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Titre :
Le jour
Éditeur :
  • Ville Saint-Laurent :SODEP inc.,1974-1978
Contenu spécifique :
vendredi 9 décembre 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le jour, 1977-12-09, Collections de BAnQ.

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QUANTITÉS LIMITÉES r $309.95 I prorr au COEUR DE Na, TOUT -_ ; +.NIKKORMAT FT3 NOIR L\u2019ÉQUIPEMENT avec lentille 50m/m F.2 PHOTOGRAPHIQUE et étui EN ; MAGASIN $329.95 BENEFICIERA D\u2019ESCOMPTE ADDITIONNEL CAROUSSEL KODAK VENEZ VOIR PROJECTEUR 650 H $139.95 A VAUT LE PROJECTEUR 750 H $164.95 DERANGEMENT PROJECTEUR 760 H AUTO FOCUS $189.95 PROJECTEUR 850 H i AUTO FOCUS $214.95 GRANDE VENTE DE DISQUES | DU 12 AU 16 DECEMBRE 77 La meilleur facon de commencer vos vacances d'automne ou d'hiver est de choisir une compagnie aérienne expéri- \u20ac mentée qui vous permette de voyager détendu et con- 30% ET PLUS D\u2019ESCOMPTE fiant .C\u2019est exactement, ce que vous offrent les Lignes Aériennes Polonaises \u201cLOT\u201d.L SANS ECALE fi , éab i EN PLUS UNE DIZAINE D\u2019ARTISANS re abr: DIRECTEMENT du Canale en POLOGNE LE COEUR DE L'EUROPE! , - Vos vacances commenceront dès que vous serez à bord \u2018 SERONT PRÉSENTS de l'avion: \u2018\u2019LOT\u201d\u2019\u2019 vous offrira sa chaude hospitalité 1000 ouest, rue Sherbrooke h traditionnelle, un service parfait, des repas délectables et Bureau 2107 ; les fabuleuses boissons polonaises \u2014 que seule l\u2019Europe Montréal (Québec) H3A 2P2 .peut égaler \u2014 et que vous trouverez naturellement a Téléphone: re) Sag cere ivé oronto: - HEURES D'OUVERTURE MAGASIN SERVICES-CAMPUS déplacer, vous consteterez que \u201cLOT\u201d assure toutes (es LUNDI-MARDI-MERCREDI 2332, BOUL.EDOUARD-MONTPETIT, correspondances souhaitables avec près de cinquante LES LIGNES AERIENNES POLONAISES i 9H30 a 18H45 739-3405 \u2014 739-2049 , aèroports de transit a travers I'Europe, le Moyen-Orient JEUDI-VENDREDI CENTRE COMMUNAUTAIRE DE L'UNIVERSITE et I'Asie.; , DE MONTREAL Alors, si vous voulez des vacances d'automne ou d'hiver À L 9H30 a 20H45 J qui vous réchaufferont le coeur, envolez \u2014 vous avec § nous DROIT AU COEUR DE L'EUROPE.J 1 .SEnmaire | JOUR Hebdomadaire national Volume 1, no 45 $, semaine du 9 au 15 décembre \u2018 1977 _ Notre page couverture | Le congrès que tient en fin.de semaine le Rassemblement des citoyens de Montréal n'est qu\u2019un des éléments de la formidable bataille qui se livrera au cours des prochains mois pour le pouvoir politique à Montréal.L\u2019article de Evelyn Dumas.- page 6 5 ~ Conception: Michel Giroux Jean Gladu TRICYCLE Cinéma Le dernier film d\u2019Alain Resnais, Providence, une _ interrogation d\u2019une qualité exceptionnelle sur le thème de la mort.La chronique de Patrick Straram le Bison ravi.page 34 AY addy LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 9 DÉCEMBRE 1977\u20143 Ma ET TT AU à os EN 42 Courrier et mots croisés | vous avez la parole .page 4 1 Mots Croisés .oen.page 38 Editorial Syndicalisme québécois 1977 : par Evelyn Dumas.page 5 Le point du Jour Une bien mauvaise :{ décoction, docteur! par Pierre Vadeboncoeur \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 page 7 Montréal par Evelyn DUMAS cree page 6 Québec Le projet de loi 45 tel qu \u2018amendé Une loi pro-syndicale queles syndicats ne peuvent accepter par Pierre Vadeboncoeur.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 page 10 Piquetage syndical contre le PQ par Louis Fournier.page 10 La commission Keable devant les tribunaux Fox estappelé à comparaître lundi par Jacques Gauthier \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.page 8 Le transport en commun Après 17 jours de patience par Michel C.Auger et Claude Lévesque page 13 Les échos du Jour .page 14 Colline parlementaire Une fin de session surchargée par Jacques Larue-Langlois.page 16 Canada Francophones hors-Québec La colére gronde chez les \u201chéritiers\u201d de Lord Durham par Michel C.Auger.page 17 Monde Nicaragua Une fenêtre ouverte sur le monde après 40 ans de dictature par Brigitte Morissette.page 25 A Abidjan: la francophonie en question par Evelyn Dumas.page 27 Chroniques Dans les jardins de la fonction publique par Pierre Chaloult\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026 Les miettes par le petit Poucet \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.Lettre ouverte A Marc Lalonde par Pierre Bourgauit\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Economie Tourisme: le Livre vert changera-t-il la politique \u201clibérale\u201d?Le \u201cmalaise\u201d de l'hôtellerie à Montréal Vachon: Les Québécois peuvent-ils à la fois manger leur gâteau et le garder?textes de Claude Lévesque .pages 20, 21 et 22 L'air du temps La noble cause de Jeanne et de Jean-Noël par le professeur Nimbus.Le sombre vilain Arts et lettres Lettres En parlant d\u2019Antonine Maillet Du côté de l'Acadie et des Cordes-de-Bois par Jacques de Roussan \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Arts plastiques Les fourberies\u2026 de l'Ontario par Yves Robillard.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026 Théâtre Que savons-nous du théâtre pour enfants?par Bernard Andrès \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Musique Franz-Paul Decker et l'Orchestre de Radio-Canada Bon chef.et pas mauvais maître! par Pierre Prévost.ue Cinéma Voyage au bout de la nuit par Patrick Straram le Bison ravi.Le pop \u201cLes Réjouissances\": bond en avant de notre cher folklore par Bruno Dostie\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026 Sélections page 29 page 30 .page 32 .page 33 page 34 ciné-plus | Ce soir à 19h30 1 Aie PA Radio La télévision de ®]® Québec Montréal 17 oulecable Cromwell Richard Harris et Alec Guinness Avec < = oi i Un condensé sur l\u2019assimilation L a devise du Québec en prend pour son rhume avec le flot d\u2019informations qui déferle tous les jours dans les journaux, à la radio, à la télévision.Les nouvelles se succèdent à un rythme fou; les plus récentes bousculent les précédentes, puis les bulletins spéciaux ou les manchettes détrônent à leur tour ce qui retenait notre attention il y a un instant.Il serait bon, avant le référendum, de s'arrêter, de jeter un regard sur ce qui s'est passé depuis quelques années au Québec.Le temps s\u2019étant chargé de décanter les faits, je ne conserverai que ceux qui sont irréfutables par leur sérieux, leur exactitude, leurs sources sûres, leur objectivité et cela sans prétendre les lister d\u2019une façon exhaustive.Depuis Durham, nous avons fait un sacré bout de chemin; mais le but final n'est pas encore atteint; il ne nous manque qu'un dernier coup de pouce pour enfin nous affranchir.Alors, et alors seulement, nous aurons la liberté complète de légiférer dans le sens de notre culture et de nos aspirations.Aujourd'hui, je ne ferai référence qu\u2019aux rapports, commissions, mémoires et études qui ont traité ce sujet depuis quelques années.1966: Le Rapport publié par la Direction générale de l'Immigration du Québec affirme que 80% des 620,435 immigrants venus dans la province de 1945 à 1966 ont choisi le groupe anglophone.Les immigrants qui choisissent de s'établir à Montréal s\u2019assimilent aux Anglais a 90%.Les immigrants britanniques au Québec (94,736) sont deux fois plus nombreux que les Français (49,682).: 1970: Le Mémoire.de la S.S.J.B.présenté à la Commission Gendron affirme que ce qui encourage l'assimilation, c'est que l'anglais est à là fois indispensable et suffisant pour vivre:au Québec; en outre il y constitue un élément essentiel de promotion sociale et un instrument efficace de domination économique.1971: Une étude de Gilles Colpron: \u2018Les anglicismes au Québec\u201d conclut que les 2,200 anglicismes relevés ne comptent * pas la multitude.de termes anglais qui forme les vocabulaires de base dans la plupart des domaines de la technique.N'est-ce pas la une forme pernicieuse d'assimilation ?1972: a) Le rapport SORECOM affirme que les francophones qui ont opté pour l'école anglaise projettent d'y demeurer.b) Un rapport de la C.E.C.M.en décembre soutient que le groupe francophone n\u2019assimile que .16% des néo-québécois alors que les anglophones en assimilent 1.43% soit un pouvoir assimilateur 9 fois plus élevé que celui du groupe francophone.1973: a) Le 29 septembre, un mémoire de la Société Nationale des Québécois démontre le recul delafrancophonie dans l'Outaouais.b) Une étude commandée par le Ministère de l'Éducation au démographe Louis Duchesne révèle que 25,307 francophones étaient passés dans les écoles anglaises en 1972-73 soit 3,034 de plus qu'en 1969-70.c) La Commission Gendron recomman- dait l'enseignement de la langue seconde dès la première année et cela malgré les résultats négatifs d\u2019une enquête menée sur l'apprentissage d\u2019une langue seconde en Angleterre.d) Au livre | du Rapport Gendron, on lit: \u201cL\u2019ouvrier francophone québécois utilise 52% d'anglais avec son supérieur anglophone; l'employé de bureau, 67%; l\u2019administrateur, 78%.1974: a) M.Bienvenue transmet au gouvernement fédéral un mémoire dans lequel on constate que les immigrants connaissant la langue anglaise étaient de 29.9% en 1968 alors qu'ils sont de 40% en 1972; ceux qui connaissaient la langue française: 24.2% en 1968 et 14.5% en 1972.b) M.Charles Castonguay, professeur au département de Mathématiques de l\u2019Université d'Ottawa publie une étude inquiétante qui démontre que en 1971, le Québec comptait 75,000 francophones anglicisés.1975: La Commission de surveillance de Ateliers d\u2019éducation populaire À M.Jacques-Yvan Morin P ermettez-moi de vous tenir au courant d'un événement se déroulant dans notre quartier.Lequel événement nous attriste beaucoup.Aussi je tiendrais à ce que vous prêtiez un oeil très attentif (bien grand ouvert) à ce que je vais vous décrire.1074 personnes et moi, nous sommes .inscrites aux Ateliers d'Education Populaire, situés au coin de Boucher et de Dro- let, et nous avons eu le bonheur d\u2019être acceptés.Mais le budget des A.E.P.n\u2019étant que de $85,000.pourun an,on a dû empiéter sur la session de janvier afin de ne pas faire de malheureux.Et depuis cette décision, nous cherchons à quel port nous devrions accoster notre navire afin qu'il ne sombre pas.Que faire de tant de naufragés si le bateau coule?On se sent si bien tous ensemble.Nous aimons y prendre un souper communautaire hebdoma- daire et de temps à autre les fêtes auxquelles les enfants sont bienvenus.Et surtout, que l\u2019on ne s\u2019imagine pas que ce ne sont que des cours de tricot qui se donnent ici, oh que non! Constatez! céramique, menuiserie, information juridique, tissage, yoga, macramé, conditionnement physique, sérigraphie, etc.Ce que je vous énumére me rappelle le proverbe: \u2018On attire plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre\u201d.Vous savez, M.Morin, le budget actuel alloué aux Ateliers nous condamne à la stagnation, pire à la \u2018crevaison\u2019\u2019.Nous avons si vite grandi: en septembre 76, 456 personnes se sont inscrites aux A.E.P., en janvier 77, ily en avait 550, eten septembre 77, plus de 1,000.Nos A.E.P.sont ouverts à tous les gens du quartier, sans discrimination: peu importe le sexe, l\u2019âge, le métier, la classe sociale, etc.Par exemple: ménagères: 27.1%, chômeurs, étudiants, journaliers/commis: 15.1%, artisans, retraités \u2026.etc.Venez donc y faire un tour, vous.y la langue d'enseignement a produit un rapport dont un passage dit à peu près ceci: L'Anglais est identifié par de nombreux parents comme l'outil indispensable dont il faut doter les enfants pour réussir plus tard et pour qu'ils ne se contentent de postes secondaires, dans l\u2019industrie, le commerce et les autres secteurs de l\u2019économie.Conclusion: Voilà! Et malgré tout cela, 32 députés se sont opposés à l'adoption de la loi 101! Les textes cités ne sont-ils pas assez nombreux, assez clairs?Ne fallait-il pas légiférer pour freiner notre assimilation?Pour plusieurs de nos compatriotes, n'est-il pas mème déjà trop tard?Le goût de perpétuer la langue et la culture de notre peuple est-il disparu ou a-t-il fait place à une autre valeur dans l'échelle?Jean Robillard, St-Bruno serez bienvenu \u2026.Si les A.E.P.disparaissent, ce serait un bien gros morceau de notre vie de quartier qui s\u2019effondrerait.Les A.E.P.ont été fondés par des gens du quartier, le budget y est contrôlé par un C.A.(conseil d'administration) de citoyens élus démocratiquement en assemblée générale.On espère recevoir votre visite.Louise Michaud Courrier de la deuxième classe, permis numéro 3299 qu qu la fat se jou on 0 l'r ses int yr = \u2014 = tn om: Ng ig lent to bog el, ion is Le 0a: ré?eu Hl ns jer n ly | fi- LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 9 DÉCEMBRE 1977 \u2014 Syndicalisme quebecois 1977 L a situation du syndicalisme québécois a bien changé depuis quinze ans.En 1962, a peine sorti de I'ére duplessiste, il n\u2019avait pas tout a fait commencé à s'implanter dans le secteur public et parapublic.Au- jourd'hui, ce secteur est syndicalisé, on peut dire, à 100% et il groupe une proportion beaucoup plus grande de l'ensemble des salariés.Les dépenses salariales des administrations publiques formaient 7,8% du produit intérieur brut québécois en 1961: cette proportion était passée à 13,6% en 1975.Les salaires québécois en 1962 étaient presque dans tous les cas substantiellement inférieurs à ceux de la moyenne canadienne ou onta- rienne.Aujourd'hui, dans certaines branches, les salaires québécois dépassent les moyennes américaines.C'est le cas de la construction, où le taux horaire moyen du Québec était en 1966 de $2.73 comparé aux taux ontarien de $2.92 et taux américain de $4.19; en 1976 ie taux québécois était $8.50, I'ontarien, $8.37 et I'américain, $7.56.Les salaires québécois moyens ont aussi dépassé ceux de l'Ontario dans le commerce de détail, les services culturels, commerciaux et personnels du secteur privé.Dans le secteur manufacturier en 1976, les salaires horaires moyens au Québec ($5.17) étaient inférieurs à ceux de\u2019 l'Ontario ($5.88) mais supérieurs à ceux des Etats-Unis ($5.09) dont ils étaient inférieurs de près de 50% il y a dix ans.C\u2019est dire que depuis l'aube de la \u2018\u2019révolution tranquille\u201d, les syndicats québécois ont considérablement accru leurs effectifs (mème s'il y a encore environ 60% des salariés qui ne sont pas syndiqués) et ont arraché des gains matériels considérables pour leurs membres.Parfois, ce furent les membres qui durent forcer les directions syndicales à pousser les revendications à leurs limites: pendant les années soixante, au Québec comme ailleurs en Amérique, on a souvent vu des assemblées syndicales, avant ou pendant une grève, rejeter des propositions de règlement dont les dirigeants syndicaux recommandaient l'acceptation.Ce n'est que tout récemment qu'on a vu la situation inverse.Le commun des mortels \u2014 et cette personne ordinaire peut mème être un syndiqué regardant les agissements d'un autre syndicat que le sien \u2014 a pris conscience de l'importance et du pouvoir croissants des syndicats, souvent avec une mauvaise humeur certaine, que rendaient plus aiguë les perturbations de la vie quotidienne provoquées par les grèves dans les services publics: transports, hôpitaux, écoles.La mauvaise humeur s\u2019est dirigée contre les syndicats, certes, mais aussi contre les gouvernements qui ne parvenaient pas a les \u201cmater\u201d.La défaite de Robert Bourassa en 1976 peut étre partiellement attribuée a son incapacité a établir des rapports convenables avec les syndicats surtout ceux du secteur public a Montréal, avec le mot d\u2019ordre de mobilisation de la CSN et de la CEQ contre le bill 45, d\u2019aucuns prédisent le méme sort au gouvernement du Parti québécois.Et déjà, avec la grève des transports Le sens commun capte ce que l'analyse démontrerait: le noeud du problème est dans le secteur public, même s'il y a des retombées aitleurs.Par la force des choses, traitant avec l'Etat, et à partir de la position de force que leur donne la sécurité d'emploi dont jouissent leurs membres dans ce secteur, les syndicats y sont devenus de plus en plus politiques, porteurs d'un contre-projet social, opposition extra-parlementaire dont l\u2019un des objectifs, au-delà de la défense de leurs membres, est d\u2019asseoir toujours plus solidement leurs propres positions institutionnelles.Cette situation a en outre servi de bouillon de culture pour le développement d'une gauche sectaire, qui elle-même sert d'aiguillon aux syndicats avec d'autant plus d'efficacité qu'elle a souvent su, astucieusement, concentrer ses efforts sur des luttes particulières qui s'enracinaient dans des problèmes réels, criants, chez ceux qu'elle voulait mobiliser.C'est ainsi qu'on se retrouve à la fin de 1977, avec une extrême-gauche d'un LÀ GRÈVE À LA CTGUM.Tourquoi N'ENVOIENT- iLS PAS A ee 7 DIRNÉEM \\ » rayonnement similaire à celui qu\u2019avaient les indépendantistes il y a.15 ans.Est-ce possible, en ce moment, d'en arriver à un compromis honorable, dont la perspective de I'aplatven- trisme syndical soit exclu, mais qui permette aussi d'espérer que les stridences et l'agitation de certaines factions ne déstabilisent pas le Québec?Au Chili, Allende n\u2019a pas subi que les coups de la réaction intérieure et étrangère; il a aussi été harcelé par une extrême-gauche particulièrement impatiente.Il serait téméraire d\u2019esquisser d'un trait de plume des solutions a un si ample probieme de société.On ne peut que poser quelques jalons pour une réflexion.La première condition d'une bonification de relations de travail, c'est que tout le monde reconnaisse la légitimité du syndicalisme.ll reste trop de patrons, dans le privé et le public, qui agissent comme s'ils préféraient ne pas traiter avec un syndicat.C\u2019est entretenir la hargne.Les syndicats doivent être reconnus tout comme l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale.C'est un des objectifs du projet de loi 45, avec le précompte.des cotisations (formule Rand) et les dispositions anti- \u2018\u2019scabs\u2019\u2019.Curieux que certaines centrales fixent leur attention sur les balises posées à ce droit nouveau sans en voir le caractère profondément innovateur.Deuxième jalon: que ce soit pour les approuver ou les combattre, que chacun distingue, dans l\u2019action syndicale, ce qui vise à améliorer les conditions de travail de ce qui est action proprement politique apparentée à celle d\u2019un parti.On peut rejeter une manifestation de la deuxième catégorie sans cesser d'appuyer la première.Sans quoi on serait vite porté à jeter le bébé avec l'eau du bain.Troisièmement, il est urgent d\u2019étudier quelles sont les conditions de travail et la nature des rapports quotidiens \u2014 gigantisme, caractère diffus des responsabilités, rigidité bureaucratique, etc \u2014 qui forment le terrain fertile où se développent I'insatisfaction, I'amertume et la rage parmi les salariés, notamment du secteur public.Trop d'institutions et d'entreprises au Québec ont un climat de travail gravement détérioré.Les écoles en sont un exemple affligeant.A examiner le tableau, on comprend mieux pourquoi la FTQ paraît plus sage.Mais il ne faut pas mettre une croix sur les syndicats du secteur public.À bien des égards, notre avenir en dépend.Evelyn Dumas => von : + DR DE RÉR NE a rit É Ent Midi F1 ES RL jertonipe To.le dD.he 62 some \u2019 a par Evelyn Dumas A tant répéter qu'il n\u2019y a que 33 comtés sur l'île de Montréal, on peut oublier qu'au moment du référendum sur l\u2019avenir du Québec, c'est la population qui comptera.Les stratèges des diverses formations politiques, eux, ne l\u2019oublient certes pas.Depuis quelque temps des mouvements précis s'amorcent pour séduire le coeur etl'esprit des Montréalais, ou simplement toucher leurs intérêts.Et s'assurer si possible la complicité (ou toutau moins la neutralité) du maire et du parti qui règne- ront à l\u2019Hôtel de ville après les élections municipales de l\u2019automne prochain.A compter de ce soir, à la polyvalente Jeanne- Mance, le Rassemblement des citoyens de Montréal tient un important congrès au cours duquel il tentera de refaire son unité atteinte \u201cdepuis deux ans par des querelles idéologiques entre son aile gauche et ses modérés.Les quelque 150 délégués auront entre les mains l'avenir de l\u2019opposition progressiste à Montréal, et son potentiel d\u2019expansion.N'en déplaise aux optimistes, la partie n\u2019est pas gagnée pôur les unitaires.Nous y reviendrons ci-dessous.De son côté le maire Jean Drapeau a entrepris, \u2018\u2018de- puis quelques semaines\u201d selon son secrétariat, des rencontres régulières avec de petits groupes de citoyens.C\u2019est ainsi qu'il sera lundi dans le district de Papineau.Il se souvient des difficultés inattendues qu'il a essuyées en 1974, alors que le RCM remportait 18 sièges au conseil et que lui-même se faisait chauffer par un presque inconnu, Jacques Couture.Sans ouvrir les portes de son Parti civique, il entend encore le métro?les électeurs dans les prochains mois.Mais comme il arrive périodiquement avec M.Drapeau, qu'on a vu tour à tour comme chef conservateur ou libéral, à Ottawa ou à Québec, certains laissent entendre qu'il pourrait devenir le chef du Parti libéral provincial.Pendant qu\u2019au bureau du maire et au Parti civique, cette semaine, on soutenait dur comme fer que M.Drapeau ne participait à aucune rencontre publique dans les jours suivants, dans d\u2019autres cercles on continuait d'affirmer que le maire serait dimanche le 11 à la polyvalente Pierre Dupuis à une rencontre organisée par Jean-Claude Malépart, président régional et directeur de l\u2019organisation du pour l\u2019île de Montréal.Il faudra attendre dimanche pour connaître le fin mot de cette histoire mais il est déjà clair que, comme dans d'autres circonstances du passé, l'appui direct ou tacite de M.Drapeau est convoité par les partis politiques à d'autres niveaux.L'intérêt d\u2019Ottawa Même si les déboires économiques de Montréal pourraient lui servir d\u2019argument contre l\u2019indépendance, le gouvernement fédéral semble avoir plutôt pris le parti d'essayer de séduire les Montréalais.Ces derniers temps, quelques gestes ont été posés en ce sens.Le Minis- tere de l'expansion économique régionale (MEER) a annoncé, malgré que Montréal ne soit plus \u2018zone désignée\u201d au terme des politiques fédérales, il serait considéré comme s\u2019il l\u2019était aux fins des subventions venant de ce ministère.Le centre administratif fédéral, dit Place Guy Fa- vreau, qui devait s'élever dans le quartier chinois, et dont on semblait avoir abandonné le projet (comme tous les projets semblables au Canada, suite aux pressions des dé- pytés qui faisaient valoir que les locations de bureaux par le gouvernement fédéral étaient un moyen privilégié de récompenser les amis du parti), a été ressuscité, et Ottawa a promis sa mise en chantier pour bientôt, sous une forme plus modeste que ne prévoyaient les plans originaux.~tz2 Au moment de\u2019 mettre multiplier les contacts avec - \u201c| Kenné Parti libéral du Québec ~ En pr elle $003 cond fais, s Nonq devait \u201c| puis ¢ Tumey fant g quele rat de nouye plus | 1 nag des p rend Nouv | (dont llemne sq iy RCH, Quit Entre nui Proje lise Que.Qu la Qui Mon le J i Cy ion Sim Sin, vg Pi I.On, lg valeur UF song il de\u201d chen ga anche} à mi iles ans | 85 di ky Jest | pol-à ax À Va oies À réal dar per met util 1 de sq ngs.À it itis: À Bi ER) we we TA pref it ions if # En première ligne: À gauche, dans l\u2019ordre habituel, le conseiller Jean Roy du RCM et le président Kenneth George.Photo de droite: Le président du comité exécutif de la ville de Montréal, Gérard Niding et le-maire Jean Drapeau.Tous captés lors de la récente commission des affaires municipales.sous presse, hier, nous ne connaissions pas les résultats, s'il y en eut, de la réunion que le cabinet fédéral devait tenir à Montréal.Depuis quelques jours, des rumeurs circulaient voulant qu'Ottawa annonce que le port de Montréal serait doté d'une vocation nouvelle.D'autres sources, plus imaginatives, soutenaient que le fédéral avait des projets grandioses de rénovation et d'utilisation nouvelle de l'aire portuaire (dont les terrains appartiennent au fédéral), projets qui viseraient à démobiliser et les troupes du RCM, et celles du Parti québécois dans Montréal.Entre temps Ottawa continuait de refuser son aval au projet de Québec pour l'utilisation du Village Olympique.Québec et le PQ La principale proposition qui touche directement Montréal parmi celles que le gouvernement québécois a faites depuis un an, c'est le projet de construction d'un centre de congrès.Il y a aussi le projet de transformer le Village Olympique en logements pour les personnes âgées et les défavorisées, qui est suspendue à une approbation de la fédérale SCHL.D'ici peu ie mois prochain peut-être, Québec décidera sans doute du parti à prendre quant à la construction du mât et à l'installation du toit sur le stade olympique.Le coût, dit-on, serait de quelque $60 millions, -et entrepre- neuss; et ouvriers de la construction seraient ravis d'une décision favorable.Mais au-dela, a propos de la Charte de la ville de Montréal, et a mesure que les élections municipales approcheront, le gouvernement aura plusieurs occasions de choisir entre manifester, ouvertement ou indirectement, une sympathie envers le RCM, ou s'attacher plutôt, sinon à amadouer, du moins à neutraliser le maire Jean Drapeau.Rien n'indique qu\u2019à Québec on ait arrêté une position à ce sujet.Quant au Parti québécois comme parti, il faut distinguer entre ses instances nationales et la régionale Montréal centre, la plus di- recterment concernée parla politique montréalaise.On sait que le PQ, à tort ou à raison, ne s'est nullement équipé pour mener des luttes au niveau local, comme les récentes élections tant scolaires que municipales l'ont démontré.Montréal-centre n'est pas indifférente à l'issue des prochaines élections à la Ville de Montréal et a lancé récemment un \u2018Mot d'ordre\u201d informel à ses militants pour qu'ils reprennent leurs activités au sein du RCM qu'un certain nombre avait lâché au moment de la crise entre aile gauche et modérés.On invite les militants à s'engager à titre individuel mais la régionale elle-même n'\u2019entend pas intervenir de façon officielle.Toutefois un comité des affaires municipales a été créé par la régionale avec notamment pour tâche d'assurer la liaison avecle RCM._-.- Convalescence du RCM Le RCM, on le notait au début, s'efforce de récupérer après les secousses que lui ont fait subir les affrontements entre son aile gauche (socialiste radicale) et ses modérés, et les démissions de plusieurs conseillers.La représentation même au congrès de fin de semaine indiquent l'ampleur du mal.Des 19 districts électoraux de Montréal, neuf ne seraient pas représentés ce soir.Parmi ceux- là il y en a quatre où le parti n'est pas du tout organisé: Saraguay, Sainte-Anne, Marie-Victorin et Ahuntsic.Pour ce qui est des cing autres (L'Acadie, Saint- Edouard, Rosemont, Rivières des Prairies et Maison- neuve), des questions de procédure (comme l\u2019absence de quorum au mini- congrès du district) auraient fait rejeter leurs accréditations, mais on s\u2019attend a une résolution en début de congrès pour concéder à trois d\u2019entre eux une représentation symbolique.D'autres districts, comme Saint- Jacques et Villeray, n'auront pas au congrès tous les délégués auxquels ils ont droit, faute de présences suffisantes aux mini- congrès.C'est dans cet état que le congrès entreprendra de modérer les prises de positions (maintenant jugées trop radicales) du congrès précédent.On affirmait qu'il.avait déjà consensus autour d'une nouvelle déclaration_ de principes, adoptée par le conseil général, et dont le JOUR a publié le texte dans son édition du 21 octobre.Exigences de clarté Mais le RCM de Notre- Dame de Grâce veut aller plus loin et dissiper toute équivoque quant à l\u2019orientation du parti.H propose une série d\u2019amendements au programme qui enlèveraient à celui-ci tout son contenu travailliste et anti-capitaliste pour en faire l'expression des projets des citoyens plutôt que des travailleurs.Les amendements de N.D.G.bifferaient aussi ce qui, dans le programme, tend à faire des conseils de quartiers des pouvoirs paralièles dans la société.Enfin ils modifieraient la déclaration du RCM, \u2018Eléments de définition d\u2019une politique socialiste du logement\u2019, pour enlever toute référence au socialisme (qui devient \u2018\u2018populaire\u2019') et au capitalisme, et remplaceraient, encore là, le mot \u201ctravailleur\u201d par citoyen\u201d.Les propositions du N.D.G.relanceront probablement de plus belle un débat dont certains militants avaient espéré faire Véconomie.Mais les pers- \u2018pectives électorales seront plus claires dimanche soir.Plus tard, au printemps, le RCM entend tenir un congrès pour définir son programme électoral et choisir un candidat à la mairie.photos Michel Giroux LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 9 DÉCEMBRE 1977 \u20147 Le point jo u jour ment.Une bien: mauvaise decoction, docteur ment ne vient pas d'aider non plus.I! reste à modifier les trajectoires récentes.Pierre Vadeboncoeur L à deuxième année du gouvernement s'ouvre «malheureusement sûr une occasion manquée où qui risque de l'être: J'ignore si M.Johnson se rend compte jusqu'à quel pointie projet de loi 45, tel qu'il Pamodifié, est, au sens précis du mot, inacceptable aux syndicats.Dans ce domaine, ce n\u2019est pas comine dans la cuisine: On ne mélange pas les ingredients selon | inspiration.lly a, dans ce domaine, \u201cdes choses qui ont l'air de s'équilibrer parce que les une penchent a gauche et les autres penchent a droite.Tel équilibre est visuel, c\u2019est tout.L\u2019éguilibre apparent du projet 45 amendé n'existe pas, pour la bonne raison que les syndicats ne peuvent pas ac- \u201ccepter certaines mesures qu'ils demandent absolument quand elles sontflanquées d\u2019autres mesures \u201cqu'ils doivent refuser absolument.Les Unes et les autres ne composent pas.Des éléments absolument positifs.ne sauraient valoir quand ils s'accompagnent d'éléments absolument négatifs.Dans.ce mélange, le négatif l'emporte, il faut le dire, absolu- Il ya autre chose.Le projet que les syndicats espéraient répondaitchez eux à une longue attente.2 H paraissait que pour une fois le gouvernement du # Québec allait, sans trop de cérémonies, directe- \u201cment, simplement, parce qu\u2019il représente un pouvoir plus populaire et certainement beaucoup moins compromis, offrir la solution de quelques causes \u201cd\u2019irritation profondes quisse sont exercées dans ce \u2018pays pendant des décennies.H allait le faire et il l\u2019annonçait d'ailleurs ainsi.H ne s'agissait pas de \u201cfout donner.Il s'agissait de donner quelque chose.Cette mesure, partielle, faisait par elle-même, parce que partielle, une espèee d'équilibre.On s'attendait, par conséquent, non pas à quelque chose de \u2018complet, mais à quelque chose de franc, au sens de sans mélange.H faut bien dire que ce n\u2019est pas ce qu\u2019on obtient.On reçoit au contraire un avantage qu'il faut refuser.C\u2019est bien mai connaître le syndicalisme que de croire qu'on peut ainsi promettre et ne pas autant tenir.Il vaut mieux ne pas promettre.Je crois, malgré l\u2019extrême-gauche, qui est loin d'avoir le poids qu'on pense, qu'il est possible x d'équilibrer, réellement en ce cas, les principales .forces démocratiques proprement québécoises dans une entreprise dont l'échéance approche.Je ne dis pas les fondre, ni les dévoyer: je dis les composer, avec les difficultés que cela comporte, et même bien imparfaitement.Imparfaitement, cela n'a pas d'importance.Mais je soutiens que rien n\u2019est possible sans cette composition minimale, ni pour les syndicats, ni pour la nation, dans les circonstances présentes.I! faut bien avouer que les syndicats n'ont pas encore exagérément compris cette nécessité, cette chance, cette phase.Mais le gouverne- 455 22 Smet, 8\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 9 DÉCEMBRE 1977 \u2018 DU NOUVEAU À ST-LAURENT DES COURS DE CULTURE POPULAIRE \u2014Graphoanalyse \u2014Magquettisme \u2014Photographie 1 \u2014Radio-Amateur 1 \u2014Reproduction Audio Ceci s'ajoute aux cours du secteur général et de certaines techniques, dispensés par le Cégep St-Laurent.ST-LAURENT, LA OU ON S\u2019OCCUPE DE VOUS! Cégep St-Laurent Service de l'Education Permanente 625 Boul.Ste-Croix, Saint-Laurent, P.Q.H4L 3X7 Téléphone: 747-6521 poste 281 INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT! Date limite d'inscription: 19 décembre 1977 LX OUTIL Fora TRANSMETTRE LE GENIE J POPULA AA Pi CONTRE, L'OUBL I ! [ns te Bodies 4 ves et Eücie Verret ae wang \u20ac FES jjuns, hretons et irlaiidais.Cet album du filrgfLa Veillée des Vei Ditice National du Film MF 4012 27 a CEM Vel We IE .- .Vo) , .1 \u201cD \u201c La commission Keable devant les tribunaux Fox est appele comparaître lundi par Jacques Gauthier L a Commission Kea- ble, qui porte maintenant le nom de Commission d\u2019enquête sur des opérations policières en territoire québécois, n'était plus seule en ville cette semaine à être mandatée à s'\u2019intéresser aux activités douteuses de la police et plus particulièrement de leurs services de sécurité.En effet, la Commission fédérale MacDonald mise sur pied par le gouvernement Trudeau pour enqué- ter sur les rouages internes de la GRC, siégeait elle aussi a Montréal et avait déjà entendu, au moment de mettre sous presse, le policier fédéral Cobb, déjà reconnu coupable devant le juge Vincent d'avoir autorisé pour la GRC le cambriolage illégal du 3459 St-Hubert à Montréal.Keable: devant les tribunaux Etrangement, cependant, au moment où de \u201cl\u2019aide\u201d pour la Commission Keable arrive en ville, cette dernière se retrouve devant les tribunaux, contestée par le solliciteur général du Canada, Francis Fox.Apparemment, selon les procureurs du solliciteur général, la commission québécoise serait coupable d'avoir un mandat illégal, d'interpréter ce mandat illégalement, de fonctionner selon des arrêtés en conseil inconstitutionnels et ultra vires, d\u2019avoir rendu des décisions illégales.Une tentative mal partie Cette téntative de bloquer par les tribunaux la Commission Keable n\u2019a pas été amorcée cette semaine, cependant, puisque c'est depuis plus d'une di- Le juge James K.Hugessen zaine de jours que la commission québécoise doit se défendre devant les tribunaux.Le solliciteur général du Canada a d\u2019abord voulu faire accorder à a Commission un sursis de dix jours en attendant l'émission d'un bref d\u2019évocation.Un premier juge, Melvin Rothman, refuse la cause et c'est le juge James K.Hugessen qui est désigné pour entendre et la demande de sursis et la cause du bref d\u2019évocation.photo Le Journal de Montréal La décision qu'il a d'abord rendu sur la demande de sursis mérite qu'on s'y arrête.Lors de ce jugement, il déclarait en substance que la Commission Keable ne mettait pas en danger la sécurité de l'Etat pas plus que les droits des témoins mais qu'il fallait par contre que les exigences de la loi soient respectées dans cette protection de la sécurité de l'Etat.C\u2019est pourquoi le juge Hugessen a refusé de \u2018paralyser, même pe eee tempo ses pro tionnéf sion oho \"Fon cor sut mer ble à dédisi ment Comm | sot acl légal cier, d'éec [pl \u201cDis Ja no dans tiers Gomi pour tive Tage {oma I ui dl 7 Lh [= temporairement\u2019\u2019, selon ses propres termes, le fonctionnement d\u2019une commission d'enquête qui a pour objet d'éclairer le public.\u201d Fox appelé à comparaitre Suite à ce premier jugement, le commissaire Kea- ble a lui aussi rendu une décision quant aux documents demandés par la Commission.et que le solliciteur général du Canada ne lui avait remis \u201cpour des raisons diverses\".Ces documents, l\u2019enquête interne de la GRC (enquête Nowlan) sur les activités présumément illégales de ce corps policier, les autorisations d'écoute électronique à l'Aplq et enfin le dossier \u201cDisruptive Tactics\u201d, dont le nom apparait souvent dans les documents policiers entre les mains de la Commission, dossier qui pourrait contenir des directives qui pourraient encourager, aux dires de certains témoins a la Commission, l'utilisation de procédés illégaux.A défaut de lui remettre ces documents, le solliciteur général du Canada devra venir s\u2019expliquer en personne devant la Commission le 12 décembre prochain à 14 heures.Devant Hugessen de nouveau Cette décision du commissaire Keable, c'était lundi.Et mardi il se retrouvait par la personne de ses procureurs, devant le juge Hugessen à nouveau, mais cette fois sur le bref d'évocation demandé par le solliciteur général du Canada.Le procureur de ce dernier, Me Michel Robert, a d'abord évoqué le fait qu'une institution provin- ciale\u2014la Commission Kea- ble\u2014ne peut enquêter sur une institution fédérale\u2014la GRC\u2014et encore moins lorsqu'il s'agit de la sécurité nationale.Puis il à ni plus ni moins ajouté que la mise en place de la commisison McDonald par Ottawa en juillet dernier, avant la Commisision Keable, rendait inconstitutionnelle cette dernière.Ila mémedit que le pouvoir d'enquêter relevait du pouvoir exécutif et que ce dernier pouvoir devait suivre les mêmes champs de juridiction que le pouvoir législatif.Puis a suivi Me Roger Thibodeau, procureur du Ministre de la Justice du Québec et de l'intimé, le commissaire Keable.lI a rapidement rejeté le bref d'évocation comme étant la mauvaise procédure utilisée pour un tel cas puis il a trouvé en plus qu'il souffrait d'un vice de forme radical, ne s'adressant pas à la bonne personne, qui aurait dû être en l'occurrence le procureur général du Québec et non le commissaire Keable.Il s'agit en effet d'une loi venant du Gouvernement du Québec et à ce titre seul le procureur général peut être poursuivi.Sur le fond, ensuite, il a allégué la juridiction provinciale en matière d'administration de la justice de même que l'à-popos du mandat de la Commission quant à cette question.Le juge Hugessen devrait être en mesure de rendre une décision ce vendredi.McDonald: RIN et FLQ Pendant ce temps, la Commission McDonald entendait Donald Cobb et ce dernier s'est permis quelques révélations.En effet, la GRC aurait des preuves que le Conseil National du RIN dirigeait des cellules felquistes et que des membres du PQ dirigeaient ou appuyaient des felquistes.Il a de plus parlé du \u2018réseau Parizeau\u201d\u2019, un réseau d'espionnage au sein du PQ qui surveillait les gouvernements du Québec et d'Ottawa.C'est à voir.J ; \u201d 7 =f! RM ~ - Fa 5412 Côte des Neiges J 735-3623 : LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 9 DÉCEMBRE 1977 \u20149 Entre nous et Grand Marnier La grande liqueur française à base de cognac* \u201c(acquit jaune d'on origine - a \u2014.- 4 - - eas.am wom -._\u2014.am.
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