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Titre :
Le Journal d'agriculture
Éditeur :
  • [Montréal] :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1918-1936
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Le Journal d'agriculture, 1919-04, Collections de BAnQ.

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[" i Sr AE CYS) Q ey ST q cusoero res) D 0 a.rm 0) TEE TS PERTE BFA HARTA CR SE EA SEER RII} OR, PEN EN SENN 3 di RE GARE TE EP RO AC SON NRA I RE PuBLE PAR LE MNISTERE CZ L AGRICULTURE OE À LA PROVINCE DE QUEBEC A AGRICULTURE | | Elevage,Economic agricole, Sciences agricoles.§ RO RE ES FO MER RR AAT Pa COLE IPI PLING * SRE FET BR - + + > +\u2018 > ° ° + PRE ESSOR DOVE .p Ne ATOME CAC ET) IR Pa REIT OV 9 ROUEN EC EE A EE RARE TE SA RS ARS RELA SER RRC AAS SOT AEE CTY le ed SHARIN ; A DOA AN Volurne 22 AVRIL 1919 Nasrrero (0 = RE 7 et ] PENSE ES EEE ed ES = .or ?Eater ao ss __.LEE A LA Se EEE YORE THE DE LAVAL COMPANY, LIMITED.MONTREAL - I Le Mocilleur Temps PE E meilleur temps pour acheter une écrémeuse De Laval est quand vous en avez le plus besoin.Vos vaches étant sur le point d\u2019atteindre leur plus haut degré de vigueur, vous devrez traire plus de lait.Et au prix où est le gras de beurre, vous ne pouvez le perdre.Si vous trayez avec la méme vieille méthode ou si vous vous servez d\u2019une vieille écrémeuse hors d'usage, vous perdez certainement une grande quantité de gras de beurre.Vous voyez alors ce que plus de lait et un plus haut prix pour le gras de beurre veulent dire pour vous\u2014cela veut dire qu\u2019il vous faut la meilleure écrémeuse.Immédiatement La meilleure écrémeuse que vous pouvez obtenir est seulement celle dont vous pouvez vous servir de nos jours, et les laitiers, producteurs de lait et les autorités lait'ères et les 2,325,000 propriétaires de la De Laval s\u2019accordent tous à dire que la Dec Laval constitue la plus grande économie de lait au monde.Hs savent cela par leur propre expérience et ils disent que la De Laval épargne plus de lait qu\u2019aucune autre machine, Si vous achetez une De Laval, vous aurez une machine qui sera essayée, mise a l\u2019épreuve ct fiable\u2014une machine qui vous rendra de réels services-\u2014et vous aurez l'écrémage le plus propre et l'écrémeuse la p'us durable que vous pouvez obtenr à n'importe quel prix.Commandez votre De Laval maintenant pour quelle vous épargne de In erème dès aujourd'hui.Rappelez-vous qu'une De Laval peut être achetée comptant où À termes fnciles qui vous permettront quelle se paie par elle-même.Voyez l'agent local de la De Laval ou, sl vous ne le connaissez var, écrivez à In succursale 1a ptus rapprochée.PLUS GRANDS MANUFACTURIERS D'INSTRUMENTS DE LAITERIE AU CANADA.Seuls manufacturiers au\u201cCanada des fameux séparateurs de crème De Laval et des Siloe à fourrage vert Idéal.Engins à gazoline Alpha, barattes, et des machines à travailler le beurre, Alpha.Catalogues de chacune de nos lignes envoyés sur demande.PETERBORO WINNIPEG NEES] VANCOUVER Las pour ACHETER une ECREMEUSE LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE \u20ac = ce pe [ BL I) Fe ve.eu II La Toiture la plus Artistique est celle qui s\u2019harmonise com- pletement avec le dessein et le fini de la maison.C\u2019est la raison de la demande croissante des Ardoises - Axsphalte Brantford pour les maisons modernes.Les Ardoises-Asphalte Brantford sont à surface d\u2019ardoise concassée mélangée à une couche de notre asphalte, sur base en feutre saturé d\u2019asphalte.Elles sont de grandeurs de bardeaux et leurs jolies couleurs douces de rouge brun et vert foncé donnent au toît une apparence très artistique.Les couleurs sont les nuances naturelles de l\u2019ardoise telle qu\u2019extraite des carrières, Les Ardoises-Asphalte Brantford ne changent jamais de teinte et n\u2019exigent aucune couche de peinture.\u2018rantford Asphalt Slates sont toutes de même grandeur et flexibles ce qui les rend fa-iles à poser en peu de temps, sauvant ainsi du temps et du travail et de l\u2019argent par le fait même.Les Ardoises-Aspnalte Brantford font une toiture artistique, durable et économique.Brochurette descriptive envoyée par malle sur demande.Brantford Roofing Cau Bureau-chef et fabrique, Brantford, Canada Succursales a Toronto, Montréal, Halifax.A Se d 1.Le gérés d 1773 : \u201c17 un co person nom , secreta crétair \u201c17 teurs \u20ac directid rémuné \u201c17 lon des claratid mier \u201c17 proprié ou l\u2019e nant à tion et mité de \u201c17 lon do date et et fou exigés \u201c17 lance a.D faire c b.D la class sesseut gés né c D \u201c17° au lier tuite.doit et \u201c17 lon qu appele monta velle | nale.\u201c17 doit \u20ac lorsqu être | dence naux, diums \u201c11 app seil, prése en di pecté classe la foi ports \u201c1 posit ment somn ayan comr circu of fe piast des quar ES EER.Ea AER 14 111145 au SW \\L D'AGRICULTU Loi amendant les Statuts refondus, 1909, relativement à l\u2019amélioration de la race chevaline A MAJESTE, de l'avis et du consentement du Conseil législatif et de l\u2019Assemblée législative de Québec, décrète ce qui suit : 1.Le paragraphe et les articles suivants sont insérés dans les Statuts refondus, 1909, après l\u2019article 1773 : \u201c$ 4a.\u2014De la surveillance des étalons \u201c1773a.Le Conseil d'agriculture peut nommer un comité spécial, composé de pas moins de trois personnes et de pas plus de cinq, désigné sous le nom de \u201cComité de surveillance des étalons\u201d.Le secrétaire du Conseil d'agriculture est de droit secrétaire de ce comité.\u201c1773b.Le ministre peut nommer des inspecteurs compétents pour visiter les étalons, sous la direction du comité de surveillance, et fixer leur rémunération.\u201c1773c.Tout propriétaire ou possesseur d\u2019étalon destiné à la reproduction doit en faire la déclaration au comité de surveillance avant le premier mai de chaque année.\u201c1773d.Après le premier janvier 1920, aucun propriétaire ou possesseur d\u2019étalon ne peut l\u2019offrir ou l\u2019employer pour la monte des juments appartenant à autrui avant de l'avoir présenté à l\u2019inspection et d\u2019avoir obtenu un permis de monte du comité de surveillance.\u201c1773e.Tout propriétaire ou possesseur d\u2019étalon doit le présenter à l\u2019inspection à l\u2019heure, à la date et au lieu fixés par le comité de surveillance, et fournir tous les renseignements et documents exigés par lui ou ses inspecteurs.| \u201c1773f.Il est du devoir du comité de surveil- ance : a.De classifier les étalons inspectés de façon à faire connaître leur valeur au public ; b.De tenir un registre contenant le signalement la classification, le nom du propriétaire ou du possesseur de chaque étalon et tous autres détails jugés nécessaires ; c.D\u2019accorder ou de refuser un permis de monte.\u201c1773g.L\u2019inspection annuelle faite à la date et au lieu fixés par le comité de surveillance est gratuite.Toute autre demande d'inspection spéciale doit être accompagnée d\u2019un honoraire de $2.00.\u201c1773h.Le propriétaire ou possesseur d\u2019un étalon qui n\u2019est pas satisfait de l\u2019inspection peut en appeler au comité de surveillance en déposant un montant suffisant pour couvrir les frais d\u2019une nouvelle inspection.Cette dernière inspection est finale.\u20181773i.Le propriétaire ou possesseur d\u2019un étalon doit exhiber son permis à l\u2019époque de la monte lorsqu\u2019il en est requis.Le permis de monte doit être reproduit exactement et être placé en évidence dans toute annonce publiée dans les journaux, dans les affiches, circulaires ou autres mediums de publicité.\u201c1773j.Le comité de surveillance peut, avec l'approbation du lieutenant-gouverneur en conseil, faire des règlements pour l\u2019exécution de la présente loi et, en particulier, diviser la province en districts d\u2019inspection, classifier les étalons inspectés, émettre des permis différents pour chaque classe, en fixer la durée, déterminer la rédaction, la forme et la couleur des permis ainsi que des rapports des inspecteurs.\u201c1773k.Toute personne contrevenant aux dispositions de la présente loi ou de quelque règlement du comité de surveillance est, sur conviction sommaire devant un magistrat ou un juge de paix ayant juridiction à l\u2019endroit où l\u2019offense a été commise, ou sur action pénale devant la Cour de circuit ayant juridiction, passible, pour chaque offense, d\u2019une amende n\u2019excédant pas cinquante piastres, et, à défaut du paiement de l'amende et des frais, d\u2019un emprisonnement n'excédant pas quarante jours.\u201d 2.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.| Volume 22 AVRIL 1919 Numéro 10] PUBLIE MENSUELLEMENT \u2014\u2014 PAR LE \u2014 MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC.CIRCULATION 4 Nee 75,987 7,943 Pour tout ce qui concerne la rédaction, adresser : Le Rédacteur du \u201cJOURNAL D\u2019AGRICULTURE\u201d, HOTEL DE LA LEGISLATURE, QUEBEC.Hon.J.E.CARON, ANTONIO GRENIER, ministre.sous-ministre.ARMAND LETOURNEAU.rédacteur.POUR LES ANNONCES, s'adresser à LA CIE.DE PUBLICATION DU \u201cCANADA\u201d Limitée, 73, rue St-Jacques, MONTREAL.Les abonnés du Journal d'Agriculture, membres des sociétés d'agriculture, des cercles agricoles ou de la Société d'Industrie Laitière qui auraient à se plaindre de la distribution du journal, ne devraient pas manquer d\u2019en avertir de suite le secrétaire de l'association à laquelle ils appartiennent, * * +* Ce faisant, il serait très important de mentionner le nom officiel du bureau de poste, depuis quand l\u2019envoi du jturnal leur est discontinué ou est devenu irrégulier, et quels sont les numéros qu\u2019ils n\u2019ont pas reçus.» *%* +* Le secrétaire devra se hater d\u2019envoyer les plaintes reçues au secrétaire du Conseil d'Agriculture, à Québec, en donnant le plus de détails possible, afin d'aider au redressement immédiat des griefs.x * +* Coût de l\u2019abonnement : $1.00 par année.Montréal, $1.50.Etats-Unis et étranger $1.50 (7 frs.50).On doit faire tenir cette somme à la Cie de Publication du \u201cCanada\u201d.* +=* * Noa rédacteurs sont responsables de leurs articles.*»* * * Nous répondons à toute demande de renseignements signée.Préférablement, on ne devrait poser qu\u2019une seule question à la fois.* #* # On envoie un numéro spécimen du \u201cJournal d\u2019Agrieul- ture\u201d, à toute personne qui désire s\u2019y abonner.* * * Toute demande de brochures, publications, etc., annoncées dans le Journal doit être faite au \u201cService des Publications\u2019, Ministère de l'Agriculture, Hôtel du Parlement, Québec, et non au bureau de rédaction du \u201cJou \u2019Agriculture\u2019.* #* +* Par suite d\u2019une décision des autorités du ministère, on ne publie plus les annonces d'animaux à vendre dans les colonnes de rédaction officielle.La Compagnie de Publi- ration du \u201c\u201c\u2018Canada\u201d, 73, St-Jacques, Montréal, s\u2019engage, moyennant une légere rétribution, a insérer semblable annonce dans les pages spécialement affectées aux annonces.En pareil cas, il faut communiquer avec cette Compagnie et non avec le bureau de rédaction da \u2018Journal d'Agriculture\u201d.AVIS AUX CULTIVATEURS Les seules coopératives centrales qui sont recommandées par le ministère de l\u2019Agriculture de Québec, et dont les opérations sont surveillées par lui, sont la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, dont le siège social est à Montréal, la Société Coopérative Agricole des Producteurs de Semences, dont le siège social est à Sainte-Rosalie Jonction, et le Comptoir Coopératif de Montréal, dont le siège social est à Montréal.Les cultivateurs sont donc priés d\u2019être prudents lorsqu\u2019on les sollicite de faire partie d\u2019autres sociétés ou compagnies à fonds social.143 Statistiques provinciales VALEUR MOYENNE, A L'ACRE, DES TERRES EN CULTURE.\u2014La valeur moyenne, à l\u2019Acre des terres en culture, qui était de $53.00 en 1917, est montée à $57.00 en 1918.Seule, la valeur moyenne des terres de la Colombie-Anglaise, en raison de ses nombreux vergers, est plus élevée que celle de la province de Québec, qui détient le second rang coniurremment avec la province d'Ontario.VALEUR MOYENNE DES SALAIRES DES EMPLOYES DE FERME.\u2014En 1917, la moyenne des salaires payés, par mois, pension comprise, aux employés de ferme, durant la saison d\u2019été, était de $59.00, pour les hommes, et de $29.00, pour les femmes ; le salaire moyen, par année, pension comprise, pour les premiers, était de $523.00 et, pour les dernières, de $287.00 ; la valeur moyenne de la pension des hommes était de $17.00, et de $12.00 pour les femmes.En 1918, on constate encore une augmentation des salaires sur l\u2019année précédente.Ainsi, le salaire moyen, par mois, des ernployes de ferme, durant la saison d\u2019ete, était, pour les hommes, de $65.00 et, pour les femmes, de $33.00 ; le salaire moyen annuel était, pour les premiers, pension comprise, de $575.00 et, pour les dernieres, de $317.00 ; la valeur de la pension, par mois, s\u2019est élevée a $20.00 pour les premiers, et à $13.00 pour les dernières.VALEUR MOYENNE PAR TETE ET VALEUR TOTALE DES ANIMAUX DE FERME.\u2014La valeur moyenne, par tête, des animaux de ferme, pour 1918, montre une certaine tendance à la baisse sur celle de 1917.Ainsi, la valeur moyenne des chevaux à fléchi de $132.00 à $131.00 par tête ; celle des vaches laitières, de $82.00 à $79.00 par tête, celle des autres bêtes à cornes de $46.00 à $45.00 ; la valeur moyenne des moutons de $15.0 a $14.00 et celle des porcs de $29.00 a $26.00, par tete.Si l\u2019on multiplie le nombre de chacune de ces espèces animales par la valeur moyenne, voici les chiffres que l\u2019on trouve en 1917 et en 1918: en 1917, pour les chevaux: $49,875,000.; en 1918 : $65,082,000.Pour les vaches laitières, en 1917: $74,248,000 ; en 1918: $91,945,000.Pour les autres bêtes à cornes, en 1917: $43,830,000 ; en! 1918: $56,062,000.Pour les moutons, en 1917: $12,737,000 en 1916 : $13,427,000.Pour les porcs, en 1917: $20,294,000 ; en 1918 : $25,929,000.La province de Quebec, qui avait négligé, depuis longtemps, l\u2019elevage du mouton, semble vouloir se reprendre, En 1918, elle se place au deuxie- me rang avec 959,070 moutons, soit seulement 13,- 271 moutons de moins que la province d'Ontario qui occupe la première place dans le Dominion.En 1918, Québec est montée (la province) au premier rang, pour le nombre de vaches laitieres avec 1,163,865 vaches et cela en dépit de l'élan donné à l'industrie laitière dans les autres provinces.Communiqué du Bureau des Statistiques * #* * Nous sommes a la veille des semailles: ne confions a la terre que du grain de semence.Telle semence, telle récolte.\u2014Mauvais grain de semence coûte toujours trop cher.Soyons exigeants sur la pureté et sur la qualite N\u2019hésitons pas à payer un bon prix pour de la bonne graine de semence.x # * Lisez, faites lire ct conservez le Journal d'Agriculture. TERY TETE TE TE CUS an A Nn ZT ALA eu ges cg 77 = LTR 3 + Fon hig J 1 rec ER il as 24 ter \u201crr, 1) 1 ji 3 ny WN çà a Fo Ny + 7,4 RE) hoary of fatri Laure i, > = ve port 7 x \u20ac x re de a+ me af =.ne .Arr Ee a \u201c4 RE i) 4 ve = ee a Mai.| Juin, oF a > = : q Juil, s & ON.KE Aout wi .+ eu pr Sept, = A [2% J pes | Oct, de nées PES \u2014\u2014\u2014 Nov, A #4 od 44 Dée, | 1 ac * pe Le EY fa why de 5, G3 4 te + PS IER, SF, a hag gy Hong Fr yh 4.2 * tn bi sy «Bag i 4 rame Tr t ! Ce D3 Amt Œ nm um > É x nnn reste FY 1 taille For wn 3 kt x rr a PT x ME ç beau | $1 4 tg rl it To | & sf A Ey ie Fh nees, ® a gf make gl pr ah tx: # pier pour} me Are\" Za Bore at sm a puisq ~~ a > 0% mme pa A+ recoiy a 2 ~ X, eme ERLE mélai AR ld iil ~ À 8 Tl guia & > son.ae en 550 a Wve ul CRY aN = 2.» = JEN ont a \u201c Le = > x pi \u2018NES \u2014 - Nay = 4 ol ei \u2014\u2014 x ve ; ; SE \u2026 mure IRS SE, tails a Ps d ind.ut gt ef Co + ig 2 es ws + ow wt id af pes > a} + A dat : TEN wi Li.Fag + = Lill + a 7 Si \"] 2.ace * ; 2% Ao hal LE] Ta ; te of Fe SI ans, hd 2 5 une # $*- A Le ES Rr \u201c.i £ a a if.à 3 or ga, ; =) a ve Less 47 x iy \u201d ey .hr 2 Æ ye » 4 Te (RL 7 oA hig) \\ a) ! BA we lA * 3 es N ~~ cL A You Le re - = he MEEK, ~~ 3 Le A CF a.@ $2 \"Fe +o vv x.ad om aon istmmrtn, nv 4 rs LI Ax À, 25 ca =: , ok a a ed Ad $ f SANE \u201c> a Dp et as RE Shoah ceed Go alae LTT Re = ss TI \\7 ho ban) canon o \u20182 = at a 24 br Ny NN >.æ oT stef ; 257, Su és ok, a ce Ces = f Le\" éme = A > a a Ba toe TN a dB 3 = ed a 0 a disait pe : Fp # 3 fi 27 LD HW dd i To es Ps at.pp \u20ac 2, ; # =, oY FE ef] 77 \u201cpdf \u2014 _ ry 1 > © _~ 2 24 / 4 > ul 4 7 NF iii adiiadi ALLL Ce Sig Ci = + + nd J 2 J 4 foul SF pt n a Le 7 * 4 A a AS.= } \u2014 Fr _\u2014 ne è ay > > a oT i 3 or Ea x goa ty » em \u2014 res - yr AR A a A IK c= {£ ce A = \u20ac à 3 y me Pa J ell ol bad ul + À 4 Q \u2014 \u2014 ANA ef i ley aa ) fiatrait du rapport hebdomadai- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE \u2014 rs vg < , Je suis heureux de mentionner ici le beau résultat qu\u2019a obtenu dans cette nouvelle voie, ces deux beurreries donnent un exemple que toutes les autres fabriques de beurre et de fromage des autres provinces feraient bien de suivre, \u201cA Earltown, N.-E., l\u2019institutrice, Miss M.Grace Walley, a obtenu de onze cultivateurs de sa section de s'engager par écrit à contrôler la production de leurs troupeaux pendant la période entière de lactation 1919\u201d, Encore une nouvelle et heureuse initiative de propagande rurale qui paraît être pleine de bon sens.Y a-t-il beaucoup d\u2019autres institutrices du genre de Grace Walley au Canada?Le nouveau système de contrôle laitier adopté en 1918 a augmenté de beaucoup l\u2019intérêt dans ce travail, partout au Canada.Pour renseignements détaillés sur ce système, consulter la circulaire No 25 de la Série de l\u2019industrie laitière et de la réfrigération, dont on peut se procurer des exemplaires gratuits en s\u2019adressant au Commissaire de l\u2019Industrie laitière et de la Réfrigération, Ministère fédéral de l'agri- À i 1 [ ec cie 3 re de M.J.R.St-| Monsieur Joseph Lessard, jeune j Arnnud agronome.| cultivateur très pratique de St- | - Léon, Cté de Maskinongé, avec il 50 poules Plymouth Rock Barrées de race pure, pour i l\u2019année 1918.i Janv,.28 doz.$9.97 M Fév,.41 doz.11.75 pH Mars,.79 doz.ce 18.25 4 Avril,.72 doz.14.45 4 Mai,.85 doz.> 19.80 5 Juin,.62 doz.12.80 J Juil,.50 doz.ce .15.00 4 Août.28 doz i Sept,.20 doz Total pour ces 4 Ë Oct,.36 doz( mois.29.08 i Nov,.10 doz i Déc,.20 doz.9.00 + i Dépense de la maison.45 douzaines a 25 en moyenne 11.25 il a vendu 55 poulets qui lui ont rapporté 35.00 Ce qui lui donne un revenu brut de.$186.27 En caleulant que ses volailles Jui coûtent environ la moitié du revenu brut pour l\u2019entretien, il lui reste donc un profit net de $93.13.Donc chaque volaille lui a donné un revenu de $1.86.C\u2019est donc un beau résultat si on calcule qu\u2019une volaille qui rapporte $1.00 net par année nous paie.Toutes ces volailles, qui sont très bien sélectionnées, sont logées dans un poulailler froid qu\u2019on pourrait plutôt appeler un poulailler hygiénique puisqu\u2019elles n\u2019ont jamais souffert du froid.Elles recoivent comme nourriture des pâtés composés d\u2019un mélange de farine, d\u2019orge, d\u2019avoine, de gru et de son.Les grains sont donnés dans la litière.Elles ont aussi à discrétion des légumes et de la viande.15 mille A vendre.de commerce, Terre de 50 acres a [ au village.Bois \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ferme laitière.Pour plus de dé- «ails s\u2019adresser à M.Joseph Faucher, Lac Mégantic.| Records de troupeaux laitiers.Est-ce que cela vaut la peine de peser régulièrement le lait et de faire l\u2019essai du gras pour savoir au juste ce que chaque vache du troupeau produit pendant la période de lactation ?Quelques compagnies de beurreries paraissent en être convaincues Voici par exemple ce que dit à ce sujet M.HR Brown, surveillant du service de contrôle pour la Nouvelle-Ecosse :\u2014 \u201cA la réunion annuelle de la Compagnie de Laiterie d\u2019Anti- gonish, la Compagnie a voté une prime de $5.a chaque patron de la beurrerie qui contrôle la production de ses vaches pen- ant toute la période de lactation de 1919, d\u2019après le système adopté par la division du Commissaire de l'Industrie laitière vt de la Réfrigération, Ottawa.A la réunion annuelle de la compagnie de Laiterie du comté de Pictou, a Stellarton, N.-E., tous les directeurs de la compagnie (9) se sont engagés à contrôler la production de leurs troupeaux pendant l\u2019année 1919- 20 et la compagnie a voté à chaque directeur la somme de $25.pour entreprendre une propagande à cet effet parmi les patrons de la beurrerie.\u201d La direction de ces deux beurreries est évidemment d\u2019avis qu'il est de bonne politique d\u2019encourager les patrons à améliorer leurs troupeaux, Il est beaucoup plus sage semble-t-il d\u2019adopter ce système et de faire augmenter la quantité de lait produite dans le voisinage immédiat de la beurrerie que de dépenser de l\u2019argent à charrier de la crème sur de longues distances et à empiéter sur le territoire desservi par une autre beurrerie En entrant ainsi culture, Ottawa.Centres de contrôle dans la province Contrôleurs Zéphid Côté Eugène Boldue .J.Lamontagne Chas.Drolet Théo.Poirier Wenceslas Talbot Thomas Jacques Nap.Choquette Fernand Labbé L.J.Barth.Côté Irénée Gagnon Alphonse Tarte Juaire & Dussault Chas.Fortin Adélard Bradet ilbrod Ferron Delphis Chartier Médéric Blouin .Bowen J.G.Paré G.Pelletier Idola Boily J.A.Tremblay Alexandre Baillargeon A, Thibault J.E.Métivier A.Lavallée Rév.M.Achille Edgar Morvan Z.A.LeBlanc Georges Landry Oscar B.Chagnon F.X.Laplante J.A.Gagnon Louis Jean J.G.Roy Rosario Benoit Jos.Dansereau Odias Fontaine Wilfrid Clouatre Adrien Pellerin Jos.Verret Lucien Pelletier Georges Bélanger P.-Albert Trudel J.E.A.R.Mandeville Alfred Nadeau R.D.Grégoire Jos.Blanchet Rosaire Pepin Jos.Nadeau A.J.Tremblay Arthur Macfarlane Alfred Sénéchal Camille Bernier E.Boulet J.A.Morin Geo.Dancosse Jos.Lachaine L.E.Coté J.D.Gervais Ludger Sauvageau Edmond Boisvert Ovide Blais R.A.Dennis Nérée Dion G.N.Moore Jos, Rocheleau Delphis Genois H.W.Armstrong Henry Purdy Eugène Houle Auguste Girard Zénon Bérubé Olivide Desnoyers Placide Tessier H.W.Palmer Ethelbert Gemme J.E.Benoit J.L.Converse H.H.French H.Lamarche Soc, coop.agricole Jas.McFadyean Fred Rexford M.R.Rexford H.R.Standish Willis Dustin Maxime Moreau Jos.Boucher J.H.Asselin J.Beauregard Geo.Drouin Ulric Tessier A.& L.Simoneau Adresses Daveluyville, Arthabaska Morin, Bellechasse St-Charles, Bellechasse St-Raphaël, Bellechasse Nouvelle, Bonaventure St-Georges, Beauce St-Joseph, Beuuce St-Ludger, Beauce Saints-Anges, Beauce Lemesurier, Beauce West Broughton, Beauce St-Pie, Bagot Knowlton, Brome St-Urbain, Charlevoix Chute Nairn, Charlevoix St-Prosper, Champlain Couticook Cookshire Sawyerville Coaticook St-Herménégilde Rivière-du-Moulin Hébertville St-Anselme, Dorchester St-Bernard, Dorchester Standon, Dorchester Ste-Claire, Dorchester La Trappe, Deux-Montagnes St-Majoric, Drummon South Durham, Drummond Ste-Germaine, Drummond Ste-Germaine, Drummond South Durham, Drummond St-Benoit-de-Matapédia Val Brillant Cap Chat St-Hyacinthe St-Hyacinthe St-Thomas-d'Aquin Henryville St-Paul, Joliette Ste-Anne-de-la-Pocatière St-Roch-des-Aulnais, L'Isict Village-des-Aulnaies, L'Islet Fortierville, Lotbinière St-Gilles ,Lotbinière St-Prime, Lac St-Jean Métabetchouan, Lac St-Jean Vaucluse Ste-Sophie, Mégantic Plessisville, Mégantic St-François d'Orléans Cap Tourmente Notre-Dame-de-Stanbridge Clarenceville Cowansville St-Damase, Matane Cap St-Ignace, Montmagny St-François, Montmagny St-Paul, Montmagny lle-aux-Grues, Montmagny He-aux-Qies, Montmagny Montmagny St-Mathieu, St-Maurice St-Pierre-les-Becquets Nicolet St-Grégoire, Nicolet Shawville Ste-Cécile-de-Masham Marylan Lorrainville St-Raymond, Portneuf 37 rue du Collège, Richmond R.R.No 3, Kingsbury Ste-Anne-de-Sorel Ste-Angèle-de-Mérici, Rimouski St-Donat, Rimouski Ange Gardien, Rouville Farnham R.R.No 2, Granby Waterloo St-Alphonse-de-Granby Katevale, Stanstead Ways Mills, Stanstead North Hatley, Stanstead Barnston St-Roch-d'Orford, Rock Forest, P.Q.Ayers Cli North Hatley Ayers Cliff agog Tomifobia Dixville Trois-Pistoles R, R.No 2, Dalhousie Sta.Beloeil La Baie, Yamaska St-Bonaventure-d\u2019Upton La Baie du Febvre 166 Par un matin d\u2019avril Ecoute, 6 laboureur ! Entenls-tu ia chanson Des cloches qui s'élève en l'air pur des campagnes?Et vois-tu sautiller tout près dans le buisson Les oiseaux revenus becquetant leurs compagnes La neige qui couvrait tes labours de demain Sous le soleil nouveau s'est toute évanuie ; Et brisant cette écurce où se pose ta main Sens-tu couler la sève en force (panouie?En tes muscles gonflés un flot plus jeune et fort Ramène une vigueur que tu croyais perdue; Et tu rèves déjà des moissons aux tons d'or Qui deviendront le prix de ta besogne ardue ! Tu contemples joyeux tes champs de l'an dernier, La plaine où tes enfants iront mener les bêtes; Et tu souhaites voir bientôt en ton grenier Lentement s'entasser les bles aux folles têtes! Mais sache, à paysan que par delà les cieux 11 existe un Seigneur qui peut briser ton réve; Et pour que Sa Bonté sur toi jette les yeux, Chaque matin vers lui que ton âme s\u2019éève!.Francis de Roche-Vieille.La corncille est le plus dangereux ennemi de ln récolte de \u2014_\u2014 Nblé-d'Inde au Canada.Un remède infaillible pour se débarrasser de ce maraudeur est une dose de plomb.Ma:heureusement, c\u2019est un remède p:us facile à prescrire qu'à adm\u2018nistrer.ll y a cependant d'autres moyens de combattre ce fléau.(1) Traitement de la semence.Faive tremper la semence de blé-d\u2019Inde pendant deux ou trois minutes dans de l\u2019eau aussi chaude que la main peut la supporter.Egoutter, et tandis que le grain est encore hum:de et chaud, y ajouter une demi-tasse de goudron de charbon ou de goudron de pin par gallon de semence.Brasser jusqu\u2019à ce que chaque grain soit bien recouvert de goudron.l'our faire sécher, ajouter une petite quantité de chaux, de plà- tre ou même de poussière 3 sèche de chemin.Si l\u2019opé- a ration est bien faite, la ir AV semence préparée de cette À ! \\ LE façon peut être plantée à \\, \u2019 SN la machine, mais il faut surveiller avec soin l'orifice de la machine, car il est à craindre qu\u2019il ne se bouche.(2) Plantation profon- Les corneilles et le blé-d\u2019Inde de.On peut planter le blé-d'Inde à au moins trois pouces de profun- deur.À cette profondeur, les graines ne remontent pas à la surface sous l'action des fortes pluies, et une fois germdées, la jeune tige se casse lorsque les corneilles essaient d\u2019arracher la plante.(3) (rain empoisonné.Lorsque vous voyez des corneilles sur la plantation, prenez du blé-d\u2019Inde, disons deux gallons, plus ou moins suivant [a dimension du champ.Re- couvrez-le d\u2019une quantité d\u2019eau suffisante pour qu\u2019il y en ait un pouce par-dessus le grain.Ajoutez environ un-huitième d'once de strychnine ou encore mieux, de sulfate de strychnine par gallon d\u2019eau.Faites bouillir le blé-d'Inde dans cette eau empoisonnée pendant trente minutes puis luis- sez-le tremper dans la même eau toute la nuit.Le matin, déversez l\u2019eau qui reste et éparpillez ce grain empoisonné à bon espacement sur le champ.Si vous employez ce dernier système, ayez bien soin de verser l\u2019eau dans laquelle le maÏs a bouilli dans un trou ou dans un LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE endroit où les enfants ou les animaux domestiques ne peuvent avoir accès.Ayez soin également d'empêcher les volailles d\u2019aller sur le champ de blé- d\u2019Inde pendant deux ou trois semaines après que le grain empoisonné a été répandu.(4) Un système dont on se sert beaucoup dans certaines localités est celui qui consiste a \u201cficeler\u201d le champ.On pose des pieux de 3 à 4 pieds de hauteur qu\u2019on relie avec de la ficelle à laquelle on attache du papier ou des morceaux de fer-blanc brillant.On peut aussi attacher à la ficelle ou aux pieux des corneilles mortes que l\u2019on aura obtenues au moyen de la méthode No 3.On peut aussi essayer l\u2019épouvantail bien connu, mais on doit admettre que l\u2019épouvantail ne paraît avoir guère d\u2019effet sur les corneilles d\u2019aujourd\u2019hui.(5) Si vous constatez la présence de corneilles dans le champ de blé-d\u2019Inde ou dans les environs, faites surveiller le champ par un jeune garçon pendant deux ou trois jours, qu\u2019il tire un coup de fusil de temps en temps lorsqu'il aperçoit des corneilles et qu\u2019il se fasse très voir.Installez alors une sorte de tente dans le champ la couverture d\u2019une meule ou d\u2019une moissonneuse fera l'affaire.Les corneilles craindront toujours que le garçon avec son fusil n\u2019y soit caché et s\u2019en éloigneront le plus possible.Tous ces systèmes sont simples et peu coûteux, leur application a donné de bons résultats ; sur les fermes où l\u2019on en emploie quelques-uns en combinaison, les corneilles ne tardent pas à s\u2019apercevoir que la localité ne leur est pas favorable.\u2014 Notes des fermes expérimentales.¥ #* * I] y a à peine 10 p.c.du sucre et du sirop d\u2019érable que nous produisons qui soient de première qualité.30 p.c.sont de seconde qualité et 60 p.c.de troisième qualité.\u2014\u2014{ Nos correspondants sont priés de noter Signez vos lettres [wi est de la plus haute importance de signer les lettres qu\u2019ils nous adressent quand ils désirent une réponse.Nous recevons des demandes de renseignements sans signature.Nous recevons des avis de rectification de la part des secrétaires de cercles agricoles sans indication de localité.II est difficile qu\u2019on donne suite à ces corrections.Signez vos lettres.Indiquez la date et la localité.Premier sucre | M.J.N.Davignon, de Knowl- ton, nous fait tenir la liste suivante des dates auxquelles le premier sucre d\u2019érable a été fabriqué, chaque année, dans les environs de Knowlton depuis 1897: 1987.11.2e sens a 0000 22 mars 23 mars 1898.7 mars 4 mars 1899.(2) 15 mars 1900.31 mars 4 avril 1901.2 avril 19 mars 1902., 12 mars 28 mars 1903.9 mars 24 mars 1904.28 mars 29 mars 1905.0, 23 mars 1917.vienna 29 mars 1906.27 mars 1918.cient, 25 mars 1907.25 mars 191911112001 020 19 mars Nos lecteurs trouveront en première page le texte complet de la nouvelle loi présentée par l\u2019Hon.J.E.Caron à la dernière session, loi à l\u2019effet d\u2019améliorer la production chevaline par l'inspection et l\u2019enregistrement des étalons.Cette nouvelle lol.Le Conseil d\u2019Agriculture, à sa réunion du 19 mars, a nommé un comité de surveillance des étalons, lequel se compose de MM.l\u2019honorable Némèse Garneau, Robert Ness, Dr H.Pilon, Joseph Lafontaine et Eugène Godbout, Ce comité se réunira prochainement pour établir les règlements relatifs à la classification des #talons.Aussitôt que ces règlemenis seront approuvés par l\u2019honorable ministre de l\u2019Agriculture, on nommera des inspecteurs qui iront visiter ces étalons.Nous en reparlerons longuement dans un prochain numéro.Journalisme.| Quatre de nos collaborateurs \u2014\u2014 publient dans la presse des articles dignes d\u2019être signalés à l\u2019attention de ceux qui étudient un peu de près les choses agricoles.W J.H.Lavoie, chef du Service de l\u2019Horticulture, et M.Georges Maheux, entomologiste provincial, don- dent dans le \u201cTerroir\u201d, des études fouillées le premier sur \u201cle progrés et les conditions d\u2019existence\u201d ; le second sur l\u2019histoire naturelle dans notre province.M.M.Chs.À.Fontaine et Firmin Létourneau publient dans le Devoir une substsantielle série d\u2019articles de vulgarisation agricole.M.Bourbeau, du Service de l\u2019Industrie laitière, donne d\u2019intéressants articles sur sa spécialité au \u201cBulletin des Agriculteurs\u201d Le prochain numéro du Journal d'Agriculture contiendra une étude très étoffée de l\u2019Honorable N.Garceau, président de la Société générale des Eleveurs de la province.M.Georges Bouchard de retour d\u2019un voyage d\u2019études à Cornell nous fera part de ses impressions au cours de son séjour là-bas.GRAINS DE SEMENCE Tous les grains de semence que nous offrons plus bas ont été préparés à l\u2019entrepôt même de la Société, par des cribles et trieurs alvéoles les plus perfectionnés.Le trieur alvéole enlève ordinairement, dans du grain qui a déjà subi un bon criblage, de 15 à 20% de petit grain qui n\u2019est pas recommandabe pour la semence, ce qui nous oblige de vendre le grain un plus cher que le marché régulier, mais par la qualité que vous avez, il est encore le meilleur marché.N'oubliez pas que c\u2019est la seule installation de ce genre dans la province de Québec.(10 à 1000 lbs.) Mil No.1 en loi .0.200 020 0sa0u00 $17.75 le cent Ibs.Treéfle \u201cMammoth\u201d No.1 en loi .55.00 \u201c Trefle rouge \u201cMoyen\u201d No.1 en loi .54.00 \u201c Trèfle \u201c\u201cAlsike\u201d No.1 en loi .LoL.37.25 \u201c Trèfle \u201cBlanc\u201d No.1 en loi .60.00 he Luzerne No.1 .28.00 Millet (Pour pâturage) 9.00 \u201c Dactyle (Orchard Grass) .9.00 ei Choux de Siam \u201cJumbo\u201d .1.10 Ia livre Betteraves fourragères .85 \u201c Nous nous chargeons de payer les frais de transport sur les mils et tréfles pourvu que la commande ne soit pas moindre de 300 livres.Les poches seront chargées au prix courant.GRAINS DE SEMENCE No.1 DE CHOIX Avoine Banniére .cc0000000000 $1.35 le mt (34 Ibs.) Avoine Victory .ce0veviinnes 1.35 \u201c \u201c Avoine Sensation .Avoine Ligowo .Avoine Abondance .Avoine O.A.C.No.72 Blé Huron enregistré .Cee Ble \u201cMarquis\u201d .c000ii0iees .Blé \u201cFife Rouge\u2019 .vceunese .\u201c = Blé \u201cHuron\u201d à barbe -.3.10 \u201c \u2018 Orge de semence .* (48 Ibs.) Sarrasin argenté \u201c \u2018 Lentille mélangée \u201c (60 lbs.) Pois de semence .\u201c \u201c (60 16) Pois Vigne Dorée .00- 3.10 \u201c \u201c Pois Beauté du Canada .3.25 \u201c \u201c Pois Arthur 000000000000 1000008 3.25 6 \u2018 Blé d'Inde de semence, \u201cRed Cob\u201d .3.00 \u201c (56 lbs.) Blé d'Inde de semence, \u201cLeaming\u2019\u201d .3.15 6 \u201c Blé d'Inde de semence \u201cLongfellow\u201d .4.25 s \u201c Orge à six rANgS .0.000000000000 0 1.75 \u201c (48 1bs.) Avoine de semence .1.20 \u201c (34 Ibs.) Si vous désirez avoir d\u2019autres variétés de grains qui ne sont pas mentionnés sur cette liste, veuillez nous en faire la demande quand même, Sur tous les grains et graines de semence les poches seront chargées au prix courant, et re- tournables en bon état PAS PLUS TARD QUE DEUX MOIS APRES LA RECEPTION DES MARCHANDISES, les frais de transport étant à la charge de l\u2019expéditeur.NOUS NE PAYONS PAS LES FRAIS DE TRANSPORT SUR LES CEREALES.Sur tous les prix de cette liste les MEMBRES REGULIERS ou SPECIAUX de la SOCIETE ont droit à un escompte de 3% ce qui fait une réduction considérable sur les prix mentionnés, principalement sur le trèfle.Nous croyons, par conséquent qu\u2019il est de votre intérêt de devenir MEMBRE si vous ne l\u2019êtes pas déjà.Demandez nos conditions, Conditions de paiement régulières: 30 jours de la date d\u2019expédition.Après échéance nous chargeons 7% d\u2019intérêt.Sur garantie, nous accorderons jusqu\u2019au premier de juin 1919 pour le paiement de cette marchandise.Après cette date, 7% d'intérêt.Sur demande, nous fournirons des prix pour moulures de grain, grains d'alimentation de toutes sortes au char complet ou petite quantité.Nous offrons aussi des tarares de la marque \u201cClipper\u201d.\u201cClipper\u201d No.1-B 15 passes .$45.00 \u201cClipper\u201d No.2-B 15 passes .50.00 \u201cClipper\u201d IDEAL 15 passes .45.00 f.o.b.Ste-Rosalie Ces prix sont sujets aux variations du marché.Cette liste annule la liste No.12a.La Société Coopérative Agricole des Producteurs de Semences de Québec.Ste-Rosalie Jct., Cté Bagot, Qué.166 + ow - a \u2014\u2014\u2014\u2014 Activités | M, Narcisse Savoie, B.S.a, secrétaire du ministère a fai dernièrement une conférence sur \u2018Le Ministère de l\u2019Agriculture depuis dix ans\u201d devant le Club de Ré forme de Montréal.Les journaux de Montréal ont loué M.Savoi- de son travail, M.M.Albert Héroux B.S.A.et Chs A.For taine B.S.À.rentrent d\u2019une tournée de conférence agricoles dans le comté de Madawaska, Nouveau- Brunswick.Ces conférences ont été suivies par un très intelligent auditoire nous dit-on.Plusieur.paroisses sont composées de 95% de Canadien- français.Ce travail de propagande agricole a ét.fait à la demande du député, M.Michaud, un am: des agriculteurs.Les conférenciers ont rapporté lu meilleure impression des gens de là-bas.M.Geo, Maheux a fait dernièrement à l\u2019Université Laval de Québec, devant la Société du Parler Français, une conférence sur l\u2019entomologic qui a beauioup intéressé les auditeurs.M.Désilets, directeur des \u201cSemaines Agricoles\u201d ainsi que les conférenciers qui l\u2019accompagnent son\u2019 rentrés à Québec et assurent que les cours abrégé- cette année ont été suivis par une assistance plu: considérable que l\u2019an passé.Ces conférences son: à ce point populaires qu\u2019un grand nombre de mu nicipalités en font la demande au Ministère.M.A.C.Lanoue, B.S.A.a été dernièrement en gagé au service de la section de l\u2019Horticulture ai.ministère provincial de l'Agriculture.M.J.C.Chapais, D.S.A.est actuellement à ré diger une histoire de l\u2019agriculture dans notre province que nous aurons l\u2019occasion de signaler e' d\u2019analyser lors de sa publication.M.Geo.Boucher, professeur à l\u2019Ecole de la P«- catière est de retour d\u2019un voyage d\u2019études à l\u2019école d'Agriculture de l\u2019Université de Cornell.D\u2019importants changements ont été faits dans I Service des Agronomes du ministère.Nous en reparlerons dans le prochain numéro.Les autorités du ministère sont actuellement à étudier les moyens à employer pour voir à ce que l\u2019amendement à la loi dite de l\u2019enrégistrement des étalons soit sanctionnée par toute la province.MM.Grisé, B.S.A., Dupuis et Billaud font actuellement des conférences sur l\u2019horticulture.Le ministère a décidé d\u2019accorder cette année à l\u2019Exposition Provinciale de Québec le même octroi que l'an dernier.Un important concours entre les fabricants de beurre sera prochainement ouvert.Nous en reparlerons.Les seules coopératives centrales qui sont recommandées par le ministère de l\u2019Agriculture de Québec, et dont les opérations sont surveillées par lui, sont la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, dont le siège social est à Montréal, la Société Coopératuve Agricole des Produc- eurs de Semences, dont le siège social est à Sainte- Rosalie Jonction, et le Comptoir Coopératif de Montréal, dont le siège social est à Montréal.Les cultivateurs sont done priés d\u2019être prudents lorsqu\u2019on les sollicite de faire partie d\u2019autres sociétés ou compagnies à fonds social.* % * Un correspondant nous de- A propos de sUp- mande si la supresion des fleurs de pommes de terre peut avoir pour effet d\u2019augmenter le rendement des tubercules.Il semblerait à première vue que cette opération fût tout à fait favorable au développement des tubercules, attendu que l\u2019on a recours à un procédé contraire pour assurer la production des graines.En effet, les horticulteurs qui ont recours à l\u2019hybridation en vue de créer de nouvelles variétés, trouvent profit à enlever tous les tubercules souterrains au fur et à mesure qu\u2019ils se forment afin d'obtenir une production plus abondante de graines vigoureuses.Si donc la suppression des tubercules a pour effet de favoriser la production de la graine, il devrait être vrai de dire réciproquement que la suppression des fleurs doit favoriser la croissance des tubercules.Cependant, à la suite des nombreuses expériences qui ont déjà été tentées à ce sujet, d\u2019aucuns, dont Girardin et DuBreuil, ont prétendu que \u201cl\u2019augmentation du produit a été tellement insignifiante qu\u2019- elle n\u2019a pu compenser les frais de travail, de sorte qu\u2019on y a complètement renoncé\u201d ; alors que d\u2019autres ont prétendu que \u201ccette augmentation n\u2019était nullement négligeable puisqu'elle atteignait en moyenne de 5% sur l\u2019ensemble des parcelles d\u2019expérience\u201d (Réf.CI.Bulletin mensuel des renseignements agricoles et des maladies des plantes, No 12, décembre 1917), Au prix où est la main-d\u2019oeuvre dans la province, nous sommes d'avis que les producteurs de pommes de terre trouveront plus de profits à améliorer et perfectionner leurs méthodes culturales qu\u2019à consacrer une partie de leur temps à la suppression des fleurs.C\u2019est un travail qui convient plutôt à l\u2019amateur qui a des loisirs qu\u2019au propriétaire d\u2019une grande exploitation \u2014J/.H.Lavoie.pression des fleurs de pommes de terres ei êti bid tr( ou sa Po 191 ZZ2Q02RL pO \u2014 \u2014 nooner LR LL a na rh rt A a pt vq ny meme J C2] EEE Médecine vétérinaire \u2014 J\u2019ai un cheval de trois ans qui vétérinaire a du mal aux deux pattes \u2018de devant et à une de derrière.Je crois que c\u2019est la forme.Sur la terre il ne boite pas beaucoup, mais à l'écurie il se tient sur le bout de la corne et on dirait que celle-ci voudrait tourner en-dedans, Il y a près de deux ans que je constate quelque chose d\u2019unormal chez ce cheval.Quel remède employer?Un abonné.REPONSE :\u2014La \u201cForme\u201d n\u2019est pas toujours facile à guérir chez un cheval, cependant, vous pouvez vous servir de l\u2019onguent de mercure et de cantharide mélangés en proportion égale.Le mercure rouge s'emploie en proportion de 1 dans 8 et l\u2019onguent de cantharide 1 dans 4.Quand vous appliquerez cet onguent, enlevez les poils aussi ras que possible\u2014Dr.Duchéne, M.V.rer H.Charron.Nos lecteurs apprendront avec plaisir que A.T.Charron, docteur-des-sciences agricoles des Universités Laval et d'Ottawa, chimiste provincial, vient d\u2019être nommé directeur de l\u2019Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe en remplacement de feu M.O.E.Dalaire.C\u2019est une nomination des plus sages.Tous ceux qui connaissent le nouveau titulaire\u2014 M.Charron est favorablement connu dans toute la province\u2014 féliciteront le Ministre de l\u2019Agriculture de cette nomination judicieuse.géante.Nos lecteurs savent qu'on LE trouve des coquilles le long des rivières sur le bord des lacs et dans le cours des.articles de journaux.Peut-être en ont-ils remarqué une qui s\u2019étalait sans aucune décence dans notre dernier article intitulé: \u201cLuther Burbank, magicien des plantes\u201d Il était question de certains pépins très précieux par leur origine.Burbank recevant un jour un ami lui offrit une pomme de ses créations et lui dit en parlant de la valeur des pépins: \u201cSi vous en mangez un je vous en tiendrai peut- être quitte ; si vous en mangez deux je vous mettrai bien certainement à la porte mais si vous en mangez trois je me verrai à mon vif regret obligé de vous ouvrir le ventre\u201d ! Or un sténographe qui n\u2019a pourtant rien d\u2019un satyre a écrit \u201coffrir le ventre\u201d ! Et le correcteur d\u2019épreuve ne s\u2019en est pas aper- cu.Haro sur ce distrait ! Poules du Canada en 45.5 par ferme en 1911; 54.5 en 1916 1911-1916 et 1921 et 100 par ferme en 1921.w ° = o es 3 Ë ga : 8 zÉ % 5 = 3 § 3 Pes Provinces Te a= ¢ c 3 om om 9 e S = kel kel Le , f= Eg EZ Es É ® ® - seec Z 2 2 2258 Col -Anglaise .1 million 54 1 million 2,000,000 Alberta .243 \u201c 39.9 314 6,800,000 Saskatchewan .31, \u201c 35.2 334 \u201c 10,500,000 Manitoba .243 \u201c 56.7 215 n million.Quant aux individus, ils sont légions.Qui pourrait faire, dans le monde entier, le dénombrement des mouches domestiques ?.Pourtant, ce n\u2019est là qu'une espèce.et il y en a un million comme çà.Quel monde !.Le monde des insectes.La fécondité des insectes tient du prodige.Un simple couple \u2014\u2014lde doryphores (bête-à-patate) supposant qu\u2019il se développât librement, produirait, en une seule année, 60,000,000 d'individus, À l\u2019avenant pour les autres.Cette prodigieuse fécondité heureusement, ne s\u2019exerce pas sans entraves.Les insectes ont des ennemis.Protection a ces derniers.Fécondité des insectes.La voracité des insectes n\u2019est pas moins étonnante que leur \u2014 fécondité.Pour manger autant qu\u2019une chenille, un cheval devrais consommer une tonne de foin par jour.En 24 heures, la Mouche-à- viande immole à son appétit 200 fois sa pesanteur de chair.Même proportion pour les autres.4 Voracité des insectes.Nous ne zonnaissons pas de plantes qui n'aient, dans la for- \u2014_\u2014\u2014\u2014 !midable armée des insectes, son ennemi particulier.Le potager doit se protéger contre les Vers-gris, les Piérides, les Pucerons, les Aitises, les Bruches, etc, etc.Dans les vergers, les \u2018henilles, les Pyrales, les Charançons, les Vers-ta- rières et combien d\u2019autres encore, se disputent.es pommes.Dans les champs, ce sont les Sauterel- es, les Légionnaires, les Vers-blancs, les Dorypho- es, ete, qui ravagent les cultures.La forêt, les ani- aux n\u2019y échappent pas non plus.) Dommages causés par les insectes.Le Dr.Hewitt, l\u2019entomologiste du Dominion, éva- ue à $125,000,000 les dommages causés annuelle- ent au Canada par les insectes nuisibles.Aux tats-Unis, d\u2019après C.S.Marlatt, ces dégâts s\u2019élè- ent à $1,272,000,000 par année.Qui donc empêche, bien que leurs dégâts soient déjà considérables, cette terrible engeance es insectes nuisibles de se reproduire en d\u2019énormes roportions, de tout détruire ?Les insectes parasi- es, le poison de l'horticulteur rendent, à la vérité, e grands services, mais l\u2019expérience prouve qu\u2019ils e sont pas suffisants.L\u2019auxiliaire par excellence, argé par la Providence de veiller sur nos récoltes, est l\u2019oiseau.Voici ce qu\u2019en dit Gerbe dans un gros vre: \u201cLa plupart des oiseaux sont comme nos dé- enseurs naturels contre nos ennemis les plus nom- reux, les plus nuisibles, les plus inaccessibles à ps coups.La Providence leur a donné une vue per- ante qui leur permet de découvrir, même à une ande distance, les insectes les plus petits ; des les rapides pour les poursuivre ; un bec vigou- ux pour les broyer.Leur utilité ne peut s\u2019estimer e halte-lA ! des ineaux.0 (TACs = TRY HPL, (a PREFS ~~ À () (7 y , À 4 a A 0 ) > 4 C5 -, D O 4 J a,\" by %S ANY 73 N 002 = CS 0, , > > FF 5 NN 4 FA an ve e A 5 ve NOtant elle est grande ; mais elle doit justifier ces mots: Protection aux oiseaux.Les mouvements respiratoires sont beaucoups plus fréquents chez l\u2019oiseau que chez le mammifère.Il absorbe plus d'oxygene.Sa circulation, par le fait même, est plus active, son sang plus riche et plus chaud.Comme conséquence, sa vitali- te est plus considérable, et par cela même qu\u2019il dépense plus de force, plus active aussi est sa digestion.Uette activité de la nutrition est surtout remarquable chez les jeunes oiseaux.Ils mangent presque continuellement.Ils absorbent chaque jour une quantité d\u2019aliments égale à deux fois ie poids de leur corps.Quels changements aussi dans le nid en une semaine ou deux: l\u2019oiselet se revêt de plumes, acquiert des forces, prodigieuses pour sa taille.Cette métamorphose aussi rapide ne peut s\u2019expliquer que par une nourriture abondante et riche.Or, ce sont les insectes qui remplissent le mieux ces conditions.Ils renferment beaucoup d\u2019azote, l'élément constituant les muscles.Voilà pourquoi les \u201cparents\u201d les recherchent pour leur \u201cpetits\u201d.\u201cLes Oiseaux de la Province de Québec\u201d, décrit six espèces différentes de Viréos comme étant de chez- nous composée de trois oisillons, enrégistra de la manière suivante les visites faites par les parents pour nourrir leurs petits: Entre sept et huit heures du matin, les jeunes Viréos furent obecqués 14 fois ; de huit à neuf heures, 9 fois ; de neuf heures à dix, 12 fois ; de dix à onze, 7 fois ; de onze à douze, 16 fois ; de douze à un Y fois ; de une à deux, 12 fois ; de deux à trois, 15 fois ; de trois à quatre, 13 fois ; de quatre à cinq, 18 fois.En dix heures, les parents avaient done fait 125 visites.L\u2019observateur en aurait probablement compté 150, s\u2019il eût resté au poste quelques heures de plus.Le même savant nous fournit pour un couple de Gros becs à gorge rouge des chiffres encore plus élevés que les précédents, attendu que ses observations portaient sur des oisillons de quelques jours plus agés, qui reclamaient, par conséquent, plus de nourriture: Entre six et sept heures du matin, les parents firent 52 visites ; 47, de sept à huit ; 43, de huit à neuf ; 30 de neuf à dix ; 36, de dix à onze ; 27, de onze à douze; 32, de douze à une ; 28, de une à deux; 41, de deux à trois ; 22, de trois à quatre ; 58 de quatre à cinq.C\u2019est donc 426 visites que firent les parents à leurs peqtits dans l\u2019espace de onze heures.Contre deux visites du \u201cpère, la \u201cmère\u201d en faisait trois: le premier devant, en plus de ses courses aux chenilles, veiller à la sécurité de la nichée.Les \u201cpéres\u201d ne sont pas paresseux.La majeure partie des larves apportées au nid était formée de Rouleuses des feuilles du pommier.Le Dr.Forbush, qui a consacré sa vie à l'étude des oiseaux, nous dit avoir vu un couple de Mésanges faire six visites au nid en treize minutes.Dans chaque cas, l\u2019adulte avait le bec chargé d'insectes, de pucerons surtout, Pour nous reposer de ces chiffres lisons un peu de J.H.Fabre: \u201cAu point où nous en sommes arrivés, vous devez très bien comprendre de quel immense intérêt sont pour l'agriculture ces légions de mangeurs d'insectes, qui se partagent le travail dans les champs, les haies, les prairies, les jardins, les bois, les vergers, et font une guerre continuelle à toute espèce de vermine, terrible engeance qui détruirait les récoltes si d\u2019autres que nous n\u2019y veillaient assidûment, d'autres plus habiles, mieux doués.Je n\u2019exagère pas, mes petits amis ; sans les oiseaux insectivores, la famine nous décimerait.Qui donc alors oserait, à moins d\u2019être un idiot destructeur, toucher aux nids de ces oiseaux du bon Dieu, qui égayent la campagne de leur ramage et nous défendent contre le dévorant fléau de 'insecte ?\u201d Voulez-vous du Réné Bazin ?.En voici: \u201cNous laissons massacrer ces amis précieux, et nous perdons nos vergers, nos vignes, nos arbres, notre blé même, et le plaisir de voir l'oiseau, et celui de l\u2019entendre, qui sont bien des richesses aussi.\u201d La nutrition chez les viseaux, , Protégeons nos oiseaux.At- tirons-les sur nos fermes en y laissant pour eux des arbres et des arbustes, en leur fournissant ce que les Américains appellent des \u201cBird-Houses\u201d et que nous 184 Le livre de ln nature traduisons par \u201cNids artificiels\u201d ou \u201cBoites-nids\u201d.Intéressons-y nos petits gâs.Instituons dans nos petites écoles la fête des oiseaux, des plantes, des arbres en un mot, la fête de la nature.Elle en sera une aussi pour les élèves: une journée de moins à respirer la poussière, à faire le perroquet des grimaces de singe et une de plus à feuilleter l\u2019éternel et sublime oeuvre de la nature.Que la cour de l\u2019école ne soit pas les bornes du jardin scolaire.Il y a d\u2019autre chose que des carottes dans la création, Apprenons à faire aimer les choses de chez-nous et nous ferons des patriotes.Firmin Létourneau Professeur à l'Institut Agricole d\u2019Oka.| Si vous tenez à vos récoltes, ne tuez pas : La bête à bon Dieu (Coccinelle) qui se nourrit de pucerons ; Ne tuez pas Le petit grillé ou carabe doré qui fait la guerre aux cheni\u2019les, aux limacons, aux hannetons ; Les araignées (excepté dans nos appartements) qui détruisent les mouches ; Le crapaud qui mange les limaces et les fourmis ; L\u2019engoulevent ou crapaud volant qui extermine des milliers de cousins ; La chauve-souris qui fait aux papillons de nuit et aux hannetons la guerre de l\u2019hirondelle aux moucherons ; L\u2019orvet, sorte de petit serpent non venimeux qui croque les sauterelles ; La musaraigne qui vit de vers de terre comme la souris de blé ; Le coucou dont la nourriture préférée est la chenille ; Le grimpereau et la fauvette, ennemis des guêpes ; Les étourneaux qui passent leur vie à manger des larves ; prend en élever ses Les mésanges dont chaque couple moyenne 120,000 vers ou insectes pour petits ; Le hérisson qui détruit les vipères ; La chouette, qui fait la besogne de plusieurs chats, en mangeant par tête et par au plus de six mille souris.\u2014 G.Plante.* + * Voici le mot d\u2019ordre des bons cultivateurs en 1919, \u201cBien cultiver et bien ensemencer le plus de terre possible, et en tirer la plus grosse récolte possible.N'est-ce pas faire oeuvre utile que d\u2019apprendre aux enfants à aimer leur petite patrie à l\u2019heure où tout le monde déplore l\u2019exode des populations rurales vers les villes ?* #* +* Il serait à désirer que, chez nous comme en Suède et au Danemark, l\u2019éducation des enfants des campagnes, filles et garçons, soit dirigée dans un sens agricole, qu\u2019on leur donne un véritable enseignement primaire approprié à la vie rurale au lieu de suivre dans leur instruction des programmes uniformes qu\u2019on impose actuellement à tous les enfants des écoles.On leur apprendrait ainsi, dès l\u2019enfance, à organiser leur vie en leur indiquant les moyens d'augmenter leur bien-être, sans quitter le sol natal.°N RNG Ç NG 5 MN 4 A IY; T (| \\ () Ÿ ANY J 3 Ni TQ A ASN 0 IAD LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE LA GUERRE CHEZ LES ABEILLES par GASTON BONNIER, de l\u2019Institut.La vie des abeilles est si merveilleuse, qu'en raconter le détail est extrèmement in- \u2014 téressant méme pour ceux qui n\u2019ont ou ne peuvent avoir de rucher.\u2014 A ba * .ARERR, == L\u2019Agriculteur, trop souvent, ignore le charme et les merveilles de ce qui l'entoure.\u20142\u2014eu \u2014 Les lui faire connaître, c\u2019est lui faire aimer la terre.En visant un but très pratique qui == SEES .» ., ep i û est de faire augmenter la production du miel dans notre province, cette étude apprendra 1 i à connaître et à aimer les abeilles.# \\N dit que \u2018les loups ne se mangent pas entre ) eux\u201d, ce qui d\u2019ailleurs n\u2019est pas tout à fait exact.Ce dicton veut exprimer que si la Nature nous offre le spectacle d\u2019incessants combats, -s luttes terribles, variées, brutales ou sournoises, :vutes nécessaires à la continuation de la vie des «nimaux et des végétaux sur notre globe, ces luttes t'ont pas en général pour combattants, de chaque côté de la bataille, des êtres de la même espèce.En sutre, s\u2019il y a combat, c\u2019est presque toujours avec des armes inégales ; s\u2019il existe une prédominance complète de la force d\u2019un être vivant sur celle d\u2019un «tre d\u2019une autre espèce, c\u2019est la chasse ou encore l'extermination pure et simple.Comment peut alors se maintenir l\u2019espèce la plus faible dans ce struggle jor life La lutte entre un éléphant et un rhinocéros offre :n exemple dans lequel l\u2019un quelconque des deux combattants peut avoir le dessus, bien que les deux unimaux soient armés chacun de manière très différente.L'homme, naturellement désarmé lorsqu'il te bornait à vivre pacifiquement en cueillant des fruits, s\u2019est trouvé aussi avoir à lutter contre les bites féroces, lorsqu\u2019il a envahi les climats plus 1roids.C\u2019est alors son cerveau qui lui a fourni des engins de destruction pour lutter contre l\u2019ours des vavernes, et là encore le succès devait être tantôt d\u2019un côté, tantôt de l\u2019autre, bien que le combat, beaucoup plus inégal, dût se transformer en une chasse dangereuse dans laquelle l'homme chassait l\u2019ours.La \u201cchèvre de M.Séguin\u201d lutte toute la nuit contre le loup, mais au matin le loup l\u2019a mangée.l'oiseau Serpentaire combat les serpents venimeux, mais c\u2019est toujours l\u2019oiseau qui triomphe.Un vhampion parasite attaque une plante ; celle-ci se défend en essayant de faire la \u201cpart du feu\u201d en cicatrisant ses tissus en dedans de la région attaquée, mais en définitive le parasite finit toujours par avoir le dessus.Quand le combat entre les espèces devient à ce point inégal, comment l\u2019espèce la moins forte arrive- t-elle donc à maintenir son existence ?Ce ne peut vire que par des moyens détournés.Un tigre est plus fort qu\u2019une gazelle, mais celle-ci court plus vite.Un troupeau de gazelles peut se déplacer rapidement, et ceux de ces ruminants qui servent de sentinelles avancées savent prévenir de l'approche du carnassier.Les chevaux redevenus sauvages, en Amérique, parviennent dans la plupart des cas à se garder des attaques des pumas.Il se trouve fréquemment aussi que l\u2019espèce la plus faible se reproduit plus vite et plus abondamment que l'espèce la plus forte.Les baleines se nourrissent de très petits animaux marins, et parmi ces derniers ceux qui n\u2019ont pas été avalés se multiplient à l'infini pour maintenir l'existence de leurs espèces, tandis que les petits baleineaux sont peu nombreux et ne naissent qu\u2019à de rares intervalles.Les hirondelles vivent d'insectes qu\u2019elles chassent au vol, mais le nombre des oeufs de ces espèces d\u2019insectes est infiniment plus considérable que celui des oeufs d\u2019hirondelles, et quoiqu\u2019une seule hirondelle consomme dans sa vie une quantité énorme d'insectes les espèces de ces derniers se maintiennent indéfiniment, grâce à leur fécondité hors de proportion avec les oiseaux insectivores.C\u2019est ainsi que dans la bataille de la vie les espe- ces faibles demeurent et se perpétuent aussi bien que les espèces fortes.Mais cette lutte continuelle que soutiennent les animaux entre eux, les animaux contre les végétaux, ce n\u2019est pas la guerre.La guerre, c'est la lutte entre des animaux de la même espèce.\u2014 Combats fraticides ! Or, les espèces chez lesquelles on peut signaler les guerres sont très peu nombreuses.On n'observe ces combats fratricides que chez les êtres qui sont à la fois, dans leur groupe zoologique, les plus perfectionnés, les plus intelligents et les mieux organisés en sociétés.On peut citer parmi les vert bres: les hommes; et parmi les invertébrés: les abeilles.Il est fort question en ce moment, et pour cause, de la guerre des hommes.Je diminuerai l\u2019ampleur de ce sujet en exposant les traits principaux de la guerre chez les abeilles.Et cependant, tout est relatif: du haut de notre grandeur, nous regardons les misérables combats de ces insectes entre eux comme quelque géant venu du système solaire de Sirius contempierait les misérables conflits de l\u2019humanité.{Quelles sont les causes principales de la guerre chez les abeilles?Les mèmes que chez les hommes : la surpopulation, la disette de récolte, l\u2019appât du butin à conquérir chez les autres sociétés de la même espèce.Causes de la guerre chez les abeilles La surpopulation, car ce sont toujours les colonies les plus nombreuses qui decarent la guerre aux colonies les plus faibles.La disette de récolte, car la guerre ne se manifeste qu\u2019aux moments de l'année où il n'y a pas ou presque pas de nectar sucré à recolter dans les fleurs, ni de miellée à recueillir sur les feuilles des arbres qui en produisent.L'appât du butin à conquérir, car les abeilles recherchent partout les substances sucrées, et si elles ont commencé à piller d'autres colonies, elles s'emparent avee fureur des provisions de miel qu\u2019elles y trouvent, lors même qu'elles en ont déjà en abondance dans leur colonie.C\u2019est alors que se développent vraiment les sentiments purement belliqueux.La guerre u commencé pour des raisons qui peuvent se comprendre au point de vue économique; elle continue et se développe sans raison apparente, par l'ivresse du succès, pourrait-on dire.Il est convenu que l'abeille est \u2014\u2014 Un insecte poétique.Combien de fois n'a-t-on pas, en vers excellents et même en vers exécrables, chanté les patientes butineuses?Virgile qui célèbre dans les Géorgiques les moeurs des ruchées; Ronsard, parlant des petites \u201cavettes\u201d, et jusqu'à Hégésippe Moreau dont la poiie poésie sur le travail de l\u2019abeille a été mise en musique dais la Reine Topaze, voilà pour les bons vers.Les autres, plus nombreux, sont dus surtout à des apiculteurs qui, pleins d\u2019enthous:asme pour leur art.ont cru devoir essayer d'enfourcher Pégase.Tel est le poème sur l\u2019apiculture dû à Claude-Marcel Weber, comportant exactement onze mille et deux vers.Prose ou poésie Que n'a-t-on dit sur les amours délicieuses «e l'abeille et de la rose, et nous permettra-t-on de relever à ce sujet une inexactitude?Inexactitude assez importante, attendu que les abeilles ne butinent pas sur les roses, celles-ci n'ayant pas de liquide sucré à leur offrir.Si parfois\u2014rarement\u2014on peut remarquer des abeilles sur ces fleurs, c'est qu'elles y récoltent le pollen des étamines, ce qui est beaucoup moins poétique que d\u2019aspirer le nectar des fleurs.En réalité, lorsqu'on étudie de près les moeurs des abeilles on se sent envahi par le prosaÏsme le plus effrayant.L\u2019égoÏsme collectiviste, la cruauté poussée jusqu'à la barbarie, l'achèvement des 185 blessés \u2014 non pas seulement ennemis mais de ceux mème appartenant à la colonie , la suppression pure et simple ou l'abandon des individus trop ages pour être encore récllement utiles à l\u2019association, ce sont là des spectacles bien peu poétiques! Et encore je ne parle pas du duel à mort entre les reines ni de l\u2019organisation du massacre des innocents sans défense, pauvres maris de la reine immolés par les nombreuses femelles neutres que sont les ouvrières, terrible revanche du feminisme! Aucune entr'aide, s'il n\u2019e:t pas prouvé qu\u2019elle est directement nécessaire à l'intérêt de la nation; ni pit:é, ni secours, mais partout l\u2019organisation, le travaii, la ténacité, trois qualites que nous connaissons bien chez une certaine rave d'hommes.Laissons done à l'histoire naturelle pour les jeunes filles \u2014 et encore pour les jeunes filles d\u2019autrefois \u2014 les admirations nauÏves sur les merveilles de la Nature et sur la Bonté qui s'y trouverait uni versellement répandue.Nous le savons trop bien maintenant, la Nature est fevoee; et la civilisation des abeilles est un des exemples les plus clairs de cette implacable férocité.Aussi les admirateurs attitrés des moeurs des abeilles sont-ils un peu gênes lorsqu'ils sont obliges de parler des guerres entre les ruches, S'i} s'axit simplement de décrire l'organisation de ces industrieux hyménoptères, 11 y a un moyen bien simple employé par plusieurs auteurs, c'est de ne pas parler de leurs combats.Dans son charmant volume la Vie des Abeilles, Macterlinek, qui cependant répand son talent poétique beaucoup plus sur des faits exacts que sur les embeliissements des sentiments abeillers, jette un voile sur ces atrocités.Mais, dans un traité d'apieulture pratique, il faut nécessairement aborder cette question.En effet, si la guerre se produit entre deux colonies du rucher, l'apiculteur doit au plus tôt la prévenir, sans quoi il court le risque de voir la conflagration devenir générale et de perdre ses ruches, parfois meme toutes ses ruches, car lorsque la guerre est déclarée, on peut voir toutes les associations entrer en jeu, et alors il ne subsiste que quelques ruchées victorieuses, où bien encore vainqueurs et vaincus restent tous zur le carreau.En outre, certaines opérations particulières pour éviter ces causes artificielles de conflit.C'est sous le nom de pillage que le résultat de ces batailles est designe par les apiculteurs, car c\u2019est la prise des provisions de miel par les combattants qui est considérée par eux comme seule intéressante au point de vue pratique.L'excelent pasteur américain Langzstroth, qui est doué d'un optimisme finaliste tres développé, se trouve fort embarrassé lorsqu'il arrive a la rédaction de ce chapitre du pillage dans son ouvrage sur l'abeille et la ruche.Les mots guerre, bataille, siège, ne sont pux prononcés, et cet excellent auteur ne considère ces luttes terribles que comme des cas assez exceptionnels de vols.En temps de disette, \u201cle manque d'occupation, dit-il, chez les abeilles comme chez les humains, engendre le vice.Les abeilles sont cependant baucoup p'us execusables que les fripons paresseux de la race humaine, car elles cherchent rarement à vivre de douceurs volées quand elles peuvent se les procurer par un travail honnête\u201d, et l\u2019apiculteur qui a compiété le texte de ce volume américain, ajoute plus loin: \u201cCependant nous ne pouvons les blamer de leur penchant au pillage; chez elles, comme chez les humains, ceia dépend beaucoup de l\u2019éducation qu'elles reçoivent.\u201d C\u2019est là une manière inattendue d'innocenter ces chers insectes! M.Weber, qui attribue dans son long poème tant de bons sentiments aux abeille», s'est deja écrie en parlant de leurs combats : LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Mais pourquoi donc faut-il une ombre à tout soleil?Cependant ce u vers ne lui suffit pas et, plus loin, il décrit la guerre des abeilles en strophes trop nombreuses, dont je me contente de citer les vers suivants pour donner une idée de la poesie des apiculteurs et, en particulier, de ce soi-disant élève de Boileau : Ainsi que l'Allemagne à la France naguère, L'abeille fait souvent à l\u2019abeille la guerre ; Non pas pour lui ravir les écus par milliards : Son but c\u2019est de piller ses savoureux nectars.C\u2019est l\u2019instinet beatial, avide de pâture, Qui la pousse parfois à cette forfaiture.Ce n\u2019est jamais la faim, c\u2019est l\u2019amour du butin.C\u2019eat l\u2019attrait des parfums de l'étranger festin Qui, soit au renouveau, soit l'été, soit l'automne, La portent à déployer l\u2019étendard de Bellone.I y a un pied de trop dans le dernier vers, mais le poète est tellement enthousiasmé qu'il lui arrive assez souvent de transformer ses vers en millepattes.Non, il vaut mieux relire Virgile, malgré la licence poétique qui lui fait volontairement confondre avec des clameurs le bruit des ailes que produisent les guerrières.\u201cUne voix éclate qui imite le son triste du clairon ; les combattants s\u2019assemblent à la hâte, agitent leurs ailes étincelantes, aiguisent leurs dards, déploient leurs membres et appellent l'ennemi à grands cris.Soudain, dès que luit un beau jour et que resplendit un large horizon, la charge sonne, la mélée s\u2019engage, l\u2019air retentit du choc des combattants.\u201d sont Par excellence, l'arme de Quelles sont les armes l'abeille c'est l\u2019aiguillon, que é la reine ou errr SeUles possèdent mère et les femelles stériles ou ouvrières; les faux- bourdons ou abeilles mâles en sont dépourvus.La reine ne se sert jamais de son aiguillon qu\u2019en combat singulier, contre une autre reine, et d\u2019ailleurs ne participe en rien à la guerre entre colonies.En temps de paix, l'aiguillon des abeilles ouvrières a un rôle très utile ; lorsqu\u2019une cellule à cire, dans la ruche, est remplie de miel mis en provision et renfermant la proportion d\u2019eau voulue (25 d\u2019eau pour 75 de sucre) l\u2019ouvrière, avant de clore l\u2019alvéole au moyen d\u2019un couvercle de cire soudé par les bords aux parois de la cellule, fait sortir son dard et introduit dans le miel à conserver une goutte du liquide qui perle à l\u2019extrémité de ce dard lorsqu\u2019il se déploie.Or, ce liquide a des propriétés aseptiques très énergiques et, grâce à cette précaution prise régulièrement pour chaque cellule avant sa fermeture, le miel peut se conserver indéfiniment sans fermenter.Il y a donc bon nombre de milliers de siécles que ces ingénieux insectes ont trouvé ce procédé d\u2019asepsie, avant Pasteur ou Lister.Il n\u2019en est moins vrai que l\u2019aiguillon des abeilles constitue aussi une arme dangereuse qui lui sert à se défendre contre tous les animaux ennemis des abeilles, l\u2019homme compris, et qui est aussi une arme de guerre utilisée par elle contre les abeilles ennemies.En temps ordinaire, l\u2019aiguillon est contenu dans une sorte de fourreau dont il ne surgit que sous l\u2019action de muscles spéciaux qui le font saillir au- dessous du dernier anneau de l\u2019abdomen.Le dard lui-même est formé d\u2019une matière cornée, dure, de couleur fauve, et se compose de deux aiguldles soudées entre lesquelles est logé un petit canal qui conduit le venin jusqu\u2019à l\u2019extrémité de l\u2019aiguillon.Chacune des pointes des deux aiguilles est munie de huit à neuf petites dents aiguës qui sont toutes dirigées en arrière ; ces crans fixent le dard dans la plaie, de telle sorte que le venin a le temps de s\u2019y écouler pour se répandre dans le sang de la blessure faite à l\u2019ennemi, l\u2019abeille ne pouvant retirer son aiguillon pendant ce temps, à cause de la disposition inverse de ses petites dentelures.Tel est le mécanique de l'arme; à côté se trouve le côté chimique, lequel est assez compliqué aussi.En arrière et au-dessus du fourreau de l\u2019aiguillon se trouve un réservoir relativement grand dans lequel viennent déboucher des tubes longs et étroits dont l\u2019ensemble forme une sorte de glande qui sécrète un liquide acide de composition assez complexe et contenant en particulier de l'acide formique.Un autre réservoir très allongé et courbé, contournant le premier en dessous, reçoit d\u2019autres tubes fins qui y déversent un liquide basique de composition tout autre.Chacun de ces liquides pris à part, suc acide ou suc basique, n\u2019est pas venimeux, mais lorsque les deux liquides sont mélangés, par suite des combinaisons se produisant entre les substances qui les composent, le liquide résultant constitue un venin dangereux.Les orifices inférieurs des deux réservoirs débouchent l\u2019un près de l\u2019autre et le mélange des sucs acide et basique se fait à la base de l\u2019aiguillon ; c\u2019est ce mélange qui, lorsque sort le dard, est amené jusqu'à son sommet par le petit canal creusé entre les deux aiguilles qui forment l\u2019aiguillon proprement dit.Or, tout ce système si compliqué, en apparence si bien combiné, amène par son fonctionnement dans le combat un résultat déplorable, En effet, si l\u2019abeille a du temps devant elle lorsqu'elle pique son adversaire ou qu\u2019elle enfonce son dard dans la chair d\u2019un animal quelconque, si elle n\u2019est pas dérangée pendant cette opération agressive (ce qui est plutôt rare), elle peut retirer assez Jentement son aiguillon en tournant autour de la piqûre pour dégager peu à peu les extrémités des aiguilles munies de ces petits crans inverses qui la maintiennent dans la plaie.Mais, le plus souvent, et surtout dans l\u2019ardeur du combat contre une autre abeille, laquelle cherche à se défendre et produit continuellement des mouvements très vifs, le dard fixé dans la blessure est arraché du corps de l\u2019agresseur, et l\u2019abeille après avoir perforé son adversaire s\u2019envole le corps déchiré, perdant en général non seulement tout le système de la poche à aiguillon, mais aussi une partie de son appareil digestif, de son intestin, ce qui cause nécessairement sa mort.Cela n\u2019aurait pas lieu pour une guêpe qui peut même, sans danger pour sa vie, employer son aiguillon plusieurs fois de suite.Ce fait de l\u2019aiguillon laissé dans la blessure et entraînant par suite la mort de l\u2019abeille était déjà parfaitement observé par les Anciens, et si nous revenons aux Géorgiques, nous le trouvons clairement exprimé par Virgile dans sa description de la guerre des abeilles.\u201cFurieuses au dela de toute expression, elles accablent de plaies envenimées leur adversaire, et, acharnées sur leur victime, elles laissent au fond de la blessure et leur dard et leur vie.L\u2019abeille ouvrière mourant en laissant son aiguillon dans la plaie et l\u2019abeille reine ne se servant pas de son aiguillon (sauf contre une autre reine), c\u2019étaient là des faits qui étaient restés très connus, même en dehors des apiculteurs et des savants.De ce que l\u2019abeille meurt en piquant, faut-il conclure que la collectivité ne ménage pas la vie de ses combattants et préfère être assurée de la mort des ennemis?A condition bien entendu que ses troupes solent beaucoup plus nombreuses, car à nombre égal ce serait une sorte de coup fourré général, puisque même en admettant que tous les soldats soient victorieux dans un camp, tous ces vainqueurs seraient morts, puisqu\u2019il y aurait un mort pour un tué dans ce singulier mode de bataille.Il faut dire cependant qu\u2019un combattant réussit parfois, après une lutte prolongée, à fixer sur le sol son adversaire fatigué, et alors seulement lui enfoncé son dard entre deux anneaux, dans :es parties molles du corps; il peut en ce cas retirer son dard de la plaie sans aucun dommage.En fait, c\u2019est toujours le nombre qui l\u2019emporte et c\u2019est pourquoi dans un combat en rase campagne (si l\u2019on peut s\u2019exprimer ainsi), la colonie la plus populeuse triomphera toujours de la colonie la moins peuplée.Mais nous allons voir que ces combats en dehors des ruches sont rares et que la guerre des abeilles est le plus souvent une guerre de forteresse, ce qui fait que la ruche attaquée peut assez souvent résister à l'agression d\u2019ennemis qui sont plus nombreux que la garnison.Quelques mots maintenant sur les autres dispositifs de l\u2019abeille pouvant servir au combat.Les six pattes d\u2019une abeille sont pourvues chacune de deux crochets à leur extrémité.En temps normal ces crochets servent aux abeilles pour diverses fonctions : à s\u2019accrocher les unes aux autres lorsqu\u2019elles se groupent en essaim ou lorsqu'elles construisent les rayons de cire; à se tenir sur toutes les surfaces rugueuses ou accidentées, en particulier sur les fleurs lorsqu\u2019elles font la récolte, ou encore sur les alvéoles lorsqu\u2019elles travaillent dans la ruche; à saisir les menus objets qu\u2019elles vont porter en dehors de l\u2019habitation, etc.Dans le combat, les pattes munies de ces crochets sont employées par l'abeille pour saisir son adversaire, Autres armes de combat \u2018car le dard n\u2019est pas une baïonnette, ni même un poignard ; pour que le combattant puisse s\u2019en servir, il faut qu\u2019il soit accroché sur l\u2019ennemi avant de le piquer.Les mandibules, situées à doite et à gauche de la bouche, ne sont pas très puissantes chez les abeilles dont le développement du système buccal s\u2019est fait surtout du côté de la trompe -qui sert à aspirer le nectar.Toutefois, dans le combat, ces mandibules peuvent servir en partie à saisir l\u2019adversaire pour le maintenir avec le concours des pattes sous la menace de l\u2019aiguiillon.Les quatre ailes de l\u2019abeille jouent-elles un rôle important dans la guerre?Oui, pour le transport des troupes, chaque soldat étant lui-même un aéroplane; non, pour la lutte à proprement parler, car, d\u2019après ce qui vient d\u2019être dit, on comprend qu\u2019il ne saurait y avoir de combats dans les airs, les soldats-avions ne pouvant se servir de leur aiguillon par suite du manque d'appui.Réaumur a suivi ces suites avec une grande attention; voici ce qu'il en dit : \u201cDe quelque manière que le combat ait commencé, dès que les deux abeilles se sont jointes, elles tombent bientôt à terre; en l\u2019air, elles ne se porteraient pas de coups sûrs.Dans cette situation elles font ce que feraient deux lutteurs dont chacun voudrait arracher la vie à son ennemi, et chacune cherche à prendre la position la plus avantageuse.Quelquefois, elles sont toutes deux couchées sur un côté, se tenant réciproquement saisies avec leurs pattes, tête contre tête, abdomen contre abdomen, et contournées de façon qu\u2019elles forment ensemble un cercle ou un ovale.Quand elles se tiennent ainsi, les mouvements de leurs ailes les font pirouetter de temps en temps et les portent quelquefois plus avant à plus d\u2019un pied de distance, mais toujours à fleur de terre.\u201cUne des deux parvient ensuite à prendre quelque position plus favorable, à monter sur l\u2019autre 186 et à approcher son abdomen du cou de celle< Elles sont alors au plus fort de l\u2019acharnement - elles dardent continuellement leur aiguillon ; tou leurs mouvements ne tendent qu\u2019à trouver che l\u2019adversaire une partie molle dans laquelle le dar puisse être introduit.\u201cComme les abeilles sont fo: tement cuirassées, ces combats sont souvent tre longs, quelquefois de près d\u2019une heure.Parfoi les deux abeilles fatiguées et désespérant, l\u2019un et l\u2019autre, de remporter une victoire complète, : séparent, et chacune s\u2019envole de son côté.\u201d Au moment d\u2019un fort pillage dans un ruche: le spectacle de ces milliers de corps à corps, grou pes de deux combattants ennemis, est très curieu.à observer, à condition qu\u2019on soit muni d\u2019un cha peau à voilette, de gants épais, et que des élas tiques ou des ficelles retiennent les manches et | bas du pantalon.Sans ces précautions, l\u2019observa teur pourrait lui-même servir de dérivatif à 1: bataille et serait criblé de piqûres par les com battants de l\u2019un et de l\u2019autre camp! On constat: ainsi que même la plus grande bataille n\u2019est qu\u2019ur: ensemble de duels, et comme chacune de ces nom breuses luttes à deux est en général très longue.il est facile de comprendre que l\u2019armée la plus nombreuse a forcément le dessus.Dans le camp le mieux fourni de troupes, pendant qu\u2019ont lieu tous ces corps à corps en nombre égal, l'excès de- bataillons de la colonie la plus forte se dirige au- dessus de la bataille et se précipite sur la ruche attaquée, qui a envoyé dans la lutte générale lu plus grande partie de ses défenseurs.Nous arrivons ainsi à l\u2019étude de la guerre de forteresse.Comment se fait le siège d\u2019une ruche?Comment peut-i réussir et comment peut-il échouer?Guerre de forteresse Avant tout, il faut voir dans quelles condition la guerre a été projetée, et ensuite déclarée, La forteresse qui peut être attaquée en cas de guerre, c\u2019est la ruche elle-même.De quelle manière est-elle défendue?Au moment où elle vient de s'installer, soit dans un endroit creux naturel, soit dans le panier d\u2019osier ou dans la grande boîte en bois qui doit l\u2019abriter, la colonie s\u2019organise immédiatement pour la défense.Un certain nombre d\u2019abeilles ouvrières sont commandées pour aller chercher sur les bourgeons de certains arbres (peupliers, aunes, bouleaux, saules, ormes, pins, sapins, ete.) une substance gluante, élastique, gommeuse, résistante que l\u2019on nomme propolis et dont elles se servent comme d\u2019une sorte de mastic.On peut voir, surtout au printemps, ces butineuses spéciales écarter les écailles des bourgeons et recueillir la substance visqueuse et ductile qui les recouvre pour l\u2019emmagasiner dans les corbeilles ou cuillères qui sont creusées dans leurs deux pattes postérieures.Peu à peu,, détachée en petites parcelles par les mandibules et transportée successivement par les deux premières paires de pattes, la propolis s\u2019accumule dans ces deux corbeilles ou cette subsance finit par former deux pelotes shpériques d\u2019un aspect brillant et relativement volumineuses.Lorsque l\u2019abeille juge qu\u2019elle est assez chargée, elle retourne ainsi dans sa ruche.Or, l\u2019ouvrière récoltant la propolis l\u2019a tassée et pressée au fur et à mesure qu\u2019elle l\u2019a placée dans la cuillère en frappant à plusieurs reprises avec une sorte de brosse, qui se trouve sur chaque patte de la seconde paire, les petites masses de substance visqueuse recueillies peu à peu, Il en résulte que la propolis se trouve collée avec tant de force sur la jambe des deux dernières pattes que l\u2019abeille, de retour dans son habitation, ne peut plus s\u2019en débarrasser.C\u2019est alors un spectacle amusant de regarder dans une ruche d'observation la manière dont cette propolis est enlevée et utilisée par d\u2019autres ouvrières préposées à cet effet.La butineuse qui vient de rentrer avec ses deux grosses pelotes de substance visqueuse reste immobile tandis que de chaque côté se relaient des compagnes maçonnes, qui se servent des corbeilles de la butineuse immobile comme des maçons emploient le récipient où se trouve le mortier, Une ouvrière mord la pelote de propolis avec ses mandibules et l\u2019étire en allongeant la gomme résineuse; elle recommence à plusieurs reprises et quand elle a détaché le volume d\u2019une petite boulette, elle presse et tasse la portion de propolis arrachée pour aller l\u2019insérer dans une fente de la ruche, fente dans le bois ou interstice entre les tresses, soit d\u2019osier soit de paille.Une autre ouvriére opére de méme sur la pelote de propolis qui est sur l\u2019autre patte de la butineuse, laquelle reste toujours à la même place et ne fait pas d\u2019autre mouvement que de résister avec ses pattes de derrière, chaque fois qu\u2019une ouvrière maçonne vient puiser dans la provision de propolis de ses deux corbeilles.C\u2019est seulement lorsque toute la matière visqueuse sera épuisée que la butineuse sortira de nouveau de la ruche, s\u2019envolera et ira faire une nouvelle récolte de propolis sur les bourgeons des arbres.(Suite au prochain numéro) 111 lle lent - he) i rou eu.= ~ LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE CONTE Le Rouet poussiére, du grenier, dans la maison des Lemieux, au rang du bord de l\u2019eau.Le bien avait été donné du père au fils.Peu de temps après, la bonne vieille fileuse a coiffe blanche, la mère Le- mieux, était morte, laissant sur son rouet, une fusée inachevée.Il était resté quelque temps dans la cuisine, le vieux rouet, près de la chaise abandonnée, puis comme la bru avait son rouet a elle, un beau rouet jaune, tout neuf, on avait monté le vieux au grenier, et l\u2019on n\u2019en avait plus parlé.Il achevait de vieillir, seul, parmi les vieilles vhoses qui n\u2019ont plus rien à faire.À quoi pensait-il le vieux rouet, à quoi pensait-il dans le mystère des nuits, et dans la douceur des jours ?.Sans doute, il se rappelait les heures de joie, si lointaines, ou, plein de vie et de jeunesse, il tournait sous la main de cette jeune femme au fin profil, qui souriait à son premier-né.Il la revoyait, jeune d\u2019abord, rayonnante, assise chaque jour dans la même chaise, près de la même fenêtre, et filant sous le soleil qui dorait son front lisse, et l\u2019habillait de lumière, Ensuite, il la revoyait moins jeune, avec des cheveux blancs et des rides, puis, vielle et brisée, mais toujours fidèle à ce rouet qu\u2019elle aimait.Enfin, il la revoyait morte, étendue, pâle et froide, sur un lit blanc.Et le vieux rouet était triste, seul, dans la poussière du grenier.Un jour, un jour d\u2019été ou tous les hommes étaient aux champs, il vint chez les Lemieux un étranger, un Monsieur grand et sec, qui demanda à acheter des vieux meubles.\u201cJe ne vois que le vieux rouet qui est sur le grenier, dit la bru, et qui n\u2019est pas d'hier.J\u2019en parlerai à mon homme.Si vous voulez revenir ?\u2026.C\u2019est ce qu'il me faut, répondit l\u2019étranger: je reviendrai.\u201d Et il sortit, en saluant.Le soir, l\u2019homme rentra des champs comme d\u2019habitude.Il soupa, échangea sa froque d\u2019ouvrage contre un petit capot de drap du magasin, alluma sa pipe, puis s\u2019assit près de la porte, en disant: \u201cjai envie de vendre le vieux rouet\u201d.\u2014 La femme faisait rouler le ber, en chantant.La nuit était venue, une nuit calme, où courait un petit vent tiède qui faisait tressaillir les feuilles, et portait partout l'étrange senteur des foins séchés.Nuit mystérieuse, nuit légère, pleine de bruits d\u2019ailes, nuit parlante, nuit immatérielle, ou les paysans ont, sans le savoir, Pair d'écouter un vol silencieux, comme un vol d\u2019ames.Alors, l\u2019homme et la femme entendirent un bruit qui s\u2019éleva dans la maison, un bruit égal, persistant, et doux, un bruit de rouet qui tourne, Ils se levèrent tous deux, montèrent l\u2019escalier de bois usé, marqué du pas des anciens, et tremblants, poussèrent la porte du grenier: Le vieux rouet tournait sous une main invisible.; Rou.rou.rou.le vieux rouet tournait, tournait.Il tournait comme au temps de sa jeunesse, alors qu\u2019il était fort et qu\u2019il était beau, Il tournait comme aux heures de joie lointaine où la laine blanche le couronnait, où des mains fines le touchaient, où des yeux doux le regardaient\u2026 Il tournait dans une joie folle, oubliant que sa vie était faite et que sa mort viendrait.\u201cViens-t'en, dit l\u2019homme, tout ému ; c\u2019est la mère qui ne veut pas que son rouet soit vendu.\u201d Rou.rou\u2026 rou\u2026 le vieux rouet tournait, tournait.Le Il tournait pour dire à ceux qui grandissent d\u2019aimer la pensée des anciens dans ce que les anciens ont aimé.Il tournait pour dire aux jeunes d'aimer les vieux, aux vivants d\u2019aimer les morts, à ceux qui restent d\u2019aimer ceux qui partent.Rou.rou.rou.le vieux rouet tournait, tournait.Il disait: \u201cUne race est faite de mille liens qui rattachent les Ames aux choses.Car les morts laissent sur la terre un peu de leur pensée, et les fileuses laissent sur leurs rouets un peu de leur vie.Si vous écoutiez la solitude des nuits vous entendriez le souffle des morts.Si vous regardiez les profondeurs du silence vous verriez passer, Visions blanches, les jeunes femmes anciennes qui font marcher les vieux rouets, et chantent les refrains d'amour qui, jadis, sur leurs lèvres, chantaient.\u201d Et depuis lors, souvent ainsi, par les nuits mystérieuses et profondes, dans la poussiére du grenier, comme aux heures de joie lointaine, et doucement conduit par une main invisible, rou.rou.rou.le vieux rouet tournait, tournait.Blanche Lamontagne.Composé spécialement pour le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d.Coss un vieux rouet qui dormait dans la , L'heure des vaches Composé spécialement pour le \u201cJournal d'Agriculture\u201d.\u2014\"\u201cL'heure des vaches! Le jour baisse!\u201d Disait l'ateule aux engagés.Les uns, lourds, les autres légers, Ils s\u2019en allaient dans l'herbe épaisse, Là-bas, au bout du champ, Où remuaient, parmi les brousses, Les vaches rousses, Que dorait le soleil couchant.Alors, les engagés criaient \u2014\u201cViens t'en viens! Viens t\u2019en viens! Qué vach\u2019 qué! Qué vach\u2019 quél\u201d Et d\u2019un pas pesant et rythmé, Les bonnes vaches s'en venaient.Elles venaient, faisant sonner leurs sabots lourds, Dans une rayonnante marche, \u2014Ainsi que du soleil éparpillé qui Et levant leurs yeux de velours.marche, \u2014 Voici la \u201cNoire\u201d, la \u201c\u2018\u2018Barrée\u201d, La \u201cRougette\u2019\u201d, à la douce peau, Et \u201cSatin\u201d, reine du troupeau, Dont la croupe est ronde et dorée.\u2014\u201cViens t'en viens! Viens t\u2019en viens! Qué vach\u2019 qué! Qué vach* qué!\u201d Et les vaches venaient, d\u2019un pas lent et rythmé.Elles avaient, parfois, de grands airs triomphants\u2026 L'orgueil se levait-il sous leur tête vivace?Car elles ont leur part dans l'espoir de la race, Les vaches dont le lait a nourri nos enfants.Les bonnes vaches maternelles, Les bonnes vaches à l'oeil clair, Savent-elles que ceux dont le pays est fier, Nos filles et nos fils, seraient moins beaux sans elles?.Dès que le tendre Avril montre sa frondaison, Savent-elles qu\u2019on songe à les mettre au pasage, Près de la source blanche, où rit un vert bocage, Et qu'on parle souvent d'elles, dans la maison ?.\u2026.Savent-elles qu'on parle d'elles, qu\u2019on les aime, Que, dans la plaine, où vont les moutons et les boeufs, On leur garde, avec soin, les coins les plus herbeux, \u2014\u201cViens l'en viens! Viens t'en viens! Qué vach\u2019 qué! Qué vach\u2019 quél\u201d Et les vaches venaient, d'un pas lent et rythmé.Alors, le troupeau s\u2019isolait, Et bonnement, se laissait traire, Tandis qu\u2019au fond de la chaudière S'élevait la chanson du lait.Et mon aieule, alors, révait aux laiteries, Où le crème et le beurre, à l'ombre sont placés, Où, dans la grande armoire, aux panneaux lambrissés, Trône le lait, au fond des terrines fleuries.\u2014\u2018\u201cViens t'en viens! Viens t\u2019en viens! Qué vach* qué! Qué vach\u2019 qué!\u201d Les vaches s\u2019en allaient, d\u2019un pas lent et rythmé.Sur les champs assoupis, déjà, tombait la brume.L'heure des vaches était passée.Une à une, Dans l'ombre, elles prenaient le sentier bien conna.Leur dos s\u2019élargissait dans le soir ingénu, Et leurs cornes semblaient le char blanc de la lune.Alors, la nuit venait.Le toit, le bois, le pré, Tout se taisait soudain.Seul, d'un clos éloigné, Vibrait encor le chant sonore et cadencé : \u2014\u201cViens t\u2019en viens! Viens t\u2019en viens! Qué vach' qué! Qué vach* qué!\u201d Blanche Lamontagne.187 Le laboureur.Quand vous vous promenez dans la campagne, aux mois d'automne, si vous rencontrez un attelage de labour, arrétez-vous et regardez.Quatre bovufs, ou deux boeufs et un cheval, ou deux chevaux, tirent la charrue dont le laboureur en arrière, tient, dirige, élève ou abaisse les bras frémissants.Les bêtes vont lentement.Sous l\u2019effort du soc de fer invisible, la terre se fend, s'ouvre se retourne, tombe sur les débris de moisson qu\u2019elle portait encore, et qu'elle engloutit, herbes folles, chaume, luzerne, maïs, qui vont devenir un engrais pour la moisson future.Les couches profondes du sol sont ramentes à la surface afin de s\u2019y pénétrer d\u2019air et de lumière.Le laboureur, et c'est là une vérité de science et de poésie tout ensemble, a pour mission de mêler un peu de ciel à la terre.Puis il revient, il sème, et le grain germe, pour que le monde continue de vivre, Pensez que le labourage est le plus ancien des métiers, et le plus universel.Dès le début, et lore- que l'homme marchait sur un sol tout jeune et saturé d\u2019énergies, il inventait la charrue.Elle est sculptée sur les plus vieux monuments, célébrée dans les plus vieux livres.Simple branche d\u2019arbre d'abord aiguisée en forme d\u2019épieu, elle devait, au cours des siècles, être fabriquée en métal, s\u2019enrichir d\u2019un versoir et d\u2019une paire de roues.Mais l\u2019idée première n'a pas changé.Même la charrue primitive s\u2019est conservée intacte dans un grand nombre de pays.J'ai vu les Arabes d'Afrique labourer avec une sorte de gros hameçon de bois qui égratignait la poussière, et que tirait un chameau attelé avec un ane.J'ai vu des machines A peu près semblabes dans les campagnes de l'Asie Mineure.J'ai rencontré dans la plaine de Rome, quinze charrues de front exactement alignées, ouvrant et rejetant ensemble la terre violette.C'étaient les mêmes instruments que Virgile avait décrits ; un coin de fer, deux ailes de bois, une plate-forme, à l\u2019arrière du timon, sur laquelle le laboureur se tient debout.Une moitié du monde ne laboure point autrement.En vérité, il y a peu d'exemples d'un outil aussi vénérable par l'âge, aussi sûrement indicateur de la commune origine des hommes, aussi noble par les services qu\u2019il a rendus.Pensez à celà.Pensez qu\u2019il n\u2019y a guère non plus de métier plus complexe.Le laboureur ne se contente pas de préparer la terre pour la semence du froment ou du seigle: il doit connaître la culture de vingt plantes ou fourrages qui trouvent leur emploi dans une ferme ; il doit nourir et élever plusieurs sortes d\u2019animaux dont chacune exige des soins différents; il doit être un peu ingénieur,\u2014au moins d'instinot ou d'expérience, pour niveler ses champs, les irriguer, dresser les talus, réparer les hangars et les ponts ; un peu vétérinaire, un peu bûcheron, un peu marchand, un peu vigneron, Ce n\u2019est pas tout.Un fermier est un chef.I] commande sur son domaine Autorité, prévoyance, initiative, patience, il a besoin de faire preuve de qualités très div-rses, et il n'excellera dans son , métier qu\u2019à condition de les posséder toutes.Il lui \u20ac faut plus d'intelligence générale et plus de véritable .ouverture d\u2019esprit qu\u2019à l\u2019ouvrier auquel il est encore - moins d\u2019une clientèle, et, au contraire, par les rai- - sons qui l'obligent à modifier et à varier son tra- , vail, par les bons et mauvais jours dont il profite ou dont il souffre, il dépend plus immédiatement de Dieu que les autres, ce qui grandit toujours les hommes.Pensez que le laboureur a donc joué dans l'histoire de notre pays un rôle immense.Rôle à peu près muet, il est vrai.Quelques historiens en ont: profité pour représenter nos ancêtres les paysans comme des êtres, accablé de misère, ignorants de: leurs droits et soumis à toutes les tyrannies.C'est là une affirmation injurieuse pour nos vieux pèresr ct pour nous-mêmes autant que déraisonnable.Je: ne sais pas s'ils conaissaient tous leurs droits, nos pères, mais ils connaissaient leur devoir, ce qui a toujours été plus difficile, et ils le remplissaient) Ils souffraient des maux de leurs temps, comme nous souffrons des maux du nôtre, mais il a falllu qu'ils eussent beaucoup d'honneur et même quelque bien-être, puisqu'ils ont fait ce chef-d'oeuvre qui est la France, chef-d\u2019oeuvre que les rois tout seul: n'auraient pu faire pas plus qu'un général ne gagne un bataille sans armée.Pensez enfin, quand passe l'homme qui laboure et qui sème, que si la France perdait ses paysan.attirés par les villes, ceux-ci seraient remplacés pa des mercenaires étrangers, ou bien de vastes partie du territoire retourneraient à la sauvagerie de | forêt et de la lande.Et apprenz à estimer et honorer le métier si humble et si grand qui ne pour rait mourir sans que la patrie mourût.\u2026 René Bazin. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Aux producteurs de haricots secs | De 1907 à venir jusqu\u2019à 1914, il se produisait tellement peu \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_lde haricots secs dans la province, que nous devions en importer annuellement des quantités considérables de l'étranger pour notre consommation.On en faisait venir alors jusque d\u2019Allemagne ! Production d'avant-guerre.Menacés de la famine et prévoyant que la guerre serait de longue durée, les pays alliés in- \u2014\u2014 sistèrent auprès de nos gouvernants en vue de faire augmenter à son maximum la production de certaines denrées alimentaires, dont le haricot.Pour se rendre à leurs instances aussi bien que pour rétablir l\u2019équilibre entre notre consommation et notre production, une campagne de surproduction fut dès lors entreprise par les gouvernements fédéral et local avec ce résultat que la récolte de haricots qui n\u2019était que de 78,000 boisseaux en 1916, augmenta successivement à 841,000 bx en 1917 et à 1,209,668 bx en 1918.Résultat de In campagne de surproduction En mars 1918, les haricots de premier choix se vendaient $0.14 la 1b., alors que ceux de troisième qualité étaient payés $0.11 la Ib.À des prix aussi élevés, les producteurs de haricots pouvaient escompter de gros profits pour la saison d'hiver, lorsque survint la signature de l\u2019armistice.La récolte étant très considérable, les demandes d\u2019exportation moins grandes, il s\u2019ensuivit une baisse dans les prix qui étaient à la fin de Mars 1919, de $0.06 pour les haricots de 1er choix et de $0.03 pour ceux de Sième qualité.Causes de ln buisse des prix.Parce que les prix ne se sont pas maintenus aussi élevés qu\u2019ils l'auraient souhaité parce quils ont baissé de moitié, certains producteurs qui n\u2019ont pas cru devoir vendre leur récolte de haricots en décembre dernier, alors qu\u2019il leur était offert $0.10 et $0.07 la lb, reprochent aujourd\u2019hui au Ministère de l\u2019Agriculture de les avoir incités à une production qu\u2019ils ne peuvent présentement écouler à des prix rémunérateurs, Dussions-nous encourir leurs foudres, nous soutenons envers et contre tous que le Ministère était tout-à-fait justifiable de faire augmenter la produe- tion des haricots, comme de bien d\u2019autres denrées d\u2019ailleurs, et qu\u2019il avait entièrement raison de dire qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu d\u2019appréhender une surproduction, d'ici longtemps.A faute En effet, à qui la faute si des \u2014 producteurs de haricots ne peuvent vendre leurs récoltes à des prix rémunérateurs ?Est-ce au Ministère provincial d\u2019Agriculture qui n\u2019a rien négligé pour leur permettre d\u2019obtenir Tes plus hauts prix ou si c\u2019est a ceux des producteurs qui ont jusqu\u2019ici refusé de bénéficier des avantages qui leur étaient offerts à cet effet ?Que n\u2019a-t-il pas fait pour organiser la vente coopérative des produits?Après avoir organisé celle des produits laitiers\u2014qui se vendent pourtant à prix d'or bien que la guerre soit cependant terminée,\u2014n\u2019a-t-il pas fondé une coopérative de producteurs de semences dont tous les cultivateurs de la province de Qu\u201cbec sont invités à devenir membres en vue d\u2019assurer la vente de leurs produits à des prix lucratifs ?Si tous ceux qui attribuent aujourd'hui au gouvernement la cause de leurs déboires en matière de vente de leurs produits agricoles, étaient aussi empressés à devenir membres de cette société qu\u2019ils le sont à tenir le gouvernement responsable de leur propre incurie, nul doute que cette société ferait florès et que ses ressources financières lui permettraient de s\u2019outiller de façon à leur faire obtenir de hauts prix pour leurs haricots.C\u2019est la faute au gouvernement, dites-vous, si vous ne pouvez vendre vos haricots à des prix payants ?Comment se fait-il alors que tous récemment encore les proviétaires de grosses fabriques montréalaises de conserves devaient faire venir des Etats-Unis plusieurs chars de haricots secs pour alimenter leurs industries ?Est-ce qu\u2019il y à surproduction au pays nu si c\u2019est parce que ces firmes ne peuvent pas rouver facilement dans la province de Québec des juantités assez considérables de haricots de même -ariété de grosseur et de couleur uniformes et Vexcellente qualité.Le gouvernement n'\u2019a-t-il pas \\ssez recommandé aux cultivateurs de la province le Québec de ne cultiver dans un même district que Une mise au point.| i la méme variété ?Ne les a-t-il pas assez incités a faire partie de la Société des Producteurs de Grains de semence de Ste-Rosalie en vue d\u2019y faire classifier leurs produits ?| Il existe au Canada une seule fabrique qui soit pourvue d\u2019une machine trieuse et polisseuse de haricots à grande capacité, elle est sise dans l\u2019Ouest.Que tous les producteurs de haricots de la province de Québec qui désirent supplanter la concurrence américaine, s'efforcent de ne produire que les variétés les plus employées pour fins commercial, qu\u2019ils s\u2019inscrivent comme membres actionnaires de la Coopérative des Producteurs de Semences de Ste- Rosalie afin de permettre à celle-ci de faire l\u2019acquisition de machines trieuses et polisseuses de grande capacité, et nous sommes positifs que les résultats qu\u2019ils en obtiendront, sauront leur prouver qu\u2019ils sont les seuls responsables de leurs échecs.Quand on est producteur et qu\u2019il nous faille lutter contre des producteurs étrangers, il faut s\u2019attendre de les combattre par les mêmes armes ; car si ceux-ci trouvent profit à produire des haricots pour nous faire concurrence, il reste à conclure que l\u2019organisation doit manquer quelque part de ce cote-ci.J.H.Lavoie Chef du Service de l\u2019Horticulture.Un conseil.Aux producteurs de pommes de terre.En dépit d\u2019innombrables contretemps occasionnés tant par l\u2019inclémence des saisons que par les exigences de la guerre, notre production s\u2019est accrue depuis 1914 dans des proportions qui sont à l\u2019honneur et à l\u2019avantage des producteurs de notre province.Par suite de la disette de vivres, l\u2019agriculture québecquoise a traversé une ère de nrosnérité étonnante et dont un bon nombre de cultivateurs clairvoyants ont su profiter pour modifier leurs cultures et leur matériel d\u2019exploitation, en vue de parer a toutes les éventualités de l\u2019après-guerre.Leurs prévisions seront tôt confirmées.La concurrence s\u2019annonce déjà très vive.À la lutte meurtrière va succéder une non moins intense lutte économique.De toutes parts sur ce continent, et notamment chez nos voisins, on semble déployer plus d\u2019efforts et d'activités que jamais pour conserver et conquérir des débouchés agricoles.Notre province est et doit être avant tout un pays agricole, et comme telle, son avenir économique dépend de l\u2019effort collectif que ses agriculteurs mettront à améliorer, augmenter et écouler leur production.Ils sont done les artisans de la prospérité nationale.Aussi, doivent-ils s\u2019apprêter incessamment à intensifier la culture de ceux de leurs produits pour lesquels ils trouvent actuellement des débouchés avantageux, afin de les accaparer avant que ne se produise la course aux marchés que les nations belligérantes vont bientôt se disputer pour régénérer par l\u2019agriculture leur vie économique.En face de cette concurrence imminente, il nous faut à tout prix prendre les devants: c\u2019est une question de vie ou de mort pour plusieurs de nos productions agricoles dont celle de la pomme de terre en particulier.Marchés à conser.De toutes nos culture,s celle ver et à conquérir de la pomme de terre est l\u2019une \u2014\u2014\u2014\u2014 \"des plus importantes, puisque d\u2019après les statistiques.\u201celle vient au troisième rang, immédiatement après le foin et l\u2019avoine quant à la valeur des quantités récoltées.\u201d A l'heure actuelle, il se trouve dans la province de Québec des localités où l\u2019on peut produire en abondance et à bon marché les meilleures pommes de terre qui soient pour la consommation.Le littoral des comtés de Matane-Rimouski-Té- miscouata, l\u2019Ile aux Coudres et l\u2019Ile d\u2019Orléans, endroits où cette culture est déjà fort en honneur, offrent les plus belles possibilités tant par le rendement qui y atteint parfois jusqu\u2019à 600 minots l\u2019acre, que par la qualité qui a jusqu'ici fait leur renommée Question de vie ou de mort.Dans la culture de la pomme de terre comme dans bien d\u2019autres d\u2019ailleurs, il s\u2019agit non seulement d\u2019améliorer et d'augmenter la production, mais encore de la préparer pour le marché par une classification et un emballage soignés et surtout de trouver des débouchés rémunérateurs.De ces trois conditions essentielles, la plus in: portante est sûrement la vente puisque c\u2019est ell.qui gouverne à la fois la production et les manutentions que celle-ci doit subir.Or, & l'heure a .tuelle, nous produisons dans la province de Québec beaucoup plus de pommes de terre qu\u2019il n\u2019en fau pour notre consommation.Aussi devra-t-on bientô: modifier cette culture de façon à pouvoir répondr.aux demandes qui sont faites du dehors, si nous n voulons qu\u2019elle périclite, A venir jusqu'ici en effet, nous nous somm: surtout préoccupés de produire des pommes de terre pour la consommation locale.A la vérité, nou: avons tout intérêt à continuer de le faire, mais voili que de toutes parts, et notamment dans les province: et les pays qui doivent importer ce précieux tu bercule, la demande se fait de plus en plus grand pour les pommes de terre de semence.Ainsi d\u2019après un rapport de M.J.C.Manzer, pu blié dans le bulletin Trade & Commerce, livraison du 6 janvier 1919, l\u2019îÎle de Cuba importait annuellement au début de la guerre environ 800,000 baril- de pommes de terre de semence de différents pay- dont 1,361,000 minots des Etats-Unis et 553,731 minots du Canada outre les quantités importées de Hollande, de Belgique, d\u2019Angleterre, de la France, de l\u2019Allemagne, de l\u2019Espagne et des Îles Canaries, Pendant la guerre les Cubains durent importer leur.pommes de terre moitié des Etats-Unis, moitié du Canada.Les variétés préférées sont la Early Rose et la Montagne Verte.Voilà donc un marché que nous aurions d'autant plus d\u2019intérêt à conserver que les Cubains préfèrent nos pommes de terre canadiennes à celles produites aux Etats-Unis.Si l\u2019on considère d\u2019ailleurs que de 1912 à 1917 la quantité de pommes de terre canadiennes exportéu au Cuba fut de 8,524,737 boisseaux, alors que les importations totales cubaines de pommes de terre se chiffraient pour la même période à 15,117,316 boisseaux, on se rendra vite compte de l\u2019importance qu\u2019il y aurait pour nous d\u2019accaparer à notre profit un marché aussi considérable qu\u2019avantageux.D'autre part, il existe ici au Canada des provinces où la culture de la pomme de terre ne réussit guère, de sorte qu\u2019il n\u2019y a, à proprement parler, que les provinces de l\u2019Est qui puissent en produire d\u2019assez grandes quantités pour alimenter ce marché.Et même au nombre de celles-ci, la province d\u2019Ontario ne saurait escompter exporter des pommes de terre de semence avec autant d\u2019avantages que ses voisines de l\u2019Est, puisque ses producteurs doivent venir y acheter annuellement la plus grande partie des variétés Irish Cobbler et Montagne verte, dont is ont besoin pour fins d\u2019ensemencement.Tout compte fait, la province de Québec n\u2019aurait pour concurrentes que les provinces du Nouveau- Brunswick, de l\u2019Le-du-Prince-Edouard et de la Nouvelle-Ecosse, où les producteurs se préoccupent depuis assez longtemps déjà de la sélection et de la classification des pommes de terre.Les producteurs de pommes de terre de la province de Québec vont-ils leur laisser le champ libre ?C\u2019est à eux qu\u2019il appartient d\u2019en décider.Comme il y va de leur intérêt particulier aussi bien que de l\u2019intérêt général de la province, le gouvernement a cru devoir prendre les devants afin de leur faciliter la tâche d\u2019assurer à leur production des débouchés qui offrent les plus belles perspectives, A cet effet, le ministère de l\u2019agriculture de Québec doit établir incessamment dans les comtés de Matane, Rimouski, Témiscouata, sur l\u2019Ile aux- Coudres et I'lle d\u2019Orléans des champs de démonstration qui seront surveillés de trés prés par un instructeur spécialement nommé à cette fin.Ces champs seront pourvus de tout le matériel requis pour la désinfection des pommes de terre de semence, pour la destruction des maladies et des insectes de même que de machines pour classifier les produits de la récolte.Champs de démonstration.Dès l\u2019an prochain, tous les producteurs qui auront voulu bénéficier des enseignements ainsi mis à leur portée, pourront devenir membres de l\u2019Association des Producteurs de Pommes de Terre du Dominion, Espérons qu\u2019ils seront nombreux.J.H.Lavoie.Chef du Service de l\u2019Horticulture.Le défoncement est le plus coûteux travail de l\u2019établissement du jardin bien fait.Et à la profondeur de un pied et demi, il laissera, une fois achevé, le jardin dans le meilleur état favorable à la végétation : Acre, perméable, permettant aux eaux de s\u2019y filtrer ; un gros volume de terre bien meuple s\u2019en imprégnera comme une éponge et servira surtout par temps de sécheresse, même la plus longue, à alimenter la plante de l\u2019humidité indispensable à sa végétation.N\u2019en étant pas privée, elle continuera une volution et acquerra son entier développement, donc pourra donner le maximum de rendement, C'est, pour la culture de toutes les plantes existantes, ce que l\u2019on doit chercher à obtenir si l\u2019on veut arriver à de bons résul- | Culture à encourager A culture pour laquelle nous demandons des encouragements n\u2019est pas celle écrite avec un K c\u2019est-à-dire celle qu\u2019une nation orgueilleues ct pédante voulait nous imposer par force, employant les moyens les plus barbares pour réaliser son rêve de domination.Dieu merci, ce rêve satanique, ui nous fait penser à Lucifer en révolte contre Dieu, est évanoui et le ciel qui était chargé depuis quatre ans de toutes les foudres de Jupiter, et qui menacait de nous pulvériser s\u2019est rassénéré comme par enchantement avec l\u2019aurore de la paix.Pendant que nos fils après quatre ans d\u2019une lutte cffroyable foulent victorieusement le sol qu\u2019ils ont conquis, redisant avec Musset ces vers si doux à notre oreille: \u201cNous l\u2019avons votre Rhin allemand Nos chevaux boivent dans ses eaux vertes Nos fils vainqueurs et triomphants Comme leurs aieux\u2026.font sentinelle.\u201d Maintenant que cette infâme Kultur est refoulée, nous l\u2019espérons pour toujours ; nous allons le coeur plus léger parler de celle qui nous intéresse.Celle- ci est toute bienfaisante et ne renferme en elle que des principes reconstituants ; elle est hygiènique et salutaire pour la santé du corps comme pour celle de l\u2019âme: c\u2019est tout simplement la culture des légumes.L'année qui vient de s\u2019écouler a été un triomphe pour cette Culture, qui jamais auparavant n\u2019avait été pratiquée avec tant de ferveur.Si l\u2019on ne craignait pas d\u2019être mal interprêté, on pourrait dire, sans calembour, que ce fut le règne de la carotte ; la seule de l\u2019espèce qui devrait être cultivée.I] y en avait un peu partout dans ces milliers de petits \u201cJardins de Guerre\u201d, précurseurs des futurs jardins ouvriers: on les voyait voisiner avec les gros choux, les pommes de terre et les tomates rubicondes.L\u2019élan qui fut constaté dès le début de la création de ces jardins, ne se ralentit pas ; il fut vigoureux jusqu\u2019à la fin, comme le fut notre offensive victorieuse, Cela prouve que cette innovation répondait à un besoin dont les bienfaits ne sont plus contestés.Dans cette culture de petits jardins, tout ce qui cn dérive, depuis la peine que l\u2019on prend à le eul- tiver, jusqu\u2019aux savoureux légumes que l\u2019on y récolte, sont précieux à notre santé.Que ce soit pour l\u2019ouvrier des usines, ou le commis de bureau, pour tous, leur femme et leurs enfants, ce petit coin qui donne l'illusion d\u2019être propriétaire, quand il est bien tenu, que tout y est en ordre et prospère, remplit d\u2019une juste fierté, Il est un but de promenade ou se réunit toute la famille et ou chacun selon ses forces trouve à y occuper agréablement ses loisirs, Il y a plus de vingt ans déjà que nous avons eu l\u2019occasion de constater les bienfaits de ces petits jardins.Les premiers que nous vimes étaient dans une banlieue de Paris, ou des terrains municipaux, sans emploi, furent lotis à cet effet et concédés gratuitement.L'abbé Lemyre, maire de Hazebrouk et vice-président de la Chambre des députés, fut le premier parrain de ce projet et on le reconnut par la suite tellement salutaire, qu\u2019il fut imité et répandu dans toutes les autres villes de France.Il nous faisait plaisir de voir chaque famille arriver au jardin pour y passer le dimanche ; le père portant an bandoulière l\u2019inséparable bouteille d'osier, pleine de bon vin et de chansons, ses mains chargées d\u2019outils divers ; la femme son jeune enfant, pendant que les autres plus grands se relayaient à tour de rôle, en courant en avant pour porter le panier chargé de victuailles, Combien ils étaient tous heureux d\u2019être au grand air dans ce petit lopin de terre qui pour eux était l\u2019imape de la campagne ; et comme ils le travaillaient amoureusement, chantant, devisant, pendant que les jeunes jouaient, courant à perdre l\u2019haleine\u2026et puis quand venait l\u2019heure du repas et que tous réunis sous la tenel- le, ils mangeaient de leurs radis, de leur laitue, de leurs melons, combien ils s\u2019en délectaient disant qu\u2019ils n\u2019en avaient jamais mangé de meilleurs c\u2019est eux qui les avaient fait croître, n'était-ce pas tout dire.Il nous faisait plaisir de voir combien ils étaient fiers de faire visiter leur jardin à leurs amis et de leur faire admirer tous leurs légumes les uns après les autres; c\u2019étaitent des discussions et des admirations sans fin et ils ne se quittaient pas sans qu\u2019il leur fut offert quelques fleurs.Leur jardin, pour chacun d\u2019eux était une source de jouissances ; ils s\u2019invitaient réciproquement et passaient d\u2019heureux moments ensemble ; peut-étre bien mieux que ne le faisait les riches propriétaires dans leurs parcs ou leur chateau.Nous souhaitons que l\u2019on fasse ici de même ; que le Gouvernement, les municipalités, toutes les sociétés philantropiques ou de bienfaisance accentuent le mouvement de l'année dernière et que les jardins ouvriers remplacent plus nombreux les jardins de guerre, Celui qui cultive son jardin ne pense pas à mal faire et avec le temps il arrive à se passionner pour les plantes qu\u2019il soigne, peut-être à oublier es passions dangereuses ; ce que comprenait bien Monseigneur Amette, cardinal de Paris, qui fermait les yeux sur le travail qui s\u2019y faisait le dimanche, disant qu\u2019il aimait mieux voir les ouvriers travailler à leurs jardins, en famille, que fréquenter les cabarets ou autres mauvais lieux.Tei n\u2019en est-il pas de même ! Maintenant voici le temps de s\u2019oceuper de l\u2019organisation de ces jardins, de leur lotissement et de leur distribution.L\u2019année dernière, on n\u2019a pas retiré de ces jardins tout ce que l\u2019on était en droit d'en obtenir, parce qu'ils furent distribués et mis en culture trop tard.Certains légumes exigent pour réussir d\u2019être semés tôt, et s'ils sont semés trop tard les jeunes plantes ne sont pas assez fortes pour supporter les grandes chaleurs et ne peuvent acquérir ni leur grosseur, ni leurs qualités.Pour obtenir le maximum de production avec la culture des légumes, il faut y penser longtemps à l'avance et avoir à sa disposition, au moment venu, tout ce qui est nécessaire : outils, engrais, graines, tuteurs et insecticides ete.Il faut aussi faire le plan du jardin, l\u2019étudier et indiquer exactement la place et la surface que doit occuper chaque espèce de légumes: cela se débat en famille et permet de ne rien oublier.Ce qui n\u2019est pas le cas qu\u2019en n\u2019ayant pas fait de plan, on sème à l\u2019aventure, et que l\u2019on découvre trop tard que l\u2019on a oublié de semer le plus cssentiel.C\u2019est aussi le moment de recueillir les cendres de bois, la suie, que l\u2019on produit chaque jour ; ils trouveront leur emploi plus tard comme potasse et insecticide.Nous avons remarqué, du reste ce qui est presque général, que seuls les légumes les plus communs ont été cultivés ; tandis que les meilleurs, les plus fins et les plus délicats ont été délaissés ; il est vrai qu\u2019il faut un commencement à tout et c'est ainsi qu\u2019il fut fait partout de même, on commença par cultiver les plus communs qui sont plus faciles à produire mais, il faut qu\u2019on se le dise bien, que ce sont les meilleurs légumes qui ne sont pas cultivés, beaucoup ne les connaisant même pas.Il faut donc le faire.Qu\u2019on essaye le céleri-rave, la chicorée, les laitues, la mâche.le poireau, la poirée, les courges à la moelle, l\u2019épinard, la tétragone.les pois, les salsifis, l\u2019endive etc, en plus des autres plus communs que nous n\u2019indiquons pas.Tous ces légumes si divers permettront de varier notre menu ; le goût d\u2019aucun n'étant le même on n'en sera pas blasé, mais, au contraire notre appétit en sera excité ; cela nous permettra de nous alimenter chaque jour de légumes savoureux, émollients et rafraïchissants qui nous conserveront la santé, pour jouir plus longtemps des bienfaits de la paix.F.Pétraz fautes iar Pg 2, genie NG Sl, Som ap TS FACT | Soins de culture et taille des arbustes Le printemps de la Paix est enfin venu, les glaces et les neiges qui emprisonnaient la terre, liquéfiées par les chauds rayons du soleil sont allées remplir les réservoirs de notre sol en le fertilisant, pour plus tard remonter à sa surface et alimenter les plantes que nous lui confierons.C'est le temps plein d'espérances, le temps des préparations pour les récoltes futures, qui seront d'autant plus abondantes qu\u2019il sera apporté le plus de soins aux travaux de préparation du sol qui les recevra: c\u2019est le temps de faire la toilette de nos jardins, de tailler les arbustes.Ce travail doit être exéeut* avant le départ de la végétation, trop tarder de le faire, quand les rameaux sont déjà gonflés de sève et les bourgeons développés, affaiblit la plante et l\u2019épuise et de plus, les fleurs sont moins belles et le feuillage moins luxuriant.Les arbustes comme toutes les autres plantes demandent des soins et une bonne nourriture pour pousser vigoureusement, produire de belles fleurs et un feuillage d\u2019une belle couleur, sans cela on ne peut obtenir que des plantes chétives au feuillage jaunâtre et soufreteux, avec des fleurs de même qui n'atteignent souvent pas plus du tiers de leur volume.Ce travail indispensable n'est, ni long, ni minutieux, cest pourquoi il ne faut pas négliger de le faire en temps favorable ; si les arbustes sont plantés en groupe, en massif ou plate-hande, tout le terrain qu\u2019ils occupent doit être soigneusement bêché avec la bêche à dents, désignée sous le nom de fourche américaine: T] faut éviter de se servir de la bêche ordinaire qui risquerait de couper les racines qui sont près de la surface ; avec l'autre bêche on sent les racines au moment de la renverser: dans ce cas, on la retire un epu pour ne pas endommager les racines.Comme fumure, on se sert de fumier bien décomposé pour l\u2019enfouir, plus tard, on pourra en mettre un paillis à la surface pour empêcher au sol de perdre sa fraîcheur, ce qui permettra aux arbustes de supporter les plus longues sécheresses sans en souffrir.Les arbustes sont généralement élevés sur un pied et formés à quelques pouces du sol, soit en forme de vase ou gobolet, en pyramide, en éventail ou en boule ; élevés de cette manière, les arbustes ont bien plus belle apparence, sont plus décoratifs, les fleurs mieux détachées et de plus, cela permet de travailler aisément au dessous et de- truire les mauvaises herbes qui cherchent à les envahir: Ce qui n'est pas le cas de ceux que l\u2019on cultive sans soin, fournissant un grand nombre de branches qui sortent de terre et empêchent.d'y pénétrer et de détruire les drageons qui l\u2019épui-® sent rapidement.- Iz .a e \u2014 Tous les arbustes doivent etre, Faille des taillés soigneusement ; on com- arbustes.\u20ac mence par enlever au sécateur tout le bois mort, tous les drageons, sauf dans l \u2018as ou ils sont nécessaires pour rajeunir et former à nouveau l'arbuste.II faut que l\u2019intérieur soif bien dégagé, afin que le soleil et la lumière puissen\u201d y pénétrer et ne laisser que le nombre voulu de ra meaux suivant leur vigueur, de façon à obtenir una poussée vigoureuse et de belles fleurs.Il en est des fleurs comme des fruits, si ces der, niers sont trop nombreux sur l'arbre, 1ls resteron petits, ne trouvant pas assez de nourriture pour s, développer complètement et de plus l'arbre épuis; ne pourra produire que peu, ou rien l\u2019année suivan, te ; tandis que s'il en est laissé qu'un nombre rai sonnable, ils parviendront tous à leur entier dq veloppement sans fatiguer l'arbre qui les porte ce qui jui permettra de produire à nouveau une bor ne récolte l'année suivante.Les arbustes sont d même, et comme il faut viser à la qualité plus qu\u2019 la quantité, il faut tailler en conséquence ; taille court les arbustes faibles et plus long ceux v goureux.Tous les arbustes ne se tai Quand tailler les | ent pas au printemps, certain: el espèces le demandent, d\u2019autr ne produiraient point de fleurs, s'ils étaient taill à ce moment.C'est ce qu'il faut apprendre à co naître.si l\u2019on veut jouir de toutes les fleurs ces arbustes sont susceptibles de produire.F.Pétraz Forme À donner aux arbustes. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Calendrier d\u2019Arrosage POUR LES VERGERS MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Service d\u2019Horticulture + ++ -+-+-0-+-+-0-+ +-+-+ + + + + + + + + 4-60 4-4 + + + \u20ac \u20ac \u20ac \u20ac + 4-0 \u20ac 4-4 + \u2014-+ + \u20ac \u20ac + 0 4 4 4 64 4-4-0-4-0-4-0-0 0 404-4444 INSECTES Charançon Mouche Pyrale Chenille à houppes Puceron Pique-bouton +-+-e-+-+-0-+-+ +-+-+ +-+-+ +-+-0 +++ \u20ac + + +4 \u20ac ++ +0 ++ 06-04 +-04-44 44-40 4 +++ INSECTICIDES ARSENIATE DE PLOMB.-\u2014Détruit les insectes broyeurs et surtout les chenilles.FORMULES.\u2014Arséniate en poudre, 2 lbs; eau 40 gallons.Arséniate en pâte, 4 lbs ; eau 40 gallons.PREPARATION .\u2014Diluez lentement, ajoutez l\u2019eau peu à peu pour faire une pâte claire, mêlez ensuite aux 40 gals.d\u2019eau ou de Bouillie bordelaise ou soufrée.VERT DE PARIS.\u2014Pour combattre les insectes broyeurs, barbeaux, chenilles.FORMULE.\u2014 4 1b pour 40 gals d\u2019eau avec 1% 1b de chaux.Diluez parfaitement le poison et la chaux.En mélange avec une Bouillie, la chaux est inutile.SULFATE DE NICOTINE.\u2014Pour les insectes suceurs et les pucerons.FORMULE.\u2014% 1b pour 40 gals d\u2019eau ou de Bouillie, selon le cas.Le puceron vert du pommier cause beaucoup de dommage; employez le sulfate de nicotine dès son apparition.EMULSION DE PETROLE.\u2014Pour combattre les kermès, insectes à boucliers, suceurs.FORMULE .\u2014Pétrole, 1 gallon; savon, 14 lb; eau, 1 gallon.PREPARATION .\u2014Râpez le savon et jetez-le dans 1 gallon d\u2019eau bouillante.Brassez, puis ajoutez 1 gallon de pétrole.Agitez violemment pendant 5 minutes pour obtenir une masse gélatineuse qui s\u2019épaissit en se refroidissant.Diluez dans 9 fois son volume d\u2019eau avant de l'employer, soit 1 gallon d\u2019émulsion pour 9 gallons d\u2019eau.POG 0000000000000 0006000000000 ler ARROSAGE QUAND ?\u2014Lorsque les bourgeons commencent à verdir.COMMENT ?\u2014Employez la Bouil- QUAND ?\u2014 Lorque les boutons lie bordelaise ou la Bouillie sou- COMMENTE ATOR .frée à 1.010 de densité (1% gal- T?\u2014 Bouillie bordelaise ou Bouillie soufrée à 1.008 de lon de la Bouillie du commerce SL d pour 40 gallons d\u2019eau).Ajoutez densité (soit 1 1-10 gal.de Bouil- de l\u2019Arséniate de plomb à la , : , a, Bouillie utilisée.d'eau) joutes de l\u2019Arséniate 2ème ARROSAGE lie du commerce pour 49 gal'ons POMMIERS \u2014 POIRIERS ++ + + + + + ++ + +++ -0-0-0-0-0-0-4 +++ +-+-+-44++ Georges Maheux, Entomologiste ++++ MALADIES Ne qu i Tavelure Pourriture noire Pourriture amère Tavelure +++.+-+_+-+-+-+-++_++-+-+_+-+-+-0-+ FONGICIDES BOUILLIE BORDELAISE.\u2014Pour le traitement des maladies végétales.FORMULE.\u2014Sulfate de cuivre (vitriol bleu), 3 lbs; chaux, 4 à 6 lbs; eau, 40 gals.PREPARATION.\u20141.Solution de sulfate de cuivre.\u2014 Dans un baril contenant 20 gallons d\u2019eau, faites dissoudre pendant 10 heures le vitriol renfermé dans un sac.Ce sac est suspendu a un clou et baigne dans l\u2019eau.2.Solution de chaux.\u2014 Dans un seau, éteignez lentement la chaux et faites un bon lait de chaux.Versez dans un second baril à travers un tamis ou sas.Ajoutez ensuite 20 gals.d\u2019eau.3.Versez en même temps ces deux solutions dans un 3ème baril.Brassez et employez.BOUILLIE SOUFREE.\u2014Pour le traitement des maladies et la destruction des kermès.FORMULE.\u2014100 1bs de soufre, 50 1bs de chaux vive, 50 gallons d\u2019eau.PREPARATION \u2014Eteignez complètement la chaux, ajoutez les 50 gallons d\u2019eau et mêlez-y ensuite les 100 lbs de soufre.Laissez bouillir pendant 1 heure.Avant de vous servir de cette solution concentrée, connaissez-en la force à l\u2019aide d\u2019un hydromètre, puis diluez en suivant les directions pour obtenir la solution de force requise pour chaque arrosage.BOUILLIE SOUFFREE DU COMMERCE.\u2014Contrôle les maladies et les kermès.On achète ce produit chez les marchands.I] suffit de le diluer dans une certaine quantité d\u2019eau variable pour chaque arrosage.400-000-0004 4éme ARROSAGE QUAND ?\u201415 jours aprés le troi- QUAND ?\u2014 Lorsque les fleurs siéme.commencent a tomber.COMMENT ?\u2014Bouillie bordelaise COMMENT ?\u2014 Même chose que ou Bouillie soufrée à 1.009 de pour le troisième, densité (soit 1 gal.de Bouillie du commerce).Ajoutez de l\u2019Arséniate de plomb.+ 3ème ARROSAGE POURQUOI ?\u2014 Cet arrosage est très important pour le contrôle tavelure, le pique-bouton, les ar- + velure, le pique-bouton, les ar- pyrale, la tavelure, le pique-bou- de la tavelure et des nombreuses penteuses, les chenilles a tente, $ penteuses et les autres chenil- ton, les curculions et les che- espèces de chenilles qui mangent les kermès-coquille, etc.e les, etc.nilles de toutes sortes.les feuilles à cette époque.REMARQUES.\u2014 Pour combattre les pucerons, ajoutez aux pulvérisations précédentes du sulfate de nicotine; s\u2019il y a lieu, empolyez-le seul pendant été.Il faudra aussi des arrosages spéciaux à l\u2019arséniate de p'omb pour détruire les limtces du poirier et pour les chenilles tardives.POURQUOI ?\u2014Pour contrôler la POURQUOI ?\u2014Pour détruire la ta- POURQUOI?\u2014 Pour détruire la + + + +++.+.à à + + à + à + à à à à 4 + à + + 4-46 6 +0 4 6-6-0-0-0-0-4-0-0-+-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-6-0-0-0-++6e PRUNIERS \u2014 CERISIERS SOINS GENERAUX + 3 PROPRETE.\u2014Tenez le verger dans un état complet de propreté, Brûlez ler ARROSAGE.\u2014Voir premier arrosage du pommier.tous les déchets.+ 2ème ARROSAGE.\u2014Lorsque prunes et cerises sont formées.Employez 3 MALADIES.\u2014Découpez les chancres, parties malades; désinfectez les les mêmes pulvérisations que pour le 2ème arro- Xe contient pas de térébenthinn vvrez de peinture qui sage des pruniers.\u2019 INSECTES.\u2014 Entre octobre et avril, cueillez les cocons, oeufs, nids et brûlez-les.MULOTS.\u2014 Protégez le pied des jeunes arbres en l\u2019entourant d\u2019un REMARQUES.\u2014Ajoutez du sulfate de nicotine pour combattre les pu- treillis métallique, de papier goudronné, d\u2019une laine de bois etc.cerons.Pour les kermès du prunier employez, s\u2019il y a KERMES.\u2014Grattez les vieilles écorces et chaulez les arbres à l\u2019automne.lieu, l\u2019émulsion de pétrole.VERS RONGEURS.\u2014Détruisez-les avec une broche ou du bisulfude de A .bone Enlevez et brûlez tous les nodules noirs et désinfectez la car \u2019 .plaie.INFORMATIONS\u2014 Ecrivez à l\u2019entomologiste, envoyez-lui des spécimens.Demandez nos bulletins Nos 21, 87, 42 pour plus amples détails.3ème ARROSAGE\u2014?2 semaines après le second et avec la même solution.Pour obtenir des copies de ce calendrier, adressez-vous au Service des Publications, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.190 \u2014 Soi E xé i] 1 Ac bien: juar.aue nent orge Le quel lopp: Auss dire Tair, ble « nism re.Fon logic par\u201d étrul sible moin lence leur 1 sous difia du la lait, de ca est r utile, i I 3 5 Soins de propreté dans la manutention du lait Exécution de la traite.\u2014 Tenue des locaux.\u2014 Qualité des aliments Actuellement la pathologie microbienne est plus que jamais à l\u2019ordre du juar.C'est souvent par les aliments tue les microbes pathogènes, les infiniment petits sont introduits dans notre organisme.Le lait est une des matières dans lesquelles les microbes peuvent se développer avec la plus grande facilité.Aussitôt sorti de la mamelle, c\u2019est-à- dire dès qu\u2019il est arrivé au contact de l\u2019air, ce liquide est, en effet, susceptible d\u2019être attaqué par les micro-organismes qui pullulent dans l\u2019atmosphère.: En fouillant de plus en plus la biologie cachée de ces petits êtres, on est parvenu à connaître leurs moeurs étranges, et s\u2019il est quelquefois impossible de les détruire, on peut tout au moins maintenant atténuer leur virulence et vivre sans inquiétude dans leur promiscuité, 11 se développent principalement sous l'influence de la chaleur, en modifiant d\u2019une façon profonde la nature du lait.Certains attaquent le sucre de lait, d\u2019autres la caséine.En outre de ces microorganismes, dont l\u2019action est reconnue comme étant absolument utile, indispensable même, il en est d\u2019autres qui donnent naissance à des fermentations vicieuses d\u2019où découlent des produits de mauvaise qualité, constituant un réel danger pour la san- é.Les maladies microbiennes, telles que la clavelée, le choléra des poules, la diphtérie, ete., combattues de nos Jours avec tous le succès que l\u2019on sait, Seraient encore bien moins à craindre si l\u2019on prenait le soin de les prévenir par une hygiène bien comprise, une alimentation saine et une propreté de tous les instants.Le lait\u2014nous l\u2019avons dit \u2014 est un excellent milieu de culture pour le développement et la nutrition des infiniment petits ; rien c\u2019étonnant à cela, d\u2019ailleurs, étant donné la richesse de ce liquide en principes azotés et sucrés.Il s\u2019altère très facilement.Les spécialistes mentionnent nombre de cas de tuberculose, de fièvre typhoïde, de diphtérie, de scarlatine même, ayant pour cause l\u2019ingestion d\u2019un lait contaminé, Essayons done de réunir ict les moyens a employer pour obtenir des produits sains, débarrassés autant que possible de ces innombrables germes infectieux qu\u2019ils sont susceptibles de renfermer.Ces divers moyens concernent : l'exécution de la traite, la tenue des locaux et la qualité des aliments.Nous allons les passer successivement en revue.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE L'essentiel est que la traite se fasse avec une grande régularité, à des intervalles égaux.D'un autre côté, il est nécessaire que la mulsion soit opérée à fond, le lait recueilli à la fin étant plus riche en matières grasses que celui du début.En outre, la traite complète active la sécrétion lactée et améliore la faculté de reproduction de l\u2019animal, Ce qu'on doit, avant tout.recommander à la personne qui opère ,c\u2019est une excessive propreté.Elle doit d\u2019abord se laver les mains, nettoyer les diverses parties de la mamelle avec une éponge ou un linge légèrement imbibé d\u2019eau et revêtir une blouse spéciale ou tout au moins un tablier.Pour faciliter le glissement des trayons, certains vachers se mouillent les doigts en dirigeant sur ceux-ci un ou deux jets de lait ou même en plongeant les mains dans le récipient destiné à contenir le liquide.Ce dernier est exposé, en pareil cas, à recevoir des impuretés; aussi ,doit-on bannir rigoureusement ce procédé.Quand la vache a les trayons sensibles, l\u2019emploi de la vaseline est tout indique.Uno bonne précaution à prendre consiste à faire couler par terre les premiers jets, qui ne doivent, sous aucun prétexte, être mélangés au reste du lait à cause de leur teneur en microbes de toute nature.La perte en - TT = mr +H 9g HHH HiT 5 4 HH TH vif) t THT Prt =a H ; = natin 1 pr tres machines agricoles ?GRANDEURS COMMODES Les lubrifiants Imperial sont expédiés en bidons d'un de- - mi-gallon, un et quatre gallons; en demi - barils et barils.Il y a un assortiment des lubrifiants Impérial près de vous.Donnez-vous la lubrification efficace à automobile, engin stationnaire, tracteur ou au- La lubrification de ces machines doit être parfaite, si vous voulez en retirer la durée de services appréciables que vous attendez d'elles.Les lubrifiants Impérial sont bien connus des La Lubrification est importante votre te fin et ce n'est me cultivateurs canadiens.Si vous employez une marque Imperial Oil, vous ne pouvez avoir de meilleur lubrifiant\u2014mais il est possible d\u2019améliorer la façon dont vous vous servez des lubrifiants Imperial.Notez les recommandations ci- dessous.Nous avons le lubrifiant juste pour tou- juste qu'on aura de bons résultats.SERVICE IMPERIAL OIL &: vous voulez des conseils sur la lubrification, demandez à l'Hom- le sujet dans tous ses détafls\u2014il sait quelle huile il faut à chaque qu\u2019en employant le produit de In Imperial OI, 11 connaît machine de la ferme.Les problèmes excep- tinnnellement difficiles seront gratuitement référés aux ingénieurs de la Imperial Oil.Pour engins à gazoline Tracteur, Auto ou stationnaire Huile Polarine Huile à engin à gazoline Pour engins à pétrole tracteur ou stationnaire, Huile Polarine Lourde Huile Impériale pour tracteur à pétrole Huile Impériale pour Tracteur à pétrole Extra Lourde (Recommandées par plusieurs manufactu- tiers de tracteurs).HUILE PRAIRIE \u2014corps trés lourd, résiste au froid, HUILE DE RICIN \u2014une huile épaisse pour les cous- machinerie ouverte.HARVESTER type stationna:re.ne s'éclaircira pas avec la moisissure.ELDORADO brification du cylindre à sinets usés ou vapeur.clair-semés.Lubrification du cylindre à vapeur.tracteur ou HUILE A CYLINDRE CAPITAL \u2014le meilleur produit pour la lu- HUILE EPAISSE POUR LA BATTEUSE Pour la lubrifica- ton des coussinets avec la graisse, une huile épaisse de haute qualité.résultant est d'ailleurs insignifiante, si l\u2019on considère la faible quantité de lait rejetée et sa pauvreté en principes nutritifs.Dans ces conditions, la conservation est plus facile; des expériences probantes ont, en effet, démontré de la façon la plus précise que les premiers renferment en moyenne 2,800 microbes par centimètre cube, tandis que le lait produit ensuite en contient à peine 300.La traite est ordinairement pratiquée à l\u2019etable.Mieux vaudrait, pourtant, l\u2019effectuer dans un local spécial annexé à la vacherie ; les germes et les poussières toujours en très grand nombre, ne pourraient de la sorte, pé- netrer dans le liquide et le souiller, comme cela arrive trés souvent, Dans les fermes \u2014 et non les moindres\u2014 qui ne disposent pas de ce local spécial, communément désigné sous le nom de luiterie, il importe de ne pas distribuer de fourrage sec ni faire de litière pendant la traite.Dans un autre ordre d'idées, le lait doit être recueilli dans des vases à étroite ouverture, afin de les garantir le plus possible des poils, parcelles de fourrages, excréments ,etc.Les corps étrangers tombés par mégarde seront enlevés à l'aide d\u2019une passoire recouverte d'un linge assez fin.La filtration achevée, on dépose dans le réservoir à cau, installé dans la laiterie.Si l\u2019on ne dispose pas d\u2019un courant continu.il faut renouveler l'eau froide deux ou trois fois, afin de ramener très promptement toute la masse du lait à la température du bain (10 à 12° environ).Enfin, il est absolument indispensable de recueillir à part le lait des vaches atteintes de maladies telles que mammite, fièvre aphteuse, etc.Ce lait pourra être utilisé, après ébullition, à l'alimentation du bétail.On mettra également de côté le lait (colostrum) recueilli durant les deux ou trois jours qui suivent le vélage ainsi que celui provenant de femelles en chasses (chaleurs).Il suffit, en effet, d\u2019une petite quantité de lait pour faire tourner tout l\u2019ensemble.Les récipients doivent être faciles à nettoyer, d\u2019un maniement commode, pas trop lourds, en fer-blanc ou en fer etamé.Le bois est moins cher, mais il se gâte à la longue et présente des crevasses qu\u2019il est difficile de nettoyer peu à peu.il contracte une mauvaise odeur et conserve des germes d\u2019acidité.On les lave abondamment, chaque jour, avec de l\u2019eau bouillante, puis on les rince à l\u2019eau froide.Par surcroît de précaution, on pourra se servir de temps à autre de lessives de cendres ou de carbonate de soude.(Les coopératives qui font une grande consommation de cristaux achètent ce produit en gros et le cèdent à leurs sociétaires, à des conditions avantageuses).Une propreté minutieuse doit ré- © gner sur tous les points de la vacherie.¢ Les murs et les plafonds, soigneusement crépis, doivent surtout être exempts de poussières et de toiles d'araignées, les mangeoires et les riteliers i seront nettoyés fréquemment a la brosse, avec ou sans eau.On exécute , ces travaux lorsque les animaux sont au pâturage.2 En été et en temps d'épidémie, on fera usage d'antiseptiques énergiques | tels que le phénol le lysol, le chlorure \u2018 de chaux; ces produits sont livrés par \u2018 le commerce à des prix modiques et on | se trouve fort bien de leur emploi.On les appliquera en lavages ou en aspersions sur le sol, les murs et les divers meubles du local.Les litières seront abondantes et les fumiers devront être enlevés le plus souvent possible.La meilleure exposition de la laiterie est celle du Nord.Le sol sera fait en dalles de pierre, bien jointoyées, en carrelage, avec des pavés de grès très dur, en un béton recouvert d\u2019un ciment ou mieux encore en asphalte.Nous préférons beaucoup ces matériaux à la brique ordinaire, qui est poreuse, absorbe l\u2019eau et les substances qu\u2019elle tient en suspension ou en dissolution.Le plancher doit avoir une légère pente vers une ouverture par ou s\u2019écoulent les eaux de lavage.Les ouvertures disposées au Nord et à l\u2019Est seront tendues de toiles métalliques, afin d\u2019éviter l\u2019introduction des mouches et des moustiques ; elles doivent être garnies de vasistas vitrés que l\u2019on puisse fermer à volonté, et posséder des volets de bois, afin d\u2019intercepter la lumière.Enfin, la température du local doit se maintenir entre 12 et 15° Un grand bassin en bois, en pierre ou en ciment, suffisamment profond pour contenir les récipients à lait et les entourer d\u2019eau jusqu\u2019à quelques centimètres de leur bord supérieur, constituera le principal ameublement de la laiterie.Il y a intérêt à installer une petite canalisation d\u2019eau, reliée directement à la pompe ou à un réservoir placé en charge.Cette disposition, complétée par une bonde ou un robinet de vidange, permet de renouveler souvent l\u2019eau et même d'assurer un courant continu.On termine l\u2019aménagement par un support en fer étamé ou en bois, composé d\u2019un montant vertical et de barres latérales inclinées, destiné à I'égouttage des pots et des divers ustensiles de la laiterie.Un fourrage sec, foin ou paille, doit pour être bon, satisfaire aux conditions suivantes: 1° Etre exempt de poussière ou de corps étrangers pouvant provoquer une irritation des organes digestifs ou respiratoires ; 2° Etre débarrassé de plants franchement nuisibles, comme la ciguë tachetée, la colchique d\u2019automne, l\u2019aconit, le gouët tacheté, les digitales pourprée et jaune, les renoncules l\u2019al- lébore, etc, ainsi que des plants inutiles, telles que les joncs, les prêtes, les carex, les laiches, la pédiculaire des marais, la bistorte, les chardons, les mousses, les oseilles, la grande patience, ete ; ; 3° N\u2019avoir pas encore fermenteé.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Les dréches de brasseries, les vinasses de betteraves, les résidus de la défécation des sucres doivent étre de fabrication récente et présenter une odeur saine.Une alimentation fntensive de pulpes de diffusion communique au lait une saveur peu agréable et le fait fermenter trop tôt.Il en est de même des drêches de brasseries que l\u2019on donne avec excès: le lait se conserve moins bien et tourne facilement.On ne doit done distribuer ces aliments secs, foin ou paille de céréales, dans la proportion de deux ou trois parties de drêches ou vinasses pour deux de fourrages secs, par exemple.Les racines et les denrées ensilées constituent une nourriture très hygiénique, tant qu\u2019elles n\u2019ont subi que la fermentation alcoolique.Indépendamment de l\u2019influence que les tourteaux exercent sur la sécrétion du lait et l\u2019augmentation de la richesse en beurre, ils rendent de grands services pour le rationnement des vaches laitières, en aidant puissamment à maintenir l\u2019animal en parfait état et éviter toute déperdition d son poids pendant la période de lactu- tion.On les administre en soupes, en buvées ou à l\u2019état sec, seuls ou mélangés avec des racines alimentaires, des balles de céréales, paille ou foin hachés, etc.Certains de ces produits ont le grave inconvénient de communiquer un mauvais goût au lait.Mais le eultiva- teur avisé, intelligent, est rapidement fixé sur le choix des tourteaux qu\u2019il doit distribuer à ses animaux.Quant au son de froment, délaisse de plus en plus à cause de «a pauvrete en principes utiles, mais bien que ra- fraichissant, il importe, comme pour les denrées sus-désignées, de le faire consommer aussi frai que possible, au fur et à mesure qu\u2019il provient de la meunerie.Nous ne saurions trop insister sur toutes les recommandations qui procèdent, car nous sommes persuadés qu\u2019en les mettant à profit, elles éviteront bien des ennuis et supprimeront des pertes considérables.P.Brault.J DU PONT CANADIAN INDUSTRIES Jami i \\ .9 La Mère Sait.ë Elle est particulièrement intéressée à la maison.Elle connaît les mérites des bonnes choses\u2014le Fabrikoid Dupont surtout.Elle ne s\u2019inquiète pas de ses meubles quand ils sont recouverts en Fabrikoid ; les enfants peuvent jouer en liberté, ils ne peuvent les endommager.À l\u2019épreuve de l\u2019eau, des taches, de la graisse et c\u2019est sanitaire et très durable.Nous avons une brochurette d\u2019un intérêt tout spécial.Tapisserie de Maison.Rédigée particulièrement pour la mère.Demandez-la aujourd\u2019hui.Elle est gratuitement envoyée sur demande.DUPONT FABRIKOID COMPANY Bureaux des ventes : 63 rue Bay TORONTO OU Pre LOUE OE TE OE AIS TOI == né Po or A UE SEEN ARE EEE SE MSA ES 21 Eg) ¥; Un Placement Excellent La prévoyance est le plus grand des fac- Pu teurs pour vous épargner du temps, de l\u2019argent et des ennuis, Cessez d\u2019envoyer du bon argent pour ce qui ne le vaut pas\u2014en achetant une toitute médiocre pour rapiécer et rafistoler celles qui sont vieilles.Placez votre argent sur = a 2 et vous obtiendrez en échange la satisfac= tion, la durabilité et l\u2019économie.Dès que la Toiture \u2018\u201c\u2018Paroid\u2019\u2019 Neponset est mise en place elle forme une toiture idéale, soit sur des bâtiments neufs, soit sur des N vieux toits en bardeaux.Elle peut se poser \u20ac rapidement sans la moindre difficulté et A sans faire de gâchis.Elle coûte la moitié 2 du prix des bardeaux et se paie toute seule - par sa longue durée.La Toiture \u2018\u2018Paroid\u2019\u2019 Neponset peut être employée sur n\u2019importe quel bâtiment, EAE ST quelle que soit la grandeur ou la petitesse de celui-ci.Ses facultés de résistance au a feu et aux intempéries la mettent au F premier rang des toitures connues.ie La Toiture \u2018\u2018Paroid\u2019\u2019 Neponset est faite en = trois couleurs, rouge, verte et gris- = ardoise, 2078 pe .- - po BIRD & SON Limited, Hamilton, Ont.Fs) Usines: Hamilton, Ont.; Pont Rouge, Que.lita\u2019 = 2 À Entrepôts: Toronto, Montréal, Winnipeg, Cal 2.= Edmonton, St.John PE = EE a "]
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