau) il nous faudrait restituer ce bien des autres qui nous appartient.- Choqués, les Panaméens répondent: nous aurions pu pratiquer le sabotage ou la violence.Nous avons préféré négocier, et arriver à ce traité, sans sacrifier 50,000 jeunes Panaméens\u2026 Peu émus par cette perspective, certains sénateurs déclarent que les Etats-Unis ne doivent pas céder au président de Panama, le général Omar Torrijos, qu'ils accusent d'être anti-américain et d'entretenir de bonnes relations avec Cuba.Air connu: nous ne rendrons pas le canal parce que Torrijos est un \u2018\u2019rouge\u2019\u2019.Emportés par leur zèle démocratique, ces sénateurs ont traité le président panaméen de dictateur, qualificatif qu'ils n'ont jamais eu l'occasion d'employer à propos d'un autre général, Augusto Pinochet, qui vient de déclarer que, s'il devait y avoir des élections au Chili, ce ne serait pas - avant dix ans.Dans le meilleur des cas.Le président Carter, pourtant, entend faire ratifier le traité, c\u2019est-à-dire, à long terme, restituer le canal.Ce doit être un \u2018rouge\u2019.Ménerve Wu en \u2014\u2014 e\u2014\u2014\u2014 a \u201ca ARAL] - s 78 bas.VV, 9 - Le Québec a perdu une \u201chataille\u2019\u2019 mais Une semaine après la défaite temporaire des propositions québécoises aux premiers ministres des provinces anglo-canadiennes, notre correspondant à Québec, qui a assisté aux deux journées de délibération, fait le point en quatre volets sur les faits saillants et les conséquences de cette désormais célèbre conférence au sommet.Textes de Jacques Larue-Langlois Saint-Andrews - La délégation québécoise s\u2019est présentée à St-Andrews, jeudi dernier, confiante que l'entente interprovin- ciale qu'elle proposait aux autres provinces canadiennes se situait dans le sillon d'ententes semblables et fréquentes et qu'elle ne comportait fondamentalement rien de nouveau.Elle était prête, selon les dires du ministre des Affaires inter-gouvernementales, Claude Morin, \u201cà discuter de la forme des ententes, des délais prescrits, du niveau scolaire impliqué\u201d et se déclarait même disposée \u2018à en aider la mise en marche en envoyant dans les provinces signataires des enseignants francophones et du matériel didactique\u201d.A ces propositions ouvertes et imbues d'un esprit fédéraliste rare en proposant une dimension canadienne au projet de loi 101, les premiers ministres des provinces ont opposé un non\u201d catégorique au nom du fédéralisme même.\u2018Les premiers ministres conviennent qu'ils feront tout leur possible pour offrir l'enseignement en français et en anglais, sous réserve que le nombre le justifie.\u201d Tel est l'essentiel de ia déclaration finale de la conférence sur la question de la langue.La bataille est peut-être perdue, mais la guerre est loin de l'être.- NV ea .awe » D'ailleurs sur les résultats même de cette bataille, les opinions varient chez des éditorialistes qui défendent depuis longtemps des positions fédéralistes semblables.D'une part, Claude Ryan écrit dans Le Devoir: \u2018Pour qui sait lire,\u2026 il ne saurait y avoir de doute: c'est un refus ferme et catégorique que les provinces anglophones viennent d\u2019opposer à la de nière initiative de la \u2018à plomatie\u201d québécoise.Et, a bien y penser, elles ont ainsi rendu un service si= gnalé à la cause de l'unité canadienne bien comprise: Car, même si elles eussent été acceptées, les étonnan- tes \u2018\u2018ouvertures\u2019\u2019 québé- | coises n'auraient jamais pu- fournir une réponse per- ° manente au problème de.l\u2019égalité linguistique dans le domaine de l'éduca- - tion.\u201d Dans The Gazette, d\u2019autre part, l\u2019éditorialiste anonyme de service déclare: \u201cVoila le genre de pas en avant que le premier ministre Lévesque et son gouvernement peuvent à bon droit acclamer comme étant une victoire fameuse dans la bataille pour les droits de la minorité qui prévaut au Canada depuis plus d'un siècle.C'est une victoire que l\u2019on doit attribuer à la ténacité justifiée d'une série de récents gouvernements québécois; mais le mérite principal en revient à M.Lévesque qui a > {trait ensuité à chaque 3 dispo- porté la situation à son point d\u2019aboutissement.\u201d Conformément a la déclaration de St-Andrews, le Conseil des ministres de l'Education doit se réunir le plus tôt possible afin d\u2019étudier l\u2019état de l\u2019enseignement de la langue minoritaire dans chaque province et de faire rapport à chaque premier ministre en deçà de six mois, ce qui perme vince de prendre itions nécessaires pour of- rir I'énseignement dans la langue minoritaire et de faire connaître ia politique et le programme.qu\u2019elle adopterait à cette fin.Si les provinces.anglo- canadiennes se pënchent sérieusement sur les situations qui prévalent dans chacune: d\u2019entre elles, eu égard à la langue d\u2019ensei- \u201c gnement de leurs minorités francophones respectives, elles ne pourront que convenir avec nous que les - Québécois traitent leur propre minorité anglophone dix fois mieux que n'importe quelle autre province canadienne.|! faudra qu\u2019on cesse de sæ conter des histoires et qu'on montre, comme disait le premier ministre du Québec lors de sa conférence de presse finale, après la réunion de St-Andrews, qu\u2019on est \u2018capable de faire un petit bout de chemin donnant-donnant, dans un domaine de notre compétence constitutionnelle\u201d.Deux premiers ministres (messieurs Davis et Hatfield croit-on) étaient clairement préts, des la semaine derniére, a amorcer la discussion sur les ententes de réciprocité, les autres s'étant \u2018\u2018rabattus sur un texte d'intention auquel uve d'un leadership in- terprovincial dans un domaine qui est strictement de leur compétence.Ils devront le faire et la tâche la plus importante du Québec en cette matière sera de faire ressortir clairement ia nécessité de protéger les roits de la langue française en terre d'Amérique, où nous sommes six millions de francophones noyés au sein de 240 millions d\u2019anglophones, soit une proportion d'un sur 40.li est bien évident par ailleurs, que si le Québec ne parvenait pas à faire comprendre cette situation particulière qui est la sienne, il s'en trouverait davantage justifié de remettre en question sa participation a un pacte confédératif avec des voisins qui ne veulent rien entendre et-que la cause de la souveraineté en serait grandement renforcée, alors que serait ébranté le concept même d'association avec des partenaires récalcitrants.LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u20149 < we - Nous avons pris ~~ duretard Le moment semble venu de s'interroger sur la campagne générale devant mener à l'indépendance et d\u2019abord au référendum.1! y a le discours et Il y a \u2026 l'organisation.Les fédéralistes ont un discours assez faux, pauvre, cousu de fii blanc, et le fond de la situation .québécoise fait que nous joulssons à cet égard d\u2019un avantage qui restera constant.Quant au discoufs, nous pourrons du reste agrandir encore le nôtre: il y a-des accents que le peuple québécois n'a pas encore entendus.Hl y a, de plus, dans l\u2019entreprise nationaliste québécoise, une intention sociale qui forcément lui est llée et qui, à l'expérience, se révéiera progressivement.Donc, pour ce qui est du discours, il n\u2019y a pas lleu de craindre: pour nous, la partie sera plutôt belle.Mais ily alorganisation.lei, je crois qu'il faut se réveiller.Les fédérallstes ont des moyens inouïs.Un fait s'impose maintenant à attention mais n\u2019a pas encore été souligné que je sache: les fédéralistes, en matière d'organisation (et de manifestations), semblent avoir pris une notable avance sur nous.His sont, eux, en campagne a tous les instants.Depuis plusieurs mois, nous les avons laissés, Je crois, nous distancer.La victoire du 15 novembre les a _ stimulés; nous aussi, mais.elle n'a pas préservé les militants d\u2019une certaine complaisance, bien contraire.; Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut dire dans une simple colonne de texte?On peut en tout cas poser quelques questions.Nous sommes peut-être en train d\u2019abandonner quelque peu au hasard l'empire certain que nous nous sommes assurés sur le terrain.Les positions dominantes dont nous nous sommes emparés auraient dû nous révéler davantage l\u2019immensité du travail à accomplir et nous indiquer qu\u2019il failait, enhardis par le succès, nous servir de celui-ci comme d\u2019un tremplin pour des tâches encore\u2019 plus étendues, plus difficiles, plus nombreuses.Au fiveau gouvernemental, chacun fait tout ce qu\u2019il peut: ministres et députés se démènent-comme des diables; mais, pardonnez-moi, je trouve qu\u2019ii est passablement lâche de se borner à les regarder faire.il n\u2019y a pas de pire faute stratégique que de ne pas exploiter au maximum fes fruits d\u2019une victoire.Sait-on vraiment ce que c'est qu'un peuple qui se libère et les exigences considérables qu\u2019il impose à chacun?Il est à peu près temps qu'on s\u2019en rende compte.Prend-on pleinement conscience que nous sommes maintenant dans le tumulte actuel de l\u2019histoire et non plus dans le passé immobie et mythique qui nous tint lieu si longtemps de .présent?A-t-on idée de la transformation radicale qu\u2019il nous faut opérer dans les choses mais avant tout sur \u201c nous-mêmes, sur notre sentiment de l\u2019action, sur nos mentalités de militants?Quand je vois par exemple que les écrivains, \u2014 qui ne sont ni meilleurs ni pires que nous tous, ni plus ni moins convaincus que nous le sommes, et qui d\u2019ailleurs expriment toujours de quelque façon l\u2019esprit général du peuple militant auquel ils appartiennent, \u2014 se sont pour la plupart tenus cois comme des carpes depuis le 15 novembre, Je me dis qu'il est grand temps d\u2019apostropher d\u2019une manière générale la distraction et la somnolence, et de s'apostropher soi-même par ia mâme occasion.Ce ne sera pas suffisant.H ne s'agira pas sdulement d\u2019une interpellation d\u2019ordre moral.C'est de lucidité qu\u2019il s\u2019agira.La situation appelle une vaste entreprise consciente, systématique, méthodique, de tout ce que le pays compte de militants et d\u2019organisations déja sur pied.Ou bien l\u2019on rêve, ou bien nous devons tous nous considérer comme conscrits.Plerre Vadeboncoeur 10\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 St.Andrews Les francophones hors-Québec se sentaient _ sous-représentés Alors que les premiers ministres des neuf provinces anglo-canadiennes s'apprêtaient à refuser les propositions d'ententes mises de I'avant par le Québec en vue d\u2019assurer une certaine réciprocité de traitement a leurs minorités linguistiques respectives, les francophones hors- Québec, par la voie de la fédération qui les regroupe, ont tenu a souligner - ce dont personne ne saurait les blamer - qu\u2019ils étaient au moins aussi impliqués dans ces accords gue la minorité anglophone du Québec.C'est ainsi que d'entrée de jeu, dès l'ouverture de la conférence, le président de la FFHQ, Donatien Gaudet, donnait une conférence de presse au cours de laquelle il rendait public un nouveau \u2018dossier scandale\u201d faisant état d\u2019un conflit scolaire qui perdure dans la région de Prud'homme, en Saskatchewan.Aux énoncés de bonnes intentions des provinces anglaises, la Fédération, qui regroupe environ 900,000 francophones vivant au Canada mais à l'extérieur du Québec, répondait en dénonçant une fois de plus les \u2018\u2018pires mensonges et faussetés\u201d des gouvernements provinciaux qui \u201c\u2018osent proclamer devant tous les Canadiens que les droits des francophones sont bien protégés dans leurs provinces respectives, alors que l\u2019histoire de ces derniers est bâtie sur des luttes scolaires ou autres, à la suite desquelles ils n\u2019ont obtenu, la plupart du temps, que \u2018des miettes ou des somnifères au compte-goutte'\u2019, toujours selon monsieur Gau- det.Injustice en Saskatchewan En Saskatchewan, 1670 jeunes francophones - sur une population scolaire potentielle d'environ 7,000 - parviennent à fréquenter des écoles où l\u2019on enseigne le français (et non pas des écoles françaises).Les autres étudient en anglais.Typique du genre de situation qui prévaut dans cette province, le conflit scolaire de Prud'homme a pris naissance l'an dernier alors que certains parents se sont rendu compte que le ministère de l\u2019Education de la Saskatchewan n\u2019avait pas tenu une promesse faite en 1970 et prévoyant l'enseignement d'une heure de français par jour dans certaines écoles.Six ans plus tard, on n'en dispensait que 30 minutes par semaine.En réponse aux pressions des parents, le sous-ministre de l'Education affirme qu'il n\u2019y peut rien et invoque le droit à l'autonomie des commissions scolaires alors que les enfants sont dirigés vers l\u2019école de Vonda, une municipalité voisine où l\u2019on offre déjà des cours en français, aux frais des parents en ce qui touche le transport des écoliers sur une distance de dix milles.Cette année, les commissions scolaires ont refusé d'assumer les frais de transport des écoliers, puis celle où est située l'école de Vonda a annoncé son refus d'accepter les élèves de Prud\u2019homme prétextant qu\u2019elle ne dispose pas de locaux suffisants pour les accomoder.Pour la FFHQ, une partie du conflit tient au fait que les deux localités font partie de commissions scolaires différentes et elle précise en outre que la délimitation des frontières des unités scolaires publiques a, depuis toujours, séparé les communauté francophones.Les parents réclament pour leur part une nouvelle délimitation des frontières scolaires, mais la Fédération des jeunes Canadiens-français estime que la seule solution est l'implantation d'un système scolaire de langue française.La FFHQ et \u2019'AANB Bien sûr, la Fédération des Francophones hors- Québec n\u2019a pas manqué de souligner l'hypocrisie du premier ministre Allan Bla- keney, un des premiers à soulever des objections aux propositions d'entente du gouvernement du Québec en prétextant que ses minorités étaient très bien traitées.\u2018Si les accords de réciprocité ne sont pas exclusivement réservés aux francophones québécois hors territoire mais visent aussi les francophones résidant en permanence hors Québec,\u201d déclarait Donatien Gaudet, \u2018nous croyons que notre association aurait dû être consultée quant à nos besoins propres en matière d\u2019éducation, avant que les divers gouvernements des provinces anglo-canadiennes n'entament les discussions avec le Québec.Les services aux francophones hors Québec sont tellement médiocres, minimes et réduits,\u201d ajoute-t-il, \u2018que le processus d'assimilation se poursuit et que, dans 25 ans au plus, on ne pourra plus parler véritablement de communautés francophones dans la plupart des provinces canadiennes.\u201d Face à cet état de fait, la FFHQ exigeait, des I'ouverture de la conférence que des garanties constitutionnelles des droits de ses commettants soient clairement inscrites dans I'Acte de l'Amérique du Nord britannique, ouvrant ainsi la porte de sortie par où se sont empressés de se glisser les premiers ministres des provinces anglo- SAINT-AN DREWS \u2014 La \u201cphoto de famille\u201d du 18 août.Les premiers ministres provinciaux.De gauche à droite: MM.Peter Lougheed (Alberta), Allan Blakeney (Saskatchewan), Frank Moores (TerreNeuve), Richard Hatfield (Nouveau-Brunswick), Ed Schreyer (Manitoba), René Lévesque, Bill Bennett (Colombie- Britannique), Bill Davis s (Ontario), Alex Campbell (lle-du-Prince-Edouard) et Gérald Regan (Nouvelle- Ecosse).\u2018Claude Morin, canadiennes.A cette requête, le ministre québécois des Affaires inter-gouvernementales, répondait: \u201cLe recours à la Constitution canadienne implique l'unanimité des provinces - ce qui nous semble pour le moment difficile à obtenir - de même que l'abandon au gouvernement central de la question de l'enseignement des minorités - ce à quoi nous, Québécois, ne nous résoudrons jamais.\u201d Monsieur Morin ajoutait même, après avoir expliqué que des accords de ce genre étaient une affaire fréquente se situant de plus dans la suite logique des ententes précédentes: \u2018Nous posons un geste pratique, nécessaire et fédéraliste, car nous sommes encore membre de la confédération canadienne.\u201d Face à une interprétation équivoque de ses positions, la FFHQ devait, plus tard au cours de cette première journée de la conférence, rendre public un communiqué dans lequel elle donnait son appui \u2018\u2018aux accords de réciprocité en autant que les francophones de chaque province soient consultés par le biais de leur association provinciale.\u201d © the s est éroulée dans une am- lance de calme et de onne entente en géné- al, elle n'en avait pas Oins ses opposants.trange pour des Québé- ois francophones qui nt milité pendant des nnées afin de porter au ouveirun gouvernement ui soit véritablement au- ant nécessit ne discrète présence po- cière dans la petite ville u Nouveau-Brunswick lentété constitués d'une.élégation d'Anglopho- es de l\u2019ouest de Mon- réal.les memes qui omprenaient mal, ya ueique temps, les re- f Home and School Âs-.ociations locales du ter- toire quenéseis la plus _sionachoisidenepasen- \u201ctendre - comme environ ' que les membres de | Commission ont pu lireet La Québec Federation sente une centaine d as- .les parents le libre choix a la langue .proclame-t-il, \u201ccedroiîtne doitétre soumis a aucune tous les aspects du \u2018Que bec anglais.Elle avait soumis à-la Commission parlementaire étudiant le en deuxième lecture un mémoire que la Commis- les deux-tiers des quel: ques deux cents qui lui avaient été SOUMIS - mai qu'a consultés le ministre responsable du projet de: loi, le docteur Camille Laurin.a Protestataires bien argentés, une cinquantaine \u201cde représentants de cette fédération avaient fait le voyage de 700 milles devant leur permettre de manifester leur désaccord avec la politique linguistique du Québec aux yeux de fa population du Canada tout entier.Avant toute chose, ce mouvement réclame pour tous e d'enseigne- A nôtre avis\u201d, ment. \u201caires Mbnes- M8 rep lle so 5 du Qi Mission Hud le miro fy Blue gy Com NE as E environ des que, IS qui hi Tis + mais Fes de la (pulireet e ministre projet de : Camille 3 Dien ar- quantaine sda te ent fait le miles de- metre de I desi: gue in bec aux Jation du or, Avant p mou: pour tous nechoité nseigne- 8 avis e droitne aucun négociation ni a aucun troc.C'est un des droits fondamentaux, au Canada.\u201d À telle enseigne, oserons-nous ajouter, que 21% seulement de tous les élèves francophones du système scolaire de la Saskatchewan sont en mesure de fréquenter des écoles où le français est la langue d'enseignement.A Terre-Neuve, cette proportion est de 25% et de 40% en lle-du-Prince- Edouard.Et nous ne parlons pas de la bien nommée Colombie- Britannique où ce libre choix n'est l'apanage que de 1% des élèves francophones.Quoiqu'il en soit, les Anglophones québécois s'opposant au projet de loi 101 étaient présents a St-Andrews et ne demandaient pas mieux que de discuter - particuliere- ment avec des journalistes - des motifs de leur intervention.Plusieurs d'entre nous leur avons accordé un certain temps et, pour ma part, j'ai ouvertement discuté avec eux pendant quarante minutes sans me faire un devoir de répondre à leurs objections mais en me contentant de leur préter une oreille ouverte.Mai m'en prit et, à plusieurs = covert reprises, certains des manifestants, plus lucides que leurs camarades, durent intervenir en ma faveur, pour souligner à ceux des leurs qui se laissaient emporter par la ferveur de leurs propos, que je n'étais qu'un journaliste québécois venu dis-' cuter avec eux et non pas le grand responsable de tous les matheurs qui s'abattent, semble-t-il, sur les nonfrancophones du Québec depuis le 15 no-, vembre dernier.x Au moment de quitter l'hôtel Algonquin et St Andrews, à la fin de ia conférence, le premier ministre du Québec n\u2019hé sita pas lui non plus à alle à la rencontre des mani festants dont certains lu tendirent la main et accompagnèrent leurs salu- : tations d\u2019un sourire sans.équivoque et d'un \u2018H mister Lévesque\" pres que empreint de respect Un préposé à l\u2019entretien du terrain de l'hôtel, ci toyen anglophone de de province-hôtesse, avai suspendu son travail du rant les quelques minutes de cet échange et me dit clairement, au momen ou monsieur Lévesqu quittait les lieux: \"He ca sure face the music.don't always agree with him, but he\u2019s quite a man a true democrat.\u201d (il.pas peur de faire face a | musique.Je ne suis pa toujours d'accord ave lui, mais c'est tout un homme, un vrai démo crate.).\u2018t Un évènement dont l\u2019ambiance tend à changer Une conférence inter- provinciale au sommet (niveau des premiers ministres) constitue pour nos voisins anglo-canadiens un événement mondain de premiére importance.Déjà, dans la lettre qu'il faisait parvenir, en juin, à ses collègues des autres provinces, le premier ministre du Nouveau Brunswick, Richard Hatfield, faisait miroiter aux yeux de ses invités les milles et un avantages touristiques offerts dans la région choisie pour tenir cette conférence, mentionnant les petits chalets privés qu'on pouvait réserver à l\u2019avance pour deux, cinq ou six personnes, les rivières saumoneuses si- nuant à proximité des lieux de rencontre, les promenades en mer, incluant même d'éventuelles parties de pêche au thon, et toute la panoplie des divertissements de tous genres mise à la disposition des politiciens en visite.Quant à l'hôtel Algonquin de St-Andrews-by- the-sea, c'est une auguste institution de villégiature du même acabit que le manoir Richelieu de Pointe-au-Pic chez nous et le décor grandiose de ce coin de pays sis à la pointe sud-est du Nouveau- À SEOY TORA AS ANAAMEIE A LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 19 377 41°\" LES CINQ GRANDS PRIX DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC Le ministère des Affaires culturelles acceptera jusqu\u2019au 23 septembre inclusivement les candidatures qu\u2019on lui soumettra en vue de l\u2019attribution des cinq grands Prix du Gouvernement du Québec.Les cinq Prix couronnent l\u2019ensemble d\u2019une oeuvre dans cinq secteurs de la vie culturelle québécoise, soit, la littérature (Prix David), les arts visuels (Prix Paul-Emile-Borduas), les arts d\u2019interprétation (Prix Denise-Pelletier), les sciences de l\u2019homme (Prix Léon-Gérin) et les sciences (Prix Marie-Victorin).Les individus, groupes ou organismes qui désirent soumettre la candidature d\u2019une personne à l\u2019un de ces Prix, doivent faire parvenir un dossier, par courrier recommandé, au secrétaire du, Prix.Le cachet d\u2019oblitération fait foi de la date.Le dossier de candidature doit comprendre une biographie du candidat, la liste de ses publications et/ou de ses travaux, un résumé de sa carriere, ainsi que son adresse et son numéro de téléphone.Aucun Prix ne peut étre décerné a titre posthume, ni partagé entre deux lauréats.LE PRIX DAVID .Les genres littéraires reconnus aux fins de ce Prix sont le conte, la nouvelle, la poésie, le récit, le roman, l\u2019essai, la dramaturgie et toutes les formes de la littérature pour la jeunesse.On doit faire parvenir tout dossier de candidature à: LE PRIX DENISE-PELLETIER Les disciplines reconnues aux fins de ce Prix sont la chanson, la musique, l\u2019art lyrique, le théâtre \u2018et la danse.On doit faire parvenir tout dossier de candidature à: LE PRIX MARIE-VICTORIN Les disciplines scientifiques reconnues aux fins de ce Prix sont la chimie, la physique, la biologie, les écien- ces de la nature et toutes les sciences qui leur sont connexes.On doit faire parvenir tout dossier de candidature à: LE PRIX PAUL-ÉMILE-BORDUAS Les disciplines reconnues aux fins de ce Prix sont le design, l\u2019architecture, la sculpture, la photographie, la peinture, les métiers d\u2019art et les disciplines dites multidisciplinaires.On doit faire parvenir tout dossier de candidature à: LE PRIX LÉON-GÉRIN Les disciplines reconnues aux fins de ce Prix sont le droit, la philosophie, la théologie, la pédagogie, la psychologie, la géographie, l\u2019histoire et toutes les sciences sociales.On doit faire parvenir tout dossier de candidature a: Gouvernement du Québec Ministère des Affaires culturelles Direction générale des arts et des lettres M.Clément Saint-Germain Direction du livre Ministère des Affaires culturelles 700 est, boul.Saint-Cyrille, 17e étage Québec G1R 5A9 .(418) 643-2104 M.Pierre-Denis Cantin Secrétaire du Prix Denise-Pelletier Direction des arts d\u2019interprétation Ministère des Affaires culturelles 700 est, boul.Saint-Cyrille, 17e étage Québec GIR5A9 (418) 643-5125 M.Clément Saint-Germain Secrétaire du Prix Marie-Victorin Direction du livre Ministère des Affaires culturelles 700 est, boul.Saint-Cyrille, 17e étage Québec GIR 5A9 (418) 643-2104 M.Pierre Lachapelle Secrétaire du Prix Paul-Emile-Borduas Direction des arts visuels 700 est, boul.Saint-Cyrille, 17e étage Québec GIR 5A9 (418) 643-1678 M.Clément Saint-Germain Secrétaire du Prix Léon-Gérin Direction du livre Ministère des Affaires culturelles 700 est, boul.Saint-Cyrille, 17e étage Québec GIR5A9 (418) 643-2104 Brunswick, à deux pas de la frontière du Maine, offre tout le confort auquel sont en droit de s\u2019attendre des invités de marque.Les salons, cafés, bars et salle à manger de l\u2019établissement furent, pendant deux jours, pavoisés de dames en robes longues attendant languissamment que leurs célébres époux ou compagnons sortent du huis-clos où ils s'étaient enfermés pour parader à leur bras jusqu'aux tables d'honneur.Un P.M.pas comme les autres La désormais fameuse \u2018photo de famille\u2019 parue dans la plupart des journaux montrait déjà la différence d'attitude entre les premiers ministres des provinces anglophones et le représentant du Québec, le seu! à ne pas porter la cravate, le seul à ne pas poser dignement à la militaire, le seu! à sembler s'embêter profondément de devoir se livrer à ce petit jeu.H faut dire que monsieur Lévesque constituait un centre d'attraction peu banal pour tous ces Anglo-Canadiens, une espèce de bête de cirque assez unique attirant les photographes dans tous ses déplacements et retenant l'attention étonnée de la plupart des gens qui le voyaient pour la première fois.On a même vu, dès le premier soir, le premier ministre du Manitoba, Ed »\u2014 12\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 (suite de la page 11) Schreyer, quitter la table qu'il occupait avec sa famille et la délégation de sa province, pour aller demander à monsieur Lé- vesque un autographe pour sa fille de quatorze ans.Le lendemain, c\u2019est un garçonnet anglophone de sept ou huit ans qui interceptait le premier ministre du Québec alors qu'il rentrait de la salle de conférence à l'hôtel, pour lui demander également un autographe.L'homme d'Etat québécois se prêta volontiers à la demande et, après avoir demandé le nom du bambin, il l\u2019inscrivit sur la tablette qu'on lui tendait et signa: \u2018\u2018Cordialement, René Lévesque\u201d.Comme le garçon lui demandait, en pointant du doigt le mot \u201c\u2018cordialement\u2019\u2019, le sens de cet hiéroglyphe pour lui inconnu, le premier ministre du Québec lui caressa gentiment la téte en répondant: '\u2018That, young man, means we need reciprocity somewhere.\u2019 Même l\u2019ambiance a changé Pour les collègues journalistes québécois habitués à ce genre de rencontres, l'ambiance était, cette fois, véritablement différente de celle qui règne habituellement au cours de ces conférences.D'une part, c'était à peu près la première fois qu'un sujet véritablement délicat y était abordé (l'offre de réciprocité du Québec) incitant les délégués à prendre leurs réunions au sérieux.D'autre part, alors qu'habituellement les quelques journalistes francophones québécois demeuraient tranquillement sur leur \u2018\u2018quant-a-soi\u2019\u2019, tentant de passer inaperçus au milieu de cette faune bruyante, les quelque 30 représentants (sur une centaine de journalistes présents) de la presse québécoise tant anglophone que francophone, affichaient une vigueur, un dynamisme et une solidarité très présente qu'on ne leur avait jamais connus jusque là.Non pas, comme l'a déjà prétendu à quelques reprises un collègue du Globe & Mail de Toronto, que les journalistes parlementaires de Québec soient tous des \u201c\u2018séparatistes\u2019\u2019, mais simplement qu'ils se sont sentis - à quelques exceptions près - solidaires de l'ouverture honnête faite au Canada anglais par le premier ministre et toute la délégation du Québec.Première étape vers le referendum par Michel C.Auger Le Livre blanc sur les référendums, présenté mercredi à l\u2019Assemblée nationale par le ministre d'Etat à la réforme parlementaire M.Robert Burns, veut préparer une loi-cadre qui régira tous les référendums et non pas seulement celui sur l'avenir constitutionnel du Québec.Le Livre blanc, rédigé par un groupe de fonctionnaires sous la direction d\u2019André Larocque, sera discuté en octobre par la Commission parlementaire de la Présidence et du Conseil exécutif qui entendra a cette occasion les organismes etles personnes qui soumettront des mémoires.La loi-cadre elle-méme sera déposée en décembre.Légalement le référendum n'est que consultatif, le gouvernement n'est lié que moralement par son résultat.Les pouvoirs du lieutenant-gouverneur ne pouvant étre modifiés, la sanction royale que doit donner ce dernier a toute loi ne peut être liée d'avance au résultat d'un référendum.La, ou les, questions d\u2019un référendum sont formulées par le gouvernement et présentées à l'intérieur d'un projet de loi qui sera soumis à l'Assemblée nationale lors d\u2019un débat privilégié dont la durée est limitée à 25 heures.Les questions pourront être amendées par l'Assemblée nationale mais un \u2018\u2018filibuster\u2019 visant à retarder le plus possible la tenue d\u2019un référendum ne serait pas possible.Dans un premier temps seul le gouvernement pourra présenter un tel projet de loi mais il n'est pas exclu qu'après une certaine période de rôdage, un référendum puisse être tenu suite à une initiative populaire.Le responsable de la votation sera le directeur général des élections, nommé en vertu de la loi électorale déjà existante, et le responsable du contrôle des revenus et des dépenses des comités sera le directeur du financement des partis politiques qui sera | nommé en vertu du projet de loi No 2.Ces deux personnes seront les seuls citoyens québécois qui ne pourront se prévaloir de leur droit de vote.Le Livre blanc prévoit en effet que, contrairement aux élections provinciales, les juges et les prisonniers seront habilitéé à voter lors des référendums.La cheville: les comités Suite à l\u2019adoption de la question par l\u2019Assemblée nationale, le gouvernement émettra un bref référendaire etle directeur général des élections aura alors a décider combien de comités seront formés.Ce sont ces comités qui feront campagne pour une option ou pour une autre lors d\u2019un référendum.Les députés de tous les partis politiques devront, dans un premier temps, s'inscrire à titre individuel à l\u2019un ou l\u2019autre de ces comités.Les députés devront alors déterminer les structures du comité national ainsi que son président qui en sera le porte- parole principal et son agent officiel, responsable du financement et de I'organisation matérielle du comité.Le nombre de comités variera selon le nombre d'options soumises à la population.Si un référendum n'offre qu\u2019un choix entre \u201coui et \u2018non\u2019 sur un | problème donné, il y aura deux comités: il y en aura trois si trois options sont présentées et ainsi de suite.Le comité où il y a le plus de députés désignera les scrutateurs dans chacune des sections de vote tandis que le greffier sera nommé par le second comité quant au nombre de députés inscrits.Le financement Le financement des comités sera régi par les règles prévues dans le projet de loi No 2, c\u2019est-à-dire que seules les personnes physiques pourront contribuer, que les contributions de plus de $3,000.seront interdites et que le nom de chaque électeur qui verse une contribution de plus de $100.sera publié.En même temps qu'il fait approuver la question, le gouvernement fait aussi approuver la contribution de départ que I'Etat versera a chaque comité.Tous les comités recevront, bien sûr, un montant égal.Les partis politiques pourront transférer des fonds dans les comités mais ces sommes ne pourront totaliser plus de 25 cents par électeur.Les comités pourront recueillir des fonds en leur nom propre mais les dépenses du comité ne pourront dépasser 50 cents par électeur.Une campagne référendaire coûterait donc beaucoup moins cher qu'une élection générale.Le décompte des suffrages fera encore l'objet de discussions et le gouvernement se contente de présenter trois options: un décompte au niveau des circonscriptions (qui risquerait de mettre certains députés dans la délicate situation d\u2019être en désaccord avec leur électorat), ou au niveau des régions selon le modèle britannique ou enfin un décompte au niveau national qui aurait le désavantage de ne donner qu'un seul résultat ne tenant aucun compte des particularités régionales.Nul doute que le gouvernement prendra sa décision sur ce sujet après les audiences de la Commission parlementaire.Radio et télévision Le Livre blanc ne fait cependant aucune mention du temps d\u2019antenne donné aux comités par les différentes stations de radio ou de télévision.L'article 74 du projet de loi No 2 prévoit que ce temps doit être distribué équitablement à tous les partis politiques et que le directeur général des élections s'assure de la légalité de ces services.|| est à prévoir que le projet de loi aurait une disposition semblable qui s\u2019appliquerait non aux partis politiques mais aux comités.L'Opposition officielle n'a pas tardé à réagir.Dans un communiqué M.Jean Noël Lavoie s\u2019est dit préoccupé par \u2018le danger d'effritement du système parlementaire'' que constitue l'appel répété au référendum.Chez les ministériels on s'interrogeait aussi sur ces dangers de la formule référendaire et c'est sans doute là une des raisons qui a motivé les auteurs du Livre blanc à ne pas inclure, pour \u201cle moment tout au moins, \u2018l\u2019initiative populaire comme cause de la tenue d\u2019un référendum.Un député nous affirmait: \u2018Le gouvernement doit se situer au-dessus de l\u2019actualité et il doit parfois prendre des mesures qui, sans être populaires, seront jugées par l'histoire comme ayant été nécessaires.C\u2019est bien certain que le lendemain d'un meurtre crapuleux tout le monde voterait pour la peine de mort lors d'un référendum, ce sont des situations comme ça que l'on doit pouvoir éviter.C'est sans doute l\u2019une des raisons qui ont milité contre les référendums à initiative populaire.\u201d Une question demeure cependant sans réponse.Comment les interventions des ministres fédéraux lors du référendum sur la souveraineté-association pourront-elles tomber sous le coup de la loi québécoise?Il suffirait, en effet, à M.Trudeau de donner une conférence de presse à Toronto la veille du référendum pour bénéficier de temps d'antenne gratuit sur tous les postes de radio et de télévision du pays.Actuellement, seule la tradition veut que le premier ministre du Canada ne se mêle pas des élections provinciales.Tout ce que l'on peut dire c'est que ces interventions de dernière minute ont souvent l'effet contraire de celui qui est souhaitée ve mer a ee Xr ea ae ee ES EE a\u201d er \u2014\u2014 br re lésion 1g te ne MeNlipy omg Gog A le rig, Lary NoZpigy ot étre ge, \u201cMental eset gy Jénéra] des Ue IVES J Pitti spo Sapplque À arts po Comités N officiels À ig, Oar Le M Jen sL0itprèg ger def lene pats 8 constilue au réfre hisérekon À USS Sur ges Ormule ré tsansdous | nsquiame- À fs du Live elute, pour ET populaire de la lende m Un & J ima: \"Le doit se $- de l'ach foi prendre ji sans ite font jugées pme ayant C'est be \u2018lendemain érapuleux oterat pour i lors 60 sontdes sr çaquel of it.OB ne des fé {ite conte saint n demeut p01 een soda ont J Qe Kl gffeld goer est (ure lor ye J tt Ta job tal pe pate ¢ solo pe ee!\u201d pi, | L\u2019art islamique à Paris et la redécouverte du monde arabe par Abdelkader Benabdallah L exposition a Paris sur la Civilisation Islamique vient de s'achever le 22 août dernier.Elle avait ouvert ses portes le 4 mai pour faire découvrir à un public venu nombreux l\u2019art musulman par le truchement de quelque sept cents objets provenant exclusivement des collections éparpillées dans les musées nationaux de la capitale française.Cette exposition, quoique moins riche que celle présentée en 1976 à Londres, a connu un grand succès auprès de la population française mais aussi chez les nombreux touristes étrangers de passage à Paris.Elle a attiré, en outre, la curiosité de nombreux islamologues désireux de mieux connaître le fait musulman dans sa totalité.Evitant de morceler dans le temps et dans - l'espace cette civilisation, les organisateurs ont en effet procédé par une présentation thématique mettant ainsi en relief l'étonnante unité de l\u2019art islamique à travers les siècles et les continents.L'Islam, religion révélée par Mahomet, est la dernière des grandes religions monothéistes.Un siècle après la mort de ce prophète en 632, l'empire musulman s'étendait déjà de l'Espagne aux confins de l'Inde et de l'Asie Centrale.Depuis, cette religion n'a cessé de progresser surtout en Afrique Noire où elle compose harmonieusement avec les croyances locales antérieures à sa venue.L'exposition de Paris insiste à juste titre sur la continuité entre l\u2019art musulman et les arts qui l'ont précédé dans différentes régions islamisées: Les influences syro- byzantine, iranienne, copte, animiste, etc.sont manifestes dans l'art islamique.La calligraphie et la géométrie, partout présentes dans cette civilisation, sont exposées à travers des manuscrits et des objets d'art gravés, sculp- tés ou ciselés.Dans les pays de l'Islam, la cour princière a toujours été inondée d'objets d'art et de tissus somptueux qui firent pâlir les Croisés et les ambassadeurs d'Occident.Cet art de vivre n\u2019empêcha pas d'ailleurs le monde musulman d'\u2019aiguiser sa curiosité intellectuelle à travers des sciences telles l'astronomie, la chimie, l'algèbre etc.Quant au génie architectural musulman, les visiteurs ont pu l'apprécier à travers un programme audio-visuel permanent présentant une vue d'ensemble sur les mosquées, palais, etc.qui ne sont pas sans nous évoquer les contes des \u2018Mille et une nuits\u2019 et où le rêve et la poésie s'enlacent et s'enchevêtrent pour ne plus faire qu'un.Et c'est dans cet univers plein d'enchantement que le visiteur est invité à mieux connaître le monde musulman.Cette exposition lui réserve d'ailleurs des surprises qui bousculent les idées reçues; comme celle de l'absence d'art décoratif en Islam, généralement admis sans discernement en Occident.Car en regardant de plus près les poteries, les céramiques et les bronzes, sans oublier les tapis et même les bijoux, il s'aperçoit qu'ils sont animés par une faune très variée.Et pour ceux qui ignorent à quel point l'Islam a marqué l'Occident, de nombreuses pièces exposées viennent témoigner de l'influence islamique en Europe.Sur le plan architectural, en plus de cette parenté évidente entre les monuments romans et islamiques, il convient de souligner le profond impact de l\u2019art musulman dans la construction des palais et des maisons en Espagne, en Italie du Sud et en Sicile: matériau de construction, plan de palais, organes de support, coupoles, décor, place importante que tiennent les jardins, etc\u2026 L'art islamique a pénétré même dans les églises européennes.En témoignent les fameux plafonds de la chapelle Palatine de Palerme, les olifants en ivoire ciselé de l'église Sainte-Trophine d'Arles et de l\u2019église Saint-Sermin de Toulouse, etc.De plus, les trésors des églises européennes renferment de nombreux objets de facture musulmane: tissus, broderies, bijoux, bois ouvragés, cuivres et bronzes, objets divers d'os ou d\u2019ivoire provenant soit de dons officiels ou de particuliers, soit de prises faites au cours d'aventures en pays musulmans, soit encore de commandes.Les plus célèbres coffrets d'inspiration islamique sont celui de l'église Saint-Sermin de Toulouse et celui de la cathédrale d'Apt.Cet attrait exercé sur les Européens par les objets manufacturés de l'Islam amena ainsi la fondation d'ateliers islamiques (de tissus) à Lucques et à Gênes; (de velours et de métaux) à Venise; (de tapis et de textiles) en Pologne; etc.De ces ateliers sont sorties des productions dont quelques rares illustrations ont figuré à l'exposition de Paris, telles cette ceinture polonaise du XVIIIe siècle, en lampas de soie à fils d\u2019or et d'argent, ou la masse d'armes d'Henri I de France, fabriquée en Espagne au XVIe siècle.Un tel impact culturel du monde islamique en Europe, s'explique en partie, il est vrai, du fait qu'à cette époque les pays musulmans connaissaient une réelle expansion économique.Faut-il rappeler que la première université de médecine erf France fut créée à Montpellier par les Arabes alors qu'ils occupaient la France méridionale?A ce moment, entre le Rhone et les Pyrénées, les cités prosperes étaient celles qui s'orientaient matériellement et intellectuellement vers le monde arabo-islamique, là où court la monnaie d'or, où s'achètent épices, cuirs, peaux, brocarts, tissus Pres ony Une miniatur Guishan.Un prince recevant dans un pavillon du jardin (XVIe siècle).te Il n\u2019existe aucune interdi valeur religieuse.Photo: damassés, mousselines, belles étoffes légères, denrées de l\u2019Asie Extrème et où se vendent toutes les productions d'Occident, notamment les beaux draps de laine.Plus tard, au XVe siècle, le gouvernement royal français de Charies VII devait favoriser le renforcement des liens franco- islamiques en incitant ses sujets marchands et marins méditerranéens à se livrer au négoce avec le \u201cDar al-Islam\u201d (la maison de l'islam).Dès qu'il a chassé de France les vi Me rrege pt rh chedv tes save 2 e persane.LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u201413 Murakka pu 1 ction concern ou L d\u2019êtres vivants dans le Coran.L\u2019Islam primitif a non seulement tolere mais a aimé les représentations d\u2019êtres vivants à l\u2019exclusion des images ayant une Anglais, il envoie une ambassade en Egypte pour soutenir l\u2019action commerciale antérieurement engagée à Beyrouth, Damas, Alexandrie, etc.\u2026 Au même moment, il établit des contacts avec les sultans de Tunis, d'Oran et de Fès afin de faciliter le commerce franco- maghrebin.Le contexte politique et économique actuel du monde islamique semble préparer les pays musulmans a réoccuper la place prestigieuse que l'histoire Une miniature turque.divertissements devant ant les imag % Danses et le Sultan Ahmet Il! par Levni - 1720 - 1725 env.es, peintures ou statues jarre cuite, Irak XIIIe siècle.leur avait momentanément retirée.L\u2019Islam aujourd\u2019hui Regroupant en son sein plus de 700 millions d'adeptes, l'islam connaît, en effet, aujourd'hui une expansion foudroyante en Afrique du fait de la désagrégation constante des sociétés animistes.En Asie, cette religion représentée ici par un nombre considérable d'adeptes, se trouve dans une situation stationnaire face aux reli- = 14\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOUT 1977 (suite de la page 13) gions locales - le Bouddhisme et [I'Hindouisme fortement enracinées dans ce continent.Evoluant essentiellement sur l'axe afro-asiatique qu'il n'a cessé de marquer de son empreinte, l'Islam semble cependant se désintéresser des autres continents où sa présence est pratiquement insignifiante.Encore qu\u2019en France il existe plus de deux millions de Musulmans presque tous des immigrés (Arabes, Africains, Asiatiques.) auxquels viennent s\u2019ajouter des Musulmans de souche française.Ces derniers sont au nombre de 10,000 et \u2018comprennent surtout des intellectuels (médecins, professeurs, artistes, etc.) dont le célèbre chorégraphe Maurice Béjart.Mais en plus de sa richesse culturelle et spirituelle, en plus de son importance numérique et de son -étendue géographique, le monde musulman recèle aussi dans son sous-sol des richesses fabuleuses (pétrole, uranium, or, phosphates.) dont l'économie mondiale ne peut se passer.Et en aspirant à une plus grande cohésion, il semble exprimer sa volonté de retrouver la place qui lui revient dans le monde tant au point de vue Culturel qu'économique.L'exposition à Paris sur la Civilisation Islamique a donc contribué à une prise de conscience en Europe de l'importance du monde musulmän dans le monde et a favorisé par la même occasion une meilleure compréhension entre les Français et les immigrés musulmans dans ce pays.A Paris, l\u2019on prépare d\u2019ailleurs pour les années à venir une exposition permanente d\u2019art islamique semblable a celle existant a New York, a Berlin, a Dahlem, etc.Parallelement a cette manifestation culturelle, de nombreux éditeurs français multiplient les publications ayant trait à la civilisation islamique.Parmi les plus enrichissantes et les plus récentes, citons \u2018L'isiam et l'art musulman\u201d d'Alexandre Papadopoulos (Editions Mazenod, Paris).Le Québec, dans sa volonté de fraterniser avec les peuples du monde entier et dans sa lutte pour un avenir économique meilleur, n\u2019a-t-il pas tout intérêt à suivre l'exemple de la France et à se doter d\u2019une véritable \u2018\u2018potitique islamique\u2019?La loi anti-scab: ° at -\u2014 ww a VYa Ya Ya RT - v v dans la logique du systeme par Pierre Harvey Le projet de loi no 45 touche plusieurs sujets mais ce sont surtout les dispositions concernant les briseurs de grèves qui ont jusqu'ici retenu l'attention.Bien entendu, devant cette législation nouvelle, les organisations patronales ont manifesté leur réprobation alors que les syndicats se montraient assez satisfaits.Signalons immédiatement cependant ques les organisations patronales se trouvent dans une situation difficile pour protester, car tout en reconnaissant quoiqu'avec réticence- parfois, que le droit de grève est normal dans notre système, elles prétendaient souvent que ce droit était faussé par les procédures de vote parfois utilisées dans certains syndicats.Elles voulaient, disait-elles, avant d'accepter d'aller au-delà de la législation traditionnelle être certaines que la décision de faire grève correspondrait toujours à la volonté des travailleurs eux- mêmes.D'où les demandes répétées concernant l'obligation qui devrait être faite aux syndicats de procéder par vote secret lors d'une décision de faire grève ou pas.Lors du Sommet économique de la Malbaie, à travers des éclats de voix plus ou moins théâtraux de part et d'autre, il apparaissait assez clairement que l\u2019on était à la recherche d'une forme de compromis autour de ces deux questions liées: loi anti-briseurs de grève d\u2019une part et scrutin secret d'autre part.Le projet de loi 45 contenant jus- ternent des dispositions sur l\u2019un et l\u2019autre de ces deux probièmes, il réalise donc, dans une certaine mesure du moins les voeux des parties en cause.Ces préliminaires étant posés, il reste nécessaire de s\u2019interroger sur la logique, dans le contexte nord-américain qui est le nôtre, d\u2019une disposition légale visant à restreindre l\u2019activité d'une entreprise en cours de grève.Il fauten effet noter qu'il s'agit de restreindre et non pas d'\u2019interdire toute activité de la part de l'entreprise.L'article 51 du projet de loi 45 n\u2019interdit pas à l'employeur d'essayer, s\u2019il le désire, de poursuivre ses activités.Mais il ne peut le faire en utilisant du personnel embauché depuis que l\u2019avis de négociation a été signifié, c\u2019est-à-dire, en fait, depuis que le contrat collectif liant l'employeur et l\u2019unité de négociation a été officiellement mis en cause.Mais l'employeur peut très bien essayer de continuer sa production en utilisant le personnel non syndiqué déjà en place.Ce qui, bien sûr, est à peu près impossible pour n'importe quelle entreprise manufacturière, les entreprises de service pouvant être parfois dans une situation différente.Si donc, en principe, le droit de continuer les opérations est maintenu, en pratique, celles-ci deviendront impraticables dans la majorité des cas.Le projet de loi 45 aura donc pour effet, en plus de réduire les risques de violence lors d'un conflit, de rendre plus efficace le recours à la grève tel qu'il est pratiqué dans notre société.Il s'agit - alors de s\u2019interroger sur le sens de cette forme de consolidation du droit de grève dans un tel contexte.Rappeloris au départ que pour pénible qu'elle soit, ta grève, tout comme le \u2018lock-out\u2019\u2019 d\u2019ailleurs, dé- coule de la logique même du système d'entreprise, lorsque celui-ci a dépassé la phase sauvage qu'il a connue au XIXe siècle.La liberté des contrats signifie, en effet, que les partenaires ont le droit de refuser de reconduire une entente s'ils jugent que celle-ci ne les satisfait pas.Dans le cas du travail, le contrat collectif a remplacé le contrat individuel parce qu\u2019il est apparu très tôt, qu\u2019en fait, l'employeur se trouve en situation de monopole par rapport aux salariés, l\u2019employeur étant seul et les salariés devant se faire concurrence pour l'obtention des emplois.La négociation collective est venue rétablir l'équilibre et donner à l\u2019employeur et aux salariés un pouvoir comparable; dans le jeu de la concurrence, celle-ci ne pouvant avoir de sens si les forces en présence sont en déséquilibre trop marqué.On ne peut donc pas, sans se contredire, prècher en même temps les vertus de la concurrence et refuser aux salariés de négocier collectivement et, éventuel- | lement de se retirer du contrat, c'est-à-dire, de faire grève.Mais si faire la grève signifiait tout simplement se retirer collectivement de l\u2019entreprise en attendant un nouveau contrat, ce droit serait illusoire, l\u2019employeur pouvant toujours remplacer les travailleurs par d\u2019autres, sauf en période de sur-emploi ou pour des fonctions bien particulières.Ce qui signifie.que le droit de grève, s\u2019il n\u2019est pas assorti de moyens de pression, ne modifie pas la situation de monopole dont dispose, de fait, I'employeur et ne constitue pas une mesure de rééquilibre du mécanisme de la concurrence, qui, encore 4 uné fois, est supposé étre le fondement méme du système d'entreprises dans lequel nous vivons.Les moyens de pression n\u2019ont pas été totalement absents jusqu'ici et ils ont été de trois ordres surtout, d'ailleurs étroitement liés les uns aux autres.D'abord, il y a ce que l'on pourrait appeler le contrôle social: dans une société policée, il y a des choses qui se font et des choses qui ne se font pas.Bien sûr, toutes les entreprises n\u2019obéissent pas de la même manière à ce contrôle social et certaines continuent d'avoir des comportement d\u2019un autre âge.En second lieu, l'employeur a souvent intérêt, puisqu'il faudra bien un jour recommencer à collaborer avec les salariés, à ne pas créer des conditions telles que la vie de l'entreprise se trouve, pour trop longtemps grevée de sequelles trop lourdes.Enfiñ, l'habitude et le droit de recourir au piquet de grève se sont répandus, avec, en même temps, le développement concomitant d'une certaine éthique concernant le respect des lignes de piquetage.Mais on le constate immédiatement, ces moyens de pression ne sont que d'ordre moral et n'ont d'effet, en ce qui concerne l'efficacité de la grève, que si les attitudes morales des partenaires et de l'ensemble de la population sont strictes.On comprend facilement que du côté des employeurs cela ne soit pas sans relations avec les pressions de la concurrence et que du côté des salariés, il y ait quelque chose à voir avec, entre autres, le taux de sous-emploi.Sans compter, bien sûr, l'effet sur ces comportements, des positions idéologiques adoptées de part et d'autre.Après tout, si tous les citoyens étaient toujours strictement respectueux de la personne et de la propriété d'autrui, la police serait inutile.Si là logique fondamentale de la grève, dans un système d'entreprises privées était parfaitement respectée, le projet de loi 45 serait sans objet.Les citoyens n'étant pas tous toujours respectueux des personnes et des biens, la police est nécessaire.Le droit-de grève n'étant pas toujours respecté parce que le comportement moral sur lequel il repose ne se manifeste pas toujours, la loi doit se substituer au comportement moral dé- faillant.Ce qui fait que le projet de loi 45 est parfaitement conforme a la logique du système d\u2019entreprises privées, du moins tel qu\u2019il en est maintenant de son évolution depuis l\u2019époque de ceux que l\u2019histoire économique appelle les \u201crobber barons\u201d c\u2019est-à-dire, depuis qu'il s'est intégré à une société plus policée.Il est bien certain, par ailleurs, que les petites entreprises pourront avoir, dans certains cas, plus de diffi- cuités à s'adapter à une telle législation dans la mesure ol les petites entreprises se trouvent, dans le capitalisme évolué du XXe siecle, en situation marginale et dominée par rapport a la grande entreprise.Mais la petite entreprise, on le répète souvent, dispose quand même de certains avantages par rapport à la grande, dont, en particulier, une intimité plus grande entre employeur et employés.Il incombera aux petits entrepreneurs, là comme ailleurs, de tirer partie des avantages inhérents à leur taille pour apprendre à vivre avec une législation qui ne fait, après tout, que se substituer, encore une fois, à un comportement moral qu'il reste toujours possible d'adop- \u2018ter.Notons, enfin, que les risques de la concurrence ne sont pas assumés par l'employeur seul: les organisations syndicales ont comme fonction de tirer, pour leurs membres, le maximum possible d'avantages, tout en réduisant le risque de mettre en péril les emplois et la croissance de l'économie.Avec le projet de loi 45, comme sous le- régime des simples pressions morales, le syndicat continuera de remplir les mêmes fonctions et d'assumer les mêmes risques.il devra alors, surtout auprès des petites entreprises, preridre en charge les ris-i ques nouveaux qui naîtront de moyens légaux accrus.Dans la mesure où l'organisation syndicale fonctionnera de façon démocratique, ce que vise à assurer aussi le projet de loi 45, ce sont, en définitive, les salariés qui décideront de l'équilibre qu'ils voudront garder entre la poursuite d'avantages additionnels et le risque de provoquer la disparition d\u2019un certain nombre d'emplois.C\u2019est, là encore, la loi du système.© ir Er EEE reat tr ter a ere lena & A depux I que hi, UE apply barons Bus qu UNE Socié an pari ies en 840, dag US de gi.pler 3 une dans lame: ssentep dans le I du Xe on mags 0 par rp.éntreprie, laprise on nh, dispose e certains apport à à an particu- mité plus Nployeur et mbera aux pneurs, l , de tirer ages inhé e pour a avec Une fai après silver, en ncompor quil resté le d'adop- 1, que [es gnourrenct sumés par les Org cales ont n de lire, bres, ig dara duisant anpérilé issanca de cle pri 1 sos | pls pr 8 pod gpl get dr iE I ol pr ty gles on y ans qù Jorg font gn dé ei, it aie it | its ov LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOUT 1977 \u201415 Frey sss: \u2014\u2014 Il est certain que la loi 101 devrait nous permettre d'améliorer considérablement le paysage français du Québec.Mais ne nous illusionnons pas: tant que la majorité anglaise et raciste du Québec pourra s'appuyer sur sa majorité anglaise et raciste du Canadaelle feratoutce qu'il esten son pouvoir de faire (et il est grand) pour bloquer toutes les initiatives de francisation en se servant, notamment, de son pouvoir de chantage économique.En un sens elle a raison.Le Québec faisant toujours partie du Canada elle se croit justifiée de se considérer comme la majorité de ce pays.Elle ne peut absolument pas comprendre comment les Anglais du Québec pourraient occuper une position différente des Anglais des autres provinces.Finalement, elle n'acceptera de se considérer comme mi- - norité que le jour où le Québec sera devenu un pays indépendant avec toutes les conséquences qui s'ensuivent.C'est partir de ce moment, et de ce moment seulement, que nous pourrons songer à faire du Québec un pays véritablement français.D'ici là c'est encore de haute lutte et quotidiennement que nous devons conquérir chaque bastion parmi les querelles les plus intenses et les plus épuisantes.D'autant \" plus que les Anglais du Québec peuvent encore compter sur un = gouvernement fédéral ASSET, Ne hat Xe (Chaque semaine, Pierre Bourgauit explique pourquoi au référendum.) il faut répondre \u2018\u2018oui Si je réponds \u201coui\u201d à l\u2019indépendance du.Québec c\u2019est qu\u2019elle nous permettra enfin de parler francais.et quelques autres langues.entierement dévoué a la défense de leurs privileges.Ce qui est normal dans presque tous ies pays du monde (l\u2019uni- linguisme) ne saurait l'être dans une province asservie au pouvoir politique fédéral et au pouvoir économique de la majorité anglaise du Canada.Ce n\u2019est qu'en brisant ces liens séculaires et absurdes que nous accéderons au rang de pays normal avec toutes les conséquences qui s'ensuivent.Ce n'est que ce jour-là que nous pourrons augmenter substantiellement la quantité de français parlé au Québec.= Ce n\u2019est que ce-jour- là également que nous pourrons commencer à augmenter !a qualité de la langue parlée ; chez nous.Tout simplement parce que nous y serons forcés alors qu'aujourd'hui, entre nous, nous arrivons trop facilemént à nous contenter de notre charabia habituel.L\u2019indépendance du Québec nous ouvrira les portes du monde international.Si nous voulons y être compris il faudra que nous parlions une langue internationale.En théorie ce pourrait être n'importe laquelle.Mais puisque nous avons déjà passé plus de trois cents ans à défendre et à illustrer le français, l\u2019une des principales langues internationales, il va de soi que c'est elle que nous devrons adopter.Par langue internationale j'entends une langue qui soit comprise ailleurs qu\u2019à ment l\u2019intérieur de nos frontières.Quelles que soient les vertus de ce qu'on appelle la langue québécoise et quels que soient les apports réels qu\u2019elle apporte a la vitalisation du français international nous ne.devons jamais ou- bfier qu\u2019elle ne nous permet pas toujours de = communiquer adéqua- \u201ctement avec les autres communautés franco- \u201cphones du monde.Elle est même parfois si \u2018pauvre qu\u2019elle nous empêche de commu- \u201cniquer adéquatement entre nous.\u201cQu'on me com- \u2018prenne bien.Le fran- \u2026 \u2018ais international n'est pas le parisien qui ressemble plus souvent \u201cqu'à son tour à un véritable dialecte mais une langue \u201cnormalisée\u201d qui, sans effacer les ré- \u201c gionalismes de bon aloi, permet aux gens qui la parlent, qu'ils soient d'Afrique, de France ou du Québec, de donner la même signification aux mots, aux définitions et aux expressions.- La vanité qui pousse certains d'entre nous à vouloir inventer de toutes pièces une langue québécoise propre- inutile devra bientôt se taire devant la nécessité que nous aurons d\u2019être compris aussi bien à Dakar, qu\u2019à Bruxelles et à Québec.C'est pourquoi je dis \u2018que l'indépendance du Québec n\u2019augmentera pas seulement la quantité de français parlé au Québec mais qu\u2019elle en augmentera également la qualité.C\u2019est encore l\u2019indépendance du Québec qui, en nous projetant \u2018sur la'scène internatio- \u201c dansie mondeet, parte \u201cfait même; nous inGi- \u2018convainoeus que Vat \u201cglais était -la seule la \u201cavons fini par le croir : jusqu'à maintenan tionales\u2019 \u201cétroites, si confinée au monde américain, que nou _ n'avons jamais senti \u201cbesoin.d\u2019 apprendre \u201c\u201cmême après l'ind \u201cpendance.Même que, voit son statut de Confirmé; un certain \u2018d'apprendre d\u2019autres nale, nous fera déco vrir qu'il existe d'autres langues que l'anglais tera a les apprendre.On nous a tellement gue parlée dans le monde entier que nou Oriln \u2018en estrien.Mai nos relations \u201cinterna- étaient nord d\u2019autre langue que l'anglais.Il n'en sera pas de l'anglais, de par notre situation géograph langue seconde nombre de Québécois trouveront intéressant et parfois nécessaire langues qui leur permettront de traiter avec d'autres peuples que tes seuls Canadiens et Américains.D'où l\u2019on voit que l'indépendance du Québec, loin de nous forcer à nous replier sur nous-mêmes, nous forcera au contraire à assumer une polyva- lence linguistique dont nous n'avons jamais .senti ja\u2019 nécessité jusqu\u2019à Maintenant.Augmentation de la quantité de français parlé, augmentation de la qualité du français parlé, augmentation du nombre de langues.parlées.Voilà une autre garantie de l\u2019indépendance.e SOCIETE SAINT- \u201c+ JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL POSTE: Secrétaire à l'animation Fonctions:\u2014Assistance technique aux sections \u2014Traitement des nouvelles adhésions \u2014Rédaction de communiqués et de procès- verbaux \u2014Travail général de secrétariat Qualifications: \u2014Sténographie, dactylographie \u2014Bonne connaissance de la langue française \u2014Capacité de synthèse et de rédaction \u2014Option politique Indépendantiste Rémunération: Selon les qualifications et l\u2019expérience Faites parvenir votre curriculum vitae avant 13 septembre 1977 au Responsable de l\u2019Animation, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal 82 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.3 DOMAINE DES HAUTS-BOIS SUR LA RIVE SUD UNE CITÉ DANS LA NATURE CONTIGUË AU PARC PROVINCIAL DU MONT ST-BRUNO Aux mille demeures personnalisées déjà construites en versant de montagne, s'ajoute maintenant un choix d'immeubles de luxueux APPARTEMENTS- JARDINS Des 2, 3 et 44; pièces à compter de $190.Structure de béton assurant haut standard d\u2019insonorisation et protection d\u2019incendie.Chauffage électrique, contrôle dans chaque pièce Lave-vaisselle, cuisinière, réfrigérateur.Moquette type \u201cShag\u201d Parking: intérieur et extérieur ® foyer Piscine Concierges et gardes de sécurité Patio 200 pi.car.Balcon aux étages 100 pi.car.Potagers Terrain boisé et pay- sagé : Autobus au métro Longueuil S.V.P.pas d\u2019animaux VIVEZ AU NIVEAU DES ARBRES Le mont Bruno Site du Domaine des Hauts-Bois est un environnement de forêt et de locs propice 0 _ lo détente et oux sports de plein air.APPARTEMENTS MODELES 77 boul.des Hauts-Bois.Tél.649-1091 - 649-1551 Heures de visite: Lundi à vendredi: 9:00 à 20:30 Weekend: 12:30 à 17:30 ITINÉRAIRE À 9 min.du pont tunnel Lofontai- ne, sortie 62 rte 20 Transcanadienne où des enseignes indiquent le Domaine des Hours Bois de Ville Ste-Julie. ce, d\u2019 = LE oulevards de deuxième ordre rarement len adaptés au parler d\u2019ici (au bâteau théâ- ques L\u2019Escale, un texte de Terence Frisby || ert traduit en francais de France s.v.p.): Le {] wom tout donne des spectacles loin de notre jis réalité qui détonnent tout autant que ces.ms! granges entourées de stationnements, ||| #i d'hôtels et bars luxueux (Ma rjolaine), Jeu d'où leur cohérence.Il y a bien eu la fouls comédie musicale Folies Douces (chez fs! Marjolaine), mais encore là, les résultats fe \u2018laissaient à désirer, la musique s\u2019inté- pt yag .\u2018grant mal dans la représentation (nous y ha *; reviendrons).\u201d (ape super-tationnements avec placiers :__ Heureusement, ily a l\u2019autre versant de aon Très jolis dans le décor champêtre (la ja montagne, ces petites salles avec des || if \u2018poilution delavilleälacampagne),c\u2019est chaises de bois qu\u2019on peut placer ou fé fo the sus été quire naît artificiellement.\u201cdéplacer à sa guise, ouvrant ainsi plu- plu e brui axons et les crisse- sieurs possibilités (théâtre de l'atelier de fae ments de pneus.De l'autre, une belle \u2018maison avec, pour vous souhaiter la comédiens et spectateurs, créant an a 0 ig meron veal x sen mosphere d\u2019intimité qui nous change vil salle sans bar ni hôtel.Les #4 o des robes longues et des gants blancs.val up Ces jeunes théâtres ne craignent pas de sance marchés en regard des.épiceries du pin.Les supermarchés s\u2019 accaparent se déplacer, de changer de décor, d'aller mou Nos colla orateurs, ( Jaude Lavoie et Bernard Andrés ont /ement réagi à ce qu\u2019ils ont vu cet été et nese privent pa de le dire brutalement.En fait de théâtres d\u2019été, ils ontde population de passage (étant eux- on Is Pourtont effoctuer un travall | beaucoup préféré les \u201cépiceries du coin\u201d aux \u201csuper- Memes de passage), d'oul leur discor- travail théâtral.Un théâtre qui va chez \u2019 marchés\u201d, (mais le mot préférer ne s\u2019applique pas ici ig avec le milieu amblants ils se les gens pour les distraire et leur parler Hist lent plutét parachutés pour un temps go cp oses qu'ils connaissent et ressen- uisque, pour ce qui est de ceux-ci, ils en ont fait comme \u201c Spectateurs une expérience navrante et les vomissen littéralement).D\u2019une part, aux petites troupes et aux petit théâtres, ils vouent une certaine reconnaissance, effet d\u2019un laisir certain, tandis que pour les autres, en règle général encore des éléphants blancs) comme leurs spectacles d'ailleurs.Chez les ép ceries du coin, ça ressemble plutôt à \u2018Bonjour Mme Gingras, la santé est nne?.\u201d\u2019 Leurs spectacles s\u2019adresse donc aux habitants du coin qu\u2019on re ontre avant et aprés le spectacle pour tent.i pass \u201cLeur répertoire, plus intéressant et || plus innovateur, comprend: des créa- \u201c Hons (Faut c\u2019qui faut), des créationscoi- j De lectives (Qui.¢\u2019é I'quéteux.), des Qué- | bacois.a portée sociale (Ben-Ur), qui \u2014 gr c\u2019est l\u2019éreintement.Alire avec plaisir ot terreur, et peut-étre \u2018placoter\u2019 unpeu.D'uncoté oncherche Borelironiencore une fois dictablivun |) fn nous faire oublier (quoi?Le prix d\u2019en- contact, une complicité entre.acteurs et rée peut-être?), de l\u2019autre à nous faire spectateurs 40-28-36, \u2018nous souvenir qu\u2019il ne faut pas tout oi \u201cbiler.Bon, que.4 existe au moins deux types de héatre: ce que nous appellerons le théa re d\u2019été, c'est-à-dire les théâtres qui ne onctionnent que l'été, pendant que la métropole est ala campagne.lly aurait rattraper la clientèle qui s\u2019exile de grande ville endormie.Les autres cher \u201cchent plutôtà s\u2019implanter dans les coins délaissés du Québec pour y continuer leur travail d'animation comme | pays de connaissan-.ne nous sont pas inconnus; au contraire, nous reconnaissons tous nos comédiens préférés de nos non ; S per- moins préférés téléromans: chez Marjo- intno- laine, Janine Sutto - Symphorien et Y\u2019a éâ pas de problèmes; Christiane Pasquier-.de la regrettée Petite Patrie; France Desjarlais - Rue des Pignons, et qui ne se souvient pas d\u2019Andrée Boucher dans Les belles Histoires, Les Mont-Joy et le Paradis Terrestre?Au théâtre des Prai ries: Serge Turgeon - - Rue des Pignons, Béatrice Picard qu\u2019on voit moins sou- .ent (mais on n\u2019oubliera jamais Cré Ba- e); et M.Surprise lui-même, alias erre Thériault.Aux Marguerites: rges Carrere - Symphorien; Jean- 0 ymphorien et Séraphin; De ise Proulx - Symphorien - Rue des Pignons-La petite semaine.Etpour finir, Danièle Ouimet à L'Escale; Yves Corbeil à: Saint-Sauveur; Lionel Ville- - neuve - Y'a pas de problèmes; bt Hélène .Loiselle (Rue des Pignons it y a quelques temps).: Evidemment, les comédiens doivent jouer pour vivre mais c'est étonnant de remarquer comment la vie sourit toujours aux mêmes: chanceux ou à peu re dans le vif du suje des éléments mar mettront de dessin les théâtres ou les troupes qui fonction- ping.Leur travail est souvent plus: nent a F \u2018année longue etqui poursuiven! efficace parce que plus implai desservent.landant une traditionnelle scène à lienne, ou les surprises se font rares 3t oil, assis; on attendra lafin du specta cle, confortablement écrasé, tout prêt à s\u2019endormir.Ces supermarchés existent our la plupart depuis 5-10-15 et même ans.Bienassis dans le même coin du uébec, ils attendent à chaque été le même public qui vient se faire servir le même genre de spectacles, joués bien uvent par.les mêmes comédiens ili La The sesamin le de ce \u2018premier pe de théâtre (institutionnellementas- près.Ce qui est plus désolant, cepen- is) consiste dans sa grande cohérence: dant, c\u2019est de retrouver parfois nos T4 \u201cthéâtre stable et stabilisateur, specta- \u2026 comédiens de la télé dans des rôles as- tn le stabilisé qui ne fait pas trop-de bruit, ~ sezsimilaires a ceux qu'ils tiennent dans ti quifaitrire.fir.ri.r.zzz.Son répertoire.nos envahissants téléromans (Janine I di :8e résume a peu de chose: des Québé- Sutto, par exemple, qui entre en scène cois réchauffés qu'on nous ressert pour en chantant \u201c\u2018L\u2019amour est enfant de bo- ' la nième fois (Sur le matelas, Joualez- hème\u201d, une Janine Sutto qui se cherche | - a ; a; en Ny iy UN | Be bly 1 ae lin % oy nip bit it hy suly ie iy, th py ¥en ge Barre | placer gy as JH: e ntl Rankung.| US Change nls bang, neni pisde | on dally | Un {ral lel leu va they our pay het ress nessa of 08% Off allons cok ) ds Que andl, qi d'étabfrun acteurs et a { ?Bl + nels pnnaisai pedo pnmissors de nos oh bor Hae fon etd Pasquier jor France chee (cher ars hoy ell des Pr sPigos noîrs $08 ly SMe.sliss ais jon; Av 1 ol Se fue ing | .L'Espérance dans Symphorien devient tellement évident qu'il est grossier).Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour sécuriser le public! Et durant I'entracte, les commentaires vont bon train sur les émissions qui auront la lourde tâche de nous faire oublier Symphorien et Rue des Pignons.Jeunes théâtres, jeunes comédiens (tout autant professionnels mais à qui la vie semble faire la moue).De nouvelles figures pour un théâtre nouveau.Et si parfois un visage se dessine (Vincent Bi- lodeau à la \u2018Dame de coeur\u201d, héros de La petite patrie), on s\u2019évertue à travailler a contre courant, a démystifier ce que la télé (machine a créer des mythes) a édifié (image du jeune premier qu\u2019on ne retrouve pas dans le rôle qu\u2019il tient dans Faut c\u2019qui faut).D'un côté donc, d\u2019heureuses retrouvailles (enfin heureuses.) après quelques jours ou quelques semaines d\u2019absence, et de l'autre, la découverte de nouveaux talents.Excusez-moi le spectacle est commencé depuis dix minu- Histoire de répertoire en passant D'extravagants et usés boulevards d'auteurs tout aussi usés (Claude Ma- gnier auteur d\u2019Oscar joué par Louis de Funès qui signe le texte joué aux Marguerites) qui mettenten scène des situations comiques éculées qui se suivent et se ressemblent comme les étés (20 ans La Marjolaine, 20 ans La Fenière), où de bons mots bien placés à intervalles régu- flers nous font sourire avec juste assez de folies (douces) et de sexualité pour ne pas bousculer les conventions.Du théâtre tranquille, sécurisé et sécurisant, ennuyé et ennuyant.Il nous reste heureusement quelques textes québécois moins gratuitement légers (Aux Ancêtres, à Ulverton) ou plus directement critiques (Aux bois de Cou- longe), ainsi que quelques créations.Du théâtre jeune et vigoureux qui ne craint pas de se casser la gueule, qui laisse de côté les succès tout faits, le jeu en vaut la chandelle.Mais oui, je sais, je suis fatigant à à toujours passer des commentaires mais c'est mon métier, non?et puis c\u2019est une manie chez moi.Oui, oui on continue d'admirer.ei Spectacles a droite.aN SR =.pe ASS Vous vous souvenez de la cohérence des supermarchés?Sûrement.Nous la retrouverons encore une fois.Mêmes théâtres mêmes comédiens - mêmes genres de spectacles, conséquemment mémes discours traditionnalistes et a droite (synonymement votre).A tout Seigneur tout honneur, la condition de la femme.Si on fait la liste des femmes qui apparaissent dans les sacro-saints boulevards, y'a pas de quoi rire, ce serait plutôt à pleurer.On rencontre: la femme légère à la mémoire défaillante (Janine Sutto dans Folies Douces), la jeune fille en fleur effarou- - chée devant les jeux de | \u2018amour (Blaise), l'épouse, véritable mégère et toujours trompée par un mari volage (Blaise encore une fois), la femme qui, en vieillis- = sant pleure sur sa beauté qui s'en va (Chiquita la reine de Cha-Cha-Cha- Marjolaine), l\u2019intellectuelle à lunettes, psychiatre par surcroît encore plus folle que ses patients, comme si l\u2019intelligence n\u2019altait pas aux femmes (Marjolaine), la lesbienne en peine d'amour, ridiculisée à l\u2019extrême (Marjolaine, on ne lâche pas).C\u2019 est donc la femme soumise qui dépend toujours du bon vouloir de l\u2019homme, tout puissant avec son carnet de chèques.La femme dont les seules préoccupations seraient sa beauté et ses amours perdues.À moins que je ne fasse erreur, c\u2019est loin de la réalité moderne.Le plus désolant dans tout cela, c\u2019est de voir et d\u2019entendre les spectatrices rire devant ces pitreries qui ressemblent davantage à des insultes à l\u2019intelligence féminine.Evidemment l\u2019homme se garde les beaux rôles, répandant joie, amour etargent partout où il passe.(Ces images doivent dater d\u2019au moins vingt ans et peut-être plus).Allant de pair avec la condition féminine, on retrouve la sexualité.Encore là, c\u2019est le mâle tout puissant qui fait lai guir ses dames qui se pâment d\u2019admiration devant ses attraits.La sexualité est cependant plutôt exploitée que discutée.Sous le couvert de quelques \u2018gags\u2019: à double sens, de quelques costumes qui en laissent voir juste assez pour demeurer dans les limites du permis, de.- quelques jeux de couchera, couchera pas.II ne faut évidemment pas choquer (ON risquerait de perdre son public.et les subventions), mais le sexe, ça fait encore rire, alors pourquoi ne pas l\u2019utiliser (Anything for a laugh).Il reste encore la condition sociale des personnages.Sont mises en scène les petite et grande bourgeoisies maîtresses du monde qui régissent les rapports entre les êtres, escamotant les rapports de force, détournant l\u2019attention des spectateurs vers des anecdotes plus simplistes les unes que les autres, résumant et résorbant des conflits importants par quelques tours de passe-passe souvent insignifiants.H faut préserver l'équilibre du monde qui nous fait vivre (grassement bien entendu).: Une: chance, il y avait La Dame de coeur-Les Ancétres - Lise Da Silva - Le théâtre du grand monde - La cogpéra- tive d\u2019Ulverton (même si la réalisation n \u2018était pas exemplaire) et quelques autres.Dans ces spectacles, OR ne craint pas de dénoncer, de mettre en.scène les conflits, les tares de notre société, » pour, qu\u2019on essaie de s\u2019en sortir plutôt que d\u2019, plonger de bon coeur.La femme prend.sa place dans ce mouvement d\u2019éveit; place est faite à ses revendications, ses véritables problèmes et ses aspirations (Lise Da Silva, Dame de coeur).On colle à la réalité québécoise.On impiante nos spectacles dans le milieu (le me répète, mais c\u2019est tellement important).On apprend à connaître ceux qui nous entourent pour mieux leur parler, leur dire ces belles choses qu\u2019on croyait perdues.Il existe des dangers, c'est évident, le premier étant celui de produire des spectacles limités, pour un oeil peu sensible à l'aspect local de l\u2019entreprise (comme ça se produit à Ulverton où la performance des jeunes comédiens laisse à désirer).On risque également de verser dans des productions tellement ancrées dans tel ou tel microcosme qu'on frôle l'anecdotique en reproduisant purement et simple- ment la réalité sans effort de transformation, de mise en parallèle avec d'autres univers, d\u2019autres milieux (c\u2019est là le pro- bième du théâtre de l'atelier de Sherbrooke, qui survole les problèmes sans y apporter ne fut-ce qu\u2019un élément de réponse).Il n\u2019en reste pas moins que ce second type de théâtre, désinstitutionnalisé, veut parler (pour certains, c\u2019est encore au niveau du balbutiement), dire des choses, et ne craint pas de déranger.Il n\u2019a pas la prétention de vouloir changer le monde, à tout le moins veut-il apporter sa contribution l\u2019éveil qui soulève la société québécoise.et adroits spectacles \u201c Cohérence, quand tu nous tiens, tu ne - - nous lâches pas.Des spectacles innovateurs (des créations), un jeu, une mise en scène, une technique rafraîchissante.Des supermarchés aux épiceries du coin, le même mot d'ordre: DIVERTISSEMENT.L'été, c\u2019est fait pour s\u2019amuser.\u201c Mais le même mot ne prend pas la même signification dans des bouches différentes.Vous avez vu comme il pouvait diffé- rerau niveau de ce qui est véhiculé dans les spectacles; il reste.à voir comment il diffère au niveau du \u201ccomment\u201d le tout est véhiculé.\u201c\u201cDes recettes.toutes faites, où on va chercher les rires.(comme si la qualité d\u2019un spectacle était proportionnelle à importance des rires), aux jeux de scène intéressants et surprenants.Voilà l\u2019écart qui sépare les supermarchés des épiceries du coin.Le supermarché, \u201c c\u2019est la scène à l\u2019italienne avec ses traditionnelles sorties et entrées, son décor élégant parfois, superflu souvent, son utilisation minimum de l\u2019espace et maximum du cliché, des stéréotypes jamais désamorcés; du facile en quelques \u2018mots.Chez I'épicier on entre par l\u2019arrière, on sort du plafond, on joue sur les poutres traversant ce même plafond (un espace à multiples dimensions, utilisé au maximum ou presque), dans une pauvreté de moyens, une richesse d'idées.Au supermarché, les répétitions vont bon train.Entre par la droite, sort par la gauche, avance en arrière, recule en avant (c'est peut-être le contraire).Toujours les mêmes schémas, les mêmes façons d'amener les \u2018\u2018gags\u201d qu'on voit venir de loin, de tellement loin qu\u2019ils ne nous surprennent plus, qu'ils arrivent à peine à nous sortir de notre torpeur.À l\u2019épicerie du coin rien n\u2019est jamais pareil, on s'efforce d\u2019apporter de la nouveauté dans la mise en scène et surtout -on ne vend pas ies \u201cpunchs\u201d à l\u2019avance.Au supermarché, le mythe de ia vedette vit toujours (souvent vedette de la télé), un personnage principal devant lequel les autres s'estompent.Les plus beaux costumes lui sont réservés et tout est mis en oeuvre pour le faire ressortir du groupe.A I'épicerie du coin, c\u2019est la démocratie qui règne, on essaie de mettre tout le monde sur le même pied, qu\u2019on soit connu ou non.Simplicité et efficacité en regard de facilité et embouteillage dans les situations, les répliques et les éclairages souvent lancés pêle-mêle sur la scène, le spectacle manquant alors d\u2019unité et sa superficialité disparaissant aux yeux des spectateurs dans ce fouillis parfois indescriptible.Tiens! c\u2019est déjà terminé, les lumières s\u2019allument, on va pouvoir sortir.J'ai vu, j'ai payé, j'ai oublié, ou comment l'argent attire l'argent.ee aw est-ce qui nous reste.de toutes ces \u201csoirées?D\u2019heureux souvenirs et d'ameres déceptions.Des définitions contradictoi- tes du mot divertissement.D'un côté, \u201cc\u2019est l\u2019aliénation par le rire et l'aliénation du rire, de l'autre la désaliénation parle rire, le rire qui retrouve ses qualités d\u2019exorcisme.Dans un cas on a oublié, etl\u2019on oublie rapidement d'ailleurs qu\u2019on a oublié; dans l\u2019autre, on s\u2019est amusé en se souvenant qu\u2019 \u2018on vit dans - tou- FLE VENDREDP26 AOUT-1977 tg SA ame we cy dp AR fe ArT ae mn 18\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977.\u201cLa Confederation doit se dissoudre un jour\u201d \u201c (suite de la page 17) jours rose.|| vaut peut-être mieux en rire que d'en pleurer mais il ne faut surtout pas escamoter la réalité, s'en balancer comme si elle n'existait pas, ce serait de lI'inconscience ou.(choi0 sissez le terme).Mais ce qu'il nous reste de plus important peut- être, ce sont des réflexions au sujet des subventions qui nourissent les théâtres (bien d'un côté, mal de l\u2019autre).Si on brosse rapidement un tableau rendant compte de l'aspect financier des entreprises que sont les théâtres d\u2019été, on arrivera à des conclusions amusantes ou navrantes\u2026 Supermarchés - Grandes salles, environ 500 places - Souvent subventionnées ou commanditées (la Consalidated Bathurst pour Marjolaine) - Prix d'entrée environ $4.50 - La bière, $1.50 chez Marjo.Petites épiceries - Petites salles, de 50 à 125 places - Peu ou pas subventionnées, avec de petits commanditaires.- Prix d'entrée environ $3.00 n° bière souvent moins de 1.Plus l'entreprise est grande et plus l'argent coule à flot, pius le budget est réduit et plus il risque de demeurer réduit (l\u2019argent attire l\u2019argent).Et l'argent n\u2019est pas gage de qualité; c'est malheureusement souvent le contraire, je pense.Et si l'on voit la liste des subventionnés, la chose devient claire: La Fenière, Des Prairies, Marjolaine, Bois de Coulonge, Beaumont St-Michel, les Ancétres et le festival de Lennoxville.Les boulevards se paient la part du lion des quelques $120,000 que le provincial a distribués.Je n'ose pas voirlà de relation de cause à effet; à vous d'en établir si vous en voyez.Avec ces quelques notes, on devrait pouvoir rédiger un article de synthèse?Alors, pourquoi faire tant de mitles pour aller voir un autre spectacle, surtout que j'appréhende ce qui m'attend?Rencontrer du monde et prendre une bière risque d\u2019être plus intéressant.Et puis: Automne en emporte le Theatre d\u2019été.Par Pierre Chaloult Au lendemain de la mort d'Henri Bourassa - il y aura vingt cinq ans la semaine prochaine -son successeur en journalisme, Gérard Fi- lion, écrivait que si le vieux maître \u2018eut vécu dans un pays souverain et non dans une colonie de la Couronne camouflée en Dominion, il eût sûrement monté au tout premier rang et eût joué un rôle de premier plan sur la scène internationale\u201d.Bourassa est mort en la nuit du 31 août au premier septembre 1952, le jour même de son quatre- vingt-quatrième anniversaire de naissance: en la quatrième année du règne de Louis Saint-Laurent, premier ministre du Canada; en la huitième année du deuxième règne de Maurice Duplessis.Les Québécois d\u2019un bout à l\u2019autre du Québec votaient alors à deux mains plutôt qu'une, mais les deux mains votaient dans le méme sens: libéral a Ot- = - tawa, contre les maudits \u2018bleus\u2019; pour Duplessis, contre les maudits \u2018\u2018rouges\u201d à Québec.\u2018\u2019Rouges\u2019\u2019 et \u2018bleus\u2019, \u2018\u201cbleus\u2019\u2019 et \u2018rouges\u2019 qui se cassaient du sucre sur le nez lors des campagnes électorales et qui pactisaient ensuite dans le dos des électeurs, n'étaient pas sans savoir que Bourassa était réduit au silence presque total depuis plus de vingt ans; mais ils n\u2019osaient toutefois pas, ni les uns ni les autres, prononcer son nom de crainte de réveiller son ombre.Petit-fils par sa mère de Louis-Joseph Papineau, Henri Bourassa se voulait plus Papineau que ses oncles et ses cousins Papineau qu'il jugeait indignes de porter le nom de son illustre grand-père: \u2018Je n'avais pas encore mes trois ans, aimait-il répéter, quand le matin après \u2014Henri Bourassa 22 décembre 1921 le petit déjeuner (mon grand-père Papineau) marchait de long en large (en son manoir de Monte- Bello ou it était seigneur de la Petite-Nation).Je me dé- péchais de me lever pour le prendre par la main.\u2018Je revois le monte- charge qui apportait le déjeuner de la cuisine.La salle, la chambre où mon grand-père est mort et où on nous a conduit pour recevoir sa dernière bénédiction.\u201cMais ce n'est pas là que j'ai puisé mes idées.\u2018En réalité je ne tiens de mon grand-père que le tempérament oratoire et une invincible indépendance de caractère, une incapacité congénitale de dire ce que je ne pense pas et de ne pas dire ce que je pense\u201d.Wilfrid Laurier, qui aurait pu être le fils de Papineau Henri Bourassa et le père de Bourassa, n\u2019hésitait pas à dire, après avoir magnifiquement connu l'un et l\u2019autre: \u2018Bourassa m'explique Papineau et Papineau m'explique Bourassa\u201d.Reste que le petit-fils du | grand Papineau - la \u2018tête à Papineau\u201d - était aussi dela [ lignée de son père.Laissons-le nous le dire en ses propres termes: \u2018Du côté paternel, les origines sont plus modestes mais assez intéressantes.Mon grand-père Bourassa partit pour les Etats- Unis à l\u2019âge de quatorze ans et pris du service dans une famille presbytérienne ou il apprit à lire dans une bible protestante et à écrire en anglais.I! n\u2019a jamais su écrire en français.\u201cIl est revenu au Canada vers l'âge de vingt-cinq ans et il a complètement défriché trois terres de 336 ar- photo Canada Wide pents - en bois debouteten marécages - au bout de l'Acadie.\u201cEn politique, c'était non seulement un conservateur, mais au temps des émeutes de \u201837 c'était un \u201cchouayen\u201d.Il avait horreur de la révolte et il était partisan de la répression modérée bien entendu.\u201cCe qui compliquait la situation, c\u2019est que son fils François est allé rejoindre les révoltés et qu'il a été obligé de se réfugier aux Etats-Unis\u201d.L\u2019enfant Bourassa ne sentait de toute évidence pas le goût de s'instruire loin de ses oncles et de ses tantes qui lui racontaient l'histoire nationale comme on raconte des histoires de famille et qui lui racontaient des histoires de famille comme on raconte l'histoire nationale.De ses oncles et de ses tantes qui furent, à proprement parler, ses seuls véritables éducateurs.Il apprenait ainsi à devenir un des grands autodidactes de sa génération d\u2019autodidactes: \u201cLe curé de la paroisse (de Monte-Bello) était mon oncle paternel, Médard Bourassa.C'était un petit homme robuste et tout le portrait de son père tandis que mon père était le portrait de sa mère.\u201cOn avait commencé par envoyer mon oncle aux missions sauvages du lac Saint-Jean.En revenant de ces missions, mon oncle fut remis à l'oeuvre dans les chantiers dontilfutl'un des premiers missionnaires.\u2018\u201c\u201cC\u2019était un vieux Castor.Onappelaitainsiun groupe de catholiques laïques et ecclésiastiques absolument dévoués à Mgr Bour- get et aussi à Mgr Laflèche, de Trois-Rivières, et qui ont inspiré la VERITE de Québec et ont prisidé a la fondation de I'ETENDARD.\u201cMon oncle recevait tout cela et par-dessus le marché, chose curieuse, il avait une fort jolie bibliotheque - | je l\u2019ai en grande partie chez moi - et c'est chez lui que j'ai appris à lire Louis Veuil-, lot et Joseph de Maistre.\u201cC\u2019est là, dans la biblio- -thèque et dans la lecture de l\u2019'UNIVERS que j'ai puisé pour toujours mes opinions sur le rôle de l'Eglise dans la société, sur les relations qui doiventexisteren- tre l\u2019Eglise et les chefs civils.- \u201cEn même temps, j'étais en politique rouge vif.Je n'avais rien pris du côté conservateur, ce qui faisait dire à M.Laurier: \u2018\u2018Bourassa c'est un monstre, c\u2019est un Castor rouge.Je n\u2019en ai jamais connu d'autre\u201d.Sans doute à cause de cette \u2018invincible indépendance de caractère\u2019 qu'il disait tenir de Papineau, de cette \u2018incapacité congénitale de dire ce qu'il ne pensait pas et (surtout) de ne pas dire ce qu'il pensait\u201d, Henri Bourassa voyait pas mal plus loin que ses compatriotes et que la plupart de ceux qui se prétendaient ses disciples.\u201cHenri Bourassa fut essentiellement un précur-\u2019 seur, écrivait Gérard Filion au lendemain de sa mort.Son rôle politique consista surtout à annoncer ce qui devait un jour ou l'autre se produire.\u201cCertaines de ses prévisions ont presque le ton de prophéties.Un jour qu'il tonnait contre la politique servile du Canada à l\u2019endroit de la Grande- Bretagne, il annonça que les soldats canadiens iraient un jour combattre dans la mer de Chine.\u2018A cette époque où n'existaient ni l'avion, ni la TSF, la mer de Chine était aussi éloignée de nous que l'est aujourd\u2019hui la planète Neptune.Or, cinquante ans plus tard deux régiments canadiens se faisaient pincer à Hong-Kong par les troupes japonaises.\u2018\u201cL\u2019exactitude de ses prédictions était le fait d\u2019un esprit logique, capable de tirer des conclusions de prémisses données.Les précurseurs ne sont généralement pas prisés par leurs contemporains.Ils sont des trouble-fêtes.C'est pourquoi Henri Bourassa fut si violemment combattu et même détesté.\u201cEt pourtant quand on y regarde de près, dans la perspective de 1952, ses idées politiques n\u2019avaient rien de révolutionnaire.Il réclamait tout bonnement pour son pays l'indépendance politique et pour les siens l'égalité de traitement partout au Canada.\u201cQuand ces deux objectifs seront pleinement réalisés, les Canadiens des deux races seront un peu gênés du traitement injuste qu'ils ont fait subir à un homme qui réclamait des choses aussi simples.\u201d Gérard Filion imaginait sans doute qu\u2019au nombre des Canadiens \u2018un peu gê- -nés du traitement injuste qu\u2019ils ont fait subir à un homme qui réclamait des choses aussi simples\u201d se trouveraient ceux-là même qui l'avaient mis en demeure, vingt ans plus tôt, de partir du journal qu'il avait fondé en 1910 et dont (suite à la page 20) \u2018 | ( gy LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u201419 my any 57 CoMMENT cA BOF! CEST TOUJOURS ALLEZ DONNE W JE SAIS QUE gy | ALORS \u20ac COMMEN.~.7 L'ARGENT\u2018 C'EST LA PAIE - ey) VA'A L'USINE \u2018 PAREIL SUR.LA CHAÎNE DE ENT: il Dies MONTAGE! \u20ac Congé p E : fo pa R 4 : pus À > - ey {7 | oh : æ es, NN 3 ¢ S ND RNY IN prêcur.OR ws 3 : (Ce ss XR Q bg mor.2 2 P RSS \u2018 ; N _ a © 3% VUU | 4 | 108 qui OA > ~~) J ZL A fe) lire sp À En) | 26 pri q 4 \u2018 - : .- \\ ele tonde OUI MAIS QUE LE GAGNE OUI MAIS Qi A EU jour gu raté.AR CE FRic ?L'IDEE DES PROTHESES à politique as ad ; _ .+ IN Err Keel 9 HOM 2 IF700.2 ta 1% : we EN E LECTRIQUES © Grande ge Lor ee a RE oa , ae > A ; À anadions PE ; N combatre 0 .Z ite.Lu Ô if a % \u2018 A Ching état © SN Sa [3 À NES » LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u201423 2 -\u2014y, Pierre Vadeboncoeur, essayiste par Réjean Beaudoin La maison HMH vient de réimprimer les deux premiers livres de l'essayiste Pierre Vadeboncoeur, La ligne du risque et L'autorité du peuple, qui ont été publiés respectivement en 1963 et 1965.Les deux titres étaient épuisés depuis quelque temps déjà et l\u2019éditeur ne semblait pas empressé outre mesure de répondre à la demande du nombre croissant des lecteurs qui en attendaient la réédition.Le Prix David décerné à l'auteur l'automne dernier aura sans doute été plus convaincant.Les textes de Pierre Vadebon- coeur \u2014 et la chose peut très bien échapper à celui qui ne connaîtrait que le journaliste \u2014 sont l\u2019occasion d'une rare expérience de lecture.On est transporté dans une écriture qui opère une singulière transformation.On suit la modulation des mots qui s'assembient avec une assurance et une mobilité qui pourraient évoquer la prose philosophique (dans la précision du vocabulaire et la subtilité syntaxique) mais plus encore l\u2019incantation lyrique (dans la conviction de témoigner pour l'homme et dans la passion d'y attiser la justice).J'ai écrit plus haut le mot transformation et je dois y revenir: Vadeboncoeur- écrivain ne parle pas en savant (bien que peu de discours théoriques puissent se réclamer d\u2019un tel souci de vérité), ni en analyste objectif (bien qu'aucun inventaire descriptif ne produise une telle impression de coller à la réalité), mais il épouse plutôt d'emblée la plus vive humanité qui soit en notre temps, en notre lieu: cette humanité est souffrante et déconcertée, déshéritée par l'exploitation de quelques-uns mais surtout par l'expérience commune d'une continuelle et quotidienne désertion de l'esprit.C\u2019est là, par un acte de générosité et de solidarité, que Vade- boncoeur place la pierre angulaire de sa fulgurante prospective: car la vision du.réel qui nous est ainsi ouverte par les dimensions conjuguées de l'observation sociale et de son arrière-plan historique, 2 AN SE une a RS nn An 0 4 6 0 AA \"a a.\\nann nana.Shame - asses nana.S > - YYY embrasse dans son ample mouvement aussi bien le proche présent que l\u2019avenir.Hl faut admirer l'audace d'une pensée capable d'un tel syncrétisme, oeuvre de l'esprit, en un temps où la culture ambiante a presque complètement dévalué, au profit d'un scientisme acharné à parcelliser son objet jusqu\u2019à l'infinitésimal, le champ de la recherche spirituelle.On peuttou- jours crier à l'humanisme attardé, mais Vadebon- VADEBONCOEUR LA coeur ne croit pas qu'une civilisation, même techno- logiquement avancée (il faudrait dire surtout), même capitaliste (il faudrait dire d'autant plus), puisse indéfiniment subsister sur le vide métaphysique qui affecte l\u2019Occident depuis quelques siècles.Il crie piutôt sa conviction profonde que l'heure approche où devra se refermer cette \u2018\u2018parenthèse historique\u2019\u2019 marquée par le matérialisme de l'Est et de l\u2019'Ouest après la mort des dieux.Les axes principaux de cette prodigieuse lecture du monde contemporain passent pourtant au coeur de notre praxis la plus concrète: c\u2019est l\u2019expérience vécue d\u2019un socialiste québécois qui sert en même temps de fondement et de but à cet effort de lier notre aventure de libération collective aux forces majeures qui orientent le destin de l'homme en cette fin de siècle.La réflexion de Vade- boncoeur, si scrupuleusement exacte et mélodique au plan stylistique (\u201cLa loi est un grand danger pourla justice, car elle en est I'imitation et la limitation\u201d.L'autorité du peuple p.60), ne s'embarrasse pas des détails dans l\u2019étude des structures ou des institu- | tions.On est ici aux antipodes des finasseries juridiques.Il ne s\u2019agit ni d'argumentation, ni de comptabilité, mais de valeur.Il fait bon voir ce règlement de compte (dans Capitalisme et scepticisme, dans La candeur de l\u2019histoire, deux essais de l\u2019autorité du peuple) entre un prophétisme clairvoyant prenant parti pour l'homme et l'obscurantisme savant des idéologies qui le condamnent.Si la démocratie n'est pas un vain mot, le sens de \u201cI'autorité du peuple\u2019, c'est bien de reconnaitre (le mot révolution, qui est un mot- clef de ces deux livres, n'implique rien de moins) lui (le peuple) qui fournit les objectifs et les finalités du projet social: voila a peu près, je pense, le regard que l'essayiste pose sur nos \u2018\u2019parlementies\u2019\u2019 libérales.\u201cLa démocratie nord- américaine a quelque part un rendez-vous avec sa propre révolution, celle qui lui a donné naissance, mais le rendez-vous peut bien attendre.\u2019 (L'autorité du peuple p.101) que, sous ce régime, c'est Les rééditions, et par conséquent les relectures, sont choses éminemment instructives: elles permettent de mesurer le présent à partir d\u2019un point de repère retrouvé surlechemin quiy conduit.Les textes ici repris datent dans l'ensemble d'une quinzaine d'années (bien que le plus ancien de ces écrits, dans La ligne du risque, remonte à 1945).C\u2019est dire qu'ils offrent un intérêt particulier du double point de vue de notre évolution nationale et de celle de la pensée de l'auteur.À maintes reprises, il semble que celle-ci ait été au-devant de celle-là.Comment ne as songer, par exemple, en lisant ces lignes écrites en 1965, qu'un tel voeu n'ait appelé l'essor de la littérature québécoise?\u201cCe qu\u2019il faudrait d\u2019observations, de publications, de photos, de monographies, de littérature et en particulier de romans, de films, de théâtre, pour placer dans son ampleur devant nos yeux immense absurdité sociale, pour qu\u2019enfin cet irréfutable tableau transcende une fois pour toutes les vues officielles sur la condition populaire.(.) La vérité politique, que chacun prétend résumer, ne peutapparaitre sans une longue, une trés longue description.(L'autorité du peuple, pp 32-33) Comment ne pas rappeler ici que les années qui suivirent 1965 allaient justement être le moment d'une effervescence (aussi brève qu'intense) qui stimulerait d'abord la qualité puis la quantité de notre production culturelle?Si L\u2019autorité du peuple est un essai très bien lié qui annonce tout le développement ultérieur de l\u2019oeuvre, La ligne du risque est un livre plus composite et l'unité n'en est pas aussi évidente.Les textes qui le composent s'échelonnent plus longuement dans le temps (de 1945 à 1963) et témoignent surtout de ce que la pensée ultérieure de l'auteur nous force à voir comme une phase, une étape de son évolution.Cela est très visible dès le livre suivant qui déplace sensiblement le point de vue: alors que tout, dans La ligne du risque, s'emploie à corriger notre repliement 2 24\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 (suite de la page 23) traditionnel par une ouverture a l'humanisme contemporain, L\u2019autorité du peuple (annonçant en cela une critique qui ne fera que se consolider par la suite, dans La dernière heure et la première, puis dans (Indépendances) se montre assez sévère à l'endroit du scepticisme matérialiste qui supporte le pragmatisme de notre époque.Il ne faut pas faire de cette différence une opposition: La ligne du risque, même s'il est juste de dire qu\u2019elle appartient au collaborateur de Cité libre tnm sur le point de se convertir au néo-nationalisme indépendantiste (François Ricard dans ses préfaces éclaire beaucoup ces écrits en les ré-insérant dans une dimension dia-chronique), n\u2019est en rien contredite par la suite de la pensée de Va- deboncoeur.Il est même tres important de voir combien son \u2018\u2018cheminement\u2019'(pour emprunter le terme au préfacier) est au contraire très conséquent: c'est cette cohérence même qui lui a faittenir, àla différence de qui l'on sait, | le pari audacieux de \u2018 gne du risque\u201d.\u2018la li- 84 ouest rue.ee du22 2 septembre au a 2 Flo, RESERVATIONS: CRETE 4 pue 1(81 ER 18 RFCS FWY DU 24 JUIN AU 3 SEPTEMBRE MERCREDI - JEUDI: 20h30 VENDREDI: 20h30 SAMEDE: 19h00 et 22h30 DIMANCHE: 20h30 _ PRIX SPÉCIAUX POUR ÉTUDIANTS ET GROUPES BILLETS EN VENTE AU GUICHET EN COLLABORATION AVEC CFGL 105.7 (Heureusement, Iva France-Québec: Aliénation Sun Valley, libération à la Butte par Bernard Andrès Les ferments de la culture et de l\u2019esprit français Au fond d'un cul-de-sac, entre Ste-Adèle et Val Morin, le Théatre de Sun Valley propose du Boulevard depuis treize étés au public de passage et à la clientèle des chalets suisses environnants.Sauvageon, Magné, Camonetti, Barillet et Grédy, Vandebergue, etc.furent successivement choisis par Henri Norbert qui affirme sans ambages dans son programme: \u2018Le Théâtre de Boulevard (à ne pas confondre comme on le fait trop souvent avec le Vaudeville) est, sous la signature des plus éminents auteurs dramatiques français, traduit dans toutes les langues, joué dans tous les, pays, mondialement connu et apprécié et il constelle le globe des ferments de la culture et de l'esprit français depuis le début du siècle.Qui dit mieux ?.et surtout QUI fait mieux ?\u201d C\u2019est Norbert qui souligne et poursuit, sans fausse modestie: \u2018Aussi suis-je fier d\u2019être un artisan de cette heureuse collaboration franco-canadienne (Texte français - Interprétation canadienne) et heureux de constater que le public québécois suit avec intérêt ce genre de spectacle\u201d.Comme aux Marguerites, on joue effectivement salle comble (200 places ici) avec Bienheureuse Anaïs, Quand le chat n\u2019est pas là, L\u2019Amant de coeur et autres Oeufs à la coque.Au Petit Bonheur de Sun Valley Je ne peux juger de cette collaboration franco- canadienne (sic) que sur la dernière pièce: Au Petit Bonheur, de M.-G.Sauva- jon.J'ignore comment Jean Marchat et Gérard Philipe purent jadis se commettre dans la création de cette piécette qui, paraît-il, fit un triomphe au Vieux Pays.Un vieil Académicien (pléonasme oblige) vient se suicider dans une auberge proven- gale a la suite d'un chagrin d'amour.Sous les yeux amusés d'une aubergiste qu\u2019il finira par épouser, il est détourné de son funeste projet par un jeune couple un peu fou (de jalousie).Passons sur l\u2019invraisemblance (de mise) de la situation, sur le journaliste québécois interprété avec l'accent français (?) par Daniel Arvisais et sur.l'absence totale d\u2019adaptation (Carrere avait du moins tenté de dé- régionaliser la piece française Blaise).On \u2018pige\u2019 ou on ne \u2018pige\u2019 pas l\u2019argot parisien, peu importe; on rigole en tous cas à voir s\u2019agiter les comédiens autour du docte Norbert, à son aise, lui, dans la brillante banalité sacha- guitryenne.Déséquilibre flagrant entre le jeu de Norbert et l'agitation fébrile de Lisette Guertin et de Louis Lalande qui débitent leur texte à toute vapeur, en prenantseulement soin de ralentir avant chaque \u2018bon mot\u201d pondu d'un air entendu par le vieil écrivain (et metteur en scene).Vaudevard et Boudeville En fait, toute ia différence (purement quantitative) entre le Vaudeville et le Boulevard semble consister dans ce dosage des \u2018bons mots\u2019 ou \u2018mots d'auteurs\u2019.Rares dans l'un, ils foisonnent dans l\u2019autre, jusqu\u2019à pratiquement générer les situations loufoques qu'ils sont censés commenter.Un peu comme si l'auteur était L\u2019équipe de la Butte de Val-David parti d'une provision de citations puisées aans le Dictionnaire des idées recues (sans le génie de lonesco).La pièce en vient à s'articuler sur ces fleurons de l'esprit français petit- bourgeois, compla:sam- ment mysogine et béatement réactionnaire: \u2018Vous étes une enfant en méme temps qu'une femme, c'est à dire deux fois irrespon- sale\u2019; \u2018Une honnête femme c'est comme les mots croisés: on y met le temps mais on y arrive\u2019.etc.Et dans le Programme, on s'ingénie à faire croire aux consommateurs qu'eux seuls ont raison de se laisser ainsi exploiter: \u201cQuand une politique est bonne et approuvée par ceux qui en bénéficient, pourquoi en changer?\u2019 déclare-t-on (sans préciser le référent de \u2018\u2018ceux\u201d).\u201cC'est le goût et la satisfaction du public qui nous intéressent.Tous les autres bavardages sont et resteront vains et stériles\u2019.Encore une fois on en appelle au verdict d'un public dont on se garde bien de changer ou d\u2019éduquer le goût.Il est certain que si les théâtres ne le font pas, ce ne sont pas nos vains bavardages de critiques qui y feront quelque chose.J'en conviens avec Norbert et consorts qui eut font le théâtre.et les spectateurs qu'ils ont en été.Nouveau départ à la Butte Le Théâtre de la Butte de Val David prend la suite de la Butte à Matthieu qui s\u2019est dédiée depuis 14 ans à la Miisioy de 8 Sansa, ities Teg he honnète 1 comme og 00 gg 07 arrive 8Progranme à faire croire ISOmmateurs Ont rabon de Si expo pollique est routes par béngfiien | Changer?sans pre de \u201cceux Letlasatishc- © Qui nous in- us les utes sont et reste stériles\u201d.En On en appelle In public dont Jen de cha juerle goût je siles the nt pas, ce ne ; vains ava ques uiy le ; chose.Jen 5 Norbert el j eut font le ç spectaeurs it paral jeta ue dé ndlasuie de squis 5 ans PS chanson québécoise.Comme au Théâtre du Mont St-Sauveur, on a opté pour un nouveau départ sur la base du répertoire québécois.Pas question de création pour ce premier pas: on reprend un Barbeau aussi bien rodé que le Garneau de St-Sauveur.Avec Manon Lascall et surtout Joualez-moi d'amour (que Jean-Guy avait repris cet hiver au Vieux Québec), Guy Godin et Ghislaine Paradis ont choisi des pièces d'ici pour nous (re) parler avec Barbeau du problème de la langue, si crucial présentement.On a gardé la mise en scène de J.-L.Roux.Certes, on rit beaucoup dans ces spectacles dont le premier plus far- cesque, ne fait que jouer avec les niveaux de langue.Il en est autrement du second qui, grâce à l'interprétation de Guy Godin (qui nous fait ainsi oublier Le Réformiste), met bien l'accent (!) sur la relative complexité du Joual.Au niveau de la prononciation, mais surtout de la problématique langue-pouvoir.À voir comment cette réflexion s'imbrique parfaitement dans la situation représentée (déniaisage d'un Québécois par une putain parisienne qui lui fait assumer le joual et recouvrir sa virilité), à sentir 300 personnes percevoir par le rire cette problématique, on se prend à sourire des arguments de certains directeurs de théâtre, qui émettent plus ou moins explicitement des doutes sur les capacités d\u2019entendement de leur public.Il reste que ce type de théâtre d'été, léger mais non pas évaporé, représente une formule intéressante, dans les limites du théâtre para-ins- titutionnel (La Butte n'est-elle pas un peu la \u201csuccursale\u201d du TNM, comme le Théâtre des Prairies, celle de la Cie J.Du- ceppe?).On regrette qu'à l'encontre du Mont St- Sauveur, la Butte ne présente pas de programme plus précis pour l'hiver.J'ai cru comprendre qu'il ne s'agirait pas de théâtre mais de folklore et d\u2019expositions, tout en conservant pendant les rigueurs hivernales I'atmosphere chaude et accueillante de la boîte à chansons.Un centre dont on espère qu'il saura s'ouvrir au jeune théâtre et aux nombreuses troupes qui cherchent avidement une scène pour oeuvrer à l'année longue.aa -y L\u2019angoisse de Pamour L\u2019empire des sens, ou notre critique avu un merveilleux poème d\u2019amour, une incantation extraordinaire, un chef-d\u2019oeuvre de pureté où même si un couple fait l\u2019amour pendant une heure et demie, jamais le spectateur ne se sent l\u2019âme d\u2019un voyeur.Anne Constanty rend compte ici d\u2019une interview faite l\u2019an dernier avec le réalisateur Nagisa Oshima.par Anne Constanty \u201cL\u2019empire des sens\u201d du réalisateur japonais Nagisa Oshima vient de prendre l'affiche à Montréal après avoir été présenté, toujours à Montréal, dans le cadre du Festival des films du monde.Ce film, dont on parle beaucoup, fut présenté l\u2019an dernier au Festival de Cannes.Ainsi, j'ai pu rencontrer Nagisa Oshima.\u201cUne des interprétations de \u2018\u2018L\u2019empire des Sens\u201d pourrait être, raconte Oshima, la suivante: les.deux héros ne sont, au tout début du film, que de simples libertins.Ensuite en approfondissant leur amour, ils commencent à savoir, qu'ils ne peuvent Eiko Matsuda et Tatsuya pas être Un et à partir de ce moment là commence l'angoisse.Le résultat est que l\u2019un tue l'autre.C'est dans ce sens là que les agonies de mes autres films se retrouvent.\u2018\u2018La cérémonie\u201d était un film d'agonies, le film que j'ai fait par la suite: \u201cUne petite soeur pour l\u2019été\u201d aussi:il y avait dans celui-là des personnages déjà morts.\u2018Au départ, ce film est basé sur un fait divers que\u2018 l\u2019on a appelé \u2018\u2018L'affaire Sada\u2019.Il y a eu déjà des écrivains et des cinéastes qui se sont intéressés à ce sujet, mais ils n'ont pas réussi, à mon avis, à décrire l'homme.Aussi ce que j'ai essayé de faire c'était de décrire ce personnage plus que les autres et en fait on Ba V2 a > EEE 9 Ce n'a jamais autant parlé de ce personnage jusqu'ici.D'un point de vue fondamental, je pense que le peuple japonais garde toujours une attitude positive face au sexe.Par exemple, l\u2019une des plus anciennes et des plus grandes anthologies de la poésie ne contient que des poèmes qui font l\u2019éloge de la sexualité et de la sensualité.Ce n'est qu'à l'époque des Samourais, lorsque la morale de Confucius fut importée de Chine, que le peuple est devenu très puritain, mais en réalité, chez les gens du peuple les idées très libres sur l\u2019amour font partie des traditions, et ont été très bien gardées.Elles ont surtout été gardées dans le milieu des quartiers d'amour, mais aussi chez les paysans et chez les pêcheurs.Chez les jeunes il était courant de faire l'amour avant le mariage.Le gouvernement a interdit ces idées libres sur le sexe et cette interdiction existe toujours et freine le Japon d'aujourd'hui.Même après la modernisation du pays, il y a toujours eu des gens comme les personnages du film qui »\u2014> Fuji dans \u2018\u2019L\u2019empire des sens\u201d HÔTEL NELSON du 4 au 28 août PAQUET VOLEUR 21h30-23h30 Du dimanche au jeudi: $3.00 Vendredi - samedi: $3.50 Relâche le lundi ine po 425 \u201cDlace Facques-Lartier 861-5731 LA CRITIQUE MONDIALE EST UNANIME 18ANS Adultes it \u2018UN DES PLUS GRANDS SUCCÈS DU FESTIVAL CANNES.JEAN de BARONCELLI © LE MONDE .dépasse en audace et en talent tout ce que l'on a pu voir jusqu'ici mais qui n'est jamais impur.ANDRE LAFARGUE © LE PARISIEN LIBERE S'il y avait malentendu a propos de \u2018L'EMPIRE DES SENS\u2019, il ne pourrait que venir de quelque mauvaise foi.Le film s'adresse à un public adulte.JACQUES SICLIER + LE MONDE \u2026c'estie développement d'une passion amoureuse entre un homme et une femme.MIDI LIBRE .La premiére oeuvre authentiquement ératique de l'histoire du cinéma.MICHEL PEREZ © LE QUOTIDIEN DE PARIS .Ce film d'une audace érotique inégalée risque de heurter la sensibilité de nombreux spectateurs.mais il ne peut être à aucun moment question de pomographie.\u2026 NOBERT CHAZAL © FRANCE-SOIR LEMPIRE DES SENS {in the REALM OF THE SENSES) UN FILM DE NAGISA OSHIMA version originale sous-titres français Horaire Salle 1 1.30 \u2014 3.30 \u2014 5.30 \u2014 7.35 \u2014 9.40 Horaire Salle 2 1.10 \u2014 3.10 \u2014 5.10 \u2014 7.10 \u2014 9.15 LAISSEZ-PASSER ET PRIX SPÉCIAUX NON ACCEPTÉS AUCUNE ADMISSION APRÈS LE DÉBUT DES REPRÉSENTATIONS Les cinémas du Complexe Desjardins ouest.Sie-Cathering.Basilaive 1 TÉL.: 288-3141 Stationnement $2.00 après 6.00 p.m. \u201c7 26\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOUT 1977 (suite de la page 25) respectaient la liberté du sexe et a mon avis mes deux héros sont les derniers qui ont réussi a garder la liberté de l\u2019amour.Dans le film'les costumes et les décors ont été choisis afin de respecter les gens qui ont su garder la tradition.Vous savez, à l'heure actuelle, au Japon, il y a une grande admiration pour l\u2019amour libre, mais ce qui est curieux c\u2019est que les jeunes, les Japonais d'au- jourd'hui, croient que c'est une chose qui leur a été apportée par les Américains, par la civilisation occidentale.Par exemple à propos de l'homosexualité il y a une longue tradition chez nous or, les jeunes Japonais pensent que cela a été importé par l\u2019armée américaine.\u201cPour le choix des comédiens, cela ne fut pas facile.D'ailleurs, avant ce film, le scénario de mes films n\u2019était pas tellement populaire auprès des comédiens.Cette fois-ci, les artistes ont bien aimé jouer, participer à ce film.Je crois d'ailleurs qu'ils n\u2019ont pas joué mais plutôt ils ont vécu l\u2019histoire.1936, c\u2019est aussi l\u2019époque où l'invasion de la Chine était commencée, l'affaire Sada se passait en mai et au mois de février il y eut une tentative de coup d'état par de jeunes officiers.Elle fut très vite écrasée\u201d.\u2018Pour en revenir au film, je pense que pour arriver à penser au sadisme ou au masochisme, il faut passer par la notion de christianisme.Les héros, dans \u201dL\u2019empire des sens\u201d sont encore trop naifs, ils suivent tout simplement leur plaisir et n\u2019étaient pas arrivés au niveau du sadisme ou du masochisme.Cependant, si l'on fait une analyse psychanalytique peut-être que l\u2019on découvrirait que Sada était une femme qui avait l\u2019adoration du pénis et qu\u2019elle aurait voulu étre un homme.mais j'ai voulu éviter toutes analyses de ce style et j'ai tout simplement décrit les personnagés avec beauté, une beauté pour l'esprit\u2019.\u201cCela fait quelques années que j'étudie les problèmes des femmes, mais je n'arrive pas bien encore à connaître, à saisir leurs problèmes\u201d.\u201cPour parler de Sada, je pense que si Sada n'avait fini que par être un simple objet pour les hommes alors mon film n\u2019aurait pas été réussi\u201d.École de métiers © d\u2019art Bonsecours 427-433 est, notre-dame, montréal, H2Y 1C9 Téls: 844-6165 \u2014 844-6253 SESSION D,AUTOMNE COURS DE POTERIE Initiation à la céramique Tournage \u2014 Façonnage Technologie des Glaçures Prof.: Monique Giard, Marie Josée Jean Maurice Achard, Alain Guibeauit COURS DE BATIK Prof.: André Gauvreau COURS DE PEINTURE SUR SOIE Prof.: Claire Sarrazin COURS D\u2019EMAIL SUR CUIVRE Prof.: Madeleine Chagnon DEBUT DES COURS: 19 septembre 1977 INSCRIPTION IMMEDIATE A ECOLE DE METIERS D\u2019ART BONSECOURS 433 est, rue Notre-Dame Vieux-Montréal, Qué.844-6523 \u2014 844-6165 Permis de culture personnelie No.330516 Un homme seul et un cinéaste engagé Le dernier film de Robin Spry, cinéaste québécois anglophone, sort aujourd\u2019hui 26 août sur les écrans du Québec, après avoir connu un certain succès en projection parallèle au dernier festival de Cannes.Ce film, ONE MAN, (un homme seul), a été produit par l\u2019ONF.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un journaliste de télévision et de sa tentative désespérée, coûteuse mais finalement victorieuse en vue de faire cesser la pollution causée par une usine.Evelyn Dumas, amie du metteur en scène, l\u2019a interviewé à la sortie de la projection du film au récent Festival du film de la critique québécoise.Le Jour: Dans \u2018One Man\u201d, ton approche à la vie semble désespérée, une approche qui semble voir l\u2019individu dans une grande solitude par rapport à des problèmes sur lesquels il peut s\u2019agripper comme on met ses ongles sur de l\u2019acier, mais qui finalement l\u2019écrase.Est-ce que ça te semble correspondre à ce que tu voulais faire?R.Spry: En un sens, oui, mais je ne pense pas que c\u2019est désespéré parce que \u201d\u2019One Man\u201d,c\u2019est un film sur quelqu\u2019un qui est très isolé, qui est tout seul en face des grandes puissances de notre société, c\u2019est-à-dire surtout de l\u2019argent, des grosses industries, ça lui coûte sa façon de vivre, son travail, sa famille, toutes les choses qui donnent un sens à une vie bourgeoise, mais malgré tout ça, à la fin il fait quelque chose, il fait un geste solide qui donne quelque chose.Donc, pour moi, si Jason (le héros) avait été incapable de dire quelque chose avant la fin du film, ou ça aurait été totalement désespéré, mais il est capable de trouver le courage de faire quelque chose, de dire la vérité, même si ça lui coûte cher.Dans ce sens la, pour moi c\u2019est un film optimiste.C\u2019est pour ça que ça s\u2019appelle \u201cOne Man\u201d et pour moi, l\u2019individu vaut quelque chose encore.Finalement Jason a fermé l\u2019usine et la bataille visait à faire fermer l\u2019usine, même que ça lui a presque couté la vie, que ça coûte la vie à son cameraman.Mais pour une fois, ce sont les industries qui ont perdu.Le Jour: A un autre niveau de ton film, il y a le montage.Le montage traduisait une vision hachurée, fugitive, faite de minuscules détaiis senso- riels qui s\u2019effacent très vite.C\u2019est un film rapide au point de vue montage.Est-ce que c\u2019est juste et est-ce que tu voulais dire quelque chose par là?Robin Spry: Il y avait un choix de base; c'est un film sur un journaliste de télévision, il y a beaucoup de séquences sur la télévision, sur la vie de la télévision, et toute la vie de quelqu'un qui travaille dans la télévision c'est un peu comme ça.On a décidé de faire un film qui marchait assez vite.On a voulu donner l\u2019impression de quelque chose qui passait à la télévision.Donc c'est dans ce sens que l\u2019on a fait ce choix au niveau de l'image et du montage.Le Jour: Est-ce qui te semble que cette vision de la vië à travers le rythme de montage.Le montage tra- \u2018duisait une vision hachurée, fugitive, faite de minuscules détails sensoriels qui s\u2019effacent très vite.C\u2019est un film rapide au point de vue montage.Robin Spry (au centre) pendant le tournag est-ce que tu voulais dire quelque chose par là?Robin Spry: Je ne pense pas que c'est exactement la même chose dans les autres films parce que One Man c'est vraiment un long métrage de fiction où on a décidé d'utiliser le \u2018\u2018feeling\u201d, le style des nouvelles à la télévision.Par contre Action, (La crise d\u2019octobre) on a tourné ça comme les nouvelles et on a utilisé les nouvelles.Egalement dans Prologue, il y a beaucoup de séquences où c'était tourné comme les nouvelles, en pleine action dans un événement.Donc ici, le choix a été de faire un film avec le \u2018feeling\u2019 detoutça, mais un film entièrement contrôlé avec des mises en scène, avec des comédiens bien répétés, avec toutes les lignes exactement écrites, bien pensées avant, pas du tout la même chose, pas d'improvisation.Donc j'ai pris un peu le style de mes autres films, j'ai mis ça Ae Est-ce que c'est juste et\u2019 e de ONE MAN.dans une autre sorte de film.J'ai voulu donner le \u201cfeeling\u201d de l'instantané dans ce film.Le Jour: Quelest ton sentiment par rapport à l'événement du journalisme?Robin Spry: C'est difficile a dire.Je n'ai jamais été journaliste.J'essaie au moins d\u2019avoir un certain effet de la vie autour de moi, c'est ce qui m'intéresse.Je pense que je serais très faible à faire un film qui est loin de ma vie à moi.J'aime tourner à Montréal, j'aime tourner avec des gens que je connais, dans des situations que je connais avec des lignes de dialogue que je connais, que j'ai vécues ou peut-être que j'ai entendues.Pour moi, faire un tien entre ça et le journalisme qui est quelque chose qui arrive très vite, sans vraiment le temps de réfléchir, je suis pas sûr que c'est juste.Le Jour: Ça fait combien d\u2019années que tu vis à Montréal?Robin Spry: Douze ans.Le Jour: Tu est en tous cas anglophone, et en ce moment ça t'agite un peu, ce qui se passe ici entre Québécois francophones et anglophones.Robin Spry: Ce n\u2019est pas possible d'éviter ça.Si je veux rester à Montréal, c'est pas parce que je veux éviter ça.Le Jour: C'est-à-dire qu\u2019il y a bien des façons de réagir à ça.On peut décider de s\u2019intégrer au Québec, faire un choix.Tu vis ici, tu parles le français, ton film sur la crise d'octobre montre que tu es engagé plus que dans le Québec, dans LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u201427 IN \u201c12 2\"): + \u2014z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 ty un certain Québec, etc.lu don e Est-ce que depuis le 15 ing novembre, tu n'es pas un 1 peu géné par ce qui se e Oo Heng, passe?9 Pt i, Robin Spry: Je ne suis Ugg pas toujours d'accord avec Ces certaines choses, mais 9 = À fans quand même je me trouve e a mor VIS Vissi à chez moi dans le Québec et + he Untétang, puis je vais voir comment Uo gy; ça va aller.Je ne me sens ig pas mal à l'aise du tout.= 9 u y HES Certains choses ne déplai- a \u2018 im gig sent.Mais je n'ai pas suivi Amo âne de près toute la situation fg depuis le 15 novembre tgs parce que je faisais le mon- à =n Sot lg tage jour et nuit.Pour le U Yr On moment que je suis capa- N Hoge ble de vivre comme Québé- ja ios cois qui est capable de vi- Bi ve en français.Par exem- atu pe nes ou as paie Par Bruno Dostie Arts?\u2014 au nombre des tretemps Elvis mourait et, i déjà je suis un peu assimilé.p Amateurs de pop.a vos scènes de variétés: chaque sans qu'il n'y ait de.lien, S que Pour le moment ma vie ici s! Voici levé de- deux jeudi, à compter du 29 semble-t-il, Bernard Haller, ve trs vie, est assez confortable vant vous un coin du voile septembre, à 21h.30, Beau qui devait faire le Maison- fe temos de j'aime ça rester ici.Quand sur la saison qui débute Bec y présentera en effet neuve du 6 au 11 septem- SUIS pas sir le Québec deviendra sé- vendredi soir prochain, au un spectacle sur scène bre toujours, se désistait.À à à ; TNM, avec la rentrée de Gil- dont le premier sera celui ei l'évé lit conbien Ode parce ae les Vigneault.C'est un évé- de Maneige (et je n'ai pas Et voici I'evévement.visa Mone quand je vois les pays du nement!.mais chacun le encore le droit de vous dire Johnny Farago rendra monde, (j'ai voyagé beau- savait déjà.C\u2019est pourquoi qu'un peu plus tard, a l'oc- hommage au \u2018\u2019King\u201d, sur la Douze ans coup, j'ai vécu ailleurs), je l'événement nouveau de casion, ces spectacles scene de la Place des Arts, est en los ne vois pas d'endroit où il y cette saison aurait-il été le tiendront l'affiche plu- en lieu et place de Bernard Ne, ét en 8 a tant de choses intéres- ç -_u » retour du Saint-Denis \u2014 Se soirées consécuti- Haller.C'est-y assez fort! pl un pa, : > .; qui le fut déjà, vous en ves).Mais je ne vends pas la resque autant que le pas- io erin reame toms, en en Pauline Julien ouvre la saison de l\u2019Outremont, les souvient-il, avant la cons- mèche et reprends mon fil; sage deux semaines pas- acophons a 13, 14 et 15 octobre.Photo Claude Pépin truction de la Place des aurait été, disais-je, car en- tard, du 23 au 25, dans la - 5, : \u2019 Ce n'est pas for a.Sip > Montréal Que je veux gidrequ i ons dee \" igor wghes, fie : vis ei 4 Ne BD ai, ton in rrr fe, 0p.Se el us clobre mofr SR aa TE qe VE Lf).engagé pi IMMOBILE.Gilles Vigd mi Aa pe, ans image dur la au bord de ue Ron ur A L'ENCRÉ BLANCHERRE - A ation de l'univeg fi © tant du poès NE ui Xe.aie RE.».EE de Hugh # an PAIE\u201d - AT Dias Gilles Vigne Hugh Je Im Darren Ÿ -\u2014\u2014 BIRGIT GILLES VIGNEAULT uses es .en Pe NATASHQUAN, LE VOYAGE IMMOBILE et A L'ENCRE BLANCHE sont publiés en coédition par les Editions internationales Alain Stanké et les Nouvelies éditions de l'Arc.BON DE COMMANDE: (s.v.p.écrire en majuscules): NOM: ADRESSE: PR JR VILLE: eee TEL: Eaire votre chèque au nom des Editions internationales Alain Stanké.; i Poster a: Le Jour, 1435 rue Bleury, local 801, Montréal H3A 2H7 f I NATASHIQUAN may We le voyage mimobde D A L'ENCRE BLANCHE (frais de poste et taxe sur le disque inclus) $39.95 O NATASHQUAN (frais de poste inclus) $ 9.95 Délai de livraison de 6 semaines environ.Total: Wo Wain ae à 28\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 (suite de la page 27) même salle, de Michel Lou- vain.Mais soyons sérieux, et ordonnés, puisque vous êtes déjà pour la plupart tous à vos blocs-notes.Voici donc l'essentiel de l'affiche pop de la Place des Arts, du Saint-Denis et de l'Outremont pour jusqu\u2019à Noël avec en plus un aperçu de l'activité des salles plus modestes mais non moindres qui sont le Patriote, l'Evêché, le Café Campus, le Méridien, le Conventum, la Casanous, I'lmprévu et la Grande Passe, de même qu\u2019un mot .ou deux sur les activités pa- ralleles de Beau Bec.cette programmation comportant encore quelques trous qui vont de soi.A la PDA C'est à Nana Mouskouri que revient l'honneur d\u2019ouvrir la saison de la salle Wiifrid-Pelletier; elle y chantera du 1er au 3 septembre, puis du 12 au 18.L'y suivront Lou Rawls le 5, Adamo du 8 au 10, Ray Charles le 11 et Michel Le- grand dirigeant 'OSM les 17, 20 et 22.Puis le 30 sep- tembre-etle 1er octobre, on pourra aller y voir Hugues Aufray.Du 6 au 9 octobre, ensuite, c'est Gilbert Bé- caud qui sera de retour, suivi de Jean-Guy Moreau, le 20, pour la derniere de \u201cMon cher René, c\u2019estaton tour\u201d.Enfin, le 24, on y reverra Los Calchakis puis Yvan Rebroff le 31.Rien n\u2019est encore confirmé en ce domaine pour novembre \u2014 car on aura compris qu'il faudra lire mes camarades pour le programme de la musique cultivée, des ballets et du théâtre \u2014, mais pour décembre, on nous promet déjà, Moustaki du ler au 3, Aznavour du 8 au 11 et le \u201cNational Israël Band\u201d pour le 18.Au Maisonneuve, tout commencerait donc, du 6 au 11 septembre, par Johnny Farago.Monsieur Chaput reviendra ensuite, de 18, nous enseigner a réussir\u201d, avant que Michel Louvain, du 23 au 25, ne @ LES BALLETS RUSSES DE MONTREAL @ | institut de danse pour tous les niveaux BALLET CLASSIQUE (technique russe) DANSES RUSSES ET UKRAINIENNES Pour débutants ou professionnels COURS ENFANTS DE TROIS ANS TECHNIQUE SPÉCIALE POUR GARÇONS Inscription dès maintenant Méthode spéciale: pour adultes débutants 1231 ouest, Ste-Catherine vienne nous chanter la tendresse dans la réussite et que Raymond Devos, du 26 au 2 octobre, ne vienne sans doute, lui, nous faire rire avec l'absurdité de tout ça! Mais le plus bel exemple de réussite devrait encore nous venir d'Yvon Deschamps qui, lui, s\u2019installe littéralement au Mai- sonneuve à compter du 5 octobre.pour jusqu\u2019a une date encore indéterminée.Au Port-Royal enfin, et je le dis seulement pour qu'on n'aille pas croire que j'oublie cette salle, c'est toujours la Compagnie Jean Duceppe qui tiendra l'essentiel de l'affiche.Au Saint-Denis Ainsi chaque deux jeudi, à 21h30, pour des prix variant de $4.50 à $7.50, les productions Beau Bec, qui délaissent l'Outremont, présenteront-elles des spectacles québécois ou étrangers qui viennent rendre au pop cette vieille salle de 2,500 places qu'est le Saint Denis.On y verra donc: le 29 septembre, Maneige, dans son premier et dernier spectacle pour un bout de temps à Montréal depuis la parution de son troisième disque \u2018\u2018Ni vent ni nouvelle\u2019'; le 13 octobre, le groupe de \u2018\u2018folklore à la contemporaine\u2019 frangais Ma licorne (avec ses membres originaux, ex- musiciens d\u2019Allan Stivel); le 27 octobre, l'excellent groupe nord-ontarien Cano; le 10 novembre, Catherine Lara et Claude Angel, des français qui n'ont plus besoin de présentation; le 24 novembre, Garland Jeffrey; le 15 décembre, enfin Raoul Du- guay, dont le troisième microsillon, \u2018M\u2019\u2019, sera paru depuis un mois et demi et qui sera entouré de Guy Richer à la basse, de Guy Thouin aux percussions et, aux claviers, de Charlot Barbeau et de l'un des deux \u201cclaviéristes\u201d du groupe Sloche.A l\u2019Outremont A l'Outremont pendant ce temps-là, où les spectacles seront produits par les Cinémas SMC eux-mêmes qui en reprennent l'initia- 288-1677 tive, c\u2019est Pauline Julien qui ouvrira la saison les 13,- 14 et 15 octobre avec un spectacle tout nouveau intitulé \u2018Femmes de paroles\u201d.En premiere partie, dix chansons de Michel Tremblay et de François Cousineau qui retracent l\u2019histoire des femmes d'ici depuis 1890; en deuxième partie, des chansons écrites par des femmes, dont Pauline elle-même et Anne Sylvestre; la mise en scène sera de Michele Rossignol; c\u2019est à 20h30 comme le seront cette saison tous les spectacles de chanson.Et les 21 et 22 à 22h \u2014 comme le seront tous les spectacles plus rock \u2014 l'Outre- mont présentera Robert Paquette.Les 27, 28 et 29 octobre, retour de Clémence \u2014 à la demande générale! \u2014 dans son spectacle intitulé \u2018Mon dernier show\u201d.Puis le 10 novembre à 21h30 et les 11 et 12 à 20h30, Claude Gauthier qui aura fait paraître un nouveau disque d'ici la \u201cCa prend des racines\u2019\u2019 chez Presqu'île).Les 18 et 19 novembre, l'ensemble mon- tréalais de musique traditionnelle irlandaise Bardes, qui sera suivi le 24 par l'ensemble Claude Gervaise, et les 2et3 décembre, parune veillée réalisée en collaboration avec le Tamanoir qui réunira Beausoleil Broussard, Alain Lamontagne, le Rêve du Diable, Michel Garneau et Québreizh (c\u2019est breton!).On revient au rock, et un peu en arrière, pour vous dire qu'Offenbach fera l'Outremont les 25 et 26 novembre et que les 9 et 10 décembre, ce sera au tour de Jacques Blais (nouveau disque lui aussi, chez Direction) avec Zak en première partie.Et sachons avant de quitter ce théâtre, puisqu'on a parlé d'Offenbach, qu'ils sont maintenant cing: Normand Kerr remplace Willie, Pierre Lavoie remplace Wézo, et Jean Millaire s'ajoute au groupe.Le Conventum, le groupe la boîte et les autres.Et oui, et oui, le Conven- tum c'est une boîte (rue Sanguinet) et un groupe.Les deux s'y rencontrent, depuis hier soir et jusqu\u2019au 18 septembre, à 21h30 et à $2.50, avec relâche les lundis et mardis.Et Conventum présente entre autres son premier microsillon à paraître au Tamanoir fin septembre: le titre, \u201cA l\u2019aftôt d\u2019un complot\u2019, et aux cinq comploteurs habituels se sont ajoutés Charles Kaczinski a l'alto et au violoncelle et Michel Therrien aux saxes, flûtes et haut-bois.Quand au Conventum, la boîte, elle présentera ensuite une quinzaine consacrée aux femmes (du 22 septembre au 4 octobre) avec des films, de la musique et du théâtre (dont reprise de I'époustouflant \u201cTrois et sept le numéro magique\u201d).Du théâtre en octobre (voir Bernard Andres) et un mois de musique animé par le Front d'action musicale en novembre.On en repariera.Au Patriote, on ouvre \u2014 encore une fois a la demande générale! \u2014 avec Paul et Paul du 27 septembre au 9 octobre.Et en haut, on ouvre avec \"Rose Latulippe\u201d le 5 octobre, un spectacle de théâtre et de musique du Grand Cirque Ordinaire monté par Jocelyn Bérubé (à l\u2019affiche un mois).Au Café Campus, on savoure encore le succès inattendu de \u201cL\u2019étébékois\u2019 et seul Gary Burton est confirmé pour le 19 septembre.Mais on promet encore spectacle chaque lundi, moitié québécois, moitié étranger.Le Méridien rouvre le 14 septem- \u2018bre, mais on en saura plus long quand Pierre Calvé sera revenu de vacances.Même chose pour la Casa- nous, le grand Pierre (Mongeau) étant toujours dans la nature.mais il reviendra.Aussi bien l\u2019attendre pour parler de l\u2019Evêché (a qui je n\u2019ai pas pu arracher de \u2018\u2018scoop\u2019\u2019 de toute façon et qui annonce sa programmation ce lundi 29 août) et de l'Imprévu qui lui fait face sur la place Jacques-Cartier.Et tant qu\u2019à y être, contentons- nous de vous annoncer pour l'instant que la Grande Passe est revenue à des sentiments plus hospitaliers: la carte du parti communiste n\u2019est plus exigée à l'entrée et les spectacles y reprendront pour l'édification de toutes les tendances.Quant au Centre sportif de l\u2019Université de Montréal, il se consacrera surtout, d'ici Noël, à sa vocation première, le seul spectacle prévu étant pour le moment celui de Jean-Luc Ponty le \u201c10 septembre \u2014 qui fait une tournée du Québec sous le patronage de Beau Bec, de même que le groupe Oregon avec Ralph Towner (c'est le Paul Winter Concert sans Paul Winter) qui à Montréal fera l\u2019auditorium Le Plateau le 24 septembre.Mais j'ai été beaucoup trop long et je vois justement la rédactrice en chef arriverle sourire aux lèvres, les ciseaux a la main.Ass ddLlaTadhlo Deux pianistes, une soprano et un orchestre de jeunes en tout point admirables.par Pierre Prévost Deux jeunes pianistes et une soprano sensationnels.C'est ce que deux concerts récents m'auront permis de découvrir.La saison du Centre d\u2019art d\u2019Orford s\u2019est terminée, le 20 août, par un concert de l'Orchestre d\u2019Orford dirigé par Franz-Paul Decker.Cet ensemble éphémère de soixante-cing tout jeunes instrumentistes, en grande majorité des filles, nous a émerveillés par l\u2019abondance de ses qualités.Cohésion, homogénéité, richesse de la sonorité, précision et sûreté des attaques, tout y était! Stéphane Lemelin Il n'y avait que deux oeuvres au programme, le Concerto no 2, en si bémol majeur, opus 19, de Beethoven, et la Symphonie no 4, en fa mineur, opus 36, de Tchaikovsky.Dans le concerto \u2014 qui est en réalité le premier composé par Beethoven \u2014 Stéphane Lemelin a démontré une maitrise absolument renversante.Ce pianiste de Mont-Joli n\u2019a que dix-sept ans.|| étudie Franz-Paul Decker avec Yvonne Hubert et Soeur Rita de la Croix de l'école de musique Vincent-d'Indy.Il a un sens qui ne peut être qu'inné du phrasé, de la respiration musicale.Son jeu est à la fois vigoureux et moelleux.Il sait être brillant quand il le faut et très intérieur dans les passages lyriques.Il a enlevé le rondo final avec une virtuosité et un rythme vraiment étourdissants.Avec un tel talent, Ste- phane Lemelin ne peut aller que très loin.Il a d\u2019ailleurs commencé son voyage en remportant l'épreuve \u2018Tremplin international\u201d des Concours de musique du Canada.Decker n'aurait pas pu mieux choisir en mettant au programme la qua- trème symphonie de Tchaikovsky.Comme bien d'autres, je la considère comme la meilleure de ce grand tourmenté.Elle possède une variété de couleurs, de rythmes, de tempos et d\u2019états affectifs qui en font l'oeuvre parfaite pour de jeunes musiciens qui s\u2019initient à l\u2019orchestre.Je n'exagère pas en disant que je ne me souviens on ur a fin d Wu lous en fac Con Maj out le a fra ty Co iy fer tony \"ln Ju Va ty de Hubert à! à Croix de Musique launsens Qu'inné de sspiration Ue ah moelleux, t quand il xieur dans iques, ll à final avec un rylime ssants.lent, Ste 1e peut a la d'air 108 son mportant pin inter nour de ida.it pas pu n metiant la que oie de mme bien consider qe de ce Elle pose à de Cou ; de tft pots Qu ; patate musicien rchsstré as 6 sues ls, in.I 2 = pas d'avoir entendu en concert une meilleure interprétation de cette symphonie.Je n'en suis pas étonné, d'ailleurs, car je sais depuis longtemps le très haut degré d'excellence auquel peut s'élever un orchestre d'adolescents qui n'ont pas peur de leur enthousiasme et dont la fraîcheur rajeunit tout ce qu'ils touchent.Encore faut-il qu'un tel ensemble soit pris en main par un chef exceptionnel.Decker en est un.Son attention de tous les instants aux moindres détails, dans la symphonie et aussi dans le concerto, a donné souffle et unité à l'exécution.La saison 1977 du Centre d'art d'Orford a donc pris fin dans une apothéose.Qu'en soient remerciés tous ses organisateurs et, en tout premier lieu, son directeur, Gaston Germain.André Laplante et Gina Fiordaliso J'étais, mercredi de la semaine dernière, à l'un des concerts d'été que présente la Ville de Montréal à \u201cI'aréna\u2019\u2019 Maurice-Richard.Dans la tres détestable acoustique de cetemple du sport, que ne parviennent pas a améliorer les haut- parleurs, un orchestre d'élèves du Conservatoire, sous la direction d'Alexander Brott, a exécuté des oeuvres allant du très: bon (Water Music de Haendel) au très médiocre (suite Peer Gynt de Grieg).La soirée, heureusement, a été sauvée par la présence de deux jeunes extraordinairement doués.Le pianiste André La- plante, qui vient de remporter le troisième prix du Concours international de Sydney (Australie) a joué le Concerto no 1 en mi bémol majeur de Liszt.Il y a mis toutle dynamisme qu'exige l'oeuvre, à tel point qu'il en a essouflé l'orchestre.Gina Fiordaliso, soprano, est Montréalaise, je crois, et diplômée du Conservatoire.Elle a une voix splendide et une forte personnalité qui promettent une grande carrière.Nous l'avons entendue avec un réel plaisir dans des airs de Mozart, Puccini et Verdi.Le baryton Robert Savoie lui donnait la réplique.Quel artiste que Savoie! Son immense expérience lui a permis d'aller jusqu'au bout d'un programme très difficile, en dépit d'un mal de gorge qui devaitle mettre à latorture.© LA F Une grande richesse bien québécoise à préserver avec intelligence Textes de Jean-Marie Balard.LES RÉGIONS FLORISTIQUES DU QUÉBEC see 52° 44° 80° 64° 56° 48°.TOUNDRA | 1 Brunswick = cots ME Océan Hes de lo Madeleine Atlantique 60° 56° 52° Terre- Neuve 48° 44° MILLE O 180 MILLES 72° Dessinée et publiee par le service de lu Photugrammétre et de lu Cartographie, direction generale du Domaine territorisl, ministère des Terres et: Furéts du Quebec 1971 No 1054 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u201429 \u201cIl y a deux grandes sortes de forêts au Québec: la forêt privée et la forêt publique.Il y a plusieurs formes de tenures.Le régime des concessions forestières s'applique à la forêt publique.Cette forêt appartient à l\u2019état mais elle est concédée pour des périodes de plusieurs dizaines d'années aux grandes compagnie papetières, surtout à ces grandes compagnies.Regardez les couleurs, ici, sur la carte; prenons le jaune qui semble dominant, c\u2019est le numéro 0-68; voyons la légende; c\u2019est C.I.P.(Canadian International Paper)! On comprend là, la puissance de cette compagnie.Son siège social est aux Etats-Unis mais de nombreuses filiales sont installées ici au Ca- nadal.Planté devant le mur, j'examine avec Hugues Belzile, directeur de la Fédération des Producteurs de Bois du Québec, une grande carte du pays, maculée d'immenses taches de couleurs vives.Toutes les régions périphériques (Abitibi, Nouveau-Québec, Cote Nord, etc.) sont ainsi colorées.\u201cTout ça, ce sont des concessions.Les compagnies ne sont pas propriétaires.Ce sont des concessions à très long terme.Tiens, prenons le violet.On va l'identifier: c\u2019est le numéro 0-71, c\u2019est-à-dire, la Consolidated Bathurst de Monsieur Paul Desmarais! Regardez les privilèges dont ils jouissent, ils ont les forêts les plus accessibles!\u201d La fédération dirigée par Hugues Belzile, est un organisme qui regroupe les syndicats des producteurs de bois du Québec.Ces sylviculteurs québécois exploitent tous leurs propres forêts, la forêt privée.En fait, ces entrepreneurs sont issus du milieu rural, et travaillent en bon voisinage avec l'agriculteur dont mentalité et soucis sont communs.Souvent même, le producteur partage son emploi du temps entre l\u2019agriculture et la sylviculture.Il n'est donc pas étonnant, en fin de compte de constater que, malgré son autonomie interne, la Fédération des Producteurs de Bois du Québec est affiliée à l'Union des Producteurs Agricoles (U.P.A.), au même tite que les producteurs d'oeufs (FEDCO) par exemple.De plus, la mise en marché des produits forestiers est régie par la même loi que la vente des produits agricoles.Donc, même légalement, sylviculteurs et agriculteurs sont voisins.\u201cNous, la forêt privée, c'est le \u2018blanc\u2019, de reprendre Hugues Belzile.Nous couvrons 10% de la superficie du Québec seulement, mais nous regroupons plus de 100,000 propriétaires! Malgré la petite superficie nous appartenant vraiment on fournit 20% du bois à l\u2019industrie.Ce n\u2019est pas négligeable; non, mais à cent mille!\u2026.On a l\u2019avantage d\u2019être mieux situé.Les ingénieurs forestiers, les spécialistes te diront que c'est la forêt la plus productive.De plus, elle est située dans les régions habitées.il y a une infrastructure en place.C\u2019est pour cela que l\u2019on a développé le concept de la mise en valeur de cette forêt la.\u201d La forét, richesse nationale \u201c.Des bois, qui sont de hauteur es- »>\u2014> 30\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1877 - % temps ou il était dans opposition.Des gars comme Parizeau, entre au- su tres, se sont prononcés plus d\u2019une ef fois en faveur du projet de \u2018\u2018réorgani- a sation de l\u2019activité forestière rurale\u201d.\u2018* On a l'impression aussi que nous # n\u2019avons pas trop de difficulté à \u201c convaincre le ministre Bérubé.De jf plus, c\u2019est Parizeau qui tient les cor- sé dons de la bourse du Conseil du Trésor.Nous sommes plus optimistes Idées, dynamisme et coopération: les sylviculteurs d\u2019accord en principe avec le ministère Hugues Belzile, porte-parole des producteurs de bois définit les objectifs des divers plans d'aménagement élaborés pour l\u2019application de nos program- 8 pendant les vingt dernières années.Sa mes.Il faut dire aussi que le dévelop- py longue expérience au sein de la Fédéra- pement de la forêt implique un inves- § tion lui permit de connaitre différents mi- tissement a long terme.Dans de tels k nistres des Terres et Forêts, sous deux programmes, on ne peut garantir pour ¢ gouvernements; ainsi rencontra-t-il les li- l\u2019avenir avec autant de certitude que | béraux Drummond et Toupin, et le pé- dans l\u2019industrie privée par exemple.\u201d 0 quiste Bérubé.Toujours, il trouva auprès des ministres libéraux audience et compréhension; mais, malheureusement L'U.C.C.d'autrefois devenue l'U.P.A., à | laquelle est affiliée la Fédération des Pro- H ducteurs de Bois du Québec, élabora très I les mesures proposées ne sont pas tou- tôt des plans pour mettre en valeur la forêt I .jours apparues aussi énergiquement ap- privée, afin qu'elle devienne rentable et | pliguées que I'auraient souhaité les fores- que les sylviculteurs ne soient pas obligés { tiers: Conseil du Trésor trop avare, hauts fonctionnaires pas toujours sensibilisés au problème ou dont l'efficacité n'était pas sans limite.\u201cEn fait, d\u2019expliquer Hugues Belzile, on s\u2019est longtemps demandé si l'aménagement de la forêt ne représentait pas, pour l\u2019état, une \u2018\u2018assistance-sociale\u2019\u201d\u2019 déguisée, dans des régions fortement affectées par le chômage.Après tout, cela pouvait représenter une solution aux sans- emplois et puis, vu que nous étions une organisation à caractère syndical, on craignait, peut-être, que l\u2019on ameute l'opinion publique.On a impression, actuellement que le gouvernement s\u2019est fait une idée.En effet, il s\u2019est compromis dans le d'émigrer vers les villes, sans emploi et complètement déracinés de leur milieu.On a donc demandé à une maison d'ingénieurs de faire une étude afin de savoir si Le les politiques proposées par la Fédération de et l'U.P.A.étaient valables.Dès 1971, le |: docteur Louis-Jean Lussier présentait un M dossier très étoffé et détaillé dans lequel, { on concluait non seulement à la rentabi- :f * lité d'une forêt bien aménagée, mais à un | accroissement de production considéra- | ble (multiplié par 3) en une vingtaine | des | d'années.Aujourd'hui, la forêt privée ne produit environ 20% du bois au Québec.an Si, selon l'étude du docteur Lussier, cette Bi production triple, elle s'élevera a 60 %.Ainsi la majorité du bois québécois sera produite par des sylviculteurs québécois propriétaires de leurs terres dont ils sont Hugues Belzile, directeur de la fédérat Québec.(suite de la page 29) &æ ion des producteurs de bois du merveillable, se ferait nombre de bons vaisseaux que l\u2019on pourrait charger des marchandises cy-dessus et aultres, comme il sera dict cy- apres.Desdicts bois se feroit mas de navires de plusieurs grandeurs, poutres, solives, planches de plusieurs sortes, comme chesnes, ormeaux, hestres, noyers, planes, érables, bouleaux, cédres, cyprés, chastaigniers, tion nouvelle et la croissance de la population se développe l'industrie du sciage, et l\u2019utilisation des réserves fo- restieres s'intensifia.Au début du siècle apparut l\u2019industrie des pâtes et papiers.Ce fut un tournant décisif pour l\u2019exploitation du bois, devenue massive.Aujourd'hui, on commence à se rendre compte que la forêt n'est pas inépuisable, et qu'une telle ressource pruse, pains, sapains et aultres bois, doit être aménagée et protégée.\u2019 se feroit merrains, bois de fantes pour : k fenestrage et lanbris et pour aultres Le Québec étend ses vastes territoi- ameublements, dont la plupart des- dicts bois sont propres.\u201d Champlain.mémoire adressé à la chambre de commerce de Paris -1618 Champlain, explorateur et géographe royal en titre en Nouvelle-France fut le premier à s'émerveiller de la richesse et de la végétation, de la densité et de la beauté sauvage de ces massifs boisés troués de lacs et de rivières.Cependant, aux premiers temps de lacolonisation, la forêt apparut comme un obstacle, voire un adversaire à combattre, à défricher coûte que coûte, afin de laisser place à l'agriculture.On alla même jusqu'à l'incendie pour faire reculer l\u2019épinette devant la charrue.Heureusement, on abandonna très vite cette méthode aux risques multiples devant la nécessité grandissante de conserver le bois.La forêt s'imposait déjà comme la plus importante matière première.Le bois, principal matériau, entrait dans la construction des maisons et des granges, des palissades et des forts, des quais et des bateaux.Avec l\u2019immigra- res sur 1,647,640 km2.Trois régions floristiques distinctes s'étagent du nord au sud: la toundra, zone de végétaux rabougris et épineux, la taïga, forêt faiblement boisée sans potentiel commercial et enfin, plus près de nous (Laurentides et vallée du Saint- Laurent) la région des forêts commerciales proprement dites.Celle-ci s\u2019étend, entre les Etats-Unis au sud, et la taïga au nord sur une superficie de 684 480 km2.Si on soustrait les surfaces occupées par le fleuve Saint- Laurent (147 037 km2), le lac Saint- Jean (1 036 km2) et les zones urbaines et agricoles (41 585 km2), ce domaine boisé, presque aussi vaste que la France et la Grande-Bretagne réunies, ou que la péninsule scandinave toute entière, constitue 41.5% du territoire québécois.La superficie productive et accessible reste quand même très considérable avec une étendue de 490 693 km2.La forêt est donc une richesse certaine qui ne tient pas uniquement du patrimoine historique et de la colonisation.Elle reste un des secteurs dominants de notre économie.Monsieur 4 \"© « - \u2018 Yves Bérubé, ministre des Terres et Fôrets du Québec 0.- \u2018 LT LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 \u201431- és Du di issus et qu'ils ont aménagées eux-mêmes.qu'à fonder des compagnies dans les taires de boisé de vivre véritablement de qui va développer la forêt.I! ne s'agit Li De plus, on pourrait, toujours d\u2019après 19 dernières unités d'aménagement.leur forêt.pas tant de les considérer comme ad- Sing cette étude, suffire à la demande de I'in- 2., .versaire avec lequel il faut lutter a 55 qu dustrie du pays sans passer par le systeme Le ministre ecoute, mais \u201cLa seule façon d'en vivre, c\u2019était chaque négociation, mais comme tify dangereux des concessions aux grandes .d\u2019exploiter son lot boisé sur la base partenaire dans I'aménagement des © Bip compagnies, peu soucieuses de ce qui aussi propose d'un rendement non soutenu donc à forêts.C\u2019est un climat que l'on cher- pe er a de nos épinettes, une fois rassa- et veut agir.liquidation, On 2 donc involontaire- che 2 etablir, Se ablement que les ANSE dy 7 : ment p a forêt privée et au- À > us igs ms , Yves Bérubé, Ministre des Terres et Fo- jourd\u2019hui elle est en mauvais point.Il maintenant.0% pg C'est très clair, reprend Hugues rêts du gouvernement Lévesque est dé- va donc falloir reconstituer le stock, tl iy Belzile, la Fédération est intéressée puté de Matane.Diplômé en génie minier, car encore aujourd\u2019hui, on coupe la Actuellement, le gouvernement n\u2019a pas que unie par ce programme pour plusieurs rai- il était auparavant professeur à la faculté forêt à 33% au-dessus de sa capacité Officiellement établi de politique.Cepen- rs del sons;tout d\u2019abord, on veutaugmenter des sciences de l'université Laval.Il fut de régénération; la forêt est donc tou- dant plusieurs projets sont à l'étude et \u2014 le volume du bois que l\u2019on veut mettre autrefois responsable du dossier techni- jours en régression.Il faut aussi in- Une loi est en préparation.tg ' en marché; ensuite, on veut utiliserla que de I'aluminerie de Saint-Augustin.Il vestir dans des programmes d\u2019amé- , , Par eye > main d oeuvre disponible dans toutes dirigea aussi de nombreux ateliers-de re- nagement des foréts privées, mais Presentement nous nodal par a ne py ces régions, souvent une main d\u2019oeu- deux choses: d\u2019une part, déjà par le dr vre très qualifiée pour faire ce travail biais du dernier budget, il y a, je pense Heo 1a, donc on crée de I'emploi! A part ga un essor considérable du programme t,t > , = 7 au les études techniques d'ingénieurs ; de forêt privée.Le budget du minis- 1 rg hautement qualifiées démontrent que tère, par exemple qui était de l\u2019ordre ps f l'investissement de l\u2019état dans ce de 4 millions est au delà de 10.5 mil- + ais en 5 domaine là est rentable! \u2026 lions.Cela permet une augmentation re substantielle des fonds à l\u2019aména- ining gement de la forét privée.Je pense news Les organismes forestiers rémant choisi la vole de l'aménage- | LOS O10 a la vole de 'aménage, seu 9 A on en commun, peser ces programmes la.On doit ce- i tose principal outil pendant constater qu\u2019on n\u2019a peut-être , 2 pas assez de données.Donc, en pre- rp d amenagement.mier lieu évaluer l\u2019importance du , un 1 \u2019ai 3 ê A ; programme d'aide à la forêt privée, et 0 onda Le service d'information du Ministère le coût qu\u2019on accepte de défrayer ve Vinge des Terres et Forêts publie périodique- pour cela.Je travaille également à foe proge ment de nombreux renseignements sur un projet de loi qui va donner désor- 5 i.l'aménagement de la forêt.Ainsi, Guy mais préséance au bois des boisés Lussier, oe Baillargeon, que je rencontrais récem- privés.Grace aux commentaires de ber a ment 4 Québec me documenta sur la mise differentes industries et organisa- uot a en valeur de nos boisés par les groupe- tions, on devrait avoir une loi raison- Urs québécois ments forestiers.nablement bonne, même si, bien sûr, dont is sont Depuis 1971, 392 300 acres de terrain privé ont été mis sous contrat et confiés à l\u2019un ou l\u2019autre des 33 grou- mat à a \u20ac Cg hal a TEA a on ne peut plaire à tout le monde.\u201d Monsieur Bérubé, pour conciure, tenait à reprendre un de ses thèmes favoris, - souvent, aussi, mis de l'avant par le Parti québécois: les coopératives.Des coopé-* ratives forestières pourraient, selon le ministre venir compléter le travail de développement des groupements de propriétaires.pements forestiers ou sociétés d\u2019ex- Reboisement mécanique dans la Restigouche ploitation sylvicole qui existent déja au Québec, et qui sont chargées de la mise en valeur des unités d\u2019aménagements.\u201d également, il faut garantir l\u2019écoulement des bois.ll faudra que l\u2019industrie qu Québec, accepte le principe d\u2019approvisionnement à la forêt privée en cherches sur la pollution en Arctique, la métallurgie au Canada et l'automatisation auprès du gouvernement français.Les statistiques du Service de l'Aide à la Forêt, pour 1976-1977, révèle bien l\u2019importance de ces organismes dans l'aménagement, et le dynamisme avec lequel les groupements forestiers se sont mis à l'ouvrage.Dans le feuillet \u2018Forêt Privée\" du Ministère, Guy Baillargeon présente ainsi ces données: \u201cOn remarque, entre autres choses, que depuis le début, quelques 45,875 acres ont subi des traitements sylvicoles en territoires privés et 16,112 sur Sensibilisé aux problèmes d'\u2019aménagement, monsieur Bérubé m'expliquait, dans le bureau de son confrère Jean AI- fred, à l'Assemblée Nationale, les grandes lignes de sa politique envers la forêt québécoise: aménagement accru de la forêt, récupération autant que possible des grandes concessions forestières et introduction du système coopératif.\u201cJe pense que la forêt privée va être appelée à s\u2019'accroître en importance, commença Yves Bérubé.En effet, les priorité, sans en excéder la capacité et après cela, on ouvrira la forêt publique, pour répondre à la demande selon les besoins.Ainsi, la forêt privée aménagée permettra une expansion dans certaines régions, Gaspé- sie et Côte-Nord par exemple, de l\u2019industrie des Pâtes et Papiers, libérant ainsi la forêt publique pour des projets ultérieurs de développement industriel.\u201d D'après le ministre, les précédents gou- terrains publics.Par ailleurs, 11,000 acres de terrain à vocation forestière ont été reboisées.Dans la seule région du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie, où l\u2019on compte 13 organismes de gestion en commun, près de 2000,000 acres de terrain ont été confiées aux compagnies.Dans ce territoire, plus de 30,500 acres ont été traitées sur terrain privé et 10,200 sur terrain public et 5,687 acres ont été reboisées Par ailleurs avec la mise sur pied d'organisme de gestion en commun dans les unités d'aménagement de Port- neuf, Arthabaska, Gatineau-Nord et grandes compagnies forestières ont de la difficulté à recruter du personnel forestier pour travailler dans les limites à bois qui sont éloignées.On se rend compte, donc, qu'il y à avantage à rapprocher les endroits où les travailleurs vont oeuvrer, a ce moment la, de préférence a la proximité des villages; on peut pefiser, par exemple a la Gaspésie ou a certaines régions du Nord-Ouest où il y a déjà une population implantée.Mais, malheureusement, pour le faire, il va falloir réaménager la forêt, car, au moment de la colonisation, elle a été littéralement pillée.\u201d Le grand mouvement de la colonisa- vernements, même s'ils étaient au fait du problème, n'ont jamais vraiment compris ou favorisé l\u2019aménagement de la forêt.Cependant, ils organisèrent des programmes assez généreux auxquels participa, entre autres le fond de recherche de l'université Laval.L'expansion qui suivit fut rapide, et peut-être même imprévue.\u2026.\u201cJe pense que le gouvernement antérieur a vu monter ce syndicalisme, ces groupements avec une certaine gêne, une certaine crainte.C\u2019était une ford populaire qui ne lui était pas forcément favorable.Par conséquent, \u2018Il va falloir penser, de terminer le ministre, à la façon d\u2019exploiter nos forêts publiques.C\u2019est là que pourraient agir les coopératives forestières.Nous ne voulons pas obliger les compagnies à passer par les coopératives mais peut-être que l\u2019on pourrait cerner 4 intervenants pour nos usines: tout d\u2019abord le bois venant de nos cultivateurs, également, il y aurait les copaux, puis les exploitations faites par les industriels, et enfin les coopératives.On pourrait donc imaginer que chaque catégorie se partagerait un quart du marché.Cela éviterait une économie de monopole car elle pourrait très facilement dérenta- biliser une industrie.Il faut donc ac cepter le principe que les coopératives vont trés rapidement pénétrer dans la forêt publique.il ne faut pas se cacher qu\u2019il y aura des frictions, mais une attitude assez souple de- vraitrésoudre bien des problèmes.\u201d on a donné passablement à ces groupements.À mon avis, lorsqu'on contactait les groupements, c'était La semaine prochaine: Un exemple de société d\u2019aménagement: le grou- Coaticook, le nombre de compagnies avec une certaine réticence, et non devrait atteindre 37 à la fin de l'année tion, dans les années 30, avait mis les , : j financiere.gens, colons déracinés, envoyés dans pas avec une ouverture d'esprit.pement forestier de | l'arrière pays dans une situation où le Peut-être que ce qui a changé politi- Maskinongé.» |.Puisque le Québec compte 56 unités choix était inexistant: déboiser pour culti- quement, maintenant, c'est de consi- d'aménagement (y compris celle des lles-de-la-Madeleine), il ne restera plus ver et vendre le bois.Cette attitude valable à court terme ne permit pas aux proprié- dérer que les groupements font effec- _ tivement partie du potentiel humain © hs 32\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 26 AOÛT 1977 0451 ii DEPO LUE a id L (1% 4 *= purs WELL, Sau i ro Intérét mis \u20ac 1 S A p mestriels > f PS Ys Lobart *s 43 3 rd Biere 7 4k Bu LL i PE 9 Be J Ale i= 1h nh il /| vu SNS i Aft if p ; 1) Fi > y ut rn ELITES HANGEMENTS PEN ve MAJ TL As S OF as NE SONT PAS AFFECTES : ! è I af} AU STATE is 2 i Nationale ao ON de F duc IC CRT Sherbrooke aLER e W Montreal, H2X 1E5 Ps = au Re NS pot th Leu) RC AE it pese™ A INSTITUTION INSCRITE A LA REGIE: \\ERES DE L'ASSURANCE DÉPÔTS-OU QUEBEC FAN sR RIN Lu Cee.roe ae a er Lt EC eue » «to Up Ut 1 ER E 4 \u20ac 4 Cora - 5 À F6 CA er A SITES HE METRE 7 tre [3 Er, = £0 Ce SOND fr TEE #7 Fr Ln Cl RR Rs 3 i POP EY ep a 5 205) RIAN 3 RS SR LL Le ee te a 20 PERRIER on "]
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