Le Journal d'agriculture, 1 mars 1934, samedi 3 mars 1934
[" ve A ASIA nda & i < fs 3x + 55 Eo nl x, 2, sé à .A a et \u2026 À Fe PE = æ =a a > + ve 5 4 7 =n ra ( n° = Volume 37- Numéro 36 a 3 se 4 - cd J ga \u201cé be TE x > A Li % ve of > = Publié par le Mini J - a] À.qe ! Fa | Es anes ps vo RZ stéere de I\u2019 à 0 ae re ps Ea .1 À 4 a +4 & in > $e es \" 2 #2 TL Ey rai an \u201csé oP -à ST i Yn Agriculture de la Province de Québec + = \u20ac > œ TT is æ A C ; Ae \"a { Td Ÿ £4 ~ [= .An x | ] RY Ze } HE: < 2 À +, oe ee, & ES > ¢ : : =, = Ry a.4 3 Mars 1934 as es er rts tm cmd aka 5.5, ENC AT SST _\u2014 IR LR 2 \u2014 Tr Ege meee mam fiat om = F hv k= ar ee = LE JOURNAL D'AGRICULTURE 2 MARS 1934 LE « Une carrière bien OUVENT, nous sommes témoins de manifestations de gratitude à l\u2019égard de certains jersonna- ges qui, au cours de leur vie, ont accompli des oeuvres méritant la reconnaissance de leurs compatriotes.Trés rarement, cependant, ces manifestations sont faites, dans notre province, à l\u2019égard de l\u2019agrigulteur.Lors de leur congrès annuel, tenu à Québec, mardi, mercredi et jeudi de cette semaine, les éleveurs de la province de Québec ont prouvé qu\u2019ils ont, eux aussi, le sens de la reconnaissance.Celui qui fut l\u2019objet de cette manifestation, M.Arsène Denis, mérite lui aussi, à plus d\u2019un titre, d\u2019être considéré comme un bienfaiteur de son pays.La façon dont il a rempli sa longue carrière de cultivateur- éleveur autorise à le signaler à l'attention de la génération actuelle, à quelque classe qu\u2019elle appartienne, comme un modèle à imiter à plusieurs points de vue.Les éleveurs de la province de Québec ont voulu profiter de leur congrès annuel pour célébrer le cinquantième anniversaire de l\u2019entrée de M.Arsène Denis dans sa carrière de cultivateur-éleveur, en clôturant la quarantième assemblée annuelle de l'association dont il fut l\u2019un des pionniers, par un dîner GRATIS Bagues, montres, cameras, etc, plusieurs autres cadeaux.Demandez 160 paquets de graines pour vendre à 5 cents chacun et le catalogue de primes et graines.ALLEN NOUVEAUTES, St-Zacharie, P.Q.POUSSINS provenant d'une des lignées de pondeuses les plus prolifiques en Canada, Rocks barrés, Rocks blancs, Leghorns blanes, en mars 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et de reconnaissance, une bourse renfermant les contributions faites avec empressement par ses nombreux amis.M.Arsène Denis naquit à St-Norbert, comté de Berthier, le 8 mars 1857, du mariage de Dieudonné Denis et de Odile Massé, Il fit ses études à l\u2019école du rang et reçut au foyer paternel cette éducation qui fait les hommes forts et généreux, éducation remarquée surtout parmi ceux appartenant à la génération qui s\u2019en va.Ayant perdu son pére durant sa jeunesse, il devint le soutien de sa mère et des quatorze membres de sa famille.En 1877, à l\u2019âge de vingt ans, il épousa Melle Georgianna La- porte, décédée en 1930.Ils eurent quinze enfants dont onze vivent encore.Un peu plus tard, six de ses neveux devinrent orphelins de père et mère, et M.Denis prit encore charge de cette famille.En 1931, il épousa, en second mariage, Mme veuve Lambert, de Jo- liette.Propriétaire à St-Norbert, comté de Ber- thier, d\u2019une très grande ferme qu\u2019il exploita d\u2019une manière exemplaire, il put néanmoins accepter plusieurs charges publiques et les remplir à la satisfaction de ceux dont il était le mandataire.Il fut conseiller municipal pendant vingt-neuf ans, maire de sa paroisse pendant vingt-cinq ans, préfet du comté pendant dix ans.Les services qu\u2019il rendit à sa province dans le domaine agricole sont incalculables, Il débuta dans l\u2019élevage des animaux de race pure en 1883.Depuis cette date, il fut l\u2019un des instigateurs de tous les mouvements lancés dans le but d'améliorer l\u2019industrie animale, Il a été Par chargé de l\u2019inspection des premiers bovins et ' chevaux canadiens enregistrés aux livres de généalogie de leur race, travail qu\u2019il accomplit durant près de vingt ans.Les grandes aptitudes qu\u2019il manifestait dans l\u2019élevage et l'appréciation du bétail et i Aide a combattre la constipation Coûte moins d'un sou la dose | BUVEZ PRIME PAR LA FORCE ET PAR LA QUALITÉ remplie » ses connaissances générales en agriculture le désignèrent à l\u2019accomplissement de certaines fonctions que lui confia le Ministère de l\u2019Agriculture, à Québec.Ainsi, pendant plusieurs années, il remplit les fonctions de juge aux expositions et conférencier agricole, Il fut pendant plusieurs années directeur du Concours Provincial de Labour, directeur de la Société d'Industrie Laitière de la province, président de la Coopérative Fédérée de Québec et président du Cercle Agricole de sa paroisse.Il a été.l\u2019un des fondateurs de nos diverses sociétés d\u2019éleveurs, c\u2019est-à-dire qu\u2019il s\u2019en était déjà occupé avant 1895, date de leur formation.Depuis, il n\u2019a jamais cessé de s\u2019y dévouer en leur accordant beaucoup de son temps et en les favorisant de son expérience.Habile dans l\u2019exploitation de son troupeau et l\u2019élevage des animaux, il fut aussi un concurrent très avisé aux expositions.Depuis plus de quarante ans, il n\u2019a jamais manqué de présenter un grand nombre de sujets des diverses espèces animales exploitées sur sa ferme aux principales expositions de sa province.Il contribua aussi largement à faire connaître les chevaux et les bovins canadiens à l\u2019étranger en présentant ceux de son troupeau aux expositions d\u2019Ottawa, Toronto, Buffalo, Halifax et St-Jean.Malheureusement, vu l\u2019état de sa santé, il dut, lors de cette dernière assemblée annuelle, abandonner les charges qu\u2019il remplissait encore dans nos diverses sociétés.Il était président de la Société Générale des Eleveurs de la province de Québec, membre du Comité Exécutif de la Société des Eleveurs de Bovins Canadiens, ainsi que des Sociétés des Eleveurs de Pores et de Moutons de la province de Québec.Il était aussi représentant de la Société des Eleveurs de Bovins Canadiens auprès de la Commission de l\u2019Exposition Royale de Toronto.En acceptant la démission de M.Denis, les éleveurs de la province de Québec lui ont manifesté le désir de le voir continuer d'assister à leurs assemblées, afin de pouvoir profiter encore longtemps de son expérience, de ses connaissances et de ses sages conseils.« LA BIERE OLD STOCK \"URE ire le taines a l'A- sieurs e aux cteur cteur , probe de de sa verses | était orma- y dé- e son jence.upeau n con- Depuis qué de les dia fer- à pro- e con- jens a yupeaun uffalo, nté, il nuelle, ait en- it pré- leveurs Comité Bovins eveurs e Qué- ociété rès de de To- Denis, lui ont r d\u2019as- ir pro- ce, de ils.KE Volume 37 Hon.J.AdélordGodbout ministre.N N À NALD >» 3 MARS 1934 Bh op _alp] 7) \u201ci Y 7 À AGRIC ld Numero 36 J Antonio Grenier, sous-ministre.Me Ansine DENIS S membres de la Société Générale des Eleveurs de la province de Québec ont fété, la semaine derniére, leur doyen, M.Arsène Denis, cultivateur de St-Norbert, comté de Berthier.Toutes les personnes, qui ont été mêlées au mouvement agricole depuis une cinquantaine d'années, ont connu, personnellement ou de réputation, ce pionnier de l\u2019agriculture et de l'élevage méthodiques.Il serait téméraire de tenter de raconter en cent lignes la vie d\u2019un homme à qui \u2018\u2018les quatre-vingts ans\u2019 vont sourire bientôt et qui a toujours montré une activité débordante; il a occupé une foule de charges qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer, entre autres: conférencier, président et directeur de sociétés coopératives, de sociétés d\u2019élevage, de sociétés de production de grains de semence, juge du mérite agricole, etc.Rien de rural n\u2019a été pour ce cultivateur un sujet d'indifférence; au contraire, à toutes Ces activités il a apporté le meilleur de ses connaissances, de son jugement sûr et de son énergie.Pour apprécier avec justice les mérites de M.Denis, il faut se placer à un point de vue fort différent de celui que nous pouvons avoir aujourd\u2019hui; il faut remonter à cinquante ans au moins.En ce temps-là, l\u2019agriculteur était ce qu\u2019on pouvait trouver de plus routinier; l\u2019élevage était dans le chaos à peu près complet, puisqu\u2019on ne savait même pas comment faire pour l'améliorer, Aucune aide ne pouvait arriver de haut au cultivateur, puisque la classe dirigeante \u2014 prise par d\u2019autres soucis très sérieux \u2014 n\u2019avait pas trouvé de formule pour venir au secours des agriculteurs.Or qu\u2019un jeune agriculteur, qui commençait par établir quatorze frères et soeurs et qui élevait sa propre famille de treize enfants \u2014 sans compter une bonne demi-douzaine d'orphelins \u2014 ait trouvé le moyen de payer largement de l'instruction à ceux dont il avait charge, tout en agrandissant son patrimoine, qu\u2019il ait trouvé toutes ces ressources nécessaires, en restant un Canadien-francais mo- déle et de caractére irréprochable, il y a de quoi forcer l\u2019admiration, Il convient que nous recherchions les causes d\u2019un tel succès.Nous les trouvons dans le caractère même de M.Denis, si les occasions ont pu venir d\u2019ailleurs.Le Dr Couture, de regrettée mémoire, avait décidé, vers 1880, de réhabiliter la race bovine canadienne, aux yeux mêmes des Cana- diens-français, Il avait établi un système d\u2019inspection des sujets pouvant être admis comme bétail \u201csouche\u201d.Or, M.Denis, après une tentative d'élevage de bovins Durham, et puis de bovins Ayrshire, avait décidé de s'intéresser aux animaux canadiens; il s\u2019offrit donc Par Adrien MORIN, B.S.A.chef du Service de l'Industrie Animale pour conduire l'inspecteur, un M.Walsh, chez tous les cultivateurs de sa région, à condition qu\u2019on lui permit, pour toute rémunération, de \u2018regarder faire\u201d.M.Walsh accepta et M.Denis y mit assez d\u2019acuité, d\u2019observation et de talent qu\u2019à la fin de la tournée il faisait des inspections correctement.Ce fait fut rapporté au Dr Couture, qui ne fut pas long a faire venir M.Arsène Denis ce jeune éleveur à Québec, pour lui confier les inspections.M.Denis était dès lors lancé dans le mouvement de la réhabilitation de la race bovine canadienne, son oeuvre principale, comme expert et comme éleveur, et il voulut, avant tout, être le bras droit du Dr Couture, qui était prêt à faire tous les sacrifices pour le succès de son oeuvre: \u2018\u2018sauver la vache canadienne\u201d.La publicité que le Dr Couture poursuivait sans cesse autour de la vache canadienne avait fait surgir de nombreux éleveurs parmi lesquels: MM.L.Thouin, de Repentigny, encore éleveur actif à quatre-vingt-trois ans et président actuel de la Société des Eleveurs de Bovins Canadiens; Paul, Pierre et Louis Sylvestre, de St-Simon, Bagot; Jos.Coulombe, de St-Norbert; Louis Dugas, de Notre couverture Photographie prise après le banquet de la Société Générale des Eleveurs, à Québec, On remarque à la- première rangée: l'honorable J.-A.Godbout, ministre de l'Agriculture; M.J.-E.Grégoire, avocat, maire de Québec; M.Louis Thouin, tenant sa canne à pommeau d\u2019or; M.Frank Byrne, le nouveau président de la Société: M.Arsène Denis dont on fétait le jubilé d\u2019or de sa carrière d\u2019éleveur (à ses pieds, une coupe-souvenir); M.J.-A.Grenier, sous-ministre de l'Agriculture; M.Oscar Lessard, secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture et doyen du ministère; M.Adrien Morin, chef du Service de l'Industrie Animale.St-Jacques l'Achigan; Louis Lavallée, de St- Guillaume d\u2019Yamaska, etc., pour ne nommer que quelques-uns des anciens, A ceux-ci, M.Denis sut offrir sa collaboration loyale que la concurrence serrée n'a jamais amoindrie.Après dix ans de travail fructueux pour le rétablissement de la vache canadienne sur nos fermes, le Dr Couture voulut conserver dans son ancienne fierté la race de chevaux canadiens.Là encore, l\u2019élève suivit son maître vénéré et sauta à pieds joints dans le même chemin.Vers 1885, les deux amis, le vétérinaire-agronome et l\u2019agro- nome-cultivateur, posèrent les bases de la Société Générale des Eleveurs, encadrant la Société des Eleveurs de Bovins Canadiens, la Société des Eleveurs de Chevaux Canadiens, les Eleveurs de Porcs et les Eleveurs de Moutons.À l\u2019heure présente, le jubilaire est le président vénéré de cette société qu\u2019il a contribué à former il y a quarante ans.Dans toutes les classes de bétail de la ferme, M.Denis fut un cônnaisseur de premier ordre, au coup d\u2019oeil inégalé; il fut un concurrent redoutable, non seulement pour ses rivaux québecois, mais aussi bien dans les expositions ouvertes aux concurrents étrangers.La Société Générale des Eleveurs de la Province de Québec organisa, pour la dissémination des bons animaux domestiques, des enchères publiques.Pendant toute l'existence de cette organisation, M.Denis fut l\u2019acheteur du stock, aussi bien dans la province qu\u2019ailleurs.On peut dire qu\u2019il usa souvent, en ces occasions, de son fonds normand; il avait adopté la tactique d'entrer dans un troupeau et de choisir, avec un petit air de \u201cn\u2019y pas prendre garde\u201d, quelques sujets parmi les plus moyens et qu\u2019il mettait à part, en jetant à peine les yeux sur les vrais bons animaux qu\u2019il devait acheter.Puis il demandait à l\u2019interprète \u2014 car M.Denis n\u2019a jamais cru au bilinguisme \u2014 de vouloir bien faire connaître les prix que le vendeur faisait pour ses animaux \u201cà choisir dans le lot\u201d.Celui-ci cou- paît dans le piège, car il s\u2019imaginait assez mal que le prix fait devait payer des sujets que l\u2019acheteur n\u2019avait pas regardés.Mais une fois la permission de choisir obtenue et le prix convenu, les choses changeaient et, invariablement, les meilleurs spécimens prenaient la route de notre province.Sauf, cependant, en quelques circonstances dont une au moins est amusante à relater.Il s'agissait d\u2019un lot de moutons Leicester dont les meilleures brebis avaient mis \u2018l\u2019eau à la bouche\u201d de M.Denis \u2014 il qualifiait volontiers les meilleurs sujets de \u2018\u2018sucrés\u201d, ou de \u201cbillots\u201d, surtout quand ils avaient été \u201cgos- sés\u201d, Le stratagème du choix \u201cà choisir dans le lot\u201d\u2019 avait fonctionné à cent pour cent, et une brebis vraiment remarquable de con- Seay Ba ad re mn gre wax me T_T LE JOURNAL D'AGRICULTURE LE $ MARS 1934 L\u2019ENSEIGNEMENT PAR L'IMAGE 5S - 2 CF \u201c, 2 7 CC, i C0 7, - be \u2018 | SI 7 Z | re % a \\ \u2014 NA AN N = N TG A .% > \\ ss, NU +3 Be ~ , Sr x ] 7.~ j Z = % = > 0 d 3 7 : {e, TL At 2 , 1 2e.JL LA i \u201c4 | ' 1 \u201cpatentes\u201d perfectionnées pour créer éventuellement de gros ennuis.Deux formation avait pris le bon côté, naturellement.Cela fait, l\u2019acheteur revint dans la province; en quittant la ferme, il fit toutefois remarquer à l\u2019interprète, qui était son \u2018\u2018associé\u201d, que cette brebis ne serait pas envoyée avec les autres, parce que trop belle.Un mois plus tard, lorsque les moutons arrivèrent, M.Denis jeta un coup d\u2019oeil dans le char et, sans hésitation, déclara que \u201cla belle agnelle\u2019\u201d\u2019 avait été remplacée par une brebis quelconque qu'il indiqua du doigt.Evi- demment, l\u2019\u2018\u2018associé\u201d se récria en disant qu\u2019il était impossible qu\u2019on puisse reconnaître ainsi un mouton dans un tel lot, surtout quand il n\u2019y est même pas.Le coup d\u2019oeil du maître acheteur fut bien confirmé par l\u2019examen des bagues aux oreilles des moutons.En effet, \u201cla belle agnelle\u201d\u2019 n'avait pas obtenu la permission d'émigrer dans la province-soeur et le vendeur lui avait substitué une remplaçante.Grâce à une encre à marquer que M.Denis est encore le seul à connaître, il trompait les \u201ctrompeurs\u2019\u201d, car l\u2019encre dont il se 4 servait, bleue au début, rougissait à la longue, tandis que l\u2019encre dont les vendeurs marquaient les animaux qui remplaçaient ceux que M.Denis avait choisis n\u2019avait pas la même composition et ne savait pas rougir Comme celle de M.Denis.C\u2019est ainsi que M.Denis se mit en correspondance avec le vendeur de \u201cla belle agnelle\u201d, qui remit la différence sans discuter, se demandant probablement à quel diable de magicien il avait eu affaire.Après avoir fait connaître l\u2019acheteur à peu près sans égal, il conviendrait de montrer M.Denis souriant et taquin, lorsque, le travail accompli, il voulait rire un peu.A une grande exposition de la province, il fit, avec un de ses amis exposant, la gageure qu\u2019il le battrait sur le terrain de l\u2019exposition avec un bélier de son élevage.Le concurrent, mieux \u201cgréyé\u201d que lui \u2014 ce que M.Denis savait fort bien \u2014 ne voulut rien admettre, et avec raison.Mais comme il était un peu insouciant, il laissa, la nuit précédant le jugement, paître son mouton au large, dans le pare de l\u2019Exposition.M.Denis en profita pour échanger les deux moutons, évidemment sans le laisser savoir.Le lendemain, il battait à plate couture son adversaire avec le propre mouton de celui-ci, qui ne s\u2019en aperçut pas et qui, en plus de perdre le prix, paya loyalement la gageure.Lorsque M.Denis alla remettre di prix\u201d et \u2018la gageure\u201d à qui de droit, le plus drôle est qu\u2019il eût assez de peine à convaincre son ami du tour qu\u2019il lui avait joué, quelques semaines auparavant.M.Denis, qui est un é'aveur-né, fixe une fois pour toutes dans sa mémoire l\u2019image de l\u2019animal, comme un cliché qu\u2019il utilisera parfois à cent mille plus loin et, au besoin, bien longtemps après.Inutile de dire après cela que M.Denis fut un juge compétent pour tous les animaux domestiques.Sa longue carrière ne lui a valu que des amis; tous les éleveurs de bétail de race, même ses adversaires, en font foi.Les meilleurs troupeaux de la race bovine canadienne ont été fondés avec des sujets provenant de son élevage; citons le troupeau de la Station Expérimentale de Cap-Rouge, celui de la Ferme de l\u2019Hôpital de St-Michel Archange, à Mastaï, celui de la Ferme de l\u2019Ecole Provinciale de Laiterie, à St-Hyacinthe.Ce dernier troupeau canadien \u2014 l\u2019un des plus marquants de nos jours \u2014 à été réformé par des vaches élevées par M.Denis, et cette amélioration a été accélérée par un taureau de grande valeur, \u201cDENIS 14F\u201d, dont les descendants gagnèrent le premier prix, comme groupe, dans un concours interraces, à l\u2019Exposition Provinciale de Québec, en 1931.M.Denis a eu le même succès dans l\u2019élevage des chevaux canadiens, car la plupart des meilleurs sujets de cette race sont sortis de ses écuries, et lorsqu\u2019on organisa le Haras de St-Joachim \u2014 sous la surveillance du ministère fédéral de l\u2019Agriculture \u2014 plusieurs juments furent achetées de M.Denis, ainsi que la mère du fameux étalon ALBERT, qui naquit quelques mois plus tard à Cap-Rouge.Le Dr Grisdale, un des premiers et plus illustres agronomes canadiens, parcourut la province de Québec en tous sens avec M.Denis, maintes et maintes fois.L\u2019agronome et l\u2019éleveur pratique se comprenaient admirablement et s\u2019estimaient mutuellement, avec raison, M.Denis, comme conférencier agricole, était un peu l'élève de M.Grisdale, alors directeur des fermes expérimentales du ministère fédéral de l'Agriculture et, plus tard, sous-ministre du même département jusqu\u2019à sa retraite, il y a quelques années.Nous citons le rapport d\u2019une enquête d'un Comité de l\u2019Agriculture et de la Colonisation \u2014 Chambre des Communes \u2014 sur la race bovine canadienne, à Ottawa, en 1909: \u201cUn autre homme \u2014 le Dr Grisdale venait de parler du Dr Couture \u2014 qui a fait sa marque dans cet élevage est M.Arsène Denis, de St-Norbert, comté de Berthier.M.Denis a fait probablement plus de progrès dans l\u2019élevage de la race de bovins canadiens que n\u2019importe quel autre éleveur de la province de Québec et d'ailleurs.Il choisit, d\u2019un coup d\u2019oeil, les sujets qui devront lui donner les meilleurs résultats dans son élevage, et il a découvert là où étaient les sujets les plus marqués et les plus raceurs qui ont pu être employés dans cette race.Comme exemple, je citerai PRINCE ELEGANT et VAINQUEUR.Ce sont deux taureaux qu\u2019il a trouvés quelque part et qu\u2019il a amenés dans son troupeau.En ce faisant, il a fait plus pour fixer la race que n\u2019importe quelle autre mesure qui put être entreprise.\u201d M.Denis peut servir d\u2019exemple aux agriculteurs d\u2019aujourd\u2019hui qui ont des avantages inconnus dans sa jeunesse: les écoles d\u2019agriculture, les agronomes, les revues agricoles, les cours d'hiver, les cercles de jeunes éleveurs, les cercles de jeunes agriculteurs, etc.Il faut que ces moyens servent à développer les qualités d\u2019observation des jeunes.Et sur ce point, le cultivateur, dont nous avons esquissé la biographie, doit servir d'exemple.H doit son succès à l\u2019étude par l\u2019observation, à son courage \u2014 il n\u2019abandonnait jamais une affaire quand il était convaincu qu\u2019elle était bonne \u2014 à son travail persévérant et à l\u2019amour passionné qu\u2019il a voué aux Animaux domestiques, comme aussi à la culture des champs.Grâce à son grand esprit d\u2019observation, à son jugement sûr, doublé d\u2019un amour du travail et d\u2019un courage à toute épreuve, M.Denis est un agriculteur progressif et, pour notre race, un vrai patriarche.L\u2019hon.M.Godbout aux Eleveurs en congrès \u2018Il ne faut pas seulement proclamer la nécessité de l\u2019agriculture.1! faut la reconnaître et l\u2019appuyer.Elle est à la base de notre société.Reconnaissons le rôle que nous avons à jouer, et ainsi nous saurons mieux chanter la beauté et la noblesse de l\u2019agriculture.Si cette dernière a ses charmes et particulièrement ses qualités d'indépendance, elle a aussi ses côtés difficiles.Le cultivateur doit travailler dur pour pourvoir à sa subsistance et à celle de sa famille.I] a ses soucis.Ils sont nombreux et souvent même très inquiétants, S\u2019il est une profession difficile, s\u2019il y a une vocation qui demande du dévouement, du courage, de l\u2019enthousiasme, c\u2019est bien la vôtre, cultivateurs.S\u2019il y a une profession qui demande de la grandeur d'âme, des sacrifices, c\u2019est encore la vôtre.o \u201cA côté du savoir et de la technique, nous voulons garder l'expérience.Vous avez actuellement votre réunion annuelle.Comme dans le passé, vous avez voulu lancer de nouvelles initiatives.Vous êtes venus ici pour poursuivre le travail accompli par vos prédécesseurs.Je suis sûr que cette réunion ne produira pas de moins bons résultats que celles du passé.Il faut envisager les problèmes agricoles à la lueur de la science.L'agriculture est une profession importante et difficile.Il ne faut plus les méthodes du hasard pour la professer.\u201d ait ar- nis, nis ans que nce up les , il lus tre ple, IN- son our me- gri- ges gri- les, éle- etc.per Et yons ple.ion, une était l\u2019a- 1aux des n, à tra- De- pour sres | né- aitre k sons à er la cette t ses wre piller celle nom- S'il | vo- cou- ôtre, j de- Fices, nous tuel- ns le ; ini- ivre .Je pas assé.à la pro- plus \u2019 LE JOURNAL -\u201cD'AGRICULTURE COIr | : 5 ~~ ~ LE $ MARS 19% | y Py PA [) voi Ve M.ALPHONSE DUCHESNEAU, inst.St-Raphaël, comté de Bellechasse.CONCOURS DE PROBLÈMES DE FÉVRIER Les problèmes soumis pour le concours de février ont été jugés et les prix décernés comme suit: $3.00 M.EMILE GEOFFROY.ve.$2.00 Nos félicitations.St-Cyrille de Wendover, comté de Drummond.SOLUTIONS DES PROBLÈMES DE JANVIER 1934 1\u2014(A) St-Emile, P.Q., 17 janvier 1934.À trois mois de cette date, je promets payer à.20000000000 000000 L.VENDEUR ou @& son ordre, la sommede.soixante-quinze.100 dollars, pour valeur reçue, (B) Celui qui endosse un billet s\u2019engage à le payer, si le signataire fait défaut à 2\u2014 Chaque mur contiendra trois travées de 8'4\u201d (8 pieds et 4 pouces) de haut.Convertissons la hauteur en pouces et nous aurons: 12 x 8 + 4 = '100 pouces.Chaque travée contiendra autant de fois 1 planche que 4 pouces, la largeur d\u2019une planche, sera contenue dans 100 pouces, soit: 100 \u2014 4 = 25 planches par travée.25 x 8 = 75 \u201c mur, 75 x 4 = 300 \u201c \u201c pour les 4 murs.Réponse = Il s\u2019agit de calculer l\u2019intérêt des sommes prétées: $435 @ 4% % et $836 @ 4%.Pour 3 ans.DISONS: En 1 an, $100 rapporteront 41% ou $4.50 En 3 ans, $100 rapporteront $4.50 x 3 = $13.50 En 3 ans, $1 rapportera $13.50 100 $13.60 x 435 = \u2014\u2014\u2014\u2014 $58.72 100 En suivant le même raisonnement pour le 2ème placement, nous aurons: En 3 ans, $435 rapporteront En 3 ans, $836 rapporteront $12 x $836 = $100.32 100 Réponse Après 3 ans, le père aura retiré: $58.72 + $100.32 = $159.04 (Signé) L.ACHETEUR l\u2019échéance.4\u2014(A) La terre coûte $3,500 dont $1,000 comptant.Le fils à la fin de la première année devra payer l\u2019intérêt @ 4% sur $2,500 et faire un versement de $100; à la fin de la deuxième année, il devra payer l\u2019intérêt sur un capital de $2,400 et un versement annuel de $100 et ainsi de suite jusqu\u2019à parfait paiement, Calculons l\u2019intérêt de $2,500 suivant la méthode énoncée au problème précédent, ajoutons le paiement annuel et nous aurons: A la fin de la première année: $4.00 x $2,500 Réponse =$100 intérêts +$100 = $200 100 A la fin de la deuxième année: $4.00 x $2,400 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014=$96 intéréts+ $100 = $196 100 A la fin de la troisiéme année: $4.00 x $2,300 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014=$92 intérêts +8100 = $192 100 A la fin de la quatrième année: $4.00 x $2,200 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014$88 intérêts+$100 = $188 100 A la fin de la cinquième année: $4.04 x $2,100 =$84 intérêts+$100 = $184 100 (B) Avant de conclure un marché de ce genre, il est bon de s'assurer du rendement annuel de la ferme à acheter, estimer le revenu probable et préparer un plan rationnel de culture.On ferait bien alors de consulter le technicien agricole du district.PROBLÈMES DE FÉVRIER Ll.-Pour vous récompenser, parce que vous tenez la comptabilité de la ferme, votre père vous donne le choix entre le rendement de 2 vaches dont l\u2019une donne en moyenne 32 livres de lait contenant 444 % de butyrine; l\u2019autre, 40 livres de lait contenant en moyenne 3.6% de butyrine.Laquelle choisirez-vous et pourquoi?2\u2014Une brebis donne en moyenne 5 livres 1 de laine.La laine brute se vend environ 15 cents la livre.Si une fermiére peut, avec la laine d\u2019une brebis, tricoter deux gilets d\u2019enfant valant % de piastre, 3 paires de bas pour homme valant 4/5 de piastre, 4 paires de gants valant 2/3 de piastre.Dites combien cette fermière a gagné par heure, si pour faire ce travail elle a pris 28.5 heures.3.\u2014Faites les entrées que votre père doit faire dans son livre de comptabilité pour le 30 janvier.Il à vendu 310 livres de porc à 10 cents la livre, 40 livres de beurre à 23 cents la livre, 13.5 douzaines d\u2019oeufs frais \u201cA moyens\u201d à 30 cents la douzaine et 5 poulets pesant 28 livres à 22 cents la livre; il achète ensuite 2 sacs de moulée COOPÉRATIVE, 43% pour porcs, à $2.45 chacun.4\u2014 Votre père a récolté 247 minots 1% d\u2019avoine.Pendant combien de temps pourra-t-il nourrir ses 4 chevaux, s\u2019il donne à chacun 1 gallon, 1 pinte, 1 chopine de cette nourriture par jour?5.\u2014 Les cultivateurs d\u2019une paroisse dont les propriétés sont évaluées pour fins municipales à $324,500 ont creusé et rectifié un cours d\u2019eau qui inondait leur terrain.Le coût total de l\u2019entreprise s\u2019est élevé a $4,218.50.Le Ministère de l\u2019Agriculture, pour les aider, a fourni un octroi de 40% du coût des travaux.Trouvez: ° (a) Le taux de la taxe; (b) La cotisation \u2018de A.Roy dont la propriété est évaluée à $1,850.Priére d\u2019envoyer vos réponses à l\u2019adresse suivante :\u2014 CONCOURS \u201cJOURNAL D\u2019AGRICULTURE\u201d, Edifice du Parlement, Québec.CPE I if iy i { PSII.20 AMY APD AS EE IH = ET A ye 3 MARS 1934 LE J'AI eu, cette semaine, le \u2018plaisir de rencontrer en assemblée, dans une journée agricole, les cultivateurs de Ste-Sabine et de leur parler à coeur ouvert des choses de coopération.M.Alfred Leclerc, agronome régional, avait bien voulu m'y inviter en me donnant tout le temps voulu pour traiter au long cette importante question.Formée des paroisses de St-Alexandre, de Notre-Dame de Stanbridge, de Farnham Nord et de St-Ignace, cette paroisse compte un nombre relativement peu considérable de cultivateurs, mais ce sont tous, pour l\u2019immense majorité, des gens qui cultivent bien et qui possèdent \u2014 on peut le dire généralement de très bonnes terres.Depuis que la culture du foin est devenue moins payante, on s\u2019est versé dans l'industrie laitière et l\u2019aviculture.C'était donc un endroit particulièrement bien choisi pour parler des choses générales de la coopération, mais aussi plus particulièrement du problème d\u2019alimentation du bétail dont la Coopérative Fédérée a essayé de trouver la solution pratique en mettant sur le marché les rations alimentaires balancées.Je n'ai pas eu l\u2019avantage d'entendre les remarques faites par les agronomes présents, sauf une partie de celles de M.Leclerc qui m'a suivi à la AAA Airis Barr tribune (je devais me hâter de revenir) ; mais je suis certain d'avance que là, pas plus qu'\u2019ailleurs, les agronomes n\u2019ont ménagé leurs efforts pour faire comprendre aux gens, par des détails pratiques qu\u2019ils sont à même, eux, de donner avec toute la force de leur technique, la nécessité de l'alimentation rationnelle du bétail.Malgré le froid intense et des chemins toujours régulièrement mauvais que nous avons cet hiver, l\u2019assistance était assez nombreuse et promettait de l'être plus encore pour le soir.M Bourgault avait eu l\u2019avantage de parler la veille à Notre-Dame de Stanbridge sur les grains de semence, l\u2019emp'oi des fertilisants et surtout.leur achat en coopération.Hier, je suis allé à Coaticook assister à une journée agricole des mieux remplies, et j'ai eu l\u2019avantage d\u2019entendre M.Marcoux qui s\u2019occupe de la classification des pores dans la région de Lennoxville, dans une très intéressante causerie sur l\u2019élevage, l\u2019alimentation et la mise sur le marché des pores.Avec un sens pratique qu\u2019il possède au plus haut degré, il sut intéresser un \u2018auditoire très considérable de près de deux cents cultivateurs venus, eux aussi, malgré une bien vilaine température.M.Al- lard, de Lennoxville, qui s\u2019occupe de la grande culture, ainsi que M.MacDougall, l\u2019agi ono- me régional, donnèrent chacun une intéres- LE JOURNAL D'AGRICULTURE ee NN sante causerie.Celle de M.Allard en parficu- lier, qu\u2019il dut abréger un peu a cause des remarques un peu longues que j'avais faites avant lui, montra l\u2019importance qu\u2019il y avait pour les cultivateurs de bien faire le plan de leur ferme pour y faire une rotation si nécessaire à l\u2019augmentation de la production.Doué d'une parole extrêmement facile et possédant son sujet de façon parfaite, il fut écouté avec une attention remarquable.Cet auditoire, d\u2019ailleurs, était extrêmement intéressant, et c\u2019est probablement à cause de l\u2019attention suivie que ces braves gens me portaient que j'ai allongé un peu les remarques que j'avais à leur faire.Une leçon se dégage de ces journées coopératives et des enseignements qu\u2019on y donne: c\u2019est que les cultivateurs s'intéressent beaucoup plus qu\u2019ils ne le faisaient, il n\u2019y a pas très longtemps encore, aux choses agricoles, et le rôle de l\u2019agronome, quoique en disent certains jeunes gens mieux intentionnés que renseignés, constitue pour l'agriculture qué- becoise un appoint et une valeur qu\u2019il faut apprendre à apprécier.C\u201dest ce que j'avais con- taté déjà, mais que je me fais un plaisir de répéter ici, pensant rendre justice aux agronomes et faire du bien à ceux qui les écoutent.L.P.D.AE JANS l'avis que nous avons «don- \u201c| né aux Coopératives locales la semaine dernière, on a dû remarquer avec quelle insistance on s\u2019efforçait «le mettre la consignation de l\u2019avant dans les opérations commerciales que nous devons faire à l'occasion de l\u2019expédition des pommes de terre.Evidemment, nos gens commencent à le comprendre, et nous avons, cette semaine, deux Sociétés Coopératives qui nous ont écrit vn nous disant à peu près ceci: \u201cTout ce que nous envoyons, c\u2019est toujours de la consignation.\u201d Voilà qui est bien agréable à lire, parce que, en définitive, c\u2019est le rôle de la Coopérative que de chercher à obtenir, pour ceux qui nous font vendre la marchandise, les plus hauts prix du marché; et il est toujours regret table de voir certaines personnes essayer de jouer au \u2018plus fin en prenant Yes prix que nous leur envoyons comme des prix courants, quelquefois méme assez probables, pour nous envoyer des messages qui nous indiquent \u2014 pas toujours clairement, oh non! \u2014 mais avec assez d\u2019habileté, leur intention de faire une vente aux prix fournis, surtout si le marché baisse.Il est bien évident que dans l'ascension des prix qui s\u2019est faite graduellement depuis quelques semaines, les expéditeurs avaient plus d'avantages à nous laisser vendre au prix du « « \"CA et LA marché qui était le lendemain presque toujours un peu plus ferme ou plus élevé que celui de la veille, et nous espérons bien que la pratique qu\u2019on a commencé à suivre se continuera, même quand le marché prendra la direction contraire et que les prix seront à la baisse.Toutefois, cela nous laisse un peu plus sceptiques, mais, tout de même, il faut tenir compte de la bonne volonté qui se manifeste un peu partout et des bonnes intentions des gens qui commencent à comprendre que notre rôle véritable est de les aider toujours sans jamais les exploiter.\u2014__ Mon attention a été attirée la semaine dernière sur une petite réclame publiée dans une circulaire tout à fait inoffensive, mais qui pourrait peut-être causer bien des déceptions à certains cultivateurs qui ont la tentation d\u2019essayer des choses dont l\u2019efficacité n\u2019est pas prouvée encore et dont on vante outre mesure les mérites pour le moins contestables.Il s\u2019agit, dans l\u2019espèce, d\u2019un remède qui serait \u2014 au dire des gens qui le poussent \u2014 la mort irréductible de toutes les bêtes à patates.On pourrait les détruire toutes en plantant, ou plutôt en semant puisqu'il s\u2019agit de semer de cette graine merveilleuse \u2014 en semant, dis-je, du Pétunia (St-Joseph) dont la plupart de nos anciens jardins sont pourvus.On dit que cette plante, dont les bêtes à \u2018patates sont très friandes, les empoisonne sans en manquer une.[I » » Cela est peut-être vrai, mais nous croyons qu\u2019il vaut encore mieux continuer les arrosages que de se fier aux vertus magiques de cette plante mirobolante dont on découvre si tardivement des qualités fameuses.La preuve n\u2019en a pas été faite encore.Toutefois, si nous devions en faire l\u2019essai, il serait facile de se procurer la semence chez les principaux grainetiers de la Province sans être obligés de payer des prix de fantaisie comme ceux qui ont été mentionnés à l\u2019un de mes voisins qui me consultait à ce sujet.Je me défie toujours des choses qui sont vendues à son de trompe, et surtout depuis que, jeune \u2018encore, j'avais constaté comment le public est avide de choses qui Jui sont présentées habi*ement.Vous me croirez si vous voulez, mais j'ai vu de mes yeux à St-Jean de Matha un vendeur habile vendre de l\u2019eau \u201cdu bon St-Laurent\u201d; c\u2019était le nom de la préparation écrit en toutes lettres sur une étiquette resplendissante.Pensez-y! de l\u2019eau du bon St-Laurent.Il n\u2019y avait pas de mensonge; mais quelle naïveté tout de même pour acheter une eau prise dans notre belle rivière et qui devait guérir la lassitude, la paresse et l'engourdissement.Il fit une telle réclame qu\u2019il en manqua et partit avec une jolie somme provenant de ceux dont il n\u2019avait pas guéri la véritable maladie.Allons donc doucement dans nos expériences avec le Pétunia.L.P.D. 'RE \\ icu- vait | de ces- oué lant vec ire, et sui- j'ai is à co- don- sent y \u2018ico- sent que qué- , ap- on.y de gro- cou- Hl ons ages e de paux qui qui kone puis ment pré- vous ean eau la une \"eau en \u201d LE JOURNAL D'AGRICULTURE SARA NAN A LE 3 MARS 1934 Fournis par la Coopérative Fédérée de Québec \u2014SEMAINE DU 17 FÉVRIER AU 24 FÉVRIER 1934 OEUFS La température très froide de la semaine dernière a encore permis aux prix de monter de plusieurs sous la douzaine.Il est pratiquement impossible de prévoir quelle sera la prochaine réaction de ce marché.La seule influence qui tienne les prix à la hausse est celle de la température ; sitôt qu\u2019il y aura un changement, nous devons nous attendre à voir les prix baisser aussi rapidement qu\u2019ils ont mon- Le.BEURRE Les nrix ont subi une autre avance de 1 cent ¥% a 1 cent 1; la livre au cours de cette derniére semaine, Avec une demande très active, peu d\u2019arrivages de beurre frais et une offre trés limitée de la part des détenteurs de beurre d'herbe, notre marché s\u2019est raffermi sensiblement.Lundi après-midi, le 26 courant, les beurres frais étaient cotés de 29 à 2914 cents et les beurres d\u2019herbe de 29 à 30 cents la livre.VOLAILLES Toutes les classes de volailles ont pu maintenir leurs prix, mais avec plus ou moins de fermeté selon qu\u2019il s'agisse de volaille abattue ou de volaille vivante.La demande pour les sujets abattus est de moins en moins marquée «t nous devons conseiller l\u2019expédition de sujets vivants pour lesquels les acheteurs .montrent de plus en plus d\u2019intérêt.Ainsi que nous l\u2019avons dit précédemment, la Coopérative Fédérée de Québec, afin de faciliter l\u2019expédition de volailles vivantes, tient à la disposition de ses membres et expéditeurs das cages d\u2019expédition qu\u2019elle leur fournit gratuitement sur demande, GRAINES DE JARDIN On trouvera dans cet espace, la semaine prochaine, la liste des prix auxquels seront vendues les collections complètes des graines de jardin que nous offrons au public cette année comme une importante innovation.Tous les coopérateurs sont priés de voir ces prix avant de placer leurs commandes.POMMES DE TERRE Montréal recevait la semaine dernière: 51 chars du Nouveau-Brunswick, 1 de l'Ile du Prince-Edouard et 10 de Québec, soit 62 chars comparés a 124 la semaine précédente.Le marché pour patates Montagnes Vertes No 1 du Bas St-Laurent est ferme de 97%c.& $1.00; les qualités inférieures varient de 90 à v5c.par poche de 80 livres.Une température modérée et des bas prix pour légumes du sud diminueront probablement la consommation durant le mois de mars.On croit que les prix sont aussi élevés que le permet la possibilité d\u2019achat des consommateurs et que la consommation actuelle des patates souffrirait de toute augmentation dans les prix.Arrivages à la Pointe St-Charles, le 26 février, 1934 :\u2014 Bétail.708 Veaux.827 Pores.2,350 Moutons.60 BETAIL VIVANT La demande est forte; les prix sont fermes avec légère hausse dans les cas de bouvillons, génisses et boeufs; les vaches accusent une certaine baisse, Les bouvillons se vendaient de $5.25 à $5.75 et même $6.00 pour les sujets de choix; $4.50 à $5.00 pour les moyens, et $3.50 à $4.00 pour les communs.Les vaches de boucherie allaient de $2.50 à $4.00 selon leur qualité; celles qui étaient destinées à la mise en conserve, de $1.50 à $2.25.Les génisses de choix rapportaient autant que $5.25 et les communes $3.00.Les taureaux allaient de $2.50 à $4,00 pour les meilleurs, VEAUX VIVANTS Il y avait ralentissement dans les activités de ce marché et les acheteurs n\u2019offraient que des prix appréciablement plus bas que ceux offerts la semaine dernière.Les meilleurs sujets allaient de $7.50 à $8.00; les moyens, de $6.00 à $6.50 et les communs de $5.00 à $5.50.Les veaux de champ fléchissaient beaucoup et les prix n\u2019allaient plus que de $2.00, voire méme $1.85, pour les communs, a $2.50.On s\u2019'attend a de nouvelles baisses avec les tout prochains arrivages plus forts.PORCS VIVANTS Ce marché était des plus actifs a bonne heure ce matin; mais cette activité fut de courte durée et nous nous considérons heureux d'avoir du disposer de tous nos pores à $10.00 par '100 livres, car 11 en reste plusieurs centaines qui n\u2019ont pu être vendus à ce prix et pour lesquels les acheteurs n\u2019offrent plus que $9.75 à 2 heures de l\u2019après- midi.On croit que les prix ne remonteront pas au cours de la présente semaine.Les sujets de choix bénéficient d\u2019une prime de $1.00 par tête; la plupait des sujets légers ont pu être vendus au prix des bacons de même que les sujets de boucherie; les lourds devaient subir une coupe d\u2019un demi sou la livre et les très lourds une coupe d\u2019un sou la livre.La demande pour les truies était bonne et les prix allaient de $7.00 à $8.25.AGNEAUX VIVANTS Il n\u2019y avait que quelques têtes en vente et les prix ne changeaient pratiquement pas.Quelques bons agneaux locaux ont pu être vendus à $7.00, mais, dans la généralité des cas, on ne payait que $6.00 pour lots mélangés.Les moutons rapportaient de $2.50 pour les communs à $4.00 pour les meilleurs, Il n\u2019y a pas de doute que la présence de sujets de bonne qualité entraînerait le paiement de prix plus élevés dans le cas des agneaux.VEAUX ABATTUS Il.y a eu fléchissement dans les prix au cours de la semaine passée; la demande est moins forte et les arrivages commencent à être plus considérables.A ce temps de l\u2019an- nee, il est normal que les prix diminuent, et si cette année fait un peu exception à la règle générale, la chose en est due uniquement au fait que nous avons eu un hiver exceptionnellement froid.-\u2014 am a PORCS ABATTUS Il y a\u2019 encore eu amélioration dans les prix au
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