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Titre :
La revue acadienne
Éditeur :
  • Montréal :[Revue acadienne],1917-1918
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Revue nationale ,
  • Petit canadien ,
  • Pays laurentien
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La revue acadienne, 1918-03, Collections de BAnQ.

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[" LA REVUE ACADIENNE Publication Historique et Littéraire PARAISSANT TOUS LES DEUX MOIS 2ème ANNÉE \u201cMARS ET AVRIL 1918 No 2 SOMMAIRE Critique sans malice - - - BENJAMIN SULTE Hymne à l\u2019Astre de l\u2019Acadie, (poésie) MARIE-ANNE LANTEIGNE Exposition agricole, etc.- - 0.- JEAN FERMIER A travers vingt-cinq années d\u2019apostolat R.P.EM.GEORGES Opérations financières de la Société l\u2019Assomption, 1917.Les vocables algonquins, etc.- - Hon.P.POIRIER \u201cPar chez nous\u201d - - - - - E.A.ABONNEMENT ANNUEL - - - $1.00 DIRECTEUR: DR EDMOND-D.AUCOIN, DK LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE MONTRÉAL.REDACTION ET ADMINISTRATION: 19018, RUE SAINT-DENIS, 1918 MONTREAL À cause de l\u2019augmentation considérable du papier et par là des frais d'impression, la Revue acadienne ne paraîtra qu\u2019à .tous les deux mois, pendant la guerre, en livraison de vingt pages.Si toutefois, pendant l\u2019année, les sources de revenu augmentent, nous donnerons vingt pages à chaque mois sans augmentation du prix d'abonnement.Le Un bon moyen de faire grandir notre jeune Revue, serait = d'engager nos amis à se procurer la série complète de l\u2019année À dernière qui forme un joli volume de deux cents pages et qui est en vente aux bureaux du Directeur à un dollar ($1.00).Les nouveaux abonnés désirerons sans doute posséder le ler volume.Ne retardez pas; dans un mois vous ne pourrez peut-être pas | vous le procurer.] Nous formons des vœux pour qu\u2019un plus grand nombre i de nos abonnés nous gratifient de leurs écrits dans le cours de w l\u2019année.3 Parlez-nous de vos ambitions, de vos organisations, enfin { de tout ce qui peut intéresser les lecteurs de la Revue et l\u2019Acadie 8 vous sera reconnaissante.i | VIENT DE PARAÎTRE: FLEURS DE LYS Troisième concours littéraire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1918.Beau volume in-8 de 160 pages, contenant neuf dessins hors-texte.1 - Prix: 60 sous Uexemplaire.4 En vente au Secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste, Monument National, Montréal, dans les grandes librairies, et aux bureaux de la Revue. \u2014\u2014\u2014 a \u2014 es \u2014\u2014 sn Critique sans malice Les opinions de M.Rameau ont surgi dans sa pensée a la suite de l\u2019étude de nos institutions seigneuriales, qu\u2019il avait toujours le soin de comparer avec les origines et les développements de la propriété foncière dans l\u2019ancienne France.Un autre que lui se serait contenté de cette dernière connaissance et il aurait envisagé le système colonial de l\u2019Acadie et du Canada comme une affaire comprise d\u2019avance puisque cela se nommait \u2018\u2018régime en seigneurie\u201d, et il se serait trompé du tout au tout, comme la plupart de ceux qui agissent d\u2019après une idée préconçue.Échappant à cette erreur fondamentale, il a cherché à \u2018savoir\u2019 avant que d\u2019écrire.Par là, il est arrivé à la découverte du fait réel, constant, indéniable: que nous n\u2019avons jamais eu d'organisation féodale, malgré l\u2019expression courante parmi nous: système seigneurial qui porte comme une ressemblance avec \u2018\u201c\u201csystème féodal.Il a très bien vu et il a su expliquer la différence entre ceci et cela.Tout au plus apergoit-on dans notre tenure des terres un vague rapprochement avec ce qui existait dans le royaume depuis Charlemagne jusqu\u2019à 1789, où la propriété immobilière prit la forme actuelle et où les lois À cet égard subirent un changement radical.Cette base essentielle de raisonnement pour comprendre notre colonisation, il l'a parfaitement saisie, comme avait fait, en 1854, le tribunal de légistes canadiens chargé de la modification des lois seigneuriales.Admettons même que M.Rameau, après un bon examen des documents et plaidoiries de cette commission, ait vu clair dans le système et se soit servi de ces lumières pour guider sa marche future, comment en est-il arrivé à écrire en tête de son deuxième ouvrage : Une colonte Féodale en Amérique ?Le titre contredit le livre.Supposons que je publie un article, ou un volume pour démontrer que nous n\u2019avons jamais possédé d\u2019école des Beaux- Arts et que j'intitule ce travail: Kcole des Beaux-Arts en Canada, on me demandera où je veux en venir.M.Rameau a fort exactement compris que notre habitant tenait la terre en toute propriété et que le seigneur n\u2019y pouvait prétendre ce qui est le contraire du régime seigneurial de France.La Revue Acadienne, Vol.2, numéro, II, 1918 Tout découle de ce point de départ.L\u2019habitant de l\u2019Acadie ou du Canada n\u2019offre aucune ressemblance avec le paysan français des temps féodaux, précisément parce que les deux étaient régis par un régime absolument inverse l\u2019un de l\u2019autre.Nos colonies n\u2019étaient donc pas féodales.Le malentendu provient du mot \u2018seigneur\u2019.D'autres que M.Rameau y ont été pris.Ce qu'était un seigneur sous Henri IV, on le sait, mais personne ne s\u2019avise de rechercher le sens que ce terme pouvait avoir en Canada.Cofite que coûte, du moment où il y a seigneur, il faut l\u2019assimiler aux vieilles coutûmes françaises\u2014 alors tout s\u2019embrouille.Notre seigneur devait être qualifié simplement d'agent de colonisation.Il était moins que cela, à tout prendre.Ceci, encore, M.Rameau le fait voir, sans toutefois oublier de sonner la haute note sur le seigneur.Il ne rencontre pas de colonie féodale, toutefois il lui semble qu\u2019elle est dans l\u2019air.Le seigneur hante son imagination.Autre point.I auteur de La France aux Colomes et d'Une Colonie Féodale donne -d\u2019excellents exposés sur la classe d'hommes qui prirent des terre de famille et les firent valoir.C\u2019étaient des cultivateurs-nés.Il le dit, pourtant vous le voyez qui s'accroche à ce rêve de T'alon et de Colbert: faire des cultivateurs avec des soldats \u2018\u2018à ia manière des Romains\u201d.S\u2019il y a quelqu'un inapte à devenir cultivateur ou habitant canadien et acadien, c\u2019est un militaire.S\u2019il y a une différence absolue entre deux choses, c\u2019est bien entre la coloniastion romaine et celle de nos pays.Les Romains subjuguaient une contreé propice et donnaient à leurs soldats des propriétés en plein rapport arrachés aux peuples vaincus, comme On passe à son propre fils une ferme avec le matériel roulant.Allez donc comparer un tel avantage avec la tâche du défricheur pauvre qui aborde la forêt la hache à la main pour se créer un domaine ! Quand on nous montrera des soldats romains, ou même français, faisant en pays sauvage le travail des pionniers du Canada, alors la comparaison prendra couleur, mais il faudra trouver cela pour se justifier de dire que l\u2019on aurait pu défricher nos terres en licençiant des troupes sur le bord du Saint-Laurent.Malgré l\u2019extrême différence qui place M.Rameau en dehors et au dessus des écrivains français parlant des débuts de notre histoire, il reste chez lui, ça et là, des touches de l\u2019éducation de \u2014 93 \u2014 son pays et, par conséquent, des manières de voir qui lui échappent en contracdiction avec ce qu\u2019il dit quelque part ailleurs.Ceux qui traitent des contrées lointaines sont généralement dans le même $ cas.Nous en avons des examples nombreux.Aussi, par example, : | n\u2019a-t-on pas dit et répété que le Canada du temps des Français É vivait du trafic des peaux de castor?Je dis qu\u2019il en mourrait\u2014 É | L'écrivain français a vu la situation en ce qui regardait le com- | merce des Français et pas du tout en ce qui concernait les Cana- diens.La colonie était une exploitation au bénéfice du royaume.La vision française diffère de la nôtre.Benjamin SULTE., | Hymne à l\u2019Astre de l\u2019Acadie Des Acadiens, douce Patronne, Accueille les chants et les vœux, Exauce-les, Vierge si bonne, Et souris-leur du haut des cieux.E Astre de l\u2019Acadie, Radieuse étoile du soir ! Notre cœur t\u2019en supplie, Au pays, viens rendre l\u2019espoir ! a Notre nacelle, tendre Marie, Semble vouée aux grés des flots, s Nous t'implorons, Mère chérie, ; Viens au secours des matelots ! Pour le pays, l\u2019heure est critique, Astre béni, guide nos pas, Les Acadiens, dans ce cantique, Te jurent amour jusqu\u2019au trépas.Avec ses croix, et sa misère, Agrée le don de notre cœur, Attire le loin de la terre, Et donne-lui le vrai bonheur.ks: Marie-Anne LANTEIGNE.A ARR TUN NS SON \u2014 24 \u2014 Exposition Agricole et Industrielle TENUE AU PETIT RUISSEAU, N.E., EN 1917 Partout sur les murs de la salle ,se voyaient de grandes pancartes, de grandes affiches envoyées par le controleur des vivres au Canada pour recommander à tous une production intense et une sérieuse économie de tous les produits.Le grand cri actuel qui retentit d\u2019un bout du monde à l\u2019autre, c'est: Production et économie.La crise présente des vivres a été agravée par la guerre mais ne date pas de la guerre\u2014Le mouvement industriel moderne depuis plusieurs années dépeuplait les campagnes au profit des villes.Le dégout de la terre et des travaux agricoles se répandait partout comme une épidémie et une plaie funeste, aussi les gens prévoyants poussaient-ils le cri d'alarme et prê- chaient-ils le retour à la terre.Le clergé toujours clairvoyant, toujours dévoué aux intérêts tant matériels que spirituels des populations dont il a la charge était à la tête et avait travaillé et même réussi à établir des crêmeries, mais le grand obstacle était cette conviction erronée et répandue d\u2019une manière générale: qu\u2019ici au moins, à la Baie Ste-Marie il n\u2019y avait aucun avenir agricole, il n\u2019y avait aucune possibilité de faire sa vie et d'élever sa famille en ne dépendant que de la ferme.« La terre n'est pas bonne » c\u2019était la réponse qu\u2019on obtenait invariablement quand on voulait pousser à la culture et à l'élevage.Presque en même temps que cette campagne pour le retour à la terre et l'établissement des crêmeries, s\u2019'inaugurait une exposition annuelle, au centre du district, à Petit-Ruisseau.Une exposition agricole, ici à première vue, pour les gens prévenus, était une absurdité\u2014aujourd\u2019hui toutes les préventions tombent devant les faits.Et ceux qui se sont dévoués, qui se sont dépensés tant à l\u2019établissement des crêmeries que de l'exposition et qui pouvaient être tentés de croire prêcher dans le désert et perdre leur temps, sont récompensés par les magnifiques résultats qu'ils ont la joie de constater.Il y avait donc exposition industrielle et agricole \u2014L'industrie, l\u2019habilité des Acadiens, tant hommes que femmes, sont universellement connus.Le bois se plie à tous les caprices, à toutes les fantaisies, à toutes les sculptures et des découpures sous == amen am a \u2014 25 \u2014 .la main des hommes; la laine, le fil et jusqu\u2019aux vieux chiffons de rebut sous la main délicate des femmes et des jeunes filles\u2014 La pâtisserie, la confiserie, l\u2019art culinaire en général n\u2019ont pas de secret pour nos Acadiennes.L'exposition de cette année l\u2019a bien montré\u2014Les enfants des écoles eux-mêmes s\u2019affirment par de belles pages d\u2019écriture, par de jolis dessins qui indiquent de belles dispositions et de futurs artistes, mais n\u2019insistons pas.Ce qui nous intéresse par dessus tout, c\u2019est le progrès agricole.Oh, ici, quel sujet d\u2019admiration ! Ce pays qu'on disait impropre à la culture, dont la terre, disait-on, n\u2019était pas bonne, produit des fruits, des légumes bien supérieurs, nous disent les juges et les experts, à tout ce qu\u2019on voit dans les autres expositions de la province\u2014mais regardez donc ces choux, non pas gros comme une maison comme celui du Gascon dela Fable du bon La Fontaine, mais pourtant bien arrondis et d\u2019une dimension respectable; regardez donc ces citrouilles au ventre rebondi que le dormeur de la fable remercierait la Providence de n\u2019avoir pas suspendues aux branches d\u2019un chêne de peur qu\u2019elles ne lui tombent sur le nez et ne le défigurent; regardez ces salades, ces oignons, ces betteraves, ces navets, ce blé-d\u2019inde, ces pommes de terre, cette avoine, cette orge, ce blé; voyez donc cette farine d\u2019une blancheur éclatante faite avec du blé du pays par un moulin du pays, et puis, détracteurs du pays, ne parlez plus de la mauvaise qualité de la terre et de l\u2019impossibilité de faire une vie sur la ferme.Mais sortons de la salle d\u2019exposition, allons sur le terrain avoisinant, quel beau spectacle ! Il y a même là une musique qui ne plairait pas assurément aux oreilles délicates, mais qui sonne agréablement aux oreilles de tous ceux qui s\u2019intéressent à la ferme.C\u2019est ici qu\u2019on constate le mieux le progrès réalisé au pays, depuis quelques années.Si l\u2019avenir n\u2019est pas dans la culture elle-même, il est d\u2019une manière indubitable dans l\u2019élevage.Et enfin les habitants de Clare en semblent convaincus.Ce pays a toujours été renommé pour ses beaux bœufs, mais les bœufs faisaient laisser les vaches de coté.Pas d\u2019intérêt, pas de soins pour elles.Pas d\u2019efforts pour augmenter les troupeaux et améliorer les races.\u2019Tout cela aujourd\u2019hui est chose du passé; cette année il y avait augmentation d\u2019au moins soixante dix à soixante-quinze pour cent dans la quantité et une augmentation semblable dans la qualité.Un des signes les plus consolants pour l\u2019avenir était \u2014 26 \u2014 de voir les petits enfants venir eux-mêmes présenter leurs jeunes vaches aux juges avec un légitime orgueil.Il ne faut pas oublier de mentionner une leçon pratique donnée aux fermiers.Sur une immense table qui prenait toute la longueur de la salle, il y avait tout un laboratoire d\u2019entomologie \u2014Sous verre chacun des différents insectes qui ravagent les arbres et les fruits; au-dessous une pancarte indiquant le nom de l'insecte; au pied de la vitrine une branche d\u2019arbre et un plat de fruits attaqués par ces insectes.En face de ces branches rongées de ces fruits gangrénés, cancéreux qui n\u2019avaient pas subi l'arrosage scientifique, un plat de beaux fruits sains et vermeils, produits d\u2019arbres saignés et arrosés.Et un homme du métier pour expliquer tout cela aux intéressés.Il en était de même pour les pommes de terre.Un plant arrosé à coté d\u2019un autre qui ne l\u2019avait pas été.Un boisseau de patates à coté d\u2019un autre pris dans le même terrain et dont l\u2019un a été arrosé à la bouillie bordelaise et l\u2019autre ne l'a pas été, avec des chiffres indiquant la différence par cent livres; cette exposition valait mieux que tous les discours qu'auraient pu faire les hommes les plus éloquents.Il n\u2019y a rien de tel que les faits.Mais le croirait-on ?on n\u2019a pas seulement réussi jusqu'ici à intéresser les gens à l\u2019agriculture, à déraciner, à faire tomber les préjugés universellement répandus contre la terre du pays, contre l\u2019avenir agricole du pays, on n\u2019a pas seulement réussi à faire augmenter et améliorer les troupeaux, on a réussi à former même des experts et des juges pour les expositions.Le gouvernement, cette année, avait choisi notre intelligent gérant de la crêmerie de Clare comme juge de l\u2019industrie laitière aux expositions de Digby et de Petit Ruisseau, et cet expert a constaté avec satisfaction que le beurre présenté était de première qualité et atteignait une moyenne de quatre-vingt-onze pour cent.Donc plus de ces affirmations fausses qui ont été jusqu'ici la ruine du pays: que ce pays n\u2019a pas d'avenir agricole.Donc retour à la terre.Le laboureur aussi est soldat, participe à la défense ,à l\u2019honneur, à la prospérité de son pays.Donc à l'œuvre dès maintenant: Production et économie ! à l\u2019œuvre pour l\u2019année prochaine, à qui aura les plus beaux animaux et les plus beaux produits de la ferme.Jean FERMIER. \u2014 97 \u2014 À travers vingt-cinq années d\u2019apostolat LES EUDISTES AU CANADA 1890\u20141916 CHAPITRE PREMIER Les Eudistes et les œuvres de formation sacerdotale.Ste-Anne de Church Point.(suite) Cette nouvelle année qui s\u2019ouvrait sous d\u2019aussi heureux auspices, réservait pourtant au P.Blanche et à tous ses confrères une épreuve des plus pénibles: I, P.Cochet l\u2019annonce en ces termes, dans une lettre du 17 décembre à l\u2019un de ses anciens bienfaiteurs: \u201c Ce Nous aussi nous avons été visités par la justice divine.Dans la nuit du samedi au dimanche de la Dédicace (27 novembre), le feu a pris au presbytère, dans la chambre du R.P.Supérieur, qui était aux malades.Les régistres de la paroisse, notre bibliothèque, la caisse, tout a été consumé.Je n\u2019ai plus que quelques cahiers.Tous mes vêtements, ma montre, mon bréviaire, mes sermons, mes retraites, j'ai tout perdu.Ça été, pour moi, une rude épreuve et dont j'ai peine à me remettre.Je tâche maintenant d\u2019en tirer mon profit spirituel, mais c\u2019est dur.\u201cRien de bon ne se fait sans traverses ni sans croix: Je le comprends encore mieux depuis que je suis ici.Assurément je ne suis pas malheureux, je remercie méme le bon Dieu de m\u2019avoir envoyé en Amérique, car j'espère qu\u2019il m\u2019en récompensera.Nous semons ans les larmes, d\u2019autres viendront après nous qui moissonneront dans la joie\u201d.Cette admirable lettre dit tout: la portée du désastre, l\u2019accueil plein de résignation qui lui fut fait, les surnaturelles espérances qu'il fit concevoir.Celles ci ne furent pas frustrées, et l\u2019œuvre si durement éprouvée, reprit sa marche en avant avec un tel entrain que l\u2019année suivante, (1894), à la soirée du 21 décembre une plume jeune et enthousiaste pouvait en tracer ce riant tableau plein de fraicheur et de coloris: Be se ré EE QE ARNON \u2014 28 \u2014 \u201c LL.Alors (à l\u2019arrivée des Pères) depuis l\u2019Église jusqu\u2019au rivage, l\u2019œil avait beau chercher, il n'apercevait partout qu\u2019un spectacle assez désolant: peu d\u2019herbe et beaucoup de pierres.Seul, un bois de sapins et de mélèze rompait la monotonie du sol aride.En six ans, tout a été transformé.Les habitants de la contrée ont vu s\u2019élever, comme par enchantement, ce beau Collège qui abrite aujourd\u2019hui plus de 75 élèves; ce gracieux presbytère, dans lequel on ne sait ce qu\u2019il faut le plus admirer, de sa structure si élégante, ou de sa disposition si commode.Et quand reviendront le doux soleil et les beaux jours, nos regards se reposeront avec bonheur sur ces vertes pelouses, égayées de corbeilles de fleurs qui s\u2019étalent devant le Collège et tout autour du presbytère.Ce n\u2019est pas tout.Derrière le Collège s'étend maintenant jusqu\u2019à la mer une belle et vaste prairie qui rappelle celles qu\u2019à chantées, en des vers si gracieux, le poète d\u2019Évangéline.Pour donner au paysage son dernier charme n'avons nous pas un grand bois de pins, d\u2019épicéas et de mélèzes, tapissé de genévriers et de rosiers sauvages et traversé par un ruisseau qui coulera bientôt jusqu\u2019à la mer.Mais tous les yeux n'ont pas vu encore les merveilles qui s\u2019y préparent dans l\u2019ombre.Bientôt il nous offrira de doux et frais ombrages, durant les chaleurs de \u201cl\u2019été, et pendant l\u2019hiver, des promenades à l'abri de ces brises glaciales qui nous viennent du Nord.Une grande allée, des sentiers de chèvres, des sièges rustiques, des ronds-points superbes, de belles vues sur la Baie Ste-Marie, et, dans un avenir qui n\u2019est pas très éloigné peut-être, un étang aux eaux limpides, où l'ombre des bois et la lumière du soleil se réflèteront, dans les beaux jours, où nos successeurs patineront dans la saison des glaces; voilà des merveilles qui ne sont pas un rève, mais une espérance qui a déjà commencé à se réaliser.\u201d La poésie elle-même s\u2019en mêla et elle inspira à l\u2019un de ses familiers cette gracieuse composition sur les armes du Collège : \u201cDuc in altum\u201d : Le ciel est loin : Avec courage Fuis le rivage Heureux marin ! \u2014 #9) \u2014 Veilleur, que vois-tu dans la nuit ?E \u2014Le ciel est pur, l\u2019onde immobile, FE: Et j'entends une voix qui dit E Doucement, sur le flot tranquille : 3 \u2014Que dit la voix sur les flots bleus ?\u2014Elle dit: \u2018Je suis l'espérance, \u201cVoguez, Ô passagers heureux \u201cVoguez, sur l\u2019océan immense.Bg \u2018\u201cT'endez toutes vos voiles, \u201cAux souffles des zéphirs; \u201cEt les vagues et les étoiles \u201cServiront aussi vos désirs.\u201d \u2014\u201c\u2019Mais Espérance au front d\u2019azur, \u201cLà-bas peut s\u2019élever l\u2019orage, \u201cLe Ciel peut cesser d\u2019être pur, \u2018Et nous pouvons faire naufrage ! \u2014\u201c\u201cNon, dit-elle, arborez la croix, \u201cLa croix de triomphe et de gloire; \u201cPuis au large !.Écoutez ma voix: \u201cLa croix conduit a la victoire.\u201cSouvenez-vous, que dans le ciel, \u201cVous avez envoyé naguère \u201cUn ange implorer l\u2019Éternel \u201cEt lui porter votre priére.\u201cOh contre vous, que peut le vent, \u201cQuand Sainte-Anne à votre nacelle \u2018\u201c\u2018Prétant son bras doux et puissant \u201cVous mène à la rive éternelle ?\u201d \u2014\u201c\u201cSainte-Anne éloigne les dangers, \u201cVoguons sous sa garde bénie.\u201cC\u2019est I\u2019Espérance ! 6 passagers, \u201cVoguons pour Dieu, pour la patrie.\u201d Il semble bien désormais que l'hiver et ses frimas eussent disparu pour toujours: on pouvait se laisser bercer par l'espérance et, en effet, de beaux jours, allaient luire pour l\u2019humble collège.Au mois d'octobre 1898, Ste-Anne était grandement honorée par l\u2019aimable et bienveillante visite qui daigna lui faire Sa Grandeur Mgr Bégin, archevêque de Québec.PE NE EEE ESSOR \u2014 30 \u2014 Moins de trois mois plus tard, Mgr Murphy, vicaire général du diocèse de Halifax, et délégué de Sa Grandeur Mgr l'archevêque retenu, par la maladie, loin de la Baie Ste-Marie, en bénissait solennellement la nouvelle chapelle.\u2018\u201c\u2018A la tribune, écrit l\u2019un des témoins de ces fêtes, un orgue superbe, dons des anciens élèves de l\u2019école St-Jean de Versailles à leurs frères de Ste-Anne, exhalait des flots d'harmonie et dirigeait les voix d\u2019enfants qui chantaient des cantiques d\u2019espérance.Aussi le soir, après une charmante séance dramatique et musicale, le R.P.Supérieur répondant aux vœux traditionnels de bonne et heureuse année et nous ouvrant son cœur tout débordant de gratitude envers Dieu, croyait-il pouvoir saluer devant tous, l\u2019aurore de joie et de bonheur qu'il entrevoyait aux heures sombres de l'épreuve.\u201d Mais Dieu, lui, en avait décidé autrement: dans l\u2019affreuse et terrible nuit du 15 au 16 janvier 1899, après la rentrèe des élèves, à la suite des vacances de Noël, le cri sinistre, \u2018au feu,\u201d retentissait, pour la seconde fois à Ste-Anne.Laissons ici la plume à celui que ce second et, en apparence irréparable malheur frappait plus que tous les autres: le R.P.Blanche a raconté lui-même, à son Supérieur Général, la catastrophe qui semblait bien devoir anéantir pour toujours l\u2019œuvre de huit ans de souffrance et d\u2019énergiques efforts.\u201c16 janvier 1899.Mon Tres Honoré Père, Un immense malheur vient encore de nous frapper: notre cher collège n\u2019existe plus, il vient d\u2019être, la nuit dernière, la proie des flammes.Mon Dieu ! qu\u2019allons nous devenir?Qu\u2019allons nous faire ?Lorsque le presbytère fut brulé, nous pûmes, dès le lendemain, continuer notre œuvre; mais aujourd\u2019hui, tout est détruit, tout est à recommencer dans des conditions plus difficiles qu\u2019au début.Dimanche nous prenions définitivement possession du nouveau bâtiment; je chantais la grand\u2019messe, et aux vêpres, admirant les belles cérémonies que nous pouvions faire dans notre nouvelle chapelle, entendant le chant des enfants qui chantaient de tout leur cœur, je remerciais le bon Dieu d\u2019avoir vu achever cette œuvre.Quelaues heures, après il ne restait que des cendres de ce qui nous avait couté tant de travaux, de dépenses et de soucis.Mgrs, = Ce A \u2014 31 \u2014 Dimanche soir, le veilleur quittait à neuf heures et demie le collège laissant toutes les fournaises en parfait état; à onze heures et demie un homme venant de la \u2018Light\u2019 passait devant le collège et ne remarquait rien.Vers une heure du matin, le P.Lebastard qui habitait au premier étage, dans le nouveau bâtiment, entendit dans son sommeil un certain crépitement; il se leva, et, en ouvrant sa porte, sentit une très forte odeur de fumée.Il alla promptement avertir les deux Pères qui faisaient le dortoir de faire lever les enfants sans rien leur dire.Le P.Conan donna le signal, fait la prière et leur dit de se dépécher a s\u2019habiller; ils le firent sans rendre se compte de cet ordre et furent dans quelques instant prêts à descendre.Le Père Mérel eut plus de difficultés avec ses petits; son dortoir, au dessus du foyer de l'incendie commençait à se remplir de fumée, et un enfant cria: \u201cLe feu!\u201d [Immédiatement ce fut un sauve qui peut général; nous aidâmes les enfants à se diriger au milieu d\u2019une fumée suffocante; nous arrivâmes à les sauver tous.Pendant ce temps, les flammes avançaient rapidement; nous ne pouvions réunir les tuyaux d\u2019eau, les seaux manquaient, bientôt le feu se développa avec une telle énergie, qu\u2019il fallut renoncer à tout espoir de sauver le Collège.Le vent venait de l\u2019Ouest, la fumée et les étincelles se portaient directement sur le presbytère.Voyant là un nouveau danger, on cherche à sauver le mobilier; on s\u2019y porte en foule; chacun fait son bagage, démégena sa chambre, mais dans quel état ! En quelques minutes tout le mobilier, tous les livres de la bibliothèque sont pêle-mêle jetés dans le chemin.Le vent heureusement changé, remonta vers le Nord, et les étincelles du foyer de l\u2019incendie passérent alors entre les granges et les Sœurs de Charité.Cette crainte de propagation de l'incendie était écartée, mais le feu avait fait son œuvre.A trois heures, la destruction du Collège était complète.Mon pauvre Père ! quelle épreuve ! Quelle en est la cause et que faire ?.Nous songeons à continuer dans le presbytère les classes latines pour nos juvénistes et ceux qui voudront les suivre, à achever pour nos élèves les plus avancés qui demeureraient externes, la préparation aux grades D et E.Nous nous abandonnons à la Providence, qu\u2019elle daigne veiller sur nous.Gustave Blanche, Prêtre Eudiste-Supérieur. te prrcdéoi bio HHI AS RAEN RR ERNE ARNE \u2014 39 \u2014 Il n\u2019y avait plus qu\u2019à revivre les heures pénibles des débuts, qu\u2019en croyait alors bien disparues pour teujours: tout Était à recommencer.Le Père Blanche avec cet indomptable courage et cet irrésistible esprit de foi qui le caractérisaient, se remit à l'œuvre comme la première fois; il y fut, du reste, grandement aidé par la générosité de la population que ce malheur, qui ruinait à la fois nos espérances et les siennes, avait atteinte aussi profondément que nous-mêmes.M.IL.A.Melanson et M.John Stuart recueillirent a leur table les Pères restés sans abri, et des femmes, dont le nom est inscrit au livre d\u2019or des bienfaiteurs du Collège, parcoururent le pays, suscitant partout un admirable élan de charité et de dévouement.Parmi tous ces bienfaiteurs, il en est un: le R.P.Gay, qui mérite d'occuper une place à part, dans notre souvenir reconnaissant.J\u2019écrivais de lui au commencement de ce chapitre que nous le retrouverions au jour de l\u2019épreuve, fidèle jusqu\u2019au bout, à l\u2019œuvre dont il était le père: le moment est venu de retracer une scène réconfortañte de beauté et de grandeur d\u2019âme dont le récit nous a été conservé par celui là même qui en fut le témoin.\u201cJ\u2019arrivais, un soir des premiers jours de novembre 1899, écrit le R.P.Dagnand, au presbytère de Tuskett, dans le comté de Yarmouth.Un brouillard humide et épais s'élevait de la rivière voisine et couvrait le pays.On m'avait vanté ,au départ, les sites merveilleux de la région; tout avait pour moi un aspect désolé et pesait lourdement sur mon âme.Le Père venait de sortir lorsque je me présentai, et je dus attendre son retour auprès du feu qui donna insensiblement à mes pensées, une teinte moins mélancolique et moins sombre.J'étais à demi réconcilié avec le monde lorsque le Père rentra.\u201cSoyez le bienvenu, me dit-il, et pardonnez-moi de n\u2019avoir pas répondu à votre invitation du mois d'août; je vis en solitaire et en reclus et je ne vois personne.\u201d J'avais devant moi le P.Gay et me rappelait tout ce que le Collège Ste-Anne devait à son désintéressement.J\u2019essayai de lui dire notre reconnaissance.Le Père m\u2019interrompit vivement: \u201cAllons souper; je regrette d\u2019avoir si peu de chose à vous offrir.\u201d Le repas fini, et pour le Père, il durait à peine dix minutes, nous revinmes auprès du feu parler de Ste-Anne, des Pères, des élèves; on eut dit que le cœur du Père Gay n\u2019eut jamais quitté Ste-Marie.\u2018\u2018Et vos ressources ?\u2019 J'avouai sans détour que les dépenses de construction les avaient depuis longtemps épuisées, et que l'avenir me causait de cruelles inquiétudes.Le Père m\u2019écoutait, mettait quelques morceaux de charbon dans le poêle et tirait une bouffée de la vieille pipe de terre qu\u2019il caressait entre ses doigts.Et il me dit sa confiance dans l'avenir d\u2019une œuvre que Dieu éprouvait si fortement.Je vis-son front se plisser sous l\u2019effort de la pensée qui traversa son esprit, et de son ton de voix à peine perceptible, le P.Gay me dit avec la lenteur habituelle de sa parole: \u201c\u2018J\u2019ai à la banque un peu d\u2019argent très légitimement acquis que je réservais pour mes vieux jours.Prenez-le, vous me servirez jusqu\u2019à ma mort de modestes intérêts qui serviront à mon entretien.Du reste le Collège Ste-Anne sera mon seul héritier.* \u201d La reconstruction du Collège commença dès le printemps, et, à la fin de juillet, les toits étaient terminés.Le 12 septembre suivant, le Collège rouvrait ses portes; le Père Blanche n\u2019avait pas la joie d\u2019assister à la résurrection de l\u2019œuvre qu\u2019il avait véritablement enfantée dans les larmes: l\u2019obéissance l\u2019avait, en effet, rappelé en France, une fois son terme de supériorité expiré.Il eut un digne continuateur de son zèle entreprenant dans la personne du R.P.Dagnaud, son successeur.C\u2019est à celui ci qu\u2019incombait la tâche délicate de restaurer Ste-Anne et d\u2019en maintenir les traditions.Il le fit pendant les neuf années \u2018\u2018de haute édification spirituelle et matérielle\u2019, qu\u2019il y passa.Sous son habile direction, le Collège connut bientôt des jours meilleurs: le nombre des élèves s\u2019accrut considérablement ; il en vint de tous les coins de l\u2019Acadie, des parties françaises des États-Unis; la réputation sans cesse grandissante de notre jeune institution se répandit même jusqu'aux îles lointaines de Cuba et des Antilles, qui, pendant plusieurs années nous envoyèrent tout un contingent de leurs insulaires, dont, il faut bien l\u2019avouer, on n\u2019eut pas précisément toujours\u2019 à se louer.Les désastres qui avaient marqué les années de supériorité du Père Blanche avaient, on le devine, singulièrement obéré les ou.Bache BE St merc Jt 101, Ale Son iles etre des rs .À côté du nom du P.Gay, nous plagons avec reconnaissance, le nom du R.P.Ory, Eudiste, qui a consacré à l\u2019œuvre de la Pointe de l\u2019Eglise, la large fortune qu\u2019il possédait.Nous citerons, enfin, parmis d\u2019autres noms celui du R.P.Gaudet, prêtre acadien, mort, curé de l\u2019Epiphanie, P.Q.(note du R.P.Dagnaud). \u2014 34 \u2014 .finances de la maison: ce fut le mérite du R.P.Dagnand d\u2019en combler le déficit.Il y réussit grâce à de véritables tours de force ; sa vigoureuse administration s\u2019étendit même aux plus infimes détails s\u2019il faut en croire certains bons mots demeurés légendaires.La constructon de l\u2019Eglise Ste-Marie à laquelle il se donna entièrement, dans la seconde partie de son supériorat, le remit plus que jamais en contact.avec les chiffres.A partir de ce moment 1a, le College passa nécessairement au second plan, dans ses préoccupations.En 1908, la Providence qui fait toujours bien les choses, lui ménagea un successeur, qui serait, lui, entièrement sinon exclusivement, l\u2019homme du Collège: le R.P.Chiasson.Nul plus que celui-ci n\u2019était à même de comprendre cette oeuvre, à la- quelleil a consacré les plus belles et les plus fécondes années de sa vie sacerdotale.Sa prudente administration allait en fixer complètement les traditions.Conserver et développer dans ce qu\u2019il avait de bon, ce qui avait été fait précedemment, tel semble être le programme que s\u2019imposa le nouveau supérieur, à son entrée en charge; il ne s\u2019en écarta jamais, durant tout le temps qu\u2019il passera à la tête du Collège.Son premier acte, fut de doter Ste-Anne d\u2019un immense patinoir couvert, qui répondait aux voeux des élèves et aux exigences de la discipline dans un pays, comme la Baie Ste-Marie, où l'hiver suspend, pour de longs mois, tout exercice physique, sur\u2019 les cours de récréations.Les programmes d\u2019études furent heureusement remaniés ; les anciennes organisations reçurent une impulsion nouvelle d\u2019autres surgirent bientôt pour faire face à de nouveaux besoins : c\u2019est ainsi que, à côté des différentes congrégations de la maison, des Académies Littérares de St-T'homas et de St-Patrice ,où les jeunes gens de langue française, aussi bien que de langue anglaise, pouvait s\u2019initier à l\u2019art de bien dire; on vit surgir successivement un Corps de Cadets, et le premier groupement acadien d\u2019A.C.J.C.: celui-ci pour préparer à la race française des lutteurs ardents et convaincus ; celui-là pour familiariser notre jeunesse avec le maniement des armes, et la tremper, au contact de la discipline milita ire.R.P.Em.GEORGES, c.j.m.(A continuer.) a \u2014 35 \u2014 Opérations financières de la Société l'Assomption Durant 1917 Caisse au décès RECETTES Balance au 31 décembre 1916 $ 46.683.78 Cotisations 15.904.91 Intérêts 2.183.68 _ $ 64.772.37 DÉBOURSÉS Payés aux bénéficiaires 5.600.00 Balance au 31 décembre 1917 5.9172.37 Caisse des malades RECETTES Cotisations 16.510.84 Souscriptions, etc.4.500.00 j 20.010.84 DÉBOURSES Bénéfices payés 14.443.13 Intéréts 219.05 Déficit remboursé 5.103.32 s 19.765.50 Balance au 31 cCécembre 1917 1.245.34 Caisse écolière, hommes RECETTES Balance au 31 décembre 1916 210.98 Cotisations 2.511.31 Intérêts 1.67 j j 2.723.96 DEBOURSES Payé au Collége Saint-Joseph $ 1.506.00 Payé au Collége Sainte-Anne 603.00 Pensions, protégés de la Caisse Agricole 490.07 2.599.07 Balance au 31 décembre, 1917 124.89 COARMUS SH IR SNR CORSE ENRENA DG Bionic ANNO AN CN IN HRS nat RS Di pa ce Nu IC Sat ANAC Nw \u2014- 36 \u2014 Caisse Ecolière, Femmes RECETTES .Balance au 31 décembre, 1916 Cotisations DEBOURSES 83.28 532.00 $615.28 Académie N.D.du Sacré-Coeur, St-Joseph, N.B.112.00 Couvent Immaculée Conception, Bouctouche, N.B.160.40 Congrégation des Filles de Jésus, Chéticamp, N.E.95.00 Congrégation de Notre Dame, St-Louis, N.B.100.00 Balance, 31 décembre 1917 467.40 147.88 Caisse d\u2019Administration Générale RECETTES Cotisations Revisions des Examens Papeterie et Livres Insignes et Sceaux Cautionnements des percepteurs Souscriptions, etc.DEBOURSES Salaires :\u2014 Secrétaire-Trésorier Aviseur-Légal Vérificateur Organisateurs Employés du Bureau Dépenses de voyage :\u2014 Officiers Généraux pour réunions etc, Organisateurs Revisions des Examens Loyer du Bureau Eclairage du Bureau Timbres de poste Téléphones et Télégrammes Cautionnement Assurance sur meuble Taxe de la ville $8.304.18 469.10 216.07 181.55 137.25 4.055.80 $1.210.00 300.00 100.00 2.657.50 732.00 335.94 1.973.83 462.50 250.00 15.35 245.00 57.15 119.20 6.50 47.50 $13.363.95 vs Latest 0e se \u2014 37 \u2014 Permis d\u2019affaires, Massachusetts et Québec Actuaire, Évaluation des Certificats Impressions pour Bureau Livres pour succursales Insignes et Sceaux Papeterie, encre, etc.Fournitures, etc.Rubans, etc, pour clavigraphes Dépenses Diverses Intérêts Déficits remboursés Balance au 31 décembre 1917, 30.00 50.00 256.57 240.84 110.43 .24.05 10.33 6.15 08.59 152.80 2.851.13 12.303.387 1.060.58 BALANCE AU CREDIT DE LA SOCIETE au 31 décembre 1917 Caisse aux déces Caisse des malades Caisse Fcolière, Hommes Caisse Ecolière, Femmes Caisse d\u2019Administration Générale Grand Total PLACEMENT DES FONDS au 31 décembre 1917 Prét,\u2014Paroisse L\u2019Assomption, Moncton, N.B.Prét,\u2014Paroisse Saint-Timothée, Adamsville, N.B.Prét,\u2014Paroisse de Grand Shemogue, N.B.Dépot,\u2014Trésorier de la Province de Québec La Banque Provinciale du Canada Argent en Caisse Total À DEDUIRE :\u2014 Chèques émis par la Société mais non encore présenté à la Banque pour paiement le 31 décembre 1917 Balance Certifié correct, (Signé) B.-A.Bourgeois, Vérificateur.$59.172.37 1.245.34 124.89 147.88 1.060.58 $61.751.06 $17.000.00 3.000.00 1.000.00 5.000.00 34.822.50 1.284.92 $62.107.42 356.36 $61.751.06 (Signé) Alexandre-J.Doucet, Comptable. NOR SD dc OS EE \u2014 38 \u2014 Les vocables Algonquins et caribes qui sont entrés dans la langue, etc.suite et fin Des preuves ?Elles abondent.J\u2019en ai déjà fourni une.M.Berloin va nous en trouver d\u2019autres.\u201cLa femme est tirée de l\u2019homme, nous dit-il, ce qui signifie iskwe ; c\u2019est encore l\u2019hébreu zschia.L\u2019iskwe ou 1kkwe algique se prolonge dans le grec gunê, le latin uxor, l'anglais queen.\u201d En Algonquin, continue le même auteur, femme se dit iskew.Or wew, weye, wife, Êve, c\u2019est le même mot ; simple différence de graphie.Il y a aussi l\u2019allemand we:b.J'omets à dessein vrawe féminin de varo, qui signifie homme.\u2018 En voilà plus qu\u2019il n\u2019en faut pour démontrer, malgré Henri IV, que rien n\u2019a moins varié sur terre que le mot Femme, que l\u2019on peut suivre à la piste, depuis l\u2019Éden jusque sous la cabane de nos Micmacs.Trip1 ; Tente, parmi les Sauvages de l\u2019ouest canadien.Les Anglais emploient ce mot fréquemment.TOMAHAWK : Casse-tête, massue dont les Iroquois se servaient à la guerre.Châteaubriand emploie ce mot dans Atala.TOMATE : | Le lycoperoïcum esculentum des botanistes.Fruit d\u2019un beau ; rouge, servi, soit \u2018nature\u2019 soit en sauce sur nos tables.Tire son nom du mexicain tomail.; TOPINAMBOUR : L\u2019helianthus tuberosus.\u2019Tubercule comestible, dont les feuilles sont employées comme fourrage.Distillé, on en fait un alcohol.Tire son nom d\u2019un peuple sud-américain appelé topinambour par les premiers découvreurs.Le topinambour des Antilles, zin- gibéracée féculifère, diffère de celui du sud de l'Amérique.TORNADO ou TOURNADE : \u2014 39 \u2014 Cyclone des Antilles.(Voir ouragan).Les Anglais ont pris le mot chez les indigènes; et nous le prenons des Anglais.TOULADIS, ou touradis : Mot abénaquis qui signifie une truite grise de grande dimension.On l\u2019appelle togue dans l\u2019État du Maine, et kokomeche parmi les Montagnais.On trouve dans la province de Québec un lac et une rivière qui portent le nom de Touladis.W APITI : De Puyjalon le définit \u2018grand cerf canadien.\u201d C\u2019est proprement le cervus canadensis.Il se rencontre dans les terrains de chasse du grand nord- ouest canadien, principalement sur le coté oriental des Montagnes Rocheuses ; mais il s\u2019en va s\u2019éteignant.WasH ou OUASH : Taniére, dans la province de Québec.WAMPUM : Chapelet fait avec des coquillages et qui, ches lez indigenes, servait d\u2019objet d\u2019échange et de monnaie.On en faisait aussi des ceintures et des ornements.Ce mot inconnu en Acadie, est entré dans la langue anglaise.Plusieurs romanciers français s\u2019en sont servi.WIGWAM : Mot passé dans la langue française et qui signifie hutte indienne, une hutte conique.Les Acadiens n emploient pas ce mot: ils disent plutôt une cabane sauvage.Sauvage ici, est un génitif: cabane de Sauvage, comme dans hôtel-Dieu, etc.P.POIRIER.RRR \u201cPar chez nous\u2019 Un Acadien d'Ottawa, Monsieur Hyacinthe Arsenault, vient d\u2019inaugurer un bureau de traduction appelé: \u201cLe Bureau de traduction International\u201d.Cette oeuvre est la seule du genre au Canada et est appelée à rendre de grands services à la langue française en Amérique.Il nous fait plaisir d\u2019apprendre que ce Bureau a obtenu le travail de la traduction du bill de Montréal.Les personnes qui auraient des travaux français à faire traduire en anglais ou vice versa, peuvent s\u2019adresser à Monsieur Arsenault et à ses associés comme à des maîtres en la matière.Nos meilleurs voeux de succès à la nouvelle organisation.\u2014\u2014GO\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Monsieur Pierre LeBlanc, un Acadien du comté de Bonaventure, P.Q., et ingénieur scaphandrier, vient de découvrir un procédé scientifique pour empêcher les sous-marins de couler les bateaux.D\u2019après cette découverte, 75 pour cent des pertes maritimes peut être évité.Le procédé est maintenant entre les mains de l\u2019Amirauté anglaise pour considération.Sera-ce un Acadien qui va permettre aux Alliés de résister aux attaques sous-marines allemandes et par là gagner cette misérable guerre?\u20146 La Société historique de Montréal honorait, ces jours derniers, un second Acadien, en admettant au nombre de ses membres correspondants, Monsieur l\u2019abbé Arthur Melançon, auteur du RETOUR A LA TERRE.Nous nous joignons aux amis du jeune littérateur -pour lui offrir nos félicitations.o\u2014 La Société I\u2019Assomption veut atteindre vingt-cing mille membres et l\u2019\u2018Evangéline\u201d désire doubler le nombre de ses abonnés.Ce sont deux nobles buts à poursuivre, et nous devons faire des efforts pour aider l\u2019une et l\u2019autre à arriver à ce degré de perfection.\u2019 \u2014_\u2014 Résolution adoptée par la Société S.-Jean-Baptiste de Montréal, à son Congrès du 14 mars 1918.- AUCOIN, Directeur de la Revue Acadienne, Les délégués de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, réunis en Congrès annuel, avant de mettre fin à leurs travaux, tiennent à exprimer la résolution suivante: \u201cA l\u2019élément acadien, l\u2019ainé de la grande famille française d\u2019Amérique, donnant l\u2019exemple de la fidélité à la foi catholique et à la langue française, qui ont fait la force de notre nationalité, ils réitèrent l\u2019expression de leur ardente et sympathique admiration\u201d.AUTHENTIQUE EMILE MILLER, Chef du Secretariat.REPONSE: LA SOCIETE ST-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL.Chers Messieurs, Je m\u2019empresse d\u2019accuser réception d\u2019une copie de la résolution formulée par le Congrès de votre Société, le 14 mars dernier au sujet des Acadiens.Cette marque de sympathie, avec tant d\u2019autres de votre part, ne fera que consolider, chez nous, nos liens avec la vieille province de Québec, et affermir notre attachement au patrimoine des aïeux.Au nom donc, de la petite colonie acadienne de Montréal, et par anticipation aux voix reconnaissantes d\u2019Acadie, je vous réitère nos plus.sincères sentiments de fraternelles amitiés.Bien à vous, EDMOND-D.AUCOIN, E.A ee ee EE SE EEE AY NOS ABONNÉS POUR 1918 S.G.Mgr Paul Bruchési, Mgr Jean Hébert, P.D, R.P.L.M.Le Doré, Eudiste Maison Bienheureux Jean M.J.-E.St-André M.Médéric Chiasson M.Philippe-P.LeBlanc Mile Elise Collet L\u2019Abbé F.-A.Bourgeois R.P.Em.Georges M.J.S.Poirier Mlle Marie Louise Dufour Rév.S.S.Ludger L\u2019Abbé J.-Louis Chiasson .J.F.Herbin .J.H.Grenier .J.P.Garneau .Félix Michaud .Jérémie Doiron .J.H.Charbonneau .L.A.Soucy .Alcide Richard .Omer Fréchette Rév.Frère Francis M.Frédéric Landry M.Frs.Richer M.V.A.Richard M.Th.de Baustremont M.Henri Corbière M.A.Lavoie Dr.J.Emile LeBlanc M.Louis R.Robichaud M.Louis A.d\u2019Entremont M.Guy Vanier, M.Thomas LeBlanc - - - = 228 aAR5523 Mlle Marie-Anne Lanteigne - Montréal - Bouctouche, N.B.- Parc Laval, P.Q.- Bathurst, N.B.Moncton, N.B.Rogerville, N.B.Moncton, N.B.St-Jean, N.B.Adamsville, N.B.Bathurst Ouest, N.B.St-Alexis Station, P.Q.Avignon, P.Q.St-Louis de Kent, N.B.Boiestown, N.B.Wolfeville, N.E.Rutland, V.S.- Québec - - - - Bouctouche, N.B.Rogerville, N.B.Ste-Jovite, P.Q.St-Basile, N.B.St-Ligori, P.Q.Landford, Maine Hawhesburg, Ont.Burnsville, N.B.Montréal.Montréal.Paris, France.Sèvres, France.Pointe de l\u2019Église, N.F.Pibinico Ouest, N.B.Rivière des Coches, N.B.Pubinico Ouest, N.E.Montréal, P.Q.Pointe de \u2019Eglise, N.E.Montréal V.G.Eudes, BAGS Brno oie TEL.ST-LOUIS 1298 Maintenant que le beau temps arrive, venez vous procurer vos habits de printemps.Malgré l\u2019augmentation du coût des marchandises, nos prix sont toujours les mêmes.JOSEPH COURVILLE, ENG.Tailleur, agent du \u201cSEMI-RÉADY\u201d NOUS TENONS LA MERCERIE Habits pressés et réparés.COMPLETE Coiffures d\u2019enfants, une spécialité.POUR HOMMES A 381, RUE BEAUBIEN 1 CONSULTATIONS TEL.S.-L.6085 Tél.St-Louis 3732 234P.M.i 739 P.M.© Docteur C.-E.Gaudet A.Cadieux EX-INTERNE DES HOPITAUX Manufacturier Dentaire NOTRE-DAME ET ST-PAUL MALADIE DES ENFANTS 2491, rue Mance Montréal 237, rue Chambord, Montreal ANGLE BERNARD Angle Mont-Royal L.A Librairie Française de l'Acadien Limitée MONCTON, N.B.La nouvelle librairie française de l\u2019Acadien Limitée, s\u2019efforce de procurer anx acheteurs les volumes les plus aptes à développer, chez nous, le goût de la bonne litérature francaise et principalement ceux qui ont trait à l\u2019histoire de l\u2019Acadie.On peut échanger les volumes en bon ordre après en avoir fait la lecture.RE Messieurs de la haute-ville, Montréal Faites faire vos travaux d\u2019impression à l\u2019imprimerie du journal LE NORD | Satisfaction garantie.176, rue Beaubien ; | = \u2014 & f= Fig Tos BIELICTHEQUE NATIONALE D'J QUÉBEC "]
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