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Titre :
Le Journal d'agriculture
Éditeur :
  • [Montréal] :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1918-1936
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Le Journal d'agriculture, 1919-05, Collections de BAnQ.

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[" nd.etu- s En lan- res, foin \u2019Ta- un va- ent u'il Sse eté è \u2018a= ur re le, Ur Ue Cs C- it =! ie a HAA en i LIRF DANS CE NUMERO: L'élevage dans la province de Québec par L'HON.N.GARNEAU president de la Societe Gonerale des higvours { de du province de Quebec.x x * ) A ki mémoire de O.E.Dalaire par J.C.CHAPAIS, D.S.A.x *%* + Activités administratives agricoles par F.N.SAVOIE, B.S.A.secretaire du ministere * * * Impressions de voyage a Cornell par GEO.BOUCHARD professeur a la Pocature * x* * [La guerre chez les abeilles par GASTON BONNIER, dr l'Institw! x #% x Les Semaines Agricoles par A.DESILETS, B.S.A.* * * Un grand savant: J.H.Fabre, par GEO.MAHEUX, ecnlomolugmte.* * x Autres articles par MM.Fontaine, Pétraz, Létourneaw, A Nagant, Melle B.Lamontage, ste.sd a Te A : Brak rok v Fo PUBLIÉ PAR LE MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE DE LA PROVINCE] DE QUEBEC.+ no LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE TLL ITE TNL FET = HH J ) S Log! Les.; de ?So: Lg%.12g?: > \u201d .LIN 0 > : oe en 8 Le, °, © POS \u201cHIT + > ot} © PD gE » \u2018 AR ete 01200! > °, ° oss 0, 2, ai + 1 1 Complétez avec cet équipement votre ji 1 I ° ° etcetera ot JUL TT °, > kK .x * Pourquoi vous dispenser x ° habitation de campagne § pe longuement dun À abitation : : pas PIANO LINDSAY | Les seules choses nécessaires pour rendre la maison de $ chez vous ?¥ .POURQUOI ne pas avoir de la musl- que chez vous quand vous pouves vous procurer un piano Lindsay pour la somme de $350?Demandez simplement notre catalogue LJ, choisissez vo- .% (re piano et envoyez-nous le premier paiement.Le piano vous sera expédié + immédiatement avec la garantie suivante: * Si après 30 jours d'essai, vous n'êtes pas satisfait du piano, retournez-le \u2014 nous payons le fret \u2014 et nous vous renverrons votre argent.Le Catalogue LJ vous dit tout sur les pianos et les pianos automatiques \u201c+ 0%.campagne moderne aussi confortable et aussi agréable que 1 la maison de la ville sont l\u2019eau courante et la lumière élec- | trique.Assurez ce confort à votre maison en installant un 12.00 SA 0 * ue % - Sek 2090314 ot, oJ » ° Système d\u2019eau pneumatique et un système d\u2019éclairage électrique modèle \u201cF\u201d Ke °, ° i Y LINDSAY.Demandez-en une copie au- So & jourd'hui.+ Nous expédions de la succursale la ;;, a fr an s= & plus près de vous, vous épar- :?© < gnant par là des frais d\u2019express et KA H & du temps.Voyez notre annonce de .# À phonographes sur une autre page.+ 2 Ke ° jot *, \"ef Cette combinaison donne une tournure moderne a la ferme ft et est une garantie de confort, d\u2019économie et d\u2019agrément.\u2018 Le même engin les fait fonctionner tous les deux.Ils vous donne- (fs oe 5 oH * G.W.LINDSAY Limited : 518 ouest Ste - Catherine, MONTREAL * ° 0% LXE ° o, 0e * ° 0 ront de la lumière où vous en voudrez\u2014de l'eau courante n\u2019importe ¥ A .+ ., ; + où dans les bâtisses.Ils élimineront les côtés pénibles des travaux 3k Succursales & Ottawa, Québec, Kingston, Ç, .; .x Brockville, Belleville et Trois-Rivières.ï de la ferme et de la maison.Ecrivez à notre bureau le plus proche eo os ee pour avoir des détails complets concernant cet équipement com- ESSAYEZ 2 CETTE ENFUMEUSE biné pour votre ferme.À L\u2019EPREUVE DU FEU 7 Pendant 30 jours : GRATUITEMENT a N'envoyez pas d'argent ! - \" = Tout à fait différente \u201c.: aw 1 3H + enfumeuses en bois! 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c.D\u2019accorder ou de refuser un permis de monte.\u201c1773g.L\u2019inspection annuelle faite à la date et au lieu fixés par le comité de surveillance est gratuite, Toute autre demande d'inspection spéciale doit être accompagnée d\u2019un honoraire de $2.00.\u201c\u20181773h.Le propriétaire ou possesseur d\u2019un étalon, qui n\u2019est pas satisfait de l\u2019inspection peut en appeler au comité de surveillance en déposant un montant suffisant pour couvrir les frais d\u2019une nouvelle inspection.Cette derniere inspection est finale, \u201c1773.Le propriétaire ou possesseur d\u2019un étalon doit exhiber son permis à l\u2019époque de la monte, lorsqu\u2019il en est requis.Le permis de monte doit être reproduit exactement et être placé en évidence dans toute annonce publiée dans les journaux, dans les affiches, circulaires ou autres mediums de publicité.\u201c1773j.Le comité de surveillance peut, avec l\u2019approbation du lieutenant-gouverneur en conseil, faire des règlements pour l'exécution de la présente loi et, en particulier, diviser la province en districts d\u2019inspection, classifier les étalons inspectés, émettre des permis différents pour chaque classe, en fixer la durée, déterminer la rédaction, la forme et la couleur des permis ainsi que des rapports des inspecteurs.\u201c1773k.Toute personne contrevenant aux dispositions de la présente loi ou de quelque regle- ment du comité de surveillance est, sur conviction sommaire devant un magistrat ou un juge de paix ayant juridiction a l'endroit ol l'offense a été commise, ou sur action pénale devant la Cour de circuit ayant juridiction, passible, pour chaque offense, d'une amende n\u2019excédant pas cinquante piastres, et, à défaut du paiement de l\u2019amende et des frais, d\u2019un emprisonnement n\u2019excédant pas quarante jours.\u201d 2.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.Volume 22 MAI 1919 Numéro 11 | PUBLIE MENSUELLEMENT \u2014\u2014 PARLE \u2014 MINISTERE DE L\u2019AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC NaI ATS ANGLAIS, 76,270 8,003 CIRCULATION Pour tout ce qui concerne lu rédaction, adresser : Le Rédacteur du \u201cJOURNAL D\u2019AGRICULTURE\u201d, HOTEL DE LA LEGISLATURE, QUEBEC.ANTONIO GRENIER, sous-ministre.Hon.J.E.CARON, ministre.ARMAND LETOURNE AU, rédacteur.POUR LES ANNONCES, s'adresser à LA CIE.DE PUBLICATION DU \u201cCANADA\u201d Limitée, 73, rue St-Jacques, MONTREAL.Les abonnés du Journal d\u2019Agriculture, membres des sociétés d'agriculture, des cercles agricoles ou de la Société d'Industrie Laitière qui auraient à se plaindre de la distribution du journal, ne devraient pas manquer d\u2019en avertir de suite le secrétaire de l'association à laquelle ils appartiennent.%» #% +* Ce faisant, il serait très important de mentionner le nom officiel du bureau de poste, depuis quand l'envoi du journal leur est discontinué ou est devenu irrégulier, et quels sont les numéros qu\u2019ils n\u2019ont pas reçus.* * * Le secrétaire devra se hâter d'envoyer les plaintes reçues au secrétaire du Conseil d'Agriculture, à Québec, en donnant le plus de détails possible.afin d\u2019aider au redressement immédiat des griefs.Coût de l'abonnement : $1.00 par année.Montreal, $1.50 Etats-Unis et étranger, $1.50 (7 frs 50).On doit faire tenir cette somme à la Cie de Publication du \u201cCanada\u201d.x» = * Nos rédacteurs sont responsables de leurs articles.% % x Nous répondons à toute demande de renseignements signée.Préférablement, on ne devrait poser qu'une seule question à la fois.* +* On envoie un numéro spécimen du \u2018Journal d'Agriculture\u2019, à toute personne qui désire s\u2019y abonner.*»* * * Toute demande de brochures, publications, etc.annon- céea dans le Journal doit être faite au \u201cService des Publications\u201d, Ministère de l'Agriculture, Hôtel du Parlement, Québec, et non au bureau de rédaction du \u2018\u2018Journal d'Agriculture\u201d.* * * On insèrera une notice bibliographique de tout ouvrage traitant de près ou de loin des choses agricoles dont on voudra bien envoyer un exemplaire au rédacteur.* * * Par suite d\u2019une décision des autorités du ministère, on ne publie plus les annonces d'animaux à vendre dans les colonnes de rédaction officielle.La Compagnie de Publication du \u201cCanada\u201d, 73, St-Jacques, Montréal, s'engage.moyennant une légère rétribution, à insérer semblable annonce dans les pages apécialement affectées aux annonces.En pareil cas, il faut communiquer avec cette Compagnie et non avec le bureau de rédaction du \u201cJournal Loi concernant la suppression de la loque des abeilles.d\u2019Agriculture\u201d./ à ! QUEBEC.1.Le ministre de l\u2019agriculture, lorsqu'il a des raisons de croire au\u2019une ou des maladies contagieuses infectent certains ruchers, peut désigner un homme compétent pour faire l'inspection de ces ruchers et soumettre les colonies qui les composent à un traitement approprié.2.Le ministre nomme cet inspecteur pour un temps déterminé et il lui est loisible de lui accorder un traitement maximum de cing piastres par Jour avec en outre, ses frais de voyage et ses déboursés réels.3.Le traitement de cet inspecteur, lorsqu'il est en office, ses frais de voyage et ses déboursés réels sont payables par le ministre à mème la somme annuelle de cinquante-cinq mille piastres affectée au paiement de l'allocation aux sociétés d'agriculture et aux sociétés agricoles d'après les dispositions des articles 1851 et 1855.4.Il est du devoir de l'inspecteur, lorsqu'il en est requis par le ministre, de visiter sans délai le ou les ruchers qui lui sont indiqués, et de lui faire rapports sur l'état sanitaire de ce ou de ces ruchers en la forme et la manière qui lui sont prescrites.5.Quand une maladie contagieuse est constatée dans un rucher, le ministre doit faire prendre les moyens nécessaires pour soumettre les colonies qui composent ce rucher à un traitement approprié et, si besoin est, il peut ordonner que les colonies affectées, les ruches qu\u2019elles occupent et tous les accessoires apicoles, qui ne peuvent être efficacement désinfectés, soient détruits en la présence de l\u2019inspecteur.6.À défaut, par le propriétaire vu le possesseur d'un rucher affecté d'une maladie contagieuse, d'obéir aux ordres qu\u2019il reçoit pour le traitement des colonies malades, le ministre peut ordonner la destruction des ruches, des abeilles ainsi que de tous les accessoires apicoles qui ne peuvent efficacement etre desinfectés.7.Quand la destruction des ruches, des abeilles et des accessoires apicoles a été jugée nécesaire par le ministre il doit, d'après une base équitable laissée à sa discrétion, en indemniser le propriétaire ou le possesseur ou les deux, selon le cas.2.Cependant dans le cas de l'article 6, le propriétaire ou le possesseur des ruches, des abeilles et des accessoires apicoles n\u2019a droit à aucune in- demnite.8.Tout propriétaire ou possesseur de ruches, d'abeilles et d'accessoires apicoles qui sciemment, vend, échange, ou aliène, d\u2019une façon quelconque, des ruches, des abeilles ou des accessoires apicoles infectés, ou toute personne qui expose en plein air des cadres, des rayons de miel ou tous objets quelconques infectés, ou qui cache l'existence d\u2019une ou des maladies contagieuses dont ses abeilles peuvent être infectées, ou qui empêche l'inspecteur de remplir ses devoirs, est coupable d'une offense et, sur conviction sommaire de telle offense devant un magistrat de police ou un juge de paix ayant juridiction là où l\u2019offense a été commise, est passible d'une amende de vingt piastres pour la premiere offense et d'une amende n'excédant pas cinquante piastres pour toute autre offense subséquente.2.Les poursuites en vertu de la présente sec tion sont intentées, instruites et jugées conforme ment aux dispositions de la partie xv du code cri minel.9.Avant d\u2019intenter des poursuites contre un personne qu'il croit coupable d'une infraction la loi, l'inspecteur doit lui donner lecture, devan témoin, des dispositions de la présente section.10.Les rapports faits par l'inspecteur sont e: registres au département de l'Agriculture et i peuvent etre rendus publics par décision du m nistre.11.Cette loi entrera en vigueur le jour ou el sera sanctionnée, \u2014 \u2014\u2014= === LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE \u2014 = de] 5 it TRACTEURS A VENDRE Le Ministère de l\u2019Agriculture offre en vente cinq tracteurs Avery 8-16, situés aux endroits suivants : M.Henri Cloutier, Village Richelieu, (Rouville), M.W.-G.MacDougall, Lennoxville, (Sherbrooke), M.A.-J.-M.Bélanger, Roberval, (Lac St-Jean), M.Abel Raymond, Plessisville, (Mégantic).M.Wilfrid Delaney, Rimouski, Ces tracteurs sont offerts aux cultivateurs au prix de $700.00, à vendre où ils sont actuellement, avec charrue Cockshutt à trois sillons, largeur du sillon: 10 pouces: profondeur: 3 à 8 pouces.Ces tracteurs ont servi comme démonstration l\u2019automne dernier.Ils seront livrés en bon état, mais vu le prix réduit auquel nous les offrons, nous ne pouvons prendre aucune garantie après que la vente sera faite.Le prix régulier est de $1,025.00, avec charrue.Lee =; +++ + +++; 44; ;;;;;>-;-;; + 4 \u2014 + = 4 -+4-=-4 4-4 > 4; CHEVAUX À VENDRE bar le Ministère Provincial de l\u2019Agriculture 1 ETALON PERCHERON noir LET\u201d, 3 ans.Date de la saillie: \u201cMAPLE GROVE PALM\u201d, 3 ler mars 1919.ans, pesanteur 1800.1 JUMENT PERCHERONNE 1 ETALON BELGE gris-bleu \u201cMAPLE GROVE REBEC- \u201cGREGORY\u201d, 3 ans, pesanteur CA\u201d, 3 ans, noire, lune au front, 1650 livres.barre blanche sur le nez.Date 1 JUMENT PERCHERONNE de la saillie: 13 mars 1919.noire \u201cKEOTA KIROSS\u201d, 3 Ces trois juments ont été sail- ans, petite lune blanche au lies par le Grand Champion front.Date de la saillie: 9 octo- Percheron \u201cLAGOS\u201d.bre 1918.Cette jument a obte- 1 JUMENT PERCHERONNE nu le premier prix à l\u2019exposi- \u201cGLADYS\u201d, 4 ans, boulet pos- tion d\u2019Iowa State Fair.térieur gauche blanc, lune blan- 1 JUMENT PERCHERONNE che au front.Date de la saillie: noire \u201cMAPLE GROVE JUI- juillet 1918.FOBT IIT TITITITITITITIC ITI TIT ITIP DIDO 4-= 44 4= 4 = 6 = 4 = 4 = 4-\u2014u 6 4 4 = 6 = 44 = 4-=\u20144=\u20144+=4=04 44 4444424 444 =4\u20144 Ne - POULETS A YENDRE + ÿ Rhode Island Rouge, Plymouth Rock, Wyandotte Blanche.PRIX - - - - - 25Cts.chaque.Adresse : SERVICE DE L\u2019AVICULTURE + = = 1 + A Chemin Ste-Foye, Québec.552 VILLA BELVEDERE, 192 Q ® LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE J} Pay 4 foe are as.ce > mw ei 4 \u2018 .43 «8 © la Ÿ ei La =; y + ! Ce Pa LL ITA .pa A A je i Wh pt wy 4 eas 4 Ces a 3 a # WI 7 Jd we I WE be + gard at x x oli Pp > Slr AK EE ; uy 4 oes 3 A 2 : \u2014 A we.Ja : 2 EP 3 % fF} Lx \u201cets \u2014e < a2, aT, a \u2019 = Tn \u2018 fre .fy a À \"AE i oy i: Eo < es = N a Oh : re + » .2, >» = 4 > 4e S 3, 5 > + te Sat > Vs.ge PC Le ; 3 f td ah hg Ll La 5 34 4 8 xe) = bg \u201caw a = Sve ed] a LES « at Yon Ved HE 4 * We AR VE a A RE pc Ere 2 Pa » qe # « pv 2 >» Et Pa >> a) À Fu ve * AR Wy $e \u201cA ND + \u20ac 4 pod we sat = ag » > Ÿ pe oh x.af gg A ad yy 6 x \u201c+ ey # ut À - AN = an So A) [RARE Bt + oe Ç We 1 A \u201che 92) * .Le YET c= re LS Ear a, ha sv ne 4 \u201c4 Gh o £ ie = 44 Ll Ox, Ca \u201c ZH is = + ¥ 4 * Be > à petra ?fe] a 193 . LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Carnet Rot Nous recevons l'annonce suivante trop tard pour qu'elle soit insérée dans \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014= les colonnes d'annonces : Etalon canadien enregistré, 4 ans, sain et sans défaut.A rupporté les premiers prix aux expositions provinciales régionales de Québec.Bonnes conditions.S'adresser à Etienne Paradis, Charlesbourg, PA vendre Une erreur s\u2019est glissée dans l\u2019impression de l\u2019article intitulé = \u201cConseils d'actualité sur diverses cultures\u201d publié en page 173 de notre dernier numéro.Au lieu de 12 à 15 livres de choux de Siam à l\u2019acre, ce qui est inconcevablement excessif, il faut lire de 2 à 5 livres.Nos lecteurs auront compris qu\u2019il y avait là erveur évidente dans l\u2019impression, mais nous tenons tout de même à notifier pour plus de régularité.12 à 15 au lieu de z2a5 Avis officiel a été reçu du Gouvernement Belge que, par décret daté du ler Mars, l\u2019importation en Belgique de tabac brut ou manufacturé est de nouveau sujette à la délivrance d'une licence spéciale.Avis au sujet du tabac.Les branches du drainage et des champs de démonstration de grande culture n\u2019ont pas encore de chef attitré.Le secrétaire du ministère en a la direction, avec deux instructeurs pour chacune.Les travaux de drainage sont exécutés par 4 instructeurs chargés de préparer des plans de drainage pour les cultivateurs qui en font la demande.Ces plans indiquent la superficie.du terrain arpenté, l\u2019endroit où placer les drains et la pente à donner à chacun.I's rendent de grands services aux cultivateurs en leur épargnant des dépenses inutiles dans le creusage des fossés.; Jusqu\u2019à l\u2019année dernière nous mettions à la disposition des cultivateurs deux excavateurs pour creuser les tranchées.L\u2019'honorable ministre a jugé ùà propos, cette année, de remplacer ces machines par un autre moyen d'assistance qui sera adopté prochainement.; Les champs de démonstration servent à démontrer en petit les différents modes de culture à suivre sur une plus grande échelle.Le ministère fournit la semence et l'engrais, et le cultivateur chez qui la démonstration est organisée s\u2019engage à suivre les instructions reçues.Ces renseignements sur place ont contribué à introduire les cultures nouvelles que nous avons préconisées.Les résultats ont été particulièrement intéressants avec la production de la graine de trèfle.Cette semence nous était presque complètement fournie par la province d\u2019Ontario autrefois.Dans une seule année, nous avons récolté dans la province 450,000 livres de graine de trèfle.D\u2019importateurs que nous avons été jusqu\u2019à présent, nous allons devenir bientôt exportateurs de cette précieuse semence.Ce sera autant de gagné sur nos amis d'Ontario\u2014F.N.Savoie.AUX CULTIVATEURS.\u2014 Drainage et champs de démonstration de grande culture.L\u2019'importance d\u2019améliorer notre espèce chevaline est devenue bien évidente.Jusqu\u2019à présent la grande difficulté semble avoir été le manque de bons étalons.Et encore aujourd\u2019hui le coût de la saillie est si peu élevé, les revenus sont si petits qu\u2019il est impossible de risquer un gros prix dans l\u2019acquisi- \u2018ion d\u2019un bon étalon.Mais nous avons à notre disposition certains noyens pour s\u2019assurer les services d\u2019un bon étalon out en garantissant un revenu assez considérable :t au propriétaire de cet étalon et cela sans que le oût de la saillie soit trop élevé.Les Sociétés d\u2019Agriculture peuvent acquérir un on étalon sans qu\u2019un particulier ait de grands ris- ues car les frais peuvent être répartis sur tous :s membres.En vertu d\u2019une loi fédérale, les cultivateurs peu- \u2018ent se grouper en syndicats en vue de se procu- er les services d\u2019un bon reproducteur.Pour avoir roit à la subvention du Service d'élevage Fédéral syndicat doit adopter les règlements établis par ti, employer les services d\u2019un étalon enrégistré de ice pure, et un vétérinaire doit le déclarer sain propre à la reproduction.Le coût de la saillie doit étre d\u2019au moins $12.00.Si la jument donne un poulain le Gouvernement ie 33 1-3 pour cent de la saillie ou $4.00, ce qui it qu\u2019elle n\u2019a coûté aue $8.00 au cultivateur.C'est là un moyen facile de se procurer les ser- i ces d\u2019un bon étalon tout en assurant un revenu isonnable à son propriétaire \u2014J.J.Gautreau, 7 S.A 1 + ee, SSS de la Rédacti \u2014 aa gy \u2014\u2014 St-Roch des Aulnaies, 22 avril, 1919.Une manière de se êtes ton Monsieur Armand Létour- _\u2014\u2014\u2014 Yneau, directeur du Journal d\u2019Agriculture, Québec.Monsieur, En réponse a la votre du 17 courant au sujet de la mouche à patates.Le procédé que j'emploie est bien simple.Dès que le sol est préparé, je sème un rang ou deux par pièce, et d'ordinaire je fais toujours mes patates assez tard, ce qui fait que ces premiers rangs lèvent toujours 15 jours ou trois semaines avant, et dès qu\u2019elles sortent de terre, je ssupoudre du plâtre avec du vert de Paris sur les feuilles, et de cette manière je n\u2019ai pas de misère avec les bêtes.Si tout le monde adoptait ce procédé, on aurait pas de misère, mais malheureusement il y toujours quelques voisins qui ne le font pas, et comme ces bêtes volent, il arrive qu\u2019en dernier elles sautent la clôture.Ça vaut la peine que vous en fassiez mention dans le Journal d\u2019Agriculture.Je vous dirai que l\u2019année dernière j'ai récolté 2000 minots de, patates, et j'ai dépensé à peu près 6 livres de vert de Paris.Comme vous voyez c\u2019est une économie de temps et d\u2019argent.Votre dévoué, G.Aug.Pelletier.A St-Rémi du Lac aux Sables, \u2014\u2014\u2014\u2014 Co.Portneuf, deux lots a bois et bonne terre a cultiver, 2 arpents de largeur par 80 arpents de longueur chacun formant en tout 160 arpents, terrain bien planche, conditions trés faciles, $2,500, en tout, $1,000 comptant et le reste par termes.Pour références s\u2019adresser à M.Auger, No 1 avenue Marguerite-Bourgeois, Québec.couvert, au XVème siècle, par pa découverte de Am ue, .Fatima ane Christophe Colomb, qui avait dé- ja fait preuve d'un génie d\u2019invention extraordinaire en faisant tenir des oeufs debout sur les tables.Voici, au dire d\u2019un célèbre humoriste américain, comment l\u2019Amérique fut découverte.Le roi d\u2019Espagne causait un soir avec Colomb.Tout à coup, frappé d\u2019une idée lumineuse, Sa Majesté dit à Colomb: \u2014 Colomb, pourquoi ne vas-tu pas découvrir l\u2019Amérique ?\u2014Mais, j'irai, Sire, si Votre Majesté veut bien me donner un vaisseau.Christophe Colomb obtint un vaisseau et fit voile du côté où il pensait que se trouvait l\u2019Amérique.Les matelots, après plusieurs jours de voyage, commencèrent à se plaindre, et déclarèrent qu\u2019ils ne croyaient pas qu'il y eût un tel pays que l\u2019Amérique.Colomb tint bon.Après de longs jours en mer, le pilote vint dire au grand navigateur: \u2014Colomb, je vois la terre ! \u2014Ce doit être l'Amérique, s\u2019écrie Colomb.\u2014En es-tu bien sûr ?Terrain à vendre Ce gigantesque pays fut dé- Les gestes qu\u2019il ne faut pas faire: No.7.Laisser aller les poules dans l'étable.194 \u2014Rien n\u2019est plus simple que de s\u2019en assur dit Colomb avec calme ; je vois sur le rivage ur quantité d\u2019indigènes, nous allons le leur demand.Colomb descend immédiatement dans une barqu avec quelques matelots et se dirige vers les sa vages.\u2014Hé, là-bas ! rique ?.\u2014Parfaitement, répondirent les sauvages.\u2014Et vous êtes tous Américains, je suppose \u201d \u2014En effet.Puis le chef de ceux-ci de dire à Colomb: \u2014Et toi, serais-tu par hasard Christophe Cu lomb ?\u2014Juste ! tu l\u2019as deviné.Alors le chef, se tournant vers ses camarade - leur dit: \u2014Mes amis, il n\u2019y a pas à nous le dissimule: nous sommes découverts.Colomb, heureux du succès de son entrepris s'en retourna en Espagne pour faire part au roi | sa découverte \u2014Max O\u2019Rel, Cultivateurs, si réellemen La Gourme.\u201c .Gourme.| CO tenez a posséder des ani maux sains, qui tout en étant votre richesse seron votre ongueil, il faut absolument que vous vou: mettiez en tête d\u2019observer le plus strictement possi ble les lois de l\u2019Hygiène sans quoi tout traitemen: devient inefficace.Il faudrait que tous les jours vos étables reçoivent la visite du Balai et de la Pelle ; il faut laisser pénétrer à profusion le soleil dans les bâtiments où séjournent les bêtes.Donnez-leur de l\u2019eau claire e: non pas de cette eau polluée dans laquelle un cheva: malade a laissé s\u2019échapper du jetage purulent.Ne laissez jamais un animal manger du foin, dv la paille, de l\u2019avoine sur lesquels un cheval aurai: laissé tomber ce qu\u2019on appelle vulgairement de Iu \u201cmorve\u201d.Donnez-leur à boire et à manger dans des récipients destinés à chacun d\u2019eux, c\u2019est-à-dire individuels.Si un animal est atteint de maladie que vou- croyez contagieuse, isolez-le des autres et que tou: ce qui sert à son entretien ne serve que pour lui de cette manière-là vous n\u2019aurez pas à enregistre la maladie de trois ou quatre bêtes, chose qui peu: très bien arriver par contagion.Observez ces quelques conseils à la lettre et vou- verrez avec satisfaction que votre troupeau est un des plus beaux de la paroisse, et que vous serez aus- st celui chez qui le vétérinaire est appelé le moin- < nvent.A proprement parler, la gourme n\u2019est pas une affection grave comme semblent l\u2019entendre une grande partie des cultivateurs.Beaucoup de ces derniers sont aussi sous la fausse impression que tous les jeunes chevaux doivent nécessairement être victimes de cette infection.Le grand moyen de l\u2019enrayer et le seul, croyons- nous, capable de la guérir, c\u2019est de redoub!er de précautions hygièniques, car la gourme étant une maladie microbienne et contagieuse, il faut absolument la combattre en supprimant la causes\u2019écrie Colomb, est-ce ici l\u2019Am Dans nos campagnes où souvent le propriétaire du fermes, par surcroît d'ouvrage, n\u2019a pas le temps voulu de voir à ce que ses étables soient nettoyées suffisamment, il arrive souvent que des maladies se déclarent sur plusieurs chevaux à la fois, Le fermier se désole et souvent se décourage quand il pourrait s\u2019éviter tous ces désagréments en redoublant de vigilance et en ayant soin de voir à ce que ses écuries solent propres.La gourme est une maladie des voies respiru- toires qui choisit de préférence ses victimes chez les Jeunes chevaux de trois à cinq ans ; il peut arriver que\u2018quefois que des plus âgés contractent ce mal, mais cela arrive assez rarement, et si par hasard\u2019 quelque chose d'analogue se produisait, il faudrait plutôt diagnostiquer une autre maladie.Ordinairement le cheval n\u2019est victime de cettu affection qu\u2019une seule fois.La maladie fait surtout son apparition au printemps et à l'automne, car les changements brusques de température ont toujours une grosse influence sur les maladies des voies respiratoires.Le cheval semble abattu, mange peu, tousse, son tempérament nerveux s\u2019émousse, des deux côtés de ces Nnarines s'échappe un jetage floconneux, vert- grisâtre, quelquefois sanguinolent.On voit aussi apparaître des abcès sous-glossiens qui ont tendance à la suppuration. ponctionner ces abcès quand à la pression on sent qu\u2019ils contiennent du pus ; après avoir iuvé, on introduit le doigt dans l\u2019ouverture pour rir davantage et donner plus de liberté au pus d- asser.,Ç ; Ap.quoi on peut laver au moyen d\u2019une seringue char, l\u2019eau tiède contenant de la créoline.On peut aussi faire des fumigations d\u2019eau passa- \u201ct chaude pour aider à l\u2019écoulement du jetage 1] faut digital: bler: prs et gu mr le rhume d\u2019origine gourmeuse, (1 neut aussi nourrir l\u2019animal de barbottages tiède Jun: ces cas, où la gorge est souvent le siège d'inf :mmation, il serait alors très utile de faire usu © d'un sirop qui toujours donne un bon résultat.i .voici la composition : pi Huile de goudron.3 ou 4 onces Créosote.1 dragme Térébenthine.4 onces 2].usse pour faire un gallon.; 1» se: Deux cuillerées à soupe par jour.Vous obtiendrez une meilleure satisfaction avec cet » dernière préparation, qu\u2019avee une cuillerée de nmivutarde, de gingembre ou de melasse.| ll y a même à la campagne une médecine qui con.ite a uriner sur 'avoine du cheval.Pour un cultivateur sérieux, l\u2019usage de ce dernier procédé devrait être banni immédiatement de son cuv-au, car un charlatan qui donne de tels con- ssj'+ prouve par le fait même son ignorance et devrai s'attirer pour toujours le ridicule des honnêtes gens, .Duns les cas plus graves ol il y a augmentation de fièvre, quand vous avez tenu l\u2019animal à une bonne température égale et moyenne, sl Vous Voyez qu'il n\u2019y a aucun changement, vous feriez mieux de prévenir le vétérinaire, car c\u2019est là qu'est le danger et que la simple gourme peut se compliquer d'angine, de bronchite, qui passent à l\u2019état chronique et enfin de pleuro-pneumonie terminée généralement par la mort.Dans les formes graves avec fièvre élevée vous pouvez prescrire de la quinine, de l\u2019antypirine.La quinine est surtout recommandable dans ce ens parce que dans toute maladie microbienne la quinine est un des médicaments qui a le meilleur cffet.Comme anti-fébrile il faut la donner à haute dose, il ne faut pas non plus s\u2019alarmer si elle produit la diarrhée chez les chevaux, là encore prêvenez \u2018e vétérinaire.; On la donne sous forme de bol ou d\u2019électuaire.ve qui consiste à mélanger avec une substance su- vrée le médicament puis l\u2019étendre sur un morceau ir pain pour ensuite le faire absorber.On peut aussi donner la qui rine sous forme de milules à la dose de: 2 drachmes à 4 drachmes.L\u2019antypirine peut aussi avoir de bons avantages vn calmant le système nerveux et en abaissant la température, mais la quinine est de beaucoup préventive.Les doses d\u2019antypirine administrables par la bouche sont les suivantes : Cheval.4 drachmes à 5 drachmes Mais le traitement le plus radical dans un cas de gourme est l\u2019isolement du malade et la désinfection des lieux où a séjourné l\u2019animal atteint, redoublez vos précautions hygiéniques et vous combattrez avec succès la gourme, ce mal qui est la cause de tant de vicissitudes.Dr.L.G.Lajoie, M.V.Par le Ministère de lAgrieul- I! reste i ; .dres (ncore à ture de Québec les chevaux sul- vendre.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 vants: ! Etalon Percheron noir \u201cMAPLE GROVE PALM\u201d, 3 ans, pesanteur 1800., Etalon Belge gris-bleu \u201c GREGORY \", 3 ans, pesanteur 1650 livres.» Jument Percheronne noire \u201cKEOTA KIROSS\u201d, 3 ans, petite lune blanche au front.Date de la saillie: 9 octoble 1918.Cette jument a obtenu le premier prix à l\u2019exposition d\u2019Iowa State Fair.1 Jument Percheronne noire \u201cMAPLE GROVE JUI- LET\u201d, 3 ans.Date de la saillie : ler mars 1919.| Jument Percheronne \u201cMAPLE GROVE REBECCA\u201d, 3 ans, noire, l\u2019une au front, barre blanche sur le nez.Date de la saillie: 13 mars 1919.Ces trois juments ont été saillies par le Grand Champion Percheron \u201cLAGOS\u201d.1 Jument Percheronne \u201cGLADYS\", 4 ans, boulet postérieur gauche blanc, lune blanche au front.Date de la saillie: Juillet 1918.1.Nourrissez les ruches faibles en provision.2.\u2014 À la première journée chaude pas moins de 60° F., faites la grande visite de vos ruches.3.\u2014Réunissez les ruches faibles ou orphelines.4.\u2014 N\u2019exposez dehors aucune matière sucrée, afin de prévenir le pillage.Tenez plus fermée l\u2019entrée des colonies faibles.5.\u2014 Préparez dès maintenant les ruches pour la sortie des essaims et la grande miellée.Soyez pre- voyants.Mai au rucher, LE JOURNAL D'AGRICULTURE Sur les bords de la rivière Nicolet.Nos lecteurs trouveront plus loin un article supérieurement ctoffé sur les \u201cConditions actue'les \u2018le l\u2019élevage dans notre province\u201d par l'honorable Nemèse Garneau, conseiller lcgislatif.president de la Société générale des Eleveurs de la province.M.Garneau a été et est encore chez nous l'un des ouvriers les plus vus du prozrès en industrie animale.Fin connaisseur de la matière, très sinvèrement dévoué il a rendu de grands services à la classe agricole, On verra à Ja lecture de son articie qu'il est plus un réalisateur, c\u2019est-à-dire un homme d'action, qu\u2019un parleur.Nous nous plaisons à souligner en plus le témoignage reconnaissant qu\u2019il rend à la part prise par l\u2019honorable Sydney Fisher, ancien ministre fédéral de l\u2019Agriculture.dans la défense des intérêts agri- voles canadiens-francais.Hon.N.Garneau, Séparez les cogs des poules \u2014\u2014aussitôt après la saison d'incubation et ne mettez jamais en vente des oeufs fécondés, Au cultivateur.Ayez des nids spacieux et mettez-v des mate- riaux propres, en abondance, de préférence des copeaux secs ou du foin hache.Tenez les nids propres et salubres.Ramassez les oeufs régulièrement au Moins une fois par jour, plutôt deux fois\u2014lorsque la température est modérée, plus souvent lorsqu'elles est très chaude ou très froide.Mettez-les de suite dans des ustensiles propres, et portez-les dans une cave fraiche et sèvhe, Recouvrez-les d'un drap propre pour empecher la poussière de s\u2019y déposer et pour prevenir l\u2019évaporation et le ternissement.Ne les emballez pas péle-méle dans une caisse pour les mener au marché, mais procurez-vous une caisse spéciale à oeufs, où ils ne -e casseront pas.Vendez-les aussi souvent et aussi directement que possible.Une nouvelle campagne d\u2019enseignement ménager.Des cours d\u2019économie domestique et d'agriculture féminine aux Cercles de Fermieres et au public féminin en général.Le Ministère Provincial de l'Auricuiture fera donner durant trois mois, cet été, des cours ména- vers et d'agriculture féminine sous les auspices des Cercles de Fermières et des agronomes de district.Les Conférencières, sous la direction de M.A.Désilets, B.S.A, en deux groupes, Mlles Eva Paré ct Estelle Leblane.Mlles Eveline Leblanc et Blanche Lajoie, se partageront l'itinéraire et le programme.Ces cours porteront sur les sujets suivants: \u201cSoins des enfants, hygiene infantile Cw =e mn og Terres du Bas de Québec, rive sud.195 Hygiène des malades, traitement, la garde-ma- ade ; Cuisine diététique, démonstration ; Aménagement domestique et soins du ménage : Entretien des vêtements, hygiène, lavage, détachage et raccommodage.Bonheur au foyer ; Qualités de la ménagere, lectures, jeux des enfants.\u201d Des cours demonstratifs d\u2019aviculture et J'apiculture seront donnes, à chaque endroit, par M.Jos.Morin, du Ministère de l\u2019Agriculture, et des démonstrations sur l\u2019horticulture ornementale et potagère, par M.A.Désilets, B.S.A.Nous donnons ci-après l'itinéraire qui sera suivi cette année : Sem du: Endroit: Comte: 20 mai St-Stanislas, Champlain, * Champlain, Champlain, 27 mai Trois-Rivières, St-Maurice.St-Janvier, Terrebonne.3 juin Stanstead, Stanstead.Rock Forest, Sherbrooke.10 juin Ste-Martine, Chateauguay.ne Laprairie, Laprairie.24 juin St-Charles, Bellechasse, to Montmagny, Montmagny.ler juil.l'Islet, L'Islet.to Ste-Anne de la P.Kamouraska.S jui! Rimouski, Rimouski.US St-Donat.Rimouski.15 juil.Amqui, Matane.ee Matane, Matane.22 juil.Maria, Bonaventure ot Grande Riviere, Gaspé.> août St-Georges, Beauce.to Ste-Hénédine, Dorchester.12 août.St-Agapit, Lothinière.to Ste-Agathe, Lotbinière.19 noût Plessisville, Meégantie.tt Warwick, Arthabaska.26 août St-Bonaventure, Yamaska.Nicolet, Nicolet.Le moment est proche ou les racines porte-graines-carottes, navets ct betteraves fourragères \u2014doivent être plantées pour la production de la graine, et quelques recommandu- tions à ce sujet ne seront sans doute pas inutiles.Disons en premier lieu que tous ceux qui ont conservé des racines pour se faire une provision de graine, ne devraient employer que les meilleures de ces racines.Naturellement, ces racines doivent avant tout être parfaitement saines ; si elles laissent à désirer \u2018e moindrement sous ce rapport, le producteur perdrait sa peine ct ses frais ; les raci- res malades pourriraient dans le sol et il n\u2019obtiendrait qu\u2019une maigre récolte de pauvre graine.Ce n'est pas tout: les racines employées comme porte-graines doivent également être d'un type général aussi uniforme que possible, C'est-à-dire, elles doivent avoir toute lu même couleur et la même conformation générale.Ti n'est pas aussi nécessaire qu\u2019elles soient de grosseur uniforme, car nous savons par expérience que les petites racines produisent tout autant de graines que les grosses, et que la graine est de toute aussi bonne qualité, que la racine soit petite ou qu'elle soit grosse.Les racines choisies comme porte-graines doivent être plantées en lignes, espactes de 2% à 3 pields, pour que l\u2019on puisse faire passer la bineuse à cheval entre les lignes, Les betteraves et les rutabagas (navets de Suede) doivent être mis a 2 ou 3 pieds d'espacement dans les lignes, pour qu\u2019ils aient toute la place voulue pour développer leurs branches.Les carottes peuvent être plantées un peu plus serrées, à raison de 12 à 2 pieds d'écartement dans les lignes, Lorsque l'on n'a qu\u2019un petit nombre de racines à planter, on peut se servir d\u2019une bêche.Te système est très simple: on fait des trous aux distances suffisantes, assez profonds pour que la racine que l'on y place puisse être tout juste bien recouverte de terre, on met les racines dans ces trous, puis on tasse la terre autour d'elles.Dans une plantation bien faite, le coliet de la racine doit etre juste au-dessous de la surface du sol.Lorsque l'étendue à planter est grande, et surtout si l\u2019on manque d'aide, il est plus économique de se servir de la charrue.On ouvre des sillons et l'on place les racines, couchées sur le côté incliné du sillon, à bon espacement et d\u2019une manière telle que la charrue puisse, on ouvrant le sillon suivant, les recouvrir de terre jusque par-dessus le collet.On fait un troisième sillon dans lequel on ne plante pas de racine.En résumé, les racines sont plantées dans chaque troisième sillon et placées d'une manière telle que la charrue les recouvre tout juste de terre.Il faut que les racines soient recouvertes, si elles ne l\u2019étaient pas, elles pourraient sécher pendant une journ(e chaude.Il ne faut pas non plus que les racines soient enfouies trop profondément car les tiges porte-graines qui en sortent pourraient avoir de la difficuité à atteindre la surface, surtout si les racines sont petites.Mais quel que soit le système de plantation suivi, il est essentiel que les racines soient plantées aus- Plantation des racines pour la production de la graine. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE sitôt que la terre peut être mise en bon état, car l'expérience nous a appris que ce sont les plantations les plus précoces qui donnent les plus grosses récoltes de graine.\u2014 Note des F.E.Il n\u2019y a peut-être pas une oeu- Le Contrôle laitier vre agricole plus urgente à l\u2019heu- st l'augmentation de re actuelle, que l\u2019amélioration de = hôtre industrie laitière.Le lait et les produits laitiers sont des aliments de première importance et leur production assure encore à nos sols un retour efficace des éléments de fertilité.Le défaut le plus commun dans nos fermes laitières c\u2019est l\u2019absence d\u2019une alimentation appropriée, surtout pour l\u2019hiver, et le peu de soin accordé à la sélection des sujets d\u2019élevage.La moyenne de production pour chaque vache est légèrement supérieure dans le pays à 4,000 livres de lait par année.C\u2019est insuffisant, mais combien de vaches encore qui ne donnent pas plus de 2,000 à 2,500 livres et qui font nettement perdre de l\u2019argent à leurs propriétaires.D\u2019autres donnent un \u201cgros coup de lait\u201d au printemps et ne font plus rien le reste de l\u2019année.Comment peut-on connaître les vaches qui paient et celles qui ne paient pas leur propriétaire sans le contrôle laitier ! Qu'estrce que le Il consiste Jout simplement à t-ce que ser le lait de chacune des va- laitler.hes d'un troupeau 3 fois par mois (à dix jours d\u2019intervalle) le soir et le matin, et puis à pré'ever ensuite un échantillon de chacun de ces laits pour en faire déterminer la richesse par le fabricant.Multiplié par 10 le total du lait de ces 3 jours donne le nombre de livres de lait produites en 30 jours.Le nombre total des livres de lait multiplié par le résultat de I\u2019épreuve au Babcock donne la quantité de gras totale.Le département d'agriculture d\u2019Ottawa fournit, à chaque mois, des feuilles qui nous permettent d\u2019enregistrer plus facilement nos pesées.Sur ces feuilles on ajoute encore la valeur de la nourriture pour chaque vache.Un registre spécial renferme ensuite les résu\u201d- tats mensuels pour chaque vache.À la fin de lan- née quand tous les calculs ont été faits par le d-par- tement, on sait à peu près exactement ce que chaque vache a cotûé et ce quelle a rapporté.Les mauvaises laitières qui noffrent aucun espoir damé- lioration sont condomnées au trépas et les meilleures sont traitées en proportion de leurs mérites.Quand il sagit ensuite d\u2019élever un veau mâle ou femelle on peut se baser sur les qualités de sa mère.Il s\u2019en suit donc ne amélioration rapide et méthodique du troupeau et cela sans frais extraordinaires.Ajoutons encore que le contrôle permet au cultivateur de donner à son troupeau une alimentation plus rationnelle parce qu\u2019il se rend compte par lui- même si tel ou tel régime paie mieux que tel ou tel autre.Le contrôle démontre encore qu\u2019un nombre restreint de bonnes vaches bien tenues paie mieux qu\u2019un grand nombre de mauvaises vaches négligées.Liseron des champs dans la graine de betterave fourragère.\u2014\" Des échantillons de graine de betterave fourragère contenant des graines de liseron des champs ou gloire du matin sauvage en nombre considérable ont été reçus dernièrement au laboratoire des semences d'Ottawa.Le liseron des champs est probablement la plus persistante des mauvaises herbes classées comme \u201cplantes nuisibles\u201d en vertu de la loi du contrôle des semences.Heureusement, elle n\u2019est pas g/!néralement répandue au Canada, mais une fois établie elle est très difficile à déraciner et très préjudiciable aux récoltes.Les graines de liseron des champs se trouvent rarement dans les semences produites au Canada, mais on les trouve parfois dans les semences importées, particulièrement dans les graines de betteraves.On devrait examiner avec soin les graines de betteraves avant de les semer et en enlever cha- .que graine de liseron des champs qui peut s\u2019y trouver.Ces graines ressemblent beaucoup à cel- ,les de la g'oire du matin ordinaire, et elles appa- \u2018raissent soit séparément ou plusieurs ensemble dans une capsule.Les cultivateurs ne peuvent pas trop se mettre en garde contre cette menace., Division des semences, Ottawa.Avertissement aux cultivateurs.NITRATE DE SOUDE.Sa nature et son usage en agriculture.Le nitrate de Soude, appelé composition.aussi Salpêtre du Chili, tel qu\u2019on le trouve sur les marchés d'engrais du monde, est un produit cristallisé qu\u2019on a purifié après l'avoir extrait des dépôts considérables de nitrate brut (caliches), que l\u2019on rencontre au Chili, Amérique du Sud, d\u2019où on l\u2019expédie en sacs de 200 livres.Ce corps contient environ 95% de pureté et de 15 à 16% d\u2019azote pur, élément auquel ce produit doit ses propriétés fertilisantes.Le Nitrate de Soude est l\u2019engrais à base d'azote le plus important et le plus en Le plus important engrais à base d\u2019azote.\u2018 usage, surtout par le fait que l\u2019azote aide directement et immédiatement à la croissance de la semence.Depuis qu\u2019il n\u2019a p'us de transformations priliminaires ou préparatoires à subir au sein de la terre, il se distingue par son efficacité et sa vivacité d'action ; tous les autres engrais à base d\u2019azote, à l'exception du Nitrate de Chaux (qui n\u2019est pas sur le marché) doivent subir tout une suite de transformations dans le sol avant de porter profit aux plantes.\u2014\u2014 L\u2019azote en tant que principe Fonctions de l'azote nutritif de la plante sert surtout comme principe .; nutritif de la plante.à stimuler le développement des \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 parties végétatives (la tige et les feui\u201dles) des plantes et partant agit surtout au cours des premières époques du développement.L\u2019azote renfermé ainsi dans les tissus constitue une réserve qui servira plus tard à former la graine et le fruit.A cause des propriétés stimulantes de l\u2019azote, on concluera qu\u2019un excès de Nitrate de Soude ou de tout autre corps analogue contenant de l\u2019azote facilement assimilable, tendrait à prolonger induement la croissance et peut-être à retarder la maturation de la récolte.Quelques produits sont plus particulièrement délicats que d\u2019autres sous ce rapport et l\u2019effet devient plus sensible à défaut d'acide phosphorique.Des expériences ont établi que le Nitrate de Soude possède les propriétés d\u2019un engrais indirect, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 c'est-à-dire que dans l\u2019intérêt même de la semence il libère la potasse des prisions solitaires du sol.Le Nitrate de Soude.engrais indirect.Temps ct mode.Par ce fait que le Nitrate de Soude est tres solvible et que son azote peut opérer immédiatement, cet engrais, en principe, est le plus économique à répandre sur le sol durant les premières semaines de croissance de la plante.On peut en appliquer une partie cependant au temps des semailles sans danger d\u2019en gaspilier notablement par le fait du coulage ; on répandra subséquemment le reste en une fois ou plus.Emploi.On devra parsemer l'engrais sur la p'ante en croissance, un jour sce, afin d\u2019éviter que le feuillage ne se brûle.Pourcentage.On peut employer chaque année de 100 a 400 livres par acre de terre, utilisant les quantités les plus élevées pour les sols à jardinages pour march: et les autres formes intensives de eulture comme celle des patates.Pour les semences ordinaires de la ferme sur des sols de fertilité moyenne, 100 à 250 livres par acre représentent la limite de ce que l\u2019on peut consacrer avec profit.Si la moit:é de la recette, soit 75 livres par acre, est répandue et hersée au temps des semailles, l\u2019autre moitié sera employée deux semaines environ après que la plante a paru à ras le sol.Ou bien la première application peut se faire aussitôt que commence la croissance, et la seconde quelques deux ou trois semaines plus tard.Une seule application ne devra pas dépasser 100 livres à l\u2019acre.En autant que cela peut se pratiquer, il est bon de faire de fréquentes mais légères applications durant les premières semaines de la rt rl An a re croissance, suivant la faculté du grain à s\u2019assimiler l'azote.C\u2019est ainsi que l\u2019on réduira au minimum les pertes dûes au coulage.Pour grains, 75 à 180 livres Pourcentage que l\u2019on à l\u2019acre, suggère pour .a différentes graines.Pour foin et pâturages, 100 \u2018 à 200 livres à l\u2019acre., Pour blé d'Inde (fourrage) et navets, 100 à 201 livres à l\u2019acre.Pour betteraves des champs, à sucre, etc, 150 .300 livres à l\u2019acre, Pour patates, 200 à 300 livres à l\u2019acre.= Pour choux et légumes à feuillage analogue 200 à 400 livres à l\u2019acre.5 Bu La luzerne, l\u2019alfalfa, les pois et les fèves, bier.qu\u2019ils s\u2019assimilent l\u2019azote dans des cond; tions favorables, savent tirer profit d\u2019une petit.quantité de Nitrate de Soude déposé durant le périodes initiales de croissance.La quantité que l\u2019on peut employer avec profii dépendra naturellement en grande partie de la qualité du sol, des quantités moindres suffisant sur des terres bien fumées.Comme substitut des engrais comme substitut.| composés à bas pourcentage, qui ne contiennent par exemple que 1\u2018@ d\u2019azote, ainsi que des engrais purement à base de phosphate, comme le superphosphate et les scories basiques, le Nitrate de Soude sera d\u2019un usage avantageux.Emploi du Nitrate Lorsque le sol et les conditions climatériques sont défavorables à la production de l\u2019azote (nutrification), les grains semés de bonne heure au printemps peuvent souffrir du manque d\u2019azote assimilable.Si la jeune plante maladive revêt un aspect jaunâtre, c\u2019est donc qu\u2019elle a besoin d\u2019azote.Une application de Nitrate sur cette plante rabougrie et qui se meurt, changera cette teinte en quelques jours, aprés une pluie chaude, en un beau vert foncé, indication certainc que la plante s\u2019est assimilée la nourriture nécessaire, se porte encore très bien, et se développe avec vigueur.L\u2019un des principaux avantages de l\u2019emploi du Nitrate de Soude consiste à prot\u201cger avec constance et vigueur une croissance précoce et à aider la jeune plante à traverser, sans dommage, une période critique, créée par les conditions défavorables de la température.Symptômes du manque d'azote.Le Nitrate de Soude, comme on l\u2019a déjà signalé, est extrême- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ment soluble, et si l\u2019on veut éviter le gaspillage, on doit l\u2019emmagasiner dans un local sec, inaccessible à l\u2019eau.Lorsqu\u2019on le reçoit, il sera tout probablement en gros blocs durs.On devrait les broyer avec un marteau, ou les réduire en une poudre très fine, afin que le Nitrate puisse se r\u2018pandre également.Pour faciliter cette dernière opération, spécialement lorsque la distribution doit se faire à raison de 50 a 75 livres a l'acre, on peut mélanger au Nitrate en poudre une quantité quelconque d» terre ou de sable sec.Emmagasinage et Préparation.| Bien que la principale fone- tion de l\u2019azote soit de stirauler la croissance des parties végé- \u2014\u2014\u2014\u2014 tatives et aue souvent l'on peut vite observer ses effets, on ne doit pas considérer le Nitrate de Soude comme un simple stimulant ; il procure de la nourriture à la plante sous la forme la plus assimilable.Employé raisonnablement, comme on l\u2019a indiqué, il constitue un engrais excellent et efficace, Ce n\u2019est pas un engrais \u201cde longue durée\u201d, mais il en est un qui, si les autres facteurs sont favorables, permet un prompt rendement sur le placement.: Frank T.Shutt, M.A., D.Sc., Chimiste Officiel, et B.Leslie Emslie, F.C.S.Surintendant des travaux de recherches pour les engrais.Le Nitrate de Soude source de nutrition pour la plante. 8\u2019assi- Pduira » 100 : 201: 150 : Dig ue bien, ndi- etitu le: rofit ant Fais qui que ent \"un LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE FEU OMER EDOUARD DALAIRE Dans les colonnes du Journal d\u2019Agriculture du mois de mars dernier était annoncé, dans une courte note de quelques lignes, le décès de M.O.E.Dalaire, officier du Ministère de l\u2019agriculture de Québec et, cette note promettait que, dans un prochain numéro du Journal, un collaborateur rendrait hommage à sa mémoire.C'est à nous qui, pendant un bon nombre d\u2019années, avons été le compagnon et le témoin du travail de feu M.Omer Edouard Dalaire, qu\u2019incombe le devoir de fixer sur la présente page le souvenir de \u201cl\u2019une des personnalités les plus originales et les plus autorisées du monde agricole\u201d.Peu de jours avant la mort, alors absolument imprévue, de M.Dalaire, certains de nos journaux quotidiens annonçaient que ce dernier allait prendre sa retraite après trente-cinq ans de service et, profitant de l\u2019occasion, donnaient le résumé suivant de la carrière bien remplie de ce dévoué fonctionnaire.\u201d \u201cAucune carrière ne fut plus remplie que la \u201csienne.Voici un état des travaux qu\u2019il a accomplis :\u201d \u201cAyant été instituteur pendant onze ans, M.\u201cDalaire, durant ce laps de temps, a organisé \u201chuit cercles agricoles en 1884, et par la suite, \u201cdans les comtés de Terrebonne, Deux-Monta- \u201cgnes et Laval.Il fut le premier conférencier \u201cagricole permanent, en 1892 ; organisateur de \u201cplusieurs sociétés d\u2019agriculture et de quatre \u201ccents cercles agricoles ; premier secrétaire du \u201cMérite Agricole, de 1890 à 1900 ; premier se- \u201ccrétaire de l\u2019Association provinciale des bons \u201cchemins ; secrétaire, pendant quatre ans, du \u201cConseil d'agriculture et douze ans directeur de \u201cEcole de Laiterie de St-Hyacinthe et de la \u201cferme adjointe ; douze ans secrétaire de la So- \u201cciété d\u2019'Industrie laitiére ; deuxiéme président \u201cde l\u2019Union Expérimentale des agriculteurs de \u201cla province ; premier secrétaire de la Coopé- \u201c\u201crative des producteurs de semence ; premier \u201cprésident de la Fédération des Sociétés coopé- \u201cratives paroissiales de la province de Québec; \u201cpremier conférencier agricole dans les colléges \u201cclassiques, les Ecoles Normales, les Ecoles mé- \u201cnagères et les Congrès d\u2019Institutrices ; Ins- \u201cpecteur des Ecoles ménagères ; fondateur et \u201corganisateur des jardins scolaires dans la pro- \u201cvince ; directeur des Convois d\u2019enseignement \u201cagricole ; collaborateur au \u2018Journal d\u2019Agrieul- \u201cture officiel\u201d ; directeur des sociétés d\u2019éleveurs \u201cde la Puissance.\u201d .\u201cMalgré ses charges multiples, M.Dalaire a \u201ctrouvé le temps d\u2019écrire plusieurs traités agri- \u201ccoles, entre autres: La Comptabilité agricole ; \u201cLe drainage superficiel et souterrain ; \u201cmauvaises herbes ; Les insectes utiles et les \u201cinsectes nuisibles, ete.On lui doit aussi plu- \u201csieurs bulletins instructifs publiés par le Minis- \u201ctère de l\u2019agriculture de la province de Québec.\u201d En acceptant la mission de faire, pour la conserver à la mémoire de la classe agricole, une esquisse biographique aussi fidèle que possible de celui dont la carrière est résumée, à peu près dans tous ses détails, dans les lignes qui viennent d\u2019être citées, notre intention est de nous appliquer à faire ressortir ses traits les plus caractéristiques, en nous bornant à parler de lui comme conférencier agricole et comme fondateur et organisateur des jardins scolaires dans Qué- ec.En 1872 fut inauguré par le gouvernement de Québec un mouvement qui a fort contribué au développement le plus accentué du progrès agricole dans Québec.En effet, cette année là, l\u2019honorable M.Archambault, Commissaire de l\u2019agriculture et des Travaux Publics, confia à M.Edouard A.Barnard, agronome bien connu, la mission de donner des conférences agricoles par toute la province de Québec.M.Barnard consacra à peu près tout son temps, en 1872, en 1873 et en 1874 à donner des conférences de ce genre, jetant, en même temps, la semence de l'idée des cercles agricoles qu\u2019il avait rapportée de Bel- ique alors qu\u2019il y était agent d'immigration.e mouvement de conférences fut continué et, de 1872 à vers 1890, nous avons eu successivement quatre conférenciers officiels MM.Ed.A.Barnard, J.-C.Chapais, O.-E.Dalaire et M.le Dr.W.Grignon qui ont parcouru, pendant à eu près vingt ans, la province pour y faire bénéficier la classe agricole de ces conférences en même temps que des bienfaits découlant du développement des cercles agricoles auquel ces par J.C.CHAPAIS.quatre conférenciers, les premiers qui ont pris part a ce mouvement dans Québec, ont contribué dans la plus large mesure.Or, de ces quatre conférenciers, M.O.-E.Da- laire qui, en date, a commencé comme tel, le troisième, son travail, en 1884, a montré à quel haut degré il avait innée chez lui, la vocation de conférencier.Maître d'école (car à cette époque, pourtant moins démocratique que la nôtre, il y avait encore des maîtres d\u2019école) à Ste-Anne des Plaines, Comté de Terrebonne, il eut vite compris le grand avantage qu'il y aurait pour ses concitoyens qui lui confiaient l\u2019éducation de leurs enfants, a s\u2019organiser, sous forme de cercle agricole, une école d\u2019adultes ou ils viendraient puiser la science agricole.Il se mit de tout coeur i cette besogne.I! sut bien faire comprendre son idée et, ceux qui ont dans leur bibliothèque la file du Journal d'agriculture officiel du temps peuvent se former une juste idée de l'immense somme de travail accomplie par cet initiateur.Il montra vite qu\u2019il était avant tout, et surtout, conférencier.Essentiellement pédagogue, dans le seul bon sens du mot, il s\u2019emparait de son auditoire dès la première phrase de son entretien et le tenait attaché à ses lèvres pendant une, deux, même quelquefois trois heures sans lui causer de fatigue ni d\u2019ennui, tant il savait l\u2019intéresser par sa diction imagée, fourmillant de comparaisons originales, d\u2019anecdotes illustrant son sujet.L\u2019inter- rompait-on par des questions, des objections, il était toujours prompt à répondre avee une pointe de goguenardise qui en disait souvent plus long que les mots même composant la réponse.Il excellait surtout dans l\u2019exposition de son sujet, quelqu\u2019il fut.Nous n\u2019oublierons jamais la maîtrise avec laquelle il démontrait la nécessité de l\u2019application, en agriculture, de la loi de la restitution.Pour ce faire, il faisait défiler en esprit, devant ses auditeurs, l\u2019armée innombrable d'animaux nés et nourris sur un arpent de terre et en ayant retiré, pour former leur squelette, du phosphate et de la chaux, depuis des centaines d\u2019années, de façon à pouvoir former à la surface de cet arpent des montagnes d'ossements, s\u2019ils n\u2019avaient pas transporté aux quatre coins de la terre, de leur vivant, dans leurs migrations.ces squelettes ambulants.Et, alors, pourquoi s\u2019étonner si, au bout de quelques centaines d\u2019années, il parait, sur ce même arpent de terre, une génération d\u2019animaux souffrant d\u2019ostéomalacie, vu qu\u2019ils ne trouvent plus dans le sol, sur lequel on a négligé d\u2019appliquer la loi de la restitution, le phosphate et la chaux nécessaires à la formation de leur charpente osseuse.Avec quelle vivacité d\u2019expression il transformait aussi, pour l\u2019oreille attentive de son auditoire, les molécules d\u2019eau stagnante d\u2019une pièce de terre manquant d'égoût et rendant, par leur présence inactive, le sol acide et froid, en une source d\u2019éléments fertilisants.Ces éléments, circulant par des milliers de minuscules canaux qui s'ouvrent dans le sol ameubli, sont placés à la portée des radicelles des plantes qui se les assimilent sous l'influence de l\u2019aération, de la dilution, du réchauffement, de la circulation provoquée par la pression atmosphérique mise en jeu par le drainage souterrain appliqué à cette pièce par l\u2019industrie humaine.Grâce à ce drainage bienfaisant, le sol est amené à se couvrir, par le travail de ces molécules aqueuses mises en mouvement, de récoltes plantureuses qui contribuent à l\u2019amélioration du cultivateur, tandis qu\u2019avant d\u2019être drainée, cette même pièce de terre ne donnait presqu\u2019aucun rendement.C\u2019est aussi par le prestige qu\u2019il savait donner à ses conférences que M.Dalaire est parvenu à mettre en action, avec tout le succès que l\u2019on sait, l'organisation des jardins scolaires.Ayant l'occasion de rencontrer nombre de maîtresses d'écoles de-la province, lors de la tenue des Congrès des Institutrices, dont il avait la direction, il parvint à inculquer à ses auditrices l'amour de l\u2019horticulture et, en peu d'années, l\u2019organisation des jardins scolaires prit un tel essor que, l\u2019an derneir, 17,886 élèves avaient chacun un jardin scolaire, 8,725 se livraient à la culture d'un jardin chez leurs parents en même temps qu\u2019à l\u2019école et, 1,522 cultivaient un jardin chez leurs parents seulement, ; Quelqu\u2019un a défini la pratique de l\u2019horticulture comme étant celle de l\u2019agriculture intensive et, la définition nous parait juste.Les chiffres que nous venons de mentionner sont propres à nous donner une bonne idée du grand nombre de fils et de filles de cultivateurs qui, plus tard, auront senti se développer chez eux le goût de l\u2019agriculture, grâce au fait que M.Dalaire a eu la géniale conception de cette oeuvre des jardins à l\u2019école et, c'est pour cela que nous concluons que, de tous les travaux accomplis par lui, ceux qui ont eu le plus de bons résultats pour la classe agricole sont l\u2019œuvre de ses conférences et celle de la création et des organisations des jardins scu- laires.I nous reste à dire un mot de l\u2019oeuvre littéraire de M, Dalaire et ce mot ne concerne que l'un des volumes qu\u2019il a écrit pour la classe agricole.L'un des maux dont souffre le plus l\u2019agrieul- ture de la province de Québec, c'est celui des mauvaises herbes qui, comme une marée montante, envahissent nos campagnes ct deviennent une véritable plaie de plus en plus difficile à guérir.Ce mal n\u2019a pas échappé à l\u2019ocil vigilant de M.Dalaire.Il a voulu contribuer, pour sa part, en autant que la chose lui était possible, à en enrayer l'envahissement et, pour ce faire, il a publié, en 1904, un volume intitulé \u201cLes Mauvaises Herbes dans la province de Québec et différents moyens de les détruire.\u201d Le livre est rempli de précieux renseignements et, le fait qu\u2019il est illustré de quatre-vingt gravures, en rend l\u2019interprétation facile pour les personnes dont le bagage littéraire peut laisser à désirer.Nous avions espéré qu'une seconde édition de cet ouvrage aurait permis à l\u2019auteur de faire une division un peu plus méthodique de ses chapitres et de le compléter par une bonne table analytique des matières qui en aurait fait l\u2019un des meilleurs manuels en existence concernant les mauvaises herbes.A part le vide que va produire la mort de M.Omer Edouard Dalaire dans les sphères agricoles, nous ne pouvons nous empêcher d'exprimer la très pénible impression que cette mort nous a causée par le fait que nous avons eu à contempler le douloureux spectacle de voir ouvertes, dans la chambre mortuaire renfermant ses restes, deux tombes, la sienne et celle de son enfant que Dieu a voulu appeler à Lui deux heures après celle qui a sonné son propre décès.J.C.Chapais.* * * Cultivateurs qui devez travailler d'arrache-pied pour établir à qui mieux vos nombreux fils, vou- lez-vous leur léguer un héritage qui leur procurera les moyens de vivre dans l'aisance et sans qu'il vous en coûte beaucoup de travail et d'argent ?\u2014Etablissez dès maintenant sur votre ferme un verger que vous agrandirez à chaque année dans la mesure de vos ressources, jusqu'a ce qu'il couvre au moins 5 acres en superficie, Conficz-en le soin à celui de vos jeunes fils qui a le plus de gout pour ce genre de culture, donnez-lui l'assurance que ce verger lui appartiendra en propre et qu'il pourra, duns 15 à 18 ans d'ici, en retirer un revenu suffisamment élevé pour s'établir et vivre près de vous, s'il veut bien y appliquer assidiment les méthodes et les procédés de culture préconi- 868 par leg experts en la matière.Quand vous pensez à l'avenir de vos enfants, discutez donc cette idée avec eux.Le choix d\u2019une carrière est d\u2019une extrême importance.L'agrieul- ture devient de plus en plus une industrie, L'industrie fruitière n'est pas à créer ; elle est florissante, elle promet davantage.L'un de vos fils peut s\u2019y tailler une carrière lucrative et des plus intéressantes.Et consultez la \u201cmère\u201d naturellement.\u2014 Lumineau.* * Les cultivateurs qui désirent faire inscrire dans le Guide des Eleveurs de la province de Québec le nombre d'animaux «de race pure dont ils pourront disposer au cours de la prochaine année 1919, sont invités à le faire ie plus tôt.Des blancs d\u2019inscription leur seront fournis gratuitement sur demande adressée au Service des Publications, Ministère de l'Agriculture, Qué- Le tarif d'inscription sera le méme que l'an dernier : 25c pour quatre races et 10e pour chaque entrée additionnelle.Comme l'an dernier, le Guide des Eleveurs sera adressé gratuitement à tous les cultivateurs qui en feront la demande, ainsi qu\u2019à toute personne qui s'adressera au ministère de l\u2019Agriculture pour savoir où acheter des sujets de telle ou telle race. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE SRE GOTT \\ PAE a LP x NIL YU) Re See A 7 ND Y % AS VLD 73 \\ 2 A RAT se a TA N 3 7% re a ; TOUR Vire > : | SNA 112 aa bY > a À ç VS i , ; \u2014N : N (177 oa ET FPE A A= EN I; = NS = = AR AGRICOLES PROVINCIALES par F.N.SAVOIE, B.S.À.Monsieur Narcisse Savoie, B.S.À., autrefois profeseur au Collège d'Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, secrétaire du Ministère de l\u2019Agriculture a fait dernièrement une conférence devant le Club de Réforme de Montréal, sur les activités agricoles provinciales, conférence que la presse a signalé avec éloges, Le travail de M.Savoie réalise la syntèse des efforts administratifs qui ont port.ACTIVITES Monsieur le Président, Messieurs, Au cours de l\u2019année dernière, alors que la loi de conscription était mise en vigueur chez nous, pendant que nos frères du glorieux 22ème remportaient des victoires sur les champs de batailie des Flandres, un de nos amis de race anglaise faisait, un jour, la réflexion suivante: \u201cLes Canadiens-français sont un peu comme \u201cdes chevaux rétifs ; ils s\u2019entêtent parfois à \u201cne pas marcher, mais lorsqu'ils sont décidés, \u201cils y mettent une telle ardeur qu\u2019on a peine \u201cà les suivre.\u201d Je trouve cette remarque assez significative de notre mentalité agricole.Pendant plusieurs années nous avons négligé de nous occuper du développement de l\u2019agriculture dans notre province.Les professions libérales, le commerce, les banques offraient à notre jeunesse un attrait irrésistible et beaucoup abandonnaient la charrue pour la balance, le bistouri, le comptoir ou le \u201cledger\u201d.En même temps, l\u2019exode des campagnes dans les villes devenait alarmant.Jl fallait réagir, soulever l\u2019intérêt populaire en faveur de l\u2019agriculture, ouvrir des collèges agricoles bien aménagés, distribuer l\u2019enseignement pratique dans les campagnes, créer des branches nouvelles afin de leur donner plus d\u2019extension.Le réveil s\u2019est fait ; l\u2019élan est parti ; les étapes se succèdent rapidement et nous devançons nos voisins.Des personnages haut placés dans le monde agricole des différentes provinces du pays sont venus nous dire que notre province a accompli, en agriculture, depuis dix ans, plus de progrès qu\u2019aucune autre province du Canada.Cette manifestation générale de l\u2019intérêt porté aux choses de l\u2019agriculture a éveillé votre attention, messieurs les membres de la jeunesse libérale, Per- mettez-moi de vous en féliciter.Vous vous préparez ur la plupart du moins, à entrer dans la politique.ous voulez vous renseigner sur toutes les branches de notre activité nationale afin de les mieux comprendre maintenant, pour les mieux défendre plus tard.Vous mettez à l'oeuvre cette vérité, vieille de tous les temps: \u201cque les individus qui travaillent pour une même cause, la prospérité de leur pays, doivent se connaître, s\u2019apprécier et s\u2019entr\u2019aider.\u201d C\u2019est dans ce but que j'ai accepté, avec l\u2019autorisation de mon chef, l'honorable ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019invitation de votre président, de venir vous exposer l'organisation de notre agriculture, telle qu\u2019elle existe aujourd\u2019hui.Le centre du mouvement agricole dans notre province est le Ministère de l'Agriculture.C\u2019est de là que rayonnent toutes les activités mises en oeuvre pour promouvoir l\u2019avancement de nos méthodes de production agricole.Les principaux officiers, ou chefs de bureau, qui le composent sont le sous-ministre, le secrétaire du département, le -ecrétaire du conseil d\u2019agriculture, le comptable, e registraire, les directeurs des cours abrégés, de Ecole de Laiterie et du Laboratoire provincial, es chefs de l\u2019horticulture, de l\u2019aviculture, de l\u2019api- \u2018ulture, des publications et les rédacteurs des ditions, française et anglaise, du \u201cJournal d\u2019Agri- \u2018ulture\u201d.L'activité de tout le département est répartie 'ntre ces différents officiers sous la direction du ous-ministre qui est responsable de l\u2019administra- on générale à l\u2019honorable ministre de l\u2019Agricul- ire.Chacun s\u2019occupe de sa branche et réfère au yus-ministre les questions qui dépassent la limite : son autorité.Les crédits accordés par les gouvernements, pro- ncial et fédéral, pour le développement agricole i - l'enseignement de l\u2019agriculture dans la province, : mdant l\u2019année fiscale 1917-18, se montent à : 40,358,40, dont $669,244,64 proviennent du sub- de voté par le gouvernement provincial au Minis- i re de l'Agriculture et $271,113.76 provenant du - notre rendement agricole au premier rang.Nos lecteurs ne peuvent que s'instruire en encouragent le progres agricole.gouvernement fédéral, en vertu de la loi des subsides aux provinces passée en 1913 pour l\u2019enseignement agricole au Canada.Cette somme a été distribuée de la manière suivante: Conseil d\u2019agriculture et \u201cjournal d\u2019agriculture\u201d,.$446,006.55 Industrie laitière et Ecole de Laiterie,, $152,367.60 Aviculture et Union Expérimentale,.$ 27,000.00 Apiculture et industrie sucriére,.$ 11,000.00 Horticulture et jardins scolaires,.$ 56,784.87 Cours abrégés d'agriculture et d\u2019enseignement ménager,.$ 29,229.23 Agronomes de districts,.§ 40,000.00 Drainage,.$ 8,000.00 Ecoles d\u2019agriculture,.$112,641.23 Ecoles ménagéres,.$ 34,238.43 Ecole de médecine compardée,.$ 12,090.49 Dépenses contingentes,.$ 11,000.00 Total,.$940,358.40 Si l\u2019on compare ce total au montant dépensé dix ans plus tôt pour l\u2019agriculture dans la province, soit $233,010.00, on trouve, en incluant le subside fédéral, un surplus de $707,348.40 dont l\u2019agriculture a bénéficié pendant l'exercice 1917-18.J'en arrive maintenant à la partie la plus importante de cette conférence, celle qui concerne l'exposé du travail des différentes organisations qui composent le ministère actuel de l\u2019agriculture.M.F.N.Savoie, B.S.A.La plus ancienne et sans contredit la plus importante puis- \u2014\u2014\u2014\" qu'elle est le point d\u2019origine de toutes les autres est celle du Conseil d\u2019Agriculture.L'article 1755 des lois, arrêtés ministériels concernant l\u2019agriculture, en définit la composition de la manière suivante: Conseil d\u2019agriculture.\u201cLe Conseil d\u2019Agriculture est composé de vingt-quatre membres, dont vingt-et-un sont nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil, choisis parmi les agriculteurs et les agrono- ms marquants de la province, et dont le ministre de l\u2019agriculture, le Surintendant de l\u2019Instruction Publique et le sous-ministre de l\u2019Agriculture font partie ex-officio.S.R.Q.1594 : 1 Ed.VII, c.8, s.16 ; 1 Ed.VII, C.14, s.1.\u201d C\u2019est donc une assemblée de cultivateurs pratiques, la plupart des lauréats de la médaille d\u2019or de l\u2019ordre du mérite agricole.En d\u2019autres termes, ils sont les pères conscrits qui président aux destinées de l\u2019agriculture dans notre province.Leurs principales fonctions consistent à reviser les règlements relatifs aux sociétés d\u2019agriculture et aux cercles agricoles suivant les besoins ; à prescrire l\u2019emploi des deniers publics ; à suggérer l\u2019organisation des concours ; à répandre l\u2019enseignement agricole dans la province ; à proposer les règlements relatifs à l\u2019amélioration de l\u2019agriculture.L'administrateur principal du Conseil d\u2019agriculture en est le secrétaire qui fait partie du personnel du département.C\u2019est lui qui voit à la distribution des octrois aux sociétés d\u2019agriculture et aux cercles agricoles ; à leur fonctionnement et à leur onne direction.Il s'occupe.en plus, de l'organisation des concours et de la direction des expositions 198 étudiant l'organisme des institutions qui dirigent et agricoles régionales et locales.Enfin, il coopèrc aux ventes d\u2019animaux reproducteurs organisées chaque année par la Société des Eleveurs de la Province.Il y aurait des choses très intéressantes à mentionner sur les services rendus aux cultivateurs de cette province par les sociétés d\u2019agriculture et les cercles agricoles.Je me limiterai à un bref exposé du principe de leur fonctionnement.Sociétés d\u2019agriculture et cercles agricoles: Le but des sociétés d'agriculture est d\u2019encourage : l\u2019amélioration de l\u2019agriculture.(1) en tenant des assemblées fréquentes pour discuter et entendre des conférences sur des sujets se rattachant à la théorie et à la pratique de la culture perfectionnée ; (2) en encourageant la cireulation des journaux agricoles ; (3) en organisant des concours et des expositions ; (4) enfin, en important ou en 3e procurant de toute autre manière des animaux de belle race, des nouvelles variétés de plantes et de graines les mieux appropriées.Règle générale, il n\u2019y a qu\u2019une société par comté.Les fonds de la société proviennent de la souscription des membres et des octrois du département.Chaque membre doit verser $1.00 par année et l\u2019octroi accordé est égal à deux fois le montant sous- ecrit et payé par les membres.Il faut au moins ving-cinq (25) membres souscrivant $40.00 pour former une société et le maximum de l\u2019octroi ne peut excéder $800.00.Le cercle agricole est une société d'agriculture confinée aux limites d\u2019une paroisse.Dès que sa formation a été approuvée par le ministre de l\u2019Agriculture, il a le pouvoir d\u2019acquérir et de posséder des terrains pour fins agricoles et transiger des opérations commerciales pour le bénéfice de ses membres.Son but est de promouvoir l\u2019avancement de l\u2019agriculture dans les limites de sa juridiction.Chaque cercle a droit à une allocation annuelle de $0.50 par membre jusqu\u2019au maximum de $50.00.Il faut au moins 50 membres souscrivant $1.00 par année pour former un cercle agricole.La formation du Service d\u2019Horticulture a subi les phases - d\u2019incertitude par oll sont passés tous les services organisés jusqu\u2019à ce jour au ministère de l\u2019Agriculture.Il y eut d\u2019abord un arboriculteur en chef, chargé de faire établir sur chaque ferme où les circonstances le permettaient, un verger, un potager et un parterre pour fins d\u2019utilités domestiques et d\u2019embellissement.D\u2019année en année des changements se sont produits jusqu\u2019à ce que nous ayions une branche composée des sections suivantes: Horticulture, ou culture potagère et maraîchère, Arboriculture, ou culture des fruits, Conservation et utilisation des produits, ou mise en conserve, Jardins scolaires, Entomolo ie, ou section des insectes nuisibles, Sociétés d\u2019Horticulture Toutes ces sections convergent vers le but suivant: encourager la culture des plantes servant à l\u2019alimentation domestique ; Enseigner les méthodes pratiques de production et de mise en conserve ; Développer le goût de l\u2019agriculture chez les enfants par l'établissement de jardins scolaires et à domicile et l\u2019organisation d\u2019expositions à l\u2019automne ; Renseigner les cultivateurs sur la manière de \u2014 Service de l\u2019Horticulture.(À suivre) a alia ei te-An- levant sse à Porte ent et opèr e isée 3 le la très sur tiva- * les .Je leur ger our jets la si- u- ot =~ wm EO MR, vd, am\u2014 \u2014== LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE COO 0000000000000 000 00 +++.sss te > +++.+ .- .° * .+ : Courtes monographies des Services du Ministère provincial de l\u2019Agriculture.: \u2018 + + : \u2014:\u2014-+=\u2014-+=\u2014\u2014{-.e = sem = A ° : ;- I.naines gricoles-.-.-.- : : par À.Désilets, B.S.A.: rte setts ttt ttt ttt t tt tetortttttttettttttttttetstttetstsetssttesssettsssetsssetsstssstestsessssstsessssssssssssseses, > you J ; , , ; Sat ae et .> : ; Il est d heureuse évidence que le mode adopté par le Ministère provincial pour porter aux populations agricoles l'enseignement pratique et la direction autor isée du travail rationnel et efficace a été reconnu comme le meilleur en celui que poursuivent les professeurs des Semaincs Agricoles et d'Enseignement nie der.Avec lu coopération de quatre spécialistes du Fédéral et avce celle non moins appréciable du Pacifique Canadien, nos instructeurs ont signe cette annee id.nut une semaine chaque fois dans 13 paroisses rurales et durant une ou deux journées dans 29 paroisses rurales de la région nord de la province.Voici quelques chiffres intéressants sur le travail accompli : en agrieulture générale 386 conférences ont été données avve 68 démonstrations et 312 vi«ites ont été faites sur demande à domicile ; l'assistance globale à ces cours s\u2019élève au joli chiffre de 25912.Dans les endroits qui ont béneficié de conféren- «+ supplémentaires, 90 conférences ont été données avec 24 démonstrations pratiques et 62 visites ont été faites ; l'assistance dans ces 29 journées spéciales s'est élevée à T205 personnes.Aux cours d'enseignement ménager, 132 conférences ont été données avec 33 démonstrations et suivies par une assistance glo- hile de 19280 dames et jeunes filles.L'intérêt constant, les nombreuses questions ct les discussions soutenues à la suite de chaque cours démontrent de part et d'autre que l'esprit civique k plus admirable anime et les officiels et ceux qui leur accordent leur confiance.Les autorités religieuses et civiles de chaque municipalité ont tenu à honneur de présider partout à ces Semaines de retraites agricoles et ont su appn- mr de leur parole les enseignements des professeurs.à + à \u2014 \u20ac = 4 = #4 +44 +4 =4 24 404444414204 042404044444 404044 PP Pe Peder dra ddd edad rd dada) dm)?A.DESILETS, B.S.A., Directeur des Economie rurale.Comptabilité, cons- Cours.truction, etc.J.M.TALBOT, B.S.A., Insp., des L.BROWN, Directeur des champs Culture des plantes-racines, trèfle, blé- stations fruitières, Culture fruitière.d\u2019expérimentation.d\u2019Inde, prairies et paturage.J.B.GRISE, B.S.A., Spec.des con- LOUIS BIBEAU, Expérimentateur serves alimentaires, Conserves alimentaires.laitier.Industrie Laitière.PHI RODRIGUE, Instr., du Service Elevage du mouton, organisation des J.B.TRUDEL, Surintendant du Fédér coopératives de laine.Contrôle laitier.Contrôle des vaches laitières.J.A.STE-MARIE, B.S.A., du Ser- Industrie des viandes, choix, elevage et br J.D.M.GROTHE, M.V.Médecine vétérinaire.vice d\u2019Elevage Fédéral, entretien des reproducteurs.t.VAILLANCOURT, Chef du Ser- L.THERRIEN, B.S.A.Asst.-dir.Coopération agricole.culture des céréa- vice d\u2019Apiculture.Apiculture pratique.des Soc.Coopératives Agr.les.L.J.A.DUPUIS, Inst.apicole et J.J.GAUTREAU, B.S.A,, du Ser- sucrier.Culture et entretien de l\u2019érablière prati- vice d'Elevage provincial, Elevage du porc, boeuf ct cheval.que de la fabrication du sirop et du J.MORIN, Secrétaire des cours, Renseignements Généraux.sucre.Miles PARE, LEBLANC et GIN- RAOUL DUMAINE, Instructeur avi- GRAS, Hygiène de l'alimentation et de l\u2018habl- cole, Aviculture pratique.tation.Culture potagère, pour la famille et le UN HYGIENISTE, ETIENNE PARADIS, Horticulteur, grand marché.A.Désilets, B.S.À.+ = # = 4 =\u2014-4 = 4 4->+> 4 4 + 4 = 44 4-44 4 +444 44-4446 +-+\u2014-4=-+\u2014-+=4-=-+\u2014<-+=-+#=+=-4+=-+=-+<+\u2014-4+\u2014-4\u2014-4<-47404 04000 -+-.-.-.-e SEMAINES AGRICOLES 1919 CONFERENCES SUPPLEMENTAIRES Agriculture générale Agriculture générale : 2 2 : = Endroits Comtés Semaine du $ 8 eo Endroits visités Comtés Date 5 ¢ + e= ë 2 É É £ 81815 - = _\u2014 a EB = 2 ° = : 39 > + = : Qo > 9 = - ' 7 \u20ac janv .2 145 ™ 7 ianv.30 19 7 1895 St-Léonard, Portneuf 8et 9 janv.| 4 2 2 SET Champlain 13 Janv.38 37 | 7 | 2060 Ste-Thècle, Champlain 15 et 16 janv.4 ! Do 200 St-Boniface St-Maurice 20 janv.33 31 7 | 2230 St-Barnabé, St-Maurice 22 Janv.po > 1 Ta Joliette Joliette 27 janv.; 30 40 8 1365 St-Mathieu, St-Maurice 24 janv.à 1 2 155 St-Basile Portneuf 3 fév.37 37 5 2002 St-Etienne des Grès, St-Maurice, 22 et 23 janv.3 {0 1 | 165 Pont-Rouge Portneuf 10 fév.29 3 4 2556 St-Jean de Matha, Joliette, 30 et 31 janv.5 1 262 Yamachiche St-Maurice 17 fév.31 24 | 8 5348 Almaville, St-Maurice ,Ç 30 janv.4 265 Berthierville Berthier 24 fév.| 23 15 5 1205 St-Prosper, Champlain 12 et 13 fév.5 1 gas L\u2019Epiphanie L'Assomption 3 mars | 33 25 | 4 2065 St-Stanislas, Champlain 13 et 14 fev.6 1 oo Terrebonne Terrebonne 10 mars | 23 18 | 5 2130 Chateau Richer, Montmoreney 9 ot 1 fev.! 4 | i 600 - ; 16 mars 18 4 2 1006 Louiseville, Maskinongé 19 ct 20 fev.3 ; an Vn Ru harnois 24 mars 29 22 | i 3007 St-Etlenne, St-Maurice 20 fev.3 1 | ao i \u201c : er Jet.> .; 2 4 Ste-Anne Champlain 31 mars 32 37 | 5 Con: t Compton ler mars | 2 4, 150 \" 1 68 25912 St-Victor, Beauce 3 mars 2 bo 5 Totaux .vv ve ee 20 vr ve oe ae or oe 386 3 2 | - > L'Assomption L'Assomption 6 ets mars | ; ! 1 ; 200 Voi sumé, le total de l\u2019assistance aux conférences et démonstra- Lanoraie | Berthier 12et1: mars ii 2 ; 21 tions dommes aux Semaines Agricoles : St-Paul l'Ermite L'Assomption 13 et 14 \u201c | 4 1 7 260 St-Georges, Beauce 16 mars 1 , 6 â St-Guillaume, Yamaska 16 mars 1.; 200 $ 3 8 Upton, Bagot 17 mars 1; ; fi $ = g Rivière Ouelle, Kamouraska 18et19 \u201c | 3 2 al: 8 $ g 3 St-Denis, Kamouraska 19 mars z 1 3 £ E 3 St-Joseph, Beauce 21 mars | 5 1 > © a Compton, Compton 26 23 mals | ] 4 Le ; Ama 5912 Chateauguay, Chateauguay et 27 5 : Agriculture générale .- 312 | 132 83 19280 Beauharnois, Beauharnois 27 et 28 mars | ; 2 5 | La Enseignement ménager .- 62 90 54 2205 St-Flavien, Lotbinière 8 et 9 avril | 4 : #1 44 Conférences supplémentaires .| Henryville, Iberville 13etl4avril | | 314 | B98 | 125 52397 | Th ia Totaux .ccovovercnns ! A Désilets, B.S.A.Direct.Totaux .| 90 ) 199 - Montagne verte mette r= LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE § at ou \u2018Cn, Aap en Ten, eh Ho aa sa ARAL ATT BU Pr FEO I Lr RT X Propos de Patates ANS le hangar, le Père Baptiste, assis sur un \u201cdemi-minot\u2019\u201d, coupe des patates.\u2014Savez-vous, Père Baptiste, que la Province fait des progrès en agriculture ?Elle sera bientôt à la tête du pays.C\u2019est la dernière campagne de surproduction, voyez-vous, qui lui a donné cet élan.Les cultivateurs se sont plantés.Donnons un exemple: sur 104,364,200 minots de patates, récoltés, l\u2019année dernière, au Canada, la province de Québec, pour sa part, en fournit 34,436,000, soit plus du tiers.Le rendement moyen à l\u2019acre, chez nous est de 147 minots, tandis que celui des autres Provinces ne dépasse pas 100 minots.N\u2019est-ce pas qu\u2019on leur fait la barbe ?N\u2019allons pas, cependant, nous arrêter en chemin.Continuons à améliorer.Il y a place encore pour plusieurs millions de minots.\u2014Quoi, une moyenne de 147 minots à l\u2019arpent, pour toute la province, ce n\u2019est pas assez ?.\u2014Ce n\u2019est pas assez.En éliminant les \u201cpetites variétés\u2019, les \u201cpetites sortes\u201d, les dégénérées, celles qui n\u2019ont pas même de noms, pour les remplacer par des variétés connues sur le marché et à fort rendement, comme les Cobbler, les Early Ohio, les Extra early Eureka, dans les hâtives, et les Montagnes vertes, les Delaware, les Gold Coin, pour les tardives, on pourrait, et de beaucoup encore, augmenter le rendement à J\u2019acre.Ce n\u2019est pas tout.Pour conserver à ces variétés toute leur vigueur, toute leur force de production, pour continuer à les améliorer, il faudrait les sélectionner, non pas seulement les trier sur le tas, dans la cave, mais les sélectionner dans le champ, en gardant pour la semence les plus beaux pieds, ceux qui rendent le plus.Pour améliorer, il n\u2019y a rien d\u2019aussi bon que la sélection, Vous en avez eu la preuve, n\u2019est-ce pas, dans la culture du grain et l\u2019élevage des animaux.Eh bien, cette sélection, appliquons ta aussi à la culture des pommes de terre.On augmentera le rendement à l\u2019acre, sans compter qu\u2019on écartera nombre de maladies, comme la \u201cMosaigue\u201d, par exemple.\u2014 Qu'est-ce que c\u2019est ça la Mosaique 7.\u2014Cette curieuse maladie est commune dars la province.J\u2019ai vu des champs où 90% des patates en étaient attaquées.Elle ne gâte pas les tubercules, mais diminue leur volume et surtout leur nombre.Le rendement en souffre beaucoup.Les troubles causés par la mosaique sur les feuilles sont très apparents.Au début de la maladie le vert des feuilles disparait par plaques et il est remplacé par du \u201cjaune\u201d.Tout cela se passe dans les tissus de la feuillle.On dirait que c\u2019est la sève qui s\u2019en va.L'année suivante, si l\u2019on ne fait pas de sélection la maladie change d\u2019aspect, devient plus grave.Les feuilles, encore plus jaunes, se crispent comme des griffes de poules, se bossèlent et les nervures souvent pourrissent.Le champ de patates revêt une teinte jaune et prend tous les airs d\u2019un champ de patates qui a quelque chose d\u2019étranger dans le système.À l\u2019automne, lorsqu\u2019on arrache ces pieds-là, on ne trouve que trois ou quatre petits \u2018\u2018gorlots\u201d\u2019.Ilg ne sont pas \u201cgornus\u201d.Éh bien, cette maladie, c\u2019est la sélection, la sélection des pieds dans le champ qui l\u2019éloigne.Pratiquons-la.Se procurer une bonne variété, la maintenir par la sélection, ce n\u2019est pas tout.Il ne faut pas perdre de vue\u2014ce fait intéresse surtout les cultivateurs des comtés du sud de la Province\u2014que les patates cultivées dans les comtés du nord: Lac St Jean, Gaspé, Matane, Bonaventure, Rimouski, par exemples, rendent deux et même trois fois plus que celles récoltées dans le sud.Les cultivateurs des Cantons de l'Est gagneraient beaucoup à acheter leurs patates de semence dans les comtés du nord de la Province.Voici une expérience: Semence du Nord de l\u2019Ontario, 400 minots à l\u2019acre Semence du Nouveau-Brunswick 341 minots à l\u2019acre Semence d'Ottawa 85 minots à l\u2019acre Elle est concluante, cette expérience.Elle nous dit qu\u2019il faut, organiser, dans les comtés à pa- Production de pommes de terre venant de différents endroits et cultivées côte côte, en 1017, A Ottawa: | | sans plus tarder, L' tates du nord de la Province, des centres de pro- par FIRMIN LETOURNEAU duction, où les cultivateurs du sud, voire même des Etats-Unis, iront chercher leurs semences.Se procurer une bonne variété, la maintenir par la sélection, aller la chercher dans le nord, ce n\u2019est pas encore tout pour améliorer, dans la Province, la culture des pommes de terre.Il faut surveiller davantage la préparation du sol, la conduite de la rotation\u2014ne pas semer les patates toujours dans le même champ\u2014, mais les alterner avec la culture des céréales et du trèfle, et ne pas oublier non plus l\u2019importante question des éléments fertilisants, condition sine qua non d\u2019une bonne récolte.En un mot, il faut cultiver la pomme de terre d\u2019après les données de la science.Et pour se renseigner sur ce sujet, on n\u2019a qu\u2019à consulter le Bulletin No.90: \u201cLa Pomme de terre du Canada\u201d, distribué gratuitement par la Division des Publications, Ministère de l\u2019agriculture, Ottawa.M.J.H.Lavoie, du Service de l\u2019Horticulture, à Québec, publiera bientôt une brochure sur la même question.H faudra la lire.Le nom seul de M.Lavoie nous y engage.C\u2019est une compétence.Ses autres bulletins: \u201cLe guide de l\u2019Horticulteur\u201d, \u201cLa Culture des légumes\u201d, \u201cLa Culture des fèves\u201d, etc, sont là pour le prouver.Et, tout en parlant, nous mettions de côté les tubercules atteints de maladie.Le Père Baptiste finit par s\u2019en apercevoir.\u2014 Quoi ! sont-elles malades celles-là ?.\u2014Oui, Père Baptiste.Vous avez ici quatre maladies d'ifférentes: la gale, la jambe noire, la pourriture sèche et la brüiure ou mildiou.Voulez-vous qu\u2019on en parle ?.Dest bien sûr\u2026 On n\u2019est jamais trop connaissant.Et nous voilà dans le domaine des maladies, à côté du tas de patates, avec des spécimens attaqués sous les yeux, \u2014et je lui montrais une patate rugueuse comme un dos de cra- paud\u2014est très commune dans la Province.Ce n\u2019est pas cependant une maladie excessivement dangereuse.Comme vous voyez, elle ne fait pas pourrir les patates.Ces gales n\u2019attaquent que la pelure.Le tubercule est bon à manger quand même.\u2014 Comment se fait-il alors que les commerçants nous payent moins cher pour celles-là ?.Ils baissent les prix, parce qu\u2019eux-mêmes, les commerçants, ne peuvent les vendre, sur le marché, à aussi bon compte que les patates saines.Les consommateurs n\u2019aiment pas les patates galeuses, Il faut donc la combattre, cette maladie-la.Or, le meilleur moyen de s\u2019en débarrasser, c\u2019est de ne pas les semer, ces tubercules malades.Ensuite, comme le \u201cmicrobe\u201d qui donne lieu à cette maladie reste dans le sol, il faudrait\u2014nous l\u2019avons dit tout à l\u2019heure, suivre 1a rotation, ne pas semer les patates plusieurs années de suite dans la même pièce de terre.Celui-ci \u2014 et je mets sous les yeux du Père Baptiste un tubercule à coeur noir\u2014est attaqué par ce qu\u2019on appelle la \u201cjambe noire\u201d.Pourquoi ce nom curieux ?.Voici: En été, la tige des pieds de patates pourrit à la base, devient noire, de là le nom de \u201cjambe noire\u201d ou \u201cpied noir\u201d.Les feuilles jaunissent, ce qui rend la maladie très apparente, même de loin.Si la plante atteinte réussit à produire des tubercules, la maladie, en passant par la petite tige qui tient la patate à la racine, envahit le coeur de ces derniers et produit ce que vous voyez.Cette patate est remplie de microbes.C\u2019est dire qu\u2019il ne faut pas les semer.De plus, comme le couteau qui a \u201ctrempé\u201d dans ce tubercule malade est infesté, lui aussi, de \u201cmicrobes\u201d, il faut, avant de couper avec une patate saine, le désinfecter en le sauçant dans la formaline ou dans l\u2019acide carbolique.\u2014Et l\u2019autre, là, qui est sec comme une galette, qu\u2019a-t-il de travers 7.\u2014C\u2019est la pourriture sèche.Au milieu de l\u2019été, les pieds de patates attaqués de cette maladie se fanent.On dirait qu\u2019ils manquent d\u2019eau, comme une plante nouvellement repiquée.Arrachons-en un et tranchons la racine.Regardons le centre, le coeur de la tige ou de la racine principale.Il est brun au lieu d\u2019être vert.Allons plus loin.Coupons le bout des tubercules que ces pieds fanés ont produits.Un cercle brun à un demi pouce de la pelure, apparait, 200 La gale ordinaire.C\u2019est lui, le cerne brun, qui transformera, dans | cave, le tubercule en biscuit de matelot, sec, ratatin: comme un vieux soulier.Pour la combattre celle-là on détruit, en été,\u2014ils ne sont jamais bien non: breux, la maladie est plutôt rare\u2014les pieds fanés ¢ l\u2019on écarte de la semence les patates plissées, dure: décomposées.Et celle-ci, regardez, la chair est brune, surtou près de la pelure, est atteinte de mildiou qu\u2019on appelle encore brûlure tardive ou tout simplemen pourriture.C\u2019est la plus commune et la plus dangereuse des maladies attaquant la pomme de terre Elle apparait vers l\u2019époque de la floraison des pa tates.Les feuilles, celles du bas pour commencer.brunissent.À l\u2019envers des feuilles atteintes, on re marque une poussière blanchâtre, qui se détache «: vole au vent.Ce sont les germes de la maladie.S la température est alors humide, le fléau ne tard pas à se montrer aux quatre coins du champ d- patates.Les fanes deviennent comme grillées ov comme gelées et se décomposent en déga geant une mauvaise odeur.Les germes qu: tombent sur le sol sont entrainés par le.pluies et mis en contact avec les tubercules qui se décomposent à leur tour.Les moins malades ne présentent que des taches brunes, sous la pelure.comme celles-ci.Ce sont elles qui propagent la maladie d\u2019une année à l\u2019autre.IT faut donc les mettre de côté, ne pas en semer une seule.Cette sélection.pour combattre le mildiou, ne suffit pas.L\u2019arrosage des champs de patates, en été, à la bouillie bordelaise, est indispensable.C\u2019est l'opération la plus importante dans !a culture de la pomme de terre.celle qui contribuera le plus à l\u2019améliorer, non pas seulement par le fait qu\u2019elle combat les maladies.mais encore parce qu\u2019elle augmente le rendement d\u2019une centaine de minots à l\u2019arpent.\u2014Expliquez-nous donc ça ?.\u2014C\u2019est une histoire assez longue.Si vous voulez Père Baptiste, nous allons bâcler pour aujourd\u2019hu cet entretien et à un autre tantôt nous attaqueron la question des arrosages à la Souillie bordelaise.Et je quitte mon brave comme dirait \u201cClaphas \u2014je ne parle pas des salutations d\u2019usage\u2014convain cu de l\u2019efficacité de l\u2019enseignement sur place av des spécimens sous les yeux.Firmin Létourneau, + + + + + + + + + + + 44-00 + + \u20ac 4-44-4 40 44-040 4-0 000 + Sommaire du numéro de mai de P \u201cAbeille\u201d.Editorial Renouveau, C.Vaillancourt Résultat du concours Avis\u2014Calendrier de mai Assemblée des apiculteurs de l\u2019Isiet, M.A.-P.Hamel! Bibliographie, A.Désilets, B.S.A.Conduite du rucher au printemps, F, W.L.Sladen Abeilles à la livre Travaux au rucher, Léo Traversy Notes d\u2019un praticien, J.-F.Prud\u2019homme Comment fournir une ruche, E.Groleau D'périssement du printemps, H.Fontaine Le choix de la ruche (suite), A.Lanie! O.M.I.Questions et réponses Les Bienfaits du miel, P.Prieur +» #* +* POUR LES RUCHES HIVERNEES DEHORS Dans la première quinzaine de mai, enlevez le devant du silo et attendez à la fin du mois ou au commencement de juin pour le défaire complètement.Ainsi les abeilles s\u2019acclimateront lentement, ne seront pas exposées à souffrir d\u2019un changement de température trop subit et le couvain se développera plus vite.C.Vaillancourt \u2014 my \u2014 mort et AL A ppt my se 7 vil LE JOURNAL D'AGRICULTURE Les fleurs en temps de paix et en temps de guerre.Pendant toute la durée de la guerre, la prudence ot le patriotisme nous faisaient un devoir de disposer de toutes les parties du jardin pour la seule production des légumes; les fleurs étaient regardées comme un luxe inutile.Nous avons conseillé d'en agir ainsi et ils ont servi plus nombreux à notre nourriture, ce qui a aidé à gagner la Victoire.Grâce à Dieu! ce but a été atteint dans toute sa plénitude et maintenant nous n'avons plus à craindre l'esclavage qui nous menaçait avec la ruine qui en aurait été la suite inévitable.Au contraire, fiers de notre liberté, si chèrement acquise, l\u2019esprit dégagé de toute appréhension pour l\u2019avenir, nous avons le droit de nous réjouir et fêter le retour de nos soldats glorieux.Dans l\u2019antiquité les vainqueurs revenaient du combat couverts de fleurs, et celles jetées sous leurs pas en formaient un tapis.C'est ainsi que nos soldats furent accueillis dans les villes du Nord de la France par les habitants qui les reçurent en libérateurs.Ces contrées sauvages par plus de quatre années de guerre ont dû malgré cela produire assez de fleurs pour couronner nos héros, comme aussi pour les tombes innombrables de ceux qui sont tombés pour nous défendre.N'est-ce pas plus qu\u2019il en faut pour nous faire reconnaître l\u2019utilité des fleurs et nous les faire aimer davantage.N\u2019aimerions-rious pas, nous aussi en avoir à profusion pour en offrir à tous nos soldats comme présent pour les remercier de leurs sacrifices et des actes de bravoure qu\u2019ils ont accomplis ; ces réceptions trop froides n\u2019en seraient-elles pas Té- haussées, rendues plus affectueuses, plus chaudes et plus sympathiques?.Quelques fleurs leur feraient oublier toutes ces années de boue, de misères et de souffrances et seraient le plus beau témoignage de notre reconnaissance pour tout ce qu\u2019ils ont souffert et accompli.C\u2019est pour être à même de rémédier à cette pénurie de fleurs que nous conseillons d\u2019en planter davantage ; agrandissons notre jardin potager pour y cultiver beaucoup et des meilleurs légumes, mais réservons les plate-bandes pour la culture des fleurs.Les fleurs jouent un grand rôle dans la vie des peuples où elles sont de toutes les fêtes et où il n\u2019y en a pas de belles sans elles.Nos soldats s\u2019en paraient pour aller au combat, les fantassins en piquaient un bouquet dans le canon de leur fusil, comme aussi les artilleurs en enguirlandaient leurs pièces.Les fleurs étaient cueillies par eux jusque sous la mitraille, nous, qui écrivons ces lignes, avons reçu de Verdun une rose sauvage que nous Conservons pieusement: cette modeste fleur parla au coeur de notre fils et lui fit penser à ses parents malgré les fracas de la bataille.Il en fut de même pour des milliers d\u2019autres qui en les voyant, croyaient voir ceux qu\u2019ils aimaient, elles les rappelaient à leur souvenir, leur faisaient sentir les liens d\u2019affection qui les y attachaient, tous, pères, fils, épouses, frères ou fiancées en ont subi le charme.On ne pourra jamais assez dire combien leur vue seule a fait de bien à nos millions de soldats pendant cette terrible guerre; elles étaient pour eux le sourire, luisant au milieu des ténèbres, le gage de l'espérance parmi les horreurs et la mort.Elles furent aussi les seuls témoins des horribles souffrances endurées par ceux mortellement blessés, tombés sans pouvoir se relever ni être secourus, entre nos lignes et celles de l\u2019ennemi ; elles furent seules pour de leur présence adoucir leur agonie.Chères petites fleurs des champs de France, combien de fois avez-vous été témoins d\u2019'héroisme et de souffrances sans nom que votre vue seule a pu adoucir!.A cette pensée, nous vous aimerons davantage ; vous aussi, avez fait votre part dans la guerre ; comme des soeurs de charité, vous avez pansé bien des blessures et embaumé les derniers moments de bien des héros tombés auprès de vous.Vos Sic of ae PNR SERN IK couleurs leur rappelaient celles du drapeau de la Patrie aimée.Les lis, marguerites et muguets en sont la blancheur ; le bluet et le myosotis le bleu d'azur et le coquelicot le rouge de sang.Toutes fleurs qui émaillent les moissons mêlées aux épis dorés des blés mûrs.Plantons-en dans nos jardins, si elles ont pu faire du bien en temps de guerre, elles n\u2019en feront pas moins en temps de paix.Les fleurs sont l'image de la jeunesse, de la grâce, de l\u2019élégance et de la beauté qui embellissent tout ce qu'elles touchent; le palais comme la plus modeste demeure faisant ressembler la mansarde aux jardins suspendus de Babylone.Les fleurs nous font aimer la vie et oublier ses laideurs; elles éloignent le chagrin et nous réjouissent ; elles nous égayent par leurs brillantes couleurs et nous embaument de leurs parfums ; elles élèvent l\u2019âme et font penser au Créateur, c'est pourquoi celles sont offertes en maintes circonstances et c\u2019est le seul présent qui ne peut être refusé.Elles garnissent nos tables, nos tombes et nos autels et hier encore, elles servaient à couronner une sainte, ce qui fut fait par les soins pieux de Monsieur le consul général de France à Montréal, le jour de la canonisation de Sainte Jeanne d'Arc.Plantons done des fleurs à profusion, afin d'en avoir en toutes saisons pour parer nos jardins et embellir nos demeures ; c\u2019est pour nous seuls que le grand Jardinier en a semées par toute la terre; rester insensibles à cette marque d\u2019exquise bonté serait une ingratitude, afin de ne pas nous en rendre coupables, nous allons en p'anter davantage.Qu\u2019elles ornent nos balcons ct retombent en gracieux festons ; qu'elles enguirlandent les pilastres ; qu\u2019elles tapissent nos fenêtres et grimpent aux cadres pour en cacher la nudité ; que ces corbeilles suspendues, faites de plantes à rameaux retombants garnissent les embrasures ; qu\u2019il y ait des plantes à feuillage dans les appartements et des fleurs sur la table.Faisons de nos demeures un séjour agréable, plein de couleurs et de gaité, car nous avons le droit de nous réjouir pour fêter la Paix victorieuse, que nous avons bien gagnée.F.Pétraz.( Travaux d\u2019actualité ] Mai est le mois où le jardinier doit déployer la plus grande activité, car c\u2019est de la hâte qu\u2019il mettra à accomplir ses nombreux travaux, que dépendra le succès, Il devra se hâter de labourer et continuer les semis.Au Potager:\u2014Semer en pleine terre: Cerfeuil bulbeux, Cerfeuil, Epinard, Fèves de marais, Oignon, Persil, Pois.Si la température est favorable on continuera par les Betteraves, Carottes, Choux divers (en pépinière), Laitue, Panais, Radis.Semis sur couche:\u2014en vase pour être plantés à demeure plus tard:\u2014Courge, Giraumont, Potiron, Tétragone, Concombres, Scarole et Laitue (en pépinière).Travaux divers : \u2014 Continuer la plantation des fraisiers, des asperges, ail, échalottes vers la fin du mois.Repiquage sur costières abritées de Choux hâtifs, Laitues d'été et romaine.Plantation sur couche d\u2019Aubergines, Concombres, Melons, Tomates, Haricots, Pois au jardin fruitier.Donner les labours au trident, déterrer et tailler la vigne, les framboisiers, les groseilliers.Etablir les treillages et les palisser ou tuteurer, etc.Terminer la mise en place des arbustes d\u2019ornement et des plantes bisannuelles vivaces.Tailler ceux qui le demandent sans oublier les rosiers, Elaguer les arbres d\u2019ornement et d'alignement.Semer les gazons après une bonne préparation des pelouses.F.Pétraz.201 CHOIX DES MEILLEURES PLANTES D'APPARTEMENT:\u2014 Arancaria exvulsa, Dracoenin amabatis, %ralia Sieboldi, hd Bruanti Ardinia, + Fragrans, Aspldistra, se Indivisa, Cyens revolutzs, Lindeni, Cyperus alternifolius, ve Massungenni, Dracoena Brasiliconsis, .- snunderinna, Ficus elastiea, o\" Terminnlis, Lutanin BBorhonuia, Areca bute us, Cocos Wedelinna, Kentin Balmoreana, Phoenix Rulinata, Rhapis Humilis, Farfugium grande, Pandamus utilis, l\u2019hormuim tenax, Grevilln robusta, Begonin Rex var, PLANTES GRIMPANTES D'APPARTEMENT POUR GARNET RE DE PANTHERS, SUSPRNSTONS, ETC.Lobelia, Othonna Crassipolia, Tredeseantia, savifraga Sarmentosn, Vinez major, Alynau Ouaulis, Lantonn repens, PLANTES GRIMPANTES DAPPARTEMENT:\u2014 Hoyn, Senccin, Coben, Vigne de Madére, Passiflora, Thumbergin, Asparagus Sprinxeri, sila, solanum, Lierre d'irlande, PLANTES POUR FENETRES, CLLTIVEES IN VASE fem Agapanthe, Callin d'ithiopte, Amnryllis, Cyelumen, Azallea, 1 patoire, Achania, Fuchsia, Abutibon, Gernnium.Begonia, Glovinin, Hydrangen, Hibiscus, leéliotrope.Impatiens Sultand, Bouvardina, Brawolia, Chrinanthdme, Caleeolaire, Cinensnire, Lantana, Oelliet, 1 argonfnm, Primevère de Chine, Plumbago, Petunia.CHOIX DES MEILLEURES FLEURS POUR COUPER Ol SERVIR A L'ORNEMENTATION: Plantes annuelles : Agerate ; celosie à panaches ; Bluet à fleurs double ; Chrysanthème de Bu- reidge ; Charkia puleheila ; Charkia élégant double ; Collinsia tœivolor ; Gaillarde peinte ; Giroflée quarantaine coquardeau ; Godetoa carmin ; Goditia brillant double ; Gypsophile élégant ; Lobelia erinus ; Lupin hybride ; Mauflier mysotis des Alpes ; Nigell de Damas ; Ovillets de Chine variés ; Pavots double var ; Coquelicot double ; coquelicot japonais ; Pensées à grandes fleurs ; Pensées à grandes maeules var.; Petunia double ; Pied d\u2019alouette double ; Pied d'aiouette de la Chine Reine-Marguerite blanche printanière ; Reine des Halles ; Globe ; Pivoine ; Imbrique, pompons, comète ete.Reseda odorant, Scabieuse Naine, Soleil du Texas, Soleil a Fleurs de concombre ; Stevia a feuilles dentees, Thlaspi blane, violet, Verveine italienne, Verveine hybride à oeil biene, Zinnia du Mexique, Zinnia double pompon.Plantes bisonnuelles Campanule Carillon ; Co- quelourde des jardins ; Coquelourde fleur de Jupiter ; Cupidone bleue ; Digitale pourpre ; Digitale gloxynoide ; Galane barbue ; Rose trémière.Toutes les plantes sont semées en pleine terre ou sur couche, pour être repiquées ensuite it de- meurt.Pour obtenir de belles fleurs, il ne faut les pla cer que dans un sol riche, humeux, bien préparé ; au besoin l'amender et l'enrichir.Les fleurs demandent une nourriture abondante et promptement assimilables, l\u2019apport de terreau et d'engrais chimique leur sera des plus profitable.F.Pétraz.x * +* Pour le bé-d'Inde, sur terre argileuse, bien égouttée, un labour d'automne est le meilleur ; sur un sol ordinaire, le labour de printemps est préférable.Ce dernier doit être plutôt plat, de quatre à cinq pouces, afin de ne pas enfouir le fumier trop profondément et pour que le gazon retourné puisse être bien rompu par le disque, cte, permettant ainsi la préparation d'une couche de terre finement divisée, en contact intime avec le sol tassé par- dessous, pour que l'eau du sol puisse monter jusqu'- aux racines des plantes.C'est une excellente pratique que de rouler immédiatement après la labour.On peut faire suivre le disque de la herse trainante pour aplanir, puivériser le sol et détruire les petites mauvaises herbes.Les méthodes qui précédent s'appliquent aussi bien à la préparation du sol pour les céréales comme le blé, l\u2019avoine et l'orge. LE JOURNAL D'AGRICULTURE tk.= Np, NAN SA, TU RTE Sh .7 TINE, 2 Soo 2.hyo! A couveuse doit étre d\u2019humeur douce et, autant que possible, prise parmi les poules de deuxième année, lesquelles couvent mieux et conduisent leur incubation jusqu\u2019au bout, ce que ne font pas toujours les jeunes poules, plus sujettes à abandonner leurs oeufs avant l\u2019éclosion.\u2018 La durée de l\u2019incubation varie, Elle peut être de 19 jours et aller jusqu\u2019à 22 jours, mais dure généralement de 20 à 21 jours ; ceci dépend de la fraîcheur des oeufs et de l\u2019assiduité de la couveuse.Observez ce que fait la poule qui veut couver: elle s\u2019isole des EEE \u2014'autres poules, cache ses oeufs dans un nid fait sur la terre, en un endroit abrité contre les intempéries, pluies ou vent.Il faut donc séparer vos poules couveuses des autres volailles, les mettre dans un local où elles seront tranquilles, local bien aéré, ni trop clair, ni trop sombre, placer les nids bas et les séparer les uns des autres, si plusieurs couveuses sont logées dans le même endroit.; Les nids doivent avoir de 15 à 18 pouces carrês et environ 8 de hauteur.Généralement l\u2019on se sert de caisses sans fond, boîtes à fromage, etc.Garnissez le fond du nid d\u2019une couche de terre et recouvrez cette terre de paille douce.Ne faites pas le nid trop creux ou trop plat, de façon à ce que les oeufs ne puissent s\u2019accumuler vers le centre ou rouler en dehors de la poule.Une fois le nid installé, mettez un ou deux oeufs artificiels pour y accoutumer la poule.Mais avant de l\u2019y placer elle-même, ce qui doit être fait de préférence le soir, saupoudrez-la bien de poudre insecticide ou appliquez-lui un peu d\u2019onguent gris, afin de la débarrasser des poux ou de prévenir cette engeance.Les poux se propagent rapidement chez la poule qui couve ; ils pourraient même causer sa mort, ou du moins seraient la cause d\u2019une mauvaise incubation.Au bout de deux ou trois jours, si la poule garde bien le nid, vous pouvez lui confier les oeufs qu\u2019elle devra couver.Ordinairement les couvées se composent de 13 à 15 oeufs, suivant la grosseur de la couveuse.Mettez-les sous elle le soir.; Une bonne pratique est de faire couver plusieurs poules en même temps et de condenser les couvées, après le mirage, en donnant les bons oeufs à deux ou trois poules.Les poules restant sans oeufs peuvent alors recevoir une nouvelle couvée.Ne mettez en incubation que des oeufs frais, de bonne grosseur et ayant une coquille bien faite.Les oeufs de forme anormale ne doivent pas être mis à couver.Où placer les couveuses.Dans le local où sont installées les couveuses, on dispose du grain, de l\u2019eau, du gravier et de la verdure, de façon à ce qu\u2019elles puissent manger et boire.Certaines personnes ont l'habitude de faire lever les couveuses une ou deux fois par jour, à heure régulière, pour qu\u2019elles puissent manger et satisfaire leurs besoins naturels ; d'autres laissent la couveuse se lever quand elle le veut et rentrer seule au nid.Ce procédé, qui est plus économique, demande moins de temps et de soins ; mais la première façon est préférable.Il faut toutefois ne lever la poule qu\u2019une seule fois par jour et durant 20 ou 30 minutes au plus, selon la température et la période de l\u2019incubation.De plus, l\u2019incubation provoque chez la poule un certain état de fièvre, et la couveuse a besoin de \u201cbain.\u201d Aussi, tenez à sa disposition, dans un coin de l'appartement, un bain de sable sec dans lequel un peu de soufre en poudre est ajouté.\u2018Le local doit être tenu en parfait état de propreté.\u2018Les ordures laissées par la poule doivent être en- \"levées aussitôt cue possible, et il est nécessaire d\u2019aérer le local pour en chasser l'odeur.: Si pendant la couvaison il arrive que des oeufs \u2018sont souillés, soit par les ordures de la poule ou autrement, il faudra avoir soin de bien laver ces meufs avec de l\u2019eau tiède.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Soins et Nourrl- ture.Les poulets éclosent aux 20 et 21éme jour et la durée de \u201céclosion est d\u2019environ 24 heures, souvent plus, juelquefois moins, En tout cas, quelle que soit la ,urée de l\u2019éclosion, il ne faut déranger ni la poule i ses œufs.On peut toutefois introduire douce- rent la main sous la poule pour en retirer les co- (uilles provenant des poulets éclos.Au bout de 24 à 36 heures, quand tous les poulets ant éclos, la poule sort du nid d\u2019elle-même, et c\u2019est lors que doit commencer l\u2019alimentation.1 est deux points bien importants a observer 1.Ne jamais aider un poussin à sortir de la coquille ; en l\u2019aidant on s\u2019exposerait à rompre certains vaisseaux sanguins, accident qui déterminerait ou la mort mr ,zelonion.| rt RARER RAR GHAI OID Hele TEE GS OS MST EEE HA D ARCA LA POULE COUVEUSE ET SES POUSSINS ZR) LS LS vga! ai ot coe sofort 60 oe GES CORRE dd Ed Te Ft de ed EE ed es de es Late La ats Et LPN NS te ty te * vez PESTE 0 tte 102021 ete ont MLO te 8b A T La très maussade température dont nous sommes gratifiés depuis une vingtaine de jours nuit grandement aux poussins qui sont déjà nés.De fait, on n\u2019a guère été capable de les laisser à l'air du dehors et d\u2019une manière générale ils sont \u2018mal partis\u201d.Est-il trop tard pour rappeler les bonnes méthodes en matière d\u2019élevage des poussains ?Il est certain qu\u2019on va faire couver tard ce printemps \u2014N.de la R.du sujet ou un affaiblissement qui en ferait un sujet faible, malingre, qui réchapperait difficilement.2.Il ne faut jamais donner à manger avant 24 heures, 36 heures même après l\u2019éclosion.Mieux vaut ne pas laisser la couveuse en liberté; placez-la dans une boîte d\u2019élevage, sorte de caisse fermée de tous côtés, excepté le devant qui est muni de barreaux espacés de telle façon que les poussins puissent entrer et sortir librement.Le fond de la boîte d\u2019élevage est légèrement soulevé de terre de manière à tenir au sec la mère et les petits.Lorsqu\u2019on a plusieurs couveuses en même temps, il faut les placer à distance les unes des autres, pour empêcher les petits de se mêler et aussi pour laisser à chacune des couvées un certain espace où les poussins pourront trouver les insectes nécessaires à leur alimentation.Au fur et à mesure qu\u2019ils grandissent, cet espace doit être proportionnellement augmenté.Les jeunes poulets craignent beaucoup le grand soleil ; ils aiment cependant la chaleur.Il importe donc de leur trouver un endroit à la fois chaud et ombragé.Un coin de verger ou l\u2019abri d\u2019un bosquet entouré de gazon, qui leur fournit des.insectes en abondance, convient très bien, Evitez que des personnes étrangères, ou des animaux, rôdent autour des couvées.La poule, les premiers jours surtout après l\u2019éclosion de ses poussins, est inquiète, tourmentée ; tout l\u2019excite et les dérangements brusques lui feront écraser ses poussins.Autant que possible, on doit ne l\u2019approcher que pour lui donner les repas.Alimentation des Pendant les premiers jours, Poussins.les poussins doivent avoir une alimentation riche, choisie, variée, distribuée souvent mais en petite quantité à Ie.la fois.Cette alimentation doit surtout étre fraiche.De la première alimentation dépend le développement du poussin ; s\u2019il est bien alimenté dans son jeune âge, il sera vigoureux, fort et fera un bon sujet.Le premier repas du poussin se compose de mie de pain rassis, émiettée très fin, ou encore d\u2019avoine roulée ou gruau donnée en très petite quantité.Ce premier repas sert plutôt à faire prendre de l\u2019exercice au poussin et il doit être distribué avec parcimonie.Ceux qui suivront devront être plus abondants.On recommande, pendant les huit premiers jours, de donner un repas toutes les deux heures ; puis ensuite, trois par jour suffiront.Cependant, si les poulets sont placés dans un endroit engazonné, riche en insectes, on peut en diminuer le nombre et pendant les premiers jours ne donner que cinq repas.La ration des aliments peut varier comme suit: 1\u2014Pain trempé dans le lait, puis séché en le pressant dans la main._2.\u2014Riz cuit ; pour cela on emploie les déchets de riz.3.\u2014Oeufs cuits durs, hachés, débarrassés de la coquille (un oeuf par 75 poussins).4,\u2014 Feuilles de laitue, de trèfle, de choux, de navette, de luzerne, etc, hachées très fin.5.\u2014F'arine d\u2019avoine, d'orge et de mais.6.\u2014Lait caillé, égoutté et émietté.i.\u2014Sang de boeuf cuit et haché très fin.8\u2014F'arine de viande.On peut, en faisant alterner ces aliments, composer des repas variés.Ces repas sont distribués loin de la couveuse qui, derrière les barreaux de se cage, ne peut les atteindre ; d\u2019ailleurs, ces aliments ne lui sont pas nécessaires.L'eau pure est la boisson qu\u2019on donne généralement, mais le lait, le petit lait provenant des 202 centrifuges, est excellent.désaltère, il sert d\u2019aliment.Comme préventif de la diarrhée blanche, maladi qui tue un si grand nombre de poussins, le lait sûr est fortement recommandé.Généralement au bout d\u2019un mois les petits quit tent leur mère.En même temps qu'i.La nourriture verte est indispensable aux poulets à quelque période de leur vie que ce soit, mais particulièrement dans leur jeune âge.S'ils ne peuvent la trouver naturellement, il est nécessaire de la leur fournir sous forme de trèfle, de luzerne, de feuilles de choux, de navette, de différentes salades hachées fin et mêlées aux aliments.Cette nourriture coûte peu et réduit notablement le coût de l\u2019alimentation.Nourriture verte et Abris, L\u2019exposition directe au soleil est nuisible aux poussins ; elle provoque des congestions souvent mortelles.Si on ne dispose pas d\u2019abris naturels.vergers, bosquets, il faut alors en constituer au moyen de plantes cultivées, telles que le soleil, le topinambour, etc.Ne perdons jamais de vue que la nourriture verte et les abris sont deux facteurs puissants dans l\u2019économie et le succès de l\u2019élevage.Arrivée à l\u2019âge adulte seulement, la poule commence à pon- \u2014\u2014\u2014\u2014dre.C\u2019est généralement à cinq mois qu\u2019elle pond ses premiers oeufs, quelquefois un peu plus tôt ; mais l\u2019âge normal est cinq mois et demi.Si donc on veut avoir des oeufs durant les mois où ils sont le plus rares, et partant plus chers, c\u2019est-à-dire durant les mois d\u2019octobre, novembre et décembre, il faut que les poulettes éclosent en avril ou au commencement de mai.Nés à cette date, les poussins demanderont, il est vrai, plus de soins durant les premières semaines qui suivront leur éclosion, car la température à cette époque est variable et souvent froide ; mais les produits qu\u2019ils donneront plus tard, soit en viande, soit en oeufs, compenseront largement le travail que l\u2019on se sera imposé.\u2014 Service d\u2019Aviculture Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.Voulez-vous des oeufs en hiver ?+ + + ++ + ++ +-0-+-0-0 44-004 6-6_+4-4-+-0-+-+-0 +-6+-6++4 + + _ Pour réussir en aviculture.il suffit que chaque cultivateur garde un troupeau de 25 à 50 Conditions de succes, { poules.Mieux vaut avoir un petit troupeau et en prendre un meilleur soin.Le succès est vraiment dans le soin intelligen: Jonné au troupeau.Il faut done: 1.Que celui qui est chargé de ce soin comprenne bien son travail, l\u2019accomplisse soigneusement, ponc- | tuellement, ne néglige rien pour se rendre bien compte des besoins du troupeau, soit trés particu- Ter pour ce qui regarde la propreté dans le pou ailler._ Toute négligence amène inévitablement des con séquences plus ou moins regrettables.2.Que le poulailler soit sain, hygiénique, bien éclairé, bien ventilé.3.Que les volailles soient, autant que possible.de race pure, réunissant, pour rendre l\u2019exploitation parfaitement \u201cpayante\u201d, la double qualité de la ponte et de la chair.À mon sens, faire de l'élevage soit uniquement pour la chair, soit uniquement pour la ponte, n\u2019est pas dans le moment, régle générale.ce qu\u2019il y a de plus pratique, vu les conditions actuelles du marché.4.Cultiver à domicile ce qui est nécessaire à l\u2019alimentation du troupeau.5.Bien soigner la récolte des oeufs de manière à n\u2019offrir au marché que des oeufs de première classe, ou encore des oeufs bien classés afin d\u2019en obtenir le plus haut prix posible en s\u2019affiliant aux sociétés coopératives pour la vente des produits de la basse-cour.6.Faire couver les poules de bonne heure «u printemps afin d'assurer une ponte abondante, au commencement de l\u2019hiver, alors que les oeufs frais sc vendent 40 et 50 centins la douzaine.7.Faire l'engraissement de la volaille d\u2019après les méthodes modernes, de manière à vendre une viande de tout premier choix.8.Maintenir le troupeau dans les meilleures conditions possibles de vi-\u2018vèx gueur et de santé.ee sat V M ¥ a Hd ES LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE CHEVAUX BELGES 2 VENDRE Edmond Lefebvre, Thurso, Labelle.\u201cLAMBERT\u201d, étalon brun, né en 1905, pesant 1675 Ibs.Charles Pilote, St-Félicien, Lac St-Jean: \u201cROSSINI\u201d, étalon bai, 18 ans, pesant 1480 lbs.F.-X.Labbé, Victoriaville, Ar- thabaska: \u201cLION D'OR\u201d, étalon café, crinière blanche, liste, pied antérieur droit et les postérieurs blancs, 5 ans, 1800 Ibs.Wilfrid Chabot, La Présentation, St- Hyacinthe : étalon alezan, 8 ars, 1950 lbs.J.-F.Labelle, Ste-Thérèse, Terrebon- ne : \u201cANVERS\u201d, étalon bai foncé, en-tête, une patte postérieure blanche.Société d\u2019Agriculture du comté de Lé- vis, Théo.Carrier, sec.-trés., rue St- Georges, Lévis : \u201cALFRED DE PE- PINGHEN?\u201d, -758-, étalon bai, petite en-téte, né en 1911, pesanteur 1700 lbs.Armand Pelletier, Village-des-Aul- naies, l\u2019Islet : \u201cSAUVAGE\u201d, jument bai clair, -109-, 14 ans, pesant 1550 lbs.; Thadée Caron, Village-des-Aulnaies, l\u2019Islet : \u201cPRINCE AUBERT\u201d, -1192-, étalon bai, en-tête, 4 ans, pesant 1650 lbs.\u201c MISTOUFLE \u201d, -1030-, pouliche baie, née en 1916, pesanteur 1350 lbs.Société d\u2019Agriculture du comté de Ri- mouski, à vendre ou échanger \u201cAR- THABASKA\u201d -53-, bai, 11 ans, pesanteur 1500 lbs.Alfred Dubé, Beauséjour de Rimouski, P.Q.Dans le but d\u2019encourager l\u2019élevage des chevaux dans la Province et de venir en aide aux cultivateurs, le Ministère de l\u2019Agriculture a décidé d\u2019aboucher ceux qui ont des chevaux à vendre avec ceux qui en ont besoin.Inutile de s\u2019adresser au Département qui ne sert que d\u2019intermédiaire.Veuillez communiquer avec les propriétaires.+++.F.-D.Boisvert, Lachevrotière, Port- neuf, veut vendre ou échanger \u201cASTI\u201d -110-, étalon bai cerise, 11 ans.pesanteur 1800 lbs.Paul Tourigny, Victoriaville, Artha- baska : \u201cM AGNESIUM\u201d -868-, étalon alezan, en-tête, 5 ans, 1400 lbs.\u201cMISTRAL\u201d -1031-, étalon café, liste et entre naseaux, 3 ans, 1200 lbs.\u201cRODGER\u201d -867-, étalon alezan, liste, 6 ans, 1500 lbs.Joseph Bourque, St-Francois-de-Sales: Un étalon bai.8 ans, pesant 1750 lbs.Derilla Villeneuve, Ste-Croix, Lac St- Jean : \u201cMARQUIS\u201d (S4572), âgé de 8 ans, bai, pesanteur 1750 lbs.J.-C.Reid, Châteauguay.Un étalon âgé de 4 ans, Juments et pouliches différents âges.Paul Tourigny, Victoriaville, Artha- baska : une jument rouge clair, 8 ans.Arthur Fagnan, Yamaska-est.Un éta- Monsieur T.Bédard, Sabre- voix, comté d\u2019Iberville : \u201cLANCASTRIAN\u201d, numéro 4467.Superbe étalon -Percheron- importé de Nogent-le-Rotrou par la Cie Hamilton de Sim- coe, Ont.Pesant 1935 lbs, agé de 7 ans\u2014tout noir.J.-B.Beauvais, secrétaire de l\u2019Association du Cheval Belge de St-Malo, Compton, un étalon belge de 4 ans.CHEVAUX DEMANDES | W.-W.Gendreau, Paquetteville, Compton.Un étalon belge.Le Syndicat d\u2019Elevage de St-Norbert, Arthabaska.Un jeune cheval belge.Isaie Gagnon, Sud-ouest de la Riviere Malbaie, Charlevoix.Un étalon belge et une jument belge.A.-C.Landry, Mont-Joli, Matane.Deux juments belges.Evangéliste Filteau, St-Anselme, Dor- chester.Un cheval belge.Willie Robillard, St-Paul, Joliette.Un étalon belge.lon importé, brun, 11 ans, de 1700 à 1800 lbs.Une jument et une pouliche d\u2019un an.Victor Sylvestre, St-Hyacinthe.Un cheval canadien noir, 4 ans, 1300 Dominique Grenon, Rang St-Paul, Chi- coutimi.Une pouliche percheronne de deux ans.T.Bédard, Sabrevoix, Comté d\u2019Fher- ville désire acheter étalon Perche- lbs.203 ron. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE SSC \u2014 par \u2014 l'honorable N.Garneau, président de la Société générale des Eleveurs de la Province de Québec.WE Situation actuelle de l\u2019élevage dans notre province i | | IEN qu'il reste encore beaucoup a faire, 1'élevage a fait beaucoup de progrés depuis une vingtaine d\u2019années, au moins sous certains rapports.Nos troupeaux de bestiaux et de porcs ont augmenté en nombre et ils ont été améliorés.Nous pouvons même dire que notre espèce porcine a été transformée et que nous sommes en bonne voie de l\u2019uniformiser.L'élevage du mouton, qui avait été affreusement négligé durant toute la dernière moitié du siècle précédent, a fait quelques progrès depuis vingt ans.Il y a cinquante ans, on trouvait un troupeau de dix à vingt moutons sur chaque ferme ; il y a vingt ans il n\u2019y en avait plus qu\u2019un troupeau par vingt fermes.Mais depuis dix ans le nombre en a été doublé et la qualité en a été beaucoup améliorée.Il y a amélioration pour le bétail tant sous le rapport de l'alimentation que pour la production du lait et la reproduction.Mais il reste encore beaucoup à faire ; nous verrons tout-à-l'heure en quoi.Depuis quelque temps, l\u2019él vage du cheval subit un temps d\u2019arrêt par le fait de l\u2019emploi de plus en plus répandu de l\u2019automobile.Aussi bien, le nombre de nos chevaux a-t-il diminué ; la qualité n\u2019en a pas été améliorée et il n\u2019y a pour ainsi dire aucun progrès à noter sous ce rapport, excepté pour le cheval canadien.En somme, l\u2019élevage n\u2019a pas progressé en raison de ce qu\u2019il nous a coûté et la cause en est au manque de programme, d\u2019organisation et de direction.La diminution très considérable, par le fait de la guerre, de la population animale dans les pays d\u2019Europe et les besoins d\u2019après guerre de ces pays, tant pour s\u2019alimenter que pour rétablir le nombre de leurs animaux au point où il était avant la guerre, font de la production animale dans notre pays une question d\u2019importance primordiale.Et, il importe qu\u2019on mette tout en oeuvre pour améliorer nos espèces animales et en augmenter le nombre afin de profiter 1.plus possible de la demande extraordinaire pour des animaux vivants et des produits animaux que vont nous faire les pays européens.Ce double objectif ne sera atteint que si l\u2019on procède systématiquement, d\u2019après un programme bien mûri, dont nous donnons ici les grandes lignes, et qui serait exécuté par la division de l\u2019Industrie animale (division à créer), ayant pour chef un homme d'expérience qui devrait coopérer avec la Société des Eleveurs dont il deviendrait aussi, avec e temps, le directeur.Le programme d'amélioration de notre espèce ovine devrait selon nous, avoir pour but trois (mélloration de \u2018enpdce ovine.hoses: lo\u2014Rétablir l\u2019état de choses qui existait il y a inquante ans, c\u2019est-à-dire qu\u2019il y ait un troupeau e moutons sur chaque ferme ; 20\u2014Uniformiser élevage par paroisses ou, mieux encore, par réions ; 3o\u2014Eduquer les éleveurs pour la prépara- \u2018on de la laine pour la vente et au sujet de la inte, On pourrait propager l\u2019élevage du mouton et en ême temps l'uniformiser par la formation de tits clubs de cinq ou six cultivateurs aux- tels clubs les reproducteurs seraient fournis gra- \u2018itement par le gouvernement provincial ou fédé- 1, plutôt par ce dernier.Chaque membre du club irait pour commencer de cinq à dix brebis corn- unes.Ou si, dès le début, il désirait se former un oupeau de pure race, le gouvernement (plûtot ce- i de la province), lui fournirait la différence du it des brebis croisés d\u2019avec celui des brebis de re race\u2026 Le reproducteur étant toujours de la \u2018me race, on aurait vite uniformisé les troupeaux ine région.On favoriserait aussi l\u2019organisation de coopéra- es locales pour la vente de la laine.Les experts iwrgés de ces organisations pourraient être les mes qui éduqueraient les cultivateurs pour la tte et la préparation de la laine pour la vente.ga Société des Eleveurs devrait être mise en Jt d\u2019importer chaque année d'Angleterre, terre |psique des beaux et bons moutons, un bon nom- i) de sujets de tout premier choix qu\u2019elle distri- èrait par le moyen de ses ventes annuelles.b = La première chose à faire pour améliorer et augmenter de façon continue l\u2019élevage des pores sera de trouver le moyen que les éleveurs ne soient pas à la merci des grandes compagnies de salaison, lesquelles, du moment que la production augmente sensiblement, s\u2019entendent pour baisser les prix au point que l\u2019éleveur, n\u2019y trouvant plus son compte, diminue ou abandonne complètement l\u2019élevage.Amélioration de Pespêce porcine.Quand cela aura été fait on pourra uniformiser l'élevage par régions.Telle région préfèrera produire du lard gras, telle autre préfèrera produire du lard à bacon.On prendra les moyens de fournir les reproducteurs qui conviennent le mieux à cette production.Et, l\u2018on aura soin,comme pour le mouton que\u2019 les reproducteurs soient toujours de la même race.On arrivera facilement à ces fins par la coopération de la Société des éleveurs, du départment de l\u2019Agriculture et de ses agronomes officiels.Notre population chevaline comprend un petit nombre de sujets percherons, clyde, arden- nais, standard-bred de pure race, des croisés de ces quatre races et le cheval canadien.Amélioration de l\u2019espèce cheva- 1ine Laissons de côté le standard-bred (trotteur) et faisons plutôt de notre mieux pour en faire disparaître jusqu\u2019à la moindre trace.Outre qu\u2019il est de trop petite taille et trop délicat d\u2019ossature pour être de quelqu\u2019utilité pratique, au point de vue général, il est trop souvent la ruine financière et morale de celui qui s\u2019en occupe.Quant aux autres races étrangères, (percheronne, clyde et ardennaise), l\u2019élevage devrait en être guidé de façon à ce que dans quinze ans nous ayons des chevaux pratiquement de pur sang.C'est-à-dire que des octrois ne seraient donnés qu\u2019aux endroits où il y a déjà un certain nombre de chevaux de ces races Mais il faudrait tout d\u2019abord déterminer quelle race on a déjà commencé à utiliser dans un endroit et n\u2019encourager ensuite que l'élevage de cette race.Nous croyons aue si l\u2019élevage du cheval était fait de cette façon d\u2019ici à quinze ans, nous aurions une population chevaline autrement de valeur que celle d'aujourd'hui.Actuellement la demande est pour les chevaux de gros trait, produisons-en, mais que ce soit des bons chevaux, sains et se rapprochant autant que possible des pur-sang.Mais, tout en encourageant la production des chevaux de gros trait, ne négligeons pas celle du cheval à toutes fins pour lequel il y a toujours bonne demande laquelle augmentera sûrement avec le temps.Ne mettons pas tous nos oeufs dans le même panier, mais je reviendrai sur ce sujet quand il sera question du cheval canadien.Ton La province de Québec, au Amélioration de | moins pour le présent, ne peut pas se livrer profitablement à la production du bétail de boucherie ; elle n\u2019a ni les races bovines requises pour cette fin, ni l\u2019expérience, et l\u2019élevage de cette catégorie d'animaux doit être laissé à l\u2019Ontario et à l\u2019Ouest.Honorable N.Garneau, président de la Société générale des Eleveurs de la Province de Québec.\u2014Voir note en page de rédaction.204 ce = Lou Nos efforts doivent donc tendre à améliorer nos races laitières, à en augmenter le nombre de sujets ainsi que la production annuelle.Tout d\u2019abord, ayons une loi obligeant les fabriquants à payer le lait suivant sa richesse et non pas suivant la quantité fournie, comme cela s\u2019est pratiqué jusqu'ici.Une telle loi existe en Ontario; elle est demandée depuis plusieurs années par la Société des Eleveurs, elle a aussi été demandée par la Société d\u2019Industrie laitière du Dominion, lors de sa dernière convention.Le paiement du lait suivant la quantité fournie est tout à l\u2019avantage d\u2019une seule race et au détriment des autres.Cela constitue une injustice criante pour les propriétaires de troupeaux dont le lait est riche et pour lequel n\u2019est payé rien de plus que pour le lait le plus pauvre.Améliorer notre bétail, cela veut dire: 10\u2014Aug- menter le nombre de troupeaux de race pure ; 20\u2014Augmenter la production ; 3o\u2014Uniformiser les troupeaux d\u2019une paroisse ou d\u2019une région.La grande majorité de nos bestiaux est de race croisée ; faisons qu\u2019elle soit pratiquement de pure race, Il n\u2019y a dans la province qu\u2019environ 1200 troupeaux de race pure: soit 200 canadiens, 650 ayrshire et 280 holstein.Jusqu\u2019ici c\u2019est l\u2019ayrshire qui a prédominé mais les holstein augmentent rapidement par le fait que le lait est payé suivant la quantité fournie et non suivant sa richesse.On augmentera le nombre de troupeaux de pure race en favorisant de plus en plus l\u2019emploi des reproducteurs de pure race et en obligeant les sociétés d\u2019agriculture, les cercles agricoles, les clubs d\u2019élevage et les particuliers qui reçoivent une subvention quelconque, à faire de l\u2019élevage suivi.On ne leur permettra plus de changer de race tous les ans ou à peu près.Quand ils en auront adopté une on les obligera à s\u2019y tenir jusqu\u2019à ce que le bétail de cette paroisse ou de ce comté soit pratiquement de pure race.Ainsi, on aura uniformisé en même temps qu\u2019amélioré.La production sera augmentée en encourageant la formation de sociétés de contrôle, sous la direction ou l'inspection de l\u2019agronome officiel, et en octroyant des primes aux meilleurs troupeaux.Mais à notre avis, en fait d\u2019élevage, ce qu\u2019il y aurait de plus important pour notre province serait de compléter l\u2019oeuvre de la Société des Eleveurs au sujet du cheval et du bétail canadiens.De toutes les provinces du Canada, celle de Québec est la seule qui possède deux races animales qui soient bien siennes.Les Etats-Unis, pourtant si riches et si progressifs, n\u2019en ont pas non plus et n\u2019en auront pas de sitôt.Notre province possède en ces deux races, si l\u2019on veut les utiliser, une source de richesse pour les cultivateurs Canadiens-Francais, si l\u2019on complète le travail commencé depuis assez longtemps déjà mais resté inachevé par le manque de ressources pécuniaires.Le travail de la Société des Eleveurs, en faveur de ces deux races, est trop peu connu et il me semble utile d\u2019en faire connaître ici les grandes lignes.En 1883, le Conseil d\u2019agriculture qui, depuis plus de trente ans, avait mis tout en oeuvre pour détruire nos races bovine et chevaline canadiennes et y substituer des races étrangères, était convaineu, et ses membres ne se gênaient pas de le dire, qu\u2019il n\u2019y avait plus ni bétail ni cheval canadiens.Quelques personnes, mieux renseignées et qui connaissent bien la valeur de ces races, résolurent de sauver, si possible, ce qui en restait et conserver à la province ce qu\u2019ils estimaient être un actif de grande valeur pour les cultivateurs Canadien- Français, actif qui leur serait plus tard une source de grands profits.Ils firent une enquête par toute la province et constatèrent qu\u2019au moins 75 pour cent de nos bestiaux étaient exempts de tout croisement et qu\u2019il restait encore assez de chevaux canadiens pour en reconstituer la race.En 1886, ce petit groupe de zélés, futurs fondateurs de la Société des Eleveurs, obtint du Conseil d'agriculture, (dont le personnel avait été changé), qu\u2019il ouvrit des LIVRÉS de GENEALOGIE pour les deux races, et y fit inscrire, dans le cours des dix années suivantes, environ 1500 bestiaux et une centaine de chevaux.Les sujets n\u2019étaient inscrits qu'après avoir été choisis soigneusement par des experts.En 1895, la Société des Eleveurs fut fondée.Elle oursuivit avec Zèle et ardeur l\u2019oeuvre commencée.lle fit faire des inspections par toute la province ne wad \u2014\"} env alliay] beurt faire ÿ fin, part conc de T: proc.beur: de l:: L° et p veu) plus env et 1.( de reus fure rem: dal: faut M bilits gestion été et di toutr gore.Cep minée.ché où anima che yy viendr sieurs provin Anglet ciété n en par rofite Fe cha vail de Voilà Quay constit que de avaien lait pa restait our s Fa che mitif.Jus cheval! période questic fait ps sées, | Sociét fit fal les en et d'en du ty) Nés: été al en ai tes le fin.ture missi le ty gistr vince exan en cl type de 8 trois 1908 en 1 ces ont cans Pr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Nos Jets bri- non est \u2018io .dée on, ait ge JE ié- i A m\u2014\u2014 presses \u2014\u2014\u2014 en vue d'enregistrer tout le bétail resté pur de tout alliage, organisa des concours de production de beurre, fit faire de nombreuses conférences pour faire connaître et apprécier notre race bovine.Enfin, en 1900, elle en envoya un troupeau prendre art au concours des races laitières à Buffalo concours qui dura six mois et auquel une douzaine de races participèrent.La vache canadienne y fut proclamée la plus payante comme productrice de beurre.C\u2019était un très grand succès et la réputation de la vache canadienne était faite.La Société des Eleveurs continua sa propagande et plusieurs troupeaux furent achetés par des Ele- veu des Etats-Unis, lesquels éleveurs se formèrent plus tard en association.D\u2019autres troupeaux furent env és au Nouveau-Brunswick, dans la Colombie et méme au Japon.(est surtout à l\u2019hon.M.Fisher, alors ministre de l'Agriculture à Ottawa, qui subventionna généreusement la Société des Eleveurs, que ces résultats furent obtenus.Mais en 1911, l'hon.M.Fisher fut remplacé comme ministre, la Société ne recut plus d'aide et elle fut forcée de discontinuer son travail faute de ressources pécuniaires.Mais la race bovine canadienne avait été réhabilitée ; elle était reconnue, par les gens non préjugés, comme étant la plus profitable pour la production du beurre ; la couleur et la forme en avaient été uniformisées ; les gouvernements du Canada et des Etats-Unis l\u2019avaient reconnue et mise, pour toutes fins, sur le même pied que les races étran- rères, i Cependant, oeuvre de la Société n\u2019est pas terminée, Il reste à affiner la race et à créer un marché où les éleveurs puissent disposer de leurs jeunes animaux.Actuellement c\u2019est la création de ce marché qui est la chose la plus pressante.On y parviendra en exhibant nos meilleurs troupeaux, plu- sicurs années de suite, aux grandes expositions des provinces maritimes et des états de la Nouvelle- Angleterre.Mais tout cela coûtera cher et la Société n\u2019ayant pas de fonds se voit forcée de mettre en panne.Ne serait-il pas juste, ne serait-il pas profitable à la province que notre gouvernement se chargeât des frais requis pour compléter le travail de la Société ?Voilà pour le bétail canadien.Quant au cheval canadien il s\u2019agissait d\u2019en reconstituer la race : c\u2019était plus difficile et plus long que de réhabiliter la race bovine.Les croisements avaient été si nombreux, si généraux qu\u2019il ne fallait pas penser à commencer ce travail avec ce qu\u2019il restait de sujets non croisés ; d\u2019autant plus que, pour satisfaire aux exigences du temps, il fallait un cheval plus pesant que le cheval canadien primitif.Jusqu'ici, l\u2019œeuvre de reconstitution de la race chevaline canadienne a été accomplie en quatre périodes, Première, de 1886 à 1895, dont il a été question ci-devant, durant laquelle le travail a été fait par un petit groupe de personnes non organisées.Deuxième, de 1895 à 1906, durant laquelle la Société des Eleveurs, avec des moyens très limités, fit faire plusieurs inspections en vue de connaître les endroits oû il y avait eu le moins de croisements et d\u2019enrégistrer les sujets se rapprochant davantage du type primitif., Néanmoins, l\u2019œuvre languissait et elle aurait été abandonnée si l\u2019hon.M.Fisher ne lui fut venu en aide en faisant assumer par son ministère toutes les dépenses nécessitées pour la mener à bonne fin.Alors, la Société et le ministère de l\u2019Agriculture d'Ottawa travaillerent de concert.Une commission de quatre experts fut nommée qui fixa le type et le poids des chevaux qui seraient enré- ristrés.Cette commission parcourut toute la province trois années de suite, (1908, 1909, 1910), examina près de 10000 chevaux, parmi lesquels elle en choisit 1500 qui se rapprochait suffisamment du type primitif pour être enrégistrés comme chevaux- de souche.En outre, cette commission organisa trois grandes expositions de chevaux canadiens, en 1908 à Saint-Jean, en 1909 à Saint-Hyacinthe et en 1910 à Trois-Rivières.Tous ceux qui ont visité ces expositions ont été émerveillés de ce qu\u2019ils y ont vu et ont été forcés d\u2019admettre que les chevaux canadiens étaient encore les plus utiles de tous ceux que nous avions dans la province.Le fait est qu\u2019on les a trouvés si bons que la plupart des étalons ont été achetés par des habitants des autres provinces.Cela a été un malheur ; nous avons ainsi été privés de l\u2019usage de ces reproducteurs qui auraient contribué à l\u2019amélioration de la race et à la fortune de nos gens.En 1911, ainsi que nous l\u2019avons dit déjà, l\u2019hon.M.Fisher fut remplacé comme ministre et, il a fallu attendre de meilleurs jours pour continuer et finir ce travail de reconstitution du cheval canadien.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE , Nous invitons les incrédules à visiter la Ferme u'expérimentation du Cap-Rouge où l\u2019on fait l\u2019élevage du cheval et du bétail canadiens sous la direction du Dr G.A.Langelier.Ils y verront une trentaine de chevaux et une soixantaine de bestiaux des races bovine et chevaline canadiennes, et ils se convainqueront que ce que nous en disons, loin d\u2019être exagéré est plûtot en deca de la vérité.Que reste-t-il à faire pour le cheval canadien ?Il reste à créer un haras où la sélection sera Pratiquee en vue de fixer définitivement le type, la taille et la couleur de la robe, et obtenir des reproducteurs qui seraient distribués dans les centres où il y a le plus grand nombre de juments déjà cnrégistrevs ou qui pourraient l\u2019être.Il reste à organiser des expositions de ces chevaux afin de les faire mieux connaître et apprécier.Il reste à organiser l'élevage systématiquement et sous la direction d'experts de la Société, afin que INDUSTRIE CRIMINELLE.Le Conseil supérieur d\u2019hygiène a commencé cette année à faire la lutte contre les exploiteurs de la viande de veau.Depuis quelques années déjà cette fraude se fait sur une échelle plus ou moins grande, mais cette année elle a pris des proportions tellement considérables que le Conseil d'hygiène a cru devoir intervenir.Voici en quoi consiste cette expluitation.Des commerçants vont de rang en rang dans nos campagnes et achètent des habitants des veaux, qui non seulement ont moins de trois semaines, mais dont la plus grande partie sont de 2, 3, 4 et 5 jours.Ces veaux sont apportés à un endroit central où on en fait l'abatage.On en enlève la peau, on les vide, on les désosse, et on coupe la chair encore visqueuse en petits morceaux que l\u2019on met ensuite en barils.De plus, ce qui est encore plus criminel, on a le soin de mêler cette viande avec d\u2019autres ingrédients, que l'on emploie, à ce que l\u2019on dit, pour en empêcher la putréfaction.Tel parait bien être le but que l\u2019on se propose, puisque l\u2019un des composes dont on fait usage s\u2019appelle la préservaline.Ces barils sont ensuite expédiés à certains établissements.La, ils sont vidés et on en mele le contenu avec d\u2019autres viandes, soit de poulet, de jambon, de langue, ou autres, pour en faire de la saucisse, du \u201cbaloney\u201d (saucisson de Boulogne) ou pour les mettre en boite de conserves.Comme on le voit, cette exploitation de la viande de veau constitue une industrie très payante et en même temps très dangereuse.En effet, ces viandes qui sont à peine formées et qu\u2019on livre sans serupule à l'alimentation humaine, sont malsaines par le fait qu\u2019elles sont exposées à se corrompre facilement et rapidement.De plus, elles contiennent des poisons organiques, qu\u2019on appelle des toxines, qui ont un très mauvais effet sur l\u2019estomac et sur les intestins de ceux qui en mangent.Aussi, n'est-il pas rare de constater souvent des diarrhées très aiguës et même des empoisonnements après l\u2019ingestion de toutes ces substances.Disons enfin que ces viandes ne contiennent pas d\u2019aliments nutritifs.On conçoit donc, que le Conseil d'hygiène ne pouvait pas rester indifférent devant une telle situation.Son devoir d'intervenir était tout tracé afin de protéger la santé publique menacée.Mais dans la dernière campagne qu\u2019il vient de faire à travers la Province, il n\u2019est pas parvenu à faire disparaître tous les foyers de l\u2019exploitation de cette viande malsaine.Il a pu réussir cependant à en déloger un bon nombre dans lesquels il a découvert près d\u2019une centaine de mille livres de viande de veaux abattus prématurément.Ces viandes ont été confisquees d\u2019urgence et détruites sur place.Il existe dans les règlements du Conseil supérieur d'hygiène de la Province de Québec, un article (l'article 39) où il est interdit de vendre, ou de mettre en vente des veaux, des porcs et des agneaux abattus avant l\u2019âge de 3 semaines au moins.\u2019\u201d\u2019 Les quelques explications, qui ont été données précédemment, démontrent bien la raison d\u2019être de cette défense.Aussi est-ce bien en vertu de ce règlement que le Conseil supérieur d'hygiène a commencé sa campagne contre l\u2019exploitation malhounête et dangereuse de la viande de veau que l\u2019on tente de faire pour fin d\u2019alimentation, et qu\u2019il entend la poursuivre dans l'intérêt public, \u2014 Conseil Supérieur d'Hygiène de la Province de Québec.dans 10 ans, 15 ans au plus, le cheval canadien soit reconnu comme le cheval à toutes fins le plus utile du pays, qu\u2019il soit recherché comme tel et qu'il soit une source de revenus considérables pour nos cultivateurs Canadiens-français.Tout cela, malheureusement, ne peut pas se faire sans argent et la Société n\u2019en a pas, C'est au gouvernement, au ministère de l\u2019Agriculture de la province qu\u2019il incombe de mener l\u2019oeuvre à bonne fin.L\u2019hon.M.Caron, depuis qu\u2019il est ministre, a fait plus pour l'agriculture et l'élevage qu'aucun de ses prédécesseurs.Sans doute, il reste encore beaucoup à faire, mais avec le temps il le fera : son pass: nous en est une garantie.Quant à la Société des Eleveurs, elle lui est reconnaissante de l'avoir mise en état de faire ses ventes annuelles d'ani- Maux reproducteurs de races pures.La province lui serait reconnaissante de compléter l'oeuvre de la Société en faveur des races bovine et chevaline canadiennes, de lui conserver ces deux races animales qui nous viennent de nos ancêtres, qui deviendront très rémunératrices et qui feront honneur du pays._ Si l'hon.M.Caron assume cette tâche et la mène à bonne fin il aura bien mérité de ses compatriotes et de la province.N.Garneau.l'résident de la Société génerale des Eleveurs de lu province de Québec.+++++++0+4+4+4+4044444004044 6004040606 0004 Je me propose cette année de semer du blé-d\u2019Inde à ensila- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ge ; malheureusement j'ai à lutter contre les corneilles qui, chaque printemps, viennent saccager mes semis.Je pensais employer la strychnine, mais on me dit que ce violent poison est d\u2019un emploi dangereux pour les animaux de la ferme et ceux du voisinage et même pour tout le monde.Pourriez-vous m'indiquer un autre remède moins dangereux, mais aussi facile et efficace Corneilles et blé-d\u2018Inde.REPONSE Un moyen facile et pratique de traiter le blé-d'Inde de semence pour en dégou- ter et éloigner les voraces corneilles, moyen recommandé par l'Institut Agricole d'Oka, consiste à tremper le grain pendant une couple d'heures dans une faible solution d\u2019acide carbolique dans l'eau.Voici comment on opère: Dans un tonneau suffisamment grand (un baril à pétrole, par exemple), on verse disons 21 gallons d\u2019eau, puis on y mélange huit onces (presqu'- un demiard) d'acide carbolique brut du commerce; on remplit alors le baril de blé-d'Inde; il en faudra environ trois minots pour le remplir.On remue le tout au moyen d'un bâton, puis on laisse les grains s'imbiber pendant une couple d\u2019heures.On enlève alors les grains pour les étaler sur un plancher et les faire sécher.Il n\u2019est pas nécessaire d'employer la semence immédiatement après le traitement.Elle peut attendre quelques temps avant d'être confiée à la terre.H y a un autre procédé plus ancien pour protéger le mais de semence, cest celui de goudronnage on trempe un bâton dans le goudron et l'on brasse assez longtemps, avec ce bâton, la masse de grains que l'on soupoudre ensuite de cendre ou du plâtre.Ce dernier procédé semble plus simple que l\u2019autre, à première vue, mais dans la pratique il est plus long et plus difficile à bien exécuter \u2014 H.N.* x #* Coupez.| Coupez les queues des agneaux \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014_! males et chatrez-les aussitôt que possible.Marquez les agneaux lorsqu'ils sont jeunes, Il est nécessaire, dans un bon troupeau, de savoir ce que produit chaque brebis.Tondez le troupeau aux premières journéez chaudes.La brebis chargée d'une lourde toison ne peut produire du lait.N'oubliez pas de baigner régulièrement au printemps les brebis et les agneaux, peu après la tonte.* #% + Lorsque les agneaux ont de huit à dix jours, ils grignottent du foin fin et du grain.Plus tard, on leur donnera une auge et un rätelier séparés où ils pourrort apprendre à manger.Il n'y a pas d'aliments qui vaillent mieux sous ce rapport que l'avoine.le son, les tourteaux de lin, le bon foin de trèfle fin.Faites tous les changements graduellement des quartiers d'hiver au päturage, pour les agneaux et les brebis, évitant ainsi la diarrhée, la météorisation et tous les autres troubles digestifs.Alimentation des jeunes agneaux. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Beurres mous, granuleux, striés, marbrés, graisseux, rances, etc.L\u2019agriculteur a vlus d\u2019un intérêt à apprendre à discerner les qualités ou les défauts d\u2019un beurre.Il en consomme d\u2019abord puis il en fabrique souvent à domicile, D\u2019un autre côté, il doit pouvoir se rendre compte par lui-même de la qualité du beurre que le fabricant manufacture avec son lait .Enfin il doit connaître les multiples HD.corrélations qu'il y a entre la valeur du beurre et le moindre soin qu\u2019il donne à ses vaches.\u2014 N.de la E beurre préparé avec du lait sain et dans les conditions que comporte une bonne fabrication se présente en masse compacte, ferme mais onctueuse, d\u2019une teinte jaune, plus ou moins foncée et homogène ; il dégage un arome léger et possède une saveur qui rappelle quelque peu la noisette.Bien des beurres cependant ne réunissent pas ces diverses qualités soit parce que la matière qui a servi à les préparer n\u2019était pas irréprochable, soit en raison d\u2019un manque de soin dans la fabrication, soit encore parce que nulle précaution n\u2019a été prise pour assurer au produit fabriqué quelque durée de conservation.Beaucoup n\u2019en restent pas moins passables, mais chez certains l'absence de qualités fait place à des défauts qui peuvent devenir suffisamment accentués pour les rendre inutilisables.Parfois le beurre est trop \u2014_ mou.Cela se produit surtout en été.Un barattage fait à une température trop élevée en est souvent la cause.Le barattage brutal et rolongé de la crème peut aussi en être responsable.Dans quelques cas, c\u2019est à l\u2019alimentation qu\u2019il faut en faire remonter l\u2019origine : ainsi le tourteau de colza, la farine de riz ou de maïs tendent à rendre le beurre un peu mou.Quelquefois, le beurre est non seulement mou, mais huileux et de saveur aigrelette ; c\u2019est alors que la maturation de la crème s\u2019est effectuée dans de mauvaises conditions.Quand ces défauts dans l\u2019aspect du beurre apparaissent, il faut s\u2019efforcer d\u2019améliorer la fabrication en donnant tous ses soins au travail d\u2019acidification de la crème, recourir même à l\u2019emploi de ferments sélectionnés, bien surveiller la température à laquelle on fait le barattage et veiller à ce qu\u2019elle ne puisse s\u2019élever nettement pendant le travail.Le malaxage doit aussi être opéré à température convenable.Beurre mou.Il arrive encore que le beurre prenne un aspect graisseux et que, par sa pâte et sa couleur, il rappelle le saindoux.Une alimentation défectueuse au point de vue des constituants de la ration peut en être la cause ; mais, plus souvent, c\u2019est à l'introduction de bactéries nuisibles dans le produit, par suite d\u2019un manque de propreté dans la fabrication, qu\u2019il faut attribuer ce défaut.Beurre graisseux.Un assez grand nombre de beurres se présentent tachetés, \u2014 marbrés, striés, surtout lorsqu\u2019- ils ont été salés.Cela peut provenir de l\u2019emploi sans précaution d\u2019un colorant solide, mais plus généralement ce manque d\u2019homogénéité dans la coloration est attribuable à un délaitage insuffisant et à un manque de soin dans le salage.Le beurre ayant été incomplètement purgé du lait de beurre, la caséine contenue dans ce dernier se précipite au contact du sel en produisant des taches ou stries blanchâtres, dont la localisation est due au manque d\u2019uniformité dans la répartition de l\u2019agent de conservation.Il faut donc veiller à éliminer aussi complètement que possible le babeurre, et pour cela il convient d\u2019en commencer la séparation dans la baratte même dès que la matière grasse de la crème barattée s\u2019est prise en grains ayant la grosseur d\u2019une petite lentille ; puis il faut prendre soin de saler très uniformément.Beurre granuleux.| D'autres fois, le beurre a un \u2014_\u2014 aspect granulenr ; il se montre Taches et marbrures.| constitué d'une multitude de petits grains mal soudés et durs, d\u2019où l'absence d\u2019onctuosité.Ce défaut .est assez ordinairement provoqué par un lavage précipité des grains de beurre dan la baratte avec de l\u2019eau trop froide.Il est bien difficile alors d\u2019y remédier en prolongeant le travail des malaxeurs .courants ; mais on peut l\u2019atténuer dans une certaine mesure à l\u2019aide des lisseuses d'action compri- , mante très énergique.Parfois le beurre est rendu : trop dur par une alimentation riche en tourteaux ; de palme, coco, lin, en farine de graine de lin.\u201c, Ces diverses modifications dans la texture du \"beurre ne sont pas, en somme, des défauts très graves.Si elles nuisent quelque peu à la valeur du produit, elles n\u2019entravent nullement son utili- \u2018sation, Il n\u2019en est pas de même des défauts que nous allons maintenant envisager.Ceux-ci dépré- , \\eient toujours les beurres très notablement et même, i tloraqu\u2019ils sont fort accentués, ils peuvent les rendre i finutilisables.Ils comprennent les goûts et odeurs j janormaux ou désagréables que les beurres possè- | dent parfois.ge 2 De tels accidents reuvent dériver d\u2019une alimentation mal comprise des bêtes laitières ou de l\u2019introduction d\u2019aliments avariés dans les rations.C\u2019est ainsi que toutes les plantes qui renferment des huiles essentielles à odeur accentuée doivent être éliminées des rations: la germandrée, l'ail, le poireau, par exemple.Les plantes crucifères peuveut y figurer, mais à doses modérées ; il vaut mieux toutefois s'abstenir de faire emploi de certaines d\u2019entre elles, comme le navet.Les tourteaux, d\u2019utilisation si intéressante, en raison de leur haute valeur alimentaire, sont dangereux s'ils ne se présentent pas en parfait état de conservation.Les produits d'ensilage, même réussis, se montrent plutôt nuisibles à la qualité des beurres s\u2019ils sont donnés en fortes quantités ; ils le sont toujours, même à doses faibles, si pendant leur conservation en silo ils ont contracté des odeurs fortes et désagréables.Trop souvent, le goût défectueux du beurre provient d\u2019un manque de propreté dans la récolte et le travail du lait, ou encore d\u2019une mauvaise disposition des locaux de la beurrerie.Si les vaches sont traites sans avoir été nettoyées, si les allées et venues sont fréquentes dans la vacherie pendant la traite, des particules de matières organiques diverses et, notamment des fragments excrémentiels viennent en contact avec le lait.Il n\u2019en faut pas plus pour que le liquide et le beurre qui en dérivent contractent une odeur d\u2019étable, désagréable.Le fait peut se produire encore si la beurrerie a été installée dans le voisinage immédiat de la vacherie.Les odeurs, les poussières qui s\u2019échappent de cette dernière ont tôt fait de nuire à l\u2019arôme naturel du beurre.D\u2019une façon générale, d\u2019ailleurs, la beurrerie ne saurait être trop éloignée de tous les locaux de la ferme d\u2019où se dégagent des odeurs.C\u2019est ainsi qu\u2019elle ne doit pas être voisine de la porcherie.Il faut bien se garder aussi de laisser séjourner ou d\u2019entasser du fumier dans son voisinage.Le matériel utilisé dans le travail du lait devient facilement une source d\u2019odeurs diverses s\u2019il n\u2019est pas maintenu très propre.La raison en est, le plus souvent, qu\u2019il s\u2019ensemence d\u2019une foule de microbes qui, contaminant ensuite le lait, peuvent provoquer des modifications de ses divers constituants et notamment de la matière grasse, au cours desquelles des produits sapides et odorants, désagréables, apparaissent.C\u2019est ainsi que le beurre peut contracter un goût amer.| D\u2019autres causes peuvent d\u2019ailleurs déterminer l\u2019apparition de l\u2019amertume ; ainsi une alimentation dans laquelle figurent des fourrages avariés ou des plantes comme les lupins ; des affections inflammatoires de la mamelle.Parfois, le lait de certaines vaches devient amer vers la fin de la lactation et le goût du beurre s\u2019en ressent.Quelquefois le goût amer est attribuable à des réactions chimiques déterminées par le contact du lait ou de la crème avec des seaux ou récipients métalliques, en fer étamé, Tiais mal entretenus, éraillés.Aux places où le fer est mis à nu il peut se former, par suite de la combinaison de ce métal avec l\u2019acide lactique qui se produit dans le lait ou la crème, du lactate de fer qui leur communique, ainsi qu\u2019au beurre en dérivant, une saveur amère et astrigeante.On voit par là que s\u2019il est toujours nécessaire de veiller à la propreté des ustensiles servant au travail, il est non moins important de maintenir en parfait état l\u2019étamage de tous ceux qui sont en métal.Parfois, le beurre possède un goût de moisi.On en trouve l\u2019origine dans des champignons microscopiques qui peuvent se.développer sa surface lorsque les soins de conservation font défaut.Il arrive, très rarement d\u2019ailleurs, que le beurre présente un goût de betterave.Une moisissure peut encore en être responsable, Autres causes.Dans quelques cas, le beurre - a un goût de bois plus ou moins accentué.Cela peut provenir de l\u2019emploi, dans la fabrication, d'appareils en bois insuffisamment affranchis, mais plus généralement des tonnelets souvent utilisés à l'expédition des beurres.Ces tonnelets sont habituellement en chêne ou hêtre, parfois en sapin.Il est nécessaire de les affranchir avant utilisation ; par exemple, à l\u2019aide d\u2019une lessive de potasse à 5o Beaumé, dans laquelle on les fait baigner pendant deux heures.On égoutte et sèche pen- 206 \u201cGoût de bois\u201d.dant vingt-quatre heures, puis on les laisse en con tact pendant plusieurs heures avec une solution d\u2019alun a bo, dont on les remplit.On vide, fait sécher et rince finalement à l\u2019eau froide.Le défaut le plus fréquent des beurres, c\u2019est le goût de rance que nombre d\u2019entre eux contracten: peu de jours après la fabrication.Le rancissement est attribuable d\u2019une part à une décomposition des éléments constitutifs du beurre (glycérides)au cour: de laquelle des acides sont mis en lliberté et notamment l'acide butyrique malodorant, décomposition facilitée par l'air et la lumière, et d\u2019autre part à l\u2019action de microorganismes apportés le plus souvent par l\u2019air.Pour retarder le plus possible le rancissement, il est nécessaire d\u2019entourer de grands soins la fabrication, de faire le délaitage avec de l\u2019eau bien pure (qu\u2019il pourrait être avantageux d\u2019additionner d\u2019un peu d\u2019acide lactique) de mettre le beur re en mottes aussi volumineuses et aussi ramassée- que possible et de le conserver à l\u2019abri de l\u2019air et de la lumière dans un endroit frais.Le séjou- dans une chambre froide où la température est.maintenue à 3 ou 4° au-dessous de zéro se montre favorable, mais il ne peut donner de bons résultat- que dans le cas de beurres bien fabriqués.On a des exemples de beurres qui après quelques semaines de séjour dans une glaciére présentaien: un goût de poisson fort désavréable.Bien entendu le froid n\u2019en était pas la cause, mais il s\u2019était montré impuissant à prévenir le développement des microorganismes nu:sibles dont les beurres s\u2019étaient ensemencés au cours de leur fabrication.Le procédé le plus généralement suivi pour retarder l\u2019altération du beurre c\u2019est, comme on sait.le salage.Celui-ci doit être fait très uniformément sous peine de provoquer la formation de stries ou de marbrures, comme il a été dit plus haut, dans la pâte du beurre.La quantité de sel à employer est fort importante.Elle doit dépendre dans une certaine mesure de la teneur du beurre en eau.et varier dans le même sens.Une insuffisance de sel est nuisible, mais un excès est également désavantageux.O.Tettick a, en effet, reconnu que si le sel.dans une proportion voisine de 25%, est en généra\u2019 fort utile à la conservation, parce qu\u2019il porte so action surtout sur les moisissures dont le rôle dan- le rancissement est certain, il peut n\u2019en plus être de même lorsque sa proportion s\u2019élève par trop, car alors, il tend à paralyser les ferments lactiques que renferme le beurre et par lesquels la matière grasse est protégée dans quelque mesure contre les microorganismes, agents d\u2019altérations diverses.+ +++ +++.Il ya longtemps que la cultu re de cette plante légumineus \u2018est connue, elle a été même recommandée en France, en 1788, par Thouin, comme plante fourragère.\u201cÉlle séduit, dit le dictionnaire d\u2019Agriculture de Barral, par sa végétation vigoureuse et la hauteur de ses tiges, mais celles-ci deviennent si dures après l\u2019épanouissement des fleurs, que les bêtes bovines refusent de les manger.M.Bailly a retiré de ses tiges une filasse de grand: tenacité\u201d., Il y a vingt- de ery: 1tior il y , s de , on orix que 3 le ites LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE es sols 0% Dans une causerie précédente, Etats-Unis.sous le même titre, nous avons - relaté que beaucoup d\u2019états de l'Union américaine ont organisé un service complet, pour l'étude de tous les problèmes relatifs à la conservation et à l'augmentation de la fertilité des sols, basé sur une collaboration étroite et mé- ihodique entre la science géologique, le laboratoire de chimie et les parcelles d\u2019expérimentation culturale.Ceci indépendemment de l\u2019organisation centrale pour l\u2019étude des sols et des fertilisants, connue sous le nom de \u201cBureau of Soils\u201d, qui a son siège à Washington, et s\u2019occupe des recherches d'intérêt général dans toute l\u2019étendue du territoire uméricain.Des connaissances géologiques fournissent les données pour l'établissement de la carte agrologi- que.Les laboratoires font l'analyse chimique et physique des échantillons les plus représentatifs des divers types de sols ou sous-sols reconnus ; celle-ci nous apprend quels sont, en moyenne, les stocks de matériaux nutritifs, azote\u2014acide phosphorique\u2014 potasse, ete., que chacun d\u2019eux tient en réserve.Mais cela ne suffit pas, car ainsi que le dit le Docteur Kedsie, en commentant une étude sur les sols du Michigan: L\u2019analyse chimique a de la valeur pour déterminer si un sol est susceptible de fertilité ; mais elle ne peut pas toujours distinguer entre un sol productif et un sol improductif.Une terre peut être improductive pour des raisons physiques, quoi- qu\u2019elle puisse renfermer tous les éléments chimiques de fertilité.C\u2019est pourquoi le travail de laboratoire doit être complété par un système méthodique de parcelles d\u2019expérimentation culturale, qu\u2019on a parfois, si justement, qualifié d\u2019analyse du sol par la plante.Les parcelles expérimentales servent, évidemment en premier lieu à vérifier les résultats de l'analyse relativement au besoin d\u2019ajouter les cléments dont l\u2019insuffisance fondamentale est une première cause limitant les rendements ; mais, en outre, elles doivent montrer quelle est l\u2019assi- milabilité relative des éléments dont il peut y avoir des réserves considérables ; quels sont les amendements chimiques ou physiques qu\u2019il faudra ajouter pour augmenter cette assimilabilité relative ; et enfin quel est le résultat économique des divers modes de traitement qu\u2019on peut appliquer à une terre donnée pour augmenter sa productivité.Parmi les états qui ont le mieux organisé le service d\u2019étu- \u2014_ \u2018de des sols on peut certainement mentionner l\u2019Illinois, l\u2019un des principaux de l\u2019Union, au point de vue de l\u2019importance agricole.Pour donner une faible idée du travail qui s\u2019accomplit dans ce sens, contentons-nous de quelques extraits tirés d\u2019un bulletin publié en 1916 par la Station Agricole Expérimentale de l\u2019Université d\u2019Ilinois, sous la signature du docteur Cyril Hopkins, de Y.-G.Mosier et F.-C.Bauer, intitulé \u201cSummary of Illinois soil investigations\u201d.Les auteurs commencent par nous apprendre que la Station de l'Illinois inaugura ses recherches relatives aux sols en 1901 avec un crédit de 10.000 dollars par an, accordé pour deux années.La valeur du travail accompli apparut bientôt si évidente que l\u2019appropriation fut portée à 90.000 piastres, annuellement, à l\u2019époque où parut ce bulletin.Ensuite est exposé: l'étude des sols dans l'Illinois.Ce but peut se résumer à la connaissance des cinq points suivants, nécessaires pour l\u2019exploitation rationnelle des sols de l'Illinois: ; 1°\u2014Les exigences en éléments nutritifs des récoltes à produire ; 2°\u2014 Le stock ou réserve totale d'éléments essen- els contenus dans les différentes catégories de sols.3°\u2014Le degré d\u2019assimilabilité des aliments de la plante, par les moyens pratiques de culture ; 4°\u2014Les méthodes les plus pratiques et les plus économiques pour maintenir et augmenter le stock d\u2019éléments nutritifs du sol ; 5°\u2014 Rechercher les systèmes de culture qui maintiendront de la manière la plus profitable et de façon permanente la capacité productive du sol.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le but assigné aux recherches.La connaissance de ces points est rendue possible par la classification des sols, leur :.nalyse chimique et les expériences de culture.Elle constitue la première partie de l'oeuvre à accomplir.C\u2019est \u2014_\u2014 ainsi que l\u2019étude de la géologie superficielle de l'Illinois a appris qu'il y existe 14 régions agrologiques, bien définies, indiquées en 14 teintes différentes sur la carte agrologique accompagnant le bulletin dont il fut question.Dans les comtés couverts par les 10 premiers rapports du sol, 62 types individuels de terrain ont été identifiés ; ces types peuvent être très variables ; mais, au point de vue pratique, il est permis de les grouper en 6 classes ; lesquelles comprennent: Les sols élevés de prairies\u2014les sols élevés forestiers, les sols de terrasses\u2014Iles terres des crètes d\u2019élévations et dépôts de moraines \u2014 les terres de savanes et de bas fonds, les sols résiduels (formés sur place).Suit une discussion des caractères généraux des principales catégories de sols, décrits en détail dans les rapports qui leur ont été consacrés.Classification des sols de l'Illinois.Analyse chimique.| La classification et l'identification des sols d'un comté étant faites, il est procédé avec soin à la prise d\u2019échantil- ions moyens et représentatifs de chaque type de sol dont la présence est reconnue.Lorsqu'un type de terrain présente des étendues considérables on prélève un grand nombre d'échantillons.Un poids d\u2019environ 10 lbs, de chaque échantillon, parfaitement homogénisé, est mais dans un sac muni d\u2019un numéro d'ordre, et expédié ensuite aux laboratoires de la Station expérimentale d\u2019Urbana où il est soumis à une analyse comportant # déterminations différentes dont les principales sont : la réaction (c-a- d.examiner si le sol est acide, neutre ou alcalin), la contenance en carbonate de chaux, le pourcentage en matière organique, en azote total, en phosphore, en potassium, en calcium, en magnésium.Pour faciliter les comparaisons dans les applications pratiques, tous ces pourcentages, pour la partie superficielle ou couche arable, sont ensuite rapportés à un poids de 2 millions de livres de terre, ce qui représente approximativement la pesanteur d\u2019une couche de terre couvrant la surfac: d\u2019un acre, et profonde de 6 2-3 pouces.Ainsi compris, si on dit par exemple que telle catégorie de sol renferme en moyenne 4200 lbs d\u2019azote, 1200 lbs.de phosphore, 32000 lbs.de potassium, cola signifie que ces réserves totales d\u2019éléments nutritifs existent dans un acre de terre jusqu'à la profondeur de 6 pouces 2-3 Depuis le début des opérations, environ 7000 échantillons furent prélevés et classifiés ; et, de ce nombre, approximativement 4600 ont été analysés.Les auteurs ajoutent qu\u2019au taux actuel des opérations d\u2019échantillonnage et d\u2019analyse il faudra encore 13 ans environ, pour terminer le travail sur toute l'étendue de l\u2019état d\u2019Illinois.Dans le bulletin sommaire sur les études du sol, nous trouvons une table renseignant sur la composition chimique moyenne, telle qu\u2019indiquée plus haut, de 27 types principaux de sols cultivables de l'Illinois.D'un coup d'ocil cela permet déjà de juger quels sont les éléments de fertilité dont les réserves sont généralement abondantes dans les catégories de sols le plus communément rencontrés, quels autres sont le plus souvent au minimum et menacés d'épuisement par tel ou tel genre de culture.Nous les trouvons formulées Conclusions sommai- comme suit parmi quelques res de chl- points résumant en une seule mae page le contenu du bulletin 193.\u201cLes chiffres de fertilité des types individueis de sols montrent une grande variation de contenu en principes alimentaires essentiels.Les sols de l\u2019Illinois peuvent accuser le défaut d\u2019un ou de plusieurs des cinq éléments essentiels, nommément, l\u2019azote\u2014le phos shore-\u2014le potassium\u2014 le calcium\u2014le magnésium ; ils peuvent être à réaction acide ou alcaline.Le problème de la fertilisation du sol peut donc être compliqué, quoique, le plus souvent, il se limite essentiellement à deux points, l'application de pier- 209 A NOTES SUR L\u2019'ETUDE DES SOLS ve à chaux moulue et de phosphore (engrais phosphaté) et l\u2019enfouissement de matière organique axotée (trèfle\u2014luzerne).Les limites de cet article ne nous permettent pas même d'exposer les traits principaux du plan et de la méthode suivie dans l'établissement des parcelles expérimentales.Parcelles d\u2019experiences de culture, Bornons-nous à dire qu'il y a actuellement \u20189 champs d\u2019expériences, en opération, dans autant de sections différentes de l'état d'Illinois, sur des types de sols bien représentatifs et de réelle importance.Les séries de parcelles sont cultivées suivant unv rotation définie bien adaptée à la région.Dans les rendements obtenus au cours de la rotation, grâce à l'emploi de combinaisons variées d\u2019engrais et d\u2019amendements de formes diverses, il est tenu un compte rigoureux du résultat éconu- mique qu'eut procuré l'application, sur la ferme, des divers essais: c\u2019est-à-dire du bénéfice ou de la perte qui en eussent résultes.Encore une fois nous nous contenterons de traduire les quelques lignes qui les résument en tête du bulletin que nous avons devant les yeux: Règle générale, les résultats des expériences cul turales sont en harmonie avec les renseignement fournis par la composition chimique du sol.Elles ont démontre: 1o\u2014que l'approvisionnement en matière ergant- que et en azote constituent le plus grand problème pratique pour le fermier de l'Illinois.2o\u2014que le phosphore est un principe alimentair- qui fait le plus aniversellement defaut.Bo\u2014que la pierre à chaux moulue doit etre ap pliquée en abondance à beaucoup de sols avant qu\u2019ils ne puissent être améliorés d'une façon per manente.Conclusions générales tirées des résultats des parcelles d'expérience.Voici à titre d'exemple Dans la région ordinaire de \u2014\u2014\u2014 cuiture du blé d'Inde un traitement approprié du sol a produit pour une valeur totale, durant une rotation (de l'année 191t à 1914) de $98.58 contre $65 ou le sol ne subit pas de traitement.Une piastre depensée à l'achat de phosphate de chaux paya ce qui suit en retour: $1.18 pour la première rotation; $1.62 durant la Zéme rotation et $2.70 a la 5ème rotation.Cela permet de conclure au profit assure résu\u2019 tant de l'emploi de l'acide phosphorique.Par contre, dans certains sols très sablonnenx l'acide phosphorique eut un cffet peu sensible.Dans quelques sols tourbeux (terres noires) un engrais potassique fournit un rendement 3 ou |! fois aussi considérable qu'en l\u2019absence de traite ment.Enfin, pour terminer il nous resterait à men tionner les titres de nombreux bulletins, publie par le service de l\u2019étude des sols de Illinois, qn démontrent l\u2019activité déployée en ce domaine fon damental pour le progrès agricole d'un pays.À part quatorze rapports couvrant l'étude de so's d'autant de comtés de l'etat d'Hlinois, citou au hasard les titres suivants de bulletins et cireti laires, que nous avons sous les yeux: \u201cComment traiter les sols d\u2019Illinois\u201d, Un sy tème de fertilité permanent dans l'Illinois (191% \u201cPratique européenne et théorie américain concernant la fertilité du sol (1910).\u201cLe caleu.1 moulu pour les terres acides\u201d (1912).\u201cUn probleme de phosphates pour les propr taires de terres de l'Illinois\u201d (1909).\u201cLe potassium du sol\u201d (1915).\u201cTerrains tou beux de savanes\u201d (1912).\u201cLe prélèvement des échantillons de sol\u201d (1910 \u201cPourquoi I'Illinois ne produit qu'une demi colte\u201d (1917), et bien d'autres que nous omett- d\u2019énumérer.Indications d'une portée économique.H.M.Nagant, il 022 = 1 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE > \u20ac onder fe is Lonel es Safa $400 Ov NS RROE IR + Peut cou das Impressions de voyage à Cornell | E n'est pas facile de préciser en quelques traits de style télégraphique le grand nombre d\u2019impressions éprouvées en franchissant pour la première fois la frontière des Etats-Unis.Nous tâcherons alors pour la sécurité du lecteur et la nôtre, de nous maintenir dans les limites de quelques considérations suggestives.Il ne faudrait pas croire que l\u2019agriculture a atteint partout son apogée aux Etats-Unis, il reste encore bien des fermes qu\u2019on pourrait placer dans une petite campagne arrièrée de la France, de l\u2019Ecosse, de l\u2019Angleterre ou du Québec sans faire un hors d\u2019oeuvre ! Mais quand on va à l\u2019étranger c\u2019est pour trouver des sujets d\u2019édification plutôt que des sujets de mal- édification ! Partant donc de mes bonnes dispositions, on comprendra mieux la note laudative qui se mêlera à mon récit.L'Université de Cornell, à Ithaca, dans le comté de Tom- phius, à l'Ouest de l\u2019état de New-York, domine dans mes souvenirs tout ce que j'ai pu voir au-delà de la ligne 45ème.L\u2019acceuil que j'y ai recu fut des plus simples, comme des plus sympathiques.Cornell J\u2019ai visité bien des Universités en Angleterre, en Ecosse, comme en France et en Belgique, mais aucune ne m\u2019a donné l\u2019impression d\u2019un aspect aussi pittoresque, d\u2019un ensemble aussi harmonieux de toutes les merveilles de la nature et de l\u2019art.Une montagne plantée d\u2019arbres gigantesques, arrosée par une rivière profonde et à cascades sourdes, parsemée d'une quarataine d\u2019édifices imposants et sillonnée de sentiers charmeurs: voilà en peu de mot ce qu\u2019est Cornell à l\u2019extérieur.L\u2019enseignement qui se donne à l\u2019Université est cependant digne de tout ce décor.Les étudiants, au nombre d\u2019environ 50000 viennent conquérir les degrés les plus variés des sciences humaines.Une personalité brille qui efface toutes les autres c\u2019est celle du fondateur, né en 1807 et mort 67 ans plus tard.Cet homme qui fut successivement charpentier, colon, agriculteur et électricien avec peu d'instruction, avait compris le bénéfice de l\u2019étude des sciences.Devenu très riche plus tard dans l\u2019industrialisation de la télégraphie de Morse, il voulu offrir à ses semblables l\u2019avantage d\u2019une bonne instruction Il consacra sa fortune, ses énergies et sa vie à l\u2019édification d\u2019une université ouverte à toutes les branches du savoir.Combien de nos parvenus de la fortune feraient bien d\u2019imiter cet exemple au d'afficher devant les autres un cynisme et un égoisme répugnants.Ce n\u2019est pas l'instruction qui compte, faites comme moi ! je n\u2019étais pas instruit et je.Si nos institutions d\u2019enseignement recevaient une plus grande part de l\u2019estime et des deniers du pu- lie, on verrait le pays se développer encore plus rapidement.| Il va sans dire qu\u2019une école d\u2019Agriculture dans une univer- see Sité semblait un anachronisme en 1868, (9 ans après la fondation de l\u2019Ecole Pilote à Sainte-Anne-de-la-Pocatière), mais la sagesse du fondateur triompha bientôt des préjugés populaires.Aujourd\u2019hui l\u2019École d\u2019Agriculture distribue par cinquantaine ses diplomes ; et plus d\u2019un fils de cultivateur se met en devoir de conquérir cette dis- tinetion ou mieux cet instrument avant de se livrer à l'exploitation de la terre paternelle.On comprend par là quelle impulsion cette élite sortie d\u2019une école d'agriculture peut donner au mouvement agricole.Cornell est également le rendez-vous de ceux qui veulent se perfectionenr dans l\u2019une ou l'autre partie des sciences agronomiques pour aboutir au \u201cMaster\u2019s Degree\u201d, au \u201cDoctor\u2019s Degree\u201d les cultivateurs peuvent profiter de l\u2019enseignement agricole de Cornell dans un cours d'hiver de deux mois ou dans les cours abrégés d'une semaine.J'ai pu assister à ces cours abrégés ou 5 à 10 conférences se donnaient en même temps dans divers Enseignement agricole À Cornell \u201clocaux.Ces par centaines que les cultivateurs se comptaient à chaque conférences.Les Américains : qui passent, pour des gens pratiques doivent trou- j\\ ver leur intérêt dans ces leçons d\u2019agriculture! Il | y a matière à réflexion! L\u2019impression qu\u2019on acquiert c'est que l\u2019agricul- | ture est plus industrialisée qu'ailleurs et qu\u2019on considère comme un placement très fructueux l\u2019argent \u201cdépensé pour s\u2019instruire.C\u2019est encore au nom des mêmes principes que les cultivateurs des Etats-Unis soutiennent en bonne partie de leurs propres deniers leurs agronomes (county agent).L'agronome est en quelque sorte pour les campagnes ce qu'est l'ingénieur civil, 'ingénieur de la citée pour une ville.L\u2019agronome est l\u2019agent actif de tous les progrès agricoles, l'intermédiaire le plus nécessaire entre les cultivateurs et les divers services agricoles organisés.Il n\u2019est pas rare, par exemple, qu\u2019un cultivateur lorsqu\u2019il requiert pour lui seul les services d\u2019un spécialiste ait à payer les frais de voyage de l\u2019envoyé.Et cela il le fait sans maugréer, comme un cultivateur qui paie un vétérinaire ou un avocat quelconque pour un service professionnel rendu, Les comtés de la province de Québec qui ont voté un certain bonus pour le maintien de leurs agronomes ont prouvé qu\u2019ils comprenaient leur devoir à peu près de la même façon ! Les Agronomes | \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 La visite des centres manufacturiers où se rencontrent nos compatriotes Canadiens-français \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 peut servir à préciser davantage certains points de comparaisons entre l\u2019ouvrier et a I\u2019\"\u201chabitant canadien\u201d.Il n\u2019y a pas à douter que Canadiens fran- cais de Ia Nouvel- le-Angleterre.Pavillons de In Faculté d'Agriculture de l\u2019Université de Cornell.la situation de l\u2019ouvrier et de l\u2019ouvrière des villes des Etats-Unis ait été améliorée depuis quelques années: les journées moins longues, par exemple.Mais les chômages forcés sont encore à la mode surtout depuis la fin de la guerre.Je suis bien tenté d\u2019ajouter pour la consolation de ceux qui jette des regards de convoitise de l\u2019autre côté de la frontière que les conditions des travailleurs sont plus avantageuses ici, Que de regrets marqués, que d'\u2019ennuis inavoués dans le coeur de ces déserteurs du sol.Combien d\u2019aveux j'ai recueilli en faveur de la bonne terre canadienne.\u2014Si j'avais seulement 50 acres de terre au Canada que je serais heureux ! me dit un ami d\u2019enfance.\u2014Ah ! fait un autre en soupirant, quand je pourrai vendre mes propriétés ici, j'irai me choisir une bonne ferme au Canada pour vivre heureux et libre et mourir content ! \u2014Tiens ! les Etats-Unis, déclare un vieux père de famille, ça fait quand on est jeune.Mais on est encore mieux de pouvoir s\u2019en passer.Je les ai vus de près, je les ai connus, et je les ai aimés ces frères des Etats-Unis, parce qu\u2019ils m\u2019ont ouvert leur âme avec franchise et parce qu\u2019ils ont fait preuve d\u2019un grand attachement à la longue et aux traditions de nos prèes.Mais je sais qu\u2019au fond de presque tous les coeurs il y a un immense amour de la grande délaissée.]a bonne terre de Québec ! Georges Bouchard Professeur, à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture.Ste-Anne-de-la-Pocatière.* #* * Le Canada ne vend que 130,304,947 lbs de porc.L\u2019Angleterre seule, en achèterait 1,261,082,032 livres.Le poids préféré et pour lequel le cultivateur obtient toujours un prix plus élevé varie entre 200 à 250 lbs.* +* À Si vous désirez une réponse à vos lettres, elles doivent être affranchies et comporter: 1\u2014Votre nom lisiblement écrit, 2\u2014Le nom de votre bureau de poste, 3\u2014Le nom de votre comté.210 Chaque printemps, après la période des sema les terminée et le moment où toutes les bêtes, mo: les chevaux, ont pris le chemin du pâturage, - débarrasse les granges des restes de la récolte p: cédente et l'on voit bon nombre de cultivateurs sc tir des tasseries des quantités plus ou moins con- dérables de paille qui n\u2019a servi ni comme alimer ni comme litière, durant l\u2019hiver.La méthode orc nairement suivie, consiste à épandre ces restes - paille sur les friches où on les laisse se désagrép pendant la belle saison, sous l'influence du ver des pluies, du soleil et du piétinement des animau: Si l\u2019on demande au cultivateur qui dispose ainsi \u2026 ses restes de paille quel but il se propose d\u2019atteindr en ce faisant, il répond invariablement que la paii ainsi étendue en couverture sur les friches se d\u2019engrais au sol qui finit par s\u2019assimiler les sub tances fertilisantes que contiennent les pailles de céréales.Or, il est bon de se rendre compte de la valcu fertilisante ainsi apportée au sol par la paille dép sée et décomposée à la longue, à sa surface.MM Muntz et Girard, dans le premier volume de leu grand ouvrage \u201cLes Engrais\u201d, à la page 202, nou indiquent comme suit ce que contiennent 100 Ibs d diverses pailles des céréales usuellement récolté: sur la ferme.Azote Ac.phospho- Potasse Cha.rique Paille de blé 0.48% 0.23% 0.49% 0.26 Paille d\u2019orge 0.48% 0.19 0.93 0.5: Paille d\u2019avoine 0.40 0.28 0.97 0.36 Paille de seigle 0.40 0.25 0.80 0.36 Moyennes 0.44% 0.24% 0.78% 0.33 Comme le démontrent les chiffres que nous venons de donner, les pailles des céréales n\u2019ont qu\u2019une faible valeur fertilisante.De fait, nous ne reconnaissons à la paille que peu de valeur autre que celle de la matière organique qu\u2019elle rend au sol lorsqu\u2019on l\u2019enfouit par un labour et l\u2019ameublissement qu\u2019elle produit par sa présence dans le sol lorsqu\u2019on l\u2019a ainsi enfouie.D\u2019après nous, le cultivateur qui veut retirer de ses pailles le meilleur parti possible, doit s\u2019efforcer de les faire servir comme litière.Dans son tra\u2019 té de \u201cChimie Organique\u201d Pouriau dit ceci : \u201cPailles.\u2014Les paîlles diverses, et plus spécialement \u201ccelles des céréales.les substances que l\u2019on utilise \u201cle plus habituellement comme litières.\u201d\u201d \u201cLe tissu spongieux des pailles, leur conformation \u2018creuse et tubulaire, leur sécheresse habituelle, les \u2018rend très propres à absorber et à retenir les dé- \u201cjections liquides.\u201d Il y a déjà longtemps que Pou- riau a formulé cet axiome au sujet de l'emploi des pailles comme litière et nul n\u2019a jamais mieux dit depuis.Outre que la paille ainsi utilisée comme litière sert à fournir aux animaux une place confortable et propre sur laquelle ils se reposent, elle permet d'en obtenir les résultats suivants: 1°\u2014Elle absorbe et retient les déjections liquides, les urines des animaux et empêche ainsi de perdre la partie la plus riche des fumiers.2°\u2014Elle augmente la valeur de substances à lentes fermentations incorporées au fumier dont elle prévient ainsi la décomposition trop rapide.3°\u2014Elle sert à augmenter dans le fumier la quantité de matière organique et de substances assimilables par les plantes., 4° \u2014Elle conserve dans le fumier l'ammoniaque et l'empêche de s\u2019échapper dans l\u2019air., 5°\u2014Elle rend beaucoup plus facile la manutention du fumier.6°\u2014Elle concourt à conserver dans le sol la quantité de matière soluble noire qui, sous le nom humus, est considérée comme indispensable à la fertilité de tous les sols arables.Il ne faut pas oublier que, en traitant cette question de l\u2019utilisation des restes de paille dont a à disposer le cultivateur, sur sa ferme, au printemps, l\u2019on ne se place pas au point de vue des cultivateurs qui font la culture extensive des céréales et qui, dans ce cas, se trouvent, à l\u2019automne, être obligés de se débarrasser, après les battages, de montagnes de paille qui s\u2019amoncellent et qu'il faut détruire par le feu.J.C.Chapais.Epandage des pailles en couverture.\u2018 ec LE JOURNAL D\u2019AGRICULTUR Observer, réfléchir, raisonner et juger, voilà les suatre opérations mentales continuellement en éveil chez le cultivateur moderne et qui aime sa profession, Sur les 100,000 lecteurs de ce journal, combien «ppartiennent à cette catégorie ?Si vous voulez vous éprouver, je vais vous en frurnir une occasion vrès simple.C\u2019est un essaye, mme on dit chez nous.Vous ne pouvez pas ignorer tout l'intérêt que vous porte le Gouvernement de cette province.Par mille moyens, il s\u2019efforce de vous aider et il met à votre disposition tout le personnel du département de l\u2019Agriculture, dont le chef, l\u2019hon.J.-E.Caron, est un cultivateur éprouvé, L'an dernier, il a dépensé au delà d\u2019un million de dollars pour aider l\u2019agricul- tire.Or, ce même gouvernement aimerait à connaître, chaque année, ce que rapportent la culture des terres, l\u2019élevage des bestiaux, des volailles, etc.Comme tous les chevaliers du Mérite agricole, il veut, lui aussi, se rendre compte de cette exploitation.Pour cela, il lui faut le concours général de tous les cultivateurs de la province.Autrement, il serait necessaire d\u2019envoyer des milliers de recenseurs, d\u2019une porte à l\u2019autre, et ce personnel occasionnerait une dépense considérable, et je crois qu\u2019il vaut mieux utiliser cet argent à vous donner des octrois pour diverses fins agricoles.Vous recevrez donc, entre le 15 et le 20 juin, une carte portant un questionaire très simple.C\u2019est tout probablement le maître ou la maitresse d\u2019école de votre arrondissement qui vous l\u2019enverra porter, cn vous priant de la remplir et de la lui retourner le plus tôt possible.Allez-vous refuser de fournir les renseignements demandés ?Dans l\u2019affirmative, ce serait une preuve que vous vous désintéressez des propos agricoles et que vous préférez continuer à marcher à tâton «t que vous ne tenez pas à donner au Gouvernement de la province un moyen de mieux diriger sa politique agraire et de savoir dans quel sens il doit, de préférence, déployer son activité et celle des nombreux services qu\u2019il contrôle.Quelques esprits soupçconneux diront peut-être encore: \u201cC\u2019est une attrappe, je ne signe pas ça, moi\u201d Je réponds simplement ceci: la même méthode est aujourd'hui employée dans toutes les provinces du Canada et c\u2019est celle de Québec qui, proportions gardées, a fourni le moins de réponses, en 1918, soit environ 35,000 sur 172,000 cultivateurs, ou 20 pour cent.En Angleterre et en Ecosse, l\u2019an dernier, au-delà de 98 pour cent des cultivateurs ont rempli leur carte agricole.Pourquoi resterions-nous en arrière, nous de la province de Québec ?T1 n\u2019y a pas de raisons aujour- d\u2019hui.Les craintes soulevées par la guerre, la conscription et la réquisition, sont choses du passé.De plus, les produits agricoles se vendent un prix élevé et le cours du marché local est aujourd'hui régularisé par l\u2019état de la production dans le monde entier.Plus de cinquante-cinq pays font, chaque année, des recensements agricoles, fournissent à l\u2019Institut International agricole, à Rome, tous les renseignements propices à déterminer les prix.Le A Ce que pense le sous-ministre de I\u2019Agriculture de ce questionnaire.Le chef du Bureau des Statistiques fait un nouvel appel a la bonne volonté des cultivateurs, dans le but de réunir les renseignements les plus précis possible, sur la production agricole de la Province.Sa lettre mérite votre meilleure attention.Lisez-la avec soin ; elle vous convaincra de la nécessité de donner votre concours actif au travail si utile que poursuit, avec succes, le Bureau des Statistiques.Les cultivateurs ont non seulement intérêt à voir augmenter la production agricole de la Province de Québec, parce qu\u2019ils sont les premiers à en bénéficier, mais il y a aussi profit pour eux et pour tous leurs concitoyens à connaître le résultat de leurs efforts, et notre bilan annuel.Les conditions sont plus favorables que l'an dernier à plus d\u2019un point de vue, et la Province de Québec doit se faire un orgueil d'en profiter et viser à enregistrer, en 1919, une production dépassant toutes celles qu\u2019elle a données jusqu'ici.C\u2019est là la plus belle publicite qu\u2019elle puisse faire pour maintenir sa renommée de province agricole.Cela exigera toute une saison de labeurs persévérants, mais il suffira de quelques minutes pour remplir votre carte et couronner votre travail en le faisant connaître.Produisons ; c\u2019est essentiel : mais répondons au questionnaire ; c\u2019est facile et nécessaire.ment Agricole de J.Antonio Grenier.J Canada, comme les autres parties de l\u2019Empire, est affecté par le rendement des produits de la terre.H importe donc que nous sachions ce que nous avons, ce que nous pourrons vendre à l'étranger, ete.Si, pour une raison quelconque, vous ne recevez pas de carte, par l'intermédiaire de l'école, à la fin de juin, détachez le modèle sur cette page, remplis- sez-le et retournez-le dans une enveloppe non affranchie.C\u2019est ce que des centaines de cultivateurs ont fait l\u2019an dernier.Prière de l'adresser avant le ler juillet, car à cette date commence la compilation de tous les renseignements, comté par comté.Si l\u2019on compare ce que rapporte l\u2019agriculture, comparée aux autres industries dans la province, l'on reste étonné.Qu\u2019on en juge plutôt: Bois de construction et à pulpe (1917) $35,585,19 Minéraux (1918).18,672,695 Poisson.(1918).3,414,378 $ 58,672,169 Ceréales, légumes, fourrages (1918).271,750,900 Animaux domestiques (1918).252,345,000 Beurre et fromage (1918).30,680,791 Sirop et sucre d'érable (1918).4,418,344 Miel et cire (1917).443,076 $559,638,111 Voilà les calculs les plus justes que nous avons pu dresser avec les statistiques fournies l'an dernier.Est-ce que ces chiffres ne vous intéressent pas ?Oui, sans doute.Alors, nous comptons sur votre coopération.Surtout, n'allez pas dire: \u201cUne de plus ou une de moins, ce n\u2019est pas cela qui changera beaucoup le calcul\u201d.Si tout le mot.de fredonnait le méme refrain, il serait impossible de faire une évaluation.Une carte, c'est comme une goutte d'eau : une ne compte guère, il est vrai, mais la réunion de millions de gouttes d\u2019eau forme les océans.Done, n'oubliez pas ; détachez cette page et affi- chez-la en vue, pour remplir le questionnaire agricole, aussitôt vos semailles terminées.Soyez de ceux qui veulent prospérer et non de ceux qui sont toujours re travers et piétinent sur place.G.E.Marquis.Chef du Bureau des Statistiques, Québec, avril, 1919.CO 0000000000000000060000000000000000000000000000000000000000000000000060000006000800800000000000000000000000000 RECENSEMENT AGRICOLE DE 1919\u2014QUEBEC tu' VEUILLEZ REMPLIR ET RETOURNER CETTE FORMULE AU TITULAIRE DE L'ECOLE DE L'ARRONDISSEMENT AU PLUS TARD LE 20 JUIN, 1919.Nom du cultivateur .LA ee a Re ee ae a a a AS LL ae .Adresse postale .see Comté .ea Municipalité «ovis No, de FParrondissement.Superficie en culture Nombre d\u2019animaux de la ferme Divers \" Acres Acres | Nbres - Livres ., Etalons, de 2 ans et plus .Een Sucre d'érable, (1919).| a.Ble o.oo annees Navets et Choux de Siam.|.ll Juments, de 2 ans et plus .LL \"Gallons Avoine .| nan ne Betteraves à sucre .0.-|| Chevaux (affranchis) de 2 ans et plus .Sirop d\u2019érable, (1919).Orge .0.|Betteraves fourragéres.|.Poulins et pouliches, de moins de 2 ans\u2019 .| Lin LL LL ea | cee .| Autres plantes racines .{.|| Taureaux reproducteurs .vo | Acres Seigle .0L.|Blé-d\u2019Inde fourrager .'.Vaches (en lactation ou en gestation).Potager en culture.OI Les a eee caca eee |- .««.|Fourrage vert Lo.*||Veaux de moins d'un an .Lo Tabac en culture .eae Fèves PES Jo .| Prairie (foin et tréfle).|.Boeufs (affranchis), de 2 ans et plus.'._ Sarrasin TE erase fees .|Paturages (pacages) .|.|| Autres bétes & cornes .to | Nbres Blé-d\u2019Inde a grains.|.Luzerne (alfalfa) .l.\u2026l{Moutons 111 PU Pommiers, en rapport.Grains mélés .|.[Autres cultures .A RARE Cochons 111111 Pruniers, en rapport.l.Autres céréales .\u2026\u2026!.\u2026.|Jachères (terre ni culti-| Poiriers, en rapport.l.Pommes de terre (patates)|.] vée, ni paturée) .'.Poules .Dindes .Oies .Canards.|| Cerisiers, en rapport.'.IMPORTANT I Acres Certifié exact.N° 1.Superficie totale, en culture, telle que détaillée ci-dessus .LL oubliez pas de ré- Le._ pondre aux trois ques- 2.Superficie non améliorée (forêt, marécage, terrains incultes) (Signature) tions suivantes : 3.Superficie totale de la ferme (telle que portée au rôle d'évaluation) .12222001 LL juin 1919.211 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE d L'affection signalée chez les jeunes poulets, et qui semble \u2014_ (caractériser nettement une évolution lente de rachitisme, doit sans doute se rattacher au régime alimentaire, et il eût été intéressant de connaître la composition des rations distribuées.Toutefois, dans l\u2019évolution de la tuberculose des volailles, qui se caractérise presque invariablement par des lésions du foie, il est fréquent d\u2019enregistrer des manifestations semblabes.I1 importera donc d\u2019examiner des cadavres à ce point de vue et de voir si le foie ne serait pas atteint de lésions appréciables a l'oeil.S\u2019il en était ainsi, s\u2019il s\u2019agissait de tuberculose Rachitisnie des poulets .aviaire, le plus économique serait de sacrifier tous les malades ou suspects, d\u2019isoler les autres jusqu\u2019à utilisation possible, et de désinfecter à fond le poulailler et les parquets avant de repeupler.Si, au contraire, il n\u2019y a que rachitisme simple, il faudra composer les rations de façon à ce qu\u2019elles soient complètes au point de vue chimique, ajouter des grains et du phosphate tribasique de chaux à la dose de 1-2 once par tête de volaille et par jour dans les pâtées.Vers.Les vers que vous voyez sur la muqueuse du rectum de votre jument, sont des larves de l'oestre hémorroidal.Elles vont disparaître seules pour se transformer en insectes parfaits ; car la saison est arrivée.D\u2019ici à un mois ou six semaines, il n\u2019y aura plus rien.Ce sont ces vers qui excitent la bête à faire des efforts, lesquels excitent la muqueuse.N'essayez pas de les arracher, vous feriez mal à la bête car ces larves sont enfoncées profondément par leur tête qui porte des crochets.Donnez, si vous voulez, quelques lavements d\u2019un mélange d'essence de térébenthine et d'huile: Essence de térébenthine.1 verre.Huile ordinaire.1 pinte Eau fraîche.2 pintes On bat bien le mélange dans un flacon ou dans la seringue avant de donner le lavement.Ayez seulement un peu de patience, et quand vous verrez ces petits vers dans les crottins, écrasez-les sans en laisser échapper un seul.Quand une poule couveuse \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014lcasse habituellement ses oeufs pour les manger, il y a lieu de la réformer.Mais ne pensez-vous pas ce peut être aussi l'expression d\u2019un besoin de principes minéraux et azotés qui font défaut dans son alimentation?Essayez donc d'ajouter à sa ration journalière 44 à J4 d\u2019once de sang desséché ou de farine de viande et 1% once de phosphate et de carbonate de chaux.Casse les qeufn.Vous blanchissez tous les ans à la chaux votre poulailler, ce \u2014\u2014 qui n\u2019empêche pas, dites-vous, que, pendant les mois d\u2019août et de septembre, vos poules sont couvertes de vermine.Je pense qu\u2019il conviendrait de bien crépir les murs du poulailler, de n\u2019y pas laisser de trous qui puissent servir de refuge aux acariens, blanchir ensuite.Enfin, pendant les mois d\u2019été, vous mettrez à la disposition des poules, dans des cuvettes creusées en terre, à l\u2019abri de la pluie, un mélange de cendres de bois et de fleur de soufre.Les poules ne manqueront pas d\u2019aller s\u2019y poudrer, pour se débarrasser de la vermine qui les tourmente.Vermine du poulailler.Voici un moyen bien simple pour faire tenir dans le platre les clous qui ont tendance a \u2014_\u2014 SOrtir en effritant le plâtre du trou où ils sont enfoncés.On prend un peu de colle forte, de ces colles de poisson qu'on vend maintenant en tubes, et au moyen d\u2019un bout de chiffon on en enduit bien le clou qu\u2019on a retiré de son trou.On le remet alors en place, et si un peu de colle s\u2019extravase au dehors, on l\u2019enlève au moyen d\u2019un petit linge mouillé.La colle sèche rapidement, son humidité étant absorbée par le plâtre, et le clou fait absolument corps avec celui-ci.7 nd 1 Le vrai moyen pratique de prairies, ves destruction des fourmis dans les \u2014_ prairies est le pétrole ; on attend le soir pour faire l\u2019opération.Quand toutes les fourmis sont rentrées dans la fourmilière, on introduit à l\u2019intérieur un chiffon imbibé de pétrole ; on verse encore du pétrole et on met le feu.On peut encore verser de l\u2019eau bouillante sur les fourmilières, mais ce procédé est moins radical que le précédent.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Pour fnire tenir les clous dans le plâtre.\u201crm Correspondances Sie DEA > Les renseignements fournis sur la situation dans laquelle se trouvent vos vaches de reproduction, sur leur infécondité prolongée, sur l\u2019impossibilité d\u2019obtenir des veaux, paraît nettement indiquer qu\u2019une maladie in- fecticuse spéciale sévit dans votre étable.L\u2019infécondité des vaches se présentant sous forme d\u2019enboo- tie d\u2019étable est en effet la résult:.nte ordinaire d\u2019une maladie infectieuse des voies géritales, la vaginite contagieuse, ou bien une conséquence tardive de l\u2019avortement épizootiqu.Dans les deux cas, le traitement comporte la désinfection des voies génitales durant quelques semaines avant de présenter ces femelles au taureau.Infécondité prolongée Le traitement le plus pratique consiste dars l\u2019emploi d\u2019ovules ou de bougies antiseptiques à introduire dans la civité vaginale, pendant deux à trois semaines, Ce traitement est complété par des irrigations vaginales tièdes d\u2019eau bouillie alcaline durant une semaine.Lors de l\u2019apparition des chaleurs, une nouvelle injection est faite et la femelle est présentée au taureau quelque: heures après.ee Les excroissances, qui se for- (Xerorssamees.ment au pied de vos jeunes choux, en entravent le développement, quand elles ne l\u2019arrêtent pas, sont déterminées par le Ceuthor- hynque sulcicolle, un petit charancon.Quand vous repiquerez des choux, faites un mélange de poussiére de chaux et de terre légére finement pulvérisée, mettez une poignée de ce mélange dans chaque trou, la tige, en contact avec cette substance, sera préservée des piqûres du Ceuthorhynque.\u2014 DEMANDES DE PUBLICA- Quelques adresses TIONS AGRICOLES.utiles.| Lettres affranchies\u2014 Service des Publications, Ministere de I\u2019Agriculture, QUEBEC.Lettres non affranchies\u2014 Bureau des Publications, Ministère de l\u2019Agriculture, OTTAWA.Ventes de produits agricoles.Soc, Coop.des Fromagers de Québec, 57, rue William, MONTREAL.L\u2019Abattoir Coopératif, Princeville, Cté Arthabaska, P.Q.L\u2019Abattoir de St-Valier, St-Valier, Bellechasse, P.Q.Soc.Coop, de Sucre et de Sirop d\u2019Erable Purs, Waterloo, Cté Shefford.Soc.Coop.Agric.des Producteurs de Semences de Québec, Ste-Rosalie Jonction, Bagot, P.Q.Enreristrement d'animaux.Monsieur J.W.Brant, Les Annales Nationales Animales.Ministère de l\u2019Agriculture, OTTAWA.Inscriptions dans le Livre d\u2019Or.Division de l'Industrie Animale, Ministère de l\u2019Agriculture, OTTAWA.Contrôle Laitier.Division de l'Industrie Laitière, Ministère de l\u2019Agriculture, OTTAWA.On peut dire que la plus gran- ue Jerres + [de partie de nos terres de la Province de Québec devraient être drainées.Bien rares sont celles qui absorbent et qui retiennent juste la quantité d\u2019eau nécessaire à la végétation des abondantes récoltes qu\u2019on en attend et à la facilité de les cultiver à n\u2019importe quel temps de la saison.On peut drainer plus spécialement :\u2014 lo.Les terres basses et humides, qui contiennent une trop grande quantité d\u2019eau stagnante, à tel point qu\u2019il est souvent impossible d\u2019y aller avec des voitures ou des machines agricoles, et que pour cette raison on ne peut souvent pas labourer.Telles sont les \u201cfonds\u201d, les \u201cmouillières\u201d, les terres situées le long des cours d\u2019eau, etc.212 lil 2o.Les terres noires, tourbeuses, généraleu:nt acides.30.Les terres situées sur des coteaux hun: \u2018es d\u2019où l\u2019eau jaillit en sources.40.Les terres fortes, argileuses, que les pluies ie pénètrent pas à une assez grance profondeur et ui souffrent généralement de la sécheresse en été, sc durcissant au soleil comme de la brique.Ces terr s, pour être labourées, doivent \u2018\u201c\u2018être prises dans .e bon temps\u201d, c\u2019est-à-dire que labourées trop humid s, elles se durcissent vite et ne peuvent presque } s être cultivées ; labourées trop sèches, elles soit presque inattaquables par la charrue, se casscit en morceaux au lieu de se retourner en sillons «t restent en mottes difficiles à briser avec le roule: u ou la herse.Les terres des trois premières catégories 4: : nous venons de mentionner et qui ont besoin i: drainage à cause de leur trop grande humidité, - reconnaissent facilement à leur état mou et spo.- gieux, à l'apparition de l\u2019eau dans l\u2019empreinte «= sabots des chevaux ou dans les ornières, ou encc dans les trous de sondage que l\u2019on peut y faire place en place, à une profondeur de 3 à 4 pieds, Ces terres sont ordinairement de couleur .: foncée que les voisines de la même nature, mais i ne sont pas trop humides.Cette teinte plus fur:ce se perçoit dans les champs sous forme de gravt - plaques ou taches, à la surface desquelles la 1:16 fond beaucoup plus tard au printemps et sur - - quelles le trèfle gèle presque tous les hivers, tout quand la neige n\u2019est pas très abondante.Les terres fortes qui ont besoin de drainage reconnaissent facilement à leur compacité, à le: dureté, au fait que l\u2019eau des pluies, au lieu de pénétrer, coule sur leur surface et les lave.Alor- aux premiers rayons de soleil, elles se durcissen: et se fendent.La première récolte de foin enleve.ces terres se dessèchent, prennent une teinte clair: et un aspect aride.Enfin les plantes qui croissent naturellement suv les terres, et qui sont presque toutes des mauvaises herbes, sont de bonnes indicatrices de la nécessité du drainage.En effet, les prêles ou queues de chats, les Iniches ou carex, lex jones, les orchidées.les persicaires ou poivres-d'enau, les oseilles, les renoncules ou boutons-d\u2019or, les menthes, cte., sont toutes des plantes qui ne croissent guère que dans les terres qui souffrent de l\u2019humidité.Elles disparaissent ordinairement aussitôt que ces terres sont drainées.Bestiaux.Blanchir l\u2019intérieur des étables avant la rentrée des animaux, chaque automne.Au besoin appliquer une des préparations suivantes: \u2014_\u2014 Traitement contre les poux.A\u2014décoction de tabac noir, 1-3 de livre pour 2 gallons d\u2019eau, B\u2014benzine, 1 partie ; huile d\u2019olive, 1 partie.Moutons.Bains, le printemps après la tonte et l'automne avant les froids.Formule: 1% livre de chaux vive, 3 1bs de soufre dans 15 gallons d\u2019eau.Pores.Badigeonner l\u2019animal avec de l\u2019huile de pétrol ou de la créoline, à l\u2019aide d\u2019une vadrouille ou lavette.tous les 6 ou 8 jours.Nettoyer parfaitement la lo- e.Demandez-les | Faites a choix dans la liste \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014des publications agricoles énumérées ci-dessous et demandez celles qui pourraient vous intéresser.Pas nécessaire d\u2019affranchir vos lettres adressées au Bureau des Publications, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa.BULLETINS : 28, 2 S:\u2014Lin.\u2014Sa culture et son traitement pour la production de la filasse.49:\u2014Pommes de terre \u2014Sa culture.25:\u20142 S:\u2014Tabac.\u2014Sa culture au Canada.34:\u2014Elevage du lapin.26:\u20142 S:\u2014Apiculture au Canada.\u2014Bonnes méthodes d'exploitation B:\u2014Sucre d'érable \u2014L'\u2019industrie du sucre d'érable au Canada. lh eluent Mes les y err ., ns © nid.eo: soit Sse:.Ale: .qu n Pondes } CO hills qui cde des q gro les.ur- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE = la Colombie Anglaise Activités Coopératives Agricoles dans .Colombie britannique a été longtemps et L presque entièrement un pays d'élevage du bétail.Dans cette province montagneuse, où la \u2026\u2018onisation était seulement éparse, qui, jusqu\u2019à il + n relativement peu de temps, n'avait de moyens de cummunications que ses pistes ou sentiers pour le bLetail, une ou deux routes principales et ses cours d'eau, il n'y avait pas d\u2019autre catégorie d\u2019ex- pluitation agricole praticable, On pouvait y élever des bêtes bovines, et, dans une proportion limitée, des chevaux et des moutons, surtout aux endroits ou les vallées fournissaient du fourrage pouvant servir à l\u2019alimentation de ce bétail pendant l'hiver, et le transport en Ctait alors exécutable jusqu'aux villes de la côte par les eaux navigables du bas Fraser.On les transportait ensuite par la principale ligne du Canadian Pacifie Railway.Ca et là, des fermiers entreprenants cultivaient du blé, des haricots et autres légumes, un peu de fruits et du fourrage, pour la consommation locale, particulièrement lorsque des campements miniers leur fournissaient un débouché dans le voisinage.Mais les cultures d\u2019arbres fruitiers n\u2019y ont pas ete bien importantes jusqu\u2019après 1890.C\u2019est alors que Lord Aberdeen commença ses essais visant à la transformation des exploitations d\u2019élevage en grundes cultures fruitières.En dix ans, le succès a été complet, et les dernières cultures sont devenues la principale industrie du pays.Les fermes d'élevage de l\u2019intérieur, qui se trouvaient dans des régions où se déve'oppaient les voies ferrées, furent rapidement transformées en exploitation de culture fruitière.En 1911, la grande majorité des plus grandes fermes d\u2019élevage ont été vendues pour être morcelées.On a er£é des vergers sur les collines et les plateaux formés de dépôts volcaniques.Sur les terres provenant de prairies et de bois défrichés, il s\u2019éleva des petites fermes mixtes produisant des céréales, des pommes de terre, de la volaille et des oeufs.Cette transformation générale des exploitations dl'&evage en petites fermes fut accompagnée d'une organisation du Département provincial de l'Agriculture.C\u2019est vers 1890 que ce Département fut créé.Il donna une première impulsion à l\u2019association agricole, et on lui doit l\u2019organisation des Farmers\u2019 Institutes et de la Fruit Growers\u2019 As- -ociation.Les \u201cFarmer 1.Ces importantes organisations institutes\u201d.étaient, en 1911, au nombre (d\u2019une cinquantaine, et, depuis, ce nombre et celui de leurs sociétaires n\u2019ont fait vu'augmenter.En 1916, il y en avait 146 groupant 6,974 fermiers.L'année suivante, trois d'entre «Mes fermèrent par suite de la guerre, mais il s\u2019en fonda cependant 5 autres, et il y en avait ninsi 148 à la fin de 1917.Ayant répondu à l\u2019appel des armées de l\u2019Empire, les sociétaires ont vu leur nombre tomber à 6,194.Ces instituts comprennent suivant les cas, de 10 ou 12 à 252 sociétaires.L'activité de ces Instituts s\u2019applique largement dans le domaine de l\u2019instruction professionnelle.Ils font des cours sur des questions d\u2019agriculture et d\u2019horticulture, et ils fournissent des démonstrations ayant trait à la volaille, à la laiterie et à l'exploitation d'élevage.L'Université de la Colombie britannique les aide dans ce travail ayant pour but l\u2019instruction des agriculteurs.Ils organisent aussi des expositions appelées fairs.En 1917, il y eut 4 de ces instituts qui en organisèrent, mais en 1916 ceux qui s\u2019en étaient chargés étaient au nombre de 7.Les membres du jury avaient été envoyés par le Département de l\u2019Agriculture.En 1917, ces instituts se sont même occupés d\u2019un certain nombre d\u2019autres entreprises, comme d\u2019organiser des concours de rendement des cultures, d\u2019importer du bétail pour pratiquer l'élevage rationnel, d\u2019encourager à l'usage des machines, et de pourvoir à la destruction des géomys.Ces instituts ont leur organisation centrale dans l'Advisory Board of Farmers' Institutes qui soumet leurs résolutions au Département de Agriculture.Ce département est en train d\u2019étudier un projet de groupement de tous ces instituts en neuf districts correspondant aux districts électoraux de la province, et un nouveau conseil sera formé pour eux conform \u2018ment a4 I'amendement apporté en 1917 à l\u2019Agricultural Act de 1915.En 1917, ils ont reçu du Département de l\u2019Agriculture pour $12.633 de prêts mais ils en avaient eu pour $15.088 en 1916.Ces associations ont un caractère subsidiaire par rapport aux \u2014_\u2014 Farmers\u2019 Institutes.En 1915, il y en avait 56 comprenant un total de 2.994 membres.L'année suivante, ces chiffres étaient deve- Les \u2018\u201cWomens\u2019 Institutes\u201d La \u201cBritish Columbia nus respectivement 60 et 3.039.Il en a été organisé une nouvelle en 1917, ce qui porte le nombre de ces instituts à 61, mais le nombre total des membres est tombé à 2.754, ce qui donne comme moyenne non plus 51 mais 45 seulement.Les Womens\u2019 Institutes ont tenu en 1917 quatre conférences, On y prit des décisions en égard aux intérêts des femmes et des enfants appartenant à la classe agricole, et l\u2019on en exposa les voeux correspondants au Département de l'Agriculture.Un conférencier s\u2019est rendu dans les divers instituts de cette sorte, et 41 de ces derniers, contre 43 en 1916, ont organisé des expositions de fleurs.Il y a eu aussi les concours qui ont bien réussi.Seize de ces associations ont des comités scolaires qui s'occupent d'améliorer les conditions des écoles rurales, et trois ont fondé des clubs de garçons et de filles.Les Women's Institutes ont recu en 1917 du Département de l\u2019Agriculture un prêt de $8.742.Celui qui leur avait été donné en 1916 se chiffrait par 56.152.Ces associations ont pour but d'organiser des expositions agricoles.Pour la première fois depuis nombre d\u2019années, il n\u2019a pas été constitué de nouvelles associations de ce type en 1917.Le nombre total en est de 67, et 45 d\u2019entre elles ont organisé des foires en 1917.Il y a été exposé du bétail, des produits de laiterie, de la volaille, des fruits et des légumes, du miel ainsi que d\u2019autres produits encore.Le Département de l\u2019Agriculture y a envoyé un jury.Il y a eu à enregistrer moins d\u2019entrées que par le passé à ces expositions, car la main-d\u2019oeuvre Ctant déjà insuffisante, les cultivateurs se sont vus obligés de travailler leurs terres plus tôt et plus tard que de coutume.Le montant total qui leur a été avancé par le Département de \"Agriculture a été de $12.850 en 1917, contre $13.425 en 1916.Les \u201cAgricultural Fair Associations\u201d.Cette association, qui représente la plus importante industrie de la Colombie Britannique, a surtout appliqué son activité, cn 1917, à faire de la publicité utile pour la vente des fruits et des légumes et à en organiser les débouchés.Elle a pu aussi obtenir des compagnies de transport des tarifs plus avantageux.Son assemblée générale comprend des cultivateurs représentant tous les districts de culture fruitière de la province.La \u201cBritish Columbia Fruitgrowers\u2019 Association\u201d.\u2014\u2014\u2014\u2014 Cette association s'occupe d\u2019en- La \u201cBritish Columbia courager l\u2019élevage rationnel par Stock-breeders\u2019 A Association\u201d.emploi de races pures et par \u2014 sélection.En 1917, elle a fait par deux fois oeuvre vraiment utile : en publiant et en distribuant un annuaire contenant les adresses des éleveurs ; puis en concédant le rabais de la moitié des frais de transport du bétail servant à l\u2019élevage rationnel, qu\u2019il soit importé ou qu\u2019il soit seulement transféré d\u2019un point à l\u2019autre de la province.Cinq délégués de cette association ont pris part à l\u2019assemblée annuelle de la Western Canada Live Stock T'nion à Regina: L\u2019année 1917, qui est la onzième de cette association, a marqué pour elle un vrai succès.Le nombre de ses membres s\u2019est élevé de 250 à 277.Elle a l\u2019habitude de tenir des réunions annuelles, dans lesquelles on discute des sujets ayant de l\u2019intérêt pour les fermiers tenant des exploitations laitières.La localité où se font ces réunions change chaque année.En 1917, il y a eu deux assemblées de ce genre qui unt parfaitement réussi.L'association a reçu du Gouvernement un prêt qu\u2019elle utilise en organisation de concours et d\u2019autres moyens utiles à l'instruction professionnelle.La \u201cBritish Columbia Dairymen\u2019s Association\u201d.Cette association provinciale groupe trente sociétés locales d\u2019élevage de la volaille.Il en a été affilié une en 1917 contre quatre qui ont été dissoutes.Bien que le nombre des sociétés adhérentes ait ainsi diminué de 3 unités, il n'y a pas de changement dans le nombre total de leurs membres.Un des points principaux dr l\u2019activité de ces sociétés c'est l'achat coopératif des aliments pour la volaille, que pratiquent la plupart d\u2019entre elles.Elles sont groupées en 10 districts, dans chacun desquels a lieu une exposition de volaille.L'exposition de Vancouver a eu des produits exposés provenant de toute la province, et c\u2019est dans l\u2019ouest canadien qu\u2019a lieu une des plus importantes de ces expositions.Les sociétés locales envoient des délégués à l'assemblée annuelle de l'association provinciale.Cette dernière a publié, en 1917, comme en 1916, un annuaire très pratique des éleveurs de volaille, 213 Poultry Association\u201d.Cette association n\u2019a été fon- La British Columbia dée qu'en 1916.En 1917, elle Goatbreeders\u2019 groupait déjà 176 membres, ce qui montre qu\u2019elle répond bien à un besoin réel.Elle s'applique à améliorer l\u2019èle- vage des chèvres.Ainsi, elle a aidé l\u2019importation de bétail d\u2019élevage de race pure en remboursant le le montant du transport.Âvec la coopération du Gouvernement du Dominion, elle a inauguré un registre destiné aux chèvres de race pure, et elle s\u2019est arrangée pour faire visiter la province par un représentant du commissaire pour le bétail d\u2019Ottawa, qui a fait une inspection des chèvres laitières et établi des rapports sur leur valeur en tant que bétail devant servir de base à l\u2019élevage.L\u2019association ne néglige aucune occasion de faire connaître la valeur de ses chèvres laitières.I.a \u201cBritish Columbia Beekeepers\u2019 Association\u2019.s\u2019accroit rapidement et elle a actuellement un grand nombre de sociétaires.Elle a pour objet le développement des méthodes rationnelles pour l'élevage des abeilles dans la province, et son but est aussi de faire connaître l\u2019excellente qualité du miel produit, qui, on l'espère, deviendra un article d\u2019exportation.L'association en a exposé d\u2019excellent à Vancouver.aide à perfectionner l'élevage des moutons, à établir une série et une classification des diver- \u2014_\u2014 ses qualités de la farine et a la vendre, suivant cette échelle de valeurs, bien conditionnée et bien emballée, toutes opérations à exécuter suivant le système coopératif.Son rapport indique que ses affaires ont été bonnes en 1917.++ +++ +40 4440406 400440 04000400 04040404 La Vancouver Island Flockmasters\u2019 Association\u201d, Le Dr.Duchéne, du ministére nous communique la mote suivante.Lire sur le même sujet une communication du Bureau d'Hygiène publiée ailleurs.La viande étant un aliment indispensable à la vie humaine, il faut donc par tous les moyens en produire, et la mettre sur le marché sous toutes les formes.Par conséquent, il faut établir un juste milieu entre le vendeur et l\u2019acheteur.Pour les cultivateurs, il faut admettre que leur organisation au point de vue de l'hygiène alimentaire devrait être améliorée.Lorsqu'il s\u2019agit de la santé publique, n\u2019oullions pas que la santé de l'individu est sa richesse, encore plus celle d\u2019un peuple.Nous avons des Inspecteurs de denrées alimon- taires, un Bureau d'hygiène ct un Gouvernement soucieux de la santé publique.Ce n\u2019est pas tout.Il faut que le cultivateur sonde parfois sa conscience et se demande, avant de mettre son produit en vente, s\u2019il est sain, de bonne qualité et si lui-même voudrait en être le consommateur.Ces réflexions faites seraient le commencement d'une protection indispensable et mutuelle.Que de cultivateurs se laissent entraîner dans des spéculations, au détriment des citadins.Le cultivateur et le fabricant de denrées alimentaires et surtout de conserves.mettent souvent sur le marché des aliments falsifiés, contaminés, malpropres et de mauvaise qualité.Ces aliments rer- dent malade le consommateur et souvent causent la mort.Il est parfaitement légitime de faire de l\u2019argent, mais il n\u2019en faut pas faire au détriment du peuple.Cela est criminel.Quelle responsabilité, messieurs les cultivateurs, lorsque vous vendez des viandes malsaines.Relatons des faits que nous avons vus tout dernièrement.Il est venu aux oreilles du Conseil d\u2019Hygiène que quelques maisons de commerce achetaient des cultivateurs de certaines parties de la Province, des veaux de quelques jours, pour ne pas dire mort-nés, et qu\u2019après avoir enlevé la peau.on envoyait la viande à la ville laquelle devait être destinée au marché.Heureusement que les autorités s'occupant sans relâche de la santé publique ont fait faire une enauête, dont en voici le résultat: VOICI CE QUE L'ON PRATIQUE : Des représentants de maisons de gros achètent des cultivateurs.pour une modique somme, des veaux de tout âge de 2 à 10 jours et moins.Rendus au point de livraison, ces veaux mal saignés, abattus sans précaution, sont transportés dans des endroits infee- tés ; on les entasse les uns sur les autres dans la boue près de la boutique et sont laissés là 24 à 36 heures avant d\u2019être préparés.Sachons que durant l'hiver, la viande peut se garder trois ou quatre jours si le temps est bien sec.Au printemns et à l'automne, l\u2019état généralement incertain de l'atmosphère et par dessus tout son humidité à peu près constante, ne permettent pas de conserver la viande en moyenne plus de trois jours, moins même pour le veau et le mouton, Pratique criminelle.| LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Pages Littéraires | | La mesure de blé.L\u2019année était dure.La gelée avait passé, l\u2019automne précédent, sur les récoltes, et c'est un temps de disette où la farine était rare.Les huches manquaient de pain, et bien des pauvres étaient affamés.Et voici que l\u2019heure des semences était venue, et la plupart des habitants n\u2019avaient pas de grain pour ensemencer, Seul, Pierre-Jean, qui avait pu sauver une partie de sa récolte, avait encore du blé, mais sa femme, la Louise, achevait .de le donner.Elle en donnait à tous ceux qui en demandaient.Qui aurait résisté à la prière de ces malheureux ?Pouvait-elle les laisser périr dans leur pauvreté ?\u201cSi Dieu nous a donné plus, c\u2019est pour ceux qui ont moins.\u201d disait-elle, et, toujours, avec la mème pensée, et le même geste, lentement, gravement, statue vivante de la charité, elle versait dans le sac du pauvre une mesure de blé.Chaque fois, elle se disait: \u201cC\u2019est la dernière.\u201d Mais le lendemain amenait un nouveau mendiant, plus misérable que tous les autres.Alors les larmes venaient aux yeux de la Louise, \u2014 \u2018\u2018Seigneur, il y en a donc bien de ces miséreux ! \u201d s\u2019écria-t- elle.Elle levait les bras au ciel, posait une main sur son coeur, et s\u2019en allait vitement au fournil quérir une mesure de blé.Un matin, Pierre-Jean lui dit: \u2018\u201cH reste du grain juste pour notre semence ; il ne faut pas y toucher, tu m\u2019entends, femme ?La charité ne doit pas nous ôter le pain de la bouche.\u201d Et la Louise promit.Le soir même, entre chien et loup, un nouveau mendiant se présenta, demandant du blé pour ensemencer.Sa figure était pâle et maigre, ses joues étaient creuses.Les privations de toutes sortes se voyaient en lui ; il était effrayant comme un spectre.Pourtant, on le connaissait pour un bon travaillant.Mais quand le malheur s\u2019acharne\u2026 sait-on jamais ce qui nous attend ?.Il est de ces forces qui sont au-dessus de nous.\u2014\u201cNous avons juste de quoi nous nourrir d\u2019ici la récolte, dit-il.Après, que deviendrons-nous ?Si vous ne vous laissez toucher, nous mourrons avant l'hiver, et mes enfants me maudiront dans leur agonie.Ils croiront peut-être que j'étais lâche, que j'aurais pu les nourrir mieux.Oh ! ce serait trop dur !\u2026.Donnez pour eux, au moins.Si vous voyiez les pauvres visages amincis, et ces petites mains qui se tendent !\u2026 Mais il faut les priver pour que la ration dure.Si vous saviez ! Si vous saviez ! \u201d\u2026 Ses mains décharnées frémissaient, et sa voix semblait venir du fond de ses entrailles.La Louise sentit un grand déchirement se faire en elle.Elle se rappela qu\u2019elle n\u2019avait plus de grain à donner, qu'elle ne pouvait plus écouter son coeur.Comment refuser ?\u2014\u2018\u201c\u2018Que faire, mon Dieu, que faire!\u201d S'écria-t-elle.Mais, cette fois encore, la divine pitié l\u2019emporta.Se dérobant comme une voleuse, elle courut au fournil, s\u2019assura que son mari ne la vit pas, et, rapidement, avec des mains nerveuses et des yeux brillants, elle versa dans le sac du pauvre une mesure de blé.Le lendemain, au petit jour, Pierre-Jean se disposa à semer, Il partit pour les champs.La Louise le suivait, et tremblait de tous ses membres.Quelle allait être la conséquence de sa charité coupable Le maître offensé allait-il lui en tenir compte, et son amour en serait-il diminué ?Sûrement, elle n\u2019avait pas réfléchi en donnant cette mesure de blé.Par sa désobéissance, voilà que la semence allait être incomplète, et que, peut-être, un de leurs plus beaux champs demeurerait stérile.Elle revit le pays n maigre et blème, sa main tendue au nom de ses chers petits qui devaient mourir de faim.Puis elle réentendit les paroles formelles de son compagnon: \u201cIl reste du grain juste pour notre semence ; il ne faut pas y toucher, tu m\u2019entends, femme ?\u201d Et, prise d\u2019un grand effroi, elle se remit à trembler.Les sillons s\u2019ouvraient, un à un, sous la charrue que tiraient les boeufs.Le soleil brillait sur les | champs, et déjà Pierre-Jean songeait aux belles « Moissons qui remplissent les charrrettes et les granges.Et les sillons s\u2019ouvraient.Quand ils furent prêts à recevoir la graine, Pierre-Jean vint pour chercher le sac de grain sur ses épaules, mais il était si pesant qu\u2019il ne put le soulever.\u2018\u2018\u2019Tiens comme je suis faible à matin !\u201d fit-il, en riant.Le saisissant de nouveau, il voulut le mettre sur \"ses épaules, mais il vit, de nouveau, le sac lui jéchapper\u2026 Alors, aidé de la Louise, dont le visage |[resplendissait, il l\u2019ouvrit\u2026 O surprise ! Le sac à {état comble d\u2019une mesure de blé Ii lanche Lamontagne.1 La Bénédiction des Erables.Jai sous les yeux, dans mon cabinet de travail, une miniature joliment réussie de la belle toile du peintre Suzor Côté: La Bénédiction des Erables.Ce n\u2019est pas une fantaisie d'artiste que cette forte et vivante peinture où le talent du maître a fixé, avec un réa''sme parfait et une scrupuleuse exactitude, cette manifestation imposante et champêtre, en sa naïve simplicité, de la foi ardente de nos pères.Pourquoi s\u2019en vont-elles si tôt sur le chemin de l\u2019oubli nos ancestrales et si belles coutumes du terroir, et que ne les conserve-t-on précieusement comme l\u2019on fait d\u2019un souvenir de famille très cher, ne serait-ce que pour en faire un écrin de pierres précieuses et de bijoux antiques ! Mais il y a mieux.C\u2019est qu\u2019avec le charme de leur pastorale beauté, elles gardent l\u2019expression la plus pure de l\u2019âme populaire d\u2019autrefois, 4 la campagne, C'est qu'elles demeurent les t:moins irrécusables de cette force latente, invincible, forteresse inaccessible aux attaques du dehors, de l'esprit religieux de nos aleux, de leur confiance aveugle, mais sincère et native, parce que non discutée, dans la mission providentielle de notre race de perpétuer, sur ce sol d'Amérique, la fière tradition des premiers défricheurs de la Nouvelle-France.Que de beaux et consolants souvenirs l\u2019amant érudit de notre histoire paroissiale ne pourrait-il pas faire revivre à exhumer de la poussière des vieilles chroniques curiales ces scènes de la vie rurale, Choses du passé.Le réveil de l\u2019ancêtre.Sous le sommet Du vieux toit, au grenier des mansardes, Sont des lits de bois noir, des tapis et des hardes : C'était là que l\u2019aïeul, le vieux maître dormait.C'était là qu'il couchait dans le temps des semuailles Le lit étant plus dur, il se levait plus tôt, Donnait son coeur à Dieu, puis gagnait aussitôt Les champs où se livraient de fécondes batailles.Sur ces lits il aimait se reposer aussi Par les jours de moisson, où, de ses mains robustes, Il engerbait les richesses augustes, Dont le soir était ébloui.De la fenétre, que nul ombrage ne voile, Avant de retomber dans l\u2019oubli, jusqu\u2019au jour, Il regardait, avec amour, Chaque gerbe, luisant comme une grande étoile.Et quand ses membres assoupis Se retrempaient, enfin, dans la douceur des {réves, L'ancêtre faisait de beaux rêves, Où, dans un champ d'azur, passaient des flots d\u2019épis.Toute ambition féconde de la race Ressuscitait en lui quand le jour éclatuit, Et quand la fenêtre mettait De laube sur sa face.Alors il se levait.L'horloge, an teint pile, N'a pas fait retentir pour lui sa voir sonore, Car il reconnaissait la marche de l'aurore Au rayon du soleil qui tombait sur son lit.B Inéaite lanche Lamontagne.214 alors que la paroisse était une petite patrie, tou entière absorbée dans le travail des champs et lu joie de voir grandir, à l\u2019ombre du clocher de lu vieille église, le nombre de ceux qui, demain, fil de rudes et solides paysans, garderaient la tradition du sol et la défendraient âprement.La bénédiction des érables est une de ces coutumes qui s\u2019en vont au rancart et se perdent dans le lointain des choses oubliées.Le souffle nouveau d\u2019un siècle d\u2019émancipation l\u2019a chassée, comme tant d\u2019autres aussi respectables, à l\u2019arrière-plan de nos usages populaires.On dit qu\u2019elle se pratique encore dans certaines paroisses des Cantons de l\u2019Est, où chaque printemps, ces braves gens tiennent à l\u2019honneur d\u2019attirer la bénédiction du prêtre sur la sève généreuse et féconde que l\u2019érable bientôt laissera couler dans les flancs surchauffés de la monumentale bouilloire.Heureuses paroisses qui cultivent ainsi précieusement et font revivre le cher trésor de nos belles traditions Cette cérémonie de la bénédiction des érables est toujours empreinte d\u2019une charmante et naïve simplicité.Le dimanche qui précède la fête, le curé en fait l\u2019annonce au prône.A huit heures, grand' messe solennelle recommandée par les sucriers d la paroisse, suivie de la bénédiction des érable A l\u2019heure dite, et bien avant, l\u2019église est rempliv il y a foule, et, la messe terminée\u2014une messe p'ein-chant où les vieux chantres du lutrin ont don.de leur plus belle voix\u2014on s\u2019en va en procession la sucrerie la plus voisine ; l\u2019officiant en habi: sacerdotaux, précédé du sacristain qui porte lu croix, et accompagné de deux enfants de choeur cn surplis plus blanc que la neige qui flamboie.Et tous ces braves gens, vêtus d\u2019étoffe du pays, chaussés de bottes à sucre, les solides bottes sauvages de chez nous, coiffés de tuques ou de fourrures, suivent leur vieux curé, religieusement, unissant leur pensée et leurs prières à celles du prêtre.L\u2019on parcourt ainsi toute la sucrerie dans la neige que les premiers dégels ou les pluies hâtives ont durcie, pour s'\u2019arrêter sous le plus gros érable.Là, le ministre de Dieu, après avoir aspergé d\u2019eau sainte l\u2019arbre géant qui frissonne et les arbres d\u2019alentour, élève sa main blanche sur tous les fronts inclinés, comme à la grand\u2019messe, le dimanche, à l\u2019Ite missa est, et fait descendre sur eux la bénédiction et la paix du Seigneur.L'arbre séculaire couvre de ses branches solides et nombreuses le groupe silencieux et recueilli ; son tronc noueux garde encore la trace des blessures que la main du sucrier a faites dans ses flancs pour lui arracher sa sève capiteuse et l\u2019on sent sourdre de tout son être majestueux la vie nouvelle des bourgeons qui tendent vers le ciel lumineux et pur leur petite bouche d\u2019un Vert trop pâle, comme pour boire, à l\u2019envie.les premiers rayons du soleil matinal.Puis, l\u2019on se rend à la cabane où se fait dans le sirop doré la trempette.La tire aux teintes ambrées sème de paillettes lumineuses et de nénuphars aux étranges arabesques la neige éclatante de pureté.Les rires fusent joyeux et sincères ; la joie règne dans tous les coeurs ; c\u2019est le bon vieux temps de la cabane à sucre et des jours sans nuage.Oh ! oui, c\u2019est le bon, le cher vieux temps ! L'âge où la spéculation, les autos ronflants, les poêles à facettes brillantes et toutes ces chinoiseries dispendieuses n\u2019étaient pas encore entrées sous le toit de l'habitant.Heureux temps que celui-là et comme il est bien permis de le regretter pour en mieux respirer le parfum reposant.En ces temps anciens, notre sucre d\u2019érable n\u2019était.à proprement parler, qu\u2019un produit de bien peu d'importance sur la ferme.Nos pères en faisaient plutôt une question d\u2019agrément qu\u2019une affaire et les jours passés à la cabane comptaient parmi les plus joyeux de l\u2019année et non parmi les plus productifs.On invitait les voisins pour y faire la trempette et, la provision de sucre amassée pour l\u2019année, on ne songeait nullement à écouler le surplus de la fabrication sur les marchés étrangers.Il n\u2019était pas mieux connu et le seul marché en usage était le presbytère du curé, le bureau du médecin et 1 étude du notaire.Mais aujourd\u2019hui, il n\u2019en est plus ainsi.La fabrication du sucre et du sirop d'érable.grace a une campagne intensive de la part de patriotes courageux qui se sont groupés en association sous le nom de Coopérative des Producteurs de Sucre et de Sirop d'érable purs, généreusement appuyée par les autorités du ministère de l\u2019agrieul- (Suite à la dernière page.) les ge sui.Civ fer put ét pe dre rent dar qu vol law c'est tièrs dev cet de \u2026 nom vite Er fica: SEV ce de 1 mol une 1.Mor eric enn: gros due ni.Or t 2 VE RS ec eu \u20ac au La 3 ot Let pe à LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE SS 22 renew} se UT val 5 at.000 wel ~~.2 i .8\" 8 mand th pith BH AT eZ A rh LH dl A La Guerre chez les Abcilles P : plusieurs raisons, dont l\u2019une des principales «= la défense de la ruche, les ouvrières char- géc- iu travail dont je viens de parler vont non seul.tient attacher tous les nouveaux rayons de cire ace ce mastic, mais aussi boucher toutes les feni ct enduire ensuite à l\u2019intérieur toutes les paru.- de ja ruche, ne laissant que les ouvertures étrain = (ou l\u2019ouverture unique) qui sont indis- pen.bles a la sortie des butineuses.Pour restreindre tie entrée, surtout dans les ruches naturelles des abeilles sauvages, parfois même aussi dans is ruches fabriquées par les hommes, lorsqu« + jugent l\u2019entrée trop grande, les ouvrières con-\u2018ruisent des sortes de fortifications avec de la piopolis pour restreindre la largeur de la porte; c'est que peu à peu, comme le mortier, cette ma- ticre visqueuse, d\u2019abord malléable, se solidifie en deveuant très résistante.C\u2019est même à cause de cet emproi pour construire des remparts à l\u2019entrée de :u ruche que l\u2019on a donné à cette substance le nom ie propolis, qui signifie \u201cen avant de la VI \u201cEn dchors de la guerre entre abeilles, ces forti- fieu: ns construites près de la porte des ruches serv iit à la colonie contre d\u2019autres ennemis, et, ce qui est très intéressant à noter au point de vue de l'intelligence collective des abeilles, sont parfois moiriables suivant les circonstances.En voici un: qui a été vérifiée plusieurs fois.I.papillon appelé Sphinx Atropos, ou Téte-de- Me! à cause du singulier dessin en forme de (ra:c osseux qu\u2019il porte sur son dos est un terrible enn«mi des abeilles, car il peut enlever jusqu\u2019à 60 grimmes de miel en une seule visite lorsqu\u2019il entre du une ruche; et ce Sphinx est cuirassé si solide- noo qu'il ne craint pas les piqûres des ouvrières.Or la chenille de ce papillon ne vit guère que sur plantes de la famille des Solanées, et en parti- ww 1 sur les plants de Pomme de Terre.Si des ! «tes ont été établies dans une contrée avant \u201cron ait introduit la culture des pommes de terre vis ivtte région, les ruches (domestiques ou sau- #1 peuvent avoir une entrée relativement as- « permettant d\u2019établir aisément le va-et- ni butineuses, Or, après l'introduction de cuitur + de la Solanée comestible en cette con- ve on remarque au bout de peu de temps, au + tard au printemps suivant, que toutes les thes ont rétréei leur entrée avec des remparts © propolis de fagon a ne laisser qu\u2019un passage assez ctendu en largeur, plus étendu même qu\u2019avant lorsque cela est possible, mais ne laissant en hauteur qu'un intervalle assez grand pour une \u2018belle et trop étroit pour le papilion Tête-de-Mort amt le corps est beaucoup plus gros.Dès lors, \u201cvlui-ei ne peut plus pénétrer dans les ruches our y voler du miel, On comprend d\u2019ailleurs que ces entrées, rétré- wes S'il le faut par des remparts de propolis, ren- lent tres difficile l\u2019attaque de la ruche en cas de ruerre.D\u2019autre part, toute la construction intérieure de la colonie organisée en rayons de cire, \u2018en que disposée avant tout pour le travail des tuvrières, se trouve l\u2019être également pour la dé- \u2018ense.En effet, ces \u201crâteaux de cire\u201d creusés l'alvéoles régulières sont placés, comme on sait, para\u201d èlement les uns aux autres et constituent sutant de tranchées que l'ennemi doit attaquer successivement à partir du point où il a pénétré \u2018ans la ruche.On remarque même dans les ruches naturelles installées soit daus le creux d\u2019un arbre, soit sous un rocher surplombant, que ces rayons sont reiiés entre eux tout autour par des cons- lructions défensives bâties en cire et en propolis.gardiennes Il ne suffit pas qu'une place \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 forte soit matériellement dispo- ste pour la résistance, il faut encore qu\u2019elle soit hien gardée; c'est ce qui a lieu.Portons, en effet, notre attention sur les abeilles qui sont à l\u2019entrée de la ruche.A toute époque de la saison, mais particulièrement au moment où le miel n'est pas abondant sur les fleurs environnantes, nous voyons plusieurs ouvrières qui se promènent devant la porte, marchant tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, et qui semblent attentives à tout ce qui peut provenir du dehors : ce sont les abeilles qui di par GASTON BONNIER, de l\u2019Institut.(Suite et fin.) font fonction de gardiennes.ll semble que ces gardiennes ne laissent rentrer les butineuses qu\u2019après une sorte de contrôle, car lorsqu'une butineuse arrive chargée et atterrit sur le plateau de la ruche, devant l\u2019entrée, une gardienne s\u2019approche vers elle et tend ses antennes vers la butineuse avant de la laisser entrer dans la colonic.Nous pourrons remarquer aussi assez souvent que certaines abeilles qui sont en apparence semblables aux autres et qui se présentent à l\u2019entrée, sont reconnues comme étrangères par les vigiiantes, suveillantes puis poursuivies et chassées, sinon tuées sur place.Ces abeilles renvoyées appartiennent à une autre ruche et voudraient pénétrer dans celle que nous considérons pour y voler du miel ; ces ouvrières ennemies sont ce que les apiculteurs nomment des \u201cpillardes\u201d.Dans le cas où ces pillardes seraient trop nombreuses, ies gardiennes visibles à la porte de la ruche ne suffisent pas pour les chasser; mais elles n\u2019ont alors qu\u2019à appeler du renfort, car derrière l'entrée se trouve toujours une sorte de \u201cposte de police\u201d.c\u2019est-à-dire un groupe d'ouvrières chargées en temps normal de relever successivement les surveif£antes après leur temps de faction, faction active pourrait-on dire.On s\u2019est demandé commont ces gardiennes reconnaissent si rapidement, au moyen de leurs antennes, si une abeille arrivant devant la porte appartient à la colonie ou à une colonie étrangère.Cela tient à ce fait que chaque colonie d\u2019abeilles possède son odeur particulière, non perceptible pour notre appareil olfactif, qui n'est pas chez l'homme un sens très perfectionné, mais facilement reconnaissable par cut appareil si sensibie et d\u2019une anatomie si compliquée qui constitue les antennes de l'abeille.On en a la preuve dans l'opération de la réunion de deux ruches en une seule, pratiquée assez souvent en apieuïture.Si l\u2019on cherche à réunir deux colonies, sans précautions préalables, cette réunion est impossible, car les abeilles de l\u2019une et de l\u2019autre des deux ruches se reconnaissant réciproquement comme étrangères les unes aux autres, se déclarent entre ailes une guerre impitoyable, au grand déboire de I'apiculteur novice qui voit manquer son opération.Mais si, pendant quelques jours avant de tenter cette réunion, on a eu le soin de répandre la méme substance odorante dans l'une et l\u2019autre des colonies à réunir, de l\u2019eau parfumée de \u2018avande par exemple, chaque colonie, perdant son odeur propre, =e sera habituée à cette odeur nouvelle, plus forte; de telle sorte que lorsqu\u2019on cherchera à réunir les deux ruches en une seule, les abeilles de l\u2019une et de l'autre colonie, grâce au parfum de lavande que possèdent alors toutes les abeilles, prendront leurs ennemies pour des amies, et la réunion s\u2019opèrera dans une confraternité générale, sauf pour les deux reines bien entendu, car il ne pourra par la suite en subsister qu'une seule.; C'est donc encore une arme de défense que cette odeur toute spéciale que possède chaque colonie d\u2019abeilles, puisqu'elle permet de reconnaître si fa- \u2018lement les ennemis, bien que ceux-ci alent .e même uniforme \u2014 je veux dire le même aspect uniforme \u2014 que les troupes de la nation.S'il est vrai que \u201cle cadavre d'un ennemi sent toujours bon\u201d, on pourrait penser en ce cas que \u201c\u201cl\u2019odeur LA] d'un ennemi sent toujours mauvais\u201d.* += *% ASSONS maintenant du côté des agresseurs.Comment vont-ils s'y prendre pour attaquer une forteresse si bien défendue ?La ruche, fortement peuplée, qui en temps de disette dans les champs et les bois, nourrit des projets d'agression, commence pendant quelque temps à envoyer chez les diverses ruches des espions courageux, agissant par eux-mêmes et exposant leur vie pour la communauté guerrière ; ces espions, ou plutôt ces espionnes, ce sont précisément ces \u201cpil- jardes\u201d dont il a été parlé plus haut, et ces espionnes sont courageuses, attendu que toute abeille qui pénètre dans une ruche, lorsqu'elle est reconnue comme étrangère, est mise à mort aussitôt.215 L\u2019excellent pasteur Langstroth, qui ne veut voir dans ces émissaires que des voleuses occasionnelles, s'exprime ainsi: \u201cLa pillarde a un air suspect qui, pour l\u2019apiculteur expérimenté, est aussi caractérisé que les allures d\u2019un filou le sont pour un agent de police habile.Ses allures furtives et son agitation de coupable, quand on les a remarquées une fois, ne peuvent pas s'oublier.N\u2019agissant pas comme l\u2019ouvrière qui rapporte à son habitation les fruits d\u2019un honnête travail, elle ne se pose pas hardiment sur la planche de l\u2019entrée ; elle ne regarde pas les sentinelles en face, car elle sait bien que si elle était reconnue par ces gardiennes fidèles sa vie n'aurait pas grande valeur.\u201d Et Langstroth, une fois embarqué dans ces considérations d\u2019un prudhommesque romantique, ajoute cette considération purement imaginaire: \u201cCes abeilles malhonnètes, après avoir exercé cette profession de voleuse pendant quelque temps, perdent le désir de travailler honnêtement\u201d.Tout cela est très anthropocentrique et destiné a la \u201cmorale en action\u201d mais ne correspond en rien à la réalité.Si l\u2019on examine la question expérimentalement, comme j'ai eu l\u2019occasion de le faire, voici ce que l\u2019on observe : À toute époque de la saison, chaque colonie envoie au dehors des ouvrières \u201cchercheuses\u201d, reconnaissables en cette fonction par le son spécial de leur vol,par leur allure fureteuse et par leurs déplace- ment- continuels en toute direction, sans but déterminé; ce sont ces abeilles que les apiculteurs nomment des \u201crôdeuses\u201d.Leur mission est de rechercher toutes les sources de liquide sucré et de venir en rendre compte à la ruche dont elles font partie.C\u2019est sur leur rapport que s\u2019élabore dans ce comité occulte que Macterlinck appelle I\u201d \u201came de la ruche\u201d le plan du travail des butineuses pour le lendemain, leur distribution sur les fleurs et sur les feuilles à miellée de façon à rechercher, dans la division du travail, le temps le moins long pour rapporter le plus de substances sucrées possible.Or, dans un moment où il n\u2019y a presque aucun nectar et aucune miellée à trouver dans le cercle d\u2019un rayon de trois kilomètres que peuvent parcourir les abeilles, les chercheuses s\u2019enquièrent d\u2019autres sources de matière sucrée.Ne trouvant cette source nulle part dans la nature, elles cherchent ailleurs.Où trouver ce sucre?Dans une ville ce sera chez les épiciers où de la mélasse aura été exposée par mégarde, et plus encore dans les raffineries.Mais à la campagne ?Ce sera dans les autres ruches: et alors se trouvera déterminé la cause de la guerre.J'ai pu m'en rendre compte en marquant sur le dos, avec un pinceau trempé dans de la couleur à la gouache, les abeilles pillardes d'un rucher.En observant avec patience la rentrée des abeilles dans ies diverses colonies du rucher, on pouvait constater qu\u2019il rentrait, de temps à autre, de ces ouvrières (marquées avec de la couleur) dans toutes les ru- rhes, mais naturellement en bien plus grand nombre dans les ruches fortes.C'est ce qui explique le fait suivant parfois constaté: dans un rucher de ruches à cadres où toutes les colonies sont à peu près d\u2019égale force par suite des soins de l\u2019apieul- teur qui égalise autant que possible les populations et les provisions de chaque colonie par des échanges de cadres judicieux, il peut arriver que toutes les colonies se pillent les unes les autres, si dans ce rucher bien soigné au point de vue de l\u2019égalité des colonies, le commencement de la guerre n\u2019a pas été surveillé et arrêté lorsqu'il en était encore temps.Ces abeilles pillardes ne sont donc que des rôdeuses ou chercheuses réduites, faute de sources de nectar découvertes au dehors, à vouloir pénétrer dans d'autres ruches pour y chercher une provision de liquide sucré qui est, en ce cas, le miel récolté par 1es autres colonies.Ces rôdeuses, devenues espionnes actives, tentent alors de s\u2019introduire chez autrui par la porte ou par les fissures quelconques qui ont pu se nroduire à la suite de la sécheresse ou de l'humidité, dont les alternances ont fait craquer les parois de l'habitation, malgré la couche de propolis dont elle est entiérement enduite.Lorsque l\u2019une de ces espionnes a réussi à échapper à la vigilance des gardiennes ou encore a pu pénétrer dans la ruche par une fente quelconque sans être tuée, elle se gorge de miel pris dans une cellule LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE non encore obturée et retourne dans sa colonie.La, on s\u2019aperçoit qu\u2019elle rapporte, non du nectar recueilli sur les fleurs, mais du miel et que ce miel n\u2019a pas l\u2019odeur de la colonie où elle vient de rentrer.Donc cette substance sucrée provient d'une provision extérieure dont il faut connaître l\u2019importance et dont il faut vérifier la position.Si l\u2019observateur a réussi à marquer une telle abeille pillarde et qu'il se poste près de la ruche où elle a dérobé le miel, il la voit revenir, reconnaissable à la couleur dont on l\u2019a enduite, amenant avec elle plusieurs autres ouvrières de sa colonie.C\u2019est alors un groupe de pillardes dont chacune tente isolément de reconnaître la forteresse et d\u2019y pénétrer.Quand le comité occulte de la colonie d\u2019où sont sorties ces courageuses exploratrices est convaincu de l'origine du miel ainsi rapporté, il décide souvent le jour méme\u2014parfois seulement le lendemain ou le surlendemain, à la suite de nouveaux sondages \u2014qu\u2019il faut, coûte que coûte, aller s\u2019emparer de ce miel, Alors est donné le \u201csignal de guerre\u201d.En quoi consiste exactement ce signal ?Il est difficile de le savoir ; mais, ce qui est certain, c\u2019est que dès que l\u2019expédition a été décidée, toutes les ouvrières de la ruche en sont prévenues en quelques secondes au moyen d\u2019une tél \u2018graphie sans fil de nature toute spéciale.En effet, un observateur est en train de regarder, par exemple, le dernier rayon de la ruche encore occupé par des abeiiles dans une ruche d\u2019observation, et il contemple les ouvrières s\u2019occupant tranquillement de divers travaux ; puis, tout à coup, presque au même instant, il s\u2019apercoit que toutes jes abeilles sont dans un état d'agitation extraordinaire, et un grand nombre d\u2019entre elles sortent de l\u2019intervalle entre les rayons avec rapidité.Si, à ce moment, toujours protégé contre les piqûres, cet observateur re'rarde l'entrée de la colonie, il voit sortir et s\u2019envoler des masses successives de guerrières, dont l\u2019allure rapide, le battement d'ailes précipité produisant un son aigu, indiquent la fureur qui précède la bataille.Qu\u2019il se rende alors devant la ruche qu'étaient allées explorer les pillardes préalablement observées, il assistera au siège de la place forte.Les corps à corps sont déjà formés, en pleine ardeur de combat, soit devant l\u2019entrée, soit sur les côtés de la ruche, là où les espionnes avaient découvert des lézardes ou de petites fentes, assez larges cependant pour laisser passer le corps d\u2019une abeille.L'issue de la lutte ainsi engagée dépend a\u2019.s de bien des facteurs divers: nombre des défenseurs, nombre des assaillants, état plus ou moins mauvais des fortifications, surprise par une issue occasionnelle négligée ou trop mal gardée, ténacité et courage des défenseurs ou des ennemis de la ruche attaquée.Il n\u2019y a pas à parler, toutefois, d\u2019un courage lus ou moins grand ; l\u2019absence de courage au combat ne peut guère être observée, en effet, que chez les ouvrières d\u2019une ruche orpheline (ruche qui a perdu sa reine ou mère), car celles-ci savent que leur colonie est forcément désorganisée, et elles renoncent presque à se défendre.Mais, sauf ce cas exceptionnel, on peut dire que, quel que soit le parti auquel el'e appartient, qu\u2019il soit nombreux ou non, l\u2019abeille ouvrière qui combat ne recule jamais et est toujours prête à se faire tuer dans l'intérêt \u2018de sa nation.\u201cIngentes animos angusto in pectore versant\u201d, dit Virgile, ce que l\u2019on pourrait traduire ap- proximativement\u2014si les abeilles avaient vraiment un coeur\u2014par ces mots: \u201cUn noble coeur bat dans leur poitrine étroite\u201d.C\u2019est ainsi que dans la colonie attaquée, dès la remière escarmouche, le cri d\u2019alarme a été jeté.ès lors, tout se met imm\u201cdiatement en rumeur dans la population envahie ; un bourdonnement général signale l\u2019émotion universelle ; toutes les combattantes se précipitent pour exposer leur vie en défendant les diverses issues, et même parfois sortent aussi en masse comme les agresseurs pour engager la bataille au dehors, toujours par cette multiplication de duels à mort qui est la caractéristique de ces luttes apicides.Si la nuit met fin au combat sans avantage décisif pour aucun camp, la colonie qui a déclaré la guerre y apporte de l\u2019entêtement ; elle recommence son investissement le lendemair et pendant plusieurs jours consécutifs, à moins qu\u2019un très mauvais temps n\u2019y mette obstacle.Toujours des attaques en formations serrées, sans épargner la vie des soldats; toujours les entreprises sur les mêmes points, de front ou latéralement, directement ou par ruse ; et les combats peuvent se répéter ainsi indéfiniment jusqu\u2019à l\u2019épuisement des assaillants ou des défenseurs, Dans le cas où la forteresse est prise, la colonie est mise à sac, et c\u2019est alors un carnage épouvanta- hle.Les vainqueurs pillent et tuent sans mesure, emportant comme au hasard les provisions de miel qu\u2019elles ne savent plus où loger dans leur ruche bientôt trop pleine, Mmassacrant les derniers défenseurs, allant chercher spécialement la reine pour la faire périr et mettant à mort même les abeilles non encore échoses, dardant de leur aiguillon les nymphes, les larves, et même jusqu'aux plus jeunes, à peines formées, qu\u2019elles ont extraites de leurs berceaux.C\u2019est alors le spectacle le plus affreux que l'on puisse imaginer, le véritable terrorskrieg ] = La guerre entre abeilles n\u2019est pas fréquente chez les ruches naturelles, bien qu\u2019elle puisse exister en mauvaise saison chez les colonies sauvages des régions tempérées.Comme je l\u2019ai dit plus haut, c\u2019est souvent l\u2019apiculteur qui se trouve provoquer les combats, et c\u2019est surtout dans la circonstance suivante : il peut arriver qu\u2019une ruche, pour telle ou telle raison, manque de provisions ; il faut alors la nourrir.Le \u2018\u2018nourrissement d\u2019une ruche\u201d consiste à lui donner du sirop de sucre, soit au moyen d\u2019une assiette, soit au moyen d\u2019appareils spéciaux nommés \u201c\u2018nourrisseurs\u201d.Si l\u2019apiculteur n\u2019a pas pris toutes les précautions voulues, par exemple, s\u2019il a oublié d\u2019enlever assez tôt, le matin, l\u2019assiette remplie de sirop, les ruches nourries peuvent être pillées.Les abeilles des autres colonies, voyant les ouvrières de cette ruche sortir activement comme pour aller chercher du miel, se figurent que ces abeilles récoltent du nectar alors qu\u2019elles-mêmes n\u2019en récoltent pas.Si, alors, une abeille étrangère à la ruche nourrie réussit à pénétrer dans cette dernière, elle s\u2019y gorge de sirop de sucre et va ensuite avertir ses compagnes de la même colonie.On voit des abeilles de cette colonie arriver en reconnaissance vers la ruche nourrie, dont les gardiennes commencent à s\u2019inquiéter.Puis, le s:gnal de guerre est donné dans les deux ruches : les abeilles agressives viennent en grand nombre ; les abeilles assiégées se précipitent vers l\u2019entrée de leur ruche.La bataille est engagée et peut se propager dans tout le rucher.L\u2019apiculteur doit donc, à tout prix, arrêter ce combat entre les abeilles.La première mesure de prudence consiste à rétrécir les portes de toutes les ruches, de façon à n\u2019y permettre que le passage de deux abeilles de front ; on cherche à s\u2019opposer ainsi à l\u2019introduction d'abeilles pillardes dans les autres ruches.Quant à la ruche pillée et à la ruche agressive, le plus simple et le plus sûr est de les enfumer, c\u2019est-à-dire d\u2019y lancer avec un soufflet particulier appelé \u201cenfumoir\u201d, la fumée de vieux chiffons ou de morceaux de bois décomposé auxquels on a mis le feu.Mais ici, contrairement au \u2018proverbe, on cherche à obtenir \u201cde la fumée sans feu\u201d.Beaucoup de personnes se figurent qu\u2019on enfume une ruche pour en endormir les abeilles ; c\u2019est une erreur.Lorsque les ouvrières s\u2019aperçoivent que cette fumée vient remplir leur habitation, le comité occulte de direction décide que la colonie ne peut rester dans une semblable installation.On doit préparer un départ possible, et pour tout départ il est nécessaire de ne pas s\u2019embarquer sans biscuit ; il faut emporter des provisions.Ordre est donné à toutes les abeilles de remplir de miel leur jabot.Or, lorsqu\u2019une ouvrière est ainsi gorgée de miel, il se trouve que les muscles qui font sortir son aiguillon ne peuvent plus fonctionner ; dès lors, les combattants sont privés de leurs armes, du moins ceux qui ne sont pas encore sortis des ruches.Donc, si l\u2019on enfume a temps, avant que beaucoup d\u2019ouvrières ne soient sorties, la bataille devient irréalisable, puisque les soldats sont désarmés.S\u2019il est trop tard pour cet enfumage, le plus sim- ble et le p:us sûr est d\u2019entourer avec une toile d\u2019emballage la ruche pillée et de la transporter dans une cave, d\u2019où on ne la reportera à sa place que le lendemain soir.On réussit aussi quelquefois à arrêter la guerre entre abeilles par la méthode du maréchal Bugeaud, lors des émeutes de Paris sous Louis-Philippe, c\u2019est- à-dire en aspergeant fortement les combattantes avec de l\u2019eau, on encore en répandant du pétrole sur toute la surface de la ruche pillée, ¥ ¥ % A propos de cette allusion aux émeutes de Paris, on peut se demander si l\u2019on n\u2019assiste jamais à la guerre civile chez les abeilles, c\u2019est-à-dire à des luttes fratricides entre habitants de la même colonie.Réaumur dit que l\u2019on voit quelquefois des combats se déclarer entre abeilles de la même ruche, et que les ouvrières en sortent même deux par deux pour se battre entre elles en dehors de l\u2019habitation ; mais.ce fait n\u2019a pas été observé avec certitude, et l\u2019on ne devine pas quelle cause pourrait déterminer ces luttes intestines.Toutefois, il se produit à certains moments, dans une même ruche, des combats spéciaux dont j'ai dit quelques mots précédemment.Ces combats ont lieu soit entre reines ou mères, soit entre ouvrières et faux bourdons ou abeilles mâles, L'organisation d\u2019une colonie est tellement combinée pour la régularité et la ponte de la reine ou mère, laquelle peut pondre mille oeufs et même quelquefois jusqu\u2019à trois mille oeufs par jour, qu\u2019il ne saurait exister à la fois deux mères dans une ruche.Lorsque cette circonstance se produit, soit par suite de l\u2019éclosion simultanée de deux alvéoles de mères, soit au moment du renouvellement naturel de la mère, soit encore expérimentalement si l\u2019on introduisait une seconde mère dans une ruche il faut absolument que l\u2019une des deux reines périsse.Cette nécessité d'une reine unique tient, comme Je viens de le dire, à l\u2019organisation de la ponte et de l\u2019élevage successif des jeunes abeilles, et n\u2019a pas pour but de laisser le gouvernement à une seule reine.En effet, cette soi-disant reine des abeilles 216 ~~ \u2014 \u2014 n\u2019a aucun pouvoir ; c\u2019est exclusivement une m re pondeuse esclave, au contraire, de son état-ma, T, qui la conduit d\u2019alvéole en alvéole pendant sa po.te plus ou moins accélérée, mais presque continu 'e pendant la saison, Il faut donc que les deux reines se battent n duel, et c\u2019est l'unique cas où elles emploient ; r aiguillon ; mais comme, en général, elles ne : n soucient guère, ce sont presque toujours les tém: ; du duel qui les forcent à se battre.Huber, de Genève, le grand observateur des a! \".les, était, comme on sait, aveugle ; mais, il y vo: par les yeux de son fidèle domestique, Burnen: fut souvent témoin de ces duels entre deux m se trouvant accidentellement dans une méme ruc Voici comment il raconte l\u2019un de ces duels bizarr observé par lui le 15 mai 1790, et cette descriptio: été vérifiée depuis par maint apiculteur.Après avoir décrit comment les deux rei.excitées au combat, se précipitant l\u2019une contre l': tre, se trouvent face à face et abdomen contre : domen, mais alors se fuient avec la plus grande p cipitation, il s\u2019exprime ainsi à propos de la su.de ce combat singulier\u2014ou de ce singulier combai dans lequel les deux adversaires ne veulent plus battre dès qu\u2019ils sont aux prises : \u201cQuelques minutes après qu\u2019elles se fussent .parées, leur crainte cessa et (excitées par les « vrières qui les entouraient) elles recommencèrent se chercher.Bientôt elles s\u2019aperçurent, et nous |.vîmes courir l\u2019une contre l\u2019autre ; elles se saisire encore comme la première fois et se mirent exact- ment dans la même position.Le résultat fut le ni me: dès que leurs abdomens s\u2019approchèrent, el! ne songèrent plus qu\u2019à se dégager l\u2019une de l\u2019auti et elles s\u2019enfuirent.Les abeilles ouvrières étaic: fort agitées pendant tout ce temps-là, et leur t multe paraissait s\u2019accroître lorsque les deux à versaires se séparaient.Nous les vîmes, à de différentes fois, arrêter les reines dans leur fui les saisir par les jambes et les retenir prisonnic.plus d\u2019une minute en se formant en cercle aut d\u2019elles.L\u2019une des deux reines, moins gênée dans mouvements, voulait-elle se rapprocher de sa va le ?Toutes les abeilles rompaient leurs m: -=i'.pour leur laisser l\u2019entière liberté de s\u2019atta.: Enfin, dans une troisième attaque, celle des \u2018 reines qui était la plus acharnée ou la plus fe: courut sur sa rivale au moment où celle-ci ne voyait pas venir.La reine vaincue, percée par l dard de son ennemie, tomba, se traîna languissam ment, perdit ses forces très vite, et expira bient: après.\u201d La victoire avait prononcé dans cette sorte d duel forcé, ordonné par le comité-directeur de la ruche.La femelle survivante reprend alors ses aliu- res pacifiques, et ne songe plus qu\u2019à obéir à ses destinées de mère Gigogne.En somme, ces duels sont à armes égales.I n'en est pas de même dans la lutte qui se produit dans une même ruche, vers la fin de l\u2019été, entre les ouvrières et les abeilles mâles, dépourvues d\u2019aiguillon, dont l\u2019existence est condamnée après la saison de l\u2019essaimage, alors qu\u2019il ne saurait plus être question de mariage avec les jeunes reines nouvellement écloses, qui ont successivement remplacé la reine primitive ou celles qui se sont envolées avec les essaims secondaires, Dans une ruche, un matin, l\u2019ordre du massacre de ces faux bourdons est ordonné.Ces malheureux sont subitement déclarés \u201cbouches inutiles\u201d; ils ne peuvent plus servir à la nation, leur extermination est donc décidée.Mais je passe la plume à Maeterlinek: \u201cUne partie du peuple renonce au butinage pour se consacrer aujourd\u2019hui à l\u2019oeuvre de justice.Les gros oisifs, endormis en grappes insoucieuses sur les murailles mellifères, sont brusquement tirés de leur sommeil par une armée de vierges irritées, Ils se réveillent, béats et incertains, ils n\u2019en croient pas leurs yeux, et leur étonnement a peine à se faire Jour à travers leur paresse comme un rayon de lune à travers l\u2019eau d\u2019un marécage\u2026 Au lieu du libre accès aux bons réservoirs pleins qui ouvraient sous leur bouche leurs margelles de cire complaisantes et sucrées, ils trouvent tout autour une ardente broussaille de dards empoissonnés qui se hérissent.L\u2019atmosphère de la ville est changée.Le parfum amical du nectar a fait place à l\u2019âcre odeur du venin, dont les mille gouttelettes scintillent au bout des aiguillons et propagent la rancune et la haine.Les ailes des malheureux sont lacérées, leurs tarses arrachés, leurs antennes rongées, et leurs magnifiques yeux noirs, miroirs des fleurs exubérantes.réverbères de l\u2019azur et de l'innocente arrogance de l\u2019été, maintenant adoucis par la souffrance, ne reflètent plus que la détresse et l\u2019angoisse de la fin.Les uns succombent à leurs blessures et sont immédiatement emportés par deux ou trois de leurs bourreaux dans des cimetières lointains, D\u2019autres, Moins atteints, parviennent à se réfugier dans un coin ou ils s'entassent, et oll une garde inexorable les bloque jusqu\u2019à ce qu\u2019ils y meurent de misère.Beaucoup réussissent à gagner la porte et à s\u2019échapper dans l\u2019espace en entraînant leurs adversaires ; mais, vers le soir, pressés par la faim et le froid, ils reviennent en foule à l\u2019entrée de la ruche implorer un abri.Ils y rencontrent une autre garde inflexible.Le lendemain, à leur première sortie, les ouvrières déblaient le seuil où g\u2019amoncellent les \u2014 vu er 48% caddy race Le au !' l'év seru sac r \u201cCe gu au ui mere \u2014\" cadavres des géants inutiles, et le souvenir de la race 0.:1V\u20ac s\u2019éteint jusqu\u2019au printemps suivant.\u201d %* #% % Ces +uurres civiles, très spéciales, sont inhérentes de civilisation et d'organisation de la ré- au me , pate : publiçux des abeilles.Leur cruauté fait partie de l'évoiu.ion nécessaire de la colonie, dont l'existence serait - .ndamnée sans ces duels et sans ces massacre, srdonnés en temps voulu par ce mystérieux \u201cCon.«:! des Dix\u201d qui gouverne la nation.Les guers: © entre colonies sont, au contraire, funestes au «« .-loppement de l'espèce et, le plus souvent moni, ne profitent pas aux vainqueurs.Cou nent pourraient cesser ces guerres entre les « (unies d'abeilles ?Loinment pourraient cesser les guerres entre les humuins ?Un des principaux facteurs de toutes les guerres, c'est le progrès matériel, Chez les hymenop- tères, les races d'insectes, voisines des abeilles pour la structure de chaque individu, mais beaucoup moins perfectionnées comme organisation, ne sont jamais en guerre : on ne verra jamais lutter les uns cuntre les autres les bourdons sauvages, les abeilles maçonnes, les andrênes ou les xylocopes.Chez ies humains, on n\u2019a trouvé aucune trace de guerre chez les hommes préhistoriques.A propos de progrès, mot qui vient facilement à la bouche des admirateurs naïfs de la civilisation, il ne faut pas oublier que le progrès matériel est l'ennemi du progrès moral.Rien n\u2019est plus funeste à l\u2019intellectualisme humain que l'invention de l\u2019au- tomubile, par exemple.Quant à ce progrès moral, c'est d'ailleurs une pure illusion.Il suffit pour s\u2019en convaincre de relire Confucius ou Cakya-Mouni, de constater que certains cranes d\u2019hommes fossiles présentent autant de caractères d\u2019intelligence que ceux des plus intelligents parmi les modernes, de se demander si les cerveaux de Socrate ou de Platon ne valaient pas ceux des philosophes d\u2019aujourd\u2019hui, ou encore de se rappeler ces vers de Chénier: Trois mille ans ont passé sur les cendres d\u2019Homère Et, depuis trois mille ans, Homère respect., Est jeune encor de gloire et d\u2019immortalité.Ce n'est donc pas, bien entendu, le progres mo- ral\u2014si progrès moral il y a \u2014 qui est l\u2019ennemi de la paix, c\u2019est le progrès matériel.D\u2019autres facteurs importants favorisent les guerres ; je l'ai dit plus haut, ce sont la disette et la surpopulation.Chez les abeilles, la disette se produit lorsqu'il n\u2019y à plus de matières sucrées à récolter au dehors, et chez une colonie très nombreuse en abeilles, mais d\u2019un volume total assez peu considérable, on comprend que, dans les pays tempérés, la nation soit inquiète pour la saison d'hiver.Les abeilles sont à ce point de vue très prévoyantes et elles peuvent craindre de ne pas avoir assez de miel en provision ; d\u2019où la nécessité de déclarer la guerre à une colonie plus faible pour en tuer les habitants et s'emparer de ses réserves qui, comme nous l\u2019avons vu, provoquent le pillage, même parfois chez les ruches naturelles des contrées où l'hiver est rigoureux.Comment donc pourrait étre supprimée toute cause de guerre entre abeilles ?La réponse est sim- pie : c'est en ne plagant les abeilles que dans des pays où le climat est à peu près constant.Cela se produit en fait chez les abeilles, sauvages ou domestiques, de la République de l\u2019Equateur, du Pérou, de Madère, des Açores, de Formose ou, en général ues Îles tempérées mais assez chaudes.En ces contrées privilégiées, où il n\u2019existe pour ainsi dire qu\u2019une belle saison éternelle et continue, les abeilles ile font guère leur provision de miel que par exces de prudence, puisqu\u2019elles peuvent butiner presque tous les jours de l\u2019année.Valeur des légumes dans l\u2019alimentation quotidienne.\u201cFT\\OUS les médecins sont d\u2019accord à affirmer qu\u2019une alimentation dont la viande est en grande partie la base est nuisible à la santé.Il est reconnu que les personnes qui suivent un tel régime viennent à avoir le sang trop riche, un foie qui fonctionne mal et des rognons qui ne suffisent plus à éliminer les sels de mauvaise nature qui, dans ce cas, se répandent dans le sang, vont se dé- Poser dans les articulations et causent des affections telles que la goutte, la gravelle, ete.Ces mêmes Médecins nous expliquent aussi comment rémédier aux mauvais effets de cette nourriture trop animalisée en introduisant, en plus forte quantité, dans l'alimentation, certains aliments propres à rem- Placer en partie la viande et à en corriger ce qu\u2019elle contient de contraire à l\u2019organisme.\u201d \u201cCes aliments que l\u2019on recommande ainsi comme devant faire nécessairement partie du régime alimentaire sont les légumes et les fruits.Ce qui rend la viande prise en excès, nuisible, c\u2019est la grande quantité de protéine et de gras qu'elle contient.Or, les légumes et les fruits, au moins la plupart d\u2019entre LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE eux, sont caractérisés dans leur composition par la petite quantité de protéine et de gras qu\u2019ils contiennent et l'abondance de jus et d'acides qui constituent la plus forte partie de leur substance.\u2019 C'est l\u2019idée exprimée dans les lignes qui précèdent qui m'a engagé à préconiser, par le temps qui court, alors qu'on nous préche, à cause de la geurre qui ne fait que finir, une grande économie dans la consommation de la viande, l\u2019usage des légumes dans notre alimentation, et pour les mêmes raisons qui tombent bien d'accord, aujourd\u2019hui, avec celle de l\u2019economie que nous sommes invités à pratiquer.Plusieurs légumes sont fort succulents et, bien qu\u2019ils soient fermes en apparence, contiennent une aussi large proportion d'eau qu\u2019en contient le lait.Leur valeur, dans l\u2019alimentation, qui est bien réelle, ne se trouve pas tant dans leurs elements nutritifs que dans la petite quantité de ces éléments mélés, qui les rend de facile digestion et aide aussi à la digestion des autres solides contenus dans la viande dont la quantité est diminuée vu l\u2019accompagnement de ces légumes qui modifient le régime carné.Comme on le verra, à l\u2019inspection du tableau ci- annexé, l\u2019eau, dans les légumes, se trouve en grande quantité variant de 79.9 à 96.0 par cent.Dans les viandes de boeuf, rore, dinde, mouton, poulet, veau, et la chair de poisson, on ne la trouve que dans une moyenne de 51, variant de 43 a 60.9.D\u2019un autre côté, dans les viandes qui viennent d'être mentionnées, la protéine se trouve dans la quantité de 19.80 en moyenne, par cent, et le gras dans celle de 18.40, par cent, tandis que dans les légumes la protéine se trouve dans la quantité de 2.7 en moyenne, par cent, et le gras dans celle de 0.8 en moyenne par cent.Les légumes à l\u2019état vert, utilisés dans l\u2019alimentation, se classent, suivant leur emploi, en divers groupes, comme suit: ler groupe, légumes dont on emp.oie les feuilles, les tiges et les têtes feuillues, telles que, par exemple, les épinards, le céleri, les asperges et les choux ; 2ème groupe, les légumes dont on emploie les fleurs et les fruits, tels que, par exemple, les choux-fleurs, les aubergines sème groupe, les légumes dont on emploie les cosses, les gousses, tels que, par exemple, les haricots, les pois ; enfin, 4ème groupe important, les légumes dont on se sert comme salades, condiments, tels que, par exemple, la laitue, les oignons, les fines herbes, persil, sarriette, sauge, etc.Le tableau que je vais donner ci-joint contient un aperçu de la valeur des divers légumes les plus communément en usage dans notre province, Il indique leur teneur en eau, en protéine, en matière grasse, en hydrate de carbone et en unités nutritives.Ce tableau a été compilé de données qu\u2019on rencontre dans le \u201cHand Book of Experiment Station Work\u201d, Washington, dans le \u201cHand Book for Furmers and Dairymen\u201d, par Woll, New-York et dans l\u2019ouvrage \u201cLes Végétaux, leur rôle dans la vie quotidienne\u201d, par Bois et Gadeceau, Paris.L'unité nutritive qui y est mentionnée a été déterminée par M.J.Alquier, dans un travail publié dans la \u201cRevue de la Société Scientifique d\u2019hygiène alimentaire\u201d, en 1906.On y voit que : \u201cle gramme d\u2019hydrates de carbone digérés est pris comme unité de valeur nutritive\u201d.Done, dans la présent tableau se trouve indiqué le nombre d'unités nutritives organiques utilisables apportées par cent grammes de chaque légume.Dans ce tableau, la colonne marquée \u201cFE\u201d indique la quantité d\u2019eau, celle marquée \u201cP\u201d indique la protéine, celle marquée \u201cG\u2019 indique la matière grasse, celle marquée \u201cH\u201d indique les hydrates de carbone et celle marquée \u201cU N°\u201d indique les unités nutritives telles que définies plus haut.Dans les colonnes E, P, G, H, les chiffres indiqués sont par 100 livres ; dans la colonne U N, ces unités sont par 100 grammes.TABLEAU DONNANT LA COMPOSITION DES LEGUMES Légumes \u201cEE \u201cGO \u201cHP CUN\u201d Asporges Coe.94.0 1.8 0.3 2.5 65.71 Aubergines.92.9 12 03 4.3 6.55 Betteraves.88.5 15 01 8.0 10.86 Blé d'Inde sucré.82.1 116 s1l 68 85.05 Carottes.es 88.6 11 04 7.6 11.62 Cêleri.\u2014- 10.2 16 8.2 19.21 Che 3Mons.\u2014- 3.6 0.2 5 nai Ce ee 90.5 2.4 04 3.9 7.98 Choux de Siam.88.6 12 0.2 7.5 8.75 Choux-fleur.90.8 11 0.2 4.3 8.38 Citrouilles.92.3 11 0.2 4.3 8.38 \u2018\u2018'oncombres.96.0 08 0.3 1.8 3.98 Courges.94.9 0.7 0.7 3.2 8.38 Epinards.92.4 2.1 0.5 2.4 21.85 Haricots.87.2 2.2 0.4 7.6 81.64 Laitue.93.7 1.4 4 2.2 4.71 Oignons.87.6 1.4 0.3 9.4 10.24 Oseille.\u2014- 2.2 05 4.4 7.80 lanais.80.3 14 0.7 16.1 14.94 Pois.cr 44 42 +.79.9 44 06 52.0 81.94 Pommes du terre.78.9 2.1 v.1 17.3 23.15 Salsifis.\u2014- 3.4 1.1 12.2 18.26 J.C.Chapais.* % % L'objectif de tout agriculteur bien pénétré de ses intérêts doit être de chercher à obtenir de la vache laitière le maximum de production, car on n\u2019arrive à produire économiquement les légumes, les grains, les denrées à utiliser à la ferme, qu\u2019en se procurant du fumier à bon compte, et la vache laitière bien nourrie, bien entretenue, permet d'atteindre ce résultat.217 La Bénédiction des Erables (Suite) ture, à Québec, qui a fondé trois belles écoles-su- creries, est passée à l\u2019état d\u2019industrie nationale.Les Etats-Unis s\u2019arrachent notre produit et, l\u2019an dernier, dans le comté de Beauce, on a payé notre sucre d'érable jusqu\u2019à 33 centins la livre, par quantité.En Europe, nos soldats ont popularisé nos croquette d'érable, la Croix-Rouge canadienne, par l'entremise de la maison Grimm, de Montréal, leur en ayant envoyé au-delà d\u2019un million de livres au cours de ces deux dernières années.L'on s'attend à ce qu'une forte demande nous vienne de ce côté, Ajoutez à cela la consommation domestique qui n\u2019est pas chose à dédaigner et vous verrez quel avenir doré comme la belle et bonne tire que l\u2019érable nous donne, cette industrie est appelée à voir briller, si nos cultivateurs savent en tirer profit.Mais c\u2019est là le grand obstacle augmenter la production, éveiller le cultivateur de sa léthargie, le convaincre de ne pas laisser inexploitée ou sans traitement méthodique et rationnel cette belle et riche érablière qui orne sa ferme et qui lui réserve de si généreux profits.L'an dernier, le Canada a rapporté pour à peu pres $0,000,000 de produits de l\u2019érable, Ces chiffres nous ont été fournis par la Banque Canadienne du Commerce, Eh! bien, le croirait-on ?si nos cultivateurs voulaient s\u2019en donner la peine, c\u2019est $60,000,000 que nos érables cana- dicns auraient dû rapporter et cela, à une saison de l\u2019année où les travaux de la ferme sont de bien peu d'importance.Quelle perte ne fait-on pas inconseiem- ment et comme ils ont raison les directeurs de la Coopérative des Producteurs de Sucre et de Sirop d'érable d\u2019éveiller l'attention publique sur une lacune aussi désastreuse Il ne faut pas perdre de vue que pas un pays au monde ne possède l'érable canadien.C\u2019est une essence de nos forêts qui nous est propre.C\u2019est notre arbre national, à nous, et c'est également notre industrie bien nationale.Nolus sommes donc doublement coupables, par notre insouciance et notre incurie, de lui refuser la place qu'elle mérite d\u2019avoir dans la nomenclature imposante de nos produits agricoles.Respectons l\u2019érable, ce roi majestueux et fort de nos forêts canadiennes.Defendons-le énergiquement contre les atteintes meurtrières de la hache du büûcheron et du commerçant insatiable.Soyons fiers de porter à notre boutonnière sa feuille, gracieuse et fragile comme une pétale de fleur, emblème de notre race, qui frissonne au souffle des brises de l\u2019été et que le soleil d\u2019automne vient parer des plus riches et des plus éclatantes couleurs.Et quand le vieil érable de chez nous, sa tâche harmanieuse et féconde accomplie, courbera vers la terre son front trop lourd et ses branches fortes, qu'il soit encore le messager de bonheur et de joie au foyer domestique.Autour de la bûche d\u2019érable qui flamboie, dans la large cheminée de la maison ancestrale, et qui lance vers le ciel les dernières nctes de sa chaude et lumineuse chanson, le coeur de tous les fils de notre race golutera encore le hon- heur et le calme du foyer domestique, la joie du toit de ses pères, le doux repos du soir après les fatigues du jour, et gardera au sol de ses aïeux la foi sacrée de ses premiers martyrs.J.-Edouard Fortin.(Le Terroir) * #%* * La difficulté de se procurer des engrais potassiques pour les besoins de l\u2019agricuiture, a fait tourner les regards des intéressés vers les sources domestiques de ce précieux engrais.La cendre de bois, que l\u2019on n\u2019appréciait pas à sa juste valeur et que l\u2019on portait sans précaution, la plupart du temps sur des terrains incultes, est maintenant grandement recherchée.Toutefois, il est prudent d'exiger copie d\u2019une analyse avant d'acheter de trop grandes quantité de cendres.La bonne cendre devrait contenir 5 à 6 pour cent de potasse et 1 4 2 pour cent d'acide phosphorique.%* 4% % Combien de plaintes et d\u2019ennuis seraient évités si les cultivateurs se donnaient la peine de toujours indiquer leur nom et leur adresse sur les envois qu'ils font aux associations auxquelles ils confient la vente de leurs produits.Les messageries (express) chargeant tant la livre et pour les marchandises et pour les caisses, j! y a toujours avantage à économiser les bouts de madriers ou d\u2019épaisses \u201ccroutes\u201d dans l'emballage des produits à être expédiés par fret ou autrement.* #* * Les arbres font obstacles aux vents.Les arbres empéchent le sol de poudrer.Les cendres de bois, Aux expéditeurs.| Motifs qui doivent engager à planter des arbres.Les arbres empéchent l'évaporation.Les arbres retiennent la neige.Les arbres augmentent les rendements.Les Les sects.Les arbres embellissent les demeures, fourniseent de l'abri au bétail, au jardin.au verger.Les arbres cultivées proprement croissent bien.laisses à lutter contre les mauvaises herbes, les plantes adventices, ils poussent misérablement.arbres diminueat les mauvais effets des vents chauda.arbres servent de demeure anx oiseaux destructeurs d\u2019in- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE La puissance d\u2019un tracteur Nous extrayons du \u2018\u201cNew-Yorker\u201d les quelques considérations suivantes sur les règles à observer dans l\u2019emploi du tracteur sur la ferme et sur la répartition du travail qu\u2019on peut lui demander en rapport avec sa capacité de traction.Elles ne sont pas hors de propos, car la tendance qu\u2019ont certains marchands et agents pour la vente des tracteurs, de donner une appréciation exagérée de la capacité de traction en chevaux-vapeur de leurs tracteurs et l'habitude de la plupart de ceux qui possèdent ou travaillent avec les tracteurs de les surcharger, sont probablement la cause la plus importante de nombreuses difficultés, Il y a bien quelques agents qui apprécient à sa juste - nn ES 0 STE valeur la capacité de leur tracteur, mais ce n\u2019est que la rare exception.Certains vendeurs font une telle réclame à ce sujet, que l\u2019acheteur peut être complètement induit en erreur.© Monsieur W.Franklin Moore affirme que 25, 40 et méme 50 p.c.des cas où l\u2019on évalue le surplus de capacité qu\u2019un tracteur peut développer, on le fait de telle manière qu\u2019on pourrait être justifiable de croire que le tracteur peut tirer une charge excessive indéfiniment, et il cite un exemple : Le représentant d\u2019une manufacture, dans une démonstration sur le travail du tracteur, soutenait que le tracteur dont il s\u2019occupait, et dont la capacité était de neuf chevaux, avait dans une démonstration donnée deux jours auparavant, tiré une charge demandant une force de 20 cv.Il soutint cette affirmation dit monsieur Franklin avec beaucoup d\u2019adresse et sans donner aucune explication.Le rapport de cet essai parut quelques jours après.On voyait sur ce rapport que ce tracteur de 9 c.v., le moteur tournant à sa plus grande vitesse, avait développé une force de 20 ch.v.dans l'épreuve au dynanomètre, et cela pendant une minute.C\u2019était là une bonne preuve que le tracteur en question était une machine recommandable, mais le tort de l\u2019agent dans son affirmation sans explication, consiste dans le fait qu\u2019il a porté ceux qui l'ont entendu à conclure que ce tracteur pouvait tirer pendant plusieurs heures de suite ou pendant une jour- Une Guerre OMBIEN de fois les éléments déchainés ont-ils attaqué cette maison pendant les 126 années écoulées depuis sa construction?Personne ne le saurait dire, mais tout le monde peut voir le merveilleux état de construction de cette maison, grâce A sa protection de la surface, malgré tout ce qu'elle a dQ passer en bien au delà cent ans Si nos maisons modernes étaient également bien protégées, elles dureraient aussi longtemps.Et il en est ainsi de toute sorte de propriété\u2014depuis le garage de ville jusqu'à l'étable de campagne \u2014depuis le pupitre de votre bureau jusqu'À la table de votre bibliothèque ou la garniture métallique des constructions ou le plancher de votre portique.Elégante maison d\u2019un loyaliste des E.-U.sur la Bath Road, près de Kingston, Ont.Construite en 1793 par Wm.Fairfield, un pionnier du Ernestown.Cette maison a été habitée par quatre sénérations et est dans un magnifique état de conservation.de 126 Ans Certaines surfaces demandent une certaine sorte de protection et d\u2019autres une autre.mais toutes exigent une protection de surface.C\u2019est la surface qui se détériore en premier lieu : la rouille attaque le fer\u2014le bois se pourrit\u2014l\u2019usure attaque les surfaces sujettes au frottement.Tous ces \u2018\u2019alliés\u201d pour la destruction cherchent une ouverture à la surface.la surface est la frontière \u2014 le point d'attaque.C\u2019est lorsque nous décrivons une fois tous les agents de détérioration de propriété, ennemis toujours À l'affût d'un point faible, que nous apprécions toute la signification de l'expression: \u201cSAUVEZ LA SURFACE ET VOUS SAUVEZ TOUT\".CETTE ANNONCE est publiée par le comité de campagne canadien Epargnez la surface, afin d'instruire le public sur la valeur conservatrice et protectrice de la peinture, du vernis et produits similaires pour la protection de la propriété, et qui a reçu l'approbation de la commission de commerce canadien dans les termes suivants : \u2018\u2018La réalisation de ces projets aura pour effet d'employer la main d'oeuvre pendant la période de reconstruction et à notre entière satisfaction.LA COMMISSION essæs DE COMMERCE CANADIEN \u201cSAUVEZ LA SURFACE ET VOUS SAUVEZ TOUT\u201d PEINTURES ET \u201cCommissaire\u201d VERNIS.A née, une charge qui demandait capacité de 15, 18 et méme 20.Et ceux qui l\u2019auraient acheté raient eu raison de s\u2019attendre à qu\u2019il pût le faire.Dans ce cas, auraient certainement été viven.désappointés et n\u2019auraient pas satisfaits du résultat.En effet, tracteur est construit pour ( charrues de 14 pouces et il peut tirer de manière à donner satisr tion, et dans ce cas, il a même réserve d\u2019énergie qu'on peut ployer, pendant une courte périmais il n\u2019est pas supposé soute: pendant longtemps ce surplus résistance, et on ne doit pas s\u2019att.dre qu\u2019il en soit autrement.On est naturellement porté à \u2026 mander plus qu\u2019il ne faut à la m chine qu\u2019on conduit.Il est bien dif cile de trouver une exception.Qu qu'un, par exemple, s\u2019appercoit « son tracteur tire assez facilement charrues de 12 pouces, alors il remplace par deux autres de ! pouces, ce qui augmente de bou coup le travail du tracteur, surto dans les endroits difficiles ou bi encore un voisin fixe à son tracte.8 disques de 16 pouces qu'il ti: facilement, alors vous vous propos de vous procurer pour un tract de même force 8 disques de 20 p.ces.Sans doute, dans plusieurs «: constances, vous pourrez obtenir travail satisfaisant, mais ordinai ment quand le manufacturier du mine une certaine charge duns conditions ordinaires, il nous ind\u2019 par le fait même la limite que 1 ne devons pas dépasser, si nous volons obtenir de notre tracteur un travail économique et satisfaisant.Celui qui conduit un attelage sai: fort bien qu\u2019il peut pour un moment! lui faire tirer une charge 3 fois « même 4 fois plus forte que celle qu\u2019i peut tirer pendant toute une journéc.Il est non moins nécessaire d\u2019avoir une telle réserve d\u2019énergie chez un tracteur.Quand une charrue s\u2019enfonce trop dans le sol, qu\u2019elle acero- che une racine ou donne contre unc grosse pierre, le tracteur doit de ployer un surplus de force, si l\u2019un ne veut pas avoir besoin de recourir aux chevaux pour le sortir de ceite mauvaise place.Ainsi donc pour un tracteur qui peut, pour un moment, développer une capacité de traction de 12 ch.v.la charge régulière ne devra pas exiger une capacité de traction de plus de 6 ch.v., et par conséquent en moyenne il doit tirer 8 charruc de 12 pouces sur un terrain plat.Ici se placent tout naturellemen: quelques considérations sur les variations de sol.L\u2019inclination, la qualité du sol et le- conditions de culture s\u2019unissent pour produire une telle variation dans lu résistance de la charrue que c\u2019est une grave erreur de la part du manufac turier, de l'argent ou du possesseur d\u2019un tracteur de soutenir que tel ou tel tracteur peut tirer deux charrues en quelque endroit que ce soit.Ce \u201c quelqu\u2019endroit que ce soit \u201d comprend un champ d\u2019action vaste \u20ac: fécond en surprises et désappointe ments ! Prétendre que ce tracteur puisse tirer deux charrues dans n\u2019in porte quel sol est encore une affir mation forcée.Monsieur Frankli affirme qu\u2019il peut citer un grand nom bre de cas démontrant bien la fau seté de cette affirmation.Il cite lui d\u2019un tracteur pouvant tirer « moyenne et de manière à fourn: un travail économique et satisfi sant, 2 charrues de 16 pes, pour u: labour de 6à1 pcs, dans un sol of offrant une résistance de 5 à 6 lib.par pe.carré de bande de terre retournée.Plusieurs de ceux qui possédaient un tracteur de cette marque se trouvaient dans de continuels embarras parce que dans leurs terres en culture, il y avait différentes sortes de sol et des élévations donnant des pentes où le tracteur ne pouvait pas tirer les 2 charrues et faire un labour d\u2019une profondeur raisonnable.Ils faisaient déployer leurs tracteurs toute la capacité de traction que pouvait leur procurer et leur pesanteur et la vitesse de leur moteur, A 1 n me + dans tous les cas, ils comprirent quis s'étaient trompés quand ils sou- terient cette opinion \u201cdans toutes le.-ortes de sol\u201d.\u2018\u2018udions brièvement la résistance joc pouce carré de bande de terre 1.urnée par la charrue, qu\u2019offre des .de constitution différente. | | | | | un, pour Tracteur Massey-Harris juste la dimension qu\u2019il faut pour la plupart des fermes.Il est si simple | que n'importe quel cultivateur peut facilement le manoeüvrer.Le nom \u201c Massey-Harris\u201d sur le Tracteur est au cultivateür la meilleure | Ce nom signifie tout ce qu'il y a de mieux par tout l\u2019univers | en fait d\u2019Instruments Aratoires, Harris tous les détails ayant quelqu'importance et ainsi de vous offoir ; un Tracteur capable de fournir l'énergie nécessaire pour toutes les fins de votre ferme.De plus, en achetant un Tracteur Massey-Harris, vous I achetez d\u2019une Maison fabriquant le Tracteur et les Instruments qui s\u2019y adaptent et dont la responsabilité se trouve ainsi à protéger votre outil- 4,7\" ven 1, A .de td\u201d I : pi Usage Pratique La condition essentielle dans un Tracteur est\u2014qu\u2019il soit pratique?Le Tracteur Massey-Harris a fait ses preuves sous ce rapport et démontré qu'il était spécialement construit pour l\u2019usage sur la ferme.Uniment construit, d\u2019après des principes scientifiques, avec un fort Chassis capable de résister aux plus durs travaux de la ferme, et un Moteur fournissant assez d'énergie pour toutes les opérations ordinaires, le 1 s, et il représente une expérience d\u2019au ela 70 années dans les besoins des cultivateurs.| perience a permis aux fabricants d\u2019incorporer dans le pr rer pr 25 C.V.Sur la Courroie Cette longue ex- Tracteur Massey- | Pour Catalogue de Tracteur, Ecrivez a la Succursale la plus Rapprochee.Bureau Social\u2014Toronto, Ont.8 Montreal, Moncton, i Yorkton, Calgary, Edmonton.| Succursale de Quebec :+\u2014 Montreal, Que.Succursales a Il LA CIE.MASSEY-HARRIS, Limitee | Winnipeg, Regina, Saskatoon, Entrepots de Transfer\u2014Vancouver, Kamloops.Swift Current, i Entrepots de la Succursale de Quebec:\u2014 Montreal, Ottawa, Sherbrooke, ji Quebec, St.Hyacinthe, Roberval.In ! Agences Partout | versants raides des montagnes et - malheureux qui y ont établi leur \u2018.maine ne parviennent que raremen, : l\u2019aisance et transmettent à leurs «- cendants un héritage de misères et labeurs stériles.Pourquoi déboiser les accores des ri: \u2019 res, les ruisseaux ravinés, les rochc' le flanc et le sommet des collines \u2018\u201ccabochons\u201d, les côtes abruptes et ' pentes raides, pour les dépouiller leur armure protectrice, quand v ne pouvez par la suite, que les cuver avec difficulté et sans profit?: faudrait que l\u2019habitant de cette p: - vince cessat de disputer la vase l'eau aux marécages, et de s'attaqu aux rochers et aux tufs calcaires po.leur enlever l\u2019élément de leur stabil.et de leur productivité.Il faut laiss - à la forêt le domaine qu\u2019elle a conqu.par des siècles de travail sur la pic re et les éléments et qui ne sont p propre à la surface agricole.Il est pi: facile de conserver que de reconst - tuer et c\u2019est pourquoi nous disons : :.d boisez pas inconsidérément.Rebo\u2019 sez ensuite, si vous avez été impr voyant, remettez au soin de la natw la transformation de vos terrains s: riles en terrains productifs.J\u2019arrive maintenant à un cas -! plantation que j'appelle obligatoir | espérant bien qu\u2019il le sera un jou par la force d'une loi.et je ve: parler des sables mouvants.A celui dont la terre commence se percer ici et là sous l\u2019action i: vents, et laisse s\u2019épancher tout autou- le sable que la mince couche de gaz.ne sait plus retenir, je dis qu\u2019il grand temps de planter.Déjà des centaines de cultivateu.de cette province ont assisté à l\u2019ense - velissement de leurs champs fertile.sous le poudroiement de ces sables, d\u2019autres ont vu le désert grandir jusqu\u2019à ceinturer leurs maisons, et il en est même qui ont dû quitter les champs paternels devenus trop brûlants et trop mouvants ou encore qui ont vu s\u2019avancer menaçantes les dunes vers leur village.Allez cultivateurs, faire un petit voyage dans une des paroisses suivantes : Tadoussac, Mont Carmel, St- Etienne des Grès, Berthier en Haut, Lanoraie, Lavaltrie, Contrecoeur, St- Hermas, Lachute.Pour ne parler que des endroits qui ont le plus souffert, si vous voulez vous convaincre de la nécessité de ne pas déboiser les sables et de les reboiser sans retard quand vous êtes menacés du fléau du sable mouvant.Si donc, votre terre trop sablonneuse reprend difficilement en gazon après une culture, n\u2019attendez pas qu'une saison sèche et venteuse marque le commencement de votre ruine.Si le gazon, usé par les années, brûlé par le soleil, rasé par les sauterelles, commence à faire jour au sable, il est, je le répète, grand temps de vous mettre à l'oeuvre.Certains de vous doivent aux arbres de ne pas voir leurs terres déjà toutes blanches, et en cons\u2018quence gar- dez-vous bien de détruire ceux qui forment barrière aux grands vents, même les petits qui s\u2019imp'antent par le soin de la nature.Plantez pour prévenir, pour empêcher le fléau de se propager, pour reprendre le terrain perdu.Sur les terres pauvres, la culture agricole occupe le domaine de la forêt inutilement pour vous et même presque toujours à votre détriment.Les arbres ont de la valeur et rendent des services immédiats, dans leur domaine, non seulement quand ils ont atteint des dimensions commerciales, mais à tout âge.Pour être complet il me faudrait encore parler des avantages pécuniaires que vous ou vos enfants retirerez des plantations que vous aurez faites, vous dire ensuite quels sont les arbres que vous devez planter, quand et comment les planter et où vous les procurer, mais dans cet entretien je n\u2019ai voulu que vous rappeler brièvement où planter sur vos terres.ll serait aussi de grande importance de vous entretenir du soin de vos terres à bois afin de leur assurer un rendement régulier en bois utiles, de mê- Mme que pour intéresser tous les gens de la campagne il faudrait bien aussi Tr vu Loe & dire fair: fice- école diff Vest tiv +4 tel tion | app 4 fro rate: a cde coup « UA th er EE care dire quelques mots des plantations à faire dans le village, devant les édifices, \u2018lans le cimetière et autour des école: communales, ete.; Il y aura lieu de revenir sur ces diffevents sujets où je trouverai, je l'esp: ve, plusieurs collaborateurs.Henri Roy, D.F.Les mouches.| ausent de grandes pertes aux cul- tiv.teurs.Elles irritent les vaches à te! point qu\u2019elles réduisent la production du lait.On peut les combattre en app'iquant, à intervalles plus ou moins frexuents aux parties du corps géné- ralvment attaquées, des substances à cdeur forte.Cependant il est beaucoup de ces substances qui ne repoussent les mouches que pendant un temps trés court.En voici une que nous avons essayée ici avec succès et qui est assez bon marché, d\u2019effet relativement durable et qui n'offre que peu d\u2019objection.C\u2019est un mélange de 10 livres de saindoux non salé d\u2019une livre de goudron de pin, une once d'acide carbolique, parfaitement mélangées et appliquées aussi souvent qu\u2019il est nécessaire sur ces parties du corps où les mouches se posent généralement.lorsque les vaches sont traites à l\u2019étable pendant l\u2019été il est généralement impossible d'empêcher les mouches de s\u2019y propager.On pourra cependant en réduire largement le nombre en mettant, dans les plats peu profonds, un mélange de deux parties de lait écrémé et d\u2019une parti- de for- maline, Nous avons essayé cette méthode ici et nous l\u2019avons trouvée très utile pour chasser !ss mouches de la LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE vacherie et de la porcherie.J.H.Grisdale.Directeur des fermes expérimentales du Dominion.De l\u2019étable au pâturage.Voici bientôt l\u2019époque où l\u2019on enverra les vaches pâturer en plein champ.La différence considérable entre le régime de la vie en plein air et celui de la stabulation qui ne soit pas trop brusque.Quelques heures de pâturage chaque jour pour la première semaine vaudraient certainement mieux vour les laitières que de les éloigner de l\u2019étable dès leur première sortie pour tout l\u2019été.L'animal affaiblit par de longs mois Des Crêpes Chaudes ! Oui, mais == est aucun qui en répande autant que le que valent les crêpes sans sirop ?C\u2019est lui qui leur donne de l\u2019arome et il n\u2019en En vente chez tous les épiciers en boîtes de 2, 5, 10 et 20 livres.Sirop de Blé d\u2019Inde | Pour crêpes chaudes, biscuits et galettes chaudes, et une douzaine d\u2019autres usages pour Table et Cuisine, les ménagères les plus expérimentées emploient chaque fois le \u201cCrown Brand\u201d\u2014 le sirop doré avec saveur de sirop de canne, Pour marmalade et autres conserves, nous recommandons notre sirop de Blé d\u2019Inde \u201cLILY WHITE.\u201d 186 The Canada Starch Co., Limited \u2014 Montréal.de vie à l\u2019intérieur, dans une atmosphère plus ou moins impure, ne peut que difficilement subir sans fatigue la vie au grand air.Le changement brusque de la nourriture sèche, que dans la plupart des étables elles ont reçue pendant tour tout l\u2019hiver, pour la nourriture aqueuse et nutritive des premières herbes du printemps, fait que si l\u2019herbe est abor- dante, I'animal se charge l'estomac et digère mal cet aliment nouveau qu\u2019il absorbe en quantité si le pâturage est bien fourni.Il vaudrait certainement mieux, pour la santé des troupeaux, continuer pendant quelques jours à leur donner au moins un repas par jour d\u2019aliments secs.Il serait aussi préférable, quand les nuits sont encore fraîches, de laisser les vaches coucher à l\u2019étable, et même il vaudrait mieux les garder à l\u2019intérieur les jours de pluie froide et pénétrante.N\u2019envoyez pas vos vaches au pâturage avant que la terre ne soit suffisamment raffermie pour bien porter les animaux ; outre que dans ces terres humides vous exposez vos meilleures vaches laitières à contracter des rhumatismes, vous détruisez aussi une grande quantité de bonnes herbes lesquelles seront remplacées par des herbes nuisibles.La semaine prochaine nous parlerons de la division des paturages.\u2014 Vacher.Divisez vos pâturages.En général les cultivateurs de la Province de Québec sacrifient en pâturage de trop grandes étendues de terre et sont loin de retirer la quantité ni la qualité de nourriture, pour leurs vaches laitières, qu\u2019ils pourraient retirer d\u2019une étendue moindre si les pâturages étaient divisés.En divisant l\u2019étendue de pâturage en deux ou trois clos distincts et avec certains travaux d\u2019entretien, on obtient une pousse beaucoup plus abondante et de bien meilleure qualité.Deux arpents de terre par vache pour paturage sont plus que suffisants dans la plupart des terres.Lorsqu\u2019à la sortie de l\u2019étable, au printemps, on envoie les vaches dans le clos No 1, si la terre a été travaillée par la gelée, on doit aller dans les clos No 2 et 3 ct passer le rouleau d\u2019abord, puis passer ensuite, sur toute l'étendue des clos Nos 2 et 3, deux bons coups de herse à dents en croisant, c\u2019est-à- dire dans le sens de la longueur et dans le sens de la largeur.Quinze jours plus tard, les vaches seront envoyées dans le clos No 2 et immédiatement après on ira dans le clos No l, que les vaches viennent de laisser, avec la faucheuse, pour raser toutes les herbes qui n\u2019ont pas été mangées, puis on passera avec la herse comme dans les autres clos.Dix jours plus tard, si le pâturage est divisé en trois, les vaches seront envoyées dans le clos No 3.Si le pâturage n\u2019est divisé qu\u2019en deux, on attendra quinze jours pour les ramener dans le clos No 1, mais à leur sortie du No 2 on ira faire le même travail avec la faucheuse et la herse, que l\u2019on a fait dans le No 1.On fera la même chose pour le clos No 3 si le pâturage est divisé en trois parties, et l\u2019on continuera ainsi, jusque vers la fin d'août, à changer les vaches de clos, de 10 jours en 10 jours ou de 15 jours en 15 jours, en ayant soin de toujours faucher les herbes qui n\u2019ont pas été rasées lorsque les vaches laissent un clos pour aller dans l\u2019autre, et en faisant suivre la herse jusqu'au commencement d\u2019août an moins.Par ce procédé, on empéchera les mauvaises herbes de miirir leur graine et den infester la terre, et l'on maintiendra une pousse toujours frai- che et beaucoup plus abondante de bonnes herbes.A la fin d\u2019août, attendu qu'apres cette époque il faut très peu compter sur le pâturage, on pourrait laisser les vaches dans le clos qui ne doit pas être levé et procéder au labour de la partie que l\u2019on désire cultiver l\u2019année suivante : à partir de ce moment les vaches devront recevoir des fourrages verts au moins une fois par jour.La culture des fourrages verts sera le sujet de notre prochaine causerie.\u2014 Vacher . L'eau au pâturage.Un pâturage pour être bon ne doit pas seulement être pourvu d'herbes de onne qualité, mais il doit encore être alimenté d\u2019eau potable et saine, car l\u2019eau joue un grand rôle au point de vue de la santé des animaux., comme de celle des hommes.Elle a une grande influence sur la qualité du lait ; il est parfaitement établi que si les vaches, au pâturage, n\u2019ont pour breuvage que de l\u2019eau stagnante, fangeuse et souillée, le lait sera vite contaminé.Dans ces eaux stagnantes, prennent naissance des germes de toutes espèces, tous plus mauvais les uns les autres, pour la santé des animaux qui s\u2019en abreuvent.Bien des maladies, chez les troupeaux, seraient expliquées ai les eaux étaient analysées.Les fossés d\u2019égoûts ordinaires, les marais ou les excavations qui se remplissent d\u2019eau des pluies, et en général tous systèmes d\u2019abreuvage qui permettent aux animaux d\u2019entrer dans l\u2019eau, à moins que ce soit de l\u2019eau courante d\u2019une bonne ressource, d\u2019un ruisseau ou d\u2019une rivière, sont tous condamnables, car les eaux non courantes seront vite contaminées par les déjections des animaux eux-mêmes ; toute eau stagnante sera également contaminée par la chaleur solaire et les matières végétales qui sont entraînées, soit par les vents soit par l\u2019égout, et qui entrent rapidement en décomposition.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE L\u2019idéal est certainement d\u2019avoir dans le pâturage de l\u2019eau courante où les animaux peuvent aller s\u2019abreuver ; encore ces eaux doivent être surveillées de façon à les empêcher d\u2019être polluées.Ces cours d\u2019eau qui doivent alimenter les pâturages ne doivent pas en même temps servir de réceptacles aux vidanges, c\u2019est-à-dire ne doivent pas être le dépotoir de tous les déchets et saletés dont on veut se débarrasser.Ils ne doivent surtout, en aucun endroit de leurs parcours, recevoir les égouts de latrines.Si ces cours d\u2019eau traversent des villages, les cultivateurs devraient voir à faire respecter les règles de l\u2019hygiène et empêcher les villageois de se servir de ce cours d\u2019eau pour y je- LIL TITI LAIT EIUE LILI 11] 17 rl I ALL EET 3 \\ e ln, Sl \u201cUa, = END zy, N Un, NS NN G 3: lf Conservez votre terrain en bon état et faites produire davantage a votre ferme en vous servant d\u2019une machine à creuser \u201cMartin\u201d.creusera et nivellera dans la moitié du temps requis par les anciennes méthodes, et rapportera plusieurs fois son coût d\u2019achat dans une seule saison.toutes les machines aratoires.leviers \u2014 aussi simple et aussi forte qu\u2019une charrue.La machine à creuser \u201cMartin\u201d améliore la production de la ferme De meilleures récoltes dans de meilleures conditions \u2014 tels sont les résultats obtenus par celui qui se sert de la méthode \u201cMartin\u201d pour cultiver.Un terrain bien drainé et bien nivelé est propre à une culture plus rapide, à une germination plus complète, et toute perte par la pourriture se trouve éliminée.Demandez des renseignements sur la machine à creuser et à niveler \u2014 RCI TT EIT ng er I TIL Elle La machine a creuser et a niveler \u201cMartin\u201d est la plus commode de Sans roues, sans engrenages, sans t \u201cMartin\u201d a notre bureau le plus proche.: | 8 .i h SHE SES HW sa RE EE ee Hr +4 + 1 a e y; The Canadian | dH | e ! \\à/ Fairbanks-Morse il \u20acO., LIMITED HER He i St.John, Quebec, Montreal, Ottawa, PIN Sy Toronto, Hamilton, Winsor.XX ter leurs déchets.Les égoûts de latrines, de bouc! .ries, et de fabriques sont surtout dangereux, et il ne devrait pas &: permis d'utiliser les rivières com: canal d\u2019égoûts.Dans les pâturages où il ne se tr ve pas de cours d\u2019eaux, il faut al avoir recours aux puits.Ces pu doivent être suffisamment profor.de préférence alimentés par une - quelques sources souterraines, et rn.seulement par les eaux d\u2019égoûts, © puits doivent être boisés et recouve: de façon à ce que ni les animaux, leurs déjections, ni les matières vés tales, puissent s\u2019y introduire, et l\u2019e.nécessaire au troupeau doit être e: traite quotidiennement et ne doit j: mais séjourner dans les bassins plu de 24 heures, c\u2019est-à-dire que chaqu 24 heures, si l\u2019on veut avoir continue lement de l\u2019eau potable, il faut reno veler le contenu entier des abreuvoir- non pas ajouter au reste de la veill- mais enlever ce qui reste pour le ren: placer par de l\u2019eau fraîche et pure, ca toute eau qui a séjourné plus de 2 heures au soleil devient impotable .dangereuse pour la santé.Observez ces règles et vous évit.rez bien des maladies, bien des échecs: vous produirez un lait de meilleur qualité et vos vaches étant en meilleu re santé, vous donneront égalemer une plus grande quantité de lait.La semaine prochaine nous trai rons des abris au pâturage.\u2014Vacl- Les abris au pâturage.Il est indispensable pendant les ch - leurs torrides de l\u2019été de protéger ' : animaux et particulièrement les v - ches laitières contre l\u2019ardeur du s leil, car celui-ci leur est très domm geable.Si vous voulez vous en assure: comparez le rendement des vaches laitières, qualité et quantité, entre les semaines très chaudes et les semaines tempérées.Regardez d'ailleurs au mois de juillet, pendant les jours trè: chauds, les vaches qui sont dans un pâturage sans abri, vous constatere: que pendant les heures de l\u2019ardeu- du soleil, elles ne mangent pas, rumi nent peu, ne restent pas en place, su: vent de préférence les clôtures, o: elles semblent chercher de l\u2019ombre tandis qu\u2019au contraire, si le pâturage est pourvu d\u2019arbres ou d\u2019abris, vou les voyez pendant l\u2019ardeur du sole\u2019 aller s\u2019y mettre à l\u2019ombre, et en reposant faire leur rumination.Dans certains endroits de la pr vince de Québec, où la production - lait est abondante, nous voyons | cultivateurs amener leurs vaches l\u2019étable pendant toute la durée de I\u2019 deur du soleil, pour les laisser sort de nouveau vers la fin de l\u2019apré midi, une fois la grande chaleur pa sée.Cette pratique est excellente de: tous les endroits où la chose peut faire économiquement, car elle perm aussi à l\u2019aide de moustiquaires da: les portes et les châssis de l\u2019étable protéger les vaches contre les mo: ches.Lorsque le pâturage est trop élc @né ou qu\u2019il se présente des inconv: nients sérieux pour empêcher de ra mener les vaches à l\u2019étabie, il faut a.moins les protéger contre le soleil.Dans certains pâturages, quelques ar bres feuillus projetant beaucoup d\u2019ombre servent de protecteur: mais lors que ces abris naturels n\u2019existent pas il faut voir à en installer articiel- lement, La chose n\u2019est ni difficile n° dispendieuse ; quelques pieux relié: entre eux avec des planches, de la broche ou des cordes et recouverts de branchage suffisent pour protéger contre les rayons solaires.Traitez bien vos vaches si vou: voulez obtenir de forts rendements.La semaine prochaine nous parlerons de la traite pendant l\u2019été\u2014Va- cher.Nos poules.La Mue.Comme les ânes qui changent de poil à chaque Saint-Michel, les poules renouvellent annuellement leur plumage ; seulement il ne faut pas que ce soit aussi tard.anmmm\u2014 \u2014 Cett- manque que Ce subisse importa les y à.époque aisémel ter, Si comp:ct son Ig T.-u sériet Nd les (ici prirtom nature ne doit l'on veu en nive vons td la nue tôt fini juin, en sorte, vêtue dant q hiver el garanti surtout Mais rat Ç 1 \\ oh ~dL QO len OUI yp se pr \u2014 Cet opération assez longue ne manque pas d\u2019être douloureuse, puis- ue c'est une véritable maladie que subissent les Volailles.Il est donc important que, sous nos climats, on les y «de et quelle soit placée a une époque plutôt chaude.On soupçonne aisément les inconvénients à redouter, vr UN autres par l\u2019exécution et voilà un GRAND motif pour lequel la a ¢ °° clôture Frost a plus de résistance.Le noeud Frost est la plus N WL solide partie de la clôture, et non la plus faible comme chez les .> Cow clôtures ordinaires.| ) Voilà alors les parois dentelées Frost avec leur étonnante élasticité et leur puissance en réserve.Et le fil de la clôture Frost, dont chacun est tiré et galvanisé dans nos propres usines.S La clôture Frost a donné des années de service au Canada et a prouvé sa qualité, sa serviabilité et sa valeur à la satisfaction complète des propriétaires de milliers de milles de cette clôture fabriquée en Canada.La politique et la réputation de la Compagnie Frost est bien connue par les cultivateurs du Canada, qui ont donné leur opinion sur la qualité de la clôture Frost, et sur la manière de faire de la Compagnie qui vend par l\u2019entremise de marchands responsables, en donnant le pas à la clôture Frost avant tout.\u2014\u2014 Bien que le prix de vente de la clôture Frost soit aujourd'hui plus élevé qu\u2019avant la guerre, notre marge de profit est plus restreinte.Il est en proportion plus bas que pour tout autre article en acier ou en fer.Quant à ce qui regarde le cultivateur, un minot de blé, d'avoine, ou cent livres de bétail vivant donneront droit à plus de clôture Frost que jamais auparavant.Barrières de toutes sortes, broche à balles, fournitures pour clôture; clôtures de fantaisie.Frost Steel and Wire Co.Limited HAMILTON, CANADA 114 The Frost \u201cTight Lock io ei RTE ZA A STR LR JN A 7d eS A ier ZT NOT EEE HUE D MS + i 7 [7 | Tes) | QU) = Ur = | = Ta y=) à US il = ) J ) [48 rase FE NU th AIGA A Sem 42 \u2014 ment après les semences finies, un second arpent sera ensemencé avec les mêmes variété ou en remplaçant cette fois les pois par la lentille.Quinze jours plus tard, on ensemencera de la même façon le troisième arpent.Le quatrième arpent sera ensemencé en sarrasin vers le commencement de juillet.Ces champs devront être fauchés quand les pâturages commenceront à diminuer, alors que les épis seront développés et les grains encore en lait, mais toujours avant maturité.Le premier champ fini, le deuxième sera normalement prêt à être servi, puis bientôt ensuite le troisième et enfin le quatrième, lequel nous amènera jusqu'à l\u2019époque o.le blé d\u2019Inde et les racines pourront économiquement commencer à être donnés.Il n\u2019y a aucun risque à en ensemencer plutôt plus que moins, car si un champ était plus que suffisant et donnait avant d\u2019être épuisé des signes de maturité, ce mélange pourrait être coupé vert, fané de la.méme façon que le foin de mil qt engrangé comme fourrage d'hiver, ou encore fauché, hache et mis en silo pour ceux qui ont l\u2019avantage d'en être pourvus.Ceci pourrait même, pendant l'hiver, suppléer au foin lorsque les années sont peu abondantes.i Ce système n\u2019est pas dispendieux, ne dema.: > qu\u2019un peu de travail et de bonne volonté ; il a doné d\u2019excellent résultats et empêche bien des échecs.Certains cultivateurs me répondront peut-être : \u201cC\u2019est trop d'ouvrage, je donne à mes vaches du pâturage, qu\u201d elles travaillent et gagnent leur vie.\u201cC\u2019est fort bmien, mais rappelez-vous que si elles ont à travaille rpour gagner leur vie, elles ne pourront pas en même temps travailler à produire pour gagner la vôtre.La ménagère et le vêtement Pendant l\u2019hiver, il faut que la ménagère donne aux gens de sa maison des vêtements qui leur conservent la chaleur intérieure, venant de la nourriture et qui garantissent en même temps du froid et de l'humidité extérieure.Pendant l\u2019été, il faut qu\u2019elle donne encore des vêtements qui laissent échapper au dehors la chaleur du du corps et qui n\u2019absorbent pas les rayons du soleil.Pour arriver à ce but, la maîtresse de la maison doit donc acheter, pour elle et les siens des vêtements de telle et telle substance et Le Rouleau d\u2019Acier Bissell 21 cadre dacler inorceau de buis.Gros coussinets et forts essieux de 2\u201d pour assurer la durabilité et la force du rouleau.Le Bissell est en trois sections de bon sister à tou pour catalogue gratuit.T.E.BISSELL Company, Ltd., Elora, Ont poids, construit pour réez travaux.Ecrivez Dept.G.Nous avons doublé notre capacité d'industrie et nous sommes déterminés à approvisionner nos clients, de près ou de loin.Voyez l\u2019annonce en page XV Les temps ont changé.Ce sont les cultivateurs qui maintenant, avec des machines à la mode, profitent des gros prix des marchés à bonne heure.Le semeur de Patates Canadien O-K vous permet de terminer vos semailles plus tôt et mieux, tout en économisant les germes et un temps précieux de la saison des travaux urgents.C\u2019est la seule machine qui puisse vous offrir le système à godets sans fin, le système à semer le plus exact qu\u2019on ait jamais inventé.Il assure un rendement strict de 100 p.c., et Semeur à Patates ne laisse absolument qu\u2019un seul germe chaque fois.Il signifie économie de semence, c\u2019est-à-dire qu\u2019on devrait l\u2019employer pour les grandes étendues de terre; il veut dire aussi très peu de manquement.Le système à godets sans fin prend le germe et le dépose sur une plaque tournante, comprenant un compartiment pour chaque germe en plein à la vue de l\u2019opérateur assis en arrière.Cette machine est munie d\u2019un système de fertilisation considérable.le sillon.l'autre mélange le fertilisant au sol sans C\u2019est ainsi que le Rerme bénéficie pleinement de la nutrition qui lui Il creuse aussi plus profondément le Des disques de quatorze pouces sont facilement mis en opération, pour ramener comme on le désire la terre qui le recouvrira.sant; cependant toucher a la semence.est nécessaire.sillon pour recevoir le germe.Un citoyen de Sandford, Fla., qui en fait usage, écrit: \u2018Je ne doute nullement qu\u2019au point de vue de la légèreté, de la durée, de l'exactitude à semer, de la distribution appropriée du fertilisant, et en général de la manipulation et de l'ajustement, ete, ce ne soit le meilleur semeur pour patates sur le marché.\u201d Notre catalogue envoyé gratis donne d\u2019amples détails sur les Semeurs et Fossoyeurs à patates: aussi des témoignages, Ecrivez aujourd'hui.CANADIAN POTATO MACHINERY CO, Fabricants des fameux arroseurs à patates O-K.34 CHEMIN STONE, GALT, ONTARIO.Deux coussinets ouvrent L'un fait la tranchée, pour le fertili- Découpeur de germes O-K.canadien a à patates Simple, exact, commode, résistant et durable: découpe 5 à 7 minots par heure contre un seul minot à la main.Limited.= LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE de telle et de telle couleur; car de la substance et de la couleur dépend surtout la propriété de recevoir et de conserver ou de repousser la chaleur et le froid.Dans un article précédent, nous avons expliqué pour quelles raisons, la laine est l\u2019étoffe la plus chaude, et ensuite, par ordre, le coton et la toile.Mêrae chose pour l\u2019évaporation et l\u2019a vrption des liquides: la laine les prend et les rend lentement, la toile les absorbe et les rejette bien vite, le coton se place entre les deux.A QUELLES PERSONNES CONVIENNENT SURTOUT LES VE- TEMENTS EN FLANELLE ?Le Docteur Pagès, célèbre hygiéniste français répond : Aux ENFANTS à peau pâle, à chair molle, que les vicissitudes atmosphériques affectent trop vivement.Aux ADULTES qui ont à faire des exercices violents, lesquels s\u2019accompagnent d\u2019une transpiration abondante; à ceux qui ont à effectuer un travail manuel pénible dans un endroit mal éclairé et humide; à ceux dont la transpiration n\u2019est pas normale, comme les rhumatisants, les goutteux, Aux VIEILLARDS, parce que les fonctions de la peau s\u2019affaiblissent ;.a peu, parce que les troubles nutri: augmentent, parce qu\u2019un refroidi- ! ment peut retentir gravement sur \u2019 organes internes.RESUME : La toile aux forts, laine aux faibles et aux vieillards, mélange des deux peut convenir « autres.QUELLES COULEURS LA MEN GERE DOIT-ELLE CHOISIR?L'action de la chaleur est influen.presque autant par la couleur du ti: que par la matière.L\u2019absorption de chaleur est d\u2019autant moindre que | habits sont plus clairs.L\u2019absorpti: d'une étoffe blanche étant 100, ce; d\u2019une étoffe noire sera 208.Les étoffes blanches ou très clair absorbent et renvoient difficilement : chaleur.Elles s'opposent aux inten.péries des saisons et aux variation de l\u2019atmosphère ; elles sont fraiches « été et chaudes en hiver.Les couleur intermédiaires entre le blanc et le noi viennent ensuite; parmi ces dernière: les meilleures sont celles qui se ray prochent le plus de la couleur blanche Cela posé, voyons maintenant l couleurs, chacune en particulier, et si gnalons-en les avantages et les incon mr \u2014 a D ee CANADA \\PA T 0, 7 A Ne est le choix du cultivateur, qui achète sa peinture d\u2019après le prix de revient d'une année\u2014et non d\u2019après son prix au gallon.La grande économie de CANADA PAINT est établie par les années de service qu\u2019elle donne soit à l'intérieur soit à l'extérieur des maisons.\u201cHomestead Liquid Red\u201d est la peinture pour les granges et les silos.Elle protège, donne de l'éclat, dure.Notre traité \u201cQue, quand et comment peinturer\u201d envoyé gratis sur demande, SERVICE DECORATIF GRATUIT.Demandez nos modèles de couleurs, et nos suggestions sur l\u2019art de peinturer, de teindre, et de vernir toutes les parties de la maison.THE CANADA PAINT CO., Limited, Fabricants du fameux blanc de blomb \u2018\u2018Elephant Brand\u2019 572 rue William, Montréal, 112 avenue Sutherland, Winnipeg, is AY x FPS ram mr Sa mr CN PEE RIERA gr « << 5 ng Un Bon Placement Vous étes le plus intéressé dans l\u2019augmentation de |- production de votre ferme.Vous devez donc vous tenir de plus en plus au couran: des moyens qu\u2019il faut prendre pour y parvenir.Pourquoi ne pas vous abonner de suite au Journal d\u2019Agriculture ?Abonnement pour l\u2019année, $1.00.XXII \u2014\u2014 mem \u2014 nt trit \u2014s U 3 dis ur ts, ds, ra KN RY en tis de e |.pti ce: air nt } ten: tion: es \u20ac leur noi ère: rap 1che ; le tsi 1CON Les \u2014 vénient au point de vue de l\u2019hygiène, Ju bor.out et de l\u2019économie.I} «* à remarquer que depuis la guerre.les teintures ne sont plus ce qu\u2019ell« ctaient: les teintes de nos étoffes n: sont plus aussi riches; ce qui fait ci'elles se décolorent facilement.Puis-:nt nos savants et nos industriels utilis r les ressources de notre pays et trouver les moyens d\u2019établir CHEZ- NOUS des teintureries capables de rem acer celles d'outre-mer.LE BLANC.Dans les étoffes de tuine.le blanc est une très bonne cou- Jour: \u2018lans les cotons, bon marché, il 9 une apparence gris changé; en faisan: ses achats, la ménagère doit y fair.attention.I.blanc est bien porté par les en- fan's, les jeunes filles, les jeunes fem- me-: une robe blanche, si simple soit- elle, bien lavée, bien repassée, a un air de a ef = ; oo A À .Nes PVR (iF es | a ; iM 7 4 | | | + hi De la Force Là où la force est requise Tous les cultivateurs savent qu\u2019une barrière n\u2019est pas plus forte que sa plus faible partie\u2014et cette plus faible partie est ordinairement le gond.Dès que celui-ci devient tordu, la barrière penche, et ne vaut plus rien.Nous avons réussi à reproduire une barrière forte en tout point, mais spécialement par ses gonds\u2014si forte qu'il est impossible de tordre ces gonds, serait- ce d\u2019une fraction de pouce.L\u2019unique merveille de la Barrière \u2018\u201cInvincible\u201d consiste en ce que les chevilles du gond d'acier sont placées aux extrémités \u2014nous les soudons là à l\u2019électricité.Aussi, nous soudons les points d'appui du tuyau à la charpente, qui ne comprend qu\u2019une seule pièce, avec le résultat que nous avons une barrière aussi solide que si elle ne comprenait qu\u2019une seule pièce d'acier.Si vous faites rouler les gonds, la barrière balance facilement sur ses poteaux; et il n\u2019y a aucune tension indirecte ou de courbure sur la charpente.Le centre de gravité de cette bar- riere dont tous les \u201ccoins sont a 'équerre\u2019\u2019 est juste en ligne droite avec les gonds supérieur et inférieur\u2014là où nous avons prévu la force nécessaire pour lui résister Catalogue illustré montrant les diverses particularités de la Barrière que nous faisons, sera envoyé Vous pourriez vous attendre à ce que cette barrière vous coûte plus cher qu'une autre or- dinaire\u2014mais cette barrière ne vous coûte pas plus que le genre à coins ronds bien qu'elle soit une merveille spéciale comme dessin et d\u2019une force unique dans l\u2019exécution.La clôture et les barrières \u201cInvineible\u201d se vendent sur recommandation par la meilleure classe de marchands du Canada; et les cultivateurs qui ont une connaissance parfaite de leur qualité qu'ils ont pu appréciée nombre d\u2019années déclarent à leurs voisins, que c\u2019est là une véritable économie, et se procurer une réelle satisfaction que d\u2019acheter ces produits strictement de haute qualité \u201cFaits en Canada\u201d.sur de mande.THE STEEL COMPANY OF CANADA, LIMITED, MONTREAL.XXIII LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ARTICLES EN TOLE METALLIQUE Pour bâtisses et travaux de réparations de la ferme A L\u2019EPREUVE DU FEU \u2014 DURABLE \u2014 ECONOMIQUE POUR LA GRANGE Toles ridées \u201cAcorn\u201d La couverture pour grange la plus durable.Peut se poser sur les vieux bardeaux ou les couvertures légères.Mesure 28, par carré, Mesure 26, par carré.Bardeaux Preston \u201cSafe-Lock\u201d imperméable à l\u2019eau et des ment preuve Le feu foudre ne peut le briser.l'autre sans effort.Ces feuilles mettront à l'épreuve du feu toutes les bâtisses qu\u2019elles recouvriront et assureront aux vieilles constructions une énorme capacité de survie.Les feuilles genre large s'employer sur n'importe quelle espèce de vieux lambris.Elles sont très utiles pour lambrisser toutes les surfaces, si brutes qu'elles soient, qui sont crevassées et bombées, 7 ja mi.Ln à 5 Construisez un toit qui soit absolu- à l\u2019é- intempéries du climat ne peut l\u2019endommager \u2014 1.F'aciles poser\u2014les pièces entrent l'une dun peuvent KHOCK FACE BRICK &STOHE.TOITURES POUR SILO en fer galvanisé solide.Garages et matériaux de construction.I a Le ventilateur \u201cAcorn\u201d agricoles de valeur.La batisse désignée ci-dessus, avec toitur J ii Procurez-vous une bâtisse à compartiments pour votre auto ou votre tracteur.Nous vendons des constructions portatives suivan: tous les modèles ou tous les dessins pour protéger vos instrument : ~~ L'économie de l'ensilage remboursera bientôt le prix de revient de cette toiture.Vous pouvez vous procurer un toit de 12 pieds de dimension, comme la vignette l\u2019indique, et il est ainsi organisé que vous pouvez la poser en quelques heures.BOLS A EAU \u201cACORN\u201d Ce bol vous donnera entidre satisfaction À quelque hauteur que vous le placiez, comme il n\u2019est pas contrôlé par une soupape flottante.Appareillé pour aller avec des conduits d'eau élevés ou placés sous terre.viendra aspirer [lair métallique et munie mauvais, rafraichir et de tous les matériaux Veuillez m'envo t : à li assainir votre grange.nécessaires mesure 20 concernant les articles ue Tal eos 0 a 10 pieds de hauteur, 24 pds.par 36 pds.Deux $ que j'ai soulignés.pouces de diamètre.Base hommes peuvent éri- G af a tas, 66 \u201d» 30 pouces carrés.ger cette bâtisse.ranges a ferme d\u2019acier \u201cPreston Bardeaux Preston \u201cSafe Lock\u201d Plafonnages d\u2019acier \u201cPreston\u201d Toles ridées \u201cAcorn\u201d Lambris d'acier \u201cPreston\u201d AUGES POUR PORCS \u201cACORN\u201d Bâtisses toutes préparées \u2018Preston\u2019 Sont construits en acier galvanisé solide, avec des ex- Toitures pour silo \u201cPreston\u201d trémités malléables.Ils sont tout à fait forts et résis- \u201c|B « v tants, Un auge de 4 pieds.- ol pour vaches \u201cAcorn - i Auge pour porcs \u201cAcorn\u201d Nous fabriquons un assortiment complet de \u2014_\u2014 constructions pour la ferme.Garages portatifs \u201cPreston\u201d Granges avec ferme de charpente en acier, « , \u201d - i \u2019 Plafonnages métalliques, Ventilateurs \u201cAcorn\u201d\u2019.Bâtisses toutes préparées, Nom Réservoir en acier, etc.pa pean Tee Demandez notre catalogue gratuit sur fournitures 0.Adresse.de constructions pour In ferme.R.R.No.J.A.THE METAL SHINGLE & SIDING CO., Ltd.91 Ave.Delorimier - - - XXIV MONTREAL +2 "]
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